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© 1988 - Christian Gieizal - Les Editions de l'Alizé
Composition: Polytram, Tahiti.
Sélection de couleurs: Pacific Scanner, Tahiti.
Impression et reliure: Mondadori, Tolède. (Espagne)
D.LTO:19-1989
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DICTIONNAIRE ILLUSTRE DE LA POLYNESIE
Te ’Aratai o Porinetia
Sous la direction de F. Merceron.
Rédaction en
langue française : B. Danieisson, J.-M. Dubois,
M. Lextreyt, J.-C. Vonsy.
Rédaction en langue tahitienne : J. Hart, A.
H. Lai, M. Tevane.
Peni,
Avec la collaboration scientifique et pédagogique de :
R. Audoin,
Bachimon, J.-C. Besson, J.-C. Bréhin, M. de Chazeaux, R. Clavreul,
E. Conte, W. Durand, P. Moortgat, P. Morillon, M. Navarro, F. Ravault,
P.
W. Vanizette.
une
réalisation de Christian Gleizal
assisté de Jean-Louis Saquet pour la maquette,
de Catherine Krief et de Michel-Claude Touchard
pour la coordination et l’édition des textes.
Illustration de Catherine Visse, Bernard Petit,
Jean-Louis Saquet.
Recherche iconographique : Christian Gleizal,
C. Krief, Célestine Dars.
Paule Laudon,
Photographes : J.-C. Bosmel, J. Bouchon, H. Cao, W. Durand, M. Folco,
B. Hermann, G. Hucault, P. Laboute, Ch. Pinson, Cl. Rives, T. Zysman.
La documentation et l’illustration
ont été facilitées par l’aide que nous ont apportée :
l’Antenne du Muséum d’Histoire Naturelle et de l’E.P.H.E.,
les Archives territoriales. Ch. Beslu, le Bishop Muséum, G. Cordonnier,
B. Danieisson, le Département Archéologie du Centre polynésien
des Sciences humaines. Cl. Duthuit, les Éditions du Pacifique/Times
J. Florence, J. Garanger, C. Hammes,
Editions,
Koenig, D. Monnet, le Musée Gauguin, le Musée de l’Homme,
le Musée de Tahiti et des Iles, l’Office de Promotion
et d’Animation touristiques de Tahiti et des Iles,
l’Orstom, le Service de la Météorologie, T. Sylvain, J.-C. Thibault.
D. et R.
VOLUME 3
BIBLIOTHEQUE DE L’UNIVERSlTfc
FRANÇAISE DU PACIFIQUE
BP 4635 PAPEETE
Inventaire n®
CHRISTIAN GLEIZAL / ÉDITIONS DE L’ALIZÉ
Tél 42 16 80
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1 1 DEC. 1989
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reconquérir l’ensemble du Pacifique méri¬
dional de 1943 à 1945, grâce à ses Marines
et à l’appui des forces navales de l’amiral
*Nimitz.
En 1945, Mac Arthur fut nommé Suprême
the Allied Forces (ou
S.C.A.F.) au *Japon. A ce titre, il entreprit
d’éveiller le Japon à la civilisation occiden¬
tale, puis de redresser économiquement ce
pays, afin d’en faire un allié des États-Unis
dans cette partie du monde. En 1950, le
président Truman confia à Mac Arthur le
commandement des troupes américaines
en Corée, mais le limogea l’année suivante
Commander for
à la suite de l’intervention chinoise dans le
ma voir mahi.
conflit. Mac Arthur envisageait en effet
contre la Chine, avec utilisation
de l’arme atomique, ce qui aurait entraîné
une guerre
ma’a voir alimentation.
l’intervention directe de l’U.R.S.S.
ma’a pape. Plante herbacée de la famille
Comme-
MAC DONALD ('William Allister) (1861-
nément appelée
Misère. C’est une plante
rampante, traçante, portant des touffes de
W. Allister Mac Donald découvrit Tahiti
racines adventives au niveau des noeuds.
Elle fleurit en donnant des petites fleurs
diale. Séduit par la Polynésie, il s’y installa
des Commélinacées et du genre
lina. Nom français : Comméline. Commu¬
bleues. On la trouve dans les zones humides
et plus particulièrement autour des lits de
rivières. Elle a été introduite en Polynésie
François Butteaud en 1879. Elle est
utilisée pour l’alimentation des porcs et du
par
bétail.
Les Tradescantia et autres Misères
orne¬
mentales appartiennent à la même famille.
1956). Artiste peintre d’origine écossaise.
au lendemain de la Première Guerre mon¬
et, entre deux séjours en Angleterre, il
habita successivement à Patutoa, Pirae,
Paea et enfin Paopao (Moorea) où il s’étei¬
gnit à l’âge de 95 ans. Homme d’une grande
simplicité, W. A. Mac Donald vécut au
contact de la nature et du monde polyné¬
sien qu’il sut parfaitement saisir dans ses
très belles *aquarelles aux accents
impressionnistes.
William Allister Mac Donald
►
ma’a pape. Era’au tupuparare teie, ra’au toro
_
haere nô te mea e tupu ’ohie noa ’oia.
Te tumu
teie, i te mau vahi ponaponara ’a ’e i te vahi
haumi e ’oi’oi roa ’oia i te a’ahia. E ua'ari'i
haviti roa tona, mea ninamu. E ’ite ohie noa
hia te ma ’a pape i te pae anavai i te matamua,
MAC DONALD (Mont). *Volcan sousmarin très actif situé à 450 km au sud-est de
Rapa. On considère qu’il se trouve à la
verticale du *point chaud qui est à l’origine
mahana, ’ua varavara roa. Te mau
de la plupart des édifices volcaniques des
i te matahiti 1879. E ma’a teie na te pua’a ’e te
çnregistré 12 crises volcaniques impor-
area i teie
parau tuatapapa teifa’a’ite mai e, na Butteaud
i ta ’itai mai i te ma ’a pape i te fenua Tahiti nei
animara ato’a. / teie mahana, ’ua
mâ’a pape, te vai nei te ma ’a pape
mau huru
rau huru
purepure (’uo’uo J- matie) te vai nei te ma’a
pape ute’ute, te vai nei te ma’a pape aropiti
(mea matie i ni’a iho, mea vare’au te raro
a’era’a o te rau’ere). E tao’a nehenehe roa, no
fa’anehenehe fare. E tanu i roto i te ’ete
niuniu fa ’atarere haere ai nâ mua i te fare aore
te
Australes et des îles Cook. De 1967, date à
laquelle il a été découvert, à 1977, on a
tlantes. Son point culminant est situé à une
cinquantaine de mètres sous la surface de
la mer et, si son intense activité se main¬
tient, il pourrait donner naissance à une île
dans les années à venir.
Voir aussi : volcanisme.
sommet du volcan sous-marin
Mac Donald
ia na raro a’e i te mau ’ama’a tumu ra’au.
MAC ARTHUR
(Douglas) (1880-1964).
Général américain. Mac Arthur participa à
la F"’ *Guerre mondiale et fut le plus jeune
général de l’armée américaine en 1918. Un
moment directeur de l’Académie militaire,
il servit à plusieurs reprises aux * Philip¬
pines où il prit sa retraite en 1937 et où la
guerre le trouva en 1939. Rappelé par son
pays, il reçut le commandement des forces
terrestres américaines, puis alliées, en
Extrême-Orient. Chassé des Philippines
par les Japonais en 1942, il parvint à
5
MACKENZIE
MACKENZIE (Philippe) (1905-1961).
Photographe américain qui, après un
séjour touristique à Tahiti en 1939, choisit
de s’y fixer après la Deuxième Guerre
mondiale. Il tenait un magasin sur le front
de mer de Papeete et travaillait dans un
studio de l’avenue du Prince Hinoi. D’a¬
près P. ♦O’Reilly, Mackenzie avait un style
bien personnel : «on sent dans ses clichés
qu’il a longtemps fait du cinéma et que
toutes les techniques et les procédés de cet
art lui sont familiers.
Il choisit habilement
sujets, cadre ses compositions, établit
des vues plongeantes ou en contre-plongée,
il étudie les éclairages. Il présente en outre
ses clichés avec beaucoup de soin» (“Les
Photographes à Tahiti et leurs œuvres,
1842-1962”). Il participa aux prises de vue
sur Tahiti pour plusieurs films réalisés par
des compagnies australiennes et néozélandaises. Après la mort de son fon¬
ses
dateur, le studio Mackenzie fonctionna
quelques années, mais sans succès, et le
fond de '"photographies qui s’y trouvait ne
put être exploité comme il le méritait.
MADISONVILLE. Nom donné par le
commandant de la marine américaine,
David '"Porter, au village fortifié qu’il fit
construire à '"Taiohae en 1813, lors de son
occupation de '"Nuku Hiva, île qu’il avait
baptisée Madison en l’honneur du prési¬
dent des États-Unis de l’époque.
symbiose avec des '"Algues unicellulaires
('"Zooxanthelles, Dinoflagellés...) qui ne
peuvent croître qu’en milieu éclairé. Les
Madrépores ne poussent donc qu’entre 0 et
-100 m.
D’autre part, ils ne tolèrent pas les grandes
quantités d’eau douce et disparaissent au
droit des embouchures de rivières ; le récif
est alors troué d’une '"passe.
Les Coraux se reproduisent par Larve
ciliée nageuse, la Planula, qui se fixe au
bout d’un
jour à plusieurs semaines et
sécrète une ébauche de squelette. Ensuite,
on
assiste à une multiplication végétative
très active par
bourgeonnement, ce qui
permet l’accroissement de la colonie.
Il existe près de 48 genres et 170 espèces de
Coraux en Polynésie.
Voir aussi:
Acropora, Méduse, MontiPocillopora, Parités.
pora, Pavana,
mae’ha’ha voir pirogue.
maene.
Gnathodentex
aurealineatus.
Français: Perche d’or. Poisson mesurant
de 15 à 25 cm de long. Il est rayé horizonta¬
lement de stries jaune d’or et ses nageoires
bordées d’un liseré rouge orange.
C’est un poisson de lagon qui vit par bancs
sont
et qu’on capture au filet. Ça chair a un fort
goût de corail.
MAESTRACCI (Pierre-Louis). '" Gouver¬
Madréporaires, nom masc. pl. On dit
aussi Madrépores ou Scléractiniaires.
Ordre de '"Coraux hexacoralliaires appar¬
tenant au sous-embranchement des
'"Cni-
daires et à l’embranchement des '"Coelen¬
térés. Ce sont des animaux marins pluri¬
cellulaires, couramment appelés Coraux.
Ils sont en majeure partie responsables de
l’édification des '"récifs et à l’origine des
sites littoraux de Polynésie dont les princi¬
paux
Pierre Maestracci
éléments sont le '"lagon, l’anneau
corallien de r'"atoll et les '"plages de '"sable
blanc.
Les Madréporaires sont capables de fabri¬
quer un squelette externe en carbonate de
calcium appelé polypier. L’animal luimême est le '"Polype, une sorte d’'"Ané¬
mone de mer miniature qui loge dans les
minuscules trous visibles sur les Coraux
nettoyés. Ce sont des Carnivores qui se
nourrissent de '"Plancton qu’ils capturent
grâce à leurs tentacules et à leurs cellules
urticantes. Les proies sont digérées dans la
cavité gastrique grâce à des enzymes
digestives.
Les individus solitaires peuvent se rencon¬
trer dans toutes les mers du globe, mais les
individus coloniaux récifaux ne vivent que
dans les mers intertropicales. Ils exigent en
effet des températures comprises entre 20
et 30° C. Les Coraux hermatypiques (les
plus répandus
6
en
Polynésie) vivent en
'"Établissements français de l’Océ¬
anie, il remplaça le gouverneur par intérim
neur des
Jean Haumant au lendemain de l’affaire du
'"
Ville d’Amiens. Il arriva dans la colonie le
11 août 1947. Dans ces circonstances diffi¬
ciles, il opta pour la fermeté. Il dut cepen¬
dant accepter l’acquittement pour non-lieu
inculpés. Il quitta les
Ville d’Amiens le 9 avril
1949, alors que son successeur, le gouver¬
neur Armand Anziani, était en fonction
depuis le 2 avril. P.-L. Maestracci posa la
première pierre de r'"Institut de Recherches
médicales qui devint plus tard l’Institut
de l’ensemble des
E.F.O.
...
par le
Louis '"Malardé.
MAEVA. District de '"Huahine et village
situé au bord de la '"lagune Fauna Nui,
ancien centre religieux de Die. Les huit
'"chefferies (Atupii, Atitiao, Aturuanuu,
Miru, Taurai Mûri, Taurai Mua, Fareihi,
Faretou) avaient chacune leur *marae
ancestral en bord de lagune à Maeva.
L’ensemble, aujourd’hui restauré, est un
témoignage de la Polynésie ancienne. Un
*farepâte ’e, lieu traditionnel de réunion, a
été reconstitué en 1974 avec plancher sur
pilotis. Dans le chenal d’entrée de la
lagune, d’anciens '"parcs à poissons sont
toujours utilisés.
Deux marae plus importants se situent à
Maeva :
MAGELLAN
1
Maeva. 1. La lagune vue du site
archéologique de Matairea,
2. Marae d'Oavarua en bordure
du lac Fauna Nul.
le marae Mataotoerau (“l’œil du nord”)
-
sur
la pointe Manunu, face à la mer, pré¬
sente
un
*ahu à deux
degrés de belles
dimensions : 40 m de longueur pour une
largeur de 6,50 m à la base. En avant est
Raiti, mort en 1918,
située la tombe de
alors chef du district de Maeva.
WA
côté montagne, sur la pente de Moua
Tapu, est édifié le marae *Matairea-Rahi
où se tenaient, semble-t-il, les *cérémonies
pour l’ensemble des huit chefferies.
-
►
MAEVA. E mata'eina'a ’o Maeva no Huahine
'oia te hô'ëfenua i roto i le ta'amotu o lepae
fenua Raro-Mata’i. E luha’a ’oire ’oia no te
roto O Fauna-nui, tei riro ’ei pu rahi no te
ha'amorira’a atua a tô te fenua Huahine i mua
a ’e nei. E va ’u fare tavana i reira tei parau
ato’a hia e va’a mata'eina’a. Teie to ratou mau
i'oa: ’o Atupi’i,
’o Atitiao, ’o Aturuanu’u, ’o
Miru, ’o Taura-i-muri, ’o Taura-i-mua, ’o Fare
’ihi ’e ’o Faretou. E marae feli’i (tupuna) ana’e
tô teie mau va ’a mata ’eina ’a i Maeva, i tahatai.
Teie mau marae, te ta ’ato ’ara ’a i teie mahana,
’ua ha’amaita’ihia, ’ua ’imihia te râve’a nôte
fa’ati’a fa’ahou, ’uafa’anehenehehia ’ei hi'ora’a
’e ’ei tapa’o fa’a’ite i tô te u’i nei i te huru o te
nüna'a ma’ohi ’e tôna orara’a i muta’a ra. ’Ua
fa’ati’a ato’ahia te hô'ëfare, mai to te anotau
tahito e parauhia taua fare ra e fare pote ’e. Ei
reira tupu ai le mau putuputura "a ia au mai te
matamua, no te matahiti 1974 te ti’ara’a mai te
reira fare. la fa ’ao atu na roto i te ava no te
haere i Maeva e mau ’aua Va te vai ra i reira,
nô le mea ’aita tô Maeva e haere e tautai na
tua.
Te fana’o nei râtou i teie mau ’aua Va, no
reira noa ta rôt ou ina ’i. Teie to ratou mau i ’oa.
’O Fa’anui, Marna’o, Mo'omo’o,
’Omoto,
Orofa’ata, Pua’a’oviri, Tahiverevere, Tepenua-’umete, Tepu’a, Tu’a’i.
Te marae ra ’o Te-Mata-o-To’erau tei te ’otu’e
i Manunu ia tona ti’ara’a, meafariu te ahu i
tai, e piti tona tahua faito nehenehe maita ’i. E
40 metera te roa i te hôë ’a’anora’a e 6 metera
Tei mua mau iana te
’o Raiti tei pohe i te matahiti 1918,
’e te afa i raro i te tahua.
menema
’oia tei tavana mai i Maeva. / te pae mou ’a, i
te taha mou’a
’o Mou’a-Tapu tei reira te marae
’o Mata’irea-Rahi, i reira fa’atupu hia
mau
af te
’oro ’a rarahi nô te ta ’ato ’ara ’a o na va’a
ia au i te mau tapa ’o i
’ilehia mai ’oia ho’i nô ’ofa’i turutua e va’u (8).
mata ’eina ’a e va ’u,
’ua ha ’apa ’ohia no te
tVa o na va’a mata’eina’a ia tupu te mau
Teie mau ’ofa ’i turutua,
mau
oro ’a rarahi.
MAGELLAN
(Ferdinand) (1480-1521).
Ce navigateur fut le premier Européen qui
traversa le
*Pacifique, en 1520-1521. Né au
Portugal en 1480, Fernao de Magalhaes
servit dans sa jeunesse dans la marine por¬
tugaise et fit plusieurs voyages aux Indes.
Tombé en disgrâce, il passa en 1512 au
service de l’empereur espagnol Charles
Quint et modifia son nom. Celui-là l’en¬
voya en 1519 à la recherche d’un passage au
sud de l’Amérique vers les Moluques, les
îles à épices, avec cinq vaisseaux, dont le
plus grand ne jaugeait que 110 *tonneaux.
Il découvrit le détroit qui porte son nom et
y perdit deux de ses navires. Avec les trois
qui restaient, il pénétra le 28 novembre
1520 dans l’océan qu’il nomma le Pacifi¬
que. Comme tous ses contemporains, il
s’imaginait le monde beaucoup plus petit
qu’il ne l’est et il espérait ainsi atteindre sa
destination en quelques semaines.
Lorsque la première terre apparut à l’hori¬
zon, le 24 janvier 1521, il ne s’agissait
cependant que d’une des îles des Tuamotu,
*Puka Puka, inhabitée à cette époque et,
de surcroît, sans cocotiers ni eau. Magellan
donna à Hle le nom du saint du jour, San
Pablo (saint Paul). Traversant le Pacifique
en diagonale, la petite flottille ne trouva sur
sa route que trois autres îles : Flint, ’^Guam
et Rota, avant d’arriver aux * Philippines,
Ferdinand Magellan
7
MAGER
où il eut l’imprudence de s’engager. Un seul
esprits familiers par l’intermédiaire des *ti’i
(“êtres chercheurs”), statuettes de bois ou
de pierre à forme humaine. Ceux-ci pou¬
vaient constituer le réceptacle d’un esprit,
démon appelé vârua ’ino ou ’oromatua aru.
traversée historique du Pacifique, le Victo¬
leurs filles, observant avec soin le prestige
Sébastian *E1 Cano.
que les “êtres chercheurs” étaient prompts
à répondre à l’appel de leur maître pour
le 16 mars 1521. Pendant cette traversée de
deux mois et demi, l’équipage fut terrible¬
ment décimé par le *scorbut. Un mois plus
tard, Magellan périt dans une guerre locale
des trois navires qui avaient accompli
la
ria, rentra finalement en Espagne, le 6 sep¬
tembre 1522, sous le commandement de
MAGER (Henri) (1859-1920).
Avocat et
homme politique spécialisé dans les ques¬
tions coloniales qu’il traitait souvent avec
grande verve dans la presse. De 1884 à
1890, il édita un Atlas colonial en fasci¬
cules, qui atteignit un tirage de 58000
une
exemplaires. Les *colons de Diégo-Suarez
l’élirent en 1892 pour les représenter au
Conseil supérieur des Colonies à Paris,
organisme qui n’avait qu’un rôle
consultatif.
Henri Mager fit en 1893-1894 un tour des
françaises des océans Indien et
Pacifique, au cours duquel il visita Tahiti.
Il prôna une large *autonomie interne au
profit des colons et souhaita l’importation
colonies
Henri Mager
massive de ^coolies chinois pour procurer
une main-d’œuvre bon marché aux culti¬
vateurs de coton et de canne à sucre et aux
producteurs de coprah. Ce programme
séduisit tous les colons qui avaient cepen¬
dant déjà un autre défenseur, l’ancien
commissaire Isidore ''’Chessé, et ils se divi¬
sèrent dès lors en deux partis qui ne cessè¬
rent de s’entre-déchirer pendant des
années, ce qui permettait à l’administra¬
tion de maintenir le statu quo.
Henri
Mager continua à réclamer, sans succès,
dans une série d’articles et de diatribes, de
vrais pouvoirs pour le
Conseil supérieur
des Colonies. Il publia en 1902 un ouvrage
de caractère historique et ethnographique,
intitulé “Le monde polynésien”.
magie, nom fém. Art supposé produire,
par
certaines pratiques, des effets con¬
traires aux lois naturelles.
• Dans la Polynésie ancienne, la magie
reposait sur la croyance en une force surna¬
turelle, le *mana, que le§ *sorciers étaient
seuls capables de manipuler.
La magie noire, qui avait pour but de jeter
des mauvais sorts, était le fait des feiâtahutahu, encore appelés nanati’aha. La magie
blanche, cherchant au contraire à protéger
les individus, à les exorciser, était prati¬
quée par les tao ti’i, ’apo ou fa’atere. Le
succès des pratiques exigeait un respect
absolu des règles et des traditions en ma¬
tière de gestes, de récitation et d’utilisation
des objets (pierres, plantes, plumes. Coquil¬
lages...). Les ’'’incantations devaient être
prononcées à voix forte et sans omettre un
seul mot.
Les feiâ tahutahu communiquaient avec les
8
«Les sorciers faisaient d’eux leurs fils et
attaché aux différences d’âge et leur adres¬
sant la parole en
conséquence. On affirme
aller faire du mal à des personnes qui leur
étaient indiquées» (Teuira * Henry : “Tahiti
Temps anciens”). Pour que les ti’i agis¬
sent, il fallait se procurer un tupu (“déve¬
aux
loppeur”), c’est-à-dire un objet apparte¬
nant à la victime : ongle, vêtement, salive...
Le tupu était enfermé dans un récipient, le
fa’ari tupu, et présenté aux ti’i afin qu’ils
puissent agir sur la personne par l’intermé¬
diaire de l’objet émanant d’elle. Le feia
tahutahu pouvait aussi inciter les esprits à
s’introduire dans les aliments pris par la
victime ou encore hypnotiser un individu
et lui suggérer toutes sortes de comporte¬
ments malfaisants, pour lui-même ou pour
son
entourage.
La magie blanche reposait sur le principe
que les esprits sont supposés animés des
mêmes mobiles que les hommes. C’est
pourquoi, par exemple, les Polynésiens
croyaient «que l’on pouvait modifier le
dessein des esprits en leur offrant des pré¬
sents plus importants que ceux qu’ils
avaient reçus pour l’accomplir. Les efforts
d’un ti'i pouvaient être neutralisés ou
contre-balancés par un autre plus puis¬
sant» (William *Ellis : “A la Recherche de
la Polynésie d’autrefois”). Le but dufa'atere qui luttait contre un jeteur de sorts
était donc de s’attirer la sympathie des
esprits de l’adversaire. Les sorciers prati¬
quant une magie protectrice s’efforçaient
d’attirer la bienveillance des esprits sur les
malades, les hommes partant en guerre, les
voyageurs, les champs portant de futures
récoltes... Dans ces cas, ils agissaient en
complément du service religieux assuré au
*marae.
Ces procédés ont en grande partie disparu
lors de la conversion des populations au
christianisme, mais les résurgences de
pratiques magiques sont fréquentes lors¬
qu’un événement grave et inexplicable
survient dans l’existence d’un individu ou
d’une famille.
’V^oir aussi : ensorcellement, sorcellerie.
magistrat, nom masc. Personnage investi
de fonctions publiques importantes. Dans
l’Antiquité romaine par exemple, les magis¬
trats étaient des citoyens élus à des postes
qu’ils occupaient souvent à deux (consuls,
préteurs, censeurs, édiles...).
De nos jours, est considéré comme magis¬
“fonctionnaire ou '"officier civil
investi d’une autorité juridictionnelle
trat tout
(membres des *tribunaux et des *cours...),
administrative (*maire, haut-*commissaire, ^administrateur civil...) ou politique
(*ministre, *président du gouvernement,
*député, ^sénateur, conseiller à 1’*Assem¬
blée territoriale...).
magma, nom masc. Mélange de matières
minérales en fusion où dominent la silice et
la magnésie.
Le magma est situé dans les
profondeurs de la Terre, sous la *lithosphère. 11 est parcouru de courants très
lents (1 à 15 cm/an) mais très puissants
puisqu’ils provoquent le déplacement des
*plaques lithosphériques. Parfois, ce
magma s’engouffre dans les points faibles
de la lithosphère et remonte à l’air libre : ce
sont les éruptions volcaniques. Après
refroidissement, le magma do.nne soit des
*roches volcaniques s’il est arrivé à la sur¬
face, soit des roches plutoniques s’il se
refroidit à l’intérieur de la croûte terrestre.
Voir aussi : volcanisme.
magnitude, nom fém. Grandeur servant à
mesurer
l’importance d’un tremblement de
terre ou *séisme. L’échelle de magnitude de
*Richter est graduée de 0 à 9. Un séisme de
magnitude 3 est ressenti dans une zone de
faible étendue. Les grands séismes ont une
magnitude de 7. Les plus importants ont
atteint une magnitude de 8,6.
• En *astronomie, la magnitude est une
grandeur permettant de mesurer l’éclat
apparent d’un astre. Plus la magnitude
d’un astre est grande, plus son éclat est
faible.
MAHAENA. Section de la commune
d’*Hitiaa o te ra, cet ancien district de la
côte est de Tahiti englobe les vallées de la
Vaitaraa
et de la Mahape et compte
aujourd’hui 547 habitants (1983).
District rural, Mahaena offre peu
d’em¬
plois aux jeunes. La plupart des actifs se
déplacent quotidiennement vers Papeete.
Ils se livrent aussi à l’agriculture et à r*horticulture sous ombrière.
magnétite, nom fém. En minéralogie,
oxyde naturel de *fer (FE3O4) abondant
dans les *roches volcaniques et magnétisé,
la propriété d’attirer le fer.
Quand la *lave est émise, les cristaux de
■magnétite ont une orientation quelconque.
Au cours du refroidissement, ils s’orientent
selon le champ magnétique terrestre et
constituent autant de petites boussoles fos¬
silisées qui indiquent la direction du *nord
magnétique au moment de l’éruption.
Cette propriété est utilisée pour connaître
les mouvements des *pôles au cours des
temps (paléomagnétisme).
donc ayant
magnétophone, nom masc. Appareil qui
l’enregistrement et la lecture de
captés par un micro. La tête de lectu¬
re/enregistrement, parcourue par un cou¬
rant électrique, oriente les particules.à la
surface de la bande magnétique en fonc¬
tion des signaux sonores captés. A l’in¬
verse, lors de la phase de lecture, les varia¬
tions magnétiques lues sur la bande repro¬
duisent sur la tête les courants qui les
permet
sons
avaient formées. Ce
procédé a été inventé
par Kurt Stille en 1928 ; le premier magné¬
tophone à cassette est apparu en 1963.
magnétoscope, nom masc. Cet appareil
fonctionne
sur
le même
principe que le
*magnétophone. Des têtes de lecture, plus
complexes, impriment sur une bande
magnétique des signaux captés à partir
d’une caméra ou d’un récepteur de *télévision. Ces têtes sont capables de restituer
l’image et le son. Les magnétoscopes
actuels utilisent des cassettes très mania¬
bles, permettant de programmer automa¬
tiquement des enregistrements et d’effec¬
tuer des montages *vidéo.
•
Face
au
village de Mahaena se trouve
l’ilôt de Teaaupiri:
«Cook y envoya son
second et quelques marins de VEndeavour
pour faire des observations complémen¬
taires du transit de Vénus» en 1769 (B. Da-
nielsson : “Tahiti : guide du tour de Hle”).
Cet îlot porte également le nom de Nansouty. C’est ici que fut enterré le lieutenant
Max de *Nansouty qui trouva la mort lors
des combats de Mahaena.
effet, le 17 avril 1844, eut lieu à
Mahaena la première bataille de la *guerre
En
franco-tahitienne.
L’amiral
*Bruat
fit
débarquer 441 soldats supérieurement
armés tandis que ses navires bombardaient
les *fortifications aménagées par les Tahi¬
tiens. Après plusieurs heures de combat au
corps à corps, les défenseurs de Mahaena
se réfugièrent dans la montagne en aban¬
donnant 102 morts alors qu’on en déplo¬
rait seulement 15 du côté français.
►
MAHA’ENA. E tuha’a ’oire ’o Maha’ena no te
’oire Hiti'a-o-te-ra. E mua a’e nei, e
mata'eina'a (district) '0 Maha’ena. Teie tona
ti 'ara 'a fenua tahito. E moti i Ea ’ea haere ai e i
Anapu iei roto ato 'a iana te motu ra ’o
Ta ’aupiri, e ’ite tâiou i te reira i roto i te puta a
T. Henry.
I teie ra tapüpüra 'a ’api nô te fa ’arirora ’ahia te
’ei ’oire, teie atura ia tona
ti’ara’a. E moti i Vaitara’a haere ai e Mahape e
mau mata ’eina 'a
ato'a ’o Ta’aupiri i roto ia’na. “I te matahiti
1769, ’ua tono ’o Tute (Cook) i tona tapa'o
O
’ana’anapiti i ni’a i teie motu '0 Ta’aupiri no te
hi’opo’ara’a i te fëti’a ra ’o Ta’urua (Vénus), na
Bengt Danielsson i fa ’a ’ite ia tatou i roto i
tana puta ("Tahiti: Guide du tour de nie’’). ’O
Nansouty te tahi i’oa '0 Ta’aupiri no te mea, i
reira to teie tapa ’o piti ’o Max de Nansouty
hunara’a hia i mûri a’e i tonapohera’a i roto i
te ’arora ’a i tupu i Maha ’ena i te 17 no Eperera
1844 i rotopu i te ma ’ohi ’e te farani, ’ua tono
te ’atimarara Purua (Bruat) i teie tama’i ’e ’ua
tu’u mai i iahatai e 441 fa’ehau. Are’a te mau
MAHAIATEA
’ua pupuhi fenua noa mai ia. Tau
hora i mûri mai i te hô'ëarora’a vi ’ore, ’ua
horoatu tô Maha ’ena i roto i te mou’a mai te
manua ra,
ha'apae i tefeiâpohepohe no to ratoupae, 102
ta’ata tahiti i pohe i te pae ra o te farani, 15
farani i pohe.
E mata ’eina ’a maita ’i no te pae fa ’a ’apura ’a, te
’ere nei ra te feia ’api i te ’ohipa i roto iho i te
mata ’eina ’a, nô reira, i te mau mahana ato ’a,
te haere rahi nei te ta’ata nôMaha’ena i
Pape ’ete no te rave i te ’ohipa tamoni. Te
vetahi ihoâ te fa ’a ’apu ra ia i te ma ’a ’e te tiare
ato’a. Efa’a’apuhia te tiare i Mahaena i raro
a ’e i te mau tafare marumaru.
rées
et
firent incursion à Papara au
consécration du nouveau
moment de la
marae,
au
mois de décembre 1768. Les
attaquants furent victorieux et ravagèrent
le pays, laissant cependant le marae intact.
Il était encore en bon état de conservation
les années 1860, lorsque William
*Stewart, gérant de la grande plantation
d’* Atimaono, commença à se servir du ahu
dans
carrière pour construire un nou¬
bâtiment ou une nouvelle route. En
comme
veau
outre, au cours des années, plusieurs raz de
marée emportèrent des pans de mur. Les
deux premiers gradins de la face nord du
MAHAIATEA. Le
plus grand *marae
construit à Tahiti. Il était situé au bord de
la mer à Papara, à 39 km de Papeete, près
aujourd’hui comme
jadis, par les surfers. Le capitaine Cook s’y
de la plage fréquentée,
arrêta le 29 juin 1769 pendant son premier
*ahu
avait à la base 267 pieds (81 m) de long, 87
pieds (26,50 m) de large, et possédait onze
gradins dont chacun avait 4 pieds de haut,
ce qui donnait une hauteur totale de 44
pieds ( 13,5 m). Dans son récit, il ajoute que
«chaque gradin est constitué d’un rang de
roches coralliennes carrées, très bien tail¬
lées, sur lequel sont posées d’autres pierres
à bout arrondi qui, à en juger d’après leur
taille uniforme, semblent avoir été confec¬
tour de Hle. Il le mesura et nota que le
tionnées». Le ahu était situé dans une cour
pavée entourée d’un mur en pierres taillées,
dont les dimensions étaient de 88 m sur 81.
Grâce
aux
“Mémoires d’*Ari’itaimai’’,
nous savons que ce marae dédié à Oro fut
construit par *Purea et *Amo, couple
*ari’i de Papara, à la gloire de leur fils aîné,
Teriirere, né aux environs de 1762. Les
marae
de Mahaiatea (dessin de
W. Wilson, 1797)
chefs de Teva i tai et de Oropaa trouvaient
les ambitions de Purea et de Amo démesu¬
ahu étaient encore en place dans les années
1960, mais ces derniers vestiges ont disparu
depuis.
►
MAHAIATEA. Te marae Maha’iatea: te
fa ’ati ’a ra te parau ’a ’ai e, na te atua o te
moana ha’uri’uri
’o Ruahatu i ta’ita’i mai te
’ofa ’i ’ahu o te marae na roto i te iritira ’a i te
ava o Papara. Te marae rahi roa teie i ’ahuhia
i te area matahiti 1766-1768. Na Purea teie
’ohipa i opua ’e ifa’anaho no tona tamaiti ’o
Teri’irere, ’o ’Oro te atua i ha’amo’a i te marae.
’Ua papa ’i ’o James Wilson i te tahi parau
tuatapapa no te ’ohipa rahi i ravehia i taua tau
nô te ’ahura ’a i taua marae ra. E te reira
tatarara’apapu, tei roto i tanaputa tei
papa ’ihia i te matahiti 1799. Epaepae ’apapa
maita ’ihia mai te patu ato ’a i te pa. Mai te
ra
mau
hoho’a menema o te maufara’o no Aifiti;
te hoho ’a o te ahu.
Hô’ëahuru teteri tôna mau ta’ahira’a tahua.
Te niu papa e 92 metera te tahua i raro e 28
metera tôna
’a’ano. Te teteri matamua (te
tahua matamua) 1,80 m tona teitei, te mau
tahua toe (e 9) hôë noa ia metera ’e te ’afa.
’Ahuru ma pae metera tona teitei (15 m). E
’ohipa rahifa ’ahiahia maua te ahura ’a i teie
’Ua ha ’apau te nuna ’a i te tahi taime
rahi nô te ahu iana, e rave rahi mau ’ofa’i ’e te
pu ’a i roto iana. A ta ’a noa atu ai te reira,
marae.
’eiaha ia aramoina ia tatou e, ’aita to te reira
’aita e ope, ’aita e tima no te
i teie ’ohipa. I teie ra mahana, eaha
tau e tohi ’auri,
ravera ’a
noa tei toe mai no Maha ’iatea, ’o te ho ë ia
ha’apu ’era ’a ’ofa ’i ’oia te tapa ’o toe no te
fa’a’ira’ahia teie ahu marae ro'o rahi. I te
matahiti 1865, i te hâmanira ’ahia te e ’aturu ’o
Taharu ’u, ’ua rave hia mai te ’ofa ’i no
Maha ’iatea, nô reira ato ’a te ’ofa ’i pu’a no te
tahua, ’ua tunuhia no tefa’ariro ’eipu’a no te
’ohipa o te e ’aturu.
I roto i te vaha o te mau ta ’ata no Ra ’ivavae,
te
fa ’aro ’o pinepinehia nei te parau no Maha ’i,
’oia te ’aito no ratou tei haere mai i Tahiti nei
mai te fenua Vavitu mai (’o Raivavae).
E ’a ’ai ho ’i teie, ’aita ra pa ’i teie mau ta ’ata e
hina ’aro nei e horo'a i tô rôtou parau i to rôtou
parau, e tupuna mau ho’i no ratou ’o Maha’i.
Are’a rô, i Vavitu e farereipinepine ’oe i teie
i’oa Maha'i ’aore ra Tumaha’i, Maha’a.
MAHAREPA. Lieu-dit de la côte nord de
*Moorea faisant partie de la section de
commune
de
*Paopao. Maharepa est
dominé par le Mt Tearai (775 m) et s’étend
sur une étroite plaine littorale où débouche
la vallée de la Papeahi. Le village d’agricul-
10
MAHIMAHI
plus utilisée que dans quelques rares îles,
aux Australes et aux
Marquises, à *Nuku
Hiva notamment.
►
Maharepa, au débouché de la
vallée de la Papeahl ; au 1" plan,
l'hôtel Bail Hai et sa plage
artificielle
mahi, ma. Te mahi te parauhia e te nu’uhiva e
’o te rito ma’a ia e roa’a ma ia tapëhia te
’uru i roto i te mau apo'o ti'o'o. la ravehia teie
ma :
mahi (ma) ano’i atu ai i te ’uru ama ’api, taviri
ai i te ha’ari i roto iana e noa'a mai tepopo’i.
Teie te fa ’a ’itera ’a a J. Morrison : e rehohia te
’uru ha ’apaehia atu ai e toru aore e maha (3
4) mahana no te ha ’amaemae i mûri
iho, ’e ohia te mau ’apo’o (rua) nâtepaefare
aore ra
leurs
qui se trouve à ce carreleur a été
profondément transformé par l’implanta¬
tion de l’hôtel Bail Hai en 1963. Le petit
commerce, les services aux hôtels et 1’*arti¬
sanat de *curios s’y sont rapidement déve¬
loppés. Maharepa est également devenu
zone
privilégiée d’implantation des
résidences secondaires pour les habitants
de Papeete.
une
MAHEANUU A MAI (1830-1886).
teur de
Pas¬
Faaa, très influent car il apparte¬
nait à une vieille famille d’*anï de Bora
Bora. Sa femme, Teriitaumaiterai, était la
petite-fille du grand chef *Tati de Papara
et leur
fille Moe était mariée à *Tama-
toaV, le troisième fils de la reine Pômare.
C’est
Maheanuu
qui persuada le roi
*Pomare V de signer l’acte de cession du 29
juin 1880, malgré le refus de la majorité des
chefs de Tahiti et de Moorea de transfor¬
mer
le *Protectorat en une *colonie fran¬
çaise. Maheanuu mourait six ans plus tard,
après avoir été comblé d’honneurs et
nommé aux postes suprêmes auxquels un
Tahitien pouvait alors aspirer: *lo’ohitu
de la Haute-Cour et membre du Conseil
supérieur de l’Église protestante.
i roto i te fare, e vauvauhia ai taua
’apo’o ra i te ’auti, ’e i reira e hurihia atu
ai te mau ’uru i roto i te ’apo ’o tei tâpüpühia, e
tu ’uhia te tahi mau uru pe i roto ato ’a i te
apo’o ’eifa’a’ohie i te ha’apera'a. Imûri iho, e
ha ’apo ’i pauroa atu ai te apo ’o i te rauti ’e te
rau mai ’a na mûri roa te repo ’e te
ofa ’i taumi.
Teie nei ’apo’oti’o’o e hua’ihia ’oia, nô te iriti
mai i te mahi (ma) ia au i te mau taime e
aore ra
mau
hina’aro hia te.mahi. Te varavara noa atu ra
teie peu, are ’a ra te ’itehia nei a te mau ta ’ata
nu’uhiva ’e to te mau fenua Tupua’i ma ia
fa ’a ’ohipa i teie rave ’a ia tae i te tau auhune nô
te ha'aputu i te ma’a ’ei ora no te tau o’e.
mahimahi. Coryphaena hippurus. Pois¬
de la famille des Sparidés, également
appelé *Daurade coryphène. Les plus
grands spécimens peuvent atteindre une
longueur de 1,80 m ét un poids de 30 kg.
son
Les mâles sont reconnaissables à leur tête
haute et étroite qui porte une bouche lar¬
gement fendue et armée de plusieurs ran¬
gées de dents fines. Du sommet de la tête
jusqu’au pédoncule caudal, le mahimahi
possède une grande nageoire qui se rétrécit
de l’avant à l’arrière du corps. Il s’agit d’un
Poisson de l’océan évoluant souvent près
de la
surface, très vorace et friand de
*marara. Les mahimahi se déplacent géné-
mahi ou ma (Marquises). Pâte résultant de
la *fermentation du fruit de r*arbre à pain
(’uru), conservée dans une *fosse en terre.
Cette pâte, mélangée avec d’autres fruits et
du lait de coco donne la *pôpoi. James
*Morrison décrit les opérations: «Le ’uru
étant rassemblé et gratté avec des *coquil-
lages aiguisés à cet effet pour lui ôter sa
peau, on le laisse ensuite en tas pendant 3
ou 4 jours pour l’amollir ; ensuite on creuse
des fossés à l’intérieur des maisons ou à
proximité et, les parois du trou ayant été
tapissées de *feuilles et d’herbes, on y jette
les fruits, au préalable coupés en morceaux
avec une *herminette de bois ; on y ajoute
quelques fruits très mûrs pour accélérer la
fermentation et
on
recouvre
le tout de
feuilles et d’herbes, puis de grosses pierres
pour bien presser ; de cette façon la fermen¬
tation se fait et lorsque les fruits commen¬
cent à se tasser on les retire et on en ôte le
puis on en remplit une autre fosse
qui sera fermée et on retirera le mahi au fur
cœur,
La fosse ou gre¬
nier extérieur s’appelle apoti’oo. Elle n’est
et à mesure des besoins».
11
MAHINA
râlement
rapprocher les îles de l’archipel d’Hawaï.
à bord, le Coryphène agonisant se pare de
fréquentée par les enfants des familles
royales de Tahiti et de Raiatea. Le littoral
de la commune est particulièrement riche
en souvenirs historiques. C’est sur les rives
de la *baie de *Matavai que débarquèrent
la plupart des navigateurs-explorateurs
en couple (mâle et femelle) et
constituent une des prises favorites des
amateurs de pêche au gros. Ferré et amené
couleurs magnifiques. «Plus vite que l’œil
ne
peut les suivre, les changements
de
teinte se succèdent, l’or étincelant élimine
le bleu électrique, le vert émeraude et l’ar¬
gent supplantent
l’or... Ce chatoiement
magique dure quelques minutes. Dans le
calme de la mort, voici le Coryphène terni,
habillé en Poisson pélagique, bleu gris
sombre sur le dos et blanchâtre sur le ven¬
(R. Bagnis et autres;“Poissons de
Polynésie”). La chair fine et blanche du
mahimahi constitue un mets de choix, au
point que la plupart des prises sont direc¬
tre»
tement
vendues
aux
restaurants et aux
hôtels.
C’est à Mahina que se trouvaient le *marae
Tare roi de la reine *Purea et une école
dans la 2'= moitié du XVIIP siècle. C’est à la
pointe *Vénus (pointe Tefauroa) que l’as¬
tronome Ch. Green observa le passage de
Vénus devant le soleil
en
1769 et que
débarquèrent les missionnaires du *Duff
en
1797.
•
Aujourd’hui, Mahina fait partie de la
grande *banlieue de Papeete et connaît un
des taux d’*accroissement démographique
les plus élevés de Polynésie. De 562 habi¬
1946, la population est passée à
1962, 6524 en 1977 et 8954 en
1983. En dépit des vastes terrains plats de
tants en
MAHINA. Commune de la côte nord de
nie de Tahiti qui a successivement porté les
noms
d’Uporu et de ’'’Haapape. Mahina
s’étend du sommet de la colline *Taharaa
jusqu’à *Orofara (inclus) et au massif de
l’*Orohena; elle englobe les vallées de la
*Tuauru et de r*Ahonu.
La tradition y situe la légende de Tafai,
petit-fils de *Hina, elle-même fille d’une
ogresse, No-na, qui habitait une grotte au
pied de la falaise de Taharaa. Tafai s’illus¬
tra par des voyages dans toutes les îles de
Polynésie, les positionnant définitivement.
Il échoua cependant dans sa tentative de
•
Agglomération de Mahina.
’Oire no Mahina.
monuments
r
12
cdtj^mémoratifs
1084
en
la pointe Vénus, des lotissements tels que
Super-Mahina et Mahinarama ont dû être
aménagés sur les versants. En effet,
Mahina n’ayant pas de zone industrielle ou
d’infrastructures touristiques, la plus
grande partie de la population travaille à
Papeete. Les emplois les plus nombreux
sont offerts par la mairie, le collège, le petit
commerce et l’artisanat qui profite d’une
zone
d’exposition-vente située au pied du
*phare de la pointe Vénus. C’est enfin dans
cette commune que le ^Commissariat à
1
MAHU
l’Ênergie atomique a installé ses dispositifs
de télécommunications et son centre de
recherches sur les ^énergies renouvelables.
►
MAHINA. E ’oire ’o Mahina no te pae
apato'erau o te fenua Tahiti iei pi’ihia ’o
Uporu ’e '0 Ha ’apape i te matamua. Teie te
ti’ara'a b Mahina, e moti i tepu'u mou’a ra ’o
Tahara ’a haere roa ai e i Orofara. ’O Orohena
te mou’a, ’o Tua’uru ’e ’o ’Ahonu nafa’a. la au
i te ’a ’amu ’o Mahina le o ato ’a nei te ’a ’ai ’o
Tafa’i te mo’otua a Hina ’oia te tamahine a te
vahiné taehae ra ’o Nona, tei parahi na i roto i
te ana e vai ra i te pari ’o Tahara ’a. ’Ua lui te
ro ’o ’o Tafa ’i na roto i tona mau tere i te mau
fenua ato ’a ’e ati a ’e te mau motu ’o Porinetia
nô te ha ’amaura ’a i te papa o te fenua. la tae
ra
i Vaihi ma ’aore a’era ’oia i manuia. Tei
ti’arp’a te marae Farero’i ’o Purea ’e
Mahina te
te hô'ëato ’a
fare ha’api’ira’a na te mau
tamari’i huiari’i ’o Tahiti ’e ’o Raiatea. ’Uariro
’o te ’oire ’o Mahina ’ei vaira ’a no te
te tahatai
mau parau
tahito, te riro ’ei ha’amana’ora’a. I
même se replier à Tautira.
En septembre
1777, Tu fut appuyé dans sa lutte contre
Mahine par James *Cook et obtint la sou¬
mission de Vari’i de Moorea. On
est acquis qu’en
sait
1790 c’est son fils adoptif,
Metuaaro, qui était chef de Moorea.
NMAHINE (début du XIX® siècle). Chef de
*Huahine originaire du district de *Maeva,
fils de Mato, *ari’i de Raiatea qui obtint la
prééminence sur Huahine, et de Tetuaveroa, fille de Moohono, grand prêtre de
Huahine. Mahine a participé à l’expédition
organisée en 1810 par les ari’i rahi des îles
Sous-le-Vent pour venir en aide à * Pôma¬
re Il alors en guerre contre les chefs de
Tahiti. 11 y gagna en puissance puisque
après la victoire il reçut une part de la
suzeraineté
sur
Moorea et
un
titre de
(juge) à Tahiti. Peu favorable
aux missionnaires, il ne s’opposa pas cepen¬
dant à r*évangélisation de Huahine et finit
par se convertir en 1819, suivant en cela
l’exemple de Pômare. Mahine mourut le 2
février 1838. Ses descendants régnèrent sur
nie de Huahine jusqu’à son ^annexion par
Mahina i te ’o ’o ’a o Matavai i tapae ai te mau
*to’ohitu
matahiti 1797.
la France en 1898.
ihitaipofa’aafa’a fenua nô te area o te ahuru
ma va’u o te tenetere. I te ’otu’e ’o Tefauroa to
te ta’ata hi’o feti’a ra ’o Ch. Green hi’opo’ara’a
i te ta’iara ’o Ta’urua (Vénus) i mua i te
mahana (Ra) i te matahiti 1769. I Matavai
ato’a tô tepahi ra ’o Tarapu (tepahi o te mau
mitonareporotetaniperetane) tapaera’a i te
ne
exactement quand Mahine mourut, mais il
l teie mahana, te riro nei te ’oire ’o Mahina ’ei
’oire fatata i Pape ’ete ’e te ’itehia ra te mara ’a
rahi ra ’a te huira ’atira e noho i reira, ’ua riro
’ei faito teitei roa no te rahira ’a ta ’ata ’o
Porinetia.
Teie te tahi hi’ora’a i te matahiti 1946, e 562
ta’ata huira’atira i Mahina; i te matahiti 1962,
’ua taea 1084, i te matahiti 1977 et 6524, ’e i te
matahiti 1983, ’ua tae i ni’a i te rahira’a S954.
Noa atu te rahi o te mau fenua papu i te ’otu’e
Tefauroa, e rave rahi a mau patu’aoa i
fa’anahonahohia nâ roto i te mau fenua
mou’a: mai te patu’aoa ’o “Super Mahina’’ to
Mahinarama, ’oia ato’a i te mau pae Tahara’a
ma i ni’a
i te mou’a.
Te rahira’a o te ta’ata e noho nei i Mahina, i
Pape’ete ïa i te ravera’a i te ’ohipa. ’Aita e mau
vâhi no te pae ’au ’ohipa tapiha ’a e aore ia no
fa ’anahonahora ’a i te ’ohipa no te ratere i
Mahina. Tei te fare ’oire “Mairie”, le pu fare
te
ha’api’ira’a tuatoru ’e te ’ohipa ri’i ho’o tao’a,
te pae ’ohipa rima’i teie e fana’o nei i te tahi
taime i te mau fa ’a ’ile ’ite-ra ’a ho ’o, te vai nei te
reira ipiha’i iho i le mori lurama ’o Tefauroa.
Tei roto ato’a i te ’oire ’o Mahina te pu ’ohipa
C.E.A. Tei reira te ha’amaura’ahia te mau titi
nô te ’ohipa taniuniura’a nô te reva ’e ’oia ato’a
te pu ma’imira’a i te mau rave’a ’api no te ’ito
fa ’a ’apihia.
MARINE (fin du XVIII= siècle). Chef de
*Moorea, vassal et parent des *Marama,
famille d'*ari’i dominant Hle au milieu du
XVIII® siècle. En 1773, il se rendit maître
de Moorea et chassa son oncle Teriitapu-
nui, Vari’i en titre. Celui-ci trouva refuge
auprès de Tu (futur *Pomare l®®) et suscita
la formation d’une coalition pour recon¬
quérir ses terres. L’armée commandée par
les chefs de Tahiti fut battue et Tu dut
mahu. Homme travesti qui, dans l’an¬
cienne société tahitienne, vivait à la
manière des *femmes et en leur compagnie.
Certains mâhü étaient homosexuels mais
ce n’était pas une caractéristique essen¬
tielle,
contrairement aux *raerae
D’après les observations faites
modernes.
par les premiers navigateurs, ils existaient
à l’époque de la Découverte et il ressort que
le phénomène mahune s’inscrivait pas dans
le cadre d’une décadence générale mais
était, au contraire, une institution sociale,
ancienne et bien réglée. L’explication sociologique la plus plausible de cette coutume
le mâhij, membre reconnu de la
communauté polynésienne
te màhü, mero
ma ’ohi
’itehia nô te nuna'a
pourrait être formulée de la manière sui¬
vante: il s’agit d’une “image négative”,
aussi courante dans certaines sociétés que
les “images positives”, telles que les héros
et vedettes de
la politique, du cinéma, du
sport et des guerres, constamment exaltés à
notre
époque par les médias. En d’autres
mots, les mâhü étaient autrefois des anti¬
héros qui montraient à la jeunesse le che¬
min qu’il ne fallait pas emprunter. On ne
doit cependant pas en conclure que les
mâhü étaient des parias. Ils étaient tou¬
jours bien traités et très recherchés comme
domestiques, à cause de leurs connais¬
sances parfaites des travaux féminins. Il
existait des mâhü dans les autres îles de
Polynésie ; le terme
d’un lieu à l’autre.
les désignant variait
►
mahu. Te hô'ë teie ta’ata, e tino tane, te peu
_
_
_
’oia i te peu a te vahiné. E tao ’a
maita ’i te mâhü i te utuafare. E mau ta ’ata ma
ra, e rave ia
roa
’e te ’atu’atu i te ’ohipa o te orara’a. E au
Tepou et Pu, mahu des Tuamotu
13
MAI
mahu i te ’ohipa ha’apa'o tamari'i, te
’ahu, te nira ahu, te nira tifaifai. Te mau
huru ’ohipa ato 'a e ravehia e te vahiné, e rave
ato ’a te mahu mai te ’a ’au tae ’e te ha
’apa ’o.
Efeiâ maita ’i roa i te ’ohipa nô te tunu mâ’a.
Mai te mea ra e, tei te mau pae Porinetia noa
roa te
pu ’a
nei teie huru ta ’ata, no reira, ’ua maere te
papa ’a i te
mai,
’itera ’a i te mahu.
nom
l’année.
masc.
Cinquième mois de
• Mai 1968.
Large mouvement de contes¬
tation qui se développa en France durant
les mois de mai et juin 1968 (en particulier
entre le 4 mai et le 30 mai).
Parti d’une révolte étudiante, le malaise
devint social puis politique avant de se
résorber avec les *élections législatives des
23 et 30 juin 1968. Les événements se
situent dans un contexte plus général de
crise de société qui toucha de nombreux
occidentaux; États-Unis (depuis
1966), Allemagne fédérale, Italie, Japon...
C’est en France cependant que la contesta¬
tion atteignit son paroxysme.
Le malaise partit de r*Université. Celle-ci,
qui avait doublé ses effectifs de 1961 à
1968, cessait d’être le monopole des classes
privilégiées. Son fonctionnement, son
enseignement, sa philosophie n’étaient plus
adaptés à des *étudiants venus d’horizons
sociaux élargis, se préoccupant de leurs
débouchés et que l’éveil politique amenait
pays
Mal 1968. 1. Manifestation
d’étudiants et forces de poiice
autour de ia Sorbonne. 2. Défiié
gauiiiste du 30 mai 1968 sur ies
Champs-Éiysées.
à la contestation d’une société paraissant
figée au sein d’un monde en mutation. Les
mouvements gauchistes furent souvent les
animateurs de la contestation étudiante. Ils
tiraient leur inspiration d’une interpréta¬
tion de l’expérience chinoise (maoïsme) ou
de la critique du *communisme soviétique
(trotskysme). La crise, qui se préparait
depuis plusieurs mois, éclata à l’université
de Nanterre (fermée le 2 mai), puis à la
Sorbonne (fermée le 3). La semaine d’af¬
frontements plus ou moins violents entre
les étudiants et les forces de l’ordre aboutit
à l’émeute qui enflamma le Quartier latin
dans la nuit du 10 au 11 mai. La révolte
gagna bientôt la province et s’étendit hors
de l’Université. Elle déboucha sur une
grande manifestation rassemblant 800 000
personnes à Paris le 13 mai, et sur un mou¬
vement de *grève sans précédent
qui tou¬
cha bientôt 9 millions de travailleurs. A la
crise étudiante succédait donc une crise
sociale que les *syndicats eurent beaucoup
de mal à canaliser, et qui déboucha logi¬
quement sur une crise politique. Georges
*Pompidou, Premier ministre, revenu
d’Afghanistan et d’Iran le 11 mai, et le
général de *Gaulle, qui maintint un voyage
en Roumanie, du 14 au 18
mai, n’ont pas
d’emblée compris la gravité des événe¬
ments et les mesures prises après les trou¬
bles des 10-13 mai n’améliorèrent pas la
situation qui continua à se dégrader. En
fait, ni les syndicats, qui négocièrent du 25
au 27 mai les accords de Grenelle
rejetés
par la base le 27, ni les partis d’opposition
traditionnels qui se mobilisèrent le 28 mai
(François *Mitterrand se déclara alors prêt
à assumer le pouvoir) n’ont vraiment com¬
pris les motivations des étudiants et de
beaucoup de jeunes. Le grand débat sur la
société voulu par les mouvements gau¬
chistes se heurta à des préoccupations plus
terre à terre de revendications
profession¬
nelles et de discussions sur les salaires.
Ce manque d’unité permit finalement au
gouvernement de reprendre les choses en
main. Ainsi, après avoir fortement hésité
(témoin son voyage-éclair à Baden-Baden),
de Gaulle prononça un discours d’une
grande fermeté le 30 mai, où il annonça la
dissolution de 1’* Assemblée nationale et sa
volonté de maintenir l’ordre jusqu’aux
nouvelles élections. Cette intervention fut
immédiatement suivie de grandes manifes¬
tations de soutien des forces de droite, à
Paris et en province. Les jours suivants, le
calme se rétablit et les élections
purent se
dérouler normalement. Elles se soldèrent
par un très large succès de la majorité gaul¬
liste sortante, mais rien cependant ne fut
plus tout à fait comme avant : le prestige de
de Gaulle fut battu en brèche, la remise en
cause des valeurs traditionnelles eut effec¬
tivement lieu dans les familles, à l’école, au
travail... Enfin, la grève prolongée coûta
cher au pays qui ne se releva de mai 1968
14
MAIN-D’ŒUVRE
que pour tomber dans la crise de 1973.
• Les événements de mai 68 n’ont
pas
ari’i Nuutapu est identique aux marae de
Huahine, avec un *ahu de 20 m de long sur
large, formé de dalles de corail
affecté la Polynésie française, si ce n’est par
4 m de
premier tour, qui se déroula plus tard qu’en
Métropole, le 7 juillet, confirma Francis
*Sanford dans ses fonctions de *député.
rassemblés dans le village de Taora o mere.
le biais des élections législatives, dont le
Francis Sanford, allié à John *Teariki au
sein du Te *E’a
Api no Te *Here Ai’a,
remporta une large victoire sur Nedo Sal-
Taufa, en recueillant à lui
mon et Charles
seul 58,39% des suffrages. Ce succès d’un
candidat autonomiste contre le candidat
gaulliste Nedo Salmon montre à quel point
le Territoire était alors plus préoccupé par
l’évolution de ses liens avec la Métropole
que par une crise dont l’intérêt lui
échappait.
Hom. : une maie : huche à pain ; mais (adv.
et conj.); mets (nom masc.) ; maye (nom
fém.) ; formes du verbe mettre.
Voir aussi : me.
dressées.
Les 190 habitants de Maiao (1983) sont
«La richesse de 171e c’est le
*pandanus.
C’est ici, en effet, que sont confectionnés
une
bonne
partie des toits végétaux de
Tahiti et Moorea, comme on les faisait
autrefois, avant l’introduction de la tôle
ondulée. Et paradoxe - cette île qui n’ap¬
-
précie pas le tourisme au point de refuser
qu’on lui trace une piste d’aviation qui la
rendrait trop accessible, cette île tire sa
prospérité indirectement du tourisme» en
se livrant à l’art du
'•^tressage pour les toits
des hôtels {Les Nouvelles). Deux autres
ressources complètent la précédente : le
*coprah et la pêche.
maiki voir pirogue.
MAI voir Ornai.
MAIAO (en français ; la griffe). Située par
17°39’ sud et I50°38’ ouest, Maiao est une
des îles de l’archipel de la *Soeiété. Elle fait
partie des îles du Vent et constitue une
section de la
commune
de *Moorea
-
Maiao. Son petit massif montagneux cen¬
tral, d’origine volcanique, ne eouvre que
10 km^ et culmine à 154 m. Cette île était
vassale de *Huahine à l’arrivée des Euro¬
péens et les Tahitiens l’appelaient
Tupuaemanu.
La légende y situe dans une grotte la naissanee d’un lézard à peau jaune (Moorea)
qui avait atteint une taille gigantesque et
dut quitter Maiao pour se rendre à *Eimeo.
11 mourut d’épuisement en mer et les cou¬
rants portèrent son cadavre sur le rivage de
cette île qui prit le nom de Moorea.
Des travaux archéologiques menés dans
les années 60 permirent de dénombrer une
vingtaine de * marae, des *pa’epa’e et *terrasses d’habitation, des terrasses de cul¬
tures, des tombes et des puits. Le marae
maillet, nom masc. Marteau à deux têtes,
en bois dur, qui sert à frapper, à enfoncer.
• maillet à
*tatouage. Pour faire pénétrer
la teinture, le maître tatoueur utilisait un
*peigne à tatouage et «un seeond bâtonnet,
plus lourd, pour frapper le premier
lorsque la peau avait été perforée» (W. *E1lis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
La forme de cet instrument était éloignée
du maillet habituel, mais le terme a néan¬
moins été retenu par les ethnologues et
préféré à celui de bâton spatulé.
Le *battoir à tapa (i’e) est parfois appelé
un peu
maillet.
main-d’œuvre, nom fém. Part du travail
salarié intervenant dans une activité pro¬
ductive.
Le
coût
de
la
main-d’œuvre
dépend de la quantité de travail utilisée et
de son prix. Par extension, ce terme dési¬
gne 1 ensemble des salariés.
La main-d’œuvre en activité en Polynésie
|e massif de Maiao et sa couronne
de motu
15
MAIORE
s’élevait en 1983 à 44 900 personnes sur un
total de 57 863 *actifs.
L’Agence de r*Emploi et de la Formation
professionnelle a succédé en 1987 à l’Office
de la M ain-d ’Œuvre, chargé de recenser les
offres et les demandes d’emploi. Ses attri¬
butions sont plus étendues.
Les maires des communes
de Polynésie française en 1988.
Iles du Vent
PAPEETE
Oscar Temaru
PUNAAUIA
Jacques Vii
Jacky Graffe
Tuianu Legayic
PAEA
maiore voir arbre à pain.
PAPARA
TEVA 1 UTA
TAIARAPU OUEST
mairai. Arbuste de la famille des Aquifoliacées : Ilex taitensis. On le trouve dansdes
humides en altitude, poussant dans
les rocailles. Son port rappelle celui du
Houx de France. «Ses feuilles sont vertes,
zones
maira'i
glabres, coriaces et d’un goût amer. Autre¬
fois, les Tahitiens les mâchaient pour lutter
contre la fatigue car elles possèdent une
action stimulante analogue à celle du Maté
du Paraguay (Ilex paraguensis)» (Paul
Pétard).
maire. *Fougère ornementale et odorante
de la famille des Polypodiacées :
Polypodium vitiense ou Polypodium pustulatum.
«Les frondes de cette espèce qui est très
répandue dans les portions ombragées des
vallées sont préférées à toutes les autres
pour tresser des ^couronnes car elles ont
un parfum agréable et elles gardent très
longtemps leur fraîcheur. Autrefois, les
Tahitiens les utilisaient pour confectionner
le horo, faisceau parfumé destiné à orner
leur noire chevelure» (P. Pétard : “Plantes
utiles de Polynésie’’).
Chaque année, le Groupement de Solida¬
rité des Femmes de Tahiti organise, fin
mai, début juin, une journée du maire qui
se termine à l’hôtel Tahiti par un grand
*tama’ara’a et un bal.
Tinomana Ebb
Roger Doom
TAIARAPU EST
Tutaha Salmon
HITIAA O TE RA
Albert Taruoura
MAHINA
Emile Vernaudon
ARUE
Jacky Teuira
PIRAE
Gaston Flosse
MOOREA-MAIAO
Franklin Brotherson
lies Sous-le-Vent
HUAHINE
Jean Temauri
RAIATEA
UTUROA
Philippe Brotherson
AVERA
Toni Hiro
VAIAAU
Michel Doucet
TAHAA
Monil Tetuanui
BORA BORA
Taratua Teriirere
MAUPITI
Tarano Yee On
Australes
RIMATARA
Hatua Tematahotoa
RURUTU
Manao Teauroa
TUBUAI
Frédéric Florès
RAIVAEVAE
Tetuaura Oputu
RAPA
Lionel Watanabe
Tuamotu-Gambier
ANAA
ARUTUA
Anselme Yip
Rua Rehua
FAKARAVA
Fareea Fareea
FANGATAU
Francis Pere
GAMBIER
Lucas Paeamara
HIKUERU
Jean Perry
HAO
MAKEMO
MANIHI
NAPUKA
PUKA PUKA
Bernard Tangi
Tiave Mariterangi
Jeannot Mataoa
Joseph Houariki
Charles Tefau
►
maire. E ’aihere mou'a teie, e rau ’ere no ’ano ’a
RANGIROA
Henri Marere
REAO
Teaveave Teaka
roa,
TAKAROA
Fakarenu Rehua
ia maemae ihoa ra. 'Va rau huru maire, e
tupu nâ teie rarauhe nâ te mau vahi maru ’a i
roto
i te mau fa’a, e tanu ato'a hia i tepaefare.
E rarauhe fa ’atupu
’e te marumaru.
’ohie roa, ia rahi ra te pape
E ravehia te maire no te taviri i te hei. la
’ano’ihia ’oia i te tahi mau tiare no’ano'a, e
tao 'a ha ’aviti mau
’e te au i roto i te no ’ano ’a
tiare. I te matamua, e hamani na te mau
TATAKOTO
Ernest Teagal
TUREIA
Wini Brander
NUKUTAVAKE
Gérard
Picard-Robson
Marquises
FATU HIVA
Henri Maraeîaata
HIVA OA
Guy Rauzy
NUKU HIVA
Edwin Pahuatini
vahiné i te "oro”’, no te tahuna i roto i to
TAHUATA
Tehaumate
UA HUKA
Léon Lichtié
tefa’aterera’a o te tau matamua, ia tonohia te
ve’a nô te haere e fa ’a ’ite i te parau ’api i te
UA POU
René Kohumoetini
râtou rouru ’ei fa ’ano ’ano ’a i te rouru. I roto i
tahi mata ’eina ’a ’e, ’ei raumaire to te rima e
’itehia ia ’oia e, e parau ’api ta teie ta ’ata e
haere mai nei e fa’a’ite. / te mptahiti ho'ë i te
efa’atupu te “Tomite o te
vahiné no Tahiti" i te tahi taurua ia ratou
area ava’e me-tiunu,
mau
i ma’iri te i’oa te "taurua no te maire".
maire,
nom
masc.
Premier *magistrat
d’une ^commune, élu en son sein par le
*conseil municipal. Le maire est à la fois
représentant de la commune et agent de
l’*État.
16
Jean Juventin
FAAA
Tetahiotupa
En tant que représentant de la commune, il
prépare et exécute les ^délibérations du
conseil municipal -en particulier en
matière budgétaire-, il organise et dirige
les *services communaux et signe des
*arrêtés municipaux destinés à assurer
l’ordre ou la sécurité (*police municipale).
En tant qu’agent de l’État, il est chargé de
faire connaître
et exécuter les *lois qui
émanent du *pouvoir central ; il dresse les
*listes
électorales, organise
le *recen-
permis de construire.
ailleurs, il est *officier d’état civil
sement et délivre les
Par
(enregistrement des naissances, mariages,
décès...) et officier de police judiciaire.
Depuis la loi de décentralisation du 2 mars
1982, le maire dispose de pouvoirs budgé¬
taires plus étendus et ses actes comme ceux
du conseil municipal sont contrôlés a pos¬
teriori et non plus a priori par l’État.
• En Polynésie française, la situation des
maires est originale à deux titres. D’une
part, la loi de décentralisation de 1982 ne
concerne pas les *Territoires d’Outre-Mer ;
d’autre part, certaines communes se subdi¬
visent en communes associées qui ont à
leur tête des maires délégués ne disposant
que des pouvoirs d’officier d’état civil et de
police judiciaire.
Voir aussi : mairie.
Hom. : la *mer ; la mère ; mère (adj. fém.).
►
tavana ’oire.
Te tavana ’oire, e ti'a ma'ilihia i
i le hôe
'apo ’ora'a ’oire no le fa’alere i te
rolo
Apo’ora’a ’oire, e te tapurai upo’oti’a mai. na raton e ma’iti i te
’oire. E mana to te tavana ’oire ia
fa’atere i te ’oire ta’ato’a.
Tôna tôro’a, efa’aineine ’e efa’a’ohipa i te
mau fa ’aotira ’a ato ’a i tuatapapahia i roto i le
apo’ora’a ’oire. no te terera’afaufa’a anei, no
te terera’a ’ohipa anei i te pae tivira. E fa’atere
’oia i te mau pu ’ohipa ato ’a o te ’oire, nana e
tu’urima i te maufa’aturera’a e au no te ’oire,
no te arai i te mau fifi e nehenehe e tupu mai i
te pae nô te ture taea, ta tatou ia e ’ite nei i te
.
’oire. I te pae no tona mana, na te
Hau Metua, e mana to te tavana ’oire no te
mau muto ’i
fa’a’itera’a ’e te fa’a’ohipa i te mau ture ato’a a
te Hau Metua. E fa’aineine ’oia i te tapura feiâ
mâ'iti, ’oia ato’a te tapura tai’ora’a ta’ata i roto
i te ’oire, e ha’apa’o ato’a ’oia i te horo’ara’a i
teparau fa’ati’a no te hamanira’afare i roto i
tôna ’oire tana e fa ’atere ra. Ei iana
ha’amanahia ai te mau parau janaura’a, te
parau fa’aipoipora’a, te parau pohera’a. E
ra’atira rahi ’oia no te mau muto’i, ’o tona
’oire. Mai te manara’a te ture ho te 2 no mati
1982, ’ua noa’a i te tavana ’oire te tahi mau
mana
e atu
i le pae no te mau ha ’amau ’ara ’a
’imira’afaufa’a ’eifa'arava’i i te
afata a te ’oire. i raro a ’e ihoa ra i te mana
hi’opo’a a te Hau Metua. l Porinetia, e piti
aore
ia mau
maïs, nom masc. Zea mays. Tahitien: tô
*Céréale de la famille des Grami¬
nacées originaire d’Amérique tropicale et
cultivée pour ses graines comestibles riches
en *amidon. Du maïs on peut tirer de la
farine ou de l’huile ; les grains peuvent
aussi être consommés cuits ou grillés et il
existe des variétés de maïs-fourrager.
• En 1768, ^Bougainville planta un peu de
popaa.
maïs à l’intention des habitants de Hitiaa.
Les *missionnaires protestants en culti¬
vaient dans leurs enclos de la pointe Vénus
et le
pharmacien-botaniste Gilbert *Cuzent
écrivait en 1860: «Tous les terrains sem¬
blent convenir à cette plante qui donne non
seulement de très beaux épis mais encore
fourrage excellent. Nous avons vu, à
(Papeete), le maïs fournir 3
récoltes par an. Les tiges avaient trois
mètres de hauteur et portaient souvent six
épis chacune» (“Archipel de Tahiti:
recherche sur les productions végétales”).
Aujourd’hui, quelques maraîchers en pro¬
duisent pour la vente au marché, mais la
un
’oire. Na te huira'atira o te ’oire iho e ma’iti i
tavana
tiers d’hôtel de ville.
Taunoa
te mau mero no te
mero
cipaux comme r*état civil, l’*équipement,
r*urbanisme... On parle alors plus volon¬
’e
vahi hurue ri’i nô te li’ara’a tavana ’oire. A
tahi, teie ture ’api no te matahiti 1981-1982 lei
ha'amanahia nô Porinetia ana’e, are'a te piti,
teie ia mau ’oire e parauhia e mau tuha ’a ’oire,
lei roto ia raton le mau tavana ’oire mono a
ta’a noa atu ai ’e ho’e ihoa tavana ’oire no te
fa’atere ia rôlou. Tei mau tavana ’oire mono
no te pae tivira noa ’e te tuha ’a no te arai fifi
(muto ’i) tôrôtou ia li’ara’a, to ratou mana tei
reira noa eiaha ra no te ta’ato’ara’a o le ’ohipa
mai te tavana ’oire mau.
consommation de maïs
Brésil (21,1
bureau du *maire et où se réunit le *conseil
municipal. Suivant l’importance de la
*commune, on peut y trouver également
les bureaux des adjoints, un secrétariat
général, ainsi que différents *services muni¬
conserve
est
millions de tonnes).
maison, hom fém. Construction destinée
à l’habitation humaine.
Édifice servant à
usage particulier : une maison de santé,
une maison de la culture, une maison de
un
commerce.
Au
figuré : ensemble de per¬
sonnes vivant sous le même toit ou appar¬
à la même lignée: la Maison
d’Espagne.
Désigne ce qui est fait à la maison (une
recette maison) ou qui est particulier à un
tenant
établissement : une formation maison.
• Maison familiale rurale (M.F.R.). Éta¬
qui propose aux jeunes gens
atteint le niveau du Certificat
d’Études primaires de suivre une forma¬
tion adaptée à leurs besoins quotidiens tant
sur le plan professionnel que familial. Les
moniteurs et les monitrices organisent des
activités pratiques, des cours, des visites
régulières permettant d’approfondir
blissement
ayant
connaissances et savoir-faire dans les
domaines de l’artisanat, de l’agriculture, de
la pêche, de la mécanique et de la gestion.
«Orienté
mairie, nom fém. Bâtiment qui abrite le
en
importante.
Les principaux pays producteurs sont les
États-Unis (194 millions de tonnes en
1984), la Chine (72,6 millions de tonnes), le
vers
l’économie
familiale
et
rurale, l’enseignement dispensé permettra
aux jeunes filles de se former dans le
domaine de la cuisine (techniques culi¬
naires, équilibre et diversification des
menus, conservation.,.), de la culture
(confection d’habits simples et entretien du
linge), de la santé et l’hygiène (nourrissons.
MAITO
enfants, adultes), en insistant particuliè¬
rement pour chacune de ces branches sur
l’aspect économique et les notions de bud¬
get familial» {La Dépêche). En Polynésie,
les M.F.R. dépendent d’un comité territo¬
rial fonctionnant sous la tutelle du minis¬
tère territorial de
l’Agriculture. En 1987,
elles sont au nombre de 4: une à Papara,
deux à Vairao et une à Tahaa.
maito.
Ctenochaetus
striatus.
maito
coraux.
De forme
Poisson
arrondie,
aplati latéralement, il possède une petite
bouche et se nourrit principalement d’Algues qu’il arrache grâce à ses petites dents.
Sa chair est très appréciée des Polynésiens
qui la consomment malgré des risques
d’empoisonnement. Sa vente est interdite
dans les *marchés municipaux, mais les
pêcheurs en proposent au bord des routes.
Les maito les plus gros atteignent 20 cm de
long.
•
Le Maito. *Hebdomadaire fondé à
Papeete
en septembre 1987. Dirigé par
Lacourrège et Marc Nari, il pro¬
posa, jusqu’en juin 1988, des analyses
d’événements locaux (politiques, culturels,
sportifs...) en une cinquantaine de pages,
sous un format et une présentation voisins
des grands hebdomadaires parisiens. Par le
ton employé et les sujets abordés, le Maito
Gérard
situait dans la mouvance du *Tahoera’a
Huira’atira de G. *Flosse. Le tirage
hebdomadaire était de 2 000 exemplaires.
se
►
maito. E Va teie e ’ite rahia na roto i te mau
rot O ato'a O
Porinetia. E parau ato ’a hia e i 'a
a’au e'ere i te Va tua. Ei’a ’omenemene,
parahurahu, are ’a tona ’utu, mea hu’a roa.
Tana ma’a o te mau rimu ato ’a ia tana e
la majorité relative (ou simple), c’est-à-
dire le nombre de voix le plus élevé atteint
par un candidat par rapport à chacun de
concurrents.
ses
majorité constitutionnelle qui est la
majorité absolue des membres de 1’*As¬
la
semblée nationale (et non seulement des
suffrages exprimés par les députés). Cette
majorité est requise, par exemple, pour le
vote d’une *motion de censure.
la majorité renforcée ou qualifiée
qu’exige la loi pour certains actes. C’est le
cas pour une révision de la *constitution
qui ne peut être valide que si les deux tiers
des parlementaires se sont prononcés en sa
-
faveur.
Par extension, le nom de majorité est
donné, en démocratie pluraliste, au parti
ou à la coalition qui domine le Parlement
et exerce le pouvoir, face à l’*opposition.
Autre sens ; âge auquel une personne peut
exercer ses droits civiques tout en étant
reconnue responsable de ses actes. Depuis
1974, chaque Français est majeur à 18 ans
révolus.
MAKATEA. *Atoll soulevé des
*Tuamotu du Nord-Ouest, situé par 15°50’
sud et 148°15’ ouest, à 230 km au nord-est
de Papeete.
L’île est un plateau corallien
couvrant 30 km^ ; son altitude moyenne est
50 m, mais elle culmine à 110 m et
domine l’océan par des ^falaises abruptes.
Le soulèvement de Makatea est une
de
réponse élastique de la *lithosphère à l’en¬
foncement des îles de Tahiti et Moorea. Le
plateau calcaire a été érodé par les eaux de
pluie et des formes karstiques sont appa¬
atu
rues
’e te vai nei te mau fifi nô te ta’ero i’a.
’Ua ’opani roa hia te maito nô te ho ’o i roto i
te mâtete are’a ra,
ia tae i te mau tau horora’a
maito, e pinepine e ’itehia te ho ’ora ’a maito na
te mau hiti pUrumu.
maVu’utafa’i. Également appelée nman-
matafa'i ou rimarimafenua. Lycopodium
cernuum. Plante rampante voisine des Fou¬
gères de la famille des Lycopodinées. Ses
tiges portent des feuilles en forme d’écailles
et sont terminées par des épis à sporanges
jaunâtres. On l’utilise pour la confection de
*couronnes de tête.
18
C’est la plus couramment utilisée.
-
i’a monamona ’e te au rahihia ’e te mâ’ohi noa
farerei nei na le pae a’au ’e te mau to’a ’aoa. E
mai'u’utala'i
-
-
chirurgien noir que l’on trouve dans tous
les lagons de Polynésie nageant autour des
massifs de
plusieurs types de majorité :
la majorité absolue, c’est-à-dire au moins
la moitié des suffrages exprimés plus un.
majorité, nom fém. Terme signifiant “le
plus grand nombre”. Ensemble des voix
nécessaires à une personne, un parti, un
gouvernement, pour exercer légitimement
une fonction ou un
pouvoir. En régime
démocratique, les décisions se prennent
toujours à la majorité, mais on distingue
à la suite des infiltrations d’eau et de
leur travail de dissolution : cuvettes super¬
ficielles, grottes et trous d’effondrement.
Le terme polynésien makatea désigne d’ail¬
leurs les *récifs et autres surfaces coral¬
liennes présentant un aspect ruiniforme.
Les excréments de grandes colonies d’oi¬
seaux se sont
la
base
de
mélangés au calcaire et sont à
la
formation
des
sables
phosphatés.
• La *Compagnie française des *Phosphates de l’Océanie se livra à l’exploitation
du minerai de Makatea entre 1908 et 1966.
quantité totale extraite s’est élevée à
11,2 millions de tonnes avec un maximum
La
annuel de 376000 tonnes en 1960. «Pen¬
dant toute cette période, l’exploitation de
Makatea a fortement marqué la vie éco¬
nomique de la Polynésie. Les rentrées fis¬
cales ont pu atteindre 24% du budget du
Territoire en 1960» (“Encyclopédie de la
Polynésie”, tome 7). Sur l’île, la population
ouvrière s’est élevée à près de 1000 per¬
dans les années 50. Des Japonais,
sonnes
MAKATEA
puis des Chinois et des Vietnamiens, ont
été recrutés dans les premiers temps. Ils ont
été
progressivement remplacés par des
Polynésiens des *Établissements français
de rOcéanie et des travailleurs des îles
*Cook. La marche de l’exploitation a exigé
d’importantes *infrastructures : une usine
de séchage fonctionnant jour et nuit, trois
silos pouvant contenir 30000 tonnes de
minerai, une *centrale thermique, deux
lignes de *chemin de fer, une gigantesque
passerelle mobile permettant de charger
500 tonnes de minerai à l’heure dans les
cargos mouillant au large. L’équipement
de nie comprenait aussi «les logements
pour l’ensemble de la main-d’œuvre avec
les services sociaux (hôpital, écoles, cercles
de réunion, église et temples), administra¬
tifs (poste, gendarmerie) et commerciaux
(...)>>.
Le village de Vaitepaua «forme un ensem¬
ble bocager assez lâche avec des bungalows
ou des bâtiments collectifs à un étage
répartis au milieu de multiples pelouses ou
jardins fleuris où poussent quelques bana¬
niers, papayers ou arbres à pain» (François
Doumenge : “L’Homme dans le Pacifique
Sud’’). A Temao, un autre village abritait
une partie de la main-d’œuvre tandis que
Momu était habité par des agriculteurs
maraîchers.
Aujourd’hui, la brousse a recouvert la plu¬
part des installations et il ne reste plus que
43 habitants dans Hle (1983), rassemblés à
Momu et vivant de l’agriculture, de l’ex¬
ploitation de la cocoteraie et d’un peu de
zone
Makatea
au
temps de
l’extraction
des phosphates.
littorale basse
falaise calcaire
□ plateau calcaire karstifié
des gisements de
phosphates principaux
zone des gisements de
phosphates secondaires
zone
chemin de fer
«
route
platier de Temao. 3. Destruction
de la jetée métallique, en 1988.
4. Sortie du temple à Vaitepaua.
5. Les falaises coralliennes de
I agglomération
0
Makatea. 1. Port d'embarquement
des phosphates. 2. Les anciens
cantilevers de chargement sur le
1
Temao
Momu
l’atoll soulevé.
2 km
MAKEMO
pêche. Autrefois rattachée administrative¬
ment aux îles du Vent, Makatea est aujour-
d’hui
*commune
une
associée
de
Rangiroa.
1986 (nombre de cas).
grippe
5 695
conjonctivite
4 450
(dont ‘rhumatisme articulaire aigu
maladies de l'appareil respiratoire
1 179
diarrhées présumées Infectieuses
4 718
tre, situé par 16°37’ sud et 143°35’ ouest.
Makemo possède un des plus grands
maladies de l'appareil circulatoire
1 182
varicelle
273)
944
65 km du nord-ouest au sud-est. L’île est le
maladies vénériennes
701
chef-lieu d’une *commune et compte 360
oreillons
479
*dengue
225
hépatites
'méningites bactériennes et virales
'tuberculose pulmonaire
174
habitants en partie rassemblés au village de
Pouheua. Un centre scolaire inter-îles y
accueille les élèves venus des atolls voisins.
principales ressources de Makemo
sont le *coprah et la *perliculture.
• Makemo est la
patrie du héros Moeava,
guerrier fameux qui accomplit de nom¬
breux exploits dans l’archipel des Tua¬
motu. La *légende raconte qu’il tomba
Les
amoureux
de
Huarei, reine de l’île de
Tepukamaria et que sa demande en
mariage fut acceptée. Quelques jours plus
tôt, le géant Patira avait fait sa cour à la
jeune fille et, lorsqu’il apprit que Moeava
l’avait épousée, il entra dans une violente
colère. Les deux champions se défièrent
d’de en île et décidèrent de se retrouver à
Makemo pour un combat singulier. Arrivé
le premier,
Moeava eut tout le temps de
une fronde gigantesque pour
abattre son rival. Lorsque celui-ci parut à
préparer
l’horizon, il l’arma d’une grosse pierre
fonde et lisse, adressa une prière au dieu Tu
puissant coup à la tête.
Depuis, on peut admirer un énorme galet
rond et lisse dans le lagon de Makemo, près
de Rehaga : c’est la pierre de Moeava.
et tua Patira d’un
Makemo
Passe de\
■r.TAPUHIRIA
PUNARUKU
Village
POUHEUA
_
passe ARIKITÂNINO
-i, TEUTUGA
r.
•
\HERE RUGA
malacologie, nom fém. Partie de la *zoologie qui étudie les *Mollusques, animaux
à corps mou.
maladie, nom fém. Altération de la *santé
ou de l’équilibre d’un être vivant. Selon la
façon dont elle se manifeste, une maladie
peut être aiguë (intense et à évolution
brusque), chronique (longue et à dévelop¬
pement lent), *endémique, c’est-à-dire par¬
ticulière à une région. Selon son mode de
20
le Service de Santé publique de Polynésie
à l’Organisation mondiale de la Santé en
MAKEMO. * Atoll des *Tuamotu du Cen¬
*lagons des Tuamotu : sa largeur varie de 5
à 8 km seulement, mais il s’allonge sur
village de Pouehua à Makemo
Les principales maladies déclarées par
tumeurs malignes
220
130
78
transmission ou de développement, elle est
héréditaire, acquise ou épidémique (para¬
sitaire, microbienne, virale...), de carence,
infectieuse ou inflammatoire.
• Isolés du reste du monde par d’immenses
étendues océaniques, les Polynésiens igno¬
raient jadis
la plupart des maladies qui
affectaient les Européens et les autres peu¬
ples continentaux. Selon Daniel *Solander
*naturalistes de l’expé¬
dition de James *Cook, «il n’est pas besoin
de dire qu’il y a peu de maladies chez un
peuple dont la nourriture est si simple et
qui en général ne s’enivre presque jamais et
si l’on en excepte quelques accès de coli¬
que, qui leur arrivent même rarement,
nous n’avons point vu de maladies criti¬
ques pendant notre séjour dans l’île. Les
naturels du pays cependant sont sujets aux
érysipèles et à une éruption cutanée de pus¬
tules écailleuses, qui approchent beaucoup
de la *lèpre» (cités dans B. Danielsson :
“Tahiti autrefois”). James *Morrison,
second maître à bord du *Bounty, ajoute
dans son journal que «leurs principales
maladies sont la folie, ou dérangement
mental, les fièvres, les toux et les rhumes,
les enflures de bras et de jambes, enflures
sous les oreilles, des hernies et
quelques
et Joseph *Banks,
autres encore».
Les équipages des découvreurs européens
puis des navires *baleiniers répandirent de
nombreuses maladies contre lesquelles les
Polynésiens n’avaient aucune défense
immunitaire. C’est ainsi que la *grippe, la
*rougeole, la *tuberculose, la *syphilis...
causèrent une chute démographique dra¬
matique entre 1770 et 1880.
Depuis la fin du XIX® siècle, les services de
santé se sont considérablement étoffés et
luttent efficacement contre tous les types
de maladie. Les comportements populaires
devant la maladie se sont en partie calqués
des Occidentaux, mais, d’après
Lemaître, chercheur à
l”*’O.R.S.T.O.M., les Polynésiens gardent
leur propre conception de la maladie.
sur ceux
Yves
MALAISIE
«Trois maladies se distinguent par le rôle
qu’elles jouent dans la *médecine polyné¬
sienne. La première, le he’a, se traduit par
l’écoulement d’humeurs blanches hors du
corps : pus, pertes blanches... La deuxième,
le ira, se manifeste sous forme de troubles
MALAISIE ou Malaysia. État de r*Asie
du Sud-Est couvrant 329 748 km^, établi
sur
la
partie méridionale de la péninsule
malaise (Malaisie occidentale) et au nord
nerveux, de douleurs... Enfin la troisième
(territoires de Sarawak et de
Sabah). Le relief est très montagneux,
exposé à la mousson et couvert par la forêt
porelles allant de la plus légère, comme
celle qui est occasionnée à un enfant porté
des peuples polynésiens et le lieu d’origine
est le fati qui comprend des atteintes cor¬
dans une mauvaise position. Jusqu’à la plus
de Bornéo
équatoriale.
La Malaisie est probablement le berceau
de nombreuses
Polynésie.
plantes vivrières cultivées
grave comme les fractures osseuses. Le mot
en
maladies sont considérées comme des fac¬
puis hollandaise (1641-1795) et enfin
britannique, la Malaisie a acquis son
indépendance en 1957.
• C’est un État fédéral vivant en
régime de
monarchie constitutionnelle. La popula¬
tion s’élève à 15 700 000 habitants (1985)
dont 800 000 pour l’agglomération de
Kuala Lumpur, la capitale. La Malaisie
fati veut d’ailleurs dire cassure. Ces trois
teurs déclenchants pour toute une série de
exemples montrent d’ail¬
maladies. Ces
leurs que les idées et les termes médicaux
polynésiens s’écartent notablement des
équivalents par lesquels on serait tenté de
les traduire
en
français. Traditionnelle¬
ment, on soigne les enfants préventivement
contre les effets du he’a et du ira» {Les
Ancienne colonie portugaise (1511-1641),
Nouvelles).
Une autre distinction est faite entre “mala¬
dies naturelles”, que l’on soigne seul ou
avec l’aide d’un médecin, et “maladies sur¬
naturelles” telles les maladies défigurantes
qui ne cèdent pas à des traiteDans ce dernier cas, on ne
fait appel qu’à un guérisseur {*tahu'a) aidé
par des esprits, le plus souvent ceux des
ou
celles
m.ents répétés.
ancêtres.
Voir aussi : épidémie, hygiène.
►
ma’i. ’Ua rau te huru tupura’a no te ma’i.
vai nei te mau ma ’i, mai te fiva, te mauiui
Te
upo'o, te tupu ’ino o te tino, te mauiui niho, le
’opu, le vai ra le mau ma’i irili, te ma’i
tupu ta'ue, te ma’i ’ile ’orehia e le mata ia hi’o
are’a râ e tamau noa le fiva, e tupu ha ’amae
mamae
noa ho ’i te ta 'ata ma ’i.
/ roto i te orara ’a o te ma ’ohi, ’ei araira ’a i te
ma’i, te vai nei ta râtou mau ra’au, e mau
rave ’a le reira, eiaha ia ma ’ihia e ’aore ra ia
tapae mai te ma’i, e'ita e puai roa, e roa’a ’ohie
ia rapa 'au, are 'a ra ia tae mai te mau
noa
rave ’a a te mau
laote,
’ua hau roa atu ia te
reira mau rave ’a.
’Aita ihoâ râ e ma’i fifi roa i te matamua, no te
ôrahi ra’a mai te mau ta’ata rapae, e te mau
pahi i tapae mai, ’ua ’afa’i ato’a mai vera i te
mau
ma’i rarahi. Teie te mau ma’i tumu i roto
i tefenua ia au i te mau i'oa ifa’aaiihia e te
feia ra ’au e te pa ’ari o te ma ’ohi.
Te ira, ’ua rau huru ira, te ira miti, te ira
manu, te ira iriti, te ira tui,
te ira mariri, te ira
fati, te ira he’a, te ira vahi, te iri ’opi, te ira
io’eto'e, te iri ma’ama’a.
Te fati - Te fati ahopau, te fati mariri, te fati
u’e, te fati horu, te fati ha’amae.
Te mariri - Te fiva mariri, te mari ’opupu, te
mariri pu ’a, te mariri
mariri ama ’ava...
’ura, te mariri tore, te
Te he’a - Te he’a ira, te he’a mariri, te he’a fati,
te he’a
’opi tapu, te he'a fefera...
Te tuto’o, te o’ovi, te matapo, tefefe’e, e ma’i
ato ’a nô te mâ’ohi.
te mau ma ’i
I teie mahana, ’ua taui roa
’e ’ua ’ore ato ’a te feia papu no te
hôro’a ra'au. E rave rahi mau ma’i ’api i teie
tau, ’e i tôrâtou mau tupura’a,
’ei taole ihoa ia
’e te mau rave’a aravihi no te tau ’api nei.
21
MALARDÉ
manque d’informations. L’abus de fécu¬
lents, de graisses et de sucres provoque
l”''obésité, le *diabète, des dérèglements
endocriniens voire des lésions de l’appareil
digestif ou circulatoire. Une étude menée
en 1984 par le Service de *Santé aux Tua¬
motu a mis en
évidence une malnutrition
touchant 35 % des enfants âgés de 0 à 5 ans.
Mamaià>Secte de caractère syncrétiste,
résultant d’un amalgame des éléments de
l’ancienne religion polynésienne et des doc¬
trines chrétiennes, qui apparut à Tahiti en
presqu’île de Malacca (Malaisie) :
récolte du latex dans une
plantation d'hévéas
fait partie des pays en voie de développe¬
économique rapide. Elle
est le premier producteur mondial de caout¬
chouc naturel et d’huile de palme ; elle dis¬
pose d’importants gisements de pétrole, de
gaz naturel et d’étain.
La Malaisie n’entretient pas de relations
économiques notables avec notre Terri¬
ment à croissance
1827. Le mot mamaia désignait primitive¬
ment
un
fruit qui tombe de l’arbre avant
d’être parvenu à maturité ; pour les "'pas¬
teurs qui utilisèrent ce terme, les Mamaia
étaient des chrétiens avortés.
'yCA l’origine du mouvement Mamaia se
MALARDÉ (Louis) (1930-1967). Louis
Malardé est né à Papeete le L"" juin 1930.
un
"'diacre de la paroisse de
Papeete, *Teao, qui, à l’instar des pro¬
phètes ou taura anciens, commença à rece¬
voir des révélations. Dans ses rêves, il
voyait "'Jésus-Christ, les apôtres, *Oro,
"'Tane et "'Taaroa, qui, tous, lui donnaient
des instructions. Au temple, Teao eut
du diplôme de
d’annoncer ses révélations aux paroissiens.
toire actuellement.
Lauréat des facultés de *médecine de Paris
et de Rennes et
titulaire
médecine tropicale, Louis Malardé devint
professeur à l’École de Santé publique de
l’Université d’Hawaï. Il poursuivait paral¬
lèlement des recherches sur la '''méningite à
éosinophiles, répandue à Tahiti, et sur les
poissons vénéneux et venimeux. Rentré à
Papeete fin 1966, il prit la direction de
r*Institut de Recherches médicales de la
Polynésie française le ^''janvier 1967. Il s’y
fit apprécier par sa compétence, sa volonté
et sa fermeté. Atteint de leucémie, il décéda
le 27 décembre 1967, à l’âge de 37 ans. Le
docteur Louis Malardé laissa le souvenir
qui, se sachant
depuis 5 ans atteint d’un mal incurable,
continuajusqu’au bout la tâche qu’il s’était
assignée, mais que sa disparition précoce
ne lui permit pas d’achever. En son souve¬
nir, l’institut qu’il dirigeait prit le nom
d’un homme courageux
d’institut Malardé.
trouvait
même l’audace de monter
en
chaire et
Bientôt, un autre diacre, "“Hue, eut égale¬
ment des visions. Ensemble, les deux apos¬
tats baptisèrent ceux qui voulaient les sui¬
qui assistaient aux services religieux
organisés dans les endroits isolés. Puis¬
qu’ils étaient en rapport direct avec JésusChrist, les prophètes considéraient que les
vre et
"'missionnaires étaient inutiles et devaient
Angleterre. S’appuyant sur la
Bible, où il est question des nombreuses
rentrer en
femmes du roi Salomon, les membres de la
secte étaient naturellement favorables à la
polygamie. D’autre part, ils niaient l’exis¬
tence de punitions dans l’au-delà et imagi¬
naient que tout le monde pouvait être
admis au paradis. Celui-ci ressemblait au
*rohutu des *arioi, où les fêtes, les plai¬
sirs et les spectacles étaient censés se succé¬
der sans fin. Cette doctrine très attirante
permit à la Mamaia de gagner rapidement
du terrain et de recruter des membres dans
malnutrition, nom fém. État de déséqui¬
libre prolongé du régime alimentaire qui
engendre à la longue des maladies de
carence et peut réduire très sensiblement
les facultés physiques et intellectuelles.
Dans de nombreux pays sous-développés,
la malnutrition entraîne
manque de
minéraux et, surtout,
un
*vitamines, de sels
des éléments de grande valeur biologique,
les *protéines, indispensables à l’entretien
et à la constitution des tissus.
En Polynésie, le mode traditionnel
d’alimentation, pourtant relativement équi¬
libré, a été abandonné au profit d’un
régime plus “moderne” mais déséquilibré,
•
soit par insuffisance de revenus,
22
soit par
la plupart des îles de la Société, à Anaa et
aux îles
Australes. L’extension du mouve¬
ment inquiéta les pasteurs, d’autant que les
diacres et les instituteurs qu’ils avaient
formés adhéraient volontiers à la secte.
Certains chefs, tels "'Tati, '"'Hitoti, "'Utami,
très liés à l’Église protestante, craignaient
que leur autorité ne fût remise en question.
d’organiser la répression
mais, en dépit de
leurs brutalités, les adeptes de la Mamaia
restèrent nombreux jusqu’en 1832 et sou¬
Ils
tentèrent
contre le
mouvement
tinrent les chefs traditionalistes de Taiarapu (Tahiti) et de Bora Bora qui souhai¬
taient restaurer les mœurs et l’ordre social
pré-européens. La secte perdit ensuite de
son
influence.
MAMU
Tati, qui voulait en finir avec l’hérésie,
dirigea en 1833 une véritable opération
militaire dans la presqu^le de Tahiti, ce qui
lui permit d’écraser les chefs habituelle¬
ment contestataires de Taiarapu. Les
années suivantes, les principaux prophètes
et de nombreux
fidèles de Moorea et de
Faaa succombèrent à
une épidémie de
*variole, tandis que Hue disparaissait en
mer entre Tahaa et
Huahine.
►
Mamaia. Te mamaia, ’o te ho'êiapupu ta'ata
no roto mai i te peu ’e te hiro ’a tumu o te
_
ma ’ohi i te pae no
te ha ’amorira 'a a te hui
la culture des *Orchidées. Cepen¬
dant, la raréfaction des Fougères a obligé
le Service de l’Économie rurale à prendre
des mesures de protection ; la récolte des
pour
mamau
est aujourd’hui interdite.
►
mama’u. Cyathea, Hemitelia. Erarauhe mou’a
_
teie, e ’aifaitori’i tona huru i to te nahe e mea
ia haere atu tatou na roto i te
no ’ano ’a roa
fa’a. Nâ te atea ia hi’o, mai te tumu ha’ari tona
huru nâ tona mau rau i te roroa ’e tona huru
tupu. E tae’a i te hoêmarna’u i te 15 metera i
te teitei, e nehenehe i tona mau rau e rae ’a e 5
metera te roroa
’e te atea i rapae,
’a’ano 1,50 metera.
’are ’a te
tupuna i Tahito.
Ta ratou ’ohipa ’e to ratou ioro 'a ’oia no te
E tupu te mâma’u i te mau vahi haumi o te
fa ’a i te ateara ’a i uta mai te 400 metera, e
urupu ra ’oia i te mau vahi teitei roa atu, e
teretetiano.
hupe ’e ia tapo ’ihia ’oia e te ata. E ravehia te
mama’u ’eipou no te tanura’a tiare te
fa ’atere ia i te mau pae te ’ore roa e au te ’ore
ho’i e tu'ati i te fa ’aterera ’a a te fa ’aro ’o
Te vai ra i roto i te pupu mamaia te ho'ê tei
fariu ia lesu Mesia o Teao. ’Ua riro ri ’i ’oia
mai te ho êperopheta, na roto i tana mau
’orama,
i ’ite ai ’oia i te Metia, i te mau
peropheta, ia Oro, ia Tane ’e ia Ta ’aroa.
Ratou pa’ato’a, te ha’api’i ra iana (i tana
paraura'a). I mûri iho ’o Hue no Puna’auia tei
fa’ali’a ato ’a i iana mau orama. Râua to ’opiti
nôroto i te ha’apa’ora’a mamaiâ, efari'i râua i
te peu fa ’aturi no te mea ho ’i, ’ua fa ’a ’itehia i
roto i te pipiria te mau peu a Toromona, ’ua
ruri ’e raua i te parau mau a te Fatu ’e ’ua
parare ta raua peu ’e ta râua mau arata ’ira ’a
’ati a ’e te mau fenua Totaiete ’e tae roa atu i te
tuha ’a pae, fifi roa mai nei te ’ohipa porora ’a
evaneria i te fenua. ’Ua tu ’ati atu te ari’i i te
peu a te mamaiâ, e ’ohipa rahi ta Tahi ’e ’o
Hitoti i te ravera’a na roto i te mau ’arora’a i
te malahiti 1831 ’e 1832.
Maoti le mau fa’atere mamaiâ i pohe i haere
ri ’i iti noa ai ’e ’ore roa atu. E mau
arepurepura’a rahi ra teifarereihia hou a tupu
mai te hau.
mama’u
(Cyathea affinis)
tao’a haviti roa ia hi’ohia atu i uta ia topa te
orchidées ihoâ ra.
I teie tau, te ’itehia nei te varavarara ’a no teie
rarauhe le tumu ’ua riro ’ei ’imira’a moni na te
ta’ata, ’aita atura râtou e ha’apa’o fa’ahou nei i
te aupurura ’a i le natura. No reira, ’ua
fa'anahohia te tahi mau fa’aturera’a na tepiha
fa’a’apu ia araihia te tapu ha’apa’o ’ore ra’a i te
marna ’u.
I Raiatea mâ, e mâmea te i’oa o te marna ’u.
Mammifères, nom masc. pl. Classe de
*Vertébrés supérieurs à laquelle appartient
r*Homme. Les Mammifères sont '"vivi¬
pares et ont des mamelles qui produisent le
lait destiné à nourrir les petits. Ils possè¬
dent un cerveau évolué ce qui leur permet
d’anticiper, de faire des choix, de s’adapter
facilement donc d’être plus libres. Les
Mammifères ont colonisé tous les milieux
et se déplacent en marchant, courant, sau¬
tant (Kangourou), volant (Chauve-souris),
MAMAO. Quartier de *Papeete situé au
pied des premières collines dominant la
ville, entre la rivière *Papeavaet l’entrée de
la vallée de *Titioro. Depuis 1968, le Cen¬
tre hospitalier territorial y occupe plus de 3
hectares, à l’emplacement de l’ancien *jardin Raoul. Il voisine avec le centre socio¬
culturel *chinois, un temple ^mormon et le
siège de la *Caisse de Prévoyance sociale.
Mamao est un quartier commerçant spé¬
cialisé dans la vente de biens d’équipe¬
ménages. Il s’agit aussi d’une
zone résidentielle comportant des îlots
insalubres où s’entassent des migrants
ments aux
venus
des îles.
^Fougère arborescente du genre
Cyathea ou Hemitelia. Vues de loin, ces
Fougères ressemblent à des Palmiers attei¬
gnant 15 m de haut. Les feuilles ou frondes
peuvent mesurer jusqu’à 5 m de long sur
1,50 m de large. On les rencontre dans les
vallées humides à partir de 400 m d’alti¬
tude, mais leur développement est maxi¬
mal vers 1 000 m, dans la zone des *nuages.
mamau.
et en
nageant (*Baleines, *Dauphins). Ils
ont une respiration pulmonaire.
mamo voir
Poisson demoiselle.
mantü. Terre très compacte provenant de
l’altération sur place des *roches volcani¬
ques des îles hautes en Polynésie. Il s’agit
d’une *latérite se formant en zone tropicale
humide. Localement, en l’absence de sai¬
son sèche très marquée, on n’observe pas
anuhe
Mamu : formations actuelle
et fosslle vues en coupe.
argile bicolore
boules de basalte
“j
_1
basalte compact
argile rougeâtre
argile blanche
basalte désagrégé
boules de basalte
^ MAMU
basalte compact
Les troncs étaient utilisés comme supports
23
de niveau d’accumulation à concrétions
ferrugineuses. Ce sol peu fertile est bien
visible dans la plupart des lotissements
résidentiels aménagés en montagne. La
réussite des cultures florales et fruitières y
est liée au creusement de grands trous et à
l’apport de terre végétale.
demment, l’autorité des parents s’en trou¬
vait singulièrement compromise.
Aujourd’hui, dans la société tahitienne
chrétienne et moderne, le mot mana est
devenu un terme séculaire qu’il faut tra¬
duire par autorité.
►
_
la parauhia te parau no te mana, te
mana.
nehenehe e tanu i te ma 'a, ’oia ho ’i te ’ore e au
nô te ’ohipa fa’a’apu. Te tumu e repo maro
’itehia ra ia i reira, te tahi faito teitei ’e te tahi
faito haeha’a, ’oia ato’a te tahi ti’ara’a tei hau
atu i te tahi, na reira aio ’a i roto i te toro ’a ’, e
iti tô te tahi mana, e rahi to te tahi mana. Te
’auahi i pohe, ’ua pau te maita ’i o
iana ia ha’amau, e ti’a ato’a iana ia ha’apau. 1
mamu.
mau
Te i’oa teie ta te ma'ohi i horo'a no te
fenua ’e aore ia, te repo te ’ore roa e
mai te mea ra e, no roto mai teie repo mamu i
te mau vari
aiua te mana hau
’e i te mau mana ato’a, e ti’a
fenua. I ’ite ’ohie noa hia te mamu no
tôna huru. la tapuhia te ho’ëfenua e tà’ahia
tôna ’api ’e te ’api o te repo maita ’i no te
roto i te mau peu no te tau tahito, na te atua e
ha’amau e e horo’a i te mana i roto i te mau
Te rave’a e ravehia nei no te mamu: ’o te
I roto i te peu a te ari’i, ia tupu te mau ’oro'a i
ni’a i te marae no te ho'ëtama fânau ’api ia au
te repo
’ohipa fa ’a ’apu.
fa ’a ’apo ’ora ’a ia iana i reira fa ’a ’i ai i te repo
maita ’i i roto no te tanura ’a i te ma ’a.
tapu, e mea mo’a te tapu,
tô te tapu.
’oia ho’i e mana rahi
i te mau peu ato ’a e ravehia no taua oro ’a ra.
te haere maira te reira mau peu e
ha ’apapu i te
tôna ta’a’era’a ’e te peu i mataro noa hia
i te rave i roto i te mau mahana tata’itahi.
mana
mana. Pouvoir surnaturel que
possédaient
autrefois en Polynésie surtout les grands
mais parfois aussi des
objets inanimés. Le contact avec une per¬
sonne ou un objet possédant un mana puis¬
sant était considéré comme très dangereux,
pouvant même provoquer des *maladies
mortelles, ce qui explique l’interdiction ou
le ’'’tabou {tapu) qui les entourait. Le siège
du mana se trouvait dans la tête, qui était
sacrée au point qu’il était interdit de tenir
un objet au-dessus de la tête du chef ou de
se trouver à un niveau plus élevé que lui.
Le fait que le mana se transmettait méca¬
niquement avait naturellement beaucoup
d’inconvénients. Par exemple, il fallait
cacher avec le plus grand soin les cheveux
ou les ongles coupés d’un chef pour qu’il
n’arrivât malheur à personne du fait d’un
chefs et *tahu’a,
contact accidentel. S’il utilisait les outils ou
les vêtements d’une autre personne, cette
dernière ne pouvait plus s’en servir et ils
étaient détruits. Le chef ne pouvait pas
compagnie de personnes de
rang inférieur puisque tous les mets qu’il
manger en
touchait devenaient tapu.
Cependant, l’esprit inventif des Polyné¬
siens était à la hauteur des difficultés dont
ils venaient à bout grâce à d’ingénieux
moyens de protection qui faisaient en réa¬
lité partie du système. Dans certains cas, il
suffisait à un chef, pour reprendre son
échappé dans une personne ou dans
un objet, de le saisir dans sa main et de
l’aspirer par le nez. D’autres fois, un prêtre
mana
lisait une *incantation ou accomplissait un
rite qui annulaient l’effet maléfique.
La force du mana étant héritée à la fois du
père et de la mère, elle doublait à chaque
nouvelle génération, donc un enfant était
toujours plus puissant que ses parents.
Ceci explique que le fils d’une famille au
pouvoir prenait le gouvernement dès sa
naissance. A partir de ce jour, le père ne
régnait qu’au nom de son fils et lorsque
celui-ci était majeur, le père se retirait. Évi¬
management, nom masc. Terme angloissu du vieux français “ménager”:
saxon
de main ferme. 11 désigne une
conception moderne de la *gestion des
organisations qui préconise l’emploi de
méthodes et de techniques rationnelles
mener
assurant
l’efficacité maximale à l’action.
Le management s’oppose à la gestion intui¬
tive. Par extension, ce terme désigne éga¬
lement l’ensemble de ceux qui exercent la
fonction de direction, les managers.
manahune. Dans la société polynésienne
traditionnelle, les manahune formaient la
^classe sociale inférieure. Ils ne possédaient
pas de terres et subvenaient à leurs besoins
qui étaient tufa ’a *ari ’i et
tufa'â *ra'atira, c’est-à-dire réservées aux
en cultivant celles
ari’i et aux ra ’atira. Ces terres étaient appe¬
lées ’iato : ’ialotai côté mer et ’iato uta côté
montagne. Les manahune devaient payer
un
loyer mais en fait, tous les chefs, des ari’i
ra’atira, pouvaient exiger d’eux des
produits et des services. L’économie des
*chefferies reposait ainsi sur ces petits
exploitants. Il en était de même de la réali¬
sation de travaux exceptionnels : construc¬
tion de *marae, fabrication de *tapa par les
aux
femmes...
►
manahune. I roto i te orara’a ma’ohi, e
parauhia tefeia ri’iri’i, orara’a haeha’a roa e
manahune e ’ere ra i te feia veve, tei ’ere i te
maita ’i. E huru ihoô teie, aita ’â rôt ou e faufa ’a
mai ta te mau ari’i ’e te mau ra’atira. ’O rat ou
tapapahia no te haere e ha ’afaufa ’a i to
fenua. Tei ia rôt ou te faufa ’a nô te pa ’ari,
ra te
vera
no te
’ite ’e te itoito i te ’imi i te mau rave ’a
To ratou mau fenua e iato
ia te i’oa. I tahatai, e iatotai, i uta ra e iato uta.
ato ’a no te orara ’a.
Efa’a’aufauhia ratou ’e te mau tavaha, te ari’i,
te ra ’atira i te tahi taime no to ratou parahira ’a
i ni’a i te fenua ’e te reira na roto ia i te ’ohipa
e
fa ’ahepohia ia rôt ou e ’oia ato ’a te
MANGAREVA
fa ’ahotura ’a i te fenua ’e te horo 'ara 'a i taua
mau hotu râ nâ te fatu fenua. Nô reira mai te
fa'arava'ira’afaufa’a a te mau tavana. Mai te
reira ato ’c 'e huru fa ’atitira ’a a te feiâfa ’atere i
te manahune nô te mau ’ohipa huru rau ’o te
orara’a : no te ahura’a i te marae (te mau tâne
ia) ’e te hamanira’a i te tapa, te mau vahiné ia.
MANGAASI. Lieu-dit de la côte nord
d’Efate (*Vanuatu). Des *fouilles arché¬
ologiques récentes ont permis d’y décou¬
un type de *poterie différent de la
poterie *Lapita. Les tessons les plus
vrir
anciens datent du VIL siècle av. J.-C. et
sont décorés de fines incisions et de reliefs
géométriques appliqués. Alors que la pote¬
rie Lapita est plus ancienne et se retrouve
dans
de nombreux sites mélanésiens et
polynésiens, la céramique Mangaasi est
propre à la *Mélanésie et servait de produit
d’échange dans toute cette aire culturelle.
L’identification des sites Mangaasi permet
d’affiner la connaissance des civilisations
mélanésiennes et des déplacements de
population dans le Pacifique Sud.
MANGAREVA. Ile haute de 14 km^ qui
partie de l’archipel des *Gambier et
au Mt *Duff (441 m). Peuplée à
partir du XIL siècle de notre ère, Mangafait
culmine
reva montre de nombreux restes archéolo¬
giques, près de *Rikitea notamment où se
trouvaient
la
résidence
royale (Marau
Tagaroa), la maison d’assemblée (Are
Apere), le *marae principal (Te Kehika) et
celui des prêtres (Te hau o te vehi). Cinq
marae
étaient dédiés au dieu Tu.
Llle fut
probablement aperçue par le
pirate anglais Edward Davis en 1687, avant
que le navigateur Charles *Wilson ne la
découvre le 24 mai 1797. Le premier Euro¬
péen qui vint à terre fut l’officier anglais
Frederick *Beechey, dont le navire, le
Blossom, resta au mouillage de Rikitea en
janvier 1826. Il constata que les Mangaréviens appartenaient à l’ethnie polyné¬
sienne, qu’ils jouissaient d’une excellente
santé et avaient un régime alimentaire
végétarien, car si le poisson foisonnait, il
n’y avait ni cochons, ni chiens, ni poules.
Le dialecte polynésien parlé par les 5 000
habitants, le mangarévien, s’apparentait
•
dialectes des îles Australes et des îles
Cook du Sud, étant donné que le son H
était remplacé par un coup de glotte. Cette
affinité un peu inattendue pourrait très
bien s’expliquer par une arrivée relative¬
aux
ment
tardive
culturelle.
d’immigrants de cette aire
La parution du récit de Beechey attira des
navires de commerce, basés à Tahiti et à
*Valparaiso. Les insulaires pouvaient
donner en paiement pour les marchandises
apportées par ces navires les *nacres de
belle qualité qui abondaient dans le vaste
lagon. Puisqu’elle n’était pas encore évan¬
gélisée, Mangareva fut choisie en 1834 par
la ^congrégation des *Sacrés-Coeurs
comme base pour établir la première *mission catholique en Polynésie orientale.
L’évêque et les huit prêtres, frères et laïcs,
qui s’installèrent à Mangareva en 18341835 étaient tous très jeunes et dynami¬
ques. Ils réussirent en trois ans seulement à
convertir et à baptiser tous les habitants,
lesquels détruisirent ensuite leurs marae.
Le port de vêtements européens, même
sales et déchirés, fut dès lors jugé préféra¬
ble à la nudité simple mais immorale qui
prévalait aux temps païens. De nouvelles
lois, réunies en un *Code mangarévien,
inspirées des dix commandements et du
code Napoléon, furent imposées aux insu¬
laires. Les missionnaires s’efforcèrent aussi
tessons de poterie Mangaasi
hu'ahu'a potera nô Mangaasi
de combattre l’oisiveté et d’inculquer les
valeurs des
peuples industrieux de l’Eu¬
rope aux habitants des îles. Tandis que les
femmes, sous l’égide des frères laïcs, appre¬
naient à cultiver le coton, à filer et à tisser
dans dix ateliers disséminés à travers l’ar¬
chipel, les hommes étaient initiés aux
métiers de maçon et de charpentier et ils
apprenaient à fabriquer la chaux, néces¬
saire à la construction d’églises solides, en
brûlant du corail.
Du commerce avec le monde extérieur
résulta l’introduction de *maladies. L’hy¬
giène fit dangereusement défaut dans les
ateliers
et les nouvelles cases en dur, de
modèle européen. Personne n’ayant plus le
temps de cultiver et d’aller à la pêche, la
farine, le riz et les haricots secs remplacè¬
rent rapidement les légumes frais et le pois¬
son. Avec le déboisement général, dû à la
demande excessive de bois pour la cuisson
de la chaux, les rivières et les sources tari¬
répandirent et les
presque quoti¬
diens. Lorsque le dernier bâtiment reli¬
gieux, l’imposante ^cathédrale SaintMichel de Rikitea, bien conservée jusqu’à
nos jours, fut terminé
en août 1841, l’ar¬
chipel ne comptait plus que 2000 per¬
sonnes, contre le double dix ans plus tôt.
rent.
Les maladies
enterrements
se
devinrent
Cette situation
changea brusquement en
1870, après la chute de Napoléon III et
l’instauration de la IIP *République.
Un
rapport très critique sur la *théocratie des
Gambier
entraîna
*Laval et
son
la
disgrâce du père
exil à Tahiti. Dès lors, le
commissaire de
la
République, Isidore
*Chessé, obtint facilement des chefs man-
garéviens qu’ils acceptent r*annexion des
Gambier par la France, la tutelle de l’ad¬
ministration leur semblant préférable à
celle de l’Église.
Depuis cette époque, la population de
Mangareva n’a guère augmenté puisqu’en
1900 on l’évaluait à 500 personnes et à 547
au recensement de 1983. Le voisinage des
sites d’expérimentation nucléaire ne fut
pas sans conséquences sur la vie insulaire.
Il impliqua la construction d’un abri anti¬
25
MANGOUSTANIER
atomique et la venue périodique de navires
cherchant refuge dans le vaste
lagon des Gambier. Les matériaux de
construction rejetés dans ce lagon furent
sans doute à l’origine du développement de
la *ciguatera. Actuellement, les habitants
vivent surtout de la *perliculture et d’un
peu de *maraîchage et d’*apiculture.
de guerre
férentes
parties de l’arbre ont aussi de
nombreuses
utilisations médicinales :
la
peau du fruit a notamment des propriétés
anti-hémorragiques.
►
tumu vi. Te tumu vi, e ra'au rahi leie no te
maupaefenua ve'ave’a. No te matahiti 1848 i
tae mai ai te vi i Tahitij nâ te atimarara-mono
ra
’o Le Goarant de Tromelin i ta’ita’i mai i
teie ma'a i Tahiti. E rave rahi huru vi: te vi
Mangoustanier,
nom masc. Garcinia
mangostana. Arbre fruitier de la famille
des Guttiféracées, originaire de Malaisie et
mesurant de 10 à 25 m de haut. On le plante
dans les zones chaudes, humides mais non
marécageuses. Son fruit sphérique a la
taille d’une pomme. Sa coque est dure et,
après ouverture, on découvre cinq quar¬
tiers d’une chair blanche à rosée, sucrée,
Mangoustans
acidulée
et
délicatement
parfumée. Le
Mangoustan est souvent considéré comme
un
des meilleurs fruits tropicaux.
mangrove, nom fém. Formation végétale
typique des côtes tropicales marécageuses.
On la trouve dans la zone de balancement
des *marées et souvent à
proximité des
arrivées d’eau douce. Les plantes *halo-
philes les plus typiques qui la composent
sont
les
*Palétuviers qui possèdent de
nombreuses racines échasses aériennes et
puissant système racinaire souterrain
leur permettant de s’accrocher malgré l’ins¬
un
parau, te vi moiho, te vi Blanchard, te vi
Bornéo, te vi Labbe, te vi Julie. Teie nei mau
i ’oa vi, ’ua roa ’a mai ia na roto i te 'itéra ’ahia
'e te tahi 'e te
vahi i reira te ’ite matamuara’ahia. E ma'a
te ta'a 'ëra 'a te ma'a vi te tahi
'a, nenu maita 'i 'e te monamona a
E huru F to te tahi vi no 'ano 'a i to
te tahi. E rave rahi mau vi e hotu nei e piti
aore ra e toru hotura'a i te matahiti. I te
matahiti 1985, 'ua rae’ahia e 79 tane ’e te afa te
re 'are
no 'ano 'a ai.
vi i tapa’ohia i roto i te ’ohipa no te
tapiho’ora'a. Te vai nei te vi ma’aro e anm
pu’u noahia, a ta ’a noa atu ai te vi para, e
hâmani ato ’a hia te vi e rapa’auhia e tunuhia e
monamona (confitures). Te vi tutehau, e vi
ma ’aro roa te hamani ato
’ahia nei i te tahi
ma’a nâ te initia fa’ato’ava’ava ’e matehutehu
ri'i e parauhia e chutney.
Tôna hamanira ’a : e tapupu fa ’ahu ’a te vi
tapuru ai i roto i te vinita ’e te iihota ’e te vine
marô, tunu atu ai.
E ra’au maita'i te tumu vi no te ’ohipa hamani
va ’a. E rave ato ’ahia te vi no te hamani ra 'au
mai te vi ’ohurepi’o.
mau
Te vai ato’a nei te tahi
vi (te ma’a) e ravehia no te ta’ero i’a
ha’amahu toto (tepiha'e toto).
’e te
tabilité de la vase. Par ailleurs, ils émettent
spéciales verticales appelées
pneumatophores qui montent à la surface
pour permettre la respiration de l’appareil
racinaire dans ce milieu asphyxiant.
Les mangroves sont rares à Tahiti. Elles
sont par contre très développées en
des racines
♦Nouvelle-Calédonie. On y trouve en par¬
ticulier les fameux crabes verts comestibles
dont la Nouvelle-Calédonie est
exportatrice.
Manguier, nom masc. Mangifera indica.
Tahitien: vipopa'a. Grand Arbre fruitier
des
régions tropicales, de la famille des
Anacardiacées, introduit à Tahiti en 1848
par le contre-amiral Le Goarant de Tromelin. Il existe de très nombreuses variétés de
moiho, Blanchard,
Bornéo, Labbé, Julie... La pulpe de leurs
fruits est jaune, juteuse, parfumée, très
sucrée. Beaucoup d’arbres fournissent
deux à trois récoltes par an. La production
de Mangues a atteint 79,1 tonnes en 1985.
Manguiers :
Manguier (tumu vi)
parau,
On consomme les Mangues crues, en sor¬
bet ou cuites en confiture. La variété tute-
hau sert à la
préparation du chutney,
condiment aigre-doux d’origine indienne,
que l’on obtient après cuisson de morceaux
de Mangues dans un mélange de vinaigre,
de sucre et de raisins secs.
Greffée. 2. Abbé
3. Carotte. 4. Ohurepi'o'.
Mangues (Vt).
26
Le tronc du
Manguier est très apprécié
pour la construction des pirogues. Les dif¬
lavage des mangues permettant d'éliminer la
sève collante qui
macule la peau
MANIOC
MANIHI. *Atoll des *Tuamotu du Nord
situé par I46"04’ ouest et I4°27’
500 km au nord-est de Papeete.
sud, à
Probablement peuplée à partir de 600 ap.
J.-C., nie n’a pas encore fait l’objet d’un
*inventaire archéologique complet.
Elle fut découverte en 1616 par les naviga¬
teurs hollandais *Le Maire et *Schouten et
devint, dès le début du XIX‘^ siècle, un des
principaux lieux d’exploitation nacrière
des Tuamotu.
Aujourd’hui, de nombreuses fermes per¬
lières, établissements privés ou coopéra¬
tives, sont installées à Manihi et font de nie
la première productrice de *perles du Ter¬
ritoire. L’essor de la *perliculture, qui a
éclipsé l’activité touristique et la récolte du
*coprah, explique que la population soit
passée de 192 à 313 habitants entre 1977 et
1983.
Manihi
appartenait à l’aire culturelle de
qui englobait Ahe, Takaroa et
Takapoto. Elle est aujourd’hui chef-lieu de
*Vahitu
la *commune de Manihi-Ahe ; son aéro¬
port est desservi par Air Tahiti 3 fois par
semaine (11046 passagers en
1987).
village et passe de Paeua à
l’extrémité sud-ouest de Manihi
manini
manini.
Poisson
chirurgien bagnard.
Acanthurus Irioslegus. Les manini sonl de
couleur gris jaunâtre et rayés par 5 lignes
verticales noires. Leur taille ne dépasse pas
15 cm. On les rencontre surtout dans les
cavités du platier à l’arrière du récif.
comestibles et riches
amidon {*pia).
1985.
►
maniota. la au i le mau parau tuatapapa mai
^
te mea ra ë.
Manioc, nom masc. Maniho utiHssima.
en
Actuellement, le manioc entre surtout dans
l’alimentation des porcs et du bétail. La
production totale a atteint 18,6 tonnes en
nâ te ’atimarara Bonard i fa'atomo
mai teie râ'aii i roto i te fenua Tahiti ma i te
des Euphorbiacées originaire d’Amérique
1850. E fa’a'apuhia te mâniota
nô tôna mâ'a ’e lô le pia alo ’a te roa 'a, mai
roto mai iana. I teie mahana, te horo 'a ato ’a
en
are’a ra-, e mâ’a maila’i roa teie no te olu’i ’ei
Tahitien : mâniota. Arbrisseau de la famille
tropicale et introduit par l’amiral *Bonard
1850. 11 est cultivé pour ses *tubercules
area malahiti
hia nei le mâniota ndtepua’a ’e tepua'aloro,
Manioc. 1. Râpage du manioc.
2. Tubercules de Manioc.
Mâniota. 1. Otara’a mâniota.
2. 'Ata mâniota.
27
MANTA
poi. E rave rahi la’ata e tu’i nei i le poi ’e te
tantes. L’ouverture de la
pae ma, 'e'ita te maniota e horo'ahia na te
animara.
Na roto i te mau numera i noa’a mai, 18,6 tane
te rahira'a maniota i noa’a mai i taua matahiti.
Manta voir Raie.
manteau, nom masc. Vêtement épais que
l’on porte à l’extérieur pour se protéger du
froid.
biologie, repli de peau qui enveloppe
le corps des * Mollusques. La face externe
• En
du
manteau
sécrète
valves.
la
coquille
ou
les
En géologie, partie du globe terrestre
située entre l’écorce et le noyau. Le man¬
•
teau a une épaisseur moyenne de 3 000 km.
Petit
*atoll
*taioro.
La coquille et l’opercule sont des matières
premières de l’artisanat polynésien. On en
tire des bibelots, des porte-couteaux et des
bijoux de fantaisie.
►
ma’oa. E ina '/ ’apu teie no raro i te moùna. E
_
ora nei te ma ’oa
i ni’a i te a’au i te mau vahi
rimuvai ’e te maufatira'a miti.
Mea rehu matie
’apu O te ma ’oa ’api, te mau ma ’oa pa ’ari ra,
'lia tapo’ihia ia e te tahipa'a ma’ute’ute
pota’a’a. Epipipa’oa ’uo’uo to ni’a iho i te ina’i
’oia ho ’i te mâ'oa o te tapo’i ia i te auaha ’apu.
te
E ina’i amu rahihia teie e te ma'ohi. Tona
hâmanira'a: e ano'i ia i te taioro. Are’a te ’apu
’e te pipipatoa, te o nei ia i roto i te ’ohipa
rima ’i nô te hamani i te mau huru ri ’i ’ohipa
ato’a nô te pae fa ’anehenehera ’a o te vahiné :
manuatoa voir toko toko pio’o.
MANUHANGI.
d’*Algues rouges calcifiées encroû¬
coquille peut être
obturée par un solide *opercule blanc. Le
mâ’oa est toujours très consommé et
apprécié, en particulier préparé dans le
verte
tiromi no te ho ’o i te matete. I te pae tuha 'a
mai te rei arapo ’a (colliers) te tape’a tari’a.
des
*Tuamotu du Sud situé par 141 “15’ ouest
19° 12’ sud. Découvert par * Wallis en
1767, il est aujourd’hui inhabité et fait par¬
tie de la commune de *Hao.
maoa’e voir alizé.
et
ma’ohi. Désigne ce qui est indigène, natif
de Polynésie, autochtone. Mao ’his’oppose
à *popâ'a (étranger au pays, blanc), mais a
manumanu.
tout être
Terme polynésien désignant
vivant, généralement nuisible et
aussi bien
les Insectes que les *Microbes responsables
de petite taille. Cela comprend
de
maladies, les *Bactéries, Virus
ou
autres.
Manu Ura (A.S.) (en français : Oiseau de
Feu). Club omnisports de *Paea. Créé en
1950 par France Brault, son premier prési¬
dent fut Tiare Teore. D’abord
spécialisé
dans le *football, le club diversifia par la
suite ses activités, en créant des sections de
*tennis, *judo, yachting, *surf, *pirogue,
*rugby, *volley-ball et, dernièrement,
*basket-ball et *boxe. L’un de ses licenciés
du noble art. Honoré Avae, remporta le ti¬
tre de
champion de France amateur 1987
dans la catégorie des super-lourds. Le vol¬
ley-ball (plusieurs titres de champion de
Tahiti) et, surtout, le rugby, sous l’impul¬
sion de la famille Frogier, sont les portedrapeaux de ce club dynamique qui compte
600 licenciés et dispose, près de la mairie de
Paea, d’installations récemment rénovées
(terrains de football et de rugby, salle de
sport, tennis...). Son président est le
conseiller-maire Jacquie Graffe.
ma’oa.
*
*Escargot marin comestible.
Turbo setosus. On le trouve à l’avant des
récifs barrières, au niveau de la crête algale,
là où les vagues se brisent. Sa coquille est
de couleur vert-brun chez les jeunes. Chez
récolte de ma’oa
28
les adultes, elle est
généralement recou-
aussi une signification plus profonde que le
linguiste et poète Duro Raapoto a exprimé
«ma signifie “pur,
propre, digne”.
ainsi:
Ma c’est l’affirmation de l’Etre dans toute
sa plénitude, dans
Etre ma, c’est avoir sa
place d’homme libre, parmi les hommes
libres. Quant à ohi, il désigne un rejeton
qui a déjà ses racines, lui assurant une cer¬
taine autonomie de vie, tandis qu’il est tou¬
jours relié à la tige mère. Le ma'ohi, c’est
alors le rejeton ou l’être qui se nourrit de sa
terre maternelle, natale, dans laquelle il
plonge ses racines, qui se rattache à elle
sa
force, dans toute
toute son exigence.
tout en restant libre et autonome».
Le terme a des implications culturelles
importantes et il est fréquemment utilisé
pour revendiquer une appartenance ethni¬
que, une identité. Ainsi, au “"recensement
de population de 1983, 68,5% des habi¬
tants de Polynésie ont déclaré appartenir à
r*ethnie mâ'ohi.
Depuis le début des années 1970, l’impor¬
tant renouveau culturel cherche à valoriser
ce
qui est mâ'ohi et renvoie à la culture
Le reo (“"langue) mâ’ohi est
ancestrale.
désormais utilisé sur les ondes de Radio
France Outre-Mer; il fait l’objet de
recherches et d’une codification par 1’“"Aca¬
démie tahitienne. Le
patrimoine culturel
mâ’ohi est enrichi et mis en valeur par de
nombreux organismes et associations
parmi lesquels le Centre polynésien des
Sciences
humaines, r“"Office territorial
d’Action culturelle, le
d’Hawaï...
“"Bishop Muséum
Cette quête du passé et de l’identité mâ’ohi
MAPE
est en réalité faussée par les sources aux¬
quelles elle se réfère : la plupart de celles-ci
consistent, en effet, en ouvrages ou illustra¬
tions réalisés par des popâ’a qui n’ont
décrit que ce qu’ils comprenaient ou vou¬
normale et obtenir un poste de bibliothé¬
caire en 1917. Observateur passionné de la
plus la culture ancestrale pré¬
européenne parce qu’une grande partie de
la culture matérielle et des points de repère
idéologie conduisit à la création d’une
république soviétique dans les Monts du
Tsing Kang. M ais les offensives des armées
du général *Tchang Kai Chek l’obligèrent
à la fuite vers le nord-ouest avec ses parti¬
sans ; une “Longue marche” au cours de
laquelle il gagna de nombreux paysans à sa
cause. Des plateaux du Chan Si, il
organisa
la lutte contre l’invasion japonaise à partir
laient admettre. La culture ma'ohi ne peut
être
non
intellectuels
ont
progressivement intégré
des caractéristiques de la culture occiden¬
tale au XIX*^ et au XX"^ siècle. Le terme
ma’ohi correspond donc, souvent à l’insu
de ceux qui l’utilisent, à une réalité trans¬
formée et très changeante.
►
ma’ohi. Te lu'ata ma’ohi ’o te ho'ëia lu’ata no
_
_
_
_
Révolution russe, il participa à la fonda¬
tion du Parti communiste chinois en 1921
et chercha à adapter la théorie marxiste au
monde rural chinois. L’application de cette
de 1937, en accord avec les nationalistes de
’ai’a, te ’ore e lu ’e te tahi ta'ala "ëalu. Te
’e ia tae mai i rolo i le fenua e ’ere i tona,
Tchang Kai Chek. Dès la Libération
(1945), la guerre révolutionnaire reprit et
permit aux maoïstes de se rendre progres¬
/ le lai’ora'a ta'ala o te matahiti 1977, e 65
puis de proclamer la naissance de la Répu¬
blique populaire de Chine le D'' octobre
reira iho ’oia, e e peu ato ’a tana iho i tona
la 'ata
e papa ’â ia, ’ua parauhia te i’oa papa ’a no te
feia ’iri ’iio'uo.
falata i te 66 % te rahira’a ta 'ata huira ’alira
’oia lei lapa’o ia ratou e ’e ma’ohi. To te
1949.
ma’ohi, are'a te afa "ma’ohi-papa’a”, 17,26% i
le matahiti 1977 ’e e 9,5 % i le matahiti 1983.
maori, nom et adj. Polynésien de
*Nouvelle-Zélande. Dans l’état actuel des
connaissances, les plus anciennes installa¬
ans
après J.-C. Elles ont été identifiées dans la
région de l’Otago. Venus du monde tropi¬
cal, les Maoris durent s’adapter progressi¬
vement au climat tempéré. La société mao¬
rie fit l’admiration des Européens, notam¬
ment
par sa production artistique
originale.
►
maori. E parauhia te maori, te ta ’aia ma ’ohi e
noho ra i Aoleaoroa (Niuterani). la au i le
mau
lualapapara 'a o leie tau, te mau
puhapara 'a lahilo roa a’e o te maori i
Niuterani, mai te mea ra, i mûri mai i te tau o
Metia, ho’e lauatini matahiti i leie nei. ! te
te
pae Olago le ravera’a hia leie hi’opo’ara’a.
le pae
Mai
fenua mahanahana mai te maori, inaha,
’ua ha ’amatau alu ratou i te ora i roto i te
fenua Niuterani ’e tona ahura’i. ’Ua riro te
maori ’ei fa’ahiahiara’a na te papa’a no ta
ratou mau ’ohipa i le pae no te rima ’i ’e te
rave ’a ato ’a
sivement maîtres de la Chine continentale
Idéologue, corrigeant brutalement les
matahiti 1983, e 68% tei ma’ili i te li'ara'a
tions maories datent d’environ 1000
lei ’ore ’e lei i la ratou no te
orara’a ’amui.
maota ou
’ape vea. Cyrtosperma chamissonis. Très grande Aracée pouvant attein¬
dre 2,50 m de hauteur et 10 cm de diamètre.
plant de 10 ans peut peser 60 kg. Le
*tubercule est comestible, mais l’usage
alimentaire est aujourd’hui abandonné.
Un
“erreurs” commises au cours des 25 années
qui suivirent, Mao imposa à la Chine une
politique faite de revirements spectacu¬
laires ; planification à la soviétique jus¬
qu’en I960 puis rupture avec PU.R.S.S.;
“Grand bond en avant” de 1958 à 1962 qui
se révéla être une catastrophe économique
et provoqua la mise à l’écart de Mao de la
scène politique ; “révolution culturelle” de
1966 à 1970 au cours de laquelle Mao s’ap¬
puya sur les jeunes gardes rouges pour éli¬
miner ses rivaux. Bien que les dernières
années du règne de Mao se soient achevées
dans la confusion, la Chine doit au “grand
timonier” d’avoir retrouvé une dignité et
(ou Mao Zedong)
(1893-1976). Dirigeant politique de la
République populaire de *Chine. Né dans
une famille de paysans aisés du Hunan
(Chine du Sud), Mao put étudier à l’École
Maori en tenue de guerrier
Maori i roto i tona ’ahu ’arora'a
conscience nationales.
Voir aussi : communisme, Marx (Karl).
une
mape. fnocarpus fagifer. Grand Arbre de
la famille des Papilionacées, originaire de
Malaisie et acclimaté par les Polynésiens.
Il est commun dans les vallées humides et
le repère facilement grâce à ses
longs
contreforts, minces et parfois ondulés. Son
feuillage dense assombrit les lieux où il
pousse et interdit la formation d’un sousbois. Les fruits, semblables à de gros
palets
arrondis, sont également appelés mâpë el
souvent comparés, par leur
goût et leur
consistance, aux Châtaignes des pays tem¬
pérés. On les consomme grillés ou bouillis.
on
►
forêt de mape
mape. la au i te mau parau tuatapapa a te
_
_
papa’a, te fa’a’ite nei ratou e, no te fenua
Marelia teie ra ’au. Na te mau ma ’ohi i la ’ita ’i
mai i roto i te fenua nei na roto i te mau tere
ta ratou ifa’atupu na.
mau
MAO TSE TOUNG
portrait de Mao à l’entrée de la
Cité interdite
roto
Elupu te mape na te
vahi haumi, na te mau hiti anavai, nâ
i te mau fa’a.
Te tumu mape, e ra’au
urupu tona mau rau e te pupuru, nâ te reira e
horo ’a mai i te tahi marumarura’a rahi, ’e’ila te
mahana e tae i roto i tana vahi e tapo ’i ra, e
’ore roa te ’aihere e tupu na raro a’e i te ilru
mape.
fruits du mape bouillis
29
MAPIHI
E ma’a
’oraparapa tona. la tunuhia ’oia, ’ei
reira e tano ai i te ’amu e oro ato ’ahia te mape,
taviri ai i te ha’ari i roto, e mamahu ’a 'eu ai i
roto i te
mapE.
ahimâ’a, e parauhia te reira ’e po ’e
ntapihi voir Patelle.
mappemonde, nom fém. *Carte repré¬
sentant toutes les parties du globe terrestre
ou de
leversé la physionomie des mappemondes
XVIIP siècle. Les dimensions exactes
Pacifique y furent désormais
respectées tandis que disparaissait le *continent que les géographes imaginaient à
remplacement de nos îles.
de l’océan
MAPUHI (1850-1913).
Fils d’un Améri¬
cain de passage à *Takaroa et d’une femme
de nie, Mapuhi apprit des vieux naviga¬
teurs locaux Part de la ^navigation et
devint ainsi le meilleur capitaine au petit
cabotage de la colonie. Il possédait égale¬
ment un sens commercial assez inhabituel
son milieu, et fit une concurrence
sérieuse aux commerçants européens et
chinois qui, jusqu’alors, avaient monopo¬
lisé à leur profit le commerce du coprah et
dans
feuilles et fruits du mara
(herbier de l'O.R.S.T.O.M.)
Mapuhi s’imposait d’autant
plus facilement qu’il avait l’allure d’un chef
polynésien, c’est-à-dire qu’il était un vrai
colosse. Il avait aussi plusieurs femmes,
de la
nacre.
conformément non seulement à l’ancienne
coutume polynésienne, mais aussi à la reli¬
gion *mormone qu’il pratiquait avec fer¬
veur.
Il mourut de gangrène au cours d’un
voyage, en 1913.
MAPUTEOA (vers 1818-1857). Roi man-
Maputeoa, dernier roi des îles
Gambier
30
en
1857. Sa femme, MarieEudoxie, lui succéda avec le titre de régent
continua à exécuter les ordres du père
Laval jusqu’à la majorité de son fils. Du
et
grand palais en pierre, édifié pour loger
dignement la famille royale, il ne reste
aujourd’hui qu’un arc et trois tourelles. Le
corps de Maputeoa est conservé dans un
mausolée sur la colline surplombant le
village de *Rikitea.
la sphère céleste.
La découverte des îles polynésiennes a bou¬
au
culose à laquelle le malheureux Maputeoa
succomba
garévien. Il fut soutenu par le père *Laval
qui fut le véritable maître de l’archipel des
*Gambier à partir de 1836, année où le
jeune Maputeoa fut baptisé Grégorio, nom
du *pape de cette époque. *Dumont d’Urville, qui fit escale à *Mangareva en 1838,
le décrit en ces termes peu flatteurs : « Il
était assez proprement vêtu d’une redin¬
gote bleue, avec chemise, pantalon et cha¬
peau, les souliers seuls manquaient à sa
parure. Mais avec tout cela, il conservait
un air contraint et même un
peu confus,
que ne rehaussaient ni sa bonne mine, ni
son extérieur, ni ses manières tout à fait
plébéiennes. Je dirai même que tout ce que
j’ai vu de lui ne m’a annoncé qu’un homme
épais et borné, bien que les *missionnaires
s’accordent à vouloir lui donner la réputa¬
tion d’un esprit judicieux et réfléchi».
Les Européens qui se fixèrent à Mangareva
n’amenaient pas seulement leur religion et
leur civilisation, mais aussi de nouvelles
maladies. La plus meurtrière fut la *tuber-
Neonaudea forsteri. Grand Arbre
mara.
de la famille des Rubiacées qui pousse en
montagne, dans les vallons humides. On
choisissait souvent son tronc droit pour
fabriquer des *pirogues ou tailler des pou¬
tres de charpente. La sonorité particulière
de son bois était mise à profit pour la
confection des *tambours (tairi par au) et
sa
dureté en faisait une matière de choix
pour les enclumes à tapa.
Son écorce, très riche en
tanins, entrait
préparation des ra’au fe’e fe’e,
dans la
médicaments calmant les crises d’*éléphantiasis. On s’en sert encore pour soigner l’ec¬
zéma aigu.
►
mara.
_
E ra’au rahi teie e tupu i te mau vahi
mou’a, na roto i te maufa’a haumi.
No te afaro teie ra 'au, e ravehia ’oia no te tarai
i te va ’a ’e te hamani i te pou fare. E râ’au ta ’i
navenave no
reira i te matamua e ravehia na
’ei hamani pahu, tô’ere, tari parau. Nô te
pa’ari ra o teie ra”au e mara, ’ua rave te hui
tupuna i te mara ’ei râ’au tupa’ira’a nô te
hamani i te tapa. E rave ato ’a hia tôna pa’anô
te hamani i te ra ’au, nô te jiva mariri fe ’efe ’e.
mara.
Poisson Napoléon de la famille des
Labridés : Cheilinus undulatus. C’est un
Poisson majestueux pouvant atteindre 2 m
de long et peser 80 kg. On le rencontre dans
les passes et sur le tombant des récifs bar¬
rières. Sédentaire, il vit dans un trou au
milieu des Coraux et se nourrit de Mollus¬
ques, Crustacés et Poissons. C’est une prise
très recherchée par les chasseurs sous-
marins. Sa chair est succulente mais mal¬
heureusement très souvent empoisonnée.
Aussi il est fortement recommandé de ne
pas consommer
50 cm.
les spécimens dépassant
(Vaiere). Né à Rurutu en 1936,
à
partir de 1954 et entra dans la Société de la
Nacre et du Bois des Iles fondée par le
MARA
Vaiere Mara s’adonna à la ^sculpture
MARAE
maître artisan René Pailloux. Formé par
*Kimitete, il acquit une certaine notoriété :
d’après P. *0’Reilly, «Pailloux aurait
envoyé en France une dizaine d’œuvres de
Mara lors d’une exposition consacrée à
l’artisanat dans la France d’Outre-Mer»
(“Bois légendaires de Mara”). Établi à
Uturoa, Mara s’est essayé à la sculpture sur
corail mais travaille surtout les bois pré¬
cieux. Ce sont leurs formes variées, les
hasards de la disposition des nœuds et des
fibres qui guident son inspiration. Parmi
ses
œuvres
principales, on peut citer
“Vahiné à l’hibiscus”, “Le danseur”,
“Tamaaraa” et “La légende de Hina” qui
orne la résidence
du haut-commissaire.
Paea. Are’a ra i muta’a iho mai teie ia te
fa’anahora’a : 1°) A ’ou’a - 2°) Na-ta’o-eha ’e te
3 ’o Mara’a ia au i tefa’a’itera’a a Teuira
Henry.
mara’amu. Nom donné à l’*alizé de sudest en Polynésie.
Le mara’amu est issu de
l’*anticyclone des îles Kermadec. Frais,
parfois rapide (50 km/h), moins humide
que l’alizé d’est ou nord-est, il tempère le
climat des îles Australes et celui des Tua¬
motu et des îles
octobre.
de la Société de juin' à
D’après Teuira *Henry, «le mara’amu était
de paix envoyé par les dièux :
lorsqu’il soufflait, les populations vivaient
en sécurité» (“Tahiti aux
Temps anciens”).
un messager
MARAA. Nom donné à la *pointe formée
par la retombée de la crête montagneuse de
Teiviroa au sud-ouest de Tahiti. Cette
pointe sépare les communes de *Paea et de
*Papara et constitue une frontière climati¬
que à l’est de laquelle la pluviosité aug¬
mente rapidement.
• Maraa était aussi le nom d’un district de
Manorua
(Paea), dont la maison *arioi
devint célèbre à la suite d’une tragédie qui
opposa jadis les habitants de Maraa à ceux
de *Teahupoo. Deux pêcheurs de Maraa
Lieu de *culte où les Polynésiens
invoquaient, autrefois, leurs *dieux et leurs
*ancêtres. Le marae attestait une propriété
foncière et symbolisait une position
sociale, une organisation familiale.
marae.
Le marae se compose d’une *cour rec¬
•
tangulaire pavée ou non, parfois enclose
d’un mur. A l’une des extrémités se trouve
le * ahu. Cet espace réservé aux dieux est
Maraa”.
bordure ou par une
*plate-forme simple ou à plusieurs degrés
en forme de pyramide. Les matériaux de
construction, *pierres de basalte ou
*corail, souvent bien façonnés, sont
assemblés sans mortier. Il semble que le
type de structure que nous connaissons
aujourd’hui dans les îles de la *Société ait
été construit à partir du XIIP siècle. Ce
type de construction s’est ensuite répandu
dans les archipels voisins.
K. P. *Emory inventoria 200 marae dans
La pointe Maraa est aussi connue pour sa
en
ayant offert un poisson déjà entamé au
*marae Popoto dê Teahupoo, le grand prê¬
tre de ce district ordonna la mise à mort des
deux hommes et fut obéi par la population.
Les habitants de Maraa invitèrent alors
Teahupoo à partager un grand
*tamâ’ara’a; ils profitèrent de leur ivresse
pour les enfermer dans la maison arioi et
ceux
de
les brûler vifs. De cet événement fut tiré un
récit légendaire intitulé “La vengeance de
grotte Paroa qui s’ouvre dans le rocher.
Elle est occupée par un petit lac qui donne
une illusion
d’optique, le fond de la grotte
semblant s’éloigner au fur et à mesure que
l’on avance. D’après Teuira *Henry, «ceux
qui ignorent cette particularité se font fort
de lancer un caillou jusqu’au fond, mais,
malgré leurs efforts, ils arrivent à peine à
mi-chemin. Le plafond est couvert de
mousses et de fougères et pendant la saison
des pluies les gouttes qui en tombent s’iri¬
sent aux rayons du soleil» (“Tahiti aux
Temps anciens”).
►
MARA’A. ’O te otu’e ïa i te tuha’a o le ’oire
no
Pa ’ea i te mou'a ra ’o Teiviroa, i te pae
apato ’a-to ’o ’a-o-te-ra no Tahiti. Nana i fa ’ata ’a
ia Paea ’e ’o Papara. ’O Mara’a ato’a te i’oa o
le ho'ëva’a mata’eina’a no Manorua (Pa’ea).
Tôna fare arioi tei tui te ro’o i mûri a’e i le
tama’i i tupu i rotopu ia Teahupo’o ’e ’o
Mara’a. E ’ite tatou i te reiraparau i roto i le
’a’a’i ra “Te taho’o o te Mara’a’’.
Te vai ato ’a nei te ana i Paroa, i te luha ’a noa
ihoa ia ’o Mara 'a. I leie mahana, e fa ’ahili
pinepinehia i Paea te parau no Aou’a, no Paea
i ropu ’e le parau no Mara ’a te hope ’a ia ’o
matérialisé par une
la pointe Maraa (Tahiti)
les îles de la Société dès 1925. Il les classait
marae intérieurs, côtiers et intermédi¬
aires ; les travaux archéologiques récents
ont montré qu’il n’est plus
p^sible de les
distinguer de cette manière.^ partir d’un
type simple (cour rectangulaire et ahu),
chaque groupe social a donné à son marae
des caractéristiques particulières :
-
Aux îles du Vent, les marae sont souvent
entourés d’un mur.
Aux îles Sous-le-Vent, les marae sont
caractérisés par un ahu long, étroit et élevé,
-
parfois à degrés, fait de dalles de grès de
plage {*beach-rock) plantées verticale¬
ment, l’intérieur étant rempli de pierraille.
Aux Marquises, le *me’ae, espace sacré
réservé aux cérémonies, est constitué de
plates-formes et autres structures. Les
plates-formes les plus importantes portent
-
des *tiki.
Aux Tuamotu, les ahu ont une grande
diversité de formes ; la cour est rarement
délimitée par une enceinte.
Aux Australes, des marae sont, dans
-
-
certaines îles, constitués d’une cour pavée
et bordée de dalles dressées, plantées sur
chant.
31
MARAE
Selon la tradition, on
distinguait des
public et des marae privés.
Le marae *Taputapuatea est dit “interna¬
tional” parce que les *chefferies de plu¬
sieurs archipels se rattachaient à lui. Aux
•
marae d’intérêt
marae
marae
aux
“nationaux” (marae ari’i), aux
de districts (marae mata’eina'a) et
marae
familiaux
(marae tupuna)
étaient attachés les titres et les *généalogies
des * ari’i et des chefs. Les
Marae. 1. Sacrifice au marae
de Utuaimahurau de Paea:
Au fond, ahu simple, couvert de
crânes offerts à la divinité et de
pièces de bois sculptées (unu). Au
premier plan, les offrandes
cérémonielles : porcs et chiens
sur un autel. 2. Marae
d’Atahuru (Punaauia) dessiné par
W. Wilson en 1797. Au premier *
pian, \’ahu et ses unu. A gauche le
tare ia manaha (maison des trésors
sacrés). Au second plan, lesautels,
et à l’arrière-plan, les hangars
abritant les pirogues du dieu.
3. Prêtre ou chef de famille
invoquant les dieux dans un petit.
marae
de Huahine. Au second
plan : autel à offrandes (fata)
(dessin de J. Webber).
4. Cérémonie religieuse au marae
de Paea, détail de la gravure n° 1.
Les joueurs de tambour (pahu)
accompagnaient, en les rythmant,
les prières et les récitations
généalogiques des prêtres.
5. Marae de Pare (Tahiti).
A gauche, l'enceinte sacrée du
marae avec ses pierres dressées
et les pierres-dossiers pour les
prêtres et \'ahu à deux gradins orné
de unu. Au second plan : hangar à
pirogues, plate-forme supportant
un
tare atua et tare ia manaha
(aquarelle de G. Tobin, 1792).
6. Fare atua disposé sur une plate¬
forme indépendante du fare ia
manaha. Il abritait l’arche
contenant les effigies du dieu que
l’on exposait sur le marae lors des
cérémonies. 7. Fare tupapa’u
clôturé de bambous où le corps des
défunts était exposé. 8. Marae
Taputapuatea d’Arue dédié au dieu
Oro. Il faisait probablement partie
d’un ensemble complexe auquel
appartenait le marae Tarahoi des
Pômare (aquarelle de G. Tobin).
32
marae
privés
étaient érigés sur les terres appartenant à
chaque famille. D’autres, dits “sociaux”
(marae o te va’a mata’eina'a) étaient liés à
des communautés, des *clans. Enfin, il y
avait les marae des spécialistes (*tahu’a):
guérisseurs, constructeurs de pirogues,
pêcheurs...
Généalogie, nom du marae et droit à la
terre
étaient en relation étroite. La reine
^Marau écrit dans ses Mémoires: «C’est
MARAE
aussi un témoignage du rang et des titres de
propriété dans nos îles... Ta généalogie qui
est ton droit à ta place sacrée sur ton
marae». C’est la raison pour laquelle les
propriétaires tenaient secrets généalogie et
nom du marae pour empêcher toute contes¬
tation de leur titre de *propriété. Des
*pierres dressées sur le marae symboli¬
saient ces titres de propriété. La relation
marae-tem est complexe.
Des études ont
montré que certaines terres pouvaient
dépendre de plusieurs marae appartenant à
des chefferies différentes. Par contre, cer¬
tains marae appartenant à un même * ’âti
ou à des "âti différents ne pouvaient avoir
des droits que sur une seule terre.
En dehors de ce symbole et de cette
garantie des privilèges politiques et des
droits fonciers, le marae était le lieu privi¬
légié de la vie religieuse et sociale, où se
•
33
déroulaient les
principales *cérémonies.
José Garanger écrit : «Avant tout destinée
à rendre les puissances d’en haut favora¬
bles aux hommes, la liturgie polynésienne
s’adapte aux événements importants de la
vie d’une famille royale : *naissance, majo¬
rité et intronisation du roi ou de la reine,
*maladie ou *mort d’un grand personnage,
guerre ou calamité naturelle. Il s’agit d’as¬
surer
l’issue favorable d’un événement ou
de conjurer les forces hostiles des dieux et
de la nature. Cette
liturgie polynésienne
s’adapte également au rythme du ’*’calendrier. On assure par des cérémonies l’heureux
déroulement
des
cycles
saisonnjejs.,.».
"^lori W. *Ellis (“A la Recherche dëla^
Polynésie d’autrefois”), ces cérémonies les
plus importantes étaient :
*e’era’a o te ari’i: ascension par Vari’i du
-
ahu du
marae
marae
royal ;
rau mata
-
lors de la dédicace d’un
vehi ra’a: rite de purification
après les dévastations et démolitions cau¬
sées par des ennemis ;
mauifata : rituel suivi lors de la construc¬
plates-formes d’offrandes ifatarau) dans la cour du marae ;
pure ari’i : cérèmomt au cours de laquelle
Vari’i reconnaissait la toute-puissance des
dieux au milieu d’un grand déploiement de
-
tion des
te marae, no reira,
i roto i te ferurira ’a o te
mô’ohi, ’ua riro te marae mai te fare purera’a
te huru (i teie tau). Te vahi teie i reira te
nüna ’a e haere ai e ha ’afaiata atu iana i te
Atua mô tefa’a’ite atea iana i mua i te aro no
te Atua.
E rave rahi mau marae, te ’imihia nei i teie
’e te ma’imi
peneia'e e roa’a mai te tahi mau iao’a te
nehenehe e fa ’a ’ite ’e e ha ’api’i i te feia ’api i te
anotau i te rave’a no tepaheru
huru nô te orara ’a o te anotau tahito.
I te tau o te hui tupuna, e aura’a ana’e to te
mau mea
ato’a mai te mata’i, te miti, te pape,
te ua, te aehuehu o te ta’ata, te mau manu
(animara) ’aita e ’ohipa ’e ’aita e aura’a ; e
parauhia te reira e tapa’o no te huru no te
mana o te marae.
maraîchage, nom masc. ’i’Culture inten¬
sive des *légumes en plein air ou sous abri
(serres, châssis, tunnels sous plastiques...).
En principe, plusieurs cultures de légumes
se succèdent sur le même
terrain. Les zones
de maraîchage en plein air se rencontrent
régions favorables, au cli¬
bénéficiant si
possible d’un bon ensoleillement et pou¬
vant être irriguées (Comtat Venaissin,
dans certaines
mat clément ( Armor breton),
Roussillon,
huertas
de-Valence
en
rapport avec la maturité des
Espagne...). Pratiqué sous serres, le maraî¬
chage se développe également autour des
grands centres urbains afin d’en assurer
l’approvisionnement.
• En Polynésie française, le maraîchage fut
longtemps une spécialité chinoise. Les
maraîchers chinois ont aménagé certains
târa’ehara: rite de réparation des péchés
commis par les ’'’prêtres avec rite d’immer¬
difficile, mais où les conditions climatiques
sont plus propices à la production légu-
-
faste ;
maoa
-
laient
ra’a matahi: rites
au
roseaux en
plantes ;
moment
de
qui se dérou¬
la floraison des
-
sion dans la mer;
vaere marae :
-
remise en ordre du marae
(nettoyage et décoration) suivie de la
*pa’i atua ou pa’e atua, de
rassemblement et déshabillage des dieux.
Voir aussi : archéologie, ava’a, consécra¬
tion, fare, fata, funérailles, inventaire,
objets sacrés, offrande, représentation,
tapu, ti’i, to’o, unu.
cérémonie
’'’versants d’altitude dont l’accès est parfois
mière.
Depuis quelques années, le maraî¬
chage est surtout pratiqué en plaine, en
plein-champ ou sous *serres (plaine de
*Papara) et intéresse de plus en plus de
cultivateurs polynésiens. Actuellement, les
trois quarts de la production maraîchère de
Tahiti sont assurés par les plaines de
Papara et de *Teva i uta.
Voir aussi: horticulture.
►
marae. ’Ua riro te marae i roto i te orara'a o te
nüna'a mâ'ohi, mai te hô'ëpu rahi mau no te
tupura'a o te ora i roto i te ta'ata ’e te ferma, te
ta ’ata
’e te nature, te ta’at à ’e te ta 'ata, te ta'ata
’e te ora ’oia ho’i te aho ora e hulihia nei. ’Aita
e
ta’ata ’e ’aita tôna e marae. la parauhia teie
ta’o e marae, e hiti mai te parau no te fenua,
’e
nô te mea ’ua hiti mai te fenua, e fa’aro’ohia ia
te parau no te Atua ’e no te mea e Atua ra, e
nuna’a ia tô ’oe, e nuna’a to ’oe ra e orara’a ia
tô ’oe, e orara’a tô ’oe e fa’aterera'a ia ta ’oe, e
fa ’aterera ’a tô ’oe, e peu ïa ta ’oe. ’Ua riro te
marae mai te ho
ô tumu, mai reira toro atu ai
te reira
te mau ama’a nô te mau vahi ato’a, na
fa ’a ’ite mai i te huru o te nuna’a ta ’atà. Tei
iana te ora ’e te pohe, te itoito ’e te
paruparu, te maita ’i ’e te ino.
Te vai nei te marae fëti’i, te vai ato’a ra te
^marae ai’a, te marae fa’aterera’ahau (ari’r).
I roto i te mau parau pa ’ari, e fa ’aro ’o ’oe i te
parau no te mou’a, no te pape, no te tahu’a, no
e
roto
MARAMA. Famille de chefs qui régna sur
’^Moorea
au
XVIP et
au
XVIIP siècle.
D’après les “Mémoires de la princesse
“'‘Ari’itaimai”, les Marama étaient origi¬
naires de *Punaauia. L’un d’entre eux
obtint des droits sur le district de Varari
(Moorea), après son mariage, et ses des¬
cendants devinrent chefs du district de
*Haapiti. Contestés par le lignage Atiroo,
également originaire de Punaauia et pré¬
sent au sud de Haapiti, les Marama se lan¬
cèrent dans une guerre qui leur permit de
prendre progressivement le contrôle de
*Opunohu, Vaiare etTeavaro. Ils reçurent
aussi l’hommage des populations d’*Afareaitu et établirent leur résidence dans le
bassin central de Hle où ils édifièrent le
marae
*Afareaito. Par mariage, ils obtin-
MARANT-BOISSAUVEUR
rent enfin des
droits de suzeraineté sur le
Taputapuatea de *Papetoai, un des
plus prestigieux de Moorea. C’est à cette
époque que l’un des membres de la famille,
grand prêtre du marae de *Nuurua, aurait
eu la vision du très beau lézard
jaune qui
marae
devint l’emblème de la famille des M arama
et donna son nom à Hle (mo'o
signifie
lézard et re’a: jaune). «D’après Arii Tai-
mai, les M arama auraient été les suzerains
de Moorea jusqu’au temps de Cook et les
princes cités par les premiers voyageurs
n’auraient
été que des vassaux des
cependant il est étrange que
Cook et les premiers Européens qui allè¬
rent à Moorea n’aient entendu parler que
de ces chefs secondaires et pas du tout des
Marama. Par ailleurs, ceux-ci étaient alliés
aux *Teva de Papara, puissante famille de
Tahiti au temps de Wallis, et aux *Pomare,
famille montante qui devait obtenir la
royauté, et Arii T aimai souligne les liens de
dépendance qui faisaient considérer les
Marama ;
Marama comme les suzerains du chef de
Papara et de Pômare II» (Claude Robi¬
neau :
“Moorea”).
Après que Pômare II, aidé de James Cook,
ait battu *Mahine, leur vassal, les Marama
perdirent leur influence et la population
déserta leurs possessions traditionnelles
pour aller s’établir à Papetoai, district
appartenant désormais aux Pômare.
Marama Nui (la grande lueur). Société
productrice d’*électricité qui exploite
depuis 1981 les ressources hydrauliques du
sud de Tahiti. Grâce à ses 6 *centrales sur
la *Vaihiria, la * Vaite et la Faatautia, elle a
pu livrer 38,7 millions de kW/h en
'Voir aussi : hydroélectricité.
1986.
MARANGAI. A ire socio-politique et
linguistique qui regroupait autrefois les îles
des *Tuamotu de l’Est,
à l’exception des
îles '"Actéon et de *Moruroa. On y distin¬
guait plusieurs sous-ensembles : le Maihanga-Torearea englobant *Nukutavake
et *Vahitahi, le
Marangai-Noa au nordouest et le Mahanga-Kokeko au sud-est.
MARANT-BOISSAUVEUR (Félix)
(XIX^ siècle). Commissaire de la marine né
à Lorient en 1821, Marant-Boissauveur
s’embarqua sur VHéroïne en 1844 pour un
périple dans l’océan Pacifique. Il visita
Hawaï, les îles Samoa, Wallis, puis débar¬
qua à Tahiti en 1846 pour un séjour de huit
mois. Entre de nombreuses alertes dues à
un état de
guerre persistant dans Hle, il prit
le temps de réaliser des portraits, des des¬
sins minutieux de la côte nord, des relevés
précis de *tatouages tahitiens qui sont
d’excellents documents ethnographiques.
Il laissa environ 50 dessins et
lithographies
actuellement conservés aux Archives de la
France d’Outre-Mer.
f
/
f
-i
\
^
dessins et aquarelle de
F. Marant-Boissauveur
35
Cypselurus simus. Poisson-
marara.
volant, également appelé Exocet, apparte¬
nant
à la famille des
Exocoetidés, très
abondant dans les mers tropicales. Long de
30 cm environ, son corps argenté, fuselé,
pourvu de nageoires pectorales très
développées. Elles lui permettent d’effec¬
tuer des vols planés spectaculaires après
qu’il ait émergé en battant l’eau rapide¬
est
ment
à l’aide du lobe inférieur de sa
nageoire caudale. Le vol peut durer de
quelques secondes à une minute et la
vitesse atteindre 40 à 60 km/h selon l’état
de la mer et la direction du vent. Le marara
préparation d’un rriârara pour
servir d'appât à la pêche au gros
la'aineinera’a o te mârara ’ei arainu
nô te tautai nâ tua
échappe ainsi à ses prédateurs (les *Thons,
*Thazards et *Coryphènes), mais il est
aussi facilement capturé à l’épuisette par
les pêcheurs qui le pourchassent à bord de
leurs *poti mârara. Ce Poisson constitue
un
mets
agréable ou sert d’*appât vivant
pour la *pêche au gros.
(1860-1935). Reine
(1877-1887). Troisième fille
d’Alexandre *Salmon et d’*Ari’itaimai (la
cheffesse des *Teva et sœur adoptive de la
reine *Pomare IV). Elle était, par consé¬
quent, l’épouse idéale, du point de vue poli¬
tique, pour le prince héritier *Ariiaue.
Malheureusement, celui-ci, âgé de 36 ans,
grand bringueur, n’était en rien le mari rêvé
pour Marau qui, à 14 ans, venait de quitter
l’école privée de Sydney où elle avait reçu
une bonne éducation et vécu jusqu’alors
très protégée. Après seulement quelques
mois de cohabitation, Marau abandonna
Ariiaue et s’enfuit chez sa mère. Elle reprit
la vie conjugale pendant une courte pé¬
riode, lorsqu’à la rriort de Pômare IV, son
époux devint roi en septembre 1877.
Par la suite, Marau mena une vie libre et
joyeuse, dans la tradition des *ari’i tahiMARAU TAAROA
de Tahiti
tiens et,
pour se
distraire, elle fit des
voyages en Europe. Elle accoucha de deux
filles, en mars 1879 et en janvier 1887, dont
les pères étaient de fringants officiers de
marine. A l’état civil, elles furent bien sûr
inscrites comme étant les enfants du roi.
Marattia, nom fém. Marattia elegans.
Tahitien: para.
Nom scientifique d’un
genre de * Fougère de la famille des Marattiacées. On la rencontre en montagne à
partir de 500 m d’altitude. Un genre très
voisin, Angiopteris evecta {*nahé), se ren¬
contre de 200 à 1000 m d’altitude. Ce sont
Fougères de grande taille atteignant
possédant un tronc très court.
Autrefois, surtout en période de disette, les
rhizomes étaient consommés après une
des
2 m et
cuisson prolongée.
Celui-ci craignait que son épouse ait un
jour un fils qui, légalement, pourrait pré¬
tendre à la succession. Après la naissance
de la seconde fille, il demanda donc le
divorce, ce qui poussa la reine à introduire
sa propre requête. C’est finalement celle-ci
qui fut admise par le tribunal et le divorce
fut prononcé le 27 juillet 1887.
Ce que le roi avait pressenti se produisit
neuf mois plus tard, lorsque la reine, qui
avait alors
une
liaison
1 493 m et domine la côte nord-ouest de
Tahiti. Ses flancs ont été sculptés par les
eaux de la *Punaruu, de la *Fautaua et de
*Tipaerui. Accessible par une route
1973, le Mt Marau est aujour¬
d’hui un but d’excursion pour de nom¬
breux touristes ou résidents. Tous les
étages de végétation peuvent y être obser¬
vés le long de la route qui mène au relais de
la
ouverte en
radio-télévision. Au-dessus de la zone des
maraîchères, les *tulipiers du
Gabon et les *pins des Caraïbes sont nom¬
breux ; ils laissent ensuite la place aux
ascarinas aux troncs blancs et aux fougères
*anuhe ou *mamau. Les *aito mou'a,
cultures
fuchsias et ana'e apparaissent au-dessus de
1200 m, altitude à partir de laquelle on peut
profiter >de vues impressionnantes sur le
plateau de *Tamanu, la chaîne de P* Aorai,
le *Diadème et les sommets lointains bor¬
dant la *caldeira de Tahiti Nui.
36
l’officier de
naissance à un
fils, baptisé Ernest, qui porta légalement le
nom de Salmon, comme sa mère. Appa¬
remment assez contente
de son existence
indépendante, Marau vécut
seule
furent
avec ses
désormais
trois enfants (dont deux
plus tard pris en charge par des
parents *fa’a’amu en
MARAU (Mont). Ce sommet culmine à
avec
marine Fournier, donna
France), dans son
bungalow au centre de la ville, au coin de
l’actuelle avenue du Général de Gaulle et
de la rue de la Poste.
L’homme qui lui procura les plaisirs les
plus élevés de sa vie n’appartenait cepen¬
dant pas à la caste des jeunes officiers avec
lesquels elle avait eu des liaisons jusqu’a¬
lors. Ce fut un savant qui lui fit découvrir
les satisfactions des occupations intellec¬
tuelles. Il était Américain, professeur d’his¬
toire à l’Université de Harvard et apparte¬
nait à la célèbre famille Adams qui
comptait deux présidents des États-Unis.
Henry * Adams, qui était venu en touriste à
Tahiti au début de 1891, s’était aperçu à sa
grande surprise que la vieille cheffesse
Ari’itaimai Salmon de Papara possédait
des connaissances étendues sur l’histoire et
la culture tahitiennes.
Lorsqu’il décida
d’écrire, en collaboration avec elle, l’his¬
toire de Tahiti, il eut besoin d’une
interprète-secrétaire et c’est Marau qui
MARAU TAAROA
MARAU TA’AROA (1860-1935). Ari’i vahiné
nô Tahiti mai te matahiti 1877 - 1887.
'0 Marau Ta ’aroa ’o te toru no te tamari ’i a
Alexandre Salmon ’e ’o Ari’itaimai, e
tamahine ’oia ; te ho E ato ’a tavana no roto
mai i te ’opu o te hua 'ai Teva, e tuahine ato 'a
nô te ari’i vahiné Pômare IV (nô roto ra i te
fa’a'amura’a). Nô roto i te hi’ora’a poritita, ’ua
tano maita ’i ’oia ia au i te mana ’ora ’a, no te
fa’aipoipo ia Ari’iaue. Teie ra, e 36 ia to
Ari’iaue matahiti, e ta’ata inu ’ava ’e tepapu
’ore tôna huru, ’e ’ere roa paha ia te ta ’ata tano,
’e te au iafa’aipoipohia na teiepoti’i ’o Marau
tei rae’a hoôahuru mômaha (14) noa iho
matahiti, ’e nôho’i noa mai ra na Sydney ’e
’ua ora mai ’oia i roto i te tahi orara’a
Marau Taaroa. 1. Vers 1880.
2. La reine Marau rédigeant ses
mémoires en 1921.
aupurupuru maita ’ihia. ’Ua ora ra ’e ’o
Ari’iaue te tahi tau ava'e ri’i noa i mûri iho, ’ua
fa’aru’e ia Ari’iaue ’e ’ua ho’i i tona metua
vahiné (palea ’ino). ’Ua ho ’i fa ’ahou mai i tana
iane ia Ari’iaue i roto i te ho'e areapoto i mûri
a’e i tepohera’a te ari’i vahiné Pômare IV, riro
mai nei tôna tône ’ei ari’i i le 'ava’e tetepa
matahiti 1877. I mûri iho ra, ’ua ora mai ’o
Marau i te tahi orara’a li’ama roa ’e te ’oa’oa
assuma ce rôle avec un
intérêt grandissant.
Elle continua à noter les traditions que
d’autres membres de la famille connais¬
saient également par cœur.
ia au ihoa i te peu a te mau ari’i ta’ata tahiti,
fa ’a ’oa ’oa iana, ’ua re va pinepine atu ’o
Marau i te mau fenua Europa ma. ’Ua fônau
mai e piti tau tamahine : ho'e i te ’ava ’e mati
1879, ’e hô'ëi te ava’e tenuare 1887. Te mau
metua tane o teie mau tamahine, e mau ofitie
’e
no te
Henry Adams jugea son travail si impor¬
qu’il choisit comme titre pour l’ou¬
vrage qui en résulta "Memoirs of Mar au
Taaroa, last Queen of Tahitf’. Bien qu’il
préférât à ce titre pour l’édition revue et
augmentée de 1901, celui plus approprié de
“Memoirs of Arii Taimai", la contribution
Ari’iaue.
essentiellement grâce à elle que toutes ces
reira, ia fônau- ’o Marau i te piti o te tamahine,
’ei rave ’a nôna no le taho’o, ’ua ani i te
tant
de Marau resta prépondérante et c’est donc
traditions ont été sauvées de l’oubli. La
traduction française, publiée en 1964, avec
une introduction de Bengt Danielsson, est
devenue, avec “Tahiti aux Temps anciens”
de Teuira *Henry et “A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois” de William *Ellis,
des trois ouvrages de référence pour
connaître l’histoire de la Polynésie,
^arau
un
avait enfin découvert sa vocation et elle se
désormais à la recherche et à
l’étude des traditions et du folklore de son
consacra
peuple. Elle rédigea, entre 1920 et 1922,
une sorte de synthèse en anglais, qu’elle
s’obstina à appeler “Memoirs of Marautaaroa, last Queen of Tahiti”. Elle avait
espéré trouver un éditeur en Amérique et
fut déçue de voir son manuscrit constam¬
Elle mourut le 2 février 1935
ment refusé.
sans que
le livre ait vu le jour. C’est finale¬
la princesse Takau qui, sur
ment sa fille,
l’insistance du secrétaire de la Société des
Océanistes, traduisit ce texte en français.
Publié en 1971 par cette société, sous le
titre de “Mémoires de Marau Taaroa, der¬
nière reine de Tahiti”, il a été augmenté
d’une introduction dans laquelle la prin¬
cesse Takau
raconte ses souvenirs person¬
nels de sa mère.
La tombe de la reine Marau, en forme de
ahu, se trouve au cimetière de l’Uranie, loin
de celle de son mari, enterré sur la terre
ancestrale des Pômare à Arue.
ia nô roto i te nu ’u ihitai. / roto ra i te tivira,
’ua tapa ’ohia ia raua ’ei mau tamahine na
’Uape’ape’a ra ’o Ari’iaue o te roa’a
mai ta Marau (na roto i tona huru orara’a
pe’epe’e) te ho E tamari’i tamaroa, ’e te riro ia
ei mono iana i ni’a i te ti’ara’a ari’i,
atu
’aita roa
’oia i hina’aro ia tupu taua ’ohipa ra, no
fa’ata’ara’a ia rôua ’o Marau. I te 27 no durai
1887, ’uafa’aoti te ture o te Tiripuna i te
fa’ata’ara’a ’o Ari’iaue ’e ’o Marau.
E iva ava’e i mûri noa iho, te tupu mau nei te
’ohipa i mana’ona’ohia e Ari’iaue, inaha, ’ua
ta’oto atu ’o Marau i te tahi ta’ata ho’o tao’a (e
’ona poe) ’e te fônau mai nei i te tamari’i: e
tamaroa, ’o Ernest te i’oa i lopahia i ni’a i taua
tamaiti ra ’o Salmon te pa ’era ’a mai tona
metua vahiné.
’Ua ora ’o Marau i te tahi
orara’a li’ama roa ’e tôna mau tamari’i, ia tae
i te tahi tau, ’ua ravehia atu e piti na
tamari’i na le tahi mau ta’ata (mau metua
ra
fa’a’amu) nôFarani. Teie tôna fare i ropu mau
i te ’oire pu Pape ’ete. Tei te poro no le aroa
poromu ’o te Tenerara De Gaulle ’e te poromu
o te
Fare Rata.
Na roto i tona orara ’a, ’aita teie mau ’ofitie no
te nu’u ihitai i horo’a noa mai a’e i te mau
fana’ora’a papu nona, noa atu ta ratou peu.
Maoti te ho'e ta’ata aivana’a maritei tona
taera’a mai i Tahiti nei, mea ratere noa mai.
Nô teie marite i ’ite i tefaufa’a e vai ra i roto ia
Marau ’e nana i fa ’a ’ite ia Marau i te maita ’i
nô tôna faufa ’a e mau ra, ’e ia pôpa ’ihia te
reira, e noa ’a mai tona ’oa ’oa ’e te popou.
’O Henry Adams teie ta’ata, e marite ’e e
orometua tuatoru no te
fare ha ’api 'ira ’a teitei
nô Harvard ’e no roto ho’i ’oia i te tahi ’opu
fêti’i, tei itea i roto iana e piti (2) peretiteni no
te
Hau marite. ’Ua tae mai ’o Henry Adams i
Tahiti i te matahiti 1891, ’ua tupu tona ’oa ’oa
rahi i lefarereira’a i teie tavana vahinépa’ari
roa ’o Ari’itaimai Salmon no Papara mai te
hô'ë tau ’a rave ’ohipa ra le huru, no te mea, te
37
MARAVA
lape'a nei ’o Ari'ilaimai i te tahi mau parau
fa’ahiahia roa no te ’a’ai ’e te peu a le la’ata
tahiti. 'Va opua a'era ’o Henry Adams mai te
turuhia e leie lau'a rave ’ohipa (A. Salmon) e
papa ’i i te parau no te fenua nei : ’oia ho ’i ’o
Tahiti. Nô te reira ’ohipa, ’ei auvaha parau ia
te hina’arohia
’o Marau lei rave iloilo mai i
taua ’ohipa râ, mai te ’ana’anatae ’e te
ha’afaufa’a maila’ira’a i tana ’ohipa e rave ra
nôtôna ’ai’a.
’Ua tâmau maite ’oia i te papa ’ipa ’i i te mau
’a’amu ’e te mau ’ohipa tahiti a te ma’ohi, tei
mau
’a ’au maita ’i iana ’e tonafêti ’i. la hi ’o ra
essentiellement d’Algues mais aussi parfois
de Poissons. Les piqûres provoquées par
épines sont très douloureuses à cause
d’un mucus venimeux. Quand il est effrayé
ses
et dans
l’impossibilité de fuir, il se plaque
immo¬
contre les pierres et coraux et reste
bile. Ses coloris lui permettent un camou¬
flage aisé.
L’*LF.R.E. Mer tente actuellement de met¬
tre au point une technique d’élevage de ce
Poisson.
’o Adams, ’ua ’ite ’oia i te maita ’i ’e te faufa ’a
mau no te
’ohipa i ravehia e Marau Ta’aroa,
nô reira ’ua ma ’iri ’oia i le i'oa o taua puta ra :
’i no te mau mana ’o ’o
Marau Ta’aroa, ari’i vahiné hope’a no Tahiti. /
te mau parau papa
te matahiti 1901,
’ua tauihia te i’oa tei
pâpa’ihia i reira, ’o Ari’i Ta’imai atura ia te
i’oa. E tuha’a rahi ’e tefaufa’a ta Marau i rolo
i nô puta nei. Maoti ’oia, i ’ore ai teie mau peu
ai i rolo i te
’aramoina ’e te ha’apa’o ’ore hia. ’Ua irilihia
leie puta na rolo i te reo farani i te matahit
1964. ’O Bengt Danielsson tei horo’a i te tahi
parau ’omua. Te puta a Teuira Henry, te puta_
e mau hiro ’a tumu i topa
a
W. Ellis ’e teie i ta Marau, ’ua riro ’ei mau
puta tai’o roa hia epaheru rahihia no te ’imi i
te mau ’a’ai ’o Tahiti. Mai reira mai te ’ite nei
’o Marau i te ’ohipa mau e au iana, i reira, ’ua
fa’ata’a atu ’oia iana iho no te tamaura’a ’e te
mâ’imira ’a i te peu tahito ’e te mau peu ato ’a a
te mâ’ohi i rolo i te ta’ere mau o le nuna’a nô
reira mai ’oia. ’Uapapa’i atu i le matahiti
1920-1922 i le tahi parau tuatapapa (na roto
ite parau peretane) tana i ma’iri i le i’oa: te
Pascal Marcantoni
papa'i no te mana’o ’o Marau
Ta’aroa ari’i vahiné hope'a nô Tahiti; ’ua
mau parau
mana’o ’oia e e noa’a mai te tahi ta’ata i
Marite te luru iana no le pae i le papa ’ira ’a
puta, ’aita roa ra ’oia i manuia, ’ua pato ’ito ’i
noa hia mai ’oia. la pohe ’oia i te 2 no fepuare
1935, ’aita ia le puta i pu a’e i te ao. Na tana ra
tamahine ’o Takau, na roto i te ani onoono a
pâpa’i parau o te Totaiete no te ’feia
Oteania", nôna i ’iriti nô rolo i le reo farani.
’Ua neneihia i te matahiti 1971, ’aita i taui te
te
i ’oa '0 te puta.
’Ua fa ’arava ’ihia mai te puta na
roto i te mau mana ’o ato ’a o
Takau, tana i
papa’i ato’a no te huru o tôna metua vahiné.
Tei te Pô Urani te menema ’o Marau, mai te
hômanira’a ’ahu marae ra le huru, are’a tana
lône ’o Ari’iaue, lei roto ihoôia i te menema o
te
feti’i Pômare i Arue.
marava.
Siganus argenteus. Poisson de la
famille des Siganidés appelé Picot tacheté
ou Poisson lapin en français. Une autre
espèce, le Picot rayé, est appelé paauara.
Le' marava est aplati latéralement et ne
dépasse pas 20 cm de long. Il se nourrit
MARCANTONI
(Pascal) (1862-1935).
*Colon originaire de la Corse, Pascal Mar¬
cantoni arriva en Polynésie en
1881. Il se
fixa à '•’Huahine et se maria à une fille de
sang royal de cetteîle. Il joua un rôle nota¬
ble lors de l’^annexion des îles Sous-le-
Vent en servant d’intermédiaire et de mes¬
sager
entre le chef ’'’Teraupo, la
reine
d’Avera et les officiers chargés de soumet¬
tre l’archipel à la tutelle
française en 1895.
La même année, il fut élu chef d’Atipiiet de
Maeva par les habitants de Huahine. Il fit
partie de la *Société des Études océa¬
niennes et finit ses jours à Papeete.
(Étienne) (1755-1793).
Capitaine de la marine marchande qui
reçut en 1790, d’une maison de commerce
de Marseille, le commandement d’un
MARCHAND
navire de 300 tonneaux, le Solide. Sa des¬
tination était la côte nord-ouest d’Améri¬
que, où les Indiens avaient la réputation de
brader des fourrures de loutre, castor,
phoque et renard, qu’il était facile de
revendre, avec un gros profit, en Chine.
Après avoir doublé le cap Horn, Mar¬
chand fit relâche, du 14 au 20 juin 1791, à
Vaitahu dans
Hle de *Tahuata,
où le
découvreur du groupe Sud des Marquises,
*Mendana, ainsi
que
’^’Cook avaient
mouillé. En poursuivant sa route vers le
nord. Marchand découvrit à son grand
étonnement, au nord de *Hiva Oa, tout un
groupe d71es qui ne figuraient sur aucune
carte. Il débarqua à *Ua Pou, en prit pos¬
session et, sur l’instance de ses officiers, la
baptisa île Marchand. A l’ensemble du
Nord, dont il apercevait Nuku
Hiva, Eiao et Hatutu, mais non Ua Huka,
groupe
il donna le nom d’îles de la Révolution. Le
Solide arborait naturellement le nouveau
drapeau révolutionnaire et ce fut donc la
première apparition de l’emblème tricolore
dans les eaux de l’actuelle Polynésie
française.
