B987352101_R215.pdf
- extracted text
-
\/
■'
•.
V
1'
T
’>
tv
.
(
W- 2
b t cJT
DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DE LA POLYNÉSIE
Te ’Aratai o Porinetia
Sous la direction de F. Merceron.
Rédaction en langue française : B.
M.
Danieisson, J.-M. Dubois,
Lextreyt, J.-C. Vonsy.
Rédaction en langue tahitienne : J.
H. Lai, M. Tevane.
Hart, A. Peni,
Avec la collaboration scientifique et pédagogique de :
R. Audoin,
P. Bachimon, J.-C. Besson, J.-C. Bréhin, M. de Chazeaux, R. Clavreul,
E. Conte, W. Durand, P. Moortgat, P. Morillon, M. Navarro, F. Ravault,
W. Vanizette.
une
réalisation de Christian Gleizal
assisté de Jean-Louis Saquet pour la maquette,
de Catherine Krief et de Michel-Claude Touchard
pour la coordination et l’édition des textes.
Illustration de Catherine Visse, Bernard Petit,
Jean-Louis Saquet.
Recherche iconographique :
Christian Gleizal, Paule Laudon,
C. Krief, Célestine Dars.
Photographes ; J.-C. Bosmel, J. Bouchon, H. Cao, W. Durand, M. Folco,
B. Hermann, G. Hucault, P. Laboute, Ch. Pinson, Cl. Rives, T. Zysman.
La documentation et l’illustration
ont été facilitées par l’aide que nous ont apportée :
l’Antenne du Muséum d’Histoire Naturelle et de l’E.P.H.E.,
les Archives territoriales.
Ch. Beslu, le Bishop Muséum,
Département Archéologie du Centre polynésien
Pacifique/Times Editions,
J. Florence, J. Garanger, C. Hammes,
D. et R. Koenig, le Musée Gauguin, le Musée de l’Homme,
le Musée de Tahiti et des Iles, l’Office de Promotion
et d’Animation touristiques de Tahiti et des Iles,
rOrstom, J.-C. Thibault.
B. Danieisson, le
des Sciences humaines, les Éditions du
CHRISTIAN GLEIZAL / ÉDITIONS DE L’ALIZÉ
1 1
1PP9
3
© 1988
-
Christian Gieizal - Les Editions de l'Alizé
Composition: Polytram, Tahiti.
Sélection de couleurs: Pacific Scanner, Tahiti.
Impression et reliure: Mondadori, Tolède. (Espagne)
D.L.TO:771-1989
président, nom masc. Personne qui a pour
charge de diriger les travaux d’une *assemblée, d’un *tribunal... Il est en général élu
par un bureau ou une assemblée, un corps
électoral... Toute association dite “loi
1901” doit élire, au cours de son assemblée
générale, un président en même temps
qu’un *secrétaire général et un *trésorier.
• Président directeur
général (P.D.G.).
Ancienne appellation, jusqu’en 1966, du
président d’un *conseil d’administration
d’une société anonyme. 11 est élu par les
autres membres de ce conseil afin de
diriger
la société.
•
Président de la
*République. Premier
personnage de l’État. Ses fonctions et ses
pouvoirs peuvent cependant varier suivant
les pays ou les époques. Sous les IIP et IV‘^
Républiques, en France, le président de la
République avait des responsabilités
limitées et assumait avant tout un rôle de
représentation. Ceci demeure vrai dans
bien des États comme la R.F.A. ou
ru.R.S.S. D’autres pays, au contraire, ont
régime présidentiel qui accorde d’im¬
portants pouvoirs au président ; c’est le cas
un
aux
États-Unis. Les modalités d’*élection
sont variées ; au *suffrage universel direct
(France), indirect (U.S.A.), paruneassem¬
blée (Italie). La durée des mandats varie
également, le plus souvent entre4(U.S.A.)
et 7 ans (France).
En France, le président nomme ou révoque
les *ministres, les employés civils et
militaires de l’État, 3 membres du Conseil
constitutionnel et les 9 membres du Con¬
seil supérieur de la Magistrature. 11 préside
Conseil des ministres, les Conseil et
le
Comité Supérieurs de la Défense nationale
et le Conseil supérieur de la
Magistrature.
Il dirige la diplomatie, signe certains textes
comme
les *ordonnances, peut,
dans
certains cas, avoir recours au *référendum,
dissoudre l’Assemblée nationale
ou,
lors¬
que les *institutions de la République sont
menacées, assurer les pleins pouvoirs pour
temps limité (art. 16, utilisé une seule
fois en 1961). Le président de la Répu¬
un
blique, enfin, disposait du droit de grâce
jusqu’à l’abolition de la peine de mort en
1981.
président de la
République François Mitterrand (socia¬
liste) et du Premier ministre Jacques
La “cohabitation” du
Chirac (R.P.R.) de mars 1986 à mai 1988, a
montré l’étendue mais aussi les limites du
pouvoir présidentiel sous la V'= République
les interprétations possibles de la
Constitution. Depuis l’application de cette
et
dernière,
en
1958, la France
a
connu
4
présidents : Charles de *Gaulle (19581969), Georges *Pompidou (1969-1974),
Valéry *Giscard d’Estaing (1974-1981) et
François *Mitterrand élu en 1981 et réélu
en
1988.
Voir aussi : septennat.
•
Président de l’Assemblée nationale. Élu
pour une
*législature, le président de
l’Assemblée nationale est chargé de diriger
les débats, mais aussi de nommer trois des
neuf membres du *Conseil constitutionnel,
de saisir
conseil
ce
en
cas
de
besoin,
d’assurer la sécurité de l’Assemblée ; il doit
être consulté avant son éventuelle dissolu¬
tion
ou la mise en place de pouvoirs
exceptionnels. Le président de l’Assemblée
nationa’e (Laurent Fabius depuis 1988)
prend place sur un siège surélevé, familiè¬
rement appelé le “perchoir”.
•
Président du *Sénat. Réélu tous les trois
ans, le président du Sénat dirige les débats
de cette assemblée. 11 est chargé de nommer
trois membres du Conseil constitutionnel
et assure
provisoirement les fonctions de
chef de l’État
en
cas
de
vacance
de la
présidence de la République, comme ce fut
le cas en 1969, après le départ du général de
Gaulle et en 1974, à la suite du décès de
Georges Pompidou. Alain Poher, prési¬
dent du Sénat depuis 1968, assuma cette
charge en ces deux occasions.
•
Président du Conseil. Nom donné
au
président du Conseil des ministres sous la
IIF République à partir de 1876 et sous la
IV"^ République. Chef de gouvernement, le
président du Conseil était nommé par le
président de la République et, traditionnel¬
lement, investi par l’Assemblée nationale
qui exerçait un contrôle sur ses actes et
pouvait le renverser par un vote de dé¬
fiance ou (IV^ République) une *motion de
censure. Homme fort du régime, le prési¬
dent du Conseil occupait cependant une
fonction très instable, puisqu’il dépendait
exclusivement de l’Assemblée qui pouvait
le
renverser
à
tout
moment.
Une telle
situation paralysa souvent r*exécutif.
•
Président du gouvernement
du Terri¬
toire. La fonction de président du gouver¬
nement
du Territoire est apparue en
Polynésie française avec le *statut d’*autonomie interne de 1984. Auparavant, le
Territoire avait eu un vice-président du
Conseil de gouvernement, sous la *loicadre (1957-1958) et sous le statut de 1977
(1977-1984). La présidence était alors
assurée par un *gouverneur (puis un haut-
*commissaire).
D’après le statut de 1984, le président du
gouvernement est élu par l’Assemblée
territoriale. 11 choisit ses ministres et
désigne un vice-président parmi eux. Il est
responsable devant l’Assemblée territo¬
riale qui peut voter contre lui une motion
de censure entraînant sa démission, ainsi
que celle du gouvernement. Ses pouvoirs
sont
étendus
:
il est l’ordonnateur du
*budget et le responsable de l’ensemble de
l’administration territoriale. Il préside le
Conseil des ministres et veille à l’applica¬
tion des *délibérations de l’Assemblée
territoriale ou de sa *Commission perma¬
nente. 11 peut recevoir, en délégation du
pouvoir central métropolitain, certaines
compétences au niveau des relations de la
Polynésie française avec les pays riverains
PRESQU’ILE
du Pacifique.
statut
Depuis la mise en place du
d’autonomie interne, les présidents
du gouvernement du Territoire furent
successivement Gaston *Flosse (septembre
1984-février 1987), Jacky *Teuira (de
février à décembre 1987) et Alexandre
*Léontieff (depuis décembre 1987).
►
Peretiteni no te Hau Fenua o Porinetia
Farani. la ha'amauhia le fa’aterera’aj>tonomi i
te matahiti 1984 i mau ato'a ai teie
tôro’a^
peretiteni nô te fenua Porinetia farani. Na mua
atu e ture Loi
Cadre 1957-1958, e mono-
peretiteni ia tô reira, tei roto te mana rahi
fa'atere i te Tavana Rahi ’e te ture no te
matahiti 1977 (1977-1984) i mûri iho mai e
Tomitera Teitei te mono i te ti'ara'a Tavana
Rahi.
I roto i te ture 1984, nâ te Apo 'ora ’a Rahi o te
fenua e mâ'iti i te Peretiteni o le Hau fenua,
nâna e mâ'iti i te maufa’aterehau ’e i te
Peretiteni-mono i roto i tâna ’apo'ora’a hau. E
tureana ’oia i mua i te Apo 'ora 'a Rahi o te
fenua, e mana ra tô te apo'ora'a rahi ia pato’i
iana 'e e nehenehe roa ato 'a e fa 'ata 'ahuri iana '
’e tâna fa ’aterera 'a.
Te ti'ara’a o te Peretiteni no te Hau fenua: tei
te pae ia nô te faufa’a o te fenua, ’oia te
tureana no te ta'ato’a o te pu 'ohipa a te hau
fenua. E peretiteni ’oia i te mau putuputura’a
ato ’a a te mau fa ’aterehau, ’e e ara ato ’a ’oia i
te mau fa ’aotira ’a e ha ’amauhia ’e te Apo 'ora ’a
Rahi ’aore ra te Tomite Tamau.
Te vai ato ’a ra te tahi mau mana ta ’a e atu te
fa’autahia i ni’a iana no roto mai i te hau
metua, na reira ato ’a i te mau aura ’a
fenua e vai ra i Patitifa.
’e te mau
Mai te manara’a te ture ’otonomi: ’o Gaston
Flosse te peretiteni matamua, i mûri iho ’o
Jacky Teuira ’e i teie mahana ’o Alexandre
Léontieff
presqu’île, nom fém. Étendue de terre qui
s’avance dans la mer, reliée au continent ou
à r*île principale par un *isthme.
En Polynésie, deux îles sont ainsi
prolongées par une presqu’île : Tahiti Nui,
raccordée à la presqu’île de *Taiarapu
(Tahiti Iti) par l’isthme de *Taravao, et
•
la presqu’île de Taiarapu et l'isthme
de Taravao vus de Tahiti Nui
*Huahine Nui, reliée à Huahine Iti par le
petit massif du Mt Vaki.
presse,
nom
fém. Machine destinée à
comprimer les corps pour en réduire le
volume, y apposer une marque ou en faire
sortir un liquide.
Ensemble des *journaux et des pério¬
diques paraissant régulièrement. Par
extension, ce terme désigne l’ensemble des
journalistes.
• Bien
que l’invention de r*imprimerie
date de 1440 (Gutenberg), la presse n’a vu
le jour, en Europe, qu’au début du XVIP
siècle, avec le développement des liaisons
intérieures. Le premier périodique parut à
Anvers en 1605, et c’est en 1631 que la
France découvrit la presse, avec la Gazette
de Théophraste Renaudot. La presse se
développa dans toute l’Europe au cours
des XVIP et XVIIF siècles. Le premier
^quotidien, The Tatler, parut en Angle¬
terre à partir de 1711. Certains journaux de
l’époque tiraient jusqu’à 30 000 exem¬
plaires. Il y eut, en 1790-1791 en France,
jusqu’à 250 périodiques, au tirage cepen¬
dant très limite. La presse à bon marché et
à grande diffusion n’apparut en fait qu’au
siècle,
XIX'=
avec
The Sun (1833)
États-Unis, La Presse tt Le Siècle
aux
France ou The Daily Telegraph (1855) en
Angleterre. S’adressant à un public de plus
en plus large, ces journaux augmentèrent
fortement leurs tirages, à l’image du Petit
Parisien qui en 1914 dépassait les 1 500 000
exemplaires. Au cours du XX' siècle, les
publications se sont multipliées et diversi¬
fiées dans les domaines les plus variés, tou¬
chant l’ensemble des âges et des couches
socio-économiques. Depuis les années
soixante, la presse a tendance à se spéciali¬
afin de mieux faire face à la concur¬
de l’audio-visuel. C’est également au
cours du XX'’ siècle que la presse s’est trou¬
vée libérée, dans certains pays, du carcan
de la *censure qui la muselait auparavant,
ser,
rence
rares exceptions près. Le plus fort
tirage quotidien dans le monde est réalisé
actuellement par un journal japonais, le
à de
Yomiuri
Shimbun,
avec
13,7 millions
d’exemplaires, alors que le plus grand
quotidien français, Ouest-France, ne tire,
lui, qu’à 800 000 exemplaires.
Missionary Society qui
première presse à Tahiti et à
Huahine, au début du XIX" siècle. Elle
édita les premières publications en anglais
• C’est la *London
monta
et en
la
tahitien dès 1819. Il fallut attendre
1844 pour assister à
la parution d’un
journal en français ; L’Océanie française.
Le premier journal en langue tahitienne
paru sous l’administration française fut Te
Vea no Tahiti (1850-1859). Dès lors, les
publications se multiplièrent. Elles se
caractérisaient en général par leur tirage
confidentiel, le nombre restreint de feuil¬
lets, leur présentation sommaire et leur
durée limitée. Ce fut le
cas
surtout des
périodiques d’opinion. Ceux-ci étaient
souvent tenus à bout de bras par une ou
deux personnes
6
remplissant à la fois les
fonctions de directeur, gérant et rédacteur.
pionniers qui s’essayèrent, et
parfois s’usèrent, dans l’aventure journa¬
listique, on relève les noms de Léonce
*
Brault, G. et F. Coulon, P. *Gauguin, E.
Brunschwig, C. *Deflesselle... En fait, ces
journaux cessaient de paraître par manque
de débouchés, lassitude ou épuisement des
rédacteurs, problèmes avec la justice
(\'*Écho de Tahiti de C. Deflesselle) ou
avec l’administration (interdiction du
*
Libéral d’E. Brunschwig, en 1918, par le
gouverneur * Julien ; du * Journal de Tahiti
d’E. *Rougier, en 1935, par le gouverneur
*Montagné...). Certains ont marqué leur
époque, tels Les * Guêpes de Gauguin ou
Parmi
ces
Le Canard Tahitien de J. Azibert et F.
*Vanizette, mais rares furent ceux qui, à
l’image de 7b Tatou avei’a{W&nn Hoppenstedt) ou de Te Aratai (journal du
R.D.P.T.) ont duré plus de dix ans. Les
journaux officiels, ou semi-officiels (*Bul¬
letin officiel des E.F.O., * Messager de
Tahiti, Journal officiel des E.F.O., puis de
Polynésie française), ainsi que les pério¬
diques religieux eurent en général un
rayonnement plus large et plus durable.
Parmi les publications confessionnelles,
outre Te Orometua (sanito,
1894), Te keee
Kiritiano (catholique, en marquisien) et Te
Heheuraa api
(mormon),
surtout les journaux
on
retiendra
protestants Te * Vea
porotetani (depuis 1903) et * Notre Lien
(depuis 1937) et catholiques Le * Semeur et
Te Vea katorika(àe.'p\i\s 1907). Le premier
véritable quotidien d’informations de
Tahiti fut Les *Nouvelles, créé le 27 avril
1957. Par la suite, apparurent Le Journal
de
Tahiti
(1963-1971), la * Dépêche de
Tahiti (depuis août 1964) et Lé*Nouveau
Journal (de 1986 à 1987). Le plus fort
tirage actuel est réalisé par la Dépêche,
avec 12 500 exemplaires.
A la fin des années 70, les librairies et les
dépositaires ont considérablement
étoffé leurs rayons presse. Ceux-ci sont
devenus plus attrayants grâce aux nom¬
autres
breuses publications acheminées par
avion. Certains magazines sont également
envoyés par bateau et offerts à des prix
plus abordables.
S’emploie dans les expressions : conférence
de presse, déjeuner de presse, un attaché de
presse, la presse à grand tirage.
Autres sens : foule de personnes qui se
pressent. Nécessité de hâter le travail.
pression, nom fém. Force appliquée sur
une
surface ou contrainte exercée sur une
personne, un
nauté.
*
organisme ou une commu¬
La pression atmosphérique correspond
poids de la colonne d’air qui surmonte
lieu. On la mesure par la hauteur de
mercure qui lui fait équilibre dans un
’^baromètre et on l’exprime en millimètres
de mercure (pression moyenne : 760 mm)
ou en millibars (pression
moyenne :
au
un
1013,5 mb). La pression atmosphérique
diminue en altitude ; elle varie suivant les
mouvements ascendants ou subsidents de
r*atmosphère. Dans l’œil du typhon Ida
(1968), la pression s’était abaissée à 874
mb. Dans l’*ahticyclone de Sibérie, elle
s’est élevée jusqu’à 1083,8 mb. L’observa¬
tion des variations de pression est utile à la
prévision météorologique.
Voir aussi : cyclone.
prestation, nom fém. Aide ou ^allocation
versée à quelqu’un.
*service.
•
Action de fournir un
Prévoyance sociale de
des prestations sociales
La *Caisse de
Polynésie
aux
verse
bénéficiaires
:
liales, prénatales
des allocations fami¬
ou
de maternité, des
indemnités en cas de maladie ou d’accident
du travail, des remboursements de frais
médicaux et des pensions de retraite.
Autres
sens
:
action de
prêter
: une
prestation de serment ; démonstration de
son talent faite par un artiste, un athlète,
un homme politique...
prêtre, nom masc. Tahitien : *tahu’apure,
tahu’a nui. Ministre d’une
attaché
au
*culte d’une
divinités.
ou
^religion,
plusieurs
religion polynésienne,
exerçaient la
fonction de prêtre. Sur les *marae fami¬
liaux, selon l’usage patriarcal, le père était
le prêtre. Sur les marae des districts, cette
fonction était tenue par un chef. Sur les
marae dits nationaux, la plus haute dignité
sacerdotale était détenue par un membre
de la famille du souverain et les prêtres
•
Dans l’ancienrie
de
nombreuses
formaient
une
personnes
classe distincte. W. *Ellis
précise : «Ils devaient n’avoir aucun défaut
physique, car les dieux avaient la réputa¬
tion de rejeter les hommes chauves, bossus,
borgnes ou atteints de strabisme». C’é¬
taient les hommes les plus instruits ; ils
devaient emmagasiner de nombreuses
connaissances avant d’être prêtres. La
formation orale était dispensée dans des
écoles (fare ha’api’ira’a). On y enseignait,
en fonction des traditions .orales, l’histoire,
la géographie, l’astronomie et l’astrologie,
la *navigation, les nombres, les *généalo-
gies, l’étude des énigmes... Les candidats à
la prêtrise devaient apprendre à réciter
sans la moindre défaillance les “•'prières du
marae, les chants de guerre, les '•'incantations et *invocations pour faire descendre
les dieux dans leurs images, les discours
religieux ou politiques. Quand il était sûr
de lui, le candidat pouvait comparaître
devant l’assemblée des prêtres (autahu’a).
S’il n’avait pas commis de faute dans les
récitations, il était admis par l’assemblée
comme
utu-pa’a ; une grande fête était
célébrée. La fonction de prêtre se transmet¬
tait généralement de père en fils. Du fait de
leur supériorité, les prêtres étaient très
respectés par la population. Ils étaient les
intermédiaires obligés entre les dieux et les
hommes. Ils recherchaient les *présages,
interprétaient les signes. Ils entraient
parfois en transe. Ils célébraient le culte par
les prières, les *offrandes et les *sacrifices
les marae. Les vêtements sacerdotaux
consistaient en un pagne de *tapa très
sur
écharpe, une ceinture et une
vaste cape. Les vêtements étaient gardés
avec les objets de culte entre les *cérémonies. Les prêtres ne manquaient de rien, ils
recevaient de nombreux dons pour leurs
blanc,
une
services.
►
tahu’a nui, fahu’a pure. Te tahu’a nui,
’o te
hô'ê ta ta'ata tei fa'atere i te ’ohipa
ha ’amorira 'a atua. E rave rahi ta 'ata i te
mâtâmua e 'amo na i te reira ti'ara'a.
Nô te maraeJeti'i nâ tepa'ino iho e 'aore ia te
tupunapa'ari roa a'e e 'amo i te reira ti'ara'a.
Te marae 'ai 'a na te ho ’ë ta 'ata no roto i te
'opu huiari'i.
Tefa'a'ite ra b EUis: “Eiaha ei ta'ata ma'ima'i,
'ei ta'atapautuutu maita'i ’e te mata manea,
eiaha roa te ho ë hape ia 'itea i ni'a i tona
hâmanira'a tino, no te mea, e'ita te atua e fâri'i
i te ta'ata upo'o pahure, te tuapu'u 'e te mata
pô". Efeiâmaramarama te tahu'a, e ha'aputu
râtou i te mau faufa'a ato'a no te 'ite 'e te
pa 'ari. Te vai râ ta ratou mau 'a'ai o te fenua,
tôna tupura'a, tôna hoho'a, te mau ti'arama o
te ra'i, teparau nô te terera'a na te moana, te
matutu, te aufau Jeti'i, te mau piri ’imi ata...
la 'orero 'oia,
'eiaha roa ia maumau ri'i noa
a'e, eiaha ho'i ia hape, te mau pure upu, te
mau ta'ura'a atua. 'la ’itehia, 'ua roa'a ia ’oe te
faito 'ite nô te amora'a i te toro'a e riro 'oe 'ei
utu-pa'a. Nâ roto i te ti'ara'a tahu'a, te vetahi e
fa'auruhia. E pareu tapa noa tô ratou 'ahu 'e te
tahi hatua tôro'a. Tô râtou orara'a, 'aita râtou
e 'ere i te mau mea ato'a, e mau o tepupuhia
nâ râtou no ta ratou 'ohipa e rave ra.
prière, nom fém. Tahitien : pure, upu.
laquelle on s’a¬
dresse à un *dieu pour l’implorer ou pour
Attitude
religieuse
par
l’adorer.
Dans l’ancienne
officiants
occasion, les voyageurs priaient les dieux
de l’océan de la manière suivante :
«Écoutez-nous pendant notre voyage, ô
Dieux !
Conduisez-nous jusqu’à
rité.
sur
le marae. Les prières com¬
mençaient par une *invocation. Elles
étaient dites
sur
un
ton chantant ou
psalmodiées d’une voix perçante,
La prière du matin sollicitait le réveil d’une
vingtaine de divinités, appelées par leur
nom ; les dieux étaient priés de rejoindre
""Ro’o, dieu du matin et père des nuages.
Puis on les priait de lever leurs *tapu afin
de laisser les hommes vaquer en paix à
leurs occupations.
Une prière était prononcée avant de
la terre en sécu¬
Que notre voyage soit favorable,
exempt d’événements mauvais.
Donnez-nous une brise,
qu’elle nous suive par derrière,
que le temps soit beau et le ciel clair.
Écoutez-nous ô Dieux !»
(cité dans T. *Henry : “Tahiti aux Temps
anciens”).
►
pure, upu. Te rave 'a teie na te ho 'e ta 'ata, i
roto i tâna ti'aturira'a 'e tana ha'amorira'a
Te upu, e mana’o
i te atua no te orara 'a.
atua.
'e te hina'aro no te ani
! teie mahana, e parauhia e pure,
'ua riro te
pure (te upu) 'ei taura ta'ati i te ta'ata 'e te
Atua tei mana 'e tei mo 'a i ni'a i te mau mea
ato 'a.
/ te peu a te mâ'ohi, eiaha 'ei 'ahu i ni'a i te tua
parahi tufene te avae, te vai ra te mau ofa’i
turu'ira'a. E rave rahi mau 'upu 'e to ratou
e
mau arata'i.
E ta'uhia le atua, ia tahiti'a mai 'e
ia aroha mai ia tauluru, ia ha 'apa b maita 'i
mai i le nUna'a, te utuafare jeti'i e te fenua, ia
ha 'amaita ’i i le mau mea ato 'a 'e e ha ’amaila 'i
'âmui te ta 'ata i te atua no taua mau maita 'i ra.
E pure i te mau taime ato 'a ; i te po 'ipo 'i 'e tae
pô. I roto i te orara 'a ta 'ato 'a : e pure
mai te taime no te tama 'ara 'a, no le ravera 'a i
alu i te
'ohipa 'e tae noa atu i te moera'a. Tefeia e
pahi e pure hou te revara 'a : teie
le tahi luha 'a nô taua pure ra tâ Teuira Henry
i fa 'ahiti :
"E te nu ’u atua ë, afa'aro b mai i ta matou e
te
reva atu na te
ani atu nei i teie tere no matou ! E arata ’/ 'oe ia
mâtou ma te hau 'e tae roa atu i ni'a i te fenua
mârô. la maita 'i tô matou tere, 'eiaha tefifi ia
iri mai. Tono mai i te maoa 'e, ia pe 'e atua mai
te reira ia matou,
ia fana'o matou i te maila'i
b te mahana 'e te maramarama o te ra 'i, eiaha
roa
religion polynésienne,
les prières adressées aux dieux sur les
*
marae concernaient presque tous les actes
de la vie familiale ou sociale. Les prières
étaient souvent très longues et répétitives.
Pour prier, le Polynésien se découvrait le
torse, puis, accroupi ou assis, jambes
croisées, s’appuyait le dos sur une pierre
plate (’ofa’i tuturira'a). Les *pierres
dressées marquaient l’emplacement des
•
manger, de travailler, de construire un
fare, de lancer une pirogue, de jeter un filet
de pêche, de partir en voyage. A cette
'oe efa'aru'e ia matou.
E te nu'u atua ë, afa'aro'o i ta matou pure !"
(nô roto mai ia Teuira Henry).
primaire, adj. et nom masc. Qui vient en
premier dans un ordre donné.
• *Ère primaire. Première période des
temps géologiques connus. Elle débute
avec l’apparition des premiers *fossiles, il y
a 570 millions d’années, et s’achève avec
l’apparition des premiers *vertébrés, il y a
225 millions d’années. Cette période a été
marquée par l’édification de chaînes de
montagnes. Il n’en reste plus que des mas¬
sifs aplanis par l’*érosion tels que les Appalaches (États-Unis), le plateau brésilien, les
Mts Oural ou le Massif Central français.
Au fond des mers primaires se sont for¬
mées
d’épaisses couches sédimentaires
dont certaines recèlent du *charbon.
• *secteur primaire. Ensemble des activités
économiques productrices de *matières
PRITCHARD
premières. Ce secteur comprend r*agricul-
ture, la *sylviculture, la *pêche et l’exploi¬
tation des mines. En Polynésie française,
16 % de la population
active et réalise 8 % du P.N.B. (1985).
S’emploie aussi pour caractériser les
premiers consommateurs dans une *chaîne
alimentaire ; les couleurs rouge, bleu et
jaune ; les *écoles où l’on enseigne le savoir
ce
secteur regroupe
de base
aux
enfants de 6 à II
ans
moyenne).
(en
principal, adj. et nom masc. Désigne ce
qui est le plus important, ce qui vient en
premier.
• Le principal d’un ♦collège assure la direc¬
tion administrative et pédagogique de
l’établissement. Il entretient des rapports
fréquents avec l’autorité de tutelle (Inspec¬
tion académique ou Direction des Ensei¬
gnements de
cycle du 2= degré), la col¬
lectivité locale (municipalité), les familles
et les autres établissements. Le principal
veille à la sécurité morale et physique des
personnels et des élèves. Il est secondé par
un principal-adjoint, un conseiller d’édu¬
cation et un secrétariat.
Voir aussi : censeur, proviseur.
prison voir Nuutania.
prisonnier, nom masc. Tahitien : moeapa
titi. Personne privée de sa liberté. Vaincu
pris par le vainqueur dans une ♦guerre.
• Teuira
♦Henry présente ainsi la situation
des prisonniers de guerre dans la Polynésie
d’autrefois : «après délibération, les prison¬
niers étaient tués ou mis en liberté, les uns
pour de bon, les autres réservés pour des
♦sacrifices à venir». Dans ce dernier cas, les
anciens prisonniers rejoignaient les autres
fugitifs et les exclus des clans qui vivaient
cachés dans les ♦montagnes afin d’échap¬
per à ceux qui cherchaient des victimes à
sacrifier. D’autres prisonniers terminaient
leur existence
comme
pohera ’a. I teie tau, e parauhia e mau
’auri, tei Fa’a’a te fare ’auri (fare tape’ara’a) te
ratou
feiâfa ’aulu ’ahia ’e te ture e mau ratou i te
‘auri, ’oia ho’i e tape’ahia ratou i roto i te fare
tape’ara’a nô Nu’utania. I te matâmua, i mûri
a ‘e
i te ha ’avara ’a e tonohia ratou e haere e
i te tahi mau ’ohipa na te hau i rapae i te
fare tape’ara’a: mai te ’ohipa vaere na te fare
ha’avâra’a, iôte auvaha ture, ia ahiahi e ho’i i
roto i te ’aua, ’ua fa’a’orehia te reira terera’a i
rave
te matahiti 1970.
Tei Nu’utania noa ta ratou mau ’ohipara’a, ia
ha’apa’o maita'i ratou efa’aitihia ta ratou mau
Mua.
PRITCHARD (Georges) (1796-1883).
♦Pasteur anglais, ordonné en 1824 et
envoyé la même année en ♦mission d’^évangélisation à Tahiti par la ♦London
Missionary Society. En quelques années,
cet homme énergique et entreprenant
apprit la langue tahitienne et devint
l’interprète de la reine ♦Pômare IV auprès
des hôtes de passage. Conseiller influent, il
sut également attirer la bienveillance de la
souveraine
sur
les intérêts de l’Église
protestante et de ses compatriotes. On put
mesurer
l’ascendant de Pritchard
aux
pères ♦Caret et ♦Laval qui
tentèrent de fonder une mission catholique
à Tahiti en novembre 1836 et en janvier
1837. Bien que soutenus par le ♦consul des
États-Unis, Jacques ♦Moerenhout, ils
furent chaque fois évincés sur la demande
déboires des
de Pritchard.
Attentif au bon accueil des navires britan¬
niques de passage (celui du commandant
Fitz-Roy notamment), Pritchard obtint
d’être nommé consul d’Angleterre à Tahiti.
Installé dans le quartier de Paofai, à
remplacement du siège actuel de l’Église
évangélique, il renonça à son ministère
religieux pour gérer une maison de com¬
merce et une pharmacie. A la suite de
l’intervention de l’amiral ♦Dupetit-Thouars
visant à faire respecter la liberté de culte à
esclaves des vain¬
queurs.
Aujourd’hui, les condamnés purgent leur
peine à la prison de ♦Nuutania (Faaa). Ils
n’ont plus la possibilité de travailler à
l’extérieur dans la journée, comme cela se
faisait encore au début des années 70. Ils
ont cependant droit à quelques faveurs
quotidiennes et à des remises de peine pour
bonne conduite.
►
fao, titi, moeapa. Te fao, te moeapa. te titi, e
mau ta’ata ia tepau i roto i te arora’a ’e ’ua
roa'a mai ratou i te haruhia e le nu'upuai.
E’ere ratou i to ratou li’amara’a. Te fa’a'ite ra
’o Teuira Henry i roto i tana fa ’ati 'ara 'a ë, e
piti huru no ratou : " ’o te taparahihia ha ’apohe
’e ’aore ia e tu’uhia atu ia ho’i i tônapupu, tei
te huru o te fa’a'otira’a e ravehia.
Te vai ato ’a ra te tahipae e fa’arirohia ’ei mau
haia Nô reira te tahi o te mau fao (moeapa) e
ora ratou i te orara ’a
titi ’e tae roa atu i tô
Georges Pritchard
(peinture de G. Baxter)
g
PRIVILÈGE
mai ai ’o Dupetil- Thouars, no reira, ia reva
alu
’oia i Peretane, ’ua ha ’amau ’o Dupetit-
Thouars i te hau tamaru farani i ni’a i te fenua
nei.
Nôtona ra ’eta’eta ’e tona ti'aturi i te ari’i
PômareIV, ’ua tupu te tahi ’arepurepura’a, tei
fa’a’amui i te ma’ohi, are’a râ, i taua taime ra.
’ua fâri’i ’o Peretane i te anira’a a te Hau
Farani.
’Ua tâpe’ahia
’o Pritchard i te 2 no mali 1844
’o Cormorant.
Taua tâpe’ara’a no teie fa’aa’ôperetane tei
fa’atupu i te ’olo mauiui no te fenua Peretane,
’e ’ua fafau atu ’o Farani. e aufau ’oia i te
taime fa’aulua (tei ’ore a ipe’e inaha nei) ’ua
parahi atu ’oia i te fenua i utahia ai no te mea
’ua fâri’i mai te reira fenua iana : ’o te fenua
’e ’ua utahia nâni’a i te pahi ra
Samoa ’ia. ’Ua noho atu ’oia i reira ’e tae noa
atu i te matahiti 1856,
i mûri a ’e, ’ua ho ’i atu i
Peretane ’e tae noa atu i tona hope ’a mai te
’amo noa a i tona toro ’a tavini no te Atua i
Brighton.
le consulat britannique et la
résidence de Georges Pritchard
'
Tahiti, Pritchard réussit à persuader la
reine d’édicter une loi interdisant le culte
catholique dans ses Etats. 11 obtint aussi
qu’elle adressât plusieurs demandes de
protectorat au Foreign Office et comme
celui-ci tardait à répondre, il alla lui-même
présenter sa requête à *Londres.
1842, pendant son absence,
Dupetit-Thouars revint et instaura le
Protectorat français. Refusant de recon¬
En septembre
naître le
nouveau
statut de
Tahiti et
toujours fort de son alliance avec Pômare
IV, Pritchard suscita la résistance tahitienne à l’occupation française, alors même
que le gouvernement britannique avait
accepté le protectorat français. Le 2 mars
1844, le consul anglais fut arrêté par le
commandant d’Aubigny sur ordre du
gouverneur *Bruat puis expulsé et remis au
commandant du Cormorani qui mouillait
en rade de Papeete. L’arrestation de
Pritchard provoqua une certaine émotion
en Angleterre mais, la France ayant promis
un dédommagement financier (Jamais
réglé), son exil à la mission des Samoa fut
accepté. Il y resta jusqu’en 1856, puis ren¬
tra en Angleterre poursuivre son ministère
et vécut ses derniers j ours près de Brighton.
►
privilège, nom masc. Avantage particulier
accordé à
un
individu
ou
à
social.
•
un
groupe
Selon Teuira *Henry, dans la Polynésie
d’autrefois les ’^’ari’i étaient des privilégiés.
Ils se réservaient le droit de pêcher aux
emplacements les plus favorables, de
construire de grandes demeures sur les
promontoires, d’être entourés de plusieurs
concubines et de nombreux serviteurs
(*teuteu ari’i). Ils recevaient de leurs sujets
prestations diverses sous forme de
provisions (viandes, poissons, fruits) à
des
l’occasion des cérémonies, des fêtes pu¬
bliques, de la construction d’une pirogue
des
de guerre ou d’un marae. La chair
tortues leur était aussi réservée.
►
fana’ora’a. Te vai ra te fana’ora’a ta’ata tata’i
tahi, te vai nei te fana’ora ’a a te ho ’e pupu. la
Teuira Henry no te tau
mâtâmua: e fana’ora’a rahi to te hui ari’i, i te
au ra i te parau a
pae ânei nô te mau vahi tautaira ’a, no te vahi
ti’ara’a fare ânei. no te pae anei no te teuteu i
te ari’i. EpUpUhia mai te tahi mau tao ’a ’aore
râ te tahi mau maita’i tino : (mai te ina’i i’o, te
i’a, te mâ’a hotu) ia tae i te mau ’oro’a ’e te
mau ta ’urua rarahi ’oia ato ’a te taime taraira ’a
pahi (va’a tama’i) ’e ’aore ra i te oro’a marae.
Nâ te ari’i ana ’e e amu i te honu.
PRITCHAR_D (Georges) (1796-1883). E
fa'aa’o peretane (orometua) teie ta’ata tel
fa'atahinuhia i te matahiti 1824 ’e i te reira
ato 'a matahiti i tonohia ai e te
Totaiete
prix, nom masc. 1. Somme à payer pour
fa'atupura'aparau no Lonedona ’eiporo
matahiti i tona tapaera’a i Tahiti i ’ite ai i te
reo
tahiti ’e ’ua riro ’ei auvaha no te ari'i
vahiné Pômare IV ipiha’iiho i tona mau
manufiri ’e tae haere mai.
’Oia tei ’ite i te mau pe ’ape ’a i te taime a
tamata ai na metua varua
entre
’o Caret ’e ’o Laval a
ha'amau i te ha’apa’ora'a tatorita i Tahiti i te
ava'e novema 1836 ’e ia Tenuare 1837. ’Ua riro
ato ’a ra
’oia ’ei Tonitara peretane i Tahiti.
I Paofa’i teparahira'a i te vahi e ti’ahia ra
Pu no te mau tamahine i mua noa i le fare
’e te
pure poro-tetqni ’o Siloama. ’Ua riro ato ’a ei
fa’atere i te tahi fare ra’au (rapa’au ma’i). E fifi
rahi tei farereihia e Pritchard i te taime a tae
10
un bien ou un service. Le prix
dépend de l’offre et de la “'^demande, de la
rareté de l’objet, des dépenses engagées
pour le réaliser, du degré de *concurrence
obtenir
evaneria no le haere i Tahiti. Aore re'a
les fournisseurs, de l’intervention du
gouvernement pour en contrôler le niveau
ou pour prendre tout ou partie du coût à sa
charge (éducation par exemple).
En Polynésie, certains prix sont soumis à
autorisation gouvernementale : celui des
cigarettes, de l’électricité, de l’essence, du
gaz, du pain... Le gouvernement peut aussi
contrôler indirectement les prix en fixant
des prix à la production (produits agricoles
•
S’emploie dans l’expression ; faire le procès
de quelqu’un ou de quelque chose.
Voir aussi : Justice.
PROCHE-ORIENT voir Orient.
proclamation, nom fém. Action de faire
connaître publiquement et solennellement
une
remise des prix du Marathon de Moorea en 1988
par exemple) et les marges maximales des
commerçants. Pour les *produits de
première nécessité, le gouvernement a
instauré un système d’appel d’offres qui
permet de sélectionner le fournisseur
s’engageant pour un an à vendre au
meilleur prix un produit d’une qualité
donnée.
Au figuré : effort à consentir pour obtenir
quelque chose : le prix de la victoire.
2. Récompense (objet ou somme d’argent)
offerte au vainqueur d’un concours ou à un
élève qui se distingue dans une ou plusieurs
matières.
En Polynésie,
décision,
un
texte, un résultat.
La
proclamation des résultats électoraux a
lieu après le dépouillement des bulletins de
vote.
L’*annexion de Tahiti par la France fut
proclamée le 29 juin 1880.
“Magistrat res¬
ponsable du “Ministère public auprès des
“tribunaux (procureur général au niveau
d’une “cour d’*appel ou de cassation ;
procureur de la République au niveau d’un
tribunal d’instance ou de grande instance).
Les procureurs sont assistés dans leur
tâche par des “avocats généraux et des
procureur, nom masc.
“substituts.
En Polynésie française, un procureur
général et un procureur de la République
sont affectés au tribunal de Papeete.
•
le Jury du *Tiurai décerne
des prix aux meilleurs danseur, danseuse,
groupe de danse ou orchestre pour la
qualité de leur prestation et l’originalité de
leur costume. L’*Académie tahitienne
attribue chaque année des prix aux meil¬
leurs essais littéraires qui lui sont soumis en
Voir aussi : parquet.
production, nom fém. Action de faire
prendre ; pris
(adj.) ; formes du verbe prier.
: la production d’un document
exemple. Action de faire naître,
composer, fabriquer quelque chose.
• Au sens de la
comptabilité nationale,
entrent dans la production tous les “biens
qui ont un “prix de marché (la production
procès, nom masc. Ensemble d’actes et de
formalités accomplis par une Juridiction
valeur de la
langue tahitienne. Les vainqueurs des
concours sportifs reçoivent également des
prix des ligues organisatrices.
Hom. : formes du verbe
pour régler un litige.
En matière pénale, devant un *tribunal de
I
instance par exemple, c’est le ^magistrat
président du tribunal qui dirige les débats.
II s’assure de l’identité du ou des accusés et
fait procéder à l’appel des témoins de
l’accusation et de la défense. 11 rappelle les
faits
reprochés et interroge l’accusé. Le
“procureur (ou l’*avocat de la partie civile)
et l’avocat de la défense procèdent égale¬
ment à des interrogatoires s’ils le Jugent
nécessaire. Vient ensuite le
moment
des
plaidoiries : l’avocat de la partie civile
précise le montant et la nature des répara¬
tions, le ministère public réclame une peine
l’avocat de la défense intervient en
dernier. Le président peut ensuite mettre
l’affaire en délibéré pour rendre le Juge¬
connaître
par
marchande) et tous les “services des
administrations évalués au coût des fac¬
(production non marchande). La
production d’un pays est
exprimée par le “produit national brut (la
production des nationaux en France et-à
l’étranger) ou le produit intérieur brut qui
comprend les productions françaises ou
étrangères réalisées sur le territoire
teurs
national.
•
En biologie, la production primaire est le
résultat de la “photosynthèse des végétaux
qui créent de la matière organique à partir
du gaz carbonique, des sels minéraux et de
l’énergie solaire.
La production secondaire est la quantité de
matière vivante animale que produisent les
animaux végétariens.
Voir aussi : économie.
et
ment
lors
d’une audience ultérieure
ou
le Jugement immédiatement,
après consultation ou non d’un Jury selon
la gravité de l’affaire traitée. Le tribunal
peut décider une condamnation, un acquit¬
tement ou une relaxe que le greffier
transcrira sur les minutes du procès.
prononcer
productivité, nom fém. Rapport entre la
valeur d’une
“production et le nombre
d’heures de travail nécessaires à
son
élaboration. Un chef d’entreprise peut
aussi calculer la productivité du “capital
pour Juger
ments en
de l’efficacité des “investisse¬
divisant la valeur de la produc¬
tion par celle du capital fixe productif.
PRODUIT
191 820 millions de francs C.F.P., soit un
P.N.B. par habitant de 8625 dollars. Le
Territoire se classait alors au 29® rang
Diagramme comparatif des
P.N.B./hab./an pour différents
pays et territoires du Pacifique.
10 000 $ H
mondial, parmi les pays les plus riches.
produit de première nécessité. Produit
indispensable. Le gouvernement territorial
a classé dans la catégorie des produits de
première nécessité un certain nombre de
•
pays développés!
pays en voie de
développement
□
denrées alimentaires
: le sucre, l’huile, le
riz, la farine, le lait par exemple. Les
marges que les commerçants prélèvent à la
vente de ces produits sont très faibles et
5 000-
contrôlées.
seuil moyen
développement / ss. développement
produit, nom masc. Ce qui résulte d’une
activité.
produit intérieur brut (P.I.B.). Valeur de
l’activité économique réalisée dans un pays
en une année. Cette '“production est celle
de tous les résidents du pays qu’ils soient
•
nationaux ou étrangers.
En
1982, le P.l.B. de la Polynésie était de
136 918 millions de francs C.F.P.
L’agri¬
culture, l’élevage et la pêche y avaient
contribué
pour
4,8 %, l’industrie
pour
9,1 %, le bâtiment et les travaux publics
pour 9,4 %, les services privés pour 28,9 %,
le commerce pour 24,1 % et les administra¬
tions pour 23,3 %.
produit national brut (P.N.B.). Valeur de
tous les biens et services produits dans un
pays en une année par les agents écono¬
miques nationaux. On tient compte de la
•
production réalisée dans le pays et de celle
réalisée à l’étranger.
Exemple
d’un programme élémentaire
en Basic : calcul de la surface
d’un rectangle quelconque
et du volume
d’un parallélépipède.
de par son statut en 1983, la
Polynésie ne soit pas un pays au sens
politique du terme, des économistes ont
calculé son produit national brut. En 1983,
il était de 1,38 milliard de dollars soit
Bien que
PROGRAMME
10 REM Surface et volume d'un
rectangle
20 INPUT
«Longueur.. ; LO
30 INPUT «Largeur.. ; LA
SIGNIFICATION
Instruction Identifiant l'objet du
S
=
LO * LA
60
V
=
S * H
70 PRINT «La surface est
de.. : S «m^..
par la machine.
Introduction des données
nécessaires.
Formules de calcul de la surface
et de la hauteur.
Instructions permettant l'affichage
à l'écran des résultats.
80 PRINT «Le volume est
de.. : V «m=..
90 GOTO 10
Instruction de saut automatique
à l'instruction 10 pour de nouveaux
calculs.
12
enseigne une discipline, un art, des tech¬
niques en fonction d’un programme et d’un
horaire définis à l’avance.
Selon leur grade, on distingue :
professeurs d’*enseignement général
*collèges (P.E.G.C.) et les adjoints
d’enseignement, qui sont parfois d’anciens
-
les
des
'“instituteurs et ont suivi 2 à 3 années de
formation à r'“université ou à l’École
normale. Ils enseignent surtout dans les
collèges.
les professeurs certifiés et les professeurs
agrégés, qui sont titulaires d’une licence
-
universitaire dans
une
matière
ou
d’un
diplôme d’études approfondies (D.E.A.) et
ont satisfait aux épreuves d’un concours
: le Certificat d’Aptitude à
l’Enseignement secondaire (C.A.P.E.S.)
ou l’agrégation.
Ils forment le corps
professoral des '“lycées mais peuvent aussi
enseigner en collège.
très sélectif
-
les assistants, maîtres-assistants et
professeurs d’université qui appartiennent
en
général au corps des professeurs
agrégés.
• Le recensement de 1983 distinguait en
Polynésie 313 professeurs agrégés et
certifiés et 877 professeurs des collèges et
conseillers d’éducation.
programme, non prise en compte
40 INPUT «Hauteur.. ; H
50
professeur, nom masc. Personne qui
programme, nom masc. Annonce préa¬
lable d’une suite d’opérations envisagées. Il
existe ainsi des programmes politiques
(programme électoral ou gouvernemen¬
tal), récréatifs (d’un spectacle), éducatifs
(d’une classe ou d’un examen).
• Un
programme ““ informatique est une
suite d’ordres, appelés instructions, écrits
par l’homme et transmis à une machine
afin qu’elle exécute rapidement une série
d’opérations. Les
aux
programmes
destinés
ordinateurs sont écrits dans des
langages informatiques tels que le Basic, le
Fortran, le Cobol ou le Pascal.
PROPRIÉTÉ
projection, nom fém. Action de lancer un
objet vers l’avant.
Procédé utilisé en géométrie et en
cartographie pour faire correspondre à un
point ou à un espace un autre point ou une
•
figure sur une surface plane.
En 1569, le cartographe hollandais
G. Mercator mit au point la projection
cylindrique, la *carte étant perpendiculaire
au plan de l’équateur.
La projection conique, tangente aux lati¬
tudes tempérées, fut imaginée par Lambert
en 1772. Elle est toujours utilisée pour le
dessin des cartes topographiques de la
Lrance.
Autre sens : séance de cinéma.
prolétaire, nom et adj. Personne qui n’a
d’autres revenus qu’un *salaire modeste et
qui exerce un métier manuel exigeant peu
de qualification.
D’après cette définition et le recensement
de 1983, le prolétariat polynésien compte¬
rait 10 300 personnes : ouvriers et ouvrières
non qualifiés de type industriel ou arti¬
sanal, ouvriers agricoles, employés de
maison.
objet, moyen de production...) dont l’in¬
téressé, le propriétaire, a l’entière jouis¬
établies par la loi. On
distingue propriété privée, propriété
collective, propriété d’État.
Les pays d’*économie *libérale mettent
l’accent sur la propriété privée des biens et
des moyens de production, considérée par
sance dans les limites
.
la *Déclaration des Droits de l’Homme et
Citoyen comme un “droit imprescrip¬
tible” et par le *code civil napoléonien
comme un “droit absolu”. La libre pro¬
du
priété apparaît alors comme un des consti¬
tuants
fondamentaux de la liberté de
l’individu. Ceci n’empêche pas les États du
système capitaliste de se porter acquéreurs
d’une part non négligeable des moyens de
production : industries de base, industries
de l’armement, moyens de transport...).
La philosophie socialiste insiste sur le fait
que la propriété privée est source d’inéga¬
Les marxistes rendent la propriété
privée des moyens de production respon¬
sable de l’exploitation des travailleurs par
la *bourgeoisie capitaliste.
• Dans la
Polynésie ancienne, les chefs
possédaient honneurs et titres qui ne
pouvaient leur être enlevés que par la
*guerre ou la mort. James *Morrison
précise dans son Journal que les «chefs ont
tous des propriétés personnelles et, lors¬
qu’ils sont en fonction, ils ont un district ou
une partie de district appelée patu qui
subvient à leurs besoins par des contribu¬
tions». Les *ari’i et les *ra’atira disposaient
de leurs terres. Ils pouvaient jeter une
lités.
interdiction (*rahui) sur toutes leurs
récoltes. La propriété foncière était hérédi¬
taire ; toutefois les chefs pouvaient s’attri¬
qu’ils désiraient. Les
appartenaient à une lignee. Le
buer tous les biens
terres
*marae ancestral, établi sur le domaine, en
en quelque sorte le titre de.
propriété. Les limites de ces terres étaient le
plus souvent mal définies, pourtant nul ne
réclamait d’autre terre que la sienne. En
l’absence d’héritier, la personne adoptée
était considérée comme propriétaire. Il
existait une distinction entre la propriété
du sol et son exploitation. La terre était en
*indivision ; plusieurs personnes d’un
groupe familial sur deux ou trois *générations possédaient un droit sur une même
terre ; par contre les plantations faisaient
l’objet d’un droit d’usage individuel.
L’arrivée des Européens a bouleversé la
conception traditionnelle de la propriété.
Au XIX^, une partie des Polynésiens fut
privée de ses terres au nom du code civil
spécifiant qu’il ne pouvait y avoir qu’un
seul propriétaire parterre. De nos jours, la
terre reste toujours un signe de reconnais¬
sance entre parents d’une même lignée.
Voir aussi: capitalisme, communisme,
constituait
prophète, nom masc. (fém. : prophétesse).
Personne
qui prédit l’avenir et prétend
révéler un message divin.
*Henry rapporte une prophétie émise
Vaita, prêtre d’*Opoa. Une bour¬
rasque avait décapité un tamanu lors d’un
rite religieux au marae. Vaita y vit un
*présage et prophétisa l’arrivée des Euro¬
péens ; «Je vois devant moi le sens de cet
événement étrange. Les glorieux enfants
du Tronc (Dieu) vont arriver et verront ces
• T.
par
arbres ici à
Taputapuatea. Ils seront
d’aspect différent de nous et pourtant ce
sont nos
semblables, issus du Tronc et ils
prendront nos terres. Ce sera la fin de nos
coutumes actuelles et les oiseaux sacrés de
la mer et de la terre viendront se lamenter
sur ce que cet arbre décapité nous en¬
seigne» (“Tahiti aux Temps anciens”).
Voir aussi : augure.
industriel dans les
forges du Creusot (milieu
du XIX' siècle)
socialisme.
propriété, nom fém. Possession par une
personne, une institution, une collectivité
ou
un
État, d’un bien (terrain, maison.
►
faufa’a. Te faiifa ’a i roto i ta te ma ’ohi hi’ora 'a.
Te vai nei te faufa ’a mara ’a : te ta ’ato ’a o te
mau
tao’a, te mau ’ohipa, te mau tauiha’a fare
13
ânei ta 'oe i fatu, 'e te nehenehe e ’amo, e afa '/
te tahi vâhi e alu.
Mai te tauiha 'a i roto i te fare, te va 'a, te
pere'o'o, te moni, te ma'a hotu ra, ’eiaha ra le
tumu.
Te faufa 'a mara 'a
'ore : Te fenua. te tumu
ha'ari, te mau tumu ’uru, te tumu ma’a ’e’ita e
nehenehe e huhuii, te fare ato ’a mai te peu e, e
fare patu.
Iroto i tefaufa'a e fatuhia, te vai nei tefaufa'a
hôe noafatu, te vai alo'a ra lefatura'a amui.
te fatura'a te ’ôpüfeti'i, ’oia le mau fenua oti
’ore i te ’opere, ’aita i oti i te tapupu. I teie
mahana, ’ua rau mau faufa'a ’ua rau ato'a mau
fa ’aturera 'a, ’ua rau mau arata 'ira ’a, mea huru
fifi ia tuatapapa. nô reira te rahi nei te ta 'ata i
te haere e ma ’imi i te mau
ha'amaramaramara’a no teie mau
te faufa'a
'e tona fatura’a.
’ohipa ’oia
s’être posé plus gravement aux premiers
temps du *Centre d’Expérimentation du
Pacifique, lorsque les forces armées sta¬
tionnées à Tahiti pouvaient atteindre 5 000
hommes. F. Vanizette proposait en 1964 de
circonscrire la prostitution «par l’institu¬
tion de maisons closes (...) car cela éviterait
recherche, le racolage dans la rue, que
la
voyons constamment». En 1986, 35
prostituées étaient recensées à Papeete ; il
s’y ajoute un nombre équivalent d’homo¬
nous
sexuels travestis
quelqu’un ou quelque chose pour préserver
son
vera,
•
fa'a’ere ia râtou i te faufa’a, maori râ te lama’i
’e te pohe, ’Uafa’a’ite ’o Morrison e fatu fenua
ana’e raton, e malaeina’a ta’ato’a ’e ’aore ra te
’afara’a e parauhia te reira e patu no ta ratou
’ei aufau i te mea ta ratou e
mau tao ’a
hina’aro. Erâhui na ratou i to ratou mau
fenua. Te marae e faufa'a fêti’i, mai te tupuna
’e tae alu i te hua'ai. E nehenehe te mau fëti'i
ha’afaufa’a i te fenua, noa alu e 2 ’aore ra e 3
fatu nâ ratou ihoa te faufa’a e fa'ahotu. na
râtou ato ’a e fana ’o.
’Ua riro te fenua ’ei faufa’a mau roa no te ho ’e
’ôpüfêti’i, te hô’ê ta’ata, ’aita tona e fenua
fëti’i, e hutu panutai 'ia ta’ata.
livrant aussi à la
protection, nom fém. Action de défendre
I te mâlâmua, te mau tavana e mau ti'ara'a lo
’e te hanahana la’ato’a, ’aita e ta'ata i te
se
prostitution.
existence.
protection du ^patrimoine. En octobre
1984, le gouvernement du Territoire de la
Polynésie a confié au département Archéo¬
logie du Centre polynésien des Sciences
humaines le soin de faire un ''^inventaire des
vestiges archéologiques de la Polynésie
pour mieux connaître et protéger le
patrimoine archéologique. Celui-ci est mis
en péril par des travaux liés au développe¬
ment économique des îles. Ainsi, sur le
chemin menant au lac '•'Vaihiria, à 8 km de
la route de ceinture, un ancien petit village
a été retrouvé, fouillé et restauré : pa'epa’e
d’habitat, marae, plate-forrhe de tir à l’arc
sont les témoins de la vie des
proscrit, adj. et nom. Se dit de ce qui est
supprimé ou interdit. Lorsque ce terme est
appliqué à une personne, il désigne un
individu mis hors la loi, exilé, banni.
plusieurs personnes
proscrites de certaines îles de
Polynésie pour activités politiques subver¬
•
Au
furent
XIX'= siècle,
sives. Ce fut le
cas
du chef *rebelle
*Teraupo, proscrit des îles Sous-le-Vent et
déporté en Nouvelle-Calédonie de 1897 à
1905.
prostitution, nom fém. Acte par lequel
personne livre son corps aux plaisirs
sexuels des autres, contre une rémuné¬
une
ration, un avantage.
•
En
Polynésie, la prostitution sous sa
forme actuelle est probablement apparue à
Européens. La présence des
navigateurs amena les Marquisiens «à
prostituer leurs femmes contre leurs
pacotilles. Les navires au mouillage se
transformaient en lupanars flottants à
l’arrivée des
l’instar des “bateaux-fleurs” des côtes de la
Chine» (M. Bastard : “Les Marquises”).
«Les Anglais reçurent des habitants de
Tahiti un accueil extraordinairement
amical, en particulier de la part des jeunes
femmes, qui acceptaient volontiers des
clous en fer en échange de leurs faveurs»
(O. Allen : “Les explorateurs du Paci¬
fique”).
Le problème de la prostitution semble
Polynésiens
d’autrefois qu’il convenait de protéger lors
des travaux
d’aménagement hydro-élec¬
trique de la vallée.
•
protection sociale. Effort d’une nation en
vue. d’aider
les individus et les '•'familles à
faire face à certaines difficultés de l’exis¬
tence : conséquences de la '•'maladie, de la
vieillesse, des charges de famille, du
'•'chômage et de handicaps divers. La
protection sociale a pour objectif de
réduire les inégalités par le versement de
'•'prestations sociales.
En Polynésie, cette tâche est confiée à la
'•'Caisse de Prévoyance sociale et à l”*'Office
territorial de l’Action sociale et de la
Solidarité. La protection sociale terri¬
toriale est plus développée que dans les
pays
voisins du Pacifique (Nouvelle-
Calédonie exceptée), mais elle n’atteint pas
le niveau de la France métropolitaine, la
protection contre le risque de chômage
n’existant pas encore. Les améliorations de
la protection sociale résultent d’'*'accords
sociaux tels les accords tripartites ou les
conventions collectives et de décisions des
pouvoirs publics telle la création du
'•'Régime de Protection sociale en Milieu
rural.
►_
parurura’a. ’O te rave’a teie no te ’imira’a eiaha
te fifi ia tupu.
Protection du patrimoine : le pârurura'a i te
faufa ’a 'ai 'a :
I te ava’e atopa 1984 i hôro ’ahia ai te reira
’ohipa i te pu ’ohipa nô te ihipapa o Porinetia,
ia fa ’aitoito i te tapa ’opa ’o mai ’e ia tapurahia
te mau lao 'a, te mau ’ohipa, te mau vahi e
nehenehe e fa 'a ’ite i te u’i ta 'ata i te Mro ’a
tumu ma ’ohi,
ia arai ’e ia pâruru maiteMa te
reira. Are’a ra, nâroto i'te mau ’oMpa e tupu
raM nei no te mavetera ’a i te hotu o te fenua,
te ino roa atu ra te mau toe’a o te mau tapa’o,
no te orara ’a ma ’ohi.
I te e’a e haere i te roto no Vaihiria e paepae
tei ’itea i reira, e marae ato ’a ’ei mau tapa ’o
teie e fa ’a ’ite mai i te huru no te orara ’a i te tau
tahito. E ti’a ia pâruruhia ’e ia ’atu’atufa’ahou.
Teparurura’a totiare: (tepae turu’uta’a). E
nô te araira ’a i te mau fifi o te
rave ’a te reira
orara’a, e rave’a tauturu i te ta’ata i roto i to
râtou orara’a: i te pae no te ati ma’i, te
tauturura’a i te ruhiruhia, te mau utuafare
hopoi’a teimaha, te parurura’a i te ta’ata no te
’ohipa ’ore, ’e te tauturura’a i te mau huma.
I Porinetia, ’ua pupuhia atu te reira tuha’a
’ohipa i roto i te pu ’ohipa totiare o te fenua. E
’ohipa rahi ta te pu parurura ’a turuuta ’a, ’aita
ra
i tae’a mai to Farani, te ’imi noa nei a te
fa ’atere i te rave ’a parurura ’a i te ta ’ata i
i te mau ’ino ’e te fifi e iri mai nei, ’e no te
hô’ëorara’a huru maita’i a’e ’e te aifaitora’a nô
mau
grandes puissances qui se contentaient
jusque-là de maintenir une influence
officieuse sur les archipels. L’annexion des
Marquises avait d’autre part déçu l’amiral
*Dupetit-Thouars tant il était difficile d’y
faire cesser les guerres tribales et d’y
développer les activités commerciales. La
France
ne
nourrissait
aucun
dessein
sur
Tahiti en 1842. Mais, lorsque la flotte fit
relâche dans le port de Papeete le 29 août
de cette année-là, Dupetit-Thouars reçut
de nombreuses doléances de résidents
français et du *consul de France, Jacques
*Moerenhout, au sujet des abus de l’admi¬
nistration tahitienne. La crainte de voir le
consul
d’Angleterre, Georges *Pritchard,
revenir de *Londres avec la garantie d’un
protectorat anglais, le soutien de quelques
chefs
(*Paraita, *Tati, *Utami, *Hitoti)
incitèrent l’amiral à exiger un protectorat
provisoire sur Tahiti le 9 septembre 1842.
mua
Sous la menace d’une amende de 10 000
te autaeaera ’a.
d’une intervention
*piastres, de la confiscation de ses biens et
militaire, *Pomare IV
accepta de signer la demande de protec¬
torat préparée par les autres chefs, certaine
protectionnisme, nom masc. Politique
économique qui consiste à protéger les
activités de *production d’un pays en
taxant les produits *importés et en impo¬
sant des quotas à l’importation de façon à
limiter les entrées de produits étrangers sur
le marché.
Polynésie française utilise des me¬
protectionnistes pour favoriser le
développement de certaines productions
locales. En 1986, il est interdit d’importer
•
La
sures
de la charcuterie
fraîche, du café condi¬
tionné et certains jus
tation de
de fruits. L’impor¬
pâtes alimentaires et de déter¬
gents est limitée. Des accords interna¬
tionaux visent à empêcher ou à réduire le
protectionnisme.
que l’Angleterre la rétablirait dans ses
droits ultérieurement. Le protectorat fut
proclamé, toléré par le *Royaume-Uni, et
ratifié par le Conseil d’État français le 7
avril 1843. Dès lors, l’amiral Armand
*Bruat, premier gouverneur de l’Océanie,
se
mettant
entamée
au
XVIIP siècle dans les diffé¬
rents océans par l’Angleterre et la France.
Elle fut aitssi
un
moyen
d’assurer la
sécurité des ressortissants (*colons, *mis-
sionnaires, agents divers) installés dans les
archipels et de profiter de l’essor commer¬
cial naissant dans le Pacifique au début du
XIX' siècle. L’intervention
française fut
motivée par l’annexion de la *NouvelleZélande par l’Angleterre. Cet acte impéria¬
liste rompait l’entente tacite entre les deux
fin à l’administration
assurée par Moerenhout.
provisoire
La période dite du Protectorat s’étend du
10 septembre 1842, pour le protectorat
effectif, au 29 juin 1880, date à laquelle le
roi *Pomare V renonça à sa souveraineté
en cédant ses États à la France. Tahiti et ses
dépendances devenaient alors colonie
française.
►
Hau tamaru. E papa ture teie, te ha ’amauhia e
te
protectorat, nom masc. *Statut imposé à
un pays par une nation impérialiste. L’État
protecteur prend en charge les relations
extérieures du pays protégé (également
appelé Protectorat), assure sa sécurité et
prend part à son administration interne. Il
s’agit d’un régime intermédiaire entre
r*indépendance et l”''annexion.
• L’instauration du
protectorat français
sur Tahiti prend ses racines dans la
politique d’appropriation de bases navales
voyait attribuer la co-administration du
Protectorat et arriva au mois de novembre,
hoôfenua rahi i ni’a i te tahi atu fenua.
E pâruru te reira fenua rahi i te fenua iti : mai
te paruru iana
’e te fa ’atere ’au maite iana i te
pae no tefa’aterera’ahau.
No te 18 o te tenetere i tupu ai teie
ha’amaura’a i te ture hau tamaru no te oti’a
moana to te Peretane ’e te Farani. No te
pâruru ato ’a i te mau ho ’otao ’a, te mitionare e
rave rahi atu mau
ta’ata teiparahi mai i ni’a i
te mau ta’amotu ato’a, no te mea te haere ra te
’ohipa tapiho ’o i te rahi i Patitifa.
’ohipa ohie i te
l Maiuita ma, e ’ere ato ’a i te
ravera
’a, te tumu, no te mau arora ’a ’e te mau
pe ’ape ’a e vai noa ra i roto ia ratou raton iho.
I te matahiti 1842, te opua noa ra ’o Farani e
fa ’anaho i te parau nô Tahiti ’e te 29 no te
ava ’e ’atete te pe ’e nei te mau papa ’a i te
opuara’a a Jacques Moerenhout, tefa’aro’ohia
nei te mau ha’amaita’ira’a ia Dupetit-Thouars,
’ua turu atu ’o Paraita, Tati, Utami, Hitoti i te
mana ’o o te atimarara,
tamaru i
i mau mai ai te hau
Tahiti i te 9 no tetepa 1842. Na roto i
te ha’avira’a i ravehia i ni’a i te ari’i vahiné no
’aufau i te utu’a (10000 moni manu) ’e te
tape ’a ato ’a i tôna mau tauiha ’a ’e te tonora ’a
nu’u, ’ua tu’urima atu ’o Pômare IV i te parau
te
fa 'anahohia 'e te mau lavana 'ë atu. 'Va fâri ’i
'o Peretâne, 'ua ha 'amanahia te Hau Farani i
te
7 nô eperera 1843. I reira râ,
'ua tapae mai
te tavana
'aire matamua no Oteania i te ava'e
novema.
Na te reira ifa'a’ore i te mana no te
fa'aterera'a hau tamaru arata'ihia e
Moerenhout. Mai te 10 no tetepa 1842 'e tae
roa
i te 29 nô tiunu 1880, te tau ia nô te hau
tamaru.
Te tai'o mahana ato'a te reira no to
Pômare V horo 'ara 'a i te mana fa 'atere o te
fenua i roto i te Hau Farani. Riro mai nei mai
te reira mahana 'ei mau aihu'ara'au farani,
e'ere fa'ahou 'o Tahiti 'e te mau fenua tapiri
iana.
protéine, nom fém. Substance organique
azotée à masse moléculaire élevée et
formée de la réunion de divers acides
aminés. 11
s’agit, par exemple, des albu¬
mines, gélatines, globulines ou caséines.
Les protéines constituent une part impor¬
tante des tissus
des êtres vivants.
de la population et à organiser les commu¬
nautés
en
paroisses animées par des
pasteurs et des '•'diacres progressivement
recrutés et formés sur place par les '•'sémi¬
naires de
d’Hermon.
Moorea, de Tahaa et l’école
L’Église protestante connut
cependant plusieurs épreuves : remise en
question du dogme par la secte '•‘Mamaia,
implantation de l’Église catholique, éta¬
blissement du '•'protectorat français et
départ des missionnaires anglais... Le
protestantisme trouva cependant un nou¬
veau souffle après l’arrivée de pasteurs
français de la Société des Missions évangé¬
liques de Paris. L’Église reçut un statut
officiel en 1884, modifié en 1927, puis
obtint en 1963 son autonomie vis-à-vis de
la Société des Missions.
Le protestantisme est fortement implanté
aux
îles de la Société et aux Australes. La
paroisse, avec son '•'temple, sa maison de
paroisse, les maisons de groupe {*'amui-
ra'a), constitue
protestantisme, nom masc. Ensemble des
doctrines religieuses nées de la *Réforme, à
partir du début du XVE siècle. Le terme est
dérivé de l’allemand protestant qui signifie
“auteur d’une déclaration publique” et qui
qualifiait les princes allemands contestant
Charles Quint, défenseur de la hiérarchie
catholique.
• Les doctrines
protestantes sont issues des
confessions de foi de Martin '•’Luther et de
Jean *Calvin. Le fidèle ne doit s’adresser
qu’à Dieu (le Père, le Fils ou le SaintEsprit) et non à la Vierge ou aux Saints. Le
culte est basé sur la lecture de la *Bible, la
*prière, les psaumes, la prédication. Les
deux seuls ’^sacrements reconnus sont le
*baptême et la communion. Les *pasteurs
sont nommés par les *paroisses, sous le
contrôle des commissions synodales et,
dans certaines
Églises (anglicane par
exemple) se trouvent placés sous l’autorité
d’un *évêque. L’absence d’autorité supé¬
rieure comparable à la papauté catholique
a permis le foisonnement d’Églises et de
sectes qui ne se différencient que par des
habitudes liturgiques ou quelques diver¬
gences d’interprétation de la Bible. On
distingue ainsi les luthériens, les baptistes,
méthodistes, pentecôtistes, anglicans,
presbytériens, tous représentés au sein du
Conseil œcuménique des Églises qui
s’efforce d’unir plus de 400 millions de
fidèles dans la même foi.
En France, les protestants furent souvent
persécutés lors des guerres de *religion
(1567-1598), à la suite des mesures antiprostestantes de Richelieu et après la
Révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Ils
sont environ
800 000 aujourd’hui.
Envoyés par la ’^London Missionary
Society, les premiers '•^missionnaires pro¬
testants sont arrivés en Polynésie le 5 mars
1797. Après une dizaine d’années difficiles,
ils réussirent à convertir une grande partie
•
une
communauté locale
puissante et unie par de fréquentes réu¬
nions de prière et de nombreuses réjouis¬
sances. Les paroisses sont regroupées en 8
arrondissements et les services centraux de
l’Église évangélique occupent le cœur du
quartier '•'Paofai de Papeete. Ils gèrent de
nombreuses activités socio-éducatives et
guident la réflexion théologique d’une
communauté qui compte 66 000 fidèles
(estimation 1987).
Voir aussi ; méthodisme, pentecôtisme,
presbytérianisme.
►
ha’apa’ora’a porotetani. 'Ua tupu te
ha'apa'ora'aporotetani no roto mai i te
Reforomatio i te 16 o te tenetere. E i'oa teie no
roto i te reo purutia teie te aura'a ; “te tumu o
te hôëti'aorora'a i te ta'ato'a".
Nô roto mai te fa'ira'a fa'aro'o a te porotetani
i te fa'ira'a a Rutero raua 'o Taravino. Te
pôto'i nei teie ti'aorora'a i te arata'ira'a a
Charles Quint 'oia te paruru puai o te tatorita.
Mai teie te arata'ira'a porotetani. Te ta'ata
fa'aro'o, te vai râ tôna ti'aturira'a, ia pure 'oia
e fa'atae 'ia i tôna anira'a i te Metua, te Tamaiti
'e te Varua maita'i eiaha ra i te paretenia 'e i te
mau pe 'eata.
la ha'amauhia te ha’amorira'a i ni'a i te parau
pôpa'ihia i roto i te pipiria, te pure, te mau
taramo 'e te a'ora'a no te parau a te Atua. E
piti noa iho 'oro'a mo'a: tepapetitora'a 'e te
fôri'ira'a i te 'oro'a mo'a (te euhari).
Nô te mau paroita e fa'atoro'a i te mau fa'aa'o
i raro a 'e i te hi 'opo 'ara 'a a te mau apo 'ora 'a
rahi a te 'orometua (te fa'aa'o). I roto i te mau
paroita peretâne, na te epitetopo e fa 'atere i te
paroita.
'Aita te ha'apa'ora'a porotetani i raro a'e i te
arata 'ira 'a teitei a te Pôpô tatorita, nô te reira i
ha ’ajanau i te mau ha 'apa 'ora 'a ta tatou e 'ite
nei 'e tôrôtou mau ta’aëra'a, te tahi 'e'te tahi
ia au i te maramaramara'a tô ratou 'e ta 'a ra i
i te mau parau o te pipiria.
E rave rahi mau ha'apa'ora'a porotetani, te
tamata nei i tefa'atôhôëi te rahira'a ta'ata,
roto
'ua rae 'a i te 400 mirioni i roto i te fa 'aro 'o
hôë.
I Farani, e mau ati ri'ari'a te tupu i ni'a i te
porotetani, mau tama'ifa'aro'o (1567-1598) i
te tau
mana
Ehaere te mau ma’imira’a i ni'a i te mau mea
ri’i ato’a e nehenehe e horo’a mai i te mau
’o Richelieu ’e i mûri mai i te parau
Edit de Nantes rto te matahiti 1685. /
tapa’o e maramarama ai te ta’ata i te huru o
’e tera tau: mai te ’ofa’i, tepirü(auro),
te veo, te ’auri, te moni. I te pae no te tao ’a
rima’i ’e te.mau ravera’a, te rave’a a te nuna’a i
roto i te orara’a, te manafa'aterera’a (poritita).
teie mahana, 800.000 rahira’aporotetani.
! te 5 nô mati 1797 i tae mai ai te mau
mitionare peretâne i Tahiti nei (Matavai).
roto i tôratou iioito
tera tau
Nâ
’e i to ratou ti'aturira'a
’ua vi te mau peu ’ino ’e te
ha’apa'ora’a mamaia. ’Ua ha’amauhia te mau
papu i te Fatu,
Te ma’imi nei te mau ta’ata ’aivana’a i roto i te
tahi tau maoro i mahemo te huru no te nuna’a
’amuira’a, teparoita, te mau ha’api’ira’a
’orometua 'e te ha ’amatahia nei te mau
ha'api'ira'a tialono. ’Ua ti’a mai tefare
ha’api'ira’afa’aa'o i Mo’orea, Tahaa, Mataiea,
Maria. I teie mahana, tei Heremona.
/ mûri
a ’e i te mau fa ’aa ’o peretâne, ’ua haro ’ahia te
fa ’aterera ’a i te mau mitionare farani, na te
Totaietefa'atupura’aparau no Paris i ha’amau
i te ture arata’i a te Etaretiaporotetani i te
matahiti 1884, ’ua fa ’atauiuihia i te matahiti
1927 ’e i te matahiti 1963 i püpuhia mai ai te
mana fa ’alere i te Etaretia porotetani no Tahiti
ma nei, na te fenua iho nei e arata’i i te
fa ’aro ’o porotetani. Teie atura te i ’oa o te
ha ’apa ’ora ’a porotetani i Porineti ’a ’oia ho ’i Te
Etaretia Evaneria no Porinetia Farani.
Erahira'aporotetani te ta’ata i Porinetia nei i
i te tuha'a pae ihoa ra.
te mau motu totaiete,
Protohistoire, nom fém. Science qui étu¬
die les peuples sans *écriture, contempo¬
rains des premières *civilisations histori¬
ques. Ce terme est apparu à la fin du XIX®
siècle, isolant une période comprise entre
la fin de la *Préhistoire et le début de
ma’ohi ’e tona maupurutiara’a i te tau anei ’o
Wallis 1767. ’O J. Garanger teie e ’imi nei mai
fa ’ata ’a i te parau no te tau ’o Maupiti i tera
’e ’o Maupiti i mûri mai, ’ua ’itehia te
tahi mau apo’o tupapa’u (ta’ata pohe) mai te
te
ra tau
huru ra e 860-85 i mûri mai ia letu. Te tau o te
marae
i reira, ’ua rahi te marae i mua noa a’e i
te taera ’a mai te papa
’a.
Protozoaires, nom masc. pl. Êtres unicellulaires qui constituent un embranche¬
ment de la vie animale regroupant plus de
30 000 espèces. Selon le mode de loco¬
motion, on distingue quatre classes de
Protozoaires : les Flagellés, les Ciliés, les
Rhizopodes et les Sporozoaires. Tous se
nourrissent de substances organiques
complexes dont ils tirent de l’énergie. Ils se
reproduisent de manière sexuée ou assexuée (par scissiparité) et vivent en milieu
liquide ou en *parasites des animaux
supérieurs.
r* Histoire.
En Europe, la période protohistorique cor-
respond aux âges des métaux (entre
3000/2500 avant J.-C. et le début de notre
*ère). Les recherches portent sur l’exploi¬
tation de l’or, du cuivre et de l’argent et leur
première métallurgie à la fin du ♦Néolithi¬
que en rapport avec un changement
société se caractérisant par :
de
la spécialisation de l’artisanat
-
le développement des échanges avec des
régions plus lointaines
l’affirmation des pouvoirs politiques uti¬
lisant les techniques guerrières pour leur
-
-
défense.
• Des historiens utilisent le terme de Pro¬
tohistoire en Polynésie pour la période de
transition entre l’époque la plus reculée et
la découverte de Tahiti par *S. Wallis en
1767. J. Garanger distingue une “époque
pré-*Maupiti’’ avec l’arrivée des Polyné¬
siens, une “époque Maupiti” (connue par
des sépultures trouvées dans cette île et
datées de 860±85 après J.-C.) et une épo¬
que plus récente, “époque des *marae",
correspondant à la phase d’expansion des
marue juste avant l’arrivée des Européens.
►
’ihi ’auiui. / teie tau 'api, te ma'imihia nei te
te mau tao ’a, te mau peu ri 'i ato ’a
’itea no te ho e ha ’amaramaramara ’a i te
mau parau,
e
huru no te orara 'a ’e te peu a te nuna ’a i te tau
’auiui. ’aore a ëparau papa ’i, ’aore a ëpeu ë
i te vai ti 'ara ’a te ho ë nuna ’a,
ora noa ai na roto i tana iho peu. / Europa, i
atu i tae mai,
te tau
i mahemo, mai te mea raë, e 3 000/2 500
hou lelu Metia ’e i te ’omuara’a no te anotau
nei.
proue, nom fém. Partie avant d’un navire.
Autrefois, la proue d’un navire était ornée
d’une sculpture dite figure de proue,
parfois pour impressionner les ennemis ou
porter chance. Elle représentait un person¬
nage mythique, le plus souvent une sirène
ou le dieu Neptune, ou encore des ani¬
maux: dauphin, dragon... La proue des
voiliers portait aussi le mât de beaupré.
Aujourd’hui, elle est adaptée à la recherche
des performances, effilée sur toute sa
hauteur et augmentée d’un bulbe hydro¬
dynamique à la base des navires à fort
tirant d’eau.
Voir aussi : poupe.
proviseur, nom masc. Fonctionnaire de
l’Éducation nationale chargé de la direc¬
tion d’un *lycée ou d’un lycée d’enseigne¬
ment professionnel. Il est responsable de la
gestion de l’établissement et assure les
fonctions de liaison avec toutes les auto¬
rités, les organismes et les personnes
concernées par la vie du lycée.
L’autorité
proviseur s’exerce aussi dans le do¬
maine pédagogique : il veille à la qualité de
r*enseignement dispensé et peut proposer
certaines orientations qui donnent sa
personnalité à l’établissement. Dans ses
du
tâches il est assisté du *censeur, des
conseillers d’éducation et d’un secrétariat
particulier.
Voir aussi : principal.
PTÉROIS
Ptérois, nom masc. Tahitien: tataraihau.
Ce nom désigne plusieurs Poissons : Pois¬
son dragon. Poisson de feu et Poisson
zèbre. Ils appartiennent à la famille des
Scorpaenidés et au genre Ptérois. Ce sont
Marquises où il vit, le Ptilope de Hutton,
appelé koko à Rapa, et le Ptilope des
Tuamotu, appelé oo’.
des Poissons rouge et blanc mesurant une
dizaine de centimètres. Ils sont dangereux
par les piqûres très douloureuses qu’ils
infligent à l’imprudent qui les attrape. En
effet, leurs nageoires dorsales, pectorales et
ventrales sont en forme de plume soutenue
par une très longue épine à la base de
laquelle se trouvent des glandes à venin. La
douleur, intermittente, est telle qu’elle occa¬
sionne souvent des syncopes et nécessite
parfois une hospitalisation.
’u’upa. E manu teie mai te manu parau-ta 'ata.
Tona huruhuru i nia i tona tino mea ninamu-
’u'upa na roto i te fa'a i te
vâhi uru ra'au. 'la fa'aro'ohia tana ta’i, e ta'a
ohie noa hia e e ’u ’upa. E pinepine te ’ite iana i
matie. Enoho te
ni’a i te tumu moto ’oi. I ni'a noa tona
’ofa 'ara ’a i te tumu ra 'au e hamani ai 'oia. la
'u'upa i tahatai i ni’a ihoa 'oia i te
tumu moto 'oi tau ai. / Matuita, e pi'ihia 'oia e
koko, 'e i Rapa e o 'o.
haere te
pu. Charonia tritonis. Français : Triton ou
Conque marine. Mollusque '“gastéropode
Cymatiidés pouvant
atteindre 45 cm. C’est un Coquillage de
couleur marron orangé, répandu dans les
îles de l’océan Pacifique, de l’océan Indien
et des Caraïbes. Il a une spire haute, au
sommet pointu et à grande ouverture. C’est
le '“prédateur naturel de l’Étoile de mer
épineuse *taramea. Le ramassage excessif
de ce Coquillage a conduit à sa raréfaction
et a certainement facilité la prolifération de
la taramea, principal parasite des Coraux.
• Les
Polynésiens l’utilisaient comme une
trompe lors de diverses cérémonies ou au
retour de la pêche pour appeler la popu¬
lation du village.
Une légende de '“Punaauia fait allusion à
cet emploi du pu. Ayant glissé sous terre,
dans le *po, une belle princesse et son frère
rencontrèrent leurs ancêtres qui produi¬
saient des sons magnifiques en soufflant
dans des conques marines. L’une d’elles fut
donnée au jeune homme ; elle avait pour
nom Pu-i-roroi-ta’u. La musique que le
prince en tirait semblait venir des profon¬
deurs de la mer et charmait les pêcheurs.
De retour au royaume des vivants, les
jeunes gens retrouvèrent leurs parents
de la famille des
Ptilope, nom masc. Ptilonopus purpura-
Petit '“Oiseau de 20
Pigeon à couleur
dominante bleu-vert que l’on appelle aussi
Pigeon perroquet. Cet Oiseau vit en forêt,
dans les vallées. Son chant caractéristique
(ou-ou-ou...) permet de le localiser. Il est
essentiellement végétarien et se nourrit de
fruits sauvages. 11 construit un nid assez
grossier dans les arbres. Cette espèce s’est
tus.
cm
Tahitien : ’u’upa.
ressemblant à
un
raréfiée avec l’introduction du '“Busard des
roseaux.
connaît également le Ptilope de
Dupetit-Thouars, appelé kuku aux îles
On
18
PUEU
tandis que la conque, dont la taille dépas¬
sait celle de tous les autres pu de Tahiti, fut
*fosses de culture
car
ses
feuilles
se
transforment en *humus et créent un sol
depuis ce
le district de
favorable à la culture des plantes vivrières.
pua. Fragrea berteriana. Arbre de la
famille des Loganiacées qui pousse dans les
vallées entre 200 et 800 m d’altitude. Il
construction des radeaux. Son écorce entre
offerte
au
chef du lieu. C’est
temps que l’on appelle
Manotahi Pu-na-au-ia.
Les feuilles fraîches sont comestibles tant
l’homme que pour le bétail ou les
lapins. Son bois est très léger et de couleur
blanche. On l’utilisait autrefois pour la
pour
dans la préparation des remèdes contre les
anthrax et les panaris.
produit des fleurs blanches en forme de
trompette, délicatement parfumées, qui
jaunissent puis laissent la place à des baies
rouges. Les fleurs sont recherchées pour la
confection des couronnes et des guir¬
landes. Cette fleur était autrefois la fleur
Marquises. Les feuilles sont
entières, à bords lisses, et disposées en
croix. Le bois est brun clair, d’un grain
serré, et se polit bien.
Selon une légende, cet arbre était considéré
nationale des
comme un
don du dieu *Tane et servait à
sculpter des effigies de cette divinité.
►
pua. E tumu ra'au rahi ’oia
’e tona tiare mea
no'ano'a roa. E ua.'a ma’uo’uo tona i te ’apira’a
ia po 'ipo ï a ’e
’ua re 'are 'a. E tiare au roa no te
tui hei, i te fenua Matuita, e tiare parau rahi
nô râtou. E rau ’ere manina noa tona, are 'a te
ra’au o te tumu pua mai te ra’au ato’a mea
marehu ’e te ’eta ’eta. / roto i te ’a 'ai, ’ua
parauhia e horo ’a tèie tumu ra ’au na te atua
Tâne ia taraihia te hoho ’a no te atua Tane.
publicité, nom fém. Caractère de ce qui
est public. Technique commerciale des¬
tinée à favoriser la vente d’un produit.
La publicité est apparue à Tahiti au
milieu du XIX' siècle sous la forme d’“avis
•
public” rédigés en français et en anglais
Tahiti. Ainsi, le 11
septembre 1853, le négociant *Laharrague
prévenait sa clientèle qu’il avait reçu «un
au
dans le * Messager de
bel assortiment de marchandises compor¬
tant fournitures de bureau, vin, sucre, huile
d’olive, (et) d’excellents cigares de La
Havane et de Manille : les Régalias et les
Tabucos. Avis aux connaisseurs !» (P.
*0’Reilly : “Tahiti au Temps de la reine
Pômare”).
De nos jours, l’intensité de la *concurrence
a
fait
dernes
apparaître toutes les formes mo¬
d’action publicitaire. Les princi¬
paux *médias en sont la *radio, la *télévision, le *cinéma, la *presse écrite (dont
constitue une part importante des
recettes). La publicité par les messages
elle
PUAMAU. Section de commune située
sur
la côte nord-est de *Hiva Oa
(Mar¬
quises). La vallée de Puamau a la forme
d’un cirque et correspond à la *caldeira
d’un ancien *volcan. Elle est particulière¬
ment riche en vestiges archéologiques : on
y compte cinq *me’ae dont celui d’Oipona
où se dresse encore le plus grand *tiki de
Polynésie. Le village de Puamau comptait
offerts en
originale.
Aujourd’hui, environ 25 agences de publi¬
imprimés
cadeau
sur les tee-shirts
occupe une place
cité font de la création et organisent des
campagnes publicitaires en Polynésie,
parmi lesquelles Pub Conseil, PubliPacific, la Régie de Publicité du Pacifique,
Tiare publicité, Publicom, Cogito...
346 habitants en 1983.
puarata. Metrosideros collina. Arbuste de
la famille des Myrtacées poussant sur les
collines sèches et ensoleillées. 11 est de cette
catégorie de plantes appelées plantes
indigènes reliques, c’est-à-dire appartenant
aux formations végétales primitives. Les
fleurs forment une sorte de pompon rouge
vif. Son bois, très dur et de couleur rosée,
servait autrefois à sculpter des idoles. On
l’emploie encore en gravure et pour la
reproduction sur bois gravé.
Le puarata est la fleur symbole de la
Nouvelle-Zélande et des îles Hawaï où les
forêts de Metrosideros atteignent 15 m de
hauteur.
puero. Artocarpus altilis. Variété d’*arbre
à pain. Ses feuilles sont vert foncé et
portent 8 à 12 lobes, le lobe terminal étant
développé. La nervure centrale est
jaune brillante. Les fruits sont volumi¬
neux, sphériques et leur surface est très
rugueuse. Ils sont recherchés pour leur
très
goût agréable.
PUEU. Ancien nom : Anuhi. Section de la
*Taiarapu-Est, située sur la
presqu’île de Tahiti. Le
territoire de Pueu comprend un vaste
plateau compris entre les vallées de la
Vaitehoro et de la Vaiteremu ; il inclut le
commune
de
côte nord de la
littoral entre les P.K. 7 et 12,5.
•
pu’atea. Pisonia grandis. Grand Arbre de
la famille des Nyctaginacées
encore
abondant
au
qui était
début du siècle aux
Tuamotu. On le trouvait autour des
La
participation du district aux grands
événements
historiques fut très modeste.
puarata (dessin de S. Parkinson)
Au XVHl' siècle, il était sous la tutelle de la
dynastie des *Vehiatua de Tautira. Sous la
régence de la cheffesse Maraetata, une
19
partie de la population prit part à l’attaque
du *fort de *Taravao tenu par les soldats
français (21
mars
1844) et rejoignit les
résistants du camp de la *Papenoo. Peu
favorable à la guerre, Maraetata fit sa
soumission au gouverneur *Bruat dès
1845, puis resta fidèle au * Protectorat.
Pueu comptait 1 202 habitants en 1983,
principalement des agriculteurs et em¬
ployés de collectivités.
Puffin, nom masc. *Oiseau marin migra¬
teur de la
famille des Procellaridés et du
genre Puffinus.
En Polynésie, on rencontre surtout le
Puffin à bec grêle (Puffinus tenuirostris) et
le Puffin du Pacifique (Puffinuspacificus)
appelé en tahitien upoa. Ils ne sont que de
passage en Polynésie entre les zones de
l’Antarctique et du Pacifique Nord. Ils
possèdent de longues ailes et sont souvent
confondus avec le *Pétrel ; les deux espèces
ont le même
habitat et des
mœurs
le R.P. Audran
procédèrent en effet au
déplacement d’une partie de la population
de ♦Fakahina vers Puka Puka pour mettre
en
valeur ses sols riches en *humus et en
♦guano. 35 000 cocotiers y furent plantés et
Puka Puka devint une des meilleures îles à
♦coprah de l’archipel. Elle accueillait aussi
les plongeurs qui travaillaient pour les
négociants en ♦nacre et en *perles. L’île
constitue auj ourd ’hui une commune à part
entière. Elle fut gravement touchée par
l’exode rural entre 1956 (177 habitants) et
1977 (95 hab.), mais comptait 166 habi¬
tants en 1983.
• Atoll du groupe des îles *Cook du Nord.
Formée de trois petits motu souvent rava¬
gés par les cyclones, Hle vit surtout de la
récolte du coprah. Les terres sont surpeu¬
plées (615 hab./km^) mais l’émigration
reste faible. Llle comptait 796 hab. en
1981.
noc¬
turnes.
Autrefois, le Puffin était considéré comme
le messager annonçant la mort prochaine
d’un membre de la famille quand il était
entendu de nuit près d’une habitation.
►
upoa. E manu teie no tua, e manu purutia i te
Mai te mea ra e, e 2 huru
'upoa ’e ’itehia i Patitifa nei, e rere mai râtou
mai te maufenuaporo to’eto’e titapou mai i te
moana Patitifa apato’erau. E pererau roroa
tau purutiara 'a.
maita ’i tona no te rere i te vahi atea.
Eparauhia ’oia i te taura no te ho e ta ’ata i
pohe i roto i te opU fëti’i. la pô, ia fa’aro b hia
te ta ’i ’upo 'a i te pae fare o taua ta ’ata i pohe
ra, e mana'ona’ora’a ïa te reira na te fëti'i.
PUKARUA. ♦Atoll sans passe des ♦Tua¬
motu de l’Est
situé par
ouest.
puhi voir Anguille, Murène.
18°20’ sud et 137”
D’après T. ♦Henry, son nom signifierait
“pointe émoussée” et l’île aurait été un
temps la vassale de ♦Reao. Elle fut décou¬
♦Wilson en 1797 et fait aujourd’
PUKA PUKA. Nom porté par deux îles du
verte par
• *Atoll des ♦Tuamotu du Nord-Est situé
Ses principales ressources sont le ♦coprah
Pacifique.
par J4°48’ sud et 138“48’ ouest. L’anneau
corallien et le lagon presque comblé cou¬
vrent près de 4 km^. Puka Puka fut la pre¬
mière île que les Européens découvrirent
dans le Pacifique. L’équipage de ♦Magel¬
lan y débarqua au mois de janvier
1521
mais n’y resta que quelques jours, déçu par
le manque d’eau douce et de fruits. Les
marins purent néanmoins pêcher et se
livrer à
une
chasse fructueuse dans les
grandes colonies d’oiseaux qui peuplaient
nie. Les navigateurs hollandais *Le Maire
et *Schouten redécouvrirent nie en
1616.
Ayant aperçu trois chiens sur le rivage, ils
supposèrent que ces animaux devaient être
nombreux dans nie et baptisèrent Puka
Puka, Honden Eylandt (nie aux chiens).
C’est au début du XX= siècle que nie
connut son principal bouleversement éco¬
nomique et social. Le colon Henri Bodin et
hui partie de la commune de
Reao.
et l’élevage des ♦tortues. Pukarua comptait
I8I habitants en 1983.
PUNAAUIA
PUNAAUIA. *Commune de la côte ouest
de *Tahiti. Punaauia s’étend du P.K. 7,5
au P.K. 18,8 et comprend notamment la
vallée de la *Punaruu ainsi que les *planèzes qui l’entourent.
•
Aux
temps anciens, ce district prit
successivement les noms de Nataoeha et
Manotahi. Une *légende raconte l’exploit
de deux héros qui firent un voyage aux
découvrirent une magnifique
conque (*pu). Ils en tiraient des sons
merveilleux et, lorsqu’ils regagnèrent le
monde des vivants, ils décidèrent de la
donner au chef de Manotahi qui les avait
enfers et y
aidés à retrouver leur chemin. Pour
perpétuer cet événement, le district reçut le
nom de Punaauia, ce qui veut dire “la
conque est mienne”.
Punaauia fut le théâtre de nombreux
combats à la fin du XVllP et au début du
XIX'^ siècle. *Pomare
et son
fils
ont
longtemps souhaité imposer leur suzerai¬
neté au royaume d’*Atehuru dont Punaauia constituait la partie nord. Vexés par le
refus des populations, ils vinrent les châtier
1774 et 1802. *Pomare 11 y combattit
également * Amo, le chef de Papara, et c’est
à la limite de Punaauia et de Paea qu’il
écrasa en 1815 les troupes d’Opuhara, lors
en
de la bataille dite de *Fei Pi. «Dans l’ancien
temple de Punaauia, à la suite des violents
combats qui s'étaient déroulés dans la
vallée de la Punaruu lors de l’insurrection
de
1846, le gouverneur *Bruat présida,
le régent *Paraita le 22 décembre
avec
1846, l’assemblée des chefs de la côte ouest
parmi lesquels *Utami et Maro étaient les
plus importants. 11 reçut leur soumission
ainsi que celle de 2 000 guerriers qui lui
remirent leurs
armes
et
leurs munitions»
(G. King ; “Tahiti”).
Un demi-siècle plus tard, Paul *Gauguin
s’est établi dans ce district encore rural, à
proximité de l’actuelle église Saint-Étienne
d’Atitue. 11 y vécut cinq années difficiles
mais y peignit quelques-uns de ses chefs
d’œuvre
: “La femme an
mango”, “Près du
grande fresque “D’où
venons-nous ? Que sommes-nous ? Où
allons-nous ?”, Ce district campagnard aux
belles plages de sable blanc attira la
bourgeoisie de Papeete qui y fit construire
quelques résidences secondaires.
• A
partir de 1965, l’expansion urbaine
toucha progressivement Punaauia. La
plaine se couvrit de *lotissements destinés
aux classes
moyennes, alors que les aména¬
gements réalisés sur les versants (Lotus,
Taina) s’adressaient à la bourgeoisie. Plus
Golgotha” et
FAAA
sa
Punaauia. 1. La plaine de Punaauia
à l'embouchure de la Punaruu :
une des banlieues résidentielles
de Papeete. 2. Le complexe
hôtelier du Maeva Beach et,
à l'arrière-plan, l’hypermarché
Moana Nui.
quartiers résidentiels
2 km
lotissement^^
Taina et Lotus
marina
du Lotus
\
lotissement
Punavai
vallee de
eglise
^
M' MaraiT
^
1 493 m
S' Étienne Ta Atitue
A
M‘ V)rai
*
/
2 066lH
M' Diadème
1 321 m
B^mdÔstrielle
Musee de
la Fautaua
de la Punaruu
Tahiti et
Punaruu
Fort Belleau
M'
Vaionohu
Teamaa^
sJ 532 m A
Maruapo
M' Tahiti
lotissement
Te Maru Ata
1 368 m
\
/
/
bataille de la Punaruu en 1846 ;
progression des troupes de Bruat
Commune de Punaauia.
renforts de Bonard tm
zone
de résistance tahitienne
21
PUNAISE
que toute autre commune de l’aggloméra¬
tion de Papeete, Punaauia est une *ban-
une vallée
*migrations pendulaires.
En effet, les entreprises installées dans la
des Pêcheurs. Le *débit moyen à la cote 50
lieue
“dortoir” dont les habitants sont
coutumiers des
plus étroite avant de déboucher
dans la plaine et de se jeter dans le lagon de
*Punaauia sur le lit d’alluvions de la pointe
est de
2,48 m-’/ s, mais les écarts peuvent
industrielle de la Punaruu n’offrent
être considérables. A l’abri des alizés
habitants en 1956 à 5 245 en 1971 et 12 414
captages, le cours d’eau est souvent à sec
d’août à octobre. 11 peut aussi se gonfler
brutalement et rouler des centaines de
zone
300 emplois environ, alors que la
population communale est passée de 1 719
que
en
1983.
humides, et appauvri par de nombreux
mètres cube par
Punaise,
nom fém. Nom courant des
Insectes hétéroptères, hémiptères ou
Punaise verte
(Nezara viridulaj
rynchotes qui sont caractérisés par des
pièces buccales adaptées à la piqûre, et
deux paires d’ailes, l’antérieure étant en
partie cornée. Ils sont aussi connus pour la
mauvaise odeur qu’ils dégagent. La Pu¬
naise des lits {Cimex leclularius) parasite
l’homme et se nourrit de son sang. Cette
Punaise peut transmettre le typhus.
• En
Polynésie, on trouve la Punaise verte
(Nezara viridula) qui s’attaque aux lé¬
gumes, la Cicadelle du *taro (Tarophagus
proserpinus) de couleur brune avec deux
taches latérales, la Punaise du *Lantana
(Teleonemia lantanae) qui se nourrit de la
sève des végétaux.
Autre sens : sorte de petit clou à tête large,
aplatie et à pointe fine, destiné à être
enfoncé sans marteau, par simple pression.
PUNARUU. Petit *fleuve de la côte ouest
de Tahiti qui draine un *bassin-versant de
43,3 km2. Les sources de la Punaruu se
les contreforts sud du Mt
*Diadème et de r*Aorai. Leurs eaux sont
trouvent
sur
drainées par une petite rivière qui porte
localement le nom de Vairua. Elles sinuent
dans le vaste cirque amont entre les grands
versants
la basse vallée de la Punaruu en
(à gauche, le Fort Belleau)
(tableau de C. Gordon Cumming)
1877
et
les
plateaux à *orangers de
Rata, Maraetia, Ohaa, Toarimai, Faanui
Iripau. La rivière contourne ensuite le
plateau de *Tamanu puis s’engage dans
et
seconde (460 lors du
passage du cyclone Tahmar en 1981).
• La vallée et les
plateaux montrent encore
des sites d’habitat anciens et des traces de
des populations
probablement chassées de la plaine côtière.
Dans la basse vallée se trouvaient plusieurs
cultures laissées par
*marae àont le marac Tahiti décrit en 1797
par *Wilson, le capitaine du *Duff.
Des groupes de Tahitiens résistant au
•
Protectorat français trouvèrent refuge
dans la haute vallée. Ils s’y retranchèrent
mais furent vaincus en 1846 par les troupes
françaises venues de Punaauia et leurs
renforts qui avaient passé le col du Dia¬
dème après la prise du fort de '•’Fautaua.
• Aujourd’hui, la vallée de la Punaruu
constitue un des principaux buts de ran¬
données pour les amateurs de *montagne à
Tahiti. A la fin de la saison sèche, elle est
également parcourue
par
les cueilleurs
d’oranges qui ramènent de lourdes charges
à dos d’homme depuis le plateau de
Tamanu. La vallée perd cependant peu à
peu de son charme. A l’aval, elle est
occupée par une *zone industrielle qui
entreprises (1988). Elle verra
bientôt passer plusieurs lignes à haute
tension reliant les *centrales hydrauliques
accueille 25
du sud de l’île à la centrale thermique de la
Punaruu et au réseau de distribution ouest.
Voir aussi : Tamarii Punaruu (A.S.).
►
PUNARU’U. Eanavai b Pimaruïi tel
Pana'auia. Nôni'u mai leiepape i le mou’a
Aora'i ’e te Tara ’o Mai'ao. Haere mai ’o
Punaru 'u nâ le anavai iti Vairua haere mai ai
nâte maufa'a anani ra, ’o Rata, Maraeti’a,
Oha ’a, Toarimai, Fa ’anui, Iripau, haere mai e
Tamanu ahe ’e roa mai ai e lai roa i te olu ’e ’o
Nu’uroa. / te mata mua, e anavai rahi leie ’e te
hohonu na rolo ra i le mau ha’apahura’a pape
’e te rahi o te ’ohipa no leie tau tei ha ’amauhia
nâuta i te fa’a Punaru'u, te pa’urârahi nei ’e
le maro nei
’oia i te area Aiete tae alu i le
I uta i roto i te fa’a, ’ua ’ilehia le
maufa’aeara'a la’ala, ’oia alo’a le marae, te
hcâ marae tei fa ’ahilihia e Wilson tei tae mai
na te pahi ra ’o Tarapu (Duff) ; te matahiti
ava'e Alopa.
1797.
I te tupura ’a te mau arora ’a no te ha ’amaura ’a
i te hau Tamaru i Tahiti nei, te feia i pau, ’ua
horo alu ratou i uta i te matahiti 1846, ’ua
ha’a’atihia ra ratou ’e te nu’u farani tei haere
mai nâ te Tara ’o Mai’ao i mûri a’e i te pau o
tô Fautau’a,
Te tomo noa hia nei te anani Punaru ’u ’e e
’ohipa i ha’amauhia i te fa’a
’o
Punaru’u e 24 pu ’ohipa i ha’amauhia i roto i
rave rahi mau pu
o
Punaru ’u no reira, ’ua ino roa te ruperupe
teie fa’a no Punaru’u mai te matahiti 1987 mai.
22
punch, nom masc. Terme anglais dérivé
de l’hindi panch qui signifie cinq. Boisson
d’autres termes, un accord minimum
portant sur un certain ordre social, poli¬
alcoolisée, généralement servie comme
apéritif, à base de *rhum parfumé de citron
et parfois de cannelle. A Tahiti, on ajoute à
un mélange à base de
jus de fruits (ananas
ou oranges)
quelques mesures de rhum et
et
Hom.: le punch: aptitude d’un boxeur à
breux pupu à vocation économique.
des fruits en morceaux.
porter des coups puissants et victorieux ;
efficacité, dynamisme : avoir du punch.
Punti, nom et adj. Peuple de *Chine. Les
Puntis sont des *Chinois originaires du
nord et de l’ouest de la province de
*Canton, district de Chung Shan. Ils
étaient
cette
fait les
premiers occupants de
province, avant l’invasion des *Haken
kas : punti veut dire autochtone.
punti est aussi une langue (très diffé¬
rente du hakka ou du mandarin) utilisée
dans la province de Canton et dans la
plupart des colonies chinoises pour les
Le
relations commerciales.
•
Les Puntis
10 % de
ne
fournirent guère plus de
l’immigration chinoise sur le
Territoire. Ils fondèrent en 1925 une
association de bienfaisance dénommée
Nam
Hoi, chargée de s’occuper des indi¬
gents d’origine asiatique.
tique, économique
Marc Pambrun
:
ou religieux» (Jean“Encyclopédie de la
Polynésie”, tome 9). En provoquant
l’éclatement des communautés de *district
des *familles en cellules nucléaires,
r*urbanisation a fait disparaître de nom¬
Aujourd’hui, cette notion survit au travers
des *'amuira’a paroissiaux, des groupes de
*danse, des pupu himene et de certaines
*associations artisanales.
►
pupu.
Te ho e leie amuira’a ta'ata ia riro ’ei
hô'ënô to ratoLi anei mana’o, ta ratou
’opuara 'a, ia rave ’amui i te ho ’ë ’ohipa.
Ei pupu no le haere e puha, a ta 'a noa atu ai e,
te metua
lâne, te metua vahiné 'e te lamari’i e
parau alo ’ahia e pupu ratou mai te peu ë te
’ohipa ’âmui ra. Eha’apupu te ta’ata i te
E ha'apupu le la'ata
nô te haniani fare. I roto i te pupu : te ta 'ata 'e
tana ’ohipa, te ta'ata ’e tana tuha’a, no te
matanuia no te fa’a’apu.
otira’a ’amui ’ei maita’i no te ta’ato’a. l tepae
nô te ha ’apa ’ora 'a fa'aro ’o, te vai nei te mau
’ohipa na te paroita ’e i roto i te
’ômuira 'a, e mau fare pulupulura 'a tei
pupu
fa’ati’ahia, ’ei vahi ’amuimuira’a no te pupu.
Te vai nei te pupu poritita, te pupu feia 'api, te
pupu hui ta ’aro. Te vai nei no te mau taurua te
pupu ’ote ’a, te pupu himene ’e te mau pupu
rima ’i.
Te hôëpupu tei ’ore e mâtaro maita ’ihia le
pupu, pure, te pupu perenina.
PUNUA MOE VAL *Dieu tutélaire du roi
Moe de *Taiarapu (Tahiti). Cette divinité
pluies vio¬
lentes sur les cérémonies religieuses lors¬
qu’elles étaient conduites sans respecter les
prescriptions rituelles.
était censée faire tomber des
PUOHINE. Section de la
commune
de
*Taputapuatea située à la pointe sud de
nie de *Raiatea. Relativement isolée, la
population vit principalement de l’agricul¬
ture mais diminue rapidement en raison
d’un fort exode vers Uturoa et Papeete:
Puohine comptait 185 habitants en 1977 et
101 en 1983.
Groupe qui se constitue au sein
d’une communauté polynésienne pour
pupu.
réaliser
un
travail
exigeant une main-
d’œuvre nombreuse ou pour préparer une
manifestation culturelle. 11 existe ainsi des
pupu pour la récolte du coprah, la *pêche
au
grand filet, des réunions de chant ou des
rassemblements paroissiaux. Recrutés
dans le cadre familial élargi ou le voisinage,
membres du pupu se partagent les
tâches, œuvrent dans un esprit de compé¬
tition très fécond et procèdent à la distri¬
bution des produits et des profits selon un
les
mode coutumier. «Ceci implique, entre les
l’existence d’un con¬
préalable des plus larges. En
membres du pupu,
sensus
Pupu Here ’Ai’a te Nuna’a Ma ora voir
Elere ’Ai’a.
Pupu taina. *Parti politique créé par
Michel Law en novembre 1976. M. Law,
qui fut d’abord compagnon de route de
Frantz *Vanizette et de Charles *Taufa
dans les rangs des Indépendants, fut en
1972 le premier conseiller d’origine asia¬
tique de r*Assemblée territoriale. En
désaccord avec son groupe, inclus dans
l’alliance *Au Tahoera’a, M. Law décida
un peu plus tard de créer son propre
parti
afin de mieux représenter les aspirations de
la communauté *chinoise. Ainsi naquit, en
novembre 1976, le Pupu taina, dont le nom
veut symboliser l’adaptation des Chinois à
la terre polynésienne. Ce parti, qui s’est
donné pour devise «fidélité, efficacité,
solidarité», entend lutter «pour une société
polynésienne libérale tournée vers le
progrès économique et social». Aux *élections de 1981, il soutint l’U.D.F. de
V. *Giscard d’Estaing. Sur le plan local, il
milite pour le maintien de la présence fran¬
çaise et pour une meilleure intégration de
la communauté chinoise dans l’ensemble
polynésien. Parti libéral et anticommu¬
niste recrutant plutôt dans les milieux
aisés, il disparut de l’A.T. après l’échec de
son leader en 1982. Il ne
recueillit, aux
territoriales de 1986, que 3,25% des suf¬
frages aux îles du Vent, seul archipel où il
se présentait.
PURAU
pûrau. Hibiscus tiliaceus. Autre nom tahitien: fau. Arbre de la famille des Malvacées et du genre Hibiscus, très répandu
Polynésie. Il en
existe plusieurs variétés qui diffèrent par la
dans les îles hautes de
forme de leur tronc, leur feuille et leur
fleur.
•
Le pûrau avait une très grande impor¬
raufau e paliahia ’ei raua’ai, ’ei ha’apo’i
ahima’a, ’ei vauvau tama’ara’a, ’ei pat ia
hamani niereli, hâpaina.
E fa ’a ’ohipahia le purau no le hamani i le
râ’au rapa ’au ma '/. Mai le a ’a, le pa ’a, te vare
more, te rau. te puapua raufau ’aita e mea
fa ’aru ’e. E rave alo ’a hia le râ’au o le tumu
purau no te hi’a i le auahi.
tance dans la vie quotidienne traditionnelle
des
Polynésiens. Son bois tendre et léger
est facile à travailler. On le laissait d’abord
tremper quelques jours dans l’eau de mer
Pûrau. 1 et 2. Confection d’une
nappe en feuilles de pûrau. 3. Fleur
de pûrau. 4. Brousse à pûrau.
Pûrau. 1. ’e 2. Hâmanira'a i te hd'ë
vauvau ’aira'a mâ'a e te rau'ere
pûrau. 3. Tiare pûrau. 4. Uru pûrau.
pour le rendre plus résistant aux Insectes.
On en tirait ensuite de nombreux objets,
pièces de charpente et *pirogues légères,
moins solides toutefois que celles taillées
dans d’autres arbres. La partie interne de
l’écorce, le *more, formée de longues
*tîbres souples et résistantes, était utilisée
pour la confection de cordages, de sandales
pour marcher sur le récif, de filets pour la
pêche ou le transport des oranges, de
longes pour attacher les porcs... Le more
sert encore à fabriquer des habits de danses
qui portent le même nom. Les fibres les
plus solides étaient utilisées pour lier les
chevrons supportant le toit des/are et les
haubans des mâts de pirogues à voile. Les
feuilles (raufau), étalées et attachées,
tenaient lieu d’assiettes.
Le pûrau a de nombreuses vertus médici¬
nales, certaines parties de la plante entrant
dans la composition de remèdes contre la
dysenterie, la blennoragie, les abcès, les
angines, les stomatites, les hémorroïdes et
les bronchites.
►_
purau. Te i’oa matamua o te puraii e [au.
E
râ'au ralii leie, lei tupu nanea maita ’i e ali a 'e
'o Porinetia. E rave rahi
huru pûrau. Nû le tumu, le rau 'e le pua e
fa ’a lie i te la ’a era 'a le lahi i te lahi.
te mau fenua mou'a
Irow i lôte mâ'ohi orara’a, e râ’aufaufa'a roa
leie. E râ'au marû, mâmâ ’e te ohie no te
fa ’a ’ohipa. Ei arai iana i te manu e tapuru i te
miti le mau râ’au, e rave rahi mau tao’a e oti i
te purau.
Te taura more, e rave’a ia no te
’ohipa râva’ai, no te ta’amu’amu tauiha’a. no
’ohipa rara'a tama'a a’au, te ’ahu more, te
firi taura pua’a, te taura no te atora'a fare. Te
rau e hâmani ia i te mau tao’a vaira’a mâ’a, te
te
PUREA
ou
Oberea (XVllP siècle). Nom
familier de Airorotua, fille de Teriivaetua,
chef de Tefana i Ahurai (Faaa). Née entre
I720
1730, selon les estimations de
et
Samuel *Wallis et de James Cook, Purea
était apparentée à plusieurs familles *ari’i
de Tahiti. De son mariage avec * Amo, chef
de Papara, un fils naquit vers 1762 et reçut
le
nom
de Teriirere. Conformément à la
tradition tahitienne, Amo se vit relégué au
rang de tuteur et Purea, émancipée, en tira
surcroît d’influence. Orgueilleuse et
un
ambitieuse, elle conçut le projet de faire de
Teriirere le souverain de Tahiti mais, la
conception polynésienne de la parenté
prônant l’égalité entre cousins, cousines,
frères et sœurs, elle se heurta à l’opposition
des autres familles régnantes. Elle les irrita
également par la construction du plus
grand *marae
vu en Polynésie, celui
qui devait symboliser la
toute-puissance de Teriirere. C’est elle
encore qui, faisant valoir ses droits sur la
de *Mahaiatea
nord de Tahiti, accueillit Wallis à
Matavai en I767. En décembre 1768, une
coalition se noua contre Papara entre les
côte
royaumes de Taiarapu, Oropaa et Pare. La
défaite de Purea fut sévère puisque, d’après
*Ariitaimai, des ossements humains cou¬
vraient encore la plage de Papara en juin
I769. Purea et Amo avaient trouvé refuge
dans les montagnes et Teriirere perdit le
*maro ’ura. Il gardait cependant le pouvoir
Papara et c’est là que Purea vécut ses
dernières années. Au mois de mai 1774,
à
Cook l’accueillit à son bord et Johan
*Forster donna une description de la vieille
reine dans son Journal : «Elle nous parut
avoir de 40 à 50 ans. Sa stature était haute,
vaste et grasse, et ses traits qui devaient être
plus agréables jadis étaient maintenant
plutôt masculins. Cependant il demeurait
encore
quelque chose de son ancienne
grandeur: elle avait un œil fait pour la
menace ou le commandement et une atti¬
tude libre et noble». Elle mourut un
an
environ avant le retour de Cook en août
1777.
►
PUREA (18 o te tenetere).
’O Airorotua le
tahi i’oa to Purea, e lamahine nâ Teri'iva’etua
Tefana-i-Ahura'i (Fa’a’a). I ta
S. Wallis ’e ’o James Cook fa ’a 'itéra ’a mai te
tavana no
’ua fânauhia ’o Purea i te area 17201730. E feli’i rahi tona no te mau ’opu huiari'i
mea ra
’o Tahiti. I tona fa’aipoipora’a ia Amo (tavana
Papara). ’ua jânau hîTêtamaiti ’o Teri'irere i te
matahiti 1762. la au i te ture ma’ohi, ’o Amo
te metua ti’ai,
ti’ama mai nei ’o Purea, i reira
’o Purea, te ’eta’eta
ra te ha’amatara’a te huru
24
no lona
'a'au.'e le vi 'are. No lona 'a au teitei,
’ua hina'aro iu ari'i mai ’o Teri’irere, ’aila râ te
reira manu a i li'ahia i roto i le mau fëli’i.
la lae i le opuara 'a e ’ahu i te marae
Maha’iatea 'ua fifi atu'a, le marae rahi rua a'e i
Porinelia nei no Teri’irere. ’ia riro ’ei tapa’o
fa 'a ’ile i te manu hau ’e ’o Teri ’irere. Nana i
Jari’i ia Wallis i Matavai i te matahiti 1767. la
lae i le matahiti
Tai ’arapu,
1768, ’ua ’amuimui to
Oropa ’a ’e ’o Pare no te aro ia
Papara, e pau rahi to Purea na te mau parau a
Ari’itaimai e fa’a’iie ra e: "ua i roa i te ivi
ta ’ata pohe na lahatai i Papara ’e lae roa i te
ava’e tiunu 1769. ’Ua horo tapuni ’o Purea
raua
’o Amo i roto i te maufa’a
i ’ere ai ’oia i te maro ’ura.
Purea i Papara
’e na te mou’a,
’Ua mana noa ra
’e lae roa alu i te mau matahiti
hope’a. ’Ua J'âri’i ’o Cook iana i ni’a i
lona pahi ’e teie tei papa’ihia e Johan Forsier i
no lona
roto
i lana ve ’a :
"E ma’a vahiné rahi, fa'ati’a maita’i ’e le tino
pauluulLi. ma ’a vahiné mata au paha, inaha ra
e huru lane roa lona huru. E au lona mata e,
’ua ineine noa no le ho ’e li ’ara ’a toro ’a fa ’alere,
e
vahiné lura ra".
Ho e matahiti hou te revara ’a ’o Cook i pohe
roa ai
’oia i le ava’e atete 1777.
puta feti’i. Expression que l’on peut
traduire par “livre de famille”. Les puta
*feti’i ont été le plus souvent rédigés dans la
seconde moitié du XIX'= siècle par les pères
de famille qui avaient appris à lire et à
écrire auprès des premiers missionnaires.
On y consignait les traditions familiales et
les *généalogies, mais bien peu ont été
étudiés. «Les Polynésiens considèrent en
général leurs “livres de famille” comme des
documents privés, des papiers précieux
qu’aucun profane ne doit voir. Cette
attitude est une survivance de l’époque pré¬
européenne, lorsque les généalogies étaient
des secrets de famille et faisaient office de
titres de *propriété» (B. Danielsson : “L’île
du Kon
TikC').
Nombreux
sont les puta feti’i qui ont
disparu lors du passage des cyclones et
dans les incendies, ou qui n’ont pas été
conservés par les générations suivantes.
►
puta feti’i. / le area 19 no te tenelere i le mau
utuâfare ri’i lata ’itahi i hamata ai le papa 'ira ’a
i te puta fëli’i. Te reira ’ohipa. te mau la’ala
tei ’ile i te papa ’i ’oia ho ’i te feia i haere i
ha’api’ira’a Lo le mau milionare. Na mua
alu, e tümau ’a'auhia le aufaufëti’i. ’e te mau
parau tuatapapa no le fenua. ’Ua riro te puta
fëti’i ’eifaufa’a tm le ’ôpu fêti’i noa iho. Te
lumu, ni) te mea i roto i loua mau parau
tuatapapa, e ’ilehia i reira te falura’a i te
faufa’a fenua ia au i te mau ’operera’a parau
noa
te
vaha a te metua ’e tei horeohia, e’ila e li’a ia
fa’ahuruë.
la papa ’ihia ra te parau. te ’ere nei ’e te ’ino nei
te mau horo ’ara ’a mana ’o
’e le ha ’amala nei le
peu i te huru ë.
E rave rahi mau puta Jëti’i i mo’e roa.
/ roto i
te mau tau vero, mata ’i rorofa ’i anei, i te laime
pa ’apa ’ara ’a [are anei '7
’Oia alo’a le mau parau no te mau aufau fëli’i
O te mau ’opu ta ’ata. ’ua aramoina te reira
parau ’aila re ’a i lamau.
putsch,
nom
masc.
Soulèvement d’un
groupe armé pour tenter de renverser les
autorités légales afin de s’emparer du
pouvoir.
A Alger en avril 1961, au début de la V'
*République, quatre généraux (Challe,
Jouhaud, Salan et Zeller) tentèrent sans
succès un putsch dirigé contre la politique
algérienne du général de *Gaulle.
Le putsch de mai 1987, aux îles *Fidji, a
permis au colonel Rabuka de s’emparer du
pouvoir après le renversement du gouver¬
nement dirigé par Timothy Bavadra.
pyramide, nom fém. Polyèdre ayant un
polygone pour base et plusieurs faces laté¬
rales triangulaires dont le sommet est
commun.
• pyramide des âges. En
*démographie,
figure représentant la structure par sexe et
par âge d’une *population. En ordonnées
sont reportés les âges, et en abscisses les
effectifs. Les différentes tranches d’âges (de
1, 2, 5, 10 ans, ou plus) sont représentées
par des rectangles dont la longueur esf
proportionnelle à l’effectif de la classe
d’âge considérée. On sépare généralement
les sexes (effectifs masculin à gauche,
féminin à droite).
La pyramide des âges est une véritable
photographie de l’état démographique
d’une population à un moment donné. Son
aspect global permet de retracer l’histoire
démographique de la population considé¬
rée, ainsi que d’en deviner l’évolution
probable.
La pyramide d’une population jeune pré¬
sente une base large et s’amenuise rapide¬
ment vers le haut ; ce type de pyramide, dite
en parasol, reflète la structure actuelle de la
Polynésie française. Au contraire, la pyra¬
mide d’une population vieillie présente une
forme ogivale; on la rencontre pour les
pays comme la France ou les États-Unis.
Les pyramides des âges peuvent ne prendre
en compte
qu’une fraction de population
(une *ethnie, une classe sociale, un canton,
le quartier d’une ville...). Elles peuvent être
également complétées par la visualisation
du déséquilibre des sexes, ou de la popula¬
tion ^active par rapport à la population
totale. Deux pyramides peuvent aussi se
superposer, afin de montrer l’évolution de
la structure de la population d’un pays à
deux moments de son histoire, ou afin de
comparer la structure démographique de
deux ethnies...
pyroxène, nom masc. Minéral de couleur
noire riche
fer et en magnésium qui
composition des '"roches
basaltiques et métamorphiques. C’est un
entre
en
dans la
silicate
de calcium et d’aluminium.
dureté est de 5,6
3,5.
Sa
kg/cm^ et sa densité de
Qantas. Compagnie aérienne australienne
fondée le 2 novembre 1922 sous le nom de
gueensland and A'orthern Territory/lerial
Services. En 1934, la Qantas et l’Imperial
Airways fusionnèrent pour former la
Qantas Airways dont la vocation interna¬
tionale s’affirma d’emblée, sous le contrôle
de l’État australien. En 1985, la compagnie
a transporté 2 549 000 passagers grâce à sa
flotte de 26 appareils.
dessert régulièrement la Polynésie
depuis 1983, mais assurait déjà des liaisons
Sydney-Papeete-Eos Angeles avant 1973.
Les dix années d’interruption de trafic
correspondent à une période de tensions
politiques, r*Australie contestant les
essais nucléaires français à Moruroa.
Qantas relie à nouveau les trois villes, trois
fois par semaine, et a embarqué ou débar¬
qué 69 019 passagers et i 679 tonnes de fret
à l’aéroport de Eaaa en 1987.
Elle
qualification, nom fém. Acquisition,
possession ou attribution d’une qualité,
d’un titre. La qualification peut aussi
définir la compétence d’un travailleur, en
fonction
de
son
savoir-faire,
de
ses
diplômes.
•
Dans le domaine sportif, la qualification
la
est
possibilité de progresser dans une
épreuve après avoir satisfait avec succès à
tour précédent : par exemple, la
qualification pour les huitièmes de finale.
Les qualifications sont les épreuves préli¬
minaires de sélection permettant d’accéder
un
au tableau
une
final d’un tournoi, à une course,
la
plupart des édifices volcaniques du
monde : ce fut le cas, par exemple, de ceux
qui forment les îles de la Société et les
Marquises.
Le Quaternaire a été marqué aussi par de
nombreuses glaciations. Les cinq der¬
nières, appelées Donau, Gunz, Mindel,
Riss et Wurm, ont été les plus importantes.
Elles ont provoqué des modifications du
niveau des mers qui ont laissé quelques
traces dans les îles hautes de Polynésie : la
*falaise morte de la côte ouest de Tahiti
(battue par les vagues il y a 30 000 ans), des
dépôts coquilliers au sommet d’Eiao
(160 m) et des terrasses d’érosion marine à
différentes altitudes aux Gambier. Dans
certains atolls, les *feo, restes d’anciens
récifs émergés, recristallisés, datent égale¬
ment du
Quaternaire.
rencontre...
Quenettier,
nom masc.
Meliocca biju-
gatus.
Partie d’une *ville qui tient son originalité
C’est un Arbre fruitier originaire d’Amé¬
quart.
de sa situation, de son histoire, de ses fonc¬
(résidentielle, administrative, com¬
merciale ou industrielle), du style des cons¬
tructions et parfois de l’origine de sa
population.
• ,A *Papeete, on distingue ainsi le quartier
du marché, le quartier du commerce et les
tions
quartiers résidentiels de *Paofai, de la
*Mission, de *Mamao, de *Fariipiti...
Quart-Monde. Ensemble des pays qui, au
sein du *Tiers-Monde, comptent parmi les
plus pauvres et les plus déshérités. Cette
expression est peu à peu remplacée par
celle de *Pays les moins avancés (P.M.A.).
L’expression Quart-Monde est parfois
utilisée pour désigner dans les pays riches
les fractions les plus pauvres de la société.
Voir aussi : pauvreté.
quaternaire, adj. et nom masc. Formé de
quatre éléments.
L’*ère quaternaire est la période géolo¬
gique contemporaine de l’histoire de
•
26
millions d’années et a vu se mettre en place
quartier, nom masc. Portion qui équivaut
au
Quenettier
l’Humanité. Elle a commencé il y a quatre
Grand Arbre de la famille des
Sapindacées. On l’appelle aussi Knépier.
rique du Sud. Les fruits ou Quenettes sont
sphériques et mesurent 2,5 centimètres de
diamètre. Les Quenettes forment des
grappes et sont de couleur verte. Elles
renferment un très gros noyau entouré par
une
mince chair comestible de couleur
rosée, sucrée, acidulée et astringente.
QUINN’S
quenettier. E ra’au rahi te fa'ahotu mai i te
ma’a ri’i huera mai te huera tau, e mau mâ’a
pupa (pe’enave). E ma ’a hina’aro rahihia teie
na te mau tamari’i. E’ere ha'i i te mâ’a
fa’ahiahia raa, are’a ra, nô te mea e
ma’ama'ahia te tamari’i i teie mâ'a, e ho’ahia
ia tae i te tauparara’a "quenettes’Aita tôna e
i’aa tahiti.
QUESNOT (Joseph) ( 1897-1949). Homme
politique et *sénateur des *Établissements
français de l’Océanie, né à Béziers en 1897.
D’abord comptable, puis directeur d’une
société d’import-export, Joseph Quesnot
se lança dans la politique après la 2^ Guerre
mondiale et obtint l’un des quatre sièges de
Papeete aux *élections à r*Assemblée
représentative, dont il fut, en 1946, le
premier président. Un président qui, selon
Noël *llari
pourtant en général fort
critique envers les autorités -, «se fera le
seul interprète valable, avec M. *Millaud...
des désirs de la population» et dirigea
-
«honnêtement notre Assemblée» (“Secrets
tahitiens”). Estimé par de nombreuses
personnes, Joseph Quesnot fut également
Queue de chat
’aero mimi
►
’aero mimi. E ra’au tanu no te ’ohipa
fa’anehenehe, no rota ’oia i tepupu ra’au e
parauhia i te reo ratino Euphorbiacées Acalypha hispida. Teie te i'oa tahiti: e ’aero
mimi.
Tôna
Epiti huru
No tefenua Initia mai teie ra'au tanu.
mau
tiare e mea pupu ïa e te roroa.
’ua’a ta teie ra’au tanu, te mea ’ute’ute ’e te
mea puraure
’a, mea maru roa ’oia ia
tape ’ape ’ahia ’e te nehenehe ho ’i. Nô reira mai
ai teiepi’ira’a i tona e: e ’aero mimi.
Quinn’s. Bar-dancing de Papeete, célèbre
élu, en décembre 1946, sénateur au Conseil
dans tout le Pacifique. Situé sur le front de
1949, et fut
Papeete de 1940 à la fin des années
Propriétaire de l’établissement,
M. Quinn lui avait donné son nom, mais en
avait laissé la gérance au compositeur
Eddie Lund. En 1952, celui-ci se retira au
profit de Bouzou Frogier, animateur de
talent qui fit la réputation du Quinn’s.
L’atmosphère bon enfant et la franche
République, par 11 voix contre 8 à
Georges Bernière. Joseph Quesnot décéda
de la
en
cours
de mandat, en
remplacé par J. Florisson.
Queue de chat, nom fém. Acalypha
ispida. Tahitien ’.'aero mimi. Arbuste
ornemental de la famille des Euphorbiacées, originaire de l’Inde. Ses fleurs sont
regroupées en longues inflorescences
pendantes, très décoratives, de couleur
rouge vif ou crème, très souples et douces
au toucher, ce qui leur a valu ce nom.
mer, face à l’actuel Service du Tourisme, il
fut un des hauts lieux de la vie nocturne de
soixante.
gaieté qui y régnaient furent évoquées par
Jean-Marie Dallet: «on pousse les fa¬
meuses portes de saloon du Quinn’s, et la
bonne odeur des couronnes de tiare, gar-
Q^inn's sur le front de mer de
Papeete vers 1950
27
nies de ylang-ylang et d’œilletons d’ana¬
nas, mélangée à celle du monoi dont se sont
enduites les filles, vous assaillent. Ensuite
spectacle et la musique qui vous
prennent : voici Marinette, la reine des
ce sont le
“quinsseuses” qui se déhanche sur la piste,
voici Augustine et Germaine de Bora Bora,
les meilleures danseuses que Tahiti ait
jamais connues, faisant face à de jeunes
Tahitiens, chemises pareu et tiare Tahiti à
l’oreille, pour un tamure tellement frénéti¬
que qu’il faudra au moins une caisse de
bière Aorai pour calmer la soif qui en résul¬
tera...» (“Mémorial polynésien”, tome 6).
Toutes les vedettes de passage, les marins
et les touristes dont le paquebot accostait
en face ont fait la *bringue au Quinn’s.
Entièrement en bois, orné de bambous sur
la façade, il devint dangereusement vétuste
et dut fermer en
1973.
Quinn’s Tahitian Hut. Efare areareara'a teie
nôPape'ete. ’Uaparare lo Quinn’s ro’o i te
mau fenüa ato'a nâPatitifa.
Tôna i’oa nô te fatu iho ïa i te mea e ’o Quinn
te i’oa O te fatu no teie fare areareara’a. E
marite tei fa ’aipoipo i te ho’ë vahiné tahiti ’o
Marcelie Goupil, ta te ta ’ata i matau maita ’i.
A ta’a noa atu ai ’e te vai ra i Tahiti nei te mau
fare areareara ’a mai ia Col Bleu ’e ’o Lionel, te
fare areareara’a ’o Quinn’s, ’ua tui te ro’o o
Quinn’s ; te mau area taime (matahiti 1940 ’e
tae atu i te matahiti I960paha). Te fa’a’ite ra
te mau papa ’i puta i te huru o teie fare, ’o
Jean-Marie Dallet tei papa ’i e : "ia tura ’ihia
atu tôna mau ’opani, e mahu mai te no’ano’a o
te mau hei tiare hururau ato’a". ’Aitapaha e
ta ’ata i tapae mai i Tahiti i te matamua tei ’ore
e ’ite i teie fare tuiro’o rahi ’o Quinn’s ?
Quinquina, nom masc. Cinchona succirubra ou Cinchona calisaya. Plante médi¬
cinale de la famille des Rubiacées, origi¬
naire d’Amérique du Sud. Ses graines sont
pèsent un demi-milligram¬
Elles sont aplaties et portent une aile
minuscules et
membraneuse
qui favorise leur dissémi¬
nation par le vent. L’écorce du Quinquina
permet l’extraction de ia quinine, médica¬
ment de base pour la lutte contre le
paludisme et la malaria. C’est une subs¬
tance fébrifuge, tonique et astringente. Elle
est encore très utilisée malgré la découverte
synthèse. Les
quinine sont
utilisées pour la préparation d’un vin
apéritif.
• A la demande du gouverneur Jacques
*Chastenet de Géry, et après une étude
préparatoire réalisée par Jean Boubée et
Paul *Pétard, des graines furent envoyées
à Tahiti en 1938. Des essais de plantation
furent réalisés sur le plateau de Taravao et
des
l’administration
ne
France et Jean Boubée fut muté dans un
autre service administratif.
Des
reste
plants acclimatés à cette époque, il
aujourd’hui quelques arbres dans la
vallée de la Fautaua.
►
quinquina. Era’au teie no te maupaefenua
Marite to’o’a-o-te-rô. No te tau o te tavana
rahi ra ’o J. Chastenet de Gery i tuatapapahia
ai, nô J. Boubée ’e ’o Paul Pétard i afa’i mai i
Tahiti i te tahi mau huero i te matahiti 1938.
’Ua tamatahia i te tanu i ni’a i Taravao ’e i
i tefa’anôFautau’a. ’E’ita teie ra’au e
tupu i te vôhi maro ’ei mau vahi haumi ’e te
roto
fenua ’eifenua to ’eto ’e ’e te repo maita ’i.
Noa atu ta Boubée ’e ’o Pétard ma tutavara ’a
ia tanuhia te "quinquina ” i Tahiti ’aita te Hau
’o te fenua nô taua tau ra i ha’apa’o nô te
mô’imira ’a i te tahi rave ’a no te tanu iana ’e ’ua
faufa ’a ’ore te ’opuara ’a a na ta ’ata nei, ’ore
►
me.
des deux botanistes,
jugea pas utile dé poursuivre l’expérience
après 1952. Paul Pétard était déjà rentré en
antipaludiques
de
écorces à faible teneur
en
dans la vallée de la Fautaua, au-dessus de
500 m d’altitude car ces plantes demandent
l’humidité, des pluies
régulières et des sols acides riches en
humus. En dépit des efforts et des succès
de la fraîcheur, de
noa atu nei i te
matahiti 1952. Ho’i atu ’o
Pétard i Farani, tonohia atu ’o Boubée fenua
’e, i teie mahana, tau tumu ri’i noa teie e tupu
nei i Fautaua.
QUIROS (Pedro Fernandez) (vers 15601615). Navigateur d’origine portugaise au
service du roi d’Espagne, Quiros effectua
première *exploration en 1595 comme
pilote principal d’Alvaro de *Mendana.
Après l’échec dramatique de la coloni¬
sa
sation aux Nouvelles-Hébrides et la mort
de
Mendana, il réussit à
ramener
son
Philippines puis au Pérou.
L’évangélisation des peuples lui importait
autant que la conquête de terres nouvelles ;
c’est pourquoi, dès son retour, il se mit en
quête des moyens d’organiser une nouvelle
expédition. Avec l’appui du pape Clément
VIII et du vice-roi du Pérou, il prit la mer à
la fin de l’année 1605 avec trois petits
navires : le San Pedro y San Pablo, le San
Perdrico et le Los Très Reyes. Le long de la
route qui devait, pensait-il, le mener vers le
*continent austral imaginé par les géo¬
graphes de l’époque, il découvrit les îles de
Ducie, Marutea Sud, les Actéon, Vairaatea, Hao, Tauere, Reka Reka et Raroia.
navire aux
Au début du mois d’avril 1606, il débarqua
sur une
des îles de l’actuel Vanuatu et la
Espiritu Santo. La ville que Quiros
tenta d’y fonder (la Nouvelle-Jérusalem)
devait être la capitale d’un vaste empire
colonial, mais l’hostilité des autochtones
nomma
fit échouer cette tentative de colonisation.
Quiros dut rentrer en Amérique et mourut
avoir pu obtenir un nouveau
sans
commandement.
quotidien, adj. et nom masc. Qui se
produit ou revient tous les jours.
*Journal paraissant chaque jour. Deux
quotidiens sont édités en Polynésie : La
*
Dépêche de Tahiti et Les * Nouvelles de
Tahiti.
colère. Il avalait la lune ou le soleil provo¬
quant les “''éclipses. Des
prières étaient
alors nécessaires pour lui faire libérer l’as¬
pic-vert (ruro) était son éma¬
D’après une légende de *Raiatea,
un chef portant le nom de Ra’a-mau-riri
tre captif. Le
nation.
donna naissance à *Hiro.
RAAPOTO (Samuel) (1921-1976).
teur et président de
“''Pas¬
1’“''Église évangélique.
Né à Tevaitoa (Raiatea), Samuel Raapoto
ra’a. En Polynésie, pe mot désigne ce qui
est sacré ; il s’oppose à noa
qui indique un
caractère profane. Les esprits et tout ce qui
entre en contact avec eux sont considérés
comme
sacrés. Les *marae, les ornements
et les objets qui y sont
utilisés, les *prêtres
et leurs assistants lors du déroulement des
*cérémonies sont sacrés ainsi que les per¬
et les noms des propriétaires des
titres attachés aux marae.
sonnes
Le classement
hiérarchique des *dieux
déterminait les degrés du ra ’a : les marae, et
qui s’y rattachaient, étaient plus
sacrés s’ils étaient dédiés à des dieux prin¬
cipaux. De même, dans une famille *ari’i,
la tête de l’aîné était plus sacrée que celles
des puînés. Les esprits, en général, étaient
considérés comme plus sacrés que les
ceux
humains.
Le ra’a suscitait la crainte, Il était dan¬
être ou un objet
plus sacré que soi. «Personne n’était auto¬
risé à toucher le corps du roi et de la reine et
quiconque se tenait au-dessus d’eux ou
passait la main par dessus leurs têtes,
devait payer de sa vie ce sacrilège. C’était à
cause du caractère supposé sacré de leur
personne qu’ils ne pouvaient jamais entrer
dans une habitation, hormis dans celles qui
leur étaient réservées et qui étaient inter¬
dites à tout le monde. Ils ne pouvaient
également marcher que sur les terres de
leurs districts héréditaires» (W. Ellis).
gereux d’approcher un
Voir aussi : tapu.
RA’A. Un des .*dieux les plus importants
de la *religion polynésienne. Son nom est
invoqué dans les chants rituels sur les
*
marae. «Une légère pluie tombant sur le
marae pendant ou après le nettoyage, était
interprétée comme un message de bien¬
veillance venant du dieu Ra’a. Une forte
pluie indiquait le mécontentement de ce
dieu et l’absence de pluie était un mauvais
présage ; dans ces deux derniers cas les
prêtres s’efforçaient d’éloigner le mauvais
sort par des prières» (T. Henry; “Tahiti
aux Temps anciens’’).
fut pasteur à Mahaena (1951-1953), puis à
Makatea (1953-1958), avant de devenir
secrétaire général de l’Église de 1959 à
r
1963. Dans ces nouvelles fonctions, il eut à
s’occuper des écoles du dimanche et de la
publication du journal Te *Vea Porotetani. En 1963, Samuel Raapoto remplaça
le pasteur Koringo, président du Conseil
supérieur de la Communauté protestante.
Il fut le premier président de l’Église évan¬
gélique autonome de Polynésie française.
Sous sa présidence, l’E.E. P.F. organisa des
rencontres et des réflexions pour l’ensem¬
pastoral et participa aux
Églises du Pacifique.
L’Église fonda le Conseil protestant de la
Jeunesse (C.P.J.) (1963), construisit le
foyer de jeunes filles de “•'Paofai (1972),
développa l’action du foyer éducatif de
“•“Moria pour “pré-délinquants” (créé en
1963) et mit en forme l’expêfience de réin¬
sertion des jeunes en milieu rural, à Hurepiti (Tahaa)...
Samuel Raapoto était un homme respecté
et très écouté, aussi bien dans les milieux
politiques que religieux. D’un grand rayon¬
nement, il était favorable au dialogue
oecuménique. Passionné par la langue et
l’histoire tahitiennes, il fut membre de
l”*'Académie tahitienne, dès sa fondation
en 1974. Il décéda d’une crise cardiaque le
15 juin 1976.
ble du corps
“•“conférences
des
Samuel Raapoto
►
RAAPOTO (Samuel) (1921-1976). Efa’aa’o ’e
peretiteni ato’a no le Etaretia Evaneria no
Porinetia Farani. Fanauhia ’o Samuela
Raapoto i Tevaitoa (Raiatea). ’Ua riro ’ei
’orometua fa ’aa ’o no Maha ’ena mai te matahiti
1951-1953 ’e i Makatea (1953-1958) hou a riro
mai ’ei Papa’iparau rahi no te Etaretia i te
matahiti 1959 ’e tae atu i te matahiti 1963. I
roto i te toro ’a
’api tei mauhia mai e ana, ’ua
’ohipa no te
Ha'api’ira'a tapati no te mau fa’aineinera'a i te
mau puta ha’api’ira’a tapati : ’ua ha’apa’o ato’a
riro ’oia ’ei ha’apa'o i te
’oia i te nene’ira’a “Ve'a Porotetani". la tae i te
matahiti 1963, ’ua horo’a hia mai te ti’amara’a
i te Etaretia Porotetani no Porinetia Farani no
tefa’atere iana iho na te Totaiete Fa’atupura’a
Parau nô te Pu mitionare o Paris, i reira to
Samuela Raapoto ma ’itira ’a hia ’ei Peretiteni
no te
Etaretia Evaneria no Porinetia Farani.
’uafa’atupu ’oia i
i te mau tino
orometua (fa ’aa ’ô) e te mau Etaretia nô
Patitifa. ’Ua ha’amau i le ho'êtômite feia ’âpi
porotetani (C.P.J.) i te matahiti 1963 ’e ’ua
’opua e hâmani i te tahifare puhapara’a nô te
Na roto i teie ti’ara’a i tona,
te mau farereira ’a i roto
RA’A-MAU-RIRI. *Dieu qui, dans la
mythologie polynésienne, était une forme
du dieu *Ra’a comme expression de sa
29
maupoti’i (tamahine) i Pa’ofa’i, tei oti i te
matahiti 1972, ’ua fa’aitoito i te ’imi i te rave'a
nô te mau tamari’i tamaroa e ori haere nei nâ
roto i te
’oire mai te ’ohipa ’ore,
’ua
’Ua oti mai te Pu ’o Maria, ’ua ha’amau ato ’a
hia te ho’êi Hurepiti (Taha’a). Nô tôna huru
haeha’a ’e te tara, ’ua riro ’o Samuela Raapoto
’ei ta ’ata fa ’aro ’ohia, fa ’aturahia ’e te ha ’apa ’o
hia tôna mau reopi’i, tôna mau arata’ira’a. E
ta’ata ’imi teie i te hau na roto i te mau tau’a
paraura ’a, i te pae anei o te fa ’aro ’o, i te pae
poritita ônei ?
’Ua tamata e ha ’amau i te parau nô te
oitumene i roto i na Etaretia e vai nei i
et utilisées à l’état frais ; les remèdes asso¬
Porinetia. ’Ua ha ’amata mai te mau farereira ’a
i rotopü i te Etaretia Tatorita ’e te Etaretia
Porotetani. Tona maramaramà ’e te aravehi e
’ua riro ato ’a ’ei mero ha ’amau i te
Fare Vana’a i te matahiti 1974. I te PU nô te
tona reo,
Tamahine ’oia ho ’i i te “Foyer ’’ te Fare
Vana’a ifa’ati’ahia ai.
’Ua fa’aru’e roa ’o Samuela Raapoto i te 15 nô
Tiunu i te matahiti 1976.
ra’atira. Dans l’ancienne *société polyné¬
sienne, les ra’atira formaient un groupe
intermédiaire entre la *classe des *ari’i et
celle des *manahune (“gens du peuple”). Ils
se
trouvaient
mais,
en
au
dernier rang
tant que
des chefs
tels, possédaient des
droits sur des terres où travaillaient des
manahune. Ils jouaient un rôle économi¬
que important par le contrôle des terres et
de la main-d’œuvre. Celle-ci pouvait être
recrutée pour
des travaux collectifs
ou
pour faire la guerre à la demande de Vari’i,
sorte de suzerain du ra’atira.
►
ra’atira. I roto i te orara’a ma’ohi ia au i te peu
a te nuna’a: te vai ra te mau
ta ’ata e ora ra i reira.
ti’ara’a no te
Tona toro ’a anei, tana
’ohipa anei i rotopu i te nuna’a. ’Ua ’ite tatou,
te vai nei te mau ari ’i, te manahune ’e ’oia
ato’a teiepupu ta’ata teiparauhia e ra’atira.
période plus récente, elles furent par¬
consignées dans des cahiers (puta
pa ’ari) avec les généalogies familiales et les
origines de propriété. Une publication
récente, “Plantes utiles de Polynésie”,
expose le travail approfondi qu’a mené
Paul *Pétard, docteur en pharmacie, sur
les râ’au tahiti. Il existe quelques spécifici¬
tés de la thérapeutique traditionnelle poly¬
nésienne : les plantes sont toujours cueillies
une
fois
ha’amatahia mai te reira i te matahiti 1963.
mau
recettes de la thérapeutique polynésienne
faisaient partie des *traditions orales. A
cient souvent plus de quatre composants ;
végétaux toxiques ne sont employés
qu’en usage externe. Les râ’au sont admi¬
nistrés sous forme de potions, de sirops, de
purgatifs, de lavements en usage interne.
En usage externe, on prépare des cata¬
plasmes, des lotions, des bains, des inhala¬
tions, des collyres... Les râ’au tahiti sont
toujours préparés par quelques guérisseurs
dont les services ne doivent pas être mon¬
nayés. Les plantes fraîchement cueillies
sont lavées, disposées dans un *’umete et
broyées longuement à l’aide d’un *penu. Le
les
suc
obtenu est alors mêlé à
nos jours, les plantes médicinales se
raréfient et la tradition se perd. Si certains
De
remèdes composés par des tahu’a râ’au
scrupuleux ont apporté un réel soulage¬
ment à de nombreux malades, les purgatifs
à base de fougère *metuapua ’a administrés
aux nouveaux-nés ont déjà provoqué des
dizaines d’intoxications mortelles.
Voir aussi : pharmacopée.
Te
ari’i ’e te nüna’a.
E ta’ata ’itehia teie i roto i na pae e piti; e fatu
fenua rahi ho’i, ’e nana e ’imi na i te rave’a
fa’ahotura’a i te fenua na roto i te fa’aravera'a
i te ta’ata i te ’ohipa i ni’a i tona mau fenua.
E fatu fenua rahi te ra ’atira. E ma ’iti ato ’a na
te ra’atira i te ta’ata no te tono e tama’i.
rà’au.Moi tahitien signifiant à la fois
médicament.
•
ou
Jusqu’au début du Xyf siècle, les Tahi¬
tiens sont demeurés fidèles à leur *médecine traditionnelle dispensée par les
*tahu'a rà’au. Ces
prêtres «prétendaient
apprendre de leur dieu les herbes à choisir
et la manière de les mélanger. On utilisait
pour chaque *maladie différents râ’au, ou
remèdes, et bien qu’ils gardassent secrète la
composition de leurs panacées, ils étaient
fort désireux que le résultat de leur effica¬
cité se répande afin d’obtenir la célébrité et
d’étendre leur clientèle» (W. Ellis). Ces
liquide,
le ’umete.
ti’ara'a o te ra’atira tei roto i te area o te hoô
végétal, plante médicinale, *drogue
un
généralement l’eau de coco, et à de la canne
à sucre ou de la cassonade qui doivent en
améliorer le goût. S’il fallait chauffer, les
tahu’a plaçaient des pierres brûlantes dans
préparation de ra’au tahiti
hâmanira'a râ’au tahiti
RADAR
râ’au. Te tumu râ’au, te ’aihere hamani ra’au,
’i, te ra 'au no te ta ’iri ’ahu,
te reira na te mau vahiné e fa ’a ’ohipa ia pu'a
râtou i te ’ahu. Vaiiho tatou i te rahi e rave
tatou i te râ’au nô te rapa'au ma’i. E mau
tahu'a râ’au to te ma’ohi i roto i tanapeu ’e i
tôna orara’a. E ta’u rat ou i te atua rapa’au
ma ’i, ’ei reira ratou e fa ’a ’itehia mai ai i te mau
’aihere ato’a e au no te ha’ara’a i te ra’au e
tano nô te rapa’au i te reira ma’i. ’Aita roa râe
mau parau pâpa ’i, e mea parau vaha ana ’e. /
teie mahana, nâroto i teie orara’a ’âpl, ’ua
ha’apaehia te ra’au tahiti ’e aore ra ’ua ravehia
mai te mana ’o e, tona maita ’i ’e tona huru mai
te râ’au papa ’a ia. E ara ’eiaha e rave
ha ’apa ’ora ’a ’ore hia te ra 'au tahiti, a tupu te
fifi. ’Ei hi’ora’a te metuapua’a, e ra’au teie e
fa ’a ’ohipa rahi hia nô te ra ’au tahe ’e, e
te râ'au rapa 'au ma
ha ’apa ’o maita ’iitonafa’a ’ohipara ’a.
’Ua rau ’e ’ua rau mau ’aihere ra ’au, ’eiaha roa
ra e rave
ma’ama’a noa, mai te ’ite ’ore. Te vai
nei te mau râ’au inu, te mau ra ’au parai, te
râ’au fa ’ahopu, te râ’au parahi, e ara maita ’i
’eiaha ia hape.
race, nom fém. Ensemble des individus
issus des mêmes géniteurs. *Espèce ou
sous-espèce animale ; la race chevaline, des
races de chiens, par exemple.
Groupe humain dont les caractères se
transmettent héréditairement (couleur de
la peau, corpulence moyenne, faciès, pro¬
portion des groupes sanguins...). On dis¬
tingue habituellement trois grandes races
primaires : caucasoïde, négroïde et mongo¬
loïde, mais chacune d’elles se divise en
nombreuses races secondaires, sous-races
et types locaux.
• Plusieurs sous-groupes
sents en Polynésie :
raciaux sont pré¬
les Polynésiens et les
Chinois issus du groupe mongoloïde, les
Européens, caucasoïdes, pour la plupart
des types alpin, européen du nord-ouest ou
méditerranéen. Le ^métissage est cepen¬
dant très important et la majorité des habi¬
tants du Territoire .sont porteurs de
multi¬
ples caractères raciaux. S’ils revendiquent
appartenance à un groupe (ce qui est
parfois difficile pour les * Demis), c’est plus
en fonction d’une identité culturelle que
une
raciale : il est alors préférable
d’*ethnies plutôt que de races.
de parler
racine, nom fém. Partie qui fixe les végé¬
taux au sol et leur permet d’en tirer eau et
sels minéraux.
• On connaît de nombreuses utilisations
de racines dans la civilisation polynésienne
traditionnelle. Des *colorants jaunes
étaient extraits des racines du *nono et de
celles du *re’a tahiti. Les racines adventives
du *Pandanus tinctorius et celles du * ’ie ’ie
(Freycinetia arborea) ou du farapape
(Freycinetia impavida) servaient à la con¬
fection de liens pour la fabrication de
*nasses ou de viviers et l’assemblage des
toitures de *fare. Les pêcheurs utilisaient la
roténone des racines de *horapapua pour
paralyser les poissons. Dans la plupart des
océaniennes, on élabore une boisson
aux effets stupéfiants à forte dose avec les
racines fraîches et mâchées de *’ava. Des
médicaments étaient également préparés à
l’aide de racines comme celles du *cocotier
{a’d).
Autres sens : base, origine (les racines fami¬
liales, la racine d’un cheveu); élément de
îles
base d’un mot.
►
a’a. Te mau ra’au tupu ato’a e a’a to ratou. Na
tâpe ’a i te ra ’au i ni ’a i te fenua ’e tana
’ohipa ’o te torora’a ia i roto i te fenua no le
’imi i te mâ’a ’e te pape ’ei fa’atama’a i te ra’au
i tanuhia ’ei reira ’oia e tupu maita’i ai. I roto i
te mau râ’au tanu ato’a, ’ua rau mau maita’i te
noa ’a i roto ia râtou, are ’a ra te mau a ’a ra ’au,
e maita’i ’e efaufa’a ato’a ta râtou e horo’a nei
te a’a e
nô te ta ’ata i te pae no te ra ’au rapa ’au, e
ravehia te tahi mau a’a ra’au mai te a’apurau,
te a’a ha’ari, te a’a nono. Te pae no te rima’i e
ravehia te ’ie’ie (te farapape) ’ei hamani
ha’ape’e, panie, ’ete, te a’a nono no te ’u i te
’ahu. ’Ua rau maita ’i to te mau a’a o te mau
râ’au tupu, na roto ra i te ’ite ’e tepa’ari ote
nüna ’a e ’itehia ai te reira mau maita ’i.
racloir, nom masc. Objet dur et tranchant
utilisé pour frotter quelque chose, en enle¬
ver une partie ou égaliser une surface. Au
cours de la *Préhistoire européenne, le
racloir était façonné sur des *éclats de silex
taillé, dont le plus grand côté était aménagé
en
tranchant.
On a trouvé des éclats en *basalte qui ont
dû servir au même usage en Polynésie.
►
’utere, reho. Te ’utere no te teterera’a ïa i te
taro ânei i te uru anei. ’Are’a ra, ia ’uterehia te
’uru e reho ihoâ ia te rave’à. E parau te ma’ohi
e reho i te ’uru. No te ’ui i te taro, e ravehia te
tahi ’ôfa’i tara tara ’oe’oe, nâ reira ho’i, ia va’u
(ia ana) i te ha’ari, e ’ofa’i ato’a. I mûri iho, te
hâmanihia nei te mau tao ’a ’auri, te ’ite nei
tâtou i te ’ana (tuai), te ’ui (te oro) no te
maniota hamanipia ma’a. Epunu fare tei
patiatiahia i le naero, tamau ai e piti ra’au
ha’apa’ari na te hiti, e ’ui hia te maniota, te
taro, te mape (po ’e mape).
racloirs en nacre
ahuahu parau
radar, nom masc. Abréviation de RAdio
Détection And Ranging. Appareil de
détection et télémétrie utilisant les ondes
*radio, inventé par le physicien écossais
Robert Watson Watt en 1935. Le radar
comprend un émetteur d’ondes ultra
courtes et de très haute fréquence, desti¬
nées à être réfléchies par des objets. Le
radar pour les contrôles
d'approche à l’aéroport de
Tahitl-Faaa
31
RADE
récepteur capte et analyse les ondes réflé¬
chies, puis transmet sur un écran les infor¬
mations qu’un opérateur peut lire instan¬
tanément. Le radar a reçu de nombreuses
applications militaires (détection de
navires, d’avions ou de missiles, télégui¬
dage de missiles) et civiles (’'’météorologie,
*navigation maritime et aérienne, con¬
radier submergé par une rivière
en crue
de concentration de poissons.
32
assemblés et installés par le Service de la
Mer. Il s’agit de grandes soucoupes flot¬
clignotant, est alimenté par une batterie de
piles solaires. L’ensemble est ancré en
pleine mer et fixe les petits organismes
marins, premiers éléments des réseaux
alimentaires. Les eaux deviennent rapide¬
ment poissonneuses autour de ces radeaux
et assurent une ""pêche satisfaisante aux
""bonitiers. Une vingtaine d’appareils de ce
type ont été installés dans les eaux polyné¬
siennes depuis 1980.
Hom. : un rad : unité de
absorbé par un corps.
>>
rade : abandonner.
rayonnement
De nombreuses populations primitives se
XIX' siècle). 3. Radeau ou dispositif
appelle également radeaux les dispo¬
sitifs de concentration de poissons (D.C.P.)
rade, nom fém. *Baie presque fermée, suf¬
fisamment vaste et profonde pour consti¬
tuer un bon ’'’mouillage. La plupart des
rades naturelles ont fait l’objet d’aména¬
gements portuaires.
Celle de Papeete supplanta la baie de
’^’Matavai à partir de 1825 et devint la prin¬
cipale escale maritime en Polynésie.
S’emploie dans l’expression : laisser en
déplacées sur des radeaux. L’ethno¬
graphe français Paul Rivet a montré que
les Indiens du '•'Pérou «étaient des naviga¬
teurs accomplis qui s’adonnaient à un
commerce intense sur de grands radeaux à
voile, tout au long de la côte ouest du
continent» (Bengt Danielsson; “Tahiti
autrefois”).
Thor '"Heyerdahl et ses cinq compagnons
construisirent en 1947 une réplique des
grands radeaux de balsa péruviens, le
*Kon Tiki, et réussirent à rallier les Tua¬
motu depuis "‘Callao, montrant ainsi
que
ce type d’embarcation avait
pu être utilisé
lors d’éventuels échanges entre les Indiens
et les Polynésiens. Éric de
'•'Bisschop tenta
sont
Polynésie. 2. Radeau monté par
des naturels de Mangareva (début
• On
tantes de matériaux synthétiques, surmon¬
par des pagayeurs.
prouver la possibilité de migrations
sud-américaines jusqu'en
îles Cook du Nord sur Tahiti Nui II.
trôles de vitesse...).
radeau, nom masc. Assemblage de pièces
de bois qui constitue une plate-forme flot¬
tante parfois utilisée comme embarcation.
• Aux îles Marquises et aux Gambier, des
radeaux étaient utilisés pour la *pêche ou
la navigation près des côtes. La plate¬
forme était un assemblage de bambous ou
de troncs de bananiers au milieu desquels
un mât portait une voile
triangulaire. La
propulsion pouvait également être assurée
Radeaux. 1. L’équipage du Uru,
radeau de roseau, tenta en 1988 de
radeau de bambou Tahiti Nui, mais échoua
près de Die Juan Fernandez (1957). Parti
de Callao en 1958, il parvint à rejoindre les
de suivre
une
route
inverse à bord du
tées d’un mât à l’extrémité duquel un feu
pa’epa’e (faura’o). Tepa’epa’e (faura'o) ’o le
ho e ia ha ’aputura ’a ra 'au ’amui maila ’i ’e
’apapa maita'ihia a nati hia ai mai te fa'anaho
’ei/aura ’o teretere no le haere i
maita ’i ia riro
’e lera molu na ni’a i le miti anei ’e
’aore ia na rolo noa i le anavai. ’Ua ’ilehia i le
tera motu
matahiti 1947, ’ua tapae mai i Tahiti te hô'ë
pa'epa’e, ’o Kon Tiki te i’oa mai le fenua Peru
mai i Callao tere mai ai te Tuamotu i le
tapaera ’a matamua e haere mai i Papeete. ’O
Eric De Bishop ato ’a tei hamani i te tahi
pa ’epa ’e ’ofe ’o Tahiti Nui ’e ’ua iri atu i te
motu ra ’o Juan Fernandez i te matahiti 1957.
I te matahiti 1958, ’ua fa’anaho fa’ahou i tana
opuara’a, ’ua fa’aru’e i Callao are'a ra, ’ua tae
noa i te mau fenuà Rarolo ’a apato ’erau, ’aita i
tapae mai i Tahiti, ’ua jarerei i te ’ati ’o Tahiti
Nui II te i ’oa o te pa ’epa ’e i reira alo’a tona
farereira ’a i te pohe.
radier, nom masc. Plate-forme servant
de fondation
hydraulique.
•
pour une
construction
Nom donné en Polynésie aux ouvrages
en béton permettant de franchir les
bas
rivières. Le radier est formé d’une série de
petites arches très rapprochées, supportant
une chaussée cimentée sans
parapets. Il
laisse s’écouler les basses eaux et ne consti¬
tue pas un obstacle important aux ""crues
brèves et brutales. Les radiers étaient bien
adaptés aux énormes variations de ""débit
RADIGUET
des petits cours d’eau des côtes est mais
notes
heures. Ceux de Mahaena et de Tiarei ont
Reine-Blanche aux îles Marquises, souve¬
nirs et paysages de l’Océanie” dans la
Revue des deux mondes. Ce récit pittores¬
restaient
parfois submergés plusieurs
été remplacés par des *ponts à longue por¬
tée. Celui de Tautira était un lieu tradi¬
tionnel de pique-nique et de baignade pour
ceux
qui faisaient le tour de Hle.
(Maximillen-René) (18161899). Écrivain de la *Marine. Max Radiguet fut durant quatre années le secrétaire
de l’amiral *Dupetit-Thouars et l’accom¬
pagna à bord de la Reine-Blanche au cours
de son expédition aux îles *Marquises. Il
assista aux négociations puis aux opéra¬
tions militaires qui conduisirent à la prise
de possession de l’archipel en 1842. Les
RADIGUET
qu’il avait prises au cours de son
séj our lui permirent de publier en 1869 “La
romantique fut très apprécié du
public et édité l’année suivante sous le titre
“Les Derniers Sauvages”.
Max Radiguet était aussi un artiste remar¬
quable. Il a laissé 66 dessins, crayons ou
aquarelles, qui constituent autant de
documents historiques de valeur sur les
Marquises et Tahiti au milieu du siècle.
Certains ont été reproduits dans l’édition
des “Derniers Sauvages”de 1929, d’autres,
que et
classés dans un album au Service histori¬
que de la Marine, illustrent les volumes de
D'Encyclopédie de la -Polynésie”.
Dessins de Max Radiguet. 1. Fare
marquisien sur son pa'epa’e.
2. Halte au bord d'un torrent.
3. Jeune Marquisien. 4. Jeune fille
de Vaitahu. 5. Guerrier marquisien.
33
RADIO
radio, nom masc. ou fém. Abréviation de
plusieurs termes ayant trait aux communi¬
cations par ondes électriques, à la *radioactivité et à l’emploi des rayons X.
S’emploie également comme adjectif inva¬
riable : un message radio, par exemple.
La radiodiffusion consiste en la transmis¬
sion par ondes hertziennes de programmes
d’information et d’émissions culturelles
diverses. La station émettrice produit, par
l’intermédiaire de condensateurs et d’an¬
beaucoup, notamment lors d’émissions
Disque de l’auditeur” ou “Allô
comme “le
les îles”.
En 1958, Radio-Tahiti fut prise en charge
par la Radio Télévision française (R.T.F.)
et «on passa alors rapidement de la radio
artisanale à une radio aux effectifs beau¬
réfléchissant sur une couche de la très
haute atmosphère : la ionosphère. Le poste
vement les locaux de la rue Dumont d’Ur-
récepteur comprend une antenne reliée à
des circuits électroniques qui analysent les
fréquences de l’onde porteuse et les trans¬
forment en impulsions électroniques
actionnant un haut-parleur.
• A Tahiti, la transmission de messages
radio commença en 1915 lorsque fut inau¬
gurée la station de télégraphie sans fil de
Mahina grâce à laquelle on pouvait en¬
voyer et recevoir des télégrammes du
monde entier.
La première station de radiodiffusion
naquit le 11 juillet 1934, à l’initiative de
quelques passionnés de radio : Alfred
*Poroi, Georges *Bambridge, Georges
*Spitz, Robert Charron... qui installèrent
leur Radio-Club océanien dans les locaux
du Service des Travaux
publics, avenue
Bruat. Dès 1937, grâce à l’augmentation de
puissance de l’émetteur, il fut possible d’en¬
tendre les programmes jusque dans les îles
les plus éloignées et le R.C.O. prit une
importance que n’avaient pas prévue ses
fondateurs. Il joua en effet un véritable rôle
de service public tout au long de la 2®
Guerre mondiale et l’administration, cons¬
ciente de l’intérêt que présentait la radio
pour les insulaires, décida de créer RadioTahiti en 1949. C’est Jean Anetd’Astier de
la Vigerie, envoyé de François ^Mitterrand
(alors ministre de la France d’Outre-mer)
qui fut chargé de doter les * Établissements
français de l’Océanie d’une station digne de
la présence française dans le Pacifique.
Secondé par Marc Darnois et John Mar¬
tin, qui animaient le R. C.O. depuis la fin de
la guerre, il monta de nouveaux studios,
renforça l’équipe technique et fit passer le
nombre d’heures d’émissions quotidiennes
de 1 à 4. Les récepteurs étaient pourtant
rares à cette époque.
Dans les années
trente, quelques personnes fortunées pos¬
sédaient dès postes fabriqués aux États-
Unis, mais à Papeete, par exemple, les
autorités avaient dû installer un poste
récepteur public sur la place de la mairie
pour satisfaire la population. Dans les dis¬
tricts et dans les îles, au début des années
cinquante, on venait écouter la radio chez
le tâvana, l’instituteur ou l’infirmier. L’au¬
tonomie de la station Radio-Tahiti-Voix
34
tion et à leur créativité dans une ambiance
bon enfant que la population appréciait
coup plus nombreux et à une organisation
se
émettant à Tahiti
locaux de laisser libre cours à leur imagina¬
tennes, une série d’ondes stationnaires à
très haute fréquence. Celles-ci véhiculent
les sons, parfois à très longue distance, en
logos de quelques radios privées
de la France avait permis aux animateurs
plus normalisée» (“Mémorial polynésien”,
6). La R.T.F. aménagea progressi¬
tome
ville et
changea plusieurs fois d’appella¬
tion; O.R.T.F. en 1959, FR 3 en 1974 et
enfin Radio France Outre-Mer (R.F.O.)
en 1982. R.F.O. emploie aujourd’hui 74
agents permanents travaillant sur le réseau
radio et télévision, dont 29 techniciens et 6
journalistes en langue française, 5 en lan¬
gue tahitienne. L’exploitation du réseau
nécessaire à la diffusion des programmes
est assurée par un autre organisme de ser¬
public ; Télédiffusion de France
(T.D.F.) qui entretient plusieurs émetteurs
ou réémetteurs à Mahina, au Pic
Rouge,
au Mt Marau, à Pueu et à Uturoa.
Bien que R.F.O. émette 24 heures sur 24 et
dispose de gros moyens permettant de
“couvrir” tous ies événements locaux,
vice
en liaison *satellite avec FranceInter et de diffuser sur tout le Territoire, les
d’être
radios privées ont connu un essor remar¬
quable depuis 1981. A vocation commer¬
ciale ou reflet de la vie associative, une
dizaine de stations s’adressent chacune à
un public spécifique mais n’émettent
que
dans un faible rayon. Les principales sont
Radio 1, Radio Papeete, Kiss FM, Radio
Tahiti Api, Radio Vaihiria, Radio Coco¬
tier à Raiatea, Radio Umetai à Nuku Hiva
et Radio Orovaru à Rurutu.
Voir aussi : télécommunication.
►_
ratio. Na roto i te mau ’ite ’e te aravihi i noa’a
i te ta 'ata, ’ua roa 'a i te ta 'ata i le fa ’atu ’ati i te
tahi mau ’aru uira no roto i te reva, teie ia te
i’oa O te ratio.
I Tahiti nei, ’ua ha'amata te haponora'aporo'i
ratio i te matahiti 1915 na roto i te otira’a mai
te
pü teihana (station) i Mahina. I te matahiti
1934, 11 no iiurai, te teihana matamua ratio
ha ’apararé reo i ha ’amauhia ai nâ roto i te
opuara'a ’e te mau mana'o maitata’i o te mau
ta’ata i raro nei: Alfred Poroi, Georges
Bambridge, Georges Spitz, Robert Charron...
Na ratou i ha’amau i te tahi rëni ’e te hô’ë
aupupu i roto i te pü ’ohipa a te hau (Travaux
publics). 7 teie mahana, ’ua rahi ’e ’ua hau roa
te
’ite O te ta’ata, ’ua tae roa ta te ta’ata
tuatapapara’a ’e tâna mâ’imira’a i te hôëfaito
teitei roa. Na roto i te aravehi ’e te tutava
itoitora’a, ’ua ati roa te mau fenua ato’a i teie
rave’a ’oia te ratio.
No te hi’opo'ara’a i te ma’i ’e i te rotora’a o te
tino o te ta’ata epatahia te hoho’a eparau
ato ’a hia te reira e ratio.
RADIO
Adolphe Sylvain
procédant à un enregistrement
public ; un des premiers
reportages réalisés en
extérieur par Radio-Tahiti.
2. Enregistrement de chants
Radio. 1.
traditionnels dans le studio de
Radio-Tahiti vers 1955.
3. Maco Tevane, un des
principaux animateurs de
radio des années 60,
enregistrant le discours d'un
maire des Tuamotu lors d'une
visite officielle.4. Opérateurde
Radio France Outre-Mer
organisant le passage des
enregistrements à l'antenne à
l'aide d'une console reliée aux
platines d'écoute. 5. Studio
d'une "radio libre".
35
RADIOACTIVITÉ
radioactivité, nom fém. Propriété qu’ont
les *atomes de certains corps (radium, tho¬
rium, polonium...) d’émettre des radiations
c’est-à-dire des rayons qui pénètrent dans
la matière environnante et en modifient la
structure des atomes.
Chez
l’homme, la
radioactivité provoque des cassures de
molécules du sang, donc des *cancers de la
peau, de l’appareil gastro-intestinal et des
organes génitaux. La radioactivité est
d’origine naturelle (rayonnement cosmi¬
que ou terrestre) ou artificielle (essais
*nucléaires, déchets des centrales nuclé¬
aires). L’unité de mesure de la radioactivité
est le rem (pour la quantité d’énergie reçue)
et le becquerel (nombre de
désintégrations
d’atomes par seconde). Aux États-Unis, un
être humain reçoit une dose annuelle
moyenne de 0,004 rem et en Polynésie une
dose de 0,002 rem. La limite supérieure
acceptable est de 0,17 rem. Au-delà, des
cancers peuvent apparaître'à plus ou moins
longue échéance.
Radiolaires, nom masc. pl. Classe de
*Protozoaires (Unicellulaires) rhizopodes
qui émettent des prolongements cytoplas¬
miques temporaires, les pseudopodes, leur
permettant de se déplacer et de capturer
leurs proies par phagocytose. Ce sont des
organismes marins. Ils possèdent un sque¬
lette à base de silice ou de sulfate de stron¬
tium. Ce squelette forme souvent un réseau
au centre duquel se trouve le
noyau. L’ac¬
cumulation de leur squelette peut consti¬
tuer de véritables *roches appelées radiola-
rites telles que les jaspes et les lydiennes.
était
marquée par une fête dont James
*Morrison a laissé la description dans son
Journal : «Au jour dit, proclamation est
faite par des hérauts qui accrochent un
paquet de feuilles de bambou au premier
arbre à chaque extrémité du district, aver¬
tissant les passants... Près de la route, dans
un endroit bien en
vue, on accroche un
cochon par les pieds et on expose une par¬
tie des denrées sur lesquelles on a décrété le
râhui. Lorsque le râhui est levé, on enlève le
bouquet de feuilles et une fête a lieu après
qu’une offrande ait été portée au marae du
chef. Cette fête dure de trois semaines à un
mois et les chefs et la population y partici¬
pent, le ravitaillement étant assuré par la
population du ou des districts ayant subi le
râhui... Cette fête s’appelle taura ari’i: la
fête des chefs. Après le repas, des divertis¬
sements ont lieu : lutte, danse, lancer de
javelots, course au cochon, lutte pour des
tissus etc. Beaucoup d''*arioi participent à
ces fêtes et y mettent
beaucoup d’entrain».
Dans certaines îles, les chefs de village
imposent encore des râhui de nos jours:
aux Tuamotu
pour la récolte des nacres ou
des noix de. coco, à Rurutu pour la pêche
aux ature.
►_
rahui. Te rahui ’o te hcâ ia parau tapu le
fa ’aauhia i te ta 'ata, ’ei rave ’a no te horo 'ara ’a i
tefaufa’a anei (mai tepuha) ’e ’aore ia i te
ma’a (anani) ia ohu noa ’e ia nava’i noa te
fenua ’eiaha ia ’ere i taua maufana'ora'a. /ni’a
i te fenua ’e i roto i te moana, e ha ’apa ’ohia te
rahui. E mau peu mo ’a roa te rahui. E tupu te
tahi mau tama’ara’a oro ’a rarahi ia vata te
rahui. E mau pupura ’a tao ’a te ravehia. E
’ohipa maita’i te râhui, ’eiaha ia tupu te o’e i
’Ua riro te oro’a o te râhui mai
te taurua Tiurai i teie tau ’âpi. I te taera’a mai
ni’a i te fenua.
radiole voir Oursin.
Homme
efféminé, homosexuel
travesti. Différent du *mahu qui est bien
intégré à la communauté du district, le rae¬
rae est plus souvent un déraciné. Il
occupe
des emplois divers dans des bars ou des
restaurants de Papeete et se livre parfois à
la prostitution.
raerae.
’o James Morrison, ’ua mata ’ita ’i i
teie ’ohipa ’e ’ua papa’i i roto i tanaputa, te
le ta ’ala ra
huru no te lupura’a taua oro ’a ra i tera tau.
’Ua ma’iri hia te i’oa o teie oro’a o te
Taura’ari’i. I teie tau : te rahuihia nei te puha,
te parau,
te rahuihia nei te ’oura miti, te ’oura
pape, te anani Punaru'u, te tautaira'a i te
honu, te tohora i Rurutu ’e te ature ato ’a i
Rurutu.
E ’ohipa maita’i te rahui ia ha’apa’ohia.
rai voir Carangue.
rahui. En Polynésie, interdiction d’exploi¬
tation ou de récolte formulée par un chef,
dans un district ou sur toute autre portion
raerae
candidat à l'élection
de «miss Piano-bar»
36
d’espace. Le râhui porte sur des ressources
terrestres ou marines et vise à les préserver
pour les saisons à venir ou pour des festivi¬
tés importantes incluant des *tamâ’ara’a. Il
s’agit donc d’un mode de gestion qui com¬
plète ou supplée les réserves de ’uru, de
poissons et de bénitiers séchés, de noix de
pandanus, ou le cheptel, par exemple.
Pour donner plus de force au *tapu résul¬
tant du râhui, des offrandes étaient
appor¬
tées au *marae et un rituel y était organisé :
la décision du chef prenait alors un carac¬
tère sacré. La fin de la période du râhui
R.A.I. voir Air Tahiti, Régie aérienne
interinsulaire, Réseau aérien interinsulaire.
RAIATEA. Dans l’archipel des *îles
*Sous-le-Vent, Raiatea occupe la partie
sud d’un très vaste lagon qui entoure éga¬
lement nie de *Tahaa.
• Elle couvre 171,4 km^ et
adopte la forme
d’un triangle isocèle dont la base atteint
14 km et la hauteur 20 km. H s’agit d’un
vieux massif volcanique dont les dernières
coulées de lave se sont épanchées il y a
environ 2,5 millions d’années. Raiatea
culmine à 1 017 m au Mt Tefatoaiti et com¬
prend au nord une longue échine sommi-
RAIATEA
taie formée de *trachytes et de *phonolites,
roches volcaniques composant notamment
le plateau de *Temehani. Plusieurs grandes
vallées échancrent les bordures de ce mas¬
sif et sont autant de milieux favorables à
l’installation des hommes: baies de Vai-
rahi, Faaroa, *Opoa à l’est, de Faatemu au
sud, de Vaituhi et Vaaiau à l’ouest. Les
dépôts alluviaux les ont en partie com¬
blées, offrant ainsi des terrains plats qui
l’étroitesse des plaines
compensent
littorales.
• La tradition a fait de Raiatea le berceau
des civilisations polynésiennes. Aux temps
anciens, elle se serait appelée Havai’i
fmau’ra fenua: *Havai’i le berceau des
terres. Ainsi, selon les récits recueillis par
l’ethnologue Peter Buck, Tahiti et les
petites îles de l’archipel du *Vent auraient
été créées à partir d’un poisson-terre déri¬
vant de Havai’i vers le sud-est et se parta¬
geant en autant dîles.
Raiatea joua également le rôle d’une
métropole religieuse à partir du XVP siè¬
cle. Le grand *marae de *Taputapuatea fut
construit à Opda et dédié à *Oro. Le culte
agglomération |
Carte économique de Raiatea.
habitat dispersé et cultures
□
ieQ
^TUROA reboisement □
|
a
cultures
3 km
cocoteraie
aéroport
baie
prairies
Tetaro
Fafao’
<o
^ passe
le
Teavapiti
Taoru
^sihuaru
plateau '
de Temehani
772 m
Tevaitoa
A
Avera
île
Tipaemauo
^"^asse Maire
M’ Tevaihue
825 m A
Opeha
P'e
Iriru
,
Maraeroa
Tetporoa
M' Tefatoaiti
1 017'm
Tiano
'
île
Opoa
Pauana
344
Toamaro'
Taputapuatea
baie Hotopu’u
Vaaiau
^^baie
Vaaiau^
'
île
jjapute'; U
motu
Roa^
M' Aahinui
M' Oropiro
577 m
baie
Tehatarauta
Haaparara
324 m
■«v^aie V
Faatemu'
Fetuna
Raiatea. 1. Vue de la pointe
nord de Raiatea vers 1835.
824 m
*
île
Haaio
Puohine
2. Le chenal d’Uturoa.
3. Uturoaen1896;degauche
à droite : la maison d’école, le
port et le fort. 4. Matante,
pasteur indigène peint par
P.
Huguenin vers 1900.
37
RAIATEA
Raiatea. 1. Goélette au quai
d'Uturoa. 2, 3. Rues commerçantes,
d’Uturoa. 4. Le M' Tapioi
(côte nord) et son réémetteur de
radio-télévision. 5. Fare de
pêcheurs sur les rives de la baie de
Faaroa. 6. L'aérogare de Raiatea.
MSrV
38
RAIE
de ce dieu gagna ensuite les îles du Vent et
fut à l’origine de la construction de nom¬
breux marae à Moorea (Papetoai) et Tahiti
(Tautira, Atehuru). Il supplanta les anciens
cultes de *Taaroa et de *Tane pratiqués sur
le marae de Vaerarai auquel se rattachait
par ailleurs le clan des *Teva de Tahiti.
A la différence de Tahiti, “Raiatea la
sacrée” a conservé de nombreuses struc¬
lithiques parmi lesquelles les com¬
plexes de Tainuu et de Taputapuatea,
marae “international” où,
d’après la tradi¬
tion, se retrouvaient des prêtres venus des
îles polynésiennes les plus lointaines. Des
travaux archéologiques récents ont mis en
valeur de nombreux marae, *plates-formes
d’habitat, *terrasses de culture, ateliers de
taille d’outillage et *pétroglyphes, en parti¬
culier dans la vallée d’*Avera. Sur le plan
politique, Hle était traditionnellement
divisée en neuf districts, Opoa dominant
deux ensembles formés de quatre *chefferies chacun : Te pae i nia à l’est et Te pae i
raro à l’ouest. Originaire
d’Opoa, la dynas¬
tie des *Tamatoa était liée à la plupart des
autres familles régnantes de l’archipel de la
Société : les *Tapoa et les *Pomare surtout.
Lorsque James *Cook découvrit Raiatea
en 1769, Raiatea et Tahaa se trouvaient
tures
sous
la domination du roi *Puni de Bora
Bora, mais, à la faveur des renversements
de situation, très fréquents à cette époque,
les Tapoa et les Tamatoa se succédèrent à
la tête de Die et refusèrent le *protectorat
de la France. C’est à Raiatea que la résis¬
Raie, nom fém. Poisson marin à squelette
cartilagineux, formant avec les Requins
l’ordre des Sélaciens et appartenant à la
classe des *Élasmobranches. La Raie est
caractérisée par des fentes branchiales ven¬
trales et des nageoires pectorales dévelop¬
pées en ailerons et soudées à la tête formant
des sortes d’ailes aux mouvements lents.
Son corps est aplati et a généralement une
forme de losange. Sa bouche est garnie de
nombreuses
petites dents broyeuses. Les
Raies ne possèdent pas de vessie natatoire
qui les condamne à nager ou à se poser
le fond. La plupart des Raies sont
*ovovivipares.
En Polynésie, on trouve la Raie armée (fai
iu) qui possède un long aiguillon venimeux
situé à la base de la queue. Son dos est
uniformément noirâtre. La Raie léopard
(fai manu) est aussi appelée Raie oiseau ou
Raie aigle. Son dos est gris foncé moucheté
de nombreux points bleus. Elle possède
également des aiguillons venimeux à la
base de la queue. La Raie
(fâfâpitî)
est la plus connue et la plus grande puis¬
qu’elle peut atteindre une envergure de
6 mètres et un poids d’une tonne. On l’ap¬
pelle Diable de mer, mais en réalité elle est
inoffensive. La Torpille, que l’on trouve en
France, est une Raie qui possède des
organes électriques pouvant produire un
ce
sur
courant de 60 volts.
