B987352101_R213.pdf
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-
{
© 1988 - Christian Gieizal - Les Editions de l'Alizé
Composition: Polytram, Tahiti.
Sélection de couleurs: Pacific Scanner, Tahiti.
Impression et reliure: Mondadori, Tolède. (Espagne)
D.L.TO: 1926-1988
33^. Z.
do
>
^
C^)
ri
DICTIONNAIRE ILLUSTRE DE LA POLYNESIE t
Te ’Aratai o Porinetia
une réalisation de Christian Gleizal
assisté de Jean-Louis Saquet pour la maquette,
de Catherine Krief et de Michel-Claude Touchard
pour la coordination et l’édition des textes.
Illustration de Catherine Visse, Bernard Petit,
Jean-Louis Saquet, Marc Bâti.
Recherche iconographique ; Christian Gleizal, Paule Laudon,
C. Krief, Célestine Dars.
Photographes : J.-C. Bosmel, J. Bouchon, W. Durand, M. Folco,
B. Hermann, G. Hucault, P. Laboute, Ch. Pinson, Cl. Rives, T. Zysman.
La documentation et l’illustration
ont été facilitées par l’aide que nous ont apportée :
l’Antenne du Muséum d’Histoire Naturelle et de l’E.P.H.E.,
B.
les Archives territoriales. Ch. Beslu, le Bishop Muséum,
Danieisson, le Département Archéologie du Centre polynésien
des Sciences humaines, les Éditions du Pacifique/Times Editions,
l’Électricité de Tahiti, J. Florence, C. Hammes, J. Garanger,
l’Hôtel Beachcomber, l’Huilerie de Tahiti, l’Ifremer,
l’Institut territorial de Recherches médicales Louis Malardé,
D. et R.
Koenig, D. Monnet, le Musée Gauguin, le Musée de l’Homme,
le Musée de Tahiti et des Iles, l’Office de Promotion
et d’Animation touristiques de Tahiti et des Iles,
P. O Reilly,
l’Orstom, J.-C. Thibault.
VOLUME 2
CHRISTIAN GLEIZAL / ÉDITIONS DE L’ALIZÉ
A'^oi
1 1 DEC.
3
*PomarelV aurait été photographiée par
procédé en 1851.
’V^oir aussi : photographie.
ce
(William) (1651-1715). Fli¬
1679 à
1691 le long des côtes de l’Amérique cen¬
trale puis entre les colonies espagnoles du
Pacifique Ouest. Le récit de ses aventures
fut publié en 1691 sous le titre “Voyage
DAMPIER
bustier anglais qui bourlingua de
autour
du monde”.
Il
enthousiasma le
public britannique et incita l’Amirauté à
lui confier le commandement de l’expédi¬
Dactyloptère, nom masc. Tahitien:
one.
marara
Poisson de la famille des
Dactyloptéridés : Dactyloptera orieritalis.
C’est
un
l’Exocet
Poisson
volant
différent de
{*mârara). On l’appelle aussi
Rouget volant à cause de ses couleurs, ou
encore
Grondin volant à cause du bruit
qu’il provoque. Il vit en général en haute
mer où il se nourrit de *plancton et de
petits poissons. Les jeunes sont familiers
du bord des plages sablonneuses où il n’est
pas rare de les capturer au filet en même
temps que les * ouma utilisés pour la pêche
au vif. Les adultes atteignent 30 cm de
long. Ils planent hors de l’eau grâce à leurs
nageoires pectorales très développées de
forme semi-circulaire et soutenues par de
très longs rayons. Leurs performances
restent cependant plus modestes que celles
de l’Exocet. Il convient de se méfier des
appendices très coupants situés à la base de
la queue.
tion de 1699 vers les mers du sud. En fait,
W. Dampier ne fit aucune découverte impor¬
tante, mais ses deux autres voyages autour
du monde lui permirent d’écrire «quatre
livres qui captivèrent les voyageurs en
chambre pendant des générations» (O. Al¬
len : “Les
accrurent
Pacifique.
Explorateurs du Pacifique”) et
l’intérêt des Européens pour le
Le détroit que Dampier découvrit entre
nie de Waigeo et la Nouvelle-Guinée porte
•
aujourd’hui son nom ainsi qu’une ville, une
région et un archipel situés au nord-ouest
de r*Austrahe.
danse, nom fém. Suite de mouvements et
de pas rythmés, généralement exécutés au
son de
que.
chants ou d’instruments de *musi-
Ensemble des techniques réglant ces
mouvements. Par extension, musique sur
laquelle on danse ou inspirée par un rythme
de danse.
•
En Polynésie, la danse {’ori Tahiti) est
d’expression très importante qui
naturel de nombreuses
daguerréotype, nom masc. Premier pro¬
cédé de reproduction photographique mis
au point par le Français Louis-Jacques
Daguerre en 1838 et utilisé jusqu’en 1860,
qui fixait des images sur une plaque de
une forme
pause très long. Par extension, l’appareil
de prise de vue et l’image obtenue.
ou encore lors de travaux collectifs, d’un
départ en voyage, d’une déclaration de
guerre... La danse était aussi étroitement
associée aux rites religieux, mais ne consti¬
cuivre argenté et demandait un temps de
plus ancien daguerréotype que l’on ait
en Polynésie date de
1857 et
représente le *colon Pierre Bonnefin et sa
• Le
retrouvé
l’amiral *DupetitThouars ait utilisé un appareil daguer¬
réotype entre 1841 et 1843, mais aucun de
ses clichés ne nous est parvenu. La reine
famille. Il semble que
William Dampier
est le complément
manifestations collectives.
Autrefois, la
danse faisait partie des cérémonies organi¬
sées en l’honneur d’un chef ou à l’occasion
d’une naissance, d’un mariage, d’un décès,
tuait pas une pratique religieuse en ellemême. La secte des *arioi, vouée au culte
de Oro, «avait repris à son compte des
fonctions sociales et religieuses d’une haute
antiquité, à savoir la danse et le drame
sacrés faisant partie du culte de la fertilité
(E.C.S. Handy:
""History and Culture in the Society
du dieu des récoltes...»
Islands'”).
Contrairement aux danses occidentales qui
s’organisent autour de la notion de couple
(cavalier-cavalière), la danse tahitienne
traditionnelle est exécutée collectivement.
Les solos auxquels on peut assister, notam¬
ment lors de concours du meilleur danseur
et de la meilleure danseuse, résultent d’in¬
fluences européennes. Il en est de même du
le premier daguerréotype réalisé à Tahiti,
représentant la famille Bonnefin en 1857
tâmürëqui associe des rythmes et des mou¬
vements traditionnels (roulements de han-
5
ches pour les femmes : ’ori, et mouvements
de ciseaux pour les hommes ; pâ’oti) à la
notion de couple et à une instrumentation
d’origine occidentale. Jeanne FreemanMoulin rappelle à ce propos que «dès l’en¬
fance, les Tahitiens entrent en contact avec
la notion de danse associée à celle de
groupe lors des réunions joyeuses quijalonnent la vie sociale. Ils y apprennent que la
musique et la danse sont des divertisse¬
ments auxquels tout le monde est ouver¬
tement convié (...) ils finissent par associer
la danse
avec
le nombre, tant il est rare
qu’ils puissent voir quelqu’un danser tout
s,eul» (“La Danse à Tahiti”).
«(Le groupe de danse comprend aujourd’hui
20 à 80 danseurs, mais certaines danses ne
faisaient autrefois appel qu’à un petit
nombre d’interprètes. Les premières repré¬
sentations que nous en connaissons sont
dues à S. *Parkinson, lors du L''voyage de
Cook, et à W. *Ellis et J. *Webber (3^
voyage de Cook) ; elles ne mettent en scène
pas plus de trois danseuses.
Le groupe est dirigé par un *ra ’atira, suc¬
des anciens ha’api’i ou pata'u. Il
règle les évolutions des danseurs et place
ceux-ci selon une certaine hiérarchie, les
plus expérimentés se trouvant en tête de
rang. Le groupe comprend également 5 à 8
instrumentistes mais l’accompagnement
musical a subi d’importantes transforma¬
cesseur
tions en deux siècles. Les *tambours à
deux membranes {*pahu) ont été conservés
par les *to’ere et la caisse à
membrane (fa’atete). La mélodie du
et complétés
une
vivo, *flûte nasale, a été remplacée par
celle des *guitares et des *ukulele. D’autre
part, les danseurs et le groupe choral sou¬
vent ne font plus qu’un.
mouvements chorégraphiques sont
organisés à partir d’alignements en co¬
lonnes d’hommes et de femmes, mais des
figures plus complexes sont possibles : V,
X, étoile ou cercle. Les mouvements indivi¬
duels, propres aux hommes et aux femmes,
varient suivant les quatre grands types de
danses tahitiennes ; le *ôte’a, le * ’aparima,
le *hivinau et le pa’o’a. Il s’y ajoute ceux
des danses originaires des autres archipels :
danse des pompons {poi b ails) de NouvelleZélande, hula de Hawaï, les danses du feu
et du sabre originaires des Samoa, kapa
des Tuamotu et action songs ou ’aparima
des îles Cook. Quelle que soit la danse
considérée, l’expression corporelle est com¬
plète. Ceci a frappé les premiers visiteurs
européens : hanches, bras, doigts et même
traits du visage bougent suivant un rythme
d’ensemble. Autrefois, les déformations de
la bouche {’utu roa par exemple) étaient
couramment pratiquées et admirées. La
vibration rapide des doigts recourbés et les
Les
'
mouvements
rotatifs du bassin contras¬
taient avec les danses européennes où les
déplacements ou “pas” sont souvent exclu¬
sifs.
Ces mouvements sont mis en valeur par les
pièces remarquables de l’arti¬
polynésien, et dont il existe deux
types fondamentaux : le *môre, souvent
revêtu pour le ’ôte’a, et le *pâreu pour le
’aparima. Le more aux longues fibres de
pürau est attaché à la taille des hommes et
costumes,
sanat
fixé bas sur les hanches des femmes. Il est
orné
d’une
ceinture
supplémentaire, le
hâtua, sur laquelle on coud des fleurs de
frangipaniers ou de tiare ainsi que des
plaques de noix de coeo ou des coquillages.
Les hommes portent aussi une petite cape
de *tapa et de fibres de more, le *tâhei, et
les femmes un soutien-gorge parfois com¬
posé de deux moitiés de noix de coco
polies, ornées de tapa et de coquillages. Les
danseurs ceignent leur tête d’une couronne
de fleurs et de feuillages appelée hei upo ’o,
mais font également assaut d’originalité et
taupo ’o de plus
plus hauts et richements décorés de
plumets et de nacres. Ils tiennent enfin à la
main ou fixent à leurs poignets des i’i,
houppes de fibres de more probablement
dérivées des *chasse-mouches, mais qui ne
faisaient pas partie des accessoires de danse
d’audace en se coiffant de
en
autrefois. Tous les éléments du costume ne
doivent être teints qu’avec des produits
naturels ce qui implique une dominante de
couleurs “chaudes”: le blanc, le rouge, le
jaune, le brun, le noir. Lepâreu porté lors
des ’aparima est en tissu imprimé de motifs
floraux, le même pour tous les danseurs du
groupe. Les femmes le portent en jupe
longue, en jupe courte, ou drapé et noué
sur une seule épaule. Chez les hommes, le
tissu recouvre et protège plus la cuisse
gauche que la droite, pratique (tihere)
héritée de la préparation du coprah au
cours de laquelle la noix est décortiquée
sur la cuisse gauche.
La danse tahitienne, aujourd’hui très prisée
et encouragée, a connu une longue éclipse
au siècle dernier. Pour les missionnaires,
choqués par la nudité des exécutants de
certaines danses (danse du *tapa par
exemple) et par leurs gestes jugés obscènes,
elle présentait un danger moral et fut
interdite par une loi de 1820. Autorisée au
début du XX‘= siècle, la danse traditionnelle
ne
fut vraiment réhabilitée et remise à
qu’à partir de 1956 grâce à
fixa la plupart des
règles en vigueur aujourd’hui. Depuis, de
nombreux groupes de danse amateurs et
professionnels se sont créés. Les premiers
ont été fondés par les habitants de quar¬
tiers, de paroisses ou par les membres
l’honneur
Madeleine Moua qui
d’associations. Les seconds rassemblent
une sélection de danseurs expérimentés.
Les plus connus sont :
-
Heiva de Madeleine Moua
-
Temaeva de Coco Hotahota
-
laora Tahiti de Gilles Hollande
-
-
Manuia Tahiti de Julien Mai
Tahiti Here de Jeanne Bernard
DANSE
Danse. 1. Groupe de danse à Tahiti.
Cette gravure d'après un dessin dê
J. Webber (1777) montre les parties
essentielles des costumes, mais
adaptées au goût européen.
2. Danseuses tahitiennes. Cette
scène prise sur le vif en 1844
témoigne du plaisir spontané mais
clandestin que l'on pouvait
éprouver à danser en dépit de
l'interdiction des missionnaires.
3. Danseurs marquisiens
accueillant l'équipage de la
Virago en 1853. 4. ’Ofe'a dansé
vraisemblablement pour l'accueil
d’un bateau, dans les années 1930.
5. Pa'o'a (dessin illustrant
"Le Mariage de Loti”).
6. Ha'apahaka exécuté par des
Marquisiens aux fêtes du Heiva.
’Orl. 1. Pupu ’ori i Tahiti.
Te fa’a'ite
nei teie hoho'a a J. Webber (1777)
te mau vahi faufa'a o te mau ’ahu 'o
tei fa'a'una'unahia ia au i te hoho’a
te mau fenua Europa. 2. Vahiné
’ori. Noa atu te opanira’a a te mau
no
mitionare, te fa’a’ite ra teie hoho’a
te anaauataera’a o teie mau vahiné i
te ’ori. 3. Ta’ata ’ori nô te fenua
Matuita o teJSri’i te ihitai o te pahi
lrago.4. ’Ote’a o te matahitiWSO.
5. Pâ’ô'â. 6. Maapahaka o te
ra
fa'a’ite’itehia nâ roto i te mau heiva.
1
DANSE
-
Toareva de Toanui Lucas
Poerani de Teipo Foster
Porinetia de Julien Fatauira...
-
-
Ils se produisent en de nombreuses circons¬
tances : * Tiurai puis *Heiva i Tahiti, spec¬
tacles offerts à sa clientèle par un hôtel,
réceptions de personnalités, arrivée d’un
groupe de touristes en croisière... En dépit
de l’intérêt que suscitent les danses tradi¬
tionnelles, les danses modernes d’origine
occidentale ont pris une place plus impor¬
les bals populaires, les récep¬
tions privées, les fêtes d’associations et les
tante dans
*boîtes de nuit et *discothèques. Il s’agit,
par exemple, de la valse tahitienne, de la
marche, du fox-trot, du *rock and roll et de
ses
dérivés.
populaire chinoise
pratiquée lors des grandes manifestations
sociales et culturelles organisées le jour de
l’An ou pour l’inauguration d’un temple,
par exemple. Pour les Chinois, le lion
représente la prospérité, la force et la
bonté. Les figures de lions utilisées pour la
danse sont de trois types différents, cha¬
• danse du lion. Danse
cune faisant allusion à l’un des
trois person¬
héroïques du temps des Trois
Royaumes (220-280 après J.-C.) :
le lion à figure blanche représente
Liu Bei, qui était l’aîné des trois, réputé
pour son intelligence et d’un caractère
nages
-
doux ;
-
le lion à figure rouge,
c’est GuangYu,
pour son extraordinaire technique
martiale et son dévouement à l’amitié.
connu
-
le lion à figure noire
représente Zhang
Fei, très fort en Kung Fu, courageux, mais
doté d’un esprit simple et rude.
Lors des diverses
cérémonies, quand les
lions des deux écoles se rencontrent dans la
rue, il est de coutume qu’ils baissent la tête
le rythme des tambours ralentisse,
signe de salutation amicale. Ainsi les
deux lions se croisent en paix. Si jamais la
tête d’un des lions reste relevée et que le
rythme des tambours s’accélère, c’est un
signe de défi, qui peut être suivi de violents
combats. Le lion est toujours animé par
deux personnes et la danse du lion com¬
porte différentes postures. Une sorte de jeu
consiste à faire “manger” des légumes verts
au lion (CaiQing). Les magasins ou les
restaurants qui le désirent suspendent des
légumes verts (symbole de prospérité) ou
des enveloppes rouges (symbole de fortune)
et que
en
à
une
certaine hauteur. Le lion doit
se
hisser jusqu’à l’endroit convenu afin de s’en
emparer. C’est une façon de solliciter la
bienveillance et la protection du lion.
A Tahiti, la danse du lion est uniquement
exécutée par les membres de l’association
Kwon Hwa.
S’emploie aussi dans les expressions :
entrer dans
la danse ; donner une danse ;
mener la danse.
Hom. : dense (adj.).