Cette aventure commerciale se
termina
fort mal, pour une raison imprévue: les
autorités chinoises avaient entre-temps si
fortement augmenté les droits d’entrée sur
les fourrures américaines qu’il était impos¬
un acheteur. Obligé de
cargaison en France, Mar¬
sible de trouver
ramener
sa
chand et ses commanditaires découvrirent
marava
38
que
les fourrure? avaient pourri et que.
rongées par
invendables.
Marchand
les
mourut
vers,
elles étaient
lors
d’un
nouveau
voyage dans l’océan Indien, en 1793, année
où l’on publia à Boston le récit d’un capi¬
taine américain, Joseph *ingraham, qui
avait suivi la même route que le Français,
deux mois plus tôt, et à qui revenait donc
l’honneur
d’avoir
Nord-Ouest des
découvert
le
groupe
Marquises. Au début du
siècle, un administrateur zélé mais peu
scrupuleux fit dresser à Taiohae un obélis¬
que qui s’y trouve toujours, avec cette ins¬
cription doublement erronée :
Au nom du Roy de France
le 23 juin 1791
tahu’a
entrent
alors
lentement
sur
Les
les
pierres
en rythmant leurs pas par des
incantations et en agitant les branches de ti
sur
les
pierres incandescentes. A la suite
des tahu’a, le regard droit devant, les per¬
qui le désirent peuvent marcher sur
les pierres brûlantes. Nul ne doit regarder
sonnes
derrière lui sous peine de rompre l’enchan¬
tement et d’avoir les pieds brûlés.
Ce phénomène a suscité un grand étonne¬
ment chez les observateurs* européens.
Teuira * Henry rapporte le témoignage de
cheveux frisèrent à tel point qu’il me fut
découvreur du Groupe Nord-Ouest
impossible de les peigner pendant plusieurs
jours. J’avais l’impression que mes mains
des Iles Marquises
prit possession de Die Nuku Hiva.
monument érigé à la
mourir pendant quelques instants!».
l’un d’entre eux: «Ma moustache et mes
ÉTIENNE MARCHAND
à Taiohae
tahu’a font le tour du four et demandent :
«O esprits qui enchantent le four, laissez-le
étaient
en
train de cuire et la chaleur à
l’intérieur de mes oreilles était intolérable,
mes yeux
mémoire d’E. Marchand
pleuraient et j’avais le sentiment
que mes larmes étaient bouillantes... A la
sortie du four, je constatai que mes pieds
étaient frais et que nous avions tous passé
sans encombre».
Hom. :
une
d’un État.
marche :
►
province frontière
te haerera’a umu ti. Te umi ti : e
’ohipa teie no
tahito. Efa'atupuhia teie oro’a, fatata te
rahira ’a motu nô Patitifa e rave ratou i teie
’oro 'a : i Raiatea ihoa, Taha ’a ’e te tahi atu
maufenua no te Ta'amolu totaiete.
E'ere i te tahi ’ohipa iti nei, i le fa'aahura'a i te
umu, tau mahana
ia rave. Ei hi'ora'a: e ’o i te
tahi ’apo'o, ahuru metera (10m) le roa: e piti
’aore ra e pae (2 m, 5 m) te ’a ’ano ; ho ’e metera
marche, nom fém. Surface où l’on pose le
pied. Action, façon de marcher. Mouve¬
ment d’une foule,
nement d’un
•
marche
d’un mobile. Fonction¬
organisme.
sur
le feu. Tahitien:
umu
ti.
Cérémonie pratiquée dans de nombreuses
îles du
Pacifique et, traditionnellement,
surtout à Raiatea, Tahaa et dans les autres
îles de l’archipel de la Société.
préparation du four incandescent
demande plusieurs jours. 11 faut creuser
une fosse d’1,50 m de profondeur sur 10 m
de long et 2 à 5 m de large environ. La
tranchée est comblée par du bois à brûler
puis recouverte de pierres. Le feu est
La
allumé la veille de la cérémonie pour que
les braises chauffent les pierres à blanc. Les
*tahu ’a qui président la cérémonie s’isolent
quelques jours pour préparer leur corps
par l’ascèse et leur esprit par des *prières.
Ils invoquent notamment *Hina, déesse de
la lune et Te Vahiné nui tahu rahi, la
grande femme qui mit le feu au ciel. En
hommage à celle-ci, les tahu’a revêtent des
jupes et des couronnes faites de feuilles de
*ii. Un rituel précis, marqué d’*incantations face aux plants de ti, inaugure la
marche. Dans le plus grand silence, les
’e te ’afa (I,50m) te hohonu. Efa’a'i i roto i te
vahiepa’ari maita’i, huri mai ai te ofa’i i ni’a
iho i te vahie. Hôe aore ra e piti mahana na
mua a ’e i te mahana ’oro ’a te fa ’a ’amara ’a ia.
Te tahu ’a umu ti, ia vai ’oia i roto i te
fa ’aineine i tôna tino ’e lona varua no te ta ’u i
te atua.
Teie te mau atua e anihia ’o Hina ’oia
Tevahinenuitahura’i, te
vahiné i tutu’i i te ra’i. Nona nei, e titauhia no
’o te marama, ’o
teie oro ’a umu ti ’ei ’ahu rauti ’e te hei rauli to
le mau tâvini
’e te tahu ’a rahi o te umu.
lafa’aineinehia te haerera’a umu ti, te vai nei
ta te tahu’a ta’ura'a i te nu’u atua ia rave
te peu e au no
’oia i
teie oro ’a mai te mo ’a ’e te tura.
Nô reira, ia tura te tahu ’a, ’ua maita ’i te
’ohipa, ’aita ana’e e hôpe’a to mûri iho.
la haere
e
noa atu na ni’a
i te umu ti, eiaha roa
fariu i mûri, e ore te mo ’a o teie oro ’a.
marché, nom masc. Accord conclu en vue
d’échanger quelque chose. Lieu public de
vente de biens et de services. Par extension,
un marché désigne l’ensemble des offreurs
et des demandeurs d’un produit: on parle
ainsi du marché polynésien de l’automo¬
bile, du marché mondial du coprah...
• Il existe trois marchés municipaux en
Polynésie: ceux de Uturoa, Pirae et
Papeete.
Dès 1844, le plan de Papeete fait état
«d’emplacements aux vivres situés, l’un à
MARCOTTE
l’ancienne embouchure de la Papeava
[actuelle place Vaiete], l’autre à l’empla¬
du parc Bougainville» (Claude
Robineau : “Papeete, premier marché de
cement
Tahiti”). Ces deux marchés furent officiel¬
lement créés par un arrêté du gouverneur
*Bruat
en
1847. En 1860, le marché de
Papeete trouva sa place définitive mais fut
construit en bois et couvert de pandanus ; il
reçut ses structures métalliques qu’en
1927. Lieu pittoresque, il est une des étapes
habituelles du circuit touristique de Tahiti.
ne
«Fruits et poissons sont là qui excitent
notre curiosité. C’est un musée de produc¬
de couleurs
gaies, où parmi haricots, navets, carottes,
poireaux, tomates, salades qui nous sont
familiers, nous découvrons les chou¬
choutes, les poivrons, les patates chinoises,
ley^, le gingembre, l’igname, le hamsoy,
le foyka, le tara, le taruâ, les concombres
chinois et toute cette gamme de fruits qui
déconcertent par leur variété (...) Tout le
tions tahitiennes, mosaïque
Marché de Papeete. 1. Vers 1910.
2. Le marché aux poissons. 3. Étal
des produits vivriers vendus par les
agriculteurs tahitiens. 4. Quartier
des maraîchers chinois. 5. La
nouvelle halle construite en 1987.
7e mSlete no Papeete.
I te
matahiti 1910. 2. Te vahi ho'ora'a
i'a no te mâtete. 3. Ana'ira'a o te
mau hotu e ho'o hia e te mau ta'ata
fa'a'apu tahiti. 4. Area la'ata'ahia
no te mau ta'ata fa'a'apu tinito.
5. Te mâtete 'api o tei hâmanihia i te
matahiti 1987.
40
secret de la nourriture traditionnelle est là.
Si nous savions bavarder avec les femmes
qui attendent le chaland,
cigarette au bec, nous apprendrions mille
potins sur le Papeete intime, le Papeete
bon enfant» (Daniel Mauer: “Aimer
Tahiti”).
Plus vaste, le nouveau marché, inauguré en
1987, répond aux exigences des 130 ven¬
deurs quotidiens et des 500 agriculteurs,
pêcheurs et commerçants présents à la fin
nonchalantes
de la semaine. La gestion du
marché est
confiée à la municipalité de Papeete. Une
brigade municipale est chargée de faire
respecter la réglementation et de percevoir
des taxes. Les dépenses d’entretien et de
contrôle se sont élevées à 50,4 millions de
francs C.F.P.
en
1985, mais les recettes
municipales liées au marché ont atteint 56
millions de francs C.F.P. La même année,
les ventes ont représenté un chiffre d’af¬
faires de 1,4 milliard de francs C.F.P. :
poissons et crustacés
fruits
viande
légumes
animaux vivants
Inauguré
constitue
en
un
52,2%
19,5%
15,3%
12
1
%
%
1973, le marché de Pirae
exemple de décentralisation
commerciale réussie. Servi par le voisinage
de services et de commerces de proximité
(poste, banque, magasin d’alimentation), il
a permis aux agriculteurs et pêcheurs de la
côte est de livrer en 1986 ;
121,1 tonnes de légumes
60,6 tonnes d’agrumes
129.7 tonnes d’ananas
189,6 tonnes de féculents
136.8 tonnes de poissons
S’emploie dans les expressions: le marché
noir (marché clandestin), le Marché com¬
mun (union économique formée par les
pays membres de la *Communauté éco¬
nomique européenne).
Hom. : marcher (verbe).
MARIA
marcotte, nom fém. Mode de multiplica¬
tion végétative chez les plantes, consistant
en un enracinement d’une partie de l’appa¬
reil végétatif aérien avant de se séparer ou
d’être séparé de la plante mère. Le marcot¬
tage peut être naturel ou bien réalisé par
l’homme. On le pratique par exemple pour
obtenir un nouveau pied de *tiare Tahiti.
Pour cela, on enlève l’écorce autour d’une
branche sur un centimètre de largeur. Cette
zone
est
mousse
alors
humide.
enveloppée dans de la
Au
bout
d’un
certain
variable selon les espèces, des
racines apparaissent et on peut alors cou¬
per la branche sous la marcotte et planter
temps,
la nouvelle pousse.
Voir aussi : bouture.
MARE A MARE. Orateur de la reine
*Pomare, au moment où le *Protectorat
fut établi. Adversaire farouche d’Armand
*Bruat, il devint le confident de son succes¬
seur, Charles *Lavaud. Sur la demande de
celui-ci, il transcrivit un très grand nombre
de traditions orales, dans le but précis de
prouver que le royaume des Pômare com¬
prenait également les îles Sous-le-Vent. Sa
*généalogie des Pômare est reproduite
dans l’ouvrage de Teuira *Henry : “Tahiti
aux Temps anciens”.
marée, nom fém. Mouvement oscillatoire
du niveau de la *mer dû aux effets de l’at¬
traction de la Lune et du Soleil
sur
les
particules liquides. Tous les 15 jours, les
astres sont alignés et leurs forces d’attrac¬
tion s’ajoutent pour provoquer une marée
de vive-eau. Dans le cas contraire, il s’agit
d’une marée de morte-eau et le marnage
(c’est-à-dire la différence de niveau entre
marée haute et marée basse) est faible. Les
records mondiaux ont été mesurés dans la
baie de Fundy (Canada) où le marnage
atteint 16,70 m et dans la baie du Mont
Saint-Michel en France (14,60 m).
Polynésie, des marégraphes ont été
à Arue (Tahiti), Nuku Hiva,
Moruroa et Rikitea. Il y a deux marées par
jour, d’une faible amplitude dans l’archipel
de la Société ( 15 cm en moyenne) mais plus
forte aux Marquises (80 cm). Ces faibles
amplitudes sont liées à la position du Terri¬
toire au centre du Pacifique et à l’absence
de plates-formes continentales et de golfes
profonds. Elles suffisent néanmoins à pro¬
voquer des *Courants importants dans les
*passes entre le lagon et l’océan.
Hom. : (se) marrer (verbe).
•
En
installés
un emploi aux Affaires administra¬
tives. Il quitta ses fonctions en 1962 à la
vers
suite de son élection à P* Assemblée territo¬
riale comme conseiller (*Union tahitienne
Union pour la Nouvelle République) des
Tuamotu-Gambier.
Sa vie fut marquée par un naufrage tragi¬
-
1977 au large de Mataiva
duquel il perdit l’un de ses meil¬
leurs amis, Calixte *Jouette. La même
année, il enleva à Paul Horley (*E’a Api) la
*mairie de Rangiroa. Il s’est attaché depuis
au développement de son île par l’électrifi¬
cation, la construction d’une chaussée
reliant Avatoru et la passe de Tiputa, la
promotion du tourisme, de la pêche et de la
perliculture. Très attaché au général de
Gaulle et à la France, Henri Marere resta
au *Tahoera’a Huira’atirajusqu’en 1987 et
fut régulièrement réélu à l’Assemblée terri¬
toriale depuis 1967.
que survenu en
au cours
marge, nom fém. Espace laissé en blanc
sur la bordure d’une page
un
écrite. C’est aussi
délai que l’on se donne pour agir.
La marge bénéficiaire est, en économie,
la différence entre le *prix de vente et le
•
prix de revient. Cette somme, prélevée par
le commerçant, est souvent exprimée en
pourcentage du prix de vente ou du prix
d’achat. En économie libérale, la fixation
Mare a Mare,
(dessin d'après
nature de Charles Giraud)
des marges est laissée à l’appréciation des
entreprises. En Polynésie française, la plu¬
part des produits ont des marges contrô¬
lées et fixées par le gouvernement local.
S’emploie dans les expressions : revenir à la
marge ; vivre en marge (sans se mêler à la
société).
Margose, nom fém. Momordica charan-
tia. Tahitien: pupuruvi. Plante grimpante
de la famille des Cucurbitacées. On l’ap¬
pelle aussi Momordique à feuilles de vigne,
ou Poire de merveille, et fouka en chinois.
C’est une longue Liane sauvage qui s’ac¬
croche grâce à ses vrilles. Ses feuilles vert
clair sont très profondément découpées.
Les fleurs sont jaunes. Les fruits, en forme
de fuseau, sont d’abord verts puis jauneorange à maturité. Ils s’ouvrent alors en
trois lobes laissant apparaître les graines
aplaties entourées par une peau rouge vif.
Une variété donnant de gros fruits est cul¬
tivée en Polynésie et consommée surtout
par la communauté chinoise. Ces fruits,
très amers, nécessitent une préparation
particulière pour pouvoir être appréciés.
Margoses (louka)
Margouillat voir Lézard.
MARERE
(Henri). Homme politique.
Henri Marere, dit “Riquet”, est né à *Rangiroa le 22 juin 1930. Après avoir travaillé
comme
aide-subrécargue puis *subrécargue de 1947 à 1952, il perdit l’usage d’une
jambe dans un accident et dut s’orienter
MARIA (île). Nom porté par deux *atolls
inhabités de Polynésie française.
appartient à l’archipel des *TuaSud et se situe par 22° sud et
131° 11’ ouest, à mi-chemin des *Gambier
•
L’un
motu du
41
6 km de diamètre, appartenant à la com¬
l’interdiction des relations amoureuses
extra-maritales. Celles-ci étaient autorisées
à l’extrémité nord-
pour les femmes, avec les invités de mar¬
et de Moruroa.
mune des
•
L’autre
Il s’agit d’un atoll fermé, de
Gambier.
se
trouve
de l’archipel des *Australes par
21°48’ sud et 154°43’ ouest; il est partagé
ouest
entre
les
communes
de
Rurutu et de
Rimatara.
mariage, nom masc. Union légitime d’un
*homme et d’une *femme.
• Dans
la société polynésienne tradition¬
nelle, la plupart des hommes et des femmes
étaient unis par un mariage généralement
monogame.
Les unions étaient souvent
“arrangées” pour éviter toute mésalliance,
entre
les familles de chefs notamment.
avec
les beaux-frères, les belles-sœurs et,
que, sur décision du mari. La ^polygamie
et la *polyandrie étaient un des privilèges
des ari’i. Seuls les *arioi pratiquaient un
libertinage absolu. La plupart de ces tradi¬
tions ont aujourd’hui disparu et tous les
mariages obéissent aux règles et aux habi¬
tudes occidentales.
• Dans la communauté chinoise, la célé¬
bration du mariage obéit encore à certaines
«La coutume chinoise qui
traditions.
consiste à offrir dans une enveloppe rouge
le montant équivalent de sa participation
de cérémonie (repas à 9 plats)
toujours : cette pratique est ingé¬
nieuse car elle permet à des familles
modestes d’organiser un banquet conve¬
nable (...) Quelques jeunes mariés prati¬
repas
au
existe
D’après Bengt Danielsson, «plus la posi¬
père et de la mère était
élevée, plus le nombre de parents que l’on
devait consulter était grand et, quand l’hé¬
ritier d’un chef pàrticulièrement notable
était sur le point de se marier, on discutait
pendant plusieurs jours le pour et le contre
quent encore la cérémonie du troisième
jour de mariage : ce jour-là, la mariée ren¬
Le mariage des enfants *ari’i était célébré
famille en dégustant des gâteaux chinois
enfermés dans de grandes boîtes en bois
tion sociale du
de l’union projetée» (“Tahiti autrefois”).
sur le
*marae en présence des parents. Un
des temps forts de la cérémonie consistait à
sceller l’union par le sang. «Un prêtre ayant
remis à la mère plusieurs morceaux de
quelques feuilles de
’ava, elle prend une dent de requin et, se
canne
rau
à
sucre
et
faisant une entaille sur le front, laisse tom¬
ber une goutte de sang sur chaque morceau
de canne à sucre et, plaçant un morceau sur
une
feuille, en donne deux au père et un à
gardant
deux pour elle. Ces derniers, tenant le tout
dans les paumes de leurs mains élevées à la
chacun des oncles et tantes, en
hauteur du front, s’avancent lentement,
courbés en deux vers le jeune couple, et
après avoir déposé les feuilles et morceaux
de canne à sucre à leurs pieds, s’en retour¬
nent de la même
manière à leurs places»
(James *Morrison: “Journal”).
tre chez ses parents pour y récupérer des
vêtements, des couvre-lits, de la vaisselle,
c’est le
et
prétexte à prendre le thé en
laqué finement décoré. (...) Les cartes d’in¬
vitation de mariage, d’un beau rouge vif,
décorées des symboles de la joie et du bon¬
très utilisées et les
impri¬
mer». (Assoc. Wen Fa: “Histoire de la
heur (Hi) sont encore
écoles chinoises continuent à les
communauté chinoise à Tahiti”).
►
fa’aipoipora’a. Te fa ’aipoipora 'a. ’o le aura ’a ia
le hôe lâne i lâna
auraro
aro O
vahiné i here, mai le
i le lure fa ’alere o le fenua ’e i mua i le
le la ’ala alo 'a
’ua riro raua ’ei ho e.
/ rolo i le peu mâ'ohi, le vai ra le lahi mau
’aipoipora ’a ’o le ho e
’e le lahi la ’ala noa ’aila e
la ’a ’era ’a i rolo i le fa
la ’ala huiari ’i
li’ara’a, e manahune ia parauhia.
Te vai nei le mau parau i papa ’ihia e le mau
laparau mai i'a Bengl Danielsson, James
Morrison ’e rave rahi noa alu a mau papa’i
revêtait des formes plus simples: «quand
pula ’e la râlou mau fa’ali’ara’a,mai i'a
J. Moerenhoul...
Te vai nei le lahi peu nà te feia haeha ’a
un
ora
Dans les classes
inférieures, le mariage
jeune homme se présentait pour
demander une jeune fille en mariage, il
apportait quelques présents, des cochons,
des étoffes, etc. S’il plaisait et qu’on agréât
sa recherche, un lit était dressé, de suite,
dans la maison du père et de la fille et il
passait cette nuit-là même avec celle qui, de
ce moment, devenait son épouse. Le len¬
demain, de bonne heure, on tuait des
cochons et l’on invitait quelques amis et
quelques voisins à une petite fête de famille.
Le jeune couple restait, ordinairement,
deux ou trois jours dans la maison des
parents de la fille, puis le mari emmenait sa
femme de la maison de son père dans celle
du sien, où il y avait une autre fête ou repas,
c’était tout» (Jacques *Moerenhout :
“♦Voyages aux îles du Grand Océan”).
Le mariage monogame n’impliquait pas
et
’e lei
pâpU i le peu mai le lipe’e ’ore : leie ia. Na
le melua e
’imi i le lâne nâ te lamahine ’e ’aore
ia nâ le melua e fa ’aau i te lamahine na le
lane.
Te vai lamari’i noa ra ’ua fa’auhia, are’a
efâri’i noa ralou i
’opuara’a ’e lo ralou mana’o. ’Aila
fa ’ahou i leie tau. la lae leie lamaiti i lona
fa’aloira’a, ia haere ’oia io lana vahiné e la’ila’i
ra
te lamari’i i le malamua,
la le melua
alo ’a
’oia i te lahi o na le melua ho ’ovai.
’la ’ilehia mai le o e parahi alu leie taure’are’a
i rolo i te utuafare o leie poli’i, e la’oio alu
i leie vahiné, ia roa ’a iana i le po malamua
’oia
ihoâ, e ’oa’oara’a rahi le roa’a i te fêti’i e tupu
le lama’ara’a, e pohe tepua’a, e manihini e le
fëti ’i le lama ’a, i mûri iho, ’ei reira leie lamaiti
e arata’i ai i tana vahiné i rolo i tona fêli’i, e
oro ’a alo ’a te tupu i reira no te fâri’i mai i le
huno’a. Teie mau fa’aipoipora’a, ’aila e tupu
rahi le mau fa’ala’ara’a, leie ra, le farereihia
nei te lahi mau peu te ’ore e au, ’oia ho ’i là le
lane fa’ali’ara’a ia laoto alo’ahia lana vahiné
MARIANNES
na te taht ta'ata
’e atu. Te ari’i ’e te arioi, e peu
’ê ihoa ia ta ratou. Na roto ra i teie peu 'api 'e
te tare 'api no te fa’aipoipora'a (ture farani) te
hàere ’ore atura te peu tahito.
Te vai ato 'a nei te peu a te tinito no te
fa’aipoipora'a. Te mau manihini e titauhia e
horo 'a ratou i te moni i roto i te vehi rata.
E iva (9) huru rriS’a ta te tinito no ta ratou
oro’afa'aipoipora’a. Te tahipeu, ’oia ho’i
lihopu hou te fa’aipoipora'a ’e te
’inura 'a ti i te toru o te mahana, ia ho ’i fa ’ahou
te vahiné i roto i tona fëti’i no te ohi mai i tona
MARIANNES (îles). Archipel volcanique
de 475 km2 comprenant 17 îles hautes si¬
tuées entre le 14"= degré et le 20= degré nord
et le long du 145= degré de longitude est.
Les principales sont *Saipan (116 km^),
Tinian (101 km-) et Rota (83 km^).
• Les sites les plus anciens, qui attestent
présence humaine, datent du XV1II=
mau
une
te inura’a
siècle avant J.-C. On y a retrouvé des outils
mau
tauiha ’a toe.
Mariage de Loti (Le). Roman de Pierre
*Loti, écrit en 1879 d’après les notes qu’il
prit chaque jour lors de son escale à Tahiti
en
1872. Comme la plupart des autres
marins de la Flore, Loti se rendait fré¬
quemment dans la vallée de la *Fautaua,
lieu de rendez-vous des jeunes gens à la
recherche de l’âme
sans doute
sœur.
Il y rencontra
plusieurs vahiné et fondit leurs
charmes et leurs caractères
en
une
seule
jeune fille qu’il prénomma Rarahu. Le
roman conte l’idylle de Rarahu et du midship Harry Grant (Loti, en réalité). Pour
Lesley Blanch, auteur de la dernière bio¬
graphie de Pierre Loti, «c’est le coup de
foudre et elle devient sa femme à la mode
de Tahiti ; leur union est acceptée par tous
et
re
encouragée par la vieille reine (Pôma¬
IV) qui était un peu une marieuse (...)
Mais le destin sépare les amants; Loti
reprend la mer; Rarahu dépérit et finit
tristement». Le romantisme du “Mariage
de Loti” et l’exotisme raffiné qui se dégage
de la peinture du Tahiti fin de siècle ont
séduit de nombreux lecteurs français, entre¬
tenu le mythe du paradis polynésien et
assuré une grande popularité à l’auteur.
Le roman est paru début 1880 sous la
forme d’un feuilleton dans une revue litté¬
raire, puis fut édité quelques mois plus
tard. En 1898, un tirage fut augmenté de
dessins réalisés par Loti lors de son séjour à
Tahiti.
Voir aussi : Bain Loti.
pierre et en coquillages (*herminettes,
*grattoirs, *hameçons). Des tessons de
*poterie, couverts d’un enduit rouge, sem¬
blables à ceux des ““Philippines, témoi¬
gnent des relations existant entre ces
archipels. La liniite orientale de la culture
du *riz passe par les Mariannes. De même,
en
la coutume de mâcher de la noix de bétel
enveloppée
avec
de la chaux dans des
feuilles de poivrier vient de l’Asie du SudEst. De grandes maisons communautaires
et les habitations étaient construites sur des
bien des piliers de
pierre ou encore des plates-formes consis¬
tant en des amas de pierrailles retenus par
des murs. Des vestiges de poterie mélané¬
sienne indiqueraient des contacts entre la
poteaux de bois ou
““Micronésie et la *Mélanésie.
Les îles méridionales Rota et *Guam ont
été parmi les rares îles découvertes par le
premier explorateur européen à traverser
le Pacifique en 1521, Ferdinand ““Magel¬
lan, qui les surnomma las Islas Ladrones
(les îles des Voleurs), pour la seule raison
que les insulaires avaient commis quelques
chapardages à bord de son navire. Elles
étaient également les premières îles du
Pacifique à devenir colonie européenne
lorsque le gouvernement espagnol les
annexa en 1565, afin d’avoir des ports de
relâche pour ses navires circulant entre ses
deux grandes possessions sur les rivages
opposés du Pacifique: le Mexique et les
Philippines. Le nom que se donnaient les
Habitants des Mariannes.
1. Portrait d’un enfant de l'alcalde
d'Umata. 2. Portrait d'un “Indien’’
(dessins exécutés au passage de
l’expédition Freycinet).
insulaires eux-mêmes était Chamorros.
Le nom européen est dérivé de celui de la
reine d’Espagne Maria Anna qui, en 1668,
envoya des ““missionnaires jésuites dans cet
archipel. Lorsque-les insulaires refusèrent
de changer de religion, ils furent massacrés
déportés à Guam, où il y avait déjà une
implantation importante de colons espa¬
gnols qui prirent femme petit à petit parmi
ou
les Chamorros et élevèrent leurs enfants
d’une manière catholique.
Lorsqu’en 1816, leurs descendants, forte¬
ment
métissés, furent enfin autorisés à
revenir dans leurs îles ancestrales, ils décou¬
vrirent qu’elles avaient été occupées entre¬
temps par des immigrants des îles Caro-
lines, ce qui donna lieu à de nouveaux
mélanges de races et de cultures.
Leur
situation
s’améliora
partiellement,
lorsqu’en 1898 toutes les îles, à l’exception
de Guam, qui devint une base américaine,
furent achetées par
illustration du "Mariage de Loti”
l’Allemagne dont la
souveraineté, par comparaison à celle des
Espagnols, fut relativement éclairée et
43
MARIE
humaine. Les colons allemands étendirent
les *cocoteraies et
ouvrirent des voies de communication.
considérablement
Cependant, après 1918, l’Empire allemand
fut démembré et les Japonais s’installèrent
dans les Mariannes du Nord. Ils y dévelop¬
pèrent la culture de la canne à sucre et la
communauté japonaise compta jusqu’à
45 000 personnes à la veille de la 2'^ *Guerre
mondiale.
A la suite des violents combats de 1944,
notamment à
Saipan et Tinian, les Amé¬
ricains y installèrent de puissantes bases
militaires pour anéantir le Japon : c’est de
partie de leur production vers Guam. Le
tourisme constitue la
première ressource
du territoire ( 133 000 visiteurs en
1983) et
les îles bénéficient du soutien financier des
États-Unis par l’intermédiaire d’un Fonds
de Prêts au Développement économique.
Le niveau de vie des insulaires reste cepen¬
dant modeste: 1000 dollars par habitant
par an.
MARIE. Nom donné par la tradition chré¬
tienne à l’épouse de Joseph, le charpentier
Tinian que partirent les bombardiers qui
de Nazareth. Mère de *Jésus, elle aurait
Trust Territories des Etats-Unis, mais
ciation) de sa conception miraculeuse. De
nombreux titres lui sont attribués : “Sainte
détruisirent *Hiroshima et Nagasaki.
En
1947, les îles M ariannes furent incorporées
aux
obtinrent un statut d’autonomie en 1975 et
formèrent
le
Commonwealth
des
Mariannes du Nord.
•
L’archipel compte 20 567 habitants
(1984), la plupart vivant à Saipan où se
trouve la capitale: Capitole Hill. L’éco¬
nomie repose sur l’élevage des porcs et des
44
bovins. 80 tanches exportent la plus grande
reçu de l’ange Gabriel l’annonce (l’Annon¬
Vierge”, “Mère de Dieu”... r*Église catho¬
lique y ajoutant depuis 1854 celui d’“lmmaculée Conception”.
• En Polynésie, le culte marial a pris une
grande importance au sein de l’Église catho¬
lique après l’arrivée des pères des *SacrésCœurs de Jésus et de Marie et depuis l’ins-
MARO
*Légion de Marie et des
titution de la
groupes de prière du Rosaire vivant.
marina, nom fém. Zone aménagée pour
les touristes en bord de *mer, comprenant
avant le lancement publicitaire du
aérien utilisent souvent les
techniques du marketing.
Voir aussi : publicité.
du transport
immobiliers, un *port de
plaisance, des *plages et divers équipe¬
Marlin voir Espadon.
A Tahiti, des marinas ont été construites à
marnage voir marée.
des ensembles
loisirs.
ments de
(Marina Taina) et à Vairao
(marina de Puunui).
Punaauia
hommes
Polynésie ancienne. 11 s’agissait
d’un cache-sexe en *tapa généralement
porté court aux îles de la Société. On le
tressait en feuilles de *pandanus aux Tua¬
motu tandis qu’aux îles Marquises une
bande d’étoffe appelée/tarwîjouait le même
rôle. Elle était cependant nouée différem¬
ment avec un pan avant court et effrangé et
un pan arrière long, agrémenté de noeuds.
maro.
marine, nom fém. Ensemble des person¬
nels navigants et des services administratifs
qui servent et gèrent une *flotte. Ensemble
des bateaux appartenant à un même pays
ou entrant dans une même catégorie.
• La marine marchande effectue des trans¬
ports commerciaux. En 1984, la flotte
marchande mondiale comptait environ
75 000
produit.
En Polynésie, les secteurs du tourisme et
navires
jaugeant
ensemble
418 682 000 *tonneaux. La marine mar¬
chande française représente moins de 3 %
du tonnage mondial (8 945 000 tonneaux
1984). Elle connaît des difficultés chro¬
niques depuis la *décolonisation et subit la
en
des navires battant *pavillon
concurrence
de complaisance. La ^Compagnie générale
maritime, la Compagnie des *Messageries
maritimes, les Chargeurs réunis, DelmasVieljeux et les sociétés de transport des
compagnies pétrolières dominent les
quelque 50 compagnies de *navigation
françaises. Leurs 13 500 marins servent
essentiellement sur des *cargos spécialisés
de conception récente : *pétroliers, *méthaniers, minéraliers, navires polythermes
et *porte-conteneurs.
dans la
•
Vêtement porté par les
Le maro des souverains était une cein¬
*plumes rouges {maro ’ura)
plumes jaunes (maro tea). Ces
ture sacrée de
ou
de
plumes étaient d’autant plus précieuses que
les oiseaux sur lesquels on les prélevait
étaient rares. Ainsi la *perruche de Tahiti
{Cyanoramphus zealandicus) qui fournis¬
sait les plumes rouges, peinte pour la pre¬
mière fois par Sydney *Parkinson lors du
premier voyage de Cook, est aujourd’hui
disparue.
Des explications différentes ont été don¬
nées sur les détenteurs des ce’intures.Teuira
Henry affirme que les chefs de Raiatea
recevaient sur le *marae d’*Opoa le maro
*
’ura tandis que ceux de Bora Bora rece¬
vaient le maro tea sur le marae *Vaiotaha ;
’ura était
l’insigne de la suprématie royale, alors que
le maro tea était l’insigne du grand prêtre.
•
selon la reine *Marau, le maro
ploie 29 042 militaires (1984). La Force
océanique stratégique comprend six sous-
►
La Marine nationale ou marine mili¬
taire est aussi appelée “la Royale”. Elle em¬
marins lanceurs de missiles à tête thermo¬
nucléaire. Les forces classiques dépendent
des grands commandements de Brest et de
Toulon et s’appuient sur 3 porte-aéronefs,
130 aéronefs, 88 bâtiments de combat, 45
bâtiments de transport et de soutien, 18
maro’ura, marotea. E tatua tau'upu teie tao’a,
te vai nei te maro’ura tei fa’a’una’unahia i te
huruhuru manu ’ura (’ute’ute) ’e te marotea,
’oia ho’i te tatua tau’upu fa’a’una’unahia i te
huruhuru manu re’are’a e mau tapa’o taipe
ana’e no te mau ari’i.
Nô te ’imi ’ata teie mau huruhuru manu, no
’ei tao ’a faufa ’a ’e te
sous-marins.
Voir aussi : base marine.
reira ’ua riro teie tao ’a,
représentant une
scène maritime ; bleu marine ou marine :
ho’i te manu nô reira mai te huruhuru ’ute’ute
Autres
sens
:
tableau
couleur des uniformes de la flotte.
Hom. : un Marine : soldat de l’infanterie de
marine américaine ou anglaise.
marketing,
nom
masc.
Terme anglo-
l’on peut traduire en français
par “mercatique”. Ensemble des techni¬
ques employées par les entreprises qui
conçoivent des produits adaptés à la
saxon
que
*demande
et
les vendent
en
hau roa i te fa’ahiahia. No reira tepetea,
’oia
Maro. 1. Marquisien portant un
maro à nœuds, le hami.
(’ura) ’oia tei penihia e Sydney Parkinson i
roto i te tere mâtâmua o te tapena Tute, ’ua
mou roa ta i teie mahana; e riro ra e, te tahi
noa tau manu
te
3. Maro ’ura de Tahiti, dessiné par
Bligh en 1791.
Maro. 1. Ta’ata nu'uhiva o tei
W.
’ite haerehia i Maupiha ’a,
Motuone, Tupai ma.
E mau tatarara’a ta’ata’a'ë tei fa’ati’ahia e
Teuira Henry i ni’a i te parau nô te maro’ura
te marotea.
2. Différents types de maro tressés.
Mai te mea ra, i Raiatea e
’e
fa’atahinu hia te ari’i i ni’a i te marae no Opoa
’o'omo mai i te hô’e maro tapona,
“hami". 2. Te mau
hoho’a maro ha’unehia.
3. Maro ’ura nô Tahiti penihia e
te parauhia
IV. Bligh i te matahiti 1791.
3
utilisant de
puissants moyens d’influence. Pour cela,
les entreprises réalisent des études de
*marché, des enquêtes auprès de la clien¬
tèle potentielle et procèdent à des tests
45
MARO’A
e tatuahia
’oia i te maro ’ura, are 'a to Bora
Bora e marotea ia te tatua e tupu ra te oro ’a i
ni'a i te marae ’o Vai'otaha.
Marokau
la au ra i te fa'ati’a a Marau, te maro’ura e
taipe ari ’i ia are ’a te marotea e tapa ’o taipe ia
no te
Pte de Deoarq.
tahu ’a rahi.
village MEHETIKA/^-
VAIORI
/»■
AKAEKE
maro’a. Acanthurus lineatus. Poisson chi¬
OHOMU/7
rurgien zébré, très vivement coloré de bleu,
jaune et noir en bandes horizontales alter¬
nées. C’est un Poisson agile, sans cesse en
mouvement entre les pâtés de coraux et se
maro'a
(Acanthurus lineatus)
d’un
mucus
troubles
cause
toxique qui
inflammatoires
nécroses.
/
^ passe
i
faufilant dans les failles et sous la dalle
corallienne. La piqûre de ses lancettes est
très douloureuse à
...
VFARATAHI
■
village TOPIKITE
chenal TEGURE
présence
des
parfois des
de la
P® de Débarq.
provoque
et
Aujourd’hui, ses 81 habitants (1983) ne
vivent plus que de la récolte du *coprah.
L’île fait partie de la commune de Hikueru.
MARGE. District situé sur la côte nord de
Iti, dominé par le Mt Moua
Toru (la montagne aux trois pics) et bordé
*Huahine
MAROTETINI voir Farerua.
par la *baie de Maroe. Celle-ci est une des
plus belles de Polynésie. Elle s’enfonce
dans les terres sur près de 4 km, là où,
d’après la légende, la pirogue de *Hiro
aurait déchiré Huahine.
Maroe est une petite communauté compo¬
sée surtout d’agriculteurs (315 habitants en
baie de Maroe (Huahine)
1983). D’après Jean-François Baré (“Hua¬
hine”), «on la connaît pour ses taros, ses
vanillières. En traversant l’agglomération,
on remarque sur la droite le temple dont
l’architecture polygonale rappelle les pre¬
miers édifices protestants du même type».
►
MARO’E. E mata’eina’a teie no tefenua ’o
Huahine tei roto ra ’oia ia Huahine Iti. ’O
Mou ’a Toru tôna mou’a tei heihia e te ’o ’o ’a o
Maro ’e.
’Ua riro ’o Maro ’e, ’ei mata ’eina ’a haviti roa i
Porinetia. ’Ua haere e 4 tirometera te
hohonurà ’a te ’o ’o ’a i roto, ia au i te ’a ’ai e
fa’ati’ahia ra, na te va’a ’o Hiro ipahae ia
Huahine.
matahiti 1983, ’ua tai’ohia i reira e teie te
rahira’a ta’ata ifa’a’itehia mai e 315 ta’ata
huira ’atira.
/ ta J.F. Baré fa’ahitira’a i roto i tanaputa ’o
“Huahine ", e ’itehia ’o Maro ’e no tana taro
(fa’a’apura’a taro) e tana vanira (fa’a’apu
vanira). lafa’aôatu i roto i Maro’e, ’o tefare
pure porotetani te fare ara’a maita’i mai ’e te
’ite pâpühia atu nô tôna hâmanira ’a, e
fa’ati’ara’a fare tahito roa mai te mau fare pure
porotetani tahito ato’a.
MAROKAU. *Atoll des *Tuamotu du
Centre, situé par 18°05’ sud et 142°20’
ouest, à 120 km à l’ouest de Hao. Ses
dimensions maximales atteignent 22 km
Découvert par
au
'
Marouette
fuligineuse, nom fém. Por-
tabuensis. Tahitien
Oiseau mesurant 15 cm
zana
proche des * Râles.
:
meho.
Petit
environ, très
La Marouette a un bec noir, un plumage
longues pattes rouges. On
peut la rencontrer dans les zones maréca¬
geuses du littoral, ou en montagne dans les
sombre et de
à fougères ou dans les forêts secon¬
daires. Elle se nourrit essentiellement de
zones
graines et d’insectes se trouvant sur le sol.
Son nid est construit à même le sol et la
femelle pond 2 ou 3 œufs. C’est une espèce
en voie de disparition en
Polynésie.
MARQUISES (îles). Tahitien: Matuita
Nu’uhiva ma. Marquisien : Henua
enata ou Henua enana. Archipel d’origine
volcanique situé au nord-est de la Polyné¬
sie française (à 1 350 km en moyenne de
Papeete), entre 7°50’ et 10‘>35’ sud et
138°20’ et 140°45’ ouest. Il comprend 13
îles hautes ou îlots qui couvrent ensemble
ma ou
E mata’eina’a iti ha’iha’i’e ’o Maro’e, e feia
fa’a’apu te rahira’a ta’ata i Maro’e. I te
d’est en ouest et 17 km du nord
MAROTIRI voir Bass (îlots de).
sud.
Louis-Antoine de *Bou-
gainville en 1768, Marokau fut un des
principaux lagons nacriers de Polynésie au
XIX'^ siècle et jusqu’en 1965.
I 048 km^
et
furent dénommés las Islas
Marquesas de Don Garcia Hurtado de
Mendoza de Canete par leur découvreur
Alvaro de *Mendana en 1595.
Chacune de ces îles constitue un massif
•
montagneux au relief vigoureux, creusé de
*vallées profondes mais isolées par des
crêtes, des pics et des *aiguilles sculptés par
de puissants facteurs d’*érosion. Il existe
néanmoins quelques formes tabulaires
comme le *plateau de *Toovi à Nuku Hiva
et celui de Tepuna à Hiva Oa. Les côtes
sont généralement bordées de falaises éle¬
vées et il n’existe ni véritable plaine litto¬
rale ni lagon.
L’absence de récifs coralliens, sauf dans
quelques baies abritées, peut s’expliquer
MARQUISES
par des remontées d’eaux froides particu¬
lièrement puissantes autour du 120'’ degré
ouest et progressant vers l’ouest.
Le *climat de l’archipel constitue une ori¬
ginalité en Polynésie. Les températures y
sont relativement douces en dépit d’une
latitude presque équatoriale. La saison des
pluies est centrée sur le mois de juin, mais
les totaux pluviométriques annuels sont
modestes : moins de 900 mm sur certaines
côtes sous le vent. Les périodes de séche¬
resse
peuvent
longues.
•
être dramatiquement
Les recherches archéologiques ont per¬
mis de repérer aux Marquises les installa¬
tions humaines les plus anciennes qui aient
été découvertes jusqu’à maintenant en
Polynésie. La datation la plus ancienne est
celle des vestiges d’une *grotte de pêcheurs
à Ua Pou : 150 avant .I.-C. (plus ou moins
95 ans). Les Marquises seraient, pour cer¬
tains, le point de départ de la dispersion des
Polynésiens vers les îles de la Société, les
îles Hawaï et Hle de Pâques. La population
a toujours préféré les sols riches, profonds
et humides des vallées abritées. Chaque
superficie
Motu One (*ile de Sable)
ait. maxi.
population (1983)
qq. heot.
3 m
-
*Hatutu
18 km2
428 m
-
*Eiao
52 km^
576 m
-
Hatu Iti
qq. hect.
220 m
-
*Nuku Hiva
330 km'
1 208 m
1 797
*Ua Huka
77 km'
854 m
476
*Ua Pou
105 km'
1 252 m
1 791
1 km'
359 m
*Hiva Oa
320 km'
1 190 m
1 522
"Tahuata
50 km'
1 050 m
555
*Motane
15 km'
520 m
-
4 m
-
*Fatu Huku
Rocher Thomasset
négligeable
*Fatu Hiva
tribu vivait ainsi
80 km'
isolée et n’a
960 m
-
407
jamais
donné naissance à une grande entité politi¬
que comme celles que l’on pouvait rencon¬
trer aux îles de la Société à la fin du XVIIL
siècle, et ce en dépit de la personnalité
Iles Marquises. 1.
Baies de
Ua Huka. 2. Cavalier marquisien
ie piateau de Ua Pou. 3. Grand
tiki de ia valiée de Puamau
sur
(Hiva Oa).
47
MARQUISES
affirmée de certains chefs tel *Iotete de
Tahuata. Les nombreuses fouilles menées
dans ces vallées ont permis de mettre en
lithiques : *tohua
(places publiques et lieux de festivités),
*pa’epa’e (plates-formes d’habitation),
*me'ae (lieux de culte) et *pâ(lieux forti¬
fiés). Les blocs de basalte utilisés pour ces
constructions étaient parfois de taille
impressionnante et ont pu être qualifiés de
*mégalithes.
La variante marquisienne de la culture
polynésienne se distinguait par plusieurs
traits originaux :
L’art y était très développé, car non seule¬
ment les objets usuels et religieux étaient
finement sculptés et décorés, mais le
*tatouage lui-même avait atteint un haut
valeur des structures
Iles Marquises. 1. Site mortuaire de
la dune de Hane (Lia Huka).
2. Femme de nie Santa Christina
(Tahuata), d'après William Hodges
(1777). 3. Prise de possession de
nie de Tahuata par l'amiral
Dupetit-Thouars, le 1er mars 1842.
4. Manuel d'initiation à la langue
marquisienne.
48
degré de perfection. Cet art était également
riche de nombreux *pétroglyphes, de sta¬
tues anthropomorphes (*tiki) et de pein¬
tures rupestres comme celles de la vallée de
Eiaone (Hiva Oa).
D’après Louis Rollin, la société marqui¬
sienne était assez complexe. On distinguait
les hakaiki (chefs) et les taua (grands prê¬
tres), souvent parents et disposant des
pouvoirs politiques, religieux et économi¬
ques. «Le peuple comprenait d’abord les
divers spécialistes {tuhuka) puis les guer¬
riers, les pêcheurs, les serviteurs du chef, les
aides des artistes, les jeunes gens âgés de 16
à 20 ans appelés kaioi (...) et enfin les gens
les plus inférieurs (kikino ou tupeavee) qui
exécutaient les gros travaux» (“Mœurs et
MARQUISES
coutumes
des
anciens
Maoris des îles
Marquises”).
La forme préférée de mariage était la
*polyandrie, c’est-à-dire l’union entre une
femme et plusieurs maris. Les *guerres
étaient fréquentes ainsi que les actes de
*cannibalisme, ce qui a conduit un certain
nombre d’auteurs à considérer les Marquisiens comme de féroces sauvages.
Enfin, la civilisation marquisienne se dis¬
tingue également par sa *langue. Elle dif¬
fère du tahitien surtout par la rétention du
son K et la perte du son R, ce qui donne,
par exemple, ka’oha (bonté, sympathie)
pour ’aroha. Mais il existe aussi deux dia¬
lectes : l’un parlé au nord dont les sons K et
H sont remplacés par les sons N et F dans
celui qui est parlé au sud.
• Les Marquisiens du groupe Sud furent
les premiers Polynésiens à entrer en contact
avec des Européens. C’était en 1595, lors-
lles Marquises. 1. Misère physiologique et
psychoiogique : une famille marquisienne en
1870. 2. image actuelle d'un accroissement
démographique exceptionnei. 3. Fête de Noël
dans une école de Nuku Hiva. 4. Famille
marquisienne. 5. Chevaux marquisiens en semiliberté. 6. Baie d’Atuona (Hiva Oa).
49
MARSEILLAISE
que les mariniers et les matelots d’Alvaro
de Mendana débarquèrent à Tahuata et
majesté des paysages et la qualité des pro¬
habitants de la vallée de Vaitahu. Pendant
structures.
les deux siècles qui suivirent, seuls le Hope
le reboisement
semèrent la mort et la *syphilis parmi les
de Joseph *Ingrahamet le 6'o/ic/e d’Étienne
*Marchand firent de brèves escales dans
les îles du groupe Nord, les deux naviga¬
teurs s’en disputant ensuite la découverte.
Par contre, les raids et les exactions des
équipages de *baleiniers et de navires à la
recherche de bois de *santal furent de plus
en plus
fréquents au début du XIX® siècle
et commencèrent à ébranler sérieusement
le mode de vie ancestral. L’amiral français
Abel *Dupetit-Thouars qui visita l’archi¬
pel en 1838 pour y déposer deux *missionnaires catholiques dressait ce sombre
bilan : «déjà ce ne sont plus des sauvages,
ils ont perdu toute originalité de leur carac¬
tère primitif et ils n’ont encore pris de la
civilisation que ses vices. Leur nudité pres¬
que habillée est horrible à voir, le peu de
vêtements dont
guenille».
ils font usage sont en
A son retour en France, Dupetit-Thouars
proposa au roi Louis-Philippe d’annexer
les îles Marquises pour s’en servir comme
pénale. Le gouvernement
français décida de donner suite à ce projet
d’autant plus que la France venait d’être
prise de vitesse par le Royaume-Uni dans le
processus d’*annexion et de colonisation
de la Nouvelle-Zélande. Dupetit-Thouars
procéda à l’annexion de l’archipel en mai
1842, mais les îles Marquises ne devinrent
jamais une colonie pénitentiaire en raison
d’une colonie
de leur isolement et du manque de terres
habitables et cultivables.
Jusqu’à la fin du siècle dernier, la souve¬
raineté française ne fut que nominale sur ce
bout du monde qu’affectionna Paul *Gauguin. La seule autorité réelle était représen¬
tée par quelques missionnaires catholiques
qui luttaient courageusement contre l’ivro¬
gnerie, les désordres et la maladie. Leur
emprise sur la société marquisienne fut
particulièrement forte au point que l’on a
pu y parler de *théocratie. En dépit de ces
efforts, la population passa de 20 000 habi¬
duits de l’*artisanat, mais il est entravé par
l’éloignement des îles et le manque d’infra¬
Par contre, r*élevage bovin et
en
essences
commerciali¬
rapide développe¬
ment depuis le début des années 1980.
Baignées par les eaux les plus poisson¬
neuses de Polynésie, les Marquises font
l’objet de projets d’infrastructures portu¬
aires et industrielles pour accueillir les
sables connaissent
un
navires coréens et formosans et pour
traiter leurs prises. Le désenclavement de
l’archipel a également fait d’importants
progrès grâce à la mise en place de liaisons
téléphoniques et de télévision par satellite
en mars
1988.
Marseillaise (La). * Hymne national de la
France composé par Rouget de
avril
Lisle en
Strasbourg. Ce “Chant de
Guerre pour l’Armée du Rhin” fut appelé
“Marseillaise” par les Parisiens parce qu’il
était chanté par les fédérés marseillais
1792 à
venus
sous
défendre les frontières de la France
la *Révolution. “La Marseillaise” fut
hymne national en 1879; elle
comprend 7 couplets dont seul le premier
décrétée
est usité.
En Polynésie, cet hymne est exécuté par la
fanfare du *Régiment d’infanterie de
Marine du Pacifique lors des cérémonies
patriotiques: 14 juillet, 11 novembre... Il
est chanté par les enfants des écoles, dans
chaque île, lors des visites du haut*commissaire : les paroles sont souvent
déformées, du fait d’une mauvaise com¬
préhension ou par le simple fait de l’accent
local, ce qui ne manque pas de pittoresque.
Hymne national
français :
La Marseillaise.
tants au moment de l’annexion à 2000 en
1920. Les mesures prises par l’administra¬
tion en matière de santé et d’éducation
Art marqulslen. 1. Coiffu re de chef.
2. Paekaha. 3. Étrier d’échasse
sculpté.
50
permirent ensuite de sauver la population
marquisienne.
En 1983, les habitants de l’archipel étaient
au nombre de 6548. La natalité y atteint
des valeurs records (45 à 50 pour 1000) et
compense les nombreux départs vers
Tahiti.
• Les deux
principales ressources de l’ar¬
chipel sont l’agriculture traditionnelle, qui
emploie 40 % de la population active, et les
transferts financiers réalisés à partir de
Papeete au profit de la fonction publique
(25 % de la population active). L’essor du
tourisme pourrait être favorisé par la
1er couplet
Allons enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé I
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé I (bis)
Entendez-vous dans les campagnes,
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils, nos compagnes I
Refrain
Aux armes citoyens !
Formez vos bataillons I
Marchons I Marchons I
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons I
MARSHALL
MARSEILLE. Ville portuaire française de
la Méditerranée. Colonie grecque fondée
par les Phocéens au VP siècle avant J.-C.,
la ville connut une belle prospérité au sein
de l’Empire romain puis une longue éclipse
Moyen-Age en raison de la concurrence
commerciale des *ports italiens et des diffi¬
cultés créées par les pirates arabes. Le port
au
retrouva
une
activité intense au XVIP
au XIX'^ siècle après la
siècle et surtout
colonisation de l’Afrique et l’ouverture du
canal de *Suez.
Marseille est actuellement le jiremier port
français avec un trafic annuel de 89,4 mil¬
lions de tonnes (1985). L’importance des
échanges a rendu nécessaires de nouvelles
infrastructures vers l’ouest : bassins de la
Joliette, installations pétrolières autour de
l’étang de Berre, port en eau profonde de
Fos-sur-Mer, autour desquelles se sont
développées les industries chimiques,
métallurgiques et alimentaires. L’agglomé¬
ration comptait 1110 511 habitants en
1982.
principal port français en
relation avec la Polynésie jusqu’en 1960.
Les * Messageries maritimes exploitaient
une ligne Papeete-Marseille passant par
Suez, Djibouti et Nouméa et une autre par
Madère, Fort-de-France et Panama.
D’autre part, ce sont les *huileries marseil¬
laises qui traitaient le *coprah polynésien
jusqu’en 1968.
• Marseille fut le
Marseille : le quartier de la corniche
chefs toift-puissants,
adoraient des diçux
semblables et étaient des constructeurs de
débarquement de Otto de
kotzebue aux îles Marshall en 1824
pirogues et des navigateurs hors pair.
La géographie des îles fut précisée par l’exploratenr russe Otto de *Kotzebue qui
visita l’archipel en 1817 et en 1824. C’est
également à cette époque que commença la
pénétration européenne.
Les *baleiniers et les *missionnaires pro¬
tandis que trois
maisons commerciales allemandes (Godeftestants vinrent d’Hawaï
froy und Sohns, Hernsheim, Capelle) cré¬
èrent des succursales à partir des îles
Samoa et suscitèrent l’essor de la pro¬
duction du '•’coprah.
Comme la plupart des îles de *Micronésie,
les Marshall furent soumises au *protectorat allemand de 1878 à 1918,
puis àl’admi-
nistration japonaise jusqu’en 1944 et à la
tutelle américaine depuis
Guerre mondiale.
la fin de la 2^
Deux des îles Marshall, *Bikini et Eniwetok, ont servi de lieu d’expérimentation
nucléaire aux forces armées américaines.
De 1946 à 1958, 66 bombes y ont explosé,
MARSHALL (îles). Groupe de 34 *atolls
contaminant
sienne, alignés en deux chaînes parallèles
appelées respectivement par les insulaires
Ratak (îles du soleil levant) et Ralik (îles du
soleil couchant).
l’atoll de *Kwajalein pour tester ses mis¬
faisant partie de l’aire culturelle microné-
En l’absence d’un nom vernaculaire pour
ensemble dîles, les géographes euro¬
dangereusement, et pour
longtemps, les sols, les plantes, les habi¬
tants de plusieurs îles et les militaires qui
participèrent aux expériences. L’armée
américaine est actuellement installée
sur
siles intercontinentaux.
qua très justement des ressemblances frap¬
Depuis 1983, les Marshall sont devenues
État semi-indépendant qui, jusqu’en
1997, bénéficiera encore de la protection et
de l’aide financière des États-Unis. En
dépit de cette aide, le *Produit national
brut moyen des 30 873 habitants (1980) ne
dépassait pas 900 dollars en 1985. Les
seules ressources de l’archipel sont le
coprah et le petit gisement de *guano de
populations tahitiennes. Les
deux peuples étaient gouvernés par des
République des Marshall se trouve dans
nie de Majuro (11 791 hab.).
cet
péens les ont baptisées du nom du capi¬
taine anglais John Marshall, bien qu’il ne
fit que traverser l’archipel en 1788. Le
découvreur de Tahiti, Samuel * Wallis,
l’avait précédé vingt ans plus tôt, sans en
laisser de traces sur les cartes. Pendant ses
brefs contacts avec les insulaires, il remar¬
pantes entre les coutumes des habitahts et
celles
des
un
nie Marcus. Le centre administratif de la
explosion d’une bombe atomique
à Bikini en 1964
51
MARTENS
MARTENS (Conrad) (début du XIX'=
siècle-1878). Peintre et aquarelliste anglais
qui participa comme dessinateur à l’expé¬
dition de Robert *Fitz-Roy sur le Beagle,
1831 et 1836. Il a réalisé plusieurs
planches de Moorea et Tahiti lorsque le
navire fit escale à Papeete fin 1835. Conrad
Martens se fixa ensuite à Sydney et fonda
l’école australienne de *peinture.
entre
MARTIN (Mgr Joseph) (1849-1912). Déjà
prêtre, il fit profession dans la
Congrégation des * Sacrés-Cœurs en 1878
et il fut envoyé tout de suite à Tahiti, où il
apprit le tahitien. En 1890, il fut nommé
administrateur apostolique et, deux ans
plus tard, *évêque des îles Marquises, qu’il
ne quittera plus. Il eut la malchance d’avoir
parmi ses paroissiens à Atuona le peintre
Paul *Gauguin qui contestait son autorité
et le représenta sous la forme d’une statue
ordonné
assez irrévérencieuse. Les deux adversaires
sont enterrés à peu de distance l’un de l’au¬
tre dans le même cimetière à Atuona.
(Louis) (1843-1910). Louis
Martin, armateur, capitaine et commer¬
çant, fonda une “dynastie” locale riche et
puissante. Après avoir visité Tahiti une
MARTIN
première fois pendant son service dans la
marine impériale, il s’y installa en 1866. Il
commença par faire du commerce dans les
îles et ensuite ouvrit un magasin d’exportimport à Papeete, qui devint vite la plus
grosse entreprise commerciale de la colo¬
nie. Louis Martin fut successivement pré¬
de la Chambre de Commerce,
conseiller général et conseiller privé.
sident
• Ëmile Martin (1879-1959), son
fils, éga¬
lement très doué pour les affaires, mit en
service la première goélette à moteur, cons¬
truisit le premier cinéma et installa le pre¬
mier réseau téléphonique à Papeete ainsi
1. Louis Martin. 2. Yves Martin.
3. Émiie Martin.
52
Que la première usine d’*électricité, l’actuelle E.D.T. Il compléta son emprise sur
aquarelle de Conrad Martens
l’économie locale en achetant, en 1936, la
petite *brasserie de la place de la Cathé¬
drale, dont il fit l’industrie principale du
pays.
Il contribua puissamment au rallie¬
Libre, en
1940, et devint membre du gouvernement
ment de la colonie à la *France
provisoire.
Yves Martin (1908-1960) fils d’Émile,
devint à la mort de celui-ci, en 1959, chef de
•
l’entreprise. 11 était l’un des rares colons de
souche métropolitaine à s’être engagé dans
le *Bataillon du Pacifique, avec lequel il
participa à toutes les campagnes d’Afrique
du Nord et de France. A son retour, il joua,
comme son père et son grand-père, un rôle
important dans la vie politique et écono¬
mique du pays. Pendant des années, il
remplit aussi avec efficacité et hospitalité la
fonction de consul de Suède, jusqu’à sa
mort.
MARTINIQUE
Deux rues de Papeete portent aujourd’hui
les noms d’Émile Martin et d’Yves Martin,
dans le Quartier du Commerce.
Martin-chasseur,
nom
masc.
*Oiseau
passereau de l’ordre des Coraciadiformes
vivant dans les forêts tropicales et se nour¬
rissant d’insectes ou de petits Reptiles.
En
Polynésie, on trouve trois espèces de
Martins-chasseurs ;
Halcyon venerata. Martin-chasseur
vénéré (tahitien : ruro ou ’ôtarae, ce dernier
nom étant également donné à la *Fauvette
à long bec). Petit Oiseau vivement coloré
endémique des îles du Vent. Il mesure envi¬
ron 18 cm et possède un bec noir, long et
-
fort. Son ventre est blanc et le dos présente
des reflets bleu-vert. On le rencontre au
fond des vallées où il aménage son nid dans
*sucre où la Compagnie française des. Iles
d’Amérique installa 50000 esclaves d’ori¬
gine africaine. La population est aujour¬
d’hui noire ou *métisse à 87 % et parle un
*créole dérivé du français.
L71e est un *département d’Outre-Mer
depuis 1946, qui compte 328 566 habitants
(1982) dont 113 000 vivent dans l’agglomé¬
ration de Fort de France - Schoelcher. La
culture de la canne à sucre y décline mais
permet encore la fabrication de *rhums
réputés. Les Martiniquais vivent surtout
de l’exploitation des bananeraies, du tou¬
risme (156000 visiteurs en 1984), des ser¬
vices et emplois liés aux transferts finan¬
ciers provenant de Métropole. En raison
d’un chômage élevé, un fort courant migra¬
toire s’est orienté vers la France, où vivent
plus de 100000 Martiniquais.
les cavités des troncs d’arbres.
-
Halcyon tut a est rare à Tahiti et se ren¬
contre surtout aux îles Sous-le-Vent.
-
Halcyon godeffroyi est le Martin-
chasseur des
Marquises où il est locale¬
ment appelé pahi.
MARTINIQUE (île de la). Ile volcanique
des
petites Antilles, d’une superficie de
1 102 km^. Elle est située
sur
la bordure
orientale de la *plaque lithosphérique des
Caraïbes ce qui lui vaut de connaître des
phénomènes volcaniques
parfois très graves : l’éruption de la Mon¬
tagne Pelée fit 30000 morts en 1902. La
Martinique se trouve dans la zone tropi¬
cale, sur le passage des *cyclones de l’At¬
lantique Nord.
• Découverte par Christophe Colomb en
1493, puis colonisée par la France à partir
de 1635, la Martinique devint une île à
*séismes et des
□
canne
□
bananes
à sucre
ananas
^géranium
[cultures vivrières
jcafé
distilleries
O ports de pèche
^
0
1
10
La Martinique. 1. Saint-Pierre de la
Martinique et, au fond, la
Montagne Pelée. 2. La bibliothèque
Schoelcher à Fort de France.
53
MARTIN TRISTE
Martin triste voir Merle des Moluques.
historique, Marx et Engels montrèrent
d’ailleurs que l’histoire n’est pas linéaire et
ne
MARUTEA. Nom donné à deux *atolls
des *Tuamotu.
Marutea Nord est situé par 17° sud et
143°10’ ouest. Son *lagon, très vaste, s’al¬
•
longe sur 40 km du nord-ouest au sud-est.
Cette île, qui fut autrefois peuplée, n’est
plus habitée de manière permanente. Elle
appartient à la commune de ’'’Makemo.
• Marutea Sud, qui se trouve par 21°30’
sud et 135°35’ouest, est de dimensions plus
modestes (17 km d’est en ouest). Décou¬
verte par *Quiros en 1606, Hle fait aujour¬
d’hui partie de la commune des *Gambier.
Elle est le siège d’une importante ferme
perlière privée.
(Karl) (1818-1883). Karl Marx
naquit à Trêves (Allemagne) au sein d’une
famille bourgeoise d’origine israélite. 11
MARX
étudia à Bonn et à Berlin dans le dessein de
professeur de philosophie, mais,
jugeant que ses idées politiques et reli¬
gieuses ne lui permettaient pas d’entrer
dans l’enseignement, il se lança dans le
journalisme à partir de 1842. Marx devint
devenir
rédacteur en chef de la Gazette rhénane, un
journal libéral de Cologne, puis vint exer¬
cer à Paris où il fit la connaissance de socia¬
Joseph
1845, il
s’établit à Bruxelles. C’est là qu’il rédigea le
listes et du penseur anarchiste
Proudhon. Expulsé de Paris en
“Manifeste communiste” avec son ami et
mécène Friedrich Engels. En 1849, il se fixa
définitivement à Londres et développa sa
son ouvrage majeur : “Le
Capital”.
• La
pensée marxiste a donné un nouvel
élan à la critique socialiste de la société
capitaliste. Marx et Engels, qui ne croy¬
aient pas à la possibilité d’une évolution
pacifique vers le *socialisme, considéraient
que l”'’histoire est le produit de la lutte des
*classes et qu’il est préférable de changer le
monde plutôt que de chercher à l’aména¬
ger. Pour en finir avec l’anomalie que leur
semblait être la possession des moyens de
production par une *bourgeoisie minori¬
taire et l’existence d’un prolétariat toujours
plus nombreux, les marxistes préconisent
la prise du pouvoir par la force, la révolu¬
doctrine dans
tion. Dans leur théorie du matérialisme
Composition de la masse monétaire en Polynésie
{millions de francs C.F.P.).
s’explique pas par l’action d’individus
isolés. Pour eux, elle est commandée par
les lois économiques et les classes labo¬
rieuses en sont les principaux acteurs.
Plusieurs pays ont accompli une révo¬
lution inspirée par le marxisme et se sont
donné un régime socialiste qui devrait leur
permettre d’évoluer vers le *communisme.
11 s’agit de 1”^U.R.S.S., de la *Chine popu¬
laire, des démocraties populaires de l’Eu¬
rope de l’Est, de Cuba.
En Polynésie, le marxisme n’a que partiel¬
lement inspiré l’idéologie de *ra Mana te
Nuna’a, seul véritable *parti socialiste
local.
Voir aussi : prolétaire.
masse, nom fém. Quantité d’une matière
d’objets semblables. Foule.
d’air. Les météorologistes appel¬
lent ainsi une région de r*atmospbère où, à
la même altitude, l’air présente les mêmes
caractéristiques de *température et
d”'’humidité. On distingue ainsi les masses
d’air équatoriales, tropicales maritimes ou
continentales, polaires maritimes ou
ou
• masse
continentales.
• masse monétaire.
Valeur totale des
moyens de paiement disponibles dans une
économie à une date donnée. Cette quan¬
tité de ^monnaie en circulation dépend de
l’intensité de l’activité économique.
S’emploie aussi dans les expressions : taillé
dans la masse ; la culture de masse ; un plan
mettre à la masse.
Hom. : une masse : outil (masse de carrier,
masse ;
masse
d’armes).
massif, nom masc. Unité topographique
élevée. 11 s’agit aussi bien d’une *montagne
(Massif de r*Aorai) que d’un système
montagneux (Massif central. Massif
pyrénéen).
En Polynésie, le terme de massif corallien
s’emploie pour désigner les constructions
madréporiques sous-marines qui forment
les barrières récifales et les *atolls.
Groupe compact d’arbres ou de fleurs : un
massif forestier.
•
adj. Se dit d’un objet ou d’un organisme à
*densité
élevée,
formant
épaisse : une porte massive.
une
*masse
(I9I4-I973). Peintre
français originaire de Boulogne-sur-Mer,
MASSON (Jean)
en 1984
Jean Masson fut élève de l’école des Beauxvaleur
part du total
5 492
6,5 %
dépôts à vue (banques et comptes chèques postaux)
22 546
26,8 %
dépôts à terme (id.)
56 173
66,7 %
84 211
100,0 %
monnaie fiduciaire (billets, pièces)
Total
Arts de I932à 1938. Il fit un premier séjour
Polynésie entre I938 et 1942 et revint en
1948 pour se fixer à Tahiti puis à Bora
Bora. Imprégné d’un certain académisme,
en
son art, Jean
Mqsson a assuré sa notoriété en réalisant
mais sachant renouveler
de très belles toiles sur les atolls des Tua¬
motu où il avait fait deux longs séjours en
1957 et 1958. On lui doit également quel-
54
matairea
ques nus et portraits de femmes. Jean Mas¬
fut par ailleurs l’un des premiers à
son
imprimer des tissus à partir de matrices de
linoléum. 11 s’éteignit à Bora Bora, victime
d’une crise cardiaque. Sa compagne,
Rosine Temauri, née
1944, lui servit
lança elle-même
dans la ^peinture avec un certain succès.
en
souvent de modèle et se
massue, nom fém. Bâton servant d’*arme.
*Casse-tête. Tahitien : *’ômore, tiea.
Marquisien : u’u.
• William *Ellis
parle d’un ’ômoreaa, mas¬
sue d’insulte, que brandit chacun des
camps ennemis en se lançant des défis.
Le ’ômore était
frapper
ou
rapproché.
une
*lance-massue pour
piquer dans
un
combat
Le tiea ou liera était une «massue à quatre
angles, attachée à une corde, utilisée dans
le corps à corps ; on la jetait à la tête de
l’adversaire et on la ramenait au moyen de
la corde» (T. *Henry).
Aux *Australes, on signale une massuepique à tête en forme de losange.
Des objets similaires au patu, casse-tête
de *Nouvelle-Zélande, ont été découverts
dans les îles de la *Société.
Le
u’u
était
le
casse-tête
sculpté
marquisien.
Enfin, le *paeho était la massue garnie de
dents de requin portée par le *deuilleur lors
des
cérémonies funéraires.
mata’eina’a. Ancienne *division terj^itoriale correspondant généralement au *district, c’est-à-dire à la *commune ou à la
section de commune actuelle. L’unité du
mata’eina’a venait des liens de *parenté,
des règles économiques,
foncières et reli¬
gieuses communes à tous les habitants.
Ainsi, le pouvoir de \’*ari’i de décider d’un
*rahui ou d’établir des *tabous ftapwjétait
valable
à
l’échelle
d’un
mata’eina’a.
D’après Maco Tevane, cette entité sociopolitique pouvait être comparée à une
pirogue (va’a mata’eina’a) dont la coque
contiendrait la population, dont le mât
(tira) serait Vari’i, et les haubans les chefs
secondaires. Tout Polynésien avait ses
racines dans un mata’eina’a. Celui qui en
était rejeté ou choisissait l’exil était “/zotw
pâinu”, c’est-à-dire un être à la dérive, sans
existence vraiment reconnue.
matahiapo. Aîné d’une *famille polyné¬
sienne qui se trouvait autrefois à la tête
lignage, groupe de parents issus du
même *ancêtre. La naissance du mata¬
matahiapo. Eparauhia te tama matamua e
Janau mai na te ho ’ë tau ta’ata (tane -f vahiné)
e tamari ’i matahiapo noa alu e lama maroa
noa alu e lama mahine. / rolo i le ’opu ho ë
nei le malahiapo ’e le leina. Te malahiapo e
parauhia ’oia e ’o le puai malamua le reira no
na la’ala nei. ’O le
malahiapo le niu e
ha ’amala ai le orara ’a e parauhia e ’uluafare.
’Oia le ha ’amalara ’a no le palu i le orara ’a, le
horo’a ra ’a i na melua le mana ’o ’e le ferurira ’a
ia ananahi, e nafea le ’imira ’a i le rave ’a e ora
ai leie lama e ora alo'a ai raua iho.
I rolo i le orara’a ma’ohi, ’ua riro le
malahiapo ’ei upo’o no le uluafare ’e no le
hua’ai. 1 rolo i le ’opu ari’ie oro’a rahi le lupu
Te ’ôpu
malahiapo o le hui ari'i efana’o rahi lo ralou i
rolo i le mau maila'i o le ’opufeli’i, le reira
huru ’e ’ila ia le ’opu leina e ’ile i laua mau
maila’i. I rolo i le pae faufa’a fenua e rahi lo le
malahiapo, e ili lo le leina, i rolo i le orara ’a
porilila, lei ni’a a’e le malahiapo lei raro iho le
i ni’a i le marae no le lama malahiapo.
Jean Masson dans son atelier de
Bora Bora
leina.
lafa'alurahia le malahiapo are’a le mau leina
’aila e lau ’ara ’a.
MATAIEA. Section de la
commune
de
*Teva i uta, cet ancien *district portait
autrefois le nom de Papeuriri ou de Vaiu-
riri. 11 s’étend sur le versant sud de Tahiti
Nui, du lieu-drt Papareva et de la crête
Patiiteavaro
(proche d’Atimaono), à
l’ouest, jusqu’à Atehiti, à l’est. Quatre
grandes vallées fluviales s’ouvrent dans la
montagne de Mataiea: celles de Mairipehe, de Vaitenamea, de Vairaharahaet de
*Vaihiria.
Elles
débouchent
sur
une
*plaine alluviale dont la largeur atteint
parfois 1500 m.
• Mataiea dépendait autrefois des grands
chefs de Papara. Son histoire ancienne
nous est mal connue et les vestiges arché¬
ologiques sont rares si l’on excepte le
*marae Outu roa et les sites d’habitat de la
Vaihiria. Mataiea possède la plus vieille
église catholique de Tahiti, construite en
basalte en 1857, et un temple original dont
l’extérieur rappelle une mosquée. Paul
*Gauguin séjourna dans le village de 1891
à 1893 et, d’après Bengt Danielsson
(“Guide du tour de Die”), «ce fut sans
doute l’interlude le plus heureux de son
existence misérable (...) Parmi les tableaux
qu’il peignit ici, mentionnons seulement
“Arearea”, “Le Repas”, “Deux femmes sur
la plage” et “Nafea Faaipoipo”».
Mataiea compte aujourd’hui 2 271 habi¬
tants (dont une forte minorité d’*adventistes) qui vivent de l’agriculture, de l’éle-.
vage et des emplois de l’administration
(notamment communale).
d’un
hiapo d’une famille *ari’i donnait lieu à de
nombreuses ^cérémonies sur le *marae. La
branche familiale issue de cet aîné jouissait
de droits et de privilèges politiques et fon¬
ciers qui n’étaient pas reconnus aux
branches cadettes du groupe familial.
MATAIREA. Site archéologique du dis¬
trict de *Maeva (Huahine)
situé sur un
plateau dominant le village de Maeva, au
sud du Mt Tapu. Décrit comme imprena¬
ble et fertile par les missionnaires D.
Tyerman et G. Bennet en 1822, le plateau
55
MATAIVA
offrait des ressources à une communauté
nombreuse comme l’indique la présence de
centaines de *terrasses de cultures, d’habi¬
tations et d’une trentaine de *marae. Le
le plus important de Huahine Nui,
Matairea-Rahi, comprenait deux édifices
distincts et juxtaposés. L’un était un lieu de
marae
rassemblement
lors des cérémonies :
la
place des représentants des huit chefferies
de nie est matérialisée par des ""pierresdossiers. L’autre était en quelque sorte la
demeure du dieu *Tane.
►
MATA’IREA. Tei Huahine teie vahi i roto i te
tuha’a mata'eina'a no Maeva, e vahi teie tei
reira te mau tapa ’o ihipapa ato 'a. Eparare iti
teie i tepae To’o'a-o-te-ra no Mou’a Tapu. E
fenua repo maita ’i roa ia au i te fa ’a 'itéra 'a a te
mau mitionare D. Tyerman ’e ’o G. Bennet i to
raua
taera’a i reira i te matahiti 1822.
faufa’a nâroto i te rahira’a ta’ata teifa’aea na i
Mata’irea. Nâ roto i te mau ma’imira’a ’e te
1984. L’""aérodrome de Mataiva est des¬
servi par Air Tahiti une fois par semaine.
MATAOAE. Ancienne division de Tahiti
Iti qui existait encore au XIX" siècle. Elle
était située entre Faute et Taiariari, sur une
partie du district actuel de Vairao, à la
limite de celui de ""Teahupoo. Le *marae
Matahihae était vraisemblablement celui
de ce district. Selon la légende, les pierres
de fondation de
amenées par
tuatapapara’a, ’ua ’itehia, ’ua hau atu i te
hanere te mau vahifa'a’apura’a te maupaepae
fa’ati’ara’a fare ’e te mau paepae marae tei ni’a
ia i te toru ahuru te rahira’a.
Mai teie tefa’ati'ara’a o te marae Mata’irea
piti ahu marae ta’apapu maita’i, mea tapiri
mai te tahi ’e te tahi. Maâ ahu marae e
vahiputuputura’a ia no te mau taime e
fa’anahohia te mau ’oro’a: tei reira te mahora
ti’a O na va’a mata’eina’a e va’u (8)
’e tei tapa’o maita’ihia e te mau turu’i-tautua.
Te piti ra o te ahu marae, mai te huru ra ïa e, e
vahi nohora’a no te atua ra ’o Tane.
des
""Tuamotu
auraient été
MATA’OA’E. Te heâteie i’oa no te tuha’a ’o
Tahiti iti i roto i te ta’oti’ara’a no te 19 o te
E moti ’oia i Pa’ute haere ai e
Tai’ari’ari i roto i te hoâtuha’a no te
mata’eina’a ra ’o Vaira’o i teie mahana, ta’a
’o Teahupo ’o. E riro paha e te marae ’o
Mata ’oa ’e ’o Matahihae ia. la au i te mau ’a ’ai
atu ai
fa’ati’ahia ra, nâ te atua ra ’o Ruahatu i
’ofa ’i ahu no Matahihae i
mûri a ’e i te ninavai i tupu a nina roa hia ai te
mau motu ta’ato ’a o te fenua nei. ! teie
ta ’ita ’i mai i te mau
mahana, ’ua taui te mau mea ato ’a, ’ua riro te
mau mata ’eina ’a ’ei mau ’oire, i roto i taua
mau
’oire ra te tahi mau ’oire ri’iri’i te
parauhia e tuha ’a ’oire. No reira, ’o Mata ’oa ’e i
teie mahana tei roto ia i te fa ’anahora ’a no te
’oire ra ’o Teva-i-tai. ’O Roger Doom te
tavana
*Atoll
marae
e
Rahi ’oia te marae parau rahi no Huahine. E
MATAIVA.
ce
le dieu ""Ruahatu après le
""déluge qui avait noyé les îles.
tenetere.
mau
no te mau
s’oppose actuellement à cette exploitation.
L’île compte 183 habitants (1983) qui
vivent du coprah et de la pêche : 27 tonnes
de poisson ont été livrées à Papeete en
►
E tuha’a fenua papu maita’i ’e te i ho’i i te
noa
soucieuse de préserver son environnement,
du
’oire i reira e mero ato ’a ho ’i no te
Apo ’ora ’a rahi o te fenua nei.
Nord-Ouest situé par 14°52’sud et 148“40’
ouest.
Des mouvements de soulèvement
puis de ""subsidence ont fait de Mataiva
une île originale avec un lagon cloisonné en
grandes vasques. Son sous-sol recèle un
passe et village_de Mataiva
ava’e te’oire riô Mataiva
gisement
de ""phosphates d’environ 12 millions de tonnes, mais la
population.
MATAURA. Village situé sur la côte nord
de nie de ""Tubuai. Chef-lieu de commune,
Mataura accueille le poste de gendarmerie
de Tubuai, un collège (261 élèves en 1985),
un
petit hôpital de 14 lits et les sièges des
subdivisions administratives de l’État et du
Territoire pour l’archipel des ""Australes.
La population de l’agglomération s’élevait
à 831 habitants en 1983.
MATAVAI. Baie de la côte nord de Tahiti
située entre la pointe ""Vénus et la colline
du ""Taharaa. A l’emplacement de la lon¬
plage de sable noir qui la borde
aujourd’hui, Teuira ""Henry signalait au
siècle dernier de «hautes dunes de sable qui
se déplacent ; leurs ondulations ressem¬
gue
blent à celles de la mer. Elles sont formées
par les forts vents
alizés qui soufflent en
région mais la légende veut qu’elles
aient été formées par ""Hiro» (“Tahiti aux
Temps anciens”).
Pour les navigateurs explorateurs venus de
cette
l’est, la baie de Matavai constituait le pre¬
mier havre sûr de Tahiti. Samuel ""Wallis y
fit halte en 1767, James ""Cook y ancra ses
navires en 1769, 1773 et 1777. C’est sur ces
rivages
56
que
les ""missionnaires anglais
MATISSE
débarquèrent du *Duff\s 5 mars 1797.
Plusieurs monuments édifiés sur la pointe
Vénus commémorent ces événements et la
baie servit de cadre à des reconstitutions
historiques. La plus importante fut réalisée
1960 pour les besoins du film “Les
*Mutinés du *Bounty” qui retraçait la
première expédition de William Bligh.
en
mati. Arbre de la famille des Moracées:
Ficus tinctoria.
Espèce de petit *Banyan.
Une couleur rouge écarlate était obtenue
en mettant en
avec
contact le suc de r*écorce
des feuilles fraîches de *tou. Elle ser¬
vait à teindre les *tapa ou à maquiller le
visage des *arioi ou des guerriers. Des
*filets de pêche étaient confectionnés avec
des *fibres de l’écorce interne. Les Figues
de inali entraient dans la préparation de
remèdes dans la *médecine traditionnelle.
matière, nom fém. Substance constituant
un corps, identifiable par diverses caracté¬
ristiques : propriétés physiques, composi¬
tion chimique, intérêt économique...
Autre sens : ce qui constitue le fond d’une
étude, d’un discours, d’un enseignement.
• matière
première. Produit brut destiné à
être transformé par r*industrie en produit
fini ou semi-fini. On distingue les matières
premières minérales, extraites du sous-sol
les minerais, la pierre... et les
matières premières végétales ou animales
fournies par l’agriculture et la forêt.
La Polynésie française est relativement
pauvre en matières-premières à l’exception
du *coprah transformé par r*huilerie de
Papeete et du *phosphate des Tuamotu
exploité à *Makatea jusqu’en 1966 et qui
pourrait être extrait à *Mataiva. L’exploi¬
tation des ^conifères plantés sur les ver¬
sants des îles hautes permettra de réduire
les importations de bois d’œuvre. Celle des
*nodules polymétalliques n’est pas encore
comme
en raison de leur pauvreté en
minerais rares.
L’artisanat polynésien a su tirer profit de
nombreuses matières premières : bois pré¬
cieux (*iou, *santal, *miro...), coquillages
rentable
La baie de Mataval. 1. Vue de la
pointe Vénus. 2. Peinte par
G. Tobin en 1792.
(*nacre, *ma’oa, *cônes, *porcelaines),
*os, *fibres végétales (*pürau, *pandanus,
*cocotier...), écorce d’arbre à pain pour les
*tapa, sève de *bananier pour les
teintures...
matipi. Nom donné aux plaques de pierre
servant au *pavage des *marae, *pa’epa’e... Leurforme est naturelle. Elle résulte
du délitage des *phonolites en lames
épaisses de quelques centimètres. Ces
lames ont la propriété de donner un son
métallique lorsqu’on les frappe.
MATISSE (Henri) (1869-1954). Peintre
français. Henri Matisse fut, au début du
siècle, le chef de file du fauvisme. Il se lança
par la suite dans de multiples expériences
artistiques (dessins, gravures, *sculptures.
feuilles et fruits du mali (herbier de
l'O.R.S.T.O.M.)
57
MATUREI VAVAO
collages, vitraux...) qui firent de lui un des
grands maîtres de l’art moderne. Matisse
travailla le plus souvent à partir de figures
aux contours elliptiques et bien dégagés, et
par aplats de couleurs vives (il avait la pas¬
sion des couleurs pures comme le bleu, le
rouge, le noir...).
En 1930, H. Matisse fit un voyage dans les
Sud. Ce voyage l’amena en Océa¬
nie française. Il passa dans les *Etablissemers du
ments français de
l’Océanie trois mois qu’il
partagea entre Tahiti (il descendit à l’hôtel
*Stuart) et les Tuamotu du Nord. Bien que
n’ayant rien retiré sur l’instant de ce séjour,
dernier, de l’aveu même de l’artiste,
ce
l’inspira 15 années plus tard, lorsque, à
partir de 1945, il réalisa des tableaux aux
gouaches découpées, ainsi que des tapisse¬
ries ou des vitraux dont les motifs rappel¬
lent les *tifaifai polynésiens. Ainsi en est-il
de “Polynésie le ciel’’, “Polynésie la mer”
ou
“Souvenirs d’Océanie”.
Voir aussi : peinture.
MATUREI
VAVAO.
Petit
*atoll des
*Tuamotu du Sud, situé par 21°29’ sud et
136°24’ ouest, appartenant au groupe des
*Actéon. Découvert par Pedro Fernandez
*Quiros en 1606, il est actuellement inha¬
bité et fait partie de la commune des
*Gambier.
matutura’a. Séance de *catéchisme
cours
au
de laquelle les fidèles de la religion
catholique pratiquent divers exercices spi¬
rituels. «Là, du soir à l’aube, on écoute des
questions religieuses,
mutuellement des questions, en
poser à l’assistance. Parfois, des noncatholiques sont autorisés à porter la
contradiction : à leurs objections, il était
souvent répondu de façon savoureuse,
sinon toujours très doctrinale... Si la
réponse était bien tournée, la foule applau¬
dissait et trépignait de joie. Un peu avant
minuit, on interrompait ces disputes thé¬
ologiques pour saluer par des chants spé¬
ciaux les serveurs qui arrivaient avec de
grands brocs de café, des paniers de bols et
de tartines beurrées (...) Les joutes doctri¬
nales reprenaient jusqu’à la messe de
l’aube» (P.
*0’Reilly: “Tahiti
orateurs discuter de
se
poser
catholique”).
►
matutura’a. Te ho ’ë leie ’ohipa e fa 'atupuhia i
roto i te ha'apa’ora’a tatorila no te
ha'api'ira'a
’e te ha ’apa ’arira 'a i te hui fa ’aro 'o ia pa ’ari
ratou i roto i teparau
nâ te Atua na roto i te
mauparau ui e horo'ahia no te matutura’a.
Mai te ahiahi ’e ao maite a ’e, e fa ’aro ’ohia te
mau
ta’ata tata’itahi ia haere mai e ti’a ’e e
luatapapa i te huru ’e te mau uiuira ’a no te
huru O tefa’aro’o, te mau terera’a ’ohipa no te
fa ’aro ’o, ’e tae roa atu i te uira ’a i te mau ta ’ata
i tae mai i te po matutura ’a, ia mau to ratou
ti ’aturira ’a i ni ’a i te parau nâ te atua ’e i te
ha’apa’ora’a tatorita. I te tahi mau taime nô te
matutura’a, e fâri’i ato’a hia te tahi mau ta'ata
58
MAUNA KEA
e
’ere i te talorita ia horo’a i tôrâtou mau
màna’o. E ’ohipa fa’ahiahia roa, ia lupu te
reira mau horo'ara'a mana’o, nônia i tepae
arata'ira'afa'aro’o. la tano te mau
pahonora 'a e pa ’alara ’a rahi te fa 'aro 'ohia i
rotopu i te naho ’a ta 'ata nô te fa ’a ’ite i te
no te
’oa ’oa. la tae i te tu 'ira ’a po, e tupu te mau
tata ’ura ’a himene
fa ’aineine ta ’a e hia nô te
Jari’i i te feia fa’aineine i te taofe. E haere mai
ratou ’e te mau ’ete ’au ’a inura ’a
taofe, tae noa
atu i te mau tôpüfaraoa tapatahia, ia au te
taime no te inura’a taofe i mûri iho e ha’amata
fa’ahou te matutu e ao maite a’e tae atu ai i te
taime nô te purera ’a po ’ipo ’i (R. P. O ’Reilly i
roto i tana puta).
/ roto i te Etaretia Evaneria te matutura ’a : te
hoôia taime no te tuaro’i efa'aao roa. la ao i
Eparauhia ô: efa’aaora’a, i
fa’aaora'a e matutuhia ai.
la tupu te oro'afa’atupura’aparau (Me) ia tae
reira fa’aoti ai.
roto ra i te
mai te mau manihini e rave rahi no te Etaretia,
ia tupu te mau oro ’a ati i mûri a ’e i te hunara 'a
ma'i (’ua fa’a’orehia ra i teie nei). Ei mau
rurura ’a
ai.
rarahi, ’ei reira te matutura ’a e tupu
l teie tau, e mau tuaro 'ira ’a noa teie e tupu nei
i roto i te mau paroita, nô ni ’a i te amuira ’a.
l te matutura'a, e tupu te hi’opo’ara’a himene
(te tarava, te himene ru’au, te nota), e
hi'opo’ahia te mau tatarara’a (tefeiô ’api, te
feia pa ’ari). E horo ’a hia te re nô te reira. Nô
reira ato’a te mau parau pa’ari, e mô’itihia te
feia itoito ’e te nehenehe e ti’aturi no te
fa’a’amu i te nana i te parau nô te Atua (a ta'a
noa atu ai te oromeiua ’e te mau
tiatono) e
ques semaines à Tahiti, à l’hôtel Tiare, tenu
par Lovina Gooding-Chapman. De son
séjour dans Die il laissa quelques notes de
voyage, une nouvelle {‘‘The Fallof Edward
Barnard') ainsi qu’une biographie très
romancée de *Gauguin : “The Moon and
Six Pence”(“L’Envoûté”), éditée en 1919
et transposée au cinéma en 1941.
MAUI. Héros très connu de la *mythologie polynésienne. La *tradition orale a
rapporté jusqu’à nos jours ses grands
exploits. 11 aurait sorti du fond de la mer
avec son hameçon plusieurs îles polyné¬
siennes. Dans sa pirogue avec l’aide de ses
frères il entreprit de rassembler avec des
cordes toutes les îles Hawaï pour en faire
un seul territoire. Il attrapa le soleil et régla
sa course pour que sa chaleur puisse être
utilisée par les humains. 11 délivra * H ina de
l’anguille géante qui régnait sur le lac
*Vaihiria et dont la tête donna naissance
premier *cocotier. Il déclara un jour que
la population verrait arriver un va'a ama
au
’ore, pirogue sans balancier, puis un va’a
pirogue sans cordage. Ces pré¬
dictions furent transmises de *génération
taura ora,
en génération par *prêtres et chanteurs
jusqu’à l’arrivée du capitaine *Wallis dans
un
va'a ama ’ore !
►
MAUI. / roto i te parau pa’ari
porotetani.
’o te ma’ohi,
’a'ai o Porinetia,
te fa'ati’ahia ra te parau no Maui ’e tae roa a’e
nei i teie a tau ’api i tana mau ’ohipa rarahi i
MAUER (Daniel). * Pasteur né à Montbé¬
ni'a i tana matait no raro roa i te hohonura’a o
rave ato ’ahia
i roto i te matutura ’a te
ta ’amura ’a.
Mai te reira ia i roto i te ha ’apa ’ora ’a
i tona huru atua F aito ato ’a.
Nana i hi. rave rahi mau fenua, tei mau mai i
rave na roto
liard (Doubs) le D'' mars 1922. Après
douze années de ministère en France, puis
au
teie e parau-noa-hia nei e: te
Togo, Daniel Mauer arriva en Polyné¬
sie en 1957, afin de succéder au pasteur
*Rey-Lescure. 11 devint co-président de
l’*Église évangélique de Tahiti de 1960 à
1963, date à laquelle celle-ci accéda à l’au¬
tonomie. 11 quitta Tahiti en 1966, mais y
revint pour un deuxième séjour en 1973.
Daniel Mauer est devenu un spécialiste de
la langue et des coutumes tahitiennes. 11
publia un dossier sur “L’Église protestante
à Tahiti” (1970), ainsi que plusieurs études
ou
ouvrages: “Aimer Tahiti” (1972),
“Tahiti les yeux ouverts” (1972), “Tahiti,
de la parole à l’Écriture” (1975).
te moana tumatuma, te moana hauriuri.
tamata
’Ua
’o Maui i te ru’uru’u i te mau motu
Vaihi i te taura ia rira ’ei fenua ho ’e, te reira
opuara ’a i tana, ’ua tauturuhia ia ’oia ’e tona
mau taeae. ’Ua marei ato ’a ho ’i ’oia i te
mahana, ia afaro te tere o Ra ’e iafa'a'ohipa
hia tona ’ahu ’ei maita’i no te ta’ata.
’Ua fa ’aora ’oia ia Nina i le aro o le puhi rahi ■
’o Fa'aravaianu’u ’oia le ari’i no te roto o
Vaihiria, ’o taua tuna ra ho ’i tei tapupuhia le
tino, are 'a te upo ’o ’iia riro mai ia ’ei niu
matamua ’oia te tumu ha’ari.
’Ua lohu ’b Maui i mua i te nuna ’a e, te vai nei
ho F va ’a
’ore ’e i mûri iho e tae mai te ho F va a
te mahana e tae mai i te fenua nei te
ama
’ore. ’Uafa'ati'a-noa-hia taua mau tohu
i tera u’i ’e tera u’i, tae roa mai ai i le tau no
taura
ra
te
tapaera’a mai ’o Variti na ni’a i te hô'ë va’a
ama
’ore.
MAUGHAM (William
Somerset) (18741965). Écrivain anglais né à Paris. Méde¬
cin, puis agent secret au début de la Pre¬
mière *Guerre mondiale, Somerset
Maugham se fit connaître par ses nou¬
velles, exercice dans lequel il excellait, ainsi
que par ses romans qu’il situait volontiers
dans de lointaines contrées exotiques. Ses
nombreuses pièces de théâtre ont été plus
discutées.
Grand voyageur, Somerset Maugham sil¬
lonna le Pacifique et passa, en
1916, quel¬
MAUNA KEA. En français : la montagne
blanche. Massif volcanique en activité situé
dans nie de *Hawaï. 11 culmine à 4 205 m et
constitue le plus haut sommet des îles du
Pacifique. Si l’on prend en compte la masse
montagneuse dans son entier, à partir des
fonds
océaniques, le Mauna Kea atteint
9000 m de hauteur et peut être considéré
comme le
se
plus grand *volcan du monde. 11
raccorde au Mauna Loa (4 169rn) par
Somerset Maugham
59
MAUPITI
des pentes douces le long desquelles s’écou¬
lent parfois des torrents de lave fluide qui
peuvent mettre en danger les villages de la
côte.
Au sommet, un observatoire d’astronomie
doté de six télescopes a été édifié par les
États-U nis en collaboration avec la France,
le Canada et le Royaume-Uni.
plus occidentale des îles
l’archipel de la Société, aussi
appelée Maurua. Situé par I52°l5’ ouest
et 16°25’ sud, ce presque *atoll ne com¬
prend plus au centre qu’un petit massif
volcanique résiduel qui culmine à 380 m et
ne couvre que 13,5 km^. Le lagon, peu pro¬
fond, n’est accessible que par une passe
étroite et dangereuse. L^le est riche en sites
archéologiques. «Au nord notamment,
entre les pointes Puoro’o et Pohiva, les
marae se succèdent le long du rivage. On
pense qu’il s’agit de structures à caractère
familial (...) leur juxtaposition s’explique¬
rait par l’ancien morcellement de l’île en
parcelles laniérées descendant des crêtes
des montagnes Jusque dans le lagon et
appartenant chacune à un groupe familial
qui disposait ainsi de toute la variété des
ressources de l’île. Sur chaque terre se
trouvait donc un *marae familial, implanté
MAUPITI. La
hautes de
,
Maupiti. 1. Vue de la partie
méridionale de l'île et du village
d'Atipiti (dessin de J.L. Lejeune)
2. Falaises basaltiques, lagon et
motu au sud-ouest de l’île.
en bordure du
lagon pour économiser l’es¬
pace familial» (“Encyclopédie de la Poly¬
nésie”, tome djjj’armi les autres vestiges.
1
60
on
peut citer le marae des chefs de Tefarea-
rii, les *fortifications de la montagne
Terama, les *pétroglyphes représentant
des tortues dans la vallée Haranae et les 16
sépultures du motu *Paeao.
L^le fut découverte par *Roggeveen en
1722, mais resta longtemps à l’écart de la
pénétration européenne.
Aujourd’hui, les 794 habitants (1983), en
partie groupés au village de Vaiea, vivent
de la culture de la ^pastèque (2000 tonnes
en 1985) et de la récolte du *coprah sur les
motu.
Le tourisme en pensions familiales
développe grâce à l’existence d’une liai¬
son aérienne avec Bora Bora^
se
•
Maupiti est le titre d’un récit de Claude
René Charnay) qui se déroule
Ener (alias
entièrement dans cette île.
Maupiti est un ouvrage édité par
l’association des Yachtsmen bibliophiles à
• Mon île
partir des carnets d’André *Ropiteau.
►
MAUPITI, Maurua. '0 te ho’ëteie motu iti
teitei e vai net i te pae to ’o ’a o te râ o te mau
motu
Totaiete. I te ateara’a 152° 15' te pae
To’o’a-o-te-ra, e 16°25' te pae apato'a, teie net
motu iti. E au 'oia i te ho'ê to'apu'a, tona
rôpüra'a te vahi teitei roa a'e e 380 metera ia,
are'a te fenua ta'ato’a ho’ëahuru ma toru
tirometera 'e te afa tona metera tuea
(13,5km^). E roto papa'u roa 'e te ataata to
Maupiti. E motu faufa'a roa ho'i teie i te pae
no te ihipapa. I te pae apato 'erau no teie fenua
'apapa noa i te
roara'a o na 'otu'e 'o Puoro'o 'e 'o Pohiva. Te
e rave rahi mau marae tei
MAZÉ
mana’ohia ra 1, e mau maraeJeti’i ana’e. la
hi’ohia mai te mea ra e, mai ni’a mai i te tua
mou’a haere roa ai e i raro i te tai ’ua
tapüpuhia ’e ’ua fa’anahohia mai te huru ’e e
operera'a i roto i te ’opu fêti'i tata’itahi, no
I
I
1
' 1 cultures vivrières
zone montagneuse
■ cultures
d’exportation
{vanille,
coprah, cannelle,
girofle)
M Zambobo
reira, ’ua piri noa te mau marae ipiha’i iho te
tahi ’e te tahi ia au i te fa’anahora’a o te ’ôpU
4/^ port
aéroport
Jeti’i ’ati a’e te fenua ’oia ato’a te faufa’a
j'a’ahotu i ni’a i te fenua Maupiti. No reira, e
maraefeti’i to tahatai teifa’aau maitehia te
ateateara ’a no te fa ’anaho maita ’ira ’a i te
orara’a o te ’opu feti’i tata’i ho’ë. Te vai nei te
marae Tefareri’i, te mau pa no Terama, te mau
’ofa'i ’oti’otihia e hoho’a honu to tefa’a ra ’o
Haranae ’e tae noa atu i te mau ’apo ’o
tupapa’u nô te motu Paeao (ho'ëahuru ma
ono (16) te rahira’a. Na te ta’ata ra ’o
Roggeveen i ’ite i teie motu i le matahiti 1722,
’uaparahi maoro ra ’oia i rapae’au i te ta’iara
papa ’a.
0
10 km
I te matahiti 1983, e 794 ta’ata huira’atira i
Maupiti, te rahira ’a ’ua ’amui noa i Vaiea to
Tefa’a’apu nei to
Maupiti i te mereni i te matahiti 1985. Te puha
ato’a nei verâi ni’a i te motu. Te ’ohipa ratere,
te rava’i ri’i noa mai ra te reira i ni’a i te fenua
nâ roto ïa i te mau nohora’a e fa ’aineinehia nei
e te mau utuafare tei titau i te tahifaito au no
te pae i te tarahura’a nô te nohora’a maoti te
ratou orara’a e fa’a’apu.
Mayotte : le village de Dzaoudzi
reni manureva ’o Bora Bora.
Te vai nei te ho ôputa i papa ’ihia e Claude
Ener tei ma'irihia e ana i te i’oa ’o Maupiti. No
te
fenua Maupiti ana’e te parau e fa’ati’ahia ra
i roto.
’O Claude Ener e i’oa taparau ïa, are’a ra ’o
René Charnay teie ta’ata, tei ta’oto atu i te
vahiné nô Maupiti ’o Marguerite Tuheiava. E
tavana hau ato’a ho’i no Raro-Mata’i i te
matamua.
mahoraise confirma sa volonté de rester
mautini voir Citrouille.
Maxwell. Puissante maison de commerce
américaine qui établit une de ses filiales à
Papeete vers 1880. Elle entretenait une
flottille de *goélettes qui réalisait une part
importante du trafic interinsulaire,
notamment avec les Tuamotu. La maison
Maxwell
exportait du *coprah et de la
*nacre et constituait probablement le plus
grand magasin de marchandises générales
de Papeete en 1920. L’établissement était
situé sur le front de mer, à l’emplacement
de l’actuel centre Aline (*Fare Tony). 11 fut
racheté en 1944 par Anthony *Bambridge.
MAYOTTE. Ile de l’archipel des Comores,
située au nord-ouest de Madagascar.
D’origine volcanique et frangée de ’'’récifs
coralliens, Mayotte couvre 376 km^ et
culmine à 660 m.
Elle fut reconnue par le Portugais Diego
Ribeiro en 1527 puis vendue par son roi à
la France en 1841. De
République
française par un ^référendum en 1976. Elle
est représentée au parlement français par
un “"sénateur et un “"député.
L71e compte 67 998 habitants (1985) dont
5 865 à Dzaoudzi, le chef-lieu, et 12 026 à
Mamutzu. Les principales productions
sont l’essence de “"ylang-ylang (destinée à la
parfumerie), la “"vanille, la “"cannelle, le
“"coprah et le “"café.
collectivité territoriale de la
’'’protectorat, elle
MAZÉ (Mgr Paul) (1885-1976). Vicaire
apostolique puis “"archevêque de Tahiti.
Né dans le Finistère en 1885, Mgr Paul
Mazé fut ordonné “"prêtre en 1910 et fut
envoyé en Polynésie la même année,
d’abord aux îles Cook (1910-1918) puis
aux Tuamotu de l’Est (1918-1938). Vicaire
apostolique en 1918, en remplacement de
Mgr “"Nouailles décédé, archevêque de
Papeete en 1966, il démissionna en 1973.
En 1940, favorable au pétainisme, Mgr
Mazé prit ses distances vis-à-vis de l’admi¬
nistration de la “"France Libre au moment
devint ^colonie en 1912, mais retrouvason
autonomie administrative, comme
du ralliement, observant, selon le gouver¬
vote des autres îles Comores, favorables à
cours-
l’ensemble de l’archipel, en 1947. Après le
P’^’indépendance, en 1974, la population
neur
Émile de “"Curton, «une attitude de
désapprobation tacite» (“Tahiti 40”). Au
de
ses
trente
années de “"vicariat
apostolique, Mgr Mazé se donna pour
Mgr Paul Mazé
61
ME
tâche prioritaire le développement de l’en¬
seignement catholique avec la création des
orara’a nei mai te mau tara (moni) ’e tepounu
moni-manu te monohia nei te ’ofe-hinu i te
(1958), des *collèges de Notre-Dame-desAnges de Faaa ( 1951 ) et du Sacré-Cœur de
Taravao (1962) et l’agrandissement ou la
nei te Etaretia Evaneria i teie oro ’a ’oia te me
écoles Sainte-Thérèse (1957) et Saint-Paul
transformation de l’école des Frères de
Ploermel (collège *La Mennais) et des
écoles des sœurs de Saint-Joseph de Cluny
de Papeete et d’Uturoa (qui prirent le nom
d’Anne-Marie *Javouhey).
Mgr Mazé
favorisa également la création, en 1940,
d’un petit *séminaire dans l’enclos de la
*Mission, transféré depuis 1951 à Miti
Rapa. En 1968, il consacra son successeur
l’abbé Michel *Coppenrath qui administra
effectivement le diocèse. Mgr Mazé se
retira à Taravao où il s’éteignit le 21
décembre 1976. 11 laisse le souvenir d’une
personne dévouée et d’une grande vitalité.
Homme pondéré et de dialogue, il savait
aussi montrer une grande fermeté doctri¬
nale et compte
marquantes
Polynésie.
de
parmi les figures les plus
l’Église catholique en
*Fête annuelle du don
me.
nom
dans
l’*Église évangélique de Polynésie
masc.
française. Le terme trouve son origine dans
celui de may (*mai), mois pendant lequel il
est organisé. Le premier me a été célébré du
lOau 17 mai 1819, lorsdelafondationdela
collecte du më dans une paroisse
'oro'a O te metroto ite hô'êparoita
première Société missionnaire tahitienne à
Arue. «Autrefois, on apportait comme
offrandes des cochons, dupia, de l’huile de
coco dans des tiges creuses de bambous;
vendues aux marchands, elles permettaient
de subvenir à la vie des évangélistes dans
les îles lointaines. Lorsque la monnaie
commença à circuler, ce furent des pièces
de monnaies espagnoles, chiliennes, amé¬
ricaines et des *târâ d’argent (pièces de 5
francs) qui remplacèrent les bambous»
(H. Vernier; “Au vent des cyclones’’).
Aujourd’hui, ce don, en principe libre et
volontaire, est affecté au fonctionnement
de l’Église.
►
’oro’a fa’atupura'a parau. 7e ho F teie
’oro 'a rahi roa i roto i te Etaretia Evaneria no
moni. Tae roa mai i teie mahana, te rave noa
nô te ’oro’a fa'atupura’a parau.
E horo ’a te ta ’ata tôna e hina ’aro nô roto i
tona ti’ama ’e i tona mana'o no te terera’a o te
mau
no
’ohipa ato ’a i roto i te Etaretia Evaneria
Porinetia Farani.
me’ae. Aux * Marquises, espace *tabou
par excellence ; il s’oppose ainsi au *tohua,
espace de fêtes, danses et jeux.
Autrefois, ce terme désignait un lieu où se
déroulaient les rites funéraires, et où l’on
déposait des ossements.
Dans un sens plus général, ce mot désigne
tout ensemble
à caractère sacré formé de
*pa ’epa ’e, dont les plus importants portent
un *tiki. Ralph Linton a laissé la descrip¬
tion suivante en 1925 : «Les temples marquisiens étaient divisés en deux catégories
principales: les me’ae publics pour les
*cérémonies auxquelles toute la tribu par¬
ticipait, les me ’ae mortuaires, où l’on enter¬
rait provisoirement les morts». Des effi¬
gies de bois ou de pierre étaient placées sur
quelques-uns des me’ae publics. Comme
les */)îarae des îles de la *Société, les me’ae
n’ont pas un plan défini ni des traits carac¬
téristiques. Les pa’epa’e pouvaient servir
de plates-formes à des abris temporaires;
on trouve souvent des fosses à *mahi dans
l’enceinte des me'ae.
méandre, nom masc. Terme -dériyé du
nom d’un *fleuve d’Asie Mineure. Courbe
décrite par le *lit d’un cours d’eau. Les
rives d’un méandre sont dissymétriques : la
rive convexe a une pente douce due aux
dépôts alluvionnaires ; la rive concave,
sapée par le courant, est abrupte.
Les rivières polynésiennes les plus impor¬
tantes présentent de nombreux méandres
qui peuvent être remaniés en période de
*crue.
Au figuré, désigne un détour, une compli¬
cation : les méandres de la diplomatie.
_
me :
Porinelia Farani. Nô roto mai tôna i'oa i te
ava’e ifa'atupu matamuahia ai tei 'oro'a
matamua ’oia ho’i i te ava'e më (oia te 5 nô te
ava’e ia au i ta tatou tarena mahana. Te me
matamua, ’ua tupu i te area nô te 10 nô Me ’e
lae atu i le 17 no Me 1819 i te ha ’amaura ’ahia
te
Totaiete mitionare tahiti i Arue ’oia te
Totaiete matamua roa.
Mai teie te huru te fa’anahora ’a : ’ua anihia te
ô mai te pua ’a, te pia, te
hinu ha’ari tei titohia i roto i te maupoha’ofe ; ia ho ’ohia taua mau ô rô, te reira ia te
faufa ’a i roa ’a mai, na te reira e tauluru i te
ta 'ata ia pupu mai i te
orara’a o te mauporo evaneria no tera motu ’e
tera motu atea.
humains. Selon les méthodes utilisées, on
distingue les médecines allopathique,
homéopathique ou psychosomatique. Ce
terme désigne aussi les médicaments ou
remèdes, les études et la profession de
médecin: faire
médecine.
• Dans la société
sa
médecine,
exercer
la
polynésienne ancienne, la
médecine était considérée comme une spé¬
cialité, pratiquée par des hommes ou des
femmes dont le savoir se transmettait de
E parauhia te me e
génération en génération. D’après le méde¬
la tae rahi mai ra te moni ’e ia nanea i roto i te
de *santé en
’oro ’a fa ’atupura ’a parau
e ’ere ra i te aufaura ’a.
62
médecine, nom fém. Science qui a pour
but de prévenir et de soigner les *maladies
et affections diverses qui touchent les êtres
cin Jules de Comeiras, membre du service
1843, «il y avait autrefois à
indigènes qui avaient fait une
approfondie du corps humain. Le
père du médecin auquel je dois la plus
grande partie de ces détails était cité
Tahiti des
envers
étude
et faire des offrandes aux marae.
les dieux. 11 ordonnait d’aller prier
Il ordon¬
nait aussi, parfois, quelques remèdes et il
avait une grande influence sur l’esprit des
l’un des meilleurs anatomistes du
malades»
pays. [Son fils] n’avait étudié lui-même que
l’ostéologie, qu’il possédait au reste assez
Océan”).
comme
bien, donnant des noms non seulement à
tous les os, mais aux articles, apophyses,
cavités, faces...» (“Topographie médicale
de l’archipel de la Société”).
aux
dieux Hau
(dieu de la paix), *Tipa (dieu guérisseur)
ou à Aitupuai, fille du dieu *Oro. C’est
dans un petit *fare proche du marae que
chaque praticien préparait ses remèdes
(*rci’aü) essentiellement composés d’herbes
cultivées autour du fare. Les connaissances
botaniques des médecins étaient particu¬
lièrement étendues et précises quant au
lieu, parfois très éloigné, où l’on pouvait
trouver telle plante et quant aux principes
actifs des végétaux qu’il fallait marier avec
prudence.
Les soins consistaient à faire absorber des
infusions, à procéder à des bains, à dispo¬
ser des
aux
îles du Grand
Dès la fin du XVIIP siècle, la médecine
polynésienne traditionnelle subit quelques
transformations. Les contacts avec les Occi¬
dentaux expliquent l’introduction de nou¬
produits dans la pharmacopée indi¬
gène tels le jus de citron, le sucre, le lait. A
Limitation des médecins de marine, les
tahu’a locaux se mirent à pratiquer la sai¬
gnée et parfois à en abuser. D’après Patrick
*0’Reilly, «le plus ancien et sans doute le
premier médecin résident stable à Tahiti
veaux
Ces médecins construisaient leurs propres
*marae et les dédiaient
(“'Voyages
cataplasmes et à pratiquer des mas¬
sages. Les prescriptions diététiques étaient
nombreuses et la diète rarement
ordonnée. Pour Teuira *Henry, leurs
peu
techniques chirurgicales étaient remar¬
quables (mais ceci a été très discuté par la
suite) : «Le bistouri utilisé par les docteurs
était taillé dans la surface extérieure d’un
bambou. Il est exact que les indigènes
réparaient les crânes fendus avec la coque
d’une noix de coco à demi-mûre. Ils rédui¬
saient également les fractures en ôtant les
esquilles et en les remplaçant par de petites
pièces taillées dans le bois sacré appelé ti. A
l’appui de ces guérisons, on a d’ailleurs
trouvé dans des cavernes des crânes et des
membres ainsi réparés, quelques fractures
portaient une excroissance osseuse qui
s’était développée autour de la pièce, la
maintenant ainsi solidement» (“Tahiti aux
Temps anciens”). Enfin, la médecine poly¬
nésienne faisait largement appel aux
prières et aux pratiques des sorciers
(*tahu’a). Jacques *Moerenhout a remar¬
qué que «la plupart des maladies étaient
attribuées aux ’oromatua (esprits) mécon¬
tents et l’on se bornait à les prier plus long¬
temps. (...) Quand il se trouvait dans une
famille un malade dont l’état donnait des
craintes sérieuses, on prenait des feuilles de
*miro et une plume rouge qu’on suspendait
à la porte de la maison, avant d’aller avertir
le tahu’a tuitera. Quand celui-ci arrivait et
voyait ces feuilles et la plume, il prenait les
allures d’un possédé, marchant à grands
pas, faisant des contorsions et des grimaces
épouvantables. Dans cet état, il accusait
souvent le père, la mère ou d’autres mem¬
bres de la famille d’avoir causé la maladie
par leurs dissensions ou par leur négligence
fut un certain docteur Francis *Johnstone
qui vint s’y installer en 1836. Il sera le
médecin de la petite colonie anglaise consti¬
tuée par les pasteurs et leurs familles et
prodiguait les soins à la reine Pômare
quand Sa Majesté voulait bien recourir à la
science occidentale» (“Tahiti au Temps de
la reine Pômare”).
Jusqu’en 1920, les médecins, pour la plu¬
part des militaires, éprouvèrent de grandes
difficultés à juguler les *épidémies qui
s’abattaient
sur
la colonie
ou
restaient
^endémiques à la fin du XIX‘= siècle:
''“syphilis, *lèpre, *variole, *rougeole,
“•“tuberculose, “'“éléphantiasis... Le véritable
développement des services de santé date
des années 1920, époque à laquelle les
autorités prirent conscience de la menace
de disparition des populations océa¬
niennes, notamment lors de l’épidémie de
“•“grippe espagnole en 1919.
• Actuellement, le
corps médical de la
Polynésie compte 214 médecins civils et
militaires dont 62 généralistes établis à leur
compte et 152 généralistes ou spécialistes
exerçant dans les “'“hôpitaux, les “'“cliniques
privées et les services de la médecine pré¬
ventive : médecine scolaire et médecine du
travail par exemple.
A ces personnels, il
convient d’ajouter les 66 chirurgiens den¬
tistes et le personnel paramédical : 465
infirmières et “'“infirmiers, 468 aides soi¬
gnants et ambulanciers. La Polynésie dis¬
pose ainsi d’une densité d’infrastructures et
de
personnel comparable à celle de la
métropolitaine. Parallèlement à
cette médecine “officielle”, les médecines
traditionnelles, polynésienne et chinoise,
gardent de nombreux adeptes bien que les
diagnostics et les vertus des remèdes soient
probablement moins sûrs qu’autrefois.
Voir aussi: acupuncture, herboristerie, la
plupart des noms de plantes.
France
rapa’aura’a. Te rapa’aura'a, ’o te rave'a ta ’e te
pa ’ari lei noa 'a i le la ’ala no le arai
le ra’aii
rolo
'e le ’imi i
’ei rapa'aui te lino ma'i o te ta'ata. /
i le peu a le ma 'ohi
mau la ’ala aravehi
’e tana hiro 'a tumu ’ei
’e le papU maila ’i i te lino
’o te ta’ata ’e te tupura’a o te lino ia au i le
terera ’a o te tau
’e te Iwu o le orara ’a, ’ua pupü
,
MÉDIA
ratou ia ratou iho no te reira ’ohipa, e
parauhia ratou e tahu’a rapa'au ma’i. Te vai
ato'a ra te tahu’a hi’ohi'o, na ratou efa’a'ite
mai i te ma'i O te ta'ata : e ma’i mau anei, e
ma'i totoâanei? Te tahu’a maaro (taurumi) no
te ta’ata
fatifati te reira tahu’a.
'A ita e fa ’aaura ’a i te rapa ’aura ’a a te mau
taotepapa'a, ’e te rapa’aura’a a te ma’ohi. Te
feia ’aita ratou epapu ra i te ra’au tahiti, eiaha
ratou e haere e rapa’au te ra’au tahiti, ’ei ra’au
taote (papa’a) ihoa ia ta ratou e rave. Te mau
ta ’ata ra, ’ua papu maita ’i ia ratou te mau
tapa ’o ’e te mau tupura ’a o te ma ’i ’e te ra 'au
tahiti e au, te mana’o nei au, ’aita e fifi, ’o vau
iho nei ta ’u i ’ite nô te tahi mau ma ’i e rave au
i te ra’au tahiti na’u iho e hamani, na'u iho e
fa’atere (no to’u iho ma’i, to'u utuafare) ’eiaha
tôrapae, te tumu, i roto i te ra’au tahiti, ia
ha’apa'o ato'a hia te tura, le ti'aturira'a, te
ma’a ’e te heipuni o te orara’a. Efa’a’itehia ra i
roto i te puta a Teuira Henry e tapu na te
ma’ohi, e ’ofe ta ratou rave’a. No te hô’e ’apu
upo’o, ’ua monohia ia i te ’apu ha’ari ’omoto.
Te tahi mau ivi, ’ua monohia i te ra’au ti. No
’ua ’itehia mai te ’apu
upo’o i roto i te ana tei reira te mau tino i te
hunara’a hia (Teuira Henry).
teie mau rapa’aura’a,
Hou te ma’i rahi i te matahiti 1819, te ora ra i
Puna’auia te ho’e tahu’a rapa’au ma'i, tei lui te
ro’o i te ao nei ’o Tiurai tona i’oa, ’ua
himenehia ’oia e le taure’are’a :
Méduse, nom fém. Animal marin gélati¬
neux et généralement translucide apparte¬
nant à l’embranchement des *Cnidaires ou
*Coelentérés. Les Méduses ont la forme
ombrelle, d’un disque ou d’une
cloche portant des tentacules munies de
cellules urticantes, les cnidoblastes. Cer¬
d’une
dangereuses, voire mortelles,
poison contenu dans leurs cnido¬
taines sont
car
le
blastes est très violent.
D’autres Méduses
proviennent du bour¬
geonnement des *Polypes fixés dont elles
se détachent.
Elles assurent leur reproduc¬
tion grâce à des glandes sexuelles. Les œufs
obtenus
après fécondation donnent une
Larve évoluant en eau libre pendant quel¬
ques jours à quelques semaines. Elle se fixe
ensuite pour donner naissance à une nou¬
velle colonie de Polypes: le stade Méduse
ne constitue donc
Polypes.
qu’une étape de la vie des
Elans la *mythologie grecque, nom
donné à Tune des trois Gorgones (monstres
•
ailés aux corps de femmes) dont le regard
changeait les êtres vivants en pierre (d’où
l’expression être médusé : être stupéfait,
sans réaction).
Tiurai tane no Punaauia
E taote luiro’o no Tahiti.
I teie tau, te vai nei te mau rave ’a ato ’a :
’aura ’a i te ra 'au tahiti,
’aura ’a ’e te ra ’au papa ’a,
te rapa ’aura ’a ’e te ra ’au tinito.
Te ra ’au ’e te rapa ’aura ’a ra ’au papa ’a, mea
vala noa ia. Te tahi ra (ra’au tahiti) e mata ara
ia o te fifi noa atu. Te vai ato ’a nei te
rapa’aura’a ’e tepatia uira (tepalia a Pute), na
reira ato’a te manu patia (abeilles).
-
-
te rapa
le rapa
-
mégalithe,
nom masc. Monument de
pierre brute ou sommairement aménagée,
édifié par les hommes dans un but religieux
et social. En Europe, les premiers méga¬
lithes furent dressés entre le V‘= et le IP
millénaire avant notre ère, au cours du
*Néolithique et de TAge du Bronze : il
s’agit des menhirs, des dolmens et des
cromlechs.
Les *moai de Die de Pâques sont des méga¬
lithes. Leur hauteur moyenne est de 4 à
média, nom masc. Abréviation de l’ex¬
pression américaine mass media. Ce terme
désigne tous les moyens de diffusion mas¬
de l’information: affiches, tracts,
*journaux, *radios, *télévision, *cinéma.
• A Tahiti, les principaux médias consis¬
tent en deux journaux *quotidiens, cinq
^hebdomadaires, une station de radio et de
télévision d’État (Radio France OutreMer), une dizaine de stations de radio pri¬
sive
vées et une dizaine de salles de cinéma. Le
rôle des médias s’atténue au fur et à mesure
que Ton s’éloigne de Tahiti : les Marquises,
dans l’archipel de la Société. Il s’agit d’un
*volcan très jeune, haut de 435 m, au cra¬
tère bien apparent,
qui se trouve sur un
*point chaud encore très actif: en 1981,
Mehetia a été le siège de 4 000 *séismès. La
végétation n’a pas encore colonisé la tota¬
diens avec plusieurs jours de retard.
sous-marins.
• Samuel *Wallis découvrit Mehetia en
1767 et ^Bougainville s’en approcha Tan¬
née suivante : «le 2 avril, en fin de matinée,
et sans savoir qu’il s’agissait de la Decena
toire et les Églises peuvent être amenés à
64
17°52’ sud et I48°04’ ouest, à
110 km à Test de la presqu’île de Taiarapu,
lité des pentes
médiateur, nom masc. Personne qui sert
d’intermédiaire entre deux ou plusieurs
partis pour faciliter le règlement d’un con¬
flit, la signature d’un accord.
En Polynésie, le gouvernement du Terri¬
1823)
MEHETIA. Petite île haute de 2,3 km^,
située par
par exemple, reçoivent des émissions radio
et télévisées, mais on y distribue les quoti¬
Mehetia (dessin de J.L. Lejeune,
5 mètres, mais le plus grand atteint 9,80 m
(11,50 m avec sa coiffure cylindrique).
jouer le rôle de médiateurs lors des conflits
sociaux.
recouvrent
que
de Hle et les coraux ne
partiellement ses flancs
de Quiros, la vigie signala une île (...) un
pain de sucre. C’était Mehetia que
Bougainville nomma le Boudoir, et dont le
morne de tribord fut appelé Pic de la Bou¬
deuse» (Michel-Claude Touchard : “Les
voyages de Bougainville”).
L’île est aujourd’hui inhabitée.
vrai
MELBOURNE
sacrificateurs. A des périodes déterminées,
témoignent d’évolutions différentes plus
que d’appartenance à des peuples diffé¬
rents. José Garanger résume ainsi l’état des
sion de trouver des victimes pour célébrer
le culte de *Oro.
fort comparables...
MEHITI.'Localité du district de *Tiarei
sur
la côte est de Tahiti, connue pour ses
des hommes de Mehiti avaient pour mis¬
Voir aussi : sacrifice humain.
mei voir arbre à pain.
mei’a voir Bananier.
MÉLANÉSIE. Région du Pacifique Sud-
Ouest qui englobe les États de *Papouasie-
Nouvelle-Guinée, ^Salomon, *Vanuatu,
*Fidji et le territoire français de la *Nou-
velle-Calédonie. Le terme Mélanésie signi¬
fie “les îles des Noirs”. Il est employé pour
distinguer les populations de ces îles de
celles, à peau généralement plus claire,
vivant en Micronésie et en Polynésie.
• Les Mélanésiens seraient originaires de
r*Insulinde. Les travaux archéologiques
menés sur les sites du complexe culturel
*Lapita et dans tous les archipels de Méla¬
nésie et de Polynésie occidentale (*Samoa,
*Tonga) ont montré l’installation sur les
côtes de petits groupes pratiquant des
échanges avec les Mélanésiens installés à
l’intérieur et naviguant entre toutes les îles
de Mélanésie. Ces petits groupes seraient
les ancêtres des Polynésiens. Gens de la
mer, ils auraient appris des Mélanésiens
l’horticulture et l’élevage. L’opposition Mélané¬
siens-Polynésiens semble aujourd’hui arti¬
ficielle. Ainsi, les *poteries dites de *Mangaasi, plus récentes que celles de Lapita,
recherches : «Les ancêtres des Mélanésiens
et des Polynésiens avaient des genres de vie
Certes, une diversité
dans les comportements était alors obser¬
vable, engendrée par des siècles d’évolu¬
tion, dans des milieux différents et disper¬
sés sur un océan immense. Cette évolution
n’avait cependant pas empêché le maintien
unité culturelle profonde, qu’il
s’agisse du domaine des techniques, des
systèmes d’alliances ou de la place des
ancêtres dans la vie sociale et religieuse. Il
paraît donc difficile de retenir l’idée que
deux populations, de cultures totalement
différentes, ont entrepris séparément la
conquête des îles océaniennes. Tous
devaient avoir partagé une même culture
ancestrale, lentement et longuement élabo¬
rée avant leur entrée dans le Pacifique»
(“Encyclopédie de la Polynésie”, tome 4).
Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui,
on dénombre plus de 1 000 *ethnies au sein
d’une
même de l’aire mélanésienne. Ces groupes
ont évolué sur place, souvent isolés, et ont
rouleaux de plumes servant de
monnaie d’échange au XIX" siècle
Mélanésie
en
acquis des traits culturels très variés. En
1985, les populations mélanésiennes
étaient estimées à 4049 000 personnes,
dont 3 295 000 en Papouasié-Nouvelle-
Guinée, 270000 aux îles Salomon, 108000
au Vanuatu, 310 000 aux îles Fidji et 66 000
en
Nouvelle-Calédonie.
*port australien,
capitale de l’État de Victoria. Fondée en
MELBOURNE. Grand
1835, la ville a connu un développement
65
MÉLINIS
leie lau. E tanuhia te mereni i ni’a i te motu,
leie râ te repo tanura'a e ulahia mai 'ia no ni’a
mai i te fenua rahi.
’Ua ’ite pa’ato’a tatou e, e
repo ano ’i pua to ni ’a i le motu, ’ei repo vari ra
no le lanu i te mereni. Te manuia nei leie
râve’a. nôreira, i te matahiti 1985 leie le
rahira’a mereni i noa’a mai i ni’a i leJailo
tune : 2 489.4 lane mereni.
MELVILLE (Herman) (1819-1891). Écri¬
vain américain, auteur d’une douzaine de
récits
et
cadre le
matelot
romans
dont quatre ont pour
Pacifique où il navigua comme
sur
des “"baleiniers entre 1841 et
son premier livre, ““"Taïpi”,
publié en 1846, le jeune Melville raconta,
avec beaucoup de verve et d’humour, sa
1844. Dans
désertion à Taiohae, Nuku Hiva, et son
rapide grâce à la ruée vers l’or du milieu du
XIX= siècle et grâce à son site portuaire
protégé de la baie de Port Phillip. Le trafic
du port s’est élevé à 19 millions de tonnes
en 1984. Melbourne dispose d’une indus¬
trie puissante concentrée au sud-ouest de
l’agglomération: automobiles Holden et
Melbourne en 1875
Ford, textile, brasseries, conserveries et
usines pétro-chimiques. Ses fonctions ter¬
tiaires lui permettent de se poser en rivale
de *Sydney avec deux universités, les sièges
des deux plus grands journaux d’* Austra¬
lie et la bourse aux céréales. L’aggloméra¬
tion comptait 2 864 600 habitants en 1983.
Mélinis, nom masc. Melinis minutiflora.
Herman Melville
(peinture de J.O. Eaton)
Tahitien : mâ'a puaatoro. Elle a été intro¬
rentrer à New York, il s’engagea comme
marin sur un navire de guerre américain.
Melon, nom masc. Cucumis melo. Tahi¬
d’une étoffe supérieure àcelle d’un conteur
famille des Cucurbitacées. Les fruits sont
social, en terminant un conte philosophi¬
que, “Mardi”, dont le héros, Taji, est une
de duvet,
lui donnent un toucher
très juteux et parfumés. Ils sont de forme
sphérique ou légèrement allongée et mesu¬
rent de 10 à '15 cm.
Polynésie, la culture des Melons est
pratiquée sur le sol corallien des motu de
Huahine, Tahaa et Maupiti. Après avoir
creusé des trous, on les remplit de terre
végétale avant de semer les graines. Un
arrosage suffisant et des traitements régu¬
liers permettent d’obtenir d’excellents résul¬
En
tats. En
1985, 307 tonnes de Melons ont été
commercialisées
sur
les
“"marchés
de
Papeete et de Pirae.
►
mereni. Te mereni e ma 'a holu leie. E ra 'au
_
No le lanu iana. e lulu (ueue) ia i le
huero. E fa ’aineine ra i le fenua na mua roa. E
ma 'a 'ni ’ui roa leie ’e te fifi ato ’a ia are ia tano
toro.
le
navires de guerre.
La même année, Melville prouva qu’il était
rant alors sur tous les
tien : merenipopâ’a. Plante rampante de la
vahi ’e te laime lanura’a. ’Ua rau ra te mau
rave'a i leie tau no reira. ’o Maupiti ’e
’o
’ohipa lanu
mereni (fa ’a ’apu mereni). E rave ’a fa ’ahiahia lo
Huahine leie e rave rahi nei i te
66
Il quitta Tahiti en novembre 1842 sur un
baleinier qui l’emmena à Honolulu. Pour
soyeux.
vertes
Melon
lot déserteur.
Ce long voyage de retour fut, bien sûr, le
sujetd’un autre récit, “While Jacket”, paru
en 1849, qui constituait en même temps un
réquisitoire très sévère contre le traitement
brutal et inhumain des équipages, si cou¬
duite en Polynésie pour l’alimentation du
bétail. On la trouve sur la plupart des col¬
lines. Elle est odorante; ses feuilles, cou¬
coupe équatoriale d'un
séjour parmi les cannibales hospitaliers de
Taipivai. Ce récit picaresque, pour l’essen¬
tiel authentique, fut un grand succès de
librairie, ce qui amena Melville à raconter
dans un second livre, publié en 1847 sous le
titre ““"Omoo” (censé être un mot polyné¬
sien signifiant “vagabond des mers’’), ses
aventures encore plus drôles à Tahiti et
Moorea, en septembre et octobre 1842,
c’est-à-dire pendant les premiers mois du
Protectorat français. Ce témoignage est
unique, car Herman Melville a vu les évé¬
nements et les gens avec les yeux d’un mate¬
d’aventures
exotiques et d’un critique
sorte de Candide polynésien explorant des
archipels fabuleux et mythiques. Hélas, le
symbolisme était trop obscur et touffu et
les lecteurs qui avaient lu avec ravissement
“Taïpi” et “Omoo” l’abandonnèrent. Il se
rattrapa avec un autre roman allégorique,
où le capitaine d’un voilier court tragique¬
ment à sa propre perte, en poursuivant une
baleine blanche. Il s’agit de “Moby Dick”
qui est devenu un des classiques de la litté¬
rature mondiale. Pourtant, lorsqu’il parut,
en 1851, ce livre fut reçu avec la même
indifférence' que “Mardi”, tout le monde
pensant, sans vérifier, qu’il s’agissait d’un
autre roman métaphysique, plus ennuyeux
parce que plus épais.
Melville, qui avait alors une grande famille
à charge, ne réussit pas à reconquérir son
public. 11 abandonna la littérature et trouva
un emploi comme douanier dans le
port de
MENDANA
New York. Lorsqu’il mourut en 1891, sans
avoir revu les îles du Pacifique, il était tota¬
lement oublié et
années
1920
ce
que
n’est que
son
dans les
génie fut enfin
tation fréquente de
d’une même famille.
plusieurs générations
Voir aussi : niveau de vie.
reconnu.
►
MELVILLE (Herman) (ISI9-I89I).
E marite
leie ta ata. e laparau (e papa ’i pilla). E toro 'a '
malarô ihilai na ni'a i le mau pahi taiitai
lohorâ ’oia i lere haere ai ’oia mai te matahili
1841 ’e tae alii i le malahili 1844. I rolo i lana
pma Typee lei mat ara i le malahili 1846, le
fa'ali'a ra 'oia i lôna urara’a i piha'i iho i le
nima 'a rata ’ore 'o Taipivai. ’Ua manuia leie
pma tüna i te pae no le ho ’o ho ’o ra 'a hia, nu
reira, 'ua mal ara mai le piti o le pma i ni'a i le
i'oa ra Omo’o lei fa'ali'a i lona orara'a i le
malahili 1842 i Tahili 'e i Mo 'orea. Te vahi
i lana pma no le mea e malaro lapuni,
'na mata ia 'oia i le mau mea lei 'ore i
la 'a 'e
ha 'apa 'ohia
'Ua fa'aru'e
'e le lahi laparau ineine maila 'i.
'o Melville i Tahili no le lere alu i
Honolulu mai reira e Marite roa, malara
fa'ahou mai nei le lahi pma lana 'o While
.lacket i le malahili 1849, le fa'a!i'a ra leie pma
le huru no le orara'a fa'alili la le mau malaro
pahi e fa 'a 'oroma 'i i ni 'a i le mau pahi alo 'a i
le tau no le lama'i.
'0 Mardi le lahi pma alo'a
'ail a ra i manuia
'Ua 'opua 'oia e papa ’/
fa'ahou i le lahi alu pma 'o Moby Dick lei
fa'aü'a i le 'a'ai no le lahi lohora 'uo'uo lei riro
'ei pma e 'ei 'a 'ai fa 'ahiahia ali a 'e te ao nei. No
roa le
reira pma,
te malahili
1851 i malara ai le ho'o, are'a ra.
'ua ha 'afin le la 'ata i lana mau pma.
/ le pae
hôpe 'a o lona orara 'a e manie ili noa iho 'oia i
New- York, pohe roa alu ai i le malahili 1891.
Nô te malahili 1920 noa nei te 'itéra'ahia le
fauja'a rahi i vaiihohia mai e Melville na rolo i
lana mau pma. Te vai nei le lahi mau pma lei
'irilihia na rolo i le reo farani.
MENDANA (Alvaro de) ( 1541 -1595). Offi¬
cier et colonisateur espagnol.
11 fit deux
voyages d’*exploration dans le Pacifique,
au cours
desquels il découvrit, en 1568, les
îles *Salomon et, en 1595, les îles *Mar-
quises du Sud.
Le véritable instigateur et organisateur de
la première expédition était le conquista¬
dor érudit Sarmiento de Gamboa qui avait
appris d’historiens incas l’existence de
terres habitées et riches en or quelque part
dans le Pacifique. Puisque l’expédition
avait de bonnes chances d’être profitable,
le vice-roi du Pérou préféra donner le
commandement des deux navires qui quit¬
tèrent *Callao le 19 novembre 1567 à son
propre neveu, Alvaro de Mendana, marin
inexpérimenté et âgé de 25 ans seulement.
Contre l’avis de Sarmiento, qui voulait
vers
le sud-ouest, Mendana
s’obstina à rester sur la latitude de son port
descendre
de départ, de sorte qu’il passa entre les
Tuamotu et les Marquises sans apercevoir
île de ces deux archipels. Après
quatre-vingts jours de navigation difficile
et dangereuse, il fut cependant récompensé
de ses peines par la découverte d’un
immense archipel, connu aujourd’hui sous
le nom des îles Salomon, Mendana pensait
en effet qu’il s’agissait du pays d’Ophir où,
selon la Bible, le roi Salomon s’approvi¬
aucune
sionnait en or.
De retour au Pérou, Mendana sollicita de
l’empereur d’Espagne le titre de gouver¬
ménage, nom masc. Désigne tout ce qui
concerne
*famille.
l’entretien de la maison, d’une
Couple formant la base d’une
famille. On peut ainsi se mettre en ménage,
en
ménage, faire une scène de
ménage, donc faire bon ou mauvais
ménage.
• En économie, un ménage est composé de
vivre
aient
ou
un
non
ménage forme
Mendana
put trouver
étaient d’anciens
des
liens
logement qu’elles
militaires, des criminels et des prostituées,
dont beaucoup furent embarqués de force.
Des enfants faisaient aussi partie du
une
unité de vie et de
groupe.
Mendana emmena sa femme et trois beaux-
l’ensemble des personnes vivant Habituel¬
lement dans
neur des terres qu’il venait de découvrir, ce
qui lui fut accordé. En revanche, les crédits
pour une telle entreprise continuèrent à
faire défaut jusqu’à la fin du siècle et Men¬
dana fut obligé de réunir lui-même les
fonds nécessaires pour l’installation dans
cet archipel lointain. Les seuls colons que
même
familiaux.
Un
consommation dont l’étude fournit des
informations économiques utiles.
Le *recensement de 1983 évaluait à 32 140
frères. Avec l’équipage, le nombre de per¬
le nombre de ménages vivant en Polynésie
(25 499 en 1977). La taille moyenne des
ménages est plus importante en Polynésie
qu’en Europe ou en Amérique du Nord en
vait à 378.
raison de la forte *natalité et de la cohabi¬
Nombre moyen de
personnes par ménage
A mi-cbemin, le 21 juillet
1595, quelques
îles montagneuses surgirent à l’horizon.
Mendana crut d’abord être arrivé aux îles
Salomon, mais il réalisason erreur lorsque
Tuamotu-
îles du
îles
Vent
Sous-le-Vent
32 140
24 782
3 413
1 123
1 783
1 039
5
4,9
5,5
5,8
4,9
6
Ensemble
Nombre de ménages
qui s’entassaient sur les quatre
petits navires composant la flottille s’éle¬
sonnes
Marquises
Gambier
Australes
Effectifs des ménages
en
Polynésie (1983).
67
MÉNINGITE
Les voyages de Mendana.
Hawaï
Acapulco’
Philippines
Marquises
Tahuata.,
Salomon
voyage de 1595^.—
.
’'Fatuiva
^
Sta Cruz
Vanuatu
Nelle
r,'V
Samoa
Fidji
CallaoV;^^
Tahiti
voyage de
Calédonie
des hommes à la peau claire et abondam¬
ment
tatoués vinrent à
sa
rencontre en
pirogues à balancier. En l’honneur du viceroi du Pérou, le marquis de Mendoza, il
baptisa sa nouvelle découverte les îles du
Marquis, nom qui s’est transformé en îles
Marquises. Les Marquisiens qui s’appro¬
chèrent et grimpèrent à bord des navires
venaient de Fatu Hiva et ce fut la première
rencontre entre des Polynésiens et des
Européens. Mendana et ses hommes débar¬
quèrent à Vaitahu (’^Tahuata) et se com¬
portèrent avec la même brutalité qu’envers
les Indiens du Pérou, car en dix jours ils
massacrèrent, sous les prétextes les plus
futiles, environ deux cents hommes,
femmes et enfants.
Arrivé à destination, Mendana installa ses
colons dans
une
grande île qu’il baptisa
Santa Cruz (Sainte Croix). Les insulaires
tentèrent de s’opposer et furent massacrés
par centaines. Les colons qui avaient
échappé à leurs flèches empoisonnées mou¬
rurent de privations et de maladies. Men¬
dana lui-même succomba. Sa femme prit le
commandement et ordonna la retraite. Un
des navires disparut dans une tempête et
lorsque l’autre atteignit enfin les Philip¬
pines, le 10 février 1596, il ne restait plus
que cinquante survivants.
Visi-Payta
1567^
PÉROU / ;
île de Pâques
brales et médullaires. Elle est caractérisée
par son apparition brutale, une fièvre éle¬
vée, une contracture de la nuque puis du
dos et une évolution rapide vers le coma,
souvent fatale.
La méningite tahitienne est due à un ver
microscopique vivant dans l’eau des
rivières : Angiostrongylus cantonensis. Elle
-
peut s’attraper par la consommation de
chevrettes crues
ou
mal cuites. Pour ces
dernières, une congélation poussée (48 h à
-18°C) tue les parasites. Une bonne cuisson
de ces aliments élimine tout risque.
►
fuiroro. E ma ’i leie e tupu i roto i te upo ’o, i te
roro
’e te mo ’otuaio. ’Ua rau huru tumu no
teie ma’i 'e ’ua rau ato'a tona mau tupura’a: e
fivahia e mamae te upo’o, e motu’utu’u te tino
e tupu ato ’a te 'ahoahoa mai te huru e e mo ’e
te hiro 'a.
Te vai nei te ho ’ê ma ’i tuiroro ino
’oi’oi e’ita e roa'a i te râ'au nô
’itehia i roto i te roro te ho’e
roa, e ma’i tupu
te mea e
’oia te tumu no te patia i roto i te
fa 'ata ’ero ’e te horo ’a i te ino. ’la
tupu teie ma ’i, e taviri roa te rei, e iriti e mo’e
roa atu ai te hiro ’a e pohe ihoâ.
Te tuiroro e parauhia nei no Tahiti noa nei nô
manumanu
roro no te
roto ia i te hoôto’e e ora nei i roto i te anavai
tupuhia i te reira tuiroro na roto i te amura’a
i te ’ourapape ota. Are’a râ te mau ’oura
e
fa ’ato ’eto'e maorohia te nehenehe e arai i teie
mau manumanu ino, te tumu e
pohe ratou i te
to’eto’e. ’la tunu maita’i hia teie mau ina’i e ti’a
méningite, nom fém. Nom donné à toutes
les inflammations chroniques ou aiguës
des méninges (enveloppes) du cerveau et de
la moelle épinière.
L’origine du mal peut
être très diverse, mais on observe en géné¬
ral les symptômes suivants : de la fièvre,
des maux de tête, des troubles moteurs, des
troubles vaso-moteurs et des phénomènes
psychiques.
La méningite cérébrospinale épidémique
-
est la forme la plus grave : c’est une maladie
infectieuse due à
ama'a ’ôlime
68
Méningocoque du
groupe B qui envahit les méninges céré¬
un
ia ore ia tupu te fifi.
E rave rahi te huru o te ma’i tuiroro.
Menthe,
nom
fém. Mentha arvensis.
Tahitien : ’ôtime. Petite plante herbacée de
la famille des Labiées. Les feuilles sont par¬
fumées et consommées sous forme de
tisane ou en salade. Elles accompagnent à
merveille les rouleaux de printemps ou
nems.
Hom. : une mante : manteau ; une Mante :
insecte.
mer, nom fém. Vaste étendue d’*eau salée
qui couvre une partie de la surface du
globe. Une mer peut être fermée (la mer
Caspienne par exemple), constituer une
partie d’un *océan (mer des Sargasses pour
l’Atlantique) ou un bassin annexe commu¬
niquant plus ou moins largement avec
l’océan : la mer de Chine est une mer bordière de l’océan *Pacifique.
• mer du Sud. Nom donné à la plus grande
partie de l’océan Pacifique par les naviga¬
teurs et les cartographes du XVP au XVIIP
siècle. Les documents espagnols et hollan¬
dais nommaient mer du Pacifique une par¬
tie de l’océan située au large du Chili et tout
le reste portait le nom de mer du Sud. C’est
à partir de
1750 que l’appellation océan
Pacifique fut utilisée conjointement puis
remplaça celle de mer du Sud. L’expres¬
sion fut cependant utilisée par la suite, au
pluriel, pour évoquer les paysages insu¬
laires tropicaux qui enchantèrent les voya¬
geurs. C’est ainsi que l’écrivain Robert
Louis *Stevenson intitula ses relations de
voyage dans le Pacifique “*Dans les Mers
du Sud”.
• mer de
Corail. Partie de l’océan Pacifi¬
que comprise entre la Nouvelle-Calédonie,
Salomon, la Nouvelle-Guinée et
l’Australie, bordée à cet endroit par la
• Plusieurs *déserteurs ou
naufragés qui se
réfugièrent à Tahiti à la fin du XVIIP siècle
se
mirent au service des *ari’i de la pres-
qu51e ou de la côte nord. Thompson et
Churchill, mutins du *Bounty, furent ainsi
des mercenaires de *Vehiatua, chef de
Taiarapu. Les Suédois Peter *Haggerstein
et Cornélius Lynd jouèrent le même rôle
auprès du roi Temarii (membre du clan des
*Teva), tandis que l’Irlandais O’Connor et
l’Écossais Butcher, rescapés du naufrage
de la
Matilda, se mirent au service des
Pômare.
manier les
Ces
aventuriers qui savaient
à feu et agissaient sans
armes
scrupules, contribuèrent à l’aggravation
des conflits locaux entre 1790 et 1815.
mercuriale, nom fém. dérivé de Mercure,
dieu du commerce. Liste des prix des mar¬
chandises sur un *marché. Chaque jour, la
mercuriale du marché municipal de
Papeete est communiquée aux consomma¬
teurs par radio.
Autre sens : discours prononcé par le pré¬
sident d’un *tribunal le jour de sa rentrée.
les îles
méridien, nom masc. et adj.
Grande Barrière de corail. Sa superficie est
sphère céleste passant par le *zénith du lieu
et par les *pôles célestes.
• méridien terrestre. Ligne imaginaire joi¬
gnant les deux pôles de la Terre. Ce terme
est dérivé du mot midi : lorsque le soleil est
au zénith du méridien, il est midi pour tous
les points du méridien. La Polynésie fran¬
çaise est située entre les méridiens 133° et
155° de *longitude ouest.
• méridien d’origine. Méridien à partir
duquel on compte les degrés de longitude.
Pour les Français, le méridien d’origine fut
celui de Paris jusqu’en 1887, puis le méri¬
dien passant par l’observatoire anglais de
*Greenwich fut accepté comme méridien
d’origine par tous les pays.
d’environ 2 500 000 km^ et la profondeur
maximale y est de 4899 m. La mer de
Corail fut en 1942 le théâtre d’une impor¬
victoire aéronavale américaine qui
permit probablement de sauver l’Australie
d’une invasion japonaise.
Autre sens : grande étendue : une mer de
tante
sable.
Hom.: un *maire; une mère;
fém.).
mère (adj.
mercenaire, adj. et nom. Personne qui ne
travaille que pour un salaire. Désigne habi¬
tuellement un professionnel de la *guerre
recruté par un gouvernement étranger et
•
méridien céleste. Grand cercle de la
mieux rémunéré que les soldats de l’armée
régulière.
Merle des Moluques
(moa morutu)
Merle des Moluques, nom masc. Acridotheres tristis. Tahitien : moa morutu ou
manu'ai’utupua'atoro (ces deux noms sont
peu usités). Oiseau passériforme de la
famille des Sturnidés que l’on appelle aussi
Martin triste. Adulte, il atteint 23 cm de
long. Il a les pattes et le bec jaunes, les ailes
et le dos gris brun, la tête et le dessous de la
queue noirâtres ; il porte une tache blanche
sous la queue et les ailes.
• Introduit en Polynésie au début du siècle
pour limiter la population d’insectes, il
s’est très bien adapté à une alimentation
plus variée et plus facile : fruits, coprah,
ordures ménagères... On le trouve jusqu’à
700 m d’altitude, dans les zones décou¬
vertes, dans huit îles de la Société, deux
atolls des Tuamotu et à Hiva Oa (Mar¬
quises). Dans ces îles, il est un concurrent
MÉROU
redoutable des espèces locales qu’il contri¬
bue à raréfier : *lVlartins-chasseurs, *Salan-
*Hirondelles, *Fauvettes à long
ganes,
bec, ^Monarques... 11 est si répandu que
c’est le seul Oiseau, avec le *Busard des
roseaux, dont la chasse ne soit pas interdite
(délibération de l’Assemblée territoriale
n°67-138du lOnovembre 1967). Ilestsou¬
haitable de ne pas l’introduire dans d’au¬
tres îles qu’il est incapable de coloniser par
propres moyens.
ses
►
iininii
Teio nci
Ici mutai O noa-hiu i le ’itehia i nia i le
ma O le pua
’aloro, ’e'ere ia i le manu rahi. Mai
lenelimeiera lima roa. Na 'avae ’e le ’iini,
te 23
’e le ma e hiinihuni
relui ia. le 'onii'i ’e le ’aero mea ’ere'ere ia. Te
vai ra i raro a ’e i le aero ’e i le pererau te lahi
mea
nuiu
re'are’a. le pererau
huriihtirii ’uo ’uo. ’Ua lue mai leie manu i
Tahiti nei. i le ’oniuara ’a o le lenelere. ’ua ohie
lima tu a ’e loua maura ’a mai i o nei no le mea.
’ua rahi lana ma ’a ’e le ohie ia ’imi. Te ma ’a
hom. le piiha. le mau ma’a fa’aru’ehia loua ia
ora. E ’ilehia le manu ai ulu pua ’aloro i le
Jenua alo ’a ’o le Ta ’amom Totaiete nei.
Mai Tahiti ma nei haere roa ai i Mamiia ’e tae
mau
alu
i le mau molli Tuamoiu. ’Ua riro ’ei ’enemi
no le
lahi aiu mau manu. No te mea i le mau
vahi aïo’a. ’ua ’aere leie manu, no-reira. leie
’aila i opanihia no le laparahi.
(na le Apo’ora’a rahi no le WjIIj 1967 i fa’aoti
noa le manu,
na
ara
reira i te mre mimera 67-138).
E li’a ra ia
eiaha ’oia ia o alu i rolo i le mau mom
aore a
sont le Mérou
(roi), brun avec des points bleus,
très apprécié pour la préparation des bou¬
lettes à la chinoise; le Mérou drapeau
(nohunohu tarao) de couleur rouge; le
Mérou fauve, abondant aux Tuamotu, et
le Mérou géant.
messager, nom masc. Personne chargée
de transmettre une nouvelle, un objet.
•
morutu, manu 'ai ’utu pua'atoro.
moa
’oia i tapaeam. no le mea. e manu aere
ohie roa.
principales espèces
Les
céleste
Messager de Tahiti. Publication offi¬
cielle hebdomadaire qui parut entre 1852 et
1883. Le Messager de Tahiti contenait les
actes
métropolitains promulgués dans le
Protectorat, les *arrêtés et avis du gou¬
vernement
local
et
des
renseignements
d’ordre administratif, politique, économi¬
que, maritime et météorologique, ainsi que
des articles sur des événements locaux
importants. Parfois, il comprenait même
une partie littéraire. 11 existait également
une version tahitienne dans les années
1850
(Te Vea no Tahiti) dont la parution avait
débuté deux ans avant la version française
et cessa en
1859. A partir de 1883, le Mes¬
sager prit le nom de *Journal ojficiel.
Le titre Messager de Tahiti fut repris en
1884 par les colons François *Cardella et
Victor *Raoulx, partisans de l’autonomie
de la colonie. Ils abandonnèrent l’entre¬
prise à la fin de 1889, mais créèrent plus
tard d’autres journaux pour continuer leur
combat.
Mérou, nom masc. Poisson marin de la
Entre-temps, Léonce Brault, qui était
proche de l’Eglise protestante, se servit du
titre et cette dernière version du Messager
de Tahiti continua à paraître jusqu’en
ques et le comportement. C’est un Poisson
carnivore très vorace qui vit dans un trou.
►
famille des Serranidés, très comparable
aux *Loches. 11 en
possède les caractéristi¬
généralement à l’affût et a un
démarrage foudroyant malgré une appa¬
Il chasse
rente
nonchalance.
Le fameux Mérou géant, Epinephelus lan-
ceolaïus (hapu ’u reru) est le plus grand des
Poissons du littoral polynésien et peut
dépasser les 200 kg. En Australie ou aux
Antilles, il peut atteindre 400 kg. C’est le
seul Poisson redouté par les Requins du
littoral.
1900,
ve'a, arere e tu'utu'uve'a, e fi’ati’a ve’a, te tono.
Te ve’a. le arere. le lono. ’o te hoe ia
’eiJeia li'aluri rahihki no lo
’apa ’o ’e lo ralou lâmaii ohie i le mau
fa’auera’a. la lonohia ralou e tamau ’a’au noa
raton i le poro ’i i horo ’ahia ia raton, e lapae
am i le vahi i lonohia alu. Te mau fa’atere o le
fenua e ve’a, (e arere. e lu’uliTuve'a) lo ralou.
Na leie mau ve’a (arere. lono. li’ali’ave’a) e
qfa ’i i le parait ’api. mai le peu e. e pahono hia
mai na ralou alo ’a e la’itai mai i le pahono. /
muia’a ra. mai te peu e. e mau arora’a lei lupu.
ia uni ra te nu ’u i le hau. ’ei lapa ’o ia ta te ve ’a
mau
ta’ala lei riro
raton ha
i ni'a i te rima haere alu ai, mai te raumaire
anei. te rau mei ’a anei. Tei te huru aio ’a te
mau li’ara’a te lahi ’e le lahi.
Te ve’a nô Tahiti : ’o te ho'êleie ve’a na te Hau
tei nene ’ihia i te area malahiti 1852 ’e tae roa
mai i le malahiti 1883. Tei rolo / Te Ve’a nô
Tahiti te mau parau no te Hau Melua nô te
ture
’e te mau fa’a’ohipara’a o te mau irava
ture, ’oia alo ’a le mau ha ’amaramaramara ’a i
ni’a i le arata’ira’a no te mau
’ohipa ato’a io te
Hau, i le pae no te poritita, i te pae nô te
fa’arava’ira’a faufa’a, te pae no le moana ’e
’oia alo ’a te mitora ’a meteo. Tei rolo alo ’a i Te
Ve’a nô Tahiti te lahi mau
i le fenua nei.
Mérou
(nohunohu tarao)
70
’ohipa rarahi i lupu
/ te lahi mau taime, te lu’u
alo ’ahia nei i rolo i leie ve ’a te lahi mau
parau
fa ’ahiahia no le ’a ’ai fenua ’e ’oia ato ’a le lahi
tuha ’a na rolohia i te reo tahiti i le area
MESSAGERIE
matahili 1850. leie ihoa te i'oa Te Ve’a nô
Tahiti lei omiia e piti (2) matahiti hou le
hurira'a na roto i te reo farani 'e teifa'aea i te
poro i te matahiti 1859.
! te matahiti 1883. tauihia iho nei te i'o.a o Te
Ve’a nô Tahiti ; nia i te i'oa Te Ve’a a te Hau.
la tae ra i te matahiti 1884, 'ua ravefa’ahou
mai le lahi mau papa’a mai ia F.
Carde!ta ’e 'o
V. Raoulx, le feia ia i hina'aro i te otonomi o
te fenua nei, no reira,
le ve’a no
’ua nene'ifa'ahou ratou i
Tahiti ’aila ra imanuia la ratou
'ohipa, topatari iho nei teie laiete i te matahili
1889 ’e i mûri mai, ’ua nene’i fa’ahou ratou i te
tahi alu mau ve’a ’e no te lutava tamau i ta
ratou arora ’a.
I mûri mai, no te mea ’o Léonce
Brault, e hoa ’ohipa ’oia no te Elarelia
poroielani, ’ua rave fa’ahou mai i te i’oa Te
Ve’a nô Tahiti no le porora’a ’e le fa’a’itera’a i
le parait ’api i te fenua : ’e te reira, ’ua tamau
ia i te nette'ira’a i te ve’a no Tahiti ’e tae
noa
roa atu
i le matahiti 1900, ’ore roa alu ai tona
paraît.
messagerie, nom fém. Au sens premier,
service- de transport de lettres, puis, par
extension, de marchandises et de
voyageurs.
•
Messageries maritimes. Officiellement
créée en 1851, cette compagnie de trans¬
port maritime fut chargée d’assurer un ser¬
public régulier d’acheminement du
courrier et des passagers. L’histoire des
Messageries maritimes est étroitement liée
à celle de l’Empire colonial français. Sous
leur pavillon blanc à coins rouges, les Mes¬
sageries assurèrent d’abord des liaisons
régulières sur l’ensemble de la Méditerra¬
née puis, entre 1857 et 1870, elles établirent
des lignes sur l’Afrique noire et Madagas¬
car, l’Amérique du Sud, les comptoirs de
l’Inde et l’Extrême-Orient. La première
ligne du Pacifique fut ouverte en 1882 vers
vice
l’Australie et la Nouvelle-Calédonie.
La flotte des
Messageries se composait
d’une soixantaine de navires jusqu’en 1914
et d’une quarantaine, de taille plus impor¬
tante, ensuite. En 1900, la compagnie trans¬
porta 165 000 passagers et 706 000 tonnes
de marchandises sur ses 63 navires jau¬
geant ensemble 247 000 tonneaux. Elle
entretenait également 212 agences dans le
monde entier. En
1966, la nouvelle Com¬
pagnie des Messageries maritimes trans¬
porta 68 000 passagers et I 657 000 tonnes
marchandises
10 paquebots
Dans tous les
conflits coloniaux, comme pour les deux
guerres mondiales, les Messageries mari¬
times furent mises à contribution pour le
transport de troupes ou le ravitaillement.
C’est en 1882 que le Natal inaugura la ligne
Marseille-Suez-les Seychelles-Ea Réunionde
mixtes et
ses
sur
ses
30 cargos.
Maurice-Australie-Nouvelle-Calédonie
(peu après, la ligne évita le détour par Hle
Maurice). Ee trajet Paris-Nouméa durait
40 jours et le prolongement sur Tahiti se
faisait sur navire militaire. C’est ainsi que
Paul *Gauguin embarqua à Marseille sur
VOcéanien, navire des Messageries, le L’’
avril 1891, arriva à Nouméa le 12 mai, et
repartit à bord de l’*aviso Vire pour Tahiti
qu’il atteignit le 9 juin.
Alors que des compagnies de navigation
néo-zélandaises
vaient
les
ou
agence des Messageries maritimes
sur le front de mer de Papeete
dans les années 1950
californiennes desser¬
* Etablissements
français de
l’Océanie depuis plus de vingt ans, ce n’est
qu’en 1914, avec l’ouverture-du canal de
Panama, que la France, par l’intermédiaire
des Messageries maritimes, établit une liai¬
son
directe avec sa lointaine colonie. C’est
VE! Kantara qui eut l’honneur d’inaugurer
à la fois le canal de * Panama et la nouvelle
ligne Marseille-Papeete-Nouméa, ligne aus¬
sitôt interrompue par le déclenchement de
la Première Guerre mondiale. C’est ce
même navire qui, le 28 juin 1919, débarqua
à Tahiti 540 *Poilus revenant du front.
V'El Kantara avait quitté Marseille le 10
mai. 11 demeura une semaine à Papeete
après un accueil triomphal.
Il fallut cependant attendre 1923 pour que
soit établie une ligne régulière sur laquelle
VE! Kantara, puis le Louqsortt VAntinoù.s.
furent affectés. La ligne comportait un
départ toutes les 9 semaines, avec escales
facultatives aux Marquises et à Raiatea.
C’était la plus longue du monde. Désor¬
mais, Papeete vécut, pour de nombreuses
années, au rythme des bateaux des Messa¬
geries qui lui apportaient à la fois la poste,
certaines marchandises, les nouveaux fonc¬
tionnaires, les colons, les touristes...
Entre les deux guerres, le ministère des
Colonies demanda à la Société des Services
contractuels des Messageries de mettre en
place un service de navigation interinsu¬
laire. Celui-ci fut assuré par un petit navire,
le Ville de Papeete.
Durant la Deuxième Guerre mondiale, les
liaisons
avec
la
Métropole furent inter¬
rompues et l’agence de Papeete, comme
celle de Nouméa, échappa au contrôle de la
direction générale. Ea ligne ne reprit qu’en
71
MESURE
1946. avec le Sai;illairc et le * Ville
irAniiens, alors que le Polynésien assurait
la liaison Suez-Australie-Nouvelle-Calédonie-
pound). «Pour les liquides, le litre est
l’unité de mesure et s’appelle tirita, un
*baril paera. Pour les mesures de longueur
le ’eta'eta (toise) est l’unité, dix ’eta'eta
forment un umi (...). Pour les distances, ils
utilisent le tirometera (kilomètre) et le
maire (mille)» (“Tahiti aux Temps
anciens”).
Nouvelles-Hébrides. C’est le Sagittaire qm
achemina les *Volontaires du Bataillon de
Marseille (quittée le 14 mars 1946) à
Papeete (atteinte le 5 mai).
L’année suivante,
le
Ville d'Amiens
se
trouva au centre d’un violent incident entre
l’Union des Volontaires
l’ordre.
et
Actuellement, toutes les unités de mesure
définies sous la Révolution française ont
les forces de
cours en
[9ans les années cinquante, les Messageries
prirent de nombreuses participations dans
qui exploitaient des lignes
aériennes parallèles à certaines lignes de
paquebots. C’est ainsi qu’en 1955 elles
acquirent 12,5% du capital de la T.A.l.
(^Transports aériens intercontinentaux) et
21,6 % en 1961. Elles prirent également une
participation dans le R.A.l. (*Réseau
des sociétés
aérien interinsulaire).
C’est la C.G.M. (*Compagnie
générale
maritime), en Polynésie comme ailleurs,
qui a repris le flambeau des Messageries
depuis 1977.
Principales unités de mesure.
mesure, nom fém. Action d’évaluer une
grandeur à l’aide d’une autre choisie pour
étalon. Désigne aussi la grandeur ainsi
LONGUEUR
Unité de base : le mètre.
Multiples : le décamètre,
l'hectomètre, le kilomètre.
Divisions : le décimètre,
le centimètre, le millimètre,
le micron (un millième de mm),
l'angstrôm (un dix millionième de
mm).
mesurée
mesure
•
Tahiti à Huahine était d’une nuit
du lever du soleil à midi» (“A la Recherche
de la Polynésie d’autrefois”). Pour évaluer
l’avancement de la journée, sans pendule,
montre ou cadran solaire, ils se fiaient «à la
position du soleil dans le firmament, à
l’apparence de l’atmosphère et au flux et au
reflux de la marée». Le début de la journée
était
-
une
journée.
ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
Intensité : l’ampère.
Puissance : le watt.
Tension : le volt.
72
divisé
selon
les
événements
le chant du coq
l’aube
lorsque les mouches commencent à
bouger
lorsqu’on peut reconnaître le visage d’un
-
-
homme
-
Une heure = 60 minutes.
Une minute = 60 secondes.
ainsi
suivants :
-
HEURE
24 heures en
et un
jour, et la distance de Huahine à Raiatea,
SUPERFICIE
centièmes.
Polynésie d’autrefois, les
l’Angleterre, nous disions que c’était cinq
et ils disaient que la distance de
cube.
TEMPÉRATURE
Le degré, divisé en dixièmes ou
la
mois;
cube, le décimètre cube, le mètre
hectopascals.
Dans
les distances et l’écoulement du
*temps. Les Polynésiens estimaient les dis¬
tances par le temps mis à les franchir par
terre ou par mer. William *Ellis explique
qu’«ainsi, si nous voulions leur donner une
idée de la distance qui sépare les îles de
VOLUME
Le millimètre cube, le centimètre
PRESSION ATMOSPHÉRIQUE
Le bar divisé en 1 000 millibars ou
une
que
Divisions : le décilitre, le centilitre,
le millilitre.
Le millimètre carré, le centimètre
carré, le décimètre carré, le mètre
carré, l'are, l'hectare,
l’étalon choisi :
étaient effectuées à l’aide d’une
numération à base 10, mais on n’évaluait
Multiples : le quintal (100 kg),
la tonne (1 000 kg).
Divisions : l’hectogramme,
le décagramme, le gramme,
le décigramme, le centigramme,
ie milligramme.
Multiples : le décalitre, l'hectolitre.
encore
mesures
POIDS
Unité de base : le kilogramme.
CONTENANCE
Unité de base : le litre.
ou
à grains par exemple.
l’apparition de la partie supérieure du
soleil
le soleil au-dessus de l’horizon.
Dès le début du XIX'^ siècle, les Polyné¬
siens commencèrent à adopter les mesures
-
anglaises utilisées par les missionnaires
protestants. D’après Teuira *Henry, le kilo
était alors appelé tiro et la livre paunu (de
Polynésie.
métallurgie, nom fém. Ensemble des acti¬
vités
de
métaux.
-
La
production et de travail des
métallurgie lourde réalise les
pre¬
mières opérations d’extraction et de trai¬
des *minerais, la production d’al¬
liages et la livraison de lingots, de tôles et
de poutres d’acier, de fonte ou de métaux
tement
non
-
ferreux.
La métallurgie de transformation utilise
produits semi-finis pour fabriquer des
utiles aux entreprises ou aux
particuliers.
En Polynésie, plusieurs ateliers sont spé¬
cialisés dans la métallurgie de transforma¬
ces
biens
tion,
ainsi
la
société
Aluminium d’Arue et
Herbreteau de Tipaerui.
Voir aussi : fer.
La
Garonne-
l’entreprise
météore, nom masc. Phénomène atmo¬
sphérique qui peut être gazeux (vent), élec¬
trique (éclair, foudre), ou être lié à r*humidité de l’air;
arc
en
ciel, halo, aurore
polaire, *précipitations diverses.
Un météore est aussi un phénomène lumi¬
neux qui se produit lorsqu’un
corps venu
de l’espace entre dans r*atmosphère terres¬
tre, tel un météorite par exemple.
Par analogie avec ce phénomène, on
appelle météore une personne qui produit
des impressions brillantes mais passagères,
ou qui passe brièvement.
météorologie, nom fém. Science qui étu¬
die les phénomènes atmosphériques pour
prévision du *temps.
météorologie populaire ne se base pas
sur des relevés chiffrés mais
prévoit le
temps à partir d’événements spectaculaires
assurer une
• La
ou discrets; couleur
apparente du soleil,
forme des nuages, changements de direc¬
tion
du vent, comportements des
animaux... Ces événements, qui ont sou¬
vent précédé certains phénomènes climati¬
ques, ont donné lieu à des dictons météoro¬
logiques. Ainsi, en France; «Noël au
balcon ; Pâques aux tisons» ou «Neige de
janvier; blé au grenier».
• La météorologie scientifique est née au
XVIF siècle grâce à l’invention du *thermomètre (1626) et du *baromètre (1643).
Dès 1780, les Européens ont fondé un
réseau de ^stations d’observations. 11 a été
MÉTIER
ensuite intégré à l’Organisation météoro¬
logique mondiale. Les progrès de l’aéro¬
nautique, l’utilisation de la photographie
par *satellite et l’*informatique ont permis
le développement de la météorologie
moderne qui offre des prévisions assez
sûres jusqu’à 3 jours. «En Polynésie fran¬
çaise, les premières observations météo
datent de 1935 à Papeete. C’est à partir des
années I960 que
mesure se
met en
le réseau des postes de
place, permettant rapi¬
dement une meilleure connaissance de la
*pluviométrie et de ses conséquences. Les
météorologiques lancés par les
U.S.A. ont permis ensuite un bond en
avant pour la compréhension et la prévi¬
sion de révolution du temps» (G. Cauchard ; “Encyclopédie de la Polynésie”,
tome I).
satellites
avait fondé, avec trois anciens condisciples
du Lincoln College d’Oxford, un groupe de
vie chrétienne qui s’était donné une règle de
vie, une “méthode”. John Wesley et ses
prêchaient un véritable
spirituel, la pratique de la cha¬
rité et le retour à une certaine pureté, car il
leur semblait possible de vivre la sainteté
sur terre. Protégé par le roi Georges 111, le
mouvement compta plus de 100 000 fidèles
en 1791. Il soutint l’effort d’*évangélisation de la *London Missionary Society qui
envoya les premiers pasteurs dans le
Pacifique.
méthodistes
renouveau
métier, nom masc. Genre de travail déter¬
miné dont on peut tirer des moyens d’exis¬
tence.
Profession.
• La société
polynésienne avait, autrefois,
une économie
méthanier, nom masc. Navire spécialisé
dans le transport du *gaz naturel liquéfié.
Chaque mois, un méthanier battant pavil¬
lon fidjien ou néo-guinéen vient approvi¬
sionner les installations de
Papeete en gaz australien.
stockage de
méthodisme, nom masc. *Secte protes¬
tante
fondée
*Pasteur
de
en
1744 par
John Wesley.
l’Église anglicane, celui-ci
d’autosubsistance liée à l’en¬
vironnement
naturel : *pêche, *chasse,
exploitation des matières végétales pour la
*construction, l’habillement, l’alimen¬
tation. La plupart des travaux se faisaient
en commun. 11 n’existait pas, semble-t-il,
de *monnaie d’échange, mais uh système
très structuré de *troc, de prestations et de
dons réciproques. Les serviteurs appor¬
taient leur énergie, effectuaient des travaux
(pêche, *cueillette, construction, désher¬
bage, fabrication de nattes ou de tapa)
1
Météorologie. 1. Station
météorologique de Rapa.
2. Appareils de mesure de la station
synoptique de l'aéroport de Faaa.
3. Mesure de la température :
thermomètres enregistreurs et
thermomètres à mercure sous abri.
4.
Photographie satellite prise à
36 000 km d’altitude, donnant la
répartition des principales masses
nuageuses sur le Pacifique Sud.
5. Cartographie de la situation
météorologique quotidienne et
élaboration de la prévision.
6. Collecte des informations météo
par contact radio avec les autres
stations de Polynésie. 7. Exposé de
la situation météo à un pilote :
examen de la couverture nuageuse
sur
écran radar.
73
pour le chef. En échange, celui-ci assurait à
sujets le nécessaire et leur procurait de
grandes *fêtes collectives. Il n’existait pas
de marchands, seulement des producteurs.
Les métiers exigeant une haute technicité
étaient le fait de spécialistes: les *iahu'a.
Parmi ceux-ci, on comptait le *prêtre
ses
(tahu'apure), expert en *invocations reli¬
gieuses, en *généalogie ; le médecin (tahu'a
ra’au)\ celui qui dirigeait les constructions
de *marae (tahu’a marae); le chef des
charpentiers qui traçait les plans et cons¬
truisait
les
maisons d’intérêt collectif
(tahu'a fare)\ le créateur de *pirogues
(tahu'a va’a)\ celui qui étudiait les saisons
de pêche (tahu'a tautai).
Enfin, il y avait les serviteurs, les gardiens
des marae (opu nui) et les membres de la
société *arioi dont la fonction était d’ani¬
mer
les nombreuses festivités par des
chants et des danses.
Autre sens : machine servant à travailler les
*textiles.
►
’ohipa, toro’a. Hou te mau ti’ara 'a loro 'a ato 'a
’ite nei i teie tau. ’ua riro te ’ohipa i
ta tatou e
roto i te orara 'a o te nuna 'a ma ’ohi,
no te ora
’ei rave 'a
ia vai mai a te ta 'ata i roto i teie ao.
No reira, e rave te ta 'ata i te ’ohipa no te
tanura 'a ma ’a
’ei ma 'a no te ’amu ia ora to te
utuafare, e imi ato 'a te ma ’ohi i le rave 'a ia
noa ’a te ina ’i (te i ’a) e haere i te tautai. No te
mea ho ’i ’aita e peu rapae i roto i te fenua, ’ua
rave noa te ta ’ata
i te mau mauiha ’a ato ’a tana
’ite i mua iana no te fa’a’ohipa.
Te oti nei to
fare. lei roto ia i te reira tuha ’a te
parau no te hamanira’afare, ’ua o ia te toro’a
tamuta. No te pae i te tino, ’ua hamani/te
e
te mâ’ohi
ma’ohi i tona ’iho ’ahu, na roto i te pahaera’a i
’a ra 'au ato ’a e tano no te reira
’ohipa : mai te more (purau), te pa’a o te aute,
te mau pa
’uru, te ’ora ’ei hamani ïa i te tapa ta tatou
te
te rapa ’au i le ma ’i tino.
Te tahu’a marae ’oia tei ’ite i tefa’ati’a i te
ra ’au no
marae.
Te vai ato ’a nei te tahi ’ohipa ato ’a tei riro ’ei
tôro ’a ato ’a ’oia ho ’i te loro ’a tavini.
Te mau ta ’ata lia ’i marae. te mau ta ’ata i raro
a’e i tefa’aterera’a a te ari’i: te mau teuleu
ari’i, te mau ’ôpUnui ’e lae noa atu i le pupu
’arioi, la ratou ’ohipa ’oia ’o te mata arara ’a ’e
’imira’a i te mau rave’a ato’a no te rohira’a i
te
te
fa ’a ’ana ’anataera ’a i roto i te mau ’oro ’a
rarahi e fa’atupuhia, no te fa'a’ineine i te mau
pehe, te mau ’upa huru rau, ia nehenehe
maita ’i le mau paripari, te mau pehepehe ’e ia
’ori maita ’ihia, ia nahonaho te mau ’upa ’upa ’e
te mau pata’u, eiaha ia tupu te fifi, eiaha ho ’i
te
’oro ’a ia ino.
la noa’a ra te ’oa’oa ’e ia tupu te hau i ni’a i te
fenua. E ’ohipa rahi le ma’imi i le hau ia tupu.
métis, nom masc. et adj. (fém. : métisse).
Se dit de quelqu’un issu de l’union de deux
personnes de *races différentes. Les métis
présentent un mélange des caractères de
chacun des deux ascendants (en particulier
la couleur de la peau).
• En Polynésie française, on note de très
nombreux métis (en particulier BlancsPolynésiens). Ces métis sont communé¬
ment appelés “*Demis”. Toutefois, le
terme “Demi” ne s’applique pas à tous les
métis et ne signifie pas forcément un *métis-
sage direct ; il a essentiellement une signifi¬
cation socio-culturelle.
Autres sens : en ^botanique, les métis sont
les
*hybrides obtenus à partir de deux
en
zootechnique, ils sont le résultat du
variétés de plantes de la même *espèce, et
croisement de deux races animales diffé¬
rentes. Un drap métis est un tissu composé
de lin et de coton.
ia e parau nei i teie tau te tapa hamanihia i te
tipula, te maro e rave rahi alu a. ’Aita te parau,
le moni e ôi roto i to ratou ferurira’a. e
no
rahi ra te parau no te horo ’a
tahi ’e te tahi.
’e le tauturu te
I roto i te orara ’a no te tau matamua. le vai
noa ra ia ta ratou peu fa’atura i to râlou mau
fa’alere, to ratou mau ti’a ha’amana hia e
ratou iho. ’Ua rahi te mau ’ohipa rima ’i ’oia
ato ’a te faufa ’a rahi i noa ’a mai na roto i te
reira mau ’ohipa, i te mea le horo ’a ra te reira i
te tahi ferurira ’a i roto i te nuna ’a ia ’imi i te
rave ’a e ora ai. / te pae no le mau fa ’aiere
(mau ra’alira, mau ti’a), e fa’atupu ratou i te
tahi mau ’oro ’a no te fa ’ataho ’e i te ta ’ato ’a, ia
tupu te ’oa ’oara ’a ’amui. E mau ta ’urua rarahi
te fa ’atupuhia. l te reira tau ’aita e malete no
te ho ’o atu e ho ’o mai : e fa ’ahotura ’a ra ’e te
ha ’afaufa ’ara ’a i te mau hotu ato ’a e fana ’o ai
te ta ’ata.
Te mau loro ’a ato ’a i le matamua. te
vai ra ihoatehoela’ata aravihi a’e i le ta’alo’a
e
parauhia ’oia i te tahu’a.
Te tahu ’a : ’o te hô’e ia ta ’ata tei aravihi ’e tei
’ite i te rave papu i le ho'ê ’ohipa.
te tahu’a rava’ai (tautai)
’Ei hi’ora’a:
’oia tei aravihi i te
’ohipa rava’ai, i te tai’a.
Te tahu’a fare, ’oia te ta’ata tei aravihi i te
’ohipa hamani fare, e parauhia ’oia e tamuta.
Te tahu’a va’a ’oia tei ’ile maita’i i te tarai i te
va ’a.
Te tahu ’a ra ’au ’oia no te ’ohipa horo ’a
métissage,
nom
masc.
Union féconde
entre un homme et une femme appartenant
à des groupes humains présentant cer¬
taines différences d’ordre génétique.
Le métissage a été et est encore plus ou
moins bien accepté suivant les sociétés et
époques. Condamné par les nazis,
adeptes de la “race pure”, il est encore
les
rejeté dans bien des pays où l’on pratique
une ségrégation raciale voilée (États du
Sud des États-Unis) ou officielle (Afrique
du Sud). Par contre, le métissage s’est lar¬
gement développé dans d’autres endroits
comme les anciennes colonies espagnoles
et portugaises, en particulier le Brésil.
• En Polynésie, il a été largement pratiqué
dès le début du XIX'= siècle, époque à
laquelle de nombreuses unions ont été
conclues entre Anglo-Saxons et Tahi¬
tiennes. Après avoir formé une commu¬
nauté à part jusqu’au lendemain de la 2*=
Guerre mondiale, les ^Chinois ont égale¬
ment participé au métissage important qui
caractérise la société polynésienne contem¬
poraine. En 1983, on a recensé 15 851
MICRONÉSIE
Polynésiens-Européens, 6 356 PolynésiensChinois, 1418 Polynésiens-Autres
*ethnies, 494 Européens-Chinois. Ces chif¬
fres sont probablement inférieurs à la réa¬
lité dans la mesure où, parmi les 114 280
personnes qui se sont déclarées polyné¬
siennes, il existe de nombreux *métis qui
revendiquent cependant leur appartenance
au groupe culturel polynésien.
Voir aussi ; demi.
métropole, nom fém. Ville principale
d’une région ou d’un *État, concentrant de
nombreuses activités de services et de pro¬
qui lui donnent un rôle de com¬
mandement régional ou national. Papeete
est la métropole de la Polynésie française.
duction
État, territoire d’un État, considéré par
•
territoires
Polynésie française, la
Métropole désigne surtout la France conti¬
nentale, puissance de tutelle du Territoire.
Les métropolitains sont les Français qui
résident temporairement sur le Territoire.
rapport à ses *colonies, aux
extérieurs.
En
metüapua’a. ^Fougère de la famille'des
Polypodiacées : Polypodium nigrescens.
C’est une Fougère épiphyte au limbe pro¬
fondément lobé. Elle est très utilisée dans
la
*médecine
mais
est
traditionnelle
malheureusement à
tahitienne,
l’origine de
nombreux cas de décès, surtout d’enfants,
quand elle est employée par des personnes
qui n’en ont pas l’habitude. On utilise aussi
bien les feuilles que le rhizome contre les
congestions pulmonaires, les contusions,
les vomissements, l’asthme, les leucorrhées,
les entorses.
►
metua pua’a. E rarauhe teie no roto mai i te
nana 'ira 'a
rarauhe e ravehia no te ha 'a i te
ra'au tahiti bia ho’i te ra'au rapa'au ma'i.
Ho ’ë a raua ’e te maire, teie ra e rau me 'urne ’u
a 'e to te metua pua
’a i to te maire, la maemae
te maire, mea no’ano'a roa area te metua
pua’a. ’aita ia tona e hau’a. Efa'a’ohipahia te
metua pua ’a no te ha 'a i te tahi mau ra ’au
rapa ’au ma ’i i roto i te orara'a o te mâ’ohi.
Are ’a ra. e ara ’e e ha ’apa ’o maita ’i no te mea.
e nehenehe e lupu mai te tahi mau fifi ia ore ia
tano te fa’aterera’a o te ra’au. E rave rahi mau
ati pohe tei farereihia na roto i te ha'apa’o ’ore
’e te ’ile ore o te maufa’a’ohipara’a.
E ravehia te rau ’e te a ’a no te ha ’ara ’a ra ’au
tahiti.
qui est un
présent dans les
roches éruptives, métamorphiques et cer¬
le mica blanc ou muscovite
-
silicate
d’aluminium
taines roches sédimentaires.
Le mica trouve de nombreuses utilisations
industrielles du fait de ses propriétés iso¬
lantes et de sa transparence.
Miconia, nom masc. Miconia calvescens.
Genre de plante de la famille des Mélastomacées introduit en Polynésie par Harrison
*Smith vers 1930 pour sa valeur déco¬
rative. Le Miconia possède de très grandes
feuilles
caractéristiques, vertes dessus et
violettes en-dessous.
D’abord
localisé à
Papeari, il s’est répandu partout grâce à la
légèreté de ses graines. On le rencontre
humides, dans les
vallées et en montagne. Comme le *Framboisier ou le *Lantana, le Miconia est une
véritable “peste” végétale car sa croissance
est si rapide qu’il étouffe les autres plantes
et bouleverse les paysages des plateaux
(Taravao par exemple) et de nombreuses
dans toutes les
Miconia
zones
vallées.
Microbe, nom masc. Nom générique des
organismes microscopiques à structure uni-
cellulaire. Sous ce vocable, on classe com¬
munément les agents
des maladies infec¬
tieuses (*virus, *Bacilles, germes...), mais il
existe aussi des Microbes utiles telles cer¬
taines “"Bactéries qui facilitent les fermen¬
tations (alcooliques, lactiques...) ou assu¬
rent la transformation de la matière orga¬
nique en sels minéraux.
Au sens figuré, on désigne ainsi une per¬
sonne chétive.
microclimat,
nom masc. “"Climat qui
règne sur un espace réduit et dont certaines
caractéristiques sont sensiblement diffé¬
rentes de celles du climat de la région. Un
microclimat peut apparaître dans une val¬
lée, sur une pente, dans une ville, sous le
couvert
d’eau...
•
d’une forêt, au bord d’un cours
Sur un atoll, les microclimats sont peu
perceptibles mais dans une île haute, cha¬
que vallée a le sien : il dépend de l’exposi¬
tion aux vents dominants, de l’altitude, de
l’encaissement de la vallée et des associa¬
tions végétales.
M.F.R. voir Maison familiale rurale.
MICRONÉSIE (du grec micros : petit et
nésos : île). Ensemble d’“"archipels du Paci¬
mica, nom masc. Minéral formé de silicate
d’aluminium, de potassium et de magné¬
fique situés à l’est de r“"Indonésie et des
“"Philippines, à l’ouest de la “"Polynésie et
lettes à reflet miroitant. On distingue :
comprend 2 141 îles, principalement des
“"atolls, dispersées sur 7 800000 km^
sium. Il est caractérisé par une structure
feuilletée et se présente sous forme de pail¬
-
le mica hoir ou biotite qui est un silicate
magnésium présent dans les “"roches
éruptives et métamorphiques ;
de
au
nord de la “"Mélanésie. La Micronésie
d’océan.