Les Raies se nourris¬
sent de Crustacés et de Mollusques et peu¬
vent provoquer
des dégâts considérables
tance à r*annexion française de 1888 fut la
plus vive. Retiré dans la vallée d’Avera, le
*Teraupo refusa toute négociation
pendant des années. A la tête de ses
hommes, il tenta de s’opposer à la progres¬
sion des troupes venues de Nouméa, mais
fut fait prisonnier le 16 février 1897 après
chef
de sérieux combats autour de Tevaitoa.
• L’île compte actuellement 7400 habi¬
(1983) qui se répartissent en trois
(2 733 hab.), Taputa¬
puatea (2499 hab.) et Tumaraa (2168
hab.). Uturoa est un petit centre urbain
tants
communes : *Uturoa
offrant des services administratifs et com¬
merciaux qui font de lui un relais régional
de Papeete pour l’ensemble des îles Sous-
le-Vent.
L’agriculture et l’élevage bovin
(1 200 têtes) se sont surtout développés sur
la côte est, grâce notamment au lotisse¬
ment du domaine de Faaroa. A l’ouest,
l’exiguïté des plaines a gêné les activités
agricoles et incité les populations à se tour¬
ner vers l’exploitation de la mer. Raiatea
compte 51 patrons-pêcheurs et livre 210
tonnes de poissons par an (1986). La
lagune d’Uturoto a d’autre part fait l’objet
d’aménagements pour l’élevage des mou¬
les. Dans cette île sans plages, l’activité
touristique est restée très modeste : un seul
hôtel (44 chambres) s’est implanté sur la
côte nord-ouest et n’induit qu’une très fai¬
ble part du trafic aéroportuaire de Raia¬
tea: 66424 passagers en 1987.
Raies. 1. Raie manta (Manta
birostris). 2. Raie aigle (Aetobatis
narinari) flanquée de Rémoras.
39
RAIMBAULT
dans les élevages de Moules ou d’Huîtres.
Hom. : un rai : rayon ; une raie : ligne ; un
rets ; filet.
Vaiamanu, Motu Haaamu par exemple.
RAIMBAULT (Antoine) (1807-1867). Né
à Neuilly-sur-Seine, Antoine Raimbault fit
ses
études à l’École polytechnique puis à
l’École d’Application et du Génie de Metz.
Il fit partie de l’expédition du général
Desmichels en Algérie (1834-1835) et
obtint le grade de capitaine du Génie.
Chargé de préparer rembarquement de
tous les matériaux nécessaires à l’établis¬
sement
d’une cité militaire en Polynésie,
A. Raimbault accompagna l’amiral *Bruat
Marquises puis à Tahiti. C’est lui
qui réalisa le premier plan de * Papeete en
1843 et dirigea les travaux de terrassement,
de drainage et de construction. Il demeura
à Papeete jusqu’en 1849 et acheva sa car¬
rière à Nantes comme chef du Génie puis
aux îles
directeur des fortifications.
Coccoloba
uvifera. Tahitien: vine tatahi. Arbre de la
Raisin de mer, nom masc.
famille des Polygonacées qui possède des
feuilles très larges et de forme arrondie. Il
pousse sur le littoral et fleurit en donnant
des grappes de fleurs blanches qui produi¬
sent des
fruits comestibles mais astrin¬
gents. Le bois contient une matière colo¬
rante rouge.
Raisin (je mer
vine tatahi
RAIVAVAE. Ancien nom : Vavitao. Ile de
l’archipel des *Australes située par 23°53’
sud et 147°39’ ouest. Allongée d’est en
ouest, elle couvre 16 km^ et culmine au
MtHiro à 437 m. Une sorte d’isthme
«sépare une petite partie de Hle de la por¬
tion principale. Cet isthme étant très bas,
on a dû le protéger par des digues contre les
efforts de la mer qui, en de très gros temps,
a souvent rompu ces barrières ; et les habi¬
tants de Laivavai [Raivavae] conservent le
Raivavae. 1. Marae à enclos. 2. Tiki
monumental. 3. Jean Oputu, maire
de Raivavae. 4. Temple d’Anatonu.
40
souvenir d’affreuses disettes causées par
des inondations» (J.A. Moerenhout:
“Voyages
Large de deux kilomètres, le lagon est
entouré par un récif épais qui porte de
nombreux *motu: Motu Mano, Motu
aux
îles du Grand Océan”).
•
L^le est riche en *sites archéologiques :
*marae, pour la plupart sans *ahu, *terrasses
d’habitation sur les versants. Elle a
objets d’art finement
sculptés : *tambours, *pagaies, objets
livré de nombreux
cérémoniels.
en 1775 par le
navigateur espagnol Thomas *Gayangos.
Elle a fourni du bois de *santal aux négo¬
ciants européens au début du XIX‘= siècle.
Raivavae fut découverte
La France l’annexa en 1880.
Raivavae assure aujourd’hui la moitié de la
production territoriale de *café, principale
ressource de Hle, et exporte un peu de
*coprah et d’*agrumes. La population
s’élevaità 1 177habitants(1983)regroupés
dans les villages de Anatonu (409 hab.),
Raima (479 hab.), et Vaiuru (289 hab.).
RANGIROA
RAIVAVAE - Vavitu. Efenua nô roto i te
e
Vavitu tona i’oa matamua i teie mahana ’o
te mau mea ato’a no r 'eira, e arata ’i maite te
ta’amotu ’o te Tuha’a Pae (Australes).
’O
Raivavae. E 2 noa tirometera tona 'a ’ano, ’ua
ha'a’atihia ’o Raivavae i te mau motu e rave
rahi, na taua mau motu ra i hatua maita’i te
a’au e ha’a ’ati ra iana. Teie te tahi nô te mau
motu : ’o motu Mano, ’o motu Vaiamanu, ’o
motu Ha’a'amu. E fenua faufa’a roa i te pae
’apapa maita’ihia te aura’a fëti’i ’e nô te mea,
’aita a te ma ’ohi e papa 'ira ’a, mea tamau ’a ’au
mau tupuna ’e te hui metua i te parau no te
atira’a te tahi ’e te tahi ’e o roa atu ai i roto i te
fëti ’i, e haere roa ato’a te reira parau
tuatapapara’a ’e tae atu i ni’a i te atua e
ha’amori. Nô roto i te reira mau parau
rahi tei itea mai, te pahu, te hoe (ave rahi) te
tuatapapa e o atu ai i roto i te ’opu ’e i te
ti’ara’a no te fa’aterera’a fenua anei, nô le
fatura’afaufa’a anei. Te mau ti’ara’a te au no
mau
tera
nô te ihipapa : te marae, te mau tao ’a e rave
tao’a no te mau ’oro’a rarahi
ha ’amorira ’a. Te ’itera ’ahia e Thomas
’e tera ’opu.
E rave ’a teie ifa ’anahohia mai ’e te ta ’ata
Gayangos o Raivavae no te matahiti 1775 ia.
peretane ra ’o R. Firth.
i te 19 O te tenelere. No te matahiti 1880 i riro
raura'aura’a o te ’ahu ’oia ato’a te huruhuru o
Te ra ’au ra e ahi tei ho ’ohia i te mau ho ’otao ’a
ai ’o Raivavae ’eifenuafarani (’aihu’arâ’au). E
taofe te faufa ’a i Raivavae, e puha ato ’a tâna ’e
te tahi atu mau hotu mai te taporo,
te anani.
Tepurepurera’a: no te ’ahu eparauhia ia te
Râle à bec rouge
te manu, e parauhia te purepurera’a o te
huruhuru manu, te i’a ato’a.
I te tai’ora’a ta’ata i tupu i te matahiti 1983,
1177 ta’ata huira’atira eparahi ra i Raivavae.
Mai teie : Anatonu (409), i Ra’irua (479) ’e i
Vaiuru (289).
Ramboutan, nom masc. Nephelium lappaceum.
Arbre fruitier de la famille des
Sapindacées que l’on appelle aussi Litchi
chevelu. Ses fruits forment des grappes de
Râle à bec rouge, nom masc. Ralluspaci-
ficus. *Oiseau qui existait à Tahiti avant
l’arrivée des Européens et qui a complète¬
ment disparu peu après. Aucune étude
scientifique n’a pu être effectuée et il n’en
subsiste qu’une représentation graphique.
Il avait un bec et des pattes rouges. La
gorge, le poitrail et le ventre étaient blancs,
les ailes et le dos noirs, mouchetés de blanc.
La tête était noire et portait des sourcils
blancs, tandis qu’une tache rouge marquait
la nuque. Il semble que l’introduction de
prédateurs tels que les Rats qui s’attaquent
aux
couleur rouge vif à maturité et sont hérissés
de nombreux “poils” souples.
Cet arbre,
Harrison *Smith,
préfère les zones à atmosphère humide et à
pluies fréquentes.
La production a été estimée par le Service
introduit à Tahiti par
de l’Économie rurale à 17 tonnes en 1976 et
à 2 tonnes en 1984, en raison des cyclones
de 1983. Ces fruits sont très recherchés
pour leur chair sucrée et acidulée. Son bois
très dense est utilisé en sculpture.
rame voir
Ramboutans
pagaie.
œufs, ait été déterminante dans cette
extinction.
RAN GIRO A. Cet *atoll des *Tuamotu du
Nord est le plus vaste de Polynésie.
ramage, nom
feuillage.
masc.
Petite branche,
Terme utilisé par l’ethnologue britannique
R. Firth pour désigner l’emboîtement des
groupes sociaux.
• Le ramage est
ment
caractéristique notam¬
de la stratification sociale à Tahiti
dans les temps anciens. La *parenté y était
organisée en ramages formés de *lignages
unilinéaires, «chaque groupe d’un *ancêtre
commun se trouvant englobé ou emboîté
dans le groupe plus large des descendants
d’un ancêtre commun situé antérieurement
dans la
généalogie» (Claude Robineau:
“Tradition
et
modernité
aux
îles de la
Société”). Cette filiation ou descendance
commune
était mise en évidence par les
plus hautes *classes sociales de Tahiti qui
se
réclamaient de relations étroites
une
avec
divinité, justifiant ainsi leur domina¬
tion sur les couches sociales inférieures.
Voir aussi :/zw/an’i, société.
Autres sens : motif imprimé sur un tissu ;
chant des oiseaux.
►
te aura’a feti’i.
Te tuatapapara’a fëti’i: e ’ohipa rahi roa te
reira i roto i te orara ’a ma ’ohi, e tuatapapahia,
Les
terres émergées de l’anneau corallien cou¬
qui s’allonge sur
78 km du nord-ouest au sud-est pourrait
vrent 75 km^ et le *lagon
contenir Hle entière de Tahiti. Il s’ouvre
sur l’océan grâce à trois passes : celles de
♦Tiputa et d’* Avatoru au nord, de Tivaru à
l’ouest.
peuplé vers le X® siècle de
ère, Rangiroa comptait autrefois
plusieurs villages : Tereia, Fenuaroa, Otepipi, Tevaro, Avatoru et Tiputa près des¬
quels on a retrouvé plusieurs *marae et des
• Probablement
notre
dizaines de *fosses de culture. Les marae,
comme ceux de Anihia à Tivaru ou Te
hone mahue à Maherehonae sont de petite
taille, à enceinte et
formés de dalles de
corail dressées. Les traditions orales préci¬
sent que chaque marae correspondait à des
terres ou à des *motu, propriétés d’anciens
groupes sociaux appelés *’ati. Ces tradi¬
tions, parfois consignées dans des puta
tupuna (livres des ancêtres) font état d’un
grand cataclysme, probablement un *raz
de marée, qui se serait produit vers 1560 et
aurait détruit les établissements humains
de la partie ouest de l’atoll. Au XVIP siè¬
cle, Rangiroa noua d’importantes relations
avec les autres îles des Tuamotu du Nord et
41
RAOULX
l’archipel de la Société par le relais de
*Makatea. L’épanouissement de la vie
sociale, économique et religieuse de cette
époque est attesté par les vestiges de grands
marae et d’importants villages près des
passes. Vers 1770, cet état de prospérité fut
brutalement rompu. «Les défaites subies
face aux guerriers d’Anaa, les redoutables
parata, conduisent à la désertion de ITle
ravagée où les villages et leurs édifices col¬
lectifs sont détruits et la population en
grande partie massacrée tandis que les cul¬
tures sont abandonnées» (François Doumenge : “L’Homme dans le Pacifique
Sud”). Réfugiés ,à Tikehau, Makatea et
Tahiti, les survivants bénéficièrent de la
protection des Pômare et purent regagner
leur île en 1821.
Bien que découverte dès 1616 par *Le
Maire et *Schouten, Rangiroa ne vit s’ins¬
taller les premiers Européens qu’en 1851 : il
s’agissait de *missionnaires catholiques
qui, en incitant la population à planter des
cocotiers à partir de 1865, firent entrer Hle
dans Père coloniale.
Rangiroa a bénéficié de la croissance
économique et urbaine de Tahiti dès les
années 1950. L’atoll a toujours fourni de
grosses quantités de *coprah (en moyenne
800 tonnes par an) et les pêcheurs se sont
très tôt organisés pour tirer parti du lagon.
Ils approvisionnaient les travailleurs de la
Compagnie française des Phosphates
exploitant le gisement de Makatea et
expédiaient 40 tonnes de poissons frais en
1960. Une *coopérative (Pupu ravaa’i)
regroupe aujourd’hui une quarantaine
•
d’entre eux. Elle est dotée d’une installa¬
tion frigorifique et d’une unité de séchage,
mais envoie aussi directement du poisson
frais par avion. Seules les expéditions par
Rangiroa. .1. Agglomération
d'Avatoru. 2. Mouillage de Tiputa.
goélettes sont comptabilisées : elles s’éle¬
vaient à 36 tonnes en 198.6. La pêche tradi¬
tionnelle est complétée par l’élevage de
3. Rue principale du village
de Tiputa.
147“30’
Rangiroa
.
TIVARU
f
AVATORU
^
Passe
,
»
TIPUTA
de Avatoru
/
Passe de
TIVARU
Passe
de Tiputa
15°
%
MA HITU
X
#
Itereia
^TAPUAA
^
TEHAARE
FENUAROA
RAHUIATU
0
^
FAAMA
,
OTEPIPI
0
■
,
TEVARO
_i! VAHITURI
OVETE
25 km
15°30’
42
*chanos-chanos qui fournit les thoniers en
appâts vivants.
L’ouverture, en août 1965, d’une piste
d’aviation de 2 300 m a permis le dévelop¬
pement du tourisme. Trois hôtels ont été
construits entre Avatoru et Tiputa ; ils ont
accueilli près de 20 000 touristes en
1987.
Cette année-là, le trafic de l’aéroport s’éle¬
vait à 32 610 passagers et 158,4 tonnes de
fret. Le village de Tiputa (663 habitants)
est le chef-lieu d’une commune qui englobe
Rangiroa, Makatea, *Tikehauet *Mataiva
1 674 habitants, dont 1 169 pour
le seul atoll de Rangiroa (1983).
et compte
RAPA
(Victor) (1842-1914). Matelot
originaire de Charente-Maritime, Victor
Raoulx débarqua à Papeete en 1861. Il
quitta la Marine militaire deux ans plus
tard et se lança dans le *commerce interin¬
sulaire en prenant le commandement d’une
*goélette. Les profits réalisés au cours de
trafics divers lui permirent de s’associer au
capital de la maison de commerce *CrawRAOULX
ford en 1867. Il choisit ensuite de travailler
pour son compte et devint l’un des princi¬
paux commerçants de Papeete. Il avait en
effet obtenu l’exclusivité des relations avec
la
puissante société Tandonnet de Bor¬
deaux, aux dépens du clan *Laharrague
qui en était jusque-là le seul représentant.
V. Raoulx était de ce fait l’importateur
attitré des produits français dans la colo¬
nie. Ses bénéfices furent réinvestis dans la
*plantation de canne à sucre et la rhumerie
d’*Atimaono qu’il avait acquises en co¬
propriété peu après la mort de William
*Stewart. Il s’intéressa ensuite au coprah et
chargea son fils de planter 14000 cocotiers
dans la plaine de Papara-Mataiea.
V. Raoulx fut un homme politique in¬
fluent, membre du *parti français et bien¬
faiteur des écoles catholiques. Il fonda
deux journaux pour défendre les intérêts
des colons français : Le * Messager de
Tahiti puis Les * Guêpes dans lequel, avec
son appui, Paul * Gauguin critiqua sévè¬
rement l’immigration chinoise. Victor
Raoulx fut membre du *Conseil général
puis du Conseil d’administration de la
colonie et président de la *Chambre de
caldeira et forme la baie de *Haurei. A
1 240 km au sud de Papeete, Die connaît un
climat relativement frais et humide. On y a
relevé une température de 8°5, la plus basse
jamais enregistrée en Polynésie. Les coco¬
tiers n’y poussent pas et la température de
l’océan n’est pas suffisante pour permettre
aux colonies coralliennes de construire un
récif.
l’époque de la découverte de Hle par le
navigateur Georges * Vancouver ( 1791 ), les
• A
1 500 à 2000 habitants (selon une estima¬
tion) se départissaient en 12 tribus souvent
en guerre. Les nombreux
vestiges de *pâ
(villages fortifiés) témoignent de cette insé¬
curité. Ceux de Morongo Uta, Tevaitau,
Tanga, Ororangi, Pukutake take, Pukumanga, Kapitanga et Vairu ont été le plus
à l’intersection de la
crête principale et des crêtes secondaires.
souvent construits
L’ensemble
Victor Raoulx
demandé de gros travaux
et cons¬
truction de murs de soutènement en pierres
sèches. Des fossés venaient renforcer le
a
d’aménagement: terrassements
caractère défensif de tels sites. Les *terrasses d’habitation comportaient des *silos
en
fosse pour les
tara).
réserves de taro (tio’o
Les gens de Rapa utilisaient des *pirogues
cousues
maniées
avec
des
pagaies poin¬
tues; certaines pirogues doubles, munies
de voiles, pouvaient transporter 40 guer¬
riers. D’après William *Ellis, la principale
Commerce de Papeete.
RAPA. Également appelée Rapa Iti pour
la distinguer de Hle de *Pâques (Rapa
Nui). Cette île de l’archipel des * Australes
couvre 40 km^. Elle est située par 27°38’
sud et 144°20’ ouest.
•
Rapa est un ancien *volcan culminant à
650 m et dont la partie centrale s’est effon¬
drée en une *caldeira aux murailles abrup¬
tes. Dans sa partie est, l’amphithéâtre s’ou¬
vre sur
l’océan qui noie le plancher de la
Rapa. 1. Vestiges d'un pa sur la
crête centrale. 2. Baie de Haurei.
43
idole des habitants de
Rapa «s’appelait
Paparua, elle était faite d’une enveloppe de
ahura’i ’aita i tu ’e to Tahiti. E fenua to’eto’e ’e
noix de coco curieusement tressée en une
E'ere ato ’a i te fenua a ’au.
sorte de forme cylindrique, pleine au centre
Na- Georges Vancouver i ’ite atu ia Rapa i te
matahiti 1791 ia au l te mau parau tuatapapa.
et plus
petite vers les extrémités, et n’avait
pas plus de trois pouces de long. Ils invo¬
quaient ce dieu pour les victoires durant la
guerre, pour la guérison des maladies et
pour qu’il les aide à se procurer une grande
quantité de tortues» (“A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”).
En 1826, le christianisme fut introduit dans
nie par deux insulaires qui avaient été
formés à Tahiti par le pasteur John
*Davies. Dès lors, les guerres cessèrent
mais la population souffrit des raids des
*négriers péruviens et de terribles *épidémies qui firent tomber le nombre d’habi¬
tants
à 120 en 1867. Cette année-là, Hle
placée sous *Protectorat français et,
comme elle suscitait l’intérêt de l’Angle¬
terre qui y voyait une escale pratique sur la
ligne Panama-Nouvelle-Zélande, la France
décida de prendre les devants et l’annexa
en 1881. Isolée, Rapa vécut longtemps en
marge du Territoire. Les communications
étaient si rares que le gendarme qui résidait
dans nie apprit le même jour la déclaration
de guerre de 1914 et l’armistice de 1918 !
• La population s’élève à 480 habitants
(1983) et forme une communauté très unie.
Deux coopératives ont été fondées : l’une
regroupe les pêcheurs et l’autre permet un
approvisionnement à bon marché en den¬
rées diverses. Rapa s’ouvre au tourisme de
fut
croisière et tente de mettre en valeur son
patrimoine archéologique. Un port de
pêche doit y être prochainement aménagé
pour accueillir les thoniers américains en
campagne dans les parages.
►
RAPA. Efenua ’o Rapa tei o i roto i te tapura
no te ta ’amotu o
te
Tuha’a Pae. E fenua 'e ’o
Rapa Nui, e fenua ’ê ihoâ ’o Rapa. la au i te
Rapa : e auahipohe tahito roa
’o Rapa. I te pae i te hiti’a o te Ra, e tiraha
mai te ’o’o’a ra ’o Haurei (Ahurei). Tôna
mau parau no
te haumi.
E’ita te tumu ha’ari e tupu i Rapa.
Tei te 1500 ’e tae atu i te 2000 la ’ata huira ’atira
i te mau tohura’a, teie ra, i roto ia ratou iho,
12 ’ati ta’ata tei arotama’i noa ratou ratou iho,
tatou e ha ’apâpü i tô ratou
’ape ’a. Te mau pa ra ’o Morongo
Uta, Tevaitau, Tanga, Ororangi,
Pukutaketake, Pukumanga, Kapitanga, Vairu
teifa’ati’ahia ia i ni’a i te tupua’i mou’a teitei
roa ’e te tahi maupu’u ri’i nâte hiti. E ’ohipa
tei ravehia e te huila ’ata no te fa ’anaho i te
orara ’a o te ’ati ta ’ata no reira. te mau ’apo ’o
ti’o’o taro\E va’a tifai to te nuna’a Rapa ’e ta
na te mau pa
orara ’a pe
ratou mau hoe e mea
’oe’oe te muara’a. E
mara’a i ni’a i te va’a tau’ati ho’ë e 40 mau toa.
’O Paparua to ratou atua ta ratou e ha ’amori
’e noua mai to ratou maita ’i.
la fariu ratou i te fa ’aro ’o teretetiano i te
matahiti 1826, nâ roto ia i te taera’a atu ’o
John Da^ter’ape’e hia ’e na ta’ata Rapa
to’opiti, mai Tahiti atu te ho’ira’a i ni’a i te
ai ’a. I reira te tama ’i te haura ’a. E mau ma ’i
rarahi ato’a tei tupu i Rapa. I te matahiti 1867,
120 noa ta’ata i Rapa i taua matahiti ato ’a ra i
o ai ’o Rapa i roto i te hau tamaru farani ’e i te
matahiti 1881, te o roa nei i roto te Hau
Farani. E fenua atea roa
’o Rapa are’a ra, i
teie mahana, te haere ri’i noa ra i le afarora’a
te mau rave ’a mâ’imira ’a ia tupu maita ’i te
tureiara’a. I te tau no te tama’i 1914-1918,
nô te atea ’o Rapa, hô'ë a mahana tô te muto ’i
mau
farani i Rapa 'itéra ’a i te parau ’api no te
tupura’a te tama’i i le matahiti 1914 ’e te
haura’a o le tama’i 1918. ’Ua fa’aea noa ia
ratou e maha matahiti mai te
’ite ’ore i te
’ohipa e tupu ra i te ara.
la tai’ohia te ta’ata i te matahiti 1983, e 480
ta’ala huira ’atira. E nuna’a taho ô maita ’i te
Rapa. E 2 fare toa i ha’amauhia i Rapa. Hô'ë
feia rava’ai, te tahi ra no ta ratou ia mau
no te
mâ’a ’e te mau tao ’a hururau.
la au i te mau ’opuapuara’a e mana’ohia ra, e
riro i te ha’amauhia te tahi uahu no te ’ohipa
rava’ai i Rapa no te tautai i te i’a ’eifaufa’a
’imi rave’a fa’ahotu.
RAPA NUI voir Pâques (île de).
râpe, nom fém. Ustensile dont les aspérités
en
fines
• Avant l’introduction du métal, les
Poly¬
servent à réduire
une
particules.
substance
nésiens utilisaient autrefois des râpes en
corail ou en nacre. La râpe à coco consiste
en un morceau de corail {'and) fixé à l’ex¬
trémité d’un bras prolongeant un bâti en
bois {tu’ai) en forme de tabouret. Les tra¬
archéologiques ont permis de retrou¬
râpes façonnées dans
des valves de nacre, parfois dentelées à leur
extrémité. Certaines râpes sont toujours
vaux
ver toute une série de
utilisées.
RARAHU voir Mariage de Loti (Le).
RARAKA. *Atoll des *Tuamotu du Cen¬
tre, de forme circulaire, situé par 144°53’
ouest et 16°10’ sud. Son diamètre moyen
RASSEMBLEMENT
Raraka appartient à la com¬
Fakarava et compte 47 habitants
est de 22 km.
mune de
(1983).
*Takume
pendant trois siècles. LUle fut
découverte par Pedro Fernandez *Quiros
le 13 février 1606. Dès le milieu du XIX^
siècle, elle exporta des *nacres et du
*coprah, mais la dernière plonge eut lieu en
145°
1963 et nie
Passe de
OPOIKE
MANUF F\/A
^
_
HAUMARARA
FAREPUKAO
••
*
ROPA ROPA
ê
^
.P
/
ONAUEA
KAHUATAVERA
t
0
Raraka
été fortement touchée par
on
comptait 200 habitants
1956. Raroia appartient à la commune
de *Hikueru.
VAHINANO
/OTEMAGEO
RU %
OTE KOFAI
ONOKANOKA
ft
; PAPAKURIRI
OM^
en
^VAITUKI
%
1
a
l’exode rural ;
20 km
Rascasse, nom fém. Nom donné à plu¬
sieurs espèces de Poissons également appe¬
lés Scorpènes. Les Rascasses sont caracté¬
risées par une grosse tête globuleuse
hérissée de nombreux piquants et portant
souvent des épines dorsales venimeuses.
En Polynésie, on trouve le Scorpion gibbeux {nohu tarao), le Scorpion cirrheux
[nohupua), le Poisson pierre (*nohu). Les
Rascasses sont comestibles car leur venin
RAROIA. * Atoll des *Tuamotu du Centre-
Est, situé par 16°05’ sud et 142°25’ ouest.
C’est là qu’échoua le *Kon
Tiki en 1947.
est détruit par la chaleur. En
elles sont
communes
Méditerranée,
et entrent dans la
préparation de la fameuse bouillabaisse
marseillaise.
Rascasse ■
Scorpion gibbeux
(nohu tarao)
Bengt Danielsson, qui y retourna en 1949,
décrit cet atoll comme «une île de forme
ovale, étroite et longue, dont l’axe va du
Par-ci par-là,
récif, des coraux se sont entassés en
nord-est au sud-ouest (...).
sur le
telles
quantités qu’ils forment de petits
îlots. Il en existe plus de cent, dont la plu¬
part n’ont que quelques centaines de
mètres de long et trois seulement atteignent
longueur impressionnante de quatre
(“L’Ile du Kon Tiki"). Le
lagon atteint 40 km de longueur.
• Les 63 habitants (1983) sont groupés au
village de Ngaroumaoa, à proximité de la
seule *passe qui s’ouvre dans la partie
la
kilomètres»
l’anneau corallien. D’après les
traditions orales que B. Danielsson a pu
recueillir sur place, D’île aux brises fraî¬
ches” aurait été peuplée au XV^ siècle. Le
ouest de
premier Polynésien qui la découvrit venait
des Marquises. Il avait pour nom Tane
ariki et sa famille aurait régné sur Raroia et
démocratique des
Populations tahitiennes (R.D.P.T.).
Rassemblement
*Parti politique fondé par
*Pouvanaa a
Oopa en 1949, à la suite de la fusion de
Raroia
l’*Union des Volontaires et du *Comité
Pouvanaa. Le R.D.P.T. fut le premier véri¬
table parti politique créé sur le Territoire.
Il domina la vie politique locale de 1953
(date à laquelle il conquit la majorité à
Passe GARUE
f
«GARUMAOA
f
(village)
Au cours de cette période, il monopolisa
mandats parlementaires (Pouvanaa
*député dès 1949; Florisson '•‘sénateur et
J.-B. '•‘Céran-Jérusalemy conseiller à
r*Union française à partir de 1953).
les
/ GAGIAROA
ONEROA
l’*Assemblée représentative), aux événe¬
1958 qui précipitèrent sa chute.
ments de
Recrutant son électorat dans les districts et
\
OPAKEA
les îles, le R.D.P.T. fut le premier parti à
représenter et défendre les populations
polynésiennes face à l’administration et à
la *bourgeoisie influente de Papeete.
Favorable à une large *autonomie voire.
45
RAT
les congressistes du R.D.P.T.
1950 ; au centre : Pouvanaa
en
a
Oopa et J.B. Céran-Jérusalemy
plus tardivement, à l’^tindépendance, le
R.D.P.T. milita également pour la mise en
place de lois sociales, le contrôle du com¬
merce, la protection du monde rural (son
principal soutien), l’adoption d’*impôts
directs... Sans grands pouvoirs du fait de la
toute-puissance du *gouverneur jusqu’en
1957, il put mettre son programme en
œuvre
avec l’application en Polynésie
française de la *loi-cadre Defferre. Victime
de dissensions internes (opposition Pou¬
vanaa /
Céran-Jérusalemy) tout comme de
J. Droliet, ’o Lécaill, ’o Bodin ma, ’oia ato 'a ’o
llari, ’o Lagarde (epapa’a), ’o Florisson, ’o
Coppenrath, Auméran, Tixier ma
(volontaires), ’la tupu te pupu ’e ia rahi roa e
’ite tatou ia J. Taura’a, J. Teariki, P. Hunier,
Marcel Cadousteau. ’Aita te poritita a te
R. D.P.T. e tu ’atira ’a ’e te poritita o teie tau. la
tae i te taime a haruhia ai
R. D. P. T. ’o Lecaill, ’o J. D. Droliet, ’o
F. Vanizette, ’o J. Taura ’a, ’o J. Teariki, ’o
J. Salmon, ’o W. Coppenrath, ’o P. Hunier, ’o
Gaston Deane, F. Tefaatau ’oia ato ’a ’o Tautu
l’hostilité de l’administration et d’une par¬
tie de la population de Papeete, il s’effon¬
Oopa, ’o M. Cadousteau i tapae atu ai i roto i
fenua ’ei mau ti’a ma’itihia;
dra à la suite de l’affaire de l’impôt (avril
te apo’ora’a o te
1958), du *référendum sur le maintien de la
présence française (septembre 1958) et de
l’arrestation de Pouvanaa, accusé de com¬
plot. Dès lors scindé en deux (R.D.P.T.-Te
Aratai de Céran
et
Na te R. D. P. T. rat ou i turu ia mâ’iti te nüna ’a,
ia tae i te ho ë taime ’ua fa ’aru ’e i te
R.D.P. T. te vetaM. Tupu mai nei tepe’ape’a
are ’a ra,
’ore atu ra te R.D.P. T.
R.D.P.T. tendance
E ve’a ato’a ta te R.D.P. T, ’o “Te Arata’i".
Pouvanaa), il dut laisser la direction des
affaires à son grand rival, r*Union tahi-
Rat,
nom masc. Tahitien: iore. Petit
Mammifère terrestre appartenant à l’ordre
des Rongeurs et à la famille des Muridés.
• Trois espèces de Rats vivent en
tienne démocratique. Il conserva le siège de
député (Mate *Oopa, puis John *Teariki)
jusqu’en 1963, date à laquelle il fut dissous
par décret pris par le président de la Répu¬
blique. Le flambeau du pouvanisme passa
alors au *Here Ai’a et au *E’a Api.
►
R.D.P.T. Epupuporitita teie tei ha'amauhia i
ni’a i te fenua nei i le area matahiti mahere ra
’e i te matahiti 1949. E nehenehe ïa parau ë,
te pupu poritita matamua teie i te
’o
fenua nei.
Na Pouvana'a ’e tona mau taea’e (mau
hoa) i
fa’atupu mai te ’amui ato ’a hia ’e te tahi mau
fa'ehau no te tama’i i hope atu 1940-1945. E
parauhia teie püpû ’o te püpü Tômite
Pouvana’a. ’Ua tupu teie pupu ’e ’ua haere i te
rahi ’e tae roa atu i te matahiti 1958. Efeiâ
Rat (/ore)
(Rattus norvegicus)
46
ri’iri’i ana’e te rahira’a ta’ata i roto i te pupu
R.D.P. T., ’ua O ato’a mai te tahi mau tamari’i
’afa mai ïa J. B. Céran-Jérusalemy, ’o
’o Pouvana ’a i reira
tefa’a ’orera ’ahia te R. D. P. T. E nehenehe ia
parau ’o tefare ha’api’ira’a mâtâmua teie nôte
’ohipa poritita i ni’a i te fenua nei. No roto i te
Polynésie :
le Rat polynésien {Rattus exulans), ori¬
ginaire de l’Asie du Sud-Est et introduit
par les Polynésiens au cours de leurs
migrations.
le Rat noir {Rattus rattus), ou Rat des
toits, est originaire de l’est du bassin médi¬
terranéen. Il a probablement été introduit
par les navigateurs européens ; on le trouve
-
-
surtout dans les cocoteraies et dans le toit
des maisons.
le Rat norvégien {Rattus norvegicus) est
originaire de Mandchourie. Sa taille est’
supérieure à celle des précédents. Il vit à
l’extérieur des maisons, dans un terrier.
-
RAUTI
Les Rats ont une activité essentiellement
nocturne.
Les
dégâts qu’ils provoquent
dans les cocoteraies ont nécessité le ba¬
guage des arbres à l’aide de larges bandes
de zinc, ce dispositif leur interdisant l’accès
aux
grappes de noix.
En Polynésie, les Rats transmettent un ver
parasite porteur du virus de la méningite
tahitienne. Ils propagent également la lep-
tospirose, infection causée par des bacté¬
ries contenues dans leurs déjections et
pouvant consister en des lésions du foie,
des grippes ou autres états fébriles. Dans
d’autres contrées (en Inde par exemple), ils
sont parfois les vecteurs de la peste
bubonique.
Leurs ennemis naturels sont le *Chat et le
*Busard des roseaux introduit en Polyné¬
sie en 1885.
Hom. : ra (nom masc. invar.) ; roulement
de tambour; Ra: symbole du radium.
faisant face au plateau de *Tamanu à
Tahiti. Son altitude moyenne est de 800 m
et on y trouve de nombreux orangers et des
vestiges de paepae.
►
RATA. E tamaiti ’o Rata na Tumunui ’oia te
hôô ’aito nô Tahiti ia au i te mau ’a’amu. I te
maufa’ati’ara’a, e ta’ata rahi teie, tei rave i te
mau ’ohipa maere rahihia i roto i te parau no
te orara ’a o te nuna ’a ma ’ohi.
Te vai ra te
parau no te pahua rahi tana i taparahi no te
’ohipa ’ino e ravehia nei e teie pahua ’oia ho ’i i
te horomi’ira’a i te mau ihitai ato’a i tere na te
moana.
’Ua tarai ’oia i te hôôva’a rahi ’e ia
fa’atopahia te va’a nei i roto i te miti no Arue,
’ua tere atu e haere e farerei i te'pahua-rahi. ’la
pohe te pahua ’ua ’atorehia ’e i roto ’ua ’itehia
mai tona iho metua vahiné tei ’amuhia e te
pahua nô roto i te tere ta te patea ’ino ’o Rata i
fa’anaho e haere i Anaa mai Tahiti atu. I te 19
nô te tenetere, ’ua fa’ahiti te hua’ai Pômare ’e
’o Rata tôrôtou tupuna no te ’opu huiari’i.
Te vai nei te hôôparare (vôhi pôpü) i
Punaru’u tiraha ti’a i mua i Tetamanu ’o Rata
►
iore. Te iore e animara teie i utahia mai e te
papa’â nô te tau matamua nâ roto i to
râtou mau tere, ’e ua a ’ere roa i teie mahana i
mau
tôna i’oa. E 800 metera te teitei, e uru anani
rahi mau te reira vahi, ’e e mau paepae ato ’a.
ni'a i te fenua Pormetia.
E animara ’ino roa teie i roto i te orara’a. I te
pô ’oia e rave ai i tâna ’ohipa ’ino. Nô te ’ino
tana e fa’atupu i ni'a i te tumu ha'ari, no reira
te ’opuara'a e hâmani i te tape’a nô te ha’ari
’oia ho’i teie mau ’apipunu e ha'a’ati hia nei i
ni’a i te tumu ha’ari ’ei arai i te ’ino a te iore e
fa’atupu nei ’oia te ’amura’a i ni’a i tepe’enave
ha’ari. E animara ’ino rahi teie, e ma’i ato’a
tâna e horo’a nei nô te ta’ata. Epi’ifare (mimi)
tona ’enemi. No reira, e mea ti’a iafa'a’amu i
ratifier, verbe. Homologuer ou confirmer
qui a été fait ou promis, en général un
acte politique ou administratif.
Ainsi, l’acte d’*annexion de Tahiti par la
France, signé par *PomareV le 29 juin
1880, fut ratifié par les assemblées législa¬
tives métropolitaines le 30 décembre 1880.
ce
pi’ifare (mimi) i roto i te utuafare ’ei ’amu
rauti. Orateur de *combat, stimulateur.
Dans les batailles d’autrefois, ces hommes
RATA. Héros légendaire de Tahiti, Rata
ger les combattants jour et nuit en contant
ou chantant les hauts faits de leurs ancê¬
te
iore.
était le fils du roi Tumu nui qui régnait sur
la côte nord de Die. Selon la tradition, sa
taille gigantesque lui permit de réaliser de
nombreux exploits que l’on retrouve dans
la mythologie de la plupart des archipels
polynésiens.
L’un d’entre
eux
consista à débarrasser
l’océan d’un bénitier géant qui dévorait les
navigateurs imprudents. Rata construisit
une grande pirogue double dans le tronc
d’un arbre sacré, avec l’aide des génies de la
montagne. L’embarcation fut mise à l’eau à
Arue et, poussée par le vent du sud,
emporta Rata et ses guerriers vers l’im¬
mense mollusque. Le monstre fut promp¬
tement neutralisé et découpé en morceaux.
Sous ses entrailles. Rata découvrit une
montagne d’ossements et put sauver sa
mère qui venait d’être victime de l’animal
au cours d’un voyage entre Tahiti et Anaa.
Le héros rentra à Tahiti, déposa sur un
terrain sacré les ossements humains qu’il
avait recueillis et repartit pour d’autres
aventures.
Au XIX=
siècle, la famille Pômare
réclamait de Rata comme ancêtre de
se
sa
lignée royale.
• plateau du Rata. Vaste replat se trouvant
sur
la rive droite de la haute Punaruu et
avaient pour tâche d’exciter et d’encoura¬
tres, la gloire de leur tribu ou de leur île, la
puissance militaire de leurs dieux favoris et
les intérêts mis en jeu par le conflit. Ils
portaient une ceinture de feuilles de *ti et
agitaient un bouquet de ti au milieu duquel
était dissimulée l’épine dorsale d’une raie,
arme
redoutable.
W. *Ellis dans “.A la
Recherche de la Polynésie d’autrefois” tra¬
duit quelques harangues utilisées par les
rauti :
«Roule comme les lames
Abats-toi sur eux avec le te haruru o ta,
l’écume et le mugissement de l’océan, lors¬
qu’il se brise sur les récifs
Attache-toi à eux comme le te uira mau tai,
l’éclair fourchu qui joue sur l’écume des
brisants
Sois vigilant. Sois fort.
Aie la colère du chien sauvage prêt à
dévorer
jusqu’à ce que leurs rangs soient brisés,
jusqu’à ce qu’ils reculent comme la marée
qui se retire».
A la fin du combat, ivres de fatigue, on les
emmenait de nuit au fare hua pour que
l’ennemi ne profite pas de l’occasion pour
les massacrer.
Voir aussi : guerre.
47
RAVAHERE
rauti. E ta’ata fa'aitoito teie i te maupüpu
ta’ata ia ineine maita’i te ta’ata no te haere e
’aro ’eiaha ia to ’aru ’aru te mana ’o ia ’ite atu i
püpü pato'i. / te po ’e te ao e fa'aitoito raton
’e e ha’apuai i te nu'u, nâroto i te ha'api'ira'a i
te
tefa’a'ohipa i te ha’ana tama'i ’e na roto ato’a i
teparipari ta te rauti e pala’u nô te fa'ateniteni
i tôna ai'a, te matatu’u no te ha'apuai i te toa
ia riro ’ei pitotai ’ei moa taratua. E rave te
rauti i te tahi ’ama'a ti, e hâtua rau ti tôna. Nâ
roto i te ’ohipa a te rauti, ’ua noa’a mai teie
peu ta tatou e au rahi nei ia mata'ita'i i teie
mahana ’oia te ’ote'a ('eiaha te ’ori) te ’ote’a
mau râ, e peu teie nô te fa’aineinera'a a te
rauti, hou te ’arora’a (te ’aro tama'i).
RAVAHERE. *Atoll des *Tuamotu du
Centre situé par
ouest. Ravahere
18°15’ sud et 142°10’
jouxte *Marokau au
nord. L^le fut découverte par Louis
Antoine de *Bougainville en 1768. Elle fut
un centre de *plonge à la *nacre important
au XIX' siècle et jusqu’en 1960 : 80 tonnes
de nacres furent extraites du lagon lors des
meilleures campagnes.
L’île est aujourd’hui déserte, mais les habi¬
viennent y récolter le
*coprah. Ravahere appartient à la com¬
tants de Marokau
mune
de *Hikueru.
142"
I
1
20 km
0
,
Trace de lumière en
ligne ou en bande. Pièce reliant la jante
d’une roue au moyeu. Segment joignant
n’importe quel point d’un cercle à son
rayon, nom masc.
centre.
rayon vert. Phénomène lumineux que
l’on peut observer en mer au coucher ou au
•
lever du soleil, au moment où le bord supé¬
rieur de l’astre est tangent à l’horizon. On
aperçoit alors un bref éclat de lumière verte
qui s’explique par la déviation de la lumière
à son entrée dans l’atmosphère et par un
effet de prisme à l’horizon.
D’après la légende polynésienne, ce rayon
vert
serait
un
.
cheveu de la fiancée de
*Maui, le héros qui captura le soleil devenu
paresseux. Après maintes péripéties, Maui
obtint du soleil qu’il reprenne sa course
normale et, afin que l’astre n’oublie pas sa
promesse, le cheveu de la fiancée de Maui a
été suspendu là où on observe son coucher :
c’est ce mince fil vert qu’on y aperçoit.
Hom. :
sillon.
un
rayon :
planche ;
un
rayon :
►
hihi, ave. I te pae no te mahana, e parau te
ma’ohi e hihi mahana, i roto ra i te
maramarama ava’e feti’a, e ave ia.
ia te i’oa a te mâ’ohi. Iroto i te ’a'ai ’o Maui, e
OTATI
’ite tatou i tefa’ahiti ra’a hia te ’ave rouru
î OTOHIAGA
iriatai hou a mo’e roa atu ai, te na’o ra te ’a’ai
’e te io rouru ’o Hina tei riro ’ei marei i te
TEKIPAKIPA
,
.
’oia
te hihi mahana ia tae te mahana i raro roa i te
TIPANOA
mahana ’eiaha ’oia ia ta’oto, ’eiaha ia fa’aea i
tâna ’ohipa ’oia te turamara ’a i te ao nei.
VAITERO
FAREKAHA
Pt de Débarq,
tration et des terrasses pour lotissements
ont été aménagées.
No lepere’o’o ta’ata’ahi e niuniu huirapere’o'o
OPEPETI
TEKAIE
îles de Polynésie, là où des routes de péné¬
Maoti te rouru o tâna purotu i mau mai ai te
mahana i te marei a Maui.
^OTEKORARO
OPUKURU
marée, nom masc. invar. Onde qui
forme à la surface de la mer à la suite
raz de
Ravahere
se
d’un
Ravenala, nom masc. Ravenala mada-
gascariensis. Plante monocotylédone de la
famille des Musacées (Bananiers). On l’ap¬
pelle aussi l’Arbre du voyageur, car ce der¬
nier pouvait trouver à la base des feuilles,
retenue par la gaine foliaire, de l’eau pour
se désaltérer. Toutes ses feuilles sont
dispo¬
sées dans un seul plan ce qui le fait ressem¬
bler à un éventail géant. On le rencontre
fréquemment dans les jardins publics et
privés et dans les parcs des hôtels. Comme
son nom scientifique l’indique, il est origi¬
naire de Madagascar. Ses inflorescences
énormes ressemblent à celles des Faux
Oiseaux du paradis.
ravinement, nom masc. Sillon creusé par
les
Ravenala
48
eaux
de ruissellement
sur
les pentes
raides et dépourvues de végétation.
Les ravinements sont importants dans les
*séisme, d’une éruption volcanique
ou d’une
modification brutale de la confi¬
guration des fonds marins. En plein océan,
la pente de l’onde est imperceptible mais à
l’approche d’un continent ou d’un archipel,
le relèvement du fond marin oblige l’onde à
prendre la forme d’une *vague et à déferler.
Une vague de raz de marée peut être gigan¬
tesque et provoquer des dégâts considéra¬
bles : au Japon, en 1971, l’une d’elles fut
estimée à 85 m de hauteur.
• La Polynésie peut être affectée par des
raz de marée. En général, il s’agit de
tsu¬
namis provoqués par des séismes au Chili,
aux îles
Tonga ou en Amérique du Nord,
mais la montée des eaux est en général très
faible car le relèvement des fonds est relati¬
vement brutal à proximité des îles et ne
permet pas à l’onde de se transformer en
1960, un tsunami d’ori¬
gine chilienne provoqua une montée des
eaux de un mètre dans le port de Papeete
vague. Le 22 mai
REAO
étant liées à l’exposition et au profil des
s’échappe violemment par la tuyère créant
ainsi l’effet de réaction qui propulse
côtes.
l’avion. Certains réacteurs d’avions super¬
R.D.O. voir Route de Dégagement Ouest.
combustion (2= réchauffage) améliorant les
R.D.P.T. voir Rassemblement démocrati¬
teurs ont une
mais de 3,40 m à Papenoo, ces différences
que des Populations tahitiennes.
rea.
Terme
polynésien désignant des
plantes de la famille des Zingibéracées. Il
s’agit principalement de Curcuma longa
(rea Tahiti) ou Safran d’Océanie, de Zingiber zerumbet (rea moeruru) ou Gingembre
sauvage et de Zingiber officinale (rea
tinito) ou Gingembre chinois. Dans ces
trois espèces, on utilise les tiges souter¬
raines ou rhizomes.
Les rhizomes de Curcuma sont
jaune-
orangé. Ils entrent dans la composition du
“curry polynésien”. Dans les currys vendus
dans le commerce, il s’agit d’un mélange de
Curcuma et d’autres épices.
Cette plante
est utilisée en médecine pour le traitement
des affections du foie et de l’estomac. Elle
également une substance colo¬
qui était utilisée autrefois pour tein¬
dre les vêtements en jaune.
Le Gingembre chinois est utilisé en cuisine
et pour la préparation des Gingembres
contient
rante
confits.
Le Gingembre sauvage est très répandu
dans les vallées. Les feuilles étaient utilisées
pour parfumer les tapa. Les inflorescences
rouges renferment une matière gélatineuse
utilisée comme shampooing. Les rhizomes
sont utilisés dans
soniques disposent d’un système de post¬
performances. Les plus puissants des réac¬
poussée de 20 à 25 tonnes.
Suivant leur nombre de moteurs, on dis¬
tingue les avions mono, bi, tri, ou
quadriréacteurs.
Autre sens: un réacteur *nucléaire est la
partie d’une *centrale où se produit la fis¬
sion d’un combustible fournissant l’énergie
primaire.
REAO. *Atoll fermé des *Tuamotu de
l’Est, allongé sur 16 km et situé par 18°30’
sud et 136°25’ ouest.
Peuplé dès le IP siècle de l’ère chrétienne,
•
Reao montre encore de nombreux vestiges
de la civilisation traditionnelle.
Plusieurs
dizaines de *fosses de cultures ont été car-
tographiées par Jean-Michel Chazine,
ainsi que 60 *marae avec des ahu de dalles
empilées surmontées de pierres dressées.
L’atoll a été découvert en 1822 par le navi¬
gateur français Louis *Duperrey. Sa popu¬
lation fut évangélisée en 1865 par les *missionnaires catholiques de Mangareva qui y
créèrent une *léproserie.
Reao est aujourd’hui chef-lieu d’une com¬
mune qui englobe l’atoll voisin de *Pukarua. La population s’élevait à 291 habitants
en
pensionnaires de i'ancienne
iéproserie de Reao (vers 1930)
1983.
la *médecine tradition¬
nelle polynésienne pour soigner les otites
{ra'au tari’a mai).
préparation à base de rea
hSmanira'a mâ'a ano'ihia i te rea
►
REAO. E molu iti ’o Reao no te ta’amotu
Tuamotu apato ’erau. 16 tirometera tôna
tirahara ’a. Te vai nei i Reao te tahi mau
’ihipapa te nehenehe e horo’a mai i te huru no
Reao
HAKOREA
TAPU/^AVA
TEURIORE
•
FAREMARU v.
18“30'
MOTU KENA
' *•
'
'
3IEFANAUAUIA
'
TEHENUARAKA
réacteur, nom masc. Moteur d’avion utili¬
réaction. Il comprend
une turbine (d’où le nom de turbo-réacteur)
qui envoie un énorme flux d’air comprimé
V
sant le principe de la
dans des chambres de combustion. Cet air,
porté à très haute température et dilaté,
>t4pUTAMAKI
.%
«
s •V ° KURUtERANGl
\
^
0
6 km
«
FAREPARI
lae-zo’
49
REBELLE
vraiment intéressé la
Polynésie française
que depuis 1977. A cette date, la forêt cou¬
vrait environ 70 % de la superficie des îles
hautes, mais était inexploitable en l’état,
du fait de son morcellement et de la rareté
des *essences utilisables. Par ailleurs, cer¬
tains versants dénudés étaient la proie
d’une intense *érosion. En conséquence, il
apparut nécessaire au Territoire d’entre¬
prendre une action d’envergure en faveur
reboisement, par l’intermédiaire des
du
Eaux et Forêts, une des sections du Service
l’*Économie rurale. Trois objectifs
prioritaires furent dégagés : couvrir à terme
les besoins du Territoire en bois et produits
dérivés, en suivant une politique de reboi¬
sement de production à base de *pins des
de
Reao. 1. Pirogue cousue à
l’ancienne. 2. Marae en dalles de
Caraïbes et, dans une moindre mesure, de
corail et à cour ouverte.
*tou, *miro, *tamanu, *teck ou *acajou;
créer de nouveaux emplois dans l’exploita¬
tion forestière proprement dite, puis dans
la transformation du bois, dans des îles où
te nuna’a i ora na i te mata mua. '0
J. M. Chazine tei haere atu no te fa ’anaho
ma ’imi i roto
sévit le chômage ; freiner les phénomènes
d’érosion, en particulier dans les îles où les
ressources en eau sont les plus précaires
(Tubuai, Bora Bora, Mangareva...), en
plantant des *aito et des *falcatas (reboi¬
sement protecteur).
’e te
i te mau rua (’apo ’o) e vai ra i
Reao, 'ua rae 'a e 60 marae ’e te mau ahu ato 'a
i ni'a i te mau paepae ta te pupu a Chazine e
’ohipa nei. Na Louis Duperrey i tapae
matamua atu i ni’a
ia Reao i te matahiti 1822
ia au i te mau parau papa ’i. Na te mau
mitionare tatorita ra. i poro i te evaneria i
Reao mai Ma'areva mai rat ou ’e tae mai ai i
reira i te matahiti 1865. ’Ua ha’amau ato’a
tahifare fa'aeara'a no te mau ta'ata
’o’ovi. ’Ua riro ’o Reao ’eipufa'aterera’a-'oire,
ratou i te
’amui mai ai ’o Pukarua. E291 ta’ata i Reao i
te matahiti 1983.
rebelle, nom ou adj. Désigne celui qui
désobéit aux autorités légitimes. Au figuré,
caractérise ce qui résiste à l’action que l’on
veut exercer.
• Après l’établissement du *protectorat
français à Tahiti (1842), les Tahitiens qui
refusaient la tutelle française et prirent
les
armes
furent considérés
comme
des
voie d’accès vers le terrain, à le boiser, à
entretenir la plantation et enfin à la rétro¬
céder au bout de trente ans, en reversant
60% des bénéfices obtenus
au cours
de
l’exploitation. Enfin, ont été aménagées de
vastes *pépinières, à l’image de celle de
Papara qui fournit chaque mois 1000
plants de bois d’ébénisterie, 3 000 plants de
alto et 15 000 plants de pins des Caraïbes.
Timide jusqu’en 1977 (57 ha en 1966;
120 ha en 1972), le reboisement a pris de
l’ampleur à partir de 1978 (864 ha) et oscille
depuis entre 600 et 900 ha chaque année.
Au total, entre 1966 et 1978, plus de
8 000 ha ont été reboisés (dont plus de la
moitié en pins des Caraïbes), soit 2 831 aux
rébellion, organisée notam¬
ment par les chefs du sud de Hle (Terai,
*Pitomai, Taauiri), déboucha sur la
*guerre franco-tahitienne (1844-1846). A
îles Sous-le-Vent, 1 859 aux îles du Vent,
1 666 aux Marquises, 1219 aux Australes
Vent par la France en 1888, la résistance
s’organisa dans cet archipel sous la
conduite de *Teraupo. L’administration
française vit en lui un chef rebelle et le
déporta en Nouvelle-Calédonie.
Voir aussi : insurgé.
recensement, nom masc. Opération sta¬
tistique officielle qui consiste (d’après les
recommandations de r*O.N.U.), à «re¬
cueillir, grouper, évaluer, analyser et
publier les données démographiques, éco¬
nomiques et sociales se rapportant à un
reboisement, nom masc. Action de plan¬
pays».
• Il convient de
distinguer le recensement
rebelles. La
l’annonce de r*annexion des îles Sous-le-
ter
des arbres dans des lieux auparavant
déboisés.
• L’utilité et
50
Afin de mener à bien et de financer cette
politique, un Fonds forestier de Polynésie
française a été mis en place. En ce qui
concerne les terrains
privés, les Eaux et
Forêts proposent aux propriétaires le sys¬
tème de la plantation sur convention, par
lequel le Territoire s’engage à ouvrir une
l’exploitation de la forêt n’ont
et 478 aux Tuamotu-Gambier.
moment
donné à tous les habitants d’un
du simple dénombrement de *population
pratiqué depuis la plus haute Antiquité.
Les premiers véritables recensements
Les résultats des recensements de 1977 et 1988 en Polynésie française (par commune).
NUKU HIVA
COMMUNES ET
COMMUNES ASSOCIÉES
1977
1988
Hatiheu
Taiohae
Taipivai
101 392
140 341
ARUE
5 911
7 732
FAAA
16 950
24 048
HiTIAA O TE RA
Hitiaa
3 849
5 590
754
1 136
ILES DU VENT
Mahaena
442
586
Papenoo
1 334
2 094
Tiarei
1 319
1 774
MAHINA
PAEA
PAPARA
PAPEETE
PIRAE
6 524
10 323
5 619
9 052
3 526
6 199
22 967
23 555
PUNAAUIA
TAIARAPU-EST
Afaahiti
Faaone
12 070
13 366
7 740
15 781
4 361
6 602
1 460
2 378
681
1 033
Pueu
1 057
1 428
Tautira
1 163
1 763
2 856
4 207
TAIARAPU-OUEST
718
1 002
Toahotu
927
1 420
Vairao
TEVA 1 UTA
Mataiea
1 211
1 785
3 231
4 854
1 746
2 834
1 485
2 020
95 604
131 309
77 781
103 857
5 788
9 032
1 245
1 864
Haapiti
1 153
2 010
Pao Pao
1 690
2 413
Papetoai
682
1 328
Teavaro
798
1 186
Maiao
220
231
Teahupoo
Papeari
TAHITI (Total)
Agglomération de Papeete
MOOREA-MAIAO
Afareaitu
16 311
22 232
BORA BORA
2 572
4 225
Anau
456
ILES SOUS-LE-VENT
Faanui
526
682
824
Nunue
1 590
2 719
HUAHINE
Paie
3 140
4 479
250
339
939
Fare
608
Fitii
681
846
Haapu
297
480
Maeva
455
701
Maroe
250
370
Parea
307
417
Tefarerii
292
387
963
4 005
363
MAUPITI
710
TAHAA
Faaaha
3 513
500
Haamene
433
Hipu
Iripau
308
684
328
747
845
Niua
393
Ruutia
434
Tapuamu
408
431
476
476
Vaitoare
290
400
TAPUTAPUATEA
1 995
2 997
Avera
1 050
1 851
Opoa
760
1 025
Puohine
185
101
TUMARAA
Fetuna
Tehurui
Tevaitoa
1 864
2 485
291
690
336
327
1 087
Vaiaau
615
735
UTUROA
RAIATEA (Total)
2 517
3 098
6 376
8 560
ILES MARQUISES
5 419
7 358
386
497
1 159
1 671
815
1 295
344
376
FATU HIVA
HIVA OA
Atuona
Puamau
268
1 484
2 100
266
339
859
1 421
359
340
477
633
TAHUATA
UA HUKA
UA POU
Hakahau
Hakamaii
350
539
1 563
1 918
981
1 312
582
606
ILES AUSTRALES
5 208
6 509
1 023
1 225
RAIVAVAE
Anatonu
313
384
Mahanatoa
421
502
Vaiuru
289
339
RAPA
398
RIMATARA
813
Amaru
300
516
969
338
277
Anapoto
Mutuaura
RURUTU
Avera
Haut!
Moerai
TUBUAI
Mahu
Maraura
Taahuaia
TUAMOTU-GAMBIER
ANAA
Anaa
Faaite
ARUTUA
Apataki
Arurua
Kaukura
FAKARAVA
Fakarava
Kauehi
Niau
FANGATAU
Fakahina
Fangatau
GAMBIER
HAO
Amanu
Hao
Hereheretue
HIKUERU
Hikueru
Marokau
MAKEMO
Katiu
Makemo
Raroia
Taenga
MANIHI
Ahe
Manihi
193
320
1 555
595
250
710
354
1 953
701
342
910
1 419
1 846
313
420
668
868
438
558
9 052
12 374
444
648
327
426
117
222
558
761
171
183
217
288
170
290
515
651
204
248
172
240
139
163
210
306
110
145
100
161
556
620
1 413
1 333
101
157
1 286
1 156
26
20
112
209
40
123
72
86
484
831
98
200
234
373
74
166
78
92
301
591
109
162
192
429
373
341
Napuka
291
297
82
62
NUKUTAVAKE
Nukutavake
Vahitahi
196
296
101
142
69
76
NAPUKA
Tepoto
Vairaatea
26
78
PUKA PUKA
RANGIROA
Makatea
95
195
1 427
1 874
34
178
199
Mataiva
58
Rangiroa
949
1 305
Tikehau
266
312
REAO
Pukarua
424
452
172
174
252
272
337
861
215
465
Takaroa
122
396
TATAKOTO
TUREIA
129
219
1 478
2 186
137 382
188 814
Reao
TAKAROA
Takapoto
POLYNÉSIE FRANÇAISE
51
furent réalisés
XVIIP siècle, en Fin¬
au
pae totiare, te pae turuuta ’a, te pae ’imira ’a
rave ’a.
lande et dans les pays Scandinaves. Ils
furent organisés régulièrement dès 1790
aux États-Unis, et à partir de la première
moitié du XIX' siècle dans la plüpart des
récession, nom fém. Situation économi¬
que caractérisée par un recul de la “'’production, des *investissements et du *pouvoir d’achat. La récession est une phase de
*crise dans un mouvement général de
croissance économique. La crise économi¬
que qui a débuté en 1973 est une récession :
européens. Le premier véritable
recensement français fut préparé par
Lucien Bonaparte et Chaptal, et se déroula
pays
1801. Une ordonnance de Louis XVIII
datant de 1822 imposa une périodicité de
en
5 ans pour les recensements qui devaient
être organisés durant les millésimes se ter¬
elle a seulement ralenti le mouvement de
■croissance que connaissent les économies
minant par 1 ou par 6. Respecté jusqu’à la
Deuxième Guerre mondiale, ce rythme est
développées depuis la 2' Guerre mondiale.
• L’activité économique de la Polynésie est
restée à l’abri des récessions depuis une
trentaine d’années grâce aux flux impor¬
tants des dépenses publiques de l’État et du
Territoire qui agissent comme moteur de la
vie économique locale.
ensuite irrégulier: 1946, 1954,
1962, 1968, 1974, 1982... Le recensement
de 1982, organisé par r*LN.S.E.E., s’est
devenu
déroulé en mars-avril et a collecté des don¬
nées démographiques (répartition par sexe
nombre d’enfants par famille,
à charge, état matrimonial,
mobilité...), économiques (secteurs d’acti¬
vité, lieu de travail, chômage...) et sociales
(niveau d’étude, logement...). Ces rensei¬
gnements, d’une grande précision, ne sont
toutefois pas d’une parfaite exactitude.
Omissions, doubles comptes, erreurs de
transmission ou de codage, erreurs de
relevé, fraudes, amènent à une certaine
approximation. Celle-ci peut toutefois être
considérée comme minime, ce qui n’est pas
le cas dans les pays du *Tiers-Monde où les
recensements (souvent de simples dénom¬
brements) sont tout à fait aléatoires.
et par âge,
personnes
récif, nom masc. Rocher isolé ou groupe
de rochers affleurant à la surface de la mer.
•
de *Vers tubicoles et de divers autres êtres
vivants. Les Coraux sont les principaux
constructeurs de récifs, donc leur *écologie
en grande partie celle des récifs : ils
exigent des températures de l’eau de mer
supérieures à 20° (l’optimum de croissance
se situant vers 23-27°), des eaux claires et
d’une salinité proche de celle de l’océan.
Les eaux de rivière, douces et chargées
d’éléments terrigènes, gênent la croissance
des *Madréporaires, c’est pourquoi les
*passes se trouvent en général en face des
embouchures. La plupart des îles hautes de
Polynésie sont ceinturées de barrières réci¬
fales à l’exception des Marquises (en sub¬
sidence trop rapide et situées dans une zone
de remontées d’eaux froides), de Rapa qui
se trouve en-dehors de la zone
intertropi¬
est
Polynésie, les recensements -souvent
décalés par rapport à ceux de la Métropole• En
sont effectués sous le couvert de
1”''LN.S.E.E. C’est r*Institut territorial de
la Statistique qui assure l’exploitation sta¬
tistique des résultats et leur diffusion. Les
deux derniers recensements ont été organi¬
sés en octobre 1983 et en octobre 1988. A
l’issue du premier, on avait dénombré
166753 habitants contre 137 382 en 1977.
Le tableau p. 51 donne la répartition
géographique des 188 814 habitants recen¬
cale et des îles de formation très récente
telle Mehetia.
sés à cette date. Les recensements anté¬
rieurs avaient eu lieu en 1956,1962 et 1971.
Bien que les constructions récifales ne for¬
ment qu’un tout à partir du “"littoral des îles
hautes, on distingue habituellement :
un récif frangeant en bordure de côte,
peu profond et assez étroit. Il s’agit d’un
milieu qui subit les fortes influences de
►
fai’ora’a ta’ata. Te ho'êteie ’ohipa faufa’a roa i
rolo i te orara’a no te
-
ho’êfenua, te ho'ê
fa’aterera’a hau. Te tai’ora’a ta’ata, ’o te
’ohira ’a ia, te amuira ’a, te numerara ’a, te
l’espace terrestre adjacent. D’importantes
variations de température, de salinité, de
tuatapapara’a ’e te fa’a’itera’a i te hum nô te
ho'êfenua i roto i te hoê area tau fa ’aauhia ’e
tei fa ’ata ’ahia, mai te ’ohi maite i te mau huru
turbidité, mais un moindre brassage des
eaux en font un milieu assez
ato’a o te orara’a i roto i te utuâfare hôêânei
’e i roto i te tuha ’a fenua ’aore ra ’oire e ’ati a ’e
te
utuafare pa ’ato ’a i roto i te reira tuha ’a. Na
te reira mau numera
’e te reira mau parau i
ohihia mai e te feia i haere e tai’o e fa’ata’a mai
i te hoho’a ta’a maita’i o te fenua e tai’ohia ra
te ta’ata.
E matara mai i reira, te hurü o te fenua i te
pae no te rahira ’a ta ’ata e noho ra i reira, te
huru o te orara’a e orahia ra e te ta’ata, te
huru o te fana ’o ’aore ra te rava ’i ’ore, te huru
o
te pae faufa ’a,
o te mara ’a
te huru o te mara ’a ’e aore ra
’ore no te pae orara ’a faufa ’a, te
Dans les mers chaudes de la zone tropi¬
cale, des barrières récifales se forment à
proximité des côtes par accumulation de
squelettes de *Coraux, d’*Algues calcaires,
contraignant
où la croissance des Coraux est moins
rapide.
le *lagon, “"chenal compris entre les
récifs, est une zone pauvre en constructions
coralliennes, à l’exception de quelques
pâtés massifs.
le récif-barrière est la partie la plus déve¬
loppée de la ceinture corallienne. La zone
frontale où se brisent les vagues est striée
de sillons d’érosion et couverte d’Algues
dans sa partie interne. Sous l’océan, la
-
-
RECTORAT
pente externe présente une forte déclivité
(40° ou plus) et un relief où alternent les
éperons, les sillons et de multiples anfrac¬
tuosités. On y rencontre des Coraux
vivants jusqu’à 80 m de profondeur. En
arrière du front récifal s’étend une vaste
plate-forme faiblement immergée où alter¬
nent des pâtés coralliens soudés et des
petites zones d’accumulation voire des
*motu parfois colonisés par la végétation.
L’anneau corallien des atolls présente
quelques similitudes avec le récif-barrière
d’une île haute. De l’océan vers la zone
émergée en permanence, on rencontre un
front récifal rainuré par l’érosion, une crê¬
te algale puis un *platier peu profond
se
raccorde à
une
qui
*plage de matériaux
grossiers et de conglomérats. Ce récif est
échancré par des passes et des *hoa, che¬
naux de
profondeur très variable entre le
lagon et l’océan.
• Le milieu récifal est très riche en espèces
végétales et animales, mais les conditions
écologiques varient notablement sur des
distances parfois très courtes, en fonction
de l’hydrodynamisme, de la température,
de la profondeur et de la nourriture dispo¬
nible. Sur le versant océanique des récifs,
les conditions optimales sont réunies pour
le développement d’une vie marine intense.
Les Coraux du genre *Pocillopora, *Millepora, *Poriteset *Montiporaconstituent
l’essentiel du substrat sur lequel se fixent
les Gastéropodes {*mao 'a, *Patelles, *Bigorneaux...) et vivent quelques *Crustacés
(*Langoustes), *Échinodermes (*Oursins).
La pente externe a une faune ichtyologique
très diversifiée. «Les zones hautes du récif
fournissent aux Chirurgiens, Perroquets,
*Labres, Surmulets, des couloirs dans les¬
quels ils s’engagent à plaisir. L’extérieur est
aussi le lieu de prédilection des divers
*Balistes, * Rougets, Soldats, Écureuils,
*Lutjans, Perches, *Loches, *Mérous, Fistulaires, * Aiguillettes, *Chaetodons,
Demoiselles, *Mulets, *Requins gris,
*Murènes» (Raymond Bagnis: “Guide
sous-marin de Tahiti”). On retrouve la
plupart de ces espèces sur le platier et le
récif frangeant mais, sur le versant lagonaire du récif-barrière,on note des colonies
importantes d’Oursins, d’*Holothuries,
d’*Ophiures et de *Bénitiers. Près de la
côte, on rencontre parfois de véritables
algueraies mais des espèces ichtyologiques
moins nombreuses et de taille plus modeste
que celles du large.
Milieu fragile, le récif est très sensible
aux agressions naturelles ou
d’origine
humaine. Les variations du niveau de
l’océan (comme en 1983) causent une mor¬
talité exceptionnelle chez les Coraux et les
Les rejets urbains, les dé¬
pôts terrigènes et les pêches abusives per¬
turbent gravement les équilibres écologi¬
ques en compromettant la croissance des
autres espèces.
Coraux.
►
a’au. Te a’au, ’o te ho'ëia hatua ’ofa'ipu’a,
_
_
_
to'apu’a tei ha’a’ati i te hô’êferma mai te
fa'ata’a i te horora’a miti i roto i te tauatea ’e
te tairoto. Na te a'au ho ’i e paruru i te
fenua i
mau
te mau mata'are rarahi
mau
collecte de coquillages sur le
récif-barrière
’e te roroa ia tae i te
taime miti-'u'ana. Iroto i te hi’ora’a a te
mâ’ohi, ’ua riro te a 'au mai te ho’e ’opu hapu i
ha’apuora ai te mau mea ato’a, mai
roto iana,
te to’a,
te mau manumanu ri’i ato’a te huru o
poreho, te pu, te rori, te mau maita’i
ato ’a te au nô te orara ’a ’e nô te ta ’ata ato ’a,
te Va, te
nana ato’a e ha’ama’aro
i te miti ’e te mau
’ohipa maere e rave rahi, ia ta’a maita’i te
’ohipa ’e te tuha’a o te tairoto ’e te taimoana.
Te pape e fa ’aru ’ehia e te mau anavai, te
ha’amani’i nei ’oia i te mau mea ato’a nôni’a i
te fenua i roto i te miti, no reira tei mua i te
anavai te rahira ’a te mau ava te 'itéra ’ahia. ’Ua
parauhia i Tahiti, te a’au ra e ’o’ini mô’a nô te
ma ’ohi.
rectorat, nom masc. Fonction occupée
par un recteur, universitaire chargé de la
gestion des services de F*Éducation natio¬
nale dans une académie. Désigne aussi les
locaux et l’ensemble des bureaux de l’ad¬
ministration académique. Les services pla¬
cés sous l’autorité d’un recteur se chargent
de la gestion (partielle) des personnels, de
l’organisation des examens, de l’inspection
pédagogique, des constructions scolaires,
de la formation continue, de la documenta¬
tion pédagogique, de l’information et de
l’orientation scolaires.
• En Polynésie, un vice-rectorat est
chargé
de la direction de l’*enseignement secon¬
daire public depuis le début des années
soixante. En 1985, puis en 1988, il s’est
progressivement déchargé d’une partie de
ses compétences au profit d’une Direction
des Enseignements secondaires placée sous
l’autorité du ministère territorial de l’Édu¬
cation. Le vice-rectorat conserve néan¬
moins l’essentiel de la gestion des person¬
nels (qu’il rémunère) et de l’enseignement
supérieur.
53
t
RÉFÉRENDUM
référendum, nom masc. Vote de l’ensem¬
ble des *citoyens pour approuver ou rejeter
une proposition du pouvoir *exécutif qui
peut concerner les institutions ou un acte
engageant fortement la nation.
La pratique du référendum remonte au
XV^ siècle dans certains cantons suisses,
mais d’autres pays, surtout européens, y
ont eu recours à différents moments de leur
histoire. Le référendum est en général uti¬
lisé pour entériner des révisions constitu¬
tionnelles ou tout acte pouvant avoir une
incidence sur le fonctionnement des insti¬
tutions (certains traités, la réorganisation
des pouvoirs publics...).
structures économiques et administratives
du Territoire pour la décennie suivante ; le
projet fut approuvé par 80 % des votants.
Voir aussi : élection.
réforme, nom fém. Transformation d’une
institution pour en améliorer le fonction¬
nement, l’adapter à l’évolution des mœurs
et des besoins des individus.
• réforme
*agraire. Modification des struc¬
tures agraires visant à une répartition plus
juste des terres agricoles. Avec le dévelop¬
pement de l’économie moderne et l’ac¬
croissement de la population rurale, il est
apparu souvent nécessaire de modifier le
mode de *propriété du sol. En effet, dans
certains pays se sont développés de vastes
domaines en général sous-exploités, appar¬
tenant à des propriétaires parfois absen¬
téistes, alors que s’accumulait aux alen¬
tours un sous-prolétariat de paysans pau¬
vres et de journaliers réclamant “la terre à
ceux qui la travaillent”. Cette situation
amena les gouvernements, devant la me¬
nace de graves troubles sociaux dans les
campagnes, à envisager des systèmes de
redistribution -après indemnisation- de
certains domaines agricoles. Des réformes
agraires ont ainsi été mises en place en
Italie, en Inde et dans la plupart des pays
latino-américains. Ces réformes ont sou¬
vent échoué dans la mesure où les lopins de
militants pour le “oui” au
terre
référendum de 1958
• Entre 1793 et 1958, le
peuple français eut
à *ratifier 7 *constitutions par référendum.
Ce genre de consultation fut encore appli¬
qué 7 fois sous la V® * République : en 1961,
en 1962 (deux fois), 1969, en 1972, en 1987
(en *Nouvelle-Calédonie) et en 1988. Le
terme “plébiscite” a le même sens mais
avec, parfois, une nuance péjorative.
Le référendum de 1958 portait sur le pro¬
jet de constitution de la
République.
-
Pour l’ensemble des *Territoires d’Outre-
Mer, il revêtit une importance particulière
puisque répondre “oui” à la nouvelle consti¬
tution devait signifier le maintien dans la
Communauté française, dans un cadre ins¬
titutionnel à définir ultérieurement.
En Polynésie française, seul *Pouvanaa a
Oopa fit campagne pour le “non”. Il ne
rassembla que 8 988 voix contre 16 279
“oui”.
Le “oui” l’emporta d’ailleurs dans toutes
exigus
ne résolvait pas
les problèmes d’emprunts à
usuraire. Les paysans endettés re¬
tombaient alors sous la domination des
taux
grands propriétaires. Parfois, une solution
plus radicale fut adoptée. Ce fut le cas en
Russie en 1917, en Chine en 1949, à Cuba
en 1960. Dans ces pays, les propriétaires
furent souvent chassés, parfois exécutés, et
les terres redistribuées de façon massive en
propriété privée ou collective. Mais dans ce
cas, il est plus juste de parler de révolution
agraire.
Autres sens : mise hors service d’un maté¬
riel inutilisable. Congé délivré à un soldat
reconnu
inapte au service.
Réforme (la). Mouvement religieux qui
divisa la chrétienté au XVP siècle et dé¬
boucha sur la naissance des *Églises pro¬
taire de la Nouvelle-Calédonie. En sep¬
tembre 1987, seuls les résidents du Terri¬
toire furent invités à se prononcer : le vote
fut favorable (à 98 %) au maintien de la
A cette époque, les chrétiens
inquiets de leur salut ne trouvaient pas tou¬
jours le réconfort et l’aide spirituelle sou¬
haités auprès du clergé. Celui-ci, peu ins¬
truit, menait parfois une vie dissolue et
accordait peu d’importance à la direction
des âmes. Lorsqu’en 1517 le *pape Léon X
fit distribuer des indulgences (pardons des
péchés) en échange d’argent pour la cons¬
truction de la basilique Saint-Pierre de
çais. En octobre 1988, un référendum
national eut pour enjeu la réforme des
prit l’initiative d’une vigoureuse contesta¬
tion de la hiérarchie catholique. La doc-
les possessions françaises, sauf en Guinée
qui accéda alors immédiatement à r*indépendance.
-
Les deux dernières consultations réfé¬
rendaires ont porté sur l’évolution statu¬
Nouvelle-Calédonie dans l’ensemble fran¬
54
redistribués s’avéraient trop
pour nourrir une famille et où la réforme
testantes.
Rome, le moine allemand Martin *Luther
RÉGIME
trine qu’il élabora entre 1520 et 1535 était
basée sur
foi sincère et à
l’étude de la *Bible dans sa version la plus
un
retour à la
• Régie aérienne interinsulaire. La R.A.I.
fut créée en juillet 1953. D’abord placée
sous la tutelle des Travaux
publics et
proche des textes originels. Elle remettait
aussi en question certains *dogmes catho¬
exploitée par les *Messageries maritimes,
elle fut reprise en 1957 par la *T.A.l. dont
des Saints, le statut des *prêtres, la toute-
pour objectif la desserte par *hydravion
des îles delà Société et de certains atolls des
liques tels que l’adoration de la Vierge et
puissance de la papauté. Le *protestantisme luthérien fut adopté par la majorité
des habitants de l’Europe du Nord et sus¬
cita la naissance d’autres courants réfor¬
mateurs tels le calvinisme et
l’anglicanisme.
également l’Église catholique à
réagir. Le Concile de Trente (1545-1563)
prit des mesures pour réformer le clergé.
Les tribunaux de l’Inquisition furent créés
pour juger les hérétiques et les papes
encouragèrent la naissance de nouveaux
*ordres religieux tels la Compagnie de
Il incita
Jésus et l’ordre des Carmélites. L’intolé¬
qui régnait dans les communautés
catholique et protestante fut à l’origine des
guerres de religion qui ensanglantèrent
l’Angleterre, la Lrance (1567-1598) et l’Al¬
lemagne (1618-1648).
Voir aussi : Calvin (Jean).
rance
elle devint une filiale. La R.A.I. s’était fixée
Tuamotu. Elle testa même dès 1953
une
ligne sur les Marquises qui fut jugée trop
dangereuse à l’exploitation, et elle organisa
en 1955 un premier vol sur les Australes
(Tubuai et Raivavae). D’abord équipée
d’un Grumann Mallard, la compagnie
acquit un premier Catalina en 1954 et un
second en 1957. Par la suite, elle fit
confiance au Bermuda, puis investit dans
un D.C.4. La
compagnie poursuivit ses
activités sous la dénomination de *Réseau
aérien interinsulaire à partir du 1 ‘^■'janvier
1958.
,3 d^tte de la R.A.I. à l'abandon ; ici,
découpage du DC4
réformisme, nom masc. Mouvement favo¬
rable à une transformation des structures
politiques, sociales et économiques dans le
respect des *institutions et par la voie de
*réformes progressives. Le courant réfor¬
miste s’opposa très tôt aux courants révo¬
lutionnaires marxistes
et
anarchistes, au
sein du mouvement socialiste. 11'se déve¬
loppa surtout en Angleterre où il fut à
l’origine de la fondation du *parti travail¬
liste. 11 eut aussi ses partisans en Allemagne
(sous l’impulsion de Bernstein) ou en
Lrance (avec Jaurès ou Millerand). Réfor¬
mistes et révolutionnaires cohabitèrent
dans les mêmes partis jusqu’à la !'■'= Guer¬
re
mondiale.
L’exemple de la *révolution
bolchevique russe et la fondation de
l’Internationale communiste à Moscou
en
1919 amenèrent la séparation défini¬
tive entre partis socialistes et partis
communistes.
Voir aussi: communisme, socialisme.
régent, nom masc. Personne qui gouverne
une
*monarchie
pendant la minorité ou
l’absence du souverain.
• En Polynésie, vers 1840,
Teriitanoa, dit
*Paraita, joua ce rôle pour suppléer aux
absences de la jeune reine *Pomare IV. Sa
courtoisie et son influence en firent un
interlocuteur privilégié des représentants
de la Lrance et de l’Angleterre. Il favorisa
rétablissement du Protectorat français.
régie, nom fém. Administration des biens
gérance d’une affaire par une personne
responsable. Entreprise
dont la gestion est directement contrôlée
ou
ou une collectivité
par l’État.
régime, nom masc. Mode de fonctionne¬
ment d’un organisme.
• régime politique. Laçon de
gouverner un
*État, une communauté. On distingue de
régimes différents et parfois
opposés : la *monarchie, la*démocratie, la
*république, la *dictature... Certains régi¬
mes peuvent être qualifiés de
*parlementaires ou de présidentiels suivant que l’es¬
sentiel des *pouvoirs revient à une *assemblée ou à un élu. Un régime autoritaire ou
totalitaire ne respecte pas les libertés fon¬
damentales des *citoyens. Un régime éco¬
nomique peut être capitaliste (libéral ou
dirigiste), socialiste ou étatiste.
• Ancien
Régime. Période de l’histoire de
*Prance qui s’étend du Bas *Moyen-Age
(XIV'= siècle) à la *Révolution de 1789.
Cette période fut marquée, sur le plan poli¬
tique, par rétablissement progressif de la
monarchie absolue. Celle-ci dut cependant
toujours compter avec les intérêts de l’aris¬
tocratie et de l’Église qui voulaient
parta¬
ger le pouvoir et sauvegarder leurs privi¬
lèges et une certaine autonomie par
rapport au pouvoir royal. Sur le plai
nombreux
55
social, l’Ancien Régime élevait l’inégalité
au rang d’institution ; la population était
répartie en trois ordres : deux ordres privi¬
légiés (noblesse et clergé) qui dominaient le
reste de la population regroupé au sein du
Tiers-État. De ce Tiers-État émergea pro¬
gressivement la *bourgeoisie qui contesta
l’ordre établi puis suscita et alimenta les
mouvements
révolutionnaires du XVIIP
siècle et du début du XIX= siècle qui
allaient faire d’elle la classe dirigeante.
régime foncier. Ensemble des lois régis¬
sant la *propriété de la terre.
Le régime foncier en Polynésie a connu de
profondes mutations au cours des deux
•
derniers siècles. Avant l’arrivée des Euro¬
péens, la société traditionnelle suivait le
principe de la propriété et de l’exploitation
collective du sol, sous l’autorité du chef de
famille (étendue). Celui-ci était chargé de
la redistribution périodique des terres et du
partage des récoltes. Au XIX'= siècle, l’ins¬
tallation des *colons européens, le déve¬
loppement des échanges et la mobilité qui
s’ensuivit, amenèrent une modification de
la coutume, qui en vint à distinguer le
contrôle collectif de la terre et les droits
effectifs (culture et
récolte). Ces droits
effectifs étaient réservés
aux
résidents et
exercés, de plus en plus, de façon indivi¬
duelle. Cependant, la terre demeurait ina¬
liénable, disposition renforcée par le *code
Pômare de 1842. Une telle situation empê¬
chait le rachat des terres collectives par les
colons. L’administration
française tenta
alors de substituer le code civil métropoli¬
Le code civil
permit l’appropriation des terres par les
chefs de clans, puis par certains *popa'â
qui contractèrent souvent des mariages
mixtes et se constituèrent parfois de vastes
propriétés. Quant aux populations polyné¬
siennes, elles se retrouvèrent le plus sou¬
vent spoliées de leurs biens.
Les terres non accaparées et demeurées
propriété des villages tombèrent sous le
régime de r*indivision. L’indivision se dé¬
marquait de la coutume en reconnaissant
des droits égaux à tous les descendants,
qu’ils soient résidents ou non. Cette dispo¬
sition jeta le trouble dans les pratiques de
mise en valeur du sol, les non-résidents
pouvant dès lors réclamer leur part, ce qui
découragea tout effort de mise en valeur
durable de la part des exploitants. Beau¬
coup de terres appropriées au XIX' siècle
sont tombées dans le système de l’indivi¬
sion, faute de partage légal à la mort du
propriétaire.
Actuellement, l’indivision recule devant la
propriété privée. Cette évolution est d’au¬
tant plus marquée que l’on se rapproche
des zones touchées par r*urbanisation et le
tourisme (îles de la Société en particulier).
De nombreuses terres par ailleurs sont
propriété de l’État (*Moruroa...) ou du
Territoire (terres domaniales, particuliè¬
tain au système coutumier.
rement développées à Moorea - domaine
d’Opunohu - et aux Marquises - Nuku
Hiva).
• régime hydrologique. Ensemble des
variations saisonnières du *débit d’un
cours d’*eau. Selon le mode d’alimentation
principal, on distingue les régimes plu¬
viaux, nivals et glaciaires. L’étude d’un
régime comprend également celle des
*étiages et des *crues qui révèlent certaines
possibilités d’un cours d’eau.
Les ^rivières de Polynésie ont un régime
pluvial tropical; elles connaissent des
étiages prononcés et des crues brutales.
Régime de Protection sociale en Milieu
Il a été progressive¬
ment mis en place en 1979 et 1980 et inté¬
resse obligatoirement les agriculteurs, éle¬
veurs, pêcheurs,
aquaculteurs et arti¬
sans, soit environ 12000 actifs et leurs
•
rural (R.P.S.M.R.).
familles. Les affiliés bénéficient de presta¬
tions familiales
et
de
(allocations familiales
maternité), du régime d’assurance-
vieillesse, du remboursement des frais occa¬
sionnés par les accidents du travail et les
maladies professionnelles, du régime d’as¬
surance maladie-invalidité. Le R.P.S.M.R.
est un régime presque entièrement financé
par les pouvoirs publics grâce à un prélè¬
les taxes parafiscales, à une
vement sur
subvention de l’État et à une contribution
du Territoire:
au
total, 2,3 milliards de
francs C.F.P. en 1985.
Voir aussi: Caisse de Prévoyance sociale.
Par analogie : un régime alimentaire, un
régime moteur.
Hom. : un régime de bananes.
►
fa’aterera’a, arata’ira’a.
Te arala'ira’a, tefa'aterera'aporitita.
Te hu'e
'e te ho ’e huru fa ’aterera 'a rta le
ho ’e hau i tona fenua i wna nuna 'a. ’Ua rau
mau arata 'ira 'a i te fa ’aterera ’a hau no te ho ’e
fenua : te vai nei te fa ’aterera ’a hau ari'i o te
ha ’apa ’ora 'a
ari’i ia te mana hau no te arata’ira’a i te nuna’a
fenua ’e te fa'aterera’a i tona fenua : te vai
(hau huira ’atira,
hau manahune) te fa’aterera’a hau repupirita,
te fa ’aterera ’a hau fa ’atiti...
Te tahi mau fa ’aterera ’a e parauhia i te
fa ’aterera ’a i roto i te arata 'ira ’a mana ma ’iti i
te peretiteni ânei, i te mau ti ’a mana no te
apo ’ora ’a fa ’atere anei. Te vai ato ’a ra te
fa ’aterera ’a, tei fa ’a ’ere i te ta ’ata i tona
ti’amara’a papu i roto i te orara’a huira’atira.
Te arata 'ira ’a pae 'au faufa ’a ato ’a i te pae o te
feia ’ona ’e te feia mana ha ’apa'o noa i to raton
maita ’i, na reira ho ’i te fa ’aterera ’a no te ho’e
orara’a’amuipapu ’aore ra papu ’ore.
Te fa’aterera’a tahito. ’Ua ’ite tatou i te huru.
no te parau tuatapapa no te reira i roto i te
arata'ira’a ’e te fa’aterera’a a te hau Farani mai
O te
ato ’a ra te hau upo ’o faito
te are ’a o te
14 o te tenetere ’e tae roa a ’e ra i te
matahiti 1789. E rave rahi fifi i farereihia i tera
tau
’e tera tau ’e tae mai i teie mahana. Te mau
arata’ira’a no te fa’aterera’a. tei roto te maita’i
’e te ’ino, ’ua amui noa, e nehenehe ia parau e
’ua ’ota’a noa, mai te po’e ha’ari ’ore ’e inaha
nei.
Te arata’ira’a ture no te
’ohipa fenua. E parau
fifi ’e te matara ’ore le parau no te ’ohipa
fenua i Porinetia nei, ’ua rau mau tafifi e
’itehia nei i roto i leie tau area a 2 tenelere i
teie nei. Hou te papa ’a a tae mai i Porinetia, e
arata'ira’a ta te ma'ohi i tana faufa’a ’ai’a. E
fa ’aau maita ’i na te ma ’ohi i te mau 'opérera ’a
no lepae’au o le hotu, ’e te tau ’o’otira’a
faufa’a i te ’opu lata’itahi, le vai ra ta ratou
fa’anahora’a ’e ta ratou mau ’operera’a i te pae
no te fenua i ni’a i te mau ’opu ho'ê, ia au i te
peu tumu no to ratou orara’a ’e le taura e
ta’amu ra ia ratou i ni’a i te parau no te fëti’i i
roto i te tupuna ’e i te parau no te faufa’a
metua ’oia te fenua ai’a tupuna. ’Aita roa e
ho’ora’afenua i roto i te arata’ira’a a te hui
metua. E parau hohonu leie te lano ia
tuatapapa maoro ’e ia paheruhia ia ore le mau
fe’i’ira’a ia tupu ’e ’oia ato’a tepe’ape’a nâfea
ra?
’api e arata 'ira ’a ture ta ’a ’e roa to te
’ohipa fenua ’e ’ua teitei noa te mau parau no
te ’ohipa fenua i te fare ha’avara’a, te riro ’ei
hi’o ’inora’a te fëti’i iana iho, ’o vai ma te
maita’i ’o tefeia ihoa ia e horohia alu nei e te
I teie tau
ma’ohi no te ani i te ha’amaramaramara’a.
R.P.S.M.R. - Nô te area matahili 1979 - 1980 i
’ohipa ’oia ho’i teie afata
tauturu. Efana’o te feia fa’a’apu, te fa’a’amu
animara. te feia ravà’ai, te rima’i i le lahi
ha’amauhia ai leie pu
tauturu mai le moni tamari’i, te tauturu no le
feia pa ’ari (ruhiruhia), te tauturu no te ati ma ’i
i le afata paruru rave ’ohipa. Na roto i te tahi
mau tute ’e te tauturu a te Hau fenua ’e te Hau
Metua i nehenehe ai teie fa ’alerera ’a no te
'afata tauturu i horo 'a i teie mau fana ’ora ’a i te
feia ri ’iri ’i.
Te fa ’aterera ’a ma ’a-Noiehoe ia arata 'ira ’a i
te horo 'ara ’a ma ’a te au no te ta 'ata ia tupu
gnies, l’une basée au fort de *Taravao (P^
compagnie), qui dispose d’un centre d’ins¬
truction nautique à Tautira, et l’autre, sise
à Faaa, qui comprend un peloton cynophile (2® compagnie). Les appelés au
R.LM A.P.P. sont pour moitié polynésiens
et pour moitié métropolitains. Le régiment
est placé sous le commandement d’un
colonel, ou d’un lieutenant-colonel, qui
prend ses ordres de l’amiral, Commandant
supérieur des Forces du Pacifique.
►
R.I.M.A.P.P. No te mahana matamua ’o
tenuare 1981 i ha’amauhia ai
’oia i Porinetia
nei ’oia tepupu fa’ehau nu’u ihitai ’o Patitifa
(R.I.M.A.P.P.) mai to Taratoni e R.I.M.À.P.
N.C. ia te i’oa.
I te mahana matamua no tenuare 1963 i
ha’amau hia ai i Tahiti nei te B.LM.A. T. ’oia
te hô’e aveave no roto mai i te C.A.l. C. T. ia
tae ra i te ava’e tenuare
1981, ’ua monohia te
B.I.M.A.T. ite R.I.M.A.P.P.
/ te ha’amaura’ahia te B.I.M.A. T. e 500 ta’ata i
roto, are’a ra i te malahiti 1967 noa
roa ai i raro
’oia ipapü
a’e i te mana o te ho'ê ’atimarara
teiparahi tamau i Papeete. E 700 la’ata i roto i
te R.I.M.A.P.P.
Tei te aroa Purua i te tuha’a
Broche te ti’ara’a o te ho’e P.C., te tahi ’aua tei
Taravao, i Tautira ato’a te mau ha’api’ipi’ira’a,
tepiti tei Fa’a’a roa ia. Iroto i te
R.I.M.A.P.P. e mau tamari’i tahiti ’e te mau
tamari ’i papa'a ti ’ara ’a far ani.
Tei raro a’e te nu’u i te mana ’o te tapa’o
’ana’ana (5 tore) ’e tona mono i raro a’e râua i
te arata’ira’a a te Atimarara
’oia te mana hau
’e nô te mau Puai Nu ’u ’o Patitifa.
maita’i te tino la’ata.
région, nom fém. Portion de territoire
Régiment d’infanterie de Marine du
Pacifique (Polynésie) (R.I.MA.P.P.).
C’est le l®"" janvier 1981 que fut créé en
Polynésie française le R.I.MA.P.P., équi¬
valent du R.I.MA.P.N.C. de Nouvelle-
régiment succédait au
(*Bataillon d’infanterie de
Marine de Tahiti), créé le ^''janvier 1963 à
partir d’un détachement autonome issu luimême de la ^Compagnie autonome d’in¬
fanterie coloniale de Tahiti (C.A.I.C.T.).
Le B.l.MA.T., composé de 500 hommes,
formait un corps et se trouva, à partir de
1967, sous les ordres d’un *amiral sta¬
tionné à Papeete. Le R.1.MA.P.P. est fort
d’environ 700 hommes. Il comprend un
poste de commandement (avenue Bruat quartier Broche) ainsi que deux compaCalédonie.
Ce
B.l.MA.T.
possédant des caractères originaux et com¬
qui permettent de la délimiter.
Les géographes définissent ainsi des ré¬
gions historiques dont l’unité vient d’un
passé commun (l’Écosse par exemple), des
régions naturelles aux formes de relief (le
Jura...) ou aux caractéristiques climati¬
ques relativement homogènes (l’Amazonie
équatoriale...). Ces divisions ont été cepen¬
dant remises en question par l’essor des
activités économiques et les besoins de
l’administration. On distingue donc auj ourd’hui des régions polarisées, organisées
autour d’un centre urbain qui a tissé de
nombreux liens avec l’espace qui l’entoure,
des régions industrielles, touristiques, agri¬
muns
coles... Cette trame à dominante économi¬
que ne se superpose que rarement avec les
divisions administratives. Les limites de
celles-ci tiennent cependant compte des
affinités des habitants avec leur milieu.
• La *Polynésie constitue une région
homogène par certains aspects ; il s’agit
d’un ensemble de petites îles au climat tro¬
pical qui se trouvent dans la zone d’in¬
fluence de *Papeete et dans la même entité
administrative. L’analyse de tous les cri¬
tères physiques, culturels et économiques
fait cependant apparaître cinq archipels
compagnie du R.I.M.A.P.P. ouvrant le défilé du
14 juillet à Papeete
(*Société, *Tuamotu-*Gambier, *Australes, *Marquises) montrant une grande
RÈGLEMENT
cohérence interne mais qui n’ont pas de
véritable centre polarisant à l’exception
des îles de la Société.
Par extension : domaine, zone (les régions
cervicales).
règlement, nom masc. Texte qui fixe l’or¬
ganisation et le fonctionnement d’une ins¬
titution en précisant la conduite à adopter
dans une situation donnée. Les règlements
ont des origines et des domaines d’applica¬
tion divers. Ils doivent être en conformité
avec la
*constitution et les *lois votées par
le Parlement.
Ainsi, les *arrêtés pris par le gouvernement
du Territoire doivent être conformes à la
loi portant statut du Territoire.
Reitoru
Autres sens:
paiement ; un règlement de comptes est une
manière plus ou moins brutale de résoudre
(Village)
TEKAIEA
TUROUR
18°
un
1 te mau fenua Raro mata ’i i te mau tau
poritita o te reira mau pae e rave rahi mau ari ’i
vahiné: ’o Teri’itaria ari’i vahiné no Huahine i
te area 1790-1858,
’ua ti’a ato’a ’oia ’ei ari’i
vahiné no Tahiti i te vai tamari’i ra’a ’o
Pômare III. ’O Teha ’apapa II ari ’i vahiné no
Huahine i te fa ’aru ’era ’a tana lane ’o Teurura ’i
i te tôro’a ari’i i te matahiti 1874. ’O
Teri ’imaevarua IIl tamahine na Tamatoa V e
ari’i vahiné nô Porapora mai te matahiti
1860-1888.
Are’a ’o Purea na Samuel Wallis noa ipi’i iana
e ari’i vahiné
noa
conflit.
ihitai tuiro ’o i Matavai, i reira ’oia i ma ’iri ai ia
Purea e, e ari’i vahiné mai tona mana’o e le
fa ’aterera ’a i Tahiti nei mai to te fenua
Peretane ato ’a ia, ho ë noa mana hau a ’e.
REITORU. Petit *atoll des *Tuamotu du
Centre situé par 17°5r sud et 143°04’
ouest, à 210 km à l’ouest de Hao. L41e était
habitée lorsque L.A. de Bougainville la
découvrit
reine, nom fém. Épouse d’un *roi. Souve¬
raine d’un royaume. Au figuré,'celle qui
l’emporte sur toutes les autres : une reine de
beauté.
• En
i te matahiti 1767 e tavana vahiné
’oia nô Papara, nana ra ifâri’i i teie ta’ata
parle du règlement d’un
achat ou d’une dette à l’occasion de leur
TEPEPERU
0
on
tôna fa’aipoipora’a i te ari’i Pômare V.
Polynésie, les historiens ont réservé le
terme de reine aux femmes ayant régné sur
plusieurs îles ou aux épouses des
les autres autorités (religieuses
notamment) avaient acceptés comme tels.
une ou
rois que
*Pomare IV fut reine des îles du Vent et des
Tuamotu de 1827 à 1877. *Marau Salmon
(la reine Marau) devint reine par son
mariage avec le roi * Pômare V. Aux îles
Sous-le-Vent, plusieurs reines eurent un
pouvoir politique réel: *Teriitaria (17901858), reine de Huahine et régente de
Tahiti sous la minorité de Pômare III;
Tehaapapa II, également reine de Huahine
après l’abdication de son mari Teururai en
1874; *TeriimaevaruaIII, fille de *Tamatoa V, reine de Bora Bora de 1860 à 1888.
*Purea fut par contre considérée à tort
une reine par Samuel Wallis en
1767. Elle n’était que cheffesse de Papara,
en
déserte et fait
*Hikueru.
1768. Elle est actuellement
partie de la commune de
REKAREKA. Autre nom ; Tehuata. Petit
*atoll des *Tuamotu du Centre situé par
16°50’ sud et 141 “56’ ouest. Découverte par
Pedro Eernandez *Quiros en février 1606,
nie est aujourd’hui inhabitée et fait partie
de la commune de *Hao.
Voir aussi : exploration, Sagittaria.
marae
de Rekareka
comme
mais c’est elle qui accueillit le navigateur à
Matavai et celui-ci lui accorda ce titre car il
supposait que Tahiti, comme l’Angleterre,
était sous l’autorité d’un seul souverain.
Autre sens : 2® pièce du jeu d’*échecs.
Hom. : un rêne; un renne.
►
ari’i vahiné. E nehenehe le ari'i vahiné, e
vahiné na te ari'i ’e ’aore ra e vahiné tôro’a ari’i
te
fa ’atere i te fenua tei reira ’oia (’aore ra nô
reira ’oia).
Te tahi aura’a: ’oia ho'i te ho'ë vahinépurotu
tei hau ’ë alu i te mau vahiné ato ’a.
/ Porinetia, ’ua horo’a le feia taparau i teie i’oa
relief, nom masc. Ce qu’on enlève d’une
table après le repas. Inégalité d’une surface.
• Ensemble des formes en creux ou en
saillie à la surface de la Terre : *plaines,
*vallées, dépressions, *montagnes, *collines, *massifs... L’importance d’un relief
se mesure à son étendue et à sa hauteur ou
commandement. Son altitude est la dis¬
tance mesurée à la verticale entre le som¬
met et le niveau de la mer.
Par analogie : ce qui ressort par contraste
de couleurs ou de profondeur de champ, ce
que l’on met en valeur.
ari’i vahiné no te hoë vahiné ari’i teifa’atere
i te fenua, ’e ’oia ato ’a te vahiné a te hoë
ari’i. ’O Pômare IV te ari’i vahiné ’o te mau
na
fenua Ni’a mata’i ’e te Tuamotu ma mai te
1827 ’e tae atu i te matahiti 1877. ’O
Marau Salmon tei riro ’ei ari’i vahiné nâroto i
area
58
religion, nom fém. Ensemble des *doc-
trines et des *rites qui définissent les rap¬
ports entre un être humain et la puissance
divine. Sentiment religieux, piété. État de
RELIGION
qui se consacrent à *Dieu ; entrer en
religion.
Au figuré : respect, passion, devoir que l’on
s’impose envers quelqu’un ou quelque
ceux
chose.
• Toutes les civilisations se sont donné une
plusieurs religions, monothéistes ou
polythéistes. Chaque religion a suivi une
évolution particulière, en fonction du dyna¬
misme du peuple qui l’a adoptée et de l’ap¬
titude de son *clergé à s’adapter aux trans¬
ou
formations de la société.
En Polynésie, la religion pratiquée à
l’époque pré-européenne était polythéiste.
La *cosmogonie supposait l’existence d’un
dieu principal créateur de l’Univers, *Ta’aroa, qui fut également à l’origine de très
•
nombreux dieux tels Taere,
*Tane, Te
Tume, *Roo, *Oro, *Tipa... chacun ayant
une personnalité originale et un domaine
d’action
dieux,
privilégié. La croyance en ces
l’origine divine des chefs, en
en
l’existence de nombreux demi-dieux et
esprits explique que la religion ait été pré¬
sente dans
les moindres détails de la vie
quotidienne. Chaque entreprise était pré¬
cédée de *prières et d’*offrandes, que ce fût
pour la guerre, la pêche, les travaux agri¬
coles, la construction d’une maison ou
d’une pirogue, la guérison d’un proche, une
*naissance, un *mariage ou un *deuil. Le
*marae était le lieu privilégié des *cérémonies religieuses, construction modeste
quand il s’agissait d’un espace sacré fami¬
lial mais souvent imposante lorsque s’y rat¬
tachait le pouvoir d’un *ari'i. Autour des
marae principaux vivaient les *prêtres,
détenteurs des savoirs religieux, interprètes
tana i te hô'ë mana hau
’ë atu iana iho, no te
reira tumu, te ’itehia nei e e atua te hoëno te
Les principales religions
dans le monde en 1984.
fa ’atere i te ao tahuna o te ma ’ohi. ’O Ta ’aroa,
’o Ta’ere, ’o Tane, Tetumu, ’o Ro’o, ’o Oro, ’o
Tipa ’e te vai atu ra.
Efeia ha’amori atua te ma’ohi i roto i to ratou
orara’a i muta’a ra te atua i mua, ’oia te ’ohipa
Les religions chrétiennes
(1 056699000 fidèles) dont :
-
mâtamua ia i roto i te orara’a ’e te mau tuti’a
ato ’a. I te ’arora ’a anei, i te tautai anei, i te
-
-
fa ’a ’apu anei, te tarai va ’a anei, i te mau huru
orthodoxisme : 65 645 000
Le 'bouddhisme : 551 000 000
taime ato ’a, tae roa atu i te taime no te eiara ’a
L’islam : 548 075 000
(e tupu te maere). Na te marae tatou e
ha ’apapu ra i teie mahana i te huru o te nuna’a
ma ’ohi.
'catholicisme : 621 639 000
'protestantisme : 369 408 000
L'hindouisme : 457 881 000
’Ua riro te marae ’ei vahi no te mau
Le confucianisme : 168 615 000
’oro ’a rarahi ha ’amorira ’a e ta ’ura ’a atua. E
L'animisme : 200 000 000
fa ’anahora ’a papu ’e te ta ’a maita ’i ta te ma ’ohi
i tepae nôte mau arata’i o te ha’apa’ora’a (te
tahu’a, tei hau, tei iti ’e tei iti roa, ’e te
huru nô te mau peu ha’amorira’a).
mau
I teie mahana, te ha ’apa ’ora ’a i Porinetia nei
maori ra te fa’aro’o hoëroa, tei mau i ni’a i te
fenua, ’oia te ha’amorira ’a i te Atua ho ëroa,
te fatu hôë o letu Metia tona i’oa. E rave rahi
ra mau mitionare i fano mai no te ara mai. Na
mua roa na ha ’apa ’ora ’a Porotetani ’e te
Tatorita. I mûri mai te tahi atu mai te
momoni, sanito, atevenite ’e te tahi atu a...
Teie mau ha’apa ’ora ’a,
’o letu Metia ia te atua
ha’amorihia a ta’a noa atu ai te huru raura’a
te mau arata’ira’a. Mai te taime aporohia ai te
evaneria i Porinetia, i reira ato ’a te
ha’amorira’a tahito i te ha’amatara’a i te
e
ha’apaehia. E ti’a ra ïa ha’amana’ohia e, ’o Oro
te atua tahito i paro ’o nô te mau vôhi ato ’a ’e e
rave rahi marae
i ahuhia no te ha’amorira’a
disparition de l’ancienne religion et
implantation du christianisme à
Tahiti : destruction des idoles et
construction d'un temple
protestant (1819)
iana.
de la volonté des dieux et maîtres des céré¬
monies rythmant la vie du district.
La religion connut une évolution impor¬
tante vers le XVP siècle de notre ère quand
le culte de Oro prima sur les autres et s’ac¬
compagna de la construction de nombreux
marae.
L’*évangélisation des populations, au
début du XIX^ siècle, conduisit à l’aban¬
don relativement rapide des dieux et des
pratiques anciennes ainsi qu’à la destruc¬
tion de la plupart des marae. Les ’'’pasteurs
protestants furent ensuite rejoints par les
♦missionnaires d’autres religions chré¬
tiennes : catholiques, *mormons, *sanitos,
♦adventistes. La coexistence des missions
fut parfois difficile et les problèmes reli¬
Les principales Églises en Polynésie française en 1987
(d'après une estimation de population et une enquête réalisée par B,R. Consultants,
citée dans l’“Encyclopédie de la Polynésie”, vol. 9).
membres
V” mission
localisation des principales
communautés
Église catholique
Église évangélique
76 000
1834
66 000
1797
catholicisme,
monothéisme, polythéisme, protestantisme.
Église adventiste
Église mormone
7 500
1891
6 500
1844
Tahiti, Tuamotu, Marquises
Tahiti, Moorea,
Iles Sous-le-Vent, Australes
Tahiti, Raiatea, Tubuai
Tahiti, Moorea,
►
Église sanito
5 500
1873
Tahiti, plusieurs îles
Témoins de Jéhovah
2 000
1958
gieux furent la cause de nombreux conflits
politiques.
Les communautés religieuses sont aujour¬
d’hui très diverses.
Voir aussi: bouddhisme,
ha’apa’ora’a, ha’amorira’a. Hou tepapa’a a
tapae i Porinetia nei, e ha ’apa ’ora ’a ta te
ma'ohi i roto i tona hiro'a tumu tei riro ’ei
ta ’ere nona no te arata ’i iana i roto i tona
orara 'a.
E peu tana, e ha ’amorira ’a tana : ’e no
Églises
Autres
Sans religion
Sans réponse
Iles Sous-le-Vent
des Tuamotu
5 500
15 000
3 500
Tahiti, Rurutu, Iles Sous-le-Vent
-
-
-
-
"
te mea, e ha ’amorira ’a tana e ti ’aturira ’a ïa
59
REMEMBREMENT
remembrement, nom masc. Opération de
ventre des Requins, Raies, Tortues, ou sur
redistribution de terres agricoles, destinée
à lutter contre le morcellement excessif de
les coques des navires. Il est de couleur
grisâtre et ne dépasse pas 50 cm de long. Le
pace
également des excréments de son hôte.
ta *propriété
rurale et à réorganiser l’es¬
agricole dans la perspective d’une
exploitation plus rationnelle.
• Il s’agit, tout en assurant aux
proprié¬
taires un patrimoine équivalent en superfi¬
cie ou en qualité, de diminuer le nombre de
*parcelles de leurs exploitations de façon à
les ramener à quelques îlots homogènes.
Cette action s’est révélée indispensable
dans le cadre de la recherche d’une meil¬
leure compétitivité de 1’’''agriculture et de
l’adaptation à la mécanisation. La plupart
des opérations de remembrement sont réa¬
lisées par les collectivités locales, les échan¬
ges de terres entre particuliers n’ayant
qu’une portée limitée. Des commissions
(commission communale de réorganisa¬
tion foncière ou commission départemen¬
tale) établissent des équivalences de terres
et proposent ensuite des
regroupements.
Ces travaux s’accompagnent d’actions
visant à améliorer la voirie
et
certains
équipements, à arracher les haies, à agran¬
dir la taille des exploitations. Ils peuvent
être liés à l’action des Sociétés d’Aména-
gement foncier et
d’Établissement rural
(S.A.F.E.R.) qui ont pour but d’acheter
des terres, de les regrouper et de les reven¬
dre pour constituer des exploitations ren¬
tables. En France, les opérations de remem¬
brement n’ont commencé qu’après la 2®
Guerre mondiale. Elles touchent environ
40% de la *surface agricole utile.
• En Polynésie, aucune
opération de
remembrement n’a été réalisée à l’échelle
territoriale. Le remembrement se heurte¬
rait à de nombreuses situations d’*indivision (au sens du code civil) et ne semble pas
nécessaire dans les cas d’indivision coutu¬
mière. Dans ce dernier cas, la terre est
appropriée par des lignées locales, ce qui
réduit la dispersion des parcelles.
Rémora, nom masc. Echeneis naucrates.
Tahitien : tiatiauri. Poisson très effilé qui a
trouvé une manière originale de
voyager
sur
En
de longues distances sans se fatiguer.
effet, sa nageoire dorsale antérieure
s’est transformée en une sorte de ventouse
à plaques qui lui permet de se fixer sous le
Rémora se nourrit des restes des repas et
rempart, nom masc. Levée de terre ou
muraille protégeant un lieu. Au figuré,
défense organisée : un rempart contre le
froid.
• Dès le début des travaux
qui devaient
faire de * Papeete l’agglomération princi¬
pale de Tahiti, l’amiral *Bruat s’inquiéta de
la protection du site et fit édifier deux
lignes de remparts. L’une d’elles barrait la
plaine au niveau de l’actuel Institut
Malardé. L’autre, plus longue, équipée de
trois pièces d’artillerie, protégeait Papeete
à l’est, à la hauteur de l’actuelle rue Cassiau. Ces deux levées de terre, renforcées
par un revêtement de pierres, furent rasées
1858, mais le souvenir de la '•'guerre
franco-tahitienne (1844-1846) était encore
en
trop vif pour qu’on négligeât la sécurité de
la ville. La ligne de l’est fut donc recons¬
truite sur les rives de la *Papeava en 1863,
puis rasée en 1888. La voie qui fut aména¬
gée sur son emplacement prit le nom de rue
des Remparts.
Voir aussi : fortification.
rendement,
mesure
nom
masc.
Grandeur qui
l’efficacité d’une activité. Le
ren¬
dement est le rapport entre la *production
et la quantité de moyens utilisés
pour l’ob¬
tenir. On peut évaluer le rendement d’une
machine, d’un ouvrier ou d’un hectare de
terre.
En 1983, par exemple, 13 240 hl de lait ont
été donnés par
989 vaches recensées en
Polynésie ; le rendement moyen était de
13 hl par vache et par an.
rénovation, nom fém. Renaissance de ce
qui avait été altéré, affaibli. Action de
donner une nouvelle forme, une nouvelle
structure à quelque chose.
•
rénovation urbaine. Opération d’*amé-
nagement d’un espace urbain qui consiste à
détruire des îlots jugés insalubres, gênants
ou défectueux.
La rénovation urbaine
s’adresse plus particulièrement aux cen¬
tres villes. Elle conduit généralement à la
construction d’immeubles modernes de
rapport (bureaux, logements luxueux...)
qui permettent d’atténuer le coût des opé¬
rations ou, mieux, de les rendre rentables.
Le quartier de la Défense, à
*Paris, la plu¬
part des centres des grandes villes améri¬
caines, ont fait l’objet d’opérations de
rénovation urbaine.
La rénovation urbaine a
également touché
*Papeete, surtout depuis 1960. Elle eut de
multiples conséquences sur la vie de la
cité, ainsi que le souligne G.Tetiarahi
60
(“Papeete”) : «la rénovation urbaine a ren¬
forcé la spécialisation des quartiers par le
regroupement d’activités de même nature...
elle a aussi engendré un reflux de
popula¬
tion vers la périphérie».
rentabilité,
étaient gardés dans le *fare ia manaha des
marae. Les plus
importants étaient placés
dans le *fare atua.
représentation politique. Dans un régi¬
républicain, une *démocratie, les diri¬
geants sont élus par le peuple ou par une
•
me
fraction de celui-ci selon le mode d’*élection en vigueur. Ces représentants, investis
fém. Aptitude d’un
*capital ou d’une activité à rapporter de
l’argent. Le taux de rentabilité est mesuré
par le rapport entre le *bénéfice réalisé et le
capital investi. Il guide l’investisseur dans
le choix de ses opérations
économiques.
Dans le cas des ’^investissements publics,
c’est
au
nom
contraire l’utilité sociale
d’abord prise en compte.
elles sont nécessaires au
développement
des petites îles éloignées de Papeete.
rente, nom fém. *Revenu régulier versé à
personne
appelée rentier. Le verse¬
ment de la rente peut avoir
pour origine un
passé, un jugement ou un testa¬
ment. “Vivre de ses rentes” ou “avoir des
rentes” signifie vivre des revenus d’un bien
contrat
ou d’un
un
capital sans avoir besoin de fournir
travail. Une entreprise bénéficie d’une
rente de situation
lorsqu’elle profite d’un
avantage inespéré tel le *monopole de la
distribution d’un produit par exemple.
replat voir relief.
représentation, nom fém. Action de
montrer à nouveau. Traduction d’une idée
par une irnage, un signe ; cette image ou ce
signe. Action de jouer une pièce de théâtre
en public, de se mettre en valeur: être en
représentation.
• représentation divine. Tahitien: *to’o,
*ti’i. Pour José Garanger, «le Tahitien
d’autrefois ne peut être accusé d’iconolâ-
trie. 11 ne croit pas que ce que nous nom¬
mons
des représentations, des images, des
*statues de ses *dieux en soit le réceptacle
permanent... Le dieu tahitien ne réside pas
en
déterminée, sont
comptables de leur action régionale ou
nationale devant les électeurs.
En Polynésie, la représentation politique
est assurée par les conseillers
permanence dans son “support”. Il n’y
fait que des séjours furtifs. Et c’est donc
toute une affaire,
l’affaire des *prêtres, en
certaines rares occasions, de prier le dieu
de venir résider quelques instants sur le
*marae, de le faire “descendre” dans son
image». C’est dans ce sens qu’il faut expli¬
quer les termes to ’o et ti’i. Le to b, récepta¬
cle du dieu, est souvent un cylindre de
pierre ou de bois et (ou) de vannerie, orné
de plumes rouges ou jaunes. Les Tahitiens
accordaient beaucoup d’importance au
côté sacré de ces plumes. Le ti’i est une
*sculpture anthropomorphe de bois ou de
pierre faite pour celui qui voulait en obte¬
nir les faveurs ou pour les prêtres qui vou¬
laient y faire entrer un esprit. Les ti ’i étaient
invoqués et inspiraient la crainte. Les to’o
municipaux,
les conseillers territoriaux, deux *députés
qui est
Ainsi, certaines lignes d’Air Tahiti, bien
que non rentables, sont maintenues car
une
d’un mandat à durée
et un *sénateur.
Voir aussi : assemblée.
reproduction, nom fém. Processus biolo¬
gique par lequel un être vivant produit un
ou plusieurs autres êtres semblables à luimême formant une nouvelle *génération.
• En
*zoologie comme en *botanique, on
distingue des espèces à reproduction sexuée
ou asexuée.
Chez les plantes, la reproduction asexuée
peut se faire par des bourgeons portés par
des stolons (c’est le cas du fraisier) ou
par
des bulbilles situés à la naissance des
feuilles. Elle peut consister en un bour¬
geonnement mais aussi en une fragmenta¬
tion, un bouturage, un marcottage : on
obtient ainsi un clône (voir bouture, mar¬
cotte). La reproduction sexuée est la plus
fréquente.
Chez les plantes à *fleurs, les organes
femelles se trouvent au centre de la fleur et
un ovaire contenant les
(les futures graines) munis d’un
stigmate. L’organe mâle est constitué par
l’étamine qui produit les grains de *pollen.
Ceux-ci sont transportés par le vent ou par
comprennent
ovules
un insecte
jusqu’au stigmate, ce qui permet
la fécondation de l’ovule.
Certains animaux se reproduisent de
façon
asexuée, telles les amibes qui se multiplient
par simple division de la cellule.
Dans la reproduction sexuée, le nouvel
individu résulte de la fusion de deux
gamètes : l’ovule (gamète femelle), fécondé
par le spermatozoïde (gamète mâle). La
fécondation peut être externe si les deux
gamètes se rencontrent hors des individus,
en milieu
aquatique pour les *Invertébrés
par exemple. Elle est interne si elle se pro¬
duit dans les organes génitaux de la femelle.
Il arrive que certains végétaux ou animaux
(les escargots par exemple) possèdent à la
fois les organes mâles et femelles néces¬
saires à leur reproduction : ils sont dits
hermaphrodites.
L’homme sait agir sur la reproduction
des végétaux, des animaux et sur sa
propre
génération. Des *hybrides provenant du
croisement de plusieurs espèces différentes
de plantes ou d’animaux offrent ainsi de
•
meilleurs rendements en grains, cellulose,
lait, viande... On peut aussi modifier le
code génétique d’un être vivant pour amé¬
tution de Louis XVI, elle fut marquée par
techniques n’ont pas encore été appliquées
aux humains pour des raisons morales,
des guerres contre les pays européens coa¬
liorer ses performances économiques. Ces
mais les individus savent maîtriser leur
fécondité par les techniques de *contracep-
ou la stimuler par la fécondation
d’ovules in vitro. Ceux-ci donnent nais¬
tion,
éprouvettes” après leur
réimplantation dans les voies naturelles.
sance à des “bébés
Autre sens : action de réaliser un double ou
une
imitation d’un objet.
Reptiles, nom masc. pl. Classe de *Vertébrés terrestres à quatre pattes
qui sont
apparus il y a environ 300 millions d’an¬
nées. Ils descendent des Amphibiens et
sont à
l’origine des Mammifères et des
^Oiseaux ; comme ces derniers, ils pondent
des œufs entourés d’une coquille et possè¬
dent un seul condyle occipital. Les Reptiles
caractérisés par un corps couvert
d’écailles, une respiration pulmonaire et un
sont
mode de déplacement par reptation. Leur
mode de *reproduction est généralement
*ovipare mais peut être parfois *ovovivipare (Vipères) voire *vivipare (certains
*Lézards).
On compte 6000 espèces de Reptiles dans
le
monde, répartis en quatre ordres : les
qui sont les plus
primitifs, les Saurophidiens (Lézards et
*Serpents), les Crocodiliens et les Rhynocéphales dont le seul représentant est le
Sphnénodôn de Nouvelle-Zélande.
• En Polynésie, neuf espèces de Reptiles
terrestres ont été identifiées (quatre Lé¬
zards et cinq *Geckos), ainsi que trois
espèces de Tortues marines.
Chéloniens (*Tortues)
république, nom fém. Forme de *gou-
vernement
où le *pouvoir politique n’est
pas détenu par une seule personne et dans
laquelle la fonction de chef de l’État n’est
pas héréditaire. En fonction du partage des
responsabilités et de l’équilibre entre les
divers pouvoirs (*parlement, gouverne¬
ment, *président), on parle de *régime
républicain présidentiel (aux États-Unis
par exemple), *parlementaire (Allemagne
de l’Ouest, Italie) ou semi-présidentiel
(*France). La république se distingue de la
*monarchie de type héréditaire mais cela
ne signifie pas qu’elle est nécessairement
plus démocratique. Ainsi, le terme de
république cache parfois des régimes carac¬
térisés par la *dictature d’un homme, d’un
petit groupe (situation fréquente dans les
pays du Tiers-Monde) ou par la domina¬
tion exclusive d’un parti politique, souvent
unique (dans les “démocraties populaires”
de l’Europe de l’Est par exemple).
Depuis 1792, la France a connu cinq
républiques.
• Ire République (1792-1799 ou 1804).
Fondée le 22 septembre 1792 après la desti¬
de graves troubles intérieurs ainsi que par
lisés. Elle connut, en raison de ces périls, un
régime d’exception sous la Terreur et le
régime d’assemblée sous le Directoire,
avant de s’effacer devant le pouvoir per¬
sonnel de Napoléon Bonaparte.
• Ile
République (1848-1852). Elle naquit
de la *révolution de 1848 qui chassa Louis-
Philippe du trône de France. République
démocratique et sociale les premières
semaines, elle fut rapidement confisquée
par la bourgeoisie puis par LouisNapoléon Bonaparte (neveu de Napolé¬
on FO qui, élu président le 10 novembre
1848, modifia la *constitution après le
coup d’État du 2 décembre 1851. La consti¬
tution du 4 janvier 1852 le maintint comme
président pour 10 ans et le 7 novembre
1852 l’Empire fut rétabli.
République (1870-1940). Elle trouva
origine dans la défaite du Second
Empire face à la Prusse. Mise en place de
façon provisoire le 4 septembre 1870, elle
présida aux destinées de la France jusqu’au
10 juillet 1940 (trois semaines après la
signature de l’armistice avec l’Allemagne
hitlérienne). Après l’échec d’une tentative
de restauration de la monarchie, le fonc¬
• Ille
son
tionnement de la république fut défini par
les lois constitutionnelles de 1875 qui pré¬
voyaient un régime parlementaire dans
lequel le président détenteur de l’exécutif
laissait pourtant l’essentiel du pouvoir à la
Chambre des *députés qui, avec le *Sénat,'
partageait le pouvoir législatif et contrôlait
l’action du gouvernement. Ce régime d’as¬
semblée sut surmonter l’épreuve de la 1'''=
Cuerre mondiale mais se perdit ensuite
dans de multiples querelles entre partis
politiques qui provoquèrent une grande
instabilité ministérielle et de graves pro¬
blèmes politiques. C’est sous la IIP Répu¬
blique que la France se lança dans une
ambitieuse politique de conquêtes colo¬
niales qui la conduisit en Afrique Noire, en
Asie et en Océanie (*annexion de Tahiti en
1880, *protectorat sur Wallis et Futuna en
1886).
• IVe
République. Son existence fut éphé¬
mère (3 juin 1944 - 5 octobre 1958). La IV^
République naquit à la Libération sous la
forme du Gouvernement provisoire de la
République française. Sa constitution, con¬
testée, fut adoptée à une faible majorité
lors du référendum du 13 octobre 1946.
Reconduisant ce qui avait été une des fai¬
blesses de la IIP République, elle mettait
place un régime parlementaire doté
d’une Assemblée nationale toute puissante
en
qui, avec le Conseil de la République (exSénat), élisait pour sept ans un président de
la République sans pouvoir. De fait, l’ins¬
tabilité des dernières années de la IIP
République se perpétua sous la IV® alors
RÉPUBLIQUE
République française. 1. Emblème
de la !'• Républlqueàl’époquedela
Convention montagnarde (1793).
2. Réunion d’un club, soutien de la
II’ République (1848). 3. Léon
Gambetta (1838-1882), fondateur
de la III’ République et président
du Conseil de novembre 1881 à
janvier 1882. 4. Jean Jaurès (18591914), leader du mouvement
socialiste sous la III’ République.
Tribun et militant pacifiste. Il
participe ici à la manifestation
contre l'allongement du service
militaire en 1913. 5. Premier vote
des femmes (1945). 6. Le ministère
Guy Mollet autour de René Coty,
président de la IV’
République. De gauche à droite au
1" rang : Pierre Mendès-France, le
président, Guy Mollet, François
Mitterrand. 7. Le général de Gaulle
(1890-1970), fondateur (avec
Michel Debré, au 2’ plan) de la V’
République, reçu au Conseil
économique et social.
second
63
REQUIN
que se
posait le problème majeur de la
♦décolonisation.
Principales espèces de
Requins présentes en
Polynésie.
Te mau hoho’a ma’o e ’iiehia
i Porineila.
Ayant, dès 1946, remplacé les “vieilles
♦colonies” (Guadeloupe, Martinique,
Guyane, Réunion) par des ♦Départements
d’Outre-Mer et les autres possessions ou
protectorats français par des ♦Territoires
d’Outre-Mer ou des États associés regrou¬
pés dans réunion française, la constitution
de la IV= République n’avait pas prévu
pour autant l’évolution des possessions
françaises vers l’^indépendance. La ♦loicadre Defferre leur apporta l’^autonomie
interne, mais il était trop tard pour l’Indo¬
chine qui, déjà, avait accédé à l’indépen¬
dance en 1954, et pour l’Algérie en pleine
effervescence indépendantiste. C’est la crise
GALEOCBROO CUVIER
ma'o torelore R. tigre
SPHYRNA LEWINI
ma'o taumata R. marteau à festons
SPHYRNA UOKARRAN
ma'o taumataroa Grand requin marteau
algérienne qui provoqua la chute de la IV®
République.
• Ve République (depuis 1958). Elle est
avant tout l’œuvre du général de *Gaulle
qui a tenu à limiter le pouvoir des assem¬
blées en instaurant un régime semiprésidentiel dans lequel le président a les
moyens d’assurer l’autorité de l’État et où
l’Assemblée ne peut renverser le gouver¬
nement que sur une ♦motion de censure ou
une question de confiance. De fait, la vie
politique y gagna en stabilité. Depuis 1958,
le pays a vu se succéder 4 présidents, élus
au suffrage universel depuis la réforme
constitutionnelle de 1962: Charles de
Gaulle (1958-1969), Georges ♦Pompidou
(1969-1974), Valéry ♦Giscard d’Estaing
(1974-1981) et François ♦Mitterrand de¬
puis 1981, réélu en 1988.
Si la France a connu une phase de prospé¬
rité et de rayonnement dans les années
soixante, elle dut affronter la crise de ♦mai
1968, puis les effets de la crise économique
mondiale qui engendra de graves pro¬
blèmes économiques, sociaux et politiques.
Sous la V®
CARCHARHINUS ALBfMARGINATUS
ma'o fdpsfe R. à aileron blanc de récif
République, la quasi-totalité
des territoires africains évolua de l’auto¬
nomie à l’indépendance entre 1958 et 1960
(à l’exception de Djibouti et des Comores
dont l’indépendance fut plus tardive). Les
CARCHARHINUS AMBLYRHYNCHOS
taira R. gris de récif
Accords d’Èvian de 1962 consacrèrent l’in¬
dépendance de l’Algérie. Quant aux
T.O.M. restés français, leurs statuts furent
redéfinis et évoluèrent.
Voir aussi : élections.
►
CARCHARHINUS LIMBATUS
'olhe R. au long museau
Repupirita. Te Hau Repupirita, ’o te ho’e ia
fa ’aterera ’a fenua no te mana fa ’atere ’e i roto
iana te vai ra te ho’e ta’ata tei riro ’ei Peretiteni
Hau Repupirita ’aita ra te mana poritita
iana ra, ’e aita ato’a tona ti ’ara ’a i te toro ’a
no te
ha’amono i roto i tona hua’ai (mai te tupuna
CARCHARHINUS LONQIMANUS
ma'o parafa R. à aileron blanc du large
mai). E ’operehia te, mau mana fa’atere i roto i
te Apo ’ora ’a iriti ture, te Apo’ora ’a fa ’atere i te
Hau Fenua ’e te Peretiteni. Te vai nei te
fa ’aterera ’a peretiteni no Marite, te fa ’aterera ’a
mana
’iriti ture ’o Heremani To’o’a-o-te-Ra ’e
’o Itaria ’e to Farani ho ’i, te afara ’a o te mana i
te afara’a tei te mau Apo’ora’a
Rahi ’e te Apo’ora’a iriti ture. Iroto i teie
te Peretiteni,
CARCHARHINUS MELANOPTERUS
mauri R. de récif é aileron noir
e
64
repupirita, e nehenehe ato ’a te reira
tahuna i tefa’aterera’a titi a te hô’ênoa
mana hau
ta’ata, a te hof pupu ta’ata fa’atere ’e ’aore ia
hô’ë noa pupu poritita ’e te reira mau
a te
^
fa’aterera'a ta tatou ia efa’aro’o nei ’e la tatou
e ’ite pinepine nei i roto i te ’afata teata : te
mau fenua rava’i ’ore o teie nei ao.
Requin, nom masc. Tahitien : ma’o. Mar-
quisien : moro. Poisson cartilagineux, éga¬
lement appelé Squale, appartenant à l’or¬
dre des Sélaciens. Il a généralement un
corps très effilé, hydrodynamique ; il pos¬
sède cinq fentes branchiales latérales et une
queue dissymétrique. L’absence de vessie
natatoire et d’opercules l’oblige à nager
continuellement. Les Requins ont, partout
dans le monde, la réputation d’être dange-
RÉSEAU
l’Homme. Cette mauvaise répu¬
atténuée en Polynésie où les
accidents graves et mortels sont relative¬
famille. Le grand requin bleu était l’animal
A l’exception du grand Requin blanc (in¬
dieux de la mer mirent cependant en garde
les dieux de la terre contre l’appétit du
reux pour
tation
est
ment rares.
Polynésie) et de certains Requins
tigres, les grands Requins sont inoffensifs
pour l’homme. Le Requin baleine vit dans
les mers tropicales et se nourrit de *plancton, de petits Poissons et de Céphalo¬
podes; il atteint 18 m de longueur. Le
Requin pèlerin des mers tempérées atteint
14 m et a une alimentation comparable.
• On dénombre 17 espèces de Requins
dans les eaux polynésiennes, les plus com¬
munes étant le Requin blanc de récif {Carcharhinus albimarginatus, tahitien: ma’o
tSpeté), le Requin gris de récif {Carcharhinus amblyrynchos,
tahitien: raira), le
Requin à long museau et à pointes noires
{Carcharhinus limbatus, tahitien : oihe), le
Requin à aileron blanc du large (Carcha¬
rhinus longimanus, tahitien : ma’o parafa),
le Requin de récif à aileron noir (Carcha¬
rhinus melanopterus, tahitien : mauri), le
Requin tigre (Galeocerdo cuvier, tahitien :
ma’o tore tore), le Requin citron (Negaprion acutidens, tahitien: ma’o arava), le
Requin à aileron blanc du lagon (Triaenodon obesus, tahitien : mâmaru), le Requin
dormeur (Nebrius concolor, tahitien : ma’o
rohoi).
En Polynésie, les Requins ont une activité
essentiellement nocturne et occupent géné¬
connu en
ralement un même territoire. Leur foie est
utilisé pour sa richesse en huile tandis que
à fabriquer des objets de
maroquinerie. Les mâchoires et les dents
leur peau sert
sont vendues comme souvenirs.
• La mythologie polynésienne faisait des
requins des messagers des dieux. Certains
étaient considérés comme l’émanation d’un
esprit ou d’une divinité protectrice de la
favori du dieu *Taaroa et la tradition rap¬
porte qu’il y a très longtemps il vivait en
Requins. 1. Requin à aileron blanc
du lagon (mâmaru). 2. Requin gris
du récif (raira).
très bonne entente avec les humains. Les
requin. «La jeunesse du pays évitait donc
de s’approcher du requin, lorsque deux
frères connus pour leur bravoure, nommés
Tahi a ra’i (Premier du soleil) et Tahi a nu’u
(Premier des multitudes) se renseignèrent
auprès de leurs aînés pour savoir quand et
où le requin s’approcherait du rivage. Ces
derniers leur répondirent : “lorsque la
marée sera haute, il s’approchera de cette
pointe, actuellement il attend dans le fond
le moment de venir”. (...) La marée étant
haute, le requin s’approcha et, se retour¬
nant sur la crête d’une vague, il ouvrit la
gueule pour avaler le frère aîné; à ce
moment, Tahi a nu’u lui enfonça sa lance
dans la gorge». Très mécontent du traite¬
ment infligé à son requin favori, Taaroa
l’enleva soudain dans les airs, le ressuscita
et le guérit de ses blessures (d’après Teuira
*Henry : “Tahiti aux Temps anciens”).
►
Te ’a’ai o te ma’o. Eparau teie no te ma’o tei
fa ’a ’amu i te ho “ë tamaiti no roto mai i te ho ë
pufenua tei fa’aru’ehia i roto i te tahi anavai ’e
tei paunu i tai, ’itea mai ai e te ho ë ma ’o.
No Porapora teie ’a 'ai, ’o Heitarauri-te-ara-ote-ma’o, te i’oa o te tamaiti ’o te Pufenua. la
pa ’ari te tamaiti ’e ia tae i te taime, ’ua opua te
metua ma ’o e fano raua i te fenua Hawaii, ’ua
fa’aineine i te tamaiti.
Fa’aue atura, e haere e ti’i e 2 ha’ari ’e 1 ofa’i.
la tere ra râua, ’ia hiti te mahana, ’ua poiha te
tamaiti, ’ua tupa’i i te ha’ari, mai te fa’atupa’i
te tahi i ni’a i te tahi, parari a’enei te ’opa’a; ’ia
tae ra i te piti o te ha ’ari, ’aita e rave ’a no te
vahi i taua ha ’ari nei, ’ua parau atu ra te ma ’o i
ni’a i tana tamaiti, “hou a tupa’i ai i te ha’ari i
ni’a i ta’u upo’o, e ma’iri au i to ’oe i’oa ’e teie
to i’oa o: Hei-tara-uri-te-ara-o-te-ma’o”.
la
ma’iri ’oia i te i’oa o tana tamaiti, ’ua fa’aue
a’era i tana tamaiti e tupa’i i te opa’a i ni’a i
pârahurahu roa a’era te upo’o o te
pohe ihora te ma’o. No reira te ma’o i
teie mahana e ’upo’o parahurahu.
tona upo’o,
ma ’o,
réseau, nom masc. Ensemble de fils, de
lignes, de tubes ou de voies de communica¬
tion entrelacés ou entrecroisés. Un réseau
peut former un filet permettant de retenir
ou d’enserrer quelque chose. Un réseau de
voies de communication dessert une
région.
Réseau aérien interinsulaire. Nouvelle
dénomination donnée à la * Régie aérien¬
ne interinsulaire le
janvier 1958 par
la compagnie *U.T.A. (précédemment
•
*T.A.L). Elle commença ses liaisons avec
des ^hydravions de type Grumann Mallard
puis Catalina et Bermuda. A partir de
1965, la multiplication des aérodromes
permit à la compagnie d’utiliser des DC4.
En 1971, le R.A.I. adopta la nouvelle
dénomination *Air
Polynésie, puis,
1987, celle d’*Air Tahiti.
en
65
RÉSINE
•
Réseau
général de Radiocommunica¬
tions (R.G.R.) ou Société France Câbles et
Radio. Organisme chargé de la gestion
technique des *télécommunications entre
Tahiti et le reste du monde. Les installa¬
réception et d’émission sont
regroupées sur le plateau de Papenoo
(150 m) et consistent en une antenne para¬
bolique de 11 m de diamètre et un centre de
tions
de
traitement de la
parole. A Fare Ute, un
petit centre annexe a pour mission de
répartir les flux entre Papeete et Papenoo.
L’ensemble est géré par 33 techniciens. Par
l’intermédiaire du *satellite Intelsat, géos¬
tationnaire au-dessus du Pacifique, le
R.G.R. assure les relations téléphoniques
et télex internationales et reçoit des émis¬
sions de télévision et de radio retransmises
localement par la société *R.F.O. et par
des stations privées.
• réseau urbain.
Ensemble de villes d’une
région ou d’un pays qui ont tissé entre elles
multiples liens d’ordre économique
(commerciaux, industriels, de services...)
de
ou
socio-culturels,
et dont les
relations
s’établissent de façon hiérarchique. On dis¬
tingue ainsi des centres primaires, secon¬
daires ou de troisième ordre, qui corres¬
pondent à des influences locales, régionales
ou
nationales. Le tissu des relations peut
être complexe au point que les influences
de plusieurs villes se disputant le contrôle
de centres secondaires se superposent. Par¬
fois, c’est la capitale hypertrophiée qui
vient supplanter l’influence de *métropoles
régionales, comme c’est le cas de Paris dans
le Bassin
(1899-1943),
fondateur et président du Conseil
Jean Moulin
national de la Résistance
parisien et sur une part impor¬
français. Si les réseaux
tante du territoire
urbains sont denses et hiérarchisés dans la
plupart des pays développés, il n’en est pas
de même dans les pays neufs (Australie,
Nouvelle-Zélande, et même États-Unis) ou
dans les pays du Tiers-Monde. Les villes
sont alors surimposées, mal intégrées à leur
environnement et sans véritables liens d’in¬
terdépendance. Souvent, seule compte la
ville-capitale. On a alors une structure dite
primaire, donc non hiérarchisée, et l’on ne
peut parler de réseau urbain.
La Polynésie française se rapproche de ce
schéma, dans la mesure où le seul véritable
organisme urbain est l’*agglomération de
*Papeete, où se rassemble l’ensemble des
organes de direction, et d’où partent toutes
les décisions. *Uturoa, à ce titre, ne repré¬
sente guère qu’un simple relais secondaire
de la ville-capitale.
le Resolution, aviso de la Royal
Navy commandé par James Cook
66
résine, nom masc. Substance collante et
visqueuse produite par certains végétaux.
La résine ou le suc *résineux du *mâpë
s’écoulant des arbres âgés était appelée to
mape, le sang du mâpe, rouge rubis, et pou¬
vait servir de colorant. On calfatait parfois
les *pirogues avec la résine de *tamanu et
de ’uru.
résineux, adj. ou nom masc. Arbre de la
famille des *Conifères dont l’écorce ou le
bois
produisent de la *résine, substance
collante et odorante.
En Polynésie, le *Pin des Caraïbes utilisé
pour le
*reboisement des collines est un
Résineux.
En France, la récolte de la résine dans les
forêts des Landes permet la fabrication de
l’essence de térébenthine et de détergents.
Ce mot désigne aussi tout ce qui contient
de la résine
ou
quelque chose qui a l’as¬
pect de la résine, par exemple ce qui sert
à la fabrication de certaines matières
plastiques.
résistance, nom fém. Force et propriété
par laquelle un corps réagit contre l’action
d’un autre. Défense contre une attaque.
•
la Résistance. Nom donné aux mouve¬
ments clandestins qui s’opposèrent à l’oc¬
cupation allemande en France durant la
Deuxième *Guerre mondiale. Ces mou¬
menèrent une action dans des
vements
domaines aussi variés que le renseignement
(auprès des Alliés), l’information (jour¬
naux et tracts), les
passages de lignes et de
frontières, la fabrication de faux-papiers,
le sabotage ou la lutte armée (maquisards
et partisans). Ils contribuèrent à
précipiter
la chute de l’Allemagne et prirent une
ampleur particulière dans certains pays
(Pologne, U.R.S.S., Yougoslavie...) ou cer¬
taines régions de France (Vercors, Limou¬
sin...). Les mouvements de résistance fran¬
çais furent longtemps divisés. Sous l’im¬
pulsion de J. Moulin et de G. Bidault, ils
s’unifièrent progressivement autour du
général de *Gaulle et d’un programme de
réformes politiques, économiques et so¬
ciales à appliquer après la libération. Ils se
regroupèrent en mai 1943 en un Conseil
national de la Résistance (C.N.R.).
Chaque année, en Métropole comme en
Polynésie française, est organisé un
Concours national de la Résistance et de la
^Déportation, afin de perpétuer auprès
des élèves le souvenir du sacrifice des
résistants.
Voir aussi : France Libre.
Resolution (le). Ancien navire charbon¬
nier de 462 *tonneaux et 33 mètres de lon¬
qui fut armé à Shearness (Angle¬
terre) pour les 2'= et 3' voyages de James
*Cook. Transformé en *aviso de la Royal
Navy, il fut doté de 12 canons. Selon James
Cook qui commanda les deux expéditions
à son bord, le Resolution était, de tous les
bâtiments qu’il avait vus, le mieux adapté à
gueur
sa
tâche. Il résista en effet à de violentes
tempêtes aux abords de l’Antarctique et à
un drossage sur des récifs de NouvelleZélande. De retour à Plymouth, le navire
fut cependant trop vite révisé pour le 3'=
voyage de Cook. Il connut de si nom-
RÉUNION
breuses avaries tant à la coque qu’au grée¬
les membres d’équipage affir¬
volontiers s’y sentir «moins en
ment que
maient
sécurité que sur un navire en pain d’épi¬
Ces difficultés imposèrent de nom¬
ces».
breuses escales, à Hle de *Kerguelen, à
*Vancouver et enfin dans la baie de
Kealakekua (*Hawaï) où James Cook fut
assassiné.
ressource, nom fém. Moyen utilisé pour
faire face à une difficulté ou pour entre¬
prendre quelque chose. Élément permet¬
tant à un pays d’accroître sa puissance et sa
richesse.
• Les ressources naturelles de la
Polynésie
étaient trop modestes pour lui permettre de
participer à la P® et à la 2"= *révolutions
industrielles. L’absence de bassin sédimentaire explique l’absence de gisements de
charbon et d’*hydrocarbures.
Les îles ne
recèlent pas de minéraux suffisamment
concentrés pour être économiquement
exploitables. L’espace terrestre est égale¬
ment une ressource rare.
Cependant, le Territoire peut compter sur
plusieurs atouts pour assurer son dévelop¬
pement économique :
RÉUNION (LA). ‘•‘Département d’OutreMer français situé dans T’^'océan Indien,
par 21° sud et 55° est. La Réunion est une
île de 2 510 km^ ; c’est un massif volcanique
élevé et encore actif dans sa partie sud-est
(Piton de la Fournaise). L’ensemble cul¬
mine à 3 069 m au Piton des Neiges. Les
plaines littorales sont étroites et l’intérieur
de nie est cloisonné par des vallées rayon¬
nantes qui s’élargissent parfois en cirques :
cirques de Mafate, de Cilaos et de Salazie.
Aux contraintes du relief s’ajoutent celles
du climat : île tropicale, la Réunion pré¬
sente l’opposition habituelle côte au vent /
côte sous le vent et se trouve sur la trajec¬
toire de ‘•‘cyclones parfois dévastateurs.
• Découverte en 1507 par le navigateur
Pedro de Mascarenhas, Die fut annexée en
1642 par la France. Elle reçut le nom d’de
Bourbon et devint une escale sur la route
des Indes. Sous l’impulsion du gouverneur
Mahé de La Bourdonnais, l’immigration
européenne s’intensifia au XVIIP siècle et
d’importants contingents d’esclaves noirs
et de travailleurs indiens sous contrat arri¬
vèrent lorsque Die entama sa “révolution
agricole”. Les grands domaines des plaines
se
consacrèrent à la culture du café, des
Saint-Denis de la Réunion
Sources d’énergie :
-
*insolation supérieure à 2 500 heures par
an
-
-
dans la plupart des îles
*biomasse abondante
*énergie thermique des mers
permanence des *alizés pouvant animer
des batteries d’*éoliennes.
-
-
cours
d’eau de Tahiti propices à l’instal¬
lation de ‘'‘centrales électriques.
Matières premières :
-
-
^phosphates des Tuamotu du Nord
*alluvions des vallées et carrières de
basaltes pour matériaux de construction et
remblais
-
-
*nodules polymétalliques
encroûtements riches
en
cobalt
sur
les
hauts-fonds des Tuamotu du Nord.
Autres ressources :
-
-
*population jeune en croissance rapide
enseignement de qualité, aux filières
variées
paysages pittoresques et caractéristiques
climatiques favorables au tourisme
mythe historique attaché aux noms de
-
-
Tahiti et de Bora Bora
-
ressources
océaniques.
Carte économique de la Réunion.
agglomération
céréales, légumes, fruits
canne
à sucre
culture du géranium
culture du vétiver
sucrerie
culture de la vanille
résurgence, nom fém. Réapparition à l’air
libre d’une ‘'‘rivière souterraine ou d’‘'‘eaux
d’infiltration qui donnent naissance à une
source.
résurgences sont nombreuses sur les
versants des îles hautes de Polynésie. Les
• Les
escarpement remarquable
forêt tropicale dense
steppe buissonnante
aéroport international
trafic portuaire
eaux infiltrées suivent des réseaux de ‘'‘dia-
clases et les ‘•‘lavatubes ; elles alimentent les
‘•‘cascades et les torrents, notamment au
cours de la saison des pluies.
0
I
10
«
20 km
■
67
REVA
épices et du coton, puis de la canne à sucre.
Les productions agricoles constituent eneore une part notable du P.N.B.
• En 1985, nie a récolté 225 000 tonnes de
sucre, 92 000hl de rhum, 168 tonnes de
vanille, 16,41 d’essence de vétyver et 31,11
d’essence de géranium. La plupart des
actifs occupent cependant des postes de la
fonction publique et des emplois dans les
entreprises de services.
Département depuis 1946, la Réunion
(nom adopté en 1793) est placée sous
l’autorité d’un *commissaire de la Répu¬
blique; l’État règle 98% des dépenses
budgétaires de Hle. La population, très
métissée, s’élevait à 541 700 habitants en
1985. Les principales agglomérations sont
(hutureva). Era'au tupu teie, tona ma’a,
muta’a ra, teie ta te ma ’ohi ra 'au e rave no te
fa’ata’ero, iapohe roa. la ’amu i te reva ’e aore
ia ’inuhia tona vaiharo, e fa’aea ta’ue noa te
mafatu. E rave ato ’ahia ra, tona rau ’e tona
pa’a no te hamani i te ra’au tahe’e.
E ravehia tona ra ’au ’ei hamani fare.
revenu, nom masc. Somme d’argent reçue
par une personne, en général de façon régu¬
lière, et lui assurant des ressources pour sa
*consommation et son *épargne. Les reve¬
nus ont trois
origines principales : l’activité
professionnelle (^salaires, honoraires, trai¬
tements ou revenus des entrepreneurs), la
*propriété et le *capital (loyers, intérêts,
dividendes, rentes), les aides sociales (*allocations familiales, retraites, bourses...).
•
Les différences de revenu sont considé¬
rables
en
Polynésie. Les familles
nom¬
Exemples de revenus
Polynésie
(1" janvier 1988).
foyer modeste
père : ouvrier OS® 3* catégorie :
mère : ménagère à mi-temps :
4 enfants : Allocations familiales :
revenu
mensuei
:
foyer de la classe moyenne
père : instituteur 6® échelon :
mère : empioyée d’hôteiierie :
(6’ catégorie)
68
95 500 F.C.P.
38 500 F.C.P.
22 000 F.C.P.
156 000 F.C.P.
243 000 F.C.P.
132 000 F.C.P.
2 enfants : Aiioc. familiaies :
11 000 F.C.P.
maison en location :
revenu mensuei :
90 000 F.C.P.
une
diaire. La *fiscalité indirecte ne gomme pas
ces
inégalités car elle touche essentielle¬
ment l’utilisation des revenus c’est-à-dire la
*consommation.
Voir aussi : ménage, niveau de vie.
révolte, nom fém. Soulèvement, généra¬
lement violent et localisé, contre une auto¬
rité établie ou une mesure arbitraire. Une
situation révoltante peut toutefois ne susci¬
trière en 1978. Les révoltes ''“canaques de
mai te ma’a vi e ta’ero ra, ia ’amu iana. I
familiaux courants
tunés, alors que la plupart des fonction¬
naires occupent une situation intermé¬
(ou huturevd). Cerbera manghas.
Grand Arbre de la famille des Apocynacées. C’est une plante vénéneuse dont les
fruits ressemblent un peu à des mangues et
contiennent un poison violent, la cerbérine
qui était utilisée autrefois par les eandidats
au suicide et par les criminels. Cette subs¬
tance provoque un arrêt du cœur lors¬
qu’elle est ingérée. L’écorce et les feuilles
sont utilisées, à petite dose, comme purga¬
tif puissant. Le bois servait autrefois à
construire des charpentes.
►
en
Les gros commerçants et les propriétaires
d’ensembles immobiliers sont les plus for¬
ter qu’une opposition mesurée.
reva
(herbier de l’O.R.S.T.O.M.)
appartenant à l’ethnie polyné¬
Saint-Denis (109068 hab.), Saint-Paul
(58 417), Saint-Pierre (50 082) et Le
Tampon (40358).
reva
reva
breuses
sienne sont souvent les plus défavorisées.
476 000 F.C.P.
•
Én Polynésie, la *guerre franco-
tahitienne ( 1844-1846) peut être assimilée à
une révolte ; plus récemment, la
prison de
Papeete fut le théâtre d’une révolte meur¬
1878 et 1917 firent des centaines de morts
en
*Nouvelle-Calédonie.
Voir aussi: insurgé, mutinerie, rebelle.
révolution, nom fém. Tour complet effec¬
tué par un astre sur son orbite : la Terre
effectue une révolution autour du soleil en
365 jours, 6 heures et 14 minutes. Se dit
aussi du mouvement de rotation d’un corps
ou d’un plan autour d’un axe.
Transformation soudaine et parfois vio¬
lente d’un *régime politique et de l’ordre
social d’un État. Par extension, désigne
l’ensemble des partisans de la Révolution.
Révolution
française. La * France a
l’époque mo¬
derne et contemporaine: en 1789-1799,
1830 et 1848. La plus importante se déroula
•
eonnu
trois révolutions à
à la fin du XVIIP siècle. Elle eut pour
origine la contestation de l’ordre social et
politique par la plupart des classes sociales
par les intellectuels du “siècle des
lumières”. Elle s’est également nourrie des
exemples de régimes fondés sur un contrat
passé entre la Nation et ses dirigeants (en
et
Angleterre et aux États-Unis). A ces causes
profondes s’ajoutent la faiblesse du roi
Louis XVI et la grave crise économique et
financière des années 1780.
La
période révolutionnaire se divise en
trois phases. La transformation des États
généraux en *Assemblée nationale consti¬
tuante le 9 juillet 1789, la prise de la Bastille
(14 juillet) puis l’abolition des privilèges
(4 août) aboutirent à la naissance d’une
*monarchie parlementaire dont les institu¬
tions furent précisées par la *eonstitution
de 1791. Cependant, le refus de collaborer
et la fuite du roi,
encouragée par les
monarques étrangers, conduisirent à une
deuxième phase révolutionnaire : celle de
l’été 1792. Trop lié à l’empereur d’Au¬
triche, hostile à la Révolution, Louis XVI
fut désigné à la vindicte populaire et empri-
RÉVOLUTION
sonné à la forteresse du Temple après une
journée de combats autour du palais des
Tuileries (10 août). La destitution du sou¬
verain permit de proclamer la * République
(22 septembre 1792), mais elle entraîna la
coalition des monarchies européennes
tions par exemple), les libertés fondamen¬
de régicide après l’exécution de Louis XVI
politique intérieure ou européenne primè¬
rent largement sur les ambitions outre¬
mer : ceci explique que la France ait été
absente du *Pacifique à la fin du XVIIP et
contre la France révolutionnaire accusée
le 21 janvier
1793. La période dite de la
Convention correspond donc essentielle¬
ment à la lutte intense menée par Danton,
Robespierre et les membres du Comité de
Salut public contre les armées étrangères et
les forces conservatrices de l’intérieur (en
Vendée notamment). Après les succès
remportés en 1794, les mesures d’exception
(la Terreur) furent accentuées, alors que la
Nation aspirait à une pause politique. Les
députés modérés firent arrêter Robespierre
et ses amis en juillet 1794 et rapportèrent la
plupart de leurs mesures. La période qui
suivit fut celle du triomphe des notables et
du libéralisme économique.
Mais l’incapacité des membres du Direc¬
toire à faire régner l’ordre explique le coup
d’État du 18 brumaire 1799 organisé par
Napoléon Bonaparte et accepté par la
*bourgeoisie. Avec l’établissement du P''
*Empire, c’est une autre forme d’absolu¬
tisme qui apparaissait, mais les conquêtes
révolutionnaires restaient acquises pour
l’essentiel.
La France et la Polynésie doivent beau¬
coup aux législateurs de la Révolution : la
^Déclaration des Droits de l’Homme et du
Citoyen, l’intervention de l’opinion dans
les affaires de l’État (par le biais des *élec¬
tales, l’instauration d’une société laïque et
de nombreuses réformes administratives et
économiques (organisation de la justice,
d’un système d’éducation, des poids et
mesures...).
Au cours de cette période, les problèmes de
au début du XIX^ siècle.
• Révolution russe.
Pays économiquement
et socialement attardé par rapport à l’Eu¬
rope de l’Ouest, la Russie du début du XX'
siècle souffrait de profonds déséquilibres.
La
plus grande partie de la population
constituait un *prolétariat rural ou indus¬
triel misérable, dominé par une bourgeoi¬
sie très minoritaire et un tsar autocrate :
Nicolas IL
Révolution française.
1. Georges Danton
2. La prise du
(1759-1794).
palais royal des
Tuileries le 10 août 1792.
L’opposition politique commençait à se
structurer autour d’un parti constitutionnel-
démocrate et de plusieurs courants socia¬
listes
parmi lesquels le mouvement
marxiste bolchevique. Les désastres mili¬
taires de la Première Guerre mondiale ont
brusquement aggravé les difficultés du
régime et provoqué les émeutes de février
1917.
Nicolas II choisit d’abdiquer et de laisser
le pouvoir à un gouvernement provisoire
dirigé par le socialiste modéré Kerensky.
Celui-ci refusa de satisfaire les revendica¬
tions du peuple (la paix et le partage des
terres) que Lénine et les bolcheviks repri¬
rent à leur compte dès le mois d’avril.
69
REY-LESCURE
Après une tentative de soulèvement popu¬
laire qui échoua au mois de juillet, Lénine
et Trotsky préparèrent une nouvelle Révo¬
Révolution
russe.
1. Vladimir
Oulianov dit Lénine (1870-1924).
2. Comité révolutionnaire.
Révolution Industrielle. 1. Intérieur
d'un canut lyonnais, tisserand
travaillant à domicile sous contrat
(vers 1840). 2. Les aciéries Krupp
(Allemagne, fin du XIX'
de Essen
siècle).
lution et la menèrent avec une rapidité
foudroyante les 6 et 7 novembre 1917 (fin
octobre dans le calendrier occidental). Le
régime socialiste ne fut cependant vrai¬
ment établi qu’en 1921 après une longue
guerre civile et de graves désordres que
l’Armée rouge réprima progressivement
avec l’appui de nombreux partisans. Les
gouvernements issus de la Révolution
réussirent à améliorer rapidement la situa¬
tion économique et sociale intérieure.
La naissance de l’*Union des Républiques
socialistes soviétiques favorisa aussi l’ex¬
pansion mondiale de l’idéologie commu¬
niste. Des partis communistes furent fon¬
dés dans plusieurs pays et un bloc socialiste
comprenant l’Europe orientale, la Chine et
la Corée du Nord... se structura autour de
ru.R.S.S.
au
lendemain de la Deuxième
Guerre mondiale.
Voir aussi: communisme, Marx
socialisme.
•
(Karl),
révolution industrielle. Elle consiste en
un bouleversement des méthodes de
duction lié à
sources
*pro-
l’erhploi de techniques, de
d’énergie et de matières premières
nouvelles.
La première révolution
industrielle com¬
mença en Angleterre vers
1780 et toucha
progressivement les autres pays d’Europe
et d’Amérique du Nord ainsi que le Japon
au cours
du XIX^ siècle. Elle avait pour
origine les découvertes scientifiques et tech¬
niques du «siècle des lumières» et fut favo¬
risée par l’abondance de la main-d’œuvre
et des capitaux issus du commerce et de
l’agriculture. La révolution industrielle fit
entrer le monde dans l’ère de la production
et de la *consommation de masse. Le phé¬
nomène débuta dans le domaine du textile
(le coton), donna naissance à la sidérurgie,
puis révolutionna les transports par l’em¬
ploi de la machine à vapeur et l’énergie de
la houille. 11 résulta de la concentration
industrielle urbaine un *exode rural massif
et l’apparition d’une classe ouvrière de plus
plus puissante grâce à ses organisations
politiques et syndicales.
Les paysages furent profondément trans¬
formés : les régions rurales isolées déclinè¬
rent tandis que les plus fertiles et les plus
proches des centres urbains bénéficièrent
en
des recherches en matière de machinisme
agricole et de fertilisation chimique. Des
régions industrielles se formèrent sur les
gisements de charbon et de fer, les “pays
noirs”, et des zones industrielles furent
aménagées dans les banlieues des grandes
cités. Le commerce mondial et les grandes
entreprises s’épanouirent ou se restructu¬
rèrent, souvent aux dépens des pays attar¬
dés qui subirent l’hégémonie européenne
pendant un siècle.
Le relais de certaines productions par d ’au-
70
RHUMATISME
très et l’invention de nouvelles techniques
L’ancienne rhumerie d’Atimaono.
révolution industrielle. A partir du début
broyage des cannes à sucre. 2. Vue
extérieure de la distillerie.
Te tare tàvlrlra’a 15 tahilo no
furent les manifestations d’une deuxième
1. La machinerie assurant le
du XX= siècle, le *pétrole et r*électricité se
substituèrent peu
à peu au charbon ; la
Atimaono. 1. Te mau mâtini
tâvirira'a i te mau tô. 2. Hoho’a
gamme des fabrications industrielles
s’enrichit de la production des automo¬
rapae o te tare tâvirira'a tô.
biles, des avions, des produits de synthèse
(fibres textiles, caoutchouc, matières
plastiques...).
Depuis la fin des années 60, les pays indus¬
trialisés vivent une troisième révolution
industrielle basée sur l’emploi d’énergies
nouvelles (*nucléaire, *solaire...), de r*in-
formatique et des matériaux composites, et
sur la conquête et l’utilisation de l’espace.
REY-LESCURE (Philippe)
(1897-1986).
Après avoir suivi des études de théologie à
Montpellier, Philippe Rey-Lescure fut
consacré '•'pasteur en 1928. Il effectua un
séjour missionnaire en Nouvelle-Calédonie
de 1922 à 1933 puis vécut à Papeete de 1937
à 1957 où il assuma les fonctions de pasteur
de la paroisse de.*Paofai puis de celle de
Béthel. Philippe Rey-Lescure fonda le bul¬
letin paroissial *Notre Lien et s’intéressa
aux communautés d’immigrés pour les¬
quelles il fit construire des maisons de
groupe dans divers quartiers de la ville. Il
est également connu pour ses recherches
ethnographiques et historiques et a publié
en 1957 un “Abrégé d’Histoire de Tahiti”.
la *Martinique 117 000 et la *Guadeloupe 90 000.
• En Polynésie, la transformation d’*Ati¬
an,
domaine sucrier vers 1880 s’est
maono en
R.F.O. voir Radio France Outre-Mer.
accompagnée de la construction d’une
rhumerie. Celle-ci, tenue jusqu’à la fin de la
R.G.R. voir Réseau
de colons
Première Guerre mondiale par un groupe
communications.
Rhinocéros du
général de Radio¬
cocotier, nom masc.
Oryctes rhinocéros. Gros Insecte coléop¬
tère encore inconnu à Tahiti. Sorte de gros
Scarabée mesurant cinq centimètres de
long et possédant une corne frontale, d’où
son nom. Il provoque des ravages considé¬
rables dans les cocoteraies de nombreux
pays voisins du Pacifique, aux îles Fidji par
exemple. Cela explique les mesures draco¬
niennes prises par le Service de P*Écono¬
mie rurale et par le Service des Douanes
pour éviter son introduction en Polynésie.
d’origine française (*LaharraRobin, *Cardella), fut cédée à des
commerçants chinois qui continuèrent à
produire du rhum. Ils livrèrent jusqu’en
1965 un produit de qualité moyenne qui ne
fut guère vendu que sur le marché local.
gue,
rhumatisme, nom masc. Terme général
désignant des affections douloureuses très
diverses, aiguës ou chroniques, ayant
comme caractéristiques communes la dou¬
leur et la fluxion (congestion ou inflamma¬
tion) localisées surtout au niveau des arti¬
culations et des parties molles qui les
entourent.
Cet Insecte ayant une activité essentielle¬
• Le rhumatisme articulaire
pays où sévit le Rhinocéros du cocotier
doit s’éloigner du port à la tombée de la
tout les
ment nocturne, un bateau qui arrive d’un
nuit afin d’empêcher l’Insecte de parasiter
les arbres de Tahiti.
aigu (R. A.A.),
appelé également maladie de Bouilland, est
assez répandu en Polynésie. Il atteint sur¬
enfants et les adolescents avec,
risques majeurs, des complications
cardiaques. Il se manifeste par une polyar¬
pour
thrite douloureuse, de la fièvre, des sueurs,
erythème, des atteintes viscérales et
cardiaques. 11 peut être provoqué par une
infection streptococcique et en particulier
par des angines mal soigiiées. Il néces¬
un
rhum, nom masc. Eau de vie également
appelée tafia, obtenue par distillation delà
mélasse, sous-produit de la fabrication du
*sucre. La production de rhum est une spé¬
cialité antillaise : la Jamaïque livre en
moyenne 122000 hectolitres de rhum par
site
une
surveillance et
un
traitement
prolongés.
Voir aussi : cœur.
71
RICHERiE
RICHERIE voir Gaultier de La Richerie
RIKITEA.
(Eugène).
reva
•
RICHTER (Charles) (1900-1985). Séismo-
logue américain qui a établi, en 1935, une
*échelle permettant d’évaluer la *magnitude des tremblements de terre, c’est-à-dire
l’énergie libérée au foyer d’une secousse.
• L’échelle de Richter donne le logarithme
de l’amplitude maximale, mesurée en
microns, inscrite par un sismographe situé
à 100 km de l’épicentre. Par exemple, une
amplitude de 1 mm (1 000 microns) corres¬
pond à une magnitude de 3 sur l’échelle de
Richter car le logarithme de 1 000 est égal à
3. Il n’y a pas de limite supérieure à cette
échelle qui n’est pas graduée de 1 à 9
comme on l’affirme souvent. La magnitude
9 n’est que celle, probable, du plus puissant
tremblement de terre connu: celui qui
détruisit Lisbonne en 1755.
Voir aussi : séisme.
Ricin,
nom
masc.
Ricinus communis.
Plante de la famille des Euphorbiacées qui
possède de très grandes feuilles palmées,
profondément découpées. Les fleurs for¬
ment des grappes et les fruits sont des cap¬
sules portées par de longs pédicelles. A
maturité, les graines mesurent 12 mm de
long, 8 de large et 5 d’épaisseur. Leur
amande blanche est très riche en huile qui
est utilisée comme purgatif en médecine ou
feuilles et graines de Ricin
comme lubrifiant dans certains
moteurs.
Lorsque les *missionnaires catholiques
arrivèrent à Mangareva, le roi des Gam-
bier, *Maputeoa, résidait à Rikitea. C’est
agglomération de 1 200 habi¬
tants (en 1830) qui devint le centre de la
♦Mission. Les pères *Laval et *Caret y
multiplièrent les constructions d’édifices à
vocation religieuse (cathédrale SaintMichel, presbytère, évêché, couvent de
Sainte-Agathe) et laïque (palais royal,
vivier, prison, tours de guet, ateliers...) que
donc cette
l’on peut encore admirer aujourd’hui.
A l’extrémité nord-est du village, un bâti¬
massif, construit vers 1965, devait
refuge à la population qui se
trouve être assez proche des sites d’expéri¬
ment
servir de
mentation nucléaire de *Moruroa et de
♦Fangataufa. A l’exception de quelques
foyers isolés, tous les Mangaréviens vivent
à Rikitea. Ils pratiquent des cultures vi¬
vrières, la perliculture, ou sont employés
par divers services administratifs (mairie,
poste, gendarmerie, école, météorologie).
L’émigration reste forte et la population du
village stagne : elle s’élevait à 580 habitants
en
R.I.MA.P. voir Régiment d’infanterie de
Marine du Pacifique.
RIMATARA. Ile haute, la plus occiden¬
tale de l’archipel des
vre
rideau, nom masc. Pièce d’étoffe ou assem¬
blage métallique qui sert à abriter, à cacher
quelque chose ou à clore une ouverture.
• rideau de fer. Expression utilisée pour la
première fois par Winston Churchill (alors
Premier ministre britannique) lors d’un
discours prononcé en 1946. Le rideau de
fer est la frontière très fermée existant
depuis la fin de la 2= Guerre mondiale entre
les pays communistes de l’Europe de l’Est
et les pays libéraux de l’Europe de l’Ouest.
Voir aussi : guerre froide.
rift, nom masc. Grand *fossé d’effondre¬
ment large de 20 à 50 km, situé au milieu
d’une crête ou ride généralement médio-
tarodière
océanique. Ces rides forment de véritables
de montagnes sous-marines et
peuvent aboutir à la formation d’îles
comme l’Islande dans l’Atlantique Nord.
Ce sont des zones d’*accrétion par les¬
quelles remonte le *magma; ce sont aussi
des zones de fractures où les *plaques tec¬
toniques s’éloignent les unes des autres.
Les rifts peuvent également se former à la
chaînes
surface des continents, comme les grands
rifts de la région de l’Érythrée dans l’Est
africain.
72
1956 et à 560 en 1983.
*Australes. Elle est
située par 22°39’ sud et 152°49’ ouest, cou¬
(herbier de i'O.R.S.T.O.M.)
Rimatara : pirogues sur la plage et
Principal village de *Manga-
chef-lieu de la commune des îles
*Gambier.
et
8,6 km2 et culmine à 106 m.
Il s’agit d’un petit plateau volcanique très
fertile, boisé, entouré d’un récif frangeant
presque continu et soulevé à 8-10 mètres de
hauteur, comme à *Rurutu.
• L^le fut une des dernières qui aient été
découvertes par des Européens en Polyné¬
sie : c’est le pasteur William Henry qui y
débarqua en 1821 et y fonda une mission
protestante. La France établit un ♦protec¬
torat sur Rimatara en 1889 et l’annexa en
1900.
Lîle compte aujourd’hui 914 habitants qui
se livrent essentiellement aux cultures vi¬
vrières et sont regroupés en trois villages :
Anapoto le chef-lieu (5 256 habitants),
Amaru (312 hab.) et Mutuaura (346 hab.).
rimu ’ahu. Asplénium gibberosum. Petite
*Fougère de la famille des Cyathéacées
qui pousse sur
aux feuilles très dentelées et
les rochers. Elle était utilisée autrefois aux
îles de la Société pour des impressions de
motifs floraux sur les vêtements en *tapa
(’ahu). Pour les réaliser, on trempait la
fougère dans une teinture rouge de *mati et
on l’appliquait sur le tapa.
rite, nom masc. Ensemble des *cérémonies
pratiquées par un groupe social dans l’exer¬
cice d’une *religion. Par extension ; prati¬
que habituelle.
• Dans la Polynésie d’autrefois, «les rites
religieux étaient liés à presque tous les
actes de la vie. Un uhu (upu) ou *prière
était offert avant toutes leurs actions :
avant de manger, de travailler la terre, de
planter leurs jardins, de construire leurs
maisons, de mettre leurs pirogues à l’eau,
de jeter leurs filets, de commencer ou de
terminer un voyage. Aux différentes épo¬
ques de pêche, le premier poisson pris sur le
rivage était porté sur l’autel [du *marae]...
Les prémices de leurs vergers et de leurs
jardins étaient aussi taumaha, ou offerts,
avec une partie de leurs animaux domes¬
tiques : cochons, chiens et volailles, car on
pensait que le propriétaire ou le fermier,
dont le dieu n’aurait pas reçu ce
témoi¬
de reconnaissance, en mourait»
(W. Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”). Pour être efficace, le rite
devait se dérouler en respectant des gestes
précis, des *invocations choisies, l’utilisa¬
tion d’*objets sacrés et dans des conditions
de temps et de lieu déterminées. Le rituel
polynésien comportait de nombreuses céré¬
monies. Ainsi, ladédicaee d’un maraeari'i,
par l’ascension de Vahu (*e’era’a o te ari’i) ;
gnage
le commencement et la clôture d’une guerre
{rau mata vehira’a) ; l’érection de *plates-
formes d’offrandes dans la cour du marae
(mauifata) ; et surtout, le rassemblement et
le déshabillage des dieux {*pa’i atud). A
l’occasion de ces différents rites, s’exer¬
çaient de nombreuses prescriptions et inter¬
dictions {*tapu).
►
peu mo’a. Iroto i te orara’a o te ma’ohi, te vai
nei tâna peu no te orara ’a tâmahana, te orara ’a
’amui ’e te orara ’a i roto i te peu no te
ha’amorira'a ’ei maupeu ’e ’ei ’ohipa mataufiia
i roto i te orara’a, ia ora te fenua, te nuna’a, te
ai’a.
Te parau nô te oho upu, e peu te reira te
matarohia e te ma’ohi i te mau taime ato’a ’e i
’ohipa ato’a; ia ara, ia tama’a, ia
i te- ’ohipa, ia tunu i te mâ’a (fa’a’apu) ia
roto i te mau
rave
hamani i te fare, ia tarai i te va’a, ia reva i te
ara,
ia tere nâ te mau fenua, ia tautai ’e te vai
atura ra... E peu teie, te ’ore roa e ti’a ia
ha’amo’ehia. la tupahuhia te upe’a, te i’a
pupuhia te reira na te atua (marae)
tefa’a’apu, te
ma’a matamua e taumaha ia na reira te pua ’a,
te manu e rau atu a. Te mau ’ohipa ato ’a ia
fa’atupuhia : e peu mo’a ihoâ te ravehia. Nô te
huru o ta ratou mau peu ’e to ratou
ti’aturira’a, no reira e parau rahi tôroto i te
peu a te ma’ohi no tona ihotumu i roto i tona
matamua e
na reira ato’a te mau ma’a o
hiro ’a ’e tona tâ’ere ma ’ohi.
RIVET (Louis) (1869-1933).
Gouverneur
Établissements français de l’Océanie,
Louis Rivet naquit à Fort-de-France
(Martinique) le 29 avril 1869. Son expé¬
des
rience de l’Indochine le fit nommer à la tête
des E.F.O. à un moment où l’on envisa¬
geait de resserrer les liens entre les posses¬
sions françaises de l’Asie et du Pacifique. Il
trouva à son arrivée à Papeete, le 18 sep¬
tembre 1922, une *colonie à la dérive, tra¬
versant une crise économique et financière
sans précédent et en proie à de multiples
problèmes internes. Louis Rivet engagea
son action dans quatre directions princi¬
pales : relance de l’économie, assainisse¬
ment de l’administration, mesures sociales
et développement des
archipels.
Dans le domaine économique, il autorisa
(qui
agri¬
coles et à *Makatea), afin de pallier la
grave pénurie de main-d’œuvre qui sévis¬
sait alors (*guerre de 1914-1918 et épidé¬
mie de *grippe). Il relança de même l’acti¬
vité agricole en fondant la station d’agri¬
culture et d’élevage de Mamao, en réor¬
ganisant la *Chambre d’Agriculture et la
*Caisse agricole, en accordant des crédits
spéciaux au développement des cultures
(en particulier la relance de la vanille) ou à
la protection de la cocoteraie. Il fit réamé¬
nager le port de Papeete et inaugura enfin
un service régulier des *Messageries mari¬
la
venue
de travailleurs annamites
furent employés dans les domaines
times entre la France, Tahiti et la Nouvelle-
Calédonie, qui permit de développer les
échanges extérieurs.
Le deuxième volet de son action concerna
l’assainissement de l’administration, volon¬
tiers frondeuse du côté métropolitain (voir
les déboires du gouverneur Auguste “''Gué-
dès) et laxiste du côté tahitien (nombreuses
défections). Son attitude ferme et résolue
et son esprit parfois inquisiteur (il fit éta¬
blir des dossiers pour chaque fonction¬
naire) lui permirent d’éviter les problèmes
rencontrés par ses prédécesseurs.
Dans le domaine social, il engagea une
politique de promotion de l’instruction
publique et d’amélioration de la couver¬
ture médicale ; il tenta de lutter contre
l’alcoolisme.
Il fit enfin porter ses efforts sur les archi¬
pels, où il se rendit fréquemment. C’est
ainsi qu’il relança l’économie des Tuamotu
dont il entreprit le ^désenclavement, et
qu’il s’intéressa de près au sort des Mar-
RIVIERE
quises, alors en difficulté, le peuple marquisien étant menacé d’extinction.
Unanimement apprécié, Louis Rivet laissa
à son départ, le 7 janvier 1927, une colonie
aux
finances saines et à l’économie pros¬
père. 11 décéda à Aix-en-Provence le 14
mars
1933.
rivière, nom fém. Cours d’*eau qui se jette
dans un autre, plus important. Si celui-ci
aboutit à la mer, il s’agit d’un *fleuve, mais
il est admis qu’un fleuve au *débit modeste
peut également être appelé rivière. Ainsi,
les cours d’eau des îles hautes de Polynésie
peuvent être indifféremment nommés fleu¬
ves ou
rivières. Une rivière se caractérise
par la longueur de son cours de la *source
à r*embouchure, par l’étendue de son
*bassin-versant, son débit et son *régime.
Par analogie ; fossé formant obstacle sur le
parcours d’une course.
Au figuré : un flot : une rivière de diamants.
Voir aussi : hydrologie, nappe.
RIVNAC
(Milos) (1885-1941). *Colon,
premier immigrant
tchécoslovaque à venir s’installer à Tahiti,
en 1926. 11 se révéla le véritable
catalyseur
Milos Rivnac fut le
de la communauté des “*Tchécos” en
accueillant et en prenant en charge les nou¬
veaux
arrivants. 11 tenta, sans succès, de
place une communauté rurale
dans la vallée de la Papenoo, puis se recon¬
mettre en
vertit dans l’hôtellerie où il réussit remar¬
quablement. Ses bungalows situés au bord
du lagon de Punaauia (P.K. 15) étaient
réputés. Le terrain qui était sa propriété
porte toujours son nom.
riz, nom masc. Oryza fatua ou Oryza
minuta. *Céréale de la famille des Grami¬
nées et du groupe des Monocotylédones,
originaire d’*Asie. Désigne également le
grain de cette plante.
• La culture du riz exige des
températures
subtropicales et peut être pratiquée avec ou
sans irrigation. La riziculture inondée offre
toutefois les meilleurs rendements. Elle est
l’activité agricole dominante de l’Asie des
moussons et
constitue un facteur d’unité
des trois grandes
civilisations asiatiques ;
chinoise, l’indienne et la musulmane.
L’aménagement des rizières et le cycle des
cultures exigent une parfaite maîtrise de
la
l’eau
et
une
main-d’œuvre abondante.
L’apport nutritif du riz est très supérieur à
celui du blé, ce qui permet des densités
de population rurale particulièrement
élevées: 1 500 hab./km^ dans le delta du
Gange par exemple. La culture du riz im¬
plique des paysages agraires typés : da¬
miers de petites parcelles ou rizières éta¬
gées sur les versants, digues étroites por¬
tant les chemins, les maisons et les jardins,
systèmes d’adduction d’eau propres à une
agriculture intensive. La production mon¬
diale de riz s’élevait à 465,8 millions de
en
1986, dont 172 récoltées en
Chine et 90 en Inde.
• Le riz est un aliment de base
pour de
tonnes
nombreux foyers polynésiens, mais on ne
le cultive pas sur le Territoire. En fonction
des variations de cours du dollar améri¬
cain, les importateurs passent des contrats
soit aux États-Unis soit en Australie ou en
Asie du Sud-Est. Au cours de la Deuxième
Guerre mondiale, les difficultés d’approvi¬
sionnement incitèrent des agriculteurs chi¬
nois à mettre en valeur les marécages de
Temae (Moorea) pour y cultiver du riz,
mais cet essai resta sans lendemain.
Hom. : ris (nom masc.), formes du verbe
rire.
ro’a (ou romaha). Pipturus argenteus. Ar¬
buste de la famille des Urticacées dont les
*fibres libériennes, très résistantes, étaient
employées par les pêcheurs pour la confec¬
tion de lignes et de filets de *pêche. Cette
plante faisait l’objet de soins attentifs en
vue d’obtenir les fibres les
plus longues
possibles. L’une des méthodes utilisées
pour confectionner des fils consistait à
retordre deux ou trois brins en les faisant
rouler d’un mouvement d’aller-retour de la
main sur la cuisse ou la hanche.
►_
ro’a (romaha). E ra’au tupu leie, lei riro
’ei
tauluru rahi no te ma’ohi i roto i tona orara'a.
Rô'a. 1. Rameau prélevé dans la
basse vallée de la Papenoo et
conservé dans l'herbier de l'Orstom.
2. Corde en fibres de rô'a.
74
'Oia mau, e rave te ta 'ata ma ’ohi, na roto i
tona aravehi i te taura ro 'a
upe 'a
’ei hâmani i te
'e ’ei taura-hi no te ’ohipa tautai. No
reira, e ha'apa’o maita’ihia te mau tumu ro’a ia
RODRIGUEZ
nehenehe e roa'a mai le mau taura roroa ’e te
maitata ’i. No te hamani i te taura ro ’a : e nino
lées de la Polynésie, notamment dans «les
failles du *Pari bourrées de végétation
luxuriante (où ils) ont trouvé leur Eden
ia : e rave e toru hu 'a taura
’ei reira e tu ’u ai i
ni'a i te tau’upu te huha ’e na te rima e viri ia
depuis cinquante ans» (Jean-Marie Loursin: “Tahiti”).
nino maita'ifa’anu’unu’u noa ai e hope atu.
robe, nom fém. Vêtement plus ou moins
long, avec ou sans manches, généralement
porté par les femmes ou par les membres
de certaines professions tels les juges, les
avocats et, autrefois, les professeurs
roche, nom fém. Matière minérale de
composition définie et généralement
constante.
• Une roche peut se présenter sous sa
forme originelle massive ou fragmentée en
d’université.
• robe-mission. Vêtement créé par les
femmes de *pasteurs à l’intention des Tahi¬
tiennes qui, jusque vers 1820, se drapaient
*tapa souples. La
robe-mission était «une sorte de tunique
romaine généralement de calicot bleu ou
blanc. Le vêtement atteignait les chevilles.
débris ; le *sable par exemple. L’appella¬
tion roche n’implique pas une dureté parti¬
culière. L’*argile est une roche, comme le
quartz, et il existe même une roche liquide :
encore souvent dans des
II était fermé autour du cou, autant que
se pouvait par un bouton doré ou
argenté. Les manches étaient longues et
larges, boutonnées au poignet» (W. Ellis ;
“A la Recherche de la Polynésie d’autre¬
fois”). La robe-mission devint en quelque
sorte l’uniforme de la Tahitienne baptisée.
Elle est agréable à porter en soirée, lors de
la saison fraîche, mais ne convient guère à
la vie active sous climat tropical. Imposée
par la bienséance, la robe-mission était
jugée indispensable aux femmes travaillant
dans les plantations. Celles qui se bai¬
gnaient à la rivière ne la quittaient pas sous
peine d’être accusées d’impudeur.
faire
Voir aussi : costume.
►
’ahumaoro, ’ahu vahiné. Te ’ahu e ’o’omohia
e te vahiné no te tapo ’i i to râtou tino ; te vai
nei ra te tahi mau tôro ’a e ’ahumaoro tô te
ta ’ata e mau ra i le reira toro ’a.