8
DATATION
mau ’upa : ’ori. E titauhia i te pupu tâta'itahi e
fa'ao i roto i te tata’ura’a ’ori, ia ma'imi i te
tumuparau no te ta’ere ma'ohi i roto mau i te
hiro'a tumu. No je ’ano’ite’upa, te ’upa’upa, te
bri, te ta'ira'a pehe ’upa’upa e ’opani
’eta’etahia ia tipe’e i te mau peu i roto i te mau
fenua ’e’ëe vai i roto i te ’Orapa Toru ma’ohi o
Patitifa. Te peu e o i roto i te tata’ura’a ’ori, no
te ’upa ’upa : te to ’ere, te pahu, te uturere
(ukulele) te tita, te vivo, te titapu; i te pae no
te pehe, e o ato 'a atu te tarava raroto 'a tei
parauhia e “tuki". Epato’ihia ia ha’uti mai nô
te tata ’u, te peu \
i, te peu Rapa Nui, Maori
(Niuterani), Samoa, Tonga, Niue, Wallis
Futuna ’e te peu Tokélau (To’erau). E ’ohipa
rahi i tefa’anahora’a, te tumu, ’ua hurupiri ri’i
noa te peu o teie mau pae fenua i ta te ma ’ohi
,
o
Porinetia Farani nei.
’Ua fa'ata’ahia epiti huru pae i roto i te tuha’a
’ori. Te ’ori nô te mau fenua i Raro Mata’i, to
Ni'a Mata’i, to te Tuha’a Pae ma (Rurutu,
Rapa...) i te tahipae : te ’ori ia ’o te mau motu
Tuamotu, ’eiaha ato’a ia aramoi’a te ’ori nô te
fenua Matuita.
Te ’ote’a, te ’aparima, te hivinau, tepa’o'a, e
mau hoho'a ana’e ia no te ’ori (’upa). Te vai
nei i te pae Tuamotu te tahi mau ’ori ta’a’e ta
râtou i ma’iri te i'oa e haka, e kapa tae noa atu
mau
partit avec sa famille à la découverte des
mers du sud. Il séjourna notamment à
Nuku Hiva et Hiva Oa, puis à Fakarava et
à Tahiti avant de repartir pour Honolulu.
L’ouvrage constitue donc un journal de
voyage où l’auteur livre des descriptions
enthousiastes de l’Océanie et une peinture
des petites communautés insulaires.
DARQUÉ(Martin)(1816-1863). *Missionnaire catholique français. *Frère convers
de la *Congrégation des *Sacrés-Coeurs, il
arriva à Tahiti
en
1845. Il servit
aux
Marquises ( 1846-1847) puis à Tahiti ( 18471855) et enfin aux Tuamotu (1855-1860).
Homme à tout faire de la mission,
il se
forma à la maçonnerie et à la menuiserie.
Onlui doit les 4 églises et les presbytères de
nie d’Anaa. M. Darqué
était capable de
tout faire ; du plan de l’ouvrage au crépi, en
passant par les chœurs en bois. Il fut atteint
de *lèpre, comme le père Montiton, et dut
regagner Valparaiso où il mourut.
i te tahi mau ’ori no te mau motu atea mai ia
Ma’areva. I te fenua Enata (Matuita), te vai
nei ta râtou te tahi mau
te rari,
’upa (’ori) mai te hahi,
’ori
te ru'u tei parau ato ’a hia te
’anaunau.
’Ua ma'itihia i teie mahana te tahi mau
tu’ura’a ava’e (mau te ’ira’a) i te pae o te mau
tane e 24 huru tu’ura’a
mau
’avae, ’are’a i te pae o te
vahiné e 22 ia. 1 roto i te mau fa’ata’ara’a
ture nô te hi’opo’ara’a : ’ei pupu e 55 ta’ata te
fâito iti roa a’e ia, ’e, e 80 te faito rahi roa ia.
Te faufa’a e horo’ahia na te pupu ho’e ia tala’u
e ono
ahuru ma iva tauatini
(69 000) tara noa atu te rahira’a o te ta’ata i
roto i te pupu. E mea hi’opo’a maita’i te
taiha’a ’upa’upa. No te ote ’a : te to’ere, te
fa ’a ’atete, te pahu, te ’ofe, te ’ofa ’i. No te
’aparima, e ôato’a mai te tita, te uturere
(ukulele) te vivo, te titâpu, te mau huru
’upa upc. fa’a’oto ato’a, are’a te hivinau, te
pa’o’r; e ô ato’a te ’ofa’i, te ’apu ha’ari, te ’ofe,
te pu. F, fa ’aturera ’a ’eta ’eta roa tei ferurihia i
te pae nô te ’ahu. E toru hoho ’a ’ahu. Tô te
ra'atira pupu, a tahi to te pupu fa’ata’i
’upa ’upa ’apiti, ’e te toru te ahu o te mau nai
(tane, vahiné ori). ’Ei mau tao’a ana’e no te
fenua nei, ’oia ato'a te hamanira’a ’ei mau
hôho’afa’aineinehia no roto mai i te rima’i
ma ’ohi.
’Eiaha ia ’itehia te piritohe,
’eiaha ’ei uati ’e te
fa’anehenehe no roto i te peu tipe’e.
I roto i te ’U nô te fa’a’una’una ’ahu, te mau
mau tac ’a
huru ’U ato’a e roa’a mai i roto i te mau ra’au o
fenua nei, ’ua ’itehia ra e, ’aita e ’U ninamu
(moana) ta te ma’ohi, no reira, ’eita te ’u
ninamu e fâri’ihia i roto i te fa’a’una’una no te
fa ’anehenehe i te ’ahu.
te
Dans les Mers du Sud. Cet ouvrage
parut en 1891, dans un journal de New
York, le Sun, sous la forme de lettres
{“South Seas letters") adressées du Paci¬
fique Sud par Robert Louis *Stevenson.
Après avoir écrit “L’Ile au trésor”,
Stevenson loua en 1888 le yacht Casco et
DARWIN (Charles) (1809-1882).
*Natu-
raliste et biologiste anglais qui accompa¬
gna l’expédition
de *Fitz Roy de 1831 à
1836. C’est ainsi qu’il connut le Pacifique,
*Galapagos et Tahiti notamment. En
1859, il publia les résultats de ses observa¬
les
tions sous le titre “De l’origine des espèces
par voie de sélection naturelle”.
• Selon ses théories, les espèces vivantes
n’ont pas toujours existé sous la forme que
elles sont le résultat
d’une longue évolution qui s’accompagne
nous leur connaissons ;
de transformations. Au cours de cette évo¬
lution, certaines espèces disparaissent,
d’autres s’imposent, souvent selon la loi du
plus fort, ou parce qu’elles ont su s’adapter
à révolution de leur environnement. Cette
théorie, le darwinisme, suscita de violentes
polémiques de la part des tenants de la
Charles Darwin
création du monde par Dieu. Au nom
d’une interprétation littérale de la *Bible,
ils rejetèrent le darwinisme.
Charles Darwin proposa vers 1840 la seule
théorie concernant la formation des atolls
qui ait été retenue aujourd’hui. Il émit l’hy¬
pothèse que les atolls sont des récifs étant
successivement passés par les stades de
récifs frangeants et récifs barrières à la
suite d’un lent affaissement des îles.
datation, nom fém. Action de déterminer
une date, de fixer le moment précis d’un
événement ou de préciser l’âge d’un objet.
• La datation peut être soit relative, sui¬
vant la *chronologie établie par rapport
aux éléments d’un *site, soit absolue et
replacée dans un *calendrier de dates histo¬
riques ou préhistoriques. Outre l’interpré¬
tation des vestiges, l’archéologue utilise
Danse. 1-2-3. Groupes de danse
des îles du Pacifique : île de
Pâques, îles Salomon et
Nouvelle-Zélande. 4. Danseuse
chinoise lors d’une fête
associative. 5. Ballet de danse
classique. 6. Cours de danse
moderne à Papeete.
’Ori, 1-2-3. Pupu ’ori nô Patitifa :
Rapa Nui, Toromona, Niu Terani.
4. Vahiné ’ori tinito i te hb’ë taurua
ta râtou. 5. Pupu
’ori nô te tau i
ma’iri. 6. Pupu ori nô te tau ’api.
9
DAUPHIN
pour la datation les données de la *géo-
logie, de la *paléontologie (étude des fos¬
siles), de la paléo-botanique (étude de la
flore ancienne), de la palynologie (étude
des *pollens) et diverses analyses physico¬
chimiques, telle la datation par le *carbone
14 ou le potassium-argon.
• En Polynésie, K. Emory a effectué à
Oahu (Hawaï), en 1950, des datations au
carbone 14, quatre ans après la découverte
de cette méthode. La plus ancienne date
connue pour la Polynésie française a été
déterminée par P. Ottino. C’est celle d’un
abri-sous-roche d’Anapua, dénommé
“grotte des pêcheurs”, dans la baie de
Hakapoto, à Ua Pou (Marquises). Les ves¬
tiges qui y ont été découverts datent de
150av.J.-C. (± 95 ans).
’ou’a. E animara teie. E mau pepeiaha pUrôroa
’e te oaoa, ’ua i roa i ni'a iho i te niho, e tae'a e
250 te rahira’a. E animara parahi tâmau teie i
tana vahi i matau no tona
fa'aeara'a, tana
mata’i e huti ra nô tôna orara’a e aho reva nei
ia. Tona roa, e rae ’a e 2 ’aore ra e 4 metera i te
roa.
I Porinetia, 'ua rau te huru o te mau 'ou ’a : te
vai nei te ’ou'a utu oa’oa, te ’ou’a utu ’oe’oe, te
’ou’a no Faaser, te ’ou’a matau noa hia, te
’ou’a nô Risso, te ’ou’a rahi.
Teie na ’ou’a
hope’a e piti nei, e nehenehe e hau atu i te 4
metera te roa
’e e hau ato ’a i te 600 tiro te
teiaha. la haere raton, mea ha ’apupu ’e tae ’a
1000 ’ou’a i tepüpühô'ê ’e to ratou tere tamau
tei te 40 tirometera ia tamau noa. E animara
maramarama roa te
’ou’a. No te rave ’a tureia i
rotopu ia ratou ratou iho, efa’a’ohipa ratou i
te mau ta'ipehotetoni ’oto maru, nô te
rave’a^
i mua i te tahififi ’e aore ra ia ’itehia te ma’a
fa’a’ohipa ratou i te mau ta’i pehotetoni puai
(teitei) tei au noa tôna huru mai tô te ratio
hi’ohi’o (radar). Nô tô ratou ’ite ’e te aravihi,
te fa’a’ohipa nei te ta’ata ’ei râve’a
fa ’ana ’anatae i te nuna ’a i roto i te mau taurua
e fa’atupuhia i ni’a i te mau pahi heiva moana
(Marineland) ’e aore ra i te mau ’ohipa fa’ati’a
ra
e
Dauphin,
nom masc. Tahitien: ’du’a.
Mammifère marin odontdcète qui appar¬
Delphinidés. Ses
allongées peuvent
porter plus de 250 dents. C’est un animal
sédentaire à respiration aérienne et qui
mesure entre 2 et 4 mètres de longueur. Les
Dauphins se déplacent en groupes pouvant
atteindre 1000 individus et 40 km/h en
vitesse de pointe. Ce sont des animaux à
intelligence développée. Ils communiquent
entre eux par des sons de basse fréquence et
repèrent leurs proies et les obstacles grâce à
tient à la famille des
mâchoires étroites et
leur sonar fonctionnant avec des sons de
les radars. Ces
capacités sont exploitées par l’homme dans
les marine-lands pour le plaisir du public,
haute fréquence, comme
ou à des fins militaires.
Polynésie, on en rencontre de nom¬
breux genres et espèces parmi lesquelles : le
Dauphin à bec étroit, le Dauphin à long
bec, le Dauphin bridé, le Dauphin bleu et
blanc, le Dauphin de Fraser, le Dauphin
commun, le Dauphin de Risso, le grand
Dauphin. Ces deux derniers peuvent dé¬
passer 4 mètres et peser plus de 600 kg.
Autre sens : le dauphin est l’héritier d’un
souverain ou le successeur présumé d’un
homme d’État ou d’un personnage
important.
• En
Dauphin à long bec
tama ’i.
I roto i te reo farani, e par au ato’a hia te hô’ê
ari’i e aore ra mono toro’a fa’aterehau
nô te fenua, hô’ë ta’ata ti’ara’a teitei i teie i’oa,
e’ere ra ia te i'oa ’ou’a i roto i te reo ma’ohi.
mono
nom fém. Tahitien : mû.
Poisson de la famille des Sparidés et du
Daurade,
genre Monotaxis. La Daurade est caracté¬
risée par de gros yeux et un front bombé.
Son corps est aplati latéralement ; elle
atteint une taille de 50 cm. L’intérieur de sa
bouche porte des plaques dures jouant le
rôle
de
d’écraser
molaires
les
qui lui permettent
*Crustacés dont elle
est
friande. On la capture à la ligne à la tombée
de la nuit, heure à laquelle elle part chasser.
Il ne faut pas la confondre avec la Dorade
coryphène parfois orthographiée Daurade
coryphène (*mahi mahi).
Daurade (mu)
DAVIES (John) (1772-1855). Ce *mission-
naire protestant anglais fut envoyé à Tahiti
par la *London Missionary Society lors de
la deuxième vague missionnaire de 1801. A
l’exception de deux années passées en
Australie, il ne quitta plus la Polynésie. Cet
homme très instruit évangélisa Huahine
avant de venir se fixer à Papara. J. Davies
fut surtout
un
écrivain. On lui doit le
premier livre en tahitien (un alphabet-livre
de lecture), une “Histoire de la mission
tahitienne” et un *dictionnaire anglais-
10
DÉCLARATION
tahitien suivi d’un abrégé de grammaire
tahitienne et de quelques remarques sur
cette langue.
au
*crédit, le compte est dit débiteur.
• débit de boissons. Établissement commer¬
cial où l’on vend des boissons que
consomme
sur
l’on
place. En dépit des lois
interdisant de vendre de r*alcool
aux
DAVIO (Étienne) (1880-1967). Industriel
Tahitiens, de nombreux débits furent ou¬
Étienne Davio arriva à Tahiti en 1912, où
était moins fatigant et plus lucratif que le
et
dirigeant socialiste puis communiste.
il ouvrit un atelier de mécanique qui devint
rapidement prospère. Dans le même temps,
il se lança dans la politique et le syndica¬
lisme. On le retrouve au côté de Constant
*Deflesselle dans la manifestation contre le
“3.30” (1921) et il fut, en 1940, l’un des
principaux artisans du ralliement à la
*France Libre, à la tête de la cellule
communiste de Papeete. Responsable du
*syndicat agricole et animateur du journal
Le * Réveil, il eut du mal à faire partager ses
idées. C’est ainsi que, lors des *élections
législatives de 1946, il ne recueillit que
592 voix à Tahiti. Devenu propriétaire
terrien à Tahaa, il décéda accidentellement
le 21 mars 1967.
Voir aussi : Guédès (Auguste).
D.C.A.N voir Division de la Construction
.
et des Armements navals.
Débats (Les). Hebdomadaire d’opinion
créé par Frantz *Vanizette en février 1958.
Cette publication se donnait pour rôle de
réfléchir sur les travaux de 1’*Assemblée
territoriale qui se trouvait dotée de pou¬
voirs plus importants depuis l’application
de la *loi-cadre. Jacques Gervais, qui prit
la succession de F. Vanizette, donna aux
Débats une orientation plus polémique et
plus agressive. D’abord orienté contre le
♦Rassemblement démocratique des Popu¬
lations tahitiennes, le journal s’en prit
ensuite à un certain nombre de personna¬
lités comme le maire de Papeete, Alfred
♦Poroi, ou le gouverneur *Grimald. Il fut
finalement interdit par décret le 3 octobre
1962, et Jacques Gervais expulsé du
Territoire.
verts sous le * Protectorat.
Ce commerce
travail de planteur. L’* annexion autorisa
toute liberté en ce domaine après
1880, ce
qui entraîna des abus signalés par les
voyageurs de l’époque. «Le marchand de
vins, empoisonneur patenté, fait ici fortune
en peu d’années. Il vend du vitriol pour du
*rhum, du bois de campêche pour du *vin,
de l’eau de vie de betterave pour du ge¬
nièvre, trompe sur la qualité comme sur la
quantité... Le débitant prend à l’indigène
sa raison et sa vie» (A. Mathivet : “La
Nouvelle-Cythère”). La prohibition fut de
nouveau instaurée et il n’y avait plus que
cinq débits en 1909.
De nos jours, en Polynésie, les débits de
boisson sont, pour l’essentiel, les bars, les
*discothèques et les restaurants titulaires
d’une licence spéciale. De nombreux petits
commerces de restauration rapide ne sont
autorisés à vendre que des boissons sans
Etienne Davio
alcool.
décennie voir mesure.