De l’ouest à l’est, on distingue les subdivi¬
sions suivantes: les “"Mariannes, compre-
75
MICROPROCESSEUR
limites de la Micronésie
États et Territoires de Micronésie.
nant
14 îles hautes, les trois îles monta¬
gneuses isolées *Guam, Yap et *Palau, les
îles *Carolines basses, 35 au total, qui
englobent Truk, avec ses nombreux îlots
rocheux, les deux îles volcaniques Ponape
et Kosrae, ainsi que, à l’extrémité orien¬
tale, les 34 îles *Marshall, toutes d’origine
corallienne.
• Les résultats des recherches archéologi¬
ques
menées dans les îles hautes des
Mariannes ont montré que la Micronésie
occidentale a pu être peuplée dès le XVIIP
siècle avant J.-C. Des migrants venant des
Philippines y ont introduit la culture du
*riz et le tissage, deux activités inconnues
dans le reste de l’Océanie. Les
*langues
parlées dans cette région appartiennent au
austronésien occidental qui
englobe les parlers de l’Asie du Sud-Est et
de Madagascar. En Micronésie orientale,
les sites les plus anciens datent de l’an 1000
groupe
J.-C. Il semble que
avant
les premiers
occupants soient originaires des *Samoa et
qu’ils se soient progressivement déplacés
dans les *Tuvalu et les archipels de l’actuel
*Kiribati avant d’aborder les Marshall et
les Carolines.
La Micronésie fut connue des Européens à
partir du XVP siècle grâce aux découvertes
Loaisa et Villalobos entre
1521 et 1543. Les îles passèrent sous la
tutelle de l’Espagne en 1565, mais celle-ci
ne se manifesta guère que par l’implanta¬
tion, difficile, de ''“missions catholiques.
Les colons allemands (de 1898 à 1918) puis
japonais (1918-1943) transformèrent plus
profondément les paysages et les modes de
de * Magellan,
vie.
Des combats acharnés permirent aux
forces américaines de récupérer de nom¬
breuses bases japonaises en 1944 et de les
utiliser pour l’assaut final de la 2® Guerre
mondiale.
En 1946, les îles passèrent sous la tutelle de
r*Organisation des Nations Unies qui en
aux États-Unis.
Les peuples micronésiens forment aujour¬
d’hui huit territoires distincts qui jouissent
d’une *autonomie complète et authenti¬
confia l’administration
que.
L’assistance financière américaine
constitue cependant la ressource essentielle
de la Micronésie, loin devant le coprah, la
intérieur d’une maison
micronésienne (aquareile de
Choris)
76
pêche et le tourisme. En 1980, la Microné¬
sie comptait 248 000 habitants vivant sur
98 îles.
MIGRATION
microprocesseur, nom masc. Dispositif
électronique miniaturisé qui effectue des
calculs et traite l’information. Inventé en
1971 dans les laboratoires de la firme amé¬
microprocesseur, égale¬
appelé “puce électronique”, permet
de miniaturiser les circuits électroniques,
ricaine Intel, le
ment
notamment dans les micro-*ordinateurs et
les robots.
Dépendance américaine du
Pacifique central (5 km^, 468 habitants en
1983) acquise par les *États-Unis en 1867
et théâtre du 2 au 5 juin 1942 d’un des
engagements majeurs de la 2^ *Guerre
mondiale dans le Pacifique. A Midway, les
Japonais perdirent quatre des sept porteavions qu’ils engagèrent et furent refoulés
par la flotte de l’amiral *Nimitz. La bataille
de Midway est considérée comme l’un des
tournants de la guerre du Pacifique.
MIDWAY.
migration,
nom fém. 1. Déplacement
d’une population qui s’accompagne d’un
changement de résidence et, le plus sou¬
vent, à l’époque contemporaine, d’une évo¬
lution de la situation
socio-économique
des migrants. Les migrations peuvent être
journalières (on dit aussi pendulaires),
entre le domicile et le lieu de travail,
sai¬
sonnières ou définitives. Dans ce dernier
cas elles peuvent être imposées par des
décisions politiques, l’insécurité, la pau¬
vreté, des phénomènes naturels... Une
migration d’un pays à un autre est considé¬
rée comme une émigration (vue du lieu de
départ) ou une immigration pour qui se
trouve dans le pays d’arrivée.
longues migrations que
les populations polynésiennes et mélané¬
siennes ont abordé puis peuplé les archi¬
pels du Pacifique. Différentes recherches
scientifiques ont mis en évidence les dépla¬
cements progressifs des insulaires : r*archéologie a livré des *datations et a pro¬
cédé à des comparaisons de vestiges ; les
botanistes ont étudié la propagation des
plantes; les anthropologues ont analysé
des anatomies et des prélèvements san¬
guins ; les linguistes ont dressé une chrono¬
logie comiparée des termes usuels. Les
résultats obtenus ont permis de préciser les
dates et l’orientation des migrations
• C’est à la suite de
les îles de la *Société (600 ap. J.-C.) et la
*Nouvelle-Zélande (800 ap. J.-C.). Ces
grandes traversées océaniques «pouvaient
être motivées soit par la nécessité de s’ex¬
patrier à la suite de sécheresses, de surpo¬
pulation, de disette, de guerre, soit par
envie de découvrir de nouvelles terres ou
par prétexte religieux» (P. Jour¬
“Pirogues anciennes de Tahiti”).
«Lors d’un départ massif pour une longue
traversée, outre le nombre de passagers, la
nécessité d’emporter des vivres (animaux,
tubercules, noix de coco...) et des usten¬
siles, imposait des embarcations spa¬
cieuses. C’étaient le plus souvent des *pirogues à double coque supportant une plate¬
forme sur laquelle on érigeait un ou deux
abris en matières végétales» (Éric Conte:
“Encyclopédie de la Polynésie”, tome 4).
La réussite de ces migrations était liée à la
science de la *navigation hauturière, privi¬
lège d’une élite qui avait systématisé l’ob¬
servation des phénomènes naturels. Les
changements climatiques et les variations
du niveau de l’océan ont pu favoriser les
migrations, mais il est aussi probable que
encore
dain :
nombre d’entre elles
se
sont
terminées
tragiquement.
Au XIX® et au début du XX® siècle, l’agri¬
culture de *plantation et la mise en valeur
des
ressources
minières ont suscité des
migratoires relativement
importants dans le Pacifique Sud. Le
domaine d’*Atimaono (Tahiti) recruta
ainsi 1008 *Chinois en 1865-1866, *Fidji
reçut 60 965 Indiens entre 1879 et 1916 et
plusieurs milliers de Tonkinois, de Java¬
nais et de Japonais s’établirent en *Nouvelle-
mouvements
Calédonie et aux Nouvelles-Hébrides. Des
Océaniens du Pacifique central (Gilbertins
Les flux migratoires actuels
en Océanie.
polynésiennes.
Celles-ci auraient débuté vers 2000/1500
avant J.-C., à partir des archipels de *Méla-
nésie
en
direction des îles *Samoa et
*Tonga atteintes vers l’an 1000. De là, et
peu après, des communautés se seraient
dirigées vers les îles de la *Micronésie
orientale puis vers les * Marquises au P'' ou
IP siècle de l’ère chrétienne. Les îles Mar¬
quises ont constitué un centre de disper¬
sion important des communautés polyné¬
siennes qui ont migré vers Pîle de *Pâques
(300 ap. J.-C.), les *Hawaï (500 ap. J.-C.),
77
MIHIROA
*Arorai, Hébridais et habitants des îles
*Cook) furent également engagés par des
vent
colons et des sociétés minières.
aux
migrations d’Européens furent plus
rares et modestes. Aux pionniers anglosaxons et allemands qui s’établirent dans
les îles, entre 1800 et 1880 surtout, s’ajoutè¬
rent quelques groupes français, chercheurs
d’or déçus, venus de *Californie (1848), et
Les
familles
modestes
attirées
en
Nouvelle-
Calédonie par la politique agraire du gou¬
verneur
Feillet à la fin du XIX'= siècle.
De 1918 à 1970, quelques centaines de
migrants (Tahitiens, Wallisiens) furent
attirés par le boom du *nickel en NouvelleCalédonie, tandis que des Japonais, des
Vietnamiens puis des habitants des îles
Cook participèrent à l’extraction des phos¬
phates de *Makatea.
Depuis le début des années 70, période au
cours de laquelle de nombreux territoires
du Pacifique accédèrent à r*indépendance,
l’aggravation des écarts de niveau de vie et
le développement des moyens de transport
ont favorisé les courants migratoires orien¬
tés vers les pays riches du pourtour du
Pacifique. Les habitants des îles Cook, des
Samoa, de *Niue, des Tonga partent volon¬
tiers pour la ^Nouvelle-Zélande, et, en ce
qui concerne les Samoans notamment,
vers
Hawaï et la Californie.
Entre les archipels de Polynésie fran¬
çaise, les déplacements de population ont
toujours été fréquents et géographique¬
ment très diversifiés. A partir de 1960, ils se
•
sont
essentiellement orientés vers Tahiti.
L’île-capitale entamait en effet à cette épo¬
que un rapide essor économique lié à sa
fonction portuaire, aéroportuaire puis à
son rôle de base arrière du *Centre d'Expé¬
rimentation du Pacifique. En 1983, le
pourcentage de population née dans un
archipel et ayant migré vers un autre archi¬
pel (celui des îles du Vent surtout) était de
25 pour les îles Marquises, 41,2 aux Tua¬
motu, 35,7 aux îles Sous-le-Vent, 33,7 aux
îles Australes. Entre 1962 et 1983, la popu¬
lation de l’agglomération de *Papeete pas¬
sait ainsi de 35 514 à 93 294 habitants.
Depuis 1983, une politique d’aide au retour
les îles, le développement de la *perli-
vers
culture aux Tuamotu, du tourisme aux îles
Sous-le-Vent et de l’agriculture aux Mar¬
quises et aux Australes ont contribué à
réduire
considérablement
les
flux
migratoires.
2. Déplacement saisonnier de populations
animales vers des régions plus chaudes à
l’approche de l’hiver ou vers des régions
plus humides lorsque commence la saison
sèche. Ces mouvements permettent la sur¬
vie des espèces en offrant des ressources
alimentaires et des conditions de vie plus
favorables aux jeunes. Les migrateurs sont
nombreux;
Courlis d'Alaska, oiseau migrateur
hivernant en
78
Polynésie
considérables. Au cours du voyage,
l’orientation peut se faire grâce au soleil,
OU
saumons,
*baleines, *tortues, *thons,
^anguilles, *oiseaux, '"papil¬
lons... et les distances parcourues sont sou¬
étoiles, aux odeurs, aux formes du
relief.
exemples d’animaux migrateurs ne
Polynésie: des tortues
marquées à Scilly ont été repêchées en
Les
manquent pas er|
Nouvelle-Calédonie et aux îles Salomon.
Les anguilles des rivières vont pondre en
mer, entre
Des
les îles Fidji et les îles Samoa.
oiseaux limicoles
Nouvelle-Zélande
et
le
coucou
de
chaque
année des milliers de kilomètres pour venir
hiverner en Polynésie.
parcourent
►
purutiara’a. ’Ua fa'a’ite te mau puta ’e te mau
tuatapapara ’a a te mau ’aivana ’a e, te nunà'a
mâ'ohi. ’o te ho ’e ia nuna 'a tei purutia haere i
le mau fenua ato ’a na roto i to raton mau tere
’e ta raton mau opuara’a pofa’afa’a i te fenua.
Te tahi ho’i, na roto ia i te mau arora’a ’e te
’arepurepura ’a i tupu i roto ia ratou i ni’a i te
fenua, te pupu ta ’ata e pau, ’oia te tere e
fa’aru'e i te fenua i fa’aeahia no te ’imi i te ora
i te fenua ’e atu. Te mau aivana’a ’e te mau
’ihipapa tei ma’imi ’e tei tuatapapa ’ua roa’a ia
ratou i te tohu i te tau
’e te taime no te
tupura ’a. E ’ohipa rahi mau ’e te maere ta te
mau ’aivana ’a, e hi’opo ’a ratou i te pae no te
’ivi ta’ata, na reira ato ’a i te
i roto i te mau parau ta ratou e
ra’au tupu, te mau
mau ta ’o
fa’a’ohipa. ’Ua hi’ohia ’e ’ua tu’uhia te tau no
te reira mau ’ohipa. Mai te tau ’e te tau ’aita te
feia ma ’imi e fa ’aea nei i te ’imi no hea mai, e
mai hea mai te nuna’a ta'aia ma’ohi. Tae roa
’ua rau
tapa’o, ’ua rau mau hi’ora’a, ’ua rau mau
fa ’ahapara ’a, are ’a ra, le vai noa nei a te parau
no te purutiara ’a o te mina ’a i roto i te
mai i teie mahana, ’ua rau mau parau,
mau
iiiuira ’a.
Te ho'ê ra vahi papu, maori ra, te ira’a ia te
fenua ’o Porinetia farani i te nuna’a rau,
tepapa’â, te tinito, te ’ere’ere.
Te papa'a - e farani, e marite, e peretane, e
mau
te ma’ohi,
herevetia, e horane ’e te vai atu ra...
Te tinito - te tapone, te tinito taina, te anami,
te
firipino, te maretia...
Te ’ere ’ere - ’ua rau mau ta ’ata ’ere ’ere no
Afirita anei, no Matinita anei ’e te vai atu ra...
/ teie mahana. e nuna’a ano ’i teie e parahi nei i
Porinetia farani.
Te haere mai nei to te mau motu i Tahiti nei,
’ua reva ra te ma’ohi i Taratoni, na reira ato ’a
fenua ’e te mau motu e haere nei i
Moruroa no te rave i te ’ohipa.
to te mau
Eaha ra te rave ’a, i Honolulu ma i Niulerani e
feia rahi ato ’a tei reva atu i reira ’e te parahi ra
i reira.
MIMIQUE
MIHIROA. Nom ancien de Faire cultu¬
relle et linguistique comprenant des atolls
nord-ouest des *Tuamotu, dont le
plus
important est *Rangiroa. Ils ont été peu¬
plés par des réfugiés de Tahiti, probable¬
ment aux
environs du XII' siècle et leurs
descendants ont toujours gardé une grande
nostalgie (mihiroa) de leur pays d’origine,
grand, fertile et luxuriant.
Voir aussi : Vahitu.
miki miki. Arbuste de la famille des
Lythracées : Pemphis acidula. On le ren¬
le littoral et sur les plages de
contre sur
sable corallien des motu et des *atolls.
C’est une plante ligneuse formant des buis¬
sons aux branches enchevêtrées et
difficiles
à traverser. Son système racinaire est très
développé et lui permet de résister à la
sécheresse tant physique (manque d’eau)
que physiologique (présence d’eau salée).
Ses feuilles sont vert pâle et opposées. Sa
floraison
est
abondante
et
ses
fleurs
blanches. Son bois, de couleur rouge et très
beau, est utilisé en *sculpture et pour la
confection de nombreux objets décoratifs.
Ses branches très ramifiées sont encore
recherchées et immergées par les aquacul¬
teurs pour fixer les
naissains de nacres.
milieu, nom masc. Point ou objet situé à
mi-distance des extrémités
ou
au
centre
d’un espace.
•
Espace dans lequel se développe ou évo¬
lue un être vivant. Le milieu se définit par
ses
caractéristiques physiques (*relief, “'‘cli¬
mat...) et sociales: relations de l’individu
avec les autres êtres vivants.
Le tombant d’un récif, l’embouchure d’une
ou du groupe
rivière, le fond d’une vallée sont des milieux
originaux.
Ensemble
des
conditions socio-écono¬
miques et culturelles dans lesquelles vit un
Jules Millaud, né en 1894, éleveur à Ati-
-
maono, fut conseiller municipal de Papeete
(1920-1958) et président de l’Union natio¬
nale des Combattants.
Henri Millaud ( 1902-1960) fut président
-
de la Chambre
d’Agriculture de 1945 à
1953 et fonda la coopérative des produc¬
teurs de coprah.
Jean Millaud, né en 1906, fut, de 1945 à
1953, membre de F* Assemblée représenta¬
tive, dont il assura la présidence en 1952-
1953.11 fut également président du Te *E’a
Api en 1965 et, de 1967 à 1972, membre de
l’Assemblée territoriale, dont il exerça là
encore la présidence, en alternance avec
John *Teariki.
La génération suivante est avant tout repré¬
sentée par les trois fils de Jules Millaud ;
Robert Millaud, né en 1922, ingénieur
agricole, fut nommé directeur du Service
de l’Agriculture, puis du Service de F* Éco¬
nomie rurale, où il montra de réelles com¬
pétences techniques en matière d’agrono¬
mie tropicale.
Daniel Millaud, né en 1928, dentiste de
profession, fut conseiller municipal de
Papeete de 1966 à 1982, maire-adjoint en
-
-
1972 et membre de l’Assemblée territoriale
Ambroise Millaud
de 1967 à 1978. Suppléant de *Pouvanaa
au
siège de sénateur de Polynésie française,
Daniel Millaud devint lui-même sénateur
après le décès du metua, en 1977, et fut
réélu
en
1980.
Il
fut
une
des chevilles
ouvrières du Te L’a Api et fonda le *E’a no
Maohinui en 1985.
Sylvain Millaud, né en 1932, exploitant
agricole à Atimaono, ministre de l’Agricul¬
ture dans le premier gouvernement de
G. Flosse, est Factuel président de la
Chambre d’Agriculture et de la Société de
Développement agricole de la Polynésie.
Son fils, Jean-François Millaud, né en
1953, fut président du *Comité économi¬
que et social d’octobre 1985 à juin 1987.
-
Daniel Millaud
être humain.
Autre sens: groupe social formé d’indivi¬
dus organisant des trafics illégaux et vivant
de la prostitution : le Milieu.
MILLAUD. Famille d’éleveurs, d’exploi¬
tants agricoles et d’hommes
Ambroise
Millaud
politiques.
(1854-1911), natif
d’Angoulême (Charente), débarqua à
Papeete en 1878. Secrétaire-interprète,
*administrateur par intérim des îles Gam-
bier, puis pharmacien, Ambroise Millaud
se lança ensuite dans les affaires locales.
Devenu propriétaire foncier dans le district
de Papara, il cumula par ailleurs les fonc¬
tions de conseiller général (1890-1903), de
conseiller
municipal (1890-1905) et de
membre des Chambres d’Agriculture et de
Commerce.
Trois de ses fils occupèrent des fonctions
importantes sur le Territoire :
Mille-pattes voir Iule.
mimique, nom fém. Ensemble de gestes
ou d’attitudes qui expriment une idée et
remplacent le langage oral. Les sourdsmuets
ont
codifié de
très nombreuses
mimiques qui leur permettent de commu¬
niquer. Les bookmakers et les courtiers en
bourse échangent aussi leurs informations
par miniques.
• En Polynésie, certaines mimiques sont
fréquemment utilisées : un haussement de
sourcils pour signifier un accord, un brus¬
que haussement d’épaules pour traduire
l’ignorance, un bras rapidement passé der¬
rière la tête inclinée pour traduire la gêne,
le pressentiment d’une erreur. La plupart
des visiteurs ont noté cet usage largement
répandu. M.*Radiguet écrivain à propos
des Marquisiens : «Souvent ils se transmet79
MINERAI
tent leur
pensée par un jeu de physionomie
difficile à saisir pour des Européens» (“La
vie et les moeurs aux îles Marquises”).
ministre a des pouvoirs plus étendus qu’en
France. Ainsi en est-il du Premier ministre
néo-zélandais ou du Premier ministre
australien.
ministre plénipotentiaire. Agent diplo¬
matique de rang inférieur à celui
•
minerai, nom masc. Matière du sol ou du
sous-sol
contenant
certains
minéraux
(métaux ou autres) utiles à l’homme et en
concentration suffisante pour en permettre
l’exploitation. Celle-ci peut se faire à proxi¬
mité de la surface (mines à ciel ouvert) et
jusqu’à de très grandes profondeurs pour
les *nodules polymétalliques qui gisent au
fond des océans.
•
En
suffisamment riches, ni suffisamment abon¬
exploitation.
Cependant, de 1911 à 1965, *Mak;ateafut
un important centre d’extraction des *phosphates, et des sondages ont mis en évidence
un gisement de 10 millions de tonnes à
*Mataiva.
D’autre
part, des découvertes récentes
permettent d’espérer une exploitation des
minerais de cobalt sur les flancs des atolls
des Tuamotu du Centre et du Nord.
ministre, nom masc. Membre du *gouchargé de la direc¬
vernement d’un pays,
d’un
certain
nombre
de
*services
publics qui composent un ministère. Chef
hiérarchique de tous les *fonctionnaires de
administration, le ministre est luimême responsable devant le *président de
son
la République (qui l’a nommé) et devant le
Premier ministre
(qui l’a proposé), qui
peuvent le révoquer. Sous la IIP et la IV'=
*République, les ministres étaient égale¬
Chambre des
Députés. L’ensemble des ministres forme
le *Conseil des ministres. Selon l’impor¬
tance accordée à leur domaine de compé¬
tence, on distingue les ministres d’État, les
ministres proprement dits et les *secrétaires d’État’Dans le gouvernement formé
en mars 1986, Gaston *Flosse occupait le
poste de secrétaire d’État chargé du Pacifi¬
que sud.
• La Polynésie française, lors de l’expé¬
rience de la *loi-cadre (1957-1958), a été
ment responsables devant la
dotée d’un conseil de gouvernement com¬
posé de cinq ministres et d’un viceprésident (’^’Pouvanaa). Disparue après
l’échec du pouvanisme, la fonction minis¬
térielle est réapparue avec le nouveau *statut de 1984. Autour du président du gou¬
vernement, on trouve 10 ministres ayant
pour charge r*économie et les *finances,
r*éducation et la *culture, le *tourisme et
\x
V
la *mer, r*équipement et r*aménagement
du Territoire, les *affaires sociales, réem¬
ploi, r*agriculture et P*artisanat, la *santé,
la jeunesse et les *sports, les *transports et
*télécommunications...
Premier ministre. Chef du gouverne¬
ment. Dans certains pays, comme la plu¬
•
écran et clavier
d’un poste de minitel
80
• ministre du *culte. *Prêtre ou
►
fa’aterehau. Tefa’aterehau,
*pasteur.
'o te hoe ia ta'ata
tei riro ’ei ti'a mana nô te Hau. Tei iana te
fa ’atere i te tahi mau tuha 'a ’ohipa
ta’a maita'i ia au i tôna ti'ara’a. Ona te ta'ata
rahi no te fa'atere i tefeia rave ’ohipa ato'a i
mana no te
i tana tuha'a. I te pae no te Hau Metua,
tefa'aterehau ’oia te tureana i mua i te
Peretiteni no te Hau Repupirita, ’e ’oia ato 'a i
te fa ’aterehau nui tei iu’u atu i tôna i ’oa ia
roto
Polynésie, les minerais ne sont ni
dants pour permettre une
tion
d’ambassadeur.
part des pays anglo-saxons, le Premier
ma’itihia mai.
/ te tau nà te toru (3) ’e te maha (4) o te
Repupirita tei te mau fa ’atere hau te mana
’apo’ora’a iriti ture (tepute).
Te ’apo ’ora ’a a te mau fa ’aterehau e putuputu
tureana i roto i te
ia ratou i te mau taime ato’a ifa’aotihia no te
reira. Te vai nei te mau fa’aterehau nô te Hau
Metua, te vai ato’a nei te mau fa’aterehau i te
mau
aihu ’ara 'au. I te ha ’amaura ’ahia .te reira
fa’aterera’a i te matahiti 1986, ’o Gaston Flosse
ia te fa’aterehau ha’apa’oi te mau fifi nô te pae
Patitifa Apato’a.
/ te tau no te matahiti 1957-1958,
’ua
ha’amauhia te ture i reira no Porinetia farani
taua ture ra te vai ra ia i roto i te
fa’aterera’ahau e pae (5)fa’aterehau e hôô
mono-peretiteni. ’O Pouvana’a ia te monoperetiteni. la tae ra i te matahiti 1984, ’ua
fa’aho’i fa’ahouhia mai te mana fa’aterehau,
e’ere atura ra te mono-peretiteni te upo’o, te
peretiteni ra. Ho’e ahuru (10)fa’aterehau i
roto, ’e ta ratou mau tuha’a hopoi’a: mai te
_ppae no tefa’aravaira’afaufa’a, te ha’api’ira’a,
tepae’au ratere ’e te vai atu rô...
Te mana o te peretiteni no te fa’aterehau : ’oia
ia te upo ’o fa ’atere i te pae ’au o te terera ’a nô
te ’ohipa a te Hau ’o te fenua iho. I Peretane
ma,
i Niuterani ma mea ta’aôri’i te tôro’a
fa ’aterehau nui matamua, mea teitei a’eô tôna
ti’ara’a ’e te mana toro’a.
Te vai nei te mau fa’a’ao i roto i te pae no te
fa ’aro ’o tatorita ’e te porotetani e parau
ato’ahia ratou e mau fa’aterehau nô te hau o te
Atua i roto i tepurera’a ’e te ha'amorira’a.
minitel,nom
masc. Terminal composé
d’un clavier et d’un écran de télévision
permettant d’interroger à distance une
^banque de données.
Si, entre 1980 et 1987, les Postes et Télé¬
communications ont installé près de 4 mil¬
lions d’appareils en Métropole, le minitel
n’est apparu en Polynésie qu’en 1987. Son
développemènt dépend du nombre et de la
qualité des *serveurs auxquels les particu¬
liers et les entreprises pourront se connec¬
ter. D’ores et déjà, un usager polynésien,
moyennant une taxe analogue à celle du
téléphone, peut entrer en contact avec des
banques de données métropolitaines et des
serveurs locaux. Ceux-ci lui permettent de
consulter les horaires des compagnies
aériennes, l’annuaire électronique du télé•
MIRO
phone ou un guide pratique des restau¬
rants, cinémas ou commerces de Papeete...
Par ailleurs, deux abonnés au minitel peu¬
vent, par un système de messageries, dialo¬
guer par clavier et écran interposés, avec
l’aide éventuelle d’une imprimante.
mum
gratissimum) bii est toutefois préféré
dans les infusions médicinales ; il est très
répandu sur tous les terrains incultes et
sous
les cocoteraies.
miro.
minorité, nom fém. du latin minor, plus
petit. Le plus petit nombre. Dans une
*assemblée législative, la minorité repré¬
sente le groupe inférieur en nombre. On
parle aussi d’*opposition. En *démocratie,
la minorité doit s’incliner devant les déci¬
sions de la *majorité.
En droit, état d’un individu qui n’est pas
comme ayant atteint l’âge de
responsabilité de ses actes. Temps pendant
lequel une personne est mineure.
• minorité nationale. Groupe ethnique,
racial, religieux qui se trouve englobé dans
une majorité ayant des caractéristiques
(langue, pensée, religion, culture...) diffé¬
rentes. Bien que variant suivant les régimes
politiques, le statut des minorités implique
parfois discrimination ou difficulté pour
participer pleinement à la vie sociale et
politique du pays auquel elles
appartiennent.
En Polynésie française, la minorité ‘■'chi¬
noise comptait 7 424 personnes au recen¬
sement de 1983, soit près de 5 % de la popu¬
lation totale. Ce n’est que depuis peu
qu’elle a acquis les mêmes droits que les
autres habitants de Polynésie.
considéré
Thespesia populnea. Arbre de la
famille des Malvacées qui est aussi connu
sous son ancien nom :
Tïmae. On le rencon¬
Ses feuilles
tre souvent au bord de la mer.
en forme de cœur sont vert
pâle et prennent
jaune avant de tomber. Les
fleurs sont jaune pâle et ne s’ouvrent pas :
elles gardent une forme tubulaire, un peu
une belle teinte
comme un
•
‘■‘Hibiscus très tôt le matin.
Dans la Polynésie d’autrefois, cet arbre
était sacré et symbole de paix. Planté sur
les *marae, il était considéré comme l’éma¬
nation du dieu Roroo
prêtres.
fleurs et fruits du miro
qui inspirait les
années, ses fruits
arrondis, en forme de roue, étaient utilisés
par les jeunes Polynésiens pour la fabrica¬
tion de divers jouets à roulettes, mais cette
pratique se perd, du moins à Tahiti, avec
l’importation de jouets en plastique. En
transperçant le fruit avec une tige, on peut
également en faire une toupie.
Son bois, appelé bois de rose d’Océanie, est
très recherché par les ébénistes pour la
fabrication de meubles et par les
sculpteurs.
Les graines et l’écorce de miro entrent dans
la composition de remèdes contre les
migraines, les morsures de cent-pieds et les
Il y a encore quelques
calculs urinaires.
(Paul-Émile) (1827-1900). Né à
Trinidad, Paul Miot fut élève de l’École
MIOT
navale, fit une brillante carrière d’‘'‘officier
de marine et se passionna pour la ‘"photo¬
graphie. Il fonda l’atelier de photographie
du dépôt de la Marine en 1862 et prit de
nombreux clichés lors de ses passages à
Tahiti en 1869 et 1870. Il comprit le pre¬
mier que, dans les expéditions, le temps des
dessinateurs était révolu et que la photo¬
graphie permettait des témoignages plus
fidèles. C’est pourquoi on lui doit de nom¬
breux paysages et portraits de notables.
Malheureusement, il ne fut guère intéressé
par l’essor de Papeete et par la vie quoti¬
dienne des Polynésiens. Ses photographies
ont d’autre part servi de modèles à des
graveurs qui en ont souvent modifié la
composition.
►
miro. E tumu ra’au rahi : teie tona i’oapapa'a:
_
_
,
_
Thespesia populnea. E amae te tahi i'oa o teie
râ’au. E tupu na te mau vâhi ato ’a, i te pae
tahatai ’e ’ite ato 'a hia. Tona rau e hoho 'a ri'i
mafatu ia tonafa’ati’ara’a, mea matie mahe’a,
ia re 'are ’a roa te rau ’e marua ai. Tona mau
tiare mea re 'are ’a maramarama roa, e 'ha e
rameau
de miri (Basilic)
mahora epu’a’o noa, mai te ’aute i tepo’ipo’i
roa.
Iroto i te ’a’ai o te rna’ohi, ’ua riro te miro ’ei
tapa ’o no te hau. E lanuhia i ni ’a i te marae,
couples marquisiens
photographiés par
Paul-Emile Miot vers 1870
miri. Français ; Basilic commun. Ocimum
basilicum. Plante herbacée de la famille
des Labiées aux feuilles vert-pâle et oppo¬
sées. On cultive le Basilic pour ses extrémi¬
tés fleuries et son arôme. Il entre dans la
confection de couronnes et la préparation
du *mono’i miri. Il est utilisé en cuisine
comme
condiment. On lui connaît égale¬
ment des vertus diurétiques.
Le miri taratoni ou Basilic sauvage (Oci¬
81
MISS
’ei lia no le alua ra
Roro O le fa 'aura i le mau lahu 'a. I mua a ’e
'ua riro le niiro ’ei tapa’o,
O
nei, e ravehia le mau ma 'a ’amae no le hamani
i te mau ha ’uti a le tamari'i (mai te pere ’o ’o
amae). Te ’amae le huira.
'Ua ore roa ra. le reira ha ’uti mai te tuera ’a
mai le mau ha ’uti no rapae. la patiahia i ropu i
te
’amae e noa’a mai le tupi.
loua
E ra’au ’ute’ute
’e te maila ’i rahi. e lao ’a ’imi rahihia te
miro nô te hamanira ’a tauiha ’a. E ra ’au alo ’a
’a ma ’i. Mai te rau.
’amae e ravehia no le hamani
i te ra’au. E râ’au fiva. e ra’au no te puta veri.
e râ’au nô te ’omaha ’ofa ’i.
chaque année l’élection de leur miss et de
ses
demoiselles d’honneur. Les titres les
plus convoités sont ceux de miss Tahiti
(qui peut concourir pour le titre de miss
France), de miss *Heiva et ceux de quel¬
ques associations chinoises (miss *Phénix,
miss * Dragon), notamment pour les prix
enjeu.
te miro no te pae rapa 'aura
te ma’a
’e tepa’a
miss, nom fém. d’origine anglaise qui
signifie demoiselle et que l’on emploie pour
désigner une jeune fille élue dans un
concours
•
de beauté.
En Polynésie française, de nombreuses
associations
et
collectivités
organisent
Les miss Tahiti de 1960 à 1988.
1960 : Teuira Teura
(Mme Bauwens)
Adèle Piehi (Mme Fulier)
1962 : Yolande Flohr
1963 : Mareta Tulhaa
1964 : Léa Avaemai (Mme Constant)
1965 : Marie Moua
1966 : Sonia Agnieray (Mme Thunot)
1967 : élection annulée
1961
:
1968 : Viola Teriitahi
1969 :
Dominique Tepava
(Mme Martin)
1970 : Maire Tehei
1971
:
Jeanne Burns
1972 : Moea Arapari
1973 : Edna Tepava
1974 : Mira Vehiatua
1975 : Moea Amiot
1976 : Patricia Servonnat
1977 : Timia Teriieroo
1978 : Moeata Schmouker
1979 : Tilda Fulier
1980 : Tatiana Teraiamano
1981
:
Maimiti Kinander
1982 : Teura Tuhiti
1983 : Rosa Lanteires
1984 : Hinarii Killian
1985 : Ruth Manea
1986 : Loana Bohl
1987 : Meari Manoi
1988 : Teumere Pater
mission, nom fém. Charge, pouvoir donné
à quelqu’un de faire quelque chose; rem¬
plir une mission. Ensemble des personnes
chargées par un organisme, une autorité,
d’accomplir un travail, une étude, une
exploration. Groupe de religieux qui pro¬
page sa foi, sa doctrine ; établissement où
logent les *missionnaires.
• La Mission protestante de Polynésie s’est
établie à Tahiti en 1797. Les 18 évangélistes
de la London Missionary Society, débar¬
qués du *Duff, s’installèrent en bordure de
la baie de *Matavai dans le fare construit
huit ans plus tôt pour William *Bligh.
Découragés par l’attitude hostile des popu¬
lations, la plupart repartirent vers l’Austra¬
lie, mais Henry *Nott décida de rester à
Moorea et réussit à y fonder, grâce à sa
ténacité, une station missionnaire pros¬
père. C’est à partir de cette île que les *pasteurs anglais conduisirent r*évangélisation
de la Polynésie occidentale, grâce au sou¬
tien du roi *PomareIL En 1816, l’établis¬
sement de Moorea était fort de
huit mis¬
sionnaires: Henry Nott, Henry *Bicknell,
William Henry, William ’''Crook, James
Hayward, John *Davies, Samuel Tessier,
*Wilson. L’année suivante, ils
furent épaulés par neuf autres évangélistes
Charles
82
MISSION
parmi lesquels on comptait William *Ellis,
John *Orsmond et John *Williams, “l’apô¬
tre des Mers du Sud”. La mission de Moorea
rayonna, par l’envoi de missionnaires
et de *diacres, vers Tahiti, les îles Sous-le-
Vent, les Tuamotu de l’Ouest et les Aus¬
trales. Elle diffusa aussi les premiers textes
religieux imprimés (2 300 exemplaires d’un
*catéchisme tahitien en 1817) et développa
l’enseignement par ses dizaines d’écoles
dont 1’* Académie des mers du Sud sise à
Afareaitu. L’influence de la mission pro¬
testante sur la vie quotidienne des Polyné¬
siens
considérable et entraîna
fut
une
*acculturation rapide. Ce sont en effet les
missionnaires qui introduisirent le travail
des métaux, des tissus et de nouveaux
vêtements (les robes-mission par exemple),
une
morale et
un
ordre social
codifiés,
Mission fut l’œuvre de Thomas ‘'‘Arbousset, François Atger, Charles ‘'‘Viénot et
Frédéric ‘'‘Vernier. Au cours de la seconde
moitié du XIX'^
siècle, ils créèrent les
“écoles du dimanche”, une école pastorale,
une
conférence missionnaire pour étudier
toutes les questions relatives à la vie de la
communauté protestante.
«Durant cette
période, l’Église conquiert aussi une auto¬
nomie de fait, prélude important à celle qui
lui sera accordée de droit en 1963. C’est la
création du Conseil supérieur des Églises
tahitiennes en 1884, qui sera renforcée et
précisée en 1927, lors de la venue du pas¬
Allégret (...) Mais jusqu’en 1963, le
président du Conseil supérieur sera un mis¬
sionnaire et il cumulera presque toujours
cette fonction avec celle de président de la
teur
mission» (Daniel ‘•‘Mauer: “L’Église pro¬
l’économie de *traite, l’abandon de nom¬
testante à Tahiti”). L’action des pasteurs et
Après la victoire de *Fei Pi (1815) qui
donna à Pômare II la suprématie sur les
îles du Vent, la L.M.S. put fonder la
Société des Missions évangéliques de
Tahiti. Dès lors, de nombreuses *paroisses
furent constituées autour de chaque ‘'‘tem¬
ple. Celle de ‘'‘Paofai, créée en juillet 1818,
donna naissance à Papeete, celle d’Utumaoro (Raiatea) à ‘“Uturoa à partir de
dissement de la vie
breuses coutumes religieuses et politiques.
1820.
A partir de 1836, la Mission protestante se
trouva
confrontée
à
l’expansion de
1’’"Église catholique et souffrit de l’instau¬
français en 1842
des positions excessives de
Georges ‘'‘Pritchard. La plupart des pas¬
teurs anglais quittèrent la Polynésie, à l’ex¬
ception de William Howe qui prépara l’ar¬
ration du ‘'‘Protectorat
ainsi
que
rivée des missionnaires de l’Église protes¬
tante de
France. Le redressement de la,
des diacres s’orienta alors vers l’approfon¬
.spirituelle dans les
paroisses et vers le développement de l’en¬
seignement, sous la conduite de fortes per¬
sonnalités: Édouard ‘'‘Ahnne, Émilie Banzet, Victoria Spelta,
Hélène Aguillon. Le
pasteur Gaston ‘'‘Brunei organisa la lutte
contre l’alcoolisme en créant la ‘'‘Croix
bleue et la mission procéda d’autre part au
remplacement des vieux temples en bois
par des constructions en pierre.
En 1963 enfin, après une longue réflexion
menée par les pasteurs Georges Preiss,
Daniel Mauer et Marc Boegner, la Société
des Missions évangéliques de Paris accorda
son entière autonomie ecclésiastique et spi¬
rituelle à l’Église polynésienne. L’organisa¬
tion nouvelle de l’Église devenait aussi
totalement indépendante des autorités
civiles : la Mission cédait la place à l’Église
évangélique de Polynésie.
première station missionnaire
protestante à la pointe Vénus
(fin du XVIII' siècle)
83
La Mission catholique de Polynésie
naquit le 3 juillet 1833, lorsque la papauté
décida de fonder le *vicariat apostolique
(Saint-Étienne de Punaauia, Maria no te
après l’essai malheureux des *franciscains
espagnols Geronimo *Clota et Narciso
Gonzales à Tautira, Mgr *Rouchouze
dirigea vers la Polynésie un groupe de reli¬
gieux de l’ordre des *Sacrés-Coeurs : les
pères François *Caret et Honoré *Laval et
le frère Colomban Murphy qui embarquè¬
charismatique.
•
de rOcéanie orientale.
Soixante années
Valparaiso pour *Mangareva en
1834. Ils réussirent à évangéliser les îles
rent de
*Gambier et à y
établir une étonnante
*théocratie, multipliant les cérémonies reli¬
gieuses, régentant l’activité économique et
la vie sociale en faisant adopter un *code
mangarévien.
L’implantation d’une mission catholique à
Tahiti rencontra beaucoup plus de difficul¬
tés
en
raison de l’hostilité du pasteur
Georges Pritchard et de la reine Pôma¬
re IV.
C’est seulement après l’instauration
du Protectorat français en 1842 et le départ
des pasteurs de la L.M.S. que débuta l’es¬
«La paroisse de
Mataiea est fondée en 1850 et la mission se
sor
du
catholicisme.
développe au point que Mgr *Jaussen
constate qu’il bénit une église nouvelle par
année d’épiscopat. Travaux de linguiste,
développement agricole à Tahiti et aux
Tuamotu, soutien actif à l’enseignement
(organisé par les sœurs de *Cluny à partir
de 1847 et par les *frères de Ploermel en
1860), catéchèse, sont autant de secteurs où
le premier vicaire apostolique de Tahiti
excelle» (P. Hodée: “Encyclopédie de la
Polynésie”, tome 6). De 1880 à 1908, la
Mission connut cependant une période dif¬
ficile avec la laïcisation de l’enseignement
en 1884, l’affaire *Colette qui divisa le
*clergé local en 1889-1890, les craintes nées
d’une éventuelle application des lois anti¬
congréganistes de 1901 et les cyclones de
1903 et 1905 qui détruisirent de nom¬
breuses églises aux Tuamotu. L’expansion
du catholicisme ne fut pourtant que tem¬
porairement remise en cause. La mission
des *Marquises, après une installation dif¬
ficile (1838-1855), avait affermi ses posi¬
tions grâce aux efforts de Mgr *Dordillon.
L’évangélisation des Tuamotu était ache¬
vée : deux des prêtres œuvrant dans cet
archipel furent *évêques de Tahiti,
Mgr*Nouailles et Mgr *Mazé. Seules les
Australes et les îles de la Société, hormis
Tahiti, restaient profondément protes¬
tantes. Au lendemain de la V Guerre mon¬
diale, commença un nouvel effort mission¬
naire adapté aux transformations démogra¬
phiques et économiques du Territoire. Il se
traduisit par la fondation du *séminaire de
Miti
Rapa (Taravao), l’appel aux voca¬
tions et
aux
ordres missionnaires cana¬
diens et métropolitains, la diffusion
d’émissions religieuses, la construction de
nouvelles
églises beaucoup plus vastes
hau par exemple) et le lancement de divers
mouvements tels la *Légion de
Rosaire
vivant,
le
• Vallée de la Mission. Elle
Marie, le
Renouveau
correspond à la
moyenne vallée de la Papeava qui se situe
au sud-est de la commune de Papeete. Éga¬
lement appelée vallée de Tepapa, elle fut
acquise par MgrTepano *Jaussen le 8
décembre 1855 pour qu’y soient établis
r*évêché et ses bâtiments annexes, cœur de
la mission catholique en Polynésie. La val¬
lée fut également destinée au développe¬
agricole. En 1878, on y recensait 5
hectares de canne à sucre, 8000 cocotiers,
ment
100 ruches et de nombreux arbres à pain,
eucalyptus, plants de vigne, des plantes
d’agrément et de nombreux arbres fruitiers
acclimatés, parfois greffés, tels les
manguiers-mission et les noyers-mission.
Actuellement, la vallée constitue un des
quartiers de l’agglomération de Papeete
avec ses imposants bâtiments scolaires,
l’église Maria no te hau et un vaste lotisse¬
ment aux habitations très modestes, occu¬
pées par de nombreux migrants des Tua¬
motu, des Marquises et des Australes.
Voir aussi : adventiste, mormon, sanito.
missionnaire, nom masc. Membre du
*clergé chargé d’évangéliser les popula¬
tions païennes ou dont la foi ne paraît pas
assurée. Personne chargée d’une ^mission.
• Les missionnaires protestants qui arrivè¬
rent à T ahiti en 1797 étaient envoyés par la
Société des Missions de Londres (*London
Missionary Society ou L.M.S.). Créée
deux ans plus tôt, celle-ci était dirigée par
Thomas *Haweis et était composée de
membres
*
appartenant aux différentes
Églises protestantes: méthodiste, calvi¬
niste, presbytérienne, évangélique... Trente
missionnaires avaient pris place à bord du
*Duff, vingt se destinant à r*évangélisation de T ahiti et des îles Marquises et dix à
celle des îles Tonga.
«Parmi eux, quatre
seulement étaient des *pasteurs consacrés :
James Cover, John Jefferson, John Eyre,
Thomas Louis. Les 26 autres, artisans mis¬
sionnaires, avaient tous un métier : Henry
Bicknell était
charpentier, Henry *Nott
maçon. Il y avait également un médecin, un
forgeron, un tailleur, un cordonnier, un
tonnelier, des agriculteurs... La société
désirait en effet, grâce à ces artisans spécia¬
lisés, mener de front la prédication de
l’Évangile et l’enseignement de techniques
en vue du développement et de l’épanouis¬
sement des habitants de Tahiti» (Henri
Vernier : “Au vent des cyclones”).
Les missionnaires se heurtèrent à de nom¬
au cours des premiers
qui suivirent leur installation. Les
breuses difficultés
mois
Tahitiens, étonnés de les voir refuser leurs
offrandes et les avances des jeunes filles.
finirent par ne leur témoigner que de l’in¬
différence. L’enseignement de l’Évangile et
de l’écriture était compliqué par leur insuf¬
la'langue tahiles nombreux conflits qui
opposaient les chefs locaux. Découragés et
souvent affaiblis par la maladie, plusieurs
moururent ou repartirent pour l’Australie.
Il en fut de même d’une partie des hommes
venus en renfort sur le Royal Admirai en
1801. Ce sont donc les plus fortes person¬
nalités (Henry Nott, John *Davies, James
Hayward, John *Orsmond...) qui, à force
de volonté et de talent, réussirent à se faire
accepter et à convertir les populations.
Ils furent alors rejoints par de nouveaux
membres de la L.M.S. que la victoire de
fisante connaissance de
tienne et par
*Pomare II
sur
les tenants de la société
traditionnelle avait rassurés en 1815. En
1810, on ne comptait que 4 missionnaires
de la L.M.S. en Polynésie, mais 16 en 1825
et, la même année, 32 missionnaires poly¬
nésiens exerçant leur ministère aux Aus¬
trales, aux Tuamotu, aux Marquises, aux
îles Cook.
Le
zèle
des
missionnaires
protestants
polynésien et s’orienta
vers l’ouest. L’exemple en avait été donné
par John *Williams, “l’apôtre des Mers du
Sud” et fut suivi par des dizaines d’hommes
déborda le cadre
et de femmes formés au *séminaire de Vaitoare (Tahaa) puis envoyés aux Samoa, en
Nouvelle-Calédonie
Nouvelle-Guinée.
et
en
Papouasie
En dehors de leur mission spirituelle, ces
hommes jouèrent un rôle économique très
important. Pour subvenir aux dépenses de
la Mission, ils organisèrent la collecte du
*porc salé, de 1’*huile de coco et de l’arrowroot (*pia) pour la jeune colonie austra¬
lienne de Port-Jackson. Dès 1821, la prati¬
que de cette économie de traite leur permit
d’adresser 1 900 livres sterling à la L.M.S.
en remboursement des frais qu’elle avait
engagés dans le Pacifique. Ils tentèrent éga¬
lement de fonder des *plantations de canne
à sucre et de coton mais se heurtèrent à
“l’indolence des insulaires” et à la rude
des négociants.
après, la mission de Tahiti subit le
contrecoup de l’établissement du *protectorat français. De nombreux pasteurs
anglais refusèrent la loi de 1852 d’après
laquelle ils devaient être élus par les *notables de leur district, sans distinction de
confession. Tous partirent, sauf J. Davies,
D. Darling (très âgés) et William Howe qui
prépara la venue de missionnaires français.
La Société des Missions évangéliques de
Paris accepta en effet de prendre l’Église
locale en mains et envoya son premier
agent, le pasteur Thomas *Arbousset, en
concurrence
Peu
1863. Il fut suivi de nombreux autres mis¬
sionnaires
qui disposaient d’une bonne
formation souvent acquise en France ou en
Afrique et accomplirent de longs minis¬
tères en Polynésie : Charles *Viénot, Pros-
per Brun, Gaston *Brunel, Frédéric Ver¬
nier, Octave * Moreau furent de grandes
figures du *protestantisme tahitien de la
fin du X1X'= siècle. Très attachés à leur
patrie, ils soutinrent activement la pré¬
française, intervenant auprès des
chefs et du gouvernement français pour
que r*annexion de la Polynésie soit pro¬
noncée. L’Église protestante de Polynésie
leur doit beaucoup en matière d’adminis¬
tration, d’enseignement, d’évangélisation
et de protection du patrimoine linguistique
polynésien. Ils surent également s’effacer
devant les pasteurs polynésiens qu’ils for¬
maient à l’école pastorale d’Hermon, tant
dans les paroisses qu’au niveau de la direc¬
tion de l’Église, autonome depuis 1963.
sence
•
Après l’échec des missionnaires *francis-
cains
venus
du
Pérou
en
1774,
l’Église
catholique s’intéressa de nouveau à
rOcéanie à partir de 1825. La restauration
de la monarchie française en 1815 fut favo¬
rable à un nouvel élan évangélisateur qui se
traduisit par l’envoi des missionnaires de
différents ordres : pères et *frères des
*Sacrés-Coeurs (dits de Picpus) en 1834,
sœurs de Saint-Joseph de *Cluny en 1843,
frères
l’Instruction
de
chrétienne
de
premières années
des missionnaires catholiques en Polynésie
Ploermel
en
1860. Les
furent très difficiles. Menacés de mort à
*Mangareva, les pères * Caret et * Laval
n’échappèrent à un incendie qu’après une
fuite éperdue à Aukena en 1834 et furent
expulsés sans ménagements de Tahiti en
1836. Aux Marquises, les pères Caret et
Fournier furent sauvés d’un massacre par
capitaine Hoby en 1841 tandis qu’en
1852, le père Fouqué faillit être assassiné
le
par les habitants d’Anaa.
La tenace volonté des clercs, leur aptitude
à la vie communautaire et à s’adapter au
permirent de survivre puis
Sou¬
vent issus de régions rurales (Bretagne,
Ardèche), doués d’une bonne résistance
physique et très actifs, les pères et les sœurs
furent secondés par de nombreux frères
convers, remarquables artisans qui dotè¬
rent les deux *vicariats apostoliques de
milieu leur
d’être acceptés par les populations.
centaines de bâtiments missionnaires. Les
paysages des Tuamotu portent également
leur empreinte : villages bâtis autour
d’églises en pierre, rues bien dessinées bor¬
dées de murets de corail, grandes
cocoteraies...
Le clergé catholique assura si bien l’organi¬
sation matérielle et la direction de la vie
spirituelle des communautés insulaires que
l’administration s’inquiéta parfois de l’ap¬
parition de véritables ^théocraties et limita
les pouvoirs des *prêtres.
Le temps des missionnaires catholiques
s’acheva en 1966 lorsque les vicariats apos¬
toliques furent érigés en *diocèses de plein
exercice dirigés par un clergé ne relevant
plus des congrégations missionnaires.
MITIHUE
mitihue. Sauce préparée à partir de *noix
râpée au stade ’ômoio, mise à
lermenter dans une calebasse (*hue) avec
de
coco
des têtes de *chevrettes et de l’eau douce.
Lorsqu’il est à point, le mitihue dégage une
odeur très caractéristique.
►
mitihue. E ma 'a leie na te ma ’ohi. A ta ’a noa
atu ai te ina’i (mai te i'a,
bol de mitihue (lait de coco
fermenté)
te aura, te tupa, te
pahua, le rori, te pota tara, le pola fafa ’e te
vai atu ra, te vai alo 'a nei te ma 'a tapiri i teie
ina’a (te ’uru, te tara, te mei’a, tefe'i, te
maniota, te tarua, te ufi, le umara, le po ’e. le
laola ’e te vai atu ra. Na roto ra i te peu ’e te
hiro ’a o te ma ’ohi. ’ua roa ’a i te nuna ’a. te ’ite
’e te pa ’ari nô te fa ’anaho iana i roto i tona
orara ’a.
Na te ’ite i horo ’a mai te maramarama
i te ma ’ohi no te hamani i te mitihue. No reira.
’ua hamani ratou i te mitihue ’ei
nourrir toute une tribu. Grâce à son isole¬
ment et à l’absence totale de fauve
60
millions
d’années,
depuis
pays abritait
d’immenses colonies d’oiseaux. A l’arrivée
de ces premiers colons, il existait vingt
ce
espèces d’oiseaux ressemblant à des
autruches, qui leur fournirent une nourri¬
ture très appréciée. C’est pourquoi cette
époque de la “"Préhistoire de la NouvelleZélande est communément appelée la pé¬
riode des “chasseurs de moa".
Des bijoux et des outils identiques à ceux
utilisés par ces chasseurs ont été retrouvés
aux îles Sous-le-Vent, ce
qui confirme que
celles-ci avaient été, comme les traditions
l’indiquent, le point de départ des
navigateurs polynésiens vers l’ouest.
orales
fa ’a ’aminamina i te ma ’a. hau roa atu le ma ’a i
te monamona.
te taiero
A ta’a noa atu te miti ha’ari ’e
(taiuro), te vai nei te mitihue.
E rave i te ’omoto. ’e te hue ’e te omi’i ’oura
’aore ra te ’ohiti. E teretere le.’omoto. tapupu
fa’ahu’a ’omo’omo ai i roto i te hue. E rave i te
omi’i oura papahia e ano ’i i te pape ’e te miti
ano ’i atu ai roto i te hue. Epiti mahana. ’ua
tano. e ero te hue.
’ua tano ia no te ha ’amiti.
moai. “"Statue monumentale de l’île de
“"Pâques. Les personnages aux dimensions
impressionnantes furent taillés dans le “"tuf
des flancs du volcan Rano Raraku.
Pour fabriquer ces statues monumentales,
les Pascuans dégageaient un bloc de falaise
dans le sens de la pente. Ils le sculptaient
avec des outils de pierre. On estime le
poids
MITTERRAND
des plus grands moai à 300 tonnes. La hau¬
Mitterrand
falaise de Rano Raraku) atteint 20 mètres
(François). *Président
de la *République française. François
est né à Jarnac en 1916.
Résistant pendant la 2^' Guerre mondiale,
*député de la Nièvre, plusieurs fois *ministre sous la IV*^ République, il réorganisa
les forces de *gauche et prit la tête du Parti
socialiste. 11 fut élu président de la Répu¬
blique en 1981 et réélu en mai 1988.
• Soutenu
par le *Front Uni de F-rancis
*Sanford, F. Mitterrand, qui s’était dé¬
claré favorable à l’autonomie interne et à la
teur du plus grand moai (inachevé dans la
et son nez mesure
plus de 3 mètres ! Cer¬
tains moai dressés sur les sanctuaires
étaient coiffés d’un cylindre de tuf rouge
(pukao). provenant d’un autre volcan. Les
seulptures finales (creusement de l’orbite
des yeux, figuration des mains et des cein¬
tures, tatouages sur le corps) se faisaient
sur
le sanctuaire où allait être dressé le
moai. On pense que
certains avaient les
taillés dans le corail blanc, le tuf
rouge et l’obsidienne noire puis insérés
dans les orbites. Le transport des méga¬
lithes, depuis la carrière du volcan Rano
Raraku jusqu’aux ahu éloignés, reste par¬
tiellement inexpliqué. Une hypothèse vrai¬
limitation, sinon à l’arrêt, des essais
nucléaires, obtint 51,23 % des suffrages
polynésiens aux “"élections présidentielles
de 1974, remportées par V. “"Giscard
d’Estaing. 11 se rendit sur le Territoire l’an¬
née suivante (avril 1975) en tant que leader
de r“"opposition. Dix ans plus tard, le 14
septembre 1985, cette fois-ci en tant que
chef de l’État, F. Mitterrand fit une visite
éclair sur l’atoll de “" Moruroa, accompagné
pivoter la statue qui avançait ainsi d’une
courte distance. L’opération était
repro¬
afin de manifester la volonté de la France
moai sur les nombreux ahu de l’île. A la fin
du ministre de la Défense Charles Hernu,
de continuer
ses
essais nucléaires et de
maintenir ses positions dans le
Pacifique
Sud, face aux prétentions australiennes et
néo-zélandaises.
moa.
yeux
semblable avance l’utilisation d’une sorte
de traîneau à bascule en bois :
du XVllF et
au
XIX“
siècle, de sévères
guerres tribales eurent lieu et les moai des
ahu furent abattus.
Mot courant en Polynésie signifiant
86
géants {Megitlaptery.x sp.) qui y existaient
à l’arrivée des premiers immigrants aux
environs de 90Ü après J.-C. Pas un seul
porc n’ayant survécu à leur long voyage en
mer, on peut imaginer la joie de ces marins
épuisés en découvrant dans leur nouveau
Jemiti des poulets hauts de deux à trois
mètres, dont la chair d’un seul suffisait à
faisait
duite des centaines de fois pour amener les
coq et poule, mais utilisé en “"NouvelleZélande pour désigner la race de poulets
squelettes d'un moa (Dinornis
maximus) et d'un chef maori,
d'après J. von Haast
on
groupe de moai sur un ahu ancestral
MOERENHOUT
Plante herbacée de la famille
moemoe.
des Euphorbiacées'et du genre Phyüantus.
distingue Phyllantus urinarius (moe¬
’ute’ute) et Phyllantus amarus (moe¬
moe 'uo'uo). Leurs feuilles sont composées
et, sous les nervures, on trouve des petites
On
moe
boules de 1 à 2 mm de diamètre.
Ce sont deux plantes médicinales utilisées
contre
les affections de l’oreille :
otites,
otorrhées (otites supputées) et otalgies.
remplacé par Bruat, mais il
grise de celui-ci avec le
titre de directeur des * Affaires indigènes,
sujet qu’il connaissait bien mieux que son
supérieur. Lorsque les Tahitiens s’insurgè¬
rent et prirent les armes, Moerenhout se fit
nommer chef de la police et gouverna ainsi
plus efficacement le pays. Il faut donc le
considérer comme le principal responsable
de l’arrestation et de l’expulsion du consul
anglais *Pritchard en mars 1844, acte qui
renhout fut
resta
l’éminence
émut tant l’Angleterre.
MOERAI. Village situé sur la côte nord de
Moerai, chef-lieu de la
commune, accueille le poste de gendarme¬
rie, un collège, un *Centre d’Etudes tech¬
nie de *Rurutu.
au Développement, un
*Centre de Jeunes Adolescents et une
niques adaptées
infirmerie. Le village compte 874 habitants
(1983).
MOERENHOUT (Jacques Antoine)
(1797-1879). Commerçant, écrivain et
diplomate belge qui joua un rôle important
dans rétablissement du * Protectorat fran¬
çais sur Tahiti en 1842. Moerenhout était
né en 1797 dans une province flamande qui
venait d’être incorporée à la France. C’est
ainsi qu’en 1812 il put s’engager, en cachant
son jeune âge, comme dessinateur dans un
bataillon de sapeurs de la Grande Armée.
La paix rétablie en Europe, après la chute
de Napoléon dont il resta toute sa vie un
admirateur, Moerenhout travailla dans des
maisons de commerce à Anvers pendant
une
au
dizaine d’années, avant de s’expatrier
Chili.
Il partit en décembre 1828 comme *subré-
cargue sur une petite goélette, à destination
de Tahiti, où 11 s’installa, bien qu’il trouvât
c’était
que
personne
ne
«un pays peu
civilisé, où
respecte sa parole et les
affaires tiennent de la piraterie».
démarches
des
effectuées
Suite à
pendant
un
voyage à Washington, Moerenhout fut
nommé en 1834 *consul américain à Tahiti.
français, en sorte de
réparation assez justifiée, mit fin à son tour
au pro-consulat de Moerenhout à Tahiti. Il
Le gouvernement
fut envoyé comme consul de France tout
Monterey et ensuite dans un
petit bourg de 5 000 âmes, dans la région
désertique et inhospitalière, au sud de la
Californie, qui s’appelait Los Angeles.
Moerenhout y mourut en 1879, totalement
oublié à Tahiti qui pourtant, sans son
action, ne serait jamais devenue un terri¬
toire français.
Pour la postérité, Moerenhout est avant
tout l’auteur d’un ouvrage classique, qui
porte le titre poétique de “*Voyages aux
d’abord à
îles du Grand Océan”, paru en 1837. Les
lecteurs contemporains se passionnèrent
pour
les chapitres sur l’ancienne civilisa¬
tion tahitienne, car c’était la
première
description en français si complète et
détaillée.
reprenait des
Reséarches”,
ouvrage du missionnaire anglais William
*Ellis, paru à Londres en 1829, et du
En fait, J.A. Moerenhout
de "Polynesian
extraits
manuscrit
de
J.M.
*Orsmond,
connu
aujourd’hui sous le titre de “Tahiti aux
Temps anciens”. En revanche, Moeren¬
hout faisait œuvre originale lorsqu’il racon¬
tait les événements historiques auxquels il
avait été mêlé entre 1829 et 1846. Ces cha¬
pitres, qui occupent un tiers du volume,
constituent un témoignage d’un intérêt
capital.
Jacques Moerentiout
la rade de Papeete (lithographie
d'après un dessin original de
J. Moerenhout)
lorsque les amiraux et les mission¬
naires français commencèrent à s’intéres¬
ser sérieusement à la Polynésie, Moeren¬
hout devint leur allié enthousiaste, si bien
Mais
que le gouvernement américain le démit de
ses fonctions en 1838. Le gouvernement
français le nomma alors consul de France.
Dès lors, Moerenhout œuvra avec habileté
et acharnement pour pousser les
chefs tahi-
tiens à accepter un protectorat français.
En
septembre 1842, l’amiral *Dupetit-
Thouars, qui venait de prendre possession
Marquises, se laissa persuader par
Moerenhout que le temps était favorable à
des
une
intervention à Tahiti et, après la sou¬
reine
*PomareIV, il le
mission
de
la
nomma
tout
naturellement *commissaire
du gouvernement français et chef du *gou-
vernement
provisoire.
Après la ratification du Protectorat, Moe¬
87
MOI
moi. Poisson argenté de petite taille (10 à
vivant sur les fonds sablonneux,
appelé en français le Tarpon des sables
(Polydaclylus sexfilis). On l’appelle aussi
un
Muge. Les rayons inférieurs de ses
nageoires pectorales sont fins et allongés et
20 cm)
assurent des fonctions tactiles et chimioré-
ceptrices : ils lui permettent de mieux
détecter sa nourriture composée de Foraminifères. Crustacés et Annélides. Ce Pois¬
son est
très apprécié et n’est jamais empoi¬
sonné. On le capture à la ligne en utilisant
comme
appât un Bernard l’ermite ou une
Chevrette. 11 ne faut pas le confondre avec
le Tarpon tropical (ropa)c\m est assez rare,
peu connu en Polynésie et qui peut attein¬
dre 70 cm de long.
mola mola. Poisson-tête ou Poisson-lune
célèbre par sa hauteur et son poids, attei¬
gnant 2 mètres et une tonne. En Polynésie,
on rencontre une
espèce voisine, Ranzania
laevi.s. qui atteint des dimensions plus
coquille calcaire. On distingue sept
Mollusques. Sont présents en
Polynésie : les Polyplacophores caractéri¬
sés par des plaques dorsales imbriquées
(Chitons), les Gastéropodes caractérisés,
pour là plupart, par une coquille unique
souvent enroulée en colimaçon ("'‘Escar¬
gots, “*Coquillages”), les ""Bivalves ou
une
classes de
Lamellibranches
valves articulées
caractérisés par deux
des branchies lamel-
et
leuses (""Nacres, ""Huîtres, ""Moules, ""Béni¬
tiers...) et enfin les ""Céphalopodes (""Pieu¬
vres ou
Poulpes).
11 existe plus de 45 000 espèces de Mollus¬
ques de par le monde. Ces animaux jouent
un grand rôle dans l’alimentation (Moules,
Huîtres, Escargots, Bénitiers, ""Trocas,
*mao'a), dans l’économie (Nacres et Huî¬
tres perlières), dans les équilibres naturels
aussi bien terrestres que marins: l’intro¬
duction en Polynésie de l’Achatine puis de
l’Euglandine a eu pour conséquence la dis¬
parition de près d’une centaine d’espèces
animales.
modestes (60 à 80 cm). Ce poisson possède
une carapace très solide et dure. Son corps
paraît inachevé, très massif ; il ne possède
pas de nageoire caudale, ce qui lui donne
l’allure d’un Poisson dont la queue a été
coupée. La nageoire dorsale et la nageoire
anale se soudent pour former une sorte de
membrane ondulante lui permettant des
petits mouvements d’orientation. En réa¬
lité, ce Poisson se laisse simplement entraî¬
ner par les courants et sa minuscule bouche
MOLOKAI. Ile située au cœur de l’archi¬
pel des ""Hawaï par 157° ouest et 2I°I0’
nord. Sa superficie est de 676 km^, mais sa
population ne s’élevait qu’à 6 049 habitants
en 1980,2 231 vivant dans le petit centre de
Ses principales ressources
l’élevage bovin et la culture de
Kaunakakai.
sont
l’ananas.
L’île a donné son nom à la course interna¬
tionale de
consiste
en
""pirogues de haute
un
mer qui
aller et retour Honolulu-
Molokai, soit 90 km.
►
MOLOKAI. E motu teie no te ta ’amotu 'o
Vaihi ma. Tei te pae 157“ i le To b ’a o te Ra
21“ 10' i le pue apalo'erau.
E 672 km- tenu
'e
rahira ’a ’e tue ’u e 6 049 ta 'ata huira ’atira e
noho ra i Moiokai i le matahili 1980. E 2 231
ta 'ata e ora ra i rolo
i te ho e vahi iti tei
ma'irihia tona i'oa ’o Kanakakai.
Tefaufa'a 'e te hotu no Moiokai. Te
fa 'a ’amuru ’a animara ia ’e te fa ’a 'apura ’a
painapo. ’Ua luira ’o 'o Moiokai na rolo i te
’ohipa hoera’a va’a na tua, ’ua ma’irihia te
reira heiva e : te heiva hoera ’a va ’a no
Moiokai. Mai Honolulu haere ai i Moiokai
haere e ho ’i mai e 90 tirometera.
d’un *corps pouvant exister à l’état libre et
formée de la réunion de plusieurs *atomes
(corps simples) ou différents
(corps composés). Une molécule d’eau, par
exemple, comprend deux atomes d’hydro¬
gène et un atome d’oxygène et s’écrit Hj O.
semblables
nier jaune. Grand Arbre originaire d’Amé¬
rique du Sud, de la famille des Anacardiase produit à la fin de
Les chimistes savent modifier la structure
cées. La floraison
moléculaire des corps et faire apparaître de
l’année et la récolte débute en mars de l’an¬
produits. A partir du *pétrole,
par exemple fabriquer plus de
nouveaux
on
sait
10 000 dérivés différents.
Mollusques, nom masc. pl. Embranche¬
ment
d'*Invertébrés
mou. non
88
Mombin, nom masc. Spondias momhin.
Aussi appelé Prunier mombin ou Mombi-
possédant un corps
segmenté, souvent protégé par
née
suivante.
Les
fruits
forment
des
De couleur orange et de forme
ovoïde, ils mesurent environ 3 cm. La plus
grande partie est occupée par la graine,
entourée par une chair jaune, juteuse, aci¬
dulée et parfumée. On peut les consommer
tels quels ou en faire de la confiture ou de
grappes.
l’eau-de-vie.
MONNAIE
monarchie, nom fém. *Régime politique
lequel le pouvoir appartient à une
seule personne : le monarque. Dans le sens
courant, il s’agit du régime dans lequel le
dans
chef de l’*Etat est
un
*roi
ou
une
reine
appartenant en général à une *dynastie de
souverains. Le roi exerce seul le pouvoir
dans une monarchie absolue, mais ses pré¬
rogatives sont limitées dans une monarchie
constitutionnelle et il abandonne son pou¬
voir de
légiférer à des députés dans une
monarchie parlementaire.
Polynésie a vécu en régime de monar¬
chie absolue de 1815 (date à laquelle
*PomarelL vainqueur de la bataille de
• La
*Fe’i Pi, étendit son autorité à l’ensemble
desîles du Vent) à 1842, année où la France
établit
son
“"Protectorat
à
Tahiti.
La
monarchie tahitienne dut ensuite aban¬
donner une grande partie de ses pouvoirs
au
profit des “"gouverneurs. «La reine avait
importance comme contrepartie consti¬
son
tutionnelle du gouverneur français,
mais
elle ne commandait plus la police, n’avait
plus de milice privée. Elle n’avait même
plus le dernier mot dans les affaires de terre
ou
dans l’attribution des titres. Enfin, les
îles Sous-le-Vent, dont les Pômare tiraient
grande part de leur prestige social et
politique, en association avec d’autres
*ari'i, formaient un archipel séparé et
indépendant» (Colin Newbury : “Encyclo¬
pédie de la Polynésie”, tome 7). Enfin, lors¬
que le 29 juin 1880 Pômare V remit «com¬
plètement et pour toujours entre les mains
une
de la France le gouvernement et l’adminis¬
tration de ses
tienne
fit
colonial.
États», la monarchie tahi¬
au régime républicain
place
Monette
jaune,
nom
fém. AHamanda
grimpante à fleurs
jaunes, originaire du Brésil, de la famille
des Apocynacées. On l’appelle aussi Allacalharlica.
Plante
manda. Elle forme de belles haies sur les
grillages des clôtures où elle s’accroche
facilement, et elle se plaît aussi à monter à
l’assaut des Cocotiers. Sa floraison est pra¬
tiquement permanente.
monnaie, nom fém. Pièce de métal frap¬
pée par l’autorité légale pour servir aux
échanges. Par extension, tout instrument
de “"mesure de la valeur et d’échange des
biens et des services ; on distingue la mon¬
naie métallique (les pièces), la monnaie
fiduciaire (les “"billets), la monnaie scriptu¬
rale (les chèques), la monnaie électronique
(les cartes de crédit).
Monette jaune (AHamanda
calhartica)
Différence entre la valeur d’un billet, d’une
pièce et le prix d’un bien : un commerçant
rend la monnaie. Équivalence d’un billet en
pièces et billets de moindre valeur ; faire la
monnaie.
•
En
Polynésie, les premières pièces de
monnaie furent probablement distribuées
par le capitaine “"Bligh en 1789, puis par les
baleiniers, santaliers et autres aventuriers
qui touchèrent les îles peu après leur décou¬
verte par les Européens. «Le “"troc des
matières premières, objets, nourriture... se
transforma très vite en échanges mercan¬
tiles contre du “sonnant et trébuchant” de
sortes dont l’usage était déjà
répandu parmi la population indigène au
début du règne de Pômare, avant l’arrivée
toutes
Monarque de Tahiti, nom masc. Pomarea
nigra. Tahitien: ’omamao ou ’omao.
Oiseau passereau entièrement noir avec le
bec et les pattes bleues. On le trouve à
Tahiti dans les forêts à partir de 800 m
d’altitude. C’est un Insectivore qui capture
proies sur les branches ou dans le feuil¬
lage des arbres.
Une espèce voisine, Pomarea mendoza. se
rencontre aux îles Marquises.
Le Monarque pie, Pomarea iphis, habite
les îles Eiao et Ua Huka aux Marquises.
ses
►
’omama'o aore ra ’oma’o. E manu i(i lino
’ere 'ere, e ’avae ninanni are 'a te uni ra e mea
re'are'a ïa. Tona i’oa ratino Pomarea nigra.
’ilehia leie manu i Tahiti i rolo i le mau uni
E
i le mau vahi leilei. mai le va ’u
hanere mêlera te leileira 'a. Tana ma 'a, ’o le
ra 'au na uia
mau manumunuri'i ïa
i ni'a i le mau ’ama'a
ra’au e 'aore ra i ni'a i le mau rau’ere ra'au.
Te vai alo 'a nei i Maluila ma le ho ’e manu
huru faiaia iana, leie tona i'oa ratino Pomarea
mendoza.
Monnaie. 1. Demi-piasties
boliviennes et mexicaines
ayant eu cours à Tahiti au
XIX' siècle. 2. Pièces de
Te ’omama'o maniania Pomarea iphis le
5 francs (tara) emises par
(Maluila).
et 1880,
parahi ra ia i le mau mont Eiao-’e i Ua Huka
la France entre 1830
89
MONOCOTYLEDONES
1
i'ï
BANQUE DE tlNDOCHlNE
0011(9234
PAPEETE
nSf^Sik»
BANQUE DE L'INDO-CHINE
©100®FMCS
/‘Al’KSTK fUIIIVil. If V Jn/iii(>i /'î;V)
/ CENT
FRANCS
L'/Um'-Dirtiltur,
Vh MmiuiUtattur,
BANQUE PE L I NDOCHINE^
m
FRANCE
.nhamntfiÿnnafac’.
BANQUE de L'INDO CHINE
CINQ CENTS
FRANC3
PAYABLES
EN
ESPÈCES
^
A VUE AU PORTEUR
Us PRÉSIÜRKr.
90
IJÎ DIHIOTEUR GftNfiHAt.
lil
MONO’I
des Français» (Christian Beslu : Bulletin de
la Société des Etudes océaniennes). On
trouvait alors à Tahiti des pièces origi¬
naires d’Espagne, des États-Unis, du Chili,
du Pérou, de Bolivie, du Mexique, d’An¬
gleterre, d’Italie et de Suisse. «La monnaie
la plus appréciée était la *piastre espagnole,
mais les habitants ignoraient la valeur de
l’argent à un tel degré qu’il n’était pas rare
de les voir offrir deux piastres ternies pour
une bien
brillante et tous les objets en leur
possession quelle
étaient évalués
en
que fût leur valeur,
dalla (déformation de
dollar en hawaïen) ou tôfâ (tahitien). Un
régime de bananes, des coquil¬
lages, une lance, un cochon étaient propo¬
sés pour le même prix» (Clément Adrien
Vincendon-Dumoulin : “Ile Taïti”).
La monnaie française eut beaucoup de mal
à s’imposer face aux piastres chiliennes et
coco, un
aux
dollars américains. Un arrêté du F'"
janvier 1848 imposait le *franc comme éta¬
lon monétaire ayant seul cours légal et
forcé dans le Territoire. En fait, c’est en
1910 seulement que le gouverneur Adrien
écrivit, après avoir expédié
piastres hors du Territoire: «on
peut donc dire que la monnaie chilienne a
complètement disparu et fait place au
numéraire français». La “révolution agri¬
cole’’ commencée en 1860 imposa une
masse et une circulation monétaires plus
importantes, mais il fallut attendre 1904
pour voir la *banque de l’Indochine créer
une succursale à Papeete et obtenir le privi¬
lège d’émettre des billets de banque. Elle se
substituait à la *Caisse agricole qui émet¬
tait, depuis 1866, des bons (sortes de bil¬
lets) garantis par la valeur des terres en sa
possession, mais en quantités difficilement
Bonhoure
35 000
contrôlées.
Jusqu’à la 2^' Guerre mondiale, le franc
Pacifique équivalait au franc métropoli¬
tain et les pièces de monnaie courante
étaient celles de la Métropole. Les relations
économiques avec les États-Unis étant
devenues étroites pendant la guerre, il
convint de modifier les parités pour facili¬
ter les conversions franc Pacifique-dollar.
Le 26 décembre 1945, la parité fut fixée à I
franc C.F.P. (Colonies françaises du Paci¬
fique) = 2,4 francs métropolitains puis 5,5
francs en 1948 et enfin 0,055 lors de la
création du nouveau franc métropolitain
en 1959 ( 1 nouveau franc équivalant à 100
anciens).
Actuellement, l’émission de monnaie
Polynésie française,
en
en
Nouvelle-
Calédonie et à Wallis et Futuna est réalisée
et
contrôlée
d’Outre-Mer.
par
l’^Institut d’Émission
Monocotylédones, nom fém. pl. Sous-
*Angiospermes (groupe de
plantes à fleurs à ovules enfermés). Leur
embryon possède un seul ^cotylédon, par
classe
des
opposition aux *Dicotylédones qui en pos¬
sèdent deux. Les Monocotylédones ont
pour autres caractéristiques des fleurs de
type trois (trois pétales ou un multiple de
pétioles, engai¬
Parmi les
Monocotylédones. on peut citer les *Pal-
trois), des feuilles
nantes et
sans
à nervures parallèles.
et ^Cocotiers, les
Lis, les Iris,
r*Ananas, les ^Bananiers, les *Céréale.s,
les *Bambous, la *Canne à sucre, les
*Orchidées, les *Pandanus...
miers
Monnaie ayant eu cours en
Polynésie. 1. Premier billet de 100 F
(type 1914) émis par la Banque
d'Indochine (agence centrale de
Paris). 2. Coupure de 100 F
"passe-partout" imprimée aux
États-Unis pour diverses colonies.
3. Billet de 20 F type "australien"
fabriqué à Sydney en 1944. 4. Billet
de 5 F émis par la Banque de
France en 1927. 5. Coupure de 20 F
produite par la Banque
d'Indochine en 1928. 6. Billet de
500 F fabriqué par la
Banque de
France pour la Banque d'Indochine
en
monoculture, nom fém. *Cullure d’une
seule *espèce végétale dans une exploita¬
tion agricole ou au sein d’une même région.
Très rare dans r*agriculture traditionnelle,
sauf peut-être dans
l’Asie des Moussons
rizicole, la monoculture est apparue avec le
1927. 7. Bon de caisse faisant
office de billet de banque durant la
pénurie de 1943. 8. Billet de 5 F de
type "Minerve" fabriqué à Sydney
en 1944. 9. Billet de 100 F (1931).
10. Une des premières coupures
émises par l'Institut d'Émission
Outre-Mer.
développement de l’agriculture de marché.
La culture d’une seule espèce abaissait les
prix de revient en limitant les besoins en
matériel agricole, en structures de com¬
mercialisation et en investissements *agroalimentaires. Elle permettait également
d’accroître la ^productivité par une plus
grande spécialisation du personnel agri¬
cole. La monoculture se développa alors
dans les grandes plaines des pays tempérés
(grandes plaines américaines...) ainsi que
dans les zones tropicales (grandes ‘''planta¬
tions). Mais cette spécialisation entraîna la
vulnérabilité de l’exploitation aux ‘•‘cours
mondiaux ou aux aléas climatiques.
De nos jours, l’agriculture la plus spéciali¬
sée fonctionne en général sur deux ou trois
cultures pratiquées en ‘•‘assolement (voir
polyculture). 11 n’y a guère que dans cer¬
tains pays tropicaux que l’on continue à
rencontrer
des formes de monocultures
dévoreuses
d’espaces et entraînant une
grande instabilité socio-économique (Bré¬
sil, Afrique noire...).
• En Polynésie française, la monoculture
du ‘•‘coton fut pratiquée sans succès à
‘•‘Atimaono
au
siècle
dernier.
On
la
retrouve encore dans les atolls où la ‘•‘coco-
teraie constitue l’unique ressource agricole
de certaines familles, ce qui a amené le
Territoire à pratiquer une politique de sou¬
tien au prix du “‘coprah afin de gommer les
variations trop importantes des cours de
cette denrée.
ntono’i. “‘Huile de la “‘noix de coco (hinu
ha'ari) parfumée aux fleurs de plantes
aromatiques ; niono'i *tiare, mono'ipitate
(“‘jasmin), mono'i ahi (“‘santal), mono'i
moto'i (“‘ylang-ylang).
Traditionnellement, le parfum était fixé
par la macération de fleurs fraîches dans de
l’huile de coco purifiée. Chaque famille
avait sa réserve de mono’i fait à la maison
et gardé
à l’abri de la lumière et de la cha¬
leur. Il servait au soin de la peau, surtout
des bébés, à calmer des coups de soleil et à
fortifier la chevelure.
11 entrait dans la
mono'i : productions artisanale
et commerciale
91
fabrication de pommades à usage externe
*massif et constituent souvent un véritable
musée de formes de *relief : sommets
{*râ’au parau).
Aujourd’hui, toute une gamme de produits
fabriqués au mono’i de Tahiti est vendue
arrondis (ballons, dômes) ou aigus (*pics,
^aiguilles, rochers, dents, *crêtes...), ver¬
accidentés de *falaises, abrupts,
replats, corniches, *plateaux... et se termi¬
nant par un *piémont.
dans le monde.
sants
►
mono’!. Te mono ’i ’o te ho’ë ia tao ’a i roto i te
orara ’a o te ma ’ohi,
te ’ore e nehenehe ia ore.
Te ’utuâfare ’aita e mono'i, e ere ia i te
•
utuâfare ma ’ohi mau E tao ’a maita ’i te
mono ’i nô te ’utuâfare. No te mau aiu, no te
feia pa’ari nô te rU’au no te tane ’e te vahiné. E
de la Société et dans celui des Marquises.
Parmi les îles Australes, seule
tao’a maita’i no te taurumi ’e te parai i ni’a i te
sont moins élevées et de forme tabulaire.
E roa’a mai te mono’i na roto i teputura’a
D’origine volcanique, les massifs sont géné¬
’ei tiare (aihere) no’ano’a ’ei
ralement bien aérés par une *caldeira cen¬
tape (’ohiti, ’oura, u’a, tupa).
E hamanihia te mau huru ’aihere no ’ano ’a
trale ouverte sur un côté de Die. Les som¬
mets correspondent aux bordures les plus
élevées de ce cratère effondré : à Tahiti,
ato ’a i te mono ’i.
Te tiare mâ’ohi: e mono’i tiare ia, tepitate: e
pitate, te ahi : e mono ’i ahi, te otime : e
mono’i otime, te moto’oi: e mono’i moto’oi, te
mono ’i
r*Orohena culmine à 2 241 m, à Moorea le
Mont *Tohivea atteint 1 207 m, le Mont
miri: e mono’i miri, te taretare: e mono’i
*Otemanu de Bora Bora s’élève à 727 m, le
taretare, te re’a: e mono’i re’a (re’a no’ano’a).
Mont Tokao de Nuku Hiva domine le pla¬
I teie mahana, ’ua rau huru hamanira’a mono’i
teau de *Toovi de ses 1 185 m.
teie e ho ’ohia nei na roto i teie nei ao.
L’érosion tropicale a profondément trans¬
formé le modelé des vastes glacis basalti¬
E ara te mono ’i tavai e hamanihia ia ’e te hinu
ha ’ari. Te mono’i pipi ra, teie ia e pihia nei no
te
ques qui unissaient autrefois le cratère au
littoral de chaque île-volcan. Des *vallées
fa ’ano ’ano ’a, no te haere i te vahi ta ’ata.
fluviales profondes, souvent installées sur
des lignes de *faille, découpent les *pla-
monopole, nom masc. Situation écono¬
mique d’un ^marché où n’est présent qu’un
seul producteur ou un seul vendeur face à
un grand nombre de demandeurs. En prin¬
cipe, l’absence de concurrents permet au
monopoleur de pratiquer les prix qu’il veut
et de s’assurer des bénéfices importants.
Pour éviter les abus, les autorités publiques
fixent certains prix (celui de r*électricité
fournie par l’Électricité de Tahiti par
exemple) ou prennent le contrôle de l’en¬
treprise en situation de monopole : le Terri¬
toire est ainsi devenu l’actionnaire majori¬
taire de la compagnie *Air Tahiti (ex Air
Polynésie) qui a le monopole de la desserte
en plateaux inclinés ou en crêtes
aiguës. «La formation de vrais plateaux
(Rata, *Tamanu à Tahiti...) date de la der¬
nière éruption volcanique. La lave a rempli
en partie les grandes vallées existantes, et
les rivières, érodant le centre, ont laissé des
espaces plats sur les bords de leurs nou¬
nèzes
veaux
diversité des roches et des phénomènes
volcaniques explique les nombreuses curio¬
sités naturelles qui s’offrent au regard du
randonneur : blocs de *basalte délités en
boules, *orgues basaltiques, *lavatubes en
forme de tunnels, pointements correspon¬
dant à des *cônes secondaires, des *dykes
monothéisme, nom masc. *Religion qui
n’admet l’existence que d’un seul *dieu.
Les principales religions monothéistes sont
le judaïsme, le *christianisihe et l’islam.
ou des
entre 1 000 et
S’emploie aussi dans les expressions : par
monts et par vaux;
merveilles.
promettre monts et
Hom. : mon (adj. poss.).
1 500 m d’altitude : 4 à 7 m
par an et jusqu’à 11 m lors d’années parti¬
culièrement arrosées (1983 par exemple).
affleurement de *roches dures. Plus
le mont Temehani...
*necks.
L’originalité des montagnes polynésiennes
tient aussi aux données climatiques. Les
hautes vallées et les versants reçoivent des
précipitations considérables, notamment
mont, nom masc. Nom donné à une forme
de *relief isolée et élevée correspondant à
communément, la plupart des points cul¬
minants sont des monts : le mont Orohena,
lits. Des chutes d’eau tombent des
plateaux en superbes *cascades» (Paule
Laudon : “Randonnées en montagne”). La
commerciale aérienne interinsulaire.
un
Rapa pré¬
sente un aspect montagneux, les autres îles
tino.
iana. ’Ei ha’ari,
En Polynésie, la plupart des îles hautes
montagneuses se trouvent dans l’archipel
.
La température décroît en moyenne de 0°5
par tranche de 100 m d’altitude ce qui peut
amener les plus hauts sommets de Tahiti à
connaître des températures proches de 0°C
des nuits de l’hiver austral. Des
bas versants aux sommets, la *flore s’est
au cours
adaptée aux données du climat ;
Les grandes vallées accueillent de nom¬
breuses espèces arborescentes : *pürau,
*mara, *hotu, *badamier, *tulipiers, aux-‘
quels se sont mêlés les *eucalyptus et les
-
montagne, nom fém. Partie de r*écorce
terrestre portée à grande hauteur et dont
les versants sont escarpés. Les montagnes
peuvent être organisées en chaîne ou en
caféiers.
Sur les
-
plateaux de moyenne altitude
dominent les *goyaviers, les *lantanas puis
une
*lande à *anuhe et à *puarâta.
Les pentes des hautes vallées offrent plus
d’humidité et sont favorables au *pommier-
cythère, à 1’* ’auti, au *miconia, au *falcata.
De 900 à 1500 m, les “forêts de *nuages”
sont caractérisées par les *fougères arbo¬
rescentes (*mamau), les *’aito mou’a et de
nombreux *épiphytes : *mousses, fougères
-
et ^orchidées sauvages.
-
et
Au-delà de 1 500 m, la violence des vents
la
relative sécheresse
imposent des
formes trapues et tortueuses.
• A l’arrivée des Européens,
•
l’habitat
polynésien était relativement concentré sur
les plaines mais se dispersait aussi dans les
vallées et sur les plateaux. L’intérieur de
l’île était laissé aux vaincus des guerres de
clans et aux bannis qui n’avaient pas res¬
pecté les règles de vie en communauté. Les
archéologues ont mis aujour de nombreux
vestiges laissés par ces populations de l’in-
plates-formes d’habitat
(*pa'epa’e), *terrasses de cultures et
térieur :
anciennes
tarodières, *marae... Ils ont
également retrouvé les traces des *pi’imato, montagnards polynésiens qui
avaient pour mission d’enterrer les morts
illustres dans les cavernes les plus secrètes
et de trouver les *plumes rouges des phaétons qui nichent dans des endroits escar¬
pés. Ces traces consistent en des restes de
marae et de foyers où ils se chauffaient et
faisaient cuire leurs aliments.
La montagne resta un lieu de refuge pour
européens et
pour les résistants à l’occupation française.
C’est ainsi qu’un officier de la frégate
anglaise Pandora, Corner, fit en 1791 la
traversée de Tahiti par les vallées de la
*Vaihiria et de la *Papenoo pour retrouver
les mutins du *Bounty. Lors de la *guerre
les *déserteurs des navires
franco-tahitienne (1844-1846), les troupes
françaises durent organiser plusieurs expé¬
ditions dans les vallées de la *Fautaua et de
la *Punaruu pour vaincre les derniers îlots
de résistance tahitienne. C’est à cette épo¬
que que les îles connurent un dramatique
dépeuplement ; les vallées et les plateaux
retournèrent à l’état sauvage et ne furent
plus parcourus que par les amoureux de la
nature parmi lesquels Pierre *Loti, Paul
*Gauguin, Victor *Ségalen et le photo¬
graphe Lucien *Gauthier.
• La montagne est
aujourd’hui visitée par
les chasseurs de cochons sauvages,
les
botanistes, les archéologues et les amateurs
de randonnées sportives. Jean Nadeaud fut
le premier Européen à tenter la conquête
des plus hauts sommets. Il réalisa l’ascen¬
sion de r*Aorai en 1856, mais il fallut
attendre 1953 pour que l’Orohena soit
vaincu à son tour par Charles et Alphonse
Hollande. Ces derniers utilisèrent une piste
tracée par Maurice Jay, infatigable mon¬
tagnard qui créa une antenne du Club alpin
français. «Les clubs de montagne ont foi¬
sonné, parfois éphémères, depuis la So¬
ciété des Excursionnistes de Machecourt,
les Amis de la Montagne, l’antenne du
C.A.E. de Jay, les Pirimato, les Associa¬
tions militaires... jusqu’au club Te Fetia o
te mato qui, réanimé par Michel Charleux,
comprend aujourd’hui plus de cent mem¬
bres sous la présidence de Jean-Marie
Dubois» (P. Laudon).
La montagne tahitienne souffre cependant
de nombreuses dégradations
liées à l’ex¬
ploitation des ressources hydroélectriques,
à l’ouverture de pistes de trial et à l’exten¬
sion des zones industrielles à l’amont des
vallées ; elle perd ainsi une partie de son
charme et de son mystère.
►
mou’a. Te mou'a, ’o te ho'ê ia tuha'a no te pa’a
O te
fenua i roto i Wna teiteira’a; are’a ra
tau’upu mou’a ’ua rau mau
te mau
’otaratarara’a. Te vai nei te mau ’ana’i mou’a e
te vai ato’a ra te mau mou’a rarahi i roto
i te
vahi ho’ê, tei riro ’ei mau vahifa’ahiahia mau i
te mata ia hi’o, mai te ho'ê vahi ha’apu'era'a
lao’a tahito ra tona huru, ’ua rau ato’a ia huru,
mai te mau li’i rarahi ra tô râtou huru ’e tô
ratou hoho’a ia hi’o atu i taua maupu’e mou’a
ra, (efa'ahoho’ahia i tepopo anei, i te tapo’i
fare anei i te mau ’auri patia ra ’i anei, i te tara
e E anei i te lupuai mou’a anei) te reira i te vahi
ho ’ë na reira ato ’a te mau pari, te mau vahi
topa ta ’arere no te tapae i te ho ë vahi ’ahe ’e
ëpapu roa atu ai.
I Porihetia, te mau fenua mou’a, tei te
ri ’i au
ta’amotu Totaiete nei ihoâ ia, ’e tei te fenua
Matuita. I te pae nô te tuha ’a Pae, ’o Rapa
ana’e te fenua huru mou’a a’e, are'a te tahi atu
i to ratou ’e’ere ia i te mau mou’a e mauparare
ri’i noa ïa. E mau motu ihoa ra te reira, mea
matahataha maita’i le ho ë pae o te motu ia
hi’o atu. Te mau vahipateitei to nâhiti ia o te
auaha mou’a tei he’e: i Tahiti: 2241 metera te
teiteira ’a ’o Orohena. I Mo ’orea : 1207 metera
to Tohiea, i Popora: e 727 te mou'a Otemanu,
i Nu’uhiva ’o Tokao ia te mou’a teitei, tei te
’o To’ovi 1185 metera tô Tokao.
’ua parauhia to tatou
fenua e mau fenua ia no roto mai i te tahi
auahi ’ama, tei pohe ra i teie nei, mai le huru
e, na roto i te auahi, tupu mai ai te fenua. ’Ua
pohe taua auahi ra, teie ia to tatou mau mou’a
parare ra
'Va ’ite pa ’ato ’a tatou e,
e au
i le mau tahera'a no le vari auahi, riro
mai nei ’ei maufa’a rarahi,
’ei mau peho
hohonu ’aore ra papa ’u tei te huru ; are ’a ra e
tano mau a teie parau : ia tere tatou nâ ni 'a i te
pahi, e ’ite tatou i te mau otu'etu'e o te fenua e
tupu te maere i te ’ohipa i tupu ’e te tupu noa
nei a mou ia u’i, a mou ia u’i, a ta’a noa atu ai
ta te ta’ata
fa’ahuru’era’a. Te vai nei i roto i
teie mau mou’a, te mau fa’a ruperupe maita’i,
na roto
i te mau hiera'a a te mau
motumotura’a tei riro ’ei mau tatuha'a i te
mataeina ’a ’e ’ei fa ’ata ’a i ter a vahi ’e 1er a vahi.
Te vari auahi tahe, ’ua horo ’a mai i te anavai ’e
te peho haumaru; i te tahi mau vahi e
’itehia te
tahi mau topara’apape teifa’a’una’una i te
peho o te fenua nei. ’Aita te mau mou’a o
mâ’ohi i tuea tô râtou huru nô te
"ahura’i”. Te mau fa’a teitei ’e le mau lauupu
mou’a te fari ’i nei ratou i te mata ’i ’e te ua i
mau
te fenua
roto i te 1000
’e tae atu 1500 metera te teitei: 4
’e tae atu i te 7 metera ’e tae roa ato ’a i le 11
metera ia tae i te mau matahiti vero,
mai tei
MONTAGNÉ
’iicci i IC nuimhiii 1983. Te ahuvera c laiii i roio
i lefailo u'ciropu ()"5 nu nia i le 100 melera le
leiiei i le niha'a lauTilahi, no reira le niaii vahi
leiiei roa i Tahili e farereihia le ahuvera piri
alu
i le 0"0 ia lac i le mau po heima W ’eto ’e.
Tei le hum aïo 'a le ahura ’i le lupura 'a no le
uni
ra'au. / rolo i le mau fa'a rarahi.
mau ra au
ïia rau
rarahi mai le purau, te mara, le
hulu, le mau uni laofe. Na nia i le mau ’aivi ’e
’ua uni pu noa ïa te tuava, le
anuhe, te puarata, le rarauhe. I te mau vahi
le mau parure,
’Ua riro ato ’a ra te mou’a ’ei vahi ha'apunira’a
’auli, la lauma noa alu a tatou, ’ei reira te
mâma’u, te ’ailo mou'a e itea ai, mahu
mai ai te ata ’e le hupe o te po,
’Ua riro
’oia ato ’a teie
ra'au rarahi ’eifa’a’una'una i te mau ’afa’a
peho, 'lia ’api i le uni fe’i, i te ’uru na reira te
mau rimu, te mau ripene, te rouru ho’i, te
laiitau noa mai na ni'a i te maio, na te mau
hili e ’a ho ’i ’oia ato ’a le anani. la tae i te mau
installations d’entraînement
militaire.
te tu’era’apopo, e
no te
’e le mau peho. la lano mau i le lahi mau
centre de l'île. 2. Col du Diadème.
te hoera'a va’a, te motora’a,
parau ihoa te ma’ohiifa’ailoilo, a hi’o i to
mou’a. Teie te aura’a, a ha’amana’o i to ’oe
piripiri, te ti’ali’a mou’a, te mau tumu ra’au
mai le mape, te faleala, le vi (’ua rau le hum),
mau
3. Crête de Pare Rau Ape avec ses
la reva te ho’e la’ata i te ara e
’aore ra, ia tupu te lahi mau ’ohipa rarahi mai
te
leie mau aihere, mau rarauhe
V, pics et
grands versants sculptés par une
puissante érosion fluviale au
10 te mou’a.
’amo ’a tae noa alu i le maire, le metua pua ’a,
noa
1. Profonde vallée en
mutai, te mau huruhurufa’a’una’una i le maro
o le ho’e ta’ala li’ara’a leiiei, ’o le ari’i ihoa 'ia.
/ roto ra i te orara ’a o te ma ’ohi e parau rahi
fenua ’ai’a tupuna ’eiaha ia ino ia ’oe, eiaha
te
montagne à Tahiti.
mai i te mau huruhuru manu no te mau rave’a
haumi, e ’itehia i reira le hum o le aihere ’e te
rarauhe mai te mai ’ii ’u lafa ’i, le ’anuhe, te
mau
La
feia i ha ’apa ’ohia no te ’amo e tahuna i te lino
pohe o te ho’e la'ata rahi, na ratou alo’a e ’imi
ana ’e te mau hitapere, le vai ato ’a ra le uru
jaja, te uru’ofe, e lao’a haviii mau ia mala’itai.
Hou te mau papa ’a tae mai ai i Tahiti ma, e
fa’aea te ma’ohi i Ma na ni’a i te mou’a. Te
mau peho, e fa ’aeara ’a no le manahune, te
mau fao, te mau titi tei ’ore i auraro i te ture
no te orara’a. No reira ia tupu te ’ohipa ma’imi
a te mau ihipapa, e rave rahi mau paepae
fa’aeara’a ta’ata tei itea e tei tamatahia e
paheru ri’i maite ia nehenehe ia tuatapapa i te
huru no te orara ’a o le tau tahito. ’Ua ’ite ato ’a
hia te mau tapa ’o no le mau pi’imato
’oia te
ho ’i ia aramoina ia ’oe.
’enemi. Te ho ’e ’ofitie perelane no te pahi
Pandora, ’o Corner tei haere alu i le
matahiti 1791 mai Vaihiria litapou atu i
Papeno ’o no te ’imi i te mau mataro tapuni no
Bounty (Mautini). Te lupura’a le arora’a i roto
ra
i te ma’ohi ’e iefarani (i te matahiti 1844-1846)
’ua fa ’aineine te nu ’u farani e rave rahi mau
opuara’a no te tonolonora’a i te nu’u ’ei ha’avi
i te toe’a o le nuna’a tei ’ore i taho’e mai, na te
fa ’a ’o Fautaua haere atu i Punaru ’u. I te reira
area no te tau i farerei ai te fenua i te ho’e
paura ’a rahi no le la ’ata na roto i te arora ’a. la
ho ’i te fa ’a i roto i te huru mau, ’oia ho ’i ia
ruperupe fa ’ahou ’ua tapae mai ’o Pierre Loti,
Paul Gauguin, Victor Segalen ’e te ta ’ata
nene'ihoho’a ra ’o Lucien Gauthier,
l teie mahana, te feia a’ua’u pua’a
tamau nei i le haere na roto i te
’oviri teie e
fa’a ’e na ni’a i
te mou’a, te mau aivana’a aravehi,
te mau
’ihipapa, te mau taiete ta’aro, ratou teie e
haere noa nei a na te mou’a. ’O Jean Naclaucl
tepapa’a matamua i tamata e haere na roto i
to tatou mau mou ’a.
’Ua tae atu oia i ni ’a i te
mou’a o Aorai i te matahiti 1856, taefa’ahou
atu ai te mau laea’e
’o Charles ’e ’o Alphonse
Hollande. Na ni’a i le c’a tei fa’anahohia e
Maurice Jay to raua haerera’a. E ta’ata itoito
’e te rohirohi ’ore i te ha ’amaura ’a i
te mau pi’imato farani. “E rave
rahi mau ta’atira’a ifa’atupuhia mai te
mau
’o Jay
te ho ’e pu no
ta ’atira ’a
te
Machecourt, le mau hoa o te mou ’a,
C.A.E. o Maurice Jay, te mau pirimalo, le
ta ’atira ’a o te nu
’ufa ’ehau, ’e ’oia ato ’a le
Feti’a o te Mato tei ’amuihia e Miche!
Charleux, ’ua hau te hanere mero i raro ia
Jean-Marie Dubois”. (Na te ta’ata ra
P. Laudon teiefa’a’itera’a).
’o
I teie mahana, tefifi nei te mou’a i Tahiti no te
rahi te mau ’ohipa ’e te mau ’opuara’a e
fa’atupuhia nei teifa’a’ino i te mau mea ato’a
’e i le ruperupe ’o te mou’a, ’ei hi’o ra’a ’o
Marama Nui ma, te mau pu ’ohipa rarahi i uta
i roto i te fa ’a mai to Punaru ’u ’e to Tipaeru ’i.
Te reira mau lupura ’a ’ohipa e fa ’a ’ere mai ia i
te fenua nei i tona ’una ’una.
94
MOOREA
MONTAGNE (Lucien) ( 1886-1942). ♦Gou¬
Lézignan
(Aude) en 1886, Lucien Montagné fut
♦administrateur à Madagascar et gouver¬
verneur
neur
aux
*colonies.
des
Né
à
Comores, avant d’être nommé
gouverneur
des *Etablissements français
de rOcéanie, le 26 janvier 1933. La colonie
se trouvait alors plongée au cœur de la
Grande
Dépression et en proie à une
reprise de l’agitation envers les ♦fonction¬
naires, jugés trop nombreux en ces terpps
de crise. Elle admettait mal également la
récente réforme de 1932 qui avait remplacé
fisamment la langue, il commença à com¬
poser des *himene qui eurent un si vif suc¬
cès que l’évêque les réunit et les imprima en
Mau fiimene katorika") qui, de
jours encore, est utilisé dans les îles.
Le père Montiton accepta en 1860 d’aller
évangéliser les îles toujours sauvages et
un
recueil
nos
cannibales de l’est des Tuamotu. Il les visi¬
tait toutes
lette de la
régulièrement, grâce à la goé¬
mission, Vatikana. Convaincu
nant de la colonie. Obligé par ailleurs de
réaliser quelques compressions de salaires
qu’une meilleure connaissance de l’an¬
cienne religion des insulaires faciliterait
leur conversion, pendant tout son aposto¬
lat le père Montiton interrogea systémati¬
quement les vieux *tahunga et prit des
notes qui lui servirent pour la rédaction de
nombreux articles parus dans des revues et
des ouvrages pieux. Leur exactitude est si
grande qu’ils continuent à être consultés
par tous les chercheurs scientifiques
modernes qui y prennent de précieux ren¬
seignements. Epuisé par le climat, les
risme et des voies de communication, contri¬
déficient, le père Montiton qui souffrait de
plus en plus de “défaillances” et de
le ♦Conseil d’Administration par une autre
assemblée, les *Délégations économiques
et financières, aux pouvoirs guère plus
étendus. Le gouverneur Montagné réussit
à obtenir, peu après son arrivée, une impor¬
tante subvention de Paris, qui lui permit de
couvrir le ♦déficit budgétaire impression¬
il sut également favoriser le
développement de l’agriculture, du tou¬
et d’effectifs,
buant ainsi à l’amorce du redressement
économique des E.F.O. Ses nombreuses
tournées dans les îles le rendirent populaire
auprès des Polynésiens, alors que, à
Papeete, il se trouva confronté à l’opposi¬
tion de certains chefs de service, dont le
♦procureur Goguillot qu’il fit rappeler. Ces
problèmes surgirent, avec bien d’autres, à
la suite du scandale de l’affaire ♦Kong Ah à
laquelle le gouverneur Montagné fut indi¬
rectement mêlé.
Les suites de cette affaire
l’amenèrent à quitter Tahiti en mai
1935.
Nommé en 1936 administrateur supérieur
du Togo, il fut mis à pied en 1941 par le
gouvernement de Vichy pour ♦francmaçonnerie. 11 décéda l’année suivante en
France, près de Toulouse.
Montipora. Genre de ♦Coraux hexaco-
à la famille des
Acroporidés. Ils sont le plus souvent en¬
croûtants, légèrement hérissés de pointes
ralliaires appartenant
minuscules ou semblables à des corolles de
fleurs
ou
à des entonnoirs emboîtés. Les
Montipora sont de couleurs très variées
allant du jaune au violet en passant par le
marron.
Voir aussi : Madréporaires.
MONTITON (Albert) dit Metua Apereto
(1824-1894).
Religieux
picpucien qui
commença son apostolat au Chili. Envoyé
en
1852 au diocèse de Tahiti, il partit
où il faillit
être massacré pendant les troubles causés
par une rivalité aiguë entre les ♦mission¬
naires catholiques et ♦mormons. Le
metua Apereto,
comme on l’appelait,
possédait un atout majeur: il était bon
musicien et jouait aussi bien de l’accordéon
que de la clarinette. Dès qu’il maîtrisa suf¬
immédiatement pour ♦Anaa,
Lucien
Montagné
efforts physiques continus et un régime très
de poitrine”, fut finalement
obligé de se retirer dans un couvent en
Espagne, où il mourut en 1894.
“fluxions
MONTPEZAT(Jean).Né le 15juillet 1937
à Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées),
Jean Montpezat fut élève de l’École natio¬
nale d’Administration et orienta sa carrière
Il occupa les fonctions de
chef de cabinet de deux ministres des
vers rOutre-Mer.
Pierre Billotte (19661967) et Joël Le Theule (1968). Chargé de
mission au Secrétariat général pour la
D.O.M.-T.O.M.:
Communauté et les Affaires africaines et
malgaches auprès de Jacques Foccart de
1969 à 1973, il se vit ensuite confier la
sous-direction des affaires économiques et
financières et du plan au secrétariat d’État
aux
D.O.M.-T.O.M. avant de devenir
trésorier-payeur-général du département
de l’Orne en 1984. Son expérience des
questions relatives à l’Outre-Mer l’amena
en juillet 1986 au poste de haut-*commissaire de la République en NouvelleCalédonie. Sa pondération et son désir de
servir au mieux les intérêts d’une commu¬
multi-ethnique complexe furent
appréciés par les Mélanésiens, mais les lea¬
ders du Rassemblement pour la Calédonie
dans la République (R.P.C.R.) le jugèrent
trop conciliant avec les partis indépendan¬
nauté
tistes.
Jean Montpezat succéda à Pierre ♦Angéli
République en
Polynésie le 12 novembre 1987.
au haut-commissariat de la
MOOREA. *lle haute de l’archipel des îles
du ♦Vent, située à 20 km au nord-ouest de
l'ahiti.
Bien des ouvrages indiquent que le nom
Moorea signifie “lézard jaune”, ce qui n’est
95
MOOREA
p;is soutcnahlc clanl donné que la seconde
s\ llabe ne contient
pas de coup de glotte et
que le mot mo'o a plusieurs significations.
plausible est fournie
parTeuira *Henry qui traduit ce nom par
I. étymologie la plus
“rejeton”. Une confusion semblable existe
au sujet du second nom de Hle, très usité à
l’époque de la découverte par les Euro¬
péens, qui n’était ni *Eimeo ni Aimeo mais
Aimeho. Ce nom s’expliquerait par le fait
que, très souvent, après une défaite, des
guerriers tahitiens subsistaient ou man¬
geaient (’ai) en cachette (meho) à Moorea.
• D’une superficie de 136 km^, Moorea
présente des contours tourmentés. 11 s’agit
d’un ancien volcan dont le centre s’est
effondré, formant une vaste *caldeira aux
il fallait
détachent les monts Tohivea ( I 207 m),
en
posséder le titre pour être
l’<:/;77 le plus prestigieux de file.
Moorea est riche de nombreux autres ves¬
tiges. K.P. *Emory et R.C. Green recensè¬
rent 200 structures lithiques entre 1925 et
1960. Certaines ont été restaurées et consti¬
touristique
majeurs. Les marae Titiroa, *Afareaito et
tuent des centres d’intérêt
*Ahu O Mahine sont situés dans la haute
vallée d’Opunohu et entourés de *plates-
formes de tir à r*arc et de plates-formes de
conseil. Plusieurs autres structures ont été
mises au jour à Afareaitu grâce aux tra¬
vaux
de K.P.
Emory, Y. *Sinoto et B.
Gérard. 11 s’agit d’un ancien village avec ses
terrasses d’habitation et de cultures et des
marae
parois méridionales abruptes. L’amphi¬
théâtre, encombré de dépôts plus récents,
est en partie envahi par la mer, de part et
d’autre du Mont *Rotui (900 m) qui sépare
les baies de *Cook et d’*Opunohu. Il est
aussi bordé par une crête montagneuse où
se
et
Horora et Teroro notamment.
Le découvreur de Tahiti, *Wallis, qui ne
jugea pas utile d’explorer Moorea en 1767,
l’appela Duke of York’s Island, nom qui
est depuis longtemps tombé en désuétude.
Les premiers Européens à y mettre pied à
terre furent les officiers et ^naturalistes du
navire Endeavour du capitaine Cook, qui
Mouaputa (830 m) et Moua Roa (880 m).
• L’histoire de Moorea ne peut guère être
isolée de celle de Tahiti. Peuplées à la
même époque (vers 600 après J.-C.), les
traversèrent le chenal la nuit entre le 1 ‘='‘ et
accueilli ensemble le culte de *Oro en lui
ment le Club Méditerranée, afin de mieux
deux îles furent souvent
alliées et
de nombreux *marae
vouant
au
ont
XVIIL
Elles
même mode de vie et s’étaient dotés d’une
organisation politique et sociale sembla¬
ble. Quatre marae royaux ont pu être iden¬
tifiés à Moorea : ceux d’*Afareaitu (*Uma-
rea), de Maatea (*Nuupure), de *Haapiti
(*Nuurua) et de *Papetoai (*Taputapuatea) ; celui de Haapiti était le plus renommé
1769, pour y établir un observa¬
de Opunohu, ils s’installèrent sur le motu
Irioa, devant la côte où se trouve actuelle¬
se
font ainsi
partie du même
ensemble mythique et archéologique tan¬
dis que leurs habitants partageaient le
siècle.
le 2 juin
toire astronomique. Pénétrant par la passe
protéger de visiteurs inopportuns.
Cook lui-même ne s’arrêta à Moorea qu’en
1777, pendant son dernier voyage ; il resta
à l’ancre dans la baie de Opunohu du 30
septembre au 11 octobre. C’est donc cette
baie qu’on aurait dû baptiser en son hon¬
neur et non la baie de Paopao, comme on
l’a fait au siècle dernier.
Conformément à son ancienne tradition de
d’asile, c’est à Moorea que le roi
Pômare 11 s’installa lorsqu’il fut chassé de
lieu
*
aéroport de
Moorea
lagon
Moorea - Tem<
baie de Cook
Maharepa
Papetoai
Club
m
Bail
Méditerranée *
Paopao
iBungalows
L Jamet
habitat dispersé
Teavaroi
Hai
Hibiscus-
village
□ agglomération
Motel Albert
Tiahura
Moorea
1
Temae
baie d’Opunohu
'aiar^
M' Matotea
714
m
antenne du
Muséum
^
zone
%
d'Hist. Naturelle
M' Mouaputa
Lycée
agricole
-
.
industi
de Vaian
cultures
830 m
Afareaitu
M' Tohivea
.
a cocoteraie
□ cocoteraie dégradée
O périmètre
d'expérimentations
lycée agricole
d’Opunohu
du
culture de l'ananas
,1 207 m
et reboisement
Haapiti
liaisons aériennes
Haumi
liaisons maritimes
lAtiha
Carte économique de Moorea.
96
Maatea
5 km
capacité hôtelière
50
150
250
350 chambres
MOOREA
Tahiti à la fin de décembre 1808. Son exil à
Papetoai dura sept longues années et c’est
pendant cette période qu’il rejeta les dieux
de ses ancêtres et encouragea la population
à suivre son exemple. Sous la direction des
quatre ^missionnaires anglais qui partagè¬
rent son exil, le premier *temple protestant
de la Polynésie française, en matériaux du
pays, fut érigé à Papetoai en 1813. Deux
ans plus tard, Pômare débarqua à Tahiti à
la tête d’une armée composée essentielle¬
ment d’auxiliaires des îles
Sous-le-Vent et
comptant un bon nombre d’artilleurs euro¬
campagne se termina par la
bataille victorieuse de *Fe’i Pi et Pômare
péens. Sa
fut dès lors le maître de Tahiti.
Les six nouveaux missionnaires anglais qui
arrivèrent en 1817 préférèrent s’installer à
V
Moorea, parce qu’ils s’y sentaient plus en
sécurité. L’un d’eux, William *Ellis, qui
était imprimeur, avait apporté une presse
et une grande quantité de papier.
11 choisit
Afareaitu pour y installer son "'imprimerie,
la première de tout le Pacifique. Le premier
ouvrage paru fut un abécédaire, tiré à 2 300
exemplaires, dont il ne reste plus un seul
aujourd’hui. Il fut suivi par les quatre
Evangiles en tahitien.
Les
habitants de
Moorea et de Tahiti
avec une rapidité
étonnante et devinrent des adeptes fervents
apprirent tous à lire
de la nouvelle religion.
Pour les mission¬
naires, ceci ne suffisait pas car, tout comme
leurs confrères catholiques à Mangarevaet
aux
Marquises, ils estimaient qu’on
ne
peut pas être un bon chrétien si on ne vit
pas à la manière européenne. Mais pour
acheter des vêtements et autres objets
Moorea. 1. La côte touristique et ies
complexes hôteliers au nord-ouest
de l’île. Au premier plan, lesîlotsdu
Club Méditerranée. 2. Maison de
style colonial. 3. La route de
ceinture en bordure de la baie de
Cook dans les années 1970.
4. Pêcheur de bonites en route vers
le marché de Pao Pao. 5. Port de
Papetoai à l’entrée de la baie
d’Opunohu.
97
MOPELIA
manufacturés et vivre dans une maison en
MOPELIA. Tahitien:
dur, il fallait avoir de l’argent. Les mis¬
des *îles Sous-le-Vent, situé par 16°48’ sud
sionnaires examinèrent donc les possibili¬
tés de développement économique à Moo-
la vallée fertile de
Opunohu était l’endroit idéal pour créer
une grande *plantation de canne à sucre et
rea et
conclurent que
de coton. Au demeurant, l’administration
goélette dans le lagon de Mopella
française parvint à la même conclusion 150
ans plus tard, en installant sur ces mêmes
terres un *lycée agricole. Les projets des
missionnaires étaient encore plus ambi¬
tieux à cette époque lointaine puisqu’ils
firent construire par des spécialistes venus
exprès d’Angleterre, en l’espace de quel¬
ques années, d’abord une sucrerie et ensuite
une
qui mettait fin à leur vie libre et indépen¬
dante. Cinquante ans plus tard, les planta¬
tions de Opunohu furent achetées par une
société allemande, la *Société commer¬
ciale d’Océanie, qui réussit à les faire fructi¬
fier en employant d’anciens ^coolies chi¬
nois d’Atimaono, pour faire du *coprah.
La culture de la *vanille, introduite vers la
fin du siècle dernier, était plus à la portée
des insulaires, car elle s’intégrait bien à une
agriculture de type familial. Mais la prépa¬
ration des gousses est lente et demande une
surveillance méticuleuse. Ce travail devint
par conséquent un monopole des Chinois
qui se fixèrent dans Hle
grandissant.
en
nombre
• Le rêve des missionnaires, créer une véri¬
production
agricole locale, s’est finalement réalisé dans
les années 1970, avec le développement de
table industrie basée
sur une
la culture des *ananas et la construction
d’une usine de *jus de fruit.
Mais la première activité économique de
Moorea reste le *tourisme. Sa capacité
hôtelière atteint 1 127 chambres fin 1987,1a
principale unité étant le Club Méditerra¬
née installé en 1965 et accueillant plus de
7 000 visiteurs par an. Le tourisme fournit
un emploi permanent à 40 % de la popula¬
tion active et un complément de ressources
(agriculture, entretien des hôtels, activités
d’animation, artisanat, petit commerce...)
à la plupart des autres actifs non fonction¬
naires. Moorea doit sa vocation touristi¬
à ses remarquables paysages : mon¬
tagnes dentelées, lagons colorés et longues
plages de sable blanc. Elle la doit aussi à la
proximité de l’agglomération de Papeete
qui en a fait un de ses espaces-loisirs préfé¬
rés et une sorte de banlieue puisque chaque
jour ou chaque semaine on y observe d’im¬
portantes migrations de main-d’œuvre. En
que
1986, le trafic total entre les deux îles s’est
à 469 337 passagers et à 171000
élevé
tonnes
de
fret.
Moorea
constitue
une
*commune à part entière à laquelle est
associée Hle de *Maiao et dont le chef-lieu
(more), il, (au
98
Afareaitu. La population de Moorea
atteignait 7 059 habitants en 1983.
est
et 153“57’ ouest, à 230 km à l’ouest de Bora
Bora. L’île a été rattachée à la commune de
*Maupiti. Elle ne compte que 5 habitants
et constitue un domaine protégé où se
reproduisent les *tortues marines. Une sta¬
tion météorologique complète fonctionne
à Mopelia depuis 1953.
MORANE. *Atoll des *Tuamotu du Sud,
situé par
I37°08’ ouest et 23° 10’ sud. Cet
îlot inhabité fait partie de la commune des
*Gambier mais se trouve à 110 km à l’ouest
de *Mangareva.
usine de *textile. Hélas, les insulaires
refusèrent catégoriquement ce “progrès”,
costume de danse eh more : jupe
Maupiha’a. *Atoll
morbidité, nom fém. Caractère de ce qui
est morbide, c’est-à-dire relatif à la
*maladie.
Le taux de morbidité est la proportion de
malades par rapport à l’effectif global
d’une *population. 11 se calcule en général
chaque maladie. Les affections les
plus fréquentes en France sont celles de la
pour
Polynésie fran¬
çaise, ce sont la *grippe et la *dengue.
L’étude de la morbidité permet de dégager
les grandes orientations de la politique
bouche et des dents. En
sanitaire d ’un pays, en particulier au niveau
du budget et de la recherche. En Polynésie
française, elle est assurée par l’^lnstitut de
Recherches médicales Louis Malardé.
more. *Fibre interne de l’écorce de
*purau
dont on fait traditionnellement en Polyné¬
sie des ligatures et des jupes pour les dan¬
seurs.
C’est le *textile ancien le plus cou¬
Polynésie. Sa préparation est assez
branches ou rejets
qui fournissent le more sont coupées en
mars, avril ou mai. On les laisse séjourner
pendant huit jours dans une fosse remplie
rant en
élaborée. «Les jeunes
d’eau boueuse...
Au sortir du trou,
on
dépouille les branches de leur écorce
externe puis on les lave soigneusement jus¬
qu’à ce que leur surface soit blanche et
soyeuse. On les bat avec un bâton pour
ramollir et libérer les fibres qui sont enle¬
vées par râclage au moyen d’un peigne
(pâhere) fabriqué avec de fines lamelles de
bambou. On obtient finalement le
more
forme de lanières blanches qui sont
sous
ficelées en liasses prêtes à l’emploi» (Paul
Pétard).
Les fibres tressées étaient utilisées dans le
passé pour relier ensemble les pièces de
charpente des toitures, pour réaliser les
haubans des mâts de ^pirogues à voile, les
sandales pour marcher sur les coraux, les
vêtements et les nattes d’apparat...
►
more.
roto
Te more ’o te taura ïa e noa ’a mai na
i le pahaera’a i te pa'a o te purau (j'au).
Te
more, te taura matait maita'ihia e te ma’ohi no
te ha'a i le
more.
’ahu 'orira’a teiparauhia e ’ahu
MORMON
No te hamanira 'a i te ’ahu more, e haere e lapu
i te more i roto i te area no na ava 'e mati,
eperera, me. E tapuru i te taura i roto i te
anavai (’ei vahi ’ovarivari) i te tahi taime mai
te va’u mahana
(ho'e hepetoma) i mûri iho 'e
sitions au succès limité. Ce peintre autodi¬
dacte eut dit-on quatre passions : la mer, la
chasse, la peinture et r*opium. C’est d’ail¬
leurs d’un abus d’opium qu’il décéda le 27
avril 1931.
tamâ i te taura, 'e ma ’uo ’uo maita ’/. E rutii ta
râtou ia maru 'e ia mataratara maita’i, i mûri
Octave Morillot avait repris du service au
iho e ta 'amu ia no te hamani i te ’ahu more, i
mûri a ’e 'et reira e pahere ai, ia riro mai ’ei
mau hu'a ri'i nehenehe ’ana'ana roa.
sous
E rave ato ’ahia te more no te atora ’a i te mau
fare i tahito, nâ reira ato'a i te mau va’a, te
mau pahi rarahi e hamani ato 'a hia te more i
te tama ’a no ni 'a i te a 'au. E papa ’i ato ’a hia i
te tôtô ’anani ’e te mau ’ahu fa ’anehenehe. ’Ua
riro te ’ahu more, ’ei ’ahu ai'a no te mau
purotu e tata’u i te ti'ara'apurotu nehenehe i
te fenua rapae atu i to tatou.
(Octave) (1872-1936).
*Pasteur; président du Conseil supérieur
des Églises tahitiennes. Octave Moreau
naquit en 1872 en Charente. A la suite de
deux séjours au Sénégal, il fut envoyé dans
les * Établissements français de l’Océanie,
où il arriva le 21 janvier 1904. Pasteur à
Moorea, puis à Tahiti, il prit, en 1924, la
MOREAU
succession de Louis Rousset de
Pomaret
à la tête de la présidence du Conseil supé¬
rieur des Églises tahitiennes. Il dirigea éga¬
lement r*école pastorale et fut un des fon¬
dateurs de la ^léproserie d’*Orofara. Per¬
sonnage généreux et travailleur acharné, le
pasteur Moreau est considéré comme l’une
des grandes figures de la ^mission protes¬
tante à Tahiti.
Une rue porte son nom dans
le quartier de Fariipiti.
MORIA. Lieu-dit situé sur les hauteurs de
*Sainte-Amélie dominant Papeete.
1963, P*Église évangé¬
lique a ouvert à cet endroit un centre édu¬
catif dont la gestion fait l’objet d’une
• Foyer Moria. En
*convention avec le Territoire. 11 accueille
cinquantaine de mineurs de 7 à 15 ans
répondant aux catégories suivantes : «délin¬
quants, vagabonds, victimes de mauvais
traitements, de parents déchus du droit de
garde, ou faisant l’objet de mesure d’assis¬
tance éducative». Les pensionnaires y reçoi¬
vent une formation professionnelle et leur
une
de la Première
cours
Guerre mondiale,
les ordres du commandant *Destre-
meau.
Il avait même été nommé comman¬
dant du détachement d’infanterie coloniale
de
Papeete, avant d’être démobilisé
1917.
en
mormon, adj. et nom. Membre de l’Église
de Jésus-Christ des Saints des Derniers
Jours, du nom de Mormon, auteur pré¬
tendu d’un des livres sacrés de cette Église.
• Le mormonisme a été fondé en
1830 par
le prophète Joseph Smith. Sur la colline de
Cumorah, près de New York, celui-ci
aurait reçu de l’ange Moroni la révélation
de l’existence de plaques d’or gravées retra¬
çant l’histoire antique d’une branche amé¬
ricaine de l’Église chrétienne. Leur trans¬
cription donna le livre de Mormon qui,
avec
la
*Bible, constitue la source de la
doctrine. Celle-ci repose essentiellement
sur le libre-arbitre, base de tout acte et de
toute
décision.
Joseph Smith s’installa
dans l’Illinois avec ses disciples, mais il y
1844 à la suite d’un lyn¬
chage, sa *polygamie n’étant pas tolérée
par la population. Les mormons gagnèrent
alors l’Utah sous la conduite de Brigham
Young et y fondèrent la ville de Sait Lake
City, siège mondial de l’Église. En 1985, la
communauté mormone comptait 5 800 000
trouva la mort en
membres.
•
Les *missionnaires mormons vinrent en
Polynésie dès 1844. Benjamin Grouard et
Addison *Pratt reçurent un bon accueil
des populations de Tubuai et d’*Anaa,
mais se heurtèrent aux protestants et aux
catholiques. Après les violents affronte¬
ments d’Anaa en 1852, il ne subsista qu’une
petite communauté à Faaa.
En 1892, les “elders”iosttph Damron,Wil¬
liam Seegmiller et James Brown entrepri¬
rent une nouvelle ^évangélisation des
temple mormon de Titioro
réinsertion sociale est assurée.
MORILLOT (Octave) (1878-1931). *Officier de marine, *colon et peintre. Octave
Morillot est né dans la Marne en 1878. Ses
fonctions d’officier de marine le conduisi¬
rent en
Polynésie. Séduit par le charme des
îles, il abandonna la carrière militaire pour
venir se fixer à Tahaa en 1905. 11 y fonda
une
*plantation et put s’adonner pleine¬
ment à la ^peinture. Celle-ci, colorée, tour¬
mentée, laisse une large place aux nus aux
formes pleines et aux paysages chargés
d’exotisme. Octave Morillot se rendit deux
fois en France, en 1922 et 1928, pour y
présenter ses œuvres dans le cadre d’expo¬
99
MORRISON
archipels. A Tahiti, la mission s’installa en
1905 à Orovini (Papeete). «Elle entreprend
la traduction des écritures mormones en
tahitien et l’édition d’un journal: Te
Heheura api (la Révélation nouvelle). En
1926, les jeunes, organisés
en
Société
d’Amélioration mutuelle, créent un
orchestre qui contribuera beaucoup à la
popularité des Saints des Derniers Jours de
rUtah» (Geneviève Simon : “Encyclopédie
de la Polynésie”, tome 8).
Depuis 1970 environ, la mission mormone
connaît un essor rapide. Le pieu (groupe de
paroisses) de Papeete fut créé en 1972, celui
de Pirae en 1980, tandis que plusieurs cen¬
tres paroissiaux s’ouvraient dans les autres
communes des îles
de la Société. Couron¬
progression, un temple,
lieu sacré par excellence des mormons, est
construit à Titioro, sur l’emplacement de
l’école qui a fonctionné de 1964 à 1982, et
nement de cette
dédicacé en octobre 1983. La communauté
mormone
de
Polynésie compte environ
9000 membres en 1987.
MORRISON
Second maître
(James) (1761-1808).
d’équipage du *Bounty.
Après la *mutinerie et le retour à Tahiti, le
22 septembre 1789, il séjourna dans IJle
pendant 18 mois et nous a laissé la meil¬
leure description faite par un témoin ocu¬
laire de la société ancienne que nous possé¬
dions. Bien que ce récit soit souvent appelé
un “journal”, il s’agit en réalité de souve¬
nirs, rédigés par Morrison en 1792, lors¬
que, en prison, il attendait d’être pendu.
Cependant, sa participation à la mutinerie
ayant été minime, il fut finalement gracié
par le roi et autorisé à réintégrer la marine.
Lorsqu’il mourut en mer en 1808, son
manuscrit, qu’il avait confié à un pasteur
de la *London Missionary Society, n’était
pas encore publié. 11 ne le fut qu’en 1935 !
La première traduction française, faite par
Bertrand Jaunez, a été publiée par la
Société des Études océaniennes, en 1966, et
débute par une notice détaillée sur la
genèse du livre. James Morrison, qui avait
eu le privilège de vivre à Tahiti avant les
grands bouleversements culturels occa¬
sionnés par l’arrivée des missionnaires,
commerçants et matelots européens, et qui
avait vite appris le tahitien, possédait une
tournure d’esprit scientifique qui confère
une valeur exceptionnelle à toutes ses
observations.
►
MORRISON (James) (1761-1808). Era’atira
piti ’o Morrison James i ni’a i te pahi ra ’o
Bounty. Imûri a’e i te orurehaura’a i ni’a i te
pahi, ho ’i mai nèi te pahi i Tahiti i te 22 nô
tetepa 1789, ’uaparahi mai ’o Morrison i ni’a i
te fenua nei 18 ’ava’e; ’uapâpa’i ’oia i te hô’ë
pt^au fa’a’ite ’e te tuatapapara’a fa’ahiahia roa
no te huru
’e te hi’ora’a tei ’ite matahia e ana
no te nuna ’a ma ’ohi tana i
’ite i tôna tau a
parahi ai ’oia i Tahiti. A ta ’a noa atu ai ë, ’ua
parauhia tana puta e e "ve’a parau ’âpi" are'a
I
100
ra e mau hi’ora’a
ha’amana’ora’a nâna tana
iho i papa ’i tei ora mau hia e ana, tana e
vauvau ra i te matahiti
1792, tei roto ’oia i te
fare tape’ara’a ’e te tia’i ra i te taime e tarihia
ai. Na roto ra i te mau ’ohipa i tupu nô te
orurera’ahau ’e tôna ora’a i roto i taua mau
opuara’a ra, ’aita i ta’apapu ’e aita ato’a i
feruri hohonuhia, mai te mau ’ohipa ato ’a, ’ua
ti’a i te ta’ato’a i te ferurira’a i te huru no te
fa’a’eta’etara’a a te ture ’e i tepae hope’a, ’ua
fâri’i te ari’i iafa’a’ore i tana utu’a ’e iafa’aho’i
fa’ahou iana i roto i te nu’u ihitai.
la pohe ’o Morrison i tua i te matahiti 1808,
’ua horo ’a atu ’oia i tana mau parau i papa ’i i
roto i te rima o te ho ë orometua fa ’aa ’o no te
Totaiete fa ’atupura ’a parau no Ronetona, i te
reira taime ’aita ia tana mau parau i nene ’ihia.
No te matahiti 1935 noa i nene’ihia ai.
Te iritira ’a môtômua na roto i te reo farani na
roto i te ho ë ’ohipa papu
’e te hape ’ore, na
Bertrand Jaunez ia te reira i rave, ’ua nene ’ihia
’e te totaiete tuatapapara’a no Oteania
(S.E. O.) i te matahiti 1966, tei ha’amata na
roto i te tatara maita’ira’a ’e te fa’ata’a maite
ra ’a i te huru mau no te ha ’amatara ’a no taua
puta ra (te parauhia te tenete o te puta).
’Ua fana ’o ’o Morrison i tona orara ’a i Tahiti, i
te maita’ira’a ta’a’e nô te huru mau o taua tau
ra
’e te orara ’a mau o te ma ’ohi, te tumu no te
mea,
’aita ia teie mau fa ’atauiuira ’a no te ta ’ere
ma ’ohi i o
mai ra i roto i te orara ’a o to te
fenua. ’Aita ra i maoro i mûri iho, !ua tae rahi
mai te mau mitionare, te mau ho’o tao’a, te
’a a ta ’a noa atu ai e, ’ua ’ohie
tôna ’ite i te reo tahiti. Nô roto i tona
mau ihitai papa
roa
’itera ’a i te parau tahiti ’e tona aravihi i te
’ohipa tuatapapa nô reira e ’ohipa rahi ta ’a ë
faufa ’a fa ’ahiahia mau te ’itehia ’e te
noa ’a mai i roto i tana mau tuatapapara ’a.
mau e te
mort. 1. nomfém. Fin de la vie. 2. adj. Qui
a cessé de vivre. 3. nom.
d’un être humain.
Dépouille mortelle
Dans la
Polynésie ancienne, la mort,
*maladie, était, selon -la
croyance, due à la volonté des dieux. On
mourait au combat, parce que les dieux
étaient passés avec les ennemis. On mou¬
rait de maladie quand on avait, même invo¬
lontairement, violé un *tabou ou parce
qu’un ennemi avait fait une *offrande aux
dieux pour obtenir la mort de son adver¬
saire. La mort infligée à certains nouveauxnés, l’*infanticide, correspondait à des
•
comme
la
normes sociales et n’entraînait
pas un sen¬
timent de culpabilité. Lors de la *cérémo-
nie sur le *marae qui suivait la mort des
de rang élevé, les prêtres {*tahu’a)
prononçaient des *prières pour satisfaire le
défunt et calmer son esprit afin qu’il ne
revienne pas terrifier les vivants dans les
gens
lieux où il avait vécu. Les cérémonies mor¬
tuaires qui se tenaient sur un marae, lors de
la mort d’un chef, ont beaucoup impres¬
sionné les observateurs européens : les
*deuilleurs armés d’un grand bâton muni
de dents de requin, escortés par un groupe
de jeunes gens, les *nevaneva, brandis¬
saient des massues et blessaient ceux qui se
trouvaient
sur
leur
passage.
Selon
T. *Henry, «dans les hautes classes, lorsque
de l’inhumation était venu, le
corps était enroulé dans du *tapa parfumé
placé dans un cercueil creusé dans un tronc
d’arbre et placé en secret dans le caveau
d’un marae. Plus tard, il était transporté
dans une *grotte de montagne par le prêtre
de la famille et quelques intimes. Les gens
du peuple faisaient aussi des cercueils ou
le temps
bien se contentaient d’enrouler leurs morts
dans des tapa parfumés ou non, puis dans
une
une
natte, pour les enterrer ensuite dans
grotte ou dans leur marae avec ou sans
le secours d’un prêtre. Quelques cadavres
E tuatapapa mai te ti’a nâ tera fëti’i ’e ter a
fëti’i i te huru no te aufau fëti’i. E tupu te tahi
tama ’ara ’a rahi. Te vai ra ihoâ te feiâ rave
ma ’e,
te vai ra te feia auta, te vai ra te mau
ta ’ata fa ’a ’oa ’oa.
E oro ’a ’oa ’oa roa te oro ’a
hunara’a ma’i. E nehenehe te mau fëti’i e
parahi ’amui e pau atu te hâë hepetoma, i
mûri iho ha ’apurara atu ai.
Are’a ra i teie mahana, teie tau ’âpi, te taui roa
atura te ma’ohi i tana peu, ’ua ’ore te mana’o
fëti’i, te haere tipe’e atu ra i te peu ’oia te
ha ’apa ’o noa iana iho.
Teie te tahi mauparau hi’ora’a: heva, te ta’ata
heva, te mirira ’a, te fare tupapa ’u, te oro ’a
hunara ’a.
étaient enterrés dans une position assise...»
(“Tahiti aux Temps anciens”).
Voir aussi; deuil, embaumer, fare
tUpâpa’u, funérailles..
Hom. :
Maure ; un mors ;
verbe mordre.
un
formes du
►
pohe, tupapa’u. '0 te hope’a ia no te orara’a
pae tino net o te ta 'ata.
Te ta’atapohe (tupapa’u) ’o te tino tahuti ia o
te ta’ata nei. / te hi’ora’a a te mâ’ohi i tahito, ’e
to ratou ti'aturira’a, te pohe ’e te ma’i no te
hina ’aro ia o te mau atua. Epohe te ta ’ata i
roto i te
’arora ’a no te mea, ’ua haere te mau
atua i te pae o te
te ma’i,
’enemi. E pohehia te ta ’ata i
ia ore te ta’ata ia ha’apa’o fa’atura i te
tapu, ’aore ra, ’ua pupu te ’enemi i te tahi ô na
te mau atua ia horo ’a mai ’oia i te manuia
iana. Te ha’apohera’a i te tahi mau aiu, te
’u ’umira ’a i te aiu aru ’aru, ’ua riro ia ei peu i
roto i te orara’a totiare,
’e aita roa e mana’o
fa'ahapa e tupu mai. la tupu te oro’a i ni’a i te
marae no te fa’aru’era’a te ho“ë ta’ata ti’ara’a
teitei, e fa ’atere te mau tahu ’a i te upu
tupapa ’u ’ei fa ’ahau i te varua o te ta ’ata i
pohe, ia ore teipohe ia ho’i mai e fa’ari'ari’a i
te feia ora i tana mau vahi i matau, i tona vai
orara’a. Te mau ’oro'a i ni’a i te marae no te
ta’ata pohe (tupapa’u) ’ua riro
rahi nâ te papa ’a.
’ei maerera’aTe mau ta ’ata heva e tura ’au
ta râtou, e niho ma’o to te
ratou
’ohi’u e mape’ehia
’e te mau nevaneva ’e ta râtou mau
’omore; ia farerei râtou i te ta’ata i ni’a i to
ratou arati’a e ha’amuiuihia e râtou ia au i te
fa’ati’a a Teuira Henry.
Te feia ti’ara’a teietei, ia tae i te taime no tâ
ratou hunara ’a, e tavirihia te tino
pohe i roto i
te tahi tapa fa ’ano ’ano ’ahia, tu ’uhia atu ai i
roto i te tahi piha tei paohia i roto i te tahi
tumu ra’au ’e i mûri iho e ’afa’i huna-noa-hia
te reira i roto i te marae.
I mûri roa a’e, e
amohia atu te reira tino tupapa’u i roto i te
mortalité, nom fém. Condition d’un être
mortel. *Mort d’un certain nombre d’hom¬
mes ou d’animaux succombant à un même
mal. Nombre de décès survenus au cours
d’un laps de temps donné. Ainsi, en Poly¬
nésie française, la mortalité atteignait le
chiffre de 934 en 1985, alors qu’en Métro¬
pole on notait environ 550000 décès.
• Le *taux brut de mortalité est le
rapport,
période, entre le nombre de décès et
l’effectif moyen de la population corres¬
pondante, en milieu de période. Ce taux est
en général donné
pour une année et rap¬
porté pour 1 000 habitants. Le taux de
mortalité dépend des conditions sanitaires
générales et, surtout, de la composition par
âges de la population. En Polynésie, le
maintien d’une forte *natalité et les progrès
considérables de l’état de santé des popula¬
tions ont permis d’abaisser le taux de mor¬
sur une
talité de 7,8 pour 1000 en 1976 à 5,3 pour
1000 en 1985. Le taux le plus faible du
monde a été relevé aux îles Fidji (4 pour
1000 en 1984) et le plus élevé en Gambie :
28 pour 1000 en 1984.
mortalité infantile. Nombre de décès
d’enfants de moins de un an survenus en
une année. Le taux de mortalité infantile
•
est le rapport entre ce nombre et celui des
naissances vivantes comptabilisées en une
année. Ce taux est un excellent indice de
l’état sanitaire d’une population. Dans des
circonstances difficiles (disettes, épidé¬
mies...), il s’élève beaucoup plus rapide¬
ment que le taux de mortalité générale car
les jeunes enfants sont des êtres très vulné¬
rables. En Polynésie française, il était de
te mau ta’ata tupu ’e te
tabula o te fëti’i ana’e te mape’e atu na mûri i
22,3 pour 1000 en 1983, alors qu’il oscillait
entre 40 et 70 pour 1000 entre 1975 et 1981.
nüna’a (manahune) i te piha (ta'ata pohe) ’aore
Il atteint 36 pour
ana i ni’a i te mou’a,
teie tere hunara’a ma’i. Ehamani ato’a na te
ra e taviri i to ratou mau ta’ata
pohe i roto i te
tapa fa’ano’ano’a, te tahi i roto i tepe’ue no te
huna atu i roto i te ana, te tahi ra i roto i tâ
ratou iho marae, e tahu ’a to reira ra, te reira ia
e
En France, il est de l’ordre de 10 pour 1000.
1000 aux îles Fidji, 40
1000 aux Samoa, 103 pour 1000 en
Papouasie-Nouvelle-Guinée et plus de 200
pour 1000 au Burkina Faso.
pour
’aita ra te reira ato ’a ia. Te vetahi mau ta ’ata
pohe, mea ianu ha’aparahihia (Teuira Henry).
I roto ato ’a i te orara ’a o te ma ’ohi, ’ua riro te
atipohe i roto i te hoëutuafare fëti’i, ’ei oro’a
rahi. E tonohia te ve’a nâ te fa’a’ite i te mau
fëti’i. E amui mai ratou i roto i te utuâfare ati,
’ei reira ratou e meremere mai ai, e
meremerehua ’a te aura ’a.
mortier, nom masc. Récipient dans lequel
certaines subtances avec un pilon
on broie
(*penu).
• En Polynésie, les *fouilles
archéologi¬
ques ont livré quelques pilons, mais ils
étaient le plus souvent associés à des tables
MORUROA
Moruroa. 1. Essai aérien d’une
instaliation de
forage pour tirs souterrains.
3. Éléments de la base avancée ; au
premier plan, l’aérodrome. 4. Vue
générale de l’atoll vers l’ouest.
bombe atomique. 2.
Moruroa. 1. Tamatamatara’a i rotoi
te aore o te
tupita 'atomi.
2. Ha'aparahira'a o te mau tauiha'a
hou nô te mau tupitara'a i raro i te
tenue. 3. le mau rave'a i ni'a i te
fenua : i te hoho'a matamua, ’o te
taura'a manureva. 4. Hoho'a o te
ta'ato'ara'a o te motu i te pae'au
To'o'a o te Râ.
à piler en
pierre ou en bois qui faisaient
office de mortier. Les mortiers avaient
pour nom hoaka aux Marquises, *pâpâhia
aux îles de la Société, tu’i raro aux îles
Australes. Ces récipients pouvaient servir à
broyer des plantes médicinales, tinctoriales
ou alimentaires. Il est
possible que des
•
’umete et des récipients faisant office de
lampe aient pu servir de mortiers.
Autres sens: pièce d’artillerie légère tirant
des obus ou de la mitraille ; mélange de
sable, de chaux ou de ciment et d’eau ser¬
vant à lier les pierres d’une construction.
MORUROA (autre nom polynésien: Hiti
tau tau mai).
Grand *atoll des *Tuamotu
138°50’ ouest et 21°50’
sud, à 1 250 km au sud-est de Tahiti. L’île
du Sud, sitüé par
28 km dans
mesure
sa
plus grande lon¬
gueur et 11 dans sa plus grande largeur,
l’anneau de corail s’allongeant sur plus de
55 km. Le nom de cette île a souvent été
écrit et prononcé Mururoa. Les militaires
du C.E.P. qui s’y sont installés se sont fiés
aux
indications d’une vieille carte hydro¬
graphique où le nom était mal orthogra¬
phié et ont répandu l’usage de ce terme
erroné. Le dictionnaire des missionnaires
picpuciens édité en 1908 précise que le mot
moru, spécifique de cette aire linguistique,'
désigne une sorte de filet, tandis que roa
veut dire long,
• Quelques traces d’un peuplement ancien
ont été trouvées lors des travaux de terras¬
menés
sements
au
début des années soi¬
D’après Christian Beslu, «une ma¬
gnifique aiguille en os de chien gravé, qui
servait aux Polynésiens à fabriquer les toits
en pandanus, a été ramassée sur un tas de
sable. Un tikien pierre aurait été également
trouvé lors de terrassements. Un petit
*marae rectangulaire, constitué par des
plaques de corail, existait encore sur un des
motu de la zone sud-ouest ainsi qu’une
tombe qui aurait contenu le squelette (sans
tête) d’un géant de quelque 2,50 m».
xante.
La découverte de Hle a été attribuée par
Philip *Carteret. En réalité, l’exis¬
Moruroa resta inconnue jusqu’à
ce que le *baleinier Matilda s’y échouât
erreur à
tence de
dans la soirée du 25 février 1792. L’île était
alors déserte. Elle devint terre domaniale
1881, après l’abdication de Pômare V,
puis fut affermée successivement à diffé¬
rentes sociétés se livrant à l’exploitation du
*coprah.
• Lorsque, le 27 juillet 1962, le Conseil de
la Défense prit la décision de créer le *Centre d'Expérimentation du Pacifique, les
grandes lignes de l’organisation de son
implantation intégraient déjà Moruroa
en
comme
futur site de tir. L’île fut retenue
pour ses deux passes praticables, les possi¬
bilités d’y aménager des accès portuaires et
son
éloignement de toute zone habitée. Dès
le mois de mai 1963, 300 soldats du Génie
débarquèrent à Moruroa pour établir les
102
infrastructures nécessaires aux essais, avec
l’aide de travailleurs recrutés dans les îles.
Il restait à régler le problème juridique et
politique posé par l’occupation d’un do¬
maine territorial par l’armée française. Ce
fut fait en février 1964 lorsqu’à l’initiative
du conseiller territorial Jacques Drollet, la
Commission permanente céda gracieuse¬
ment l’atoll à l’État français. Par trois voix
contre deux, cet organe territorial adopta
une
résolution dont l’article l'^'’ est libellé
comme suit :
Sont cédés gratuitement, en toute propriété, par le
Territoire à l’État, pour les
besoins du Centre d’Expérimentation du Pacifique, les atolls domaniaux de
Moruroa et de *Fangataufa, situés dans l’archipel des Tuamotu. Cette cession est
consentie sous la réserve que l’État fera son affaire personnelle, au nom et pour le
compte du Territoire qui lui donne tous pouvoirs à cet effet, de l’éviction et de
l’indemnisation éventuelle de la société “Tahitia” actuelle locataire de l’atoll de
Moruroa sans que le dit
Territoire puisse être inquiété ni mis en cause à cette
du
Pacifique, les atolls de Moruroa et de Fangataufa feront d’office retour gratuit au
domaine du Territoire dans l’état où ils se trouveront à cette époque, sans
dédommagement ni réparation d’aucune sorte de la part de l’État. Les bâtiments
qui
trouveront édifiés à cette même époque, ainsi que le matériel laissé sur
place, deviendront propriété du Territoire sans indemnité.
occasion. Au
Sur
cas
de cessation des activités du Centre d’Expérimentation
l’atoll, des travaux considérables
décore
la
façade d’un immeuble,
rue
étaient déjà en cours : ouverture d’une piste
Dumont d’Urville.
le tour de Hle, aménagement d’une base de
MOTANE ou Mohotani. Ile appartenant
d’aviation de 2200 m et d’une route faisant
vie baptisée “Martine”, construction
d’énormes blockhaus, les deux plus impor¬
tants ayant chacun une masse équivalant à
celle de l’Arc de Triomphe de l’Étoile. Le
premier tir fut réalisé le 2 juillet 1966 et
reçut le nom d’Aldébaran. Celui du 11 sep¬
tembre (tir Bételgeuse) eut lieu en présence
du général de Gaulle et fut suivi d’une cen¬
taine d’autres, aériens jusqu’en 1975, sou¬
terrains ensuite. Les explosions répétées
ont ébranlé la masse basaltique et provo¬
qué d’importants effondrements de sur¬
face. Par contre, la ^radioactivité ne sem¬
ble pas à cet endroit supérieure aux
moyennes
Pacifique.
MORUU.
*Eimeo
ou
relevées dans l’ensemble du
Ancien
*district
Moorea.
La
Hle
de
*chefferie
de
de
*Haapiti. Les
Moorea à un
poisson (comme Tahiti) situaient cette chef¬
ferie entré la nageoire du nord et celle du
ouest, au nord de
anciens qui comparaient
côte
sud.
mosaïque, nom fém. Assemblage de petits
de céramique ou de verre colo¬
rés, collés sur l’enduit d’un mur ou d’un sol.
morceaux
Art d’exécuter des figures décoratives par
moyen. Les mosaïstes furent nombreux
dans la Grèce et l’Italie antiques.
ce
Papeete, une mosaïque d’Henri Crocq
groupe Sud des *Marquises, située par
138°50’ ouest et 10° sud. Toute
en
lon¬
gueur, elle forme une grande table dissy¬
métrique de 15 km^ culminant à 520 m et
bordée de falaises abruptes. Le plateau
recèle quelques traces d’une occupation
ancienne, mais aujourd’hui il n’est par¬
couru que par quelques troupeaux de mou¬
tons ou de chèvres sauvages. Bien que la
mer soit inhospitalière, les habitants de
*Hiva Oa viennent parfois pêcher dans ces
parages, ou chasser sur Hle.
motion, nom fém. Proposition faite dans
une
*assemblée.
de censure (ou motion de
défiance) : procédé qui consiste, dans un
régime parlementaire, à mettre en jeu la
responsabilité d’un *gouvernement. En
•
Moruu s’étendait de Maenu à Ruari sur la
A
au
motion
France, l’article 49 de la *constitution de la
V° ^République prévoit qu’une motion de
proposée par au moins 10% des
membres de l’Assemblée nationale entraîne
censure
la suspension des débats en cours. Elle est
suivie, dans un délai minimum de deux
jours, d’un vote auquel ne participent que
les députés favorables à l’adoption de la
motion. Si la *majorité requise est atteinte,
le gouvernement est alors tenu de démis¬
sionner et le ^président de la République
tenu d’accepter cette démission. Un même
député ne peut proposer plus d’une motion
de censure dans une même ^session.
En Polynésie française, l’Assemblée terri-
MOTO’I
toriale «peut mettre en cause la responsabi¬
motu. Ilot sur un *récif corallien. Dans les
dépose une motion de censure signée par
au moins les deux cinquièmes des membres
de l’Assemblée (art. 79 du statut). Si une
majorité se dégage en faveur de cette
motion, les membres du gouvernement du
de la couronne récifale.
procède alors à l’élection d’un nouveau
président du gouvernement du Territoire
motu est
lité du gouvernement du Territoire» si elle
Territoire sont tenus de démissionner. On
(art. 80).
moto’i voir Ylang-ylang.
motoro. Coutume ancienne qui consistait
pour un jeune homme à entrer la nuit chez
une
Motutunga
jeune fille ou une femme dans le but de
la séduire. Aux îles *Samoa, la même cou¬
tume est
Passe de MARUKUPEEGA
OTEAVA
Passe
FAREAKA
_
TEPUPAHEA
nommée moetotolo, c’est-à-dire
“se faufiler pendant le sommeil’’. Le candi¬
dat s’enduisait le corps d’huile pour échap¬
per aux gens de la maison, si, réveillés, ils
cherchaient à le saisir.
Cette pratique est toujours vivace, surtout
Tuamotu où elle a encore gardé un
côté “bon enfant’’. A Tahiti, elle a perdu
♦atolls, ils constituent les terres émergées
Les motu émergent grâce à l’accumulation
de matériaux détritiques arrachés au récif
par les courants et les vagues de tempêtes.
Autour des îles de formation relativement
récente,
comme
Tahiti, la superficie des
modeste. Sur les grandes chaus¬
sées coralliennes qui entourent les îles plus
anciennes, ils sont parfois très vastes : ceux
de *Huahine et de *Maupiti portent des
cultures de melons et pastèques, le
Motu
One de *Bora Bora accueille l’aérodrome.
MOTUTUNGA. *Atoll des *Tuamotu du
Centre, situé par 144°20’ ouest et
I7°07’
sud. Son*lagonde 12 km de diamètre a vu
petites campagnes de plonge
à la *nacre jusqu’en 1960. Motutunga n’a
se succéder de
pas connu de peuplement permanent régu¬
lier, mais aujourd’hui quelques familles y
exploitent le *coprah et ont pêché 5 tonnes
de poisson en
commune
1984. L’île fait partie de la
de *Anaa.
aux
TUKOTUKO
I
I
0
5
144" 20'
I
10 km
son caractère
MOTU OVINI voir Jardin botanique.
►
motoro. Epeu teie no tahito, te lupu noa net a
MOTU UTA. Petite île de sable d’une cen¬
pacifique pour donner lieu à
de véritables actes de violence.
_
i teie tau, ’oia ho ’i te tomora 'a te ho e
’ëfare i te maorora 'a
po no te haere e mafera i te ho ëpoti'i ’aore ra
taure 'are 'a i roto i te ho
te hô'ë vahiné.
I teie tau, na te ture e
fa’autu'ara ia tu'uhia te reira peu i mua i te
ha ’avara 'a. l mua a ’e nei, e fa ’ahepohia teie
ta'ata e fa’aipoipo i te vahiné i motorohia (mai
te peu e roa ’ahia ’oia). Teie peu tei te fenua
Hamoa ato 'a teie ra ia tona i’oa e “moetototo "
iôna aura’a e tomo fa’ao i te taime ta’otora'a.
E parai teie ta 'ata iana i te hinu te tino ta 'ato 'a
ia 'ohie ’oia i te ora i rapae i te feia fare, mai te
peu e, e ara vera no te haru iana.
Te vaivai noa ato 'a nei teie peu i te Tuamotu
teie ra mai te huru peu ri'i ha'uti peu tamari’i.
Are 'a i Tahiti, 'ua riro roa ia i teie nei ei mau
peu opua mauhia 'e e tupu roa te mau hamani
inora’a taparahi ta'ata.
104
taine de mètres de diamètre qui occupait le
centre de
la *rade de
*Papeete jusqu’en
1965. Cette terre était propriété de la reine
♦Pômare IV et lui servait
occasionnelle¬
ment de résidence. A cet effet, une suite de
cases en
bambou y avait été construite à
l’ombre d’une couronne de cocotiers et
à"aito. En 1846, Herman
♦Melville écri¬
vait : «Comme cette île défend le port. Sa
Majesté a fait tout ce qu’Elle a pu pour la
transformer en forteresse. Le long de la
côte, surélevée et nivelée, on a construit un
petit parapet en blocs de corail. Derrière
lui, se trouvent dispersés, de loin en loin,
quelques vieux canons rouillés de tous âges
et de tous calibres» (“♦Omoo”).
MOUCHE
A la fin du X1X“ siècle, on y aménagea un
*lazaret de cinq maisonnettes pour mettre
quarantaine les voyageurs arrivant de
régions où régnaient certaines maladies
contagieuses. Ce lazaret abrita aussi une
partie de la communauté allemande de
Tahiti, jugée suspecte au début de la Pre¬
mière Guerre mondiale. Quelques pétainistes y furent internés en 1940-1941.
En 1965, niot disparut sous les terre-pleins
des nouvelles extensions portuaires. A
Motu Utase trouvent aujourd’hui les quais
au long cours, plusieurs alignements d’en¬
trepôts, des petits chantiers navals et les
bâtiments de la ^capitainerie du port.
en
►
MOTU UTA. E motu one iti teie e vai na i
ropu i le ava O Pape’ele
’e tae roa a’e nei i le
matahiti 1965. Tôna rahi mai te mea ra e,
hanere metera tona tiamelera. ’O Pômare IV
ari’i vahiné no Tahiti te fatu ’e e ti’a noa ato’a
’oia i ni'a iho ia tae i te tahi mau taime. No
reira, ’ua hamanihia i tona tau te tahi mau fare
’ofe, i raro a’e i te marumarura’a o te
’aito ’e te tumu ha ’ari tei riro mai te ho ’ë
ri'i pat Va
mau
hei te huru.
/ te matahiti 1846, ’ua papa ’i ’o H. Melville e :
“No le mea e, te paruru nei ’o Motu-Ula i te
uahu O Pape’ele,
’ua ’imi te ari’i vahiné
Pômare i te mau rave’a ato ’a ia riro teie motu
mai te ho ëpa. Ati a ’e
roa hia
’oia ra, ’ua aua ha ’a ’ati
’o Motu Uta e le hôëpatu teitei
to’apu’a. Tei mûri mai iana, mea ateatea te vai
ra te mau pupuhi tahito tutae’auri, ’ua rau
faito no te mau matahiti rau,
la tae i te W o te tenetere, ’uafa’anahonahohia
i Motu- Uta te tahi tau fare ri’i e pae (5) e
tipaera’a no tefeia e tapae mai ’e tei rae’a to
ratou tino i te ma ’i pe’e nô rapae mai. ’Ua uta
ato ’ahia atu i Motu
Uta te ho ë mau ta ’ata no
parahi ra i Tahiti, ’ua
hi’opo ’ahia ratou mai le mea ra e, e opuara’a
roto i te nuna ’a purutia e
ino ta ratou i reira, i te omuara ’a mau no te
tâma’i rahi 1914-1918,
/ tepiti no le tama’i rahi 1940-1941, e mau
ta ’ata piri Pétain ia tei
utahia atu,
’Ua ha’amo’ehia ’o Motu Uta i te matahiti
’e te fa’atu’atira’ahia
fenua rahi i ni’a iana ’eifa’arahira’a i te
1965 na roto i te fa’a’ira’a
te
roara ’a no te uahu.
No reira, ’o Motu Uta i teie mahana, ’ua riro
’ei uahu tapaera’a no te mau pahi uta
tauiha ’a, ’ua ’apapa noa i reira te mau fare
maeha’a vaira’a tauiha’a, te mau fare
roa
hamanira ’a, tâtâ ’ira ’a pahi ’e te mau fare tahua
teitei no te pae o te pairatira ’a ’e te ra ’atirara ’a
pahi o te uahu no te fenua nei.
mo’u. Plusieurs espèces de plantes herba¬
Cypéracées et plus
spécialement Mariscus javanicus, Cyperus
umbellatus, Kyllingia nemoralis. La plu¬
part de ces plantes poussent en touffes
vivaces ; le bord des feuilles est souvent très
coupant. Leurs inflorescences se dévelop¬
pent à l’extrémité de longs pétioles qui
dépassent nettement de la touffe de feuilles.
• Ces pétioles, une fois écrasés, libèrent un
grand nombre de *fibres que l’on enchevê¬
tre les unes dans les autres pour obtenir une
masse spongieuse servant à filtrer tous les
liquides et en particulier le kava, les broyats
de plantes médicinales ou le coco râpé pour
cées de la famille des
en
mo’u (Cyperus umbellatus)
extraire le lait de coco.
Autrefois, les pêcheurs utilisaient ces pé¬
tioles pour lier les poissons en paquets
(tui). Pour cela, ils écrasaient le pétiole
entre deux morceaux de bois, sauf à son
extrémité qui devait rester rigide, pour
pouvoir facilement l’enfiler par les ouïes et
le faire ressortir par la bouche. Le premier
poisson enfilé n’avait pas besoin d’être
attaché car la touffe de fleurs située à l’au¬
tre extrémité l’arrêtait
automatiquement.
Mouche, nom fém. Tahitien : ra ’o. Insecte
de l’ordre des Diptères (qui possèdent deux
ailes) dont l’espèce la plus connue est la
Mouche domestique ; Musca domestica.
Les Mouches vertes et bleues sont éga¬
lement très répandues. Leurs Larves sont
les Asticots qui se développent dans la
matière organique : Noix de coco pourries,
-
cadavres divers.
fruits, Dacus tryoni,
cause des dégâts dans les fruits tels que les
Mangues, les Papayes, les Tomates, les
-
La Mouche des
Mouche (Volucella sp.J
Motu Uta. 1. L’îlot, résidence
secondaire de Pômare IV vers 1846
(dessin de Thornam). 2. Le lazaret
qui accueillait les passagers des
navires en quarantaine. 3. Le port
de Motu Uta en cours
d'aménagement (1966). 4. Le quai
aux goélettes et les bâtiments
administratifs à gauche, les
chantiers de construction navale à
droite. Au second plan, les
entrepôts, la zone sous douane et
le quai au long cours.
105
MOUILLAGE
Bananes... C’est une petite Mouche dorée
qui pond ses œufs dans les fruits après en
avoir transpercé la peau avec son oviducte.
Les fruits,
une
fois mûrs, renferment des
où stationne un navire.
*Bougainville lorsqu’il aborda Tahiti en
L’officier Caro écrivait d’ailleurs:
«Nous sommes sur un bien mauvais mouil¬
lage, le fond est rempli de corail, il faut
nous dépêcher de partir». Le mouillage de
la baie de *Matavai, plus sûr, fut apprécié
par les autres navigateurs.
sens :
mise
en
contact
avec
un
liquide.
Moule, nom fém. Tahitien: ’u’u. *Mollusque *bivalve de la famille des Mytilidés
Mytilus. Les Moules vivent en
fixées aux rochers ou dans des
zones plus ou moins sablonneuses. Leur
fixation est réalisée par de solides fila¬
ments, le *byssus, qui est fabriqué par le
pied et une glande sécrétrice.
En Polynésie, les Moules locales sont de
petite taille et peu consommées. Des essais
de culture de grandes Moules vertes du
et du genre
groupe,
genre Perna sont réalisés par r*LF.R.E.Mer et quelques particuliers. Cette culture
s’appelle la *mytiliculture.
Hom. : moule (nom masc.) : corps creux et
façonné qui donne sa forme à la substance
qui y est coulée.
mousse. 1. nom fém.
l’embranchement
Plante appartenant à
des
Bryophytes.
Les
Mousses sont de petites plantes qui com¬
portent de très nombreuses tiges feuillées
formant des touffes rases. Les feuilles sont
en
Autre sens : écume se formant à la surface
nom
masc.
Jeune matelot faisant son
Moustique, nom masc. Insecte diptère
portant trois paires de pattes et une trompe
rigide avec laquelle il pique les fruits pour
tirer le suc ou la peau des êtres vivants
pour se nourrir de sang. Il existe 13 espèces
de Moustiques en Polynésie qui se répar¬
tissent en deux genres : *Aedes et *Ciilc.x.
•
Moustique cannibale. Toxorhynchites
amboinensis. On l’appelle aussi Moustique
papillon car il possède une trompe molle ne
lui permettant de se nourrir que de fruits
pourris et de nectar de fleurs. C’est un gros
Moustique, utile à l’homme, introduit à
Tahitien 1975 pour lutter contre les Mous¬
tiques Aedes et Culex. En effet, ses Larves
sont aquatiques et carnivores et se nourris¬
des Larves des autres Moustiques.
Malheureusement, avant de se transformer
sent
en
nymphe, la Larve tue toutes les autres
larves, y compris celles de sa propre espèce.
Mouton, nom masc. Tahitien: mamoe.
*Mammifère terrestre ruminant du genre
Ovis. Le mâle non castré s’appelle le Bélier.
Il peut atteindre un poids de
150 kg pour
longueur de 1,5 m. La femelle ou Bre¬
bis met bas un Agneau par an après cinq
mois de gestation. Les Moutons sont élevés
pour la laine, la viande ou le lait qui sert à
la fabrication de fromages.
En Polynésie, il y a très peu de Moutons
car le climat ne leur convient pas ; la viande
qui est importée, de Nouvelle-Zélande en
particulier, est relativement bon marché.
Au figuré et par allusion au comportement
du Mouton, désigne une personne au carac¬
une
tère doux et malléable. Les “moutons de
Panurge’’sont ceux qui s’empressent d’agir
disposées généralement sur trois rangs et
par esprit d’imitation, comme les animaux
du héros de Rabelais.
enracinées par une structure chevelue de
rhizoïdes unicellulaires absorbant les sels
Moyen-Age,
ont souvent une nervure. Les Mousses sont
nutritifs.
A
l’issue des
périodes
sèc'hes,
pendant lesquelles elles mènent une vie
ralentie, les Mousses s’imbibent d’eau et
l’on observe alors un phénomène de revi¬
viscence remarquable. Elles aiment les
habitats humides et ombragés, dans l’hu¬
nom masc. Période de
l’*Histoire qui va de 476, année marquée
par
la chute de l’Empire romain d’Occi-
dent, à 1492, date de la découverte de
des feuilles mortes, sur les écorces
l’Amérique par Christophe Colomb. Ce
découpage du temps est valable pour
r*Europe. Ailleurs, d’autres événements
ont pu être déterminants et se produire à
dans le monde, la plupart vivant dans les
de l’islam, du Grand Empire mongol, des
mus ou
et les rochers. On en compte
106
l’eau
de certains liquides.
en
Celui d’*Hitiaa donna bien des soucis à
Autre
retenant
apprentissage sur un navire.
généralement une *ancre lorsqu’un bateau
est à l’arrêt. Le mouillage est aussi l’endroit
1768.
en
les fonds de vallées et à l’étage de la forêt de
*nuages où elles voisinent avec d’autres
2.
mouillage, nom masc. Action d’immerger
un objet : une mine, une sonde mais plus
•
et
Polynésie, les Mousses couvrent sou¬
les troncs d’arbres, notamment dans
*épiphytes.
analogie: petite tache, point noir au
faire mouche.
Hom. : formes du verbe moucher.
Moutons
• En
mouches.
centre d’une cible :
banc de moules découvert
l’érosion
surface.
vent
Par
à marée basse
chant
petits asticots et sont alors perdus.
S’emploie aussi dans les expressions:
entendre les mouches voler; jouer la
mouche du coche; tomber comme des
Moustique cannibale
(Toxorhynchites amboinensis)
régions tropicales. Elles jouent un rôle
important dans l’écologie des sols en empê¬
IA 000 espèces
d’autres moments : naissance et expansion
MUHU
MU. Grand continent qui aurait existé à
l’époque préhistorique au milieu du Paci¬
fique, selon un chercheur et explorateur
anglais, le colonel James Churchward.
• S’il faut en croire Churchward, Mu, avec
une
population de 64 millions d’habitants,
un vrai
paradis terrestre, tout au
moins pour les maîtres qui étaient tous de
était
race blanche, tandis que leurs serviteurs
étaient des Noirs ou des Jaunes. Le sol y
était très fertile et les rivières nombreuses,
la
végétation luxuriante,
avec une sur¬
abondance d’arbres fruitiers et de fleurs.
Sur la surface des grands lacs flottaient des
lotus comme des bijoux. L’air était rempli
d’oiseaux et de papillons. Dans les forêts
broutaient paisiblement des éléphants et
mastodontes.
des
Le
commerce,
les
sciences et les arts étaient florissants. Le
dieu adoré par ce peuple heureux était le
soleil Ra qui rendait tous ses fidèles, sans
exception, immortels - à condition que ses
rayons puissent toucher leur tête pendant
le service divin. Ce qui explique pourquoi
les temples n’étaient pas couverts, mais res¬
semblaient plutôt à des *marae. Hélas, ce
paradis reposait littéralement sur un enfer,
car
son
sous-sol contenait d’énormes
quantités de gaz. L’inévitable se serait
produit il y a 12 000 ans, le gaz explosant,
et lorsque les nuages se seraient dispersés, il
ne serait resté de Mu que quelques frag¬
ments éparpillés sur l’océan, c’est-à-dire
les îles actuelles du Pacifique.
Lorsque le colonel Churchward servait
dans l’armée des Indes, au siècle dernier, il
rencontra un
rishi, grand prêtre hindou,
qui possédait dans une cachette quelques
milliers de “tablettes” de terre cuite, cou¬
hiéroglyphique
quelque sorte, les
archives nationales de l’empire de Mu,
d’une
vertes
inconnue.
écriture
C’était,
en
Moyen-Age. 1. Château-Gaillard,
forteresse normande du XI” siècle
2. Philippe le Bel (1268-1314) et sa
famille (enluminure du livre
"Dina et Kalila”, XIV' siècle).
3. Épisode de la Guerre de
Cent Ans : Dieppe assiégée par les
Français en 1443.
miraculeusement sauvées de la catas¬
trophe. Le rishi disait savoir lire ces
civilisations maya, aztèque, inca...
tablettes et lui transmit ces connaissances.
périodes sombres correspondant aux
hongroise et
vikings), à de graves conflits telle la Guerre
de Cent Ans, aux grandes épidémies ou à la
dégradation des conditions climatiques
(XIV“ et XV^ siècles). Le patrimoine cultu¬
rel européen doit cependant beaucoup à la
Renaissance carolingienne des V11L'et 1X*^
siècles et au “Beau Moyen-Age” des XLXIIL siècles : ceux de l’expansion urbaine,
graphiques qui fouillent depuis une cen¬
taine d’années le fond du Pacifique n’ont
jamais trouvé la moindre trace d’un tel
continent ou d’objets provenant d’une
civilisation préhistorique inconnue.
Le Moyen-Age européen a été entrecoupé
de
invasions barbares (arabes,
de
la
construction des cathédrales, de
l’amour courtois ou des croisades.
•
En Polynésie, la période chronologique
correspondant au Moyen-Age occidental a
marquée par les dernières grandes
“"migrations: peuplement des îles de la
été
Société vers l’an 600, des îles Australes vers
900, des Tuamotu de l’Est vers l’an mil, et
par la construction des *marae à partir du
XIIL siècle.
MOYEN-ORIENT voir Orient.
Ceci étant, les nombreux navires océano¬
muhu. Candidat à la prêtrise dans l’an¬
cienne religion polynésienne.
La fonction
de *prêtre se transmettait généralement de
père en fils. Le novice devait suivre une
formation très poussée dans un fare 'ai ra'a
upu
(maison pour absorber les “"invoca¬
tions) : «Là, il apprenait toutes les “"prières
et les rites mystiques du clergé, commu¬
niant avec les “"dieux dans la solitude, sou¬
vent pendant la nuit, et descendant dans les
cavernes pour y prier. 11 n’avait
plus rien à craindre du contact des
bons et des mauvais esprits» (Teuira
“"Henry). Il apprenait à observer les “"pré¬
sombres
alors
sages.
Quand il avait acquis une certaine
107
MULET
il devait comparaître devant
(autahu’a) et y
montrer son éloquence. Enfin, si l’examen
était satisfaisant, il était admis par l’assem¬
blée comme ’utupa’a (lèvres disciplinées).
assurance,
duit à Tahiti à la fin du siècle dernier. Il
Mulet, nom masc. Poisson au corps épais
possède une tache brune au niveau de la
poitrine d’où son nom. Son gros bec bleu
témoigne d’un régime alimentaire grani¬
vore. On le rencontre fréquemment dans
les jardins et les friches, suspendu aux épis
d’herbes qu’il égrène. Il vit généralement en
rassemblée des prêtres
et à la tête aplatie. Son ventre et ses flancs
argentés et il a le dos sombre. Le
Mulet est un Poisson de surface qui se
nourrit d’Algues filamenteuses, de Foraminifères, et de détritus divers. Il a la parti¬
cularité de sauter hors de l’eau quand il est
poursuivi par un prédateur ou quand il est
arrêté par un filet. Les espèces les plus
grandes atteignent 50 à 60 centimètres. On
distingue principalement le Mulet cabot
(ana’e), le Mulet argenté (anoa), le Mulet
carrelet (nape). On les rencontre essentiel¬
bandes.
sont
lement
dans
les
eaux
saumâtres, voire
même dans les eaux douces ou aux alen¬
tours des passes et des récifs.
Hom. :
animal
fécondation
hybride résultant de la
jument par un âne
d’une
(féminin : mule).
Murène (puhi miii)
Mulets
multinationale, nom fém. ou adj. On dit
aussi transnationale ou plurinationale.
Entreprise qui possède ou contrôle des
moyens de production et de vente dans
plusieurs pays. Une société peut devenir
multinationale pour se rapprocher de ses
d’approvisionnement ou d’un
marché important, pour utiliser une mainsources
d’œuvre moins coûteuse
profiter de
Jusqu’en
1945, la plupart des multinationales étaient
ou
conditions fiscales favorables.
des firmes américaines telles Ford, General
Motors, Standard Oil... Depuis, de nom¬
entreprises européennes et japo¬
breuses
naises
le
sont
devenues:
Péchiney, Honda, Nestlé...
Volkswagen,
Plusieurs multinationales ont des intérêts
Polynésie : le groupe hôtelier Accor qui
gère les hôtels Maeva Beach, Ibis et Kia
Ora, la C.G.E.E.-Alsthom, la Compagnie
française des Pétroles sous la marque
Total, Mobil Oil.
en
municipalité, nom fém. Terme qui dési¬
gne,
dans le cadre de la *commune, le
*maire et ses adjoints ou, par extension, le
maire et les conseillers
municipaux. On
appelle également municipalité le territoire
soumis à une organisation municipale : la
municipalité de Papeete.
Munie à poitrine brune, nom fém. Loncastaneolhorax. Tahitien: *vini.
Petit Oiseau d’environ 12 cm qui fut intro¬
chura
Munie à poitrine brune (vini)
108
Murène, nom fém. Tahitien: puhi miti.
Poisson marin en forme de Serpent, réputé
pour sa force et sa voracité. Sa gueule peut
s’ouvrir très largement et porte une multi¬
grands spéci¬
atteignent 3 mètres de long pour un
tude de dents acérées. Les
mens
diamètre de 40 cm. La Murène vit dans un
trou qu’elle ne quitte que
rarement, tapie
dans une anfractuosité du rocher. Seule sa
dépasse et elle défend son gîte avec
âpreté, la queue fortement ancrée au fond
de son trou. Ses morsures peuvent être très
douloureuses et profondes, parfois com¬
pliquées par une inoculation de venin.
Trois principaux genres de Murènes sont
présents en Polynésie : Gymnothorax,
Echidna, Uropterygius. Les principales
espèces sont la Murène à taches noires
(puhi rauti), la Murène balai (puhi tiahua),
la Murène javanaise (puhi iari), la Murène
noire (puhi), la Murène ponctuée (puhi), la
Murène léopard (puhi pete), la Murène à
flammes (puhi).
tête
►
puhi miti. E i'a teie no roto i le taimoana, te
vai ato 'a nei ra te puhi pape. E i 'a taehae mau
'e te ri'ari'a ia pa'ati ia ’oe e arapo'anui mau. la
hamama a’e tona vaha, na i roa o roto i te
’oe’oe roa 'e te'o’oi maita'i.
Te puhi miti e rae ’ahia i te mau puhi rarahi e
mau niho
toru metera te roa ’e te tiametera râ e tae ’a i te
maha ahuru (40) tenetimetera.
E ora te puhi miti i roto i te mau 'ofa ’i to 'a. E
pupuni noa ’oia i roto i te ’apo ’o, tona noa
omi'i te faura mai. E varavara te taime e
fa ’aru ’e te puhi i tona apo ’o, tei riro ’ei
nohora ’a papu nona, e tutau pâpü ’e te pa ’ari
mau hia e ana na roto
i tona tino ’e tona aero
’apo ’o. E mea mamae
’e te mauiui rahi te mau ’a’atira’apuhi i te tahi
të mau maita ’i i roto i te
taime e fa ’ata ’ero roa.
E toru huru hoho ’a puhi
miti: teie to ratou mau i’oa ratino:
Gymnothorax, Echidna, Uropterygius. Te
i’oa ma’ohi ra teie iay te puhi mitipata
’ere’ere e puhi rauti: te puhi tiahua, e puhi
ma ’uo ’uo
patapata ri ’i na ni'a i tona tino ; mai
te upo ’o ’e tae atu i te aero. Te
puhi iari, te
puhi pete ’e ’ua rau noa atu a te huru ’e te
hoho ’a O te mau puhi.
mau
Murex, nom masc. invar. *Mollusque
*gastéropode de la famille des Muricidés.
11 est caractérisé par un développement
souvent très important de la sculpture de la
coquille qui porte de nombreux bourrelets,
varices, et des épines parfois très longues et
fines. Son canal siphonal peut être très
allongé. C’est un Mollusque carnivore qui
se nourrit d’un grand nombre de
proies
MUSÉE
différentes. Certaines espèces sont capa¬
bles de percer les valves des Lamellibranches,
avant de les dévorer, grâce à leur salive à la
fois acide et riche en protéases. Dans l’An¬
tiquité, on extrayait de cet animal un colo¬
rant rouge, la pourpre.
Polynésie, la famille des Muricidés
comprend environ 35 espèces qui sont très
recherchées par les collectionneurs de
coquillages.
En
MURNAU (Friedrich Wilhelm PLUMPE,
dit) (1889-1931). Cinéaste allemand, réali¬
sateur du film “*Tabou”. F.
Murnau s’est
fait connaître avec “Nosferatu le Vampire”
(1922), mais c’est “Le Dernier des
Hommes” qui consacra son talent en 1924.
Engagé par la compagnie Twentieth Century Fox, il gagna Hollywood où, en 1927,
il tourna “L’Aurore”. C’est en 1928 que
Murnau se rendit en Polynésie, accompa¬
gné de Robert *Flaherty, afin d’y réaliser
“Tabou”. En désaccord sur la conception
du film, les deux hommes se séparèrent et
Murnau termina seul le tournage. “Tabou”
fut présenté au public, à Hollywood, en
1931, alors que Murnau venait de se tuer
dans un accident de la route; certains y
virent le résultat d’une malédiction. Frie¬
drich M urnau avait en effet tourné son film
sur
le motu Tapu de *Bora Bora et cela
aurait
été
considéré
comme
une
profanation.
MURUROA voir Moruroa.
musée, nom masc. Dans l’Antiquité, sanc¬
allait connaître un grand essor. Il était
donc indispensable de construire un musée
consacré au grand peintre qui avait si puis¬
samment contribué à établir la réputation
mondiale dont jouissait Tahiti. Cependant,
le
projet ne souleva nullement l’enthou¬
siasme de l’administration locale ni du
gouvernement français, et ce fut finale¬
ment la Fondation Singer-Polignac qui s’y
substitua, en offrant de financer la cons¬
truction du musée. Le site fut trouvé grâce
à un autre mécène, l’industriel américain
Cornélius *Crane qui, juste avant sa mort,
en
1962, céda un terrain en bord de: mer,
faisant partie du magnifique *Jardin bota¬
nique Harrison *Smith, à Papeari, qu’il
avait acquis dix ans plus tôt. L’architecte
parisien et prix de Rome Claude Bach
conçut un plan comprenant une série de
pavillons d’inspirationjaponaise, reliés par
des déambulatoires qui offrent aux visi¬
teurs des temps de repos en plein air très
agréables.
Le problème majeur était évidemment de
garnir un tel musée car, à cette date, il ne
restait plus d’œuvres originales de Gau¬
guin à Tahiti et les prix des rares tableaux
et sculptures qu’on trouvait de temps à
autre sur le marché étaient inabordables.
Le but que se fixa le Père O’Reilly fut de
raconter à l’aide de documents,
de photo¬
graphies, d’objets, de reproductions et de
moulages, la vie et l’œuvre de Gauguin, 11
le fit très ingénieusement, assisté d’un
décorateur de talent, René Dessirier, et en
Musée Gauguin à Papeari. 1. Hall
d'exposition. 2. Vue aérienne.
tuaire consacré aux Muses. Espace où sont
présentées des collections d’objets d’intérêt
historique, artistique, scientifique ou tech¬
nique. Par extension, heu rempli d’objets
rares.
• Musée de la Découverte. Il fut créé sur la
Pointe *Vénus (Tahiti) en
1969 par Bob
Putigny pour honorer la mémoire des
premiers navigateurs européens qui abor¬
dèrent ce rivage. Le musée comprenait
trois salles décorées d’objets et de gravures
authentiques et présentant trois reconstitu¬
tions historiques : la réception de Samuel
•
Wallis par la reine Purea et le chef Tupaia
en 1767, James *Cook rencontrant
Hau, le
chef de *Haapape, en 1769 et enfin l’accueil
fait à *Bougainville en 1768 par Ereti, chef
d’Hitiaa. Il s’y ajoutait la reconstitution
d’un intérieur tahitien du XVHF siècle.
Supprimé en 1986, le musée a laissé la
place, sous le fare qui l’abritait, à des
stands d’artisanat local. Tous les objets ont
été transférés au Musée de Tahiti et des
Iles, mais ne sont pas exposés faute de
place.
• Musée *Gauguin. Nous devons sa créa¬
tion au R.P. Patrick *0’Reilly qui était
persuadé qu’avec l’ouverture de l’aéroport
de Faaa en 1961, le tourisme en Polynésie
109
MUSÉE
Musée de Tahiti et des lies. 1. Vue
; à gauche, les salles
d'exposition, et à droite, les
aérienne
bâtiments administratifs du Centre
polynésien des Sciences
humaines. 2. Jardin intérieur
présentant les plantes utiles
traditionnelles. 3. Vitrine
consacrée à Ornai, notable de
Raiatea qui accompagna J. Cook
autour du monde 4.
Collection de
coquillages dans la salle consacrée
au
milieu naturel. 5. Tiki double.
Exposition d'art et d’artisanat
océanien, présentée par la
6.
directrice Mme Lehartel, dans la
Salle polyvalente. 7.
Vitrines où
sont conservés dans l'eau
les
objets découverts sur le site de
Maeva (Huahine).-8. Vitrine
consacrée à la mort dans la
Polynésie ancienne.
MUSÉUM
un temps
record, puisque le musée fut
inauguré le 15 juin 1965.
Quelques œuvres du peintre ont été expo¬
sées : le tableau “Le rêvé” et des dessins et
bois gravés. Gilles Artur, le conservateur,
organise des expositions de *peinture avec
l’aide des “Amis du Musée Gauguin” et la
collaboration de divers musées européens
et américains.
Récemment, le public a pu
ainsi admirer les œuvres de Charles-Alfred
Lemoine, Henri Matisse et plusieurs autres
tableaux et bois gravés de Gauguin,
• Musée de Tahiti et des Iles (M.T.I.). Créé
en
1974, il fait partie du Centre polynésien
des Sciences humaines depuis
1981, tout
département Archéologie et le
département des Traditions. Situé à
*Punaauia, pointe des Pêcheurs, à 15 km
de Papeete, en bord de mer, face à la passe
de Nuuroa, le musée comprend quatre
salles d’exposition permanente et une
grande salle d’exposition temporaire.
Une salle consacrée au milieu naturel pré¬
comme
le
formation des îles, la faune et la
flore. Faisant transition avec la deuxième
sente la
Te orara 'a totiare 'e te orara 'a i te pae no te
fa 'aro 'o e piha 'e atu a ia tei te toru ia o le
piha : te marae 'e le ha 'amorira 'a i tahito, te
huru no te oro 'a hunara 'a tupapa 'u, te
mauiha 'a lama ï, te mau tao 'a no te ano 'upa, te
tao'a no te mau ha'uti (te heiva), te 'ohipa no
le pae o le 'ori... Te piha hope'a, tei reira te
vaira 'a le mau 'ohipa 'e te mau tao 'a tei riro 'ei
hi'ora'a no le mau 'ohipa 'e te mau tao'a tei
riro 'ei hi'ora'a na lo teie tau 'api, te laera'a
mai ’e te mau hi'ora'a no te
mau aura'a
'e te
farereira'a o le mau ihitaipofa'afa'a 'e le mau
mitionare papa 'a i te mâ'ohi mai te reira tau 'e
lae mai i teie mahana, te huru no te
'a 'ai 'e te
parau tuatapapara 'a o te mâ'ohi. Te vai nei te
ho 'e tamaru 'e te tahi fare va 'a tahito 'ua
fa 'ata 'ahia 'ei fa 'a 'ile 'itéra 'a i te mau ra'au lanu
’e le mau ra’au e tupu i ni'a i te fenua, te mau
ra’au tumu no te fenua nei. Na le reira, i
fa ’arava ’i maita ’i i te ta 'alo 'a no le mau 'ohipa
'e te peu ma ’ohi ia au i loua ta ’ere, tona iho
tumu.