Mai te mau
ha ’ava, te mau paruru, te mau ’orometua
tahu’a nui. Te ’ahumaoro e ’ahu roa ia.
I te taera ’a mai te mau mitionare i te fenua nei
i te area matahiti 1820, ’ua ha’amatauhia te
vahiné tahiti i te ’ahu o te mau vahiné
peretane.
E ’ahu roa haere roa i raro alu i te turi, no
reira iparauhia ai: e ’ahumaoro. I te
matamua, ’aila te vahiné e ’omono na i te
piripou tane, e ’ahu roa ihoa to ratou.
ROBINSON. Héros du roman d’aventures
écrit par Daniel Defoe en 1719 ; “Robinson
Crusoë”. Vivre en Robinson consiste, pour
une
personne soudainement isolée et dé¬
pourvue des moyens matériels modernes, à
tirer parti des ressources du milieu naturel
et à s’adapter à
l’environnement.
• Pour tenter de revivre des aventures ana¬
logues, plusieurs Européens ont séjourné
dans des îles polynésiennes désertes. Ce fut
le cas, notamment, des animateurs de radio
Jacques Talrich (à Mehetia en 1961) et
Georges de Cannes (à Eiao en 1963). Tous
le *pétrole.
.
Les géologues divisent les roches en :
roches *sédimentaires qui proviennent
de la destruction de roches d’un autre type.
-
Elles peuvent
aussi avoir été construites
par des organismes vivants comme les
*coraux. Il s’agit le plus souvent de dépôts
sous-marins
ou
sous-lacustres
argile...).
(calcaire,
roches cristallines
Roches volcaniques
acides : rhyolites, 'trachytes,
•phonolites, ‘andésites
basiques : labradorites, ’basaltes
de projection : 'brèches,
et se sont refroidies
lentement, à une cer¬
taine profondeur, sans contact avec l’air,
-
-
donc sous pression (granit).
-
métamorphiques ou cristallophylliennes. Elles résultent d’une trans¬
formation, une recristallisation sous l’effet
d’une chaleur et d’une pression intenses.
L’intrusion d’une roche platonique ou les
efforts tectoniques le long d’une faille
métamorphisent les roches voisines.
roches volcaniques effusives qui se sont
répandues à la surface du sol ou ont été
mises au jour par r*érosion. Elles ne sont
pas entièrement cristallisées car le refroi¬
dissement rapide au contact de l’air arrête
-
cinérites, 'tufs, ponces
roches
Roches sédimentaires
siliceuses : sables, grès,
quartzites
argileuses : argiles, argilites,
-
-
schistes
carbonatées : calcaires,
dolomies, craies, marnes
salines : gypses, sels gemme,
-
-
-
la formation des cristaux. La couleur et la
résistance de ces roches dépendent de leur
teneur en *silice.
-
les
altérités, produits de r*érosion qui
doivent
être
classées
avec
leur roche
d’origine.
sylvinites
complexes : molasse, flysch
-
Roches cristallines plutoniques
-
granits, ‘gabbros
Roches métamorphiques
-
argileuses : phyllades, schistes,
micaschistes, gneiss
siliceuses : quartzites, leptynites,
granits d’anatexie
carbonatées : marbres, cipolins
complexes : serpentines,
schistes lustrés, amphibolites
-
-
-
RODRIGUEZ (Maximo) (vers
1750-vers
1820). Soldat d’infanterie de marine espa¬
gnol originaire de Lima, membre de l’ex¬
pédition de *Boenechea qui fut chargée en
1772 de prendre possession de Tahiti au
,
nom
du vice-roi du *Pérou. Au cours de
séjour dans les îles de la Société,
M. Rodriguez apprit des rudiments de
tahitien, ce qui lui valut d’être nommé
interprète des missionnaires *franciscains
qui tentèrent d’évangéliser Tahiti en 1774son
1775.
rapatriés. On peut aussi considérer les
ont vécu en solitaires dans des régions iso¬
toutes ses
*hommes-nature comme des Robinson. Ils
Les principales familles
de roches.
platoniques, roches
volcaniques qui n’ont pas atteint la surface
-
les pères Géronimo *Clota et
Narciso Gonzalès vivaient cloîtrés dans
leur maison fortifiée de Tautira, Rodriguez
sut se faire de nombreux amis, accomplit
deux échouèrent et demandèrent à être
galets “fleuris” de la baie de Hohoi
à Ua Pou : phonolites aux grenats
jaunes à contours pétaloïdes
Alors que
deux tours de Hle et nota dans son journal
observations et aventures, du
75
15décembre 1774 au lldécembre 1775. Il
s’agit d’un document précieux et particu¬
lièrement intéressant par son ancienneté
car, même si Rodriguez n’avait pas la cul¬
ture et l’esprit méthodique de James Cook
par exemple, il avait l’avantage de pouvoir
communiquer facilement avec la popula¬
tion et de se mêler à la vie quotidienne de
ses
hôtes.
Le manuscrit du journal
n’a pas été re¬
trouvé, mais il semble que quatre copies en
aient été faites dont
une
fut remise
au
Fitz-Roy par la fille de
M. Rodriguez. Le contenu en a été publié
par la *Société des Études océaniennes en
commandant
1928-1929.
ROGGEVEEN (Jacob)(1659-1729). Navi¬
delburg (Pays-Bas). Après des études de
droit et de théologie, il devint notaire et
magistrat, servit en cette qualité aux Indes
orientales de 1706 à 1714, puis revint dans
ville natale pour se consacrer au com¬
merce.
Son père, Arend Roggeveen, était
un homme d’affaires
prenait son envol sur la pierre de vie et était
accueillie par le dieu *Romatane. D’après
la tradition, le rohutu était un endroit mer¬
veilleux : «l’air y
était remarquablement
sain, des plantes odoriférantes et des buis¬
fleurs y abondaient. Là, les *anoi
sons en
et tous les membres de cette société s’adon¬
naient sans fin à tous les amusements et à
les plaisirs qu’ils avaient connus de
leur vivant et à toutes les douceurs de la vie.
tous
La nourriture y était abondante» (William
*Ellis: “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
►
rohutu no’ano’a. "Te aora’i baba hau’a
no ’ano ’a" le aura 'a
gateur et explorateur hollandais né à Mid-
sa
rohutu noanoa. Dans ce dernier cas, elle
entreprenant et avisé
qui avait obtenu de la Compagnie des
Indes hollandaises la direction d’une expé¬
dition pour le Pacifique Sud. Il mourut en
préparant son projet, mais Jacob en reprit
l’idée et put équiper trois navires : VArend,
le Thienhoven et VAfricaansche Galey.
Parti de Hollande en août 1721, Rogge¬
veen découvrit nie de Pâques le 5 avril
1722 puis les Tuamotu du Nord (Ahe, Apataki, Arutua, Makatea) où VAfricaansche
Galey fit naufrage. Le 6 juin, l’expédition
passa à proximité de Bora Boraet de Maupiti, mais aucun débarquement ne fut tenté
car l’échauffourée meurtrière essuyée à
Makatea quelques jours plus tôt laissait
craindre une attitude également hostile des
insulaires. Roggeveen découvrit ensuite les
îles Samoa et acheva son périple à Java.
Sur le plan commercial, l’intérêt de l’aven¬
ture avait été quasi nul et la moitié des
hommes avait disparu, victime du *scorbut. Roggeveen se voyait, de plus, accusé
d’avoir enfreint certains privilèges de navi¬
gation de la Compagnie des Indes. Il obtint
finalement gain de cause en Hollande mais
mourut peu après, épuisé d’avoir vécu une
telle aventure à plus de soixante ans.
Voir aussi : exploration.
ia o leie i ba. I roto i te
ha’amorira'a mabhi, tei ni’a a’e i Raialea leie
vahi. E vahifa ’aeara ’a nô te varua o te mau
ta 'ata ato ’a i
pohe ’e tei -ore roa i fa ’aro ’o ’ata i
le mau arata ’ira ’a ture no te peu ha ’amorira ’a i
ni’a i tefenua nei,
’oia ho’i tefeia ha’apa’o
maita ’i ’e tei ti ’aturi i te mau a ’ora ’a ia maila ’i
ratou i roto i te orara ’a ma te arata ’ihia e te
mana atua.
la tae te varua i ni’a a’e i Temehani
i reira ia ’o Tutahoroa e fa ’ata ’a ai i roto ânei
’oia i te Pouri parahi ai ’e
no ’ano ’a.
Mai te peu e,
no le ha ’amorira
’aore ra i Rohutu
’ua ha ’apa ’o i te peu au
’a. e rere atu te varua i ni ’a i te
’ofa’i o te ora ’e na Romatane ’oia ejari’i mai.
la au i te mau fa’atenilenira’a ’e te mau fa’ati’a,
e orara ’a ’oa ’oa lo reira, e mau râ’au no ’ano ’a
te
’aua tiare ’ua rau huru tei horo ’a i te
fana ’ora ’a e ’ore roa e mae. E ma ’a ’amu noa
lo reira
mau
’e te huru o te mau areareara ’a ato ’a te
’arioi ’e te mau ta ’ata no roto i taua
aupupu ra te feia fa ’atere i reira.
roi, nom masc. Souverain d’un État vivant
régime de *monarchie absolue ou de
en
monarchie constitutionnelle. Un roi appar¬
tient en général à une *dynastie dont les
membres se transmettent le pouvoir héré¬
ditairement. II peut éventuellement accé¬
der au trône par la voie élective si le souve¬
rain précédent n’a pas d’héritier ou si la
dynastie régnante a dû abandonner le
pouvoir.
• En Polynésie, on a parfois,
exagérément,
qualifié de royauté le pouvoir des *ari’i. Le
terme de roi doit être réservé au souverain
d’une île entière ou d’un espace politique
plus vaste. Les principaux rois (ou
roitelets) qui régnèrent à l’époque histori¬
que furent les * Pômare à Tahiti et Moorea,
les *Tapoa et les *Tamatoa aux îles Sousle-Vent, *Maputeoa aux îles Gambier et
encore
rohutu noanoa. Expression qui signifie
*Iotete à Tahuata.
Au figuré : Celui qui est le maître dans un
certain domaine : un roi du pétrole.
lieu du ciel, au-dessus de *Raiatea, où
sions : la fête des rois, bleu roi, le roi des
“paradis aux odeurs suaves”.
Dans la religion polynésienne elle désignait
un
les âmes des *morts pouvaient être admises
à condition de ne jamais avoir été coupa¬
négligence envers les *rites et les
religieuses accomplies sur
terre. L’âme qui arrivait au sommet du
Mt *Temehani était orientée par le dieu Tu
ta horoa vers le */7f7(les ténèbres) ou vers le
bles de
cérémonies
S’emploie dans de nombreuses
nigauds.
Autre
sens : la
jeu d’*échecs.
expres¬
pièce la plus importante au
Voir aussi : reine.
ari’i. E ta’ata mana teitei roa le ari’i no te
fa ’atere i te ho Efenua i raro a ’e i tôna mana
ari’i. No roto mai te ti’ara ’a ari’i i te hô'ë ’ôpü
ta’ata ’oia te hui ari’i, ’e i roto ia râtou, râtou
iho te fa’anahora’a no te ti'ara'a ’e te ta’ata
mono atu i mûri mai i te tahi ari’i.
/ Porinetia, ’aita e ta ’a maita ’ihia ra te parau
’e te mana o te mau ari’i. Nô
no te hau ari’i
reira te mau ari’i teifa’atere mai ia au i te
parau tuatapapa i roa ’a mai teie ia : te ’opu
Pômare, te ari’i i fa’atere na ia Tahiti ’e ’o
Mo ’orea ; te ’opu Tapoa ’e to Tamatoa no te
maufenua i Raromata’i; Maputeoa i
Ma ’areva ma ’e ’o lotete i Matuita Tahuata.
! roto i te orara’a: te hô'êta’ata ti’ara’a
fa ’ahiahia ’e e faufa ’a rahi tana e parauhia ’oia
e e ari’i
aussi sous le nom de *Mérou céleste. De
forme oblongue,
il est de teinte générale
foncé et moucheté de nombreuses
petites taches bleu pâle. La partie posté¬
rieure du corps porte des bandes verticales
claires.
Voir aussi : littérature.
’ei hi’ora’a: te ari’i o te mori ’arahu.
roi. Cephalopolis argus. Poisson de la
famille des Serranidés que l’on connaît
marron
adoptée, il peut s’agir d’un roman fleuve
(très long), d’un roman feuilleton, d’un
roman-photo...
La Polynésie a inspiré de nombreux roman¬
ciers. Les plus connus sont Herman *Melville (“*Omoo”, “*Taipi”), Pierre *Loti
(“Le *Mariage de Loti”), Victor *Ségalen
(“Les *Immémoriaux”), James Norman
*Hall et Charles *Nordhoff (“Les *Mutinés du *Bounty").
C’est
un
Poisson de roche très
vorace, capable d’avaler des proies à peine
plus petites que lui. Il se nourrit de tout ce
qui passe à sa portée. Sa nage est lente,
souple, nonchalante, mais il est capable
d’accélérations remarquables. On peut le
pêcher à la ligne de fond, au lancer ou au
fusil sous-marin. Sa chair est très appréciée
et surtout utilisée pour la préparation de la
farce de poisson ou de boulettes à la chi¬
noise; cependant elle peut parfois être
ciguatoxique.
roi
romantisme, nom masc. Mouvement lit¬
artistique qui se développa en
téraire et
France au cours du XIX' siècle. Le roman¬
tisme se traduit par une exaltation de la
sensibilité, de l’imagination, le culte du moi
pittoresque et de l’exotisme.
Chateaubriand, Benjamin
Constant, George Sand, Alfred de Vigny,
Alphonse de Lamartine furent quelquesuns des principaux auteurs romantiques.
• La description de Tahiti par les naviga¬
et le goût du
René
de
teurs du XVIII' siècle a nourri l’imagina¬
tion de plusieurs auteurs romantiques.
Chateaubriand, séduit par un poème que
l’Anglais Cowper avait consacré à *Omai,
inséra quelques pages sur Tahiti dans son
“Génie du Christianisme”. Il y décrit la
nature tahitienne avec lyrisme et compose
des tableaux dramatiques à partir des
mœurs indigènes, ainsi ces funérailles d’un
«esclave
otaïtien»: «Arrivé
au
lieu du
repos, on ne descend point le corps dans la
terre mais on le suspend dans un berceau
qu’on recouvre d’un canot renversé, sym¬
bole du naufrage de la vie. Quelque fois,
une femme vient gémir au pied du moraï
[marae], elle s’assied, les pieds dans la mer,
la tête baissée et ses cheveux retombant sur
visage, les vagues accompagnent les
chants de sa douleur, et sa voix monte vers
son
le Tout-Puissant avec la voix du tombeau
et celle de l’océan
Pacifique».
Lecteur passionné de Chateaubriand, Vic¬
roman, nom masc. ou adj. Langue popu¬
laire dérivée du latin, parlée depuis le
Moyen-Age par les habitants de certaines
nations du sud de l’Europe. Le français,
l’italien, le portugais, l’espagnol, le ro¬
manche et le roumain sont des langues
romanes.
Désigne aussi le style des églises construites
en
Occident aux XL et XIL siècles.
Œuvre littéraire
qui, au Moyen-Age,
était composée en vers et contait des aven¬
tures de héros de légendes. Depuis la
•
Renaissance, les romanciers écrivent
en
prose et mettent en scène des personnages
donnés pour réels, liés par une intrigue et
évoluant dans un milieu que l’auteur s’ef¬
force de rendre familier. Il existe de nom¬
breux genres romanesques : les romans his¬
toriques, d’aventures, de cape et d’épée,
d’amour, policiers, les romans noirs, les
romans
de science-fiction. Selon la forme
Hugo composa à son tour un poème
intitulé “La fille d’Otaïti” (1821) dont le
tor
thème est celui d’une
jeune Tahitienne
abandonnée par son amant.
Enfin, alors que le romantisme s’était
orienté dès 1830
vers
l’action sociale
et
politique, Pierre *Loti (dans“Le *Mariage
de Loti”) et Victor *Ségalen (“Les '"Immé¬
moriaux”) proposaient encore dans la
seconde moitié du XIX' siècle un roman¬
tisme exotique très apprécié qui incita Paul
Gauguin et plus tard Lucien Gauthier,
Marc Chadourne, André Ropiteau à venir
vivre en Polynésie.
Voir aussi: littérature.
ROMATANE. *Dieu du paradis dans la
religion polynésienne. Il avait le pouvoir
d’admettre ou d’interdire les esprits des
morts dans le *rohutu noanoa. Celui-ci
était supposé être situé près d’une haute et
RONCIÈRE
formidable montagne à *Raiatea, dans le
voisinage du port de Hamaniino et appelée
Temehani unauna, splendide et glorieuse
*Temehani. On le disait cependant invisi¬
ble aux yeux des mortels, étant dans le
reva, région mythique. «Il semble que cette
croyance a été développée avec le culte
d’*Oro et les *arioi)> qui, poursuit W.
*Ellis, «avaient les moyens de payer les
prêtres pour obtenir leur passeport pour
l’au-delà» (“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
Le
nom
de romatane était donné à ces
*prêtres et également à une *pierre dressée
sur certains *marae, image du dieu que l’on
couronnait d’abondantes fleurs odorantes.
►
ROMATANE. Te alua no te parataito, te ao
’ite ’orehia e te mata, te ao fana’o, ’aore o reira
e rohirohi
’aore e pe ’ape 'a,
’aore e oto ; ’o te
’oa’oa mure ’ore ana'e to reira ia au i te
ha'amorira’a a te nüna'a mâ'ohi ’e tâna
ti’aturira’a. Tei iana te parau nô te fâri'i mai te
varua o te
feia pohepohe i roto ia Rohutu
no'ano’a ’aore râ(Rohutu nu’a noho). Mai te
ë, tei Raiatea taua vahi ra tapiri i te
uâhu ’o Hamani’ino ’e tepi’i-ato’a-hia ’o
Temehani ’una ’una te vahi tei reira te
mea ra
hanahana ’e te popou ’o Temehani.
Tei te ao reva taua vahi ra “ore roa te mata
ta’ata e ’ite ia hi’o". ’Ua tupu te reira
ti’aturira’a ’e ’ua rahi i roto i te ha'amorira’a ia
Oro ’e te mau ’arioi. Te fa ’a ’ite ra ’o
’e e rave ’a ta te mau tahu ’a no
fa’ati’ara’a nô te haere atu i
roto i tâna puta
te horo’a i te
W. Ellis i
Rohutu no’ano’a. ’Ua horo’ahia teie i’oa ’o
Romatane nô taua mau tahu'a ra ’e nô te ti’i o
te atua ra Romatane i ni’a i te tahi mau marae.
E fa ’aheihia ’oia i te mau hei no ’ano ’a maita ’i.
RONCIÈRE voir La Roncière (Émile de).
rongo rongo. Tablette de bois sculptée
dont quelques exemplaires ont été retrou¬
vés à nie de *Pâques. Les rongo rongo sont
couverts de signes pictographiques repré¬
sentant des *ti'i, des hommes-oiseaux, des
animaux
(lézards, tortues) et des objets
cérémoniels. De nombreux savants, qui
ont cru voir là une forme d’écriture, ont
tenté de déchiffrer les rongo rongo sans y
parvenir. Les chercheurs de l’Académie des
Sciences de Moscou ont également échoué,
bien qu’ils aient appliqué un programme
informatique très complexe à cette ana¬
lyse. D’après les missionnaires, les tangata
rongo rongo (prêtres) utilisaient ces ta¬
blettes pour chanter les *généalogies et les
exploits des dieux ou des héros. Mais,
comme ils étaient les seuls à pouvoir les
déchiffrer, des ethnologues, tel le savant
allemand Barthel, en ont conclu qu’il s’agis¬
sait probablement de moyens mnémotech¬
rongo rongo
78
niques réservés àces “dynasties”de prêtres.
D’après Marie-Charlotte Laroche (“Ile de
Pâques”), «il reste encore de par le monde
une vingtaine de tablettes rongo rongo dis¬
séminées dans différents musées» (on peut
en voir une,
des Iles).
prêtée, au * Musée de Tahiti et
RONIU (Mont). Point culminant de la
presqu’île de *Taiarapu, le Roniu s’élève à
I 232 m sur la bordure ouest de la caldeira.
II domine le district de *Teahupoo et sur
flanc sud coulent les
Vaiarava.
son
sources
de la
RO’O. *Dieu de la religion polynésienne,
présenté comme l’assistant de *Tane, le
messager annonçant la venue des autres
dieux. On le dit dieu de l’agriculture, de la
pluie, mais aussi dieu de la paix.
T. * Henry lui attribue la variante “Rongo”,
connue en
Nouvelle-Zélande sous le nom
Rongo-ma-Tane. A *Mangareva,
Rongo (Ro’o) était un dieu puissant, adoré
sous la forme de l’arc-en-ciel, semblable au
“nuage doré de Ro’o” des Tahitiens.
de
ROPITEAU (André) (1904-1940). Né à
Meursault (Côte d’Or) dans une famille
aisée de propriétaires viticulteurs, André
Ropiteau choisit en 1928 de partir à la
découverte du monde et de fuir la société
moderne.
Lors d’une escale en Polynésie, il fut séduit
par les paysages et la tranquillité de *Mau-
piti et y établit sa résidence. De 1928 à
1938, il y fit six séjours, entrecoupés de
voyages en France car il aimait à retrouver
sa Bourgogne natale, notamment à la sai¬
son des vendanges. Passionné par la vie
traditionnelle en Polynésie, il a rédigé des
«carnets intimes où la poésie et le sens du
détail donnent vie à des observations eth¬
nographiques de qualité» (“Mémorial poly¬
nésien”, tome 6). Il a laissé de nombreuses
photographies, des enregistrements sono¬
res de la vie quotidienne à Maupiti et, sur¬
tout, une magnifique bibliothèque de 1 500
titres sur l’Océanie qui a permis au R.P.
Patrick *0’Reilly de composer son “Réper¬
toire bibliographique de la Polynésie fran¬
çaise”. Engagé en 1939 pour combattre le
*nazisme qu’il abhorrait, il mourut devant
Toul le 20 juin 1940.
rore voir échasse.
rori voir Holothurie.
Rorqual, nom masc. On l’appelle aussi
Balénoptère. C’est un Mammifère marin
voisin des *Baleines vraies. Il s’en distingue
par sa nageoire dorsale, des sillons sur la
poitrine, une petite tête, des mâchoires peu
incurvées et des fanons plus courts et
moins flexibles. Il en existe six espèces.
Le Rorqual bleu est le plus grand : il se
nourrit dans les eaux arctiques et antarcti¬
ques et se reproduit dans les eaux subtropi-
ROTATION
cales. Il peut atteindre une longueur de
33 m pour un poids de 150 tonnes.
Le
Rorqual commun se rencontre dans
tous les océans et se nourrit de Harengs, de
Morues et de Plancton. Il atteint une lon¬
gueur de 26 mètres.
On peut également
voir dans les eaux
polynésiennes le petit Rorqual (Balaenoptera acutorostrata), le Rorqual de Bryde
{B. edeni) et le Rorqual de Rudolphi
{B. borealis).
Rose, nom fém. Fleur du Rosier, Arbuste
épineux de la famille des Rosacées et du
genre Rosa.
Introduite par les Européens, la culture des
Roses s’est peu développée en Polynésie,
l’humidité de l’air ne permettant pas à ces
fleurs de rivaliser en beauté avec les spéci¬
mens des pays tempérés. Certaines variétés
poussent aujourd’hui à l’état sauvage telles
les “Roses-Fautaua”; d’autres, importées
de France
ou
de Nouvelle-Zélande, sont
cultivées par des horticulteurs.
• rose des *vents. Par analogie avec la
fleur, on appelle ainsi l’étoile à 16 ou 32
divisions indiquant les *points cardinaux
et leurs collatéraux. Orienté
à l’aide d’une
boussole, ce diagramme permet de préciser
la direction d’un vent.
Autre sens : couleur rouge pâle.
Rotary Club. Club international mascu¬
lin fondé à Chicago en
1905 par l’avocat
Paul Harris. Dans les premiers temps, ses
membres se réunissaient par rotation dans
leurs bureaux, d’où le nom de Rotary.
Étendue depuis au monde entier, cette
association s’est donné pour but de déve¬
lopper un idéal de loyauté, de probité et de
solidarité auprès de chaque membre, en
particulier dans l’exercice de sa profession.
Sa devise est : «service, not self)) (servir,
non se servir). On recense'950 000 rotariens
dans le monde (dont 28000 en France).
L’antenne du Rotary en Polynésie a été
fondée en 1959. Elle réunit une quaran¬
taine de membres.
rotation,
nom fém. Mouvement d’un
point ou d’un corps autour d’un axe.
• La Terre effectue une rotation autour de
l’axe des *pôles, c’est-à-dire un tour com¬
plet sur elle-même, en 23 heures, 56 minutes
et 4 secondes. Comme il s’agit d’un corps
sphérique, les points situés à sa surface ne
subissent pas la même vitesse de déplace¬
ment. Celle-ci est nulle aux pôles mais
atteint 1 670 km/h à l’équateur. Du fait de
cette rotation, les corps en mouvement à la
surface de la Terre sont déviés vers la droite
dans l’hémisphère nord et vers la gauche
dans l’hémisphère sud.
Voir aussi : Coriolis.
André Ropiteau. 1. A Maupiti, avec
sa compagne Vahiné Tauaroa.
2 et 3. Deux pièces de i'importante
coiiection photographique
d'A. Ropiteau : vahiné et ha'ape’e à
ina'a pour la pêche à l'appât vivant.
79
ROTUI
*agriculture, on pratique la rotation
des cultures quand, sur une même ♦par¬
• En
celle,
on
autre.
remplace une culture par une
ROTUI (Mont). Massif en forme de cône
qui se dresse au centre du vaste amphithéâ¬
tre montagneux de *Moorea et sépare la
baie de Cook de celle d’Opunohu sur la
côte nord de Hle. Le Rotui culmine à 899 m
et correspond à une
accumulation de *tra-
chytes, laves résistant mieux à l’érosion
que les basaltes.
• Rotui signifie “envoi d’esprit”. D’après
Claude Robineau, «cette appellation se
réfère à l’ancienne croyance selon laquelle
les esprits des morts accomplissaient, avant
de se rendre “au paradis ou aux ténèbres de
Raiatea” aux îles Sous-le-Vent, un périple
qui les amenait au Rotui avant d’atteindre
le pic Temehani dans cette dernière île.
Ainsi, le géant blond Tafai, à la recherche
de l’esprit de sa femme morte, gravit-il sans
succès le Rotui dans l’espoir de le disputer
aux dieux» (“Moorea”).
Une autre légende fait du Rotui le piton
auquel *Hiro, dieu des voleurs, attacha la
corde
qui devait lui permettre de haler
Moorea vers Raiatea.
ROUCHOUZE (Étienne) (1798-1843).
‘•‘Prêtre de la congrégation des ♦Sacrés-
Cœurs, originaire du département de la
Loire. Étienne Rouchouze fut élu ♦évêque
titulaire de Nilopolis en 1833 et nommé
vicaire apostolique de la, Polynésie orien¬
tale la même année. Cette préfecture reli¬
gieuse s’étendait des îles Hawaï à Die de
Pâques et aux îles Cook, mais les ♦mis¬
sionnaires catholiques n’étaient alors pré¬
sents qu’aux îles ♦Gambier. En 1835,
Mgr Rouchouze vint s’établir à ♦Mangareva, alors que l’^évangélisation de cette île
était déjà bien avancée. Il baptisa le roi
♦Maputeoa et présida à la construction de
la plupart des bâtiments religieux qui sus¬
citent encore l’étonnement ou l’admiration
des visiteurs. Il intervint aussi pour obtenir
la liberté de culte aux îles H awaï et à Tahiti
pères Nil Laval, Dosithée
Borgella dans leurs
efforts missionnaires aux îles Marquises.
Conscient de l’immensité de son vicariat,
Mgr Rouchouze en améliora l’administra¬
tion en créant trois préfectures apostoli¬
ques placées sous son autorité épiscopale et
dirigées par les pères Liausu (Valparaiso),
Maigret (Honolulu) et ♦Caret (Papeete). Il
lui fallait aussi un clergé plus nombreux et
et
assista les
Desvault et Louis
navire desservant l’ensemble des mis¬
sions. Il se rendit en France et obtint de
recruter 25 pères, frères et sœurs de la
un
congrégation des Sacrés-Cœurs. Tous
embarquèrent à Saint-Malo le 15 décem¬
bre 1842 mais leur navire fut pris dans une
tempête et disparut corps et biens au large
des îles Malouines.
rougeole, nom fém. ♦Maladie infectieuse
d’origine virale, endémique et épidémique.
Elle atteint surtout les enfants et est très
le Mont Rotui vu du belvédère
d’Opunohu (à droite, la baie de
Pao Pao)
^
ROTUI. E mou’a teie no Mo’orea, nana e vehe
nei i te roto nô Opunohu i te pae apato'erau ’o
_
_
Mo ’orea. E 899 metera tona teitei, e au ’oia i te
Teie te aura'a nô te i'oa
Teie
aura'a no tona i’oa na C. Robineau ifa’a’ite
na, i roto i te ha’amorira’a a to tahito, iapohe
te ta’ata, e haere ’oia e ’ori haere nô te ao, ’e ’ia
tae i Rotui i reira ’oia e fa ’aineine maita ’i ai
iana nô te tomo ônei i roto i te pouri ta’ota’o
no te mea, ’ua hara ’e ’aore ra no te haere atu i
mou’a auahipohe.
Rotui “e hopo’ira’a varua"e tuira’a.
te ao
’o Rohutu no’ano’a nô te mea ’ua
ha’apa’o maita’i ’oia i te mau ture ato’a e au no
te orara’a
’oa’oa ’e te maita’i. Mai Rotui e rere
atu te varua i Temehani.
“Te ’aito ra ’o Tafai
tei mô’imi i te varua pohe a tôna vahiné,
’ua
a’e atu ’oia ia Rotui nô tona hina’aro e aro atu
i te mau atua ’aita ra i manuia"(Mo’orea).
tahi ’a’amu nô Rotui, tô Hiro ïa, atua nô te
Te
màna ’eia tei opua e marei ia Rotui no te puto
atu ia Mo ’orea i Raiatea.
80
contagieuse. C’est une maladie immuni¬
sante, c’est-à-dire qu’on ne l’attrape
qu’une fois. Elle se traduit par l’apparition
de fièvre, un catarrhe oculaire et nasal,
suivis par une éruption généralisée de
taches rougeâtres. Maladie bénigne dans
les pays développés, elle demeure en Afri¬
que une des causes de ♦mortalité infantile
et on peut observer de nombreuses compli¬
cations telles que laryngite, bronchopneu¬
monie, otite, méningite et encéphalite.
Un vaccin très efficace a été mis au point
contre cette maladie qui fut une eause de
mortalité importante en Polynésie au XIX®
siècle.
rouget, adj. D’une couleur tirant sur le
rouge.
• nom masc. Nom donné à de nombreuses
espèces de Poissons de la famille des Holocentridés, caractérisées par une couleur
rose à rouge vif, notamment les tiere (Pois¬
sons écureuils), les maunauna (Écureuils
rougets), les *’apa’i (Soldats armés) et les
♦
’i’ihi (Rougets).
ROUTE
monumentale à laquelle
Ils vivent dans les anfractuosités des récifs
coralliens et en sortent surtout la nuit pour
chasser les petits Poissons, les Crustacés et
par une porte
Autres sens ; Ce terme désigne une maladie
merie et un pensionnat. «Tout cela repré¬
sentait une vaste propriété fermée de murs
les Mollusques.
contagieuse et
exceptionnellement transmissible à
infectieuse du Porc très
l’Homme.
C’est également le nom vulgaire de l’Aôu-
tat : c’est la Nymphe octopode de couleur
rouge de Thrombicula qui vit en parasite
sur la peau des petits Animaux et parfois
chez l’Homme et
qui provoque de vives
aboutissait une belle allée d’orangers. A
l’intérieur de l’enclos se trouvaient la mai¬
son des
religieuses, une chapelle, une infir¬
et contenant plusieurs corps de bâtiments
séparés et indépendants : ni Saint-Gall ni la
Grande Chartreuse, mais un couvent où
150 à 200 personnes, femmes, jeunes filles
et enfants pouvaient aisément vivre en
communauté avec leurs cultures vivrières
et
un
petit jardin floral» (P. O’Reilly :
démangeaisons avec des rougeurs et un peu
introduction
►
i’ihi. E i’a ’ute'ute teie, tei riro ’ei i'oa ’amui no
rendre à l’office de la cathédrale Saint-
de fièvre.
_
_
’ute'ute ato ’a, a ta’a noa atu ai
te huru raura’a te mau i’a ’ute’ute. Te vai nei te
’i’ihi tiere, te i’ihi maunauna, te ’apa’i, te ’i’ihi
’e ’u’u ato’a iaparauhia. Eparahi râwu_i roto i
te mau huru i’a
te mau
to ’a.
’aoa ia pô ratou e haere ai na rapae i te
E pô ato ’a tô râtou mau taime rava ’aira ’a.
Tâna mâ’a e mau ina’i ’apuja.
E ’i’ihi ato’a te i’oa nô te hô’ëma’i no ni’a i te
_
pua’a, te pe’e ato’a i ni’a i te ta’ata. Te y ai ato ’a
ra te
tahi mau tutu’a ’uri ’oia ho’i te tahi mau
ma’i i ni’a i te ’iri tefa’atupu i te ma’i ma’ero ’e
te
fiva.
aux
“Mémoires d’Honoré
Laval”). Chaque dimanche, les religieuses
mangaréviennes avaient l’habitude de se
Michel de Rikitea. Pour les accueillir et les
isoler, un deuxième couvent, plus petit,
avait été construit à proximité de l’église et
baptisé Sainte-Agathe. Il n’en reste plus
aujourd’hui que quelques ruines dont une
tour de guet située au bord du lagon.
route, nom fém. Voie de communication
terrestre, élément d’un réseau régional ou
national, généralement revêtue de pierre,
de ciment ou de bitume. Direction suivie :
ROUGIER (Emmanuel) (1864-1932).
Homme d’affaires, ancien prêtre de la
Société de Marie. C’est aux îles Fidji, où il
avait suivi Mgr Vidal en 1888, qu’Emma-
nuel Rougier révéla une personnalité éton¬
Il acquit rapidement une grande
autorité sur les indigènes grâce à sa parfaite
connaissance du fidjien et à son physique
nante.
impressionnant. Il fit preuve d’une inlassa¬
ble activité missionnaire, mais sa carrière
prit fin en 1907 après qu’on l’eût accusé
d’avoir capté un important héritage.
Il se lança alors dans l’exploitation des îles
♦Christmas, Fanning et Washington, ra¬
chetées pour 25000 dollars à diverses
sociétés anglo-saxonnes qui y avaient
planté de vastes cocoteraies. La récolte du
coprah était assurée par une main-d’œuvre
tahitienne installée dans un état de semiservage pour le plus grand profit de la Cen¬
tral Pacific Plantation.
A Tahiti, Emmanuel Rougier menait la vie
une route
transatlantique. Voyage : se met¬
tre en route.
premier réseau routier tahitien a été
aménagé dans les années 1860. Lors de son
tour de Hle en 1861, le gouverneur de La
Roncière avait été frappé par l’insuffisance
des liaisons terrestres; «si la route de
Hitiaa à Taravao brille par le pittoresque
des sites, les belles rivières qui coulent dans
la vallée de Papeiha et de Faaone, elle n’est
guère commode pour le cavalier, encore
moins pour le piéton. Les troupes traversè¬
rent les rivières sur des pirogues» (relation
de l’officier Le Jumeau de Kergaradec).
• Le
Les habitants des districts avaient d’ail¬
leurs l’habitude de circuler
en
cotre, en
pirogue. La Roncière
obligea les riverains à entretenir régulière¬
ment la route que les ouvriers du Génie
ouvrirent de Papeete à Taravao en 1868.
Un service de *diligences put désormais
relier quotidiennement les districts, mais
baleinière
ou
en
Emmanuel Rougier
la route de ceinture à Tahiti vers
1920
d’un colon fortuné dans sa très belle pro¬
priété de Taaone, à Pirae. Il s’intéressa éga¬
lement à l’*ethnographie et fut un des pre¬
miers présidents de la ^Société des Études
océaniennes. Il fonda le syndicat d’initia¬
tive et fut une des figures marquantes de la
colonie dans l’Entre-deux-guerres.
ROURU. Lieu-dit situé au sud de Rikitea,
dans nie de *Mangareva. Le premier cou¬
vent de Polynésie y fut construit en
1847
direction des pères *Caret et
♦Laval. Un mur d’environ deux mètres de
hauteur entourait un terrain de 2,5 hec¬
sous
la
tares, planté d’arbres à pain, et s’ouvrait
81
ROYAUME-UNI
(1 085 m au Mt Snowdon), les
Mts Grampians (1 345 m au Mt Ben Nevis).
tains
Route. 1. Route insulaire, simple
revêtement de bitume sur
l'ancienne chaussée de corail.
L’ensemble est sous l’influence du climat
2. Saturation du réseau routier sur
océanique, caractérisé par des hivers doux
pluies fines, régulières,
et des brouillards fréquents qui se mêlent
aux fumées d’usines pour former le smog.
la côte ouest de Tahiti.
et des étés frais, des
• Histoire. Les îles britanniques furent
peuplées par différents groupes celtes (les
Bretons au sud et les Scots au nord) avant
que ne viennent s’installer des peuplades
germaniques : les Angles et les Saxons (du
VP au IX'’ siècle), puis les Normands venus
de France sous la conduite de Guillaume le
Conquérant en 1066. Le duc de Normandie
fonda une *monarchie puissante, mais ses
successeurs se
bien des passages
restaient difficiles ou
dangereux, notamment sur les rivières que
franchissaient des *ponts de bois mal
entretenus.
C’est le développement rapide de la circu¬
lation automobile qui incita les pouvoirs
publics à construire des ponts de pierre et à
revêtir des routes au cours des années 1920.
Le
bitumage fut progressivement achevé
dans les années 1950 sur la route territo¬
riale encerclant Tahiti et en 1986 autour de
Moorea.
Route de
Dégagement Ouest (R.D.O.).
Voie à grande circulation, ouverte en 1979
les hauteurs de Faaa pour alléger le
trafic de la route de ceinture reliant
sur
Papeete à Faaa et Punaauia. Les routes
transversales se raccordent à cette route à
chaussées séparées par des échangeurs assu¬
rant une bonne fluidité du trafic. Par son
profil relativement sinueux, la R.D.O.
n’est pas une autoroute. Elle devrait être
prolongée dans la commune de Punaauia
par la Route des Plaines et une voie analo¬
gue pourrait être ouverte dans la banlieue
est de Papeete au cours des prochaines
années.
laissèrent entraîner dans de
longues luttes contre la France. Le roi Jean
sans Terre, vaincu par Philippe-Auguste,
dut accepter en 1215 la Grande Charte que
lui imposèrent ses barons, texte qui est à
l’origine des institutions parlementaires en
vigueur aujourd’hui. Après les deux
guerres de cent ans que menèrent les Plantagenêts sur le sol français, la guerre des
Deux Roses, qui opposa de 1454 à 1485 les
Lancaster aux Tudor, permit à ces derniers
de monter sur le trône. Deux des souve¬
rains de cette dynastie, Henry VIII et Eli¬
organisèrent la religion angli¬
qui fit entrer l’Angleterre dans une
période de conflits avec l’Écosse et l’Es¬
pagne catholiques. Le XVIP siècle fut
marqué par une révolution politique impor¬
tante, suscitée par l’absolutisme des Stuart.
Après l’intermède dictatorial d’Olivier
Cromwell qui suivit l’exécution du roi
Charles PL deux textes furent adoptés
pour garantir les droits des sujets britanni¬
ques et le pouvoir du Parlement ; l’Habeas
Corpus en 1679 et le Bill des Droits en
1689. Le Royaume-Uni accédait alors à la
maturité politique sous la dynastie de
Hanovre en même temps que commençait
un essor économique remarquable lié aux
progrès de l’agriculture, à la maîtrise des
mers
et à la première “"révolution
sabeth P'’,
cane ce
industrielle.
Première puissance économique mon¬
diale et banquière de l’Europe au début du
XIX" siècle, l’Angleterre joua un rôle
•
majeur dans la lutte contre la France révo¬
(en anglais; United
Kingdom). Pays de r*Europe du nordouest qui comprend quatre nations : l’An¬
gleterre, le pays de Galles et l’Écosse en
Grande-Bretagne, l’Ulster en Irlande du
ROYAUME-UNI
Nord.
Le Royaume-Uni est un archipel qui
s’étend sur 1 300 km du nord au sud et dont
•
la superficie atteint 244 030 km^. Le quart
sud-est est occupé par le bassin sédimentaire de * Londres et le reste du territoire est
formé de massifs anciens séparés par de
petites dépressions ; la Chaîne pennine
(881 m au Mt Cross Fell), les Black moun-
82
lutionnaire et impériale. Elle se lança éga¬
lement dans la conquête d’un immense
empire colonial en Inde, en Afrique orien¬
tale et
en
Océanie. Dans cette dernière
région, ce sont les navigateurs anglais John
*Byron, Samuel *Wallis, Philip *Carteret
et James “"Cook qui réalisèrent les décou¬
vertes les plus importantes et ouvrirent des
perspectives coloniales. Après l’installation
d’un bagne en “"Australie dès 1788, la pré¬
sence britannique dans les îles fut essentiel¬
lement “"missionnaire (“"London Missionary Society) et commerciale. Mais, à
partir de 1840, les progrès de l’influence
française dans la région incitèrent le gou-
ROYAUME-UNI
vernement anglais à s’assurer d’un contrôle
politique des îles par le *protectorat ou
l’*annexion, sur la *Nouvelle-Zélande, les
îles *Cook, les *Fidji, les *Salomon, ♦Gil¬
bert et Ellice (*Tuvalu), les *Tonga et les
îles de la *Ligne.
En dépit des demandes réitérées de protec¬
torat sur Tahiti formulées par le pasteur et
consul anglais
Georges *Pritchard, l’An¬
gleterre laissa la France imposer sa tutelle
sur la Polynésie orientale. Elle composa
même avec sa rivale en 1906 pour créer le
♦condominium
des
Nouvelles-Hébrides
(actuel *Vanuatu). A la fin du XIX'= siècle,
le Royaume-Uni de la reine Victoria était
encore le principal moteur de l’économie
mondiale. Il constituait aussi un modèle de
démocratie politique où le pouvoir reve¬
nait alternativement
au
parti ♦conserva--
teur et au parti ♦libéral (puis ♦travailliste).
Le pays participa à la Première ♦Guerre
mondiale aux côtés de la France mais, en
dépit delà victoire remportée en 1918 et de
l’effort considérable accompli durant la
Seconde Guerre mondiale, il sortit amoin¬
dri de cette période sur la scène internatio¬
nale. Relégué au rang de puissance écono¬
mique secondaire par les États-Unis,
ru.R.S.-S., l’Allemagne puis le Japon, il
dut laisser ses ♦colonies accéder à l’indé¬
pendance tout en gardant avec elles des
relations privilégiées au sein du ♦Common-wealth. Le déclin économique du
Royaume-Uni (qui se trouve au 6® rang
mondial assez loin derrière la France)
semble enrayé aujourd’hui. L’exploitation
des gisements de pétrole en mer du Nord et
une politique libérale menée
pqr Margaret
Thatcher, systématiquement favorable aux
entreprises, l’aident à rééquilibrer son
commerce extérieur et à créer des
emplois.
Le pays a cependant du mal à résoudre les
problèmes sociaux qui se posent dans les
vieilles régions industrielles et le conflit qui
□ cultures de céréales et betteraves
□ légumes et fruits
□ cultures fourragères et élevage intensif
□ élevage extensif
région industrielle
^
sidérurgie
textile
trafic pprtuaire supérieur à
,
10 millions de tonnes par an
agglomération de plus de 5 millions d’hab.
agglomération de 1 à 5 millions d'hab.
agglomération' de 250 000 à 1 million d’hab.
Victoria i™ (1819-1901),
reine de
Grande-Bretagne et d'iriande,
impératrice des Indes
Carte économique du Royaume-Uni
200 km
83
ROYAUTÉ
déchire l’Irlande du Nord.
Population et économie. Après avoir
connu un remarquable essor démographi¬
que entre 1750 et 1950, la population du
Royaume-Uni a vu son taux de natalité
chuter au point que le remplacement des
générations n’est plus assuré aujourd’hui.
56500000 Britanniques (1986) vivent à
90% dans des agglomérations parmi les¬
quelles on compte quelques grandes métro¬
poles européennes : la capitale, Londres
03 500000 habitants), Manchester
(2 386 000), Birmingham (2 370 000), Glas¬
gow (1 728 000), Leeds (1 720000), *Liverpool (1 360000).
L’agriculture est une activité économique
mineure mais très performante. La culture
•
des céréales et des betteraves domine dans
le bassin de Londres et l’élevage des bovins
ou des ovins dans les autres régions, plus
ingrates. Les productions ne permettent
d’alimenter que la moitié de la population.
Le Royaume-Uni est donc un client impor¬
tant des grands pays agricoles de la
*Communauté économique européenne,
surtout depuis son entrée dans cette orga¬
nisation le U"'janvier 1973. L’Angleterre
était “l’atelier du monde” au XIX= siècle,
mais ses industries traditionnelles ont
une longue et grave crise dans
l’Entre-deux-guerres et depuis 1950. Les
secteurs les plus touchés par le manque de
débouchés sont le coton, la sidérurgie, les
connu
chantiers navals et le charbon. L’industrie
automobile elle-même soutient mal la con¬
currence des autres firmes européennes ou
Par contre, plusieurs grandes
entreprises affichent une certaine prospé¬
rité dans l’agro-alimentaire (Unilever), la
chimie (I.C.L, British Petroleum), l’aéro¬
nautique (British Aerospace) et
l’électronique.
De l’époque impériale, le Royaume-Uni a
conservé un rôle exceptionnel dans la
finance internationale, grâce à l’activité de
ses banques, de ses compagnies d’assu¬
rances et des sociétés de grand négoce.
• Le Royaume-Uni fut, avec la France, le
principal partenaire de la Polynésie depuis
le début du XX^ siècle. Tout en évangéli¬
sant la population, les * missionnaires pro¬
testants diffusèrent la culture anglaise et les
produits de la technologie britannique. Les
premiers *colons qui s’installèrent à Tahiti
furent anglo-saxons. A l’exception de John
*Hart et de William *Stewart qui ne se
vouèrent qu’à la mise en valeur agricole de
grands domaines, la plupart des ressortis¬
sants britanniques occupèrent une place
très importante dans le grand négoce ; ce
du Japon.
fut le cas d’Alexandre *Salmon, de John
*Brander et, à une échelle plus modeste, de
Royaume-Uni. 1. Winston
Churchill (1874-1965), Premier
ministre de 1940 à 1945 et de 1951 à
1955. 2. Margaret Thatcher,
Premier ministre depuis 1979.
3. Mine de'charbon au pays de
Galles. 4. Enterrement de victimes
d'affrontement en Irlande du Nord.
Andrew Gibson, Edward *Hunter, Edwin
Vivish, Peter Cowan... La communauté
britannique joua un rôle économique et
politique important au XIX^ siècle et se
heurta au *parti français et à l’administra¬
tion coloniale. Le quart du commerce exté¬
rieur tahitien se fit jusqu’en 1914 avec les
ports de Liverpool et de Londres qui ache¬
taient notamment le coprah et la nacre.
Aujourd’hui, la Polynésie n’exporte plus
vers le Royaume-Uni et ne lui achète que
quelques véhicules de marque British Leyland. 854 touristes britanniques ont visité
le Territoire en 1987.
royauté voir monarchie, reine, roi.
R.P.S.M.R. voir Régime
sociale en Milieu rural.
de Protection
RU. Héros populaire de la '•‘mythologie
polynésienne. Fils de *Taaroa. La tradi¬
tion tahitienne du *déluge rapporte que Ru
éleva le ciel au-dessus de la terre jusqu’aux
sommets
de Bora Bora et de *Havai’i
(Raiatea). Ru prépara sa grande pirogue à
voile Te-apori et, avec sa sœur * H ina, fit le
tour de la terre. 11 en marqua les limites
dans toutes les directions. Il repéra les îles,
explora leurs vallées et leurs montagnes.
T. * Henry rapporte ainsi le début de la
84
chanson
sacrée
de
la
pirogue de Ru;
«Devant était le vaste océan, Ru était à
l’arrière, Hina était à l’avant et Ru chanta
ainsi : Je te tire ; je te tire vers la terre,
Te-apori, ô Te-apori ! Je te tire, je te tire
la terre, tiens-toi solidement à Maupiti. Alors sa sœur Hina s’écria, au-dessus
de" vagues écumantes : ô Ru ! une terre
s’élève...» (“Tahiti aux Temps anciens”).
vers
Les Maoris de “'^Nouvelle-Zélande ont
•
une version très différente de cette
légende.
Ru y apparaît comme le dieu des tremble¬
ments de terre. A
bord de
sa
►
RU. / roto i leparau 'a'ai ma'ohi, e tamaiti ’o
_
Ru na Ta ’aroa. ’O Ru tei amo i te 'apura ’i mai
i te fenua 'e i ni 'a roa i te tupua ’i ’o
Porapora ’e ’o Havai’i Raialea. ’O Rü te atua i
fa’aineine i tôna va’a nôle tere ha’a’ati i te
fenua mai le ape’ehia e lona tuahine ’o Hina.
Na Ru i ta ’oti 'a i te mau pae ato ’a. Nâ le atua
Rüato’a ipofa’afa'a i te mau motu ato’a, tona
mau mou’a ’e lona mau ’afa’a. Tefa’ati’a ra te
puta a Teuira Henry i te pehepehe no te va ’a ’o
raro
Ru : '7 mua i le moana lumatuma, ’o Ru i
mûri ’e ’o Hina i mua, te pehe nei ’o Ru : ’e to
ia ’oe ’e to vau ia ’oe ’e lo vau ia ’oe i ni ’a i
fenua, Teapori, ’aue ’oe e Teapori ë. Te tô
nei au i te fenua, a lamau maite ia ’oe ma te
’eta ’eta ’e ia pa ’ari i Maupili. ’Ua tuoro atura
te
te tuahine ra
’o Hina i ni’a a ’e i te mau
mata’are roro’a hu’ahu’a i te ’aru: aue e Rüë!
e
fenua teie e mara’a nei... ’’.
Ta te mau maori nô Niuterani arata 'ira ’a nô
teie a ’ai, mea huru ë ia. ’Ua riro ’o Ru ’ei atua
no te
’aueuera’afenua. Na ni’a i tôna va’a, ’ua
tapae atu ’oia i Raroto ’a ma, ’ua parahi i reira
’e ’oia te tavana o te mau ta’ata matâmua o le
fenua.
RUA. Chef du district d’*Atehuru (com¬
munes
actuelles de Punaauia et de Paea)
qui s’opposa aux ambitions territoriales de
*Pomare P'' à la fin du XVIIP siècle et au
début du XIX®. Lorsque Pômare s’empara
du *maro’ura exposé sur le *marae d’Ate-
huru, symbole du pouvoir politique de
Rua, les deux partis entamèrent une série
de combats connus sous le nom de guerre
de Rua. Pômare P"' fut défait à Tautira
mais contre-attaqua peu après, ravageant
Atehuru qui se trouvait alors sans défense.
Le 3 juillet
’arora’a ’u’ana roa tei ma’iri hia te i’oa o te
tama ’i a Rua.
'Va pau ’o Pômare I i Tautira ia
tae mai ra i Atahuru,
’aita roa o reira te rôve’a
paruru i ha’amauhia. I te 3 nô durai 1802, ’ua
taparahi pohe roa hia ’o Rua ’e tôna mau
ta’ata na roto ato’a i te tauturura’a a le mau
ihitai o te pahi peretane ra ’o Nautilus. Nô
taua upo’oti’ara’a o te ari’i ra i horo’a i te tahi
mana hau
ë atu i te mau tavana nô te pae
apato’erau Tahiti ’e tae roa a’e ra i te matahiti
1808.
pirogue il
découvrit les îles de l’archipel Cook, s’y
installa et devint le chef des premiers
habitants.
vau
(Atehuru), ’o tei riro ’ei tapa’o taipe nô te
fa ’atere ’o Rua, ’ua tupu te tahi mau
mana
1802, Rua et ses alliés furent
massacrés par Pômare, aidé en la circons¬
tance par l’équipage britannique du Nauti-
lus. Cette victoire permit aux chefs de la
côte nord de dominer Tahiti jusqu’en 1808.
►
RUA. E tavana ’o Rua no le mata ’eina ’a ra ’o
RUAHATU. *Dieu de la
mer
dans la
♦mythologie polynésienne. Il avait un
corps d’homme terminé par la queue d’un
espadon. A Raiatea, la tradition rapporte
une version du *déluge qui présente des
analogies avec le récit biblique, bien que,
selon les missionnaires, elle était répandue
avant leur arrivée.
Le dieu de l’océan, dérangé par un pêcheur
dans sa demeure de corail, décida de pro¬
voquer un déluge sur toutes les îles jusqu’à
submerger le *Temehani. Seuls seraient
sauvés le pêcheur, son ami, sa femme et son
enfant et quelques animaux qui se ren¬
draient sur l^lot de Toa-marama, lieu chéri
des dieux de la mer. Et la mer gronda,
s’éleva sur la terre et balaya tout, les arbres,
les maisons, les oiseaux, animaux et pois¬
sons, enfin tous les humains qui n’avaient
pas ajouté foi au message du pêcheur.
Mais, tel Noé, la famille fut épargnée et
avec elle, un chien, un cochon et un
couple
de volailles. Llle de Raiatea fut repeuplée
par le petit nombre.
Les indigènes avançaient comme preuve de
leurs dires la présence de farere, coraux et
coquillages, au sommet de leurs plus hautes
montagnes.
►
RUAHATU. / roto i te ha ’amorira ’a a le
mô’ohi ’e tana peu, ’o Ruahatu te atua no te
moana.
E tino ta’ata (tône) ’e ’aero Va. I
Raiatea, te fa’ati’a ra te ho ë parau no te
ninavai tei tu’ati roa ’e te diluvi o tepipiria, a
ta’a noa atu ai e, hou te mau mitionare a tae i
Raiatea, ’ua parare ihoô te reira ’a ’amu. ’Ua
tupu te hoë pe ’ape ’a i te taime a fa ’a ’aehuehu
ai te hôë ta’ata rava’ai i te ao to’apu’a, i reira
tô Ruahatu ninara’a i te fenua ’e tae roa i
Temehani. Te ta ’ata rava ’ai noa tei ora mai ’e
tôna vahiné ’e tôrôua tamaiti ’oia ato’a te tahi
mau manu
(animara) tei fano atu i
To ’amarama ’oia te fenua herehia e te mau
atua o te moana. No reira, mai ta Noa nô te
pipiria, ’ua ora mai teie utuafare. ’Ua ta’ata
fa’ahouhia ’o Raiatea ’e te fa’ati’a noa nei ô te
ta ’ata i te parau no te mau lo ’a ’e te farero, te
poreho e ’itea i ni’a i te mau ’aivi, te mau
mou ’a teitei.
Atahuru (Atehuru) o Puna’auia-Paea ia i teie
mahana. Te tavana ra ’o Rua tei riro ’ei ’enemi
puai roa i te pato ’i i te mau peu nounou fenua
a te ari’i Pômare Hôëi te pae hope’a nô te 18
o te tenetere
tenetere.
tae roa mai ai i roto i le 19 o te
^
la tae i te taime a haru ai ’o Pômare i te maro
’ura tei tu’uhia i ni’a i le marae Atahuru
RUATUPUANUI. *Dieu de la ♦mytholo¬
gie polynésienne. Il était invoqué dans les
rites sacrés sur le *marae du dieu ♦Oro,
♦Taputapuatea, à ♦Opoa, dans Hle de
Raiatea. Dans la ♦généalogie des dieux.
RUBÉOLE
T. *Henry rapporte les attributs de Ruatu-
puanui: «Rua-tupua-nui dans les deux et
sur
terre; Rua, le murmureur;
Rua, le
joyeux; Rua, l’éloquent; Rua, l’ami des
saisons; Rua de l’Océan
en
dessous...»
(“Tahiti aux Temps anciens”). Il était l’ori¬
gine. De lui et de sa femme naquirent les
corps célestes ; les étoiles, la lune et le soleil.
►
RUATUPUANUl. Te atua o te ma’ohi no te
déçus de ne pas trouver le filon espéré,
rebutés par la dureté de la vie quotidienne
sur les placers et par l’intense spéculation
régnant dans les villes voisines. C’est alors
que quelques chercheurs d’or français vin¬
rent tenter leur chance à Tahiti, tels Sosthène *Drollet et François Collinet qui
s’établirent respectivement à Papeete et à
Papenoo en 1857 et en 1869.
parau tuatapapa ’o Ruatupuanui ïa. I
Taputapuatea, Gpoa, Raiatea, ’oia e
ha'apa’ohia ai tona mau oro’a i ni’a i te reira
marae i raro a ’e
rugby, nom masc. Sport dérivé de la phaininda grecque, de l’harpastum romain et
’oia i te mana o te atua ra ’o
Oro. I roto i te parau tuatapapa o te mau atua,
ruée, nom fém. Mouvement rapide et
brusque d’une foule vers un lieu, un
objectif.
aurifères en Amérique
rayonna sur l’ensemble du Sud-Ouest où le
Rua te orero, ’o Rua te hoatau, ’o Rua te
’oia te tumunui. Mai roto mai
moana i raro
■
iana ’e tâna vahiné i fânau mai ai te mau
ti ’arama o te ao nei : te mahana ’e te ’ava ’e ’e
tae noa atu i te
maufeti’a.
rubéole, nom fém. *Maladie infectieuse
d’origine virale, contagieuse et épidémi¬
que. Elle se manifeste par une éruption
polymorphe rappelant à la fois la “^rou¬
geole et la scarlatine et par des tuméfac¬
tions ganglionnaires.
De nos jours, les petites filles sont vacci¬
nées contre la rubéole. En effet, si la mala¬
die atteint une femme enceinte non immu¬
nisée, elle peut provoquer des malforma¬
tions du fœtus ou un avortement.
match de rugby
• ruée vers l’or. Au XIX' siècle,
verte de gisements
du Nord et
en
la décou¬
Australasie suscita d’im¬
portantes migrations nationales et
internationales.
La *Californie connut une ruée vers l’or à
partir de 1848, après la découverte de
pépites dans la région de Sacramento. Le
révérend Walter Colton décrit l’excitation
qui en résulta dans sa ville de Monterrey :
«de nombreuses familles s’affairèrent bien¬
tôt à de hâtifs préparatifs de départ pour
les mines ;
marteau ;
le forgeron laissa tomber son
le charpentier abandonna son
le boulanger
pain et le cabaretier ses bouteilles.
Tous partirent pour les mines, certains à
rabot ; le maçon sa truelle ;
son
cheval, d’autres en voiture, d’autres sur des
béquilles et l’un d’eux sur un brancard»
(“Trois jours en Californie”).
L’Australie vécut plusieurs fièvres sembla¬
bles entre 1852 et 1892 et la Nouvelle-
Zélande vit aussi affluer des orpailleurs en
1861. Les régions aurifères se peuplèrent
rapidement et attirèrent, parmi d’autres, de
nombreux colons installés à Tahiti. Cepen¬
dant, la plupart de ces aventuriers se
découragèrent au bout de quelques mois.
86
de la soûle du Moyen-Age. La soûle, qui se
développa en France, puis en Angleterre
(après 1066), était un jeu violent pratiqué
surtout entre villages. Elle consistait à por¬
ter une balle de cuir bourrée de paille jus¬
qu’à un but fixé à l’avance, défendu par les
adversaires, et ce, par tous les moyens.
• Le sport moderne que nous connaissons
doit son nom à la ville de Rugby (Angle¬
terre), qui fut d’abord le siège d’une école
de *football réputée et tint à maintenir à ce
sport l’aspect “rugueux” de ses débuts,
alors que d’autres militaient pour moins de
violence et plus d’académisme. En 1863
finalement, la scission fut effective entre le
football et le rugby dont le premier match
international eut lieu en 1871 (EcosseAngleterre). En France, on commença à
pratiquer le rugby moderne dès 1872
(Normandie, puis Paris). En même temps,
le rugby gagnait l’ensemble des îles britan¬
niques et les colonies anglaises de l’hémi¬
sphère sud où il connut un développement
spectaculaire (AU Blacks de NouvelleZélande, Kiwis australiens, Springbocks
d’Afrique du Sud). En France, la ville de
fa 'a ’ite ra ’o Teuira Henry i te mau atireputi
’o Ruatupuanui : “’O Ruatupuanui i te ra’i ’e te
fenua, ’o Rua te ’omuhu, Rua te papou, ’o
te
Bordeaux excella bientôt dans ce sport et
rugby est presque devenu une institution.
La Fédération française de Rugby fut créée
en 1920. Malgré bien des difficultés entre
Britanniques et Français, on organisa à
partir de 1910 un tournoi des 5 nations
regroupant l’Angleterre, le Pays de Galles,
l’Écosse, l’Irlande et la France. Ce tournoi
fut longtemps dominé par les Britanni¬
ques. Les Français ne le remportèrent pour
la première fois qu’en 1954. Depuis, ils ont
multiplié les succès (1959, 1960, 1961,
1962, 1967, 1968, 1970, 1977, 1981, 1983,
1987 ; grand chelem en 1968, 1977, 1981 et
1987). Au cours du XX' siècle, le rugby
gagna des pays comme la Roumanie, l’Ita¬
lie, l’Argentine, le Japon, mais n’eut jamais
le rayonnement international du football.
Il est régi par l’International Board, créée
en 1887, et à laquelle la France ne fut
admise qu’en 1978. En 1987, pour la pre¬
mière fois, un championnat du monde
regroupant 16 nations a été organisé en
Australie et en Nouvelle-Zélande ; il a été
remporté par la Nouvelle-Zélande.
• Le rugby fit une apparition fort tardive à
Tahiti. Ce n’est qu’à partir de 1965 que des
.
RURUTU
organisés régulièrement
équipes militaires auxquelles se
joignit l’École de Rugby de Tahiti qui
devint la section rugby de ^Central Sport.
Un premier championnat fut organisé en
1968 et le comité régional de rugby fut
créé en 1970. La première participation de
Tahiti aux Jeux du Pacifique eut lieu
en 1971 à Papeete et se solda par une
matches furent
entre des
RURUTU. Petite île haute faisant partie
de
l’archipel des *Australes, située par
22°26’ sud et 151°21’ ouest. Elle
couvre
32,3 km^ et culmine à 389 m. Ses reliefs
*volcan
qui
connut un regain d’activité il y a un à deux
tabulaires
correspondent à
un
vieux de 9 à 12 millions d’années
millions d’années. Ceci provoqua un rajeu-
compte actuellement 1 500 licenciés pour
12 clubs. Son président est Irving Bennet.
Le championnat est largement dominé par
tectoniques qui soulevèrent les récifs fran¬
geants à plusieurs mètres de hauteur. Leur
masse calcaire forme par endroits une
*falaise littorale au modelé karstique,
exploitée en carrière.
• Les travaux archéologiques de Pierre
Vérin ont permis de dater l’arrivée des
premiers Polynésiens vers 900 ap. J.-'C. Les
fouilles menées à Vitaria ont mis au jour les
vestiges d’un véritable village comprenant
environ 70 maisons organisées en quartiers
autour d’un *marae ari’i et d’une *plate-
Valence Sportif, a été plusieurs fois sélec¬
présentent plusieurs traits d’originalité.
Leur cour pavée est bordée de pierres dres¬
médaille de bronze. De 1974 à 1977, le
conseiller technique régional (C.T.R.) et
ex-international Pierre Villepreux joua un
rôle décisif pour la promotion de ce sport.
Ses relations dans le milieu du rugby lui
permirent d’offrir à Tahiti de nombreuses
rencontres internationales, ainsi que deux
tournées en Nouvelle-Zélande et en France
(1975 et 1977). Le Comité de Rugby
Paea, l’équipe de la famille Frogier. Un
Tahitien, Richard Mapuhi, joueur du
tionné en équipe de France A’.
forme de conseil. Les
marae
j
de Rurutu
sées et V*ahu est formé de dalles de corail
taillé. Dans la cour, on observe de nom¬
breuses pierres-dossiers et des petites fosses
rupe voir Carpophage.
recevant certains débris organiques (rognu¬
res
rural, adj. et nom. Est considéré comme
rural tout ce qui concerne la vie en dehors
des *villes (soit, en France, en dehors des
*agglomérations regroupant plus de 2000
habitants).
• La * géographie rurale s’intéresse aux
paysans, mais aussi à tous ceux qui rési¬
dent à la campagne sans forcément vivre
du travail de la terre
"
nissement des reliefs et divers mouvements
d’ongles, cordons ombilicaux...). Les
traditions ont été soigneusement conser¬
vées à Rurutu, notamment celles de la
*vannerie et du *lever de pierre, épreuve
dans laquelle les athlètes de Pîle se distin¬
guent aux fêtes du *Heiva et qui rythme le
tere. Celui-ci consiste en un tour de Pîle
effectué par toute la population au début
de l’année, sorte de pèlerinage historique
le temple de Rurutu
(fonctionnaires,
commerçants, artisans...). Il convient donc
distinguer la géographie rurale de la
géographie *agraire et de la géographie
agricole.
de
rurbanisation, nom fém. Néologisme
volontiers employé par les géographes et
les urbanistes pour désigner le phénomène
de déconcentration de la population des
*villes vers leurs campagnes environ¬
Ce mouvement, amorcé dans les
années soixante, modifie à la fois le pay¬
nantes.
sage et l’économie des ensembles urbains et
*ruraux adjacents, sans que l’on arrive à
délimiter ce qui est vraiment urbain et ce
qui est vraiment rural. Le phénomène de
rurbanisation a imposé une redéfinition de
la notion de ville, *agglomération ou uni¬
urbaine, et a fait naître un nouveau
concept, la Zone de Peuplement industriel
té
urbain (Z.P.LU.) qui correspond à la
région où vivent une majorité d’urbains et
et
de ruraux dont le mode d’existence est lié à
la ville.
Tahiti offre un bel exemple de rurbanisa¬
tion, avec *Papeete qui étend son influence
de Mahina à Paea et même jusqu’à Papara
ou
Moorea.
P’« Toataratara
87
RUSSIE
sont apparus plusieurs “quartiers Rurutu”,
à Manuhoe et à Orovini notamment.
Dans nie, les activités économiques con¬
sistent en la production d’objets de vanne¬
rie (*peu’e, *chapeaux, *paniers...) et en
une
agriculture intensive qui a produit
263 tonnes de pommes de terre en 1985
ainsi que du tara et un peu de café, de
vanille et de bananes. L’artisanat et l’agri¬
culture emploient 71% de la population
duquel on rend visite aux diffé¬
rents sites ancestraux et légendaires ; les
falaises Tuterao d’où l’on guettait les ba¬
leines, Peva dont le marae aurait été érigé
par le géant Tupuaea, Paparai où l’on pra¬
tiqua le lever de pierre pour la première
fois, la grotte d’Ana piti, célèbre pour ses
ossements de guerriers et le refuge qu’y
trouvèrent des bandits anthropophages re¬
au cours
fusant de reconnaître l’autorité du roi
Teauroa au XVIIP siècle, *Avera, patrie
de Uturoa, le héros qui triompha de Tematauira et de son armée venue de Tubuai, le
site archéologique de Vitaria, la grotte Ana
pori, réservée aux femmes des ari’i qui y
engraissaient à l’abri du soleil, la grotte
d’Ina, dernière femme anthropophage de
Rurutu, la source Vaitu, lieu de consola¬
tion pour les amoureux éconduits... Ce
parcours, initiatique pour les jeunes, sym¬
bolise une prise de possession de l’espace et
constitue un retour aux sources très prisé.
• Rurutu fut découverte par James Cook
en 1769, mais resta longtemps à l’écart des
routes des autres navigateurs et des ba¬
teaux de commerce. L’*évangélisation de
nie commença en 1821 après que des nau¬
fragés de Rurutu, dont *Auura, aient été
recueillis par des habitants de Raiatea. Ils
furent convertis au christianisme et, assis¬
tés de deux catéchistes, revinrent dans leur
île natale pour y créer une mission
protestante.
Pour prévenir une expansion britannique
vers les Australes à partir des îles Cook, la
France a établi son *protectorat sur
Rurutu en 1889, puis annexé Hle en 1900.
La population a probablement atteint
3 000 habitants à la fin du XVIIP siècle,
mais des guerres intertribales auraient pro¬
Rurutu. 1. Le tressage du pandanus,
une
activité artisanaie essentieiie.
2. Scènefamiiiaie.3. Une habitation
en dur, bien adaptée aux conditions
météorologiques parfois difficiles.
voqué la mort de 80% de la population
entre 1815 et 1820. Au XX' siècle, d’impor¬
tants flux migratoires se sont établis entre
Rurutu et Makatea, Nouméa, Papeete, où
active. L’île compte 1 971 habitants (1983)
vivant dans trois villages : *Moerai, le cheflieu (874 habitants), Avera (714 habitants),
Hauti (383 habitants). Elle est équipée d’un
aérodrome territorial desservi deux fois
par semaine par Air Tahiti et dont le trafic
s’est élevé à 5 194 passagers en 1987.
►
RURUTU. ’O Rurutu te ho F ia fenua motu e
vai ra i te pae Tuha'a Pae.
E 32,3 tirometera tôna rahi ’e te vahi teitei roa
a'era e 389 metera.
Mai te huru ra ë, e auahipohe a hia matahiti i
teie nei. la au i te mau rave’a mâ’imira’a
’ihipapa a te ta'ata ra 'o Pierre Vérin, ’ua
tamatahia i te horo’a i te tau nôte mau ta’ata
mâtâmua i tapae i Rurutu, mai te mea ra ë, i te
matahiti 900 i mûri mai i te Fatu. I Vitaria ’ua
’itehia te tahi mau tapa’o no te hoënohora’a
tahito i raro i te fenua, ’ua tâtuha’ahia e 70
fare e ’ati a’e te hôëmarae ari’i ’e te hôë vahi
tahua ’apo’ora’a. E ta’a’era’a rahi tôte mau
marae o Rurutu ’e te tahi atu mau fenua. Tona
maupaepae, ’ua ’auahia i te mau ’ofa’i ahu nô
te mau to’apu’a tarai. Te vai ato’a ra te mau
apo ’o vaira ’a i te mau tao ’a tapu : mai te
mai’u’u, te mau taura-pito. Te vaivai noa ra te
peu tumu a te rurutu mai te mau ’ohipa rima’i,
(te rara’a taupo’o, tepae’ore), te amora’a ’ofa’i
i te taurua heiva ’oia ato ’a te tere ha’a’ati nô te
haere na te mau vahi tei reira te mau tapa ’o
ti’ara’a o te mau tupuna : i Tutaera’o, na reira
te hi’o i te tohora,
Peva nô reira te amora’a
’ôfa’i, ’ua ha’amauhia i reira te marae na te toa
ra Tupuaea ’o Papara’i te amo ’ôfa’i mâtâmua;
i Anapiti tei reira te mau ivi tupapa’u o te mau
Te anapori ’ei reira te mau vahiné huiari’i
ha’aporia ai. O Hina ’oia te vahiné ’amu
ta’ata hope’a nô Rurutu.
Nâ te Tapena Tute i ’ite i teie fenua i te
matahiti 1769. ’Ua fâri’i ’o Rurutu i te evaneria
toa.
e
i te matahiti 1821 nâroto i te tere ’o ’Au’ura
mâi Raiatea ’e ia fariu ratou i te fa’aro’o
teretetiano, ho’i atu ra i Rurutu nô te ha’amau
i te ha’apa’ora’aporotetani.
I tepae’aufaufa’a (tepe’ue, te taupo’o, te ’ete)
’ohipa rima’i, mea puai mau ia i reira. Te
fa’a’apu ato’a nei râtou i te ’umarapütete: 263
e
tane i te matahiti 1985.
Te vai nei ra te taro ’e
taofe, te vanira ’e te mei’a. I te matahiti
198311971 rahira’a huira’atira i ni’a i te fenua
te
Rurutu i roto i na mata ’eina ’a e toru. I
Moera’i (te ’oire-pü) 874, i Averâe 714
huira’atira ’e i ’A ’uti e 383. E tahua taura’a
manureva tô Rurutu e piti tere i te hepetoma
nâ ni’a ia Air Tahiti. I te matahiti 1987, ’ua
tae’a 5194 ta’ata tei riro ’ei horopatete nô te
tere i Rurutu..,
RUSSIE voir Union des
socialistes soviétiques.
88
Républiques
sacre, nom masc. Cérémonie par laquelle
les autorités religieuses confirment la
souveraineté d’un prince ou les fonctions
d’un haut dignitaire de l’Église.
Société, le sacre d’un *ari‘i
exigeait de longs préparatifs et constituait
un
événement capital pour la commu¬
nauté. On se livrait à des cultures spéciales
pour les *offrandes et le *tâma’ara'a qui
suivait ; des *tapa de qualité étaient
préparés ; une nouvelle frange était ajoutée
• Aux îles de la
au
sable, nom masc. * Roche détritique cons¬
tituée par des petits grains au diamètre
généralement compris entre 0,02 et 2 mm.
Ces particules de nature minérale variable
proviennent de la destruction mécanique
des roches. Le sable est une roche per¬
méable en raison des vides importants
grains ; il offre peu de
résistance aux agents de transport que sont
les pluies, les cours d’eau et le vent.
• En Polynésie, le sable blanc d’origine
corallienne, coquillière et algale, s’accu¬
mule au fond des '^lagons. Repris par les
courants, il forme des *.motu sur les
*platiers ou des *plages le long des baies.
Ces constructions sont plus fréquentes sur
existant entre les
les *côtes sous le vent des îles hautes, là où
les
coraux
bénéficient des meilleures
conditions de croissance.
provient de la destruction
mécanique des *basaltes. On y trouve
essentiellement un mélange de cristaux
noirs de *pyroxène et de cristaux jaunâtres
Le sable noir
d’*olivine.
*maro
’ura et l’on construisait une
pirogue double pour la partie de la céré¬
monie qui se déroulait sur la plage. Le
futur roi s’immergeait en effet dans le lagon
pour se purifier, puis on lui présentait les
■"insignes de son pouvoir au *marae. Les
servants le ceignaient ensuite du maro ’ura
pendant que le grand prêtre prononçait le
pure fau fenua «déclarant le roi seigneur de
la terre et de la mer ainsi que de tout ce qui
s’y trouvait, et demandant à l’assemblée
des dieux de bien vouloir aider le nouveau
à gouverner sagement son peuple»
(Teuira Henry ; “Tahiti aux Temps an¬
ciens”). Vêtu de ses attributs royaux, Vari’i
roi
recevait enfin les hommages des chefs et
l’acclamation du peuple qui acceptait son
autorité.
A l’époque moderne, seul
♦Pômare III eut
les honneurs d’un sacre rappelant celui qui
consacrait les souverains d’Europe. Le 21
avril 1824, les missionnaires protestants
organisèrent en effet une cérémonie dont le
cadre fut la maison royale de Papaoa
(Arue) et qui eut lieu devant toutes les
autorités et la population de Tahiti.
Pômare 111, âgé de quatre ans, fut oint des
saintes huiles par le pasteur Henry, il reçut
la couronne des mains du pasteur Nott et se
vit offrir la Bible par le révérend Tyerman.
Chaque geste fut accompagné de prières et
de cantiques puis l’on se rendit à la chapelle
royale pour rendre grâce à Dieu.
►
faatoro’araa e a’ore ra faatahinuraa. O te ho ^
la oro’a e ravehia no te haamauraa i te ho7
tamaiti hui ari’i i ni’a i to’na ti’araa, e a’ore ra
no te haamauraa i te
ho ’ê toro ’a i ni’a i te ho E
hui mana o te Etaretia.
I te mau motu Totaiete, i riro na te
faatoro’araa i te ho’êari’i ei ’ohipa faufaa roa
no te huiraatira i taua tau ra, o te faaineine
atea hia e o te faaineine maoro ato’a hia ho’i.
E tanuhia te tahi mau maa tupu taa’êno te
mau
ô e no te tamaaraa rahi o te ravehia no
tahi mau tapa
faito maita’i; e tuu faahou hia’tu te tahi tufaa
’ahu i ni’a i te maro ’ura, e e taraihia te tahi
vaa tau’ati no te tuhaa o te oro’a o te tupu i te
pae tahatai. Inaha, e hopu (utuhi) na te tamaiti
hui ari’i e faaineine hia ra i te faatahinu ei arii i
roto i te miti o te tai roto no te tamâia’na iho i
taua oro’a ra; e hamani hia te
te mau viivii e rave rau, e i mûri mai ta oia e
farii ai i te mau tapa’o no to’na mana i ni’a i te
marae. / reira te mau tavini (teuteu) e taamu ai
i te maro ’ura i ni’a ia’na, afaahiti ai te tahu’a
rahi i te pure fau fenua “no te faariro raa i te
arii ei fatu no te fenua e no te tai e no te mau
mea ato’a e vai ra i roto, e no te ti’aoro atu
mau atua ia tauturu mai i te
i te
ari’i apî, ia arata’i
Sable. 1. Plage de sable noir sur la
côte nord de Tahiti. 2.
Lagon aux
eaux d'émeraude sur fond de sable
blanc.
89
SACREMENT
'oia i to’na nunaa ma tepaari"(Teuira Henry).
E ma te ’ahu i to ’na ra mau ’ahu e to ’na mau
tapa'o hui ari’i, efaarii ai te ari’i i te mau
faahanahanaraa a te mau tavana e te
haapoupouraa ho’i o te huiraatira o te auraro
ra i to ’na mana.
I teie mau ’anotau i ma ’iri a ’enei, o Pômare 3
ana'e te ari’i ifaatoro’ahia e a’ore râi
faatahinuhia mai te reira te huru na roto i te
ho ’ê oro ’a o tei tupu i roto i te fare huiarii no
Papaoa i Arue, i mua i te mau huimana e te
huiraatira no Tahiti. E maha matahiti to
Pômare 3 i taua taime ra, e ua faatahinuhia
oia i te mau Hinu Mo ’a e te ’orometua ra o
Henry, e na te ’orometuara o Nott i horo’a atu
i te taupoo ari’i ia’na, are‘a te ’orometua
Tyerman ra, ua pupu atu ïa i te Pipiria na ’na.
Ua ravehia taua mau oro ’a ra ma te faanaho
i te mau pure, e i
mûri mai ua haere paato ’a atu te naho ’a i te
Hawaï. Depuis cette époque, la congréga¬
tion est, de par ses effectifs, l’ordre le plus
important en Polynésie : 256
pères ou
*frères ont servi dans les *diocèses de
Papeete et de Taiohae depuis 1834. C’est
furent recrutés les
*évêques (à l’exception de Mgr ''‘Coppenrath) et que l’on trouve la plupart des
figures historiques de la Mission catho¬
lique : Honoré *Laval, François '"Caret,
Vincent Terlijn, Eugène '"Eyraud, Siméon
dans leurs rangs que
Delmas...
A la fin de l’année
1987, 22 pères et frères
étaient présents en Polynésie. Le siège de
l’ordre est à Rome et l’on compte 2 460 pic-
puciens servant dans 40 pays.
ato ’a atu i te mau himene e
fare pureraa huiarii no te faahanahana i te
sacrifice, nom masc. "'Offrande de vic¬
rii noa i te mau oro’a faatoro’araa e a'ore ra
faatahinuraa i te mau arii no te mau fenua i
Europa.
ou de présents faite à une divinité
l’honorer ou obtenir d’elle quelque
bienfait. Au figuré : privation volontaire.
• Dans la
religion polynésienne, les
sacrifices faisaient partie des pratiques de
purification et de consécration : introni¬
sacrement,
donner aux hommes le pouvoir d’utiliser
Atua.
times
I te 21 no eperera 1824, ua faatupu te mau
pour
mitionare porotetani i te hof oro’a tei hoho’a
nom masc. Rite établi par
*Jésus-Christ pour conférer la grâce aux
hommes. 11 y a sept sacrements dans
la
*religion catholique : le baptême, la confir¬
mation, l’eucharistie, la pénitence, l’ex¬
trême-onction, l’ordre et le *mariage. Les
derniers sacrements sont administrés à une
qui semble proche de la mort
(eucharistie, pénitence et extrême-onction).
personne
Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
(Congrégation des). Ordre religieux
fondé en 1800 par Pierre Coudrin, prêtre
réfractaire originaire du Poitou. Sous le
P''
Empire, la Congrégation des Sacrés-
Cœurs de Jésus et de Marie vécut dans la
clandestinité rue de Picpus (Paris) ; de là
vint le nom populaire donné à l’Institut.
1817, le pape signa le décret d’appro¬
bation définitive et, comme l’ordre offrait
• En
services pour des *missions lointaines,
Rome proposa en 1825 celle des îles
ses
sation d’un *ari’i, consécration d’un
*marae royal... Ils étaient aussi censés
des forces supérieures pour provoquer des
phénomènes naturels : guérison d’un
membre de la famille, mort d’un ennemi...
De nombreux récits font état de personnes
de sexe masculin offertes en sacrifice sur les
marae.
Les victimes étaient tuées le plus
pendant leur sommeil et trans¬
portées sur le marae. T. Henry en fait la
description dans la légende de Punaauia :
«C’est alors que le prêtre, s’approchant
sans bruit du malheureux, lui asséna un
violent coup de casse-tête sur la nuque qui
le tua aussitôt, évitant de répandre le sang
et de briser les os, précaution indispen¬
sable pour les victimes destinées aux
dieux» (“Tahiti aux Temps anciens”). Les
victimes choisies étaient des prisonniers ou
des adultes exclus du clan pour avoir
commis quelque forfait. La mise à mort
devait toujours avoir lieu avant le com¬
souvent
mencement de la fête ou des
rites.
Le marae international d’"'Opoa, dans l’île
de Raiatea, était le lieu de multiples sacri¬
fices dédiés
solennelles
au
dieu “"Oro. Les réunions
qui s’y tenaient exigeaient de
nombreuses victimes. «Sur la route con¬
duisant au marae intérieur, les cadavres
étaient placés comme des rouleaux (ra’o) et
les pirogues contenant les idoles et autres
objets précieux étaient tirées sur les corps
tous ceux qui étaient présents»
(T. Henry). Les cadavres étaient aussi
enfilés sur des cordes par le crâne et
par
accrochés aux branches des arbres. Puis ils
étaient décrochés et enterrés en posture
assise sur le marae. Aux Marquises, de
Pierre Coudrin
(1768-1837),
fondateur et supérieur de ia
Congrégation des Sacrés-Cœurs
90
nombreux témoignages font aussi état de
sacrifices humains se perpétrant jusqu’au
X1X‘' siècle. «Le “cochon long” était pour
eux
une
ment ;
monnaie courante et
un
sacre¬
il était le salaire de l’artiste, illus-
SAIPAN
trait les événements publics et était l’occa¬
sion et l’attraction de certaines fêtes»
(R. L. Stevenson : “Dans les mers du Sud”).
Les premiers navigateurs, le capitaine
*Cook et le capitaine *Bligh observèrent
des sacrifices humains dont ils furent
témoins à leur arrivée à Tahiti : en 1774 à
Paea et en 1792 à Papenoo.
Bien qu’ayant moins frappé les Occiden¬
taux, les offrandes sacrificielles d’animaux
étaient très répandues (*cochons et '•‘chiens
dans les îles de la Société, '•‘tortues aux
Tuamotu).
►
(pupuraa) tutia, faaereraa. Pupuraa tutia e
aore ra e faairaa '5, no te faaiteraa i te tapao
faatura e aore ra no te taparuraa i te mau
maitai i te ho 'ê mana.
Faa’e reraa na roto i te aau tae.
I roto i te mau haamoriraa no Polynesia, ua
riro te mau pupuraa tutia ei rave’a no te
(Mai te haamanaraa
ho’ê arii, te haamo ’araa o te ho’ë marae
tamaraa e te haamo ’araa.
O te
opu arii). E horo ’a ato 'a teie mau peu te mana
i te taata no te taparuraa i te mau mana o te
natura, (maite rapaauraa i te
hoëmero o te
utuafare, te faapoheraa i te hoëenemi). E rave
rahi mau aai no te mau tane paari o tei
pupuhia ei tutia i nia te mau marae.
Ua papai o T. Henry i te aai no Punaauia i te
na ’oraa e :
"I reira, haere muhu ore atu ra te
tahu’a i tepae ia na, tupai u’ana atura i to na
1606. Plusieurs auteurs ont supposé qu’il
s’agissait de Tahiti mais, ce faisant, ils ne
prenaient pas en compte les grosses erreurs
de calcul de longitude, fréquentes au
XVIP siècle. L’officier de marine Xavier
Caillet a rétabli la vérité sur les décou¬
vertes de Quiros en 1880 en analysant son
journal de bord et en parcourant longue¬
ment l’archipel des Tuamotu.
Voir aussi : exploration.
SAINTE-AMÉLIE. Quartier résidentiel
de '•'Papeete situé dans une petite vallée du
même nom,
dans le prolongement de
l’avenue '•'Bruat.
C’est ici que l’ingénieur '•‘Raimbault et
l’amiral Bruat fondèrent en 1843 le premier
village qui devait donner naissance à
Papeete. Il fut baptisé du nom de la reine
Marie Amélie de Savoie, épouse du roi de
France Louis-Philippe. On y logea les 83
ouvriers civils chargés d’aménager l’ensem¬
ble de rétablissement urbain. Les vestiges
des fours à chaux témoignent encore de
cette activité de construction et la vallée a
conservé sa fonction militaire avec le siège
de la gendarmerie et les bâtiments du
Service d’Approvisionnement alimentaire
des Armées.
le village de Sainte-Amélie
vers 1850
upoo i te ho ’e raau poro rahi no te haapohe
roa,
ia ore hoi te toto ia tahe, te ivi ia fatifati,
ia na i mua i te mau atua ”.
E maitihia te tane paari ei tutia, o tei faateaë
no te pupu atu
hia mai te taatoaraa no te tahi mau hara rahi.
E tupu te taparahiraa na rnua te haamata ai te
mau oro 'a e aore ra te mau peu
mo'a. I te
Opea i te motu ra no Raiatea,
e pupuhia e rave rahi mau tutia taata na te
marae tuiroo no
atua
Oro. E titauhia e rave rahi mau tutia
taata no te mau putuputu raa mo
“
’a i reira.
Ua apapahia te mau tino pohe, mai te ra ’o te
huru, na ni’a i te ara haere tia atu i ni’a i te
tahua o te marae, e, e hutihia te mau vaa, i
faa ’ihia i te tii e te tahi mau tao’a, na te
taato’araa”(T. Henry).
E tuihia te upo’o o te mau tino pohe.i te
heretau no te faatarere na te mau amaa raau.
la oti, e iritihia mai ratou, e, e hopoihia atu i
roto i te faretupapau e haaparahihia ai. E rave
rahi mau aai i faati’ahia no ni’a i te pupuraa
tutia taata i te mau pae Matuita ma e tae noa
"Ua riro te puaa
maohi, ei animara faufaaroa no te mau oro’amoa e ei moni hoo matauhia. E moni taime
teie na te arioi, e, eifaahohoaraa i te mau
atu i te XIX o te tenetere.
SAIPAN. Ile principale de l’archipel des
'•'Mariannes du Nord. Saipan couvre
116 km2 et culmine au M' Tagpochan,
à
ohipa huiraatira, e ei faa aanataeraa no te tahi
mau oroa hauti”(R.L. Stevenson: "Dans les
mers du Sud”).
Ua riro o Cook e o Bligh, na raatira pahi
474 m d’altitude.
tutia taata, i te matahiti 1774 i Paea e i te
plaines côtières dans la première moitié du
matamua i
Tahiti, ei ite no te mau pupuraa
matahiti 1792 i Papenoo.
Aita ia te mau tutia animara i haape’ape’a roa
i teie na ratere, noatu te rahi o te reira peu.
(tutia puaa maohi e te uri i te mau motu Nia e
Raro Matai, e te tutia honu i Tuamotu ma).
SAGITTARIA. Nom donné à l’île de
'•'Rekareka (Tuamotu) par Pedro Fernan¬
dez '•‘Quiros qui la découvrit le
13 février
L’économie de l’île fut marquée par la
présence coloniale allemande puis japo¬
naise. 11 reste peu de traces des plantations
de canne à sucre qui occupaient toutes les
•
XX^
siècle, mais la ville de Garapan,
fondée vers 1900, rasée lors des combats
meurtriers de 1944 entre Japonais et Amé¬
ricains, est redevenue la principale agglo¬
mération de Saipan avec 5 000 habitants.
Elle vit du tourisme et des emplois admi¬
nistratifs liés à la présence du gouverne¬
ment des Mariannes dans le quartier de
Capitol Hill.
91
SAISON
saison, nom fém. Période de l’année
caractérisée par un
certain état de r*atmosphère (température, humidité...) ou
par une activité particulière, un événement
se produisant chaque année : la saison des
oranges, la saison des prix littéraires...
• En
Polynésie, on distingue deux saisons
climatiques liées au mouvement apparent
du soleil. La saison chaude et humide
s’étend de novembre à avril et la saison
fraîche et plus sèche de mai à octobre. Les
différences pluviométriques saisonnières
sont cependant moins nettes aux Australes
Marquises que dans les autres
archipels.
et aux
Voir aussi : climat.
rappelle le Martinet de France. La Salan¬
gane possède de longues ailes et une queue
courte. Elle niche à Tahiti et à Moorea
dans les grottes des parois rocheuses. Son
nid est formé de racines collées aux rochers
à l’aide de sa salive.
Cet Oiseau vit également en ExtrêmeOrient et y construit son nid de la même
façon. Les Algues qu’il utilise à cet effet
sont récoltées et consommées en
chinoise sous
rondelles”.
cuisine
l’appellation de “nids d’hi¬
salinité, nom fém. Teneur en *sel d’un
liquide. La salinité de l’*eau se mesure en
de sel par litre. La salinité
moyenne des eaux de mer est de 34,5 g/ litre
ou 34,5 pour mille.
• En
Polynésie, la salinité des eaux de
surface dépasse 36,5 pour mille dans l’est ét
le nord-est des Tuamotu, région très enso¬
leillée où r*évaporation est forte. Elle
s’abaisse à moins de 35 pour mille aux
Australes et aux îles Sous-le-Vent, là où les
♦précipitations sont les plus élevées.
grammes
salaire, nom masc. *Revenu versé à une
personne en échange d’un travail exécuté
sous les ordres d’un
employeur. D’autres
termes sont parfois utilisés :
les employés
de bureau touchent des appointements, les
fonctionnaires des traitements, les mili¬
taires des soldes.
En
Polynésie, on a recensé 44 893 per¬
sonnes *actives ayant
le statut de salarié en
1983, soit 78 % de la population active. Le
♦secteur public emploie 48 % de ces salariés
et attire les jeunes diplômés par des salaires
élevés. Les salariés du secteur privé sont
nombreux dans le commerce, les services,
le bâtiment et les travaux publics.
•
Le salaire minimum interprofessionnel
garanti (S.M.I.G.) est la rémunération la
plus faible qu’un employeur puisse verser à
un salarié.
Son montant dépend d’une
décision des pouvoirs publics et il est révisé
régulièrement en fonction de l’évolution de
r*indice des prix. Au
juin 1988, le
S.M.I.G.
était de 456,06 francs C.F.P.
pour une heure, donc de 77 074 francs
C.F.P. pour un mois comprenant conven¬
tionnellement 169 heures de travail.
grille des salaires. Elle est établie, pour
chaque secteur d’activité, dans le cadre de
négociations entre employeurs et représen¬
tants syndicaux. A chaque qualification et
à chaque emploi correspond un salaire de
•
Alexandre Salmon
base.
Salangane de la Société, nom fém.
Répartition
Tahitien : 'ôpe’a. Petit *Oiseau de couleur
sombre atteignant 11 cm de long et qui
des salariés en Polynésie
(d'après le recensement de 1983)
Répartition des salariés
par archipels
Sexe
Sexe
masculin
féminin
Ensemble
Part des
Secteur
privé
Mes du VENT
salariés dans
public
la pop.
active
23 154
12 766
20 639
15 281
84%
1 945
1 046
1 356
1 635
55%
841
316
276
881
56 %
Iles AUSTRALES
583
234
112
705
43%
Iles TUAMOTUGAMBIER
3 659
349
853
3 155
69%
TOTAL
30 182
14 711
23 236
21 657
78 %
Iles SOUS-LE-VENT
Iles MARQUISES
92
Secteur
SALMON (Alexandre) (1820-1866).
Homme d’affaires d’origine anglaise qui
joua un rôle économique et politique
majeur dans les vingt premières années du
♦protectorat français à Tahiti.
11 appartenait à une famille de banquiers
israélites de Londres, ruinée par une spé¬
culation hasardeuse
en
1837. Alexandre
Salmon choisit de s’expatrier'en 1839 et de
chercher fortune
en
Californie, mais les
possibilités de cette région, qui n’avait pas
encore connu le boom de la *ruée vers
lui parurent limitées.
l’or,
Il s’embarqua donc
pour Tahiti, via Honolulu et Sydney, et
s’intégra rapidement à la société dirigeante
de Papeete. A son arrivée, en 1841, il
trouva Tahiti en pleine effervescence
politico-religieuse, le conflit entre protes¬
tants et catholiques se traduisant par une
succession de demandes de protectorat à la
France et au ♦Royaume-Uni. Après son
mariage avec ♦Ari’itaimai (1842), petitefille de *Tati, grand chef de Papara,
Salmon devint
un
notable et révéla
ses
qualités de fin politique. C’est ainsi qu’en
dépit de sa nationalité il favorisa l’établis¬
sement du protectorat français par ses
interventions auprès de la reine ♦Pôma¬
re IV. Celle-ci s’étant réfugiée à Raiatea, il
accomplit, avec son épouse, plusieurs
missions auprès de la souveraine pour
obtenir
son
nouveau
retour
et
son
adhésion
au
statut de Tahiti. Alexandre
Salmon restait avant tout un ♦colon qui
s’appliquait à mettre en valeur les do¬
maines de son épouse selon les méthodes
les plus modernes. «Il planta ses premiers
caféiers moka à Faaa et à Papara : les
rejetons sont encore là pour attester la
réussite des ♦plantations initiales. Il
s’intéressa en outre tout particulièrement
SALMON
porcheries, utilisant pour la cuisson
des aliments des marmites géantes en
aux
fonte, munies de pieds, et s’adonna non
moins activement à l’élevage du gros bétail
à Papara, région pourvue des meilleurs
pâturages. Les terres de ce district fournis¬
saient par ailleurs d’excellentes récoltes
d’oranges que les goélettes venaient char¬
ger sur place» (Ernest Salmon : “Alexandre
Salmon et sa femme Ari’itaimai”). Ces
activités avaient été en partie ruinées par la
*guerre franco-tahitienne, de 1844 à 1846,
mais le marché californien s’étant rapide¬
ment développé avec la ruée vers l’or
commencée
en
gies... qu’il publia lui-même dans le
"Journal of Polynésien Society" de
Wellington. .De 1892 à 1916, les deux
hommes entretinrent une correspondance
révélatrice d’une affection sincère et se
retrouvèrent plusieurs fois aux États-Unis.
Ils décédèrent à quelques mois d’intervalle,
Tati Salmon ayant succombé à l’épidémie
de *grippe espagnole de 1918.
1848, Alexandre Salmon
réalisa d’importants bénéfices en commer¬
çant avec cette région. Il s’associa avec son
gendre, John ’^Brander, qui possédait la
première maison de commerce de Papeete
en 1860. A. Salmon fut également appelé à
responsabilités publiques en
expérience : il occupa la
présidence du tribunal de commerce de
1853 à 1857 puis de 1864 à 1866, fut nommé
de
hautes
raison de
son
*consul des États-Unis en 1861 et membre
du *Conseil d’administration de la colonie
1866. C’est aux plus beaux jours de cette
existence bien remplie qu’il mourut d’une
en
épidémie de dysenterie, le 6 août 1866. 11
laissa une fortune immobilière considé¬
rable et neuf enfants qui furent appelés à de
hautes destinées : Tati *Salmon devint chef
de Papara, *Marau épousa le roi *Pomare
V, Titaua s’était mariée avec John Brander
et
Alexandre
père.
reprit.les activités de son
SALMON (Tati) (1850-1918). Fils
d’Alexandre *Salmon et de la princesse
Ariioehau dite *Ari’itaimai, Tati Salmon
hérita de la chefferie de Papara en 1890. «Il
devenait ainsi un personnage de premier
plan à Tahiti puisque par sa mère, prin¬
cesse de sang royal, il représentait dans l’île
la branche aînée des *Teva, héritière et
bénéficiaire des pouvoirs les plus élevés.
De plus, Tati gérait un grand nombre de
^plantations où se cultivaient aussi bien de
la vanille que le coprah, le coton que la
canne à sucre ou les orangers. En tout,
4 000 hectares de propriétés (...) réparties
entre Tahiti et Moorea. Il parvenait même
à concilier
son
activité de colon et de
négociant avec des fonctions de conseiller
général et de représentant de district, signe
d’une énergie et d’une vitalité peu commu¬
nes» (Pierre Lagayette : introduction aux
“Lettres de Tahiti”). Tati Salmon était
également un vrai gentleman, distingué et
accueillant, à qui rendirent visite plusieurs
voyageurs illustres : Robert-Louis
*Stevenson, la reine Makea de Rarotonga,
le prince Oscar de Suède. En 1891, il reçut
l’historien américain Henry *Adams et le
peintre John Lafarge. Il devint un des
meilleurs amis d’Adams et lui livra de
nombreuses informations inédites sur le
Tahiti ancien : légendes, poèmes, généalo¬
►
SALMON (Tati) (1850-1918). Tamaitina
Alexandre Salmon e te tamahine huiarii ra o
Ariioehau tei pii ato ’a hia o Ariitaimai, ua riro
mai o Tati Salmon ei tavana no Papara i te
matahiti 1890. Riro mai nei oia ei taata faufaa
roa i Tahiti nei i taua tau ra, i te mea e, na
Tati Salmon (au 2' rang, 2’ à partir
de la gauche) et son frère Ariipaea
recevant le prince
Oscar (au centre), 2* fils du roi
de Suède
roto mai i to’na melua vahiné,
tamahine
huiarii, o oia ïa te ti’a i Tahiti nei no te hua'ai
matahiapo o Teva, oia ho'i te vahiné o tei
tei mau i te mau mana teitei roa a 'e.
Taa noa 'tu te reira te haapa ’o ato ’a ra o Tati i
mono e o
te tahi mau faa’apu rarahi o tei tanuhia i te
vanira, te haari, te vavai, te tô e te ’anani. la
’amuihia, ua rao ’ahia e 4000 ta fenua e vai ra i
Tahiti e i Moorea.
Ua ti’a roa ia’na ia rave i ta’na mau ’ohipa no
haapa’oraa i taua mau faa’apu ra, te hooraa
i ta’na mau tao’a e i te amo ato’a i to’na mau
te
ti’araa ei tavana mata’einaa e ei ti’a ma’itihia
to’na fenua i roto i te mau apooraa, e te
faa'ite mai ra ia te reira i to’na itoito rahi i te
amo i ta’na mau hopoi’a e rave rahi (Pierre
Lagayette : ’Omuaraa no te mau "Rata no
Tahiti”). Ua riro ato’a o Tati Salmon ei taata
peu maita ’i, o tei au maita ’i hia e o tei matau
no
maita’i hia e te mau taata e rave rahi o ta’na i
farii maite. E rave rahi mau taata tuiroo o tei
farerei tino roa’tu ia’na i taua ’anotau ra, mai
ia: Robert-Louis Stevenson, te ari’i vahiné no
Raroto ’a, te tamaiti huiarii Oscar no te fenua
Tuete. I te matahiti 1891 ua farii ato ’a ’oia i te
taatapapa’i ’aamu marite ra o Henry Adams e
te taata peni hoho ’a ra o John Lafarge. I riro
’oia ei hoa rahi roa no Adams, e ua
horo’a atu ia’na e rave rahi mauparau
na ho’i
haamaramaramaraa i ’ore â i ’iteahia i taua
’anotau ra no ni’a ia Tahiti i te tau matamua
ra: te mau ’a’ai tahito, te
maupehepehe, te
mau
papatupuna e e rave rahi atu a, o ta ’na i
93
SALMON
pia i roto i te ve’a ra “Journal of Polynesian
Society"no Wellington. Mai te matahiti 1892
e tae atu
i te matahiti 1916, ua tamau teie na
papa’i i te rata te tahi i te tahi, o tei
riro ei tapa'o no to raua autaea'eraa, e e rave
rahi ato'a ho ’i taime to raua farereiraa i te
fenua Marite. Ua faaru ’e mai raua toopiti
taata i te
ato ’a i roto noa i te ho "ë area taime poto te
Tutaha Salmon
tahi i te tahi, inaha ua faaru’e mai 6 Tati
Salmon na roto i te ma’i rahi no te matahiti
1918 i te fenua nei.
SALMON (Frédéric dit Tutaha). Homme
politique né en 1929 à Mahina. Petit-fils de
Tati
*Salmon, Tutaha Salmon mène une
professionnelle bien remplie d’entre¬
preneur, commerçant, agriculteur, pê¬
cheur... En 1972, il succéda à son père
adoptif Tauaea Tevaearai à la tête de la
mairie de *Taiarapu Est et fut toujours
réélu par la suite. Membre du *Tahoera’a
Huira’atira, il occupa le poste de suppléant
du *député Gaston *Flosse puis siégea lui-
vie
même au Palais Bourbon de 1982 à 1986,
lorsque G. Flosse fut élu président du
gouvernement territorial.
SALOMON (îles). Archipel situé au nordest de
agent de police des îles Salomon :
une tenue héritée de la présence
coloniale britannique
94
l’Australie et à l’est de la Nouvelle-
Elles sont disposées en
alignements d’îles, les principales
étant *Guadalcanal (5 302 km^), San
Cristobal (4 489), Malaita (4 244), Santa
Isabel (4 014), New Georgia (3 199) et
Choiseul (2 941). L’archipel compte en
outre plusieurs groupes de petites îles
hautes et d’atolls dont les principaux sont
ceux de Santa Cruz et d’Ontong Java. Les
reliefs très accusés (Guadalcanal culmine à
2 330 m) sont couverts d’une forêt dense,
véritable Jungle que favorise un climat
tropical très humide.
• Histoire. Les découvertes
archéologi¬
ques récentes ont permis de localiser
plusieurs sites *Lapita dont le plus ancien,
situé à Santa Cruz, a livré des poteries
fabriquées vers 1400 av. J.-C. Le nord de
l’archipel a probablement été peuplé dès
2000 av. J.-C. par des migrants venus de
au
12*^ degré sud.
deux
l’actuel *Kiribati.
En 1567, le navigateur espagnol Alvaro de
ces îles que l’Occi¬
îles perdues du roi
Salomon, d’où leur nom. L’entreprise
espagnole de colonisation échoua, et, au
cours des siècles suivants, les îles ne virent
passer que quelques expéditions menées
dans un but scientifique : celles de Philippe
*Carteret, de L.A. de *Bougainville, de
*Mendana découvrit
dent croyait être les
Guinée.
John
Géographie. Les terres émergées cou¬
vrent 27 556 km- et s’égrènent du 5'= degré
graphie de l’archipel. L’une de ces expédi-
•
Shortland, de John Hunter et
d’Edward *Edwards qui précisèrent la géo¬
SAMOA
Économie. La population des Salomon
était de 267 270 habitants en 1985 (dont
•
95 % de Mélanésiens). Elle connaît une
croissance très rapide, voisine de 4 % par
de vie rural : la
capitale, *Floniara, ne compte que 21 334
habitants (1985). 76 % de la population
active est employée dans l’agriculture et
produit du *coprah (42 586 tonnes en
1984), du cacao ( 1 709 tonnes), de l’huile de
palme (19 700 tonnes), du *riz (7 137
tonnes). La pêche s’est développée en colla¬
boration avec des armements japonais : les
prises ont atteint 35 927 tonnes en 1983 et
alimentent les conserveries de Tulagi et de
Noro. Les Salomon pourraient mettre
prochainement en exploitation des gise¬
Village de
pêcheurs à la lisière de la forêt
équatoriale. 2. Marché de Honiara.
Iles Salomon. 1.
an, et conserve un genre
ments de 30 millions de tonnes de bauxite à
Rennell et de
10 millions de tonnes de
Iles Samoa. 1. Le roi Malietoa
Laupepa, souverain des Samoa
Troupes
locales commandées par des
officiers britanniques (1899).
occidentales (1889). 2.
phosphates sur l’atoll de Bellona. Avec un
^produit national brut de 637 dollars par
habitant en 1983, l’archipel fait partie des
pays les plus pauvres du Pacifique.
SALONIQUE
(Deuxième).
voir
Guerre
mondiale
SAMOA (tahitien : Flamoa). Archipel du
*
lions, celle du Français *La Pérouse,
disparut en 1788 sur les récifs de Vanikoro.
C’est à partir de 1850 que la population
salomonaise se trouva au contact perma¬
nent
des Occidentaux,
Pendant
plus de
Pacifique central compris entre 169“20’et
172°50’ de longitude ouest. Il comprend
neuf îles de superficies très différentes :
Upolu (1 100 km-), Savai’i (1 820 km^),
(135 km-) et le groupe des îles
Manu’a, îlots rocheux isolés à l’extrémité
orientale. L’archipel est partagé en deux
Tutuila
20 ans, elle resta hostile à l’évangélisation.
Elle subit les raids des *blackbirds recru¬
teurs de main-d’œuvre à bon marché pour
les plantations du Queensland australien et
des îles Fidji.
Après l’établissement du ^protectorat bri¬
tannique, entre 1893 et 1900 selon les îles,
plusieurs puissantes compagnies de com¬
merce (Lever, Burns, Philps et Carpenter)
établirent des comptoirs et de grandes
plantations, mais l’essor économique
resta très modeste jusqu’à la veille de la
2’-’ Guerre mondiale. L’archipel fut alors le
théâtre de violents combats entre les
troupes japonaises et américaines, particu¬
lièrement à Guadalcanal.
Plusieurs mouvements indépendantistes se
formèrent au lendemain de la libération
puis
se
développèrent
au
point
que
le
gouvernement britannique accorda dès
1960 la création d’une assemblée législative
et d’un conseil exécutif local. Le statut
d’*autonomie interne, appliqué en 1976,
prépara la voie à l’*indépendance. Celle-ci
fut proclamée le 7 juillet 1978. Les îles
Salomon constituent une monarchie parle¬
mentaire membre du *Commonwealth. Le
souverain
britannique reste le chef de
l’État, mais le pouvoir législatif appartient
à
un parlement de 38 membres élus et le
pouvoir exécutif revient au gouvernement
dirigé par un Premier ministre.
95
SAMOA AMÉRICAINES
ensembles politiques : les *Samoa occiden¬
tales (Upolu et Savai’i), indépendantes, et
les *Samoa américaines sous tutelle des
États-Unis. Les premières comptent
156 300 habitants et les secondes 35 600,
mais le *produit national brut des Samoa
occidentales n’est que de 154 millions de
dollars alors que celui des Samoa améri¬
caines atteint 190 millions de dollars grâce
à l’aide matérielle des États-Unis.
SAMOA AMÉRICAINES. Petit terri¬
toire couvrant la moitié orientale de
l’archipel. Les terres émergées couvrent
197 km2 et se répartissent en deux ensem¬
bles : à l’ouest l’île deTutuila(135 km^)età
l’est le groupe des îles Manu’a qui com¬
prend toutes les autres terres émergées :
Aunuu, Tau, Ofu, Olosega et Rose Island,
Swain Island en étant indépendante à
320 km au nord de Tutuiia. Les îles sont
d’origine volcanique et d’altitude modeste ;
702 m pour le M‘ Matafao de Tutuiia. Le
climat tropical, très humide, favorise la
croissance d’une forêt dense sur les ver¬
sants
1
montagneux.
Histoire. Aucun site archéologique n’a
été étudié jusqu’ici aux Samoa américai¬
•
nes, mais on peut supposer que l’archipel a
été
peuplé à la même époque que les
*Samoa occidentales, vers 1100 avant
J.-C., et que la civilisation pré-européenne
n’y était guère différente.
Le
navigateur
hollandais
Jacob
*Roggeveen découvrit cette partie des
Samoa en 1722 et '"Bougainville put y faire
escale en 1768, mais en 1787, l’expédition
*La Pérouse subit une violente attaque à
Tutuiia et perdit 12 hommes parmi lesquels
son second, le vicomte de Langle. La
popu¬
lation entretint néanmoins d’assez bonnes
relations
avec
les
souvent relâche au
“"baleiniers qui firent
début du XIX'= siècle
dans la grande baie de *Pango Pango.
lignes “"États-UnisAustralie, ce très beau port naturel suscita
l’intérêt de la marine américaine qui
proposa un accord de “"protectorat au
grand chef Mauga en 1872. Le traité ne fut
jamais ratifié, mais la conférence qui réunit
en 1899 les trois grandes puissances en
concurrence dans la région (les États-Unis,
Bien situé
Samoa américaines. 1. Le port de
pêche de Pango Pango. 2. Arrivée
d'un navire miiitaire français en vue
de Tutuiia ; au fond : ie
M' Rainmaker,
96
sur
les
l’Allemagne et l’Angleterre) entérina la
présence américaine et r“"annexion qui
suivit le partage colonial de l’archipel.
Tutuiia et les îles Manu’a furent placées
sous l’autorité du ministre de la marine des
États-Unis puis, à partir de 1951, sous celle
1960, le
du ministère de l’Intérieur. En
Territoire fut doté d’une constitution qui
lui accordait une autonomie assez compa¬
rable à celle des États américains avec une
assemblée élue et un gouvernement local
supervisé par un gouverneur. Les Samoa
américaines furent ensuite l’objet d’un
vaste plan de développement, organisé par
le gouverneur Rex Lee, qui permit d’équi¬
per l’île principale de routes bitumées, d’un
éclairage public, d’un hôpital, d’un aéro¬
port international, d’écoles nouvelles, de
zones
industrielles et enfin d’un réseau de
télévision.
Économie. Tutuiia regroupe l’essentiel
des activités économiques. La pêche locale
•
(environ 100 tonnes par
an), mais au fond de la baie de Pango
Pango se trouvent les plus puissantes
pêcheries du Pacifique Sud, fréquentées
par les thoniers américains, coréens et
formosans. Ils approvisionnent deux
grandes conserveries. Van Camp et
Star Kist, qui assurent 98 % des exporta¬
est très modeste
tions du Territoire. Une autre zone indus¬
trielle a été aménagée à proximité de l’aéro¬
port de Tafuna. Sur 14 hectares, elle
accueille une vingtaine d’entreprises spé¬
cialisées dans le travail des métaux, du
bois, dans l’agro-alimentaire et le montage
d’appareils électriques.
Le tourisme constitue une autre activité
fondamentale dont le fleuron est l’hôtel
Rainmaker. En 1982, 85 000 visiteurs ont
séjourné aux Sarrioa américaines. Grâce à
l’aide massive des États-Unis, le “"produit
national brut par habitant atteignait
5 330 dollars par an en 1983.
Cette aisance et l’attribution de la nationa¬
lité américaine aux résidents des Samoa
orientales attirent de nombreux Samoans
occidentaux. Ils s’installent à Pango
Pango, où ils forment le tiers de la popula¬
tion, ou bien n’y transitent que pour
émigrer plus facilement vers les États-Unis.
En 1985, la population des Samoa améri¬
caines était estimée à 35 600 habitants.
SAMOA OCCIDENTALES
État indé¬
pendant qui comprend les deux plus
grandes îles de l’archipel des *Samoa.
•
Géographie. Les terres émergées cou¬
SAMOA OCCIDENTALES.
2 934 km^ dont 1 100 pour l’île
d’Upolu qui est formée d’une chaîne vol¬
canique rectiligne, du sud-est au nordouest, culminant à 1 100 m au M‘ Fito. L’île
de Savai’i (1 820 km^) comprend au centre
vrent
un
haut massif où
se
sont
conservés des
cônes volcaniques au relief vigoureux
(1 850 m au M‘ Mata’aga). A ce noyau se
raccordent, comme à Upolu, des vallées
radiales séparant des plateaux étagés
dominant des plaines côtières étroites.
Le couvert végétal est partout très dense
car
si l’on observe, comme dans les autres
îles tropicales du Pacifique, un secteur au
le vent, le premier
reçoit jusqu’à 7 m de précipitations annuel¬
les, mais les hauteurs d’eau sur le second
atteignent encore 2,5 m à 3 m.
• Grâce aux recherches archéologiques
menées par des universitaires néo-zélan¬
dais, notamment sur le site de Vailele près
d’’'’Apia, il a été possible de décrire les
principaux aspects de la civilisation pré¬
européenne des Samoa. Les premiers
habitants sont probablement venus des îles
Lau (*Fidji) vers 1100 ou 1200 avant J.-C.
Ils ont gardé des contacts avec les commu¬
nautés des îles ’Tonga qui étaient origi¬
naires de la même région mais, peu à peu,
la culture samoane évolua et prit des carac¬
tères originaux qui sont aujourd’hui
communs à toutes les civilisations polyné¬
vent et un autre sous
siennes. Samoa est en effet considéré
comme
le
’^Havaiki, le berceau ancestral
des peuples polynésiens, d’où partirent des
migrants vers les îles Marquises, la Micro¬
nésie
et,
probablement Tahiti et
Rarotonga.
Les îles Samoa étaient divisées en petites
unités politiques gouvernées par des chefs
puissants, capables d’exiger de grands
travaux tels que des lignes de fortifications
ou
des éléments d’urbanisme. L’habitude
fut prise de construire des maisons sur des
*paepae, de pêcher au filet, d’utiliser des
*herminettes
à
section
quadrangulaire.
plantes à tubercule
(comme le taro) remplaça la simple cueil¬
lette, mais la poterie *Lapita disparut
après le premier millénaire de notre ère.
L’*horticulture
des
*Roggeveen en 1722, L.A. de
*Bougainville en 1768 et *La Pérouse en
1787, mais on doit la première véritable
*exploration scientifique complète à
l’expédition américaine dirigée par Charles
Jacob
Wilkes entre 1838 et 1842.
Les premiers missionnaires vinrent s’ins¬
taller en 1830 sous la conduite du pasteur
John ^Williams. Ils furent rejoints par des
colons
anglais et américains qui s’établi¬
rent à Apia, puis par les représentants des
puissantes maisons de commerce alle¬
mandes : '•’Godeffroy et fils et Deutsche
Handels und Plantagen Gesellschaft. L’im¬
portance des investissements allemands fut
telle que, en échange d’un abandon de
positions aux Tonga et aux Salomon, le
gouvernement de Berlin obtint la neutra¬
lité britannique dans le partage de l’archi¬
pel en 1899.
Les Samoa occidentales devenaient colo¬
nie allemande et la partie orientale terri¬
toire américain. Cependant, dès 1914,
l’armée néo-zélandaise (alliée à l’Angle¬
terre et à la France au cours de la Première
Guerre
anéantit
mondiale) débarqua à Apia et
le
rêve
colonial allemand.
La
présence néo-zélandaise fut cependant mal
tolérée et se heurta à l’opposition non
violente du mouvement Mau qui organisa
Samoa occidentales. 1. Vendeurs
de fruits au marché d’Apia.
2. Lieu de culte.
la désobéissance civile de 1920 à 1936.
Après la Deuxième Guerre mondiale,
r*Organisation des Nations-Unies laissa
les Samoa occidentales sous la tutelle de la
Nouvelle-Zélande. Celle-ci avait cepen¬
dant mesuré les difficultés d’une adminis¬
tration coloniale et prépara le Territoire à
l’autonomie de gouvernement.
Le
janvier 1962, les Samoa occidentales
furent le premier archipel du Pacifique à
obtenir le statut d’État
indépendant.
Depuis cette date, le chef de l’État est le
grand chef Malietoa Tanumafili II, mais il
ne dispose que d’une fonction de représen¬
tation. Le pouvoir exécutif revient au
Premier ministre et à son gouvernement de
8 membres issus de la majorité politique
siégeant à l’Assemblée législative. Cette
assemblée (fono) comprend 47 membres
élus par les matai pour trois ans.
Samoa entretiennent des relations
étroites avec la Nouvelle-Zélande qui
Les
Aujourd’hui, les Samoa sont un véritable
conservatoire des coutumes polynésiennes.
Le groupe familial (aiga) est toujours
soumis à l’autorité du matai, chef de clan
qui gère les terres en cédant des parcelles
membres de la famille selon leurs
besoins. Les matai forment le conseil de
aux
village ou fono. Dans les districts ruraux,
les Samoans habitent toujours des fale
ovales ou ronds, ouverts de tous côtés.
Lors des fêtes et des cérémonies, ils ont
aussi conservé l’habitude de réciter le
fa’alupega, c’est-à-dire les généalogies,
l’histoire des titres et des hiérarchies.
L’archipel fut successivement visité par
97
SAN DIEGO
assure
leur
sécurité militaire et
facilite
l’immigration samoane. Les départs sont
très importants : 45 000 Samoans vivent en
Nouvelle-Zélande, 12 000
aux
*Samoa
américaines et environ autant à Hawaï ou
sur la côte ouest des États-Unis. La consé¬
quence en est la stagnation de la popula¬
tion résidente qui était de 156 350 habitants
en
1981, dont 107 350 à Upolu et 49 000 à
Savai’i.
Économie. L’économie du pays dépend
essentiellement de l’agriculture, laquelle
•
emploie 60 % de la population active. Les
principales productions sont le coprah, les
bananes et le
Les autres activités
cacao.
l’exploitation du bois, transformé sur
place en planches et en contreplaqué, la
pêche qui connaît un essor important grâce
sont
à l’aide de la F.A.O. et à la construction
d’une conserverie à
Apia par les États-
SANDWICH (John MONTAGU, comte
de) (1718-1792). Premier Lord de l’Ami¬
rauté britannique en 1748 puis de 1771 à
1782, Lord Sandwich appartenait à l’une
des plus grandes familles de l’aristocratie
anglaise. 11 fit scandale par ses mœurs
dissolues et corrompues. On le tient pour le
principal responsable de la défaite anglaise
lors de la guerre d’indépendance des ÉtatsUnis. Ami du naturaliste Joseph *Banks, il
favorisa les expéditions de J âmes *Cook et
accueillit le Polynésien *Omai dans son
chateau de Hitchingbrooke, lui proposant
concerts, opéras, chasses au renard et fêtes
galantes.
C’est pour rendre hommage à son protec¬
que James
Cook nomma îles
Sandwich un petit archipel de l’Atlantique
teur
Sud en 1775 et l’archipel des îles* Hawaï en
février 1778.
Unis. Le tourisme est par contre encore
peu
développé
:
33 400 visiteurs, venus
pour la plupart de Nouvelle-Zélande et des
États-Unis, ont séjourné dans le pays en
1982. Les Samoa occidentales font encore
d’abord la profession d’instituteur
partie des pays sous-développés : le *produit national brut n’y était que de 990 dol¬
lars par habitant en 1983.
SAN DIEGO. Ville de la *Californie du
Sud. Elle naquit de la création d’une
acte lui valut d’être envoyé à Bora Bora en
en
1769, mais dut
développement à sa position straté¬
gique à l’extrême sud-ouest de l’Union.
San Diego est devenu le plus grand port
militaire des États-Unis depuis la Deu¬
son
xième Guerre mondiale.
Les constructions aéronautiques et la
fabrication de meubles sont les deux prin¬
cipales activités industrielles, mais San
Diego est aussi une ville touristique qui
attire de nombreux visiteurs (et beaucoup
retraités) par le charme de son atmo¬
sphère hispano-américaine. La population
a connu une croissance fulgurante puisde
98
1912 de parents originaires de *Rikitea. 11
exerça
mission *franciscaine
San Diego : le port et le Central
Business District
SANFORD (Francis). Homme politique.
Francis Sanford est né à Papeete le 11 mai
est passée de 17 000 habitants en
1900 à 2 015 000 en 1986.
avant d’être nommé chef de poste
adminis¬
tratif des îles *Gambier en 1939. L’année
suivante, il rallia cet archipel ainsi qu’une
partie des Tuamotu à la *France Libre. Cet
tant que représentant du Territoire auprès
des forces armées américaines.
F. Sanford reprit en 1947 ses fonctions
d’instituteur et de directeur d’école. En
1959, il fut nommé chargé de mission
auprès du gouverneur puis chef de son
cabinet civil (1963). Premier maire de
*Faaa, élu en 1965, il assuma la lourde
tâche d’administrer cette
croissance très
commune
à la
rapide et désordonnée.
Faaa passa en effet de 6 000 à 20 000 habi¬
tants, entre 1965 et 1977, date à laquelle
Francis Sanford laissa son siège à Alfred
Helme pour occuper celui de président du
^Conseil de gouvernement. Parallèlement
à son rôle d’édile, il s’était en effet engagé
Francis Sanford instituteur
SANFORD
politique au niveau territo¬
Api, l’un des
partis héritiers du *Rassemblement démo¬
cratique des Populations tahitiennes de
■^Pouvanaa a Oopa. C’est ainsi qu’en 1967
il gagna les *élections législatives en mars
et un siège de conseiller territorial en
septembre. Dès lors, et pendant 18 années,
il se trouva au premier plan de la scène
politique territoriale. *Député de Polyné¬
sie française de 1967 à 1978, Francis
Sanford fut également vice-président du
Conseil de gouvernement de 1977 à 1982 et
dans Faction
rial. Il avait fondé le *E’a
conseiller territorial de 1967 à 1985.
Homme affable, soucieux de préserver
l’harmonie du monde océanien, il sut
cependant prendre des positions très
long et dur combat pour
l’*autonomie interne, ses parties de bras de
tranchées. Son
fer avec l’administration métropolitaine ou
avec
le *Tahoera’a de Gaston *Flosse ont
profondément marqué le débat politique
polynésien, tout autant que son opposition
aux essais nucléaires français dans le
Pacifique. Aux élections territoriales de
1982, Francis Sanford fut cependant le seul
conseiller E’a Api élu. Lassé du combat
politique, il décida de se retirer le 17
Francis Sanford en 1976. 1. Au
cours d’un meeting du E’a Api, en
compagnie de Frantz Vanizette,
Yannick Amaru, Daniei Miiiaud et
Maco Tevane. 2. Député, leader
des grandes manifestations
autonomistes.
octobre 1985.
►
SANFORD (Francis). E taata porilila o
Francis Sanford, tei fanauhia i Papeete nei i le
Il no me matahiti 1912 e na metua no Rikitea
i te fenua Maareva ma.
Ua haa ’oia ei
’orometua haapii tamarii, a rave ai ’oia i te
loro'a raatira faatere no te hau i te mau motu
Maareva ma i te matahiti 1939. I te matahiti i
mûri mai, o ’oia tei taamu mai i taua taamotu
ra e te
ho'ëpae no te mau motu Tuamotu ma
ia Farani Ti’amâ. Na roto i taua ’ohipa na'na
ra, ua tonohia'tu
’oia i Bora Bora ei Ti’a no te
Hau o te fenua nei i piha’i iho i te mau Ti’a
mana no te nuu
fa ’ehau marite i reira.
Ua rave faahou â o Francis Sanford tane i
to'na toro’a ’orometua haapii tamarii e raatira
fare haapiiraa i te matahiti 1947. I te matahiti
1959, ua ma’itihia ’oia ei ti’a taa'ëno te tavana
rahi i te fenua nei, e ei raatira no to’na piha
ra.
Mai te reira mai a taime, e no te maororaa
18 matahiti, ua haa noa o Francis Sanford i
roto i te faatereraa o te fenua nei i te pae
poritita. Ua riro ’oia ei Mero no te Apooraa
’lriti Ture fdéputéj no te Hau Metua mai te
matahiti 1967 e tae roa mai i le matahiti 1978,
e ua riro
ato ’a na
’oia ei Mono Peretiteni no te
’Apooraa Faatereraa Hau Fenua mai te
toro’a tivira i te matahiti 1963. Riro alo’a atu
matahiti 1977 e tae roa mai i te matahiti 1982,
ra
e
’oia ei tavana ’oire matamua no te ’oire no
Faaa i te ma’itiraa tavana ’oire i te matahiti
i riro ato ’a na ho ’i ei mero no te ’Apooraa
Rahi o te fenua nei mai te matahiti 1967 e tae
matahiti 1985.
1965, e ua amo mai ’oia i taua hopoi’a rahi ra,
roa mai i te
vitiviti noa e te nahonaho-ore ato’a ho’i. Mai
i te paruru maite i te oraraa hau e te ’oa ’oa o
1977, oia ho’i i te tau a faatere mai ai o
i te rave i te tahi mau faaotiraa huru ’eta’eta.
i te faatere mai i taua
’oire ra o tei tupu rahi
te matahiti 1965 e tae roa mai i te matahiti
Francis Sanford i te ’oire no Faaa, ua tae te
huiraatira no taua ’oire ra mai te faito e 6 000
faito ra e 20 000 rahiraa
Ua vaiho mai o Francis Sanford i to ’na
e tae roa mai i te
taata.
ti’araa tavana ’oire ia Alfred Helme i te
matahiti 1977, no te amo i te ti’araa Peretiteni
Apooraa Faatereraa Hau o te fenua nei.
Inaha, ua faaô ‘oia ia ’na iho i roto i te mau
no te
’ohipa porilila o te fenua nei, e ua haamau i te
pupu poritita ra Te E’a Api, te ho'ë o te mau
pupu i rave mai i le mau arata’iraa poritita o
te pupu “R. D. P. T. ” a Pouvanaa a Oopa. Ua
manuia mai ’oia i roto i le ma ’itiraa no te
Apooraa ’lrili Ture no te ava’e mati o te
matahiti 1967, e ua noaa mai ia'na hoë
parahiraa i roto i te Apooraa Rahi no te
Fenua nei i te ava ’e tetepa o taua iho matahiti
E taata maru o Francis Sanford, o tei hinaaro
te nunaa no
Porinetia nei: ua li’a ato’a ra ia’na
Ua ’aro maoro ’oia ia noaa mai i to te
faatereraa o te Hau Fenua te mau ’ohipa roto
o te fenua nei, oia ho ’i te faatereraa autonomie
interne, e ua ’aro ’u’ana ’oia i te faatereraa o te
Hau Metua e i te pupu Taho ’eraa Huiraatira a
Gaston Flosse no ni’a i taua tumu ’ohipa ra.
Ua vai te reira tutavaraa na ’na ra ei tapa ’o
faufaa rahi no to'na oraraaporit.ta, e tae
noa’lu i to’na mau mana ’o pato ’i i te mau
tamatamataraa atomi a Farani i Patitifa nei. 1
te ma ’itiraa i te mau mero no te Apooraa Rahi
o te fenua nei i te matahiti 1982 ra, o Francis
Sanford ana ’e ïa te mero no le ’E’a ’Apî i
matara mai.
No to’na rohirohi i te ’aroraa
poritita, ifaaoti ai’oia i te faaea roa i ta’na
mau ’ohipa alo’a i te pae poritita i te ’ava’e
alopa 1985.
99
SAN FRANCISCO
SAN FRANCISCO. Ville de *Californie
qui s’est développée sur la rive occidentale
d’une vaste baie communiquant avec
l’océan Pacifique par la “Porte d’or”
(Golden Gâte).
• Sur le
promontoire formé d’une tren¬
taine de collines qui sépare
l’océan de la
baie, les Espagnols avaient fondé en 1776 le
poste avancé de Yerba Buena. Celui-ci
resta un village de pasteurs jusqu’à ce que
la *ruée vers l’or, commencée en 1848,
San Francisco. 1. Le centre-ville
ruiné par le séisme de 1906.
2. Vieilles maisons victoriennes de
Russian Hill, épargnées par
l'incendie de 1906. 3. Le pont du
Golden Gâte.
transforme le lieu-dit San Francisco en une
ville de 100 000 habitants en 1860. Presque
le tremblement de
terre et les gigantesques incendies de 1906,
entièrement rasée par
la ville fut très vite rebâtie. Elle conserve
aujourd’hui de nombreux bâtiments réno¬
vés, de style ancien, sa ville chinoise et son
système de cables-cars (tramways funicu¬
laires) qui, associés à un site accidenté, lui
confèrent un caractère pittoresque.
Coincée sur une presqu’île assez étroite,
reliée à la rive nord par le Golden Gâte
Bridge, San Francisco a cherché à s’éten¬
dre vers le sud. Ses banlieues s’allongent
démesurément jusqu’à San José, au sud de
la baie, parallèlement à la rive est où s’est
formée une deuxième agglomération très
importante autour d’Oackland. L’ensem¬
ble compte 5 624 000 habitants ( 1986). Son
activité industrielle puissante est orientée
vers la construction mécanique et électri-
1
□ marais
□ parc ou forêt
□
□
□
100
centre ville
zone
résidentielle
zone
industrielle
autoroute
aéroport
0 installations portuaires
Agglomération
de San Francisco-Oakiand.
la pétrochimie, le montage automo¬
bile, les industries alimentaires. Le port est
sel). 11 faut y ajouter le facteur Rhésus,
positif chez 85 % des personnes et négatif
également d’importantes relations
de cabotage le long de la côte ouest des
*États-Unis ; son trafic était de 39 millions
ces éléments est
que,
traditionnellement tourné vers l’Asie mais
assure
de tonnes en 1986. San Francisco est enfin
la métropole régionale de la Californie du
Nord mais rayonne
bien au-delà par la
qualité de ses manifestations culturelles et
la réputation de ses universités (Stanford et
Berkeley).
• San Francisco fut
longtemps le principal
port en relation avec Tahiti. A partir de
1869, la ville fut en effet la tête de ligne du
premier *chemin de fer transcontinental
américain, ce qui permit les relations les
plus rapides avec la côte est et l’Europe.
L’essentiel du courrier transita donc par
San Francisco, et Papeete exporta de la
vanille, du coton et des oranges vers cette
ville pendant toute la deuxième moitié du
XIX'^ siècle.
sang, nom masc. Liquide rouge chez les
^Vertébrés qui circule dans tout l’orga¬
nisme par un système de vaisseaux
sanguins.
Le sang se compose de plusieurs éléments.
Le plasma est la partie liquide et représente
chez l’homme 55 % du volume du sang. 11
contient des sels minéraux, du glucose, des
lipides, de l’albumine, des globulines, la
prothrombine, le fibrinogène, des enzy¬
mes, des hormones, des gaz respiratoires,
de l’urée et de l’acide urique. Parmi les
éléments corpusculaires, on trouve les
globules rouges ou érythrocytes ou héma¬
ties, les globules blancs ou leucocytes et les
thrombocytes ou plaquettes sanguines.
L’homme possède 4 à 5 litres de sang. Les
hématies sont au nombre de 4 à 6 millions
par millimètre cube de sang ; elles vivent
120 jours en moyenne et contiennent un
pigment
rouge,
l’hémoglobine, qui leur
permet le transport des gaz respiratoires.
Les leucocytes sont au nombre de 5 000 à
8 000 par mm’ de sang.
Ils Jouent un rôle
important dans la défense de l’organisme.
Parmi les leucocytes, on peut citer les
lymphocytes B qui participent à l’immu¬
nité humorale et les lymphocytes T qui
participent à l’immunité tissulaire, les
monocytes, les macrophages et les granu¬
locytes qui réalisent la phagocytose. Les
thrombocytes ou plaquettes sont au nom¬
bre de 200 000 à 400 000 par mm’ de sang.
Ce sont des petits éléments non nucléés qui
jouent un rôle dans la coagulation du sang.
Le sang assure donc de nombreuses fonc¬
tions et en particulier dans la respiration, la
nutrition des cellules, la défense de l’orga¬
nisme, l’excrétion, la régulation de l’équi¬
libre hydrominéral, de l’équilibre chimi¬
que, de la pression artérielle.
On peut classer les individus en quatre
sanguins principaux ; A, B, AB
(receveur universel), et O (donneur univer¬
groupes
chez les autres. Ce facteur doit être
surveillé dans le cas où les parents n’ont pas
le même Rhésus. La connaissance de tous
capitale pour pouvoir faire
transfusion sanguine. La surface des
une
hématies porte selon le groupe les anti¬
gènes ou agglutinogènes A ou B ou les
deux à la fois et aucun pour les donneurs
universels. Le plasma contient les anti¬
corps ou agglutinines qui détruisent les
antigènes qu’il ne possède pas. Par
exemple, un individu du groupe A possède
sur ses hématies des
antigènes A et dans
son plasma des
anticorps antiB. Les leuco¬
cytes et les plaquettes sont aussi porteurs
des mêmes antigènes que les hématies et
possèdent en plus des antigènes tissulaires.
Ils jouent donc un rôle capital dans le choix
du donneur de greffon dans le cas d’une
greffe de tissu ou d’organe.
Parmi les anomalies les plus courantes
concernant le sang, on peut citer la diminu¬
tion du nombre des hématies (anémie), du
nombre de leucocytes (leucopénie), du
nombre de plaquettes (thrombopénie) ;
l’augmentation du nombre des hématies
(polyglobulie), du nombre des leucocytes
(leucytoses et leucémies) ; l’hémophilie...
•
L’analyse du sang des Polynésiens
pourrait permettre de vérifier les hypo¬
thèses émises au sujet de leurs *migrations
anciennes par les archéologues et les
ethnologues. Le professeur John Clegg, de
l’université d’Oxford, a mis au point un
programme de travail en collaboration
r*lnstitut territorial Louis Malardé
avec
pour
étudier la présence d’une anémie
héréditaire due à des anomalies génétiques
présentes dans le sang et que l’on a décou¬
analysant les paires 11 et 16 des
chromosomes chez les populations méla¬
nésiennes. Cette anomalie pourrait être
commune aux peuples ayant été autrefois
en contact avec la malaria : elle
pourrait
vertes en
donc
confirmer
l’origine
commune
Mélanésiens et des Polynésiens.
des
►
toto. Na roto i te mau hi’opo’araa ’aravehi e
ravehia i ni’a i te toto o te.mau taata Ma’ohi
(no Porinetia nei), e nehenehe ia haapapühia
te tahi mau mana’o no ni’a i te vahi no reira
mai ratou i te haere raa mai i teie mau pae
fenua, na roto i te mau ratereraa i tahito ra, ia
au i te mau tuatapaparaa i ravehia e te tahi
mau taata
’aivanaa no ni’a i taua maü tumu
Ua faaineine te taata ’aivanaa ra o
John Clegg, no te Fare Haapiiraa Teitei no
Oxford i te fenua Peretane, i te ho ’ê
faanahoraa ’ohipa ma te turu ato ’a hiu mai e te
Pu Ma ’imiraa Louis Malardé, no te ma ’imi i te
ho'ë tapa’o taa'êi roto i te toto o tei ’iteahia i
parau ra.
roto i te toto o te tahi mau taata Meranetia.
huru te reira no te toto o te mau nunaa i
E
roohia i te ma ’i ra malaria i te mau pae fenua
Atia ma i mutaa ihora, e na teie mau
ma ’imiraa e
faaite mai e, no reira mai ato ’a
anei te mau tupuna o te taata Ma ’ohi, mai te
mau
tupuna ato ’a ho ’i o te taata Meranetia.
SANITO
sanito,
nom
ou
adj. Abréviation de la
traduction américaine d’“Église réorgani¬
sée de Jésus-Christ des Saints des derniers
jours”. L’Église sanito est considérée
comme dissidente de l’Église *mormohe.
Après l’assassinat du prophète Joseph
Smith en 1844, des mormons refusèrent de
suivre le 2'= prophète, Brigham Young, et se
rassemblèrent autour du fils de
Smith : Joseph Smith 11.
Joseph
Les sanitos sont chrétiens. Ils croient en la
valeur divine des Écritures et aux manifes¬
tations du Saint-Esprit.
Leur mouvement
oeuvre pour le développement et le salut de
nene’ihia te ho'ë ve’a (Te Orometua), e ua
’iritihia na roto i te reo tahiti te mau puta mo ’a
e tae noa’tu
i te tahi mau himene. E 9 271
rahiraa Tanito i te fenua nei i te matahiti 1984
i te mau motu Tuamotu ihoa ra (Kaukura,
Takapoto, Rangiroa) e i Tahiti ato’a nei.
Peretitenihia teie Etaretia i te fenua nei e te
ra,
ho'ëma’ohi mai te matahiti 1973 mai a, i ni’a i
Tuhaa e pae: Tarona (Fare Ute), Heiri,
Heberona (Faaa), Tiona, e Taravao. Te rave
na
nei te Etaretia i te ho ë ohipa faufaa roa i te
pae o te haapiiraa i roto i ta ’na fare haapiiraa
no
Fare Ute, i reira ’oia e faaineine ai i te tahi
mau
taure’are’a i roto i te tahi mau
haapiipiiraa toro ’a e rave rau.
l’homme et des familles au travers d’insti¬
tutions sociales, médicales et éducatives.
L’Église compte environ 250 000 membres
vivant dans
eglise sanito
de Kaukura (Tuamotu)
ancienne
une
trentaine de pays.
Son
:
ahi.
siège est établi à Indépendance dans l’État
Arbuste de la famille des Santalacées que
Polynésie, ce sont les missionnaires
sanitos (William Nelson notamment) qui,
en 1873, reprirent en main la petite com¬
au-dessus
du Missouri (États-Unis).
•
En
l’on trouve à Tahiti et aux îles *Marquises
de 250
m
d’altitude dans les
ravins escarpés. Les Santals sont des demi-
abandonnée par ses
parasites : ils ne produisent qu’une partie
de leurs substances organiques à partir des
Ute, fonda un
journal (Te ’Orometua) et traduisit en
que grâce à la *photosynthèse. Le reste de
leurs besoins est prélevé sur les racines des
munauté
mormone
fondateurs vingt ans plus tôt. La mission
sanito s’installa à
Fare
tahitien les livres saints ainsi que
cantiques.
les
Les sanitos étaient 9 271 en 1984, essentiel¬
lement présents aux Tuamotu (Kaukura,
Takapoto, Rangiroa) et à Tahiti où un
président, polynésien depuis 1973, dirige
cinq congrégations : cellesdeTarona(Fare
Ute), Heiri, Fleberona (Faaa), Tiona,
Taravao. L’Église mène une action éduca¬
tive importante dans son collège de Fare
Ute où elle forme des jeunes en difficulté
aux
métiers du secrétariat et de l’artisanat.
►
tanito (sanito). E i’oa haapoto noa hia teie no
Faa’apihia a letu
Metia i te Feia Mo 'a i te Mau Mahana Hope ’a
te i’oa ra o te "Etaretia i
nei". No roto mai te Etaretia Tanito i te
Etaretia Momoni. I mûri a'e te taparahi pohe
ràa raa hia te perofeta ra o lotefa
Temita
(Joseph Smith) i te matahiti 1844, ua faaoti te
tahi mau mero no te Etaretia Momoni i te pee
atu na mûri i te
perofeta 'api, o Brigham
Young, e pee atura ratou na mûri i te tamaiti
iho a lotefa Temita: o lotefa Temita IL E mau
teretetiano te mau Tanito. Te ti'aturi nei ratou
i tefaufaa mo’a o te mau Papa’iraa e i te mau
faa’ohiparaa a te Varua Maita’i. Te haa nei
taua Etaretia ra no te haamaita ’iraa e te
faaoraraa i te taata nei e i te mau utuafare, na
roto i te mau faanahonahoraa ’ohipa no te pae
totiare, te pae o te utuuturaa ma'i e no te pae o
te haapiiraa. Te vai nei e 250 000 rahiraa mero
no taua Etaretia ra e ora ra i roto i na fenua e
toru
’ahuru. Te vai nei te Pu o taua Etaretia ra
i te ’oire no Initipeneteni (Indépendance), i
tufaa fenua ra o Mituri (Missouri) i te
fenua Marite.
roto i te
I Porinetia nei, o te mau mitionare tanito (o
William Nelson ihoârâ) o tei tere ti’a mai, ije
sels minéraux, de l’eau et du gaz carboni¬
arbres environnants grâce à des suçoirs ou
haustorias.
11
est
donc
très difficile de
transplanter un pied de Santal. Les pieds
poussant sur un sol riche ont une crois¬
sance rapide mais leur bois est mou et sans
arôme. On recherche plutôt les pieds
rabougris et chétifs qui ont poussé dans des
conditions difficiles et sont généralement
très âgés : leur bois est dur et très odorant.
• Les
Polynésiens utilisaient des copeaux
de ce bois pour parfumer le *mono’i
(mono’i ahi) qui était appliqué sur le corps
des malades ou pour *embaumer les
cadavres.
L’essence de santal extraite de ces copeaux
par distillation est un antiseptique génitourinaire et pulmonaire. On l’emploie pour
traiter les urétrites, les
bronchites chroniques.
cystites et les
Les propriétés du cœur de santal sont très
appréciées des Chinois qui utilisent ce bois
pour fabriquer des coffres, des statuettes et
de petits meubles. L’essence tirée de la sève
est employée dans les rites du culte des
ancêtres.
•
Le commerce du santal fut particulière¬
ment
actif
au
début-du XIX"^ siècle et
s’intégra dans un commerce triangulaire
particulièrement fructueux. Les santaliers
abordaient les îles hautes : Fidji (de 1805 à
1820), Flawaï (de 1810 à 1828) puis Mar¬
quises (de 1811 à 1840). Ils proposaient aux
chefs locaux des tissus, des outils en fer, des
l’alcool pour obtenir le service
d’une main-d’œuvre apte à couper les
arbres et à les transporter jusqu’aux
armes et de
navires.
Le bois était ensuite acheminé
hia mai e te mau mitionare Momoni i te fenua
jusqu’en Chine où on le troquait contre du
thé. Celui-ci, déjà très apprécié des AngloSaxons, était transporté et vendu en
faatereraa o te mitioni Tanito i Fare-Ute, ua
provoqua la disparition rapide des santals
matahiti 1873, no te rave i te ’ohipa i rotopü i
te mau mero no te Etaretia Momoni i vaiiho
nei tau 20 matahiti na mua ’tu. Ua haamauhia
te
102
Santal, nom masc. Santalum insulare ou
Santalum marchionense. Tahitien
Australie et en Nouvelle-Zélande. Ce trafic
SANTÉ
dans toutes les îles du Pacifique,
Quelques plantations
ont cependant été
réalisées sur les versants de Moorea et de
Tahiti afin de repeupler progressivement
les îles et de fournir du bois d’œuvre aux
ébénistes.
►
ahi (santal). O te ho'ëïa tumu raau e tupu ra i
le
Tahiti nei e i te mau motu Matuita ma, i
maufaa rii mato e te topa tarere ato’a
ho ’i, i te leilei raa e 250 mêlera. E mau tumu
rolo i te
raau rii taa ’ë mau a teie,
ratou i te
i te mea e, e rave mai
’afaraa o to ratou puai e to ratou ora
mai rolo mai i te a’a o te lahi alu mau tumu
raau
lapiri noa mai. E mea jiji roa ia lamata i
hoë tumu ahi mai roto mai i le
le faatupu i te
ho ë vahi e haere alu i rolo i le lahi vahi e alu.
E lupu ’oi'oi noa le mau tumu ahi i ni’a i te
repo maitai, e vai maru noa ra to ratou tumu e
e ’ita ato ’a ho ’i to ratou no ’ano ’a efâ mai. E
’imi hia ra te mau tumu ahi tupu ’atâ e te
hi’oraa huru ma’ima’i o te tupu ra i te mau
vahi repo mou’a e ’ere i te mea faahiahia roa, e
e mau tumu ahi tupu maoro ho ’i teie ; e mea
Santal. 1. L'arbre. 2. Un des milliers
de plants originaires des Fidji ou
obtenus par bouturage, proposés
paari roa to ratou tumu e le hau’a no’ano’a
ato’a ho’i. Efaa’ohipa na te mau Ma’ohi i le
mau hu ’ahu ’a o le
aux
’iri o teie nei raau no le
pour son parfum et utilisée en
ébénisterie. 4. Scuipture en bois
de Santal.
faano’ano’a i te mono’i (mono’i ahi), o te
paraihia’tu i ni’a i te ’iri o te feia ma'ima’i, e
a’ore ra no le faano’ano’a i te tino o le feia i
pohe.
Te pape o te ahi e noaa mai no rolo mai i taua
mau hu’ahu’a
amateurs depuis ie début des
années 80. 3. Bois de Santal :
une matière première
appréciée
’iri ahi ra, na roto i le raveraa a
te papaa, e raau maita ’i roa ïa no te rapa 'au e
rave rahi mau ma’i o te taata, no
4
tepae o te
arairaa i te maufifi o te mahaha, te mau ma’i e
rave rau no le
vairaa ’omaha e e rave rahi alu
a, tae no alu ho’i i te mau ma’i hota tamau.
E mea au roa ato’a na te mau Tinito teie raau,
te mafatu ihoa ra o te ahi, no te hamani i te
’afata rii raau vairaa tauihaa, te mau lii
rii na ’ina ’i e te tahi mau tauihaa rii no te
mau
utuafare iho. E ravehia te pape e roaa mai no
roto mai i te tapau o te ahi no te tahi mau peu
tumu tahito a te mau tupuna,
faaroo a te Tinito.
i te pae o te
E raau hinaaro rahi hia teie i te ’omuaraa o
teie tenetere, oia ho ’i i te mau area matahiti
1900 e aore, e haere ti’a mai ai, e ua ’u’ana
to ’na parau i le pae o te tapi hooraa i taua tau
ra, i roto i teie nei pae moana patifita. E itea
hia te mau ’ona hoo tao ’a i te tere haere raa na
le mau fenua mou’a i mûri nei: te mau fenua
Fiti ma (matahiti 1805 e tae atu i te matahiti
1820), te fenua Vaihi (matahiti 1810 e tae atu i
te matahiti 1828), e haere ti’a mai ai i te mau
motu Matuita ma (matahiti 1811 e tae roa mai
i te matahiti 1840). Ehopoi mai taua mau hoo
tao’a ra na ni'a i to ratou maupahi i te tahi
’aahu, te tahi mau tauihaa hamanihia i te
’auri, te tahi mau maufaa rau mai te pupuhi, te
’ava, o ta ratou e pupu atu i roto i le rima o te
mau
mau lavana no taua mau motu ra ei rave’a e
noaa mai ai ia ratou te tauturu rima
te mau huiraatira no taua
’ohipa o
’anotau ra no te
haere atu i roto i te mau faa e tapU mai ai i le
mau tumu ahi, e e
faa’uta roa mai i taua mau
tumu raau ra e tae roa mai i ni’a i te mau pahi.
1 reira, e tere roa’tu taua mau pahi ra i te
fenua Tinito, e e hoo atu ai teie mau ’ona i te
raau ahi ei taui i te ti tinito. I mûri mai, e fano
ti ’a atu teie mau pahi e ta ratou fereti ti i te
mau fenua ’aihu ’araau peretane i tahito ra, mai
te fenua Autera-ria e te fenua Niu-Tirani, i
reira teie tîe hoohia’tu ai i te hoëfaito moni
huru maita ’i, inaha e mea au roa na teie mau
taata peretane te tî. E no te mea ua rave ’û’ana
hia teie nei tapi hoo raa tao ’a ma te tâpü
haapa’o-raa-’ore i teie mau tumu ahi, ua haere
’ore roa teie nei raau i roto i te mau fenua e te
mau motu i faahitihia a ’enei no
Patifita nei.
Ua tanu faahou hia ra te tahi mau tumu ahi i
teie mau tau i ma’iri, i ni’a i te mau ’aivi e te
mau mou’a no
Moorea e no Tahiti nei, no te
tamata i tefaa’aere faahou à i teie nei raau, o
i te fenua nei, ia noaa mai te tahi raau
maita'i no te mau tamuta raau o te fenua nei.
te ahi,
santé, nom fém. État d’un être vivant qui
jouit d’un bien-être physique complet ou
dont l’organisme fonctionne de manière
harmonieuse et satisfaisante.
Service de Santé publique.
Les forces
françaises quj assurèrent une
présence militaire en Polynésie dès 1842
•
navales
étaient dotées d’un Service de Santé. Ce
service fut scindé en deux : l’un prenait en
charge les marins à bord des navires et
l’autre s’organisa à terre autour de r*hôpital édifié en 1843. Le premier disparut dès
103
SANTIAGO
que la paix fut assurée et le second prit de
l’ampleur sous la direction des médecins de
la marine qui se succédèrent tout au long
du XIX^ siècle et au début du XX=. Les plus
actifs
furent
Etienne
Prat,
Edouard
Brousmiches et Charles Chassaniol. Le
chef du service dépendait du gouverneur et
exerçait son autorité sur 42 personnes en
1885 ; des médecins polyvalents, souvent
itinérants, dispensaient des soins et ensei¬
gnaient la prophylaxie dans les archipels.
Le gouverneur leur confiait parfois un
Ministère de la santé. 1.
Logo créé
par J.L. Saquet en 1988.
2. Direction de la Santé publique
établie rue des Poilus tahitiens
dans l’ancienne maternité de
Papeete.
poste d’administrateur civil.
En 1977, le Service de la Santé publique est
entré dans les compétences du Territoire. Il
dépend aujourd’hui du ministère de la
Santé, de la Recherche scientifique et de
l’Environnement. De ce service dépendent
les hôpitaux, les *dispensaires, les *infir-
meries, les centres médicaux et les postes
de secours répartis en huit circonscriptions
médicales
généralement dirigées
par un
médecin-chef.
De nombreux services médicaux spécia¬
lisés
sont
liés à la Direction de la Santé
publique à la tête de laquelle se trouve
actuellement le Dr Richard Wong Fat :
-
-
-
-
le Centre de Protection infantile
le Service d’Flygiène scolaire
le Service d’Hygiène dentaire
le Service
publique
-
d’Hygiène et de Salubrité
le Centre médico-sportif
-
le Centre de Lutte contre la Tuberculose
-
r*Institut territorial de Recherches
médicales Louis Malardé
-
-
l’Hôpital spécialisé de Vaiami
l’Institut de Formation aux Professions
de Santé.
2
le palais de la Moneda,.siège du
pouvoir exécutif à Santiago
trées le long des axes routiers et ferro¬
viaires du sud tandis qu’à l’est s’étend le
Barrio Alto, vaste quartier bourgeois né à
la fin du XIX^ siècle. Tout le reste de
l’agglomération est formé de quartiers
populeux et de bidonvilles (les poblaciones) où s’entassent de nombreux mi¬
grants venus des campagnes.
En 1983, le “Grand Santiago” comptait
4
132 293
habitants, soit le tiers de la
population chilienne ; son dynamisme
démographique- et économique draine la
plus grande partie des ressources du pays.
Sapotillier ou Sapotier, nom masc.
Manilkara sapoia ou Achras sapota.
Tahitien : tapoti. Arbre de la famille des
Sapotacées. C’est une plante originaire
d’Amérique centrale, introduite à Tahiti en
1846 par l’amiral Hamelin. Son écorce
produit un abondant latex qui sert à la
fabrication de la *gomme chiclé. C’est une
pâte élastique, insoluble dans l’eau, qui est
utilisée pour la fabrication du chewinggum.
C’est également un Arbre cultivé pour son
fruit, la Sapotille, qui doit être consommé
très mûr. Ses
font
un
propriétés astringentes en
fruit recommandé
en
cas
de
diarrhée et de dysenterie.
Le bois du
tructible.
Sapotillier est presque indes¬
►
tapoti. Tumu raau no te fetii “Sapotacées".
Raau tumu no Marite i Ropu Mai.faa’ô
matamua hia i
Tahiti i te matahiti 1846 na te
Atimarara Hamelin. Faaohipa hia tona tapau
no te hamaniraa te
te rapaau atoà i te Me e te mai faatahe. Raau
paari roa te Tapoti.
Chili agricole du sud, Santiago a bénéficié
saprophyte, adj. Qualifie tout être vivant
Au contact du Chili minier du nord et du
du centralisme nécessaire à la cohésion
d’un pays démesurément allongé.
Le centre historique est très modeste en
raison des nombreuses destructions occa¬
sionnées par les tremblements de terre. Les
activités
industrielles
(agro-alimentaire,
textile, métallurgie, chimie) sont concen¬
104
chewing-gum. la paari
Capitale du
*Chili, fondée en 1541 dans un bassin du
centre du pays, au pied de la Cordillère des
Andes et à proximité du col de la Cumbre.
SANTIAGO du CHILI.
maitai hoi tona hotu e nehenehe ai e amu, no
qui vit sur de la matière organique en
décomposition et qui en retire les subs¬
tances qui lui sont nécessaires. Ce sont
essentiellement
les
* Bactéries
et
les
*Champignons. Les animaux possédant
un tel régime sont dits
saprophages ou
détritivores. En médecine, ce sont tous les
SCHARNHORST
*Microbes non pathogènes qui vivent dans
l’organisme, mais certains peuvent devenir
toxiques par leurs sécrétions.
S.A.U. voir Surface agricole utile.
S.A.R.L. voir Société anonyme à Respon¬
goût salé.
Les *nappes phréatiques des *atolls recè¬
lent souvent des eaux saumâtres, car à l’eau
de pluie vient se mêler de l’eau de mer qui
s’est infiltrée latéralement sous la pression
du lagon et de l’océan.
sabilité limitée.
SASPORTAS (Léon) (1886-1946). Ori¬
ginaire de Marseille, Léon Sasportas fut
médecin-administrateur des Marquises en
1918 et 1919 puis directeur du Service de
l’Hygiène à Tahiti, de 1919 à 1928. Il créa
une maternité, plusieurs dispensaires et
s’occupa de la *léproserie d’Orofara (il
avait déjà créé la léproserie de Puamau aux
Marquises). Par ailleurs, il n’hésita pas à
critiquer le milieu colonial dans le journal
V Océanie française ce qui lui valut bien des
inimitiés. De retour en France, il participa
à la mise en place du pavillon de Tahiti à
r*Exposition coloniale de 1931. Il fut viceprésident de la *Société des Océanistes et
laissa de nombreuses études sur le folklore
tahitien pour lequel il s’était passionné.
satellite, nom masc. Corps ou astre qui
gravite autour d’une *planète : la *Lune est
un
satellite de la Terre.
engin placé en
orbite autour d’une planète par une fusée.
Depuis le lancement de Spoutnik I par les
Soviétiques en 1957, des milliers de satel¬
lites ont été placés en orbite autour de la
• Un satellite artificiel est un
Terre, entre 1 000 et 36 000 km d’altitude.
Certains sont géostationnaires : leur vitesse
sur
orbite est égale à celle de la rotation de
la Terre, donc ils se trouvent toujours à la
verticale du même lieu. Les satellites
servent de
relais de *télécommunications
(comme Intelsat au-dessus du Pacifique
Ouest), constituent des aides à la naviga¬
tion maritime et aérienne, permettent la
prise de photographies de grande qualité et
par conséquent l’espionnage militaire et
industriel, etc. Les plus grands satellites
saumâtre, adj. Se dit de quelque chose qui
mélangé à de l”'’eau de mer et en a le
a été
Sauterelle, nom fém. Tahitien : vivi.
Insecte orthoptère de couleur verte qui se
déplace en volant ou en sautant à l’aide de
ses longues pattes postérieures repliées en
possède de longues
Grillons (mauriuri).
Ln Polynésie, elle est du genre Homorocoryphus. La femelle possède un long
oviscapte en forme de sabre situé dans le
prolongement de l’abdomen, ce qui lui
permet de pondre et d’enfouir ses œufs.
C’est un insecte réputé porte-bonheur.
Z.
La Sauterelle
antennes comme les
Scharnhorst (le). Navire allemand qui,
avec le Gneisenau, entreprit le *bombardement de Papeete, le 22 septembre 1914.
Sauterelle
Le Scharnhorst était un croiseur-cuirassé
de II 500 tonnes, en service depuis
1907.
Équipé de8 canons de210mm,6 canons de
150 mm, 18 canons de 88 mm et de 4 tubes
lance-torpilles, il pouvait atteindre
une
vitesse de 22 nœuds et avait une autonomie
d’une vingtaine de jours. Il appartenait
toutefois à une classe dépassée par les
nouveaux croiseurs de bataille anglais. Le
Scharnhorst était le navire-amiral de
l’escadre allemande de l’Lst-asiatique
basée à Kiao-Tcheou (Chine). Il était placé
sous le commandement de l’amiral Von
Spee. Lors de la déclaration de guerre, le
le croiseur-cuirassé Scharnhorst
(Skylab américain, Saliout soviétique)
peuvent être habités et servir de labora¬
toires.
Par analogie : bâtiment annexe d’une aéro¬
gare, proche de l’aire de stationnement des
avions et facilitant
l’embarquement des
soumis à la domination
politique et économique d’un autre.
passagers ; pays
Scharnhorst et son escadre se trouvaient
aux Carolines et il fut décidé de gagner le
Chili au plus tôt. Les *Établissements
français de l’Océanie, situés sur leur route,
pouvaient servir d’excellentes bases de
ravitaillement. C’est ainsi que le Scharn¬
horst et le Gneisenau mouillèrent le 21
septembre à Bora Bora où ils se ravitail¬
lèrent en se faisant passer pour des navires
anglais. Le 22 septembre par contre, ils
durent renoncer à pénétrer dans la rade de
Papeete et continuèrent leur route, non
sans
avoir coulé la *Zélée et bombardé le
quartier du port (voir bombardement). Par
la suite, les deux croiseurs mirent le cap sur
exploitation d’une Image
satellitaire transmise par Spot 1
105
SCHISME
les Marquises où ils retrouvèrent les autres
Après y avoir
complété leur ravitaillement, ils firent alors
route vers le Chili et remportèrent en
éléments de leur escadre.
octobre la victoire de Coronel avant de se
heurter à l’escadre anglaise de l’amiral
Sturdee, au large des Falklands (8 décem¬
bre 1914). Le Scharnhorst ainsi que les
trois navires
qui l’accompagnaient furent
coulés. Des 2 200 hommes qui les servaient,
210 seulement survécurent.
schisme, nom masc. Division des fidèles
*religion qui reconnaissent désor¬
d’une
mais une autorité différente.
Le schisme diffère de l’hérésie
car
il
ne
porte que sur des questions de discipline et
non
de *doctrine. Ainsi, le Grand Schisme
d’Occident divisa les chrétiens entre 1378 et
1429 et donna lieu à l’élection simultanée
de plusieurs '''papes.
dition
qui découvrit le
Tuamotu du Nord, les
Futuna.
cap "'Horn, les
Tonga, Wallis et
Voir aussi : exploration.
sciaphile, adj. Se dit des plantes qui
réalisent leurs meilleures conditions de
croissance à l’ombre : sous des espèces de
grande taille, dans les fentes des rochers, au
fond des vallées profondes et sur les
versants le plus souvent à l’ombre. Les
"'Mousses et certaines "'Fougères sont des
espèces sciaphiles.
scie, nom fém. Outil à lame dentée servant
à couper des matières dures.
Autrefois, dans r"'outillage des Poly¬
nésiens, des objets faisaient office de scie,
•
comme des "'éclats de basalte ou des "'dents
de poisson. Des mâchoires de murènes ou
de barracudas, à l’état brut ou montées sur
(Charles) (1922-1977). *Gouverneur puis haut-'''commissaire. Natif de
Hundling (Moselle), Charles Schmitt fut
étudiant à Strasbourg et à Grenoble puis
SCHMITT
entra à l’École nationale d’Administration.
Il entama une carrière de haut fonction¬
naire en 1953, mais assura aussi des cours à
des manches de bois (’ore’ore), servaient de
scie ou de couteau aux Tuamotu. D’autres
scies étaient composées de dents de "'re¬
quin percées et attachées par des ligatures
en *nape sur des manches en bois
(*paeho).
Hom. : ci(adv.), si(conj.), si(adv.), si (nom
masc. invar.), sis (adj.), six (adj. num. et
nom
l’Institut d’Études politiques de Toulouse
à l’E.N.A. de 1960 à 1971. Préfet du
Doubs et de la région Franche-Comté de
1971 à 1975, il fut nommé gouverneur de
masc.).
et
Polynésie française en remplacement du
Papeete. L’anneau corallien est continu,
donc les échanges lagon-océan sont faibles
gouvernement central toujours en décalage
l’ensablement général et progressif de
Arrivé sur le
institutions bloquées, des élus excédés, un
d’un
statut...»
(Philippe
Mazellier).
Homme franc et direct, il réussit, grâce à
autorité, son expérience et son sens du
dialogue, à apaiser les rancœurs et à
son
le gouvernement central à mieux
prendre en considération les vœux des élus
amener
locaux. Ses efforts aboutirent au vote du
"'statut d’"'autonomie de gestion de 1977. Il
appliqua ce statut sans heurt en jouant
pleinement le jeu de l’autonomie. Il trouva
la mort accidentellement dans le lagon de
Paea le 31 octobre 1977 et fut à la fois le
dernier gouverneur et le premier hautcommissaire de Polynésie française.
SCHOUTEN (Willem Corneliszoon) (fin
XVF siècle-début XVIF siècle). Naviga¬
teur et explorateur hollandais qui accom¬
plit trois
voyages
aux
Indes orientales
avant de se voir confier le commandement
de VEendracht; navire de l’expédition
Willem Schouien
106
ou Manuae. "'Atoll des îles
"'Sous-le-Vent situé par 16® 31’ sud et
154° 42’ ouest, à 550 km -à l’ouest de
Territoire en janvier 1976, il y trouva «des
gouverneur Daniel '•'Videau.
Charles Schmitt
SCILLY
dirigée par Jacob "'Le Maire en 1616. Le
second navire, le Hoorn, fut placé sous
l’autorité de Jan Schouten, jeune frère de
Willem, qui mourut du scorbut la veille du
débarquement à "'Puka Puka. Plus expéri¬
menté que Jacob Le Maire, Willem
Schouten fut le véritable maître de l’expé¬
et
les
espèces
peu
nombreuses. Malgré
l’atoll, les bancs naturels de "'nacres sont
riches (3 à 4 millions d’huîtres) et l’on
trouve d’importantes colonies de sternes,
de fous, de courlis, d’aigrettes.
Scilly a été découverte par Samuel
en
1767, époque à laquelle un
village existait encore au nord de l’île.
Entre 1920 et 1925, la Compagnie française
de Tahiti, propriétaire de Scilly (comme de
"'Tupai) planta 57 000 cocotiers et en tira
jusqu’à 70 tonnes de "'coprah par an. La
cocoteraie a été abandonnée, mais le lagon,
pourtant classé zone protégée, attire les
pêcheurs de Raiatea. ,11 est en effet très
riche en "'tortues marines qui viennent
pondre sur ses plages.
L’atoll n’était habité que par deux per¬
sonnes en 1987 et n’est pas desservi par les
lignes maritimes et aériennes régulières.
•
"'Wallis
►
MANUAE (Scilly). E motu no te taamotu
Raro Mata’i e vai ra e 300 maire i tepae to’o’a
Papeete, i ni'a rii noa'tu i te pae i
Maupiti ma. E motu mou’a-ore teie, mai te
O te ra O
ho “ë motu no te Tuamotu i te hum. Aita e ava
no te tomo atu i roto
i te tai roto e vai ra i
rôpü i teie motu, e aita ato ’a ho ’i te miti no tua
mai e ninii maita ’i nei i roto i te tai roto, te
tumu ato ’a ïa e aita i rahi te mau huru animara
no te moana e ora ra i roto
i taua tai roto ra.
SCORIE
Noa 'tu a ïa e, te ’i noa 'tu ra te one i roto i te
tai roto no teie motu, e mea rahi roa te parau i
reira (e 3 e tae atu i te 4 mirioni rahiraa
parau), e e rave rahi ato'a ho ’i mau nana manu
no te tai moana.
O te tapena peretane ra o Samuel Wallis tei
’ite matamua atu i te motu no Manuae (Scilly),
i te matahiti 1767 ra, e te ora ra te tahi mau
taata ma’ohi i ni’a i taua motu ra i te reira
scooter, nom masc. Terme dérivé de
caréné et
au
cadre surbaissé servant de
repose-pieds. Équipé d’un moteur de 125
ou 200 cm’, le scooter peut atteindre
90 km/ h. 11 pèse de 87 à 99 kg (selon que la
carrosserie est en matière plastique ou en
i te motu no Manuae i taua ’anolau ra, i te pae
métal) et peut transporter deux personnes.
Son endurance et son prix relativement bas
atu i te matahiti 1925, ua tanu te taiete farani
transport favoris des Polynésiens. En 1986,
’anotau, inaha ua iteahia te tahi mau fare i ni’a
fait, depuis 1955, un des moyens de
’apato’erau. / te mau area matahiti 1920 e tae
en ont
"Compagnie française ", fatu ho ’i no teie
fatu ato ’a ho ’i ia Tupai), e 57 000 haari
O tei tupu maite e ua tae roa i te hotu mai e 70
tane pühâ i te matahiti. Ait a te haari i haapa’o
faahou hia i mûri mai, are’a te tai roto ra, e
2 000 scooters ont été vendus en Polynésie.
ra
motu (e
vahi au roa hia ïa e te mau taata rava ’ai no
Raiatea, noa’tu âïa e, e motu paruruhia o
Manuae e tei ’opanihia i te taata ia haere
noa’tu i reira. Inaha, e motu faahiahia roa o
Manuae no te pae o te mau honu no te moana
o te haere atu e
’ôfaa i ni’a i te one tahatai o
teie motu. I te matahiti 1987 ra, e piti noa
taata e ora ra i ni’a i teie motu, e aita e pahi e
a ’ore râ e manureva e
haere tamau ra i taua
motu ra.
S.C.O.
voir
l’Océanie.
Société
-commerciale
de
scolaire, adj. et nom. Relatif à r*école et à
r*enseignement qui y est dispensé.
• En
Polynésie, on recensait en 1987
59 975 scolaires fréquentant 264 écoles
primaires et 41 établissements d’ensei¬
gnement secondaire. Les enfants de 4 à
14 ans sont scolarisés à près de 100 %, mais
le taux de scolarisation diminue rapide¬
ment chez les grands adolescents : il est
scorbut, nom masc. *Maladie due à une
carence grave en vitamines C, qui se traduit
par le gonflement des gencives et des
hémorragies rendant la mastication très
douloureuse. Le scorbutique s’alimente
tion. Cette affection était fréquente chez les
marins qui ne disposaient plus d’aliments
au bout de quelques semaines de
navigation. C’est James Cook qui, le
premier, délivra ses marins de ce fléau.
Lorsqu’il fit embarquer les vivres sur
VEndeavour en 1768 «figuraient aussi bon
nombre de produits destinés à combattre le
frais
scorbut : 8 000 livres de choucroute, 1 000
livres de “soupe portative” déshydratée et
de grands pots de moût de bière et d’écorce
d’orange et de citron» (O. Allen : “Les
explorateurs du Pacifique”). Lors des
escales, il faisait aussi provision d’oignons
frais riches en vitamines C, efficaces en cas
d’affection scorbutique.
d’environ 20 % à 18 ans. Au mois de mars
16 ans.
Projections ou produits solides se formant
à la surface des coulées volcaniques et dont
Scolopendre voir Cent-pieds.
scooter
donc difficilement et peut mourir d’inani¬
scorie, nom fém. (souvent au pl.). Résidus
solides provenant de la combustion et de la
fusion des minerais, ou de l’affinage des
1988, le gouvernement territorial a étendu
la scolarité obligatoire aux jeunes de 14 à
scène de la vie quotidienne à Scilly
l’anglais to scoot : filer rapidement. Moto¬
cyclette de petite cylindrée, au moteur
métaux.
l’aspect rappelle celui des scories indus¬
trielles.
107
SCORPION
Scorpion
Scorpion, nom masc. Tahitien : pata.
Arthropode arachnide caractérisé par un
long abdomen segmenté recourbé et ter¬
miné par un aiguillon venimeux. Les Scor¬
pions sont des animaux très primitifs. Leur
première paire d’appendices est transfor¬
mée en pinces. De mœurs nocturnes, ils se
nourrissent d’insectes. Certaines grandes
espèces d’Afrique et d’Amérique peuvent
être mortelles pour l’Homme.
On connaît deux espèces en Polynésie :
Isometrus maculatus qui est jaunâtre et à
longues pinces et Hormurus australasiae
qui est noir et trapu. Tous deux peuvent
infliger des piqûres douloureuses mais non
mortelles. On les rencontre généralement
tion laïque des Éclaireurs et Éclaireuses de
France ne propose plus d’activités.
Toutes les associations se donnent les
mêmes 5 voies de développement de
l’individu : la santé, l’ingéniosité, le carac¬
tère, la sociabilité et la recherche de Dieu.
La loi scoute est également la même pour
tous ;
le Scout met son honneur à mériter la
confiance ;
le Scout est loyal dans toute sa vie ;
le Scout est fait pour servir et sauver son
-
-
-
prochain ;
-
le Scout est accueillant et combat l’injus¬
tice ;
forêt sous les écorces d’arbres ou sous
les cailloux, rarement dans les habitations.
en
-
le Scout protège la vie car elle vient de
Dieu ;
Nom d’une constellation zodiacale en
forme de S qui comprend une étoile super¬
•
géante rouge (Antarès) et à laquelle se
rattache la légende
polynésienne de
*Pipiri-ma.
le Scout partage avec tous ;
-
-
-
le Scout sait obéir et ne fait rien à moitié ;
le Scout a du cran, il sourit dans les diffi¬
cultés ;
le Scout respecte le travail et le bien
d’autrui ;
le Scout est pur et rayonne la pureté.
-
-
scoutisme,
Scoutisme. 1. Robert Baden Powell
(1857-1941), fondateur du
scoutisme. 2. Membres du
mouvement des Scouts de France
vers 1960.
nom
masc.
Mouvement de
jeunesse fondé en 1907 par le général
anglais Baden Powell dans le but d’aider
les jeunes Anglais à devenir des citoyens
heureux, actifs et utiles, en leur proposant
d’équipe au contact de la
nature, des jeux, le respect d’une loi et la
référence à l’Évangile. Les membres de ce
mouvement portent le nom de scouts en
souvenir du corps de cadets que B. Powell
créa pour remplir les tâches de messagers
(scouts) lors du siège de Mafeking( Afrique
du Sud) en 1900. Depuis, des mouvements
scouts ont été fondés dans la plupart des
pays. En 1984, 25 millions de jeunes se
des activités
sein de 119 organisations
masculines et de 97 organisations fémi¬
retrouvent au
nines.
• En
Polynésie, près de 1 000 jeunes de 8 à
18 ans adhèrent à 3 mouvements : les
Scouts de France (catholiques), les Scouts
et Guides Liahona (mormons) et les Scouts
et Guides sanitos. Actuellement, l’associa¬
scrutin, nom masc. Ensemble des opéra¬
tions électorales : vote, dépouillement des
bulletins et proclamation des résultats.
Désigne également le mode d’*élection.
Il existe plusieurs types de scrutins :
scrutin uninominal si chaque *parti ne
présente qu’un candidat pour un *siège.
scrutin de liste si l’attribution des sièges
se fait proportionnellement aux voix
-
-
obtenues.
scrutin de liste avec panachage si l’élec¬
-
teur
peut constituer une liste
avec
des
candidats de plusieurs listes.
scrutin national (dans le cas des élections
-
présidentielles notamment).
scrutin de circonscription quand un élu
représente une région.
-
-
scrutin à un tour si un candidat obtient la
*majorité absolue au P' vote ou si l’on
répartit les sièges à la proportionnelle.
scrutin à plusieurs tours lorsqu’aucune
majorité (absolue ou relative) ne s’est
dégagée lors du premier tour.
-
sculpture, nom fém. Ensemble des techni¬
ques qui permettent la représentation d’un
objet dans l’espace. *Œuvre sculptée.
Polynésie, les sculptures
étaient les signes d’une fonction, d’un rang
social ou des objets en relation avec les
''‘rites religieux. Trop sacrées pour être
offertes aux premiers découvreurs, peu de
pièces sculptées sont donc parvenues
jusqu’à nos jours. Les récits et les croquis
des navigateurs permettent cependant de
nous en faire une idée
précise. Les matières
premières utilisées étaient celles dont les
Polynésiens disposaient : '"roche volcani¬
que, "'corail, "'bois, "“nacre, "“os, "“dents. En
l’absence de métal, l’outil le plus employé
était r"'herminette (to’i). Pour les travaux
• Dans l’ancienne
108
SCULPTURE
11
Sculpture. 1. Pointe de lance
cérémonielle ornée de motifs
représentant des cochons stylisés.
2. Ti’i en bois. 3. Tiki en bois.
4. Tiki mangarévien sculpté dans
un
style exceptionnellement
naturaliste (statuette offerte à
J. Dumont d'Urville en 1838).
5. Statue en bois connue sous le
nom de Rao, divinité des îles
Gambier. 6. Frises curvilignes et
motifs anthropomorphes ornant la
base d’un tambour (îles Australes).
7. Plat en bois sculpté de Nuku
Hiva. 8. Finition d'un plat en bois
à la petite herminette. 9. Sculpture
d’un tiki au ciseau à bois par le
sculpteur Léon Ah Lo de Ua'Pou.
10. Colonnette sculptée d’une
maison marquisienne.
11. Représentation, sous forme de
curios, d’un guerrier marquisien
tatoué. 12. Repose-tête sculpté par
Tavita.
109
SEATTLE
plus précis, on s’aidait de *ciseaux et de
gouges en pierre ou en os. Pour les
incisions fines, on utilisait des fragments de
*coquillage, des dents de requin ou de rat.
Le polissage était obtenu par frottement de
morceaux de corail ou de *râpes en peau de
requin avec du sable. Les sculpteurs
commençaient leur apprentissage dès
l’enfance auprès de maîtres expérimentés.
Les œuvres étaient commandées par les
chefs qui, en échange, rémunéraient les
artisans par des dons en nature et offraient
fêtes et festins. La sculpture sur bois était la
plus répandue. Les bois utilisés étaient le
*miro (arbre souvent planté près des
*marae et qui, pour cette raison, était un
bois sacré employé à la fabrication d’objets
de culte), le *tâmanu, le *tou et le *’aito,
dont le bois très dur servait à réaliser des
pièces de mobilier et des *armes.
Parmi les objets sculptés en bois, citons :
les ornements de proue des *pirogues de
guerre ou cérémonielles, les statues (*ti'i)et
les bois stylisés (*unu) sur les marae, les
*tambours (*pahu), les *pagaies (hoe), les
*échasses (rare), les *casse-têtes (u’u,
patu), les manches d’*éventails (tahiri) ou
de *chasse-mouches (tahiri-ra’o) cérémo¬
niels.
Dans le domaine domestique, on sculptait
aussi quelques objets utilitaires :
*coffres
(piha), *tabourets (nohoraa), *appuis-tête
(tUru’a), plats (*’umete)... Les motifs
variaient d’un archipel à l’autre. A Tahiti,
les sculptures étaient peu décorées. Aux
*Australes, objets et statuettes étaient
gravés de cercles concentriques avec inden¬
tations, doubles triangles et lignes cour¬
bes ; les statuettes étaient féminines ; on y
trouvait également des scènes représentant
Sculpture. 1. Figure anthropomorphe de
Jean-Claude Michel. 2, 3, 4, 7. Œuvres du groupe
pascuan de Tahiti. Art abstrait ou représentations
inspirées des sujets de la religion ancienne : Hotu
Hucke (2 et7), Joëi Hucke (3), Petero Hucke
Atan (4). 5, 6. Sujets religieux et motifs
ornementaux des sculpteurs marquisiens :
Mara (5) et Damien (6). 8. P’tit Louis, sculpteur
enseignant au Centre des Métiers d’Art de Mamao.
'
■ê
110
SECONDAIRE
des personnages
ou
des animaux. Aux
celle du '"cocotier ont peut-être leur origine
*Marquises, la sculpture a évolué depuis
dans ce type d’événement.
deux siècles, bénéficiant de l’introduction
des outils métalliques et réutilisant les
séchoir, nom masc. Dispositif ou local
motifs
harmonieux du *tatouage tradi¬
tionnel. Dans cet archipel, la sculpture sur
os et sur ivoire de dents de cachalot était
particulièrement esthétique. On a retrouvé
des manches d’éventail, des *parures et des
■"ornements d’oreille représentant le plus
souvent un *tiki massif et
trapu. La pierre
était sculptée pour des objets à caractère
religieux comme les tiki, ou à caractère
domestique comme les *penu.
Depuis une vingtaine d’années, la sculp¬
ture marquisienne a acquis une certaine
renommée dans le Pacifique. Elle le doit à
Joseph *Kimitete et aux sculpteurs de
Taiohae (Nuku Hiva) et Hakahau (Ua Pou)
qui ont transmis leur savoir à leurs enfants.
Les motifs décoratifs propres aux Mar¬
quises et aux Australes font d’autre part
l’objet de recherches et d’un enseignement
permanent au *Centre des Métiers d’Art de
Mamao (Tahiti) sous la direction d’Henri
Bouvier.
servant au séchage.
séchoir à '"coprah. Construction ins¬
tallée au cœur d’une '"cocoteraie ou près de
•
l’habitation du producteur. Elle consiste en
un
plateau de bois de 10 à 15 m^ monté sur
pilotis et couvert d’un toit de tôle coulis¬
sant sur deux glissières. On
dispose la
pulpe des '"noix de coco décortiquées sur le
plateau et on l’expose au soleil pendant
plusieurs jours. Le toit permet au besoin
d’abriter le coprah des intempéries.
►
pa’epa’e (puha). E i’oa te reira no te vairaa e
a’ore râ te fare e faa’ohipa hia no te tara'i raa i
te mau hotu o
tefenua. Tepa’epa'epuha, o te
ho'êïapa’epa’e o te hamanihia i roto i te ho'ê
uru haari, e a ’ore ra
tapiri noa mai i te
faaearaa o te taata e faa'apu ra i taua vahi ra.
Ehamanihia te tahipa’epa’e ’iri, 10 e lae atu i
te 15 metera tuea, e haamauhia i ni’a i te tahi
haa pa’epa’e hia, e e tapo ’i hia
teie pa ’epa ’e e te tahi tapo ’i punu e nehenehe e
mau pou turu
tura’i hia i ni’a i na faaheeraa huira toopiti
SEATTLE.