LES DEBATS
itiu KWMoJlirfmii jusaiiMiuvr
décentralisation, nom fém. Action de
répartir équitablement les activités écono¬
miques et les responsabilités administra¬
tives dans un pays. Dans ce dernier
domaine, la décentralisation consiste à
transférer certaines *compétences de l’État
à des *collectivités locales comme la ♦com¬
•m
forgée sous la monarchie absolue, la Révo¬
lution et l’Empire. La ♦loi Defferre de 1982
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mune, le ♦département ou la ♦région.
La décentralisation marque une rupture
avec la tradition administrative française
11
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6 IrvceruclUf, 'Va. ’
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la
p^rrru, eux
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U
à.é.\
fortement accentué la décentralisation.
Celle-ci est à distinguer de la déconcen¬
tration qui n’est qu’une délégation de pou¬
voir de l’État à ses représentants locaux, les
a
préfets par exemple.
débit, nom masc. Quantité émise en un
Voir aussi ; centralisation.
•
Le débit d’un cours d’eau est le volume
qui s’écoule en une seconde. On
l’exprime en mètres cubes par seconde
(m^/s). L’Amazone ale plus puissant débit
du monde : 180 000 m^/s à l’embouchure.
A Tahiti, le débit moyen de la *Papenoo
est de 11,5 m^/s à la cote 45 (à 45 m d’alti¬
tude) et celui de la *Punaruu s’élève à
2,5 m3/ s à la cote 50. Le débit peut varier
d’eau
considérablement d’une saison à l’autre
entre les extrêmes que sont les *crues et les
♦étiages.
•
Au débit d’un
*compte bancaire, on
porte les sommes que son titulaire a dépen¬
sées. Si la somme des débits est supérieure
Les Débats : édition spéciale sur la
tentative d’incendie de Papeete
temps donné.
déchéance, nom fém. Passage à un état
dans la nuit du 10 au
11 octobre 1958
inférieur, moralement ou socialement.
Perte d’un droit, d’une fonction ou d’un
pouvoir.
1843, par exemple, l’ami¬
ral *Dupetlt-Thouars prononça la déché¬
• Le 6 novembre
de la reine ♦Pômare IV parce qu’elle
refusait de reconnaître le ♦protectorat de la
ance
France sur son royaume. La reine déchue
ne
fut rétablie dans ses droits et ses titres
qu’en 1847.
déclaration, nom fém. Acte par lequel on
fait connaître un sentiment (une déclara-
11
DÉCLINAISON
tion d’amour par exemple), une opinion,
une
volonté. Affirmation de l’existence
d’un fait, d’une situation : une déclaration
d’absence, une déclaration en *douane.
• Déclaration des *Droits de l’Homme et
du *Citoyen. Texte en 17 articles qui a été
voté le 26 août 1789 par l’Assemblée natio¬
nale constituante. 11 contient les grands
principes qui devaient guider les députés
dans la construction de la France nouvelle
après la * Révolution. La Déclaration s’ins¬
pire des réflexions philosophiques de
Montesquieu, Voltaire, J.-J. Rousseau,
Diderot... et de textes organisant la vie
politique et protégeant les droits des
hommes tant en Angleterre (Bill des
Droits, Habeas Corpus) qu’aux États-Unis
(Déclaration d’indépendance, Constitu¬
tion). Elle s’applique à tous les êtres
humains.
déclinaison, nom fém. Du verbe décliner
qui signifie baisser, diminuer, mais aussi
s’écarter, s’éloigner.
• La déclinaison magnétique est l’angle
formé par la direction du *nord magné¬
tique et celle du nord géographique. La
Terre est en effet parcourue de flux magné¬
tiques orientés sud-nord mais sinuant le
long des *méridiens. A Tahiti, la déviation
de ce flux, ou déclinaison, est par rapport
au méridien de 12° est. Les pilotes et les
navigateurs doivent en tenir compte pour
tracer leur route.
• Dans les
langues à flexion comme le latin
l’allemand, les déclinaisons sont les
formes que peuvent prendre les noms,
pronoms et adjectifs suivant le genre, le
nombre et le cas : ablatif, accusatif, datif,
ou
gérondif, nominatif.
Les principes de droit, d’égalité, de liberté
et de souveraineté nationale qu’elle énonce
été repris par r*Organisation des
Nations Unies pour écrire la Déclaration
ont
universelle des Droits de l’Homme en 1948.
►
Fa’a’itera’a i te ti’ara’a mana ta’ata e mana
huira’atira. E fa'ata'ara’a ture teifa’anaho ho'ë
ahuru ma hitu ’irava ture 'e tei ma ’itihia i te 26
nô atete 1789. Tei roto iâna te mau rëni rarahi
tei arata ’i i te Apo ’ora ’a Fa ’aoti ture no te
fa’ati’ara’a i te fenua Farani 'api i mûri a'e i le
'orurera’a hau nô 1789. Teiefa’a’ite ra'a nô
roto mai te mau mana’o firotofo ia ’o
Montesquieu, Voltaire, J.-J. Rousseau,
Diderot 'e ’oia ato'a te mau fa'ata’ara’a ei
rave ’a fa ’aineine i te orara ’a poritita mai te
pâruru i te ti 'ara ’a mana o te mau ta ’ata i
Peretane anei ’e tae roa atu i Marite. E mana
teiefa'a’itera’a ture no te ta’ato’ara’a o te
ta’ata. Te mau ti’ara’a nô te mana ’aifaitora ’a,
tô te ti’amara’a ’e te mana hau tana e fa’a’ite
ra, ’ua rave fa’ahouhia mai te reira e te O.N. U.
nô te papa ’i i te Fa ’a 'itéra ’a Hau Amui o te
mau ti’ara’a mana
ta’ata nô te matahiti 1948.
décolonisation, nom fém. Processus qui
conduit un peuplé colonisé de l’état de
*dépendance à celui d’*indépendance.
• Après l’accession des pays d’Amérique
latine à l’indépendance au début du XIX'
siècle, la phase principale de décolonisa¬
tion s’amorça au lendemain de la guerre de
1914-1918. Anglais et Français n’accor¬
daient pas à leurs *colonies les réformes
que pouvaient faire espérer les efforts
consentis pendant la guerre. Cette attitude
provoqua, notamment en Inde et au
Maghreb, un éveil ou un réveil des mou¬
vements nationalistes que les puissances
coloniales se contentèrent de réprimer. La
2' Guerre mondiale accéléra le processus,
la défaite de plusieurs
*métropoles enta¬
la crainte
qu’elles suscitaient dans leur *empire. Il s’y
ajouta l’indifférence ou l’hostilité d’une
partie de l’opinion publique des métro¬
poles face au problème colonial et la pres¬
sion exercée par le comité de décolonisa¬
tion de r*Organisation des Nations Unies
et par les États-Unis et LU.R.S.S. qui se
posaient en champions de l’émancipation
des peuples. Assez rapidement, le
Royaume-Uni sut accepter la décolonisa¬
mant en
1940 leur prestige ou
tion et s’est attaché à ouvrir le *Commonwealth à ses anciennes colonies. La déco¬
lonisation des possessions françaises
d’Afrique noire (i960), du Maroc et de la
Tunisie (1956) s’est faite sans heurts
majeurs. Par contre, l’indépendance de
l’Indochine (1954) et celle de l’Algérie
(1962) n’ont été accordées qu’après deux
guerres longues et meurtrières. Il en fut de
même en Indonésie (avec les Pays-Bas) et
dans les possessions portugaises d’Afrique.
La première phase de décolonisation
essentiellement l’Asie (19451957), la seconde surtout l’Afrique (19551968).
La décolonisation n’a touché que certaines
îles du *Pacifique, en général tardivement
(entre 1970 et 1980), les autres ayant conconcerna
les 17 articles de la Déclaration des
Droits de l'Homme, illustrés par
des allégories révolutionnaires de
1789
12
dépendance plus ou
moins étroits avec les États-Unis, l’Austra¬
décret-loi.
servé des liens de
•
lie, la Nouvelle-Zélande ou la France.
force de loi
décoration, nom fém. Action d’embellir,
d’orner. Accessoires utilisés pour décorer.
• La décoration florale a toujours été très
développée en Polynésie. Palmes de coco¬
tier tressées et guirlandes de fleurs ornent
les lieux où se tiennent des manifestations
publiques ou privées. L’intérieur des habi¬
tations est souvent décoré de *lifaifai, de
*nattes, *paniers ou *chapeaux tressés, de
*tapa imprimés à la main et d’objets à base
de coquillages et de *nacre.
découverte, nom fém. Action de trouver
qui était inconnu, ignoré. Désigne aussi
ce qui est ainsi dévoilé.
• Les voyages d’exploration des XV® et
XVI® siècles permirent “les grandes décou¬
vertes’’ qui élargirent les horizons des
Européens au monde entier. Aller à la
découverte d’une région, d’un peuple, sup¬
pose une curiosité toujours en éveil. Pour
le grand navigateur J. *Dumont d’Urville,
découvrir c’est «parcourir les,différentes
contrées, visiter les différentes races
d’hommes qui les occupent, et contempler
successivement les scènes variées que la
nature, dans ses trois règnes, y ménage aux
yeux de l’observateur. Quel homme, au
moins une fois dans sa vie, n’a été ému à
cette idée et n’a souhaité avoir un navire à
ordres pour se procurer ces jouis¬
sances?» (“Voyage pittoresque autour du
ses
monde”).
Voir aussi : exploration.
découvreur, nom masc. Nom donné par
les historiens aux grands navigateurs qui, à
partir du XVI® siècle, se lancèrent à la
du
monde
inconnu
des
Européens.
Aujourd’hui, on utilise plutôt le terme
d’explorateur ou de circumnavigateur, car
les découvreurs des archipels océaniens,
par exemple, furent les Mélanésiens et les
Polynésiens.
Décision émanant
d’une autorité politique, judiciaire ou reli¬
gieuse. En matière institutionnelle, le
décret est un acte réglementaire pris par le
*pouvoir *exécutif et dont les effets sont
nom
III® République,
sur des questions pour les¬
quelles le Parlement avait préalablement
délégué ses *compétences à l’exécutif. Pres¬
crite en 1946, cette pratique a été réintro¬
duite en 1958, dans la constitution de la
V® République.
défense, nom fém. Action de repousser
une agression. Par extension : ce qu’on fait
ou ce qu’on dit pour se protéger.
La
Défense
moyens
nationale
employés
assurer sa sécurité.
•
est
l’ensemble des
par une
nation pour
La Polynésie bénéficie pour sa défense,
protection des forces armées fran¬
çaises et constitue une région stratégique
pour la Défense nationale qui y expéri¬
mente les armes de sa force de *dissuasion
nucléaire. Sur le Territoire, l’armée de terre
répartis entre le
*Régiment d’infanterie de Marine du Paci¬
fique installé à Papeete (caserne Broche),
Faaa et Taravao, le 57® Bataillon de Com¬
mandement et de Soutien du Pacifique
basé au camp d’Arue, le 815® Bataillon de
Transmissions et le 5® Régiment étranger
de la *Légion qui participe aux travaux et à
compte 2 250 hommes
l’entretien du site de *Moruroa. Les forces
de la base aérienne 190 comprennent 500
hommes. Elles sont équipées d’hélicoptères
Super Puma et Alouette III et de trois
caravelles qui effectuent des liaisons entre
les aérodromes de Faaa, Hao et Moruroa.
Par sa puissance de feu, la *Marine natio¬
nale est le véritable fer de lance des forces
armées en Polynésie et le port de Papeete
point d’appui essentiel de la
présence française dans le Pacifique. Mon¬
tés par 2 000 hommes, les bâtiments, assis¬
tés par des appareils de type Guardian,
sont l’appui logistique du *C.E.P. et ont
pour mission de surveiller les eaux territo¬
constitue le
riales et la zone d’exploitation économique
exclusive. Lors des campagnes de tirs nuclé¬
aires aériens, les navires présents étaient
épaulés par ceux de la force “Alpha”.
Depuis le début des tirs souterrains (1975),
ils suffisent à la surveillance des périmètres
d’expérimentations. Le quatrième élément
de la Défense en Polynésie est constitué par
la Gendarmerie. Ses 300 hommes et femmes
sont
décret,
la
de la
ce
^découverte
Sous
décret pris par le *gouvernement et ayant
masc.
répartis en deux compagnies dépar¬
tementales, un peloton mobile, une bri¬
gade de l’air et une brigade maritime. La
présence du C.E.P. et de forces conven¬
tionnelles importantes explique en grande
partie le montant des transferts financiers
semblables à la *loi. Selon la *constitution
de la Métropole vers le Territoire. En 1986,
dans certains cas, légiférer au-dessus du
^Parlement en gouvernant par décrets - ou
francs C.F.P. pour les seules dépenses mili¬
de la V®* République, le *président peut,
*ordonnances. Ces actes doivent être contre¬
signés par le *Premier ministre, à l’excep¬
tion des décisions de dissoudre P*Assem¬
blée, de saisir le * Conseil constitutionnel
ou de nommer le
Premier ministre.
ils ont atteint 52 milliards 355 millions de
taires contre 34 milliards 861 millions pour
les dépenses civiles.
Autres sens : fait d’interdire quelque chose
(défense d’entrer) ; incisive très développée
chez certains animaux : une défense d’élé¬
phant.
DÉFERLANTE
déferlante, adj. Se dit d’une vague qui se
développe puis se brise en roulant sur ellemême et en produisant de l’écume. Une
vague déferlante est dangereuse en haute
mer mais, à proximité du rivage, elle peut
aider au franchissement du *récif d’un
*atoll sans *passe. Dans “L’Ile du Kon
Tiki", Bengt Danielsson raconte comment
canot
son
parvint à chevaucher une telle
vague : «un instant après, la vague déferlait
sur le récif par dessus lequel nous étions
projetés élégamment à une bonne hauteur
le rivage».
vers
DEFLESSELLE (Constant) (1872-1933).
Il fit une carrière d’officier de marine avant
de venir
se fixer à
Tahiti au début du
siècle. Il y exploita une propriété à Mahina.
Botaniste compétent, il contribua à l’in¬
troduction
d’espèces nouvelles dans l’ar¬
chipel et fit preuve d’une activité débor¬
dante à la tête de la *Chambre d’Agrlculture, puis du *Syndicat agricole, dont il
fut l’un des fondateurs. Responsable du
Syndicat d’initiative, il milita pour le déve¬
loppement du *tourisme en sollicitant l’ou¬
verture de
avec
nouvelles relations maritimes
l’Europe.
prit aussi une part
active à la vie politique locale. Son oppo¬
sition constante et viscérale à 1’*administra¬
Constant Deflesselle
tion lui fit prendre la tête du ^Comité de
Défense des Intérêts politiques et écono¬
miques de la Colonie qui s’opposa au
gouverneur *Guédès en 1921. Elle l’amena
également à fonder, .la même année,
L’*Écho de Tahiti, journal frondeur dans
lequel il put donner toute la mesure de son
talent de polémiste.
défricher, verbe. Rendre propres à la
culture des terres nouvelles conquises sur
vague déferlante
déficit, nom masc. Situation dans laquelle
les recettes sont inférieures aux dépenses.
Le
*budget d’un État, d’une collectivité,
peut être en déficit, on dit alors qu’il est
déficitaire. On
parle de déficit d’exploi¬
tation pour une entreprise dont les ventes
les frais engagés. Le déficit
doit être comblé par des emprunts ou des
recettes complémentaires.
En Polynésie, la *balance commerciale est
fortement déficitaire, elle présente un
déficit chronique c’est-à-dire un bilan régu¬
lièrement négatif.
L’usage du mot peut être étendu à d’autres
domaines pour exprimer une insuffisance :
ne couvrent pas
un
déficit de naissances, un déficit de
pluviosité.
la forêt ou la végétation spontanée.
• A
Tahiti, on emploie le terme débrousser.
Le défrichement, l’abattage des arbres, se
faisait jadis par le feu complété par l’emploi
de r*herminette. On préparait ainsi l’empla¬
cement des constructions (*terrasses,
*marae, *fare...) ou de cultures (tarodières,
bananeraies...). Aujourd’hui, on utilise le
couteau à débrousser ou coupe-coupe (tipi
rahi), mais aussi la tronçonneuse et le
bulldozer.
délégation, nom fém. Acte par lequel on
charge quelqu’un d’une fonction ou d’une
mission en lui transmettant son pouvoir.
Ensemble de personnes chargées de repré¬
senter les intérêts d’un groupe, d’une popu¬
lation.
déflation, nom fém. Diminution des prix
et de
la *masse monétaire en circulation.
L’effet déflationniste s’obtient par une dimi¬
nution des dépenses de l’État, la limitation
du *crédit et des restrictions dans la distri¬
bution des revenus.
• Pour tenter de résoudre la *crise écono¬
mique des années trente, les gouvernements
français se livrèrent à une
politique déflationniste. En 1935, P. Laval
opéra une baisse autoritaire de 10 % sur les
conservateurs
traitements des fonctionnaires, les rentes,
les loyers, les pensions. On espérait ainsi
les *prix diminueraient et que les
produits français retrouveraient leur compé¬
que
titivité sur les marchés internationaux.