A la 'a noa atu ai e e tupu nei i te tahi mau
taime, te maufa'a'ite’itera'a i roto i Te
Anavaharau lefa'alupu ato’ahia nei te mau
’orira’a, te mau
te
vai atu ra...
’ohipa no te pae o te rinia'i ’e
salle, un espace est consacré aux recherches
archéologiques sur les premières installa¬
tions polynésiennes. La culture matérielle
polynésienne est présentée par thèmes dans
seconde salle: outillage, tapa, pêche,
fare, préparation de la nourriture, ta¬
touage, ornements... La vie sociale et reli¬
gieuse fait l’objet de la troisième salle:
marae et
religion ancienne, funérailles,
guerre, instruments de musique, jeux,
une
danses... Une dernière salle illustre l’arri¬
vée et les premiers contacts des navigateurs
missionnaires européens et l’histoire
polynésienne jusqu’à nos jours. Un abri à
pirogues anciennes et un patio présentant
les plantes endémiques polynésiennes
complètent cet ensemble.
Outre les expositions temporaires, il est
et
aussi le cadre de danses et manifestations
artistiques et folkloriques.
►
Te Anavaharau. Teie fare ’o te Anavaharau,
’ua ha'amauhia ia i te matahiti 1974. Tei rvto
oia i te Pu ma ’uhi no te tuatapapara 'a i te
mau
muséum,
aux
nom
masc.
sciences naturelles.
*Musée consacré
• Muséum national d’Histoire naturelle et
de l’École pratique des Hautes
Études en
Polynésie française. Cet organisme scienti¬
fique, dont le siège est à Paris, a fondé une
antenne à Papetoai (Moorea) en 1971 qui
s’est installée à Opunohu en 1981. Sous la
direction de Bernard Salvat, vingt-quatre
chercheurs,
trois
techniciens
et
trois
employés sont attachés à ce centre. Les
recherches portent sur la *géologie des îles,
la *biologie marine. r*environnement, les
*milieux terrestres insulaires. Ces dernières
années, par exemple, des travaux ont été
menés
sur
versants,
l’hydrogéologie des bassins-
les anciens niveaux marins, la
production primaire et secondaire des eaux
lagonaires et océaniques, l’inventaire des
mollusques économiquement intéressants,
le contrôle de la *pollution dans le port de
Papeete, etc.
’ihi ta'ata mai le matahiti 1981, 'oia ato'a
te tuha 'a no te
ihipapa ’e te tuha 'a no le mau
peu tahito. Tei Punaauia, i te ’otu ’e o te feia
rava'ai i te tirometera 15 mai Pape'ete atu, i
tahatai i mua noa a ’e i te ava o Nu ’uroa.
E maha pihafa 'a ’ite 'itéra 'a tauiha 'a
'a i roto i
Ho ’ë ra
piha te vai ra ia te mau hora ifa'ata’ahia.
Ho 'e piha fa 'ata 'ahia no te huru o te nalura 'e
te huru no te tupura'a te reira
te roto i te mau
motu alo 'a, i te pae anei no le ra'au, te manu,
haere atu ai i roto i te piti o te piha, ho ’ë vahi
teifa’ata'ahia no te mau ma'imira'a ihipapa i
ni'a i te mau parahira'a matamua roa o te
nuna 'a ma ’ohi. Te huru no te peu a te ma ’ohi i
roto i tona orara’a tei roto ia i te tahipiha 'e
teie fare, e mahiti i le mau taime alo 'a.
atu : e
'itehia i reira tana mau tao 'a : te tapa, te
taoa no te tautai, te tao 'a no te
’ohipa fare, te
fa 'aineinera 'a ma 'a, te tao 'a no te pae
tata'ura'a i le tino, tona mau tao'a
fa ’anehenehe...
L’antenne du Muséum national
d'Histoire naturelle et de l'École
pratique des Hautes Études à
Moorea. 1. Les bâtiments dans la
baie d’Opunohu. 2. Bernard Salvat.
créateur et directeur de l'antenne.
111
•
verte
de
la
musique polynésienne
étaient représentées dans la musique tradi¬
traditionnelle”).
(*vivo), de petites flûtes (*’ute) et des
des lois qu’ils firent adopter par Pômare II
tionnelle polynésienne. Des *flûtes nasales
trompes ('*/7t7y composaient les instruments
à vent. Le utete, arc musical marquisien,
était le seul instrument à corde, formé
d’une seule corde dont un bout était tenu
entre les dents tandis que
l’autre l’était dans
la main gauche, la main droite pinçant la
corde ou la grattant avec un morceau de
bois. Le *ukuleleei la *guitare, d’importa¬
tion récente, jouent
aujourd’hui un râle
important dans la musique polynésienne
moderne. Les ^tambours (*palni) étaient
de forme et de grosseur différentes, longs et
étroits ou courts et bombés, formés d’une
pièce de bois évidée, munis d’une peau de
requin fixée par des ligatures en *nape. Le
ihara était une sorte de xylophone primitif,
morceau de bambou pris entre deux nœuds
et fendu, frappé avec deux baguettes de
bois. On retrouve ce principe dans le
*lô'ere actuel.
William *Ellis émet un avis d’Européen sur
musique qui le déroute : «Elle était
généralement bruyante et sauvage ; à l’ex¬
ception du doux et plaintif gazouillement
de la llüte indigène, elle se distingue sur¬
tout par des sons discordants et assourdis¬
sants». En fait, les Polynésiens ont un sens
extraordinaire du rythme. Wallis et Cook
le sentirent à travers le bruit des pagaies
frappant l’eau en cadence. Le rythme poly¬
nésien est d’abord tributaire de la parole
cette
dans
les
récitatifs chantés.
W.
Ellis le
résume ainsi : «l’histoire des Polynésiens a
été conservée dans une ballade rythmée».
Tout est chanté:
généalogies des grands
chefs et faits d’armes, ^incantations magi¬
ques, psalmodies funéraires (ula-ula),
chants religieux cérémoniels,' ballades sur
des thèmes d’amour
ou
de
poésie. Le
rythme des chants et des *danses est accom¬
pagné par les tambours de façon caracté¬
ristique ; formules rythmiques brèves, répé¬
tées plusieurs fois au cours d’une phrase
mélodique. *Moerenhout observe qu’aux
îles Gambier «on frappait les tambours
toujours plus légèrement de la main droite,
pendant que, du revers de la gauche, ils
touchaient sur divers points la peau de la
caisse, ce qui rendait ainsi des sons vrai¬
harmonieux. Par contre, les voix
recherchent des timbres inhabituels, voix
ment
de fausset pour les femmes, sons caverneux
chez les hommes, dans les * ’ute par exem¬
k
ta'a et u'i)» (Manfred Kelkel : “A la décou¬
de créer une harmonie.
Les différentes familles d’instruments
les chants particuliers (mau-
ukaki nato),
musique, nom fém. *Art de combiner des
sons en vue
ple» (“Voyages aux îles du Grand océan”).
Dans les autres archipels, on distinguait
différents types de chants: aux Tuamotu,
le
sorte de complainte mimée, et,
aux Marquises, «les chants de récréation
(niïi. liai, lapo'u, konmmu). les chants de
louanges (li\> mata, /’/, pipine, faufau pa).
les chants magiques (pa'e, vavana, ula,
Avec l’arrivée des missionnaires et le code
en
1820, la musique traditionnelle connut
quelques difficultés, l’article 23 interdisant
jeux ou divertissements
lascifs (danses)», sous peine de châtiments.
«toutes chansons,
Les *himene apparurent alors, formés d’élé¬
musicaux empruntés aux *hymnes
chrétiens et d’autres éléments polynésiens.
ments
jours, plusieurs genres musicaux
pratiqués en Polynésie:
La musique traditionnelle a beaucoup
évolué. On n’entend plus guère le vivo ou
les tete (sortes de castagnettes), mais de
• De nos
sont
-
nouveaux
instruments
sont
apparus.
L’*aceordéon, et plus souvent le bandonéon, ont connu un vif succès entre 1880 et
1960 ; «mais c’est la guitare, un instrument
portugais introduit depuis Hawaï dans le
Pacifique au cours des années 1900 qui a
séduit le Tahitien et est devenu son fidèle
compagnon» (P.
*0’Reilly : “La danse à
Tahiti”). L’*orchestre traditionnel qui
aujourd’hui les groupes fol¬
kloriques est composé en fonction du type
de danse. On y retrouve différents instru¬
ments à percussion anciens, to ’ere et pahu,
auxquels s’ajoute le fa'atete, membranophone à une seule tête, apparu en 1956, et
remplaçant avantageusement la touque de
pétrole vide ou puau. Les cordes, qui
accompagnent surtout le ’aparima himene,
sont représentées par la guitare et le ukulele et «il faut signaler l’usage occasionnel
d’idiophones par les danseurs eux-mêmes.
Une foule d’accessoires peut être utilisée
pour produire des sons. C’est ainsi qu’on
verra des danseurs marquer un rythme à
l’aide de penu et de ’umele (pilon et mor¬
accompagne
tier), de demi-noix de coco ou de crécelles
faites de tiges de bambou fendu (c’est ce
qu’on appelle à Hawaï lepir’///). 11 y a aussi
les claquements de mains qui sont utilisés
non seulement comme figure de danse mais
aussi comme procédé idiophonique pour
accentuer ou souligner un motif des tam¬
bours ou même provisoirement fournir le
seul rythme, audible» (Jeanne FreemanMoulin : “La danse à Tahiti”).
La musique populaire moderne, en
dehors des groupes folkloriques dits “tra¬
ditionnels”, a été fortement influencée par
les genres musicaux européens et améri¬
cains. Les groupes instrumentaux interprè¬
-
indifféremment des airs popâ’a
mélodies aux sonorités et aux
tent assez
ou
des
rythmes plus polynésiens, alors que les
chanteuses et chanteurs se spécialisent plus
volontiers dans l’un ou l’autre genre. Les
airs d’origine européenne ont été d’abord
diffusés par les marins puis par les mem¬
bres de la communauté européenne et les
troupes théâtrales dont P. O’Reilly signale
MUSIQUE
Musique. 1. Petit orchestre tahitien
formé de deux joueurs de flûte
nasale et de deux joueurs de
tambour (dessin exécuté lors du
1®' voyage de Cook), 2. Flûtes
nasales. 3. Instruments de musique
d’un groupe de danse : pahu. toere.
ukulele. guitare. 4. Orchestre
philharmonique de Papeete à la fin
du XIX® siècle. 5. Trois animateurs
des soirées tahitiennes vers 1955 :
Fifi Mottet aux maracas,
Eddie Lund au bongo et
Marcelle Quinn à l'accordéon.
6. Orchestre populaire
7. Le guitariste Michel
moderne.
Poroi.
8. Classe du Conservatoire de
Musique de Polynésie française.
9. Fanfare militaire du R.I.M.A.P
Hlmene. 1. Pupu himene tahiti :
tupa'i
pahu. 2. Vivo. 3. Rëve'a ha'utira'a
nota a te ho'ë pupu ’ori : pahu.
toere, ukulele, kita. 4. Pupu ha'uti
nota nô Papeete i te hope'a o te
2 ta'ata ha'uti vivo ’e 2 ta'ata
XIX tenete. 5. Toru rauti o te mau
areareara’a tahiti i tematahiti 1955:
Fifi Mottet o te ha 'uti i te "maracas ",
Eddie Lund 'o te ha'uti i te "bongo"
’e 'o Marcelle Quinn ’o te ha'uti i te
upaupa urne. 6. Pupu himene nô
teie tau. 7. Te ta'ata ha’uti kita o
Michel Poroi. 8. Piha ha'api'ira'a no
te Fare uparau nô Porinetia farani.
9. Pupu fata'i
R.I.M.A.P.
upa'upa nô te Nu'u
113
MUTINERIE
le passage dès les années
ceaux
orchestre de rock’n roll
1860. Ces mor¬
ont connu une vogue grandissante
lorsque sont apparus les cabarets de la rue
de la Petite Pologne (actuelle rue Gauguin)
au XIX' siècle, puis les
dancings du front
de mer (Bar Léa, *Quinn’s, Col Bleu...).
Ces derniers étaient régulièrement animés
par des orchestres dont faisaient partie
Bouzou Frogier, Alain Mottet, Zizou de
Mayer, Marcelle Quinn et Eddie Lund,
remarquable compositeur qui fit chanter et
danser Tahiti de 1938 à 1973. Les premiers
enregistrements de *disques furent réalisés
à l’initiative d’Adolphe Sylvain et de Marc
Darnois en 1949. Le premier confiait à Phi¬
lippe Mazellier dans le “Mémorial polyné¬
sien” qu’une grande partie des airs tradi¬
tionnels avaient été gravés par sa maison
de disque (Mareva). «En effet, tandis
qu’Eddie Lund et Gaston Guilbert se spé¬
cialisaient dans les chansons nouvelles, les
airs de danse, nous, avec Marc, nous atta¬
chions à enregistrer dans les îles les airs et
les chansons folkloriques des insulaires,
enregistrements en 78 tours, bien sûr, sur
disques souples que l’on regrave ensuite sur
des disques durs en studio où toute une
équipe travaillait avec nous : Nono Nou¬
veau, Dédé Nouveau, Éliane Hirshon,
Augustine...». En même temps, *Radio
Tahiti naissait grâce à Jean d’Astier de la
Vigerie, Marc Darnois et John Martin et
commençait à diffuser tous les genres
musicaux.
C’est au début des années 60 qu’ont émergé
de nombreux compositeurs tels le guita¬
riste Petiot et le pianiste Yves Roche qui
s’est si bien pénétré des rythmes et de l’es¬
114
disques.
La musique dite classique intéresse une
population à la sensibilité souvent diffé¬
mais à laquelle se
sont jointes récemment des famille appar¬
rente, popâ’a surtout,
tenant
à d’autres
Concerts
en
ethnies.
L’association
Polynésie organise pour ce
public des rencontres musicales où vien¬
nent se produire des solistes et des orches¬
tres de chambre européens ; le groupe Pro
Musica propose chaque année un récital de
chant choral.
L’enseignement de la musique classique ou
moderne est assuré par le Conservatoire
territorial et différentes écoles privées.
mutinerie, nom fém. Action de se révolter
autorité. Les mutinés agissent
soit pour obtenir un avantage qu’on ne leur,
contre une
a
pas
accordé par des négociations soit
pour se substituer à l’autorité. Parmi les
mutineries les plus connues de l’histoire, on
peut citer celle des marins du *Bounty en
sons
traditionnelles. De nouvelles *disco-
ments
thèques sont apparues à cette époque et
une génération très riche de chanteurs se fit
connaître avec Henriette Winckler, Vavitu,
Yvon Arai, Mila et Loma Spitz, Coco et
son groupe des
Super-Boys, Gabilou et
l’ensemble des Barefoot-Boys, les Chaus¬
settes jaunes des frères Vernaudon.
Actuellement, les principaux orchestres
populaires qui ont succédé à ces derniers et
animent les soirées polynésiennes sont les
1917.
titres
cinématographiques
de i’épopée du Bounty.
sons de
-
prit de la chanson tahitienne que ses créa¬
tions sont souvent prises pour des chan¬
Kamaaina, Marama Nui, Vaitiare, Tiare
Hinano, Pacific Star et les orchestres de
Michel Poroi et de Michel Paofai. La plu¬
part des formations, des interprètes et des
compositeurs font partie de la Société
polynésienne des Auteurs, Compositeurs
et Éditeurs de Musique (S.P.A.C.E.M.).
Les différentes versions
Créé en 1978, cet organisme prélève un
droit sur la diffusion des oeuvres et en
reverse le produit aux artistes et aux mai¬
metteurs en
scène
1789 et celle de plusieurs dizaines de régi¬
français et allemands en mai et juin
Mutinés du *Bounty (Les). Œuvre de
Charles *Nordhoff et James Norman * H ail
écrite à Tahiti et publiée en 1932. Il s’agit
d’une version romancée de la célèbre *mutinerie qui éclata à bord du Bounty en 1789.
Les deux auteurs ont tenté une reconstitu¬
historique à partir d’archives, du
départ de Londres en 1788 jusqu’au retour
tion
des mutins sur la Pandora en 1792. Le
succès de l’ouvrage fut tel que les années
suivantes J.N. Hall et Ch. Nordhoff en
publièrent la suite: “Men against the
océan" et “Pitcairn Island”.
Trois films ont été tirés de
ces
historiques.
date
romans
Interprètes du
rôle de W. Bligh
interprètes du
rôle de F. Christian
Les Révoltés du Bounty
Franck
Lloyd
1934
Charles Laughton
Clark Gable
Les Mutinés du Bounty
Carlos Reed
1960
Trevor Howard
Marion Brando
Le Bounty
Roger Donaldson
1983
Anthony Hopkins
Mel GIbson
MYTHE
muto’i. Agent communal chargé principa¬
lement du maintien de la paix civile en
Polynésie, le mUto ’i est aussi un intermé¬
diaire entre l’administration et la popula¬
tion, utile par sa connaissance des milieux
sociaux et son rôle d’interprète.
• Le premier corps de müto ’i fut créé vers
1825 par les chefs *Tati, *Utami et ’^Hitoti
afin de faire régner l’ordre à une époque où
Tahiti accueillait de plus en plus de mate¬
lots *déserteurs ou de marins délinquants
débarqués par les capitaines de *baleiniers.
Mal entraînés et mal encadrés, ils ne purent
intervenir efficacement jusqu’à ce qu’un
mythe, nom masc. Récit fabuleux, sou¬
populaire, qui s’est transmis
oralement de génération en génération et
qui met en scène des êtres ou des actions
imaginaires expliquant de façon symboli¬
que les forces de la nature, les origines de
l’homme, l’organisation sociale du groupe.
vent d’origine
•
La tradition orale des anciens Polyné¬
siens était riche en récits mythologiques. Ils
étaient parfois contradictoires car les “spé¬
cialistes” {*tahu ’à) de ces récits cherchaient
à justifier telle ou telle prétention en lui
donnant un fondement généalogique.
véritable statut leur soit accordé en 1842.
Dans l’ensemble, il émane de ces récits
lyriques un profond sentiment religieux lié
fonctions que dans le *district de Papeete.
Les müto’i étaient reconnaissables à leur
grands mythes de la religion de jadis: les
La première
brigade n’exerçait alors ses
uniforme de drap bleu, à leur chapeau de
Dans “Tahiti aux Temps
anciens”, Teuira * Henry présente les plus
à la nature.
divers récits concernant la *création du
paille orné d’une plaque de cuivre et à leur
matraque de bois. En 1846, l’amiral *Bruat
créa une compagnie indigène chargée de les
seconder lors des troubles politiques que
monde par *Taaroa; les *généalogies des
dieux ; la naissance des vents, des ani¬
corps des muto ’i devint très vite populaire
des plantes ; les histoires des héros : *Maui,
suscita l’instauration du *Protectorat. Le
plusieurs districts se dotèrent d’une bri¬
gade de maintien de l’ordre.
Aujourd’hui, chaque commune entretient
un ou plusieurs muto ’i sur son propre bud¬
get. Les policiers municipaux portent un
uniforme bleu et ne sont pas autorisés au
port d’armes. Il leur revient de faire régner
l’ordre dans les lieux publics de jour et de
nuit, de participer à l’éventuelle organisa¬
tion de secours à la population, d’interve¬
nir sur la voie publique pour faciliter la
circulation, de faire appliquer les règle¬
ments municipaux, sur les marchés et aux
et
abords des établissements commerciaux
exemple. Une réforme des *polices
municipales métropolitaines pourrait être
appliquée en Polynésie et accorder aux
mUto’i des pouvoirs plus étendus dans le
par
domaine du maintien de l’ordre.
maux ;
l’incarnation des dieux et des esprits
dans les pierres, les arbres, les animaux ; la
création de l’homme ; l’homme à l’origine
*Hina, *Hiro... ; le récit de Tahiti, le pois¬
son ; les *légendes liées aux lieux comme
celle de l’anguille du lac *Vaihiria ou celle
grand lézard de '•’Fautaua... Certains
mythes, parfois attribués au seul imagi¬
du
naire polynésien, ont été bâtis en réalité à
partir de mythes européens diffusés par les
*missionnaires. Il en est probablement
ainsi du mythe du *Déluge qui n’aurait
laissé émerger qu’un sommet de Raiatea ou
de celui de Kuke de Nukutavake dont les
aventures sont très voisines de celles du
Jonas biblique.
Le mythe polynésien a été construit par
les navigateurs, par les écrivains européens
•
du XVIIP siècle puis fréquemment repris
tout au long du XIX*’
siècle et au début du
XX‘=. Ce mythe, qui présente Tahiti comme
paradis terrestre, repose sur l’accueil
les Tahitiens réservèrent aux équi¬
pages de *Bougainville et de *Cook. Les
marins furent séduits par le comportement
érotique des Tahitiennes , attitude qui
rejoignait le libertinage très en faveur dans
l’Europe du XVIIP siècle, d’où le nom de
un
que
Mulot. 1. Mutai affecté à la
circulation. 2. Brigade des mutai
de Mahina.
115
MYTHOLOGIE
*Nouvelle-Cythère donné à Tahiti par
Bougainville. Cette époque était aussi
marquée par une puissante contestation
sociale et politique en Europe et par la
recherche de la société idéale que l’on crut
Le mythe de la société
polynésienne Idéale. 1. L A. de
Bougainville recevant une coupe
de fruits des mains de Tahitiens
accueillants. 2. Le bonheur
quotidien d'une famille
polynésienne vivant au contact
de la nature.
retrouver chez les “bons
sauvages” de
Tahiti. «Sortis d’un état de nature primitif,
les individus, limités dans leurs possessions
et
leurs besoins, y entretenaient des rap¬
ports
harmonieux, représentatifs d’un
stade idéal de l’évolution de l’humanité.
C’étaient les conditions parfaites de la
société commencée, miraculeusement pré¬
(Éric Vibart: “Tahiti,
paradis au siècle des
lumières”). Les récits d’*explorations,
souvent empreints de romantisme voire de
lyrisme, ravirent un public épris d’évasion
qui ne demandait qu’à s’étonner des mer¬
veilles des *antipodes. Enfin, présentée
comme une région à la nature
préservée et
luxuriante, la Polynésie ne pouvait que
susciter une certaine nostalgie chez des
populations en train de vivre la *révolution
servées à Tahiti»
naissance
d’un
industrielle.
Le mythe polynésien est longtemps resté
vivace. Vers 1880, Paul *Gauguin annon¬
çait qu’il allait rejoindre les «Tahitiens,
heureux habitants des paradis ignorés de
l’Océanie [ qui ]
ne connaissent de la vie
que les douceurs». Les oeuvres de Herman
*Melville, Jack *London, Robert *Stevenson, Victor *Ségalen, Pierre *Loti, puis, au
XX'= siècle, d’Alain *Gerbault ou Marc
Chadourne assurèrent la pérennité du
mythe.
Depuis plusieurs années, ce mythe fait l’ob¬
jet de remises en question : les études histo¬
riques décrivent en effet l’ancienne société
polynésienne sans complaisance, tandis
que l’occidentalisation des mœurs et la
croissance économique et démographique
enlèvent aux îles une partie de leur charme.
Hom. : une Mite.
mythologie, nom fém. Ensemble des
*légendes propres à un peuple ou à une
civilisation ou à une *religion. Générale¬
ment la création du monde et
l’apparition
de l’homme font l’objet de *mythes dans
toutes les civilisations et cultures et l’on y
remarque une étonnante ressemblance
d’un groupe humain à un autre.
• La mythologie
grecque, fruit de l’imagi¬
nation du poète Homère pour une grande
partie, fut une des principales sources
d’inspiration pour la littérature et les arts
occidentaux.
La culture polynésienne s’est enrichie de
nombreux mythes européens et il n’est pas
toujours aisé de distinguer le fonds mytho¬
logique polynésien des thèmes qui peuvent
être des adaptations de sujets bibliques ou
helléniques.
mytiliculture,
nom
et l’*E.V.A.A.M.
qui en assure le grossis¬
fém.
Élevage des
♦moules.
• En Polynésie, deux
organismes ont une
activité de mytiliculture: r*LF.R.E.Mer
dont l’écloserie de Vairao fournit les larves
dans les ♦lagunes de Papeari et
d’Uturoa. La production de moules vertes
des Philippines reste aléatoire : elle souffre
sement
des fortes variations de température et de
salinité des eaux lagunaires pendant la sai¬
son des
1986.
116
pluies. Elle a atteint 13,4 tonnes en
anciens, leur servaient à réaliser des
*leurres de pêche, des *hameçons, des
ornements et quelques ustensiles domesti¬
ques. Les *leurres de nacre, suivant leur
coloris, leur brillant, leur forme, étaient
choisis selon la taille du poisson à pêcher et
le temps qu’il faisait. Des nacres aux bords
coupants, parfois dentelés, servaient de
*râpes, de *grattoirs, de cuillères ou de
spatules. Les costumes cérémoniels com¬
portaient souvent des nacres entières ou en
morceaux, enfilées sur des cordons de
bourre de coco. Le costume du heva (chef
*deuilleur) était le plus remarquable. Les
femmes portaient aussi des colliers faits de
nacre, nom fém. *Mollusque *bivalve de
la famille des Ptéridés. Substance dure, de
irisée, argenté à gris foncé, qui
tapisse l’intérieur de certains *coquillages.
couleur
•
«L’*Huître nacrière est recouverte de
deux lobes ou *manteaux charnus ; un de
chaque côté de la face intérieure des valves
ou coquilles. Celles-ci, dissemblables dans
leurs contours, sont maintenues à la char¬
nière par un ligament corné. Les Huîtres
possèdent tous les organes habituels néces¬
saires à la vie : cœur, foie, estomac,
gonades... Jusqu’à l’âge de six semaines,
elles possèdent un pied bien développé leur
permettant de se déplacer. Plus tard, un
organe contenu dans ce pied sécrète les
attaches fibreuses ou *byssus, grâce aux¬
quelles l’animal se fixe de façon perma¬
nente. La respiration est assurée par des
*branchies placées de part et d’autre du
corps. La nourriture consiste surtout en
orga lismes microscopiques, *phytoplancton et *zooplancton, filtrés de l’eau de
mer» (William Reed : “Huîtres perlières de
Polynésie”).
On divise les Huîtres nacrières
en
petites nacres polies.
• Les lagons de Polynésie étaient autrefois
très riches en Nacres. L’exploitation inten¬
sive, commencée vers 1850 et organisée par
des aventuriers et des commerçants sou¬
vent
sans
scrupules, venus du Chili ou
d’Australie, aboutit à l’épuisement de
nombreux bancs naturels. Le perfection¬
nement des techniques de *plonge et l’em¬
ploi de bateaux à moteur hors-bord permi¬
rent d’accroître la production. Elle attei¬
gnit un record de 1 350 tonnes en 1924 et se
maintint à plus de 1 000 tonnes jusqu’à la
fin des années 50. Par la suite, la raréfac¬
tion des Nacres et la production de bou¬
en matière plastique provoquèrent
l’effondrement des pêches. En 1972, on
tons
exporta moins de 50 tonnes de Nacres.
au pillage des lagons, des mesures
administratives de protection furent prises
Face
plusieurs biologistes firent des essais
d’élevage : Simon Grand en 1870, François
et
Hervé à la veille de la 2^ Guerre mondiale,
Gilbert Ranson en 1953. Tous obtinrent de
bons résultats, mais ce n’est qu’avec l’essor
de la *perliculture que l’élevage des Nacres
deux
catégories. L’une comprend les petites
espèces abondantes, pêchées uniquement
pour les *perles qu’on peut y trouver. Ainsi
Pinctada radiata (Golfe persique), Pinctada vulgaris (Inde, Ceylan), Pinctada martensi (Chine, Japon), Pinctada fucata
(nord de l’Australie). Dans le 2*= groupe, on
range les espèces grandes et lourdes dont
les valves ont une valeur marchande : Pinc¬
tada maxima en Asie du Sud-Est, Les deux
variétés que l’on trouve en Polynésie sont :
Pinctada margaritifera, variété cumingi.
On l’appelle aussi Pintadine à lèvres noires
ou Huître perlière.
Elle peut atteindre
40 cm de diamètre pour un poids de 7 kg
environ.
Pinctada maculata. Tahitien; pipi. Elle
-
-
dépasse guère 7 cm de diamètre et vit
dans les atolls aux lagons peu ouverts sur
ne
l’océan. Ses
perles naturelles sont d’un
coloris miel doré assez rare mais n’ont pas
grande valeur, contrairement aux
perles noires des Pinctada margaritifera.
• Autrefois en Polynésie, les coquilles,
récoltées en faibles quantités par les
une
face interne d'une coquille
de Nacre
117
NAHE
fut pratiqué à
grande échelle, à la fin des
années 70. Les Nacres servent aussi de
matière première aux artisans de *cunos.
Ils en tirent des bijoux fantaisie et utilisent
les plus grandes pour sculpter divers motifs
produire des objets souvenirs. Les co¬
quilles sont également destinées à la bou-
et
tonnerie de luxe et à la fabrication de
leurres pour la pêche au gros.
►_
'
parau. E ’ina'i 'apu te parau, e 'api tona, mea
vahi nâ rôpü. E piti huru parau : te parau ri’i
_
_
hu’a, e parau poe roa te reira, tei te mau fenua
Tirtito, Tapone ’e te pae Panipe rtm, Initia. E
parau 'imi rahihia no te poe i roto iana. Te piti
O te huru, te mau parau rarahi ia, e tao'a 'imi
rahi hia nô tona 'apu. Nâparau e piti e 'itehia i
Porinetia : 'oia te parau hitiroto 'ere'ere
maita'i e rae'a tona faito 40 tenetimetera'e
tôna teiaha fatata e 7 tiro. Te piti o te parau ra
pipi : E parau hu 'a, nona
iho tôna poe mea marere 'a 'e 'ere ra te reira poe
i te mea hina 'aro rahihia.
e horo 'a mai i te poe
I te pae nô te rima 'i, e tao 'a faufa 'a roa te
parau no te hamani i te mau huru tao 'a ato
'a
nô te utuôfare : mai te matau, te taipu, te 'apa
ha 'avare no te hi auhopu. I te pae ato 'a no te
fa 'anehenehe no
te vahiné: te tape 'a
tari'a, te rei (collier). Te parau te ho'êfaufa'a i
Porinetia nei. 'Ua ha 'amata te reira faufa 'a i te
tao 'a
ha'apa'ohia i te matahiti 1850, na te feia i
tapae mai i te fenua nei, ia fifi ra te 'ohipa
parau, 'ua fa 'aturehia nô roto i te fa 'atupu i te
rahuira'aparau. Teie te mau 'ona i te
môtômua: 'o Simon Grand i te matahiti 1870,
inf.
Manteau
Gonade
Muscle
Nacre. 1. Pendentifs et pectoraux
en nacre.
2. "Castagnettes”
formées de deux valves de nacre
réunies par des ligatures en nape.
3. Hameçons. 4. Pesée des nacres
(1933). 5. Boutons de
nacre. 6. Lampe-cur/os formée
d’une nacre ouvragée. 7. Autel
à Hikueru
Muscle
adducteur
rétracteur
du pied
Muscle
rétracteur
Intestin
Pied
Cœur
Palpes
labiaux
Bouche
marial orné de nacres dans un
cimetière des Tuamotu.
Estomac
Charnière
Ligament
charnière
Ligne
palléale
Empreinte
du muscle
Barbes de croissance
Principaux organes d’une Huître nacrière.
118
NANSOUTY
’o,François Hervé i te area hou te tama’i 1944,
’o Gilbert Ranson i te matahiti 1953. ’Ua
manuia pa ’ato ’a te feia i rave mai i teie
’ohipa,
nô teie noa nei matahiti 1970 i rahi roa atu ai
fa’ahotura’a i teiefaufa’a,
’ohipa fa’a’apupoe. Te mau ’apu
pârau e tao'afaufa’a ato'a no te hamani
pitopito.
I roto i te 'a ’ai o te parau, te vai nei te parau
’otane, te parau ’ovahine. Tona ’apu te 'api
’otane, te ’api ’ovahine.
te manuiara'a no te
maoti te
nahe. *Fougère de la famille des Marattiacées. Angiopteris evecta. Cette Fougère
peut atteindre 4 m de hauteur. Son rhi¬
zome devient souvent aérien et ne doit en
aucun cas la faire confondre avec une Fou¬
De nos jours, l’attachement à la terre
ancestrale se marque encore par l’enterre¬
ment
du
cordon
ombilical
(pito) des
nouveaux-nés dans la propriété familiale.
•
Dans la tradition
chinoise, la famille
accorde aussi une grande importance à la
naissance d’un enfant. Pendant
sesse,
sa
gros¬
la future mère est astreinte à
un
régime alimentaire destiné à fortifier l’en¬
fant. Une fête est organisée un mois après
la naissance, avec un faste particulier lors¬
qu’il s’agit d’un garçon premier-né. «Ce
jour-là, une offrande est faite au temple
chinois pour appeler la bénédiction des
divinités protectrices. Autrefois, des
tranches de porc rôti, du gingembre au
vinaigre, des œufs teintés de rouge étaient
gère arborescente. Il est comestible après
macération dans l’eau et cuisson prolon¬
gée. Cet aliment sans grande valeur nutri¬
tive était consommé, en l’absence d’autres
nourritures, par les anciens Polynésiens.
offerts aux amis de la famille. En retour, ils
faisaient cadeau d’enveloppes rouges conte¬
naissance, nom fém. Venue au monde et
►
nant une petite somme d’argent et la fête
était clôturée par un banquet» (B. Her¬
mann et association Wen Fa: “Histoire de
nahe
la communauté chinoise de Tahiti”).
Voir aussi : placenta, prénom.
commencement de la
nisme maternel. Au
ment, apparition.
• Dans la
vie hors de l’orga¬
figuré :
commence¬
Polynésie ancienne, la naissance
du premier *enfant (*matahiapo) donnait
lieu à un ensemble de rites sur le *marae
familial.
Dans les familles de chefs, l’accouchement
avait lieu sous un abri de fougères (j'are rau
wû/rej monté pour l’occasion sur le terrain
du marae. L’accouchement terminé, l’en¬
fant et sa mère étaient transportés vers un
autre abri, la “maison des faibles” (fare
hua) où ils séjournaient une semaine. A la
naissance du bébé, le médecin traditionnel
attaché à la famille du chef (paia) coupait le
cordon ombilical avec un bambou taillé,
puis oignait le corps de *mono’i parfumé
au santal. L’enfant était ensuite enveloppé
dans un *tapa très doux. Le cordon ombi¬
lical soigneusement préservé était placé
dans une cache du marae ancestral. «Cette
relique était considérée comme l’essence de
l’enfant» (T. * Henry). Le père ne pouvait
voir sa femme et son enfant qu’à la fin d’un
séjour dans \e. fare hua. Un nom choisi lui
était alors donné. Pour le garçon premierné de famille royale, une autre cérémonie
avait lieu sur le marae national. Le bébé
était déposé sur une natte, sur le pavage du
marae, face à son père et aux *prêtres. Des
*invocations chantées avaient pour but
d’affirmer le rang de l’enfant. Puis des mes¬
sagers (arere) étaient envoyés dans toutes
les directions pour propager la nouvelle de
la naissance.
Lçs gens de condition inférieure s’atta¬
chaient également à célébrer la naissance
de leur premier-né dans leur marae fami¬
lial. Ils recevaient pour cadeaux de nais¬
sance
des
présents (nourriture, nattes et
ornements de plumes).
fanaura’a. Tefa’aru'era’a i te ’opu o te metua
vahiné nô te tomo mai i roto i te ao ’api, te
Te vai nei te mau peu no te fanaura ’a ia
i te ti ’ara ’a o te reira ta ’ata, ’e te toro’a : e
ora.
au
ari’i ânei, e tavana anei, e manahune anei. la
janauhia te hô’ë ’aiu, e tâpühia te pito ’e te
reira peu na te tahu ’a ha ’afânau e rave e ’ofe te
tâpü. ’Ua riro te pito ’ei tao’a faufa’a roa i te
ma’ohi, e tanuhia te pito i ni’a ra anei i te
marae, i te poro fenua anei o te fare metua. Te
tahipeu, e tanuhia te pito i ni’a iho e tanu
ato’a hia te 000 tumu ra’au (mai te uru, te tou,
te tiare
ma’ohi) ’ei mana’ora’a. Epupura’a o
fânau mai te ho F tama.
ato ’a te tupu ia
NANDI.
Agglomération des îles *Fidji
située au cœur d’une grande plaine sucrière
à l’ouest de Viti Levu. Les activités écono¬
miques de Nandi s’organisent surtout
autour de l’aéroport international des îles
Fidji construit par l’armée américaine pen¬
dant la 2‘ Guerre mondiale et ouvert aux
avions gros-porteurs depuis
1975. Nandi
est une véritable plaque tournante du trafic
aérien transpacifique, entre les îles Hawaï
et l’Australasie.
Une vingtaine d’hôtels ont
été construits aux abords de la ville et de
l’aéroport. L’agglomération compte 18000
habitants (estimation 1985) et constitue un
pôle de développement important.
mort de Max de Nansouty à
NANSOUTY (Max de) ( 1818-1844). Offi¬
Mahaena
cier de la marine française, venu à Tahiti
pour la première fois en 1839 comme
enseigne sur la frégate Artémise, sous le
commandement de *Laplace. Il revint en
1842, toujours comme enseigne, sur la
Reine Blanche de l’amiral Abel *DupetitThouars, lorsque celui-ci imposa le *Protectorat. Nansouty faisait partie du contin¬
gent laissé à terre par Dupetit-Thouars
pour faire respecter le traité et maintenir
119
NANU
nanue.
un millier de soldats tahitiens.
nape. Cordelette tressée à trois brins avec
les *fibres les plus longues de la bourre de
*noix de coco. On l’utilisait autrefois pour
faire des ligatures : joindre les planches de
à la baïonnette les redoutes défendues par
Il fut un des
rangs français,
atteint de six balles. Du côté français, il y
premiers tués dans les
blessés, et du
plus de cent tués et proba¬
blement plusieurs centaines de blessés.
De tous les combattants tués, seul le lieute¬
nant de Nansouty fut enterré sur l’ilôt
Teaaupiri qui porte désormais son nom sur
avait eu quinze morts et 5l
côté tahitien,
les cartes marines, face à Mahaena.
Il y a également à Papeete une rue Nan¬
souty qui, partant du pont de l’Est, aboutit
derrière la cathédrale.
premier nom de
Papeete. Ce nom, écrit à la manière
anglaise “Nawnoo”, figure sur la carte qui
accompagne le récit du capitaine *Wilson,
commandant le *Duff, navire des premiers
missionnaires protestants arrivés en I797.
Un examen plus minutieux de cette carte
révèle que c’est le nom d’une “longue mai¬
son”, dont Charles Wilson indique dans
son texte les dimensions colossales, puis¬
qu’elle avait environ 130 m de long, 16 m de
large et 7 m de haut ! Dans un rapport des
missionnaires rédigé en 1802, apparaît un
renseignement supplémentaire : il s’agissait
NANU.
Peut-être
le
d’une maison de réunion de la société
*arioi.
L’orthographe qu’ils adoptent est
plupart des chercheurs modernes
nanu et la
ont donc traduit ce mot par “marée, flux”.
Selon le
grand connaisseur de la langue
tahitienne
Alexandre
Drollet, l’ortho¬
graphe correcte serait plutôt nanu'u, signi¬
fiant “deux armées”. En tout cas, le nom du
lieu où se trouvait cette maison des arioi
était à cette époque Vaiete, devenu peu de
temps après Papeete.
Nape. 1. Tressage du nape à partir
de la bourre de coco. 2. Ligature en
nape d'une herminette. 3. Ligature
en nape d'une pirogue cousue.
Nape. 1. Ha'unera'a nape ma te
rave mai te puru ha’ari. 2. Pona
nape o te hô’ë toi tarai.
3. Ta’amura'a i te nape o te hô’ë
va'a.
120
Kyphosus cinarescens. Poisson de
l’hégémonie française. Lorsqu’en avril
1844 la résistance tahitienne prit une
ampleur menaçante, le gouverneur *Bruat
décida de contre-attaquer massivement en
envoyant le 17 avril à *Mahaena, où les
*insurgés s’étaient retraftchés, toutes ses
troupes disponibles, soit 441 hommes.
Nansouty, qui ignorait encore qu’il venait
d’être promu lieutenant, obéit, avec toute
la fougue d’un jeune officier de 26 ans, à
l’ordre du gouverneur de prendre d’assaut
forme ovale, aplati latéralement, rayé de
gris et de noir, que l’on appelle Saupe grise
en français. Il possède une petite bouche
qui lui permet de se nourrir d’Algues et de
micro-organismes marins. Les adultes attei¬
gnent une taille de 40 cm pour un poids de
4 kg et évoluent en hancs serrés à nie de
Pâques notamment où ils sont très
appréciés.
*pirogue, emmancher des *herminettes,
fixer des éléments du *fare... 11 est toujours
utilisé dans la fabrication de *curios ou en
décoration.
Voir aussi : corde.
►
nape. E taurafiri te nape e toru tona hua.
Ei
E
fa’a’ohipahia te nape nô te tâ’amu i te va’a, nô
puru ha’ari te hu’a nô te rara’a i le nape.
te taamu ato’a i te mau to’i, nô te ’ohipa
hâmani fare ato’a. E tao’a hina’aro rahihia te
nape i roto i te orara’a o te mâ’ohi,
’ua rau
’ohipa e hina’arohia te nape. I te pae no te
fa’a’una’una i te pou fare. e tao’a hâvili mau ia
natihia te pou i te nape. E i’a ato’a tei parauhia
mau
e
nape.
NASON
Napoléon voir mara.
nappe, nom fém.
une
Linge dont on_ couvre
table pour prendre un repas. Etendue
liquide à la surface du sol ou réserve d’*eau
imbibant une couche géologique.
• Les nappes
souterraines sont alimentées
par des *précipitations infiltrées qui s’ac¬
cumulent au contact d’une couche imper¬
méable. On distingue les nappes “^phréati¬
ques, situées non loin de la surface du sol,
et les nappes profondes. Elles peuvent être
captives entre deux formations géologi¬
ques étanches, ou libres et circuler dans les
terrains perméables. Le corail des *atolls et
les ^basaltes fissurés et poreux des îles
hautes recèlent de nombreuses nappes que
l’on peut exploiter par des puits ou des
forages horizontaux.
NAPUKA. Petit *atoll des *Tuamotu du
Nord-Est, situé par 141°15’ ouest et 14°10’
sud, allongé sur 7 km d’ouest en est. L’île
également appelée Tepukamaruia :
nom qui lui est donné dans la
légende de Moeava (voir Makemo).
Les ^fouilles archéologiques menées sur
cette île ont permis d’identifier une dizaine
de *marae comprenant un *ahu de corail
était
c’est le
bordant une cour ouverte. De nombreux
narcotique, adj. et nom masc. Se dit d’un
produit qui provoque l’assoupissement,
l’engourdissement.
• En
Polynésie, plusieurs produits ont été
ou sont encore utilisés pour leurs pro¬
priétés narcotiques. La racine de kava
(*’ava), mâchée ou broyée, produit un
liquide qui plonge le buveur dans une sorte
d’ivresse comateuse.
Cette torpeur
fait
qu’on administre parfois, dans certaines
îles, le kava comme analgésique lors des
opérations de tatouage.
Comme les Tahitiens autrefois, les Mar-
quisiens utilisent les racines de *hora, les
fruits du *hutu, les pousses de *papa dans
la ““"pêche aux herbes”. Ces plantes
narcotiques, agitées à proximité des
coraux, provoquent l’engourdissement des
poissons et leur mort si la concentration du
produit est élevée.
►_
ra’au fa’aturuhe. Era’aufa’atupu turuhe, e
ha'aparuparu i le mau uaua i’o (e fa’aiti mai i
te mamae e aore ïa e fa ’a ’ore roa i te
ha’avivira’a uaua i'o) e ha’amotu’utu’u te ra’au
fa’aturuhe i te tino ’e tae roa ato’a i te
ha'apohe i te mero tino, ta tatou e parau noa
nei e fa ’ata ’oto. ’Ei hi ’ora ’a : E râ’au fa ’aturuhe
te morphine. E fa’atupu te ra’au fa'aturuhe i te
ta’oto i roto i te ta’ata i ’amu i te ra’au e aore
ra te
ta’ata ipatiahia. No tefeia huma roro e
nehenehe te ra’au fa’aturuhe e fa’ata’oto
maoro i te reira mau ta ’ata.
\
Napuka. 1. Intérieur de l'église,
2. Petit marae de corail. 3. Le
village.
restes de “'“tortues ont été dégagés du sous-
sol des marae. Les tortues ont longtemps
constitué une ressource alimentaire impor¬
les habitants. Napuka est, en
effet, une des rares îles de Polynésie où ces
animaux viennent se reproduire et pondre
en grands rassemblements.
Découverte par “'“Byron le 7 juin 1765,
Napuka est restée longtemps à l’écart des
routes de navigation. Selon le témoignage
du père Audran, on n’y avait pas encore
planté de cocotiers au début du XX‘= siècle.
L’île est aujourd’hui chef-lieu d’une “"com¬
mune qui englobe aussi l’atoll de “"Tepoto.
Elle comptait 264 habitants en 1983.
tante pour
NARII (bataille de) voir Fe’i Pi.
Nason voir urne.
121
NASSE
nasse, nom fém. Engin de *pêche en forme
de panier allongé, en filet ou en *fibres
natation, nom fém. Action de nager consi¬
dérée comme un sport. Pratiquée de tout
toujours des nasses aux îles de
la Société pour la pêche des langoustes et
tions à partir du XIX^ siècle, en Angleterre.
Elle fut admise aux premiers *Jeux olym¬
végétales.
• On utilise
des chevrettes d’eau douce. Le *hina’i était
traditionnelle pour cette pêche ;
elle était tressée en *’ie’ie. D’autres nasses
étaient mises à l’embouchure des rivières
la
nasse
pour la capture de poissons de roche.
Elles étaient confectionnées à l’aide de
ou
nasse en
fibres de cocotier
matériaux végétaux comme
le ’ie’ie, des
tiges de *bambou fendu, des tiges de fou¬
gère *anuhe ; les ligatures étaient faites en
*pUrau. Le *ereavae était un panier-trappe
servant à la capture des * ’ôuma. Le *ha’ape’e, vivier flottant en bambou, sert tou¬
jours à mettre les poissons capturés quand
on pêche sans embarcation.
temps, la natation fit l’objet de compéti¬
piques à Athènes, en 1896, et la Fédération
internationale vit le jour en 1908.
Les épreuves se disputent en principe en
bassin de 50 mètres, sur 50, 100, 200, 400,
800 et 1 500 mètres en nage libre, 100 et 200
mètres en brasse, dos ou papillon, 200 et
400 mètres en ”4 nages”. Il existe aussi des
courses
de relais
(4100 et 4200 mètres),
ainsi que des épreuves de plongeon et de
natation synchronisée. Les courses mara¬
thons consistent à traverser un lac ou un
bras de mer ou à descendre une rivière., La
natation entre également dans la composi¬
tion
certaines
de
comme
le
moderne.
épreuves multiples,
ou le
pentathlon
triathlon
En Polynésie française, la natation s’est
développée à partir de 1947, sous l’impul¬
sion du docteur *Cassiau, de Willy Bambridge et d’Achille Drollet. Les premiers
entraînements et compétitions se firent à la
cale de halage, puis au *Bain Loti (1963) ou
à la *piscine de l’hôtel Matavai. En 1970,
l’ouverture de la piscine olympique de
Tipaerui donna enfin à cette discipline de
véritables moyens, à la mesure de ses ambi¬
tions. La même année naquit le Comité
régional de Natation (président : Claude
Davio), ainsi que le premier club du Terri¬
toire, le *Cercle des Nageurs de Polynésie,
suivi, en 1973, par r*Union sportive des
•
natalité, nom fém. Nombre de *naissances
durant un laps de temps donné.
Chaque
année, le nombre de naissances dans le
monde varie entre 135 et 140 millions
(5 333 en 1986 en Polynésie).
•
*taux de natalité. On le calcule en divi¬
sant le
nombre de naissances intervenues
dans la période (un an en général) par la
population totale de la région ou du pays
considéré. On exprime le taux de natalité
pour 1 000 habitants. Le taux de natalité de
la Polynésie française était de 30,8 pour
1000 en 1985. Il varie notablement d’un
archipel à l’autre : encore proche de 50
pour 1 000 aux Marquises, il ne dépasse
pas 25 pour 1 000 aux îles du Vent. En
France, ce taux est voisin de 15 pour 1 000.
En Allemagne de l’Ouest, il est de 9,5 pour
1 000, nettement inférieur au taux de *mor-
talité. Il atteint par contre 37 pour 1 000
aux îles
Samoa et 41 pour 1000 en
Papouasie-N ouvelle-Guinée.
►
te faito O te fanaura’a, Te rahira’a fanau.
rahira ’a janau : ’o te faito o te fânaura ’a e
'0 te
’itehia i roto i te area ho'ë. Ei hi’ora’a: i roto
anei i te mahana tata'itahi, e hia tamari'i e
fânauhia nei, e hia vahiné e fanau nei, mai te
reira ato 'a i te hepetoma, te ava ’e. No reira i le
mau
Constructions et Armement navals et la
section natation de *Fei Pi. Dès lors, la
natation polynésienne fit des progrès
rapides : elle obtint 3 médailles d’argent et
3 médailles de bronze aux Jeux de Papeete
(1971), 7 médailles d’or, 7 d’argent et 6 de
bronze aux Jeux de Guam (1975), 7 mé¬
dailles d’or, 6 d’argent et 6 de bronze à
Suva (1979). Henri Noble, dans les années
70, Laurence Lacombe et Maurice Laloum
après 1980, ont atteint le niveau national et
même international. La Ligue de Natation
compte 286 licenciés pour 4 clubs. Depuis
1973, son président est Lysis Lavigne.
matahiti ato’a, e numerahia te rahira’a
tamari’i i fânauhia. I te ao ta’ato’a nei, e tae’a
te numera 135
’aore ia 140 mirioni rahira’a
fanau.
Te numera i ni ’a i te hanere : E matutuhia nâ
roto i te numera iriti te rahira’a tamari’i i
Jânauhia i roto i te area ho'ë matahiti ’e i roto i
te huira'atira ta’ato’a o tefenua e
’imihia ra. Ei
hi'ora’a: i ni'a i te rahira’a ta’ata huira’atira
1000, le rahira’a fanau i Porinetia farani nei,
’ua tae’a e 30,8 % i te matahiti 1985. E tauiui
ri’i i te tahi ta’amotu ’e te tahi ta’amotu: epiri
50% i Matuita ma, e’ita e hau i te 25 %
i te fenua Raro Mata ’i ma. I Farani, teie
numera hanere, ’ua piri ia i te 15 %. l te fenua
Heremani To ’o ’a o te ra tei raro roa i te 9,5 %
’e te faito o te pohe. Are’a râ i Samoa tei ni'a
ia i te 37% ’e i te fenua Papua Niu-Tinea e
41%.
nation, nom fém. Communauté unie par
une histoire et des solidarités et dont les
membres sont animés par la volonté de
vivre ensemble. Cette volonté les conduit à
se
donner des institutions pour former un
*État.
Il existe ainsi plusieurs nations polyné¬
siennes ; Hawaï, les Samoa occidentales,
Tonga, la Polynésie française par exemple.
roa i te
122
nationalisation, nom fém. Opération qui
a pour but de mettre à la
disposition de la
*nation certaines entreprises estimées d’in¬
térêt général. La majorité ou la totalité du
capital d’une entreprise nationalisée appar-
tient à r*État. L’entreprise doit en principe
être gérée par des représentants des usa¬
l’État.
gers, des salariés de l’entreprise et de
En réalité, si l’État peut intervenir dans les
choix de l’entreprise, la gestion est assurée
par des spécialistes capables de faire face à
la concurrence des entreprises privées.
En France, les principales nationalisations
ont été
réalisées en 1944-1946 et en 1981-
1982.
♦naturalisation.
• En
Chemins de
Fer
Havas.
français. Agence
En 1944-1946 : Électricité de France, Gaz
de France, Régie autonome des Transports
parisiens, Renault, Banque de France,
Crédit lyonnais. Banque nationale de
Paris, Société générale, 4 grands groupes
d’assurances (Assurances générales de
France, Groupement des Assurances na¬
tionales, Union des Assurances de Paris,
Mutuelle générale française). Charbon¬
nages de France.
En 1981-1982:
Péchiney-Ugine-
Kuhlmann, Saint-Gobain-Pont à Mous¬
son, Rhône-Poulenc, Thomson-Brandt,
Compagnie générale d’Électricité, Sacilor,
Usinor, 36 banques dont la valeur du bilan
dépassait un milliard de francs. Bull, Pari¬
bas, Compagnie de Suez.
De 1986 à 1988, le gouvernement de Jac¬
ques Chirac a entamé un processus de
dénationalisation qui devait toucher 65
entreprises.
Polynésie, la nationalité française fut
accordée de plein droit le 30 décembre 1880
à tous les anciens sujets du roi Pômare V,
c’est-à-dire aux habitants des îles du Vent
et
des Tuamotu. Il fallut attendre le 24
mars
tous
Avant 1944 : Air France, Société nationale
des
conjoint étranger d’une personne de natio¬
nalité française qui fait une demande de
1945 pour que cette loi soit étendue à
les habitants du Territoire. Elle ne
concernait pas les ♦Chinois qui eurent plus
de difficultés à acquérir la nationalité fran¬
çaise tant les réticences de la société colo¬
niale à leur endroit étaient grandes. En
1928, un décret permit aux étrangers nés et
résidant en Océanie de devenir Français,
mais il fut aboli en 1933. A partir de 1953,
les enfants demi-Chinois ayant un parent
français (métropolitain ou tahitien) purent
obtenir la nationalité française, puis, au
cours des années 60, l’administration se fit
conciliante et accueillit favorablement de
nombreuses demandes de naturalisation.
Celles-ci furent automatiquement satis¬
faites à partir de 1973.
nato. Khulia
marginata. Poisson d’eau
douce appartenant à la famille des Perci-
dés. Il possède un ventre argenté et un dos
gris. Sa taille ne dépasse pas 18 cm. On le
pêche à la ligne avec un Ver de terre ou bien
à l’aide d’un harpon à chevrette. Sa chair
est très appréciée.
►
E i’a leie no roto i te ’anavai. E tua rehu
tôna, are'a te opümea ’uo’uo mont, ia’au ’oia
nato.
nationalisme, nom masc. Attitude qui
consiste à vanter et à préférer systémati¬
quement tout ce qui se rapporte à la
*nation dont on fait partie.
Le nationalisme d’une ♦minorité dont la
culture et l’histoire sont
celles du pays
différentes de
où elle est incluse peut
déboucher sur le désir
nationale.
Le nationalisme d’une
d’*indépendance
population déjà
indépendante peut conduire à l’expansion¬
nisme voire au mépris ou à la haine de ce
qui est étranger (xénophobie).
r*indépendance est reconnue.
La nationalité française s’acquiert aujour¬
d’hui par filiation légitime ou naturelle
d’un parent français, par naissance sur le
territoire français lorsqu’un des parents au
moins y est né. Cette nationalité est égale¬
ment accordée aux enfants étrangers rési¬
dant en France et nés en France, aux
enfants étrangers mineurs dont les parents
français,
patia 'aura. E tautai ato 'a hia nei ’oia F te
upe ’a taora. I teie ra tau, ’ua ’opani roa hia te
reira tautai nô te mea, te varavara ra ’e te ore
roa atura te nato i roto i te mau anavai.
nattage, nom fém. Action d’entrelacer, de
tresser à plat.
• Avec le
*tapa. la natte (*pe’ue) représen¬
tait le textile le plus utilisé par les anciens
Polynésiens. Plusieurs matières premières
étaient travaillées : l’écorce intérieure de
nationalité, nom fém. Ensemble des carac¬
tères d’une communauté humaine qui est
unie par ses racines territoriales et les
mêmes pratiques culturelles (langue, tradi¬
tions, système économique). État d’une
personne appartenant à une *nation dont
viennent d’être naturalisés
nâ roto i te pape e ’anapanapa noa mai ’oia.
Tôna rahi ’e tae 'a 18 tenetimetera. E hi
ato 'ahia i te ma 'ira ’e aore ra e patiahia i te
au
*pürau, d’aute, les tiges de *bambou, de
*pia, l’herbe *’a’eho, les nervures de cer¬
taines ♦fougères, les ♦palmes de cocotier et
surtout les feuilles de ♦pandanus, plus par¬
ticulièrement de l’espèce sans épines
(inerme) nommée *pae’ore. Le mode de
♦tressage en natte le plus fréquent était et
est toujours l’armature en toile diagonale,
un pris, un sauté. Les motifs de nattage, le
diamètre des pièces et les matériaux utilisés
variaient suivant l’objet que l’on fabri¬
quait. Par exemple, les vêtements étaient
tressés avec les fibres de l’écorce de pürau
(*more). Autrefois, les nattes constituaient
une
part importante du mobilier. On en
faisait aussi des voiles pour les ♦pirogues.
De
nos
jours, le tressage du pandanus
NATTE
représente une forme importante de l’arti¬
aux *Australes. Les
*chapeaux et
*paniers sont faits maintenant suivant les
modèles européens.
sanat
Voir aussi : vannerie.
’ei ni 'au ’ei ’ofe. E tatauhia te tapa,
e ra’uhia te ’ofe, e pahaehia te taura more,
pae ’ore,
’ei
are’a te ni’au e ha’unehia ia. E hamanihia i te
’oia ato’a te ’ofe, e rara’a ato’a hia i te
pâua paruru fare ’aore ra tahua fare. Te ’ohipa
paua,
rara’a ’e te ha’unera’a ’ua o maita’i ’oia i roto i
Erara’a ato’a hia te
taupo ’o, te ’ete, te panie, te huru o te faito i
teie tau. Na reira ato’a te tahirihiri.
natte voir pe’ue.
naturalisation, nom fém. Acte par lequel
étranger ou un apatride peut obtenir de
r*État où il réside, et sous certaines condi¬
tions, la *nationalité de cet État.
En France, les postulants doivent être âgés
d’au moins 18 ans, résider dans le pays
depuis 5 ans minimum (sauf cas particu¬
lier), avoir une connaissance suffisante de
la langue française et accepter les mœurs et
un
de la France. La demande de
naturalisation doit être déposée à la préfec¬
ture du lieu de résidence du postulant. Elle
coutumes
est transmise, après enquête, au ministère
de l’Intérieur, qui décide en dernier ressort.
L’accès à la nationalité
française est de
droit en cas de mariage avec un ressortis¬
français. Il était également de droit
pour les enfants nés en France de parents
étrangers lorsqu’ils arrivaient à leur
*majorité.
La personne naturalisée bénéficie de l’inté¬
gralité des droits accordés aux citoyens de
sant
naissance. Elle est soumise aux mêmes
devoirs (avec certains arrangements concer¬
nant le service militaire obligatoire).
Polynésie française, le problème des
naturalisations s’est essentiellement posé
avec la population d’origine asiatique. Il
fut l’objet de bien des controverses. C’est
ainsi que le décret du 5 novembre 1928
assurant la naturalisation automatique aux
étrangers nés en Océanie française fut rap¬
porté, le 2 juillet 1933, par un autre décret
imposant une filiation avec une mère ou un
père français. Pour les personnes n’entrant
pas dans ce cadre légal, la demande de
naturalisation était toujours possible mais,
jusqu’en 1964, les avis favorables ne furent
accordés qu’au compte-goutte par le gou¬
vernement métropolitain, du fait de l’op¬
position de r*Assemblée représentative...
Depuis 1964 toutefois, les choses ont
changé et une plus grande ouverture a été
accordée aux prétendants asiatiques à la
naturalisation. Celle-ci fut alors systéma¬
tiquement accordée à tout impétrant ayant
satisfait aux enquêtes médicale et policière
et possédant une bonne connaissance de la
langue française. De nos jours, tous les
• En
naturalistes du XVIII" siècle :
à gauche, Joseph Banks,
et à droite, un
herborisant
124
naturaliste
Polynésie sont de nationalité française, à
l’exception de quelques personnes âgées.
Autre sens : opération par laquelle on
conserve
►
te rara’a, te ha’unera’a. Erara’ahia tepe'ue,
te tuha’a O te rima’i.
membres de la communauté *chinoise de
un
animal mort en lui gardant
l’apparence de la vie.
naturaliste, nom masc. Savant qui étudie
les sciences naturelles : *botanique, *zoologie, *géologie.
• Chaque grand navigateur en mission
d’*exploration, au XVIIP et au début du
XIX' siècle, prit à son bord un ou plusieurs
naturalistes. C’est ainsi que Philibert
*Commerson accompagna * Bougainville,
Joseph *Banks, Daniel *Solander, Her¬
man Spdring, Anders Sparrman, Johan et
Georg *Forster participèrent aux expédi¬
tions de James
*Cook, René *Lesson à
celle de *Duperrey. Doués d’une curiosité
inlassable et d’une grande résistance phy¬
sique, ces hommes étaient pour la plupart
des disciples des grands naturalistes sué¬
dois ou français : Karl von Linné et
Georges de Buffon. Ils emmenaient avec
eux des artistes de talent (tel Sydney *Parkinson qui travailla avec Joseph Banks)
qui avaient pour mission de réaliser des
dessins de plantes, d’animaux et éventuel¬
lement d’indigènes et de paysages. Les
naturalistes étaient chargés par la société
de géographie ou le muséum d’histoire
naturelle auquel ils appartenaient de col¬
lecter des échantillons et de recueillir par
écrit le fruit de leurs observations. Celles-ci
furent affinées ou corrigées plus tard grâce
à des méthodes d’investigations perfection¬
nées, mais elles constituent une source de
renseignements pour les historiens de la
Polynésie cherchant à reconstituer l’envi¬
ronnement d’autrefois.
Autre sens : artisan qui empaille des ani¬
maux
ou
conserver
prépare des plantes pour leur
l’apparence de la vie.
NAUTISME
naupata. Arbuste de la famille des Goodeniacées et du genre Scaevola. On le ren¬
contre au bord des plages et sur les *motu
et *atolls. C’est une plante très répandue
sur tous les rivages des océans Pacifique et
Indien. Ses feuilles vertes, épaisses et ver¬
nissées, sont rattachées à la tige charnue
par un très court pétiole. Ses fleurs
blanches s’ouvrent longitudinalement et
les cinq pétales s’étalent en un demi-cercle.
Les fruits charnus sont globuleux et mesu¬
rent environ 10 mm. Selon les contrées, les
feuilles et l’écorce écrasées peuvent être uti¬
lisées comme antidote contre les piqûres de
Poisson-pierre (*nohu), dans le traitement
de la *ciguatera ou pour soigner les bles¬
provoquées par les coraux. A l’inté¬
rieur des îlots, le naupata forme des fourrés
atteignant 2 m de hauteur, alors qu’en zone
découverte, au bord des plages, il forme
une végétation rampante.
sures
NAURU. A 5 300 km
au
Phosphate Corporation. En 1983, la pro¬
duction s’élevait à 1 684000 tonnes; elle
constitue encore 75 % du P.N.B. et assure
un niveau de vie élevé à la
population (6000
dollars/hab./an). L’exploitation du gise¬
ment peut être poursuivie à ce
rythme pen¬
dant une vingtaine d’années mais, déjà, le
gouvernement investit une partie des reve¬
nus phosphatiers en Australie, ce
qui per¬
mettra à la population de vivre longtemps
encore des rentes nationales. Sur le
plan
écologique, l’exploitation des phosphates a
déjà des conséquences très négatives sur la
partie orientale de Nauru. Le gouverne¬
ment a cherché récemment à acheter une île
pour pouvoir éventuellement y transférer
la population.
naupata
Carte économique de Nauru.
nord-ouest de
Tahiti, située sur l’équateur et par 162°
est, petite île de 21 km^,
peuplée de 8 400
habitants (1982). Nauru est un *atoll sou¬
levé jusqu’à 70 m d’altitude qui ne dispose
que de sols pauvres et souffre de grands
écarts de pluviosité d’une année sur l’autre.
• L^le fut probablement peuplée par des
agglomération
cocotiers et
petits élevages
cultures intensives (bananes,
ananas, légumes)
zone d’extraction
phosphates
des
routes
Micronésiens et des Gilbertins dès 1500 av.
voies ferrées
Lorsque le navigateur anglais J.
1798, la société nauruane était organisée en 12 *clans souvent
J.-C.
Fearn débarqua en
centre administratif
centre commerçant^”
rivaux.
Pendant 90 années, la population subit le
passage de nombreux *baleiniers et autres
aventuriers troquant des armes à feu et de
l’alcool contre des vivres. D’après le com¬
missaire qui prit possession de Nauru au
nom
de
l’Empire allemand en 1888, Hle
était aussi désolée qu’un champ de bataille.
C’est à partir de
1907 que l’énorme gise¬
ment de *phosphate qui occupe les deux
tiers de Hle fit l’objet d’une exploitation
industrielle.
A la fin de la Première Guerre mondiale,
les intérêts de l’Allemagne furent transférés
à l’Angleterre, l’Australie et la NouvelleZélande. La British Phosphate Commissioners produisait près d’un million de
tonnes de minerai à la veille de la 2° Guerre
mondiale. Elle retrouva rapidement ce
niveau après que les Américains aient mis
fin à l’occupation japonaise (1942-1945).
Des 1200 personnes qui avaient été dépor¬
tées vers les îles *Carolines, 737 seulement
survécurent aux brutalités japonaises.
Dès 1951, la population accédait à une cer¬
taine autonomie
politique et l’indépen¬
dance au sein du *Commonwealth fut pro¬
clamée en 1968. Parallèlement, le gouver¬
nement local exigea des royalties de plus en
plus élevées sur l’exploitation du phos¬
phate. En 1970, il prit le contrôle total de la
compagnie extractrice qui devint la Nauru
nautisme, nom masc. Ensemble des sports
pratiqués sur l’eau.
• La Polynésie offre des conditions natu¬
relles très favorables aux activités nauti¬
ques : lagons étendus, régularité des vents,
relative clémence de l’océan. Le nautisme
s’est toutefois vraiment développé qu’à
partir des années soixante, parallèlement à
l’élévation rapide du niveau de vie et au
ne
désir croissant de se livrer aux mêmes acti¬
vités de loisirs que les populations des pays
développés.
Les principaux sports nautiques peuvent
être divisés en deux catégories. Certains
sont hérités de pratiques traditionnelles
telles que le *surf (fa ’ahe ’e)et les courses de
*pirogues, à pagaie ou à voile. Les sports
d’origine occidentale sont beaucoup plus
variés. Il s’agit surtout des sports de voile ;
yachting sur monocoques, ^catamarans,
*hobby-cats, *planches à voile. Il s’y ajoute
le motonautisme représenté par les courses
de bateaux très profilés à moteur horsbord et les *jet-skis. Le ski nautique est
généralement pratiqué par quelques ama¬
teurs et des touristes, mais ne donne pas
encore lieu à des
compétitions en Polyné¬
nacitants de
Nauru
sie. La richesse et la densité des activités
nautiques, concentrées aux îles du Vent,
125
ont suscité la fondation de nombreux clubs
(*Yacht-Club d’Arue, clubs militaires, JetSki Club et 9 clubs de surf) et de plusieurs
*marinas à Punaauia, Vairao et Mahina.
Chaque grand hôtel possède également les
infrastructures et le matériel permettant
aux touristes de satisfaire leur goût pour
les sports nautiques.
navigation, nom fém. Action de se dépla¬
cer sur une étendue
lac. Science et
marine, un fleuve ou un
technique permettant de
naviguer dans les meilleures conditions.
• Les Polynésiens étaient autrefois de
remarquables navigateurs. Au cours de
leurs longues ^migrations au travers du
Pacifique et lors des déplacements qu’im¬
posait leur condition d’insulaires, ils
avaient acquis des connaissances astrono¬
miques précises leur permettant de nom¬
et de situer de nombreuses *étoiles et
*constellations et d’évaluer les déplace¬
ments saisonniers des astres. Leur sens de
l’observation et leur capacité à mémoriser
mer
(très développée en l’absence de documents
écrits) les avaient conduits à mettre au
point une “géographie mentale” d’une
valeur comparable à celle des portulans du
Moyen-Age. La topographie des terres
émergées et la position relative des îles leur
étaient bien connues. Ainsi, lors de son
premier voyage en 1769, James ’'‘Cook put
établir la “*carte de *Tupaia”. Cette carte,
qui aurait été tracée sur les indications du
grand *prêtre tahitien Tupaia, montrait 74
îles réparties entre les Marquises et les
Samoa. Les relevés de leur position avec
des instruments modernes prouvèrent que
Tupaia ne s’était guère trompé.
Le savoir géographique, tout comme le
langage des étoiles, était réservé à une élite
de prêtres qui se transmettaient oralement
leurs connaissances de génération en géné¬
ration. Néanmoins, la plupart des Polyné¬
siens avaient le
sens
marin. Un homme
savait naviguer instinctivement en tenant
compte de l’orientation de la houle, des
courants, des vagues et de la direction du
susceptible de tenir la mer pendant un
mois. A la vitesse moyenne de 5 nœuds, la
distance couverte pouvait atteindre 3 600
milles. Cela rend plausibles les traversées
de Tahiti à la Nouvelle-Zélande (2 100
milles) et à Hawaï (2 200 milles).
Récemment, plusieurs expéditions ont
prouvé que les connaissances nautiques
des Polynésiens étaient suffisantes pour
entreprendre de tels voyages : l’équipage de
la pirogue *Hokule 'a réussit à rallier Tahiti
à partir de Hawaï en 1975. Celui de
*Hawaiki Nui gagna sans encombre la
Nouvelle-Zélande en 1986. Le sens marin
des
Polynésiens et leurs longs périples
maritimes avaient conduit l’ethnologue
Peter Buck à nommer ces populations les
“Vikings du soleil levant”.
Cette appellation semble aujourd’hui
désuète. La plupart des connaissances
ancestrales ont été oubliées et le Polynésien
répugne généralement à s’éloigner des côtes
et à rester en mer plus de 24 heures. Il
semble être devenu plus un terrien qu’un
marin.
►
te horomoana, te fano na te moana.
ma ’ohi
e
’Ua riro te
’ei feia horomoana para ’o rahi, eaha
’ore ai, ’ua ha'a’atihia ratou e leie moana rahi
Patitifa. Tefeti’a to ratou avei'a no te arata’i i
tô ratou tere. I roto i te orara 'a o te ma’ohi, e
feia tuatapapa ratou i te terera 'a o te tau na
roto i te tai'ora’a i te maupo, no reira mai tô
ratou aravehi i te ’ohipa horomoana. E ’itehia
te reira, na roto i te mau parau no te
purutiara’a te nuna’a ma’ohi. I te tere
matamua o te Tapena Tute i te matahiti 1769,
’ua rave atu ’oia ia Tupaia (e mô’ohi) e tahu’a
’oia, ’ua tapae atu ratou i ni'a i na motu e 74 ia
au i te tamatira’a a Tupaia na roto noa i te hi’o
i te feti’a, te tai’o i te ’o pape, tefa’aro'o i te
mata ’i.
Aue ia rave’a fa’ahiahia,
’aore roa atu te reira
aravehi i roto i te ta'ata o teie tau, ’ua tipe’e
roa ratou i te peu.
’Ua riro te moana ’ei
purumu orira’a na te hui tupuna i te tau’auiui.
To ratou mau [aura’o : e mau va’a tau’ati
rarahi, e fâri’i teie mau va’a (pahi) hau atu i te
50 ta’ata ’a tae atu ai i te mau mea ato’a ’e te
ma ’a no te terera ’a roa.
’Ua ’ohie i te nuna’a i te tere mai Tahiti, Niu-
Terani ’e i Vaihi.
’Aore i maoro a’e nei, ’ua tupu te tahi mau tere
te hi’o ’e te ha’apapu i te mau ’ohipa i tupu
*vent. La rose des vents polynésienne, très
no
de parties permettant au marin de repérer
i te tau i fnahemo na roto i te terera’a: te
ha ’amana ’o nei tatou ia Hokule ’a tei tere mai
précise, divisait l’horizon en une vingtaine
et de tenir son cap.
L’approche de la terre
était perçue grâce à la réflexion de l’eau des
lagons sur les nuages (elle leur donne une
légère teinte verte), aux odeurs végétales
qui émanaient des terres au vent, aux
changements de direction de la houle et des
vagues, au vol de certains oiseaux.
Dotés de ce sens de la mer et d’embarca¬
tions légères mais très élaborées et faciles à
manœuvrer, les Polynésiens ont pu réaliser
de longs voyages aux périodes de l’année
où la mer et le vent leur étaient favorables.
Ainsi, une *pirogue double de 70 pieds de
long avec tout son équipage (jusqu’à 50
personnes avec plantes et provisions) était
Vaihi i Tahiti i te matahiti 1975. ’O
Hawaiki Nui tei tere atu mai tefifi ’ore i NiuTerani i te matahiti 1986. Te huru o te nUna’a
ma’ohi i te pae horomoana tei horo ’a ia Peter
Buck i te mana’o ’e e ma’iri i te i’oa o teie mau
na
ta’ata "’oia te mau homoana no te hiti’a o te
ra ’’.
I teie mahana, ’ua riro te ta ’ata tahiti ’ei
ta’ata noho uta,
’e’erefa’ahou i te horomoana.
navire voir marine.
nazisme, nom masc. De l’abréviation alle¬
mande nsitional-sozialist. Doctrine natio¬
naliste et raciste exposée par Adolf Hitler
dans son ouvrage “Mein Kampf”e.n 1924,
NAZISME
Navigation. Principaux modes d’orientation et de repérage
des terres utiiisés autrefois par ies navigateurs poiynésiens.
Pdur se diriger vers une terre dont
Les navigateurs étaient attentifs
la position était déjà connue, les
indices de la proximité d’une
navigateurs s’orientaient en
aux
tenant compte de leur mouvement
terre, changements de direction de
terre : vols d’oiseaux nichant à
fonction des constellations tout en
nocturne
:
la houle, présence de débris
végétaux à la surface de l’océan,
les Pléiades (Matari’i),
les Nuages de Magellan (Mahu), la
odeurs nouvelles...
Croix du Sud (Tahua) parexemple.
L'observation des nuages
permettait parfois de déceler à la
base une teinte bleue ou verte,
reflet d'un lagon indiquant la
présence d’un atoll.
Terera’a nâte moana. Te mau
rave’a nô te hl’ora'a I te mau tenua
O tel ravehia I te tau tahito e te mau
ta'ata tare pahl nô Porinetia :
■
hi'ora'a i le mau feti’a, te uote ata,
te rerera'a o te mau manu ’e te
avei'a o te mata'i.
I raro mai, te mau mâ'a o te ravehia
nâ roto i te mau tare atea : pua'a,
’uri, huero tara, 'uru, 'umara, opa'a,
tumu 'uru... E tape’a mai ratou i te
’auahi nâ roto i te rave'a o te arahu.
Mode de conservation du feu à bord des pirogues.
Les ressources embarquées
des voyages au
I
>
de pierre
lors
sable
long cours : porc,
chien, graines de pandanus, 'uru
patate douce, noix de coco
germée, plant d’arbre à
Le feu était conservé sous forme
de braises.
braises
127
la prétendue supériorité de la *race
germanique. Le nazisme trouva ses fon¬
dements dans le pangermanisme et dans
l’antisémitisme déjà largement développés
en Allemagne à la fin du XIX‘= siècle.
sur
Nourri des rancœurs de la défaite de 1918,
du diktat de Versailles et de la crise écono¬
mique et sociale qui suivit, le nazisme fit de
fulgurants progrès qui aboutirent à la prise
du pouvoir par Hitler en 1933. Dès lors, de
1933 à 1945, le nazisme devint l’idéologie
l’État allemand. Très forte¬
influencé par certains penseurs du
XIX^ siècle (Gobineau, Chamberlain) ainsi
officielle de
ment
que par le *fascisme mussolinien, il peut se
définir par la devise «Ein volk, ein reich,
ein führery>
(«Un peuple, un empire, un
guide») qui exprime les notions de racisme,
d’expansionnisme et de dictature. Les nazis
ont poussé les thèses fascistes jusqu’à l’ab¬
surde en voulant faire du peuple allemand
le maître du monde et en niant tous les
principes fondamentaux d’humanité (pra¬
tique de la terreur, ouverture de camps de
concentration, volonté d’exterminer sys¬
tématiquement des peuples entiers).
Le nazisme n’est pas mort avec Hitler puis¬
que l’on a vu resurgir en certains pays, et
notamment en Allemagne, des groupus¬
cules qualifiés de néo-nazis.
Voir aussi : nationalisme.
nébulosité, nom fém. Caractère de ce qui
est obscurci.
•
En
*météorologie, proportion du ciel
voilée par les
*nuages. La nébulosité est
exprimée en octas (huitièmes).
A Tahiti-Faaa, elle est en moyenne de 3
octas au mois d’août et de 5
décembre.
au
mois de
neck, nom masc. d’origine anglaise signi¬
fiant cou. Piton rocheux de forme cylin¬
drique qui provient d’une ancienne *cheminée volcanique remplie de *lave solidi¬
fiée et qui a été dégagée par r*érosion des
roches encaissantes plus fragiles.
L’île de ’''Ua Pou (Marquises) est particu¬
lièrement riche en necks, mais l’un des plus
Polynésie se trouve à l’entrée de
la baie de Maroc à Huahine et est appelé
connus en
“le doigt de *Hiro”.
nécrophage, adj. Désigne tout animal qui
se nourrit
de cadavres ot de déchets orga¬
niques divers. Les Asticots, larves des
Mouches, sont nécrophages. De même les
Crabes, les Écrevisses, etc. assurent le net¬
toyage de leur *milieu de vie. Les animaux
nécrophages constituent un maillon impor¬
tant
dans
les
*chaînes
et
les
réseaux
alimentaires.
négrier, adj. et nom masc. Qualifie celui
qui se livre à la *traite des Noirs ou ce qui
sert à cette activité (un navire négrier). Per¬
sonne pratiquant la traite des Noirs. Par
extension, celui qui exploite d’autres
hommes.
Ce terme a été utilisé pour désigner les
•
recruteurs de main-d’œuvre qui ont écumé
la plupart des archipels du Pacifique Sud
au milieu
du XIX'= siècle. L’attitude de ces
capitaines de navires fut très variable, mais
il ne semble pas qu’ils aient imposé des
conditions de déplacement aussi dures que
les véritables négriers, trafiquants de “bois
d’ébène” entre l’Afrique et l’Amérique aux
XVIP et XVIIP siècles.
Voir aussi : blackbird.
NENGO NENGO. *Atoll des *Tuamotu
du Sud situé par 143°50’ ouest et 18°45’
sud. Découverte par *Wallis en 1767, l’île
est aujourd’hui inhabitée et
commune de *Hao.
appartient à la
Néolithique, nom masc. Période de la
*Préhistoire la plus proche de notre ère
(5000 à 2500 avant J.-C.). Ce terme, créé
par J. Lubbock en 1865, désignait “r*âge
de la pierre polie” par opposition à la lon¬
gue période précédente, “l’âge de la pierre
taillée”. On lui donna par la suite un
contenu
économique. Aux chasseurs-
cueilleurs succédaient les agriculteurséleveurs. En fait, l’évolution se fit lente¬
ment, vers 8000
au
Proche-Orient, vers
5000 en Europe occidentale. Culture et éle¬
vage se développèrent. Les hommes restè¬
rent de plus en plus longtemps au même
endroit. Ils devinrent sédentaires et cons¬
truisirent des habitations plus solides. De
nouvelles techniques apparurent telles que
la poterie, le tissage, le travail du cuir... Le
Néolithique se termina avec le début du
travail des métaux.
Voir aussi ; Paléolithique.
Nérite, nom masc. Coquillage *Gastéropode de la famille des Néritidés et du genre
Nerita. On le rencontre sur la partie haute
de la plage. Il se nourrit d’Algues tapissant
le substrat qu’il râpe grâce à sa radula gar¬
nie de milliers de minuscules dents. Sa
Nérite
coquille est de forme globuleuse, mesurant
de 10 à 30 mm de diamètre et son ouverture
NICKEL
semi-circulaire typique. Les Nérites parti¬
cipent à l’érosion biologique des calcaires.
’areareara’a. Te ni’au roa ra ’oia ho’i te ivi
ni’au ’ei hamaniporomüta. E tuihia te mâ’a
ti’a’iri i te matamua i ni’a i te ni’au no te mori
ti’a’iri.
le chef
*deuilleur lors du heva tUpâpa’u, rite mar¬
quant le *deuil d’un *ari’i. William *Ellis
nous en a laissé la description suivante : le
nevaneva. Individu accompagnaint
défunt
«était entouré d’une
multitude
d’hommes et d’enfants badigeonnés avec
des argiles rouges ou
blanches... Ils ne portaient qu’un *maro et
du
charbon,
étaient revêtus seulement de
ces
terres
colorées... Ils étaient armés d’une *massue
ou
d’un gourdin et traversaient le district,
le battre de quiconque ne
leur manifestait pas le plus grand respect...
se saisissant pour
général, tous ceux qui les voyaient
approcher s’enfuyaient immédiatement ou
En
allaient se cacher... Ils se donnaient toutes
les apparences de la
comme les déments».
►
nevaneva.
folie et agissaient
Teie te mau ta’ala tauturu i te
tahu'a heva tupapa’u, iapohe ihoâte hô'ëari'i.
la au i te fa’ati’ara’a a
W. EHis: “Eparai ratou
i to ratou tino i te arahu ’ere ’ere, te araea 'e te
pu'a. Emaro to ratou tapo’i i to ratou tino
tirara atu ai. Era'au ta ratou i te rima ’aore ra
e
’omore, e haere ratou na te mata’eina'a. la
’ite ratou i te ta’ata,
te rau li no le tapo’i i te apo’o ti’o ’o.
E ra’au ato’a te ni’au (P. Pétard).
NIAU. Petit *atoll sans passe des *Tua-
Nord-Ouest, situé par 146°20’
16°08’ sud. Comme Anaa, Niau
motu du
ouest et
montre les vestiges d’un soulèvement tec¬
tonique. Le point culminant atteint 7,50 m
et, dans les calcaires coralliens surélevés,
les eaux d’infiltration ont sculpté un véri¬
table *karst.
présente quelques traces d’occupa¬
tion ancienne. Elle fut découverte par “"Bellingshausen en 1820. Pendant longtemps,
les hommes de Niau ont participé à la sai¬
son de la *plonge à la nacre sur l’atoll de
*Takapoto. Regroupée au village de
Tupana, la population s’élève à 147 habi¬
tants (1983) et vit essentiellement de la
récolte du *coprah. Les sols, plus fertiles
que sur les autres atolls, sont favorables à
l’arboriculture des orangers, des citron¬
niers et des bananiers. L’île fait partie de la
• L51e
commune
i te feia fa'auru ma’ama'a te huru".
ni’au. *Foliole des *palmes de *cocotier.
polynésien utilise ces folioles
entières pour la couverture des toits : un
• L’artisanat
chaume en ni’au dure habituellement 3 à 4
ans ; il faut environ 400 palmes pour cou¬
vrir une maison de dimensions moyennes.
On l’emploie aussi pour la fabrication de
nombreux objets tressés (*pe’ue, ’'’paniers,
*éventails, balles, jupes de danse) ainsi que
pour la *décoration des lieux de fête.
Les nervures de ni’au sont assez rigides
pour qu’on y enfile des *noix de bancoul
ou pour constituer des
balais. On les
employait aussi comme cure-dents ou pour
tresser des paniers d’offrandes. Elles ser¬
encore
deuilleur
accompagnant un chef
nevaneva o te ape’e i
no te mau
tehô’e ra'atira
fa'ata pohe
de *Fakarava.
niche, nom fém. Renfoncement aménagé
dans l’épaisseur d’un mur pour abriter un
objet. Petite cabane servant de logement à
un chien.
vent
nevaneva
fa’atura ’ore i ta ratou
peu e rave ra, e rutuhia e ratou. 1 roto i te
rahira ’a o te taime, e horo te ta ’ata e tapuni ’e
au ratou
E ravehia te ivi ni’au ’ei hamani nira no te lui i
«à confectionner des
ronnes, colliers et guirlandes.
cou¬
En les fen¬
dant, on obtient les aiguilles avec lesquelles
on assemble les liasses de
feuilles de *ti qui
garnissent les parois des fosses à *pôpoh)
(P. Pétard : “Plantes utiles de Polynésie”).
►
ni’au. Eparauhia te ha’ari i te matamua e niu,
tôna rau e ni ’au. I roto i te ’ohipa ’e te orara ’a
O te ma’ohi, e tao ’a faufa’a te ni’au. I te pae no
te rima’i, e ravehia te ni’au no te hamani i te
•
niche
écologique. Ensemble des fonc¬
tions et de l’espace occupés par une espèce.
Dans une *biocénose équilibrée, deux
espèces différentes ne peuvent pas occuper
la même niche écologique. Sinon, elles
entrent
en
concurrence
et
cela aboutit
généralement à l’élimination de l’une
d’elles.
en
Polynésie, l’introduction des
roseaux a
provoqué l’extinction locale ou
Ainsi,
Merles des Moluques et des Busards des
la diminution d’autres espèces d’Oiseaux.
Hom. : une niche ; espièglerie.
nickel, nom masc. d’origine allemande.
Nickel était le nom d’un génie malin et «les
mineurs allemands, déçus que la nickéline
fournisse pas de cuivre, comme si ce
minerai était ensorcelé, l’appelèrent kupferne
nickel, cuivre de Nickel» (Dictionnaire
usuel Flammarion). Métal blanc, brillant
et
l’on utilise dans des
couche protectrice pour
inaltérable que
alliages
ou en
balai ni'au
Hô'ëfare ni’au e 3 ’aore ra e 4
matahiti, ’ua pe, e fa ’a ’api ia. No te tahifare iti
au noa, e 400 a’e ni’au lei te huru ta ’oe
atora ’a.
E ravehia te ni’au no te hamani i te mau tao ’a
ri'i ato'a na te rima ’i : mai te taupo ’o te ’ara
’iri, te ’o’ini, te tahirihiri, te ’ahu ’ori, te ha’uti
na te tamari ’i, te fa ’a ’una ’una i te mau fare
paua tapo’ifare.
129
NIHIRU
sie, puis aux *Philippines. En 1944-1945, à
la tête de ses forces combinées, ou “Task
Forces", qui associent cuirassés, porteavions et forces de débarquement (Ma¬
rines), il progressa rapidement dans le
Pacifique central, sans pouvoir envisager
pour autant un débarquement sur l’archi¬
pel japonais. Ses relations avec Mac
Arthur, commandant des forces terrestres,
furent souvent houleuses.
Nino (el). Nom donné par les Péruviens à
*courant marin qui apparaît, certaines
années, le long des côtes de leurs pays.
L’événement se produit en général vers
Noël, anniversaire de la naissance de l’En¬
fant Jésus (enfant se dit nino en espagnol).
Habituellement, les côtes du *Pérou sont
baignées par des eaux froides remontant
des profondeurs par suite d’un *upwelling.
Il arrive cependant que, sous l’influence
des vents de nord-ouest, les masses d’eau
chaude peu salines et biologiquement pau¬
vres
de l’hémisphère nord franchissent
l’équateur et repoussent les eaux froides
un
d’autres métaux. En 1984, les principaux
producteurs de minerai de nickel étaient
(175 000 tonnes), le Canada
(174000) et la *Nouvelle-Calédonie
(58 000).
• Sur la Grande Terre calédonienne, la
société Le Nickel exploite plusieurs gise¬
ments à La Tontouta, Bourail, Koniambo,
Ouazangou et Thio. L’extraction, com¬
mencée en 1875, a connu plusieurs booms :
au moment de la 2® Guerre mondiale, de la
guerre de Corée et lors de la mise en place
de l’industrie lourde japonaise (1960-1970).
Cette dernière période a suscité des *migrations interinsulaires, en particulier celle de
travailleurs originaires des Australes et de
Tahiti qui ont formé une communauté
dynamique en Nouvelle-Calédonie. Par
contre, les troubles socio-politiques qui se
sont développés sur la côte est en 1984 et
1985 ont perturbé la production et remis en
question des programmes d’investissement
l’U.R.S.S.
Nickel. 1. Extraction du nickel à ciel
ouvert en Nouvelle-Calédonie.
2. Minerai de nickel.
vers le sud.
Il en résulte une raréfaction du
poisson et une pluviosité abondante.
Ces phénomènes peuvent prendre des pro¬
portions catastrophiques si, comme en
1982-1983, on assiste, en plus, à des trans¬
ferts d’eau massifs de l’ouest à l’est du Paci¬
fique par suite de l’affaiblissement ou de la
disparition des alizés. Ces différents élé¬
ments constituent une des conditions favo¬
rables à la formation de *cyclones dans le
Pacifique central.
niu voir Noix de coco.
NIUE. Ile de 258 km^ située à 2300 km à
l’ouest de Tahiti, par 169° ouest et 19° sud.
Il
s’agit d’un *atoll soulevé culminant à
minier.
65 m.
adj. (par analogie) Qui est d’une propreté
impeccable.
• Peuplée vers l’an 1000 de notre ère
par
des navigateurs venus des îles de la Société
•
des Samoa, Die fut découverte par J.
*Cook en 1774. L’*évangélisation protes¬
ou
NIHIRU. *Atoll des *Tuamotu du Centre
situé par I42°50’ouest et 16°40’sud. Décou¬
*Bellingshausen en 1820, il est
actuellement inhabité et fait partie de la
vert par
commune de
*Makemo.
tante commença en 1849 et Niue vécut sous
la domination des *pasteurs qui organisè¬
rent la protection foncière des résidents et
orientèrent l’agriculture vers la production
de coton, d’arrow-root et de coprah pour
l’exportation.
nimbus voir nuage.
NIMITZ (Chester William) (1885-1966).
Amiral américain. Responsable delà flotte
sous-marine américaine dans l’Atlantique
en
1914-1918, Chester Nimitz fut nommé
commandant de la flotte américaine du
Pacifique après *Pearl Harbor. A ce titre,
il remporta la bataille de *Midway (juin
1942), puis épaula efficacement les divi¬
sions du général *Mac Arthur en Microné¬
130
La
Grande-Bretagne
prononça
l’*anne-
xiondeNiueen 1901 mais, à partir de 1960,
les pouvoirs furent progressivement trans¬
férés à un gouvernement local.
Depuis 1974, Niue est une *république
autonome, librement associée à la '''Nou¬
velle-Zélande qui assure sa défense et lui
offre une aide économique appréciable. La
population (3 298 hab. en 1981) vit essen¬
tiellement de l’agriculture et exporte des
fruits de la passion, des bananes et du miel.
La pauvreté des insulaires (P.N.B./hab./an
=
I 000 dollars) explique l’émigration conti¬
nue
des habitants
vers
la Nouvelle-
Zélande.
Le niveau de vie des ménages polynésiens
est très inégal d’une catégorie sociale à une
autre et d’un archipel à l’autre. En fournis¬
sant des logements sociaux et des services
publics de santé et d’enseignement, les
pouvoirs publics tentent de réduire les
écarts de niveau de vie.
Noanoa (Le parfum). Rédigé en 1896 par
le
critique littéraire et écrivain Charles
Morice, cet ouvrage a été conçu en colla¬
boration avec Paul *Gauguin. Le peintre
proposa un brouillon du récit et C. Morice
l’améliora en polissant le style et en ampli¬
fiant certaines parties du récit.
“Noanoa” est une version idéalisée du
premier séjour de P. Gauguin à Tahiti. Les
jours heureux passés aux côtés de Tehura
sont décrits sur un ton lyrique rappelant
parfois Baudelaire.
L’ouvrage parut en 1901 aux Éditions de la
Plume. Des fac-similés du manuscrit, illus¬
niuroahiti. Plante herbacée de la famille
des Labiées : Leucas decemdentata. Elle
ressemble à la *Menthe mais n’est pas odo¬
rante. Elle entre
nombreuses
dans la composition de
recettes
médicinales «desti¬
soigner les douleurs articulaires
{*ra’au arafati), les plaies infectées {ra’au
pe), les infections de la bouche (jâ’au vaha
pe), les torticolis, les crampes, les névral¬
gies (rd’au uaua), les ophtalmies (rd'au no
te mata), les cystites, les blennorragies
{râ’au ’ôpi)» (Paul Pétard : “Plantes utiles
de Polynésie”).
nées à
trés de bois gravés et de croquis, furent
édités en 1954,1966 et 1987. Cette dernière
édition fut réalisée à l’initiative de l’Asso¬
ciation des Amis du *Musée Gauguin et
obtint le prix Vasary.
►
No’ano’a. Te no’ano’a, eputa ïa teipapa’ihia e
Charles Morice i te malahiti 1896 tauturuhia
mai ’oia e te peni hoho ’a ra
mau tapa'opa’ora’a i te mauparau efa’ati’a;
are'a ra, tefa’anahora’a mana’o ’e tefa’aoti-
roa-ra’a na Charles Morice. No’ano’a, ’o te
hô’ëïa mana’o no roto mai ia Paul Gauguin i
tôna tere mâtâmua i Tahiti nei. Te fa’ati’a ra i
te mau mahana ’oa’oa ’e te mana’ona’o rahi i
te area a ora ai
niveau, nom masc. Instrument servant à
vérifier
ou
’o Pauro Gauguin.
Nâ Pauro Gauguin te ’opuapuara ’a ’e te tahi
’oia i piha ’i iho ia Tehura.
à réaliser l’horizontalité d’un
plan. Degré d’élévation par rapport à un
plan de base. Valeur atteinte par une
grandeur.
• niveau de vie. Évaluation quantitative
nocturne, adj. ou nom. Se dit de quelque
le *pouvoir d’achat,
la *consommation et l’équipement des
*ménages. Lorsque les revenus sont fai¬
bles, seuls les *besoins les plus urgents
peuvent être satisfaits. Si les possibilités de
consommation augmentent, les individus
cherchent à acquérir des *biens et des *services moins indispensables touchant aux
nombreux Poissons de lagon ont une acti¬
des conditions de vie d’une personne ou
d’un groupe social. Le niveau de vie se
mesure en comparant
loisirs et
exemple.
au
confort de la maison par
qui se produit pendant la nuit ou
d’un être qui est actif la nuit. En Europe,
chose
certains Rapaces sont nocturnes : la
Chouette ou le Grand-duc par exemple. En
Polynésie, les *Blattes, les *Geckos et de
vité principalement nocturne.
Autres sens: morceau de piano: les Noc¬
turnes de Chopin ; au fém. : ouverture d’un
magasin tard le soir.
Noddi, nom masc. Tahitien: oa ou ’oio.
Oiseau de la famille des Sternidés.
Le Noddi brun {Anous stolidus) est
-
Taux d’équipement des ménages en biens durabies, en pourcentage (I.N.S.E.E.,
1983).
cuisinière
réfrigérateur
radio
automobile
téléphone
Iles du Vent
96
86
71
70
44
Mes Sous-le-Vent
88
57
73
32
12
Marquises
89
46
58
21
16
Australes
75
31
58
24
11
Tuamotu-Gambier
81
32
72
13
1
archipels
NODULE
l’espèce la plus commune en Polynésie.
C’est un Oiseau de mer de taille moyenne
(40 cm) ressemblant beaucoup à
une
*Sterne. Il est entièrement brun avec l’ex¬
trémité des ailes noirâtre et le dessus du
crâne plus clair.
Il revient à terre unique¬
ment pour nidifier, en général de septem¬
Noddi brun
bre à mars, au sommet des cocotiers.
(dessin de G. Tobin, 1792)
-
Le Noddi
gris {Procelsterna caerulea),
est plus petit et absent delà plupart des îles
de la Société et des Tuamotu.
dules varient de I à 9 kg par mètre carré, ce
qui est assez faible. La teneur en éléments
métalliques rares est également insuffi¬
sante. L’exploitation des nodules se trou¬
vant à 4 000-5 000 m de profondeur dans la
limite des 200 milles nautiques n’est pas
envisagée actuellement.
noha voir Pétrel.
nohu.
nodule, nom masc. Petit nœud qui se
Synanceja verrucosa. Français :
Poisson-pierre ou Synancée. Poisson de la
famille des Scorpaenidés et du genre Brachyrus ou Pterois. Informe et sans couleur
définie, boursouflé, le nohu possède des
nageoires pectorales très développées et
une gueule béante. Sa taille est comprise
tion en forme de boule sous la peau.
dans les Coraux ou s’enterre à demi dans le
-
Le Noddi noir (Anous tenuirostris) est
fréquent au large de Tahiti. Il est de cou¬
leur plus foncée et peut être confondu avec
le Noddi brun.
forme sur le tronc d’un végétal. Accumula¬
polymétallique. Concrétion de la
dimension d’une pomme ou d’un petit bal¬
lon, gisant sur le fond des *océans. Les
nodules contiennent un mélange variable
• nodule
entre lO et 70 cm. Il se camoufle aisément
sable des bords de
plage. Ses bourrelets
dorsaux dissimulent 13 épines, véritables
seringues pouvant inoculer un poison vio¬
lent au baigneur inattentif. La piqûre, très
Principaux gisements de noduies dans ie Pacifique Sud.
fréquenc
de plusieurs éléments métalliques tels que
le manganèse, le fer, le *nickel, le cuivre, le
cobalt, le molybdène. Ils ont été découverts
par le navire de recherches Challenger au
cours de ses explorations dans l’océan
,
i-'fc.
,
navette au fond ramasser les nodules et les
*
«S
collecte de nodules
polymétalliques
132
h
*Pacifique de 1871 à 1876. Depuis une
vingtaine d’années, des sociétés améri¬
caines, japonaises ou européennes tentent
de mettre au point divers procédés d’ex¬
ploitation rentables. Deux techniques sont
actuellement envisagées : soit envoyer une
rapporter à la surface, soit utiliser
une
sorte d’aspirateur géant relié à un navire.
En
Polynésie, les concentrations de no-
cale urgente pour éviter les complications
et la mort (qui survient dans 25 % des cas).
(Paul). Haut-*comPolynésie française. Né le 22
juin 1924 à Paris, Paul Noirot-Cosson est
diplômé en sciences économiques et éco¬
nomie politique. Successivement souspréfet (Ancenis, Avallon), puis *secrétaire
général (Vendée, Charente, Somme), il fut
^préfet de la *Martinique (1975-1978),
puis des Pyrénées atlantiques (1978-1981),
avant d’être nommé en Polynésie française
en 1981. Homme de contact, aimant à
côtoyer les populations polynésiennes,
Paul Noirot-Cosson a su prendre du recul
par rapport à une vie politique agitée qui
aboutit au changement de majorité aux
*élections territoriales de 1982, avec l’arri¬
vée au pouvoir du *Tahoera’a de
G.*Flosse. Nommé préfet hors-cadre, il
quitta la Polynésie le 18 janvier 1983.
ha’ari moroati:noix mûre et desséchée
NOIROT-COSSON
missaire de
sans
avoir germé
La Noix de coco présente un grand intérêt
alimentaire et
économique. Elle a long¬
temps constitué la principale ressource des
atolls de Polynésie.
-
au
stade nia ou
’ôuo, la noix renferme
jusqu’à un litre de liquide que l’on appelle
habituellement eau de coco ; il est pur et
rafraîchissant, légèrement sucré et rem¬
place avantageusement l’eau des citernes
aux
Tuamotu. Son effet
puissant.
diurétique est
l’amande qui se forme au stade nia est
riche en cellulose et en sels minéraux. Elle
-
s’enrichit ensuite en huile et n’est plus
comestible. On peut néanmoins la râper et
la presser pour obtenir du lait de coco, le
miti ha’ari qui donne à de nombreux plats
une
onctuosité très appréciée. Fermentée,
l’amande râpée donne le *taioro, ou, si elle
Noix, nom fém. *Fruit du *Noyer. Nom
donné à de nombreux fruits
possédant
généralement une coque dure et résistante.
• Noix de bancoul.
est pressée et fermentée,
huile s’accroître relativement : elle fournit
Fruit du *Bancoulier,
le
formé de deux lobes charnus de couleur
gris verdâtre. L’amande de la Noix fraîche
est comestible. Son goût de Noisette est
agréable mais il s’agit d’un fruit purgatif.
La Noix de bancoul permet de produire
une *huile qui était utilisée en savonnerie et
en peinture au X1X‘= siècle, les *tourteaux
résiduels servant à l’alimentation du bétail
volailles. En brûlant, les amandes
et des
produisent une flamme très claire. On les
enfilait autrefois sur des nervures de ni’au
pour en faire des sortes de lumignons.
• Noix de cajou. Fruit de 1’* Anacardier ou
Pommier-cajou. La Noix de cajou a la
forme d’une petite poire de couleur jaune
ou
rouge. L’amande est enrobée dans une
coque épaisse et ligneuse. Après cuisson et
déshydratation, l’amande de cajou acquiert
une apparence et une saveur comparables à
celles des Arachides et des Noisettes.
•
Noix de coco. Fruit du *Cocotier, de
forme oblongue, qui atteint une trentaine
de centimètres dans
sa
plus grande lon¬
gueur et un poids de 3 à 4 kg. La Noix de
comprend une coque dure à l’inté¬
rieur de laquelle se forme l’amande ou
pulpe. Cette partie est protégée par une
épaisse enveloppe fibreuse, elle-même en¬
robée d’une deuxième coque dure qui a
l’apparence du bois. Selon son stade d’évo¬
lution, la noix prend divers aspects, virant
du vert au brun et au gris et s’allégeant
progressivement. Les Polynésiens lui don¬
nent des noms différents pour désigner
plusieurs stades précis ;
atiu:
très jeune fruit
ha’aripôniu: jeune noix encore vide
coco
ha’ari ’ôuo :
noix sans albumen
ha’ari nia:
noix avec albumen liquide
ha’ari ’omoto : noix avant maturité
ha’ari’ôpa’a :
ha’ari uto:
noix mûre
noix germée
le *miti hue prisé
pour sa saveur forte. Après avoir été dessé¬
chée au soleil, l’amande voit sa teneur en
*coprah
^huileries.
que
l’on traite dans les
la coque entourant l’amande est souvent
travaillée par les artisans et fournit des
-
coupes, des bols, des calebasses, des
gourdes. Il semble que dans la Polynésie
ancienne, des médecins aient pu remplacer
des morceaux de calotte crânienne par des
morceaux de coco
nia.
l’enveloppe fibreuse peut être tressée et
fournir un cordage imputrescible aux
nombreux emplois : le *nape. Paul Pétard
signale dans “Plantes utiles de Polynésie”
que des filatures ont été créées en Europe
pour traiter ces fibres industriellement et
fabriquer des tapis, des cordages et des sacs
-
à terre.
►
huoro ti’a’iri. E ma’a to roto i te huoro ti’a’iri,
’amuhia leie ra e he’e (e hi) ia ’amu i te
ti'a’iri. 'Va riro te ti’a’iri ’ei rave'a no te horo'a
e
mai i te hinu, tefa’a'ohipahia no te hamani
pu’a 'e te ’ohipapeni i te 19 o te tenetere. E
ma ’a ato 'a teie na te manu, te pua ’atoro. I te
matamua e mori ti’a’iri to te maohi,
mau ma’a
’oia ho’i le
ti’a’iri te tuihia i ni'a i te ni’au.
Huoro acajou. E ma’a ato’a teie e ’amuhia, tei
ni'a iho te ho’e huoro i te ma’a hotu, 'ia ’amu
ra i te ma’a
hotu, e toe mai te huero. E tunu
pa ’a iana. E au tona maa ia
mai te aratita ’ama.
Te ha ’ari : e
’ama ’e ia ’amuhia
’opa ’a. Epuru to te ha ’ari, ia ’ohia
’opa’a. I roto i te ’opa'a le
ra e noa’a mai le
ma’a ia mea teatea ’uo ’uo maita ’i, e pape to
roto.
Na roto i te tupura ’a o te ha ’ari, e i'oa
ana ’e to te mau huru ato’a o te ha ’ari
’e ho ’i
fa'ahou atu i roto i te repo, tupu mai ai ’ei
ha’ari ’api.
Teie tona huru te atui (otiu) - te poniu - te
-
ha’ari ’ouo, te ha’ari nia, te ha’ari ’omolo - te
ha ’ari ’opa ’a, te ha ’ari uto, te ha ’ari moro ’ati.
E ra ’au faufa ’a te ha ’ari i roto i te orara ’a o te
ma’ohi, mai tona lumu tae roa atu i le ni'au.
’Aita e lao ’a fa ’arue i ni ’a i te ha ’ari.
E niu tona
i'oa tahito. E ora rahi teie ra’au nô le ma'ohi.
NON-ALIGNEMENT
Are’a ra no te ’opa'a (te ha’ari) e ravehia te
puru ’ei firi nape, te ’apu ’ei 'au 'a,
tao 'a rima ’i.
’e ’ei mau
non-alignement, nom masc. Attitude de
certains pays du *Tiers-Monde qui consiste
systématiquement la
politique de l’une des deux grandes puis¬
sances (États-Unis et U.R.S.S.).
La doctrine du non-alignement prend ses
origines dans la conférence qui se déroula à
Bandung (Indonésie) en 1955. Lors de cette
conférence, réunie à l’initiative du prési¬
dent indien Nehru, les 29 pays présents
développèrent les principes fondamentaux
à refuser de suivre
de l’anticolonialisme, du neutralisme et du
développement économique et culturel
autonome. La première conférence des
pays non-alignés se déroula à, Belgrade en
1961 et d’autres se tinrent ensuite tous les
trois ans. Un comité permanent des non-
alignés siège à New York depuis 1972, mais
la plupart des pays membres (93 en 1983)
entretiennent des relations privilégiées avec
une grande puissance (U.R.S.S., ÉtatsUnis, pays d’Europe), ce qui affaiblit le
mouvement.
nom voir
racine de nono
prénom.
nono. Petit Insecte
piqueur, diptère et de 1
à 3 mm de long, qui sévit dans certaines îles
Polynésie et est particulièrement dés¬
agréable pour l’Homme. On distingue deux
de
familles de nono :
-
les
Ceratopogonidées qui comprennent
trois espèces. Culicoïdes belkini vit surtout
près des mares d’eau saumâtre où il se
reproduit. 11 se manifeste de la fin de la
journée jusqu’à l’aube et parfois à plusieurs
kilomètres de son gîte. On le
trou^surtout
dans les îles de la Société.
Culicoïd^ insu-
lanus vit sous les ombrages des hautes val¬
s’attaque que rarement à
Stylonocops albiventris (nono
blanc) sévit aux Marquises sur les plages de
sable blanc dont il ne s’éloigne guère.
les Simulies sont représentées en Polyné¬
sie par le nono noir des Marquises (Simulium buissoni) actuellement présent dans
lées
et
ne
l’Homme.
nono
-
quelques vallées de Nuku Hiva. Ses larves
se développent dans l’eau des torrents et
des rivières. Une opération de traitement
des eaux courantes, menée en 1986 dans
certaines vallées, a permis une quasi-éradi¬
cation
momentanée.
une réinfestation s’est
vallées
non
Malheureusement,
produite à partir des
traitées. Les
nono
sont
causes
de nuisances importantes.
nono.
Morinda
des
Ils frei¬
nent le développement du tourisme et leur
impact sur la santé des populations n’est
pas négligeable, même s’ils ne transmettent
pas de maladies graves comme c’est le cas
dans d’autres régions du monde.
citrifolia. Arbuste de la
famille des Rubiacées que l’on trouve en
Polynésie essentiellement sur le littoral et
plaine. Il possède de grandes feuilles
ovales vernissées qui sont utilisées pour
envelopper les poissons cuits au *four tahitien. Le fruit se forme à partir d’une petite
grappe d’ovaires qui produisent des fleurs
en
blanches. Celles-ci donnent ensuite nais¬
à un fruit composé, gros comme le
poing, jaune, mou et dégageant une odeur
nauséabonde. Il entre dans la composition
de médications locales destinées à guérir
les angines. On Putilise aussi pour faire
mûrir les abcès et les panaris ainsi que pour
soigner les piqûres de poisson-pierre.
Edmond de *Bovis rapporte aussi un usage
plus aimable de ce fruit: «Lorsque les
jeunes gens venaient se livrer aux délices du
bain sous les berceaux de verdure qui
ombragent certains ruisseaux, il arrivait
qu’un nono venait frapper l’un des bai¬
gneurs. C’était le signal d’une bonne for¬
tune pour celui qui venait d’être frappé, et
il s’élançait hors de l’eau dans la direction
d’où était parti le fruit pour courir à la
recherche d’une Galathée qui ne se laissait
pas longtemps poursuivre» (Revue colo¬
niale). Les racines et l’écorce de l’arbuste
étaient utilisées autrefois pour teindre les
*tapa en jaune vif. Le bois est de couleur
jaune et prend un beau poli.
sance
►
nono.
Era'au teie e tupu i te mau vahi ato’a i
_
te mau fenua Porinetia. Tôna rau e ravehia ’ei
pu’ohu i’a no te 'eu i roto i te ahimâ’a. Tôna
ma'a i te vai hu ’a-roa-ra 'a e tiare ri ’i to ni’a
mea ’uo ’uo, ia marua te tiare e rarahi mai te
ma’a. E ma’a oraparapa ia para ’e ia perehu e
hau’a ta’a’e roa tona, e aratutuhia.
E O te parau no te nono i roto i te ’ohipa no te
hamanira ’a ra ’au rapa ’au ma ’i. E ra ’au maita ’i
no te ma ’i arapo ’a, no te mau ha
’ape ’e nô te
puta nohu. Te a’a ’e tepa’a no te tutu i te tapa
i tona U e re’a ora maita ’i.
/ te matamua i te mau tau apurutia ai te ta’ata
i ni'a i te fenua i Nu’uhiva ma,
nono
noir des Marquises :
gros plan de la tête
134
’aita e ma’a
’api, ’aita e i’a ’api. ’Ua ’amu te ta’ata i te
popoi uru ano'i ti’o’o ’e te ma’a nono ’aore ra i
te i ’a tara ’i. E hamani i te popoi uru tupa ’i
ano’i ’e te ’arahu o te pa’a ’uru ’e ia oti e rave i
te ma’a nono para ’ei ina ’i. E parau mau roa
teie ’ua ’amu ato ’a vau no te tamata ’oia mau
anei. E ma’a e ora ihoâ (A. Peni).
NOTT
NONOHAURA. *Marae situé à *Anau,
sur la côte est de *Bora Bora. C’était,
disait-on, le plus beau marae de Hle, par
l’assemblage et la dimension des dalles de
V*ahu. Malheureusement, la croissance de
banyans l’a endommagé. Ce marae était le
plus important de toute la côte orientale de
Bora Bora. La tradition rapporte qu’une
longue rivalité opposa les grandes familles
d’Anau à celles de la côte ouest, de *Faanui
(marae *Farerua) et de *Nunue (marae
*Vaiotaha).
nord, nom masc. Point cardinal situé dans
la direction de l’étoile polaire. Région ter¬
restre, partie d’un pays située vers ce point.
On distingue le *pôle nord géographique
du pôle nord magnétique. Le premier cor¬
respond à l’endroit où l’axe de rotation de
la Terre perce théoriquement la croûte ter¬
restre. Le second, situé dans l’archipel
canadien, à 1900 km du pôle géographi¬
que, est un point où aboutissent les *méridiens du champ magnétique de la terre.
• adj. invar. Qui se trouve au nord.
Le gouvernement australien respecte l’au¬
tonomie de cette communauté dont les
NORDHOFF
(Charles) (1887-1947).
Romancier américain né à Londres.
Charles Nordhoff fit la connaissance de
l’écrivain James Norman *Hall au cours de
la Première Guerre mondiale et vint avec
lui s’installer à Tahiti en 1920. 11 y écrivit
quelques ouvrages tels que “Pearl
lagoon", “Trafic en mer” (qui conte les
seul
aventures de
Von *Luckner sur le Seead-
ler), “Les Aventures de Charles Selden”.
Mais il collabora surtout à la rédaction de
plusieurs romans à succès avec James
Norman Hall : “Les *Mutinés du Bounty”,
Hurricane", “The dark river", “No more
gas". 11 rédigeait les parties épiques et tout
ce qui avait trait à la culture polynésienne,
à la mer et aux bateaux. Charles Nordhoff
voyagea fréquemment en Océanie et mou¬
rut au cours d’un séjour en Californie.
NORFOLK. Petite île du Pacifique Sud,
tutelle australienne, située par 29°02’
sud et 167°57’ est, à 1 676 km au nord-est
sous
de *Sydney. Elle consiste en un plateau
volcanique de 34,50 km^, dominé par le
Mt Bâtes (305 m) et s’achevant par de
hautes falaises sur l’océan.
Découverte par James *Cook en 1774,
Norfolk connut une première tentative de
•
peuplement entre 1790 et 1814 à la suite
d’un naufrage, puis servit de colonie péni¬
tentiaire à l’administration australienne de
1825 à 1852. En 1856, sur sa demande, la
population de *Pitcairn fut transférée à
Norfolk. La plus grande partie resta sur
nie, mais deux petits groupes demandè¬
rent à regagner leur patrie en 1858 et en
1863.
principales ressources sont le tourisme
(17463 visiteurs en 1982), la vente de tim¬
bres et de produits hors taxes. L’île comp¬
tait 1800 habitants en 1980.
notable, adj. et nom masc. Qui mérite
d’être mentionné, noté.
Se dit d’une personne qui occupe un rang
social important et possède une certaine
influence dans un État, une région, une
ville. Un *maire et ses adjoints, un chef de
grande entreprise, le directeur national ou
provincial d’une administration par exem¬
ple, sont des notables.
Notre Lien. Bulletin de la communauté
Charles Nordhoff
protestante de langue française de Tahiti
(paroisse de Béthel), créé par le pasteur
Philippe *Rey-Lescure. Ce périodique, qui
parut de 1937 à 1981, donnait des nouvelles
de l’Église et proposait des notes histori¬
ques ou biographiques.
NOTT (Henry) (1774-1844). Membre du
premier groupe de *missionnaires anglais
qui débarqua du *Duff, en 1797. Nott était
un simple maçon, saisi de la ferveur reli¬
gieuse provoquée, vers la fin du XVIIP
siècle, par des prédicateurs charismatiques.
11 savait à peine lire et écrire, mais il avait la
chance d’être particulièrement doué pour
les langues et il acquit les rudiments du
tahitien plus rapidement que ses confrères.
On peut aussi attribuer ses progrès au fait
que, très tôt, il prit pour femme une Tahi¬
tienne, apparentée à la famille Pômare. 11
ne fut donc pas question pour lui de
quitter
135
NOUAILLES
pendant les guerres sanglantes,
les ambitions politiques du
jeune *Pomare II, qui se prolongèrent jus¬
qu’à la défaite et à la fuite du roi à Moorea,
Tahiti
nourries par
en
décembre 1808.
Nott étant devenu le confident et conseiller
principal de Pômare, il le suivit et s’appli¬
systématiquement, pendant les lon¬
gues années d’exil, à le persuader, avec un
succès grandissant, que son seul salut, spi¬
rituel aussi bien que politique, résidait
dans sa conversion à la religion des toutpuissants popa’a. La *London Missionary
Society confirma le roi dans cette croyance
en envoyant des renforts. Malheureuse¬
ment pour Nott, les nouveaux mission¬
naires désapprouvaient totalement son
union avec une femme païenne et elle fut
qua
dissoute. Afin d’éviter de telles situations,
les directeurs de la société envoyèrent qua¬
Anglaises à Sydney. Nott s’em¬
barqua donc, au début de 1812, sur un
baleinier pour cette destination. Lorsqu’il
arriva, la seule candidate encore disponible
s’appelait Ann Charlotte Turner. Six mois
plus tard, ils revinrent, en voyage de noces,
tre jeunes
Hélas, la nouvelle
madame Nott manquait d’esprit chrétien et
sur un
autre baleinier.
mari
difficile.
son
Henry Nott
souffrit d’une vie
conjugale
Après la bataille victorieuse de *Fe’i Pi qui
permit à Pômare II de devenir souverain de
Tahitien 1815, Henry Nott vint s’installer à
Papaoa ( Arue). Il y créa une paroisse et eut
la satisfaction de baptiser Pômare II en
mai 1819. Nott fut, à la même époque, le
principal rédacteur du *code tahitien qui
s’inspirait aussi bien des lois de Moïse que
de la législation civile anglaise et que
Pômare accepta de promulguer dans son
royaume.
Après la conversion massive des popula¬
tions qui suivit celle du roi, il devint indis¬
pensable de traduire la *Bible en tahitien et
d’en assurer la diffusion. Nott commença
par l’Évangile selon saint Luc qui fut
imprimé par William ’'’Ellis en 1818, mais il
fallut encore 17 ans pour traduire le reste
des Écritures saintes. Bien que Nott fût
efficacement secondé par ses collègues
John *Davies et William Henry - et, éga¬
lement, par le roi Pômare H, jusqu’à sa
Biblia moa ra” est essentielle¬
ment son œuvre. S’il faut croire l’historien
de la mission tahitienne, Henri Vernier, il
mort - “7e
d’apprendre l’hébreu, afin de
pouvoir traduire le plus fidèlement possi¬
ble l’Ancien Testament. Il était impossible
de manufacturer sur place un ouvrage de
cette envergure et Nott partit en Angle¬
terre, en juin 1836, avec le manuscrit. Les
travaux d’impression et de reliure deman¬
dèrent deux ans et, une fois terminés, cette
première édition complète de la Bible en
tahitien comptait 752 pages. Nott fut reçu
en audience par la jeune reine Victoria, et
tenta même
136
lui remit le premier des 3 000 exemplaires
imprimés.
Son œuvre accomplie, à son retour à
Tahiti, alors qu’il n’avait que 66 ans, il ne se
sentit plus la force ni l’envie de vivre plus
longtemps. Il mourut le 2 mai 1844, entre
deux batailles sanglantes de la *guerre
franco-tahitienne, et l’agitation générale
qui régnait interdit l’enterrement public et
grandiose auquel il avait assurément droit.
Sa tombe, à Arue, dans le voisinage immé¬
diat du cimetière des Pômare qu’il avait si
bien servis, est cachée au fond d’une cour
d’école, de sorte qu’elle n’est jamais fleurie,
même lors de la fête de l’arrivée de l’Évan¬
gile à Tahiti.
►
NOJI (Henere) (1774-1844). V_Noti nei, b te
ho ’e ia i te mau mitionare matamua i tapae
mai i Tahiti, na ni'a mai i te pahi ra ’o Tarapu
i te matahiti 1797. E tâmuta tôna tôro’a, nâ
roto ra i tôna
fa'aro'o, ’ua tupu mai te reira i
roto i te mau taime nôte ahuru ma va’u o te
tenetere, te ho’ëhotura’a rahi i roto i tona
'a 'au no te haere e poro i te evaneria.
’Aore ’oia i ’ite i te tai’o ’e tepapa’i, are’a ra
’a’apo’ohie i te reo ôô, no
reira ’ua ’oi’oi tona ’ite i le parau tahili. No
tona aravihi i te
tôna ato ’a.fa ’aeara ’a i te vahiné tahiti,
roa atu ai iana
’ohie
i te ha’api’ira'a i te reo maohi,
tumu, a tupu ai te mau arora’a
ri’ari’a i roto i te tau o Pômare II, ’ua riro ’o
no te reira
Noti ’ei tauturu, ei ti’aturira’a na te ari’i no te
ha’afariu iana i te fa’aro’o teretetiano. I mûri
a’e i te tama’i Fe’i-Pi ’uaparahi atu ’o Noti i
Papa’oa (Arue) ’e ’ua ha’amau i teparoita i
reira teifa’atupu i te tahi ’oa'oara’a rahi iana
na roto i tôna papetitora’a i te ari’i Pômare II i
1819. ’Ua riro ’o Noti ’ei ta’ata rahi
nô te fa’anaho i te ture ari’i tei arata’ihia mai
te ava’e mé
te ture a Mole (pipiria) ’e te ture peretane,
ha’amanahia te reira ’ei ture na te ari’i.
’ua
la rahi te mô’ohi i te fariu i roto i te
ha ’apa ’ora ’a ’api nei : ’oia te fa ’aro ’o
teretetiano, ’ua ha ’amata te ’ohipa no te
’iritira’a i te pipiria na roto i te reo tahiti, ia
ha’apurorohia te parau na te Atua ora. Te
evaneria a Ruta, te puta matamua i ’iritihia na
roto i te reo tahiti.
Nâ W. Ellis i te matahiti
1818 i nene’i te reira. Hô'ë ’ahuru ma hitu (17)
matahiti i mûri iho i hope roa ai te mau puta
ato’a o te pipiria i te huri na roto i te reo
ma ’ohi.
Noa atu ra le tauturu a tona mau taea ’e : ’o
John Davies ’e ’o W. Henry ’e ’oia ato’a te ari’i
Pômare II, e ti’a roa ia parau e "te pipiria
mo’a"e ’ohipa mau iho ïa na Noti. Te fa’ahili
’o Verenie H. i roto i tana puta e, ’ua
ha’api’i ’o Noti i te reo hepera nô te
fa’a’ohiera’a i te ’iriti i tefaufa’a tahito.
ra
No te reira tumu, ’ua tere atu ’oia i Peretane i
ia oti ra tana ’ohipa, ’ua
farerei atu ’oia i te ari’i vahiné Victoria ’e ’ua
pupu atu ei o i te pipiria matamuapapa’ihia i
roto i te reo ma’ohi. E 3 000 pipiri’a i nene’ihia
te matahiti 1836,
i te taime matamua. la ho ’i maira ’o Noti i
Tahiti nei, e ono ahuru ma ono (66) tona
matahiti. ’Ua pohe alu teie ta ’ata itoito e te
maita’i rahi i te 2 no Me 1844 i roto mau i te
area
’u’ana maita’i ai te arora’a i rotopu i te
farani ’e te ma ’ohi.
Tei Arue tona menema i mûri mai i le fare
ha’api’ira’a.
NOUMÉA
NOUAILLES (Mgr
JuUen) (1875-1937).
*Évêque de Tahiti. Né à Elven, dans le
Morbihan, Julien Nouailles entra dans
pères de Picpus en 1895 et
r*ordre des
arriva à Tahiti en 1899. Il exerça son minis¬
tère aux Tuamotu jusqu’en 1932, se dépla¬
çant sans cesse à bord de petites *goélettes
sion de la déportation, puis la liquidation
définitive du pénitencier à la fin du XIX^
siècle allaient marquer un tournant décisif
pour la ville. La disparition de la maind’œuvre pénale entraîna l’arrêt des travaux
dépit de l’arrivée de
Mélanésiens, d’Indochinois et de Japonais,
d’urbanisme et, en
qui avaient pour nom Marie Stella et
Saint-François-Xavier. Successeur de
Mgr *Hermel, «son bref épiscopat de cinq
Nouméa entra en léthargie, à peine mar¬
tenaire de la *Mission de Tahiti en 1936 ; il
glomération. Aux 10000 habitants vinrent
s’ajouter 80 000 soldats alliés qui mirent en
œuvre de grands chantiers (routes nou¬
velles, lotissements sur les pentes...) et
années voit surtout les célébrations du cen¬
en reste le monument élevé dans les
jardins
de r*évêché avec les bustes de Mgr Rou-
chouze et des pères Caret et Laval. Il déve¬
loppa l’implantation de l’Église à Moorea
et
aux
îles
Sous-le-Vent.
C’est lors de
l’inauguration de la chapelle de Bora Bora
qu’il fut pris de la crise qui l’emporta à son
arrivée à Papeete le 14 août 1937» (R.P.
Hodée : “Tahiti 1834-1984”).
NOUMÉA. Chef-lieu et principale agglo¬
mération de “"Nouvelle-Calédonie.
• Nouméa a été fondée au sud de la Grande
Terre dans un site tourmenté comprenant
plateaux orien¬
tée nord-sud. C’est le long de ses rivages
occidentaux, où une belle rade est protégée
par nie Nou et la presqulle Ducos, que
s’établirent les premiers commerçants en
1847. La marine de guerre française y ins¬
talla une base en 1854 et procéda à de
grands aménagements, rasant des collines,
comblant des marécages et ouvrant un
réseau quadrillé de rues et d’avenues entre
une échine de collines et de
quée par la petite activité métallurgique de
la péninsule de Doniambo.
La 2“ Guerre mondiale bouleversa
favorisèrent
un
essor
l’ag¬
commercial très
rapide. Ce boom fut relayé au début des
années soixante par celui de l’extraction du
*nickel à grande échelle. Nouméa en est
devenu le port d’exportation et de première
transformation. Elle a vu aussi se dévelop¬
per les industries agro-alimentaires et les
services publics qu’exige sa fonction de
chef-lieu du “"Territoire.
Le centre-ville correspond au quadrila¬
tère administratif et commerçant du XIX^
•
siècle, tandis que les banlieues ont gagné le
1854 et 1894. Ces travaux furent réalisés
grâce à la main-d’œuvre pénitentiaire et
permirent la naissance de Port de France,
nom que
portait alors la ville. La suppres¬
Nouméa. 1. La place des Cocotiers.
2. Aquarium de Nouméa.
137
NOUVEAU JOURNAL
sud de la presqu^le et les vallées de l’inté¬
rieur. L’habitat aisé domine autour de la
baie des Citrons et de l’Anse Vata, mais se
mélange également aux logements mo¬
destes des vallées, tandis qu’à Montravel,
Ducos et Mont Coupée on a construit des
immeubles collectifs, fait relativement rare
Pacifique Sud.
L’agglomération englobe aujourd’hui
dans les autres villes du
Dumbea et Paita au nord-ouest et la com¬
mune du
Mont-Dore au sud-est. Sa popu¬
lation était de 85 098 habitants en 1983.
Nouveau Journal (Le). *Quotidien d’in¬
générales fondé par Gérard
Pugin, Gérard de Broca, Henri Rohfritsch
et Michel Mantellato. Le premier numéro
parut le 7 avril 1986 sous la forme habi¬
tuelle aux autres quotidiens de Polynésie :
40 à 60 pages essentiellement consacrées
aux informations politiques, sportives, cul¬
formations
turelles et aux faits divers survenus dans le
NOUVELLE-CALÉDONIE. Tahitien:
Fenua Taratoni. *Territoire français du
Pacifique Sud, situé à 1 800 km au nord-est
de l’Australie, C-Omprenant la NouvelleCalédonie, grande île de 16 750 km^ encore
appelée Grande terre ou Caillou, et^ ses
dépendances : Die des “^Pins, les îles Belep
et l’archipel des *Loyauté qui couvrent
.ensemble 2 308 km^.
Étirée sur 400 km du sud-est
au
nord-
ouest, k Nouvelle-Calédonie est formée
d’une chaîne plissée datant de.JL’ère_tej;Jiake, au sein de laquelle se sont produits
d’importants phénomènes volcaniques.
L’érosion intense explique la modestie des
altitudes (1 650m_au Mt Panié) et l’aspect
fragmenté desxelj.efs. Dissymétriques, les
massifs s’abaissent brusquement sur la côte
orientale et se raccordent à la côte ouest
par des collines et de petites plaines. L’en¬
semble est.entouré par un vaste *lagon. Le
*récif barrière
se
trouve à
une
distance
Territoire. Le tirage a atteint 4000 exem¬
moyenne de 10 à 15 km des côtes et englobe
les îles Belep au nord et Die des Pins au
difficultés financières obligèrent les gérants
et
plaires au cours de l’année 1987, mais des
à arrêter la publication le 21 juillet 1987.
nouvelle, nom fém. ou adj. Renseigne¬
donné, concernant un évé¬
récent ou la situation d’une per¬
ment reçu ou
nement
sonne ou
d’une affaire.
Les Nouvelles de Tahiti.
^Quotidien
1956 par Roger Brissaud et dirigé par Michel François. Le
journal appartient aujourd’hui à la famille
Siu et l’équipe de rédaction se veut indé¬
pendante des partis politiques. Les infor¬
mations locales sont largement privilégiées
•
fondé à Papeete en
sud. De par sa latitude, comprise entre 20°
22°50’
sud, la Nouvelle-Calédonie
connaît un ^limat tropical aux tempéra-,
Tirres moyennes comprises entre 22° et 27°.
Les *précipitations dépassent 3 m par an à
l’est et au sud, régions exposées aux *ali-
inférieures, à un
(|^ans les plaines occidentales. Le
TerritoirènDénéficie d’un clj_rriat _salubre,
mais subit périodiquement les dégâts occa¬
sionnés par Les *cyç]pnes_se formant dans
le.Pacifique Sud^.ue.st.
.Tés, mais peuvent jtre
mètre
La Nouvelle-Calédonie appartient à
l’aire culturelle mélanésienne et fut peuplée
•
vers
1600 avant
J.-C., c’est du moins la
pages sont consacrées aux nouvelles inter¬
datation qui a été obtenue après analyse
des vestiges du plus ancien site archéologi¬
Autre sens : récit littéraire plus court qu’un
*Mangaasi plus récents ont été mis aujour
et abondamment
illustrées. Les dernières
nationales.
roman.
que *Lapita dans Hle des Pins.
Des sites
sur la côte occidentale. L’ensemble des ves¬
tiges témoigne de contacts nombreux entre
Mélanésiens et Polynésiens, notamment
aux îles Loyauté.
C’est James *Cook qui découvrit Die en
1774 pour le compte de l’Angleterre. La
pénétration européenne ne comrnença
qu’en 1843 avec l’établissement des pre¬
mières missions catholiques françaises. A
la suite du massacre de marins français par
des *Canaques et pour protéger ses autres
ressortissants, la France prit officiellement
possession du Territoire le 24 septernbre
L8.5_3 et l’administra comme une dépendarice de Tahiti jusqu’en 1860. Les vingt
années qui suivirent marquèrent profon¬
dément l’histoire du pays. Le pénitencier,
ouvert en 1864 sur Hle Nou qui fait face à
fort-de-France (ancien riorn de *Nouméa),
accueillit les condamnés de droit commun
puis des déportés qui avaient combattu
pour la ^Commune en 1870. Cette maind’œuvre abondante (6000 bagnards en
1875), et bon marché, fut mise à profit par
138
,
NOUVELLE-CALÉDONIE
des colons et par l’administration pour réa¬
liser des travaux d’urbanisme à Nouméa et
mettre en valeur les environs de la ville.
Progressivement libérés des divers canton¬
jusqu’à Bourail et à Hle des Pins, certains ont choisi de
refaire leur vie sur place, aidés en cela par
les gouverneurs Pallu de La Barrière et
Feillet qui souhaitaient faire de la Calédo¬
nie une ^colonie de peuplement. Ils furent
rejoints par des Alsaciens et Lorrains refu¬
nements que l’on avait créés
sant de vivre sous la domination allemande
ainsi que par des Kabyles déportés en 1871
à la suite de leur révolte en Algérie.
A la même époque commença une vérita¬
ble ruée vers le *nickel après la découverte
d’un filon
en
1867 par un
habitant du
MtDore, à l’est de Nouméa. Les petits
producteurs se heurtèrent rapidement au
coût élevé de l’exploitation et la vie minière
concentra entre les mains de quelques
capitalistes tels Higginson, Morgan,
Hanckar et Alphonse de Rothschild qui
finirent par s’associer en 1880 pour créer la
se
société Le Nickel.
L’extraction du minerai à grande échelle et
le
développement de l’élevage extensif
furent à l’origine de conflits avec les Cana¬
ques qui pratiquaient une horticulture méti¬
culeuse et se plaignaient des déprédations
appropriations abusives des Européens.
révolte de 1878 résulta de ce
choc des intérêts économiques et des cul¬
tures. Organisée par le chef Ataï et très
durement réprimée, elle se solda par la
mort de 200 colons et de plus de 1 000
indigènes. La colonisation européenne s’en
trouva fortifiée, témoins l’ouverture d’im¬
et
La grande
4
d’élevage en brousse,
l’arrivée de plusieurs centaines de Javanais
menses
domaines
et Tonkinois
travaillant dans les mines et
les plantations de café, l’installation de 600
“colons Feillet” à la fin du XIX'= siècle. En
1931, la population comptait 57 160 habi¬
et se partageait également entre
tants
*Caldoches et Canaques.
La Nouvelle-Calédonie
a
participé
aux
guerres mondiales : sur les 2 290
hommes qui sont partis en France en 1915
deux
et 1918, 456 ne sont pas revenus. Dès le 24
juin 1940, le Conseil général vota le rallie¬
ment au général de *Gaulle et 300 volon¬
taires s’embarquèrent en mai 1941 aux
côtés d’un même nombre de Tahitiens, à
bord du Zealandia, pourformer le *Batail-
lon du Pacifique. L’année suivante, Die fut
occupée par les troupes américaines du
général Patch et servit de base aéronavale
3
lors de la bataille de la *mer de Corail. La
Fayaoué
1
1 altitudes supérieures à 500 m
I
I cultures vivrières
[
I céréales
? ■'
Nouvelle-Calédonie. 1. Chef
canaque (d’après un dessin de
W. Hodges). 2. Attaque du poste de
Bouloupari lors de la grande
révolte canaque de 1878.
3. Jeunes filles mélanésiennes.
4. Art mélanésien.
/7
MB fruits
[Ml cultures maraîchères
I
I élevage
liR café
^^<port de pêche
l_. mines de nickel
i—i
(carré = 1 000 tonnes)
1^
mine de chrome
Carte économique de la Nouvelle-Calédonie.
Nouméa
NOUVELLE-CYTHÈRE
population a conservé de cette époque un
vif attachement aux États-Unis, quelques
équipements aéroportuaires (à la Tontouta
notamment) et le souvenir d’un enrichis¬
sement sans précédent.
En janvier 1947, la Nouvelle-Calédonie est
devenue un Territoire d’Outre-mer placé
sous l’autorité d’un gouverneur (puis haut*commissaire) assisté d’un Conseil de gou¬
vernement élu par une Assemblée territo¬
riale. Les affrontements de 1983 à 1985
entre Caldoches et Canaques ont conduit à
une nouvelle réforme statutaire.
En 1985, furent créées quatre régions admi¬
nistrées par des Conseils de région, l’en¬
semble du Territoire l’étant par un Conseil
exécutif formé du haut-commissaire et des
quatre présidents de Conseils de région. Le
pouvoir législatif est détenu par un congrès
de 46 membres, les deux principaux partis
politiques étant le Rassemblement pour la
Calédonie dans la République (R.P.C.R.)
et le Front de
Libération nationale de la
Kanaky socialiste (F.N.L.K.S.). En 1987,
le statut d’*autonomie interne a été accordé
au Territoire.
En 1984, la Nouvelle-Calédonie comptait
145 368 habitants formant une société mul¬
tiraciale complexe. La population est en
effet composée de Mélanésiens (43 %),
d’Européens et Caldoches (37 %), de Wal¬
lisiens (7 %), d’indonésiens (4%), de Tahi¬
tiens (4%), de Vietnamiens (2%). 127 900
personnes vivent sur la Grande terre dont
85 000 dans l’agglomération de Nouméa, la
plupart des autres habitants se regroupant
en gros bourgs : Houailou, Thio, Poindimié, Hienghène, Pouébo sur la côte est,
Bouloupari, La Foa, Bourail, Kone et
Calédonie.
la même année.
La Nouvelle-Calédonie entretient des
relations étroites avec la Polynésie. Ces
•
deux Territoires francophones, au niveau
de vie comparable, défendent les mêmes
positions au sein des organisations régio¬
gérés par des personnels
administratifs et politiques se consultant
fréquemment et servant parfois l’État dans
l’un puis dans l’autre Territoire. Une com¬
nales et sont
munauté tahitienne forte de 5000 per¬
sonnes vit actuellement dans la
partie sud
du Caillou. Elle s’est formée au cours du
récent boom du nickel. Entre 1955et 1971,
les travailleurs souvent originaires des Aus¬
trales qui participaient à l’exploitation des
phosphates de *Makatea y ont réussi leur
plu¬
reconversion et furent rejoints par
sieurs centaines de Tahitiens.
Après les affrontements de 1983-1985, un
millier de Calédoniens sont venus établir
leur résidence à Tahiti tandis que, pour la
même raison, des capitaux cherchaient en
Polynésie des investissements
appa¬
remment plus sûrs. En 1987,2392 touristes
calédoniens ont séjourné en Polynésie. Les
échanges de biens sont par contre très fai¬
bles entre les deux Territoires. Ils pour¬
raient se développer au sein d’une union
douanière dont le projet est à l’étude.
en
gainville lors de son voyage d’exploration
1768.
Humaniste pétri de culture classique, Bou¬
gainville faisait ainsi référence à Hle grec¬
que de Cythère vouée dans 1’* Antiquité au
culte de Vénus-Aphrodite.
L’accueil fait aux équipages de V*Étoile et
manioc, maïs), tandis qu’une ceinture
de la * Boudeuse par les Tahitiennes fut tel
méa, les plaines occidentales étant aussi le
domaine de l’élevage extensif (121 000 têtes
de bétail en 1983).
La Nouvelle-Calédonie dispose encore de
20% des réserves mondiales de nickel. En
1984, on y a extrait 2 850000 tonnes de
minerai qui, traitées sur place à Doniambo,
ont fourni 58 300 tonnes de métal (3^ rang
mondial). De nouvelles productions
minières s’y sont ajoutées récemment:
celles duxhrome (84 150 tonnes de minerai
concentré en 1984), du manganèse, du fer
et du cobalt (8' producteur mondial avec
103 tonnes en 1984). Les exportations de
minerai ne suffisent cependant pas à équi¬
céda au vertige en écrivant que le seul Dieu
de Tahiti était celui de l’amour : «Tous les
librer la *balance commerciale du Terri¬
toire : les exportations s’élevaient à 44 mil¬
liards de francs C.F.P.
en
1985 et les
importations atteignaient 56 milliards. Les
140
cours de
L’agriculture occupe une place marginale
maraîchère s’est formée à l’ouest de Nou¬
F.N.L.K.S. 3. Dick Ukeiwé,
sénateur R.P.C.R. de Nouvelle-
active. L’aide de l’État s’élevait à 3 mil¬
liards de francs C.F.P. en 1985 et le Terri¬
toire a été visité par 92 892 touristes au
NOUVELLE-CYTHÈRE. Nom donné à
nie de Tahiti par Louis-Antoine de *Bou-
occupe 35 % des actifs. Les tribus canaques
se livrent essentiellement aux cultures
vivrières traditionnelles (tara, igname,
Tjibaou et Yeweiné Yeweiné,
leaders indépendantistes du
majeur du P.N.B. (72%) bien qu’elles
n’emploient que 37% de la population
Koumac sur la côte ouest.
dans l’économie calédonienne en ne four¬
nissant que 5% du *P.N.B., mais elle
Hommes politiques de NouvelleCalédonie. 1 et 2. Jean-Marie
activités de service constituent le poste
que le *naturaliste Philibert *Commerson
jours lui sont consacrés, toute Die est son
temple, toutes les femmes en sont les outils,
tous
les
hommes
les
sacrificateurs.
Et
quelles femmes me demanderez-vous ? Les
rivales des Géorgiennes en beauté et les
sœurs des Grâces toutes nues !» (cité
par
M.-C. Touchard: “Bougainville”).
L’appellation de Nouvelle-Cythère ne
figura pas sur les cartes, mais elle enflamma
l’imagination des Européens qui crurent
longtemps au paradis terrestre décrit par le
navigateur.
Voir aussi : mythe.
NOUVELLE-GALLES DU SUD voir
Australie, Sydney.
NOUVELLE-ZÉLANDE
NOUVELLE-GUINÉE voir Papouasie.
NOUVELLES-HÉBRIDES
voir
Vanuatu.
NOUVELLE-ZÉLANDE (Tahitien:
Fenua Niutirani). Archipel formé de deux
îles principales, Hle du Nord et Hle du Sud,
couvrant 268 675 km^ avec quelques
petites îles voisines : Chatham, Stewart.
L^le du Nord (114 687 km^) est formée de
plateaux sédimentaires affectés de nom¬
breuses failles. La fréquence des phéno¬
mènes éruptifs lui a valu le nom d^'île
fumante”. Trois grands volcans dominent
la région. L’un est éteint, le Mt Egmont
(2 519 m), mais les deux autres sont actifs :
le Mt Ruapehu (2 798 m) et le Mt Ngauruhoe (2 292 m) qui se raccordent au nord
avec la région de Roturoa riche en sources
et
thermales, fumerolles et geysers.
Les paysages de Hle du Sud (150 460 km^)
s’ordonnent autour des Alpes néo-zélan¬
daises, haute chaîne de l’ère secondaire
culminant au Mt Cook (3 764 m). Les gla¬
ciations quaternaires y ont modelé de
paysage des Alpes néo-zélandaises (île du Sud)
nombreux fjords au sud-ouest, des cuvettes
lacustres et des terrasses morainiques éta¬
gées jusqu’à la plaine orientale de
Canterbury.
Les deux îles connaissent un *climat tem¬
péré océanique, doux au nord et frais au
sud, très humide, favorable aux forêts et
aux
prairies.
peuplement de la Nouvelle-Zélande se
fit en plusieurs vagues originaires des îles
• Le
de la ^Société et des îles *Cook, dès l’an
800-900 de notre ère. La première fut celle
des Moriori qui vécurent en nomades, se
livrant à la cueillette et à la chasse
aux
*moa. Certaines peuplades ont aussi prati¬
qué l’horticulture dans le nord où le climat,
subtropical, est propice à la culture de la
*patate douce, de la fougère anuhe et du
*ti. De 1200 à 1500, le peuplement s’accé¬
léra et les traits de la civilisation *maorie
“classique” apparurent.
La culture “archaïque’^, très imprégnée de
celle de la Polynésie centrale, se trans¬
forma sous l’effet d’innovations : habitat
protégeant mieux des intempéries, *herminettes, *hameçons, parures taillées dans
de nouveaux matériaux telle la *néphrite.
Les vêtements cérémoniels et les décors des
maisons des classes sociales
supérieures
faisaient souvent appel aux fibres végétales
tressées et colorées pour former des motifs
symboliques très variés. Les tensions entre
tribus furent probablement fréquentes à
cette époque comme en témoignent les
nombreux *pa sur les hauteurs (sites forti¬
fiés). Elles _ont pu résulter d’une concur¬
rence accrue pour l’appropriation des res¬
sources au cours d’une période climatique
plus difficile et suscitèrent de nombreux
perfectionnements dans l’art de la guerre
I
[plateaux et collines
[
jplaines
cônes volcaniques
phénomènes • volcaniques
141
NOYER
qui permirent aux Maoris de résister lon¬
guement à la colonisation anglaise.
La découverte de la Nouvelle-Zélande
revient au Hollandais Abel *Tasman qui
une
pays développés, mais l’agriculture et l’éle¬
vage contribuent encore à la formation de
contact avec les Maoris fut trop rude pour
moitié de la superficie totale de l’archipel et
Compagnie des Indes orientales. Le
qu’une installation européenne soit envisagée.iL’exploration des îles ne fut reprise
qu’enn769 par James *Cook, mais suivie
par des contacts de plus en plus nombreux
entre Européens et Maoris (missionnaires
anglicans, *négriers, Australiens,
baleiniers).
Des Français vinrent s’établir en 1839 dans
la baie d’*Akaroa, encouragés par le roi
Louis-Philippe, mais l’Angleterre dépêcha
14% du P.N.B. Les pâturages occupent la
portent le 4'= troupeau ovin du monde :
70 200 000 moutons et brebis en 1985,
essentiellement dans le centre et l’est de Hle
du Nord ainsi que sur les collines de Hle du
Sud.
de la valeur totale des
en
*dominion en 1907 et une autonomie com¬
moutons en stabulation libre.
écologiste Greenpeace dans le
port de Auckland. 5. Baie de
Waimata et quartier de
Ponsonby-Newmarket à Auckland.
142
exportations. La
forêt couvre de vastes espaces. Elle fournit
acceptèrent de signer le traité de *Waitangi
qui leur garantissait la propriété de leurs
terres en échange de la reconnaissance de la
souveraineté britannique. Le non-respect
de ce traité par les Anglais fut à l’origine
des longues et sanglantes guerres maories
( 1860-1870) qui firent chuter la population
indigène à moins de 40 000 personnes.
Érigée en colonie de la Couronne en 1851,
la Nouvelle-Zélande reçut le statut de
4. Navire de l’association
produits de l’élevage, ovin et
tries agro-alimentaires et constituent 30 %
traiter au plus vite avec les Maoris. Ceux-ci
plète en 1947. Membre du *Commonwealth, le pays est géré par un gouverne¬
ment nommé par le gouverneur général,
représentant du souverain britannique, en
fonction de la majorité qui se dégage aux
élections législatives.
• Le pays est peuplé de 3 291 300 habitants
(1985), dont 279081 Maoris et de fortes
minorités originaires des îles Samoa,
Cook, Tonga et Fidji. Les principales
agglomérations sont * Auckland (815 300
hab.), Wellington, la capitale (318 600
hab.), Christchurch (289 100 hab.), Dunedin 005 300 hab.) et Hamilton (102 300
hab.). L’économie néo-zélandaise accorde
Les
bovin, alimentent de nombreuses indus¬
le capitaine William Hobson en 1840 pour
Nouvelle-Zélande. 1. Extrémité
active et 60% du *produit
national brut), comme dans la plupart des
reconnut les côtes pour le compte de la
en
sculptée d'un bâton de chef.
2. Sculpteur maori. 3. Élevage de
place importante aux services (53 % de
la population
4
moyenne 2 millions de m^ de bois par
NUAGE
issus notamment de la plus grande
plantation de résineux du monde, située
sur le plateau volcanique de Hle du Nord.
Le pays bénéficie de bonnes bases énergé¬
tiques : hydroélectricité et houille dans les
Alpes néo-zélandaises, énergie géothermi¬
que à Wairaiki, gaz naturel à l’ouest de Hle
Noyer, nom masc. Arbre de la famille des
Juglandacées poussant dans les régions
tempérées et donnant des Noix, d’où son
L’isolement de l’archipel au cours de la 2=
par des missionnaires. Ses fruits globuleux
an,
du Nord.
Guerre mondiale l’a incité à se doter d’un
potentiel industriel relativement complet :
textile, machinisme agricole, électroméca¬
nique, chimie, montage automobile. Les
principaux partenaires commerciaux de la
Nouvelle-Zélande, presqu’à égalité pour la
valeur de leurs échanges avec ce pays, sont
l’Australie, les États-Unis, le Japon et le
Royaume-Uni.
• La Polynésie entretient d’importantes
relations
avec
la Nouvelle-Zélande,
bien
les rapports politiques franco-néozélandais soient devenus plus difficiles
depuis le début des essais nucléaires à
que
*Moruroa et l’affaire du *Rainbow War-
/■ior (1985). La Polynésie importe des pro¬
duits
alimentaires
(produits laitiers,
viande, conserves, biscuiterie) et des maté¬
riaux de construction (bois et ciment),
pour une valeur totale de 4 052 millions de
francs C.F.P. en 1986. Six vols hebdoma¬
daires Papeete-Auckland permettent aussi
déplacements individuels :
échanges culturels, séjours linguistiques
intéressant chaque année plus de 500
lycéens des deux pays, consultations médi¬
cales des Polynésiens pour lesquels Auc¬
kland est la plus proche des grandes métro¬
poles offrant tous les services d’un pays
développé. En 1987, 4 297 touristes néozélandais ont visité la Polynésie.
de
nombreux
Carte économique de la Nouvelle-Zélande.
Cap
[
Maria Van Diemen
I forêts
m] élevage ovin extensif
WhangareiCD cultures et élevage
Mer de Tasman
Qgolfe de intensif (bovin et ovin)
nom.
• Le
Noyer-mission est le seul Arbre de ce
genre poussant en Polynésie. Il s’agit de
Canarium indicum (’autera’apaa ere ere),
originaire de l’Asie du Sud-Est et introduit
mesurent trois à quatre centimètres et
deviennent tout noirs à maturité. Son bois
est recherché pour la fabrication des contre¬
plaqués.
nuage, nom masc. Masse d’aspect vapo¬
reux, formée de gouttelettes d’*eau ou de
glace maintenues en suspension dans l’at¬
mosphère par des courants ascendants. La
forme d’un nuage dépend de son altitude et
de son mode de formation ;
lorsque l’atmosphère est instable, les par¬
-
ticules d ’air s’élèvent à grande hauteur. Les
nuages ont des formée nettes, en chou-fleur
ou
petites balles : cumulus, alto-
en
cumulus, cumulo-nimbus.
lorsque l’atmosphère est stable, les
-
nuages ont une forme allongée, un aspect
flou : c’est le cas de certains cirrus et
stratus.
Par analogie, désigne aussi ce qui gêne la
provoque un trouble : un nuage de
poussière cache l’horizon, mais une amitié
peut être sans nuages. Être “dans les
nuages” c’est rêver confusément, être
vue ou
distrait.
• forêt de nuages. Formation végétale que
l’on rencontre en Polynésie sur les versants
mètres
d’altitude, voire beaucoup plus bas sur les
des îles hautes entre 900 et 1500
côtes
exposées à r*alizé. La pluviosité
abondante (plus de 4 m/an) favorise une
grande richesse floristique. Les espèces
endémiques sont nombreuses ainsi que les
*fougères arborescentes et les plantes
parasites ; * aito mou’a, *mamau, * maire,
fuchsias, *anei, para, *’atahe... donnent
une physionomie originale à cet étage.
cumulus de développement diurne
Océan Pacifique
Wellington
■
houille
s
gaz naturel
Û raffinerie
zone
•
•
H
"
T
industrielle
agglomération de moins
►
agglomération de 100 000
ra’i i rolo i le aoreva.
delOOOOOhab.
à 500 000 hab,
agglomération de plus
de 500 000 hab.
aéroport international
^ principal port
de commerce
ata. Te ata 'oia teie 'ahu rahi e tapo'i nei i te
'Vaparau te feiâpa'ari
mâ'ohi e, e 'ahu no te aoreva, tei le huru te
teitei ’e lefa'anahora'a p tefenua nei ’aore ia
le moana
la
'e le mata ’i.
’arepurepu te aoreva. na te reira efa'atere i
143
te nu ’u ata.
E tao ’a hâviti mau te ata, ia
tapu. La ville comptait 20 564 habitants en
mata ’ila ’i iana i te taime au maita ’i.
Va rau huru ata. Te ata ’uti ’uti, te ra ’i ’ari '/, te
mairejati'a ’e te vai atu ra... I roto i le orara 'a,
ia ’ore iapapu maita'i te hi’ora'a i te tahi
’ohipa, e parauhia ia e te ata noa mai ra. la
’ore ia ha ’apa ’o mai i te taime tau ’ara ’aparau :
e parauhia te reira ta'ata e : tei roto i te ata (ta
tepapa’a ia mau fa’aaura'a).
E ’ite ato ’a ra ’oe i to ’oe iho ata ia haere ’oe na
mua mai i te mori
te
’e ’aore ra ia hiti te mahana,
’ava’e na ni’a i te tumu raau.
cathédrale s’élèvent à l’est de la ville tandis
qu’au centre se sont multipliés les immeu¬
bles modernes : bureaux gouvernemen¬
taux, centre commercial et 14 hôtels ou
motels situés le long du front de mer ou le
long des rues adjacentes. Cependant, l’in¬
nucléaire, adj. et nom masc. Désigne ce
qui se rapporte au noyau de r*atome ou de
la cellule.
•
1983 et l’agglomération près de 30000. Elle
s’allonge le long d’un port en eau profonde,
bien protégé par un récif corallien et plu¬
sieurs petites îles. Le palais royal et la
L’*énergie nucléaire est libérée par la
terdiction des transactions foncières a
contribué au maintien d’une population
urbaine vivant chichement, sur de petits
lots, au cœur même d’une agglomération
qui ressemble à un grand village.
fission ou la fusion des atomes de certains
corps comme l’uranium, le plutonium, le
tritium, le deutérium. Elle donne lieu à des
applications civiles, dans les “"centrales
thermoélectriques par exemple. Dans ce
domaine, la France dispose d’une techno¬
logie de pointe sans cesse perfectionnée par
les ingénieurs du “"Commissariat à l’Éner¬
gie atomique, dans les centres de Saclay,
Marcoule, Pierrelatte et Cadarache. L’éner¬
gie nucléaire est également employée à des
fins militaires car la fission ou la fusion non
ralenties dégagent une chaleur et un souffle
explosif considérables.
Depuis 1966, le “"Centre d’Expérimentation du Pacifique teste des “"bombes nuclé¬
aires à “"Moruroa.
nucléus, nom masc. Noyau d’une cellule.
Partie centrale d’un objet.
Eh “"perliculture, le nucléus est une petite
sphère de diamètre variable qui est greffée
dans l’“"Huître perlière. De la “"nacre se
dépose alors tout autour en formant une
“"perle.
En archéologie préhistorique, le nucléus
désigne un bloc ou un rognon de silex des¬
tiné à la fabrication d’un outil.
NUKU HIVA. Ile principale du groupe
Nord des îles “"Marquises, située par 8°54’
sud et 140°05’ ouest (position
de “"Taiohae). De forme massive et pouvant s’ins¬
crire dans un trapèze, Nuku Hiva couvre
330 km^. Il s’agit d’une construction volca¬
nique assez complexe, mais fréquente aux
Marquises, où l’on observe, dans la “"caldeira du “"volcan principal, un volcan
secondaire plus petit dont le centre s’est
également effondré donnant ainsi nais¬
sance à la “"baie de Taiohae. Les plus hauts
sommets se trouvent le long de la crête de la
caldeira principale (1 185 m au Mt Tokao)
tandis qu’au pied de ce mur, sur le littoral
sud, les baies profondes de Hakaui et de
“"Taipivai occupent les zones basses où les
pentes du volcan interne rejoignent la
“"falaise
intérieure.
L’érosion
marine
a
profondes sur la côte
nord (Anakapa, Hatiheu, Anaho) et les
eaux pluviales ont sculpté de nombreuses
“"aiguilles donnant aux falaises un aspect
déchiqueté.
• D’importants travaux archéologiques
furent menés par une mission américaine
vers 1960 à Haatuatua, Uaaet Taipivai. Ils
permirent de dater les premières installa¬
modelé des baies
tions humaines ; 150 avant J.-C. Les Mar-
nuée, nom fém. “"Nuage important.
Projection de “"cendres et
de gaz très chauds émise par un “"volcan.
Ce phénomène se produit lorsque la “"che¬
minée volcanique est obstruée par de la
“"lave et que les pressions de gaz brûlants
deviennent énormes. Ce nuage mortel se
répand alors à plus de 500 km/h.
C’est une nuée ardente qui détruisit la ville
de Pompéi située au pied du Vésuve en
Italie en l’an 79 après J.-C. De même, une
nuée ardente provenant de la montagne
• nuée ardente.
Pelée détruisit la ville de Saint-Pierre à la
“"Martinique
victimes.
Au
en
1902, faisant 30000
figuré : multitude dense :
d’insectes.
une
nuée
NUKU’ALOFA. Capitale des îles “"Tonga,
située sur le rivage nord de Hle de Tonga-
quisiens de cette époque connaissaient la
“"poterie comme les insulaires des îles
Samoa et Tonga. Pendant la période de
développement, jusqu’en 1100 ap. J.-C., les
habitants de Nuku Hiva construisirent des
“"pavages rectangulaires, bases de leurs
habitations. De 1100 à 1400, la population
s’accrut. Les guerres entre tribus
poussè¬
rent les communautés à construire des vil¬
lages fortifiés {*pa) ou à s’établir au plus
profond des vallées. De 1400 à 1790, de
nombreuses constructions en pierre furent
édifiées : plates-formes {*pa’epa’é), *tohua,
*me’ae. C’est à cette époque que les arti¬
sans se livrèrent à la sculpture de statues
anthropomorphes
comme celles de
la vallée de Taipivai.
Découverte en avril 1791 par le navigateur
américain Joseph “"Ingraham, Nuku Hiva
fut ensuite visitée par de nombreux navires
qui trouvaient un abri très sûr au fond de la
NUKU HIVA
baie de Taiohae. Le capitaine * Marchand
l’avoir découverte lorsqu’il débar¬
qua en juillet 1791, puis vinrent Josuah
pensa
Roberts en
1792, Adam *Krusenstern en
1804 et de nombreux trafiquants de *san-
tal, *baleiniers, et aventuriers en tous gen¬
res. Parmi ceux-ci, l’Anglais Robarts et le
Français Joseph *Cabry acquirent une cer¬
taine notoriété en s’intégrant aux tribus
marquisiennes et en participant à leurs
guerres fratricides. Ces conflits connurent
leur apogée lors de la tentative d’annexion
David *Porter en
1813. Il réussit à vaincre la tribu des ’'’Taïpi,
menée par l’américain
mais les autochtones retrouvèrent rapide¬
après son départ.
L’évangélisation catholique commença en
1839, confortée par r*annexion française
ment leur indépendance
Nuku Hiva. 1. Guerrier marquisien
(dessin de M. Radiguet, 1842).
2. L'entrée de la baie de Taiohae
en
1845 (dessin de Ch. Antig.).
3. La baie de Taiohae à la fin du
XIX" siècle. 4. Hautes falaises et
plaines étroites menacées par la
houle : un paysage littoral typique
de la côte nord de Nuku Hiva.
de 1842 et la construction de fortins à l’en¬
trée de Taiohae. Elle fut néanmoins retar-
145
NUKUTAVAKE
dée par d’incessants conflits tribaux et c’est
en
NUNUE. ♦District de la côte ouest de
♦Bora Bora où siégeaient autrefois les
Nuku Hiva entra ensuite dans une longue
trouvait
1854 seulement que fut posée la pre¬
mière pierre de la cathédrale de Taiohae.
Nuupure dans la baie
Maatea, Moprea (aquarelle de
C. Gordon-Cumming, 1877).
marae de
période de déclin. La seule épidémie de
♦variole de 1863 y provoqua la mort de
1 000 personnes. Il faut y ajouter les raids
des *négriers péruviens ainsi que la
consommation de r*opium introduit par
les Chinois en 1883. Alors que Nuku Hiva
comptait environ 12 000 habitants en 1842,
il n’en restait que 635 en 1934. Les colons
tchèques venus au début du XX= siècle
repartirent pour Tahiti, découragés par
l’ingratitude des terres de Nuku Hiva.
• L’exode rural se poursuivit lentement
mais, grâce à une extraordinaire fécondité,
la population s’est fortement accrue depuis
1950. Elle atteignait 1 797 personnes en
1983. Nuku Hiva est devenu le principal
centre de communication des
Marquises
avec l’extérieur. Taiohae fut
jusqu’en 1972
une escale des *
Messageries maritimes sur
la ligne Marseille-Sydney. Actuellement,
son aéroport de Terre Déserte est le seul de
l’archipel à accueillir les avions moyens-
population s’élevait à 1948 habitants en
1983.
NUUPURE. * Marae de la pointe Nuupure
à Maatea, district de ♦ Afareaitu (Moorea).
Il est décrit
comme un marae *ari’i
par
K.P. ♦Emory en 1925-1926. Un mur d’en¬
ceinte de 1,50 m d’épaisseur moyenne
entoure une cour pavée de 80 m de long sur
vingtaine de large. Le *ahu se compose
d’au moins quatre ♦plates-formes superpo¬
une
sées
retrait les
unes par rapport aux
les assises supérieures sont en
pierres à bossage, c’est-à-dire placées en
relief par rapport à l’alignement de la
en
autres ;
construction.
occupé par une *cocoteraie de 800 hec¬
tares. La population s’élevait à 139 habi¬
en
1983. L^le est le chef-lieu d’une
commune
qui englobe aussi *Vahitahi et
♦Vairaatea.
*ari’i de Moorea. *Marama l’acquit par
alliance. K.P. ♦Emory, au cours de ses
prospections à Moorea en 1925-1926, le
largeur de près de 60 m. Le *ahu de
type pyramidal avait encore à cette époque
une
6 m de haut. Il était formé de blocs de
équarris à la base reposant sur des
assises de pierres oblbngues façonnées. Le
coraux
était ancien et dédié à ♦Taaroa. Il
semble qu’il ait perdu de l’importance avec
marae
le développement du culte de ♦Oro à Moo¬
rea
et la
construction du marae Taputa-
puatea à Papetoai.
OUEST
Nukutavake
Taota, était un des plus importants marae
avec une cour entourée d’un mur
d’enceinte sur une longueur de 90 m pour
sud. Son *lagon comblé est actuellement
tants
Varari, district de *Haapiti (Moorea). Ce
décrit
NUKUTAVAKE. *Atoll des *Tuamotu
de l’Est, situé par 138°48’ ouest et 19°17’
NUUTANIA. Petite vallée située dans la
GATAPIRI
TAVANA
village
19°16'
UKUROA
AKU REMAHERE
TEPATU
POTIOTEVANAGA
Superficie 496 ha.
NUKUTEPIPI. Petit *atoll des *Tuamotu
Sud-Ouest, situé par 142°02’ ouest et
20°42’ sud. Dévasté par les *cyclones en
1983, Nukutepipi a vu se reconstruire une
♦ferme perlière et se réinstaller quelques
employés qui plantent une nouvelle cocoteraie. Llle fait partie de la commune de
du
♦Hao.
146
liers de nie et un “musée” hétéroclite. La
marae, situé sur le rivage en face de la passe
têtes de bétail.
SUD
Aujourd’hui, Nunue abrite le chef-lieu,
♦Vaitape, la plupart des ensembles hôte¬
drale et deux hôtels. Dans l’arrière-pays,
portantes réserves forestières et de pâtu¬
rages pouvant accueillir des centaines de
pénitentiaire de Nuutania
la rive nord de la baie de
NUURUA. * Marae de la terre Nuurua a
l’aménagement du plateau de *Toovi se
poursuit pour doter les Marquises d’im¬
aérienne de l’établissement
sur
Povai.
courriers d’Air Tahiti. Chef-lieu adminis¬
tratif et politique de l’archipel, Taiohae
compte un collège, un hôpital, une cathé¬
vue
princes de Hle. Leur ♦marae (♦Vaiotaha) se
partie orientale de la commune de *Faaa.
Elle est occupée par une caserne du
♦Régi¬
ment d’infanterie de Marine du
Pacifique
(R.LM. A.P.) et par la maison d’arrêt de la
Polynésie française.
Inaugurée en novembre 1970, celle-ci rem¬
place l’ancienne prison de ♦Tipaerui. En
1986, Nuutania abritait 183 détenus répar¬
tis en trois catégories : les mineurs, les
pré¬
venus et les autres condamnés : les femmes
internées dans des bâtiments situés
mur d’enceinte. 81
gardiens se
relaient pour surveiller l’ensemble et ani¬
ment les ateliers et la
bibliothèque dans des
conditions souvent difficiles. La prison a
sont
hors du
été le théâtre de deux mutineries en avril
1972 et en janvier 1978.
Voir aussi : prisonnier.
’e ’ua porta roa ’oia nô te ’amu rahi i te
mâ'a : e ’itehia te reira huru ta 'ata i roto i te
te tino
fenua ruperupe te mau poro 'ira ’a ma’a :
'0 Porinetia te ho ’ë no taua mau fenua ra. E
mau
poriahia, e fetete te ’opu nô te mea ’ua fift te
terera’a nô te horo’ara’a toto e te ’operera’a i te
tahi mau maita’i nô roto i te ma’a e ’amuhia ’ei
maita’i nô te tino (mai te mau oromona). E
ha’apu’e te ’opu fetete i te pape ’e te miti rahi i
Te mau vôhi e raea i te ma ’i ’oia
roto i te tino.
i te pae nô te ’apu upo’o (te paniuru) e
hipofite
’e te mau tuha’a no te hoperemu o te ta’ata: te
vôhi o te ’apeni.
objet, nom masc. Toute chose qu’un indi¬
vidu peut percevoir par les sens et par la
’o voir plantoir.
pensée.
• objet sacré. Objet lié au *culte.
Sur les principaux *marae de la Polynésie
oa voir Noddi.
’o’aha. Asplénium nidus avis. Français :
*Fougère nid d’oiseau. Fougère ornemen¬
tale qui pousse en terre ou en *parasite sur
les troncs d’Arbres.
En Polynésie, on la trouve à toutes les alti¬
tudes. Ses
longues feuilles aplaties attei¬
gnent 1,50 m de long et 25 cm de large chez
certains spécimens.
OAHU. Par 158° ouest et 21°30’ nord, Hle
de Oahu est la troisième île des * Hawaï par
la superficie (1 574 km^), mais la première
par la population : 762 534 habitants en
1983. Deux chaînes de volcans, les Monts
Waianae et Koolan, sont séparées par la
grande plaine de Leilehua orientée nordouest sud-est, domaine de la canne à sucre
et de l’ananas. Le long de la côte sud,
autour de *Pearl Harbor et de Mamaia
Bay, se développe l’agglomération de
*Honolulu, cœur administratif et econo¬
mique de l’archipel. Sur le littoral nord, la
côte au vent, les centres urbains sont plus
Celui de Kailua-Kanehoe compte
67 500 habitants (1983) et entre directe¬
ment dans l’aire d’influence de Honolulu.
rares.
ancienne, les objets sacrés étaient soigneu¬
sement conservés dans le *fare ia manaha :
images de bois ou de fibres végétales tres¬
sées {*to’o), *amulettes de plumes rouges,
images plus petites des *dieux inférieurs
enveloppées de *tapa parfumé, corde
sacrée de *Tane, rouleaux de tapa blanc
cérémoniel, nattes pour les usages sacrés,
♦tambours, *vêtements sacerdotaux et
autres objets utilisés lors des rituels (*pü...).
L’image du dieu tutélaire était enfermée
dans une petite arche {*fare atua) placée
elle-même dans le fare ia manaha. Celui-ci
était aussi l’habitation des gardiens du
marae qui veillaient entre autres à chasser
rats et insectes. Trois ou quatre fois par an,
ils aéraient les objets, notamment les rou¬
leaux de tapa. Sur le marae tupuna {marae
ancestral), les objets sacrés de la famille'
(crânes, amulettes...) étaient cachés sou¬
vent dans une
cavité sous
une
dalle du
marae.
Voir aussi : représentation, rite.
►
te tao’a ha’amo’ahia. I ni’a i te marae, e rave
rahi mau tao’a e ha'aputuhia ’e tei riro ’ei mau
tao’a faufa’a roa i te pae o te ha’amorira’a, e
fa'aherehere maita’ihia ratou i roto i tefare-iamanaha : mai te mau to ’o, te mau taritoa ’ura,
nô te mau atua ri’iri’i teipu’ohuhia i roto i te
tapa fa ’ano ’ano ’a hia, te taura ’o Tane atua ’e
obésité, nom fém. État d’une personne
hypertrophie
générale du tissu adipeux. L’obésité peut
obèse, caractérisé par une
être due à un excès alimentaire ou à une
*alimentation déséquilibrée. C’est un phé¬
nomène
fréquent dans les sociétés de
consommation et chez les individus qui,
mal informés, consomment trop d’aliments
gras ou sucrés. L’obésité peut aussi avoir
pour origine des troubles du fonctionne¬
(déséquilibre hormonal)
métabolique. Elle peut alors s’accom¬
pagner de rétention d’eau et de sels dans
l’organisme. Les principales glandes en
cause sont l’hypophyse et les glandes
te peru tapa
’uo ’uo maita ’i no te ’oro ’a, te mau
’ahu o te
autahu’a, ’ei ha’apotora’a, te ta’ato’ara’a o
te mau tao ’a mo’a ato ’a no te peu
ha ’amorira 'a, ’eiaha ia aromoina te pu. I roto
te li’i atua i te fare atua , tu’uhia atu ai i
roto i te fare-ia-manaha. Te mau ta ’ata tia ’i
peue, le vane, te moea, te pahu, te
mau
’e e ’atu ’atu i teie
No te marae fëti’i ra, e tahunahia te
mau tao ’a mo ’a i roto ihoa i te tahi vahi no te
marae, na ratou e ha ’apa ’o
mau tao ’a.
marae e lapo
’ihia atu i te ho ë ’ofa ’i ahu.
ment endocrinien
ou
sexuelles.
opu (etete. E huru no te ho ’ê la 'ata tei ro ’ohia i
’ua fa ’a ’oru ’oru te tahi mau uaua i ’o
quelque chose.
• Titre remis par une
entreprise à des prê¬
droit au rem¬
teurs de *capitaux, donnant
►
te ma 'i,
obligation, nom fém. Devoir imposé à
une personne de faire (ou de ne pas faire)
o
boursement et au versement d’un *intérêt
annuel.
L'obésité, sanction des
déséquilibres alimentaires dans
les pays développés. 1. A Tahiti.
2. Aux États-Unis.
147
obsidienne, nom fém. *Roche éruptive
sombre caractérisée par l’absence de cris¬
taux.
Elle
présente l’aspect du verre ou
d’un fond de bouteille cassée. Cette roche
se
forme lorsque le refroidissement de la
*lave est particulièrement rapide et que les
cristaux n’ont pas le temps de se former.
occident, nom masc. Côté de l’horizon où
le soleil se couche. Le monde occidental ne
comprend cependant que l’Europe et
l’Amérique du Nord.
Le terme Occident (avec une majuscule)
recouvre une réalité politique et socio¬
économique : il s’agit des pays à peuple¬
ment blanc dominant, économiquement
développés, organisés en *démocraties et
adhérant aux valeurs de la culture judéochrétienne.
Polynésie vit au contact de l’Occident
depuis la fin du XVP siècle. Les Occiden¬
taux ont inventé un *mythe polynésien à
leur usage, mais se sont efforcés d’imposer
leur domination culturelle, économique et
politique : les Espagnols aux îles Marquises
• La
(1595), les Anglais dans les îles de la
Société (1767-1842) et surtout les Français,
depuis 1768, dans l’ensemble du Territoire.
L’*acculturation progressive des Polyné¬
siens résulte de l’effort d’*évangélisation
mené par les ’^missionnaires au sein d’une
population qui connaissait une grave crise
démographique. Les Occidentaux trans¬
formèrent aussi la vie quotidienne des
autochtones en diffusant leurs ^langues,
leur mode de pensée, leur technologie, et en
remplaçant peu à peu l’*économie de sub¬
sistance par une économie de traite. Ces
mutations permirent à la société *demie,
issue des rapprochements entre des
hommes de pouvoir occidentaux et l”''aristocratie polynésienne, d’asseoir sa
domination.
L’occidentalisation de la Polynésie a connu
une accélération à la faveur du boom éco¬
nomique qui a accompagné l’installation
du *Centre d’Expérimentation du Pacifi¬
que. Elle se traduit aujourd’hui encore par
une
consommation impressionnante de
produits européens, américains et japo¬
nais, par la transformation de l’*habitat,
par le développement des modes de com¬
munication. Mais elle suscite aussi des
formes de rejet, telles que la revendication
d’un *patrimoine culturel ancien et les
manifestations violentes contre l’ordre
social et économique imposé par les
Occidentaux.
Les géographes distinguent un cinquième
océan, appelé océan Antarctique ou Aus¬
tral qui est formé, en réalité, des parties
méridionales des océans Atlantique, Indien
Pacifique baignant le *continent
*Antarctique.
Les fonds océaniques présentent des
formes de *relief comparables à celles des
régions émergées. Ils sont, cependant, cou¬
verts de sédiments et d’alluvions qui adou¬
cissent les ruptures de pente et leur don¬
nent un aspect monotone. Au-delà des
*plates-formes continentales qui prolon¬
gent les terres émergées jusqu’à 200 m de
profondeur, les *abysses comprennent un
talus continental qui se raccorde à des
plaines ou cuvettes de 3 000 à 6 000 m de
profondeur, parfois tapissées de *nodules
polymétalliques et séparées par des *dorsales correspondant souvent à des zones
et
Les *fosses sont étroites,
allongées sur 500 à 4000 km et presque
toujours situées à la limite des *plaques
lithosphériques.
Les eaux marines, dont la couleur reflète
celle du ciel, ont une *salinité moyenne de
35 grammes par litre et une température
qui varie de plus de 30° à la surface de
certaines *mers bordières tropicales (32°
en août dans le golfe Persique), à -2° en
bordure de la banquise ou dans les grandes
profondeurs. En surface, les eaux sont fré¬
quemment agitées par les vents qui provo¬
quent la formation de “"vagues et de
*houles. Elles se déplacent sous l’effet des
d’*accrétion.
vents dominants en formant des “"courants
très puissants mais qui ne font guère sentir
leurs effets en-dessous de 500 m de profon¬
deur. Au-delà, les seuls mouvements per¬
ceptibles sont ceux des eaux glaciales
d’origine polaire qui, plus denses, plongent
lentement sous les masses d’eaux moins
froides.
C’est dans les régions où se rencontrent des
courants d’eaux tièdes, lumineuses, et
d’eaux froides, riches en sels minéraux, que
la vie marine est la
plus intense. Les
grandes zones de “"pêche se trouvent ainsi
au large du “"Japon, de l’Europe du NordOuest, du “"Pérou, de l’Afrique occidentale
et autour de Terre-Neuve.
Les richesses des océans en “"protéines, en
minéraux et en sources d’“"énergie ont
incité les gouvernements à définir un droit
international de la mer, des “"zones de sou¬
veraineté et des zones d’exploitation éco¬
nomique exclusive jusqu’à 200 milles des
côtes.
Hom. : oxydant (nom masc..).
superficie
profondeur max.
Glacial arctique
14 800 000 km^
5 440 m
Atlantique
91 600 000 km“!
9 218 m
océans
océan, nom masc. Très grande étendue
d’*eau salée couvrant une partie du globe
terrestre.
océans, bien individualisés,
soit
71 % de la surface de la Terre.
•
Les quatre
couvrent
ensemble 361 300 000 km^,
Indien
Pacifique
76 200 000 km^
7 450 m
178 700 000 km"
11 034 m
OCÉANIE
•
Grand Océan. Nom donné à l’océan
Pacifique
avec
ses
masse
au XlX^siècle.
180 000 000 km^,
C’est en effet,
la plus grande
maritime du monde. Ce terme fut
souvent utilisé dans la littérature du XIX^
siècle. Ainsi *Moerenhout intitula son cé¬
lèbre ouvrage “*Voyages aux îles du Grand
Océan”.
• La
partie de l’océan Pacifique qui baigne
les îles de Polynésie ne présente qu’un inté¬
rêt limité. Biologiquement pauvre, l’océan
n’a pas suscité la fondation de pêcheries
importantes. Il est trop profond pour que
l’on puisse y exploiter d’éventuelles nappes
de *pétrole. Les nodules qui parsèment une
partie de ses fonds ne sont pas assez riches
en minerais rares pour que des entreprises
envisagent aujourd’hui leur extraction.
OCÉANIE. Ensemble des îles situées dans
l’océan *Pacifique, à l’exception des archi¬
pels bordant le *continent asiatique (Phi¬
lippines, Indonésie...) mais y compris
1’* Australie et la *Nouvelle-Zélande.
•
Les terres
émergées de l’Océanie cou¬
vrent 8 524 600 km^ mais sont disséminées
plus de 170000000 de km^ d’océan,
sur
d’où le nom donné à cette partie du monde.
La répartition et la *géomorphologie des
îles diffèrent de l’est à l’ouest du Pacifique.
Les terres éparses situées à l’est du 180®
degré de longitude sont des *atolls ou d’an¬
ciens *volcans isolés, souvent disposés en
groupements alignés sud-est/nord-ouest, à
l’aval de *points chauds. Dans la partie
sud-ouest du Pacifique, les plissements, les
fractures et les phénomènes volcaniques se
sont mêlés lors de l’édification des ensem¬
bles complexes que sont les grandes îles de
*Papouasie-Nouvelle-Guinée, de
*Nouvelle-Calédonie, *Fidji, NouvelleZélande.. L’Australie constitue une région
à part, plus typiquement continentale avec
sa chaîne plissée et ses bassins sédimentaires. La plus grande partie de l’Océanie se
trouve dans la zone intertropicale et béné¬
ficie d’une faible amplitude thermique et
d’une pluviométrie généralement élevée,
caractérisée par d’importants contrastes
.
entre les côtes sous le vent et les côtes au
vent des ^alizés. L’Australie méridionale et
Nouvelle-Zélande
la
nuances
connaissent
des
climatiques tempérées: méditerÉtats et Territoires de i’Océanie.
pays
nombre
d'îles
superficie
(kmq
popuiation
Australie
2
7 686 848
15 543 000
Cook
15'
240
17 754
Fidji
statut
poiitique
indépendant
associé
N®"®-Zélande
332
18 376
680 000
Guam
1
541
110 000
territoire des E.U.
Hawaï
20
16 759
1 023 000
Etat des E.U.
Kiribati
33
717
63 843
indépendant
Micronésie
plus de
2 000
1 805
132 929
indépendant
tutelle
des
Etats-Unis
sous
capitale
Canberra
Avarua
Suva
Agana
Honoiulu
Tarawa
Palau : Koror
Marshall : Majuro
Mariannes : Saïpan
Carolines : Fédération
autour de Yap, Truk,
Ponape, Kosrae'
Nauru
1
24
8 400
Niue
1
258
3 298
19 103
144 000
Nouveile-
Calédonie
Nouvelle-
19
-j- 1U3 Ilots
21
268 676
Papouasie-
30 -tcentaines
461 690
3 192 000
Pâques
1
170
2 130
Zélande
N®"®-Guinée
Pitcairn et
dépendances
Polynésie F®
Salomon
■
d îlots
indépendant
Yaren
associé
Alofi
territoire
Nouméa
indépendant
Wellington
indépendant
Port-Moresby
territoire
chilien
Hangaroa
N®"®-Zélande
français
sous
tutelle
4
35
53
118
3 673
166 753
territoire
Papeete
29 785
276 668
indépendant
Honiara
55 +
centaines
d'îlots
britannique
français
Adamstown
Samoa améric.
4
197
33 920
territoire des
Pago Pago
Samoa occld.
4
2 934
156 350
indépendant
Apia
Tokélau
3
12
1 572
associé
N®"®-Zélande
Tonga
indépendant
indépendant
indépendant
Nuku’alofa
territoire
Matu Utu
150
697
92 000
Tuvalu
9
26
7 349
Vanuatu
80
11 880
111 251
Wallis et Futuna
3
154
9 192
îles des E.U.
Pacifique Nord
10
E.U.
français
—
Fongafale
Port-Vila
territoire
des E.U.
149
généité d’un bout à l’autre du Pacifique :
«les engins de navigation étaient les mêmes
des *Salomon à la *Polynésie orientale.
Les techniques de mise en valeur du sol
comme les plantes cultivées et les animaux
domestiques ne différaient guère d’un
archipel à l’autre» (F. Doumenge ;
“L’Homme dans le Pacifique Sud”). Il en
était de même des matériaux utilisés pour
l’habitat, des produits de l’industrie Ethi¬
que et de la fabrication du tapa.