Ville
située dans l’État de
Washington, le long des rivages accidentés
du golfe du Puget Sound, à l’extrême nordouest
Seattle
des
*États-Unis.
devenue
Créée
en
1851,
port important
(18 200 000 tonnes de trafic en 1984) qui
est
un
ato ’a ra e haamauhia i na pae e piti.
E tuu te
faa’apu haari i te ota haari o ta’na e
pa’aro mai i ni’a i teie pa’epa’e, e a vaiho
taata
noa'tu ai i taua ota haari ra ia marôi raro a’e i
te mahana tau mahana rii i te maoro.
E
faa ’ohipahia te tapo ’i fare huira no te paruru
raa
i te pühâi le mau taime ûa.
entretient des relations privilégiées avec
r*Alaska et exporte des céréales et du bois
séchoir à coprah
l’Extrême-Orient. Les matières pre¬
mières du Grand Nord lui ont permis de
vers
développer des industries métallurgiques
partie
des emplois dépend de la prospérité des
usines aéronautiques Boeing. L’agglomé¬
ration compte 2 093 112 habitants ( 1980) et
tend à rejoindre par le sud celles de
Tacoma et d’Olympia.
et pétrochimiques, mais une grande
Sécession (guerre de) voir guerre.
sécheresse, nom fém. État de ce qui a peu
pas d’*humidité. Se dit surtout de
l’atmosphère et des sols lorsqu’il ne pleut
pas assez. Au figuré : insensibilité, manque
d’agrément.
• En
Polynésie, la saison comprise entre les
mois de mai et d’octobre peut être marquée
par des sécheresses de plusieurs semaines,
liées à une situation anticyclonique persis¬
ou
tante. Elles
provoquent l’abaissement du
niveau des *nappes phréatiques et l’assè¬
chement de certains cours d’eau des côtes
sous le vent. Certaines années sont parfois
beaucoup plus sèches que d’autres : en
1962, il n’est tombé que 560 mm de pluie à
Atuona alors que la moyenne annuelle
s’établit à 1 143 mm.
Des sécheresses plus graves ont pu se
produire aux temps anciens et causer des
*disettes : la légende de r*arbre à pain ou
secondaire, adj. Se dit de quelque chose
de moindre importance, de rang inférieur
qui vient en second dans le temps.
L’'"enseignement secondaire est dispensé
dans les '"collèges et dans les '"lycées
(d’enseignement général, technique ou
professionnel). Il s’adresse aux élèves des
ou
•
classes de 6' aux classes de terminale et à
ceux
qui préparent un Certificat d’Apti-
tude professionnelle ou un Brevet d’Études
professionnelles. En 1985, en Polynésie,
16 792 élèves étaient scolarisés dans 22 éta¬
blissements secondaires publics et dans 8
collèges privés.
• L’'"ère secondaire ou
mésozoïque est une
période géologique dont le début a coïn¬
cidé avec la dislocation de la Pangée (il y a
111
230 millions d’années) en plusieurs conti¬
nents tels l’Afrique, l’Amérique, l’Eurasie. Cette ère a été divisée en trois
périodes (Trias, Jurassique et Crétacé)
marquées par des phénomènes de sédimen¬
tation marine ou des plissements monta¬
gneux qui ont donné naissance aux Mon¬
tagnes Rocheuses et aux Alpes. La fin de
l’ère secondaire correspond à l’apparition
des Primates, il y a 65 millions d’années.
Les plus anciens *volcans de Polynésie
française datent de la fin de l’ère secon¬
daire ; ils servent de support aux atolls des
Tuamotu du Nord-Ouest.
• Le *secteur secondaire est une division de
la “'^population "“active et des activités
par l’économiste
Colin Clark. Ce secteur regroupe les mines,
le *bâtiment et les travaux publics, r*in-
économiques proposée
dustrie, l”'‘artisanat et la production
d’énergie électrique.
En Polynésie, 18 % de la population active
travaille dans le secteur secondaire.
par un secrétaire général chargé de l’en¬
semble des questions administratives. Le
République en
Polynésie est également secondé par un
secrétaire général nommé par décret,
auquel il peut déléguer une partie de ses
attributions et qui le supplée de plein droit
en cas d’absence ou d’empêchement.
• secrétaire d’État. Personne qui, bien que
non élevée au rang de ministre, peut être
pourvue d’une charge ministérielle ou
relayer un ministre dans l’exercice de ses
fonctions pour certains domaines de
compétence. C’est ainsi qu’il existe des
secrétaires d’État auprès du Premier
ministre, un secrétaire d’État chargé des
Universités auprès du ministre de l’Éduca¬
tion, un secrétaire d’État chargé des
Anciens Combattants auprès du ministre
de la Défense, etc. Le 20 mars 1986,
Jacques Chirac a créé un secrétariat d’État
chargé du Pacifique Sud auprès du mi¬
haut-"“commissaire de la
nistre des "“D.O.M.-T.O.M. et
a
confié
cette charge à Gaston "“Flosse. La mission
du secrétaire
d’État chargé du Pacifique
secours, nom masc. Réconfort, assistance
Sud consista jusqu’en mai 1988 à seconder
•
au
apportée à une personne en difficulté.
Secours catholique. Association fondée
en 1946 par l’abbé Rodhain et confédérée
sein de Caritas Internationalis, orga¬
nisme œuvrant dans 115 pays. Les volon¬
au
catholique aident les
populations des pays sous-développés en
utilisant au mieux les dons privés. Ils se
taires du Secours
livrent à de nombreuses micro-réalisa¬
tions : construction de dispensaires, de
petits systèmes d’irrigation, plantations,
aides alimentaires.
Le Secours catholique de Polynésie a été
1966 ; il est présidé par Louis
Le Caill. Il a pour but de secourir les
créé
en
sinistrés, les pauvres, les personnes âgées,
les migrants, les détenus isolés... De 1985 à
1987, le Secours catholique de Polynésie a
envoyé une aide alimentaire en Ethiopie,
apporté des équipements aux populations
du Sahel, secouru les sinistrés du séisme de
Mexico et du cyclone Sally à Rarotonga, et
aidé de nombreuses familles polynésiennes
en difficulté.
l’action du ministre des D.O.M.-T.O.M.
niveau des relations des territoires
français avec leur environnement ; son rôle
fut également d’assurer le rayonnement des
activités économiques, de la technologie et
de la culture françaises dans la zone du
Pacifique Sud.
Autre sens : meuble de rangement faisant
aussi office de bureau grâce à un panneau
rabattable sur lequel on peut écrire.
secte, nom fém. Petit groupe de personnes
qui adhèrent à la même doctrine au sein
"“religion ou qui professent une
même "“idéologie minoritaire.
d’une
• De nombreuses sectes se sont formées au
sein des Églises issues de la "“Réforme. 11 en
fut ainsi de la "“Mamaia polynésienne de
1824 à 1830, et, aujourd’hui, de l’Église de
Tahiti
ou
Église du Nouveau Testament
rattachée à l’Église du prophète Elie Wong
l’Assemblée de Dieu à
Papeete et Taravao, de l’Église Bonne
Nouvelle de Faaa et de l’Église de Morija.
de Taiwan, de
manifestation des membres de ia secte du
secrétaire, nom masc. ou fém. Employé
chargé de rédiger certains documents ou
d’organiser le fonctionnement d’un "“ser¬
vice pour le compte d’une personne, d’une
Nouveau Testament
administration ou d’une association.
• secrétaire
général. Personne chargée des
problèmes d’organisation administrative
dans un établissement public, certaines
entreprises privées, un parti politique, une
association loi-1901... 11 est très souvent un
personnage clé, parfaitement au courant
des affaires qui lui incombent et dont il
assure
le bon fonctionnement. Le "“prési¬
dent de la République française, le Premier
"“ministre, le président du gouvernement
du Territoire de
Polynésie française, les
"“maires des communes, sont tous secondés
secteur, nom masc. Portion d’un cercle,
partie d’une région ou domaine d’activité
d’une collectivité ou d’un individu.
•
Catégorie regroupant des activités éco-
SÉGALEN
nomiques de même type, selon certains
opèrent des
regroupements en secteurs pour mieux
critères. Les statisticiens
décrire les structures d’une *économie. On
peut ainsi distinguer le secteur public et le
secteur privé.
L’économiste Colin Clark a
proposé une division en trois secteurs : le
secteur ^primaire regroupe les activités
liées à l’exploitation des *ressources natu¬
relles, le secteur *secondaire, les activités
de transformation et le secteur *tertiaire,
les activités de service. Selon les besoins,
les statisticiens affinent plus ou moins leurs
classements en 11, 29 ou 77 secteurs. La
classification en 11 secteurs distingue :
1
-
2
-
3
-
4
-
5
-
Agriculture
Industries agricoles et alimentaires
Énergie
Extraction des minerais et métallurgie
Industries mécaniques et électriques
Industries du verre, de la chimie, du
caoutchouc
6
-
7
-
8
-
Industries du textile et diverses
Industries des matériaux de construc¬
tion, Bâtiment et T.P.
9
Entreprises de transport et télécom¬
-
munications
10
Prestataires de services
-
11
-
Entreprises commerciales
Terme utilisé
•
aux
Tuamotu pour dési¬
partie de r*atoll éloignée du
village où l’on va récolter le *coprah
pendant quelques semaines.
«- Tu sais
quoi ? dit Mataoa à Moeata, je
gner une
pars au secteur avec mes parents.
Longtemps ?
Cinq ou six lunes, cela dépend du tra¬
vail.» (Bernard Gorsky : “L’atoll”).
-
-
sécurité, nomfém. Mentalité ou situation
qui se trouve à l’abri du
danger. Organisme assurant l’ordre public
d’un individu
ou
créant les conditions matérielles néces¬
saires à la tranquillité des individus.
•
Sécurité sociale. Administration métro¬
politaine créée en 1945. Son objet est le
versement de *prestations sociales. «Elle
garantit les travailleurs et leurs familles
contre les risques de toute nature suscep¬
tibles de réduire ou de supprimer leur
capacité de gain. Elle couvre également les
charges de maternité et les charges de
famille» (loi du 2 janvier 1978). La Sécurité
sociale s’étend à la presque totalité des
personnes résidant en France, quelles que
soient leur nationalité ou leur situation
sociale. En 1985, le budget de la Sécurité
sociale avoisinait 1 300 milliards de francs
soit 23 600 milliards de francs C.F.P. 11 est
alimenté par des cotisations prélevées sur
les salaires et versées par les employeurs.
Les caisses de Sécurité sociale assurent le
remboursement des frais de santé, le
paiement d’’'’allocations familiales, d’allo¬
cations logement, le versement des pen¬
sions de retraite et du minimum vieillesse.
Le déficit chronique de la Sécurité sociale
est lié à la crise économique, à la diminu¬
tion relative de la population active, à
l’accroissement des dépenses de santé et du
nombre des pensionnés ; l’État s’efforce de
le combler par des subventions et des réa¬
ménagements.
sédiment, nom masc. Dépôt de particules
provenant de la destruction de '•‘roches
diverses, se formant au fond d’un lac ou
d’une mer. La sédimentation suppose des
conditions
hydrodynamiques favorables
(eaux peu agitées) et une densité suffisante
des particules. Les roches sédimentaires se
présentent sous la forme de couches ou
strates dans une
position originelle géné¬
ralement voisine de l’horizontale, la plus
ancienne de deux strates superposées étant
le support de l’autre. Les principales roches
sédimentaires sont les "“sables, les "“argiles,
les conglomérats, les "“calcaires.
En Polynésie, les accumulations d’ori¬
gine corallienne (sables, vases...) ou basal¬
tiques (sables noirs) que l’on trouve dans le
lagon ou au fond de l’océan sont des
•
sédiments.
SÉGALEN (Victor) (1878-1919). Né à
Brest d’un père écrivain de la Marine,
Victor Ségalen fit ses études à l’École de
Médecine navale puis à l’École de Santé
navale de Bordeaux. 11 en sortit docteur en
1902. Son goût pour la littérature s’était
affirmé au cours de ses années estudian¬
tines et il eut l’occasion de rencontrer les
écrivains Rémy de Gourmont, Joris-Karl
Huysmans et de correspondre avec Paul
Esprit sensible et vivement inté¬
ressé par les civilisations des pays lointains,
il eut la satisfaction de pouvoir embarquer
sur la Durance pour une tournée en
Claudel.
Océanie.
A Tahiti et aux Marquises, il fut frappé par
Victor Ségalen
le degré d’"“acculturation des populations
et marqué par une rencontre avec une
vieille Marquisienne qui lui récita l’histoire
de Fliva Oa à la manière des anciens *haere
pô. De là naquit son roman intitulé “Les
"“Immémoriaux” qui a pour thème le déclin
de la culture
polynésienne traditionnelle
face à la civilisation européenne. Le séjour
de Victor
dense :
en
Ségalen en Polynésie fut très
dehors des tournées médicales
accomplies dans presque toutes les îles, il
convoya l’héritage de Paul "“Gauguin et
fréquenta assidûment la bibliothèque de
Me “‘Goupil. Il consigna toutes ses impres¬
sions dans son “Journal des îles” puis dut
quitter Tahiti le
septembre 190Â Sur le
chemin du retour vers la France, il glana
plusieurs sujets d’ouvrages ; “L’exotisme”
Indonésie, “Le double Rimbaud” à
Djibouti. Entre 1909 et 1918, Victor
Ségalen fit deux voyages en Chine où il
enseigna la médecine, participa à des
missions archéologiques et poursuivit son
œuvre.
En 1916, il publia “Peintures”,
“Orphée-roi” (qui allait être adapté par
en
113
Claude Debussy) et “Hommage à Gau¬
guin”. Usé prématurément par les voyages
et de santé fragile, il mourut au cours d’une
promenade en Bretagne.
séisme, nom masc. On dit aussi tremble¬
ment
de terre. Secousse
ou
série de
se¬
qui affectent l’écorce terrestre. Les
séismes sont généralement de brève durée
cousses
(quelques secondes) et plus ou moins
brutaux. On évalue leur intensité grâce à
différentes échelles dont celles de *Richter
et de Mercali.
Les séismes sont généralement dus à des
mouvements qui affectent les *plaques
tectoniques les unes par rapport aux
autres. La *ceinture de feu du
Pacifique est
une zone à activité
volcanique et sismique
intense.
La
région méditerranéenne,
l’Himalaya et les rides médio-océaniques
sont
des zones à séismes.
L’étude des séismes, grâce aux enregistre¬
ments (sismogrammes) des
sismographes,
permet de préciser leur *épicentre, point
situé à la surface du globe où le maximum
d’intensité a été ressenti, et l’hypocentre
qui est le point situé en profondeur, là où le
séisme a pris naissance.
On distingue ainsi des séismes superficiels
dont l’hypocentre est situé à moins de
50 km de profondeur, des séismes intermé¬
diaires dont l’hypocentre est situé entre 50
et 300 km de profondeur et des séismes
profonds dont l’hypocentre est situé à plus
de 300 km de profondeur.
Les résultats obtenus par la sismologie ont
permis d’avancer dans la connaissance de
la structure du globe terrestre.
sel, nom masc. Au sens large, tout corps
cristallisé soluble dans l’eau. Dans la
nature, les sels les plus courants sont les
chlorures, les carbonates, abondants dans
les *roches sédimentaires, les *phosphates,
les nitrates, les sulfures...
• Dans le
langage courant, substance
cristallisée blanche, d’origine marine,
utilisée pour l’assaisonnement ou la con¬
servation des aliments. Il s’agit principa¬
lement du chlorure de sodium. Le sel est
religieuses et le fruit des rencontres
polynésienne et les
autres
communautés
catholiques du
tions
entre la communauté
monde.
séminaire, nom masc. Établissement où
l’on instruit les jeunes gens qui se destinent
à la
prêtrise. Ensemble des élèves et des
maîtres de cet établissement. Par exten¬
sion, groupe d’étudiants ou de toutes
personnes faisant des recherches
autres
sous
la direction d’un maître.
premier séminaire catholique fut
dès 1839 à *Aukena (Gambier).
Transféré à Tahiti en 1869, il fut installé à
Pamatai en 1871 mais pour trois années
seulement, car le manque de persévérance
des pères et des séminaristes le rendit
rapidement inutile.
•
Un
ouvert
Un deuxième établissement ouvert à
Varari (Moorea) ferma en 1897.
11 fallut attendre 1940 pour voir Mgr Mazé
un troisième séminaire à l’évêché.
En 1951, le père Jean-Louis Ledoux ouvrit
lancer
petit séminaire Sainte-Thérèse de Miti
Rapa (Taravao), école qui dispensait une
instruction religieuse et avait pour but de
le
susciter des vocations. Pour les séminaires
suivant des études professionnelles ou du
second
degré, les pères oblats de Marie
Immaculée créèrent en 1979 le séminaire
Jean XXlll à Punaauia. Enfin, l’école
théologique commença ses actions de
formation au diaconat et au rôle de
*katekita en 1983. Tous ces établissements
jeunes vers la vie
religieuse, mais la formation à la prêtrise
reste le privilège du grand séminaire
régional de *Suva à la fondation duquel le
*diocèse de Papeete a participé.
•
Également attentive à la formation d’un
clergé local, l’Église protestante fonda un
séminaire évangélique à Tahaa en 1850.
Institué par Charles Barff, il forma jus¬
qu’en 1888 de nombreux évangélistes poly¬
nésiens pour toutes les îles du Pacifique,
puis fut remplacé par l’école pastorale de
Papetoai (Moorea) et celle d’Hermon à
ont pour but d’attirer des
Tahiti.
Voir aussi : pasteur, prêtre.
indispensable à l’homme, notamment pour
SÉNAC (Marcel) (1902-1961). Adminis¬
consommation peut provoquer une hyper¬
tension artérielle. Le sel est également
utilisé pour dégeler les routes enneigées et
début du siècle, il s’établit en Polynésie en
fixer l’eau dans les tissus, mais un excès de
verglacées car il permet d’abaisser la tem¬
pérature de fusion de l’eau jusqu’à - 20° C.
Voir aussi ; salinité.
la France d’Outre-Mer. Après
avoir mené une vie parisienne qui lui
trateur de
permit de côtoyer les grands écrivains du
1930 et se fixa un temps à Moorea. Béné¬
ficiant des appuis de son père, député, il
finit par obtenir un poste d’administrateur
Gambier (1936-1937), puis aux
Tuamotu (1937-1940). En 1940, il fut, aux
côtés d’Émile de *Curton, l’un des princi¬
aux
Semeur tahitien (Le). *Journal bimen¬
suel de l’Église catholique en Polynésie
française, fondé le 25 août 1909 par
Mgr *Hermel. Les 8 pages du Semeur
tahitien livrent des réflexions pastorales,
des informations sur la vie des ^paroisses et
du *diocèse, le calendrier des manifesta¬
paux instigateurs du mouvement *France
Libre et occupa les fonctions de chef de la
Sûreté
générale où il se signala par son
intransigeanee. Arrêté par le gouverneur
*Brunot, il fut libéré à la suite de la mission
d’*Argenlieu et servit le général de *Gaulle
jusqu’en 1945. 11 continua par la suite sa
carrière dans l’administration coloniale
avant de venir finir ses Jours à Rikitea où il
mourut d’un cancer en
juillet 1961. Marcel
Sénac est l’auteur d’une grammaire tahitienne. Personnage haut en couleurs et fort
controversé, il étonna «par son extraordi¬
naire vitalité, son radicalisme intransi¬
geant teinté d’anarchisme, sa culture
littéraire influencée par son amitié pour
Gide», nous dit Émile de Curton, dans
“Tahiti 40”, qui poursuit en relevant son
«mépris du pouvoir établi» et en admettant
son esprit «parfois sectaire».
Sénat, nom masc. Dans l’ancienne Rome,
politique qui fut, sous la
République, la plus haute autorité de
*assemblée
l’État.
• En France, le Sénat est élu au
^suffrage
universel indirect et se veut le représentant
des
collectivités
territoriales.
11
compte
315 membres (1983) : 296 représentent la
Métropole, 9 les *départements d’Outre-
Mer, 3 les *territoires d’Outre-Mer(dont 1
la Polynésie française), I Mayotte et 6 les
Français établis hors de France. Fe Sénat
partage le *pouvoir législatif avec l’Assem¬
blée nationale mais a un poids moindre. En
effet,
en
nationale
cas
a
de désaccord, l’Assemblée
le dernier mot. Comme les
*députés, les *sénateurs peuvent saisir le
*Conseil constitutionnel s’ils jugent qu’une
loi n’est pas conforme à la *constitution.
Le Sénat ne peut renverser le gouverne¬
ment, mais ne peut pas être dissous par lui.
Son *président remplace le président de la
République en cas de vacance du pouvoir.
Le Sénat doit être obligatoirement con¬
sulté pour une modification de la constitu¬
tion et dispose à cette occasion d’un droit
de veto.
Le Sénat est également le lieu où les
sénateurs se rassemblent : à Paris, le Palais
du Luxembourg.
sénateur,
nom
masc.
*sénat.
Membre
d’un
En France, les sénateurs sont élus pour
9 ans au *suffrage universel indirect, avec
renouvellement par tiers tous les trois ans.
Les *élections se déroulent au niveau du
département et concernent un collège élec¬
toral composé des *députés, des conseillers
généraux et des représentants des *conseils
municipaux. Elles ont lieu au scrutin
majoritaire à deux tours pour les départe¬
ments comptant moins de cinq sénateurs et
au scrutin de liste, avec représentation pro¬
portionnelle et répartition des sièges à la
plus forte moyenne pour les départements
comptant cinq sénateurs ou plus.
• C’est la 1V'=
*République qui accorda aux
Établissements français de l’Océanie
(comme à la plupart des colonies de
r*Union française) l’accès au Sénat (alors
dénommé Conseil de la
République). La
colonie y envoyait un représentant. Celuici était élu par les membres de r*Assemblée représentative qui cooptaient l’un des
leurs au scrutin uninominal majoritaire à
deux tours. De nos jours, c’est l’Assemblée
territoriale qui remplit cette fonction. Le
premier sénateur du Territoire fut Joseph
■"Quesnot (1946-1949). Ses successeurs
furent Jean Florisson (1949-1958), Gérald
*Coppenrath (1958-1962), Alfred *Poroi
(1962-1971), *Pouvanaa a Oopa (19711977) et Daniel *Millaud depuis 1977
(réélu en 1980).
►
sénateur (oia ho'i Ti’a Ma'iti hia no te fenua
nei i roto i te Apooraa Feruri Tare no te Hau
Metua).
E mero no roto i te Sénat. / roto i te fenua
Farani, e ma ’itihia te mau sénateurs no te ho’ë
matahiti, na roto i te ma ’itiraa a
maororaa e 9
te mau ti’a
’oire i taua mau sénateurs ra, e e
faa ’apî hia ho ’i taua Apooraa Feruri Ture ra i
te mau toru matahiti ato’a,
O te mau mero no roto
hoëi ni'a i te toru
i taua Apooraa ra. E
tupu teie mau ma ’itiraa i roto i te mau tuhaa
fenua ifaataahia e te ture, e e ma’iti te mau ti’a
no roto i te Apooraa ’lriti Ture (oia ho’i te
mau députésj no taua tuhaa fenua ra, e tae
noa’tu te mau Ti’a no roto i te mau apooraa
no taua iho
tuhaa fenua ra (mai te mau te mau
Ti’a no roto i te Apooraa Rahi o te fenua nei,
tuhaa fenua), e tae noa ato’a atu
i te tahi mau ti’a no roto i te mau apooraa
no to tatou ta
’oire. E tupu teie mau ma ’itiraa sénateurs ia au
i te ma’itiraa e parau hia ra e, e ma’itiraa na te
reo
hau a’e, na roto i na hatuaraa epiti, e
ma’itiraa tapura ho’i teie. E raveraa taaërii no
te mau tuhaa fenua
huiraatira huru rahi, i
reira e ma ’itihia e 5 sénateurs e a’ore ra hau
atu.
Ua ’omua hia mai teie nei faanahoraa
ma ’itiraa sénateurs
i te mau fenua ’aihu ’araau i
te tau O te IV raa o te
roa ato’a mai i to
Repupirita Farani, e tae
I taua
tatou neipae fenua.
tau ra, na te mau mero ma'itihia no roto i te
Apooraa Rahi o te fenua nei e ma’iti i te hoëo
to rat ou mau mero ei Ti'a no te fenua nei i
roto i te Apooraa o te mau sénateurs i te
Fenua Farani (o tei piihia i taua tau ra Te
Apooraa o te Repupirita). I teie mahana, na te
Apooraa Rahi o te Fenua nei ihoâ e haapa’o i
taua ma’itiraa ra. O te taata ra o Joseph
Quesnot te Ti'a matamua i ma’itihia i te fenua
nei ei sénateur no tatou (matahiti 1946-1949),
mono hia mai e Jean Florisson (1949-1958),
Gérald Coppenrath (1958-1962), Alfred Poroi
(1962-1971), Pouvanaa a Oopa (1971-1977), e
Daniel Millaud mai te matahiti 1977 mai a (ua
mana faahou mai a oia i te ma ’itiraa i te
matahiti 1980 ra) e tae roa mai i teie mahana.
senne, nom fém. S’écrit aussi seine. *Filet
de *pêche que l’on traîne sur des fonds
sableux peu profonds.
Dans son Journal, James *Morrison
décrit longuement les techniques de pêche
•
traditionnelle ; il présente plusieurs types
de sennes : «Des seines qui ont de 10 à
120 m de long et de 2 à 24 m de profondeur.
Les plus grandes ont dans leur milieu une
espèce de poche ou sac qu’ils vident de
temps à autre et replacent, transportant les
SENSITIVE
poissons jusqu’à terre dans leur pirogue...
Avec des seines moins importantes - de 30 à
40 m de long et 3 m environ de hauteur -, ils
attrapent des poissons volants, utilisant
pour cela de petites pirogues à deux... Par
temps calme ils suivent le banc de poissons
avec plusieurs pirogues et l’encerclent avec
leurs seines ; après avoir resserré ce cercle
ils amarrent leurs pirogues aux seines et se
jettent à l’eau ; plongeant sous les filets ils
saisissent les poissons à la main ; ces
derniers ne peuvent venir en surface à
cause des pirogues et restant en bancs
serrés
cherchent pas
à s’échapper
jusqu’à ce que les pêcheurs plongent au
ne
milieu d’eux». Ces techniques sont tou¬
jours utilisées de nos jours.
Hom. ; la Cène ; saine (adj., fém. de sain) ;
une
scène ; sen (nom masc.).
Sensitive, nom fém. Mimosapudica.
Tahitien ; pohe haavare. Plante rampante
épineuse de la famille des Mimosacées. Ses
feuilles possèdent la propriété de se
refermer quand on les touche et de “faire le
mort” d’où le nom tahitien. Cette plante
Sensitive (pohe haavare)
fait partie de la super-famille des Légumi¬
neuses
;
elle possède, à ses racines, des
nodosités renfermant des Bactéries sym¬
biotiques qui lui permettent de capter
l’azote et de le fixer. Cette fixation est
Sépultures. 1. Sépulture collective
dégagée lors de fouilles à Hane
(Marquises). 2. Sépulture d’enfants
dans une grotte à flanc de
montagne. 3. Pierres tombales à
Rapa. 4. Ossements anciens dans
le creux d’un tronc d’arbre.
Tanura'a mal. 1. Tanura’a mal
’amui O te Itehia mai nâ roto i te
mau
paherura’e i Hane (Matuita).
2. Tanura’a mal tamaril i roto i te
hô'ëana i ni'a i te mou'a. 3. Ofa’i
tanura'a ma’i i Rapa. 4. Ivi ta'ata i
roto i te hô'ë tumu rS'au.
116
Légumineuses et à quelques
familles de plantes supérieures.
propre aux
rares
Une autre espèce plus grande et très
épineuse a été malencontreusement intro¬
duite plus récemment.
Hom. ; sensitive (adj., fém. de sensitif).
Sept-doigts voir Strombe.
septennat, nom masc. Période de sept
années qui s’applique à la durée du mandat
du ♦président de la *République française.
Le septennat a été institué en 1873, sous la
IIP République et a été conservé depuis,
les IV® et V® Républiques. Certains
hommes politiques contestent actuelle¬
ment la longueur de ce mandat
qu’ils
sous
jugent excessive et proposent de réduire à
5 ans (quinquennat).
sépulture, nom fém. Lieu où l’on enterre
les ♦morts et ♦cérémonie qui accompagne
l’inhumation.
Dans “A la Recherche de la Polynésie
•
d’autrefois”, William ♦Ellis signale que les
«corps des chefs, ceux des personnes de
rang élevé, et ceux de la classe moyenne,
étaient conservés. Les corps des gens du
étaient enterrés sans cérémo¬
nies». L’usage du cercueil semble avoir été
commun
SERVEUR
introduit par les missionnaires ; les Poly¬
nésiens utilisaient nattes et *tapa. Après
l’exposition et le dessèchement des corps
ceux qui avaient droit à un rituel
de
funéraire, les ossements étaient recueillis,
transportés et déposés secrètement dans
des *abris ou *grottes d’accès difficile, à
flanc de montagnes. Parfois, les crânes
étaient conservés
sur
les *marae. Les
travaux archéologiques menés à *Maupiti,
en 1962-1963, par K.P. *Emory, ont mis au
jour, sur le motu '''Paeao, les sépultures de
16 individus des deux sexes, et d’un
d’objets enterrés avec eux :
''‘herminettes, *pendentifs en dents de
cachalot, *leurres à bonite et ^hameçons.
Ces vestiges sont les plus anciens que l’on
connaisse dans les îles de la *Société ; ils
ont été datés de 860 ± 85 ap. J.-C. Le
matériel associé aux squelettes était très
ressemblant à celui de la période des
ensemble
“chasseurs de *moà" en ♦NouvelleZélande.
’V^oir aussi : deuil, embaumer, funérailles.
Serpent, nom masc. Animal au corps
allongé, cylindrique et sans membres,
appartenant au sous-ordre des Ophidiens
et à l’ordre des *Reptiles. Les Serpents
terrestres sont inconnus en Polynésie.
•
Serpent marin. En Polynésie, les spéci¬
mens pêchés ou observés en mer appartien¬
nent aux genres Pelamis ou Hydrus. Ce
sont des Reptiles venimeux au corps
anguilliforme. Dotés de poumons, ils
doivent
remonter
respirer.
à
la
surface
pour
Dispositif constitué par
parois translucides permet¬
tant de modifier les conditions climatiques
extérieures en créant un milieu partielle¬
serre, nom fém.
un ensemble de
ment ou totalement abrité, afin de favori¬
la croissance des végétaux. On
distingue les simples abris (sous forme de
tunnels plastiques le plus souvent) des
serres véritables comprenant un bâti en dur
surmonté d’armatures métalliques suppor¬
tant des vitrages. Les serres agissent
comme coupe-vent et modifient la tempé¬
rature, la lumière et l’humidité. Suppri¬
ser
mant toute influence externe, les serres les
plus sophistiquées peuvent être équipées
d’éelairage artificiel, ainsi que de systèmes
de climatisation, d’irrigation ou de régula¬
tion hygrométrique... Le rôle essentiel des
serres demeure toutefois la protection des
végétaux eontre le froid, la couverture
translucide permettant une élévation
sensible de la température par “effet de
serre”. C’est ainsi que l’on pratique des
cultures sous serres à la périphérie des
grandes villes des zones tempérées. De
même, beaucoup de régions méditerra¬
néennes (comme le Comtat Venaissin ou le
Roussillon en France) se sont lancées dans
la culture de primeurs sous serres.
En Polynésie française, en dépit du climat
tropical humide, la culture sous serres est
pratiquée, notamment dans la plaine de
Papara, pour mieux contrôler les facteurs
de la croissance des légumes fragiles
(salades, tomates).
•
serres destinées aux cultures
maraîchères intensives dans ia
Plaine de Papara
L’effet de serre résulte d’un double
phénomène : la perméabilité du verre aux
rayons solaires, calorifiques, d’une part, et
son opacité envers la radiation terrestre
d’autre part, ce qui provoque une sensible
élévation de chaleur. On parle également
d’effet de serre au niveau de l’atmosphère.
Il s’agit alors de l’action du gaz carbonique
combiné à de la vapeur d’eau, qui tend à
empêcher la Terre de se refroidir en
arrêtant les infra-rouges que celle-ci
renvoie vers l’espace.
Autre sens : griffe d’un Rapace.
Hom.
:
une
serre
est une crête
étroite et
allongée résultant de l’attaque d’un piémont par les cours d’eau (terme employé
dans le sud de la France) ; un cerf.
'Voir aussi : agriculture.
serveur, nom masc. Employé de bar ou de
chargé du service de table.
approvisionnant une machine.
Dans certains sports (tennis, volley-ball...),
joueur qui assure le premier lancer de balle.
•
Organisme proposant un service d’infor¬
mations géré par *ordinateur que l’on peut
consulter sur place ou à distance, par
système *minitel par exemple.
restaurant
Ouvrier
1. Annuaire télél
2.
Renseignements télécom.
3. Trouvtou
4. Tabu
5. Softel
6. Tikl 2000
7. Te Manaha
8. Service de l’Informatique
du Territoire
Les serveurs accessibles aux
abonnés du minitel en
Polynésie (début 1989).
Annuaire éiectronique de l'O.P.T.
Journai cyciique.
Messagerie, boîte aux lettres, petites annonces, res¬
taurants, hôtels, renseignements pratiques, jeux,
horoscopes, radio Kiss FM.
Boîte aux lettres, jeux, messagerie, petites annonces,
informations
actualités,
indicateur immobilier
Radford, renseignements techniques Viliedieu
Pneus, radio R.T.A.
Messageries, jeux, horoscopes, météo.
Annuaire professionnei, cataiogue composants
éiectroniques, boîte aux lettres.
Serveur de l'enseignement protestant.
Serveur professionnei.
Serveur professionnei des compagnies d’assurances.
Laboptique “Tropic line” Serveur professionnel optique.
9. Cosoda
10.
11. Softel
Serveur professionnel.
Le système de *télécommunications Tompac permet aussi l'accès par satellite aux
quelque 2 000 serveurs métropolitains.
117
SERVICE
service,
nom
tions dont
masc.
Ensemble d’obliga¬
doit s’acquitter envers une
le service militaire par exemple.
on
autorité :
Action ou manière de disposer les éléments
d’un repas. Action utile ; rendre service à
quelqu’un. Fonctionnement d’un appareil,
d’un organisme.
• En
*économie, le *secteur des services,
ou secteur *tertiaire, est une division de la
*populatlon active ou de l’activité écono¬
mique qui a été proposée par l’économiste
Colin Clark. 11 comprend le commerce, les
transports, les *administrations publiques,
les professions libérales et les autres
services privés aux particuliers ou aux
entreprises. 11 s’agit donc de toutes les
branches de l’économie qui produisent des
richesses sans qu’il y ait fabrication d’un
bien matériel.
Organisme, département ayant une
fonction particulière à l’intérieur d’une
administration ou d’une entreprise. Une
société industrielle ou commerciale impor¬
•
peut se doter d’un service du per¬
sonnel, d’un service du contentieux, d’un
service informatique... Un *ministère
travaille en liaison avec de nombreux
services.
tante
Ainsi, le ministère territorial des *Finances
collabore avec le Service des Finances et
des affaires
intérieures, le Service des
mau manu, no
te ’otamu i te mau vaa e a’ore
râ no te parai i ni’a i te rouru ia vai nahonaho
noa te reira i ni’a
i to’na vairaa.
sex-ratio, nom masc. Sur le plan géné¬
tique, le sex-ratio est la répartition entre
mâles et femelles à la naissance. Les démo¬
graphes ont étendu cette notion à toutes les
classes d’âge, pour lesquelles on calcule le
nombre d’hommes pour 100 femmes. Cette
proportion est d’environ 105 % à la
naissance, mais se réduit par la suite, du
fait de la surmortalité masculine. Le sexratio peut être profondément modifié par
les guerres ou les *migrations. Ainsi, en
France, la présence d’un important contin¬
gent de travailleurs immigrés chez les
jeunes adultes amène
un
redressement
anormal du sex-ratio entre 25 et 35 ans,
alors que les pertes masculines de la
Première Guerre mondiale ont longtemps
entraîné un fort déséquilibre en faveur des
femmes pour les classes d’âge nées entre
18!10etl900.
En Polynésie française (*recensement de
•
1983), le sex-ratio est de 106,6 % à la
naissance. 11 s’abaisse progressi.vement
jusqu’à 18 ans (surmortalité masculine),
S.É.T.IL. voir Société
Tahiti et des lies.
l’élément masculin. 11 culmine à 119 vers
50 ans, pour s’effondrer ensuite sous les
effets conjugués du départ des travailleurs
d’Équipement de
sève, nom fém. Liquide nutritif tiré du sol
par les racines et circulant dans toutes les
parties des végétaux.
Le botaniste G. Cuzent signale au
XIX'-' siècle l’utilisation de la sève de
•
violacée et indélébile, comme encre pour
les
premières copies de la Bible, sur du
*tapa à l’aide de bambous effilés, après
l’arrivée des missionnaires. On connaît
aussi l’utilisation de la sève rouge de
*mape, le “sang du mapé” (tolo mape)
comme
^colorant. La sève de ’iiru, très
collante, servait à attraper les oiseaux, à
calfater les pirogues ou à maintenir les
cheveux en ordre.
Voir aussi : résine.
►
tapau. E i’oa ïa no le pape ora e huli hia mai e
te ho’êtumu raau na roto i to’na a’a, mai roto
mai i te repo fenua, e o te faa'amu ho’i i te te
mau
tuhaa ato’a no taua raau ra. Te faa’ile ra
faa ’apu tui roo rao G. Cuzent i te XIX
faa ’ohipa hia na te tapau fei,
e tapau huru vare'au ho’i e o te ’ore ho’i e ma
ia horoi hia, ei ’inita papa ’i i te mau ’api
matamua o te Pipiria i tera ra tau, o tei nene ’i
hia i ni’a i te ho'ë tapa ma tefaa’ohi-pa ato’a
ho’i i te tahi mau ’ofe taraifaa’oe’oe hia, i mûri
te taala
O te
tenetere e, e
a’e i te taeraa mai o te mau mitionare. Va
matau ato ’a hia i te
118
faa’ute’ute. Are’a i te tapau ’uru ra, e mea
piripiri roa ïa, e efaa’ohipa no te haru mai i te
Douanes, le Service des Contributions
directes et le Service des Domaines et de
l’Enregistrement.
visée au sextant
’ura ’ura o te mape, o tei parau ato ’a hia te
"toto o te mape”i te reira tau, eipeni
faa ’ohipa i te tapau
mais se redresse par la suite, du fait de la
présence sur le Territoire de forts contin¬
gents métropolitains où domine largement
métropolitains en fin d’activité et de la
surmortalité masculine générale, qui
s’accentue après 50 ans. L’équilibre (100)
est atteint vers 65 ans,
puis se renverse
largement au bénéfice du sexe féminin par
la suite.
Voir aussi
population.
:
démographie, mortalité,
sextant, nom masc. Appareil de *navigation qui remplaça l’*astrolabe au début du
XVIL siècle et permit plus de précision
dans le calcul de la *latitude. 11 est formé
d’un bâti comprenant un arc de métal
gradué sur 60 degrés et un système de visée
à miroir pour la mesure de l’angle formé
par
un
astre au-dessus de la ligne
d’horizon.
sexualité, nom fém. Ensemble des com¬
portements relatifs à l’instinct sexuel et à sa
satisfaction.
• Dans l’ancienne
Polynésie, la vie sexuelle
commençait à la puberté {*tau’arearea)
marquée par les premiers *tatouages
(tatau)'Ç)0\ir les filles et les garçons et parla
supercision (tehe) pour ces derniers.
La *circoncision ou plus exactement la
supercision des garçons avait lieu sur le
SHANGHAI
*marae ancestral. Des spécialistes (lahu’a
tehe) incisaient la peau recouvrant l’extré¬
mité du pénis, dans le sens longitudinal, à
l’aide d’un bambou effilé ou d’un instru¬
ment
taure’are'a est encore l’âge de l’insouciance
et des amusements.
muni de dents de requin. S’il s’agis¬
sait d’un jeune *ari'i, fils aîné, héritier, une
*cérémonie avait lieu conjointement au
marae ari'i. Cette cérémonie (tehera'a o te
matahiapu), sacrée entre toutes,
s’accompagnait de *sacrifices humains.
ari'i
L’*adolescence (taure’are'a) s'omr&ii alors
pour les Jeunes gens et Jeunes filles qui
bénéficiaient d’une totale liberté sexuelle.
Le tatouage, le sport et la pratique de
l’engraissage (ha'apori) augmentaient leur
pouvoir de séduction. Ils se livraient à des
activités que le missionnaire W. *Ellis
ressentit comme immorales : «Beaucoup de
ces Jeux étaient foncièrement indécents et
tous étaient intimement liés à des pratiques
contraires à la pureté des individus, à la
paix domestique et à la vertu publique»
(“A la Recherche de la Polynésie d’autre¬
fois”).
Vers l’âge de vingt ans ou un peu plus tard,
toutes ces pratiques cessaient, sauf pour les
membres de la secte des *arioi, voués au
culte de *Oro. Ceux-ci menaient une vie de
plaisirs, liée à la musique et à la danse. Ils
pratiquaient r*infanticide ; r*enfant
devait mourir avant d’avoir poussé son
premier cri, sinon il avait la vie sauve.
Dans les familles de chefs, les *mariages
étaient convenus dès la naissance. Pour les
ari’i, la *polygamie, ou la ^polyandrie aux
îles
comportement de séduction, toujours
vivace dans la coutume du *mdioro, et le
*Marquises, était une pratique cou¬
rante.
Les autres classes sociales étaient
D’une manière générale, les
consanguines étaient interdites ;
prohibition de l’*inceste étendu Jusqu’aux
cousins germains. La cohabitation avec
d’autres partenaires sexuels était réglemen¬
monogames.
unions
tée. Ainsi, un *homme dont le frère naturel
SHANGHAI. Ville chinoise située sur la
rive gauche du Houang Po, rivière af-
fluente de l’estuaire du Yang Tsé
Kiang.
Shanghaï resta longtemps un gros village
de pêcheurs puis devint un centre d’indus¬
tries textiles important au XVIIP siècle.
C’est à l’impérialisme des Occidentaux
qu’elle dut cependant l’essentiel de sa crois¬
sance.
partir de 1840, les États-Unis, le Japon
grandes puissances économiques
obtinrent des concessions pour y implanter
des comptoirs commerciaux comprenant
des entrepôts, des banques, des hôtels et
des résidences bourgeoises. Le quartier
cosmopolite qui naquit alors prit le nom de
• A
et
les
“Bund” et constitue, à côté de la vieille ville
chinoise close de murs, le centre historique
de Shanghaï.
La ville est aujourd’hui le plus grand centre
industriel de la *Chine. On y réalise la
moitié des productions textiles du pays ;
une
puissante base sidérurgique a été
installée pour alimenter les constructions
navales et l’on trouve de nombreuses
industries de main-d’œuvre ; montage
d’équipements électriques, papeterie,
imprimerie, horlogerie. Shanghaï a gardé
de son passé colonial son rang de premier
port national, orienté surtout vers le grand
cabotage. La ville comptait 6 270 000
habitants et la région urbaine 11 940 000 en
1982.
s
mourait, prenait
sous son toit la veuve de ce dernier ; s’il lui
donnait un enfant, celui-ci portait le nom
du défunt. Toutefois, relate J. *Morrison
dans son Journal, «si un homme a un ami,
ou
ce
le frère de nom
dernier ne peut avoir de relations avec
*femme de la famille, en dehors de
aucune
la femme de son ami, toutes les autres
femmes devenant pour lui des parents avec
lesquels il serait abominable d’avoir des
rapports». En période de guerre et en cas de
séparation prolongée des époux, il existait
des exceptions à la règle de fidélité. Les lois
de l’*hospitalité voulaient qu’un homme en
terre étrangère reçût de son hôte non
seulement le gîte et le couvert mais aussi
une
compagne de lit. Cette simplicité
choqua profondément les missionnaires du
XIX'^ siècle. Jugées trop lascives, les danses
traditionnelles furent interdites. Le port de
la ‘“"robe-mission” devint de rigueur pour
les femmes.
La *christianisation des
archipels fit disparaître le culte de Oro et la
secte des arioi.
De nos Jours, si les traditions anciennes ont
disparu, il reste, à l’adolescence, un
Shanghaï (rue de Nankin), une des
plus grandes agglomérations du
continent asiatique
119
SHIPLEY
SHIPLEY
(Conway) (vers 1820-1868).
Officier et dessinateur anglais qui, sous les
ordres du capitaine Worth, voyagea dans
le Pacifique Sud à bord de la Calypso en
à Huahine.
120
Fare
française. Pierre Sicaud naquit au
en
1911. Officier de la *France
Libre, colonel de parachutistes, adminis¬
Sous-le-Vent et aux Samoa pour visiter les
missions anglicanes. Conway Shipley a
çaise en remplacement de Camille * Bailly,
alors que le Territoire connaissait une des
plus graves crises politiques de son his¬
toire. P. Sicaud arriva à Papeete le 25
réalisé un album de 25 dessins dont 15 .con¬
cernent rOcéanie française.
2. La Calypso en- baie de
Mans
trateur en chef de classe exceptionnelle, il
Pitcairn, Tahiti, dans chacune des îles
Shipley en 1851. 1. La vallée de la
Fautaua et le Diadème (Tahiti).
nésie
L’équipage fit escale à
mars-avril 1848.
Dessins exécutés par Conway
SICAUD (Pierre). *Gouverneur de Poly¬
fut nommé gouverneur de Polynésie fran¬
S.I.D.A.
octobre 1958, quinzejours après que, suite
à l’affaire *Pouvanaa, le *Conseil de gou¬
vernement ait été suspendu de ses fonc¬
tions. Le 28 octobre celui-ci fut d’ailleurs
dissous par décret du gouvernement
central. C’est à Pierre Sicaud que revint la
lourde tâche de ramener le calme sur le
Territoire et d’y rétablir un fonctionne¬
ment normal des institutions. Après le vote
de l’Assemblée territoriale, le
14 novem¬
bre, en faveur du maintien de la Polynésie
française dans la République en qualité de
*Territoire
d’Outre-Mer, le gouverneur
publia, le 25 novembre, un arrêté rétablis¬
sant le Conseil de gouvernement. Il fit
également juger Pouvanaa qu’il envoya, le
15 mars 1959 purger sa peine en Métro¬
pole. Le gouverneur Sicaud quitta le Terri¬
toire le 7 juillet 1960 dans des circonstances
assez curieuses. Officiellement, il devait
partir traiter différentes questions impor¬
tantes pour l’avenir de la Polynésie fran¬
çaise et effectuer un stage d’un mois et demi
dans une unité aéroportée en Algérie. En
fait il ne revint jamais et ne fut remplacé
que cinq mois plus tard par Aimé
*Grimald.
SICURANI (Jean) (1915-1983). *Gouverneur de la Polynésie française. Jean
Sicurani naquit à Bône (Algérie) le 13 mai
1915. Ancien élève de l’École nationale de
la France d’Outre-Mer, sa carrière le
conduisit en Indochine (1945-1954), en
Afrique Noire (1955-1960), puis en Algérie
(1960-1962). Le 15 décembre 1964, il fut
affecté en Polynésie française en remplace¬
ment du gouverneur *Grimald, alors que le
Territoire entamait une mutation écono¬
mique et sociale sans précédent, en raison
de l’installation du *Centre d’Expérimentation du Pacifique. En même temps qu’il
faisait basculer Tahiti dans la société de
consommation, l’afflux d’argent vers la
Polynésie permit d’entreprendre une série
de grands travaux. Parmi ceux-ci, on peut
citer, à Papeete, l’agrandissement du
*port, l’aménagement de la zone indus¬
Vairao... Parallèlement, il fut attentif à la
promotion du tourisme
:
création d’un
Développement du Tourisme
(O.D.T.), de grands hôtels (Taharaa,
Maeva Beach, Royal Papeete, Club Médi¬
terranée à Moorea...).
Office de
Jean Sicurani
quitta Tahiti le 10 janvier
1969 pour devenir directeur de cabinet de
Jacques Chaban-Delmas. C’est le gouver¬
neur Pierre
*Angeli qui lui succéda le
11
mars
1969.
d’Immuno-Défi*Maladie épidé¬
mique identifiée en 1981. Elle est liée à la
transmission du *virus HIV par les
échanges sanguins ou lors de rapports
sexuels. Les symptômes les plus fréquents
sont un affaiblissement général, se tradui¬
sant par une fièvre et des troubles intesti¬
naux permanents, une perte de poids
supérieure à 5 kg, l’apparition de gros
ganglions et diverses maladies infectieuses
prenant un caractère chronique. Parmi les
personnes atteintes du Sida, il convient de
-distinguer celles qui, développant la
S.I.D.A.
(Syndrome
cience acquise) ou Sida.
maladie, sont condamnées à brève éché¬
ance et celles, dites séropositives, qui sont
porteuses du virus mais ne souffrent pas
encore de ses atteintes tout en étant conta¬
gieuses. Les groupes “à plus hauts risques”
comprennent les toxicomanes, les homo¬
sexuels et les
receveurs
de transfusions
sanguines.
• En
Polynésie, le Service de Santé avait
recensé 45 sidéens en juin 1988, parmi
lesquels 11 développaient la maladie (3 en
sont morts). Il semble que le nombre de
malades progresse rapidement, comme
dans la plupart des autres pays, car il
n’existe à ce jour aucun sérum ou vaccin
anti-Sida. On ne peut que conseiller
certaines mesures d’hygiène telles que
l’utilisation de préservatifs et la destruc¬
tion du petit appareillage médical souillé
par le sang des malades.
rénovation du
centre-ville, l’érection de nouveaux bâti¬
ments administratifs, alors que dans les îles
Jean Sicurani
i’affiche, un des moyens
d’information sur ie Sida et ies
modes de contamination
trielle de *Fare Ute, la
nous et
plusieurs aérodromes. C’est
également à cette époque que fut entreprise
la réalisation de nombreux équipements
sociaux et éducatifs tels que l’hôpital de
Mamao, les lycées de Pirae et d’Uturoa, la
maison de la culture de Papeete, la piscine
olympique, les stades de Pirae et de
Tipaerui... En marge de ces grandes trans¬
formations, Jean Sicurani tenta de préser¬
on
ouvrait
,.p»ESl
LAMOTO
PS
les activités traditionnelles du Terri¬
toire, et en particulier de freiner le déclin de
l’agriculture et de la pêche. Dans ce but
ver
créés le *Service de l’Économie
(1967), la Caisse de soutien du
coprah (1967), le *lycée agricole
d’Opunohu (1968), r*Huilerie de Tahiti
(1968) et le C.N.Ex.O. (I.F.R.E.Mer) de
furent
rurale
WTETIINAII TE MA1 SIDA
A ri AAU ÎA OE iko
«
Sam.4 Ed.utnQPw.bSMM
DuKiÎQQd.bSatcPidlNK-BP SI) Pwmm
121
siège, nom masc. Lieu où résident cer¬
taines autorités ; domicile légal d’une
administration, d’une société.
bananiers, et que l’on remplit progressi¬
vement de fruits de l’arbre à pain au fur et
de la production des arbres,
le
la fer¬
mentation. On trouvait cette pratique aux
Australes, à Mangareva, dans les îles de la
à
mesure
Opération militaire dirigée contre une
place forte, un camp retranché et qui
consiste à les couper de l’extérieur de façon
tout étant recouvert pour assurer
Meuble fait pour s’asseoir.
• Par extension :
place occupée par le
membre d’une ^assemblée délibérante :
Aux Marquises, où ces habitudes ont été
conservées jusqu’à nos jours, on procède
en deux temps. U ne première fermentation
à les affaiblir avant de tenter de les investir.
Assemblée nationale, *Sénat, Assemblée
territoriale...). Aux *élections législatives
de 1988, les deux sièges de *députés en
Polynésie ont été attribués à Alexandre
*Léontieff du Te *Tiarama (pour la
circonscription ouest) et à Emile
*
Vernaudon du * Ai’a Api (pour la circons¬
cription est).
SIGOGNE
(Lucien) (1883-1935). *Maire
Lucien Sigogne naquit dans
Société.
a
un trou temporaire creusé en
les mei épluchés perdent leur eau.
lieu dans
terre où
un silo
situé près de la
maison et souvent revêtu de pierres. On
estime qu’une fosse d’1,20 m de diamètre
sur 1 m de profondeur assurait le ravitail¬
lement d’une famille pendant un an. A
Rapa, on pratiquait l’ensilage des *taro.
Jacques *Moerenhout mentionne que le
«laru... jadis était, avec le poisson, la seule
Ils sont alors
transportés dans
permanent (tahoa ma),
de *Papeete.
nourriture des habitants. 11 est à remarquer
mation de juriste l’amena à travailler dans
l’étude de maître *Goupil, dont il prit la
fermenter, comme on fait du fruit de
le Maine-et-Loire le 27 avril 1883. Sa for¬
qu’ils conservaient ce fruit, en le faisant
l’arbre à pain dans les îles septentrionales,
qu’ils donnaient aussi à cette conserve le
lio'o» (“Voyages aux îles du Grand
succession après avoir épousé une de ses
et
Papeete pendant la Première Guerre
mondiale, il se distingua lors de r*épidémie de *grippe espagnole de 1918 par
son courage et son dévouement.
11 fut
président de la *Croix rouge et membre du
Océan’’).
boires dans les années trente. Il décéda à
SINGAPOUR. État de r*Asie du Sud-Est
situé à l’extrémité sud de la péninsule
filles,
Madeleine.
Devenu
maire
de
*Conseil d’administration. Ses affaires
commerciales connurent,quelques dé¬
Sydney au cours d’un retour en France, le
27 février 1935. U ne plage de Papeete porte
son nom.
silice, nom fém. Corps solide très abon¬
dant dans la nature et entrant dans la com¬
position des *roches. Il s’agit du dioxyde
de silicium
:
Si02. La silice
a
de
nom¬
breuses utilisations industrielles, en parti¬
culier en optique.
Les sables siliceux sont
des verres à
utilisés pour la fabrication
vitres et des bouteilles.
nom de
Voir aussi : mahi.
simples voir pharmacopée.
malaise.
•
Singapour est une île de 581 km- au relief
peu accidenté. La végétation équatoriale y
était exubérante avant que l’extension de
l’agglomération (2 558 000 hab.) ne la fasse
dis'paraître.
La
ville
a
été
fondée
Sir Thomas
en
1819
par
Raffles, représentant de la
Compagnie anglaise des Indes, pour con¬
currencer les
comptoirs hollandais voisins.
L’État de Singapour est souverain et indé¬
pendant depuis 1965, mais reste membre
du *Commonwealth.
Son développement économique a véri¬
tablement commencé après l’ouverture du
•
sill, nom masc. Filon de *roche volcanique
injecté dans un plan horizontal ou parallè¬
lement
aux
couches de terrains environ¬
nantes.
canal de Suez en 1869 et grâce à l’immigra¬
tion chinoise. De par sa situation sur le
détroit de Malacca, le port est à la fois une
escale pour les navires reliant les ports de
silo, nom masc. *Fosse ou construction
(en forme de tour pour les silos modernes)
où l’on entrepose des produits végétaux
pour les conserver.
• Autrefois,
l’ensilage était pratiqué par les
Polynésiens pour assurer un approvision¬
nement lors de périodes de festivités ou de
*disettes. L’ensilage permettait d’obtenir
une *fermentation des fruits destinés à une
préparation culinaire ultérieure. Le pro¬
cédé traditionnel consiste à creuser un trou
terre, dont on tapisse les parois de
feuilles de ti et le fond de feuilles de
en
l’océan Indien à ceux du Pacifique et un
port de collecte et de distribution des
produits pour une grande partie de l’Asie
du Sud-Est. Son trafic ( 120 716 000 tonnes
en 1986) est également alimenté par des
industries locales très dynamiques : cons¬
truction navale, raffinage pétrolier, cons¬
tructions électriques et électroniques.
Singapour doit à sa position d’être une des
plus grandes places financières du monde :
382 banques y étaient établies en 1985.
Singapour est le 6'= partenaire commercial
de la Polynésie qui en importe essentielle¬
ment des produits pétroliers raffinés.
SINGAPOUR
Singapour. 1. Vieilles maisons en
bordure d'un canal. 2. Cyclo¬
pousse dans le quartier de
Chinatown. 3. Jeune fille malaise.
4. Le centre des affaires.
123
SI NI TONG
Si Ni
Tong. A l’origine, r*association
Si Ni Tong (de sin : honnêteté, et ni : soli¬
darité) était une société secrète *chinoise à
laquelle le prince *Hinoi légua à Arue une
terre de 4 500 m- qui servit, agrandie par
d’autres achats, à accueillir le ^cimetière du
Repos éternel. En 1911, les titres de
propriété de l’association furent transférés
à *Chin Foo, représentant la Société civile
immobilière Si Ni Tong, qui venait d’être
fondée en remplacement de la Société de
Secours mutuel. La même année, la société
acheta le terrain de Mamao sur lequel vient
d’être édifié le nouveau *temple chinois,
ainsi qu’une autre parcelle, proche du
centre-ville et de la mairie de Papeete, qui
abrita son siège. C’est surtout à partir de
1911, sous l’impulsion de Chin Foo, que la
société s’orienta vers l’entraide sociale. Elle
sut se tenir à l’écart des querelles intestines
qui secouèrent la communauté chinoise
lors de la guerre civile, puis de la prise de
pouvoir par *Mao Tse Toung.
Aujourd’hui, Si Ni Tong s’occupe des
vieillards de Mamao, entretient le temple
et le cimetière, et poursuit son action cultu¬
relle. Toutes les associations chinoises
fondées avant 1950 (date des nouveaux
statuts de la société) sont affiliées à Si Ni
Tong. Par contre, Wen Fa ou Physigma,
fondées plus récemment, n’en font pas
partie. Le président actuel de Si Ni Tong
est
Michel Law.
d’origine japonaise, né en 1924, Yosihiko
Sinoto reçut sa première formation scien¬
tifique à Hokkaido et acheva ses études à
l’université de *Honolulu. 11 fut un brillant
élève de Kenneth *Emory qui lui proposa
collaborer à ses propres recherches
ethnographiques. Scientifique de haut
niveau, avenant et diplomate, il fut désigné
pour succéder à son maître à la direction de
la section d’*archéologie du *Bishop
de
Muséum d’Honolulu en 1958.
Après avoir participé à des *fouilles aux
îles Hawaï, il organisa avec Kenneth
Emory, Roger Green et Pierre Vérin un
vaste programme de recherches en Poly¬
nésie française à partir de 1960. Y. Sinoto
travailla sur les sites de *Fa’ana (Vairao),
d’*Opunohu à Moorea, de Maupiti, de
*Hane à Ua Huka. Il se chargea de la
restauration
des
*marae
de
*Maeva
(Huahine) et de *Taputapuatea à Raiatea
(1968). Depuis 1973, il se livre à des
recherches minutieuses
riches
de
solidaire du sol et de ses mouvements. Au
pendule est attaché un stylet qui se déplace
sur un cylindre enregistreur. Il existe des
sismographes à déplacement horizontal et
des sismographes à déplacement vertical.
Le réseau sismique polynésien fonctionne
grâce à 9 de ces appareils installés à Tahiti,
Moorea et Rangiroa.
Voir aussi : séisme.
site, nom masc. Lieu d’implantation
humaine défini par rapport à l’environne¬
ment
géographique. Le choix d’un site
d’*habitat est fonction des besoins hu¬
mains : approvisionnement en eau, possi¬
bilités de pratiquer l’agriculture, la pêche,
de
communiquer, nécessité de se proté¬
ger... Le site de *Papeete, par exemple, est
les rivages d’une rade bien
protégée et desservie par une passe. Celui
de Taravao est l’isthme, point de passage
obligé entre Tahiti Nui et la presqu’île.
• Un site
archéologique est un lieu où les
vestiges des activités humaines passées ont
échappé à la destruction du temps. Ces
vestiges sont retrouvés fortuitement ou
lors de prospections archéologiques sous
les dépôts qui se sont formés après l’aban¬
constitué par
don du site.
En Polynésie,
la végétation tropicale,
dense, masque de nombreuses structures
SINOTO (Yosihiko H.). Archéologue
Yosihiko Sinoto
comprenant un pendule très lourd et dispo¬
sant d’une forte inertie, relié à un support
sur
les sites très
*Fa’ahia et de *Vaito’otia à
Huahine, tout en dispensant des cours à
l’université de Hawaï.-
lithiques à l’intérieur des *vallées. Excep¬
tionnellement, des sites ont pu être pro¬
tégés dans des *abris sous roche, par les
sables
d’une
*dune
ou
dans
un
milieu
(marais, tarodière...). Les im¬
plantations humaines répondaient souvent
à un souci de sécurité tels les villages
fortifiés de *Rapa.
Les vallées marquisiennes étaient occupées
sur trois sites complémentaires. La basse
vallée, ouverte sur la mer, était plantée et
les fêtes s’y déroulaient sur le *lohua. La
moyenne vallée, plus retirée et parfois
fortifiée, était le principal site d’habitat : on
y trouvait des *pa’epa’e, des *terrasses à
vocation agricole et des *me’ae. La haute
vallée était également aménagée en ter¬
anaérobie
rasses
de culture parfois irriguées.
jours, les travaux agricoles, les
installations hydro¬
électriques menacent de destruction de
nombreux sites archéologiques. L’*inventaire archéologique de la Polynésie fran¬
çaise, entrepris depuis 1984, a comme but
prioritaire de recenser et de protéger les
sites archéologiques des zones où des
aménagements sont prévus ou en cours.
Voir aussi : archéologie, fouille, protec¬
De
nos
tracés de routes, les
tion.
Hom. : formes du verbe citer.
sismographe, nom masc. On dit aussi
séismographe. Appareil servant à enre¬
gistrer l’amplitude et la fréquence des
mouvements du
sol et du sous-sol en un
point du globe. 11 s’agit d’un appareil
124
SIU (famille).
•
Siu
Kung Po (1892-1985). Commer¬
çant chinois. Siu Kung Po naquit à Hong
Kong dans
une
famille d’artisans aisés.
SMITH
L’entreprise familiale ayant périclité lors
de la guerre civile, Siu Kung Po décida de
s’expatrier et rejoignit en 1913 un frère et
une sœur qui s’étaient installés à Tahiti
deux ans plus tôt. Après s’être occupé d’un
petit commerce de vanille, 11 fonda en 1917
la société Sin Tung Hing. En 1920, il
épousa Allen, la fille aînée de *Chln Foo,
dont il devint un proche collaborateur. 11
joua dès lors un rôle Important dans la vie
de la communauté chinoise. Président de
l’Association *philanthropique de
1933 à
président durant 15 ans du
*Si Ni Tong, il fut l’un des artisans du
renouveau de la culture chinoise en Poly¬
1952,
nésie. En effet, ami des arts et des lettres, 11
fonda une école de musique, une école de
peinture et un théâtre populaire chinois.
Par ailleurs, il participa activement à la vie
économique et sociale du Territoire en tant
que membre fondateur de l’*Institut de
Recherches médicales, membre de la
Chambre de Commerce, du Syndicat
d’initiative et du Cercle des Études océa¬
niennes. Disciple de Confucius, adepte du
juste milieu, Siu Kung Po se convertit au
catholicisme en 1973, à la suite de l’acci¬
dent d’avion qui coûta la vie à son fils René
Décédé le 9 avril 1985, il a
laissé le souvenir d’un sage apprécié pour
Parmi les autres membres de la famille
Siu on peut citer Marie Ah You (styliste),
Victor Siu (investisseur immobilier) et
•
Georges-William
société).
Siu
(directeur de
ski, nom masc. Long patin de bois ou de
matière synthétique que l’on chausse pour
glisser sur la neige ou sur l’eau. Sport
pratiqué à l’aide de skis.
• ski nautique. Sport aquatique qui
consiste à tirer rapidement un skieur, à
l’aide d’un hors-bord, afin de le faire glisser
sur l’eau. Les origines du ski nautique
remontent à 1921 (lac d’Annecy). C’est en
1947 que fut créée la Fédération française
de Ski nautique, alors que l’Union mon¬
diale de Ski nautique voyait le jour en
1949. Pratiqué par plusieurs dizaines de
millions de personnes dans le monde, ce
sport fait l’objet de compétitions où l’on
distingue le saut, le slalom, les figures et le
combiné. 11 peut se pratiquer sur un ou
deux skis, et même pieds nus.
Le ski nautique est peu répandu en Poly¬
nésie où il est surtout une activité pour
touristes dans les hôtels.
et à sa famille.
adeptes du ski nautique sur ie
iagon de Punaauia
courage et son sens de la solidarité.
Siu Kung Po est à l’origine d’une véritable
son
dynastie de commerçants et d’hommes
d’affaires solidement implantée sur le
Territoire (famille Siu). 11 eut 13 enfants
dont plusieurs ont acquis une certaine
notoriété dans le monde des affaires
en
Polynésie.
René Siu. Fils de Siu Kung Po, René
Siu naquit le 9 novembre 1923 à Papeete. Il
•
peut être considéré comme le chef de la
génération de la famille Siu.
Ayant surtout vécu aux États-U nis, où il fit
ses études supérieures (Universités de
Berkeley et de Columbia), il se trouva au
carrefour de 4 civilisations (chinoise,
française, polynésienne et américaine). 11
S.M.I.C. voir Salaire minimum interpro¬
fessionnel de Croissance.
société Sin Tung Hing dont il entreprit la
un
deuxième
contribua à diversifier les activités de la
réorganisation en plusieurs sociétés répar¬
ties entre les membres de la famille. Il
l’ouvrit largement, par ailleurs, aux capi¬
extérieurs, et fut à l’origine de la
création de la * Banque de Polynésie qu’il
taux
inaugurer en juillet 1973. C’est en
regagnant les États-Unis à l’issue de l’inau¬
guration qu’il trouva la mort dans l’acci¬
dent de la Pan Am (22 juillet 1973).
• Julien Siu. Fils de Siu
Kung Po, né le 3
décembre 1936, Julien Siu est diplômé en
vint
droit. Conseiller au commerce extérieur,
P.D.G. des *Nouvetles de Tahiti et de
r* Huilerie de Tahiti, administrateur de la
Banque de Polynésie, président du conseil
SMITH
(Harrison Willard) (1872-1947).
Professeur de physique au Massachusetts
Institute of Technology, cet Américain fit
premier voyage à Tahiti en 1903 et y
en 1919 après avoir hérité d’une
importante fortune. Passionné de ’‘’botanique tropicale, il avait apprécié les possi¬
bilités naturelles du district de *Papeari.
revint
Par achats successifs, H. Smith devint pro¬
priétaire du domaine de Motu Ovini
037 hectares). 11 y planta de nombreuses
variétés qu’il collecta lui-même dans
d’autres pays tropicaux ou qu’il obtint
d’horticulteurs du Sud-Est asiatique et des
Amériques. On lui doit notamment l’intro¬
duction du bambou géant, du pamplemoussier, du ramboutan et de près de
250
fleurs
et
arbres
ornementaux.
H. Smith aida aussi les agriculteurs et les
d’administration du Gaz de Tahiti et du
pauvres ; il organisa les premiers concours
de jardins qui firent de Papeari le district le
également été président du Rotary-Club et
du Comité économique et social.
•
service Mobil, assureur et promoteur de
l’hôtel Sofltel Tiare de Moorea, J. Siu a
plus fleuri de Tahiti.
C’est pour rendre hommage à ce bienfai¬
teur «que la première association horticole
125
SOARÈS
de Tahiti porte son nom :
l’Association
Harrison Smith. Créée en 1974, elle a pour
but de développer la culture des plantes
ornementales mais aussi les *jardins
publics. Elle gère une partie de l’ancien
domaine d’Harrison Smith devenue le
jardin botanique» (Michel Guérin : “Ency¬
clopédie de la Polynésie”, tome 2).
►
Ua ratere matamua
mai taua marite ra i te matahiti 1903 e ua hoi
faahou mai i te matahiti 1919, i mûri mai i to
na faturaa i te maa faufaa iti rahi. No to na
hiaai rahi i te mau huru raau o to ta mau pae
fenua, ua hiopoà maite o ia i te uru raau o te
mataèinaa ra o Papeari. Ua riro o ia eifatu
fenua o te Fenua Motu Ovini (137 ta), e mau
tuhaa fenua i hoo tatuhaahia e ana. Ua tanu o
ia è rave rau mau tumu raau i ohihia mai i
i te mau fenua ma te tatou nei, aore ra i
Harrison Smith, écologiste avant la
hooàhia mai e te feia faaapu raau no Asia
Papeari
te ohe rahi, te tumu anani popaa,
lettre, jardinant sur son domaine de
Apatoèrau e te fenua Marite. Na na i afai mai
te tumu
ramboutan e 250 huru tiare e tumu raau
faanehenehe. Ua tauturu atoà o H. Smith i te
feia faaapu e te feia riirii. Ua faaineine atoà o
ia i te mau tataùraa aua tiare ruperupe aè, o
tei faariro ia Papeari ei mataèinaa tiare no
Tahiti nei. No te faahanahana i taua taata ra i
topahia ai to na ioa i nia i te taatiraa feia tanu
tiare matamua no Tahiti, o ia hoi te "Taatiraa
Harrison Smith ", haamouhia i te matahiti
1974 na teie taatiraa e haamaitai i te tanuraa o
te mau tumu raau nehenehe e te mau aua tiare
Na na atoà e faafaufaa nei i te
hoê tuhaa o te Fenua o Harrison Smith, o ia
hoi te aua tiare o Papeari (Miche! Guérin).
a te huiraatira.
SOARÈS
(William).
(Auguste)
voir
Stewart
socialisme, nom masc. * Doctrine poli¬
tique qui condamne les injustices sociales,
les inégalités et l’exploitation de l’homme
par l’homme. Les socialistes souhaitent
aussi que l’intérêt général prime sur les
intérêts particuliers.
• Thomas More dénonça les impostures
sociales dans son ouvrage “L’Utopie”, dès
le XV U siècle. Mais la plupart des penseurs
qui émirent des projets de société socia¬
ont vécu l’avènement des sociétés
industrielles au XIX‘= siècle. Charles
liste
Fourier, Louis Blanc et Joseph Proudhon
proposèrent un socialisme associationniste
dont s’inspirèrent les fondateurs des
mutuelles et des *coopératives. Léonard
Sismondi préconisa au contraire un socia¬
lisme d’État, seul garant à ses yeux de
l’égalité entre les hommes. Pour Karl
*Marx et Friedrich Engels, auteurs d’une
analyse scientifique de la société capita¬
liste, l’instauration d’un ordre social
meilleur exigeait le renversement de l’ordre
bourgeois et la *dictature du prolétariat.
Les doctrines socialistes ont donné nais¬
sance
126
tion russe d’octobre 1917.
-
partis nationaux-socialistes dont l’*idéovers la dictature d’un parti
logie dévia
militariste.
partis sociaux-démocrates favorables à
progressives ne remettant
pas complètement en cause les fondements
de la société *libérale (parti socialiste
français, parti *travailliste anglais, S.P.D.
des *réformes
i te fare haapnraa teitei Massachussets
Institut of Technology.
roto
-
-
SMITH (Harrison Willard) (1872-1947).
Oromelua haapii tuatoru i le huru o te mau
mea
*partis politiques qui peuvent être regrou¬
pés en :
partis socialistes révolutionnaires tel le
parti bolchevique qui prépara la *révolu-
à de
nombreux
mouvements
ou
allemand).
Certains pays où les moyens de production
services publics ont été entièrement
et les
ou en
grande partie collectivisés sont dits
socialistes. Ce sont les pays d’Europe
orientale, r*U.R.S.S., la *Chine et plu¬
sieurs pays du *Tiers-Monde qui se récla¬
général d’un socialisme adapté à
la Corée du Nord, le
Vietnam, Cuba, le Nicaragua, l’Algérie.
En Polynésie, seul le parti *la Mana te
Nuna’a se réclame d’une idéologie socia¬
ment en
leurs particularités :
liste.
société, nom fém. Ensemble de liens
existant entre plusieurs personnes qui ont
affinités ou des intérêts communs.
*Collectivité dont les membres vivent
des
régulièrement ensemble et qui ont codifié
leurs rapports. Groupe, *établissement
institué pour mener une action commune.
• La société
polynésienne traditionnelle fut
décrite par les premiers Européens comme
très inégalitaire et hiérarchisée. Les trois
“ordres” qui la composaient étaient déter¬
minés par les relations avec la divinité et
la terre.
avec
Le *hiii *ari'i était le groupe social des
chefs. On y distinguait le ari'i*mctro 'tiraet
les *ari'i ri'i. Le
premier, souverain à la
ceinture de plumes rouges, était censé des¬
cendre d’un dieu. 11 tirait son nom et ses
titres de propriété du *marae ancestral, sa
souveraineté s’étendant
sur
une
île
ou
plusieurs districts. Les ari’i ri'i, “noblesse
du pays”, étaient les chefs inférieurs, à la
tête de territoires plus petits.
Le groupe social intermédiaire dépendant
des ctri'i et contrôlant la production des
gens du peuple formait le hui*ra’alira. «Ils
étaient généralement les propriétaires et les
cultivateurs de la terre et la tenaient non
pas
d’un don du roi, mais de leurs ancê¬
tres... Les orateurs comparaient souvent le
pays à un bateau dont le roi était le mât et
quand ils se servaient de cette image, les
ra'atira
se
considéraient
comme
les hau¬
qui maintenaient le mât droit»
(William Ellis : “A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”).
bans
Les *mancthune formaient le reste de la
population. Ils travaillaient la terre, consti¬
tuaient le gros des armées et assuraient la
main-d’œuvre de certains ouvrages excep¬
tionnels
:
murae,
fare, grandes pirogues
doubles.
Ils étaient libres mais devaient
respecter les *rahui, les interdits
et
des tributs en nature à leurs chefs.
11 existait d’autres groupes sociaux : celui
verser
des *ariüi, adorateurs du dieu Oro, chan¬
itinérants, celui des
*prêtres et des *tahu’a experts en diffé¬
rentes techniques : *tatouage, construction
de pirogues, *sculpture des images des
teurs et
danseurs
dieux.
•
La société polynésienne contemporaine
que rarement la *nationalité française. Les
seules activités où ils pouvaient exercer
leurs talents étaient le *commerce et l’*arti-
sanat et, de fait, ils y jouent aujourd’hui un
rôle majeur. Longtemps isolés des autres
communautés, les Chinois sont actuelle¬
ment mieux intégrés et le métissage est si
rapide que le groupe présente de nom¬
breuses lignes de fracture, politiques,
économiques et culturelles.
Les popa'â forment par contre une ethnie
plus complexe en raison des transfor¬
mations socio-économiques et des bras¬
sages ethniques issus de la colonisation.
Les Polynésiens (ou ta’ata ma’ohi) consti¬
tuent 68,5 % de la ^population totale en
1983. Ce groupe a failli disparaître dans la
première moitié du XIX*^ siècle à la suite
d’épidémies et de nombreux affronte¬
ments ; il a d’autre part subi une profonde
*acculturation lorsque l’*évangélisation et
la *colonisation française ont provoqué le
déclin de la religion traditionnelle et du
pouvoir des chefs. A la puissance des ari'i
fonctionnaires se sont accommodés de la
situation marginale dans laquelle les
confine la loi Messmer sur les limitations
de séjour (3 ou 6 ans).
gieuses, notamment dans les districts où la
présence européenne et l’administration
sienne mais cette société peut être analysée
est
s’est
substituée celle des autorités
coloniale
restaient discrètes.
La
reli¬
société
polynésienne s’est donc réorganisée en
fonction d’un nouveau cadre spirituel et
l’autorité d’un certain nombre de
notables “*demis”, gros propriétaires
sous
fonciers.
Ceux-ci forment un groupe peu homogène
et assez difficile à cerner. Au *recensement
de 1983, 14,1 % des résidents se disaient
*métis (dont 9,5 % de Polynésiens-Euro¬
péens) mais de nombreux “Demis” ont
affirmé leur appartenance à r*ethnie poly¬
nésienne à cette occasion. Ces 'Afa Tahiti,
dont un des ancêtres fut d’origine fran¬
çaise, anglaise ou allemande, constituent
l’essentiel de la *classe bourgeoise qui
dispose du pouvoir politique et contrôle
une part importante des
richesses fon¬
cières. Mais on observe aussi une extrême
diversité de conditions au sein du groupe
“demi” et à l’intérieur même de chaque
famille. L’apparente unité de la catégorie
“demie” vient d’une certaine solidarité et
de l’existence de réseaux inter-familiaux.
L’inconfort de leur position entre deux
cultures est un autre trait commun aux
Demis qui, selon la formule pertinente de
Henri Hiro «se veulent plus polynésiens
que les Polynésiens devant les *popa’â et
plus popa’a que les popa'â devant les
Polynésiens».
Depuis leur arrivée en deux vagues, vers
1860 et 1910, les *Chinois ont acquis une
puissance économique sans commune
mesure
avec
leur nombre (4,5 % de la
population totale). Chassés par la misère
de leurs villages de la *Chine du Sud, ils
ont formé une main-d’œuvre coloniale bon
marché mais se sont heurtés à la xénopho¬
bie des autres ethnies. Jusqu’à la fin des
années 60, on leur a interdit l’accès à la
propriété foncière et on ne leur accorda
beaucoup plus homogène qui est passée de
3 019 personnes en 1956 à 19 320 en 1983.
Ce très fort accroissement est lié au
développement de la fonction publique,
civile et militaire. Les popa’â n’ont pas
vraiment trouvé leur place dans la société
polynésienne. Les cadres du secteur privé
occupent parfois une position néo-colo¬
niale qui suscite la méfiance, tandis que les
Chaque groupe ethnique occupe donc une
place originale dans la société polyné¬
termes de classes. La convivialité
relative des décennies passées s’efface en
effet devant de nouveaux rapports sociaux
en
qui opposent une classe dirigeante compo¬
site et un prolétariat de salariés générale¬
ment
polynésiens.
te totaiete e a’ore râ te oraraa ’amui. E i'oa leie
e horo’ahia
i te ho'ëpupu taata e ora ’amui ra
e a’ore ra e rave
’amui ra i te ’ohipa ei maita’i
taato’araa. O te ho'e ato’a ïa
’amuitahiraa o tei ho'ë i roto i te oraraa e o tei
no te
faaoti ’amui ho ë roa i te mau ture e arata ’i ia
ratou. Te ho ë pupu, te ho ëfaanahonahoraa e
ravehia no te tahi ’ohipa ’amui.
Te totaiete (te ao) ma’ohi tumu: Uapapa'i te
papa’i ’aamu papaa i tahito ra e,
aita roa te mau auraa i rotopû i te mau taata o
mau taata
’aifaito i te tau matamua,
tatuhaaraa mai te mau
te ao ma’ohi tumu i
e e rave rahi mau
huimana e tae roa mai i te feia riirii. E toru na
tuhaa rarahi taa maita ’i e vai ra i taua ’anotau
ra, o
teifaatumuhia i ni’a i te mau auraa e te
Atuaraa, e i ni’a ato ’a ho ’i i te fenua.
Te hui ari’i ra, o te tupu ïa o te mau tavana, te
mau faatere. Te vai ra i roto i taua pupu ra te
ari’i maro’ura e te mau ari’i ri’i. Te ari’i
maro’ura, mana hope i tatuahia e te tau’upu i
hamanihia e te huruhuru manu ’ura, ua faariro
hia ïa ’oia ei tamaiti no roto mai i te ho ë atua.
No roto mai to’na i'oa e to’na mau tomite
fenua i te marae o te mau tupuna, e e
faa’ohipa oia i to’na mana i ni’a a’e i te hoë
motu taato ’a e a ’ore ra i ni'a a ’e i na
mata’einaa e rave rahi. Te mau ari’i ri’i ra, o te
mau “hui arii ïa o le fenua", e e mau tavana
faito huru ni a’e ta, e faatere i te tahi tuhaa
fenua huru na ’ina ’i iho i to le ari ’i maro ’ura.
Te pupu taata i raro mai i te mau ari’i, e o te
haa i raro a’e i to ratou mana no te hi’opo ’araa
’ohipa e ravehia e te naho ’a taata riirii ra, o
la au i te tahifaahitiraa
mana’o no te taata papa’i ’aamu papaa ra o
William Ellis (i roto i ta’na put a i papa’i: Te
i te
te hui ra’atira ïa.
ma’imiraa ia Porinelia no Mutaa iho ra), te na
’ôra oia e, “efatu ralou e efaa’apu ho’i ratou i
fenua o tei fatuhia e ratou mai roto mai i to
’eiaha râ mai roto mai i te
ho’ê arii... Pinepine te mau feia ’orero parau i
taua tau ra i te faahoho ’a i te fenua i te ho “ë
pahi e O te arii iho te tira o taua pahi ra, e ia
faahiti ratou i tauaparau ra, tefaahoho’a ra ïa
te
ratou mau tupuna,
te mau ra ’atira ia ratou iho
i te mau taura o te
tape'afaa'eta'eta i te tira i ni’a i to’na vairaa
’afaro
Te manahune ra, o te toe ’a ïa o te naho ’a taata
e
vai ra i ni’a i te ho ëfenua. Efaa ’apu ratou i
fenua, o ratou ho ’i te tino rahi o te mau nuu
fa’ehau i taua ’anotau ra, e o ratou ato’a ho’i te
mau rima rave i te tahi mau ’ohipa rarahi, mai
te marae, te mau fare, te mau vaa rahi tau ’ati.
E mea ti’amâ ratou, tera râ e titauhia ratou ia
faatura i te mau rahui, te mau tapu (oia ho ’i te
mau mea i ’opanihia) e e titauhia ratou ia
pUpü atu i te tahi mau tao ’a hotu i te rima o to
te
ratou mau tavana e a ’ore ra to ratou mau
raatira.
Te vai ato’a ra ra te tahi maupupu taata ëatu
i roto i te oraraa ma ’ohi i tera ra tau : mai te
mau
e
arioi, e feia e haamuri i te atua ra ia ’Oro,
feia himene e te ’ori ho ’i o te ratere pinepine
mai tera motu e tae atu i tera motu, te mau
tahu ’a e tae noa ’tu i te mau tahu ’a ’aravehi i
roto i te tahi mau
’ohipa rau, mai te nana’oraa
i ni’a i te tino taata e a’ore ra te hamaniraa i te
mau vaa,
te nana ’oraa i te mau hoho ’a o te
mau atua.
Te totaiete (te ao) ma’ohi i teie nei ’anotau, ua
taui roa ïa to ’na faanahoraa na roto i te mau
’ohipa tei tupu i roto i te mau matahiti e rave
rahi i ma’iri, i te pae o te oraraa pae totiare e i
te pae
faufaa, te amuimuiraa te mau toto mai
te tau i tapae matamua mai ai te mau ratere e
tae roa mai i teie mahana.
Tei ni’a te taataporinetia (e a’ore ra te taata
ma’ohi) i te faito e 68,5 % o te taato’araa o te
taata e ora ra i te fenua nei ia au i te tai’oraa
taata o te matahiti 1983 ra.
’Oi mo’e roa teie
pupu taata i te mau area matahiti 1800 ra e
haere ti’a mai ai i te ’afaraa o taua tenetere ra,
na roto
i te mau ma’i rarahi tei tupu i te fenua
nei e na roto ato’a ho’i i te mau ’aroraa e te
mau
tama’i e rave rahi o tei tupu i rotopu ia
ratou ratou iho.
Taa noa’tu te reira ua tupu
ato’a te tahi tauiraa rahi i te pae o to ratou
hiro’a tumu i te tae raa mai te evaneria e te
haapiiraa a te papa’a i teie mau pae fenua, e ua
’ttehia te toparaa o te peu tumu ma’ohi e te
mana ho ’i o
te mau raatira i taua taime ra.
Inaha, ua mono mai ïa te mana o te mau ti’a
faaroo tae ’apt mai i te mana o te mau ari’i, i
roto ihoa ra i té mau mata ’einaa i reira te
puraa o te mau ti’a mana o te mau ratere i tae
’apî mai e te mau ti’a mana ho’i o te hau
tamaru e ora ra i taua mau vahi ra.
E no reira,
tupu te ho ë tauiraa faufaa roa i taua taime
ra i rotopu i te mau taata ma’ohi o teifaaru’e
rii maru noa’tu i ta ratou mau peu tahito i te
pae totiare e i te pae faaroo ato’a ho’i no te pee
mai i te mau arata’iraa ’apt i taua taime ra, i
raro a’e ato’a ho’i i te mana o te tahi mau taata
ua
“’afa", e fatu fenua rahi ato’a i taua tau ra.
Te vai ra teie nei pupu taata ’afa i ni’a i te hoë
faito huru fifi rii ia numéro hope roa hia. / te
tai’oraa taata i ravehia i te matahiti 1983 ra,
14,1% o te mau taata no te fenua nei e parau
tamarii ’afa ratou, oia ho’i e toto
’amui (e i roto i taua numera ra, e 9,5 %
ra e, e mau
rahiraa ratou e ’afa Ma’ohi,
’afa Papa’a), tera
râ e rave rahi mau tamarii ’âfa i taua tai’oraa
huiraatira ra o tei parau e, e ma’ohi tumu noa
ihoâ ratou. Teie mau taata ’Afa Tahiti, ’oia
ho’i hoë o to ratou mau metua e taata farani
anei, e taata peretane anei, e a ’ore ra e taata
purutia anei, o ratou ïa te püpü taata ’ona i
teie ’anotau, e o te fana’o ra ho’i i te mau
maita’i e rave rahi i te pae o te manaporitita e
i te pae ato ’a ho ’i o te mau faturaa fenua. Te
’ite ato’a hia ra râ te tahi taaëraa i rotopu noa
ihoâ i teie pupu taata “’afa", e i rotopu roa
ato’a ho’i i te mau utuafare fetii iho. la hi’ohia
e aura ïa e, e mea taho ’e maita ’i
teie püpü taata ’Afa, na roto i te mau auraa e
atu na rapae,
te mau ta'amuraa e vai ra i rotopu i te mau
utuafare fetii o taua pupu taata ra. Te ’ite ato ’a
hia ra râ te tahi huru papü ’ore raa i rotopu i
taua ato ’a mau taata ’Afa ra, o te nehenehe ia
haapotohia i roto i te ho ëfaahitiraa mana ’o
no
Henri Hiro i te na ’ô raa e : “e hinaaro
ratou e, o ratou a’e tei hau a’e i te huru Ma’ohi
raa i mua i te aro o te papa ’a, e o ratou ato ’a
ho ’i tei hau a ’e i te huru papa ’a raa i mua i te
aro 0 te Ma’ohi’’.
Mai to ratou taeraa mai i Porinetia nei i roto i
na tae rahi raa mai o ratou
i te mau area
matahiti 1860 ra e 1910 ra, ua tae roa te mau
Tinito i ni’a i te hoëfaito puai i te pae o te
oraraa faufaa, noa’tu â ïa to ratou iti i roto i te
rahiraa taata i te fenua nei (’oia ho’i e 4,5%
ratou i ni’a i te taato ’araa o te taata i tai’o hia i
Inaha, e mau taata veve
teie i mutaa ihoraa i roto i to ratou mau ’oire e
te matahiti 1983 ra).
to ratou mau mata’einaa i te pae ’apato'a no te
fenua Tinito, e, i te taime a tae mai ai ratou i
te fenua nei, i riro na ho ’i ratou ei feia rave
’ohipa moni raro roa no te tahi mau ’ona
rarahi i taua tau ra, e ua faaruru ratou i te
mau faa ’inoraa e i te au ’ore raa ho ’i o te tahi
atu mau pupu taata. Tae roa mai i te mau area
matahiti 1960 ra, ua ’opanihia ratou ia hoo
mai e ia fatu i te fenua, e e varavara ratou e
fariihia ia taui i to ratou ti’araa tivira e ia riro
mai ei taata ti’araa tivira farani. Te vahi noa
ratou e nehenehe ai e faa’ohipa i to ratou puai
e
ta ratou mau tarent,
mau
oia ho ’i i roto ta i te
’ohipa ’imiraa faufaa e hamaniraa tao ’a
rau, e ua vai noa ihoa ratou i ni’a i te reira
ti’araa faufaa roa e tae roa mai i teie â
mahana. Ua vai noa teie pupu taata Tinito i te
hiti o te tahi atu mau püpü taata o te fenua nei
no na matahiti e rave
ua
rahi, e i teie ra mahana,
’amuimui ato’a ratou i te tahi atu mau pupu
fenua nei e ua fanau mai ho ’i i te
tamarii ’âfa e rave rahi, e, na roto i taua
taata o te
mau
tauiraa rahi o tei iteahia i teie mahana, ua
’amahamaha ato ’a teie nei pupu taata i te pae
poritita anei, i te pae ’imiraa faufaa anei, e
râ i te pae o to ratou iho hiro ’a tumu.
Are’a i te mau papa’a ra, tei ni’a ratou i te hoë
a ’ore
ti’araa huru taaë rii i to te tahi atu mau püpü
taata i Porinetia nei.
E 3 019 ratou rahiraa i te
fenua nei i te matahiti 1956 ra, e ua rao'ahia
19320 i te matahiti 1983. Te tumu no teie
tupuraa rahi ta’ue o teie pupu taata, oia ho’i o
te tupu rahi ato ’a raa ïa o te mau piha ’ohipa
raa a te hau i te fenua nei, i te pae üvira e i te
pae ato’a ho’i o te nuu. Ait a a te mau papa’a i
ôpapü roa atura i roto i te oraraa totiare i te
fenua nei. Te vai nei te tahi mau raatira ’ohipa
no te mau taiete ’ohipa e ’ere i ta te hau o te
haa nei i roto i te tahi mau ti’araa faufaa roa i
te pae o te oraraa totiare,
e te vai nei ho’i i ni’a
i te hoë ti’araa e ’ore â e ti’aturi papu hia nei e
te tahi pae,
are ’a te mau feia rave ’ohipa a te
hau ra, e rave rahi a to raton e tamau noa nei
a i te haa i ni'a i te ti’araa i
faanahohia no
raton na roto i teie tnre tei paranhia te
Ture
Messmer, o tei ta’oti'a i te maororaa o ta raton
raveraa ’ohipa i te ho'êfenna ’aihn'araau i ni’a
i te faito ra e 3 e a’ore râ e 6 matahiti.
No reira, tei ni’a teie man pnpn taaia e rave
i te ho"ë ti’araa taaëmaita’i te tahi i te tahi
i roto i te oraraa totiare i te fenna nei, tera râ e
ran
nehenehe ato ’a ia tatnhaa hia teie nei totaiete i
roto i na tnhaa rarahi. I or a noa na teie man
pnpn taata i roto i te ho ë oraraa huru maita ’i
farii ponpon ho ’i te tahi i te tahi, are ’a i
teie mahana ra, te itehia nei ïa te fâraa mai te
tahi man anraa ’apî i te pae totiare, i rotopü
ihoa râ i te ho ëpae taata hnru iti e faatere nei
i te fenna nei, e te tahi atu pae o te naho’a
taata feia rave ’ohipa, e te rahiraa o raton ra e
e te
man ma'ohi ïa.
L’entreprise sociétaire réunit par contrat
ensemble de personnes qui apportent
des biens et forment ainsi un groupe fonc¬
tionnant selon des règles d’exploitation
commune. 11 existe plusieurs types de
un
sociétés :
les sociétés de personnes qui réunissent
un
petit nombre d’associés et de *capitaux
relativement modestes. Elles regroupent
les sociétés en nom collectif dans lesquelles
les membres sont responsables de la
gestion y compris sur leurs biens person¬
nels
en
cas
■"tribunal du commerce, est chargé de
recevoir les inscriptions des nouvelles
sociétés et les radiations'de celles qui ont
été dissoutes.
Société des Études océaniennes. Société
créée le L''janvier 1917 par le gouverneur
-
♦Julien, et dont le but est de «recueillir,
conserver ou protéger, avant qu’ils ne dis¬
paraissent, les derniers témoins de la civili¬
sation maorie» ("arrêté du U" janvier
1917). Ses travaux portent à la fois «sur
l’anthropologie, l’ethnographie, la philo¬
logie, l’histoire et les institutions, moeurs,
et traditions de la Polynésie
orientale» (article premier de l’arrêté du !"■
coutumes
•
-
cas d’Air Tahiti ou de la société Usine de
Jus de Fruits de Moorea. Le registre du
commerce et des sociétés, tenu au greffe du
de *faillite, et les sociétés en
commandite où seule une personne com¬
manditée par les autres propriétaires gère
l’entreprise en responsabilité illimitée.
les sociétés de capitaux comprennent
essentiellement deux types d’entreprises.
Les sociétés anonymes ont un capital divisé
en *actions librement négociables et
-
donnant droit à un dividende, c’est-à-direà
janvier 1917). Cette société fait connaître
ses travaux au moyen d’un bulletin pério¬
dique intitulé Bulletin de la Société des
Études océaniennes. Après des débuts dif¬
ficiles, la Société devint un organe essentiel
de la recherche en Polynésie dont l’action
s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Elle fut
animée par quelques présidents dynami¬
ques parmi lesquels il faut citer Emmanuel
♦Rougier, Édouard "Ahnne, Philippe
*Rey-Lescure, Henri Jacquier et, depuis
1976, Paul Moortgat. Ses statuts ont été
refondus le 31 mai 1950 et elle fonctionne
désormais sous le régime de la loi de 1901.
Son siège fut déplacé à plusieurs reprises ;
1976 il était installé rue Lagarde, dans
les locaux de l’ancien musée de Papeete,
en
puis le "Musée de Tahiti et des Iles
accueillit à Punaauia l’essentiel des collec¬
tions d’histoire naturelle
et d’ethnogra¬
phie de la Société. La bibliothèque fut
bénéfices. La gestion est
le 'ou les détenteurs de la
majorité des actions ou par des profession¬
transférée
responsabilité limitée
(S.A.R.L.) constituent une forme intermé¬
Tipaerui) où la Société des Études océa¬
une
part des
assurée par
nels salariés.
Les sociétés
à
diaire entre la société anonyme et la société
En cas de faillite, les mem¬
bres ne sont pas responsables sur leurs
biens personnels. Le capital nécessaire à la
de personnes.
formation de la S.A.R.L. est souvent
modeste
ce
qui explique que ce type de
société soit souvent à caractère familial.
Les associés ne peuvent toutefois vendre
leurs parts sans l’accord des autres.
On peut classer les sociétés selon d’autres
critères. Les sociétés
privées sont, par
exemple, les sociétés civiles immobilières
qui ont pour objet l’exploitation de biens
fonciers par leurs co-propriétaires, les
sociétés civiles professionnelles formées
par des médecins ou des avocats travaillant
ensemble, les sociétés commerciales... Les
sociétés publiques appartiennent à une ou
en
1986 dans les locaux de
l’O.R.S.T.O.M., en attendant d’être inté¬
grée dans les nouveaux bâtiments des
"Archives
territoriales
(vallée
de
la
niennes devrait avoir ses bureaux.
-
Société des Océanistes. Société savante
qui naquit à Paris en 1945 de la fusion du
Centre des Études océaniennes du Musée
de l’Homme, fondé en 1938 par le Dr Paul
Rivet, et de la Société des Océanistes créée
1937 à l’initiative de Louis Martin,
directeur de l’École d’.Anthropologie. Elle
a pour vocation de réunir toutes les
personnes s’intéressant à l’étude de l’Océa¬
nie, qu’il s’agisse des domaines marin,
terrestre et aérien du Pacifique. Pour cela,
elle encourage toutes les missions scienti¬
fiques dans cette région et se propose
d’assurer la publication des études, d’orga¬
en
niser des conférences et des
expositions
tout en collaborant avec les autres organis¬
mes
Elle
scientifiques et culturels du Pacifique.
a mis
également au point un pro¬
plusieurs collectivités publiques (la
*banque Socredo par exemple) ou consti¬
gramme
capital est détenu par des collectivités
publiques et des personnes privées : c’est le
cheurs. Après avoir publié deux numéros
d’un Bulletin de la Société des Océanistes
tuent des sociétés d’économie mixte dont le
de recensement des collections
océaniennes dans le monde et constitue un
fonds de documentation utile
aux
cher¬
SOCIÉTÉ (ILES DE LA)
qui accueillit et compte toujours
parfois l’ouvrage fini. L’administration de
la société est assurée par ses dirigeants mais
aussi par des représentants d’organismes
financiers d’État (la *Caisse centrale de
Coopération économique par exemple), et
Léon *Sasportas, Patrick *0’Reilly, Jules
Assemblée territoriale. Chambre de Com¬
en 1937, la Société a fait paraître un
Journal de la Société des Océanistes depuis
décembre
1945.
Le pasteur Maurice
Leenhardt fut le premier président de cette
société
d’éminents chercheurs et érudits tels que
Bloch, Jacques Soustelle, José Garanger,
Michel Panoff, Jean Guiart, Bernard
Salvat...
Société commerciale de l’Océanie. Filiale
la Société Scharf und Kayser de
-
de
Hambourg, la S.C.O. fut créée en 1876
la participation d’autres actionnaires
allemands, pour la plupart d’importants
négociants établis dans les îles du Paci¬
fique. Le capital de 1 400 000 marks permit
de racheter des sucreries, des *goélettes et
des magasins de détail. Peu à peu, la
S.C.O. accrut sa part dans l’exportation
des produits des ^Établissements français
de l’Océanie, comme le *coprah et la
avec
*vanille,
en
consentant des avances sur
récolte aux producteurs.
Ce système per¬
mettait, en cas d’insolvabilité du débiteur,
en terres alors que le
d’être remboursé
polynésien était assez
difficile d’accès. Le recours au crédit fut tel
marché foncier
que la S.C.O. se trouva créditrice de
nombreux colons de Polynésie parmi
le siège de la S.E.T.I.L.
à Pirae
lesquels la famille *Salmon. Elle put ainsi
acquérir d’importants domaines à Pirae,
Papeete, Opunohu (Moorea) et aux îles
Marquises. La puissance économique de
cette société inquiéta l’administration, au
point qu’elle saisit l’occasion de la déclara¬
tion de guerre en 1914 pour confisquer tous
ses
biens et la dissoudre.
des autorités territoriales : gouvernement,
merce et
d’industrie, communes. Parmi les
travaux
réalisés par la
S.É.T.IL., on peut citer les *lotissements
principaux
sociaux de Faaa et d’Arue, la plupart des
aéroports civils, la zone industrielle de la
Punaruu.
-
Société de Développement de l’Agricul¬
de la Pêche (S.D.A.P.). Société
ture et
d’économie mixte créée en 1975 et dont
85 % du capital appartiennent au Terri¬
toire qui subventionne une partie de son
fonctionnement. La vocation de cette
société est à la fois technique et commer¬
ciale. Elle intervient dans des travaux
d’aménagement foncier, la préparation de
nouvelles terres ou la location de matériel
agricole lourd. Sur le plan commercial, elle
offre un approvisionnement à prix réduits
en
engrais, semences ou petit matériel
agricole. Elle se charge aussi de condi¬
tionner et de distribuer certains produits
agricoles comme- le café, la vanille, les
légumes, les pommes de terre... Son siège,
son magasin et son atelier de réparations se
trouvent à Faaa. Plusieurs antennes ont été
installées
aux
îles Sous-le-Vent (Uturoa,
Tahaa, Huahine) et aux Australes (Tubuai,
Rurutu). Le président de la S.D.A.P. est
l’ancien ministre de 1’*Agriculture, Sylvain
Millaud.
SOCIÉTÉ (îles de la). *Archipel composé
*îles hautes et de 5 *atolls qui
s’égrènent, du sud-est au nord-ouest sur
740 km, dans la partie occidentale de la
*Polynésie française. On y distingue les îles
du *Vent (*Mehetia, *Tahiti, *Moorea,
*Tetiaroa, *Maiao) et les îles '"Sous-leVent (*Huahine, *Raiatea, *Tahaa, *Bora
Bora,
*Tupai,
*Mopelia,
*Scilly,
*Bellingshausen).
• C’est James *Cook
qui dénomma cet
archipel ainsi. Il explique son choix dans le
récit officiel de son voyage (1773) ; «si j’ai
choisi ce nom de Société pour ces îles, c’est
parce qu’elles sont si contiguës qu’elles
forment une société d’îles». 11 ne s’agit donc
pas d’un hommage rendu à la Société
royale de Géographie de Londres comme
on l’écrit parfois.
Les îles de la Société ont un poids démo¬
graphique et économique considérable
dans le Territoire de la Polynésie française.
Avec 142 129 habitants (1983), cet archipel
regroupe 85 % de la “"population territo¬
riale et fournit plus de 90 % du “"produit
brut de la Polynésie française.
de 9
magasin de la Société
commerciale de l'Océanie aux
Marquises
-
Société
d’Ëquipement de Tahiti et des
jLes (S.É.T.IL.). Créée en novembre 1961
Société centrale pour l’Équipement
du Territoire, elle-même filiale de la Caisse
des Dépôts et Consignations, la S.É.T.IL.
avait pour vocation première d’aménager
des terrains agricoles.
En fait, son champ
d’action s’est rapidement étendu à l’étude
de tous les
grands projets d’*infrastruc-
tures, pour les autorités administratives ou
privés. La S.É.T.IL. se
charge de l’analyse technique et financière
puis supervisé l’exécution des tâches et gère
pour des groupes
130
Socredo (Société de Crédit de l’Océanie)
voir banque.
SOLARI
sol, nom masc. Partie superficielle d’un
géologique de nature
meuble, d’épaisseur variable, provenant de
l’altération de la *roche-mère par r*érosion et de l’apport de matière organique
par les êtres vivants (végétaux et animaux).
Les pédologues distinguent plusieurs
niveaux ou *horizons dans le profil d’un
sol évolué. A partir de la surface ;
Ao : litière de matière organique non
décomposée.
Al : horizon où la matière organique
décomposée se mélange à de la matière
terrain. Formation
-
-
minérale.
A2 : horizon minéral plus ou moins
lessivé par les eaux d’infiltration.
B : horizon d’accumulation des matières
-
-
organiques et des sels minéraux.
C : roche-mère.
Selon les conditions
-
géologiques, clima¬
tiques et topographiques dans lesquelles le
sol s’élabore, on distingue :
les sols peu évolués où la matière orga¬
nique est rare : les rankers, fréquents sur les
-
atolls.
évolués à couche d’humus
épaisse mais sans horizon d’accumulation :
-
les sols peu
lisations
de
maison.
la
5 000 chauffe-eau étaient
En
en
1986
service
en
Polynésie. L’énergie thermique peut être
également captée par des héliostats, ou
miroirs, disposés en amphithéâtre et
dirigeant les rayons reflétés sur un même
point. Ce point connaît un échauffement
considérable (6 000° au four d’Odeillo dans
les Pyrénées orientales). De telles tempé¬
ratures sont utiles pour tester des maté¬
riaux ou transformer un fluide en vapeur à
haute pression dans une *centrale ther¬
mique.
l’énergie photovoltaïque est transformée
par des cellules au silicium en un courant
électrique. Une batterie de piles photovoltaïques peut alimenter divers appareils
électro-ménagers et être reliée à des accu¬
-
mulateurs. Plusieurs centaines de maisons
sont
aux
déjà équipées de batteries de ce type
Tuamotu. Des appareils d’intérêt
public tels que les *balises maritimes ou les
dispositifs de concentration de poissons
sont alimentés par
des piles solaires.
les sols évolués à humus peu acide (sols
les sols ferrugineux et ferrallitiques
atomique et du
bruns) ou acide (podzols).
-
plus légère, vient s’accumuler à la partie
supérieure du ballon d’où partent les cana¬
technologies permettant d’exploiter
l’énergie solaire sont étudiées par les ingé¬
les rendzines.
-
capteur. Elle s’y échauffe rapidement puis,
évolués, de couleur ocre à rouge, qui se
forment sous climat chaud. Ils comportent
une
forte proportion d’oxydes de fer liée à
l’altération intense de la roche-mère. Ces
Les
nieurs du *Commissariat à
’'’G.LE.
l’Énergie
Soler. Elles
donnent lieu à des fabrications d’appareils
en série sur le Territoire et à quelques
exportations, notamment vers les îles
Cook.
sols sont fréquents sur les versants des îles
hautes de Polynésie.
-
les sols hydromorphes, liés à la présence
d’une *nappe d’eau temporaire ou perma¬
proche de la surface. Ils sont
marqués par divers phénomènes d’oxyda¬
tion et sont très souvent des sols asphy¬
xiants peu favorables à l’activité biolo¬
gique. On les rencontre dans les parties
basses des plaines et des vallées des îles
hautes de Polynésie.
les sols halomorphes, plus ou moins
nente,
-
saturés de chlorure de sodium.
Voir aussi : pédologie.
solaire, adj. Se dit de ce qui concerne le
*soleil ou a un rapport avec lui : le rayon¬
nement solaire, le *système solaire.
•
L’*énergie solaire dispensée à la surface
de la Terre est considérable puisque
chaque mètre carré reçoit en moyenne
20 000 calories par minute soit 1,4 kilo¬
watt. Cette énergie est employée par les
SOLANDER
(Daniel) (1735-1782). *Na-
turaliste suédois, élève du grand savant
Cari von Linné, Daniel Solander fit
plusieurs voyages d’études en Laponie, en
Russie et
aux
îles Canaries. Il devint
adjoint du British Muséum
en 1766 et se lia avec le naturaliste anglais
Joseph *Banks. Cette amitié lui permit
d’être engagé sur V*Endeavour en 1769,
pour le 1" voyage d’exploration de James
*Cook, et il obtint lui-même l’embarque¬
ment de son collègue et compatriote
Herman Spdring. A son retour en Angle¬
terre, il rédigea une “Flore des îles de
l’océan Pacifique” groupant toutes les
espèces collectées suivant le système de
Linné et donnant également les noms
vernaculaires. Cet ouvrage ne fut jamais
publié mais il est conservé en archives au
conservateur
British
Muséum
Solander acheva
conservateur
du
de
sa
Londres.
carrière
en
Daniel Solander
Daniel
tant que
département d’Histoire
hommes sous deux formes :
naturelle de ce musée.
l’énergie thermique (la chaleur) qui est
captée par les chauffe-eau solaires. Ces
appareils se composent d’un réservoir ou
SOLARI (Alfred) (1868-1935). *Adminis-
-
ballon d’environ 250 litres et d’un capteur
d’énergie c’est-à-dire une caisse métallique
très plate où l’effet de *serre est remar¬
quable grâce à un fond noir et à un
couvercle de verre. Un réseau de tuyaux
conduit l’eau froide du ballon vers le
colonial né à Ajaccio (Corse).
Fonctionnaire au ministère des Colonies,
trateur
sa
carrière, orientée vers le Pacifique, le
conduisit au poste de *secrétaire général à
Tahiti, de 1915 à 1918. Par la suite, il fut
résident
aux
Nouvelles-Hébrides
(1919-
131
SOLE
1920), secrétaire général à Pondichéry,
puis à nouveau à Tahiti, de 1923 à 1927. De
janvier 1927 à avril 1928, il assura l’intérim
au poste de *gouverneur
après le départ de
Louis *Rivet. Il prit sa retraite à Tahiti et y
mourut le 26 mars
• René
1935.
Solari, son fils, naquit à Nouméa en
1902. Il fonda à
Papeete une affaire
d’import-export prospère et fut président
solstice, nom masc. Jour de l’année
pendant lequel la durée de l’éclairement
solaire est la plus longue (solstice d’été) ou
la plus courte (solstice d’hiver).
• En
Polynésie, le solstice d’été a lieu le
21 décembre : le soleil se lève à 5 h 21 et se
couche à 18 h 32. Le solstice d’hiver a lieu le
21 juin : le soleil se lève à 6 h 28 et se couche
à 17 h 32.
de la Chambre de Commerce. René Solari
deux fils : Michel Solari (1930) a repris
l’affaire paternelle, alors que Jean Solari
a
(1928) s’est installé comme notaire à
Papeete en 1959. Jean Solari est le
président-fondateur du *Lion’s Club.
Sole, nom fém. Bothus mancus. Tahitien :
Alfred Solari
pati'i. Poisson plat de la famille des Pleuronectes, long de 15 à 30 cm. Jeune, cette
Sole adopte les formes symétriques com¬
munes aux autres Poissons, mais ensuite
elle séjourne habituellement sur les fonds
sableux et subit des transformations
morphologiques. L’œil droit migre vers le
côté gauche et le corps s’aplatit, la face
posée sur le fond se décolore tandis que
l’autre, douée de mimétisme, prend la
teinte du milieu ambiant. Les nageoires
dorsales et anales bordent le corps sur
sommet, nom masc. Point le plus élevé
d’un
*relief
construction.
Le
de
la
Polynésie française est
M' *Orohena à Tahiti (2 241 m).
le
Au
figuré : le degré le plus élevé d’une
ou
d’une
sommet le plus élevé (ou point culminant)
hiérarchie.
Une conférence au sommet
réunit les dirigeants les plus importants de
plusieurs nations.
sonar, nom masc., de l’anglais Sound
‘Navigation and Ranging. Appareil de
détection sous-marine fonctionnant sur le
même principe que le *radar et permettant
de repérer les formes du relief sous-marin
objets immergés. Les sous-marins et
les navires de pêche modernes sont équipés
et les
de sonars.
toute sa longueur mais les pectorales sont
atrophiées. La Sole est un Poisson à la
chair très fine. Les cuisiniers chinois la font
sécher
puis la réduisent en poudre pour
l’incorporer à diverses préparations.
sorcier, nom masc. Personne qui, par un
ensemble de procédés magiques, secrets et
parfois effrayants, passe pour provoquer
des phénomènes difficilement explicables.
Les sorciers (tahutahu, natinata’aha),
hommes ou femmes, étaient des person¬
•
soleil, nom masc. *Étoile centrale de notre
*système planétaire, située à 150 millions
de kilomètres de la Terre. Le soleil est
formé d’un cœur qui fonctionne comme un
réacteur thermonucléaire, et de plusieurs
enveloppes de faible densité laissant passer
gigantesques éruptions ou protubé¬
rances gazeuses pouvant s’élever à un mil¬
de
lion de kilomètres de hauteur. Le diamètre
de l’astre atteint 1 390 000 km, sa densité
n’est que de 1,4 (il s’agit d’une masse de
gaz) et la température au centre s’élève
probablement à 15 millions de degrés. Sa
lumière met environ 8 minutes à
nous
parvenir. Le rayonnement *solaire est la
source d’énergie de la
plupart des méca¬
nismes physiques, chimiques ou biolo¬
giques de la planète. Il dispense en
moyenne 2 calories par centimètre carré et
par minute à la surface de la Terre, permet¬
tant la *photosynthèse ainsi
que la mise en
mouvement du cycle de r*eau.
•
Plusieurs civilisations ont fait du soleil
de leurs divinités, parfois la princi¬
une
pale
:
les
Égyptiens l’appelaient Ra, les
Grecs Phoebus et l’empereur des Incas se
disait fils du soleil.
Les Polynésiens ne lui ont pas accordé
d’importance particulière et il n’est guère
évoqué que dans la légende de *Maui,
héros qui réussit à ralentir sa course.
132
nages très redoutés dans la Polynésie
d’autrefois. Ils prétendaient tirer leur
pouvoir du *mana des *dieux ou des
♦ancêtres. Ces derniers étaient
invoqués
par des *incantations, des formules pro¬
noncées sur des substances ou objets (tupu)
appartenant à la future victime : cheveux,
rognures d’ongles, vêtements, couronnes
de fleurs, restes de nourriture. Aussi,
pour
éviter ce danger, les personnes de haut rang
avaient-elles des serviteurs chargés de
détruire tous les tupu leur appartenant ou
de les enterrer sur le *marae ancestral. Les
maux lancés par les sorciers entraînaient
de violentes douleurs, une fièvre intense et
pouvaient conduire à la folie. Le pifao
(mauvais sort) permettait au sorcier de
pratiquer l’hypnose sur sa victime qui
divulguait alors ses secrets ou trahissait ses
amis.
Dans l’archipel de la Société, les sorciers
faisaient appel à des *ti'i, statuettes de
pierre, de corail ou de bois, évoquant un
esprit ancestral de forme humaine. Ces ti’i
avaient leurs lieux consacrés et \e.m marae.
Les sorciers se considéraient comme leurs
parents (metua tahutahu) car ils leur
avaient donné vie et puissance, mais ils
vivaient à leurs côtés dans la crainte conti¬
nuelle de les offenser involontairement et
d’être de ce fait anéantis par leur funeste
SOUS-DÉVELOPPEMENT
pouvoir. Un autre procédé de sorcellerie
consistait pour le tahutahu à invoquer des
esprits maléfiques pour qu’ils prennent
possession de la nourriture de la victime.
Le sorcier du marae national avait pour
fonction de détruire un ennemi du clan, de
venger le chef ou d’accomplir, en temps de
guerre, certains *rites sur le corps des chefs
ennemis tués ou captifs. Si un sorcier
désirait cesser toute relation avec un ti’i, il
l’enterrait alors en secret. Si l’esprit conti¬
nuait à hanter le sorcier, ce dernier devait
lui chercher une autre sépulture. Pour
l’emprise négative des sor¬
ciers, les personnes susceptibles d’en être
les victimes pouvaient faire appel aux
*prêtres exorcistes (apa, tao-ti’i) qui
adressaient alors à des divinités supé¬
rieures des *prières et des *offrandes.
Voir
aussi
:
ensorcellement, magie,
contrecarrer
maladie.
Soroptimist polynésien (Club). Club
aux
ÉtatsUnis, à Oakland, en 1921, et présent en
féminin international fondé
France dès 1924. Il se compose de quatre
fédérations (Amériques, Europe, Iles bri¬
tanniques et Sud-Ouest Pacifique) com¬
prenant au total 2 200 clubs répartis dans
76 pays et regroupant 75 000 membres
(France ; 3 000 membres dans 88 clubs). Le
Soroptimist International est membre
consultatif auprès de l’Unesco.
•
Le Club
sources
minérales riches
en
fer dans la
haute vallée de la Papenoo.
Au figuré : une source est l’origine d’une
information, ou un objet, un appareil
fournissant de la lumière, de l’énergie, de la
chaleur.
Sourire (Le). Petit *journal mensuel
écrit, illustré et édité par Paul *Gauguin
d’août 1899 à avril 1900. L’auteur avait
voulu en faire une publication satirique
dirigée notamment contre quelques grands
colons (M' ''‘Goupil) et des hauts fonc¬
tionnaires (le gouverneur '•'Gallet, le procu¬
reur Charlier) avec lesquels il avait eu
maille à partir. Le premier numéro chercha
ainsi à ridiculiser le projet de chemin de fer
Papeete-Mataiea cher à Auguste Goupil
qui possédait toutes les usines de coco râpé
sur le parcours. Sous le titre de ce mensuel,
on pouvait lire la devise “Journal sérieux”
qui fut remplacée au début de 1900 par
“Journal
méchant”,
expression plus
adaptée au contenu des articles. Paul
Gauguin ne publia que 9 numéros et
préféra se consacrer à la rédaction du
journal Les *Guêpes avec lequel
Le Sourire faisait double emploi.
Soroptimist de Polynésie est
à l’Union française. Fondé en
1980 par Janine Dupont, il se com¬
rattaché
mars
perchées ou littorales. En dépit d’une acti¬
les îles ne possè¬
dent pas de sources thermales. Les hydro¬
logues ont cependant repéré quelques
vité volcanique récente,
pose de plusieurs commissions de travail
(santé, environnement, éducation et cul¬
ture, droits de l’Homme et promotion de la
femme, développement économique et
social...) et se réunit une fois par mois au
Maeva Beach. Concrètement, le Sorop¬
timist de Polynésie compte parmi les fon¬
dateurs du *Conseil des Femmes (en 1982)
et engage des actions régulières auprès du
^Centre de Protection infantile (Noël,
installation de jeux d’enfants...), du Centre
hospitalier de Mamao (Mardi Gras,
bibliothèque pour enfants malades...) ou
bien de la Prévention routière. A plus
grande échelle, il se lance dans des œuvres
portant sur une ou deux années, comme les
ateliers de marnas de *Faaone ou la décou¬
verte de leur environnement par les enfants
de Huahine. Le Club Soroptimist de Poly¬
nésie compte 29
membres. La présidente
est élue pour deux ans. Après Andrée
Cochin-Dubouch, Odette Auroy et Isabelle
Perez, la présidente est Mme Annie Savoie,
de 1987 à 1989.
source, nom fém. Point de la surface du
sol d’où sort de r*eau.
Les versants montagneux, les plaines et les
bas de plage des îles hautes de Polynésie
sont riches en sources. Celles-ci apparais¬
sent à la base des
*nappes souterraines,
Le Sourire
Souris, nom fém. Mus musculus. Tahi¬
tien : ’iore. Petit Mammifère terrestre de
l’ordre des
Rongeurs et de la famille des
Muridés. D’origine européenne, les Souris
vivent dans les maisons, les magasins et les
entrepôts.
En Polynésie, on en trouve également des
colonies dans la nature, en moyenne mon¬
tagne, dans les formations à Fougères.
Elles entrent en activité dès le coucher du
soleil.
Autres sens : En informatique, il s’agit du
petit appareil auxiliaire permettant d’agir
sur des éléments présents à l’écran lors¬
qu’on le déplace sur une surface dure. Petit
muscle à l’extrémité du gigot. Jeune fille
(fam.).
Hom.
sourire.
:
un
sourire ; formes du verbe
sous-développement, nom masc. Situa¬
tion d’un pays où les
besoins fondamen-
133
des hommes ne sont pas tous
satisfaits.
• Le
sous-développement est en fait une
notion très complexe car relative. Il ne doit
taux
pas être analysé en des termes seulement
quantitatifs (*produit national brut par
habitant, alimentation quotidienne, taux
d’*alphabétisation...). 11 faut aussi le
concevoir comme une situation anormale,
parfois bloquée, caractérisée par la désarti¬
culation des secteurs économiques dans un
contexte international de rapports de
forces souvent défavorable aux pays sous-
développés.
D’après le géographe
Yves Lacoste, les problèmes qui se posent
aux pays du *Tiers-Monde présentent un
certain nombre de caractères communs et
fondamentaux :
l’insuffisance ou le déséquilibre alimen¬
taire
-
de graves déficiences chez les individus ;
*analphabétisme, maladies de masse,
absence d’hygiène
la sous-exploitation des *ressources
-
-
naturelles
-
proportion d’agriculteurs à
forte
une
basse productivité
-
une
industrialisation
souvent
-
incohérente
incomplète et
l’hypertrophie et le parasitisme du
secteur *tertiaire
économique à l’égard
des pays développés
la violence des inégalités sociales
une
^croissance démographique accé¬
-
la subordination
-
-
lérée
-
un
*chômage étendu mais la participa¬
tion des enfants à de nombreuses activités
économiques
-
la faiblesse des *niveaux de vie
-
la
nelles plus ou moins disloquées.
Le critère
le
l’ensemble
plus souvent retenu
des
pays
pour
sous-
développés est le produit national brut par
habitant et par an. A l’intérieur de cet
ensemble, les variations du P.N.B./hab.
permettent d’isoler deux groupes extrê¬
mes : celui des *Pays les Moins Avancés
qui disposent de moins de 500 dollars par
habitant et par an (Bangladesh, Éthiopie,
Kiribati, îles Salomon...). Par contre, audessus de 2 500 dollars, leur potentiel
économique et leurs aptitudes à la crois¬
sance permettent de distinguer certains
États comme étant de “nouveaux pays
industrialisés” (Corée du Sud, Brésil...). Il
convient aussi de mettre à part des pays
globalement très riches, comme les États
pétroliers, mais qui gardent des structures
de pays sous-développés. Quel que soit le
degré de sous-développement de ces pays,
il n’en demeure pas moins que sur Terre
trois hommes sur quatrè vivent en situa¬
tion de sous-développement. C’est le cas de
la plupart des habitants d’Amérique latine,
d’Asie (Japon, Israël et U.R.S.S. exceptés)
et de r*Océanie insulaire, en dehors des
Territoires sous tutelle.
comme un pays sous-développé.
Les principaux problèmes auxquels elle est
critères
confrontée sont :
une croissance
-
démographique très
élevée : 2,5 à 3 % par an
l’insuffisante qualification de la popu¬
lation : 65 % des personnes âgées de plus de
15 ans n’ont pas de diplômes
-
sous-emploi chronique, masqué par
un
-
les solidarités familiales
l’hypertrophie du secteur tertiaire (70 %
-
de la population active) alors que l’agricul¬
ture et l’industrie ne satisfont qu’une
part des besoins
une
-
*urbanisation
faible
anarchique et le
développement de T*habitat insalubre
de très fortes inégalités sociales.
-
SOllS-LE-VENT (îles) voir vent.
souveraineté, nom fém. Autorité
suprême. Au niveau d’un *État, souverai¬
neté est synonyme d’*indépendance poli¬
tique. Il s’agit de la possibilité pour un État
d’exercer le *pouvoir politique sans être
soumis au contrôle d’un autre État. La
notion de souveraineté peut être élargie au
niveau de certains organismes (*Organisa-
tion des Nations-Unies par exemple).
parle de souveraineté nationale pour
signifier le principe selon lequel le peuple,
On
c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, exerce
l’autorité suprême, par opposition à la
*dictature d’un individu ou d’un groupe,
l’ingérence d’une puissance étrangère.
ou à
•
survivance de structures tradition¬
délimiter
Bien que la Polynésie fasse partie de ces
derniers, elle apparaît selon certains
•
Dans le cas de la *Polynésie française,
l’article 3 du *statut
précise que «l’État
exerce ses droits de souveraineté et de pro¬
sur son domaine public et privé,
terrestre, maritime et aérien». 11 existe sur
le Territoire des Forces de souveraineté. Il
priété
s’agit du *Régiment d’infanterie de Marine
du Pacifique, de la *Marine(hors *Centre
d’Expérimentation du Pacifique) et de la
Gendarmerie nationale. Elles sont placées
sous
le commandement d’un officier
général de marine et sont chargées de la
protection militaire du Territoire.
S.P.A.C.E.M.
(Société polynésienne des
Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de
Musique) voir musique.
spatule, nom fém. Instrument allongé en
forme de petite pelle aplatie.
C’est un objet que l’on trouvait dans les
ustensiles à usage culinaire en Polynésie
•
(tahitien : punu papu). 11 pouvait être en
bois ou en os avec une partie allongée en
forme de manche et une extrémité convexe
servant de tranchant pour détacher le cœur
non
comestible du ’uru cuit.
On donne aussi ce nom à des objets longs et
étroits
fabriqués à partir d’une valve de
SPORT
coquille de nacre et qui pouvaient servir à
Charles Spitz. 1. Vers 1890.
2. Jeanne Goupil (fille de
détacher l’amande de la noix de coco.
Me Auguste Goupil) qui posera
également pour Paul Gauguin en
1896. 3. Groupe de naturels.
spéculer, verbe. Étudier, méditer. Se
livrer à des calculs ou à des projets pour
tirer avantage d’une situation.
Polynésie, les *colons spéculèrent sur
ou des grands
pays industrialisés et sur le niveau des
*cours de certaines matières premières
pour tirer le meilleur profit de leurs
• En
les besoins du Territoire
domaines. Ils se livrèrent ainsi à des
cultures spéculatives telles que le *coton, la
*>
*vanille, la *canne à sucre, le *café. Plus
récemment, des promoteurs immobiliers
ont été attirés par la spéculation sur les
terrains à bâtir, le prix de ceux-ci s’élevant
rapidement, en fonction de l’extension de
l’agglomération de Papeete.
SPITZ (Georges) (1885-1949).
\
Fils de
I
Charles Spitz, photographe d’origine alsa¬
Papeete à la fin du
XIX*' siècle. Georges Spitz fut bijoutierjoaillier et tint un magasin à l’enseigne de
“The Spitz curios store’’. 11 reprit proba¬
blement l’atelier de *photographie familial
peu après le décès de sa mère, survenu en
1904, car il éditait déjà des ''‘cartes postales
avant 1914. Après avoir fusionné son fonds
de photographie avec celui de Mrs *Hoare,
il se trouva à la tête du premier atelier de
cienne
établi
à
i
&. SpUs, S’fKjfojtapft*
ffapscti, tâofiiti
Tahiti.
Georges Spitz continua à livrer des cartes
postales, mais fit aussi du reportage et
s’intéressa à bien des aspects de la vie
publique tahitienne. C’est ainsi qu’il joua
un rôle important dans le ralliement de la
Polynésie à la ''‘France Libre et qu’il fonda
le "‘Radio-Club océanien. Speaker en
langue tahitienne dans cette première
station d’émission, il était très populaire
auprès des populations polynésiennes.
Spongiaire voir Éponge.
sport, nom masc. Nom anglais de l’ancien
français “desport” qui signifie distraction.
Le sport est une activité se présentant sous
forme d’exercices ou de "‘jeux, et dont le
but premier est de développer les qualités
physiques de l’individu. Un sport peut être
individuel ou collectif, pratiqué en ama¬
teur ou en professionnel. Les sportifs font
généralement partie d’une association
affiliée à une fédération organisant des
compétitions. On regroupe les sports par
catégories. On peut ainsi distinguer les
sports-jeux, les sports de combat ("‘boxe,
lutte, "“judo...), les sports aquatiques, les
sports mécaniques, les sports d’hiver...
• De tout
temps, les hommes se sont livrés
à des activités sportives et ont cherché à se
mesurer
entre eux... Les
Grecs de l’Anti¬
quité avaient élevé le sport à l’état d’insti¬
tution et organisaient des rencontres où
l’on
pratiquait différents combats, des
courses, des lancers (en particulier lors des
olympiques): Les pratiques spor¬
tives gagnèrent le monde romain, mais se
"‘Jeux
transformèrent le
plus souvent en de
simples luttes (fréquemment à mort)
opposant des hommes entre eux ou des
Ces jeux du
cirque disparurent après l’Empire romain.
Le Moyen-Age se caractérisa par la prati¬
que des tournois, puis celle de sports-jeux,
telles la paume ou la soûle. L’époque
hommes à des animaux...
moderne
se
détourna des activités spor¬
tives, à l’exception de l’escrime.
La renaissance du sport se produisit au
XIX® siècle. Elle partit de l’Angleterre et
gagna rapidement la Prusse, l’ensemble de
l’Europe, puis les États-Unis. La plupart
135
SQUALE
des sports actuels ont ainsi été codifiés au
sportifs
charge par des
siècle dernier. Les mouvements
étaient souvent
pris
en
militaires, ou des éducateurs (dans les
collèges et les universités). La pratique du
sport fut alors conçue de deux manières
radicalement opposées : comme facteur de
développement de la force de l’individu,
donc de la nation, de la patrie... de la race
(paroxysme dans l’Allemagne nazie), ou
comme facteur d’équilibre et de dévelop¬
pement harmonieux du corps (philosophie
du baron de Coubertin).
Les activités sportives se sont considéra¬
blement développées depuis la 2= Guerre
mondiale.
Elles
sont
se
structurées
et
touchent de larges couches de population.
Mais le sport se trouve menacé par l’impor¬
excessive que lui accordent parfois
les médias et par les intérêts de plus en plus
considérables qu’il met en jeu et qui en
dénaturent l’esprit.
tance
pratique du sport est très répandue en
Polynésie française. Les anciens Polyné¬
• La
siens
s’adonnaient
à
certaines
activités
dans lesquelles ils pouvaient mesurer leur
force (*lever de pierre : ’ôfa’i), leur vélocité
(course à pied : fa'atiti'ai emo ra’a)
(courses de *pirogues), leur
adresse (lancer du *javelot sur une cible :
*aperea ou pâtia fâ; tir à r*arc ; te ’ara-a)
ou leur agilité (*surf : fa’ahe'e). Cependant,
la plupart des sports pratiqués actuelle¬
ment ont été importés par les Européens
dans la première moitié du XX' siècle.
Leur promotion a souvent été le fait d’un
champion métropolitain de passage à
sur terre
ou
sur
mer
Tahiti. Leur extension s’est opérée au
travers de quelques clubs omnisports dont
le plus ancien est *Jeunes Tahitiens en
1913, mais aussi dans le cadre de mouve¬
ments de jeunesse
comme
d’obédience religieuse,
les *Unions chrétiennes de Jeunes
Gens (U.C.J.G.).
Les sports actuellement les plus pratiqués
Polynésie française sont le *football
( 11 000 licenciés), le *volley-ball (4 500), la
pirogue (plus de 3 000), le ♦basket-ball
(3 200)...
en
Sports. 1. Affiche annonçant les
Jeux olympiques de Paris (1924).
2. Pietri Dorando, vainqueur du
marathon aux Jeux olympiques de
1908. 3. Pierre Cassiau, l'un des
"pères" du sport polynésien
organisé. 4. Hooligans lors d'une
rencontre de football (stade de
Heysel).
136
Squale, nom masc. Poisson de l’ordre des
Sélaciens, de forme cylindrique et possé¬
dant cinq fentes branchiales latérales. Les
♦Requins et les Roussettes (présents dans
les eaux polynésiennes) sont des Squales.
Squille voir varo.
stade, nom masc. Unité de longueur uti¬
lisée dans l’Antiquité et qui mesurait
environ 180 m. Ce terme désignait, par
extension, une piste qui mesurait un stade
de long, où les athlètes s’exerçaient à la
course ou à la lutte, et qui était entourée de
gradins.
De nos jours, il s’agit d’une vaste aire de jeu
destinée à des ''‘sports dits de “grand
terrain” (''■football, ""rugby, base-bail...).
Le stade est généralement entouré d’une
piste d”'‘athlétisme ou (et) plus rarement
d’une piste cycliste : dans ce dernier cas il
prend le
de stade-vélodrome. Les
spectateurs s’installent au-delà, sur des
nom
gradins qui peuvent cerner entièrement
l’aire de jeu. Les plus grands stades du
monde sont ceux de Prague (stade des
Sokols de 240 000 places) et de Rio de
Janeiro (Maracana : près de 200 000 pla¬
ces).
La Polynésie française dispose de plu¬
sieurs stades, les plus importants se
trouvant sur la commune de Pirae.
Le stade de Fautaua est situé à l’emplace¬
ment de l’ancien champ de courses. Un
•
-
premier terrain fut aménagé en 1905 mais
reçut des tribunes (avec toit en ni’au)
qu’à l’époque de la 2® Guerre mondiale.
Son vélodrome fut inauguré en 1951.
ne
Le stade ""Pater fut construit pour
accueillir les 4' ""Jeux du Pacifique en 1971.
-
Il peut contenir 15 000 spectateurs et c’est
enceinte que sont organisés les
d’athlétisme et les principaux
matchs de football de la coupe et du
dans
son
rencontres
championnat de Tahiti.
Autres sens : degré ; phase.
station, nom fém. Façon de se tenir, pause
dans un déplacement. Étape d’un moyen
de transport public où les voyageurs
peuvent monter et descendre (station de
chemin de fer). Établissement scientifique
technique (station d’émission ""radio)
ou
ou
de loisirs (station de sports d’hiver),
météorologique. Endroit amé¬
nagé pour l’observation du temps. Les
•
station
instruments de mesure (""thermomètre,
anémomètre, ""baromètre, ""pluviomètre,
héliographe...) sont disposés dans un
périmètre largement ouvert, libre de toute
influence
parasite (arbres, construc¬
tions...). Les stations principales disposent
de locaux parfois étendus où l’on récep¬
tionne les informations captées par les
""ballons sondes, les données des autres
stations et les images prises par satellite.
météorologistes s’y livrent à l’analyse
et à la cartographie du temps qu’il fait et à
la prévision de celui qu’il fera.
En Polynésie, ces opérations sont réalisées
au centre de Faaa
qui collecte les relevés
Les
des 14 autres stations du Territoire.
Voir aussi : météorologie.
station ""missionnaire. Établissement
fondé par des missionnaires protestants
dans une île ou un district afin d’évangé¬
•
liser les
populations polynésiennes. Une
station comprenait en général une chapelle
ou un temple, un presbytère, une maison
de prière et une école. C’est autour de la
station missionnaire établie à ""Paofai en
avril 1818 que se constitua peu à peu la ville
de Papeete.
statue, nom fém. Ouvrage de ""sculpture
représentant partiellement ou en entier un
être vivant.
•
Les statues polynésiennes étaient le plus
des ""représentations anthropo¬
morphes ; elles évoquaient plus rarement
des animaux. L’art du sculpteur visait à la
stylisation des formes, mais il différait d’un
archipel à l’autre. Aux îles de la Société, les
*ti'i, généralement de petite taille, étaient
grossièrement taillés dans le bois ou la
roche basaltique ; le visage triangulaire
reposait directement sur le buste, bras et
jambes en équerre, avec un replat dorsal.
souvent
Aux Australes, les statues de bois ou de
pierre étaient souvent féminines. A
Raivavae, des triangles en relief évo¬
quaient les seins, et le ventre était proémi¬
nent. Aux îles Marquises, les tiki étaient
trapus, les bras pliés et ramenés à l’hori¬
zontale ; le visage était marqué par des
yeux circulaires, une bouche large, des
oreilles stylisées par une double spirale.
Les statues pouvaient avoir des dimensions
imposantes. Les grands tiki de pierre des
Marquises, tout comme les sculptures de
femmes des Australes, mesuraient plus de
deux mètres de haut. A l’île de ""Pâques,
elles atteignaient des dimensions monu¬
mentales : certains *moai approchaient les
dix mètres.
Au début du XIX^, les Polynésiens nouvel¬
lement convertis au christianisme, stimulés
par les missionnaires, détruisirent quantité
de statues liées au culte sur les *marae.
D’autres, dont ils craignaient encore les
pouvoirs maléfiques, furent enterrées en
cachette.
Hom. : un ""statut.
statut, nom masc. Texte qui fixe les règles
de fonctionnement d’une association,
d’une société, d’une collectivité.
•
Les ""institutions de la ""Polynésie fran¬
çaise sont régies par un statut, c’est-à-dire
par des textes de ""lois qui définissent les
liens et les ""compétences respectives du
""Territoire et de la ""Métropole.
Le statut de 1984, dit d’"'autonomie
interne, a été promulgué par la loi 84-820
septembre 1984. 11 détermine les
""pouvoirs de l’"'État et organise les pou¬
voirs publics territoriaux (""gouvernement
du Territoire, ""Assemblée territoriale,
""Conseil économique et social). Il recon¬
du 6
naît l’identité culturelle de la
Polynésie
française et précise certaines dispositions
financières et judiciaires. L’article premier
STEAMER
de la loi statutaire de 1984 accorde à
ce
statut un caractère évolutif.
Hoiti. : une *statue.
►
papa ture. '0 te paparaa parau papa ’i ïa o te
faataa ra i te mau ture no te arata ’iraa i le ho'ê
taatiraa, te ho ’ë taiete, te ho ëpupu taata i
roto i te hoëfaanahonahoraa ’oire e e rave
rahi atu a. Ua haamauhia te mau auraa i
rotopU i te Hau Metua e te Hau Fenua net i
oia ho ’i i ni’a i te tahi
ni'a i te ho ëpapa ture,
’i o te faataa papu ra
i te mau mana o te Hau Metua e te mau mana
mau paparaa parau papa
o te
Hau Fenua. Ua haamauhia taua papa ture
teiparauhia te autonomie interne
(faatereraa roto ti ’ama) i te matahiti 1984 ra
ra o
na roto
i te ture numéro 84-820 no te 6 no
Te faanaho ra taua ture ra i te
Hau Metua, e te haapapu ra i
temau faanahonahoraa o te mau mana hau o
te fenua nei (te Faatereraa Hau o te fenua nei,
te ’Apooraa Rahi o te Fenua nei, e te Tomite
’lmi Rave’a). Te haapapu ra teie nei papa ture
tetepa 1984.
mau mana o te
i te hiro’a tumu o Porinetia Farani, e te
haapapu ato’a ra i te tahi mau faanahoraa
’ohipa no te pae tereraa faufaa e no te pae o te
Tiripuna. la au i te ’irava matamua o te papa
ture no te matahiti 1984 e nehenehe teie papa
ture e tauifaahou
hia e e haamaita’ifaahou
hia i te mau tau i mua nei.
steamer, nom masc., de l’anglais steam :
vapeur. Navire dont la propulsion est
assurée par une machine à vapeur. Le
premier steamer, mû par des roues à aubes,
fut construit par le marquis Jouffroy
d’Abbans en 1783. 11 fallut cependant
attendre la 2® moitié du X1X'= siècle pour
partir de 1897. Sur les lignes internatio¬
nales, le gouvernement français s’opposa
longtemps à la mise en service de steamers
sous prétexte que de bonnes relations
*États-Unis et la
Polynésie risquaient de placer celle-ci dans
la sphère d’influence américaine. C’est
donc en 1906 seulement que l’Océan
Steamship Company put assurer la liaison
Papeete-*San Francisco par la Mariposa,
maritimes entre les
un
steamer de 3
200 tonneaux.
Sterne, nom fém. *Oiseau de mer de la
famille des Laridés, également appelé
Hirondelle de'mer.
• Sterne blanche.
Gygis a/btt. Tahitien :
’ita’eta’e ou ’itâta’e. Présent dans toutes les
îles de Polynésie, cet Oiseau de petite taille
(32 cm) est entièrement blanc avec un bec
noir bleuté à la base, des pattes bleuâtres et
une queue fourchue ; un cercle orbital noir
agrandit son œil. La Sterne blanche se
nourrit de
Poissons et de Crustacés et
s’éloigne jusqu’à 20 km de la côte. Elle
attrape les Poissons en surface en se
laissant tomber en piqué. Elle passe la
majeure partie du temps en mer et revient à
terre pour nicher. On la trouve fréquem¬
ment sur les Cocotiers et les Arbres à pain.
Elle ne construit pas de nid : sa ponte se
réduit à un œuf unique de couleur brune,
posé en équilibre sur la partie plate d’une
branche.
Le mâle et la femelle couvent
l’œuf à tour de rôle durant 36 jours. En
mer, les vols de Sternes blanches indiquent
aux
de navire s’impose face aux
grands ^voiliers (*clippers) grâce à une
pêcheurs la présence de mahimahi.
que ce type
série de perfectionnements tels que l’adop¬
tion de la coque en fer, l’augmentation de
puissance des machines et surtout l’inven¬
tion de l’hélice par Pierre Sauvage en 1839.
• Le
premier steamer qui navigua en
steamer mixte en Polynésie (début
du XX' siècle)
Polynésie fut le Southern Cross, petit
navire affecté au commerce interinsulaire à
Sternes. 1. Blanches. 2.
•
Huppées.
Sterne huppée. Sterna bergii. Tahitien :
tara papa.
Adulte, la Sterne huppée peut
atteindre 45 cm de longueur. Elle a le dos
gris, le cou et le ventre blancs, le front blanc
138
STIMSON
et une huppe noire sur le sommet de la tête.
agricole” tahitienne dans les années 1860.
fréquemment au-dessus des
lagons et des récifs où elle se nourrit
presque exclusivement. Elle se pose sou¬
vent sur les balises signalant les chenaux de
navigation. Ses œufs sont blancs tachetés
dans une famille d’origine écossaise. Très
jeune, il s’est engagé dans l’armée coloniale
des Indes où il obtint le grade de sousofficier. Après avoir probablement fré¬
quenté les milieux d’affaires de Goa
(comptoir portugais de l’Inde), il se lança
dans le commerce des vins entre la pénin¬
sule ibérique et l’Angleterre. Vers 1855, il
partit pour l’Australie et s’y livra à la con¬
Le bec est jaune et les pattes brun noir. On
la rencontre
de noir.
STEVENSON (Robert Louis BALFOUR
dit) (1850-1894). Né à Édimbourg (Écosse)
dans
une
famille d’ingénieurs,
R.L.
Stevenson s’orienta très tôt
vers
une
en collaborant à plu¬
journaux de Londres et d’Édimbourg. De santé fragile, il fit plusieurs
voyages en France et en Allemagne, à la
recherche d’un climat favorable. Il publia
le récit de ses pérégrinations dans “Voyage
avec un âne dans les Cévennes” ( 1879), puis
deux livres pour la jeunesse : “Les nou¬
carrière littéraire
sieurs
velles mille et une nuits” et “L’Ile au trésor”
qui eut un succès considérable dès sa sortie
en 1883. Il s’établit pendant quelques
années à Hyères, sur la côte varoise, et y
écrivit “Le maître de Ballantrae” mais,
toujours à la recherche d’un climat suffi¬
samment chaud et ensoleillé, décida de
partir pour l’Océanie en 1888. Stevenson
loua un voilier à San Francisco, le Casco,
et séjourna successivement aux
aux
Marquises,
Tuamotu, à Tahiti et aux îles Gilbert.
Les notes prises au cours du voyage furent
éditées sous le titre “*Dans les Mers du
Sud” ; elles ont donné lieu à de très belles
pages où se mêlent l’inquiétude, de l’homme
à l’approche de la mort et l’enthousiasme
paradi¬
siaques de l’Océanie. R.L. Stevenson se
fixa enfin près d’Apia (Samoa occiden¬
tales) où les Polynésiens l’adoptèrent
rapidement et le surnommèrent “Tuside l’écrivain devant les paysages
tala” : “le diseur de contes”. C’est dans sa
propriété de Vailima qu’il s’éteignit, miné
par la maladie. Par son imagination roma¬
nesque et le charme poétique de ses écrits, il
a exercé une influence littéraire importante
à la fin du XIX^ siècle.
R.L. Stevenson et son épouse
lors d’une escale à Tautira
William Stewart est né en Irlande du Nord,
trebande des alcools, étendant ensuite ses
activités lucratives aux îles de la Mélanésie
et à d’autres produits : le bois de santal, les
à feu, les tissus et l’huile de coprah.
Ces trafics parfois illégaux cessèrent vers
armes
1861
lorsque W. Stewart fut invité par son
beau-frère, Auguste Soarès, puissant
financier portugais, à s’associer au projet
de plantation qu’il avait conçu pour les îles
de la Société. Pour le compte de la Poly-
William Stewart
nesian Plantation
Company, et avec
l’appui de l’administration française,
Stewart prospecta diverses vallées des îles
du Vent. 11 acquit à bail un terrain de
385 hectares à Teahupoo puis 3 950 hec¬
tares d’un seul tenant, à cheval sur les
districts de Papara et de Mataiea. La plus
grande partie du domaine fut consacrée au
*coton afin de profiter de la hausse des
cours mondiaux de ce produit, pendant et
après la *guerre de Sécession aux ÉtatsUnis. Équipée d’un matériel moderne et
servie par une main-d’œuvre chinoise
docile, engagée sous contrat, la “*Grande
*plantation” enregistra d’excellents résul¬
tats de 1865 à 1870. William Stewart était
alors un des plus puissants personnages de
la colonie, ami du gouverneur et bien en
cour
à l’évêché. Par contre, le clan
*Brander-*Salmon
n’admettait
guère la
que lui faisait le domaine
d’*Atimaono et les privilèges fiscaux dont
concurrence
il jouissait. Une partie de la communauté
anglo-saxonne se lança dans une campa¬
gne de calomnies sur les conditions de vie
des travailleurs asiatiques du domaine,
campagne rapidement jugulée par une
commission judiciaire. W. Stewart en fut
cependant affecté, de même qu’il souffrit
des malversations financières de son frère
James et de la forte baisse des cours du
après 1870. La plantation fut dé¬
en faillite le 22 août 1874 et, déjà
malade depuis plusieurs années, William
Stewart mourut un an plus tard, aban¬
coton
clarée
donné de tous.
STIMSON (Franck) (1883-1958). Lin¬
guiste et homme d’affaires américain.
Franck Stimson appartenait à une vieille
famille de Boston et fit de brillantes études
d’architecture à Paris et à New York.
Installé à San Francisco, il supporta diffi¬
STEWART (William) (1820-1875). Com¬
merçant et *colon britannique qui fut un
des
principaux acteurs de la “révolution
cilement le matérialisme ambiant et l’agita¬
tion urbaine. Les mers du Sud l’attirèrent
au
point qu’il vint s’établir à Moorea où il
fonda une petite plantation de vanille en
Franck Stimson
139
STOCKAGE
1912. Remarquablement doué pour l’étude
des langues, il apprit très vite le tahitien et
chercha à
avec
se
la reine
perfectionner en travaillant
'•’Marau, Teuira '•’Henry et
l’interprète Alexandre Drollet. 11 se lança
ensuite dans des études comparatives sur
tous les dialectes de Polynésie, études dont
les résultats furent publiés dans le “Journal
ofthe Polynesian Society”. Ses recherches
intéressèrent K.P.
*Emory et Harry
Shapiro, deux ethnologues du '•’Bishop
Muséum de Honolulu qui organisèrent
avec lui plusieurs missions scientifiques
Tuamotu de 1929 à 1938. F. Stimson
recueillit de très nombreux témoignages
sur les anciennes pratiques religieuses, les
aux
Strombe
généalogies, les modes de vie ancestraux
des Tuamotu. 11 avait également noté une
foule de données linguistiques qui lui
permirent de composer un “Dictionary of
some luamotuan dialects ofthe polynesian
language", ouvrage qui fut progressive¬
ment enrichi au cours de vingt années de
recherches ininterrompues.
stockage, nom masc. Action de garder des
marchandises en réserve.
•
Autrefois, les Polynésiens ne pouvaient
accumuler d’importantes réserves
pas
alimentaires
en
raison de la nature des
produits disponibles et du climat chaud et
humide. Les *silos en fosse dans lesquels
on stockait les ’uru permettaient
cependant
d’assurer la soudure de quelques jours ou
de quelques semaines entre deux récoltes
ou de faire face à une *disette provoquée
par une anomalie climatique ou une
guerre. En outre, les Polynésiens prati¬
quaient le *rahui, interdiction de récolter
en vue de préserver donc de stocker la
production alimentaire pour des festivités
à venir, ou, au contraire, de reconstituer
cette
production après une période d’in¬
consommation. La constitution de
réserves de nourriture était un des éléments
les plus importants de la préparation des
tense
fêtes. William *Ellis et James *Morrison
signalent la fabrication de ’opi’o, fruit de
r*arbre à pain cuit ou recuit de façon
prolongée dans de grands fours pour lui
assurer une conservation de longue durée.
C’était
l’occasion
de
grands rassemble¬
ments et, pour un *ari’i, de faire preuve de
générosité donc d’accroître son prestige.
Voir aussi : fermentation, fosse.
stratosphère, nom fém. Couche de r*at-
mosphère surmontant la *troposphère ;
elle se situe entre 12 et 50 km d’altitude.
L’air, raréfié, est riche en ozone, gaz
comportant trois atomes d’oxygène par
molécule et protégeant la Terre des rayons
ultra-violets. La
température croît de la
base au sommet de cette couche, de - 60° C
à -|- 40° C en moyenne. Les avions mili¬
taires, le Concorde et les ballons-sondes
140
sont
seuls aéronefs à
les
stratosphère.
fréquenter la
stratus voir nuage.
Strombe, nom masc. Mollusque '•’gastéropode de la famille des Strombidés qui vit
dans les mers chaudes. Sa coquille large¬
ment fendue est spiralée ; elle porte chez les
espèces du genre Lambis des excroissances
communément appelées “doigts”, qui leur
valent leur nom de Sept-doigts. Les
Strombes vivent sur les fonds lagunaires
sableux des îles hautes et des atolls.
Polynésie, ils se répartissent en deux
:
Lambis (crocata, truncata,
chiragra, robusta) et Strombus (lentiginosus,
maculatus, dentatus, erythrinus,
gibberulus, mutabilis).
En
genres
structure, nom fém. Ensemble observable
résultant de l’agencement organisé de
plusieurs éléments.
• En
*archéologie, une structure désigne
un
monument (un *ntarae par exemple)
dont on voit qu’il résulte de l’assemblage de
divers
constituants
(murs,
*pierres,
dalles...). La structure ainsi définie est
l’unité de base choisie pour r*inventaire
archéologique de la Polynésie française.
Conformément à la définition générale de
la structure, on parle de structure de
combustion pour désigner le dispositif
servant
à la cuisson de la nourriture, de
d’habitation pour désigner, par
exemple, le plan au sol d’une maison que
laissent apparaître des trous de poteaux, de
structure
structure
funéraire etc.
: fouilles, pa, pa'epa’e, plate¬
forme, terrasse, tohua.
• structures
agraires : voir agraire.
Voir aussi
subduction, nom fém. Phénomène géolo¬
gique qui correspond à l’enfoncement
progressif d’une *plaque lithosphérique
sous une autre plaque. Les frottements qui
en
résultent engendrent des tremblements
phénomènes volcaniques
parfois violents au passage d’une aspérité
de la plaque sous-jacente ou lors d’une
de terre et des
accélération de la subdùction.
La zone de subduction de la
plaque
Pacifique longe la Nouvelle-Zélande, les
îles Tonga, le Vanuatu, la Papouasie, les
îles Philippines et le Japon.
Voir aussi : ceinture de feu, dérive des
continents, séisme, volcanisme.
subrécargue, nom masc. Représentant de
r*armateur d’un navire ou du négociant
propriétaire de la cargaison, chargé de
veiller au bon déroulement des opérations
de transport et de commerce.
François Broche décrit ainsi ce qui fut son
premier métier : «J’ai obtenu d’être aide-
subrécargue, ce qui équivaut à peu près à
commissaire de bord. Le subrécargue, c’est
à la fois un commerçant et un intendant.
C’est lui
qui choisit les îles à visiter, qui
supervise seul les achats et les ventes de
coprah, qui gère les frets. Le capitaine
s’occupe exclusivement de la navigation. Il
est le seul maître à bord après le subré¬
cargue» (“Le Bataillon des guitaristes”).
subsidence, nom fém. Affaissement
localisé de la croûte terrestre.
• Toutes
les îles de Polynésie connaissent
phénomène géologique qui se produit
lorsque la *chambre magmatique se trou¬
ce
sous le *volcan s’est vidée de ses
dernières réserves de lave et ne peut
vant
supporter le poids du volcan : celui-ci
s’enfonce alors très lentement dans l’océan.
La formation des *caldeiras et des *atolls
est une
îles.
conséquence de la subsidence des
subvention,
nom
fém. Aide financière
activité ou
venir en aide à une personne. A la
différence d’un prêt, une subvention n’est
pas remboursable.
versée pour encourager une
pour
•
L’État ou le Territoire subventionnent
certaines activités économiques et sociales
qui se trouvent dans une situation finan¬
cière souvent délicate : l’agriculture et la
pêche, l’artisanat, le tourisme, la recher¬
che, l’équipement des communés, les
retours vers les îles, la formation profes¬
sionnelle, les activités sportives et cultu¬
relles. En Polynésie, les *fonds sont versés
liquide recueilli donne du sucre cristallisé
après évaporation. La production mon¬
diale a atteint 100 millions de tonnes en
1986 dont 8,5 millions au Brésil, F'' pro¬
ducteur devant l’U.R.S.S., l’Inde, Cuba et
la France.
• En
Polynésie, la culture de la canne à
sucre
commença en 1818 sous la direction
de John *Gyles. Ce spécialiste venu de la
Jamaïque avait été invité à mettre en valeur
les terres de Moorea au profit de la
*mission protestante mais il se heurta à la
méfiance du roi Pômare IL L’expérience
fut poursuivie à Raiatea avec succès : la
population se lança également dans la
production de sucre et l’on commença à
exporter vers l’Australie en 1825. Cepen¬
dant les bénéfices étaient trop modestes
aux yeux des planteurs et la
production de
sucre resta une activité marginale
qui
anima un temps les districts de Papara et
de Moorea. A partir de 1880, la culture de
la
canne
à
sucre
retrouva
la faveur des
planteurs lorsque le boom cotonnier
s’essouffla. Dans l’Entre-deux-guerres, la
petite sucrerie tenue par des Chinois sur le
domaine d’*Atimaono livrait une produc¬
tion qui suffisait à alimenter la population
de Tahiti.
La culture de la canne a cependant décliné
après la 2‘-‘ Guerre mondiale et la totalité du
sucre consommé aujourd’hui est importée
de France, d’Australie et des États-Unis.
Les îles *Fidji sont, depuis 1870,1e F''pro¬
ducteur de sucre du Pacifique Sud. Leurs
exportations s’élèvent à 130 000 tonnes par
an et constituent une des principales
sources de devises de cet État.
directement aux associations et aux entre¬
prises ou transitent par des fonds spécia¬
lisés tels que le Fonds d’investissement et
de Développement économique et social
(F.I.D.E.S.), le Fonds intercommunal de
Péréquation (F.LP.), le Fonds d’Aide au
Développement des lies de Polynésie
(F.A.D.I.P.), le Fonds d’Entraide aux Iles
(F.E.l.)... ou par des organismes comme la
Caisse de soutien aux prix du coprah, le
*
Régime de Protection sociale en Milieu
rural (R.P.S.M.R.) ou 1’*Agence territo¬
riale pour la Reconstruction (A.T.R.).
Voir aussi
:
transfert.
SUEZ (El Suweis). Ville d’Égypte située
la rive nord de la mer Rouge, au fond
du golfe du même nom.
sur
canal de Suez. En 1856, l’ingénieur
français Ferdinand de *Lesseps obtint du
•
sultan Ismaïl une concession de terre entre
Port-Saïd et Suez afin d’y creuser un
transocéanique. Après bien des
péripéties politiques et techniques, la voie
d’eau fut inaugurée en 1869. L’économie de
trajet réalisée par rapport à la route du cap
de Bonne-Espérance explique l’impor¬
tance économique et stratégique du canal
*canal
Élément de la route des Indes, il
fut administré et contrôlé militairement
de Suez.
suc, nom masc. Liquide contenu dans les
tissus des espèces vivantes et qui en recèle
les éléments les plus substantiels :
la sève
des plantes par exemple ; les sucs favori¬
sant
l’assimilation des aliments
;
le
suc
gastrique et le suc pancréatique.
Au figuré : ce qui est essentiel.
sucre, nom masc. Glucide soluble, abon¬
dant dans certaines espèces végétales
comme
sucre,
la *canne à sucre, la betterave à
certains érables et palmiers. Ces
plantes sont pressées
ou
broyées et le
l’Angleterre jusqu’en 1956, date à
laquelle le président égyptien Nasser en
par
décida la nationalisation. Remis
en
état
après la “guerre des six jours” entre Israël
et l’Égypte, le canal de Suez est long de
161 km, large de 190 m, profond de
23,50 m. 11 permet le passage de navires de
250 000 tonnes, pour la plupart des pétro¬
liers reliant l’Europe au Golfe persique.
L’ouverture du canal permit à la compa¬
gnie des *Messageries maritimes de créer
des lignes en direction des ports français
d’Indochine et du Pacifique. Pendant de
SUFFRAGE
longues années, le Calédonien et le Tahi¬
tien relièrent ainsi Papeete et Nouméa à
Marseille en passant par Suez.
suffrage, nom masc. Acte par lequel on
exprime sa volonté ou son opinion dans
une délibération, une désignation ou une
^élection.
On distingue le suffrage direct et le suffrage
premier cas, l’électeur
vote lui-même pour le candidat qu’il a
indirect.
Dans le
choisi ; dans le deuxième cas, ce choix se
fait par des intermédiaires appelés parfois
grands électeurs.
On distingue également le suffrage univer¬
sel, qui intéresse tous les *citoyens, et le
suffrage censitaire réservé à une frange
plus ou moins large de la population en
fonction des impôts payés.
• En
Polynésie française, dans le cadre de
la constitution de la V® *République et du
*statut de 1984, les *députés et les conseil¬
lers à r*Assemblée territoriale sont élus au
suffrage universel direct, alors que le
*président du gouvernement du Territoire
et le *sénateur sont élus au suffrage
indirect, le premier par les membres de
l’Assemblée territoriale, le second par un
collège comprenant les conseillers territo¬
riaux et des délégués des *conseils muni¬
cipaux.
SUN YAT SEN (1866-1925). Homme
d’État chinois. Sun Yat Sen fut un des
leaders du mouvement d’opposition à
l’occupation étrangère de la *Chine.
Fondateur en 1894 de l’Association pour la
Régénération de la Chine qui, en 1912,
devint le *Kuo Min Tang, il fut élu
président de la République chinoise à la
suite de la révolution de 1911. Aussitôt
renversé par Yuan Tche Kai, il s’exila au
Japon jusqu’à la mort de son rival, en 1916.
En 1917, dans un pays écartelé par ses
divisions internes, il fonda, à *Canton, un
gouvernement militaire progressiste et
réussit à se faire nommer président en
1921. S’appuyant sur le Kuo Min Tang,
Sun Yat Sen
régénéré en 1923, Sun Yat Sen s’allia avec
le Parti communiste chinois (créé en 1921
par *Mao Tsé Toung). Cette association
entre nationalisme et communisme élargit
son audience populaire et lui permit de
s’imposer aux “Seigneurs de la guerre”.
Sun Yat Sen décéda peu après s’être rendu
maître
de
Pékin.
C’est
son
beau-frère,
Jiang Jieshi (*Tchang Kai Chek) qui lui
succéda. Sun Yat Sen est considéré comme
le père de la Chine moderne.
superstition,
nom
fém. Comportement
irrationnel vis-à-vis du sacré. Fait de croire
certains actes ou événements entraî¬
des conséquences bonnes ou mau¬
vaises d’une manière occulte et magique.
Fondée sur la crainte ou l’ignorance, la
que
nent
142
superstition s’accompagne de réactions ou
de rites propres à chaque événement :
éviter de passer sous une échelle, refuser de
s’asseoir à treize autour d’une table, faire
un vœu au
passage d’une étoile filante.
polynésienne recèle de nom¬
superstitions : laisser une lampe
allumée pour éloigner les tüpâpa'u, s’inter¬
dire (pour une femme) de planter ou de
• La tradition
breuses
cueillir à certains moments du cycle mens¬
truel, refuser de déplacer des liki ou des
pierres sacrées : «lorsqu’on détruisit, au
siècle dernier, le marae de Mataiea et qu’on
se servit des pierres pour construire çà et là
des soubassements de fare, on guetta avec
attention le châtiment céleste qui ne
manquerait pas de frapper les impudents»
(Daniel Mauer : “Aimer Tahiti”).
Voir aussi : magie, mana.
surf, nom masc. Sport originaire de
Polynésie orientale et de *Hawaï (J'a’ahe'e
na nia te tai) qui consiste à se laisser glisser
sur une vague déferlante en se servant
d’une planche. Désigne également la
planche.
• Le surf était couramment
pratiqué par les
Polynésiens à l’arrivée des découvreurs, au
XVIIP siècle. Interdit à Hawaï par les
missionnaires, car il se pratiquait nu, il y
réapparut vers 1900, puis se répandit en
Californie (1915) sous l’impulsion de Duke
Hahanamoku, un champion olympique de
natation. Par la suite, ce sport gagna
l’ensemble
du
Pacifique,
en
particulier
l’Australie. En 1936, il fit son apparition
sur la côte landaise. Les premiers cham¬
pionnats du monde amateurs eurent lieu en
1964 ; ils se doublèrent de championnats
professionnels à partir de 1976. Des cham¬
pionnats de France sont organisés depuis
1965. Les planches de surf se perfection¬
nèrent au fil des années. Elles furent dotées
d’une dérive, et le bois fit place à la fibre de
verre ou
•
à la mousse de plastique.
Le surf de compétition ne se développa
en Polynésie française qu’après 1966. Le 21
juin 1967, fut créé le premier club de surf (le
Tahiti Surf Club) et cette discipline prit
véritablement
son
essor
dans les années
1970. Les surfeurs tahitiens comptèrent dès
lors parmi les meilleurs Français, rempor¬
tant le titre de champion de France en 1971
(Henri Lucas), 1972 (Patrick Juventin),
1973 (Claude Laurent), 1976 et 1983
(Arsène Harehoe), 1984 (Vetea David). Ce
SURF
Polynésiens des îles Hawaï
glissant sur les vagues (gravure
Surf. 1.
missionnaire du début du XIX®
siècle). 2. Tau'ârearea attendant la
vague sur la côte sud de Tahiti.
3. Vetea David, surfeur
professionnel. 4. Groupe de
surfeurs sur une plage de Biarritz,
un des hauts lieux du surf dans le
monde. 5. Le surf, un des moyens
de calquer son mode de vie sur
celui de la jeunesse californienne
ou
hawaïenne. 6. Arsène Harehoe,
champion de France.
143
dernier a enlevé le titre de champion du
(Arsène Harehoe), 1984 (Vetea David). Ua
monde junior en
1986, et tente actuelle¬
ment une carrière professionnelle. En 1976
et en 1987, les championnats de France se
sont déroulés en Polynésie.
On peut pratiquer le surf toute l’année à
Tahiti : sur la côte est (Papenoo) en saison
chaude et sur la côte ouest (Papara) en
saison fraîche. C’est à Papara, à l’embou¬
chure de la Taharuu, que se trouvent les
bureaux de la Ligue de Surf, au sein d’un
petit complexe comprenant vestiaires,
tribunes, snack et divers aménagements
facilitant la pratique de ce sport. Ce
complexe fut mis en service à l’occasion des
championnats de France de 1987. Actuel¬
lement, 450 licenciés se répartissent en
10 clubs. Le président de la Ligue est
haru ato’a mai ho’i o Vetea David i te ti’araa
’aito no te ao taato’a nei no te mau taure’a i te
matahiti 1986, e i teie nei te tamata nei ’oia i te
rave tamau i teie tuhaa
professionnel^
7 te matahiti 1976 ra, ua tupu te mau tata’uraa
horue haru raa ’au’a no Farani i Porinetia nei.
E nehenehe te mau taata e faahee na ni’a i te
’iriatai i te matahiti taato ’a : i te pae hitia’a o te
ra
huru to ’eto ’e. Tei Papara te haamauraa hia te
pü ’ohipa a te Tomite o te Horue o Porinetia
nei, i te hiti o te muriavai no Taharuu, i reira
te paturaa hia te tahifare, e te
faanahonahoraa hia te tahi mau piha tauiraa
’ahu, te tahi mau vahi parahiraa na te mau
taata hi’opo’a e te mau taata mata’ita’i, te hoë
fare hoohoo raa maa e te tahi atu a mau
faanahonahoraa huru rau. Ua haamatahia i te
faa’ohipa teie nei fare no te horue i te mau
Paul Coulon.
body surfïng. Sport qui consiste à se faire
la plage par une vague défer¬
lante, sans aucun accessoire.
ramener vers
tata’uraa haruraa ti’araa ’aito no Farani i te
matahiti 1987 ra. E 450 ratou rahiraa feia
horue i te fenua nei, o te haa ra i roto i na
taatiraa 10 i roto i te Tomite Horue no
►
te horue (faahee raa na ni’a i te ’iriatai). Mai
Porinetia nei. O Paul Coulon te peretiteni no
Porinetia i te pae hitia ’a o te ra e mai te fenua
teie Tomite no te fenua nei.
Vaihi mai teie nei ’ohipa te ja matamua raa
mai, O te horue e a’ore ra te faahee raa na ni’a
i te ’iriatai, oia ho’i te faahee raa na ni’a i te
ho ’ê ’are miti ma te faa ’ohipa i te ho ’ë ’iri. I
rave maoro na te mau Ma ’ohi i taua ’ohipa ra i
Te vai ato ’a nei te tahi huru faaheeraa na ni’a i
te
surface, nom fém. Partie extérieure d’un
oia ho’i i te
corps. Limite entre deux plans ou deux
volumes : une surface de séparation.
haere mai ai. Ua
’opanihia teie nei ’ohipa i te fenua Vaihi e te
mau mitionare, i te mea e, e faahee ’ahu-ore
noa te mau taata i taua ’anotau ra i taua fenua
ra, e i te mau area matahiti 1900 ra teie ’ohipa
te rave faahou raa hia mai i te fenua Vaihi, a
haamata ato ’a hia ai i te rave i te reira ’ohipa i
te fenua Tarifonia (1915), i raro a’e i te
tutavaraa o te taata ra o Duke Hahanamoku,
’aito no te mau tata ’uraa no te ’ohipa ’auraa.
I
mûri mai, ua purara roa ato ’a teie nei ’ohipa
horue na roto i te mau fenua ato’a no Patifita
taeroa’tu i te fenua Auteraria. 1 te matahiti
1936, ua haamata ato’a hia teie te mau
e
faaheeraa na ni’a i te ’iriatai i te fenua Farani.
Ua tupu te mau tata’uraa matamua no te
’ohipa horue i te matahiti 1964, no te mau
taata e ’ere i te mea rave tamau famateursj, e
ua faanaho ato ’a hia to te mau feia rave tamau
fprofessionnelsj mai te matahiti 1976 mai â. E,
mai te matahiti 1965 mai a te tupuraa te mau
tata’uraa ’aito no Farani no teie ’ohipa horue.
Te haere noa ’tura te mau ’iri faahee raa i te
maita ’i raa na roto i te mau matahiti i haere
hia mai, e ua haamauhia te tahi ta’ere iti i raro
a’e, e mono roa hia mai nei te ’iri e teie tao’a ta
tepapa’a eparau ra e plastique.
/ Porinetia Farani nei, ua haamata mai te mau
tata’uraa horue i mûri mai i te matahiti 1966. I
te 21 no tiunu 1967 i haamauhia ai te taatiraa
matamua i te fenua nei no teie
Ressources pouvant servir de garantie :
surface financière.
• Surface
agricole utile(S.A.U.) ou, depuis
une
1963, superficie agricole utilisée. Expres¬
sion employée dans les statistiques agri¬
coles pour désigner la surface des terres
arables et des prairies et pâturages perma¬
-
bois, les landes
nents. En sont exclus les
improductives et les bâtiments d’exploita¬
tion. La S. A.U. représente 60% environ de
la superficie totale de la *Communauté
économique européenne. En France, ce
chiffre s’élève à 58 %, soit 317 000 km^
(35 % en cultures et 23 % en pâturages).
En Océanie, la S.A.U. représente 60,5 % de
la superficie totale, seulement 6 % en terres
cultivées mais 54,5 % en pâturages.
Limitée par des conditions naturelles diffi¬
ciles (fortes pentes des îles hautes, sable
corallien des atolls), la S.A.U. de la Poly¬
nésie française est beaucoup plus réduite,
d’autant que beaucoup de terres utilisables
(notamment dans les fonds de *vallées ou
sur les '^plateaux non désenclavés) ne sont
pas mises en valeur pour r*agriculture.
’ohipa horue (te
Tahiti Surf Club); e i te mau area matahiti
1970 teie mau tata’uraa te ravepapu raa hia. E
mai te reira ato’a taime te mau taure’are’a no
fenua nei te haruraa mai i te mau rë
faahiahia roa i rotopu i te mau taure’are’a
horue ato ’a o te fenua Farani e te tahi atu mau
fenua ’aihu ’araau a Farani : ’aito no Farani i te
matahiti 1971 (Henri Lucas), 1972 (Patrick
Juventin), 1973 (Claude Laurent), 1976 e 1983
te
’iriatai, te faaheeraa ïa i te tino ana ’e, aita e
’iri faaheeraa.
te tau a tae mai ai te mau ratere papaa
mau matahiti 1700 e
(Papenoo) i te mau area ava’e ve’ave’a e i te
pae to’o’a o te râ(Papara) i te mau area ava’e
•
matamua i teie mau pae fenua,
’ohipa (oia ho’i ei
Surmulet,
nom
masc:
*Poisson de la
pas confondre
appartient à la même
famille que le *Rouget de roche de Médi¬
terranée. Il est caractérisé par la présence,
sous la mâchoire inférieure, d’une paire de
barbillons qui lui permet de fouiller le sable
et la vase pour y dénicher les Crustacés et
famille des Mullidés à
avec
le *Mulet. 11
ne
SYDNEY
les Annélides dont il se nourrit. Il vit en
bancs et on le capture au filet.
•
En
ment
Polynésie, on en pêche .principale¬
de trois genres
:
Mulloïdichthys,
Parupeneus et Upeneus. On distingue le
Surmulet appât (vete) qui, à l’état jeune (5
à 8 cm), est le *’5uma utilisé pour la pêche
au vif en
lagon. Les adultes atteignent
25 cm de long et possèdent une tache sur le
côté.
Le Surmulet sans tache (tauo) ressemble
beaucoup au précédent avec la tache en
moins.
Le Surmulet bicolore
(kuo) est jaune et
rayé de plusieurs bandes bleues allant de la
tête à la queue et est abondant aux
Marquises. On peut citer encore le Barbil¬
lon rouge (ahuru ’ute’ute) ; le Barbillon
rayé (ahuru tore) ; le Barbillon cardinal
(ahuru paa) ; le Barbillon travesti (ahuru
haravai) ; le Poisson bouc (’âti’ati’a
upo’orahi) ; le Poisson chèvre (''ât/’at/’aj; et
le Poisson chèvre à queue rayée (f'aia).
SUVA. Capitale des îles *Fidji, située sur
la côte sud-est de Viti Levu. Fondée par
une décision administrative en 1877, la
ville s’organise encore selon le plan initial.
Le
quartier administratif et politique se
à l’extrémité est de l’avenue de
Victoria Parade et chaque ethnie (méla¬
trouve
nésienne, indienne, chinoise, européenne)
dispose de ses propres quartiers résiden-
tiels. La ville compte 7l 000 habitants,
mais l’agglomération atteint 150 000 hab.
(est. 1986).
Ville carrefour grâce à son port en eau
profonde et à l’aéroport de Nausori, Suva
est aussi une destination touristique et un
centre universitaire important avec l’Uni¬
versité du Pacifique Sud et l’École de
Médecine qui forment des cadres et des
spécialistes pour tous les archipels anglo¬
phones voisins.
Suzanne et le Pacifique. Romande Jean
Giraudoux paru en 1921 à Paris. L’ou¬
vrage conte l’histoire d’une jeune fille
naufragée qui échoue sur un atoll du
Pacifique. Elle y trouve un univers para¬
disiaque où la luxuriance de la végétation
et
l’amabilité des animaux doivent beau¬
coup à l’imagination de J. Giraudoux.
Quatorze ans après avoir écrit cette fugue
poétique, l’auteur se plaira encore à
prendre la *Nouvelle-Cythère pour cadre
de son “Supplément au voyage de Cook”,
pièce en un acte dont le héros est le
botaniste Joseph *Banks.
SYDNEY. Principale agglomération de la
côte orientale de l’* Australie, Sydney a été
fondée le 26 janvier 1788, à l’embouchure
de la rivière Paramatta. Celle-ci forme un
bras de mer aux dizaines de petites pres¬
qu’îles et de baies abritées.
James *Cook découvrit cet endroit le
29 avril 1770, quelques jours après avoir
•
accosté à *Botany
Bay. En 1788, le capi¬
taine Arthur Phillip y débarqua et trouva
qu’il s’agissait du «plus beau port du
monde dans lequel un millier de navires
pourraient trouver une sécurité totale». Le
plan d’eau avait été appelé Port Jackson
par James Cook ; A. Phillip donna à l’anse
où naquit la première agglomération
construite par les *convicts le nom de
Sydney Cove, en l’honneur de Lord
Sydney, secrétaire d’État à l’intérieur.
C’est vers 1810, lorsque l’Australie ne fut
plus considérée comme terre de relégation
mais comme une colonie, que Sydney prit
son essor. Le “camp” fit place à une belle
ville en pierre de taille qui s étoffa rapidement grâce à la découverte des mines d’or
10 port de Sydney à la fin du XIX®
siècle
Suva. 1. Palais du gouvernement.
2. Jeune Indienne au marché aux
légumes.
145
SYÉNITE
185I et au développement du commerce
de la laine à la fin du XIX*^ siècle.
en
•
Le port a toujours été le principal point
échanges de l’Australie avec l’exté¬
rieur et le lieu d’arrivée de tous les immi¬
des
grants. Son trafic atteignait 3l,6 millions
de tonnes
toutes les
sud
en 1983. La ville a crû dans
directions mais surtout du côté
où elle
a
rejoint Botany Bay. Elle
couvre avec ses banlieues
en
raison de
sa
plus de I 700 km-
structure
très aérée et
compte 3 204 000 habitants (1984). Le
quartier des affaires est resté dans la pres¬
qu’île initiale qui est entourée des docks de
Circular Quay, Walsh Bay et Darling
Harbour. La majeure partie des industries
est
concentrée dans la
zone
portuaire et
autour de Botany Bay. 11 s’agit du raffinage
pétrolier, des constructions navales, du
montage automobile et des industries
alimentaires.
Capitale de l’État de Nouvelle-Galles du
Sud, Sydney est aussi un centre culturel
important, réputé pour son université et
son opéra à l’architecture audacieuse.
syénite, nom fém. *Roche magmatique
^feldspath alcalin et néphéline,
mais dépourvue de quartz cristallisé. La
syénite se forme à partir d’un *magma à
une température d’environ 900".
En Polynésie, elle affleure sous forme de
*dykes plus ou moins larges (quelques
grenue, à
mètres) au cœur de la *caldeira.
SYLVAIN (Adolphe). Né à Paris en 1920,
Adolphe Sylvain fit, très jeune encore,
preuve d’une grande créativité. Après avoir
distingué pour la présentation d’une
de navire révolutionnaire au
concours Lépine de 1935, il s’orienta vers
une carrière d’ingénieur. Pendant la
2" Guerre mondiale, il quitta la France
occupée, rejoignit la 2" D.B. du maréchal
Leclerc, puis servit comme correspondant
de guerre en Indochine. En 1946, il débar¬
qua de l’aviso La Grandière à Papeete et
décida de s’y installer définitivement. Bon
musicien, il se passionna pour le folklore
polynésien, fut un des fondateurs de
*Radio-Tahiti et créa la première maison
de disques locale (Mareva). Il fut surtout le
plus grand photographe exerçant dans le
Territoire depuis 1945. La firme Pathé lui
ayant confié la “couverture” de l’actualité
été
maquette
Sydney. 1. L'opéra, œuvre de
l'architecte danois J. Utzon.
2. La cathédrale : Sydney est
le siège d'un archevêché
catholique. 3. Les installations
portuaires et le quartier des
affaires.
locale, il réalisa de nombreux reportages
(sur l’arrivée du *Kon Tiki, l’enterrement
d’Alain *Gerbault, les visites des nom¬
breuses personnalités du monde de la
politique et des arts...). Il était et reste aussi
un
portraitiste de talent. Malheureuse¬
ment, le fonds considérable de ‘“photo¬
graphies qu’il avait constitué disparut dans
l’incendie du bloc Vaima en 1969. Il pour¬
néanmoins son œuvre photogra¬
phique et cinématographique en collabo¬
ration avec son fils, Teva Sylvain.
suivit
146
SYLVAIN
Adolphe Sylvain. 1. Photographe
des plateaux de cinéma : scène des
“Révoltés de la Bounty" (1960).
2, 4, 5. Promoteur d’une certaine
image de la Polynésie : vahiné et
douceur de vivre à Tahiti au cours
des années 50 et 60.3 et 6. Témoin
de l’actualité : séjour de l’actrice
Martine Carol ; visite du général
de Gaulle en
Polynésie en 1956.
147
SYLVICULTURE
sylviculture, nom fém. Technique d’en¬
courant,
liège... ainsi qu’à la sauvegarde des massifs
type d’organisations, les syndicalistes se
Voir aussi : arboriculture, arbre, pépinière,
tions de travail (horaires, sécurité, hygiène)
et le niveau des rémunérations, de défendre
tretien et d’exploitation des forêts qui vise
à la production de *bois, de *résine, de
forestiers.
gnement de la Torah.
• Il existe une
petite communauté israélite
Polynésie, qui, attachée à ses traditions,
s’est réunie pendant de nombreuses années
en
une maison de Punaauia afin d’y
réciter les prières liturgiques. En 1988, une
dans
synagogue de Punaauia
petite synagogue a été construite dans la
même commune. Le culte et l’enseigne¬
ment religieux y sont désormais organisés
sous
Les principaux syndicats
de Poiynésie française.
Nombre de délégués élus,
en
fonction du nombre de voix
obtenues par chaque syndicat
aux élections professionnelles
de 1987.
l’autorité d’un rabbin.
synclinal, nom masc. et adj. Pli affectant
une
ou
plusieurs couches de *roches et
dont la concavité est tournée vers le haut.
Une coulée de lave ayant occupé une vallée
peut adopter une forme synclinale en se
refroidissant.
Voir aussi : anticlinal.
donnent pour tâche d’améliorer les condi¬
l’emploi, de gérer les œuvres sociales de
l’entreprise, de représenter les travailleurs
auprès des pouvoirs publics et au sein des
tribunaux du travail.
Le syndicalisme est né au XIX^ siècle de
la solidarité ouvrière face aux difficultés de
•
la vie quotidienne et au pouvoir patronal.
L’organisation des travailleurs se fit essen¬
tiellement dans un cadre national après
U.T.T.IL
C.S.E.S.
U.S.P.E.P.
A TIA 1 MUA
C.S.I.P.
S.G.M,
F.I.S.T.
S.P.S.S.P.
U.T.E.P.
S.G.C.B.T.
S.T.M.
S.E.P.
S.N.E.C.
S.P.S.M.A.
S.N.I.
F.O.
337
239
117
37
33
33
30
28
17
17
3
les Trade Unions en Angleterre, la Fédéra¬
tion américaine du Travail aux États-Unis
et la Confédération générale du Travail en
France. De nombreux autres syndicats
naquirent au XX^ siècle lorsque appa¬
rurent de nouveaux courants politiques et
de
3
3
plusieurs doctrines qui donne naissance à
un courant de pensée souvent peu cohé¬
rent.
En Polynésie,
mouvement
la secte *Mamaia fut un
religieux syncrétiste qui asso¬
ciait au début du X1X'= siècle des formes du
culte chrétien (lectures de la Bible, longues
prières...) avec des comportements de
l’ancienne société des *arioi.
1
1
1
syndicat, nom masc. Fonction assumée
par le représentant (le syndic) d’une
communauté. Association de personnes
cherchant à défendre des intérêts
manifestation syndicale à Papeete
secteurs
d’activités écono¬
Les
organisations patronales ont été
fondées au cours des années 1950 et 1960
dans les secteurs du bâtiment et des
publics, de l’agriculture, du
tourisme, de l’élevage et de la pêche. En
1979, 80 syndicats professionnels étaient
regroupés au sein de la Confédération
syndicale interprofessionnelle, de l’Union
polynésienne de l’Hôtellerie, de la Fédéra¬
tion polynésienne de rHôtellerie et des
Industries touristiques et de la Confédé¬
travaux
ration des Associations et
3
2
nouveaux
miques.