La baisse du taux d’*inflation, qu’il ne faut
pas confondre avec la déflation, est appelée
désinflation.
14
•
Délégations économiques et financières.
Assemblée délibérante créée le L‘‘octobre
1932 en remplacement du ^Conseil d’Administration et remplacée en 1945 par 1’* Assem¬
blée représentative. Les Délégations écono¬
miques et financières étaient composées de
13 membres (ômembres de droit et
7 membres élus pour 4 ans et rééligibles).
Elles se réunissaient une fois par an sur
*gouverneur et étaient
session par une *commission permanente de 5 membres. Leur rôle
consistait à délibérer sur le *budget local,
et à donner leur avis sur certaines questions
économiques. Leur champ d’action était
par conséquent très limité, ainsi qu’en
témoigne l’article 16 du ^décret les insti¬
tuant ; «toute discussion, tout vœu, tout
acte des délégations ayant une portée poli¬
tique, ou concernant un blâme à l’adresse
convocation du
relayées hors
DELTA
du gouvernement ... sont interdits, nuis et
sans effet»... En
fait, l’essentiel des pouvoirs
demeurait concentré entre les mains du
gouverneur et de son *Conseil privé.
•
Délégation de la Polynésie française.
Elle a été créée en 1985, mais fonctionnait
sans statut officiel
depuis 1971. Elleapour
mission d’assurer une représentation du
Territoire en France et d’aider les Polyné¬
siens séjournant en Métropole. La délé¬
taure 'are ’a
na roto
i te
’oia ato'a te feia pa ’ari e ori noa nei
’oirepu. Te ’oi'oi nei te tupu mai te
reira mau huru, te tumu teie ; ’ua fifi te orara’a
’uluâfare, e mea ili ato ’a te mau vahifari’ira ’a i
’api, no te tano ’ore ato ’a te ’imira ’a
rave’a i te pae faufa’a. ’Aita a e fifi rarahi roa e
’itea nei mai tô te mau fenua rapae. Te ’ohipa
eia, te fa’a’ino tauiha’a, te ori tai’ata ’e te
pupuhi ’ava'ava ta’ero teie ia e itehia nei.
te U ’i
1973
1979
familiale
24
29
Attentats aux moeurs
61
45
4
80
Délits
gation est actuellement dirigée par
M. Bernard Grossat qui a succédé à
M. Jean Dammery.
Irresponsabilité
Stupéfiants
délégué, nom et adj. (fém. : déléguée).
que ceux réellement commis)
Personne chargée de représenter les inté¬
Vandalisme
tivité.
Délits économiques et
financiers
242
353
Vols
476
885
Autres infractions
436
548
1 467
2 174
rêts d’une autre personne ou d’une '"collec¬
délégué aux colonies. Personne repré¬
sentant les '"Établissements français de
l’Océanie au Conseil supérieur des Colo¬
nies. Cet organisme consultatif siégeait à
Paris. A partir de 1880, Tahiti et les îles ont
pu y envoyer un représentant, qui, avec
ceux de l’Inde, de Diégo-Suarez et de
'"Mayotte, composait la 4“= section dü
Conseil. Ce délégué, qui n’était pas rési¬
dent des E.F.O., n’eut que très peu d’in¬
fluence sur la vie politique et économique
de la colonie. A partir de 1946, il fut rem¬
placé par un '"député siégeant à 1”"Assem¬
blée nationale et élu au '"suffrage universel.
Violence
•
délibération, nom fém. Examen collégial
d’une question, sous forme de discussion
orale, en vue de prendre une décision. On
parle des délibérations d’une '"assemblée,
d’un jury, d’un '"conseil de classe... Une
délibération peut être aussi une réflexion
individuelle qui amène à peser le pour et le
contre avant de prendre une décision.
fém. Ensemble des
délits commis par une partie de la popula¬
tion, ou comportement social caractérisé
par des délits répétés.
• En Polynésiej'la délinquance juvénile ou
délinquance,
nom
adulte s’exerce essentiellement dans
l’ag¬
glomération de Papeete. Elle est liée aussi à
l’insuffisance des équipements permettant
d’accueillir la jeunesse, et croît rapidement
sous l’effet des inégalités économiques et
de la rupture des équilibres familiaux. Elle
prend cependant des formes moins graves
que dans les grands pays industrialisés. Les
prises d’otages, les hold-up ou attentats à
l’explosif sont très rares. Les cambriolages,
les vols de véhicules, le vandalisme, la
délinquance sexuelle et la toxicomanie en
sont les principales manifestations.
TOTAL
Répartition des déiits
constatés (moins nombreux
49
123
175
210
dans l’aggiomération de
Papeete, commune de
Papeete non comprise.
Source ; Gendarmerie nationale.
delta, nom masc. Quatrième lettre de
l’'"alphabet grec dont la majuscule a la
forme d’un triangle ; A
• Terme de géographie qui désigne une
embouchure de forme triangulaire. Les
eaux s’y divisent en deux ou plusieurs bras
et enserrent des îles. Plusieurs grands
fleuves se terminent par un delta : le Nil, le
Mississipi, l’Amazone, le Gange, le
Rhône... A Tahiti, l’embouchure de la
'"Papenoo est un petit delta.
•
Un avion à ailes-delta est équipé d’une
voilure en forme de triangle isocèle ; par
exemple, le Concorde et de nombreux
avions militaires.
Le delta-plane est un appareil composé
d’une aile de toile tendue sur une armature
•
métallique et d’un dispositif supportant le
corps d’une personne. A partir d’un point
élevé et en utilisant les courants aériens, le
libériste peut accomplir des trajets de plu¬
sieurs kilomètres.
Ce sport est parfois pratiqué dans les val-
lées du nord-ouest de Hle de Tahiti, celle de
la Maruapo de Punaauia notamment.
deltaplane
(jelta de la Papenoo (côte est
de Tahiti)
►
ori imi hara. Te ta’ato ’a no te mau hara ri'i o
’ohipa ’i’ino tei rave tamauhia i roto i te ho’ë
tuha’a O te huira'atira, te huru e orahia ra i
te
tefa’aeara'a amui, pinepine teie mau
’ohipa fifi. I Porinetia, te rahi nei teie mau
roto i
15
déluge, nom masc. Envahissement de la
Terre par les eaux, selon la *Bible qui pré¬
catastrophe comme un châti¬
sente cette
ment divin de la méchanceté humaine : un
juste, Noé, fut épargné grâce à la
construction de 1’ Arche qui lui permit de
voguer sur les eaux et de sauver un couple
de chaque espèce vivante. Par extension :
pluies très abondantes.
• W. *Ellis et T. *Henry nous rapportent
l’existenee de deux récits de déluge dans la
tradition orale polynésienne : l’un à Tahiti,
seul
l’autre à Raiatea. Curieusement, les seuls
rescapés du déluge ne le furent pas sur les
les plus élevés des deux îles,
l’Orohena et le Tefatoaiti, mais sur le Pito
iti (Tahiti) et sur Hlot du récif Taomerama
(Raiatea). Des souvenirs de catastrophes
naturelles (cyclones, raz de marée) ont pu
sommets
influencer les récits. D’autre part, certains
rapprochements avec le récit biblique de la
*Genèse posent la question de savoir ce qui
a pu être inspiré par la religion chrétienne.
Durant la période de christianisation, les
récits bibliques ont pu être transformés et
adaptés au goût des Polynésiens.
S’emploie aussi dans- les expressions :
remonter au déluge ; faire référence à un
temps très ancien ; un déluge de paroles,
d’injures, de feu...
►
ninavai, tiruvi. E ira’a no te pape i ni’a i te
fenua 'e tei nina roa i te fenua i te vai. ia au i te
fa’ati'ara'a a te Pipiria, ’ua tupu te reira ati mai
_
te ho "ë utu ’a nâ te Atua i te ino o te ta 'ata :
ho ë roa ta 'ata parauti ’a o Noa tei
fa'ahereherehia na roto i te taraira’a i tepahi
’oia tei tere na ni’a i te vai ’e tei fa ’aora i te
mau mea ora tata ’ipiti ato ’a : ’e ’ua rahifa ’a ’i
i te fenua.
I roto i te mau puta a Ellis ’e ’o T. Henry, e piti
tiruvi (ninavai) e fa ’ati’ahia ra : ho ë i Tahiti ’e
peuvent aussi susciter une demande par la
^publicité, le *crédit, l’innovation. Au
niveau d’un État, la demande globale est la
somme
des demandes de l’État, des entre¬
prises et des ^ménages.
Voir aussi : offre, prix.
demi, adj. ou nom (fém. ; demie). Moitié
d’un tout.
•
Dans la société polynésienne, les Demis
principe, des *métis issus de
mariages entre les Européens et Polyné¬
siens, Chinois et Polynésiens, Européens et
Chinois. En réalité, ce terme désigne davan¬
tage une catégorie sociale qu’un fait ethni¬
que en Polynésie.
Les premiers mariages mixtes eurent lieu
dans les années 1840 entre colons anglais et
filles de r*aristocratie polynésienne. La
possession d’un imposant patrimoine fon¬
cier et le contrôle du commerce permirent
aux premiers Demis d’avoir une certaine
sont, en
aisance matérielle. Les années 1850-60
virent se former une importante commu¬
nauté française et s’accroître le métissage.
Les Demis francophones, détenteurs de la
dominante, ne tardèrent pas à
contrôler l’administration coloniale et la
culture
vie politique. Au début du XX'^ siècle, les
deux groupes se mêlèrent et constituèrent
une
classe
bourgeoise plus homogène et
maîtresse des pouvoirs dans le Territoire.
Autres sens : nom masc. : verre de bière ;
joueur de *football placé entre les avants et
les arrières ; joueur de *rugby chargé d’in¬
troduire le ballon dans la mêlée (demi de
mêlée) ou de lancer l’offensive (demi
d’ouverture).
Te vahi maere ra, te toe ’a o te
te tahi i Raiatea.
ninavai, ’aita ia i ni’a i te mau tupuai mou’a
teitei o na motu : Orohena,
Tefatoaiti, i ni’a
iho ra ia Pitohiti (Tahiti) ’e i ni’a i le motu no
te
Toamarama (Raiatea).
Te mau tapa’o
ha’amana’ora’a i te reira mau ati tupu noa (te
mata’i rorofa’i, te mitifa’a’i) e tumu 'ia no te
'a'ai e fa'ati'ahia na. I te ho’epae, te vai
nei te tahi tu ’alira 'a ’e te parau tiruvi o te
mau
Genèse nô reira te ui nei te mana ’o ’aita ânei te
reira i riro ’ei hi’ora’a no te ha’apa’ora’a
teretetiano. I te tau no te fa’ateretetianora’a, e
riro e, ’ua fa’atano hia te mau parau pipiria ia
au i te huru o te ta ’ata porinetia.
Teie te tahi mau fa’a’ohipara’a : te ha’apou i
tefa’aho’ira’a ia i te tau na
’ohipa i tupu ’e tae roa atu i te
roto i te tiruvi =
roto i te mau
ho ’e tau i raro roa i tahito.
Te mau parau tiruvi (ninavai) te mau fa’a’ino,
te auahi...
demande, nom fém. Action d’exprimer
un
souhait, un désir, une volonté.
• En économie, la demande est la
quantité
qu’un *agent
économique désire acquérir. La connais¬
sance de. la demande permet aux *entreprises d’orienter leur production. Elles
de *biens
ou
de *services
Demis descendants des mutinés du Bounty
démocratie, nom fém. Régime politique
dans lequel la souveraineté est exercée par
l’ensemble des *citoyens. Le gouvernement
de la Nation est issu d’*élections libres, au
*suffrage universel, et tous les individus
doivent respecter les mêmes règles du
*droit. Le terme désigne aussi un État qui
respectant ces prin¬
cipes. La démocratie est directe si les
citoyens votent eux-mêmes les *lois
(comme dans les cantons suisses par exem¬
ple) ; elle est représentative si cette respon¬
sabilité est confiée à un *parlement élu.
• La démocratie est apparue dans l’Anti¬
quité grecque, notamment à Athènes au
est doté d’institutions
siècle
av. J.-C.
Elle n’est devenue le
principal régime politique en Europe et en
Amérique du Nord qu’à la suite des révolu¬
tions des XVIIL et XIX'^ siècles.
la Polynésie ait connu une
régime démocratique avec la
création de 1’*Assemblée législative tahitienneen 1851.Toutefois,jusqu’en 1945,1e
*gouverneur conserva l’essentiel du pou¬
voir politique.
• Il semble que
amorce
de
démographie, nom fém. Étude scientifi¬
que des *populations humaines. On dis¬
tingue ;
la démographie statique, qui étudie ces
populations dans leur composition (par
sexe, par âge...) et leur répartition.
la démographie dynamique, qui
s’attache aux mouvements de population
(*accroissement, *migrations...).
Au-delà de la simple description, le démo¬
graphe réfléchit sur les causes et les consé¬
quences des phénomènes de population. A
cet égard, la démographie fait partie des
-
-
sciences sociales.
•
En France, les études démographiques
l’Institut national
d’Études démographiques (I.N.E.D.) grâce
aux données statistiques fournies par l’Ins¬
titut national de la Statistique et des Études
économiques (I.N.S.E.E.). En Polynésie,
ces études sont menées depuis 1980 par
l’*Institut territorial de la Statistique
(I.T.Stat.) ; elles sont très utiles aux gou¬
vernants et aux services chargés de définir
et de mettre en œuvre la politique écono¬
mique et sociale du Territoire.
sont
réalisées
par
Demoiselle voir Poisson demoiselle.
démoustication, nom fém. Action de
débarrasser une région de ses *moustiques.
Cette action peut être menée par la popula¬
tion qui doit éliminer les gîtes à moustiques
en supprimant tout ce qui peut retenir de
l’eau et permettrait le développement des
larves. On peut ainsi ramasser les boîtes de
conserves vides, les noix de coco ouvertes,
nettoyer les gouttières obstruées, clore
hermétiquement les puisards, les égoûts,
retourner les pirogues et boucher les
poteaux creux. En cas d’épidémie grave.
les Moustiques, on peut
pulvérisations d’insecticide
sur de grandes étendues pour tuer le plus
grand nombre d’insectes adultes et limiter
la propagation de la maladie, en particulier
la *dengue. D’autres méthodes sont actuel¬
lement à l’essai, telles que le lâcher massif
transmise par
effectuer des
de mâles stériles, l’introduction du Mous¬
tique cannibale encore appelé Moustiquepapillon ou d’une mini-Chevrette man¬
geuse d’œufs. C’est cette dernière solution
qui a été choisie pour lutter contre le *nono
noir des vallées de Nuku Hiva. Réalisée en
1986, cette expérience a été couronnée de
succès.
►
tina’ira’a naonao. Te ’ohipara'a ia no te
fa 'a ’ore i te naonao i ni'a i te ho'ë tuha 'a fenua.
E ’ohipa te reira na te huira ’atira ia fa'a’ore i te
mau ’ofa'ara'a naonao na roto i te iriti ’e i te
fa ’aru ’e i te mau tao ’a ato 'a tei tape ’a i te pape
i reira ho ’i te mau naonao e pata ai e rarahi
E ’ohi ia i te maupunu ma'apau,
’apu ha ’ari, te mau tahera ’a pape e tama ia,
e fa ’ahuri i te va ’a eiaha te pape ua ia mau, e
’oroi i te mau pou apo ’ohia. I te tau ma ’i
ma ’ue, tei tupu mai no roto i te nanao, e
ravehia te tahi mau pâmura ’a ra ’au tupohe
manumanu i ni’a i te tuha’afenua no te tina’i i
roa mai ai.
te
te naonao
’e te mau manumanu ’ei arai i te
’u ’anara ’a o te ma ’i : te ma’i moa ihoa ra. E
rave rahi mau rave’a e
tamatahia nei, mai te
’otanepie, te
fa ’aôra ’a mai i te mau naonao pepe te amu i te
tu’u rahira’a i te mau naonao
nanao
horo ’a ma ’i, e ’oia ato ’a te ho ’e ’oura
hu’a amu huero naonao.
Te rave’a ifa’a’ohipahia i tefa’a ’o Nu’uhiva
no te tinai i te naonao
’ere ’ere tei tupu i te
matahiti 1986, ’ua manuia ia.
dénatalité,
nom fém.
nombre des *naissances.
•
La dénatalité
a
Diminution du
affecté l’ensemble des
pays développés dès le XIX® siècle. Elle
touche actuellement le Tiers Monde, mais
dans
des
proportions moindres. En
Europe, par exemple, l’amélioration des
conditions de vie, l’urbanisation, l’acces¬
sion des femmes aux emplois salariés, l’af¬
faiblissement des sentiments religieux,
l’entrée dans une civilisation de consom¬
mation et de loisirs et les progrès des
méthodes
contraceptives sont autant de
à la chute des taux de *natalité.
causes
Dans les pays développés, ceux-ci sont
tombés de 20-25 pour 1 000 en 1955 à 15
pour
1 000, voire 9 pour 1 000 en Alle¬
ment
valables pour la Polynésie.
magne de l’Ouest en 1985.