• Aux XVP et XVIF siècles, les
Ibériques
(*Magellan, *E1 Cano, Saavedra, Urdamete, *Mendana, Legaspi) puis les Hol¬
landais (*Tasman, *Le Maire, *Schouten)
accomplirent les premiers voyages d’*exploration en Océanie. Les gouvernements
occidentaux
représentation des peuples
d’Océanie et de leurs modes de vie
dans un ouvrage de la fin du
XIX” siècle
ranéenne et continentale pour la première,
océanique pour la seconde.
peuplement de l’Océanie a commencé
il y a environ 40 000 ans lorsque des
migrants venus de l’Asie du Sud-Est se sont
• Le
installés en Nouvelle-Guinée et en Austra¬
lie, deux terres alors réunies en un seul
continent. Ces hommes à peau brune qui
ont peu après gagné les îles voisines évo¬
luaient dans un monde végétal toujours
luxuriant et n’ont pas développé une cul¬
ture matérielle très élaborée : ce sont
aujourd’hui les *Aborigènes d’Australie et
les peuples des hauts plateaux de NouvelleGuinée par exemple.
Par contre, les populations à peau plus
claire vivant en Asie du Sud-Est (Malais),
dans un milieu qui était plus contraignant à
cette époque, évoluèrent vers une civilisa¬
tion de type *néolithique aux environs de
Philip¬
pines aux îles de l’océan Indien, que s’éla¬
7000-6000 av. J.-C. C’est ici, des
bora
la culture
océanienne
ancestrale,
caractérisée notamment par r*horticulture
des *tubercules, l’emploi de l’*herminette
et de la *pirogue à balancier. Le IP millé¬
naire avant notre ère fut
une
nouvelle
période de *migrations, des Philippines
vers la * Micronésie occidentale (1800 av.
J.C.) et de l’Insulinde vers l’actuelle
*Mélanésie orientale. Ces peuples austronésiens, dont on peut suivre les déplace¬
ments grâce (en partie) aux vestiges de
poterie *Lapita, atteignirent les îles Fidji
vers
1300 av. J.-C. puis, peu après, les
*Samoa et les *Tonga. Pendant plus d’un
millénaire, la culture mélanésienne
se
transforma dans ces îles isolées et donna
naissance à la civilisation
polynésienne.
Des Samoa, des groupes colonisèrent la
Micronésie orientale et s’établirent aux
*Marquises vers 150 avant notre ère. Cet
archipel fut un centre de dispersion majeur
des populations polynésiennes vers les îles
de la *Société, Hle de *Pâques, les îles
*Cook, la Nouvelle-Zélande et les îles
*
Hawaï. Avant la pénétration européenne,
et en dépit d’évolutions
locales, la culture
océanienne présentait une relative homo¬
150
délaissèrent toutefois
les
petites îles, avides qu’ils étaient de décou¬
vrir et de coloniser le continent austral que
l’on supposait occuper
le sud de l’océan
Pacifique. Un siècle plus tard, les voyages
de *découverte reprirent, à l’initiative de la
France et de l’Angleterre. Grâce à *Wallis,
*Bougainville, *Cook et *La Pérouse, une
cartographie complète de l’océan Pacifi¬
que fut possible dès le début du XIX=
siècle.
L’installation des ""missionnaires protes¬
tants puis catholiques fut suivie d’un véri¬
table partage colonial, l’Angleterre s’attri¬
buant la plus grande partie du Pacifique
Sud-Ouest et la France, la Polynésie orien¬
tale, *Wallis et *Futuna et la NouvelleCalédonie. A la fin du XIX^ siècle, l’Alle¬
magne colonisa la Micronésie et les îles
Samoa mais dut les abandonner en 1918 au
profit du *Japon et de la NouvelleZélande, tandis que les ""États-Unis affer¬
missaient leur présence aux îles Hawaï.
Dans tous les archipels, des minorités
d’origine européenne mirent en place une
""économie de traite et imposèrent de nou¬
veaux rapports sociaux, une autre culture
et des brassages ethniques importants. Le
mouvement
de
""décolonisation,
commencé très tôt dans les ""colonies de
peuplement blanc (Australie et NouvelleZélande) permit à la plupart des archipels
d’obtenir une plus grande ""autonomie de
gestion dès le début des années 1960 puis
r""indépendance à partir de 1970, à l’excep¬
tion des territoires américains et français,
autonomes mais sous tutelle administra¬
tive métropolitaine. Ces derniers, puissam¬
ment assistés sur le plan économique, ont
l’apparence de régions développées et
s’opposent en cela aux archipels indépen¬
dants généralement pauvres ou très pau¬
vres (""Kiribati,
Salomon). Bien qu’ils se
soient donné quelques institutions devant
favoriser une coopération régionale
(""Commission du Pacifique Sud, ""Forum
du Pacifique Sud), les peuples océaniens se
rencontrent peu et vivent en marge des
régions actives et puissantes, riveraines du
Pacifique Nord.
océanographie, nom fém. Science qui
étudie le milieu marin et les êtres qui y
vivent. C’est l’expédition autour du monde
du Challenger (1872-1876) qui, par son
extraordinaire moisson de données, a fait
entrer l’océanographie dans l’ère moderne.
Depuis, les océanographes ont été dotés de
plus en plus perfectionné :
bathyscaphes (le Trieste descendit à
10 917 m en 1960) et navires océanogra¬
phiques permettant des carottages de sédi¬
ments, des échosondages, des prélèvements
(par bouteilles de Hansen, bathythermographes, filets à *plancton) et de très nom¬
breuses mesures électroniques nécessaires
à la cartographie des températures, de la
^salinité, des *courants, des ressources
matériel de
biologiques...
• En
Polynésie, les missions réalisées à
bord du Coriolis et du Tainui, les travaux
de l”^O.R.S.T.O.M., de l’*E.V. A. A.M., du
*Muséum
d’Histoire
naturelle
et
les
prélèvements réalisés par
l’équipe du commandant Cousteau ont fait
progresser la connaissance des eaux océa¬
niques. L’océanologue F. Rougerie signale
que «l’effort actuel porte sur le descriptif
physico-chimique des masses d’eau et sur
mesures
ou
leur circulation selon les trois dimensions
(...) ainsi que sur les échanges *océanatmosphère», les recherches étant menées
en coopération avec les
pays membres de la
♦Commission du Pacifique Sud (“Ency¬
clopédie de la Polynésie”, tome 2).
œcuménisme,
nom masc.
Mouvement
favorable au dialogue, aux actions com¬
munes et,
à plus long terme, à l’union des
♦Églises chrétiennes. Le Conseil œcumé¬
nique des Églises a été fondé en 1948 par les
Églises protestantes, anglicane et ortho¬
doxe. L’Église catholique s’est jointe au
mouvement
tir de 1964.
œcuménique mondial à par¬
En Polynésie, les oppositions politicoreligieuses, très marquées au XIX= et au
début du XX^ siècle, ont retardé le dialo¬
gue entre les Églises. Quelques manifesta¬
tions œcuméniques récentes témoignent
d’une évolution : inauguration en commun
de la salle consacrée aux Églises dans le
•
♦Musée de Tahiti et des Iles, culte commun
célébré au temple de Paofai en 1982.
Cependant, «les relations œcuméniques au
sommet ne sont pas encore très avancées»
(Conseil œcuménique, 1982) et «le chemin
est encore long à faire car les traditions
locales et ecclésiastiques se prolongent toujours» (H. Vernier: “Au vent des
cyclones”).
œil, nom masc. Organe de la vue chez
l’Homme et l’animal.
• L’œil humain comprend des éléments
qui ont une fonction optique et d’autres
assurant la protection des premiers. Le
globe oculaire est formé de trois tissus
successifs.
Sur la sclérotique, fibreuse et résistante,
s’attachent les six muscles moteurs de l’œil.
A l’avant, elle devient transparente pour
laisser pénétrer la lumière et prend le nom
de cornée. La choroïde contient le réseau
des vaisseaux sanguins et adopte une
consistance musculaire à l’arrière de la
cornée pour maintenir le cristallin, lentille
dont la forme s’adapte aux besoins de la
vision.
Entre la cornée et le cristallin, la pupille est
une ouverture circulaire commandant l’en¬
trée de la lumière dans l’œil. Elle est bordée
par l’iris, élément coloré de la choroïde.
Enfin, l’intérieur de l’œil, qui contient une
vitrée, est tapissé par ia .étine,
tissu de cellules réceptrices qui, par ic nerf
optique, adressent des impulsions vers le
humeur
cerveau.
L’œil est protégé par les paupières.
Leur
face interne est formée d’une membrane
lisse et glissante : la conjonctive. Leur
extrémité est bordée de
retenant les poussières.
cils, poils durs
• Dans la
Polynésie ancienne, l’œil était
considéré comme la marque et le symbole
du
pouvoir. Lorsque des victimes hu¬
maines étaient sacrifiées à *Taaroa ou à
♦Oro, l’œil était offert à V^ari’i par le grand
prêtre car il s’agissait de l’organe le plus
précieux de la victime. Vari’i faisait alors
semblant de le manger. Deux hypothèses
ont été émises à ce sujet: l’une fait de ce
geste une preuve ou un reste de pratiques
cannibales ; l’autre y voit seulement le désir
de s’approprier la puissance de l’individu
sacrifié.
Par extension : regard, attention : un coup
d’œil, avoir l’œil.
Par analogie : fenêtre, ouverture : l’œil du
cyclone.
œkoumène, nom masc. Partie de la Terre
qui est habitable par l’Homme.
La plupart des îles hautes de Polynésie font
partie de l’œkoumène, mais certains ♦atolls
des ♦Tuamotu très isolés, sans sols et sans
réserves d’eau douce sont aux marges de
l’œkoumène.
’o’eo voir Bec de cane.
œuf, nom masc. Produit de
tous les animaux ♦ovipares
la ponte de
(*Poissons,
Amphibiens, ♦Reptiles, ♦Oiseaux). Un œuf
comprend un embryon et des réserves
(jaune et blanc) à l’intérieur d’une mem¬
brane. L’ensemble peut être protégé par
une coquille calcaire. Il a
généralement une
forme sphérique ou ovale.
Au sens large, un œuf résulte de la féconda¬
tion entre un gamète mâle et un gamète
femelle. On l’appelle aussi zygote. Dans
’OFE
cette
optique, les œufs de Poule vendus
dans le commerce et qui sont produits dans
des élevages de Poules pondeuses unique¬
ment, en l’absence de Coqs, sont en réalité
des ovules. Si on les fait couver, en aucun
cas on
n’obtiendra de Poussins.
production d’œufs des élevages de
Polynésie s’est élevée à 1 620 000 douzaines
La
en
1985.
Dans le langage courant, de nombreuses
expressions contiennent ce mot : plein
comme un
sur des
œuf, tondre un œuf, marcher
œufs...
scientifique et technologique créé en 1943.
Il a pris le nom d’institut français de
Recherche scientifique pour le Dévelop¬
pement en Coopération,
O.R.S.T.O.M.
a
mais le sigle
été conservé. Ses 2600
chercheurs, techniciens et personnels
administratifs se répartissent dans 50 cen¬
situés dans 30 pays d’Afrique, de
tres
l’océan Indien, d’Amérique latine, de l’Asie
du Sud-Est et du
Pacifique. L’Institut
effectue des recherches, informe et forme
des scientifiques étrangers pour contribuer
au
progrès économique, social et culturel
des pays en voie de développement.
Hom. (du pl.) : eux (pron. pers.).
Le centre de Tahiti a été créé en 1964. Situé
Arue, il comprend 8 départements ;
milieu physique et environnement climati¬
à
’ofe voir Bambou.
que, milieux et société, écosystèmes aqua¬
office, nom masc. *Établissement public
autonome chargé de l’organisation d’une
activité d’intérêt public, économique,
sociale ou culturelle. L’État ou le Territoire
nomme
ses
dirigeants et lui fournit des
moyens financiers. Un office est soumis au
droit administratif et la régularité de sa
gestion est contrôlée par son autorité de
tutelle.
Autres sens : fonction ou devoir ; faire son
office ; cérémonie du culte : assister à l’of¬
fice ; cuisine : renvoyer un plat à l’office ;
service rendu : proposer ses bons offices.
1986, puis fut placé sous l’autorité du gou¬
territorial. Si l’O.P.T. dispose
d’une certaine autonomie, de nombreuses
décisions doivent être prises en coordina¬
tion avec l’État (émissions de *timbres,
représentations à l’étranger et liaisons
extérieures notamment). Les services de
l’Office siègent à la recette principale de
Papeete. Ils gèrent les activités de 677
agents (1986) répartis dans 93 bureaux
autonomes
ou
secondaires.
L’O.P.T.
du '"télé¬
phone, du '"télex, des chèques postaux et
assure
les services de la poste,
du '"minitel.
•
Office de Promotion et d’Animation
touristiques de Tahiti et ses Iles
(O.P.A.T.T.I.). Établissement public terri¬
torial placé sous la tutelle du ministre terri¬
torial du '"Tourisme. Créé en 1983 pour
remplacer
l’Office du Tourisme,
rO.P.A.T.T.I. a pour rôle de promouvoir
le tourisme polynésien dans le Territoire et
à l’étranger. Il organise à cet effet des cam¬
pagnes publicitaires et des rencontres entre
les hôteliers et les agents de voyage. Il
accueille et informe les visiteurs, met en
valeur les sites
touristiques et favorise
l’animation touristique en Polynésie.
• Office de la Recherche scientifique et
technique Outre-Mer (O.R.S.T.O.M.).
Établissement public national à caractère
152
•
scientifiques et contient 2410 livres.
Office territorial
d’Action culturelle
(O.T.A.C.). Tahitien ; Fare Tauhiti Nui : la
maison des temps qui se lèvent. Cet orga¬
nisme créé en 1980 succéda à la Maison des
polynésien, construits sur la rive ouest de la
baie de Papeete, qui comprennent un grand
et un petit théâtres, deux bibliothèques, un
laboratoire de langues et un fare pote’e
vernement
et les salles d'audio-visuel.
revues
la tutelle de l’État jusqu’au U" janvier
sous
la bibliothèque, le petit théâtre
que, ouverte au public, est abonnée à 89
Jeunes et de la Culture fondée en 1970. Il
caractère commercial
qui succéda à
l’Administration postale en 1962. 11 resta
à gauche, le grand théâtre, à droite,
administration de la recherche. 18 cher¬
cheurs, 11 techniciens et 15 employés tra¬
vaillaient au centre en 1986. La bibliothè¬
Office des *Postes et '"Télécommunica¬
tions (O.P.T.). Établissement public à
•
les bâtiments de l'O.T.A.C. :
tiques, indépendance, alimentaire, étude et
gestion des ressources naturelles, indépen¬
dance sanitaire, conditions nationales et
internationales du développement et de
l’indépendance des pays et des peuples,
occupe les mêmes bâtiments de style néo¬
accueillant diverses manifestations cultu¬
relles du *Heiva i Tahiti. L’O.T.A.C. com¬
prend trois départements intitulés
“Recherche et création”, “Animation et
diffusion”, “Fêtes et manifestations”. A
Henri Hiro, promoteur de la culture
*ma ’ohi et animateur passionné de la Mai¬
son des Jeunes, ont succédé Jeff Salmon,
Francis Stein, Gérard Cowan et des artistes
créateurs tels Coco Hotahota et John Mai-
pionniers que sont aussi Alain
Deviègre ou Georges Marti (metteurs en
scène de théâtre) et les cinéastes de passage
(Jean Lhôte, D. Arnaud...) ont formé de
rai. Les
nombreux amateurs aux différents modes
d’expression artistiques. Placé sous la tu¬
telle du ministère de l’Éducation et de la
Culture, l’O.T.A.C. propose chaque année
quelques spectacles de danse, des concerts,
des représentations théâtrales, mais ne
s’anime vraiment que sous l’effet d’initia¬
tives extérieures et au moment du Heiva i
Tahiti.
• Office territorial de l’Action sociale et de
la Solidarité (O.T.A.S.S.). Créé en 1982, ce
service territorial a pour mission d’assister
les personnes âgées et les handicapés. Deux
sortes d’aides sont apportées. Des '"alloca¬
tions sont versées par l’O.T.A.S.S. aux
OFFICE
O.R.S.T.O.M. 1. Le siège de
l’antenne à Arue (Tahiti).
2. La bibliothèque. 3. Mission
océanographique à bord du Tainui.
4. Comptage d’algues. 5. Mesure
du débit d’un cours d’eau à Hitiaa.
6 et 7. Laboratoire de géophysique
(Tahiti) : station
d’enregistrement des données du
champ géomagnétique et
dispositif de mesure absolue du
champ géomagnétique. 8. Travaux
de cartographie pour l'atlas de la
Polynésie. 9. Analyse informatique
de données statistiques.
10. Le botaniste Jacques Florence
composant un herbier.
de Pamatai
153
OFFICIER
nécessiteux
sous
forme d’aides alimen¬
taires, d’aides à l’habitat ou d’achats de
médicaments et de matériel orthopédique.
D’autre part, une équipe médico-sociale se
tient à la disposition des personnes concer¬
nées. En 1986, le budget de l’O.T.A.S.S.
s’élevait à
plus d’un milliard de francs
C.F.P. et 2000 personnes touchaient les
aides de cet organisme.
•
Office territorial de l’Habitat social
(O.T.H.S.). Ce service territorial a pour
mission de favoriser et de promouvoir
l’habitat social par une politique d’acquisi¬
tions foncières, d’aides à l’habitat dispersé
(subventions pour les travaux d’améliora¬
tion des logements) et de construction de
*lotissements (230 logements en 1985). Un
milliard et demi de francs C.F.P. ont été
consacrés à ces actions en 1985.
officier, nom masc. Personne qui remplit
une
charge civile, un *offîce. Un officier
ministériel est nommé par le gouvernement
pour occuper certaines fonctions comme
celles de notaire, d’huissier, d’avoué. Le
*maire d’une commune et ses adjoints sont
amenés à jouer le
rôle d’officiers d’*état
civil lorsqu’ils enregistrent les naissances,
les décès et procèdent aux mariages.
• Militaire ou marin dont le grade est
égal
ou supérieur à celui de sous-lieutenant ou
d’enseigne de vaisseau. On distingue les
officiers subalternes, supérieurs et
généraux.
En Polynésie, les officiers de la *marine
militaire française jouèrent un rôle admi¬
nistratif important entre 1842 et 1880.
L’État confia les fonctions de *gouverneur
à des amiraux (officiers généraux) et la
direction des services administratifs, de la
santé et de la justice à des officiers
supérieurs.
Personne titulaire d’un grade dans un
ordre honorifique : officier de la *Légion
d’honneur.
Hom. : officier (verbe).
offrande, nom fém. Don que l’on fait à
divinité, lors d’une *cérémonie
religieuse.
• Dans l’ancienne religion
polynésienne,
offrandes et *prières constituaient l’essen¬
une
tiel du *rituel sur les *marae. Les offrandes
étaient variées : les plus précieuses consis¬
taient en plumes rouges ; venaient ensuite
les cochons sacrés,
parfois les chiens, les
poissons, enfin les légumes et les fruits. Les
offrandes d’animaux entiers étaient dispo¬
sées sur de grandes plates-formes (*fata
rau), celles plus modestes sur des petits
*autels bas (j'ata ai’ai).
Les offrandes de victimes humaines, appe¬
lées “poissons” par les *prêtres, n’étaient
requises que lors d’événements importants.
Selon W. *Ellis, «on offrait aux dieux soit
des bêtes
entières, soit simplement quel¬
ques morceaux. Les fruits et les nourritures
étaient presque toujours accommodés. Les
prêtres les préparaient sur un feu rituel à
l’intérieur du marae et offraient des por¬
tions de volailles, de cochons ou de pois¬
sons, considérés comme sacrés ; les restes
étaient finis au cours d’un banquet réunis¬
sant les prêtres et les autres
personnes
sacrées, qui avaient le privilège de
les offrandes» (“A la
consommer
Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
Lors des *guerres, le premier ennemi blessé
et fait *prisonnier était offert en *sacrifice
par le prêtre de *Oro.
Avant d’entreprendre un voyage en mer,
Polynésiens se rendaient au marae et
présentaient au prêtre une corde provenant
du balancier de leur pirogue. Cette
offrande laissée au marae pendant la durée
du voyage devait assurer aux personnes la
protection de *Tane.
les
Lors de la naissance d’un enfant dans la
famille du chef, les sujets apportaient sur le
marae familial des présents de
nourriture,
des nattes et ornements de plumes. Lors¬
qu’ils tombaient malades, les Polynésiens
s’imaginaient avoir offensé leurs dieux, et
leur famille allait porter des offrandes au
familial : jeunes cochons dont on
tenait la patte pour le faire crier et attirer
marae
offrandes sur la pirogue sacrée
d'un dieu
154
tao'a hôro'a riâte hô'êAtua ini'a i té
va'a mo'a
l’attention des dieux, plumes...
OISEAU
’o’iri voir Baliste.
A la *mort d’une personne, parents et amis
offraient en témoignage d’affection nattes
et rouleaux de *tapa. Les femmes y ajou¬
taient un morceau de tapa imprégné de leur
’oiro voir Congre.
sang obtenu eni se lacérant la tête avec une
dent de requin. Les offrandes de feuilles,
Oiseau, nom masc. Tahitien : manu. Ani¬
fleurs, couronnes et guirlandes étaient très
répandues.
mal *vertébré caractérisé par son adapta¬
tion au vol.
• Les Oiseaux descendent des * Reptiles
dont ils ont gardé certaines caractéristi¬
►
tao’a pupu, O, ho. E lupu tepupura'a o i roto i
te mau oro 'a ha ’amorira 'a atua.
mau O,
E rave rahi
ques comme le bec corné, les griffes et les
écailles aux pattes. Les membres antérieurs
’ua rau mau tao 'a pupu. Te o 'e te mau
’upu (pure) ’o le peu ia nô te marae. I roto ra i
te hururau o te peu no te marae. I roto ra i te
se
corps couvert de plumes, des os légers car
remplis d’air et non de moelle, une tempé¬
rature comprise entre 37° et 43° et un
rythme cardiaque très élevé (350 à 900 pul¬
sations/mn), un organe vocal leur permet¬
tant de chanter : le syrinx. Ils ont une
reproduction *ovipare et pondent des
*œufs recouverts d’une coquille calcaire
qui éclosent dans un nid après une période
d’incubation. On connaît près de 8 600
espèces d’Oiseaux qui ont colonisé tous les
*biotopes grâce à leur faculté d’adaptation.
• Dans la Polynésie ancienne, les oiseaux
Eparauhia te ma ’ahotu fa ’aineine no te oro 'a
E
pupu ato ’ahia te mau ta’ata ’ei tutia na te atua,
e parauhia te reira "i'a" na te tahu'a. Te reira
huru peu i mûri a’e ia i te mau arora'a, ia pau
te ’enemi. '0 W. Ellis teipapa’i i roto i tana
puta i te tahi mau parau maere ’e te fa'ahiahia
no te ’ohipa i ravehia ’e to tahito.
Te vai ato ’a ra te tahi peu i te matamua ’oia te
pupura ’a i te taura ama, ’o te va ’a i te tahu ’a ra
pupura ’a o, e parauhia te reira e poropa.
étaient considérés comme l’émanation des
dieux. Certains oiseaux,
hou a reva ai i te hô'ë tere. E vai teie taura i
ani ia Tane atua ia tauturu ia ratou e ho ’i noa
mai.
No te mau tamari’i huiari’i ia fânau mai e la'oa
parfois l’image de la divinité, et c’est dans le
pupuhia, na te fëti’i e fa ’anaho i te
corps d’un oiseau qu’ils supposaient que le
reira tuha’a.
(Alain). Haut-*commissaire de
Polynésie française. Né en 1935, Alain
Ohrel est diplômé de l’Institut des Sciences
politiques de Paris, titulaire des Diplômes
d’Études supérieures d’économie politique,
de science économique et de droit public. Il
est aussi un ancien élève de l’École natio¬
nale de l’Administration. Après avoir servi
au ministère de l’Intérieur, il occupa les
fonction de sous-préfet (1966-1973) et de
secrétaire général (1973-1979). Il fut
ensuite *préfet de la Mayenne (1979-1981),
puis de la Charente (1981-1983).
Alain Ohrel arriva sur le Territoire le 17
janvier 1983. Il fut le premier haut-commis¬
saire du statut d’*autonomie interne de
1984 et eut assez souvent, au début, des
rapports tendus avec le président du gou¬
vernement,G. *Flosse. Son administration
fut également marquée par le passage des
cyclones (qui nécessitèrent le déclenche¬
ment d’un plan de *protection civile
O.R.SEC. de 90 jours), ainsi que par les
*grèves dans l’hôtellerie (octobredécembre 1983). Nommé préfet du Maineet-Loire, Alain Ohrel quitta la Polynésie le
12 avril 1985.
’oio voir Noddi.
habitués à fré¬
quenter les arbres poussant dans l’enceinte
des *marae, faisaient l’objet d’un culte.
William *Ellis écrivait : «un oiseau était
ni'a i te marae i te maorora’a o te tere, no te
OHREL
ailes mais ne sont
pour la préhension. Les
Oiseaux ont d ’autres aspects originaux : un
a'e ’e ’oia ato’a te faufa’a rahi,haere mai ai te
pua'a tapena (pua’a fa'atina na te Atua), te
’uri, te i’a, te mau ma’a hotu te huru o te ma'a.
Te mau animarapupu ohia e fa’autahia ia
ratou i ni'a i te fata rau, are'a te pae'au no te
mau mâ'a hotu ra i ni'a ia i te fata ’ai’ai.
ta ratou e
sont transformés en
jamais utilisés
hururau o te mau tao’a pupu, te mau
huruhuru manu ’ura ihoâta te ôfa’ahiahia roa
dieu s’approchait souvent du marae. Là, il
*
quittait le corps de l’oiseau et entrait dans
le *to’o, image par laquelle il était supposé
communiquer avec le prêtre... Les cris de
ces oiseaux étaient aussi regardés comme
les réponses des dieux aux prières de leurs
prêtres» (“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
• Les îles de Polynésie sont relativement
pauvres en Oiseaux. En 1799, le capitaine
Wilson rapporta cependant qu’«en plus
des poulets, les Polynésiens ont des canards
sauvages, des perroquets de différentes
_
espèces, le *héron bleu et le héron blanc,
des
piverts, des *tourterelles, *fous,
*pétrels, *sternes, *pluviers, *frégates,
*phaétons et bien d’autres encore que nous
ne connaissons pas. Les montagnes sont
remplies d’oiseaux de toutes tailles qui
charment par leur plumage et leur chant».
On a dénombré (1985) 104 espèces vivant
actuellement dans l’ensemble du Territoire,
pétroglyphe représentant
un oiseau (Nuku Hiva)
dont 59 dans les îles de la Société. L’*avifaune locale présente des affinités avec les
Oiseaux d’Australie et de NouvelleGuinée. En effet, certains migrateurs sont
capables de parcourir des milliers de kilo¬
mètres pour venir hiverner en Polynésie et
de nombreuses espèces originaires de ces
contrées ont été introduites par les Polyné¬
siens et les Européens. Ceci amène à distin¬
guer :
155
OISEAU
-
27 espèces d'Oiseaux de mer nicheurs
espèces d’Oiseaux marins, visiteurs
réguliers ou accidentels
13 espèces d’Oiseaux terrestres
migrateurs
30 espèces d’Oiseaux terrestres nicheurs
13 espèces introduites.
Depuis l’arrivée des Européens, le milieu
original a été profondément modifié. «Les
-
21
-
-
-
introductions de mammifères tels que rat,
chien, chat, chèvre ont porté de
grands préjudice à l’avifaune. Les rats et les
chats sont responsables de plusieurs dispa¬
ritions, car les oiseaux locaux, isolés depuis
longtemps des prédateurs, sont devenus
porc,
Oiseaux de Polynésie :
Espèces éteintes, rares ou
Cyanoramphus
menacées : 1.
zealandicus : éteinte.
2. Mesofregetta albigularis : éteinte
dans les îles de la Société. 3. Vini
peruviana (adulte et jeune) : en
régression, se maintient dans
quelques îles des Tuamotu.
4. Gallicolumba rubescens : rare,
localisée dans deux îles des
Marquises. 5. Pomarea nigra :
commune au
XIX® siècle, devenue
le
Carpophage des Marquises,
très rare. 6. Ducula galata,
localisé seulement à Nuku Hiva.
Espèces introduites : 7. Zosterops
lateralis : introduit
en
1940, il a
colonisé de nombreuses îles.
8. Acridotheres rristis.
Oiseaux marins : 9. Fregata minor :
s'alimente en pêchant ou en
parasitant d’autres oiseaux.
10. Sula dactylatra : espèce peu
Polynésie. 11. Sula
leucogaster : plus commune aux
Marquises que dans la Société.
abondante en
12. Sterna fuscata : commune aux
Tuamotu et aux Marquises,
la
récolte trop intensive de ses œufs
met cette espèce en
péril.
13. Ano'us tenuirostris : petite
Sterne commune aux Marquises et
aux Tuamotu. 14. Gygis alba :
commune, présente dans toutes
les îles, souvent victime des chats.
156
des proies faciles (...). Quant aux chèvres,
peu
respectueuses de la végétation, elles
sont responsables indirectement de la
dimi¬
nution des Oiseaux de forêt» (J.-Cl. Thi¬
Tahiti”). C’est ainsi
qu’ont disparu une grande *Perruche
(Cyanoramphys zealandicus), le *Râle au
bec rouge (Rallus pacificus) et un petit
♦Échassier de rivage : Aplanis inornata.
S’emploie dans les expressions : à vol d’oi¬
seau ; en ligne droite ; comme un oiseau sur
bault ; “Oiseaux de
la branche : dans une situation précaire ; un
oiseau de malheur ; personne dont l’arrivée
est de mauvais augure ; un oiseau rare : une
personne irremplaçable.
OISEAU
manu. E ’ere b Porinetia i te fenua manu. Te
fa’a’ite ra ’o le Tapena Wilson e, e moa ’e te
Schéma théorique d’un Oiseau (manu).
plumes
mo'ora ta te ma'ohi, te manu ri'i hum rau mai
le ’olu'u, tepetea, te
’uriri, te meho, te putu, te ua’ao,.
te manuparau ta’ala,
arevareva, te
te otaha, te tarapapa,
oreille
tête
’omi’i
œil
rémiges
mata
te torea, te mro, le
upoa, te vai ato’a ra te tahi mau manu ’e alu.
Mai te hum ra e 104 huru manu e ora nei i ni’a
bec
’utu
i te ta ’ato 'ara 'a o te fenua, e 59 na te mau
motu.
duvet
Te tahi mau manu no Panipe mai (Auteraria).
’ua
’afa ’i ato ’a mai ratou i le tahi mau animara, te
’iore, te pua'a, te ’uri, te pi’afare. Te iore ’e te
pi’afare te tumu i mou ai te tahi huru manu.
Mai te taera’a mai tepapa’a i Porinetia,
I roto i te hiro ’a tumu o te ma ’ohi, ’ua riro te
manu
’ei mau ve’a na te alua ’e ’ei hi’ora’a.
jhuru
ai e
'api
griffe
pererau
mai’u’u
plumes
tectrices
157
OISEAU DE PARADIS
Oiseau de paradis, nom masc. Strelitzia
reginae. Plante herbacée de la famille des
Musacées, originaire d’Afrique du Sud.
Son nom vient du fait que ses fleurs
oranges ressemblent à un Oiseau-Mouche
(Colibri) se nourrissant de nectar de fleur
en
vol
stationnaire. D’autre part, cette
plante est appréciée pour ses fleurs coupées
qui durent deux semaines. Les variétés
sélectionnées ont de grosses fleurs oranges
teintées de bleu.
olivine, nom fém. Minéral de couleur
cristaux dans
les *laves basaltiques et dans les *roches
pauvres en silice mais riches en fer et en
magnésium.
L’olivine est une pierre semi-précieuse très
répandue en Polynésie.
verte présent sous forme de
Oiseau de paradis
che, à des bals et aux chasses au renard ! 11
apprit vite toutes les danses à la mode et se
tailla un succès énorme en préparant du
poisson cru et en cuisant du mouton, des
pommes de terre et des navets dans un four
tahitien. A Londres, sa distraction favorite
comme celle de Ahutoru à Paris, quelques
années auparavant - était d’assister aux
spectacles de l’opéra. Il était aussi pas¬
sionné de jeux de cartes. Mais ce qui
étonna le plus ses amis, pendant les deux
hivers qu’il passa en Angleterre, c’est qu’il
patina avec plaisir sur la glace, montrant
dans cet exercice beaucoup d’adresse et
d’élégance. En revanche, les nombreuses
tentatives de ses hôtes pour lui inculquer
des connaissances jugées plus utiles, telles
qu’un peu d’anglais, d’arithmétique et des
rudiments de la religion anglicane, échouè¬
-
rent.
Lorsque le capitaine Cook retourna pour
OMAI. Ornai, dont le vrai nom était Mai,
fut le premier Polynésien à faire le tour du
monde et à séjourner en Angleterre, entre
la troisième et dernière fois dans le Pacifi¬
d’un petit *ra ’atira, originaire de Raiatea, à
capitaine Furneaux, son tabouret en bois,
avec lequel, comme un vrai ari’i tahitien, il
se promenait partout, et que nous pouvons
aujourd’hui admirer au Musée de Tahiti et
des Iles. Tel un gentleman, Ornai portait
1773 et 1777. Rien ne prédisposait ce fils
Mais ce jeune homme de
vingt ans environ avait des manières
douces et un caractère gai, typiques de sa
race, et Tobias Furneaux, le commandant
du bateau accompagnant le capitaine
*Cook, céda à son instante prière de l’em¬
barquer en 1773, à Huahine, où il s’était
fixé après des années de vagabondage.
A son retour en Angleterre, en juillet 1774,
le capitaine Furneaux fut autorisé à pré¬
un
tel exploit.
senter Ornai à la cour du roi George III, ce
qui ouvrit au Polynésien les portes de la
bonne société. Il devint un invité assidu au
Marine, Lord
*Sandwich, où il assista, habillé en panta¬
lon rouge, chemise à dentelle et veste blan¬
château du ministre de la
que, en 1776, sur l’ordre du roi George III,
il embarqua Ornai. Celui-ci laissa comme
cadeau d’adieu à son premier protecteur, le
désormais
un
uniforme de lieutenant et
mangeait à la table du capitaine Cook.
Celui-ci trouva tout à fait naturel qu’Omai
se dote, lors du passage en NouvelleZélande, de deux domestiques maoris.
C’est cependant au moment de la longue
escale aux îles Tonga que la gloire d’Omai
atteignit son zénith, car il remplit avec brio
le rôle de maître de cérémonies et d’inter¬
prète du capitaine. Sa popularité parmi les
chefs tongiens, qui le prenaient pour leur
pair, s’explique surtout par les nombreux
cadeaux fournis par Cook, mais qu’Omai
distribuait en son propre nom.
La réception que ses compatriotes lui firent
à Tahiti fut beaucoup moins glorieuse, tout
simplement parce qu’il n’était pas un ari’i.
Il essaya de se mettre en vedette en mon¬
tant sur un cheval, arrivé sur le bateau,
mais ne provoqua que des moqueries lors¬
que le cheval le désarçonna à plusieurs
reprises. Sur le conseil de ses amis anglais.
Ornai décida finalement de se réinstaller à
Huahine, où Cook s’arrêta deux semaines
pour permettre aux charpentiers de lui
construire une maison en bois, de style
Ornai. 1. "Ornai, native of the isiand
ot Uiietea", tableau de
Joshua Reynolds. 2. Ornai portant
tabouret, insigne de chef
(d'après un dessin de N. Dance).
son
158
européen, de huit mètres sur six. Elle fut
immédiatement remplie de la multitude de
cadeaux que ses amis de la noblesse
anglaise lui avaient remis pour qu’il puisse
vivre d’une manière civilisée. Il n’y avait
pas seulement des tables, des chaises et des
lits, mais aussi une boîte à musique, un
échiquier, une armure, des mousquets, des
sabres d’abordage, des outils de jardinage
et une brouette, ainsi que des portraits du
roi et de la reine d’Angleterre. En outre.
O.N.U.
Cook envoya à terre une équipe de marins
qui plantèrent et semèrent des légumes
européens.
On débarqua aussi deux chevaux, quel¬
ques moutons et une
chèvre. Les amis
d’Omai nourrissaient l’espoir qu’avec tout
cet équipement et tous ces biens, il donne¬
rait le “bon exemple” et aiderait les insu¬
laires à améliorer leur sort.
Onze ans plus tard, le 29 juillet 1788, un
capitaine anglais fit à nouveau escale à
Huahine et constata qu’Omai et ses deux
domestiques maoris étaient morts, sa mai¬
son détruite, ses animaux disparus et son
jardin potager envahi par les mauvaises
herbes. Le capitaine *Bligh, qui s’arrêta à
Fare en avril 1789, juste avant la mutinerie,
parvint, grâce à sa bonne connaissance de
la langue tahitienne, à obtenir quelques
renseignements supplémentaires : Ornai et
ses domestiques auraient succombé à une
mystérieuse fièvre, accompagnée d’une
“enflure à la gorge”, après avoir été
dépouillés de tous leurs biens. Quant aux
animaux, ils avaient été rapidement tués et
mangés par les gens de Fare.
►
OMAI. 'Aita ipapu teparau no teie ta’ata: ’o
Ornai anei ? ’o Homai ânei ? ’o Ma ’i ânei ? Te
parau ta’a maita’i teie ia e ta’ata Raiatea. Te
vai nei te fëti’i Ornai i Raiatea. Te vai nei te
fëti’i Homai i Raiatea ’e Huahine. Te vai ato’a
nei te Ma ’i. Mai teie te huru : tè ’Omai :
’Omaitera ’i te tahi, ’o ’Omaitumaramatua te
tahi, taua ’ôpü ta’ata nei a ’Omai. Nô Homai:
Homaiteata te ho 'ë, ’o Hômaitumauna te tahi
’ia ha ’apotohia ’o Homai.
Te parau nei ra te
tahipae ta’ata o teie tau ë: ’o Ma'i, ’e’ere roa i
te parau papu. Ati’a pa’i.
E parau fa ’ahiahia tôna i te mea ë, ’oia te
ma’ohi matamua i reva atu e ha’a’ati i te ao, ’e
’ua noho atu i Pereiâne i te area matahiti 1773
’e
1777.
Na te ta ’ata ra ’o Tobias Furneaux, ’oia te
’ape’e i te tapena Tute (Cook) i rave
mai iana i Huahine oia i horo ’a i te manuia ia
tomana
’Omai i tae roa ai ’oia i Peretane. la fa ’aru ’e
’oia i tona tau’a (’oia ’o Furneaux) ’ua
atu
horo’a atu ’oia i tona taura’a tohe (parahira’a)
no
teie ia ’ata, tei ’aupuru moite iana i tôna
tere.
I teie mahana, te vai nei teie taura ’a tohe i
te “Anavaharau".
’Aita ’o ’Omai ifa’aea noa i Peretane,
’ua tere
i Niuterani na mûri iho ia Tute. No tona
rava’i i te reo ma’ohi ’e te reo peretane, ’ôna
a,
atura te auvaha no te
Tapena i Tonga ma i
Niuterani, e tao ’a rahi Iana i horo ’ahia mai,
’aita ra ’oia i tâu’a noa a’e i te reira mau tao’a,
• En Polynésie, on les rencontre entre 900
et 1 500 m ou plus bas si les versants sont
exposés aux vents dominants. D’après
Jacques Florence, «ces formations comp¬
tent parmi les plus originales de par leur
richesse floristique et leur physionomie
particulière due aux *Fougères arbores¬
centes et aux diverses Épiphytes» (“Archi¬
pel de Tahiti: recherche sur les produc¬
tions végétales”). Les autres plantes ombro¬
philes de cet étage sont les *’aito mou a,
*’ie‘ie, *maire mono’i, *apape et *atahe.
OMOA. Petit village situé au sud-ouest de
*Fatu Hiva (Marquises), au fond d’une
baie magnifique mais houleuse et difficile
d’accès. Dans la vallée, on peut encore voir
les six *tohua
(anciens lieux sacrés) de
Pouau, Vaihinano, Poitohuu, Tonoeve,
Anitau, Nunuikua, les *me’ae de Pouau,
Vevau et Tuihi et de nombreuses grottes
funéraires dans les falaises de la partie est
de la vallée.
Omoo. Roman d’Herman *Melville qui
parut à Londres en 1847. L’ouvrage est une
suite de “*Taïpi” et conte les vagabondages
du héros Omoo (Melville en réalité) qui a
fui les Marquises et se retrouve à bord d’un
^baleinier en route vers Tahiti. Il participe
à la mutinerie
qui éclate à bord, passe
quelque temps dans la prison de Papeete
puis repart sur un autre navire pour la
chasse à la baleine. Ce dernier thème sera
d’ailleurs celui du roman suivant, paru en
1851 : “Moby Dick”.
“Omoo” eut autant de succès que “Taïpi”
et fut réédité plus de 50 fois.
’omore. * Lance à pointe plate utilisée par
les guerriers de la Polynésie d’autrefois.
Long de 3 à 4 mètres et épais de 4 cm, le
’ômoreparahurahu était muni d’une pointe
en forme de losange ou d’une extrémité en
forme de lame, découpée en festons.
Le ’ômore ’o avait les mêmes dimensions et
par une simple pointe.
étaient taillées dans des bois
durs comme le to’u ou le ’aito et étaient
utilisées autant dans les *combats navals
se terminait
Ces
armes
’omore, lances en bois dur
(dessin réalisé lors de l’escale
de Duperrey à Tahiti en 1823)
que terrestres.
——;—
-
’ua ’operehia e ’anà nâ te tahi ta'ata tâna i
matau.
atu
la ho ’i mai ra i Tahiti nei, ’ua fa ’aho ’i
’o Tute ia Ornai i Huahine ’e i reira ’oia i
«tt.ii«HBaim»l»—
pohe roa ai. E tau hoa maori ato’a teipe’e mai
iana, mai te mea ra e, ’ua pohe ato ’a i
Huahine.
ombrophile, adj. Du gree ombras qui
signifie pluie. Qualifie les plantes qui vivent
dans les régions aux *précipitations abon¬
dantes. Les forêts ombrophiles sont géné¬
ralement situées en altitude, dans la zone
des *nuages.
O.M.S. voir Organisation mondiale de la
Santé.
’omuri voir Carangue.
ono voir Barracuda.
O.N.U. voir
Unies.
Organisation des Nations-
159
OOPA
(Marcel, dit Mate) (1917-1961).
Ophiure, nom fém. Tahitien: ma’ama’a-
Oopa est né à Huahine en 1917. ♦Volon¬
taire du * Bataillon du Pacifique lors de la
Deuxième Guerre mondiale, il devint
♦Échinodermes, qui possède cinq bras
grêles et très mobiles rattachés à un disque
central. Ce sont des sortes de petites
♦Étoiles de mer mesurant généralement
OOPA
Fils naturel de *Pouvanaa a Oopa, Mate
conseiller à 1’*Assemblée territoriale
en
1959, à la mort de son oncle, Tautu Oopa.
En 1960, il remporta les *élections législa¬
tives contre Rudy *Bambridge par quel¬
tai. Animal marin de l’embranchement des
moins de 10 cm de diamètre. Elles vivent
cachées sous les rochers ou dans des anfrac¬
ques voix de majorité, mais décéda l’année
tuosités du corail. Actuellement, on les
classe avec les Étoiles de mer dans le
mandat.
plus répandu.
suivante, le 14 juillet 1961. C’est John
♦Teariki, son suppléant, qui acheva son
groupe des Stellérides.
En Polynésie, le genre
Ophiocoma est le
’o’opu. Poisson d’eau douce de la famille
des Éléotridés (Eleotris fusca) qui vit très
fréquemment à l’embouchure des rivières,
posé sur le fond. Il possède une grosse tête
large et son corps s’amincit en allant vers la
queue. On le confond souvent avec les
Gobiidés dont les Alevins sont appelés
*eina ’a. Les Alevins de ’o ’opu, plus petits
que les eina’a, migrent également aux
embouchures des rivières à la saison des
pluies.
O.P.A.T.T.I. voir Office de Promotion et
d’Animation touristiques de Tahiti et ses
lies.
Ophiure sur une Gorgone
’ope’a voir Salangane de la Société.
opercule, nom masc. Du latin operculum
qui signifie couvercle. Désigne tout ce qui
sert à fermer une ouverture ou à recouvrir
une
cavité.
Les opercules osseux des Poissons recou¬
vrent leur cavité branchiale. Les opercules
calcaires des *mâ’oa et des *Burgaus pro¬
tègent l’animal rétracté dans sa coquille.
Les fabricants de curios les montent
en
colliers, bracelets ou bagues.
La fine pellicule de mucus desséché fer¬
mant l’ouverture de la coquille d’un ♦Escar¬
got est aussi un opercule. De même, les
alvéoles dans une ruche sont fermées par
opercules de mâ'oa
un opercule.
opium, nom masc. Suc brunâtre que l’on
extrait des capsules de certains pavots et
dont on tire des substances basiques riches
en
morphine, aux propriétés hypnotiques
et analgésiques.
•
En
Polynésie, l’usage de l’opium était
courant dans la communauté *chinoise à la
fin du XIX^ et au début du XX' siècle. Les
autorités n’y virent à cette époque aucun
inconvénient et s’efforcèrent même de tirer
parti des fumeries d’opium qui s’étaient
créées, notamment à Tahiti et
aux
îles
Marquises. Le commerce de l’opium était
affermé, c’est-à-dire que le ♦monopole de
sa
distribution était accordé au candidat
qui offrait le prix le plus élevé pour les lots
à vendre au cours des deux années de la
ferme. Le droit de consommer de l’opium
cependant strictement réservé aux
Chinois, jugés moins vulnérables à ce poi¬
était
que les populations polynésiennes ou
européennes.
L’habitude de fumer de l’opium ou d’en
ingérer quelques gouttes (que l’on déposait
sur la langue) se répandit toutefois dans
toutes les ethnies et les autorités prirent en
1916 un décret prévoyant la suppression
progressive du régime de la ferme et de
l’importation d’opium. Les fumeries furent
interdites et les opiomanes obligés de se
cacher pour consommer leur drogue récu¬
pérée en contrebande dans des ballots de
foin que des navires de passage larguaient
son
160
’OPU
en face des baies de
Les
Matavai ou du Taaone.
opérations de police découragèrent
peu à peu les amateurs et en 1966 Gérald
Coppenrath pouvait écrire: «l’usage de
l’opium en Polynésie est devenu excep¬
tionnel : une fois tous les deux ou trois ans
la police, avertie par quelque
dénonciateur, surprend dans une arrière-
en moyenne,
boutique un groupe de vieux Chinois abru¬
tis et affalés et découvre parfois parmi eux
un ou deux blancs égarés qui ont généra¬
lement pris en Extrême-Orient l’habitude
de fumer et ne peuvent plus s’en passer»
(“Les Chinois de Tahiti”). La dernière
fumerie clandestine de Papeete a été
démantelée en 1972 et, depuis, on n’a relevé
aucune affaire mettant cette drogue en
cause.
Au figuré : ce qui cause un assoupissement
moral et intellectuel.
OPO A. District situé dans le sud-est de Hle
national *Taputapuatea, le plus sacré de
l’archipel de la Société à
l’arrivée des premiers Européens.
«Sa renommée était très étendue et la plu¬
part des peuples de la Polynésie orientale le
considéraient comme le siège de la connais¬
sance, de la religion, de l’adoration»
(T. *Henry : “Tahiti aux Temps anciens”).
Dressé sur un cap, le grand marae recevait
les hôtes du dieu *Oro qui s’y rendaient en
pirogue depuis des îles lointaines. Oro,
dieu de la guerre, était, selon la tradition,
né du dieu suprême *Taaroa, qui lui donna
Opoa pour demeure. «Tout le cap était
consacré à Oro. Les maisons du marae
étaient de très grandes dimensions. On
pouvait y voir aussi la grande pirogue
appelée Anuanua dans laquelle voyageait
l’image de Oro ainsi que de nombreuses
pirogues de guerre et, sur chaque rive du
cap, se trouvaient de larges emplacements
pour les pirogues des nombreux hôtes du
dieu» (T. Henry).
Dans
ses
mémoires, *Marau Taaroa fait
référence à Opoa comme lieu sacré et pre¬
mier marae de la branche aînée de la
famille royale de Raiatea.
Les *ari’i de Tahiti étaient fiers de pouvoir
faire remonter leurs origines jusqu’à la
famille royale qui fonda ce marae. Cette
référence permit à la famille *Pomare
d’obtenir et de garder le pouvoir royal au
XIX*^ siècle.
Toutefois, d’autres récits, issus d’une tradi¬
tion différente, n’accordent au marae
d’Opoa ni plus d’ancienneté ni plus de
caractère sacré qu’aux autres. La préémi¬
nence reviendrait à Bora Bora par le culte
qu’on y rendait à Taaroa, le créateur
suprême.
►
OPOA. Te ho E teie mata’eina’a e vai ra i roto
i le fenua Raiatea (Raro-mata'i). I teie
tei roto ’oia i te tai'ora’a
Va pehepehehia ’e ’o Taputapuatea te marae
Tei te otu ’e teie marae, o ’Oro te atua i
mo ’a.
ha ’amo ’ahia i reira, te atua no te arotama ’i.
Te
fenua ia no Oro ’e tona ato ’a ra.
E ’itehia i reira te mau fare puhapara ’a, e
outu ta ’ato ’a e
mata’ita’i ato’ahia te va’a rahi o Oro tei
ma’irihia te i’oa o Teanuanua. Iroto i ta
Marauta ’aroa puta te fa ’a ’ite ra ’oia e, e vahi
mo’a: ’o te marae matamua teie no te ’opu
huiari’i o Raiatea. E ’oa’oa roa te mau ari’i no
Tahiti ia fa’ahoro i to ratou ’aufau feti’i ’ë
tapae atu i ni’a i te fëti’i ari’i i ahu i teie marae.
Nô reira te fëti’i Pômare i vai noa ai te mana ’e
tae roa a ’e nei i te 19 o te tenetere. Te tahi ra
fa’ati’ara’a no te ’a'ai tahito, e haere ta te
marae
tahito ’e te huru no te mo ’ara ’a i te
marae
’o Popora, nô roto i te atua e ha ’amori
hia ra i reira ’o Ta ’aroa ’oia le rahu nui.
’oporo voir Piment.
de *Raiatea, siège du grand *marae inter¬
tous les marae de
’Oia mau na te marae rahi tuiro ’o i horo ’a i te
ro’o nô Opoa.
mahana
'oire ’o Taputapuatea.
opposition, nom fém. Situation de ce qui
contradiction avec quelque chose,
quelqu’un.
Sur le plan politique, l’opposition est l’en¬
semble des *partis et des forees qui s’oppo¬
sent au gouvernement en place. En démo¬
cratie, l’opposition représente la minorité.
est en
avec
Elle a un rôle de contrôle et de contestation
de la *majorité au pouvoir, et représente
un facteur d’alternance.
son
Dans certains cas,
rôle est reconnu et organisé dans des
Ainsi,
institutions.
en
Angleterre, elle
occupe une fonction officielle et son chef
est appointé par
l’État. Il dirige un “cabinet
fantôme”, sorte de contre-gouvernement
qui présente des contre-propositions.
En France, depuis 1982, l’opposition siège
aux conseil munieipaux des communes de
plus de 3 500 habitants et prend part aux
grande pierre sacrée d'Opoa
(vers 1890)
’ofa’i rarahi mo'a nô Opoa
(i te matahiti 1890)
délibérations.
•
En
Polynésie française, le jeu des
alliances et des ruptures éphémères entre
les partis n’assure à chacun d’entre eux que
séjours limités au pouvoir ou dans
l’opposition. En 1988, l’opposition à la
coalition de partis au pouvoir comprend
des
les membres du *Tahoera’a Huira’atira et
ceux du
*Tavini Huira’atira.
O.P.T. voir Office
Télécommunications.
des
Postes
et
’opu. Descendance, *parenté, *famille. Le
ancien est le * ôti, groupe
terme général et
réunissant
un
ensemble d’individus des¬
cendant d’un *ancêtre commun. La notion
de ’ôpü est plus récente et le terme définit
les branches généalogiques des
ôti. Cette
notion intervient essentiellement lors des
partages de terres.
Le fil des ôti et
nence de la
’ôpü repose sur la perma¬
résidence, sur un espace déter¬
miné (*fenua), de *génération en généra¬
tion et ceci depuis des temps immémoriaux.
161
’OPUHI
Chaque 'ôpü se divise en ’ôpü *feti’iet cha¬
que ’dpü féti’i en ’ôpü ho'e.
• Le
’ôpû fëti’i, au sens large, recouvre la
famille étendue : plusieurs familles élémen¬
taires ayant une souche commune. Les
membres de ces familles ont des rapports
l’occasion de
questions de
terres ; propriété, exploitation, cohéritage
entre
à
eux
lors d’une succession. La
parenté (Jëti'i)
parents par le sang, par les
alliances et par r*adoption.
• Le
’ôpü ho’è" recouvre deux notions.
D’abord, celle d’un groupement restreint
de frères et sœurs et de cousins germains,
élevés ensemble et donc de parents très
proches (j’ëti’i fatata roa).
Ensuite, un groupement plus étendu de
frères et sœurs, de cousins germains, et les
deux générations descendantes qui en pro¬
viennent: enfants (tamari’i) et petitsenfants (mo’otwaj. Dans bien des ’ôpüho’e,
en plus des frères et sœurs de sang, il y a les
frères et sœurs adoptifs ; mais en cas de
partages de terres, la préférence se fera en
faveur de la descendance biologique plutôt
inclut
les
qu’adoptive.
En Polynésie actuellement, la référence
aux
valeurs traditionnelles et aux usages
anciens
très
tend
l’appartenance au ’ôpU
questions de terres est toujours
comme
dans les
vive, même si le modèle occidental
à développer plutôt des intérêts
individuels.
Voir aussi : clan, généalogie.
►
’ôpü. Tei rot O i te ’opii te ’a ’au, le vaira ’a. Te
’opu te nohora’a, te fare matainua no le
_
tamari ’i, i reira ’oia tupu ai ’e lae roa atu i te
taime janaura'a.
O te metua
ao.
'la fa’aru'e te tamari’i i te ’opu
vahiné nô te haere mai i roto i teie
1 roto ra i ta te ma’ohi mau hi’ora’a, e
parauhia te ’opUJeti'i: te ho'e ia mau ta’ata no
roto mai i le tupuna ho c ’e tei pu mai te mau
hua’ai ’e 'uaparare, ’ua rahi ’e ’uaparahi i te
vahi ho “ë, e fenua tupuna to ratou e riro ratou
’ei mau fatu ’amui i taua tuha’afenua ra. la
tuatapapahia te ’opu Jeti’i, e nehenehe i roto i
te ’opu ho ë, e riro ’ei mata ’eina ’a la ’ato ’a ia
ëmui. Eparau ato’a hia râ, mai te tua’ane ’e te
tuahine ’e ’opu ho ë raua. Te mau tua ’ane, te
tuahine, mai te tua ’ana ’e te teina. Ho ë a
metua tane, ho’e a metua vahiné i te janau: e
mau
’ôpuhi. E tiare teie no te ’ohipa fa’a’una’una,
fa’anehenehe i roto i te mau ’oro'a rarahi. E
tiare vai maoro, ’e tona tumu mea ’eta ’eta
maita’i. Nô te tanu iana, e rave noa i te ’ohi e
’aore ia i ni’a i te ua’a e ’ohihia mai, e
nehenehe ato ’a te reira mau ’ohi ia tanuhia.
E’ere te ’opuhi i te tiare no’ano’a, e tiare
nehenehe roa ra. E tiare inu pape roa, teie te
aura’a, ia pipi noa hia ’oia ’ei reira ’ona e
ruperupe noa ai, i roto i tefa’a, e tupu maita’i
le
’opuhi nô te haumaru paha aore ra no te
haumi.
OPUNOHU. Grande *vallée de *Moorea,
large de un à deux kilomètres, longue de
trois, et qui se prolonge au nord par la
*baie d’Opunohu. La vallée corrèspond à
la partie occidentale du cratère et constitue
un
des plus beaux sites naturels de
Polynésie.
•
Elle a fait l’objet de nombreuses
recherches archéologiques et a livré d’im¬
portants vestiges. Au pied du Mt Mouaroa, un vaste ensemble de terrasses d’habi¬
tations et de cultures, de lieux de culte et de
réunion a été mis au jour : *marae, '''platesformes de conseil, plates-formes de tir à
l’*arc. Neuf de ces sites furent restaurés en
1969 par Y. H. *Sinoto. Un sentier en forêt
permet d’en faire le tour; il est accessible
depuis la route qui monte de la baie
d’Opunohu vers le belvédère.
Trois des marae restaurés sont très impo¬
sants. Le *Ahu o Mahine dont la cour est
plate-forme rectangulaire, surélevée,
*ahu constitué d’une plate-forme de
type pyramidal à trois degrés. Les marae
*Afareaito et *Titiroa comprennent des
cours pavées encloses ; leurs ahu sont de
simples plates-formes de faible hauteur.
De nombreuses pierres dressées et pierresdossiers sont disposées dans les cours de
une
et le
marae. Plusieurs marae secondaires
voisinent avec les plus grands et deux belles
ces
plates-formes de tir à l’arc encadrent le
marae
Afareaito.
Au milieu du XIX'' siècle, les terres de la
vallée furent réunies pour constituer un
domaine colonial de plus de mille hectares.
’op O ho ë te reira.
I roto i te ’opu fëti’i, efarereihia te metua, te
tamari’i, te mo’otua, te hina, te mau taea’e
jëti’i, le taetaea’e.
’opuhi. Guillainia purpurata ou Alpinia
purpurata. Plante ornementale de la
famille des Zingibéracées, introduite par
les Européens. Elle se propage par multi¬
plication de la souche qui forme des touffes
assez
denses et vigoureuses. Elle peut
atteindre 2 mètres de haut. Les fleurs sont
de couleur rouge vif ou rose et peuvent être
’opuhi
162
simples ou doubles. Elles se gardent très
longtemps, même coupées. Les plantes
sauvages locales de la même famille por¬
tent le même nom tahitien.
basse vallée d'Opunohu : les bassins
d’aquaculture de l'E.V.A.A.M. et les parcelles
d’expérimentation du lycée agricole
ORACLE
parfois sur le sol, la bouche écumante, comme s’il était sous l’emprise de la
divinité par laquelle il était possédé. Par
Il fut la propriété d’Alfred * Hort, puis de la
se roulait
partir de 1924, de la famille Kellum. On y
planta une cocoteraie et on y pratiqua
l’élevage bovin ainsi que la culture de la
des cris perçants et des
*Société commerciale de l’Océanie et, à
canne
à sucre. Actuellement, le domaine
volonté du dieu. Les
prêtres présents et
initiés à ces mystères, accueillaient le mes¬
tenne du *Museum d’Histoire naturelle.
Le peuple considérait son attitude avec le
plus grand soin et observait ses paroles.
Après avoir communiqué l’oracle, le prêtre
retrouvait dans les heures ou jours qui sui¬
de r*E.V.A.A.M. et les bâtiments de l’an¬
’ora voir Banian.
' amphithéâtre de Moorea
paroles à peine
compréhensibles, il manifestait alors la
territoriale.
La plus grande partie des terres de la vallée
est divisée en parcelles d’expérimentation
pour le *Lycée d’Enseignement profes¬
sionnel agricole construit en amont. A
l’aval, se trouvent les bassins d’aquaculture
est propriété
baie et vallée d'Opunohu dans
sage et rapportaient au peuple les révéla¬
tions reçues» (“A la Recherche de la Poly¬
nésie d’autrefois”).
Un morceau de *tapa porté en brassière
était le signe de celui qui, pendant une cer¬
taine période, était habité par les esprits.
vaient un calme relatif.
oracle, nom masc. Réponse qu’une divi¬
nité était censée donner à ceux qui la
consultaient, en certains espaces sacrés.
• Dans la Polynésie ancienne, l’oracle était
un des procédés employés pour consulter le
*dieu. Les ^prêtres, sous l’inspiration de
l’esprit (uruhia), transmettaient les direc¬
tives d’en-haut. Le prêtre saisi par le dieu,
en songe pendant la nuit, ou en état de
transe le jour, agissait et parlait sous l’em¬
prise d’une force surnaturelle. W. *Ellis
rapporte qu’«à la minute où le prêtre était
possédé par le dieu, soudain violemment
agité, il entrait dans un ardent état de
transe : ses membres se crispaient, son
corps se tordait, ses yeux hagards et les
traits convulsés de son visage lui donnaient
une expression terrifiante. Dans cet état, il
Les réponses de l’oracle se manifestaient
parfois par le cri d’un oiseau vivant dans
l’enceinte du *marae ou le souffle du vent
dans les arbres environnants. Favorable ou
aux projets des humains, la
réponse du dieu avait un caractère absolu.
défavorable
Voir aussi ; augure, incantation.
►
parau tohu, fa’aarara’a. Epeu leie i le anotau
lahito, e ani i te mau varua o te po ia turama
mai. Teie ia te aura 'a ia fa 'a ’ite mai i te parau.
’âpi. Na roto i te peu fa'auru ta te tahu’a e rave
’ei reira ia e horo’ahia mai ai i te mau
fa ’aarara 'a, ’aore ra, i te rave ’a e hina ’arohia
ra. Te tahii’a, ia tae i tepôe ’ite orama (nâ
roto i te moernoea) ’oia ’e e parau te tahu’a i te
reo ’ite ’ore hia ’e te ta’ato’a. I te fa’a’itera’a a
W. Ellis, e’ere roa teie peu fa’auru i te ’ohipa
maita ’i. E taui roa te hoho ’a o te ta 'ata e
uruhia, mai te huru ë, e’ere ’oia iho fa’ahou, ’e
163
ORAGE
’o le alua i anihia, e haere mai ia a rave mai ai
i te mau peu.
Tefeiâ ’a’auparuparu, e mehameha ia hi’o i te
tupura'a nô te peu fa’auru. Nâ ni'a i tô râtou
hurufa’anehenehe ’e ’ite ’ohie noa te nuna’a e,
’ua uruhia te tahu'a râ. Nâ te mau manu e
fa’a’ite i te huru no teparau ’api ’e te
fa’anahora'a i te ’orara’a utuafare.
E ’ere teie peu fa ’auru i te ’ohipa maita ’i, e
’ohipa hamani ’ino ’e te peu taho ’o te tahi i te
tahi, te vai nei râ te tahi mau la’ata e tatara na
râtou i te mau ta'oto’otoa (te moemoea). ’Ua
rau huru ta’oto: te ri’a, tefa’aheia, te tohu, te
’orama, te heiapo tei te huru ’e tei te taime i
moemoeahia, te ma’irira’a i’oa ato’a ia.
orage, nom masc. *Perturbation atmo¬
sphérique qui se traduit par des phéno¬
mènes électriques (éclairs, tonnerre), par
de vent et de fortes '"précipita¬
tions. Les orages sont fréquents en été et
dans la zone intertropicale. La décharge
électrique (foudre) s’établit entre la base
des nuages, de charge négative, et le sol, de
charge positive. Autour de l’éclair, la tem¬
pérature de l’air passe à 30000° en une
fraction de seconde et provoque un brutal
accroissement de pression, très bruyant,
des coups
qui correspond au tonnerre.
En Polynésie, le temps est fréquemment
orageux en saison chaude, notamment sur
les îles de la Société : de décembre à mars,
on
relève une moyenne de
mois.
5 orages par
Au figuré, il y a de l’orage dans l’air lorsque
les relations se tendent entre 2 ou plusieurs
l’on peut craindre une
explosion de colère.
personnes et que
la plus élevée, sous forme de fruits frais ou
d’un alcool obtenu après *fermentation de
jus d’oranges dans de gros tubes de bam¬
bou. La production de ce vin d’oranges
était strictement interdite mais, la nuit
venue, des beuveries étaient organisées
dans des lieux retirés au fond des vallées.
A partir de 1870-1880, les arbres subirent
maladies et disparurent des
plaines. Seuls les pieds situés en montagne
furent épargnés. C’est le cas de ceux du
plateau des Orangers, à Punaauia, dont
diverses
la
récolte
Citrus
sinensis.
Tahitien;
tumu’ânani.
Arbre fruitier de la famille des Rutacées
introduit par le docteur *Johnstone en
1845.
• Au milieu du XIX° siècle, les Orangers
étaient très communs le long des plages,
autour des habitations et à l’entrée des val¬
lées. De février à juillet, chaque district se
livrait à la cueillette des fruits et les embal¬
lait soigneusement dans des caisses de
*pîirau. On les transférait ensuite du fare
’ânani vers le bateau américain ou anglais
venu mouiller dans le lagon. L’archipel de
la Société exporta ainsi plus de cinq mil¬
lions d’oranges par an vers la Californie.
La consommation locale était néanmoins
lieu traditionnellement
en
bord de la route.
La
production locale s’est élevée à 48,4
en 1985 mais, cette même année,
418,9 tonnes d’oranges ont été importées.
tonnes
Hom. : orangé (adj. et nom masc.).
►
’anani. Na te Tapena Cook (Tute) i ’afa’i mai i
teie mâ’a iô tatou nei, mai te fenua Canaries
mai, ’e mai reira mai, ’ua riro te ’anani ’ei
faufa ’a tumu nô te tuha ’amotu Totaiete ihoa
râ (Tahiti ’e Ra’iatea mâ). Inaha, i te tenetere i
ma’iri a’e nei ’ua tae’a tepae mirioni
(5 000 000) mâ'a ’anani i te matahiti hoâ e
hâponohia, mai Tahiti atu nei, i Californie
(Tarifônia) i te fenua Marite.
Terârâho’i, ’aita i maoro roa a’e nei (matahiti
1975) ’ua ro’ohia te mau uru ’anani i te ma’i, ’e
’ua pohepohe haere te rahira ’a. No te rava ’i
’ore te fenua nei i tâna iho ’anani, te poro ’i nei
ta tâtou i te ’anani, i teie mahana i Californie.
Te tahi atu huru ’anani e vai nei io tatou nei,
’o te ’Ananipapa’a ïa pamplemousse
mandarine.
Oranger, nom masc. Citrus aurantium ou
a
juillet-août. Le retour des groupes de por¬
teurs de fruits donne lieu à diverses réjouissances, puis, les glanes, ou filets de 23
oranges, sont vendues au marché ou sur le
’e te
Nâ te taote ra ’o Johnstone i ’afa ’i mai i te
’anani mandarine matamua i Tahiti nei i te
matahiti 1845. ’Are’a te ’anani
"pamplemousse ” ra, na te ta ’ata ra ïa ’o
Harrison Smith i ’afa’i mai i Tahiti nei, mai te
fenua Bornéo mai, i te matahiti 1921 ’e’ua tanu
i Motu ’Ovini i Papeari. E ma’a rahi te reira io
tâtou nei i teie tau ’e tëparauhia ra ë, ’aita
e’anani pamplemousse monamona atu i to te
fenua nei.
’orare. Selar crumenophtalmus. Poisson
la famille des Carangidés voisin du
Chinchard. Ce sont des Poissons migra¬
de
teurs qui font le tour de l’océan Pacifique.
Le nom de ’orare est donné aux individus
mesurant plus de 25 cm de long. Endessous de 15 cm, ils sont appelés *ature et,
entre
15 et 25 cm, ce sont des *aramea. En
fait, les ’orare sont assez rares en Polynésie
car
ce
sont des retardataires du courant
migratoire. On les trouve normalement
dans le *courant du Kouro Shivo près du
Oranger. 1. Glanes d'oranges,
2. Orange (’anani).
164
ORDINATEUR
orbite, nom fém. Cavité osseuse dans
laquelle se trouve r*oeil. Trajectoire en
forme de cercle ou d’ellipse décrite par un
corps gravitant autour d’un autre.
• La Terre accomplit une révolution annu¬
elle autour du Soleil sur une orbite de 942
vitesse de
107000km/h. Les *satellites de télécom¬
millions de kilomètres, à la
munications suivent
une
orbite terrestre
généralement située à 36 000 km d’altitude.
orchestre, nom masc. Dans l’Antiquité
grecque, il s’agissait de la partie la plus
basse d’un théâtre où évoluait le choeur et
où l’on exécutait des danses. Aujourd’hui,
c’est le lieu réservé aux musiciens et la par¬
tie de la salle qui se trouve à ce niveau.
Par extension, un orchestre est un
ensemble de musiciens. Sa composition
varie suivant l’œuvre interprétée et le lieu
c’est le mariage de la Vanille.
Il existe des Orchidées terricoles qui pous¬
sent dans la terre ; des Orchidées sapro¬
phytes qui vivent avec des *Champignons
sur de la matière organique (ces Champi¬
gnons permettent la germination des
graines); et surtout des Orchidées *épiphytes qui vivent sur d’autres plantes qui
leur servent uniquement de support. Ces
Orchidées possèdent des racines aériennes
typiques recouvertes d’un voile blanc qui
retient l’eau de pluie.
Dans les forêts tropicales, de nouvelles
espèces sont régulièrement découvertes par
de véritables “chasseurs d’Orchidées” pro¬
fessionnels. C’est une famille de plantes
très complexes et en pleine évolution.
•
où l’on joue. Un orchestre classique (sym¬
phonique par exemple) comprend une
soixantaine d’instrumentistes ; au D'' rang,
les instruments à cordes, les plus nom¬
breux ; au 2= rang : les bois ; au 3'’ : les
cuivres ; au 4*’ : les instruments à percus¬
sion.
Un
orchestre
de
chambre
ne
comprend que 3 à 12 musiciens et, suivant
sa composition,
prend le nom de trio,
quatuor, quintette... La plupart des grands
pays ou des très grandes villes et stations de
radio ont leur orchestre national, sympho¬
nique ou philharmonique. Les plus
ordinateur, nom masc. Qui dispose selon
un ordre. Appareil électronique permet¬
tant d’effectuer des calculs et des opéra¬
tions logiques complexes à l’aide de
*programmes enregistrés.
Les grands principes des machines à
calculer furent définis par l’ingénieur
anglais Babbage en 1833, puis utilisés par
Hollrith Powers en 1890 pour construire la
Orchidées.l. Arachnis.Z.Cattleya.
3. Vanda. 4. Vanda “Miss Joachim”.
sont ceux de Berlin, Londres,
Paris, Philadelphie.
En Polynésie, les orchestres traditionnels
comptent le plus souvent un joueur de
*ukulele, plusieurs guitaristes, un contre¬
célèbres
bassiste et
parfois un accordéoniste. Les
orchestres modernes comprennent deux
ou trois *guitares électriques, une batterie
et parfois un orgue électronique.
Voir aussi : musique.
Orchidée, nom fém. Plante de la famille
des
Orchidées
ou
Orchidacées. Cette
famille appartient à la classe des *Monoco-
tylédones et regroupe près de 20000
espèces, généralement tropicales, mais
courantes également en zone tempérée.
• Les magnifiques espèces cultivées qui
rivalisent de beauté par leur forme et leurs
coloris sont très prisées. Rien n’est banal
dans une Orchidée. Les fleurs sont à symé¬
trie bilatérale et ont développé des rap¬
ports originaux avec des Insectes ce qui
permet leur pollinisation. Certaines
espèces sont appelées Orchidée Mouche,
Abeille, Frelon, Araignée, tellement leur
ressemblance est grande avec ces Insectes.
Les graines sont à l’intérieur d’un fruit
appelé capsule et elles sont minuscules et
très nombreuses:
ce
sont les tout
petits
points noirs de la *Vanille (qui est une
Orchidée). Cette dernière a besoin, en l’ab¬
sence de l’Insecte Mellipone, de l’interven¬
tion de l’homme pour sa
pollinisation :
165
ORDINATION
ordination,
première machine à cartes perforées. En
1949, la société l.B.M. commercialisa le
premier calculateur à carte programme et
le parc mondial d’ordinateurs connut une
croissance de plus en plus rapide pour
atteindre plus de 100 millions d’unités en
1988, tous systèmes confondus (un peu
plus d’un millier en Polynésie à la même
date).
•
Un ordinateur comprend une unité
centrale qui est l’organe de traitement des
informations et de calcul à partir des
données stockées par l’opérateur. Cette
unité, formée d’un micro-processeur,
travaille sur une mémoire vive qui n’utilise
qu’un seul programme et perd les informa¬
tions si elle n’est plus alimentée électri¬
quement. Pour conserver programmes et
informations, on utilise des mémoires
externes enregistrées sur supports magné¬
tiques (bandes ou disquettes).
L’ordinateur
comprend
aussi divers
organes permettant le dialogue opérateurmachine : des organes d’entrée (clavier,
crayon lecteur, souris...) et des organes de
micro-ordinateur
sbrtie des informations et des résultats
cours
degrés du sacerdoce (diaconat, prê¬
trise, épiscopat). L’ordination d’un *diacre
ou d’un ^prêtre est conférée par un *évêque ; celle d’un évêque l’est, après nomina¬
tion par le *pape (ou le *synode dans les
Églises orientales), par un évêque assisté de
deux autres évêques co-consécrateufs.
des
ordonnance, nom fém. Disposition selon
ordre. Décision imposée ou chose
un
ordonnée.
•
ordonnances. La ^constitution de
L'écran permet de visualiser des informations
Disquette ou mémoire auxiliaire qui sert
à enregistrer et à conserver des informa¬
ordre, nom masc. 1. Organisation, dispo¬
sition harmonieuse des choses dans l’es¬
ou le temps, en fonction d’une
logique.
2. Catégorie d’êtres vivants. Division de la
classification des plantes et des animaux,
pace
intermédiaire entre la classe et la famille.
Société de personnes qui se soumettent aux
tions, indéfiniment ou temporairement.
On peut effacer ce qui a été enregistré,
lecteur •
(ou logi¬
ciel) sont rangés séparément sur les
“pistes" concentriques de la disquette.
La capacité d'une disquette est beau¬
coup plus grande que celle de la mémoi¬
informations et le programme
re
mêmes règles professionnelles (l’ordre des
bande magnétique. Les
comme sur une
de
disquettes
centrale et se chiffre en millions de
caractères.
médecins), de morale (l’ordre de Malte) ou
religieuses.
•
l’intérieur
mémoire
du
poste se trouvent la
centrale
commande et
de
et
les
calcul.
organes de
La mémoire
centrale conserve les informations utiles
(programmes,
données de base, calculs intermédiaires
et définitifs). Ces informations s'effacent
au
Fente pour
l’introduction
de la disquette.
travail de traitement
si l'appareil est éteint. La capacité de la
mémoire s’exprime en octets (ou k) de
"I 024 caractères.
Clavier comportant des touches numériques,
alphabétiques et de commande permettant
de communiquer avec la machine.
Fente de sortie du listing
Les membres des différents ordres reli¬
gieux catholiques représentés en Polynésie
appartiennent aux :
-
A
1958
(article 49) prévoit en effet que, dans des
circonstances exceptionnelles, le pouvoir
exécutif peut prendre des mesures qui relè¬
vent normalement de la compétence des
députés et des sénateurs. Les ordonnances
sont prises en conseil des *ministres et,
après avis du Conseil d’État, doivent être
signées par le chef de l’État. Elles sont
immédiatement applicables et le Parlement
ne peut les discuter.
écran,
et de contrôler le déroulement des travaux
Nom donné à diverses sortes d’actes
législatifs émanant du pouvoir *exécutif.
Lorsque le chef de l’État ou le chef du
gouvernement désirent prendre rapide¬
ment des mesures, ils peuvent légiférer par
:
imprimante, table traçante. Les
ordinateurs ont des capacités de travail très
variées, les plus puissants pouvant effec¬
tuer un milliard d’opérations par seconde.
Ces appareils reçoivent des applications de
plus en plus nombreuses ; gestion de
fichiers, accès à des *banques de données
par système vidéotex ou *minitel, travaux
de traitement de texte, jeux faisant appel à
la dextérité et à la logique.
Voir aussi : informatique.
nom fém. Cérémonie au
de laquelle l’ordinand accède à l’un
ordres masculins ;
*Sacrés-Cœurs
Pères et *frères des
de Jésus et de Marie ;
Frères de l’Instruction chrétienne (dits de
Ploermel);
Pères oblats de Marie
immaculée.
ordres féminins:
-
*Sœurs
de
Saint-
Joseph de Cluny ; Soeurs missionnaires de
Notre-Dame des Anges; Filles de Jésus
Sauveur; Soeurs de Notre-Dame de Cha¬
rité du Bon Pasteur d’Angers ; Filles de la
Charité du Sacré-Cœur ; Sœurs Clarisses.
Autre sens : commandement, disposition
impérative.
Voir aussi : botanique, zoologie.
O’REILLY
Imprimante permettant de sortir toutes les
informations utiles et d'en conserver une
trace écrite.
(Patrick) (1900-1988). Ecclé¬
siastique et écrivain. Né à Saint-Mihiel
(Meuse), Patrick O’Reilly fut diplômé de la
Faculté des Lettres et de l’Institut d’Ethno-
graphie de Paris. Religieux de la Société de
Marie, il fut ordonné prêtre en 1928 et
166
envoyé en mission aux îles Salomon. C’est
de ce séjour que date sa passion pour
rOutre-Mer et l’ethnologie. Il assuma de
nombreuses responsabilités ; secrétariat
général de la Société des Océanistes (19451973), missions ethnographiques en Océa¬
nie, organisation du *Musée Gauguin de
Tahiti et du département d’Histoire du
Musée de Tahiti et des Iles. Ami de Jean
*Ropiteau qui lui légua une très riche
bibliothèque sur l’Océanie, P. O’Reilly a
publié de nombreux ouvrages sur cette
région : “Victor Ségalen en Océanie”,
“Vignes, Voyages, Vahinés”, “Tahiti au
Temps de la reine Pômare”, “Les photo¬
graphes à Tahiti”, “Tahiti la vie de chaque
jour”, “Tahiti (et la Nouvelle-Calédonie)
au temps des cartes postales”. Il a
égale¬
ment
Océanistes, le Bulletin de la
Société des Études océaniennes, la Revue
d’Histoire des Missions ainsi que plusieurs
sommes tels “Tahitiens”, “Calédoniens”
(deux répertoires bio-bibliographiques) et
une bibliographie de Tahiti en collabora¬
tion avec Edouard Reitman. En raison de
ses
(buka) ora tei fa ’a ’ite i te huru no te peu, no te
ha ’amorira ’a, npLXe-perüitafejto te mau '
pêhèpèJîëo tona ai’a. Eni’i mai ’oia i te rara
mau parau f mua i te marae ’e i mua i te ho E
naho ’a rahi îtèMîSTëfnma ’a mai te tâia ’ore ’e
fifi ’ore, e parauhia e mea vini e te navenave.
E ’itehia hcfê ’aore ra e rave rahi ’orero i te
te
marae
ho ’ë, tei te huru o te mau ’oro ’a te huru
ato ’a ia o te
’orero.
organigramme, nom masc. Moyen gra¬
phique d’expression utilisé pour représen¬
ter réorganisation interne d’une *institution. C’est aussi la représentation des
étapes d’un traitement *informatique à
l’aide de symboles normalisés.
écrit de nombreux articles dans le
Journal des
son
’a e au ’e te tano ia parau i te
taime orerora ’a. E au te ’orero i le hn'ê. puta
mau parau ato
grand âge, P. O’Reilly avait renoncé à
voyages en Océanie et s’était retiré au
foyer des pères maristes à Paris.
organisation, nom fém. Disposition des
organes d’un être vivant lui permettant de
remplir certaines fonctions. Action de
structurer, de donner un mode de fonction¬
nement à quelque chose. Association qui se
propose des buts et des actions déterminés.
Organisation mondiale de la ^Santé
(O.M.S.). Institution spécialisée de l’Or¬
ganisation des Nations-Unies (O.N.U.),
créée en 1946 et dont le siège se trouve à
•
Genève. Son but est d’améliorer le niveau
’ôrero. Sorte de chantre chargé de réciter
’^généalogies et fragments d’histoire
dans les assemblées cérémonielles qui se
tenaient autrefois en Polynésie.
Pour Edmond de “"Bovis, «V’ôrero devait
avoir des poumons infatmables et une
mémoire à toute épreuve. ^ était le livre
vivant de la religion, de la tradition, des
chants sacrés, de la politique, etcJIl devait
les
débiter cela devant le *marae''TCü milieu
d’une foule imihense, sans hésiter et avec
une volubilité étonnante. Il fallait pour
cela une longue éducation et être ordinai¬
fils d”5rero ou de prêtre. A cette
époque, beaucoup de gens savaient à peu
près tout ce que chantait V’orero, mais lui
seul pouvait le débiter d’une certaine ma¬
nière. 11 y en avait un ou plusieurs par
marae et il était plus ou moins instruit sui¬
vant l’importance du théâtre sur lequel il
avait à représenter» (“État de la Société
tahitienne à l’arrivée des Européens”).
rement
Voir aussi : haere pô.
►
te ’orero. Te ho’ë teiejtaéala tei ha’api’ihia e te
mau
lahu’a anei, ’e te metua (tupuna) anei,
tei aravihi i te vauvau ’e i te luatapapa i te
parau nô.{ônaJénua, tcma
’oia
ai a ’e te mau
maita-Lalo^ lana e fana ’o ra. E horo ’a ato ’a
mai te ’orero i te tùmïrnoy'eira mai ’oia (te
’âpüjejfi) ’e te tàüra 'téTtïï’amu fana ’e te
’ohipa e tupiTrafriro âtu ~ai te ’orerora ’a ’ei iriti
’ohipa ra. E tâmau ’a 'au te orero i te
i taua
aufauJètîXefl'à’atfa attÉcTmai
parau no te
te
’orero i te ’a’ai tumu o tornTfenuarTie tau a
’o Edmond Bovis, ’ua fa’ati'a ’oia e :
e ta ’ata aho mau te ’orero ’e te rohirohi ’ore, e
tae mai ai
upo'o mau no te ha’api’i i te tamau ’a'au i te
de santé des
campagnes
d’éducation
peuples en multipliant les
de soins, de vaccinations,
et
de formation
profession¬
nelle, en aidant aussi les différents pays à
mettre en place une législation de la santé
et un programme de recherches médicales.
En Polynésie, les campagnes d’hygiène
dentaire ont été lancées
avec l’O.M.S.
en
coopération
Organisation des *Nations-Unies
(O.N.U.). Organisation internationale qui
s’est donné pour tâche de sauvegarder la
paix du monde et de développer entre les
*États une coopération économique, so¬
ciale, culturelle et humanitaire, sans dis¬
tinction de races ou de religions.
Les origines de la création de l’O.N.U.
•
Deuxième *Guerre mon¬
diale. La Charte de l’Atlantique (14 août
remontent à la
1941), signée par Roosevelt et Churchill,
puis la Déclaration des Nations Unies (D"^
janvier 1942), signée à Washington par 26
nations adversaires de l’Axe (dont
ru.R.S.S.), et enfin les conférences de
Moscou (30 octobre 1943) et de Dumbarton Oaks (novembre 1944) ont fixé peu à
peu les principes de la création d’une orga¬
nisation internationale chargée de la sécu¬
rité des nations. Les trois “Grands” (Chur¬
chill, Roosevelt et Staline) en acceptèrent
les grandes lignes à Yalta (février 1945) et
c’est à San Francisco, le 26 juin 1945, que
fut signée la Charte des Nations Unies,
véritable acte de naissance de l’O.N.U.,
entre les 51 États participants, tous en lutte
l’Axe. Cette Charte comporte 111
articles. Outre les grands principes de paix
contre
ORGUE
et de fraternité entre les peuples, ces arti¬
cles insistent
sur
la solidarité internatio¬
nale et sur le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes. Elle fut
complétée, le 10
décembre 1948, par la *Déclaration uni¬
verselle des Droits de l’Homme. Afin de
mettre ses objetifs en application, l’O.N.U.
pouvoirs plus importants que
de la Société des Nations qui l’avait
se donna des
ceux
précédée dans l’Entre-deux-guerres. C’est
ainsi que la nouvelle organisation se dota
d’une force armée (les “casques bleus”) et
imposa à ses membres le respect de ses
décisions (la S.D.N. ne donnait que des
conseils...). D’autre part, en élargissant son
action au-delà des relations internatio¬
pouvait qu’affirmer
davantage sa présence et son utilité dans le
nales, l’O.N.U.
ne
monde entier.
L’organisation, qui siège à New York
depuis décembre 1946, est composée d’une
Assemblée générale comprenant 159
membres (en 1985) disposant chacun d’une
voix (sauf ru.R.S.S. qui a 3 voix), d’un
secrétariat général, de divers conseils
(*Conseil de Sécurité, Conseil économique
et social. Conseil de tutelle), et, répartis
dans divers autres pays, d’une Cour inter¬
nationale de justice, de services et d’institu¬
tions spécialisés. L’Assemblée générale se
réunit chaque année, au mois de septem¬
bre, pour sa session ordinaire, mais peut
être convoquée en session extraordinaire
sur décision du Conseil de Sécurité ou sur
demande de la majorité de ses membres.
Elle élit les membres des conseils et de la
Cour internationale de justice,
ainsi que,
proposition du Conseil de Sécurité, le
secrétaire général. Ce dernier, élu pour 5
ans et ré-éligible, est avant tout un admi¬
nistratif. 11 peut cependant assurer un rôle
sur
de médiateur dans certains conflits. Le
secrétaire général actuel est Javier Ferez de
Cuellar.
Le pouvoir exécutif est tenu par le Conseil
de Sécurité. En fait, l’O.N.U. a beaucoup
évolué depuis sa création. Les 51 membres
fondateurs sont aujourd’hui 159 (1985) et
les pays développés majoritaires en
1945
place à l’hégémonie du *TiersMonde (110 membres). Ce poids de plus en
plus important des petits pays (50% des
ont
fait
membres ont moins de 5 millions d’habi¬
tants) rend l’O.N.U. de moins en moins
crédible auprès des grandes puissances qui
la boudent, la critiquent (de *Gaulle par¬
lait du «machin») et, généralement, l’igno¬
rent dans la plupart de leurs affaires (rela¬
tions américano-soviétiques par exemple).
Effectivement, l’action politique de
rO.N.U. a de tout temps été limitée. Si les
interventions armées en Corée (1950-1953),
à Suez (1956-1957), au Congo (1960-1964),
à Chypre (1964), se sont soldées par des
succès... parfois discutables, l’O.N.U. s’est
siège de l'O.N.U. dans la presqu'île
de Manhattan à New York
168
montrée impuissante dans les conflits qui
dévastent le Proche-Orient. Elle n’a pu
d’autre part s’immiscer dans les graves
affrontements du Vietnam et de l’Afgha¬
nistan, dans le génocide cambodgien ou
dans la guerre entre l’Irak et l’Iran... Quant
maintien de la paix entre les grandes
puissances, loin d’être le fruit de son action,
il est plus prosaïquement le résultat de
l’équilibre des forces armées. Autre aspect
négatif ; il faut bien se rendre à l’évidence
que l’O.N.U. est loin des principes fonda¬
mentaux qui ont guidé sa création et qui
ont été repris par la Déclaration universelle
des Droits de l’Homme, puisque plus de
cent de ses pays membres sont des dicta¬
au
tures où les libertés individuelles sont ba¬
fouées (Afrique du
Sud, Chili, Haïti, la
plupart des États africains, l’U.R.S.S. et les
pays de l’Europe de l’Est...).
Par contre, le combat mené par l’O.N.U.
dans les domaines économique, social et
humanitaire s’avère plus efficace. Il s’effec¬
tue au travers
des services et institutions
spécialisés, établis dans différents pays du
monde, et qui ont nom A.I.D. (Association
internationale de Développement),
B.l.R.D. (Banque internationale pour la
Reconstruction et le Développement),
F.M.I. (Fonds monétaire international),
O.M.S. (Organisation mondiale de la
Santé), G.A.T.T. (General Agreement on
Tariffs and Trade), U.N.E.S.C.O. (Orga¬
nisation des Nations-Unies pour l’Éduca¬
tion, la Science et la Culture), U.N.I.C.E.F.
(Fonds des Nations-Unies pour l’En¬
fance)... D’une façon générale, les résultats
les plus probants ont été obtenus dans
l’aide substantielle apportée aux pays du
Tiers-Monde, en particulier au niveau de la
santé, de l’éducation et de la protection de
l’enfance. Pourtant, même là, les pro¬
blèmes se posent. Ainsi, en décembre 1984,
les
États-Unis se sont retirés de
rU.N.E.S.C.O., se plaignant de ce qu’ils ne
pouvaient contrôler la destination de leur
aide, qu’ils jugeaient employée à des fins
origine,
nom fém. *Ancêtre, groupe
humain initial dont descend un individu ou
partisanes par les responsables de
l’Organisation.
A l’exception de l’Australie, de la NouvelleZélande ou des Philippines, membres fon¬
dateurs, la plupart des pays du Pacifique
un groupe.
est-il du Japon (1956), de Fidji (1970), de la
défendues.
ont adhéré tardivement à l’O.N.U. Ainsi en
Papouasie-Nouvelle-Guinée (1975), de
Samoa (1976), des Salomon (1978) ou du
Vanuatu (1981). Beaucoup de ces États ont
récemment accédé à l’indépendance.
Notons que Kiribati, Tuvalu, Tonga et
Nauru font partie des rares pays indépen¬
dants ne siégeant pas à l’O.N.U. et que la
Temps et lieu d’où il vient.
• Dès le début du XIX' siècle, les Occiden¬
taux s’intéressèrent aux origines des Poly¬
nésiens. Trois hypothèses furent longtemps
L’origine amérindienne fut reprise no¬
-
tamment par Thor *Heyerdahl dans les
années 1950 et l’expédition du *Kon Tiki
organisée pour prouver que les îles
polynésiennes avaient pu être peuplées par
fut
des hommes venant du *Pérou. Parti de
*Callao,
Pérou, le 28 avril 1947, le
au
considérée par
l’O.N.U. comme un “territoire non auto¬
nome” à décoloniser.
radeau échoua sur le récif de Raroia (Tua¬
orgue, nom masc. (au sg.) ou fém. (au pL).
Instrument de ^musique comprenant de
nombreux tuyaux de tailles variées qui
l’arrivée des
américaine.
Nouvelle-Calédonie
est
produisent des sons grâce à une soufflerie
et à des claviers.
•
orgues basaltiques. Formation géologi¬
que originale provenant d’une coulée de
*basalte qui, en se refroidissant, donne de
grands prismes verticaux qui rappellent les
tuyaux d’un orgue.
En Polynésie, on peut facilement en voir
sur les *falaises de la côte est, au bord de la
route, ou bien en remontant la vallée de
r*Ahonu (Mahina). Lorsqu’il visita cette
vallée en 1831, Jules *Dumont d’Urville
put contempler cette curiosité ; «La rive
gauche du torrent s’élargissait et offrait du
terrain à un vaste bocage, tandis qu’à
droite, la muraille verticale se dressait à
cent pieds de hauteur en formant des
prismes basaltiques comme ceux de la
chaussée des Géants (Irlande). Tous ces
prismes, qui ont de 4 à 6 pouces [10 à
15 cm] de diamètre, affectent une direction
exactement perpendiculaire, excepté dans
leur partie inférieure, à dix ou douze pieds
[3 m à 3,50 m] de hauteur, où ils se dévient
sous un angle de 45° environ en dehors du
plan général» (“Voyage pittoresque autour
du monde”).
orient, nom masc. Région de l’horizon où
le soleil se lève. Pour les habitants de 1’*Eu¬
rope occidentale et de r*Amérique du
Nord, l’Orient (avec une majuscule) com¬
prend l’*Asie et le nord-est de 1’* Afrique.
Le Proche-Orient est formé par les pays
riverains de la Méditerranée : Turquie,
Syrie, Liban, Israël, Égypte, Lybie.
Le Moyen-Orient regroupe les pays du
Proche-Orient et les autres États d’Asie
occidentale jusqu’à l’Afghanistan.
L’Extrême-Orient englobe les pays
d’Asie riverains du Pacifique, de la Sibérie
-
-
-
orientale à l’Indonésie.
Autre sens : l’orient d’une *perle est l’as¬
pect irisé qu’elle prend à la lumière.
motu) le 7 août 1947. L’hypothèse d’un
peuplement d’origine amérindienne n’est
plus retenue aujourd’hui, bien que la
*patate douce, cultivée en *Polynésie avant
Européens, soit d’origine
L’hypothèse d’une origine locale, fantai¬
siste, a trouvé un ardent défenseur en J. A.
*Moerenhout. Il supposait l’existence
-
d’une
océanienne
race
indépendante,
apparue sur un continent qui aurait occupé
le centre du * Pacifique avant de disparaître
en ne laissant subsister que
les sommets des
montagnes formant les îles polynésiennes.
Les méthodes scientifiques prouvent
qu’aucun continent n’a pu exister à l’em¬
placement du Pacifique et que les îles poly¬
nésiennes
sont
récente.
-
d’origine volcanique
Reste l’hypothèse asiatique. Elle est fon¬
des études botaniques, zoologi¬
linguistiques... Les travaux arché¬
ologiques les ont confirmées. Dans T'Encyclopédie de la Polynésie”, José Garanger
conclut ainsi le chapitre sur les ancêtres
lointains des Polynésiens : «Quoi qu’il en
soit, ceux qui deviendront les Polynésiens
n’étaient probablement, à l’origine, que
l’une des composantes de cette commu¬
nauté pluriethnique depuis longtemps for¬
dée
sur
ques,
en *Asie orientale. Certains pour¬
raient regretter que les Polynésiens ne
soient pas d’une race ayant conservé sa
mée
pureté pendant des millénaires en Asie,
puis à travers la *Mélanésie. La réalité est
malgré tout plus séduisante, car la
commune
aventure
des
Océaniens
est
unique dans l’histoire de l’Humanité».
Voir aussi : Océanie.
►
hua’a, fenua, tumu feti’i. Te hua'a, e ’opuJeti’i
tumu no reira mai ai te ho'ëla'ata ’aore ra te
hô'ë ’opU ta'ata. Te tau ’e te fenua no reira mai
te hô’ë ta'ata i te haerera'a mai: Hou te 19 o te
tenetere, ’ua mana ’o te mau papa 'a e e faufa ’a
rahi te ’ite i te tumu mau o te nuna’a ma'ohi.
’Ua fa’anaho ’o Thor Heyerdal i te area
matahiti 50 i te tere ’o Kon Tiki mai le fenua
’Ua fa’aru’e i Callao i te 28 no
Eperera 1947, ’ua iri i Raroia (Tuamotu) i te 7
Per U (Pérou).
nô Atete 1947. ’Aita te mana’o e no te fenua
Marite mai te nuna’a ma’ohi e tape’ahia ra i
teie mahana a ta'a noa atu ai e : te ’umara i
ORNEMENT
'itea i Porinetia nei, hou te mau papa ’a
matâmua a tapae mai i te fenua nei, e ma’a
tumu teie no Marite.
Te mana’o ra ’e teparau turu a J.A.
Moerenhout, teifa'ahiti e te nuna’a oteania
mai te huru ra e : e nuna’a ta'a’ë roa ia (ti’ama)
teiparahi i ni’a i te ho’ëfenua i vai na i te
rôpüra 'a '0 Patitifa ’e tei paremo i raro i te tai
(mai le huru o te ho'ëfenua ninahia ’e te tai)
toe noa mai ai te mau tupua’i mou’a tei riro ’ei
motuporinetia. Na roto ra i te mau ma’imira’a
a te mau
’aivana ’a, ’aita roa atu ia te reira
tuatapapara’a e ha’apapu ra. Te mau motu
porinetia ’e mau fenua auahi pohe ïa. Te toe,
te mana’o ’e nô te fenua ’Atia mai te ma’ohi.
E mau ma’imira ’a ato ’a tei ravehia : i te pae
anei o te reo, no te mau ’i o te fenua, na te
mau
mâ’imira ’a ihipapa le reira i ha ’apapu.
Te vai nei te tahi mau tuatapapara ’a faufa ’a
roa
tâte tâparau ’o José Garanger ifa’ata’a i
roto i
mau
tânaputa, tei ’imi ’e teifa’ahohonu i te
ma’imira ’a ato ’a ia roa’a te tahi
ha’apâpura’a no te tumu ’e te huru e ’oia ato’a
te tupuna nô reira mai ai te ma’ohi o te fenua
Porinetia.
Are’a ra, ’ua riro te reira mau ma’imira'a ’e te
mau tuatapapara’a ’eifa’a’ite ia tatou i te
faufa’a rahi no te parau tuatapapa ’oia ho’i te
’a’amu nô te nüna'a oteania i roto i te parau o
te ao ta’ato’a.
ornement,
nom masc.
Objet qui sert à
embellir. Élément de *parure porté lors de
cérémonies religieuses ou de fêtes.
Polynésie ancienne, les chefs
importants et les prêtres portaient de somp¬
tueux ornements pendant les cérémonies
religieuses et les fêtes : haute *coiffure
recouverte de plumes rares, *pectoral orné
de *nacres, *tapa de qualité, large ceinture
ou manteau de *plumes et de poils de
• Dans la
chien.
Les couleurs royales étaient le jaune et le
rouge.
Les
avaient des
danseuses
ornements
longue pièce de tapa
blanc plissée autour de la taille et mainte¬
nue par des liens en cheveux tressés.
Quant à certains guerriers tahitiens, «ils
avaient une quantité de tissu enroulé
encombrants ;
une
autour de la tête en forme de haut turban
qui non seulement tendait à rehausser leur
taille, mais les protégeait aussi des coups de
massue
ou
de
l’atteinte
d’une
lance»
(W. *Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”). Le corps était parfois couvert
d’une armure de prestige : cordelettes enser¬
rant
le tronc et les membres
ou encom¬
brante armure de bois (ruuruu).
Les ornements quotidiens consistaient en
*couronnes de fleurs
portées sur les che¬
égale¬
ment des *colliers de coquillages, de
graines ou de dents de requin, de cachalot,
de cochon ou de chien, maintenus par des
veux ou autour du cou. On arborait
tresses de cheveux.
•
ornement d’oreille. Ornement attaché à
l’oreille. En Polynésie, les formes et maté¬
riaux des parures d’oreille étaient divers :
simples fleurs, feuilles (maire), cheveux
170
OROHENA
tressés (tipua) ornés de perles, bouquets de
courtes
plumes de frégate foroj aux Tua¬
motu. Les ornements étaient fixés dans un
trou pratiqué dans le lobe de l’oreille. Aux
Marquises, les hommes portaient des dis¬
ques sculptés dans des dents de cachalot.
Celles-ci étant très rares avant l’arrivée des
baleiniers, les Marquisiens en faisaient des
imitations en coquillage. Les femmes se
paraient de boucles d’oreille faites en deux
parties (pu taiata). Un élément en *os
humain sculpté, placé derrière le lobe
d’oreille, prolongeait une tige qui traver¬
sait le lobe et était maintenue sur le devant
par une sorte de chapeau en coquillage.
►
mai te nuna ’a iana, mai te ha ’apae i te mau
(to Ta’aroa ’e to Tane). ’la tae
mai ra te papa ’â i te fenua nei, te ’ite nei ratou
i te peu no te ha’amorira’a ia ’Oro, ’oia te
pupura’a o tepua’a ’e te mau tutia ta’ata i ni’a
marae metua
i te marae ia au i te fa’aü’ara’a a te Tapena
Tute (Cook).
OROFARA. Lieu-dit situé à l’est de la
commune de *Mahina. La
*léproserie ter¬
ritoriale, fondée là en 1914, se trouve au
débouché d’une petite vallée sur le littoral.
Elle comprend un *dispensaire et un petit
village de bungalows où ne résident plus
que les personnes âgées achevant un
traitement.
tari’a: te vai ra te tiare noa, te vai ra te rau’ere
ra’au (te maire), te vai ato’a ra te maufirira’a
teifa’a’una’unahia i tepoe, te vai ra te
tête, e mau ’ete ri’i niau rara’ahia (’aore ra e
’ofe uouo) maita’i e poe to roto, mea
ha’aferetau te tête iafa’atautau na ni'a i te
tari'a. E paliahia, te raumeatari’a no te
fa'atautau ite tape’a tari’a. I Matuita, te niho
tohorâ ta te mau tâne e lamau ei tape ’a no
rat ou, mea tarai maita ’ihia fa ’anéhenehe. No te
varavara te tohora, e roa’a mai hou te mau
pâtia tohorâ a tae mai i reira, ’ua rave mai te
nu'uhiva i teporeho. E tape’a tari’a to te
vahiné fa ’anehenehe. E piti tuha ’a to te tape ’a
rouru
tari’a.
Imûri i te tari’apatiahia, e ivi ta’ata te tuira’a,
ia faura mai i mua i te tari’a ei reira ia e
fa’ataupo’ohia ai te poreho.
J.F. Miller, 1771). 3.
Diadème de
plumes sur un bonnet de bourre
de coco (Rurutu, îles Australes).
4. Danseuse tahitienne portant une
haute couronne de cheveux
tressés (John Webber, 1777).
5. Coiffure d’apparat en forme
d’éventail, composée de nacres et
de plumes (Raivavae,
îles Australes).
Fa’anehenehera’a.
1. Fa’anehenehera’a tari’a.
2. Fa’atautau. 3. Korono ari'i
hâmanihia e te huruhuru
i ni’a i te hô'ê taupo’o
manumanu
puru ha’ari. 4. Vahiné ’ori tahiti o tei
’o’omo mai i te hb'ë taupo’o rouru
firi. 5. Firira’a rouru fa'anehenehe
te tape’a tari’a. / Porinetia, e rave rahi huru
fâito e ’ua rau huru hoho'a to te mau tape’a
Ornements. 1. Ornements d'oreille.
2. Pendentifs (dessins de
orogénie, nom fém. Ensemble des phé¬
mai te tahirihiri te huru, ’o tei
hâmanihia ’e te pârau ’e te
huruhuru manu.
nomènes géologiques aboutissant à la for¬
mation des chaînes de *montagnes (on dit
aussi orogénèse). Science qui étudie ces
mouvements de l’écorce terrestre.
orographie, nom fém. Étude du *relief
terrestre
et
*montagnes.
plus particulièrement des
En Polynésie, les nuages orographiques se
forment lorsque r*alizé humide s’élève au-
dessus des îles hautes et que se produit un
phénomène de condensation.
OROHENA (Mont). Sommet le plus élevé
de Polynésie française, TOrohena culmine
ORO. *Dieu polynésien de la guerre, né de
*Taaroa, dieu suprême des anciens Poly¬
nésiens. Le culte de Oro semble s’être
répandu au cours du XVIP siècle à Tahiti
et Moorea depuis le *marae *Taputapuatea d’*Opoa à Raiatea. Le culte de Oro fut
élaboré par les *prêtres d’Opoa et son
expansion liée à celle des *arioi à travers les
îles de la Société. Plusieurs marae furent
fondés pour établir le culte de Oro à Tautira et Atahuru (Tahiti) et à Papetoai
(Moorea). D’autres furent convertis à ce
même culte, supplantant ceux dédiés à
à 2 241 m sur le flanc nord de *Tahiti.
La mythologie polynésienne en faisait le
domaine du dieu *Oro et seuls les *pi’i-
accédaient régulièrement : leur
foyer ont été
découverts dans le petit col séparant les
deux pics du sommet.
La conquête de l’Orohena a fait l’objet de
nombreuses tentatives à l’époque moderne,
mais ne fut réussie qu’en 1953 par
Alphonse et Charles Hollande, grâce aux
tracés de Maurice Jay. Épreuve sportive
assez difficile, l’ascension
procure une
mato
y
*marae et des restes d’un
ie m' Orohena, point culminant de
Polynésie française
Taaroa et *Tane. A l’arrivée des Euro¬
péens, le culte de Oro était très largement
répandu à Tahiti avec *offrandes de
cochons et de victimes humaines comme
put le constater James *Cook.
►
’ORO. I roto i te ’a’ai o te nuna’a ma’ohi, ’o
’Oro te atua mâ'ohi nô te ’arora’a. E tamaiti
’oia na Ta ’aroa, te atua nui o te nuna ’a. Te
ha’amorira’a ia ’Oro, ’ua tupu ’e ’uaparare na
Tahiti ’e Mo’orea i te ahuru ma hitu (17) o te
Opoa Raiatea. Te
’Oro nâ le mau tahu ’a ’e te
pupu arioi te reira i ha ’aparare e àti a ’e te mau
tenetere mai Taputapuatea
ha ’apa ’ora ’a ’o
motu
Totaiete. E rave rahi marae no te atua
’OroTëT^huhia i Tahiti ’e Mo’orea. Te vai nei
i Taulira, i Atahuru (Tahiti) ’e i Papeto’ai
(Mo’orea) te mau marae tei ma’irihia te i’oa
Taputapuatea. No te pararera ’a te
ha’amorira'a ia ’Oro i Tahiti ma, ’ua fariu rahi
171
grande satisfaction à celui qui la réussit :
«tout Tahiti est à ses pieds et le Pacifique
où pointe Mehetia au large de Tautira, où
l’on voit Moorea, Tetiaroa, Maiao et les
sommets de Huahine» (P. Laudon ; “Ran¬
données en montagne”).
►
’OROHENA. Te mou'a teitei roa a’e i
Porinetia farani ’o ’Orohena ia e 2241 metera
(tôna teitei) tei tepae ’apato’erau nô Tahiti. I
roto i te ha ’apa ’ora 'a no te atua ’Oro, ’o te
maupi’imato ana'e te haere ’ohie na i ni’a ia
’Orohena. ^Ua ’itehia to ratou marae ’e te mau
tao'a ihipapa teifa’a’ite mai e ifa’aeahia na i
reira,, i rotopu i na tara mou’a o te fa’ata’a ra
ia ’Orohena. E rave rahi mau ta’ata i opua ’e
’ua tamata e tauma roa i ni’a iho iana, are’a ra
nô te matahiti 1953 noa te manuiara’a taua
’opuara’a ra. ’O Alphonse ’e ’o Charles
Hollande ’oia na taeae to’opiti tei tae roa i ni’a
mau
iho i te tupua’i mou’a ’o ’Orohena ’e te reira,
maoti te mau aranui i fa ’aineinehia e Maurice
Jay.
Teie ta P. Laudon ipâpa’i: “E ’oa’oa rahi te
tupu mai ia tae i ni’a iho ia ’Orohena, mai te
huru ra e, tei raro a’e ’o Tahiti i to ’oe tapuae
’avae, ’oia ato’a te moana Patitifa, mai reira e
aputa mai i tai a’e ia Tautira, ’o Meheti’a, i te
ateara’a ’o Mo’orea, ’o Teti’aroa ’o Mai’ao ’e te
mau mou’a ’o Huahine”.
’oromatua. Dans son dictionnaire édité
en
1851, John *Davies donne deux sens à
ce mot.
C’était le nom donné au crâne d’un
parent conservé après sa mort, entouré de
*tapa et sorti lors de *cérémonies d’invoca¬
esprits pour la guérison d’un
malade. C’était aussi le nom des esprits
tion des
malfaisants qu’il fallait invoquer pour les
empêcher de nuire, car ils étaient supposés
se saisir de l’esprit de l’homme à sa mort.
Certains portaient des noms : Mau ri. Pua
rai, Tea fa.
W. *Ellis écrit à leur sujet : «Leur puissance
ne se manifestait pas seulement au travers
des crânes de guerriers ou en *représentations des dieux, mais on pensait qu’ils se
cachaient à l’occasion dans les coquillages
de la plage, surtout dans le Murex ramoces.
Les *sorciers conservaient ces coquillages
plaintif si particulier qu’on
entendait en les appliquant à l’oreille pro¬
venait, pensaient-ils, des démons qui les
et le
chant
habitaient» (“A la Recherche de la Polyné¬
sie d’autrefois”).
►
’oromatua. I roto i te tatarara ’a a J. Davies no
te matahiti 1851,
titionare :
’ua fa’a’ite ’oia i roto i tana
1) Te ’oromatua : e ’apu upo’o ta’atapohe tei
virihia i roto i te ’ahu tapa a fa’ahereherehia ai
no te mau ’oro ’a. E iritihia mai te ’oromatua
niho ra: te pu o le ’oromatua. la tapiri ’oe i te
pu i te pae tari ’a no te fa ’aro ’o
’e ’ahoahoa mai
eparau te mau tahutahu e: teparahi
ra te varua ino i roto.
na roto
OROPAA. Nom de la *tribu qui vivait aux
temps anciens à *Atehuru, la région qui
s’étendait d’*Outumaoro à *Maraa
(Tahiti). Les Oropaa étaient divisés en
deux lignées : les mono tahi (la première
multitude) et les mono rua (la seconde mul¬
titude), occupant les divisions territoriales
qu’on appelle aujourd’hui Punaauia et
Paea. Dans les traditions collectées par les
historiens Abraham Fomander et Percy
Smith, on retrouve, à un niveau généalogi¬
que qui correspond approximativement au
XIP siècle, un grand chef et navigateur
originaire de Tahiti, nommé Olopana à
Hawaï et Koropanga en Nouvelle-Zélande,
ce qui donne en tahitien moderne ’Oropa’a.
Selon les traditions reproduites dans les
ouvrages de ces deux grands spécialistes,
’Oropa’a avait fait un voyage à Hawaï et y
avait séjourné longtemps. Sa femme, Ru’utia (dans les versions hawaïennes Lu’ukia
et dans les versions maories Rukutia) était
une digne compagne, car elle est décrite
comme étant d’une beauté et d’une intelli¬
gence hors du commun. Il y a donc toute
raison de croire qu’il s’agissait de l’ancêtre
éponyme de la tribu qui vivait dans cette
partie de Tahiti.
• Le syndicat hydraulique des communes
de Punaauia et de Paea a repris ce vieux
nom et l’a ainsi sauvé de l’oubli.
►
OROPA’A. E i’oa teie no te ’ati e ora ra i te
pae To’o’a o te ra. Emoti te tuha’a ’o
Te
Oropa ’a mai Outumaoro haere ai i Mara ’a. E
pitipupu Te Oropa’a no reira iparauhia ai na
manu e rua o te Oropa ’a. ’O Manotahi te ho ’e
(Punaauia) ’o Manorua te tahi (Paea,
’Atehuru).
Iroto i le mau ’a’ai teifa’ati’ahia ’e te mau
taparau ’o Abraham Fornander ’e ’o Percy
Smith, e ’itehia i reira te parau no le hoë
ta ’ata, ra ’atira ’e e ihitai horomoana no te 12 o
te tenetere no
Tahiti nei ’oia 'o Olopana tona
i’oa vaihi ’o Koropanga te i’oa niuterani,
’o
Oropa ’a ia i te reo tahiti. Mai te mea ra e, ’ua
tere atu
’oia i Vaihi ’e tana vahiné ’o Ru’utia e
purotu nehenehe, ’o Lu’ukia i te vaihi,
Rukutia ta te maori.
’o
’O vaipa ’i i ’ite e, te Oropa ’a ra ’oia ato’a ia Te
Oropa ’a i tere na i Vaihi ma ’e i Niuterani.
’Ei ha’amana’ora’a i teie nei i’oa, ’ua fa’aoti
maite na ’oire Puna ’auia ’e ’o Paea e horo ’a i
teie i’oa Te Oropa’a no te ’aupupu ha’apa’o i te
’ohipa pape, eiaha teie i’oa ia vai i roto i te
aramoina.
mai roto mai i te tapa ta’uhia ai ratou i te
taime no te peu fa ’aorara ’a ma ’i.
2) e i’oa ato’a teie no te mau varua ino e ’ori
noa nei na te reva, ’e tëpopo ’i i te varua no te
hoë ta’ata pohe.
Te tahi mau ’oromatua tei itea to ratou mau
Teafa i la W. Ellis
fa’a’ilera’a to ratou manamana ’ua haere roa
ato’a i roto i te pu, te poreho no tahatai, te pu
i’oa: ’o Mauari’i, ’o Puara’i,
OROVINI. Quartier de *Papeete situé
celui de la *Mission et l’avenue
Bruat. Il correspond aux premières hau¬
entre
teurs dominant Papeete et à leur retombée
la rue Dumont d’Urville. Il s’agit d’un
quartier résidentiel qui accueille aussi
quelques établissements publics : Socredo,
sur
ORSMOND
Trésor, station de radio et de télévision,
Chambre de Commerce et d’industrie.
à Bora Bora et y resta jusqu’en 1824.
Ses confrères lui demandèrent alors de
venir diriger la nouvelle école d’* Afareaitu,
destinée aux enfants des missionnaires.
John Orsmond et les autres enseignants,
Orque voir Épaulard.
dont sa femme, ne possédant aucune for¬
(Georges). Militaire et *gouverneur des *Établissements français de
l’Océanie. Né en 1893, ancien élève de
l’École polytechnique et officier de l’armée
de l’air, Georges Orselli arriva dans la
colonie le 23 septembre 1941, dans le cadre
de la mission Thierry d’*Argenlieu. Ce
dernier le nomma *gouverneur des E.F.O.
le 1®'' octobre 1941 en remplacement de
Richard *Brunot. Georges Orselli révéla
d’emblée une grande fermeté qui s’impo¬
sait dans ces moments difficiles. Ainsi, il
musela l’opposition, qu’elle soit celle des
pétainistes, de *Pouvanaa ou du maire de
Papeete, Léonce *Brault. Sur le plan éco¬
nomique, G. Orselli demeura dans la ligne
tracée par le Dr de *Curton. Il mena un
combat de tous les instants contre les spé¬
ORSELLI
culateurs et les intermédiaires douteux. Il
entreprit, par exemple, un contrôle sévère
des prix (fixés en fonction des magasins de
ravitaillement témoins) et fit acheter trois
goélettes par l’administration afin de
mieux contrôler le
commerce
interinsu¬
laire. A l’extérieur, il entretint des relations
privilégiées
avec
la Nouvelle-Zélande,
l’Australie et les États-Unis. En échange du
coprah et des phosphates, ces pays expor¬
taient vers les È.F.O. les produits agricoles
et industriels dont la colonie avait besoin.
La plupart de ces produits passaient par le
Service de Ravitaillement qui contrôlait
étroitement la distribution. Homme intè¬
G. Orselli eut ses détracteurs qui lui
reprochaient ses accès d’autoritarisme.
Lorsqu’il quitta Papeete le 13 décembre
1945, il laissa au gouverneur Jean-Camille
Haumant un pays prospère qui sortait du
conflit mondial plus riche et plus stable que
lorsqu’il y était entré.
gre,
ORSMOND (John) (1788-1856). Un des
huit *missionnaires protestants de la
*London Missionary Society arrivés en
1817 pour consolider et parfaire r*évangélisation commencée par les pionniers. John
Orsmond, *pasteur consacré et intellectuel
du groupe, avait un don particulier pour
les
langues. Après une initiation d’une
année à Moorea, où se trouvait encore le
quartier général de la *mission, J. Ors¬
mond fut désigné pour servir aux îles Sousle-Vent, dont la majorité des habitants
étaient encore païens. A peine installé à
Raiatea, sa femme mourut en couches et
J. Orsmond, comme d’autres missionnaires
poste dans les îles du Pacifique, s’em¬
barqua pour Sydney où il trouva, en effet,
une jeune femme pieuse, Isabelle Nelson,
qui devint son épouse. Il s’instaUa avec elle
en
mation pédagogique, les élèves passaient
leur temps à apprendre par cœur le caté¬
chisme, des versets de la Bible, des hymnes
et des pages entières de livres pieux. Les
Orsmond accomplirent cependant une
tâche éducative très importante auprès
Agé de 18 mois au
1821, il
leur fut confié, dans l’espoir qu’il devien¬
drait ainsi, avec le temps, un bon roi chré¬
tien, docile, anglophone et anglophile. Le
garçon habita jusqu’à sa mort prématurée,
en 1822, chez les Orsmond qu’il considérait
naturellement comme ses parents fa ’a ’amu.
Si l’œuvre éducative d’Orsmond fut éphé¬
du jeune Pômare III.
moment du décès de son père, en
mère, il était devenu en revanche
un des
meilleurs spécialistes de l’ancienne culture
polynésienne. Pendant son apostolat, de
1818 à 1824, aux îles Sous-le-Vent, où les
traditions étaient beaucoup mieux
Georges Orselli à Bora Bora
conservées qu’à Tahiti, il commença à
prendre des notes, souvent sous la dictée
des *ari’i et des *tahu’a. 11 continua à col¬
lecter
des traditions et des
généalogies
pendant les rares moments de loisir dont il
disposait comme directeur d’école à Moo¬
rea. Mais ce n’est qu’à partir de 1831, lors¬
qu’il fut nommé pasteur de la pâroisse de
Taiarapu, où les habitants vivaient encore
à la mode ancienne, qu’il put poursuivre et
approfondir ses recherches, d’autant qu’il
resta à ce poste pendant quinze ans. C’est
ainsi qu’Orsmond devint à son tour un
informateur pour les auteurs de deux
ouvrages de caractère ethnologique et his¬
torique sur Tahiti, qui connurent un vif
succès en Europe dans les années 1830 : “A
la Recherche de la Polynésie d’autrefois”,
de
son
confrère William
*Ellis, et
“*Voyages aux îles du Grand Océan”, de
Jacques *Moerenhout. Les auteurs de ces
ouvrages classiques mentionnent à peine
Orsmond, bien qu’il fût leur source princi¬
pale de renseignements, et celui-ci ne
réussit pas mieux à faire valoir ses mérites
lorsqu’il rédigea enfin une sorte de com¬
pendium de ses notes. Entre-temps, le
*Protectorat français avait été proclamé et
le manuscrit qu’il avait confié en 1848 au
gouverneur Lavaud, en vue d’être publié à
Paris, fut égaré par le ministère de la
Marine. En fait, il ne disparut définiti¬
vement qu’en 1870, lorsque le palais des
Tuileries, où ce ministère était logé, fut
incendié par le peuple de Paris. Heureuse¬
ment, sa fille Eliza, mariée à Isaac Henry,
fils d’un autre missionnaire, avait conservé
beaucoup de ses notes originales. Celles-ci
furent finalement publiées en 1928 par le
*Bishop Muséum, avec des commentaires
de Teuira *Henry, fille d’Isaac. Une tra¬
duction française en fut proposée par la
173
^Société des Océanistes
en
1951
sous
le
tau
Tei te area matahiti 1818 ’e 1824, i Raiatea ma,
Le fait que John Orsmond ait confié son
manuscrit au gouverneur Lavaud était
conforme à son acceptation totale de la
te vai ti’a noa ra ia te peu
instal¬
lée au lendemain de la signature du traité
du 9 septembre 1842. Contrairement aux
autres pasteurs anglais de la London Missionary Society, il était persuadé que leur
gouvernement n’interviendrait jamais en
faveur de la reine Pômare et qu’il fallait
donc s’accommoder de ceux qui détenaient
le pouvoir réel du pays. Pour ses confrères
et compatriotes, cette neutralité bienveil¬
lante équivalait à une trahison et il fut
excommunié en 1844. Le gouverneur
*Bruat créa immédiatement pour lui le
poste de “directeur des cultes”. Neuf des
dix pasteurs anglais, qui formaient la mis¬
sion protestante, quittèrent petit à petit
Tahiti, mais le seul qui resta, Howe, rendit
la vie si dure à Orsmond qu’il décida fina¬
lement, en 1856, de prendre sa retraite en
Nouvelle-Zélande. Il mourut en route et
fut immergé.
De ses neuf enfants, qui tous étaient adultes
à cette époque, cinq sont restés à Tahiti, où
leurs descendants sont aujourd’hui
nombreux.
de J. Orsmond,
imprimé de son vivant, est un tract en tahi-
tien, publié à Papeete en 1849, “Æ titea
mata na te mau taero ava”(“Lunettes pour
les ivrognes”) qui décrit d’une manière sai¬
sissante l’étendue
effrayante de l’alcoo¬
la
suites désastreuses pour
santé et la vie familiale.
lisme et
ses
►
ORSMOND (John) (1788-1856).
Te hô‘ë teie
mitionare porotetani no roto i te Totaiete
mitionare o Ronetona tei tae mai i te matahiti
1817 no te tauturu i te püpït mâtâmua i tapae
mai. Efa’aa'o mau ’oia no lepupu ’e ’oia te
ta 'ata tei ineine maita ’i i roto
ia ratou no te
’ohipa poro i le parau na te Atua. E ta'ata
aravehi ato’a ho’i i tepae no te reo.
Ho ’ë matahiti tona parahira ’a i Mo ’orea,
’ua
lonohia ’oia i tefenua i Raromata’i; aore a ia
fenua ifâri’i i te evaneria. Aore râ i
maoro i pohe roa ai tona hoa here, ’ua reva
alu ’o Orsmond i Sydney, fa’aipoipo fa’ahou
mai nei i te vahiné ’âpi ’o Isabelle Nelson ’e
te reira
hoho ’i mai nei i Tahiti. ’Ua reva atu i
Porapora ’e tae roa atu i te matahiti 1824, i
’uafa’atere i te ha’api’ira’a ’o
Afareaitu.
Na roto i tanafa’anahora’a, ’uafa’atamau
’a ’auhia le mau parau ui, te irava pipiria, te
mau himene ato’a. E ’ohipa fa’ahiahia tei
mûri iho
ravehia e Orsmond ma, ’ua riro ato'a ho'i raua
’ei metua nô te ari’i PômareIII i tepohera’a te
metua tane i te matahiti 1821.
Ho’e matahiti e
ava’e noa ia to le ari’i i reira, ’ua mana’o
’o Orsmond e, e riro mai teie tamaiti ’ei ari’i
ono
tereletiano maita ’i, ’aita ra i maoro, matahiti
1822, ’uafa’aru’e mai ’o PômareIIIi tona nâ
metuafa’a’amu. ’Ore noa atu ai te ’ohipa
ha’api’ira’a a tere maita’i, e faufa’a rahi ra tei
vaiihohia mai e Orsmond na te u ’i ta ’ata o te
ma’ohi, ’e’ere mai to
Tahiti, i reira ’oia i te pâpa’i haere ra’a
tauturuhia e te mau ari’i ’e te mau tahu’a.
nouvelle administration française,
Le seul ouvrage connu
’âpi nei. Nâna teie puta ‘Tahiti aux Temps
anciens ” Tahiti i le tau ’auiui.
titre de “Tahiti aux Temps anciens”.
’ua tauto’o maita’i
’e te
mau parau pa ’ari, te mau ’a ’ai, te mau
papara ’a tupuna. Eaha ’oia e ore ai, ahuru ma
pae (15) matahiti tonaparahira’a i Taiarapu, e
faufa’a rahi tei roa’a iana. E tauturupâpUmau
’oia nô te mau taparau i mûri mai.
la tauihia ’oia i Tai’arapu,
>*
atu i tana mau ha’aputura’apu’eparau
Te vai ato’a nei ’o W. Ellis ’e ’o J. Moerenhout.
’Ua vai ’omo’e noa te parau ’o Orsmond,
roa a’e nei i te tau
’e tae
nô tana lamahine ’o Eliza
fa ’aipoipo ia Isaac Henry e tamaiti ato ’a na te
tahi mitionare nâna i ha’aputu i te mau parau
a te metua tâne (Orsmond John) ’e na te
mo’otua vahiné ia nâ Teuira Henry i te
matahiti 1928 i nene’i te puta a te tupuna i ni’a
i te i’oa râ“’o Tahiti i te tau ’auiui”. No teie ra
tavini ha’apa’o maita’i, e ti’a ia parau e, e
faufa’a maua tana i vaiiho mai maoti ato’a ra
te mo’otua vahiné i roa’a ai ia tatou te tahi
ma'a vahi iti no te tau i orahia e Orsmond
John tane.
’Uapapa’i ato’a ’oia i te hoëpula, teie te i’oa:
“E titea mata nô te ta ’ero ava ”. E tano ia
nene’i fa’ahou i te reira puta,
ta ’ata i- te
’ei fa’a’ite i te
’ino e noa’a mai i te ’ohipa inu ’ava.
O.R.S.T.O.M. voir Office de la Recherche
scientifique et technique Outre-Mer.
os, nom masc. Chacune des pièces rigides
du squelette de l’homme et de la plupart
des animaux *vertébrés.
Autrefois, les Polynésiens utilisaient des
de mammifères pour fabriquer des
*hameçons ou des *perçoirs pour les cons¬
tructeurs de *pirogue. A l’issue d’une
guerre d’extermination, le *marae ari’i des
vainqueurs était jonché des cadavres
•
os
ennemis ;
les ossements blanchissaient
ensuite sur le marae. Les squelettes des
défunts dont le corps avait été *embaumé
étaient déposés dans l’enceinte des marae,
les Polynésiens les emportaient et les dépo¬
saient dans des lieux inaccessibles, *grottes
ou
précipices. En période de paix, ils
étaient enterrés, mais parfois les crânes
étaient conservés dans des tapa ou suspen¬
dus par une corde passée dans les conduits
auditifs et conservés par les familles pen¬
dant plusieurs *générations.
Le traitement des fractures osseuses était
autrefois couramment pratiqué par les
*tahu’a, spécialistes ayant de bonnes con¬
naissances en ostéologie grâce aux obser¬
vations des ossements humains ramassés
sur les marae. Lors des opérations, les
tahu’a invoquaient les dieux de la chirurgie
(Tama et Tetuahuru), puis utilisaient avec
habileté des bistouris de bambou effilés et
des fragments de noix de coco pour réaliser
des prothèses osseuses. William *Ellis cite
l’une de ces opérations délicates et réussies
sur
le crâne d’un guerrier :
boîte crânienne ayant
«Les os de la
été fracturés lors
’OTE’A
d’une bataille, ils avaient dégagé la peau du
enlevé l’esquille d’os,
avaient soigneusement ajusté un morceau
de coquille de noix de coco puis remis la
peau en place ; une fois la peau cicatrisée,
l’homme était guéri».
Voir aussi : mort, pi’imato.
Hom. : (du pl.) eau.
crâne
et,
ayant
’ote’a. Une des plus anciennes et des plus
célèbres *danses polynésiennes tradition¬
nelles. ’Ote’a signifie “marcher les jambes
très écartées”. Cette danse
exprimant la
guerre était à l’origine exclusivement mas¬
culine.
ostréiculture, nom fém. Élevage des *huî-
tres. Cette activité, pratiquée depuis l’An¬
tiquité, s’est développée à partir des stocks
naturels d’huîtres, notamment sur les
rivages de l’Europe atlantique, du nord de
la Méditerranée et du Japon.
• En Polynésie, l’ostréiculture nacrière est
une ressource
importante pour plusieurs
atolls des Tuamotu, mais l’élevage des huî¬
tres comestibles qui était pratiqué à *Raia-
j|H
i>'
0'
tea-*Tahaa et à *Huahine dans les années
1970 a disparu. Dans cette dernière île, les
disposaient des poutres le
long desquelles pendaient des chapelets de
coquilles de bénitiers. Les larves des huî¬
tres venaient s’y fixer et produisaient leur
coquille à partir de ces supports calcaires.
Les ravages d’un ver parasite, le surpeu¬
plement des lagunes et la concurrence des
ostréiculteurs
produits néo-zélandais provoquèrent le
déclin de l’ostréiculture polynésienne. Les
grands tas de coquilles de bénitiers que l’on
voit le long de la route traversant le district
de *Tefarerii témoignent de cette activité
passée.
Voir aussi : Nacre.
O.T.A.C. voir Office territorial d’Action
culturelle.
’otaha voir Frégate.
Aujourd’hui, c’est une danse d’ensemble,
chorégraphique d’un thème
annoncé par le ra’atira ou chef de danse.
Les danseurs, formés en colonnes séparées,
sont accompagnés par un ensemble d’ins¬
truments à percussion. Les mouvements
sont nettement différenciés pour les
•
illustration
groupe adoptant la position de
base du ’ôte'a : hommes et femmes
en colonnes de l'avant vers l’arrière
de la scène
’ana’ina'a o te pupu ’ôte'a : tane ’e te
vahiné mai te mau pou mai mua ’e
haere atu i mûri mai
hommes et les femmes.
Le pas de base pour les hommes est le
pâ’oti : les genoux s’ouvrent et se referment
comme
un
battement d’ailes ; les talons
sont joints et les pointes de pied légèrement
écartées ; le torse reste droit et les hanches
immobiles ; les doigts sont serrés, les mains
hautes dans le prolongement des bras.
Le geste caractéristique
OTAHITI ou Otaheite. Nom qui fut donné
à nie de *Tahiti par les navigateurs euro¬
péens de la fin du XVIIP siècle. Otahiti,
que l’on retrouve sur les premières cartes
de la Polynésie, signifie “c’est Tahiti”,
“voici Tahiti”. C’est ce que répondaient les
Tahitiens aux découvreurs qui les interrogaient sur leur île.
O.T.A.S.S. voir Office territorial de l’Ac¬
tion sociale et de la Solidarité.
des femmes,'on
Tahiti,tsi le jeu de hanches dont le mouve¬
ment circulaire naît du fléchissement alter¬
natif des genoux tandis que le haut du torse
bouge pas.
T'ote’a dure entre deux et six
ne
minutes,
inséré dans une suite d’ôte’a distincts. Ils
sont élaborés et
préparés plusieurs mois
avant les fêtes du * Heiva i Tahiti. Le
tume propre aux
cos¬
’ôte’a est composé d’un
*more, d’une ceinture de danse faite d’élé¬
ments végétaux, de *coquillages ou de
nacre, de *colliers de fleurs, d’une *cou-
Les femmes y ajoutent un
soutien-gorge souvent fait en noix de coco
(tâpe’a titi). Ces costumes, différents sui¬
vant les groupes et les danses, contribuent
grandement à l’enchantement du spectacle.
ronne ou coiffe.
’otava. Euthynnus àffinis. * Bonite à dos
rayé de la famille des Thonidés. Son dos
noir est strié de bandes obliques sinueuses
bleues. Le ventre est blanc argenté. Entre
les nageoires pectorales et pelviennes, on
trouve plusieurs taches noires. Les ’ôtava
se déplacent en petites bandes à l’extérieur
des récifs barrières où ils chassent les petits
Mulets et Carangues. On les pêche à la
traîne et parfois on les capture au filet
quand ils viennent s’aventurer à l’intérieur
des lagons.
►
’ote’a. Te ’ote'a, ’ua riro ia ’ei ’ori ma’ohi mau,
ta te tane ihoa ra. Teie te peu e ravehia no te
fa'aineine i te mau ta’ata no te arora'a. E ’ori
te tane mai te huru e, e fa’a’eta’eia ra i tôratou
tino, mai na rima ’e na ’avae, ia ta’iri ha'apapu
maita'ihia te rima ’oia ato’a te mau ’apara'a ia
’eta ’eta ’e ia pa ’ari. Te mau avae ia haere i mua
epa'oti mai. ’Ua rave tamauhia te ’ote’a i te
175
OTEMANU
mau
oro’a Tiurai aïo’a. / teie mahana, ’ua
tamau roa
’aita e mahana tu’ua. No le mau
’oro ’a tiurai, heiva ’e te vai atu ra, e
fa'aineinera'a atea te ravehia ’ei maita’i ’amui
no te pupu.
Te ra'atira le lahi ta’ata rahi, tei tana
fa ’aineine ’e tona aravehi, te vitiviti, te
pe’epe’e, te maita’i o te ho’epupu ’ote’a.
’Ua rau mau lu’ura’a avae i rolo i te ’ote’a, ’ua
rau ato ’a
ia huru ’ori.
Tepa’oti, te ne’e, te utami, te varu ’e te vai atu
ra.
transvasés dans un panier-vivier, le *ha’ape’e, et transportés entre les deux coques
d’une pirogue double jusque sur les lieux
de pêche. Ils étaient jetés à pleines
poignées, et, en restant en surface et en
changeant sans cesse de direction, ils finis¬
saient par attirer les bancs de Bonites. La
pêche avec les *leurres à Bonites pouvait
alors commencer.
Aujourd’hui, on pêche les ’ouma pour les
consommer en
friture.
►
(Mont). Autres noms : Tai
Manu, Temanu. Sommet de Hle de *Bora
Bora, culminant à 727 m, dont le nom
signifie l’oiseau, ou d’après T. *Henry, la
“mer d’oiseaux”. Ce donjon de *basalte qui
OTEMANU
domine le centre de Hle était en effet le lieu
où se rassemblaient les phaétons (*paille-
en-queue). Comme sur le Mt Pahia voisin,
«à l’époque de la couvaison, les naturels,
s’aidant des aspérités saillantes du roc,
allaient surprendre les phaétons dans leurs
nids, et leur enlever leurs belles plumes
rouges» (Jules Dumont d’Urville : “Voyage
le Mont Otemanu de Bora Bora
autour du
monde”).
’ouma. E i'a ri’i hu’a teie, iapa’ari mai e riro
’oia ei vete. E Va ’uo’uo ’ana’ana ’e tore re’are’a
tôni’a i tona tino mai le mata haere roa ai i te
’aero. Epiti ’umi'umi tona i raro a’e i te ta’a no
nâ roto i te one. E ravehia te ’ouma
’ei ’apa oraora no te tautai. Epopo’ihia te
te paheru
’ouma nâ tahatai. Imuta’a ra, e ’ohipa ’ohie te
réira i te mau vahiné ’e ta ratou mau ’ete
’erevae, mai reira e tu’uhia i roto i te ha’ape’e
fa ’aoraora. No te tautai ’auhopu e rave ’a
maita ’i roa te ’ouma nô.te ’ume mai i te nana
auhopu. E ina’i au roa te ’ouma hamani Va ota
e aore ra e far ai pani.
’oura. Terme polynésien désignant les Cre¬
* Chevrettes (’ôura
pape) ou encore les *Langoustes (’ôura
miti). Les Polynésiens distinguent trois
espèces de Chevrettes : les oihaa, de grande
taille {Macrobrachium lar) ; les itara, de
couleur noire {Macrobrachium australe) et
les onana {Macrobrachium latimanus).
C’est une espèce introduite {Macrobra¬
chium rosenbergii) qui est élevée dans les
fermes aquacoles.
vettes d’eau douce ou
O.T.H.S. voir Office territorial de l’Habi¬
tat social.
’oturi. Acanthurus gahhu. Poisson chi¬
rurgien de couleur noire qui porte à la base
de sa nageoire caudale un large anneau
blanc. On le rencontre sur les fonds sablon¬
des baies ou dans les lagons avec
formations coralliennes. Il est rarement
neux
empoisonné.
ouragan voir cyclone, hurricane.
Oursin, nom masc. Animal marin *Échi-
’otu’u voir Aigrette.
noderme, à symétrie radiaire ou bilatérale
et
ouest, nom masc. *Point cardinal indi¬
quant la partie de l’horizon où le soleil se
couche. Il coïncide avec le soleil couchant
aux
ou
deux *équinoxes.
Ensemble de pays
de régions situés à l’ouest.
Voir aussi : Occident.
’ouma. Petit Poisson de la famille des
Mullidés : Mulloïdichthys samoensis. Les
individus adultes mesurent de 10 à 25 cm et
sont appelés vete. Ils sont de couleur blanc
argenté et ont une bande jaune latérale
allant des yeux à la queue. Ils possèdent
deux barbillons sous le menton leur per¬
mettant de
ouma
176
fouiller les fonds sablonneux
lagons pour y rechercher des petits
organismes.
• Les ’ouma servaient
d’*appâts vivants
pour la pêche au Thon et à la Bonite. Ils
étaient pris dans le lagon, piégés par des
filets de feuilles traînés par les hommes et
les femmes et poussés vers un paniertrappe {*erevae). De là, les ’ouma étaient
des
à test calcaire recouvert de
piquants.
Certaines espèces sont comestibles et on
consomme alors les cinq gonades situées à
l’intérieur du test, constituées soit par des
ovules jaunâtres soit par du sperme laiteux
selon le sexe de l’individu. Animaux omni¬
vores, ils se nourrissent de matières orga¬
niques diverses et d’Algues. Ils possèdent
appareil masticateur armé de cinq dents
appelé la lanterne d’Aristote. Les Oursins
un
déplacent grâce aux mouvements de
piquants et de leurs pieds souples
reliés à un système aquifère. Ils ont en
général une activité nocturne.
• En
Polynésie, les plus courants sont les
Oursins blancs ou *’ina (Echinometra
mathaei) qui creusent des trous dans la
dalle corallienne et les agrandissent par
usure grâce aux
mouvements de leurs
se
leurs
piquants.
Les Oursins noirs
ou *vana (Echinothrix
sp.j, qui possèdent de très longs piquants
fins, sont comestibles.
Les Oursins bruns ou hava’e (Araesoma
thetidis) portent des petits piquants courts
OXYGÈNE
et sont consommés cuits à la braise.
Les Oursins crayons ou fetue (Heterocen-
possèdent de gros piquants
pour écrire sur les
trus
utilisés autrefois
ardoises.
Sur la crête algale des Tuamotu, on trouve
couramment l’Oursin crayon violet (Hete-
trigonarius) ainsi qu’un Oursin
appelé
Oursin tortue ou Oursin casque (Colobocentrus pedifer).
Les Oursins rayés (Astropiga sp.) ont des
épines rayées de noir et de blanc et ne sor¬
tent que la nuit.
Autrefois, les Polynésiens se servaient des
baguettes des Oursins crayons comme outil
pour la fabrication d’hameçons en nacre
ou en os, en utilisant leur pouvoir abrasif.
rocentrus
recouvert d’écailles sans piquants,
outillage, nom masc. Ensemble d’objets
nécessaires pour faire un travail.
En l’absence de métal, les
Polynésiens
tiraient le meilleur parti de la nature qui les
entourait pour fabriquer l’outillage indis¬
pensable aux techniques traditionnelles.
Nous le connaissons par les recherches
ethnographiques et la tradition orale. Les
*fouilles archéologiques permettent de
retrouver les outils qui ont résisté au
temps, car fabriqués en *roche volcanique,
*corail, coquille, *nacre, *dent ou *os. Les
outils et les manches en bois, les ligatures
en *nape sont rarement parvenus jusqu’à
nous. Le débitage de la pierre nous a laissé
des *éclats bruts ou aménagés par des
retouches. Seule l’étude au microscope des
traces d’utilisation peut déterminer leur
fonction. Un débitage plus élaboré donnait
les supports d’outils comme pour le façon¬
•
nement des
*herminettes et des *ciseaux.
Des demi-mâchoires de murène ou de bar¬
racuda formaient des *couteaux
ou
rées dans des rainures de manche en bois
(paeho). De nombreux objets étaient amé¬
nagés dans des coquillages ; on connaît les
*pèle-fruits en *porcelaine (reho, ’i’i); les
gouges en *térèbre ; des outils en nacre :
lissoir pour feuilles de pandanus, *râpe à
coco et autres accessoires ménagers.
Outre-Mer. Expression adverbiale qui
désigne les régions se trouvant au-delà des
mers.
Français métropolitains,
rOutre-Mer est constitué par les *départements et *territoires éloignés de la France
continentale : *Saint-Pierre et Miquelon,
la * Martinique, la *Guadeloupe et ses
dépendances, la *Guyane, *Mayotte, la
•
Réunion et ses dépendances, les *Terres
australes et *antarctiques françaises, la
Pour
les
*Nouvelle-Calédonie, *Wallis et *Futuna,
L’Outre-Mer est
placé sous la tutelle d’un ministère des
la * Polynésie française.
Voir carte : Union française.
OUTUMAORO. Lieu-dit de la commune
de *Punaauia dont le nom pourrait se tra¬
duire par “longue pointe de terre”. Outu-
maoro s’étend de la pointe *Tataa au carre¬
four de la *route de ceinture et de la route
de dégagement ouest. C’est à cet endroit de
Tahiti que l’on observe la plus forte concen¬
tration d’hôtels : Maeva Beach, Ibis
Punaauia, Te Puna Bel Air et Beachcomber, totalisent 529 chambres.
ovin, nom masc. ou adj. Qualifie tout ce
qui se rapporte au *Mouton. Un *élevage
ovin est un élevage de Moutons. Une race
ovine est une race de Mouton. Dans un
plus large, les Ovins regroupent les
Moutons et les espèces voisines (Béliers,
sens
Brebis...).
ovipare, adj. Se dit d’un animai qui se
reproduit en pondant un ou des *œufs.
C’est un mode de *reproduction très
répandu que l’on rencontre par exemple
chez les Insectes, les Mollusques, les Crus¬
tacés, les Poissons, les Amphibiens, les
Reptiles, les Oiseaux.
ovovivipare, adj. Se dit d’un animal à la
Chez ces ani¬
fois *ovipare et *vivipare.
maux, les *œufs sont incubés à l’intérieur
des voies génitales de la femelle et, après la
ponte, on assiste à l’éclosion de l’œuf d’où
sort un jeune
animal entièrement formé.
Par exemple, la Vipère est ovovivipare.
des
D’autres étaient formés
par des dents de requin percées et ligatu¬
*scies ('ore’ore).
•
Départements et Territoires d’Outre-Mer.
Hom. : outremer : bleu soutenu.
oxydation, nom fém. Réaction au cours
de laquelle un corps fixe de r*oxygène ou,
dans
un
trons.
cas
plus général, perd des élec¬
Les corps qui captent ces électrons
sont des oxydants (oxygène, chlore...). Les
corps qui perdent les électrons sont oxy¬
dés : ce sont des réducteurs. Ces deux réac¬
tions sont couplées et constituent une réac¬
tion d’oxydo-réduction : c’est donc un
transfert d’électrons.
oxygène, nom masc. Élément de symbole
O, très répandu dans la nature. 11 constitue
63% du corps humain, 46% de la croûte
terrestre et 21 % de l’atmosphère terrestre.
L’oxygène est nécessaire à la respiration
des êtres vivants, à l’état de gaz, ou dissous
dans l’eau pour les êtres aquatiques. Il est à
la base de toutes les combustions, soit vives
avec dégagement de chaleur et de lumière,
soit lentes telles les ^oxydations des
métaux. On l’emploie en médecine comme
Oursins. 1. Paraselenia gratiosa.
2. Colobocentrotus pedifer.
3.
Tripneuste gratilla.
4. Heterocentrotus mamillatus.
5. Echinothrix calamaris.
antiseptique et pour suppléer aux insuffi¬
respiratoires.
sances
177
pa. Village fortifié souvent situé sur des
lieux de défense naturelle : collines, falaises
surplombant une rivière, île.
• Les archéologues ont découvert les ves¬
tiges de nombreux pâ en *NouvelleZélande et sur les hauteurs de *Rapa. Leur
architecture est très voisine : le sommet des
collines est aménagé en *terrasses, le vil¬
lage est protégé par des fossés et des palis¬
sades qui formaient un système de défense
complexe. Lorsqu’une attaque était pres¬
sentie, les habitants des villages non forti¬
fiés (kainga en langue maorie) s’empres¬
saient de se réfugier dans les pâ en emme¬
nant avec eux de quoi
subsister. Générale¬
ment, des puits et des citernes creusés dans
l’enceinte du prêtaient prévus pour fournir
de l’eau à toute la population en état de
pa de Nouvelle-Zélande
(dessin de J. Webber, 1777)
siège. Les défenseurs, massés derrière les
remparts, armés de lances et de pierres,
repoussaient les assaillants qui tentaient
d’escalader les palissades et d’incendier les
toitures des maisons, éléments les plus vul¬
nérables des pâ. Ces places-fortes étaient
réputées imprenables jusqu’à ce que les
Européens ne les détruisent à l’aide de leurs
armes
à feu.
pa’aro. Sorte de spatule ou ’'’grattoir à
lame courbe pour détacher l’amande de la
*noix de coco ou la partie comestible d’un
coquillage. Il en existait autrefois en bois,
en os, en nacre. Les travaux archéologi¬
ques sur le site de *Faahia à Huahine ont
permis d’étudier toute une série d’objets en
nacre utilisés à des fins culinaires parmi
lesquels on trouve des spatules.
On appelaitpâ’aro va’a un type d’*herminette à lame large qui servait à façonner les
pirogues.
pa’ati. Espèce de “'‘Poisson du genre Sca-
caractérisé par une livrée généralement
de couleur bleue ou verte. Les pa’ati possè¬
rus
dent un bec perroquet qui leur permet de
ronger et de broyer les Coraux. Ils se nour¬
rissent également d’Algues et de Mollus¬
ques. Parmi les pa’ati on distingue le Per¬
roquet brûlé (pa’ati pa’apa’a
auahi), le
Perroquet gros ventre (pa’ati ’opütautau),
le Perroquet vert (pa’ati hiu maa), le Per¬
roquet coupé (pa ’ati tâpïî) qui est caracté¬
risé par une bande claire verticale “cou¬
pa’a’oa. *Danse polynésienne tradition¬
nelle où les paroles jouent un rôle impor¬
Cette danse remonterait aux temps
anciens de la fabrication du *tapa. Les
tant.
femmes assises par terre battaient l’écorce
chantant pour se donner du courage.
Pendant la mélopée, une fille se mettait à
pant” le poisson en deux, le Perroquet-lune
(pa’atihononu), le Perroquet-feuille morte
(pa’ati), le Perroquet masqué (pa’ati
nana ’o) et le Perroquet brun (pa ’ati opara).
Le terme pa’ati désigne souvent les mâles
d’une espèce, caractérisés par une taille
plus grande que celle des femelles. Cellesci, de couleurs plus ternes, sont souvent
appelées *pahoro.
en
danser, puis se rasseyait.
Cette danse se caractérise par le dialogue
entre un soliste et un chœur de chanteurs
avec les mains sur les
cuisses ou le sol. Le nombre de danseurs y
est réduit (parfois un couple seulement qui
battant la mesure
improvise). Les thèmes évoqués sont la
chasse ou la pêche. Le soliste lance à voix
haussée
un
ou
deux
vers
du texte. Le
chœur répond par deux vers, le premier
commence par
ehe et se termine par hi, le
second commence par aha et se termine par
hâ. Le couple de danseurs souligne les hi et
hâ en marquant un temps d’arrêt et en
accentuant le déhanchement.
178
pa'ati
Pacayer, nom masc. Inga edulis. Tahi¬
tien ; patai. Grand Arbre originaire
d’Amérique du Sud, de la famille des
Mimosacées. On le rencontre dans les val¬
lées
et
autour
des maisons.
Son fruit
comestible est une grosse gousse verte
mesurant 4 cm de large, 2 cm d’épaisseur et
PAEA
pouvant dépasser 30 cm de long. Il ren¬
millions de tonnes de poissons en 1986 soit
enveloppées dans une chair blanche coton¬
neuse, juteuse et sucrée très appréciée des
• L’océan Pacifique a été le théâtre de
grandes *migrations entre 2000 av. J.-C. et
800 ap. J.-C. Partis de l’Asie du Sud-Est,
les migrants ont peuplé progressivement
les archipels. Ils donnèrent naissance à
trois grandes aires culturelles : la Microné¬
sie, la *Mélanésie et la '''Polynésie, à l’inté¬
rieur desquelles ont pu se développer des
genres de vie sensiblement différents.
Les archipels furent l’enjeu des luttes colo¬
ferme une rangée de graines noires aplaties
enfants.
pacha, nom masc. Titre donné à un gou¬
verneur de
ottoman.
province dans l’ancien Empire
En argot militaire, c’est le nom que les
matelots et les officiers subalternes don¬
nent au commandant du navire.
pacification, nom fém. Action de rame¬
ner
l’ordre, la paix dans une région.
Lors des conquêtes coloniales, ce terme fut
utilisé, par euphémisme, pour
décrire la soumission des populations indi¬
souvent
gènes aux intérêts de la puissance domi¬
nante. On parle ainsi de “pacification de
l’Algérie” pour désigner les répressions
organisées par le maréchal Bugeaud et le
duc d’Aumale contre les troupes d’Abd el
55 % des prises mondiales.
niales du XIX^ siècle. A l’ouest, certains
ont fait partie de l’Empire espagnol et ont
d’éphémères présences allemandes
Aujourd’hui, à l’exception
de quelques terres françaises ('"NouvelleCalédonie, "'Wallis et "'Futuna, Polynésie
française), l’océan Pacifique Sud est lar¬
gement dominé par les Anglo-Saxons.
Le dynamisme actuel des pays riverains du
nord (Japon, Corée du Sud, Taïwan, côte
connu
et japonaises.
ouest des États-Unis et du Canada, Sibérie
orientale...) a suscité un développement
La pacification des îles de la Société se
accéléré des échanges. Ceux-ci dépassent le
volume de trafic mesuré sur l’Atlantique
tahitienne fut menée de 1844 à 1846 par
l’amiral *Bruat contre les guerriers des
Pacifique pourrait devenir le centre éco¬
nomique du monde au XXP siècle.
Kader entre 1840 et 1847.
•
déroula en deux temps. La *guerre franco-
chefs opposés au *Protectorat français :
Terai, *Fanaue, *Pitomai et *Utami. La
pacification des îles Sous-le-Vent fut beau¬
coup plus longue : commencée en 1888, elle
ne s’acheva qu’en 1897 lorsque le com¬
mandant *Chessé pat battre le chef
*Teraupo, âme de la résistance à Raiatea et
à Tahaa.
PAEA. "'Commune de la côte ouest de
"'Tahiti,
comprise entre celles de
"'Punaauia et de "'Papara. Ses limites cor¬
respondent aux lignes de crête qui s’élèvent
de la rivière Papehue au nord, et de la
grotte "'Maraa au sud vers le mont Mahutaa. Entre la "'falaise morte et la côte pres¬
PACIFIQUE (océan). Le plus vaste
*océan du globe (178 700 000 km^) a reçu
ce nom du navigateur
*Magellan qui, lors¬
qu’il le traversa en 1521, se félicita du
temps clément qu’il y rencontra.
•
Nord : certains économistes pensent que le
que rectiligne, la "'plaine peut atteindre
500 m de largeur. Elle est coupée par plu¬
sieurs petits cours d’eau : la Tevaipone, la
Vaitupa et surtout la "'Vaitiu qui draine la
grande vallée de r"'Orofero.
Paea : le marae Arahurahu et le
débouché de la vallée d'Orofero
Les limites de l’océan Pacifique corres¬
pondent aux côtes américaines à l’est, aux
côtes de l’Asie à l’ouest et, au sud-ouest, à
celles de l’Australie et au 147^ degré de
longitude est. Il se prolonge par de nom¬
breuses *mers
annexes
telles la
mer
de
Corail, la mer des Philippines, la mer de
Chine... Sa profondeur moyenne atteint
4 267 m mais, à l’ouest, il est bordé de
*fosses profondes, comme celle des
Mariannes qui s’ouvre jusqu’à - 11 034 m.
Cet océan recouvre plusieurs *plaques
lithosphériques. La plaque Pacifique, qui
constitue la plus grande partie du fond, est
parsemée d’alignements volcaniques orien¬
tés sud-est/ nord-ouest : îles *Hawaï, archi¬
pels de ^Polynésie française, îles *Cook,
*Samoa, îles de *Micronésie. Les grands
bassins abyssaux situés dans l’hémisphère
nord sont riches en *nodules polymétalli-
ques. Les eaux les plus productives bor¬
dent les continents et ont permis aux prin¬
cipaux pays riverains de pêcher près de 43
179
PAEAO
•
La commune correspond à l’ancien dis¬
trict de Manorua qui comprenait, du nord
au
sud, les trois chefferies de Aoua,
Nataoeha et Maraa. Le cœur administratif
et religieux occupe le centre de la zone
la
plus peuplée, l’ancien village de Paea, au
les
en
sépultures (*herminettes, '"pendentifs
dents de cachalot, '•'leurres à bonite et
autres
ceux
'•‘hameçons) sont comparables à
trouvés dans les tombes des “chas¬
seurs de
*moa'\ les plus anciens occupants
connus en
'•‘Nouvelle-Zélande.
débouché de la vallée de l’Orofero.
A proximité se trouvait le grand *marae
d’Utuaimahurau, dédié à *Oro, et, peutêtre, lieu de sépulture du grand chef
paeho. '•'Arme utilisée par les guerriers de
dure du lagon que *Cook assista à un sacri¬
serpe en bois de *’aito dont le tranchant
était armé d’une rangée de dents de requin.
Tutaha. C’est dans ce marae situé en bor¬
fice humain, épisode qui a été restitué par
une célèbre gravure
de John ’'’Webber. Au
sud de la Vaitiu, les archéologues ont mis
jour les restes du marae *Tataa, un des
grands marae du royaume d”" Atehuru qui
au
s’étendait sur Punaauia et Paea. Le marae
*Arahurahu, tout proche, n’était par
contre qu’un
lieu de culte secondaire.
A l’époque historique, Paea fut probable¬
ment un district moins agité que ses voisins
la Polynésie ancienne dans les combats au
corps à corps. Il s’agissait d’une sorte de
D’après Teuira '•'Henry, «un autre genre de
paeho était fait d’une branche fourchue de
’aito, chaque branche de la fourche portait
des dents de requin, de plus elle était poin¬
tue à son extrémité» (“Tahiti aux Temps
anciens”). Utilisée surtout pour porter des
coups d’estoc et éventrer l’ennemi; cette
arme
causait d’horribles blessures.
Voir aussi : guerre.
et constitua une sorte de marche frontière
entre les *ari’i d’Atehuru et ceux du sud de
k
nie. Il fut aussi le cadre des brefs combats
dits de *Fe’i Pi qui opposèrent en 1815
Pômare II à Opuhara de Papara. Le dis¬
trict connut ensuite de longues années
pae’ore ou fara pae’ore. Variété de '•'Pan-
comptait que 966 habi¬
par le séchage des feuilles qui, roulées en
d’une vie rurale paisible.
• En 1946, Paea ne
tants, mais, dès 1965, la partie nord du
district prenait le caractère d’une *banlieue
résidentielle de Papeete. Aujourd’hui, l’ur¬
banisation a atteint Taverea, grignotant
progressivement les terres agricoles jusque
dans la vallée de l’Orofero. En
1983, la
population atteignait 7 733 habitants, pour
la plupart ouvriers, artisans et employés.
PAEAO. hemotu Paeao à * Maupiti est un
important site archéologique où des
'•'sépultures découvertes par un planteur
furent étudiées en 1962-1963 par K.P.
*Emory et Y.H. *Sinoto. Les 16 sépulle professeur Sinoto mettant un
squelette au jour sur le site de
Paeao
‘^res, datées de 860 + 85 après J.-C., sont
les vestiges les plus anciens connus aux îles
de la *Société. Des objets découverts dans
danus dont les longues feuilles sans épines
sont utilisées pour de
fins travaux de '•'tres¬
sage, tout particulièrement aux Australes.
La couleur blanche de la fibre est obtenue
liasses, serviront de matière première aux
lanières tressées, dans la confection de
'•'chapeaux, '•'éventails, '•'paniers, etc.
pa’epa’e. Terme désignant aujourd’hui le
'•'pavage d’un *marae et toute '•'plate-forme
en pierres, destinée à recevoir une cons¬
truction ou non.
Aux '•'Marquises, ce terme (ou celui de
upe) désigne une plate-forme lithique quadrangulaire, plus ou moins élevée, destinée
à recevoir, dans sa partie arrière, une struc¬
ture d’habitation {fa’e ou ha’e). Son éléva¬
tion et ses dimensions sont parfois gigan¬
tesques comme à '•'Nuku Hiva. Il existait
des spécialistes dans la construction des
pa’epa’e: tuhuna hakatupa’epa’e. La par¬
tie supérieure était divisée en deux avec un
•
dénivelé de 40 à 60 cm entre les deux
niveaux. Le plus bas constituait la partie
frontale ou véranda, pu’e/tuva vaho, com¬
plètement pavée, sauf un espace quadrangulaire réservé aux structures de combus¬
tion. Le second, plus haut, supportant le
fa’e, était séparé de la véranda par une
bordure (ke’etu) de pierres posées sur
chant, parfois sculptées. Un pavage inté¬
rieur suivait cette bordure, tandis que la
partie non pavée, au fond de la maison,
était l’espace de repos (oki).
Voir aussi : fare, terrasse.
►
paepae. I teie mahana, ia hiti te parau paepae,
e ’ohie roa te mana’o i te fa’atoro i ni’a i te
’aore ra te ho ’ë vahi no tahito, tei riro
’ei mau mahora tahua ’ofa ’i ’apapa maita ’ihia
marae,
teifa’anahonahohia e te hui tupuna no te
180
PAGE
•
Les pagaies polynésiennes ne compor¬
tent qu’une palette. Elles sont
taillées dans
du bois léger comme celui dupUrau et sont
de formes très diverses. Dans la plupart des
archipels, le manche s’achève par un pom¬
La palette peut être
lancéolée, en forme de losange ou de rec¬
tangle arrondi, oblongue à deux lobes et à
profil plus ou moins, incurvé.
Les pagaies cérémonielles étaient finement
ciselées, mais celles que l’on peut admirer
aujourd’hui datent tout au plus du début
meau évasé ou en “T”.
pa’epa e marquisien
fa’ati’ara’a i te tahipuhapara’a ta’ata.
/ te mau fenua Matuita, te parau paepae (upe)
O te hô’ë ia mahora ’ofa'i ’apapa hum teitei i
reira te fare e fa’ati’ahia ai ta ratou e parau (e
fa'e, e ha’e).
E mau vâhi tahua teitei ’e te rarahi, e ’itehia
nei ïï i Nuku-Hiva. E tahu’a aravihi te rave i te
reira mau ’ohipa ta le nu’uhiva epi’i na e: e
Te hô’ë paepae e piti
tôna tuha'a. Te tuha'a i tepae i ni’a, ’ua
tâpühia ia i ropu na te ho’epa iti mai te 40
tuhuna hakatu paepae.
aore 60
tenetimetera vehe maita ’i na ropu
fa’atuea. I te tahua raro i te pae'au i mua nô te
fare, ’o te taupe’a ia: tepa’ehava vaho e ’ofa'i
’apapa fa’anaho maita’ihia ho’e noa vahi i te
hiti, ’ua ha’apaehia e vâhi tahura’a auahi. Te
tahua piti o te fa’e i ni’a iho i te reira ra, ’ua
ha ’apâpa ’ihia ia i le hoë patu ’aua ’ofa ’i fa ’a ’ite
(ke’etu) ’âpapa maita’ihia e te vetahi nô taua
mau ’ofafa’i ra, ’ua nana'ohia (taraihia). I te
pae’au roto o te paepae e hiti ia tona mea
fa’aneheneheroa-hia, are’a i mûri mai i te fare,
’aita ia ifa’atahuahia i te ofa’i, te reira te vâhi
fa’aeaeara’a (oki).
du XIX® siècle et ont été réalisées avec des
instruments en fer.
paganisme voir païen.
(Théogène) (1807-1867). Né à
Vitry-le-François (Marne), Théogène Page
fit de brillantes études à l’École polytech¬
nique puis à l’École navale. Il fut nommé
PAGE
commandant de la division
navale de
l’Océanie en 1845, puis ^commissaire de la
République à Tahiti. Il assuma la respon¬
sabilité du gouvernement du 16 juin 1852
au 26 mars
1854 et se vit également confier
la direction de la Nouvelle-Calédonie, rat¬
tachée
aux
*Établissements français de
1853. Homme énergique et
entreprenant, le ^gouverneur Page contri¬
l’Océanie
en
bua à relever Tahiti des ruines de la *guerre
franco-tahitienne en faisant de Papeete
une
importante escale maritime. Il fit amé¬
nager la pointe de *Fare Ute, construire
deux quais d’abattage en carène, un arse¬
pagaie, nom fém. Sorte de rame à une ou
entrepôts qui incitèrent les
Papeete
comme port de relâche. Il fonda le journal
français Le * Messager de Tahiti, qui à cette
époque était lu jusque sur le continent
américain ; les affaires du port de Papeete
gue, canoë ou kayak, sans l’appuyer sur le
bord de l’embarcation.
places de commerce, de Sydney à
New York. En 1856, Théogène Page fut
paere voir Thazard.
deux palettes que l’on manœuvre en *piro-
pagaie typique des îles de la Société
nal et
Théogène Page
des
*baleiniers à choisir la lade de
furent cotées à la bourse de toutes les
5
Typologie des pagaies
poiynésiennes. 1. Tahiti. 2. Rapa
(Australes). 3. Ralvavae
(Australes). 4. Napuka (Tuamotu).
5. Mangareva. 6. Marquises.
181
PAGO PAGO
nommé contre-amiral, chargé en 1860
d’assurer la logistique des opérations mili¬
taires en Chine et en Indochine. Promu
amiral en 1861, il acheva sa carrière comme
préfet maritime de Rochefort et mourut à
Paris.
PAGO-PAGO voir Pango-Pango.
Pagure voir Bernard l’ermite.
type de *lave basaltique très fluide, fré¬
quemment émise par les *volcans polyné¬
siens. Le pahoehoe ne contient pas de gaz
et se refroidit en se lovant comme un éche¬
cordes, en se ridant ou en s’étirant
élastique.
pahoro. Espèce de *Poisson perroquet du
genre Scarus caractérisé par une petite
taille et une teinte brune, grise ou rougeâ¬
tre. Les pahoro sont généralement les
femelles des *pa ’ati, le dimorphisme sexuel
étant très marqué chez les Poissons
perroquets.
Parmi les pahoro, on distingue le Perro¬
quet grenat {pahoro hohoni) qui est la
femelle du Perroquet brûlé ; le Perroquet
{pahoro hô’u), femelle du Perroquet
gros ventre ; le Perroquet banane {pahoro
toruro), femelle du Perroquet vert ; le Per¬
roquet rayé {pahoro tore), femelle du Per¬
roquet coupé; le Perroquet multicolore
{pahoro hohonu), femelle du Perroquet
lune et le Perroquet rouge {pahoro
’ute’ute), femelle du Perroquet feuille
morte.
Pahu. 1. Haut tambour de
cérémonie dont la caisse de
résonance est recouverte d’une
vannerie en fibres de coco brunes
et noires (îles Australes).
2. Grand tambour. 3. Petit tambour
de danse tahitien porté en
bandoulière. 4. Pahu de fabrication
récente. 5. Pahu, fa’atete et to’ere :
ensemble habituel d’instruments à
percussion d’un orchestre de danse.
182
des cordes en *nape.
• Certains tambours étaient de très grande
taille : 2 à 2,50 m de hauteur pour 60 cm de
diamètre, ce qui obligeait le batteur à mon¬
ter sur un piédestal de bois. Pour ajuster la
tension de la membrane, le joueur faisait
tourner des petits bâtons glissés entre les
cordes rattachant la tête du tambour au
alternaient avec ceux des *tô’ere ou le son
de la conque {*pu). Le pahu a te *ari’i était
pahoehoe. Terme hawaïen qui désigne un
mauve
d’arbre, finement sculpté à la base
et recouvert d’une peau de requin fixée par
tés avec les mains ou avec des baguettes
pahi voir pirogue.
comme une membrane
un tronc
corps de l’instrument. Lors des *fêtes et des
*cérémonies sur les *marae, les coups por¬
pahere voir pirogue.
veau de
pahu. *Tambour traditionnel creusé dans
le grand tambour du chef ; le pahu nui a te
toa, le grand tambour du guerrier qui
encourageait les hommes au combat sur
terre et sur mer ; le pahu ’upa ’upa, le tam¬
bour pour la *danse.
Actuellement, les pahu sont fabriqués dans
des cylindres de contreplaqué ou des fûts
métalliques ; le diamètre du tambour est
égal à sa hauteur pour que le son de ce
membranophone à deux têtes soit conve¬
nable. Le batteur s’assoit par terre, il le
frappe avec une baguette de bois tendre
tandis que sa main libre frappe l’autre
membrane.
Voir aussi : musique.
►
pahu. Te pahu, ’o te ho ’ê tapu ra’au teipaohia
fa'a’apo’o, tona ra lohe, ’ua nana’ohia ia ’e i
ni'a i te vâhi ’apo’o e iri ma’o tei ta’amu
ha’amauhia i te taura nape.
E rave rahi huru pahu ’e tô râtou ato'a mau
rahi : te vai ra te pahu e 2 metera, e 2 metera ’e
’afa te teitei ’e te tiametera e 60 tenetimetera,
rutupahu i ni’a i te tahi
tahua fa'ateiteihia. No tefa’atanotano i te ta’i
pahu, e ’imi te rutu pahu i te mau rave’a huru
rau, nô te fa’a’eta’eta i te ’iri ma’o, e-’o’omo
te
e ti’a roa ia te ta’ata
ato’a hia te tahi mau râ’au ri’i na roto i te mau
taura tâ’amu i te tino
pahu. I roto i te mau
ta’urua oro’a rarahi i ni’a i te marae, ia rutuhia
te pahu i te rima ’e te ta ’irira ’a to ’ere na
rotoroto-hia mai ai e te oto o te pu e fa’atupu
te reira i teputapü i roto i te
’a'au ’e e ’ohipa te
tupu ra. Te vai nei te pahu a te ari’i ’oia te
pahu rahi a te tavàna (te ra’atira) te vai nei te
pahu nui a te toa nana e fa’aitoito i te mau
aito i roto i te arora'a i ni’a anei i te fenua, i
ni’a anei i te moana; te vai ato'a nei te pahu
no te
’ori.
I teie tau, e mau pahu ’iri teie e hamanihia nei
’e ’aore ra e mau pahu punu. la tuea noa te
teitei e te tiametera ia fa ’aro ’ohia te ta ’i ’e te
’afarora’a. Eparahi noa te ta’ata ta’iri i raro, a
te punu i te râ’au, are’a te tahi rima ra
e ta’iri ia i te tahipae’au o te ’irifa’a’oto.
rutu ai
pahua voir Bénitier.
PAL Héros
légendaire de Tahiti, fils de
Rehia, chef de Tautira.
Orphelin à sa naissance, Pai fut confié par
sa mère au dieu *Taaroa qui l’éleva comme
son fils et en fit un redoutable guerrier.
C’est alors que Pai demanda à quitter la
demeure des dieux et à connaître la terre de
Tautira, y
retrouva sa mère, mais dut se soumettre à
l’épreuve que lui imposèrent les champions
du roi de Tautira, Taiihia. Provoqué en
duel sur un vaste champ clos, il mit tous ses
ses
ancêtres. Il fut conduit à
adversaires hors de combat en leur déco¬
chant des flèches avec son arc gigantesque,
consacré
sur
le *marae de Taaroa. La
*légende lui attribue deux autres exploits.
L’un consista à débarrasser Tautira des
deux sorcières qui terrorisaient le district.
Pai découvrit leur caverne à flanc de mon¬
tagne et arracha le bosquet depUrau qui en
protégeait l’entrée. Elles furent alors à sa
merci; il les tua, prit un os de leur bras et en
fit des pointes acérées pour armer la lance
qu’il se tailla dans un tronc d’arbre. Cette
lance lui permit de devenir un guerrier
réputé et d’aider le roi Taiihia à combattre
les tribus voisines.
II s’en servit aussi pour protéger Moorea
des entreprises de *Hiro. La nuit où celui-
ci et sa troupe de voleurs tentèrent de voler
Moorea, les dieux réveillèrent Pai. Il se
leva «et ayant revêtu sa ceinture, gravit la
colline *Tataa d’où la vue sur Moorea est
excellente et jeta sa lance qui, en un instant,
traversa la mer et perça un grand trou dans
le sommet, connu depuis sous le nom de
Mou’a puta (Montagne percée) ; conti¬
nuant son chemin comme un météore, la
Teuira *Henry), sur les *marae an’i. Elle
durait trois jours. Les deux premiers
étaient consacrés au nettoyage, au désher¬
bage et à la décoration du marae puis à la
longue énumération des dieux, en évitant
la moindre erreur, et à la purification des
dieux messagers au milieu des récits et des
chants. Le matin du troisième jour, une
procession solennelle apportait l’arche du
dieu tutélaire, du *fare ia manaùa jusqu’au
marae. Elle était suivie par les représen¬
tants de tous les autres marae portant leurs
propres dieux enveloppés de tapa. L’image
du dieu tutélaire était enfin débarrassée de
la profusion de plumes rouges et jaunes qui
l’entouraient et était étendue sur un lit fait
de toutes
*’ava’a.
ses
Les
enveloppes à l’intérieur du
représentants présentaient
alors leurs dieux inférieurs avec des offran¬
des d’*amulettes ura et de plumes. Finale¬
ment, les enveloppes de toutes les images
étaient échangées pour des nouvelles et les
images étaient placées sur la natte du dieu
tutélaire à l’intérieur du ’ava’a. Un cochon
sacré était offert. Les représentants quit¬
taient alors le marae avec leurs dieux res¬
pectifs. La cérémonie se poursuivait par
d’autres chants et sacrifices de cochons
avant le rangement du dieu principal et la
séparation de l’assemblée des prêtres. Elle
était close par un repas et des danses.
Voir aussi : représentation, ti’i, to’o.
►
pa’i atua. la au i te fa’a’itera’a a Teuira Henry i
roto i tana puta, e ’oro’a te pa’i atua nô roto i
te peu ha’amorira’a a te mâ'ohi i tahito Çoia
ho’i te hô’ë'’oro'a), te fa’atupuhia i ni’a i te mau
marae ari’i no te "ha’aputuputura’a ’e te
fa’a’itera’a mai i te mau atua”ato’a i mua i te
E toru mahana te maoro no te ’oro ’a
nuna ’a.
pa’i atua. Na mahana matamua epiti, ’ua
fa’ata’ahia ia nô te vaere ’e te tâmiïra’a i te
mahora o te marae, ’ei reira ato ’a e
fa ’a ’una ’una hia ai te marae, i mûri iho e
ha’amata i te ’apapa i te mau atua mai te
fa’ahape ’ore, e tâmSra’a ato’a te tupu no te
mau atua ri’iri’i
tei riro ’ei mau ve’a tono i roto
’e te mau parau fa ’ateni. I te
i te taime po ’ipo ’i, tei reira
te ’oro’a hanahana, e amohia te atua mai roto
i te mau pehepehe
toru o te mahana,
mai i te fare-ia-manaha e tae roa atu i ni’a i te
marae, e
mape’ehia ’oia e te mau ti’a no te tahi
atu mau marae
’e to ratou ato’a ra mau atua
tei virihia i roto i te tapa. la tapae i ni’a i te
’ei reira e vevetehia ai te tapo ’i o te
’ura ’e te
huruhuru re’are’a tei ti’a’atihia iana, e
marae,
atua marae, te mau huruhuru
lance arriva dans le sud de Raiatea et se
fa'ataravahia ’oia i ni’a i te hoôro’i huruhuru
ficha dans le sommet d’une colline qui a
manu,
toujours été échancrée depuis. La vibra¬
tion provoquée par la lance traversant
Moorea réveilla les volatiles, et de tous
côtés, les coqs se mirent à chanter, ce qui
incita les voleurs à s’en aller au plus vite»
(T. * Henry : “Tahiti aux Temps anciens”).
pa’i atua. Dans l’ancienne religion poly¬
nésienne, *cérémonie de “rassemblement
de déshabillage des ’''dieux” (selon
et
tu’uhia atu ai i roto i te ’ava’a. Ehaere
mai te tahi atu mau ti'a ’e to ratou mau atua
ri’iri’i epupu mai i te mau o.
Ireira ra, efa’a’ahupa’ato’ahia te mau atua
ri’iri’i i te ’ahu ’api, e ha’apaehia te ’ahu tahito,
tu’u hia atu ai i ni’a i te vauvau o te atua rahi i
’ava’a. Epua'a tepüpühia no le reira
’oro ’a. E fa ’aatea mai te mau ti’a i te marae ’e
roto i te
tô ratou mau atua. E haere noa te ’oro ’a i te
lupura’a ’e te mau pehepehe e fa’aro’o noa hia
ia te reira, ’oia ato ’a te fa ’atutiara ’a i te mau
pua ’a ’e tae roa atu i te taime e vaiihohia ai te
atua o te ’oro ’a i roto i tôna vaira ’afa ’ata ’a ’e
païen
lants. «Lorsque les indigènes se trouvaient
atu te nuna ’a i te mau tahu ’a.
Efa’ahope te ’oro’apa’i atua nâroto i te ho’ë
en péril en mer, ils croyaient que l’émana¬
tion de “^Laaroa les protégeait et que lors¬
tâmS 'ara ’a rahi ’e te mau ’ori e rave rahi.
qu’ils appelaient Taaroa à leur secours,
l’oiseau arrivait aussitôt et les accompa¬
païen, adj. et nom (fém. : païenne). Se dit
d’un *culte autre que le *christianisme et
des fidèles pratiquant ce culte. Les chré¬
en général ce terme aux
*religions polythéistes.
• Pour les premiers *missionnaires protes¬
tants et catholiques, il convenait de sauver
les Polynésiens du paganisme en leur
apportant l’Évangile. C’est ce que pensait
le R.P. Honoré *Laval qui se réjouissait en
1835 de voir les chrétiens de *Mangareva
échapper à une épidémie : «l’épidémie était
devenue plus générale, on eut dit que la
main de Dieu, comme jadis à Azot, à Accaron, et à Bethsamès, était sur les païens...
Pas un de nos chrétiens dans les quatre îles
ne tomba malade... tandis que les païens
opiniâtres, et ceux surtout qui ne voulaient
pas des soins du père Cyprien, mouraient
comme des mouches» (“Mémoires pour
servir à l’histoire de Mangareva”).
Voir aussi : polythéisme.
gnait en toute sécurité jusqu’à la terre. Ces
oiseaux n’étaient jamais touchés par leurs
adorateurs, mais à Tahiti où ils n’étaient
pas très sacrés, on utilisait les longues
plumes de leur queue pour décorer les cas¬
ques (parae) des guerriers et des chefs pleu¬
reurs». Teuira “''Henry (“Tahiti aux Temps
anciens”) appelle ainsi les *deuilleurs dont
le masque portait à son sommet un bou¬
quet rayonnant de longues plumes blan¬
ches à bout rouge provenant de la queue du
Paille-en-queue.
tiens réservent
►
Te parau ra te tahi
fenua i teie manu e mauroa te parauhia ra i te
tahi motu e petea, te parau ra te tahi mau
mauroa, petea, tava’e.
ta'ata e tava’e, taua manu nei a. E manu teatea
teie, tore ’ere’ere ai i ni’a i tona pererau. Tona
’aero, e 2 tau huruhuru roroa ’uo’uo maita’i
(teatea) e hope. E ’utu re’are’a ’e ’avae mai tô
ro’ohia ratou i te ’ati i tua, e ta’u ratou ia
Ta ’aroa te atua o te moana, ia tae te petea ia
’uafa’aro’ohia la ratou anira’a, e
arata’i te manu ia ratou i ni’a i te fenua papa
Paille-en-queue, nom masc. invar. Phae-
lepturus. A Tahiti, cet *Oiseau était
autrefois appelé mauroa et aujourd’hui
petea ou tava’e. Sa dénomination courante
est Paille-en-queue à crins blancs. On l’appelle aussi Phaéton.
Il s’agit d’un Oiseau de mer mesurant
ratou ra,
ton
‘
35 cm,
est jaune et ses pattes palmées,
courtes et
noires. Il niche dans les cavités des parois
volcaniques en montagne.
En mer, on peut le confondre avec le Pailleen-queue à brins rouges qui est plus grand,
blanc avec le bec et les plumes de la queue
rouges.
Paille en queue (petea)
maro.
’Aita te ta’ata e taparahi i teie manu, no te mea
eve’ana Ta ’aroa.
E ravehia te huruhuru petea, fa’a’una’una i te
pa rae o te mau heva. Epupâ ta ’ato ’a te
tamauhia i ni’a i to ratou mau ta’upo’o. E
huruhuru teatea maita’i e hi’u ’ute’ute.
entièrement blanc avec une barre
noire sur l’aile. Sa queue est prolongée par
deux longues *plumes blanches. Son bec
• Pour capturer ces
Oiseaux, on se servait
autrefois de glu, de filets ou de nœuds cou¬
’ere’ere no te ’au na te
’Uaparau te ma’ohi i te matamua ’e ia
te mo’ora, popoto,
moana.
pain, nom masc. Aliment fait d’une pâte
de farine, d’eau et de sel, additionnée d’un
ferment (levure). Cette pâte est pétrie et
mise en forme. Elle est cuite au four après
temps de repos qui permet au levain
d’agir.
On distingue de nombreuses variétés de
pain :
par leur composition ; pain complet, pain
de seigle, pain brioché, pain de mie, pain
azyme (sans levain), pain d’épices...
par leur forme: ficelle, baguette, petit
pain, pain de deux ou de cinq (livres), épi,
un
-
-
boule...
Polynésie, des aliments comparables
pain étaient et sont encore parfois pré¬
parés. Les matières paniflables sont la
fécule de *taro et le uto (matière spon¬
gieuse se formant dans les *noix de coco
germées). On peut aussi fabriquer du
faraoa ’ipo (pain coco) en faisant bouillir
de la farine dans de l’eau de coco. Enfin, si
le fruit de r*arbre à pain n’a rien à voir avec
du pain, Paul Pétard estime «qu’il peut le
remplacer comme aliment énergétique,
hydrocarboné, pourvu que sa pauvreté en
matières protéiques soit compensée par un
apport de viande ou de poisson» (“Plantes
utiles de Polynésie”).
Par analogie avec la forme du pain, on
• En
au
184
PALAIS
Pain. 1. Défournement des
parle de pain de glace, de pain de sucre.
S’emploie aussi dans les expressions:
gagner son pain : gagner sa vie ; avoir du
pain sur la planche : beaucoup de travail ;
pour une bouchée de pain : pour presque
rien.
Hom. : un *Pin ; formes du verbe peindre.
►
faraoa hopue (pane).
Te parau pane no roto
mai ia i te reo ratino. Nff te mau mitionare
peretane i fa ’a ’ohipa i teie parau i tô râtou tae
mâtâmuara’a mai i. Tahiti. I teie mahana, i
roto i te mau paroita
nô te mau etaretia, te
fa ’ahiti-noa-hia nei a teie ta’o.
Te parau faraoa, ’ua mâtau maita ’ihia te reira.
Hou ra a tapae ai i ni'a i te faraoa ta tatou e
amu
nei, te vai nei te tahi ta'a’ëra'a. E
parauhia le faraoa e amuhia nei ë, e faraoa
hopue: are’a râ, nô roto mai ’oia i te faraoa
Ota (teie te aura’a aita a i ’ama). Te
faraoa ota
’o te titona ia tei taviri hia, ta’aëatu ai te ota e
puehu i te mata’i ’e te mâ’a ’oia te faraoa ota.
Ei faraoa ota e oti ai te faraoa hopue. E
fa'arapuhia te faraoa ota ’e te miti papa'â 'e te
pape ’e te hopue. Efa’ataoto, ia mara’a te
hopue i mûri iho, hamani atu ai te huru nô te
faito ’e te hoho ’a ta ’oe i mana ’o nô ta ’oe
faraoa e hina ’aro.
pakalolo. Terme hawaïen désignant une
plante également connue sous le nom de
Cannabis, Haschish ou chanvre indien.
Importée de Hawaï, la culture clandestine
de pakalolo fournit la *drogue la plus
consommée en Polynésie. Ses feuilles et ses
fleurs sont le plus souvent roulées en ciga¬
rettes et fumées. Leur récolte, sous le cou¬
vert végétal ou dans des jardins retirés,
baguettes à la boulangerie de la
Fautaua (Papeete). 2. Porteuses de
pain à Haapiti (Moorea). 3. “Pains
coco". 4. Pain de mie (“pain
peretani”).
alimente un commerce sévèrement répri¬
mé. En 1986, la gendarmerie estimait à
6000 le nombre de consommateurs de
pakalolo en Polynésie française.
palais, nom
masc. Résidence vaste et
luxueuse appartenant à un souverain, à
personne de haut rang ou fortunée.
Grand édifice public abritant une adminis¬
tration : un palais de *justice par exemple.
une
• Palais du gouverneur.
A l’emplacement
résidence du haut*commissaire s’élevait une vaste maison à
de
l’actuelle
plant de pakalolo
ancien palais du gouverneur,
place Tarahoi
te aora'i tahito o te Tavana Rahi
i Tarahoi
I Porinetia, te vai nei te tahi mau ma’a tei au
mai te faraoa : mai te tara, te uto. Te hâmani
ato’a-hia nei te faraoa ipo.
E tunuhia te ipo ’e te pape ha ’ari (i roto i te
pani). Te ’uru, ’ua fa’a’ite ’o Pétard e "e mono
ato’a te ’uru i te faraoa, noa atu e ’ere i le ma’a
horo ’a ito, e tauturuhia ra ’oia nâ roto i te
’amura’a i te Va ’ei ina’i".