• En
Polynésie, les syndicats ne furent
créés qu’au lendemain de la Seconde
Guerre mondiale.
syncrétisme, nom masc. Réunion de
•
Internationale du Travail
1876. Les principaux syndicats furent
l’échec de la
en
-
F.S.P.F.
U.S.A.T.P.
regrou¬
employés, des fonctionnaires... Dans ce
reboisement.
synagogue, nom fém. Communauté de
fidèles dans la religion juive. Temple
consacré au culte Israélite et à l’ensei¬
syndicat professionnel
pant des patrons ou des ouvriers, des
com¬
muns : syndicat de communes, de proprié¬
taires d’un immeuble et, dans le sens le plus
Syndicats
patronaux de Polynésie française. Cette
dernière
organisation prit le nom de
*Conseil des Employeurs en 1983 et fédéra
syndicats ce qui lui permit
comme l’organe le plus
représentatif du monde patronal et donc
d’occuper le siège réservé au patronat dans
les différentes négociations. En 1984, une
nouvelle organisation est apparue, la
Confédération générale des Petites et
Moyennes Entreprises de Polynésie fran¬
çaise. Elle ne s’adresse qu’aux entrepre¬
neurs ayant moins de 100 employés et
comme elle n’aligne pas toujours ses
positions sur celles du Conseil des Em¬
ployeurs, le débat social s’en trouve
de
nouveaux
d’être considérée
sensiblement modifié.
-
Les
syndicats de travailleurs ont une
histoire plus complexe. Nés de l’initiative
de syndicalistes expatriés et de leaders du
•
Rassemblement démocratique des Popu¬
lations tahitiennes, parti autonomiste, les
syndicats se regroupèrent au sein de deux
centrales : l’Union des Syndicats tahitiens
( 1947) et la Confédération des Travailleurs
chrétiens du Pacifique (1956). Après
plusieurs conflits du travail relativement
durs, tels que la grève des dockers de 1951
148
des employés de la Compagnie
française des Phosphates de l’Océanie
(1953), les syndicats obtinrent la promul¬
gation d’un *code du travail (1952), la
et celle
création d’une caisse de *prestations fami¬
liales (1956) et de l’Office de la maind’œuvre en 1957. Au cours des deux
décennies suivantes, l’essor rapide du
salariat et des professions du secteur
tertiaire a provoqué d’importantes res¬
tructurations dans le monde syndical et
ce d’autant
plus que la classe politique
connaissait elle-même des reclassements
incessants. La Fédération des Syndicats de
Polynésie française (F.S.P.F.), créée en
1962, et le Syndicat autonome des Travail¬
leurs polynésiens (S.A.T.P.), né en 1958,
remplacèrent les deux anciennes centrales.
Ils obtinrent notamment l’alignement des
“salaires de la fonction publique territo¬
riale
syphilis, nom fém. “Maladie infectieuse,
sexuellement transmissible, provoquée par
une
bactérie
appelée tréponème pâle.
L’incubation dure environ un mois, puis la
maladie se traduit par une ulcération (ou
chancre) des organes génitaux. Non trai¬
tée, la syphilis peut avoir des effets plus
graves tels que des lésions viscérales et
nerveuses pouvant entraîner la folle et la
mort.
• En
Polynésie, la syphilis était semble-t-il
inconnue avant l’arrivée des Européens. Ce
sont
probablement
les
équipages de
“Mendana aux Marquises et de “Wallis à
Tahiti qui ont transmis cette maladie aux
populations locales. Elle fut dénommée
tona, ce qui signifie également verrue,
boutonneux. Dans sa forme primaire, la
syphilis pouvait être soignée avec un
remède à base de jus de ha’eha'a, petite
des “fonctionnaires expa¬
herbe rampante poussant dans les endroits
ombragés. Cette maladie fit néanmoins de
terribles ravages et contribua à la “dépo¬
pulation des îles au début du XIX= siècle.
la Confédération des Syndicats indépen¬
dants de Polynésie (C.S.l.P.) en 1980,
l’Union des Travailleurs de Tahiti et des
système, nom masc. Ensemble d’éléments
sur
ceux
triés, mais, en refusant de prendre parti
contre le “Centre d’Expérimentation du
Pacifique, ils suscitèrent la naissance de
nouveaux syndicats autonomistes tels que
lies (l’U.T.T.lL.) en 1984 et ATia iMuaen
1985. Ces organisations, très combattives,
multipliées à la faveur de tensions
sociales aggravées, témoins la grève de
l’hôtellerie de 1983 et les grèves des
se
sont
dockers de 1986 et 1987.
ayant des relations organisées. Ensemble
de notions, de principes formant un tout
cohérent. Groupe d’organes concourant à
la même fonction.
•
système solaire. Ensemble composé de
neuf “planètes principales gravitant autour
du “soleil ; Mercure, Vénus, la “Terre,
Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune,
Pluton. Le système solaire fait partie de la
synode, nom masc. Assemblée de mem¬
bres du “clergé réunie par un “évêque pour
régler certaines questions relatives à la vie
du “diocèse.
• En
1970 et en 1973, deux synodes ont été
organisés dans le diocèse de Papeete par
Mgr Michel “Coppenrath. Grâce à l’expé¬
rience du père Xavier Baronnet, ces assem¬
blées synodales furent des moyens
privi¬
légiés pour assurer la mutation de 1’“ Eglise
catholique polynésienne. Celle-là était
nécessaire compte tenu des transforma¬
tions économiques, sociales et culturelles
survenues
depuis 1960. Sept commissions
ont réfléchi sur l’action à mener en matière
familiale, d’épanouissement de la
jeunesse, de communication sociale, de
liturgie, d’animation diocésaine, d’adapta¬
tion à la géographie des “paroisses. L’éten¬
due des problèmes soulevés avait été telle
que la tenue d’un deuxième synode était
devenue indispensable en 1973 ; elle fut
suivie d’une révision apostolique en 1978.
Cette année-là, Mgr “Le Cleac’h organisa
le premier synode des îles Marquises pour
évoquer les mêmes questions dans son
propre diocèse. Depuis, deux organes
permanents ont été créés pour assister les
responsables religieux dans leur action
quotidienne : le conseil presbytéral, formé
de clercs, et le conseil pastoral qui associe
les représentants des laïcs à ceux des
de vie
religieux.
“galaxie de la Voie lactée qui compte
environ un million d’autres systèmes
solaires. Notre système est animé de
mouvements de trois ordres : un déplace¬
ment global au sein de la galaxie à la vitesse
de 20 km par seconde, une “révolution
sidérale décrite par chaque planète (à des
vitesses différentes pour
chacijne d’elles)
sur une orbite
elliptique autour du soleil,
une “rotation de. chaque planète sur ellemême.
L’origine du système solaire est mal
Des savants ont supposé la con¬
traction d’un gigantesque nuage de gaz et
de poussières en un soleil central et ses
connue.
satellites. D’autres ont émis l’idée d’une
collision entre le soleil et une autre “étoile
l’existence de deux soleils dont l’un se
serait désintégré en donnant naissance aux
ou
planètes.
système de cultures. Association de
plantes cultivées sur différentes “parcelles
et en “assolements adaptés à la topogra¬
phie, à la nature des sols et au climat. Dans
les régions méditerranéennes, le système de
cultures traditionnel associait le blé, la
vigne et l’olivier.
Dans la Polynésie ancienne, les sols
humides recevaient les *taro et les * ’ape, les
sols profonds de bas de versant les bou¬
tures de “patates douces et d’“ignames et
les terrains situés près des habitations des
“bananiers et des rejets d’“arbre à pain.
•
système électoral voir suffrage.
•
T.A.A.F. voir Terres australes et antarc¬
tiques françaises.
TAAONE. Quartier de *Pirae qui s’étend
de part et d’autre de l’avenue du général de
Gaulle et jusqu’à la baie du même nom.
Au X1X‘= et au début du XX' siècle, Taaone
fut divisé en plusieurs grands domaines
agricoles consacrés à la culture de la canne
sucre et à l’élevage sous cocoteraie ;
Emmanuel *Rougier, ancien abbé et riche
planteur, y habitait une magnifique de¬
à
meure
coloniale.
Au début des années soixante, le ministère
de la Défense y établit le quartier général
d’Expérimentation du Paci¬
fique, des lotissements résidentiels et
r*hôpital Jean Prince, Quartier aéré et
du *Centre
moderne, Taaone accueille aussi une cité
scolaire, la salle Aorai Tini Hau et un
centre artisanal.
ta’ape. Luijanus kasmira. Poisson éga¬
lement appelé Perche, de couleur générale
jaune, au ventre légèrement rosé, rayé dans
le sens de la longueur par des traits bleus. 11
vit en bancs à des profondeurs d’environ
30 m et mange un peu de tout ; Poissons,
Crustacés et déchets. 11 ne dépasse pas
30 cm de long et on le capture générale¬
ment à la ligne de fond.
et les autres dieux.
tous les êtres
Puis il créa l’homme et
vivants. Les sommets et les
grands amas rocheux dégagés par l’éro¬
sion, ainsi que la baleine dans l’océan
étaient considérés comme les incarnations
de Ta’aroa.
►
TA’AROA. '0 Ta'aroa i te ta'ata tahiti, ’o
Tangaroa i tepa’umotu. Iroto i te orara’a ’e te
’o Ta'aroa te
peu ha’amorira’a a te ma’ohi,
Te aura’a o teie i’oa, te atua
hô’ë ’oia tei ’ite ’e tei aravehi i te mau mea
atua O te ma’ohi.
ato’a. I roto i te mau fenua Totaiete,
’ua riro ’o
Ta ’aroa ’ei atua mana hope, tei rahu ’e tei
hamani i teie ao ’e ’oia tei fânau ite atua ra ia
’Oro te fatu o te moana.
Iroto i teputa a Teuira Henry, tefa’a’itehia ra
te
pehepehe ’o Ta ’aroa mai te tau ’auiui mai
’oia te vai ra ’e e vai a, ’o Ta ’aroa rahi, ’ua riro
TA’AROA
Tangaroa aux Tuamotu.
*Dieu principal de l’ancienne *religion
polynésienne. Son nom signifie “l’unique”.
Invoqué dans les îles de la Société et aux
Tuamotu, il était le dieu suprême, créateur
de tous les autres dieux, père d’*Oro et
maître de l’océan. Teuira Henry rapporte
le chant de la Création du monde, qui
ou
débute ainsi : «Ta’aroa était l’ancêtre de
tous les dieux. Il créa tout. Depuis des
temps immémoriaux existait le grand
développa lui-même
dans la solitude ; il était son propre parent,
n’ayant ni père, ni mère». Les anciens Poly¬
nésiens se l’imaginaient sorti d’une immense coquille d’œuf pour créer l’univers
Ta’aroa. Ta’aroa
enceinte du marae Taata (Tahiti)
se
’oia ’ei metua nona iho ’aore e pa ’ino
patea ’ino.
’aore e
Te parau ra te hui tupuna, mai roto mai ’o
Ta ’aroa i tona ’apu, tei vetevete maitehia e ana
iho, pu mai ai ’oia i te ao. ’Ua rahu ’o Ta ’aroa
i te mea ora ato ’a na reira ato ’a i te ta ’ata. Te
tohora o te moana, ’ua riro ia ’ei hi’ora’a no
Ta’aroa, ’oia ho’i te taura.
+«n.î)p^ .
TAATA. *Site archéologique deTahiti, au
P.K. 19, côté montagne, sur la côte ouest, à
la limite des communes de Punaauia et de
Paea. L’ensemble comporte un des *riiarae
historiques les plus importants de l’île. Les
travaux archéologiques et les restaurations
de J. Garanger en 1973 ont remis en valeur
ensemble de trois marae et une *plateforme de conseil. Sous les vestiges de
un
l’ancien
*ahu à trois
degrés du
marae
central, deux autres ahu simples de deux
périodes différentes ont été retrouvés,
marquant l’ancienneté et l’importance du
marae. D’après Henry Adams, le marae
Taata était sous le contrôle de trois chef¬
feries
dont
XVIIL
siècle)
titulaires étaient (fin
«Pouira, le Tevahitua i
Patea ; Tetooha, le Taura atua i Patea ;
Punaaitua». Le premier ari'iest plus connu
les
:
sous le nom de *Amo et le second sous
celui de *Tati “le Grand”.
►
TA’ATA. Tei tepae to’o’a-o-te-ra te marae
Ta ’ata, tei te mata ’eina ’a ’o Paea, piri mai i te
’oti’a no Punaauia.
’Ua riro te marae Ta ’ata, ’ei marae parau rahi i
roto i te parau no
150
Tahiti. Na roto i te ’ohipa i
TABOURET
ravehia e J. Garanger ’e tona mau ta’ata i te
malahiti 1973, ’ua ’itehia e 3 ahu marae ’eho'ë
pa ’epa ’e no te ha 'api 'ira 'a. I raro a ’e i te mau
toetoe ’a o te ’ahu marae tahito, e 3 tahua to t^
marae
metua.
pü, e 2 tau ahu huru ’âpi a’e i te ahu
E ta’a maita’ihia, te ta’a'ëra’a te tau i
roto i te ahura’ahia: ho’ëmea tahito roa
’e te
lahi mea ’âpi roa. Mai te mea ra ë, ’o Atahuru
te i’oa mâtâmua o te marae Ta’ata ’oia ato’a te
marae e
vai ra i te otu’e ’o Paea te marae Nari'i
i Utu’aimahurau i te otu’e ra i mua noa a’e i te
pu rima ’i ra
’o Irihonu.
Nâ te mau tahua o te atua ra ’o ’Oro no te
Taputapuatea (Tautira) i ha’amau i te
Nari’i Utu’aimahurau. Te marae Ta’ata
ra nômua roa atu a ia, hou te ha’amorira’a ia
’Oro. Nâ marae tei ma’irihia ’o Atahuru, no te
marae
marae
tâtuha’ara’a tahito ia ’o Tahiti ’oia te
mata’eina’a ra ’o Te Oropa’a tei row i reira nâ
’oire ’âpi ’o Puna ’auia ’e ’o Paea no teie
mahana.
taatahiara. Dicrocephalia latifolia ou
Dicrocephalia integrifolia. Plante her¬
tablettes gravées voir rongo rongo.
tabou voir tapu.
Tabou ou Tabu. Film réalisé à Bora Bora
1928-1929
par
F. *Murnau et
J. *Flaherty, et qui compte parmi les chefsd’œuvre du *cinéma muet.
en
Le scénario conte l’histoire de
Matahi,
jeune pêcheur de perles, et de Reri, une
jolie vahiné, entre lesquels l’amour se
révèle impossible du fait d’un interdit
religieux, un *tapu. Le film sert de prétexte
à la découverte de la Polynésie de l’époque
(scènes de vie quotidienne, dé pêche, de
marché...). Il révéla le talent d’Anna
Chevalier (Reri) qui poursuivit jusqu’en
1939 une carrière cinématographique aux
États-Unis. 11 donna aussi à Tony
*Bambridge, qui participa à sa réalisation,
le goût du cinéma qu’il servit ensuite avec
passion.
bacée de la famille des Composées, très
utilisée dans la médecine traditionnelle
tahitienne et cultivée dans les jardins. On
le tahu’a, gardien du tabou :
scène du film de F. Murnau
emploie les infusions de feuilles et de fleurs
pour traiter les troubles gastriques et intes¬
tinaux : coliques, vomissements, indiges¬
tion. Elle entre dans la composition des
recettes permettant le traitement des con¬
vulsions, de la goutte, des états fébriles, de
l’insuffisance hépatique, de la grippe, de la
tuberculose, de la toux, des bronchites, et
des infections urinaires.
TAATARri A TARAIPA voir Taraipa.
Taatira Polynesia (ou Taatira Porinetia)
(l’Union pour la Polynésie). *Parti poli¬
tique créé en avril 1977 par Arthur Chung,
peu avant les *élections territoriales qui se
déroulèrent en mai et permirent au nou¬
veau parti de recueillir 2 208 voix et
d’enlever 1 siège (Arthur Chung). Le
Taatira conserva son audience et son siège
élections de 1982 et de 1986. En 1986, il
fit campagne avec le *EIere Ai’a dont il
aux
épouse la plupart des orientations. Le
Taatira, qui trouve son électorat chez les
petits artisans et commerçants chinois, se
défend cependant d’être un parti chinois.
Les bases de sa doctrine ont été définies dès
1977 : «participer à la gestion du Territoire
en
respectant les principes démocrati¬
tabouret, nom masc. Petit siège à quatre
pieds, sans bras ni dossier.
Tahitien
; nohoraa. Paumotu :
nohoga
nohoraga. Dans son ouvrage “A la
Recherche de la Polynésie d’autrefois”,
W. *Ellis rapporte qu’autrefois, les Poly¬
nésiens se «servaient parfois d’un siège
qu’ils appellent iri ou nohoraa. Celui-ci
ressemble par sa forme à l’oreiller (*appuitête) et, bien que beaucoup plus grand, est
fait aussi d’une seule pièce de bois. Le
tâmanu est le plus souvent choisi pour
cet usage. L’Vr; était finement poli et son
bois s’apparentait par son grain et sa
couleur aux plus belles espèces d’acajou.
Bien que sans sculpture et sans ornement,
c’était une jolie pièce d’ameublement dans
l’habitation d’un chef. La taille de ce siège
•
ou
ques... défendre les droits et les intérêts de
chacun dans une société pluraliste...
œuvrer
dans le cadre de la
République
française pour un *statut évolutif du
Territoire de la Polynésie française». Son
président est toujours Arthur Chung.
Tabac voir 'ava'ava.
table voir pâpâhia.
le tabouret d'Omai
151
TAEA
indiquait souvent le rang de l’hôte ». Le
TA’ERO. Aux Tuamotu : Fatu nga rue.
*prestige et pouvait servir dans la cour des
marae pendant les cérémonies. ♦Ornai, qui
accompagna James Cook en Angleterre,
ne se sépara pas de son tabouret et celui-ci,
rendu célèbre par un tableau où Ornai le
tient au bras, fut acquis par le *Musée de
proche du Soleil. Son nom signifie “ivre”,
probablement par allusion au mouvement
de la planète qui se déplace rapidement
d’un côté à l’autre du soleil. Les Polyné¬
tabouret était pour les chefs un objet de
Tahiti en 1986 lors d’une vente aux
enchères à Londres.
►
nohora’a, vaira’a tohe. I teie tau 'api e
parahira’a te i'oa. I mua ra e nohora’a ta te
ta’ata tahiti eparau, ta tepa’umotu e nohoga
’aore ra e nohoraga. E parau ato ’a te tahi pae e
’iri tohe, e vaira’a tohe. ’Ua fatata nqa te huru
O te nohora’a (iri tohe) i te turu’a ma’ohi. E
tao ’a parau rahi teie i te mâtâmua no te mau
_
’oro ’a marae, no te mea te tao ’a teie e
ta’ita’ihia e te tahu’a i ni’a i te marae ia tupu te
mau
oro’a rarahi. Te ’iri tohe (te nohora’a) ’o
Ornai tei riro ’ei tao'a faufa’a ’aita e ma’iri te_
vaira’a tohe ’o Ornai i tôna ato’a mau tere nâ
mûri ia James Cook.
Te vai nei te ho’êhoho’apeni i to Ornai te ti’a
tôna nohora ’a i raro
i te ’e ’e. ’Ua ho ’i mai taua tao ’a ra i Tahiti
noa ra, mau noa mai ai
a ’e
nei i te matahiti 1986 i mûri a’e i te ho’o
paiera ’a i tupu i Ronetona.
tâea. Lutjanus gibbus. Poisson également
appelé Perche pagaie. De couleur café au
lait avec des nageoires jaune clair, elle
prend une teinte saumonée après capture.
Sa taille peut atteindre 50 cm pour un
poids de 4 kg. Il arrive de la rencontrer en
bancs importants dans les baies des îles
hautes, les passes et les lagons des atolls.
Poisson carnivore très friand de Crustacés
et de Mollusques, sa chair est assez souvent
empoisonnée.
* Atoll
TAENGA.
des
*Tuamotu
du
16° 22’ sud et 143° H’
ouest. Allongée sur 25 km du nord-ouest
au sud-est, l’île est accessible par la passe de
Tiritepakau près de laquelle se trouve le
village de Fenuaparea. Taenga a été
découvert en 1820 par *Bellingshausen.
Peuplé de 49 habitants (1983), Taenga
appartient à la commune de Makemo.
Centre situé par
tafifi
(herbier de l’O.R.S.T.O.M.)
Nom donné à la planète Mercure, la plus
siens en avaient fait une divinité compa¬
rable à Bacchus,
dieu de l’ivresse dans
l’Antiquité grecque.
TAFAI. Héros légendaire de Tahiti, origi¬
naire de
♦Haapape (Mahina) et célèbre
pour sa force, son habileté et sa générosité.
C’est à lui qu’on attribue la naissance des
Tuamotu et des îles Hawaï, tirées une à une
du fond de l’océan à l’aide d’une ligne en
ro'a. Tafai est aussi connu pour ses exploits
accomplis à Hawaï. Ses cousins et luimême, prétendants de la princesse
Teuraiterai, durent affronter plusieurs
épreuves. Tafai fut le seul à triompher de
l’arbre-pieuvre possédé du démon, et de
Moiri, le sanglier mangeur d’hommes. Les
Tahitiens se jugèrent cependant offensés
par des épreuves aussi difficiles ; ils déci¬
dèrent de rentrer et d’épouser des jèunes
filles de leur pays. Tafai prit ainsi pour
femme la jeune cheffesse du nord de Tahiti,
Hina. Au retour d’un long voyage, Tafai
eut la douleur de retrouver son épouse
morte. Il partit à la poursuite de son âme, à
la pointe *Tataa, au M‘ ♦Rotui de Moorea
au M‘ *Temehani de Raiatea. Là, il
réussit à attraper Hina par les cheveux et à
lui redonner vie avant qu’elle ne s’envole
et
pour le Paradis.
►
TAFAI. Te ’aito tuiro’a rahi ’o Tafa’i no te
a’ai nô Tahiti. NôHa’apape (Mahina) ho’i
’oia, ’ua ’i ’o Tafa ’i i te ’ite ’e te puai ’e te
rimahere. Iroto i te ’a’amu ’o Tahiti, nana i hi
mai i te mau motu Tuamotu ’e te mau fenua
Vaihi tôna i ’ume ri’iri’i mai mai raro mai i te
moana e ro ’a tana ’anave. ’O Tafa ’i tei ’aro atu
i te fe’e varua ino, te pua’a oviri ra
’o Mo’iri.
’Ua ta’oto atu ’oia i te vahiné ra ’o Hina, a ta’a
noa atu ai te tahi mau vahiné na mua alu mai
te purotu ra
’o Te ’uraitera ’i.
‘Ta ho’i mai ’o Tafa’i nâ te ho’ë tere i tona,
’ua
’uapohe tâna vahiné
’o Hina, inaha ’ua tapapa atu ra nâ mûri i te
oto roa
varua
’oia i te ’itera’a e,
’o Hina ’e tae roa atu i te ’otu’e o Tata’a,
mai reira i Rotui (Mo’orea) i reira haere roa e,
'la tae te varua ’o Hina i
Temehani, tae ato ’a atu ’o Tafa ’i i reira ’e ’ua
i Temehani (Raiatea).
143"
Taenga
haru mai (’ua popo ’i) i te varua ’o Hina nô te
fa ’aho ’i mai iana i te ao nei hou a rere roa atu
ai i le ao mure ’ore tei parauhia ’o te parataito
’o Rohutu no ’ano ’a.
MAPERE
;
FATUIA
TETONU
’
Passe
.
TEU rUGA
TERITEPAKAU
TEAHURAGI■
0
20 km
tafano voir kahaia.
tâfifi. Terme polynésien désignant plu¬
plantes ayant le port de lianes. Il
peut s’agir du Jasmin sauvage (Jasminum
didynum, pitale ’ôviri ou tiatia mana),
sieurs
espèce propre au Pacifique ; ou encore
d’Alyxia scandens ou Morinda umbellata
forsteri.
152
TAHAA
nager l’espace dans la mesure où ils sont
distribués de part et d’autre d’une allée
TAHAA. *lle Sous-le-*Vent située à
230 km à l’ouest de Tahiti, dans le même
marquée de pierres levées.
Au XVIIP et au XIX'’ siècle, Tahaa fut
l’objet de rivalités entre les rois de Bora
Bora et de Raiatea. Elle fut conquise vers
1770 par *Tapoa
de Bora Bora mais
récupérée par *Tamatoa III en 1818. La
conversion de la population au protestan¬
tisme commença en 1822, date à laquelle le
pasteur Robert Bourne fonda la station
missionnaire de Vaitoare, seule agglomé¬
lagon que l’île de *Raiatea.
présente une
forme générale circulaire mais profon¬
dément échancrée par les quatre grandes
baies de Faaaha, *Haamene, Apu et
Hurepiti. L’île culmine au M‘ Ohiri (590 m)
et correspond à un ancien volcan de
formation complexe. L’édifice principal
s’est effondré en plusieurs endroits (occu¬
pés aujourd’hui par les baies) et a connu
une nouvelle phase d’activité au cours de
laquelle sont apparus plusieurs cônes
secondaires : ceux de Pahure, de Vaitoare
et du M‘ Oohai par exemple.
• L’étroitesse des plaines et la relative
sécheresse de la côte ouest expliquent
probablement la plus grande richesse du
littoral oriental en *sites archéologiques.
Ceux-ci ont été étudiés par le professeur
K. *Emory en 1925, puis en 1960 en colla¬
•
Tahaa eoüvre 88 km^ et
ration de Tahaa au début du XIX'= siècle.
C’est dans cette localité que fut installée
rTnstitution de Tahaa”, sorte de '"sémi¬
naire qui forma de nombreux évangélistes
pour les autres archipels du Pacifique Sud.
Sur le plan politique, la convention de
signée par l’Angleterre et la
France en 1847 garantissait l’indépendance
“"Jarnac
des îles Sous-le-Vent. Tahaa obtint égale¬
ment une certaine autonomie par rapport à
Raiatea à la suite d’une révolte généralisée
chefs
contre
le despotisme de
boration avec Y. *Sinoto. Ils font actuelle¬
ment l’objet d’un *inventaire complet par
le
des
Département d’Archéologie du Centre
des Sciences humaines de Papeete. 44 sites
représentant 125 structures ont été identi¬
fiés, parfois sous les eaux du lagon car la
subsidence de l’île a entraîné l’immersion
des remblais que les anciens Polynésiens
avaient dû réaliser pour compenser l’étroi¬
tesse de la plaine côtière. Les deux princi¬
les baies de
Le premier
comprend trois *marae, dont l’un possède
un *ahu de 20 m de longueur, et le second
cinq marae et de nombreux *pa’epa’e qui
témoignent d’une certaine volonté d’amé¬
paux sites se trouvent dans
Vaimai (Hipu) et de Mao.
jtij-''—'''
motu
Poaraara
lutu
0
ô"""oo:
Tahaa
Rauoi
baie
PATIO
baie
Pahune
Pueheru/
baie
Faahue
HIPU
MURIFENU^
M' Mauaroa
môtLry
418 m
Tautau
FAAAHA^
HAAMENE
passe Toahotu
7
motu
Toahotu
M' Fareura
458 m
Village de Tahaa : carte
postale éditée vers 1912 d’après
Tahaa. 1.
POUTORU
Toapuh
VAITOARE
un
cliché de Lucien Gauthier.
2. Baie de Haamene.
Toamaro
153
TAHANEA
*Tamatoa V. Nouvel enjeu des grandes
puissances, l’île fut annexée en 1888 par la
France et soumise en 1897 à l’issue de la
*guerre des îles Sous-le-Vent.
•
A l’écart des routes maritimes et des
centres
Tahara'a. 1. LecolduTahara’avers
1860.2. Vue aérienne de l’hôtel
Tahara a et de ses dépendances.
plus actifs, Tahaa n’a guère
les
développé d’activités productives autres
que l’agriculture ou la pêche. En 1983,
457 actifs
sur
sommet du versant
sud
se
trouve un
belvédère autrefois connu sous le nom de
“banc du gouverneur”.
A proximité, l’hôtel Tahara’a plaque ses
dix étages audacieusement dessinés contre
la falaise. Achevé
en
1969, il comprend
203 chambres de grand standing.
785 étaient classés dans le
secteur primaire. A la récolte du coprah et
maraîchage sont venus s’ajouter récem¬
reboisement de plus de 700 hec¬
tares de versants et un essor rapide de la
culture de la vanille.
L’île comptait
ment le
3 751 habitants en 1983 dont 830 au chef-
lieu, *Patio. La croissance démographique
lente, trois fois moindre que celle du
Territoire en raison d’un important exode
reste
rural vers Tahiti.
TAHANEA. *Atoll des *Tuamotu de
l’Ouest situé par
16° 50’ sud et 144° 45’
Allongé sur 50 km d’ouest en est et
large de 20 km, son lagon communique
avec l’océan par deux passes rapprochées
ouest.
P» KATIKITIKI
FARAKAO
^
KOMONIHI
V,
^
passes
MOTUPUAPUA
MANINO
'.>-^TA0
KOMOIVA »
TENAEREROA
«
,
'S-
Q
MAKETU
TOREAUTA
ROTOAVA
\
KURIMA PITI
ONAUVEA
MAHUTA
Tahanea
^
OUIKU *;■
4
VÂRÔ\
KAINAGAHAVA
côte sud de
source
le flanc sud du M‘ Teamaa
(1 532 m) et coule dans une large vallée
Découverte par Domingo de *Boenechea
A la cote 100, son *bassin-versant
26,3 km^ et son *débit moyen est de
3,31 m’/s.
1774, l’île fut peu sollicitée pendant la
période coloniale. Elle livra un peu de
*nacre jusqu’en 1960 et ne produit aujour¬
d’hui que du *coprah. Tahanea n’est pas
habité en permanence et fait partie de la
en
*commune de Anaa.
TAHARA’A. Colline située sur le littoral
nord de Tahiti, à la limite des communes de
*Mahina et de Arue. Elle correspond à un
*volcan secondaire dont les accumulations
d’hyaloclastites et de *tufs couvrent les
pentes basaltiques de l’île. Le sommet plat
est bordé par des falaises hautes de 70 m, à
la base trouée de grottes où s’engouffrent
les vagues. James *Cook nomma cette
colline “One Tree Hill” à cause de l’arbre
154
sur
qui s’ouvrent dans la partie orientale de
l’anneau corallien.
iàhinu
Principal cours d’eau de la
Tahiti, la Taharuu prend sa
TAHARUU.
unique et majestueux (un *ata’é) qui y
poussait alors et qui servait d’*amer. Au
avant de déboucher dans la plaine d’*Atimaono.
couvre
tâhinu. Tournefortia argentea. Arbuste de
la famille des Boraginacées, commun sur
les sols calcaires des atolls, le long des
passes et sur la pente externe de l’anneau
corallien. Haut de deux à trois mètres, il
possède un tronc court et une ramure très
fournie portant des feuilles assez charnues,
allongées et couvertes de poils blancs. Ces
feuilles étaient ramassées par les Paumotu
et déposées au fond des fosses de culture où
elles produisaient un excellent humus.
Consommées
en
décoction, elles ont des
dépuratives. Une infusion d’écorce
de tâhinu peut aussi soigner les affections
cutanées que provoque l’ingestion de
poissons toxiques.
vertus
TAHITI
tâhinu. E tumu râ’au ili teie e tupu i ni'a i te
fenua motu i roto i te repo ano’i to’apu’a
nâ te mau vahi roto ’e i te mau pae tahatai. E
mau
rae'a i teie ra’au e 2 ’e ’aore e 3 metera i te
teitei, tôna tumu mea pahaeha ’a noa ia ’e i
raro ’e roa, ’ua ha ’amata te urupu te mau
rau ’ere. Tôna rau ’ere, mea me ’ume ’u,
“de l’intérieur”, celle de la presqu’île aux
mains des Teva de la mer, et plusieurs terri¬
toires de moindre importance tels Tefana
(*Faaa), Atehuru (*Punaauia, *Paea),
*Hitiaa o te ra. A la fin du XVIIP siècle,
Tahiti était un monde “plein” qui comptait
pu’aroroa ’e te ’i i te hinahina (huruhuru)
sans
tepa’umotu tôna mau rau ’ei vauvau i roto i te
’apo’o tanura’a ma’a, te tumu no te mea e
para nümera hô’êno tefa’atupu ra’au. la
tour
’uo’uo ma’ana’ana. I te Tuamotu, e ravehia e
mau
tunuhia te rau’ere tâhinu no te hamani ra’au
rapa ’au ma ’i, e riro ’ei ra ’au tahe ’e, no reira i te
Tuamotu e rave te ta’ata i te pa’a
tâhinu, e tunu no te rapa’au i te ma'i ta’ero i’a.
mau pae
doute plus de 100 000 habitants (près
de 200 000 selon James *Cook qui fit le
de l’île en 1769). Les plaines, les
premiers versants et les vallées étaient
densément occupés comme le prouvent les
nombreux vestiges lithiques : *pa'epa'e,
*marae
familiaux, ^terrasses de cultures
des vallées de la Papenoo, de la *Vaihiria,
de la *Vaitepiha, de la *Vaiote, de
l’*Aiurua... et les édifices majeurs tels que
la côte nord de Tahiti : au premier
plan, la vallée de l’Ahonu ; au
second plan, la Tuauru et
l'agglomération de Papeete.
TAHITI. Située entre 17° 30’ et 17° 53’ sud
et entre 149° 08’ et 149° 38’ ouest, Tahiti
est, avec ses 1 042 km^, la plus vaste des îles,
de la *Société et de la *Polynésie française.
•
Géographie. Elle est formée de deux
anciens *volcans dont l’un (Tahiti Nui) est
presque circulaire, tandis que l’autre, ellip¬
tique et plus petit, constitue la *presqu’île
de *Taiarapu (Tahiti Iti). Les deux édifices
sont reliés par r*isthme de *Taravao et
présentent de nombreux éléments mor¬
phologiques communs.
Le *volcanisme de type hawaïen a produit
deux
troncs de cône aux pentes assez
faibles (6 à 10°) dont les cratères se sont
élargis en vastes amphithéâtres à la suite
d’effondrements. La *caldeira occupée par
la vallée de la *Papenoo atteint sept kilo¬
mètres de diamètre. Elle est bordée par les
plus hautes crêtes de l’île culminant au
M‘ *Orohena (2 241 m), le M> * Aorai attei¬
gnant 2 044 m et le M‘ Tetufera 1 799 m.
La caldeira de Taiarapu est moins bien
dessinée. Elle est drainée par la *Vaitepiha
dont la vallée sinue au pied des monts
*Roniu (1 332 m) et Mairenui (1 306 m).
De nombreux phénomènes volcaniques
secondaires ont produit des *dykes, des
necks, des *lavatubes, de petits cônes
adventices (colline de *Tahara’a) ou des
•
orgues basaltiques comme celles de la
vallée de r*Ahonu.
Les *planèzes des deux
volcans ont été
découpées en crêtes et en vallées radiales
par les *rivières au régime torrentiel, plus
nombreuses sur les versants est et sud, “au
vent”. L’érosion marine s’exerce surtout
aux
dépens des côtes orientales où le relief
barrière est discontinu tandis que les
formes d’accumulation se développent du
nord-ouest au sud-ouest où l’on observe
des pointes alluviales (pointe *Vénus) et les
plaines les plus larges (*Papara).
•
Histoire.
Peuplée vers 600 après J.-C.,
Tahiti ne fut probablement jamais unifiée
politiquement. A l’arrivée des navigateurs
européens, on distinguait plusieurs '"chef¬
feries : celle de Pare tenue par la dynastie
des *Pomare, celle de Papara (Teva i uta),
longtemps la plus vaste et la plus puissante
sur laquelle régnait le clan des *Teva dits
155
TAHITI
□ agglomération
PAPENOO
□ agriculture
habitat dispersé
et
+ élevage
'ARUE
aéroport
□ d'agriculture
principales zones
et d’élevage
PIRAE
TIAREI
PUNAAUIA
Punaruu
M' Aorai
HITIAA
"2 066 m
J plateau
de Tamap
centrales : thermoélectrique
I I
espace hôtelier
route à chaussées
séparées
^teau ^
'irivirUfiffai
1 532 m
M* Urufara
M' Tetufera 4»
1 799 m
hydroélectrique
route principale et
Orohena
M' Teama
PAEA
industrielle
if A
t241
P'* des
pécheurs
zone
' ■,lac
8 km
1 493 m
]
FAAONE
Vaihiria’
TARAVAO
PUEU
TIRA
plateau^)
Taravao'
P'® Maraa
laono
PAPARA
PAPEARI
MATAI EA
rairenui
Î06 m—
VAIRAO
A' Rooniu
1
3i2 m ,
TEAHUP0O
falaises du Pari
Tahiti. 1. Baie de Port-Phaéton.
2. Paysage du centre de l’île :
crêtes, plateaux et vallées
profondément iacisées.
156
TAHITI
marae *Taata ou celui de *Mahaiatea
construit par *Amo et *Purea. La *société.
dans la dépendance des maisons de com¬
nui et des ari’i rahi qui avaient en charge la
*ra’atira) soumises à l’autorité des *ari’i
des “booms” économiques du X1X‘= et du
XXsiècle. Les cultures du *coton, de la
taires. A l’image des autres communautés
de l’ensemble culturel polynésien, le
certaine aisance
le
se divisait en classes
rigides (*manahune et
bonne gestion des ressources communau¬
pouvoir et le sacré étaient intimement liés,
cette symbiose apparaissant particulière¬
ment lors des manifestations sur les marae
des chefs...
En dépit de son poids démographique et
économique, Tahiti n’a pas joué un rôle
majeur en matière spirituelle. *Raiatea fut
toujours la “métropole” religieuse de la
Polynésie et ce sont des prêtres de cette île
qui ont introduit le culte de *Oro à
*Tautira, Paea puis dans les autres districts
des îles du Vent.
Lorsque les premiers navigateurs euro¬
péens
firent
escale
à
Tahiti
au
XVIIP siècle, l’île connaissait une grande
effervescence politique provoquée par les
ambitions hégémoniques des Pômare et
des Teva de l’intérieur. Samuel
*Wallis,
qui séjourna à Matavai en 1767, puis
*Bougainville, qui s’arrêta à Hitiaa en
1768, ne se mêlèrent pas de ces conflits. Par
contre, James Cook donna son appui aux
Pômare et contribua à leur ascension sur la
merce de
Papeete et des pays industrialisés.
Les plaines de l’île participèrent à certains
*canne à *sucre, de la *vanille, et la récolte
du ’tcoprah et des oranges procurèrent une
aux populations rurales
indigènes et incitèrent à l’établissement
d’une *route de ceinture jusqu’à Taravao
vers 1875. L’île présentait cependant plus
un
intérêt stratégique qu’économique.
Sans ressources minérales et en l’absence
de toute politique coloniale de grande
envergure, Tahiti restait à l’écart des
grands courants d’échanges.
• Économie. Tahiti fut,
plus que toute
autre île, marquée par les bouleversements
économiques et sociaux qui intervinrent au
début des années 1960. La construction de
r*aéroport de Faaa, les aménagements
portuaires de Papeete, les transformations
du paysage urbain liées à l’essor du
commerce et au développement rapide de
la fonction publique firent de la côte nord
le point d’aboutissement de tous les flux
migratoires territoriaux. Tahiti connaît,
depuis cette époque, une croissance démo¬
graphique plus élevée que la moyenne
polynésienne, passant de 37 166 habitants
en
1956 à 115 820 en 1983. Débordant du
plaine de Papeete, le
qu’à Moorea. Les
contacts avec les Européens se multi¬
plièrent ensuite : avec les Espagnols qui
tentèrent maladroitement d’évangéliser
Tautira en 1775, avec les Britanniques qui
vécurent l’aventure du *Bounty en 17881789, puis avec les *missionnaires protes¬
tants qui débarquèrent à Matavai en 1797.
cadre étroit de la
sud de nie lors de la bataille dite de *Fe’i Pi
s’approvisionne en énergie hydroélectrique
côte nord-ouest ainsi
La victoire de Pômare II sur les chefs du
(1815) confirma les progrès du courant
“novateur” favorable aux évangélistes. Au
moment où Tahiti connaissait une impres¬
sionnante chute démographique (on ne
recensait que 8 000 habitants vers 1830),
des pans entiers de la culture traditionnelle
disparaissaient : croyances et édifices
sacrés, techniques et objets usuels (rem¬
placés par les produits manufacturés de
l’Occident), règles de vie commune codi¬
fiées par les missionnaires... La rivalité
entre missionnaires protestants et catho¬
liques engendra une série de troubles qui
provoquèrent l’intervention de l’amiral
*Dupetit-Thouars en 1842. En dépit des
menées du pasteur Georges *Pritchard et
d’*urbanisation a gagné les
communes de *Pirae, *Arue et *Mahina à
mouvement
l’est et celles de Faaa, Punaauia et Paea à
l’ouest. L’île entière vit désormais au
rythme de r*agglomération qui attire quo¬
près de la moitié des actifs
des communes de Papara, Teva i uta,
Taiarapu, Hitiaa o te ra. La région urbaine
tidiennement
dans les vallées du sud-est de l’île, et en
produits alimentaires dans les espaces
d’agriculture et d’élevage intensifs de
Papara, Mataiea ou du plateau de
Taravao. Elle diffuse la culture urbaine
dans les *districts qui perdent peu à peu
leur caractère rural, et suscite par ses
besoins de grands aménagements ou
projets d’aménagements à Taravao ainsi
que dans les vallées de la *Punaruu et de la
Papenoo.
de la résistance de certains chefs à la
présence française, la convention de
*protectorat imposée en 1842 fut con¬
firmée en 1847.
A cette époque, *Papeete était déjà le lieu
central de la vie économique et politique en
Polynésie ; la ville devint naturellement le
chef-lieu des *Établissements français de
l’Océanie après que *Pomare V ait cédé ses
États à la France en 1880. C’est à partir de
Tahiti que s’organisa r*économie de
*traite qui plaça l’ensemble du Territoire
Tahiti : dépiacement famiiiai
sur la route de ceinture
157
TAHITITE
tahitite, nom fém. *Roche volcanique, du
groupe des mugéarites, qui se forme à
partir des *laves de type intermédiaire. Elle
est de couleur grise et pauvre en cristaux
d’*olivine. Cette roche, qui a tiré son nom
de celui de Tahiti, est caractérisée par la
présence de haüyne, minéral en forme de
baguettes, de couleur bleue et qui tranche
sur le fond gris.
U n affleurement de tahitite est visible dans
la vallée de la *Vaitepiha, près de Tautira
(Tahiti).
tâhoro
balançoire avec des appareils souvent plus
modernes et complexes.
art ou
fonction qui servait à le
tahu’a pure, prêtre, expert
une
grand prêtre ; tahu’a parau tumu fenua,
éducateur, enseignant l’histoire, la géogra¬
phie, l’art, la ^navigation, l’*astronomie,
l’astrologie, la *mythologie, les nombres,
les saisons, les *généalogies... ; tahu’a
*raau, expert en *médecine, connaisseur
*Parti politique fondé
très proche du R.P.R. de Jacques Chirac.
Le regroupement U.T.-Tahoera’a Ma’ohiU.T.-U.D.R. obtint 9
*élections
territoriales
sièges sur 30 aux
de
1972.
Avec
l’appui des Indépendants, il constitua une
majorité vacillante qui mena les destinées
de la Polynésie jusqu’en 1977, dans une
atmosphère politique difficile, marquée
par les coups de boutoir de l’opposition
autonomiste. Il dut s’effacer devant le
*Front U ni en 1977, mais revint en force en
1982, en enlevant 17 sièges (14 plus trois
affiliés) sur 30, ce qui lui permit d’atteindre
la *majorité absolue, majorité reconduite
en 1986, avec 25 sièges (22 -t- 3 affiliés) sur
41. Première force politique du pays de
1982
à
1987,
le
Tahoera’a
comptait
10 000 militants répartis en 500 sections. 11
perdu une partie de ses militants et de sa
puissance après la scission intervenue fin
1987. La mésentente régnant au sein du
gouvernement
territorial entre deux
groupes menés par Jacky *Teuira et
a
Alexandre *Léontieff a conduit ce dernier
à rompre avec le Tahoera’a et à fonder un
parti : le *Tiarama. Assez bien
implanté dans les archipels, le Tahoera’a
nouveau
reste
toutefois minoritaire à Tahiti. Parti
modéré et
158
De nos jours, ceux-ci pratiquent le *jeu de
1971 par Gaston *Flosse à la suite du
retrait de Rudy *Bambridge de la prési¬
Héritier direct de l’U.T.-U.N.R., d’inspira¬
tion gaulliste, le Tahoera’a est aujourd’hui
’e te tu’ura'a rima (1988).
très prisé des enfants.
distinguer
la Nouvelle République.
matahjti 1842. 2. Te tahu’a ’o Mike i
rota i tâna ’ohipara’a ma te taurumi
à l’horizontale, au bas de la boucle que
dessinait la corde. Le tâhoro était un jeu
Tahoera’a Huira’atira (le Rassemble¬
dence de l’*Union tahitienne - Union pour
Tahu’a. 1. Tahu'a matuita o tei
fa'ahoho'ahia e Max Radiguet i te
élevée d’un arbre. U n court bâton était fixé
tahu'a. *Prêtre ou spécialiste, expert dans
en
massages et imposition
des mains (1988).
Polynésie ancienne, en une corde suspen¬
due par ses deux extrémités à la branche
un
ment des citoyens).
Tahu'a. 1. Tahu'a marquisien
dessiné par Max Radiguet en 1842.
2. Le tahu'a Mike opérant par
tâhoro. Balançoire qui consistait, dans la
plutôt conservateur, il mena
cependant le Territoire à r*autonomie de
gestion en 1977, puis à l’autonomie interne
(qu’il avait jusqu’alors vivement combat¬
tue) en 1984. Aux élections de 1986, il fit
campagne pour un élargissement de cette
autonomie interne (tout en réaffirmant son
attachement à la République française),
pour une réduction de la dépendance
économique (par le développement du
tourisme et des ressources de la mer), pour
le progrès social et pour la préservation de
l’identité culturelle polynésienne.
Après avoir remporté les deux sièges de
député aux élections législatives de 1986, le
Tahoera’a a dû s’incliner devant la coali¬
tion gouvernementale née en 1987. Les
candidats de cette entente ont remporté les
deux sièges aux élections de
1988.
;
sacerdotal ;
de
remèdes
tahu'a nui
;
tahu’a
ou
tahu'a rahi,
’^’marae,
maître-
d’œuvre des marae ; tahu’a *fare, concep¬
teur
des maisons ; tahu’a *va’a, construc¬
teur de *pirogue ; tahu’a tautai, spécialiste
de la *pêche, étudiant dans le *calendrier
TAIANAPA
polynésien les saisons propices à celle-ci.
William *Ellis cite
encore
dans
son
ou¬
“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois” les tahu'a fa'atere, prêtres
vrage
exorcistes
«qui, croyait-on, pouvaient
réprimer les effets de la sorcellerie ou
chasser les mauvais esprits qui, par suite
des *incantations du *sorcier étaient entrés
dans le malade» ; le tahu’a tarai *toto,
fabricant d’effigies des *dieux ; le tahu’a
tutera,
causes
prêtre chargé de découvrir les
de la ’*’mort d’une personne,
De nos jours, le mot tahu’a est utilisé
exclusivement pour signifier “guérisseur”.
Comme par le passé, les soins du tahu'a
•
sont gratuits.
Le tahu’a ne se déplace pas, il
reçoit chez lui les patients, toujours accom¬
pagnés de jeti’i. L’examen clinique est
inexistant ; c’est le côté psychologique de la
relation qui est essentiel. Le guérisseur
utilise des remèdes de la *pharmacopée
traditionnelle. Les formes les plus fré¬
quemment utilisées sont les potions et les
lotions de massage.
►
tahu’a. Te ho ’e ta’ata tei aravihi i te ho ’e ’ohipa
i roto i te orara’a e parau te ma’ohi i te reira
ta ’ata e tahu ’a.
’Ei hi’ora ’a : te tahu ’a parau
fenua ’oia tei ’ite ’e tei aravihi i te parau
no tona fenua, te ’a ’amu, te anofenua, te
’ohipa teretere na te moana, te ha’api’ira'a i te
peu o te orara’a, te parau no te aufau fëti’i ’e te
tuatapapara’a i te parau no te taura fëti’i ’e te
tumu
huru nôte tau o te anotau. Te tahu’a ra’au, te
ho’e ïa ta’ata tei iana te ’ite no te hamani i te
Te tahu’a pure, i
tepae no te ha’amorira’a atua, ’oia tei ’ite ’e tei
ineine maita ’i i te pae no te autahu ’ara ’a. Te^
tahi mau ra’au rapa’au ma’i.
tahu 'a va ’a, te ho ’e ïa ta ’ata tei ’ite i te tarai
.va’a ’e rave rahi noa atu a na reira te tahu’a
taurumi tei ’ite i te taurumi i te ma’i (tefati, te
ma'o’i, te mauiui huru rau). Te tahu’a hi’ohi’o :
tei ’ite ia hi'o i te tahi mau ma’i ta te ma'ohi e
parau nei e ma’i tapiri.
/ teie mahana, ia hiti te parau tahu’a e
parauhia te reira e, e ’ohipa fa ’aora ma ’i ’e
’aore ra e ’ohipa tahutahu. Te huru ë nei te
hi'ora'a ’e teferurira’a i te aura’a mau o teie
parau tahu’a. Teie ra, e tauturu rahi ta te
tahu’a e horo ’a nei, ’aita e moni, ’aita ato ’a e
pahonora'a. E’ita te tahu'a e hahaere, na te
ta ’ata e haere iana.
TAHUATA. Ile haute faisant
partie du
groupe Sud des *Marquises, située par
9” 56’ sud et 139“ 06’ ouest et séparée de
’'’Hiva Oa par un bras de mer de 3 km de
largeur.
•
D’une superficie de 61 km-, Tahuataa la
d’un croissant long de 15 km,
forme
dominé par une arête culminant à 1 050 m.
Ses versants
escarpés, striés de '•‘vallées
profondes, se terminent en ‘“falaises impo¬
santes et sont échancrées de petites baies
tapissées de sable blanc : Tahuata est en
effet la seule île de l’archipel bordée de
formations coralliennes.
• Alvaro de ‘“Mendana aborda à ‘“Vaitahu
en
ce premier contact fut
200 des habitants du village
mais
1595,
sanglant
:
furent massacrés par les soldats espagnols.
Le comportement des blancs qui débar¬
quèrent à Tahuata à la fin du XVllL et au
début du XIX® siècle suscita une violente
hostilité. Les premières tentatives d’‘“évangélisation protestante (1797) et catholique
(1839) échouèrent et, lorsqu’en 1842 les
Français
de
l’expédition
‘“Dupetit-
Thouars tentèrent de soumettre l’île, le chef
‘“lotete organisa une résistance acharnée
contre l’occupant.
Aujourd’hui, l’île est une commune à part
entière et compte 555 habitants (1983)
groupés en quatre villages : Vaitahu,
Hapatoni, Motopu et Hanateteno. L’agri¬
culture est sa principale richesse bien que le
““café ait disparu des vallées vers 1980. En
1985, 78 exploitants agricoles ont livré
397 tonnes de coprah, 32 tonnes de fruits et
5 tonnes de viande caprine.
tahunga voir tahu’a.
T.A.I. voir Transports aériens interconti¬
nentaux.
TAIANAPA. *Marae situé à ‘“Faanui
dans l’île de ““Bora Bora. Son emplace¬
ment, côté montagne, était tenu secret car
on disait qu’on
pouvait contracter la lèpre
en
s’y rendant. Selon K.P. ‘“Emory, il
aurait été fondé vers 1400 par une cheffesse
nommée Unutea. Son
ahu, long de 35 m,
large de 3 m et haut de 1,2 m, fut le premier
à être restauré selon le plan primitif par
K.P. Emory. La ““cour semble avoir été
complètement pavée jadis et limitée par
une petite bordure de pierres.
159
TAIARAPU
TAIARAPU. *Presqu’île de *Tahiti éga¬
lement appelée Tahiti Iti. De forme oblon-
gue, elle est rattachée à l’ile principale par
r*isthme de *Taravao et couvre environ
230 km^.
•
11 s’agit d’un volcan éteint qui s’est formé
il y a 500 000 ans.
L’édifice est dissymé¬
trique, en pente douce vers le nord-ouest
où il se raccorde à l’isthme par le plateau de
Taravao, bordé de versants plus raides
parfois coupés de *falaises comme au
*Pari dans la partie sud-est. La *caldeira
de d'aiarapu est moins nettement délimitée
que celle de Tahiti Nui. Le relief de cette
zone, qui correspond à l’ancien cratère, est
chaotique, coupé par les vallées profondes
de la *Vaitepiha et de la *Vaitia. Tout
autour se dressent de nombreux pitons et
de hauts massifs situés à la confluence des
vallées : le M‘ *Roniu (1 332 m)
le
M‘ Mairenui (1 306 m) qui reçoivent plus
,
de 5
•
de précipitations annuelles.
m
A l’époque pré-européenne, la presqu’île
fut
probablement densément peuplée
semblent le prouver les nom¬
comme
breuses
structures
lithiques, contempo¬
raines les unes des autres, dans les vallées
de
la
Vaitepiha, de la *Vaiote et de
r*Aiurua. La population avait été estimée
aux alentours de 11 000 habitants par les
découvreurs européens du XVllL siècle. A
époque, Taiarapu était dominée par
les *Vehiatua, membres du clan des Teva i
tai, apparentés au clan des *Teva de
Papara. Cependant, alors que ces derniers
ont été pour la plupart favorables à la
présence des Européens, les populations de
la presqu’île ont toujours été très attachées
à leur indépendance. A la fin des années
1820, elles choisirent d’adhérer massive¬
ment à la secte des *Mamaia plutôt que
d’accepter la théocratie protestante. En
1844, ce sont les chefs de la presqu’île qui
prirent l’initiative de la lutte armée contre
le protectorat français en attaquant le *fort
de Taravao. Cette volonté d’indépendance
se manifesta encore en 1895 par le refus de
participer au Tiurai, fête considérée
comme trop pro-française.
cette
Port de Faratea
En dehors du plateau de Taravao voué à
l’élevage bovin, aux cultures maraîchères
et fruitières intensives ainsi qu’au tourisme
(station de Puunui), la presqu’île ne
connaît qu’un essor économique limité.
Elle est divisée en six districts répartis en
•
deux
communes :
*Afaahiti font
*Tautira, *Pueu et
partie de Taiarapu-Est et
totalisaient 4 343 habitants
en
1983 ;
*Teahupoo, *Vairao et *Toahotu forment
Taiarapu-Ouest (3 564 hab.).
►
TAI’ARAPU. ’O Tahiti iti te tahi i’oa tona. Te
’ari'arira'a o Taravao te ta’ati ia i tefenua rahi
(’o Tahiti rahi) ’e ’o Tahiti iti (te fenua
na ’ina ’i). E 230 tirometera tuea paha tona rahi.
E mou'a ’auahi ’oia, tei pohe a 500 000
matahiti i teie nei ia au i te mau ma’imira’a a
te mau ’aivana'a.
E mau fa’a rarahi tô Tai’arapu mai ia
Vaitepiha ’e ’o Vaitia. E au te huru o te mau
fa’ati’ara'a mou'a i te mau ’auripatia ra’i ’aore
ra i te farero ia maiha a ’e na te mau fa ’a. O
Roniu te mou’a teitei roa a’e (1332 metera) ’o
Mairenui mai ai (1306 metera). Mai te mea ra
ê, hou te tapaera'a o te mau papa’â i ni’a i te
fenua, e ti’a’a rahi ta’ata teparahi ra i
Tai’arapu, nâte mau mâ’imira’a ’ihipapa e
horo’a ra i te reira arata’ira’a, ’ua tupu te mau
tuatapapara ’a ’e te mau paherura ’a tao ’a tahito
’e tô teie tau i te fa’a no Vaitepiha, no Vai’ote
’e i Vaiurua. Tei ni’a i te rahira’a 11 000 ta’ata
huira’atira te hi’ora’a ia a te papa’â nô te 18 o
te tenetere.
1 taua tau râ, ’o
Vehiatua ma ia tei mana i
Tai’arapu no le va’a mata’eina’a ’o Teva-i-tai
nôroto atu i te va’a mata’eina’a o te mau Teva
no
Papara.
Noa atu tô Teva ma afaro
’e te au maita ’i i te
papa’a, ’ua parahi tamau ’e te ti’aturipapu
maita’i tô Tai’arapu i ta ratou ihoafa’aterera’a
nô tô ratou ti ’amara ’a. I te hope ’a no te
matahiti 1820 ’ua haere rahi atu ratou i roto i
te ha'amorira’a a te Mamaia,
atu i te
’aita roa ra i au
ha’apa’ora’a porotetani. Nâ te mau
tâvana i te matahiti 1844 i opua e aro tama ’i i
te fa’aterera’a hau tamaru farani tei tupu i te
pâ ’o Taravao. ’Ua haere roa mai taua hina’aro
ti’amara’a ra ’e tae roa i te matahiti 1895 na
roto i te pato ’ira ’a i te ta
’urua Tiurai, ta ratou i
hi’o mai le hoô taurua papa’a farani roa. E
fa’a’amura’a animara (pua’atoro ihoâ) tô
j
i
principales agglomérations et
I quartiers résidentiels de Taravao
gÿH quartiers commerçants
□ zone d’élevage bovin
1
I
I cocoteraies. cultures vivrières
1 et habitat dispersé
m bâtiments
publics de Taravao
cultures maraîchères et
,
I
I fourragères'
p"T| espace hôtelier
de recherche et de
□ mise valeur des sites
zone
en
archéologiques
5 km
160
TAIOHAE
Taravao, e mau fa 'a ’apu ma ’a ho tu ’e te ma'a
tupu tô Tai’arapu ’oia ato’a te hô’ëvâhi
fâri’ira’a i Pu’unui. E’ere tepae 'au ’imira’a
râve’a nô te faufa'a i te mea ruperupe.
Eono mata’eina'a i Tai’arapu tei 'operehia i
’oire e piti : mai Tautira, Pueu,
Afa’ahiti no Tai’arapu hiti’a o te râia teie te
roto i na
rahira’a ta’ata huira’atira i reira 4 343 i te
matahiti 1983. '0 Teahupo ’o, Vaira ’o ’e ’o
To’ahotu ’o Tai’arapu to’o’a-o-te-ra ia e 3564
ta ’ata huira ’atira i reira.
TAIARO. Petit *atoll des *Tuamotu du
Centre, situé par 15" 45’ sud et 144" 38’
ouest. Complètement fermé, le lagon ne
bénéficie d’un renouvellement d’eau que
par gros temps, *cyclone ou *tsunami. 11
semble que les cyclones du début du siècle
aient obturé les *hoa par des murailles de
blocs, entraînant des changements catas¬
trophiques dans les peuplements du lagon.
• Découverte
par le commandant Robert
Fitz Roy en 1835, cette île relativement
isolée était densément peuplée, comme en
témoignent les nombreux *parcs à pois¬
sons aménagés sur le littoral.
Taiaro est aujourd’hui désert et constitue
une réserve scientifique. L’île fait partie de
la commune de *Fakarava.
taino’a. Cassytha filiformis. Paumotu :
kainoka. Liane ^parasite de la famille des
Annonacées. On la rencontre sur de
nombreux arbustes des plages et des moiu
relation entre taio instaurant une consan-
guinité, elle s’agrège nécessairement dans
le réseau de la descendance, et intègre
immédiatement le taio européen dans une
unité tribale» (“Le Malentendu paci¬
fique”). La plupart des visiteurs débar¬
quant à l'ahiti au XVIIP siècle et au début
du XIX" ont été sollicités par des Polyné¬
siens afin de devenir leurs taio. * Bougain¬
ville signale dans son journal de bord qu’à
le plateau de Taravao sur le versani
presqu’île de Talarapu
l’arrivée de la Boudeuse à Hltlaa, les
pirogues
affluaient,
ra’atira de
Haapape nommé Turi, guide
leurs
occupants
«criant taio, ce qui veut dire ami».
*Dumont d’Urville eut pour taio un
pour l’exploration des hautes
vallées de Tahiti. Le taio partageait volon¬
précieux
tiers son toit, échangeait des cadeaux avec
son ami et attendait de lui une alliance sans
faille.
TAIOHAE.
côte
sud
Agglomération située sur la
de
l’île
de
*Nuku
Hiva
(*Marquises), le long d’une baie en arc de
cercle qui correspond à la bordure d’un
ancien cratère volcanique.
Le site, bien abrité, fut anciennement
peuplé comme en témoignent de nom¬
breux restes archéologiques : *tohua de
Mauia, sur lequel est installée la mission
catholique, tohua de Hopuau, me’ae de
•
Vaovaoua,
de
Taputehiavau...
La baie
en
eau
Kanino
Havaikii,
de
profonde de Taiohae fut
le siège de la circonscription
administrative des îles Marquises
à Taiohae
(nonu, naupata...) et sur les herbes qu’elle
recouvre
d’un tapis vert-jaune ou orangé.
Elle s’accroche
grâce à des suçoirs. Ses
feuilles sont réduites à des écailles. C’est
une plante à fleurs qui donne des fruits
sphériques atteignant 1 cm de diamètre.
Cette plante médicinale entre dans la
composition de certaines recettes destinées
à soigner les hémorroïdes. Elle est utilisée
avec
bonheur dans la confection des
couronnes.
taio.
Polynésien ayant noué des liens
d’amitié avec une autre personne, au point
que les deux amis sont censés faire partie
de la même famille. D’après J.F. Baré, «la
161
TAIORO
taioro. Mets préparé avec de l’eau salée,
de la *noix de coco râpée, des *chevrettes
des mollusques (*bénitiers, *ma’oa)
qu’on laisse fermenter à l’abri de l’air
pendant deux jours. Jadis, cette fermenta¬
tion se faisait dans des calebasses (*hue).
Le taioro a un goût fort.
Ce terme est parfois employé comme
injure, prononcée par les Polynésiens à
l’encontre des Européens non circoncis.
ou
►
taioro, taiero. Ema’a te taioro (taiero) na te
mâ’ohi. E ‘anahia te ha’ari (omoto ’e aore ra te
ha'ari maro) ia oti e tâpëiana i te ’oura 'aore
baie de Taiohae (Nuku
Hiva)
ra te
en
’inura’a taofe, e ma’a au roa hia ’e te mâ’ohi, te
feia ’arearea ë ’ua ao.
E par au fa ’a ’ino ato ’a na te mâ’ohi i te ta ’ata
’aita i peritomehia.
ma’oa, tepahua, te i’a ota...
Te ma’oa tâtaioro ’e le taofe i tepo’ipo’i nô te
1791, Robarts en 1792, Krusenstern en
1804.
Le
*Porter
commodore
fit
américain David
d’opérations
anglais du
Pacifique. Il fortifia les alentours en 1813
et nomma l’agglomération *Madisonville.
Cette présence américaine fut cependant
éphémère. Lorsque, en 1842, la France
annexa les Marquises, Taiohae devint le
en
une
base
navales contre les baleiniers
Taïpi. Tribu marquisienne qui vivait dans
la vallée de la *Taipivai à *Nuku Hiva.
Souvent en guerre avec les tribus voisines
administratif, militaire et reli¬
gieux de l’archipel, à nouveau fortifié par le
commandant Collet (le fort qui porte son
nom est encore visible sur les hauteurs).
Au début du XX' siècle, l’hygiène publique
présentait encore bien des lacunes et
l’agglomération se trouva infestée de
moustiques et de nono, au point que le
chef-lieu
*Hapa et des Taoua, ses membres
étaient réputés agressifs et féroces. Ils ré¬
servèrent cependant un bon accueil à de
des
nombreux
(Hiva Oa) fut décidé en 1904. Taiohae ne
retrouva son rôle de capitale que vers 1940.
Sur la ligne Panama-Tahiti, les paquebots
mixtes de la compagnie des *Messageries
maritimes y faisaient escale, offrant aux
habitants des Marquises une liaison com¬
mode avec Papeete. La concurrence du
transport aérien fit disparaître cette
relation en 1972, mais le développement de
Taiohae ne s’en trouva pas affecté. Le port
et l’aérodrome de Terre déserte restent les
principaux points d’entrée des hommes et
des marchandises aux Marquises.
Taiohae (1
157 habitants en 1983) est le
siège de l’administration civile et de
l’évêché. On y trouve aussi un collège, un
hôpital et les ateliers d’artisanat les plus
réputés des Marquises.
voyageurs
tels
Herman
*Melville, Jack *London, Lewis Freeman
et
Alvin Seale
qui mentionnent la tribu
dans leurs mémoires.
Taïpi (Typee en anglais). Roman
d’Herman Melville écrit en 1845. L’auteur
•
transfert des administrations à *Atuona
vallée de Taipival (Nuku Hiva)
’ohiti. E ma’a maita'i roa rw te ’amu ’e te
toujours apprécié-e des navigateurs :
Ingraham et Marchand qui la découvrirent
en scène les aventures de Tommo,
matelot à bord d’un *baleinier qui dé¬
met
.
barque aux îles Marquises à l’époque où
l’amiral *Dupetit-Thouars s’efforce d’as¬
seoir la présence française dans l’archipel.
Déserteur, Tommo tente de se réfugier
dans la paisible vallée des Hapa, mais se
retrouve au milieu de l’inquiétante tribu
des Taïpi. Le roman décrit les mœurs des
“sauvages” marquisiens (avec une préci¬
sion toute ethnographique), l’idylle avec la
jeune Fayawaï et enfin l’évasion du héros.
Ce premier roman des mers du sud connut
un grand succès en Angleterre, assura la
célébrité de son auteur et remit la Polynésie
à la mode pour quelques années.
TAIPIVAL *Vallée de la côte sud de
*Nuku Hiva (Marquises). La rivière
Taipivai est la plus importante de l’archi¬
pel. Son *bassin-versant de 32 km^ lui
apporte une alimentation assez régulière et
son *débit moyen est de 2 m-’/ s. A l’amont,
ses eaux ruissellent en une longue cascade
permanente appelée Te ’ua kuee nui (les
deux grandes anguilles) qui alimente une
centrale hydroélectrique depuis 1986 ; à
l’aval, l’embouchure s’élargit en une baie
formée de trois anses abritées. «Vers 1840,
Herman *Melville, le futur auteur de
“Moby Dick”, matelot à bord d’un navire
baleinier, déserta son bord à Nuku Hiva et
alla se réfugier dans la vallée de Taipivai où
il fut adopté par la tribu des *Taïpi
162
TAIWAN
pourtant réputée féroce. Un séjour de 4 se¬
maines donna naissance à son roman
“Taipi”. C’est dans cette même baie de
Taipivai qu’en septembre 1914 l’amiralcomte Maximilien Von Spee, après avoir
bombardé Papeete, mouilla une partie de
sa flotte avant sa victoire du Cap Coronel
sur les Anglais (...) Au lieu-dit “Vai Tavii”,
sur une terrasse naturelle à flanc de coteau
se
trouvent
d’impressionnants vestiges de
l’ancienne religion marquisienne : dix
statues
taillées dans le tuf
volcanique»
(Marc Bastard : “Les Marquises”).
TAIRAPA (vers 1788-1879); Autre nom :
Taatari’i a Tairapa a Ho’u. Né à Afareaitu
(Moorea), Tairapa descendait des familles
royales de Moorea et de Huahine. Il
occupa les fonctions de grand juge de
Moorea
au
1810
1820, il avait choisi de courir
et
tribunal des *to'ohitu. Entre
bord des baleiniers et des
navires assurant le commerce du *porc salé
avec l’Australie. II avait gardé de cette
l’aventure à
période le goût des contacts avec les Occi¬
dentaux et fut un des chefs favorables au
*protectorat français sur Tahiti. Très
influent à Moorea, il joua un rôle impor¬
tant auprès de la reine *Pomare IV lors¬
qu’elle se réfugia à Papetoai en 1842 : c’est
en effet Tairapa qui lui fit signer le traité de
protectorat puis remit l’acte à l’amiral
*Dupetit-Thouars. 11 assista les troupes
françaises lors de la *guerre franco-
Allongée sur 394 km du nord au sud et
large, au plus, de 144 km d’est en ouest.
•
Taïwan couvre 35 961 km^. L’île appartient
à la guirlande insulaire du Pacifique occi¬
dental et subit, comme toute cette région,
des mouvements tectoniques violents. Ces
phénomènes ont donné naissance aux
puissants massifs de la chaîne orientale
(3 997 m au M‘ Yu Chan) et se traduisent
encore par des séismes importants. Par sa
situation en latitude. Taïwan est soumise
au climat tropical de mousson et se trouve
sur la route habituelle des *typhons qui,
pendant la saison chaude et humide,
déversent d’énormes précipitations sur la
côte orientale.
•
Les
premiers habitants furent proba¬
Malaisie mais ont
blement originaires de
été refoulés dans la zone montagneuse par
des vagues d’immigrants chinois. En effet.
Taïwan a toujours servi de refuge aux
populations fuyant l’insécurité des pro¬
vinces de la Chine continentale. Aux XVF
et XVIF siècles, elle fut aussi l’enjeu de
luttes coloniales entre le
Portugal, la
Hollande et l’Espagne, mais devint finale¬
ment
une
province chinoise en 1662 et le
1895. Vaincue par le Japon,
resta jusqu’en
mausolée du maréchal
Tchang Kai Chek à Taipeh
tahitienne entre 1844 et 1846 et obtint de
succéder au chef Utami à la présidence de
la Haute cour tahitienne en 1850. Il se
retira en 1863 pour prendre sa retraite à
Moorea.
Son fils (1830-1907), également nommé
Tairapa, occupa le poste d’interprète du
gouvernement du protectorat de 1851 à
1881. En 1897, il participa à la campagne
•
militaire des îles Sous-le-Vent
aux
côtés
des Français.
TAITETE voir Mare.
tâivaiva. Lmjanus monostignus. Fran¬
çais : Perche à tache noire. De couleur
générale jaune orangé, ce Poisson porte de
chaque côté du corps, dans sa moitié posté¬
rieure, une tache noire de un à deux centi¬
mètres de diamètre. Cette caractéristique
doit
inciter
les
consommateurs
à
la
prudence car c’est une espèce dangereuse¬
ment empoisonnée. Elle peut atteindre une
taille de 50 cm pour un poids de 3 kg. Elle
vit en bancs dans les passes et à l’extérieur
des récifs.
'agglomération
de + de 500 000 hab.
capitale
cultures tropicales irriguées
cultures sèches et élevage
montagnes et forêts
houille
hydrocarbures
TAIWAN
(“la baie des terrasses”). An¬
(Formosa : “la
belle”). Grande île située au sud de la
*Chine continentale. État indépendant
depuis 1949.
ciennement Formose
sidérurgie
chantiers navals
périmètre industriel important
163
TAKAPOTO
la Chine dut céder Taïwan mais la récupéra
après la victoire des Alliés en 1945. Les
troupes de *Tchang Kai Chek s’y réfu¬
gièrent à la fin de la guerre civile qui
les opposa aux communistes de *Mao Tsé
Toung. Contrairement à la plupart des
autres pays du monde qui ont reconnu
l’indépendance de Taïwan, la Chine popu¬
laire considère toujours cette île comme
une de ses
provinces et a exigé son départ
de rO.N.U. en échange de sa propre entrée
en 1971. Le maréchal
Tchang Kai Chek y a
imposé un régime présidentiel autoritaire
et assumé les fonctions de
président de la
République jusqu’à sa mort en 1975. Son
fils, le maréchal Chiang Ching Kuo, lui a
succédé sans que ce régime ait été remis en
question.
• Avec 19 600 000 habitants
(en 1987),
Taïwan est un des pays les plus densément
peuplés du monde puisqu’on y compte
542 habitants par kilomètre carré. Les
principales agglomérations sont Taïpeh
(2
507
000
hab.)
et
Kaoshiung
(1 302 000 hab.). La réforme agraire de
1953
a
favorisé l’accession de milliers de
paysans à la propriété et a permis d’amé¬
liorer les rendements du riz, de la canne à
et de la patate douce, les principales
cultures du pays. La balance agricole reste
sucre
déficitaire et le pays possède peu de res¬
Takapoto. 1. Déchargemeni d’une
baleinière sur le platier.
2. L'aérodrome et le village de
Fakaio Parère.
164
minières et énergétiques, mais
l’industrie connaît une croissance excep¬
tionnelle (plus de 10 % par an en moyenne)
sources
grâce aux investissements américains et
japonais. L’excédent commercial, réguliè¬
rement compris entre 15 et 20 milliards de
dollars par an, est lié aux capacités
d’exportation dans les domaines du textile,
de l’électronique et des objets en plastique,
produits qui sont également exportés en
Polynésie. Taïwan fait partie des “nou¬
veaux pays industrialisés” et son
*produit
national brut par habitant a atteint
3 750 dollars en 1986.
TAKAPOTO.
'"Atoll sans passe des
*Tuamotu du Nord, situé par 14°47’ sud et
145° 15’ ouest. L’île a fait l’objet de
*fouilles archéologiques systématiques qui
ont
permis de recenser une vingtaine de
*marae et 215 *fosses de cultures couvrant
45 000 mL
Découverte par *Le Maire et *Schouten,
l’île fut le théâtre du naufrage d’un navire
l’expédition de Jacob *Roggeveen en
1722 : cet événement permit aux Paumotu
de
d’utiliser du fer bien avant les Tahitiens.
De 1880 à 1965, Takapoto fut un des plus
grands centres de *plonge à la *nacre.
TAMA’ARA’A
Le
lagon est aujourd’hui la principale
d’approvisionnement en naissains
d’huîtres nacrières pour les autres atolls
des Tuamotu. La *perliculture y a connu
un essor rapide
depuis 1978 et assure de
source
substantiels
(1983),
revenus
aux
habitants
309
partie groupés au village de
Fakatopatere. Takapoto fait partie de la
en
commune
et constitua un centre important de pêche
nacrière. La
production annuelle maxi¬
atteint I 000 tonnes, mais n’était
plus que de 42 tonnes en 1969 ; le stock
naturel de nacres est aujourd’hui épuisé.
Takume compte 22 habitants (1983) et fait
mum
a
partie de la commune de *Fakarava.
chapelle de Takume
de *Takaroa.
<URU
Pointe
Vkm komopao
OKAHA
MAUETE
r
KAHUTAGATA
REMUHAO /
^
OTIKAEA
)PARA
/
r 7
i
/
FAKAIO
OPIKO
OKUMINA
PATERE
Takapoto
Pointe TEUMUKURIRI
(village)
TAKAROA.
Taaroa.
J^PAOPAOA
OHAVANA
Autres
noms
145° 10’
:
Tiooka,
*Atoll des *Tuamotu du Nord
situé par 14° 27’ sud et 145° 02’ ouest.
Takaroa a été découvert par *Le Maire et
*Schouten
constitue, avec
1616 et
en
*Takapoto, l’archipel du roi George.
Takaroa intéressa très tôt les trafiquants en
*nacre et en perles car son lagon offre
d’excellents mouillages, communique avec
l’océan par la passe de Teanonae et était
aussi riche que celui de Takapoto.
Aujourd’hui, l’ostréiculture et la *perliculture y sont un peu moins développés
que sur l’atoll voisin, mais le village de
Teavaroa offre les services du chef-lieu de
la commune de Takaroa-Takapoto. L’atoll
comptait 162 habitants en 1983.
Takaroa
Pointe
TIEA
OEM Al
^
..
RAUMIHI
i21^„>fuAGIA^
-‘’’^AKETAKET
TUAREPO
/tigerehoa ^'omaene
/
*
14“ 30’
Pointe FATUA
0
10 km
TAKUME. '•’Atoll des *Tuamotu du
Centre, situé par 15° 46’ sud et 142° 12’
ouest, découvert par *Bellingshausen en
1820.
lagon de 85 km- communique avec
l’océan par une passe située au nord-ouest
Son
servir de tables, recouverts de feuilles
bananier en guise de nappes. 11
vertes de
fête de chez nous sans ces parures embau¬
mées... De gros porcs furent posés à même
■
TUREIKAUA
145“
soldats du Bataillon du
la fête que pour le cou de nos
invités, car l’on ne saurait concevoir une
^
HOPUHOPUARURU
aux
Pacifique, à leur retour d’Europe : «On eut
vite fait de construire un très grand abri
[dont] les poteaux étaient cachés par une
profusion de fougères, de feuilles de *’auti
jaunes et rouges, tandis que des boules de
fleurs de frangipaniers jaunes et des
hibiscus rouges étaient suspendus audessus d’alignements de tréteaux, pour
tant pour
/teavai lOA (village) y
Passe^EAUONA
bienvenue
fallut faire un grand nombre de couronnes,
HONUPIRAU
TETOU
tamâ’ara’a. Repas tahitien, festin com¬
posé de mets locaux que l’on déguste tradi¬
tionnellement accroupi ou assis sur des
feuilles de bananier posées à même le sol.
Le tâmâ’ara’a se déroule en général sous un
abri couvert de feuilles vertes de cocotier,
abondamment décoré de fougères et de
fleurs. La princesse Takau Pômare décrit
ainsi la préparation d’un tâmâ’ara’a de
pierres [du *ahimâ’a] tandis que
comme les poulets au
*pota et les desserts de *po’e étaient
enveloppés dans des feuilles de bananier
passées au préalable à la flamme pour les
assouplir et les imperméabiliser ; les
légumes de toutes sortes : *maiore, *ignames, *taro, *fei, bananes de toutes es¬
pèces, *patates douces, furent rangés sur le
pourtour... pendant qu’ils cuisaient à
l’étouffée, on préparait des poissons et les
les
certains aliments
165
TAMANU
différents fruits de
mer
qui abondaient
chez nous, certains poissons marinés dans
du jus de citron. Les sauces qui assaison¬
nent des mets cuits ou crus étaient à base de
lait de coco, de noix de coco, relevés
quelquefois de piments rouges» (“Mémoi¬
res de Marau Taaroa”). Daniel *Mauer
précise qu’«il n’est de vrai tâmâ'ara’a que
sans fourchette, les doigts piquant de-ci de¬
là dans la mosaïque de plats tout chauds
déjà posés sur les grandes tablées... On
pioche, on suce, on se lèche et se pourléche
des bruits de maxillaires mais l’on
avec
mange quand même dans un relatif silence,
parler, trop occupé à bien faire, avec
(“Aimer Tahiti”).
sans
une vélocité déroutante»
tamanu ou ’ati. Calophyllum inophyllum.
Arbre de la famille des Guttifères. Il
possède des branches noueuses et peut
une vingtaine de mètres de
hauteur. Le tamanu colonise les plages
atteindre
coralliennes et les bords de mer.
Autrefois, il était interdit de le couper ; son
bois, dur, rouge et imputrescible, était
réservé aux *sculptures des idoles et on le
plantait dans le voisinage des *marae. L’in¬
terdiction ayant pris fin avec la christianisation, les forêts de tamanu ont été
détruites par une intense utilisation de ce
bois
en
menuiserie et ébénisterie. Les
*'umete marquisiens sont toujours creusés
dans du bois de tamanu.
L’*huile de
tamanu
servait autrefois
au
soin des cheveux et était utilisée dans de
remèdes, pour ses propriétés
cicatrisantes. Sa *résine faisait un bon cal¬
nombreux
fatage pour les *pirogues. La râpure
d’amandes de 'ati mélangée à de l’écorce de
*nono et à des feuilles fraîches de *opu
donnait la *teinture jaune des *tapa et
*more.
►
tamanu, ati. E tumu ra’au rahi te tamanu e
tupu i te mau vâhi ato 'a, i te pae tahatai te
vâhi tupu rahi roa a ’e ia. E ati te tahi io ’awna.
Imuta’a ra, e ’opani ’eta’etahia, ’eiaha e tapu
noa i te tumu ra’au tamanu efa’ahereherehia
tôna râ'au nô te tarai i te mau ti’i (tiki) o te
marae. Na roto ra i te ora'a te ma’ohi i roto i
te ha ’apa ’ora ’a tereteliano i reira iho nei te
mau tumu tamanu i ha’amatahia ai e
fa’a’ohipa nô te hamani i te mau tauiha'a fare
mai te ’umete, te ’afata ’ume, teparahira’a ’e te
3
4
vai atu ra.
I te fenua Matuita, e ’ohipa pinepine vera i te
tamanu no ta ralou mau tao'a i roto i te
Tâmâ'ara’a. 1. Repas organisé par
un district de Tahiti en i’honneurdu
gouverneur de la Richerie (1861).
2. Au début du XX" siècle, le
tâmâ’ara'a a perdu certains de ses
traits originaux : la table basse,
la vaisselle et le vêtement sont
occidentaux. 3. En 1960 : bols en
noix de coco, plats de bambou et
commensaux en pareu.
4. Tâmâ’ara'a pour touristes aux
Marquises.
166
’ohipa
rima; nâreira ato’a i te tou, te miro (amae). E
râ’au rapp’au ma’i ato’a tepa'a ’ati (tamanu).
E rave ato ’a hia te tapau tamanu no te pâte i te
va ’a
parari.
’la orohia te mâ’a ati a ano ’i ai i te hiri o te
nono,
nâ reira ho ’i i te re ’a, e noa ’a mai te ’u
_
re 'are ’a nehenehe roa.
TAMANU. *Plateau occupant r*amphithéâtre de la moyenne vallée de la
''‘Punaruu
400
(Tahiti). D’une superficie de
hectares environ,
il
a
une
altitude
TAMATOA IV
moyenne de 500 m et se trouve inclus dans
la grande boucle des gorges de la Punaruu.
sucrée acidulée. On la consomme crue ou
autrefois ont disparu et ont été peu à peu
usages
Les *tâmanu (ou *’ati) qui le recouvraient
remplacés par des *orangers dont les
graines ont été disséminées naturellement.
A l’occasion de la cueillette, réglementée
par la mairie de Punaauia, se met en place
une noria de porteurs de fruits qui aména¬
gent chaque année un sentier et des
escaliers au flanc des falaises. Le fare
’ïïnani, construit
en
1935, constitue
Tamanu. Une route, actuellement en cons¬
truction, permettra d’atteindre le plateau
sans effort, mais sans l’avoir “mérité”»
(P. Laudon : “Randonnées en montagne”).
Tamarii Nahiti Arue. Club omnisports
d’*Arue, fondé en 1948 par Eugène
Laboure. Un moment en sommeil, les
repris leurs
activités en 1960. Actuellement, les 250 li¬
cenciés du club peuvent
pratiquer le
^football, le *rugby, la *pirogue, le *cyclisme, la pétanque, le *volley-ball, le
*karaté, la pêche en mer et la plongée sous-
marine. Ils peuvent disposer des belles ins¬
tallations
sportives du eomplexe d’Arue.
Le président des Tamarii Nahiti d’Arue est
Jacky *Teuira, maire de cette commune.
Tamarii Punaruu. Club omnisports de
*Punaauia, filiale de *Fei-Pi, créé en 1933
l’impulsion de Paul Faugerat et de
Manate. Au *football, longtemps seule
sous
discipline pratiquée, sont venues s’ajouter
de nombreuses autres sections : *volleyball, *rugby, *judo, *karaté, tir à r*arc,
*pirogue, *boxe, pétanque... Le club
remporta la coupe de Tahiti de football en
1968 et réalisa le doublé coupe-champion¬
nat en 1969. Il est également champion de
Tahiti de tir à l’arc et champion de France
de pirogue. Ses couleurs sont l’orange et le
vert.
Il
de nombreux
médicinaux : l’écorce, riche en
tanins, est utilisée en décoction contre les
diarrhées et en bains de bouche contre les
gingivites. L’infusion de feuilles est utilisée
comme collyre pour soigner les conjoncti¬
vites. Les feuilles contiendraient un prin¬
cipe hypoglycémiant agissant comme
l’insuline.
un
refuge pour les cueilleurs d’oranges et les
chasseurs de cochons sauvages. Il sert
également de relais pour ceux qui veulent
monter au Rata, l’autre plateau des oran¬
gers. «La Chambre d’Agriculture projette
le développement agricole du plateau de
Tamarii Nahiti d’Arue ont
confiture.
Le Tamarinier présente
en
regroupe plus de 500 licenciés. Son
TAMATOA III (vers 1757-1831). Autre
nom : Fa’o. Roi de *Raiatea
que les mis¬
sionnaires protestants avaient surnommé
Tamatoa le Grand en raison de sa très
haute taille. Bien qu’il soit resté longtemps
méfiant à l’égard de l’Église protestante, il
accepta de se convertir après la victoire de
*Pomare II sur les traditionalistes en 1815.
Son autorité s’étendait sur l’ensemble des
Sous-le-Vent,
à l’exception de
Huahine, mais fut remise en question par
*Tapoa II qui voulait adjoindre File de
îles
Raiatea à son fief de Bora Bora.
Tamatoa III repoussa l’attaque de Tapoa
1830, mais il mourut l’année suivante en
laissant à son fils un trône mal assuré.
en
►
TAMATOAIII. Eari’i ’o TamatoaIIIno
Raiatea i te tau no te mau mitionare
porotetani ’e ta rat ou ato ’a i ma’iri i te i’oa ’o
Tamatoa Rahi no tona tino i te rahi. Teie tona
tau 1757-1831,
Fa’o.
’ua ma’iri ato’ahia tona i’oa ’o
A fa ’aea noa ai ’o Tamatoa III mai te
mana ’ona ’o
’e te ara noa i te huru no te
ha’apa’ora’aporotetani i tae ’api mai, ’ua fâri’i
râ ’oia ia fariu i tefa’aro’oporotetani i mûri
a’e i te upo’oti’ara’a o PômareIIi mua i te
mau peu tumu e ha’apa'o maitehia ra e te
ta’ata i te matahiti 1815. ’Ua haere tona mana
fa ’atere ati a ’e ’o Raiatea ma eiaha ra i te fenua
Huahine. ’Ua fifi ra tona hau na roto i te
hina’arora’a ’o TapoaIIe fa’a’amui (taho’ê) i
tona fenua ’o Popora i roto ia Raiatea.
’Uapato’i atu ’o Tamatoa III i taua arora’a a
Tapoa i te area matahiti 1830, teie ra i te
te vaiiho mai i te terono ari’i
pe'ape’a ’e te fifi i
roto i te rima o tana tamaiti iho.
TAMATOA IV (vers 1797-1857). Autre
nom : Mo’eore. Fils du roi *Tamatoa III et
Tamarinier, nom masc. Tamarindus
Tamatoa
originaire d’Afrique, appartenant à la
Césalpiniacées et à la super¬
famille des Légumineuses.
Il a été introduit à Tahiti par *Cook qui en
planta lui-même un pied à Flaapape. Les
fruits sont très appréciés des enfants. Ils
mûrissent en septembre-octobre. Ce sont
des gousses mesurant 10 cm de long et ne
s’ouvrant pas. L’enveloppe est dure, mince,
cassante et de couleur marron. Leur pulpe
de couleur rouge brunâtre a une saveur
la tête de File de *Raiatea en 1831. Il en fut
victorieux et rétablit la pleine autorité des
famille des
Tamatoa IV
matahiti i mûri noa iho i mate roa ai ’oia mai
président est Édouard Lucas.
indica. Tahitien : tâmëreni. Arbre fruitier
tamanu
Huahine.
prises avec
*Tapoa II de Bora Bora dès son accession à
de
princesse
Turaiari’i,
Tamatoa
IV
sur
se
trouva
de
aux
*Tahaa, File voisine. Sa
victoire signifiait également celle du pro¬
testantisme (auquel il adhérait) sur la secte
des *Mamaia, ce qui lui valut la reconnais¬
sance des missionnaires anglais. Ceux-ci
continuèrent à partager avec lui les profits
du commerce interinsulaire et intervinrent
auprès du Foreign Office pour que le
*protectorat français instauré à Tahiti en
fruits du Tamarinier
167
TAMATOA V
1842 ne s’appliquât pas aux îles Sous-leVent. Tamatoa IV fut ainsi un des princi¬
boiteux, mais Tamatoa IV n’était qu’un fils
française et accueillit sa nièce *Pomare IV
qui avait choisi l’exil en 1844, Avec la fin
du règne de Tamatoa IV commença toute¬
fois le déclin de la dynastie de Raiatea. Le
caractère tyrannique du roi et l’habitude
qu’il prit d’imposer des membres de sa
de la famille. Dès lors, le
paux appuis de la résistance à la présence
famille à la tête des districts ou de se livrer à
prélèvements abusifs sur les produc¬
tions provoqua un soulèvement généralisé
des
1852. Vaincu, Tamatoa IV vit son
pouvoir limité au seul district d’^^Opoa. Il
en
tenta
d’obtenir une alliance avec sa sœur
qui avait connu le même sort
politique à Huahine, mais il subit une
'•’Teriitaria
défaite définitive le 24 août 1854 face au
Hau Raiatea, gouvernement égalitaire des
chefs de district.
►
TAMATOAIV (1797-1857).
V Moe’ore te_
tahi i’oa i tona. E tamaiti ’o Tamatoa IVna
Tamatoa lU, ’o Tura’iari’i tepatea ’ino ’epoti’i
huiari’i no Huahine. ’Ua tupu te tahi mau
pe'ape’a i roto ia Tapoall ’e ’o Tamatoa IV i te
taime a ti’a mai ai teie ’ei upo’o fa'atere i te
fenua Raiatea i te matahiti 1831. ’la upo’àti’a
cadet de *Tamatoa III alors que la reine
Pômare IV appartenait à la branche aînée
fils de celle-ci
pouvait prétendre au trône de Raiatea.
Pômare avait toujours pris soin de faire
connaître sa suzeraineté sur les îles Sous-
le-Vent, mais la prise du pouvoir par
Tamatoa V fut mal vécue par les habitants
de Raiatea qui n’acceptaient pas d’être
gouvernés par un Tahitien et ce d’autant
plus que le jeune roi était «une sorte de
géant dyonisiaque qui, à certains moments
de
sa
vie
se
laissa aller à tous les excès»
(J.F. Baré : “Tahiti, les temps et les
pouvoirs”). Couronné le 26 août 1857 par
les pasteurs Barff et Maheanu’u a Mai,
Tamatoa V dut faire face à une véritable
guerre civile et n’en vint à bout qu’en juillet
1867. Son règne fut écourté car les chefs de
Raiatea le déposèrent et l’exilèrent en 1871
après qu’il ait assassiné un collecteur
d’impôts au cours d’une orgie. Tamatoa V
vécut quelques années à Tahiti mais,
comme il y répandait la terreur, il en fut
également banni et passa ses dernières
années dans la petite île de Maiao.
mai ra ’oia i reira tona ia ha ’amaura ’a i te
manafa'atere o te Tamatoa i ni’a ato’a iho ia
Taha’a, te fenua i rôpü ia Porapora ’e ’o
Raiatea. ’Ua ma’irihia ho’i ’o Taha’a i te teina
iti no Raiatea. ’Ua riro ato’a tona upo’oti’ara’a
’ei ha’amau i te ha’apa’ora’aporotetani, tana
iho i fâri’i matamua roa. ’ei tinai i te
ha ’apa ’ora ’a peu hape a te Mamaia i mau papu
ai te ti'aturira’a a te mau mitionareperetane i
ni’a iana. ’Ua tamau noa te peretane i te tahi
mau
fana’ora’a i tepae no te ’ohipa ho’o tao’a
nâ te mau motu ’e tae roa atu i te taime i
ha ’amauhia ai te fa ’aterera ’a hau tamaru farani
tei mau i Tahiti i te matahiti 1842, eiaha ra i te
mau
fenua i Raro (Raro-mata’i). ’O
TamatoaIV te hô'ênô te ti’a ’eta’eta roa i te
pato’ira’a farani ’e ’oia iho tei fâri’i ia
Pômare IV tana tamahine iramutu tei horo atu
i Raiatea puhapa ai i te matahiti 1844.
Tei te
hope’a nô te fa’aterera’a a Tamatoa IV i
ha’amata ato’a ai te tahamure no te hau ari'i o
Raiatea.
requin était fixée à l’une des extrémités par
ligatures en *nape. Frappé à mains
ouvertes, il accompagnait les *’5te’a,
*’aparima, *hivinau, *pâ'ôâ. Abandonné
au profit du tambour occidental à deux
membranes, il a été remis en usage récem¬
des
ment.
De nos jours, le nomde/a’ateteestdonnéà
un tambour à une membrane semblable au
petit pahu de jadis. Fa’atete signifiait
autrefois : se servir d’un *tete, c’est-à-dire
de coquilles d’huîtres frappées l’une contre
mata'eina’a ato’a,
fa’atete moderne est frappé avec deux
baguettes de pürau. Le *t5’ere, autre
instrument à percussion, est prédominant
’ei mau tavana. ’Ua totoa
ato’a ’oia i te ta’ata nâ roto i te fâ’a’ere ia râtou
i te tahi mau faufa ’a tana e tape ’a ona a ’e te
fatu, i reira te tupura ’a te orurera ’ahau rahi o
te matahiti 1852. ’la upo’opi’o ’o Tamatoa IV,
iti noa iho ra tona mana (Opoa ana’e). ’Ua
opua efa’aau i te tahifa’aaura’a ’e tona
tuahine ’o Teri’itaria tei tae ato’a i ni’a i taua
ta ’iara ato ’a ra i Huahine, e ’ere i te huru ati i
inaha i te 24 nôatete 1854, ’ua huri ta’ereroa-hia atu ’oia e te Hau Raiatea, ’oia te
fa ’aterera ’a autaea ’era ’a o te mau tavana
au,
mata’eina’a.
V (1842-1881).
Roi de
Raiatea, fils de la reine *Pomare IV,
adopté par son grand oncle *TamatoaIV.
Ce dernier avait eu un fils, Tamatoa le
TAMATOA
168
hauteur variait de 30 à 130 cm ; une peau de
Nâ roto i tona huru ’e tana fa’aterera’a ari’i
ino.fa’atiti ta’ata, ’ua fa’aoti noa ho’i ’oia e,
tona iho mau fêti’i te feia fa’atere i te mau
Tamatoa V
tambour, nom masc. Instrument de
*musique à percussion, à membrane
tendue. Terme générique tahitien : *pahu.
•
L’ancien
tambour
tahitien (pahu
’upa'upa) était formé d’une pièce de bois
évidée, parfois ornée de sculptures, dont la
l’autre lors des cérémonies de *deuil. Le
dans les *orchestres modernes. C’était
autrefois un tambour sans membrane,
réalisé dans un segment de bambou fermé
aux
deux
extrémités par ses
nœuds et
ouvert d’une étroite fente dans sa longueur.
►
pahu. Te pahu e tao ’a faufa’a i roto i te orara ’a
o te mâ’ohi i te pae ihoâ nô tâna ’upa’upa. Te
hamanira ’a iana : e hou te hô’ê tapu ra ’au,
fa’a’apo’o i roto, tei te huru te teitei ta ’oe e
hina’aro, tei matauhia ra (mai te 30 ’e tae atu
130 tenetimetera).
I te vahi ifa’a’apo’ohia e tapo’i ïa i te tahi ’iri
ma ’o ânei, e ’iri pua ’aniho anei tei te huru ta
’oe e hina ’aro. I mûri iho, e ta ’amu fa ’a ’eta ’eta
te pahu ia mau maita’i i te nape. la oti te pahu,
e rutu rima noa hia te pahu. I roto i te ’ohipa
’ote ’a areareara ’a ’e te vai atu ra : na te pahu e
TANE
’ohure o te feia ’ori, te feia
’upa. I roto met te ’ote’a, te aparima, te pa'o’a,
te hivinau. Te vai ato ’a ra te fa ’atete, e pahu
na ’ina ’i iho ta, e rutuhia ra te reira i te tahi tau
ama ’a ra 'au e piti mai ta te papa ’a ato ’a ta.
arata ’i i te ha 'Mira ’a
tamore.
Polygonum imberbe ou Poly-
gonum dichotomum. Plante herbacée de la
famille des Polygonacées qui pousse sur les
terrains humides. Elle est utilisée dans de
nombreuses recettes médicinales tradi¬
tionnelles, pour le traitement des cépha¬
lées, urétrites, métrorragies, dysménor¬
rhées et leucorrhées.
tamürë. Lethrirtus mahsena. Poisson de la
Lutjanidés, typique des
pratiquement inconnu à
Tahiti. 11 a une forme rappelant celle de la
*Daurade et peut atteindre 40 cm de
longueur. 11 est de couleur argentée.
famille
des
Tuamotu et
tamure. Terme populaire qui a remplacé
l’expression ’ori tahili pour désigner les
*danses tahitiennes en général.
Le *tamure est en fait le nom d’un poisson
des Tuamotu qui inspira un compositeur,
soldat du Bataillon du Pacifique. Le mot
tamure revenait à plusieurs reprises dans le
refrain d’une chanson entraînante invitant
la danse. C’est donc peu après la
2“= Guerre mondiale que le terme fut adopté
à
pour
nommer ce
«curieux hybride des
masculins et féminins de la
danse tahitienne traditionnelle, mêlés et
associés à la notion occidentale de
“cavaliers”. Même la musique est une
alliance du rythme dynamique tahitien, de
la gamme polynésienne restreinte avec
l’instrumentation européenne des guitares,
ukulélés et même l’arsenal électronique des
mouvements
orchestres modernes. Bien qu’il y ait des
imposés et distincts
l’homme et la femme dans cette
danse, il n’y a aucune séquence de “pas”
déterminée (...) les femmes roulant les
mouvements de base
pour
hanches et les hommes faisant un mouve¬
ment de ciseaux avec les jambes» (Jeanne
Freeman-Moulin : “La danse à Tahiti”).
►
tamure. / teie tau
'api, te ’ore roa nei te parau
’ori tahiti, ’o te parau tamure ra te fa’ahiti
_
pinepinehia no te fa’ati’ara’a i te ori tahiti. Na
te hô’ê tamaiti tahiti,
’o Louis Marjin tôna i’oa
’e tei ma’iri roa hia tôna i’oa (’o Tamure
Martin na te mau hoa), nâna teie parau i
fa’ahiti nô te ’ori tahiti i teie mahana, tei roto
roa i te peu o te fenua.
/ te Tuamotu, te vai ra te hoôi’a teie tano i’oa,
_
e tamure.
tane. Terme polynésien signifiant homme,
dérivant de l’appellation du dieu *Tane.
femme, le tane est le mari ou
l’amant mais aussi le ou les beaux-frères
Pour
une
lesquels il était autrefois admis qu’elle
puisse avoir des relations sexuelles. De son
avec
Tâne. 1. Natif des Tuamotu vers
1820 (dessin de Beiiingshausen).
2. Jeune arioi (dessin de
Byam Martin). 3. Poiynésien
adoptant ie vêtement ocoidentai
(début du XiX' siècle). 4. Le pr,ince
Hinoi. 5. Tahi tane, indigène de
Raiatea dessiné par P. Huguenin
(fin du XIX" siècle). 6. Jeunes
mariés des années 1920. T.Typede
jeune Tahitien (début du
XX' siècle).
Tâne. 1. Ta’ata nô te Tuamotu i te
matahiti 1820 (hoho’a na
Beiiingshausen). 2. Arioi ’api
(hoho’a a Byam Martin). 3. Ta’ata
mâ’ohi '0 te ’ahu mai i te ’ahu
papa’a. 4. Te tamaitiarilra ’o Hinoi.
5. Tahi tane, m'â’ohi no Raiatea ’o
tei fa’ahoho’ahia e P. Huguenin.
6. Ta'ata ha’aipoipo ’apihiaitemau
matahiti 1920. 7. Hoho’a o te mau
ta'ata tahiti 'api.
169
TANE
Tane. 1 et 2.
Nostalgie et plaisirs
frelatés, deux représentations du
mal de vivre de nombreux lane
aujourd'hui.3,4,5. Tane d'âgemûr,
fierté et sérénité acquises au cours
d'une vie de labeur. 6. Ancien
combattant. 7, 8, 9. Jeunes tane
à l'âge dufau'arearea, membres de
groupes folkloriques tahitiens et
paumotu. 10. Équipe concourant
pour la préparation du coprah aux
fêtes du He/va. 11. Jeunes
danseurs en costume de ote'a.
12.
Joseph Atiu, champion de
Polynésie.
culturisme en
170
TAPA
un homme pouvait être le tâne de
plusieurs femmes.
Le tâne occupait une place dominante dans
l’ancienne société polynésienne. Il se
chargeait des tâches qui exigeaient de la
force et une grande liberté de mouve¬
ments : les plantations et les récoltes, la
pêche, le piégeage des oiseaux, l’abattage
des animaux, la préparation du ahimâ'a, la
construction des maisons et des pirogues,
la fabrication des outils. L’homme jouis¬
sait de privilèges qui reléguaient la femme
(*vahine) à un rang inférieur. Ainsi,
côté,
l’entrée des
marae
lui était réservée et
l’impureté de la femme interdisait au tâne
de préparer et de prendre son repas avec
elle.
De nos jours, le rôle social du tane a
changé. Le mode de vie occidental et
l’urbanisation ont conduit les hommes vers
des activités auxquelles ils étaient mal
préparés et à abandonner ce qui leur
donnait leurs prérogatives sociales :
la subsistance de la collectivité
familiale par la maîtrise du milieu naturel.
Voir aussi : adolescence, amour, famille,
assurer
mariage.
Tâne. E atua ha’apa’ohia ’o Tâne nâ te nuna’a
mâ’ohi ’e tae roa alu i Niuterani. I reira e atua
’oia nâ te ururâ’au. Hou te papa’âa tae i ni’a i
te fenua mâ’ohi, na Oro atua i fa ’aiti i te
ha’amorira’a ia Tâne.
I roto i te reo mâ’ohi, te vahiné te ’apiti o te
tâne e parauhia e tane na te ho ’ë vahiné.
Tangara cramoisi, nom masc. Ramphocelus dimidiatus. Tahitien
:
*vmi. Petit
♦Oiseau introduit dans les années 1940,
qui, avec le ♦Zostérops, est l’un des seuls à
s’être naturalisés sur la cinquantaine d’es¬
pèces importées à cette époque. Il atteint
14 cm à l’âge adulte et doit son nom à sa
couleur rouge dominante. Ses ailes et sa
queue sont noires et son bec gris bleuté est
très puissant. On le rencontre dans les
jardins où il se nourrit principalement de
fruits. Le mâle se distingue de la femelle
par des couleurs plus brillante*.
Tangara cramoisi
tapa. Étoffe végétale fabriquée à partir de
r^écorce de certains arbres. Le tapa de
Tahiti était réputé dans toute la Polynésie
pour sa qualité et sa finesse. Les hommes
principaux *dieux de
*religion polynésienne. Tane
était le dieu de la procréation et des
TANE. Un des
l’ancienne
♦métiers. Il était aussi le dieu de la beauté.
Teuira *Henry nous rapporte dans la
♦légende de Tane, l’homme-dieu, comment
le développement de l’enfant fut tout entier
mené à la perfection par son père, le dieu
suprême ♦Ta’aroa. Tane inspirait les
artisans : bâtisseurs de *marae, construc¬
teurs de ♦pirogues. Aussi puissant sur mer
que sur terre, il avait pour messagers des
♦oiseaux de mer. Lorsque les navigateurs
voyaient ces oiseaux se poser sur les mâts,
ils se savaient protégés' par le grand dieu
Tane. Il avait pour émanation le grand
requin bleu dont Ta’aroa lui avait fait
présent. Le dieu Tane était invoqué dans
toute la Polynésie jusqu’à la ♦Nouvelle-
Zélande où il était le dieu des forêts, et dans
préparaient la matière première en décou¬
pant des troncs et des branches de *’aute,
de ’uru (♦arbre à pain) ou des racines aé¬
riennes de *’ora. Ils aidaient les femmes à
enlever les écorces. Le travail était ensuite
exclusivement
féminin.
Les
bandes
d’écorce étaient mises à tremper pendant
deux ou trois jours dans de l’eau douce. La
partie externe de l’écorce était alors enlevée
plus facilement par grattage à l’aide d’un
coquillage pour obtenir la partie interne de
l’écorce ou liber (’a'o). William ♦Ellis décrit
la suite de la fabrication : «U ne grosse pièce
de bois, ressemblant à une poutre, longue
de
vingt à trente pieds, et de six à huit
pouces carrés, avec une canelure faite à la
partie inférieure, est placée sur le sol ;
l’écorce est mise dessus et battue avec un
solide ♦maillet de bois de fer. Le maillet est
généralement long de quinze à dix-huit
pouces, sur deux pouces carrés et arrondi à
battage des fibres de tapa
(vers 1930)
l’archipel hawa'ien où il était le chef céleste.
Avant l’arrivée des Européens, le culte du
dieu ♦Oro avait éclipsé en partie celui de
Tane.
►
TANE. I roto i te ’a’ai o te ma’ohi, ’o Jane 'o
te hô’êia i te mau atua e ha'amorihia e te
nüna'a mâ'ohi. Nâ te atua Tâne e ha’apuna i te
nuna’a ta'ata ’e ’oia ato'a te horo’a i te ’ohipa,
te fa'atupu i te ’ohipa. E atua ’o Tane no te
mâ’ohi. I roto i te puta a Teuira Henry, e
ta’ata-atua teifanau ta’atahia na roto i te
te atua ra ’o Ta’aroa ’oia tona metua
tâne. E atua nâ te mau tahu’a: te tahu’a
marae, te tahu ’a va ’a ; tona mana : tei te
moana, tei te fenua.
mana o
JTp mau manu o te reva e rere na te moana
tona ïa mau iâura.
ni’a i te
la tau mai te hâ'ë manu i
tira-pahi, e parauhia ia e : ’o
TanétHùnU ê'ti’ati’a ve’a nâ Tane Atua. Te
ma’o parata teifa’arirohia ei ânâ Ta’aroa ia
171
TAPA
Tapa. 1. Écorçggé d'une branche
Préparation des
fibres destinées à être trempées et
d'arbre à pain. 2.
battues pour l'assemblage.
3. Jeune fille de Nuku Hiva vêtue
d'un tapa. 4. Tiputa defapa décoré
de revareva, très jeunes feuilles de
cocotier (exemplaire donné au
prince Oscar de Suède par
Ariitaimai en 1884).5. Tapa tahitien
acheté par le naturaliste Sparrman
1773. 6. Tapa des îles de la
Société rapporté par James Cook ;
en
la décoration est inspirée des
motifs des pétroglyphes.
l’une des extrémités pour permettre de le
tenir fermement. Les faces du maillet sont
cannelées : un côté a des rainures gros¬
sières et larges, elles sont excessivement
fines du côté opposé. Une autre face est
généralement gravée de carrés ou de
damiers, et le dernier est plat ou à nervures.
L’écorce est posée sur une longue pièce de
bois ; elle est battue d’abord avec le côté
rugueux du maillet puis avec les parties qui
les plus fines. On se sert rarement de
sont
gomme végétale, la résine se trouvant dans
l’écorce est suffisamment adhésive. Les
*fibres de l’écorce sont complètement
entremêlées par le battage exécuté avec les
côtés à rainures ou à damiers du maillet ;
lorsque la pièce est terminée, la texture du
172
tissu est souvent souple et régulière et les
inégalités occasionnées par les fines rai¬
nures, ou petits carrés, lui donnent l’appa¬
rence d’un tissage».
Le battage se faisait dans le cercle familial
ou collectivement à la demande d’un *ari'i.
Des variantes existent suivant les archi¬
pels. Aux Australes, le tapa est trempé en
cours de battage ; à Mangareva, le trem¬
page se fait dans l’eau de mer et on laisse
fermenter quelque temps l’écorce enve¬
loppée dans des feuilles de bananiers. Aux
*Marquises, on utilise une *enclume en
basalte.
Une fois le battage terminé,
les pièces de
tapa étaient étendues à l’ombre pour le
séchage, puis mises au soleil pour le blan-
TAPA
chiment. On en faisait des rouleaux (ruru
vehe) que l’on suspendait dans les *fare,
signes de prestige et de richesse. Ces
rouleaux de tapa étaient offerts en cadeau,
notamment lors des *mariages. Le tapa
servait à la confection de quelques ‘•'vête¬
ments portés avant l’arrivée des Euro¬
péens : ceintures {*maro), sortes de poncho
{*tiputa), *pâreu... Les mpn fabriqués sur
les *marae, par les hommes seulement,
étaient réservés aux *prêtres et aux *anoi ; <
fabrication et de la décoration du tapa.
Tapa. 1. Effigie sacrée recouverte
d'un fin tapa orné suggérant ies
►
2.
Voir aussi : battoir, textile.
-
tapa. / te tau matamua, ’aita te mau ’ahu a te
papa’a i tae mai i te fenua Tahiti ma. ’Ua
hamani ihoa te ma ’ohi i tona ’ahu. E mau pa ’a
no te tahi mau ra’au ta ratou e rave e tutu ia
rara’a e riro mai ai ’ei ’ahu.
te pa’a O te
Tepa’a o te aute,
’uru, te pa ’a o te ’ôrâ, te ravehia no
te hamani i te tapa.
E mau ’ohipa rave papuhia te hâmanira ’a tapa.
’Ua riro te tapa ’ei tao ’a fa’ahiahia i roto i te
d’autres enveloppaient les effigies des
or ara ’a o te ma ’ohi.
teints ou décorés de motifs géométriques
marae, to te arioi
dieux
ou
Les
(*to'o). Les tapa pouvaient être
floraux.
Marquises ont gardé jusqu’à aujour¬
d’hui, notamment à Fatu Fliva, l’art de la
ta te papa ’a.
tiki).
Te ’ahu rahi te reira hou
Te vai ra te tapa o te mau tahu ’a
’e to te mau atua (te mau
traits d'un dieu ou d'un ancêtre.
Tapa de Rurutu aux cercles
concentriques et indentations
triangulaires typiques des îles
Australes. 3. Détail d'un tapa
tahitien décoré de végétaux
imprimés. 4. ’Ahu de tapa peint à la
main, aux motifs végétaux
(fougères imprimées)
fréquemment représentés aux îles
de la Société. 5. Pièces de tapa en
cours de
séchage à l'issue du cycle
de confection. 6. Décoration d'un
tapa à Fatu Hiva. 7. Pièces de tapa
de différents archipels du
Pacifique.
Te mau pae fenua Nu ’uhiva ma teie e rave noa
nei a i te ’ohipa hamanira’a tapa.
173
TAPOA II
TAPOA II (1810-1860). Également appelé
Pômare opu rahi en raison de son obésité.
Roi de Bora Bora, petit-fils de
Tapoa
et de * Aimata, elle-même nièce de Puni, roi
1812, Tapoa II fut adopté par *Pomare II.
séparation. En effet, Tapoa II avait pour
parau : mana, rahui.
semble des îles Sous-le-Vent. Soutenu par
TAPUHOE. Aire
XVllP siècle. Après la mort de son père en
Dès 1822, il en épousa la fille, *Aimata,
future reine de Tahiti sous le nom de
*Pomare IV. Le conflit familial qui s’ou¬
vrit en 1831 provoqua cependant leur
ambition d’étendre sa domination à l’en¬
prophètes de la secte religieuse
*Mamaia, il entreprit la conquête de
Raiatea, fief du roi *Tamatoa IV, oncle de
Aimata. Vaincu, Tapoa II dut abandonner
ses terres de Tahaa et se réfugier à Bora
les
Bora où il resta un élève fidèle des mission¬
naires protestants en dépit de son alliance
passée avec la Mamaia. Bien que Pômare
IV se soit remariée avec *Ari’ifaite, ari’i de
Huahine, elle resta proche de Tapoa sur le
plan politique car celui-ci était fermement
opposé à rétablissement du protectorat
français. C’est ainsi que Tapoa adopta
*Teri’imaevarua (fille de Pômare IV) qui
lui succéda à Bora Bora en 1860.
tapu. Interdiction à caractère magicoreligieux dont la transgression était censée
entraîner un châtiment surnaturel. Ce mot
d’origine polynésienne est passé dans la
langue anglaise (taboo) puis française. Le
tabou est une interdiction religieuse
appliquée à ce qui est considéré comme
sacré {*ra’a) ou impur ; ce sur quoi on
garde le silence.
Polynésie autrefois, plus une per¬
sonne était de rang élevé, plus elle était
sacrée, plus elle était tapu. Les *ari’i
devaient observer des rites et des pratiques
différents des usages normaux, et les
imposer à leur entourage. Lors de l’intro¬
•
En
nisation de l’enfant ari’i sur le *marae, il
était interdit de faire du feu, de battre le
*tapa, de mettre une pirogue à l’eau. Plus
tard, sa nourriture, son nom, ses contacts
son entourage, ses déplacements
étaient réglés d’une manière précise. 11 ne
avec
pouvait fouler une terre sans qu’elle ne
devienne tapu, d’où l’usage de le porter à
dos d’homme. Ainsi était maintenue une
distance entre les individus du commun et
ceux
qui jouissaient de pouvoirs supé¬
rieurs. Plus sacrés que les ari’i, les *dieux et
les marae étaient tapu par excellence ; de
nombreux interdits en protégeaient le
caractère sacré.
Voir aussi : mana, pi'i, rahui.
►
tapu. Te tapti, ’o te ho’ëia fa’auera’a mana ’e
te tara i roto i te pu no te ha’amorira’a a te
mâ'ohi. Nâ te tapu e fa'ata'a i te mo’a ’e te
vi'ivi'i, ’ia ha’apa’o hia te mamura’a. Tei te
ti’ara’a o te ta’ata, te mana o te tapu: teitei to
’oe ti'ara'a, e ari’i ânei, e tahu’a anei, tara ato’a
174
hi'ora'a: ia fa’aari’ihia te ho’ëtamaiti ari’i i
ni’a i te marae, e ha'amauhia te tapu, eiaha e
fa’a’ama i te auahi, ’eiaha e tutu i te tapa,
’eiaha e fa ’aterehia te va ’a e rave rahi atu a
mau tapu. E amohia te ari'i i ni’a i te tua
ta’ata, te fa’atd’a ato’a ra te tapu i te ateara'a te
ti'ara'a o te ari’i ’e te ateateara’a te mau ta’ata i
roto i te nüna'a nô te mau tere. Te mau atua ’e
te mau marae te tapu mo’a roa a’e.
de Bora Bora dans la deuxième moitié du
Tapoa II
te tapu ’e te mo’a. Te vai ra le maupeu no te
ha’amorira’a iafa'aturahia te reira e ti’a ai. Ei
’Ua hurupiri noa te aura’a o te tapu ’e te mau
socio-politique et lin¬
guistique traditionnelle qui, avant la
période coloniale, regroupait la plupart
des atolls des *Tuamotu du Centre.
Le
Tapuhoe
s’étendait
de
*Hao
et
*Manuhangi à *Falcarava, *Toau et
*Takume, mais ne comprenait pas *Anaa
ni *Hereheretue. Au sein de cet ensemble,
on
distinguait plusieurs régions ;
Tapuhoe-Tauaro au nord-ouest,
Tapuhoe-Tautua au nord-est et
Tamakore (Hao et *Amanu).
le
le
le
TAPUTAPUATEA. Situé sur le rivage de
*Opoa à *Raiatea, ce grand ensemble
cérémoniel, connu comme un *rnarae
“international”, regroupe plusieurs marae
et des *plates-formes de conseil et d’ar¬
plus imposante fut
érigée au début du XVIE siècle en l’hon¬
chers. La structure la
neur du dieu *Oro dont
le culte s’est ensuite
étendu aux îles de Tahiti et de Moorea. Il
est
possible qu’un marae plus ancien, dédié
par exemple à *Ta’aroa, ait existé aupara¬
vant. Le marae Hauviri était le marae fami¬
lial des *Tamatoa, * ari'i d’Opoa. Dans sa
*cour, une imposante *pierre dressée
le lieu d’investiture des ari'i. Le
important, était
peut-être un marae de district. L’édifica¬
tion du marae Taputapuatea correspond à
une
période où l’influence politicoreligieuse de Raiatea s’était accrue, et ce
jusqu’à l’arrivée des Européens. Selon une
tradition de Raiatea, les *généalogies
royales de la famille *Pomare se rattachent
à ce marae, ce qui permit à celle-ci d’ac¬
quérir le rang suprême à Tahiti. Ce marae
d’Opoa, au moment où se développa le
culte d’Oro, dieu de la guerre, était le siège
de grandes “"cérémonies exigeant de nom¬
breux “"sacrifices humains. Tout ce qui
concernait la connaissance et la religion y
était débattu entre experts sacerdotaux des
îles de toute la Polynésie orientale.
marque
marae
Hiti tae, moins
C’est de ce marae, lieu sacré entre tous, que
provenait la pierre de fondation {*haea) de
tous les marae Taputapuatea consacrés à
Oro dans les îles de Tahiti et de Moorea. Le
premier fut celui de “"Tautira. C’est aussi à
partir de cet ensemble religieux de
Taputapuatea que s’étendit la secte des
*arioi, adorateurs du dieu Oro, chanteurs
et danseurs
itinérants, très actifs jusqu’à
l’arrivée des premiers missionnaires.
TARAHOI
ahu du marae Taputapuatea
►
TAPUTAPUATEA. '0 te ho'ëteie marae e
TARAHOI. *Quartier de *Papeete com¬
vai ra i Opoa (Raiatea) tei tui te ro’o na'te
fenua ato 'a. '0 Oro le atua e ha 'amorihia
i ni 'a i laua marae ra, tei par are ho i te
mau
ha’amorira'a ’e tae roa mai i Tahiti ’e Mo’orea
E riro ë, te vai nei paha te tahi marae
tahilo atu lei ’ahuhia no Ta'aroa.
ma.
Te marae Hauviri ’o te marae ia o te fëti’i
Tamatoa, ari’i no Opoa, lei roto i tona ’aua te
ôfa ’i faitô o te mau ari’i. Te vai ato 'a ra te
marae Hititae, e marae mata ’eina ’a noa
te
reira. Te ’ahura ’a i te marae Taputapuatea,
’ua
riro ia ’eifa’ata’a i te tau nôte tupu rahira’a te
poritita ’e te ha ’apa ’ora ’a no te ha ’amorira ’a i
te ahe ’era ’a mai te papa ’a i te fenua nei.
Nâ le marae i fa ’ata ’a ’e i ha ’amau i le mau
arata’ira’a o te mau aufau fëti’i i roto i te
huiari’i ’e tae mai i te ’opu Pômare tei mau ’e
tei noa’a iana te ti’ara’a teitei. I te
fa'atupura’ahia te ha’amorira’a i te atua ra ’o
Oro, ’oia te atua no te arora’a (te tama’i) e
(tutia ta’ata) ipupuhia i
rave rahi mau haïa
ni’a i te marae.
Mai le marae Taputapuatea no Raiatea te
haerera ’a te tahi atu mau marae lei ma ’iri ato ’a
hia te i’oa Taputapuatea. No Raiatea te ’ofa’i
’ahu nô te marae Taputapuatea te pararera ’a te
ha ’apa ’ora ’a a te mau ’arioi ’oia te pupu
ha’amori ia Oro.
tara.
En
langue tahitienne ; dollar. La
*monnaie américaine fut probablement
introduite à Tahiti par les *baleiniers vers
1815-1820. Les pièces les plus utilisées
étaient le quart de dollar et le demi dollar à
pris entre l’avenue Bruat, la rue Cassiau, la
Dumont d’Urville et le front de mer.
Cœur politique de Papeete dès l’époque
rue
coloniale, Xarahoi fut très tôt le lieu de
résidence des *gouverneurs.
En 1843, Armand *Bruat y fit construire
une maison à étage entourée de vérandas.
«Sur la pelouse, devant l’ancienne rési¬
dence, avaient lieu, jusqu’en 1966, les
concours de chants et de danses qui consti¬
tuaient l’attraction principale des fêtes du
14 juillet. Lejury auquel incombait la tâche
très délicate de répartir les prix, trônait
dans un kiosque à musique où, pendant le
reste de l’année, la fanfare donnait réguliè¬
rement des concerts. Du temps de Gauguin,
le *Cercle militaire, club sélect des officiers
et des fonctionnaires métropolitains,
occupait la pelouse devant le palais. Tant
qu’il fut admis à ce cercle, Gauguin aimait
déguster son absinthe quotidienne sur la
plate-forme de bois, garnie de tables et de
chaises et construite à deux mètres de
hauteur, dans les branches d’un énorme
*banian, dont il ne reste plus que la moitié
du tronc» (B. Danielsson ; “Guide du tour
de nie”).
La reine *Pomare possédait aussi une
modeste maison en bois, à l’emplacement
de l’actuel bâtiment de l’Assemblée territoriale. A partir de 1861, elle fit édifier un
.
|.Assemblée
territoriale et le mémorial
Pouvanaa a Oopa
l’effigie de la Liberté et de l’Aigle. Les
échanges avec les États-Unis constituant
une part importante du commerce exté¬
rieur de la colonie, la population se
familiarisa avec la monnaie de ce parte¬
naire. Vers 1830, une parité voisine de
1 dollar pour 5 francs fut établie et
conservée pendant plusieurs dizaines
d’années. Cette base de
change peut
expliquer que, aujourd’hui encore, une
pièce de 5 francs CFP soit couramment
appelée tara.
175
TARAMEA
*palais au même endroit, mais, en
dépit de l’aide financière du gouvernement
français, il ne fut achevé qu’en 1883, ne
reçut qu’un mobilier sommaire et les
Pômare n’y résidèrent jamais. '•’Ari’itaimai
reçut de sa parente Pômare IV une terre sur
laquelle elle fit construire sa demeure. Elle
donna cet emplacement à sa fille Marau
qui fit démolir l’ancienne bâtisse en 1899 et
vaste
construire
une
maison
en
bois située en
face de la poste.
Les grands travaux de rénovation menés à
Papeete dans les années 60 changèrent le
visage du quartier. La résidence des gou¬
verneurs
fut démolie et reconstruite
en
1966 dans un style “néo-polynésien” hardi.
cinq toits très pentus figureraient les
cinq archipels de la Polynésie française.
Toute proche, 1”"Assemblée territoriale a
été édifiée en 1969 par l’architecte Prévôt.
Ses
La source de la reine a été réaménagée au
Les Tahitiens
venaient y puiser de l’eau autrefois et la
reine y prenait un bain matinal «qui se
prolongeait d’ordinaire en causeries non¬
chalantes avec les filles de la cour jusqu’à
l’heure du repas de midi» (P. Loti). Un
centre
d’un agréable jardin.
quants sur le dessus et mesure jusqu’à
cm de diamètre. Sa piqûre est très
douloureuse et peut entraîner des malaises
50
voire
une
paralysie du membre atteint.
Carnivore dévoreur de *Corail, la taramea
a
déjà provoqué des dommages importants
à la grande barrière de corail d’Australie et
sur
les récifs d’autres îles du
Pacifique.
Ceux des îles de la Société subissent aussi
multiplication et des
organisés régulièrement
limiter les effets. Les animaux
les effets de
sa
ramassages sont
pour en
doivent être brûlés ou encore enterrés dans
le jardin où ils constituent par ailleurs un
excellent engrais. 11 ne faut surtout pas les
couper en morceaux et les rejeter à la mer
car ils ont un fort pouvoir de régénération
et
chaque
morceau
redonne
un
animal
entier. Une taramea peut détruire jusqu’à
10 mètres carrés de récif par an. Il est
la collecte excessive des
prédateurs naturels de la
taramea, et les dégradations diverses du
lagon dues à l’homme contribuent à
aggraver la situation.
certain que
*Tritons,
taramea
buste du leader autonomiste *Pouvanaa a
Oopa surmonte une stèle commémorative
près du hall d’entrée de l’Assemblée. Sur le
côté de la place, une maison de style
colonial abrite les services de la présidence
du Territoire. Entre l’avenue du général de
Gaulle (l’ancien *Broom) et le port, s’étend
le parc *Bougainville qui portait jusqu’en
1968 le nom du roi des Belges, Albert Lh
Le buste du navigateur se trouvait aupara¬
vant à remplacement du monument dédié
au Général de *Gaulle, Il trône
aujourd’hui
les rives de la Papeiti, flanqué d’un
canon du Seeadler, navire corsaire alle¬
sur
mand échoué à Mopelia en 1917, et d’une
autre pièce d’artillerie qui armait la *Zélée
qu’elle ne fût coulée lors du *bombardement du 22 septembre 1914.
avant
►
Pape'ete, e moti i te aroa Puma (Bruat) te
pürumu O te Taote Cassiau, te pürumu
Dumont d’Urville ’e te pae o tahatai i te miti^
Tepü teie nô teporitita i Pape’ete i te tau no
te maupapa'â, ’ua riro ’oia ’ei vâhifa'aeara’a
nô te mau tavana rahi. I te matahiti 1843, ’ua
hâmani ’o Armand Bruat i te hô’ëfare taupe’e,
’e i mua i taua fare râ tupu ai te mau ta’urua
rarahi no te himene ’e te ote’a, tei mataro-noahia e tatou i teparau ë: Ta’urua Tiurai.
’Ua
riro te tiurai ’ei oro’a rahi roa i te fenua nei.
Nâ roto i te mau matahiti maoro i te
fa’atupura’ahia te tiurai i te tahua Taraho’i ’e i
mûri mai, ’ua tauihia atu i ni’a i te uahu,
de miel (tarao
des Poissons les plus
communs, ne dépasse pas 20 cm de long et
se pêche partout dans le lagon dans les
-
La
rayon
un
anfractuosités des massifs coralliens. Sa
couleur d’ensemble est marron et sa robe
porte de nombreuses taches hexagonales
ressemblant aux rayons d’une ruche.
La Loche camouflée (tarao aau) res¬
semble beaucoup à la précédente. Elle s’en
-
distingue par la présence de cinq traînées
noires le long du dos.
’ua
mai te ta’urua Tiurai i ni’a i te tahua Taraho’i.
taramea. Acanthaster planai.
mer
176
Loche
maraurau),
ma’irihia te reira vahi te tahua Vai’ete. la tae
mai i te matahiti 1988, ’uafa’aho’ifa’ahouhia
* Étoile de
épineuse de la classe des Astérides et
de l’embranchement des *Échinodermes.
De couleur rouge marron, elle porte une
quinzaine de bras hérissés de longs pi¬
Epinephelus
distingue trois espèces :
_
TARAHOl. Te ho‘ë teie tuha’a no te ’oire
_
tarao. *Loche du genre
appartenant à la famille des Serranidés. On
tarao
TARAVAO
-
La Locheécarlatef/arûOOTû/üpwwjestde
couleur rouge vif avec quelques bandes
verticales noires sur le dos. Les nageoires
sont cernées de jaune orangé. Cette espèce
est plus grande et atteint 40 cm de long. On
la rencontre surtout sur les récifs coralliens
exposés à la houle. Les tarao matapuu sont
nombreux sur les hauts fonds immergés de
Papenoo.
TARAVAI.
Petite
île
des
*Gambier
séparée de *Mangareva par un chenal de
2 km de largeur. De forme triangulaire, elle
5,3 km- et culmine à 256 m. Les
missionnaires Honoré *Laval et François
couvre
*Caret achevèrent d’évangéliser Taravai en
1838. Les restes de l’ancienne civilisation
disparurent et la Mission catholique fit
élever 9 constructions, recensées par
l’architecte G. Fénelon. Les mieux conser¬
vées sont l’église Saint-Gabriel, achevée en
TARAVAO. District d’*Afaahiti qui
s’étend sur r*isthme reliant “"Taiarapu à
Tahiti Nui. Large de 2 kilomètres, l’isthme
1868, le presbytère et une porte monu¬
mentale située près du débarcadère.
de
viennent y résider temporairement pour se
•
Taravao
est
formé
de
coulées
de
*basalte dont les bordures sont masquées
L’altitude maxi¬
Le hameau de Agakono ne compte que
4 habitants (1983), mais des Mangaréviens
par des dépôts marins.
male est de 14 m.
livrer à l’élevage des nacres.
où les armées des deux parties de l’île se
livraient de sanglants combats. En 1773,
taravana. Affection mentale qui touche
les plongeurs de *nacre aux Tuamotu. Elle
provoquée par une insuffisance
d’arrivée d’oxygène au cerveau (anoxémie).
Pour William Reed, «dans les cas les moins
est
Il s’agissait autrefois d’un terrain neutre
*Vehiatua, chef de Taiarapu,
y écrasa
*Hapai et son fils *Pomare qui voulaient
soumettre la presqu’île. En 1844, une
armée hostile à la présence française se
rassembla à Taravao
ment des
chefs
sous
le commande¬
Taviri, Pitomai et Terai.
graves, les symptômes sont assez sembla¬
bles à l’ivresse, mais des crises répétées
L’amiral *Bruat ordonna alors la construc¬
souvent, rendent incapable de parler ou de
résistant à l’occupation française. Les
insurgés de Taiarapu attaquèrent le fort le
entraînent de graves lésions au cerveau qui,
marcher. La mort suit souvent au bout de
quelques années. Une opération peut
quelquefois guérir le taravana. Elle fut
pratiquée en 1955 sur un plongeur d’ori¬
gine chinoise qui malheureusement
1956 pour ne pas avoir pu
résister au désir de se livrer à une dernière
mourut
en
saison de *plonge» (“Huîtres perlières de
Polynésie”).
Depuis, ce mot a pris le sens de “dérangé”,
“fou” et est utilisé pour désigner tout
comportement étrange.
l’île de Taravai vue de Mangareva
tion d’un *fort destiné à couper les commu¬
nications entre les populations tahitiennes
21
mars
1844, mais les troupes du com¬
mandant Mariani les
repoussèrent. Dès
1847, la région retrouva la paix et le fort,
reconstruit en pierre sur le versant nord de
l’isthme, servit, à partir de 1963, de camp
d’entraînement à une compagnie du *Régiment d’infanterie de Marine du Pacifique.
L’agglomération de Taravao compte
projets de
2 000 habitants. Plusieurs
création d’un véritable centre urbain ont
été envisagés pour faire un contrepoids à
Taravao. 1. La presqu'île de
Taravao (dessin de Charles Antig).
2. Le fort de Taravao à latin du XIX®
siècle.
177
TARI’IRI’A VEHIATUA
diamètre, 20 à 25
des régions tempérées. Les
premières plantations d’intérêt écono¬
mique (agrumes, avocatiers, quinquinas,
eucalyptus) datent de 1938 et c’est dans les
années 50 que furent créés de grands
domaines orientés vers l’*élevage laitier.
atolls, les *fosses à tara étaient nombreuses
encloses de haies vives et par¬
semées de bosquets d’eucalyptus, évoquent
souvent
des paysages
1
cm de profondeur et
espacés de 80 cm. Ces trous sont faits à
l’aide d’un pieu à bout rond et ne doivent
pas être remplis de terre. Sur terrains
l’agglomération de Papeete. Taravao n’est
qu’un bourg mais pourrait con¬
naître des transformations importantes
lorsque le port de Faratea y sera aménagé.
• Le
plateau de Taravao est une *planèze
en pente douce qui s’élargit progressive¬
ment du lac Vaiufaufa (618 m d’altitude)
jusqu’à l’isthme de Taravao. Les prairies,
encore
inondés, les tarodièressont recouvertes par
un paillage de palmes de cocotier pour
empêcher la levée des mauvaises herbes et
pour permettre une bonne conservation de
l’humidité. La récolte peut commencer? à
8 mois après la mise en terre. Dans les
témoignent d’une bonne connaissance
plupart
du temps creusées, entretenues, exploitées
par la communauté qui étalait la récolte
et
du milieu naturel. Elles étaient la
sur
l’année entière. Elles sont
Sur les versants est et ouest, des routes de
usage
des sols riches, aptes aux cultures maraî¬
chères et aux plantations d’arbres fruitiers.
►
desserte plus récentes ont permis l’accès à
Le plateau de Taravao est ainsi devenu une
des
principales sources d’approvisionne¬
ment
de l’île en denrées alimentaires.
dans
Pacifique.
de
encore
en
îles
du
nombreuses
taro. Ema’a le tara na té nuna'a ma'ohi mai te
’uru ato 'a tona huru i roto i te orara 'a o te
ma'ohi. la tae i te tau ’uru e ’amu i te ’uru, ’ia
’ore ra te ’uru te vai nei te fa’a’apu taro, nana
ia e fa ’a ’amu i te nuna ’a.
TARriRI’I A VEHIATUA voir Vehiatua.
Te vai ato ’a ra te
te mei ’a, teie ra i te taro e ora
rahi tô te ma’ohi, no reira te mâ’apiri ra e
tarua, te fe ’i,
”nona te ma ’a, noua te ina ’i".
tara. Colocasia esculenta. Plante vivrière
de la famille des
Aracées, originaire
d’Indo-Malaisie et introduite par les Poly¬
nésiens. Dans sa contrée d’origine, la
culture du tara a été peu à peu délaissée au
profit de celle du *riz.
C’est une plante à tubercule comestible
qui pousse dans les zones humides ou
marécageuses. Avant l’arrivée des Euro¬
péens, le tara constituait un des principaux
aliments des Polynésiens avec le ’uru et le
jè'i. La sève de la plante crue est très
•
irritante
car
elle contient
un
suc
âcre et
vésicant. Les tubercules renferment euxmêmes des cristaux d’oxalate de calcium
dont l’effet irritant peut être supprimé par
longue cuisson. Les Jeunes feuilles
(*poia) et les jeunes tiges (*fafa) sont
une
consommées hachées menu, comme des
épinards. C’est un plat excellent qui se
prépare avec du lait de coco, du poulet ou
du petit cochon. Le tara est riche en fluor et
Tara. 1. Jeune plant. 2. Paquet de
tara prêts à
la vente. 3. Tara cuit.
exerce
une
des feuilles de auti ou de bananier et on la
place dans un endroit frais. Les pétioles et
les feuilles sont également utilisés dans la
cuisine chinoise, après salaison.
11 existe de nombreuses variétés de
tara.
Sur terrain sec, on cultive le manaura ou
le veo. Sur terrains maré¬
recommande les variétés
manaura et hamoa ere ere. On plante les
rejets dans des trous de 10 à 15 cm de
laro
rouge et
plant de tarua (hauteur moyenne :
1 mètre)
178
on
fa ’ifa ’i ato ’a mai i te pota taro ’e pa ’ia ihoâ.
Te pota taro, ’o te rau’ere ’api ia o te tumu
taro, e tumu e taha ’ari e ma’a au
i te maita ’i.
’e te hau ho ’i
/ te fenua tuha ’a pae te taro te ma ’a rahi a te
nuna ’a o
reira. ’Ua rau huru taro te vai ra le
mana’ura, te veo (taro re’are’a), te ’u’ute, te
taro ’ere ’ere ’e te vai atu ra... Ehamani ato’a
hia te taro i te poi i te Tuha’a Pae ’oia ato ’a te
tiromi.
E mâ’a maita ’i te taro no te niho. No reira te
nuna ’a o te
tuha ’a pae e niho maitata ’i roa to
raton.
No te tanura’a, e nehenehe e tanu i te vahi
marô, tona ra tanora ’a e hamani ihoa i'a i te
pa ’itaro.
Tô Raiatea, to Huahine, te mau fenua teie e
afa ’i noa mai nei i te taro e ho ’o i te matete.
Te vai nei te mau pa ’i taro i Papara, Papeari, i
Teahupo ’o ma, na te hiti’a-o-te-ra ma.
’Aita e rahi te taro ho ’o ’e tae mai na te tuha ’a
pae, e riro e, no te
’afaro ’ore te pahi.
action très efficace dans la
prévention des caries dentaires. Cette
action
est
très
perceptible aux îles
Australes où la population consomme
toujours beaucoup de tara. On peut le
conserver jusqu’à trois semaines sous
forme
d’une
pâte fermentée appelée
*pôpo'i. On la prépare à partir de tuber¬
cules cuits, pelés puis écrasés en une
bouillie épaisse. On l’enveloppe alors dans
cageux,
Teie te tumu, ia ore le ia, ’ia ore e roa ’a mai te
mâ’a ’e atu, e haere ia e iriti mai i te taro ’e e
tarua. Xanllwsoma .sagiltifoliu.s.
Plante à
tubercule de la famille des Aracées que l’on
appelle aussi Chou des Caraïbes. Le tarua
a été introduit
d’Amérique tropicale par les
premiers ^missionnaires. Les Polynésiens
lui ont donné ce nom car ils lui trouvaient
le
goût d’une variété de banane appelée
qui a pratiquement disparu à l’heure
tarua
actuelle. Le tarua ressemble au *turü mais
s’en différencie par le fait que le plan du
limbe n’est pas situé dans le prolongement
pétiole. La saveur du tubercule se
rapproche de celle de la Pomme de terre et
on peut le consommer sous forme de
chips.
du
On cultive le tarua sur les sols bien drainés
et
humides des îles hautes. La production
commercialisée s’est élevée à 92 tonnes en
1985.
TASMANIE
tarua. E
mâ’aliipu te tarua mai te tara, la au i
’a mau papa 'ira 'a, na te mau
ta te papa
mitionare mâlâmua i tae mai i Porinetia i ’afa ’i
mai i te tarua i ni'a i te mau fenua tahiti.
’Ua
haro 'a ra te ma ’ohi i tona i ’oa e tarua nu te
mea e au tona popoa
mai tu te mei 'a ra : e
tarua, tei mou rua i teie tau.
te pota
fafa tarua.
E ’amu ato ’a hia
TASMAN (Abel) (1603-1659). Navigateur
et explorateur
hollandais. Issu d’un milieu
modeste, Abel Tasman partit en 1633 pour
l’Indonésie, au service de la Compagnie des
Indes hollandaises. Son intelligence et son
permirent de mener une
rapide sous la protection du
directeur de la Compagnie, Antoine Van
Diemen. 11 sut se faire apprécier en tant que
capitaine des navires chargés de la police
des mers autour de la colonie et ses qualités
de marin furent mises à profit par la
compagnie pour continuer r*exploration
des mers du Sud commencée par *Le
Maire et *Schouten. Assisté du pilote et
cartographe Frans Visscher, Tasman
dirigea une expédition composée de deux
ambition lui
carrière
Heemskerk et le Zeehaen.
Batavia en août 1642, les
Hollandais sillonnèrent l’océan Indien puis
navires
;
Partis
de
le
obliquèrent vers l’est. Ils découvrirent la
*Tasmanie (baptisée à l’époque Terre Van
Diemen), les côtes nord-ouest de la
Nouvelle-Zélande, puis ils reconnurent les
Tonga, les Fidji, la Papouasie et rega¬
gnèrent l’Indonésie en juin 1643. L’année
suivante, un deuxième voyage, plus
modeste, permit d’améliorer la connais¬
sance
des côtes ouest de la Nouvelle-
Guinée et du nord de l’Australie. Par la
suite, la Compagnie des Indes hollandaises
renonça à de nouveaux voyages de décou¬
verte,
les précédents ayant été jugés peu
rentables, mais Tasman resta à son service
et devint un riche colon de Batavia où il
vécut ses dernières années.
Tasman
Empire AirV ays Limited
(T.E.A.L.). Ancienne appl dation de *Air
New Zealand. La T.E.A.L. assura dans les
vingt années qui suivirent la 2= Guerre
mondiale de nombreuses liaisons aériennes
dans le Pacifique Sud. De 1951 à 1958, elle
une ligne Auckland-Suva-ApiaAitutaki-Papeete, dite “Route du Corail”,
au moyen d’*hydravions Soient, à raison
de deux vols par mois. Cette ligne fut
interrompue lorsque la T.A.l. entreprit la
liaison Nouméa-Bora Bora, relayée par la
R.A.l. (*Régie aérienne interinsulaire)
vers Papeete. Après l’ouverture de r*aéroport de Faaa (1961), la T.E.A.L. renoua
avec ses rotations sur Papeete par jet-prop
Électra. Le D'" avril 1965, elle prit le nom
entretint
d’Air New Zealand.
TASMANIE. Grande île de 66 000 km^
l’État le plus méridional de
r*Australie. L’explorateur hollandais
Abel tasman
constituant
Abel
*Tasman
la découvrit
en
1642 et
l’appela Terre Van Diemen. L’île ne reçut
son nom actuel qu’en 1856.
La Tasmanie fut rattachée à l’Australie dès
1802 pour couper court aux ambitions
coloniales des Français. Elle reçut le statut
d’État australien en 1825 et accueillit
rapidement trois établissements péniten¬
tiaires et de nombreux migrants attirés par
les mines d’or et d’argent ainsi que par les
très semblables à ceux des îles
britanniques.
La Tasmanie compte 432 600 habitants
(1983). La grande vallée centrale et le
versant nord sont les plus activement mis
en
valeur et produisent des fruits, des
pommes de terre, tandis que les prairies
naturelles, très étendues, sont consacrées à
l’élevage des moutons et des vaches lai¬
tières. La métallurgie du zinc, de l’alumi¬
nium et du cuivre s’est développée grâce
aux
équipements
hydroélectriques.
paysages
naturels de Tasmanie (1792)
179
TATAA
la colline de Tataa entre les lagons
de Faaa et de Punaauia
L’abondance et la qualité des forêts ont
permis le développement des grosses
scieries, fabriques de pâte de bois et
papeteries. Les principales agglomérations
sont *Hobart (173 000 hab.) et Launceston
(100 000 hab.).
TATAA. Pointe rocheuse située au nordouest de Tahiti et marquant les limites des
communes
de '•‘Faaa et de *Punaauia.
Haute de 37 mètres, cette colline constitue
une
au
curiosité géologique. Elle correspond
flanc oriental d’un petit *volcan secon¬
daire dont la plus grande partie se serait
effondrée, laissant des affleurements de
'•’tufs mêlés à des débris coralliens.
D’après la tradition, c’est de la pointe
Tataa que s’envolaient les âmes des morts
de Tahiti. Elles se dirigeaient ensuite vers le
M'
*Rotui
(Moorea) puis vers le
M‘ *Temehani de Raiatea.
filet. Quand les tata pa’a pa’a n’étaient pas
utilisés, ils étaient suspendus à des poteaux
plantés en bord de lagon. On peut toujours
observer ces balances à crabes, par
exemple au bord de la lagune de Maeva
dans l’île de Huahine.
►
tata pa’apa’a. E rave‘a te tata pa'apa’a na te
TATAKOTO.
*Atoll
sans
passe
des
*Tuamotu de l’Est, situé par 17° 20’ sud et
138° 23’ ouest. De forme ovale, l’anneau
corallien
mesure
14,5 km dans
sa
plus
grande longueur. Deux navigateurs espa¬
gnols en revendiquèrent la découverte :
Domingo de *Boenechea et Andiay Varela
ignorèrent en effet qu’ils avaient débarqué
dans nie le même jour de l’année 1774.
De 1900 à 1927, le *colon français Albert
Javelot y exerça les fonctions de chef et fit
planter les cocoteraies, qui, régénérées,
couvrent l’atoll aujourd’hui. Tatakoto est
aussi l’un des atolls les mieux cultivés des
Tuamotu. On y recensait 184 habitants en
1983. L’île est une commune à part entière.
tata pa’a pa’a.
Ustensile traditionnel
utilisé pour la *pêche aux crabes en Poly¬
nésie. Il était composé d’un cerceau de bois
(auquel était attaché un morceau de *filet
aux mailles assez étroites) et de deux anses
en bois se coupant à angle droit. L’appât
ou
le leurre était fixé à hauteur du bord du
cerceau, à l’extrémité d’une tige pendue à la
croisée des deux anses. Le piège était
descendu à faible profondeur dans le lagon
et retiré dès qu’un crabe était pris dans le
TatI le Grand
138° 24’W
TEKAIGAINA
VAIORUI
_
ma’ohi iferuri no te haerera ’a e tautai i te
pa ’apa ’a. E hamani i te ho ’ëpa ’ohu ra ’au,
ta’amu mai ai i te ho’e upe’a. No te tautai i te
pa’apa’a, e tâmau i te ma’a (te ’apa) i ni’a i te
aufau mai te fa’atautau i roto i te hina’i. la
’amu le pa’apa’a e topa atu ’oia i roto i te tata.
E haere noa atu ia e tatara mai i te pa’apa’a ’e
ia oti ha’amata ’apifa’ahou ërava'i noa atu ta
’oepa’apa’a. I Huahine (Maeva), e ’ite
pinepinehia te tata pa’apa’a.
TATI le Grand
nom
:
(vers 1773-1854). Autre
Taura atua i Patea. Petit-fils du
grand chef *Amo de *Papara, Tati appar¬
tenait au puissant clan des *Teva qui
exerçait sa domination sur le sud de Tahiti.
Quand son grand-oncle Ariifaatia mourut
sans postérité en 1798, Tati lui succéda à la
tête du district de Papara. D’après la
princesse ’^Ariitaimai, «il était alors céli¬
bataire, ses relations avecTu(*Pomare 1°'')
étaient amicales et il accéda paisiblement à
la principauté (...) Il fut toujours sage et
pacifique, atteignit ses buts par diplomatie
plutôt que par violence et préféra l’alliance
avec les Pômare à la guerre» (Henry
Adams : “Mémoires d’Ariitaimai’’). C’était
sans
compter avec l’ambition de
*Pomare II qui attaqua Punaauia et Paea
par surprise en 1807.. 11 se livra à un tel
massacre que la plupart des habitants de
Papara s’enfuirent dans les montagnes.
Tati trouva refuge à Bora Bora, mais son
frère Opuhara organisa la résistance à
Tahiti
avec l’aide des autres districts et
écrasa Poma.re en 1808. Installé à Moorea,
TEPOEHO
^^^TUMUKURU (village)
^
TEFANAUGAOHINA
0
180
FAGATARURU
du roi *Tapoa de Bora Bora et devint, sans
le vouloir
vraiment, allié de Pômare. 11
débarqua à Moorea avec les armées des îles
Sous-le-Vent mais ne prit pas part aux
R^UHAIA
5km
celui-dfs’alîîa en 1812 avec les chefs des îles
Sous-le-Vent. Tati faisait partie de la cour
Tatakoto
combats de 1815. Il chercha à se poser en
médiateur et tenta de négocier la soumis¬
sion de son frère à Pômare et au parti
chrétien. Opuhara refusa et fut tué lors de
la bataille de *Fe’i Pi. Tati retrouva alors
son
titre à'ari’i nui de Papara et de chef du
clan des Teva. A la mort de Pômare 11 en
1821, il aurait pu revendiquer la couronne
de Tahiti mais il y renonça pour éviter de se
trouver sous la coupe des missionnaires. Il
était pourtant favorable à l’extension du
christianisme et accepta d’organiser la
répression de l’hérésie *Mamaia en 1829.
Partisan du *protectorat français qui,
selon lui, pourrait seul imposer la paix aux
districts, il signa une pétition favorable à
l’intervention de l’amiral *DupetitThouars en 1842. Lorsque ce statut put être
appliqué, la pondération et l’autorité de
Tati le désignèrent rîâturellement à la prési¬
dence de r*Assemblée législative tahitienne entre 1848 et 1852. De par ses liens
familiaux et politiques, il fut un des
Tahitiens les plus influents dans la pre¬
mière moitié du XIX' siècle. Sa personna¬
lité est évoquée dans plusieurs ouvrages
tana e titau i te ti’ara’a ari’i (te hei ari’i) o
Tahiti, ’ua ha'apae ra ’oia i taua heiari’i ra, ’ia
’ore te pe’ape’a e tupu ’e te mau mitionare; a
ta’a noa atu ai e, tona hina ’aro puai mau ia
parare roa te fa ’aro ’o teretetiano ’e ’ua tinai
roa ’oia i te ha ’amorira ’a a te mamaia i te
matahiti 1829. ’Oia te ho'ë ti’a no te hau
tamaru
fârani, tana i parau e, te rave’a noa iho
hau i te mau mata ’eina ’a
’ua tu ’urima atu i te parau fa ’aau a te
te reira e tupu ai te
ato ’a,
atimarara Dupetit-Thouars i te matahiti 1842.
’la ha’amauhia taua papa ture ra, no tona
itoito ’e tepâpütana mau arata’ira’a, ’ua
fa’ata’ahia ’oia ’ei Peretiteni no te Apo’ora’a
Rahi nô Tahiti i te area 1848 ’e tae roa atu i te
matahiti 1852. E ta’ata fêti’i rahi, ati a’e te
fenua Tahiti, i te pae o te ’opu feti’i, i te pae
poritita ’ua riro ’o Tati ’ei ta’ata ro’o rahi no
taua tau ra,
’oia ho ’i i te tuha ’a matamua ’o te
19 o te tenetere.
E rave rahi mau puta teipapa’ihia e te mau
tâparau teifa’ahiti i te huru o te ’ohipa a teie
ta ’ata rahi
’oia ’o Tati.
’O Moerenhout teipapa’i i roto i tana puta i te
tels “*Voyages aux îles du Grand océan” de
parau nô teie hoa i tona, na reira ato’a tana
iho mo’otua ’o Ari’itaimai.
mémoires de
Ariitaimai.
TATI SALMON voir Salmon (Tati).
son ami intime
Jacques *Moerenhout et les
petite-fille, la princesse
sa
►
TATI (1773-1854).
i’oa to Tati.
’O Taura’atua'ipatea te tahi
Emo’otua ’o Tati na Amo, tavana no Papara,
no te
’api nui ’o Teva tei riro ’ei manafa ’atere i
tepae apato’a ta’ato’a ’o Tahiti. lapohe a’e ’o
Ari’ifa’ati’a i te matahiti 1798, ’aore ana hua’ai,
na Tati ïa i mono iana ’ei upo ’o fa ’atere i te
mata’eina’a Papara (’ei tavana). Tefa’a’ite ra
teputa a Ari’itaimai e, e ta’ata ta’anoa ’oia i
reira, tona mau auhoara’a ’e ’o Tu (PômareI),
tei Jari’i hau-noa-hia e te hau ari’i o taua tau
ra.
E ta’ata aravehi ’e te maru i roto i tana
’ohipa ’e tana mau opuara’a, na roto noa ’oia i
te hau
’aore e ha’avira’a i ’imi ai ’oia i te râve’a
ia tapiri atu ’e te Pômare i te tama ’ira ’a ra.
Eiaha ra e tai’ohia i reira te titau toro’a ’e te
’o Pômare II tei aro ta’ue atu ia Pa'ea
nounou
’e ’o Punaauia i te matahiti 1807. E tama’i
ri’ari’a mau tei lupu i reira, e taparahira’a rahi
i te ta’ata i horo tapuni ai to Papara i ni’a i te
mou’a i roto i te fa’a.
’Ua horoli’a ’o Tati i
Popora, are’a Opuhara tôna teina, ’ua
ha’apa’ari ’e ’uafa(a’eta’eta i tona ti’ara’a i
Tahiti mai te tauturu hia ’e te tahi atu mau
mata ’eina ’a no te
fa ’ahu ’ahu ’a ia Pômare i te
matahiti 1808.
’la noho atu ’o Tati i Mo ’orea, fa ’aau ana ’e atu
ra
no
i te parau
’e ’amui atu ra ’e te mau tavana
Raro-Mata’i i te matahiti 1812. No roto
ato’a ’o Tati i te pae ’o Tapoa ari’i Popora i
reira ra, te riro nei ’ei aniti no te pae ’o
Pômare, ’la tapae atu ’oia i Mo ’orea ’e te nu ’u
tatouage,
nom masc.
Tahitien
;
tâtau.
Action d’orner le corps de dessins indélé¬
biles
en
rantes
introduisant des matières colo¬
sous
successives.
l’épiderme
par
des piqûres
Les premiers Européens débarquant en
Polynésie furent très surpris de voir que le
corps de nombreux *Mâ’ohi était partiel¬
•
lement
ou
entièrement tatoué. Cet art se
perd dans la nuit des temps. Les dieux euxmêmes l’auraient pratiqué dans leur lieu de
séjour souterrain, le *pô ; ainsi les deux fils
de *Ta’aroa pour séduire leur sœur. Les
humains le pratiquèrent ensuite dans le
même but, pour s’attirer admirateurs ou
admiratrices.
Aux îles de la Société, il était le signe
distinctif de la caste des *arioi, adorateurs
de *Oro. Aux îles *Marquises, la pratique
du tatouage était plus répandue. Elle
concernait aussi bien les femmes que les
hommes. Les
femmes, toutefois, se limi¬
taient à l’ornementation délicate des
poignets et des mains, à celle plus géomé¬
trique des jambes et des pieds et, sur le
visage, à des lignes verticales suivant le
contour des
lèvres. Les hommes, par
contre, pouvaient être entièrement tatoués
de motifs traditionnels très raffinés, y
Riro fa’ahou mai nei ’o Tati ’ei ari’i nui no
compris sur les parties les plus sensibles :
oreilles, paupières et langue. Le tatouage,
en effet, preuve de virilité, avait une impor¬
tance primordiale comme attrait sexuel.
C’est dans la souffrance que les individus se
soumettaient aux opérations successives
qui débutaient, pour les premiers
tatouages, à la période de la puberté et qui
s’étalaient sur pratiquement toute la vie.
Pômare II i te matahiti 1821, e nehenehe ho’i
(tahu’a tâtau) en maintenant les candidats
no
Ra’iatea ma, ’aita ’oia-ifa’ao noa a’e i roto i
te mau arora’a o te matahiti 1815.
’Ua tamata noa ra ’oia e ’imi i te rave ’a ia tupu
te hau i rotopu ia
Opuhara (tona teina) ’e ’o
Pômare ’e tae noa atu i te fa ’aro ’o teretetiano.
’Ua pato ’i ’eta ’eta maita ’i ra ’o Opuhara i te
reira mana ’o ’e te hina ’aro ’o Tati ’e inaha !
pohe roa alu ra taua ’aito ra i roto i te tama ’i
Fe’i Pi.
Papara ’e ’ei tavana nô te ati Teva. ’la pohe
Des assistants aidaient le maître tatoueur
par les bras et les jambes. Ils travaillaient
toujours en invoquant l’aide des dieux
pour obtenir la cicatrisation des perfora¬
de r*Office territorial d’Action culturelle
lement, avec un *maillet léger, du manche
d’une petite *herminette terminée par des
dents de poisson ou des os d’oiseaux, taillés
en *pointes acérées. Ces
*peignes à tatouer
(ta) étaient trempés dans un *colorant
obtenu par le mélange de l’huile et du noir
séances
tions. Celles-ci étaient obtenues par martè¬
de fumée de l’amande brûlée de la *noix de
bancoul (ti’a’iri). Introduit sous la peau, il
lui donnait une couleur bleue. Un morceau
*tapa servait à éponger le sang. Les
pratiquaient cet art dans une
simple case recouverte de feuilles de
pandanus, frappée d’interdit (*iapu)
pendant la durée de l’opération. Les
instruments qui avaient servi aux premiers
tatouages d’un jeune chef devaient être
de
tatoueurs
détruits à fissue de l’intervention.
Aux îles de la Société et à Tahiti, le
tatouage était limité à certaines parties du
corps : les épaules, les bras et les jambes. 11
consistait en motifs géométriques : lignes
brisées, cercles, croissants, rectangles et
carrés. Les fesses des femmes comme des
hommes étaient uniformément bleues,
rehaussées à hauteur des hanches par des
rangées de motifs décoratifs. Certains
motifs étaient figuratifs : formes humaines
empruntées aux *tiki, éléments stylisés de
végétaux ou d’animaux. Avant que le
travail, le
patient pouvait faire un-choix de motifs sur
des jambes et des bras en bois sculpté ou
sur des tiges de bambou
gravées.
La pratique du tatouage était également
une
caractéristique des *Maoris de
*Nouvelle-Zélande : le visage et les cuisses
des guerriers, le menton et parfois le front
des femmes étaient marqués de motifs
curvilignes. Les incisions étaient, ici aussi,
emplies d’un pigment bleu. Au XIX‘= siècle,
des amateurs d’art occidentaux, aux goûts
morbides, collectionnèrent des têtes
tatouées et conservées après embaume¬
tatoueur
ne
commence son
et, lors des fêtes du Tiurai, des volontaires
ont pu se faire tatouer par des spécialistes
maoris et
samoans.
collectives
Depuis 1987, ces
sont
interdites pour
prévenir toute propagation possible du
*Sida, la pointe des instruments de ta¬
touage pouvant se trouver en contact avec
le sang des patients.
tâtau. Te tâtaura’a i te tino, ’o te hô'êiapeu nâ
te
mâ’ohi, ’ei râve’a fa'a'una'una i tô râtou tino
i taua mau pënira’a tino ra. Epeu te reira no
te tau
’auiui, lefa'a’ite ra vera, te mau atuaiho
i roto i te pô,
’ua rave i teie ’ohipa, ia au i ta te
mâ’ohiferurira’a, te tahi tau taeae "na taea’e
aroa " tei
tâtau ia raua no te haere e
fa ’ahina ’aro i to raua tuahine. No reira te feia
ora
_
ato’a, ia tâtau ratou i to ratou tino, no te
peu ato ’a ’ei râve 'a ha ’apeu fa ’ahiahia i mua i
te aro o te ta’ata.
I te mau motu Totaiete, nâ
teie tapa’o efa’a’ite mai i tefeiâha’amori ia
Oro (tepüpüarioi). / Nu'uhiva, te ravehia ra
te reira peu i ni'a i te tane
’e te vahiné ato’a.
Tei te ’ari'arira’a rima ’e te ’ari’arira’a avae noa
tô te vahiné, te tahi i te papari’a ’e i te hili
’utu. Te tâne ra, e tatauhia te tino tâne te
ra
la’ato’ara’a, noa atu eaha te vâhi ’ei fa’a’ite i to
râtou puai, mata’u ’ore. Te rave ato ’ahia ra i te
fenua Niuterani, te mau maori te tâtau na i to
râtou tino. I Porinetia, ia rahi mai te mau
mitionare, ’ua ’opani te mau fa’atere i teie
’ohipa. Te ture o Huahine nô te matahiti 1822
tei ’ôpani ’eta ’ela roa i te ’ohipa tatau i te tane
’e te vahiné mai te peu e e ’itea te ta’ata ’e te
mau
tapa’o tâtau e fa’autu’ahia nâ roto i te
ha ’avara ’a.
tau’arearea. Expression qui signifie “le
temps des divertissements”. Elle
carac¬
térise la période de l’existence correspon¬
dant à r*adolescence et aux premières
années de l’âge adulte. Après avoir subi les
rites liés à la puberté, les jeunes gens et les
jeunes filles (qui portaient également le
nom
de
tau’arearea) menaient une vie de
mené des recherches sur les motifs utilisés
ainsi que sur les rites initiatiques propres à
plaisirs et de vagabondages. Ils consa¬
craient une grande partie de leur
temps aux
sports, jeux, chants et danses et, d’après
E.C.S. Handy, laissaient surtout libre
cours à leur puissant
appétit sexuel. Très
soucieux de leur apparence physique, les
tau’arearea recevaient leurs premiers
tatouages et s’efforçaient d’acquérir l’em¬
bonpoint et la pâleur qui séduisaient à
cette époque. Ils disposaient d'une
grande
autonomie puisqu’on ne leur reconnaissait
pas encore de responsabilités sociales, mais
ils n’étaient pas inactifs. «Us étaient
engagés dans la production sous forme
d’équipes de jeunes du même âge et il est
vraisemblable que les travaux collectifs les
plus lourds leur étaient confiés. Par
ailleurs, plusieurs d’entre eux suivaient
l’instruction qui était dispensée dans les
fare ha'api’ira’a» (Alain Babadzan : “Ency¬
clopédie de la Polynésie”, tome 5).
bliques ont été proposées dans les locaux
disparu mais elle se perpétue aujourd’hui
ment.
En Polynésie, sous la pression des mission¬
naires, les chefs finirent par interdire cet art
ancien. Le *code des lois de Huahine
(1822) précise en effet que «Cette pratique
appartient aux anciennes et mauvaises
habitudes. L’homme ou la femme qui se
feront graver de tatouages, si la chose est
manifeste, seront jugés et punis...».
La renaissance de cet art traditionnel
date du début des années 1980. A cette
•
époque, des Polynésiens, cherchant à
renouer avec les coutumes
anciennes,
commencèrent à s’exercer au picturalisme
corporel et à militer pour la pratique du
tatouage.
Passionnés
d’ethnologie,
Raymond Graffe et Matahi Brightwell ont
retrouvé les techniques traditionnelles et
cette
activité. Des démonstrations pu¬
La tradition des tau’arearea n’a pas
TAUNOA
plus fréquemment chez les garçons que
chez
les filles.
Relativement bien vécue
dans les îles, cette période de l’existence est
plus difficile à traverser pour les jeunes
urbains qui se trouvent souvent en porte-àfaux entre deux cultures.
te mori anei ’e ’aore ra i te mahana. E
ha’a’ati noa te hôâni’au firi i te upo’o, are’a te
o
taumata, tei mua noa i ni’a a’e i te mata (te
tuha’a ha’unehia) ’aita to te upo’o.
I te Tuamotu, e ha'une ato’a ratou i te taupo’o
te parau
hia e pareuru.
►
tau ’arearea, taure’are’a (tau no te rekareka).
Te tau teie nô te hô’e tama maroa ’aore e fifi
’aore epe’ape'a, tei te area tamari'ira'a ’e te
tânera'a, teie e mataro-noa-hia i te pi’i ije tahi
ta'ata 'api: e taure’are'a. E ’oa’oa noa to mua
iana, ’aita te ferurira’a ipa’ari nô te fa’anaho i
tona ’amuri atu (tona orara'a e
fâmai).
Tei te peu fa 'a ’oa ’oa tino to ratou mana ’o, to
râtou ferurira'a (te ’ohipa ta’aro, te heiva huru
rau). Tei te pae tino noa tô ratou puai ’e te peu
fa ’anavenave ia ratou. E ’imi ratou i te rave ’a
ia vai maohe râtou ’e ia tâiau i tô râtou tino e
hi’ora’afa’ahiahia no iaua tau ra. Efeia ti’ama
roa
ie mau taure ’are ’a i te mea e ’aita te mau
hopoi’a O te orara’a i ma’iri mai i ni’a ia ratou.
A ta’a noa atu ra te reira, e rave ’amui ato’a
’ohipa ri’i ato’a na roto i te
ha ’apupu haere ra ’a ’e te feia ’api o to ratou
ratou i te mau
u'i, e fâri’i ato’a ratou i te mau ’ohipa rarahi e
pupuhia ia ratou.
Te vai nei te tahi puta na te taparau ra ’o
Alain Babadzan teifa’a’ite mai i ta râtou “mau
fa'aineinera’a i roto i te fare ha’api'ira’a o te
reira tau".
Te peu a te taure’are’a ’aita i mou, ’eita fa’ahou
Te maroa ’e te mahine te
ora noa nei te tau ’arearea. E’ere te taure ’are ’a
ra mai te matamua.
o te mau motu mai to te
taumi. *Ornement pectoral ou hausse-col
décoré de nacre,
plumes, dents de requin,
poils de chien, qui était porté aux îles de la
Société par les guerriers. On en observe sur
plusieurs gravures anciennes de l’époque
de James *Cook, portés par des person¬
nages coiffés de *fau, à bord de pirogues de
*guerre. Objet de parade, le taumi servait
aussi d’armure contre les jets de pierres car
la décoration de la partie visible recouvrait
un épais support de vannerie de contour
arrondi.
►
taumi. E tapo’i ’ouma no te ma’ohi no te mau
toa.
No te hamani i te taumi, e ravehia te
parau, te niho ma’o, te huruhuru manu, te
huruhuru ’uri tei rave maita ’ihia, tuituihia ai e
te ro ’a anei,
te nape anei, te more ânei. Nâ
roto i te mau hoho’a a J.
te taumi i ni’a i ie ta’ata
Cook (Tute) e ’itehia
’e tô râtou fau i ni'a i
te upo’o. No te me’ume’u te taumi ’e te hi’ora’a
haviti, ’ua riro ’ei fa ’anehenehe nô te toa, e
paruru maita ’i ato ’a ho ’i no te ’aito ia pehia
mai i te ’ofa ’i.
taumi
’oire-pu. Te fifi rahi
nei te taure’are’a i roto i te mau ’oire rarahi i
mua
i te iho-tumu ’e te mau peu ’api nô teie
tau e orahia nei.
Te vai ra te peu na ratou iho, te vai ato ’a nei te
peu no rapae mai.
TAUERE. Petit *atoll des *Tuamotu du
Centre situé par 17° 23’ sud et 141° 32’
ouest, à 85 km au nord-ouest de *Hao.
Tauere a été découvert par Domingo de
*Boenechea en 1769. L’île ne comptait que
3 habitants en 1983. Elle fait partie de la
commune
de Hao.
TAUHA voir Croix, du Sud.
taumata. Visière
en
TAUNOA. Quartier de *Papeete qui
s’étend sur la rive gauche de la Fautaua, à
feuilles de cocotier
tressées, de forme variable, portée par les
Polynésiens autrefois pour protéger le
visage et les yeux. Le taumata «était porté
sur le front, directement au-dessus de la
racine des cheveux et attaché par une
étroite feuille passant autour de la tête,
juste au-dessus des oreilles, laissant toute
la partie postérieure de la tête et son
sommet entièrement exposés» (W. *Ellis :
“A la Recherche de la Polynésie d’autre¬
fois”).
Aux Tuamotu, les pare uru étaient aussi
tressés en feuilles de *pandanus.
►
taumata. Te taumata, e tao’a rara’ahia i te
ni’au (’ua rau hurufaito te rarahi) ta te ma’ohi
e rave na no
te tamaru i te mata,
i te ’ana ’ana
proximité de l’embouchure et le long du
lagon du même nom.
La famille princière dont était issu le
régent
*Paraita aurait résidé à Taunoa. La tradi¬
tion y situe également la légende de
Taruia,
jeune héros assassiné par erreur et ressus¬
cité par un grand requin bleu
qui hantait le
lagon. Taunoa a été intégré à l’aggloméra¬
tion de Papeete dans l’Entre-deux
guerres.
Il s’agit d’un quartier résidentiel où
s’opposent les habitations aisées du bord
du
mer et les constructions insalubres de
l’intérieur. Le long de la côte, un chenal
balisé permet à certains navires
emprun¬
tant la passe de Taunoa de
rejoindre le port
Papeete. Les rives de ce chenal font
l’objet d’aménagements pour accueillir de
nouvelles extensions portuaires.
de
dessin d'un taumata (en bas)
183
TAUTIRA
TAUTIRA. Ancien district et section de
commune située à
l’extrémité sud-est de la
presqu’île de *Taiarapu (Tahiti). La cir¬
conscription comprend la grande vallée de
la * Vaitepiha et le fenua Aihere, portion de
littoral isolée et peu peuplée qui s’étend audelà du dernier tronçon routier. Le village
de Tautira (1 411 habitants en 1983)
occupe une petite presqu’île d’alluvions
construite par la Vaitepiha.
• Du
lagon au plus profond de la vallée, le
peuplement était autrefois très dense ainsi
qu’en témoignent de nombreux restes
archéologiques. C’est à Tautira que l’on
construisit le premier marae des îles du
Vent dédié à Oro. Des pierres de ce marae
baptisé *Taputapuatea (comme celui de
Raiatea d’où le culte de ce dieu était
originaire) furent utilisées pour fonder
d’autres édifices religieux à Pare, Paea et
Tautira. 1. La population du district
attendant la visite du commissaire
impérial La Roncière en 1861.2. Ori
Ori, chef de Tautira de 1893 à
1905.3. Le village, au débouché de
la vallée de la Vaitepiha.
a
Hitiaa notamment.
Jusqu’en 1768, Tautira se trouva sous la
s^zeraineté des *Teva de Papara, mais,
cette
année-là, l’orgueil et l’ambition de
*Amo
provoquèrent
la
révolte de
*Vehiatua PL chef de Tautira. La victoire
de ce dernier permit à ses sujets comme à
l’ensemble de la presqu’île d’obtenir leur
indépendance. A partir de cette époque,
Tautira vit passer
plusieurs navigateurs
explorateurs qui firent escale en Polynésie.
Ses piroguiers accueillirent *Wallis et
*Bougainville au large des côtes, puis
Cook et *Boenechea sur le vaste plan d’eau
du lagon. Boenechea passa le mois de
novembre 1772 à Tautira et revint deux ans
plus tard en compagnie des pères *Clota et
*Gonzales chargés d’évangéliser Tahiti.
184
TAVANA
Mal préparés à leur mission, les deux
*franciscains échouèrent et furent rapa¬
triés l’année suivante. Une croix en bois
plantée au centre du village commémore
cet essai d’évangélisation, mais il ne reste
aucune
missionnaire.
trace de l’aventure
pourcentage.
• Un taux d’*intérêt est un
rapport calculé
entre la somme que rapporte le placement
d’un
^capital et ce capital. Les taux
d’intérêt varient en fonction de l’offre et de
la demande de monnaie et selon que
formées d’un chef, de trois conseillers et de
cinq sages, les relégua au rang de simples
rouages administratifs devant se contenter
des fonctions d’officier d’état civil.
taux, nom masc. Pourcentage appliqué au
calcul d’une *taxe, d’un *impôt. Rapport
entre deux valeurs généralement exprimé
en
l’État les déposséda des terres autrefois
attachées à leurs titres. En 1866, l’institu¬
tion des commissions municipales élues,
Lors du changement de statut des districts
en
*communes, entre 1965 et 1972, les
tâvana devinrent des *maires et virent leurs
compétences s’élargir considérablement.
En langue polynésienne, le terme tâvana
est également utilisé pour désigner les
maires (tâvana aire), les *administrateurs
et le haut-*commissaire (tâvana hau).
le
gouvernement souhaite encourager ou
restreindre l’appel au crédit.
Le taux de ^natalité exprime le nombre
•
moyen de naissances dans une région ou un
pays pour mille habitants. On le calcule en
divisant le nombre annuel de naissances
par la population totale et en multipliant
En 1986, le taux de natalité en
Polynésie était de 29,5 pour mille.
par mille.
•
Le taux de *mortalité donne le nombre
de décès pour une population de
mille habitants. On l’obtient en divisant le
moyen
nombre annuel de décès par la population
totale et en multipliant par mille. Ce taux
s’élevait à 5,3 pour mille en Polynésie en
1986.
• Un taux d’*accroissement mesure la
progression d’une grandeur. On le calcule
en
divisant la ^croissance (en valeur
absolue) par la valeur initiale de la gran¬
deur. Le taux d’accroissement naturel
d’une *population est égal à la différence
entre
les taux de natalité et de mortalité
(24,2 pour mille en Polynésie en 1986).
Hom. : un tau ; un taud ; tôt (adv.).
tâvana. E ta’ata manafa’atere i te ho'ë
mata'eina'a i Porinetia. Nâte mau mitionare
porotetani ifa’ailoito i te ha’amau i ta ralou
hurufa’aterera'a ta au i te arata’ira’a a to
assemblée de tavana autour du
prince Hinoi
Europa. ’Ua fa’a’ore te ari’i Pômare H i te
arata 'ira ’a nô te mau mana toro ’a : mai te mau
ari’i nui (ari’i rahi) te ari’i ri’i, te to’ofa ’e aore
ra te iato 'ai.
I mûri a'e i te upo’oti’ara'a no te tama’i Fe’i-Pi,
matahiti 1815, i reira tonafa’aotira’a e: ’oia
ana’e ra te mau i te ti’ara ’a ari’i, no reira mai te
toro’a tâvana ’oia te ti’a mana ’ei upo’o i ni’a i
te mau fare tavana o te mata ’eina ’a.
te mau
No roto i
’ôpu fêti’i o te feia tei au maita’i atu i te
ari’i Pômare te mau tavana matamua te
ma’itira’ahia. ’Ua ha’apapuhia ratou i ni’a i to
râtou mau ti’ara’a ’e tôratou tôro ’a nâ roto i
tava’e voir Paille-en-queue.
tüvana. Chef de *district
en
Polynésie.
Sur les conseils des missionnaires protes¬
tants qui l’encourageaient à organiser son
royaume sur le mode européen, le roi
Pômare II supprima l’ancienne hiérarchie
des *ari'i rahi, ari’i, et to’ofa (ou *iato'ai).
Après la victoire de *Fe’i Pi en 1815, il
décida qu’il serait le seul à porter le titre
d'ari'i et nomma désormais des tâvana à la
tête de
chaque *chefferie. Ces tâvana
furent choisis parmi les familles ari’i fidèles
te tatuha 'ara ’a poritita ’api. la ha ’amauhia -te
fa’aterera’a hau tamaru i Tahiti, na te ari’i
vahiné ’e te tavana rahi atu ra e fa’atoro’a. E
ti’a râtou i roto i te Apo ’ora’a iriti ture ma’ohi,
na ratou ato ’a e fa ’atoro ’a i te muto ’i, e mana
ato ’a râtou i roto i te fa ’anahora ’a i te mau
fatura’a fenua (te tomitera'afenua) ’e te
’operera ’a i te mau tatuha ’ara ’a fenua.
I te matahiti 1852, i aufauhia ai te moni no te
toro ’a tavana, ’ua fa ’a ’erehia ra ratou i to
ratou fenua no to ratou ti’ara’a tavana. I te
matahiti 1866, ’ua ha’amauhia te Tomite ’oire
ma ’itihia, mai teie te huru : ho E tavana, e toru
mero apo
’ora ’a mata ’eina ’a ’e e pae huipa ’ari
’oia te to ’opae.
à Pômare, confirmées sur place dans leurs
Riro noa mai nei te mau tavana tahiti ’ei mau
*divisions politiques.
mau ti’ara’a
fonctions ou placées à la tête de nouvelles
Lorsque le *protec-
français fut établi sur Tahiti, les
tâvana furent nommés conjointement par
la reine et le gouverneur. Ils siégeaient de
torat
droit à r*Assemblée législative tahitienne,
nommaient les
*nmto’i et intervenaient
dans les équilibres fonciers et l’attribution
des terres.
A partir de
1852, les tâvana reçurent une
somme annuelle en argent français, mais
ta’ata ri’i rave ’ohipa noa io te Hau no to ratou
toro’apae’au tivira. Na roto i te
tauira ’a o te Papa ture o te mau mata ’eina ’a no
te fa ’ariro
’ei mau ’oire, mai te area 1965 tae
atu i te matahiti 1972,
’ua riro mai te mau
’ei mau tavana ’oire i reira
to ratou mau mana i te mara ’a rahira ’a.
tavana mata’eina’a
E tavana ’oire, te fa ’atere i te ho’ë ’oire.
E tavana hau te fa ’atere i te hoë tuha’a fenua
’e’aore ia te hoë Ta’amotu, are’a te ti’amana i
nUa a’e ia raua o te Tomitera teitei ia, ’oia le
ti’a no te Hau Farani.
185
TAVINI HUIRA’ATIRA
Tavini Huira’atira (Au service des
citoyens). *Parti politique polynésien
fondé par Oscar Temaru en 1977. Égale¬
ment connu sous le nom de Front de Libé¬
ration de la Polynésie, le Tavini lutte pour
r*indépendance du Territoire, statut que
les militants considèrent comme un préa¬
lable indispensable à toute refonte des
structures économiques et sociales. Le
parti condamne les expériences nucléaires
menées aux Tuamotu et réclame le départ
du *Centre d’Expérimentation du Paci¬
fique. A cette fin, il organise régulièrement
des marches anti-nucléaires et adresse des
protestations pour attirer l’attention des
organisations internationales (O.N.U.,
Forum du Pacifique...) sur la situation de
la Polynésie. Le Tavini entend également
lutter contre r*acculturation du peuple
maohi en préconisant l’emploi des langues
polynésiennes comme premières langues
véhiculaires et en proposant de modérer le
développement des activités touristiques,
également facteur d’acculturation. 11 est
partisan d’un développement basé sur les
ressources propres du Territoire et d’un
réaménagement des structures foncières au
profit des déshérités et du monde du
travail. Le parti est solidement implanté
dans la commune de *Faaa (dont Oscar
Temaru est le maire) et son ascension a
freiné celle du *Ia Mana te Nuna’a. Aux
élections territoriales de 1986, le parti a
obtenu
deux
sièges, occupés par
O. Temaru et James Salmon. Ses membres
Tchang Kai Chek, officier de
i'armée républicaine chinoise, vers
collaborent activement avec les partis
1915
indépendantistes de Nouvelle-Calédonie.
taxe, nom fém. Prix fixé par les autorités.
*Impôt qui alimente en principe une ligne
de dépenses dans un *budget.
• En Polynésie française, c’est l’Assemblée
territoriale qui est statutairement compé¬
tente pour fixer les taxes perçues au profit
budget territorial. Les communes en
reçoivent une quote-part à travers le
du
*Fonds intercommunal de
Péréquation.
Les principales taxes qui alimentent divers
fonds spécialisés sont :
la taxe de solidarité pour la protection
-
frappant les marchandises
importées ;
la taxe pour le développement du sport et
des activités socio-éducatives, prélevée sur
sociale,
-
la vente de la bière ;
-
-
la taxe pour l’emploi assise sur l’essence ;
la taxe pour le développement de l’arti¬
perçue sur les importations
certains matériels audio-visuels ;
sanat
de
la taxe sur la consommation d’énergie
électrique qui alimente le Fonds d’Entraide
-
aux
-
Iles ;
les taxes sur l’extraction des agrégats et
la mise
en
circulation des véhicules
au
profit du Fonds spécial pour l’Équipement
routier ;
-
186
la taxe
sur
le
capital des tombolas en
faveur de 1’*Agence territoriale pour la
Reconstruction.
Les communes prélèvent aussi des taxes
pour l’enlèvement des ordures et le raccor¬
dement au réseau d’adduction d’eau.
TCHANG KAI CHEK (ou Jiang Jieshi)
(1887-1975). Général et homme d’État
chinois. Tchang Kai Chek participa,
auprès de *Sun Yat Sen, à la révolution
chinoise de 1911. L’échec de Sun l’amena
temps à se consacrer aux affaires, à
*Shanghaï (1912-1919). 11 réapparut sur la
scène politique en 1920, à *Canton, aux
côtés de son leader qui lui confia la réor¬
ganisation de l’armée après sa prise du
pouvoir en 1921. A la mort de Sun Yat Sen,
en 1925, Tchang Kai Chek apparut comme
l’homme fort de la *Chine. S’appuyant sur
l’aile
modérée
(nationaliste)
du
*Kuo Min Tang, il rompit en 1927 l’alliance
avec le parti communiste chinois et lui livra
dès lors une lutte sans merci qui ne s’inter¬
rompit qu’à peine lors de l’invasion japo¬
naise (1937-1945). Les communistes,
emmenés par *Mao Tsé Toung et béné¬
ficiant d’un large soutien populaire, l’obli¬
gèrent en 1949 à quitter la Chine conti¬
nentale et à se réfugier à *Taïwan.