Certaines des causes énoncées sont égale¬
Depuis
1945, celle-ci a vu son taux de natalité pas¬
ser de 40 pour
I 000 à 34 pour 1 000 (1970)
pour 1 000 (1983). La situation est
toutefois différente selon les archipels : la
et à 30
dénatalité ne touche guère que les îles du
Vent.
Dans les pays du Tiers Monde, la dénata¬
lité n’est souvent liée qu’à l’urbanisation,
ou, plus rarement, à une politique gouver-
DENGUE
nementale. C’est ainsi que les mesures
sévères prises en Chine populaire ont
per¬
mis de faire baisser le taux de 33
pour I 000
tahi ma ’i moa irto roa atu e ha ’amani ’i i te tôt o
i te ihu ’e aore ra e tapahi, e
nehenehe e pohe roa. E mea varavara ra te
na roto anei
(1970) à 2l pour 1 000 en 1981.
reira tupura ’a, e fa ’aea i te fare ma ’i i te
tanora ’a no te reira.
dengue, nom fém. *Maladie à virus trans¬
mise par un
*Moustique actif de jour:
pae mahana ia i mûri a ’e. Mai te ma ’i upo ’o, te
hûpë, ’ua rau huru manumanu no te ma’i moa,
reira e nehenehe e
tupuhia e rave rahi
*Aecies aegypti. Dans sa forme la plus fré¬
quente, le sujet présente une forte fièvre
no
taime.
survenant brutalement,
disparaissant 3 ou
4jours après pour réapparaître ensuite.
Cela s’accompagne de courbatures, de dou¬
leurs dans les articulations, derrière les
yeux et
dénivellation, nom fém. Action de fa¬
çonner une surface en niveaux différents.
Une dénivellation est aussi la différence de
de maux de tête. A la fin de la
maladie, on voit souvent apparaître des
plaques rouges sur le corps pouvant être
accompagnées ou non de démangeaisons.
Il existe une autre forme de
dengue hémor¬
hauteur entre deux niveaux. A
Tahiti, la
dénivellation entre le Mt '•’Marau et la val¬
lée de la ''’Punaruu est de 1 200 mètres.
ragique beaucoup plus grave et pouvant
être mortelle. Cette dernière, fort heureu¬
se ment
très
hospitalisation.
-rare,
nécessite
une
gue nécessite deux examens sanguins : l’un
en début de
maladie, l’autre 15 jours
après.
Comme pour la grippe, il existe plusieurs
types de virus, de sorte que l’on peut attra¬
per cette maladie plusieurs fois.
Hom. : dingue (adj.).
►
ma’i moa. E ma ’i e noa ’a mai na roto i le
patia
hô'ë naonao e rere i te ao : tona i'oa ’ihi
(scientifique) : Aedes aegypti. Tôna tupura'a i
mataro noa hia, e fiva tupu ta ’ue
Dents et mâchoires dans
l'outillage
polynésien. 1. Dents de requin avec
lesquelles les femmes s'incisaient
le front pour
exprimer une émotion
intense. 2 et 3. Couteaux des
Tuamotu montés avec des
mâchoires de murène (2) et de
’e te puai
ho ’i, te pe'e i mûri a ’e i te toru aore ra e maha
mahana ’e i mûri iho e ho ’i fa ’ahou mai. E
mamae te
densité, nom fém. Rapport entre la masse
d’un *corps et son volume.
La densité de '^population est le nombre
moyen d’habitants par unité de surface (le
km2 généralement). On calcule une densité
•
La confirmation du diagnostic de la den¬
a te
Te ha ’apâpüra ’a nô te
nô roto ia i te hi’opo ’ara ’a : a tahi i te
ha’amatara’a te ma’i ’e tepiti, hô'ëahuru mô
ma ’i moa
maupu’oira’a ivi, te mau
ofatifalira ’a ivi, te mata ’e te upo ’o. Pinepine e
’itehia ia fa ’aora te ma ’i e mau
patapata ’e te
ma’i ma ’ero te fa ’ahope ’a. Te vai ato ’a nei te
de population en divisant la
population de
région.
En 1987, la densité de
population en France
était de 101 hab./km^ (55 500 000
hab./
551 000 km^). La densité mondiale est de
35hab./km2, mais il existe des différences
considérables entre des villes-États comme
Singapour (4 254 hab./km^), les plaines de
la région par la superficie de cette
l’Asie des
Moussons (670hab./km2 au
Bangladesh) et les déserts chauds ou froids
(1,1 hab./km^ en Mauritanie).
Sur les terres du Pacifique Sud, les densités
sont modestes: 2hab./km2 en
Australie,
12 en Nouvelle-Zélande, 7 en NouvelleCalédonie, 41 en Polynésie française.
dent, nom fém. Élément dur, en ivoire,
implanté dans la mâchoire et dont l’en¬
semble (dentition) sert à la mastication des
aliments.
La dentition des Polynésiens faisait
autrefois l’admiration des explorateurs euro¬
•
péens. La consommation de *taro appor¬
tait en effet le calcium
indispensable à une
dentition solide. Plus tard, les
déséquili¬
bres alimentaires, une forte consommation
de
sucre et une
hygiène insuffisante ont
favorisé les caries : les édentés étaient
encore très nombreux dans la
Polynésie
des années 1950. Depuis, le Service
ravehia e te mau vahiné nô te tarai
i tô râtou rae ’ei fa’a’itera'a tôrâtou
oto rahi. 2-3. Tipi nô te mau motu
Tuamotu o te tu'uhia 'e te ta'a o te
puhi 'e te i'a.
18
d’Hygiène dentaire et les chirurgiens dentistes
ont accompli un travail
important de pré¬
vention et de soins, jusque dans les îles les
plus éloignées.
• Autrefois, on utilisait les dents de
pois¬
sons
(requins, barracudas, murènes)
comme '•'couteaux et éléments de
"'perçoirs. Les dents de "'cachalot entraient
dans la confection d’ornements
d’oreilles,
de colliers, de pendentifs.
Par extension : les dents d’une
feuille,
d’une scie, d’un peigne, d’une fourchette.
S’emploie aussi dans les expressions : se
faire les dents : s’endurcir et se perfection¬
avoir la dent
dure : critiquer vivement ; avoir une dent
contre quelqu’un : en vouloir à quelqu’un ;
avoir les dents longues : être très ambi¬
ner au
contact des épreuves ;
tieux ; être sur les dents : être en
d’alerte et d’énervement.
état
Hom. : dam (nom masc.) ; dans (prép,).
niho. E tao'a tumu (’atiti) e ’itehia i roto i te
vaha, e tupu i ni'a i tepa'i, e tao’a ’uo’uo
nehenehe mau, nâ te reira e ha ’amaru i te ma ’a
nâroto i te 'au ’aura'a. I mua a’e nei, ’ua
fa’ahiahia te maupapa’a i te ’itera’a i te
nehenehe o te niho o te ma'ohi. Te tara ta
râtou e ’amu ra, te horo'a ato'a ra ia i te
maita’i no te niho eparauhia te reira mea e
taratiumu (calcium) nana e ha'apa’ari i te
tupura'a niho. I mûri mai, ’aita te ma'a e ‘afaro
fa'ahou, ’ua rahi roa te ’amu i te tihota, te
ma'a monamona,. ’ua ha’apa’o ’ore te ma'ohi i
tâna mâ'a monamona, ’ua ha’apa’o ’ore te
ma ’ohi i tana ma
'a, ’ua ’amu i te mau ma ’a
punu ’e te ma’a tei fa’a'ere i te maita’i o te
niho, te tumu te reira i pe ai ’e i ino ai te niho
0 te ma’ohi. Iroto i te area matahiti 1950, ’ua
rahi te ta'ata niho ’ore i Porinetia. I teie
mahana, te Pu ’atu ’atu niho ’e te mau taole
’iriti niho teie e ha’a’ito’ito nei, nô te rapa’au i
te niho o te ta’ata
atea,
’e ’ua tae roa i te mau motu
I te matamua, te mau niho rha’o, to te
puhi miti, te mau rave’a ia e fa’a’ohipahia e te
ma’ohi no te tapu i te niho, no te pâte i te
niho. Te niho tohora ra, no te mau tao ’a
fa’a’una’una ia tôna mau fa’a’ohipara’a (mai te
tape ’a tari ’a, te mau hei arapo ’a, te mau
fa’atautau). I roto i te reo farani, efa’a’ohipa
ato’a nei ratou i teieparau niho, no te rau’ere
ra’au taratara, nô te tara ôô, te tara pahere, te
tarapati’a ma’a...
E rave ato ’a te farani i teie parau niho no te
horo ’a i te tahi mau fa ’aaura ’a, mai te ho ô
ta’ata itoito i mua i te mau fifi tana e farerei :
-
te hô'êta’ata riri tau’e noa
’e te ’ohie iana te
fa ’a ’ino,
-
-
-
te hô’ê ta’ata tei ino ’ino
i te tahi,
titau toro’a,
te hô’ê ta’ata tei ni ’ani ’a noa, iria noa ’aita e
te hô'ê ta’ata nounou,
taime tu ’ua.
département, nom masc. Division admi¬
nistrative dirigée par un ^Conseil général
élu au *suffrage universel et un *commis-
saire de la République (anciennement '"pré¬
fet) qui représente l’État. On dénombre 96
départements métropolitains auxquels il
convient d’ajouter quatre départements
d’*outre-mer. Un département comprend
plusieurs arrondissements, eux-mêmes
divisés en cantons. Au chef-lieu se trouve la
préfecture. La création des départements
26 février 1790, lorsque l’As¬
semblée constituante a voulu remplacer les
provinces de l’Ancien * Régime par des uni¬
tés administratives plus homogènes et
moins dépendantes de Paris. Finalement,
en 1800, Bonaparte, Premier Consul, en a
fait des relais du pouvoir central en y instal¬
lant des préfets.
• Les départements d’outre-mer (D.O.M.)
remonte au
sont
des collectivités territoriales de la
République dont la création remonte à la
loide*départementalisation de 1946. Cette
loi intéressa alors les quatre “vieilles colo¬
nies”; “"Martinique, “"Guadeloupe,
“"Guyane et “"Réunion. L’archipel de
Saint-Pierre-et-Miquelon a été constitué
en département en 1976 mais, en 1985, ce
petit territoire a renoncé à un statut qui lui
était mal adapté. Les lois françaises qui
s’appliquent aux D.O.M. peuvent faire
l’objet d’adaptations en fonction des parti¬
cularités locales. Depuis le 31 décem¬
bre 1982, les D.O.M. ont été transformés
en régions “mono-départementales”. On y
retrouve ainsi, à côté du Conseil général,
un Conseil régional élu au suffrage univer¬
sel et à la représentation proportionnelle.
Ses compétences vont du développement
économique, social, culturel et scientifique
à 1’“" aménagement du territoire et aux pro¬
positions de modifications de lois et règle¬
ments sur l’organisation de la région. Le
Conseil régional peut prendre l’avis d’un
“"Comité écpnomique et social et d’un
Comité de la Culture, de l’Éducation et de
l’Environnement.
sens : partie de l’administration
publique placée sous l’autorité d’un minis¬
tre. Plus largement: branche d’une admi¬
nistration ou secteur d’une entreprise.
Département d’État : appellation du minis¬
tère des Affaires étrangères aux États-Unis.
Autres
►
tuha’a mata’eina’a rahi. E mau tuha’a
mata’eina’a rahi no te ara, ’o te mau patuhau
fenua repupirita tei ha ’amauhia ia au i te Ture
nô te matahiti 1946. Te reira ture tei
fa’a’ohipahia nô te mau fenua ’aihu’ara’au
tahito roa e maha i mûri nei : ’o Matinita, ’o
Tuaterupe, ’o Tuiana, ’o Réunion, ’o Saint-
Pierre et Miquelon ra nô te matahiti 1976 noa
nei ia i riro ai ei tuha’a mata ’eina ’a rahi ; i te
’uafa’aru’e teie tufa’afenua i
’ore nôna. Te mau ture
farani tei mô’iti ha’amauhia no te mau tuha’a
matahiti 1985,
taua papature tano
mata ’eina ’a rahi no te ara, e nehenehe te reira i
te
ornement d’oreille en dent de cachalot
te
fa’a’ohipa ia au i te huru ’e te fa’ata’a’era’a
fenua ’e te patuhau o te reira mata’eina’a
DÉPARTEMENTALISATION
rahi. Mai le 31 nô lilenia 1982, ’ua fa’atauihia
te mau luha’a mala’eina’a rahi na le ara 'ei
maupaefenua "fa'alerera'a tata'i tahi". ’Aita
alura ralou ipiha’iiho i te Tomile Rahi
fa'atere le hô’e tomile fa'alerepaefenua
mâ'itihia e te ta'ato’a ’e ia au i te fa’afaitora’a
no te mau pupu i horo i rolo i te ma’ilira’a. To
râtou mau mana, tei roto ia i te fa'arava’ira’a
faufa'a, te orara'a toliare, te pae nô te ta'ere ’e
te pae nô te ihima ’imi, le reira ta ratou ’ohipa. la
fa'anahonahohia te fenua mai te luatapapa
maite i te mau tauiuira 'a ’e te arata 'ira 'a o le
mau ture te au no tefa'aineinera'a i te reira
fenua. E nehenehe te Tomite fa’atere paefenua
e rave mai i te mana ’o o te
Apo ’ora ’a ’imi
rave ’a, le Tomite nô te ta ’ere, to te ha
’api'ira ’a
’e te Tômitefa’anahonahora’afenua.
velles du monde. Ce journal, qui dispose de
propre imprimerie, tire à 12 000 exem¬
plaires : 10 700 sont distribués à Tahiti et
sa
1 300 dans les îles.
rata ru. E rata ru te hina’aro no te fa’aara
’oi’oi ra’a i te mau ’ohipa a te fenua ’e aore ia
te ho’e
rave ’a
fa’a’itera’a i te ta’ato’a nô roto i te
ohie : te ho ô rata ru no te Agence
France Presse. I roto i te hau o Rui XIV, ’ua
pahono ’oi’oi te Tomite o te mau rata ru i te
mau rata ato ’a i haponohia mai e te
fenua
rapae e aore ra te mau mata ’eina ’a.
matamua i matara ai.
départementalisation, nom fém. Action
de donner le *statut d’un ^département.
•
en
La départementalisation a été évoquée
plusieurs occasions en Polynésie depuis
la Deuxième Guerre mondiale.
Ainsi, en
Jean-Baptiste *Céran-Jérusalemy,
nouveau président de P* Assemblée territo¬
1953.
riale et membre du *R.D.P.T.
aux
affirmées, demanda curieusement que soit
approuvé par l’Assemblée territoriale un
télégramme à Vincent Auriol réclamant la
départementalisation des *Établissements
français de l’Océanie. L’opposition, sur¬
prise, refusa de prendre part au vote et le
texte fut effectivement approuvé par la
majorité R.D.P.T. de l’Assemblée, mais la
*MétrOpole ne donna pas suite à cette
demande.
1958, la départementalisation fut à
En
jour lorsque, à la suite
de l’échec de l’application de la *loi-cadre
et de la mise en place de la
*République,
il fut donné à choisir à l’Assemblée territo¬
riale
*D.O.M., de
*T.O.M. et d’*État associé. La départe¬
entre
les
statuts
de
mentalisation fut écartée
au
dépêche, nom fém. Lettre ayant trait aux
affaires
publiques ou communication
publique ou privée faite par voie rapide :
une dépêche de l’Agence France Presse.
Sous le règne de Louis XIV, le Conseil des
Dépêches répondait aux lettres envoyées
de l’étranger ou des provinces.
• La Dépêche de Tahiti. Ce *journal quo¬
tidien, créé par Michel Anglade, Philippe
Mazellier et Alain Mottet, est paru pour la
première fois le 3 août 1964. Il publie essen¬
tiellement des faits divers survenus aux îles
du Vent, des nouvelles
20
adressées par des
correspondants des îles Sous-le-Vent et des
Australes et des comptes-rendus de mis¬
sions aux Marquises et aux Tuamotu. Les
feuilles centrales sont consacrées aux résul¬
tats
’api i fa’ataehia mai e tô te fenua
Raro-mata ’i, to te tuha ’a pae te mau lere tono
mau parau
’api nô
’api ia no te pae ta ’aro ’e te
mau ’api hope ’a, te parau
’api no te ao ato ’a.
Nôna iho tana mau materia ’ohipara ’a : e
nene ’i ’oia 12 000 ve ’a i te mahana,
e operehia
i Matuila ’e i le tuamotu ma. Te mau
ropu te mau parau
10 700 i Tahiti nei ’e 1300 i te mau motu.
dépendance, nom fém. Situation d’une
personne ou
d’une chose soumise à un
pouvoir, une domination. On parle aussi
de subordination, de sujétion.