'Va rau ’e ’ua rau huru faraoa. Tona mau huru
hoho'a ’e te hamanira’a ia ralou e horo’ahia ai
to ratou mau i’oa.
Te vai nei ra te tahi mau fa ’aaura ’a parau ta te
papa ’a.
E fa’a’ohipa râtou i teie ta’o e faraoa : mai te
’imira’a i te rave’a e ora ai, (e amu ai i te
faraoa): ia rahi roa te ’ohipa a le tahi ta’ata,
teie ia ta te papa’â e parau nei e (e faraoa tâna
i ni’a i te ’iri faraoa): te tahi ia ’ore ia ho’ona te
taime, e parauhia ia (e marna faraoa nei).
185
PALANGRE
étage, entourée de vérandas, aérée par
de nombreuses portes-fenêtres. Ce “palais”
un
territoriale.
pièces détachées. Le bois de chêne dont il
était fait a résisté pendant 120 ans aux
intempéries et aux parasites, mais son
esthétique ne répondant plus aux canons
des années 1960, le gouverneur Jean
buccale.
Sicurani décida de le faire abattre et de le
remplacer par une construction plus vaste,
de style néo-polynésien.
• Palais de la reine. Vers 1857, la reine
*Pomare IV souhaita
renoncer
à la vie
qu’elle menait entre ses modestes
résidences de *Paofai, *Papaoa et *Motu
Uta. Il fut décidé qu’un palais serait cons¬
truit à l’aide de matériaux livrés par les
errante
districts et des fonds d’une Caisse alimen¬
tée par une taxe de 1 à 2 francs par sujet.
Les travaux commencèrent en 1860 mais,
la famille royale dilapidant les fonds reçus
règlements de dettes de jeu, les
travaux traînèrent en longueur. En 1865, le
gros oeuvre fut terminé «et certaines mani¬
en fêtes et en
festations
comme
eurent
son
rez-de-chaussée
cadre. Le sens décoratif des Tahi¬
tiens, leurs fleurs, leurs palmes, leurs guir¬
landes suffisaient pour transformer des
murs nus en salle des fêtes
et de brillantes
réceptions s’y déroulèrent» (P. O’Reilly :
“Tahiti au Temps de la reine Pômare”). La
construction et l’aménagement intérieur
furent achevés en 1883: le bâtiment était
entièrement en bois avec un étage entouré
d’un balcon à balustrade, et surmonté d’un
octogonal orné d’une horloge.
années après la mort de
Pômare V, le palais revint à la colonie. Des
belvédère
Quelques
de réfection furent entrepris en
1938 pour que le bâtiment puisse accueillir
travaux
divers services administratifs
te aora’i o te ari'i vahiné
l’abattre.
(*Affaires
économiques, Trésor...) mais, trente ans
plus tard, il était à nouveau parasité et il
Sur
son
emplacement
furent construits les locaux de l’Assemblée
avait été entièrement conçu et préfabriqué
à Paris puis expédié en 1847 à Papeete en
palais de la reine
fallut
Autre sens : partie supérieure de la cavité
Hom. : palet (nom masc.).
►
aora’i. Nâ ni'a noa i te fa’ahitira’a parau e ta’a
’e te ra’i, nôreira teie alu râ tôha
fa 'aeara 'a ’oa’oa ’e te hanahana. Te
atua ana’e tefatu mau no te reira, are’a ra, ’ua
parauhia te nohora’a o te hof ta’ata ti’ara’a
leitei, te hôe ta’ata tao’a rahi (faufa’a rahi) e
te parau ao
aura 'a e
aora’i tona.
Te aora’i o te Tavana Rahi :
te vahi e ti’ahia
tefare o te Tomitera teitei i reira te ti’ara’a
te fare o te Tavana Rahi i muta’a ra, e taupe’e
ha’a'ati to tauafare ra.
Nô Tarant roa mai te tauiha’a o teie fare
(aora’i) no te hamani iana. I te matahiti 1847, i
tae mai ai te mau ’apa ’apa o te aora ’i ra, ’ua
rae'a 120 matahiti teie fare. Te huhu ’e te pë,
ra i
tei ha’amata i ni’a iana, nô reira ’oia i vâvahi
roa hia ai i te matahiti 1960.
'0 Jean Sicurani
ia le tavana rahi i taua tau ra, no te mono mai
i te hô'ëfarefa’ati’ara’a ma’ohi, e huru rahi
ato ’a atu a.
Te aora’i o te ari’i vahiné : i te tau no te ari’i
vahiné PômareIV, ’ua fa’ati’a ’oia i te hô'ë
aora ’i nôna, ’ei fa ’aeara ’a nona o te mahara ’a
ïa, te vai ra te tahi fa’aeara’a i Pa’ofa’i, te tahi i
Papa’oa (Arue) e hôëi Motu-Uta. Na roto i te
fa ’atutera ’a i te mau mata ’eina ’a i noa ’a ai te
faufa’a no te fa’ati’a i taua aora’i ra.
Ha ’amatahia te hamanira ’a i te matahiti 1860,
’ua oti mai te fare i te matahiti 1883. E fare iri
teie aora ’i, te ta ’ato ’a te tino fare e ra ’au ana ’e
ia.
Tau matahiti i mûri a’e i tepohera’a te ari’i
Pômare V, ’ua riro atu teie aora ’i i te hau, ’e ua
tata'ihia i te matahiti 1938 riro mai nei e pu
’ohipa nâ te Hau. E toru ahuru (30) matahiti i
mûri mai, ’ua pe roa teie fare, vavahihia atu
ra.
I teie mahana, te ti’a nei i te vahi o teie
aora’i nô te ari’i vahiné Pômare IV, te fare
’Apo’ora’a rahi o tefenua.
palangre, nom fém. Longue corde main¬
tenue à la surface de l’eau par des bouées et
long de laquelle pendent des lignes
Une palangre peut
atteindre plusieurs kilomètres de longueur ;
on l’utilise surtout pour la *pêche aux
thons et on la dévide à partir d’un navire
palangrier.
le
munies d’*hameçons.
PALAU ou Palaos ou Belau. Archipel du
groupe ouest des îles *Carolines. Il est
formé de 200 îles égrenées sur 640 km du
nord au sud et totalisant 460 km^. La plus
Babelthuap (397 km^), mais la
capitale a été fondée sur la petite île voisine
de Koror. La population s’élevait à 12 116
vaste est
habitants en 1980.
Les *phosphates de Hle d’Angaur ont fait
l’objet d’une exploitation intensive de 1909
à 1954, en particulier durant l’occupation
japonaise. Le gisement est actuellement
épuisé et l’on s’intéresse désormais aux
réserves de bauxite de Babelthuap. L’ar-
186
PALMIER
chipel s’efforce de régénérer sa cocoteraie
et de développer ses pêcheries avec l’aide
du Japon.
Palau constitue une République semiindépendante associée aux États-Unis
depuis 1980.
-
les Avicennia,
On trouve des Palétuviers dans les vasières
de la presquJle de Tahiti.
PALLISER
*Tuamotu
Paléolithique, nom masc. Période la plus
ancienne de la *Préhistoire. Ce terme, créé
1865, désignait à
l’origine des stades techniques de l’évolu¬
tion de l’Humanité. Au Paléolithique,
“*âge de la pierre taillée”, succéda le
^Néolithique, “âge de la pierre polie”. Ces
termes ont été utilisés pour désigner les
éléments de la vie économique.
•
Les hommes chassaient, pêchaient,
mangeaient des plantes sauvages et
menaient une vie nomade. Ils fabriquaient
des outils de silex ou de pierres dures de
plus en plus perfectionnés. Au Paléolithi¬
que supérieur, des activités de caractère
esthétique se développèrent. Ils impliquè¬
par
J. Lubbock
en
rent l’utilisation de colorants et débouchè¬
rent sur les peintures et les gravures rupes-
qui donnent des forma¬
tions buissonnantes.
(îles). Groupe d’*atolls des
du
Nord-Ouest
comprenant
*Arutua, *Apataki et *Kaukura. Ce nom
leur a été donné en avril 1774 par J. *Cook
qui voulait ainsi rendre hommage à son
ami et bienfaiteur Lord Hugh Palliser,
contrôleur de la marine royale britannique.
palme, nom fém. Feuille d’un *Palmier
{*ni'au). Matière grasse extraite du fruit
d’un palmier et utilisée dans la fabrication
savon (huile de palme ou beurre de
palme).
Insigne de distinction honorifique (palmes
académiques).
On appelle aussi ainsi les palettes en caout¬
chouc que l’on chausse pour nager plus vite
sur l’eau et en plongée (tahitien : repé).
Hom. : un palme : ancienne unité de mesure
du
Italie.
tres ainsi que sur la
en
8000 avant J.-C.
Palmier, nom masc. Arbre *monocotylédone de la famille des Palmacées. Caracté¬
fabrication d’objets de
parure. Le Paléolithique se termina vers
En Polynésie, faute de *métal, les pierres
polies et les pierres taillées furent utilisées
jusqu’à l’arrivée des Européens. Cepen¬
dant, les historiens se refusent à parler de
Paléolithique polynésien pour éviter des
assimilations hasardeuses.
paléontologie, nom fém. Science qui étu¬
die les êtres vivants ayant existé sur Terre
avant la période historique, par l’analyse
des *fossiles, des restes d’animaux ou de
plantes. Elle permet de déterminer les
espèces animales ou végétales qui ont peu¬
plé la Terre depuis l’apparition de la vie et
de suivre leur évolution. Elle aide à définir
le climat de la période au cours de laquelle
les espèces animales et végétales ont vécu,
indigène des îles Palliser
(dessin de Michaïloff)
des feuilles très découpées, les
*palmes, il est souvent constitué par un
long stipe (tronc) atteignant parfois deux
mètres de diamètre, terminé par une touffe
de feuilles. Certaines espèces présentent
l’aspect de lianes donnant, après traite¬
ment, le rotin utilisé en *vannerie. Ce sont
des plantes monoïques ; les fleurs mâles et
femelles sont séparées. Leur pollinisation
est réalisée par les Insectes (entomophilie)
ou par le vent (anémophilie) et parfois par
risé par
l’Homme.
Les Palmiers ont une grande importance
sur le
caux.
plan économique dans les pays tropi¬
Du *Cocotier {Cocos nuciferd) est
donc leur environnement.
Palétuvier, nom masc. On l’appelle aussi
Manglier. Arbre de taille petite à moyenne
correspondant à plusieurs genres et carac¬
térisé par des racines en échasses (un peu
comme les
*Pandanus). On le trouve dans
les *mangroves, formations littorales cons¬
tituées par des alluvions et vases salifères
recouvertes à marée haute. Ses racines
échasses lui permettent de se maintenir
dans ce milieu instable.
On distingue principalement :
les Palétuviers proprement dits du genre
-
Rhizophora qui se trouvent dans la zone la
plus éloignée de la côte ;
les Palétuviers rouges du genre Bruguiera ; ils possèdent des pneumatophores
qui évitent l’asphyxie des racines. Ils pous¬
-
sent sur des vases mieux consolidées ;
Palmiers. 1. Palmier endémique de
Makatea (Pritchardia
vuylstekeana). 2. Palmier des
Marquises (Pelagodoxa
henryana).
187
tiré le *coprah dont on extrait de r*huüe et
grossière dont on fait des tapis et
des paillassons. Le Palmier dattier {Phoe¬
une fibre
nix dactylifera) donne les dattes, le Palmier
à huile {Elaeis guineensis) l’huile de palme
et le Raphia des fibres.
•Palmier des Marquises. Pelagodoxa hen-
ryana. Arbre de la famille des Palmacées,
♦endémique des îles Marquises. On le
trouve plus précisément dans Hle de *Nuku
Hiva, au fond de la vallée de Taipivai. Il est
des palmes entières non
découpées et on le classe parmi les plantes
les plus rares au monde.
Autre sens : petit gâteau de pâte feuilletée.
caractérisé par
Palourde, nom fém. Asaphis deflorata ou
Asaphis violasceus. Tahitien: ’ahi ou ohi.
Mollusque *bivalve comestible présent
dans tous les archipels de Polynésie, de la
famille des Psammobidés. Ses valves sont
généralement ovales et portent des stries
concentriques ou radiales. La Palourde vit
enfouie dans le sable corallien ou volcani¬
que et mesure de 5 à 8 cm de long.
La pêche traditionnelle à la Palourde
consiste, après avoir repéré sur le sable le
petit orifice par lequel elle respire, à intro¬
duire une nervure de ni’au dans le conduit.
A son contact, la coquille entrouverte de
l’animal se referme en le piégeant.
En France, les Palourdes sont représentées
par une
autre espèce. Tapes decussatus,
également appelée Clovisse. La famille des
Psammobidés comprend une centaine
d’espèces dans le monde.
premiers
versants dominant la partie orientale de la
PAMATAI. Nom donné
aux
de *Faaa. La
zone
commune
basse est
occupée par des habitations modestes, quel¬
ques *bidonvilles et un *lotissement de la
Socredo. Plus haut, le peuplement est
moins dense et l’habitat plus cossu. La
route de Pamatai part du virage du ♦flam¬
boyant et serpente au milieu des quartiers
résidentiels sur 4,5 km.
Elle mène
aux
laboratoires de géophysique de
l’O.R.S.T.O.M. et du C.E.A.
(Georges Tetua). Homme
politique et ancien ♦maire de Papeete.
Georges Pambrun est né aux Marquises le
17juin 1906. Préparateur en pharmacie, il
travailla à la pharmacie de l’hôpital de
Papeete de 1923 à 1927, avant d’entrer à la
pharmacie civile Le Brazidec, rachetée plus
tard par H. Jacquier (1932), et à laquelle il
collabora jusqu’en 1977. Georges Tetua
PAMBRUN
Pambrun fut conseiller territorial à !’♦ As¬
semblée représentative de
1945 à 1953 et
conseiller de gouvernement en 1961. Il
compta également parmi les fondateurs du
♦E’a Api. Cependant, l’essentiel de son
action concerna la ville de Papeete. Entré
Georges Pambrun
*conseil municipal en 1935, il devint
premier adjoint au maire Alfred ♦Poroi
(son beau-frère) en 1946 et le demeura
pendant 17 ans. En 1963, en désaccord
avec la façon dont le maire administrait la
♦commune, il démissionna du conseil
municipal. Il enleva la mairie en 1966 et fut
réélu aisément en 1971, avant d’être à son
tour battu par Jean ♦Juventin, en 1977. Les
onze années du mandat de Georges Pam¬
brun furent marquées par l’achèvement du
au
boulevard du ♦front de mer, le percement
de l’avenue du Prince ♦Hinoi, la couver¬
ture de la ♦Papeava et l’aménagement
du
Pont de l’Est et de la rue des Remparts... Il
fallut également faire face
à l’afflux des
insulaires sur Papeete et envisager la cons¬
truction de logements sociaux. D’autre
part, la pénurie d’eau potable nécessita des
travaux de captage dans la vallée de la
♦Fautaua. Une usine d’incinération des
ménagères fut également cons¬
♦Tipaerui,
ainsi qu’une presse à ferrailles et une usine
de brûlage d’huiles usées. Afin de faciliter
le stationnement dans le centre ville, on
installa des parcmètres, fort inefficaces au
demeurant... Homme modéré, Georges
Tetua Pambrun se tint le plus souvent à
l’écart de la vie politique locale. Ses sympa¬
thies pour le E’a Api et le ♦Front Uni ne
l’empêchaient pas de demeurer méfiant â
l’égard de J. ♦Teariki et de l’autonomisme.
ordures
truite au fond de la vallée de
Son scepticisme put passer pour un man¬
que de fermeté et lui coûta les élections de
1977. Depuis cet échec, G. Pambrun vit
retiré à Punaauia, au milieu des siens.
Pamplemoussier, nommasc. Citrusdecu-
mana. Tahitien : tumu
’ânanipopa’â. Arbre
fruitier de la famille des Rutacées.
• James *Cook en avait déjà planté en
Polynésie au cours de son troisième et der¬
nier voyage, mais les fruits étaient si amers
PANDANUS
américain reprit l’idée de F. de Lesseps et
termina les travaux en 1914.
Le canal mesure 79,6 km de longueur. Il
comprend six écluses construites aux deux
points d’entrée, à Gatun, Pedro Miguel et
Miraflores. La zone du canal, administrée
par les États-Unis, s’étend sur 16 km de
part et d’autre de la voie d’eau.
L’ouverture du canal de Panama permit à
la Polynésie d’entretenir des relations plus
fréquentes et plus rapides avec la Métro¬
pole. Si l’acheminement du courrier s’en
trouva immédiatement amélioré, les flux
commerciaux restèrent modestes jusqu’en
1922 en raison de la guerre et de la crise
économique qu’elle engendra. Par la suite,
la part du commerce extérieur que les
*
Établissements français de l’Océanie réa¬
lisaient avec la France ne cessa de croître.
De 15 % en 1913, elle passa à 35 % en 1926
et à 50 % dès 1938.
Panama : les écluses de Miraflores
Pamplemoussier (tumu ’anani popa'a) et
Pamplemousses Sarawak à maturité
qu’ils n’eurent aucun succès auprès de la
population.
C’est la variété Sarawak, originaire du
Sud-Est asiatique et introduite par Harrison *Smith en 1930, qui est la plus répan¬
due en Polynésie.
La production de ce fruit progresse (104,6
tonnes en 1985), ce qui permet d’alimenter
l’usine de “''jus de fruits de Moorea et éga¬
lement le marché de l’exportation.
pana. Outil formé d’un manche court et
d’une lame de fer courbe et étroite. Il per¬
met, par un mouvement tournant du poi¬
gnet, de séparer l’amande de la coque de la
*noix de coco. Lors des concours de prépa¬
ration du *coprah organisés au cours du
*Heiva i Tahiti, les concurrents décorti¬
quent des noix de coco en maniant un pana
avec une étonnante dextérité.
PANAMA. *Isthme d’* Amérique centrale
qui a donné son nom à un pays indépen¬
dant depuis 1903.
Il fut colonisé par les Espagnols en 1510
mais ne fut traversé qu’en 1513 par Vasco
Nunez de *Balboa. C’est après la *ruée vers
l’or en Californie ( 1848) et avec le dévelop¬
pement accéléré des échanges entre la côte
ouest et la côte est des États-Unis que les
Américains prirent conscience de l’impor¬
tance stratégique de cet isthme.
• canal de Panama. En 1881, Ferdinand de
*Lesseps avait fondé une compagnie qui
devait financer le percement d’un canal
transocéanique. Des détournements de
fonds provoquèrent la banqueroute de la
compagnie en 1888 et un scandale d’autant
plus retentissant que des hommes politi¬
ques y avaient été mêlés. Le gouvernement
Pandanus, nom masc. Pandanus odoratissimus. Tahitien ; far a. Plante autochtone
de la famille des Pandanacées qui pousse
sur
les *atolls et dans les îles hautes, en
bord de mer, en plaine et jusqu’à 1 000 m
d’altitude. Ses racines éehasses s’écartent
du tronc obliquement et lui assurent une
assise très stable. Ses rameaux portent à
leur extrémité un bouquet de feuilles très
allongées atteignant 2 m de long et souvent
épineuses. Les spécimens dé bord de mer
atteignent des dimensions plus grandes
(7 m) que ceux rencontrés en montagne.
On distingue plusieurs variétés dont le fara
*pae’ore aux feuilles longues, minces et
sans épines et le fara pe’ue aux longues
feuilles souples utilisées pour la eonfection
des nattes. Les fleurs mâles et femelles du
décorticage d’une noix de coco
à l’aide d’un pana
Pandanus sont portées par des pieds diffé¬
Les fleurs mâles sont appelées
*hinano et sont constituées par un long épi
de 60 à 80 cm de long (spadice) portant de
rents.
longues bractées blanches ou jaunâtres
(spathes) très odorantes, à la base des¬
quelles on trouve de nombreuses étamines.
Les fleurs femelles sont formées d’un grand
189
PANDORA
Pandanus. 1. Pieds de Pandanus
Agglomération de
drupes constituant le fruit
composé ou syncarpe.
3. Préparation des fruits à la pulpe
tectorius. 2.
comestible. 4. Récolte des feuilles
de pandanus. 5.
Plantation de
pandanus inerme à Rimatara.
6. Lissage des feuilles pour leur
usage artisanal. 7. Déchargement
des bottes de pandanus sur les
quais de Papeete. 8. Éventail
marquisien. 9. Tressage d’un
chapeau à l’aide de fibres
blanchies par dessiccation.
10. Tressage d’une cordelette à
Lia Pou. 11. Fabrication depe’ue à
Raivavae.12. Paniers de pandanus.
13. Pirogue ancienne à voile de
pandanus (dessin de J. Webber).
190
PAOFAI
nombre de pistils réunis autour d’un axe.
Le fruit est composé et ressemble de loin à
un
ananas.
Il est de couleur rouge vif à
maturité. Chaque fruit est constitué par
une
amande entourée d’une pulpe
comestible.
• Le Pandanus est, après le *Cocotier,
l’Arbre le plus utile de l’Océanie. Les
feuilles tressées servent encore à confec¬
tionner la couverture des habitations, plus
étanche, plus belle et plus durable que la
toiture en *ni’au. Les feuilles lissées, enrou¬
lées en liasse, donnent la matière première
de nombreux *nattages et *tressages :
pirogues, *pe'ue, *chapeaux,
*paniers, *éventails. Cet artisanat est toujours vivace, notamment aux îles
voiles de
Australes.
nô tôrâtou mau pahi, mau va’a no te tere i te
vahi atea.
I te Tuamotu ’e i Matuila, e rave ato ’a hia te
ma’a fara ’ei hamani ’ava ta’ero na te reira
nuna ’a
ta ’ata.
I te mau fenua ato ’a o Porinetia, e rave te
i te ma ’afara no te hamani hei. Are ’a i
Matuita, te vai nei te hô'ë huru fara ta ratou e
nuna ’a
parau na e ha’akua, e fara tapu, e hamani
ratou i te hei ’e te ha’akua no tefa’a’ahu ia i te
tiki.
I te pae no te rapa ’aura’a ma’i, e rave hia te
a’a fara (te parauhia e urefara) te ohifara (te
parauhia e piri pae’ore), le ma’a fara. E mau
maita’i e rave rahi to roto i teie ra’au tupu,
riro ’ei fana ’ora ’a no te nuna ’a ma ’ohi.
’ua
Pandora voir Edwards (Edward).
Les fruits du Pandanus étaient à la base de
l’alimentation des habitants des atolls. Ils
étaient consommés crus ou cuits au four de
terre. Aux Marquises et aux Tuamotu,
la
pulpe servait à préparer une boisson fer¬
mentée avec laquelle les indigènes s’eni¬
vraient. Les fruits, d’un beau coloris rouge
ou jaune vif, entraient également dans la
confection de *couronnes et de guirlandes.
Aux Marquises, ceux qui provenaient de la
variété haa kua étaient tapu : ces guir¬
landes étaient strictement réservées à la
décoration des *tiki. Enfin, le suc du fruit
et la sève étaient réputés pour leurs vertus
médicinales, notamment dans le traitement
des lymphangites et des maux d’oreille.
►
fara. la fa’ahilihia te parau fara, e ’ohie te ’ite
ë’o te hô'ë ia tumu râ’au riô te fenua nei
(Porinetia). E tupu ’oia nâni'a i te motu ’e ’oia
ato’a i te mau motu teitei: tei te mau vahi
ato’a teie râ'au. Tôna mau a’a’ ’e au ia i te
rare, mea ha ’ama ’a ta ’ao ’ao ai nâ te reira e
tape 'a tamau maita ’i iana. Tona mau ama 'a, e i
roa ia i te rau tei parauhia e raufara. Te vai nei
te lahi mau raufara e tae’a i te hitu metera te
roa te rau.
’Ua rau huru fara.
Te fara pae ’ore : e rau roro ’a maita ’i tona
’e
’aita tôna e tara, le vai nei te fara pe ’ue e rau
’aifaito maita'i ra, mai te
hi ’u ’e tae atu i le tumu e ravehia ei rara ’a
roroa maita’i, mea
pe ’ue.
Te vai ato’a nei te fara ha’a, mea ruperupe
maita’i tona mau ’ama’a i te rau urupu maita’i.
Te vai ato’a ra i ni ’a i te mau motu te mau
tumu fara
’ei ’ofa’ara’a no te manu.
E piti huru fara : te fara ’otane ’e te fara
’ovahine. Te fara ’otane : e horo ’a mai ’oia i te
pua hinano no’ano’a (te ma’a o te fara). I
muta’a ra, i ’amuhia na te fara.
Te fara
’e te tumu ha’ari, tau ra’au maitata’i no
te orara’a o te nuna’a i Oteania.
E patiahia te raufara nô te
hâmani i te tapo ’i
fare, are’a le ni’au e ha’unehia ia ’ei hamani
paua tapo’i fare (ei ato fare).
Nô te hâmani i le peue, te taupo’o te ’ete, te
tahirihiri, e ravehia te pae’ore. E tSpü i te
pae’ore (te rau o te fara) e taua’i i le mata’i ia
maemae, tara’i atu ai i te mahana, ia maro e
pipita (’oia ho’i epotaro ha’amenemene) no te
fa ’aherehere. E tao ’a maita ’i te pae ’ore no te
’ohipa rima ’i.
E hâmani na te ma’ohi i te paua pae’ore ei ’ie
PANGO-PANGO (s’écrit habituellement
Pago-Pago). Capitale de l’archipel des
*Samoa américaines. Le centre de
l’ag¬
glomération est situé à l’entrée ouest d’une
baie magnifique de Hle de Tutuila. L’es¬
pace construit s’allonge sur plusieurs kilo¬
mètres et comprend deux zones d’activités
principales. Sur la rive ouest sont concen¬
trées les fonctions tertiaires : bureaux du
gouvernement, écoles, commerces, hôtel
international Rainmaker. A l’est s’éten¬
dent les bâtiments des deux grandes con¬
serveries de poisson fondées en 1954 et
1963 : Van Camp et Star Quist, séparées
par l’usine de boîtes de conserves
can
Can. La flottille des
Ameri¬
thoniers japo¬
nais, coréens et formosans partage le plan
d ’eau avec quelques bâtiments delà marine
américaine. L’agglomération
comptait 2 500 habitants en 1980.
militaire
panier, nom masc. Corbeille de *vannerie
servant à transporter les provisions. Terme
général en tahitien : ’ete.
• Le panier le plus courant en Polynésie
était tressé à partir d’une *palme de *cocotier. La réalisation d’un *ha’ape’e ne
demandait que quelques minutes. Il est
toujours confectionné de nos jours dans les
atolls et les districts où les cocotiers sont
abondants.
Les palmes de cocotier peuvent être nattées
(rara’a) de 10 manières différentes et per¬
de
paniers. Les paniers ha’ape'e grâce à leur
grande contenance servaient au transport
des fruits. Ils sont consolidés par des
lanières d’écorce de *pUrau qui servent éga¬
lement de poignées. Les ’ô’ini sont des
paniers plus petits et plus légers, tressés en
damier, tandis que les ora iri sont tressés en
mettre la confection de plusieurs types
diagonale.
PAOFAI A MANU A (fin XVIIP-1842).
Autre nom: Upaparu. Notable du district
de *Tiarei et frère du grand chef *Hitoti.
Pae’ore. 1. Tumu pae'ore.
2. Ha’apu'era'a ma’a iti o tei riro
mâ'a mau. 3. Fa’aineinera’a o te
mau ma’a e nehenehe e ’amu.
’ei
4. ’Ohira’a i te mau rau'ere pae’ore.
5. Tanura’a i te tumu pae’ore i
Rimatara. 6. Ha’amaninara'a o te
mau
rau’ere no te ’ohipa rima’i.
7. Hurira’a i uta o te mau pipita
pae'ore i ni’a i te uahij nô Papeete.
8. Tahirihiri nu’uhiva. 9. Ha'unera’a
taupo’o i te mau roherohe o tei
la’auouo hia nâ roto i te rave’a
tara’i. 10. Ha’unera’a o te taura i
Ua Pou. 11. Ha’unera’a pe'ue i
Raivavae. 12. Eté pae’ore. 13. Va’a
’e tôna i’e pae'ore.
191
PAO PAO
Après avoir fait partie de la coalition qui
obligea *PomareII à s’exiler vers Moorea
en 1808, Paofai se convertit à la religion
chrétienne puis combattit aux côtés de son
magnifique qui occupe le centre du dis¬
trict ; on le retrouve aux Samoa avec
’''Pango Pango qui désigne le même genre
ancien adversaire lors de l’affrontement de
de site.
“'’Fe’i Pi (1815). Il devint ensuite le secré¬
Pao Pao est l’un des principaux centres
économiques de Hle. La population (1 914
habitants en 1983) s’est livrée à une mise en
taire particulier du roi, fut nommé *to’ohitu (juge) de Tiarei puis président de la
Haute cour tahitienne. Allié de *Tati dont
il subissait l’ascendant, il s’opposa à la
reine *PomareIV qui soutenait l’hérésie
*Mamaiaen 1831. Paofai se montra favo¬
rable
Paofai a Manua
creusé”. Ce terme s’applique bien à la baie
aux
missionnaires
catholiques dès
leur arrivée en 1836 et, lors de la demande
de *protectorat à la France par l’assemblée
•
valeur intensive du bassin intérieur de Hle.
La *vanille
a
fait sa prospérité jusqu’en
1970, puis elle a été remplacée par la cul¬
ture de 1’* ananas, le *maraîchage, l’arbori¬
culture (*orangers, mandariniers) et Incul¬
vivriers comme le *taro et
les *bananiers. Sur les versants orientaux
ture des produits
des chefs tahitiens, il adressa une lettre per¬
de la baie, le Service de l’Économie rurale a
adhérer à cet acte. Paofai mourut à Tiarei à
tas et en essences rares comme le *santal et
la fin de l’année 1842.
le *tou. Les activités tertiaires se sont mul¬
►
tipliées : l’hôtellerie (hôtels Bail Hai, Ibis,
Kaveka), la restauration, le commerce. Un
collège accueille les élèves de la moitié
sonnelle à l’amiral *Dupetit-Thouars pour
PAOFA’I A MANUA (Upaparu). E ta’ata
rahi ’o
'Upaparu no Ti'arei, e tua’ane no te
tavana ra
atu ia
’o Hitoti. I mûri a'e i tona amuira’a
Pômare II, i tuaruhia ai i Mo ’orea i te
entrepris le *reboisement en *pins, *falca-
nord-Ouest de Moorea.
matahiti 1808, ’ua fâriu ’o Pa’ofai i te
ha'apa 'or a 'a teretetiano ’e ’ua aro i roto te
tama’i Fe'i-Pi i te matahiti 1815. ’Ua riro ’ei
papa’i parau no te ari’i ’e e to’ohitu no Ti’arei,
riro mai nei eiperetiteni no te ha’avara’a
ma’ohi. lafa’aau ’oia i teparau ’e ’o Tati, riro
atu ra ’oia ’ei aito puai no te 'aro i te ari’i
vahiné Pômare IV no te tina ’i i te peu Mamaia
tei turu papuhia e Pômare IV i te matahiti
1831.
’Ua jari’i ’o Paofa’i i le mau mitionare tatorita
i to ratou taera’a mai i te matahiti 1836 ’e i te
anira ’ahia te hau tamaru ’e te mau tavana
ma’ohi, ’ua papa’i roa atu ’oia iho i te rata ia
Dupetit-Thouars no tona jari’ira’a i taua
’ohipa ra. I Tiarei tonapohera’a i te matahiti
1842.
papa’a voir popa’a.
papae. Poisson de la famille des Labridés
et des genres Cheilinus et Épibulus. Les
papae possèdent, comme le Poisson Napo-
(*mara), des lèvres épaisses et une
denture comportant de nombreuses dents
léon
coniques souvent de couleur verte ou bleue.
On distingue le Labre maori trilobé {papae
mara), de couleur gris brun et mesurant 25
à 30 cm de long. Il est strié verticalement de
lignes rouges et d’une bande blanche à la
naissance de la queue.
PAO PAO ou Paopao. Agglomération
située au fond de la *baie de Cook à *Moorea. Nom porté par la section de *comPaopao : à gauche, les
complexes hôteliers Ibis et
Bail Hai ; au fond, l'agglomération
baie de
englobant la baie et l’amphithéâtre
montagneux qui l’entoure. Pao Pao signi¬
mune
fie
probablement “lieu profondément
papae
Le Labre maori ressemble
au
précédent
par la forme mais il est de teinte verdâtre et
porte de nombreux points blancs et jaunes.
Le Labre au long museau {papae uturoa)
est caractérisé par une bouche protractile
qui peut s’allonger et se projeter en avant,
ce qui lui est bien utile pour capturer cer¬
taines proies enfouies dans le sable.
Les papae se rencontrent entre 5 et 20 mè¬
tres de profondeur, nageant entre les pâtés
de coraux et fouillant le sable à la recherche
de Mollusques, Crustacés et Poissons. On
peut les capturer à la pêche au vif avec un
*
’ôuma comme appât. Ces Poissons sont
parfois appelés des Vieilles car ils ont un
type d’écailles et une qualité de chair très
semblables à ceux des Vieilles de France.
192
PAPARA
papahia. Table en bois, taillée d’une seule
pièce avec quatre pieds massifs. On l’utili¬
sait autrefois dans les îles de la Société et
Australes pour écraser, broyer et
malaxer des racines ou des fruits afin d’ob¬
aux
pâte, base de nombreux mets
polynésiens. C’est ainsi que l’on obtient la
po ’i ou la *pôpoi, à partir de ’uru frais et
d’un peu de ’uru fermenté {*mahi). D’au¬
tres pâtes sont faites avec du tara, des
bananes où des Je’i. Les tables à piler sont
tenir
une
encore, utilisées
aux
Australes où on les
appelle tu’i raro.
Lieu-dit
PAPAOA.
de
la
commune
(Tahiti) situé aux environs du
P.K. 5. Sur cet ancien domaine de la
d’*Arue
famille *Pomare, avait été construite une
1818. Elle mesurait
240 m de longueur et comportait 183 fenê¬
tres, 29 portes et trois chaires où trois pas¬
teurs pouvaient officier simultanément. Le
temple actuel date de 1902 et occupe l’em¬
placement de cet édifice qui avait été
immense chapelle en
construit en matériaux végétaux.
De l’autre côté de la route se trouve la
*source de la reine Pômare IV, exploitée
par la société Caudèle qui en distribue l’eau
très pure sous la marque Eau royale.
PAPARA. Commune de la côte sud de
*Tahiti Nui. Papara s’étend de la grotte
*Maraa (P.K. 28,5) à la rivière Mairipehe
(P.K. 42) et comprend une douzaine de
vallées orientées nord-sud, les principales
étant celles de la *Taharuu et de Temarua.
C’est à Papara que la ’‘’plaine littorale de
Tahiti est la plus large ; 1 300 m à la hauteur
du village et près de 2000 à *Atimaono.
Les versants
abrupts et une couverture
nuageuse souvent abondante donnent à la
montagne
un
aspect majestueux et
mystérieux.
• A l’époque où les premiers explorateurs
arrivèrent à Tahiti, Papara connaissait de
nombreux troubles politiques. En 1768, ce
*district, qui était un des plus importants
de nie, était commandé par *Amo et son
épouse *Purea. Ambitieux, ils rêvaient
anglo-saxons.
*Ari’itaimai épousa
Alexandre *Salmon et Titaua, John Bran-
Elles résidèrent le plus souvent à
Papara et conservèrent une influence
der.
importante au sein de la cour des Pômare.
«La belle villa de style colonial de la famille
Salmon était située au bord de la rivière
voisine du temple. Après la mort de Tati
Salmon, emporté par la grippe espagnole
1918, tous ses précieux documents et ses
papahia
en
collections
sement
ethnographiques furent pieu¬
conservés par sa famille jusqu’en
1926, date à laquelle une crue subite de la
rivière détruisit la maison avec ses trésors»
(Bengt Danielsson: “Guide du tour de
nie”).
La plaine de Papara, vaste et fertile, attira
les colons au milieu du XIX® siècle. L’un
d’eux, William *Stewart, put acquérir
1 500 hectares de cette plaine, au lieu-dit
Atimaono, et 2 500 sur les versants et les
plateaux intérieurs. Le domaine ainsi cons¬
titué et baptisé Terre Eugénie fut consacré
à la culture du *coton puis à celle de la
*canne à sucre. Il n’en subsiste plus aujour¬
d’hui qu’une rhumerie abandonnée et quel¬
ques traces de l’ancien parcellaire. La par¬
tie orientale a été aménagée en terrain de
*golf en 1970 et le reste est consacré à
l’horticulture, à l’élevage et à des ♦planta¬
tions d’agrumes.
• Depuis la fin des années 70, Papara
connaît une croissance rapide (2466 habi¬
tants en 1971 et 4 788 en 1983). L’*agriculture occupe encore
32% de la population
active, mais les emplois de services domi¬
près de la moitié des salariés se
déplacent quotidiennement vers l’agglomé¬
ration de Papeete. Papara fait de plus en
plus figure de grande *banlieue de la capi¬
tale. Un plan d’aménagement prévoit l’im¬
plantation d’une station balnéaire, l’exten¬
sion des *lotissements agricoles, le déve¬
loppement d’un véritable centre urbain et
nent et
le doublement de la route territoriale par
une
voie rapide le long du piémont.
la mairie de Papara
d’annexer les autres *chefferies et s’attirè¬
la haine des populations de la presqulle et de Punaauia. Vaincus par *Vehiatua et *Tutaha, ils durent abandonner le
*maro ’ura, symbole de leur puissance, qui
était exposé sur le marae de *Mahaiatea.
Papara fut également un enjeu important
pour *Pomare IL II remporta une victoire
sur *Tati en 1806, mais le frère de celui-ci,
Opuhara, organisa une coalition qui chassa
Pômare II en 1808. Après la bataille de
*Fe’iPi (1815), Tati se rallia à Pômare et
Papara passa définitivement sous la suze¬
rent
raineté des rois de la côte nord.
Plusieurs membres de la famille princière
affiliée au clan des *Teva, se
marièrent à de puissants hommes d’affaires
de Papara,
193
PAPAYER
Papayer, no.m masc. Caricapapaya. Tahi¬
tien : tumu ’i’itâ. Arbre fruitier de la famille
des Caricacées. C’est un Arbre originaire
du Mexique et qui existe à Tahiti depuis
très longtemps. Il se compose d’un tronc
simple qui atteint 2 à 4 mètres de haut,
relativement tendre et marqué en surface
par les cicatrices des pétioles des feuilles. Il
porte au sommet un bouquet de feuilles
très découpées et portées par un long
pétiole. Généralement, les pieds mâles et
femelles sont séparés. Les pieds mâles por¬
tent de grandes grappes de fleurs blanches.
Les pieds femelles portent des fleurs à l’ais¬
selle des feuilles.
Les fruits sont de grosses *baies globu¬
leuses ou très allongées atteignant 40 cm de
long. La chair des Papayes communes est
jaune et celle des Papayes “solo” rouge,
juteuse, sucrée et parfumée. L’intérieur
renferme de très nombreuses graines noi¬
res, souvent utilisées comme vermifuge. Ce
fruit est très riche en vitamines A, Bl, B2,
C. Le suc blanchâtre des fruits verts est très
riche en papaïne utilisée en médecine.
La Papaye est généralement consommée
en
dessert, crue ou cuite en *po’e. Une
Papaye verte cuite avec une viande est
réputée l’attendrir.
pape, nom masc. *Évêque de Rome, chef
de r*Église catholique romaine et souve¬
rain de l’État du Vatican. Élu par les car¬
dinaux réunis en conclave, il dirige l’Église,
avec l’aide de la Curie
La princesse rapporte aussi que les *Teva
de Papara étaient originaires de Papeari.
Cette famille, la plus puissante de Die à la
fin du XVIIP siècle, s’opposa longtemps à
l’ascension des *Pomare. Elle dut s’incliner
définitivement lorsque les Français établi¬
rent leur *Protectorat en 1842 et installè¬
rent une garnison au *fort de Taravao.
•
A la fin du XIX‘= et au début du XX‘=
siècle,
ce district connut un important
transfert de droits immobiliers. F. Ravault
(“Papeari, l’organisation de l’espace dans
un district de la côte sud de
Tahiti”) signale
que ce sont des étrangers et des *Demis
«qui ont réussi à accaparer une bonne par¬
tie des terres de Papeari» et parmi eux «un
Américain venu s’installer à Papeari : Harrison ’*’Smith (le créateur du *Jardin bota¬
nique du Motu Ovini) ; un commerçant
d’origine calédonienne installé à Papeete ;
Charles *Brown-Petersen, homme d’affai¬
res bien connu».
Les spéculations agricoles de cette époque
été en grande partie abandonnées : la
cocoteraie n’a pas été régénérée, les caféières et les vanillières des versants sont
envahies par la brousse. Seuls le maraî¬
ont
chage et les cultures vivrières {*taro,
*manioc, *feï) offrent des ressources d’ap¬
point à une population essentiellement
salariée. La surface agricole recule rapi¬
dement devant les *lotissements résiden¬
tiels. La population est passée de 1 485
habitants en 1977 à 1 819 en 1983.
romaine, ensemble
de secrétariats, offices et tribunaux spécia¬
lisés. Le pape peut réunir les évêques en
*concile pour statuer sur des questions de
*dogme, de morale ou de discipline. Il
adresse des encycliques, lettres aux évê¬
ques et aux fidèles précisant l’attitude de
Papayer. 1. Grappe de fruits à
différents stades de croissance.
2. Papayes à l’étal. 3. Coupe
équatoriale d’une Papaye.
l’Église face à un problème d’actualité.
Jean-Paul II, élu en 1978, est le 264'^ pape,
successeur de l’apôtre Pierre selon la tradi¬
tion catholique.
Le patriarche de l’Église copte d’Égypte
porte aussi le titre de pape.
PAPEARI ou Vaiari (eau profonde). An¬
cien *district de Tahiti et section de la
commune de *Teva i Uta.
de la vallée de Maara à
Papeari s’étend
l’ouest, jusqu’à
l’entrée de la baie de *Pprt Phaéton et à la
rivière Vaitarua à l’est. Le relief est consti¬
tué d’un réseau serré de vallées profondes
séparées par des crêtes orientées nord-sud.
Les rivières Vaite, Vaipoo, Paui et Afeu
ont construit une *plaine alluvionnaire
qui
atteint près d’un kilomètre de largeur.
• La légende affirme
que les premiers
immigrants polynésiens débarquèrent à
Papeari : ils venaient de Raiatea et appor¬
taient la première pierre de fondation d’un
*marae. D’après “'’Ari’itaimai, le nom de
Tahiti aurait été celui de cet ancien marae.
194
Jardin botanique de Papeari
►
PAPEARI (Vaiari).
taua vahi noa ra ia.
'0 Papeari ’e ’o Vaiari
E mata'eina’a nô Tahiti, tei roto ra ’oia i te
’oire O Teva-i- Uta i teie mahana. ’Ua riro ’o
Papeari ’ei tuha’a ’oire. E moti i te ’otu’e o
Ma’ara i tepae To’o’a o te ra haere roa ai e i te
’o’o'a o Te’aua’a teparauhia i teie mahana ’o
Port Phaeton, e parau ato ’a hia te ’o ’o ’a o
Teahuahu (e ’ere ra i te mea pâpü roa), i te
pape ra ’o Vaitarua i te hiti’a o te râ. E mau
tuamou’a avei maita’ihia tôreira teifa’a’ite
mai i te huru ruperupe ’e te hohonu o te mau
’afa ’a ’e vai ra i Papeari. Te mau anavai ra ’o
Vai’ite, Vaipo'o, Paui, ’o Ateu tei
fa’anahonaho i te tahi fenua pâpïï ua i i te repo
ha’apuehia ’e te pape i ni'a i te faito ’a'anora'a
PAPEETE
tauatini metera (1 000 metera).
la rade bien abritée se prêtait fort bien à
niâtamua tei tapae i Papeari mai Raiatea to
couvrant 160 hectares et par sa passe pro¬
Te fa’ali’a ra te ’a'ai e: te mau ta'ata ma’ohi
raton haere’a mai,
mai te afa’i ato'a mai i te
taua marae tahito.
Te fa ’a ’ite ato ’a ra ’oia e : te
hô'ê ’ofa’i ahu marae. I roto i te fa’ati’ara'a a
Ari’ita’imai, no reira mai te i’oa o Tahiti no
l’activité portuaire par son vaste plan d’eau
fonde de 11 mètres. Dès le début des années
1820, les *baleiniers et les navires de com¬
Teva, nô Papara ’o Papeari to raton
choisirent cette rade pour faire re¬
lâche et ils abandonnèrent peu à peu celle
Te hô’ê teie ’ôpüJeti’ipuai mana roa i ni’a i te
La paroisse fondée à "'‘Paofai par William
mau
fenua tumu, ’oia to raton ’ai’a.
fenua i te 18 o te tenetere, tei pato ’i ’eta ’eta i te
’opu Pômare i te ti’ara’a mai.
Nâ roto i te fa’arirora’ahia te fenua ’ei
’aihu’arâ’au farani, i te matahiti 1842 i reira to
te Teva ohara ’a, parahi mai ra te nu ’u farani i
te pa no Taravao.
I te hope’a o te 19 o te tenetere, ’omua mai ai
te 20 o te tenetere, ’ua fârerei o Papeari i te
tahi rurira ’a rahi no te mau fatura ’a fenua. la
au i ta F. Ravault fa’a’itera’a i roto i tanaputa,
na te mau ta ’ata rapae ’e te mau ta 'ata ’afa tei
manuia i te tapipi i te rahira’a no te mau fenua
i Papeari. I roto i taua feia ra, ’o Harrison
Smith te hô’ê tei mâtau maita'ihia ’oia te fatu o
Mütu Ovini, e marite ’oia.
'0 Charles Brown-Petersen le tahi e ta’ata ho’o
tao 'a.
’Ua ha’apaehia te mau fa’a’apu
’e te reira
’ohipa ’ua vai noa i roto i te tau’a’orera’a, ’ua
’ino roa te mau uru ha ’ari, te uru taofe, te
fa’a’apu vanira, ’ua vai i roto i te ’aihere.
Te ’ohipa fa’a’apu ma’a noa teie e vai ri’i nei
mai te tara, te fê’i, te maniota, te toe ri’i nei a
ia ’ei rave ’a ha ’apuora no te ’utuafare no te
fa’arava'i i te faufa’a moni no te ’ohipa tamoni.
Te iti noa atu ra te mau fenua fa’a’apura’a, ’ua
hau atu te hotu o le mau fenua tatuha ’a no te
fa’ati’ara’a fare. Teie te rahira’a huira’atira i
Papeari i te matahiti 1977 (1 485 ta’ata) ’e i te
matahiti 1983 (1819 ta’ata) huira’atira.
PAPE A VA. Petite rivière de la côte nord
de
Tahiti, longue de 6 km, prenant
source sur
sa
le flanc nord du massif du Pic
Vert. Dans la plaine occupée aujourd’hui
merce
de *Matavai jugée moins sûre.
Crook en 1818 était beaucoup moins peu¬
plée que celle de *Papaoa (Arue), capitale
politique de la côte nord. Mais elle devint
le centre d’une agglomération active au
cœur de laquelle la reine *Pomare IV jugea
bon d’établir sa résidence principale en
1827. '
C’est sur le littoral de Papeete que débar¬
quèrent entre 1836 et 1842 les amiraux
*Dupetit-Thouars, *Dumont d’Urville et
''’Bruat.
Celui-ci, après l’établissement du *Protectorat, fit construire un village militaire
dans la vallée de *Sainte-Amélie et divers
ouvrages de défense sur les plans de l’ingé¬
nieur *Raimbault : le camp de r*Uranie sur
les rives de la *Tipaerui, des *fortifications
sur le tracé de
l’actuelle rue Cassiau et un
’'=hôpital militaire à l’emplacement du cen¬
tre de Vaiami.
La ''^guerre franco-tahitienne terminée, les
travaux
d’*urbanisme
reprirent de plus
belle. Le cours de la Papeava, qui rejoi¬
gnait le lagon au niveau de l’actuelle place
*Vaiete, fut rectifié et les marécages envi¬
ronnants asséchés. Du camp de l’Uranie
jusqu’au pont de l’Est, où l’on franchissait
la Papeava, fut ouverte la principale artère
de la ville : le *Broom qui prit ensuite le
nom de rue de Rivoli et plus tard encore
ceux
d’avenue Destremeau, De Gaulle et
du Maréchal Foch.
Ce sont les travaux
d’aménagement de
jg ^gie de Papeete en
(dessin de C. Shipley)
1851
par *Papeete, son cours hésitant se perdait
dans des marécages. Les soldats du Génie
le rectifièrent selon les plans dressés par
Armand *Bruat et en firent la limite est de
limite doublée par une ligne de
^fortifications. Cette ligne a fait place à un
la ville,
boulevard qui en a gardé le souvenir sous le
Remparts et couvre partiel¬
lement la Papeava. C’est dans la vallée de
nom de rue des
Papeava que s’est établie la *Mission
catholique.
la
Capitale de la *Polynésie
française, Papeete compte 23 496 habitants
PAPEETE.
dans les limites de la commune et 93 294
dans le cadre de l”'‘agglomération (recen¬
sement de
•
1983).
La ville s’est développée dans un site à
l’origine peu favorable : la plaine alluviale
qui s’étend entre *Tipaerui et Orovini est
relativement étroite tandis que l’élargisse¬
ment compris entre le cours de la *Papeava
et celui de la *Fautaua était très
maréca¬
geux au début du XIX^ siècle. Par contre,
195
PAPEETE
*Fare Ute menés par le gouverneur *Page,
et la
révolution agricole des années 1860
qui permirent à Papeete de jouer le rôle
d’un véritable comptoir commercial. Alors
que les pouvoirs administratifs, politiques
religieux s’établissaient sur le piémont
(*évêché dans la vallée de la *Mission, cité
administrative et *palais royal de *Tarahoi), les maisons de commerce des *Brander, *Hort, Walker, *Laharrague, Yver...
formaient peu à peu un *front de mer,
chacune disposant souvent de son propre
appontement. Principal établissement por¬
tuaire de Polynésie, Papeete exportait,
dans la deuxième moitié du XIX' siècle, du
coton, de la nacre, de la vanille, du coprah
et des oranges vers *San Francisco, *Sydney, *Valparaiso ou *Liverpool.
Le grand négoce était surtout le fait des
Anglo-Saxons auxquels vinrent s’ajouter
et
des Allemands à la fin du XIX' siècle. Les
Français s’épanouissaient plus volontiers
publique, le petit com¬
merce ou l’artisanat, abandonnant la colo¬
nisation agraire pour laquelle ils étaient
peu préparés. En s’alliant avec les familles
de l’aristocratie polynésienne, le groupe
popa'a donna naissance à la catégorie des
dans la fonction
“*Demis” et forma l’essentiel de la *bour-
geoisie urbaine, maîtresse de la vie politi¬
que, du négoce et de la rente foncière.
Dans l’Entre-deux-guerres, cette société
citadine connut d’importantes transforma¬
tions. La communauté *chinoise s’étoffa et
sécréta une bourgeoisie habile qui menaça
bientôt les intérêts établis. D’autre part, la
ville connut une croissance rapide, la popu¬
lation passant de 4 601 habitants à 11 641
entre 1921 et 1941. Aux
lement
Européens nouvel¬
arrivés s’ajoutaient en effet de
nombreuses familles polynésiennes venues
des îles Sous-le-Vent ou des Australes. Au-
habitat populaire □
habitat aisé
habitat insalubre 123
commerces
et services privés
services administratifs et politiques
espaces verts et de loisirs
□
Plan de Papeete : les quartiers et leurs fonctions.
établissements d’enseignement public
propriétés des Missions
écoles et Foyers des Missions
établissements militaires
industries et entrepôts
hôtels
hôpitaux et cliniques
cimetières
S' Paul
(actuelle rue du
général de Gaulle) entre la place
la rue de Rivoli
Tarahoi et la cathédrale, vers 1910
196
PAPEETE
delà de la
Papeava apparurent de nou¬
quartiers au plan quadrillé : Manuhoe, *Fariipiti, Puea, *Mamao... Dans le
centre ville, l’*incendie de 1884, le *cyclone
veaux
1906 et le *bombardement de 1914
mirent à mal de nombreux bâtiments mais
bien peu furent remplacés par des cons¬
de
tructions modernes en dur ; les palais de la
reine et du gouverneur, le centre Vaima, le
palais de justice, la mairie et tous les éta¬
blissements commerciaux restaient en bois.
• La véritable révolution urbaine s’est
effectuée au cours des années 1960. La
croissance démographique déjà forte (3 %
par an) dans les années 50 avait provoqué
le débordement des *banlieues sur les
communes
choix
de *Pirae, *Arue et *Faaa. Le
l’agglomération comme base
arrière du *Centre d’Expérimentation du
Pacifique et la hausse brutale du niveau de
vie engendrèrent une profonde transfor¬
mation des paysages urbains. Le *port
s’agrandit de nouveaux terre-pleins qui
de
accueillent désormais, à Fare Ute et à
*Motu Uta, les entrepôts autrefois situés
place Vaiete. Doublant les quais, une ave¬
nue à quatre voies et chaussées
séparées fut
aménagée pour faciliter la circulation le
long du front de mer tandis que de nom¬
breux bâtiments publics d’architecture
moderne sortaient de terre : 1’* Assemblée
territoriale et la résidence du haut-
commissaire (remplaçant les vieux palais
de bois), le palais de justice, la *poste cen¬
trale, la Maison des Jeunes et de la Culture
(*O.T.A.C.), le lycée Gauguin, l’hôpital
Mamao.
Le rôle de capitale joué par Papeete s’af¬
firma car aux emplois offerts par la fonc¬
tion
publique s’ajouta l’attrait de nom¬
breux services privés (commerces, services
financiers, professions libérales...) don¬
nant au centre ville un aspect proche de
celui des villes moyennes occidentales. La
fonction de commandement de Papeete est
désormais assez complète et s’exerce sur
l’ensemble du Territoire. Elle se traduit par
l’orientation vers la ville de certains flux de
main-d’œuvre, de clientèle et de denrées
tels les produits de la pêche aux Tuamotu,
les légumes et objets d’artisanat des
Australes.
A l’inverse, Papeete redistribue les pro¬
duits importés, concentre les pouvoirs poli-
Papeete. 1. Le front de mer entre
les deux guerres.
De là droite vers
le centre : la poste, la maison de la
reine Marau, l’hôtel Stuart, les
entrepôts Maxwell. 2. Papeete vers
1955 : l'ancien bioc Vaima séparé
de la maison de commerce Donald
(à gauche) par la rue Jeanne d'Arc.
3. Le centre ville vers 1970 :
à droite, Tarahol (quartier politique
et administratif), à gauche les
quartiers commerçants, en haut
le quartier des missiohs.
4 et 5. La mairie de Papeete :
4. le vieux bâtiment colonial
.
5. la maquette du nouvel édifice
construit en 1989.
197
tiques et administratifs, diffuse l’informa¬
tion et finance de nombreuses réalisations
dans les îles. La centralisation des activités
et des richesses explique l’extension rapide
des banlieues : les plaines et les premiers
versants de Pirae, Arue, *Mahina(côte est)
et de Faaa, *Punaauia, *Paea (côte ouest)
font partie de l’agglomération de Papeete.
La population de cet ensemble urbain est
passée de 28 062 habitants en 1956 à 93 294
en 1983 et probablement 105 000 fin 1988.
• Le plan de la ville montre qu’il existe,
comme dans la plupart des autres villes,
des quartiers accueillant l’essentiel de cer¬
taines fonctions.
De Fare Ute à la place Tarahoi, à l’inté¬
rieur d’un croissant correspondant à l’an¬
cien comptoir colonial, les activités com¬
merciales dominent largement : commerce
de gros à Fare Ute et commerce de
détail
municipal et dans les
centres Vaima, Aline et Bruat qui regrou¬
pent la plupart des établissements récents.
Le quartier politique et administratif
occupe l’espace compris entre l’hôpital
autour du *marché
Vaiami et la rue Cassiau.
Le long de l’avenue Bruat et autour de la
place Tarahoi se trouvent les résidences du
haut-commissaire et du président du gou¬
vernement, l’Assemblée territoriale, les
ministères, divers services administratifs et
le palais de justice.
Les Églises ont installé leurs sièges à l’écart
de cette concentration d’autorités, confor¬
me au
plan de l’amiral Bruat. L’évêché a été
construit à l’entrée de la vallée de la *Mission et l’administration de l’Église évangé¬
lique occupe une partie du quartier de
Paofai.
La mairie, siège d’un autre contre-pouvoir
à l’ancienne administration coloniale, est
au cœur du
du marché.
Papeete populaire, à proximité
La fonction résidentielle de la commune de
Papeete est devenue secondaire, surtout au
centre ville : entre le piémont, la Papeava et
le front de mer ne résident que 2 744 per¬
sonnes (1983). Le “phénomène de *city’’ se
poursuit avec la construction d’immeubles
de bureaux et d’établissements commer¬
PAPENOO. Petit fleuve côtier de la côte
nord de *Tahiti. La Papenoo prend sa
source sur le versant nord du Mt Mouatamaiti et draine toute la *caldeira de Tahiti
Son *bassin-versant s’étend sur
79,7 km2. Son *débit moyen est le plus
important enregistré en Polynésie ; il
atteint 11,5 m’/s avec un minimum en
juillet-août (4 m'^/s) et un maximum en
décembre {18 w?/s). Les fortes pentes du
Nui.
bassin-versant *amont expliquent la bruta¬
lité des *crues : en quelques heures, les
averses liées au passage du cyclone Veena
(12 avril 1983) ont élevé le débit à
2 200 m3 / s. Habituellement, le fleuve coule
entre des basses terrasses d’*alluvions,
exploitées par une entreprise de concas¬
sage ; il s’achève par un petit *delta à deux
bras après 25 km de cours. Le débit du
cours d’eau avait laissé espérer la construc¬
tion d’un *barrage et d’une centrale hydro¬
électrique. Le projet, trop coûteux, a été
abandonné en 1980.
Selon Teuira *Henry, la vallée de la
Papenoo était appelée jadis Te piha ia teta,
c’est-à-dire “lieu de refuge”, car c’est là que
venaient s’établir de nombreux margi¬
•
populations vaincues fuyant des
représailles ou individus ayant enfreint des
règles sociales ou religieuses.
L’inventaire archéologique de la vallée a
commencé dans l’Entre-deux-guerres grâce
à Kenneth *Emory, et a été repris en 1975
lorsque fut connu le projet de barrage qui
naux :
devait conduire à l’ennoiement de 15 km^ à
l’amont de la cote 58. Près d’une centaine
de *marae, de *terrasses d’habitation ou de
cultures furent identifiés triais, en dehors
des vestiges Éthiques, on n’a guère trouvé
d’objets d’origine organique tant la dés¬
agrégation est accélérée par l’humidité très
élevée de la vallée. Toutefois, l’abri-sousroche de la terre Putoa a permis aux arché¬
ologues de tirer de nombreuses informa¬
tions sur l’alimentation et les activités des
Tahitiens d’autrefois. Jean-Michel Chazine
résume ainsi la principale période d’occu¬
pation : «puis les structures d’habitat s’en¬
chevêtrent, les activités se diversifient (au
cours
des
temps): débitage d’éclats de
ciaux. Il gagne peu à peu la partie orientale
basalte, fabrication et polissage ou aigui¬
l’avenue du Prince Hinoi. Au nord,
nelle d’*hameçons en nacre. La nourriture
de la ville, le long de l’avenue Clémenceau
et de
les quartiers pauvres de Manuhoe et Puea
conservent la même physionomie de zones
insalubres à haute densité de population.
Bien que
les banlieues disposent d’une
gamme suffisante de services de proximité
(commerciaux, scolaires, médicaux...), les
*
migrations quotidiennes vers le centreville sont très nombreuses et provoquent la
sage d’^herminettes, confection occasion¬
est cuite dans des *fours de dimensions
variées (0,40 m à 1,50 m de diamètre) dont
les plus grands, probablement destinés aux
végétaux, sont chauffés surtout par du
mara. L’alimentation comporte des mou¬
les, des mollusques fluviatiles, des oursins
et des poissons ; les restes de cochon sont
très rares».
La vallée semble avoir été désertée au
saturation du réseau routier. L’*aména-
•
l’objet d’un plan d’ensemble et l’on n’envi¬
*naturaliste
gement de l’agglomération n’a jamais fait
sage pas encore la création d’une commu¬
nauté urbaine
chargée de régler les pro¬
blèmes intercommunaux.
au plus tard. Le
Stutchburry n’y comptait
guère plus de 150 personnes en 1826 et les
troupes du Protectorat chargées de pacifier
la côte est n’y ont rencontré que les résis-
début du XIX^ siècle
PAPETOAI
tants tahitiens retranchés dans quelques
forts sur les crêtes. La vallée fut en effet un
des derniers points d’appui tahitiens avec
les vallées de la *Fautaua et de la *Punaruu.
Les
23, 24 et 25 mai 1846, le corps
expéditionnaire de l’amiral *Bruat y dis¬
persa les derniers résistants et détruisit
leurs forts sans affrontement majeur. La
vallée retrouva ensuite sa quiétude, à peine
troublée par les essais d’élevage menés par
la Mission catholique vers 1880.
Aujourd’hui, quelques troupeaux de chè¬
vres et de cochons sauvages attirent les
chasseurs expérimentés, tandis que les
randonneurs font volontiers de la Papenoo
et de ses paysages grandioses un but
d’expédition.
La section de commune de Papenoo fait
partie de la commune de *Hitiaa o te ra et
n’est peuplée qu’en bordure du littoral. Elle
comptait 1 334 habitants en 1977, 1 763 en
1983 et constitue peu à peu une grande
banlieue de l’agglomération de Papeete.
PAPETOAI. Ancien district et section de
commune de *Moorea. La
circonscription
englobe la baie d’*Opunohu et le vaste
amphithéâtre montagneux qui l’entoure.
Le village de Papetoai est situé à l’entrée de
la baie, sur la rive ouest.
• «En février 1822
[y furent] posées les
fondations du premier temple [octogonal]
en pierre delà
Polynésie et de toutes les îles
du Pacifique Sud. Il sera inauguré en 1827
sur remplacement même du *marae de
Papetoai... Cet édifice restauré et réamé¬
nagé en 1889 par la ^paroisse de Papetoai,
et sous la conduite du pasteur Brun,
perpé¬
tue le souvenir du plus ancien monument
chrétien existant en Polynésie» (H. Ver¬
nier : “Au vent des cyclones”). Les
*pasteurs protestants installèrent aussi leur
première école dans ce district. Le roi
*Pomare 11 y établit une de ses résidences
et
travailla à la traduction de la Bible en
Papetoai. 1. Station missionnaire
de Papetoai en 1851.2. Papetoai en
1877 (aquarelie de
C. Gordon Cumming).
compagnie du pasteur *Nott. Papetoai fut
même chef-lieu administratif de Moorea
Papenoo. 1. Restauration d’un site
archéologique dans la moyenne
vallée de la Papenoo. 2. La basse
vallée et l'embouchure de la
Papenoo sur ia côte nord deTahiti.
Le petit delta (1 “ plan à gauche) est
bordé de terrasses alluviales
occupées par l’agglomération en
ordre lâche de Papenoo et
exploitées par une entreprise
d’extraction d’agrégats (au second
plan).
199
«
PAPIER
jusqu’au début du XX® siècle.
La section de commune comptait 998 habi¬
tants en 1983. L’importante concentration
d’hôtels, au nord-ouest de Hle, fournit la
plupart des emplois aux nombreux salariés
de l’agglomération.
papier, nom masc. Substance qui se pré¬
sente sous
forme de feuilles et que l’on
produit à partir d’une bouillie de *fibres
(de bois, de paille, de chiffons) appelée pâte
à papier. On y ajoute de la colle, sauf pour
les papiers buvard et filtre, puis la pâte est
étalée et pressée entre des cylindres.
De nombreuses variétés de papier répon¬
dent aux usages les plus divers : papiers
Hollande, Japon, bible, vélin pour les
impressions de luxe, papier paille ou kraft
pour les emballages, papier calque, papier
Canson pour le dessin, papier de verre ou
émeri pour les travaux de polissage.
• Les Polynésiens ont probablement décou¬
vert le papier lors du passage des naviga¬
teurs européens au XVIII® siècle, mais ils
n’ont appris à l’utiliser comme support de
l’*écriture que vers 1811-1812. A cette épo¬
que, des abécédaires et des abrégés de la
•
Bible commençaient à circuler et ceux qui
savaient lire et écrire en recopièrent des
passages. Cependant, le papier était rare et
beaucoup écrivaient encore sur du *tapa.
A partir de 1817, une *imprimerie fonc¬
tionna à Afareaitu (Moorea), obligeant
William *Ellis à importer de grandes quan¬
tités de papier pour l’alimenter : le papier
devint alors un produit familier aux
Polynésiens.
Papillon, nom masc. Insecte de l’ordre des
Lépidoptères, caractérisé par la possession
de quatre ailes portant des écailles et d’une
trompe enroulée en spirale lui servant, une
fois déroulée, à aspirer le nectar des fleurs ;
il subit des métamorphoses incomplètes.
En Polynésie, il existe de nombreuses
espèces nocturnes (plus de 37) dont beau¬
•
coup
sont *endémiques et sont nuisibles
dévorent les feuilles des
car leurs chenilles
plantes cultivées. Les plus gros appartien¬
Sphingidés ; ce sont les
Sphinx (purehud). Les Papillons diurnes
sont peu nombreux et très peu d’espèces
sont belles. Les Polynésiens les appellent
nent à la famille des
pepe.
Les plus
connus sont les Hypolimnas
bolina noirs avec des taches blanches et
bleues, mâles et femelles étant très diffé¬
rents à la saison des amours.
Les Euploea helcita sont marrons avec de
nombreuses taches blanches et sont plus
petits que les précédents.
Le plus beau spécimen est sans conteste le
Danaidaplexippus : l’adulte est de couleur
orange et la chrysalide, fixée sous les
branches des petits arbres, présente des
reflets métalliques.
200
pepe. E manu pererau te pepe.
I ni’a i tôna na
pererau e maha te vai ra te mau poa, te vai
ato’a ra te hô’ëeha ’aureure i ni'a iho iana, le
reira ra, no te ’ote mai ia i te pape monamona
tâna e inu nei i roto i te mau tiare rau e tauhia
atu e ana, e purepure noa tona
tino ’aita e
fa’aea, nôreira tauiui noa ia te huru nô tona
ahu ’oia ho’i te huru nô tôna mau pererau. E
rave rahi mau pepe i Porinetia nei, e mau pepe
nô te pô ihoâ râ, e parauhia ratou e purehua e
37 huru. Te vai nei te pepe no te ao ’aore re’a
e ’ere rô i te mea nehenehe roa atu. Te mau
pepe i mataro maita ’i hia teie ihoa ia mea
’ere’erepatapata ’uo’uo e ninamu, te ’otane ’e
ôvahine mea ta’ata’a’ëroa raua ia tae i te
tau aira’a. Te mau pepe pa’atoa pata ’uo’uo
te
’e ia i te mau pepe ’ere ’ere.
Te hoho ’a nehenehe roa ’o te pepe tino
mea huru na ’ina ’i a
pa’atou, e ’itehia tona mau he no roto i te mau
pa’a ama’a râ’au i te mau vâhi tei reira te mau
pa’a tutae ’auri rahi roa a’e.
PAPINAUD (Clovis). Homme politique,
fonctionnaire et *gouvérneur des colonies.
Né à Cussac en 1844, dans le département
de
l’Aude, il fut d’abord élu maire de sa
conseiller général de l’Aude
puis nommé sous-préfet de Prades en 1877
et délégué de la République en Andorre.
Profitant de sa grande popularité, il se fit
élire député de Narbonne en 1883 et
continua à siéger à la Chambre jusqu’en
1888, quand il renonça à son mandat pour
devenir gouverneur des Comores.
Il s’acquitta si bien de sa nouvelle tâche
qu’en 1893, lorsqu’il devint impératif de
remplacer Étienne *Lacascade, gouver¬
neur des
*Établissements français de
l’Océanie jugé trop autoritaire et rigide, le
ministre des Colonies le désigna pour ce
poste en raison de son caractère aimable et
serviable «qui conviendrait à merveille aux
populations douces et paisibles de l’Océa¬
nie». La tâche du nouveau représentant de
l’État fut cependant compliquée par la
nomination du commissaire général Isi¬
dore *Chessé, sorte de gouverneur adjoint
qui devait «étudier sur place les moyens
propres à relever le pays de l’état d’effon¬
drement complet dans lequel il est tombé,
s’employer à faire cesser, si possible, ou
ville natale,
tout
au
moins à atténuer les divisions
locales et enfin régler définitivement cette
question des îles Sous-le-Vent qui n’a que
trop duré». Le seul résultat de cette cohabi¬
tation fut d’ébranler l’autorité du gouver¬
neur titulaire qui, découragé, demanda en
1895 à être relevé de ses fonctions.
Dans un dernier rapport à ses supérieurs,
C. Papinaud jugea ses adversaires en ces
termes sévères: «Il faut vivre ici pendant
quelque temps pour se rendre compte de
l’état moral des esprits au sujet de certaines
pratiques sociales qui sont en usage, même
parmi les classes les plus élevées de la colo¬
nie. Ainsi, dans ce pays, la lettre anonyme
est souvent utilisée dans les affaires publi-
PAPINAUD
Papillons de Polynésie.
Diurnes : 1. Melanitis leda.
2. Danaïda plexippus (famille des
Danaidés). 3. Hypolimnas bolina.
4. Euploea lewini (famille des
Danaidés).
Nocturnes : 5. Leucania
loreyiminia (Noctuidés).
6. Hyblaea puera (Hyblacidés).
7. Pilotecera signiferalis
(Pyralidés). 8. Othreis fullonia
(Papillon piqueur des agrumes).
9. Hyménia recurvalis (Pyralidés).
10. Argina cribaria (Hypoidés).
11. Spodoptera mauritia boisduva
(Noctuidés). 12. Diaphania indica
(Pyralidés). 13. Maruea testularis
(Pyralidés). 14. Utetheisa
pulchelloides (Aretidés).
201
PAPOUASIE
ou privées ; les histoires les plus
invraisemblables et même les fausses nou¬
ques
velles circulent librement et trouvent aisé¬
ment crédit. Un usage des plus
répandus
consiste à attribuer à son adversaire des
imaginaires pour lui faire jouer un
ou odieux; enfin l’évidence
même est niée avec une assurance qui tient
du cynisme. Le sens moral public est ici
perverti à ce point que l’usage de ces prati¬
ques ne porte pas atteinte à l’honneur ni à
la considération de la personne qui les
emploie».
torts
rôle ridicule
Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Espagnol
anonyme représentant des
1. Aquarelle d’un
guerriers de Nouvelle-Guinée en
1606 (voyage de Quiros), 2. Pose
du linteau d'un temple sous une
façade d’écorce peinte.
île de Nouvelle-Guinée et, à l’est, l’archipel
♦Bismarck, le nord de l’archipel des ♦Salo¬
l’archipel de la Louisiade, les îles
d’Entrecasteaux, les îles Trobriand. L’en¬
semble couvre 461 690 km^ et présente de
remarquables contrastes de relief.
• Géographie. La Nouvelle-Guinée est
occupée par une puissante chaîne de mon¬
tagnes qui culmine au Mt Wilhelm
(4 694 m) et présente un profil dissymétri¬
que. Au nord, elle s’abaisse progressive¬
mon,
ment vers la mer de Bismarck en s’ouvrant
par
quelques dépressions longitudinales
Sépik et Ramu ; au
comme celle des fleuves
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE.
Pays situé au nord de l’Australie, entre
l’équateur et le 12“= degré de latitude sud. Il
comprend la partie orientale de la grande
VAvr
NviPr^
ILES SALOMON
I
régions montagneuses
□ cocoteraies
□ cacao
E3
El
m pyrèthre
cuivre
B
or
ü
base de pêche
.
Mer de Corail
’U'fA
w
Agglomérations •
de moins de 20 000 hab.
•
de 20 000 à 100 000 hab.
Carte économique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
202
port de commerce
^ hydrocarbures
■ de plus de ioo ooo hab.
PAQUEBOT
sud, elle domine la vaste plaine maréca¬
geuse du Fly par un front abrupt.
A l’exception des petites îles méridionales
qui font partie de l’ensemble structural
néo-guinéen, les archipels sont tous d’ori¬
gine volcanique, certains appareils étant
encore
actifs
comme
nie Bougainville.
le Mt Bagana dans
Ses latitudes équatoriales et sa position à
Pacifique valent à la
Papouasie-Nouvelle-Guinée un climat
l’ouest de l’océan
chaud et très humide, favorable à la forêt
dense, très riche en espèces, qui ne cède la
place à la prairie alpine que vers 3 500 m
d’altitude.
région fut peuplée vers
40 000 avant J.-C. par des migrants faisant
partie du groupe des Australoïdes. Ils se
subdivisent en trois groupes ; les Mélané¬
siens, très semblables aux *Aborigènes
•
Histoire. La
d’Australie, installés sur les littoraux, les
Négritôs de l’intérieur, petits, noirs et cré¬
pus, les Papous, grands, à la peau moins
foncée, frisés et à la barbe abondante.
Les contacts avec les Européens ne furent
que sporadiques du XVP au XIX= siècle.
La découverte de la Nouvelle-Guinée revint
au
Portugais Jorge de Meneses (1526) et
celle des îles Salomon à l’Espagnol Alvaro
de *Mendana (1567). La colonisation fut
tardive
puisque, après la “redécouverte”
des îles par Carteret, Bougainville et Cook
1767 et 1770, les Européens ne se
partagèrent la région qu’en 1885. Les Alle¬
mands s’adjugèrent la partie nord et les
Anglais la moitié sud qu’ils placèrent sous
entre
le contrôle du gouvernement australien. Ce
dernier fit occuper les territoires allemands
en 1914 et en obtint l’annexion sur décision
de la Société des Nations en 1921.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée fut le théâ¬
tre de
violents combats
2® *Guerre mondiale.
au
cours
de la
Établis à Lae et à
Rabaul dès le début de l’année 1942, les
Japonais résistèrent près de trois années à
la poussée américano-australienne et réus¬
sirent à se maintenir dans Hle de Bougain¬
ville jusqu’en mai 1945. Après la guerre,
l”'’Organisation des Nations-Unies confir¬
ma
à l’Australie ses droits
sur
la
région
mais, à partir de 1964, des pouvoirs de plus
en plus étendus furent accordés aux élus
locaux et l’indépendance fut proclamée le
16 septembre
1975.
Économie. En 1985, la population de
l’État était estimée à 3 328 000 habitants
•
(dont 32000 Européens et Asiatiques). Les
régions les plus densément occupées sont
les versants compris entre 1 500 et 2 000 m
d’altitude, mais les communautés rurales
sont souvent isolées et pratiquent quelque
800 langues différentes. L’agriculture vi¬
vrière est une activité encore essentielle. La
patate douce est cultivée sur brûlis dans les
clairières des hautes terres tandis que les
plaines humides sont plus favorables au
tara, à l’igname et au manioc. Les cocoteraies et les plantations de cacao, de canne à
sucre, de café et de pyrèthre (pour la pro¬
duction d’insecticides), l’exploitation des
forêts, offrent des ressources appréciables
à l’exportation. Moins toutefois que les
productions minérales promises à un bril¬
lant avenir; l’or, l’argent et le cuivre ex¬
traits
sur
les hautes terres de Nouvelle-
Guinée et dans Hle de Bougainville.
Les relations commerciales se font essen¬
tiellement avec l’Australie et le Japon, par
l’intermédiaire des ports de Lae
(62000hab.), Rabaul (32000hab.) et sur¬
tout *Port-Moresby (la capitale, avec
150000hab.). Le *produit national brut
par habitant ne s’élevait qu’à 790 dollars en
1983 et permettait de classer ce pays parmi
les nations en voie de développement.
La Polynésie française n’entretient pas de
relations économiques avec la PapouasieNouvelle-Guinée qui, avec le Vanuatu et
les îles Salomon, se montre hostile à la
présence française dans le Pacifique.
paquebot, nom masc. Grand navire ra¬
pide, aménagé pour le transport de passa¬
gers; un paquebot mixte peut aussi rece¬
voir des marchandises. Lancé en 1961, le
paquebot France (aujourd’hui Norway) est
le plus grand navire de sa catégorie : il est
le paquebot Liberté en
1986
203
PAQUES
long de 315,66 m, large de 33,7 m et peut
transporter 2 000 passagers à la vitesse de
34 nœuds. Le France fit escale à Tahiti en
1972.
•
De 1882 à
1971, les paquebots de la
Compagnie des *Messageries maritimes
une
liaison régulière entre
Papeete et *Marseille. La ligne fut inaugu¬
rée par le Natal, «ensuite, le paquebot qui
assura pendant longtemps la liaison avec la
Métropole fut VEl Kantara, premier navire
français à franchir le canal de *Panama
(...) Depuis 1952, les arrivées et les départs
du Tahitien, du Calédonien, du Mariposa
et du Monterrey rythmaient la vie tahitienne jusqu’à l’arrivée des avions *longcourriers de la T.A.I. à Faaa» (Ph. Mazellier; “Tahiti de l’atome à l’autonomie”).
Aujourd’hui, des paquebots de croisière
touchent régulièrement le port de Papeete ;
le Majestic Explorer et le Wind Song assu¬
rent un cabotage touristique et des paque¬
bots soviétiques affrétés par des compa¬
gnies de tourisme américaines incluent
Tahiti dans leurs escales du Pacifique.
assurèrent
Ile de Pâques. 1. Tablette gravée
(ko hau rongo rongo).
2. Tatouages d'un chef (dessin de
Pierre Loti). 3. Étude des moai
par ies membres de l'expédition
La Pérouse (dessin de
Duché de Vancy). 4. Groupe de
Pascuans devant la discothèque de
Hangaroa. 5 et 6. Reconstitution
d'un rituel autour des moai.
7. Cratère de Rano Kao.
PAQUES (île de). Tahitien : Rapa Nui. Ile
isolée dans le *Pacifique sud-oriental, par
27° de latitude sud et 109° de longitude
ouest, à 3 500 km des côtes du * Chili et à
4 000 km de Tahiti.
Aroi, le
Rano Raraku et le Rano Kao (point cul¬
minant à 538 m) se trouvent presque aux
sommets du triangle isocèle de 166 km^ que
• Trois anciens *volcans, le Rano
éruptions ont com¬
mencé il y a environ 3 millions d’années et
forme cette île. Les
depuis 300 000 ans, laissant
trois petites *caldeiras et des plateaux de
se sont arrêtées
lave dont les bordures sont sculptées
de
grottes et de conduits souterrains. Le cli¬
mat
subtropical est assez humide
2
(1 200 mm de précipitations par an), mais
la perméabilité des roches interdit la for¬
mation de nappes de surface ou de cours
d’eau et explique la pauvreté de la flore.
Les plateaux sont couverts d’une prairie et
l’on trouve, au creux des petites dépres¬
sions, quelques arbustes comme le toro-
miro, le * ’aute et le *ti. Récemment, on a
introduit l’eucalyptus, le pin et l’acacia
pour fournir un peu de bois d’œuvre et
égayer des paysages désolés.
• Les recherches archéologiques les plus
récentes menées par Thor *Heyerdahl en
1987-1988 prouvent que Hle était déjà
peuplée au VHP siècle de notre ère, mais
des migrants originaires des îles *Marquises ont pu s’établir à Hle de Pâques dès
le V” ou le VP siècle. Pendant un millénaire
développa une culture originale dont les
principales caractéristiques ont été étu¬
diées, notamment par la mission Métraux,
puis précisées par Thor Heyerdahl. Elle
s’apparente à celle des autres îles polyné¬
siennes par la construction d’enclos sacrés
comparables aux *marae avec leur *ahu de
pierres appareillées.
C’est au cours de la période 1100-1680 que
de grands *moai de basalte coiffés d’un
cylindre de tuf rouge furent installés sur les
ahu pour symboliser les ancêtres du clan.
Ces statues gigantesques ont été pour la
plupart sculptées et détachées des flancs du
se
volcan Rano Raraku, mais leur transport
plusieurs kilomètres suppose une maî¬
qui
intrigue encore. Les tablettes gravées (ko
hau *rongo rongo) constituent un autre
mystère. Ces “bois parlants” ont pu cor¬
respondre à une première forme d’écriture
ou
à des procédés mnémotechniques
sophistiqués permettant de mieux réciter
les généalogies, les prières ou les chants
sacrés. Ils s’apparentent aux nombreux
*pétroglyphes qui ornent les grottes
sur
trise de certains principes physiques
marines.
Le symbolisme est encore probablement
présent dans le rituel de l’homme-oiseau
qui se déroulait dans le cadre impression-
Cap Cumming
Cap Roggeveen
baie de
Cook
“'Ahu Hanga
agglomération
Tee
site archéologique
villageOt^ '
Carte des principaux sites archéoiogiques
de i’iie de Pâques.
d'Orong^^ '
Cap Sud
204
“atelier" du Rano Raraku
PAQUES
nant d’Orongo. Il consistait en une compé¬
tition organisée entre les serviteurs (fiopü)
des chefs de tribu pour distinguer celui qui
rapporterait le premier œuf pondu par les
oiseaux de mer {manu tara). Le hopu vain¬
queur remettait l’œuf à son maître qui
devenait tangata manu,
sacré pour une année.
homme-oiseau
La civilisation matérielle était de
type
*néolithique et reposait sur l’emploi d’un
outillage rudimentaire de basalte, de bois
ou d’os. Les Pascuans fabriquaient aussi
du *tapa et habitaient des huttes de bran¬
chages ou de minuscules maisons de pierre.
L’île doit son nom à sa découverte le jour
de Pâques 1722 (5 avril) par Jacob *Roggeveen. Celui-ci ne passa qu’un jour à terre
et les escales des autres navigateurs (Cook,
La Pérouse) furent également très brèves
205
PARA
présentait pas de mouillage sûr
paraissait fort pauvre. Les XVIIP et
car nie ne
Zancles.
et
colorés, très élégants et vivaces, ils font
partie des joyaux des lagons et rivalisent de
XIX' siècles furent ceux du déclin de la
civilisation pascuane.
Décimée par des guerres tribales (dont
témoignent de nombreux moai abattus), la
population souffrit du passage des *négriers péruviens qui enlevèrent 1 407 Pascuans en 1862, soit le tiers des habitants de
nie. Quinze hommes malades de la variole
et de la rougeole revinrent l’année suivante
et contaminèrent les autres habitants : des
4500
Polynésiens vivant à Rapa Nui en
1860, il ne restait plus que 900 survivants
8 ans plus tard, lorsque Jean-Onésime
*Dutrou-Bornier jeta son dévolu sur nie.
Cet aventurier s’appropria les meilleures
terres, asservit la population et pratiqua un
élevage de moutons qui détruisit l’équilibre
écologique insulaire. Une révolte générale
s’acheva par son
assassinat; la famille
*Brander, associée à Dutrou-Bornier, choi¬
sit de vendre le domaine au gouvernement
chilien, lequel avait pris possession de nie
le 9 septembre 1888. Les indigènes ne
retrouvèrent pas leur liberté pour autant
car la plupart des terres furent concédées
à la société lainière Williamson et Balfour
et toute émigration fut
construction d’une base militaire améri¬
caine, que les Pascuans renouèrent avec la
liberté et découvrirent le mode de vie
occidental.
• L’essentiel des ressources actuelles pro¬
vient du tourisme et des emplois de la fonc¬
tion publique. L’île compte 2 130 habitants
(1983) dont 800 Chiliens “expatriés”.
avec la Polynésie française
relativement ténues. Une commu¬
Les relations
nauté pascuane s’était formée à Tahiti dans
les années 1870, à partir du groupe de tra¬
vailleurs vendus par Dutrou-Bornier au
colon John Brander. Quelques Pascuans
fuyant leur île accomplirent de remarqua¬
bles exploits en réussissant à rejoindre
Tahiti
à
bord
de
frêles embarcations.
Actuellement, des familles originaires de
l’île de Pâques vivent à Faaa et un groupe
de sculpteurs venu de Rapa Nui exerce son
vivement
beauté.
Les
Poissons papillons
représentent à eux seuls près de 30 espèces
en Polynésie.
para’i. Acanihurus xanlhopterus.
*
chirurgien
Poisson
également
appelé
C’est
Poisson docteur à nageoires jaunes.
le plus grand Poisson chirurgien : il mesure
40 cm de long en moyenne et peut atteindre
70 cm. Vivant, il est de couleur jaune ocre
et devient marron après sa mort. Il possède
des lancettes érectiles coupantes comme
des rasoirs et on doit prendre beaucoup de
précautions pour l’attraper.
Ce Poisson très prisé est devenu rare à
Tahiti,
mais il reste abondant aux
Tuamotu, à Rangiroa surtout. 11 se déplace
en bande dans le lagon. On peut l’attraper à
la
ligne avec du pain
des *Bernard
ou
l’ermite, mais on le capture le plus souvent
avec des *nasses appâtées avec du pain ou
des morceaux de ’uru cuit. Il est plus
abondant pendant les mois de septembre et
d’octobre.
(1787-1865).
PARAITA
Teriitanoa
a
Autre
Temaehuatea.
nom
:
Paraita
une lignée inférieure des
*ari’i de *Pare et dut son ascension rapide
appartenait à
à son affabilité inaltérable et à son sens de
la diplomatie. Sa carrière politique débuta
en
1830 lorsqu’il fut désigné par ses pairs
comme successeur
du chef de Pare, écarté
pouvoir par les missionnaires anglais
car
il
participait fréquemment aux
débauches des hérétiques de la secte des
*Mamaia.
C’était
l’-époque où Pare
commençait à devenir *Papeete, port le
plus important et capitale de Tahiti où la
du
reine
*Pomare
avait
IV
désormais
sa
résidence principale. La famille de Paraita
avait la chance de posséder les terrains les
mieux situés (actuellement occupés par le
centre Vaima et la
banque Indosuez) et
dont la location aux commerçants assurait
des revenus très confortables.
Dans la société polynésienne en mutation,
de Prévoyance sociale.
indispensable, seul capable d’obtenir un
“arrangement” même dans les affaires les
plus ténébreuses. La jeune reine lui faisait
confiance, incapable qu’elle était de
L’aéroport de l’île de Pâques est desservi
deux fois par semaine par la compagnie
*Lan Chile au départ de *Santiago ou de
Papeete.
Paraita
para voir Marattia.
paradis voir rohutu noanoa.
paraha ou paraharaha. Terme polynésien
désignant
les *Poissons papillons ou
*Chaetodons, les Poissons anges ou
Pomacanthes, et les Poissons cochers ou
devint
vite
intermédiaire
un
maîtriser tous les problèmes créés par le
nombre grandissant de *baleiniers faisant
de
206
très
art dans la presqu^le de Taiarapu : une de
ses œuvres orne le hall d’entrée de la Caisse
le régent Paraita
Poissons
interdite.
C’est seulement en 1961, à l’occasion de la
restent
Petits
longues
relâches
à
Tahiti
et
abandonnant des matelots *déserteurs. Le
titre officiel de Paraita était ’auvaha, mot
qui dans la société tahitienne ancienne
désignait le porte-parole ou orateur d’un
ari'i. Ce nouvel ’auvaha se mit rapidement
à prendre des décisions au nom de la reine
sans même la consulter. Ceci explique que
dans
tous
les
documents
en
langues
européennes, Paraita soit désigné comme
PARC
“régent”, terme qui n’a pas d’équivalent en
tahitien. Trop occupée par les fêtes et les
jeux, la reine Pômare se satisfaisait très
bien de cette usurpation de pouvoir.
Lorsque Jacques *Moerenhout commença
à
œuvrer
en
d’un
faveur
*Protectorat
français, Paraita l’appuya énergiquement
car il était convaincu
que c’était la seule
manière de mettre fin à l’anarchie qui
régnait alors. Protestant, élevé par des
missionnaires anglais, il aurait bien sûr
préféré que l’Angleterre assumât ce rôle
protecteur, mais dès 1840 il était devenu
évident que le gouvernement de Londres
portait moins d’intérêt à la Polynésie
orientale.
C’est ainsi que Paraita signa le 9 septembre
1842 la pétition demandant le protectorat
français. 11 collabora activement avec le
gouverneur Bruat et prit personnellement
part aux combats, dans les rangs français,
avec
beaucoup de bravoure. Les
gouverneurs qui se succédèrent après la fin
des hostilités, en 1847, continuèrent à se
servir de lui pour contrebalancer le
pouvoir de la reine, moyennant un salaire
de 5 000 francs. Dans un rapport officiel,
datant probablement de 1853, Paraita est
mentionné en ces termes qui ne sont pas
entièrement flatteurs
:
«Ce fonctionnaire
Jouit, aujourd’hui, d’une influence énorme,
qu’il étend tous les jours, avec une habileté
et un esprit de suite qu’on ne reconnaît qu’à
la longue. Très dévoué au gouvernement
du
Protectorat
dont
il
est
un
des
fondateurs, il sait que la retraite des
Français serait non une cause de ruine, car
il est assez rusé pour en conjurer les
conséquences, mais causerait un
ébranlement qu’il redoute.
Malgré
l’obésité de l’enveloppe c’est, peut-être, l’un
des esprits les plus déliés qu’il y ait parmi
les Indiens. On peut lui confier certaines
missions délicates, son dévouement et son
habileté les font aboutir. Son principal
défaut est la rapacité, mais il sait
néanmoins être généreux, au besoin. Sa
nature
et
ses
fonctions en font un
antagoniste presque naturel de la reine à
qui il fait contrepoids. Paraita n’a pas de
brillantes qualités. Il est peu apte à parler
en public».
Paraita mourut le 24 octobre 1865 et fut
enterré dans sa propriété de Mamao.
Une avenue portant son nom joint le
quartier de Farimata à ceux .de Vaininiore
et de
Patutoa.
centre de la Terre et l’équateur. En
d’un
passant
parallèle à un autre, on change de
■"latitude.
parasite, nom masc. et adj. Personne qui
vit dans l’oisiveté et aux dépens des autres.
Animal ou végétal qui, pendant une
partie ou la totalité de son existence, vit
aux
dépens d’un individu d’une autre
espèce auquel il cause des dommages.
On distingue les endoparasites qui vivent à
l’intérieur du corps de leur hôte, et les
ectoparasites qui vivent à la surface du
corps de leur hôte.
On parle de Parasite monoxène quand il
vit aux dépens d’un seul hôte (le Ténia par
exemple) ; de Parasite hétéroxène quand il
vit sur plusieurs hôtes successifs (la Puce
par exemple). Un Parasite protélien vit à
l’état de parasite pendant son jeune âge
puis vit libre quand il devient adulte.
Par rapport aux individus libres, les
Parasites développent considérablement
certaines fonctions telles que la
reproduction et ce pour pallier les pertes
considérables qui se produisent. D’autres
adaptations peuvent être observées :
développement des organes de fixation,
réduction du tube digestif, résistance aux
sucs
digestifs de l’hôte... Parmi les
Parasites de l’homme, on peut citer les
*Ténias, les Ascaris, les Poux, la Gale,
divers Parasites du sang... Leur étude
constitue la parasitologie.
Au figuré : ce qui est superflu ou gênant ;
des bruits parasites troublent une audition
•
radiophonique.
parau voir Nacre.
parc, nom masc. Enclos dans
enferme des animaux.
•
lequel on
Un parc à *poissons est un piège fixe où
les
poissons sont maintenus en captivité
pour l’alimentation régulière des hommes
ou, en Polynésie, dans l’attente du passage
d’une *goélette.
Autrefois, la construction d’un parc était
travail collectif. Les blocs de corail
étaient prélevés sur le récif et charriés
un
jusqu’à un emplacement choisi après de
longues observations de la morphologie
fonds, des courants de marée et des
habitudes des poissons. Un parc comprend
des
Les éléments d'un parc à
poissons.
Te mau fao’a o le hô’é ’àua l'a.
parallèle, adj. et nom. Se dit de deux
lignes qui ne se rencontrent jamais et dont
les points sont équidistants.
S’emploie dans les expressions : suivre une
route parallèle ; avoir une activité paral¬
lèle ; une autre activité, parfois secrète ;
faire un parallèle : une comparaison.
• En
géographie, un parallèle est un cercle
terrestre
équidistant à r’''équateur,
identifié par l’angle qu’il forme avec le
207
PARCELLE
miti, ’eita ïïnei e tutae ’auri, ’amu atu te i’a i
teie tutae ’auri, e taero ia te noa’a mai, e ’ere
ânei ? I te pae nô te i’a e pararai roa te i’a ’e e
taputo ratou i roto i te ’aua, e mâhorehore te
i’a, eparau te ma’ohi (feiapa’ari) ia ’aua ana’e
i te i’a e toru (3) mahana te roara’a i mûri a’e,
ia amuhia te reira i’a e tupuhia te ta’ata i te
ma’i ma’ero ’aore ra i te tomea. A ta’a noa atu
’aua i’a
mâtâmua, i te matahiti 1952, i hamanihia ai. la
tae mai i te matahiti I960, te monohia nei te
mau ’aua ’ofa’ipu’a i te mau ’aua niuniu, ’oia
ai te reira, mai te mea ra e, te mau
ato ’a te mau kahaia i te auri.
parc à poissons de Takapoto
deux grandes “branches” canalisant les
poissons vers un premier enclos faua) luimême ouvert sur une poche ou tipua.
Les premiers parcs à vocation commerciale
auraient été construits en 1952. A partir de
1960, les blocs de corail furent peu à peu
remplacés par un grillage tendu entre des
piquets de *kahaia ou des tuyaux de
plomberie. A *Kaukura, premier atoll
pour la production commercialisée du
poisson, on relève une centaine
d’emplacements, mais 50 parcs seulement
sont fonctionnels.
•
L’expression “parc automobile” désigne
le nombre de véhicules dont dispose une
communauté.
En
Polynésie, le nombre de véhicules
retirés de la circulation n’étant pas connu
difficile d’apprécier le
routier circulant. D’après certains
sondages, toutes catégories de véhicules
confondues [...] il pourrait varier de 40 000
à 45 000 en 1982» (I.T.STAT., 1985).
exactement, il est
parc
Par
extension
:
vaste
enclos
boisé
d’une
dont on protège la
entretenu pour son agrément autour
habitation. Région
faune et la flore.
►
’aua. Te 'aua, ’o te ho’e ïa vâhi i fa’anahohia e
opani le tahi mau mea : mai te ’aua pua’a, te
’aua tiare, te ’aua o te fare, te ’aua o te fenua,
te
’aua Ta.
Te ’aua i’a: i le mâtâmua, te vai ra te tahi mau
fenua, ’ua fa ’aineinehia e te huitupuna te ’aua
i’a. E mau ’aua paluhia i te ’ofa’i, ’ua
fa ’alanohia te auvaha o te ’aua ia au i te
horora’a o te ’opape ’e te horora’a o te i’a. Teie
mau fenua, ’e’ita ratou e haere e tai’a na tua. I
te
Teie mau ’aua i
Tuamotu, i Kaukura ’oia te motu matamua
i rave i teie ’ohipa, mai te mea ra ë,
’ua hânere
(100) te ’aua i’a e pae ahuru (50) ana’e ra teie e
fa ’aterehia nei.
I te pae nô te pere ’o ’o te vahi ato’a e vaiihohia
ai te mau pere’o’o. I roto i te Hau, te vai nei to
te Hau mau vaira ’a pere ’o’o ’oia ato’a to te
’oire ’e te vai atu ra... e parauhia e ’aua vaira’a
pere ’o ’o.
parcelle,
nom
fém. Petite quantité ou
petite partie.
• En
géographie *agraire, c’est la plus
petite division de la terre agricole. On peut
distinguer la parcelle de *propriété et la
parcelle vouée à un usage particulier ;
parcelle d’habitation, parcelle de vigne,
parcelle de forêt... Les limites de la
première sont matérialisées par des bornes
figurant sur le plan parcellaire du
*cadastre de la commune, quand il existe.
PARE. *Chefferie située au nord de Tahiti
correspondant aux communes de
Papeete, Pirae et Arue. Cette région était
également appelée Te *Porionuu. La
dynastie des *Pomare et le prince *Hinoi
étaient originaires de Pare.
• Cet ancien nom a été repris par la
municipalité de Papeete pour désigner son
syndicat d’initiative dit Pare Nui.
et
►
PARE. Te hô’ë teie i te mau mata’eina’a i roto i
va’a mata’eina’a râ ’o Teporionu’u. E
’âmuihia mai i roto i reira ’o Pare-Pape’ete,
te
hi’ora’a i Huahine (Maeva) te vai nei te mau
Pira’e, Arue. I te matamua, ’ua ta’oti’ahia te
fenua Tahiti i roto na tuha’a e ono. Tei roto ’o
Pare ïa Teporionu ’u.
Pare te fa ’alerera ’ahau poritita a Pômare ’e te
i’a e ’aua ’operu, te ’aua ’omahamaha, te ’aua
E feiâ tumu râtounô Pare.
’Ua rave fa ’ahou
fenua. ’Aita e i’a ’e atu e tomo i roto i teie
ra no te ma’iri i ni’a i tana
’aupupu fâri’ira’a
te mau taime ato’a e i’a noa ta ratou.
’Ei
’aua i’a i reira. I Taha’a, te vai ato’a nei te ’aua
’anae. Teie mau ’aua e parauhia ratou e piri no
te
mau
’aua : teie te aura ’a ia tae i te tau no taua
mau
i’a ra, ia o ratou i roto i te ’aua, eita e ho’i
fa’ahou i rapae, e i’apohe teie, ’ei ora nô te
nuna ’a. E mau tapa ’o ato ’a, te fa ’a ’ite mai e, e
tamaiti ari’i ra ’o Hinoi.
mai te ’oire Pape’ete i te i’oa Pare i ha’apaehia
râtere teie e parauhia nei ’o Pare Nui ’e tana
pu ha ’apararera ’a parau ’api : ’o Maco Tevane
teperetiteni ’o Pare Nui, e Vana’a Nui ho’i no
te Fare
Vana’a.
horo taua mau i’a ra i roto i te ’aua.
’ua taui te huru nô te orara ’a, ’ua
’ua fa ’a ’ino haerehia te mau
’aua i’a tahito (no te la’a’orepaha).
Teie tau ’api,
taui ato ’a te peu,
Te hamani nei te ta’ata i te ’aua i’a, no te
tape’ara’a i te i’a fa’a’oraora, tia’i noa atu ai i
tepahi tupa’i atu ai i te i’a, hapono na tepahi
nô te ho’o. Are’a ra i te tahi mau taime, te uiui
nei te mana ’o aita anei te reira e riro nei ’ei fifi
nô te ta’ata, e ’oia ato’a no te i’a ? Ei hi’ora’a: e
mau ’aua niuniu, ia maoro te niuniu i roto i te
208
parehe voir tehu.
parenté,
nom
fém. Rapport entre des
personnes d’une même *famille. Ensemble
des parents d’une personne. Au figuré,
entre deux choses ayant une
origine, commune.
• En
Polynésie, les rapports de parenté
rapport
s’inscrivent dans deux types d’ensembles :
le *’ôpü ho’e désigne en général le groupe
des frères et sœurs, leurs enfants et petitsenfants, tandis que le ’ôpü fëti’i est une
catégorie plus large qui se définit par
rapport à un parent, grand-parent, plus
souvent mort que vivant, et comprend
autant de ’ôpü ho’e qu’il existe d’individus
parents dans la première génération. La
composition de chaque ’ôpü se modifie
lorsque la mort d’un ascendant survient.
La notion de ’ôpû importe beaucoup pour
la définition des droits fonciers dans le
cadre de r*indivision.
Aux Tuamotu : kareu ; aux
Marquises : ka’eu. Français : paréo. Pièce
de *tapa que les Polynésiens (les femmes
surtout) portaient enroulée autour des
hanches, telle une jupe descendant
jusqu’aux genoux ou aux chevilles.
Dès la fin des années 1810, la reprise du
pareil.
commerce
extérieur
favorisa
la
vente
massive de tissus
européens, notamment
celle
des
cotonnades légères et aux
couleurs vives. William *Ellis signalait,
vers
1820, des Tahitiens portant «les
cotonnades européennes à la manière
indigène, soit comme un léger tehei jeté
par-dessus une épaule soit comme un
pareo enroulé autour de la taille» et,
parfois, des associations vestimentaires
singulières : «un pareo autour de la taille et
une redingote noire dernier cri sur le dos»
(“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”). Lepareu désigna en effet, dès
cette époque, l’étoffe de “^coton imprimé
qui remplaçait le tapa. Largement utilisé
dans la confection de vêtements légers, ou
noué de multiples façons, le pareu était très
demandé dans les années 1860. C’est
ce
qu’écrit Alexandre *Salmon à son gendre
John Brander : «le lonia est ici depuis un
mois et j’aurais pu vendre, j’en suis sûr, 30
balles de pareu comme j’aurais voulu...
Certes, nous pouvons faire venir des tissus
imprimés de Valparaiso et de Sydney mais
vous savez
bien qu’on ne peut se procurer
de bons pareu imprimés qu’en Angleterre»
4.Tahitens
PAREU
Pareu. 1 et 2. Femmes portant des pareu
noués en jupe ou en maro. 3. Jeune femme
minijupe et bustier de pareu (vers 1955).
en pareu (illustration du
“Mariage de Loti"). 5. Pêcheurs en maro.
6 et 7. Teinture des étoffes et séchage des
pareu chez Daniel Adam. 8. Présentoir à
pareu chez Tahiti Art (G. Guyot). 9. Robes
en
modernes en pareu.
Pareu. 1-2. Vahiné o tel ’ahu mai i te pareu
mai te hô’ë ’ahu poto aore ra mai te maroja^
te huru. 3. Vahiné ’o tei 'o'omo mai i te ho'e
’ahu poto ’e te hô'ë tape'a titi pareu.
4. Vahiné tahiti ’o tei ’ahu mai i te pareu.
5. Ta’ata rava’ai o te ’ahu mai i te maro.
6. Te mau ’ünô te ’ahu. 7. Tara'ira’a i te
pareu. 8. iri fa’a’ite’itera’a pareu i roto i te
hô’ë tare toa. 9. ’Ahu no te tau ’api
hâmanihia e te pareu.
(Ernest Salmon : “Alexandre Salmon et sa
femme Ariitaimai”).
La
Société
tahitienne
d’impressions
artistiques a contribué au développement
de la fabrication locale de pareu depuis le
début des années 1950. Des entreprises
artisanales
(Tahiti Art...) impriment
encore des tissus de ce type en Polynésie. Il
s’y ajoute la production de nombreuses
boutiques de Moorea qui intéresse surtout
les touristes. La plus grande partie des
pareu vendus à Tahiti sont cependant
importés du Japon et de Hong Kong. Le
pareu est généralement porté par les
femmes comme vêtement d’intérieur et par
les
membres
rencontres
d’associations
lors
des
sportives et des festivals.
Voir aussi : costume.
209
PARI
PARI. *Falaises vives situées à l’extrême
*presqu’île de Tahiti et
correspondant à un *escarpement de faille.
Le terme trouve son origine dans le mot
tahitien *pa ou pare qui désigne un site
défensif placé au sommet de pentes
inaccessibles aux agresseurs. Le Pari, battu
par la houle, est la partie la plus
inhospitalière du littoral de Tahiti : l’une de
ses /'calanques,
obstacle pour les
de
sud
la
randonneurs, a été surnommée le Trou du
Diable.
■A
France, Hugues Capet, qui changea la
destinée
les pâli désignent aussi les
falaises abruptes dominant l’océan.
►
PARI. E mato lopa ta'arere teie te tilapou ti’a i
i te miti, e moana hohonu te mili i reira.
Te vahi e pari to reira, e horo ato’a ihoa to
rolo
reira. Nô teie parau pari, mai te mea ra e, e ’ite
’aore ra te parau
’o te ho ë teie vahi te riro ’ei
ha’apura’a no tefeia e ’imi ra i te ora i mua i te
’enemi ta râtou e fârerei. la tae i le tau vero no
te mau pahi, e ara eiaha e tapiri i te vahi pari:
’o te ta’iri ti’ahia te faura’o i ni’a i te mato.
tatou i roto iana te parau pa
pare ’e ’ere ânei ë,
Te vai nei te ho’e vahi tei mataro maita’ihia e
’e e tatou, o te vai nei i Ti’arei: ’o
Arahoho.
I Vaihi te pâli ’oia te mau mato ta’arere e
ti’ati’a noa nei mai te pa ra i ni'a i te moana.
de
l’agglomération.
Elle
fut
majeure
de
désormais le reflet de la monarchie et de la
République,
une
actrice
l’Histoire de France. Plusieurs événements
rappellent
le
massacre
de la
:
guerre de Cent Ans,
Saint-Barthélémy (1572),
*Révolutions de 1789 et 1792, Commune
insurrectionnelle de 1870-1871, Libération
1944... Il en est de même du patrimoine
en
Hawaï,
te ratere
Moyen-Age. C’est l’élection au trône de
France du seigneur de Paris et de l’Ile de
: le Louvre, ancien palais
royal dont la construction débuta sous
Philippe-Auguste ; la Sorbonne, centre
universitaire du
Quartier latin ; la
perspective des Champs-Élysées qui, avec
l’Arc de Triomphe et l’obélisque de la
Concorde
témoignent de l’épopée
napoléonienne ; la tour Eiffel et le palais de
la Bourse, produits de la révolution
architectural
industrielle et financière du XIX"^ siècle ; le
le palais de l’Opéra,
Beaubourg, pôles de la vie culturelle.
Trocadéro,
• Le renforcement du
pouvoir politique, la
centralisation politique, administrative et
financière ont favorisé l’essor des activités
commerciales et industrielles au point que
l’agglomération est devenue la première
région industrielle de France dès 1850. La
répartition géographique des fonctions a
fait naître de vastes quartiers relativement
spécialisés : quartier de direction politique
et
administrative de la rue Saint-Honoré
palais du Luxembourg, Quartier latin
Cité, quartier d’affaires
dont les Champs Élysées et la Défense
au
au sud de l’île de la
constituent
les axes centraux, espaces
commerçants à l’emplacement des
anciennes Halles, à Montparnasse et le
long des grands boulevards. Au-delà des
limites de la commune (qui englobe les 20
arrondissements), et jusqu’à 25 km du
centre, les vallées et les plateaux ont été peu
à
peu
colonisés par les banlieues
résidentielles et industrielles. L’industrie
automobile,
la
confection,
la
chimie,
l’aéronautique, la construction électrique
et électronique, la presse et l’édition sont
les principaux secteurs d’activité indus¬
falaises du Pari (tenue aihere)
*Capitale de la *France et 3’’
^agglomération européenne. La ville de
Paris compte 2 176 243- habitants et la
région urbaine 9 700 000 (1982).
• De
part et d’autre de l’île de la Cité, le
centre historique de Paris se trouve sur
remplacement du village fondé par la tribu
gauloise des Parisii puis réaménagé par les
PARIS.
Gallo-Romains. Située sur les rives de la
Seine et à un carrefour de routes, au centre
du Bassin parisien, Lutèce resta pourtant
une ville modeste
pendant tout le haut
210
trielle, essentiellement localisés au nord et
à l’est (Gennevilliers, plaine Saint-Denis,
Aulnay-sous-Bois, Champigny, Vitry...).
L’étendue de l’agglomération explique
que la circulation des hommes et des pro¬
duits soit un des premiers soucis des auto¬
rités et des habitants. Les grandes avenues
tracées sous le IP Empire par le préfet
Haussmann, les lignes de métro (ouvertes
en 1900) prolongées par le Réseau
express
régional (R.E.R.) et les autoroutes
urbaines sont saturées par les 20 millions
de déplacements quotidiens. Paris est, de
plus, le principal carrefour routier, aérien
et ferroviaire de
France.
services
de
l’aménagement
Territoire
s’efforcent
d’encourager
Les
décentralisation
des
activités
et
du
la
de
PARKINSON
rationaliser la répartition des hommes et
emplois tout en améliorant le
cadre de vie au sein de l’agglomération.
Paris a été érigée en commune le 20 mars
1977. Le maire (Jacques Chirac depuis
1979) est élu par un conseil municipal de
163 membres et dispose de tous les
pouvoirs fixés par le code des communes à
l’exception des pouvoirs de police qui
reviennent à un préfet de police. Chaque
arrondissement
dispose d’une mairie
annexe où siège un conseil d’arrondis¬
de leurs
Paris est aussi un *département
(n° 75) qui fait partie de la région Ile de
sement.
France.
PARKINSON
(Sydney)
(1745-1771).
Dessinateur anglais qui fut engagé par le
'•‘naturaliste Joseph '•'Banks comme peintre
d’histoire naturelle pour accompagner la
première expédition de James '•'Cook dans
le Pacifique Sud. Il mourut de la dysenterie
peu après l’escale de Batavia (Indonésie),
mais
laissa une œuvre graphique
Sydney Parkinson. 1. Dessin d’un
hangar à pirogues à Raiatea.
2. Portrait du botaniste : gravure
tirée de son “Voyage aux îles des
Mers du Sud". 3. Gardénia floride.
4. Fare atua. 5.
Paysage à l'amont
d’une vallée tahitienne. 6. Croquis
de Tahitiens.
211
les terres explorées
la Nouvelle-Zélande
essentiellement).
Son journal, riche
d’observations
botaniques, météorolo¬
giques et ethnographiques, agrémenté de
11 planches en couleurs, a été publié par
remarquable
(Tahiti
son
sur
et
frère en 1773.
parlement, nom masc. Nom collectif sous
lequel on désigne les *assemblées qui
détiennent
exercent
le
un
*pouvoir
contrôle
*législatif et
le pouvoir
sur
*exécutif.
• Sous l’Ancien Régime, le Parlement de
Paris était la première cour de *justice du
assemblée a progressive¬
ses
prérogatives. De
protectrice des droits du roi, elle se posa
peu à peu en défenseur des intérêts de
r*État, puis de la *nation. Elle tendit de ce
fait à jouer un rôle politique. Le Parlement
de Paris et les parlements provinciaux,
royaume. Cette
ment
étendu
siècles,
XIV, mais
créés entre le XV® et le XVIII®
furent
muselés
sous
Louis
récupérèrent leurs pouvoirs par la suite. Ils
ont, parfois de façon bien involontaire,
contribué au processus qui a conduit à la
•
Révolution. Cependant, soucieux de
leurs privilèges,
ils furent
conserver
dépassés par les événements de 1789 qu’ils
condamnèrent, et disparurent en 1790.
Le Parlement peut être composé d’une,
deux ou plusieurs *Chambres. La France
expérimenta tous les genres, mais, depuis
la III® *République, elle s’est orientée vers
le bi-camérisme. Les pouvoirs très étendus
des
Parlements de la III® et de la IV®
République ont fait place à un certain
effacement sous la V® qui instaura un
régime semi-présidentiel.
Le Parlement français se compose de
r*Assemblée nationale et du *Sénat, qui
ne disposent pas de pouvoirs égaux ; on
parle alors de bi-camérisme inégalitaire.
• Le Parlement
britannique. Formé de la
Chambre des Lords et de la Chambre des
Communes, le Parlement britannique
joua, dès le XVII® siècle, un rôle essentiel
dans la vie politique de l’Angleterre. Il
représenta longtemps un modèle de
séparation des pouvoirs dans le cadre de la
*monarchie constitutionnelle, et servit de
référence pour l’instauration de tous les
régimes représentatifs, monarchiques ou
républicains.
Les
Parlements
des
*États-Unis
et
de
r*Australie sont eux-aussi bi-caméraux
(Chambre des Représentants et Sénat),
alors que la *Nouvelle-Zélande fonctionne
selon le monocamérisme (une seule
chambre : la Chambre des Représentants).
• Le Parlement
européen. Cette expression
a été adoptée en mars 1962 pour désigner
l’assemblée *parlementaire créée par le
traité de Rome fondant la *Communauté
économique
européenne en 1957. Le
députés y ■ siégeant est
proportionnel à la population de chaque
nombre
de
pays (81 pour la France, 16 pour le
Danemark par exemple). Ce nombre a
aussi évolué en fonction de l’élargissement
à d’autres pays, passant de 198 membres
nommés en 1957 à 410 élus (au suffrage
universel direct) en
1979 et à 434 en 1984.
européen doit être
obligatoirement consulté sur les
propositions de la Commission
européenne. Il contrôle les actes du
pouvoir exécutif et peut déposer une
Le
Parlement
*motion
de
participe
à
Le
censure.
l’élaboration
communautaire.
parlementaire,
adj.
Parlement
du
budget
Relatif
au
*Parlement. Un régime parlementaire est
régime politique où le *pouvoir
*législatif et le contrôle de l’*exécutif sont
exercés par une ou plusieurs *assemblées
élues, dans le cadre de la séparation des
pouvoirs.
• nom masc. Un
parlementaire est un
membre de la (ou de l’une des) chambre(s)
composant le Parlement. La Polynésie
française élit trois parlementaires au
Parlement français ; deux *députés (A.
Léontieff et E. Vernaudon, depuis 1988) et
un ^sénateur (D. Millaud, depuis 1977).
Autre sens : personne qui, en temps de
guerre, est chargée de parlementer, de
négocier avec l’adversaire.
un
paroisse,
nom
fém. Circonscription
religieuse où s’exerce l’autorité d’un même
responsable pastoral : *pasteur, *curé,
’*’diacre ou katekita.
Pour
H.
Vernier
(“Au vent des
cyclones”), «la paroisse (paroita) a tou¬
jours été, depuis son origine, un centre de
la vie commune, religieuse et sociale de la
population polynésienne. C’est un lieu de
•
rassemblement et d’activités très diverses.
Les paroisses protestantes sont au nombre
d’une soixantaine, réparties dans les six
arrondissements (tuha’a) que prévoit le
décret de 1927».
Dans l’*Église catholique comme
dans
l’Église protestante, chaque paroisse est
divisée
en
zones
géographiques
correspondant à un groupe paroissial ou
*’amuira’a.
Le
dimanche, les élèves de l’École
protestante du Dimanche se retrouvent à la
maison
paroissiale ; les adultes y
pratiquent le *tuaro'i ou suivent les
ha’apira’a (études bibliques).
parquet, nom masc. Partie du palais de
*justice où se trouvent les bureaux du
Ministère public. Ensemble des
*magistrats qui représentent le Ministère
public et sont chargés de faire appliquer la
*loi dans le cadre de l’intérêt de la société.
La composition du
les
*tribunaux
:
parquet varie suivant
un
*procureur,
des
PARU
généraux et des *substituts en
*cour d’appel, un procureur général et des
*avocats
cassation, un
procureur de la République et un ou
plusieurs substituts en tribunal d’instance
avocats généraux en cour de
ou
de grande instance.
: un parquet ; assemblage de lames
de bois qui forme un plancher.
Hom.
parthénocarpie, nom fém. Phénomène
par lequel un *fruit se développe sans qu’il
y ait eu fécondation des ovules. Il ne se
forme donc pas de graines. C’est un
phénomène habituel chez les Bananes,
r*Ananas, r*Arbre à pain (il existe une
variété ’uru huero qui contient des
graines)... On le rencontre aussi chez
certains Raisins, Pommes, Mandarines...
parti, nom masc. Détermination ; solution
faire face à une situation.
S’emploie dans les expressions : tirer parti
de, prendre parti.
Un parti politique est une organisation
structurée regroupant des personnes unies
par les mêmes opinions, les mêmes intérêts,
et qui se donnent pour tâche de faire
connaître, de défendre et, si possible, de
faire
appliquer une *idéologie, un
programme politique.
•
parti français. Courant politique né du
mode d’élection des représentants au
choisie pour
*Conseil colonial de Tahiti. Six conseillers
étaient élus par la communauté française
(vivant pour l’essentiel à Papeete) et six
autres par les Tahitiens. Le parti français
était formé de *colons nés en Métropole
(d’où son nom), pour la plupart libres
penseurs ou catholiques. Ses chefs furent
François *Cardella, Victor *Raoulx,
Joseph *Langomazino. Il obtint la
majorité des sièges jusqu’en 1899.
•
parti protestant. Parfois désigné par les
colons français comme le “parti de
l’étranger”, il regroupait les Tahitiens,
l’Église protestante et la communauté
étrangère. Ces trois composantes étaient
intimement liées puisque les non-Français
étaient pour la plupart anglo-saxons, les
Tahitiens étaient restés fidèles à
l’Église
protestante et cette dernière gardait encore
la profonde empreinte des *missionnaires
britanniques (peretane se traduit d’ailleurs
par protestant ou britannique). Il était
donc difficile de séparer la religion de la
nationalité.
Les
leaders
étaient
le pasteur
Édouard *Ahnne.
de
ce
chacun de ces deux grands partis, en proie
des luttes intestines, se scinda en
plusieurs mouvements dans le courant des
à
années soixante. L’éclatement de la classe
politique que l’on constata alors dans un
univers pourtant encore peu politisé
montra
combien ces mouvements étaient
avant
tout
des
rassemblements
de
clientèles derrière un homme, au niveau le
plus souvent d’un district ou d’une île, sans
idéologie bien définie, si ce n’est sur la
question des liens qui devaient ou non unir
le *Territoire à la *Métropole.
De nos jours, bien que le clientélisme existe
encore, on a vu se développer des partis
mieux
structurés,
avec
un
programme
politique, social, économique élaboré. Il
n’en demeure pas moins que la vie
politique polynésienne est encore en proie
à un multipartisme démesuré qui ne peut
qu’en contrarier l’efficacité. En effet,
derrière le *Tahoera’a Huira’atira, qui fut,
en
1986, en trente ans de consultations
électorales, le premier parti à remporter à
lui seul plus de la moitié des sièges à
r*Assemblée territoriale
trouve
une
Certains
multitude
d’entre
regrouper en
eux
(22 sur 41), on
petits partis.
de
tentent
de
se
alliances, mais celles-ci se
général éphémères, ainsi
révèlent en
r*Amuitahira’a
en
1986.
Bien d’autres
partis, parfois créés le temps d’une *élection, n’apparaissent pas à l’Assemblée,
et parmi eux nombre de mouvements
indépendantistes ou d’organisations
circonscrites à une seule île... Selon les avis,
ce
foisonnement
richesse,
ou au
témoigne d’une grande
contraire d’une extrême
pauvreté de la vie politique polynésienne.
Hom. : partie (nom fém.), formes du verbe
partir.
Terme polynésien désignant
plusieurs Poissons de la famille des
Lutjanidés. Ce sont des Perches, vivant
paru.
dans les
eaux
côtières mais souvent
profondeur. Caractérisés
par
en
l’absence
d’écailles sur le museau et autour des yeux,
ce
sont des Poissons carnivores très vora¬
nourrissant de Poissons, Crustacés,
Mollusques et Invertébrés divers. De ce
fait, ils peuvent être vénéneux et on doit se
méfier des individus de grande taille.
ces se
courant
Charles *Viénot et
Le premier véritable parti politique de
Polynésie fut le *Rassemblement
démocratique des Populations tahitiennes
(R.D.P.T.) de*Pouvanaa, créé en 1949 à la
•
suite de la fusion de l’Union des *Volonavec le * Comité Pouvanaa. 11 fut
suivi de r*Union tahitienne (U.T.), qui
taires
devint,
en
démocratique
l’Union tahitienne
(U.T.D.). Par la suite.
1958,
La Perche ardoise (paru) est de couleur
gris jaune et atteint une taille de 40 cm ; on
la pêche sur le tombant du récif barrière.
La Perche à gros yeux (paru ’utu) est de
-
-
213
couleur rose et peut atteindre un mètre de
long.
-
La
Perche fleur
(paru ta'ape) est de
couleur oeillet rose ; elle vit en profondeur
et sa taille n’excède pas
50 cm.
La Perche rouget (paru ’i’ihi), de couleur
rouge vif, vit à de grandes profondeurs et
sa
taille peut atteindre un mètre. Se
nourrissant de Crustacés, elle n’est jamais
vénéneuse ; sa chair est très appréciée.
-
►
paru. E mau i'a teie no le vâhi hohonu, e ta'a
’ohie noa ia hi’o ia rïïtou, ’aita e poa tô teie
mau
Va i nâhiti mata ’e i te utu ra, e mau i'a
Ouverture
•
dans
le
*récif
externe
permettant la communication en eau
profonde entre le *lagon et l’océan. Dans
les îles hautes, les passes (tahitien : ava)
sont situées au débouché des rivières, qui,
par leur débit d’eaux douces et troubles,
gênent la croissance des madrépores.
Ainsi, la passe de Papeete se trouve au
droit de l’embouchure de la Tipaerui, la
passe Irihonu de Paea est au droit de la
vallée de l’Orofero... Les passes sont des
lieux d’échanges entre les eaux du lagon et
celles de l’océan. Les *courants de passe
taehae teie. Ta râlou ma’a e ’amu, te mau ina’i
sont parfois violents, comme à Maupiti ou
maita ’i eiaha e ’amu i te mau paru rarahi.
renouvellement des eaux du lagon, ils sont
ivi ’ore. No te reira tumu, e ara e e ha'apa’o
’Ua
huruparu ’e to ratou i’oa tei ni’a ïa i to
râtou hoho’a te horo’ara’a i te i’oa. Te vai nei
rau
rarahi e mea taronü tona
tino. Te vai nei te paru ta ’ape mea ’opatapata
te paru utu mata
tarona,
tôna huru mai te ta’ape. Te vai nei te
paru ’i’ihi nô te mau vahi hohonu ana’e teie
mau paru
e ta’ero
are’a ra le paru ’i’ihi, e’ita roa atu ia
(tae roa mai i teie mahana).
parure,
nom
fém.
Ensemble
mais,
Hao,
à
une
en
permettant
le
des conditions de la richesse de la
faune. Les rives des passes ont toujours
constitué un lieu privilégié de l’habitat des
*atolls,
en
raison
notamment
de
la
possibilité d’y installer des *parcs à
poissons. Aujourd’hui, elles font l’objet
d’aménagements portuaires.
des
vêtements, des *ornements, des bijoux
d’une personne, portés dans certaines
circonstances. Garniture de *perles ou de
pierres
précieuses
bracelets).
•
Dans
la
(*collier,
pendants,
Polynésie ancienne, certains
ornements portés lors des *cérémonies sur
les *marae étaient somptueux. Les *ari‘i se
paraient d’un collier suspendu par des
cheveux finement tressés (paraoa). Les
parures étaient constituées de matières
végétales ou animales : *plumes, *écailles
de tortue, *nacre, cheveux, *dents, *os. La
parure la
*deuilleur
plus étonnante était celle du
(heva) qui présidait aux
*funérailles des personnes de haut rang.
De nos jours, les parures allient les
métaux précieux (or surtout) et les perles
noires.
Voir aussi ; costume, insigne.
Passage (Le). Dans ce roman de Jean
Reverzy paru en 1954, un médecin fait le
récit de la vie et de la mort (le passage) de
Palabaud, héros faible atteint d’un mal
incurable, qui va chercher une raison de
vivre et une consolation en Polynésie. Ce
séjour s’avère être un échec. Il ne trouve
pas le bonheur mais un engourdissement
progressif dans un univers désolé dont la
description trancha avec le paradis
polynésien de nombreux auteurs de cette
époque.
passe, nom fém. Action de passer ; faire
à un coéquipier. *Chenal ou
défilé que l’on emprunte pour aller d’un
lieu à un autre. Par extension, période,
circonstances ou position : être dans une
une
passe
bonne ou dans une mauvaise passe.
goélette dans la passe de Mopélla
►
ava.
te
Te ava : e auaha ïa nô te a’au ’e nâ reira
miti o te taitua ia iomo mai i roto i te
tairoto. Eparau ato’ahia e tai’ara no te tai o te
moana.
I to tatou maufenua mou’a efa’aru’e
’anavai i te pape ma ’aro ’e te reru
nâ te muriâvai, i reira ato'a te mau ava e
atu te mau
’itehia ai. No reira, te ava ’o Pape ’ete ’o To 'ata
tei tai a ’e i te muriâvai nô Tipaeru ’i, to Paea te
’o Irihonu tiraha ti'a noa mai ia tefa’a ’o
Orofero. ’Ua riro te ava ’ei vâhi ha’afarereira’a
i le pape nô uta ’e te miti no tai. E mau ’opape
puai te farereihia : mai Maupiti ’aore ra i Hao,
na roto ra i te tapiho’ara’a te pape ’e te miti na
te reira efa’arahi i te mau ’i o te moana.
ava
E vahi hina’aro rahihia ’e te nuna’a o te mau
motu te mau vâhi avaava nô te ha’amau i te
mau
’aua i’a. Efa’aineinera’a ia te opua hia
no te hamani i te mau
uahu na te mau vahi
ava.
nom masc. Pièce d’identité
délivrée par les autorités nationales à un de
passeport,
leurs ressortissants. Le passeport permet la
libre circulation à l’intérieur et à l’extérieur
d’un pays. Le terme trouve son origine
dans le passage des ports, nom local donné
aux
cols de la chaîne des Pyrénées,
frontière naturelle entre la France et
l’Espagne.
En Polynésie, les passeports sont délivrés
par l’administration d’État. Leur validité
est de 5 ans.
PASTEUR
passif, adj. et nom masc. Se dit de celui qui
subit, ne prend pas d’initiatives.
En grammaire, forme verbale qui indique
une action subie par le sujet.
•
Ensemble des dettes d’une personne ou
entreprise. Le passif d’un *bilan
comptable récapitule les sources de
financement utilisées et distingue
notamment les
*capitaux propres des
*emprunts.
d’une
Voir aussi : actif.
Passiflore, nom fém. Passiflora faetida.
Tahitien : pua manini. Plante herbacée de
la famille des Passifloracées et de l’ordre
des Pariétales. Elle est appelée ainsi (et le
fruit d’une de ses variétés porte le nom de
Passion) parce que ses fleurs rappellent,
par leurs formes, les instruments de la
Passion du Christ : couronne d’épines,
clous, marteau...
• Trois
espèces de Passiflores ont été
introduites en Polynésie : Passiflora edulis,
Passiflora quadrangularis et Passiflora
laurifolia, dont les fruits sont
respectivement la Grenadille, la Barbadine
et la Pomme-liane. Le fruit de la Passion
(ou Barbadine) est comestible et, pressé,
donne un jus agréablement parfumé.
L’usine de *jus de fruits de Moorea et la
pasteur
nom
masc.
Gardien
d’un
troupeau, homme qui fait paître le bétail.
Désigne aussi, par métaphore, celui qui se
guide spirituel pour les hommes.
Prêtre de la religion protestante.
•
Les premiers pasteurs arrivèrent en
Polynésie le 5 mars 1797. 11 s’agissait de
James Cover, John *Jefferson, John Eyre
veut un
et Thomas Lewis, membres de la *London
Missionary Society. Parmi les pasteurs
anglais qui vinrent en Polynésie jusqu’en
1842,
on
peut
distinguer quelques
individualités qui accomplirent une œuvre
remarquable : John *Davies, auteur d’un
dictionnaire anglais-tahitien, John
*Orsmond et William *Ellis, observateurs
attentifs de la société tahitienne au début
du XIX'= siècle, Georges *Pritchard, acteur
politique de premier plan à l’époque où le
français fut établi à Tahiti,
qui évangélisa de
nombreux archipels du Pacifique Sud.
La Société des Missions évangéliques de
Paris envoya également à Tahiti des
hommes de grande valeur : Thomas
*Arbousset, Charles *Viénot (fondateur
des écoles protestantes), Gaston *Brunel,
Paul *Vernier, Octave *Moreau, Georges
*Preiss, Philippe *Rey-Lescure, Jean
*Protectorat
*Williams
John
Adnet...
société Aurore le commercialisent pur ou
en
mélange.
Pastèque, nom fém. Citrullus vulgaris ou
Citrullus lanatus. Tahitien : mereni. Plante
rampante de la famille des Cucurbitacées,
aux
feuilles profondément lobées, placées
à des hauteurs différentes le long de la tige.
Une vrille se développe sur la tige, face à
chaque feuille. Les fleurs mâles et femelles
sont séparées. Les fruits sont très juteux,
sucrés et parfumés.
Ils atteignent
couramment un poids de 10 kg. Leur chair
est de couleur rouge ou jaune.
En Polynésie, leur production est
essentiellement assurée par les îles de
Maupiti et de Huahine. La culture est
réalisée sur les *motu, comme pour les
*Melons. On creuse des trous dans le sol
corallien, puis
on les remplit de terre
volcanique apportée de l’île voisine. En
1985, la production totale s’est élevée à
2 489,4 tonnes.
Les *séminaires de Moorea et de Tahaa
avaient formé de nombreux *missionnaires polynésiens lors de la “période
2
anglaise”, mais il fallut attendre 1866 pour
qu’une école pastorale prépare des jeunes
gens au ministère. Cette école, dite
d’Hermon, installée à Papeete, plusieurs
fois réaménagée et réformée, a permis de
doter chaque *paroisse d’un pasteur
polynésien. Ces pasteurs «ont joué depuis
la fin du siècle dernier un rôle remarquable
aussi bien social que religieux, au milieu
d’une population vivant encore dans
l’esprit communautaire du groupe. Le
pasteur qui appartient souvent à une
famille de chefs, connue et estimée, devient
à
ce
moment-là
le centre solide de
la
paroisse et le conducteur avisé du peuple.
Parce qu’il pratique avant tout l’esprit de
service, il se montre ouvert à tous (...)
Menant
enfants portant une pastèque (Atuona)
une
vie matérielle semblable à
paroissiens, il est proche de
chacun. Il élève sa famille dans la ligne de
sa propre obéissance et de sa foi.
Beaucoup
de ces pasteurs ont une âme de témoins et
celle de
ses
Pasteur. 1. École pastorale
d'Hermon dirigée par
Charles Vernier (1933). 2. Pasteur
en chaire.
215
PASTEURISATION
d’évangélistes, on pourrait même dire
d’apôtres. On pourrait citer bien des noms :
Raanui et Puhiava à Raiatea, Mehao à
Bora Bora, Taataparea à Papeete, Tiaihau
Marquises, Tapuarii aux îles
Moorea...» (Henri
Vernier : “Au vent des cyclones”).
Voir ' aussi
:
Marurai a Utia,
protestantisme, Raapoto.
aux
îles
Australes, Tapao à
pasteurisation,
nom
industriel inventé par
fém.
Procédé
Louis Pasteur en
1887, qui consiste à porter à 75°C pendant
20 à 30 minutes un liquide fermentescible
(vin, bière, lait) et à le refroidir
brusquement. La pasteurisation permet la
destruction de la plupart des *Microbes
pathogènes tels que les *Bacilles de la
fièvre typhoïde, du choléra et de la
♦tuberculose. Ce procédé permet
d’augmenter de quelques jours la durée de
conservation des aliments.
batatas.
douce,
Tahitien
nom
:
fém.
’umara.
Ipomoea
Plante
Les premiers navigateurs européens qui
vinrent
en
culture
de
Polynésie observèrent que la
la
Patate
douce était très
répandue dans les îles hautes à la fin du
XVIIP siècle. Il en existait six variétés et
les Polynésiens déclaraient à cette époque
les connaître depuis un temps immémorial.
Il est possible que la Patate douce ait été
introduite au début du XVP siècle par des
Patelle. 1. Vue ventrale : coquillage
collé sur la vitre d'un aquarium.
2. Vue de la partie externe,
coquilles polie et à l’état brut avec
ses anneaux
de croissance.
Cette plante faisait partie des cultures
vivrières de base avec le ’uru, le pia, le taro,
Les anciens la plantaient sur les
pentes des collines proches de la mer.
Actuellement, les îles de la Société
fournissent l’essentiel de la production qui
s’est élevée à 224,6 tonnes en 1985.
les fe’i...
►
’umara. E ma’a tupu te ’umara, e râ’au
fa'atoro ra iâna. la tae mai te mau ihitai
papa ’â mâtâmua i Porinetia, ’ua ’ite ratou i te
rahi no te fa'a’apura’a ’umara i le hope’ara’a o
te tenetere. E ono huru tei mataro maita'ihia e
mâ’ohi ma, mai te tau ’auiui mai. E riro paha
ë, nâ te paniora tei haere mai na Manira i te
ahuru ma ono (16) o te tenetere i ta’ita’i mai i
te
’umara.
Te ’umara i Niuterani, te parau ra te maori e
nô te mau fenua Totaiete mai te reira ’oia ho’i
tô ratou fenua ai ’a tupuna ’o Hawaiki teie ta
te
rampante de la famille des Convolvulacées.
•
Polynésie.
ratou parau:
pataitai voir Labre.
Patate
gré des flots, d’Amérique en Polynésie.
Cette origine sud-américaine de la Patate
douce a constitué un des arguments de la
thèse du *peuplement amérindien de la
galions espagnols en route vers Manille, au
cours
d’une escale en Polynésie. Les
♦Maoris de Nouvelle-Zélande prétendent
que leur ’umara serait venue des îles hautes
de la Société, leur ♦Havaiki ancestral :
«Havai’i te fenua e tupu noa mai te ’umara i
roto i te anuhe» (Havai’i est le pays où le
’umara prospère parmi les fougères).
Il est également possible que la Patate
douce ait été introduite par les Américains
ou les Polynésiens lors d’échanges avec les
populations de l’^Amérique du Sud. Les
noms
que porte la Patate douce en
Polynésie (’umara, uma’a, kuma’a)
semblent apparentés au terme kumar
utilisé par les Indiens quechuas
d’Amérique tropicale. Enfin, on peut
supposer que des boutures dérivèrent au
“’O Havai’i, te fenua e tupu noa
’umara i roto i te anuhe”. ’Ua rau mau
parau e fa’aro’ohia nô te ’umara, na roto ra i
tôna i’oa ’ei hi’ora’a: ’umara, uma’a, kuma'a e
piri roa la te i’oa i tô te mau la’ata initia (ta’ata
’iri ’ura) nôMarite To’oa-o-te-ra.
Nô te 'itéra ’ahia te ’umara nô reira mai teie
parau ë: nô Marite te nuna’a matamua i tae
mai i Porinetia. Teie te mau mô’a tumu nô
reira: te ’uru, te pia, te taro, te fe’i... E tanu na
te feiôpa ’ari o te matamua i te ’umara na te
mau
tahara ’a mou ’a.
I te matahiti 1985, e 224, 6 tane ’umara i roa'a
mai.
Patelle,
nom
fém.
Mollusque
famille
des
Patella
ou
Patelloïdés et aux genres
Cellana. La Patelle est très
fixée sur le corail qu’elle
♦gastéropode à coquille conique
couramment
appelé Chapeau chinois,
Bernique ou Arapède. Elle appartient à la
solidement
attaque après avoir râpé le revêtement
d’Algues avec sa radula, sorte de langue
hérissée de nombreuses petites dents. Elle
contribue ainsi à l’érosion biologique du
♦récif.
patente, nom fém. ♦Impôt direct annuel
auquel sont soumises les *entreprises et les
professions libérales. Son montant dépend
de la branche
d’activité, du nombre des
salariés et de la valeur des locaux utilisés.
•
Dans le ♦budget territorial de
1986, les
fiscales provenant de cet impôt
s’élevaient à 600 millions de francs C.F.P.,
soit
1,16 % des recettes totales du
Territoire. Les patentés doivent également
recettes
s’acquitter
commune
de ♦taxes perçues par la
où est implantée l’activité et par
la *Chambre de Commerce et d’industrie.
Voir aussi : fiscalité.
Hom.
Patates douces (’umara)
216
:
patente
manifeste.
(adj., fém. de patent) :
PATRIOTISME
PATER
(Jules) (1823-1888). *Colon
français né à Caen, Jules Pater débarqua à
Papeete à l’âge de 20 ans comme soldat
d’infanterie de marine, membre du *corps
expéditionnaire de l’amiral *Bruat. Il prit
part à la *guerre franco-tahitienne de 1844
à 1846 mais, contrairement à de nombreux
jeunes soldats qui tentèrent de s’installer
colons une fois la paix rétablie, il
comme
choisit de vivre en Californie. Il revint à
Tahiti
en
1876 et acquit, à l’entrée de la
vallée de la *Fautaua, un vaste domaine
qu’il voua à la culture de la *canne à sucre.
Colon très actif, Jules Pater fit partie du
*Conseil d’administration de la colonie
avant de finir ses jours à San Francisco.
•
stade Pater. Sur l’emplacement de son
ancienne propriété, le Territoire fit édifier
un '"stade de 15 000 places à l’occasion des
*Jeux du Pacifique Sud (1971).
Depuis, le stade Pater est resté le lieu des
principales rencontres sportives en
Polynésie.
IVe
patia voir harpon.
pati’i. Bothus mancus. Poisson osseux
plat de la famille des Pleuronectidés,
appelé Sole en français. Le côté gauche est
pigmenté, doué de mimétisme, tandis que
le côté droit est blanc et souvent appliqué
sur le sable. Le pati’i se camoufle donc
aisément et sort avec agilité de sa position
semi-enfouie pour gober ses proies : petits
Poissons, Vers et Crustacés. Il a pour
autres caractéristiques une bouche tordue,
deux yeux sur la face supérieure, des
nageoires dorsales et anales allant de la tête
à la queue en formant deux membranes
ondulantes. Ce Poisson atteint 30 cm de
long.
toxique.
Les Asiatiques la font sécher puis la
réduisent en poudre pour l’incorporer à
diverses préparations culinaires.
Sa chair délicieuse n’est jamais
PATIO. Village de la côte nord de *Tahaa,
situé dans la section de “"commune de
Iripau. Patio est le siège de la “"mairie de
qui fournit des emplois à une
population s’élevant à 558 habitants en
Tahaa
1983.
Oxalis corniculata. Ses feuilles rappellent
du Trèfle. On l’utilise dans le
traitement des stomatites, gingivites et des
maux d’oreilles.
celles
patrimoine, nom masc. Bien hérité du
père ou de la mère. Au figuré : héritage
culturel
patoa. Terme polynésien désignant deux
plantes médicinales.
Le patoa purahi est une petite plante de la
famille
Crucifères
:
Rorippa
On l’utilise dans les recettes
des
sarmentosa.
soigner les hémorroïdes, les plaies
l’asthme, les angines, les
névralgies.
Le patoa ’ava’ava est une petite plante
rampante de la famille des Oxalidacées :
pour
infectées,
monuments,
;
XIX' siècle. La société coloniale a en effet
disparaître de nombreux
polynésienne :
*marae et objets du “"culte ancien, rapports
tenté de faire
éléments
la “"culture
de
traditionnels entre l’homme et la terre,
pratique de la langue et de la “"danse...
La
protection ou les tentatives de
reconstitution du patrimoine ont
commencé au début des années 1950 avec,
la restauration du marae
A la fin des
notamment,
“"Arahurahu de Paea (1954).
années 60, la prise de conscience d’une
identité polynésienne, par les étudiants
d’abord, puis par une partie des “"Demis et
des
Polynésiens, a favorisé un véritable
renouveau
culturel.
Plusieurs
organismes
recherches
à
et
la
participent
mise
valeur
en
aux
du
patrimoine traditionnel : le département
archéologie du “"Musée de Tahiti et des
Iles, la “"Société des Océanistes, la Société
des
Études océaniennes, r“"Académie
tahitienne, le Centre polynésien des
Sciences humaines, r“"Office territorial
d’Action
culturelle, le Centre de
sur
les
Langues et les
Civilisations océaniennes.
Il faut ajouter aux travaux de ces différents
services les réalisations de Henri Hiro,
Recherches
Coco
pati’i (Sole tropicale)
Hotahota, Duro Raapoto, Maco
Tevane
ou
extérieure
d’intervenants
Garanger,
“"Emory, Y.H. “"Sinoto.
:
José
d’origine
Kenneth
Le patrimoine polynésien ne doit
cependant pas être réduit aux seules
richesses
culturelles
du
passé pré¬
européen. La période coloniale et les
dernières
décennies
ont
enrichi
un
patrimoine où se mêlent désormais
plusieurs cultures. La Polynésie a
également hérité de nombreux “"temples,
“"églises, de demeures coloniales de
caractère, d’expressions musicales sans
cesse
patiu fa voir javelot.
nation
d’une
“"religion, “"langue, coutumes diverses...
• Le
patrimoine polynésien “traditionnel”
a subi de graves atteintes tout au long du
renouvelées,
conservées
au
“"Musée
d’œuvres
d’art
Gauguin et
au
Musée de Tahiti et des' Iles, d’activités
artisanales
associant
des
techniques
traditionnelles
et
européennes,
encouragées par de multiples associations
et par le “"Centre des Métiers d’Art de
Mamao.
patriotisme, nom masc. Attachement à sa
patrie, c’est-à-dire au pays dont on est
“"citoyen et pour lequel on éprouve un fort
sentiment
d’appartenance. Ces liens
affectifs se manifestent dans la volonté que
217
PATRONAT
l’on
a
de
promouvoir,
étrangers.
défendre,
son
pays
ou
face
même
de
aux
pays
Les ressortissants des *Établissements
français de l’Océanie, par deux fois au
cours
du XX'’ siècle, ont montré leur
patriotisme en allant se battre aux côtés
des troupes métropolitaines lors des
*guerres de 1914-1918 et 1939-1945.
'Voir aussi : nationalisme.
autorités sur la signification péjorative de
terme et, à leur demande, leurs îles
furent appelées Tuamotu (les îles du large).
ce
pauvreté, nom fém. Situation matérielle
d’une personne dont les ressources sont
insuffisantes. L’état de pauvreté prend des
caractères différents selon les pays. Dans le
*Tiers-Monde, la pauvreté implique une
situation aux limites de la survie. Dans les
patronat, nom masc. Ensemble des chefs
d’*entreprises. Comme les salariés, les
employeurs se regroupent en *syndicats
professionnels chargés de défendre leurs
intérêts.
polynésiens
adhèrent soit au *Conseil des Employeurs
La
plupart
des
patrons
soit à la Confédération des Petites
et
Moyennes Entreprises.
En
France, plusieurs associations
patronales se retrouvent au sein du Conseil
national du Patronat français (C.N.P.F.).
patu voir casse-tête.
Poisson épervier tacheté (Paracirrhites
hemistictus) et l’Épervier de corail
(Cirrhites pinnulatus). Ce sont de petits
Poissons carnivores d’environ 15 cm, très
voraces, qui se pêchent en lançant une ligne
entre les crevasses du récif quand la mer se
retire. Leur forme rappelle celle des petites
*Loches (tarao), niais leur tête est plus
massive et leur front porte
deux petites
caractéristiques. Il existe
également un Épervier strié ou Fausse
Loche striée pouvant atteindre une taille
d’un mètre, mais qui est rare à Tahiti.
antennes
Quartier résidentiel de
*Papeete situé le long de la côte nord, entre
le cours de la *Papeava et l’avenue du
Commandant Chessé. Patutoa signifierait
“le mur du guerrier”. La canalisation de la
Papeava par les soldats de l’amiral Bruat
(1848) assainit les sols voisins, mais
PATUTOA.
En
Polynésie, «les services sociaux
chiffrent le minimum des
en-
pavage, nom masc. Revêtement d’un sol
formé de pavés ou de
rendre résistant et uni.
*pierres pour le
Le pavage était couramment utilisé par
les Polynésiens autrefois, qui lui donnaient
•
le nom général de *pa’epa’e. Il s’agit de la
surface
pavée
tiellement des
ou non.
ou
complètement
cours
ou par¬
de * marae encloses
Le pavage recouvre en surface plus
moins densément les
d’habitat,
*plates-formes
les pa’epa'e, vérandas
marquisiens. On le trouve
comme
fa’e
également sur les plates-formes de conseil,
et les plates-formes de tir à r*arc. Les
pavages sont constitués de blocs de basalte
roulés par les rivières ou de blocs pris dans
les cônes d’éboulis, disposés plus ou
moins jointivement. Lorsque les blocs
présentent une surface plane assez grande,
on peut parler de dalles et de dallage.
des
pavillon, nom masc. Petit *drapeau qui
1982, ont fait du nord-ouest du quartier
d’un *État ou d’un souverain, arboré sur
une
annexe
de
la
zone
industrielle
et
commerciale de *Fare Ute.
indique la *nationalité ou la *compagnie à
laquelle appartient un navire. Emblème
bâtiment
public ou
manifestation par exemple.
un
• Affaire du
pauma voir cerf-volant.
Paumotu
ou
paumotu. Désigne les îles
’^Tuamotu et ce qui s’y rapporte. Ce nom
aurait été attribué par les Tahitiens à ces
îles qui, vers
1820-1830, étaient affaiblies
par de longs conflits. Pau signifie perdre,
être épuisé et motu : île. En 1852, les
Paumotu attirèrent l’attention des
lors
d’une
pavillon. Conflit qui éclata en
1843 entre la reine
218
ressources
deçà duquel on bascule dans l’assistance à
600 F C.F.P. par jour et par personne...
Pour une famille de six personnes, cela fait
un revenu de 108 000 F par mois» (1983)
(Rocky Meuel in “Tahiti côté montagne”).
Selon la *Caisse de Prévoyance sociale, il y
avait 9 163 personnes payées au *Salaire
minimum interprofessionnel de croissance
en 1982 et environ 8 000 “gens de maison”
Patutoa
ne
devint une *banlieue
résidentielle qu’à partir de la fin du XIX«
siècle. Des remblais littoraux, achevés en
pavage d’un marae
consommation et de loisirs.
•
rémunérés en dessous du S.M.I.C.
patu’i. Terme polynésien désignant le
patu'i (Poisson epervier tachete)
développés, la pauvreté ne met
généralement pas l’existence des gens en
danger, mais les exclut de la société de
pays
Pômare IV et les
représentants de la France. Au retour d’un
voyage aux îles Sous-le-Vent, la reine fit
monter les couleurs du royaume tahitien
au mât de sa goélette alors que seul le
drapeau français pouvait y être arboré.
Sommée d’amener ce pavillon, Pômare IV
répliqua en le faisant hisser, agrémenté
d’une couronne, au faîte de son palais : il
symbolisait ainsi la résistance tahitienne à
la présence française. De retour à Tahiti,
PAYS-BAS
l’amiral
*Dupetit-Thouars
ordonna
d’amener le pavillon et, devant le refus de
la
reine, fit débarquer ses troupes et
proclama la *déchéance de Pômare le 6
novem.bre 1843. Cet incident fut une des
causes
•
de la '•’guerre franco-tahitienne.
Le 18 juin 1891, le prince *Hinoi amena
le pavillon qui flottait encore sur le palais
royal après la mort de *Pomare V. Il le
remit à un navire de guerre comme présent
au président de la République française et
le pavillon français fut hissé à sa place.
S’emploie dans les expressions : un navire
pavillon français ; le pavillon de
quarantaine signale une maladie
contagieuse à bord ; baisser pavillon :
battant
culture de plantation laisse une empreinte
plus ou moins nette dans le paysage. On
appréhende facilement le mode de culture
et les limites parcellaires des vergers
d’agrumes, des champs d’ananas et des
cocoteraies immenses des Tuamotu ou en
massifs discontinus sur les plaines des îles
hautes.
Par contre, les caféières et les
se confondent avec le couvert
vanillières
végétal qui les abrite.
PAYS-BAS
néerlandais
situé
en
:
(Tahitien : Fenua Horane ;
Nederland). État d’*Europe
bordure de la
mer
du Nord,
membre de la *Communauté économique
s’avouer vaincu.
européenne. Sa superficie atteint 33 491
individuelle ; partie de l’oreille ; extrémité
évasée d’un instrument de musique à vent.
• A l’est s’étendent des collines sableuses et
Autres sens : petit bâtiment isolé, maison
Pavona.
Genre de
*Madréporaire fixé
formant des colonies souvent en forme de
d’entonnoirs. Les Pavona
aussi caractérisés par l’absence de
corbeilles
sont
ou
au bord des calices et par des
éléments radiaires ininterrompus d’un
paroi
calice à l’autre.
km^.
argileuses, peu fertiles, beaucoup moins
peuplées que la plaine occidentale aux
altitudes parfois inférieures au niveau de la
mer. La région correspond au *delta du
Rhin. Le continent et les
eaux
peu pro¬
fondes s’interpénétrent autour des îles fri¬
sonnes, du lac Ijssel et des îles de Zélande.
Depuis le XIP siècle, dans la Province de
Hollande notamment, les hommes luttent
contre la
mer
en
asséchant les
zones
(polders) et en construisant des
digues. Sur ces terres, dont la fertilité est
soigneusement entretenue, on pratique un
élevage intensif et une *agriculture à hauts
abritées
paysage, nom masc. Région que l’œil peut
saisir dans toute son étendue. Un paysage
se définit par les formes de son *relief
(plaines, plateaux, vallées, collines, mon¬
tagne...), sa couverture végétale, elle-même
dépendante de la nature des sols et du
climat, les aménagements réalisés par
l’homme qui entend se livrer à des activités
de production ou de loisir, se déplacer, se
loger.
•
Les paysages ^agraires sont étroitement
liés aux structures agraires et peuvent être
répartis en deux grands types que les
géographes ont d’abord analysé dans les
pays tempérés : les paysages d’enclos et les
paysages d’openfield ou champs ouverts.
Ces deux formes existent dans les pays
tropicaux,mais d’autres paysages agraires
originaux y apparaissent aussi : ceux des
oasis, des cultures sur *brûlis, de la rizicul¬
ture inondée, des grandes *plantations.
• En
Polynésie, des clairières d’openfield
: cultures maraîchères, floriculture, céréales, betterave à sucre. Le long
rendements
du bras principal du Rhin s’est développé
plus grand organisme portuaire du
: Rotterdam, le “poumon” de
l’espace rhénan. Son trafic total atteignait
le
monde
256 800 000 tonnes en 1986.
Cette tradition commerçante est
née au
Moyen-Age puis s’est développée au XVIP
siècle, le siècle d’or des Provinces Unies
(ancien nom des Pays Bas). Le pays avait
alors colonisé l’Indonésie et une partie de
la *Guyane ; ses navigateurs tels *Le
Maire, *Schouten, *Tasman puis *Roggeveen, explorèrent le Pacifique.
Pays-Bas. 1. Dolmen dans la région
de Groningue. 2. Harmenszoon
Van Rijn dit Rembrandt
(1606-1669). 3. Moulins sur la
digue d'un canal d'évacuation de
polder (Kinderdijk).
ont été ouvertes dans la brousse ou dans les
cocoteraies des îles hautes et des motu
coralliens. Elles sont vouées aux cultures
maraîchères et à celle des melons et
pastèques. L’élevage bovin pratiqué sur le
plateau de Taravao a rendu nécessaire la
clôture des prairies. Pour cela, on a planté
des haies vives qui donnent à cette région
un aspect bocager proche de certaines
campagnes de l’Europe atlantique. Les
cultures vivrières traditionnelles donnent
naissance à des paysages plus touffus et
complexes car sur une même parcelle
poussent souvent plusieurs types de plan¬
tes formant différents étages (tara, bana¬
niers et cocotiers par exemple). L’*agri¬
219
PAYS LES MOINS AVANCÉS
De cette
période, le pays a conservé des
La Polynésie entretient des relations
économiques relativement modestes avec
•
activités traditionnelles : la fabrication des
draps et des velours, les tailleries de
diamant, les industries alimentaires, la
construction navale. S’y sont ajoutés la
chimie, le raffinage pétrolier, la construc¬
tion électrique, la sidérurgie et l’exploi¬
tation du plus grand gisement de gaz
naturel d’Europe à Groningue. Le pays
compte 14 600 000 habitants (1987).
Amsterdam en est la capitale, mais la Cour
de cette monarchie parlementaire siège à
La Haye.
les
Pays-Bas. En 1985, le Territoire a
importé 6 589 tonnes de marchandises
néerlandaises (essentiellement des produits
agro-alimentaires et des appareils électro¬
ménagers) pour une valeur de 1 563
millions de L C.L.P. En 1987,281 touristes
néerlandais ont visité la Polynésie. Les
Pays-Bas ont une
laire à Papeete.
représentation consu¬
port et vieux quartier d’Amsterdam
transport des fromages au marché
d’Alkmaar
1
1
polders (cultures Intensives)
gaz naturel - gazoducs
pétrole - oléoducs
^
sidérurgie
I
raffinerie et pétrochimie
trafic portuaire
^
_
agglomération de moins
de 100 000 hab.
agglomération de 100 000
à 500 000 hab.
• de
agglomération
500 000 hab.de plus
220
PECHE
Pays les moins avancés (P.M.A.). Eu¬
phémisme adopté au début des années
1980 pour désigner les pays les plus
gravement sous-développés. En 1984, les
quelque 50 pays de cette catégorie se
quelqu’un dans la peau : l’aimer passion¬
nément.
Voir aussi : ’arevareva.
Hom. : un pot.
situaient au-dessous du seuil de 500 dollars
le *Produit national brut par an et
Parmi eux, les pays d’*Afri¬
que sont les plus nombreux, mais on y
trouve aussi la *Cbine populaire, le
Cambodge, l’Inde, l’Indonésie, le Bangla¬
desh, Haïti et un seul pays du Pacifique ; le
pour
par habitant.
*Kiribati.
Voir aussi : sous-développement.
PEARL HARBOR. Base militaire améri¬
caine située dans l’île de *Oahu (*Hawai),
au
•
nord-ouest d’*Honolulu.
Le 7 décembre 1941, l’*aéronavale
japonaise y attaqua par surprise, et sans
déclaration de guerre, la flotte américaine
du Pacifique. Cette opération venait à la
suite de l’échec des négociations nippoaméricaines au sujet des sanctions écono¬
miques prévues par les *États-Unis en
raison de l’expansion japonaise en Asie du
Sud-Est. Elle coûta aux États-Unis 8
cuirassés, 3 croiseurs, 4 destroyers, 188
avions et fit 2 400 victimes. Elle donna aux
Japonais la maîtrise momentanée de
l’océan, mais provoqua l’entrée en guerre
des
États-Unis
et
la mondialisation du
conflit.
Voir aussi : Guerre mondiale (Deuxième).
peau, nom fém. Épiderme humain, enve¬
loppe extérieure du corps des animaux
*vertébrés.
• Les anciens Polynésiens croyaient que la
peau humaine était issue de l’*écorce des
arbres. La décoration de la peau par
*tatouage était très répandue aux îles
pêche, nom fém. Art d’attraper les *pois-
aquatiques avec
des techniques appropriées. Ensemble des
sons et les autres animaux
prises d’un pêcheur. Lieu de pêche.
Les Polynésiens disposaient de nom¬
breuses techniques de pêche perfectionnées
par l’observation des comportements
(alimentaires, sexuels...) des poissons et de
l’influence des facteurs naturels (jour/ nuit,
*marées, lunaisons) sur ces comporte¬
ments ou sur les conditions de pêche. Un
vocabulaire très riche témoigne de la
précision de ces observations, du large
éventail des techniques utilisées et d’une vie
quotidienne en contact étroit avec le milieu
•
marin.
Cependant, la connaissance du milieu ne
pouvait garantir un approvisionnement
régulier et l’homme restait très dépendant
d’événements fortuits : tempêtes, modifi¬
cation des écosystèmes... Il essayait donc
de maîtriser ce qui lui apparaissait du
domaine des dieux en se livrant à de
nombreux rituels. «Les pêcheurs formaient
et élevaient des *marae
qu’ils consacraient à leurs dieux dont les
principaux étaient *Rua hatu tini rau
(sources de myriades fertiles), le Neptune
de la mer (...) et *Tinorua (corps de deux
sortes) qui avait un torse humain et la
queue de l’espadon. Le pêcheur plaçait
dans des niches secrètes des images des
dieux de la pêche, ainsi que d’autres
reliques sacrées ornées de plumes d’oi¬
seaux» (Teuira *Henry ; “Tahiti au.x
Temps anciens”). Les premières prises
étaient offertes au marae pour attirer la
des groupements
bienveillance des dieux
sur
pêche. Les *tahu’a manipulaient des
“*pierres à poisson” sculptées à l’image des
espèces que l’on souhaitait prendre. On
organisait enfin des séances de prière et des
tannage de peaux. «Parfois les indigènes se
partie du lagon.
Parmi les principaux modes de pêche on
distingue :
l’utilisation des ‘'’parcs à poissons dans
les parties peu profondes des lagons,
souvent à proximité des passes.
Deux murets de corail (aujourd’hui rem¬
placé par du grillage) forment un vaste
entonnoir et dirigent les proies vers un
enclos circulaire où on les prend au *filet
ou au *harpon.
la pêche au caillou, pratique communau¬
taire encore en vigueur aux îles Sous-leVent, consiste à rabattre les poissons vers
une longue guirlande de palmes de cocotier
*Bibles réalisées à Tahiti nécessitèrent le
procuraient la
chien
ou
peau
épaisse d’un grand
d’une vieille chèvre, couverte de
longs poils embroussaillés et feutrés, et
mince d’un chaton
sauvage attrapé dans les montagnes»
(W. *Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autres fois la peau
d’autrefois”).
Au figuré : apparence extérieure ou
personnalité de quelqu’un. S’emploie dans
les expressions : faire peau neuve ; changer
complètement ; être bien dans sa peau ; se
sentir à l’aise ; entrer dans la peau d’un
personnage : jouer parfaitement son rôle ;
faire la peau de quelqu’un : le tuer ; avoir
le cuirassé IVesI Virginia en
flammes après l’attaque japonaise
la saison de
Marquises et en *Nouvelle-Zélande.
Le tannage des peaux animales était
inconnu en Polynésie avant l’arrivée des
Européens. Toutefois, pour la confection
de *tambours {*pahu), les anciens utili¬
saient une peau de *requin qu’ils fixaient à
l’aide de cordes sur le cylindre de bois.
Au XIX'= siècle, les reliures des premières
*
Pearl Harbor le 7 décembre 1941 :
fêtes en l’honneur des dieux. Une gestion
rationnelle
permettait aussi de s’assurer
d’un approvisionnement constant : c’était
l’objectif du *rahui (interdit) que les chefs
instauraient
ou
levaient sur telle ou telle
-
-
221
PECHE
w
222
PECHE
Pêche. 1. Pétroglyphe
représentant un poisson
(Fatu Hiva). 2. Pierre à poisson
utiiisée iors des cérémonies
précédant ia pêche. 3. Pêcheurs
dans ia baie de Matavai (aquarelie
de G. Tobin, 1792), 4. Pêche de nuit
à ia foëne et au fiambeau
(dessin de W. Eliis). 5. Pêche au
harpon. 6. Pêche à ia canne sur les
dernières pirogues équipées de t/ra
à Maupiti vers 1930.7 et8. Pêche au
caillou : 7, filet végétal tenu par
les femmes et les enfants ; 8. les
rabatteurs. 9. Leurre à poulpe.
10. Pose d’une nasse à langoustes,
11. Pêche au filet dans le lagon.
12. Pêcheur à la ligne de fond.
13. Pêche familiale à la canne dans
le lagon. 14.
Bonifier sur un banc
de pêche en haute mer,
15. Mahimahi harponné par un
pêcheur en poti marara.
16. Chargement de filoches de
poissons à bord d'une goélette.
Pesage d’un espadon à l’issue
d’un concours de pêche au gros
17.
du Haura-club.
223
PECTORAL
du rivage par les femmes et les
enfants. Les rabatteurs viennent du large
tenue près
*pirogues et frappent la surface de l’eau
avec des pierres pour orienter les proies
en
vers
le filet.
la pêche au grand filet permet la capture
-
de bancs de poissons évoluant à la surface
du
lagon tels les *ature. La *senne,
autrefois en fil de *nape, aujourd’hui en
matière synthétique, mobilise une com¬
munauté pour le repérage du banc, son
encerclement puis la surveillance et le
halage du filet sur le rivage.
la pêche individuelle, sur le rivage, le
récif, ou à bord d’une petite pirogue, met
en oeuvre des
techniques variées : lignes
équipées d’*hameçons de tailles et de
formes très diverses appâtées de morceaux
de poisson, de crustacés ou de ’uru,
*leurres à poulpes, petites *nasses ou
*ereavae, *éperviers, *harpons ou *foënes
utilisés de jour ou de nuit. Près des récifs et
du rivage, les pêcheurs emploient aussi des
produits intoxicants avec les fruits du
*hutu ou du *hora. Les poissons, anes¬
thésiés par ces mélanges répandus à
proximité de leur gîte, remontent à la
-
surface et se laissent facilement capturer.
au-delà du récif barrière, l’océan n’a
-
jamais fait l’objet d’une exploitation
intensive en raison de sa pauvreté biolo¬
gique. Les deux principales espèces pê¬
chées étaient, comme aujourd’hui, la
*bonite et le *thon. Les bancs de bonites,
repérés grâce au vol des oiseaux, étaient
pêchés grâce à un hameçon composé d’un
leurre en nacre et d’une touffe de poils.
Pour la pêche au thon, on se rendait sur
une des aires appelées “trous à thons” dont
remplacement et l’usage étaient stricte¬
ment délimités. Là, le pêcheur employait
une ligne de fond ou se
joignait à un groupe
employant la technique du *tira, longue
perche mobile placée à l’avant d’une
pirogue double pour faciliter la remontée
des prises.
•
La plupart de ces techniques sont encore
usage aujourd’hui, mais il s’y ajoute les
modes de pêche utilisant les techniques
sont très inférieures au quota (4 107 tonnes
1986).
pêche hauturière est caractérisée par
des sorties en bonitiers, journalières lors de
la saison chaude (haute saison), ou durant
3 à 4 jours, de juin à septembre, autour de
Maiao, de Mehetia où des dispositifs de
concentration de poissons ont été placés
par le Service de la Mer. Un Syndicat des
Pêches professionnelles de Haute Mer
regroupe 300 pêcheurs professionnels et 90
armateurs possédant 104 bonitiers. Seuls
les pêcheries de Papeete font l’objet d’un
suivi statistique : elles ont livré 981 tonnes
de poisson en 1986.
La pêche côtière est pratiquée par 200
propriétaires de poti marara qui pêchent le
en
La
*marara, le thon ou le *mahi mahi.
pêche lagonaire est une ressource
La
essentielle de l’archipel des Tuamotu où
elle occupe environ 600 personnes. Cette
production est mal connue car elle transite
par des circuits de distribution très divers
et alimente une autoconsommation impor¬
tante.
Les chiffres connus concernent les
quantités livrées
aux
*marchés munici¬
paux et acheminées par les *goélettes. En
1986, 1 130 tonnes provenaient des Tua¬
motu, 279 des îles du Vent et 124 tonnes
ont été commercialisées au marché d’Uturoa. Tahiti a reçu en outre 186 tonnes de
thons et 12 tonnes de *crustacés expédiées
par la coopérative Mokai de Taiohae. La
production locale est loin de suffire à la
consommation et ce, bien que les expor¬
tations se soient élevées à 673 tonnes de
produits divers en 1986. Cette année-là, les
importations de produits marins ont
atteint 2 585,8 tonnes pour une valeur de
993,6 millions de francs C.F.P., les princi¬
paux pays fournisseurs étant (dans l’ordre
décroissant) la Corée du Sud, le Japon, les
États-Unis, la Nouvelle-Zélande, la France
et le Chili.
Voir aussi : radeau.
Hom. : pêche (nom fém.) : fruit ; formes des
verbes pécher et pêcher.
en
occidentales : *chasse sous-marine, pêche
motorisée à hord des *poti marara et des
*bonitiers, pêche sportive “au gros”.
La pêche industrielle au thon est exclusi¬
vement pratiquée par les armements
japonais et coréens à l’intérieur de la *zone
d’exploitation économique exclusive.
Leurs prises ne sont pas destinées à la
consommation locale mais transbordées
sur des navires-usines ou livrées à la société
Pomafrex qui les exporte en Europe. Cette
pêche, particulièrement active autour des
Marquises, fait l’objet d’accords
annuels. Ceux qui ont été signés en 1987
instituaient un tonnage maximal autorisé
de 10 700 tonnes pour un montant de droits
îles
pectoral d’un guerrier de
l'aristocratie tahitienne
rave'a la’anehenehe o te hô'êta'ata
’aro nô te ’opu huiari’i
224
voisin de 85 millions de francs C.F.P. et des
dispositions en matière de coopération
technique. En réalité, les prises déclarées
pectoral, nom masc. *Ornement porté sur
la poitrine.
En Polynésie autrefois, le pectoral
(taumi) était un *insigne de pouvoir et de
prestige réservé aux chefs et aux *prêtres.
•
L’armature du taumi était faite de ba¬
guettes et ’^fibres végétales ; la décoration
était en *plumes d’oiseau rouges et jaunes,
en
dents de
requin et poils de chien. Le
*deuilleur portait un gorgeret plus large,
forme de croissant, garni de *nacres,
complété par une résille couverte de petits
en
morceaux de nacre de forme
géométrique.
Voir aussi : parure.
►
taumi. ’Ua riro te taumi ’ei tapo’i ouma nô te
mau
tahu'a ’e te mau ra'atira ; e tapa'o te
taumi ’eifa’a’ite i te ti’ara’a ’e te mana o te
ta’ata tei ni’a lâna te taumi. Nô reira, ’ua rau
hamanira’a te taumi. Nô te mau fa’a'una’una, e
ravehia te mau hum tao’a rima’i ato’a, ’oia
ato'a te mau huruhuru manu, tepârau, te niho
ma’o. Erave ato'a hia te rouru, te huruhuru
’uri, te huruhurupua'ahorofenua. Nô te
huruhuru manu, ’ua la’a ihoa ia tatou e, te
huruhuru ute'ute (’ura) ’e te huruhuru re'are’a.
pédologie, nom fém. Science qui étudie
les caractères physiques, chimiques et
biologiques des *sols, leur évolution et leur
répartition. Pour étudier les sols, les
pédologues réalisent des tranchées d’en¬
viron un mètre de profondeur, et parfois
plus, afin d’observer les différentes couches
(strates ou *horizons) dont l’ensemble
constitue le profil du sol. Les prélèvements
réalisés dans les divers horizons sont
analysés
en laboratoire et les résultats
permettent de mieux définir les aptitudes
d’un sol. La pédologie est une science
relativement récente
puisqu’elle n’est
apparue que vers 1880 en Russie.
L’essor des études pédologiques en France
date de la fin des années 1940 et les
premiers travaux menés en Polynésie ont
débuté vers 1955. La cartographie des sols
des îles hautes doit beaucoup à deux
pédologues : G. Tercinier et René Jamet de
l’O.R.S.T.O.M.
pehe voir jeu de ficelle.
peigne, nom masc. Instrument à dents
fines et serrées, servant à retenir ou à
démêler les cheveux.
peigne à *tatouage. En Polynésie, pour
le *tahu’a utilisait un
instrument en *os de chien, de porc,
«d’oiseaux ou en arêtes de poissons, réunis
ensemble par un fil fin formant un peigne
emmanché» (W. *Ellis : “A la Recherche de
la Polynésie d’autrefois”). Il était enduit
d’huile de *noix de bancoul (ti’a’iri)
mélangée au noir de fumée de la combus¬
tion de la noix. On faisait pénétrer la
*teinture en frappant le peigne avec un
petit *maillet.
•
tatouer son patient,
quand on la compare aux productions très
riches de la *sculpture.
• La
représentation des êtres et des
paysages fut un des principaux soucis des
explorateurs du XVIIP et du début du
XIX= siècle. Chaque expédition compre¬
nait un ou plusieurs artistes peintres
chargés de compléter par leurs œuvres les
observations des géographes, ethnologues
et *naturalistes. Sydney *Parkinson, John
*Webber et William *Hodges accompa¬
gnèrent Cook. Georges *Tobin fit un
séjour à Tahiti lors du deuxième voyage de
William Bligh. Louis *Lebreton et Jules
*
Lejeune furent respectivement recrutés
par Jules Dumont d’Urville et Louis
Duperrey.
Dans la deuxième moitié du XIX= siècle,
lorsque Papeete commença à être réguliè¬
rement desservie à partir de Valparaiso, de
Callao puis de San Francisco, des artistes
firent escale à Tahiti, attirés par les œuvres
romantiques de Sébastien Giraud ou le
roman “Le *Mariage de Loti”. La plupart
des peintres ne firent cependant que de
brefs séjours en Polynésie. L’hostilité ou la
pauvreté culturelle des colons empêchaient
la naissance d’un véritable marché de l’art
et obligeaient à des retours en Europe pour
l’organisation d’expositions. Paul
*Gauguin en fit l’amère expérience jusqu’à
ce
que
les versements réguliers du
marchand de tableaux Ambroise Vollard
le délivrent de quelques soucis matériels.
Au début du XX'= siècle et dans l’Entre-
deux-guerres surtout, de nombreux ar¬
tistes rejetèrent les canons de l’art européen
et se tournèrent vers des
formes entière¬
ment nouvelles. Dans ce contexte, le mythe
océanien jouait encore,
mais les arts
plastiques polynésiens, la force et la
richesse des couleurs de la Polynésie
tropicale suscitèrent aussi un puissant
intérêt. Certains en ont reçu la révélation
sur
place, mais bien d’autres les avaient
découvertes dans les œuvres de Gauguin
tel Octave *Morillot qui se rappelle «avoir
l’extraordinaire puissance
exotique que présentent ses
tableaux qui avaient des magies de cou¬
été ébloui par
d’évocation
leurs tout à fait inconnues». La clientèle
peinture, nom fém. *Art de peindre, de
couvrir
une
surface de couleur. Oeuvre
donnant une représentation du réel ou née
l’imagination du peintre, obtenue par
une répartition réfléchie des couleurs sur
de
surface. Matière colorée utilisée par
l’artisan ou l’artiste pour peindre un objet.
une
•
Dans la Polynésie ancienne, la peinture
était presque ignorée des artisans et des
artistes. Les archéologues ont découvert
quelques peintures rupestres dans une
grotte des îles Marquises et l’on connaît de
belles pièces de *tapa finement décorées de
motifs géométriques peints à la main.
Pourtant, et en dépit d’une gamme de
teintes disponibles assez étendue, la pein¬
ture apparaît comme un art très mineur
des
peintres s’était également étoffée à
Tahiti. La bourgeoisie locale, bien établie,
les fonctionnaires, les officiers de marine
fréquentaient volontiers les expositions.
La première se tint en 1932 au cercle
Bougainville, tandis que l’hôtel Stuart et
l’atelier des Tropiques offraient régulière¬
ment leurs cimaises.
A partir des années 50, les peintres cher¬
chèrent eux-mêmes à
s’organiser : Jean-
Charles Bouloc créa l’École de Tahiti, Rui
Juventin prit en charge les manifestations
du Centre d’Art populaire polynésien dans
l’ancien palais Pômare, Franck Fay fonda
le Centre d’Art abstrait de Tahiti où se
retrouvèrent Hjalmar Lowgreen, Mata
Lira, Vahineroo Tempe.
PÉKIN
Actuellement, la Polynésie est le lieu d’une
créativité
picturale remarquable. Une
vingtaine de peintres travaillent et expo¬
sent régulièrement à Papeete dans les
galeries Winkler et Vaimantic ou dans
l’atelier de Rui Juventin à Punaauia. Des
expositions sont également organisées au
*
Musée Gauguin, à l’aéroport de Faaa,
dans le hall de l’Assemblée territoriale et au
Musée de Tahiti et des Iles. Elles
ne
cependant un véritable intérêt
que dans la communauté d’origine europé¬
enne, éventuellement dans les groupes
“demi” et chinois. En dépit du talent de
Léon Terea et de François Teriitehau, la
communauté polynésienne est, comme
autrefois, plus attirée par d’autres formes
suscitent
Pékin : la porte Tien An Men et ia
Cité interdite
d’art.
PÉKIN (ou Beijing). Capitale de la *Chine.
Pékin est située au pied des hauteurs qui
ferment au nord la grande plaine du Hoang
Ho.
Probablement fondée avant le début de
notre
ère, elle était déjà un centre de
majeur sous la dynastie ' des
Tang (VIP-X® siècles), non loin de la
commerce
Grande Muraille.
Elle devint ensuite la
capitale de toutes les dynasties régnantes,
lesquelles ne cessèrent de l’embellir. La
vieille ville
carapace de tortue
se
divise
en
une
ville tartare
(mandchoue) qui englobe au nord la cité
impériale contenant elle-même la cité
interdite, tandis qu’au sud de la place Tien
An Men s’étend la ville chinoise. Ce
magnifique ensemble architectural, de
palais et de jardins, est entouré d’immenses
remparts et abrite les bureaux du gouver¬
trouve au cœur d’une riche région agricole
basaite de Tahiti. 5. Piion de
basaite à barrettes iatéraies ayant
probabiement appartenu à un chef
de Tahiti. 6. Pilon en bois des
Tuamotu. 7. Pilon de pierre à tête
scuiptée des Marquises.
226
pelle, nom fém. Outil formé d’une plaque
mince et incurvée, ajustée à un manche.
•
Les pelles trouvées aux Tuamotu étaient
constituées d’une valve d’huître perlière ou
d’os plats de carapace de tortue attachés à
un
manche par
des ligatures en *nape.
pendentif, nom masc. *Ornement sus¬
pendu au cou ou aux oreilles, ou long
*collier porté sur la poitrine.
• A Tahiti, J. *Morrison note dans son
Journal que les «deux sexes ont le lobe de
l’oreille percé et ils mettent soit des fleurs,
soit des pendentifs de trois perles de cinq à
huit centimètres de long ; il est rare que les
deux oreilles soient décorées de la même
façon». Ailleurs, il remarque que «les
plusieurs pendentifs de plumes noires qui
quises, *nacres, *écailles de tortue, *coquillages découpés et sculptés, *dents de
requin
cachalot ou dauphin étaient
enfilés sur des boucles formées par des
,
irriguée et s’est dotée de plusieurs zones
industrielles qui accueillent un centre
sidérurgique, des fabrications de pointe
(appareillage électrique, chimie fine, outils
de précision), des usines textiles et des
ateliers de montage de matériel agricole.
Pékin est aussi une capitale culturelle par
ses universités renommées, ses multiples
brins
Sciences, ses activités théâtrales, cinéma¬
pénitencier voir bagne.
instituts de recherche, son Académie des
épanouissement iatérai. 4. Piion de
coquille. L’autre type était fabriqué dans
porcelaine Mauritia mauritiana. La
perforation se situait au sommet de la co¬
quille ; la columelle était enlevée par
percussion ; les épluchures étaient évacuées
par un orifice pratiqué dans la partie
dorsale du coquillage.
une
tombent jusqu’au genou». Aux îles *Mar-
de Tien Tsin (7 890 000 habitants). Pékin se
Penu. 1. Piion de coraii (Tuamotu).
2. Piion decaicairedurdeMakatea.
3. Penu'de Maupiti à grand
était évacuée par l’ouverture naturelle de la
plupart des 9.340 000 habitants de
l’agglomération ( 1982) vivent hors les murs
qui tendent à rejoindre par le sud-est celles
(aquareiie de Choris)
le *mahi. Deux
coquillages étaient utilisés. Le
premier était fabriqué dans une coquille
spiralée à large ouverture, dans laquelle on
pratiquait, par abrasion, une ouverture
plane sur la face externe de la dernière
spirale. Le bord circulaire très tranchant de
l’ouverture détachait une épluchure qui
*costumes de danse sont ornés à la taille de
dans des banlieues industrielles très vastes
embarcation de i’îie Penrhyn
des *’uru pour préparer
types de
nement.
La
pèie-fruit en porceiaine
servait de tranchant. Aux *Marquises, le
’i'i servait et sert encore à enlever la peau
tographiques et éditoriales. Il s’agit enfin
du principal carrefour ferroviaire et aérien
de la Chine du Nord.
pèle-fruit,
nom masc. (pl. : des pèlefruits). Tahitien ; reho ; marquisien : ’i’i.
Instrument en *coquillage, servant d’éplu¬
cheur.
A Tahiti, on utilisait la *porcelaine
Cypraea tigris dont une extrémité était
cassée et le bord aménagé sur l’autre partie
•
en
fibres de
coco.
Ces ornements
portés par les hommes indiquaient souvent
le rang social de la personne.
Aujourd’hui, les pendentifs les plus popu¬
laires sont les *perles noires, les grappes de
petites perles jaunes (*pipi), les dents de
requin, les répliques de *tiki miniatures.
Voir aussi : pectoral.
PENRHYN ou Tongareva. Ile de l’archi¬
pel des *Cook du Nord, située par 158°
ouest et 8° sud, à 1 350 km au nord-ouest de
Papeete. Il s’agit d’un grand *atoll d’une
superficie totale de 290 km^, communi¬
quant avec l’océan par trois passes.
• Ce nom lui fut donné
par le capitaine
William Sever qui convoyait en 1788 des
prisonniers vers le bagne d’Australie à
bord du Lady Penrhyn.
Au milieu du XIX° siècle, la *traite
PENU
organisée
par les marchands de mainpéruviens décima la population
qui passa de 2 000 habitants vers 1800 à 326
d’œuvre
en
1916.
L’île fut annexée par la Grande-Bretagne
en
1888 et servit de base aérienne au cours
de la 2s Guerre mondiale puis lors des
essais nucléaires américains et britan¬
niques dans les îles de la Ligne.
Actuellement, les 620 habitants (estima¬
tion 1985) vivent du coprah et sont groupés
dans les villages d’Omoka et Tautua.
pensionnat voir internat.
pentecôtisme,
l’Église Alléluia et fait venir des pasteurs
des
Assemblées de
Mouvement
religieux créé en 1906 par des membres de
l’Église baptiste de Los Angeles, sous la
direction du pasteur Charles Parham. Les
pentecôtistes entendent revenir aux va¬
leurs fondamentales de l’Écriture Sainte
telles qu’elles se vivaient dans l’Église
chrétienne primitive. Ils vivent dans
masc.
l’attente du retour du Christ et se livrent à
prophéties et au parler en langues
inconnues. 60 millions de personnes
des
appartiennent au mouvement pentecôtiste
et se répartissent en communautés auto¬
nomes appelées Assemblées de Dieu.
• A Tahiti, cette
Église est née en 1967 à
l’initiative de quatre ’tdiacres de la paroisse
protestante de *Béthel. Après avoir fondé
ils
l’Église de Tahiti (rattachée à l’Église du
Nouveau Testament de Taïwan), l’Église
Bonne Nouvelle de Faaa et l’Église bi¬
blique Morijade Pirae. Quatre Assemblées
: à Pirae,
Papeete, Faaa et Afaahiti. L’ensemble du
de Dieu sont actives à Tahiti
mouvement pentecôtiste polynésien comp¬
tait 1 000 membres en 1984.
penu.
Pilon. Instrument cylindrique
à réduire en pâte la pulpe des
*fruits ou des *tubercules comestibles.
servant
nom
Dieu françaises,
virent à leur tour des membres de leur
communauté fonder de nouvelles Églises ;
Polynésie, les aliments à
posés sur un plateau de
pierre ou de bois le plus souvent en forme
de table, parfois avec pieds (*papahid). Le
pilon était manœuvré en percussion,
parfois lancé, et servait plus souvent
comme battoir que comme pilon à écraser.
11 était associé dans tout le Pacifique Sud à
la présence de r*arbre à pain et du *taro.
Le pilon a connu une évolution dans ses
formes ; on en rencontre de différents
types, en basalte dans les îles hautes et en
•
Autrefois
en
réduire étaient
corail dans les atolls. Aux Australes,
Gambier, Tuamotu, il est conique à base
étroite et plate. Aux îles de la Société, aux
Marquises et à Hawaï, il est à base large.
227
PEPE
L’accroissement de la taille est peut-être à
mettre
en
rapport avec l’utilisation des
tables à piler. Aux Marquises, la tête des
pilons, véritable oeuvre d’art, est bilobée et
gravée de deux faces de
On connaît
des centres de fabrication de pilons à *Ua
Pou, *Ua Huka et *Maupiti.