Tchang Kai Chek installa dans cette île un
régime autoritaire, étroitement lié aux
États-Unis, et se prétendit le représentant
légitime de toute la Chine. A sa mort, son
fils Chiang Ching lui succéda.
Une partie de la communauté chinoise de
Polynésie a soutenu le régime de
Tchang Kai Chek. Regroupée au sein du
Kuo Min Tang ou du *Koo MenTong, elle
un
continue à entretenir des relations suivies
avec
Taïwan.
Tchéco. Diminutif donné aux immigrants
originaires de Tchécoslovaquie qui vinrent
s’installer en Polynésie dans l’Entre-deuxguerres. Les “Tchécos” avaient été attirés
par les propos du savant et homme poli¬
tique Stéfanic, qui fit deux séjours à Tahiti,
en 1910 et 1913, ainsi que par les écrits du
romancier Hawlasa et du journaliste
Novak. Le pionnier de cette colonie
tchèque, qui compta bientôt une centaine
de personnes, fut Milos *Rivnac. Sous son
impulsion, les nouveaux arrivants tentè¬
rent d’organiser des communautés rurales,
véritables phalanstères, dans la vallée de la
Papenoo d’abord, puis à Raiatea et enfin
aux Marquises (à Nuku Hiva et à Hiva
Oa). Ces tentatives se soldèrent par des
échecs dus au manque d’expérience des
intéressés dans le travail de la terre. Si
beaucoup de “Tchécos” finirent, déçus, par
quitter la Polynésie, d’autres firent souche
en se lançant avec succès dans le commerce
ou l’artisanat. Ce fut le cas de R. Klima,
J. Otcenasek, R. Panek, F. Cap, J. Husek,
J. Vichodyl...
L’expérience de l’immigration tchécoslo-
TEARIKI
vaque suscita en son temps de nombreuses
réactions hostiles de la part du milieu
en place. En 1928, alors que la
question de l’ouverture des *Etablissements français de l’Océanie à l’immigra¬
tion slave était posée, la Chambre d’Agriculture s’y opposa avec vigueur. «Mieux
vaut
encore
les
*Chinois
que
les
colonial
“Tchécos”»
s’était
écrié
l’un
de
ses
membres, P. Teissier, rajoutant qu’«un
Chinois vaut deux “Tchécos” comme
travailleur», E. *Rougier, quant à lui, se
demandait,
dans
la
perspective
d’un
accroissement de l’immigration tchécoslo¬
vaque, «si nous ne serions pas bousculés...
à la mer». En fait, on reprochait aux
“Tchécos” à la fois leur manque d’expé¬
rience dans l’agriculture et le fait qu’à la
différence des Chinois, ils admettaient plus
difficilement les critiques xénophobes de
certains colons. Quoi qu’il en soit, les
craintes de ces derniers furent vaines
puisque l’immigration des “Tchécos” se
tarit d’elle-même dans les années trente.
TE AHAROA voir Hitiaa o te ra.
au
sujet de la frontière séparant Tautira de
Matahihae. L’affaire une fois réglée dans le
les guerriers du district sud, victo¬
rieux, décapitèrent leurs victimes et firent
un mur de leurs têtes à Rapae, sur la
frontière» (“Tahiti aux Temps anciens”).
La route s’arrête à Teahupoo, mais le
village (920 hab. en 1983) peut être le point
de départ de randonnées intéressantes vers
Tautira par la vallée de la Vaiarava, vers les
falaises du Pari ou la grotte de *Vaipoiri.
sang,
T.E.A.L. voir Tasman
Limited.
TEARA’ITUA A HIAPO
( vers 18151910). Notable originaire de Papenoo,
Teara’itua a Hiapo occupa les fonctions de
juge à Papeete lorsque le *protectorat
français fut établi à Tahiti en 1842. Il
participa aux combats de la *guerre
franco-tahitienne
*
admis au Conseil d’administration de la
colonie en 1850. Il siégea également en
m
de fond. 11 est actuellement
en
activité et a récemment connu quatre crises
sismiques importantes : en mars-avril
1982, en Juillet 1983, en mars-avril 1984 et
en avril 1985. La soucoupe Cyana de
l’I.F.R.E.Mer a pu photographier des
*laves en coussinets, caractéristiques des
éruptions dans les grandes profondeurs.
Elle a également découvert une activité
hydrothermale considérable.
Voir aussi : point chaud, volcanisme.
TEAHUPOO. District et section de com¬
mune au sud
de la presqu’île de *Taiarapu,
des falaises du *Pari jusqu’au lieu-dit
Ahuatoa.
D’après Teuira *Henry, l’ancien nom de
Teahupoo était Matahihae. «Le district
tire
son
nom
tahitienne.
français : “feu debout”.
Volcan sous-marin situé à 35 km au nord600
côtés du corps
qualité de grand juge(*;ci’o/7hM)à la Haute
est de Tautira (presqu’île de Tahiti) et par
1
aux
expéditionnaire de l’amiral Bruat et fut
cour
TEAHITIA. En
Empire Airways
d’un
mur
toutes les victimes d’une
de têtes fait de
bataille entre les
districts nord et sud de Taiarapu.
Cette
bataille fut provoquée par une discussion
(John) (1914-1983). Homme
politique. John Teariki naquit à Afareaitu
(Moorea) le 12 juillet 1914. Agriculteur
dans l’âme, il exploita longtemps une belle
propriété à Moorea, avant d’acquérir à
Taravao le domaine Japy sur lequel il finit
par s’établir. John Teariki était aussi
armateur puisqu’il possédait une compa¬
gnie de navigation assurant la liaison entre
TEARIKI
Tahiti et Moorea, Il eut surtout
un
FT
rôle
politique de premier plan. Aux côtés de
*Pouvanaa dès la création du *Rassemblement
démocratique des Populations
tahitiennes, il fut un de ses plus fidèles
collaborateurs. Élu conseiller de Moorea à
l’Assemblée territoriale en 1953, constam¬
ment réélu ensuite(1957, 1962, 1967, 1972,
1977, 1982), il présida cette assemblée en
1969-1970, 1971-1972, puis de 1977 à 1982,
en
John Teariki
alternance avec Frantz Vanizette. Il fut
*député de Polynésie française de 1961 à
1967, et par la suite suppléant du député
Francis *Sanford.
John Teariki est considéré comme l’héri¬
tier de la pensée de Pouvanaa. Il demeura
dans le sillage du *metua après les événe¬
ments de 1958 et ne cessa de militer par la
suite pour sa réhabilitation. Après la
dissolution du R.D.P.T. (1963), il fut un
des fondateurs, le 9 février 1965, du
les bassins de la société d’aquaculture Aquapac
à Teahupoo
*Here Ai’a dont il prit la tête en
1966 et
Territoire de 1977 à 1982. 11
montra
qu’il domina de sa forte personnalité
jusqu’à sa mort, en 1983. Résolument
anti-gaulliste, il milita pour François
*Mitterrand aux *élections présidentielles
de 1965, puis soutint V, *Giscard d’Estaing
au sein du *Front Uni avec lequel il parti¬
cipa activement à la vie politique du
se
187
TEAVARO
alors
un
adversaire acharné du *Centre
d’Expérimenta-tion du Pacifique, bien
qu’ayant fait partie, en 1962, de la mission
de l’Assemblée territoriale qui en accepta
l’implantation, et oeuvra pour l’évolution
du *statut
vers
r*autonomie interne. Il
pesa également de tout son poids sur les
destinées de Moorea. *Tâvana d’Afareaitu
dès 1956 (il succéda à Mataitai), il devint en
1972, lors de la formation des communes,
premier *maire de Moorea-Maiao.
Soucieux de préserver l’île des excès du
modernisme, il bloqua l’évolution touris¬
tique de la zone Temae-Tiahura et
s’opposa à l’installation de l’électricité.
le
Cette obstruction systématique finit par lui
faire perdre la mairie, en 1983. Cet homme
de la terre trouva une mort tragique dans
un
accident de tracteur sur sa propriété de
Taravao. Il décéda à l’hôpital de Mamao le
5 octobre 1983.
Il laisse le souvenir d’un homme austère,
d’une grande rigueur intellectuelle pouvant
confiner à l’entêtement, mais dont la
franchise, l’honnêteté et le charisme étaient
reconnus
de tous.
►
TEARIKI (John) (1914-1983).
Va Janauhiab
Teariki John i Afareaitu (Mo’orea) i te 12 no
tiurai 1914. Efa’a’apu to Teariki toro’a
matamua, i mûri iho e ta'ataporitita, i reira
tona
’ite maita’ira’ahia ’e te ta’ata ato’a. E
fenua rahi fa 'a ’apu tona i Mo ’orea ’e i mûri
mai, ’ua ho’o mai i le ho’efenua i Taravao no
Jappy. Efatu pahi ato 'a no te rëni
Tahiti-Moorea.
’Ua riro ’o Teariki John tei matarohia i te pi’i
Toni ’ei mero ato’a i roto i lepupu R.D.P. T. i
piha ’i iho ia Pouvana ’a. Ma ’itihia mai nei ’oia i
te matahiti 1953 ’ei auvaha apo ’ora ’a rahi nô
Mo ’orea, ’e i mûri iho, ’ua maunoa ’oia mai le
matahiti 1957, 1962, 1967, 1972, 1977, 1982.
la baie de Nuarei à Teavaro
188
Peretiteni mai ra i te Apo’ora’a Rahi i te
matahiti 1969-1970, 1971-1972 ’e i te matahiti
1977-1982 râua noa ia ’o Frantz Vanizette te
narotorotora’a.
’Ua mâ’itihia ’o Teariki ’ei Tepute no Porinetia
i te matahiti 1961-1967 ’e i mûri iho, ’ua riro ’ei
Tepute-mono no Francis Sanford. ’Ua riro ’o
Teariki ’ei turu pâpü nô François Mitterrand i
te mâ’itira’a peretiteni nô te matahiti 1965, i
mûri mai, ’ua turu ia Valéry Giscard d’Estaing
i roto i te Front-Uni no te fa’aitoito i te orara’a
poritita o te fenua i te area 1977-1982. E ta’ata
’eta’eta i te ’ohipapato’ira’a i te C.E.P., a ta’a
noa atu ai e tei roto ato’a ’oia i te pupu ta’ata
fâri’i i taua ’ohipa ra i te matahiti 1962 no te
ha ’amaura ’a i taua pu C.E. P. ra i Porinetia
Farani nei, ’ua tatava ato ‘a ’oia no te ture
’otonomi i Porinetia.
’Ua itoito ’o Teariki i te ha’ara’a no Mo’orea.
E tâvana ho’i ’oia nô Afareaitu mai te matahiti
1956 (mono ia Mata’ita’i),
’ua riro mai ’oia i te
matahiti 1972 ’ei tavana ’oire matamua roa no
Mo'orea-Maia’o. ’Aita roa ’o Teariki i hina’aro
ia O atu ’o Mo ’orea i roto i te peu no te tau
’api, ’ua pato’i i te ’ohipa ralere i te pae no
Tema’e-Ti’ahura ’e ’ua ha'afijï i le ’opuara’a no
te tauirara ’a i te fenua Mo ’orea, na te reira
huru i tona i fa’a ’ere iana i te toro ’a tavana
’oire nô Mo’orea i te matahiti 1983.
Teie ta’ata here mau i tona ai’a, ’ua rave hia
’oia e tepohe i te hoôtaime mana’o ’ore hia i
ni’a ihoô i tana ’ohipa fa’a’apu i ni'a i tona
fenua i Taravao, ’ua ta’ahuri mai tanapere’o’o
arote i ni’a iana iho. la utahia mai ’oia i te fare
ma ’i no Marna ’o, i reira i fa ’aru ’e roa ai ’o
Toni Teariki i te 5 no Atopa 1983.
TEAVARO. District et section de
com¬
situés sur la côte nord-est de l’île de
*Moorea. Teavaro englobe les lieux-dits
*Temae et *Vaiare, points de départ et
d’arrivée d’un demi-million de voyageurs
mune
traversant
chaque année le chenal entre
Tahiti et Moorea, par air ou par mer.
TEINTURE
tectonique, nom fém. Science qui étudie
les déformations des couches de terrain
(plissements, *failles...) provoquées par les
mouvements de l’écorce terrestre.
On
l’appelle aussi '•’géologie structurale. Elle
concourt à la connaissance géomorpholo¬
gique de la Terre.
Voir aussi : caldeira, plaque, volcanisme.
TEFANA voir Faaa.
TE FANA 1 AHU RAI. Ensemble de cinq
sur les hauteurs de SaintHilaire de Faaa, restauré en 1983. Te Fana
*marae situé
l’ancien nom du district de *Faaa et
l’ensemble de marae le plus important du
est
district. Les cinq marae sont accolés les uns
aux
autres et
pavés. Les *ahu sont déli¬
mités par des blocs de corail fichés sur
chant. Des *pierres dressées sont édifiées
sur les ahu ou en avant de ceux-ci.
►
TE FANA-I-AHU-RA’I. ‘O te i’oa ia o na
marae e 5 e vai ra i Fa ’a ’a tei fa ’anehenehe
fa’ahouhia ’e ’ua ma roa mai te matahiti 1983
mai. ’O Tefana te i ’oa tahito o te mata ’eina ’a
ra
’o Fa'a'a, ’oia ato'a te ’amuira'a o te mau
’o o te mata ’eina ’a.
Teie na marae e pae, mea tu’ati’ati maila’i le
marae para
lahi ’e te tahi, ’oia alo ’a to ratou mau paepae.
E mau to ’apu ’a rarahi te fa ’ata 'a i to te tahi
’ahu ’e i to te tahi. Te mau ’ofa’i ’ahu meapatu
maita’ihia, fa’ati’ati’ahia ai i mua mai i te lahi
’e te tahi.
TEFARERII. Contraction de Tefareari’i,
le nom de ce district de *Huahine Iti
signifie “la maison royale’’. Tefareri’i fut en
effet l’une des résidences des *Marama
Teururai, parents des Pômare. C’est cette
organisa la résistance aux
prétentions anglaises et françaises sur
Huahine tout au long du XIX® siècle. Cheflieu de Huahine Iti, le village a accueilli le
premier temple et la première école de la
presqu’île. Il fut, jusqu’à une date récente,
un centre ostréicole important. Tefarerii
comptait 344 habitants en 1983.
famille qui
tache noire à la base des nageoires pecto-
permet de le différencier d’autres
espèces. Il possède une tête aplatie et une
bouche portant des dents minuscules. Le
raies
tehu se nourrit d’Algues filamenteuses, de
Foraminifères et de détritus. Ce Poisson
tient une place importante dans l’alimen¬
tation des Polynésiens et de ce fait il porte
selon le stade de crois¬
les jeunes de moins de
5 cm, patehutehu ou orie pour ceux
mesurant entre 5 et 15 cm et tehu pour les
plusieurs
sance
:
noms
aua
pour
adultes de 15 à 50 cm.
teinture, nom fém. Action de teinter, de
fixer sur une matière (tissu, bois...) une
“"colorante. Nom donné à la
matière colorante elle-même.
substance
Les Polynésiens utilisaient autrefois les
propriétés tinctorales de certaines parties
de plantes : “"racine, “"sève, “"fruit, “"fleur ou
“"feuille. Deux couleurs étaient particuliè¬
rement importantes dans la société polyné¬
sienne traditionnelle : le rouge et le jaune
(*maro, “"parures de chefs ou de prêtres,
peintures corporelles des *arioi...). La
teinte rouge était obtenue en malaxant des
figues de *mati avec des feuilles de *tou. Le
jaune provenait de l’épiderme de la racine
de *nono, de graines de *tâmanu, de fleurs
•
de *miro ou de racines de *re’a. La macé¬
ration
d’écorces
de
*’aito
donnait
couleur brune. La sève de ’aito
TE-FATU. *Dieu de la ^mythologie poly¬
nésienne. Avec les dieux *Taneet *Ta’aroa,
invoqué par les constructeurs de
*pirogues qui lui demandaient de rendre
leur *herminette légère et puissante lors
d’une '"cérémonie sur le *marae. Lorsque
la pirogue était terminée, il était invoqué
pour la disposition des rouleaux de bois
il était
servant au lancement.
Te-Fatu est le nom qu’utilisent aujour¬
d’hui
les chrétiens
polynésiens pour
•
désigner '"Jésus-Christ.
les marae restaurés de
une
ou
la
gomme de *ti’airi étaient employées pour
teindre et imperméabiliser le *tapa, com¬
parable alors à une toile cirée. La teinture
était faite le plus souvent par trempage de
la pièce de tapa dans le colorant végétal.
le laissant
les racines d’un
cocotier poussant dans une zone maréca¬
geuse ; la teinte était ensuite fixée à l’eau de
On noircissait
un
quelques heures
tapa en
sur
mer.
“"tatouages, le noir provenait du
mélange huileux de la “"noix de bancoul
(ti'a’iri) avec le noir de fumée obtenu par sa
Pour les
combustion.
tehu. Crenimugil crenilabis. Aux îles
Sous-le-Vent : pârehe. Poisson de la
famille des Mugilidés. Il a un dos gris, des
flancs argentés et un ventre blanc. Une
►
te ’u. 1 roto i to te ma’ohi orara'a,
_
’ua ’imi
’a ato ’a, ’ua
matara mai, na roto i tôrâtou ferurira’a ’e to
ato 'a te hui tupuna i te mau rave
ratou mana’o te tahi mau rave’a maitata’i no te
189
orara’a. Nôreira, i tepae no te ’u, 'ua
fa’a’ohipa vera i tôrâtou ’ite ’e to ratoupa’ari.
Nâroto i te mau a'a, te maupa'a, te mau
rau'ere, te tapau, te ma’a o te tahi mau ra’au
tupu, ’ua nehenehe e roa ’a mai te ’u no te
fa'a'ohipara’a ’eifaufa'a. ’Ua ’u te ma’ohi i to
râtou mau tiputa, mau hatua more (’ahu
more), te mau tapa, mai te rave mai i te ’u i
fa’ahitihia i ni’a nei. Te ’ahu o te mau ari’i, e u
’ute ’ute ïa ’e te re 'are ’a, na reira to te mau
tahu’a rarahi. Te mau ’arioi epeni ratou i to
ratou tino
i te ’u huru rau.
la hina’aro hia te ’Uute’ute, ’ei tapau mati ’e te
rau tou te rave.
Te re’are’a: ’ei a’a mono te
rave, e para ’u tona pa ’a taviri mai ai te
vaiharo
’oia ato’a te tapau amae (miro) te re’a mâ’a, e
’u re’are’a te noa’a mai. Te hiri ’aito e noa’a
mai te
’U pa ’atoa. Te tapau aito ’e to te ti ’a ’iri,
’ahu mai te
ïa ’uhia i ni’a i te ’ahu e riro te reira
pôreni, ’eita e rari. No te ’u ’ere’ere, e ’arahu te
ravehia. No te ha’amau i te ’u i ni’a i te ’ahu e
tâpuru i roto i te miti tahatai.
1896, on a su utiliser les ondes hertziennes
propageant en ligne directe. En 1962 fut
inaugurée la première liaison par ^satellite
(Telstar), technique qui connut des perfec¬
tionnements rapides grâce au lancement
d’engins géostationnaires assurant des
transmissions permanentes entre deux
régions et à la mise au point d’antennes
réceptrices individuelles permettant de
capter, par exemple, des programmes de
se
télévision du monde entier.
•
Le réseau
l’information : câbles pour le
téléphonique, ondes hertziennes
pour la radio et la télédiffusion entre les îles
de la Société, satellite Intelsat pour les
liaisons téléphoniques et télévisées à
longue distance. Ces dernières passent par
la station terrestre du *Réseau général de
Radio-communications de Papenoo.
nement de
réseau
teka ou te’a, tika, ti’a, tinga. Jeu pratiqué
télécopie, nom fém. Procédé de transmis¬
Il consiste a lancer un *javelot aussi loin
deux
dans l’ensemble des îles du Pacifique Sud.
que possible en le faisant glisser et rebondir
sur le sol en une série de ricochets. On
utilisait en Polynésie orientale des baguet¬
tes de bois brut, droites, ou des roseaux de
50 cm à l,50 m parfois terminés par une
tête formée de fibres serrées. En Polynésie
occidentale, la tête était formée d’un
morceau
de bois dur taillé et poli en forme
de toupie. Le mot te’a, en tahitien, signifie
“tir à r*arc’’.
►
teka, te’a, tika, ti’a, tinga. Te/e ha’uti, ’ua ’ati
fenua Patitifa nô te pae i apato’a i teie
peu. Tâna ravera’a, mai te patia ja. I te mau
fenua Porinetia hiti’a-o-te-ra e mau ra’au ri’i
te mau
’aore ra e a’eho i te muara’a e tamauhia te tahi
Terafenua, terafenua, mea ’e
ana’e ta râtou mau huru te’a. Ta vetahi, mai te
tao’a ’oe’oe.
hauti tupi te muara’a.
TEKOKOTA. Petit *atoll des *Tuamotu
du centre situé par 142° 35’ ouest et 17° 18’
sud, à 740 km à l’est de Tahiti. L’île, qui ne
couvre que 1,5 km^, fut découverte par
James *Cook en 1774. Elle est inhabitée et
fait partie de la commune de *Hikueru.
qui met en relation
télécopieurs par une ligne télépho¬
nique. L’un des appareils transmet les
caractéristiques du document après les
avoir codées, le décodage et la restitution
en clair étant réalisés par le télécopieur
récepteur. Ce procédé est également appelé
sion de documents
téléfax.
Voir aussi : téléphone.
télégraphe, nom masc. Appareil servant à
transmettre des messages par des signaux
optiques ou des impulsions électriques.
Le premier télégraphe, à hras mobiles, fut
inventé par Claude Chappe en 1794, et le
premier appareil électrique fut mis au
point par Samuel Morse en 1844. Alors
que la télégraphie sans fil commençait à
être utilisée à la fin du X1X°
télécommunication, nomfém. Ensemble
des moyens visuels, électriques ou électro¬
niques permettant de transmettre des
informations à distance.
Sous ce vocable on range de nombreuses
antennes de réception satellite de
France Câbles Radio sur le plateau
de Papenoo. 2.
Le central
téléphonique automatique de
Papeete. 3. Standardistes
préposées aux communications
téléphoniqjues non automatiques.
190
techniques, certaines ayant été utilisées dès
le début du XIX' siècle.: le *télégraphe, le
*téléphone, la *radiodiffusion, la *télévision, la *télécopie. Couplés avec l’*informatique, les moyens de télécommunication
sont à la base des techniques télématiques
comme le télétel (*minitel) et le télétex. Les
télécommunications ont d’abord nécessité
des câbles de transmission transcontinen¬
taux ou
transocéaniques, puis, à partir de
siècle, on
posait les premiers câbles sous-marins
transpacifiques. 11 était indispensable de
prévoir des relais le long de ces lignes, ce
qui poussa les grandes puissances à
des îles situées au centre de
l’océan. Installées par les Britanniques et
les Américains, ces lignes contribuèrent à
annexer
faire entrer l’Océanie dans l’ère moderne,
mais Tahiti
1919.
Télécommunications. 1. Les
polynésien de télécommuni¬
cations associe ces trois modes d’achemi¬
ne
fut reliée au réseau qu’en
Le télex (de l’anglais telegraph exchange
qui signifie échange de communications
télégraphiques) utilise le principe de la
télégraphie. Les signaux sont codés et
décodés automatiquement pour permettre
à un télescripteur d’imprimer directement
les caractères à la réception.
On compte 250 abonnés au service télex en
Polynésie française.
•
télématique, nom fém. et adj. Mot créé en
partir des termes *télécommuniet
*informatique. Il désigne
l’ensemble des procédés de communication
à distance associés à l’informatique.
1978 à
cation
TÉLÉVISION
Les systèmes télématiques donnent à la
Polynésie un moyen supplémentaire de
surmonter les handicaps liés à l’isolement
en la reliant instantanément par l’image ou
le texte à des correspondants ou à des
banques de données éloignés. Le système
télétel, utilisable par les abonnés du *téléphone grâce à un terminal *minitel, permet
d’interroger une banque de données sur les
horaires des moyens de transport, les
programmes de cinéma, la météorologie,
les cours de la Bourse... On peut aussi faire
des achats à distance, consulter un compte
en banque ou échanger des informations
avec un correspondant. Pour les
compa¬
gnies de transport, les réseaux télémati¬
ques constituent un outil de travail vital. Ils
leur permettent de mieux utiliser leurs
capacités d’emport en connectant les
besoins
exprimés par leurs agences
dispersées dans le monde entier.
•
téléphone, nom masc. Appareil électrique
permettant la transmission des sons et
notamment de la parole. 11 fut mis au point
en 1876 par l’ingénieur américain Graham
Bell. Une installation téléphonique se
compose de deux microphones et de deux
haut-parleurs reliés par une ligne. Lors¬
qu’on téléphone, les ondes sonores arrivent
sur la membrane du microphone et la font
vibrer. Dans le micro, l’intensité du
courant électrique varie au rythme des
vibrations de la parole. A l’autre bout de la
ligne, le haut-parleur reçoit les oscillations
électriques et les transforme en vibrations
sonores grâce à un électroaimant qui
exerce son
télévision, nom fém. Ensemble des tech¬
niques utilisées pour la transmission
instantanée des images à distance. La
caméra de télévision photographie électri¬
quement une scène grâce à son tube à
cathodiques. Elle analyse le
produits par le tube
lorsque celui-ci est exposé à des sources
lumineuses. Elle transmet son message à
un émetteur qui l’amplifie et l’adresse sur
des ondes électro-magnétiques constituant
le canal d’émission. Le récepteur de
rayons
faisceau d’électrons
télévision ou téléviseur, reconstitue la
scène photographiée à
partir des signaux
hertziens grâce à son propre tube catho¬
dique.
Télévision. 1. Réunion de la
rédaction de Radio France OutreMer (Tahiti) pour le partage
quotidien des sujets de reportages.
2. Équipedetélévision intervievi^ant
M. Le Pensec, ministre des D.O.M.T.O.M. 3. Le plateau de télévision
de R.F.O. Tahiti au cours de
l’émission “On en parle”. 4. La
régie, poste de contrôle des images
et du son envoyés à l'antenne.
5. Vérification et montage des
documentaires reçus de Paris par
satellite.
action sur une membrane.
Polynésie, la première ligne télé¬
phonique fut établie entre Papeete et
Atimaono en 1903 par l’entrepreneur
•
En
Charles Ducorron. Il s’associa à l’indus¬
triel Émile Martin pour étendre le réseau
la côte nord, puis lui céda ses parts en
1921. A la suite d’un conflit en matière de
sur
tarification, l’administration retira cepen¬
dant la concession des installations télé¬
phoniques à Émile Martin dès 1925 et la
confia au service des P.T.T. Ce mode de
communication se développa rapidement
grâce aux câbles sous-marins internatio¬
naux et aux liaisons radio-électriques pour
les messages à destination des archipels.
Au cours des années 1980, le réseau a été
modernisé par la mise en place des fais¬
hertziens. L’automatisation a été
ceaux
généralisée grâce à l’utilisation des
techniques les plus récentes en matière de
centraux téléphoniques et de *télécommunications par satellite. Les liaisons inter¬
nationales (et interinsulaires depuis août
1988) passent ainsi par le satellite géosta¬
tionnaire Intelsat 5 situé à 36 000 km audessus du
Pacifique Ouest. En 1988,
l’*Office des Postes territorial comptait
30 000 abonnés au téléphone dont 26 500 à
Tahiti et 250 abonnés au service *télex.
Voir aussi : minitel.
191
TEMAE
La transmission
d’images fit l’objet de
nombreuses recherches dès le début du
XIX'= siècle, mais c’est surtout aux ingé¬
nieurs Constantin Senlecq (1878), Paul
Nipkow (1884), puis Boris Rosing (qui
inventa le tube cathodique en 1911) que
l’on doit les principes de la télévision. La
première émission télévisée fut diffusée à
Paris en 1935.
• A
Tahiti, les premiers essais eurent lieu le
1965 et la première station
régionale fut inaugurée quinze jours plus
!'='■ octobre
tard. Elle émettait alors en noir et blanc
pendant 2 h 30 à 3 h par jour. La couleur a
fait son apparition en 1978 et le réseau
d’émetteurs s’est étoffé, permettant à
l’ensemble des îles du Vent puis aux îles
Sous-le-Vent de recevoir les programmes.
Bien que la durée d’émission hebdoma¬
daire ait atteint 48 heures en 1980, la
*vidéo a connu un remarquable succès
dans l’ensemble du Territoire. Un réseau
vidéo géré par les communes, en associa¬
tion avec la station régionale, a permis
d’offrir des informations, des documen¬
taires et des films aux îles trop éloignées
indiquent un second petit lac,
dénommé Varea, au sud-est du premier et
Caillot
qui a complètement disparu. Le lac de
Temae lui-même s’est considérablement
depuis le siècle dernier du fait de
ses rives par un jonc proli¬
fique appelé en langue tahitienne ’ôpaero.
On le dit aussi beaucoup moins peuplé
qu’autrefois en ’ava, poisson de la famille
du mulet dont la pêche donnait lieu à de
véritables fêtes» (Claude Robineau :
“Moorea”). Des Chinois firent un essai de
riziculture dans ces marécages durant la
rétréci
l’invasion de
2® Guerre mondiale. Le lac doit être défini¬
au cours des travaux
d’extension de l’aéroport. Celui-ci, ouvert
en 1967 et doté d’une nouvelle aérogare en
tivement asséché
1984, accueille un nombre de passagers en
croissance rapide (160 000 en 1986) et est
relié régulièrement aux îles Sous-le-Vent.
Le village de Temae est également connu
pour ses groupes de danseurs : ceux qui se
produisaient devant la famille Pômare en
villégiature à Papetoai étaient déjà réputés.
pour recevoir les programmes directement.
En matière technique, l’année 1988 a vu se
matérialiser
d’importants progrès sur le
réseau avec la mise en place d’un second
capté dans l’agglomération de
Papeete et de liaisons satellites directes
entre Papeete, les îles Marquises, Rangiroa
canal
etTubuai.
Voir aussi : radio (R.F.O.).
TEMAE. Lieu-dit situé au nord-est de l’île
de *Moorea. La plaine qui s’y élargit
correspond à un *motu qui a été «en des
temps très anciens, un véritable îlot
rattaché depuis à la terre ferme par le
comblement d’un chenal marin à présent
occupé par le lac, des marécages près
desquels abondent des pandanus, une
dépression inondable occupée par des
terres salées où ne pousse nulle végétation ;
la carte marine de 1886 et l’historien E.
Temae. 1.
'Ôte'a exécuté par un
groupe de danse de Temae.
2. A Moorea, le lieu-dit Temae
a iaissé son nom à la pointe
(à gauche), au viiiage et au lac en
partie asséché (à droite).
192
TEMATANGI. *Atoll des *Tuamotu du
Sud, situé par 21° 40’ sud et 140° 37’ ouest.
Découvert par Philip *Carteret en 1767,
Tematangi fut, près d’un siècle plus tard, le
théâtre d’un drame qui resta longtemips
dans les mémoires. En 1856, la goélette
partit de Papeete avec à son
bord des femmes, des enfants, les deux fils
Sarah Ann
TEMOE
capitaine Steven en route vers le
continent américain pour y poursuivre
leurs études. On ne revit jamais le navire et
du
qu’il avait disparu dans une
tempête. Un an plus tard, le capitaine de la
Julia, longeant les côtes de Tematangi, vit
on
supposa
des insulaires suivre la marche de la
goélette,
et vêtus d’étoffes de
toutes les couleurs. Ceci éveilla immédia¬
en armes
tement des soupçons et une expédition fut
mise sur pied pour explorer l’atoll. Alors
qu’un des groupes de recherche s’était
arrêté et observait une pause silencieuse,
un bruit de
pierres qui roulent attira
l’attention d’un des soldats. «Il regarda
pensant voir un crabe, et vit à la place une
main brune, émergeant d’une fissure du
sol. Un cri rappela les explorateurs et
signifia leur arrêt aux misérables ensevelis.
Dans une cave, au-dessous, on en trouva
'16 blottis parmi des ossements humains et
des curiosités
plus ou moins horribles et
bizarres. L’une d’elles était une chevelure
dorée qu’on supposa être celle de la femme
Le sommet du mont présente l’autre parti¬
cularité d’être le principal endroit de
Polynésie où pousse le *tiare apetahi.
►
TEMEHANI. E mou’a ’o Temehani no te
fenua Raiatea e 792 metera tona teitei, mai te
huru ra ia au i te mau ma’imira’a, e mou’a
auahipohe ’o Temehani. E’ere ’o Temehani i
te mou’a teitei, i roto ra i te hiro’a o te mâ’ohi i
muta’a ra, ’ua riro ’o Temehani ’ei aora’i no te
tefeia pohe. Epiti arati’a (’e’a) ’e tae
Ta te put a a Teuira Henry
fa’ati’ara’a, ’ia fâri’ihia te varua e haere i te e’a
no te pae atau, e rere ’oia i Pu-o-ro ’o-i-te-ao ’e
varua o
atu ai i ni’a iana.
mai reira tomo atu ai i Rohutu-no ’ano ’a te
parataito no ’ano ’a ’e te haumaru. la haere ra
te varua i te pae ’aui ’aita atu tô reira ’oia te
poura'a i roto i te auahi ’o Temehani te vâhi
no te tamara’a. Ini’a i te mou’a ’o Temehani,
te tupu ra i reira te ho ’ë tiare ’aita tô te mau
fenua ato’a tei ma'irihia te i’oa o te Pua o
Temehani.
du capitaine ; une autre était la moitié du
TEMOE
piqué sur un bâton, sans doute dans
quelque but de sorcellerie» (R.L.
23° 20’ sud et 134° 29’ ouest.
Temoe a fait l’objet d’importantes études
corps d’un enfant européen, séché au soleil
et
Stevenson ; “*Dans les Mers du Sud”).
L’atoll de Tematangi, pauvre et isolé, ne
compte que 16 habitants (1983). Il fait
partie de la commune de *Tureia.
TEMEHANI
(Mont).
S ommet
de
*Raiatea culminant à 792 m et correspon¬
affleurement de *trachytes,
volcaniques très résistantes. Le
M‘ Temehani n’est pas le plus haut sommet
de l’île, mais les Polynésiens le considé¬
dant à
un
*roches
raient autrefois
comme
le domaine des
âmes. Le chemin de crête était censé
se
en deux sentiers. D’après Teuira
*Henry, lorsque l’âme était autorisée à
aller à droite,
elle volait jusqu’à
diviser
Pu-o-roo-i-te-ao et était introduite dans le
*rohutu noanoa, le paradis aux odeurs
suaves. Par contre, lorsqu’elle était dirigée
sur le chemin de gauche, elle n’avait d’autre
que de descendre dans le cratère
de Temehani, le purgatoire.
ressource
50
km
ou
au
Timoe. Petit *atoll situé à
sud-est de
*Mangareva,
par
archéologiques. «Un très grand nombre de
vestiges architecturaux en corail ont été
observés, en particulier deux *marae
(Toamaora et Totu), situés respectivement
aux extrémités nord et sud. L’occupation
ancienne de cet atoll par différents flux de
Mangaréviens (avant qu’on incite ferme¬
ment les survivants à le quitter en 1838)
daterait de 12 générations, époque à
laquelle un chef de guerre venu y recher¬
cher une nourriture de famine,
aurait
installé ses gens, après quelques péripéties
remarquables. De fait, 78 structures ont été
recensées dont 50 correspondent à des
cairns», grands empilements circulaires de
dalles de corail qu’on suppose être des
tombes. Les autres structures, pavages à
géométrie irrégulière, correspondent à des
soubassements d’habitations où à des lieux
de rassemblement
(“Encyclopédie de la
Polynésie”, tome 4). Temoe n’est plus
habité
et
relève de la
commune
des
*Gambier.
193
TÉMOIN DE JÉHOVAH
témoin de Jéhovah voir Jéhovah.
température, nom fém. Degré de chaleur
qui règne dans un lieu ou dans un corps : il
peut s’agir d’une grandeur mesurée, à l’aide
d’un *thermomètre, ou
simplement per¬
ceptible par les sens.
• La
Polynésie est entièrement incluse dans
la zone des *climats tropicaux. Les tempé¬
ratures de l’air y sont en général élevées et
varient peu. La température maximum
absolue relevée en Polynésie est de 36°1
(Atuona) et le minimum absolu, de 8°5 à
Rapa. Les températures mensuelles évo¬
luent entre 25 et 27° au nord du Territoire,
mais les différences sont de plus en plus
sensibles
vers le sud :
18°-24° à Rapa.
L’*amplitude diurne est faible sur les atolls
(4°). Elle atteint parfois 10° dans les îles
hautes, où la brise de terre, le *hupe,
abaisse nettement le minimum matinal.
Peu de mesures ont été faites en altitude,
mais on suppose que les minima absolus
voisins de 5° à 7°
rOrohena.
sont
au
sommet
de
temple, nom masc. Édifice consacré au
*culte d’une divinité. Désigne habituelle¬
ment
les bâtiments où
membres
des
*Réforme.
• En
Polynésie,
se
réunissent les
*Églises issues
de
la
la plupart des premiers
temples furent construits à l’emplacement
des anciens *marae, à l’aide de matériaux
prélevés sur l’environnement immédiat :
bois, chaux corallienne, feuilles de cocotier
ou de pandanus. Le
temple octogonal en
pierre construit à Moorea entre 1822 et
1827 constituait une exception et il fallut
attendre 1907 pour qu’à Paofai apparaisse
la seconde construction en dur. D’après
Daniel *Mauer, ce temple de Papeete
devint
modèle architectural : on y
trouvait «une chaire centrale adossée au
clocher - elle peut être ailleurs massive,
un
envahissante
-
un
chœur débordant où
prennent place aux grandes occasions le
corps pastoral et les hôtes d’honneur, une
barrière qui enclôt ce purupiti, ce parvis où
le profane n’a que faire, et la Table sainte
par-devant. Le premier banc se trouve
ainsi
presqu’au milieu du temple»
(“L’Église protestante à Tahiti”). Les styles
adoptés furent variés. L’immense temple
(ou chapelle) de Papaoa fut édifié en 1819
uniquement à l’aide de matériaux d’origine
végétale. Celui de Mataiea a été conçu
d’après une carte postale représentant une
mosquée hindoue, et le temple de Béthel
(Papeete) fait penser à une grande raie de
béton. La plupart adoptent un plan rectan¬
gulaire. Les murs blancs et nus sont ajourés
de fenêtres ogivales ornées de vitraux et un
clocher surmonte l’une des extrémités du
bâtiment : de forme élancée aux îles de la
Société, il se fait plus tvapu et disparaît
parfois aux îles Australes en raison de la
fréquence des vents forts.
194
Depuis le début des années 1970, les
*paroisses accordent un soin particulier à
la décoration des temples. Boiseries aux
teintes chaudes, peintures claires et har¬
monisées, frises légères se conjuguent pour
donner beaucoup d’attrait à certains lieux
de culte, ceux de Paofai, Punaauia, Pueu et
Taunoa par exemple. Le temple est sou¬
vent le'principal édifice du village polyné¬
sien. Chaque dimanche, les trois services
religieux y ont lieu à 7 h, 10 h et 15 h.
«Après ce dernier service les femmes se
rassemblent pour leur propre rencontre
avant d’entreprendre leur pererina ou
visite
aux malades et aux isolés. Le
mercredi on s’y retrouve pour un service de
semaine et le vendredi de même. Le service
du dernier vendredi du mois ou celui qui
précède le premier dimanche du mois est
très important. C’est le farairë' pendant
lequel sont annoncées à la paroisse les
décisions
du
conseil
*diacres
des
(’âpo’ora’a diakono)... C’est aussi dans le
temple que sont célébrés les baptêmes, les
mariages et qu’ont souvent lieu les services
d’ensevelissement» (Henri 'Vernier : “Au
vent des cyclones”). Les
apprentissages
religieux et cultuels ont lieu dans la maison
paroissiale attenante car le temple reste un
espace sacré, réservé aux cérémonies ou
aux
•
rencontres
solennelles.
temple chinois de Mamao. En 1876, la
communauté chinoise de Tahiti avait fait
construire un temple en bois dans le
quartier de Mamao. Baptisé T’ai Kung
Ch’ong, il avait été dédié à *Kouang Ti et
au
martyr *Chim Soo guillotiné à
Atimaono. Le temple comprenait un
atrium central et un autel sur lequel on
déposait les offrandes. Tout autour, les
cloisons séparant plusieurs salles étaient
décorées de bois dorés
et
de
symboles
sculptés. Ce temple fut détruit
incendie
par un
1981, mais l’association
*Si Ni Tong décida de le reconstruire et de
lui adjoindre un centre culturel chinois. Le
nouveau temple de Kouang Ti fut édifié
en
sous la direction d’un architecte de Taïwan
et inauguré au mois de mai 1987. Dans une
grande salle ouverte sur une terrasse ornée
de puissantes colonnes rouges trône le dieu
tutélaire. A
autel
sur
ses
pieds se trouve un vaste
lequel les fidèles déposent des
bâtonnets d’encens
ou
de la monnaie de
papier. A ce temple viendront s’ajouter
plusieurs salles de réunion et une biblio¬
thèque, l’ensemble devant former un
véritable conservatoire des traditions
culturelles chinoises à Tahiti.
temps,
s’inscrit
nom
une
masc.
Espace dans lequel
succession d’événements
ou
d’existences, considérés dans leur durée et
leur place chronologique.
• Dans la
Polynésie ancienne, la mesure du
temps était basée sur la périodicité de
certains phénomènes naturels telle la
*marée qui, aux îles de la Société, est haute
TEMPS
Temples. 1. Afareaitu (1926) : un
des berceaux du protestantisme en
Polynésie.2. Temple octogonal de
Papetoai, construit entre 1822 et
1827 (dessin de Lucett, 1851). Le
pasteur Simpson y assura la
permanence de la mission
protestante pendant les années
difficiles (1840-1860). 3. Temple de
Fare (Huahine) à la fin du XIX’
siècle. 4. Paroissiens de Pueu sur
le parvis de leur temple. 5. Temple
de Maupiti.6. Autel du temple
chinois de Mamao (Papeete) : les
fidèles y déposent les offrandes au
dieu Kouang Tl dont la statue
occupe la niche centrale. 7. Culte
protestant à Rurutu (Australes).
Temple à l'architecture simple et
aux
couleurs vives notamment
autour dupurapff/, espace sacré où
officie le pasteur.
195
TENARARO
à midi et à minuit. D’après Teuira *Henry,
on
distinguait :
Pananura'a lai : marée montante
Ua nano te tai : la marée a atteint son
maximum
-
-
-
-
Va pahe'e te miti : la mer se retire
Ti'a Maraha’a o te lai : marée basse
laissant apparaître le récif.
observations.
Aux Marquises, Louis Rollin a ainsi noté
les 12 divisions suivantes :
autres
Moa tapu : premier chant du coq (vers
heure du matin)
Mau ioio : deuxième charit du coq (vers
une
-
la famille des Plathelminthes (ordre des
Cestodes) qui parasite l’homme et les
Vertébrés supérieurs. On distingue de
nombreuses espèces. Certaines se trouvent
à l’état adulte dans le tube digestif de
l’homme ; c’est le cas de Taenia soiium qui
transmis par la viande de porc ladre
mal cuite. On l’appelle aussi Taenia armé
est
L’amplitude des marées étant faible, on
avait recours à des repères plus précis telles
les positions des astres associées à quelques
-
Ténia ou Taenia, nom masc. *Ver plat de
trois heures)
Moe atea teao : petit jour (vers cinq
heures)
Po poui : l’aube, la nuit s’enfuit
O atea : le jour au lever du soleil
O atea nui : le grand jour (vers neuf
ou dix heures)
Kopu te oumati ; le “ventre” du soleil
-
ou Ver solitaire. Le Taenia saginatta ou
Taenia inerme, plus fréquent, peut être
transmis par la viande de Bœuf. D’autres
espèces peuvent être *parasites de l’homme
sous forme d’Échinocoque ou d’hydatide,
stade d’évolution intermédiaire entre
l’embryon et l’adulte. Le Taenia serrata a
pour hôtes le Lapin et le Chien.
Pour provoquer l’expulsion du Taenia on
utilise des médicaments appelés ténifuges.
-
-
-
-
(midi)
-
E
vaeva
tea
:
heures)
l’après-midi (vers seize
Ahiahi : coucher du soleil quand on
allume les feux
-
-
-
Ma'ehu'ehu : crépuscule
Mamata vehine hae
nants (vers vingt
-
Moe
nui
:
22 heures).
le
:
l’heure des reve¬
heures)
grand sommeil (vers
La lune
permettait en outre de définir
périodes comme le mois lunaire
(ava’e) ; l’année (matahiti) en comptait
d’autres
douze ou treize. Les *saisons étaient
identifiées à partir de phénomènes météo¬
rologiques. A Nuku Hiva,
on
appelait
Ehna la saison des vents de nord-est, de
novembre à avril, et Mataiki celle des vents
de sud-est, de mai à octobre. La position de
certaines *constellations et les récoltes des
fruits de r*arbre à pain rythmaient les
saisons. Par contre, on ne tint jamais un
compte des années : au-delà de la période
annuelle, on évaluait le temps passé en
*générations et l’on replaçait les événe¬
ments sous les règnes des derniers chefs
connus.
Hom. : tan (nom masc.) ; tant (adv.) ; un
taon : grosse
mouche.
TENARARO. Petit ’^atoll du groupe
*Actéon, au sud des Tuamotu, situé par
21° 18’ sud et 136° 45’ ouest. Découvert
par
*Quiros le 4 février 1606, Tenararo est
aujourd’hui inhabité.
TEN ARUGA.
Atoll voisin de *Tenararo,
situé à 18 km à l’est (ruga signifie à main
rencontre de tennis à Tahiti
au
196
début du siècie
gauche lorsqu’on vient du nord en suivant
la Croix du Sud), par 21° 21’ sud et
136° 32’ ouest. Cette île est inhabitée.
tennis, nom masc. Sport-jeu. Le tennis
dérive du jeu de paume (le terme lui-même
vient du français “tenetz” -tenez !- lancé
par le serveur au moment où il mettait la
balle en jeu). Les origines modernes du
tennis remontent à 1874, date à laquelle le
major anglais W.C. Wingfield en fixa les
règles quasi définitives..
Le jeu consiste à se renvoyer une balle au-
dessus d’un filet, à l’aide d’une raquette, de
façon à la faire rebondir dans les limites du
camp adverse. Le terrain de jeu s’appelle
un court. Celui-ci
peut être en gazon, en
terre battue, en bois, en ciment, en matière
synthétique... Le tennis peut se pratiquer à
deux (simple) ou à 4 (double). Les matches
se disputent en deux ou trois sets gagnants
et
les sets sont divisés en jeux...
TENNIS DE TABLE
Le premier championnat fut organisé en
Angleterre, dans la banlieue de Londres, à
Wimbledon, en 1877. D’autres champion¬
nats internationaux furent ensuite créés en
France (1891, au stade Roland Garros
depuis 1928), en Australie (1905,
Melbourne), aux États-Unis (1920,
Forest Hills, puis Flushing Meadow). Ces
4 championnats constituent les épreuves
du “Grand chelem”. Ce sont les plus prisés
avec la
coupe Davis, créée en 1900. Mais,
de plus en plus, se sont développés des
tournois annexes, richement dotés, et qui
intéressent une masse de plus en plus
importante de joueurs professionnels.
Depuis 1970, les meilleurs tennismen se
retrouvent à New York pour disputer le
“Masters”, destiné à
sacrer
le meilleur
joueur de l’année. Par ailleurs, des classe¬
ments sont régulièrement établis après
chaque épreuve. Les joueurs amateurs eux
aussi sont classés chaque année en fonc¬
tion de leurs performances dans les compé¬
titions officielles.
Longtemps considéré
comme
un
sport
réservé à la haute société, le tennis est
devenu très populaire depuis une vingtaine
d’années. Ainsi, entre
1970 et 1984, en
France, le nombre de courts est passé de
5 000 à 20 000 et le nombre de licenciés de
167 000 à 1 290 000 !
•
Le
Pacifique, grâce à la Nouvelle-
Zélande et surtout à l’Australie, a toujours
brillé dans ce sport que la Polynésie a
découvert dans les années vingt. En 1926,
Alain *Gerbault, authentique champion
de tennis, put prodiguer de précieux
conseils aux rares pratiquants de Tahiti.
En fait, ce sport demeura longtemps confi¬
dentiel, ne se réveillant réellement que lors
dé
visites
de
champions, comme
Henri Cochet en 1936 qui fit des matches
de démonstration contre Olivier Chavez et
les frères Lequerré. En 1946, naquit le
Tennis Club océanien (T.C.O.) et deux
courts furent construits à Fautaua. Dès
1949, 4 clubs (*Fei Pi, *Excelsior, *J.T. et
T.C.O.) purent organiser un mini¬
championnat. L’arrivée, en 1951, de
G. Bernasconi, joueur international et
professeur diplômé, fit largement pro¬
gresser ce sport où brillèrent les frères
Drillon et Laharrague, R. Caisson, Acajou
et quelques autres. Le tennis fut admis aux
*Jeux du Pacifique à Suva, en 1969. A
l’occasion des Jeux suivants, à Tahiti, en
1971, les deux courts de Fautaua reçurent
un nouveau
trois
revêtement et l’on construisit
courts. Le tennis a pris
nouveaux
depuis, comme ailleurs, un grand essor. La
plupart des clubs ont une section tennis et
ont construit des courts (7 à Fei Pi).
La Ligue de Polynésie française compte
I 684 licenciés pour 26 clubs. Son président
est G. Laurent. Les joueurs les plus en vue
sont Daniel Langy, Thierry Hargous,
Philippe Rauzy et, chez les femmes,
Josiane Vongy et Véronique Vanaa.
Daniel
en
Langy, champion de tennis
Polynésie
tennis de table, nom masc. Sport-jeu. Le
tennis de table,
également appelé ping-
pong, trouve ses origines en Angleterre
vers 1880. 11 ne devint véritablement un
sport que vers 1920. La Fédération inter¬
nationale fut créée en 1926 et la Fédération
française en 1927. Le tennis de table
compte environ 10 millions de licenciés
dans le monde entier (dont la moitié en
Chine). Les parties se jouent en 21 points,
en simple ou en double. La Chine, le
Japon
et certains pays de l’Europe de l’Est ont
toujours excellé dans ce sport, dominé en
France par Jacques Secrétin qui, entre
1969 et 1982, remporta 13 titres de
champion de France et un titre de
champion d’Europe.
• En
Polynésie française, le tennis de table
demeura longtemps une simple activité de
détente (la première table fut installée au
'•’Quinn’s peu avant la 2= Guerre mondiale).
Ce sport ne se structura qu’après 1960,
lorsque fut fondé le Comité, qui devint
Ligue de Tennis de table en 1971. Le tennis
de table fut admis aux premiers *Jeux du
Pacifique, à Suva en 1963, mais les pon¬
gistes tahitiens ne purent y participer. Ils
durent
attendre 1966 et les Jeux de
Nouméa pour s’y illustrer en gagnant
3 médailles d’or. Le tennis de tab'e figura
aussi aux Jeux de Polynésie, révélant une
grande vitalité dans les îles, en particulier
aux
îles
Sous-le-Vent.
Ce
sport,
en
Polynésie, fut longtemps dominé par
Victor Lau chez les hommes et, dans une
moindre mesure, par. Hélène ChangMervin chez les femmes. La Ligue de
Tennis de table, dont le président est
tennis de table
197
TEPOTO
Gilles Redon, compte 452
24 clubs.
licenciés pour
hau ’e o te nüna’a Ra’iatea ’e nô te nounou i te
TEPOTO. *Atoll des *Tuamotu du Nord-
Est, situé par 14° 06’ sud et 141 ° 26’ ouest, à
16 km au nord-ouest de *Napuka. Il s’agit
surélevée, un *makatea dont le
lagon s’est asséché. Découverte par
John *Byron en 1765,Tepoto n’a eu que de
d’une île
très
rares
Tevaito’a ’e tô Vaito’are i roto i tana
arata'ira’a. Nô te nounou te farani i te maita’i
contacts
avec
l’Occident.
La
population s’élevait à 67 habitants en 1983
(82 en 1977). L’îleappartient à la commune
de Napuka.
faufa’a a tôRaro-Mata’i, ’uafa’aoroma’i maite
te Hau Farani ’e tae roa atu i te matahiti 1896,
i mûri mai ’ua haere ’eta’eta mai na roto i te
puai nu’u, tei ha’amata i te arora’a i te 2 no
tenuare 1897.
’Ua pato ’i u ’ana ra ’o Teraupo ’o Mai te ’eta ’eta
’e te taia ’ore, teie ra, i te 16 nôfepuare, na
roto i te hôôauahi
teifa’a’amahia i roto i te
’ana i te taha mou’a i te vahi tana e noho ra,
’ua ’itehia mai ’o Teraupo ’o, ’ua haruhia ’e ’ua
utahia i Nouméa, mai reira, ’ua fa’aho’ihia mai
i Raiatea i te matahiti 1905. Nô reira ia tupu te
mau ’arepurepura ’a poritita titau i te
fa’ata’a'era’a, e fa’ahiti noa hia te parau no
Teraupo’o, ’oia te ta’ata tei ’ore roa e hina’aro,
nô te tahi hau ô e fa ’atere iana. ’Ua riro ’o
Teraupo’o ’ei hi’ora’a na te mau ta’ata
porinetia ato’a e titau ra i te fa’ata’a’era’a no
tôna ’eta ’eta, nô tôna vi ’ore, nô tôna taia ’ore.
’O Matahi ato’a te tahi ’aito nô Ra’iatea.
_
TERAUPO (vers 1855-vers 1910). Chef
d’*Avera, district situé au sud-est de
*Raiatea. Teraupo est considéré comme
l’âme de la résistance de Raiatea et Tahaa
au
Térèbre
*protectorat français établi en 1880 puis
à r*annexion prononcée en 1888. Son
action s’inscrit dans un mouvement de
contestation dirigé contre les derniers
tere voir Rurutu.
*Tamatoa et des autres “vice-rois” tels
Tahitoe et Tavana, considérés comme des
Térèbre, nom masc. Terebra sp. Mol¬
représentants de la dynastie royale des
“pions” du pouvoir français établi à Tahiti.
Cet autonomisme, partagé par la moitié
des
chefs, était soutenu par les pasteurs
britanniques. Pour les officiers français qui
n’avaient retenu que ce dernier fait,
Teraupo était un agent de l’Angleterre.
Retranché
à
Avera
avec
environ
600 hommes, Teraupo refusa de discuter
avec tous les émissaires
français et entraîna
dans la résistance les districts de Tevaitoa
et
Teremoemoe (dessin de Duperrey)
de Vaitoare.
Soucieux de gagner
la
sympathie de la population en raison de
l’intérêt économique que présentaient les
îles Sous-le-Vent, le gouvernement fran¬
çais patienta jusqu’à la fin de 1896 puis
intervint militairement à partir du 2 janvier
1897. Teraupo résista jusqu’au 16 février
mais se trahit par un feu allumé dans une
grotte à flanc de montagne. Il fut arrêté,
Teraupo
_
déporté à Nouméa, puis rapatrié à Raiatea
en 1905. Depuis cette
époque, Teraupo est
devenu un personnage symbole pour les
indépendantistes polynésiens.
►
TERAUPO’O (mai te area 1855-1910). E
ta 'ata rahi para ’o ’o Teraupo ’o no te fenua
Ra ’iatea i te mata ’eina ’a ra ’o Avera. ’Ua riro
’o Teraupo ’o ’ei ’aito vi ’ore no te pato ’i u ’ana i
te ha ’amaura ’a i te hau tamaru
farani i
Ra’iatea-Taha’a i te matahiti 1880 ’e i mûri iho
i te matahiti 1888. Tana opuara’a no te
fa’ahapa ta i te ’ohipa ’ino e ravehia ra i ni’a i
te hau O le mau
Tamatoa ’e to ratou ato ’a ra,
lusque de la famille des Térébridés et de la
super-famille des Conacés. On l’appelle
également *Fuseau.
• Diverses
espèces de coquillages du genre
Terebra servaient autrefois en Polynésie à
la confection de *ciseaux, de gouges ou de
poinçons pour le travail du bois ou de l’os.
Pour cela, le sommet du coquillage était
façonné en biseau. Le reste n’était pas
modifié mais on pouvait aussi enlever les
dernières spires.
TEREMOEMOE
(vers 1793-vers 1868).
Autre nom : Terito’otera’i. Fille cadette du
roi de Raiatea, *Tamatoa III, elle épousa
*Pomare II en 1809. D’après W. Ellis,«elle
était de taille moyenne, son teint et ses
cheveux étaient sensiblement plus clairs
des autres indigènes. Elle avait
silhouette plus élégante mais sa voix
n’avait rien de doux et ses manières étaient
moins aimables que celles de plusieurs de
que ceux
une
compagnes» (“A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”). Elle eut trois
enfants dont deux régnèrent à Tahiti :
Teri’itaria, couronné roi en 1824 sous le
ses
nom
de
*Pomare
III, et *Aimata
(*Pomare IV), reine de 1827 à 1877.
Contrairement à sa sœur aînée Teri’itaria,
Teremoemoe ne joua pas un rôle politique
notable en Polynésie.
’o Tahitoe ’e ’o Tavana tei riro ’ei mau ’apa
’ohie na te hau farani tei mau te ti’ara’a i
Tahiti. Taua la’ata ti’ama ra. te turuhia ra ïa e
fa ’aa ’o peretane, ’e te ’afara ’a o te mau
fa ’atere fenua o taua tau ra. 1 te
hi’ora’a a te farani e ti’a ’o Teraupo’o no te
hau peretane. E nu'u to raro a’e iana (mai te
mea ra e e 600pahafa’ehau). ’Aita roa atu ’o
Teraupo’o i tuatapapa noa a’e i teparau ’e te
mau ti’a farani, ’ua tape’a ra i tana parau ’e i
tona mana ’o vi ’ore, pe ’e ato ’a mai nei to
te mau
tavana
198
TERIIERO
A
TERIIEROOITERAI
(1875-1952). Chef du *district de Papenoo.
Issu des lignées princières de Punaauia
mais de parents modestes, Teriiero a
Teriierooiterai entra au service des Postes
comme facteur en 1892 puis obtint un
poste d’instituteur-adjoint dans le district
de Papenoo où il passa le reste de sa vie. Il
choisit de servir les intérêts de la France et
TERMITE
s’en trouva récompensé par le gouverneur
Édouard *Petit qui le nomma chef du
district de Papenoo en 1901, puis surveil¬
lant des travaux publics de la côte est.
Grâce à ses qualités d’orateur, d’organisa¬
teur et de médiateur, Teriiero devint un
notable de premier plan. L’essor sans
précédent de l’agriculture de plantation
qu’il avait su initier dans son district lui
valut d’être admis à la Chambre d’agricul¬
ture en
1912. 11 siégea à l’Assemblée des
lamari’i leifa’anahohia e hia ’e
i Mo ’orea farerei ai, le lupu nei le mana ’o ’o
na melua o na
PômareII, e hina’aro ’oia ia Teremoemoe ’oia
’o Teri’ilaria. ’Aila alo’a ra ’o
Teri’ilaria i vi ’e ’ua ora fa’aluri noa aiu ’oia
le leina
râua ’o Pômare IL E ’ohipa rahi lei ravehia e
Teri’ilaria i le mau fenua Ta’amolu Tolaiele i
’Oia alo ’a iho ho ’i le lahi ’ailo
rahi vi ’ore i rolo i le lama’i Fe’i-Pi nô le
le pae porilila.
malahili 1815, i reira le ’ilera’ahia lona aravehi
i le lape ’a i moiha ’a lama ’i ra e pupuhi. E
aravehi ’e le ’ile mau lo rolo i leie vahiné no le
Délégations économiques et financières à
partir de 1937 et fut nommé au Conseil
privé en 1942. Ardent patriote, il adhéra au
fa’alere i le nu’u. I le area malahili 1819, ’ua
pupu mai ’o Mahine (ari’i no Huahine) i lona
de la croix de la Libération, mais, âgé et
le lerera ’a
mouvement de la France Libre, fut décoré
éprouvé, se retira des affaires politiques en
1946.
TERI’IHINOI A ATUA voir Hinoi.
TERPIMAEVARUA II (1841-1873). Fille
de la reine *Pomare IV.Teri’imaevaruafut
adoptée par le roi de Bora Bora, *Tapoa II
et lui succéda en 1860. Son mariage avec
Temauiari’i étant resté sans postérité, elle
adopta sa nièce, Teri’imaevarua, qui
monta sur le trône de Bora Bora en 1878 et
prit le nom de Teri’imaevarua III.
TERI’ITARIA
noms
:
(vers 1790-1858). Autres
Ari’ipaea, Pômare Vahiné. Fille
aînée du roi *Tamatoa IIl de Raiatea.
Teri’itaria avait été promise en mariage à
*Pomare II, roi de Tahiti, mais, lors de
l’entrevue familiale qui fut organisée à
Moorea par Itia, mère de Pômare II, ce
dernier choisit pour épouse la jeune sœur
de Teri’itaria, *Teremoemoe. Teri’itaria ne
fut pas repoussée pour autant et vécut en
li’ara’a ari’i no Teri’ilaria na le reira i horo’a
iana le mana hi’opo’a ’e leparuru maila’ira’a i
’ohipa o le uahu o le fenua
Huahine. E ’enemi mau no ie hau lamaru ia au
i le fa’a’ilera’a a R. Teissier " ’oia le ho'êU’a e e
upo ’o rahi roa no le ’aro lama ’i o le area
malahili 1844-1848”. ’Uafa’ahaeha’ahia
(fa’aha’amahia) e ana le reva hau lamaru la iô
Huahine i huli mai ie fâri’i ’ore hia e lona
’a’au. Teie ra, ia lae i le malahili 1850, ’ua
Teriiero a Teriierooiterai
fari’i i le lure ’api fa’alere i le fenua mai le
li’aluri i le râve’a e noa’a iana i rolo i leie
mana
’aihu’ara’au ia nehenehe Iana e fa’xUere
papu mau i le fenua Huahine la ’alo ’a.
terminal, adj. et nom masc. Dernier
élément qui constitue l’aboutissement d’un
ensemble.
Un terminal pétrolier comprend toutes les
installations déchargement, déchargement
stockage dans un port ou à l’extrémité
Un terminal aéroportuaire
est le point d’arrivée et de départ des
et
d’un pipe-line.
passagers et
*aérogare.
des marchandises dans une
En *informatique, il s’agit d’un organe
électronique (écran d”'’ordinateur, impri¬
•
mante, table traçante...) conçu pour
recevoir les données stockées dans un
concubinage avec Pômare II. Elle joua en
outre un rôle politique majeur dans les îles
ordinateur. Ainsi, les guichets des agences
bancaires sont équipés de terminaux reliés
à l’ordinateur situé au siège central.
de '•’Fe’i Pi en 1815, où elle étonna par son
Termite, nom masc. Insecte de l’ordre des
Isoptères vivant en société. 11 est réputé
Énergique, courageuse, elle
fut un des principaux acteurs de la bataille
de la Société.
adresse au fusil et son aptitude à diriger
une armée. Vers 1819, le roi de Huahine
(*Mahine) lui légua son titre, ce qui lui
permit de s’assurer le contrôle de la
production et des droits de port dans cette
île.
Hostile au
protectorat français,
Teri’itaria fut, d’après RaoulTeissier, «une
des têtes les plus influentes de la révolte de
1844-1846». Elle fit abattre le *pavillon du
protectorat que les habitants de Huahine
avaient adopté sans son consentement.
Dès 1850, elle accepta cependant le nou¬
veau statut en
spéculant probablement sur
l’aide que le pouvoir colonial pourrait lui
apporter dans sa conquête du pouvoir réel
à Huahine.
►
TERIITARIA (1790-1858).
mau
Teie le tahi alu
i'oa i lo Teri’ilaria: ’o Ari’ipaea, Pômare
vahiné. E lamahine malahiapo nâ le ari’i
Tamaloa III no Raialea. ’Ua fa ’aauhia ’o
Teri’ilaria nôlefa’aipoipo
no
’e ’o PômareII, ari’i
Tahili, leie ra, ia lupu le aupurua i rolo i
Teriimaevarua iii
pour les dommages qu’il provoque dans le
bois des constructions et les énorrnes nids
en
terre
gâchée que l’on trouve dans
certains pays tropicaux. Une société est
constituée d’une reine qui assure la repro¬
duction, d’ouvriers qui effectuent tous les
travaux dans la termitière et de soldats qui
défendent la société.
Ces derniers sont
capables de mordre ou de projeter sur leurs
ennemis une substance visqueuse.
Les Termites inférieurs possèdent dans
leur tube digestif des Protozoaires fla¬
gellés qui digèrent la cellulose du bois.
Chez les Termites supérieurs, ce rôle est
assuré par des Champignons ou des
Bactéries.
En
Polynésie, on connaît dix espèces de
Termites dont sept sont endémiques. La
plupart vivent en forêt et c’est l’espèce
Caplotermes pacificus qui s’attaque
bois de construction.
au
Teri'itaria
199
terrasse, nom fém. *Plate-forme ménagée
par un architecte pour servir de support à
une autre construction, à une statue.
• terrasse fluviatile.
Replat naturel domi¬
nant les berges d’un cours d’eau et consti¬
tué de dépôts alluviaux. Dans sa basse
vallée, la *Papenoo évolue entre des
terrasses fluviatiles.
terrasse d’habitation
•
ou
de culture.
Aménagée par l’homme sur un versant,
une terrasse se différencie d’une
plate¬
forme par son engagement dans le sol sur
un
côté au moins.
En Polynésie, de nombreux versants de
vallée ou de montagne portent les traces
des aménagements réalisés autrefois par les
populations des îles hautes. Ces terrasses,
souvent
entourées de
murs
de soutène¬
ment, étaient réservées aux cultures ou à la
construction des habitations. Des *marae
à flanc de colline ou sur des versants de
vallée étaient parfois aménagés sous forme
de succession de terrasses. Ainsi, l’en¬
semble cérémoniel d’Oputu dans la vallée
*Aiurua (presqu’île de Taiarapu) est
constitué de cinq paliers étagés en gradins
au
pied de la montagne Maueraa haapei.
terre, nom fém. Milieu solide sur lequel
les animaux et les
plantes. *Planète où vit l’humanité.
• La Terre est un astre
sphérique faisant
partie du *système solaire, situé à 152 mil¬
vivent les hommes,
lions de kilomètres du *Soleil. Son dia¬
mètre est de 12 700 km et sa circonférence à
l’équateur de 40 075 km. La Terre se serait
formée il a environ cinq milliards d’années
collision et agglomération de petites
planètes ou d’astéroïdes. Elle possède un
satellite, la *Lune, et apparaît dans l’espace
comme la planète bleue, couleur
que lui
donnent les *océans, qui occupent 71 % de
sa surface, et son
*atmosphère riche en
*azote et en *oxygène permettant le
développement de la vie. Sa structure
interne montre un noyau très lourd, proba¬
blement rigide, enrobé d’un *magma
visqueux et d’une croûte terrestre formée
de *plaques mobiles. Les mouvements
tectoniques de la *lithosphère et les phéno¬
mènes érosifs sont à l’origine de formes de
*relief très variées auxquelles se superpose
une
mosaïque de *climats. L’homme peut
ainsi trouver à la surface du globe des
par
milieux de vie très divers mais inégalement
favorables au développement économique.
Terme désignant
la matière meuble
constituant le sol, un groupe de *parcelles
appropriées, un lieu-dit, une région.
Terre Eugénie. Domaine agricole fondé
en 1862 par le colon William *Stewart dans
la plaine d’*Atimaono (Tahiti). En appe¬
lant sa propriété ainsi, Stewart voulait
rendre hommage à l’impératrice Eugénie,
épouse de Napoléon III, et, à travers elle, à
l’administration impériale qui l’avait
soutenu dans son projet de plantation.
Terre Déserte. Plateau occupant l’extré¬
•
-
-
mité nord-ouest de l’île de *Nuku Hiva,
aménagé depuis 1972 en zone aéropor¬
tuaire. La piste est accessible aux avions à
turbines moyens-courriers et possède une
petite unité hôtelière.
Terres australes et antarctiques fran¬
çaises. ^Territoire d’Outre-Mer compre¬
nant quatre districts situés dans la zone
polaire maritime et continentale de l’hé¬
misphère sud :
l’archipel des *Kerguelen, formé de
-
-
300 îles couvrant 7 215 km^. Il fut décou¬
vert en 1772 par Yves de Kerguelen de
Trémarec. Une centaine de scientifiques
travaillent à la base de Port-aux-Français.
les îles Crozet, comprenant une vingtaine
-
d’îlots inhabités d’une superficie totale de
336 km^, découverts en 1772 par Marion
Dufresne. La base Alfred-Faure y accueille
trentaine de chercheurs.
une
-
les îles Amsterdam et Saint-Paul
cou¬
respectivement 55 et 7 km^, la
première abritant la base scientifique de
vrant
Martin-de-Viviès.
la Terre *Adélie.
Voir aussi : agraire, agriculture, cadastre,
-
colonisation,/énua, indivision, tomite.
Hom. : taire (verbe) ; ter (adv. et adj.).
territoire, nom masc. Région où vit une
collectivité humaine ou animale.
Territoire
d’Outre-Mer
(T.O.M.).
Région qui, tout en faisant partie de la
République française, bénéficie d’une
organisation et d’un *statut particuliers
qui tiennent compte de ses intérêts propres
et de sa spécificité.
Les premiers T.O.M. ont été créés en 1946
par la constitution de la IV' *République.
Il s’agissait alors de donner aux *colonies
de l’Empire une véritable personnalité
politique au sein de ce qu’on appela
r*Union française. Le phénomène de
*décolonisation précipita la disparition de
l’Union française devenue “Communauté”
avec la constitution de la V'
République.
Mais les possessions qui en manifestèrent
•
le désir purent conserver
T.O.M.
le statut de
De nos Jours, les T.O.M. sont au nombre
de trois : *Polynésie française, *Nouvelle-
Calédonie, *Wallis et Futuna, auxquels il
convient d’ajouter les *Terres australes et
antarctiques françaises (T. A. A.F.). Ils
disposent d’une *autonomie plus ou moins
large, définie par leurs statuts respectifs,
élisent
une
*Assemblée territoriale et
un
organisme de *gouvernement qui sont
chargés de gérer les finances et les services
territoriaux. Ils sont représentés au "''Par¬
lement français et dépendent du ministre
des D.O.M.-T.O.M.
Voir carte : Union française.
terroir,
nom
masc.
Ensemble de *sols
homogènes présentant des aptitudes agri¬
coles identiques. L’existence de terroirs
TETIAROA
bien distincts s’explique par la conjugaison
de facteurs climatiques et pédologiques et
(ou) par l’intervention humaine. Le fond
d’une vallée, le versant d’une butte, une
irriguée sont autant de terroirs.
régions viticoles, le terme de
terroir est synonyme de la notion de “cru”.
• La
plupart des communes des îles hautes
de Polynésie française s’étendent du lagon
au centre montagneux. Elles juxtaposent
ainsi plusieurs terroirs : terroirs sur sol
latéritique de plateau ou sur sol squelet¬
tique des pentes, qui donnent des taillis,
des forêts ou des herbages ; terroir sur
colluvions limono-argileuses, favorables
aux cultures légumières, terroir sur sol
marécageux accueillant les tarodières ;
cuvette
Dans
les
tétanos, nom masc. *Maladie infectieuse
aiguë très grave, généralement mortelle en
l’absence de soins. Elle est provoquée par le
Bacille tétanique ou Bacille de Nicolaier
qui pénètre dans l’organisme à la faveur
d’une plaie ou d’une simple piqûre provo¬
quée par un objet rouillé, sale ou enfoui
dans le sol. Les effets sont dus à la toxine
tétanique sécrétée par ce Bacille : la tétanospasmine. On observe généralement des
contractures
musculaires très doulou¬
qui débutent au niveau des muscles
de la mâchoire puis de la face, de la nuque,
du tronc et des membres. On la prévient
par la vaccination antitétanique. Dans le
doute, on utilise le sérum antitétanique qui
reuses
a
action curative. Le tétanos atteint
une
terroir sur motu ou bande sableuse litto¬
aussi les animaux et
rale portant des cocoteraies...
Cheval.
tertiaire, adj. et nom masc. Qui occupe la
deux
en
particulier le
Voir aussi : finage.
troisième place.
L’*ère tertiaire
est une période géolo¬
gique qui a débuté il y a 65 millions
d’années et s’est achevée il y a 4 millions
•
d’années.
En Polynésie, l’ère tertiaire vit se former les
îles Tuamotu et les
premières émissions
volcaniques qui donnèrent naissance aux
îles de la Société.
En
""économie, le *secteur tertiaire
regroupe des activités hétérogènes dont le
point commun est la production de
""services : administrations, commerce,
transports et télécommunications, métiers
du tourisme, finances et autres services aux
•
entreprises (""informatique, ""publicité,
gestion...) ou aux particuliers (santé,
associations...).
En 1983, le secteur tertiaire regroupait
67 % de la ""population active en Polynésie.
Il contribuait à la formation des trois
quarts du ""Produit intérieur brut.
Tetiaroa
auroa
tete.
Sorte de eastagnettes formées de
coquilles de ""nacre polies, que l’on
frappe l’une contre l’autre. Le tete est
signalé dans les descriptions du heva,
""deuilleur menant les cérémonies des
""funérailles dans la Polynésie autrefois.
Le tete est toujours utilisé dans certaines
danses.
►
tete. Teie tao’a e tete e poreho anei, e parau
ânei, e ’ôfa ’i anei, e ’apuha 'ari anei te ravehia
nô tefa’atotete nô tefa’a’oto mai i te tahi mau
pehe. I roto i te mau ’oro ’a hunara ’a ’e ’ite
pinepinehia te tete na te heva e ha'uti. I teie
tau, te rave nei te mau pupu ’ori i te tete ’ei
rave 'a rohi pehe.
TETIAROA. Petit ""atoll des îles du ""Vent
situé par 17° 05’ sud et 149° 35’ ouest, à
50 km au nord de Tahiti.
• Il
comprend plusieurs motu séparés par
de larges hoa : Rima-tu (la main immobile),
(sable étincelant, Matu-rua (île
double), Hoa-tere (ami voyageur) et
Rei-ona (cou éventé). D’après Teuira
""Henry, «Tetiaroa était une dépendance
du district de Pare et faisait partie des
propriétés de la famille Pômare qui en
avait confié l’exploitation à de fidèles
serviteurs, en général des indigènes des
Tuamotu qui leur apportaient les produits
de l’île en échange d’arbres à pain et autres
One-hoa
201
TÉTRODON
nourritures tahitiennes. Autrefois, c’était
propriété de plaisance pour la famille
Pômare qui s’y rendait de temps à autre
pour s’y reposer et aussi pour se livrer au
ha'aporia (engraissement) pratiqué par les
une
membres féminins de la famille dans le but
d’embellir» (“Tahiti aux Temps anciens”).
Rattaché à la
commune
d’Arue, l’atoll
appartient aujourd’hui à l’acteur américain
Marion Brando qui y a fait construire une
piste d’aviation et un petit hôtel. Bien que
nie ne soit pas classée comme parc naturel,
son propriétaire tente d’y faire respecter la
faune et la flore par les visiteurs.
Tétrodon, nom masc. Tahitien : huehue.
On l’appelle souvent Poisson globe à cause
de sa faculté de se gonfler d’air ou d’eau
face à un danger, ce qui lui donne une
forme globuleuse. Le Tétrodon est de ce
fait souvent naturalisé en abat-jour. Le
un poison violent ; la
tétrodotoxine. Malgré les risques, sa chair,
Tétrodon sécrète
paraît-il succulente, est très appréciée et
consommée par les Japonais sous l’appel¬
lation de fugu.
Tétrodon
charge de conseiller de gouvernement aux
affaires sociales de
1972 à 1977 et fut
*président de l’Assemblée territoriale de
1982 à 1987, avant de succéder à Gaston
Flosse en tant que président du gouver¬
nement du Territoire de février à décembre
1987. Par ailleurs, J. Teuira est le ""maire de
la commune d’*Arue depuis
1972. Il fut,
jusqu’en 1987, président de la '"S.E.T.IL. et
de plusieurs syndicats, tel le Syndicat
central de l’Hydraulique. Sur le plan
politique, il est membre du bureau poli¬
tique et du comité directeur du Tahoera’a,
et membre du
Comité central du R.P.R.
depuis 1984 (représentant des *Territoires
d’Outre-Mer).
teuteu. Autrefois en Polynésie, serviteur
D’après William *Ellis, les
ignoraient
tous les travaux de charpenterie et de
construction que l’on pratiquait chez eux
et étaient ainsi réduits à un état de dépen¬
dance». Il semble cependant que les teuteu,
souvent issus du petit peuple, pouvaient
acquérir
une
grande
importance.
P. O’Reilly précise qu’à la cour de
*Pomare IV, «les teuteu étaient élus parmi
les volontaires représentant chacun des
districts. Ils étaient remplacés chaque
année au mois de janvier» (“Tahiti au
Temps de la reine Pômare”).
de Y*ari'i.
teuteu «n’avaient aucune terre,
►
W. Ellis, e tavini te
’Aore’ôna tâpüfenua, ’aore i
’ite i te ’ohipa tamuta ’e te mau ’ohipa ato ’a nô
te hâmani fare nô reira tei raro a’e noa ’oia i te
fa’aterera’a ’e te aurarora’a i te ari’i.
E riro ra e, nô tô râtou huru mai roto mai ho ’i
'oia i tefeiâri’iri’i (te nuna’a) e roa’a ia ratou
te tahi H’ara’a fa’ahiahia i roto i te tavinira’a.
Te fa’a’ite ra te puta a ’O Reilly ë i te tau ’o
teuteu. I roto i te puta a
teuteu nô te ari’i.
Pômare IV ’e ô ato’a na te mau teuteu i roto i
’ei ti’a nô te hôë
mata’eina’a, ’ei auvaha. Emonohia ratou i te
mau ’ava’e tenuare ato’a.
te mau ta’ata e mâ’itihia
TEUIRA (Jacky). Homme politique.
Jacky Teuira naquit à Papeete le 14 dé¬
cembre 1933, au sein d’une famille modeste
qui participait activement à la vie de
l’Église évangélique. Il est le petit-fils d’un
*tâvana de Mahina. Ayant dû abandonner
ses études à l’âge de 15 ans, il fut, à 19 ans,
mécanicien sur l'Oiseau des Iles. Plus tard,
il travailla pour les *Messageries mari¬
times, avant d’entrer comme secrétaire
dans l’étude de Rudy *Bambridge, qui
l’initia à la politique.
Son attachement à la France et au gaul¬
lisme, son dévouement sans faille envers
Rudy Bambridge puis Gaston *Flosse
l’amenèrent à participer activement à la vie
du Territoire. Dès 1969, il suppléa Rudy
Bambridge comme conseiller *Union
tahitienne-U.N.R. à r*Assemblée terri¬
toriale. Il fut élu à cette fonction, puis réélu
Jacky Teuira
202
l’étiquette du *Tahoera’a Huira’atira,
1972, 1977, 1982 et 1986. Il remplit la
TEVA. Clan tahitien dont les membres
régnaient sur les huit ""districts du sud de
l’île, de la pointe ""Maraa jusqu’à l’extré¬
mité de la presqu’île de ""Taiarapu. Les
grands chefs de ""Papara occupèrent une
position dominante au sein du clan dans
lequel on distinguait traditionnellement les
leva i uta (Teva de l’intérieur), occupant
l’espace de Papara à l’isthme de Taravao,
et les Teva i tai (Teva de la mer), maîtres de
Taiarapu. La famille de Papara avait tissé
un réseau d’alliances qui incluait la plupart
des autres ari’i de Tahiti, généralement
moins puissants. Le clan était relativement
uni et fier de son origine qu’il disait
légendaire. Un demi-dieu, homme-requin,
aurait rendu visite en des temps reculés à la
cheffesse de Vaiari (Papeari) et lui aurait
prédit la naissance d’un enfant en ces
sous
termes ; «Vous me donnerez un enfant. Si
en
c’est
une
fille, elle vous appartiendra et
THAZARD
lui donnerez votre nom ; si c’est un
fils, vous l’appellerez Teva, la pluie et le
vous
accompagneront sa naissance ; par¬
tout où il ira, la pluie et le vent annon¬
vent
ceront sa venue.
rahi,
vous
Il sera de la race des ari'i
lui ferez élever un marae que
appellerez Mataoa et il ceindra le
(Henry Adams : “Mémoires
d’Ariitaimai”). Des dissensions apparu¬
rent parfois au sein du clan en raison de
l’orgueil et de l’ambition des Teva de
vous
*maro tea»
l’intérieur. Les Teva de la mer firent ainsi
partie d’une coalition qui écrasa les Teva
de Papara en 1768, ces derniers voulant
que l’on reconnaisse leur suprématie à'ari’i
nui sur toute l’île de Tahiti. Bien qu’ils aient
été parfois vaincus (notamment par les
Pômare en 1768 et en 1815), les Teva ont
souvent joué un rôle politique important à
Tahiti. Parmi les membres les plus célèbres
de ce clan, on peut citer *Amo et son
épouse *Purea, *Tati et son frère Opuhara,
Tati *Salmon et *Ariitaimai, cousine
influente de la reine Pômare IV.
Plusieurs grandes familles “demies” des¬
cendent du clan des Teva ou leur sont
apparentées : les Salmon, Brander,
Legayic, Nordman, Solari, Godeffroy,
Chave, entre autres.
TEVAITOA. *District situé sur la côte
ouest de l’île de *Raiatea, section de la
commune de *Tumaraa.
Tevaitoa fut un des principaux champs de
bataille de la *guerre des îles Sous-le-Vent.
Des combats s’y déroulèrent le 3 janvier
1897 et s’achevèrent par la défaite des
troupes du chef *Teraupo face à une
compagnie d’infanterie de marine venue de
Nouméa.
Tevaitoa compte 927 habitants (1983).
teve.
Amorphophallus paeoniifolius.
Plante à tubercule de la famille des
Aracées, d’origine indo-malaise. Elle
atteint 1,5 m de hauteur et son tubercule a
textiles. Ce produit, obtenu par rouissage
et
battage de fibres d’écorce, était suffi¬
samment souple et mince pour être
ou
noué
autour
du corps.
drapé
Cependant,
rappelle qu’il «se déchirait
aisément, ne tenait pas la pluie et de ce fait
ne pouvait être lavé ; il fallait en fabriquer
J.F. Baré
Les femmes étaient spéciale¬
chargées de cette tâche (...) et il est
possible qu’elles aient poussé à l’introduc¬
tion de textiles incomparablement plus
solides» lors des premiers contacts avec les
Européens (“Tahiti, les temps et les
pouvoirs”). Les tissus de "‘coton servirent
d’abord de monnaie d’échange entre Occi¬
dentaux et Polynésiens. L’adoption du
*pâreu et d’autres tissus se généralisa
probablement vers 1780, après le retour
d’"'Omai, chef de Raiatea emmené par
Cook en Angleterre. Les missionnaires
tentèrent d’implanter des ateliers de tissage
au début du XIX® siècle, mais cette activité
un nouveau.
ment
ne
connut aucun succès.
Aujourd’hui encore, la Polynésie est
dépourvue d’industrie textile. Elle importe
du Sud-Est asiatique la plupart des tissus
utilisés dans la confection.
►
tataura’a ’ahu. ’Aita te hamanira’a ’ahu o te
fenua papa ’a i tu ’ati ’e to Porinetia. Emau
pa’a ra’au ta te ma’ohi e rave no te hqmani i to
rat ou mau ’ahu ’e ’aore ra e pae ’ore rara ’a
hamanipe’ue rarahi tufetuhia e ia oti
fa ’a ’apo ’o no te tomora ’a atu te upo ’o.
E tapa ta te mâ’ohi e hamani na roto i te
ravera ’a i te pa ’a ’uru anei, te pa ’a o te aute
anei e tatauhia ’e ia oti mai te reira e mea
nehenehe mau.
thalassotoque, adj. Se dit de tout animal
migrateur qui vit dans les "‘eaux douces et
qui se reproduit en mer. Par exemple, les
"‘Anguilles de Polynésie : elles vont se
reproduire dans une zone de l’océan
Pacifique située entre les îles Fidji et les îles
Samoa.
tiges, très caustique, et les
thalweg, nom masc. d’origine allemande
{thaï', vallée; weg\ chemin). Ligne joignant
les points les plus bas au fond d’une
"‘vallée. Le mot est employé dans la
description des reliefs mais aussi en
"‘météorologie pour désigner une zone
allongée où régnent de basses "‘pressions
atmosphériques.
plusieurs lavages et une longue cuisson.
Présent dans la plupart des îles océa¬
niennes, le teve n’était préparé qu’en
période de *disette.
solandri. Tahitien : paere. Grand Poisson
carnivore de la famille des Scombridés.
On le rencontre au large entre 400 et
800 mètres du récif. En général il se déplace
textile, adj. et nom masc. Se dit d’une
matière obtenue par un assemblage de fils
poisson très allongé au museau long et
pointu. Il peut atteindre une longueur de
2 mètres pour un poids de 60 kg. Son
régime alimentaire est des plus variés :
sphère aplatie. Son nom
scientifique vient de la forme de sa très
grosse fleur de 20 cm de diamètre qui
apparaît au-dessus du tubercule après que
les parties aériennes de la plante se soient
une
forme de
desséchées.
Le suc des
cristaux d’oxalate contenus dans le tuber¬
cule sont très irritants, mais la consomma¬
tion de la plante est possible après
ou
de ''‘fibres.
• Cette définition permet
de faire entrer le
*tapa dans la catégorie des produits
Thazard, nom masc. Acanthocybium
petit groupe et sa férocité est compa¬
rable à celle du Barracuda. C’est un
en
Poissons, Pieuvres, Crustacés.
partie aérienne du teve et fleur
éphémère se formant sur le
tubercule après dessèchement
de la plante
tuha'a teitei o te teve ’e o te tiare
u'anoa i te mahana o tei tupu atu i
ni'a i te uhi 'ia maro ana'e
203
THEATRE
théâtre, nom masc. Édifice aux gradins
circulaires entourant
une
empire de la foi de Monseigneur Bataillon
ne put déborder durablement de Wallis et
Futuna» (F. Doumenge : “L’homme dans
le Pacifique Sud”), car le potentiel de ces
îles était trop réduit pour soutenir des
ambitions de rayonnement sur les Fidji ou
les Tonga. De plus en plus nombreuses à la
fin du XIX® siècle (avec l’arrivée des
scène (dans
l’Antiquité) ou salle aménagée pour
donner des spectacles dramatiques. Art de
représenter une action dramatique en
général sous forme de dialogues entre des
acteurs.
• En
Polynésie, le théâtre était autrefois un
art très apprécié qui pouvait aller du simple
mormons,
saisonnières, de réceptions d’hôtes de
marque ou de cérémonies religieuses. Cet
thermomètre, nom masc. Instrument
permettant d’évaluer la *température par
la variation de volume d’un gaz ou d’un
popa’â.
Le renouveau théâtral polynésien est très
à i'O.T.A.C.
liquide.
récent. La première pièce écrite en tahitien
(“Papa Penu, Marna Roro”) fut proposée
par Maco Tevane en 1972. Elle s’apparen¬
tait aux farces populaires, alors que les
créations des années 80 que l’on doit à
John Mairai et à Coco Hotahota s’inspi¬
rent des légendes et de la mythologie poly¬
nésiennes. Les représentations ont géné¬
ralement lieu aux petit et grand théâtres de
•
dilatation apparente d’un liquide
(alcool, mercure) contenu dans un réser¬
voir prolongé par un tube de verre très fin
qui rend plus sensibles les déplacements du
liquide lors de sa dilatation ou de sa rétrac¬
tion. Le thermomètre est gradué à partir
de deux points fixes : la température de la
glace fondante et celle de l’eau bouillante,
soit 0° et 100° pour l’échelle Celsius, 32° et
212° pour l’échelle Fahrenheit.
Georges Marti et Alain Deviègre mettent
également en scène des pièces tirées du
répertoire européen.
Un
lequel le pouvoir émanant d’une
divinité est exercé par les prêtres ou par un
souverain investi d’une autorité religieuse.
• Au XIX=
siècle, les archipels du *Paci-
variations de courbure d’une lame à une
aiguille encrée se déplaçant au fil des
heures sur une feuille graduée.
fique Sud ont vu s’établir plusieurs théo¬
craties chrétiennes. Les îles *Cook furent
ainsi soumises à la “loi bleue” des pasteurs
thermonucléaire, adj. Terme qualifiant
la réaction physique se produisant lorsque
des '•’atomes d’*hydrogène lourd fusion¬
protestants de 1830 à 1880 ; tous les diver¬
tissements profanes furent interdits et l’on
qui
des peines sévères contre ceux
les commande¬
l’effet d’une haute température.
Le *soleil connaît une activité thermonu¬
nent sous
ne respectaient pas
ments de l’Évangile.
cléaire permanente. Les *bombes ato¬
C’est aux îles *Tonga que la théocratie fut
miques les plus puissantes sont de type
la mieux réalisée. Les *missionnaires
protestants réussirent à convertir
Taufa’hau, un des chefs de l’archipel qui,
grâce à leurs conseils et à leur aide
matérielle, incita les autres insulaires à se
convertir et à passer sous sa souveraineté
par la même occasion.
Devenu roi,
Taufa’hau nomma le pasteur Baker
Premier ministre et fonda une monarchie
féodale semblable à celle de l’Angleterre
médiévale.
Aux *Gambier et aux îles *Wallis et
*Futuna, les missions catholiques mirent à
profit l’isolement des populations et les
faiblesses de l’administration pour créer de
véritables royaumes missionnaires. Cepen¬
dant, «l’édifice social et économique assez
remarquable, organisé par le père * Laval
aux Gambier, ne
put résister à la convoitise
des marchands et à la résurgence du vieux
fonds polynésien. L’ébauche du grand
204
thermomètre à maxima et minima
indique la température la plus basse et la
plus élevée qui ont été atteintes, par le
déplacement d’un index entraîné par le
liquide.
Un thermomètre enregistreur transmet les
théocratie, nom fém. Régime politique
prononça
Les thermomètres usuels sont fondés sur
la
l’’''Office territorial d’Action culturelle, où
dans
Églises
progrès de la démocratie qui permit aux
laïcs de se gouverner plus librement.
dramatique polynésien connut une
longue éclipse à l’époque coloniale alors
que des troupes venues de San Francisco
ou de Sydney distrayaient la communauté
art
répétition d’une pièce de théâtre
des adventistes...), les
s’efforcèrent de réduire l’influence de leurs
concurrentes et s’affaiblirent mutuelle¬
ment. 11 leur fallut aussi compter avec les
divertissement improvisé aux spectacles
très élaborés donnés à l’occasion des fêtes
thermonucléaire.
Thon, nom masc. Tahitien : ’a’ahi. Pois¬
migrateur de la famille des Thonidés et
du genre Thunnus. Son corps est fusiforme
et la queue falciforme (en forme de faux) ce
son
qui en fait un nageur remarquable. Le dos
est bleu sombre et le ventre argenté.
• En
Polynésie on distingue trois espèces :
Le Thon à nageoiresjaunes("Aeo//ru««ws
albacora macropterus) est le plus répandu.
Il vit à des profondeurs de 100 à 200 mètres.
Les spécimens mesurant 2 mètres et pesant
entre 80 et 100 kg sont assez fréquents. On
peut les pêcher à la traîne de novembre à
mars.
La prise record, enregistrée à
Los Angeles, est de 890 livres. La chair,
-
rouge, est excellente.
Le Thon aux grands yeux ou Thon obèse
-
ou
Thon
patudo (Thunnus obesus) est
plus massif et il vit
profondeur. Son poids peut dépasser
130 kg. Sa chair est légèrement rose.
Le Thon germon (Thunnus alalunga) est
le plus petit : il dépasse rarement 35 kg et
vit en profondeur. On le pêche à la longue
ligne, pas à la traîne. Sa chair, blanche, est
assez rare. Son corps est
en
-
excellente.
En Polynésie, la
*pêche au thon, très
ancienne, se pratique en pleine mer à la
verticale des “trous à thons”. Ces lieux,
situés entre 800 et 1 500 m de profondeur,
sont connus des seuls initiés et la pêche y
était autrefois soigneusement réglementée.
La pêche au thon est aujourd’hui pratiquée
des armements japonais et coréens,
principalement autour des îles Marquises
et au sud des îles Australes. En 1986, les
captures des thoniers asiatiques se sont
élevées à 3 677,4 tonnes auxquelles il faut
ajouter les 232,2 tonnes prises par les
*bonitiers polynésiens se livrant à la
pêche hauturière.
Hom. : ton (adj. poss.), ton (nom masc.).
par
ti. Cordyline fruticosa. Arbuste de la
T/. 1. Membre de la secte Mamaia
vêtu de feuilles de ti. 2. Tahu’a
ouvrant une marche sur le feu en
portant un rameau de ti, feuilles
sacrées, réceptacles de son mana.
3. Ornements personnels d'un
groupe folklorique. 4. Sachets à
nourriture. 5. Réalisation de motifs
décoratifs sur feuilles de ti.
Tl. 1. Mero nô te pupu o te Mamaia
'0 tei ’ahu mai i te ti. 2. iritira’a nô te
haerera'a i ni'a i te umu ti nâ te ho’ê
tahu'a O tei tape'a i te ti i roto i tôna
rima ’ei fâri’i no tôna mana.
3. Fa’aunaunara’a o te hô’ê pupu
’ori. 4. Fâri'i ma'a. 5. Râve'a
fa’aunauna i ni'a i te rau'ere ti.
famille des Liliacées, commun à tout le
Pacifique, mais qui n’était consommé
qu’en Polynésie.
Dans les îles de la Société, le mot ti est
réservé aux racines de la plante, *’auti à
•
l’ensemble de la plante, et rauti, pour les
feuilles, est l’abréviation de raoere ti.
Les vieux Tahitiens en distinguaient une
trentaine de variétés. Le mateni donnait
des racines tendres, faciles à cuire et à
broyer, la plupart des autres étant coriaces
demandant un minimum de 20 h de
cuisson. Le vau vau wu/î/donnait de larges
feuilles pour tapisser les *fosses à *mahi ou
et
envelopper les aliments.
Le uii était utilisé dans les *cérémonies
religieuses. On le plantait à proximité des
*marae et des endroits *tapu. Dans leur
fonction respective, les orateurs {*rauti),
les
guerriers, les *sorciers portaient des
ceintures de larges feuilles de ti sacré. Les
Européens apprirent aux Tahitiens la dis¬
tillation de l’alcool, tiré du sucre de la
racine de ti.
Le umu ti semble une habitude ancienne de
préparer par une longue cuisson les racines
de ti pour les conserver longtemps. A cette
occasion étaient réalisés de grands *fours
pierres et l’on accomplissait la céré¬
monie du umu ti sous la direction d’un
*tahu'a. De là vient la “*marche sur le feu”
de
qui a pris, aujourd’hui, une allure bien
folklorique.
Le ti était utilisé dans de nombreux
remèdes. On le cite aussi dans la chirurgie
traditionnelle. «Les tahu’a réduisaient
également des fractures en ôtant les
esquilles et en les remplaçant par de petites
pièces taillées dans le bois sacré appelé //».
Teuira Henry nous livre le texte suivant ;
«Le ti est l’arbre bas qui se dressera devant
*Tane, les hirondelles voltigeront parmi
205
TIA’A
branches, la sauterelle se nourrira des
fleurs..., les hommes mâcheront ses racines
sucrées..., et les dames de compagnie de la
ses
Mou’a’ura, à Uporu pour que Tane et son
assemblée des dieux viennent à Opoa pour
cette
reine cueilleront ses feuilles jaunes et
parfumées pour s’en parer et se feront des
guirlandes de ses fleurs» (“Tahiti aux
Temps anciens”).
Aujourd’hui, les feuilles de ti servent à la
décoration des lieux de fête et entrent dans
la confection des costumes de danse.
►
TIAOURI. Un des messagers de l’assem¬
blée des *dieux dans la mythologie poly¬
nésienne. Il était invoqué solennellement
par les *prêtres au début des *cérémonies
se tenant sur les *marae ari'i. Au grand
d’Opoa, le dieu messager Tiaouri
envoyé dans le *pô, royaume des
ténèbres, pour y prier les dieux *Ta’aroaet
*Ruatupuanui de venir parmi les vivants.
marae
ti. I te mau fenua ’o Patitifa, i Porinetia ihoa e
était
huru ti, mai te mea ra e, ’ua tae 'a te 30 huru.
Te vai nei te mateni, te vauvau mahi, te ti'ura
Dieu messager lui-même, Tiaouri convo¬
’ite rahi hia teie ra'au e ti, ta te ma’ohi eparau
nei e “auti" 'e aore ra e "rauti". E rave rahi
'e te vai atura...
mâ'ohi. I te mau oro 'a rarahi ato ’a a te nuna 'a
e ’itehia te fa'a'ohipara’a rahi no te ti. I ni’a i te
fa’a'una'una, no te
pü'ohu i te mâ'a, nô te hâmqni ’ahu, no te
’amu, nô te hamani ra’au, no te mau ’ohipa
ato’a O te orara ’a. E nehenehe ia parau e ra ’au
faufa ’a rahi roa te ti no te ma ’ohi.
l roto i te parau no te haerera’a ’umu ti, e
marae, no te umu ti, no te
mana rahi tei horo ’a hia
i te ’auti.
tautai). Les anciens Polynésiens se
confectionnaient des sandales de récif en
utilisant deux longues lanières d’écorce de
*pûrau pour chaque sandale. Par des
dessins détaillés, des ethnologues améri¬
cains, E. et W. Handy, ont permis de
l’oubli cette technique tradition¬
nelle, appelée haune.
tia’a, tama’a. Te ma’ohi i te matamua, e rara’a
na râtou i te tama’a nô te haerera’a na ni’a i te
a’au. E rave i te taura môrë (taura pur au) e
firi, e natinati haere ai ia me’ume'u maita’i. I
_
tVapito.
Ophioglossum reticulatum.
*Fougère épiphyte de 10 cm envi¬
ron.
Elle se présente sous forme d’une
feuille unique à nervation réticulée et
Petite
portant ou non un épi fertile. Plante
médicinale très couramment utilisée dans
la * médecine traditionnelle tahitienne, elle
dans la composition des recettes
destinées au traitement de la grippe, des
te
►
lieu de la cérémonie sur le marae.
entre
tia’a ou tama’a. Sandales de *Kcii(tia’ano
sauver de
quait les esprits bienfaisants et malfaisants
au
Eraau faufa’a roa te ti i roto i te orara'a
tia’a
cérémonie».
,
teie mahana, maoti te ’ohipa rima’i, te
ha’api’ihia nei te ta’ata i te rara’a i te tama’a
tautai.
convulsions, de la -syphilis, la .gonococcie,
l’urétrite, la leucorrhée, l’infection uri¬
naire, la diarrhée, les infections buccales.
(Te) (le Flambeau). *Parti
politique fondé en 1988 par des hommes
politiques et des militants issus du
Tiarama
*Tahoerà’a Huira’atira, en désaccord avec
les dirigeants de ce parti, notamment sur
leur action gouvernementale au cours de
l’année 1987. Le Tiarama est présidé par
Alexandre *Léontieff, ancien ministre de
l’Économie du gouvernement *Flosse,
président de la Polynésie française depuis
décembre 1987. Le secrétaire général en est
Georges Kelly, vice-président du Terri¬
toire.
ti’a’iri voir Bancoulier.
tiare. Gardénia tahitensis. Arbuste appar¬
ti’ane’e voir Cigale de mer.
tenant à la famille des Rubiacées et dont la
ti’anina.
miné par les Polynésiens au cours de leurs
migrations dans le Pacifique.
Cet arbuste pousse très bien sur les sols
coralliens. On obtient de nouveaux plants
essentiellement par *marcottage car la
fleur ne donne que rarement des graines.
D’un blanc éclatant, ces fleurs dégagent un
délicat parfum. La corolle est soudée sur
une grande partie et forme un tube au bout
duquel s’étalent cinq à six pétales.
Piquées dans les cheveux ou placées sur
l’oreille, les fleurs sont également utilisées
pour la confection des ^couronnes et des
Hernandia
nymphaeifolia.
Grand Arbre des bords de mer apparte¬
nant à la famille des Hernandiacées. Les
Marquisiens l’utilisaient pour la fabrica¬
Ses propriétés purga¬
tives, surtout l’écorce, en font un élément
tion des *pirogues.
de *râ'au traditionnel,
TIAOATEA. Messager du dieu *Tane
dans la mythologie polynésienne. Il était
invoqué à l’ouverture des *cérémonies au
*
marae *Taputapuatea dédié à “"Oro, à
Raiatea. Les messagers étaient eux-mêmes
des dieux cfont la puissance s’exerçait dans
les ténèbres et sur terre. Le chant d’*invocation était lancé par les '^prêtres du marae
pendant la plus grande partie de la nuit : «O
Tia-o-atea, messager des dieux... Cours à
206
fleur est l’emblème de Tahiti. Il a été dissé¬
colliers. Elles entrent aussi dans la fabri¬
cation du *mono'i tiare par macération des
pétales frais dans de l’huile de coco.
Le tiare a de nombreux usages médici¬
naux. Les feuilles, les boutons floraux et
les fleurs épanouies permettent de traiter
TIARE
Tiare. 1. Buisson de tiare aux fleurs
écloses en milieu de journée.
2. Sachet en feuilles de ti
préservant la fraîcheur des boutons
de tiare. 3. Fleurs de f/are cueillies
à l’aubé. 4, 5, 6, 7. Couronnes et
colliers de tiare. Portée sur l'oreille,
la fleur de tiare est un simple
ornement, mais peut aussi entrer
dans le langage amoureux : sur
l’oreille gauche cœur à prendre,
sur l'oreille droite cœur
pris.
207
TIAREI
l’asthme, la tuberculose, les migraines, la
pneumonie, les convulsions hyperther¬
miques, la lèpre, l’urétrite, la syphilis, les
hémorroïdes, les leucorrhées, la sinusite.
On peut conserver toute la fraîcheur et le
parfum des fleurs en bouton pendant
plusieurs jours en les regroupant en
paquets (tiare puohu) dans des feuilles de
tiare ou de auti et en les mettant au frais.
apetahi. Apetahia raiatensis.
de la famille des Lobéliacées,
*endémique de l’île de Raiatea. On a
longtemps cru que le tiare apetahi ne
poussait
que
sur
le sommet du
M‘ *Temehani, mais quelques spécimens
•
Tiare
Arbuste
ont été récemment découverts à Tahiti et à
tui hei, e fare tei hâmanihia i Papeete nô te
feia tui hei, na reira ato ’a i te taura ’a
manureva.
Te tiare apetahi - Tei Raiatea i ni’a i te mou’a
ra
’o Temehani te vaira ’a teie tiare. Epiri teie
nô te fenua Raiatea. Mai te mea ra e, i te ho â
tau, ’ua tupu ato ’a teie tiare i Rurutu teie râ,
mea re ’are ’a tôna pua. Tona ta ’a ’era ’a i te mau
tiare ato ’a, teie ia mai te rimarima ta 'ata tona
ua’a, mea ’uo’uo teatea maita’i, te aro, ’o raro
a ’e ra, mea matie ihoa ia, mai te rau ’ere. I te
’a’ahiata, ’ua ua’a, epo’a’a noa tôna ua’a ia
mahora. E’ita teie tiare e tupu i te mau vahi
ato’a are‘a râ, e rave rahi ta’ata i ohi na i
hutihuti na i te tumu pua no Temehani no te
afa ’i e tanu iô râtou, ’e ’aita i tupu, no reira,
’ua ’ore te tiare apetahi, ’aita fa ’ahou.
dissymétrique, les
cinq pétales blancs s’étalant d’un seul côté
à l’extrémité d’un long tube. Les bourgeons
floraux s’ouvrent tôt le matin avec un petit
Moorea. La fleur est
bruit d’éclatement. La fleur n’est pas
odorante et pourtant elle jouit d’une
certaine notoriété du fait de sa rareté. Cela
n’empêche pas les cueilleurs sans scrupules
de se livrer à des dégradations sur le terrain
et de menacer
sérieusement la survie de
cette espèce. De nombreux essais de trans¬
plantation ont été effectués mais se sont
presque toujours soldés par des échecs car
il est difficile de trouver ailleurs les mêmes
conditions de température, de pluviosité et
de nature trachytique du terrain.
tiare apetahi
Une légende de Raiatea propose une
version de la naissance du tiare apetahi.
Apetahi, une jeune femme du village de
Tevaitoa, se querella avec son mari et
décida d’en finir avec la vie au sommet du
mont
Temehani. Après avoir longuement
contemplé le magnifique panorama qui
l’entourait, elle se coupa un bras, l’enterra
et mourut en perdant son sang. A l’endroit
où le bras avait été enterré, un arbuste se
mit à pousser en donnant des fleurs jusque-
là inconnues. Des jeunes gens de Tevaitoa
trois *cascades de Faarumai.
l’aube par les boutons floraux qui écla¬
taient avec un bruit sec. Les pétales des
XIX', Tiarei
allant chercher des
semblables à celle d’Apetahi, et l’arbuste
reçut le nom de la jeune femme.
►
tiare. Te tiare ma’ohi (tiare tahiti) ’ua riro ia ’ei
hoho 'a taipe nô Tahiti.
’Ua ati te mau ferma
ato ’a i Porinetia nei i te tiare tahiti nâ roto i te
mau
tereterera’a te ma’ohi na Patitifa ato’a. E
râ’au tupu ’ohie noa i te vahi one. No te tanu
iana, e nehenehe e patia noa i te ama ’a. E tiare
no’ano’a roa ’e te au ho’i tona hau’a ’aita e
tiare e faito i tôna no ’ano ’a. E râ’au faufa ’a roa
fare, iona rau ’ere, tona
(imoa), tôna ua’a e hamanihia i te ra’au
rapa'au ma’i. E ravehia te ua’a ’eipoe i ni’a i te
te tiare ma ’ohi i te pae
umoa
tari’a ’e aore ia e tuihia no te hamani i te hei. E
hamanihia te mono ’i tiare i te tiare, a ta ’a noa
atu ai e te mau huru râ’au no’ano’a ato’a e
208
plus pittoresques de la route de ceinture où
l’on peut voir le *Trou du Souffleur et les
Autrefois, ce district était redouté car il
chargés de trouver les
victimes humaines pour les sacrifices au
en
fleurs formaient comme de petites mains,
de Tiarei en 1861
de *Hitiaa o te ra dont il est le chef-lieu.
Tiarei se trouve sur une des portions les
bambous dans la montagne. Ils s’endor¬
mirent sous l’arbuste et furent réveillés à
le découvrirent
parade militaire devant le tare hau
TIAREI. Ancien *district de la côte est de
Tahiti, aujourd’hui section de la commune
putuhia ihoa ia te mono’i. I teie tau, efaufa’a
rahi te noa’a nei i te feiâaua tiare rarahi, nô te
mea, te ho’ohia nei tepu’ohu tiare no te ’ohipa
•
abritait les tueurs
dieu *Oro. Au XVIII' siècle et au début du
se
trouva
placé entre les
royaumes antagonistes des *Pomare et des
*Teva. Après avoir été battu en 1805,
Pômare II rencontra l’armée
d’Opuhara
(du clan des Teva) à Tiarei et fut une
nouvelle fois écrasé.
TIFAIFAI
Actuellement, cette circonscription peu¬
plée de 1 538 habitants (1983) vit de l’horti¬
culture, du maraîchage, de l’élevage des
porcs et surtout des emplois fournis par
l’agglomération de Papeete où se rendent
chaque jour plus de la moitié des actifs.
ti’ati’a voir ’apiri.
Tiers-Monde. Expression créée en 1952
par le démographe Alfred Sauvy pour
désigner l’ensemble des pays pauvres dont
le potentiel productif est insuffisant et
lacunaire. Ces pays n’ont pas connu la
croissance économique et les progrès
sociaux relativement rapides et harmo¬
nieux des pays d’Europe et d’Amérique du
Nord. La plupart des nations du Tiers-
Monde se trouvent dans la zone intertro¬
picale, mais il s’agit d’un ensemble hété¬
rogène dans lequel on peut distinguer :
les *Pays les moins avancés (P.M.A.), en
situation de grande pauvreté et sans atouts
économiques,
tels
le
Bangladesh,
l’Éthiopie, le *Kiribati...
les pays sous-développés gros produc¬
teurs de matières premières ou de sources
d’énergie mais dont la richesse globale ne
profite qu’à une catégorie sociale et n’a pas
été utilisée pour l’édification d’un véritable
potentiel industriel. C’est le cas de l’Arabie
-
-
Saoudite, du *Chili ou de *Nauru.
industriels qui ont
entamé leur décollage économique grâce à
les
-
leurs
nouveaux
ressources
sements
pays
et surtout aux
occidentaux. 11
en
est
investis¬
ainsi de
Exposition de draps et
d'enveloppes de coussins décorés
T/fa/ta/. 1.
de tifaifai.
Étapes de la réalisation d’un tifaifai :
recherche de motifs décoratifs sur
papier calque (2), reproduction du
dessin sur une pièce d'étoffe (3),
découpe (4), applique des motifs et
couture sur l’étoffe de fond (5).
Assemblage et couture des
pièces d'un patchwork.
THaltai. 1. Fa'a'iteitera'aparaitete ’e
6.
te vehi turua ’o te fa’a'una’unahia e
te tifaifai.
Te huw nôte hâmanira'a i te tifaifai :
nene'ira'a i te mau hoho'a tapiri i
ni'a i te hô'ê 'api parau (2),
fa'ahoho’ara'a i te hoho'a i ni'a i te
'ahu (3), paotira'a (4), tapirira'a
’e
nirara'a o te hoho'a ini'a i te 'ahu (5).
6. Amuira'a 'e nirara'a o te mau tifai
O
te tifaifai.
*Taïwan, du Brésil, du Mexique.
Tous les pays insulaires du *Pacifique Sud
appartiennent au Tiers-Monde, à l’excep¬
de la *Nouvelle-Zélande et, selon
certains critères, de la *Nouvelle-
tion
Calédonie et de la ^Polynésie française.
Voir aussi : sous-développement.
tifaifai (de tifai : raccommoder, rapiécer).
Assemblage d’étoffes de diverses couleurs
dont l’idée a été apportée en Polynésie par
les *missionnaires protestants américains.
Deux techniques de fabrication sont
utilisées.
De nombreuses petites pièces de tissu aux
formes géométriques peuvent être assem¬
patchwork qui est ensuite
drap.
La technique de l’applique consiste à
découper des motifs végétaux dans des
pièces de tissu aux couleurs harmonieuses
blées
en
un
cousu sur un
à les coudre individuellement sur une
Le tifaifai est une des spécia¬
lités de l’*artisanat polynésien, pratiquée
et
autre étoffe.
par des femmes travaillant de concert, à la
main, et se livrant parfois à des concours.
L’assemblage se fait cependant de plus en
plus souvent à la machine à coudre ce qui
permet d’abaisser très sensiblement le prix
des produits.
209
Tl’l
Divers motifs utilisés pour la
décoration des tHaltal, en applique
ou
patchwork. 1. Feuilles de ’ape.
2. Tiare. 3. Feuilles et fruits de
l'arbre à pain. 4. Ramures et
oiseaux. 5. Opuhi. 6. Hibiscus.
Étoile de Bethléem et motifs
floraux. 8. Sujet religieux
7.
(exposition de tifaifai dans la
maison Temana à Rurutu à
►
tifaifai. Te tifaifai,
’ua riro ia ei tao ’a no te
’ohipa rima ’i. Epiti huru tifaifai, te tifaifai-pü
’e te tifaifai pa ’oti.
Te tifaifai-pu - e. mau toe ’a ’ahu 'api, te
pa’oti’otihia ia riro mai ’ei hu'ahu'a (’ua rau
huru) i reira e au ai ia ratou, tu’ati’ati ’e rahi
roa atu, aroaro ai i te paruai anei, te faraoti
anei, ia oti mai te reira, e ’ahu ta’oto nehenehe
l’occasion de la célébration du /Me).
roa.
fond en carapaces de tortues.
te ho “ê ’aore ra e 2
9. Damier. 10. Ancres sur motif de
Te tifaifaipa’oti - Enene’i ia i te hoho’a i ni’a i
’e 3 ’ahu (i te mâtamua hô'ë
’ute’ute) ia oti e pa’oti’oti ai. Ei hi’ora’a
’ei ’uru ra, e hoho’a ’uru ihoa ia te oti mai, ’ei
noa e
tiare tahiti, te reira ihoâ te matara mai. I mûri
iho e tamaumau hia i ni’a i te hô'ë tapo’i ro'i,
’u ë atu i to te hoho ’a, ia mau te hoho ’a ’ei
reira e au ai, ’aore ra e nira ’auri ia oti mai te
reira, ’ua riro ’ei ’ahu ta’oto, ’ei tapo’i ro’i
nehenehe roa no te fa ’anehenehe fare.
210
ti’i. Marquisien ; tiki. En Polynésie, objet,
anthropomorphe ou non, dans lequel était
supposé entrer un esprit que les humains
désiraient invoquer. Les ti’i, caricatures
d’êtres humains, étaient souvent grossière¬
ment taillés dans le basalte ou le corail. Ils
pouvaient aussi être sculptés plus finement
dans le bois sacré provenant des *marae, et
être habillés de *tapa assemblés par une
fine cordelette. Le rôle des ti’i dans la
sorcellerie polynésienne découle d’une
légende qui fait de Ti’i le premier être
humain. Il avait pour émanation un héron
blanc qui, jour et nuit, ensorcelait tous
ceux qu’il voulait posséder. Les images des
ti’i étaient gardées par des *sorciers qui les
considéraient
comme
leurs fils
ou
leurs
filles, les baignant, les parfumant et les
TIMBRE
habillant. Pour cette raison, ils étaient
appelés les “sorciers parents” : metua
tahutahu. Ils estimaient que leurs ti’i
possédaient un pouvoir redoutable comme
celui de pénétrer dans leurs victimes par
l’intermédiaire d’objets leur ayant appar¬
tenu. Les ti’i pouvaient être aussi sculptés
par n’importe quelle personne et gardés à
la maison. Leur propriétaire faisait alors
les offrandes nécessaires pour qu’un esprit
veuille bien les pénétrer. Ces ti’i étaient
invoqués pour obtenir la protection des
esprits qu’ils incarnaient mais, plus sou¬
vent, ils étaient utilisés à des fins de
sorcellerie pour détruire les organes vitaux
d’un ennemi et capturer son âme.
Aux îles Marquises, les tiki taillés dans des
blocs de basalte pouvaient atteindre
plusieurs mètres de hauteur. Investis d’un
grand pouvoir par les Marquisiens, ils
étaient autrefois gardiens des *me’ae
(marae) situés généralement dans des lieux
surélevés ou retirés. Lors de la christiani¬
sation de cet archipel, comme de beaucoup
d’autres îles, de nombreux tiki furent
détruits ou enterrés par la population et les
missionnaires.
le lagon est large de 25 km et ne commu¬
nique avec l’océan que par une seule
*passe, à l’extrémité ouest.
L’île fut découverte en 1815 par
Otto von *Kotzebue. Elle compte aujour¬
•
habitants, installés pour la
plupart au village de Tuherahera. Le *Club
Méditerranée y avait transféré son centre
de Rangiroa en 1964 mais le déplaça à
nouveau en 1965 au profit de Manihi (où il
ne s’implanta que temporairement). Les
principales richesses sont aujourd’hui le
'•’coprah et la *pêche : 241 tonnes de
poisson ont été expédiées à Papeete en
1984. L’île est reliée une fois par semaine à
Rangiroa et Papeete par la compagnie Air
d’hui 279
Tahiti : le trafic de l’aérodrome a été de
2 104 passagers en 1987.
TIKEI. Petit *atoll des *Tuamotu du
Nord, situé par 14° 58’ sud et 144° 33’
ouest, à 70 km au sud-est de Takapoto.
Jacob
Tikei est aujourd’hui
inhabité et fait partie de la commune de
*Roggeveen,
*Takaroa.
tiki voir ti’i.
15°
ia tao’a taraihia nôroto i te maupeu tahutahu
’e ravehia i ni’a iho i taua ti’i ra, e fa’aorahia,
mai te fa ’atomo atu i te tahi varua ta ’ata pohe
i roto. E taraihia te ti’i hoho’a ta’ata i roto anei
i te ôfa ’i ma ’ohi, te ofa ’i pu ’a, te ra ’au.
Te mau ti’i-râ’au e ha’amo’ahia e te mâ’ohi e
fa’a’ahuhia i te tapa mai te nati moite i te taura
nape ’ei ha’amorira’a atua. I roto i te peu
hamani ’ino (totoa) a te mâ’ohi e fa’ariro nei
vetahi i ta râtou ti’i mai te tamaiti ’aore ra
tamahine na ratou iho, efa’a’ahu ratou, e
fa’ano’ano’a e peu tahutahu, e riro râtou ’ei
mau metua
tahutahu.
/ te mâtâmua, e rave rahi mau ma’i e tupu na,
que vient frapper un marteau.
Qualité d’un son (le timbre de la voix par
exemple). Marque apposée par les agents
de l’administration sur certains documents
Vignette adhésive
l’administration des *Postes,
que l’on colle sur un objet à expédier pour
prix de son affranchissement,
o Les premiers timbres-poste furent émis
à caractère officiel.
vendue par
en
Angleterre en 1840 et en France au
de l’année 1849.
ti’aturira’a eparauhia te reira mau ma’i, e ma’i
Empire organisa le service postal en 1861,
mais les premiers timbres ne furent mis en
vente que le 25 octobre 1862. Il s’agissait de
types “Aigle” émis pour les colonies fran¬
çaises sans mention propre à l’Océanie.
C’est en 1882 qu’une surcharge “Tahiti” fut
apposée au tampon sur des timbres de type
“Sage”. L’inscription était assez inesthé¬
tique aussi fut-il décidé de produire une
première série propre aux Établissements
français de l’Océanie en novembre 1892.
Pour cela, on se contenta de reprendre
l’allégorie métropolitaine de l’industrie et
du commerce et d’imprimer le nom du
Territoire dans un petit cartouche au bas
du timbre. La première série à caractère
typiquement polynésien ptarut en 1913 avec
trois sujets réalisés par Henry *Lemasson ;
un visage de vahiné, deux Tahitiens éplu¬
tapiri; i te tahi mau vâhi te vai ri’i noa râ.
TIKEHAU. *Atoll des *Tuamotu du
Nord-Ouest situé par
15° sud et 148° 15’
ouest. Entouré de nombreux motu boisés.
148“
Tikehau
TEMARUOPAP5,HIA
ARAMURAMU
15“
Passe TUHEIAVA
OHIH
FAFAR JA
TAVARARO '
TUHERAHERA
TAVANIATEI
TAVANIATUA
OHOTU
Tikei
sonore
cours
’ore ra, te reira mau
Pointe
7RAGIFAOA
timbre, nom masc. Masse métallique
nâroto i te ’ohipapifa’o, i teie tau teparare ra
te evaneria, te haere ri’i
village
TEREPOREPO
village de TIKEI
ti’i, tiki. Iroto i te ’a’ai o te ma’ohi, ’o Ti’i te
nei: ta’ata. I teie mahana te ti'i (tiki) ‘o te ho’ë
144" 30'
I
10 km
Découvert le 18 mai 1722 par
►
i’oa matamua no te ta’ata, mai reira taui mai
r
0
En Polynésie, l’administration du Second
chant un ’uru et la vallée de la Fautaua.
Ces timbres étaient
encore
couramment
utilisés en 1934 lorsqu’une nouvelle série
fut proposée par Piel, Mignon et Cheffer
(un pêcheur au harpon, une Tahitienne sur
211
TIMO
POIMSffiERŒE
«OIECTIDH ofr POSTE
œLIIIFANCE % iAERIENHE
inDIGEHE^^)
POLYNESIE FRANÇAISE
IRAflCÀlSE
^4
“TAHmENNES SUR LA PLAGE"
RP
Coll. BESLU
POLYNESIE
FRANÇAISE
20
212
21
00 F
üS
postéswbs
22
TIPAERUI
plage et deux tikï). Les émissions de
plus en
plus fréquentes et variées, plus proches des
productions européennes. Comme toutes
les colonies françaises, les *Établissements
français de l’Océanie étaient tenus
la
nouveaux timbres furent ensuite de
d’émettre des timbres à certaines occa¬
sions : expositions internationales de Paris
(1937) et de New York (1939), épopée du
général Leclerc, etc. Le cinquantenaire de
la mort du peintre Paul Gauguin donna
lieu à l’émission de la première enveloppe
jour” le 24 septembre 1953. Deux ans
plus tard, plusieurs très beaux timbres
furent ajoutés aux séries ordinaires. L’un
d’eux, représentant une jeune fille de Bora
Bora en buste, valut au dessinateur
Pierre Gandon le grand prix de l’art phila¬
télique français. Le 2 novembre 1958, on
appliqua le texte de loi en vertu duquel le
Territoire prenait l’appellation de Poly¬
nésie française. Tous les timbres imprimés
pour les E.F.O. furent retirés de la vente et
de nouvelles séries virent le jour, déplus en
plus nombreuses au fil des années.
La vente de timbres constitue
une
res¬
importante pour le budget des
Postes et l’on compte environ 10 000 abon¬
source
philatélique de Papeete.
Chaque année, une trentaine de timbres
paraissent sur des thèmes variés : histoire,
faune, flore, folklore, rencontres sportives,
œuvres d’art... Ils sont dessinés par des
artistes installés en Polynésie tels que
Pierrette Lambert, M. Mazelin, Jean
Combet, Jean-Louis Saquet, Jean-François
Favre... On utilise aussi, de plus en plus
fréquemment, des procédés photographi¬
ques
permettant de reproduire des
tableaux, des paysages plus rapidement,
mais avec une perfection telle que les
philatélistes peuvent préférer aux produc¬
nés
au
service
tions actuelles le charme des timbres
dessinés et gravés d’autrefois. En dehors
des timbres courants, le service des Postes
émet des timbres à usage spécial : les
timbres-taxes pour acquitter un défaut
d’affranchissement (depuis 1885), les
timbres-avion (depuis 1934) et les timbres
de service réservés à l’usage de l’adminis¬
tration mais parfois acceptés pour *affranchir le courrier ordinaire.
Voir aussi : philatélie.
(W. *Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
Ce jeu d’adresse, comparable au jeu
d’osselets, était pratiqué par les enfants
comme par les adultes.
►
fimo, timora’a. Te timora'a - Epeu ha'uli te
reira nâ te hui ta’ata i tahito. E taorara'a ôfa’i,
tei parauhia e timora ’a no te mea, 'e ’ere mea
taora ha’apa'ora'a ’ore noa. Eha’aputu i te
’ofa'i ’omenemene maita'i iapu'e, e parahi
’ei reira ’oia e
ha'amata ai i te ta’ue i te ’ofa'i matamua iape’e
i ni’a, hou taua ’ofa'i ra a ma’iri mai i raro, e
tamata ’oia i tepite i te 2 o te ’ôfa’i ia tote te
’ôfa ’i mâtâmua, ia ’ore ia tote e ha ’amata
fa ’ahou ; ia tote ra, e tamata ia i te pâte
fa’ahou i te ’ôfa’i matamua i ni’a noa ra epau
roa atu te ha’apu’era’a ’ofa’i (W. Ellis). Eha’uti
teie nâ te tamari’i ’oia ato ’a te feiâpa ’ari.
mau
te ta’ata timo i raro i te repo,
TINORUA. *Dieu de l’océan dans la
*mythologie polynésienne. Il avait un torse
humain et la queue d’un espadon. Les
requins étaient ses messagers. On disait
que ces derniers portaient secours aux
membres des familles de ceux qui étaient
morts en mer et qu’ils pouvaient émettre
des sons semblables à la voix humaine.
TINORUA. I roto i te parau no te a at o te
Timbres de Polynésie. 1. Le besoin
pressant de timbres à 10 centimes
nécessita en 1903 ia surcharge de
240 000 timbres des E.F.O. (sur 15,
La vahiné fit sa
première apparition sur la série de
25 et 40 c ). 2.
1913. 3. Vahiné et lanceur de
harpon : deux des thèmes les plus
exploités en art philatélique.
Surcharge “France libre”
imprimée localement en 1941 sur
les rares timbres disponibles à
cette époque. 6. Vignette émise par
le gouvernement de Vichy mais qui
n'eut jamais cours dans les
4.
colonies. 7. Le massif de l’Otemanu
(Bora Bora), souvent représenté
sur les timbres
de Polynésie.
8. Gravure de Jacques Boullaire
pour la dernière série courante des
E.F.O. 5, 9, 12. Vahiné, tane,
guitares, coquillages et danseurs :
sujets de la 1'* série "Polynésie
française" de 1958.13, 15,
18. Événements sportifs ou
culturels ayant donné lieu à des
“commémoratifs" à tirages souvent
limités. 16. Fruits locaux à
l’honneur dans la 1™ série officielle
destinée à affranchir le courrier
administratif (1977). 10, 11, 14,
17. Pêche, poissons, fleurs, fruits,
artisanat et folklore, thèmes des
grandes séries à usage courant.
19, 20, 21, 22. Représentations
graphiques et picturales souvent
réservées aux grosses valeurs
faciales.
mâ’ohi, ’o Tinorua te atua o te moana. E tino
ta’ata tôna, e 'itéré ha’ura. Te mau ma'o o te
moana te mau ti’ati’ave’a ’o Tinorua. I roto i te
fa'anahora’a ha’amorira’a mâ’ohi, ia ro’ohia te
hô'ê ta’ata i te ’ati nâ te moana tumatuma e ia
ta’u tefêti’i i tôrâtou taura no te moana, e
fa’aorahia te feiâ panu tai ’e te ma’o^ E
nehenehe ta te ma’o efa’a’oto i ta ratou mau
U 'ara ’a
mai te reo ta ’ata.
*mythologie
polynésienne invoqué par les docteurs en
médecine, *tahua râ’au, en tant que dieu
guérisseur. C’était le dieu des *Oropaa, les
TIPA. *Dieu mineur de la
anciens chefs du nord de Tahiti. Le *lézard
mo’o areva, à tête relevée et à queue striée
et
fourchue, était l’émanation de cette
divinité et
emplissait d’effroi ceux qui le
rencontraient.
►
TIPA. E atua iti noa no te ma ’ohi. ’O Tipa te
atua e ta ’uhia e te
feia hamani râ’au te parau
hia e tahu ’a ra 'au no te haere mai e
timo. *Jeu de pierres ayant la forme de
billes, remplacées parfois par de
graines. Timora’a signifie :
“frapper la pierre”. «Les joueurs s’as¬
seyaient par terre, un tas de pierres à côté
d’eux, et tenaient dans la main droite une
petite pierre ronde qu’ils jetaient en l’air.
Avant qu’elle ne retombe, il fallait prendre
une autre pierre dans le tas et la tenir de la
main droite jusqu’à ce qu’on ait rattrapé la
pierre jetée précédemment. A ce moment,
on jetait la pierre prise dans le tas et on
lançait à nouveau en l’air la pierre ronde
jusqu’à ce que le tas soit liquidé»
grosses
grosses
ha’amanuia i târâtou ra’au (rapa’au ma’i). Te
parauhia ra ’oia le atua ’o Te Oropa ’a ’oia te
mau tavana tahito ’o Tahiti apato ’a. Tona
taura ia
’ilehia ’o te mo ’o ’areva ia.
TIPAERUI. Petit fleuve de la côte nord de
Tahiti qui prend sa source sur les flancs du
Massif du Pic Vert. Longue de 9 km, la
Tipaerui a un débit le plus souvent faible.
•
Les
recherches
de
l’archéologue
K.P. '"Emory permirent la mise au jour de
'•'pétroglyphes en 1925. Le plus grand, bien
connu, a été choisi comme symbole par
213
TIPANIE
E tüfetu piti noa iana,
’ei reira fao atu ai i te
tahi auaha i rôpü ëifa'aôra’a i te upo’o. E
’ahuhia e te tâne ë te vahiné, hâtua mai te tâne
i te maro, are ’a te vahiné e pareu mai ia i raro.
E nehenehe ’oia ia ’ahuhia, a tâ'amu mai ai i te
tau’upu. Efa’araura’auhia te tiputa nâroto i te
maufa’a'una’unara'a huru rau ’e te mau ’u rau.
TIPUTA. Village de *Rangiroa situé sur la
rive est de la passe qui porte le même nom,
dans la partie nord de r*atoll.
Cette passe, en face de laquelle est situé le
lagon, aurait été percée,
d’après la légende, par deux jumeaux :
Moana Tea, l’océan paisible, et Moana
Uri, l’océan déchaîné.
Tiputa a été choisi comme centre adminis¬
tratif de la commune de Rangiroa. Un
dispensaire, un centre scolaire inter-îles
avec internat, une station de radio inter¬
îles et un poste de gendarmerie lui donnent
aussi une fonction de centre régional des
*Tuamotu du Nord. Le village compte
663 habitants (1983).
motu Para, dans le
vallée de la TIpaeruI
au
début du XX“ siècle
rO.T.A.C. Il représente un personnage à
deux visages regardant dans des directions
opposées. Vers le bas, une forme tubulaire
se termine par une fourche à trois bran¬
ches. Ce symbole implique sans doute une
signification sexuelle. La tradition rap¬
porte que le rocher fut gravé en mémoire de
Tetauri vahiné et de ses enfants jumeaux.
Elle mit au monde ses enfants dans cette
vallée où
son
mari avait trouvé
refuge.
Mais, peu de temps après, la mère et les
enfants moururent. C’est alors qu’un esprit
du lieu,
matérialisé par une anguille, leur
à jamais une protection.On racon¬
tait autrefois que quiconque touchait le
assura
rocher en mourait tandis que du lait coulait
dans les rainures du dessin.
• A
l’entrée de la vallée s’est développé un
quartier résidentiel d’habitations mo¬
destes. En amont du pont, sur la rive
droite, une zone industrielle et commer¬
ciale s’est progressivement étoffée depuis
les années 50 en accueillant des ateliers de
mécanique, des entreprises du secteur
agro-alimentaire et des entrepôts de
matériaux et d’engins de travaux publics.
Tique, nom fém. Petit animal Acarien du
genre Ixodes, suceur de sang et parasitant
la peau des Mammifères, le Chien et le
bétail en particulier. La Tique se reproduit
dans l’herbe et donne naissance à de
nombreuses larves rouges minuscules qui
infester des prairies ou des
pelouses. Chez l’Homme, les Tiques peu¬
vent transmettre différents germes qui sont
à l’origine de diverses fièvres à Tiques :
africaine, australienne, sibérienne, du
Colorado, du Queensland...
peuvent
Hom. : un tic nerveux.
tira. Mât de *pirogue à voile. Mât planté
dans les *marae, considérés comme d’im¬
menses
pirogues réservées à un groupe
social et à ses dieux. Mât ou perche utilisé
en
pirogue double dans la *pêche tradi¬
tionnelle au thon, à l’appât vivant.
Ce nom était donné à la méthode de pêche.
J. *Morrison nous en a laissé une bonne
tipanie voir Frangipanier.
tiputa.
Vêtement traditionnel tahitien ;
sorte de poncho constitué par un morceau
de *tapa ou une natte de 2 à 3 m de long sur
mètre de large. Il était fendu dans le
milieu pour permettre le passage de la tête.
Le tiputa était porté aussi bien par les
un
hommes (avec un *maro) que par les
femmes (avec un *pareu). Il se portait
vague ou serré à la taille par une longue
ceinture de fibres tressées. Il pouvait être
décoré de motifs
taux :
géométriques ou végé¬
bambous, feuilles, fleurs...
Voir aussi : costume.
►
tiputa. E ’ahu ma’ohi te tiputa. Eperu tapa
joueur de wVo vêtu d’un tiputa
(fin XVIII® siècle)
214
\
roa mai te 2
’aore ra 3 metera are 'a lona
'a ’ano, mai le ho ’ë metera paha ë hau iti atu.
description dans son Journal : «dans une
pirogue double portant de 6 à 8 hommes
est installée à l’avant une longue perche
(tira) fixée à son extrémité inférieure et que
l’on lève et abaisse au moyen d’une corde ;
sur la partie haute se trouvent deux pièces
de bois s’écartant
comme
des
cornes
de
part et d’autre de la perche et sur lesquelles
on attache des lignes. Au sommet de la
perche est fixé un bouquet de plumes de
coq noires qui, agitées par le vent lorsque la
perche est abaissée sur l’eau, attire les
poissons. Les appâts vivants sont con¬
servés dans un panier immergé entre les
deux pirogues.
son
Lorsqu’ils voient du pois¬
ils s’en approchent et une fois sur les
lieux, pagayant de l’arrière, ils main¬
tiennent l’arrière de la pirogue au vent. Un
homme muni d’une *écope jette continuel-
pêche à la tira à Maupiti vers 1930
lement de l’eau en pluie et les ^hameçons
ayant été appâtés la perche est abaissée de
façon à ce que les harheçons soient tout
juste immergés. Celui qui a appâté les
hameçons et qui se tient à l’avant jette de
temps à autre un petit poisson vivant
tandis que l’écope maintient une pluie là où
se trouvent les hameçons. Les poissons ne
tardent pas à mordre, la perche est relevée
et les prises ayant été détachées les hame¬
çons sont réappâtés et remis à l’eau».
Voir aussi : ha’ape'e, ’oüma.
►
tira. Te tira, ’o te pou ia i ni’a i te va’a ta’ie na
reira ato’a i ni'a i te mau marae e fa’ati’ahia te
tira. ’Ua fa’aauhia e pou no te mau va’a rarahi
’ei fa 'ata 'a papura ’a i te ho’e pupu ta ’ata ’e to
râtou mau atua. Te vai ra i te mâtâmua, te
va’atira: e va’a tau ’ati e mara’a e 6 ’aore ra e 8
ta’ata i mua roa e la’amuhia te tira ’e i tepae i
mûri e nehenehe ia tu'utu’u i raro, e fa’ati’ati’a
i ni’a nâ te taura e fa’aafaro.
Efa’atarahia i mua roa i te tira, tâ’amuhia ai
te matau ’e te ruru huruhuru moa (’ere ’ere (e
’apa). la topa te apa i roto i te miti e arata’i
mai te reira i te i ’a, ’e mai te mea e apa ’oraora
Te reira huru
tautai, ’aita e rave fa’ahouhia nei, ’uaraumau
râve’a ’âpi, are’a ra e mea ti'a ia ’ite tatou i te
râve’a a te hui tupuna ma’ohi i tahito ra.
ra, e ohie noa ia te roa’a te i’a.
Il adoptait des formes
musical aux Australes, ner¬
de feuille de cocotier aux Tonga,
mélodie.
une
variées
vure
morceau
Zélande.
tirita. Asclepias curassavica. Plante tinc¬
poils soyeux de ses graines servaient au
rembourrage des oreillers. On extrayait de
ses racines un *colorant jaune ou rouge.
titSpu. Instrument de *musique poly¬
Mazières et
Manfred Kelkel, le titâpu est très sem¬
blable à la guimbarde : «le son est produit
par le pincement d’une lamelle ou tige de
bambou que l’on place entre les lèvres, la
nésien.
D’après
Francis
cavité buccale faisant office de caisse de
résonnance. Selon les positions variables
des lèvres et de la langue, l’instrument émet
harmoniques différents qui sont plus
ou moins renforcés selon la position de la
bouche» (“A la Découverte de la musique
polynésienne traditionnelle”). Le titâpu
était utilisé dans la plupart des archipels
polynésiens pour accompagner et rythmer
des
élastique de jacquier en Nouvelle-
titi. Selon T. *Henry, nom donné à un
*oiseau, aujourd’hui disparu, par allusion
à son cri : “titi”. Tacheté blanc et vert, il
était, jadis, très répandu et considéré
comme
une
montagne.
•
Ce
nom
émanation des *dieux de la
était
également donné aux
*prisonniers de guerre captifs, propriétés
du vainqueur. «Les individus capturés au
combat ou qui couraient vers leur chef
pour demander leur protection quand ils
étaient
désarmés,
étaient
considérés
comme les esclaves du ravisseur ou du chef
par lequel ils
avaient été protégés... Si la
paix continuait, les captifs fréquemment
retrouvaient leur liberté et étaient autorisés
à retourner chez eux après une servitude
assez limitée ou à
rester volontairement au
service de leurs maîtres» (W. Ellis : “A la
Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
►
titi. E manu iti te titi tei riro i roto i te ’a’ai ’o
te ma’ohi
toriale de la famille des Asclépiacées. Au
XIX' siècle en Polynésie, les touffes à longs
arc
:
’ei taura no te atua o te mou’a. No
tâna ta’i i ma’irihia ai teie i’oa i tôna e titi. E
’opurepure matie i ni’a i tona huruhuru
feiâepau i roto i
te ’arora ’a e titi ’e ’aore ra e fao.
manu
teatea. Eparau ato’a hia te
TITIORO.
Quartier de *Papeete situé à
l’entrée de la vallée de la *Fautaua, sur la
rive gauche de la rivière. Une petite zone
industrielle comprend quelques ateliers de
métallurgie et de réparation automobile.
En amont, et jusqu’à proximité du *Bain
Loti, s’étend un habitat dense de maisons
pauvres ou misérables.
TITIROA. * Marae du “"site archéologique
de
*Opunohu dans l’île de *Moorea.
Décrit dès 1925-1926 par K.P. '"Emory, il
fut restauré avec les autres marae, * platesformes de conseil et de tir à l’arc, en 1969,
par
Y. FI. *Sinoto. Il est le plus grand
marae
de
l’ensemble,
avee
35 mètres de
long et 15 mètres de large. Complètement
215
TIURAI
E ’ôfa ’i mâ’ohi ana ’e tôna ahu ’e te paepae.
tae’a paha e 20 mau ’ôfa'i-fa’ati’ati’a epiti
’Ua
’ofa’i tautua.
Tiurai. Juillet en tahitien, de l’anglais/w/y.
Période de *fêtes folkloriques et sportives
dérivées des manifestations commémora¬
tives du 14 juillet et les prolongeant de la
fin juin jusqu’au début du mois d’août.
• Les
premières fêtes du Tiurai, organisées
simultanément
en
1881
à
Papeete,
Taravao, Papetoai et Taiohae, «faisaient
enceinte et ahu du marae Titiroa
entourée d’un mur d’enceinte de 0,60 m à
1 mètre de haut, épais d’un mètre environ,
la *cour est partiellement pavée et le *ahu
possède une façade appareillée de blocs de
pierre naturels. Le marae compte une
vingtaine de *pierres-dressées, deux
*pierres-dossiers et trois *cistes bien
délimitées.
►
TITIROA. E marae teie e vai ra i Opunohu i
Mo’orea. Na Emory ifa’a’ite i te matahiti
1925-1926, i teie mahana, ’ua tamahia ’e tae
noa atu i te tahi atu mau marae i raro a’e i te
’ohipa ra'a a Yosi Sinoto i te matahiti 1969. ’O
te marae rahi roa a’e ia 35 metera i te roa 15
'a ’ano. E marae teie no te feia
ha’api’i te'a nô te fa’aineinera'a i te ’ohipa te’a.
metera i te
Manifestations foikioriques iors
du Tiurai. 1. Groupedespectateufs
devant l'ancienne mairie de
Papeete, haut lieu des
manifestations du Tiurai au début
du XX' siècle. 2. Pirogues doubles
ornées pour un défilé sur le lagon
1900. 3. Manèges (papio) sur
le front de mer de Papeete, espace
de jeu tout au long du mois de
vers
juillet. 4. Groupe de chant conduit
par le chef Paparai place Valete.
5. Marche sur le feu (umu tij.
6. Concours de lancer de javelots
dans le parc du Musée de Tahiti et
des Iles (Punaauia). 7. Course de
pirogues dans la rade de Papeete.
8. Concours de préparation du
coprah, place Tarahoi. 9. Course
de porteurs de fruits sur le front de
mer de Papeete. 10. Concours de
danse. 11. Concours du lever de
pierre, tradition des îles Australes.
12. Reconstitution d’une
cérémonie ancienne au marae
d'Arahurahu (Paea).
216
suite à une longue série de fêtes patrio¬
tiques commémorant d’abord l’anniver¬
saire de l’empereur et ensuite l’établisse¬
ment du protectorat» (Bengt Danielsson :
“Mémorial polynésien’’, tome 3). Les
premières années, le Tiurai fut seulement
une courte fête officielle calquée sur les
réjouissances métropolitaines. A la retraite
aux flambeaux et au bal du gouverneur du
13 juillet ne succédaient qu’un défilé
militaire, un concert de la fanfare et
quelques jeux populaires. A la fin du siècle,
les
concours
de
*danse et
d’*artisanat
firent leur apparition place *Tarahoi,
tandis que des courses de *pirogues
organisées sur la rade créaient un deu¬
xième pôle de festivités le long du front de
TIURAI
mer.
C’est alors que
le peuple polynésien
véritablement avec la fête, quasi
interdite par les missionnaires depuis 1820.
renoua
Rapidement le programme du Tiurai
proposa des spectacles sur plusieurs jours
et, comme les participants venus des autres
îles prirent l’habitude de séjourner plu¬
sieurs semaines à Papeete, le mois dejuillet
fut entièrement consacré aux réjouis¬
sances.
Le
Tiurai
devint «l’épreuve
annuelle du peuple, sa prise de tempéra¬
ture, la mesure de sa vitalité autant par la
dépense de rires, de plaisir et de folie, que
par les réels exploits qu’exigent les compé¬
titions
sportives et para-sportives modi¬
fiées et surtout accrues d’année en année.
Tahiti se défoule, Tahiti oublie, elle lie avec
science le passé et le présent» (Daniel
Mauer : “Aimer Tahiti”). C’est toute
l’agglomération de la côte nord-ouest qui
vit au rythme des fêtes, de l’hippodrome de
Pirae aux jardins du musée de Punaauia en
passant par la place Vaiete ou la place
Tarahoi, point central de la fête spectacle.
Depuis plusieurs dizaines d’années, le
Tiurai a acquis une solide réputation dans
217
l’ensemble polynésien
devient à l’occasion
un
centre
d’intérêt
touristique majeur dans le Pacifique. C’est
pour cette raison que l’organisation du
Tiurai fut retirée à la municipalité de
Papeete et confiée à l’Office du Tourisme
en 1963. A la même époque, la nature de la
fête changea. Au Tiurai bon enfant qui
associait les manifestations folkloriques
spontanées aux *bringues interminables,
succéda
une
e’ita atu ra e hope i te mahana ri’i nei, tau
voire au-delà. Des
groupes folkloriques viennent représenter
les îles Cook, Hawaï ou Samoa, et Papeete
sorte de
festival au pro¬
minutieusement conçu. On a
parfois reproché aux participants de céder
facilement à la routine et aux organisa¬
teurs de couper le Tiurai
de ses bases
populaires en pratiquant des tarifs élevés.
Grâce à plusieurs chefs de groupe inventifs
(au premier rang desquels Madeleine
Moua et Coco Hotahota) et au “sang neuf’
apporté par les groupes issus des îles
éloignées, les spectacles se sont toutefois
gramme
considérablement enrichis et diversifiés.
Les attractions foraines du front de mer et
village des artisans entretiennent une
animation permanente appréciée de la
plupart des catégories sociales. Les diri¬
geants politiques ne s’y sont pas trompés en
le
tentant d’utiliser le succès de
ce mois de
fêtes. C’est ainsi que le Tiurai fut débaptisé
1985 et appelé Heiva i Tahiti pour fêter
l’autonomie interne dans le cadre de la
.
mahana ra te maoro e fa ’aea ai te taurua
tiurai. ’Ua ô mai tô te mau motu i roto i te
mau tata’ura’a huru rau ato ’a. Epuhapa mai
tô te mau motu, to te mau mata’eina’a i roto i
’oire nô Pape ’ete, mai te hatamalara ’a o te
ta’urua e hope noa atu te tiurai. Riro roa mai
te
nei te ta ’urua nô te tiurai ’ei oro ’a rahi na te
nuna ’a i roto
i te mau matahiti ato ’a. ’Ua riro
te reira area o te matahiti ’ei ta ’ati ia
Tahiti i te
tauahemo ’e te taunei i te pae anei no tona ’ite
i tepae anei no tona pa ’ari, i te pae anei no
tona
’ai’a, tana mana’ora’a, tanaferurira'a,
’e tana ha’afaufa’ara’a iana
iho, io na iho, i tana iho, i tona iho ’e te tau e
tana ha’apaera’a
horo ra.
E ta’uruaparo’o rahi te Tiurai o Tahiti na te
maufenua ato’a. ’Ua tere mai to Raroto’a ma,
to Vaihi ma ’e te tahi atu mau fenua i Pape ’ete
no te ’amui i roto i te mau heiva e fa’atupuhia i
tera matahiti
’e i tera matahiti, e rave ’a ato ’a
taua ta ’urua ra no te
’ume rahira ’a mai i te
Patitifa. No reira, ’ua tatarahia te
ti’ara’a fa’anaho ta’urua tiurai i te Apo’ora’a
’oire no Pape’ete ’e ’uapupuhia na te pu ’ohipa
fâri’i ratere i amo i te oro’a tiurai mai te
ratere i
matahiti 1963.
I reira te tauira ’a te mau fa ’aineinera ’a o te
ta’urua. Te o mai nei te moni i roto i te mau
fa ’anahora ’a. Tauira ’a rahi te tupu i mûri iho
no
teie ta’urua oro’a ’oa’oara’a, ’ua nana
feia fa’anaho i te ori’o mata o te
moni ha ’amau mai nei i te mau tarifa, e ’ita e
tamau te
roa ’a ia titau.
en
A ta’a noa atu ra te reira, e ti’a ia fa’ahitihia te
République. Pour Bruno Saura, il s’agis¬
sait là d’une «récupération à certaines fins
nationalistes à peine déguisées» (“Ency¬
clopédie de la Polynésie”, tome 9) à
laquelle l’opposition politique refusa
d’adhérer. La mairie de Mahina organisa
donc son propre Tiurai, celle de Papeete
instaura le Taupiti et, bien que les médias
papu, mai te itoito ’e te taia ’ore, noa atu te fifi
’e te rave’a ’ore, ia vai ’e ia vai mai a ta tatou
aient accrédité d’emblée le terme Heiva,
celui de Tiurai garde encore les faveurs du
public.
i’oa ’o Madeieine Mou’a, tei tutava ’e tei ha’a
to tatou mau paripari fenua, ta tatou
fa ’ateni, ta tatou mau pehepehe. ’O Coco
mau peu,
mau
Hotahota teie e ha’a noa nei a i te reira tuha ’a,
mai te ’a ’au mehara ’e te ’ana ’anatae rahi i te
’imira ’a i te mau rave ’a ato ’a ia iho fa ’ahou
mai a tô tatou huru mau, ’ei ta ’ere papu no
fano na roto i teie ao parau rahi,
teie ao peu ano ’i, peu aehuenu, ia vai maita ’i a
tatou no te
te tahi mau hi’ora’a no te u’i amuri atu.
la tae mai i te matahiti 1985 ’e nâ roto i te
►
tiurai. E riro e, no roto mai teie i’oa tiurai i te
arata’ira’a poritita o te fenua,
reo
ta’urua Heiva i Tahiti. ’Ua ha’aporititahia
paha teie ta’urua i roto ra i te mana’o o te
peretane no te fa ’ahiti i te hitu no te ava ’e i
roto i te tarena matahiti.
Eparau rahi ra te parau no Tiurai i te taime a
ha’amauhia ai te taurua matamua no te 14 no
Tiurai matahiti 1881, e oro ’a rahi mau tei
fa’atupu hia i Pape’ete nâmua roa, i mûri iho i
Taravao, i mûri mai i Papeto 'ai ’e i mûri roa
iho i Taioha’e.
Te mau matahiti matamua, e oro ’a iti noa, te
hui mana ana’e ’e te mau fa’a’areareara’apeu
papa’â. Mai te turamara’a ’e te ’oripapa’ara’a
io te Pavana Rahi ’e te tahi porotera’a nâ te
nu’u fa’ehau, te fa’a’otora’a ’up'a’upa i ni’a i te
mahora fa ’ahope mai te tahi mau ha ’utira ’a
heiva. I te hope ’a o te tenetere, te tupu nei te
mau tata’ura’a ’ori, te peu rima’i ato’a te fânei
i ni’a i te tahua Taraho’i. I ni’a i te iriatai no te
tairoto o Pape’ete, tefa’atupuhia ra te mau
fa’atitiahemora’a va’a. Te pu mai nei te piti no
te vahifa’a’ana’anataera’a. To te mahora
Taraho ’i a tahi, to te tahatai a piti. I reira te
haere rahira’a mau te peu ta’urua, tei ’ôpani
’eta’eta hia ho’i e te mau mitionare mai te
matahiti 1820 mai a.
’Ua tupu te Tiurai ’e ’ua haere i tona roara ’a
’ua ha’apaehia te
i’oa Tiurai ’e ’ua ma’irihia taua ta’urua ra i te
ta’ata taui noa atu a te mau ti’a mana i te i’oa
Tiurai no te mono ia Heiva, ’aita te nuna ’a i
ha’amo’e i tepi’i matamua ’oia ho’i Tiurai.
’O Tiurai ato’a te i’oa o te tahu’a rahi tuiro’o
Puna ’auia, tei pehepehehia e te taure ’are ’a e
"Tiurai tane no Punaauia, e taote tuiro’o o
no
Tahiti e”.
tô.
Saccharum
officinarum. *Canne à
espèce indigène (tô’â’eho)
existait en Polynésie avant l’introduction
récente d’autres variétés. «Tous les villages
tahitiens possèdent leurs champs de canne.
Les indigènes en sont friands ; les tiges sont
mâchées telles quelles, ou bien le jus est
extrait au moyen de presses primitives et
employé comme boisson et comme exci¬
pient pour divers remèdes» (P. Pétard). La
variété tôpi’avare était considérée comme
’^sucre. Une
la variété médicinale.
TOBIN
TOAHOTU. District de Tahiti, section de
la commune de *Taiarapu-Ouest située sur
la côte nord-ouest de la presqu’île.
Le petit cône volcanique du M‘ Faarei y
domine l’anse de Miti Rapa à proximité de
•
laquelle la Mission catholique a édifié le
petit *séminaire de Sainte-Thérèse,
aujourd’hui centre de retraites spirituelles.
C’est à la pointe Rautu que vint séjourner
Zane Grey, riche écrivain passionné par la
pêche en haute mer. Il établit plusieurs
records du monde et parvint à lever un
marlin de 1 040 livres
en
mai 1930. En
hommage à sa passion, le concours inter¬
national de pêche au gros s’est tenu à
en 1987. Le district dispose en
effet de la très belle rade de Tapueraha qui
Toahotu
accueilli de grands navires ne pouvant
mouiller dans le port de Papeete : les porteavions Foch et Clémenceau et le paquebot
a
France.
de Toahotu a été aménagé en
accueillir le vaste complexe
touristique de Puunui.
Le long de la route d’accès, les agriculteurs
Le plateau
1984 pour
ont
aux
défriché les sols riches pour se livrer
cultures
littoral
a
maraîchères tandis que le
transformé en marina.
été
Toahotu connaît une croissance démogra¬
phique très rapide depuis 1977 et comptait
1 233 habitants en 1983.
to’au. Lutjanus vaigiensis. Variété de
Lutjan ou Perche au dos brun et au ventre
’^Fakarava et son lagon a fourni 1,2 tonne
de poisson en 1986.
TOBIN
préparation d’un tâmâ'ara'a pour
la visite du gouverneur Gaultier
de La Richerie en 1861 à Toahotu
(Georges) (fin du XVIIF siècle).
Officier de marine anglais. Sous-lieutenant
à bord du Providence commandé par
William *Bligh, G. Tobin séjourna trois
mois à Tahiti au cours de l’année 1792. Il y
peignit plusieurs “'‘aquarelles ayant pour
sujets diverses curiosités naturelles ou
ethnologiques. En dépit de l’amateurisme
dont elles sont empreintes, ces œuvres
apportent des renseignements intéressants
sur l’habitat et les mœurs des Polynésiens
d’autrefois.
jaune. Le to’au peut atteindre 30 cm de
longueur. 11 vit généralement en petits
bancs dans les parties peu profondes des
lagons. «Il se nourrit de petits crustacés et
préfère les eaux saumâtres, les fonds
boueux ou les régions abritées riches en
coraux vivants» (Raymond Bagnis ; “Pois¬
sons de Polynésie”). Il s’agit d’un Poisson
comestible, rarement ciguatérigène.
TOAU. *Atoll des *Tuamotu de l’Ouest,
situé par 15° 49’ sud et 146° ouest, décou¬
vert par James
*Cook en 1773.
Il ne comptait que 5 habitants en 1983. Sa
cocoteraie est exploitée par les habitants de
146°
MARAVATEIGA/
#
.TOHUAMOTU
^MUHUAMOTU
• RAUKUR 7
^
PPARARI
' '
'^^TETAMANU
Passf FAKATAHUNA
RERE JMAUMAU
^Passe OTUGI
' • HENUAKURA
FA PAKAH
-larvAu •
16°
1
20 km
puAHAKAp PARARA
^ TEAVATIKA • AUE
PAGE PAGE
I
0
^
♦
MAKOMAKO
OTEKAREVA
Aquarelles peintes par Georges
Toau
Tobin en 1792.1. La pointe Vénus.
2. Le Providence et \'Assistant à
rentrée de la baie de Matavai.
219
TOBY
TOBY
(Jean-François) (1900-1964).
♦Gouverneur des *Établissements français
de l’Océanie et de la Polynésie française.
Jean-François Toby naquit dans le Finis¬
tère le 29 janvier 1900. Ancien élève de
l’École nationale de la France d’OutreMer, il servit en Afrique et fut gouverneur
du Niger de 1942 à 1954, avant d’être
nommé en Océanie en septembre 1954.
Homme
dynamique et bon vivant,
J.-F. Toby étonna par son activité débor¬
dante, tant privée (il était grand amateur
de “bringues” et de pêche) que publique. Il
à cœur de visiter chacune des îles
habitées du Territoire et de donner à Tahiti
Jean-François Toby
membrane se joue à une ou deux
baguettes. 11 est largement répandu dans
l’ensemble du Pacifique. A Tahiti, sa taille
sans
est réduite et
il est dénué de décoration.
L’instrument est diversifié : le to'ere arata'i
est celui du meneur ; le tô’ere fa'atoma est
celui du fond ; le tô’ere tâmau sert de
soutien ; le tô’ere hape marque les contre¬
temps. Tous ces instruments donnent des
tonalités différentes dans l’orchestre mené
par un tô’ere arata’i.
les atouts nécessaires au décollage écono¬
toheveri voir Bonite.
C’est ainsi qu’il mit en place la Caisse de
TOHI’YEA
suscita la création du Crédit de l’Océanie,
fit agrandir le port de Papeete, incita le
D’après Teuira ♦Henry, le nom Tohivea
signifie “bêche chaude”. Ce mont atteint
1 207 m d’altitude et ne constitue pas habi¬
mique.
Territoire à s’ouvrir au tourisme et obtint
du gouvernement central la décision
de la fin du XIX' siècle
l’une des deux extrémités. Ce ♦tambour
eut
Stabilisation des cours du coprah, favorisa
le développement de la culture du café,
le M'Tohivea sur une carte postale
bonne résonance est obtenue en percutant
le centre, et un ton plus élevé en frappant
d’implanter à Tahiti un aéroport de classe
(Mont). Point culminant de
♦Moorea, situé dans la partie sud de l’île.
tuellement un but d’escalade tant ses flancs
sont
escarpés.
internationale.
Sur le plan politique, le gouverneur Toby
eut, en 1956, à recevoir le général de
♦Gaulle lors d’une visite remarquée de
l’ancien chef de la France Libre sur le
Territoire. Il se trouva également en pleine
phase d’ascension du ♦Rassemblement
démocratique des Populations tahitiennes
et de ♦Pouvanaa, à une époque où le statut
des possessions de l’Union française fut
bouleversé par la ♦loi-cadre Defferre.
Il eut la chance de quitter le Territoire
avant que ne se déclenchent les graves
événements de 1958 qui précipitèrent le
rappel de son successeur (le gouverneur
Camille Bailly) en Métropole. JeanFrançois Toby décéda le 28 juin 1964 dans
le Finistère.
to’erau voir vent.
tô’ere. Instrument de ♦musique à percus¬
sion, élément essentiel de l’^orchestre
traditionnel polynésien.
Cylindre de bois évidé en son milieu, avec
les deux extrémités pleines, reposant au sol
par une de ses extrémités, il est frappé à
l’aide de baguettes effilées en bois dur de
*’aito. Les bois utilisés pour le cylindre
sont le *miro,
le *tâmanu ou le *tou. Une
TOHU. ♦Dieu du
♦tatouage dans la
♦mythologie polynésienne. 11 vivait dans
les grottes de l’océan où il dessinait et
peignait les poissons. Pour cette raison, les
tatoueurs l’invoquaient pour les aider dans
leur art. Les requins étaient ses messagers.
tohua. Lieu public où se retrouvaient les
habitants des villages des ♦Marquises. Le
tohua était une aire pavée de forme rectan¬
gulaire, d’une superficie moyenne de
200 m^, mais pouvait être parfois beaucoup
plus grand et accueillir ùn millier de
personnes. L’espace était clos par de
grandes terrasses empierrées (hiitohua) qui
supportaient différents abris servant de
tribunes lors des festivités. On distinguait
la maison des guerriers, celles des visiteurs,
des anciens, des femmes et des enfants et, à
l’extrémité opposée à l’entrée, celle du chef,
considérée comme le centre de la commu¬
nauté. D’après Louis Rollin, «cette case
était un lieu d’asile pour les étrangers ou les
membres de la tribu qui craignaient
quelque représaille. Celui qui était sous la
protection du chef était tabu» (“Mœurs et
coutumes des anciens
tô'ere
220
Maoris des îles
Marquises”). Sur la partie centrale du
TOMITE
tohua, bien dégagée, avaient lieu des
spectacles de danse et diverses représenta¬
tions collectives qui nécessitaient parfois la
construction d’estrades sur lesquelles se
plaçaient les chœurs et les meilleurs
danseurs.
L’édification de cet ensemble
lithique exigeait la participation de toute la
collectivité mais constituait aussi un sujet
de réjouissance.
to ’i voir herminette.
TOKELAU (îles). Groupe de trois *atolls
situé à 480 km au nord des Samoa occiden¬
tales, entre 8° et 10° sud et 171° et 173°
ouest.
Les terres émergées couvrent
12,2 km2 : l’île de Nukunonu4,3, Atafu4 et
Fakaofo 3,5.
Marquises. Long de 1,60 m, pointu à la
base, sculpté de petits *tiki, il se terminait
par un pompon fait de cheveux frisés et
d’une enveloppe de bourre de coco fine¬
ment tressée, décorée de motifs stylisés.
Aux Australes, un insigne semblable (le
to'o oro’a hanahana) avait une longueur
de 2,30 m et se terminait par un élargisse¬
ment en
forme de
couronne
orné
de
figures féminines.
T.O.M. voir Territoire d’Outre-Mer.
tômite. Terme désignant le comité ou le
*conseil de *district chargé de recevoir les
revendications foncières à la fin du
XIX® siècle et au début du XX°. Par
extension, une revendication ou un titre de
170°
,
8-=
ATAFU
NUKUNONU
.
FAKAOFO
0
10"
îles Tokélau
*propriété.
Après l’annexion des îles, entre 1880 et
1901, l’administration française entreprit
de recenser systématiquement les per¬
sonnes qui se prétendaient propriétaires de
terres. Cette opération fut conçue dans le
cadre de l’application du *code civil aux
questions foncières. Or, la conception
polynésienne de la propriété était difficile¬
ment compatible avec l’individualisme
métropolitain, puisqu’on Polynésie «la
terre était un bien familial dont l’adminis¬
tration était confiée à
•
Les Européens découvrirent l’existence
de cet archipel en 1765 grâce au navigateur
*Byron. L’île de Fakaofo ne fut
cependant reconnue qu’en 1835, après la
John
visite du General Jackson, un des nom¬
breux ^baleiniers qui croisaient dans la
région à cette époque. Comme la plupart
des autres communautés insulaires du
*Pacifique, les Tokeluans souffrirent du
un
mandataire du
groupe ne disposant que d’un pouvoir de
contrôle et d’arbitrage» (Michel Panoff ;
l’organisation sociale en
Polynésie”). Les insuffisances de l’étatcivil, les lacunes du *cadastre et les
méfiances de l’opinion vis-à-vis d’un
système juridique encore considéré comme
une pratique d’emprunt furent autant
“La terre et
d’entraves
au
travail des tômite. Toutes
Toko toko pio’o. 1.
Extrémité
proximale de divers to/roto/rop/o’o.
2. Guerriers marquisiens armés de
casse-tête faisant office de toko
toko pio'o.
contact avec les Occidentaux et subirent les
raids des *négriers péruviens : entre 1840 et
1870, la population passa de 1 500 habi¬
tants à 200.
Le
*Royaume-Uni imposa son *protec1889, puis intégra les 3 îles à la
torat en
colonie des îles *Gilbert et Ellice en 1916.
Depuis 1925, Tokélau est administrée par
la *Nouvelle-Zélande ;
un
bureau des
affaires de Tokélau siège à Apia avec
l’accord du gouvernement samoan. Loca¬
lement, chaque île est gouvernée par un
conseil des anciens et chaque village est
administré par un maire, lepulenuku, et un
secrétaire de mairie, it failautuhi^
Tokélau comptait 1 595 habitants eu 1981.
11 s’agit d’un des territoires les plus pauvres
du Pacifique. Les revenus de la récolte du
coprah, des cultures vivrières et de la petite
pêche côtière ne s’élevaient qu’à 260 dollars
par an et par habitant en 1983. L’aide néozélandaise permet de multiplier le revenu
territorial par 5.
toko toko pio’o. Bâton de chef, *insighe
de la fonction et du
pouvoir aux îles
221
TONGA
sortes de moyens,
légaux ou non, furent
faire aboutir des
revendications qui profitèrent surtout aux
mis
en
œuvre
pour
chefs. Le travail des tômite déboucha sur
d’importantes mutations foncières, mais
les terres individuelles
ne
furent pas
toujours partagées par les générations
suivantes ce qui explique que des régions
étendues se trouvent encore aujourd’hui
sous le régime de r*indivision.
■
►_
.
tomite. la hiti te parau Tomite, te ’itehia ra ïa
_
’ohipa fenua ; ’e no te mea te hiti
’ohipa fenua, te mana ’ohia ra ïa te parau
monora ’a faufa ’a ; ia fâ mai ra te parau no te
te parau no te
ra te
monora ’a te aputa
Tonga. 1. Crochet de suspension
en ivoire de cachalot probablement
utilisé pour maintenir les offrandes
hors de portée des prédateurs.
2. Vieil homme de Tongatapu
(dessin de W. Hodges, 1773).
3. Cérémonie en l’honneur d’un
chef des Tonga (dessin de
Hawkesworth, 1773). 4. Panier en
feuilles de pandanus finement
tressées.
mai ra ïa e, e ta 'ata ïa te
fatu i te faufa’a. Nâ vai te faufa’a, ’o vai te
fatu, i mua ra, ’o vai te fatu i mûri iho ?
Na te apapara’a i roto i te aufau feti’i e fa’ata’a
maita ’i ’e ’o vai tei tomite i te fenua i te tau a
ha ’amauhia te ture tomitera ’a fenua, ’o vai atu
ra ïa te mono mai ’ei fatu fa ’ahou ïa pohe te
ta’ata i tomite matamua roa. E ’itehia i roto i
te hô'êfenua e hia ta? e rave rahi mau ta’ata
tei tomite, e taua feia ra, e fatu fenua ana ’e ïa.
Teieparau tomite no te ho’ëïa ’apo’ora’a
mata’eina’a, tâna ’ohipa ’o te fâri’ira’a i te mau
fatura ’a fenua, te reira ’ua tupu i te hope’a o te
19 o te tenetere haere mai ’e iae mai i te 20 o te
tenetere.
’ïa tae i te matahiti 1880 ’e 1901, ’ua
fa’atupu te haufarani i te tahi tai’ora’a i te
mau ta’ata e parau ra e e
fatufenua râtou. Te
reira ’ohipa no te ha’amau i te ture tivira i ni’a
iho i te mau ’ohipa fenua.
I roto i te hi’ora’a ’e teferurira’a a te mau
ta’ata o te Hau i taua tau ra, mea ti’a ta râtou
’ohipa. 1 te hi’ora’a ra a te mâ’ohi, e’ita roa atu
’e te terera’a ’ohipa nô te fenua papa’a e
tano io te ma ’ohi. Te ha ’apa ’o ra ta te papa ’â i
te fatura ’a ta ’ata ta ’itahi, are ’a ra, i Porinetia te
fenua, e faufa’a ai’a tupuna, i roto i te ’ôpü
fëti’i te vai ra te ho’epianahod hô te hi’opo’a ’e
te paruru i te faufa ’a ’ei arai i te mau
fifi e
tupu. Na roto ra i te fifi ’e te ’afaro ’ore o te
mau parau tivira, te afaro ’ore o te mau
taniunuira ’a, te pe ’ape ’a ’e te mana ’o ’ino te
tahi ’e te tahi (noa atu e e ’opu hô’ê), ’ua ô mai
te mana’o nounou, te fe’i’i. Nâ te reira i
fa ’arahi noa te mau ’ohipa ha ’avara ’anô te
mau tômite fenua, ta’a noa atu ai te reira, ’ua
o ato’a mai te ’ohipa ho ’ora ’a fenua. I te
te peu
matamua, te mau tavana mata’eina’a, te mau
ta’ata ti’ara’a, ratou te feia fana’o: e ’ati huru
222
’ali to te feia ma’ua no te fa’a’afaro i tô ratou
mau
ti’ara’a. I te tahi taime, na te ta’ata mau e
ti’aturihia atu ra e fa’ahuru’e,
’ere roa mai nei
fatu mau. ’Aita te ’ohipa fenua ’e te parau
no te mau tomite e hopera ’a, a mou ïa u ’i, a
te
mou ïa
u’i ’e tae mai i teie mahana, ’aita e
fa ’aeara ’a.
TONGA
(îles). Archipel du *Pacifique
Sud situé entre 15° et 23° 30’ sud et entre
173° et 177° de longitude ouest, à 1 500 km
au
nord de la Nouvelle-Zélande.
•
Les
171
groupes :
îles se répartissent en trois
celui de Tongatapu au sud, de
Hapa’i au centre et de Vava’a au nord.
Elles couvrent 696 km^ et leur zone
maritime 362 600 km^. Elles sont situées en
bordure d’une fosse marine atteignant
10 882 m de profondeur et qui correspond
à la
zone de subduction de la *plaque
Pacifique. Ces îles subissent de fréquents
séismes et font partie de la *ceinture de feu
TONGA
du
Pacifique. Les altitudes sont souvent
modestes, la plupart des îles étant des
*atolls soulevés. Elles se trouvent dans la
des climats
tropicaux humides et
connaissent le passage de plusieurs *cyclones chaque année.
• Histoire. Les découvertes
archéologiques
les plus récentes prouvent que les îles
furent peuplées vers 1230 av. J.-C. par des
communautés venues des *Fidji avec
lesquelles des échanges se sont maintenus
au cours de la période
pré-historique : «Les
Tongans vendaient ou troquaient aux
Fidjiens des plumes rouges et les exquises
nattes finement tressées qui les ont rendus
justement célèbres. Les Fidjiens, eux, leur
fournissaient de la *poterie et des dents de
zone
cachalot. Les mercenaires tongans deman¬
daient aussi de grandes pirogues fidjiennes
pour prix de leurs services» (R. Suggs :
“Les civilisations polynésiennes”).
Assez rapidement, l’archipel s’est donné un
régime monarchique centralisé et a béné¬
ficié de bases économiques saines. Ceci a
permis d’étonnantes réalisations architec¬
: langi ou tombeaux en dalles de
turales
corail placées sur des tertres, buttes arti¬
ficielles pour la chasse au ramier, pa’epa’e
d’habitations, fortifications en bois et en
pierre et le remarquable Ha’amonga’a
Mau’i qui consiste en deux énormes piliers
de pierre corallienne fichés dans le sol et
surmontés d’un linteau reposant sur des
mortaises taillées dans les piliers, chaque
élément pesant entre 30 et 40 tonnes.
La puissance tongienne s’exerça proba¬
blement aux dépens des archipels voisins.
Le sud des *Salomon, les Samoa et les îles
Cook du nord auraient été colonies ton-
giennes aux XIIP et XIV'^ siècles.
L’histoire écrite du pays commença en
1616 lorsque débarquèrent les navigateurs
hollandais Jacob *Le Maire et Willem
*Schouten. Les contacts se multiplièrent
au XVIIF siècle : James Cook vint trois
fois entre 1773 et 1777 et fut si bien accueilli
qu’il baptisa l’archipel “les Iles des Amis”.
En 1826, l’archipel commença à se con¬
vertir
au *christianisme et connut une
révolution de palais à l’issue de laquelle
Taufa’ahau défit l’héritier direct de la
dynastie des Tui Tonga : il est le fondateur
de l’actuelle lignée royale représentée par le
roi Tafa’ahau Tupou IV. Le système du
demi-servage fut aboli en 1862 et une
constitution instaura une monarchie
parlementaire en 1875. «Cette constitution
consacrait entre autres un système d’occu¬
pation des terres encore en vigueur aujour¬
d’hui : tout Tongan de sexe masculin
atteignant l’âge de 16 ans peut prétendre à
une parcelle rurale de 3,34 ha et à une
parcelle urbaine de 0,16 ha. Pour éviter
d’être colonisé par l’Allemagne, Tonga
s’est
placé sous le protectorat du
*Royaume-Uni et a signé avec lui un traité
d’amitié
en
1900.
L’indépendance com¬
plète a été retrouvée en 1970» fLe Nouveau
Journal).
• Économie. La
population des Tonga
s’élève à 96 400 habitants (1984) ; 66 300
vivent dans l’île principale deTongatapuet
parmi eux, 21 700 dans la petite capitale
*Nuku’alofa. Le taux d’accroissement
naturel est de 3 % l’an, mais l’émigration
est telle que le chiffre de population reste
stable. 30 000 Tongans vivent à
l’étranger, surtout en Nouvelle-Zélande, en
Australie, à Hawaï et aux États-Unis : leurs
envois d’argent constituent une source de
assez
/jMjmj
Tonga. 1. Taufa’ahau Tupou IV, roi
des Tonga depuis 1965. 2. Rue de
Nuku'alofa. 3. L'arche de
Haamonga a nui, située dans i’axe
précis des rayons solaires lors des
équinoxes. 4. Scène du marché de
Nuku’alofa.
223
TONGAREVA
revenus
sources
HUNGA
LATE
importante. Les principales res¬
sont le coprah (15 000 tonnes par
an), l’élevage des porcs, la pêche
(2 000 tonnes en 1982). Une petite zone
industrielle accueille des ateliers de confec¬
eiafu
NGAIMOTU
^(,PA|I
Oi o'
V
a
^KAIF^A
OVAKA
tion et de petite mécanique à Nuku’alofa.
187 touristes ont visité les
59
V A V A ’ U
1982.
Tonga en
avec la Polynésie sont très
dépit de la francophilie des
Tongans. La communauté française de
Nuku’alofa, des coopérants pour la plu¬
part, ne compte que 12 personnes.
Les relations
BANCS AKKUMANES
modestes
Archipel des Tonga
en
BANC FALCON
TONGAREVA voir Penrhyn.
OFOLANGA
'
MO’UNGA'ONE
o
MEAMA a
NUKUPULE
tonneau, nom masc. Récipient en bois, de
cylindrique, à deux fonds plats et
LUAHOKO
^HA'ANO
forme
(^FOA
^ LIFUKA
0
LOFANGA <5
TOFONGÀ
HA'AFEVA e
/
constitué de douves assemblées et cerclées
oUOLEVA
de fer.
OTATAFA
•
«oUONUKUHAHAKE
c*LlMU
TEAUPA oeO’UA
de James Cook jaugeait 366 tonneaux. En
ONUAIKA 0
NOMUKA Q
MUKEIKI 0
FONOIFUA
TA^NOA 0
MANGOO
HUNGA TONGA
TONUMEA»
le jaugeage des
Unité de volume pour
navires, équivalant à 2,83 m’. VEndeavour
1985, la flotte française de commerce tota¬
H A ’ A P A
lisait 8 945 000 tonneaux.
Autre sens ; acrobatie aérienne ou accident
oTELEKIVAVA’U
de voiture dans lequel l’engin fait un tour
’ LALONA
oTELEKITONGA
complet autour de son axe longitudinal.
KELEFESIA
tonu voir Mérou.
HUNGA HA’APAI
y
to’o. Objet de culte représentant une
divinité dans l’ancienne
religion polyné¬
sienne. Alain Babadzan
ATATA 0
oEUEKI
TONGATAPU
TONGATAPU
'EUA
kai.au
en
donne la
description suivante : «le to’o tahitien est
un objet composite, constitué en général
d’un morceau de bois dur (’aito), de forme
allongée à la manière d’un bâton ou d’un
gourdin, d’une longueur comprise entre
quelques dizaines de centimètres et un
mètre quatre-vingts environ pour les pièces
les plus importantes ; cette sorte de bâton
demeure en totalité ou dans sa majeure
partie invisible, car le bois se trouve
recouvert d’un savant et curieux emmail-
lotage, fait d’un tressage de cordelettes de
fibre de bourre de coco et/ou de diverses
couches de *tapa enroulées, le tout com¬
prenant des plumes de couleurs diverses,
mais surtout des “plumes sacrées” de
couleur rouge (ura) disposées soit à
l’extérieur du to'o, soit entre l’armature en
bois de l’objet et ses diverses enveloppes.
L’ensemble
présente l’aspect d’un long
paquet évoquant une massue.ou une
momie». L’une des extrémités du to’o est
plus large que l’autre et c’est sur cette partie
la plus large que sont apposés les quelques
éléments vaguement
anthropomorphes
représentant la bouche ou les yeux de la
divinité. Les prêtres, appelés tiri, pou¬
vaient seuls manipuler l’image du dieu
tutélaire.
Au cours de *cérémonies sur les *marae,
un
ensemble
de
*rites
favorisait
la
“descente” des dieux dans leurs réceptacles
pour un moment
donné. En dehors des
cérémonies, les to’o étaient enfermés dans
224
TOPONYMIE
le *fare a;wa (maison du dieu) rangé dans le
*fare ia manaha à proximité du marae ou
que l’on déplaçait avec la *pirogue sacrée
(va'a raa), jouant le rôle de marae mobile.
Voir aussi : représentation.
to’ohitu. Juge polynésien. La promulga¬
tion des *codes de lois
inspirés par les
*missionnaires entre 1819 et 1842 nécessita
de magistrats
chargés d’instruire les différends et de
prononcer
les Jugements. La reine
*Pomare IV nomma des juges au cours des
la création d’un corps
années 1820 et 1830 en les choisissant dans
les familles de chefs pour mieux intégrer les
autorités traditionnelles au nouvel ordre
culturel et politique. Une cour suprême
formée de sept grands juges ou
to’ohitu
siégeait à Papeete et constituait la princi¬
pale instance d’appel en matière de conflits
fonciers.
Elle était
en
outre
habilitée à
modifier les articles des codes et joua un
rôle important dans le maintien de l’ordre
religieux
en
luttant contre la secte
*Mamaia. Ce tribunal fut conservé après
rétablissement du protectorat sous la
dénomination de haute cour tahitienne et
dut progressivement substituer le code civil
aux
anciens codes missionnaires.
Quatre
to'ohitu se succédèrent à la présidence de la
haute cour tahitienne jusqu’à sa dispari¬
tion vers 1880 : *Paofai a Manua, *Utami,
*Tairapa et Metuaaro.
TOOVI (plateau de). *Plateau occupant la
partie
centrale
de
*Nuku
Hiva
(Marquises).
Il s’agit en fait du versant septentrional
d’un volcan secondaire installé dans la
*caldeira d’un
forme
grand volcan originel qui
principale de l’île. Ce
l’ossature
plateau, d’une altitude moyenne de 800 m,
est limité au nord et à l’est par les falaises
abruptes de la grande caldeira. 11 est relié
au sud à *Taiohae par un chemin de péné¬
tration tracé par le Service de l’Économie
rurale.
Le
plateau de Toovi, déjà partiellement
mis en valeur, fait l’objet d’un programme
ambitieux de *reboisement et d’un impor¬
tant projet d’*élevage bovin sur une
partie
des 1 800 hectares détenus par les domaines
pourrait bientôt pro¬
duire toute la viande bovine nécessaire à la
consommation des îles Marquises.
territoriaux. Toovi
topographie, nom fém. Description des
formes de *relief d’une région. Technique
de représentation de ces formes sur un plan
ou une
*carte.
Le terme topographie est également syno¬
nyme de relief : les îles hautes de Polynésie
présentent des formes topographiques très
contrastées.
toponymie, nom fém. Ensemble des noms
de lieux. Science de
l’origine et de l’éty-
To’o. 1. Deux to’o tahitiens
encadrant un objet rituel de
Nouvelle-Zélande (dessin de
S. Parkinson). 2. Tressage sur un
support spatulé
exceptionnellement très apparent.
3. Le tressage fait parfois apparaître
quelques éléments
anthropomorphes (ici, esquisse
des yeux et du nez).4. To’o oblong
sur baguette de ’aito. 5. To'o
dissymétrique. Les fines
cordelettes réunies à l'enveloppe
de vannerie (également visibles à la
base du to'o n° 2) permettaient
d'attacher des faisceaux de plumes
rouges provenant de l'oiseau a’a
(Cyanoramphus zeaiandicus).