• On appelle également
dépendance un
’'’territoire rattaché administrativement à
*État ou une *division administrative
plus importante. Longtemps on a parlé de
“Tahiti et ses dépendances” pour désigner
les *Établissements français de l’Océanie.
Autres sens : état pathologique résultant de
l’emploi répété d’une ^drogue dont on
n’arrive plus à se défaire. Au pluriel : acces¬
soires d’un élément principal: les dépen¬
un
dances d’une maison sont les terres ou les
bâtiments secondaires qui s’y rattachent.
bénéfice de
l’adoption du statut de territoire d’outre¬
mer, jugé plus compatible avec la réalité
polynésienne.
édition de la Dépêche
au lendemain des troubles du
23 octobre 1987
Te horo ’a nei ’oia i te
parau api huru rau no te pae ni’a mata’i, te
ten¬
dances autonomistes pourtant clairement
nouveau à l’ordre du
Te
Dépêche de Tahiti ’o te hô’e ia ve’a tamahana
no te fenua nei, i rohia e Michel
Anglade,
Philippe Mazellier ’e ’o Alain Mottet te loru no
Atete 1964 (03.08.1964) te ve’a numera
sportifs et les dernières pages aux nou¬
dépeuplement, nom masc. Perte de *population d’un État, d’une région, d’un archi¬
pel. Les îles polynésiennes connurent au
XIX' siècle un dramatique dépeuplement.
• A Tahiti, la
population pouvait être
estimée à plus de 100 000 personnes à l’ar¬
rivée des Européens. Lorsque les *mis-
sionnaires débarquèrent en 1797, il ne res¬
tait plus que 20 000 habitants. Les
premiers
Européens constatèrent dès 1767 des signes
de dépeuplement (habitat abandonné dans
de nombreuses vallées ou sur les
hauteurs).
Les effets de leur présence (*maladies nou¬
velles, maladies vénériennes, usage des
*armes à feu dans les nombreuses *guerres
de la fin du XVIIP siècle) accentuèrent le
phénomène. A la fin des années 1820,
Tahiti ne comptait plus que 9 000 à 10000
habitants. Les guerres de Pômare II, mais
surtout les *épidémies et les
ravages de
l’*alcoolisme avaient entraîné des centai¬
nes de morts. Le
premier *recensement
français, en 1847-1848, montre qu’il n’y
DÉPORTATION
avait plus que 8 082 habitants, juste après
la guerre franco-tahitienne. Llle atteignit
son
chiffre le plus bas avec 6 975 Polyné¬
siens en 1881.
*Marquises connurent certainement
l’un des plus forts dépeuplements de tout le
Pacifique. La population pouvait être
• Les
ma ’ue "e te pau o te ati rahi no te ava ta ’ero tei
ha’apohe e rave rahi hanere ta’ata. Te tai’ora’a
ta’ata matamua ifa’atupuhia e te hau farani i
te area matahiti 1847-1848 teifa’a’ite mai e, e
va’u tautini ’e e va’u ahuru ma piti noa ta’ata
huira’atira toe i mûri noa mai i te tama’i te
ta’ata farani ’e te ta’ata tahiti.
’Ua ’itehia ra te numera iti roa no te rahira ’a
estimée à 60 000 habitants pour l’ensemble
ta’ata i te matahiti 1881, e ono tauatini e iva
1848, il ne restait plus que 20 000 Marqui-
porinetia.
de l’archipel au début du XIX® siècle. En
siens et 1 300 seulement en 1936. Le choc
causé par les guerres, la *lèpre puis l’alcool
l’*opium fut tel qu’un écrivain comme
et
M. *Radiguet crut pouvoir prédire la dis¬
parition de tous les Marquisiens.
• Les Tuamotu payèrent également un
lourd tribut: les *cyclones (à *Hikueru
notamment) firent de grands ravages ainsi
que la *plonge à la nacre et l’alcoolisme.
• Le dépeuplement fut tout aussi catastro¬
phique dans les autres archipels du Pacifi¬
que. Là encore, les maladies d’origine
européenne firent les plus gros ravages.
Une épidémie de rougeole aurait provoqué
40 000 décès aux îles Fidji en I875et 10000
Samoa en 1893. Le choléra introduit
Nouvelles-Hébrides causa la mort de
1000 personnes dans Hle de Mallicolo
hanere e hitu ahuru ma pae noa huira’atira
’O te mau motu matuita ma teifârerei ato ’a i
te mau anora’a
ta’ato’a.
puai roa i roto ia Patitifa
’Ua mana’ohia e e ono ahuru tauatini ta’ata
huira’atira i roto i te ta’ato’ara’a o te ta’amotu
i te ’omuara’a o te ahuru ma iva o te tenetere. I
te matahiti 1848, e piti ahuru tauatini noa
ta’ata matuita toe ’e hôêtauatini ’e e toru
hanere i toe i te matahiti 1936. Te mau fifi
tama’i, te ’o’ovi, te ’ava ta’ero ’e te opiemu tei
mana’ohia e Radiguet Max tei tohu i te
moura ’a no te ta ’ata nu ’uhiva.
I te Tuamotu, ’ua teiaha te ho’o ifa’aano i te
fenua. Te mau mata ’i rorofa ’i i Hikueru ihoa
ra tei fa ’a ’ino i te fenua ’oia ato ’a te ’ohipa
hopu parau ’e te ’ohipa inu ava ta ’ero.
aux
aux
(1905), tandis qu’en 1918 Hle Pentecôte
voyait tous ses enfants emportés par la
*coqueluche. Dans “L’Homme dans le
Pacifique Sud”, F. Doumenge ajoute que
les
à feu introduites par les
Euro¬
péens ont «transformé les hostilités de tri¬
bus en véritables massacres (...) Dans les
archipels isolés tels que les îles Gilbert, on a
pu voir des tyrans locaux organiser des
concours de tirs sur cibles humaines, et se
servir de leur puissance de feu pour anéan¬
armes
tir leurs adversaires. Ce fut le cas, entre
1860 et 1891 du roi Pinoka de Die Abemama».
A cela s’est
ajouté le départ des
travailleurs recrutés parfois de force et qui
toucha principalement les grandes terres,
déportation, nom fém. Peine consistant à
envoyer un condamné en détention hors de
pays. Bien souvent, les États autori¬
taires condamnent à la déportation les
son
opposants politiques fauteurs de troubles
ou des justiciables de droit commun, pour
l’exemple (voir bagne).
• Les administrations anglaise et française
choisirent plusieurs régions du Pacifique
Sud comme lieux de déportation : l’Austra¬
lie pour les *convicts britanniques, la
*Nouvelle-Calédonie pour les déportés de
la *Commune ou pour un chef tel que
*Hupe, coupable d’avoir participé à la
*guerre des îles Sous-le-Vent. Cette guerre
alimenta aussi la déportation vers les Mar¬
quises. Ua Huka vit ainsi arriver huit chefs
des Nouvelles-Hébrides aux Salomon. Ce
trafic de *main-d’œuvre a sans doute en¬
levé quelque 150 000 habitants à ces archi¬
pels dans la seconde moitié du XIX® siècle.
Voir aussi: négrier, traite.
anora’a. Tepaura'a ia te nuna’a o te hô'êhau,
te ho ’e vahi, te ho F motu.
te tenetere,
I te ahuru ma iva o
’ua ’itehia te hô'ê anora’a pe’ape’a
tel farereihia e te mau motu porinetia.
I Tahiti, ’ua mana’ohia e ’ua tae’a i te hanere
tauatini ta’ata eparahi ra i reira hou te taera'a
mai te maupapa’a.
la tae mai te mau
mitionare i te matahiti 1797, e piti ahuru
tauatini ta ’ata huira ’atira i toe mai. ’Ua fa ’ata ’a
mai te maupapa'a matamua mai te matahiti
1767 i te mau tapa’o nô te moura’a ta'ata
(fa ’aeara ’a ha ’apaehia i roto i te mau peho fa’a-) e te mau vahi teitei. Te tumu nô te reira
(te mau ma’i 'api i roto i te mau tama’i no te
hope’a o te ahuru ma va’u (18°) o te tenetere,
na te reira i fa ’a ’u ’ana i te reira ’ohipa maere. I
te hope ’a o te area matahiti 1820, e iva ’e aore
ra
hô'ê ahuru tauatini ta'ata huira’atira i Tahiti
nei. Te mau ’arora ’a a Pômare II, te mau ma ’i
effets d’un prisonnier déporté
au
bagne (1840)
21
DÉPRESSION
leurs femmes ainsi que 118 insurgés.
Nuku Hivafut un lieu de déportation pour
et
Joseph *Langomazino qui participa au
complot de 1851 contre le prince-président
Louis-Napoléon Bonaparte.
• La 2® Guerre mondiale, avec la déporta¬
tion des juifs, des tziganes et des opposants
au régime nazi donna à ce terme un sens
particulièrement horrible, puisqu’elle
conduisit
millions
des
d’êtres
vers
les
“camps de la mort”.
dépression,
abaissement
*Pouvanaa a Oopa
Mate *Oopa
John *Teariki
Francis *Sanford
Gaston *Flosse et
Jean *Juventin
1949-1959
1959-1962
1962-1967
1967-1978
1978-1986
Gaston Flosse et
Alexandre *Léontieff
1986-1988
A. Léontieff et
Émile *Vernaudon
1988En 1982, Gaston Flosse, élu vice-président
du Conseil de Gouvernement, céda son
nom fém. Enfoncement,
au-dessous d’un niveau
siège à son suppléant Tutaha *Salmon, et
en 1986 il céda à nouveau sa place au sui¬
vant de liste, Édouard *Fritch.
habituel.
•
En
géographie, on appelle dépression
une zone en creux de
dimension très varia¬
ble. Ce peut être une cuvette qui accidente
Les mouvements de la dérive
localement un plateau, ou une vaste région
effondrée ou creusée par l’érosion : la dépres¬
des plaques océaniques :
de la Rangée aux continents
dépression des Grands Lacs en Amérique
actuels.
sion de la
mer
Morte
en
Palestine, la
du Nord.
•
En météorologie, il s’agit d’une zone de
basses
*pressions atmosphériques où les
forts et les pluies abondantes.
vents sont
Les îles de la Société et les Australes subis¬
sent en moyenne
tropicales par an.
une à deux dépressions
• En économie, une
il y a 225 millions d’années
dépression est caracté¬
risée par une forte diminution de la pro¬
duction et des échanges. La *crise bour¬
sière de 1929 marqua le début d’une dépres¬
sion économique mondiale.
S’emploie aussi pour désigner une grave
atteinte au système nerveux et au moral ;
une dépression nerveuse.
Voir aussi ; climat.
il y a 180 millions d’années
député, nom masc. A l’origine, messager
envoyé par une autorité pour remplir une
mission particulière. De nos jours, un
député est, en France, un membre de 1’* As¬
semblée nationale, élu au *suffrage univer¬
sel direct. Il participe au travail de l’As¬
semblée au sein de laquelle il siège en
il y a 135 millions d'années
prenant part aux *commissions et en
contrôlant r*exécutif par le vote des *lois
*budget. Le député a également pour
rôle de représenter et de défendre sa *circonscription. Les députés sont élus pour
cinq ans et rééligibles sans limitation. Leur
nombre, en 1986, est de 577 dont 19 pour
et du
les *D.O.M.-*T.O.M.
•
il y a 65 millions d’années
Les * Établissements français de l’Océa¬
longtemps réclamé un siège de
député. C’est en 1945 seulement qu’ils
purent envoyer un délégué à l’Assemblée
nie ont
constituante: Charles*Vernier.
Mais le
premier député fut Georges * Ahnne, élu en
1946. En 1978, la Polynésie française obtint
un deuxième siège à l’Assemblée nationale.
Depuis 1946, les députés du Territoire
furent :
disposition actuelle
22
Georges Ahnne
1946-1949
dérive, nom fém. Déviation d’un navire ou
d’un avion par rapport à sa route, sous
l’effet du vent ou d’un courant. Aileron
vertical immergé réduisant la dérivation du
navire. Gouvernail de direction d’un avion.
• dérive des *continents. Ce phénomène
géologique a été supposé dès 1912 par le
savant allemand Alfred Wegener (18801930), puis admis en 1967 par l’ensemble
des scientifiques.
La forme des *côtes et la similitude de
certaines roches et de fossiles d’Amérique
du Sud et d’Afrique occidentale ont permis
d’affirmer que ces deux continents étaient
accolés il y a 200 millions d’années. D’au¬
tres observations ont montré que les
conti¬
nents se trouvent sur de grandes *plaques
qui dessinent un gigantesque puzzle à la
surface du globe. Ces plaques qui “flot¬
tent” sur le *magma visqueux, bougent de
quelques centimètres par an, poussées par
le magma qui s’écoule lentement le long de
fractures appelées *rifts.
A la fin de i’*ère primaire, les continents
actuels étaient soudés en un super¬
continent : la Pangée. Puis, sous l’effet de
la rotation de la Terre et de courants dans
le magma, des lambeaux de la Pangée sont
partis à la dérive, se divisant parfois en îles
(Madagascar) ou formant des bourrelets
montagneux comme les Andes ou l’Himalaya, en heurtant d’autres plaques. Ces
déplacements se poursuivent aujourd’hui
et
on
peut penser que, dans quelques
dizaines de millions d’années, la Méditer¬
ranée aura disparu car l’Afrique aura
rejoint l’Europe, la Californie sera une île
détachée de l’Amérique, les îles de Polyné¬
sie se trouveront à l’emplacement des îles
Hawaï, lesquelles seront alors proches du
Japon.
S’emploie dans l’expression aller à la dérive
ou être à la dérive : ne plus être guidé, se
laisser aller, être désemparé.
dériveur, nom masc. Embarcation munie
*dérive, plaque immergée sous la
quille et qui atténue les déviations dues à la
d’une
force du vent. Les voiliers monocoques et
certains *catamarans sont des dériveurs.
DÉTAILLANT
descendance, nom fém. Ensemble des
*générations issues d’une personne. On
peut matérialiser la descendance de quel¬
qu’un en construisant un arbre généalogi¬
que. Le tronc symbolise l’ancêtre et les
branches, ses enfants.
Le taux de natalité ayant toujours été
élevé en Polynésie, la plupart des per¬
•
âgées vivant sur le Territoire ont
nombreuse descendance. D’après les
sonnes
une
indicateurs conjoncturels de ^fécondité, un
homme et une femme nés vers 1935-1940
ont eu, en moyenne, 6 enfants et 24 petits-
enfants.
Voir aussi : généalogie.
►
hua’ai. Te ta’alo’ara'a no te mau ta'ata e aore
_
_
’opu fêti’i ho’ë. E ti'a
'aufau fëti'i o te ho ’e ta'ata mai
tefa’anaho maite i tona opu jeti'i mai te reira
ïa te u’i no roto mai i te
ia fa'atoro i te
ta’ata 'e tae atu i te tupuna raro roa. Efaito
rahi mau te fanau i Porinetia nei, e feia puna
te ta 'ata ma ’ohi e nehenehe e tae ’a i te
piti
Marquises en 1842 et le récit de ses aven¬
est à l’origine d’un chef-d’œuvre;
“*Taïpi”.
tures
déshydratation, nom fém. Action d’enle¬
l’eau à un corps. Une personne qui
perd de l’eau par transpiration se déshy¬
drate. Il s’agit d’un phénomène normal que
l’on compense en buvant. Cependant, un
nourrisson atteint de diarrhée aiguë ou un
sportif faisant un effort prolongé sans
boire peuvent se déshydrater dangereuse¬
ment ; un j oueur de football peut ainsi per¬
dre 3 à 4kg au cours d’un match en pays
tropical. Plusieurs signes cliniques doivent
alerter le sujet ou son entourage : l’arrêt de
la transpiration en dépit de la poursuite de
l’effort, l’arrêt de la sécrétion salivaire, un
pli persistant après que la peau ait été pin¬
cée. A ce degré, la déshydratation peut
ver de
entraîner le coma et la mort.
Maxime Destremeau
ahuru ma pae (25) mo ’otua e hanere (100) atu
te mau hina te
’ilira ’a paha 'ta.
DESTREMEAU
(Maxime) (1875-1915).
Ancien élève de l’École navale et lieutenant
DESCHANEL
(Paul)
(1856-1922).
Homme politique français. Élu *député en
1885, P. Deschanel était un homme cultivé
intéressé par l’outre-mer. En 1884, il
écrivit un important ouvrage : “La Politi¬
et
que française en Océanie à propos du canal
de Panama”. Il se passionna aussi pour les
de vaisseau, M. Destremeau reçut le com¬
mandement de la *Zélée en 1913. Le gou¬
William *Fawtier lui confia la
défense de Papeete au cours de l’été 1914.