I Porinetia, e hâmanihia te hou i te ’ofa’i tarai
’aore ra eporeho, ’aore ra e niho ma’o. No te
hou, fa’a'apo’o i ni'a i te va’a no te. mau taura
tifaira’a va'a, ’oia ato’a te ’ohipa nô te matau
pârau. I roto i teputa a Morrison, te fa’a’ite ra
’oia e, e patia te ma ’ohi no te hou i te ho ’e
apo’o mâtefa’a’ohipa i te poreho fa’a’oe’oehia
e
’aore ra te niho ma’o, tui atu ai i ni’a i te
ra’au.
pepe. Nom donné aux fruits très mîîrs de
l’*arbre à pain, tombés de l’arbre et au goût
aigre-doux. Dans les îles de la Société, ils
sont battus sur la table à piler {*papahia)
pour en faire une pâte qui, mélangée au lait
de coco, est cuite au four.
pépinière, nom fém. *Parcelle consacrée,
par le semis de pépins ou par plantation, à
la production de jeunes plants d’*arbres
fruitiers, d’arbres d’ornement ou d’arbres
forestiers. Les plants peuvent rester en
pépinière plusieurs mois, voire plusieurs
années, au cours desquels ils sont l’objet de
soins particuliers : bouturage, marcottage,
sevrage...
• En
Polynésie
française, il existe de
Nô te patia i te tari‘a ’e tara taporo ’aore ra e
tara anani te ravehia i te matamua.
percuteur, nom masc. Outil destiné à
frapper sur des matériaux cassants pour en
extraire des *éclats. Il est généralement en
pierre, en os, en bois dur ou en coquillage.
• En
Polynésie, de gros galets de rivière
devaient servir au dégrossissage de blocs de
basalte et à l’ébauche d’herminettes. Des
percuteurs plus petits, parfois en coquille
de cassia ou en corail fossile, permettaient
d’affiner la taille. Le piquetage, au moyen
de percuteurs pointus, égalisait les surfaces
polissage. Pour la
objets en nacre, des percuteurs
plus doux devaient être utilisés.
avant
l’abrasion et le
taille des
nombreuses pépinières horticoles privées à
Tahiti et Moorea, alors que, sous l’égide du
Service de r*Économie rurale et du
*C.LR.A.D., ont été mises au point des
techniques de pépinières pour la pro¬
duction de diverses espèces fruitières ou
arbustives (*pins des Caraïbes), à Mataiea,
à Opunohu, aux îles Sous-le-Vent ou à
Nuku Hiva, aux Marquises. Ces pépinières
sont la base du vaste plan de reforestation
entrepris par le Territoire.
Voir aussi : reboisement.
père voir clergé.
péridotite, nom fém. * Roche d’origine
volcanique, riche en silicates de magné¬
sium et de fer. Elle est essentiellement
composée de cristaux d’*olivine (jaunes ou
verdâtres) et de *pyroxène noir. Les
coulées de *basalte peuvent comporter des
nodules de péridotites qui, issues des
profondeurs du magma, peuvent donner
des informations sur l’évolution de l’asthé-
Perce-oreille, nom masc. (pl. : des Perceoreilles). Insecte dermaptère noir mesurant
deux centimètres de long. On l’appelle
aussi Forficule
ou
Pince-oreille. Il est
de pince située
dans le prolongement de l’abdomen. Il ne
caractérisé par une sorte
vole pas.
perçoir, nom masc. Outil pour percer,
faire un trou dans un objet.
fabrication d’hameçon en nacre
à l’aide d’un perçoir
•
En
Polynésie, on connaît des perçoirs
façonnés dans des éclats de basalte, en
coquillage, ou constitués d’une dent de
requin. Ils servaient à préparer les trous
par lesquels passaient les attaches des
*pirogues cousues, et à la fabrication des
*hameçons en nacre. J. *Morrison signale
dans son Journal l’existence de perçoirs à
main
:
«ils font un trou à l’aide d’un
morceau
de coquillage, ou d’une dent de
requin, fixé à une longue baguette qu’ils
utilisent entre leurs mains». Le perçoir à
pompe était lui aussi en usage, l’axe du bois
sur lequel était fixée la pointe étant pourvu
d’un volant discoïdal en bois ou en basalte.
►
hou. E tao’a teie no te hou, no te fa'a’apo'o i te
perles noires
228
tahi 'ohipa (tao’a).
nosphère.
perle, nom fém. Tahitien : po’e. Con¬
crétion généralement sphérique qui se
forme autour d’un corps étranger entre la
coquille et le manteau de certains Mol¬
lusques *bivalves tels que les *huîtres, les
*moules, les *palourdes. Leur brillance et
leur rareté en font des objets précieux. La
valeur d’une
perle dépend de son lustre,
éclat, de son *orient
(aptitude à restituer les couleurs de l’arcen-ciel), sa forme (ronde, en poire, ba¬
roque...), sa couleur (blanche, noire, aile de
mouche, grise, rosée), son poids en carats
(un carat = 0,2 g). La plus grosse perle du
monde, la “perle d’Allah”, fut trouvée aux
Philippines en 1934. Son poids atteint
6 370 g et sa valeur serait supérieure à 500
c’est-à-dire
son
millions de francs C.F.P.
En Polynésie, avant l’arrivée des Euro¬
péens, il semble que seules les *nacres
étaient utilisées en parure. En 1820, le R.P.
Laval fait mention de la plonge aux huîtres
perlières aux Gambier. Mais dès 1850, la
récolte s’appauvrit considérablement en
raison du pillage du lagon. De nos jours,
les grandes huîtres perlières de Polynésie,
•
PÉROU
pintadines à lèvres noires (Pinetada
margaritifera) produisent après greffage
des perles très estimées. Leur taille varie de
8 à 17 mm et leur couleur est gris-noir (po’e
rava) avec des nuances vertes ou violettes...
D’autres perles, très petites et de moindre
valeur, d’un coloris doré (*pipi) peuvent
être trouvées dans les petites huîtres
(Pinctada maculata) des lagons presque
les
fermés.
Voir aussi : perliculture.
figuré : personne très soigneuse et
méticuleuse ; erreur surprenante et drôle
bien qu’énorme.
Au
Hom.
pairie (nom masc.) : motif héral¬
:
dique.
►
poe.
roto
Te poe, ’o te hô'ê ia lao’a tei roa’a mai nô
i te mau ina’i ’apu o te moana.
Tepârau ihoa ra ’e te ’u’u ’oia ato’a te ’ahi.
riro te poe 'ei tao 'a faufa ’a ’e te hina ’aro
’Ua
rahihia nô tôna nehenehe ’e te varavara. Tei te
hum O te haviti ’e te ’ana’ana e ’oia ato’a te
fa’ahiahia o te poe nô tôna mau purepure mai
te anuanua ra e parauhia e poe rava.
Te vai nei te feia aravehi i te hi’o i te poe, ’aita
e fa’aaura’a tô te poe. ’Ua parauhia e i te fenua
firipino i te ’itera’ahia i te matahiti 1934 te poe
rahi roa a'e o te ao nei. Teie tona teiaha 6370
’e ’ua hau aiu i te hanere mirioni tara
En 1987, la perliculture était pratiquée par
24 fermes privées qui assuraient 60 % de la
production totale et par 108 coopératives
et 57 associations familiales. Environ 2 500
personnes sont concernées par ce secteur.
Les principaux atolls producteurs de perles
Manihi, Ahe, Takapoto, Takaroa,
Hao, Amanu, Aratika, Marutea-Sud ; il
sont
faut y ajouter
l’île de Mangareva. La
production du Territoire était estimée à
400 kg en 1985 (72 tonnes au Japon). Le
marché local en absorbe la moitié. Cette
même année, les ventes de perles aux États-
Unis, au Japon, en Europe et à Hong Kong
ont atteint une valeur de 1 393 000 000 F.C.P:
et ont
constitué la première source de re¬
cettes à l’exportation.
►
fa’a’apura’a poe. Te fa’a’apura’a poe, ’ua
ravehia teie ’ohipa nô te fa’ahoiu i te poe.
I Porinetia, ’ua iupu teie ’ohipa i te taime
mâtamua roa i Pora-Pora i te matahiti 1961
aiia ra te ho’ora’a iana i tupu i taua taime ra i
roto
i te matete o te ao, nô te hope’a matahiti
1970 noa nei.
Mai te reira taime, ’ua haere teie ’ohipa i te
rahi i te Tuamotu ’e Ma’areva ma.
I reira te vai noa ra ta râtou pârau : hotu nô tô
râtou moana. Nô reira, tei reira te rahira’a te
pipi.
’ohipafa’a’apupoe. Te 'reira ’ohipa, ’oia ho’i te
patiara’a i roto i te ma’aparau (te korori) te
ho ôporo ei reira 'ta ’oia iho e horo ’a mai ai i te
poe. Te tapone te feia aravehi no taua ’ohipa
ra. Mai te taime epatia atu ai e tai’o hô'ê
ahuru mâva’u (18) ava’e i mûri iho ’uapa’ari
te poe. Tei ni’a i te 10 haeré atu i te 45 % te
manuiara’a nô te poe. I te matahiti 1985, mai
te huru ë, e piti ahuru (20) mau taiete unuma
(taiete jëti’i) tei rave i teie ’ohipa, ’ua ra'ea
60% te hotu i roa’a mai te ta’ato'ara’a.
’O Manihi, ’o Ahe, Takapoto, Takaroa, Hao,
’atu’atu i tôna utuâfare ’e te itoito i roto i te
rave nei i te
poe maita’i roa. lapofa’i oe i te tiare, e tu’u i
ni’a i te tari’a, e parauhia te reira: te poe ra ’oe
PÉROU.
taramu
(500000000). Hou te maupapa’a a tae mai ai i
Porinetia nei, te parau ana ’e ra ta te ma ’ohi e
rave no te ’ohipa fa’anehenehe. I te matahiti
1820, te fa’a’ite ra te R. P. Laval i te parau nô
te hopura’aparau i Ma’areva. I te matahiti
1850, ’ua topa roa taua ’ohipa ra no te
tu’inora’ahia te roto. I teie mahana, te mau
parau rarahi horo’apoe teie e fa’a’apuhia nei,
te roa ’a nei te mau poe ’ere ’ere, te mau poe
rava,
’ua rau huru. Te vai ato’a nei te mau poe
I roto i te orara’a o te ma’ohi, te ho’e vahiné
orara’a e parau te ma’ohi i te reira vahiné: e
i te tiare.
perliculture, nom fém. Élevage des mol¬
lusques *bivalves dans le but de produire
des *perles.
•
En Polynésie, la première expérience de
culture perlière a été réalisée à Bora Bora
1961, mais la perle noire ne s’est imposée
le marché international qu’à la fin des
années 1970. Dès lors, la perliculture a
connu un remarquable essor, notamment
dans les lagons des *Tuamotü-Gambier
en
sur
qui disposaient encore d’un stock naturel
de ''’nacres. Le greffage des nacres est une
opération essentielle pour le perliculteur. Il
consiste à implanter un *nucléus (petite
ronde) dans le sac à gonades du
mollusque, corps étranger dont l’huître
bille
s’accommodera en l’enrobant de nacre.
Une fois greffées, le plus souvent par des
spécialistes japonais, les nacres sont
remises à l’eau pour 18 mois. Le taux
d’obtention d’une perle par nacre est de 10
à 45 %.
Amanu, Aratika, Marutea ’e ’o Ma’areva teie e
fa ’a 'apura ’a poe.
Pays d’*Amérique du Sud,
Pacifique, situé entre l’équa¬
teur et le 18'= degré sud.
• Sa
superficie est de 1 285 000 km^ et sa
population de 20 700 000 habitants en
1987
Le pays est divisé en trois régions
naturelles. La plaine côtière, étroite et
sèche, a vu se développer la culture irriguée
du coton. Les principales villes se sont éta¬
blies à proximité du littoral : Chiclayo,
Chimbote, *Callao, et la capitale ; *Lima.
Grâce au phénomène d’*upwelling, la vie
marine est très importante au large. Le
Pérou est un des principaux pays pêcheurs
du monde (5 262 500 tonnes de prises en
1986). Au centre, la Cordillère des Andes
est une succession de vallées profondes, de
hauts plateaux et de sommets très élevés : le
riverain du
.
Huascaran atteint 6 768 m d’altitude.
• La civilisation inca
au
par
s’y développa du XIP
début du XVP siècle puis fut détruite
les conquistadores espagnols. On y
cultive le maïs, le coton, le riz ; on y
pratique l’élevage ovin et l’exploitation des
mines de plomb, de zinc, d’argent et de
cuivre. A l’est, la forêt amazonienne est
Tupac Yupanqui,
roi inca de 1471 à 1493
229
PERRUCHE
Les régions économiques du Pérou.
COLOMBIE
I
I forêt
I
1 zone sèche
oasis
élevage (lamas, moutons,
bovins) et cultures vivrières
ca culture de la coca
agglomération de plus
i™
•
de 500 000 hab.
^
agglomération de 100 000
g
agglomération de moins
à 500 000 hab.
de 100 000 hab.
port de pèche
houille
□
Perruches nonettes à Scilly
fer
argent
plomb
appelée Lori des Marquises (Vint ultraniarina), que l’on trouve à Nuku Hiva, Ua
hydrocarbures
• La Perruche nonette
panaméricaine
sidérurgie
est devenue rare à Tahiti, mais on en trouve
cuivre
'
Pou et Ua Huka.
(Vini peruviana) est
également appelée Lori de la Société. Elle
route
de nombreux
encore
spécimens dans
certains atolls des Tuamotu. La Perruche
nonette est de couleur bleu-vert, avec une
blanche, un bec jaune et des pattes
L’introduction du *Merle des
Moluques et du *Busard des roseaux est en
partie responsable de sa raréfaction à
laquelle l’homme n’est pas non plus
étranger. En effet, certains touristes peu
scrupuleux n’hésitaient pas à offrir de
fortes sommes pour leur capture.
gorge
oranges.
isolée du Pérou actif et peu productive. On
y extrait un peu de pétrole : 5 millions de
tonnes en 1986. Le Pérou est un pays
fortement endetté. Le P.N.B./
hab./an était de I OlO dollars en 1985.
pauvre et
perturbation, nom fém. Dérèglement ou
déséquilibre qui apparaît dans le fonction¬
nement
d’un système ou le comportement
d’une personne.
Une perturbation atmosphérique est une
ondulation accentuée du *front qui sépare
deux *masses d’air. L’air chaud qui se
•
d’Amérique
latine, excepté le *Chili, a avoir eu quel¬
ques relations avec la Polynésie. C’est du
Pérou que partirent les expéditions de
*Mendana et de *Quiros vers les Mar¬
quises et les Tuamotu entre 1595 et 1606.
•
Le Pérou est le seul pays
Du Pérou vinrent aussi les bateaux *né-
griers qui, au XIX'= siècle, se livrèrent à des
razzias de main-d’œuvre
aux
îles
Mar¬
quises. A cette époque, de modestes
relations maritimes s’étaient établies entre
Papeete et Callao
ou
du courrier et disparurent
après l’ouverture du canal de *Panama.
L’éphémère liaison aérienne PapeeteLima, assurée par Air France entre 1972 et
1975, n’a pu ranimer les relations écono¬
miques entre les deux pays.
voyageurs et
sur
le lac Titicaca. 2. Marché rural
dans la région du Junin Huancayo.
deux avancées
d’air froid devient très turbulent et ascen¬
dant. Une *dépression atmosphérique
apparaît alors ainsi que de puissants
systèmes nuageux ; les *précipations sont
abondantes et les vents se renforcent. Une
dépression tropicale, un *cyclone sont des
perturbations.
Payta, mais elles
consistaient surtout en l’acheminement des
Pérou. 1. Embarcations de roseaux
trouve “emprisonné” entre
Perruche, nom fém. Petit *Oiseau grim¬
peur de l’ordre des Psittacidés vivant dans
les régions chaudes.
La Perruche de Tahiti (Cyanoramphus
zealandicus) fut découverte lors de la
première expédition du capitaine *Cook.
Elle disparut complètement au début de la
•
moitié du XIX= siècle. Il n’en
subsiste que des peintures dues à Sydney
Pervenche, nom fém. Petite plante orne¬
mentale de la famille des Apocynacées.
En
Polynésie, on trouve la Pervenche de
Madagascar donnant des fleurs de couleur
blanche ou
mauve :
Catharanthus roseus
(synonyme : Vinca rosea). Elle a été
introduite en 1860 par Mgr Tepano *Jaussen. Certains extraits de cette plante ont
des propriétés anticancéreuses. En particu¬
lier, un des alcaloïdes, la leurocristine, est
un des médicaments
antileucémiques les
plus actifs actuellement connus. Cepen¬
dant, les extraits doivent être purifiés car
les alcaloïdes bruts sont accompagnés de
substances antagonistes.
seconde
Pervenche
230
*Parkinson.
Il
existe aussi
une
espèce,
pesticide, nom masc. De l’anglais pest qui
signifie fléau. Substance chimique destinée
PETERSEN
à empêcher le développement des plantes
PÉTARD (Paul) (1912-1980). Né en
On distingue :
geoise, Paul Pétard se passionna très jeune
pour la *botanique et les contrées loin¬
et des animaux nuisibles ou à les détruire.
les fongicides ou anticryptogamiques qui
-
détruisent les *champignons et les moisis¬
sures
;
les bactéricides qui permettent de lutter
-
contre les
les
-
maladies bactériennes ;
insecticides destinés à détruire les
Saône-et-Loire
produits sont
apparues et on assiste à une escalade dans
leur toxicité. Beaucoup de ces produits
sont toxiques pour l’homme et certains
sont cancérigènes. Leur emploi doit donc
s’accompagner de nombreuses précautions
et l’on peut espérer qu’ils seront remplacés
prochainement par des procédés de lutte
biologique.
Certaines résistances à
ces
Cauchy-la-Tour (Pas-de-Calais), élève de
l’École de Saint-Cyr et de l’École de guerre,
Philippe Pétain fut nommé général en 1914
et promu général en chef des armées
françaises en 1916, lors de la première
*Guerre mondiale. Il se rendit célèbre en
assurant avec succès la défense de Verdun.
national, il apparut à beaucoup
Héros
l’unique recours pour la France
balayée par l’offensive allemande en 1940.
11 devint alors, à 84 ans, chef de l’État
français. Après, semble-t-il, quelques
hésitations, il couvrit de son autorité une
politique de collaboration avec l’Alle¬
magne nazie. Son gouvernement entreprit
comme
une
“Révolution nationale” dont la devise
«Travail, famille, patrie» annonçait la
restauration de valeurs morales et de
relations
ment
socio-économiques profondé¬
conservatrices. Cet ordre nouveau,
inspiré du *fascisme, était très anti¬
démocratique : la plupart des libertés
furent supprimées et la jeunesse embri¬
gadée, tandis que la police politique et des
formations paramilitaires se livraient à la
chasse aux opposants et aux juifs. A la fin
de la guerre, Philippe Pétain fut condamné
à mort, mais gracié par le général de
*Gaulle. Il mourut en captivité à l’île
d’Yeu.
pétainisme eut des adeptes dans les
^Établissements français de l’Océanie. En
•
Le
1940, ceux-ci fondèrent le *C0mité
Français d’Océanie qui s’opposa au
ralliement au général de Gaulle et qui était
animé par les docteurs *Cassiau et Floaoût
des
risson. Les membres de ce comité et les
fonctionnaires qui refusaient de sympa¬
thiser avec le mouvement de la *France
Libre furent placés en résidence surveillée à
Moorea et à Maupiti ou dans certains
locaux réquisitionnés pour la circonstance
Mis au ban de la société par la
majorité gaulliste, les pétainistes et leurs
familles vécurent quelques années difficiles.
à Papeete.
famille bour¬
deaux, il obtint un diplôme de docteur en
pharmacie et choisit d’exercer au sein du
service de santé des troupes coloniales.
Paul Pétard eut ainsi l’occasion de séjour¬
et à
Tahiti, en Haute-Volta, en Indochine
Madagascar.
Pharmacien de
l’hôpital de Papeete de
1937 à 1945, il connut une existence
mouvementée en raison de son adhésion au
pétainisme, mais consacra surtout une
grande partie de son temps libre à l’étude
de nombreuses plantes de Polynésie, tant
sur les plans botanique, historique que
se livra à de fréquentes
expériences dans les laboratoires de Ma-
médicinal. 11
mao,
PÉTAIN (Philippe) (1856-1951). Maré¬
chal et homme d’État français. Né à
une
taines. Étudiant à l’université de Bor¬
ner à
insectes.
dans
de Vaiami, de l’Institut Malardé et
publia de très nombreux articles et textes
dans diverses revues spécialisées. Parallèle¬
ment à cette approche scientifique, il fut un
des premiers à recueillir avec soin les
recettes médicinales utilisant les plantes de
la *pharmacopée traditionnelle.
Une édition revue, augmentée et illustrée
d’un de ses livres intitulé “Plantes utiles de
Polynésie : ra'au Tahiti” a été publiée en
1986. C’est un ouvrage de base pour tous
qui s’intéressent à la *flore de la
Polynésie.
ceux
affiche de propagande pétainiste
PETERSEN (August) (1850-1914). Marin
et
constructeur
naval né dans le duché
danois de Schlesvig-Holstein. Cette région
conquise par la Prusse en 1864 et,
en Alsace quelques années plus
tard, une partie de la population préféra
émigrer plutôt que de devenir allemande.
C’est ainsi que le jeune August Petersen
s’enrôla comme matelot sur un voilier qui
fit escale à Papeete en 1874. Séduit par la
douceur de la vie tahitienne, il débarqua, se
fixa à Toahotu et y installa une scierie mue
par l’énergie hydraulique. A. Petersen
comprit vite qu’il pourrait développer son
entreprise en utilisant les planches qu’il
débitait pour la construction de bateaux. Il
monta un *chantier naval à Papeete, à
fut
comme
l’endroit où se trouve actuellement l’hôtel
Royal Papeete, et réussit à lancer son
premier bateau en 1881, une *goélette de
63 tonnes parfaitement adaptée au *cabotage interinsulaire. Les maisons de com¬
merce locales qui avaient été jusqu’alors
obligées d’acheter leurs navires en Cali¬
fornie lui passèrent des commandes
régulières et August Petersen ne cessa
d’agrandir et de moderniser son chantier.
Charles (Charlie) *Brown fut son contre¬
maître principal à partir de 1900. Ce jeune
Américain né à Papeete devint peu à peu
son associé
et son confident. N’ayant pas
eu d’enfants depuis son mariage avec
Mariette Petit en 1884, August Petersen
adopta Charlie Brown peu avant sa mort.
Auguste Petersen
231
PETIT
Celui-ci géra si bien son héritage que,
lorsqu’il mourut en 1962, il était le plus
gros propriétaire terrien de Polynésie
française. Les dernières goélettes cons¬
truites par A. Petersen ne disparurent
qu’au début des années 60.
PETIT (Édouard) (1856-1904). Originaire
de Saint-Denis de la *Réunion, Édouard
Petit fit
ses
études
supérieures à l’École
d’Administration de la Marine et fut
nommé *commissaire de la Marine dans le
Pacifique. A ce titre, il séjourna aux îles
Marquises en 1881 et 1882 et conta,
quelques années plus tard, son séjour dans
les mers du Sud sous le pseudonyme
d’Aylic Marin en publiant deux ouvrages :
“En Océanie” et “Au loin”. Il poursuivit sa
carrière
comme
administrateur des colo¬
nies à Madagascar et à la Réunion puis en
tant que *gouverneur des
*Établissements
français de l’Océanie du 25 février 1901 au
mois de mars 1904. Il dut faire face à de
nombreuses
difficultés.
L’incapacité du
*Conseil général à prendre des décisions en
raison de ses divisions fut résolue par sa
dissolution et
son
remplacement par un
Conseil d’administration directement
placé sous l’autorité du gouverneur. Par
contre, Édouard Petit ne put faire face à la
crise économique aiguë qui suivit le
passage du cyclone de janvier 1903 et que
provoqua l’effondrement des cours de la
nacre. Il se trouva également en butte aux
long des bateaux, amélioration du réseau
routier, installation d’un dépôt d’hydro¬
carbures à Fare Ute... Entré en conflit avec
au sujet de la question
algérienne, il demanda sa retraite et quitta
l’administration
Tahiti en 1954.
Tahitien
Petit
(Le). *Journal hebdo¬
madaire fondé par
Cohen,
un
mune venu
M® *Goupil et A.
ancien déporté de la *Com-
de Nouméa. Le Petit Tahitien
fut le
premier journal politique édité à
Papeete : il défendait les idéaux républi¬
cains, les libertés et l’égalité. Il ne parut que
d’octobre à décembre 1882.
Pétrel, nom masc. Pterodroma sp. '•'Oi¬
seau
de mer.
Il existe 7 espèces de Pétrel en Polynésie et
la plupart d’entre elles sont aux Marquises
Australes.
ou aux
•
Le Pétrel de Tahiti (Pterodroma rostra--
ta) atteint une taille de 40 cm. C’est un
Oiseau qui niche à Tahiti et Moorea. Il est
de couleur marron sur le dessus et les ailes ;
le ventre est blanc et la poitrine brune. Ses
pattes sont courtes et palmées. Il établit
son nid au fond d’un terrier, creusé à même
la terre en montagne, entre 150 m et 2 000 m
d’altitude. Il y pond un œuf unique de
couleur blanche, généralement de juillet à
octobre.
attaques de Paul *Gauguin qui lui repro¬
chait de ne prendre aucune mesure pour le
développement économique et social des
îles Marquises et poussait les indigènes à la
désobéissance civile. Faute d’un soutien
financier du gouvernement central, il ne
put exécuter son projet d’installation de
plusieurs centaines de colons martiniquais
démunis après l’éruption de la Montagne
Pelée en 1902. Gravement malade, E. Petit
demanda à être rapatrié en France mais
mourut en Australie et y fut inhumé.
PETITBON
(René) (1902-1965). *Gou-
verneur de la France d’Outre-Mer. D’abord
professeur, puis banquier, René Petitbon
fut nommé *préfet de l’Aube à la Libéra¬
tion, en 1944, puis préfet de Constantine
(Algérie) en 1945. Il fut gouverneur des
*
Établissements français de l’Océanie de
1950 à
1954, lors de l’ascension du *Rasdémocratique des Popula¬
semblement
tions tahitiennes qui, emmené par son chef
*Pouvanaa (député depuis 1949), parve¬
nait à enlever la majorité à 1’*Assemblée
représentative (1953). Par un mélange de
fermeté et de conciliation, R. Petitbon
contribua à apaiser les tensions politiques
du moment. Par ailleurs, son action porta
sur l’amélioration
René Petitbon
232
des infrastructures de la
*colonie
:
construction d’une nouvelle
*cale de
halage permettant le hissage en
Pétrel de Tahiti (noha)
pétroglyphe, nom masc. *Pierre gravée.
figures rupestres rudi¬
mentaires, gravées dans la pierre à l’aide
d’outils, suivant un tracé plus ou moins
régulier.
• Les travaux
archéologiques ont mis au
jour de très nombreux pétroglyphes en
Polynésie. Dès 1926, K. *Émory décrit le
pétroglyphe de *Tipaerui à Papeete (au¬
jourd’hui, symbole de r*O.T.A.C.) et le
compare à ceux décrits par R. Linton aux
Marquises : «deux figures humaines dos à
dos et un symbole suspendu entre cellesNom donné à des
ci».
Il
conclut
:
«Ils sont extrêmement
symboliques et fort bien gravés ; ils sont
certainement l’émanation d’une technique
de gravure des pétroglyphes ayant atteint
un degré élevé de
développement, mais le
lieu d’origine de cet art particulier demeure
un
mystère, tout comme le sens des
PÉTROGLYPHE
pétroglyphes qui, lui aussi, reste incon¬
nu».
Les méthodes de gravure devaient être
diverses, aboutissant à des résultats plus ou
moins perfectionnés : incision en V étroit à
l’aide d’un outil pointu ; piquetage en
surface donnant une gravure plus irrégu¬
lière ; piquetage en ligne et abrasion avec
du sable laissant un trait plus précis ;
technique du bas-relief laissant les motifs
en relief, plus rare
en Polynésie.
Les motifs sont divers. Aux îles Sous-le-
Vent, ils sont le plus souvent géométriques
ou représentent des poissons, tortues et
pirogues. Aux Marquises et à Tahiti,
à l’île de *Pâques, les dessins
anthropomorphes sont très répandus.
Leur présence sur les *marae ou à proxi¬
mité permet de les associer aux cultes ou
comme
aux
dieux.
►
papa^ ’ofa’i tai’o. Te mau ma’imira'a ’ihipapa
teifa'a’ite mai i te rahi o te mau ’ofa’i tarai, te
riro ’ei maupapa’a ’ofa’i tai’o. I te matahiti
1926, ’uafa’a’ite ’o KennethEmory i te ho’ëno
taua ’ofa’i râ i Tipa’erui (Pape’ete) tana i
fa ’aau ’e W Nu ’uhiva tei te fare Tauhiti taua
’ofa ’i ra.
E tao’afa’ahiahia roa ’e te aura’a hôhonu i te
huru nô te ravera’a ’e te mavetera’a no te
rave ’a o taua tau ra, ’aita ra i ta ’a te
hôhonura’a mau no te tumu o te reira ’ofa’i,
nôhea mai te arata’ira’a tei roto noa a i te
uiuira ’a ’e te maere ho ’i.
Te mau ti’ara’a,mai te mea ra e te rahira’a e
ti’ara’a V, ia hi’ohia e tao’a ’oe’oe tei
patiatiahia ’ua rau huru no te hoho'a i ni’a iho.
To Raiatea ma ra, e mau hoho’a i’a, e hoho’a
honu, hoho’a va’a. To Matuita, ’e to Tahiti
’oia ato ’a i Rapa Nui, mea huru piri noa ia te
huru, e mau hoho’a ta’ata taehae e tu’ati ri’i
noa ihoa ia ’e te peu nô te ha ’amorira ’a ’e te
Pétroglyphes. 1. Techniques de
gravure des pétroglyphes.
2. Tortues, figures humaines et
dessins géométriques sur un
rocher d'Haapapara (Raiatea).
3. Têtes de tiki dans la vallée de
Eiaone (Hiva Oa).4. Personnages
stylisés (Marquises).
5. Pétroglyphe de Tipaerui (Tahiti)
représentant une double figure
humaine. 6. Tortues et poisson sur
un rocher de Nunue (Bora Bora).
233
PÉTROLE
Les cinq premiers pays
pétrole, nom masc. Huile minérale natu¬
1985 (en millions de tonnes).
lange ,d’*hydrocarbures combustibles. Le
pétrole naît de la fermentation de graisses
animales et végétales au sein de *roches
sédimentaires, d’où son nom, tiré du latin
producteurs de pétrole en
U.R.S.S.
596
États-Unis
492
Arabie Saoudite
165
Mexique
151
Royaume-Uni
129
relle, de couleur noire, formée d’un mé¬
petra, “pierre” et oleum, “huile”. L’extrac¬
tion se fait par des puits, terrestres ou
marins, d’où le pétrole jaillit sous la
pression des gaz ou par pompage. Les
principaux gisements se trouvent autour
du Golfe persique, en Sibérie occidentale,
en Chine, en Indonésie, en Afrique du
Nord, au Venezuela, autour du Golfe du
Mexique, dans les grandes plaines d’Amé¬
rique du Nord et en mer du Nord. L’indus¬
trie pétrochimique fournit plus de lO 000
produits différents, notamment des carbu¬
rants, des huiles, des matières plastiques,
des colorants, détergents, produits phar¬
maceutiques... La production mondiale de
pétrole était de 2 913 902 000 tonnes en
plus de 50 m de long sur près de 4 m de
large, réalisées occasionnellement pour les
grands chefs. Elles devaient exprimer la
richesse de leurs propriétaires et le nombre
de leurs sujets.
Voir aussi : nattage.
►
pe’ue. E vauvau teie nô te noho. E hïïmanihia
te pe’ue i te raufara : pae'ore. ’Ua rau faito
pe’ue, ’ua rau huru hamanira’a, tei te^ite ’e te
aravihi o te rima’i nô te rara’a ’e le hamanira’a
i te pe ’ue.
Te feiâ hâmani pe’ue ia pütô rat ou, e’ere ho’ë
huru pütôra’a. Te vai nei te pütô ’afata, te
pana hô’ë, te pana piti, te pere’ohu, te
’ovatavata. Te vai râ te pe’ue e parauhia e
moea, te vai nei te vane, le vai nei te tarava, te
vai nei te pe’ue ’ari’i, te pe’ue menemene, te
pe’ue ha’apurepure, ’ua rau ’e ’ua rau huru
pe ’ue.
E tao’a maita’i te pe’ue i roto i te utuafare. I te
matamua, teie te ’ahu ta’oto ia tae i te tau
_
_
_
to ’eto ’e, mea mahanahana roa.
1986.
La
Polynésie importe des produits pétro¬
liers raffinés des États-Unis, de Singapour
et d’Australie.
peuplement, nom masc. Processus par
lequel une ^population occupe un terri¬
toire. Mode de répartition d’une popula¬
tion sur un territoire.
peuplement de la *Polynésie a
intéressé les *naturalistes et les historiens
pe’ue. Natte servant de tapis ou de
• L’étude du
plat. Traditionnellement, les pe’ue
avec des feuilles de *pandanus. De nos jours, on trouve également
des pe’ue en matières synthétiques.
• A
propos du couchage autrefois, *Moerenhout dans “Voyages aux îles du Grand
Océan” précise : «des nattes étaient dis¬
posées, soit isolément, soit plusieurs les
unes sur les autres, d’après la qualité ou le
rang des individus». W. *Ellis observe des
nattes de dimensions impressionnantes, de
dès le début du XIX= siècle. L’Américain
couchette faite de *fibres végétales tressées
à
étaient tressés
1848 une carte
*migrations polynésiennes qui était
fondée sur l’hypothèse d’une *origine
asiatique, hypothèse qui fut reprise et
étayée par les recherches de A. de Quatrefages ( 1884) et de Peter Buck qui publia un
ouvrage célèbre sur ce sujet : "The Vikings
of the Sunrise" (1938). Il fallut cependant
attendre que les recherches archéologiques
Horatio Haie proposa en
des
aient
livré
des
informations suffisantes
pour qu’en 1965, Kenneth *Emory et Y.H.
*Sinoto proposent les étapes suivantes du
peuplement de la Polynésie orientale :
P*’ étape : de la Polynésie occidentale
(Tonga et Samoa) vers les îles * Marquises
2= : des îles Marquises vers les îles de la
*Société
3= : des îles Marquises vers l’île de *Pâques
4'= : des îles de la Société vers la *Nouvelle-
Zélande
5= : des îles Marquises vers les îles *Hawaï
6'
:
des îles
Zélande
Marquises vers la Nouvelle-
7' : des îles de la Société vers les îles Hawaï.
qu’une hypothèse, car il se peut
soient découverts des *sites plus
anciens que les sites marquisiens, dans les
îles de la Société par exemple. En fait, le
peuplement de la Polynésie orientale est
certainement plus complexe. Il serait le
résultat de multiples déplacements dans
Ce n’est
que
une lente avancée d’ouest en est à travers la
*Mélanésie et la Polynésie occidentale.
•
Pe’ue. 1. Ha’unera'a. 2. Pe'ue orapa
’o te ha'unehia ’afaro noa hia,
3. Pe’ue ha’atio te ia'anehenehehia
e te tahi mau tapa'o o tei nira hia i
ni'a iho.
234
Le peuplement actuel de la Polynésie est
fortement déséquilibré au profit de l’archi¬
Pe'ue. 1. Nattage. 2. Pe’ue carré à
nattage orthogonal. 3. Pe’ue
circulaire à motifs ajourés.
pel de la Société et plus particulièrement
des *îles du Vent. Celles-ci comptent
123 069 habitants sur les 166 753 résidents
PHARMACOPÉE
du Territoire (1983), alors que la *densité
population reste généralement faible
aux Marquises, aux Tuamotu et aux
Australes. Ces différences de peuplement
tiennent à des facteurs naturels (l’archipel
de la Société comprenant les terres les plus
vastes et les plus accueillantes) et à des
facteurs socio-économiques. Les nom¬
breux emplois liés au développement de la
fonction publique, à l’essor du commerce
et à l’installation du * Centre d’Expérimentation du Pacifique ont drainé des
milliers d’insulaires vers l’agglomération
de Papeete au cours des années 60 et 70.
de
Voir aussi : exode.
pharmacopée, nom fém. Ensemble de
ou formules pour préparer des
remèdes. Tahitien : *rS'au.
• Avant l’arrivée des Européens, les
recettes
Polynésiens faisaient appel à leur *tahu’a
Entre autres
pratiques, ceux-ci excellaient dans l’art de
composer des remèdes à partir de pl^ ites
ou d’arbres locaux.
,/
Le recours à la pharmacopée tj^-ydenne
pour guérir leurs maux.
.
s’est largement poursuivi jusque
antibiotiques et des tranquillisants a
affirmé l’efficacité de la ^médecine occi¬
dentale.
De nos jours, l’art traditionnel de guérir est
encore
P.G.A. voir Plan général d’Aménagement.
pH, nom masc. Initiales de potentiel
d’Hydrogène. Le pH est une unité de
de l’acidité ou de la basicité d’une
solution. Il est gradué de 1 à 14. Un pH égal
mesure
correspond à la neutralité. C’est ce
qu’on obtient avec de l’eau pure. Plus le pH
est petit, plus l’acidité est grande. Plus le
pH est grand, plus la basicité ou l’alcalinité
est grande. Ainsi une solution décinormale
d’acide chlorhydrique a un pH de 1 et une
solution décinormale de soude a un pH de
13. Le pH dépend donc à la fois de la force
à 7
de l’acide
ou
ers 1940
où la découverte des sulfaniides, des
de la base et de sa concen¬
tration.
pratiqué dans les îles et les districts
le
urbanisés. Il a toute sa valeur pour
traitement des affections bénignes.
La plupart des remèdes comportent :
une ou
-
plusieurs bases d’origine végétale
(2 espèces de plantes herbacées, arbres et
arbustes sont couramment utilisées) ;
un liquide pour faciliter l’administration
du remède (eau de coco ou eau de source
-
pour les médicaments à usage interne, lait
ou huile de coco pour les médicaments à
usage externe) ;
du suc de canne à sucre pour masquer le
-
goût souvent désagréable du remède.
Les végétaux toxiques sont peu nombreux.
Toutefois, bien des préparations inoffen¬
sives aux doses usuelles peuvent causer de
graves accidents si elles sont administrées
quantités trop fortes. Les recettes
spécifient donc les doses : nombre de
feuilles, fleurs, fruits, de poignées d’herbes,
de gouttes ou de cuillerées de liquide. Les
plantes sont toujours employées à l’état
frais et cueillies par le tahu’a lui-même.
Après avoir été lavés, les végétaux sont
écrasés à l’aide d’un pilon (*penu) dans un
récipient en bois (*umete). Le suc végétal
extrait est mêlé à l’eau ou à l’huile, parfois
additionné de sucre. Les préparations se
font à froid ou à chaud (infusion, diges¬
tion, décoction). Ces médicaments tradi¬
tionnels peuvent être administrés par voie
interne : potions {râau inu), sirops, purga¬
tifs (râau tahee), lavements ; par voie
externe : liniments (râau parai), lotions,
frictions (râau tauromi), cataplasmes
(papa), inhalations, gargarismes, collyres
en
Phaéton voir Paille-en-queue.
phare, nom masc. Haute tour qui porte à
son sommet un puissant foyer lumineux
afin de guider les navires dans une zone
dangereuse pour la *navigation ; chenal,
côte à écueils...
• Le seul phare
construit en Polynésie
française est celui de la pointe Vénus
(Tahiti). Les travaux commencèrent en
1866, sous la direction du capitaine du
Génie de la Taille, avec une main-d’œuvre
constituée d’une quinzaine d’ouvriers
mangaréviens formés à la maçonnerie par
les missionnaires catholiques. Le phare fut
mis en service le P"'janvier 1868. La tour,
construite
en
moellons de corail et ren¬
forcée aux angles par des pierres de taille,
mesurait 25 m de hauteur. Elle fut re¬
haussée de 7 m en 1963 et son système
lumineux à combustion de gaz sous pres¬
sion a été remplacé par une alimentation
électrique. La nuit, l’éclat du phare est
visible jusqu’à 50 km en mer. Des lentilles
supplémentaires concentrent une partie de
la lumière en faisceaux aériens utiles pour
l’approche de la piste de Faaa.
Autre sens : projecteur placé à l’avant des
véhicules.
Hom. : far (nom masc.) : gâteau breton ;
fard (nom masc.) : maquillage ; fart (nom
masc.) : corps gras.
et gouttes.
La décadence actuelle de la pharmacopée
polynésienne tient à plusieurs faits : la fin
d’une tradition orale avec la disparition des
tahu’a ; une mauvaise mémoire des propor¬
tions ; des doses qui, trop fortes, entraînent
de graves intoxications voire la mort ; la
présence de médecins et infirmières, et
enfin, le désintérêt des jeunes générations
pour les traditions anciennes...
►
te ra’au. Hou tepapa’a a ha’apapu mai ai i to
_
ratouparahira’a i te fenua Porinetia. E râve'a
ta te ma ’ohi no te arai i to
râtou ati ma ’i, ’oia
ho’i te rapa’aura’a i te râ’au tahiti. E ravehia te
le phare de la pointe Vénus
235
PHASME
’aihere o te fenua mai te ha ’apa ’o moite i
mau
te mau horo’ara’a a te
tahu 'a ra 'au.
fetâpa’ari; te mau
la tae mai ra te ra 'au papa ’a ’e te mau ravera 'a
’opani, ’eiaha e fa ’atere i te ra 'au tahiti e
’a, te ha ’amata nei te tahi
maufifi ’e te ti’aturi ’orera’a te mâ'ohi i ta
no te
rave ra i te ra 'au papa
ratou iho ra 'au.
No te mea ho ’i, e rave ’a ’ohie
ta te ra’au papa’a, e ti’i noa i te fare
râ’au afa’i
mai a fa ’atere, teie te ra ’au tahiti e fifi roa.
Mai reira, te fa ’aru ’e nei te mâ’ohi i tôna
Tableau des 22 plantes les plus utilisées dans les ra’au tahitiens dans 4 recettes sur
d’après P. Pétard “Plantes utiles de Polynésie, ra’au Tahiti’
ihotumu, tâna ti’aturira’a ’e tana ra’au i tona
pa’ari, ’ua riro te mana’o ia tipe’e no reira, te
hape ato ’a nei te tahi mau ha ’ara ’a ra ’au, te
huruânei te peu, ’ua ha’apae iana iho. Are’a
ra, te hui tupuna i ha ’apa ’o mai, ’ua tutu’u mai
i te faufa ’a i te hua ’ai. Tei roto i te orara ’a te
maita ’i ’e te ’ino. ’la ’ino e ha ’apa ’o ’ore, ia
maita’i, e ha’apa’o maita’i. Te huru o te ra’au i
roto i ta te mâ’ohipu’e râ’au. Te vai ra te
’aihere no te hâmani i te ra ’au. Mai te ra ’au
inu, te râ’au parai, te ra ’au fa ’ahopu, te ra ’au
5, par ordre de fréquence décroissante,
PLANTES
nom
tahitien
tiare tahiti
français
scientifique
type
parties utilisées
tiare
Gardénia
taitensis
arbuste
(boutons,
fleurs, feuilles,
jeunes pousses)
suc
entre dans les ra'au pour soigner
propriétés et remarques diverses
.asthme, bronchite, migraine, grippe, —calmant le plus employé
cirrhose, maladie du foie
intestinales, uro-génitales
ha'eha’a
Lindernia
herbacée
suc
arhrp
rpvp
-Comme pour metuapua'a
crustacea
citrifolia
’uru
arbre à pain
pëtoa purahi.
de nohu. ciguatera
Artocarpus
aitilis
.
taporo
.
.citronnier
vert
ti'a'Irl
-bancoulier
.
stérilité féminine, asthme.
latpx
le latex sert d'enduit isolant hâtant
la guérison de fractures, foulures
convulsions
Rorippa
herbacée
Dicrocephala
integrifolia
herbacée
Citrus
arbuste
toute la partie
aérienne
sarmentosa
ta’ata’ahiara
mou'a, purgatif et abortif à forte dose
feuilles, jeunes
pousses
aurantiifolia
.Aleurites
arbre
mollucana
toutes les parties
fruit vert,
amande, écorce
_
asthme, angine, hémorroïdes
-troubles gastro-intestinaux
action semblable à la camomille
.contusions, foulures, maladie du
foie
maiadies de peau, plaies produites
huile de l’amande, tanin de l'écorce
convulsions, névralgies, règles
calmant, spasmolytique
par des coraux
’ôrë
tamore
dichotonum
’aute ma'ôhi
hibiscus
jeunes racines
Hibiscus rosesinensis
arbuste
bourgeons.
feuilles
guajava
racines
dulcis
jeunes feuilles ou
douloureuses
vi tahiti
cythère
idem
pousses
inophyllum
nlurnahltl
HH
decemdentata
’ahi'a
pommier
rose
pipitahatal
.haricot du
bord de mer
Eugenia
arbuste
malaccencis
.Vigna marina
_
feuilles
herbacée—toute la plante
asiatica
tl’aplto
Ophioglossum
reticulatum
nemoralis
N.B. : la plupart des plantes rentrent à
236
plusieurs dans les ra'au traditionnels.
.infections de la bouche, plaies
infectées
.névralgies, varices, rhumatismes
—
calmant
H
PHILATÉLIE
taurumi, te râ’au tapiri, te râ’au tahe ’e.
Te ’itera’ahia te mau taote i tefenua, ’e te mau
utuutu ma’i te haere
’omo ’e ato ’a ra’a te peu
tumu a te ma’ohi no tana rave ’a
ma ’i.
rapa ’au i tôna
Ei ’umete, ’eipenu no te ha’a i te râ’au. ’Aita
fa ’ahou te reira iroto i te utuâfare nô teie
mahana. Te feia horo ’a ra’au e mau tahu ’a
ratou ia parauhia. ’Ua ’ino teie i’oa, ia
parauhia e tahu’a; e ta’ata tahutahu, hâmani
’ino ta 'ata, ha ’apohe ta ’ata, te aura ’a ia e
horo ’ahia no teie parau nehenehe roa.
Te tahu’a: te hoâia ta’ata, tei ’ite ’e tei aravihi
i ni’a i te ho’ë toro’a, nô te râ’au: ’ua
’oia i te hi’o ’e i te horo ’a i te
ra’au e au nô te hô’ëma’i. ’Ua mou ra i teie
maramarama ia
mahana taua u’i ia’ata ra.
climat de vives tensions au sein du *Kuo
Min Tang.
Bien que formée de conserva¬
teurs montrant une grande hostilité envers
le Républicain *Sun Yat Sen, l’Association
devint progressivement favorable à *Mao
Toung. Elle soutint la *Chine com¬
1949, non pas tant par
idéologie que par admiration pour Mao,
qui avait su restaurer l’unité chinoise et
faire de la Chine une grande puissance. Elle
organise des voyages en Chine populaire,
Tse
muniste après
afin de maintenir des contacts
avec
des
parents ou amis de la communauté chi¬
noise de Tahiti. Elle considère *Taïwan
un morceau de Chine inféodé à
comme
l’étranger. L’Association philanthropique
fut présidée par Chin Foo, puis par deux de
Phasme, nom masc. Graeffa coccophaga.
Tahitien : vava. Insecte orthoptère vivant
sur les Cocotiers, qui a la forme d’un
bâtonnet vert ou marron atteignant 7 à 10
long. Il se tient immobile et res¬
semble à une brindille morte ce qui fait
qu’il passe souvent inaperçu. Il se nourrit
des feuilles du Cocotier, mais les dégâts
qu’il provoque sont très limités. Il n’est pas
très répandu car le Merle en est très friand.
La femelle pond ses œufs qui tombent sur
le sol ; les Larves doivent alors remonter au
sommet du Cocotier le long du tronc.
cm
de
Phénix
(Association sportive). Club
omnisports. L’A.S. Phénix tire son nom
d’un oiseau fabuleux, signe de prospérité,
que la mythologie chinoise fait renaître de
ses cendres
feu.
après qu’il se soit immolé par le
Le
mythe est en quelque sorte respecté,
puisqu’à une première association éphé¬
mère (1953-1955) a succédé, en 1977, un
nouveau club aux assises plus solides. Né
d’une dissension interne à l’A.S. *Dragon,
l’A.S. Phénix, sous l’impulsion de S.
Jouen, son fondateur et président, et de E.
Lhiès, s’est rapidement structurée. Elle a
acquis, en 1980, un terrain de 6 hectares sur
les hauteurs de Faaa, où ont été aménagés,
entre 1985 et 1987, 3 courts de *tennis, un
terrain de *football
et
une
salle omni¬
sports. L’A.S. Phénix est forte de 300
gendres, Siu Kung Po, dit Ah You et
Afo Giau Kai Tcheong (Philippe Giau, dit
ses
Sincère). Elle demeure très liée à la société
*Si Ni Tong, qui s’occupe entre autres de
l’asile de vieillards de Mamao. Elle fit
longtemps fonctionner son propre club
sportif, Sam Min, ainsi qu’une école, qui
fut fermée
avec
les
deux autres écoles
chinoises, en juin 1964.
philatélie, nom fém. Étude et collection'
des *timbres-*poste et de toutes les émis¬
sions ou marques apposées par les services
postaux sur les enveloppes. Les philaté¬
listes s’intéressent aux timbres, qu’il
s’agisse de toutes les émissions annuelles
d’un ou plusieurs pays ou de collections
thématiques (flore, faune, histoire...). Ils
cultivent leur passion individuellement ou
au sein d’associations et peuvent
procéder
à des achats ou des ventes auprès de
commerçants philatélistes ou lors de la
tenue de bourses philatéliques et ce en
fonction d’une cote publiée chaque année
par les catalogues (Yvert et Tellier ou
Thiaude en France, par exemple). Les
philatélistes collectionnent aussi les enve¬
loppes “premier jour”, les entiers postaux
(ou cartes-lettres), les aérogrammes, les
flammes postales dont le dessin ou les mots
vantent des aspects de la région du corres¬
pondant ou attirent l’attention sur telle
manifestation locale ou nationale. Ils
s’intéressent aussi aux *affranchissements,
cachets postaux apposés en des lieux
licenciés (1985) qui pratiquent le football,
aux
le tennis, le *tennis de table et le *hand-
historique.
• En
Polynésie, r*Office des Postes et des
le *basket-ball, le tir à l’arc, l’*athlétisme,
ball, discipline dans laquelle Te club fut
plusieurs fois champion de Tahiti. Ses
couleurs sont le vert et blanc.
philanthropique, adj. Se dit de celui qui
est porté à aimer tous les hommes, à les
aider de façon désintéressée.
• L’Association
philanthropique ^chinoise
Polynésie française (Chung Fa Fui
Kon) est l’une des trois grandes associa¬
tions “socio-politiques” chinoises. Elle fut
créée par *Chin Foo en 1921, dans un
de
Phasme (vava)
insolites
ou
lors d’événements à valeur
Télécommunications tient
un
bureau
philatélique à la recette centrale de Papeete
et satisfait
les demandes de 10 000 corres¬
pondants abonnés aux émissions annu¬
elles. D’après Christian Beslu, lui-même
passionné de philatélie, les plus belles
collections polynésiennes ont été réunies
par Émile Savoye, Raoul Teissier (Tahiti),
R.H. Houwing (Hollande), le colonel
Cazes, M. Dupuis (France) et Bertram
Mendelsohn (Royaume-Uni) (C. Beslu :
“La philatélie à Tahiti”).
237
PHILIPPINES
PHILIPPINES (îles). Tahitien : Phiripino
Archipel du Sud-Est asiatique qui
ma.
sur 2 000 km entre *Taïwan et
l’Indonésie orientale.
s’étire
Géographie. Il est formé de plus de 7 000
îles couvrant 299 765 kmL Les plus vastes
sont Luçon, Samar, Panay, Negros, Pala•
wan et Mindanao.
Philippines. 1. Ferdinand Marcos
(et son épouse Imelda), présidentdictateur de 1965 à 1986
2. Rizières en terrasses dans le
nord de l’île de Luçon.
3. Corazon Aquino, présidente
de ia République depuis 1986.
4. Atelier de tissage.
.
Situées en bordure de la
*plaque lithosphérique indo-australienne
et de la *fosse des Philippines (- 10 540 m),
ces îles volcaniques surmontent une zone
plissée datant de l’ère secondaire, souvent
affectée par des *séismes. Le climat
tropical, équatorial au sud, est caractérisé
par l’alternance des moussons de sud-ouest
en
été et de nord-est en hiver qui provo¬
quent d’abondantes précipitations sur les
Carte économique des Philippines.
Mer des
Célèbes
□ Zones montagneuses et forestières
I
[cultures vivrières (riz, maïs)
O
canne à sucre
O cocoteraies
it tabac
iS cuivre
0 or
**.Vpétrole
238
versants exposés.
Celles-ci redoublent lors
du passage des *typhons, mais favorisent
la croissance d’une végétation luxuriante,
15 000 espèces, matières
premières souvent utiles à l’économie
philippine.
• Histoire. L’archipel fut peuplé par
plusieurs vagues d’immigrants originaires
riche de plus de
d’*Asie continentale et
a
des cultures indonésienne,
subi l’influence
bouddhiste et
islamique.
L’expédition de *Magellan découvrit la
région en mars 1521, mais perdit son chef
lors d’un combat avec les habitants de l’îlot
Par la suite, les Espagnols
Mexique colonisèrent l’archipel
et firent de Manille un comptoir où l’on
de Mactan.
venus
du
PHOTOCOPIE
et
parfois aux couleurs panachées. Il en
existe plus de 200 espèces.
phonolite ou phonolithe, nom fém.
*Roche volcanique de structure microlithique. Elle est constituée par une pâte
amorphe dans laquelle sont noyés des
petits cristaux. C’est une roche assez
*basique, mais sa principale caractéris¬
tique est d’être sonore quand on la frappe.
les troupes américaines à
Les sommets nord de Raiatea, le Mt Taita
Maniile en 1945
de Tubuai et la plus grande partie de l’île de
échangeait le tabac des plantations de
Luçon et les porcelaines contre les métaux
précieux d’Amérique.
Après leur victoire sur l’Espagne à Cuba,
les États-Unis purent étendre leur domina¬
tion sur les Philippines en vertu du traité de
Paris (1898). Ils accordèrent néanmoins
une autonomie politique de plus en plus
large aux Philippins et, après que l’archipel
ait été, au prix de durs combats, libéré de la
présence japonaise, ils lui permirent
d’accéder à l’indépendance le 4 juillet 1946.
Le pays s’est doté d’un régime républicain,
mais a subi la dictature du président
Ferdinand Marcos de 1965 à 1986. Sou¬
tenue
par
une
majorité populaire,
par
l’Église catholique et une partie de l’armée,
le leader de l’opposition démocrate, Corazon
Aquino, a pris le pouvoir le 25 mars
198C-
Économie. Les Philippines comptent
61 500 000 habitants (1987) dont 9 000 000
•
vivent dans l’agglomération de Manille, la
capitale. L’agriculture est la première
activité du pays mais n’arrive pas à nourrir
toute la population bien que les deux tiers
de la *surface agricole utile soient con¬
sacrés au riz et au maïs. Les Philippines
exportent des bananes, du bois, du coprah
et du sucre, mais ne disposent ' pas de
ressources minérales et énergétiques suffi¬
santes pour alimenter un véritable essor
industriel. La dette extérieure équivaut à
75 % du *produit national brut et le P.N. B.
par habitant n’était que de 580 dollars en
1985, plaçant ce pays parmi les nations les
moins développées du monde.
Les Philippines n’entretiennent pas de
relations importantes avec la Polynésie
française. Elles fournissent essentiellement
du bambou et du rotin travaillés par des
artisans de Polynésie. Plusieurs centaines
de résidents polynésiens ont visité cet
archipel à la fin des années 70, attirés par
les guérisseurs exerçant à Baguio, au nord
de Manille.
Ua Pou sont formés de phonolites.
phosphate, nom masc. Sel dérivé de
l’acide phosphorique, essentiellement
utilisé
comme
engrais. Les phosphates
peuvent être d’origine minérale, organique
(cas le plus fréquent) ou produits par
Philodendron
l’industrie. Ils ont pour propriété de
restituer aux terres le phosphore con¬
sommé par les plantes.
De 1908 à 1966, la Polynésie tira une
•
partie de ses ressources de l’exploitation
des phosphates de *Makatea. Il s’agissait
d’un phosphate tricalcique à forte teneur
(80 à 85 %) résultant de l’action du *guano
et des cadavres
*calcaire
eaux
d’oiseaux de
corallien,
d’infiltration.
sous
mer sur
le
l’influence des
Plus de 11 millions de tonnes de minerais
ont été extraites de Makatea par la *Com-
pagnie française des Phosphates de l’Océa¬
nie. Un nouveau gisement a été décelé sur
l’atoll de *Mataiva (Tuamotu) en 1976. Ce
gisement s’étend sous les eaux du lagon sur
une
surface d’environ 5 km^. Les réserves
sont estimées à 12 millions de tonnes, mais
l’exploitation se heurte à l’opposition de la
population de l’île, inquiète des boule¬
versements qui seraient engendrés dans la
vie quotidienne et l’environnement.
Dans le monde, les États-Unis sont les plus
gros producteurs de phosphates (50 mil¬
lions de tonnes), suivis de l’U.R.S.S. (25) et
du Maroc (20). *Nauru est le premier
producteur du Pacifique, avec 2 millions
de tonnes par an, mais ce gisement est en
voie d’épuisement, alors qu’il assure 100 %
des exportations de cette île.
photocopie, nom fém. Technique de
reproduction de documents qui est appa¬
rue vers 1965. La reproduction elle-même.
Le procédé le plus utilisé est l’électroscopie
sur papier ordinaire. Elle consiste à
projeter l’image du document, par une
source
de lumière, sur une surface de
a la propriété d’être
sélénium. Ce métal
Philodendron, nom masc. Plante lianescente *épiphyte (qui pousse en s’accro¬
chant sur d’autres plantes) de la famille des
Aracées et du genre Philodendron. Plantes
originaires d’Amérique centrale, les Philo¬
dendrons sont cultivés pour leurs grandes
feuilles décoratives aux formes très variées
conducteur d’électricité lorsqu’il reçoit de
la lumière. La feuille de papier-copie reçoit
encre spéciale, attirée par les zones
restées sombres. L’encre est fixée sur le
une
papier par une forte tension électrique,
puis séchée. Une photocopieuse peut
fournir de 15 à 60 copies par minute.
239
PHOTOGRAPHIE
photographie ou photo, nom fém. Pro¬
cédé qui consiste à fixer l’image des objets
ou des personnes par
sur
une
obtenue.
l’aetion de la lumière
L’image ainsi
surface sensible.
Le procédé fut inventé par Nicéphore
Niepce en 1816. La photo en couleurs
aurait été expérimentée en 1868, mais les
premières pellicules couleur n’apparurent
qu’en 1937. Dès 1874, la photographie fut
utilisée par Marey pour réaliser la synthèse
du mouvement et la première amorce de
film cinématographique. Ce procédé fut
amélioré par les frères Lumière en 1895.
L’industrie photographique est aujour¬
d’hui très puissante. 90 % du marché
mondial sont couverts par 3 firmes :
Eastman-Kodak (U.S.A.), Agfa-Gevaert
(R.F. A.) et Fuji (Japon). La photographie
est un art qui, comme la peinture, a ses
grands maîtres. Parmi eux, on peut citer
Brassai, Robert Cartier-Bresson, JacquesHenri Lartigue ou Helmut Newton.
• En
Polynésie, les premières photogra¬
phies ont probablement été prises par
l’amiral *Dupetit-Thouars qui s’était muni
d’un appareil *daguerréotype en 1844.
Aucun cliché n’a pu être retrouvé et il en est
de même du portrait de la reine Pômare IV
qui avait été commandé par le gouverne¬
ment français en 1851. La plus ancienne
photographie qui ait été conservée repré¬
sente
la famille Bonnefin
en
1857
:
son
auteur est un certain Helsby de Valparaiso.
Photographes présents en
Polynésie depuis le début des
années 50. 1. Adolphe Sylvain.
2. Sounam.
240
Quelques années plus tard, plusieurs
photographes (Gustave *Viaud, Garret,
Courret) vinrent à Tahiti et réalisèrent les
premières prises de vue de Tahiti au milieu
du siècle. Charles *Hoare fut le premier à
s’établir durablement à Papeete : il nous a
laissé de nombreux portraits des grandes
familles demies, des paysages, des scènes
Il en est de même de Charles
*Spitz qui s’installa sans doute en 1885, de
Lucien *Gauthier de 1904 à 1921, puis de
Max Bopp du Pont de 1906 à 1957.
Aujourd’hui, Papeete compte plusieurs
studios : Adolphe *Sylvain, Tepari, Sou¬
nam, Wong et plusieurs entreprises de
développement photographique rapide.
La documentation photographique sur la
Polynésie s’est aussi enrichie de nombreux
de genre.
travaux
d’amateurs
ou
d’artistes de pas¬
eités par P. *0’Reilly dans son
ouvrage “Les photographes à Tahiti et
leurs œuvres (1842-1962)”, tels Henry
sage
*Lemasson, Thérèse Le Prat, *t’Serstevens
Bernard Villaret, Jacques Chegaray.,
Enfin, depuis l’apparition en 1960 «d’une
presse susceptible de reproduire aisément
les documents graphiques sur de petites
machines offset, le sceptre
de la photo¬
graphie passe, à Tahiti, des photographes
de studio aux photographes de presse. Une
vraie révolution s’effectue
:
l’instantané
prend le pouvoir» (P. O’Reilly).
►
hoho’a. I Porinetia, no te tau ’o Dupetit-
Thouars te mau hoho 'a matamua nô te fenua
net i te matahiti 1844. ’Aita roa ra taua hoho 'a
’ite fa’ahou hia mai, ’oia ato'a tô te ari’i
vahiné Pômare IV tei anihia mai e te Hau
ra i
farani i te matahiti 1851. Te hoho’a tahito roa
a’e, na te fêti’i Bonnefin nô te matahiti 1857:
na te ta 'ata ra ’o Helsby nô
Valparaiso. I mûri
mai te tahi mau ta’atapata-hoho’a mai ia
Viaud, Garret, Courret ma tei fano mai i
Tahiti no reira mai ai te mau hoho ’a o te
’omuara’a o te tenetera. “Hoare" te ta’ata
mâtâmua i parahi i Tahiti. E rave rahi mau
hoho’a tana i vaiiho mai nô te mau ’ôpüfëti’i
"’afa"ihoa ’e te mau tuha’a fenua nehenehe
maita’i tâna ipata haere. ’O Charles Spitz te
tahi i te matahiti 1885, Lucien Gauthier (1904-
1921) ’o Max Bopp du Pont i te area
1906-1957.
PHOTOTROPISME
I teie mahana, ’ua rahi roa te mau fare
patara ’a hoho ’a : ’o Valenta, ’o Mackenzie, ua
pake ia tau ta 'ata, e mau hoho ’a maita ’i roa ta
raua. Te yai nei ’o Sylvain, ’o Te Pari,
Sounam, ’o Teri’i, Wong, tei roto rat ou i teie
tau ’api ’e tae noa atu i te tahi atu a mau ta ’ata
e’ita e hope ia fa’ahiti, ’ua ohie te ravera’a ’e
’ua rahi te mau rave ’a.
Te vai nei te puta a ’O Reilly no ni’a i te
hoho’a teie te tahi mau ta’ata tana i fa’ahiti:
Henry Lemasson, Thérèse Le Pratt,
Serstevens, B. Villaret, J. Chegaray.
E ’ohipa rahi roa teie e tupu nei i teie mahana i
te mau taime ato ’a te pata noa nei te ta ’ata i te
hoho’a no te mea, ua ’ohie te mau rave ’a.
Photographes-éditeurs. 1. Teva Sylvain. 2. Erwin
Christian.
Photographes de presse. 1. Christian Pinson.
2. Tini Colombel.
photopile,
Dispositif qui a
petit disque plat,
composé de cristaux de silicium. Ce
métalloïde a la propriété de transformer le
rayonnement *solaire en courant électri¬
que continu.
Sur plusieurs *atolls des Tuamotu, des
souvent la
nom fém.
forme d’un
habitations sont alimentées en courant de
24 volts à partir de photopiles montées en
sur des panneaux solaires. Les
photopiles peuvent aussi délivrer r*énergie
nécessaire à des appareils isolés (pompes,
série
balises lumineuses, relais de télécommu¬
nications) ou fournir de l’électricité sur les
bateaux.
photosynthèse, nom fém. On dit aussi
assimilation chlorophyllienne. Ensemble
des réactions qui permettent aux plantes
une première phase, de convertir,
grâce à la molécule de *chlorophylle,
l’énergie lumineuse en énergie chimique
utilisable par la cellule. Dans une 2= phase,
cette énergie sert à fixer le carbone minéral
de la molécule de dioxyde de carbone pour
synthétiser les molécules organiques,
dans
Les débuts de la photographie en
Polynésie. 1. L’atelier du
photographe Lucien Gauthier vers
1910.2. Un missionnaire
ethnographe : le père Boirie
photographiant des Marquisiens
d’Atuona (vers 1935).
Photographes participant
notamment à l'illustration
d’ouvrages. 1. Jean-Claude
Bosmel. 2. Bernard Hermann.
3. Claude Rives.
constituants fondamentaux des êtres
vivants. Au cours de la photosynthèse, lise
dégage de l’oxygène provenant de l’hydro¬
lyse de l’eau et qui servira à la respiration
des êtres vivants. De ce fait, la destruction
en cours de la forêt amazonienne, qui est
considérée comme un des poumons de la
Terre, pose un problème pour l’avenir de la
planète. Sans plantes vertes, donc sans
photosynthèse, il n’y aurait pas de vie
animale telle que nous la connaissons.
phototropisme, nom masc. Mouvement
qui permet à un organisme ou à un organe
de s’orienter par rapport à une source
lumineuse. En général, les fleurs, les
feuilles et les tiges des plantes présentent un
phototropisme positif, c’est-à-dire qu’elles
sont attirées par la lumière. Au contraire,
les racines présentent un phototropisme
négatif et fuient la lumière. Dans le cas
particulier de l’Arachide, le pédoncule
portant les fleurs présente d’abord un
phototropisme positif puis, après la fécon¬
dation et la formation des graines, le
241
PHRÉATIQUE
phototropisme s’inverse et les graines sont
alors enfouies dans le sol qui pour cela doit
est
Pour les animaux
pia. Tacca leontopetaloides ou Tacca
pinnatifida. Plante à *tubercules de la
famille des Taccacées qui pousse aussi bien
sur les sols profonds des îles hautes
que sur
être meuble.
phototactisme.
on
parle plutôt de
phréatique, adj. Terme qui caractérise
*nappe d’*eau située dans le sous-sol.
Polynésie, il existe quatre types de
nappes phréatiques selon leur mode de
gisement : les nappes de *dyke, perchées,
une
En
alluviales et les lentilles d’eau douce des
*atolls.
phytophage, nom masc. ou adj. Qualifie
tout animal qui se nourrit de matière
végétale quelle qu’elle soit. Il existe par
exemple de nombreux Insectes phyto¬
phages. D’autres qualificatifs permettent
de préciser le régime alimentaire ; on
distingue ainsi des animaux herbivores,
nectarivores, frugivores, xylophages...
phytoplancton,
nom masc. Ensemble
végétaux minuscules qui vivent
essentiellement dans les eaux superficielles
car ils ont besoin de lumière pour réaliser
leur *photosynthèse. Ce sont pour la
plupart des *Algues unicellulaires micros¬
copiques. Le groupe le plus important est
représenté par les Diatomées qui sont
souvent en forme de brancard, d’étoile,
d’ancre... Le phytoplancton est le premier
d’êtres
maillon des *chaînes et réseaux alimen¬
taires. C’est donc un producteur aussi
important que les plantes vertes sur terre. Il
Pia. 1. Râpage de la racine.
2. Production de ramiijon par
pressage.
Pia. 1. Anara’a o te 'ata.
2. Hâmanira'a o te pia nSroto i te
rave'a tâumi.
242
consommé par le *zooplancton.
Voir aussi : plancton.
les sables des motu et des atolls.
•
Le pia
(ou arrow-root) était la seule
d’amidon connue des Polynésiens
avant l’arrivée des Européens. Le tubercule
était râpé, lavé plusieurs fois à l’eau de mer
source
pour éliminer un principe âcre et toxique et
le rendre comestible. Vers 1870, Tahiti en
exportait annuellement plusieurs tonnes.
Actuellement, cette plante n’est plus guère
cultivée.
Elle a été remplacée comme source d’ami¬
don par
le * Manioc doux importé qui
présente l’avantage de ne pas contenir de
substance âcre. Cependant, le nom est resté
et le pia désigne l’amidon extrait du
manioc. On l’emploie dans la confection
du *po’e et pour amidonner les vêtements
(ta pia signifie empeser en tahitien).
La hampe florifère du pia indigène était
utilisée par les femmes qui, après prépara¬
tion, en retiraient une paille très blanche et
luisante qu’elles tressaient pour faire des
couronnes ou des chapeaux.
►
pia. E ma ’a tupu te pia mai te ’umara, e tupu
te pia i ni’a i te motu. Hou te papa’a a tae mai
i te fenua Tahiti, teie ta ratou pia nô te hâmani
ma’a. E oro i te ma'a pia ’e ia oti, e tamâ ia ore
te maramara, e ha’ama’aro atu ai ia ma te
’ava’ava miti. I te matahiti 1870, tau tane tei
haponohia nô te ho ’o. I mûri mai, te maniota
tei mono i te pia, ’aita roa ia e ’ohipa rahira ’a
PIEGE
nôna. ’Ua vai noa te i’oa pia i ni’a i te maniota
no te mea e hâmani ato 'a hia te pia maniota e
P.l.B. voir produit intérieur brut.
E hamanihia te po'e, te rëti’a, te taota i te pia.
pic, nom masc. Montagne élevée, de forme
mea ma'aro maita'i.
E tïïpia ato ’a hia te ’ahu, ia nehenehe ’e ia ’ohie
te pu’ara’a.
E rave te mau vahiné rima’i i te
'ata piano te hamani i te hei taupo ’o.
pointue ou conique.
piastre, nom fém. *Monnaie frappée en
Espagne et dans divers pays d’Amérique
au XIX^ siècle (Chili, Pérou et
Bolivie notamment) et qui fut utilisée en
Polynésie de 1820 (environ) à 1910.
• En raison des relations
privilégiées que
les *Établissements français de l’Océanie
avaient nouées avec les ports de *Callao et
de ““Valparaiso, les piastres fortes et les
demi-piastres en argent circulaient en
grand nombre sur le Territoire et faisaient
concurrence à la monnaie française. Pour
imposer le *franc français, le gouverneur
*Bruat dut prendre un arrêté le 20 no¬
vembre 1843 : «la pièce de 5 francs,
du Sud
monnaie de France, sera étalon de mon¬
naie à Tahiti, et aura une valeur égale à la
piastre forte dans les transactions du
gouvernement et dans tous les paiements à
effectuer par la trésorerie de la colonie».
Mais les pièces françaises étaient trop rares
1850 on payait les fonctionnaires en
piastres ! «En 1904, tous les prix de la place
ainsi que les salaires des ouvriers, ma¬
noeuvres
et domestiques étaient encore
établis sur la base de la piastre chilienne»
(Christian' Beslu). L’usage de la piastre ne
put être définitivement interdit que le 29
décembre 1911, après que la *Banque
et en
d’Indochine ait commencé à émettre de la
monnaie locale.
Polynésie,
particulier ceux des Marquises, ont
souvent la forme de pics. L’auteur du
“*
Mariage de Loti” a tissé une peinture
pittoresque de ces reliefs à Tahiti : «de
grands mornes surplombent les forêts et
des pics aigus se dressent dans l’air ; on est
là comme au pied de cathédrales fantas¬
tiques dont les flèches accrochent les
nuages au passage». Le terme est aussi
utilisé, parfois avec excès, pour désigner un
petit massif difficile d’accès. Sur les
hauteurs dominant Papeete, on relève ainsi
un Pic Rouge culminant à 351 m au-dessus
de la vallée de la Tipaerui et un massif du
Pic Vert (1159 m) séparant les hautes
vallées de la *Tipaerui et de la *Fautaua.
S’emploie dans les expressions : à pic :
verticalement ; tomber à pic : arriver au
• Les sommets des îles hautes de
en
pic Lire Vaiaraua (presqu’île de
Tahiti)
bon moment.
Hom.
un
servant à
pic : instrument au fer pointu
la roche et à casser des
cailloux ; Oiseau grimpeur des forêts
tempérées : un Pic noir ; une pique ; un
pique (aux cartes).
piastre
piavare. Saccharum officinarum. Variété
de *Canne à
sucre
de la famille des
Graminées. Elle possède une tige rougeâtre
à nœuds très rapprochés. C’est la variété à
usage médicinal par excellence et elle entre
dans les recettes destinées à soigner les
bronchites, les convulsions, l’infection
ombilicale, l’indigestion, la colique né¬
phrétique, la diarrhée, l’urétrite et l’amyg¬
dalite.
creuser
PICPUS voir Sacrés-Cœurs de Jésus et de
Marie.
piège,
nom masc. Dispositif destiné à
prendre des animaux terrestres, des *oiseaux et des poissons. Au figuré ; artifice
employé pour tromper quelqu’un.
• Les Polynésiens
disposaient autrefois
d’un arsenal de pièges variés. Outre les
243
PIÉMONT
des rivières puis tirés sur la plage. D’autres,
pierre, nom fém. Tahitien : ’ofa’i. Bloc ou
plus petits, comme r*épervier, ou montés
bois, sont utilisés en
bordure de plage ou dans les trous de récif
sur
des cadres
en
parties peu
profondes des lagons, en bordure des
passes ou dans les chenaux (hoa), des
enclos de pierres et de corail étaient édifiés
sur les lieux de passage des poissons.
Certains de ces pièges ou *parcs fonction¬
nent toujours aux Tuamotu et dans la
lagune de *Maeva (Huahine) où ils for¬
ment un véritable complexe, unique en
Polynésie française. Des parcs en grillage
assurent aujourd’hui, dans de nombreuses
îles, l’approvisionnement en poisson de
à marée montante. Dans les
Tahiti.
Voir aussi : chasse, pêche.
piémont,
nom masc. Surface à pente
faible reliant le pied d’un massif monta¬
gneux à la *plaine voisine.
En Polyné.sie, l’accumulation de matériaux
glissant sur les pentes est fré¬
quente dans les vallées et en bordure des
plaines. Elle est à l’origine de piémonts
meubles
étendus,
aux
aptitudes agricoles intéres¬
santes, notamment dans les districts sud de
Tahiti.
Pierres. 1. Pierres appareillées sur
de pêche. 3. Pierre à
poisson. 4. Borne matérialisant
une ancienne limite de parcelle.
5. Tiki en pierre.
2. Plombée
244
analogie, ce nom était donné à un
l’Italie.
utilisés. Il en est ainsi des *filets de toutes
tailles posés dans les lagons et au débouché
la façade de \'ahu d’un marae,
Par
pièges à oiseaux et les pièges à détente
permettant d’attraper les *cochons sau¬
vages, ils avaient créé de nombreux pièges
à poissons dont beaucoup sont encore
ancien royaume situé au pied des Alpes,
aujourd’hui province du nord-ouest de
fragment de *roche.
En Polynésie, galets de rivière et blocs de
*basalte prismatique servaient autrefois de
matière première à la fabrication des
*herminettes et *penu. On s’en sert tou¬
jours traditionnellement dans le four
tahitien {*ahima'a). Parfois façonnées
(pierre d’angle, pierre en ronde bosse), les
pierres servaient à la construction des
*plates-formes, des murs d’*enceinte et au
*pavage des *marae. On édifiait aussi des
plates-formes d’habitat {*pa’epa’é) ou des
murets de pierres sèches pour retenir des
*terrasses de cultures. Certaines pierres
isolées ou alignées avaient une signifi¬
cation socio-religieuse.
•
pierre dressée. Tahitien : ’ofa’iti’a. Pierre
plantée verticalement sur son plus petit
côté. Elles sont nombreuses en Polynésie.
En dehors ou à proximité des marae, elles
peuvent indiquer un *bornage ou la
présence d’une *sépulture. Sur les marae,
on distingue les pierres dressées des *ahu et
celles dressées dans la cour du marae. Ainsi
les pierres dressées en façade des ahu,
généralement une série de trois pierres,
étaient des pierres généalogiques, symbo¬
lisant trois niveaux de *générations. Elles
pouvaient aussi, pour une même généra-
PIEUVRE
tion, indiquer trois branches : on appelait
pierre représentant la branche
aînée {*matahiapo), généralement la pierre
plus élevée située au centre ; à droite, ’iato,
la pierre du deuxième-né ; à gauche,
tarahu, la pierre de la branche cadette. Ces
pierres marquaient les titres de propriété
de ces familles. Dans l’espace face à Vahu,
d’autres pierres pouvaient représenter les
*ancêtres. Dans la partie arrière se trou¬
vaient des pierres-dossiers.
•
pierre-dossier. Tahitien : turu'i ou
papatia. Ces pierres étaient des dalles
plantées verticalement et présentant une
surface plane sur laquelle pouvaient
“s’appuyer” les ancêtres ou les vivants qui
participaient aux *cérémonies se déroulant
sur le marae. Elles indiquaient la place des
*prêtres officiants ou des *ari’i tenant leur
titre du marae. Tiaturi était la pierredossier du prêtre ; pu ari’i, celle de Vari’i ;
pu maro ’ura, celle où l’ari’i nui portait le
ha’ai
la
*maro ’ura.
•
pierre de
Tahitien :
upu.
Pierre située près de \’ahu d’un marae où
l’on venait réclamer la vengeance du sang.
vengeance.
pierre sculptée de forme anthropo¬
morphe appelée *ti'i, souvent dressée sur
de petites plates-formes à gauche ou à
droite de \'ahu ou à proximité du marae.
•
pierre à cupules. Pierre présentant sur
une surface plane un ou plusieurs trous
ronds, à base concave, d’une dizaine de
centimètres de diamètre, incorporée sou¬
vent dans le pavage de structures Ethiques,
spécialement aux Marquises (pa’epa’e,
*me’ae, *tohua). Plusieurs hypothèses
d’utilisation ont été avancées : godets pour
*teinture à '•'tatouage pratiqué sur des
pa’epa’e ; trous pour maintenir des '•'porce¬
•
laines et réaliser une perforation circulaire
sur leur sommet afin d’obtenir des grattoirs
'•'pèle-fruits pour la préparation des
tara ou des ’uru. Il est possible que ces
pierres à cupules aient servi à des opéra¬
tions différentes et à des époques diffé¬
ou
ratou peu i tera tau.
Nô roto i te mau
ma’imira’afa’ahiahia ’e te mau tuatapapara’a,
te noa’a nei te ’ite ’e te maramarama nô te hi’o
atu i te ’ohipa faufa’a i oti i te râve’a a te ofa’i,
i roto anei i te orara ’a utuafare, i roto anei i te
orara ’a ômui, i roto anei i te orara ’a
fa’aterera’afenua, te orara’aporitita.
Nô reira, e hi’o ri’i tatou i mûri; mai te mea ra
ë te fa’a’ite nei te ofa’i i te ti’ara’a o te ho “ë
ta’ata. Ei hi’ora’a: te matahiapo, tei ropu te
ti’ara’a o te ofa’i ’e te ofa’i teitei roa a’e ïa; te
teina : e iato tei te pae atau ia i te ofa ’i
matahiapo ’e i tona pae aui te tarahu ia te
teina ia i mûri mai i te iato. Te ta ’a ra ia tatou,
mai te reira ato ’a te ’operera ’a i te fatura ’a
faufa’a (fenua).
Te vai nei te mau ofa’i turu’ira’a i ni’a i te
marae nô te mau
papati’a.
tupuna, e parau ato ’ahia e
Te vai nei te ofa ’i upu: e ofa ’i taho ’ora ’a toto.
Te vai nei i Matuita ma te ofa ’i no te ’ohipa
tatau, te vai ato’a ra te ofa’i nô te reho i te
’uru, te taro.
Te vai nei te ofa’i nô te tautai taora, te vai nei
ofa’i no te ’aha i te ’atapia, te vai nei te ofa’i
nô te puna Va: te puna ’a’ahi, te puna ’operu.
te
Te vai nei te ofa’i i Rapa nô te tu’ira’a poi.
’Ua rau mau ’ohipa i oti i te ofa ’i,
te
ofa’i tara’ihia ei ti’i.
’e tae mai i
’Ua rau ato ’a mau huru tô te ofa ’i ’e tona
faufa’a.
Te vai nei te tahi mau ofa’i i roto i te pape e
ravehia nô te taurumi i te tua mure. I roto i te
miti nô te taurumi i te fati hoperemu.
Pieuvre, nom fém. Octopus sp. Tahitien :
fe’e. Animal marin au corps mou apparte¬
nant à l’embranchement des Mollusques et
à la classe des '•‘Céphalopodes. On l’appelle
aussi Poulpe. La Pieuvre est caractérisée
par la possession de huit tentacules garnis
de ventouses, une paire de branchies et un
bec corné qui peut causer des morsures
douloureuses. Elle se nourrit de Crustacés
et de Poissons. Une de ses caractéristiques
est l’homochromie : sa peau peut changer
de couleur pour lui permettre de se con-
rentes.
pierre à poisson. Sculptées dans le
les pierres à poisson
figuraient l’espèce (thon ou bonite surtout)
sur laquelle
on souhaitait exercer une
influence afin de favoriser la '•'pêche. Les
prêtres (tahu’a) se livraient à des manipula¬
tions sur ces pierres afin d’attirer la
bienveillance des dieux sur les pêcheurs.
Voir aussi : Age de pierre, fronde, haea,
lave. Néolithique, Paléolithique, pétroglyphe, poids de pêche, polissoir.
•
basalte ou le corail,
ofa’i. I te matamua, e mau tao ’a ofa ’i ta te
mâ’ohi mai te penu, te ofa ’i vahi ’uru, te ofa ’i
ahimâ’a. Te ta ’a ra ia ia tatou e, tei roto iho a
ia te reira orara ’a i te tau nô te tauiha ’a ofa ’i
mai te mau fenua ato’a o te ao nei. Haere mai
nei te tau nô te ’àuri te haere ra te ’ite o te
ta’ata i mua. Are’a ra, i te huru o te ma’ohi i
mau ahura’a marae
tei ravehia, nô te fa’anaho mai i to ratou
taua tau râ, e maupaepae,
orara’a, ta ratou ti’aturira’a ’e te huru no ta
pieuvre séchant sur un bâton
aux Tuamotu
245
Pl’l
fondre avec le milieu environnant. Elle se
déplace grâce à ses tentacules soit en
marchant soit en nageant. Elle nage aussi
par réaction en expulsant brutalement
l’eau de
mer
de coco.
Voir aussi : leurre.
►
fe’e. E ina'i leie nôroto i te miii, ’aiia tôna e ivi,
râ tôna e va'u tei 7 te mau poepoe
fa’a’ote. Nô reira ia tapi’i te fe’e i ni’a ia ’oe e
Ote
ra e, e
300 aore ra e 400 paha matahiti tô taua
upo ’o ra.
contenue dans sa cavité
palléale. Dans ce cas, elle lâche souvent un
jet d’encre noire pour dissimuler sa fuite à
un prédateur.
En Polynésie, on utilise des morceaux de
tentacules comme appât pour la *pêche.
On la consomme cuite, au curry ou au lait
e aveave
I te matahiti 1954, ’ua ha’apou mai ’o Jay mai
Orohena mai i te ho e upo ’o ta ’ata. Mai te mea
’oia i te tao'a e tâpi’ihia e mau roa atu.
Tôna mô'a, e i ’a ’e te aura miti, hu 'a.
E ha’apurepure noa te fe’e i tona tino. la tere
fe’e e puhi mai ’oia i te tahi ’inita ’ere’ere, te
reira, ia ü atu ’oia i te fifi ’e ia farerei i te
’enemi. E ina’i maita’i te fe’e no te tautai ’ei
te
pilon voir penu.
pilotine, nom fém. Petit navire au moteur
puissant, servant au déplacement des
pilotes auxiliaires. Ceux-ci peuvent ainsi
rejoindre un navire en attente à l’entrée
d’un *port et remplacer le pilote lors des
cheminements difficiles ou, à l’aide de la
pilotine, remorquer ou pousser le navire
poste à quai.
Les deux pilotines du port de Papeete
vers son
accueillent les navires de commerce à
l’entrée de la rade et dans la passe de
Taunoa.
’ainu.
I te feiô ’amu fe’e, e ma'a au roa ia taha’arihia.
pVi. Mot *tabou. Interdiction faite à une
population de prononcer ou d’appliquer à
des objets ou personnes un nom apparte¬
nant à un grand chef ou *ari’i.
Les syllabes
du nom devenaient tabou. Cette coutume
de la
Polynésie d’autrefois
amenait un
renouvellement du vocabulaire. Ainsi,
lorsque Tu choisit le nom de Pômare, “po”
(la nuit) fut remplacé par “ruT et “mare”
(la toux) par “hotd".
pVimato. Nom donné aux anciens mon¬
tagnards tahitiens et qui signifie “ceux qui
collent
rochers”. La preuve de leur
existence nous est donnée par les osse¬
ou
abris perchés dans des parois difficiles
d’accès. Cela n’était possible qu’à des gens
très entraînés à la marche et à l’escalade en
*montagne. On leur demandait d’aller
chercher sur les lignes de crêtes, là où
nichaient certains oiseaux, les *plumes
rares nécessaires à la confection ou la
décoration des *to’o, *maro’ura et autres
objets de culte : plumes rouges des tava’e,
paille-en-queue, plumes noires des
frégates. Les pi’imato avaient également
pour tâche d’enterrer les dépouilles mor¬
des
curries.
pin, nom masc. Nom donné aux plantes du
genre Pinus. Gymnospermes du groupe
des *Conifères, à tête touffue et à feuillage
persistant constitué d’aiguilles. On dis¬
tingue de nombreuses variétés : le Pin
parasol (Pinus pinea), le Pin de Russie ou
Pin rouge (Pinus sylvestri), le Pin maritime
(Pinus maritima), le Pin des marais (Pinus
palus tris)...
• Une
vingtaine d’espèces de Pins ont été
introduites en Polynésie depuis 1961.
Parmi celles-ci, on peut citer les Pins
kashya, canariensis, elliottii, merkusii et
surtout
caribea.
connue
sous
►
*reboisement que le Service de l’Agricul¬
souvent des grottes
seulement leur crâne)
haut perchées.
pi’imato. Te mau pi’imato te feia ia e ora ra i
te mau vahi teitei, te mau vôhi matomato.
ratou orara ’a tei roto ïa i te mau ana
Tô
’e te mau
vahi titau ’atâ, e mau vahi e ’ere i te mea ’ohie
ia a’e na ni’a i te mou’a, ’ei feiô môtau ’e te
papu i te haere mato, ia pi’i rôtou i te mato
(tarere nô ni’a i te mato). Rôtou te tilauhia nô
te haere e
246
petits fruits oblongs à la saveur
piquante, condiments appréciés que l’on
découpe en fines lamelles ou qui, séchés et
broyés, entrent dans la composition des
pour ses
dans les lieux les moins accessibles,
telles des ari’i (ou
Pins des Caraïbes
Piment, nom masc. Capsicum frutescens.
Tahitien : ’oporo. Arbrisseau commun
dans les jardins de Polynésie. Il est cultivé
aux
ments et crânes retrouvés dans des *grottes
Piment (’oporo)
pilotine du port de Papeete
’imi i te huruhuru manu nô te
fa ’a ’una ’una i te to’o, te maro ’ura, no te oro ’a :
te huruhuru tava’e.
est la
ture
une
Cette dernière variété,
le nom de Pin des Caraïbes,
plus commune dans les parcelles de
aménage depuis 1966. Ce Pin atteint
taille commercialisable en 15 à 20 ans
et s’accommode bien du climat
et des sols
polynésien
pauvres de montagne. 3 500
hectares ont été reboisés en Pins des
Caraïbes (1986) et l’on prévoit, à terme, de
porter cette superficie à 11 500 ha.
Hom. : pain (nom masc.) ; peint (adj.) ;
formes du verbe peindre.
PIPI
pinacle, nom masc. Ornement de pierre,
effilé, placé sur les contreforts des cons¬
tructions gothiques.
Par extension, certains petits
coralliens
en
massifs
forme de colonne sont
appelés pinacles. Ils agrémentent le *lagon
ou
le tombant du
*récif, mais peuvent
constituer une gêne pour la navigation.
S’emploie dans l’expression : porter quel¬
qu’un au pinacle : le porter aux nues.
PINAKI. *Atoll des *Tuamotu du Sud,
situé par 19° 23’ sud et 138°40’ ouest. Cette
petite île d’un diamètre maximal de 4,5 km
inhabitée. Elle fut découverte par
*Wallis en 1767 et fait aujourd’hui partie
de la commune de *Nukutavake. On a
est
longtemps cru que cet atoll cachait un
trésor : sept caisses d’or que des soldats de
l’armée péruvienne auraient volées aux
jésuites du Paraguay en 1859. Trois
expéditions furent organisées à l’initiative
d’un aventurier nommé Charles-Édouard
Howe, en 1913, 1921 et 1930, mais l’atoll ne
livra aucune trace de trésor.
découvrit en 1774 et lui donna ce nom car il
de nombreux Araucarias d’une
espèce inconnue jusqu’alors. De 1872 à
y trouva
1900, l’île des Pins fut
un
des lieux de
déportation en Nouvelle-Calédonie.
L’île est aujourd’hui une terre réservée aux
tribus mélanésiennes, mais constitue un
but d’excursion très prisé des Calédoniens
en
raison de la beauté de ses paysages.
pinyin, nom masc. Système de transcrip¬
*idéogrammes *chinois dans
r*alphabet occidental. Le pinyin permet
une prononciation plus proche de la
phonétique chinoise que l’ancienne trans¬
cription de l’École française d’Extrême-
tion des
paysage de l'île des Pins
Orient.
Quelques exemples de transcription :
pinyin
Mao Zedong
Jiang Jieshi
Beijing
Guangzhou
École française
Mao Tsé Toung
Tchang Kai Chek
Pékin
Canton
La *Chine a adopté le pinyin en
1958. En
France, il n’est que partiellement utilisé
depuis le début des années 1970.
pipi. Terme polynésien désignant les
plantes qui ont pour fruit un haricot. On
distingue le pipi roroa ou haricot long
chinois et le pipi tatahi, liane de bord de
mer à fleurs jaunes de la famille des
Papillionacées : Vigna marina.
Pinctada maculata. Petite *huître per¬
lière vivant dans les lagons d’atolls presque
•
fermés. Les
*perles pipi sont d’un coloris
miel doré assez rare, mais leur diamètre ne
dépasse pas 2 à 3 mm. Elles n’ont que peu
de valeur.
pine. Bauhinia monandra. Arbuste de la
famille des Césalpiniacées (Légumineuses),
caractérisé par ses grandes feuilles profon¬
dément
découpées en deux et ses fleurs
blanches ressemblant à des
Orchidées. 11 a été introduit en Polynésie à
la fin du XIX° siècle. On peut l’employer
comme tuteur dans les plantations de
*Vanille. C’est aussi une plante médicinale
utilisée contre la dysenterie, les maladies
roses
ou
du foie, les abcès et pour les purges.
ping-pong voir tennis de table.
PINS (île des). Mélanésien : Kunie. Ile de
134 km^ située à 50 km au sud-est de la
*Nouvelle-Calédonie. James Cook la
247
PIPIRI-MA
PIPIRI-MA. Héros d’une
PIRAE. *Commune de la côte nord de
*légende tahi-
*Tahiti, comprise entre les vallées de la
tienne, Pipiri et Rehua étaient les enfants
de Taua Tiaroroa et de Rehua (le terme ma
*Fautaua et de la Nahoata. Elle constitue
signalant de façon abrégée un groupe
autour de celui dont on parle).
• Par une belle nuit étoilée, Taua Tiaroroa
et Rehua allèrent poser leurs filets au large
et firent une pêche miraculeuse. Dès leur
retour, ils préparèrent un *ahima’a (four
tahitienl'et leurs poissons grillant sur les
cailloux rougis dégagèrent peu à peu une
odeur appétissante qui réveilla les enfants.
Les parents complétaient le repas mais,
impatients et vexés qu’on ne les ait pas
conviés immédiatement au festin, Pipiri et
sa
sœur
allèrent
se
une
famille '•’Brander, situé au milieu du XIX'^
siècle à l’entrée de la vallée de la Fautaua,
*Roügier, établi dans
l’Entre-deux-guerres à l’emplacement de
celui d’Emmanuel
l’actuel quartier général du *Centre d’Ex-
périmentation du Pacifique. On y prati¬
quait la culture de la canne à sucre et
l’élevage sous cocoteraie.
Il reste de ces structures agraires un
parcellaire urbain à grandes mailles occupé
par la cité scolaire du *Taaone, les infra¬
cacher derrière la
Rehua décidèrent de réveiller les enfants
structures administratives et résidentielles
qu’ils croyaient endormis. Ils constatèrent
leur disparition avec effroi et partirent à
leur recherche. Pipiri-ma hésitèrent sur la
conduite à tenir, mais un esprit malfaisant
du C.E.P., r*hôpital militaire Jean Prince,
les *stades de Fautaua et Pater, le *marché
municipal. Tous ces bâtiments ont été
édifiés entre 1960 et 1975 et leur desserte a
leur déconseilla de revenir sur leurs pas et
les invita à monter au firmament en se
exigé l’ouverture d’une route à quatre voies
et chaussées séparées en 1972. Celle-ci était
également nécessaire pour écouler le flot de
circulation chaque année plus important,
cramponnant à la queue d’un grand cerfvolant qui flottait par là. Transformés en
étoiles, Pipiri et Rehua brillent désormais à
transitant des autres communes de la côte
la queue de la *constellation du Scorpion,
de Pirae iors du Heiva vae vae.
2. La saiie Aorai Tini Hau vue
du iagon de Taunoa.
le cerf-volant, métamorphosé
devint une étoile rouge
(Antarès) au cœur de la même constella¬
tandis que
en
faubourg de Papeete depuis
Auparavant, Pirae fut surtout occupée par
de grands domaines coloniaux : celui de la
maison. C’est alors que Taua Tiaroroa et
Pirae. 1. Association artisanaie
sorte de
les années 1950.
est vers
Papeete.
Pirae passait de son côté de 2 487 habitants
flambeau,
commune
en 1971. Depuis, la
gagné que I 555 habitants
10 468
1956 à
en
tion.
n’a
tant les nouveaux
sites habitables se font
Passe
de
Agglomération de Pirae.
Taunoa
’OIre no Pirae.
PAPEETE
|
|
parc, espace sportif ou de réunions |
}
quartier résidentiel
terrain militaire I
I
cité scolaire |
H
|
|
commerce
hôtel
ARUE
m]
cocoteraie j
|
I
K
248
^
/
^
\
0
1 000 ^
PIRATE
pirate, nom masc. et adj. Marin qui, en
temps de paix, attaque des navires ou des
établissements terrestres pour les piller.
Par extension, ce terme désigne toute
personne qui s’enrichit par le vol.
La Polynésie connut plusieurs faits de
•
piraterie dans la seconde moitié du XIX'^
siècle. L’aventure des frères Rorique en est
un exemple. Montés à bord d’une goélette
en décembre 1891, ils tuèrent sept membres
«
d’équipage pour s’approprier le navire
alors qu’il se trouvait entre Kauehi et Hao.
Dénoncés par le cuisinier du bord qu’ils
avaient épargné, les deux frères furent
condamnés à mort, puis graciés mais
envoyés au bagne de Cayenne. Henri
Jacquier s’inspira de cette affaire pour
écrire “Piraterie dans le Pacifique”, roman
paru en
1973.
Pirae. 1. Plantation de canne à sucre à Taaone
1870. 2. Le marché municipal.
vers
plaine comme sur les plateaux
déjà aménagés en *lotissements (Aute,
Nahoata, Vetea). Pirae, comme Arue, est
rares, en
une des communes de
r*agglomération qui
offre le plus d’emplois à ses résidents, grâce
à la cité scolaire du Taaone, aux entre¬
prises Taputuarai et C.G.E.E.-Alsthom et
à la présence des administrations militaires
Service de r*Économie rurale. Le
district de Pirae fut érigé en commune en
1965 et depuis cette date Gaston *Flosse en
est le maire.
et du
Pirae (Association sportive). Club
omnisports de Pirae. Dès 1929, Pirae se
•
dota d’un club de
*football, le Nahoata
qui devint plus tard le C.A. Pirae
avant de prendre le nom de A.S. Pirae en
1971. Ce club a développé de nombreuses
activités telles que le football, le *tennis, la
*boxé, les arts martiaux, le *cyclisme, et,
plus récemment, le bi-cross. Présidé par
G. Flosse, le club compte environ 500
membres qui jouent en orange et blanc. Ils
disposent de deux courts de tennis et d’un
Pirae
terrain de football.
des ^négriers péruviens
archipels polynésiens vers 18601865 peuvent être également assimilées à
des actes de piraterie. Les équipages de la
Mercedes de Wholey, du Serpiente Mari¬
na, du Guillermo, de YEmpresa et de la
Cora avaient en effet pour mission de
Les
incursions
dans les
recruter
les pirates Alexandre et
Joseph Rorique
de la main-d’œuvre servile et ils
réussirent à déporter plusieurs centaines de
Polynésiens jusqu’à ce que l’administra¬
tion leur fasse donner la chasse par l’aviso
Làtouche- Tréville.
'Voir aussi : corsaire, traite.
►
ibitai, eiaharu.’UaJarerei’o Porinelia i te mau
’ohipa eiâharu a te mau horomoana nô te area
19 ’o te tenetere. Te mau taea’e Rorique te ho'ë
249
PIRIPIRI
divine, *invocations à *Tane, dieu des
constructeurs
de pirogues,
lancement
solennel de la pirogue à la mer en présence
des chefs et de toute la population. Lors¬
qu’il s’agissait d’une pirogue sacrée (va'ati’i), l’embarcation était parfois poussée sur
les cadavres alignés d’ennemis tués au
parau, tei fa ’ahili pinepinehia i le matahiti
1891. ïia laparahi raua e 7 horo pahi no te
haru i te pahi i te area i Hao 'e Kauehi. '0
H. Jacquier Ici papa 'i i le parau no leie ali 'e le
’ohipa eiaharu a te horomoana. 'Va nene ’ihia
te reira i le matahiti 1973.
’ohipa ’i’ino
I te area 1860-1865. rave rahi mau
i ravehia na te mau ta'amotu mai te mau titi
*combat.
Peru. Te mau horo pahi o te mau pahi ra
’o
Wholey. ’o Serpiente Marina.
Guillermo. Empresia, Cora, Ici tihepu i te rave
’ohipa titi. e manuia mau alu ra. Rave rahi
no
Aux Australes, aux Marquises et en
Nouvelle-Zélande, le souci de l’ornemen¬
Mercedes de
mau
développé. A Tahiti, les
sculptures étaient plus sobres, mais un
panache de feuillage était accroché au
sommet du mât et une longue banderole de
plumes attachée au sommet du gui inditation était
ma'ohi Ici ’ulahia ei titi ’e tae roa a’era i
le taime a
’imi ai te hau i le rave’a no taua
’ohipa ra na ni 'a i te pahi ra ’o
Latouche- Tréville.
piripiri. Terme polynésien pouvant dési¬
gner deux plantes :
Cendrus echinatus est
^quait la direction du vent.
^l^es pirogues de *guerre à double coque
(pahi lama’i), actionnées à la pagaie,
étaient très nombreuses à Tahiti à la fin du
mauvaise
herbe de la famille des Graminées que les
enfants connaissent bien car elle donne des
-
une
XVllL siècle. *Forster fait mention d’une
revue
graines épineuses qu’ils s’amusent à lancer
sur
le dos de leurs camarades. Elles restent
collées
aux
vêtements
d’où
leur
nom
de 140 pagayeurs, et 30 guerriers prenaient
:
piripiri signifie “collant” en tahitien.
Urerta lohata est une petite plante de la
-
place sur les plates-formes de combat.
>^Les pirogues de transport interinsulaire,
celles utilisées pour les grands voyages de
famille des Malvacées. Elle entre dans la
découverte, étaient également à double
composition des recettes pour soigner les
névralgies, la lèpre, la filariose et les
hémorroïdes.
jourd’hui
piripiri
On
en
extrait
encore
au¬
*fibre blanche, souple et
résistante servant à la confection des jupes
des danseuses. On l’obtient après rouis¬
sage, battage et raclage de l’herbe. Les
fibres sont colorées en jaune avec le re'a
une
tahiti. Jadis, on confectionnait aussi des
ceintures très fines avec le piripiri.
pirogue, nom fém. Longue barque étroite
plate qui avance à la *pagaie ou à la
*voile, utilisée en Afrique et en Océanie.
et
Polynésie, E.S.C. Handy résume
les types d’embarcations que l’on trouvait
jadis aux îles de la *Société : pu hoe, le
• Pour la
évidé dans un tronc ; *va’a, la piro¬
canot
gue “construite”, c’est-à-dire rehaussée de
bordages ; pahi, la pirogue de *navigation
dont la coque est différente du va’a ; reha,
le *radeau. Le va’a et le pahi pouvaient par
l’assemblage de deux coques faire des
pirogues doubles.
Les matériaux employés dans la fabrica¬
tion des pirogues étaient d’origine végé¬
tale : tronc d’arbre évidé ou planches
cousues et
calfatées à la bourre de noix de
mâts taillés dans les branches de
*tamanu, de *’uru, de *cocotiers ; pagaies
coco
;
*fau ou *purau ; voiles en nattes de
*pandanus... Le gréement des pirogues à
voile permettait les manœuvres de naviga¬
en
tion courante.
La construction des grandes pirogues était
menée par
des spécialistes hautement
qualifiés. Un cérémonial religieux accom¬
pagnait toutes les étapes de la réalisation
de la pirogue : outils déposés au *marae
pour qu’ils s’imprègnent de puissance
250
navale où étaient réunies 160 piro¬
gues de guerre. Elles mesuraient de 30 à
40 cm de long. Leur équipage était composé
coque, mais elles étaient munies d’un ou
deux mâts pourvus chacun d’une voile. Les
plus vastes atteignaient 20 à 30 m de long et
pouvaient contenir une cinquantaine de
passagers avec de la nourriture et des
bagages pour un mois. Des abris en
bambou étaient aménagés sur la charpente
joignant les deux coques.
^Pour les voyages de plus courte durée et
'pour la *pêche en mer, les Polynésiens
utilisent toujours des pirogues à *balancier
qui, jadis, étaient munies d’une voile (va'a
motu). Une grande pagaie servait de
^
A
gouvernail.
Enfin, pour le transport et la pêche en
lagon, les insulaires employaient de petites
pirogues à balancier propulsées à la pagaie
(va’a ou pu hoe). Ce genre de pirogue est
couramment utilisé de nos jours. La coque
a une
section en U avec des bords droits ;
deux traverses relient la coque au balancier
situé à gauche. Le tronc d’arbre évidé a fait
place le plus souvent au polyester.
•
Les
courses
comme un
de
pirogues. Considérée
instrument de travail ou, plus
rarement, de loisirs, la pirogue n’a long¬
temps fait l’objet de compétitions (à
connotation
folklorique) que lors de
populaires com¬
certaines manifestations
le *Tiurai. A cette occasion, se dérou¬
laient des courses en ligne, en général sur
me
de
longues distances, sans codification
précise... Ce n’est qu’en 1980, sous l’im¬
pulsion d’un professeur d’éducation phy¬
sique du lycée Paul Gauguin, Guy Di
Bernardo, que la pirogue polynésienne se
structura réellement. G. Di Bernardo était
un
spécialiste du canoë-kayak. Soutenu
par Édouard Mamatua, il entreprit d’éla¬
borer un règlement international de la
PIROGUE
1
Pirogues. 1. Pirogue double de
guerre (pahi) des îles de la Société
(lavis de W. Hodges, 1774).
Pirogue double armée pour une
2.
traversée à Tahaa (dessin de
1769). 3. Différents
types d'embarcations
S. Parkinson,
manœuvrées à ia voile et à la
pagaie (aquarelie de G. Tobin,
1792). 4. Piroguesacrée (dessin de
H. Spôring). 5. Pirogue double
destinée au voyage et au transport
(dessin de J. Webber). 6. Pirogue
double partant pour un voyage au
long cours.
251
PISCICULTURE
Pirogues. 1. Pirogue double des
Tuamotu. 2. Pirogue à voile
marquisienne (dessin de
M, Radiguet), 3, 4 et 5. Pirogues
à voile dites va'a motu
(3. dessin de C. Antig ;4. vers1890 ;
5. aujourd'hui). 6. Pirogue simple
de pêche au large de Tahiti.
7. Reconstitution de va'a de
voyage ; escale aux Marquises.
8. Va'a de course (double,
messieurs) lors des compétitions
du Tiurai.
252
PISTACHIER
pirogue polynésienne, à partir des règle¬
ments de la
Fédération internationale de
Canoë-Kayak. Il imagina des épreuves
allant de la vitesse pure aux courses de
demi-fond et de fond et mit en place des
systèmes de comptabilisation des résultats
et de classement qui permirent l’organisa¬
tion de championnats individuels et par
équipes. Il œuvra également pour l’éla¬
boration d’un prototype de pirogue poly¬
nésienne, de façon à en uniformiser la
construction. Un Comité de la Pirogue
polynésienne fut mis en place dès 1980 et la
première compétition officielle eut lieu à
Moorea et remporta un grand succès. Par
la suite, des courses furent régulièrement
organisées, surtout dans le lagon de Pirae.
doublèrent de
Elles
se
mer,
comme
courses en
haute
la liaison Tahiti-Moorea.
Bien vite naquit l’idée de diffuser ce sport
dans tout le Pacifique. On put ainsi orga¬
niser, en 1984, un championnat du monde
à Long Beach, mais celui-ci ne regroupait
que deux nations : la France (avec Tahiti et
la Nouvelle-Calédonie) et les États-Unis
(avec Hawaï et la Californie). En 1986, ces
championnats du monde se déroulèrent à
Tahiti, regroupant les mêmes équipes
auxquelles s’étaient jointes celles des
Tonga. Entre-temps, le Comité de la
Pirogue Polynésienne s’était affilié à la
Fédération française de Canoë-Kayak, en
1985.
1987, après bien
des vicissitudes (une scission et de graves
problèmes financiers) que le Comité se
transforma en Ligue ; la Ligue de Va’a qui
a mis en place des régates de haute mer
(champion 1987 : Rautere), des champion¬
nats inter-îles et enfin les championnats de
France (en courses de lagon et de haute
Ce n’est toutefois qu’en
mer), regroupant une équipe métropoli¬
taine, la Nouvelle-Calédonie et les équipes
de clubs de Polynésie.
La
Ligue de Va’a compte environ 4 000
licenciés répartis en 65 clubs. Son président
est Édouard Mamatua.
Voir aussi : Hawaiki Nui, Hokulea.
►
va’a. ’Ua ’ite maila’i tatou e, ’ua ha’a’atihia te
fenua Porinetia e teie moana rahi
Patitifa, no reira e ohie to tatou papu e, ’ei
rave 'a no te mau farereira ’a ter a fenua ’e tera
fenua, tera motu ’e tera motu; ’aita atu maori
râ ’o te hâmanira ’a i te faura ’o ; te va ’a.
’Ua riro te va’a, ’ei rave’a ho'êroa na te nuna’a
mâ’ohi nô te haerera ’a e ’imi i te ina ’i nô te
mau
orara ’a.
E tumu ra’au te ravehia, ’ei mau ra’au marna ia
panu i ni’a i te miti (te ’uru, te vi). E taraihia, e
paohia, e natihia, e ha’amau i te ama. I te
mâtâmua, e oro’a rahi te ’ohipa tarai va’a
(pahi) e ta ’u roa i te atua, no te ani i te parau
fa’ati’a no te tapura’a i te ra’au tarai, e
fa’ata’oto i te to ’i i ni’a i te marae no te ani ia
ha ’amaita ’i mai i te to ’i ’e fa ’a ’ohipahia no te
tarait a ’a va ’a, e fa ’ahopu i te to ’i i te miti ei
fa’a’itera’a ’e no te moana teie tao’a e ani ïa i te
atua O te moana ia ha’amaita’i mai i te
ravehia ra.
’ohipa e
’Ua rau noa atu a mau ohipa, e mau peu ri’i e
râvea no te hâmani i te va’a.
’Aita i tuea te va’a tautai ’e te va’a tama’i, te
va’a ori haerera’a, are’a râ ’o
va’a de course de haute mer dans le
chenal entre Tahiti et Moorea
Tâne noa ihoâ te
fa’ata’ohia te ’upu ia tahiti’a i te ta’ata e
opua ra i te hâmani i te va ’a, ia tauturu, mai.
Te mau mata’eina’a i te matamua eparauhia
atua e
ratou e va’a mata ’eina’a.
Mai ia Teporionu’u e va’a mata’eina’a, tei roto
iana ’o Pare (Pape’ete),
(Arue).
Pirae ’e ’o Papa’oa
pisciculture, nom fém. Élevage des *poissons comestibles. La pisciculture fait partie
de l’*aquaculture, activité qui concerne
l’exploitation des êtres vivants, animaux et
végétaux, en milieu aquatique, d’eau douce
ou
salée.
Actuellement en Polynésie, les recherches
à r*LF.R.E.Mer portent sur le
Picot {*marava), les ’^Loches et les *Dau-
en cours
rades.
piscine,
nom
fém. Bassin consacré à
l’élevage des poissons dans l’Antiquité.
Bassin de *natation qui peut adopter des
formes variées : rectangulaire et long de
25 ou 50 m pour les épreuves sportives,
circulaire, rectangulaire, ovale ou en
haricot... pour les piscines d’agrément.
La piscine olympique de Tipaerui fut
inaugurée en 1971 pour les IV^ *Jeux du
Pacifique Sud et entièrement restaurée en
1987 par la municipalité de Papeete qui est
chargée de sa gestion.
Les piscines privées du collège Lamennais
et de l’association sportive de l’Office des
Postes (à Arue) se prêtent également aux
entraînements sportifs.
•
Pistachier, nom masc. Syzygium cumini.
Le Pistachier qui pousse en Polynésie est
un
grand Arbre de la famille des
Myrtacées, mais il s’agit en réalité du
Faux-Pistachier ou Jamelonguier, car le
véritable Pistachier appartient à la famille
des
Anacardiacées
:
Pistacia
vera.
Le
Pistachier
253
Pistachier local
produit des fruits violet-
noir à maturité, très prisés des enfants et
possédant le redoutable pouvoir de tacher
les vêtements. La graine est de couleur
verte.
Les
branches
du
Pistachier sont
relativement fragiles. C’est une plante
importée qui a colonisé très rapidement les
plaines côtières et les collines. Son bois
servait autrefois à la fabrication du char¬
bon.
Pitcairn mais, en 1856, le gouvernement
néo-zélandais, persuadé que les 200 habi¬
tants étaient à nouveau trop nombreux,
décida d’évacuer la population vers l’île de
*Norfolk. Vaste et fertile, cette terre abrite
encore aujourd’hui les descendants de la
plupart des migrants. Quelques familles
sont revenues à Pitcairn. En 1886, elles
adoptèrent la religion *adventiste et c’est
parce que petania (forme tahitienne du
nom Pitcairn) est devenue adventiste
que
ces deux
mots sont maintenant synonymes
pour les Tahitiens.
pitate voir Jasmin.
Pitcairn devint une escale touristique après
l’ouverture du canal de Panama en
PITCAIRN. Petite île volcanique située à
400 km au sud-est de Mangareva, par 25°
de latitude sud et 130° de longitude ouest.
Quelques vestiges archéologiques étudiés
le professeur Y.H. *Sinoto prouvent
que l’île fut habitée de l’an 1100 à l’an 1500
de notre ère par une population polyné¬
sienne probablement originaire de Manga¬
reva. Les traditions orales des Mangaré•
par
viens font d’ailleurs état de la fondation
d’une colonie par des ancêtres, dans une île
haute située au sud-est, à quelques jour¬
nées de pirogue. Ils l’auraient appelée
Mata-ki-te-rangi.
Pitcairn fut découverte le 2 juillet 1767 par
Philip *Carteret. Celui-ci lui donna le nom
d’un aspirant de son bord, Robert Pitcairn,
qui fut le premier à en apercevoir les côtes.
L’île est surtout connue pour avoir servi de
refuge aux mutins du *Bounty. Le récit du
voyage de Carteret, qui se trouvait dans la
petite bibliothèque du Bounty, donna
l’idée à ces derniers d’y faire halte le 15
janvier 1790. Lorsqu’ils découvrirent que
la position de l’île avait été estimée avec
une erreur de longitude de 3°, ils pensèrent
qu’elle pourrait être une cachette sûre et ils
s’y installèrent. La petite communauté vit
rapidement naître des tensions entre les
Tahitiens démunis et le groupe des neuf
Européens qui s’attribua neuf des douze
Tahitiennes et la plus grande partie des
terres. Après divers assassinats, le groupe
des adultes ne comptait plus, dix ans plus
tard, que huit Tahitiennes et deux marins
anglais : Ned Young et John *Adams. Ce
dernier devint, grâce à sa forte personna¬
lité, un véritable patriarche, bientôt seul
survivant de l’épopée et père de tous les
enfants nés après 1800.
Découverte par des baleiniers en 1808, la
communauté de Pitcairn suscita
un
im¬
intérêt et une grande sympathie en
Europe. Elle fut amnistiée et, comme l’île
était menacée de surpopulation (86 habi¬
tants en 1831), un transfert fut organisé
vers Tahiti. Si les quatre Tahitiennes qui
avaient survécu (dont Mauata, la veuve de
Fletcher *Christian) retrouvèrent leur
fenua avec plaisir, la plupart des autres
souffrirent des épidémies et des désordres
occasionnés par les marins de passage à
Papeete. Les survivants revinrent en hâte à
mense
mais
1914,
depuis la 2° Guerre mondiale la
principale ressource réside en l’émission de
timbres-poste très recherchés par les
collectionneurs. L’île est terre britannique,
mais le gouvernement accepte tacitement
que ses 46 habitants (1987), sous tutelle
néo-zélandaise, se gèrent en pleine auto¬
nomie.
►
PITCAIRN. E molu teie i rapae a ’e i
Ma'areva. Na roto i le mau ma’imira'a
fa’aterehia e Yosihiko Sinoto, tefa'a’ile ra ’oia
mai te mea ra e i te area malahiti 1100 ’e
1500 iparahihia ai te fenua ’e te ta'ata nô
e,
Ma ’areva mai. ’O Mataki-te-rangi paha te i ’oa
O
teie motu ta te Ma’areva i topa alu.
Na te ta'ata ’o Philippe Carteret i ’ite atu ia
Petania i te 2 no tiurai 1767, ’ua ma’iri atu ra
’oia i te i’oa o te molu ra ia Pitcairn, ’ei
ha'amana’ora'a i te ihitai i ’ite matamua atu i
te fenua (’o
Robert Pitcairn tôna i’oa).
’Ua tui te ro ’o ’o Pitcairn no te mau ’orurehau
pahi ra ’o Bounty tei tavirihia le hoho ’a ra
’o “Mautini ”. Tei roto te parau tuatapapa a
O te
Carteret i tepu’eputa Bounty na te reira i
horo ’a te mana ’o ’e e tapae i Petania i te 15 no
Tenuare 1790. ’Ua fa’ariro ratou i teie fenua ei
ha 'apura ’a no ratou.
’Aita i maoro, ’ua tupu te ’arepurepu i rotopu i
napapa’a e iva (9) ’e te mau ma’ohi e ora ra i
reira, e vahiné te hara. Te mau vahiné ho ’e
ahuru ma piti (12) e ora ra i reira i te rahira’a
o te
fenua.
Emani’ira’a toto tei tupu,
^ahuru matahiti i
mûri mai, e va’u (8) noa ta’ata tahiti i loe mai
’e e piti (2) ihitai peretane : ’o Ned Young ’e ’o
John Adams. ’Ua riro ’o Adams eipatereareha
mau no
taua fenua ra
’e ’ei metua no te hua’ai i
pu mai i mûri mai i te malahiti 1800.
’la ’itehia ra ’e te mau patia tohora te fenua
Pitcairn i te matahiti 1808, ’ua riro te reira ’ei
Europa ’e te nuna’a ’o
Petania, ’ua fa’ati’amahia ’oia i le matahiti
1831, no te mea ra e 86 ana’e ta’ata i reira, ’ua
taura ta’amu i to
fa’autahia mai ratou i Tahiti. E maha ta ’ata
tahiti i ora mai: ’o Mauata te ho'ë, te vahiné a
Fletcher Christian tei ’itefa'ahou i tôna ai’a.
Te feia i ora mai, ’ua ho’i atu i Petania, ia tae
ra i le matahiti
1856, ’ua utahia atu na ta’ata e
200 e toe i ni'a i te fenua i ni’a i te motu ra ’o
Norfolk no te mana’o e, ’ua rahi roa te ta’ata i
reira. Te ora nei a te hua’ai a teie mau ta’ata. I
te matahiti 1886 i ha’amauhia ai te
ha ’apa ’ora ’a Petania i reira. / teie mahana, na
te mau peretane e fa ’atere ra i te fenua Pitcairn
i roto ra i ta ratou otonomi.
I te malahiti 1987, e 46 ta’ata huira’alira e ora
ra
i reira.
PITCAIRN
Pitcairn. 1. Bounty Bay (dessin de
C. Shipley, 1851). 2. Plateau treuiilé
permettant l'acheminement des
marchandises entre Adamstown et
le rivage. 3. Conseil
communautaire (1971). 4. Voilier
mouillage. 5. Hangars à
pirogues et partage des prises.
6. Le timbre-poste, principale
au
ressource
commercialisée de l'île.
255
PITOMAI (début du XIX= siècle). D’ori¬
gine modeste, Pitomai se fit remarquer de
*Pomare II par sa bravoure et devint son
compagnon d’armes et ami. Sa fidélité lui
valut d’être nommé chef de Papeari en
1818. Hostile au *protectorat établi par la
France, il fut «déclaré rebelle par le
gouverneur Bruat le 20 février 1844 et
combattit les Français à l’attaque du fort
de *Taravao le 21
mars
; au
combat de
*Mahaena le 14 avril suivant. Les insurgés
de la côte est de Tahiti ayant créé le camp
de la vallée de *Papenoo, il s’y rendait pour
continuer la lutte (...) 11 a été un des
derniers à se rallier au gouvernement du
Protectorat qui avait été établi en janvier
1845» (R. Teissier : “Chefs et notables au
temps du Protectorat”). Pitomai retrouva
alors ses fonctions de chef de Papeari. Il y
mourut à la fin de l’année 1854.
►
PITOMA’I. No te 19 no te tenetere te
’itera’ahia teie ta’ata no tona itoito ’e tona vi
’ore: e hoa ’arotama'i ’oia no Pômare U. No
tona
’ati maitera ’a ia Pômare II i fa ’arirohia ai
’oia ei tavana no Papeari i te matahiti 1818.
Nô tonapato’ira’a i te haufarani (hau tamaru)
ifa’arirohia ai e te tavana rahi Bruat (Purua)
’ei orurehau i te 20 no Fepuare 1844, ’ua ’aro i
te nu ’u farani i te Pa no Taravao i te 21 no
mati ’e i te ’arora’a no Maha’ena i te 14 no
Eperera i mûri mai. la ha ’amauhia te ho “ë
puhapa i te fa ’a ’o Papeno ’o, ’ua fa ’a ’o atu ’oia
i roto i tauapupu ra, no te tamau i te arora’a...
i te hope ’ara ’a ’aita i tapae mai tana imana ’o
’e ’ua fari’i i te hau tamaru Farani iei
te pufenua o te ta’ata ma’ohi mai te peu e, e
ani mai ’oia hou te vahiné a fânau.
Te vai nei a i te tahi mau fenua (motu) ’e i roto
’ôpüfëti’i, le peu no le lanu i te
tahi tumu ra’au i ni’a iho i te vahi i tanuhia ai
i te tahi mau
te
hôëpufenua.
plage, nom fém. Étendue de *sable, de
graviers ou de galets qui borde une mer, un
lac, une rivière.
Polynésie, sur le *littoral des îles
En
•
hautes, les plages de sable blanc sont
formées des produits de l’érosion récifale.
Les plages de sable noir s’étendent là où les
mouvements des eaux marines contrarient
les
dépôts des débris coralliens. Sur les
atolls, la plage externe (côté océan) est
formée de matériaux grossiers : débris du
*platier, blocs de corail, dalles de *beach-
rock, alors que la plage interne, bien
abritée du côté lagon, est constituée de
sables fins et parfois d’amas vaseux.
Autres sens : partie plane d’un véhicule ; la
plage arrière d’un navire ; surface unie ; une
plage de couleur ; partie d’une bande
magnétique ou d’un disque : une plage
d’enregistrement.
plaine, nom fém. Étendue plate ou faible¬
ment ondulée où les *vallées sont très peu
tenuare.
général, l’altitude d’une
plaine est faible, mais certaines régions
élevées répondent à la même définition :
ainsi les hautes plaines de l’ouest des États-
Imûri a’e ’ua fa’aho’ihia mai tona toro’a
•
ha ’amauhia i te matahiti 1845 i te ava ’e
tavana no
Papeari. ’Ua pohe ’o Pitoma ’i i te
matahiti 1854.
chez les *Mammifères supérieurs,
échanges gazeux et nutritifs entre la
mère et l’enfant pendant la gestation ou la
grossesse. Il assure également un rôle
assure,
les
en
sécrétant des hormones
permettant le maintien de la gestation. Le
placenta est éliminé peu après l’accouche¬
ment ;
Unis.
En
Polynésie, les plaines sont souvent
étroites. Au sud de Tahiti, celles de Papara
et de Mataiea atteignent cependant 1,5 km
placenta, nom masc. Organe charnu qui
endocrinien
enfoncées. En
c’est la délivrance.
• La coutume
polynésienne voulait et veut
que le placenta, ou pü ferma, soit
recueilli et enterré de préférence devant le
seuil de la maison ou dans un endroit choisi
encore
la famille. Les médecins respectent
aujourd’hui cet usage et toute accouchée
peut réclamer son püfenua. Dans certaines
îles, la tradition était de planter un arbre
de largeur.
«Bien souvent, la plaine litto¬
rale n’émerge que de très peu au-dessus du
niveau de la pleine mer et, de surcroît, les
petites dépressions y sont fréquentes»
(“Encyclopédie de la Polynésie”, tome 1),
notamment en
arrière du cordon sableux
qui borde la côte. Bien qu’il s’agisse d’un
espace restreint et vulnérable, la plus
grande partie des hommes et des activités
sont concentrés dans les plaines des îles
hautes.
Hom. : pleine (adj., fém. de plein), plaine
(adj., fém. de plain).
par
dans le même lieu.
Chez les plantes, le placenta est la partie de
la paroi des ovaires où sont fixés les ovules.
►_
pufenua. I roto i te peu ma’ohi, e’ita te
pufenua efa’aru’ehia, e ’atu’atu maita’ihia
tanuhia atu ai. la au i te parau ta ratou i
fa’a’ite: e pu ’oia no le fa’aineinera’a i te ora, e
taua ora ra ’o te ta’ata ’âpi ia e hotu mai no
roto mai i te ta’ata ta te pufenua i miti’a’iri i
roto i te ’opu o te hoëmetua vahiné.
I teie mahana, e fâri’i te taote, e ia fa’aho’i hia
plan, nom masc. Série d’opérations à ac¬
complir afin de réaliser un projet : un géné¬
ral prépare un plan de bataille, un pilote ré¬
dige son plan de vol.
• Dans une
conjoncture économique diffi¬
cile, le gouvernement peut élaborer un plan
de redressement applicable sur une période
courte. L’expression planification écono¬
mique est réservée à des projets plus
ambitieux.
Elle
définit
une
orientation
générale de la vie économique et sociale
d’un pays pour assurer la croissance, la
justice sociale et le plein emploi.
PLANCHE
Dans le cadre du IX^ plan français (1984-
1988), les autorités territoriales de Poly¬
nésie ont élaboré un plan dont les priorités
sont la réduction de la dépendance vis-àvis de l’extérieur, la revitalisation des
archipels, la création d’emplois et la
protection du patrimoine naturel et cultu¬
rel polynésien.
•
Plan
d’Occupation des Sols (P.O.S.).
Plan divisant le Territoire communal en
plusieurs zones (urbaine, naturelle, acti¬
spécialisées). Ce plan est établi à
l’initiative des *communes et placé sous
leur responsabilité. En fixant des règles
strictes d’occupation du sol, les P.O.S.
vités
permettent une *urbanisation plus harmo¬
nieuse. Ils n’existent pas en tant que tels en
Polynésie française mais les communes du
Territoire ont la possibilité de faire établir
des Plans généraux d”'‘Aménagement.
•
Plan général d’Aménagement (P.G.A.).
Document
permettant de contrôler, de
coordonner et de promouvoir l’utilisation
du sol et la construction des bâtiments au
niveau des communes. Ce document vient
renforcer et préciser les articles du Code de
l’Aménagement du Territoire, dont les
dispositions sont trop générales pour servir
de guide efficace à la répartition spatiale
des activités humaines, 11 s’agit, après avoir
dressé un bilan plus ou moins détaillé de
l’état de la commune, de définir des options
d’aménagement, en délimitant les zones à
urbaniser, les zones agricoles à protéger,
industrielles, les zones touris¬
tiques, etc. Les P.G.A. sont établis sur
les
zones
demande des *conseils municipaux. C’est
r*Assemblée territoriale qui réceptionne
les demandes et les confie pour réalisation
au service d’Aménagement du Territoire,
ou à un cabinet d’architecte. Parallèle¬
ment, l’Assemblée territoriale désigne une
commission d’élaboration du plan d’amé¬
nagement qui est chargée de prendre
contact avec la population,
d’en recueillir
les desiderata et d’assurer une liaison
permanente entre les représentants de la
commune et les services administratifs.
ration n° 81-109 du 27 novembre 1981,
rendue exécutoire par l’A.T. le 18 dé¬
1981). Encore, ce plan a-t-il été
depuis à de profonds remanie¬
cembre
soumis
ments.
Autres sens : une représentation graphique
(le plan d’une ville) ; un plan cinématogra¬
phique.
Hom.
plan, e (adj.) ; un plan ; surface
:
plane.
planche, nom fém. Morceau de bois peu
épais et plus long que large.
planche à voile. Planche en matière
synthétique munie d’une dérive générale¬
•
ment amovible et d’un mât démontable. La
voile est tendue par une petite borne en
forme d’ellipse appelée wishbone. Les
planches de croisière sont longues d’en¬
viron 4 mètres et reçoivent des voiles de 5 à
6,5 m2 ; elles pèsent 20 à 25 kg. Les
véliplanchistes leur préfèrent depuis quel¬
ques années des planches plus courtes sans
dérive et d’un poids deux fois moindre.
Très voilées, (parfois plus de 7 m^), elles
permettent à certains champions d’at-
-teindre 40 noeuds et de réaliser des acroba¬
ties
(fun-board) sur les fortes houles. Ce
sport, très en vogue aux États-Unis, aux
Antilles, en France, donne lieu à des
compétitions mondiales où se distinguent
Stephan van den Berg, Anders Brigdal,
Robby Naish et le Tahitien de NouvelleCalédonie, Robert Teriitehau.
En
Polynésie, la planche à voile de croi¬
sière eut de très nombreux adeptes dans les
1978-1983 mais aujourd’hui, les
windsurfers qui sillonnent les lagons se
passionnent pour le fun-board et les
vitesses élevées. Les plus entraînés s’efforcent de battre des records sur le trajet
Tahiti-Maorea que certains accomplissent
années
en une
demi-heure.
Autres sens : sorte de table : une planche à
petit rectangle de terre voué au
jardinage ; au pluriel : scène de théâtre.
dessin ;
Voir aussi : surf.
véliplanchistes
Une “enquête monographique” est égale¬
Elle a pour but de réunir
les documents existants sur la com¬
ment ouverte.
tous
mune
à étudier. A la lumière de ces
renseignements, le rapport de synthèse
peut être établi et le plan dressé, à partir de
photos aériennes et d’enquêtes sur le
terrain. Une fois le dossier constitué, il
passe devant le conseil municipal. S’il
satisfait les élus locaux, il est approuvé par
délibération. Il ne reste plus à l’Assemblée
Territoriale qu’à l’entériner. En fait, ces
plans heurtent beaucoup d’intérêts parti¬
culiers et soulèvent en général beaucoup
de critiques de la part de certains adminis¬
trés. C’est ainsi que, si de nombreux
P.G. A. ont été réalisés sur le Territoire
depuis 1978 (Papara, Teva i Uta, Arue,
Paea, Uturoa, Tahaa, Maupiti...), un seul,
celui de Papara, a été approuvé (délibé¬
257
PLANCHE
PLANCHE (Jacques) ( 1829-1894). *Com-
taille et qui vivent en suspension dans les
Jacques Planche fit ses études à l’Ecole
navale et obtint le grade de capitaine de
frégate en 1870. Cette année-là, il participa
aux combats contre la Prusse, puis fut
chargé d’une mission de surveillance et de
représentation dans le Pacifique. Nommé
commissaire de la République, comman¬
dant des ^^Établissements français de
l’Océanie, J. Planche arriva à Papeete le 6
des êtres
missaire de la République. Né à Grenoble,
février 1878. Au
cours
des deux années
qu’il passa dans le *Protectorat, il s’efforça
d’embellir Papeete en ordonnant des
travaux de voirie, l’aménagement de la
place du marché, le perfectionnement du
réseau d’adduction d’eau, la construction
d’un kiosque à musique place *Tarahoi.
Cependant, il échoua dans la principale
tâche qui lui avait été confiée : obtenir de
*Pomare V qu’il cède ses États à la France.
Le ministre de la Marine et des Colonies
confia cette mission au commandant
Isidore *Chessé
auquel il attribua des
moyens diplomatiques plus importants. Ce
désaveu implicite conduisit Jacques Plan¬
eaux
douces ou dans les mers. L’ensemble
végétaux constitue le *phytoplancton tandis que le *zooplancton est
formé de larves et d’animaux minuscules.
planète, nom fém. Astre qui ne brille pas
par lui-même mais réfléchit la lumière d’un
*soleil, d’une *étoile. Contrairement aux
étoiles, dont la position est fixe dans le ciel,
les planètes décrivent une *orbite au sein
d’un système solaire. Notre système solaire
comprend 9 planètes principales, mais 16
petites planètes gravitent autour de Jupiter
et 23 autour de
Saturne.
D’après M. Graindorge, «les Polynésiens
connaissaient les planètes et ne les confon¬
daient pas avec les étoiles. Ces astres étant
mobiles, il est probable qu’ils servaient peu
à la ^navigation. Les noms sont nombreux
pour une même planète et différents si elle
est vue le. matin ou le soir. Vénus, la plus
remarquable des planètes, porte 24 noms
connus et différents» (“Le ciel de Tahiti et
•
des Mers du Sud”).
che à démissionner. Il acheva sa carrière à
l’état-major de la Marine à Toulon.
Plancton. 1. Diatomée, Algue du
phytoplancton lagonaire. 2. Larve
de Crustacé (zooplancton).
plancton, nom masc. Ensemble des êtres
lambeaux de planèzes à Tahiti
la
258
vivants animaux et végétaux qui sont pour
plupart microscopiques
ou
de petite
planèze, nom fém. Mot d’origine auver¬
gnate qui désigne un *plateau basaltique
incliné, généralement de forme triangu¬
laire. Il est délimité par
des *vallées
rayonnantes qui entament l’appareil vol-
PLAQUE
canique ou l’île. La planèze est donc
relativement peu érodée.
Le “plateau” de *Taravao (Tahiti) est une
planèze.
planisphère, nom masc. *Carte représen¬
l’ensemble des
tant
régions de la Terre,
d’une autre planète ou du ciel (on dit aussi
‘'“mappemonde).
• Jusqu’au début du XVL siècle, les
planisphères furent très incomplets ou
en 1569 que Mercator
établit, à l’aide de la ?“projection qui porte
son
nom, la première grande carte du
monde à l’usage des navigateurs.
Des îles de Polynésie furent portées pour la
première fois sur un planisphère après le
voyage de * Mendana de 1595, mais avec de
grosses erreurs de *latitude et de “'“longi¬
fantaisistes. C’est
tude.
planning, nom masc. Projet coordonné,
organisant rationnellement les opérations
nécessaires à la réalisation d’un ouvrage.
Représentation graphique de ces opéra¬
tions.
planning familial. Ensemble des pro¬
cédés permettant de prévoir et de limiter les
•
naissances dans une famille.
En Polynésie, les problèmes sociaux et
économiques que pose un taux de “'“natalité
élevé (environ 30 pour 1000) ont incité
certaines autorités à créer des centres de
planning familial. Trois centres fonction¬
nent en 1988 et proposent divers moyens de
contraception sous contrôle médical : le
Centre de Protection maternelle de l’hôpi¬
tal de Mamao, le Service de l’Éducation
pour la “'“Santé créé par le Service de la
Santé publique et le Centre catholique de
Planning familial établi dans les locaux du
presbytère de la cathédrale de Papeete.
plantation, nom fém. Action de mettre un
plant en terre. Groupe de végétaux plantés
sur
un
Désigne aussi une
même terrain.
agricole où l’on se livre
généralement à la “'“monoculture de végé¬
taux plantés : “'“canne à sucre, eotonniers,
vaste exploitation
arbres fruitiers...
siècle, r“'‘économie
qui prévalait en Polynésie
s’organisa autour de plantations de super¬
ficies très variées. Cet essor de r“'“agricu'lture de plantation s’explique par l’exemple
donné par le planteur William “"Stewart à
“"Atimaono, par la famille Pômare sur ses
vastes domaines, les encouragements des
missionnaires et les primes offertes par
• Dès le milieu du XIX"
de “'“traite
l’administration. De 60 en 1861, le nombre
planteurs passa à 344 en 1884. On
comptait peu de “"colons européens se
livrant à l’agriculture à temps complet, par
de
contre les exploitants
polynésiens créèrent
petites plantations de
“"coton, “"vanille ou “"café. On vit les plaines
de nombreuses
des îles hautes se couvrir de “"cocoteraies,
répliques modestes des immenses planta¬
tions réalisées sur les atolls sous l’impul¬
sion des missionnaires et de quelques
colons. Le déclin de l’agriculture dans la
deuxième moitié du XX" siècle explique la
disparition de nombreuses plantations. 11
existe néanmoins des plantations d’a¬
grumes et d’“"ananas aux îles de la Société,
des bananeraies et des
vanillières dont
l’extension est vivement encouragée par le
gouvernement territorial.
Voir aussi : Grande Plantation (La).
plante voir
végétation.
botanique,
pharmacopée,
plantoir, nom masc. Bâton à fouir.
Tahitien ; ’ô : marquisien : ko.
• C’est le seul instrument connu qui ait été
utilisé autrefois par les Polynésiens dans
leurs activités agricoles. Le bâton à fouir
servait à ameublir, tourner et niveler le sol
de planter *taro, “"ignames ou
“"patates douces. James “"Morrison a laissé
dans son Journal l’observation suivante,
avant
<
faite à Tubuai : «A la fois les hommes et les
femmes travaillent, dépensant une grande
énergie pour égaliser le sol et le mettre en
terrasse, afin que l’eau puisse couvrir la
totalité de celle-ci. Leur seule méthode
consiste à creuser à l’aide d’un bâton
pointu et arracher la végétation par les
racines, et quand ils jugent nécessaire
d’égaliser un coin de terrain, ils trans¬
portent le sol dans des paniers mettant de
côté les pierres pour les murs de retenue».
►
’o. Te
0 : ’o te ho e ia ra'au tei hamanihia ’e te
mâ'ohi no tana mau ’ohipa fa'a'apu. Na teie ’o
_
fa'ahuri i tepepo, e fa'aineine ato'a i te mau
’apo’o tanura’a ma'a: mai te taro, te ufi, te
’umara. Iroto i teputa a Morrison, 'uafa’a’ite
’oia ë: "Hôëhuru te ’ohipa i roto i te orara'a
tana i ’ite i Tupuai, 'aita e fa'ata 'ara 'a te ’ohipa
a te tane, te ’ohipa a le vahiné ho’e a to raua
puai i te ravera’a i te ’ohipa fa’a’apu".
e
plaque, nom fém. Feuille plate en matière
rigide d’épaisseur variable.
•
plaque lithosphérique. Compartiment
rigide constituant une partie de la “"litho¬
sphère et pouvant supporter une croûte
océanique ou continentale. La théorie des
plaques ou “"tectonique des plaques a
permis de confirmer la théorie de la “"dérive
des continents émise au début du siècle par
Alfred Wegener.
Les îles de la Polynésie sont sur la plaque
océanique “"Pacifique et se déplacent vers
l’ouest à la vitesse moyenne de 11 cm par
an. Cette plaque s’enfonce à l’ouest sous la
plaque australienne et asiatique, par
exemple au niveau de la “"fosse des TongaKermadec.
Voir schéma : lithosphère.
plantoir
ta’oa tanu mâ’a
259
PLATEAU
plateau, nom masc. Étendue plane ou peu
disséquée, coupée de *vallées encaissées et
dominant parfois les régions voisines par
un
*escarpement. Selon l’altitude moy¬
enne, on distingue des bas-plateaux et des
hauts-plateaux.
•
Dans les îles hautes de
Polynésie, on
appelle volontiers plateaux certaines
♦crêtes localement aplanies. Il est préfé¬
rable de réserver le terme aux espaces de
plus vastes dimensions formés par les
♦planèzes ; à Tahiti, les plateaux de
♦Tamanu, de Viriviriterai et de *Taravao.
Autres sens : support plat pour servir les
plateau de Tamanu (haute-vallée
de la Papenoo)
aliments ; partie de la balance recevant les
objets à peser ou les poids.
plate-forme,
nom
fém. Surface plane,
horizontale, plus ou moins surélevée.
Tahitien ; *pa’epa’e. En architecture, une
plate-forme se distingue d’une *terrasse car
elle se trouve hors du sol de tous les côtés
alors qu’une terrasse est engagée dans le sol
sur un
•
côté au moins.
Dans la
Polynésie ancienne, de très
nombreuses constructions étaient édifiées
plates-formes en *pierre. Ce mode
de construction permet, lors des travaux
sur des
archéologiques, de reconstituer le plan des
aménagements des lieux de culte, de fêtes,
d’habitat ou de cultures. Les plates-formes
d’habitation (pa’epa’e) les plus imposantes
se
trouvent
dans l’île de Nuku Hiva
(♦Marquises). Dans ce même archipel, sur
les *me’ae et les *tohua, des plates-formes
supportaient des abris temporaires édifiés
en matières végétales lors de fêtes profanes
Plates-formes. 1. De tir à l’arc. 2 et
3. D'ahu : constructions
élémentaires de petits marae de
Moorea. 4. De conseil. 5. D’habitat
(pa'epa'e marqulslen),
Mahora. 1. Mahora nô te te'ara'a.
2-3. Mahora nô te 'ahu :
fa'anahora'a iti o te hô'ëmarae nô
Moorea. 4. Mahora ’apo'ora’a.
5. Mahora tare (pa'epa'e nu'uhiva).
260
ou
religieuses. L’aménagement de sites
défensifs {*pa des Australes par exemple) a
pu également nécessiter la construction de
plates-formes, Plusieurs autres types, aux
fonctions variées peuvent être encore
distingués :
PLONGE
Les
plates-formes
*marae :
de
*ahu
dans
les
plate-forme élémentaire avec une simple
bordure de pierres posées sur chant délimi¬
tant un espace comblé avec un remplissage.
plate-forme appareillée : composée de
plusieurs assises de pierres.
plate-forme à degrés : composée de
plusieurs plates-formes superposées en
-
-
-
très riche en coraux et en coquillages.
Entre le motu et le lagon, le platier interne
est souvent ensablé et en pente
douce.
PLOERMEL voir frères de l’Instruction
chrétienne.
plomb de sonde voir poids de pêche.
retrait les unes sur les autres.
plate-forme constituée par l’épaissis¬
-
sement
du
mur
d’enceinte arrière du
marae.
plonge, nom fém. Activité consistant à
s’immerger pour récolter des objets ou des
animaux
plate-forme de conseil : plate-forme suréle¬
vée, généralement dallée, pouvant com¬
porter des ‘‘‘pierres dressées et de dimen¬
sions plus grandes que celle d’habitation,
servant de lieu de réunions de chefs, à
proximité des marae.
plate-forme d’archer ou de tir à T’^arc :
plate-forme rectangulaire ayant des bords
longitudinaux divergents et un côté latéral
concave avec présence, parfois, de pierres
dressées.
Voir aussi : ava’a.
plate-forme continentale (ou plateau
continental). Fonds marins prolongeant
les terres émergées à faible profondeur
(moins de 200 m). Drapée d’alluvions et de
sédiments, la plate-forme continentale
constitue souvent une étendue plane,
parfois accidentée de vallées au droit des
embouchures, ou de collines et de bombe¬
ments. Les eaux baignant ces platesformes sont généralement très poisson¬
neuses. Lumineuses, riches en dépôts et
sels minéraux d’origine continentale,
agitées, relativement tièdes, elles se prêtent
remarquablement au développement de la
vie marine. Les minerais et gisements
énergétiques se trouvant dans le sous-sol
des plates-formes sont en outre facilement
exploitables.
On ne relève aucune plate-forme continen¬
tale autour des îles de Polynésie.
•
aquatiques dont la valeur mar¬
chande est souvent élevée.
• En
Polynésie, la plonge à la *nacre était
essentiellement pratiquée aux *Tuamotu,
au XIX'’ et dans la
première moitié du XX'
siècle. Elle fut longtemps aisée tant les
bancs naturels d’*huîtres nacrières étaient
fournis à faible profondeur. Les plongeurs
n’utilisaient qu’une corde (fa’ahoro) lestée
pierre pour descendre plus
rapidement. La pratique du *rahui garan¬
d’une lourde
tissait un renouvellement suffisant des
colonies de nacres. Cet équilibre fut
cependant vite détruit lorsque les négo¬
ciants consentirent des avances en numé¬
raire aux plongeurs et que ceux-ci furent
obligés d’augmenter les cadences de plon¬
gée. L’utilisation de lunettes de bois avec
verre dès 1910, puis de masques en caout¬
chouc, de palmes et de tubas rendit leur
travail encore plus efficace. Le mode de
plongée restait cependant le même : «Les
pirogues partent de bon matin pour la zone
de plonge... Après quelques profondes
inspirations, le nœud coulant maintenant
la corde et son poids libéré, le plongeur
rapidement au fond, s’aidant de
et de sa main libre pour modifier
sa direction et choisir son point de chute. Si
descend
son corps
les huîtres sont abondantes, il en arrache
platier, nom masc. Zone d’un *récif située
à l’arrière de la *crête algale où se brisent
les vagues.
Dans les
zone
*atolls, le platier externe est la
de faible profondeur comprise entre
la crête algale et le *motu.
Cette zone est
plongeur des Tuamotu et son
assistant
platier à l’arrière du récif de Tahiti
ta’ata hopu nô te mau motu
Tuamotu ’e tôna ta'ata tauturu
261
PLUME
qu’il peut dans les limites de son
souffle, les place dans le panier et remonte
re 'are ’a ia
plongées, tandis que
l’aide ramène le fa’àhoro, laisse filer la
corde de mouillage d’une dizaine de
mètres, faisant d’autant dériver la pirogue.
Ainsi de suite jusqu’à ce que les nacres
soient cueillies dans un périmètre donné»
(William Reed : “Huîtres perlières de
Polynésie”). Les plus grands centres de
plonge des Tuamotu étaient les lagons de
Hikueru, Takapoto, Takaroa, Takume,
Marutea Sud et Mangareva d’où l’on tirait
plusieurs centaines de tonnes de nacre par
mau
autant
à la surface. Le pêcheur se repose quelques
minutes entre deux
Pluvier doré (toréa)
an.
Plonger n’est pas sans dangers : refroidis¬
sements, syncopes et surtout *taravana
menacent la santé du plongeur qui peut
descendre jusqu’à 30 ou 40 m de profon¬
deur. Dans ce dernier cas, l’insuffisante
oxygénation du cerveau (anoxémie) peut
provoquer des lésions graves, des dérange¬
ments mentaux, la paralysie voire la mort.
plume, nom fém. Organe produit par la
peau des *oiseaux, constitué d’une tige
portant des barbes, servant au vol et à la
protection du corps.
•
Dans l’ancienne civilisation polyné¬
sienne, les plumes constituaient un des
éléments de *décoration les plus précieux
et les plus sacrés. Ces plumes venaient des
*paille-en-queue, *frégates, *perruches ou
perroquets (aujourd’hui disparus). La
capture des oiseaux se faisait par toute une
série de stratagèmes : glu (résine de
r*arbre à pain), *filets, noeuds coulants,
trébuchets... Les plumes avaient d’autant
plus de valeur qu’elles étaient rares. Des
*amulettes de plumes rouges et jaunes
étaient attachées aux *to’o, images et
réceptacles des dieux sur les *marae. Le
*ari’i le plus important recevait la ceinture
de plumes rouges {*maro ’ura), la plus
prestigieuse, le jour de son couronnement.
Les plumes faisaient partie des *coiffures
(*fau) et manteaux {*tiputa) des grands
chefs et des guerriers. Les masques et jupes
en *tapa des *deuilleurs étaient ornés de
plumes. Les membres de la secte *arioi
revêtaient des *parures de tête ou de cou en
plumes.
Les parures à plumes les plus somptueuses
proviennent des îles *Hawaï. A Hawaï et
aux *Samoa, les plumes servaient de
monnaie d’échange.
.
►
Objets et ornements en plumes.
1. Objets rapportés par J. Cook :
taumi de Tahiti ; casque, bracelets
et cape des îles Hawaï.
2 et 3. Ornements d’aujourd’hui :
2. pectoral ; 3. colliers.
262
’ura, huruhuru, hetehete, hihi manu. ’Ua
hâmanihia te manu ’e ’uafa'a'ahuhia i te
huruhuru ri’i huru rau ato’a, teparau ato’a hia
e hihi manu, ’aore ra e hetehete ’aore ra e ’ura.
Te ’ura te parau fa 'a ’ohipa rahi hia e riro paha
ë, nô te maupeu o tefa’aturara’a i te ari’i, te
atua; e huruhuru manu
’ute ’ute te parauhia e
’ura te tapa’o fa’a’ite i te huru ti’ara’a teitei no
te ari’i.
Efa’a’una'una maro, te ’ura, e parau
hia ia e maro ’ura; are’a te huruhuru manu
te reira.
fa ’a ’una ’una i te maro, e marotea ïa
’Ua rau mau ’ohipa e oti: te hihi manu, no te
toa.
fau (taupo’o) nô te mau tiputa o te mau
Tei te fenua Vaihi te mau hetehete
nehenehe roa. Te mau hatua ’o te mau arioi e
fa’a’una’unahia i te huruhuru manu.
I teie tau, ’ua varavara te manu i te fenua nei,
e moni rahi te
ho ’o o te huruhuru manu.
Pluvier doré, nom masc. Pluvialis dominica. Tahitien : torea. Petit Oiseau limicole
mesurant 23 cm et vivant sur les plages, les
vasières et les terrains
dégagés. On le
rencontre aussi sur le plateau de Taravao.
C’est un oiseau qui niche dans les régions
arctiques et on le trouve en abondance en
Polynésie pendant sa période d’hivernage
comprise entre les mois d’août et d’avril. Il
possède de longues pattes et un bec assez
court. Selon la période de l’année, son'
plumage varie. D’octobre à février, il
arbore un plumage d’hiver avec des sour¬
cils blancSjUn dos marron moucheté d’or et
un ventre clair. De mars à septembre, c’est
le plumage d’été avec la gorge, la poitrine et
le ventre foncés.
pluviomètre, nom masc. Instrument qui
sert à mesurer la quantité de pluie tombée
en un
endroit donné, évaluée en hauteur
d’eau sur le sol. Un pluviomètre est placé
support haut d’un mètre, dans un
sur un
espace largement découvert et dans l’axe
des vents dominants. Le relevé d’un
pluviomètre se fait en général toutes les 24
heures mais certains, isolés, munis d’un
dispositif empêchant l’évaporation, ne le
sont qu’une fois par semaine ou par mois.
Le Service de la “"Météorologie et le
Service de l’Équipement effectuent des
relevés pluviométriques en Polynésie à
l’aide de 70 appareils répartis dans 23 îles.
Voir aussi : précipitations.
pluviométrie voir précipitations.
P.M.A. voir Pays les moins avancés.
P.N.B. voir produit national brut.
pô. Royaume de la nuit, selon les croy¬
ances religieuses des anciens Polynésiens.
A la *mort, l’esprit quittait le corps et se
rendait au pô, lieu où demeuraient les
*dieux et les esprits déifiés. Là, il était
mangé par les dieux et les “"ancêtres. Il
devenait alors à son tour esprit déifié et
immortel et pouvait se manifester aux
vivants.
T. “"Henry explique le séjour des âmes sur
le “"Temehani dans l’île de “"Raiatea. Là, un
chemin de crête
se
divisait en deux sen¬
paradis
(*rohutu noanoa), celui de gauche à une
tiers
:
celui de droite menait au
POEPOE
sorte d’enfer
(pu-o-ro’o-i-te-po). Il y avait
sous terre un monde semblable au nôtre et
les âmes captives, plongées dans l’obscurité
totale, y devenaient les esclaves des dieux
déesses qui, eux, voyaient clair. Ce
séjour avait une durée limitée. Les âmes
et
retournaient au monde comme dieux
inférieurs {*’oromatua).
Ces esprits errants pouvaient être bons,
devenir des esprits gardiens et apparaître à
leur famille pour les prévenir des dangers à
venir, ou monstrueux et dévorer leurs amis
et parents lorsqu’ils étaient contrariés.
les familles organisaient-elles au
premier anniversaire de la mort d’un
membre défunt une fête appelée potupapa’u (nuit des revenants) pour s’assu¬
Aussi
rer
de la bienveillance du mort.
►_
po. Tepo, ’o te tuha'a ïa o te mahana ho’e, tei
fa ’ata ’a i te ao marama ’e te ru ’i. ’Ua parauhia
e te ma'ohi te po no te atua ’e tana
’ohipa, no
tana mau ha ’a, are ’a te ao no le ta ’ata ia
’e
tana ha ’a. I ta Tenir a Henry fa’ata ’ara ’a ia
pohe te ta ’ata e haere ’oia i te po, i te vahi e
’ore e ’itehia atu e te mata ta’ata, te vahi e
haerehia e te varua i Temehani Raiatea,
mai reira e 2 tau e’a, e vai ra, te e’a o tepae
’e haere ïa i te ao ’oa ’oa ’e te pe ’ape ’a
’ore : are ’a te e ’a nô te pae ’aui no te arata ’i ia i
atau
te varua i te pu-o-ro
’o-i-te-po tei reira te ’oto ’e
'au ’aura’a niho. Mai reira e riro taua mau
te
varua ra ’ei oromatua, e ho ’i mai e ori na te ao
nei, e riro ratou ’ei mau tia’i i te jeti’i no te
paruru ia ratou i te taime no te ’ati ’e ’aore ra e
’enemi ri’ari’a o te hamani ’ino i te fëti’i. No
reira e tupu na i te matamua, te tahi oro’a tei
parauhia epo-tupapa’u no taua mau varua ra
eiaha ia hamani ’ino i te feia ora.
E ’ite ato ’ahia te reira peu i te tinito,
te
feia pohepohe.
’oro ’a no
Aujourd’hui, on utilise le *manioc, introduit en 1850. Voici une recette actuelle de
po’e mei'a : «Écraser à la main une
douzaine de bananes no. Pétrir cette purée
avec du pia en quantité ^suffisante pour
obtenir une crème onctueuse ayant la
consistance d’une pâte à beignets. Empa¬
queter le tout dans une feuille fraîche de
bananier après l’avoir arrosé avec du lait de
coco.
Disposer dans le *four tahitien...
Servir le po’e légèrement saupoudré de
cassonade et baignant dans du lait de coco
frais» (J.M. Loursin : “Tahiti”)
►
po’e. E ma’a teie na te ma’ohi. I le matamua,
te vai nei te ho’e ma’a tupu e pia, te orohia
ha’ama’arohia e noa’a mai ai lepi’a-ma’a no te
ano’i atu ’e te tahi atu ma’a tupu, ’ua riro ’ei
po ’e ia ’ama i te tunu. Nô le hamani i te
po’e = te po’e mei’a, e ’oi te mei’a pe ’e te pia, e
tunu ia ama, a nane ai i roto i le u ha’ari. E
nehenehe ia hamani i te po’e ’e te mei’a pe ola,
e nehenehe ato ’a ra e tunu i te mei’a hamani
Pocillopora. Genre de *Coraux à bran¬
atu ai i te po ’e.
massifs et jouent un rôle très important
dans l’édification des *récifs. Ces Coraux
e
ches à section aplatie. Ils sont relativement
hébergent un très grand nombre d’ani¬
maux qui vivent entre leurs branches.
Voir aussi : Madréporaires.
Te po ’e taro : e oro le taro ’e ia
oti ha ’ama ’aro, tu ’u atu ai i roto i te rau mei ’a,
parauhia te reira ’e e mamahu, huri atu ai i
roto i te
en
Polynésie, qui consiste en une gelée
d’*amidon mélangée à de la banane, de la
papaye, de l’ananas ou du tara.
A Tahiti, on utilisait autrefois la fécule de
*pia (Tacca /eort/ope/a/o/cfeij pour confec¬
La racine de pia était
déterrée, lavée, l’écorce grattée avec un
coquillage. La racine était ensuite râpée sur
un morceau de corail, et la
pulpe tamisée.
Mélangée à l’eau, la pulpe se décantait, et
l’on changeait l’eau jusqu’à ce qu’elle
tionner le po’e pia.
devienne claire. La pâte obtenue, séchée au
soleil, était alors consommable. Pour
obtenir le po’e, on mélangeait la pulpe de
pia avec du lait de coco, et on y jetait
quelques pierres chauffées. Le mélange
prenait alors l’aspect d’une épaisse pâte
gélatineuse : le po’e.
’ahima’a. la ama e nane i roto i te u
ha’ari. Te po’e maniota: e oro te maniota, e
’e te u ha ’ari, mamahu, e ’eu ia
i roto i te u ha’ari.
ano ’i i te pape
ama e nane
'Va rau mau mâ’a tupu e hamanihia i te po’e:
te
po’e. Préparation culinaire très populaire
poe de banane et de papaye
fë’i, te ’umara, te vi pe, te ’uru pe, e mau
ma ’a maitata ’i roa no te hamani po
poe poe.
’e.
Coix lacryma jobi. Plante
la famille des Graminées,
appelée en français Larmes de Job, origi¬
naire de l’Inde et répandue dans toutes les
régions tropicales. Elle forme des fruits
ovales de 6 mm de diamètre, blanchâtres
ou grisâtres, lisses, brillants et
durs, qui
sont utilisés pour la confection de colliers
et pour la décoration des coiffes et habits
herbacée
de
de danse.
►
poepoe.
Te poepoe tei parauhia i roto i te tahi
mau reo e: e roimata no
loba, are’a ra i te tahi
maufenua i Porinelia e tôura ia te i’oa.
Eiao'a maita’i no te hamani hei, no te hamani
’opani fare, nô te fa’a’una’una i te
’ahu ’orira’a. E rave rahi mau ’ohipa
i te paruru
mau
rima’i e ravehia te tôura (tepoepoe).
263
POÉSIE
poésie, nom fém. *Art du langage qui
suggérer des sensations, des
émotions, des idées, par le rythme, les
sonorités, les images... La plupart des
modes d’expression et des spectacles
qu’offre la nature peuvent être empreints
de poésie : on trouve de la poésie à un
tableau, à une photographie, à un chant, à
cherche
à
paysage...
La poésie est un genre littéraire relative¬
un
•
ment
mineur en
Polynésie mais bien des
textes de romanciers (*Loti, *t’Serstevens,
*Ségalen, Chadourne, Dorsenne...) et de
nombreuses *légendes polynésiennes recè¬
lent des passages d’une grande poésie.
Des écrivains du XVIIL siècle ont livré
quelques essais poétiques sur les voyages
de découverte ou mis en scène des amours
imaginaires, celles de la reine Purea par
exemple (Scott-Waring, Courtenay), évo¬
qué la mutinerie du Bounty (Richardson,
Keate, Byron).
Au XIX'= siècle, plusieurs grands noms ont
laissé des œuvres poétiques ayant trait à la
Polynésie : Victor Hugo (la fille d’Otaïti),
Robert-Louis *Stevenson {"Ballads and
other poems”, inspirés des légendes tahitiennes), Leconte de Lisle (“Le dernier des
Maourys”).
Au début du XX'= siècle, les poètes les plus
prolixes furent Maurice Olivaint, auteur
d’un recueil entier de poèmes intitulé
“Fleurs de corail” et Rupert Brooke {“New
Numbers”). Charles Manutahi, Paule
Aussant, Janine Raynond, Charles Titema
sont aujourd’hui les auteurs les plus
féconds.
Voir aussi : littérature.
►
pehepehe. Te reo ma’ohi, i roto i tona
afarora'a, e au ’oia i te pehepehe te huru. No te
mea, ta parau ’oe i te reo tahiti ’aita e tu ’e te
reo matuita, te reo paumotu ’e te reo rurutu,
tô Maupiti ’e te vai atu ra.
Mai te reira ato 'a te ferurira ’a ’e te
fa’anahonahora’a te mana’o ta’ata, hou ’oia a
horo'a mai ai i tona mana ’o. la parau te
mâ’ohi i te mâtâmua, e fa ’aaura ’a ana ’e tana i
tona huru ’e tana peu ’e tona orara ’a. la
fa ’ahiti ana ’e mai e tupu te maere : te feia e
npho ra i roto i te vao, e mau fa’aaura’a ta
rat ou ia râtou mai te mau mea e ha ’a ’ati ra
iana, e heipuni ra i tona orara ’a. ’Oia ato ’a to
tahatai e huru ia nô te Va ’e te orara’a tana e
’ite ra i tahatai.
’Aita a te mâ’ohi epâpa’ira’a, ’aita ia e tapa’o
fa’a’itera’a no te reira maupehe, are’a ra ia tae
i te mau rurura ’a rarahi, e tupu te mau
tata’ura’a nô te hi’opo’a ’e te fa’a’ite i to ’oe
hiro ’a tumu, e ’ohipa fa ’ahiahia ’e te arearea.
E pehepehe te ma’ohi i tona mou’a, tona
fenua, tona pape, tona moana, tana hotu, te
mau ’i ato’a tana efana’o ra, tona atua tana e
ha’amori ra.^
’la tae mai te peu no rapae ’e ia rahi mai te
maupapa'â, tepâpa’ihia nei te ’a’ai ’o Tahiti
’e te ’itehia nei te tahi mau parau papa ’i, te
vai ato’a ra te fa’ahitira’a no te mau pehepehe,
ma
e mau
t© motU
d’enchantement ceinte
de jade bleu !
Au lever du soleil, un doux ruban
de moire
Cerne tes rochers bruns nés
des fureurs du feu.
Matinale, j’aspire un parfum
de mémoire.
Lagon, reflet de nacre imprimé
dans tes plis.
Berce sans te lasser un rêve
de voyage,
pohue ou pohue miti. Convolvulacée du
bord de mer : Ipomoea pas-caprae. Sorte
de Liseron à fleurs
roses
et à feuilles
forme de cœur, rampant sur
en
les plages
jusqu’à la limite des vagues. Les enfants en
font des cordes à sauter.
poids, nom masc. Force exercée par
Accroche les soupirs cueillis
sur le rivage.
trouvant à la surface de la Terre. Quantité
Tambour du grand récif,
roulements mats et sourds.
Echos de l’océan, de ses fêtes
profondes.
Au déclin du couchant paré
de ses atours,
Le caprice des vents nous en
transmet les ondes.
La rumeur de tes flots s’estompe
dans le soir.
Esclaves éblouis de claire
transparence
264
pohe ha’avare voir Sensitive.
De tes eaux, tendrement,
d’un courlis
aux ailes
Janine Raynond
(“L’anneau de corail”)
tuha’a ri’i noa ra.
Sur le miroir sans tain où
s'endort mon espoir,
D’un mauve évanoui tu reflètes
l’errance.
l’attraction terrestre
de matière. Masse
sur
les corps se
marquée et étalonnée
utilisée pour les pesées. Bloc pesant.
poids de *pêche. Tahitien ; ’ofa’i
(*pierre), faturei. Poids en pierre ou
plombée de pêche lestant une ligne ou un
*filet de pêche.
Dans la Polynésie ancienne, beaucoup
de pêcheurs utilisaient des poids de pierre
plus ou moins façonnés dans les roches
éruptives vacuolaires, plus faciles à tailler ;
ils se servaient aussi de pierres en basalte,
de corail ou de grès de plage. William *Ellis
avait observé qu’«on suspendait à la base
des filets des pierres, généralement circu¬
laires et lisses, d’environ 75 mm de dia¬
mètre. Celles-ci n’étaient pas perforées,
mais enveloppées dans des morceaux de
•
tissus faits avec de la bourre de noix de
POINTE
tressée, liés aux extrémités et attachés
bord inférieur du filet». Ces poids de
coco
au
pêche avaient parfois des gorges taillées en
long, en large ou au sommet de la pierre.
Aux Marquises et dans les îles de la
Société, on lestait les filets avec des
plombées à gorge verticale, en forme de
“grain de café”. Le type le plus répandu
était le “plomb de sonde”, formé d’une
partie en forme de bulbe et d’un sommet
plus petit, séparé du bulbe par un rétrécis¬
sement. Certains de plus de 3 kg servaient
comme
dans la
pierre à éclabousser {’ofa’i taora)
“pêche au caillou”, et probable¬
ment' d’*ancres.
Aux Australes, on utilise toujours pour la
pêche aux * ’uravena ou aux mana un
galet fixé par un lien végétal à la base de
l’*hameçon de telle matière qu’il se dé¬
croche par simple secousse en touchant le
fond à 100
ou
200
m
de profondeur, au
large du récif.
Hom. : un pois ; la poix ; pouah ! (interj.).
►
’ofa’i faturei. Te ’ofa’ifaturei, e mau ’ofa’i te
reira no te tape’ara’a i te taura-hi i raro i te
moana,
’ei fa ’ateiahara ’a ia topa maita ’i te
upe ’a ’aore ra te taura ’a ’ira.
E mau ’ofa’i ri’i te reira no roto i te anavai, e
pu’ohuhia i te puru ha’ari, ’aore ra e firihia te
toto, tu’u atu ai i te ’ofa’i i roto, ta’amu na hiti
i reira ta’amu ai i ni’a i te taura-hi anei, te
pour devenir progressivement vertes. En
raison de ce changement de couleur, cette
plante est appelée “6 mois rouge - 6 mois
vert” aux Antilles.
point, nom masc. Petite marque ronde
matérialisant la fin d’une
phrase ou
associée à d’autres formes de ponctuation.
Espace très localisé.
point cardinal. Une des quatre princi¬
pales directions : *nord, *est, *sud, ''’ouest.
Faire ou calculer le point, c’est évaluer la
position où l’on se trouve en *latitude et en
*longitude.
•
point chaud. Zone du *magma périodi¬
quement active, particulièrement chaude
et animée de courants ascendants, capable
de produire des phénomènes volcaniques
•
au
travers
et à
la surface de la croûte
terrestre.
Les îles Marquises, l’archipel de la Société
et celui des Australes ont été édifiés par des
points chauds au-dessus desquels défile la
*plaque Pacifique. «Situé à l’est de la
presqu’île de Taiarapu, le complexe volca¬
nique du point chaud de *Mehetia com¬
prend 5 *volcans, dont 4 sont actuellement
actifs
:
Mehetia et les montagnes sous-
marines Moua Pihaa qui culmine à 180 m
sous
la surface de l’océan, Rocard à
2 000 m et Teahitia à 1 600 m» (“Encyclo¬
’upe ’a anei.
I teie tau, e tapau te ravehia, na roto ra i te
tahi mau fenua mai Rurutu ma, Raiatea ma, te
rave noa nei a ratou i te mau terera ’a tautai
tahito.
I te Tuha’a Pae, te tautai manâ ’e te ’uravena,
pédie de la Polynésie”, tome 1).
point géodésique. Repère très apparent,
•
utilisé ou construit par les géomètres pour
effectuer des visées lors de l’établissement
d’un plan ou d’une carte de la région.
poilu, nom masc. Le qualificatif de
“poilus” a été donné familièrement aux
S’emploie aussi dans de nombreuses ex¬
pressions désignant un lieu : un point
d’eau ; un état : mal en point ; l’action de
poindre ou de piquer : le point de croix ;
une marque : une victoire aux points ; un
symbole : un point d’orgue ; un élément :
un point commun.
Flom. : poing (nom masc.) ; point (adv.) ;
formes du verbe poindre.
mondiale, en référence à l’aspect négligé
présentaient au retour des
pointe, nom fém. Extrémité allongée et
e
poids de pêche
tapau hi
ravera’a ’e roa tona, e ’ofa’i faturei ihoa te
ravehia no tefa’ahoro i te taura-hi i raro, te
tautai taora e ’ofa ’i ma ’ohi ihoa te ravehia, no
te mea i roto i te ti aturira a a te ma ohi e
parau to roto i te ’ofa ’i i mua i te aro no te
atua O te moana.
soldats français lors de la Première *Guerre
que ceux-ci
tranchées.
•
Poilus tahitiens.
Les
* Établissements
français de l’Océanie envoyèrent plus de
mille Poilus combattre pour la France, de
1916 à 1918. Trois cents d’entre
eux
y
laissèrent la vie. En souvenir de leur
sacrifice, la rue de Papeete qui joint
l’avenue Bruat à la rue Cook fut
rue
des Poilus tahitiens.
baptisée
Poinsettia, nom masc. Euphorbia pulcherrima ou Poinsettia pulcherrima.
Plante arbustive de la famille des Euphorbiacées. Ses fleurs sont minuscules, mais
cette plante produit de mai à octobre des
collerettes de bractées rouges écarlates très
A partir de novembre, ces
bractées perdent leur belle couleur rouge
décoratives.
pointue d’un objet.
Langue de terre effilée qui s’avance dans
la mer. Une pointe est en général une forme
*littorale de plus petites dimensions qu’un
*cap.
Plane et basse, il s’agit d’un dépôt d’alluvions, comme la pointe *Vénus (Tahiti), la
pointe Matira (Bora Bora), la pointe Utufara (Raiatea).
Rocheuse et burinée par l’érosion, elle
correspond à une puissante coulée de lave,
telle la pointe Tuarea (sud de Moorea) ou à
un cône volcanique secondaire : pointe
•
’^Taata de Tahiti.
S’emploie dans de nombreuses expressions
être à la pointe du
progrès ; partir à la pointe du jour ; la
vitesse de pointe ; l’heure de pointe ; faire
des pointes (terme de danse) ; marcher sur
la pointe des pieds ; une pointe d’ail...
avec des sens différents :
Poinsettia au mois de juiiiet
265
POISSON
Poisson, nom masc. Tahitien : i’a. Animal
marin ou d’eau douce caractérisé générale¬
ment par un corps couvert d’écailles, une
respiration branchiale, une reproduction
*ovipare et se déplaçant par la nage. Les
Poissons sont les premiers '"Vertébrés et ils
sont à l’origine des autres groupes de
Vertébrés. On distingue deux grands
groupes : les Poissons cartilagineux ou
Chondrichtyens, représentés par les ""Raies
et les ""Requins, et les Poissons osseux ou
Ostéichtyens représentés dans leur quasi¬
totalité par les Téléostéens.
• La
propulsion des Poissons est assurée
principalement par la nageoire caudale, les
autres nageoires servant à équilibrer le
corps ou à freiner (nageoires pectorales,
pelviennes, dorsales, anale). Ils possèdent
une vessie natatoire gazeuse
qui leur
permet d’équilibrer la pression extérieure
et de se maintenir à une certaine profon¬
deur. Son fonctionnement est comparable
à celui des ballasts des sous-marins. Ce
Poissons. 1. Poisson cocher
(Zanclus cornutus), paraha tore.
2. Poisson papillon à antenne
(Chaetodon auriga), paraharaha.
système n’existe pas chez les ""Requins qui
sont condamnés à nager en permanence
s’ils ne veulent pas couler. Certains Pois¬
tropicaux ont développé une pseudo¬
respiration pulmonaire qui leur permet de
sons
Schéma théorique
d’un Poisson (l’a).
compléter la respiration branchiale quand
les conditions deviennent défavorables,
par exemple lors des périodes de sécheresse.
Certains Poissons prennent soin de leurs
œufs et construisent des nids ; d’autres, tel
""Tilapia, fréquent à l’embouchure des
rivières, assurent une incubation buccale
ce qui leur permet une bonne oxygénation
et une bonne protection des œufs.
Face à la raréfaction de certaines espèces
de Poissons, due à la surexploitation et à la
""pollution, de nombreux pays se lancent
dans la pisciculture. En Polynésie, des
le
recherches sont en cours dans la station de
r""LF.R.E.Mer à Vairao pour maîtriser le
cycle de vie de plusieurs espèees dont le
Loup et la ""Daurade.
Les poissons étaient et sont encore
omniprésents dans la vie matérielle et
imaginaire des Polynésiens. Horticulteurs
avisés, mais aussi excellents pêcheurs, les
insulaires ont toujours su tirer parti des
ressources d’un milieu marin généralement
accueillant. Les produits de la mer entrent
pour une part considérable dans l’alimen¬
tation polynésienne (environ 90 kg de
poisson par habitant et par an aux Tua¬
motu). La fréquentation séeulaire des
•
nageoires dorsales tarant a
nageoire
avec
rayons
souples
caudale
‘itéré
avec rayons
WXW
.
■
durs
ligne
œil
mata
mâchoires
ta'a
nageoires anales
pehau 'ohure
barbillons
mentonniers
nageoires ventrales
pehau ’opu
Poissons. 1. Perche pagaie
(Lutjanus gibbus), tuhara.
2. Poisson perroquet (Scarus),
paati. 3. Sole tropicale
(Bothus mancus), patii. 4. Poisson
soldat armé (Holocentrus spinifer),
apai. 5. Poisson coffre
(Ostracion whitleyi), momoa.
6. Poisson chèvre (Parupeneus
sp.J, atiatia. 7. Nason à rostre court
(Naso brevirostri), tatihi.
266
’aumea
opercule
pipipatoa
POISSON DEMOISELLE
lagons et du proche océan a permis une
approfondie
des mœurs des poissons en fonction des
saisons, des lunaisons, du climat, de l’état
de la mer, des espèces et des milieux
écologiques. La gestion des ressources de
l’océan et du lagon imposait d’autre part
des règles très strictes édictées par les chefs
telles que le *rahui (interdit imposé sur une
portion d’espace) ou la délimitation de
connaissance
traditionnelle
certains lieux de *pêche.
La religion et la mythologie
polyné¬
siennes font souvent référence aux pois¬
sons. Tahiti et Moorea sont, par exemple,
comparées à des poissons. La *légende de
la naissance des îles rapporte que le plus
gros poisson était Tahiti Nui. Sa première
nageoire dorsale se hérissa et forma
rOrohena, point culminant de l’île ; sa
seconde nageoire se détacha alors qu’il
fuyait les îles Sous-le-Vent et flotta dans le
sillage sous forme d’un petit poisson pour
devenir Moorea. Les Polynésiens ont aussi
cru en l’existence de dieux-poissons tel
*Tinorua qui était censé posséder un torse
•
le
*mahimahi, la *raie, l’espadon, la
*carangue.
poissons sont enfin présents dans les
plastiques polynésiens , notamment
sous la forme de *pétroglyphes ou de
“*pierres à poissons” déposées en of¬
frandes ou manipulées par les prêtres des
*marae des pêcheurs.
Les
arts
Poisson demoiselle, nom masc. Poisson
de la famille des Pomacentridés et du genre
Abudefduf, Chromis ou Dascyllus. Tahi¬
tien : ’atoti ou pae’e. Les Poissons demoi¬
selles ont un corps de petite taille, ovale et
Poissons. 1. Poisson dragon
(Pterois radiata), tataraihau.
2. Poisson pierre (Synanceja
verrucosa), nohu. 3. Mérou
(Cephalopolis argus), roi.
4. Requin à aileron blanc du lagon
(Triaenodon obesus), mao
mamaru. 5. Poisson-trompette
(Aulostomus valentini), aupapa.
6. Napoléon tC/ie/V/nus undulatus),
mara.
7. Banc de bécunes
(Sphyraena sp.j, tiatao.
humain et une queue d’*espadon.
Ils accordaient aussi des pouvoirs surnatu¬
rels à certaines espèces : les requins étaient
messagers des dieux et recueillaient
l’esprit des défunts. Certains requins,
bienveillants, allaient au secours des
pêcheurs en difficulté tandis que d’autres,
malfaisants, causaient leur perte. Les
poissons les plus craints étaient la *baleine.
les
267
POISSON PERROQUET
aplati. Ils sont entièrement recouverts
d’écailles, de la tête à la queue, et de
couleurs variées : rougeâtre, brun sombre,
bleu... la robe des jeunes étant la plus vive.
Ces Poissons vivent en petits bancs autour
des pâtés coralliens du lagon. Ils ont un
régime alimentaire omnivore, générale¬
ment à base d’Algues et de Zooplancton.
Poisson perroquet, nom masc. Poisson
de la famille des
Scaridés et du' genre
Bolbometopon, Calotomus, Leptoscarus,
Scarops ou Scarus. Tahitien : *pa’ati
(Perroquet vert), *pahoro (Perroquet
brun), *’uhu (gros Perroquet vert ou bleu).
étaient ramenés à pied ou à la nage par le
pêcheur.
pokea voir Pourpier.
pôle, nom masc. Chacun des deux points
d’un solide situés aux extrémités de son
de rotation.
axe
L’axe des pôles de la Terre forme un angle
de 23°27’ avec la verticale. Le pôle *nord et
le pôle *sud sont des pôles géographiques.
•
grandes écaiUes et à ses rangées de dents
soudées qui font de sa bouche un véritable
bec. 11 atteint 40 à 70 cm de longueur. On le
trouve dans les lagons ou sur le tombant du
récif barrière, souvent en petits bancs, un
mâle étant en général entouré de plusieurs
femelles. Les Perroquets se nourrissent
d’Algues calcaires et «semblent également
manger du Corail, surtout les formes
mités de l’axe du champ magnétique qui
pora. La nuit, certains spécimens s’entou¬
rent d’une sorte de cocon muqueux sécrété
la peau et qui aurait un rôle de
protection contre les parasites» (J.P.
Bablet et O. Cayet : “Le monde vivant des
atolls”). La chair des Perroquets est
souvent consommée crue, à la tahitienne,
mais certaines espèces peuvent être toxiques.
par
perroquet (’uhu)
chure de la rivière. Les mulets pris au piège
11 doit son nom aux couleurs vives de ses
massives comme les Porites et les Monti-
Poisson
l’hameçon de pâte de ’uru et on lançait un
dans le courant, à l’embou¬
lot de poito
Les
pôles magnétiques sont les extré¬
traverse la Terre du nord au sud.
Cet axe
est séparé de l’axe des pôles géographiques
par un angle de
11°.
Par extension : centre d’attraction, d’inté¬
rêt
: une
ville peut être un pôle de déve¬
loppement régional.
police, nom fém. Ensemble des règles
visant à maintenir la sécurité et l’ordre
publics. Le mot désigne aussi les person¬
nels chargés de faire respecter ces règles.
Suivant leur domaine d’intervention, on
distingue la police judiciaire, la police de la
route, la police secrète, la police des
frontières, police-secours...
Le recensement de 1983 dénombrait 373
gardiens de la paix et brigadiers de police
en Polynésie.
Voir aussi : gendarme, muto'i.
Hom. : police (nom fém.) : preuve d’un
contrat.
polissoir, nom masc. Tahitien : fa’a’ina.
Bloc de corail ou de pierre volcanique à
grains fins, servant à affûter le tranchant
des outils en pierre comme les *herminettes. Les polissoirs présentent en général
plusieurs surfaces lisses et concaves résul¬
tant du polissage des outils et de profondes
rainures causées par des affûtages succes¬
sifs.
Poisson-pierre voir nohu.
politesse, nom fém. Ensemble des règles
Poisson volant voir marara.
sent le
poito. Bobine faite d’un morceau de bois
léger de purau, de 8 à 10 cm de long pour
un diamètre de 4 à 5 cm. On y enroulait un
fil
en
fibres de
coco
terminé par un
*hameçon, jadis une arête de poisson
recourbée. On utilisait les poito dans
diverses techniques de *pêche (au poisson-
volant, au requin...) et également en guise
de flotteurs pour les filets. Pour pêcher les
poito
268
*mulets
(tehu),
on
enduisait le fil et
de comportement et de langage qui tradui¬
respect d’autrui et permettent aux
individus de vivre en harmonie les uns avec
les autres. Ces
règles varient d’une civili¬
sation à une autre.
Les Polynésiens sont très attachés à la
politesse. William *Ellis rapporte que «leur
*hospitalité, dès l’époque de la découverte,
a été proverbiale et reste inégalée. Elle est
exercée par des gens de tous rangs et n’est
limitée que par les moyens de l’individu qui
la pratique» (“A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”). D’après Louis
Rollin, les formes de politesse étaient
•
scrupuleusement observées aux Mar¬
quises. «C’est ainsi qu’une personne qui en
visitait une autre apportait toujours
quelque cadeau. Elle s’arrêtait devant la
terrasse de la case et se présentait en criant
son
nom.
Le maître
ou
la maîtresse de
maison lui criait alors plusieurs fois : “Mc
mai ! me mai P' (Venez, venez) et se levait
ou non au devant de son
visiteur, selon son
importance. Celui-ci remettait son présent
et
recevait le hoki
:
l’hôte
ou
l’hôtesse
entourait des bras la taille du visiteur et lui.
tapotait doucement le dos tandis que les
deux nez se rapprochaient et se humaient
une ou plusieurs fois» (“Anciens Maoris
des îles Marquises”).
►
peu maita’i, te fa’aturara’a, peu au. I roto i te
orara'a, e mea ti’a ia ravehia te tahi maupeu e
au no te orara’a, ia fa’atura te tahi ’e te tahi, ia
here te tahi ’e te tahi, ia au te tahi ’e te tahi ’ei
maita’i no te ta'ato’a, ia roa’a te orara’a hau ’e
te
’oa’da. Te vai râ te reira peu ri’i i roto i tera
’e tera ta ’ata. ’Ua fa ’a ’ite ’o W. Ellis e,
’ua riro te peu fâri’ira’a i te ta’ata ’ei ’ohipa
ta ’ata
maere rahihia e ratou i to ratou taera ’a mai i
Tahiti. Te huru o te ta ’ata, ’aita e ma ’itira ’a ’e
’aita e hi’ora’a i te hoho’a o te ta’ata, ia au i ta
Teuira Henry fa’ati’ara’a i roto i tanaputa i te
’a ’ai no Punaauia. la haere atu ’o Temuri i
Fa ’a ’a, teie tona reo, te pupu atu nei au i teie
mau o
ri’i, ’e’ere i te mea fa’ahiahia, ta ta’u na
metua ra teie i fa ’aineine, e mau tavini ia no
’outou, ia riro teie mau o ’ei ha ’amana ’ora ’a na
raua
ia tatou. ’Ua ha’aparahihia
’o Temuri i
ni’a i tepe ’ue i mua i te ari’i ’e te ari’i vahiné,
“"Tavini Huira’atira indépendantiste...) ou
représentant que les intérêts spécifiques
d’une minorité. Hormis les congrès et les
ne
prises de position des “"leaders de chaque
parti, la vie politique est rythmée par les
sessions de 1’“" Assemblée territoriale, les
territorial et les
prises par le haut-“"commissaire de
la République.