225
TORCHE
mologie des noms de lieux.
En Polynésie, ces noms ont été souvent
transcrits phonétiquement et avec de nom¬
breuses
erreurs
par
les navigateursexplorateurs à la fin du XVIIE siècle. Ainsi
guilles...» (W. '•'Ellis : “A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”).
hommage à une personnalité : Moorea fut
mais de faibles dimensions.
On a signalé récemment quelques tornades
•
Tahiti était devenue Otaïti, Raiatea :
Ulietea... De plus, on tenta de débaptiser
les îles et de leur donner un nom rendant
l’île du duc d’York, Tikehau : Krusenstern,
Marutea : Furneaux. Rares sont les appel¬
lations de cette époque qui ont été conser¬
vées. Seules
Bellingshausen et Scilly sont
préférées à Temiromiro et à Manue. Les
noms des archipels ont par contre connu
une
meilleure fortune : Société, Australes,
Gambier, Marquises sont d’un usage
courant.
L’origine des nombreux noms de lieux
polynésiens n’a pas encore fait l’objet d’une
étude systématique mais quelques inter¬
prétations peuvent être proposées.
Certains noms semblent avoir été créés en
fonction de particularités naturelles. Outu,
qui signifie pointe (littorale) se retrouve
dans
Outumaoro, ava (passe) dans
Teavaro, Teavanui... La présence de l’eau
est très souvent évoquée par les radicaux
pape (Papeete, Papenoo,
Papeari,
Haapape...) ou vai (Vaiete, Vaitape,
Vaitoare, Vaiare...). D’autres noms font
allusion aux constructions humaines :
lieux habités (fare) ou fortifiés {*pa) dans
Pare, Patutoa, Pamatai... Les '•‘légendes
expliquent aussi de très nombreux noms.
Ainsi '•'Moorea signifie “lézard Jaune” et
aurait été imposé par le chef Marama après
que cet animal lui soit apparu dans un rêve.
*Punaauia
rameau
àetoromeho
(herbier de l'O.R.S.T.O.M.)
signifie “la conque (*pu) est
mienne”, allusion au voyage que firent
deux jeunes gens au royaume des morts et
au
coquillage qu’ils en rapportèrent pour le
chef de leur district. L’étymologie de très
nombreux
encore
noms de lieux reste
cependant
obscure faute de connaître l’évé¬
nement, la tradition ou même l’éventuelle
allusion poétique qui ont présidé à la
dénomination des lieux.
Voir aussi : exploration.
Hom. : formes du verbe torcher.
tornade, nom fém. '•'Perturbation at¬
mosphérique qui se traduit par un mouve¬
ment tourbillonnaire soudain et puissant
à Hereheretue en novembre 1982, à Papara
décembre 1983 et sur Pirae en juillet
1985. Ce phénomène est de courte durée
mais peut provoquer des chutes d’arbres et
en
la destruction de maisons.
Voir aussi : trombe.
toro’e’a.
Canthium
barbatum ou
Plectronia barbata. Arbrisseau de la
famille des Rubiacées que l’on trouve sur
les pentes
des vallées et sur les flancs des
montagnes à basse altitude. Ses fruits sont
drupes rouges à chair comestible
un noyau très dur. Son tronc,
droit et souple, est très résistant et utilisé
pour la confection des harpons.
Ses racines ont des propriétés purgatives
mais sont peu utilisées de nos jours. Son
écorce est très astringente.
des
entourant
toromeho. Fitchia tahilensis. Arbre de la
famille des
Ligulifloracées. Cette espèce
'•'endémique, de 2 à 4 m de haut, vit au
milieu des fougères entre 800 et 1 400 m
d’altitude, dans la zone des '•'nuages. Jadis,
allait chercher feuilles, fleurs et
branches dans les districts de Tiarei et
on
Hitiaa
pour
thérapeutique.
confectionner
un
*mono'i
toro’ura. Cyathula prostrata. Plante
herbacée de la famille des Amaranthacées
que
l’on trouve le plus souvent sur les
versants de moyenne altitude ou en plaine,
dans les clairières des forêts de mâpê. Les
sommités fleuries du toro’ura entrent dans
la composition de divers remèdes contre les
infections de la bouche.
torréfaction, nom fém. Action de griller,
torche, nom fém. Tahitien : rama. Flam¬
beau grossier servant à éclairer.
• Bambous et
palmes de cocotier rassem¬
blés étaient utilisés en Polynésie autrefois ;
«... la plus pittoresque est la
'•'pêche aux
torches. Les torches sont faites de poignées
de
roseaux secs,
solidement liés... De
nombreux groupes se rendent parfois sur
la barrière de corail et c’est un magnifique
tableau de voir une longue ligne de rochers
éclairés par la
flamme des torches. Les
pêcheurs brandissent celles-ci dans une
main et, le harpon tenu en équilibre dans
l’autre, se tiennent debout, prêts à frapper
dès qu’apparaîtra le poisson. Ils pêchent
également dans les rivières à la lumière des
torches, et tout particulièrement les an¬
226
de rôtir les grains, en particulier les grains
de '•'café.
• Deux unités de torréfaction
gérées par la
Développement agricole de
Polynésie fonctionnent en Polynésie fran¬
çaise, l’une à '•'Tubuai (depuis 1982) et
l’autre à Papeete (depuis 1983). Elles
'•'Société de
torréfient le café des Australes, mais aussi
(pour l’unité de Papeete) du café vert
importé.
torrent, nom masc. Cours d’'^'eau de
montagne au débit rapide et irrégulier. Le
torrent coule sur de fortes pentes et charrie
de nombreux matériaux
puissance d’'^'érosion.
•
Lorsqu’il visita
en
Tahiti
raison de
en
sa
1838,
Jules '•'Dumont d’Urville remonta la vallée
TORTUE
sa progression,
lorsque la rivière n’est plus qu’un torrent :
de la Tuauru et décrivit
«au-dessus du Piha, la vallée se resserre au
point qu’il faut marcher dans le lit même
du torrent, parfois avec de l’eau jusqu’aux
aisselles. J’essayais bien de poursuivre ;
mais à peu de distance se présenta un
barrage de rochers par où l’eau s’échappait
en
bouillonnant» (“Voyage pittoresque
autour du
S’emploie
monde”).
au propre et au figuré pour
caractériser une soudaine abondance :
pleuvoir à torrents, un torrent de paroles.
TORRÈS (Luis Vaez de). Navigateur
espagnol du XVIP siècle. Torrès fit partie
de l’expédition commandée par *Quiros en
1605-1606, en tant que capitaine du San
Pedro, un des trois navires armés pour la
circonstance. Après la découverte de l’île
d’Espiritu Santo (Vanuatu), Quiros partit
seul,
sans
informer Torrès de ses inten¬
tions. Celui-ci décida de rejoindre les
Philippines en suivant le plus longtemps
possible le 20*= degré de latitude sud comme
convenu au départ du Pérou. 11 ne retrouva
pas le commandant de l’expédition mais
fut le premier Européen à longer la
Nouvelle-Guinée par le sud et à franchir le
détroit séparant cette île de l’Australie. Le
rapport de Torrès sur ce voyage fut gardé
secret jusqu’en 1762. Cette année-là, les
Anglais qui en prirent connaissance rendi¬
rent hommage au navigateur en donnant
son nom au détroit qu’il avait découvert.
Tortue,
nom
fém.
Tahitien
:
honu.
Vertébré *Reptile tétrapode de l’ordre des
Chéloniens caractérisé par une carapace
dorsale et ventrale. 11 existe plus de 200 es¬
pèces de Tortues dans le monde.
En Polynésie, il n’y a pas de Tortues
terrestres, mises à part celles introduites
comme animaux familiers (Tortue peinte)
ou les deux Tortues des Galapagos intro¬
duites en 1930 et qui vivent dans un enclos
du *Jardin botanique de Papeari.
Les Tortues marines sont par contre plus
répandues. Elles possèdent un bec corné
•
très tranchant et leurs membres
se
sont
transformés en palettes natatoires. La cage
thoracique étant immobile, l’entrée et la
sortie de l’air dans les poumons se font
grâce aux mouvements du cou et des pattes
antérieures. La femelle pond ses œufs dans
un trou aménagé dans le sable. L’éclosion
se produit au terme de deux mois et demi à
trois mois d’incubation naturelle grâce à la
chaleur solaire. En Polynésie, les plus
importants lieux de ponte sont les atolls de
l’ouest de l’archipel de la Société et des
Tortue. 1. Pétroglyphe.
2. Ornement en écaille de tortue.
3. Tortue de mer lors de sa ponte
nocturne à terre (Chelonia mydas).
4. Restes de braconnage. 5. Tortue
terrestre au jardin botanique
de Papeari.
Honu. 1. Hoho'a O te taraihia i ni'a i
te ’ofa'i. 2. Fa'anehenehera'a
hâmanihia e te poa honu. 3. Honu
rriiti O te fanau i tana mau huero i
ni’a i te fenua i te taime p5. 4. Toe'a
O te mau honu O tei
’opanihia i te hi.
5. Honu tenua i te aua tiare
nô Papeari.
Tuamotu.
Malgré leur protection relative, les Tortues
(Chelonia mydas) qui sont les plus
courantes, se raréfient dans le monde
entier. En effet, leur chair est partout très
vertes
227
TOTARA
appréciée. Chaque femelle peut pondre de
200 à 500 oeufs tous les deux à trois ans,
mais le pourcentage de survie entre l’éclo¬
sion et les premières semaines est inférieur
à 1 % à cause des nombreux prédateurs et
parfois
du
ramassage
des
œufs.
Les
Tortues vertes de Polynésie effectuent des
migrations de plusieurs milliers de kilo¬
mètres vers l’ouest, jusqu’en Nouvelle-
Calédonie
et
aux
îles Salomon où elles
trouvent leur nourriture dans les herbiers
et dans les '"mangroves. En effet, la Tortue
verte, d’abord carnivore, devient omnivore
puis dévoreuse d’algues. Actuellement, les
spécimens atteignant 1,60 m et un poids de
200 kg ne se trouvent plus. On rencontre
deux autres espèces de Tortues marines en
Polynésie :
la Tortue à écailles (Erethmochelys
imbricata) est plus petite et atteint 95 cm
pour un poids de 120 kg. Sa chair est
réputée toxique, ce qui n’empêche pas la
raréfaction car ces Tortues sont capturées
pour être naturalisées et leurs écailles sont
-
utilisées dans l’artisanat. Une femelle peut
des dieux. Les "'pétroglyphes représentant
des tortues sont
marae ou
assez
communs
sur
les
dans la nature.
Plusieurs légendes polynésiennes mettent
scène des tortues. Ainsi, à Maupiti, on
en
raconte que trois femmes abandonnées par
maris furent changées en tortues.
Chaque année, leurs sanglots prodqisent
de grosses vagues et un fort courant se crée
dans la passe de Maupiti qui devient alors
leurs
infranchissable.
tôtara. Diodon hystrix. Poisson porc-épic
Diodon
porc-épic. Poisson de forme
possédant une peau très épaisse
recouverte d’épines de 2 cm de long; Face à
un danger, il se
gonfle à volonté d’air ou
d’eau jusqu’à devenir sphérique comme un
"■Tétrodon ou poisson globe. Il peut
ou
massive
atteindre une taille de 40 cm. 11 se nourrit
d’Échinodermes et de Crustacés qu’il broie
dans sa puissante bouche.
tolara
pondre 500 œufs de novembre à février.
la Tortue luth (Dermochelys coriacea)
possède une carapace incluse dans une
peau épaisse et coriace. C’est une des plus
grandes Tortues actuelles ; elle peut
atteindre 2,40 m de long pour un poids de
550 kg. La femelle pond Jusqu’à mille œufs
en une saison, mais cette
espèce est très rare
en
Polynésie française.
Depuis une dizaine d’années, la raréfaction
-
des tortues
a
conduit les autorités à
protéger les espèces en interdisant leur
pêche du mois de juin au mois de
novembre, période de la reproduction et de
la ponte. L’atoll de *Scilly a été classé
“réserve naturelle”, mais la surveillance en
est difficile et l’on déplore régulièrement le
braconnage de pêcheurs
venus
des îles
hautes voisines.
La chair des tortues a toujours été très
•
appréciée
en
Polynésie
comme
en
Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu. 11
s’agissait autrefois d’un mets royal réservé
aux ari'i et aux
prêtres qui prenaient un
repas en l’honneur de leurs ancêtres. La
pêche aux tortues était pratiquée dans tous
les archipels mais plus particulièrement
aux Tuamotu. La
capture avait souvent
lieu en mer. Les pêcheurs qui observaient
la surface de l’océan rejoignaient les
tortues qu’ils avaient repérées et, à mains
nues, les poussaient vers le rivage. On les
prenait aussi au lasso ou au filet (aux
Marquises). Elles étaient parfois har¬
ponnées ou simplement retournées sur la
plage lorsqu’on les surprenait au moment
de la ponte. La chair était cuite au four et,
de la carapace, on tirait des outils (des
"■pelles) ou des ornements entrant dans la
confection des
couronnes
de chefs.
Les
archéologues ont retrouvé de nombreux
restes de tortues aux abords des marae des
Tuamotu. Leur chair était considérée
comme une
228
des offrandes les plus prisées
tou. Cardia suhcordata. Arbre de la
famille des Borraginacées qui pousse aussi
bien en plaine qu’en bord de mer. Les fleurs
couleur orange vif et les pétales
moitié soudés en tube et à moitié
étalés. Les fruits ont une forme de poire et
renferment une amande comestible. Les
sont de
sont à
feuilles fraîches, écrasées avec des figues
fraîches de *mati, sont réputées fournir
une magnifique '"teinture
rouge écarlate.
Son bois est le plus beau bois local utilisé
tou
TOURISME
en
ou
ébénisterie, devançant le miro et le ’ati
tâmanu. C’est un bois très dur, de
couleur marron avec des veines claires et
foncées. Autrefois on en faisait des *tambours et des vases. De nos jours il est très
TAHITI
prisé pour la *sculpture et la fabrication
des meubles.
traditionnelle
notamment pour soigner les
et
polynésiennes vers 1965.
2. Groupe d’accueil d’une agence
de voyages. 3. Commerces,
agences de voyages et de
compagnies aériennes...
occupent une partie importante du
front de mer à Tahiti. 4. L’essor du
tourisme de croisière en
servent
Polynésie ; le Windsong en
de Pao Pao (Moorea).
maladies des
yeux, les toux et bronchites, les aphtes, les
baie
d’oreilles, les maux de foie, et les
maux
maux
destinations touristiques
les activités liées au tourisme
Les feuilles et r*écorce sont très utilisées en
^médecine
Tourisme. 1. Publicité pour les
de reins.
toupie, nom fém. Jouet formé d’une petite
masse
conique ou sphérique traversée par
vertical auquel on imprime un vif
un axe
mouvement de
rotation.
Dans tous les archipels de Polynésie, les
enfants jouent à la toupie depuis les temps
les plus anciens. On en fabriquait autrefois
•
le fruit du *miro et une nervure de
feuille de cocotier. Des toupies de corail
avec
ont été trouvées aux Australes et aux îles
de la Société. Aux Marquises, elles étaient
sculptées dans du bois de hau et activées
par de petits coups de fouet.
touque, nom fém. Récipient métallique de
forme cubique servant au transport de
produits divers : eau douce sur les navires,
produits pétroliers (autrefois), farines,
'TAmn
poudres...
• Les
touques vides ont servi à de multiples
usages domestiques en Polynésie, notam¬
ment à la cuisine. Marietta, interrogée par
M. Cizeron et M. Hienly dans “Tahiti côté
montagne” précise qu’elle cuit ses repas
«au fare tutu dans une touque de pétrole
coupée au milieu ; la touque est enfoncée
dans le sol et on met les cailloux chauds
dedans. Sur les cailloux, on met la marmite
et on recouvre».
Dans les groupes de danse des années 50 et
60,
une
*touque remplaçait souvent les
*tambours ou les *tô’ere. Elle sert encore
de caisse de résonance pour les contre¬
basses tahitiennes.
tourisme,
nom
masc.
Fait de voyager
pour son agrément et de séjourner hors de
son domicile pendant une durée supérieure
à une journée. Ensemble des activités liées
aux
déplacements
et
à
l’accueil
des
qui enregistrent les
recettes touristiques les plus importantes
touristes. Les
sont les
pays
États-Unis (11,2 milliards de
dollars en 1984), l’Italie (9), la France (7,5),
l’Espagne et la République fédérale alle¬
mande (7). L’Italie et l’Espagne sont
toutefois les destinations touristiques les
plus prisées puisqu’elles ont reçu respecti¬
vement 49
150 000 et 43 325 000 touristes
étrangers en 1984.
•
Jusqu’en 1962, la Polynésie est restée à
229
TOURLOUROU
Tourisme. 1. Panneau
d'information sur le site
archéologique d'Arahurahu.
2. Vente des produits de l'artisanat
traditionnel. 3. Le Musée Gauguin
(Papeari), étape majeure du tour de
l'île touristique de Tahiti.
4. Cavaliers du Club Méditerranée
promenade sur la plage de
Haapiti (Moorea). 5. Excursion sur
le lagon en pirogue et en bateau à
en
fond de verre. 6. Touristes
déambulant sur le front de mer de
Papeete. 7. Le golf d'Atimaono,
du futur complexe
touristique de Papara. 8. L’hôtel
Moana Beach de Bora Bora, un des
cœur
fleurons de l'hôtellerie
polynésienne.
230
TRADITION
l’écart des circuits touristiques interna¬
tionaux. Elle ne recevait chaque année que
quelques centaines de visiteurs arrivant par
les *paquebots mixtes de la Compagnie des
*Messageries maritimes. Après l’ouverture
de r*aéroport de Faaa, la fréquentation
touristique a connu un essor remarquable
puisque l’on recensa 16 200 vacanciers en
1966, 48 809 en 1970 et 84 615 en 1974. A
partir de cette année-là, la crise écono¬
mique qui toucha l’ensemble du monde
occidental freina considérablement l’ex¬
pansion touristique territoriale. Destina¬
éloignée et relativement chère, la
Polynésie subit la concurrence de régions
plus accessibles et dont l’économie touris¬
tique est mieux organisée : *Hawaï, les
Antilles et l’espace méditerranéen. Un
effort important a été entrepris depuis 1984
pour attirer les investisseurs et pour doter
tion
r*Office
de
Promotion
et
d’Animation
touristiques de Tahiti et des lies d’un
budget permettant d’organiser des cam¬
pagnes publicitaires sur les différents
marchés.
En 1987,
142 82ü. touristes ont visité la
Polynésie française, 69 909 étant origi¬
naires des États-Unis, 21 351 de France et
581 d’Australie. L’essor du tourisme
8
à nouveau contrarié par divers
facteurs externes et internes tels que la
semble
dépréciation du dollar et la dégradation du
climat politique et social dans leTerritoire.
En 1987, la capacité hôtelière a atteint
2 886 chambres réparties très inégalement,
selon les îles : 1 355 unités d’hébergement à
Tahiti, 980 à Moorea, 334 à Bora Bora,
mais seulement
79 à
Huahine et 50 à
Rangiroa. Comme les autres pays tropi¬
caux,
la Polynésie ne connaît pas à
proprement parler de “saison” touristique
mais une fréquentation assez régulière
avec des petites pointes en mars, juilletaoût et novembre, La plupart des visiteurs
ne séjournent qu’une semaine dans le
Territoire, Ils intègrent leur escale poly¬
nésienne dans
un
circuit effectué dans le
Pacifique Sud ou à un tour du monde et
passent deux ou trois jours dans deux ou
trois îles, principalement Tahiti, Moorea et
Bora Bora. Les autres formes de tourisme
consistent en une croisière d’une semaine
dans l’archipel de la Société ou en un séjour
fixe dans un village de vacances tel le *Club
Méditerranée. 11 faut ajouter à ce tourisme
international de luxe quelques milliers de
nuitées (non répertoriées par le Service du
Tourisme) qui sont le fait des résidents,
notamment pendant les vacances scolaires.
Le tourisme est la principale source de
devises de la Polynésie française : en 1987,
les recettes s’élevaient à 16,4 milliards de
francs CFP et la contribution de cette
activité au budget territorial se montait à
6,8 milliards. En outre, 4 100 emplois sont
liés au tourisme, soit directement
(hôtellerie), soit indirectement, dans la
restauration, les transports, l’artisanat et le
commerce.
Tourlourou voir tupa.
Tourterelle, nom fém. *Oiseau de la
famille
des
Columbidés
et
du
genre
Strelopelia, voisin du Pigeon mais plus
petit et plus svelte.
• Tourterelle striée.
Geopelia striata.
Tahitien : ’u’upa. Petit Oiseau de couleur
gris-brun pâle qui possède une longue
queue. M. Robinson l’a introduit à Tahiti
en 1950 en espérant qu’il serait un préda¬
teur des Moustiques. Son bec est bleuté et
ses pattes rouges. C’est une espèce très
répandue à Tahiti, dans les jardins et dans
Tourterelle
les friches.
Toussaint voir türamara'a.
toxicomanie, nom fém. Usage, chronique
ou
périodique, nuisible pour l’individu et
pour la société, de substances ou de médi¬
toxiques détournés de leur usage
thérapeutique
habituel
:
*opium,
morphine, héroïne, cocaïne, barbituriques,
*alcool
Dans le langage courant ce
terme est utilisé dans un sens plus restrictif
désignant seulement l’intoxication par les
“*drogues”.
• A Tahiti,
l’usage des drogues dites dures
caments
...
(héroïne,
cocaïne)
est
assez
limité.
Cependant, l’aéroport de Tahiti-Faaa
semble constituer
une plaque tournante
importante de ce trafic. Localement, les
drogues les plus couramment consommées
sont l’alcool, le cannabis {*pakalolo), les
*champignons hallucinogènes, du trichlo¬
réthylène et autres solvants à effets eupho¬
risants
et parfois mortels.
...
Voir aussi : alcoolisme.
toxoplasmose, nom fém. Maladie para¬
sitaire provoquée par le Toxoplasme et qui
atteint de nombreuses espèces animales.
Elle détermine des manifestations encé-
phalitiques et digestives. Chez l’Homme,
elle peut se présenter sous des formes
acquises mal connues ou sous des formes
congénitales aiguës à évolution mortelle ou
laissant des séquelles importantes (hydro¬
céphalies, convulsions, calcifications intra¬
crâniennes, choriorétinites ,..).
trachyte, nom masc. *Roche volcanique
microlithique de couleur claire, rude au
toucher, dépourvue de quartz et riche en
*feldspath potassique et plagioclase. Il
provient d’une *lave relativement vis¬
queuse formant souvent des plateaux et
des pics comme le mont Tapioi et le plateau
du Temehani à Raiatea.
tradition, nom fém. Ensemble des notions
relatives au passé (opinions, coutumes,
usages...) transmises de *génération en
231
génération par la parole et l’exemple.
• La connaissance de la tradition
poly¬
nésienne est possible grâce à différentes
sources.
Des observations faites par les
premiers visiteurs, on peut retenir les
journaux de Maximo *Rodriguez et de
James *Morrison, qui ont fait des séjours
prolongés à Tahiti, le premier en 1774-1775
avec
une
tentative de colonisation reli¬
gieuse, le second de fin 1788 à mai 1791.
Plus tard, les missionnaires William *Ellis
(“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”, paru en 1831) et'le révérend
*Orsmond (son manuscrit, perdu, fut
reconstitué par sa petite-fille Teuira
*Henry dans “Tahiti aux Temps anciens”)
recueillirent tout un ensemble de traditions
où, à travers des exagérations et condam¬
La
manufacturés.
structure
de
ces
échanges est caractéristique d’un pays peu
ou pas encore industrialisé et en situation
de dépendance économique. Du début du
XIX® siècle jusque vers 1960, la Polynésiea
vécu en économie de traite. Les pays indus¬
s’y approvisionnaient en *coton,
*coprah, *vanille, *nacre, *phosphates et
vendaient les biens d’équipement et de
consommation nécessaires à la vie quoti¬
trialisés
dienne,
Par extension, le terme a été utilisé pour
•
désigner les déplacements de population
organisés autoritairement et dans un but
m,ercantile. 11 en fut ainsi pour les Noirs,
réduits
en
*esclavage, du XVI® au
XIX® siècle. On peut aussi qualifier de
traite les recrutements de main-d’œuvre
“païennes” des indi¬
gènes, on trouve de précieux témoignages
ethnographiques.
auxquels se livrèrent des *négriers péru¬
viens ou australiens au profit des mines et
des plantations de leurs pays. Les archipels
Australes, compilent des *généalogies et
l’île de Pâques, les îles Marquises, les îles
nations des
mœurs
Avec l’introduction de l’écriture, des
recueils
appelés parau tupuna, aux
des
hauts faits des ancêtres
comme
les
les voyages interinsulaires et les
*mythes reliant les vivants aux ancêtres
guerres,
déifiés. L’ensemble de ces écrits apporte
des renseignements sur l’ancienne organi¬
sation sociale et politique, sur les *rites à la
*naissance, à r*adoption, sur la recherche
ou de produits pour la
*teinlure du *tapa, sur le travail dans les
de nourriture
tarodières, la *pêche à la ligne, à la foëne,
au filet... Aujourd’hui, bien des techniques
d’agriculture, de pêche ou d’artisanat sont
des survivances de l’ancienne culture et
prolongent la tradition. 11 en est de même
des souvenirs de vieillards de la fin du XIX®
et du début du XX®. Le Département desTraditions orales du Centre polynésien des
Sciences humaines
a
lancé
en
1986
un
de sauvetage du *patrimoine
ethnographique qui a pour objet de
recueillir auprès des vieux de Polynésie
programme
l’ensemble des connaissances portant sur
depuis les temps
anciens jusqu’à nos jours. 11 s’adresse dans
un premier temps aux plus de 80 ans, puis il
s’intéressera à la tranche d’âge des plus de
65 ans. La collecte des renseignements
permettra d’établir des biographies indivi¬
duelles à caractère historique, d’appro¬
fondir des légendes et des mythes poly¬
l’histoire du Territoire
nésiens, de recueillir des données ethnomusicologiques et ethnobotaniques, de
reconstituer des techniques du savoir-faire
traditionnel, de retrouver des généalogies,
des usages et tournures des langues verna¬
culaires...
traite, nom fém. Transport de marchan¬
dises d’un pays à un autre,
•
Une *éconoinie de traite est caractérisée
par un commerce extérieur déséquilibré où
les exportations comprennent essentielle¬
des produits bruts (matières pre¬
mières) et les importations des biens
ment
Pacifique en souffrirent dans la deu¬
xième moitié du XIX® siècle, en particulier
du
Gilbert et Ellice et les îles Salomon. Les
autorités britanniques et françaises y
mirent fin par des interventions navales ou
imposant un protectorat ou une an¬
nexion aux populations menacées.
en
Autres
sens
:
sans s’arrêter ;
l’on parcourt
opération consistant à tirer
distance que
le lait des femelles de certains animaux ;
lettre de crédit.
traité, nom masc. Accord écrit, en prin¬
cipe négocié par les représentants de deux
ou plusieurs États qui veulent codifier leurs
relations politiques ou économiques.
• En 1847, un traité,
appelé Convention de
*Jarnac, fut passé entre la France et
l’Angleterre afin de garantir l’indépen¬
dance des îles Sous-le-Vent. Au cours de la
même année, le traité définissant le *pro-
tectorat de la France sur les possessions de
*Pomare IV fut
signé par la reine et le
gouverneur *Lavaud.
Autre sens : ouvrage scientifique.
transaction, nom fém. Accord par lequel
concluent un arrangement
en acceptant de faire des concessions.
Opération commerciale.
• En
Polynésie, l’*impôt sur les transac¬
tions frappe les revenus commerciaux et
fonciers ainsi que les revenus des profes¬
des personnes
sions libérales. En 1987, il a contribué au
budget du Territoire pour un montant de
1,5 milliard de francs C.F.P.
transfert, nom masc. Déplacement d’une
personne, d’un bien ou d’un droit (un
transfert de propriété par exemple). En
matière financière, un transfert de fonds
est un transport de *capitaux d’un lieu à un
autre, d’un compte à un autre.
•
La Polynésie française reçoit des trans- '
ferts publics issus du ^budget de l’État qui
se
sont
élevés
à
87
milliards
de
francs C.F.P. en 1987 ce qui équivaut à une
fois et demi le budget territorial.
Les transferts sociaux sont les aides que les
reçoivent de la *Caisse de
Prévoyance sociale et des pouvoirs publics.
Ces aides sont financées par les ^impôts et
familles
les cotisations sociales. Les transferts
publics et sociaux modifient la répartition
de la richesse disponible au profit des caté¬
gories
sociales
modestes.
aux
revenus
les
plus
compagnies maritimes. Au milieu du
XIX' siècle, les relations étaient encore très
irrégulières : l’État assurait une ou deux
liaisons annuelles
*commerce
transfusion, nom fém. Opération consis¬
tant en une injection lente d’une quantité
plus ou moins grande de *sang humain à
un receveur.
Le sang peut provenir du
receveur lui-même ou en général d’un
donneur. Toutes les règles de la compta¬
bilité sanguine doivent être respectées et
plus particulièrement ce qui concerne les
groupes sanguins et le facteur Rhésus. On
peut transfuser le sang total ou seulement
certaines parties, par exemple les éléments
figurés (hématies, leucocytes ou pla¬
quettes). Les cas de transfusion sont
divers : hémorragies importantes d’origine
accidentelle
ou
dues à
une
intervention
chirurgicale, maladies du sang comme les
anémies...
américains Bardeen, Brattain et Shockeley
amplifier un courant électrique et
transmettre ou détecter des signaux portés
par ce courant. Les transistors entrent dans
les circuits de tous les appareils repro¬
pour
sons
et dans
bien d’autres
circuits électroniques.
Leur taille réduite et leur robustesse ont
permis de concevoir des appareils radio¬
phoniques portatifs qui, par extension, ont
pris le nom de transistor.
transport, nom masc. Déplacement d’une
personne ou d’un objet sur une certaine
distance. Ensemble des moyens permettant
de transporter
marchandises.
des voyageurs ou des
Polynésie, l’organisation des trans¬
plusieurs obstacles
majeurs : les distances entre les îles et l’éloi-'
gnement des autres pays, l’étroitesse des
marchés insulaires (en raison du petit
nombre d’habitants), l’absence de *fret de
retour, notamment depuis le début des
•
En
ports s’est heurtée à
années 1960.
Jusqu’à l’ouverture de r*aéroport de Faaa
en
sa
1961 -les liaisons inter-îles et interna¬
tionales étaient tenues par
les seules
colonie tandis
extérieur
de
sa
colonie
dépendre de sociétés anglo-saxonnes. A la
fin du XIX' siècle, alors que Sydney,
*Auckland,
*Pango Pango et San
Francisco étaient régulièrement touchées
par des steamers, Papeete ne recevait
encore que des ^voiliers de taille
moyenne :
le City of Papeete, le Galilée, le Tropic Bird
par
exemple.
L’Union
Steamship
Company et l’Ocean Steamship Company
obtinrent cependant de mettre en service
de gros vapeurs de 3 000 à 4 000 tonneaüx
sur
la ligne Auckland-Papeete-San
Francisco à partir de 1906. Le commerce
s’en trouva fortement stimulé puisque les
échanges quadruplèrent entre 1906 et 1914.
Après le premier conflit mondial, l’ouver¬
ture du canal de *Panama améliora consi¬
dérablement les relations
transistor, nom masc. Contraction de
l’expression anglaise transfer resistor :
résistance de transfert. Dispositif ^électro¬
nique inventé en 1948 par les ingénieurs
duisant les
avec
les
négociants-*armateurs
de
*Papeete, *San Francisco, *Sydney ou
*Valparaiso n’organisaient de transport
qu’après avoir réuni une cargaison suffi¬
sante. 11 fallut attendre 1897 pour qu’un
petit '^steamer, la Croix du Sud, relie régu¬
lièrement les archipels. La Polynésie resta
longtemps mal desservie par les compa¬
gnies internationales parce que le gouver¬
nement français, en l’absence de grand
armement
local, refusait de voir le
que
avec
les ports
français tout en rendant inutile l’escale de
Valparaiso puisque les navires ne passaient
plus par le cap *Horn. La Compagnie des
^Messageries maritimes mit en service des
cargos mixtes sur la ligne *Marseille-
*Nouméa-Papeete-Taiohae-Marseille (ou
Le *Flavre) et réalisa une part de plus en
plus importante du trafic.
En 1960, les transports aériens n’avaient
encore
connu
qu’un timide développe¬
ment. Les installations aéroportuaires
laissées par les troupes américaines à
*Bora Bora avaient permis à la T.A.I.
(Transports aériens intercontinentaux)
d’établir une ligne vers Nandi, Nouméa et
Paris. Elle y affecta un avion de type D C 4,
mais le prolongement de la ligne vers
Papeete nécessitait un *hydravion.
Les transports terrestres s’étaient par
contre rapidement développés à Tahiti.
Les premières *automobiles apparurent
1905 et les *trucks succédèrent aux
omnibus à cheval en 1935, obligeant les
autorités à rénover le réseau des *routes et
vers
à remplacer les vieux *ponts de bois.
Aujourd’hui,
les
liaisons maritimes
assurent encore l’essentiel du transport des
marchandises : I 032 400 tonnes de fret,
dont 347 000 pour le trafic interinsulaire,
en
1987. Finit compagnies internationales
desservent le port de Papeete,
les princi¬
pales étant la *Compagnie générale mari¬
time (C.G.M.), la Nedlloyd Line, la Bank
Line, la Colombus Line et la Hyundai.
Elles relient Papeete à 20 ports dont 11 sur
TRANSPORT
Transports maritimes. 1. Pirogue
double armée pour un voyage
interinsulaire (dessin de
S. Parkinson). 2. Différents types
d’embarcations manoeuvrées à la
voile et à la pagaie (aquarelle de
G. Tobin, 1792). 3. Le Mariposa.
vapeur américain de l'Ocean
Steamship Company, mis en
service sur la ligne PapeeteSan Francisco en 1906. 4. L'arrivée
du Sagittaire,
premier navire
français à reprendre la ligne du
Pacifique à la fin de la 2® Guerre
mondiale.
5. K.
Emory et F. Stimson devant
leur cotre échoué sur
un
récif corailien. 6. Déchargement
d'une goéiette par baieinière dans
un atoli sans
passe. 7. Surchargée,
cette goéiette s'apprête à braver
ies houles croisées du Pacifique et
ies dangers de ia navigation
interinsulaire (vers 1950).
8. Les installations portuaires de
un “poumon" pour la vie
insulaire. 9. Le Maire, faisant la
navette entre Tahiti et Moorea vers
1970. 10. Le Keke iii de
Pierre Sachet, navire spécialisé
dans le transport rapide des
Raiatea :
passagers vers Moorea,
actuellement affecté à la desserte
interinsulaire des Marquises.
11. Le Tamara Moorea : ce ferry a
véhiculé 288 000 passagers et
249 000 tonnes de marchandises
en 1987 entre Tahiti et Moorea.
12. Cargo porte-conteneurs grec
dans le port de Papeete.
234
TRANSPORT
Transports routiers. 1. Le cabriolet,
un moyen de transport bourgeois
début du siècle. 2. Un truck sur
la route de ceinture de Tahiti vers
au
1950. 3. Truck, scooter, moto, trois
des modes de transport les plus
communs en
Polynésie.
4. Le cheval, un auxiliaire bien
adapté aux réseaux tourmentés
des îles Marquises. 5. Moyen de
transport mais surtout instrument
de jeu, la bicyclette n'a guère été
adoptée que par les enfants en
Polynésie. 6. Tacot recarrossé,
pour le transport du coprah aux
Tuamotu. 7. Autobus destiné au
ramassage scolaire (1988).
8. Embouteillage matinal à l'entrée
ouest de Papeete.
235
TRANSPORT
236
TRAVAIL
le pourtour
du Pacifique (Los Angeles,.
Auckland, Sydney, Tokyo...) et 9 sur les
rives de l’Atlantique (Le Havre et New
York surtout). Dans le domaine du trans¬
port international, la concurrence joue
pleinement. Par contre, la desserte des
lignes intérieures a fait l’objet d’accords
entre le gouvernement territorial et les
armateurs afin qu’un service régulier soit
assuré
au
bénéfice de toutes les îles, en
échange de tarifs garantissant une couver¬
ture suffisante des coûts.
Le réseau de transport maritime intérieur
très centralisé, toutes les productions
aboutissant à Papeete ou y transitant. Les
est
prolongé vers Auckland pour
ligne des Antipodes, la plus
longue du monde avec ses 22 000 km.
En 1958, la T.A.L ouvrit une liaison
Nouméa-Nandi-Bora Bora au moyen de
DC 6 et de DC 7 avec correspondance pour
Papeete par les hydravions du "“Réseau
aérien interinsulaire, sa filiale en Polynésie.
En 1960, une ligne Bora Bora-Honolulu
fut ouverte, prolongée par Air France vers
Los Angeles et Paris. Les deux compagnies
françaises réalisaient alors le tour du
monde, au moment où l’aéroport de Faaa
le vol fut
former la
entrait
en
fonction. En 1963, la T.A.L
fusionna avec l’Union aérienne des Trans¬
lignes les plus fréquentées sont celles des
ports pour former l’Union des Transports
mixtes se livrent au grand
*cabotage. Il faut y ajouter l’axe TahitiMoorea, le plus actif puisque les ferryboats y ont acheminé 72 % du trafic
•
îles Sous-le-Vent et des Tuamotu duNord,
où 23 cargos
insulaire de marchandises et 79 % des
passagers prenant le bateau en Polynésie
en 1987. Par ailleurs, des *paquebots de
croisière font escale à Papeete ou assurent
un
service touristique inter-îles.
Les transports aériens se sont développés
après la Deuxième Guerre mondiale. Les
premiers vols réguliers furent assurés par la
*Trapas, la T.A.L, *Air Tahiti et le
''‘Réseau aérien interinsulaire entre 1947 et
1960. Après l’ouverture de l’aéroport de
Faaa, plusieurs compagnies effectuant des
transpacifiques sont venues
s’établir à Tahiti : "'Air New Zealand,
U.T.A. ("'Union des Transports aériens),
relations
aériens (U.T.A.).
Transports aériens. 1. CAMS 37 de
l'hydrobase de Papeete en 1930.
2. Catalina de la Trapas (1947).
3. Bermuda de la T.E.A.L. au
décollage sur le lagon de Faaa.
4. Premier vol Air France sur la
“ligne des Antipodes” (DC4).
5 et 6. Les avions utilisés par le
C.E.P. pour relier les sites à
Papeete ; Bréguet et Caravelle.
L’hydravion Grumann-Mallard,
premier appareil de la compagnie
Air Tahiti. 8. Britten Norman, utilisé
notamment sur la ligne Tahiti-
7.
Moorea. 9. Twin Otter assurant les
liaisons inter-îles aux Marquises.
10.
Hélitreuillage dans l'intérieur
montagneux de Tahiti. 11. DC10 et
Boeing 747 : l’ère des jumbo-jets
a commencé en 1973àTahiti-Faaa.
Transports aériens du Pacifique Sud
(Trapas). Compagnie aérienne fondée par
une équipe d’anciens de l’escadrille aéro¬
navale des Forces Françaises Libres
groupés autour d’un industriel de
“"Nouméa. Cette compagnie fut la première
à effectuer des vols réguliers (mensuels)
entre Papeete et Nouméa, permettant ainsi
de relier Tahiti aux lignes aériennes inter¬
nationales, en particulier Paris-Nouméa.
Le courrier
gagnait ainsi plus d’un mois
français de
Métropole. Pour ses
liaisons, la Trapas utilisa des “"hydravions
Catalina achetés aux surplus américains et
pouvant transporter 10 personnes. La
compagnie cessa ses activités en 1950, mais
elle fut bientôt rachetée par Air Tahiti.
entre les
"'Etablissements
l’Océanie
et
la
"'Qantas, Pan American, puis Continental,
"'Lan Chile, Minerve, Air France. En
1987, le trafic passagers international
s’élevait à 391 519 personnes pour une tren¬
taine de vols par semaine, essentiellement
sur
l’axe
Australasie-Papeete-Amérique
du Nord. Le développement du trafic
intérieur doit beaucoup à la mise en service
pistes dans toutes les îles de plus de
(Rimatara et Raivavae
exceptées). Au total, 31 aérodromes terri¬
de
500 habitants
toriaux fonctionnent à côté de quatre
aéroports civils d’État : Faaa, Bora Bora,
Uturoa et Rangiroa. Les liaisons sont
assurées par deux compagnies locales dont
le statut et le nom ont été modifiés en 1987 :
"'Air Moorea (ex Air Tahiti) qui dessert
l’île du même
nom
et
Air Tahiti (ex Air
Polynésie) qui se charge des liaisons sur
l’ensemble du Territoire. Le trafic intérieur
s’est élevé à 384 604 passagers et 696 tonnes
de fret en 1987.
Transports aériens intercontinentaux
(T.A.L). Compagnie aérienne française
privée, créée le D'' janvier 1946 pour
•
desservir le continent africain. Elle
prit
rapidement une dimension plus interna¬
tionale et, en octobre 1955, le gouverne¬
ment français lui confia les
liaisons avec le
Sud-Est asiatique et le Pacifique. La T.A.L
remplaça Air France sur les liaisons avec
janvier 1956 et assura la
desserte chaque semaine. En février 1957,
Nouméa, dès
travail, nom masc. Effort accompli pour
obtenir quelque chose d’utile. Ouvrage que
l’on fait ou qui est à faire. Manière
d’exécuter un travail.
•
L’attitude de l’individu face au travail
dépend en général de son caractère et de la
culture à laquelle il appartient.
En Polynésie, on peut distinguer deux
comportements que P. Hodée a résumés en
les aspects socio-culturels du
travail : «le Polynésien est un excellent
travailleur ; mais il ne travaille pas de la
décrivant
façon, ni pour les mêmes motiva¬
tions que l’Européen (ou le Chinois), sans
même
parler du célèbre *fiu. Il travaille plus à une
tâche précise et à but immédiat qu’à long
terme. Il travaille plus en groupe et pour un
groupe que seul et pour lui-même. Il n’est
ni un cérébral ni un individualiste ; le
partage communautaire et la relation
affective sont importants pour lui» (“Tahiti
1834-1984”).
En économie, le travail accompli par
chaque actif permet de le classer dans une
échelle de rémunération, dans une caté¬
gorie socio-professionnelle et dans un
•
“"secteur (“"primaire,
“"secondaire ou “"ter¬
tiaire). De cette façon, on ne comptabilise
cependant que les travailleurs (57 863 en
Polynésie en 1983) et les travaux contri¬
buant à la formation du “"produit national
237
TRAVAILLISTE
brut. Les enfants
d’âge scolaire et les
adultes à leur domicile accomplissent
respectivement des travaux néanmoins
utiles à l’avenir ou au fonctionnement de la
société.
travailliste, nom et adj. Membre du *parti
du Travail (Labour Party) fondé en
Angleterre en 1900 par Ramsay Mac
Donald. Le parti travailliste représente en
Grande-Bretagne le courant socialiste
réformiste. Il devint, après la
Guerre
mondiale, un des deux grands mouve¬
ments politiques du pays avec le parti
■"conservateur, après le déclin du parti
libéral.
Des partis travaillistes se sont aussi
constitués dans certains États du
*Commonwealth.
C’est
ainsi
que
l’Australie (depuis 1983) et la Nouvelle-
1984) se sont donné des
gouvernements travaillistes dirigés respec¬
tivement par Bob Hawke et David Lange.
Zélande (depuis
tremblement de terre voir séisme.
trépang, nom masc. Produit alimentaire
obtenu à partir des *holothuries ou bêches
de mer. L’animal est vidé puis séché dans
un
four.
Son
enveloppe
peut
être
consommée farcie ou réduite en poudre et
dans
chinoise.
Au XIX'
entre
certains
plats de la cuisine
siècle, Tahiti exportait du
trépang vers la Chine et Hong Kong.
trésor, nom masc. Amas d’objets précieux
mis en réserve. Lieu où l’on conserve une
valeur. Administra¬
chargée de gérer les caisses par
lesquelles on assure l’exécution du *budget
de l’État.
•
Éloignées de tout trafic de métaux
précieux, les îles de Polynésie ne semblent
pas recéler de trésors comme ce fut le cas
des eaux et de quelques îles de la mer des
Caraïbes. Des récits fabuleux ayant trait à
la découverte de trésors ont cependant
conduit quelques esprits imaginatifs à
répandre l’idée que des trésors auraient été
enfouis en Polynésie. On a cru ainsi que
Bougainville aurait enterré un trésor à
Hitiaa ou encore que des pirates auraient
caché des lingots d’or volés aux congré¬
gations d’Amérique du Sud sur l’atoll de
*Pinaki. Le seul “trésor” connu est évoqué
par Christian Beslu dans un article du
Bulletin de* la Société des Études océa¬
niennes. Il s’agit de 234 pièces d’argent
collection de grande
tion
découvertes à *Mataiea lors des travaux de
réfection du temple. Datées de 1800 à 1845,
pièces présentent surtout un intérêt
numismatique. Elles sont d’origine mexi¬
ces
Tressage. 1. De feuilles de cocotier
(ni’auj. 2. D’une cordelette en
nape. 3. De fibres de pandanus.
Ha'unera’a. 1. Ha'unera'a ni’au.
2. Firira'a taura nape. 3. Ha'unera'a
pae'ore.
238
caine, péruvienne, bolivienne, anglaise et
américaine et donnent une idée de
l’extrême variété des * monnaies en circula¬
tion à Tahiti au début du XIX' siècle.
tressage, nom masc. Art de réaliser des
objets en entrelaçant des *fibres.
• Les
Polynésiens ont de tout temps excellé
dans cet art qui ne nécessitait que des
matières fournies par l’environnement
végétal : palmes de cocotier (*«;hi/), bourre
de noix de coco {*nape), feuilles de
pandanus {*fara), écorce de *pûrau... Le
tressage des couvertures végétales servant
de toiture aux *fare était le plus utilitaire.
Les techniques variaient d’un archipel à
l’autre. Aux îles de la Société, les palmes de
cocotier, ramassées au sol ou coupées sur
l’arbre, étaient mises à tremper dans l’eau
Elles étaient ensuite séparées en
deux dans le sens de la longueur et tressées
douce.
en
croix. La confection des ligatures avait
grande importance dans une société
qui ne connaissait pas le métal. Les pièces
de charpente, les éléments d’une *pirogue
une
ou le manche d’un outil étaient maintenus
solidement par des ligatures de bourre de
coco tressée (nape).
Ces fibres devaient
d’abord
subir une préparation pour
devenir imputrescibles. La bourre de coco
était immergée pendant près de deux mois
dans l’eau de mer, puis battue, rincée à
l’eau claire et séchée. Les cordelettes
étaient torsadées et tressées par les plus
1
TROC
âgés. Le tressage entrait dans la réalisation
de
nombreux objets de *vannerie :
sandales, vêtements... Pourles*parures, la
matière utilisée était parfois une chevelure
entrelacée de coquillages et d’os. Pour les
réceptacles des dieux (*to’o), des '"plumes
rouges ou jaunes étaient glissées dans les
cordelettes de nape.
Le tressage des "‘paniers et des "'chapeaux
reste un
"‘artisanat toujours très vivace à
Tahiti et aux Australes.
triangle, nom masc. Figure géométrique à
trois côtés.
triangle polynésien. Vaste région du
"“Pacifique incluse dans un polygone
•
couvrant 15
millions de kilomètres carrés
et dont les sommets correspondent aux îles
"‘Hawaï,
à l’île de "“Pâques et à la
"‘Nouvelle-Zélande. C’est à l’intérieur de
les Polynésiens ont réalisé
leur expansion par de multiples voyages
cette zone que
interinsulaires entre environ 2000 av. J.-C.
triangle
polynésien comprend la "“Polynésie occi¬
dentale ("“Tonga, "“Samoa), la Polynésie
centrale (îles "“Cook, "“Polynésie française)
et la Polynésie orientale.
En dehors de ce triangle, on rencontre des
populations polynésiennes dans quelques
et
l’an mil de notre ère. Le
îles et îlots isolés
Micronésie
en
Mélanésie et
Au pénal, le tribunal de grande instance se
transforme en tribunal de police pour le
jugement
des
contraventions,
ou
en
tribunal correctionnel pour le jugement
des délits mineurs. Les juridictions d’ex¬
ception comprennent les tribunaux
d’instance, les tribunaux de commerce, les
conseils de prud’hommes, les tribunaux
militaires...
Polynésie française dispose d’un
première instance, qui com¬
prend une juridiction centrale, sise à
Papeete, et deux sections détachées, l’une à
•
La
tribunal de
Uturoa, l’autre à Taiohae. Le tribunal de
première instance de Papeete comprend un
président, un vice-président et 11 magis¬
trats du siège (chargés de prononcer les
décisions), un procureur, un premier
substitut et trois substituts au "“parquet
dont le rôle est de défendre la société. On
trouve sur le Territoire un certain nombre
de juridictions d’exception, comme le
Tribunal du Travail, qui connaît des litiges
employeurs et salariés, le Tribunal
mixte du Commerce, qui statue sur les
entre
litiges entre commerçants, le Tribunal
administratif, et la Cour d’Assises, qui juge
les crimes.
Le tribunal de Papeete siège avenue Bruat.
Il a été récemment agrandi.
en
Tikopia,
Ontong Java,
Sikiana, Nukumanu ou Kapingamarangi
forment ainsi une Polynésie “extérieure”.
tribu voir clan.
tribunal, nom masc. Juridiction d’un ou
plusieurs "“magistrats qui siègent ensemble.
Les magistrats eux-mêmes, ainsi que
l’endroit où ils siègent.
On distingue deux degrés de juridiction :
les tribunaux de première instance et les
"“cours
d’"“appel. Les tribunaux de
Tribune de Tahiti (La). Journal publié
par la section locale du Comité républicain
du Commerce, de l’Industrie et de l’Agri¬
culture. Son objectif était de défendre les
intérêts généraux de la colonie tant en
Polynésie qu’à l’extérieur. A cet effet, la
Tribune de Tahiti était en vente à Papeete
et Raiatea mais aussi à San Francisco et à
Paris. Constant "“Deflesselle puis Émile
"“Martin en assurèrent la direction. Le
premier numéro parut en 1912 et le dernier
en
août 1915.
tristeza, nom fém. Maladie à "“virus
atteignant les "“agrumes ("“citronniers,
"“orangers, mandariniers...). Elle a été
introduite en Polynésie à partir de 1975 et a
provoqué la destruction quasi totale des
vergers existants.
Cela entraîna une
flambée des prix, notamment celui des
citrons. Depuis 1980, des plants résistants
ou tolérants ont été mis en
place par le
l’Économie rurale avec pour
objectif la couverture des besoins locaux à
Service de
la grande salle d'audience du tribunal de Papeete
première instance jugent au civil
(règlement de différends entre particuliers)
ou au pénal (où l’on sanctionne les fautes
contre
la société). Les tribunaux de
première instance sont eux-mêmes divisés
en une juridiction de "“droit commun et des
juridictions d’exception. La juridiction de
droit commun, à compétence générale, est
assurée par le tribunal de grande instance.
l’horizon 1988.
Triton voir pii.
troc, nom masc. Échange d’un bien contre
un
autre.
Forme de commerce propre aux
primitives ignorant l’usage de la
"“monnaie ou aux négociants de deux pays
qui ne pratiquent pas de transactions
sociétés
monétaires.
Dans la Polynésie ancienne, le troc était
•
239
TROCA
la principale forme d’échange. Il avait lieu
entre des personnes n’ayant pas de liens
familiaux et constituait une adaptation
aux difficultés du stockage des biens
vivriers. En fait, l’opération était conçue
un don, suivi, dans un délai très
variable, d’un contre-don. D’après
J.F. Baré, tous les biens étaient conver¬
comme
tibles en Polynésie, mais les biens manu¬
facturés n’étaient pas considérés comme
payés par les biens vivriers et périssables.
Après 1815 et avec la fin des troubles aux
îles du Vent, les navires de commerce et les
baleiniers vinrent de plus en plus souvent à
Tahiti. Le commerce prit un tel essor que le
troc disparut pour faire place aux échanges
monétaires.
Troca. 1. Ensachage des tracas au
retour de la pêche.
sacs
2. Pesée des
de trocas à la balance
romaine. 3. A l'issue de la collecte,
la coquille nacrée est destinée aux
travaux d'artisanat et la chair est
consommée. Celle-ci a fait l'objet
de tentatives de mise en boîtes de
conserve. 4. Troca adulte dans son
environnement naturel.
240
Troca, nom masc. Trochus niloticus.
Mollusque *gastéropode de la famille des
Trochidés. C’est un coquillage de forme
conique pouvant atteindre 15 cm de
diamètre à la base. Il est répandu dans
l’océan Pacifique et l’océan Indien.
•
Il a été introduit à Tahiti en 1957 pour
remplacer la *Nacre dont la production
avait chuté. Les 40 individus importés des
Nouvelles-Hébrides ont été placés à
Tautira. Ils connurent un développement
spectaculaire à Tahiti et des transplan¬
tations furent effectuées dans les autres îles
de la Société
en
1963 et dans d’autres
archipels à partir de 1968. La première
récolte fut réalisée en 1971, alors que la
population était estimée à 10 millions
d’individus: Depuis, cette pêche est très
réglementée pour éviter toute surexploita¬
tion. Cette introduction semble être
une
réussite car elle n’a pas entraîné de pertur¬
bations notables du milieu environnant.
La plus grande partie de la production
(80 %) est exportée vers l’Europe, essen¬
tiellement pour la fabrication des boutons.
Le reste est travaillé sur place et transformé
en lampes, bracelets, pendentifs, boucles
d’oreilles...
D’autre part, la chair est comestible et
remplace bien souvent le traditionnel
*maoa devenu rare.
TSAO WANG
trombe, nom fém. «Colonne nuageuse
associée à un mouvement tourbillonnaire
de l’air sortant d’un
'"nuage orageux et
accompagnée d’un “buisson” constitué de
gouttelettes d’eau ou de matériaux divers
arrachés à la mer ou au sol. Son diamètre
peut atteindre plusieurs hectomètres. On
pendant
la
saison
chaude» (G.
Cauchard
“Encyclopédie de la Polynésie”, tome 1).
S’emploie dans diverses expressions pour
donner une impression de violence ou de
rapidité : des trombes d’eau, arriver en
en rencontre assez souvent en mer
trombe.
aérée et dans laquelle on dispose des bancs
longitudinalement. Les trucks sont peints
de couleurs vives et constituent depuis
1935 un des aspects originaux des trans¬
ports en Polynésie. La gare routière du
marché de Papeete est le centre du réseau
desservi par
les trucks. «Tout autour du
marché, l’animation est intense, surtout au
moment du départ vers les '"districts des
trucks carrqssés pour protéger les pas¬
sagers du soleil et de la pluie et chargés
jusqu’au toit de voyageurs, de fruits, de
légumes, de cochons noirs et des éternelles
bonites accrochées à l’arrière, tandis qu’un
joyeux guitariste accompagne les chants
tropique, nom masc. Ligne imaginaire,
parallèle à l”'‘équateur, située par 23° 26’
nord ou sud et le long de laquelle le soleil
passe au '"zénith à chacun de ses '"solstices
d’été. Le tropique nord est encore appelé
tropique du Cancer et le tropique sud,
tropique du Capricorne.
La zone intertropicale s’étend entre ces
deux lignes ; la Polynésie française s’y
trouve presque entièrement incluse. Le
tropique du Capricorne longe l’extrémité
sud de Tubuai et laisse Raivavae, Rapa et
les îlots de Bass dans la zone tempérée sud.
Trou du Souffleur. Curiosité naturelle
située au P.K. 22, sur la côte est de Tahiti,
pied de la falaise. A intervalles assez
réguliers, un jet d’embruns, semblable au
souffle d’une baleine, est expulsé des
au
rochers
et
vient
arroser
la
route en
corniche. Le Trou du Souffleur corres¬
pond à un '"lavatube dont le plafond est
perforé. Les vagues s’y engouffrent et
compriment l’air jusqu’à ce que la pression
atteigne un maximum explosif qui
déclenche le jaillissement de l’eau de mer.
En tahitien, ce lieu se nomme Arahoho : “la
route qui hurle”.
Sur la dalle basaltique située en contrebas
voir de très belles
figures d’’"orgues volcaniques à contours
de la route, on peut
pentagonaux.
jet d’embruns au Trou du Souffleur
sur son instrument.
Un voyage en truck est
certes la chose la plus pittoresque à Tahiti
bien que le modernisme, là aussi, fasse ses
trombe d'eau
ravages et que certains véhicules rempla¬
cent les passagers musiciens par une bande
magnétophone» (G. Kling : “Tahiti”).
De nos jours, plus de 250 trucks sillonnent
les routes de Polynésie. Ils appartiennent à
de
plusieurs dizaines de petites entreprises de
transport qui sont titulaires d’une licence
de transport et se voient attribuer une ligne
avec des points d’arrêt théoriquement
fixes. Dans les îles, comme à Tahiti il y a
quelques années, un chiffon noué au
portail ou une palme de cocotier posée sur
le bas-côté indiquent encore une demande
de transport.
Depuis 1986, à la suite de grèves et de
manifestations des chauffeurs de trucks
contre les formes de concurrence déloyale,
ce
mode de transport
fait l’objet de
réformes importantes. Il s’agit de ratio¬
naliser la desserte de la zone urbaine en
créant
un
service de transports
scolaires,
des '"groupements d’intérêts économiques
et deux gares routières aux entrées de la
ville, à Mamao et Tipaerui.
Voir planche p. 242.
T rust T erritories of the Pacifîc Islands.
Ensemble des archipels que r’"Organisation des Nations-Unies plaça sous la tutelle
administrative des '"États-Unis en 1947. Le
Territoire correspond à la '"Micronésie et
comprend plus de 2 000 îles et îlots ; les
■"Carolines, les '"Marshall, les '"Mariannes
du Nord et les '"Palau. Le “Trusteeship
agreement” de 1947 est toujours en
vigueur, mais le statut des îles a connu de
profondes modifications. Depuis 1976, les
États-Unis ont progressivement accordé
des responsabilités accrues aux gouver¬
nements locaux. Les archipels micronésiens constituent aujourd’hui des '"États
associés aux États-Unis. Ceux-ci envi¬
sagent de ne conserver que la fonction de
défense et la maintenance du système de
communications.
truck, nom masc. de l’anglais : camion ou
plate-forme.
•
Autobus formé d’un châssis de camion
sur
lequel on a fixé une cellule en bois, très
WANG. Dieu du foyer dans la
tradition religieuse '"chinoise. On le repré¬
TSAO
sente
sous
aimable
les traits d’un bonhomme
accompagné de quelques amis.
241
TSERSTEVENS
Trucks. 1. Vers 1940. 2. Vers 1950.
3. File des trucks dans une rue
adjacente au marché de Papeete,
nœud central des lignes de Tahiti.
4. Sur les flancs du truck,
les
principales étapes ou les quartiers
desservis. 5. Truck spécialisé dans
le ramassage des écoliers ou des
employés de l’administration
territoriale. 6. Desserte du quai des
goélettes à Motu Uta. 7. Abri-bus
de style néo-polynésien. 8. Ancien
mode d'accès par l’arrière,
désormais interdit par mesure de
sécurité.
242
d’un chien et d’un coq. L’effigie de ce dieu
est accrochée dans la cuisine car il est censé
aider la famille à résoudre les problèmes de
la vie quotidienne. Des mets lui sont offerts
au
de
début et à la fin de la dernière semaine
l’année,
au
moment
où,
selon la
'•’Pomare I, puis par son fils *PomareIL La
coutume du *pi’i entraîna selon John
*Davies
(“Tahitian
and
english
dictionary") le passage de tu à tia dans la
plupart des mots comprenant cette syllabe.
Ainsi l’atoll Teturoa devint *Tetiaroa et
croyance populaire, Tsao Wang part
informer le dieu Shang Ti sur le compor¬
l’île Meetu, *Mehetia.
prendre sa place dans chaque foyer.
TUAHINE
tement
des familles avant de revenir
(Albert) (1886-1974).
Écrivain et voyageur belge qui séjourna à
Tahiti de 1946 à 1949. Il fit de longues
randonnées à pied, visita tous les archipels
et vécut souvent au contaet des Polyné¬
T’SERSTEVENS
siens. Il rapporta une moisson considé¬
rable de notes, de photographies et de
dessins
réalisés par sa compagne
Amandine Doré. Ce séjour polynésien lui
inspira deux ouvrages : “Tahiti et sa
couronne” (1951) et “La *Grande Plan¬
tation” (1952).
(1783-1828). *Diacre protes¬
tant. Originaire de Raiatea, Tuahine s’était
mis au service des *missionnaires anglais
lors de leur premier séjour à Tahiti. Après
ceux-ci aient fui à Moorea et à
en
1808, Tuahine continua à
pratiquer la religion chrétienne, imitant en
cela *Pomare II qui manifesta publique¬
ment sa foi en 1813. Tuahine fut rejoint par
des habitants de *Pare, ce qui explique
l’heureuse surprise du pasteur Hayward
qui, revenu àTahiti en juin 1813, «fut attiré
en passant dans les bois de Fautaua, par les
étranges pratiques d’un petit groupe à demi
que
Huahine
caché dans
une
clairière, leurs chants et
prières... chrétiennes» (H. Vernier : “Au
vent des cyclones”). Tuahine fut le premier
catéchumène instruit à l’école biblique de
Papetoai. Il devint un précieux auxiliaire
des
missionnaires Henry *Nott et
John *Williams lors de l’évangélisation de
Albert T'Serstevens
Raiatea.
TUAMOTU.
Archipel de Polynésie
allongé sur 1 500 km du sud-est au nordouest entre les 14= et 23= degrés de latitude
sud et les 135= et 149= degrés de longitude
ouest.
•
11 comprend
76 *atolls de formes et de
tailles très variées : de 15 ha pour Tekokota
à 7 920 ha pour Rangiroa, en ne comptant
que les terres émergées. Ces atolls coral¬
liens coiffent des substrats volcaniques
profonds et très anciens (40 à 60 millions
d’années) reposant eux-mêmes sur une
vaste
*dorsale sous-marine. Le processus
de formation de
ces
îles fut
sans
doute
différent de celui des autres archipels. Les
tsunami voir raz de marée.
TU. Un des *dieux les plus
puissants de
l’ancienne *religion polynésienne, dont le
nom
signifie stabilité. Il était invoqué
Tahiti et dans les Tuamotu
l’artisan du dieu suprême
*Ta’aroa. Dans la tradition tahitienne, il
était aussi dieu de la guerre. Une ^légende
des Tuamotu rapporte que le dieu Tu avait
l’intention de conduire l’île de Tahiti,
surtout à
comme
changée en *poisson, dans le grand lagon
de *Rangiroa qu’il avait créé à cet effet.
Mais l’île s’échoua sur un haut-fond et n’en
bougea plus. Ce dieu était représenté par la
grosse araignée tu-tu-rahu-nui qui se tenait
à la tête du poisson Tahiti pour le guider et
par l’oiseau meho (*marouette fuligineuse).
•
Tu était
également le nom porté par
géologues estiment qu’en raison de la
vitesse de déplacement de la *plaque
Pacifique, les îles sont nées d’une puissante
source magmatique située au niveau de
l’ancienne dorsale de Faralon. La subsi¬
dence des masses volcaniques et leur
immersion expliquent l’épaisseur des
masses coralliennes. Les phénomènes tec¬
toniques de soulèvement, d’enfoncement
ensuite donné sa person¬
nalité morphologique à chaque atoll. C’est
ainsi que l’on observe des atolls très
ou de bascule ont
*Rangiroa et *Moruroa,
(*Puka Puka) et comblés
(''“Nukutavake), ou soulevés (*Makatea)...
ouverts comme
fermés
Les atolls des Tuamotu constituent des
milieux difficiles aux sols très pauvres et
sans réserve d’eau douce facilement exploi¬
table. Ils sont vulnérables aux tempêtes et
aux *raz de marée. Des hommes se sont
•
TUAMOTU
Tuamotu. 1. L'atoll de
Tikei, un des plus petits
anneaux
coralliens de
l’archipel. 2. Famille de
pêcheurs.
3. Débarquement d’une
baleinière des produits
manufacturés en
provenance de Papeete.
4. Éléments du sol
corallien à Takapoto.
2
courant nutritif -
1-
w,
embarcation à moteur
pour les relations terrestres
et lagonaires
244
TUAMOTU
La perliculture aux Tuamotu.
1. Vérification et nettoyage d’un lot
de jeunes nacres. 2. Récolte de
perles noires, principale richesse
des Tuamotu depuis le début des
années 80. 3. Technicien japonais
greffant un nucléus dans une nacre
adulte.
perlière sur pilotis installée' à
proximité des courants lagonaires les plus
nutritifs. Sur cette plate-forme, on assure la
surveillance des nacres, les opérations liées
à leur élevage, la greffe et la récolte des
Ferme
nacres.
^^^^^^piatè^-formes fldtjantes;^^^^^^^ncrees au fond du Jagon
--O,
Sous les
radeauV ou les bouées, les
nacres sont
disposes dans trois typey
pl^ -Si^^S^
proteger^s,r^f^„^i|||,^f
de filets (en accordœn, verticaux
pyramidaux) pourdes
prédateurs.
\
ou
ï '.ÿ/-...-.
245
TUARO’I
de *Quiros en 1606 à Fitz Roy en 1835, ont
à leur actif la découverte d’une
ou
de
plusieurs îles. Pour les Paumotu, cette
époque fut plutôt marquée par les guerres
qui opposèrent plusieurs atolls à la poli¬
tique violemment expansionniste des
habitants de Anaa ou de *Fakarava. Ces
ont
provoqué d’importantes
migrations vers les îles du Vent et une
conflits
intervention de *Pomare II entre 1815 et
1821.
L’influence des Pômare sur les Tuamotu de
l’Ouest (dont ils sont originaires) permit
aux
missionnaires protestants de com¬
à évangéliser les populations.
Cependant, le manque de personnel puis le
départ des pasteurs anglais à la suite de
rétablissement du protectorat français en
mencer
arche sacrée (fare fini atua) et
outils traditionnels des Tuamotu
pourtant fixés dans ces îles à partir du
xp siècle de notre ère et ont mis en oeuvre
systématique des
Marquises et des îles
de la Société, ils ont su tirer parti des fruits,
du bois, des feuilles, des fibres ou des
racines des quelques essences disponibles
telles que le *cocotier, le *pandanus, le
*nono et le *pourpier. Cette activité de
cueillette trouvait son prolongement dans
la *pêche lagonaire et l’exploitation des
une
exploitation
ressources. Venus des
ressources
de l’océan et du récif
:
mol¬
lusques, crustacés, poissons de rochers...
L’aménagement du milieu était aussi indis¬
pensable à la régularité des approvision¬
nements. Il s’est traduit par le creusement
de très nombreuses *fosses de culture et la
construction de *parcs à poissons mettant
profit les courants lagonaires et les
migrations des espèces. Sur le plan reli¬
gieux, les Taumotu avaient les mêmes
croyances que le reste du monde polyné¬
à
sien et l’on trouve dans les îles les restes de
nombreux *marae. Ceux-ci diffèrent des
constructions des îles hautes par le
matériau utilisé (de grandes dalles de
*corail posées sur chant ou empilées à plat
le *ahu) et par une structure très
ouverte. Ces constructions présentent un
grand intérêt archéologique car on y a
retrouvé des vestiges de l’artisanat (outils
en *nacre, en carapace de *tortues, objets
de corail...) et des indices sur le mode
pour
d’alimentation. Les warac constituent
enfin des témoins du régime foncier et de la
structure socio-politique des îles. L’analyse
des traditions contenues dans les
*puta
tupuna ainsi que les traditions culturelles
permettent de distinguer plusieurs aires
homogènes au sein de l’archipel ; au nordouest, le *Mihiroa de *Niau à *Mataiva et
le *Vahitu de *Tikei à *Ahe ; au centre, le
*Tapuhoe de '"Hao à *Toau et leParatade
*Hereheretue à '•’Anaa ; au nord-est, le
*Napuka et le "'“Fangatau ; au sud-est le
■"Marangai.
La découverte de 1’“Archipel dangereux”
par les Européens prit de longues années
car aucun navigateur ne s’est attardé au
milieu de ces îles sans grand intérêt
économique. Tous les grands découvreurs,
246
1842 ouvrirent la voie
surtout aux
aux
mormons
et
prêtres catholiques.
Le XIX^ siècle vit d’autre part se
•
développer rapidement une économie de
*traite aux Tuamotu. L’exploitation de la
*
nacre avait commencé vers
1820 et connut
apogée vers 1870, date à laquelle les
ventes atteignaient 600 tonnes par an et
constituaient 15 % des exportations de la
colonie. Entre 1880 et 1900, le *coprah en
prit le relais. Depuis 1850, Anaa exportait
de grandes quantités d’huile, mais la
demande des pays d’Europe s’orienta
plutôt vers le coprah dont seules les usines
européennes semblaient pouvoir tirer des
produits de qualité. Dès lors, sous l’impul¬
un
sion des missionnaires, les atolls se cou¬
vrirent de cocotiers et les populations
entrèrent dans la dépendance économique
des maisons de commerce de Papeete. Les
*goélettes effectuant les liaisons de cabo¬
tage entre les îles à partir de Tahiti jouèrent
un rôle essentiel dans le fonctionnement de
cette économie et dans la vie quotidienne
des Paumotu. La fourniture de
produits
bruts ne s’est pas limitée à la nacre et au
coprah. De 1911 à 1965, le gisement de
*phosphates de *Makatea a fait l’objet
d’une exploitation intensive tandis que les
parcs à poissons se multipliaient aux
Tuamotu du Nord pour approvisionner les
travailleurs de la *Compagnie des Phos¬
phates et le marché urbain de Papeete en
rapide expansion. Alors que les Tuamotu
de l’Est restaient à l’écart des grandes
mutations organisées à partir de Tahiti, les
îles du Nord et du Centre se sont mises à
vivre en symbiose avec Papeete grâce à leur
désenclavement maritime et aérien. Cepen¬
dant, en dépit des activités qui s’y déve¬
loppaient, ces îles ont vu partir plusieurs
centaines d’habitants vers la capitale où
sont apparus des quartiers paumotu, en
particulier dans la vallée de la *Mission et à
Mamao.
Les principales richesses économiques
actuelles sont la *perliculture, la récolte du
coprah, le tourisme (à Rangiroa et
Manihi), les activités de construction et de
service générées par les bases militaires de
*Hao et de Moruroa.
TUBERCULE
La
population de l’archipel s’élevait à
11 211 habitants en 1983. Elle se répartit
sur 37 îles groupées en 16 communes
parmi
lesquelles Rangiroa et Hao font figure de
petits centres régionaux grâce à leurs
services publics et à leur rôle de plaques
tournantes aériennes.
Voir aussi : exploration.
tuâro’i. Terme polynésien qui, d’après
Charles ''‘Vernier, signifie “litière d’idées et
de réflexions”. Il
s’agit d’un exercice
biblique pratiqué sous la direction d’un
animateur, par une communauté protes¬
tante, dans \xnfareputuputura’a. «Lorsque
le tuâro'i a été lancé et qu’il prend forme,
tout le monde dans la "‘paroisse ou dans le
groupe tient à se manifester. Depuis les
jeunes enfants qui réciteront par cœur
quelques bribes de versets, jusqu’aux per¬
sonnes les plus sages qui exprimeront de
profondes et pertinentes pensées, en
passant par la jeunesse qui s’essayera à
s’exprimer en public ; tous voudront
prendre part à cette joute biblique animée
et joyeuse. L’interprétation
allégorique des
textes bibliques prendra largement le pas
sur le raisonnement
logique. Un tuâro’i
normal dure facilement 3 à 4 heures.
Parfois la nuit entière y passe et c’est un
honneur d’arriver au petit jour sans avoir
cédé au sommeil ! Les chants târava ou
*himene rü'au permettront cette perfor¬
(Henri Vernier : “Au vent des
cyclones”).
mance»
TUANAKE. Petit "'atoll des "‘Tuamotu du
Centre-Ouest, situé
par 16° 33’ sud et
144° 12’ ouest, à 20 km au sud-ouest de
"‘Makemo.
Découvert par Fabian "‘Bellingshausen en
1820, il est actuellement inhabité et fait
partie de la commune de Makemo.
TUAURU. Petit fleuve côtier traversant la
commune de "'Mahina du sud au nord.
Longue de 14 km et drainant un bassin de
26,5 km2 (à la cote 10), la Tuauru prend sa
source au pied du M'Orohena et reçoit un
affluent principal ; la Faufiru. Son ""débit
moyen est de 2,23 m^/s. Le plus fort débit
de crue, 244 m^/s, a été relevé le 10 mars
1981 au passage du "“cyclone Tahmar. La
Tuauru débouche dans le lagon à l’est de la
pointe Vénus.
Sa vallée constitua un lieu d’exploration
privilégié pour de nombreux navigateurs
arrivant en baie de Matavai, tel John Gore,
officier à bord du *Dolphin en 1767.
Jules "“Dumont d’Urville la parcourut en
1834 et Charles "“Darwin en 1835. Tous y
admirèrent la principale curiosité natu¬
; une grandiose
paroi d’"“orgues
basaltiques que l’on découvre après une
relle
heure de marche environ. Charles Darwin
s’y arrêta pour dîner de petits poissons et
de chevrettes. Hautes de 40 m et alignées
sur 80 m, les orgues se sont formées
par
refroidissement des laves dans le canyon de
rivière.
succession
la
La haute vallée est une
d’autres
orgues,
de blocs
énormes, de vasques d’eau fraîche et de
cascades.
tubercule, nom fém. Excroissance se
développant sur une tige souterraine,
constituant une réserve nutritive pour la
plante.
Les tubercules constituaient une des
bases de r"“alimentation traditionnelle
•
polynésienne. Les Aracées, d’origine indo¬
malaise, domestiquées, se sont bien
adaptées aux zones humides et maréca¬
geuses des archipels. Le *taro était surtout
cultivé dans les îles de la Société et aux
Australes où on le conservait, fermenté, en
"“silos (tio’o). Le *'ape et le *leve, plus
rustiques, demandaient une préparation et
basse vallée de la Tuauru et,
à l'arrière-plan, la pointe Vénus
et l’agglomération de Haapape
247
une
cuisson longues pour éliminer les
cristaux d’oxalate les rendant impropres à
la consommation.
Le *pia (Taccacée) est adapté aux sols
coralliens des atolls où il était, jadis, source
d’*amidon alimentaire, après une longue
préparation pour obtenir le *po’e. Il est
remplacé aujourd’hui par la fécule de
*manioc. La *patate douce(wmara, famille
des Convolvulacées) d’origine amérin¬
dienne a pu être introduite en Polynésie
lors des voyages entre les îles océaniennes
et le continent sud-américain. A. Lavondès
les Polynésiens euxmêmes, amateurs de tubercules, qui l’ont
introduite alors qu’ils ont ignoré le *maïs
amérindien. Les *ignames {ufi, famille des
Dioscoréacées) en raison de leur bonne
conservation, étaient consommés pendant
les périodes de soudure ou de *disette. Il en
pense que ce sont
existait de nombreuses variétés à l’état
Leur goût amer disparaissait
longue cuisson. Les Liliacées
sont représentées par de nombreuses
sauvage.
après
une
variétés de *ti. Les variétés mateni, opoe,
tao étaient comestibles après de
longues heures de cuisson dans les fours de
pierres (umu ti). Les variétés douces et
paru,
étaient consommées comme de
véritables friandises. A Tubuai, les racines
cuites de ti étaient mélangées au tara afin
sucrées
d’en adoucir le
goût. Les Européens
apprirent aux Tahitiens comment extraire,
par distillation, l’alcool du sucre des
racines de ti.
tuberculose,
fém. Tahitien ; ma’i
tüto’o. *Maladie infectieuse, contagieuse
et inoculable, commune à l’homme et aux
animaux, due au *Bacille de Koch ou BK.
nom
généralement les poumons
mais peut atteindre aussi les os, le foie, les
reins. Ce Bacille fut identifié par Koch en
1882 ; il est très résistant aux acides et à
l’alcool à 90°. L’infestation se fait généra¬
lement par voie respiratoire et on observe
trois principales phases :
La phase primaire, ou primo-infection,
est caractérisée par l’apparition de chancre
pulmonaire d’inoculation, La réaction du
sujet à la cuti-réaction à la tuberculine est
positive. La guérison peut être spontanée
ou bien obtenue grâce à l’usage d’anti¬
biotiques.
La phase secondaire correspond à la
dissémination du BK à tout l’organisme.
La phase tertiaire marque la fixation de
Elle
affecte
-
-
-
la maladie avec des réactions fibreuses des
tissus environnants.
On prévient cette maladie grâce à la
vaccination
par
le B.C.G. (Bacille
Calmette Guérin).
En Polynésie, la lutte contre cette maladie
assurée par r*Institut de Recherches
médicales Louis Malardé. Elle passe en
est
particulier par la réalisation annuelle d’une
radiographie pulmonaire des scolaires et
de tous les salariés.
partie de
l’archipel des * Australes, située par 23° sud
et 151° ouest, à 640 km au sud de Tahiti. Il
s’agit d’un ancien volcan sans cratère
couvrant 45 kmL au centre duquel deux
TUBUAI. Ile haute faisant
*phonolites constituent un
massif culminant à 422 m au M‘ Taita. La
côte est formée d’une plate-forme récifale
dômes de
soulevée et le lagon, peu profond, atteint
par endroits deux kilomètres de largeur.
•
Tubuai fut
probablement peuplée à la
même époque que *Rurutu, vers 900 après
J.-G. Dans son journal, James *Morrison
a laissé une description intéressante de la
vie quotidienne dans cette île à la fin du
XVIIU siècle. Il y a relevé de nombreuses
ressemblances avec la civilisation des îles
de la Société, mais a souligné l’importance
des
aménagements hydrauliques et des
culture destinées au taro.
L’architecture des *marae présentait
*terrasses de
également des traits originaux : une
enceinte de petites dalles posées sur chant
pour le marae à *ahu et un enclos de
grandes dalles disposées sur trois des côtés
d’une cour rectangulaire pour les autres.
Le ahu n’était généralement qu’une simple
plate-forme et l’on enterrait les morts sous
le marae. L’île était déjà divisée en trois
districts indépendants : Mahu, *Mataura
et Taahuaia.
James *Cook découvrit Tubuai en 1777
ne put y débarquer en raison des
manifestations hostiles de la population.
mais
Par contre, les mutins du *Bounty y trou¬
vèrent refuge de juin à septembre 1789 et ne
durent leur départ qu’à une série de bévues
provoquant des échauffourées. En 1819,
reconnut
la
suzeraineté de
Tubuai
*Pomare II et accepta de se convertir au
protestantisme. Les combats avec les
marins du Bounty, l’introduction de
maladies épidémiques et de nombreux
départs pourTahiti ou lesTuamotuentraî¬
nèrent une chute impressionnante de la
population. Estimée à 3 000 habitants en
1789 par J. Morrison, elle serait tombée à
600 personnes vers 1880, C’est donc une
communauté très affaiblie qui reçut les
TUIRA’A POPO
Tubuai. 1. Cocoteraie et brousse à
pürau en plaine. 2. Magasin
Tubuai
chinois. 3. Fare de rondins et de
pandanus : une adaptation au
climat frais ettsluvieux des
•V
Mataura
Australes. 4. Tombe de Noël Mari
motu
(1897-1985), résident de Tubuai,
ancien président de l'Assemblée
territoriale.
Toena
motu^^
Roa
aérodrome
motu
pointe
Tepuu
Motihia V)
Tepu
Mahu
0
îlot
de sable
V
missionnaires protestants
puis mormons
(1844), catholiques (1908), et qui fut
annexée par la France en 1881. L’île était
trop petite pour présenter un réel intérêt
économique. Elle fut laissée à l’écart des
initiatives prises à Papeete pendant plus
d’un demi-siècle puis s’éveilla au commerce
interinsulaire lorsque le boom économique
des années 1960 transforma Tahiti.
Tubuai s’est spécialisée dans l’approvi¬
sionnement de la capitale en produits
maraîchers.
En
1985,
780
tonnes
de
pommes de terre, 219 tonnes de carottes,
137 tonnes de choux ont été ainsi commer¬
cialisées. Mataura est aussi devenu un petit
régional grâce à son collège, à son
hôpital et à son aéroport (7 470 passagers
en 1987). La commune de Tubuai comptait
centre
1 741 habitants en 1983.
tuf, nom masc. *Roche hétérogène d’ori¬
gine volcanique se présentant en agrégats
sous forme de couches grossières. C’est un
mélange de ^scories volcaniques et de
■"cendres.
ATahiti, les deux cônes volcaniq.ues de la
pointe *Tata’a et du '"Tahara’a sont formés
•
de tufs associant des éléments coralliens à
volcaniques. On peut en
déduire que ces deux *volcans secondaires
des matériaux
sont postérieurs à l’édification de récifs
frangeants sur l’île de Tahiti.
Voir aussi : volcanisme.
tuira’a popo. *Jeu voisin du football,
pratiqué dans la Polynésie ancienne plus
par les femmes que par les hommes. Des
districts entiers s’adonnaient à cet amuse¬
ment.
balle
«Jadis, ils frappaient seulement la
un bâton, plus tard, ils se
avec
servirent de leurs pieds. On séparait le
terrain de jeu par des lignes de démarca¬
Chaque camp essayait de lancer la
balle au-delà de la ligne du camp opposé.
tion.
249
TULIPIER
Lorsqu’un des partis y arrivait, l’air reten¬
tissait des cris de triomphe» (W. Ellis : “A
la Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
La balle est décrite en écorce de bananier
séchée, roulée et maintenue
ficelle.
avec
de la
du
(coprah, vanille, nacre...). «Celui
qui a pu ouvrir sa boutique, financée et
étayée par un tungka, devient son fidèle
obligé et leurs rapports d’affaires se
nature
doublent naturellement de liens d’affection
concrétisés par des cadeaux échangés au
nouvel an ou des services rendus : le tungka
Voir aussi : ’apai.
Tulipier
les îles qui les réglaient en espèces ou en
Gabon,
nom
masc.
Spathodea campanulata. Grand Arbre de
la famille des Bignoniacées. On l’appelle
communément Pisse-pisse car il suffit de
presser les boutons floraux pour en faire
sortir un jet de liquide. Les fleurs forment
de très belles grappes de couleur orange vif
situées au sommet des frondaisons. Le bois
tendre du Tulipier est utilisé en menuisérie.
Cette espèce introduite s’est répandue très
vite car ses graines, très légères, sont
facilement emportées par le vent.
ne faut pas confondre le Tulipier du
Gabon avec le Tulipier de Virginie
Il
(Liriodendron tulipifera), Arbre orne¬
mental d’Amérique du Nord qui appar¬
tient à la famille des Magnoliacées et dont
les fleurs ressemblent à de grosses Tulipes.
hébergera le fils de son correspondant venu
suivre ses classes à Papeete, ou jouera de
ses relations pour lui obtenir tel ou tel
avantage des autorités» (G. Coppenrath :
“Les Chinois de Tahiti”). Cet aspect
paternaliste du commerce disparaît peu à
peu, mais il est admis que le tungka kanhe
fut à la base de la réussite commerciale des
Chinois en Polynésie et dans bien d’autres
régions du monde.
tupa. Cardisoma carnifex. Français :
qui creuse
des terriers en bordure du lagon.
Il est plus abondant aux îles Sous-le-Vent
qu’à Tahiti. Il peut vivre aussi bien dans
l’eau que sur terre, mais sa cavité bran¬
Tourlourou. *Crabe terrestre
très vascularisée a besoin d’être
humidifiée en permanence. Les soirs de
chiale
*Dieu de la *mythologie
polynésienne qui prit une part importante
dans les travaux de la création. Il séjour¬
TUMU-NUI.
nait dans le *pô, royaume des ténèbres.
tungka kanhe. Relation commerciale,
fréquente au sein de la communauté
asiatique, dans laquelle un commerçant
aide un de ses amis à s’établir et à réussir en
affaires. Le tungka fait des avances en
marchandises ou en argent à une personne
qui a toute sa confiance et avec laquelle il
ne passe pas de contrat écrit. A Papeete, les
tungkas étaient généralement des négo¬
ciants en gros, propriétaires d’une maison
d’import-export. Ils se sont créé une
clientèle de détaillants dans les districts et
250
nouvelle lune
on peut rencontrer des
centaines de tupa sur la route : ce sont des
femelles qui vont pondre dans le lagon.
Chacune d’entre elles peut pondre un
million d’œufs qui donnent naissance
immédiatement à des larves nageuses. Peu
d’entre elles reviendront sur terre une fois
les
métamorphoses terminées car la
plupart auront été dévorées. Le tupa est un
véritable fossoyeur qui se nourrit de
feuilles, fruits, cadavres
Les tupa sont
parfaitement comestibles et sont vendus au
marché de Papeete.
...
TUPAIA
TUPAI. Petit *atoll des îles *Sous-le-Vent
situé à 13 km au nord-ouest de Bora Bora
16° 17’ sud et 151° 30’ ouest.
'"mythologie polynésienne,
Tupai était la résidence de Pele, la déesse
par
•
Dans la
des volcans.
L’île était traditionnellement
une
dépen¬
dance de Bora Bora et son lagon très pois¬
attirait les pêcheurs.
Elle fut découverte par James "“Cook en
1769. Le roi de Bora Bora la céda vers 1860
sonneux
colon Stackett qui y planta de vastes
cocoteraies et fabriquait de l’huile de
au
coprah à l’aide d’une ingénieuse machine à
vapeur. L’île fut ensuite exploitée par la
Compagnie française de l’Océanie. Elle est
aujourd’hui la propriété de M° Lejeune qui
y a fait aménager une piste d’aviation.
15 habitants y vivent en permanence
(1983).
TUPAIA (vers 1730-1770). Grand '"prêtre
originaire de Raiatea qui, chassé de son île
par les troupes du roi Puni de Bora Bora,
trouva refuge auprès de la reine '"Purea à
Tahiti. James '"Cook, qui le rencontra en
1769, apprécia son intelligence, sa culture
et ses connaissances géographiques. 11
accepta de le prendre à son bord sur les
conseils du naturaliste Joseph '"Banks et
s’en félicita par la suite car Tupaia fut un
guide remarquable à l’escale de Raiatea.
Il dressa également une carte des îles de la
Polynésie d’une précision surprenante.
Tupaia avait divisé l’espace en secteurs et
situa les îles
en
fonction du nombre de
jours de mer nécessaires pour les atteindre.
La carte de Tupaia comptait ainsi 74 îles, y
compris les archipels des Samoa, des
Tonga et des Fidji. Le grand prêtre révéla
ses qualités de pilote lorsqu’il conduisit
Cook de Bora Bora à Rurutu sans erreur.
Ses connaissances se firent cependant de
plus en plus vagues au fur et à mesure que
l’expédition progressait vers l’ouest.
Tupaia fut un intermédiaire efficace lors
des rencontres avec les peuples polyné¬
siens. Il joua aisément le rôle d’interprète
entre les Anglais et les '"Maoris dont il
comprenait assez bien la langue ; il apprit
aussi aux officiers les règles cérémonielles
indispensables aux bons contacts avec les
insulaires. Les longs mois passés en mer et
le changement radical de ses habitudes ali¬
mentaires
l’avaient
Tupai. 1. La plage interne et le
lagon. 2. Vue d’ensemble de l’atoll
vers
l’ouest.
malheureusement
épuisé et il succomba à l’épidémie de
malaria qui ravageait le port de Batavia où
Cook avait choisi de faire escale en octobre
1770.
►
TUPAIA. la au i te mau ma’imira’a i ravehia,
mai te mea ra ë, ’ua fânauhia paha ’o Tupaia i
’ua pohe ra i te matahiti
1770. E ta’ata Raiatea ’oia e tahu'a rahi i tôna
te matahiti 1730,
_
tau, tei ti’avaruhia e te nu'u a te ari’i
Porapora o Puni, haere ti’a atura i Tahiti i
roto i te utuafare o Purea te ha’apuorara’a. la
tae mai ’o Tute (J. Cook) nô tona tere
pofa’afa’a i te fenua, ’ua farerei ia Tupaia i te
ra
area matahiti 1769.
’Ua ha ’amatau ia raua ’e
’ua ’itehia e Tute i roto i teie tahu’a rahi (’oia
’o Tupaia), te ’ite, tepa’ari, te marcmarama ’e
ha’apa’o papu i tana peu tumu ’e tona
aravehi i te hi’o i te ano o te fenua nâ roto noa
i te hi’ora’a i te mau mea ato’a e ha’a’ati ra
te
iana. E au te ’ite ’o Tupaia e, e horo ’a na te
manahope. Note taea’e ra ’o Joseph Banks, te
hôë ta’ata tuatapapa i te i o te fenua, i horo’a
atu i teie mana’o ia Tute ’oia ho’i, ia Jari’i ’e ’ia
rave mau mai ia Tupaia ’ei arata ’i no ratou no
te mau tere. ’Ua tupu mauâ te maere i roto i te
251
TUPAPA’U
hi'ora’a a leie maupapa'a, te aravehi i te
fa ’anahora ’a mai ’o Tupaia i te hô'ë hoho ’a
tapura fenua no te mau motu Porinetia, ’e te
papu maita ’i to ratou mau vaira 'a. Teie te
rave ’a a Tupaia i tona fa ’anahora ’a i te hoho ’a
tapura fenua.
’Ua tatuha’ahia te fenua mai te ha’apupu i te
motu
’e tâna ato’a i tohu i tôratou mau vaira’a
te tahi
’e te tahi ia au i te maorora ’a o te tere,
tapae atu ai tepahi i reira. Inaha,
’ua roa’a ia
Tupaia i te faito ’e te numera i te rahira ’a
fenua e 74fenua (motu) tei roto ato’a i tâna
tapura fenua te mau ta’amotu Samoa, Tonga
’e Fiti (Fidji).
’Uc^ ’itepâpu maita’ihia e te
Tapena Tute i te aravehi ’e te rava’i mau ’o
Tupaia i te ’ohipa pairatipahi, nâ roto i tô
ratou tere mai Porapora haere roa ai i Rurutu
’or^^a huru ’e ri’i ra te mau
tohura’a ia nu’u atü to ratou tere i
-fe mai te patore
J
tepae
To ’o ’a-o-te-ra. E tau ’a vavao ho ’i ’o Tupaia no
Tute ma, i roto i te mau fenua i tapaepaehia e
ratou.
’Oia te auvaha o te peretâne ’e te mau
maori nô te ’ohie iana i te ta ’a i te reo o tera
fenua tei piri noa i tôna. ’Ua ha’api’i atu
’o Tupaia i te mau ’ihitai, i te tahi mau peu
mau
maitata’i nô te oro'a fâri’ira’a, ia tupu te mau
farereira ’a, tô te pahi ’e to te fenua mai te au
maite ’e te fift ’ore. Are’a ra, te maorora’a te
tere pahi ’e te taui-ta’uera’a no te ma’a tei
ha’aflfl i tô tatou taea’e mâ’ohi o Tupaia tâne.
’Ua fa’aru’e roa ’o Tupaia i te matahiti 1770
ava’e ’Atopa na roto i te tahi ’ati ma’i ma’ue i
Batavia (te fenua Inidonesia).
tüpapa’u. Nom donné en Polynésie à la
fois au cadavre et à l’apparition supposée
de l’esprit du *mort qui vient tourmenter
les vivants. Dans les *rites funéraires des
anciens Polynésiens, le cadavre (tüpâpa’u)
était installé sur une '''plate-forme d’expo¬
sition, couverte d’une toiture de feuillage’et
entourée d’une palissade. L’ensemble
constituait le *fare tüpapa’u et se trouvait
situé à proximité du *marae ancestral.
Cette
tare tOpapa’u
252
pratique ne concernait cependant
que les chefs dont les cadavres étaient, en
outre, massés avec du *mono’i et parfois
"■embaumés. Les dépouilles mortelles
étaient ainsi entreposées pendant plusieurs
mois jusqu’à complète dessiccation. L’élé¬
vivant, se
tüpâpa’u
(cadavre), mais aussi en fantôme matéria¬
lisé par un flou blanchâtre que les proches
ment
matière, tirto, le
transformait
à
la
corps
mort
en
du mort reconnaissaient aisément.
Tant que la personne décédée n’était pas
séjour des morts (*rohutu
noanoa), ce qui nécessitait entre 40 jours et
parvenue au
plusieurs mois,
son fantôme reconnais¬
sable revenait dans les endroits qu’elle
avait fréquentés de son vivant et son esprit
manifestait par une odeur caractéris¬
tique. Lorsque l’âme du mort avait acquis
se
son
statut
d’"‘ancêtre, les manifestations
inquiétantes du défunt cessaient. L’entou¬
rage veillait donc, pendant les 40 jours qui
suivaient sa mort, à lui parler en termes
agréables afin de ne pas susciter son
courroux.
Voir aussi : deuil, funérailles.
turamara’a. Terme polynésien qui signifie
éclairer, guider avec une lampe et qui
désigne une cérémonie pratiquée le jour
des morts (le 2 novembre) dans les "‘cime¬
tières catholiques. Chaque famille nettoye
et pare ses tombes dans la journée puis, la
nuit venue, les illumine à l’aide de bougies.
D’après le R.P. "'O’Reilly, «toutes ces
lumières symbolisent magnifiquement la
lumière du Christ que chaque chrétien
reçoit à son baptême et qu’il doit conserver
vivante et claire jusqu’à la tombe, pour
mériter la lumière éternelle» (“Tahiti
catholique”). Le tûramara'a comporte
aussi des chants, des prières et une béné¬
diction des tombes.
cimetière iiiuminé iors d’un tûramara'a
TUVALU
Turbo, nom masc. Turbo sp. Genre dé
*Gastéropodes
de
la
famille des
Turbinidés. Quatre espèces principales
vivent en Polynésie.
Le *mâ’oa
Turbo
(Turbo
soyeux) se trouve sur la zone frontale des
-
ou
setosus
récifs barrières et est utilisé tradition¬
nellement dans la cuisine polynésienne,
mais à Tahiti il se raréfie.
Le Turbo argyrostomus ou Turbo épi¬
-
différencie du
précédent par la
présence de rides spirales en relief. On le
trouve aussi bien en zones agitées que dans
les zones plus calmes des lagons d’atolls.
Le Turbo petholatus, un des plus beaux
coquillages de Polynésie, est de couleur
rouge et possède une brillance et un poli
exceptionnel. On le trouve dans tous les
lagons mais plus particulièrement aux îles
neux
se
-
Gambier.
Enfin le Turbo
-
marmoratus ou
mâ'oa
taratoni est une espèce introduite en 1967.
On l’appelle aussi *Burgo ou Burgau. 11 est
beaucoup plus gros que les précédents. Sa
population s’accroît, mais pour l’instant
récolte massive n’a encore été
effectuée. Sa *nacre est exploitée sous
tûtae
’âuri.
Expression
qui
signifie
“rouille de fer”. Prononcée par le mission¬
naire Henry "“Bicknell lors d’un prêche, elle
désignait les Polynésiens qui se détour¬
naient de la religion chrétienne et reve¬
naient
aux
condamnées
moeurs
et
distractions
l’Église
:
danses,
tatouages, orgies... D’après le pasteur
John "“Orsmond, les tûtae ’âuri manifes¬
par,
taient sans doute autre chose qu’un simple
désir de revenir aux plaisirs anciens, peutêtre une contestation de la "“théocratie
naissante. 11 aurait relevé, entre autres, ce
leit-motiv des tiÂtae ’âuri : «nous avons été
abaissés depuis suffisamment de temps,
nous
aurons
désormais
notre
bière
d’orange et notre cidre de th (Lettre aux
directeurs de la London Missionary
Society de juin 1839). Parmi ces “âmes
perdues” on comptait de nombreux jeunes
gens qui avaient dû participer aux corvées
d’aménagement de Papeete et qui vou¬
laient retrouver la douceur de vivre du
Tahiti
ancien.
Voir aussi ; Mamaia.
aucune
l’appellation de burgaudine.
TUTAHA (1708-1773). Chef de Paea qui
occupa les fonctions de “régent” sur la côte
nord-est de Tahiti lors de la minorité de
son neveu Tu
("“Pômare). Il exerçait encore
fonctions lors du passage de James
Cook en 1769. Tu avait alors 25 ans et
aurait pu jouer pleinement son rôle d’*ari’i
ses
mais, comme son père "“Hapai, il subissait
l’ascendant de Tutaha.
Lorsque celui-ci
rompit son alliance avec le chef "“Vehiatua
de Taiarapu, Tu et Hapai ne participèrent
qu’à contre-cœur aux préparatifs de
guerre. L’expédition de mars 1773 se
termina par une sanglante défaite au cours
laquelle Tutaha trouva la mort.
Vehiatua pardonna à Tu et à Hapai mais le
de
corps
TUREIA. Petit *atoll des '•’Tuamotu du
Sud situé par 20° 50’ de latitude sud et
138° 33’ de longitude ouest, d’une super¬
ficie de 8,3 km^. 11 fut découvert en 1791
par Edward ''“Edwards, capitaine anglais
chargé de retrouver les mutins du Bounty.
Tureia est une île chef-lieu de commune et
compte 136 habitants (1983). Une '"station
météorologique complète y fonctionne
depuis 1967.
turuma. Fosse à rebuts. Nom donné
autrefois à des fosses situées derrière les
maisons où l’on jetait les rebuts personnels.
On trouvait ces fosses également sur les
*marae. Les déchets qui y étaient déposés
devenaient sacrés du fait de leur présence
dans l’enceinte du marae ; on évitait ainsi
que
les rebuts personnels (cheveux,
rognures d’ongles...) ne servent à des
"“ensorcellements. Aucune fosse à rebuts
n’a été identifiée avec certitude sur les
marae
lors des travaux archéologiques.
de Tutaha, éviscéré, fut exposé
Turbo. De gauche à droite : Turbo
marmoratus, Turbo petholatus,
Turbo setosus
successivement sur plusieurs marae en
offrande au dieu Oro.
TUVALU (anciennement îles Ellice). État
indépendant du "“Pacifique central formé
d’un archipel de 9 atolls situés entre le 5° et
le I U degré de latitude sud et entre les 176°
et 180° degrés de longitude est. Les terres
émergées couvrent 26 km^ dont 5,6 pour
Vaitupu, la plus vaste des îles et 2,8 pour
Funafuti, l’île-capitale.
• Probablement
peuplé par des migrants
venus'des "“Samoa vers 1200 avant J.-C.,
l’archipel appartient à l’aire ethnique
polynésienne. L’explorateur espagnol
Alvaro de "“Mendana aborda
ces
îles
en
1568, mais on ne releva aucune autre visite
au cours des deux siècles qui suivirent, de
sorte que c’est à une véritable redécouverte
que procéda Francisco Mourelle en 1781.
Ées premiers colons européens furent des
baleiniers déserteurs intéressés par le
du coprah. Leurs brutalités,
conjuguées à celles des "“négriers venus
commerce
\
253
TYPEE
recruter de la main-d’œuvre pour l’exploi¬
tation du *guano au Pérou, firent chuter la
population au cours des années 1860. A
cette époque, les îles portaient le nom
d’Édouard Ellice, homme politique britan¬
nique qui avait facilité une exploration de
la région en 1819. L’archipel ne présentait
aucun intérêt économique mais, lorsque
s’acheva le partage colonial du Pacifique à
la fin de XIX' siècle, les Britanniques
imposèrent leur *protectorat (1892) et
des
Ellice
îles
de
former
ensemble un État indépendant, les seconds
refusèrent.
Tuvalu, qui signifie “huit îles ensemble”
(neuf en réalité) devint
un
État à part
entière le !"■ octobre 1978. L’archipel
compte 8 229 habitants ( 1985) au niveau de
d’une puissance concurrente.
Situé à la lisière de l’empire
les Américains
national brut par habitant ne dépassait pas
570 dollars en 1982, une des valeurs les plus
en
1916 afin d’interdire toute prétention
japonais,
l’archipel joua un rôle stratégique impor¬
tant dans la reconquête du Pacifique par
lèrent
trois
1943. Ceux-ci instal¬
bases
aéroportuaires à
en
Funafuti, Nukufetau et Nanumea, mais
l’activité militaire n’y fut qu’assez brève et,
la paix revenue, l’on assista à un véritable
exode vers Tarawa (îles Gilbert) où les
emplois étaient plus nombreux. La colonie
s’achemina ensuite vers l’autonomie poli¬
George Angus (1865).
habitants
vie très modeste. La production de coprah
n’était que de 222 tonnes en 1982 et le
nombre de touristes reçus chaque année est
de l’ordre de la centaine. Malgré la vente de
timbres recherchés par les philatélistes du
monde entier et le paiement de droits de
créèrent la colonie des îles *Gilbert et Ellice
Tuvalu. 1. Groupe de danseurs de
Funafuti. 2. Village de pêcheurs
des îles Ellice. Dessin de
tique mais lorsqu’on 1974 le gouvernement
britannique proposa aux Gilbertins et aux
pêche par les thoniers japonais, le *Produit
faibles du Pacifique.
Typee voir Taïpi.
typhoïde, nom fém. *Maladie infectieuse
contagieuse due
au
'^Bacille typhique
:
Salmonella typhi ou Bacille d’Eberth. C’est
généralement
une
maladie épidémique,
caractérisée par de la fièvre, des atteintes
neurologiques (en particulier un état de
stupeur) et par des troubles digestifs
graves. La contamination s’effectue sou¬
vent
par voie orale, par absorption
d’aliments ou d’eau contaminés. On peut
prévenir la maladie
par
la vaccination
T.A.B. (Typhoïdes A et B).
180° est
fî\Nanumea
typhon, nom masc. Du chinois taïfungqm
signifie “vent de Formose” ou de l’arbre
tufan (“tourbillon”). Désigne les tempêtes
cycloniques qui affectent l’est et le sud-est
de l’Asie. Le typhon qui toucha le
Bangladesh en novembre 1970 provoqua la
mort de 400 000 personnes : il s’agit de la
plus grande catastrophe météorologique
du XX' siècle.
Niutao
Nanumanga
typhus, nom masc. '^Maladie infectieuse
due à un germe du groupe des Rickettsies.
Nui
On distingue plusieurs formes de typhus.
Le typhus exanthématique, le plus connu,
!l
est dû au germe Rickettsiaprowaseki.
♦ VAITUPU
Nukufetau ;
/
mf
i./ FUNAFU Tl
100 km
0
l
un état de
prostration profonde. Autrefois
c’était une maladie souvent mortelle, mais
1
Nukulaelae
iV
jours les antibiotiques permettent
guérison très rapide. Cette maladie est
transmise par le Pou du corps et par la
de
nos
une
Puce.
Une autre forme de cette maladie, moins
10“ suri
Tuvalu
Il se
caractérise, après une incubation de deux
semaines, par une fièvre d’emblée impor¬
tante, une éruption de taches rosées sur
tout le corps, par des troubles nerveux et
Niulakita
W
grave,
est due au germe Rickettsia
mooseri. Elle est transmise par la Puce du
Rat. Il existe de nombreuses autres formes
de
typhus, toutes caractérisées
forte fièvre.
254
par une
UA POU. Ile du groupe Nord de l’archipel
des
*Marquises, située par 9° 25’ sud et
140° 05’ ouest.
D’une superficie de
105 km^, Ua Pou est
sud par une ride
montagneuse rectiligne qui porte des
sommets élevés (1 232 m au M‘ Potainui)
correspondant à des extrusions de '"phonolite au sein de la masse volcanique basal¬
tique. Les côtes présentent également des
formes de relief escarpées : hautes *falaises
plongeant dans la mer à l’ouest et littpral
très découpé jalonné d’îlots et de rochers à
l’est. Les grandes '"vallées s’ouvrent sur la
traversée du nord
côte
UA HUKA. Ile du groupe Nord
de l’ar¬
chipel des *Marquises, située par 8° 55’ sud
et 139° 35’ ouest, à 42 km à l’est de *Nuku
Hiva.
Ua Huka, d’une superficie de 83 km-, a la
forme d’un croissant ouvert sur le sud. La
chaîne montagneuse centrale culmine au
M‘ Hitikau à 854 m.
• Les recherches
archéologiques menées
sur le site de *Hane ont
permis de situer la
plus ancienne occupation humaine connue
Polynésie vers 700 ap. J.-C. Plusieurs
en
*me'ae ont été identifiés à Hanaei, H okatu,
Vaipae et Hiniaehi. Celui de Meaiaute
porte trois *iiki taillés dans le tuf rouge de
la vallée de Hane. Ua Huka fut découverte
1791
le navigateur anglais
Joseph *lngraham.
Elle compte476 habitants(1983) qui vivent
principalement dans les villages de Vaipae
et de Hane. Ils se livrent surtout à l’agri¬
culture et trouvent un complément de
en
par
nourriture dans la chasse
sauvages et
sternes
sur
aux
*chèvres
le ramassage des œufs de
les îlots Hemini et Teaua.
L’aérodrome, ouvert en 1972, est acces¬
sible aux avions légers et facilite les
relations avec Nuku Hiva et Tahiti : le
trafic s’est élevé à 417 passagers en 1987.
Tekohai
O
orientale.
"“Hakahau,
au
Elles
ont
Hakamoui,
pour
Hohoi
noms
et
Paaumea.
• L’île abritait autrefois 27
tribus, certaines
partageant une même vallée mais restant
autonomes. «L’originalité de Ua Pou, par
rapport au reste de l’archipel, était que l’île
reconnaissait l’autorité d’un seul chef qui
appartenait à une famille influente de la
tribu des Atipapa de Hakamoui»
(Gérard Cheval : “Ua Pou, fleur des
Marquises”). Les vallées sont riches en
vestiges lithiques (*me'ae, upe, *tohu'a,
*tiki), mais n’ont pas encore fait l’objet
d’un "‘inventaire et d’une étude d’ensemble.
D’un abord difficile, Ua Pou ne fut
découverte par les Européens qu’en 1791.
Le
capitaine
Joseph "‘Ingraham se
la position de l’île le
19
avril, mais le Français Etienne
"‘Marchand y débarqua le 21 juin et en prit
possession au nom du roi Louis XVI. L’île
resta ensuite à l’abri des visiteurs étrangers
en raison de ses mauvais
mouillages et de
sa pauvreté en bois de "‘santal, matière
première très recherchée au début du
X1X° siècle. Les premiers "‘missionnaires
catholiques y connurent aussi des débuts
contenta de noter
difficiles. Plusieurs fois menacés entre 1840
1865, ils ne purent empêcher les conflits
inter-tribaux (le dernier sacrifice humain
et
Ua Huka : tiki dans la vallée
de Hokatu
Ua Huka
2 km
Q
P'® Hounanu
route principale
chemin vicinal
piste cavalière
limite de districts
Teuaua
Motupapa
P'® Teohootepapa
Motukeokeo
255
U.C.J.G.
Polynésie”). Tous ces Poissons sont
comestibles ; on les pêche au fusil sousmarin ou au harpon autour des pâtés de
coraux.
U’i ’Api. Mouvement de jeunesse de
r*Église évangélique polynésienne. Le
premier groupe de U’i ’Api fut fondé en
1950 par le *pasteur de Makatea sur le
modèle des Boys Brigades existant aux
îles Cook. Le mouvement prit rapidement
de l’extension et fut unifié
en 1959 dans
l’Alliance des *Unions chrétiennes de
Jeunes Gens (U.C.J.G.) présidée par
Nédo Salmon. «Les activités des U’i ’Api
sont nombreuses et orientées selon les
eut
lieu en
1863) ni la multiplication des
maladies qui firent chuter la population de
2 500 à la fin du XVIII‘= siècle à 400 ha¬
bitants vers 1885.
Depuis, nie a retrouvé sa vitalité démo¬
graphique et économique grâce aux efforts
de l’administration. Ua Pou comptait
1
791
habitants
1983 dont
en
1
169 à
Hakahau, le chef-lieu. Les principales
ressources sont le coprah (540 tonnes en
1984), la pêche, la sculpture, le tressage et
la vannerie. Ua Pou est reliée par avion à
Nuku Hiva : le trafic de l’aérodrome a été
Ua Pou. 1. Les aiguilles de
phonolite dominant le village de
Hakamaii.2. Cuisson du pain au
four à bois.
de 1 443 passagers en
1987.
U.C.J.G. voir Union chrétienne de Jeunes
Gens.
ufi voir Igname.
uhu. Scarus lunula. Poisson de la famille
des Scaridés ou *Poissons perroquets. On
le reconnaît à
sa
teinte vert sombre
agrémentée de rose sur le ventre, sur le
pédoncule caudal et les nageoires pecto¬
rales. Il est commun dans les lagons des
Tuamotu et atteint une vingtaine de
centimètres. On a recensé deux autres
variétés de uhu qui ne diffèrent du pré¬
cédent que par la taille et par la robe. Le
uhu ute’ute
Perroquet royal {Scarus
sp.), de couleur orangée, de mœurs
solitaires, est d’une taille supérieure : 50 cm
environ. Le uhu raepuu ou Perroquet
grand bleu (Scarus gibbus) est bleu-vert
avec
une
mesurer
ou
tête et
un
ventre roses.
Il peut
70 cm et peser 7 à 8 kg. Les uhu
raepuu sont «une proie facile pour les
chasseurs sous-marins car ils dorment
profondément et se laissent même caresser
sans
réagir dans certains atolls des
Tuamotu» (R. Bagnis : “Poissons de
256
normes originales de ce mouvement dont le
triangle est le symbole. Sur la base spiri¬
tuelle et évangélique, les deux autres
branches du triangle, qui s’appuient
naturellement l’une sur l’autre, représen¬
tent le développement du corps et de
l’esprit. Le développement harmonieux,
corporel, intellectuel et spirituel doit
mener le jeune homme et la jeune fille à leur
stature adulte et responsable au milieu de
la société» (H. Vernier : “Au vent des
cyclones”). Le mouvement U’i ’Api a
connu un remarquable succès dès sa
fondation ; en 1956, on comptait plus de
3 000 adhérents (mais de tous âges) et près
du double aujourd’hui. «La vraie gloire des
U’i ’Api est [cependant] dans le travail
inconnu des groupes qui construisirent les
maisons des élèves-pasteurs à Hermon, qui
luttèrent avec succès contre l’alcoolisme,
qui tentèrent, timidement mais authenti¬
quement, sous forme de “Journées”, de
réunions, une certaine éducation de masse,
la première sans doute qui fut entreprise
dans le Territoire. C’est aussi parmi les
U’i ’Api que furent tentés les plus sérieux
pererina (préparations) au mariage. Ils
furent enfin une des plus sûres pépinières
du corps pastoral des dernières années»
(Daniel *Mauer : “Aimer Tahiti”).
►
U’i Api. Epupu feia 'api no roto i te Etaretia
.
Evaneria o Porineüa Farani. Na te orometua
Adnet i ha’amata ’e i ha’amau i te u’i ’âpi, nâ
mua roa
i Siloama (Paofa’i - Pape'ete) ’e i
mûri mai, a’ano roa atu ai na roto i tera
paroita ’e tera paroita. '
/ Makatea te tupu ra ihoa te u ’i ’âpi i te
matahiti 1950, te arata’ira’a ra, mai ta te fenua
Raroto’a ma ïa, tei ma’irihia te i’oa "Boy’s
Brigade
la mau te maupupu u’i ’api na roto i te mau
paroita ato’a, te haere nei te ro’o ’e te manuia
no te maita ’i i te tahi faito rahi mau. I te
matahiti 1956, ’ua hau atu i te S 000 u’i ’âpi. Tô
râtou matahiti mai te 15 matahiti ’e tae atu i te
30 matahiti. No te tupu rahira ’a te u ’i ’âpi, ’ei
rave ’a ia vai ruperupe mau ’oia, ’ua
ha’amauhia, te U’i ’Api tei ma’irihia te i’oa
U.C.J.G. (Unions Chrétiennes de Jeunes
Gens). ’O Elie Salmon tei parauhia ’o Nédo
’oia te Peretiteni matamua no te U’i ’Api ’e te
reira mai te matahiti 1959 ’e tae atu i te
matahiti 1979.
UME
Earata’ira’a ta te u’i ’âpi, e turc ta te u’i ’âpi, e
’ohipa ta te u’i ’api (na mua iana iho, i ona
iho). Nô te reira ato'a ha'amaura'a i te ’Api
Nui O te u’i ’âpi, te matara ato'a ra, te mahana
ukulele. E tao’a fa’a’oto ’upa’upa teie. No
rapae mai teie tao ’a, ’ua o roa ra i roto i te
mau tao ’a rohipehe o teie tau ’api. Mai te
tuatapapahia : i te pae nô te
orara’a ta’ato’a o te ta’ata: Te orara’apae tino,
ukulele vaihi ato’a ra ’oia. Epiti huru teie e
fa’a’ohipahia ra i te fenua Porinetia. Te vai nei
te hâmanihia i te ’apu ha’ari tâmau mai ai i te
tahi ’aufau nô te ha’amaura’a i te tahu(h Are’a
te tahi atu, ’ei tapu râ’au mai te
miroj-â, i ni’a
iho e ’umehia te tahi iripua’aniho nô te hortfa
orara’a amui, te orara’a e fâmai. Eaha te fifi,
te uaua-hi ’ua ta ’i te ukulele.
nô te Tatauro ninamu : te tapati matamua no
te ava’e
Tiurai (nô te arai i te ’ohipa inu ’ava).
I roto i te mau rurura ’a u ’i ’api, e rave rahi
mau parau e
te orara’a pae
fa’aro’o, te orara’a utuâfare, te
eaha te maita’i e nâfea te u’i âpi i roto i tôna
orara ’a ?
ultimatlini, nom masc. Dernières condi¬
I roto i te u’i ’api te tupura’a te mau tere tomo
nô te fa’a’afaro i te orara’a utuâfare: ’oia ho’i
te horo’a ra’a i te mana’o nô te fa’ati’ama i te
tions imposées à un État par un autre et
fa ’aipoipora ’a amuira ’a.
E ti’a roa iaparau e, te ti’ara’a o te fa’aro ’o e
nô te Evaneria (’oia te parau ’âpi
’oa’oa), ’ua riro ta ’ei turu'ira’apapu no te ’api
nui o te U’i ’Api. Nâ te mau ha’api’ira’a u’i ’âpi
e fa’aitoito ’e e ha’apa’ari i tera taure’are’a ’e
terapoti’i, ia riro ’ei ta’atapa’ari mau ’e te
te parau
ineine ato ’a no te orara ’a i roto i teie nei ao,
arata 'ira ’anona :
la
non-acceptation entraîne la
♦guerre.
• Le 8
septembre 1842, l’amiral *DupetitThouars intervint à Tahiti pour protéger
les intérêts des colons français. 11 adressa
dont
utuâfare tamari’i nâroto i te ravera’a i te mau
teie nei ao fifi ’e te hepohepo.
i te ta ’i. E maha noa a’e taura niuniu ’aore ra
Teie te tahi mau
E ta’ata ara te u’i ’api
E ta ’ata itoito te u ’i ’api
E ta’ata ha’apa’o, e ta’ata fa’aro’o te u’i ’âpi.
un
ultimatum à la reine *Pomare IV dans
lequel une caution de 10 000 piastres
espagnoles était exigée sous 48 heures, sous
peine d’occupation militaire de l’île de
Tahiti.
Par extension, un ultimatum est une
proposition qui n’admet aucune contesta¬
tion, une exigence impérative.
’umara voir Patate douce.
ukulele.
Instrument
de
*musique
à
cordes, importé des îles Hawaï, qui déri¬
verait de la bragha, sorte de mandoline
d’origine portugaise, introduite dans ces
îles
en
1879. Deux instruments à cordes
fabriqués
en
Polynésie
sont
appelés
ukulele indifféremment. L’un est composé
d’une demi-noix de coco polie servant de
caisse et d’une
pièce de bois servant de
table et de manche. L’autre est entièrement
taillé dans une pièce de bois, souvent du
*miro, sur laquelle est tendue une peau de
chèvre. Sur les deux
instruments, les
cordes en nylon sont au nombre de quatre.
partie de r*orchestre
polynésien moderne.
Le ukulele fait
UMAREA. *Marae d’*Afareaitu, district
de la côte sud-est de *Moorea. Ce marae
ari’i du
anciens
siècle serait un des plus
Moorea.
En
1925-1926,
ou XL
de
K. *Emory le décrivait ainsi: «98 mètres de
longueur pour une largeur de 38 mètres,
entouré d’un mur ; le *ahu de 4 à 5 mètres
de hauteur, large de 9 à 10 mètres». Il était
l’un des quatre marae ari’i avec ceux de
♦Nuupure à Maatea, de *Nuurua à Varari
et de *Taputapuatea à Papetoai.
Naso sp. Poisson de lagon de forme
ovale et aplati latéralement. Il porte une
urne.
bosse ou une corne sur le front d’où le nom
de Nason qui lui est donné en français et
celui de “Poisson de Gaulle” que lui ont
plaisamment attribué les pêcheurs des
Tuamotu. De chaque côté de la queue se
un éperon, prolongé, chez les
adultes, par deux longs filaments. La peau
trouve
fabrication d'un ukulele
urne
257
’UMETE
des urne est formée de minuscules écailles
tahitien lors des repas collectifs. Ils étaient
de tailles différentes, le plus souvent de
forme ovale avec parfois deux, trois ou
qui la rendent rugueuse. Les principales
espèces sont le urne herepoti (Nason à
rostre long), le urne tatihi (Nason à rostre
quatre pieds taillés dans la masse. Les plus
court), le urne tuapu’u (Nason bossu), le
karaua (Nason zébré), le urne tarei (Nason
à éperons oranges), le urne kuripo (Nason
noir). On cuit ce Poisson à la braise sans
petits, longs d’une quarantaine de centi¬
mètres, pouvaient servir de ■''mortiers dans
la confection des remèdes traditionnels.
Une extrémité était
arrondie, tandis que
l’autre, en pointe ou en gouttière, permet¬
tait de verser les liquides. D’autres de plus
l’avoir écaillé. Sa chair est particulièrement
fine.
d’un mètre de longueur, finement sculptés
et munis de pieds, devaient avoir un rôle
cérémoniel et être réservés à l’usage des
chefs ou des prêtres, par exemple les plats à
’umete. Récipient de bois, sculpté ou non,
en
Polynésie à conserver les
préparations culinaires. Les ’umete étaient
utilisés pour piler et malaxer des fruits ou
des racines, pour préparer des mets sucrés
{*po'e), pour recevoir la noix de coco râpée
et le lait qui en était extrait, pour préparer
les huiles parfumées {*mono’i), pour
obtenir la fécule de *pia ou de *manioc par
servant
*kava aux Marquises, décorés d’une tête
humaine. On en connaît de la taille d’une
pirogue : plus de trois mètres.
►
’umete. E ’au’a ra’au teie, taraihia ra nei, ’aita
rânei? ’ei vaira’a ma’a ’e ’aore ra ’eifâri’i i te
fa ’aineinera ’a i te
’ohipa nô te ma ’a. E rave ato ’ahia te 'umete no
te ha 'ara ’a râ’au (rapa 'au ma ’i) nô te nanera ’a
po’e, aore ra fâri’i ha’ari ia anahia te ’opa’a.
E tao’a faufa’a roa te ’umete i roto i te
utuafare. ’Ua rau mau huru faito to te ’umete,
mai te iti e rahi roa atu, ’ua rau ’orapara’a tô
mau mea ri’i ato ’a no te
dessiccation au soleil, ou pour recevoir et
transporter les aliments sortant du *four
te
’umete tei to ’oe noa hina’aro ’e ta ’oe ra’au
tarai ra hâmani ’umete. Te vai râ te tahi mau
'umete e au i te va ’a, te reira huru no te
e
nanera’apo’e hi’o, mea au maita’i ia. Te vai
ato ’a ra,
te tahi huru ’umete no te mamara ’a i
te kava ia tae i te oro ’a nô te kava.
Te vai râ
ho’i tâte mau tahu’a ’e te mau tavana, e
’umete noa ihoa te i’oa ’aita atu.
’umu ü voir marche sur le feu, ti.
union, nom fém. Assemblage oujonction
d’éléments pour
former un ensemble
homogène, fonctionnel. ■"Association,
groupe ainsi créé.
•
Union
chrétienne
de
Jeunes
Gens
(U.C.J.G.). Mouvement mondial des
jeunesses chrétiennes fondé par les Églises
protestantes en 1855, également connu
dans les pays anglo-saxons sous le sigle
Y.M.C.A. (Youth Men’s Christian Asso¬
ciation) ou Y.W.C.A. (Youth Women’s
Christian Association). Les groupes poly¬
nésiens de '"U’i ’Api se sont réunis en 1959
dans l’Alliance des U.C.J.G. et se sont
affiliés au mouvement mondial.
• Union
française. Nom donné, de 1946 à
1958, à l’ensemble politique composé de la
Umele. 1. Plat circulaire en bois
servant à la présentation des
aliments. 2. Coupe utilisée pour la
préparation du kava. 3. Umete
destiné à la préparation de l’huile
de coco ou à la macération des
plantes. 4. Plat à 4 pieds servant à la
confection de remèdes.
Umete. t. Aua râ'au menemene 'ei
fâri'i nô te mau ma’a. 2. Aua o te
ravehia nô te hâmani i te kava.
3. Umete hâmani mono'i ’aore ra nô
te tapurura'a i te mau ra'au.
4. Aua
toomaha avae nô te hâmanira'a i te
ra 'au.
258
■"France métropolitaine et de ses ■"colonies
devenues
■"départements et ■"territoires
d’Outre-Mer ou ■"États associés. Préparée
par la conférence de Brazzaville (30 janvier
8 février 1944), l’Union française fut mise
-
en place par la '"constitution de 1946. 11
s’agissait, dans le contexte de '"décoloni¬
sation de l’après-guerre, de donner un
cadre plus souple à l’ex-Empire, au moyen
d’importantes réformes administratives,
économiques et sociales, tout en main¬
tenant les possessions françaises sous la
tutelle métropolitaine. Les populations
<
UNION
■t"
FRANCE
■ST. PIERRE
ET
MIQUELON
Maroc
■
Indochine
Chandernagor
Yanaon
Occider
^vique
y
Française
^GUADELOUPE
CLIPPERTON
/
h Algérien
MARTINIQUE
\
GUYANE
Territoire
^es Afars Mahé
n/^
KarikaI
l des Issas
^
LJ
Vanuatu
Pondichéry
O
(N«"”-Hébrides)
èn.
Comores
MAYOTTE
WALLISj
ET FUTUI
1
RÉUNION
NOUVELLE
Madagascar
Possessions et anciennes possessions françaises d’outre-mer
représentées au sein de l’Union Française
CALÉDONIE
ILES CROZET
■ Départements d’outre-mer
' ■ILES AMSTERDAM
ET ST. PAUL
ILES KERGUELEN
H Territoires d'outre-mer
TERRE ADÉLIE
Anciens territoires membres de l'Union Française,
A
actuellement indépendants
auparavant assujetties accédèrent, le 7 mai
1946, à la citoyenneté française. En même
temps qu’elles se dotaient d’*assemblées
N
T
A
R
C
T
Q
U
D’obédience gaulliste et
très attaché à la présence française, il se
transforma dès 1958 en une Union tahi¬
de ■"Pouvanaa.
locales aux pouvoirs
limités, elles purent envoyer des représen¬
tienne démocratique, au recrutement plus
blées législatives métropolitaines. L’Union
Coalition des partis d’opposition au
représentatives
tants (*députés
et *sénateurs) aux assem¬
française était présidée par le ‘^président de
la République ; une assemblée, composée
pour moitié de représentants métropoli¬
tains et pour moitié de représentants de
rOutre-Mer, avait l’initiative de certaines
lois, mais jouait surtout un rôle consultatif.
Un
Haut-Conseil
venait
parachever
l’ensemble. En fait, l’Union française eut
une existence assez brève. Trop prison¬
nière de l’héritage colonial, elle se heurta
au
processus de décolonisation engagé
dans le monde entier sous l’impulsion des
*nationalismes locaux encouragés par
r*Organisation des Nations Unies et les
deux Grands.
indochinoise
A la suite de la déroute
et des
problèmes d’Afrique
Nord, le gouvernement français dut
adopter une position plus souple qui se
concrétisa par le vote de la loi-cadre
Defferre, le 23 juin 1956. Il s’agissait en fait
du
d’accorder l”''autonomie interne aux terri¬
toires de l’Union. Cette expérience tourna
court avec la chute, en 1958, de la
■"République. L’Union française fut alors
relayée par l’éphémère Communauté,
imaginée par de *Gaulle, véritable anti¬
chambre de r*indépendance. Rares furent
les
territoires qui, à l’image de la
■"Polynésie française, réclamèrent alors
leur maintien dans l’ensemble français.
• Union tahitienne (U.T.). ■"Parti
politique
fondé en 1957 par Rudy ■"Bambridge et
Gérald ■"Coppenrath, afin de lutter plus
efficacement contre
le ■"Rassemblement
démocratique des Populations tahitiennes
large.
• Union tahitienne
démocratique (U.T.D.).
R.D.P.T., formée de l’Union tahitienne,
des
Indépendants, des Indépendants
d’Action sociale, de l’Union des Cultiva¬
teurs des Tuamotu-Gambier et du Rassem¬
Peuple océanien, réalisée le
blement du
avril
17
1958
l’initiative
à
de
Rives-Henry, délégué du Comité
national des Républicains-Sociaux, en
mission en Polynésie française. L’Union
tahitienne démocratique, qui avait 13 des
30 ■"sièges à !’■"Assemblée territoriale, se
posa en grande rivale du R.D.P.T. lors des
événements de 1958. Opposée à l’impôt sur
A.
le
elle suscita la manifestation
revenu,
d’avril qui obligea le parti de Pouvanaa à
faire machine arrière. Attachée à la pré¬
française, elle milita pour le “oui” au
■"référendum de septembre... Entre temps,
sence
profitant de la lutte fratricide que se
livraient
Pouvanaa
et
J.-B.
■"Céran-
Jérusalemy au sein du R.D.P.T., l’U.T.D.
enleva, en juin 1958, la présidence de
l’Assemblée territoriale (G. ■"Leboucher) et
celle de la ■"Commission permanente
(F. ■"Vanizette), mais dut partager, au
lendemain du référendum, le Conseil de
gouvernement avec le R.D.P.T -Te Aratai
et le R.D.P.T.-Pouvanaa. Elle réussit, en
mai 1959, à s’approprier le siège de
sénateur (G. Coppenrath), mais échoua la
même année
aux *élections législatives.
Principal artisan du retour au calme et du
reflux des institutions dans le sens d’une
plus grande autorité de l’État, la coalition
ne résista pas longtemps à
de rU.T.D.
259
UNION SOVIÉTIQUE
l’épreuve
du
pouvoir.
En
1962,
Rudy *Bambridge et Gérald Coppenrath
quittèrent le mouvement pour créer l’U.T.U.N.R. (Union pour la Nouvelle Répu¬
blique), alors que Alfred '•'Poroi conservait
la direction de ce que l’on appela désormais
rU.T.-Poroi. Les deux mouvements se
livrèrent par la suite une lutte sans merci
qui facilita l’ascension de r*Amuiraa
*Here Ai’a-’'‘E’a Api de Francis *Sanford
et
de John *Teariki. L’idéologie de
rU.T.D. fut reprise en 1971 par le
'"Tahoera’a Huira’atira.
formée de reliefs bas et monotones
:
la
plate-forme russe couverte de basses
collines morainiques et la plaine d’Ukraine
drapée de loess, le vaste bassin maréca¬
geux de Sibérie occidentale séparé de la
dépression aralo-caspienne par les hau¬
du Kazakhstan. Autour de cet
ensemble à peine accidenté par la chaîne
teurs
primaire de l’Oural, l’encadrement monta¬
continu, de la mer Noire au
détroit de Béring. On distingue le Caucase
(M‘ Elbrouz, 5 633 m), le Pamir (Pic
Communisme, 7 495 m), les chaînes du
Tian Chan, les monts Altaï, Saïan,
Stanovoï, lablonovoï et de Verkhoiansk
qui s’étagent entre 2 000 et 4 500 m
gneux est
d’altitude et se trouvent sur des zones très
actives de l’écorce terrestre, témoin le
séisme qui ravagea l’Arménie en 1988.
L’ensemble du territoire connaît un climat
continental aux étés chauds, orageux, et
aux
hivers rigoureux. De la Sibérie
(Yakoutsk est le pôle du froid avec une
moyenne en janvier de -44° C) aux rivages
• Union
des Transports aériens (U.T.A.).
Compagnie aérienne française fondée le
12 septembre 1963 par la fusion des
compagnies T.A.I. (''‘Transports Aériens
Intercontinentaux) et U.A.T. (Union aéro¬
maritime de Transports). L’U.T.A. est la
première compagnie aérienne privée
d’Europe. Elle employait 6 851 personnes
en
1985 et a transporté cette année-là
U.T.A. 1. DC4 à l'aéroport de Faaa
vers 1965.2.
1980.
DCIOdans les années
847 523 passagers avec une flotte de
10 avions gros-porteurs (DC 10 et B. 747).
Depuis 1963, U.T.A. relie la Polynésie à la
Californie et à la France par la “route des
Indes”
via
Nouméa
ou
Auckland,
Djakarta, Singapour, Colombo et les États
du Golfe persique. A Tahiti-Faaa, la
compagnie a embarqué ou débarqué
159 327 passagers en 1987, ce qui repré¬
sente 40,5
% du trafic international de cet
aéroport. U.T.A. joue donc un rôle écono¬
mique important dans le Territoire et
contrôla longtemps la compagnie
intérieure "“Air Polynésie (devenue "“Air
Tahiti en 1986).
• Union
des Volontaires voir volontaire.
UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIA¬
LISTES SOVIÉTIQUES (U.R.S.S.).
Pays d”'‘Europe et d”'‘Asie, l’U.R.S.S. est
actuellement la 2^ puissance économique et
la première puissance militaire du monde ;
elle joue un rôle de leader dans le camp des
pays socialistes.
•
Géographie.
Par
sa
superficie
de
22 402 000 km^, l’U.R.S.S. couvre près du
sixième des terres éiiiergées du globe. Cet
État-continent aux 60 000 km de frontières
s’étend sur 10 000 km et 11 "“fuseaux
horaires d’est en ouest : quand la nuit
tombe à Léningrad, le soleil se lève à
Vladivostock.
L’armature physique est relativement
simple. La plus grande partie du pays est
260
méditerranéens de la mer Noire se suc¬
cèdent plusieurs zones bioclimatiques : la
toundra arctique, la taïga, grande forêt de
résineux poussant sur sol
gelé, la forêt
mixte, les steppes et les déserts de sable de
l’Asie centrale. En dépit de la longueur des
hivers et des sécheresses fréquentes, la
nature soviétique offre de nombreux
atouts telles la puissance de ses fleuves
(Volga, Dniepr, Ob, lénisséi, Léna,
Amour) et les plus importantes réserves de
bois et de minerais du monde.
• Histoire.
Après quinze siècles d’invasions
diverses par les Scythes, les Sarmates, les
Goths, les Huns, les Avars et les Khazars,
la
Russie occidentale vit
se
former
un
premier État vers le VHP siècle. Organisé
autour de la ville de Kiev par les Varègues
qui commerçaient entre la Baltique et
l’empire byzantin, il ne résista pas aux
attaques des Moscovites et des Mongols de
la Horde d’Or aux XIP et XIIP siècles. La
prise de Constantinople par les Turcs en
1453 donna l’occasion aux princes de
Moscou de s’affirmer comme seuls protec¬
teurs du christianisme orthodoxe. Affran¬
chis de la tutelle mongole au XVP siècle,
Ivan III et Ivan IV, le premier tsar (dit “le
Terrible”), commencèrent à annexer les
territoires voisins de Novgorod et de
Riazan. Cette politique fut poursuivie par
la dynastie des Romanov qui occupa le
trône de 1623 à 1917, plus particulièrement
par
Pierre le Grand (1682-1725),
Catherine II (1762-1796) et Alexandre P''
(1796-1825), lequel fut amené à participer
plus activement à la politique européenne
en raison des ambitions
napoléoniennes.
En dépit de l’abolition du servage en 1861,
la Russie a souffert de profonds retards
sociaux, politiques et économiques jus¬
qu’au début du XX° siècle. La misère du
prolétariat, la montée d’une opposition
libérale et socialiste malgré une répression
sévère, et le désastre de la Première Guerre
UNION SOVIÉTIQUE
mondiale conduisirent aux *révolutions de
1917. La première éclata en février et
déboucha sur la mise en place d’un gouver¬
nement modéré incapable de satisfaire les
aspirations populaires. En octobre, Lénine
et Trotsky organisèrent la prise du pouvoir
par les bolcheviks et instaurèrent un
régime collectiviste fondé sur la dictature
du prolétariat. Ce régime ne put cependant
être établi qu’après une période de transi¬
tion (Nouvelle Politique Économique)
rendue nécessaire par les désordres hérités
de la révolution et de la guerre civile qui
s’ensuivit. Sous le gouvernement dictato¬
rial de Staline (1928-1953), l’U.R.S.S. se
dota d’un système de planification écono¬
mique complet et d’une puissante industrie
lourde. La capacité du pays à mobiliser
d’énormes ressources lui permit de résister
(au prix de pertes cependant très lourdes) à
l’invasion allemande de
U.R.S.S. 1. Le tsar Pierre !•' le
Grand (1672-1725). 2. Icône
du
XV siècle.3. Joseph Staline (1879-
1953), secrétaire général du Parti
communiste, chef du
gouvernement et maréchal
de ru.R.S.S. 4. Léon Tolstoï,
écrivain russe (1828-1910).
1941-1942. Les
Soviétiques libérèrent ensuite leurs pro¬
vinces occidentales et l’Europe orientale
qui entra dans leur zone d’influence
directe.. L’après-guerre fut dominée par la
*guerre froide et une âpre compétition
politique et scientifique avec les ÉtatsUnis. Toujours attentive aux développe¬
ments de son influence internationale,
ru.R.S.S. a toutefois commencé à s’inter¬
roger sur ses scléroses, sous le gouver¬
nement Krouchtchev (1960-1964) et sur¬
depuis l’accession au pouvoir de
Gorbatchev (1985), promoteur
d’une refonte (“péréstroïka”) des struc¬
tures économiques et sociales.
•
Population et institutions. L’U.R.S.S.
compte 284 millions d’habitants (1987)
appartenant à 126 nationalités. Le groupe
slave domine, formé par les Russes (50 %
du total), les Ukrainiens (16 %) et les
Biélorusses (4 %). Mais il faut compter de
plus en plus avec les fortes minorités du
Caucase (Arméniens, Géorgiens...) et de
l’Asie centrale (Ouzbèks, Kazakhs,
Tadjiks, Kirghizes...) dont la croissance
démographique est très rapide. Étant
donné sa superficie, l’U.R.S.S. n’a qu’une
assez faible densité (12 hab./km^) ce qui
rend plus délicates la défense et la mise en
valeur du territoire. En fait, on distingue
trois ensembles de peuplement. La partie
européenne se caractérise par une démo¬
graphie peu dynamique mais par une
occupation assez dense avec un puissant
réseau urbain, particulièrement serré dans
tout
Michael
l’Ukraine industrielle. Moscou compte
8 546 000 habitants, Léningrad 4 833 000,
Kiev 2 411 000, Karkhov 1 536 000. Les
régions méridionales du Caucase et de
l’Asie centrale sont localement très peu¬
plées et leur rythme d’accroissement démo¬
graphique est comparable à celui des pays
du Tiers-Monde. Les principales agglomé¬
rations y sont Tachkent (1 985 000 hab.),
Bakou(l 661 000) et Erevan( 1 114000). En
dehors de ces régions s’étendent d’im¬
menses déserts humains à la population
très mobile.
261
UNIVERS
Le pays est divisé en 15 républiques
fédérées formées par les 15 peuples les plus
nombreux et disposant d’une assise terri¬
toriale assez large. Les autres nationalités
constituent des républiques, des régions ou
des arrondissements autonomes au sein
des républiques fédérées. Au niveau fédé¬
ral, le pouvoir est assuré par trois organes.
Le soviet suprême est un parlement formé
du soviet de l’Union (un député pour
300 000 habitants) et du soviet des nationa¬
qui entérinent généralement les
projets déjà discutés au sein du parti
lités
communiste.
Les
travaux
suprême sont dirigés
U.R.S.S. 1. Mikhail Gorbatchev,
secrétaire général du Parti
communiste depuis 1985.
2. Jeunes filles de Laponie
soviétique. 3. Famille mongole.
4. Défilé sur la Place rouge de
Moscou pour le 70’ anniversaire de
la Révolution. 5. Le navigateur
russe
Thaddeus von
Bellingshausen reçu par Pômare II
à Matavai (1820).
dont
du
soviet
le praesidium
le président remplit également les
par
fonctions de chef de l’État. Le Conseil des
ministres dispose du pouvoir exécutif ; son
président cumule ses fonctions avec celles
de secrétaire général du parti communiste.
• Économie. L’immensité de l’U.R.S.S. lui
assure un nombre impressionnant de
records en matière de productions, mais la
‘•‘productivité et les méthodes de gestion
soviétiques sont en retard sur celles des
autres grands pays industrialisés. Les
terres, entièrement collectivisées, sont
partagées entre fermes d’État (sovkhozes)
et fermes collectives (kolkhozes), toutes de
très grande taille. Chaque famille paysanne
dispose d’un lopin qui contribue grande¬
ment à l’alimentation du pays et continue
d’approvisionner des petits marchés libres.
Les
terres
noires
qui s’étendent de
l’Ukraine au Kazakhstan sont très propices
à la culture des céréales et des oléagineux ;
elles constituent le véritable grenier de
ru.R.S.S. Au Nord de la Russie d’Europe
dominent les cultures des pommes de terre
et des fourrages ainsi que l’élevage laitier.
Le long des piémonts méridionaux, les
grands travaux d’irrigation ont permis le
développement d’une agriculture subtro¬
picale à base de vigne, d’arboriculture et de
coton, surtout en Asie centrale. Les
handicaps techniques et les fortes con¬
climatiques expliquent les aléas
des productions et la dépendance alimen¬
taire du pays à l’égard de l’Europe occi¬
dentale et de l’Amérique du Nord. Depuis
traintes
la révolution, l’industrie a bénéficié de
la sollicitude, de l’État soviétique.
toute
D’énormes
complexes sidérurgiques ont
été installés en U kraine, dans l’Oural et sur
les
gisements de Sibérie occidentale.
L’U.R.S.S. est le premier producteur
mondial d’hydrocarbures et d’acier, le 2'=
pour les filés de coton. Localisées principa¬
lement à Moscou, Léningrad et le long de
la
Volga, les industries de biens de con¬
sommation ont
connu
une
croissance
beaucoup moins rapide que les produc¬
tions lourdes. La satisfaction des besoins
collectifs prime en effet sur ceux de
l’individu et, depuis 1958, les investisse¬
ments industriels profitent surtout au
machinisme agricole et à l’effort d’arme¬
ment. L’U.R.S.S. compense partiellement
ses insuffisances par des échanges intenses
262
de l’Europe de l’Est au sein du
Conseil d’Assistance économique mutuelle
avec les pays
ou
Comecon.
• La
avec
Polynésie n’entretient pas de relations
ru.R.S.S., mais celle-ci porte
intérêt accru au
un
Pacifique. Au début du
XIX= siècle, la Russie avait participé à
l’effort occidental d’exploration de cet
océan afin d’établir des relations rapides
entre la Sibérie orientale et ses comptoirs
d’Amérique du Nord. Adam von
*Krusenstern visita ainsi le Japon, les îles
Marquises et Hawaï entre 1803 et 1806.
Otto von *Kotzebue, accompagné du
naturaliste
Chamisso, contribua à la
connaissance des îles Marshall
et
de la
Polynésie par deux voyages en 1815-1818
et 1823-1826. Entre temps, Fabian von
*Bellingshausen avait effectué une *exploration des mers antarctiques en 1819-1820
et
fait escale aux Tuamotu, à Tahiti, aux
Fidji et en Tasmanie.
Après une longue éclipse, l’U.R.S.S.
s’efforce de développer son influence dans
la région. Elle dispose de bases militaires
dans la presqu’île du Kamtchatka, à
Vladivostock et au Viet Nam. Elle offre
aussi régulièrement son aide aux pays
pauvres (Vanuatu, Salomon, Tonga) mais
n’a pas encore pu établir de liens durables
avec eux.
financière
et
administrative.
Elles
sont
composées d’unités de formation et de
recherche (U.F.R., anciennement U.E.R.).
Une ou plusieurs universités peuvent être
créées dans chaque académie. On en
dénombre 70. Elles sont animées par trois
conseils : un conseil d’administration,
chargé de la gestion, un conseil scienti¬
fique, qui définit la politique et les pro¬
grammes de recherche, et un conseil des
études et de la vie universitaire, qui défend
les intérêts des étudiants. Les membres des
trois conseils élisent pour cinq ans un
président de l’université qui a autorité sur
l’ensemble des personnels et est respon¬
sable du maintien de l’ordre à l’intérieur
des locaux universitaires.
•
La nécessité de créer une université du
Pacifique est
apparue
depuis quelques
années, du fait du nombre de plus en plus
important de jeunes Polynésiens ou Calé¬
doniens qui obtiennent le *baccalauréat et
souhaitent suivre des études supérieures.
Jusque-là, ils étaient obligés d’aller en
Métropole et ils sont encore nombreux
dans les universités de Bordeaux,
Toulouse, Montpellier, Paris, Aix-enProvence... Une première filière post-bac a
été mise en place récemment avec l’ouver¬
ture du centre de formation de professeurs
d’enseignement général des collèges
(P.E.G.C.) de Pirae. De même, fonc¬
tionnent un certain nombre de classes de
univers, nom masc. Ensemble de tout ce
qui existe ou de tout ce que l’homme
connaît
:
l’univers
des
sciences
par
exemple. Milieu dans lequel on vit :
l’univers familial.
L’Univers que les astronomes observent
•
actuellement a un diamètre de 30 milliards
d’années-lumière. 11 comprend des millions
B.T.S. (Brevet de Technicien supérieur) et
universitaires préparant
Diplômes d’Études universitaires
générales (D.E.U.G.) de droit, d’histoire,
d’anglais et de mathématiques, au
D.U.L.C.O. (Diplôme universitaire de
Langues et Cultures océaniennes), option
des
formations
aux
tahitien. Cette antenne universitaire s’est
de
transformée en 1987
l’Univers actuel serait issu d’une énorme
phique.
*galaxies dans un espace contenant
aussi des poussières, des gaz et des parti¬
cules atomiques. Pour les astrophysiciens
Georges Gamov et Steven Weinberg,
explosion survenue il y a 15 à 18 milliards
d’années. Cette explosion (ou big bang)
expliquerait qu’aujourd’hui encore les
galaxies s’éloignent les unes des autres de
plusieurs milliers de kilomètres par
seconde.
Voir aussi : astronomie, planète, système
solaire.
en
une
notamment vers la
recherche océanogra¬
Bois sculpté, jadis disposé sur les
*marae pour commémorer les morts, chefs
unu.
ou guerriers. Les unu, dont la hauteur
dépassait un mètre, avaient la forme d’une
planche découpée de silhouettes humaines
ou d’oiseaux. Ils étaient peints en rouge,
couleur sacrée. Pendant le
université, nom fém. Institution qui
regroupe sous une même autorité plusieurs
établissements d’enseignement supérieur,
nommés
suivant les pays
“facultés” ou
“collèges”. Elle exerce une double action
d’*enseignement et de recherche. Les plus
anciennes universités remontent
au
XIU
siècle, en Italie et en France.
Aujourd’hui, en France, les universités
publics à caractère
scientifique, culturel et professionnel. Elles
jouissent de l’autonomie pédagogique.
sont des établissements
université à
part entière qui a pour mission de rayonner
sur l’ensemble du Pacifique et de s’orienter
varae
marae
précédant les cérémonies officielles, les
serviteurs (’opü nui) y accrochaient des
banderoles de lapa ou des guirlandes de
plumes et les disposaient sur le *ahu ou
dans la cour du marae.
►
unu.
_
E ra'au taraihia te unu ’ei mana’ora’a i te
feia pohepohe : te mau toa ’aore ra te mau
tavana, te feia rarahi. E tu ’uhia atu te unu i
ni’a i te marae ia tupu te oro'a i te marae. Te
unu i hau atu tona teitei i te metera, mai te
huru ia e e nana’ohia i te hoho’a ta’ata ’aore ra
i te hoho ’a manu. Epënihia te unu i te ’ü ’ura
(’ute'ute) te u mo'a ’ia. la tupu te vaerea marae,
’UPA’UPA
Unu. 1. A proximité d'une maison
d’habitation à Nuku Hiva (dessin de
Lebreton). 2. Marae de Nuku Hiva
dans la baie d'Anamua. 3. Marae
d’un chef de Nuku Hiva (dessin de
Lebreton, expédition de Dumont
d’Urville). 4. Unu sur \e marae de
Paea (probablement
Outuaimahurau) parmi les restes
de sacrifices humains (dessin de
J. Webber). 5. Marae d’Atahuru
à Punaauia.6. Unu au pied de Yahu
de "Moral point" à Arue (dessin de
G. Tobin, 1792). 7. Unu clôturant
l’espace sacré d’un marae (gravure
réalisée lors du voyage de
J. Dumont d’Urvilie). 8. Ahu du
grand marae de Pare : les unu sont
ornés de personnages et d’oiseaux
stylisés. 9. Sur l’abu d’un marae de
chef à Huahine. 10. Unu formés de
noix de coco enfilées sur une
baguette (reconstitution d’une
cérémonie aumarae Arahurahu de
Paea). 11. Devant un tare lupapa'u
(G. Tobin, 1792).12. Sur l’arche
du dieu, à bord d’une pirogue
sacrée.
264
URBANISATION
hou te mau oro ’a hanahana, e tamaumau
haerehia te mau hu'ahu’a tapa ’e te mau hei
huruhuru manu na te mau ’opunui no te
fa ’a ’una ’una i te ahu i roto i te ’aua o te mau
marae.
’upa’upa. *Danse polynésienne en couple.
Ces
danses
choqué les
premiers Européens débarqués à Tahiti : ils
considéraient que les gestes avaient une
ont
souvent
sensualité excessive. En raison de leur
“caractère indécent” et des “orgies” qui les
accompagnaient, ces danses furent inter¬
dites au X1X= par les *missionnaires et
l’autorité publique.
De nos jours, les ’upa’upa accompagnent
spontanément toutes les *bringues tahi-
tiennes. Les musiciens battent du *tô‘ere
tandis que des couples se forment et
dansent avec frénésie au milieu des specta¬
teurs qui scandent le rythme.
opérations. L’équipage participa aux
combats de *Matiaena
en avril 1844, de
Huahine en janvier 1846 puis, à la fin de
cette même année, à l’expédition des
hautes vallées de la *Fautaua et de la
*Punaruu. La frégate quitta les eaux poly¬
nésiennes en mai 1847 lorsque le gouver¬
neur
•
Bruat fut rappelé en France.
Camp de YUranie. Ensemble des instal¬
lations terrestres abritant les éléments du
1 ='■ régiment d’infanterie de marine embar¬
qués sur la frégate YUranie ou sur d’autres
bâtiments militaires. Ce camp, entouré de
digues en terre, se trouvait à l’emplace¬
ment de l’actuel stade Willy Bambridge et
protégeait l’entrée ouest de la ville. Dans le
vallon, dit également de l’Uranie, il se
prolongeait par des jardins potagers qui
ont été ensuite remplacés par le cimetière
municipal. A l’entrée de ce cimetière, un
mémorial a été érigé en hommage aux
marins de la frégate morts lors des combats
de 1844-1846.
jeune fille dansant une 'upa'upa
devant un équipage
’uravena.
Ruvettus pretiosus. Poisson
profondeur (200 à 300 m) et
pouvant dépasser 1,50 m de longueur pour
un poids de 60 kg. De couleur jaune
orange, rose ou brune, il devient gris à noir
vivant
upwelling, nom masc. Phénomène océa¬
nique qui consiste en une remontée des
profondes et donc plus froides.
L’upwelling compense le départ des eaux
*eaux
de surface, notamment dans les régions où
fréquent (r*alizé par exemple)
un *courant marin important.
On observe ce phénomène le long des côtes
du Pérou, de l’Angola, de la Californie et
de l’Afrique du nord-ouest. Des remontées
d’eau froide se produisent aussi à l’est des
Marquises ; riches en sels minéraux, elles
favorisent le développement de la vie
un
en
hors de l’eau. 11 a une forme très allongée,
comprimée, et un corps mou. Sa capture,
de nuit, nécessite un *hameçon spécial, de
grande taille, constitué par un assemblage
de bois et d’os. Les Polynésiens le fabri¬
quent depuis plus d’un millénaire et
l’emploient toujours aujourd’hui. Le
’uravena est
un
Poisson à la chair très
grasse, laxative, donc relativement peu
consommée ; il a d’ailleurs reçu le nom de
Poisson-purge.
vent
engendre
marine et attiédissent le climat de ces îles.
Uranie (l’). *Frégate française armée de
soixante canons que la marine utilisa lors
de ses opérations en Polynésie. Placée sous
le commandement de l’amiral *Bruat, elle
quitta le port de Toulon en juin 1843.
Outre
l’équipage, une soixantaine
d’ouvriers spécialisés chargés de construire
l’établissement urbain de '•’Papeete étaient
à bord. On avait également embarqué les
éléments préfabriqués de la maison du
gouverneur et l’outillage nécessaire à la
création de la ville. Après son arrivée à
Papeete, YUranie passa sous le comman¬
dement du capitaine de corvette Bonard et
retrouva sa vocation première : transporter
et appuyer r*infanterie de marine dans ses
urbanisation,
nom
fém.
Action
d’urbaniser. L’urbanisation est le mou¬
vement des hommes et des activités vers les
'•'villes. Ce mouvement se traduit par un
bouleversement dans la répartition
spatiale des hommes et par une profonde
modification de leur genre de vie. La
"“migration vers la ville implique en effet
pour l’individu l’abandon d’une micro¬
société personnalisée, axée sur les activités
traditionnelles (travail de la terre, artisa¬
nat...), pour un ensemble beaucoup plus
vaste, déshumanisé, aux fonctions
nou¬
velles, où il fait à la fois l’apprentissage de
la liberté et de l’isolement liés à l’anonymat.
Si l’urbanisation a pris naissance au
Moyen-Orient et en Chine, plusieurs millé¬
naires avant notre ère, elle s’est surtout
accélérée à partir du début de la "“révolu¬
tion industrielle (XVllP - XIX' siècles).
265
URBANISME
un
contraste fréquent dans les
villes des pays en voie de
développement : bidonville et
immeubles modernes du quartier
des banques à Bombay (Inde)
De nos jours, l’urbanisation affecte inéga¬
lement les différentes parties du monde. Si,
dans les pays développés, elle a atteint un
certain équilibre et concerne entre 60 et
92 % de la population (France : 81 % ;
Royaume Uni : 92 % ; Australie : 86 % ;
Nouvelle-Zélande : 83 %...), il n’en est pas
de même dans les pays du *Tiers-Monde.
Là, les taux de population urbaine
oscillent entre 5 % (Rwanda) et 35 %, à
l’exception des pays latino-américains (de
20 à 75 %) et de certains pays asiatiques. Il
s’agit de populations pas toujours stabi¬
lisées, certaines s’entassant dans d’im¬
^bidonvilles. 11 faut noter qu’en
matière d’urbanisation on se heurte à des
menses
problèmes
de
définition,
le concept
“urbain” ne couvrant pas forcément la
même réalité d’un pays à un autre. Par
ailleurs, il est souvent difficile de discerner
ce qui est urbain de ce qui est rural (voir
rurbanisation).
• En
Polynésie française, le phénomène
urbain ne concerne guère que les *agglomérations de *Papeete et d’*Uturoa, Si
l’agglomération d’Uturoa (5 000 hab.) est
de peu de poids, il n’en est pas de même de
celle de Papeete qui, de Mahina à Paea,
regroupe environ 56 % de la population de
la Polynésie française.
urbanisme, nom fém. Science se rappor¬
tant à la création et à
réaménagement des
espaces urbains. Le rapide accroissement
des *villes a amené l’homme à faire de plus
vaste
appareil législatif qui lui permet de
faire appliquer les principales options qu’il
dégage au travers de documents comme le
S.D.A.U. (Schéma directeur d’Aména-
d’Urbanisme) ou les *plans
d’occupation des sols.
• En
Polynésie française, l’urbanisme en
gement et
est
à ses balbutiements. Son rayonnement
limité peut surprendre lorsque l’on connaît
les problèmes urbains qui se posent, à
Tahiti, du fait du manque de place et des
multiples contraintes liées à la configura¬
tion linéaire de r*agglomération, pri¬
sonnière du relief. La ville de *Papeete fit
établir, en 1950, par R. Auzelle, un plan
d’aménagement qui fut le
premier et seul véritable plan d’urbanisme
que la ville ait jamais connu. Malheureu¬
directeur
sement, ce document tomba vite dans
l’oubli. La mise en place actuelle de plans
généraux d’aménagement devrait combler,
pour certaines communes, cette lacune.
urticant, adj. Se dit d’un animal ou d’un
végétal dont le contact ou la piqûre
provoque des démangeaisons.
En Polynésie, de nombreux animaux
marins sont urticants mais à des degrés
divers. Parmi ces animaux on peut citer les
*Méduses, les *Anémones de mer, plu¬
sieurs *Madréporaires et les *Holothuries.
en
'uru voir arbre à pain.
s’était trouvée confinée à des réalisations
uru’ati.
prestige (la Rome antique) ou à des
opérations de rénovation (le Paris
d’Haussmann). De nos jours, il s’agit avant
grosse
plus appel à l’urbanisme pour régler ses
problèmes d’occupation de l’espace. Jus¬
qu’alors cette science avait été négligée ou
de
tout
de lutter contre l’éurbanisation
fixant à l’avance des aires de
peuplement, d’activités ou de loisirs, afin
de préserver au mieux la qualité de la vie
comme les intérêts économiques.
sauvage en
266
L’urbanisme français s’appuie, comme
dans la plupart des pays développés, sur un
Curanx ignohilis. *Carangue à
tête, de couleur grise, qui se
distingue des autres variétés par sa taille et
son genre de vie. Le uru’ali peut atteindre
deux mètres de longueur et un poids de
80 kg. On le rencontre au large ou dans le
lagon où il évolue par paires (le mâle et la
femelle) et non en bancs comme les autres
Carangues. Sa chair fine était un mets
UTE
réservé aux ari'i et destinée aux offrandes
sur
les marae.
URUFAU. *Col permettant le passage de
la vallée de la *Vaihiria à celle de la haute
*Papenoo (vallée de la Vainavenave), entre
les monts Urufa (I 493 m) et Tetufera
(1 799 m). L’altitude du col est de 884 m.
L’accès en est grandement facilité par la
route récemment ouverte par l’entreprise
Marama Nui. Un tunnel est
en
cours
d’aménagement sous le col pour permettre
le passage de câbles électriques à haute
tension.
U.S.A.T.P.
nomes
(Union des Syndicats auto¬
des Travailleurs
syndicat.
Polynésiens) voir
usine, nom fém. Établissement industriel
équipé de nombreux postes de travail où
l’on fabrique de grandes quantités de
produits d’usage courant ou des produits
semi-finis.
• Les
premières
petites usines furent
fondées à Tahiti dans la deuxième moitié
du XIX'^ siècle. 11 s’agissait d’établisse¬
exclusivement
r*agro-alimentaire telles les
usines produisant de la glace et de l’eau
gazeuse créées par Claude Lanteirès( 1875)
et Sosthène Drollet ( 1890), ou les sucreries
d’Atimaono (1863) et Fariipiti ( 1 870).
Aujourd’hui encore, ce secteur est le mieux
représenté avec la *Brasserie de Tahiti, les
*laiteries (Comat, Sachet, Roche), l’usine
de *jus de fruits de Moorea, r*huilerie de
Tahiti. On compte également quelques
usines fabriquant des produits d’emballage
(Plastiserd, El Es El), se livrant à la métal¬
lurgie (Herbreteau, Stam, La Garonne
Aluminium)
et
à
la
chimie fine
ments appartenant presque
au
secteur de
(Tikichimic).
auprès des résistants tahitiens de Paea
pour éviter qu’ils ne se joignent aux
révoltés de Faaa et de Mahaena puis pour
obtenir la reddition du camp de la
*Punaruu. Ces services rendus à
tahitienne.
►
UTAMI (1766-1850).
UTAMI (vers
1766-1850). Autre nom :
Tetuanuimanaihiva
*Tahaa
apparenté
a
Tatahe. Chef de
à
la
*Tamatoa de Raiatea et
dynastie des
aux
Pômare de
Tahiti, il se convertit au protestantisme en
1814 et fut
*Pomare 11.
partisan fidèle du roi
Lorsque celui-ci décida une
un
'0 Tetuanuimanaihiva a
Tatahe te tahi i’oa i tona ’aore ia ’o Tetuanui
Manuihiva. E tavana ’oia no Taha ’a i te hau o
Tamatoa nô Raiatea ‘e ’o Pômare nô Tahiti.
’Uafariu atu i te ha’apa’ora’aporotetani ’e ’ua
riro ’ei ta’ata tei ’ati maita’i atu i te ari'i
Pômare II. la fa ’aineine ’o Pômare II i te nu ’u
nô te aro i te mau tavana tahito ’o Tahiti i te
matahiti 1815, ’ua horo ’a atu ’o Utami i te mau
fa ’ehau tauturu no te ha ’apuai i te nu ’u aro ’e
’oia iho te fa ’atere nu ’u. ’Ei pahono i taua
tauturu ana ra, upo’oti’a mai ai te Tama’i Fe’iPi, ’uafa’atôro’ahia ’oia i ni’a i te mata’eina’a
O Te Oropa’a (Puna’auia) ’ei tavana are’a te
mata’eina’a Pueu tona ia taea’a (teina) ’o
Tuteari’i tei tavana atu. I te matahiti 1842, te
atimarara ’o Dupetit Thouars tei ha ’amau i te
hau tamaru i reira, area ’Utami ’ua ’amui
fa’ahou atu ’oia i te mau fa ’atere fârani.
E ’ohipa rahi tei ravehia e Utami i roto i te
nu’u pato’i nô Paea ’eiaha vera ia ’amui e te
mau
’orurehau ’o Fa ’a ’a ’e to Maha ’ena, i reira
ho ’i fa ’ahou mai ra te puhapa ’o Punaru ’u. Nô
taua tâvinira’a nana ra i te
nu’ufa’ehau fârani
i ha ’amauhi ai ’oia e te to ’ohitu i ni’a i te toro ’a
peretiteni nô te ha’avâra’a tahiti (tiripuna
tahiti).
’utë. Chanson improvisée, «à la mélodie
lente, précédée d’un solo de
mélodie du
’ute est
*flûte. La
généralement inter¬
prétée par un homme ou une femme seule
tandis que le chœur mixte chante un
accompagnement rythmique. Le texte de
ees chansons traite souvent d’un amour
déçu ou d’une absence regrettée»
(M. Kelkel : “A la découverte de la
musique polynésienne traditionnelle”).
Mais tout est prétexte à composer un ’iite :
un
U.T.A. voir Union des Transports aériens.
l’armée
lui valurent d’être nommé
*to’ohitu et président de la Flaute-cour
française
événement extraordinaire,
une
Les paroles ont souvent une
arrivée...
double signification ce qui rend le ù/tFaussi
bien satirique qu’audacieux.
Les voix ont
des timbres inhabituels. Elles s’expriment
des expirations brusques, des
aspirations violentes et gutturales, des
grognements sourds et saccadés, tantôt par
des voix très aiguës.
tantôt par
groupe chantant un ‘utë
intervention militaire contre les chefs
traditionalistes de Tahiti en 1815, Utami
fournit des renforts appréciables et prit le
commandement de l’armée. Pour le récom¬
penser de sa contribution à la victoire de
*Fe’i Pi, Pômare lui donna la chefferie de
Oropa’a (Punaauia) et confia celle de Pueu
à son frère Tuteari’i. Après l’établissement
du *Protectorat par l’amiral DupetitThouars en 1842, Utami adopta une
attitude ambiguë puis se rallia aux
autorités françaises. 11 usa de son influence
267
UTUROA
UTUROA. Ancien nom : Utumaoro.
Petite ville située sur la côte nord-est de
*Raiatea, centre administratif des îles
Sous-le-*Vent. Le site, désert parce que
marécageux, fut choisi en 1824
par
le
pasteur John * Williams afin d’y établir la
♦station missionnaire de Raiatea. Cet
établissement comprenait un temple et une
école autour desquels vinrent se fixer
quelques habitants. Le village ne s’étoffa
qu’à partir de 1880, date à laquelle la
♦Société commerciale de l’Océanie installa
un
entrepôt et attira les flux commerciaux
des îles Sous-le-Vent.
D’après Paul Huguenin, instituteur
en
poste à Raiatea à la fin du XIX= siècle,
Uturoa était en 1888 le seul village de l’île
qui ait accepté l’autorité française. Il fut
donc choisi comme tête de pont par
l’administration qui souhaitait étendre son
influence sur l’ensemble de l’archipel et qui
conflit, jusqu’en 1897, avec les
résistants dirigés par le chef ♦Teraupo. En
1900, Uturoa ne comptait encore que
300 habitants, mais les autorités coloniales
se trouva en
Uturoa. 1. Les écoles d’Uturoa à
l’extrémité ouest de
l’agglomération villageoise
(aquarelle de P. Huguenin, fin du
XIX' siècle). 2. Uturoa
aujourd’hui : les installations
portuaires, le centre commerçant
et le lycée.
268
firent la résidence de l’^administrateur
des îles Sous-le-Vent puis lui donnèrent le
en
statut de commune en 1945. Le projet de
faire d’Uturoa le deuxième pôle urbain du
Territoire échoua cependant : en 1956,
l’agglomération dépassait à peine 1 000 ha¬
bitants et n’en abritait que 2 733 en 1983.
Étirée sur deux kilomètres en bordure du
lagon, la ville eonstitue un petit centre
attractif pour les îles voisines et un relais de
Papeete pour quelques services. Un quar¬
tier commerçant s’est développé autour du
port et du ♦marché qui, depuis 1946, draine
les produits de la pêche et de l’agriculture à
Raiatea et Tahaa. Le lycée, les éeoles
protestante et catholique, l’hôpital et
l’aéroport contribuent au rayonnement de
la ville.
Le tiers des actifs travaillant à
Uturoa réside dans d’autres communes et
alimente des petits flux de migrations
alternantes.^ La capacité d’Uturoa à fixer
population nombreuse est cependant
insuffisante car, si 35 % des habitants de la
une
nés ailleurs, la moitié des
natifs d’Uturoa sont allés s’établir dans
commune sont
l’agglomération de Papeete.
dait de part et d’autre de la pirogue et
servait de contrepoids au balancier. Au
centre de la plate-forme s’élevait un mât de
8 mètres de haut. Une voile triangulaire
était fixée par l’un de ses côtés au mât et par
l’autre à un gui très recourbé, remontant
au-dessus du sommet du mât. Une bande¬
role de plumes au sommet du gui descen¬
dait presque jusqu’à la surface de l’eau.
Une grande pagaie servait de gouvernail.
On a signalé une variante de cette pirogue,
à double voile avec deux mâts et deux
va’a. Marquisien : vaka. Terme général
désignant la *pirogue polynésienne sous
toutes ses formes. On distingue les va’a hoe
(à *pagaie), les va’a ta’ie (à *voile), les va’a
matini (à moteur) et les va’a tau'ati
(pirogues à double coque).
• va’tt moemoe.
Pirogue sacrée du dieu
tutélaire d’un grand *marae et pirogue des
prêtres du marae utilisée lors des *cérémonies dans la Polynésie d’autrefois. Un
hangar abritait cette pirogue à proximité
même du marae. Elle faisait l’objet de répa¬
rations et de décorations lors de la céré¬
monie de mise en ordre du marae (vaere
marae). Elle était remplacée lors de l’intro¬
nisation d’un nouveau souverain. On
reconnaissait le rang ou la dignité d’un chef
à la dimension de sa pirogue, à ses sculp¬
tures, à ses ornements et au nombre de ses
rameurs. Lors des cérémonies accompa¬
gnant les débuts d’une *guerre, T. Henry
plates-formes : la pirogue de *cabotage
(tipaïrua) et le pahi servant à la navigation
interinsulaire qui avaient un grand mât à
l’avant et un plus petit à l’arrière (misaine).
• va’a tira.
Pirogue munie d’une perche
pour la *pêche aux thons à l’appât vivant
dans les îles de la Société. Les deux coques
de 7 à 8 mètres de long étaient reliées par
deux traverses. Une troisième, placée en
permettait de maintenir la perche
(*tird), grande canne à pêche en purau de
9 mètres de long. La canne, étayée de part
et d’autre pour l’empêcher de basculer,
était manœuvrée au moyen de longues
cordes depuis l’arrière de la pirogue. La
ligne de pêche passait par l’extrémité
fourchue de la canne. Un pêcheur, placé
sur la proue en
surplomb d’une des coques,
était chargé de décrocher les thons au fur et
à mesure de leur prise, la canne étant
relevée. Entre les deux coques, on fixait le
vivier {*ha’apee) contenant les appâts
vivants, des *'ouma jetés à proximité des
bancs de thons. Cette pirogue a été utilisée
avant,
signale qu’une «partie de la nourriture était
mise de côté pour les dieux, toujours
présentée de la même façon et portée au
va’a moemoe (pirogue de haute mer) des
dieux de chaque district. Sur le va’a
moemoe était installé un petit marae sous
abri couvert de viriviri (feuilles de cocotier
tressées) qui accompagnait toujours les
expéditions sur terre et sur mer, car on
supposait que les dieux seraient moins
dérangés sur leur pirogue. Sur cette châsse
était placée une *amulette venant de
l’image {*to’o) du dieu tutélaire du marae
royal ; cette amulette, appelée le manu tahi
(oiseau unique), représentait le dieu,
accompagné des dieux de guerre que l’on
avait priés de venir pour la durée de la
campagne...».
Voir aussi : fare va’a a te atua.
• va'amotu.
Pirogue ancienne à *balancier
voile. Elle mesurait une dizaine de
mètres de longueur et permettait de
et à
naviguer plus loin et plus longtemps
qu’une pirogue à pagaie. Elle était creusée
dans un tronc d’arbre, surmontée d’une ou
vaccin, nom masc. Au sens strict, le vaccin
désigne le *virus responsable de la vaccine,
deux rangées de bordés (huhui).
maladie rencontrée chez les Vaches et les
vachers. Par extension, substance antigène
l’avant de la pirogue tandis que la poupe
confère une '•‘immunité active parfois
La proue
(ihu), en forme de plateau, surplombait
(mûri) était élevée et tronquée à Farrière.
Le balancier était semblable à celui des
pirogues actuelles. Sur la traverse princi¬
pale s’étendait une plate-forme qui débor¬
qui, introduite dans
un
organisme, lui
temporaire contre une '•‘maladie virale,
bactérienne ou parasitaire. La pratique de
la vaccination permet de protéger les sujets
contre telle ou telle maladie, soit à l’aide
269
VAGUE
d’éléments figurés (germes vivants à
virulence atténuée ou germes tués), soit à
l’aide d’un produit soluble (anatoxine),
par le vent à la surface d’une étendue d’eau.
Loin du littoral, la vague est une simple
existe des vaccins polyvalents qui immu¬
et
soit à l’aide d’une fraction de l’antigène. 11
nisent contre plusieurs maladies à la fois,
par exemple le T.A.B.D.T. (^typhoïde Aet
B, diphtérie, *tétanos). Certaines vacci¬
nations sont
obligatoires : diphtérie,
tétanos, poliomyélite, B.C.G. (Bacille
Calmette-Guérin contre la *tuberculose),
*rubéole.
Le vaccin antivariolique n’est
plus obligatoire dans les pays développés
selon les recommandations de r*Organi-
sation mondiale de la Santé.
vague, nom fém. Ondulation provoquée
oscillation verticale faisant alterner crêtes
mais
creux
sans
déplacement
aucun
horizontal.
Au
contraire, lorsqu’elle
atteint la côte, le relèvement du fond marin
freine la rotation des particules d’eau. La
vague se déforme, se cabre pour s’abattre
bruyamment
l’avant
vers
:
elle devient
alors un rouleau projetant des embruns.
Les vagues des *houles habituelles sont
hautes de 1 à 3 mètres en Polynésie. Celles
qu’engendrent les cyclones peuvent
dépasser 10 mètres de hauteur.
Voir aussi ; déferlante, raz de marée.
Hom. : adj. espace vide : un terrain vague ;
qui est imprécis, que l’on a du mal à
saisir ; une sensation vague.
ce
vahiné voir femme.
VAHITAHI. Petit *atoll des *Tuamotu du
Sud-Est situé par 18“ 47’ sud et 138“ 50’
ouest.
11 fut découvert par L.A. de
*Bougainville en 1768. 11 fait partie de la
commune
de. *Nukutavake et compte
90 habitants
sources sont
(1983). Ses principales res¬
la pêche, pour l’autoconsom-
mation, et le coprah.
Vahitahi en 1930.1. La population
devant l'église. 2.
Commerçant
chinois posant avec sa famille
devant son magasin.
VAHITU.
Aire
culturelle
et
socio-
politique des *Tuamotu du Nord qui,
avant l’époque coloniale, comprenait les
îles
de
*Manihi,
*Takapoto.
*Ahe,
*Takaroa
et
VAIAMI. Nom donné à l’ancien ^hôpital
colonial de
Papeete. Un bâtiment provi¬
soire fut construit dès 1843 par les ouvriers
de l’amiral *Bruat, en bordure de la
Papeava, alors que l’hôpital en pierre était
d’édification le long du Broom,
aujourd’hui la rue du Commandant
en cours
270
VAIETE
veut que
du
l’usage d’un terme faisant partie
d’un chef soit interdit. Pour
E. Ahnne, c’est à cause d’un chef du nom de
nom
Vaitua que vai fut remplacé par pape.
La place Vaiete fut longtemps un des hauts
lieux des fêtes du *Tiurai et du Heiva.
Chaque année, on y dressait au mois de
juillet une scène entourée de gradins sur
quatre côtés pour que puissent s’y dérouler
les concours de danse. Les émeutes du 23
octobre 1987 ont obligé la municipalité de
l’hôpital Vaiami vers 1930
Destremeau. Au XIX® siècle, le personnel
composait de trois médecins, d’un phar¬
macien et d’une dizaine de religieuses de
l’ordre de Saint-Joseph de *Cluny. Ce
se
Papeete à rompre avec cette tradition en
construisant des magasins de fortune
accueillant les commerçants victimes des
dégradations commises par les manifestants.
la place Vaiete à la fin des années
1970
bâtiment devint insuffisant au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale : il ne
comptait en effet que 130 lits pour une
population de 76 300 habitants en 1956.
En 1970, toutes ses activités furent trans¬
férées dans le nouvel hôpital de *Mamao et
Vaiami fut spécialisé dans le traitement de
la *tuberculose. et des
maladies
neuro¬
psychiatriques. Sa capacité d’accueil eSt de
77 lits. Le personnel de soin comprend
3 médecins, 20 infirmiers ou infirmières et
15
adjoints. L’établissement
557 personnes en
1984.
a
accueilli
VAIARE. Lieu-dit de la commune asso¬
ciée de *Teavaro, situé sur la côte est de
*Moorea. La baie de Vaiare, bien abritée, a
été aménagée pour recevoir les ferries
Le trafic de ce
petit port -a atteint 287 752 passagers et
reliant Moorea à Papeete.
249 000 tonnes de marchandises en 1987.
petit village abrite quelques horticul¬
sur la rive, sud de la baie, se
développe une zone industrielle accueillant
notamment la centrale thermo-électrique
Le
teurs et,
de Moorea.
Vaiete (Association sportive). Club
omnisports de Papeete, dont l’origine
remonte à 1925, date à laquelle E. Tinau
fonda les “Unis jusqu’à la mort’’, qui
•
devinrent les “Vrais Amis” en 1927, avant
de prendre le nom définitif de A.S. Vaiete
en
1932, à l’initiative d’A. *Poroi, en
référence au nom de la source du bassin de
la reine à Papeete. Le club a d’ailleurs
adopté les couleurs royales (rouge et
blanc), ainsi qu’un écusson où figure une
ligne brisée jaune représentant l’écoule-
ment de l’eau de la source. En 1987,
l’A.S. Vaiete comptait 550 licenciés prati¬
,3 ^aie de Vaiare : le
village et le quai des ferries
quant le *football, le *basket-ball, la
sous-marine, r*haltérophilie, le
*cyclisme et la pétanque. Le club dispose
chasse
d’un terrain d’entraînement de football
dans la vallée de Titioro. Son président est
W. Teai.
►
VAI’ETE. '0 Vai’ete ’e ’o Pape’ete ho’e a ia
aura 'a.
Teie ra, ’ua horo’ahia ’o Pape’ete ’ei i’oa no te
VAIETE.
Nom
donné
à
la
place de
Papeete sity^ée sur le front de mer, le long
quai aux paquebots. Vaiete (en fran¬
çais : l’eau qui jaillit) pourrait être aussi
l’ancien nom de Papeete. Vai signifie eau,
comme pape, mais le mot serait devenu
*tapu, d’après la coutume appelée *pi’i qui
*
du
’oirepu o Tahiti (Porinetia Farani, are’a ’o
Vai’ete, ’ua ma’irihia ïa i nia ite tuha’a fenua e
vai ra i te vahi tapaera’a pahi rarahi ’oia te
uâhu. I mûri a ’e i te fa ’a ’orera ’ahia te ta ’urua
Tiurai i Tarahoi, ’o Vai’ete ïa te tahua jari’i i te
mau tata ’ura ’a no le ta ’urua
tiurai. Te
parauhia ra ’e na roto i te tahi tapu no tepi’i, i
monohia ai te parau vai i le parau pape. ’O E.
Ahnne teifa’ati’a ’e no te i’oa o te tâvana ra ’o
271
VAIHIRIA
Vaitua i tupu ai te fa’atauira’a no lepi'i.
Te vai alo’a nei i Pape’ete te hô'ê aupupu
un site étrange, la route est longue et
difficile, les abords sauvages et déserts. A
aupupu “Unis jusqu’à la mort" te i’oa tei riro
mai ’ei aupupu “Les vrais amis ” i te matahiti
centre ;
huita ’aro tei ha 'amauhia i te matahiti 1925, i te
reira tau i ha ’amau ai 'o E. Tinau i te tahi
vahiné no Pape ’ete, i horo ’a ai ’oia i te i ’oa
Vai ’ete.
’o
Vai ’ete. Te vai ra te feia tu ’e popo, te
tupa ’i popo, te feia rava ’ai, te horo pere ’o ’o
ta ’ata ’ahi, e rau noa atu a huru heiva.
E pupu
itoito maita ’i no le ’ohipa ta ’aro mai te mau
’ua roa’a roa mai to ratou fenua i
fa’a no Titioro no te pae tu ’era ’a popo. ’O
W. Teai te Peretiteni i teie ’aupupu ’oia ho ’i ’o
pupu ato ’a,
te
Vai ’ete.
VAIHIRIA (“1’eau qui jaillit”).
• La rivière Vaihiria est un émissaire du lac
portant le même nom. Elle suit une
direction nord-sud sur 11 km, dans la
partie orientale du district de Mataiea, au
de
sud
Tahiti.
Son
débit
constant
(1,2 m’/s), régularisé par le lac, est exploité
par la société * Marama Nui qui a construit
trois barrages alimentant deux centrales
hydroélectriques.
•
Le lac Vaihiria
se
trouve
à 473
m
d’altitude, sur le versant sud de Tahiti Nui,
en
amont
de la rivière. 11
couvre une
douzaine d’hectares, mais sa longueur et sa
profondeur (environ 10 mètres) varient en
fonction de l’alimentation pluviale sai¬
perdue dans les flancs du
tout autour, des mornes hauts et
profonde que rien n’anime, ni un souffle de
vent, ni un bruit, ni un être vivant, ni
seulement un poisson» (“Le *Mariage de
Loti”). On y trouve cependant de grandes
''^anguilles à oreilles qui ont inspiré une des
*légendes les plus populaires de Tahiti. «La
princesse Hina, promise au roi du lac
Vaihiria, partit rejoindre son futur époux
qu’elle ne connaissait pas. Mais celui-ci
étant venu à sa rencontre, la princesse
s’aperçut avec horreur que son promis
n’était autre qu’une monstrueuse anguille.
Effrayée, elle s’enfuit à Vairao pour se
mettre sous la protection du grand *Maui
qui avait arrêté le soleil. Lorsque l’anguille
vint réclamer sa fiancée, Maui la pêcha et
la tua puis remit sa tête à Hina en lui
recommandant de ne pas la poser à terre
avant d’arriver chez elle. Mais à quelque
distance de là, Hina, qui voulait se baigner,
posa son paquet par terre. Elle s’aperçut
alors que celui-ci avait pris racine, tandis
que s’élevaient de jeunes pousses de coco¬
tiers. Elle demeura alors sur place pour
surveiller la croissance de cette nouvelle
richesse et se maria avec un jeune homme
de. la région» (Georges King : “Tahiti”).
Le *site archéologique de Vaihiria
comprend un ensemble de *structures
•
sonnière. Le lac se serait formé en arrière
formant un petit village, restauré en 1987
cratère comme le laisserait
humaines, à 7,5 km en amont de la route de
d’un grand éboulis qui a barré la vallée et
non
dans
un
supposer l’amphithéâtre de hautes
murailles basaltiques qui l’entoure. Pierre
Loti en fit la description suivante en 1872 ;
«J’ai vu ce lac de Vaihiria qui inspire aux
•
groupe d'excursionnistes sur ia
rive sud du iac Vaihiria
morte
dans le clair ciel du soir. Une eau froide et
1 te matahiti 1987, e 550 mero i roto i te pupu
ta ’aro no
mer
sévères découpent leurs silhouettes aiguës
1927, riro mai ai i mûri iho ’ei aupupu
“Vai’ete" i te matahiti 1932 arata’ihia e
A. Poroi, ’ei mana’ora’a i tepiha’a o te ari’i
mille mètres de haut [en fait 473 m], une
indigènes une superstitieuse frayeur. Une
nuit, nous avons campé sur ses bords. C’est
par le Centre polynésien
des Sciences
ceinture. Un chemin fléché et des pan¬
neaux d’information permettent de se faire
une idée des constructions et des occupa¬
tions des Polynésiens qui vivaient autrefois
à
cet
endroit.