Les autorités craignaient en effet une atta¬
verneur
que des navires allemands présents dans le
Pacifique au moment de la déclaration de
questionsd’Orient. De 1898à 1902,puisde
1912 à 1920, il fut président de la Chambre
des Députés et fut élu président de la
République en février 1920 : il dut démis¬
sionner en septembre de la même année
pour déséquilibre mental.
guerre. Dans ses nouvelles fonctions, Des¬
tremeau fit preuve d’initiative et d’effica¬
désenclaver, verbe. Améliorer les com¬
place des postes de vigie aux points straté¬
giques de nie et assura enfin l’instruction
de 150 volontaires qui se joignirent aux
40 marins et aux 60 soldats coloniaux déjà
placés sous ses ordres. Ces dispositions se
révélèrent efficaces puisque, le 22 septem¬
munications routières, aériennes, mariti¬
mes ou fluviales ainsi que les télécommuni¬
cations pour rompre l’isolement d’une
région.
L’ouverture des aéroports de Rurutu et
Tubuai et la mise en service du Tuha’a
Pae II(navire rapide et de grande capacité)
ont
permis le désenclavement des îles
Australes.
cité. Il fit désarmer la Zélée et transporter
ses canons sur les hauteurs de la ville pour
en améliorer la protection. Ensuite, il fit
miner les balises à l’entrée du port et instal¬
ler des foyers d’incendie dans le dépôt de
charbon de Fare Ute. Il mit également ,en
bre 1914, elles dissuadèrent les marins du
*
Scharnhorst et du
Gneisenau de débar¬
quer à Tahiti. A la suite du *bombardement de Papeete, il se laissa aller à une
critique du gouverneur Fawtier
qu’il accusa de ne pas avoir fait son devoir
pendant les événements. Cette accusation
Voir aussi : transport.
violente
déserteur, nom masc. Soldat qui quitte
l’armée sans permission ou marin qui aban¬
étant sans fondement, M. Destremeau fut
donne son navire.
•
Les premiers déserteurs qui vécurent à
Tahiti furent les *mutins du
*Bounty
(1789). En 1792 et en 1793, des marins
désertèrent la
mis aux arrêts pendant deux mois. Il rega¬
gna la France, mais mourut de maladie à
Toulon le 7 mars 1915.
En 1921, le Conseil municipal de Papeete
décida de donner son nom à la rue, paral¬
lèle au front de mer, qui relie le pont de la
Matilda et le Daedalus.
Parmi eux, Peter *Haggerstein, Andrew
Tipaerui à l’avenue Bruat.
services aux clans des îles du Vent qui
étaient en guerre. Leurs armes et leur
détaillant, nom masc. Vendeur consti¬
des combats. Herman *Melville fut quant
distribution commerciale. Il achète à des
Lynd, Butcher et O’Connor louèrent leurs
cruauté contribuèrent à alourdir le bilan
à lui un déserteur pacifique. Il séjourna aux
Paul Deschanel
tuant le
dernier maillon de la chaîne de
*grossistes ou à une centrale d’achat en
23
commun
parents ou à des amis» (Bernard Hermann
et Association Wen Fa: “Histoire et Por¬
et revend aux consommateurs.
Le détaillant est souvent spécialisé dans un
type de produit : alimentation et produits
trait
ménagers, prêt-à-porter, mobilier... Le
♦commerce de détail est implanté près des
acheteurs, dans les centres-villes ou dans
de
la
Communauté
chinoise
de
Tahiti”).
Voir aussi : funérailles.
les zones résidentielles.
deuilleur,
Pendant longtemps, les commerces de
détail de Polynésie ont été des “magasins
chinois” polyvalents où l’on trouvait tous
les biens nécessaires à la vie courante. Le
tinitôét?àt le lieu de rencontre de Hle ou du
•
nom
masc.
Tahitien : heva.
Nom donné dans la Polynésie d’autrefois
au
prêtre
ou au parent
du défunt qui
menait la cérémonie du ♦deuil.
complexe,
explorateurs du
XVIIP siècle. Les dessinateurs qui les
accompagnaient en ont fait un de leurs
sujets favoris pour illustrer les relations de
voyage de cette époque. D’après B. Danielsson (“Tahiti autrefois”), le seul cos¬
tume de heva que l’on puisse voir dans le
Pacifique se trouve au *Bishop Muséum de
Honolulu (Hawaï).
• Le costume du deuilleur, très
district ; il a gardé cette fonction en dehors
a
de l’agglomération de Papeete.
détritivore, nom masc. et adj. Se dit des
êtres vivants qui se nourrissent de débris
végétaux, de résidus alimentaires, d’ex¬
créments, de cadavres. Les *Vers de terre,
les ♦Champignons, les ♦Bactéries, certains
Arthropodes... sont des détritivores.
fait l’admiration des
dévaluation, nom fém. Perte de valeur
subie par quelque chose.
• La dévaluation d’une *monnaie est l’acte
deuil, nom masc. Douleur éprouvée à la
par lequel un gouvernement reconnaît offi¬
♦mort de quelqu’un. Signes extérieurs et
ciellement que la valeur de la monnaie
nationale s’est dépréciée par rapport aux
temps de manifestation de cette douleur
qui s’exprime souvent par un ensemble de
monnaies étrangères. Sur les marchés inter¬
conventions sociales.
nationaux, une dévaluation favorise les
exportations mais gêne les importations.
Lorsque le ♦franc français est dévalué, le
franc C.F.P. l’est automatiquement et dans
la même proportion, car ces deux mon¬
naies sont liées par une parité fixe.
autrefois, le deuil (tahitien : hevd) se marquait surtout par des
pleurs, des lamentations, des cris, une véri¬
table hystérie collective autour du défunt.
•
En Polynésie,
Les femmes s’arrachaient les cheveux, les
vêtements et se tailladaient le corps avec
des petits ♦bambous munis de ♦dents de
requin. Elles recueillaient le sang des bles¬
sures sur un *tapa qui, après avoir été séché
au soleil, était offert aux membres de la
famille en signe de condoléances. D’autres
cadeaux étaient apportés à cette occasion ;
nattes, rouleaux de tapa et ♦plumes rouges.
Le heva tüpâpa’u était un rite particulier
qui se déroulait lors du deuil d’un *an’i. Le
chef ♦“deuilleur” dirigeait à travers le dis¬
trict un groupe de *nevaneva, hommes et
jeunes gens, en *maro, aux corps peints,
simulant la folie et s’attaquant à toute per¬
sonne se trouvant sur leur
chemin. W. Ellis
explique : «On les croyait inspirés par l’es¬
prit du défunt, pour venger toutes les
offenses qu’il aurait pu recevoir et châtier
ceux qui n’auraient pas manifesté suffi¬
samment de respect à ses restes».
• La coutume chinoise veut qu’après les
.
rites funéraires le deuil dure trois mois.
Pendant cette période, la famille honore le
disparu en dressant un petit autel dans une
pièce de la maison. On y dépose la photo
du défunt, des aliments et de l’encens. Le
mort est censé rendre visite à sa famille et
«on lui demande
instamment, lors de l’en¬
terrement, de se contenter, dorénavant, de
regarder ses parents sans les toucher afin
de ne pas les effrayer. Les personnes en
deuil ne doivent pas rendre visite à des
développement, nom masc. Mouvement
par lequel un être, une idée, une organisa¬
tion prend de l’ampleur et de la force.
• Le développement économique d’un
pays est une phase au cours de laquelle des
moyens de production sont progressive¬
ment accumulés et perfectionnés pour met¬
♦ressources nationales et
satisfaire les besoins de la population. Les
tre en valeur les
pays sous-développés ou en voie de déve¬
loppement ne disposent encore que d’un
faible potentiel si on les compare aux pays
développés que sont les États d’Amérique
du Nord et d’Europe.
L’aide au développement est assurée par
des organismes internationaux : Banque
mondiale, Programme des Nations Unies
pour le Développement, Banque interna¬
tionale pour la Reconstruction et le Déve¬
loppement, Conférence des Nations Unies
pour le Commerce et le Développement...
L’aide est aussi proposée, isolément, par
des États ou par des banques et des associa¬
tions privées. L’aide totale au développe¬
ment du ♦Tiers-Monde s’élevait à 96 mil¬
liards de dollars en 1985. Les politiques de
développement sont très variées, mais peu¬
vent être regroupées en deux grands types :
les politiques autocentrées n’utilisent que
les ressources du pays et évitent l’endette-
DEVELOPPEMENT
Deuil. 1. Femme se lamentant lors
d'un deuil. 2, 3 et 4. Costumes de
prêtre deullleur (dessins et
costume conservé au BIshop
Muséum de Honolulu). 5. Corps
d’un défunt exposé dans un tare
tupapa'u.
Heva. 1. Hevara'a a te hô'ë vahiné.
2, 3, 4. ’Ahu toro'a O te hô'ëtahu'a
nô te mau oro'a hevara’a. 5. Tino
ta'ata pohe o tei vaiiho hia i roto i te
hô’ë tare tüpâpa’u.
25
politique : l’Inde,
l’Algérie, laTanzanie s’y sont essayées avec
plus ou moins de bonheur.
les politiques extraverties intègrent l’écono¬
mie nationale à tous les circuits économiques
ment donc la dépendance
-
mondiaux. Le Brésil connaît ainsi un certain
développement grâce à ses ventes de pro¬
duits bruts et aux *investissements massifs
des sociétés multinationales. Mais l’appel
mesure aux ’'’capitaux étrangers a
considérablement alourdi sa dette exté¬
rieure: 100 milliards de dollars en 1986.
sans
La Polynésie suit une politique de déve¬
loppement extravertie : elle bénéficie de
quelques investissements d’origine étran¬
gère, notamment dans l’hôtellerie, et de
l’aide métropolitaine qui s’est élevée à 87
milliards de francs C.F.P.
en
1986. Les
deux axes qui ont été choisis sont l’activité
touristique et la recherche de l’autosuffisance alimentaire. Les principaux moyens
mis en oeuvre pour atteindre les objectifs de
*croissance sont le *code des investisse¬
ments, une politique foncière favorisant
l’extension de la *surface agricole utile,
• Ces maladies se traduisent en
une
général par
augmentation de la faim, de la soif, de
l’élimination urinaire et aboutissent à des
troubles du métabolisme. Dans le diabète
sucré, cas le plus fréquent, on observe une
augmentation de la glycémie (teneur du
sang en glucose) et la présence de glucose
dans les urines (glycosurie). Il peut être
provoqué par une insuffisance de la pro¬
duction par le pancréas d’une hormone
hypoglycémiante : l’insuline. Dans ce cas,
le sujet doit subir des injections régulières
d’insuline.
Chez les personnes d’un certain âge, on
observe plutôt une autre forme de diabète
sucré appelé diabète gras. Dans ce cas, la
sécrétion d’insuline est normale, mais l’hor¬
mone
mal
est
réceptrices.
Dans le
cas
utilisée
du diabète
par
les cellules
insipide, le sujet
élimine en permanence une grande quan¬
tité d’urine quelle que soit la quantité d’eau
qu’il absorbe. Il a donc tout le temps soif.
Cela est dû à une insuffisance de sécrétion,
par l’hypophyse, de l’hormone antidiuréti¬
l’exploitation des sources d’*énergies renou¬
velables, l’amélioration des voies de com¬
munication, la création de nouvelles filières
de formation professionnelle...
Voir aussi : agriculture, budget, économie,
que. Le traitement consiste en l’adminis¬
tration de l’hormone en question. Il existe
tourisme.
En Polynésie, 130 personnes ont été hospi¬
fonds, industrie, sous-développement,
Évolution du Produit intérieur brut
de la Polynésie (en milliards de francs C.F.P.
courants).
1965
13,26
1970
21,55
1975
45,02
1980
87,58
1982
136,95
Cette maladie peut causer des troubles de
la vue, retarder la cicatrisation, mais aussi
entraîner le coma voire la mort.
talisées pour cause
1986.
de diabète sucré en
►
’omaha tihota. Tepo’ia, tepoiha, te ’omaha
pinepine, e mau tapa’o ’ohie ana’e te reira no
te fa’a'ite mai i te fifi e vai ra i roto i te tino
ta’ata, tei rae'a i te ma’i: ’omaha tihota. Na te
’omaha tihota tei tupu mai no te amu rahi i te
4,26
I960
de nombreuses autres formes de diabète.
ma’a monamona e tihota ia to roto i te toto e
parauhia te reira e tototihota, te tahi ra, tei
roto ia i te
’omaha te tihota te ’itera ’ahia, tona
tupura’a nôte iti ia o te mau ’oromona i roto i
(la refonte en cours du mode de calcul du P.I.B.
permet pas de présenter de données récentes)
ne
te voir a ’a ma ’a.
Na te oromona nei e horo’a i
aforpra ’a le pape ha ’amaita ’i tino. Te
vai ra te tahipae ta’ata, e ’omaha tihota ’e atu
te tere
to ratou; no to ratou porta,
te oromona
’a ’apora ’a ’aita ia e ’ohipa maila ’i i roto i te
devise, nom fém. Nom donné à la *monnaie d’un pays étranger. L’achat de pro¬
duits ou de *services à l’étranger se fait en
devises ou en or. Ceci oblige le payeur à des
opérations de *change.
Le *tourisme procure à la Polynésie des
devises qui lui permettent de payer une
part de ses importations.
Autre sens : la devise d’un pays, d’une
ta ’ata e màrua noa te
’omaha noa atu te
rahira ’a pape e inuhia, eita e mau, e fa ’aru ’e
pau roa hia na roto i te ’omaha. E poiha noa
te reira ta ’ata. E parauhia te reira, ’omaha
’Ua rau huru ’omaha tihota.
I Porinetia, 130 ta’ata ’omaha tihota i te
tihota e hipofite.
matahiti 1986. E nehenehe te mata e
mohimohi i te rave a te ’omaha tihota,
fa’aora’ata i te mau muta, ’oia ato’a te
mo ’era ’a hiro ’a ’e tae mai ai te pohe.
association, d’une famille ou d’un individu,
est une formule qui exprime un idéal
rant son action : “Liberté,
nité” est
française.
la
devise
de
inspi¬
Égalité, Frater¬
la
République
diabète, nom masc. Terme désignant plu¬
sieurs maladies différentes d’origine géné¬
tique ou hormonale. Dans le langage cou¬
rant, ce terme désigne le diabète sucré.
diacre, nom masc. Dans 1’*Église évangé¬
lique, c’est un *laïc, élu par la communauté
des fidèles, chargé de la gestion de la vie
matérielle de la '"paroisse mais aussi de
l’animation spirituelle notamment au
niveau des groupes appelés *’âmuira’a.
Dans l’Église catholique, c’est un homme
ordonné pour un ministère (le diaconat)
complémentaire de celui du prêtre.
DICTATURE
tiatono. / rolo i te Etareüa Evaneria. e ta 'ata
teie no roto i te hoeparoita lei hina’aro e
tavini i te Fatu. E haere atu ’oia i te
ha'api'ira’a tiatono, e hi’opo’ahia ’e ia manuia i
roto i te hi’opo’ara'a, i reira e tu’uhia ai i roto i
te ma'itira’a. Na teparoita e ma’iti, no te ho'e
tau e maha matahiti, fa 'a 'api fa 'ahou te
Tona ti 'ara 'a, e tauturu i te
’orometua no te ti'a’aura'a i te paroita, e
ma ’itira 'a.
ha ’apa ’o i te tere maha 'ira 'a o te mau 'ohipa a
te Etareüa i roto i te paroita,
i roto i te mau
amuira'a. Iroto i te Etareüa tatorita, te ho'e ia
ta'ata ifa'atoro'ahia no te tavinira'a 'e tauturu
perepitero 'oia.
(Tei roto i te puta a Paule Laudon te fa’a’ite
ra’a hia “Randonnées en montagne’).
diagramme, nom masc. Mode de repré¬
sentation des variations d’un phénomène à
l’intérieur d’un cadre gradué. Le diagram¬
me
une
peut consister en une série de points,
*courbe, des colonnes de tailles
différentes.
•
Un diagramme ombrothermique super¬
pose la représentation des températures et
des précipitations mensuelles pour une sta¬
tion météorologique donnée.
Voir aussi: climogramme, graphique.
diaclase, nom fém. Fissure qui apparaît
dans une roche ayant subi un changement
température important ou un allège¬
de
ment de pression. Les diaclases facilitent la
pénétration de l’eau puis la désagrégation
de la roche. Elles sont très fréquentes dans
les couches basaltiques des îles hautes de
Polynésie.
dicotylédone, nom fém. et adj. Les Dico¬
tylédones constituent une sous-classe des
*Angiospermes comprenant toutes les
plantes supérieures dont les graines possè¬
dent un embryon à deux *cotylédons.