• La
politique économique et sociale d’un
gouvernement vise à améliorer le bien-être
des populations et à assurer le bon fonc¬
tionnement des rouages de l’“"économie
travaux du gouvernement
mesures
nationale. Elle est menée en fonction d’une
idéologie (libérale ou socialiste par exem¬
ple) et privilégie certains paramètres du
développement. Un gouvernement dispose
de nombreux moyens d’action pour réa¬
liser ses objectifs politiques : arbitrages
sociaux, politique fiscale et salariale,
politique monétaire, programmes d’équi¬
pements collectifs, choix budgétaires,
“"nationalisations ou privatisations...
En
Polynésie, Faction politique des diffé¬
rents
dans
axes
gouvernements territoriaux s’inscrit
un
système libéral. Les principaux
sont
en
l’aide aux “"investissements
privés générateurs d’emplois, une “"fiscalité
indirecte préservant les profits individuels,
le développement du “"tourisme et de
l’“"agriculture, le soutien aux plus démunis
par une “"protection sociale élargie et la
construction de logements sociaux.
la hi’ohia atu râ te mau ôe mau vi tahiti
matata’i ana’e ’e tepuhi mou’a... Eipahono i
’ua afa’i hia mai te ’o’ini mâpë
’ama nô te mea, e mâ’a rahi i Fa’a’a.
taua horo’a râ,
pollen, nom masc. Poudre généralement
de couleur jaune portée par les étamines
des “"fleurs. Le pollen renferme les cellules
sexuelles ou gamètes mâles ; les spermato¬
zoïdes
politique, nom fém. et adj. 1. Désigne ce
qui a trait au *gouvernement de la cité, de
r*État.
politique
réformiste. Conduite calculée : une poli-,
tique prudente. Ensemble des affaires
publiques : faire carrière dans la politique.
• La vie
politique d’une “"collectivité est
réglée par les “"institutions qu’elle s’est
donnée ou qui lui ont été imposées. Elle se
développe également au travers des mou¬
vements, des “"partis, des “"médias.
En Polynésie, elle est relativement intense
depuis 1945. Depuis cette date, tout
Polynésien majeur obtient la qualité de
“"citoyen de la “"République. Entre 1962 et
1988, le peuple polynésien a participé à 19
“"élections et a pu choisir ses représentants
(“"maires, conseillers territoriaux, “"dépu¬
tés, députés européens, “"président de la
République) entre les candidats de très
nombreux partis politiques. Lors du
2. Manière de gouverner : une
scrutin territorial de mai 1982, 22 listes
différentes étaient par exemple proposées
aux électeurs. Elles avaient été établies par
de partis, se démarquant par leur
“"idéologie (“"Tahoera’a Huira’atira con¬
autant
servateur,
“"la Mana te Nuna’a socialiste.
qui assurent la fécondation des
ovules. Les graines de pollen portent une
paroi très résistante souvent hérissée de
nombreuses
ornementations, caractéris¬
tiques de l’espèce.
L’étude des grains de pollen anciens
conservés
dans
sédimentaires
les
couches de terrains
constitue
la
palynologie.
Cette science permet de reconstituer assez
fidèlement les paysages de chaque époque.
grains de pollen peuvent provoquer
allergies au niveau des voies
respiratoires
on observe, à certaines
périodes de l’année, une recrudescence des
Les
diverses
crises d’asthme.
Le transport du pollen des étamines vers
les stigmates des fleurs s’appelle la pollini¬
sation. Elle peut se faire par le vent, l’eau,
divers animaux (en particulier les Insectes)
et l’Homme. Dans le cas de la “"Vanille par
exemple, la Guêpe mellipone est l’agent de
cette pollinisation. Mais du fait de son
absence en Polynésie, c’est l’Homme qui
assure l’opération fleur par fleur : c’est le
mariage de la Vanille. Chez les “"Orchidées,
une
très longue évolution a permis de
réaliser, entre des Insectes et la plante, une
symbiose étroite permettant cette pollini¬
sation.
POLLUTION
pollution, nom fém. Action dégradant le
*milieu naturel. Modification négative du
milieu qui résulte parfois d’un
phénomène
plus
fréquemment de l’action de l’homme.
• La nature
possède une certaine capacité
d’auto-épuration qui lui permet de faire
face à une agression momentanée et
modérée. Cependant, la croissance démo¬
graphique, l’essor industriel commencé au
naturel (souvent volcanique) et
X1X‘= siècle et la méconnaissance des
questions écologiques ont conduit à de
graves atteintes au milieu, surtout dans les
grandes agglomérations.
La
pollution de l’air est un phénomène
universel.
Elle
affecte
d’abord
l’atmos¬
phère des grandes villes, mais les agents
polluants se dispersent autour du globe, au
point que les glaces des régions polaires
recèlent des traces des rejets urbains ayant
transité par les courants aériens. L’atmos¬
phère des villes souffre de l’accumulation
des nuages de poussières parfois si denses
que le vent ou la pluie ne peuvent les
éliminer : c’est souvent le cas au-dessus de
Los
Angeles et de Tokyo où règne une
brume de couleur
ocre.
Leur stabilité
en
fait des milieux favorables au développe¬
ment des
bactéries et autres micro-orga¬
nismes. L’air est également pollué par les
gaz issus de la combustion des hydro¬
carbures : l’anhydride sulfureux et l’oxyde
auxquels se mêlent des subs¬
comme le
plomb et l’a¬
miante. Tous ces agents polluants donnent
aux précipitations qui les dissolvent une
acidité causant d’importants dégâts aux
forêts ou aux monuments de pierre tendre :
les vestiges de l’acropole d’Athènes et de
nombreuses sculptures ornant les façades
des églises médiévales sont aujourd’hui
rongés et informes.
La pollution des eaux se traduit par une
diminution de leur teneur en oxygène et
par l’empoisonnement des milieux aqua¬
tiques. Elle résulte des déversements
d’eaux usées ou à température élevée, de
déchets industriels, d’excréments d’ani¬
maux domestiques,
de l’infiltration des
engrais, pesticides et fongicides dans les
*nappes phréatiques qui communiquent
de carbone
tances
1
solides
souvent avec les
rivières. Les fleuves les
plus gravement pollués sont le Rhin, la
Seine, le Don, le Saint-Laurent, mais
quelques lacs aux eaux insuffisamment
renouvelées sont déjà biologiquement
morts. Le lac Érié (États-Unis) a subi une
*eutrophisation complète et le lac Baïkal
est en passe de connaître le même sort alors
que ses eaux avaient la pureté du cristal il y
Pollution. 1. Saturation du lagon
produits chimiques.
2. Extraction d’agrégats dans une
en
vallée de Tahiti. 3. Coulées
boueuses dans le lagon de
Punaauia. 4. Accumulation de
déchets ménagers sur une plage de
Moorea. 5. Décharge sauvage.
270
a
20 ans.
pollution des sols n’est pas moins
d’engrais, dans le cadre
d’une agriculture intensive qui se doit
La
étendue. L’abus
d’obtenir de hauts rendements, a tué la
productivité naturelle des sols. Les pro¬
chimiques chargés de protéger les
duits
cultures des parasites détruisent également
la faune (rongeurs, reptiles, vers de terre...)
qui assure un équilibre écologique et
favorise l’aération et l’enrichissement des
terres. Les décharges publiques posent le
problème de l’enlaidissement des paysages,
de l’élimination de certains déchets (ma¬
tières plastiques, caoutchouc, mercure
piles électriques...) et de
l’infiltration de matières toxiques dans les
contenu dans les
nappes souterraines dont la circulation est
parfois mal connue.
productivité
biologique. En effet, le
eaux
lagonaires est
relativement modeste et les échanges avec
volume
des
l’océan souvent réduits. 11 en résulte
une
grande vulnérabilité et, déjà, l’existence
de
zones
dangereuses par leur
concentration de produits chimiques, de
germes, de collibacilles... : les plages
Sigogne (Papeete), Taaone (Pirae) et
Muriavai (Mahina) par exemple.
Dans les atolls comme dans les îles hautes,
L’utilisation de l’énergie *nucléaire suscite
enfin des réserves car certaines équipes de
nappes souterraines sont parfois
polluées par les infiltrations de pesticides,
de détergents ou les effluents de bâtiments
d’élevage ou de fosses septiques mal
de Tchernobyl en 1986) et le traitement des
conçus.
11 existe enfin d’autres formes de pollution,
techniciens ne maîtrisent pas suffisamment
la conduite des centrales (témoin l’accident
déchets radio-actifs ne garantit pas leur
innocuité. Beaucoup plus graves sont les
conséquences des essais visant à mettre au
point des bombes atomiques. Pour avoir
servi .à des expérimentations aériennes,
l’atoll de Bikini (Micronésie) est devenu
radioactif pour une durée que les hommes
ne savent évaluer. 11 en est
probablement
de même pour les couches profondes où les
ingénieurs américains, russes et français
procèdent à des essais souterrains.
La solution des problèmes de pollution
passe par une prise de conscience indivi¬
duelle des risques que l’on fait courir au
patrimoine naturel par un comportement
irresponsable. Elle implique aussi des
programmes gouvernementaux adaptés
(réglementations, choix énergétiques,
aménagement du territoire...) et une
coordination des politiques industrielles
afin de ne pas léser les intérêts des produc¬
teurs.
Polynésie, c’est à Tahiti que l’on
plus graves atteintes à l’environnement. Elles sont liées à l’explosion
démographique de ces vingt dernières
•
En
recense les
années, à la concentration des hommes et
des activités sur les côtes nord et ouest de
l’île, à l’insuffisance des réglementations et
de la perception des formes de dégradation
de l’environnement. Les fonds de vallées et
les rivières sont pollués par les
zones
rejets des
industrielles (Titioro, Punaruu,
Papaoa), par le lisier non traité des quelque
200 porcheries, par les dépôts d’ordures et
les déchets abandonnés par les habitants
dans ce qu’on considère parfois comme un
“égoût à ciel ouvert”.
Au débouché des rivières, les *lagons et
leurs *écosystèmes sont particulièrement
agressés. Au cours de la saison des pluies,
les débits torrentiels chassent
vers
l’aval
tous les produits nocifs à l’environnement.
11 s’y ajoute d’importants dépôts terrigènes
issus des ravinements favorisés par les
défrichements et l’aménagement de routes,
de
lotissements
et
de
barrages
en
montagne. En obligeant le lagon à jouer le
rôle d’une station d’épuration ou de
décantation, on l’enlaidit et on détruit
rapidement ses équilibres écologiques et sa
les
ponctuelles mais tout aussi désagréables :
les émissions de gaz toxiques le long des
voies routières les plus fréquentées, les
fumées issues des dépôts d’ordures à la
combustion mal contrôlée (ce fut le cas à
Faaa pendant de longues années), le bruit
des deux-roues pétaradant ou des chaînes
stéréo
au
volume trop
élevé, les dépôts
d’ordures sauvages... Le ministère de la
*Santé et de l’Environnement, le Service
d’*Hygiène et de Salubrité publiques,
plusieurs associations de protection de la
nature ont vocation à mesurer et à réduire
les différentes formes de pollution, mais
rien ne se fera sans la prise de conscience de
la population.
Voir aussi : écologie.
polyandrie, nom fém. État d’une *femme
qui a plusieurs maris.
Si la *polygamie était largement
répandue chez les chefs polynésiens, la
polyandrie était le fait d’une minorité de
femmes de rang social élevé. A Tahiti, «si le
rang de la femme était supérieur à celui de
•
mari, elle était libre de prendre autant
maris que bon lui semblait»
(W. *Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”). Le mari principal était celui
dont l’origine sociale était la plus élevée.
Les autres époux vivaient séparément dans
son
d’autres
même résidence et devaient avoir
l’autorisation de l’époux principal pour
la
passer la
C’est ce
nuit
l’épouse commune.
également qui était
considéré comme le père de tous les
enfants. Biens et titres de propriété
revenaient en héritage au fils aîné ou à la
fille aînée en l’absence de progéniture mâle.
La polyandrie était surtout pratiquée aux
îles ^Marquises, en raison, notamment,
d’une mortalité élevée chez les jeunes
avec
dernier
femmes.
Voir aussi : mariage.
polyculture, nom fém. Système agricole
combinant plusieurs productions dans une
même exploitation.
La polyculture caractérise surtout
r*agriculture traditionnelle vouée à
l’autosubsistance.
Peu productive en
raison de la dispersion des tâches qu’elle
implique, elle s’efface peu à peu devant les
progrès de la mécanisation et l’avènement
de l’agriculture de marché. Elle subsiste
encore
dans quelques montagnes
tempérées et dans certaines régions
méditerranéennes ou tropicales. En fait,
l’autosubsistance a souvent fait place à une
polyculture adaptée dans laquelle les
productions les moins rentables ont été
relayées par des cultures commerciales.
Parfois, les agriculteurs se sont lancés dans
des expériences de *monoculture, mais ont
dû revenir à des systèmes plus élaborés
(effacement des belts aux États-Unis ;
*assolements complexes du Bassin
parisien...). En effet, la polyculture offre de
multiples avantages, tels que le maintien de
l’équilibre des sols (par rotation des
cultures), la limitation des risques dus aux
aléas climatiques ou aux variations des
cours sur
•
En
le marché.
Polynésie française, à côté des
presque exclusivement
commerciales (*vanille, *café, '"pastèques,
cultures
“"coprah, et, de plus en plus, “"maraîchage)
qui permettent d’assurer des rentrées
non négligeables, existe
actuellement une polyculture qui, en
d’argent
matière de produits vivriers, est vouée à la
à
r“"autoconsommation et à la
satisfaction des besoins sur le marché local.
fois
peu a te ari’i ’e te ra’atira ’oia ho’i i te
fa ’aeara ’a ’ua rau vahiné.
Nô reira, e ’ita e ta ’a ia tuatapapa to ratou mau
parau ’o te fifi roa te ferurira’a. Iroto ra i te
reira orara ’a fa ’aturi ’e te moiheuo mai te huru
ra
ë, e peu ri’i poritita ’e te ha’afana’o i taua
ta’ata ra i te maita’i e noa'a mai na roto i taua
peu ra i te pae totiare. ’Aita ia e vahi ’e ’aita e
vahiné. Te vahiné te ’ore e horo ’a i te hua ’ai,
’ua ’ati roa ia, e ’ita ra ’oia e ha ’apae roa hia.
Mai te huru o te mau ari’i no te fenua
Babuionia, Aiphiti ma te huru ato’a ia o taua
feia ra.
POLYNÉSIE.
Terme
qui
signifie
“nombreuses îles” et désigne la région du
“"Pacifique central s’inscrivant dans un
triangle dont les sommets sont les îles
“"Hawaï, nie de “"Pâques et la “"NouvelleZélande.
•
de l’“"Océanie, la Polynésie
environ 27 millions de kilomètres
sein
Au
couvre
et
présente une apparente
homogénéité physique puisqu’elle est
composée d”"archipels aux petites îles
carrés
isolées
par
d’immenses
étendues
océaniques. Il s’agit en fait d’un milieu très
divers puisqu’on y distingue des “"atolls de
taille très variable et des îles hautes dont la
est comprise entre un et
100 000 km2, certaines étant formées d’une
chaîne
plissée (Nouvelle-Zélande) et
superficie
d’autres
d’appareils volcaniques plus ou
moins complexes.
nom fém. Situation d’un
“"homme uni à plusieurs “"femmes.
•
Dans toutes les classes sociales de
l’ancienne société polynésienne, le
polygamie,
“"mariage monogame s’accompagnait d’un
droit à des rapports extra-maritaux ; ceuxci étaient toutefois limités aux beaux-frères
et
belles-sœurs et aux “frères de nom”
{*taio). Toutefois, la polygamie était le
privilège des chefs. Le fait pour un *ari’i ou
un *ra’atira d’avoir plusieurs épouses se
basait sur des motifs sociaux et politiques :
la nécessité d’avoir un héritier mâle, le désir
d’avoir
de
nombreux
bonne
entente
enfants,
les
impératifs du niveau de vie avec les invités
à héberger et à satisfaire ; l’obligation enfin
de
conclure des alliances politiques.
L’épouse stérile n’était pas bannie du fare
familial. Les femmes se partageaient, en
semble-t-il, ' les
tâches
quotidiennes. Chacune occupait la place
correspondant à son rang. Ainsi, les
enfants
des
épouses successives ne
jouissaient pas des mêmes privilèges que
ceux de la première femme légitime. Elles
logeaient sur une même terre, mais en des
lieux séparés où l’époux les visitait tour à
tour.
►
vahiné rau. I roto i te orara’a ma’ohi o te tau
tahito, te vai nei te tahi mau peu aura ’a ’ore te
nehenehe ia fa ’a ’ite hia i te ta ’ato ’a. Te orara ’a
’e te hô'ê ana’e vahiné ’aore ïa te reira peu i
roto i te mau ta’ata ato’a. Te vai râ ihoâ, te
Le
climat tropical humide à faible
amplitude thermique domine largement,
sauf sur la Nouvelle-Zélande tempérée. On
distingue habituellement une Polynésie
occidentale et une Polynésie orientale. La
première correspond aux îles “"Samoa,
“"Tonga et “"Tuvalu et la seconde englobe
les îles Hawaï, la Nouvelle-Zélande, l’île de
Pâques, la “"Polynésie française et les îles
“"Cook.
Une “Polynésie extérieure”
regroupe
enfin les îles peuplées de
Polynésiens mais enclavées en “"Mélanésie
et en
“"Micronésie du Sud.
Originaires de “"Malaisie, les Polynésiens
ont progressé vers leur aire actuelle par
“"migrations successives au travers des
archipels du Pacifique occidental. Ils ont
conservé des traits physiques proches de
ceux des populations de l’Asie du Sud-Est :
teint mat, cheveux lisses et foncés,
membres courts mais corpulence
généralement massive. C’est lors du séjour
d’environ un millénaire que firent ces
migrants dans l’archipel des Samoa qu’une
civilisation polynésienne s’élabora peu à
peu. La relative pauvreté floristique des
îles et l’absence de céréales fut compensée
par une “"horticulture ingénieuse à base de
plantes à tubercule et par l’utilisation
systématique de certains arbres : le
“"cocotier, l’“"arbre à pain et le “"pandanus
surtout. L’“"outillage conçu à partir du
“"bois, de l’“"os, du “"basalte, du “"corail et
des
“"coquillages était celui d’une
•
POLYNÉSIE
*néolithique avancée mais
bloquée dans son évolution technique par
l’absence de métaux et d’échanges avec
Polynésie. 1. Pirogue des îles
Sandwich (dessin deChoris, 1822).
civilisation
communautés
d’autres
insulaires.
de tapa. 4. Fale samoan. 5. Coupes
formées de coques de noix de
On
les mêmes bases
l’usage de la * pirogue à
balancier ou de la pirogue double, la
confection du
*tapa, l’emploi de
l”''herminette, l’habitat relativement
dispersé en *fare, fa’e, fale ovales, ouverts
aux Samoa et aux Tonga, fermés ailleurs.
coco. 6.
partout
retrouve
matérielles
les mêmes racines
linguistiques, des '"religions polythéistes
qui sous-tendaient une hiérarchie sociale
comparable d’un archipel à l’autre, le
pouvoir étant concentré entre les mains
d’une classe privilégiée de chefs
héréditaires appelés *ari'i, ali’i ou ariki.
Les religions ont partout suscité la
construction d’espaces sacrés semblables
se caractérisait aussi par
Flerminette tahitienne
(collection Webber). 7. Heiau
(espace sacré semblable aumarae)
sur l'atoll de Waimea, îles Hawaï.
;
La civilisation polynésienne traditionnelle
aux
2. Fruits de l’arbre à pain. 3. Pièce
1
Porinetla. 1. Va’a nôte mau motu
Sandwich. 2. Ma'a O te tumu ’uru.
Tapa. 4. Fare nô te mau fenua
Hamoa. 5. Hapaina hamanihia e te
3.
’apu ha'ari. 6. Toi tarai tahiti.
7. Heiau (area one mai tôte marae)
i ni'a i te motu nô Waimea, fenua
Vaihi.
*marae. Les dieux et les héros de la
*mythologie polynésienne ont accompli
leurs exploits dans tout le Pacifique
central. Ainsi *Maui à Tahiti, Hawaï, en
Nouvelle-Zélande et aux îles Cook ; *Rata
(Tahiti) que l’on appelle Laka aux îles
Hawaï, Lata aux Samoa mais également
Rata en Nouvelle-Zélande.
Toutes les formes d”"art sont présentes en
Polynésie. D’après Marcel Evrard (“A la
de
la Polynésie”), les
Polynésiens «recourent à l’esthétique pour
exprimer toute idée générale ou
représentation qu’ils ne savent pas
découverte
formuler
niveau
en
du
discours... L’art fournit, au
quotidien, des éléments de
communication immédiatement
et
permet de signifier le
la puissance, la richesse,
l’éducation et, presque toujours, de
traduire quelque mythe vivant ou quelque
émotion». D’un archipel à l’autre, les
sensibilités artistiques diffèrent
sensiblement et aboutissent parfois à des
représentations contrastées. Ainsi, la
“efficaces”
prestige,
statuaire hawaïenne est caractérisée par
des attitudes agressives et de puissantes
musculatures, alors qu’à l’île de Pâques les
visages sont plus sereins mais les corps
apparaissent souvent décharnés. Les
Tahitiens apprécient les couleurs chaudes
(jaune, rouge, ocre), alors que les Tongiens
utilisent
volontiers
les
teintes
vertes.
Cependant, l’emploi des mêmes matériaux
et
une
communauté
de
traditions
ont
contribué, ici encore, à unifier les modes
d’expression artistique.
Les civilisations polynésiennes, furent
profondément perturbées par la
pénétration européenne à la fin du XVHP
et au XIX® siècle. *Wallis, ‘"Bougainville,
‘"Cook,
‘"La Pérouse, ‘"Krusenstern,
‘"Kotzebue
explorèrent les îles et en
offrirent la cartographie aux Occidentaux.
Dès lors, et simultanément, les archipels de
Polynésie virent passer des ‘"missionnaires,
des ‘"baleiniers et trafiquants de toute sorte
•
...
273
POLYNÉSIE FRANÇAISE
qui détruisirent les assises des sociétés et
provoquèrent une grave crise
démographique en répandant de nouvelles
maladies, l’usage des armes à feu et
l’habitude
boire
de
de
l’alcool.
Très
vulnérables, les divers groupes indigènes
ne
purent s’opposer à l’appropriation
colonialiste de leurs terres, entre 1880 et
1899
notamment.
C’est depuis cette
que chaque archipel, qu’il soit
aujourd’hui indépendant ou non, a pris
époque
dépendance
l’habitude de vivre dans la
puissance ou d’une ancienne
puissance de tutelle : les États-Unis pour
d’une
les
orientales
Samoa
et
Hawaï
Nouvelle-Zélande pour *Tokelau,
les
îles
*Pitcairn,
Cook,
les
;
la
*Niue,
Samoa
occidentales et Tonga ; la *France pour la
Polynésie française et *Wallis et *Futuna ;
Chili pour l’île de Pâques. Soumis à une
le
*économie de *traite, tout au long du XIX®
siècle et pendant une grande partie du XX',
pays n’ont été considérés que comme
des fournisseurs de matières premières ;
ces
*coprah, cacao, *sucre, ’*’nacre, *coton,
*phosphate. Us tentent aujourd’hui de se
doter de petites bases industrielles et
hôtelières.
Mais les
sous
tutelle (Samoa
d’infrastructures
territoires
encore
américaines, Polynésie française, Wallis
et
Futuna, île de Pâques) bénéficient
surtout des
*transferts financiers de leur
métropole, alors que les États
indépendants souffrent du *sousdéveloppement et se classent parfois parmi
les pays les plus pauvres du monde ;
Tokélau et *Kiribati par exemple.
"Voir aussi : exploration.
POLYNÉSIE FRANÇAISE. *Territoire
d’Outre-Mer situé dans l’océan * Pacifique
composé de cinq *archipels : ’*’Société,
*Gambier, *Marquises et
*Australes.
La Polynésie française
rassemble 166 753 habitants (1983) sur 118
et
*Tuamotu,
îles
couvrant
ensemble
3
673
km^,
dispersées sur plus de quatre millions de
à
des
formes
relief
de
tourmentées,
l’érosion. Toutes les îles
connaissent également
une
lente
*subsidence
qui a pu entraîner la
disparition complète de la masse
volcanique. 11 ne reste alors que la ceinture
des *récifs coralliens qui forme un *atoll.
Lorsque la masse volcanique reste
émergée, on parle d’île haute. Les *côtes de
sculptées
par
ces dernières sont ceinturées d’une barrière
un *lagon, sauf aux
Marquises et à *Rapa où le *littoral
(souvent à ’‘’falaises) est battu par la houle.
Le couvert végétal, pauvre sur les ’'’sols très
de coraux enserrant
calcaires des atolls, est très abondant sur
les îles hautes, notamment sur les côtes
orientales, au vent donc plus arrosées. La
plupart des plantes que l’on rencontre en
Polynésie actuellement ont été introduites
au
XIX' et au XX' siècle. Certaines étaient
simplement ornementales mais d’autres,
comme
le papayer,
le manguier,
l’avocatier, la vanille, le cotonnier... ont
permis à la fois la diversification de
l’*alimentation
et
l’introduction
début
de
notre
ère.
11
aurait d’abord
Marquises et les îles de la
Société où arrivèrent des populations
d’origine asiatique que leurs *migrations
avaient conduites en ’'’Mélanésie puis en
Polynésie occidentale (Samao, Tonga...).
Poussées par la pression démographique,
les guerres... ces populations migrèrent au
moyen de grandes *pirogues pouvant
transporter plusieurs dizaines de
personnes, des animaux (*chiens, *porcs,
poulets) et des plantes. De tels
déplacements témoignent, par leur
ampleur, d’une bonne connaissance de
l’océan et de techniques de *navigation
perfectionnées.
Les Polynésiens développèrent une
brillante civilisation de type *néolithique.
S’ils ignoraient à la fois l’écriture, la roue.
intéressé les
kilomètres carrés.
Presque entièrement situé dans la zone
intertropicale (entre 8° et 27° sud), le
•
un *climat chaud et
humide. La température oscille entre 20 et
Territoire connaît
27 degrés et les précipitations sont en
général supérieures à I 500 mm par an, sauf
aux Marquises, On distingue une saison
sèche et fraîche de mai à octobre et
une
saison chaude et humide (novembre-avril)
au
cours
de laquelle les îles peuvent être
touchées par
des *dépressions tropicales
prenant parfois le caractère de *cyclones. '
Généralement alignées du sud-est au nord-
ouest, les îles sont d’origine volcanique.
Elles auraient été édifiées à partir de zones
activité magmatique appelées
*points chauds. Après leur formation, elles
d’intense
ont
subi
des
affaissements
brutaux
donnant naissance à de vastes *caldeiras et
274
d’une
*éconqmie de marché par le
développement des cultures commerciales.
•
Le *peuplement des archipels de
Polynésie orientale remonte sans doute au
du Pacifique (distances en km).
POLYNÉSIE FRANÇAISE
locales
par des
mariages
mixtes, ont toujours gardé une position
*chefferies
les métaux..., ils surent tirer parti du *bois,
du *basalte, du corail, de r*os et des
Ils
*coquillages.
pratiquaient
sociale dominante.
une
participa activement aux
mondiales. Papeete fut
bombardée par une escadre allemande le
22 septembre 1914 et *Bora Bora accueillit
une importante base américaine de 1942 à
1945. Mais surtout, la colonie participa à la
formation du ^Bataillon du Pacifique qui
*horticulture élaborée, tout en utilisant au
deux
techniques de pêche très variées.
Ils formèrent également des sociétés très
structurées, fondées sur une religion
polythéiste et la toute-puissance des *ari'i.
Les *marae, les *terrasses et les *platesformes demeurent les vestiges les plus
C’est
en
1767
que
à
qu’après 1945. A cette époque,
r*Union française remplaça l’Empire et, à
l’image des autres colonies, les E.F.O.
évoluer
long cycle de contacts entre les
Européens (militaires, *baleiniers,
*ayenturiers, *missionnaires...) et la
société traditionnelle qui, pour
devinrent
Territoire d’Outre-Mer. Ils
politique
métropolitaine en élisant un *député, un
*sénateur et un conseiller à l’Assemblée de
l’*Union française, tandis que l’ensemble
populations polynésiennes accédait à
citoyenneté française. C’est à cette
époque que naquit et se développa le
premier *parti politique polynésien, le
*
Rassemblement
démocratique des
Populations tahitiennes, emmené par son
chef charismatique : *Pouvanaa a Oopa.
Le R.D.P.T. eut la lourde charge de
présider aux destinées du Territoire lors de
l’application de la *loi-cadre Defferre en
1957 (la même année, les E.F.O. prirent le
nom
de
Polynésie française). Cette
première expérience d’*autonomie interne
tourna court après que Pouvanaa ait été
des
d’une lutte d’influence entre la France et
la
l’Angleterre, compliquée par des rivalités
chefs tahitiens et des oppositions
religieuses. Les missionnaires anglais de la
*London Missionary Society (dont les
premiers débarquèrent du *Duff\e 5 mars
1797) et les pères catholiques français qui
entre
aux
un
purent ainsi participer à la vie
*Bougainville, avait les traits d’une
“*Nouvelle-Cythère”. En fait, les archipels
polynésiens devinrent rapidement l’enjeu
d’abord
fronts
les
sur
Le *statut de la colonie ne commença
Samuel *Wallis
un
Tuamotu-
Marquises, entreprirent
une
*évangélisation qui transforma
profondément la culture et la société
polynésiennes. Cette mutation s’opéra
dans un pays qui s’unifiait progressivement
Gambier et
notamment
méditerranéens.
découvrit l’île de Tahiti, inaugurant en cela
s’intéressèrent
Guerres
s’illustra
évocateurs de cette ancienne civilisation.
•
Territoire
Le
mieux le milieu marin voisin grâce à des
aux
autour de la famille Pômare. La défense du
accusé de complot contre l’État.
catholicisme face aux menées du pasteur
Jusqu’en 1977, la Polynésie se retrouva
*Pritchard, conseiller de la reine
*Pomare IV, servit de prétexte à la France
pour imposer son *protectorat sur les pos¬
sessions des Pômare en 1842, année de
donc
sous
Métropole,
le
contrôle
malgré
étroit
les
de
la
multiples
revendications autonomistes d’une
majo¬
Marquises. En 1880,
*
Pômare V céda ses États à la France,
rité d’élus locaux regroupés dans le * Front
Gambier en 1881, Rapa en 1887, les îles
Sous-le-Vent en 1888, *Rurutu en 1900,
*Rimatara en 1901... L’annexion des
fut accordé en 1977 et, en 1984, le gouver¬
r*annexion
des
Uni de Francis *Sanford et John *Tearilci.
ouvrant la voie à une série d’annexions : les
I.S.L.V. provoqua une *guerre de 9 ans, à
la fin de laquelle furent constitués les *
Éta¬
français de l’Océanie,
administrés par un *gouverneur aux pou¬
blissements
voirs très étendus. * Tavana et *assemblées
locales (*Conseil colonial. Conseil général,
Conseil d’administration...) ne disposaient
que d’un pouvoir consultatif.
Un premier statut d’autonomie de gestion
nement
de Gaston *Flosse obtint de
nouvelles responsabilités pour les élus
territoriaux dans le cadre d’un statut
d’autonomie interne.
•
L’économie et la société polynésiennes
ont subi de considérables transformations
à partir de 1960. L’ouverture de l’*aéroport
de Faaa, l’installation du *Centre d’Expé-
rimentation du Pacifique, les aménage¬
ments
portuaires de *Motu Uta, l’indexa¬
Sur le plan économique, sans abandonner
tion des salaires de la fonction publique sur
l’exportation de produits bruts :
*coton, *nacre, *coprah, *phosphate
L’essor de cette économie de *traite fut
cependant gêné par l’exiguïté des terres et
le manque de main-d’œuvre. Ce dernier
problème fut en partie résolu par
l’immigration, jusque vers 1930, de
causes
les cultures vivrières, la colonie
s’orienta
vers
.
travailleurs *chinois dont les descendants
ont fait souche sur le Territoire. Les E.F.O.
furent pas une colonie de peuplement,
mais les *fonctionnaires et les *colons
ne
popa’a ou “demis”, en partie liés aux
métropolitains en furent les
principales. Le grand nombre
d’emplois bien rémunérés créés dans
l’agglomération de *Papeete accentua
ceux
des
brutalement r*exode insulaire des îles
Sous-le-Vent
et
des Tuamotu,
puis des
Australes et des Marquises. L’*agriculture
a décliné au point de ne plus satisfaire
aujourd’hui que 10 % des besoins alimen¬
taires du Territoire. La plupart des inves¬
tissements privés n’ont profité qu’au
r*industrie
n’employant (y compris le bâtiment et les
*commerce et à l’immobilier,
275
POLYPE
travaux publics) que 18 % de la population
active. L’économie et la société souffrent
de profonds déséquilibres qui se traduisent
I Porinetia farani, te vai nei te Peretiteni o te
des paiements, que compensent les *trans-
ato’a te Apo’ora’a rahi no te fenua.
aussi par un énorme déficit de la *balance
ferts de
l’État, par la croissance désor¬
Papeete et l’accentuation des
inégalités sociales. Le gouvernement
donnée de
territorial s’efforce de mettre en valeur les
*ressources locales pour réduire les formes
de dépendance, tout en luttant contre les
déséquilibres géographiques et sociaux. Il
finance des équipements insulaires (écoles,
aérodromes, ports, dispensaires...), fournit
migrants, encourage
les activités aquacoles (*perliculture,
*pisciculture), l’emploi d’*énergies nou¬
velles, le développement du *tourisme et de
la *pêche, la mise en valeur de nouveaux
domaines agricoles. Cette politique a
commencé à porter ses fruits et la Poly¬
nésie subvient aujourd’hui au tiers de ses
dépenses. Ses habitants conservent, grâce à
l’aide de l’État, un des *niveaux de vie
moyens les plus élevés du Pacifique.
Voir carte : archipel.
une aide au retour des
aihu’arâ'au farani teie nô te moana Patitifa, e
5 ta'amotu i roto iana: te ta’amotu Totaiete, te
mau
ta’amotu Tuamotu, Ma'areva, te mau
motu Matuita, te mau motu Tuha’a Pae. I te
matahiti 1983, i ni’a i te rahira’a motu 118, ’ua
tai’ohia 166. 753 ta’ata huira’atira. E fenua
haumi ’e te ve’ave’a. Te huru o te anuvera tei
te 20
tauiuira’a ri’i. Epiti tau i Porinetia te taupoai
’e te haumaru i roto ia me ’e ’o Atopa ’e te tau
ahu ’e te haumi mai ia novema ’e tae atu i
’e
la au ihoa i te mau tuatapapara ’a a te mau
aivana’a, ’aita ïa e fa’aeara’a, e mau auahi
pohe teie mau fenua. Te huru nô te fenua, te
mau ’aihere, te rarauhe, te mau tumu rô’au, te
mau hotu o te fenua, te ’itehia rô te ’i’ita, te vi,
te vanira, te vavai mai te mea ra ë, mea
afa ’ihia mai no te tahi mau fenua ë mai.
Te nuna’a i ni’a i te fenua, ’ua ano’i roa, te
huru te papa ’a, te tinito, te nüna ’a meranetia ’e
to te fenua iho, te ma’ohi.
E peu ta te nuna ’a ma ’ohi o te fenua Porinetia
’e te reira, mea fa ’anaho maita ’i, nô reira ato ’a
te peu ha ’amorira ’a a ta ’a noa atu ai e, e nu’u
atua to ratou; i raro a’e i te mana ari’i.
marae
e nehenehe e
tahito.
Te mau
teie e horo’a noa mai nei i te mau tapa’o
tuatapapa i te orara’a o te tau
la ’itea te fenua Tahiti ’e Wallis i te matahiti
1767, i reira ato’a te tupura’a te tahifôrereira’a
A. Section verticale d’un polype et
de sa thèque. B. Section
transversale de la région
pharyngienne d'un polype.
1. pharynx ; 2. cloison (septum) ;
3. filament septal ; 4. cloison
squelettique (sclérosepte) ;
5. plateau basal ; 6. thèque ;
7. septes primaires ; 8. septes
secondaires ; 9. septes tertiaires ;
10. muscles septaux.
276
i te nuna ’a, te peu ’e te peu, te ferurira ’a ’e te
ferurira’a, te orara’a ’e te orara’a tei ’ore e tü,
’ua haere mai to rapae ’e ta rôtou peu ; te ora
ra to te fenua ’e ta ratou peu, ia tupu te mau
tapiho’ara’a (te nu’u, tefeiôhoropahi, tefeiô
patia tohora, te mau mitionare), te ha’amata
nei te tupura’a o te hoë nüna’a ’ôpi. Epar au
rahi te parau no Porinetia farani, i mua a’e nei
o te mau aihu’ara’au no Oteania
farani tôna
i’oa, i teie mahana ’o Porinetia farani.
I te matamua, na te peretône i ha ’apa ’o mai ’e i
mûri iho na te hau farani. I te môtômua e
..
’oia
Te ture e fa ’atere nei i te fenua Porinetia : e
ture farani.
E mau tauiuira ’a rahi tei tupu i
’au faufa ’a ’e
roto i te nuna ’a ma ’ohi, no te pae
te reira mai te matahiti 1960.
la mau mai te
taura’a manureva i Fa’a’a, te pu
tamatamatara’a ’atomi ’o Moruroa te
fa’anahonahora’a o Motu-Uta ’e ’ua rau noa
atu a mau tupura ’a ’ohipa, inaha, te tomo nei
’o Porinetia i roto i te tahi tau, te ’ore e ta ’ahia
te huru
’e te hope ’a.
Te haere ra te tau i mua, te haere ato ’a ra te
huru o te fenua i mua i taua mau tauira ’a tau
ra,
eaha ra te hope ’a ? Eaha ra te huru no te
ta ’ata porinetia,
te fenua Porinetia farani ? Na
te tau e fa’a’ite mai.
Polype,
nom masc.
Minuscule animal,
sorte d’*Anémone de mer
miniature,
vivant dans un petit trou du squelette des
*Coraux
ou
Polypier. Le Polype est la
forme fixée des *Cnidaires par opposition
aux
duit
*Méduses qui sont libres. Il se repro¬
bourgeonnement
ou
par
voie
Autre sens : en médecine, tumeur générale¬
bénigne, fibreuse ou muqueuse, qui
pédicule à la paroi d’une
cavité naturelle. Par exemple le polype du
côlon, de l’utérus, du vagin, du conduit
ment
se rattache par un
auditif externe...
’e te 27 teteri a ta’a noa atu ai te tahi mau
eperera, tei reira te mau areafifi nô te vero
te mau mata ’i rorofa ’i.
Hau fenua ’e te Apo ’ora ’a fa ’aterera ’ahau,
par
sexuée.
►
PORINETIA FARANI. E tuha’afenua
Organisation des poiypes.
Tavana Rahi te ti’a nô Farani i Tahiti nei i teie
mahana, e Tomilera teitei te ti’a.
Voir aussi : Madréporaires.
POMARE I
polythéisme, nom masc. *Religion qui
admet l’existence de plusieurs *dieux. La
plupart des religions antiques (grecque,
égyptienne) étaient polythéistes.
• Avant
d’adopter le *christianisme au
début du XIX*^ siècle, les Polynésiens
pratiquaient une religion polythéiste. A
côté de dieux principaux tels *Taaroa ou
*Oro, la *mythologie polynésienne était
riche de plusieurs dizaines de dieux : *Tane
(dieu de la lumière), Tutahoroa (gardien
du royaume des morts), *Roo (messager
des dieux), *Tipa (dieu des guérisseurs) et
bien d’autres encore que l’on invoquait
dans des circonstances précises.
tahitiens, se sentant lésés, envahirent Arue
à plusieurs reprises pour s’emparer de ses
trésors. En même temps, ils brûlaient les
maisons
comme
et détruisaient les plantations
c’était courant à Tahiti pendant
campagne militaire. Timoré, Tu
s’enfuyait laissant alors à *Itia, sa coura¬
geuse et très virile épouse, et à ses deux
frères, Ariipaea et Vaetua, le soin d’orga¬
niser la défense du petit royaume.
une
Voir aussi : monothéisme.
•POMARE 1er (vers 1750-1803). Chef de la
côte nord de Tahiti. Au moment de la
découverte de Tahiti, le père de Pômare P'',
Teu (également appelé *Hapai) n’était que
le chef de
*Arue, la plus petite des 22
*chefferies de l’île. Mais son rang, négli¬
geable sur le plan politique et militaire, ne
l’empêchait pas d’occuper dans la hiérar¬
chie sociale et religieuse une position
comparable à celle des chefs des quatre
grandes fédérations tahitiennes : celles des
deux *Teva, d’*Oropaa et de *Teaharoa.
En outre, sa lignée était politiquement
ascendante car sa mère était de la très noble
famille des *Vehiatua de la presqu’île de
Tahiti et Teu avait lui-même épousé
Tetupaia, fille des *Tamatoa de Raiatea,
famille la plus illustre des îles de la Société.
Contrairemént à ce qu’avancent de nom¬
breux ouvrages historiques, les Pômare
n’étaient donc pas des parvenus, comme
Ces terribles incursions continuèrent dix
années encore et c’est l’arrivée du Bounty
en
octobre 1788 qui mit fin au désastre. Le
tenta de le faire
commandant William
Le fils aîné de Teu, le futur roi Pômare P'',
servi sous les ordres de Cook, était con¬
vaincu que Tu était le souverain de Tahiti.
croire la reine *Marau,
membre du clan rival des Teva.
reçut dès sa naissance le titre ancestral de
*Tu. Il ne fit guère preuve de qualités
intellectuelles ou morales supérieures et se
montrait souvent réservé ou timide. Il n’est
étonnant que *Wallis n’ait pas
soupçonné son existence et que *Cook ne
l’ait remarqué qu’en 1773, lors de son
second voyage. Il portait alors le nom de
Vairaatoa, mais, pour le désigner, Cook
utilisa exclusivement son titre qu’il ortho¬
graphiait Otoo. Il fut surtout impressionné
par sa haute taille (1,90 m) et sa volumi¬
neuse chevelure frisée, mais le trouva peu
communicatif et peureux. Cook estima
l’âge de Tu-Vairaatoa à 30 ans, tandis que
les *naturalistès Johan et Georg *Forster
donc pas
lui donnèrent 24 à 25 ans. Cette dernière
estimation, qui situe la naissance de
Pômare P' aux environs de 1750, est
confirmée par une demi-douzaine d’autres
visiteurs européens.
Le capitaine Cook commit l’erreur, plus
grave, de prendre Tu-Vairaatoa pour le roi
de Tahiti et le combla de cadeaux au cours
de chacune de ses visites. Ce favoritisme se
retourna contre
Tu
car
les autres chefs
Pômare 1er (Tu ou Otoo). 1. Dessin
de William Hodges (1773).
2. Portrait par John Webber (1777).
*Bligh, qui avait
C’est pourquoi il mouilla le navire devant
la demeure royale, dans le lagon d’Arue, et
y resta trois mois.
Lorsque, après la mutinerie, le Bounty
revint sous le commandement de Fletcher
♦Christian, en septembre 1789, pour
débarquer seize hommes. Tu s’empressa de
leur offrir des terres et des femmes, bien
conscient de l’avantage que représentait le
voisinage d’amis popa’a bien armés,
susceptibles de prendre sa défense. Comme
il l’avait espéré, ceux-ci réagirent avec
loyauté dès la première épreuve, en septernbre 1790, lorsque des guerriers de Faaa
et d’Atehuru envahirent Porionuu. Tu, qui
s’était caché pendant que les combats
faisaient rage, se proclama néanmoins
vainqueur et la voie lui sembla ouverte à
une conquête militaire de
grande enver¬
gure. Il envoya les Anglais faire le tour de
l’île, exigeant la soumission de tous les
chefs. Malgré le refus des Teva, ce coup
audacieux aurait certainement réussi sans
l’intervention de l’équipage de la Pandora.
Celui-ci avait été envoyé à la recherche des
mutins du Bounty et E. *Edwards procéda
277
Tu.
prononça plus un mot».
Selon la coutume tahitienne, son corps fut
le nom de Pômare. Il en fournit lui-même
forme d’un *fare tupapa’u dans la propri¬
à l’arrestation de tous les *mercenaires de
C’est à ce tournant de sa vie que Tu adopta
l’explication, transcrite par Bligh sur le
journal de bord de la Providence en 1792 :
«le roi a adopté ce nouveau nom à la suite
de la mort de sa fille aînée, Teriinavahoroa,
qui a succombé à une maladie qui la faisait
beaucoup tousser (mare), surtout la nuit
(po). C’est une coutume courante à Tahiti,
lorsqu’un enfant meurt, que les parents
prennent le nom de sa maladie».
Peu après, Pômare P'' reconstitua ’.è noyau
européen de son armée grâce au naufrage
du *baleinier anglais Matilda. Ce navire
s’était échoué.à Moruroa à la fin du mois
de février 1792 et les 28 hommes d’équi¬
avaient réussi à gagner Tahiti sur
page
leurs canots. Cinq d’entre eux acceptèrent
de se joindre à l’armée de Pômare contre
généreuse payée en femmes et en
cochons. Il furent rejoints un an plus tard
une solde
par
Peter *Haggerstein, un matelot sué¬
dois, *déserteur, qui s’imposa vite comme
chef des mercenaires européens. Le capi¬
taine de la Matilda avait également sauvé
tout son arsenal comprenant 27 mous¬
quets, 21 pistolets et un petit canon. Il
l’échangea contre du porc salé avant de
partir de Tahiti. Pômare ne put en acheter
qu’une partie et le reste tomba aux mains
de
ses
ennemis. Néanmoins, la balance
militaire penchait nettement en faveur de
Pômare parce qu’il était le seul à avoir dans
des tireurs d’élite popa’a. Sa
femme, Itia, avait appris à se servir d’un
mousquet avec la même adresse que
Haggerstein et ses hommes. En revanche,
ses
rangs
adversaires possédaient des armées
supérieures en nombre de sorte que, même
si Pômare gagnait beaucoup de batailles, il
n’arrivait pas à les transformer en con¬
quêtes durables.
L’arrivée, en mars 1797, de 18 *missionnaires protestants ne changea pas de
ses
manière décisive le destin de Pômare. La
même insécurité et la même anarchie
régnèrent à la fin du XVIIP et au début du
XIX® siècle. Pômare et son père Teu se
consolaient de leurs échecs par des beuve¬
qui explique
probablement la mort des deux hommes, à
ries interminables. C’est
moins d’un
l’âme
en
an
ce
d’intervalle. Teu rendit
son fils le 3
novembre 1802 et
septembre 1803. Les missionnaires racon¬
tent que «Pômare se rendait ce jour à bord
d’un navire de commerce mouillé à Mata-
vai, dans une petite pirogue, pagayée par
deux de
ses
domestiques. Ils étaient
presque arrivés, quand une douleur subite
dans le dos saisit le roi. Il poussa un cri, se
redressa et chercha
avec
ses
mains à
comprimer l’endroit qui lui causait tant de
peine. Il avait juste esquissé ce geste qu’il
bascula en avant et resta couché au fond de
la pirogue, les mains pendantes de chaque
côté. Il laissa ainsi tomber sa pagaie et ne
d’abord soigneusement séché sur la plate¬
été ancestrale de *Papaoa, puis caché dans
une
grotte des montagnes d’Arue.
Comme tous les chefs de Tahiti, Pômare I®"^
avait eu plusieurs femmes, les plus connues
étant Itia et
sa
sœur
Vaiareti.- Il semble
qu’il n’ait eu d’enfants qu’avec Itia. Sur les
cinq descendants mentionnés dans la
*généalogie officielle, quatre sont morts en
bas âge tandis que le seul survivant,
*Pomare II, poursuivit avec plus de succès
la conquête du pouvoir dont avait rêvé le
fondateur de la *dynastie.
POMARE II
(vers 1782-1821). Fils de
*Pomare 1er et d’*Itia.
Premier roi de
Tahiti. La date de naissance de Pômare II
inconnue, mais les témoignages des
navigateurs concordent à ce sujet : pour
William *Bligh venu en 1788, il avait alors
6 ans et le capitaine Georges * Vancouver
qui le rencontra en 1792 lui donna 9 ou 10
est
ans.
Dès la naissance de son fils, Pômare I®'' se
plia à la coutume tahitienne selon laquelle
le père devait léguer son nom à l’enfant
premier-né : celui-ci fut donc appelé *Tu
tandis que Pômare I®® prenait le nom de
Tina. L’usage était aussi d’attribuer à
l’enfant toutes les fonctions et les privilèges
de \'*ari’i. Pômare I®® lui accorda le titre
mais garda le pouvoir effectif et confia
l’éducation de son fils à son cousin Tema-
ri’i, alors chef de Papara. Tina voulut jouer
le rôle de régent jusqu’à la fin de sa vie mais
Tu, ambitieux et déterminé, exigea dès
l’âge de 15-16 ans d’être reconnu comme
seul’chef de *Porionuu (*chefferie de la
côte nord de Tahiti). En 1798, il conclut une
alliance militaire avec Temari’i et écrasa les
partisans de son père à Matavai. Dès lors,
il chercha à étendre sa souveraineté à l’île
Aidé par les équipages britan¬
niques du Venus et du Norfolk, il vainquit
entière.
les forces coalisées des *Teva et des
*Oropaa qui refusaient sa domination sur
Paea.
Pômare II était également fort de ses
alliances familiales avec les familles ré¬
gnantes des îles Sous-le-Vent et avait reçu
héritage les districts de la côte nord de
Faaa,
Papenoo et Taiarapu. Il semble cependant
que le titre d’ari’i rahi qu’il s’était donné
n’était pas encore reconnu par tous en 1807
puisqu’il éprouva le besoin de demander
des renforts aux dirigeants de la *London
Missionary Society. Protecteur et élève des
*missionnaires établis à Matavai, il tenta
de faire admettre sa position en écrivant ;
«Amis, vos intentions sont bonnes et je suis
entièrement d’accord pour que vous veniez
instruire le peuple de Tahiti. Amis, il faut
donc nous envoyer des hommes, des
en
Moorea ainsi que les chefferies de
POMARE II
femmes et des enfants européens. Envoyeznous
aussi du tissu et des objets de toutes
sortes, afin que nous puissions adopter vos
coutumes
anglaises. Amis, envoyez-nous
aussi beaucoup de mousquets et de poudre,
car les guerres sont
fréquentes dans notre
pays. Rappelez-vous que si je suistué, vous
pourrez plus rien faire à Tahiti». Les
directeurs de la L.M.S. refusèrent de lui
ne
des armes, mais Pômare s’en
procura à bord des navires de commerce
australiens qui faisaient régulièrement
escale à Tahiti depuis 1802 pour acheter du
*porc salé. Il disposait donc de moyens qui
lui permettaient de harceler les tribus
envoyer
Raiatea ; elle lui demanda sa fille aînée,
*Teriitaria, pour son fils Pômare II, veuf
depuis la mort de sa femme Tetua, en 1806,
et sans héritier. Pômare épousa Teriitaria
vers
la fin de l’année
sœur
cadette
1810, mais aussi sa
Terito, également appelée
*Teremoemoe. Ce furent environ mille
hommes de Raiatea, Huahine et Bora Bora
qui s’embarquèrent pour fêter ce mariage
politique et plusieurs centaines restèrent à
Moorea.
voisines de *Te Aharoa et de *Atehuru.
Chaque incursion était marquée par des
pillages et des destructions de plantations.
En
1807, Pômare lança ses troupes contre
*Teva i Uta où elles se comportèrent avec
la
même
barbarie.
Les
chefs
*Tati
et
Opuhara furent obligés de chercher refuge
dans lés montagnes, mais ils réussirent en¬
suite, peu à peu, à rallier sous leur bannière
toutes les tribus qui avaient été victimes des
agressions de Pômare II. Un an plus tard,
c’est le royaume de Porionuu qui fut
envahi par les troupes alliées. Pômare se
trouva pour la première fois au cœur de la
mêlée et, craignant pour sa vie, s’enfuit à
Moorea.
Considérés
comme
leur station de la pointe Vénus et ne furent
sauvés que par l’arrivée opportune d’un
navire de commerce anglais qui les évacua
à Huahine.
Un seul, Henry *Nott, eut le courage de
s’installer près de la nouvelle demeure de
Pômare II à *Papetoai, dans l’espoir de le
persuader de racheter ses péchés en accep¬
tant
la foi chrétienne. Pômare se déclara
prêt à abandonner ses anciens dieux, afin
que le Dieu des puissants popa'a l’aidât à
j;ecqnquérir son royaume perdu. Le pre¬
mier acte à accomplir, lui expliqua Nott,
était de renoncer aux beuveries auxquelles
il s’adonnait depuis qu’il avait réussi à
fabriquer un *alambic. C’était une exi¬
gence inacceptable pour Pômare II qui
continua à se consoler de ses malheurs à
l’aide du ’ava ti ; tous ses partisans
l’imitèrent,
se
interminables.
livrant à des bagarres
Le salut de Pômare II vint finalement des
Sous-le-Vent, grâce aux efforts dé¬
ployés par sa mère, Itia, pour organiser
un corps expéditionnaire.
Après la mort de
son mari, Pômare P'', celle-ci avait
épousé
le chef principal de Huahine, Tenania, qui
accepta de venir au secours de son beaufils. Itia réussit également, sans trop de
mal, à persuader son ami, le chef *Tapoa
îles
de Bora
Bora, de faire cause commune.
Elle usa finalement d’un stratagème sou¬
utilisé par les familles royales, en
Europe comme en Océanie, pour s’assurer
le soutien du grand chef *TamatQa IV de
vent
Pômare II d'après un portrait
exécuté par Michailoff en 1820
alliés de Pômare, les
missionnaires se trouvèrent assiégés dans
A cette époque, les efforts d’évangélisation
menés par Nott à Moorea commençaient à
porter leurs fruits et en 1815, les néophytes
appelés pwre atua (ceux qui prient Dieu) se
comptaient par centaines.
Cette année-là, Pômare H jugea son armée
suffisante (environ 800 hommes) pour
prendre la revanche qu’il attendait depuis 7
ans. Secondé par
quelques matelots *déserteurs, il débarqua en septembre 1815
avec ses troupes à Porionuu où ses
sujets
lui firent bon accueil. Deux mois plus tard,
Pômare H dut livrer combat à l’armée de
Teva i Uta qui remontait vers le nord. La
bataille qui eut lieu au sud de Punaauia est
connue
sous
le
nom
s’acheva par
de *Fe’i Pi. Elle
la victoire de Pômare et
marqua un tournant politique très impor¬
tant dans la mesure où ^Pômare
ayant
pardonné à ses ennemis et promis qu’il n’y
aurait ni pillage ni massacre, tous les chefs
de l’île acceptèrent de le reconnaître
cornme
roi de Tahiti.
Cependant, la victoire de Pômare H n’était
que relative. L’expansion rapide du chris¬
tianisme dans ses États lui faisait perdre
tous les privilèges, hommages et tributs
que l’ancienne religion lui avait assurés. Il
lui fallut
renoncer
à l’arbitraire et au
despotisme pour être légitimé par les
missionnaires. Après avoir accepté l’avène¬
ment d’un régime plus
démocratique
codifié par une constitution et des lois
votées par une assemblée de chefs (le *code
Pômare), le roi fut enfin baptisé en 1819. Il
279
POMARE III
se
consola d’avoir perdu une grande partie
pouvoir en buvant à l’excès. Il
mourut d’une hydropisie de l’abdomen le 7
décembre 1821 et son corps fut enterré à
*Papaoa dans une maison funéraire en
pierre.
de
son
►
POMARE II (1782-1821).
’Aita ta te ma’ohi e
tivira i te reira tau, nâ roto ra i te puta
tuatapapa a te Tapena Bligh, tei farerei atu
iana i te 31 nô atopa 1788, tau mahana noa i te
taera’a mai ’o Bounty, teie tâna i parau: mai te
huru raë e 6 tôna matahiti. Te Tapena
Vancouver tei tohu atu e, i te ava ’e tenuare
1792 mai te mea raë 9 aore ra ho ë ahuru to
Pômare U matahiti. E riro paha e,
’ua hahi te
matahiti 1774 e ’itehia i ni’a i te titiro fare rata.
Mai te mea ë, ’ua janauhia ’oia i te matahiti
1782 e 21 ïa tôna matahiti i tepohera'a tona
pa ’ino o Pômare 1. ’Ua tauturu maita ’i ’o
Pômare II i te mau mitionare peretane no te
ha’api’i ia rôtou i te reo tahiti, ’ua tutava roa
ato’a ’oia ia ha’api’i ’oia iho i tepapa’i ’e te
tai’o.
I te ’itera’a ihoâi tepâpa’i,
’ua fa’atae atu
’oia i te rata i tôna mau taea ’e Peretane, no te
ani atu ia haponohia mai to ratou ahu ’e ta
rôtou mau tao’ari’i ato’a. Hôpono ato’a mai i
te mauiha’a ’aro, nô te rahi te ’ohipa orurehau
i ônei. ’Aita rô te mau mitionare i hapono mai
i te mauiha ’a tama ’i.
''
lafâriu ’o Pômare i te Atua ta te mau
mitionare peretane i afa’i mai, ’e ia fa’a’ore i
tôna mau peu, ’ua riro te reira ’ei ’ohipa tei
tauturu pôpühia i te mau mitionare mai ia
Noti. Maoti ato’a rô, te itoito ’o Itia, tôna
’oia i roto i te fifi
nô te mau pe ’ape ’a ’arora ’a.
’Ua riro ’o Pômare II ’ei ta 'ata, tei tauturu i te
mau mitionare no te hurira ’a i te pipiria na
roto i te reo tahiti.
Iroto i te tama’i Fe’i-Pi e ’itehia te huru ’o
metua vahiné i matara a’e ai
Pômare II tei roto i te mau puta ipapa’ihia'’e
te mau taparau.
Eta’ata rava’i i te ’ohipa inu ’ava, nô te reira i
fa’a’ino roa iana, a tae atu ai ho’i e ’avae
fe’efe’e tôna. ’Uapohe roa ’o Pômare i te 7 no
titema 1821. ’O Crook te fa’aa’o i fôrerei atu
iana hou tôna taime ri’i hope’a.
Tei Papa’oa (Arue) tôna tanura’a.
POMARE III (1820-1827). Autre nom :
Teriitaria. Unique fils de *Pomare II,
Teriitaria se trouva orphelin à l’âge de 18
mois et on confia la régence du royaume à
son
oncle *Ariipaea.
C’est à cette époque
que s’exerça le mieux la toute-puissance
des *missionnaires protestants. L’enfant
fut élevé par le pasteur William *Crook et
épouse, puis éduqué à 1’* Académie des
Enfin,
pour symboliser l’alliance entre la nouvelle
religion et la royauté, le couronnement de
son
Mers du Sud fondée à Moorea.
Pômare III eut lieu à Arue le 21 avril 1824
présence de 8 000 personnes environ.
Henry *Nott qui cou¬
ronna Pômare après que Samuel Henry
l’ait oint des saintes huiles. Le jeune roi
était de santé fragile et, affaibli par une
bronchite compliquée d’une dysenterie, il
mourut à *Papaoa le 11 janvier 1827.
en
C’est le révérend
280
POMARE VAHINE IV (1813-1877).
Autre nom : Aimata. Reine de Tahiti. Fille
de *Pomare II et d’une de ses concubines,
Aimata naquit à Moorea et fut élevée par
son oncle *Ariipaea qui assura la régence
après la mort du souverain. Les * mission¬
naires n’accordèrent aucun intérêt à
l’éducation de Aimata et, lorsqu’après la
mort de *Pomare III celle-ci accéda à la
souveraineté (janvier 1827), ils condam¬
nèrent son mode de vie, trop proche à leur
goût des coutumes païennes, et s’inquiétè¬
rent du soutien qu’elle accordait à la
secte des
*Mamaia. Sous la menace des
grands chefs *Tati et *Hitoti, acquis à la
cause des missionnaires, elle accepta de
s’établir à Papeete en 1831 et d’y tenir le
rang qui lui était assigné. Elle divorça de
*Tapoa (avec qui elle avait été mariée à
l’âge de 10 ans) et épousa *Ariifaite, un
chef de Huahine. La reine connut ensuite
quinze années difficiles au cours desquelles
se trouva prise entre les intérêts des
missionnaires anglais et ceux des Français,
tout en souhaitant préserver la relative
indépendance de son peuple.
elle
Vers
1826, elle s’était attachée les services
pasteur anglais Georges *Pritchard,
interprète et conseiller qui prit de l’ascen¬
du
au point d’obtenir qu’elle interdise
pères *Caret et *Laval d’installer une
*mission catholique à Tahiti. Cette déci¬
sion suscita une première intervention de
l’amiral *Dupetit-Thouars en août 1838.
L’année suivante, l’amiral *Dumont d’Urville vint protéger les intérêts fonciers des
Français, mais ceux-ci, estimant que leur
sécurité n’était pas assurée après le départ
de la flotte, demandèrent à. DupetitThouars, de retour à Papeete en août 1842,
d’établir le ^protectorat français sur
dant
aux
Tahiti.
Devant l’ultimatum lancé par l’amiral
français, Pômare IV dut s’incliner mais,
influencée par Pritchard qui revenait alors
d’un voyage en Angleterre, et peu désireuse
d’abandonner ses prérogatives de souve¬
raine, elle choisit de résister à l’entreprise
française et invita les autres chefs à ne pas
se soumettre. La reine se réfugia sur un
navire anglais, le Basilisk, puis à Raiatea,
et refusa toute négociation de 1844 à 1846,
pendant la *guerre franco-tahitienne.
Après la victoire de l’amiral *Bruat,
Pômare comprit qu’elle n’avait d’autre
alternative que de faire amende honorable.
Elle fit sa rentrée officielle à Papeete le 9
février 1847 et accepta le protectorat. Ce
statut
lui accordait le
pouvoir exécutif
mais elle devait partager la plupart des
fonctions importantes avec le représentant
de la France : convocation de r*assemblée
législative, nomination des chefs et des
juges de district, promulgation des lois.
Toutes les forces armées et les corps de
police étaient placés sous les ordres du
gouverneur.
Pômare IV avait conscience de la faiblesse
POMARE IV
de
son
pouvoir réel et renoua d’une
certaine manière
avec
la vie insouciante
qu’elle menait avant 1831. Ses
revenus
s’élevaient à environ 32 000 francs par an
( 1864) et lui conféraient un pouvoir d’achat
équivalent aujourd’hui à un revenu men¬
suel de deux à trois millions de francs
C.F.P. Une somme du même ordre lui était
attribuée pour
régler les dépenses de la
cour, celles de la construction du *palais à
partir de 1857 et l’achat de nombreux
présents. Elle ne résida jamais dans le
palais de Tarahoi, mais se déplaçait
fréquemment entre ses maisons de Paofai,
de *Papaoa et sa résidence de *Motu Uta.
La reine Marau a laissé une description de
son mode de vie quotidien : «elle était
restée
tahitienne
dans
l’âme, aimant à
s’entourer de jeunes suivantes, de farearea
(amuseuses) qui chantaient et dansaient
pour elle (...), lui passaient des cigarettes et
avait
toujours plusieurs auprès d’elle, même la
nuit et quand elle se réveillait, il fallait lui
faire la conversation» (E. Salmon : “Ale¬
xandre Salmon et sa femme Ariitaimai’’).
Elle dormait et mangeait sur des nattes
la massaient à volonté. Il y en
mais se conformait aisément aux habitudes
occidentales quand il s’agissait de recevoir
hôte de marque.
La plupart de ses visiteurs lui ont trouvé de
un
l’énergie, de la distinction et une autorité
certaine. En raison de la longueur de son
règne (50 ans) et de sa silhouette massive,
certains historiens ont vu
en
elle
une
“Victoria des Mers du Sud”.
septembre 1877 d’une
cardiaque et fut enterrée à Papaoa
(Arue). Elle avait eu 9 enfants : les trois
premiers décédèrent en bas âge, mais trois
autres accédèrent à des fonctions princières : Ariiaue (*Pomare V), *TeariiElle mourut le 17
crise
maevarua, reine de Bora Bora, et *Tama-
toa, roi de Raiatea.
►
POMARE IV (1813-1877). E ar-i’i vahiné no
Tahiti, e tamahine na Pômare II. ’Ua fânauhia
’oia i Mo ’orea, fa’a'amuhia mai ai e Ari’ipaea
’oia tei mono atu i te ari'i i tepohera’a. Imûri
i te pohera ’a o Pômare III, ’uà mono atu
’oia iana i te matahiti 1827, na roto ra i tona
a ’e
huru orara’a ’e tana ha’amorira’a Mamaia, ’ua
ha’afifihia ’oia e Tati râua ’o Hitoti tei turuhia
mai ’e te mau mitionare, ’ua fâri’i ’oia e noho i
Pape’ete ’e e amo i te ti’ara’a ifa’autahia i ni’a
iana. lafa’aipoipohia ’o Aimata ia Tapoa ’aita
i maoro, ’ua ta’a, fa’aipoipo fa’ahou mai nei ia
Ari’ifa’a’ite, tavana no Huahine. I te matahiti
1826, ’ua ’amui aiu i roto i te ’ohipa a te
fa ’aa ’ôperetâne ra ’o G. Pritchard tei pato ’i i te
’o Caret ’e ’o
Laval. ’Ua ô mai ’o Dupetit- Thouars i roto i te
tere o te mau mitionare tatorita
reirape’ape'a i te ava’e atete 1838. I te matahiti
i mûri iho,
’o te atimarara Dumont d’Urville
tei tonohia mai ’ei paruru i te mau ’ohipa a te
hau farani. Nô iôna ato ’a tau i ha ’amauhia ai
te hau tamaru i Tahiti nei i te matahiti 1842. E
rave rahi mau
fifi ’e te mau pe’ape’a tei
fârereihia e Pômare IV, ’ua tape’a ’eta’eta ’oia i
tana
fa ’aterera ’a i mita i te titaura ’a a Farani,
’ua ani i te mau tavana eiaha iafati i raro a’e i te
mau
ha’avira’a. ’Ua horo tâpuni atu i Raiatea
na ni’a i
tepahiperetâne râ ’o Basilisk ’e ’ua
pato ’i i te mau tau ’aparaura ’a ato’a i te area
1844-1846: tupu mai nei te tâma’i to Tahiti ’e
te Farani.
la upo’oti’a ra o te ’atimarara Bruat,
’ua fâri’i i te utu’a.
’Ua ho’i mai ’o Pômare IV i
Pape’ete i te 9 nôfepuare 1847 nô te fâri’i i te
fa ’aterera ’a hau tamaru.
I roto i te papa ture fa ’atere i te fenua, e ’opere
’oia i te mau ’ohipa rarahi no te fa'aterera’a i te
Tavana Rahi: te titaura’a i te apo’ora’a irititure, te ha ’amaura ’a i te mau tavana, te mau
ha'ava (to’ohitu) mata’eina’a, te ha’amanara'a i
te mau ture.
Te mana o te nu’u ’e te mana o te
muto’i tei roto ia i te mana o te Tavana Rahi.
’Ua ’ite ’o Pômare i te paruparu o taua
fa’aterera’a ra ’e ’ua ha’amata i te tau’a ’ore,
mai tei muta’a iho ra: ’oia ho’i te matahiti
1831. E orara’a fifi ’e te ta’a ’ore tô Pômare,
’ua i i te tarahu, e’ita epe’e ia aufau, na reira
ho ’i te opuara ’a e hâmani i tôna aora ’i i te
matahiti 1857. ’Aita roa ra ’oia i noho noa aiu
i roto i te reira fare,
’ua haere noa ’oia mai
Pa’ofa’i i Papa’oa (Arue) ’aore ra i Motu-Uta.
Teie ta Marau ipâpa’i nô Pômare IV: “’ua
fa’aea vahiné tahiti noa ’o Pômare IV Vahin'
Pômare IV vers 1875
POMARE V
mai te ha'a’atihia ’e Wna mau teuteu (te u'i
en
tapairu)".
’Ua fa'a’ite ’o E. Salmon ë: “E ta’oto noa ’oia i
ni’a i tepe’ue, e tama’a ho’i i ni’a i tepe’ue ia
tae mai râ te manihini i tôna fare, e rave ihoa
ia i te peu e au no te fâri'ira'a.
E vahiné
fa’ati’ara'a mau i ni’a i tona toro’a. E50
matahiti tôna maura’a i te ti’ara'a, ’uaparau te
tahi mau taparau e: ’o Victoria no te mau
moana apato ’a
’Ua pohe roa ’oia i te 17 no tetepa 1877, ’ua
hunahia i Papa’oa (Arue). E9 tana tamari'i, e
3 i pohe i te na ’ina ’ira ’a, e 3. tei mau mai i te
tôro’a: ’o Ari’iaue (Pômare V) ’o
Teri’imaevarua (ari'i vahiné no Porapora) ’e ’o
Tamatoa (ari’i no Raiatea).
POMARE V
(1839-1891). Né le 3
no¬
vembre 1839 à Taravao, ce fils de *Pomare
IV avait pour nom Teratane mais en 1855 il
adopta celui de son frère aîné Ariiaue qui
venait de décéder.
En 1857, il épousa Temarii a Teururai,
princesse de Huahine, mais en divorça
quatre ans plus tard. Sa famille arrangea
1875
une
nouvelle
union, avec sa
cousine *Marau Salmon. Cette union était
surtout politique et permettait une alliance
opportune entre la royauté, l’aristocratie
commerce et l’Église protestante.
du
Ariipaea abandonna très vite Marau et
refusa de reconnaître le premier enfant qui
lui était né en 1879. Il était alors roi depuis
deux ans et ne marquait guère plus d’inté¬
rêt pour
le gouvernement de ses États,
multipliant les dettes de jeu, les fêtes et les
beuveries. Lorsqu’on 1880 le commandant
Isidore *Chessé lui proposa de réunir ses
États à la France, donc d’abdiquer, Pô¬
mare accepta à condition de bénéficier des
règles de l’ancienne étiquette et d’une
pension équivalente à la *liste civile qu’on
lui attribuait jusque-là. L’agrément de
certains chefs de Tahiti ayant été égale¬
obtenu, Tahiti devint une *colonie
ment
française. Pômare V vécut dans le *palais
de Tarahoi qui avait été achevé et meublé
en
1883. Il continua d’y mener une vie
souvent déréglée et mourut le 12 juin
1891.
►
POMARE V (1839-1891). Fanauhia i Taravao
i te 3 nô novema 1839. E tamaiti na Pômare IV
(vahiné), ’o Teratane te tahi i’oa tona, ia tae ra
’o
Ari’iaue, ’uapi’i ato’a-hia atu ’oia ia Ari’iaue.
’Ua fa’aipoipo atu ia Temari’i a Teurura’i
i te matahiti 1855, ’ua pohe atu tona tua’ana
tamahine ari’i no Huahine, e maha noa
matahiti ta’a atu nei. ’Ua opua te fëti’i e
fa’ataoto ia Teratane (Ari’iaue) i tona iho
tuahine (taea'e) ia Marau Salmon, e ’ohipa
poritita ia ’afaro te mau aura ’a i roto i te
huiari’i ’e te feia rarahi no tepae ho’otao ’a ’e te
ha’apa’ora’aporotetani. ’Uafa’aru’e atu ’oia i
tana vahiné, mai te
’ore e haere e ’ite i tana
tamari’i tei fanauhia i te matahiti 1879, a piti
ia matahiti tôna ari’ira’a ’e aore roa ’oia e ’ere
fa ’aterera ’a no tona
fenua, te rahi nei ra te mau tarahu no te ’ohipa
pere, te ’inura ’a ’ava, te mau ’areareara ’a. la
tae i te matahiti 1880, ’ua fa’aue atu te
Tomana Tete (Chessé) e horo’a atu i tona mau
fenua ia Farani ra, ’oia ho’i ia fa’aru’e i tona
ti’ara’a. ’Ua jari'i ’o Pômare V, teie ra, ’eiaha
roa ’oia ia ’ere i tôna mau
fana ’ora ’a tana i
matau na. ’Ua Jari’i te mau tavana mata'eina’a
ra i te mau maita ’i o te
ato’a, riro mai ra ’o Tahiti ’ei aihu’ara’au. ’Ua-
’o Pômare V i roto i te aora’i no
Taraho’i tei oii mai i te matahiti 1883. ’Ua ora
ora atu
noa mai
’oia ’e tae roa atu i te matahiti 1891 i
te 12 no tiunu,
tôna iapohera’a.
Pomme de terre, nom fém. Solanum
tuberosum. Tahitien : umara, putete.
Plante herbacée annuelle de la famille des
Solanacées. Les *tubercules de la plante,
organes de réserves, sont comestibles et
riches en amidon. Cette plante originaire
d’Amérique latine fut introduite en Europe
au XVP siècle
par les Espagnols. En
France, sa culture se répandit grâce à
Parmentier.
Polynésie, sa culture est pratiquée
depuis plusieurs années,
principalement aux îles *Australes où les
•
En
avec
282
succès
POMPIER
conditions thermiques sont plus favorables
grossissement des tubercules. Cette
culture nécessite des sols profonds, meu¬
au
bles
et
bien drainés.
Plusieurs variétés
d’origine française et australienne sont
cultivées et la production totale a atteint
1
352,7 tonnes en 1985.
la famille des Anacardiacées. Son fruit
comestible a une forme sphérique à ovale
et une couleur verte.
Il renferme une très
graine portant de nombreux fila¬
ments. Le bois blanc est trop tendre pour
être utilisable. Cet Arbre tend à disparaître
grosse
actuellement.
►
vi tahiti, vi ’ava’ava. E tumu ra’au rahi,
Pomme-étoile, nom fém. Fruit d’un
grand Arbre de la famille des Sapotacées
dont il existe plusieurs espèces (Chrysophyllum cainito...). A maturité ce fruit est
de couleur violette, de forme globuleuse et
de la taille d’une Pomme. Quand on le
coupe selon le plan équatorial, on observe
des graines entourées d’une chair transpa¬
rente et présentant une disposition rayon¬
d’où le
nante
nom
d’étoile. La sève est
blanche, laiteuse et très poisseuse. Elle est
aussi irritante et il est recommandé de bien
se rincer la bouche après avoir
mangé ce
fruit.
►
’apara vare’au. E tumu ra’au rahi teie, tona
ma’a mai te ma’a ’apara epa’a vare'au ra, e
ma’a menemene maita’i. la tâpühia teie mâ’a
na te rapura 'a, no te vahi piti iana, mai te
tapura‘a ma’a taporo, e ’itehia atu te
fa’anahora’a o te ma’a i rota, te mau huoro, e
au i te feti’a o te ra’i. E ma’a monamona, e
ma ’a tapau roa ra, ia are ia ’ite i te huru o teie
ma’a e meapiripiri roa te tapau i ni’a i te ’utu.
Pommier-cajou,
nom
masc.
Anacar-
dium occidentale. Tahitien : ’ahia huero
’aratita. Arbre de la famille des Anacar-
diacées, aussi appelé Anacardier, auquel
’e tona
mâ’a e amuhia. I rotd i te ma’a e tu ’e taratara
tona.
Te haere varavara atu ra teie ra’au. E’ere i te
râ’au pa’ari e fatifati noa tona ’ama’a. I Tahiti
nei, e vi tahiti tona i ’oa, i te fenua i RaroMata ’i e vi ’ava ’ava ia.
(Georges)
(1911-1974).
politique français. Né à Cajarc
(Lot), élève à l’École normale supérieure
puis professeur agrégé de Lettres, Georges
Pompidou fut Premier *ministre du géné¬
ral de *Gaulle de 1962 à 1968 et *président
de la République française de 1969 à 1974,
POMPIDOU
Homme
date de sa mort.
•
Comme Premiei ministre, G. Pompidou
premier chef de gouvernement
français à venir en visite officielle à Tahiti.
fut le
Cette visite se déroula en 1964, deux ans
après la décision de transférer les expé¬
riences atomiques d’Algérie en Polynésie et
deux ans avant le premier tir effectué en
juillet 1966. Les travaux étaient déjà bien
avancés à *Moruroa, comme G. Pompi¬
dou put le vérifier sur place. La question
des essais nucléaires fut d’ailleurs au centre
et les autorités du Territoire dont certains,
comme
Jacques Tauraa, président de
l’Assemblée territoriale, s’inquiétaient des
conséquences de l’installation du *Centre
d’Expérimentation du Pacifique en Poly¬
Après la fécondation, chaque
pédoncule floral se développe et donne
pompier,
s’est bien acclimaté sur les bas versants des
îles hautes.
naissance à un faux fruit semblable à une
Pomme. Le vrai fruit se trouve à l’extré¬
mité de cette Pomme-cajou : il s’agit de la
*Noix-cajou qui contient
comestible mais dont le
être
neutralisé
par
puis réhydratation.
une
suc
Amande
irritant doit
grillade, dessication
Pommier-cannelle, nom masc. Annona
squamosa. Tahitien ; tapotapo. Arbuste de
la famille des Annonacées. Son fruit de
(dessin de S. Parkinson)
des conversations entre le Premier ministre
donne à tort le nom d’“Acajou” en
Polynésie. Originaire d’Amérique du Sud,
il fut introduit par
Goupil en 1875 et
on
Pom m ier-Cythère
nésie.
Homme apparte¬
organisé des sapeurs pom¬
piers, chargé de combattre les *incendies et
nom masc.
nant au corps
autres sinistres.
brigades de pompiers de Papeete,
Faaa, Pirae, Moorea et Uturoa comptent
Les
au
total 87 hommes.
: pompier (adj.)
: emphatique et
prétentieux ; pompier (nom masc.) :
peintre au style pompeux.
Hom.
pompiers à l'exercice lors de la simulation d'un
crash à l’aéroport de Faaa
Georges Pompidou en visite à
Bora Bora en 1964
couleur vert pâle a une forme de cœur ; sa
parfumée et très
plante a été introduite en
Polynésie en 1817 par le missionnaire
William *Ellis. Elle perd ses feuilles en
août
septembre et donne des fruits en
chair est délicatement
sucrée. Cette
-
février - mars.
Pommier-Cythère, nom masc. Spondias
dulcis ou Spondias cytherea. Tahitien : vi
tahiti. Grand Arbre fruitier autochtone de
283
PONT
pont, nom masc. Ouvrage d’art en bois, en
maçonnerie ou en métal qui permet de
relier les rives d’un cours d’eau, d’un canal
ou
même de franchir un bras de mer.
Diverses techniques de construction sont
utilisées en fonction des conditions natu¬
économiques. Il existe ainsi des
ponts aux arches appuyées sur des piles (les
plus fréquents), des ponts suspendus au
tablier soutenu par des câbles d’acier, des
ponts mobiles dont la chaussée s’écarte
pour laisser passer des navires.
relles et
A Tahiti, on ne construisit des ponts sur
les *rivières du tour de l’île que tardive¬
•
plupart des voyageurs déplo¬
raient l’inconfort des traversées à gué, tel ce
magistrat qui fit en 1910 le tour de l’île en
La
ment.
plusieurs jours : «des rivières à franchir
tous, les cinq cents mètres environ, et à
toutes, la petite séance de la veille : arrêt
subit des chevaux au milieu de l’eau,
déshabillage, descente dans l’eau, poussée
à la roue. C’est réellement éreintant». A la
veille
la Première
de
Guerre mondiale
de petits ponts dans
l’agglomération de *Papeete et, dans les
districts, quelques passerelles de planches
ou de rondins sur lesquelles il fallait rouler
n’existaient que
pas.
C’est le nombre rapidement croissant
au
d’automobiles et de trucks qui décida les
orientaux de Papeete dans les années 18601870.
La Papeava ayant été entièrement recou¬
depuis, le pont n’apparaît plus
tel et l’expression “pont de l’Est”
désigne le rond-point répartiteur du trafic
verte
comme
routier entre l’avenue du Maréchal Foch,
le
quartier de Mamao et la vallée de la
Mission.
Au figuré s’emploie dans les expressions :
faire le pont, une tête de pont, couper les
ponts, un pont aérien...
Hom. : forme du verbe pondre.
po’ou. Terme polynésien désignant les
Girelles ou Thalassomes, appartenant à la
famille des Labridés. Ce sont des Poissons
de petite taille (souvent inférieurs à 30 cm)
très
répandus, vifs, graciles et vivement
colorés. On
en
connaît une vingtaine
d’espèces dont la Girelle à tache d’encre, la
Girelle tatouée, la Girelle de feu, la Girelle
puzzle, le Labre arc-en-ciel, le Labre bleu,
le Labre constellé, le Labre à voiles, le
Labre au nez pointu, le Poisson du paradis
ou Poisson médecin, l’Hirondelle de mer,
le Poisson oiseau, les Vieilles...
popa’S
pouvait rendre compte de l’effort accom¬
pli : «20 ponts en ciment armé de 6 m à 20 m
de portée et un *radier submersible de 60
sa culture. Très minoritaire avant
mètres
furent achevés.
De sorte
qu’au-
jourd’hui il est permis aux touristes de
traverser dans une journée, en automobile,
de
Punaauia, de Paea, de Papara, de Mataiea,
de Pape.'vri, de la Fautaua ont remplacé
avantageusement les vieilles passerelles de
planches, terreurs des chauffeurs d’autre¬
fois, obligés de faire louvoyer les roues de
tous
les
districts de l’île.
Les ponts
leur voiture entre les clous à demi arrachés
ou
de franchir en vitesse les vides laissés
par
les poutres défaillantes». Le plus bel
ouvrage était à cette époque le pont à deux
travées
métalliques de 36 m chacune qui
franchissait la Papenoo.
On peut retrouver aujourd’hui les restes de
ces
constructions en amont des ponts-
(à 200 m environ en longeant le
Papenoo) ou parfois en doublet
comme à Papeari où le tracé de la route a
été redressé. Les ponts en béton armé et à
longue portée sont plus adaptés au trafic
actuel et ne sont plus un obstacle à
actuels
cours de la
ou papa’d. Personne de race
blanche, née en dehors du Territoire de
*
Polynésie française et étrangère à la
communauté *mâ’ohi par son mode de vie,
1960(5%
de la population totale), legroupepo/?a’ûa
ensuite connu une forte croissance, passant
de 2 696 personnes en 1962 à 19 320 en 1983
(11,6% du total). Résidant principalement
dans l’agglomération de Papeete, les
popa’âoccupaient la plupart des fonctions
*tertiaires (services administratifs,
commerce, professions libérales) qui ont
connu une remarquable expansion lors du
boom économique des années soixante.
Bien qu’ils aient dû partager les fonctions
de direction économique et politique avec
les *Demis et les *Chinois, les popa’iï ont
gardé un pouvoir important au sein de la
*société polynésienne mais sans s’y
intégrer véritablement. L’immigration
particulièrement importante des popa’a
farâni au début des années 80 a d’autre part
été mal acceptée par les autres groupes
sociaux, provoquant des manifestations
xénophobes et de nombreux départs
depuis 1986.
l’écoulement des crues. A Moorea, certains
popoi ou poi. Pâte à consistance molle,
rappellent les parapets bordant les
ou
d’entre eux ont été ornés de balustrades qui
ciennes chaussées.
284
*remparts qui bordait les quartiers
de
pouvoirs publics à entreprendre un pro¬
gramme de construction de ponts en 1926.
En septembre 1930, la Presse coloniale
préparation de la popoi à
Hakahau (Ua Pou)
hâmanira'a popoi i Hakahau
(Ua Pou)
seul point de passage aménagé dans la ligne
an¬
pont de l’Est. Ouvrage construit sur la
*Papeava, dans le prolongement du
*Broom qui était la principale avenue de
Papeete au début du XIX® siècle. C’était le
•
faite de fruits de l’*arbre à pain, de bananes
de tara.
Aux temps anciens, il était important de
conserver une nourriture pour
les périodes
de *disette et pour les longues traversées en
*pirogue. La population d’un district se
réunissait pour préparer la popoi, pâte de
POPULATION
qui pouvait être gardée
plusieurs mois. Aux îles Marquises, la
popoi était faite avec le *mahi, pâte
fermentée du fruit de l’arbre à pain dans
des *fosses tapissées de feuilles de *ti et
recouvertes de pierres. La fermentation
empêchait la putréfaction.
La saveur aigrelette de cette préparation
est toujours appréciée aux Australes et aux
Marquises.
fruits fermentée
►
popoti. Terme polynésien désignant les
Cafards ou * Blattes ou Cancrelats.
Ce mot désigne également un *Crustacé
du genre Hippa qui vit dans le sable et que
l’on fait sortir en promenant un appât de
poisson sur la partie de la plage battue par
les vagues. 11 atteint une taille de 5 à 6 cm de
long. On le mange grillé sur la braise ou
revenu au
beurre.
population, nom fém. Ensemble des
habitants d’un territoire défini
par
des
limites naturelles, politiques ou adminis¬
tratives. Il peut s’agir d’une population
humaine, mais on utilise aussi ce terme
désigner l’ensemble des individus
(animaux ou végétaux) vivant dans un
pour
*milieu.
•
L’étude des populations a suscité la mise
en
place d’importants organismes de
collecte et d’analyse statistique tels l*lns-
Statistique et des
Études économiques ou l’Institut national
titut national de la
d’Études démographiques en France. Elle
est aussi devenue l’objet de plusieurs disci¬
plines scientifiques telles la *démographie,
r*ethnographie, r*histoire, la sociologie,
la *géographie... A partir des '"recense¬
ments ou des registres d’*état civil, il est
possible de connaître la population totale,
sa répartition géographique
(*densité), d’analyser sa composition par
*ethnie, par sexe, âge (*pyramide des
âges), *secteur d’activité, *niveau de vie...
La comparaison des recensements et des
enquêtes faites auprès des ménages permet
également de calculer les taux de *natalité,
d’observer
*fécondité, '"mortalité, '"accroissement
naturel et de
cerner
les
phénomènes
migratoires.
• En Polynésie, la population se caracté¬
rise notamment par :
-
1956, 119 167 en 1971, 137 382 en 1977,
166 753 en 1983, soit un taux d’accroisse¬
ment compris entre 2,5 et 3 % par an.
une jeunesse nombreuse, 49,8 % des indi¬
vidus ayant moins de 20 ans.
-
une
-
une
forte croissance, surtout depuis la 2"
Guerre mondiale : la population est passée
certaine diversité ethnique avec
114 280
Polynésiens, 19 320 Européens,
7 424 '"Chinois, 24 119 '"métis et 1 610 per¬
sonnes
une
-
popoi. Ema’a teie na te nuna'a ma'ohi,
peneia'e te tahi ato’a atu nuna’a. E ma’a
maita’i ato’a na te ’aiü (mai te popoi fë’i, te
popoi tara, popoi tarua).
’Ua rau hum popoi : te popoi ’uru, te popoi
’uru ’e le mei’a ’opi'o, te popoi taro, te popoi
maniota, te popoi fë’i ’e te meia ’opi’o.
I te Tuha’a Pae, e parau ato’a hia e poi, ia amu
’oe iana e lavai ’oe i te poi i te mei’a pe maita’i
a tahoro ai i te vai (pape).
I Nu ’uhiva, e ano ’ihia te ’uru tunu ’âpi i te ’uru
pëfa’ataoto te parauhta e ma, ’aore ra e mahi.
•
de 55 400 habitants en 1946 à 76 300 en
appartenant à d’autres '"races.
densité moyenne
de 45 habitants
par km2, mais une très inégale répartition
dans l’espace puisque 73,8 % des résidents
vivent aux îles du Vent.
une croissance urbaine rapide liée à
d’importantes '"migrations des îles vers
-
Tahiti.
un niveau de vie relativement élevé
-
dollars/hab./an).
•
La
(8 625
population '"active regroupe l’en¬
semble des personnes d’âge actif qui
exercent une activité professionnelle
(population active occupée) ou qui, étant
sans travail, recherchent un emploi (chô¬
meurs). La population active a pour rôle
d’assurer les bases de la subsistance de la
population totale. Sont considérés comme
actifs les salariés, les travailleurs indépen¬
dants, certains aides familiaux non rému¬
nérés, les travailleurs à temps partiel les
,
jeunes à la recherche de leur premier
emploi et les chômeurs. Sont classés parmi
les inactifs les personnes n’ayant pas atteint
l’âge actif (variable suivant les pays), les
élèves, les étudiants, les militaires du
contingent, les femmes au foyer, les retrai¬
popoti (Cancrelat)
tés et les rentiers ou pensionnés.
On peut mesurer le taux d’activité d’une
population en rapportant le nombre
population totale. Les taux
d’activité varient, suivant les pays, de 25 %
(Proche-Orient) à plus de 50 % ('"Japon ;
pays de l’Est). Le taux d’activité moyen est
de 41 %. La population active a longtemps
été répartie en trois grands secteurs : les
secteurs '"primaire (agriculture, pêche,
élevage), '"secondaire (mines, industrie,
construction...) et '"tertiaire (commerces,
services...). Quoique fort commode et
toujours largement utilisée, cette classifi¬
cation ne définit qu’imparfaitement les
différents secteurs d’activité, en particulier
au niveau du tertiaire, auquel on adjoint
parfois la notion de tertiaire supérieur. A
l’initiative de la Commission statistique
des Nations-Unies, certains pays ont
adopté une classification en 9 groupes :
agriculture, sylviculture, pêche
d’actifs à la
-
-
mines et carrières
-
industrie manufacturière
-
bâtiments et travaux publics
eau, gaz, électricité
-
banques et assurances
transports et communications
-
-
-
services
-
autres activités.
en France métropolitaine et
r'"Institut territorial de la Statistique en
L’I.N.S.E.E.
285
PORC
Polynésie française ont adopté une nomen¬
en 8, 24 ou 42 subdivisions, ou
postes. En 1983, le taux d’activité de la
Polynésie française était de 39,1 %
(France : 41,6 %) et les actifs occupés se
répartissaient ainsi : 13,9 % dans le secteur
primaire (France : 8,1), 18,6 % dans le
secteur secondaire (33,8) et 67,5 % dans le
secteur tertiaire (58,1). L’hypertrophie du
tertiaire polynésien traduit le profond
déséquilibre économique du Territoire.
clature
Porc indigène
Porc, nom masc. Sus scrofa. Tahitien :
pua’a. Mammifère terrestre quadrupède de
la famille des Suidés, également appelé
*Cochon. Son corps trapu est couvert de
poils ou soies et sa tête allongée se termine
par un groin lui permettant de fouiller le
sol. Le mâle est appelé Verrat, la femelle
Truie et les petits Porcelets. Les Porcs ont
un régime alimentaire omnivore.
D’origine asiatique, les premiers spéci¬
ont été introduits dans les îles par les
Polynésiens au gré de leurs migrations. Le
Porc tenait une place importante dans la
culture polynésienne traditionnelle. *Offrande de choix pour les dieux, il fournis¬
sait un complément carné non négligeable.
Le Porc de type polynésien (ventru, à la
peau foncée et aux soies rares) a presque
disparu car de nouvelles espèces ont été
•
mens
introduites et croisées avec cette race
autochtone.
Le cheptel polynésien compte aujourd’hui
plus de 30 000 Porcins (de race Landrace
ou Large white de Nouvelle-Zélande),
élevés dans plus de 200 porcheries dont 20
(^élevages Maucotel, Jardonnet, Chin
Foo, Coppenrath...) livrent 85 % de la
production de viande. Celle-ci a atteint
963,3 tonnes en 1986 et satisfait 80 à 90 %
de la demande locale.
porc salé. La viande de porc constitua
l’une des premières exportations des îles de
•
la Société. Ce commerce débuta en
1793,
lorsque le Daedalus vint chercher du
ravitaillement pour la jeune colonie péni¬
tentiaire de Port-Jackson (*Sydney). En
échange de clous, d’armes ou de tissus, les
négociants australiens embarquaient à
chaque voyage plusieurs tonnes de salai¬
sons. Ce commerce atteignit son
apogée
vers
1810-1815, puis déclina lorsque
l’élevage se développa en Nouvelle-Galles
du. Sud. De 1800 à 1820, 1 500 tonnes de
viande furent exportées de Tahiti, Moorea,
Huahine et Raiatea vers r*Australie.
Grâce
au
navire
qu’ils avaient acquis en
1817 (le Haweis), les *missionnaires
protestants participèrent à ce commerce et
réalisèrent de substantiels profits qui
Porcelaine. 1. Porceiaine {Cypraea
sp.), 2. Ponte d'une Porceiaine
Cypraea obvelata. 3. Leurre à
pouipe fabriqué à i’aide de
fragments de coquiiies de
porceiaines.
286
permirent de couvrir les frais de la '"Lon¬
don Missionary Society dans les Mers du
Sud.
Autre
sens
grossier.
:
personnage
Hom. : un pore ; un *port.
malpropre ou
Porcelaine, nom fém. Tahitien : poreho.
Coquillage *gastéropode du genre Cy¬
praea, caractérisé par une coquille vernis¬
sée et brillante pouvant être parsemée de
taches. Les sexes sont séparés ; la femelle
pond des capsules ovigères qu’on retrouve
sous les blocs coralliens. Une ponte peut
comporter plusieurs centaines de milliers
d’œufs. Les Porcelaines sont végétariennes
généralement que la nuit. On
lampes sur le
récif. Parmi les quelque cinquante espèces
vivant en Polynésie, on peut mentionner
les Porcelaines tigrées, les plus communes,
la Porcelaine orange (la plus rare) et les
et ne sortent
les
ramasse
à la lueur des
POROI
Porcelaines aurore, monnaie, tête de
serpent, anneau d’or...
• Dans le récit de la création du monde
rapporté par Teuira *Henry, le roi Rai
tupua aida *Tane, dieu de la Beauté, à
réorganiser l’univers. Il décida que la
porcelaine, comme la conque, le turbo et
d’autres mollusques, se déplaceraient avec
leur “visage” tourné vers le bas. Peints de
couleurs parfaites, ces coquillages scintil¬
lèrent dans les profondeurs de la mer
comme
sons
perroquets qui les “rongent”, contri¬
buant ainsi à l’accumulation de sable
corallien. La surface des Parités porte
souvent des marques très visibles de cette
action et, comme la croissance de la
colonie se fait à la périphérie du bloc en
formant un bourrelet, les Parités portent
parfois le nom évocateur de “micro-atoll”.
colonie de Parités
les étoiles dans le ciel.
coquillages, les porce¬
laines étaient et sont toujours intégrées à la
vie artistique et domestique des Polyné¬
Comme d’autres
siens. Les coquilles naturellement vernis¬
sées,
aux
coloris riches, étaient utilisées
pour orner les costumes cérémoniels.
Les
plus grosses porcelaines coupées en deux
étaient utilisées pour éplucher les fruits de
l’arbre à pain, les tara, et râper les écorces.
Des *pèle-fruits étaient fabriqués dans la
coquille de Mauritia mauritiana. Ils sont
encore en usage aux îles Marquises.
De nos jours, les porcelaines intéressent de
nombreux collectionneurs de coquillages
et entrent dans la fabrication des *colliers
et de divers
Autre
sens
*curios.
:
par
analogie, substance
utilisée en céramique fine.
poreho voir leurre. Porcelaine.
PORIONUU. Nom de la *chefferie des
les districts actuels
de Papeete (*Pare), *Pirae et *Arue.
Certains historiens y ajoutent *Haapape,
aujourd’hui Mahina. Ses limites étaient à
*Pomare comprenant
l’est la colline de *Taharaa et, à l’ouest,
*Paofai. Les *marae principaux étaient
ceux
de Rai a manu, près de la colline de
Taharaa,et de Tarahoi, marae de la famille
Pômare à Arue.
►
PORIONU’U. Teie te i'oa no te va’a
mata ’eina ’a o te ’ôpü Pômare : tei roto iana ’o
’o Pape’ete i teie mahana, ’o
Pirae ’e ’o Arue. Iroto i te tahi mau fa'ati’ara’a
’o Ha’apape ato’a te ômai i roto ia Porionu’u.
Teie tona ta’oti’ara’a: e moti i Pa’ofa’i
(Papofa’i) haere roa ai e i Tahara’a. Te mau
Pare tei parauhia
marae
i roto iana : ’o Ra ’iamanu i Tahara ’a ’e
’o Taraho’i i Arue te marae o te fëti’i Pômare.
Porites. Genre de *Coraux *Madréporaires massifs formant de gros blocs à
l’arrière du *récif et participant à l’édifica¬
tion de ce dernier. Ils sont de couleur
jaunâtre et parfois violacée. On y trouve
souvent, enchâssés dans leur masse, des
Annélides tubicoles tels que les Spirobranches et les Serpules dont les branchies
enroulées en spirale ressemblent à des
petits Sapins vivement colorés. On y
trouve aussi de nombreux *Bénitiers qu’il
est assez difficile de déloger. Les Porites
constituent une nourriture pour les *Pois-
porohiti ou ’aporo. Solarium anthropo-
phagorum. Plante de la famille des Solana¬
cées donnant des fruits rouges et jaunes qui
servaient autrefois
à confectionner des
‘'‘couronnes.
POROI
(Alfred). *Sénateur, *maire de
Papeete. Alfred Poroi est né à Mataiea en
1906. Il fut capitaine au grand cabotage,
puis directeur de l’Union Steamship
Company of New Zealand. Il fonda égale¬
ment une agence de voyage, Tahiti Poroi,
et se lança avec succès dans le commerce en
devenant concessionnaire de quelques
grandes marques européennes, comme
Fiat, Bosch, Mann... Passionné de *radio,
A. Poroi fut une des âmes du Radio-Club
océanien.
C’est toutefois sur le plan politique qu’il
donna toute sa mesure. Il fut en effet maire
de Papeete de 1942 à 1966, siégea régulière¬
Alfred Poroi
ment aux assemblées du Territoire à partir
de
1942 et fut sénateur de
Polynésie
française de 1962 à 1971, à la suite de
Gérald
*Coppenrath. Des problèmes de
santé le firent se retirer des affaires et de la
politique en 1972. Gaulliste convaincu et
partisan déterminé de la présence française
toujours opposé au ‘“Ras¬
démocratique des Popula¬
A. Poroi s’est
semblement
tions
tahitiennes et
aux
visées autono¬
indépendantistes. Il compte
parmi les fondateurs de 1’*Union tahitienne, devenue U.T.D., et en devint le
président à la suite de la dissidence de
Rudy *Bambridge et de Gérald Coppenrath, qui fondèrent leur propre mouve¬
ment, en 1962. En tant que sénateur, A.
mistes et
Poroi fut membre du Comité directeur du
Fonds d’investissement et de Développe-
287
PORT
ment économique et social. Cette fonction
port, nom masc. Espace aménagé sur une
pement de Tahiti et des Iles lui donnèrent
accueillir des navires, et muni d’installa¬
tions nécessaires au transbordement des
et celle de président de la *Société
d’Équi-
dans
son
ment
nécessaire pour assurer les grandes
mandat communal le rayonne¬
mutations de
Le port de Papeete. 1. Goélettes
dans le port de Papeete vers 1880.
2. Quai des goélettes et entrepôts
du port de Papeete vers 1950.
3. Arrivée d’un navire au quai
d'honneur de Papeete. Au fond,
l’ancienne maison de commerce
Bambridge. 4. Motu Uta : ie quai
au long cours, les terre-pleins
réservés aux conteneurs,
les entrepôts et, à l’arrière-plan,
la digue protégeant la rade et
la zone industrielle.
Papeete, dans les années
cinquante et soixante : création du *port
autonome, aménagement du *front de
mer, prolongement de l’avenue Bruat
jusqu’à la mer... mais aussi démolition,
contre son gré, du *palais Pômare.
Notons enfin qu’il fut à l’origine de la
communalisation de la Polynésie (création
de 44 nouvelles *communes). A. Poroi est
médaillé de la Résistance pour avoir été
l’un des promoteurs du ralliement de
Tahiti à la *France Libre.
Poroi, son fils (né en 1927), a
repris l’agence de voyage et fut conseiller
de gouvernement de 1962 à 1964. Depuis
1971, il est le président de la *Chambre de
•
Charles
Commerce.
*côte
ou
la rive d’un
fleuve, destiné à
personnes et (ou) des marchandises. On
distingue des ports de plaisance, de *pêche,
de commerce, de guerre...
•
La Polynésie française dispose d’un seul
port international, Papeete, qui traite plus
de
800 000 tonnes de fret par an.
Un
deuxième complexe portuaire devrait, à la
fin des années 1990, venir doubler le port
de Papeete sur l’isthme de *Taravao, à
Faratea. En-dehors de Tahiti, les autres
îles de la Société sont convenablement
pourvues, puisque *Moorea, *Bora Bora,
*Raiatea et *Huahine
possèdent des
pouvant accueillir ferryboats et *cargos. La plupart des autres îles
infrastructures
hautes de
Polynésie, ainsi qu’une dizaine
d’atolls des Tuamotu sont, quant à eux, en
mesure
de recevoir de
petites *'goélettes,
mais ailleurs, les installations portuaires se
résument, au mieux, à un *wharf sur
platier. Auprès de certaines îles, les
transbordements s’effectuent par '"balei¬
nière de récif, le navire mouillant au large.
Notons
enfin, à *Hao et *Moruroa, la
présence d’importants organismes por¬
tuaires édifiés pour le *Centre d’Expérimentation du Pacifique.
•
port de Papeete. Il occupe, à l’abri du
récif, une *rade de 160 hectares à laquelle
on accède par une *passe de 11,30 m de
profondeur, située face à l’embouchure de
la *Tipaerui.
Vers le milieu du XIX'= siècle, les installa¬
tions portuaires se résumaient à quelques
288
PORT-MORESBY
appontements de bois situés en bordure de
plage. Un quai maçonné leur succéda, puis,
à la fin du XIX' siècle, un appontement
en
eau
profonde pouvant recevoir un
navire *long-courrier à l’emplacement de
l’actuel quai des *paquebots. Cet apponte¬
ment fut agrandi en 1928 et put alors
accueillir deux de ces navires avant qu’en
1938-1939 on n’aménage le quai des
paquebots. En 1957 fut encore construit un
terminal pétrolier.
Mais c’est à partir de 1963 que l’aspect
général du port de Papeete se modifia
véritable poumon de la Polynésie.
Hom. : un *Porc ; pore (nom masc.) ; port
(nom masc.) : action de porter.
porte-conteneurs, nom masc. invar.
Navire *cargo spécialisé dans le transport
des *conteneurs. D’un port en lourd de
10 000 à 50 000 tonnes, les navires de ce
type peuvent recevoir jusqu’à 2 500 conte¬
neurs, une partie étant stockée sur le pont.
En 1980, 80 % du trafic de marchandises
générales était assuré par conteneurs.
porte-conteneurs de la Compagnie
générale maritime
vraiment. En effet, l’arrivée du C.E.P. et les
besoins
nouveaux qui en découlèrent
nécessitèrent une restructuration complète
de l’ensemble portuaire.
Restructuration administrative tout d’a¬
bord, avec la création, dès 1962, du Port
autonome, établissement public territorial
personnalité juridique et de
financière, à qui incomba
désormais la gestion des services du port de
doté
de la
l’autonomie
Le Conseil d’administration
Port autonome est composé de 12
membres représentant le secteur privé, les
commerce.
du
collectivités locales et l’administration. Il
nomme
un
directeur et demeure
sous
le
contrôle étroit du Territoire.
Restructuration au niveau des installations
ensuite, puisqu’entre 1963 et 1966 furent
réalisés l’important chantier d’extension
portuaire vers l’îlot jusqu’alors isolé de
*Motu Uta, et l’établissement de digues de
protection sur le récif. L’aménagement de
cette zone se poursuivit entre 1966 et 1972
par la construction de divers bâtiments et
depuis 1972, par quelques remblaiements
complémentaires.
Actuellement, le Port autonome de Pa¬
peete peut recevoir simultanément six gros
bâtiments, un septième pouvant attendre
mouillage sur rade. Les installations
portuaires s’égrènent autour de la rade,
depuis le quai au long cours jusqu’aux
points d’amarrage des yachts, en bordure
PORTER (David) (1780-1843). Officier de
la marine des États-Unis. David Porter se
vit confier le commandement de l’Essex en
1811 alors que les États-Unis se trouvaient
guerre avec l’Angleterre. Il reçut une
véritable mission de *corsaire dans le
en
Pacifique puisque, en dehors de la protec¬
qu’il devait accorder aux citoyens
américains, il lui fallait affaiblir la présence
britannique. Porter captura 12 *baleiniers
anglais au cours de l’année 1813 et trans¬
forma l’un d’eux en navire d’appui. Crai¬
gnant l’arrivée d’une flotte de guerre
ennemie, il alla se réfugier dans la baie de
‘'"Taiohae (Nuku Hiva) et envisagea d’y
tion
créer une base navale. 11 se laissa
entraîner dans des conflits
en
fait
inter-tribaux,
*Hapa puis les ’'’Taïpi, prit
possession de l’archipel au nom des ÉtatsUnis et obtint enfin des indigènes la
construction d’un village et d’une forte¬
resse qu’il baptisa *Madisonville. Après un
séjour de 7 semaines. Porter quitta Taiohae, fut vaincu par les Anglais qui le
bloquèrent dans le port 4e Valparaiso,
mais poursuivit sa carrière aux États-Unis
où on le considère comme le père de la
marine de guerre américaine.
écrasa les
au
du boulevard Pômare.
En 1987, le trafic marchandises du port de
Papeete s’élevait à 1 031 152 tonnes (contre
692 263 en 1982), dont 660 497 tonnes à
l’importation, 23 592 à l’exportation et
347 063 pour les échanges interinsulaires.
Le trafic passagers portait sur 390 242 per¬
sonnes, dont 366 919 en trafic intérieur
(essentiellement Tahiti-Moorea).
Le déséquilibre du transport marchandises
conduit les *compagnies, dont les cargos
repartent à vide, à majorer en conséquence
le prix de leurs prestations, mais il semble
qu’aucune solution ne puisse amener à un
rééquilibrage du trafic portuaire interna¬
tional dans le contexte actuel. Par ailleurs,
certains problèmes sociaux ont débouché
en décembre 1986 et en octobre 1987, sur
des grèves des dockers sans précédent qui
ont paralysé la vie économique de l’île
durant plusieurs semaines et ont démontré
à quel point le port de Papeete était le
PORT-JACKSON voir Sydney.
PORT-MORESBY.
Principale agglomé¬
ration et capitale de l’État de *PapouasieNouvelle-Guinée. Port-Moresby est située
sur les
rivages de la ‘‘'mer de Corail, dans un
site de collines et de petites plaines côtières,
à l’entrée de la baie de Fairfax.
•
Le
premier établissement fut fondé en
rade de Port-Moresby
289
PORT PHAETON
1873 par le capitaine anglais Moresby et
vit s’établir une mission protestante et un
comptoir commercial en 1883. La ville
resta longtemps une grosse bourgade
tropicale assoupie, mais a connu une
expansion rapide depuis la 2= Guerre
mondiale.
Capitale administrative et politique depuis
la création d’une assemblée législative en
1964, Port-Moresby est aussi le seul centre
universitaire du pays et le principal port
assurant les relations internationales de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Du promon¬
toire situé entre le port et Water Bay, les
constructions se sont étendues jusqu’à
Gerehu, Morata et Boroka. L’aggloméra¬
tion comptait
150 000 habitants en 1985.
PORT PHAETON. Nom donné à la baie
qui s’étend à l’ouest de r*isthme de
*Taravao. Ce vaste plan d’eau calme et
profond mais assez difficile d’accès, est
fréquenté par quelques voiliers de plai¬
sance.
La baie tient son nom de l’*aviso à
vapeur qui y resta ancré plusieurs mois de
l’année 1844 pour permettre à l’enseigne de
vaisseau de *Bovis de lever les plans de la
presqu’île de '''Taiarapu. Le/’Aae^on joua
également à cette époque le rôle de navire
d’appui lors des combats de ‘•’Mahaena et
de Taravao.
mètres de là. Port-Vila
habitants en 1984.
comptait 14 797
P.O.S. (Plan d’Occupation des Sols) voir
plan.
poste, nom fém. Administration chargée
de l’acheminement et de la distribution du
courrier. Bureau où sont effectuées des
opérations postales.
Avant 1860, les correspondants de
Polynésie confiaient individuellement leur
courrier aux capitaines de navires. L’ache¬
•
minement du courrier était alors hasar¬
deux et fort long. P. ’^O’Reilly, qui s’est
intéressé
aux
lettres des archives des
*Missions, donne l’exemple de l’une d’elles
«qui a quitté Tahaa le 8 novembre 1824.
Elle porte le cachet circulaire de Ship
letter, London, le F'' septembre 1825. Elle
mis 299 jours pour joindre son
destinataire» (“Tahiti au Temps de la reine
aura
Pômare”). Ce système de remise aux
capitaines fut ensuite réglementé. Il n’était
plus nécessaire de s’inquiéter des mouve¬
ments de navires dans le port puisqu’à
partir du F"' janvier 1860 un bureau de
poste fonctionna régulièrement.
Les premiers ^timbres furent vendus en
1862 et le service postal s’améliora rapide¬
ment. En 1869, deux mois suffisaient pour
qu’une lettre parvienne en Europe grâce
aux voiliers américains et au chemin de fer
PORT-VIL A ou Vila. Principale agglomé¬
ration et capitale du *Vanuatu. La ville est
située au sud-ouest de l’île de Vaté, sur une
presqu’île entourée de deux baies bien
abritées.
•
Un poste militaire français fut établi sur
colline en 1886, puis transformé en
résidence administrative alors que, en
vertu du *condominium établi sur les
une
Nouvelles-Hébrides, les Britanniques
installaient leur propre représentation sur
l’îlot de Iririki.
Le développement des fonctions adminis¬
tratives fut le seul facteur favorable à
Port-Vila
l’expansion urbaine, la mine de manganèse
de Forari disposant de ses propres installations portuaires à une trentaine de kilo¬
transcontinental San
Francisco-New
1939, l’administration des
*Établissements français de l’Océanie
passa des accords avec plusieurs compa¬
gnies de navigation pour le transport des
correspondances et des colis postaux.
Christian Beslu rappelle que ce trafic
«coûtait cependant fort cher aux E.F.O. ;
ainsi, le renouvellement de contrat d’avril
York. Jusqu’en
1924 fit débourser au Territoire la somme
de 201 500 francs» (“La
Tahiti”).
*Philatélie à
Avec la pénétration des *Messageries
maritimes sur les lignes du Pacifique, la
route des Indes s’ouvrit plus largement au
courrier de Polynésie. Il gagnait l’Europe
par
Nouméa et pouvait être facilement
acheminé vers Auckland ou Sydney. 1947
fut une date-clé pour le service postal
puisque, pour la première fois, une compa¬
gnie aérienne (la *Trapas) reliait réguliè¬
rement Tahiti au reste du monde. Le “•'fret
postal léger utilisa désormais plus volon¬
tiers la voie aérienne que la voie dite “de
surface”. Au début des années 50, une
lettre gagnait la Métropole en 15 jours.
Aujourd’hui, l’acheminement peut ne
prendre que 3 jours.
Plusieurs essais de service postal interinsu¬
laire furent tentés entre 1897 et 1950. Des
navires affrétés, notamment par la maison
Ballande, accomplirent des rotations assez
régulières jusqu’en 1933, date à laquelle le
gouverneur chargea les Messageries mari¬
times d’assurer ce service. Aujourd’hui, le
290
POSTE
Poste. 1. Facteurs partant en
tournée (Tahiti, début du XX®
siècle). 2. La poste de Papeete vers
1950. 3. Papeete : la recette
principale en 1959.
4. Affranchissement du courrier
vers
1950. 5. Les opératrices du
standard téléphonique manuel
(années 50). 6. La poste centrale de
Papeete réaménagée en 1980.
7. Antennes du dispositif de
télécommunications sur le toit de
la poste de Papeete. 8. Central
téléphonique automatique.
291
POSTES (A.S.)
courrier est confié à la
compagnie *Air
Tahiti ou aux *goélettes tenues de respec¬
ter un cahier des charges.
Le trafic intérieur
a
concerné 5 millions
d’objets postaux en 1983. Les échanges
postaux avec l’extérieur ont porté sur 305,4
tonnes dont 230,1 à l’arrivée, 80 % des
relations se faisant avec la Métropole.
L’envoi et la distribution du courrier est
une
des tâches de 1’* Office territorial des
Postes et Télécommunications qui emploie
677 personnes travaillant dans 93 bureaux
(1988). 32 agents gèrent 9 000 comptes
•chèques postaux (C.C.P.) et l’O.P.T.
assure également les services téléphoniques
interinsulaires et internationaux auxquels
sont abonnés plus de 30 000 foyers.
• La
poste militaire a toujours bénéficié
d’un régime particulier. Jusqu’en 1906, et
pendant la guerre de 1914-1918, les mili¬
taires
se
sont
vu
Hom. : un poste.
►
tare rata. Pu 'ohipa le fare rata no te pae
_
’ohipa rata, te niuniu na te reva, te titiro, te
’ohipa hapono ato’a ’e tae roa ato’a i te
mau
’e i te mau vâhi tei reira te
C.E.P.
(Association sportive). Club
omnisports créé en octobre 1961 par R.
Mollon, L. Costes, J. Pinier et A. Romero.
Les membres de l’A.S. Postes jouent en
jaune et noir et pratiquent des disciplines
aussi variées que le *basket-ball, le *volleyball, le *cyclisme ou le *tennis de table. Le
club dispose de magnifiques installations à
Arue, en bordure du lagon. On trouve là un
Postes
terrain d’entraînement de *football, une
salle omnisports et des courts de tennis. Le
football demeure l’activité essentielle. Le
club
a
remporté le titre de champion de
Tahiti en 1985.
pota. Terme polynésien désignant les
choux et les feuilles comestibles d’autres
*légumes. Le jardin potager est appelé ’aua
Les choux les plus fréquemment
consommés en Polynésie sont les choux
chinois pak tsoi (Brassica sinensis) et pe
tsai (Brassica pekinensis). Sous le vocable
pota on range aussi les jeunes feuilles de
*taro et de *tarua qui, cuites comme les
*épinards, donnent le *fafa.
pota.
.
parau moni tarata.
Hou te matahiti 1860, nâ te feiâ haro pahi noa
afa’i nei i te mau rata ’aore ra i teporo’iri'i a
te ta’ata, e fifi ’e te ta’a ’ore te tupu i roto i teie
mau horo ’ara ’a rata (poro ’i). ’Ua fa ’a ’ite ’o
R.P. ’O Reilly hô’ërata teipapa’ihia i Taha’a i
te 8 no novema 1824, titirohia Ship letter,
London, i te mahana matamua no Tetepa
1825, e 299 mahana ia i tapae ai i te ta’ata i
papa’ihia. Imûri iho, ’ua ’opanihia te reira
fa ’anahora ’a ’e i te ava ’e tenuare mahana
matamua 1860 i iritihia ai te fare rata.
e
Te mau titiro matamua no te matahiti 1862 i
ho ’ohia ai. E 2 ava ’e no te ho'ê rata no
Europa, nâ ni’a i te mau pahi ta’ie marite ’e te
reira i te matahiti 1869. Matahiti 1939, ’ua
fa ’a ’afarohia te parau no te pute rata o te mau
’aihu’ara’au ’o Oteaniafarani, na reira ato’a te
mau tauiha’a hapono na te fare rata. E moni
rahi te terera’a o te reira ia au i te parau a
Christian Beslu, ia fa’a’apihia ra tefa’aaura’a i
POTATAU ou Pohuetea (XVIIP siècle).
Chef du district d’*Atehuru (Paea) à
l’époque de la découverte de Tahiti par les
Européens.
Né vers 1720-1730, Potatau faisait partie
du clan des *Oropaa et joua un rôle
important au cours des conflits qui trou¬
blèrent M oorea et la côte ouest de Tahiti de
1774 à
1790. On le vit s’allier
avec
les
*Marama de Moorea contre *Mahine qui
venait de leur ravir le pouvoir. La coalition
incluait *Tu (*Pomare P'"), mais celui-ci se
déroba au dernier moment et provoqua un
renversement
d’alliances. Potatau et Ma-
hine s’allièrent contre lui, mais la lutte à
éclipses qu’ils lui livrèrent de Pare à Papara
se termina par la défaite de Potatau en
1790.
Il dut abandonner la chefferie
et mourut en 1792.
hôro’a ai te Hau i te tahi tino moni e 40300
tara nô “Te titiro i Tahiti". la ’afaro te reni
d’Atehuru à Pômare
Matahiti 1947 te matara nei le reni manureva
TRAPAS nâ reira noa mai nei te titi’aifarora’a
papa’â i Tahiti i te area 18 nô te tenetere.
Fanauhia (mai te mea ra) i te matahiti 1720-
pahi a te Messageries Maritimes, te ’afaro
ato ’a ra te parau nô te hâponora ’a rata.
’ohipa hapono na te Fare rata. I te
matahiti 1950, ho'ê ahuru ma pae mahana te
maorora’a no te ho’ê rata ’e tae ai i Farani.
no te
’Ua ha’amau haerehia te mau fare rata na roto
i te mau motu mai te matahiti 1887 ’e
1950.
’Ua ’afaro mai te ’ohipa fare rata ’e papu
maita’i mai nei e tae roa i te matahiti 1953,
mai reira e tae mai i teie nei,
’ua tere vitiviti te
horo ’ara ’a parau ’api nâ te Fare Rata. Na te
292
rata nu’u i Tahiti
accorder la franchise
postale et leur courrier faisait l’objet de
mouvements séparés. L’accroissement du
nombre de militaires en poste en Polynésie
a
nécessité l’ouverture de plusieurs bu¬
reaux de poste militaires à Tahiti et sur les
sites du *Centre d’Expérimentation du
Pacifique.
Potatau (dessin de W. Hodges)
fa’anahora’a. No te rahi o te fa’ehau nu'u i
Porinetia, ’ua ha ’amau ato ’a hia te mau fare
pu o te Fare Rata, te 'opérera ’a i te mau rata
ato ’a, teie ra te vai ato ’a nei ta te nu ’u
►
POTATAU (Pohuetea). E tavana mata’eina’a
teie nô Atehuru (Paea) i te tau a tae mai ai te
1730, no roto ’oia i te va’a mata’eina’a ra ’o Te
Oropa ’a, ’ua riro ’oia ’ei ta ’ata rahi nâ roto i te
tupura’a te mau ’arepurepura’a i rotopu ia
Mo’orea ’e te pae To’o’a-o-te-Ra i te area
1774-1790.
’Ua amui atu i te ’opu Marama no Mo’orea no
’aro atu ia Mahine. ’Ua fa’aôato’a atu ’o Tu
(Pômare I) ’e i mûri iho ’aita ra i manuia ’e ’ua
ta’ahuri i te taime hôpe’a. Amui atu râ ’o
te
Potatau ’e ’o Mahine no te ’aro alu i to Pare ’e
’o Papara, are’a ra,
i te matahiti 1790.
’uapau roa alu ’o Potatau
POULE
‘Ua fa ’aru ’e atu i le fa ’aterera 'a tavana ’o
Atehuru ia Pômare / ’e ’ua pohe ’oia i te
matahiti 1792.
Te tamau noa nei a le nüna ’a meranetia i te
rave i te reira
terera’a ’ohipa (le vahiné ihoô).
No reira, ia roa ’a mai te mau ’au ’a paiera i
roto i te ma’imira’a a te mau
pot au noir, nom masc. Nom donné par
les marins autrefois à la
zone
de calmes
équatoriaux. En effet, les vents *alizés qui
soufflent dans r*hémisphère nord et dans
l’hémisphère sud se rencontrent normale¬
ment le long de r*équateur. Lorsqu’ils fai¬
blissent, ils viennent mourir dans une zone
de calmes où l’air est pratiquement immo¬
bile, très redoutée au temps de la marine à
voile. Elle signifiait des retards et de longs
halages pour les rameurs des canots
remorquant les navires.
poterie, nom fém. Art de produire des
ustensiles de ménage en pâte argileuse
cuite. Objet (en général récipient) de terre
cuite, de grès, d’étain ou de cuivre...
• Bien
que les matières premières de la
poterie ne manquent pas dans les îles
hautes, les Polynésiens orientaux ne
semblent pas avoir pratiqué cet *artisanat.
Seuls deux tessons de
poterie ont été
récemment découverts, profondément
enfouis dans le site archéologique
*Hane aux îles Marquises.
•
En
de
Polynésie occidentale et en Méla-
nésie, les potiers étaient par contre nom¬
breux et produisaient des pots pour la
cuisson des tubercules, la préparation des
sauces et des remèdes, etc., soit pour les
ia tuatapapa
ihipapa, e noa’a
’e i te tohu te tau i hamanihia ai
taua tao ’a ra, na roto i tona huru, tona hoho’a
’e tana rave ’a hômanira ’a. Epiti tau au ’a tahito
’itea mai, te horo ’a mai i te tahi
ha ’amaramaramara ’a i te rave ’a hamanira ’a i
roa i
fa’a’ohipahia: te ’au’apotera Lapita ’e te ’au’a
potera Mangaasi.
poti
marara. Bateau utilisé pour la
*pêche aux *marara ou poissons-volants.
Il s’agit d’une petite embarcation, longue
de 6,80 m en moyenne, large de 2,50 m et
équipée d’un moteur diesel hors-bord de 35
à 70 CV.
Souvent seul à bord, le pêcheur est installé
à l’avant, dans une ouverture du rouf,
équilibrant ainsi la position du bateau par
son poids. Il peut diriger son embarcation
d’une seule main grâce à un manche
regroupant toutes les commandes, sem¬
blable au manche à balai des avions
d’autrefois. De l’autre main, il lui est
possible de harponner les *mahi-mahi ou
d’attraper, à l’aide d’une épuisette, les
marara que l’étrave du
poti marara fait
jaillir de l’eau.
Les poti marara ne sont pas répertoriés par
un service administratif, mais un *syndicat
de pêcheurs de marara a été créé en 1983 : il
compte une soixantaine de membres.
pot/marara et son attirail de pêche
besoins de leur village, soit pour disposer
monnaie d’échange dans le *troc
interinsulaire.
d’une
Ignorant la roue qui leur aurait permis de
point des tours, les potiers
utilisaient des colombins ou des plaques
d’argile qu’ils ajustaient et cuisaient à l’air
libre. Ces techniques sont encore utilisées
par les femmes de quelques villages méla¬
mettre au
nésiens. «L’étude des formes et des décors
permet aux archéologues de distinguer les
différentes traditions
*céramiques de la
préhistoire océanienne. Deux d’entre elles,
très anciennes, sont d’une grande impor¬
tance pour la compréhension des processus
de peuplement de l’Océanie : la poterie
*Lapita (en Mélanésie et en Polynésie
occidentale) et la poterie *Mangaasi en
Mélanésie» (José Garanger : “Encyclo¬
pédie de la Polynésie”, tome 4).
►_
hamanira’a potcra. Te hamanira'apaiera,
rave‘a nô te hâmani i te tauiha’a mai te
’o te
fa’a'ohipa i le vari ’araea. E'ere teie i te ’ohipa
ravehia ’e te nüna’a ma’ohi i Tahiti nei i tepae
nô te rima’i, teie ra, i Hane (Matuita) ’ua
’itehia ’e te mau ihipapa te tahi mau ’apa’apa
paiera (hu’ahu’a). I te pae Meranelia ma, te
’ohipa te reira a te nüna ’a no te hamani i te
mau tauiha ’a lunura ’a ma ’a, te tunura ’a
ra’au...
’Aita rôt ou i fa’a’ohipa i te mau huira tavirira’a
’ei fa ’a ’ohu ia Omenemene ta ratou tao ’a, e
fa ’atano noa rôtou i le pereha ’a araea, a taua ’i
alu ai.
Poule, nom fém. *Oiseau domestique de
basse-cour. C’est la femelle du *Coq. Elle
est élevée soit pour la production de chair
la production d’*œufs (Poules
pondeuses).
• Les
Polynésiens ont introduit le coq et la
poule dans les îles au cours de leurs
^migrations. C’étaient des espèces proches
du Coq de Bankhiva, d’origine asiatique.
S’emploie dans les expressions : avoir la
chair de poule ; une poule mouillée ; tuer la
poule aux œufs d’or : épuiser une ressource
avant qu’elle ait donné tout ce qu’elle
promettait.
Autre sens : dans le domaine sportif, il
soit pour
293
s’agit d’une épreuve dans laquelle chacun
des concurrents rencontre successivement
chacun de ses adversaires,
Hom. : pool (nom masc.).
Poulpe voir Pieuvre.
poupe, nom fém. Partie arrière d’un
navire. Elle porte le *pavillon du pays
d’origine, le nom du navire et de son port
d’attache. A l’arrière des grands voiliers
d’autrefois, la chambre du commandant
donnait sur l’océan par les fenêtres de
poupe.
Aujourd’hui, la poupe de certains grands
cargos s’ouvre par une large porte permet¬
tant le chargement et lé déchargement des
ponts intérieurs.
S’emploie dans l’expression : avoir le vent
en poupe : être favorisé, avoir du succès.
dans le quartier pauvre de Manuhoe où il
s’installa comme menuisier.
*Volontaire du *Bataillon mixte du Paci¬
fique, il participa aux combats de Cham¬
pagne et de Picardie en 1918. Les pro¬
blèmes entre l’administration métropoli¬
taine et la colonie qui jalonnèrent
l’Entre-deux-guerres amenèrent progres¬
sivement Pouvanaa à une contestation qui
se
radicalisa lors de la Deuxième *Guerre
mondiale.
Nommé vice-président des Amis de Tahiti,
fut, en 1942, à l’origine d’une pétition
critiquant sévèrement l’administration de
Georges *Orselli. Cette pétition, s’ajoutant
il
à l’attitude ouvertement hostile de Pou¬
vanaa
à l’encontre des *fonctionnaires du
Territoire, fit de lui un “mauvais Français”
que l’on envoya en résidence surveillée
dans son île de Huahine. Cet exil forcé ne
désarma pas Pouvanaa qui gagna Bora
Bora à la rame, afin de s’en remettre aux
autorités américaines et de faire parvenir,
pourparlers, nom masc. pl. Conversa¬
tions, échanges d’idées, entretiens qui
précèdent la conclusion d’un *traité ou
d’une entente ou, plus largement, qui
amènent au règlement d’une affaire.
C’est à la suite de trois ans de pourparlers
souvent difficiles entre les représentants du
*Territoire et ceux de l’*État que le
nouveau *statut de 1984 a été mis en place
en Polynésie française.
Pourpier, nom masc. Portulaca lutea et
Portulaca oleracea. Petite plante rampante
de la famille des Portulacacées. Ces plantes
possèdent des tiges et des feuilles charnues
gorgées d’eau et très riches en vitamine C.
Elles portent des fleurs jaunes. On les
trouve fréquemment en plein soleil sur les
plages et même sur les rochers en bord de
mer.
Une variété, Portulaca species, pousse sur
les
*atolls.
Elle est
Tuamotu où
on
des épinards.
appelée pokea aux
l’accommode à la façon
pourpre. 1. nom masc. Mollusque *gasté-
ropode du genre Purpura dont on tirait
l’Antiquité une matière colorante
rouge foncée.
En Polynésie, on trouve notamment la
variété Purpura persica, de la famille des
dans
Muricidés.
2. nom fém. ouadj. Matière colorante tirée
de ce coquillage.
POUVANAA
Sa couleur.
(1895-1977).
Homme politique, vice-président du ’'‘Conseil de gouvernement, *député puis ’^sénateur de Polynésie française. Pouvanaa a
Oopa naquit le 10 mai 1895 à ''’Huahine,
dans un milieu modeste. Après de courtes
études, il vint à 18 ans se fixer à Papeete,
A
OOPA
par leur entremise, un message au général
de *Gaulle. Les Américains, soucieux de
ne point se mêler des affaires intérieures
des *Établissements français de l’Océanie,
le remirent entre les mains des autorités
françaises qui le déportèrent à *Mopelia.
De retour à Papeete, Pouvanaa dut encore
purger quelques mois de prison en 1944.
En fait, celui que l’on surnomma le Metua
entra vraiment en politique dans l’immé¬
diat après-guerre. Les abus du Service du
Ravitaillement l’amenèrent à fonder, en
février 1947, un *Comité Pouvanaa qui lia
son
action à l’Union des Volontaires lors
de l’affaire du * Ville d’Amiens. Il s’agissait
alors d’empêcber, les armes
à la main, le
débarquement de trois nouveaux fonction¬
naires. Ce débarquement eut lieu malgré
tout, mais les émeutiers, arrêtés et jugés,
furent finalement acquittés pour non-lieu.
Pouvanaa, qui avait été un des principaux
animateurs du mouvement, en sortit
grandi et fit figure de héros ayant su
résister à l’administration métropolitaine.
Auréolé de cette première victoire, il
remporta, en 1949, les *élections législa¬
tives en écrasant, à la surprise générale, le
pasteur *Vernier, candidat de l’adminis¬
tration (9 918 voix contre 4 679). Le
Comité Pouvanaa
et l’Union des Volon¬
taires fusionnèrent alors dans ce qui allait
devenir
le
premier “'“parti politique
polynésien, le “"Rassemblement démocra¬
tique des Populations tahitiennes
(R.D.P.T.).
Excellent orateur
en
tahitien, Pouvanaa
savait faire passer son message auprès de la
population polynésienne. Ses discours
simples, voire simplistes, étaient ponctués
de nombreuses références bibliques qui lui
assuraient une véritable dimension charis¬
matique. Le Metua fut ainsi réélu sans
problème en 1952 et en 1956, alors que son
parti enlevait en 1953 la majorité à l’As¬
semblée représentative. En fait, Pouvanaa
POUVANAA
apparut bientôt pour certains membres du
R.D.P.T. comme un excellent rassembleur
de voix mais un très mauvais gestionnaire.
Le Metua laissa d’ailleurs la conduite deS'
affaires à son entourage :
à Paris, il s’en
remit au docteur Florisson, et à Papeete à.
second, J.B. *Céran-Jérusalemy.
Cependant, au moment de l’application de
la *loi-cadre, Pouvanaa insista pour
obtenir la vice-présidence du Conseil de
gouvernement, réservant à Céran la pré¬
sidence de l’Assemblée territoriale. L’op¬
position entre les deux hommes s’en trouva
augmentée. Pouvanaa se désolidarisa de
son second lors de l’affaire de l’*impôt sur
le revenu, en avril 1958, puis voulut
son
prestige antérieur. Il
1977 à Papeete.
Pouvanaa compte parmi les grandes
figures de l’histoire tahitienne. 11 est
considéré comme le symbole du *nationalisme polynésien. Une stèle à son effigie,
sculptée par Georges Oudot, a été érigée
autant retrouvé son
mourut le
10 janvier
devant l’Assemblée territoriale.
l’éliminer des instances du R.D.P.T.
Radicalisant son action, le Metua fut le
seul homme politique à militer pour le
“non” au *référendum de septembre 1958
(c’est-à-dire pour l’accession à r*indépendance). Il fut battu, comme cela était
prévisible. Ce “suicide” politique fut lourd
de conséquences puisque Pouvanaa fut
accusé peu après d’avoir donné l’ordre
d’incendier Papeete, à l’issue de sa défaite.
Bien que le degré de responsabilité de
Pouvanaa dans l’affaire n’ait jamais été
clairement démontré (sans doute a-t-il été
dépassé par les éléments les plus extré¬
mistes de son entourage), le Metua fut
condamné à une lourde peine de 8 ans de
réclusion et de 15
ans
d’interdiction de
séjour. Après un an de prison aux Beaumettes (Marseille), puis à Fresnes, il fut
autorisé à se rendre à Paris au chevet de
fils Mate *Oopa, récemment élu
député, mais gravement malade et qui
devait décéder le 14 juillet 1961.
Par la suite, il fréquenta différentes
maisons de retraite avant d’être gracié par
le général de Gaulle en 1968. Le 30
novembre de cette même année, il atterrit à
l’aéroport de Faaa où il fut accueilli
triomphalement après 9 ans d’exil. Il avait
alors 73 ans, mais n’avait rien perdu de sa
hargne envers l’administration. Il pronon¬
ça quelques discours fracassants qui
bousculèrent un milieu politique local où
chacun semblait avoir trouvé sa place. En
1971, il fut élu sénateur, sans avoir pour
son
►
POUVANA’A A OOPA (1895-1977).
Va
fânauhia ’o Pouvana’a a Oopa i te fenua
Huahine i te 10 no me matahiti 1895, i roto i te
hô'ëutuâfare fëti’i orara’a haeha’a. la reva mai
’oia i Pape'ete i te area 18 no tona matahiti, te
ineine ra tepupu tamari’i tahiti no te reva i te
lama’i 14, ’uafa'ao atu ’oia i roto i te nu'u
fa’ehau ’e ’ua reva atu i te arora’a i ni’a i te
tahua arora'a nô Champagne et Picardie
la ho’i mai i te fenua nei, ’ua ora ’e ’ua rave i
te ’ohipa no te orara ’a. E tamuta fare tona
tôro ’a. Na roto ra i te mau fifi e ’itehia ra i te
tau i roto i te area o na tama’i rahi epiti, i
.
haere hia e te Tamari’i tahiti, te ha’amata nei
’oia i te ’ohipa poritita.
’Ua ’ite ’o Pouvana’a e,
fa’aterehia nei te fenua na roto i te
fa ’aterera ’a fa ’atiti, i te mea e ’o Orselli te
te
tavana rahi i taua tau ra
’e te vai nei te tahi
apo’ora'a nô te reira tau, tei parau hia te
Conseil Privé, te ha’amata ra te maupato’ira’a
i te ’ino no te fa'aterera’a.
’Uaparauhia ’o Pouvana’a i taua tau ra e
“anti-français" ’oia ho’i epato’ifarani. ’Ua ’imi
teie ’aito na roto i te itoito i te rave'a no te
fa’atae i tona mau mana’o ’e tanaparau i mua
ia De Gaulle. No reira. ’ua opua ’e ’ua tere roa
atu i Bora-Bora na ni’a i te va’a no te mea,
i te
reira tau, te parahi ra te marite i Popora
(matahiti 1942). ’Ua fifi ra taua ’opuara’a ana
’e ’ua utahia ’oia i Mopiha’a, mai reira, ’ua
fa’aho’ihia mai i Pape’ete i roto roa i te fare
auri (matahiti 1944). Te ha’amata nei te ta’ata
e feruri ’e e uiui i te mana ’o, te tupu ra te mau
amuimuira'a nô te feia e pe’e ra i tana
arata ’ira ’a poritita. No te mea, e area tama ’i te
ra,
reira, hô'ë tana tamaiti tei haere atu e paruru
ia Farani i roto i te aro tama’i e tupu ra i
Europa, ’o Marcel Oopa tôna i'oa.
E fifi tei fârereihia e te nuna ’a o taua tau ra, i
te mea e, mea haru te ma’a.
Ei titeti ta ’oe e noa’a ia ta ’oe tihota, te u ’e te
tahi atu a. la ’ile ra ’oia i te fa ’anahora ’a hape i
roto i te PU
’ohipa e parau hia Ravitaillement,
’ua haere a ’oia e ’imi i te rave’a. I reira te
ha’amata nei i te ha’amau i te pupu Tomite
Pouvana’a tei ma’iri te i’oa Coopérative des
Travailleurs tahitiens e mai roto iana te tupu
Pouvanaa a Oopa. 1. Pouvanaa et
des notables de Papeete lors d’une
cérémonie au monument
aux morts, 2. Pouvanaa (et à droite
Pierre Tixier) lors d’une
manifestation unissant en 1947
le comité Pouvanaa et l’Union des
Volontaires, contre
l’administration coloniale.
295
POUVOIR
nei te R.D.P. T. ’oia le pupu poritha mau. la
novema tera mahana a
ferurira'a no te haere i roto i te mau ma'itira'a.
A ta’a noa alu ai te reira, ’ua mau fa’ahou 'o
roto i na matahiti e iva
lupu te R.D.P. T., te ineine nei te mau
■
Pouvana 'a i te ’auri ’e tôna mau hoa (mai ia
Lecaill E., Céran-Jérusalemy J.B., ’o Ilari,
Puru Taumihau ma, ’o P. Tixier ma ’e te vai
alu ra...
Na roto ia i te maupe’ape'a i tupu i
ni’a i te ua.hu no tepato’ira’a eiaha ia
ha’apouhia mai na rave ’ohipa e toru farani nô
te rayera ’a i te ’ohipa i o nei i roto i te Hau.
’Ua tupu te ha’avara’a ia ratou ’e ’ua upo’oti'a
te pupu Pouvana ’a, te haere nei te poritita i te
rahi, te ha'amala nei te ro’o ’o Pouvana’a i te
vana’ana’ahia na te mau vahi ato’a.
la tae ra i te taime no te ma’itira ’a, ’ua rau
fifi ta te R. D. P, T. i fârerei, ’aila ra te ’aito
Pouvana’a i vi ’e tae roa alu i te malahiti 1149
mau
Pouvanaa a Oopa. 1. Pouvanaa
menant campagne pour le “non” au
référendum de 1958. 2. Accueil
triomphal réservé à Pouvanaa
à son retour, le 30 novembre 1968.
3. Pouvanaa a Oopa en 1976.
te manuia mai nei i roto i te ma’itira’a
mua i
Tepute i
tefa’a’aôra ’o Verenie (Vernier Charles)
le ti'a te reira la le Hau i mâ’iti. Eiaha ia
aramoina ia tatou e te rahira’a huira’atira ’o
Tahiti ma e porotetani, ’o Pouvana ’a e
porotetani, ’ua mana’ohiapaha e ’e na reira i
te perë e manuia ia te Hau, ’aita roa ra. Teie te
rahira’a reo i noa’a mai (Pouvana'a: 9 948, te
tahi ra: 4 679). Mai reira, te haerera’a te
R.D.P. T. i mua ’e tae roa a’era i le taime a fifi
fa’ahou ai i te matahiti 1958. I mûri a’e i te
uiuira’a mana’o o te ava’e tetepa 1958, ’ua
tupu te tahi mau pe’ape’a ’e ’ua mau fa’ahou
’aia i le ’auri i reira ru, ’aita te feiâ i piri atu
iana ipe’e iana i roto i tefare tape’ara’a, ’ua
fifi ho ’i raua J. Céran, are ’a ra, te mau hoa i
ti’aturihia e ana, ’ua horo i te hiti..
’Ua utahia ’oia i Farani i roto i te fare
tape 'ara ’a, i mûri a ’e i te mau ha ’avara ’a tei ore
ipapu maita’i te tumu ’e te ti’ara’a mau nô te
hara ifa’autuahia ai ’oia. Ireira noa iho le i’oa
Metua i te pararera’a nô te mau vôhi ato’a.
’Ua mô’iti fa ’ahouhia te Tepute ’e ’o Marcel
Oopa tei mana mai, ’aita ra i maoro pohe iho
nei i te 14 no Tiurai 1961. la tae i te malahiti
1968,
’uafa’aho’ihia mai ’o Pouvana’a i Tahiti
ia au i te fa ’aotira ’a a De Gaulle.
296
E 30 nô
73 matahiti to
Pouvana ’a.
E mahana rahi hanahana ’e te fa ’ahiahia.
l
(9) ifa’a’oroma’ihia e
teie ’aito nui ’o Pouvana ’a, teie mai nei te ’aito
te huru a te huru, te
’ela’eta ea te ’eta’eta.
Eta’ala rahi tei horo püpara i taua mahana ra
i Fa’a’a i te taura’a manureva no tefôri’i
poupou i te.ho’ira’a mai ’o Pouvana’a ’oia te
ta’ata matamua i ha’api’i i le ta’ata tahiti i te
poritita. ’Ua ho ’i mai ’oia i roto ia EpeneEzera i reira te purera’a fôri’ira ’a i tupu ai ’e te
mau parau mahanahana ato’a i
fa’aro’ohia ai
mai roto mai i te mau auvaha e ’ona ato’a iho.
1 te matahiti 1971, ’ua mâ’iti fa’ahouhia ’o
Pouvana’a Oopa ’ei sénateur auvaha huito’ofa.
la tae i te 10 nô tenuare 1977, ’ua ’iriti alu te
pohe iana mai roto atu i te ao nei.
E ti’a ia parauhia e ta’ata rahi ’o Pouvana’a i
roto i le parau tuatapapa no le orpra’a mô’ohi,
te orara’aporitita i Porinetia farani nei.
pouvoir. 1. verbe. Avoir la faculté,
l’autorisation de faire quelque chose.
Permet aussi d’exprimer la possibilité d’un
événement.
2.
Fait d’être capable ou en
quelque chose. Droit d’agir
au nom de
quelqu’un. Autorité conférée
nom
masc.
mesure de faire
par une nomination ou une *élection.
Ensemble des personnes ayant la maîtrise
de l’appareil d’*État.
pouvoir *exécutif. Détenu par le *présiRépublique et le *gouvernement, le pouvoir exécutif est celui de faire
appliquer les *lois votées par le * Parlement
ou
les *décrets, *arrêtés, ""ordonnances
•
dent de la
dont il a lui-même l’initiative.
pouvoir ""législatif. Il appartient au
Parlement,généralement divisé en cham¬
bres, qui prépare, discute, amende et vote
•
les lois.
PRÉCIPITATION
Pouvoir d’achat comparé de quelques salariés en Polynésie au 1er janvier 1988.
Salaire mensuel de base
Catégorie de salarié
(169 h. de travail)
Temps mis pour payer
(2 300 FCP)
Temps mis pour payer
un journal quotidien
(100 FCP)
une consul!,
médic.
Temps mis pour payer
un billet d'avion
PPT - Paris - PPT
(242 855 FCP)
Salaire minimum
interprofessionnel garanti
82 000
4 h 44 mn
12 mn 30”
500 h 44 mn
Chef d’équipe du
bâtiment (3= échelon)
149 100
2 h 36 mn
6 mn 45”
275 h 21
Cadre du commerce
de l’automobile
269 600
1 h 26 mn
3 mn 45”
152 h 15 mn
400 000
58 mn
2 mn 30”
102 h 36 mn
mn
Cadre de la fonction
publique catégorie A
•
pouvoir d’achat. Expression utilisée par
les économistes pour mesurer les possibili¬
tés financières de consommation d’une
personne ou d’un foyer. Le pouvoir d’achat
dépend des *revenus perçus et des prix à
payer pour pouvoir consommer. Les
*syndicats sont très attentifs à l’évolution
du pouvoir d’achat car elle sert de base aux
revendications salariales.
autorités de
l’Église américaine de nou¬
moyens financiers et des renforts.
Mais, au retour, les tracasseries d’une
administration soucieuse de contrôler plus
veaux
étroitement les religieux et les résurgences
du paganisme à Tubuai découragèrent les
missionnaires qui l’avaient accompagné.
Addison Pratt quitta définitivement la
Polynésie au mois de mai 1852. Il continua
évangélisatrice en Californie et
finit ses Jours à Anaheim, près de Los
Angeles.
son œuvre
PRATT (Addison) (1802-1872).
Mission¬
naire *mormon originaire du New Hamp-
shire (États-Unis). Après un séjouraux îles
Hawaï, il embarqua pour les Mers du Sud
cinq compagnons chargés par le
prophète Joseph Smith d’évangéliser les
Polynésiens. Addison Pratt se vit confier la
avec
tâche de créer, seul, la mission mormone de
*Tubuai. D’avril
1844 à janvier 1846, il
baptisa le tiers de la population de cette île
et poursuivit son ministère à *Anaa. 11 dut
s’absenter deux
ans
pour
obtenir des
précipitation,
nom fém. Grande hâte
apportée à une action.
• En
climatologie, il s’agit des chutes d’eau
contenue dans l’atmosphère sous forme
liquide (pluie), ou solide (neige, grêle). Les
précipitations sont mesurées à l’aide d’un
*pluviomètre ou d’une planche à neige.
La hauteur des précipitations annuelles
moyennes à Papeete est de 1 666 mm.
Voir aussi : climat.
Répartition
des précipitations
annuelles
en
Polynésie et à Tahiti.
297
PRÉDATEUR
Préhistoire. 1. Civilisation du
ancêtres de l’homme
végétal et maîtrise du feu (île de
Tanna, Vanuatu). 2. Un
pétroglyphe de Raiatea : essai de
représentation graphique et
premier pas vers l’écriture ?
(forts différents de
l’homme actuel) et les chasseurs de la fin du
*Paléolithique (très proches de nous).
L’interprétation des vestiges matériels
qu’ils ont laissés montre une certaine unité
technique et économique. Les matières
premières étaient la pierre et l’os. L’alimen¬
3. Retour de la chasse dans une
tribu mélanésienne.
tation était tirée de la chasse, de la pêche et
des œufs, mollusques,
insectes, fruits, feuilles, tiges, racines,
champignons... A cette longue période,
appelée Paléolithique, succéda vers 8000
avant J.-C. le *Néolithique, marqué par
une domestication progressive des plantes
et des animaux, l’aptitude à alimenter une
population croissante et par l’apparition
du ramassage
prédateur, nom masc.
et adj. Animal
carnivore qui tue sa proie pour la manger
en une seule fois. Le Lion et le Requin sont
prédateurs. En général, le prédateur
s’attaque à des proies blessées ou malades.
Il assure ainsi l’hygiène d’une population et
participe à la sélection des individus sains
et vigoureux.
des
Le * Busard des roseaux a été introduit à
Tahiti parce
Rats.,
qu’il est
un
prédateur des
préfet, nom masc. Haut *fonctionnaire
représentant r*État à la tête d’un *département ou d’une *région.
Le corps préfec¬
toral a été créé par Napoléon L'' en 1800.
Le préfet est appelé ^commissaire de la
République depuis 1982. Mais le *chef-lieu
du département et les locaux qui abritent
les services dirigés par le commissaire de la
République sont toujours appelés préfec¬
ture.
riode de l’*histoire des hommes qui com¬
apparition sur Terre, il y a
trois millions d’années, et se termine avec
l’invention de r*écriture vers 3000 avant
J.-C.
La notion d’homme
préhistorique reste
vague puisqu’elle englobe les très lointains
298
Aujourd’hui, la civilisation de *cueillette
toujours représentée par les Pygmées et
les Bushmen d’Afrique, par les Esquimaux
des régions polaires et les *Aborigènes
est
d’Australie. L’étude de leur mode de vie
permet de mieux appréhender celui des
premiers hommes.
Les caractéristiques de la civilisation
polynésienne (absence d’écriture, modes de
vie proches de ceux du Paléolithique et du
Néolithique) permettent de parler d’une
“Préhistoire polynésienne’’ jusqu’au
•
XVIIP siècle.
'Voir aussi : Age de pierre.
PREISS (Georges) (1899-1968). *Pasteur.
Né dans le Haut-Rhin
en
1899, Georges
Preiss fut consacré à Mulhouse en 1937 et
arriva à Tahiti le P'" janvier 1938. Il exerça
d’abord aux îles Sous-le-Vent (1938-1945),
avant d’être
Préhistoire, nom fém. Très longue pé¬
mence avec leur
des premiers villages.
nommé directeur de l’école
pastorale, président du Conseil supérieur
des *Églises tahitiennes et président de la
Conférence missionnaire. G. Preiss s’occu¬
pa plus particulièrement de la publication
de Te * Vea porotetani, du développement
mouvements de jeunesse (*scoutisme...), de l’aide à la *léproserie d’Orofara
et de l’encadrement des pasteurs et des
des
^diacres.
Il
est
d’autre
part considéré
comme le père de l’autonomie de l’Église
évangélique. Malade, il quitta Tahiti en
1956 et décéda à Strasbourg en 1968.
prélat, nom masc. Titre donné à certains
dignitaires de r*Église catholique : abbés,
*évêques, *archevêques, cardinaux... La
prélature est aecordée par le *pape.
prénom, nom masc. Nom qui précède le
nom
de famille d’une personne.
Comme dans la
plupart des autres
civilisations, les Polynésiens ont toujours
soigneusement choisi les prénoms de leurs
*enfants. Donner le prénom d’un “'’ancêtre
devait, par exemple, favoriser le dévelop¬
pement de ses qualités chez l’enfant. «Les
•
noms
des
*ari’i,
roi
ou
prince, étaient
censés posséder un certain *mana, pouvoir
qui pouvait avoir un effet bénéfique pour
leurs descendants et un effet maléfique
les usurpateurs. D’autre part, il
des noms qui constituaient de
véritables titres officiels attachés à chaque
district ; ainsi, lorsque le prince régnant de
Papara siégeait en son conseil, il portait le
titre officiel de Teriirere i Tooara’i» (MaiArii Cadousteau : “Prénoms tahitiens”).
Chaque prénom consistait en une expres¬
sion ou une petite phrase évocatrice et
souvent poétique. Les prénoms actuelle¬
ment en usage n’en retiennent que le début
pour
existait
ou
l’essentiel. Ainsi Vai nui hania e te ra
(Vainui) signifie “Grande eau caressée par
le soleil”, Manu rere au o te rêva (Rereau) :
“Oiseau volant gracieusement dans la
voûte du ciel”, Te vahiné moea i te pua rau
(Moea) : “La femme endormie dans le
jardin de fleurs variées”.
était investie de puissance. *Dieux et
esprits s’incarnaient dans les pierres, les
plantes, les arbres, les animaux, les vents.
Ainsi tout avait valeur de présage. Lorsque
le chant du coq était entendu dans la vallée,
c’était un présage menaçant pour les
guerriers. Pour les navigateurs pris dans
une tempête, la vue d’un albatros signifiait
que le dieu ‘'’Taaroa, dont il était l’incarna¬
tion, volait à leur secours et leur indique¬
rait les rochers dangereux.
Teuira *Henry cite de nombreux exemples
«Le Dieu grillon était un vent (Rai mai na
te atua). Lorsque le pays était en danger
d’être dévasté par l’ennemi, le prêtre du
grillon disait en son nom des *invocations.. Ces paroles venant du dieu avaient
un grand pouvoir et les guerriers envahis¬
seurs instauraient la paix dans le pays au
nom du dieu grillon, émanation de *Tu».
II avait été prédit par ’'’Maui, le prophète,
qu’arriverait un jour une va’a ama ’ore
(*pirogue sans balancier). Ce présage fut
fidèlement transmis au cours des généra¬
tions par les prêtres et les chanteurs et on
crut voir sa
réalisation à l’arrivée de
Samuel Wallis
en
►
1767.
_
tohu, tapa’o. l roto i te mana’o ma’ohi, e puai
rahi ’e te mana te ha’a’ati ra i te ta’ata nôroto
_
mai i te natura. Te atua 'e te varua tei roto ïa i
nô reira e faufa'a ana’e
tôroto i te mau mea e patuatini nei i te ta’ata.
te mau mea ora ato’a,
la totô te moa i roto i tefa’a, ia ’a’aoa te moa i
tepeho, teie ta ratouparau: tefa’aarahia nei
te ta’ata, e tama’i te tupu, ’efa’aineinera’a teie
nô le mau ’aito.
Les noms de famille n’existant pas autre¬
Te feiâ horo pahi, ia ’ite ratou i te mauroa
hope’uo e parau ratou : ’o Ta ’aroa atua teie e
haere mai ra e fa'aara ia ratou no te tauturu ia
ratou. Te perete’i e hi’ora’a ia no te atua Tu, e
mau peu ha’amorira’a te ravehia ia tupu te hau
i ni’a i te fenua. Te vai nei te tahi tapa’o te
*marae familial.
ni’a i te fenua nei ’e ’ua tupu mau ihoa te reira,
fois, on faisait suivre le prénom du nom du
•
_
Parmi les prénoms d’origine polyné¬
sienne les plus usités aujourd’hui, on peut
citer pour les garçons :
Heimana, Hiro,
Moana, Teiki, Teiva, Teva, Vetea... et
les filles : Hina, Maeva, Maire,
Mareva, Moea, Titaua, Vaea...
Les familles polynésiennes les préfèrent de
plus en plus souvent aux prénoms euro¬
péens qui furent très en vogue lors des
dernières décennies. Certaines familles,
membres des Églises issues de la Réforme,
choisissent volontiers des prénoms cités
dans l’Ancien Testament (Enoch, Judith,
Nehemia, Amos, par exemple). D’autres
retiennent des nomsà consonnance anglosaxonne, créent de nouveaux prénoms ou,
au contraire, s’en remettent simplement au
calendrier, le hasard faisant parfois porter
à un enfant un prénom depuis longtemps
pour
tohuhia nô te taera’a mai te va’a ama’a ’ore i
’o Maui te ta ’ata tohu i te reira, ia au ia i te
Teuira Henry i roto i tana
fa’a’itera’a. ’Ua ti’aturihia ’e ’ua mana’ohia e,
’ua tupu mau a i te matahiti 1767 i te taera’a
arata ’ira ’a a
mai ’o Wallis.
presbytérianisme, nom masc. Doctrine
et secte
religieuse issues de la * Réforme
protestante. Le dogme et l’organisation de
l’Église presbytérienne sont directement
de l’Église de Genève
Jean *Calvin. Une Église
presbytérienne fut fondée en 1560 en
Écosse par John Knox, un compagnon de
Calvin. L’autorité, collégiale, est exercée
par des presbytres (*pasteurs) et la messe
dérivés de
ceux
fondée par
démodé.
est abolie.
présage, nom masc. Signe d’après lequel
tériens dont un million en Australie et
500 000 en Nouvelle-Zélande, mais cette
on
On compte environ 35 millions de presby¬
pense prévoir l’avenir.
• Chez les
Polynésiens, autrefois, la nature
Église n’est pas représentée en Polynésie
française.
50.
Crédit photographique
Marquises
MUSÉE DE L’HOMME. 2. M.T.I. 3. MUSÉES
1.
:
ROYAUX D’ART ET D’HISTOIRE DE BRUXELLES.
51. Marseille
(Cedri). Marshall : coll. Ch. Gleizal ; coll.
Cl. Rives
:
Ch. Gleizal.
5. Mac Donald
coll. Ch. Gleizal. Mt Mac Donald : P. Laboute
:
52.
C.
Martens
NATIONAL
:
6. Maestracci : coll. Ch. Gleizal.
Louis
(Opatti). 2. Y. Sinoto (Bishop Muséum).
Magellan : Explorer Archives.
8. Mager : coll. B. Danieisson.
Yves Martin : coll. Ch. Gleizal.
7. Maeva
1. H. Cao
:
10. Mahaiatea : BISHOP MUSEUM.
11.
Maharepa : H. Cao (Opatti). Mahimahi : Cl. Rives (Cedri).
R. Charnay ;
:
14. Mai
1 et 2. Roger Viollet.
16. Mairai : P. Laboute. Maire
:
1. coll. Ch. Gleizal. 2. G. Hucault. 3. J. Bouchon.
22. Malaisie : E. Quéméré (Cedri).
.>
23. Mama'u : P. Laboute.
Mangaasi : J. Garanger.
TRIPTYQUE MANGAREVA : dessin de Bernard Petit ; dessins du
25.
voyage de Dumont d’Urville : coll. Encyclopédie ; pères Caret et
Laval : coll. Encyclopédie ; autel : Ch. Pinson ; ruines : B. Hermann ;
:
coll. Ch. Gleizal.
57.
Matavai
1.
:
B.
Hermann.
1. coll. Ch. Gleizal. 2. BISHOP MUSEUM. 3. BISHOP
MUSEUM. 4. coll. Ch. Gleizal. 5. MITCHELL LIBRARY, by courtesy
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. 6. BISHOP
MUSEUM. 7 et 8. MITCHELL LIBRARY.
66. Melbourne
Melon
:
Visual Arts
:
J. Bouchon.
37. Marau
:
DIXSON
LIBRARY,
by courtesy of
38. Marcantoni
:
coll. B. Danieisson. Marava
73.
Messagerie : coll. Ch. Gleizal.
Météorologie : 1. Ch. Pinson. 2 à 7. J. Bouchon.
75. Miconia : W. Durand.
76. Micronésie : BISHQP MUSEUM.
78.
Migration : Cl. Rives (Cedri).
: H. Cao (Opatti). Daniel Millaud
79. Miki miki
Ambroise Millaud
80. Minitel
81. Mira
:
:
:
J.C. Bosmel.,
coll. Ch. Gleizal.
Ch. Pinson.
T. Zysman. Miot : coll. Ch. Gleizal. Miri : J.C. Bosmel.
:
82. Miss : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. Ch. Pinson.
83. Mission : coll. Ch. Gleizal.
86.
Mitihue
:
J.C.
Bosmel. Moa
:
coll.
Encyclopédie. Moai
:
87. Moerenhout : coll. B. Danieisson ; coll. Ch. Gleizal.
89. Mdnette : Ch. Pinson. Monnaie : 1 et 2. coll. Ch. Beslu.
Cl. Rives (Cedri).
90. Monnaie : 1 à 10. coll. Ch. Beslu.
1. coll. Ch. Gleizal. 2. coll. B. Danieisson.
:
OF
Library. Melville : coll. Ch. Gleizal.
Ch. Pinson.
LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
:
LIBRARY
LA MARINE.
71.
36. Marara
NATIONAL
65. Mélanésie : coll. Ch. Gleizal.
68.'Menthe : Ch. Pinson.
Marant-Boissauveur
2.
(Nice). 5. Archives Matisse, coll. Cl. Duthuit, M.N.A.M. (Paris).
Maugham : Roger Viollet.
60. Maupiti : 1. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE. 2. H. Cao
(Qpatti).
61. Mayotte : Kafft (Explorer). Mazé : coll. Ch. Gleizal.
62. Me : coll. Église évangélique.
64. Méduse : Cl. Rives (Cedri). Mehetia : SERVICE HISTQRIQUE DE
Mangoustans : D. et R. Koenig. Mangues : 1 à 4. Ch. Pinson ;
lavage : Cl. Rives (Cedri). Manguier : Cl. Rives (Cedri).
27. Martini : Cl. Rives (Cedri). Manihi : G. Hucault. Manioc :
1. Cl. Rives (Cedri). 2. Ch. Pinson.
28. Manu Ura : Ch. Pinson. Ma’oa : Cl. Rives (Cedri).
29. Mao : G. Sioen (Cedri). Maori : Times Editions. Mape :
Ch. Pinson ; coll. Encyclopédie.
30. Maputeoa : coll. Ch. Gleizal.
31. Maraa : H. Cao (Opatti). Mara : ORSTOM.
35.
Sylvain.
Martinique : 1. S. Marmounier (Cedri). 2. M. Folco.
54. Masson
côte ouest : P. Laboute.
26.
of LIBRARY
A.
59.
20. Makemo : M. Folco.
:
:
Boullaire. 3. Archives Matisse, coll. Cl. Duthuit. 4. MUSÉE MATISSE
J.C. Bosmel.
4. Ch. Pinson. 5. G. Hucault.
32. Marae
AUSTRALIA.
58. Matisse : 1. cl. J. Hyde, Archives Matisse, coll. Cl. Duthuit. 2. coll.
18. Mai ’u’utafa’i : P. Laboute.
:
OF
Martin
AUSTRALIA. Mali : ORSTOM.
15. Maiao : Ch. Pinson.
Makatea
LIBRARY
Danieisson. Émile
B.
BISHOP MUSEUM.
13. Mahu
19.
coll.
:
56. Mataiva : Ch. Pinson.
12. Mahina : H. Cao (Opatti).
:
53.
Martin
:
Ed. du
39. Marchand : M. Folco.
91. Mono’i : J.C. Bosmel.
Pacifique.
94. Montagne : 1. H. Cao (Opatti). 2. Cl. Rives (Cedri). 3. P. Laboute.
Montagné : coll. B. Danieisson.
96. Moorea : B. Hermann.
95.
40. Marché: l.coll. Ch. Gleizal.2à4. Cl. Rives (Cedri).5.Ch. Pinson.
41. Mare a Mare : coll. Ch. Gleizal. Margose : coll.
97. Moorea : 1. M. Moisnard. 2. H. Cao (Opatti). 3. M. Moisnard.4et
MUSEUM.
98.
43.
Encyclopédie.
Mariage de Loti : coll. Ch. Gleizal. Mariannes : BISHOP
45. Maro
:
1. coll. B. Danieisson. 2. coll. Ch. Gleizal. 3. MITCHELL
LIBRARY, by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
WALES.
46. Maro’a
47.
5. H. Cao (Opatti).
Mopelia : Cl. Rives (Cedri). More : coll. Ch. Gleizal.
99. Mormon : J. Bouchon.
102. Moruroa : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. coll. Encyclopédie. 3 et 4. coll.
Ch. Beslu.
:
Cl. Rives (Cedri).
Marquises
B. Danieisson.
:
1.
Cl.
Maroe : Ch. Pinson.
Rives (Cedri). 2. M. Folco. 3. coll.
104.
Motu
Uta
:
1. coll.
ARCHIVES TERRITORIALES. 2. coll.
Ch. Gleizal. 3. coll. Opatti. 4. Ch. Pinson.
105. Mou
:
W. Durand. Mouche : P. Laboute.
48. Marquises: 1. Y. Sinoto (Bishop Muséum). 2. BISHOP MUSEUM.
106. Moules : Ci. Rives (Cedri). Moustique : J. Bouchon. Moutons:
49. 1. coll. Ch. Gleizal. 2. G. Hucault. 3. G. Hucault. 4. Cl. Rives
107.
(Cedri). 5. G. Hucault. 6. M. Folco.
108. Mulets : Cl. Rives
3. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE. 4. J.C. Bosmel.
300
K. Muller (Times Ed.).
Moyen-Age : 1. F. Jalain (Explorer). 2 et 3. Giraudon.
(Cedri). Munie : id. Murène : id.
109. Musée Gauguin :
110.
Musée
1 et 2. A. Sylvain.
de Tahiti
et des
Iles
:
1
et
2.
H.
Cao
(OpattI).
3. J. Bouchon. 4. H. Cao (Opatti). 5. J.C. Bosmel. 6. H. Cao (Opatti).
7. Ch. Pinson. 8. H. Cao (Opatti).
Musique : 1. BRITISH LIBRARY. 2. MUSÉUM D’HISTOIRE
NATURELLE
GRENOBLE.
DE
3.
B.
Hermann.
4
et
5.
coll.
Ch. Gleizal. 6 à 9: Ch. Pinson.
114.
Musique : Ch. Pinson.
115. Mutoi : 1 et 2. Ch. Pinson.
Mythe : 1.
AUSTRALIA.
116.
BRITISH LIBRARY. 2. NATIONAL LIBRARY OF
118. Nacre : 1. coll. Encyclopédie. 2. coll. Musée de Lille, cl. M.T.I.
Sylvain. 5. H. Cao (Opatti). 6. B. Hermann.
7. H. Cao (Opatti).
119. Nahe
:
M. Folco (M.T.I.). 3. M.T.I.
121. Napuka : 1. M. Folco. 2. E. Conte. 3. M. Folco.
122. Nasse : Cl. Rives (Cedri).
P. Laboute.
:
130. Nickel
132.
:
Noddi
BISHOP MUSEUM. Ni’au
:
:
135. Nordhoff : coll. Ch. Gleizal.
136. Nott : coll. Ch. Gleizal.
138.
:
:
coll. Ch. Gleizal.
Opercules : J.C. Bosmel. Ophiure : P. Laboute.
161. Opoa : coii. O’Reilly.
162. Opuhi : W. Durand. Opunohu : H. Cao (Opatti).
163. Opunohu : Cl. Rives (Cedri).
164. Oranger. 1. Cl. Rives (Cedri). 2. T. Zysman.
160.
165. Orchidées. 1. B. Hermann. 2 à 4. Ch. Pinson.
166. Ordinateur : Ch. Pinson.
:
170. Ornements
(Times Ed.). 2. Times Ed.
1.
B.
1. DIXSON LIBRARY,
:
MUSEUM. 4. coll. Ch. Gleizal. 5. MUSÉES ROYAUX D’ART ET
171. Orohena : B. Hermann.
173. Orselli : coll. Ch. Gleizal.
175. Ote'a
Hermann. 2. coll. Ch.
:
B. Hermann.
176. Otemanu : coll. B. Danieisson. Ouma
Gleizal.
140. Nouvelle-Calédonie : 1. coll. Encyclopédie. 2 et 3. Ch. Pinson.
:
Pa'epa'e : MUSÉE DE L'HOMME. Page : coll. B. Danieisson.
Pagaie : BRITISH MUSEUM.
182.
Pahu
1.
:
coll.
A.
de
Pakalolo
:
Ch. Pinson. Palais : coll. Ch. Gleizal.
187.
Palliser
:
coll.
Ch. Gleizal. Palétuvier
Panama : G. Sioen
Pinson. 4. G. Hucault. 5. K. Muller
143.
:
1. SERVICE
LIBRARY
HISTORIQUE DE LA MARINE.
OF
AUSTRALIA.
3.
ARCHIVES
TERRITORIALES. 4. G. Hucault.
146.
Nuupure : MUSÉE GAUGUIN.
:
R. et D. Koenig. Obésité : 1 et 2. Ch. Pinson.
152. O.T.A.C. : H. Cao (Opatti).
153. Orstom : 1. Sodter/Orstom. 2. Ch. Pinson. 3 et 4. P. Laboute.
5. Robin. 6 à 10. Ch. Pinson.
Offrande
:
MITCHELL LIBRARY,
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
155. Oiseau
Cl. Rives
(Cedri).
188. Pambrun : coll. Les Nouvelles.
Pamplemoussier : P. Laboute. Pamplemousses : J. Bouchon.
(Cedri). Pana : Ch. Pinson.
190. Pandanus : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri). 3. J. Bouchon. 4. coll.
Ch. Gleizal. 5. Cl. Rives (Cedri). 6. M. Orliac. 7. J.L. Saquet.
8. MUSÉE D’AQUITAINE. 9. G. Wallart. 10 à 12. Cl. Rives (Cedri).
13. NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA.
by courtesy of LIBRARY
(pétroglyphe) : d’après H. Baumgartner, J. Schmld,
Papara : H. Cao (Opatti).
Papayer : 1. T. Zysman. 2. J. Bouchon. 3. J.L. Saquet. Papeari :
H. Cao (Opatti).
195. Papeete : coll. Ch. Gleizal.
196. Papeete : coll. Ch. Gleizal.
197. Papeete : 1. coll. Spitz, M.T.I. 2. coll. Ch. Gleizal. 3. Ed. du
Pacifique. 4. Cl. Rives (Cedri). 5. Ch. Pinson.
199. Papetoai : 1. coll. B. Danieisson. 2. coll. Ch. Gleizal. Papenoo :
I. E. Conte. 2. H. Cao (Opatti).
193. Papahia : M.T.I.
194.
S. Millerstrôm.
201.
156. Oiseaux : 1 à3. MITCHELL LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
14. J.C. Bosmel.
COUNCIL OF NEW SOUTH
:
H. Cao (Opatti).
150. Océanie : coll. Ch. Gleizal.
154.
Durand.
192. Paofai : coll. B. Danieisson. Papae : Ed. du Pacifique. Pao Pao :
Nuutania : Ch. Pinson.
147. Oaha
D’HISTOIRE
186. Palais : coll. Ch. Gleizal.
2. K. Muller (Times Ed.). 3. Ch.
Hiva
MUSEUM
Paille-en-queue : Cl. Rives (Cedri).
: 1. Ch. Pinson. 2. Cl. Rives (Cedri). 3 et 4. Ch. Pinson.
189.
MUSÉE DE L'HOMME.
Nuku
2.
4. J. Bouchon. 5. Ch. Gleizal.
142. Nouvelle-Zélande : 1. cl. J. Oster, coll. MUSÉE DE L’HOMME.
NATIONAL
Ménil.
NATURELLE DE GRENOBLE. 3. MUSÉE D’HISTOIRE DE BERNE.
Palmiers : 1. J.L. Saquet. 2. W.
2.
J.C. Bosmel.
Encyclopédie. Pa’ati : Ed. du Pacifique.
coll.
141. Nouvelle-Zélande : K. Muller (Times Ed.) ; cl. D. Destable, coll.
145.
:
185. Pain
3. M. Folco. 4. B. Hermann.
(Times Ed.).
Nuage : Ch. Pinson.
by courtesy of LIBRARY
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. 2. coll. Ch. Gleizal. 3. OTAGO
184.
1. M. Moisnard
Nouvelle-Calédonie
DU
181.
Ch. Gleizal ; Ch. Gleizal. Nono : coll. Encyclopédie.
137. Nouméa
1. NATIONAL
180. Paeao : BISHOP MUSEUM.
Ch. Pinson.
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. Nodule : M. Ricard/Orstom.
134. Mono
:
PUBLIQUES
179. Paea : H. Cao (Opatti).
LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
MITCHELL
:
Ornai
ARCHIVES
CANADA.
178. Pa
1 et 2. B. Hermann.
:
2.
177. Oursins : 1 à 5. P. Laboute.
Encyclopédie.
125. Naupata : W. Durand. Nauru : R. Burri (Magnum).
128. Nérite : Cl. Rives (Cedri).
124. Naturalistes : coll. B. Danieisson ; coll.
129. Nevaneva
J.C. Bosmel.
:
AUSTRALIA.
D’HISTOIRE DE BRUXELLES.
J.C. Bosmel. Nansouty : coll. Ch. Gleizal.
120. Nape : 1. Cl. Rives (Cedri). 2.
123. Nato
de Paradis
OF
168. O.N.U. : B. Hermann.
117. Nacre : A. Durand.
3. J.C. Bosmel. 4. A.
Oiseau
LIBRARY
159. Omore
111. Muséum : 1. B. Salvat. 2. Cl. Rives (Cedri).
113.
158.
WALES. 4. J.C. Thibault. 5. coll.
202.
Encyclo. 6. dessin J.L. Saquet. 7. Cl. Rives (Cedri). 8. J.L. Saquet.
9 et 10. J.C. Thibault. 11. Cl. Rives (Cedri). 12 et 13. J.C. Thibault.
14. Cl. Rives (Cedri).
203.
Papillons : 1. J. Bouchon. 2. J.C. Bosmel. 3. J. Bouchon. 4 à
Papouasie : 1. coll. Encyclopédie. 2. B. Glinn (Magnum).
Paquebot : J. Bouchon.
204. Pâques : 1. coll. B. Danieisson. 2. MUSÉE DE L'HOMME. 3. coll.
Çh. Gleizal. 4 à 7. Ch. Pinson.
301
33..NAATURL
206.
Paraita
LIBRARY,
DIXSON
:
by courtesy of
COUNCiL OF NEW SOUTH WALES.
LIBRARY
Dormoy de la Harpe, MUSÉE DE L'HOMME.
Sylvain. 4 et 5. coll. Ch. Gleizal. 5 à 8. Ch. Pinson. 9. H. Cao
(OpattI).
210. Pari : H. Cao (OpattI).
211.
:
1 et 2.
Parkinson
;
1.
BRITISH
LIBRARY. 2. coll. B. DanieIsson.
HISTORY MUSEUM. 4 à 6. BRITISH LIBRARY.
214. Passe : Cl. Rives (Cedri).
215.
217. Pati'i
:
P. Laboute.
(Cedri). Patates : Ch. Pinson.
:
BRITISH MUSEUM.
226. Pékin ; G. Sioen (Cedri). Pelle : BISHOP MUSEUM. Pèle-fruit :
Cl. Rives (Cedri).
Penrhyn : BISHOP MUSEUM.
M.T.I.
4.
D.
Destable,
MUSÉE
DE
L’HOMME.
5. ETHNOGRAFISKA MUSEET. 6. M.T.I. 7. MUSÉE D’HISTOIRE
DE BERNE.
Perçoit : Cl. Rives (Cedri). Perles : H. Cao (OpattI).
229. Pérou ; D. Ponsard, MUSÉE DE L’HOMME.
230. Pérou : 1. F. Varin (Explorer). 2. Ch. Errath (Explorer).
Perruches : Cl. Rives (Cedri). Pervenche : W. Durand.
231. Pétain : Roger Viollet. Petersen : coll. B. DanieIsson.
228.
232. Petit : coll. Ch. Gleizal. Petitbon
:
coll. Ch. Gleizal.
Pétroglyphes. 1. Extrait de Hawaïan Petroglyphes. 2 à
4. D’après Heidy Baumgartner, Joseph Schmid, Sidsel Millerstrôm.
5. Ed. du Pacifique.
233.
234. Pe’ue
:
1 et 2. Ch. Pinson. 3. M. Folco.
Bouchon. Pirate
:
coll.
OF
COUNCIL
3.
NEW
MITCHELL
WALES.
SOUTH
LIBRARY.
4
et
5.
2.
BRITISH
BRITISH
LIBRARY.
LIBRARY. 6.
coll.
B. DanieIsson.
Pirogues
1.
:
coll.
Encyclopédie. 2. coll. Ch.
Gleizal.
3. NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA. 4. MUSÉE DE L’HOMME.
Pinson. 6 et 7. Cl. Rives (Cedri). 8. H. Cao (Opatti).
Pirogue : H. Cao (Opatti). Pistachier : J.C. Bosmei.
237. Phasme : J.C. Bosmei.
Philippines : 1. P. Mourelle (Sipa Press). 2.
3. Poveda (Sipa Press). 4. Boutin (Zefa).
238.
K. Helbig (Zefa).
Philippines : Roger Viollet. Philodendron : H. Cao (OpattI).
Photographes : 1. coll. Encyclopédie. 2. Ch. Pinson. 1. coll.
Encyclopédie. 2. coll. Ch. Gleizal.
241.
Photographes : 1. T. Sylvain. 2. coll. E. Christian.
239.
240.
1. T. Colombel. 2. Ch. Pinson. 1. J.C. Bosmei. 2 et3. coll. Ch. Gleizal.
Photopile : G.LE. Soler.
242. Pia : 1 et 2. R. Charnay.
243. Pic : H. Cao (Opatti). Piastre : coll. Ch. Beslu.
244. Pierre : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri). 3. MUSÉE DE L’HOMME.
4. K. Émory, BISHOP MUSEUM. 5. Centre polynésien des Sciences
humaines.
258. Plancton : 1. M. Ricard. 2. J. Lecomte. Planèze : H. Cao (Opatti).
260. Plateau : H. Cao (Opatti). Plates-formes : 1. BISHOP MUSEUM
(K. Émory). 2 à 4. H. Cao (Opatti). 5. SERVICE HISTORIQUE DE
LA MARINE.
261. Platier : Cl. Rives (Cedri).
Plonge : B. Hermann.
Cl. Rives (Cedri). Plumes : 1. coll. Encyclopédie.
2. Ch. Pinson. 3. J. Bouchon.
262. Pluvier
263. Poe
:
:
J.C. Bosmei.
M. Folco.
265. Poinsettia : Ch. Pinson.
266. Poissons : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri). Poissons : 1 et 2. P. Laboute.
Cl.
Rives
7. P. Laboute.
(Cedri). 5. P. Laboute. 6. Cl. Rives (Cedri).
267. Poissons : 1 à 7. Cl. Rives (Cedri).
Poissons demoiselles : id.
268. Poisson perroquet : P. Laboute. Poito : Cl. Rives, M.T.I.
270. Pollution : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri). 3. P. Laboute. 4. Cl. Rives
(Cedri). 5. J. Bouchon.
Polynésie : 1. MUSÉE D’HISTOIRE DE BERNE. 2. BISHOP
MUSEUM. 3. MUSÉE D’HISTOIRE DE BERNE. 4. id., coll. Webber.
273.
5. BRITISH LIBRARY. 6. M. de Rosny. 7.
BISHOP MUSEUM.
277. Pômare 1:1. NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA. 2. BISHOP
MUSEUM.
279. Pômare II
:
coll. Ch. Gleizal.
281. Pômare IV : coll. Ch. Gleizal.
282. Pômare V : 1. MUSÉE DE L'HOMME. 2. coll. Ch. Gleizal.
Pomme-étoile : Ci. Rives (Cedri). Pommes oannelle :
Saquet. Pommier Cythère : NATURAL HISTORY MUSEUM.
Pompidou : J.C. Bosmei. Pompier : Ch. Pinson.
284. Popoi : Cl. Rives (Cedri).
285. Popoti : J.C. Bosmei.
286. Porc : BISHOP MUSEUM. Porcelaines : 1 à 3. Cl. Rives (Cedri).
287. Parités : Cl. Rives (Cedri). Poroi : coll. Ch. Gleizal.
283.
288. Port : 1 et 2. coll. Ch. Gleizal. 3. P. Montillier. 4. Ch. Pinson.
289. Porte-conteneurs
:
J. Bouchon. Port Moresby ;
290. Port-Vila : K. Muller (Cedri).
M.T.I.
291. Poste : 1 à 5. coll. Ch. Gleizal. 6. J.C. Bosmei.7et8. Ch. Pinson.
292.
Potatau
:
MITCHELL LIBRARY,
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
293. Poti marara
294.
by courtesy of LIBRARY
Cl. Rives (Cedri).
:
Pourpier : W. Durand.
295. Pouvanaa : coll. Ch. Gleizal ; coll. Ch. Gleizal.
296. Pouvanaa : 1 à 3. coll. Ch. Gleizal.
245. Pieuvre : M. Folco.
246. Piment : T. Zysman.
4 et 5. Ch. Gleizal. 6. coll. Ch. Beslu.
257. Planche à voile : Ch. Pinson.
J.L.
235. Phare : B. Hermann.
302
Gleizal. 2. J.
Durand.
Pirogues : 1. MITCHELL LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
3 et 4.
1. UNIVERSITY MUSEUM OF ARCHAEOLOGY AND
ANTHROPOLOGY OF CAMBRIDGE. 2. MUSÉE DE L’HOMME.
3.
251.
264. Poids de pêche :
TRIPTYQUE PEINTURE ; collections privées.
:
Ch.
255. Pitcairn : 1. BRITISH LIBRARY. 2. Ch. Gleizal. 3. B. Hermann.
Pavage : coll. Ch. Gleizal.
219. Pays-Bas : 1. S. Marmounier (Cedri). 2. E. Leasing (Culture and
Fine Arts Archives). 3. Ch. Sappa (Cedri).
220. Pays-Bas : G. Sioen (Cedri) ; A. Tovy (Explorer).
221. Pearl Harbor : Roger Viollet.
222. Pêche : 1. M. Folco. 2. Cl. Rives (Cedri). 3. MITCHELL
LIBRARY, by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
WALES. 4. coll. Ch. Gleizal. 5. Cl. Rives (Cedri). 6. coll. Ch. Gleizal.
7. cl. Ropiteau, MUSÉE DE L’HOMME. 8. A. Sylvain. 9à 13.Cl. Rives
(Cedri). 14. M. Moisnard. 15 et 16. Cl. Rives (Cedri). 17. Ch. Pinson.
227. Penu
1. ooll.
:
Koenig.
250. Piripiri : W.
253.
218. Patu’i : P. Laboute.
224. Pectoral
5.Ch
Pirae
D. et R.
Ch. Gleizal.
252.
Pastèque : M. Folco. Pasteur : 1. Ch. Vernier. 2. B. Hermann.
216. Patelle : 1 et 2. Cl. Rives
249.
:
Darqué. 2. Ch. Pinson.
248. Pirae : 1. D.
208. Parc : P. Laboute.
209. Pareu
247. lie des Pins : B. Hermann. Pine
298.
Pins : W. Durand. Pilotine : Ch. Pinson.
Préhistoire
:
1.
ARCHIVES TERRITORIALES.
(Opatti).’3. B. Hermann.
2.
H.
Cao
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Fait partie de Dictionnaire illustré de la Polynésie = Te 'Aratai o Porinetia