Le
site
*terrasses d’habitation
sur
des
lesquelles ont
comporte
été trouvés de nombreux fours, témoins
des activités culinaires, et des restes de
poteaux qui supportaient des superstruc¬
tures édifiées en matériaux végétaux. On a
également découvert des vestiges d’édifices
à fonctions socio-religieuses : *marae et
maison communautaire. L’état de conser¬
vation de ces structures était tel que leur
restauration
a
permis de restituer leur
aspect ancien avec une certaine fiabilité.
Les travaux archéologiques ont montré
que d’autres structures demeurent ense¬
velies dans les zones non explorées du site ;
village qui s’élevait en ce lieu
devait-il être plus important que le laisse
aussi le
entrevoir l’espace restauré.
VAIMA. Lieu-dit signifiant “l’eau claire”,
situé au cœur de * Papeete, entre la cathé¬
drale et le front de mer. Le domaine Vaima
appartenait autrefois à la famille du régent
*Paraita qui tira des revenus substantiels
de sa location.
272
VAIOTE
En raison de sa position centrale, le
quartier Vaima est, depuis plus d’un siècle,
un pôle important de la zone commer¬
çante de Papeete. Tous construits en bois,
les magasins, agences et bureaux qui
1950, les maisons sont souvent en bois,
modestes et parfois insalubres. Vaininiore
abrite une assez importante communauté
originaire des îles Australes.
constituaient le “bloc Vaima” furent
plusieurs fois détruits par des incendies. Le
plus grave fut celui du 23 juin 1969 qui,
parti de l’hôtel Pacific situé rue Jeanne
d’Arc, ravagea tous les commerces bien
connus des habitants du Papeete des
années 50 et 60 : “Tony photo”, “Pat and
Val”, “Tahiti Art”, “Pailloux”, “Sylvain”,
“Bata”, mais aussi le bar-restaurant
“Vaima”, les locaux de la compagnie
d’assurances “Le Nord” ainsi que les petits
ateliers situés dans la cour intérieure.
VAIOTAHA. Nom d’un *marae situé à
*Nunue, jadis le plus important de l’île de
*Bora Bora. Il n’en reste plus aucun vestige
mais les traditions y situent l’intronisation
des anciens
rois qui recevaient à cette
occasion le *maro tea. Après la disparition
marae
Vaiotaha, c’est le marae
*Farerua qui joua ce rôle prééminent. Près
du
de l’emplacement du marae Vaiotaha, sur
une berge du ruisseau Vaiati, une grande
pierre taillée en forme de ^tortue porte
plusieurs *pétroglyphes représentant cet
animal. La légende raconte que cette pierre
serait l’ancêtre des souverains de Bora
Bora. De son union avec Hohorai, falaise
du M‘ Pahia, naquit Firiamata o Vavau,
marae
Vaiotaha
premier chef de l’île. On raconte aussi qu’à
l’emplacement du marae Vaiotaha, le dieu
*Oro rencontra l’épouse idéale que ses
sœurs avaient cherchée en vain dans les îles
de la Société.
►
VAI’OTAHA. E marae teie no Porapora, tei
Nunu'e ra ’oia. E maraeparo’o i muta’a ra. 1
teie mahana, ’aore e mau tapa ’o toe e 'itehia
rtô te mau peu lahito i te huru no te mau ari'i
tahito ’e tô rat ou mau tatuara 'a i te marotea.
la moina te marae Vai’otaha 'o Farerua ia tei
hau a ’e te ro’o. Ipiha ’i iho i te marae
Vai’otaha, i te hiti anavai ’o Vaiati, e ofa’i to
reira, ma’a ’ofa’i rahi, ’uapaopaohia i ni’a iho
e rave rahi mau hoho’a honu. la au i te ’a’ai o
ofa ’i a, te tupuna no te mau ta ’ata fa ’atere
ia Porapora. la ati atu ’oia ia Hohora’i ’oia te
taua
matopari o te mou’a ra ’o Pahia, Janau maira
’oia ia Firiamata o Vavai, ’oia te tavana
mâtâmua o tefenua. Tefa’ati’ahia ra e i te
ti’ara’a o te marae Vai’otaha, i reira to Oro
farereira’a i tâna here ta tôna mau tuahine i
’imi noa na te mau fenua Totaiete e ati a’e,
inaha !
VAIOTE. Isolée à l’extrémité orientale des
*Pari,
falaises
du
tants.
On y a
cette
vallée de la
presqu’île de *Taiarapu (Tahiti) a fait
l’objet de travaux archéologiques impor¬
structures
1974, un nouvel incendie
incita un groupe de promoteurs à
construire un centre commercial moderne.
Édifié entre 1976 et 1978, le Centre Vaima
comprend environ 70 magasins et bureaux
et quelques appartements répartis sur
Au mois de mai
plusieurs niveaux ; il constitue une des plus
opérations immobilières privées
qui aient été réalisées en Polynésie.
grosses
Quartier résidentiel de
Papeete compris entre l’avenue du chef
Vairaatoa, l’avenue du régent Paraita et la
rivière Papeava. Édifiées à partir de 1940VAININIORE.
*
étudié un ensemble de
cérémonielles et d’habitations
alignées de part et d’autre de la rivière. Les
*marae sont vastes et nombreux.
Vaima. 1. L’ancien "bioc Vaima" vu
du quai des bonitiers. 2. Après
i'incendie de 1969 : un ensembie
commercial composite entre le
Fare Tony et la maison Donald.
3. Le centre construit au milieu
des années 70, un élément majeur
du coeur commerçant de Papeete.
Leurs
pavées et enceintes de murs sont
groupées par deux ou trois. Les *ahu sont à
deux ou trois degrés, de type côtier, avec
des pierres oblongues à têtes arrondies et
des pierres d’angle soignées. Le temps, la
végétation et les crues de la rivière ont fait
beaucoup de dégâts, mais les vestiges
cours
permettent
d’imaginer l’importance du
peuplement et de l’emprise religieuse dans
ce district de Tautira.
11 faut peut-être
mettre ces restes en
relation avec les
premières installations du culte d’*Oro au
XVIL siècle.
273
VAIPOIRI
VAIPOIRI. Grotte située à l’entrée de la
vallée de la Vaipoiri, au pied des falaises du
*Pari, dans la presqu’île de *Taiarapu. De
nombreuses légendes ont pour cadre cette
caverne profonde. L’une d’entre elles fut
rapportée par le vieux Haurai de
Teahupoo à Orsmond Walker. De grands
reptiles vivaient dans cette grotte que
personne n’osait approcher. Vei, enfant du
peuple, dont le nom signifie “bien fait,
hardi’’ était un *teuteu, serviteur garde du
corps de Petea, le chef de Taiarapu. Il
concevait un amour profond et réciproque,
mais impossible car sacrilège, pour Vero,
la fille de Petea. Pour faire tomber la
barrière du rang, Vei décida d’accomplir
une action glorieuse qui lui permettrait
d’accéder à la classe supérieure. Il réussit,
par ruse, en utilisant les blocs qui jon¬
chaient l’entrée de la grotte, à tuer les
reptiles et une énorme
chenille. Il aménagea un lit nuptial sur le
monstrueux
rocher émergé au milieu du lac qui occupe
Vero. Petea, inquiet,
partit à la recherche de sa fille, découvrit
les cadavres des monstres et, conquis par le
courage et la force de Vei, accepta cette
union (cité dans P. Laudon : “Randonnées
en montagne”).
la grotte et y invita
auvaha o te ana. Nô taua rave ’a ra i pohe ai te
mau mo’o taehae ’e ’oia ato’a te hoëhe rahi, te
tuputupua ino mau e fa ’atere ra i te mau mo ’o
taehae o te ana. I reira noa iho te hau i te
tupura’a i ni’a i te fenua. ’Ua fa’anaho ’o Vei i
te tahi nohora'a nona i ni’a i te tahi ofa’i ara’a
e vai ra i ropu i te roto ’e ’ua ti’i ia Vero, ’ei
vahiné nana.
la ’ite ’o Petea e, ’ua mo ’e tana tamahine, ’ua
haere e mô’imi nô Vaipoiri inaha ! te ’ite nei i
te mau pera o te mau tuputupua
pohe-pohe, te
parahi ato’a maira Vero i roto i te ana i piha’i
iho i te ’aito puai ’e te fa ’ahiahia o Vei.
’Ua fôri’i ’o Petea ia Vei ïa riro ’ei tane na Vero
’e ’ua tupu te oro’a ta’atira'a o na tamari’i mai
te maita ’i
’e te ’oa ’oa.
VAIRAATEA. *Atoll des *Tuamotu de
l’Est situé par 19° 21’ sud et 139“ 13’ ouest,
180 km au sud-est de Hao. L’île fut
découverte par *Quiros en 1606. Ses
68 habitants (1983) exploitent une coco-
à
teraie de 200 hectares environ. Vairaatea
fait partie de la commune de *Nukutavake.
AHURU \ (village)
19" 20'sud
►
VAIPOIRI. E ana ’o Vaipoiri no te Pari i te
fenua ’aihere. Tei tepae Tai’arapu (Tahiti iti) i
roto i te tuha’a ’oire no Teahupo’o, te hope’a
fenua teie ’o Teahupo ’o.
’Ua rau mau ’a’ai teifa’aro’ohia nôteie ana
hohonu ’e tepoiri ta’ota’o maita’i. ’Uapapa’i
qO
PUKARUNGA
fa’ati’ahia e te tahi ru’au no Teahupo’o iho ’o
.
OGOGA
Haura’i tôna i’oa : ‘7 tera ra tau, e rave rahi
f-
taehae e ora ra i roto i te ana
Vaipoiri, ’aita e ta’ata e ora ia haere atu na
reira. Te ora nei ra, te ho'ë tamaiti ai’a ’o Vei,
e teuteu no Petea, tavana no Tai’arapu. E
tamahine ho’i ta Petea, ’o Vero tôna i’oa. E
here rahi tei tupu i roto ia Vei no Vero, nafea
#
»
^
KEHURUA
’o Orsmond Walker i te ho'ë ’a’amu, tei
mau mo’o
/
Vairaatea
0
139" 14’ ouest
VAIRAATOA voir Pômare PL
ra ?
Eita ho’i e ti’a i te hoëtamaiti ti’ara’a haeha’a
iafa’aea atu i te tahi tamahine ti’ara’a teitei.
Na roto ra i te here rahi e hotu noa ra i roto ia
Vei, ’ua ’opua ’oia e ’ofati i te tapu, nâ roto i te
hoë ’ohipafa'ahiahia ’e teparo’o rahi ïa
mara’aa’e tôna ti’ara’a. Nô roto i te hoë rave’a
Vairao : les installations du Centre
océanologique du Pacifique
pa’ari ’e te itoito, ’ua rave atu ’o Vei i te mau
apa’apa ’ofaj rarahi e vai ra i te Pan, ua
fa’ati’ati’a, tu’ati’ati maita’i atu ’ei ’opani i te
VAIRAO. Ancien district et section de la
commune
s’étend
de *Taiarapu Ouest (Tahiti) qui
*Teahupoo.
légendes. 11
existe dans le district une source appelée
entre
Vairao est
un
*Toahotu
et
lieu riche
en
Vairu’ia d’où sortait, certaines nuits de
lune. Te Maraha, déesse de la sagesse ; elle
baignait et, assise au bord de la source,
se
peignait ses beaux cheveux. Mais les
pierres sur lesquelles elle s’asseyait ont été
dérangées et depuis elle n’est Jamais
réapparue. C’est également à Vairao que se
situe la légende de *Maui, le héros qui
captura le soleil. Plusieurs lieux rappellent
ses exploits : ainsi l’empreinte de son pied
sur le récif et sur le rivage, près de la
caverne qui porte son nom. Le rocher
autour duquel il enroula ses cordes se
trouve près de la rivière Vavi ; il est strié de
rainures en spirales, traces de l’effort des
cordes qui y étaient fixées et servirent à
prendre le soleil. Sur la montagne
Ponomata
se
trouve une caverne encore
appelée le “nid des frégates de Maui”.
274
' ——\
2 km
VAITIA
Actuellement, Vairao est surtout connu
d’implantation du
océanologique du Pacifique.
Financé et dirigé par r*l.F.R.E.Mer, (ex
C.N.Ex.O.) depuis 1972, le C.O.P. se livre
à des recherches en *aquaculture. Vairao
abrite la mairie de Taiarapu Ouest et
compte 1 411 habitants (1983).
comme
étant le lieu
Centre
vairoa. Boehmeria platyphylle.
Arbuste
de la famille des Urticacées dont l’écorce
donne des fibres résistantes et fines. Jadis,
elles étaient utilisées pour confectionner les
*filets et les
lignes de pêche. Les feuilles
entraient dans la préparation de remèdes
contre la
bronchite et l’asthme.
VAITAPE. Centre administratif de l’île de
*Bora Bora et chef-lieu du district de
*Nunue. Le village (2 002 hab. en 1983) est
situé au pied de la puissante falaise du
M‘ Pahia et face à la passe Teavanui. Les
services publics se trouvent à proximité du
*wharf et bordent la grande place : gen¬
darmerie, poste, mairie, collège. Sur cette
place a été érigé en 1951 le tombeau d’Alain
*Gerbault. Il occupe l’emplacement d’un
ancien *marae et a la forme d’un *ahu à
3 étages de galets gris.
Une plaque scellée
par les marins du Lotus porte un médaillon
en bronze du navigateur solitaire et une
inscription commémorant
monde à la voile.
son
tour du
marae
*Papeari du nord
au sud. La Vaite prend sa source au flanc
traversant le district de
m d’altitude, et
proximité du *Jardin bota¬
nique après 12,5 km de cours. Son débit
moyen (1,8 m’/s à la cote 40) relativement
régulier a permis d’aménager un barrage-
du
M‘
Punui, à 1 311
débouche à
réservoir de 20 000 m’ à la cote 100 et une
centrale électrique de 720 KW de puissance
à la cote 40. Un deuxième réservoir est en
cours
d’aménagement à l’altitude 267 m : la
150 000 m’ et alimentera
une centrale de 1 500 KW.
retenue atteindra
principale
aux
confluences de la
vallée de la Vaitepiha
{dessin de John Webber, 1784)
de la Vaitia, à 7 km de l’embouchure de la
première. Une *plate-forme de tir à l’*arc
peut être encore observée à 6 km à l’inté¬
rieur de la vallée. On sait que ce sport était
réservé aux chefs ; la présence de cette
plate-forme est un indice de l’importance
de l’habitat à l’intérieur des vallées dans la
Polynésie d’autrefois.
►
VAITEPIHA. E anavai teie no Tai’arapu
(Tahiti), tei Tautira mau râ. Nô te mou'a Urau
mau
VAITE. Rivière du sud de l’île de Tahiti
respectifs
avec des cours d’eau
secondaires. L’ensemble le plus important
se trouve à la confluence de la Vaitepiha et
rivière
e
’oia i te teiteira 'a e 900 metera tahe mai ai
i tahatai roa i te tairoto ’o Tautira. E rave
rahi mau anavai ri’iri’i no roto mai iana, ’o
Vaitia te tahi.
'Va hi'opo ’ahia te mau vahi i mana’ohia e e
village de Vaitape
toetoe’a ri’i tao'a tahito tôreira nâte mau
’aivana'a ’ihipapa i te matahiti 1963.
’Aita i
‘itea te tahi vâhi fa'aeara'a ta'ata. E mau
nohora’a ri'i varavara haere noa i tera vâhi ’e
iera vahi na te mau vahi e punari’i vai te ’itea,
te reira nohora’a
’e tona marae. I Vaitepiha ’e i
Vaitia ihoâia te tahi hi'ora'a fa’ahiahia a’e. I te
ateara’a a'e 7 tirometera i te muriavai ’o
Vaitepiha e paepae vâhi-te’ara’a tei ’itea. Teie
heiva o te mau ta’ata ti’ara’a teilei ana’e te rave
nei i teie peu ha’uti ta ’aro.
Nô reira, e hi’ora’a, ’e e tapa’o fa’ahiahia tei
fa’aeara’a i roto i taua mau
peho râ, e riro ë, e feia toro’a ana ’e paha ia no
maiara mai no te
VAITEPIHA. Principal cours d’eau de la
presqu’île de *Taiarapu (Tahiti). La
Vaitepiha prend sa source au M' Urau, à
900 m d’altitude, et se jette dans le lagon de
Tautira après 13 km de cours. Elle reçoit de
nombreux affluents (le principal étant la
*Vaitia) avec lesquels elle draine un
*bassin-versant de 33,3 km-. Son *débit,
moyen est de 6,01 m’/s à la cote 10, mais il
lui est arrivé de rouler 550 m’/s lors du
passage du cyclone Veena en avril 1983.
• Les *sites
archéologiques de cette grande
vallée furent étudiés en 1963. La grande
plaine inondable était inhabitable.
L’habitat ancien semblait formé de petites
unités, isolées les unes des autres avec leurs
taua tau ra.
VAITIA.
Affluent de la
*Vaitepiha, à
sept kilomètres de son embouchure, dans
le district de Tautira.
A la confluence, un ensemble de structures
d’habitat et de structures cérémonielles a
été édifié sur une superficie de deux
hectares. La construction la plus ancienne
date du XVF siècle. On pense qu’il y a eu
plusieurs niveaux d’occupation à des
époques différentes, séparées par des
périodes d’abandon à la suite des crues
violentes de la rivière. Les
étudiés par K.
14 * marae
*Emory en 1963, dont un
275
VAITOARE
“côtier”, sont de types variés. La
présence, à 7 km de la mer, de ce marae
“côtier” a remis en question la localisation
et la fonction de ce genre de construction.
Les divers types de marae correspon¬
*marae, ‘•‘terrasses de culture, plates-
évolution, le type “côtier” marquant le
stade le plus récent, sans que les autres
exemple).
marae dit
,
draient à des moments différents de leur
aient été pour autant abandonnés.
formes de tir à T'^'arc et ‘•‘pétroglyphes.
Au XIX" siècle, les vallées servirent encore
de refuge aux groupes refusant le protec¬
torat français et furent le théâtre de sérieux
combats (Punaruu, ‘•‘Fautaua à Tahiti par
Plus tard, elles n’ont pas été systématique¬
ment mises en valeur, mais on y reconnaît
quelques caféières et vanillères
encore
VAITOARE. Chef-lieu de district situé sur
la côte sud-est de l’île de *Tahaa. Vaitoare
fut un des hauts lieux de la *guerre des îles
janvier 1897, des
opposèrent les troupes
françaises aux forces du chef *Teraupo. Le
village compte 364 habitants (1983).
Sous-le-Vent.
En
combats sérieux
vallée, nom fém. Dépression allongée
façonnée par un cours d’eau, un glacier ou
des vents de sable dans les déserts.
•
En Polynésie, on distingue deux grandes
formes de vallées dans les îles hautes. La
première correspond aux *caldeiras ou
cratères qui s’ouvrent sur le littoral. La
vallée comprend alors un vaste *amphithéâtre parfois divisé en bassins secon¬
daires et qui se resserre à l’aval tel un
entonnoir
(*Papenoo, ■ *Punaruu,
*Vaitepiha...). Le deuxième groupe com¬
prend les vallées façonnées parles *rivières
qui prennent naissance sur les versants
externes des caldeiras. Elles sont étroites et
divergent comme les rayons d’une roue.
«Très encaissées, ces vallées présentent des
flancs extrêmement escarpés, taillés par les
lits de nombreux *torrents, eux-mêmes
souvent entrecoupés par des *cascades. En
amont, elles se terminent par des cirques
très profonds (...). Les profils en long sont
moins concaves que pour le groupe
précédent» (“Encyclopédie de la Poly¬
un peu
nésie”, tome 1).
Les vallées accueillent des formations
végétales souvent constituées, à un endroit
donné, par une seule espèce arborescente et
un sous-bois assez pauvre. Les essences
dominantes sont les
*mâpë, *mara,
*ylang-ylang, *reva dans le lit majeur,
tandis que les ‘•'goyaviers, *eucalyptus,
*pürau, faux ‘•‘pistachiers, pommiers roses
et ‘•'tulipiers du Gabon montent à l’assaut
des versants. A l’ombre épaisse et humide
de ces arbres poussent le *’ôpuhi, le
*mâ’apape, V*itere.
• Ces vallées
profondes, à la végétation
souvent dense, servaient autrefois de
refuge aux vaincus des guerres de clans et à
des groupes de bannis pour infraction aux
règles de la communauté. Ils s’installaient
dans des piha ia teha ou chambres de
refuge. La pression démographique, sans
doute élevée à l’époque protohistorique, a
également conduit les populations norma¬
lement intégrées à la société à coloniser les
Georges Vancouver
276
vallées. On
a
vallées
très
de
retrouvé dans certaines
nombreux
*pa’epa’e,
abandonnées dans les années I960.
Actuellement, les cours d’eau les plus
régulièrement alimentés reçoivent des
équipements hydroélectriques tandis que
les lits majeurs sont parfois exploités par
des entreprises d’extraction d’agrégats.
VALPARAISO. Ville du ‘•‘Chili située sur
la côte du Pacifique, à 150 km au nord-
‘•‘Santiago. Dès le début du
Valparaiso devint une escale
importante sur les routes transocéaniques
qui contournaient le cap ‘•‘Horn. Le com¬
ouest de
XIX" siècle,
merce
extérieur étant le moteur de l’éco¬
nomie
chilienne,
la
ville
devint
un
emporium cosmopolite exportant du blé et
des nitrates et permettant aux navires
reliant les ports du Pacifique à ceux de
l’Europe de se ravitailler.
Jusqu’en 1870, la Polynésie commerça
régulièrement avec Valparaiso, au point
que la ‘•‘piastre chilienne fut la monnaie la
plus utilisée à Tahiti au cours du XIX'
siècle. La France avait également installé
une station navale dans cette ville, ce qui
lui permettait, éventuellement, d’intervenir
militairement dans le Pacifique. C’est
également à partir de Valparaiso que se fit
l’évangélisation catholique de la Polynésie.
Après 1860, les relations établies avec la
Métropole par ‘•'San Francisco puis
‘•'Panama provoquèrent le déclin de la ligne
Papeete-Valparaiso.
Actuellement,
l’agglomération
de
Valparaiso-Vina compte 565 000 habitants
(1985) et constitue une région industrielle
et portuaire majeure, vivant en symbiose
avec Santiago.
-
vana voir
Oursin.
VANAVANA. Petit ‘•‘atoll des ‘•'Tuamotu
du Sud situé par 20° 47’ sud et 139° 09’
ouest. Découvert par Frederick ‘"Beechey
en
1826, Vanavana n’est pas habité actuel¬
lement et fait
‘•'Tureia.
partie de la commune de
VANCOUVER (Georges) (1757-1798).
Navigateur anglais qui participa comme
midship aux 2' et 3' voyages de James
‘•‘Cook
en 1772-1775 et 1776-1780. Pas¬
sionné par la navigation et T’^'exploration,
il fut
probablement le plus doué des
disciples de Cook. On raconte qu’en 1774,
VANILLE
lorsque ce dernier dut renoncer à la
l’Antarctique et donna
l’ordre de virer de bord par 71° 10’ sud,
Georges Vancouver «rampa jusqu’au bout
du beaupré et s’écria en agitant son
chapeau : "Necplus ultra /"(Personne n’est
allé plus loin). Toute sa vie. Vancouver prit
plaisir à se vanter d’être l’homme à avoir
approché au plus près le pôle sud» (cité par
O. Allen : “Explorateurs du Pacifique”).
découverte de
Promu lieutenant de vaisseau en 178 !, il fit
partie de l’escadre de l’amiral Rodney
basée aux Antilles et fut chargé de la
direction
de
la
station
navale
de
la
Jamaïque. De 1791 à 1795, Vancouver
commanda une expédition qui explora le
Pacifique et découvrit l’île qui porte son
nom au large du Canada ainsi que l’île de
*Rapa. Il passa le mois de janvier 1792 à
Tahiti et en laissa une description désa¬
busée dans son Journal, tant les change¬
ments qu’il avait notés depuis son premier
passage en 1777 lui parurent témoigner
d’une profonde *acculturation de la popu¬
lation. Désavoué par la presse à la suite
d’une querelle qui l’opposa au cousin du
Premier ministre William Pitt, Vancouver
ne reçut pas
de nouveau commandement et
mourut en Angleterre.
VANCOUVER.
Fondée
en
1866, cette
agglomération canadienne est située sur la
côte du Pacifique, le long du détroit
Juan de Fuca qui sépare le continent de l’île
de Vancouver. Protégé par cette île, le port
est, de loin, le plus actif du ^Canada avec
un
trafic de 57 millions de tonnes en 1986.
La ville doit sa prospérité au développe¬
ment des pêcheries de saumons, à l’exploi¬
tation des forêts et des ressources miné¬
rales des Montagnes Rocheuses. L’agglo¬
mération comptait 1
1983.
310 600 habitants en
Vanille, nom fém. Vanilla planifolia.
Tahitien : vSnira. Plante de la famille des
Orchidacées, également appelée Vanillier,
qui a la forme d’une liane et vit en *parasite
sur
le tronc des arbres.
Les plants de vanille se développent bien à
l’ombre, sur les sols riches et profonds des
vallées humides. La fécondation de la fleur
Tahiti. En 1848, l’amiral Hamelin apporta
de Manille des plants de Vanilla aromatica
et, deux ans plus tard, l’amiral * Bonard
importa Vanilla fragrans que l’on croisa
Vanilla pompona pour obtenir la
variété la plus appréciée et cultivée à
avec
Tahiti
:
Vanilla tahitensis. La culture à
grande échelle commença en 1880 et fut
pratiquée dans la plupart des îles hautes,
les plus gros tonnages provenant des îles de
la Société. Les producteurs connurent
deux périodes fastes : de 1900 à 1925
(maximum de production en 1910 avec
256 tonnes) et de 1934à 1967 (maximum en
1949 avec 300 tonnes). D’une façon géné¬
rale, la vanille arriva au deuxième rang des
exportations jusqu’en 1925 et au troisième
rang par la suite. Elle assurait, vers 1960,
20 % des exportations en valeur et
Jean-Marie Loursin affirme qu’elle «était
avec le coprah et le tiare une des trois
odeurs caractéristiques de Tahiti, une
odeur tellement suave et dense qu’elle
finissait par en être irritante» (“Tahiti”). La
croissance des productions se fit cependant
aux dépens de la qualité. Ld préparation
accélérée, dans des conditions d’hygiène
douteuses, fut la cause de nombreuses
avaries dans les lots exportés ce qui
entraîna la perte de marchés importants.
Le déclin qui se produisit au cours des
années 60 est également dû à la ponction de
main-d’œuvre effectuée par le *Centre
d’Expérimentation du Pacifique et à l’af¬
faiblissement des plants trop sollicités par
de nombreux mariages. La production est
ainsi tombée à 0,6 tonne en 1981. Depuis,
le gouvernement territorial s’est attaché à
relancer cette production à haute valeur
ajoutée et dont l’exportation n’est pas
grevée par les coûts de transport. Un “plan
vanille” précise les mesures d’incitation :
obtention de prêts bancaires très avan¬
tageux, viabilisation gratuite de certaines
parcelles enclavées, constitution de pépi¬
nières, recrutement de vulgarisateurs,
Vanille. 1. Fleur. 2. Gousses vertes
en
grappes. 3. Aire de séchage.
4. Conditionnement.
Vanira. 1. Tiare vanira. 2. Amui vehi
pi. 3. Vahi tara'ira'a. 4. Hoho'a
ha'apuera'a vanira.
création d’une caisse de stabilisation des
prix de la vanille. La production atteignait
déjà 24,5 tonnes en 1985 (dont 98 % pour
les îles Sous-le-Vent), mais cette reprise
semble autant le fruit d’initiatives spon¬
tanées que celui du plan gouvernemental.
peut se faire naturellement car l’Abeille
méllipone qui butine les fleurs de la Vanille
ne vit pas en Polynésie. Il faut donc que
cette fécondation (ou mariage) soit réalisée
par l’homme, à l’aide d’un bâtonnet,
opération délicate qui doit être pratiquée le
matin pour obtenir les meilleurs résultats.
Les fruits ont la forme de gousses de 15 à
20 cm de long, disposées en grappes. On les
cueille lorsqu’ils ont une teinte jaune puis
on leur fait subir une préparation minu¬
ne
tieuse. En séchant, les gousses prennent
une teinte brune ou noire et leur arôme se
développe.
Plusieurs variétés furent introduites à
277
VANIZETTE
VANIZETTE (Frantz). Homme politique.
Né en 1927 en Charente-Maritime, Frantz
*cérémonies sur les *marae. De nos jours,
de nombreuses associations artisanales
de cœur et d’adoption, il se passionna pour
vannerie. Le chapeau tahitien, léger,
confortable et aéré, est souvent réalisé avec
la fibre du roseau de montagne (’â'eho) ou
Vanizette s’engagea dans la marine natio¬
nale puis vint se fixer à Tahiti. Polynésien
politique locale. Chef de file des
Indépendants d’Action économique et
sociale, il fut élu à 1’*Assemblée territo¬
la vie
riale dès 1957 et demeura conseiller
jusqu’en 1982. D’abord allié aux gaullistes,
au sein" de l’*Union démocratique tahitienne, Frantz Vanizette se rapprocha par
la suite du *Front
Uni de F. Sanford et
J. Teariki. Il fut plusieurs fois président de
Frantz Vanizette
l’Assemblée territoriale de 1977 à 1982, en
alternance avec John Teariki. Le nouveau
parti qu’il avait contribué à créer en 1981
(le mouvement social-démocrate polyné¬
sien) n’ayant pas obtenu les résultats
espérés
aux
*élections
de
1982,
F. Vanizette se retira de la vie politique
qu’il avait marquée de sa forte personnalité
pendant 25 ans. En dehors, ou en marge, de
ses activités politiques, il fut également
directeur de journaux (Les * Débats, tes
Vrais Débats...) et surtout, pendant 24 ans,
directeur de la *Caisse de Prévoyance
sociale.
vannerie, nom fém. Industrie qui fabrique
objets tressés avec des *fibres végé¬
des
tales.
Les objets en vannerie ont toujours fait
partie de la vie quotidienne polynésienne.
La poterie et le métal n’étant pas connus, le
*nattage, le *tressage et l’assemblage
d’éléments végétaux permettaient la con¬
fection d’objets utilitaires ou décoratifs.
•
Ces tâches artisanales étaient confiées aux
*palmes du *cocotier
(ni’au) et les feuilles du *pandanus (f'ara),
elles fabriquaient des vanneries de tous
genres : *chapeaux et *paniers vite réalisés
que l’on jetait après usage, éléments de
toiture végétale pour les *fare, nattes
souples qui pouvaient servir de vêtements
ou même de voile pour les pirogues... Les
*parures des chefs et les *ornements
somptueux des grands prêtres étaient
partiellement constitués de vannerie. On
peut citer la ceinture tressée de *plumes
rouges (*maro ’urà), la haute coiffure de
femmes.
Avec les
vannerie couverte de longues plumes
d’oiseaux rares {*fau), le plastron entrelacé
de plumes courtes, de poils de chien et de
dents de requin (*taumi). Les *éventails et
*chasse-mouches, autres objets céré¬
moniels, étaient d’une grande perfection.
Aux îles Marquises, notamment, les
les
ornements des danseurs étaient plus riches
et plus variés. Diadèmes et plumets pou¬
vaient comporter des cheveux humains et
des poils de barbe fixés sur des tresses par
un
ensemble de surliures. Aux îles de la
Société, l’objet de vannerie le plus sacré
était le *to’o, de forme cylindrique, récep¬
tacle d’un dieu tutélaire, lors d’importantes
278
confectionnent et vendent des
objets de
la paille d’un jeune *bambou ('ofe tea). Son
tressage actuel n’est plus traditionnel ; il
appel à une technique très élaborée
utilisant jusqu’à 6 brins. De nombreuses
fait
décorations en coques, torsades et boucles
viennent agrémenter la surface des bords.
Voir aussi : pe'ue.
VANUATU.
Anciennement
Nouvelles-
Hébrides. Archipel formé de 80 îles et îlots
qui s’égrènent entre le 13= et le 20= degré de
latitude sud, au nord de la NouvelleCalédonie. Les plus grandes sont Espiritu
(3 947 km^), Mallicolo, Vaté,
Ambrym, Erromango, Tanna. L’ensemble
des terres émergées couvre 12 189 km^.
Santo
le long de deux
rejoignant au sud de
Mallicolo. Il s’agit de constructions volca¬
niques qui ont subi plusieurs phénomènes
de subsidence et de surrection ce qui
explique l’étendue des terrains sédimentaires en altitude. Le point culminant est le
mont Tabwemasana ( 1 877 m) dans l’île de
Santo. Le climat tropical y est très humide
(en moyenne 2,5 m de précipitations par
an) et les cyclones provoquent de fréquents
dégâts.
• L’archipel fait partie de l’ensemble
•
Les îles se répartissent
axes
structuraux se
culturel mélanésien.
11 semble avoir été
peuplé vers 1300 avant J.-C. comme en
témoignent des restes de ^poteries décou¬
verts dans la plupart des îles. Cependant, la
culture ancienne a été bouleversée, vers le
après J.-C., par l’arrivée de
populations nouvelles, probablement
X1H= siècle
micronésiennes. Ces
nouveaux
venus
«modifièrent entre autres, les éléments de
la culture matérielle : introduction d’un
outillage coquillier et abandon de la
poterie. L’un de leurs chefs était Roy Mata
dont la sépulture collective fut mise au jour
à Retoka près d’Efate» par José Garanger
(J. Garanger : “Encyclopédie de la Poly¬
nésie”, tome 4). Comme dans les autres
archipels mélanésiens, on peut encore
VANUATU
Vanuatu.1. Naturels des NouvellesHébrides (Vanuatu)
brandissant
leurs armes primitives (aquarelle
d'un membre de l’expédition de
Quiros en 1605-1606). 2.
Échange
de cochons à l'occasion du
“nekowiar", alliance entre deux
groupes tribaux différents.
3. Mélanésien portant un masque
cérémoniel (île de Malikolo).
Élevage extensif sous
cocoteraie : une des principales
4.
richesses héritées des grands
domaines coloniaux. 5. Jimmy
Stephens, fondateur du premier
parti indépendantiste : le Nagriamel.
6. Baie de Port Vila.
279
VARIOLE
deux années troublées par de nombreux
conflits entre mouvements indépendan¬
l’écart des autres. Le cloisonnement des
adopta le statut d’une république tout en
nombreux et vivant volontairement à
reliefs explique aussi le développement de
modes de vie et d’une multitude de dia¬
lectes très différents, parfois d’une vallée à
une
•
autre.
Pedro Fernandez *Quiros et ses compa¬
furent les premiers Européens qui
débarquèrent au Vanuatu. Ils crurent avoir
découvert en 1606 le grand ^continent
austral que l’on imaginait dans cette
région. Ils dénommèrent l’île qui les
accueillit Australia del Espiritu Santo ; on
n’en retint par la suite que les deux derniers
mots. Les Espagnols ne restèrent que deux
mois dans la région et on oublia ces îles
jusqu’à ce que ^Bougainville et surtout
*Cook en livrent une description détaillée.
A partir de 1825, les forêts de *santal de
Tanna et de Erromango firent l’objet d’une
exploitation systématique par les commer¬
çants européens et australiens. Les rela¬
tions avec les insulaires furent parfois
difficiles comme le prouve la fin tragique
des missionnaires protestants *Williams et
Flarris en 1839. L’évangélisation com¬
mença néanmoins en 1848 et s’acheva vers
1880. A la même époque, les îles connurent
une dépopulation rapide en raison de la
propagation de maladies jusqu’alors
gnons
inconnues des Mélanésiens et de
tements
recru¬
abusifs de main-d’œuvre pour le
Queensland, les îles Fidji et la NouvelleCalédonie. La plupart des 14 000 per¬
sonnes qui s’expatrièrent ainsi ne revinrent
jamais.
A la fin du siècle, les colons français et
anglais se firent plus nombreux dans
l’archipel. Indépendants ou travaillant
pour le compte de la puissante Société
française des N ouvelles-Hébrides créée par
John Ffigginson, ils virent leurs intérêts
protégés par une commission mixte
franco-britannique dès 1887. Lorsque
l’expansion allemande se développa dans
région, les deux métropoles se mirent
d’accord pour établir un *condominium en
la
1906. Au
cours
de la Deuxième Guerre
mondiale, les Français des NouvellesHébrides furent parmi les premiers à rallier
la France Libre du général de Gaulle. Vaté
et Santo devinrent de puissantes bases
américaines
où
transitèrent plus de
200 000 soldats : il en résulta une prospérité
temporaire et artificielle qui fut à l’origine
du culte du *cargo.
A la fin des années soixante apparut un
mouvement
regroupant les indigènes
contestant la propriété des domaines euro¬
péens. Dirigé par Jimmy Stephens, ce parti
dit “Nagriamel” en vint rapidement à lutter
pour l’indépendance. En 1975, les élections
à la première assemblée représentative
virent le triomphe d’un autre parti nationa¬
liste, le Vanuaaku Party, dirigé par Walter
Lini. Les Nouvelles-Hébrides accédèrent à
280
l’indépendance le 30 juillet 1980, après
distinguer aujourd’hui les habitants de
l’intérieur (man bush) et ceux des côtes
(man sait water), les premiers étant moins
tistes. Le pays prit le nom de Vanuatu et
restant membre
du *Commonwealth.
Composée à 95 % de Mélanésiens, la
population s’élevait à 130 000 habitants en
1984, les deux principales agglomérations
étant *Port-Vila (14 800 habitants) et
Luganville (5 000 hab.). L’agriculture est la
principale ressource de ce pays en voie de
développement. Elle occupe 80 % de la
population active et livre en moyenne
45 000 tonnes de coprah par an, ainsi que
•
du café, du cacao et des arachides. Le
Vanuatu n’a plus de ressources minières
depuis la fermeture de la mine de man¬
ganèse de Forari en 1978 et on n’y a pas
créé de véritable activité indus¬
trielle. Le tourisme est également en
encore
difficulté : après avoir reçu plus de
52 000 visiteurs en 1982, le pays n’a vu
séjourner que 31 000 touristes en 1984. Le
*produit national brut n’atteignait que
670 dollars par habitant en 1983.
Le Vanuatu n’entretient pas de relations
régulières avec la Polynésie française.
variole,
nom
vérole. Tahitien
fém. On dit aussi petite
:
’ôniho. ^Maladie infec¬
tieuse, épidémique et contagieuse due à un
*virus du groupe de la vaccine. C’est une
maladie immunisante c’est-à-dire qu’on ne
l’attrape qu’une fois. Elle se caractérise par
fièvre, des céphalées, des myalgies
(douleurs musculaires), des vomissements
et par une éruption particulière. Celle-ci
de la
consiste en des ulcérations buccales et de
très nombreuses macules sur tout le corps
transforment en papules puis en
un liquide purulent.
Après la chute des croûtes persistent des
cicatrices plus ou moins profondes. Dans
les pays développés, la ^vaccination n’est
plus obligatoire. Cette maladie n’existe
plus que dans quelques foyers sporadiques,
mais elle était assez répandue autrefois et
redoutée car elle pouvait entraîner la mort
par complications.
• Vers 1841, une
épidémie de variole se
développa à Tahiti. «Les missionnaires
vaccinaient tous leurs paroissiens mais les
adeptes de la * Mamaia refusaient d’être
“troués”, comme ils disaient, se fiant à la
prière et aux incantations (...). Quand le
frère de Tere, un prêtre de la Mamaia
(malade et originaire de Moorea) retourna
à
Faaa, la communauté entière fut
décimée» (Niels Gunson : “Encyclopédie
de la Polynésie”, tome 5).
qui
se
vésicules contenant
varo.
Lysioscjuilla maculata. Français :
Squille. Crustacé marin comestible de la
classe des Stomatopodes et de l’ordre des
Malacostracés. La Squille possède une tête
soudée
au
thorax et un abdomen hyper-
trophié. Par certaines de ses postures elle
rappelle la Mante religieuse. Les appen¬
dices antérieurs sont munis d’épines et de
dents acérées. Elle vit dans des terriers de 5
à 6 cm de diamètre dans des fonds sabloElle est de
vaseux.
mœurs
nocturnes et
guette ses proies à l’entrée de son terrier. Sa
détente est foudroyante et ses appendices
peuvent entamer un doigt jusqu’à l’os. Son
abdomen est très long et souple.
Sa chair est très recherchée et appréciée.
Les Squilles sont de ce fait devenues assez
D’autre part,
rares.
elles doivent être
consommées rapidement sinon leur chair
se
liquéfie. Les Polynésiens les pêchent en
comme
appât du poisson
utilisant
accroché
au-dessus
d’une
couronne
d’hameçons attachés à une solide tige.
►
varo.
te
E ina'ipa’a te varo. E ina’i au rahihia e
feia ’amu. Te varavara noa alu ra teie ina’i,
te tumu no te mea i roto ho’i le varo i te mau
vahi one varivari e ora ai, i teie tau te rahi nei
fenua fa’a’i na tahatai e'ere anei e, te
’ere ra ia ’o varo ma i tô ratou nohora'a.
te mau
Ei matau ha ’apupa ia hi i te varo (i te
matamua).
conception
l’être
traditionnelle
polynésienne,
vivant, corps et âme, subit une
transformation à
sa mort. Tandis que le
(tino), élément matière, devient
*lûpâpa'u, forme fantomatique, l’âme
(iho), élément esprit, devient varua. Dans
corps
les quarante jours qui suivent le décès d’un
être humain, son varua se manifeste à ses
proches
par une
forte odeur de jasmin
(pilate) dans les lieux qui lui étaient
familiers. Les Tahitiens d’aujourd’hui
croient souvent en ces manifestations
surnaturelles.
►
varua. la pohe te ta ’ata, e riro te tino ’ei mea
faufa'a ’ore (’ei tupapa’u) te toe nei ra to taua
ta 'ata pohe ra te varua. Te parau nei ihoâ le
ma ’ohi, e piti to te ta ’ata ho 'ë nei huru : te
huru i te pae tino ’e te huru nô te pae varua. I
teie tau, te parau nei te ta ’ata i mua i te tahi
tinopohe e : te tino e ho’i i raro i te repo, are’a
te varua e ho’i atu ia i te A tua ra,
’oia lei
horo’a mai. la hi’ohia ra ’e te ma’ohi i mua ra,
taua varua ra, e haere atu
’oia e fa ’ahope i
tona orara’a i roto i le ao hamani
’ore hia e te
rima ta ’ata. E ao fana ’o nô te feiâ i rave i te
’ohipa maita ’i i raro nei, e ao fifi no te feia
’ohipa ’i’ino. Te feia ’ohipa ’ino, e ori haere
i te reva a ’imi ai i
’oia ho’i te mau peu toloa ’e
noa to ratou varua naroto
te ma’a na ratou
te ’ohipa ’i’ino i roto i te fëti’i. Nô reira, mai te
hi'ora’a ’e le parau no te mau ma’i tapiri, ma’i
hamani ’ino, ma ’i totoa.
Vasco.
réflexions désabusées sur les colons et les
missionnaires.
va'u. Gymnosarda unicolor. *Thon à
dents de chien. D’une forme plus allongée
que celle des autres Thons,
il atteint une
longueur de deux mètres et un poids de
60 kg. Son dos est sombre et son ventre
blanc argenté. 11 se déplace seul ou en
couple. On le capture au large ou dans les
passes où il chasse les Poissons-volants, les
Calmars et les petites Carangues. Les
plongeurs sous-marins peuvent aussi en
capturer le long de la pente externe des
récifs. La chair du va’u est rosée et tendre
mais parfois toxique.
Ve’a Porotetani. Publication mensuelle
de
l’*Église protestante dont le premier
numéro fut probablement tiré en 1900.
Ve’a porotetani est un bulletin de liaison
les *paroisses et le lieu d’une
réflexion spirituelle animée par de nom¬
entre
breux pasteurs.
assurée
La direction en a été
par Octave
successivement
*Moreau, Édouard *Ahnne, Jean Adnet,
Ame, esprit après la *mort. Dans la
varua.
tions de la Polynésie des années vingt et des
publié en 1927 par
Toujours épris d’éva¬
sion et d’exotisme, Philippe, dit Vasco,
conte ses tribulations de représentant de
Roman
Marc Chadourne.
commerce
à Tahiti, aux Tuamotu et aux
Marquises. 11 y mêle de poétiques descrip¬
Daniel *Mauer et Samuel *Raapoto.
vecteur, adj. et nom masc. En médecine,
animal (souvent un Insecte) porteur d’un
infectieux ou parasite et qui le
Par exemple, certains Mous¬
tiques sont les vecteurs de la *dengue et de
l’*éléphantiasis.
Dans le domaine militaire, un vecteur est
un engin (un avion, un char...)
capable de
transporter une charge explosive et en
particulier des charges *nucléaires.
En mathématique, c’est un segment orienté
comportant une origine et une extrémité.
C’est également une grandeur orientée
dans un espace vectoriel.
germe
transmet.
végétation, nom fém. Ensemble des
plantes vivant dans une région.
• En
Polynésie, le '•’climat tropical humide
favorise la croissance d’une végétation
luxuriante, notamment sur les îles hautes
sols relativement riches. Une compa¬
raison avec les archipels du Sud-Est
aux
asiatique,
par exemple, fait apparaître
cependant la relative pauvreté en espèces
de la végétation polynésienne : un millier
(et jusqu’à moins d’une centaine sur les
atolls) contre environ 8 000 en Malaisie.
Très éloignées des continents, les îles
océaniques n’ont reçu leur peuplement
végétal que par des moyens précaires. Les
graines ou *pollens ont pu être véhiculés
par les vents, par les morceaux de bois
dérivant au gré des courants et surtout par
les oiseaux qui en transportent dans les
replis de leur peau et dans leur plumage.
L’isolement des archipels explique aussi
l’endémisme végétal important qui con¬
cerne de 7 à 40 % des
espèces, les taux les
plus faibles se rencontrant sur les atolls et
plus élevés aux Marquises. Aux fac¬
bouleversé les anciennes associations en
défrichant de vastes clairières de culture et
plication des espèces, il faut ajouter
l’action de l’homme qui, pour des raisons
économiques et esthétiques, a considéra¬
blement enrichi le stock des plantes primi¬
tives. Au cours de leurs *migrations
d’ouest en est, les Polynésiens ont emporté
certaines de leurs plantes vivrières origi¬
naires de la région indo-malaise. Le
nombre d’espèces acclimatées étant limité,
ils réussirent à en multiplier les variétés en
utilisant diverses techniques de greffage.
Aux plantes
indigènes telles que les
*pnrau, *pandanus, *mara, *mâpë... sont
donc venus s’ajouter des tubercules {*iaru,
*ape, *igname, *pia...), des herbes(canneà
sucre), des arbres fruitiers (*maiore, *vi,
*fê'i...) et des plantes à usages divers,
d’habitat, voire le pourtour entier d’une île
les
teurs naturels de propagation et de multi¬
médicinal, tinctorial, artisanal
*tou, *ora, *ii'a’iri...). L’apport européen
fut beaucoup plus important. On le doit
essentiellement
aux
navigateurs-explora¬
teurs, aux officiers de marine (les amiraux
Hamelin et *Bonard en particulier), aux
médecins
et
pharmaciens
comme
F. *Johnstone et G. *Cuzent, à des pas¬
sionnés de botanique tel Harrison *Smith.
Les premières plantes importées devaient
permettre aux Européens de conserver la
plupart de leurs habitudes alimentaires.
«Véritables pionniers, les missionnaires
sont les premiers à mener leurs semis
jusqu’à la récolte. Ils cultivent avec succès
la carotte, l’aubergine, la tomate, le
poivron, le haricot, l’^arachide, le *maïs, le
tabac, le *papayer et le néflier du Japon»
(Michel Guérin : introduction à la réédi¬
tion de “Archipel de Tahiti’’de G. Cuzent).
A partir du milieu du X1X'= siècle, la
priorité fut donnée aux plantes tropicales
susceptibles d’être cultivées pour l’expor¬
tation
:
le *café, la *vanille, certaines
variétés d’*agrumes, le poivrier, tandis que
les *cocoteraies couvraient peu à peu les
atolls et les plaines des îles hautes. Depuis
la 2"= Guerre mondiale, ce sont les plantes
qui ont suscité le plus
d’intérêt : plantes à fleurs tropicales
(*frangipanier, *hibiscus, ^bougainvillées,
*orchidées...) ou tempérées (*roses,
*jasmin, dahlias, gerberas...) viennent se
ornementales
mêler
aux
arbustes décoratifs
(*crotons,
*poinsettias, diffenbachias...) pour faire
des *jardins polynésiens une symphonie de
couleurs.
• De la
zone
côtière
au
sommet
des
montagnes, on distingue plusieurs grands
milieux qui, en fonction de leur humidité,
de la nature des sols et des écarts de tempé¬
rature, accueillent des formations
tales différentes ;
-
végé¬
Le littoral des îles hautes ne conserve que
quelques lambeaux de la végétation primi¬
: des bosquets de purau et
quelques
individus souvent isolés : pandanus, *miro,
tive
*hutu, *’autera’a, *iâmanu, *raisinde mer
*palétuviers dans les petits secteurs à
^mangrove. L’homme a généralement
et
comme
Tahiti. 11
a
également imposé de
nombreuses plantes utiles et ornementales,
plus particulièrement sur les plaines les
plus larges et les littoraux sous le vent où
s’étendent encore de vastes cocoteraies.
La végétation des atolls présente quel¬
-
ques similitudes avec le
hautes mais le nombre
littoral des îles
d’espèces y est
beaucoup plus faible en raison de la
pauvreté des sols et de la faiblesse des
apports humains. Sur la zone externe
soumise à l’action des vents et à l’air salin
poussent que des plantes pionnières
ne
arbustives : *miki miki, *tahinii, *iafano,
*nanamu. Vers l’intérieur, cette brousse
prend de la hauteur : les tafano peuvent
atteindre 6 à 7 m au milieu de nombreux
pandanus et pu'atea. Au centre de l’anneau
corallien, les tàmanu et les tou ont été
remplacés par la cocoteraie qui
s’étend jusqu’en bordure du lagon. Elle se
souvent
une frange basse de
*naupala, pohue miti et ïirio.
mêle à cet endroit à
nanamu,
Les vallées des îles hautes forment, dans
-
leur partie aval, un milieu original protégé
de l’air salin mais moins ensoleillé et plus
sujet aux rafraîchissements nocturnes que
les plaines dont elles constituent le prolon¬
gement. Les forêts riveraines des cours
d’eau se développent souvent sur des sols
marécageux parfois couverts de *m7i'a
pape. Le mïïpe au feuillage épais interdit la
formation d’un véritable sous-bois ; seuls
Yahia tahiti et le caféier s’accommodent de
son
ombrage. On retrouve, dans les vallées,
des espèces du littoral et de la plaine : les
purau qui poussent en petits massifs impé¬
nétrables, les bananiers, cocotiers, mais
les arbres qui sont plus rares au
aussi
voisinage de la côte : le ti'a’iri, le mara, le
reva.
Jusqu’à 300-500 m d’altitude, les pre¬
mières pentes portent encore la marque de
-
l’emprise humaine tandis que disparaissent
150-200 m la plupart des espèces
communes en plaine, le cocotier en parti¬
dès
culier. Les défrichements mal contrôlés ont
réduit la forêt
primitive à quelques lam¬
beaux, mieux conservés dans les ravins où
les sols sont moins dégradés.
sont
Les collines
ainsi couvertes d’une *lande formée
de fougères {*anuhe), de *goyaviers et de
*lantanas, piquetée d’*eucalyptus et de
*falcatas se naturalisant à partir de plan¬
Ces premiers versants ont fait
l’objet d’importants ^reboisements soit en
*pins des Caraïbes pour couvrir les besoins
tations.
en bois
ordinaire, soit en *santal, tou, mira
pour les travaux d’ébénisterie.
La forêt de *nuages ou forêt pluvieuse se
-
développe dans la zone où les précipita¬
plus élevées, entre 500 et
1 500 m environ, les limites altitudinales
variant en fonction de l’exposition aux
tions sont les
vents
dominants. Ce milieu très riche en
espèces comprend notamment les fougères
VEHIATUA
arborescentes {*mamau) et,
parmi les
arbres les plus fréquents, V*’aito mou’a, le
*maira'i, V'alahe. Les *épiphytes sont
petit-fils Vehiatua II en 1774 mais l’on
connaît mieux leurs descendants qui ont
vécu à l’époque historique.
particulièrement abondants autour des
troncs et sur les branches tandis que l’étage
inférieur est couvert d’un tapis de fougères
• Vehiatua III
L’étage des hauts sommets est soumis à
des conditions climatiques difficiles. Vents
*Tutaha, chef de Pare, il écrasa les troupes
très variées.
-
violents, forte insolation et froids noc¬
turnes se conjuguent pour donner à la
végétation un aspect souffreteux. On
retrouve dans cette zone des espèces
communes aux altitudes plus basses : ’aito
mou'a, *puarâtâ, maira'i, opuopu, émer¬
geant d’un tapis d'anuhe et d'anae mais ne
dépassant guère 2 à 3 m de hauteur.
• La
végétation polynésienne subit depuis
plus de deux siècles d’importantes trans¬
formations et de nombreuses agressions à
la suite des travaux entrepris par les
hommes
ou
en
raison d’introductions
plantes ou d’animaux.
Certaines espèces importées ont été parfois
inconsidérées de
qualifiées de “pestes” végétales par les
botanistes tant elles colonisent rapidement
les différents milieux en étouffant d’autres
plantes : il s’agit surtout du goyavier, du
lantana, du ^framboisier et du *miconia.
Des
parasites mettent également les
plantes en péril. L’*escargot géant
d’Afrique (Achatina fulica) et la mouche
des fruits du Queensland s’attaquent à de
nombreuses espèces tandis que d’autres
insectes sont spécifiques d’une culture : le
"’Brontispa détruit les feuilles de cocotier,
le virus de la *tristeza
mis à mal les
a
vergers d’agrumes des îles de la Société.
«Les plantes sont aussi attaquées par des
maladies causées
par des champignons
Cercospora longissima qui
provoque le dessèchement des feuilles de
bananier, le Pythium irregulare respon¬
sable de la pourriture des racines de laro»
(J.-L. Reboul : “Encyclopédie de la
Polynésie”, tome 2). La police phytosani¬
comme
taire
le
exerce
un
contrôle
sévère
sur
les
végétaux entrant dans le Territoire tandis
que les laboratoires de recherche agrono¬
mique dépendant de plusieurs organismes
publics s’efforcent d’identifier les parasites
et donnent des conseils pour leur élimina¬
tion. 11 reste cependant que l’homme se
conduit lui-même en prédateur en cueillant
sans mesure certaines espèces décoratives
(les fougères arborescentes par exemple) et
en aménageant les régions les plus reculées
des massifs insulaires.
Voir aussi : botanique, naturaliste.
( 1703-1773) est resté célèbre
par les combats qu’il mena contre les ari'i
de Tahiti Nui qui désiraient étendre leur
influence
sur
l’ensemble de l’île. Allié à
en 1768. Mais la
coalition nouée contre les ari'i de Papara se
de *Amo et de *Purea
disloqua rapidement et l’ambitieux Tutaha
tenta d’annexer la presqu’île en 1773.
Après
une
bataille
navale
indécise,
Vehiatua mit l’armée de T utaha en déroute
à Taravao, tua son adversaire puis marcha
sur
Matavai et Pare en dévastant le pays.
D’après Johan *Forster, «il envoya cepen¬
dant des propositions raisonnables de paix
à ♦Hapai et à *Tu qui les acceptèrent avec
empressement».
Vehiatua V (vers 1757-1790) succéda à
son frère aîné Vehiatua IV qui mourut
•
après leur père. Vehiatua V
*Bounly et
adopta l’un d’eux, Churchill, qui lui
deux
ans
accueillit trois des mutins du
succéda en 1790.
Après la mort de Vehiatua V s’éteignit la
branche aînée de la dynastie et Pômare !"■
s’adjugea une grande partie de la presqu’île
en 1793. Des Vehiatua restèrent cependant
à la tête de certains districts, tel Pe’eueue a
Vehiatua i te matai, chef de Vairao, qui fut
un des
organisateurs de la résistance contre
le protectorat français en
1844.
Vehiatua V exposé dans son tare
tupapa’u (dessin de J. Webber,
1777)
►
VEHIATUA. E i’oa teie no te ho'ë ’opu fëti’i, e
tâvana teifa'atere i tepae Tai’arapu ’e tae roa i
te matahiti 1793.
No roto ato'a te Vehiatua i te
'api nui ’o Teva, 'o ’oia te Teva-i-tai. I ta
Raoul Teissierfa’ati’ara'a, mai te mea ra e, “te
Vehiatua rhatamua i roto i te ’a’ai ’o Tahiti, ’ua
fânauhiapaha i te matahiti 1650", ’o Maximo
Rodriguez tei tae tino atu i te hunara ’a ’o
Vehiatua II, te motua a Vehiatua I i te matahiti
1774. Te hua 'ai tei ’ite maita ’ihia i roto i te
tuatapapa. ’O Vehiatua III (17031773) tei tui te ro’o no tana mau arora’a i
mau parau
arata’i e te mau ari’i ’o Tahiti Nui tei hina’aro
e fa’a’a’ano to ratou mau ti’ara’a e ati a’e te
fenua. ’Ua ’amui atu ’oia ’e ’o Tutaha tavana
Pare, ’ua ta’ata’ahi roa i te nu'u a Amo
râua ’o Purea i te area matahiti 1768. Te
no
’apitira’a no tepato’i ’e te aro i te mau ari’i ’o
Papara, e taime poto nei, ’afâ a ’e nei, no te
titau toro ’a ’o Tutaha ’ua tapiri atu i to
Tai’arapu i te matahiti 1773.
I roto i te tahi tama’i na tua, ’ua ha’avi roa ’o
Vehiatua i te nu’u ’o Tutaha i Taravao, ’ua
taparahipohe i tona ’enemi ’e ’ua ta’ahi i
Matavai ’e tae roa mai i Pare, ’ua ha ’apau roa
i te fenua.
I roto i te puta a Johann Forster teie tana i
’o Vehiatua i te mau
fa’aara’a maita’i no tefa’atupu i te hau ïa
Hapai ’e ia Tu ’oia tei fari’i ’ohie maita’i roa.
Vehiatua V (area 1757-1790) tei mono atu ïa
Vehiatua IV tei pohe i mûri noa iho i tona
pa’ino, (e 2 matahiti i mûri mai). ’Ua jari’i ’o
Vehiatua V i na ihitai ’orurehau e 3 no Bounty
’e ’ua fa’atavai roa i te ho'ë : tei pi’ihia ’o
papa ’i : “ ’ua hapono atu
VEHIATUA. Famille de chefs qui a régné
sur
la
presqu’île de *Taiarapu Jusqu’en
1793. Les Vehiatua étaient membres du
clan des *Teva et chefs des Teva i tai.
D’après
Raoul
Teissier,
«le
premier
Vehiatua de l’histoire tahitienne que l’on
connaisse serait né
*
vers
1650». Maximo
Rodriguez assista aux obsèques de son
Churchill ’e ’oia tei mono ia Vehiatua V i te
matahiti 1790.
283
la Vehiatua V i mou ai te ’opu ari'i ’o
Vehiatua
i reira ato’a tô PômareIfatura’a i te tahi
tuha’a rahi o te fenua Tai'arapu i te matahiti
1793. ’Ua ti'a noa mai a ra ho’i te tahi mau
Vehiatua ‘ei upo’o fa’atere i te vetahi mau
Vehiatua-i-te-
mata ’eina ’a : mai ia Pe ’eueue a
Mata'i, tâvana i Vaira'o ’oia te ho'ëti'a vi ’ore
nô te pato’i i te hau tamaru farani i te matahiti
1844.
vénéneux, adj. Se dit d’une plante ou d’un
animal qui contient un poison.
• En
Polynésie, quelques plantes ont des
feuilles, des fruits
neuses.
ou des graines véné¬
C’est le cas du * Laurier-rose, du
fruit du ’t/'eva, de l’amande de *hutu, des
graines crues d'*atae et des fougères
metuapuaa lorsqu’elles sont ingérées avec
un corps gras. Dans les
lagons, des pois¬
sons
peuvent être vénéneux, notamment
lorsqu’ils sont porteurs de la *ciguatera.
Les espèces les plus fréquemment mises en
cause sont les Lutjans, les Balistes, les
Poissons-chirurgiens, les Labres, les
Mérous et les Mulets.
^migrations de l’ouest vers l’est, les Poly¬
nésiens furent par contre obligés de
louvoyer et de faire preuve d’une remar¬
quable maîtrise de la *navigation. Ils
divisaient
12, 16 et même
étant donnés aux
vents suivant leur direction, leur prépon¬
dérance et leur force (to'erau : vent du
nord ; maoa’e : vent d’est ; *mara’amu :
vent du sud-est ; to’a : vent du sud ; urupa :
vent du sud-ouest).
J. Neyret donne les précisions suivantes
pour la navigation à *voile autrefois ;
«Généralement les Tahitiens, comme la
plupart des peuples d’Océanie, préféraient
ne pas réduire la voilure, se contentant,
dans les bourrasques, de maintenir leur
32
l’horizon
parties, des
en
noms
embarcation face au vent laissant la voile
s’effacer et battre librement comme un
drapeau, l’écoute complètement libérée.
Pour obtenir ce résultat, il leur fallait
sauter à la mer pour maintenir la pirogue
face au vent... La voile tahitienne se prêtait
à toutes les manœuvres courantes. Elle
était efficace sous tous les angles et
excellente pour le plus près serré. Elle
permettait de virer de bord avec aisance
venimeux, adj. Se dit d’un animal qui est
porteur d’un venin et peut l’injecter par
piqûre.
Les principaux animaux venimeux pré¬
sents dans les lagons de Polynésie sont les
*taramea, les *Cônes (coquillages), les
*Murènes, les *Raies, les Synancées
(*nohu) et les Ptérois. Sur terre, on ne
pas de *Serpents, mais deux va¬
riétés de * Scorpions (peu dangereuses) et
trouve
des *Cent-pieds.
figuré : qualifie une personne qui
prononce des paroles haineuses.
Au
vent, nom masc. Mouvement de r*air,
généralement horizontal, qui naît des
différences de *pression entre un *anticyclone et une *dépression. Les vents sont
issus des zones de hautes pressions et se
dirigent vers les zones de basses pressions
en subissant une déviation liée à la rotation
de la Terre (force de *Coriolis). Les vents
de secteur ouest dominent dans les régions
tempérées, tandis que les *alizés d’est sont
les plus fréquents dans la zone intertro¬
picale.
• En
Polynésie, l’alizé de nord-est souffle
pendant la plus grande partie de l’année. 11
s’oriente au sud-est lorsque le champ de
pression s’élève au cours de l’hiver austral,
mais il cède parfois la place à des coups de
vent d’ouest-nord-ouest au passage de
dépressions tropicales pendant la saison
chaude.
La connaissance des vents comme celle des
courants était primordiale pour les naviga¬
polynésiens. La prédominance des
vents d’est vient à l’appui des thèses sur la
possible venue de navigateurs amérindiens
en
Polynésie. Lors de leurs grandes
teurs
aussi bien par vent arrière que par vent
prêtait fort bien au louvoie¬
(“Pirogues océaniennes”, tome 2).
debout et se
ment»
'Voir aussi : rose des vents.
Vent (îles du). Groupe
•
situées
au
de cinq *îles
sud-est de r*archipel de la
^Société. 11 s’agit de quatre îles hautes
(*Mehetia, *Tahîti, *Moorea, *Maiao) et
d’un *atoll (*Tetiaroa) qui couvrent
ensemble 1 197,7 km^ dont 1 042 pour la
seule Tahiti. A l’exception de Mehetia,
toutes sont habitées et l’ensemble comptait
123 079 habitants en 1983.
Le groupe Mehetia-Tahiti-Moorea fut
découvert par S. *Wallis en 1767, Maiao
par
L.A. de *Bougainville en 1768 et
Tetiaroa par J. *Cook en 1769. Divisées en
de nombreuses *chefferies souvent hostiles
les unes aux autres, les îles du Vent furent
progressivement unifiées par la dynastie
des *Pomare au début du XIX' siècle. La
France y établit son *protectorat en 1842,
puis les annexa en 1880. Dès les premiers
contacts avec les Européens, Tahiti devint
le lieu privilégié des échanges puis du
développement économique en Polynésie.
Papeete concentre encore tous les pouvoirs
administratifs, politiques et économiques.
Son *port et son *aéroport en font le
“poumon” du Territoire et l’organisation
spatiale des îles du Vent est entièrement
tournée vers la satisfaction des besoins
d’une agglomération qui, sur 35 km du
littoral nord-ouest, rassemble 60 % de la
population territoriale. La moitié sud de
Tahiti se voue en effet à l’approvisionne¬
ment de la région urbaine en main-
d’œuvre,
en
denrées alimentaires et
en
énergie, tandis que Moorea et Tetiaroa en
sont devenues les banlieues touristiques.
L’influence de cette région économique
s’étend sans conteste sur l’ensemble de la
VÉNUS
Polynésie française et la déborde même en
incluant les îles Cook pour certaines
relations.
• Vent
(îles Sous-le-). Groupe de neuf îles
faisant partie de l’archipel de la Société,
situées au nord-ouest des îles du Vent. Il
comprend cinq îles hautes (*Huahine,
*Raiatea, *Tahaa, *Bora Bora et
*Maupiti) et quatre atolls (*Tupai,
*Mopelia, *Scilly et *Bellingshausen). Le
nom du groupe vient de la position des îles
dans le lit de l’alizé, la même masse d’air
ventilant les îles Sous-le-Vent après les îles
du Vent. Les terres émergées s’égrènent sur
400 km, couvrent 398 km^ et sont peuplées
par 19 060 habitants (1983).
Elles n’ont jamais formé un ensemble
politique et économique homogène, mais
ont constitué un champ d’affrontement
entre les dynasties royales de Raiatea
(métropole religieuse), Huahine et Bora
Bora. L’*annexion prononcée par la
France en 1888 suscita une opposition
assez générale dans ces îles profondément
protestantes. La *guerre des îles Sous-leVent tourna à l’avantage de la Métropole
en 1897, mais la population a conservé de
cette époque une volonté d’autonomie très
marquée.
Par leurs caractéristiques physiques, leurs
aspects démographiques et leurs activités,
les îles montrent une grande diversité. Les
atolls presque déserts s’opposent par
exemple à Bora Bora qui compte 110 habi¬
tants au km^ et constitue un des pôles
touristiques de la Polynésie. Maupiti et
Huahine assurent de front le développe¬
ment de leur capacité hôtelière et la mise en
valeur agricole de leurs plaines et motu.
Tahaa est la plus touchée par r*exode
rural
tandis
qu’à Raiatea, *Uturoa
s’efforce de Jouer un ■ rôle de centre
régional. Le poids économique du groupe
reste cependant modeste face aux îles du
Vent qui l’incluent dans leur *aire d’in¬
fluence directe.
Hom.
:
fourgon.
un
van
:
panier à fond plat ;
VÉNUS. '"Planète faisant partie du '"sys¬
tème solaire, très comparable à la Terre par
ses dimensions (12 104 km de
diamètre).
Située à 108 millions de kilomètres du
Soleil, Vénus accomplit une rotation en
243 jours et une révolution en 224 jours.
L’atmosphère, de couleur orangée, est
composée à 98 % de gaz carbonique et de
vapeurs de soufre. Sa densité très élevée
(90 atmosphères) et sa température
moyenne de 460° C sont hostiles aux
formes de vie connues sur Terre.
Vénus (pointe). Atterrissement sableux
situé sur la côte nord de Tahiti, le long de la
•
rive gauche de la Tuauru. Dans le langage
populaire, le nom de pointe Vénus a
remplacé celui de Tefauroa depuis le séjour
que fit l’expédition de James '"Cook à cet
endroit. Cook avait en effet pour mission,
avec
l’astronome Charles Green,
server la
d’ob¬
planète Vénus lors de son passage
devant le Soleil. L’éclipse partielle n’était
visible que de l’hémisphère sud, c’est
pourquoi l’Amirauté proposa l’île de
Tahiti pour observatoire, à la suite de la
relation de voyage que Samuel '"Wallis
avait faite l’année précédente. Cook fit
construire un véritable camp fortifié de
46 m de long sur 24 m de large afin de
protéger les astronomes. L’observation eut
lieu le 3 juin 1769, mais les instruments de
l’époque ne permirent pas de calculer la
durée exacte du passage de la planète
devant le disque solaire.
A proximité du lieu où se fit l’observation,
quelques monuments ont été édifiés pour
commémorer le passage des découvreurs.
Une petite colonne supportant une sphère
symbolisant la planète Vénus fut cons¬
truite en 1899.
Voir aussi : Musée de la Découverte.
La Vénus. '"Frégate de la marine fran¬
çaise que l’amiral '"Dupetit-Thouars com¬
•
manda de 1836 à 1839 lors d’un voyage
autour du monde. Ce grand navire, monté
468 hommes d’équipage, avait une
puissance de feu impressionnante d environ 80 canons.
La Vénus permit ainsi
par
frégate Vénus
lapointeVénusetlabassevalléede
Tuauru ; au premier plan :
la colline du Tahara'a
285
VER
17 septembre 1838. A bord de la Vénus se
trouvaient également de nombreux scienti¬
phrodites, mais chez les Vers ronds on
distingue le mâle de la femelle et la fécon¬
dation se fait par copulation. Tous ces
animaux possèdent un système nerveux et
un tube digestif plus ou moins complexes.
siècle et livrèrent de nombreuses obser¬
Vers parasitaires.
d’efficaces interventions en faveur des
intérêts français aux îles Hawaï en 1837 et à
Tahiti où l’équipage séjourna du 29 août au
fiques qui accomplirent un des derniers
grands voyages d’exploration du XIX'=
vations
météorologiques, hydrographi¬
ques et biologiques.
• Vénus (Association
sportive). Club
omnisports dé *Mahina. Des activités
sportives furent organisées dans ce district
dès
1928, mais la création officielle de
l’A.S. Vénus par R. Mollon ne date que du
28 décembre 1945. Le club joue en bleu et
Les maillots sont frappés d’une
symbolisant la planète Vénus. Les
disciplines pratiquées sont le *football, le
*volley-ball, le *hand-ball, la *pirogue, le
*tennis, la pétanque, le *moto-cross, le
judo, et, de façon récente, le bi-cross. Le
club brilla particulièrement en football
dans les années cinquante. Bien emmené
par T. Taputuarai, président de 1952 à
1972, il conquit le titre de champion de
Tahiti en 1952 et domina plus tard les
épreuves juniors. Par ailleurs, le volley-ball
masculin remporta deux titres de cham¬
pion en 1979 et en 1987, alors que les
blanc.
étoile
féminines du hand-ball dominent très
largement leur championnat et accumulent
les titres. Enfin, en sport individuel, le
moto-crossman
Karl Vernaudon domine
la spécialité en Polynésie et compte parmi
les meilleurs pilotes du Pacifique. Club
dynamique comptant environ 550 licenciés,
l’A.S.
Vénus dispose d’une salle
omnisports, d’un terrain de football et de
deux courts de tennis. Depuis 1975, son,
président est Émile *Vernaudon.
ver,
nom
Animal *invertébré au
masc.
corps mou et allongé, dépourvu de pattes.
Les Vers sont des Métazoaires qui appar¬
tiennent à
classes :
plusieurs embranchements ou
les Annélides, formés d’anneaux, parfois
: vair (nom masc.) ; verre (nom
masc.) ; vers (nom masc.) ; vers (prép.) ;
Hom.
vert (adj.
et nom masc.).
(Mgr Maxime) (1835-1922).
Originaire de la Lozère et religieux de
l’ordre de Picpus, Maxime Verdier fut
nommé évêque et envoyé à Tahiti pour
succéder à Mgr *Jaussen qui démission¬
VERDIER
nait de ses fonctions. Dès son arrivée, en
1884, il dut faire face à de nombreux pro¬
blèmes qui affectaient la vie de la Mission.
En vertu des lois créant l’école laïque, les
*congrégations perdaient de leur influ¬
ence.
Elles se trouvaient même menacées
par les lois de séparation de
l’Église et de
l’État mais Mgr Verdier, assisté du père
*Eich, sut maintenir de bonnes relations
avec
les
autorités
administratives
et
problème posé par la crise
interne de la congrégation des *SacrésCœurs et les ambitions du père *Collette.
La
Mission fut également durement
éprouvée par les cyclones de 1903, 1905 et
1906 qui détruisirent 19 églises et 14 pres¬
bytères. Après avoir réussi à maintenir
l’unité du clergé et à redonner vie aux
paroisses éloignées, Mgr Verdier fit éditer
résoudre le
un
Nouveau
Testament
en
tahitien
en
1888, puis une traduction de l’Ancien
Testament
en
sous son épis¬
bibliothèque catho¬
de l’actuelle librairie
1914. C’est
copat que naquit la
lique,
ancêtre
“Pureora”. Affaibli et malade, il démis¬
sionna en 1908 et mena une vie retirée à
l’évêché de Papeete jusqu’à sa mort.
vernaculaire, adj. Se dit de ce qui est
porteurs de soies (Arénicoles, Serpules,
marines...) ;
paumoiu,
Vers
-
de
terre.
Néréides
Sangsues,
les Némathelminthes
au
corps non
segmenté, également appelés Vers ronds
(Ascaris ou Oxyures de l’Homme et du
Cheval, Trichine du Porc, Anguillules...) ;
les Plathelminthes, Vers plats au corps
simple, segmenté ou non et à symétrie
bilatérale. Cet embranchement comprend
-
les Planaires à vie libre et certains *Para-
sites : les Douves et les *Ténias.
-
les Rotifères, Vers microscopiques
vivant surtout en eau douce, munis d’une
couronne de cils
locomoteurs. Le mode de
reproduction des Vers est des plus variés.
Certains, comme les Planaires, se repro¬
duisent spontanément par voie asexuée en
coupant transversalement en deux. Les
Vers dé terre et les Sangsues sont herma¬
se
286
ils peuvent être classés en Vers libres et en
propre à une ethnie, à un pays. Ce terme est
le plus souvent appliqué'aux *langues.
-
Émile Vernaudon
Selon leur mode de vie et d’alimentation,
tahitien, le marquisien, le
le mangarévien et le dialecte
parlé aux Australes sont les langues verna¬
culaires de la Polynésie.
Ainsi,
le
(Émile). H omme poli¬
tique. Né à Papeete le 8 décembre 1944,
VERNAUDON
Émile Vernaudon suivit des études secon¬
au collège Lamennais et exerça le
daires
métier de géomètre. Militant au *E’a Api,
il fut élu maire de *Mahinaen mars 1977 et
conserva aisément son siège depuis cette
date grâce à sa gestion énergique et
efficace. 11 fonda son propre parti, le *Ai’a
Api, en mars 1982 et, séduit parles options
politiques de Gaston *Flosse, s’intégra à la
majorité gouvernementale dirigée par
celui-ci. Ce ralliement valut à
Émile
VIAUD
Vernaudon d’accéder à la présidence de
l’Assemblée territoriale. 11 se heurta
cependant dès le début de l’année 1983 aux
dirigeants du *Tahoera’a Huira’atira et
entra dans l’opposition où il joua un rôle
fédérateur important. Les conseillers
Tinomana Ebb, Jacquie Graffe et Quito
Braun Ortega le rejoignirent au sein de
r*Amuitahira’a en 1986.11 se lia ensuite au
*la Mana te Nuna’a et au *E’a no
Maohinui pour former le groupe Hono tia.
Candidat de la coalition gouvernementale
dirigée par Alexandre *Léontieff depuis
décembre 1987, et fermement opposé au
retour
au
pouvoir des leaders du
Tahoera’a, Émile Vernaudon a été élu
‘•'député de Polynésie en juin 1988. 11 est
également ministre territorial des Postes et
Télécommunications, président du Syn¬
dicat
intercommunal
l’Hydraulique,
président de l’Association sportive *Vénus
et de la Fédération de la Pirogue poly¬
de
nésienne.
tants, présente en Polynésie depuis 1867.
Frédéric V ernier (1841-1915). Né dans la
•
Drôme, d’un père pasteur, il fut consacré à
envoyé à Tahiti pour
des pasteurs
français qui prenait la relève des mission¬
naires anglais. Il réorganisa les Églises des
îles du Vent et occupa les fonctions de
président du Conseil supérieur des Églises
tour en 1866 et
renforcer le jeune corps
tahitiennes. Ses bonnes relations avec
l’administration lui valurent d’être choisi
en 1896 pour une mission de négociation
avec
le chef *Teraup'o lors de la *guerre des
Sous-le-Vent. Frédéric Vernier
s’intéressa également à l’enseignement de
îles
la langue tahitienne et fit. éditer un petit
vocabulaire â l’intention des élèves.
Paul Vernier (1870-1956). Fils de
Frédéric, né à Papeete, il étudia la théo¬
logie et la médecine en France et à
Edimbourg. 11 prit en charge la mission
protestante des îles Marquises, fondée par
•
le pasteur
Henri Vernier. Fils de Charles Vernier,
né en 1913 à
Papeete. Pasteur en France
jusqu’en 1952, il exerça ensuite à Nouméa
et en Polynésie où il séjourna de 1955 à
1986. 11 a publié une histoire de l’Église
protestante en Polynésie sous le titre de
“Au vent des cyclones”.
versant, nom masc. Pente d’un *relief,
colline, *montagne ou *vallée.
• Dans les îles hautes de
Polynésie, les
versants sont l’objet d’une *érosion intense
qui fait apparaître des ravinements et de
nombreuses
hawaïen James Kekela. Paul
Vernier exerça également son ministère
aux îles Sous-le-Vent et à Papeete puis se
retira en France en 1932.
Charles Vernier (1883-1966).
Fils de
Frédéric, né à Papeete, il se forma au
ministère évangélique dans les facultés
théologiques
de
Montauban
et
d’Edimbourg. Paul Vernier fut pasteur à
Uturoa et à Papeete, directeur de l’école
pastorale d’Hermon et président du
Conseil supérieur des Églises. Son intérêt
pour la vie politique de la colonie l’amena à
se présenter aux premières *élections légis¬
latives organisées en Polynésie en 1945.
Favorable aux intérêts français, il siégea au
•
Parlement en 1945 et 1946 mais fut battu
*Pouvanaa a Oopa en 1949. Charles
Vernier publia deux ouvrages : “Tahitiens
par
d’hier et d’aujourd’hui” et “Introduction à
la langue tahitienne”.
formes de détail liées
aux
différences de dureté des roches et à
l’accumulation des débris. Leurs pentes
très variées : très faibles sur les
sont
*planèzes et proches de la verticale à
l’amont de certaines vallées ou à proximité
des crêtes sommitales.
Vertébré,
VERNIER. Famille de *pasteurs protes¬
son
•
adj.
et
nom
masc.
Sous-
embranchement des Cordés comprenant
tous
les animaux qui possèdent une
colonne vertébrale et un squelette interne.
On le divise en cinq classes : les *Poissons,
Amphibiens ou Batraciens, les
*Reptiles, les *Oiseaux et les ‘•'Mammi¬
les
fères.
vêtement voir costume.
veto, nom masc. Du latin “veto” ; “je
m’oppose” ; c’était la formule employée
dans l’ancienne Rome par les tribuns de la
plèbe devant le '•'Sénat quand ils désiraient
s’opposer à la promulgation d’un décret.
Héritage de l’Antiquité, le droit de veto est
un
pouvoir exceptionnel accordé rare¬
ment. 11 peut être absolu ou suspensif.
Louis XVI détenait, sur les décisions de
F'^'Assemblée législative, un droit de veto
suspensif pour deux ‘•'législatures. De nos
jours, les cinq grandes puissances siégeant
comme membres permanents du ‘•'Conseil
de
Sécurité
de
T'^'Organisation des
Nations-U nies disposent d’un droit de veto
absolu, ce qui contribue parfois à bloquer
Charles Vernier
la marche de cette institution.
vi voir Pommier-Cythère.
VIAUD (Gustave) (1836-1865). Frère de
Pierre ‘•'Loti (Julien Viaud), Gustave
Viaud était chirurgien de marine. 11 fut
nommé à Tahiti, y débarqua en 1859 et
exerça à Taravao ainsi que dans les îles. 11
passionna pour la ‘•‘photographie dès
arrivée à Papeete et acquit un appareil
d’un maniement assez complexe. Les
temps de pose nécessaires (5 à 15 mn)
l’obligèrent à ne prendre que des paysages.
G. Viaud a laissé 25 vues de Papeete qui
se
son
constituent
autant
de documents histo¬
riques. Nommé en Cochinchine, il quitta
Tahiti en 1862 et mourut de la dysenterie
lors d’un retour en France.
Gustave Viaud
287
VICAIRE
vicaire, nom masc. Religieux secondant le
VIÉNOT (Charles) (1839-1903). *Pasteur
Jusqu’en 1848, l’évangélisation des îles de
Polynésie fut menée dans le cadre du
commencé
duquel Mgr *Rouchouze se trouvait
investi de fonctions comparables à celles
d’un *évêque. La Polynésie fut ensuite
divisée en deux vicariats apostoliques,
ceux de Tahiti et des Marquises, qui eurent
à leur tête des vicairesjusqu’en 1966, dateà
laquelle les deux circonscriptions furent
érigées en *diocèses. Mgr *Mazé (pour
Tahiti) et Mgr *Le Cleac’h (pour Taiohae)
furent les premiers évêques titulaires en
Polynésie. Au sein de chaque diocèse, un
vicaire général assiste l’évêque dans ses
proposa à
titulaire d’un office ecclésiastique.
•
vicariat de l’Océanie orientale à la tête
Charles Viénot
fonctions d’administration.
vice-rectorat voir rectorat.
VIDEAU (Daniel). *Gouverneur de Poly¬
nésie française. Né à Arcachon (Gironde)
en
1920, diplômé de l’École nationale de la
France d’Outre-Mer et docteur en droit,
Daniel Videau devint, en 1952, inspecteur
général des affaires d’Outre-Mer et servit à
ce titre en Afrique et en Indochine. Par la
suite, il fut chargé des relations interna¬
tionales au ministère de la France d’Outre-
Mer, conseiller technique au cabinet du
ministère des D.O.M.-T.O.M. (1961),
maître des requêtes au Conseil d’État
(1966) et enfin directeur des Territoires
d’Outre-Mer en 1971. C’est donc un
homme d’expérience qui fut nommé
Daniel Videau en visite officielle
aux
îles Marquises
gouverneur de la Polynésie française en
juin 1973, dans un contexte difficile. En
effet, le Territoire était alors en pleine crise
politique et s’opposait à la Métropole àpropos du réaménagement du *statut de
1958. A cela vinrent s’ajouter des pro¬
blèmes
économiques dus aux effets
conjugués du premier choc pétrolier et de
la restructuration du *Centre d’Expérimentation du Pacifique. Malgré sa bonne
connaissance des dossiers et son sens de la
concertation, D. Videau ne put empêcher
le blocage des institutions et fut rappelé en
Métropole le D''janvier 1976.11 y retrouva
son
poste au Conseil d’État.
vidéo, adj. invar. Du latin video ; “je vois”.
Caractérise des appareils ou des procédés
d’enregistrement et de visualisation du son
et de l’image par impression et lecture
d’une bande magnétique ou d’un disque à
lecture laser.
nom
fém. Appareil d’enregistrement et de
lecture également appelé *magnétoscope.
Utilisées par les professionnels de la
communication par l’image (télévision,
publicité...), les techniques vidéo ont
également connu un grand succès auprès
du public polynésien. Fin 1987, le parc des
magnétoscopes
comptait
environ
5 000 unités et 25 vidéo-clubs étaient
ouverts à Tahiti.
288
et éducateur
protestant. Après avoir
une
carrière
d’enseignant qui
lui donna l’occasion d’éduquer des jeunes
Polynésiens en France, Charles Viénot
la Société des Missions évan¬
géliques de Paris d’exercer au service de
l’Église protestante à Tahiti. En 1866, il y
fonda la première *école protestante
indigène dont l’objectif était d’assurer un
enseignement autant pratique que général
de former des instituteurs ou des
candidats à l’École pastorale. Charles
et
Viénot se dépensa sans compter, donnant
jusqu’à 50 heures de cours par semaine tant
à Papeete qu’à Arue. En 1870, il reçut la
consécration
pastorale en France.
«Aussitôt revenu, il reprend sa tâche avec
un important matériel qu’il a amené avec
lui. Dès 1872, il acquiert l’imprimerie de la
London Missionary Society et sort un
premier livre de lecture et un recueil de
fables en tahitien qui ont un grand succès»
(H. Vernier : “Au vent des cyclones”). Il
fonda la première école normale et une
école d’interprètes, fut nommé membre du
Conseil général et continua à lutter pour
l’éducation populaire, se heurtant parfois à
la suspicion de l’administration et à
l’hostilité de la Mission catholique. Épuisé
par les efforts qu’il avait consentis pendant
37 ans, il mourut à Arue. L’école primaire
protestante de Papeete porte son nom ainsi
qu’une rue joignant le quartier du marché à
celui de la Mission.
►
VIENOT Charles (1839-1903). Efa'aa'o ’o
Viénot ’e e orometua ha'api’i tamari'i ato’a no
roto i te
ha’apa’ora'aporotetani. ’la ha'api'i
’oia i te tamari’i i Farani, ’ua fârerei ato’a atu
’oia i te tahi mau ta’ata tahiti i te reira tau, i
reira te tupura’a te mana’o
’o Charles Viénot e
haere atu ’oia e tavini no te ’ohipa i roto i te
fa’aro’o ’e te Ekalesia Porotetani o Tahiti. I te
matahiti 1866, ’ua ha’amau i tefare ha’api’ira’a
mâtâmua tei mataro maita’ihia ’e tei ma’irihia
tôna i’oa : fare ha’api’ira’a Viénot. ’Va rave
itoito ma te tu’utu’u ’ore i tâna ’ohipa ha’api’i
tamari’i ’e ’oia ato’a i te mau tino e haere atu i
’aua orometua. ’Aita teie tavini, e tai’o na i
tôna taime e haere roa e 50 hora i te hepetoma
te
tana e
’ohipa i Pape ’ete anei i Arue anei.
’uafa’atahinuhia ’oia i
I te matahiti 1870,
Farani, ia ho’i maira i Tahiti nei, e mau
tauiha’a tâna i ta’ita’i mai no te ’ohipa
nene’ira’aputa. I te matahiti 1872, ’ua ho’o
mai i te tauiha ’a nene ’ira ’a puta a te Totaiete
Mitionare no Ronetona ’e i reira te
nene'ira’ahia te mau fapura na roto i te reo
tahiti, tei ho’o maita’ihia ’e ’ua ho’ona maita’i
(’ua pâpa'ihia i roto i te puta a Verenie
“Puhihau mai te vero ”).
’O Viénot te ta’ata mâtâmua i ha’amau i te
ha’api’ira’a na te mau orometua ha’api’i
tamari’i ’e te ha’api’ira’a na te mau auvaha
parau. Teie ra, te tupu ra te maita ’i, te tupu
ato’a ra te ’ino, te ha’afifihia ra tana ’ohipa e te
Hau ’e te ô ato ’a mai ra te tahi fifi nô te pae ia
i te ha’apa’ora’a tatorita. Atae ho’i e ! E37
matahiti to Viénot ravera’a i tana ’ohipa ma te
itoito ’e te pa ’ari, ’ua fa ’aru ’e roa mai teie
tâvini i Arue i te matahiti 1903. Te ha’api’ira’a
VINCENDON-DUMOULIN
Evaneria o Porinetia ’oia te fare
ha'api’ira’a tuatahi tel ma’irihia i te i’oa ra
a te Etaretia
Viénot ’ei ha’amana’ora’a iana ’oia ato'a te
hô'êaroâpurumu, tepurumu e tu’ati ra i te
mâtete ’e te Mission.
Vigne, nom fém. Vitis vinifera. Plante
sarmenteuse de la famille
ce
dernier, de vin, cette
utilisation étant la plus importante... Les
Vignes actuelles sont en général greffées
sur des souches américaines plus résis¬
tantes aux attaques d’un parasite : le
Phylloxéra. La Vigne est une plante de
terrains caillouteux qui possède un sys¬
tème racinaire très développé et s’accom¬
mode surtout des climats ensoleillés pour
bonne maturation des raisins.
une
tropical humide de la Polynésie
à la Vigne, mais
quelques pieds sont cultivés par des
habitants de Punaauia originaires d’Italie.
• Le climat
ne
qui décongestionnerait Papeete.
projet cependant est très discuté, car
très onéreux pour des résultats aléatoires.
Il semblerait plus judicieux de développer
des pôles d’attraction au sein des com¬
munes déjà existantes.
nouvelle
Ce
des Vitacées ou
Ampélidacées qui a pour origine une
plante du Caucase : Vitis sylvestris. On la
cultive depuis près de 5 000 ans. Le fruit de
la Vigne est le Raisin qui est consommé
tel quel ou sous forme de jus ou, après
fermentation de
création, près de ’^Taravao, d’une ville-
convient donc pas
Ces viticulteurs amateurs ont réussi à
produire quelques bouteilles de vin pour
leur propre consommation.
ville, nom fém. *Agglomération formée
d’un nombre important de constructions à
résidentiel, commercial, industriel,
par une voirie
organisée et par divers autres réseaux
(électrique, téléphonique, d’adduction
d’eau...). Une ville se définit également par
un nombre d’habitants : pour les statisti¬
ciens français, le passage du bourg à la ville
usage
administratif, desservies
Ville d’Amiens. Paquebot des '“Messa¬
geries maritimes assurant la liaison entre la
Métropole et les possessions françaises du
Pacifique, après la Deuxième Guerre
mondiale.
•
Affaire du Ville d’Amiens. Le Ville
d'Amiens fut à
l’origine de l’un des plus
graves incidents qu’ait connus la Polynésie
de l’après-guerre. En effet, le 22 juin 1947,
il fut littéralement pris d’assaut par une
foule de mécontents regroupés autour du
“Comité
“Pouvanaa et de l’Union des
“Volontaires. Les manifestants voulaient
empêcher le débarquement de trois fonc¬
tionnaires métropolitains, nommés sur le
Territoire alors que de nombreux “Volon¬
taires” (anciens combattants du “Bataillon
du Pacifique) cherchaient encore du
travail. Le siège dura deux jours dans une
ambiance tendue, les émeutiers refusant de
céder face à la police et à la troupe.
Finalement, les fonctionnaires purent
débarquer en déjouant la-surveillance des
manifestants, dont les meneurs furent
arrêtés quelques jours plus tard, puis
relâchés sur non-lieu après cinq mois de
prison préventive. L’affaire du Ville
d’Amiens ]o\id. un rôle décisif dans l’ascen¬
sion politique de Pouvanaa a Oopa.
se fait au seuil de 2 000 habitants. La ville se
caractérise aussi par l’intensité de ses
activités de production, de service et
d’échanges. Elle s’organise en général
souvent ancien où
siègent les représentants des pouvoirs
politiques, administratifs et économiques.
En Polynésie, on ne compte que deux
villes, d’importance très inégale : *Papeete
autour d’un noyau
et *Uturoa.
pièces
périphérie d’une grande aggloméra¬
tion, afin d’en canaliser le développement
excessif et désordonné (Evry, près de
*Paris, Villeneuve d’Asq, près de Lille,
l’Isle d’Abeau, près de Lyon...). Une ville
nouvelle est conçue pour former un pôle de
développement équilibré, associant
emplois et services en rapport avec sa
population, ceci dans le cadre d’une *urba-
• ville nouvelle. Ville créée de toutes
à la
nisation fonctionnelle et d’un développe¬
ment harmonieux. Elle s’oppose ainsi à
l’urbanisation sauvage des “banlieuesdortoirs”.
C’est la totale anarchie qui sévit à *Tahiti
en matière de développement urbain qui a
poussé certains spécialistes à envisager la
le Ville d'Amiens
(Clément
Adrien) (1811-1858). Ingénieur hydro¬
graphe qui participa au voyage d’*exploration de Jules “Dumont d’Urville, sur
VINCENDON-DUMOULIN
V* Astrolabe,
de
1837
à
1840.
C.A. Vincendon-Dumoulin rédigea la
relation du voyage après la mort du com¬
mandant et écrivit deux ouvrages avec la
collaboration de César Desgraz. “Ile Taïti,
esquisse historique et géographique”, paru
en 1844, offre une description de la vie aux
îles de la Société, une généalogie détaillée
des Pômare et, en annexe, une cinquan¬
taine de documents officiels éclairant la
période 1838-1842 à Tahiti. “Iles
Marquises ou Nouku Hiva” constitue une
compilation des documents recueillis par
les premiers navigateurs, des témoignages
de visiteurs et d’observations personnelles.
289
VINI
vini. Terme polynésien désignant tous les
petits *Oiseaux des jardins et des friches
tels que le *Zosterops à poitrine grise
(Zosierops lateralis), la *Munie à poitrine
brune
(Lonchura
caslaneothorax),
l’Astrild australien ("&;r(7r/a temporalis), le
*Tangara
cramoisi (Ramphocelus
dimidiatus) et l’Astrild à bec de corail
(Estrilda astrild). Chacune de ces espèces
est parfaitement adaptée à la nourriture
qu’elle exploite : gros bec court et puissant
chez les granivores et bec fin et pointu chez
les espèces mangeuses de Chenilles ou
d’insectes.
virus. 11 existe de nombreux virus propa¬
geant des *maladies
épidémiques, dites
virales, comme la *grippe, la poliomyélite,
le *Sida, la rage, la '•’dengue...
vitamine, nom fém. Substance azotée,
présente en très petites quantités dans le
règne animal et le règne végétal, indispen¬
sable
en
sance
et
doses infinitésimales à la crois¬
à l’entretien des organismes
vivants. Très souvent, les animaux sont
incapables de synthétiser leurs
propres
vitamines. Les vitamines peuvent jouer le
rôle de co-enzymes ou bien intervenir dans
VIRIVIRITERAI. Vaste *plateau qui
vint
(Astrild à bec de corail)
l’amphithéâtre de la haute
Papeihia, dans la section de commune de
*Faaone. «Le plateau Viriviriterai est à
900 m d’altitude, sauvage, protégé par ses
pentes abruptes, très boisé, principalement
de fougères arborescentes gigantesques.
Son nom signifie “le ciel change”, les
nuages défilant à travers la frondaison des
arbres. Il est grand, 400 hectares, mais sa
terre est pauvre, et l’absence de plantes
comestibles, mis
à part les tiges souter¬
raines de para (fougère *marattia) et les
fruits de fara le rend
désert. Ni oiseaux,
ni cochons, ni chèvres, aucun vestige
archéologique. L’atmosphère est silen¬
cieuse,
fermée,
oppressante»
(Paule
Laudon : “Randonnées en montagne”).
occupe
virus, nom masc. Micro-organisme para¬
vivo
marquisiens
site, infectieux, de très petite taille (0,01 à
0,1 micron). On ne peut l’observer qu’au
microscope électronique. Le virus fut
longtemps considéré comme étant à la
limite du monde vivant car il est incapable
de
se
reproduire sans le
recours
à
une
*bactérie ou à une cellule. Constitué par un
assemblage de molécules très simple, et
portant une hérédité souvent réduite à
quelques gènes (une dizaine), il introduit
son
Sources et rôles des
principales vitamines.
matériel héréditaire dans la cellule,
qu’il dérègle car cette dernière exécute les
ordres transmis par le virus. Très vite, une
multitude de virus est synthétisée par la
cellule qui éclate et libère les nouveaux
Les vitamines solubles dans les graisses :
A : favorisant la croissance des organes
D : antirachitique
K : favorisant la coagulation du sang
jaune d’oeuf, carotte, salade,
épinards, beurre,
huile de poisson
lait, beurre, huile végétale,
foie de poisson, Jaune d’œuf
C : antiscorbutiques et augmentant
la résistance aux infections, à la fatigue
B (1, 2, 4, 6, 9, 12) : agissant sur l'équilibre
général et nerveux en particulier
vivipare, adj. Se dit d’un animal qui
donne naissance à
un petit déjà formé et
plan évolutif, la viviparité
marque une étape importante : l’*oeuf se
développant à l’intérieur de l’organisme
maternel n’est pas exposé aux change¬
ments climatiques, aux prédateurs... La
naissance se produit généralement lorsque
l’embryogenèse est terminée. Les Mammi¬
fères sont vivipares ainsi que quelques
animaux appartenant à d’autres groupes :
certains
*Lézards
et
*Requins par
exemple.
vivant. Sur le
vivo. Ancienne *flûte nasale en *bambou.
Pour jouer de cette flûte, le musicien
soufflait par une narine dans le trou le plus
proche de l’extrémité fermée du bambou,
en maintenant le pouce sur l’autre narine.
La position des doigts sur les autres trous
varie
suivant
les
descriptions. Aux
Marquises, l’extrémité de la flûte était
tenue de la main gauche, la narine gauche
fermée avec le pouce gauche, tandis que
l’on jouait de la main droite (*Wallis
signale cependant une position inverse). La
flûte était tenue obliquement vers le bas et
vers le côté.
Lorsqu’on voulait accorder
deux flûtes, la plus courte était prolongée
d’un étui de feuillage jusqu’à l’obtention
d’un son concordant. Le son était doux et
agréable, et
sa
qualité dépendait de la
distance de la narine à la flûte et de l’orien¬
tation de celle-ci. Le morceau de bambou
était parfois décoré de motifs, de ficelles et
de cheveux.
voie, nom fém. Chemin, route qui permet
de se déplacer d’un point à un autre.
Voie lactée. Longue bande lumineuse
visible dans le ciel nocturne, faite d’*étoiles
épinards, fruits,
pommes de terre, huile de soja
•
végétaux frais, agrumes, foie,
persil
nébuleuses. La Voie lactée constitue
l’essentiel de notre *galaxie et lui a donné
Les vitamines solubles dans l’eau :
290
la synthèse des enzymes ou des hormones.
relativement proches les unes des autres et
d’amas de poussières et de gaz formant des
son
viande, poisson, coquillages,
fromage, lait, œuf
nom.
Son
diamètre
100 000 années-lumière.
est
de
Hom. : voix (nom fém.) ; formes du verbe
voir.
voile. 1. nom masc. Pièce d’étoffe destinée
à cacher quelque chose.
2. nom fém. Assemblage de fortes toiles
destiné à recevoir l’action du *vent pour
faire avancer un bateau.
La voile triangulaire simple était utilisée
autrefois en Polynésie orientale. Elle était
•
tressée en feuilles de *pandanus et fixée à
deux vergues se rejoignant dans la partie
inférieure, l’une maintenant la voile sur le
mât, l’autre étant constituée par le gui
(à Tahiti) en forme de semiellipse allongée. La voile équipait le mât
unique des *pirogues simples (*va'a motu)
ou celui des pirogues doubles (tipairua)
servant au ^cabotage. Il existait plus
rarement des systèmes de voiles doubles
recourbé
manœuvrées
en
tandem, comme sur les
pahi, pirogues de voyage. Les voiles étaient
adaptées à toutes les manœuvres cou¬
rantes. Elles permettaient de virer de bord
avec facilité
aussi bien par vent arrière que
par vent debout et de naviguer au plus près
serré. Pour réduire la voilure, on détachait
la partie inférieure de la voile d’autant qu’il
le fallait et on l’enroulait. Les pirogues à
voile modernes de Tahiti et des îles Sousle-Vent sont de même architecture mais
construites à l’aide de matériaux contem¬
porains, du tissu synthétique pour les
voiles par exemple. Trois hommes suffi¬
sent à la manœuvre : le pilote qui gouverne
règle l’écoute, l’homme chargé de
maintenir l’équilibre, en s’avançant plus ou
et
moins
sur
le *balancier
ou
le contre-
balancier, et le troisième qui écope. En
sport nautique, elles peuvent atteindre
voile européenne. On classait alors les
navires selon le nombre de mâts et de
voiles.
• Ceux
qui naviguèrent dans les eaux
polynésiennes furent des trois-mâts équi¬
pés pour les longs voyages d’*exploration
(*frégates et *corvettes des découvreurs),
pour le commerce ou la chasse à la baleine.
Tout au long du XIX'= siècle, on construisit
des *goélettes à deux mâts et des *cotres ou
sloops avec un mât vertical et un beaupré
pour le ^cabotage interinsulaire.
Dès 1850, la voile n’était plus que l’auxi¬
liaire de la vapeur sur les navires affectés
aux grandes lignes. C’est en 1886 seule¬
ment que des *steamers mixtes commen¬
cèrent à relier la Polynésie à la NouvelleZélande et en 1906 qu’on les vit naviguer
entre Tahiti et l’Amérique du Nord. Au
lendemain de la Première Guerre
mon¬
diale, ils cédèrent la place à des vapeurs à
turbines. Les goélettes à voile restaient par
contre le seul mode de transport entre les
îles. La dernière naviguait encore au début
des années 60 : il s’agit de la Vaiiere qui
quelques années apontée devant
de
Papeete et le * Yacht-club d’Arue sont
fréquentés par plusieurs dizaines de voi¬
liers de plaisance (ou yachts) qui font
resta
l’hôtel Kia Ora de Moorea. Le port
escale à Tahiti, mais aussi à Moorea ou à
Bora Bora, au cours d’un tour du monde
ou, plus souvent, lors d’un périple triangu¬
laire qui les mène des côtes d’Amérique du
Nord à la Polynésie et aux îles Hawaï.
Autre sens : ouvrier fabriquant ou réparant
les voiles.
15 nœuds.
Autre sens : sport nautique.
Voir aussi
voilier.
:
nautisme, planche à voile,
voilier, nom masc. Navire dont le mode de
propulsion principal est constitué par une
ou plusieurs * voiles.
Les voiliers sont utilisés depuis la plus
haute Antiquité. C’est au cours du IP mil¬
lénaire avant J.-C. que les voiliers navigant
déjà sur les fleuves du Moyen-Orient
furent perfectionnés pour le commerce
maritime. Un des types les plus achevés de
navires, dont la voile était perpendiculaire
au mât, fut le drakkar avec lequel les
Vikings explorèrent les mers nordiques. A
partir du IP siècle, la voile latine trian¬
gulaire apparut en Méditerranée orientale'.
Elle fut introduite en Occident par les
Arabes au IX'^ siècle et permit, grâce à sa
position longitudinale, de mieux utiliser les
différentes directions du *vent en fonction
de la route à suivre. Selon le gréement, le
volume et la forme de la coque, on distin¬
guait au Moyen Age de nombreux types de
voiliers : les nefs, les hourques, les caraques
auxquelles succédèrent les ^caravelles et
les galions bien adaptés aux voyages
transocéaniques. Les XVIP et XVIIP
siècles marquèrent sans doute, avec le
début du X1X‘=, l’apogée de la marine à
volcan, nom masc. Forme de relief qui
apparaît à la suite d’une série d’*éruptions
canalisées par une *cheminée volcanique
s’achevant par une bouche d’émission
de laquelle s’accumulent les pro¬
duits d’origine magmatique.
• La silhouette du volcan dépend en
autour
premier lieu de la nature des phénomènes
a été le siège. Les émissions de
*laves très fluides, seules manifestations
des volcans de type hawaïen, édifient des
cônes aux pentes très faibles comparables à
des boucliers posés à plat. Cette fluidité des
laves est parfois telle que l’accumulation se
fait en plateaux appelés trapps, fréquents
aux îles *Kerguelen et dans l’ouest des
Etats-Unis. Lorsque les coulées sont
visqueuses et alternent avec la production
dont il
de *cendres et de *scories, les pentes sont
plus fortes autour d’un *cratère bien
circonscrit. Certains édifices peuvent avoir
la forme d’un dôme si les produits d’émis¬
sion sont pâteux comme ce fut le cas pour
le Puy-de-Dôme (France) et la Montagne
Pelée à la *Martinique. A l’inverse, des
éruptions n’émettant que des gaz donnent
naissance à de simples fosses circulaires
tels les maare du Massif schisteux rhénan.
volcaniques sont sou¬
plus complexes que ne le laisse
Les constructions
vent
VOLCAN
Volcanisme. 1. Coulée de lave dans
la ravine de Takarauka lors d'une
éruption du piton de la Fournaise
(La Réunion, 1986). 2. Coulée
refroidie sur le flanc sud-ouest de
la Réunion. 3. Cratère dans l'île de
Santo (Vanuatu). 4.
Fontaine de
lave au sommet du Mauna Loa
(Hawaï, 1984). 5. Coulée de type
pahoehoe sur les flancs du Mauna
Loa. 6. Représentations de diverses
îles des Marquises formées de
restes de caldeiras ou de caldeiras
emboîtées : type de caldeira
partiellement immergée (a), Fatu
Hiva (b), Ua Huka (c), Nuku
Hiva (d), Tahuata (e), Hiva Oa (f).
292
supposer cette typologie car un même
volcan peut émettre successivement plu¬
sieurs types de laves. Il se produit aussi de
phénomènes secondaires,
*failles, effondrements, formation de
nouvelles cheminées et processus d’érosion
qui modifient la morphologie primitive de
l’édifice. C’est ainsi que l’effondrement de
nombreux
la *chambre magmatique se trouvant sous
l’élargissement du
à son gauchisse¬
ment ; on parle alors de cratère égueulé.
Les intrusions de *magma dégagées par
d’*érosion donnent naissance à de petits
reliefs : les *culots de lave compacte ou les
*necks formés de conglomérats à l’empla¬
le volcan conduit à
cratère
*caldeira
en
ou
des anciennes cheminées, les
*dykes résultant du moulage d’une cassure
par la lave. Les coulées de lave plus résis¬
tantes que le substrat rocheux environnant
sont également mises en relief par l’érosion
fluviale. C’est le cas des *planèzes limitées
par de profondes vallées, à Tahiti notam¬
ment, ou des plateaux perchés appelés
mesa comme le plateau de Gergovie qui
domine Clermont-Ferrand. Les grands
cement
cônes de cendres et de scories sont aussi
vulnérables
ravinement des
au
eaux
de
pluie qui y creusent des barrancos et
peuvent mettre en évidence des corniches
correspondant à des coulées sous-jacentes.
• 11 existe des milliers de volcans de
par le
monde, le plus souvent alignés sur les prin¬
cipales fractures de l’écorce terrestre. Les
principales zones volcaniques sont :
la
-
zone
tique
:
méditerranéenne et transasia¬
Vésuve,
Etna,
Stromboli,
M‘ Ararat, Elbrouz, Demavend en Iran, et
volcans des îles de la Sonde dont le Mérapi
et le Krakatoa ;
les socles marginaux fracturés :
M'-' Dôme et M‘“ Dore dans le Massif
-
central. Massif schisteux rhénan, plateau
du Dekkan en Inde ;
dorsale
Ascension ;
l’Afrique orientale et ses marges :
Kilimandjaro, Niragongo, M' Kenya,
plateaux éthiopiens, îles Comores, île de la
-
Réunion, île Maurice, Madagascar ;
la *ceinture de feu du
-
Aléoutiennes,
Alaska
Pacifique : îles
(M‘
Katmai),
Californie (M‘ Shasta), Amérique centrale
(Paricutin, Popocatepetl, Montagne
Pelée), Cordillère des Andes (Chimborazo,
Aconcagua), Nouvelle-Zélande (M*
Egmont), Papouasie-Nouvelle-Guinée,
Japon (Fuji Yama), presqu’île du
Kamtchatka ;
les volcans formés sur la plaque Paci¬
fique : île de Pâques, îles de Polynésie, îles
Hawaï, îles Samoa par exemple.
-
volcanisme,
nom
masc.
Ensemble des
manifestations liées à la remontée du
*magma vers la surface de l’écorce ter¬
restre.
*laves, on distingue quatre grands
types de volcanisme :
le type hawaïen caractérisé par des
des
-
épanchements assez continus de lave très
fluide (*pahoehoe et *aa) qui forment de
longues coulées : certaines atteignent plus
de 50 km sur les flancs du Mauna Loa à
■"Hawaï. Les éruptions sont pauvres en
projections solides et en explosions mais
les fontaines de lave incandescente aux¬
quelles elles donnent naissance offrent des
spectacles grandioses. Les îles de Polynésie
correspondent à des volcans de ce type.
le type
strombolien (du nom du
Stromboli, volcan situé au nord de la
Sicile). 11 émet des *scories et des laves en
quantités équivalentes. Suivant un rythme
assez régulier,
les volcans stromboliens
projettent des colonnes de gaz et de pierres
qui retombent à proximité du cratère et
-
construisent un cône.
le type
-
En fonction de la nature des
phénomènes éruptifs et de la température.
vulcanien (du volcan Vulcano
dans les îles Lipari). Il est caractérisé parla
production de laves visqueuses, plus acides
que dans les familles de volcans précé¬
dentes. Ces laves se solidifient rapidement
et bouchent le cratère après chaque érup¬
tion. Les manifestations volcaniques sont
donc fréquemment explosives : la lave est
pulvérisée en cendres et en pierres ponces
qui s’élèvent en un panache gigantesque
évoquant l’explosion d’une bombe ato¬
mique. Les coulées sont très courtes et
rares.
le type péléen (la montagne Pelée en est
l’exemple éponyme) est le plus dangereux.
La lave pâteuse ne coule pas mais forme un
dôme d’extrusion voire une aiguille bou¬
chant la cheminée. Les éruptions con¬
sistent souvent en de puissantes explosions
latérales projetant des *nuées ardentes
formées de gaz brûlants et de blocs roulant
-
sur
médio-atlantique : Jan
Mayen, Islande, îles Açores, îles Canaries,
la
-
de la fluidité et de la composition chimique
le sol à des vitesses variant de 30 à
500 km/h. C’est par une nuée ardente que
la ville de Saint Pierre de la Martinique fut
rasée en 1902.
La distinction de ces quatre
de volcanisme reste
assez
grands types
artificielle
car
chaque volcan peut se manifester de
différentes façons au cours de son histoire :
volcan hawaïen, le Kilauea a produit une
explosion de type vulcanien en 1790 et, à
l’inverse, le Vésuve a construit un plateau
de lave fluide rappelant les coulées
hawaïennes.
Les phénomènes éruptifs livrent des maté¬
riaux
variés
:
*basaltes,
*trachytes,
*phonolites, *gabbros... selon la compo¬
sition chimique et le mode de refroidisse¬
ment des
laves. La taille de ces matériaux
permet d’autre part de les classer en
cendres
(moins d’un millimètre de
diamètre), *lapilli (de un millimètre à
5 centimètres), ponces légères à la densité
parfois inférieure à 1, blocs et bombes dont
certaines atteignent un mètre de hauteur.
Ces produits volcaniques peuvent être
composites lorsque les laves se mêlent aux
VOLLEY-BALL
roches encaissantes. Ce sont les * brèches et
les *tufs dont on peut observer quelques
spécimens sur les flancs des petits cônes
secondaires que sont la pointe *Tataa et la
colline du *Tahara’a.
• L’activité
volcanique ne se limite pas aux
phénomènes paroxysmiques mais reste
souvent latente et perceptible par des
fumerolles, des solfatares ou petits volcans
de boue surchauffée par des gaz sulfurés,
des geysers, jets intermittents de vapeur et
d’eau chaude, des sources thermales égale¬
ment réchauffées par leur contact avec le
magma, des *séismes provoqués par des
transits de laves dans la masse du volcan.
• Le *volcanisme sous-marin se traduit
des émissions
par
spécifiques. A grande pro¬
fondeur, les éruptions sont calmes et
produisent des roches vertes. A proximité
surface, elles sont plus souvent
de la
explosives et livrent des brèches ou hyaloclastites ainsi que des laves en coussinets.
•
Actuellement, les seules manifestations
observées par les vulcanologues en Poly¬
nésie sont de nature sous-marine. Cinq
volcans sont en activité. Quatre d’entre eux
sont
situés à quelques
dizaines de kilo¬
mètres au sud-est de Tahiti, au-dessus du
*point chaud qui a donné naissance aux
îles de la Société. Il s’agit de l’île de
*Mehetia où les éruptions n’ont lieu depuis
plusieurs milliers d’années que sur les
flancs
sous-marins, du Moua Pihaa
(-180 m), du Rocard (-2 000 m) et du
*Teahitia (- I 600 m). Au sud-est de Rapa,
le M‘ *Mac Donald est proche de l’émer¬
sion (- 27 m) et, comme les autres édifices,
se manifeste par de nombreux séismes,
parfois perceptibles à Tahiti.
volley-ball, nom masc. *Sport collectif
imaginé en 1895 par William G. Morgan,
professeur d’éducation physique améri¬
cain. A l’origine simple jeu récréatif, le
volley-ball se pratiquait à 9 joueurs
disposés en trois lignes de trois et pouvant
user d’un nombre de passes illimité. C’est
au
début
du siècle,
au
collège de
Springfield, que le volley-ball devint le jeu
organisé et codifié que l’on connaît aujour¬
d’hui. Exporté par les Y.M.C.A. (Youth
Men’s Christian Association) en Asie, puis
en Europe (1917), il s’implanta solidement
en U.R.S.S., Tchécoslovaquie et
Pologne
où il devint rapidement un véritable sport
national.
match de volley-ball
294
L’acclimatation
en
France fut
plus difficile et il fallut attendre 1936 pour
que se constitue la Fédération française de
Volley-Ball. Le volley-ball ne devint un
grand sport collectif qu’après la 2= Guerre
mondiale, avec la création de la Fédération
internationale (1947) et l’admission aux
*Jeux olympiques (Tokyo, 1964). Depuis
1949, des championnats du monde se
disputent également tous les 4 ans. Ils
furent toujours dominés par les pays de
l’Est, à l’exception de ceux de 1986,
remportés par les États-Unis. Le volley-
ball est actuellement, et de très
loin, le
pratiqué dans le monde,
puisqu’on dénombre 140 millions de
licenciés (en particulier en Chine, en
sport le plus
U.R.S.S. et au Japon).
Le volley-ball fut introduit à Tahiti par
des instituteurs chinois en 1935. Le premier
•
championnat, remporté par *Fei-Pi, eut
lieu en 1951. Depuis, le volley-ball est
devenu un sport très populaire dans toute
la Polynésie, en particulier grâce à l’action
déterminante des U.C.J.G. (Union chré¬
tienne de Jeunes Gens). Punaruu, Tiarei et
J.S.P. (Jeunes Sportifs polynésiens) domi¬
nèrent chez les hommes, alors que les
championnats féminins furent dans l’en¬
semble plus ouverts. Le volley-ball mas¬
culin fut admis dès les premiers Jeux du
Pacifique (Suva, 1963) et le volley-ball
féminin le fut aux jeux suivants (Nouméa,
1966). Tahiti y trusta les médailles, en
particulier en féminin. La Ligue de VolleyBall compte 4 500 licenciés répartis dans
105 clubs. Son président est Rodrigue
Legayic (1987).
volontaire, adj. Caractérise un acte inten¬
tionnel, librement déterminé,
nom masc. Personne qui
s’engage à accom¬
plir quelque chose.
Union des Volontaires. Mouvement
fondé en avril 1947 par les volontaires du
•
*Bataillon du
Pacifique à leur retour en
Polynésie. La réintégration des anciens
combattants fut difficile car la plupart des
postes (notamment dans l’administration)
étaient occupés par ceux qui n’avaient pas
rejoint les forces militaires de la *France
Libre et par des métropolitains, plus
nombreux qu’avant guerre. L’Union des
Volontaires fut d’abord un mouvement de
protestation qui dénonça les abus et les
malversations de certains responsables
administratifs. Aux côtés du *Comité
Pouvanaa, l’Union fut au cœur de l’affaire
Ville rf’ydm/era (manifestation violente
du
l’arrivée de nouveaux fonction¬
naires métropolitains) et disparut en 1949
contre
profit d’un parti politique fondé par
le '^Rassemblement
démocratique des Populations tahitiennes
(R.D.P.T.).
au
*Pouvanaa a Dopa :
volt, nom masc. (du nom du physicien
italien Alessandro Volta). Unité de tension
électrique et de force électromotrice. Un
volt correspond à la différence de potentiel
qui existe entre deux points d’un fil
conducteur parcouru par un courant d’une
intensité d’un '•'ampère lorsque la puis¬
sance dissipée entre ces deux points est
d’un "“watt.
voyage, nom
masc.
Chemin que l’on
parcourt pour aller d’un lieu à un autre.
Déplacement le long de ce chemin.
WALLIS
Voyages aux îles du Grand Océan.
Ouvrage écrit par Jacques *Moerenhout
en 1835, édité en 1837 puis réédité à partir
•
de 1942. Lors des rares moments de liberté
que lui laissaient la gestion de sa maison de
commerce, ses voyages et ses fonctions de
consul, l’auteur accumula les observations
Polynésie des années 1820 et 1830. 11
également de longs entretiens avec
'•’Tati, chef de Papara, et avec un vieux
*haere pô, ancien grand prêtre et déposi¬
sur la
eut
taire érudit de toutes les traditions an¬
ciennes. L’ouvrage est organisé en trois
parties : la première présente les aspects
géographiques des archipels sur le mode
des relations de voyage ; la seconde décrit
les mœurs, la religion, la langue et les
coutumes des Polynésiens ; la troisième
résume l’histoire récente des îles, depuis
leur découverte par les Européens. Les
deux tomes (de 574 et 520 pages) de cet
ouvrage constituent une des sommes
auxquelles se réfèrent volontiers les histo¬
riens et les ethnographes. La documenta¬
tion utilisée par J. Moerenhout n’est pas
toujours de première main et lui-même
signale que l’ouvrage de William *Ellis(“A
la Recherche de la Polynésie d’autrefois”)
lui «a souvent indiqué les points les plus
dignes de ses recherches», mais il ne s’agit
pas d’un plagiat, contrairement à ce qu’ont
pu affirmer certains auteurs irrités par les
positions
très
francophiles
de
J. Moerenhout.
WALLIS
(Samuel) (1728-1795). Naviga¬
teur et explorateur anglais qui, en dépit de
expérience limitée, fut choisi en 1766
prendre le commandement du
*
Dolphin et poursuivre les voyages d’*exploration de John *Byron. Assisté des
officiers Tobias Furneaux et Georges
Robertson, il partit de Plymouth le 21 août
1766 et navigua de conserve avec le
Swallow commandé par Philip *Carteret.
Après le passage de la Terre de Feu, il le
perdit de vue et poursuivit seul sa route à
travers les Tuamotu où il découvrit NengoNengo, Nukutavake, Paraoa, Pinaki.
Toujours à la recherche du *continent
austral dont on supposait l’existence dans
ces parages, il aborda à Mehetia et à Tahiti.
Les premiers contacts avec les Tahitiens
furent difficiles : ceux-ci s’opposèrent à son
débarquement à Taravao le 19 juin 1767,
puis à Mahaena alors que le ravitaillement
en eau et en vivres devenait
impératif.
Après avoir mouillé dans la baie de
Matavai, l’équipage faillit échouer le
navire sur un massif corallien qui porte
désormais le nom de banc du Dolphin. On
procéda à quelques échanges, mais le 24
juin au matin le navire fut attaqué par près
de 4 000 guerriers montés sur 500 pirogues.
Wallis se résigna à utiliser le canon et les
pertes furent telles parmi les assaillants que
les chefs polynésiens cherchèrent à faire la
paix dès le lendemain. Malade du scorbut
son
pour
et d’un début de tuberculose, Wallis ne put
prendre contact avec Tahiti qu’à partir de
la mi-juillet. Il se lia avec la reine *Purea
mais, peu curieux, négligea l’exploration
de l’île, se contentant d’ordonner la
remontée de la vallée de la Tuauru.
Après son départ de Tahiti le 27 juillet,
Wallis longea Moorea sans y débarquer et
fit de même à Mopelia, Scilly et en vue de
qui porte aujourd’hui son nom (île
*Wallis) à l’ouest des Samoa. Il rentra en
Angleterre au mois de mai 1768 et ne
sollicita pas d’autre commandement pour
l’île
raisons de santé.
WAITANGI (traité dé). Document signé
en
1840 par les chefs *maoris de '"Nouvelle-
Zélande et le capitaine William Hobson,
représentant du gouvernement du
*Royaume-Uni. Face à la tentative de
colonisation française qui se traduisait
déjà par la fondation de l’établissement
d’*Akaroa, les Anglais décidèrent de
prendre le gouvernement français de
vitesse et, par le traité de Waitangi, obtin¬
rent d’annexer la Nouvelle-Zélande tout en
qu’ils resteraient
propriétaires de leurs terres. Les colons
britanniques ne respectèrent jamais le
traité et entamèrent une guerre de dix ans
avec les indigènes. L’acte impérialiste de
Waitangi rompait d’autre part l’accord
assurant aux Maoris
tacite de non-intervention dans le Paci¬
fique et incita la France à protéger ses
intérêts avec plus d’énergie.
WALLIS (île). Ancien nom : Uvea. Ile du
*Pacifique Sud située par 176° ouest et
13° 20’ sud, à 300 km à l’ouest des Samoa
occidentales. Wallis fait partie du ♦Terri¬
toire d’Outre-Mer français de Wallis et
♦Futuna.
D’une superficie
de 60 km^, cette île
volcanique est en forme de dôme aplati, le
point culminant, le M‘ Lulu, n’atteignant
que 145 m. L’intérieur est accidenté par
plusieurs cratères et certaines coulées de
lave se sont avancées assez loin pour
cloisonner le lagon en plusieurs bassins.
Peuplée par des migrants venus des
♦Tonga au XV° siècle de notre ère, Wallis
fait partie de l’aire culturelle polynésienne.
Le navigateur anglais Samuel ♦Wallis la
découvrit en 1767, et lui laissa son nom,
mais rares furent les autres Européens qui
•
signature du traité de Waitangi par
ie chef maori Tamati Waka Mene
295
WATT
et 60. Les relations maritimes, améliorées à
partir de 1947, permirent en effet des
migrations vers la Nouvelle-Calédonie qui
offrait des emplois dans les mines de nickel
vers les
Nouvelles-Hébrides où l’on
recrutait de la main-d’œuvre dans les
et
plantations. Plus de 11 000 Wallisiens (et
Futuniens) vivent actuellement dans ces
territoires alors que l’île de Wallis ne
eompte que 8 084 habitants (1983). La po¬
pulation est concentrée sur la côte orien¬
tale tandis que l’intérieur (le “Toafa”) est
réservé à l’agriculture. Celle-ci emploie
80 % de la population active et ne livre que
des produits vivriers (bananes, manioc,
tara, ignames...). L’essentiel des ressources
provient de l’aide métropolitaine et des
transferts financiers des membres de la
communauté
Calédonie.
Wallis. 1. Construction de l’église
catholique de Mua (fin du XIX").
2. Célébration du 100" anniversaire
du rattachement à la France.
s’y intéressèrent. En 1837, Mgr Bataillon y
créa une mission catholique. Sa forte
personnalité en imposa au roi et à ses sujets
qui se convertirent rapidement et accep¬
tèrent rétablissement d’une véritable
qui interdit longtemps toute
pénétration commerciale et administra¬
installés
en
Nouvelle-
watt, nom masc. (du nom du physicien
anglais James Watt). Unité de puissance
qui correspond à l’énergie fournie en une
seconde par un joule (quantité de chaleur
nécessaire pour élever la température d’un
gramme d’eau de 15° à 16°). En électricité,
c’est la puissance développée par un
courant d’un débit d’un “"ampère sous une
différence de potentiel d’un “"volt.
Hom. : ouate (nom fém.).
■"théocratie
tive. L’influence de la Mission était effec¬
tivement telle que les autorités françaises
n’établirent qu’un “"protectorat distant en
1887 : le royaume de Wallis ne fut jamais
une colonie annexée. Après le référendum
de
1958, l’île devint,
avec ses
voisines
Futuna et Alofi, un Territoire d’Outre-Mer
placé sous l’autorité d’un administrateur
supérieur assisté d’un conseil territorial de
6 membres. L’Assemblée territoriale com¬
prend 20 représentants élus au suffrage
universel.
• Isolée au XIX' siècle, Wallis n’a pas
connu le déclin démographique commun
autres archipels du Pacifique, mais la
pauvreté de l’île incita de nombreux
Wallisiens à s’expatrier dans les années 50
aux
John Webber
296
WEBBER
sculpteur
(John) (1752-1793). Fils d’un
suisse
établi à Londres,
John Webber effectua un séjour à Paris en
1769-1770, puis à la Royal Academy de
Londres où il compléta sa formation artis¬
tique. Fort de l’appui du “"naturaliste
Daniel “"Solander, il accompagna
James '"Cook lors de son 3' voyage dans le
Pacifique de 1776 à 1780. Ses illustrations
figurent dans la relation officielle du
voyage et consistent en de nombreuses
gravures et peintures dont 16 furent ensuite
publiées à part. Les plus connues sont : “A
young woman of Otaheite bringing a
présent" ; “The body of Tee, a chief as
preserved after death, in Otaheite" ; “A
human sacriftce in a morai in Otaheite" ;
WILLIAMS
"A dance in Otaheite” ; "View of Taloo
Harbour". John Webber rapporta aussi de
voyage une collection d’objets ethno¬
graphiques dont il fit cadeau à la ville de
Berne : des tapa, coupes, haches, hame¬
son
instruments à tatouer et chasse-
çons,
mouches. Reconnu comme l’un des meil¬
leurs artistes britanniques de son temps,
John Webber fut reçu à la Royal Academy
en 1792 mais mourut un an plus tard.
Wen Fa. Association culturelle *chinoise
créée le 31 décembre 1976 sous l’impulsion
de Guy Yeung. Wen Fa, qui rassemble une
partie de l’élite chinoise du Territoire, s’est
donnée pour but de «mieux faire connaître
la communauté chinoise et de favoriser son
rapprochement avec les autres ethnies qui
cohabitent en Polynésie». Elle a publié un
ouvrage luxueux et fort bien documenté
intitulé “Histoire et Portrait de la Com¬
munauté chinoise de Tahiti”. Chaque
innée, le plus souvent à l’époque des fêtes
iu Nouvel An chinois, l’association orgalise des journées consacrées à la présentaion des traditions culturelles chinoises.
Danses et arts
martiaux, préparations
mlinaires, arts graphiques, artisanat et
;xpositions historiques attirent à cette
)ccasion un public nombreux.
relations missionnaires et commerciales
les autres archipels. Dès lors, il fit
avec
preuve d’une activité débordante, évangé¬
lisant les îles Cook, Australes, Tonga,
Samoa et l’île de Niue à l’aide de mission¬
naires polynésiens formés au séminaire de
Tahaa. Au
terre en
cours
d’un voyage en Angle¬
1834, il publia un livre à succès
intitulé “Narrative
t'harf, nom masc. d’origine anglaise
ijuai). Ponton ou digue qui avance en mer
t
permet l’accostage des navires.
Dans les îles de Polynésie, le wharf fut
)ngtemps le seul point de contact avec
(il l’est encore dans plusieurs
itolls). A Papeete, les premiers wharfs
extérieur
1845 et disparurent
début du XX‘= siècle lorsque furent
nt été construits vers
a
ménagés les quais bordant la rade au
veau de la place ''’Vaiete.
Taloo Harbour (Moorea),
aquarelle de John Webber
of Missionary enter-
prises in the South Seas Islands". Les fonds
qu’il recueillit permirent d’acheter un
nouveau navire pour ses missions dans le
Pacifique Sud. Il aborda à Futuna puis à
Tanna (Vanuatu) où furent laissés des
évangélistes samoans mais, alors qu’il
débarquait dans l’île de Erromango avec le
pasteur Harris, il fut attaqué et tué à coups
massue. Ses restes furent ramenés et,
inhumés à Fasetootai (Samoa).
de
►
VIRIAMU (Tihoni) (1796-1839). Efa'aa’o ’e e
par O evaneria no roto i te ha ’apa ‘or a ‘a
ILLIAMS (John) ( 1796-1839). *Pasteur
évangéliste protestant. Né à Londres
ns
un
milieu modeste très attaché aux
itiques religieuses, John Williams entra,
adolescent, à la *London
.ssionary Society. Les directeurs apprérent son dévouement, son habileté
core
nuelle et l’autorisèrent à
partir pour
hiti où la victoire de Pômare II, allié des
isionnaires, ouvrait de belles perspeciS pour la Mission protestante. Il passa
fin de l’année 1817 à Moorea pour
itier à la langue polynésienne et achever
instruction du cotre des pasteurs, le
weis. Accompagné de John’^Orsmond
le William
'"Ellis, il gagna l’île de
atea dont le roi *Tamatoa III venait de
invertir à la
religion chrétienne,
iams rédigea un *code de lois, fonda la
d”'’Uturoa, développa la culture de la
.
le à sucre et fit construire un navire
it
qui
permettre le développement des
porotetani. Fanauhia ’oia i Ronetona i roto i
te hô’ë ’ôpüfêti’i ta’ata ti’ara’a haeha’a ’e te
paieti rahi. Tei tona ’apira ‘a iô atu ai ’oia i
Totaiete fa’atupura’aparau no
Ronetona. Nôtôna ha’apa’o maita’i, tôna
roto i te
itoito, tona pa ’ari ’e te aravehi, ’ua ’ite
maita’ihia te reira ’e te mau arata’i o te
fa’aro’ô, nô reira ’oia i fa’ati’ahia ai e tere mai i
Tahiti, te fa ’aro ’ohia ra i taua taime ra te
upo’oti’ara’a o Pômare U teipiri atu i te mau
mitionare ’e tei iriti i te tahi uputa nehenehe
roa nô te ha’apa’ora’a porotetani i Tahiti ma
nei i mua i te ha ’amorira ’a ’e te peu a te
mamaia. I te hope’a matahitl 1817 i Mo’orea
’oia te nohora’a, ’e ’ua ha’api’i i te reo mâ’ohi;
i reira ato’a tona fa’aotira’a i te hôrnani i te
pahi o te mau fa’aa’ô tei ma’irihia te i’oa
Haweis. Tauturuhia e J. Orsmond ’e ’oia ato ’a
W. ElKs, ’ua reva ana ’e i Ra ’iatea, nô te
farerei atu i te ari ’i Tamatoa III tei fariu mai i
tefa’aro’o teretetiano. ’Uafa’aineine ’o Tihoni
Viriamu i te tahipapature, ha’amau atu ra ïa
Uturoa ’ei ’oire-pu no Raro, ’ua tanu i te tô i
Ra’iatea ’e ’ua hamani i te tahi pahifa’ahou ia
’ohie te mau farereira’a mitionare nô roto i
e
John Williams
297
WILSON
terafenua ’e tera fenua ’oia ato’a le ’ohipa
tapiho’ora’a tao’a.
’Ua ’itehia i reira ra te itoito ’e te ’ohipa rahi a
Tihoni Viriamu, nôle tanura'a i teparau ’âpi
’oa'oa ’e tae roa atu i Raroto’a, Tuha’a Pae, i
Tonga, Hamoa, i Niue. ’Ua turu papuhia ’oia
’e te mau mâ’ohifa’aineinehia nô Taha’a mai
xylophage, nom masc. ou adj. Qualifie les
animaux qui creusent, rongent et se nour¬
rissent de *bois. Les Insectes xylophages
ont des
larves
ou
qui vivent
des adultes
le bois. Exemple : les *Termites,
l’Abeille menuisière ou charpentière ...
dans
’e ’o Vahapata ma, ’o Taufa ho ’i.
’la ho ’i atu ’o Tihoni Viriamu i Peretâne i te
ia Papeiha
paraujtô
matahiti 1834, ’ua nene’i atu i te tahi
ni’a i tona mau tere i roto i te mau motu no te
moana
apato’a. ’la roa’a mai ra te moni i reira,
’ua ho’o mai i le tahipahi nô tôna mau tere
fa ’ahou i te moana Patilifa. ’Ua tapae atu i
Futuna, i Tanna (Vanuatu) i reira e mau
mitionare hamoa tôna i vaiiho atu,
ra
ra
’ia tere nwi
’oia i te motu Erromango rôua o tefa’aa’o
’o Harris i reira tô tepohe tape’ara’a iana.
’Ua taparahi pohe roa-hia ’o Tihoni Viriamu i
reira ’e i Fasetootai (Hamoa) ’oia te
hunara’ahia.
WILSON (James) (fin du XVIIL siècle).
James Wilson
Navigateur anglais. Après avoir séjourné
en Amérique et aux Indes, James Wilson se
convertit au ^méthodisme protestant. A la
demande de Thomas *Haweis, directeur de
la *London Missionary Society, il prit le
commandement du *Duff qui devait
convoyer 30 missionnaires à Tahiti et aux
îles Tonga. Parti de Portsmouth le 10 août
1796, Wilson fit escale à Tahiti au mois de
mars 1797. Sur la route du retour qui
l’amenait à traverser les archipels de
Polynésie, il découvrit les îles Gambier,
Timoe et Pukarua. Après avoir à nouveau
séjourné à Tahiti pendant tout le mois de
juillet, il revint vers Portsmouth où il
débarqua le 11 juillet 1798. Son frère
William, officier à bord du Duff, fit une
relation du voyage à l’aide des journaux de
bord des officiers et des notes prises par les
missionnaires. On y trouve une description
yacht-club, nom masc. Association ayant
pour objet la pratique des sports
tiques.
•
nau¬
Le Yacht-Club de Tahiti est établi à
Arue depuis 1967. Il peut accueillir 150 ba¬
teaux à
flot et 200 dériveurs à terre. Ses
365 membres (1986) se livrent à la course
croisière, à la ^planche à voile ou à la
plongée sous-marine. Le club organise des
activités d’entraînement et des régates sur
d’embarcations : “420”,
optimist, laser, fire-ball, “470”, *hobie cat.
Les principales épreuves annuelles sont :
en mai : la course au large Tahiti-
différents types
-
Moorea-Tahiti ;
-
-
èn juin ;
en
le tour de Moorea ;
novembre
:
la
course
en
solitaire
Tahiti-Moorea.
yacht-club d’Arue
de la civilisation tahitienne et une estima¬
tion de la population de l’île (16,050 habi¬
tants) réalisée à partir du nombre de clans
répertoriés au cours d’un tour de l’île.
Ylang-ylang ou Ilâng-ilang, nom masc.
Cananga odorata. Tahitien : moto'i.
tropical de la famille des
Anonacées. Ses fleurs à six pétales, épais et
pointus sur deux rangs, de couleur jaune
vert, sont très parfumées et enivrantes. On
les utilise pour la confection des cou¬
ronnes. L’essence qui en est extraite est
appelée huile de cananga et employée en
parfumerie. Le bois léger du Ylang-ylang
est
utilisé pour la construction des
pirogues.
Grand Arbre
xérophyte, nom masc. et adj. Du grec
xêros (sec) et phuton (plante). Terme de
Ylang-ylang. 1. Rameau.
2. Couronne de tête en fleurs de
Ylang-ylang.
298
botanique qualifiant les plantes adaptées à
la *sécheresse. Les Cactus sont des plantes
xérophytes.
En
Polynésie, les *landes à *anuhe
(Gleichenia) sont des formations de type
xérophyte.
►
ylang-ylang (moto’oi). E tumu ra’au rahi te
moto’oi te horo’a mai i te tiare no’ano’a
maita ’i e au no te hamani hei ’e te putu
mono’i. Te tumu moto’oi e ravehia na ’ei tarai
va’a.
mouvoir le '"soleil et les '"planètes.
Le zodiaque se divise en 12 parties de
•
30 degrés de longitude. Chaque partie, ou
signe zodiacal, a reçu le nom de la '"cons¬
tellation avec laquelle il coïncide. Sur le
zodiaque, le soleil avance apparemment
d’un degré chaque jour et parcourt donc un
signe de 30° en un mois. Ces douze signes
sont
les suivants :
Du 21
mars au
20 avril
Taureau
Du 21 mai au 21 juin
Du 23 juillet au 22 août
Gémeaux
Cancer
Lion
Du 23 septembre au 22 octobre
Balance
Du 22 juin au 22 juillet
lée (la). *Ca nonnière française de
tonneaux lancée
en
1900. Elle fut le
1 navire stationnaire protégeant Tahiti
1902 à 1914. Le lieutenant de vaisseau
.xime *Destremeau commandait à son
rd
un
équipage de cent hommes et
avait compter sur un armement de
inons de 100 mm, 4 de 65 et 6 de 37. Mue
■
la vapeur et équipée de trois voiles
ppoint, la Zélée ne dépassait guère
nœuds. Le 12 août
1914, le comman-
Barbier Futilisa cependant pour
aisonner le Walkure, un cargo allemand
nt
chargeait du phosphate à Makatea.
mieux assurer la protection de
peete contre une éventuelle attaque par
1
ur
Destremeau la fit désarmer un mois
T,
tard et disposa ses pièces d’artillerie à
is
Le 22
re.
septembre au matin, deux
liseurs de la flotte allemande du Paci-
Du 23 août au 22 septembre
Du 23 octobre au 21 novembre
Du 22 novembre au 20 décembre
Vierge
Scorpion
Sagittaire
Du 21 décembre au 19 janvier Capricorne
Du 20 janvier au 18 février
Verseau
Du 19 février au 20 mars
Poissons
Selon les
règles de l’astrologie, chaque
individu “appartient” au signe dans lequel
le soleil passe le jour de sa naissance.
D’après les astrologues, le caractère, les
aptitudes et donc l’avenir de l’individu s’en
trouvent fortement influencés. L’analyse
astrologique fait également intervenir la
notion d’“ascendant” dans la définition de
la personnalité. En tournant sur elle-même
en 24 heures, la Terre passe successivement
sous
chacun des secteurs du ciel dominé
par un des signes du zodiaque. A l’heure où
un enfant naît, l’un de ces signes
pointe à
(ue
en
route vers l’Europe, le
charnhorst et le Gneisenau, vinrent
l’horizon, à r“ascendant”. L’ascendant
complète et modifie l’influence du signe
peete et coulèrent la Zélée.
L’astrologie orientale (chinoise) se réfère
également au zodiaque mais fait corres¬
pondre un signe (les noms y diffèrent du
zodiaque occidental) à une année lunaire.
Voir aussi : calendrier, horoscope.
mbarder les installations
an des canons de
portuaires de
100 mm de ce navire est
exposé dans le square Bougainville,
ès de la poste centrale. Une rue de
core
ipeete a été baptisée du nom de la canon;re
Zélée
:
elle
inith, nom masc. Point de la voûte
leste qui se trouve à la verticale d’un lieu,
î *soleil passe au zénith de Papeete le
novembre et le 30 janvier de chaque
mée, à midi. A cet instant précis, les
ojets placés verticalement n’ont pas
ombre. Le soleil dispense alors une
lergie maximale.
oanthaires, nom masc. pl. Ordre d’ani-
appelés
Coraux mous. Ils appartiennent à l’emlaux
marins
communément
ranchement des Coelentérés, (classe des
lexacoralliaires). Ils sont caractérisés par
ne
double couronne de tentacules et un
rand
nombre
solaire.
longe l’hôpital Vaiami
front de mer et la rue des Poilus
hitiens.
tre le
de
cloisons
radiaires.
Exemple : le genre Palythoa.
:odiaque, nom masc. Zone circulaire de
a
Bélier
Du 21 avril au 20 mai
sphère céleste dans laquelle semblent se
zone,
nom
fém. Portion de territoire,
région dont tous les points sont intéressés
par un même phénomène.
• Zone de
Convergence intertropicale
(Z.C.I.T.). Région où se rencontrent les
'"alizés issus des '"anticyclones de l’hé¬
misphère nord et de l’hémisphère sud. Les
fortes '"ascendances qui s’y produisent
entretiennent
une
couverture
nuageuse
importante, source de précipitations
élevées.
La Z.C.I.T.
évolue suivant les
saisons entre les tropiques nord et sud,
mais elle se cantonne en général au nord de
la Polynésie.
Zone de Convergence du Pacifique Sud
(Z.C.P.S.). Zone de mauvais temps qui
•
résulte du conflit entre les alizés d’est ou
nord-est et les alizés de sud-est. Elle
s’établit de préférence sur l’axe SamoaGambier. Responsable de la forte pluvio¬
métrie des archipels de la Société et des îles
Australes, elle favorise la formation des
'"perturbations cycloniques de la saison
chaude.
• zone monétaire. Ensemble des
pays dont
ZOOLOGIE
Limites des zones
d’expioitation économique
exciusive autour des archipeis
du Pacifique.
la ^monnaie est définie par rapport à celle
4 000 000 km- et celle de la France, grâce
les Territoires d’Outre-Mer et les pays qui
9 600 000 kmL
d’un pays donné. La zone franc comprend
notamment à ses possessions d’Outre-mer,
faisaient partie de r*Union française,
exception faite du Maroc, de la Tunisie et
de la Guinée.
Espace réservé et
aménagé pour recevoir des usines ou des
ateliers, en général à la périphérie d’une
• zone
industrielle.
agglomération. L’organisme gestionnaire
veille à la bonne desserte des lieux (routes,
voies de chemin de fer et éventuellement
canal), à la livraison de terrains vastes et
fermes, à l’approvisionnement en eau et en
énergie. L’agglomération de Papeete
comprend plusieurs zones industrielles
dans les vallées de la *Punaruu, de
*Tipaerui, de *Titioro et à *Arue.
de souveraineté. Espace maritime
lequel le pays bordier peut faire
observer les mêmes règles de droit interna¬
tional que sur son espace terrestre. La zone
de souveraineté s’étend en principe jusqu’à
12 milles nautiques des côtes mais on y
distingue deux parties : les eaux intérieures
(ports, baies, estuaires) où l’État est
totalement souverain, et la mer intérieure
que tout navire étranger inoffensif peut
traverser s’il respecte certaines règles de
navigation.
• zone
sur
économique exclusive. Espace
qui s’étend jusqu’à 200 milles
marins des côtes d’un pays. L’État côtier y
exerce ses droits souverains d’expioitation
•
zone
maritime
des ressources vivantes ou minérales, dans
l’eau,
sur
les fonds et dans le sous-sol
océanique. La navigation internationale
est entièrement libre dans cette zone, au-
delà des 12 milles de la zone de souverai¬
neté. La zone économique exclusive de la
Polynésie française
300
couvre
environ
zoologie, nom fém. Domaine de la *biologie qui traite des animaux.
• La
zoologie a fait des progrès considé¬
rables à partir du XVIIP siècle grâce aux
recherches des *naturalistes. Cari von
Linné (1707-1778) proposa le premier un
système de classification (voir tableau) qui
insistait sur les rapports entre les espèces.
Son disciple Georges Buffon (1707-1788)
reprit une hypothèse déjà émise dans
l’Antiquité grecque sur l’évolution des
espèces. Il supposa que les caractéristiques
des êtres (anatomie, mode de vie...) pou¬
vaient être influencées par le milieu. Cette
idée fut développée par Jean-Baptiste
Lamarck (1744-1829) qui tenta de démon¬
trer que des modifications du milieu
peuvent entraîner des changements dans
les comportements, donc une modification
des structures organiques des animaux.
Charles *Darwin (1809-1882) opta pour
une autre théorie évolutionniste : celle de la
transformation des
naturelle.
Les recherches
espèces par sélection
zoologiques actuelles
conduisent à la découverte de plusieurs
centaines d’espèces nouvelles chaque
année. Le champ des travaux est devenu si
vaste que de nombreuses disciplines parti¬
culières sont apparues : la malacologie
étudie les Mollusques, la conchyliologie les
Coquillages, l’ichtyologie les Poissons,
l’ornithologie les Oiseaux, l’entomologie
les Insectes etc. D’autres traitent de
phénomènes généraux comme r*écologie,
révolution des espèces ou leurs compor¬
tements. L’homme s’est également inté¬
ressé aux animaux pour mieux les utiliser.
ZOSTÉROPS
Les progrès de la génétique ont trouvé de
nombreuses applications dans la
mise au
point d’espèces animales hybrides plus
performantes ou plus résistantes, dans
r*aquaculture et dans la création d’éle¬
vages industriels.
• Les naturalistes faisant
partie des
expéditions d’exploration des XVIIL et
X1X'= siècles furent autant des zoologues
que des botanistes et réalisèrent les pre¬
miers classements de la faune polyné¬
sienne. Ils ont aussi laissé de remarquables
descriptions d’animaux dans leurs rela¬
tions de voyage. On peut ainsi mentionner
recouverte
f-
j~ par des doigts
vertébrés
Lpas de membres
corps avec parties
*—
copiques ou de très petite taille, qui vivent
en suspension dans les eaux douces ou
dans les mers. Le zooplancton est formé de
deux types d’animaux : ceux qui passent
une partie de leur vie sous forme de larves
puis qui, devenant adultes de grande taille,
ne font plus partie du *plancton, et ceux
qui, même adultes, font partie du plancton.
Les animaux du zooplancton sont des
phytophages consommateurs de *phytoplancton, ou des consommateurs de
second ordre (“carnivores”). Certains
peuvent atteindre une taille de plusieurs
centimètres tel le krill, crevette vivant en
essaims dans les mers antarctiques et
servant de
nourriture à divers Cétacés. Le
zooplancton est par ailleurs soumis à des
migrations verticales quotidiennes de
grande ampleur pouvant atteindre des
centaines de mètres : il descend le jour et
remonte à la surface la nuit.
Zooxanthelles, nom fém. pl. *Algues
vertes microscopiques, unicellulaires qui
vivent en symbiose avec les tissus des
*Polypes hermatypiques. Ces Coraux qui
^ ÉCHINODERMES
^5 50QJ
carapace
•—
(1 200 000)
présence d’uneMOLLUSQUES
coquille
(45 qoO)
rond-
corps annelé
plat—
corps mou
-
ANNÉLIDES
(6 000)
•
PLATODES
(55 000)
-
“
UNICELLULAIRES
ou
——
PROTOZOAIRES
corps en forme de sac
présence
de cils
présence de
flagellés
(40 000 espèces)
pas de
test
—
CŒLENTÉRÉS
(9 000)
►
CILIÉS
►
FLAGELLÉS
►
AMIBIENS
présence de
pseudopodes
présence
calcaire»-FORAMINIFÊRES
d'un test ’
siliceux»-
RADIOLAIRES
Le règne animal, comme le
règne végétal, se divise en
embranchements, classes, ordres,
fondée par Bernard Salvat, de l’*Institut
Malardé autour de Raymond Bagnis et du
Service de la Mer avec Martin Coeroli et
animaux vivants, pour la plupart micros¬
présence
présence d’une ► ARTHROPODES
•
^ invertébrés
l’antenne du *Muséum d’Histoire naturelle
zooplancton, nom masc. Ensemble des
(30 000)
-
travaillent sur le monde marin : celles de
des
(2 400)
d’un test
r” dures
(H. Fowler). Dans l’entredeux-guerres, la connaissance des Insectes
et des Oiseaux fit des progrès considérables
grâce à Lucy Cheesman, Edward
Zimmerman, John Malloch et Lucien
Berland. Actuellement, plusieurs équipes
s’enrichit
—AMPHIBIENS
POISSONS
—
MÉTAZOAIRES
les Poissons
l’ornithologie
REPTILES
(6 OOO)
^
d'écailles
peau humide en
^permanence
ou
deuxième moitié du XIX' siècle, les
recherches portèrent essentiellement sur
les Mollusques (W. Pease, A. Garrett) et
et
(8 600)
L recouverte
doigts
PLURICELLULAIRES
qui s’intéressèrent plus particulièrement à
l’ornithologie (1822-1825) et de l’équipe
des naturalistes qui accompagnèrent le
commandant *Beechey en 1826. Dans la
logie
OISEAUX
de plumes
terminés par des —
1772-1774, de René *Lesson et P. Garnot
travaux de Jean-Claude Thibault.
peau sèche
I
(4 000 espèces)
recouverte-
membres terminés
les travaux de Johan Reinhold *Forsteren
Simone Grand. Jacques Chabannes pour¬
suit également des recherches en ichtyo¬
MAMMIFÈRES
de poils
familles et espèces. Ce tableau
donne une clé de classification
simplifiée du règne animal.
vivent
en
colonies sont les constructeurs
des *récifs et, du fait des exigences en
lumière des Zooxanthelles, on ne les trouve
pas au-delà de 60 à 100 mètres de profon¬
deur.
En Polynésie, les Zooxanthelles sont
représentées par une seule espèce appar¬
tenant à la famille des Dinoflagellés :
Gymnodinium adriaticum. Cette Algue
réalise la *photosynthèse et permet ainsi
un apport non négligeable de matière
organique utilisée par le Polype. Elle joue
un grand
rôle dans la calcification en
prélevant le gaz carbonique dissout dans
•
l’eau.
Zostérops à poitrine grise, nom masc.
Zoslerops lateralis. Tahitien : *vini. Long
d’une dizaine de centimètres, ce petit
Passereau au bec court a la tête et le dessus
du corps verts et une
poitrine gris clair
prenant une teinte rosée sur les côtés. On le
reconnaît aussi à ses yeux cernés de blanc.
Introduit à Tahiti en 1939, il s’est multiplié
au
point de former l’espèce la plus abon¬
dante dans les îles de la Société, présente
dans tous les milieux, du littoraljusqu’aux
sommets les plus élevés. Les Zostérops se
déplacent toujours en bandes et font
preuve d’une activité incessante, observant
les feuilles pour y picorer les insectes ou
s’attaquant aux fruits mûrs.
301
4
.
V
a
n
2.P
Crédit photographique
88. Rurutu
:
89. Sable
1. Cl. Rives
:
90. Sacrés-Cœurs
6.
Presqu'île ; B. Hermann.
9. Pritchard
93. Salmon : coll. B. Danieisson.
11. Prix : H. Cao (Opatti).
13. Prolétaire :
coll. B. Danieisson.
92. Salmon : coll. Ch. Gleizal.
coll. Encyclopédie.
:
:
91. Sainte-Amélie : coll. Ch. Beslu.
coll. M.T.I.
:
10. Pritchard
(Cedri).
(Cedri). 2. Ch. Pinson.
1 à 3. Cl. Rives
94. Salmon
Explorer Archives.
18. Ptérois : 1 et 2. P. Laboute. 3. Cl. Rives (Cedri). Ptilope : Cl. Rives
Ch. Pinson. Salomon
:
95. Salomon : 1. Apa. 2. Ch.
:
Ch. Pinson.
Pinson. Samoa : 1. Visual Arts Library.
2. coll. Ch. Gleizal.
(Cedri). Pu : UNIVERSITY MUSEUM OF ARCHAEOLOGY AND
96. Samoa américaines ; 1 et 2. G. Hucault.
ANTHROPOLOGY OF CAMBRIDGE.
97. Samoa occidentales : 1. P. Diot (Cedri). 2. Times
19. Puarata
NATURAL HISTORY MUSEUM.
:
98. San
21. Punaauia : 1 et 2. H. Cao (Opatti).
22. Punaise : J.C. Bosmel. Punaruu
24.
Purau
1.
:
Ch.
Pinson. 2. H.
:
99. Sanford : 1 et 2. coll. Les Nouvelles.
MUSÉE GAUGUIN.
Cao
4. M. Orliac.
Editions.
Diego : G. Sioen (Cedri). Sanford : coll. Sanford.
100. San Francisco ; 1.
(Opatti). 3. J. Bouchon.
103. Santal
Roger Viollet. 2 et 3. Ch. Pinson.
Église sanito.
102. Sanito : coll.
1 et 2. Ch. Pinson. 3. Ch. Gleizal.
:
26. Ouenettier : Ch. Pinson.
104. Santé : B. Vannier.
27. Queue de chat : Ch. Pinson. Quinn’s : 1. coll. Églisesanito. 2. coll.
105. Satellite : G. Hucault. Sauterelle : J. C. Bosmel. Scharnhorst
Raapoto : coll. Église évangélique de Polynésie française.
106. Schmitt : Cl. Rives (Cedri). Schouten : MUSÉE DE LA MARINE.
J.L. Saquet.
29.
30. Ra’au
Ch. Pinson.
:
108.
32. Radier : coll. Opatti. Radeau : 1. Ch. Pinson. 2. BIBLIOTHÈQUE
DU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE. 3. Cl. Rives
33.
(Cedri).
Radiguet : SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE.
:
coll. B. Danieisson.
107.
31. Racloir : coll. M.T.I. Radar : Ch. Pinson.
Santiago : Ch. Pinson.
Scilly : Cl. Rives (Cedri). Scooter : F. Brouillet.
Scorpion : dessin J.L. Saquet. Scoutisme : 1. Roger Viollet.
2. coll. Ch. Gleizal.
Sculpture : 1. coll. A. DE MÉNIL, cl. G. Levais. 2. BRITISH
MUSEUM. 3. coll. B. Danieisson. 4. MUSÉUM DE LA ROCHELLE,
109.
34. Radio : Ch. Pinson.
coll. B. Danieisson. 5. MUSÉES DES ANTIQUITÉS NATIONALES.
35. Radio : 1 et 2. coll. Ch. Gleizal. 3. Ch. Pinson. 4. J. Bouchon.
Encyclopédie. 7. D. Darqué. 8. J. Bouchon. 9. Ah Lo.
(Opatti). 11. D. Darqué. 12. J.C. Bosmel.
110. Sculpture : 1 à 3. J.C. Bosmel. 4 à 6. Ch. Pinson. 7. J.C. Bosmel.
36. Ftaerae
37.
Cl. Rives (Cedri).
:
Raiatea
:
10. H. Cao
1. NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA
.
2. coll.
B. Danieisson. 3 et 4. Archives territoriales.
8. Ch. Durocher. 9. Ch. Pinson.
38. Raiatea : 1 à 3. Cl. Rives (Cedri). 4. H. Cao (Opatti). 5. Cl. Rives
(Cedri). 6. H. Cao (Opatti).
(Cedri).
dessin M. Bâti.
48. Ravenala : W. Durand.
Cl. Rives (Cedri). Reao : coll. Ch. Gleizal.
:
Reao
Sensitive : J.C. Bosmel. Sépultures : 1. Y. Sinoto (Bishop
Muséum), 2. Ed. du Pacifique. 3. J. Stokes (Bishop Muséum).
den Broek (Musée de l’Homme).
117. Serre : coll. Encyclopédie.
118. Sextant : Ch. Pinson,
120.
46. RDPT : coll. J.F. Dilhan. Rat : dessin J.L. Saquet.
50.
Ségalen : coll. Ch. Gleizal.
116.
119.
45. Rascasse : Cl. Rives
49. Rea
113.
Shangaï : H. Kubota (Magnum).
Shipley : coll. Ch. Gleizal.
121. Sicurani : coll. Encyclopédie. Sida : Ch. Pinson.
123. Singapour : 1. A. Pinsard (Cedri). 2 et3. Ch. Pinson. 4. K. Muller
(Cedri).
Laboute.
:
111. Séchoir : B. Hermann.
112. Secte : J. Bouchon.
(Cedri).
40. Raisin de mer : T. Zysman. Raivavae : 1. E. Conte. 2. Cl. Rives
(Cedri). 3. coll. B. Danieisson. 4. coll. Église évangélique de P.F.
41. Râle : Cl. Rives (Cedri). Ramboutan : J.L. Saquet.
42. Rangiroa : 1. G. Hucault. 2. Ch. Pinson. 3. Orstom-Sodter.
43. Raoulx : coll. Ch. Gleizal. Rapa : 1. coll. B. Danieisson.
39. Raies : 1 et 2. Cl. Rives
47. Rauti
6. coll.
1.
de
Forceville,
coll.
MUSÉE
DE
124. Sinoto ; coll. Y. Sinoto.
L’HOMME.
2. J.M. Chazine.
:
Cl. Rives
:
130. S.C.O.
coll. Ch. Gleizal. Sétil : Ch. Pinson.
:
131. Solander : BRITISH MUSEUM.
coll. Ch. Gleizal.
: coll. La Dépêche.
Régiment : D. Darqué.
coll. Ch. Gleizal.
55. R.A.I.
132. Solari
57.
133. Le Sourire
58. Rekareka : E. Conte.
59.
Religion : coll. Ch. Gleizal.
République : 1 à 7. Roger Viollet.
Requin : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri).
66. Résistance : Roger Viollet. Resolution : coll. Encyclopédie.
67. Réunion : Ch. Sappa (Cedri).
63.
64.
Orstom.
:
69. Révolution : 1. J.L. Charmet (Explorer). 2.
Giraudon.
70. Révolution russe : 1 et 2. J.L. Charmet (Explorer). Révolution
industrielle : 1 et 2. Explorer Archives.
71. Rhumerie : 1 et 2. J.C. Bosmel.
72. Ricin
:
74. Roa
1. ORSTOM. 2. M.T.I.
:
75. Roche
77. Roi
:
ORSTOM. Rimatara : Ch. Pinson et Cl. Rives
:
(Cedri).
M. Folco.
Éditions du Pacifique.
M.T.I., J.C. Bosmel.
79. Ropiteau : coll. Ch. Gleizal.
80. Rotui : Cl. Rives (Cedri).
81. Route : coll. Spitz, M.T.I.
78. Rongo rongo : coll.
82. Route : 1. B. Hermann. 2. J. Bouchon.
Royaume-Uni : Roger Viollet (x2).
84. Royaume-Uni : 1. Roger Viollet. 2. P. Marlow (Magnum).
3. D. Hurn (Magnum). 4. Sipa-Press.
86. Rugby : Ch. Pinson.
87. Rurutu : Cl. Rives (Cedri).
83.
302
:
coll.
:
MUSÉE GAUGUIN.
Spitz : 1 et 2. coll. Ch. Gleizal. 3. coll. M.T.I.
136. Sport : 1. Roger Viollet. 2. Lapi-Viollet. 3. coll. Ch. Gleizal.
4. Damanet (Sipa-Press).
138. Steamer : coll. Ch. Gleizal. Sternes : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri).
135.
60. Rémora : T. Zysman.
68. Reva
(Cedri).
126. Smith : coll. Ch. Gleizal.
53. Récif : Cl. Rives (Cedri).
54. Référendum
125. Ski
139.
Stevenson
Stimson
:
:
coll. Ch. Gleizal. Stewart
:
coll. B. Danieisson.
BISHOP MUSEUM.
140. Strombe : Cl. Rives (Cedri).
142. Sun Yat Sen
:
Roger Viollet.
143. Surf : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. Cl. Rives (Cedri). 3. H. Cao (Opatti).
4. Ch. Pinson. 5. Cl. Rives
(Cedri). 6. Ch. Pinson.
145. Suva : 1. E. Quéméré (Cedri). 2. Cl. Rives (Cedri). Sydney : coll.
Ch. Gleizal.
Sydney : 1 et 2. Ch. Pinson. 3. G. Sioen (Cedri).
Sylvain : coll. Encyclopédie.
148. Synagogue : Ch. Pinson. Syndicat : J, Bouchon.
146.
147.
150. Taata : M.T.I.
151. Tabou
152. Talifi
coll. Ch. Gleizal, Tabouret : coll. M.T.I., J.C. Bosmel.
:
:
2. Cl. Rives
ORSTOM. Tahaa
:
1. ARCHIVES TERRITORIALES.
(Cedri).
154. Taharaa : 1. coll. B. Danieisson. 2. Cl. Rives (Cedri). Tahinu :
P. Laboute.
155. Tahiti
:
B. Hermann.
156. Tahiti : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. H.
157. Tahiti
:
158. Tahoro
Cl. Rives (Cedri).
:
coll. Ch. Gleizal. Tahua
DE LA MARINE. 2. Ch. Pinson.
Cao (Opatti).
:
1. SERVICE HISTORIQUE
161. Taiarapu : J.
Bouchon. Taiohae : M. Folco.
M, Folco.
163. Taïwan : K. Muller (Cedri).
164. Takapoto : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. Ch. Pinson.
165. Takume : Cl. Rives (Cedri).
162. Taiohae
166. Tama'ara'a
(Cedri). 2 et 3. J. Bouchon. 4. F. Brouillet.
(Cedri). 7. H. Cao (Opatti).
208. Tiare apelahi : coll. Encyclopédie. Tiare! : coll. Ch. Gleizal.
209. Tifaifai : 1. Opatti. 2 à 5. F. Merceron. 6. Cl. Rives (Cedri).
210.
Tamanu
J.
:
168. Tamatoa V
169. Tane
Bouchon.
Tamatoa
III
:
coll.
:
Encyclopédie.
coll. Ch. Gleizal.
4.
coll.
Gleizal.
Ch.
5.
ARCHIVES
170. Tane : 1. A. Sylvain. 2. coll. Ch. Gleizal. 3 et 4, Cl. Rives (Cedri).
5. M. Folco. 6. Cl. Rives
(Cedri). 7. B. Hermann. 8. J.J. Guespin.
10. Cl. Rives (Cedri). 11. F. Brouillet.
(Opatti).
Cao
12. T. Sylvain.
172 -
MUSÉE DE L'HOMME. 9. PEABODY MUSEUM OF SALEM,
cl. M.Sexton. 10. MUSÉE DE L'HOMME, cl. J. Oster. 11. Ch. Pinson.
Rutgers (ODT). 13. MUSÉE MUNICIPAL DE ROCHEFORT-
12,
et 2.
coll.
B.
Danieisson. 3. Cl. Rives
Tipaerui : coll. Ch. Gleizal. Tiputa : coll. Ch. Gleizal.
: A. Ropiteau.
Titiroa
C. Hautbois. Tiurai
:
:
1. coll. Ch. Gleizal. 2. coll.
Ch. Beslu.
217. Tiurai
3. Ch. Pinson. 4 et 5. H. Cao (Opatti). 6. Ch.
:
7 à 11. H. Cao (Opatti).
12. Ch. Pinson.
by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
220. Toby : coll. Ch. Gleizal. To'ere : Cl. Rives (Cedri). Tohivea : coll.
221. Toko tokopio'o : 1. MUSÉE D’AQUITAINE. 2. coll. Ch. Gleizal.
222.
Tonga : 1. MUSÉE DE L’HOMME, cl. J. Guillot. 2. MITCHELL
3. BRITISH LIBRARY. 4. MUSÉE D'HISTOIRE DE
LIBRARY.
BERNE.
223. Tonga : 1. G. Hucault. 2. K. Muller (Cedri). 3. coll. B. Danieisson.
4. K. Muller (Cedri).
225.
Tapoa : coll. Encyclopédie.
175. Taputapuatea : M.T.I. Tarahoi : J. Bouchon.
B. Danieisson. 4. BRITISH MUSEUM. 5. M.T.I.
174.
176. Taramea
Cl. Rives
:
Taravai
P.
:
:
1. BRITISH LIBRARY. 2. BISHOP MUSEUM, 3. coll.
:
226. Toro'ura
(Cedri). Tarao : P. Laboute.
Laboute. Taravao
To'o
NATIONAL LIBRARY OF
3 et 4. P. Laboute. 5. Ch. Pinson.
AUSTRALIA.
228. Tolara
229. Tourisme
dessin G. Wallart.
180. Tati
:
coll. Ch. Gleizal. Tasmanie : coll. Ch. Gleizal.
à travers le monde de G.
Langsdorff (1803-1807).
Darqué. 2. MUSÉE D'HISTOIRE DE BERNE. 3. PEABODY
MUSEUM OF SALEM, cl. M. Sexton. 4. MUSÉE DE L'HOMME.
1. D.
5 et 6. M. Folco. 7 et 8. coll. Ch. Gleizal. 9. coll. B. Danieisson.
et
SERVICE
11.
HISTORIQUE
DE
LA
MARINE.
12.
coll.
Ch. Gleizal. 13. coll. Pierre et Jacques LOTI-VI AUD. 14. L. Gauthier.
15. Grelet.
16.
P. Laboute. Tou : coll. M.T.I.
:
1. coll. Ch. Gleizal. 2 et 3. Ch. Pinson. 4. H. Cao
:
230. Tourisme : 1 et 2. H. Cao (Opatti). 3. J.C. Bosmel. 4 et 5. H. Cao
TRIPTYQUE TATOUAGE : Gravure extraite du récit des Voyages
10
MUSÉE DE L’HOMME.
(Opatti).
coll. Ch. Gleizal. Tataa : H. Cao (Opatti).
:
ORSTOM.
:
227. Tortue : 1. H. Cao (Opatti). 2. J. Oster,
178. Tara : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. J.L. Saquet.3. J.C. Bosmel. Tarua :
179. Tasman
(Opatti). 6. M. Folco. 7. H. Cao (Opatti). 8. Opatti.
231. Tourterelle : Ch. Pinson.
Transports maritimes : 1. BRITISH LIBRARY. 2. MITCHELL
LIBRARY, by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
234.
WALES. 3 et 4. coll. Ch. Gleizal. 5. K. Emory, BISHOP MUSEUM,
6. coll. Église sanito. 7. coll. La Dépêche. 8 et 9. Cl. Rives (Cedri).
10. H. Cao
235.
(Opatti). 11 et 12. Oh. Pinson.
Transports routiers : 1. cl. Lemasson. 2. coll. Ch. Gleizal.
3. Ch. Pinson. 4 à 6. M. Folco. 7 et 8. Ch. Pinson.
BRITISH
LIBRARY.
17.
NATIONAL
MARITIME MUSEUM.
18. MITCHELL LIBRARY. 19 et 20. SERVICE HISTORIQUE DE LA
MARINE. 21 et 22. DIXSON LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
COUNCILOF NEWSOUTH WALES. 23. coll. Encyclopédie.24. coll.
236. Transports aériens : 1 à 4. coll. Ch. Gleizal. 5. coll. La Dépêche.
6. coll. Ch. Beslu. 7. cl. La
Dépêche. 8. Ch. Pinson. 9. M. Folco.
10. F. Merceron. 11. Ch. Pinson.
238. Tressage : 1. M. Folco. 2. Cl. Rives (Cedri). 3. H. Cao (Opatti).
Ch. Gleizal. 25. BRITISH LIBRARY.
239. Tribunal
26 et 27. Muranushi, BISHOP MUSEUM. 28. MUSÉE DE L’HOMME.
240. Troca : 1 à 3. Service de la Pèche. 4. Cl. Rives
29. BISHOP MUSEUM. 30. MUSÉE DE L'HOMME. 31. B. Hermann.
32. F. Brouillet.
183.
Taumi
MUSÉE D'HISTOIRE DE BERNE. Taumata
:
:
coll.
Ch. Pinson.
:
242. Truck : 1. BISHOP MUSÉUM. 2. coll. Opatti. 3. Cl. Rives (Cedri).
4. Ch. Pinson. 5. B. Hermann. 6. Cl. Rives
184. Tautira : 1, coll. M.T.I. 2. coll. B. Danieisson. 3. H. Cao (Opatti).
8, Cl. Rives (Cedri).
243. T’Serstevens :
186.
Tchang Kai Chek : Roger Viollet.
187. Teahupoo : J. Patrois (Aquacop). Teariki : J.C. Bosmel.
188. Teavaro : H. Cao (Opatti).
244. Tuamotu
:
Perliculture
dessin de B.
189. Te Fana i ahu rai
:
Ch. Pinson.
:
247. Tuauru
248. Tubuai
192. Temae : 1. BISHOP MUSEUM. 2. H. Cao (Opatti).
:
O'Reilly.
1. BISHOP MUSEUM, Wilder coll. 2. BRITISH
coll. P.
:
LIBRARY. 3. ARCHIVES TERRITORIALES. 4. coll. Ch. Gleizal.
5. Ch. Pinson. 6. H. Cao (Opatti). 7.
196. Tennis : coll. Ch. Gleizal.
Roger Viollet.
1. Foulier-Pinson. 2 et 3. M, Folco, 4. P. Laboute.
Petit. 1. J. Bouchon. 2. B. Barbier.
246. Tuamotu : BISHOP MUSÉUM.
191. Télévision : 1 à 5. Ch. Pinson.
Temples
Cl. Rives (Cedri).
197. Tennis : Ch. Pinson. Tennis de table : Ch. Pinson.
H. Cao (Opatti).
:
(Cedri).
Rives (Cedri). 2. W. Durand. Tupa :
1. B. Hermann. 2. coll. Éncyclopédie.
251. Tupai : 1 et 2. B. Hermann.
252. Tupapa'u : BISHOP MUSÉUM. Turamara'a : coll. Ch. Gleizal.
250.
1 à 4. Cl. Rives
:
Tulipier
Cl.
1.
:
253. Turbo : Ch. Pinson.
254. Tuvalu : 1. D. Darqué. 2. coll. Ch.
255. Ua Huka : Cl. Rives
(Cedri).
198. Térèbre : Cl. Rives (Cedri). Teremoemoe : BRITISH MUSEUM.
256. Ua Pou : 1 et 2. M, Moisnard.
199. Teriiero : coll. Ch. Gleizal. Teriimaevarua ; coll. B, Danieisson.
Cl. Rives
Teraupo : coll. Ch. Gleizal.
257.
Ukulele
258. Umete
(Opatti).
202. Tétrodon : Cl. Rives (Cedri). Teuira : Ch. Pinson.
260. U.T.A.
:
dessin G. Wallart.
204. Théâtre : coll. OTAC.
205. 7/
:
1. dessin J.L. Saquet. 2. Roger Viollet. 3. H. Cao (Opatti).
hawaïen
:
:
:
:
M. Folco. Urne
:
Dépêche. 2. Ch. Pinson.
261. U.R.S.S. : 1. Explorer Archives. 2. F. Mayer (Magnum). 3. Mary
Evans/Explorer Archives. 4. J.L. Charmet (Explorer Archives).
262. U.R.S.S. : 1. P. Zachmann (Magnum). 2. G. Boutin (Explorer).
3. F. Mayer (Magnum). 4. S. Salgado (Magnum). 5. coll. Ch. Gleizal.
264.
206. Tia'a
6. MITCHELL LIBRARY,
coll. M.T.I.
Ch. Pinson. Ukuleie
coll. M.T.I., J.C. Bosmel.
1. coll. La
4 et 5. Cl. Rives (Cedri).
:
Gleizal.
(Cedri).
Teriitaria : BRITISH MUSEUM.
201. Tetiaroa : H. Cao
203. Teve
(Cedri). 7. Ch. Pinson.
3. J. Bouchon.
190. Télécommunications : 1. H. Cao (Opatti). 2 et 3. Ch. Pinson.
193. Temoe
(Cedri).
241. Trombe : coll. Ch. Gleizal. Trou du Souffleur : B. Hermann.
Encyclopédie.
195.
Pinson.
219. Toahotu :coll. Ch. Gleizal. Tobin : 1 et2. MITCHELL LIBRARY,
SUR-MER.
177.
(Cedri).
Ch. Beslu.
Tangara : Cl. Rives (Cedri). Tapa : Stokes (Bishop Muséum).
173. Tapa : 1 et 2. M.T.I. 3. BISHOP MUSEUM. 4 et 5. coll.
B. Danieisson. 6. MUSÉE DE FLORENCE. 7. BRITISH MUSEUM.
8.
214.
216.
TERRITORIALES, 6. M.T.I. 7. coll. Ch. Gleizal.
171.
1
:
Darqué. 8. F. Brouillet. 9 et 10. D. Darqué.
215. Tira
1. coll. Ch. Gleizal. 2. coll. Encyclopédie. 3. ARCHIVES
:
TERRITORIALES.
H.
Tifaifai
4 à 7, D.
212. Timbres : coll. Ch. Beslu.
Tamarinier : Cl. Rives (Cedri),
9.
1. Cl. Rives
:
5. coll. Ch. Gleizal. 6. Cl. Rives
1. coll. M.T.I. 2 et 3. coll. Ch. Gleizal. 4. H. Cao
:
(Opatti).
167.
207. Tiare
M. Folco. Taipivai :
:
Unu
:
1
à
4.
coll.
Ch.
Gleizal.
5.
BISHOP
MUSEUM.
by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF
303
Fougères arborescentes
yalhea affinis, mamau).
pè. e protégée, commune
X vallons qui accidentent
hauts versants.2. Lichens
^
>nea
3
barbata), parasites
arbres à toutes les
moa). espèce conquérante
des bas et moyens versants.
Farapape (Freycinetia
impavida), vigoureuse liane
ligneuse abondante dans la
"forêt de nuages". 5. Le
4.
Diadème et la haute vailéede
tudes. 3. Lantana
la Fautaua vus des flancs de
ntana camara. latarS
l'Aorai.e.
Paille-en-queue.
fraijj uhé'des' -, ’ 9’. 'ïuiipler-du Gabon
létales, qui.ont -
hj modifié-Ife '
etal'des |lés
IJ-MiOQ«ra‘,..pfanté ;v :
i;Sp,àf/7ôc(éa-rQamBa/7t?/âfà^'^arn|imentale. qiii sé-' *ç;;'-
tréqüent-'à ilfèntféèdés-,:-'';'''.aydéVelqppe actiy.efihent eVi-r
;
...tlês -fonds de yallée Inctiès.'enÆspèceS èn-boré^r. -
;
-.
;jv'-13. Bfouss.e.ià’puyau.,
j4. l;tj)tti.riànGé dès fpnds.dé
val.léés -è.t sur.iè.s prèrntèitsr. létquffârtt léé- soüprbcüs.i.dé’
valléeau preroie.r.pl.an-t. ‘ L
fârèstière'sur sois aoîdestet
jyhéJ^Q/é/cffè^aûTqfiqfs. jor Fraijil^rslér
moyennë aifitudè.;.12à'Desi
tnatlon.
(ffübi^'fosàéfdtîds). très;./r' ^ formations v^étaies - ' a'L .:-yn3'apape.,.15.’ MépS
'i
:hûmjde». 16. ,'Ape (Aiocssia
■.
maççofrP/zàAtpI.ante^i
^éyefoppé^, fépandu dàns Les.ébûSrbpife_. .iCQnfrastéSs.: tes versants .. ■::,(dnc!carpus.fagifer),
tdrrhation-.cfiit'açlqué'
pferdSffiçhp's.; ' ■ ;~deÿ formations lygtoipihilgg-L- bàdyrés.soumis à.'Léj-psionJ.uberoüle'ocrri^iblë';
'•
A l'is
les p(
desf
ce m
donn
que I
école
geme
n
■
P^Chévrette Indrgèire-
' .
fMacràbrÿSihfum'australe).'
:.’ppuhi'(Gùillaioh',
18„'19." SiSfopjeruTPugnafis^.
trpu/at^)}:ei’aLtp
"-.'Gobirdéâdont-LèB.'laryessdht
hràÇltné )cuctiù'o.sà ) : beu x., ; a ppèlées ika 'a; (fà i. femel le.
intes ornëtnfrtales.
19;; mâle).' 20, Nato.fj<hulià
.
.
26. Fauvette à :ldng bec. •
'XAcrocephalus, ôiatâre).'
23. Nêritmes, corfitriunes ; ■ - 27.. Coq barikhivat(Ga/tos '•dans.les.eatix'saumâtres,dès-ï;ga/Âùs). 28. Çhèvré -'"
.embouchures.-: ■
; -■'.(poa'ari/ftoj-j'vivghteri' - ;
24. Hli:0ndelle'(/-//;fur)do
- troupeaux^auyages dans.les.
.tahitica,
‘ hautes vallées, qltes'he sdrTt..
.
*
I
1
■
*
t
r
it:'-'
I
;
*
isL-
4r;
.J>'
d’une île haute en Polynésie
le des
principales phases éruptives qui ont construit les îles hautes de Polynésie, l’érosion fluviale a modelé
canyons, puis, à la faveur
les et des zones de matériaux tendres, ont ouvert des vallées en V s’élargissant progressivement à l’aval. Dans
eu physique, plus varié que la plaine ou la haute
montagne, tant sur le plan de la nature des sols que des
JS climatiques, la faune et la flore sont relativement riches. C’est dans les vallées humides orientées au vent
densité et la luxuriance de la végétation sont les plus remarquables et les niches
iques les plus nombreuses, du lit des rivières au sommet des versants. Prolonts de la plaine et espaces de transition avec la montagne, les vallées se sont
tes en crêtes, plateaux et vallées rayonnantes. Les torrents ont incisé de véritables
richies de nombreuses influences littorales. Elles sont aussi le témoin des
.
grandes pulsations démographiques polynésiennes. Très peuplées à la
veille des contacts avec les Européens, elles se vidèrent rapidement
au XIX° siècle mais, sous l'actueiie pression démographique, on les
redécouvre pour y créer des lotissements agricoles, des zones
industrielles ou pour y exploiter l'énergie hydro-électrique :
dans les îles aux plaines littorales déjà saturées, les valJées les plus vastes sont désormais intégrées aux différents projets d'aménagement du Territoire.
■
'
.
jturée^tiBpour I& b
dbucès, mais l'insectése
'o’)..On le trouve en.
■Escargot géant des zo’nes-
idùction de viande.,..
Lézard {Efnoia cyanura, -,
.
pulations denses daris.lés
■roits frajs 'à litière ■
pndante. 3.6. Libellule. '
fntala llavescens). Ses
'
33.. Le pétroglÿphe de
rencontre-dans tous les
milieux. 31. Achatina lùlica,
humidés. 32. Nonô
(CuHcqïdes beIMniI. '
fréquent sur.les plages - j
marécageuses. '
'
'35. Les hautes,vallées,■
Tipaerui,. un des témoins lés étroites et^ncaissées,*
plus connus du peuplement présentent de nombreux ■
ancien des vatlées.^4. Là
sites javbra'bles à, la
rareté des terres, en pJ,aine ' produc'tibri hydro-électrique,
obligé les agricuttéufs à- ;
36. Extractipn-d’agrégats.
coloniser.lés versants.. •'
dans la vallêe de la Vaihiria.
.,
.
.
•
.
'vr.'
“
Ts^('
'■'
.'%p' ,5
,
■
■.
4i.
'f
ÿm
-. «.i
m
rifl
»p;
V
hm
p;:
h'
515.
■„ i
kÉÉk&ÉiÜli
toâiiiiâkÉiÉiâ&iiÉÉiW
Fait partie de Dictionnaire illustré de la Polynésie = Te 'Aratai o Porinetia