Toutes ces plantes possèdent un nombre de
pièces florales (sépales, pétales...) multiple
de 2 ou de 5. Exemples : Rosier,
diadème, nom masc. Parure féminine en
*Hibiscus...
tée sur le sommet de la tête. Le diadème
dictature, nom fém. Dans la Rome anti¬
que, il s’agissait de la magistrature extra¬
ordinaire la plus élevée. Le dictateur n’était
toutefois investi de pouvoirs absolus que
pour six mois afin de faire face à une situa¬
tion d’une extrême gravité.
A l’époque moderne, ce terme désigne un
régime politique autoritaire souvent établi
par la force après une période de crise. La
forme de couronne ou de demi-cercle, por¬
était
autrefois
des
un
souveraineté.
•
Diadème
insignes de la
(Mt). Tahitien: Te Tara o
Maiao. Situé entre le massif de l’*Aorai et
celui du Mt*Marau, ce mont de Hle de
Tahiti culmine à 1 321 m. Il consiste en une
ligne de crêtes accidentée de pitons et de
petites ^aiguilles qui lui donnent un aspect
semblable à un diadème. Ses parois verti¬
dictature
taua mais laissent un passage vers la vallée
dessus des lois et bafoue les libertés. La
cales dominent la haute vallée de la *Faude
la
*Punaruu :
le
col
du
Diadème
(1 050 m). «Sur la trace des *pi’imato, l’es¬
calade du Diadème est tentante mais décon¬
seillée,
aucune
ses
parois basaltiques n’ayant
tenue. Certaines faces ont été ten¬
est caractérisée par la toutepuissance d’un *exécutif qui gouverne au-
dictature est le contraire de la *démocratie.
• dictature du
prolétariat. Dans le vocabu¬
laire marxiste, c’est la nécessaire période de
transition entre le *capitalisme et la cons-
tées, quelquefois réussies, ainsi la nordouest
par
Jean Guillois, en solitaire, en
1973, avec 250 pitons plantés entre rocher
et racines...» (Paule Laudon ; “Randon¬
nées en montagne”).
►
Tara o Mai’ao. Tei ropu te mou’a o te Tara o
Mai'ao ia Aora'i 'e 'o Mar au. 1321 metera
tona teiteira'a i ni'a i te fenua Tahiti. E au i te
ho'e hei taraunu ari ’i tei fa 'a 'una 'una i te upo 'o
o te hui
ari'i, no tona mau taratara. Tona mau
papa'i mato tei ’ite maita'ihia i roto i te fa'a
rahi o Fautaua tei vaiiho mai i te tahi ara no te
haere atu i te fa 'a Punaru ’u, e parauhia te reira
vahi : te auvaha ’o Mai'ao, I 050 metera tona
leitei.
! te haerera'a
te mau pi'imato,
te 'a'era'a i
ni'a ia Mai'ao e meafa'ahina'aro rahihia, e ara
ra e
'ere i te 'ohipa ohie,
'aita e maura 'a papu
tô te mau papa'i mato. ’Ua tamata haere hia te
tahi mau pae i te pi 'ihia e ’ua manuia atu ihoa
te tahi mau ta’ata i ta ratou mau tamatara'a,
reira i te pae Apato 'erau to ’oa o te ra, na te
hô'ë ta 'ata 'o Jean Guillois i tanu haere e
no
250 naero rarahi i roto i te mato ’e te mau a 'a
ra’au e te reira i te matahiti 1973.
le Mont Diadème (1 321 m), rapproché au
téléobjectif, et, au premier plan, les
lotissements Vetea
Te Tara o Maiao
27
DICTIONNAIRE
Dieux. 1. Coffre sacré destiné aux
"images” des dieux (îie de
Tematangi). 2. Arche abritant ies
représentations des dieux et objets
sacrés {lie de Nengo Nengo).
3. Représentation de divinité des
Marquises en pierre. 4. Statue du
dieu Rao (Mangareva). 5. Dessin
d'une divinité par Victor Ségaien.
6. Tiki marquisien paré pour une
cérémonie. 7. To’o : image des
dieux constituée d’un cyiindre de
bois ou de vannerie recouvert d’un
tressage en nape. 8. Ti'i de pierre
(lies de ia Société).
"
-
’Zî
IdIuJj
-
5
Te mau Atua. 1. ’Afata mo’a
mau hoho'a o
nôje
te Atua (motu nô
Tematangi). 2. Araka vaira'ahoho'a
te mau Atua ’e te mau tauiha'a
mo’a (fenua nô Nengo Nengo).
O
3. Fa’ahoho’ara’a ofa'i o te mau
Atua nô te fenua Matuita. 4. Ti'i o te
Atua Ro’o (Mangareva). 5. Hoho’a
te hô’ë atua ’o te peni hia e
Victor Segalen tane. 6. Atua nô te
o
Nu'uhiva o tei
fa’anehenehe hia nô te hô’ë’oro’a.
7. To'o : hoho’a o te mau Atua
hamanihia e tepahu o te ha’unehia
mau motu
e
te nape. 8.
Totaiete).
28
Ti’i ofa’i (fenua
DILLON
truction
du
socialisme, étape
vers
le
^communisme. Pendant cette période, la
classe ouvrière exerce le pouvoir par l’in¬
termédiaire du Parti communiste. Le Parti
communiste français a renoncé à cette
théorie lors de son XXIP congrès en jan¬
vier 1976.
dieu, nom masc. Tahitien : atua. Puissance
supérieure à laquelle on attribue un pou¬
voir surnaturel.
• Dans l’ancienne *religion polynésienne,
on
distinguait toute
une
hiérarchie de
dieux. Les atua fânau pô, dieux créés de la
nuit, incréés : *Ta’aroa, *Oro, *Tane,
*Ra’a, étaient les plus importants. Ta’aroa
fut à son tour créateur de nombreux autres
dictionnaire, nom masc. Ouvrage qui
constitue un répertoire de mots classés par
ordre alphabétique ou par thèmes et qui en
donne la définition ou la traduction dans
une
autre langue.
premier dictionnaire fut imprimé par
Robert Estienne, à Paris, en 1539. Depuis,
les types de dictionnaires se sont multi¬
pliés. On distingue les dictionnaires de lan¬
gue exposant surtout les différents sens
d’un mot et rappelant les règles de son
• Le
utilisation, ainsi “Le Robert’’, “Le
Larousse”, le “Dictionnaire de l’Acadé¬
mie”, “Le Littré”. Les dictionnaires ency¬
clopédiques font le point des connais¬
sances sur des thèmes divers ou
spécialisés,
bilingues sont utilisés
pour les traductions. Les linguistes
emploient des ouvrages spécialisés ; dic¬
tionnaires des synonymes, des homony¬
mes, des citations, étymologique, ortho¬
graphique... Chaque science a son ou ses
dictionnaires ; la philosophie, la médecine,
la biologie, la géographie, l’histoire, la
musique...
• En Polynésie, le premier dictionnaire
bilingue anglais-tahitien a été publié par
les
dictionnaires
John*Davies en 1851 et un dictionnaire de
langue marquisienne fut écrit par
Mgr*Dordillon en 1904.
En 1973, deux petits dictionnaires ou lexi¬
ques français-tahitien ont été composés,
l’un par Mai-Arii*Cadousteau et J. Anisson du Perron, et l’autre par Yves Lemaître.
la
diététique, nom fém. et adj. Branche de
r*hygiène qui s’occupe de l’alimentation et
de rétablissement des régimes. Actuelle¬
ment les diététiciens essaient d’informer la
population et l’invitent à constituer des
repas parfois moins copieux et surtout plus
équilibrés. Un repas doit toujours associer
un
aliment constructeur (viande, pois¬
son...), un aliment énergétique (sucre, fécu¬
lents...) et un 'aliment protecteur (fruits,
légumes...).
• L’analyse des comportements alimen¬
taires en Polynésie fait apparaître une
consommation excessive de lipides (grais¬
ses), de protéines (viandes), de sucres, de
sels, d’alcools et une consommation insuf¬
végétales (fruits et
légumes). Il convient donc d’y remédier,
car ce déséquilibre favorise l’apparition de
nombreuses *maladies : le *diabète, l’*obésité, l’hypertension et la goutte par
exemple.
fisante
de
fibres
dieux. On le retrouve sous divers noms :
*A’a aux Australes, *Tangaroa aux Tua¬
motu, Tanaroa à Hawaï. C’est parmi les
atua
JAUSSEN
fânau pô que les îles choisissaient
leurs dieux nationaux : Oro à Raiatea et
Tahiti, Ra’a à *Eimeo (Moorea), Tane à
Huahine. En dehors de ces dieux majeurs,
premiers missionnaires identifièrent
divinités marines dont les
atua mao, dieux du requin : Tuaraatai et
les
14 principales
DICTIONNAIRE
do la
langue tahiticnne
*Ruahatu. D’autres étaient dieux du ciel.
Les peho te mou’a te pari e te fa’a, dieux
des vallées et des montagnes, étaient au
de 12. De nombreux métiers
avaient leurs dieux protecteurs. Tahauru
nombre
était dieu de la pêche ; Matatini, celui des
fabricants de filets ; Rearea, dieu des
médecins ; Taneetehia, dieu des couvreurs
de toit en ni’au et il existait même un dieu
des fantômes : Heva. Dans la seule île de
Tahiti on a ainsi dénombré plus de
300 divinités.
• Dans les religions monothéistes, Dieu est
l’être suprême auquel on attribue la créa¬
tion de l’Univers. Pour les chrétiens, ce
Dieu unique est en 3 personnes ; le Père, le
Fils (*Jésus-Christ) et le Saint-Esprit. Les
juifs et les musulmans croient également en
un seul dieu qu’ils nomment respective¬
ment Yahvé et Allah, mais n’admettent pas
le caractère divin du Christ.
dictionnaire bilingue et
dictionnaires de langue
Voir aussi : culte, marae, représentation.
►
atua. ’Ua rau la te ma’ohi atua, mai tei hau
’e tei iti mai. ’O *Ta’aroa (te atua
nui, te metua o te tahi alu mau atua), ’o 'Oro,
’o Tane, ’o Tu, ’o Atea, ’o Ra’a, ’o
roa te mana
Ruahatu tei hau atu, ta’a noa atu ai te tahi
atu mau atua i raro a ’e i to ratou mana. I
Tahiti noa nei, ’ua tae 'a e toru hanere huru
atua, nô terâ ’e tera fenua, no tera ’e tera ’opu
feti ’i, no tera ’e tera ho ’i ’autahu ’a.
diligence, nom fém. Promptitude, rapi¬
dité dans l’exécution d’une tâche : faire
diligence veut dire se hâter.
• Voiture tirée par des chevaux et utilisée
autrefois pour le transport des passagers.
Des années 1870 jusqu’en 1916, Adolphe
*Poroi, assura, par deux diligences, le
transport des passagers et du courrier
autour de Hle de Tahiti.
DILLON (Peter) (1788-1847). Ce capi¬
taine de ^goélette irlandais arriva aux îles
Fidji en 1809 et y pratiqua le commerce du
bois de *santal. De 1810 à 1816, il sillonna
29
DIOCÈSE
l’archipel de la Société, puis gagna la
Mélanésie qu’il fut un des premiers à
explorer ; une baie de Hle d’Erromango
porte son nom. P. Dillon est surtout connu
pour avoir découvert les restes de l’expédi¬
tion de *La Pérouse alors qu’il visitait les
îles Santa Cruz : une garde d’épée, portant
les initiales du navigateur, une cloche de
bord, plusieurs canons en cuivre puis les
crânes de 60 Européens lui fournirent la
preuve que La Pérouse et ses hommes
avaient été tués et mangés par les parents
des Mélanésiens qu’il avait devant lui.
P. Dillon laissa de nombreux écrits sur ses
voyages aventureux et
Paris.
finit ses jours à
directeur de l’Intérieur a disparu en
1898
profit de celui de *secrétaire général,
mais le rôle de ce dernier est plus restreint.
au
disco, nom masc. Genre musical qui sem¬
ble avoir été inventé par Giorgio Moroder
en 1974. Inspiré du *rock, le disco est vio¬
lemment rythmé par une batterie. Il fut
lancé par les films “La fièvre du samedi
soir” et “Grease”, interprétés par John
Travolta et Olivia Newton-John, puis
adopté par Donna Summer, Cerrone et le
groupe Village Peuple par exemple.
Voir aussi : musique.
discothèque,
diocèse, nom masc. Territoire placé sous
l’autorité religieuse d’un *évêque ou d’un
^archevêque.
•
La
Polynésie française est divisée en
deux diocèses : celui de Papeete et celui de
Taiohae, tous deux créés en 1848. Le dio¬
cèse de Papeete a englobé Hle de Pâques
jusqu’en 1921 et les îles Cook jusqu’en
1948.
Diodon, nom masc. Tahitien: tôtara. Ce
Poisson de la famille des Diodontidés est
Diodon (totara)
appelé aussi Poisson Ballon, Poisson Porcépic ou, improprement, Poisson Lune. Il a
un
corps massif entièrement couvert
d’épines couchées au repos et une tête très
volumineuse portant deux gros yeux.
Quand il se sent en danger, son corps se
gonfle d’eau ou d’air jusqu’à devenir entiè¬
rement sphérique avec les épines dressées.
Il ressemble alors à un porc-épic. Cette
particularité lui vaut d’être naturalisé et
utilisé comme luminaire. Son bec puissant
lui permet de broyer *Crustacés et *Échinodermes
dont
il
se
nourrit.
Il
est
les Polynésiens, mais est
parfois porteur de la *ciguatera, voire
nom
fém. Collection de
*disques ou le meuble qui la contient. Il
s’agit aussi d’un établissement générale¬
ment ouvert l’après-midi et la nuit où l’on
peut écouter des disques et danser.
• A Papeete, plusieurs discothèques s’ou¬
vrent sur le front de mer ou dans les rues
publics
“Laserium”, “Whisky à gogo”, “Zizou Bar”, “La
Cave”, “Piano Bar”, “Le Club”, “Lido”,
“Bounty”, “Too Much”, “Rétro-Club”,
“Pitate”, “Club 106”, “Mayana”... Ces dis¬
cothèques ont succédé à des établissements
qui, au lendemain de la Seconde Guerre
mondiale, étaient connus de tous les
marins du Pacifique ; le “*Quinn’s”, le
“Bar Léa” et le “Lafayette”.
avoisinantes et s’adressent à des
différents. Elles ont pour nom :
Voir aussi : boîte de nuit.
Discovery (le). Navire anglais qui accom¬
pagna le Resolution lors du troisième
voyage de *Cook dans le Pacifique de 1776
à 1780. Ce trois-mâts-barque de 295 ton¬
monté par 75 hommes, fut com¬
mandé par Ch. Clerke puis J. Gore.
neaux,
consommé par
même mortel.
élevé d’une *administration, d’un *service.
Adj. Qui donne une orientation ou dirige ;
un principe directeur, un comité directeur
par exemple.
directeur de l’Intérieur. *Fonctionnaire
de l’administration coloniale. Placé immé¬
diatement
après le *gouverneur dans la
hiérarchie administrative, le directeur de
l’Intérieur avait en charge tous les services
administratifs des *Établissements français
de l’Océanie, à l’exception du service judi¬
ciaire. Il avait plus particulièrement à assu¬
rer la direction de la police et-des services
des *contributions directes et indirectes. Il
établissait le
*budget de la colonie et le
présentait au *Conseil général. Le titre de
30
nom
rareté d’un
directeur, nom masc. (fém. : directrice).
Personne qui dirige, qui est à la tête d’une
entreprise ou se trouve au poste le plus
•
fém. État de manque, de
produit et plus particulière¬
ment de vivres. La disette est cependant
une situation moins grave que la *famine,
laquelle suppose un manque absolu de
disette,
nourriture et conduit à la mort.
•
Les disettes furent
probablement fré¬
quentes en Polynésie. La plupart des res¬
sources alimentaires étaient saisonnières,
qu’il s’agisse du fruit de r*arbre à pain ou
du poisson : il existait donc une période de
“soudure” qui pouvait s’avérer difficile,
notamment dans
les *atolls des Tuamotu
sols très pauvres. Aux pénuries sai¬
sonnières s’ajoutaient parfois les *sécheaux
les pluies violentes et les guerres à
l’issue desquelles les récoltes des vaincus
étaient systématiquement détruites. La
resses,
connaissance des techniques de conserva¬
tion des * ’uru et des *taro répondait donc à
la nécessaire prévoyance. Dans des *silcs
en
fosses ( ’â’po ’o tio ’o), creusés en terre et
tapissés de feuilles de *ti et de bananiers,
on disposait les ’uru qui se transformaient
en une pâte fermentée {ma’i, ua ma aux
Marquises). Certains fruits étaient plutôt
leurs disques en France ou aux États-Unis.
les fruits du
ger un solide en l’incorporant à un liquide.
réservés à la cueillette en temps de disette :
*nono, du *pandanus, du
*p5hue, les amandes du *bancoulier et du
*badamier, les graines de *tou. Les tuber¬
cules de *teve, rares aujourd’hui, et même
les fougères *anuhe étaient alors consom¬
mées. Les disettes ont pu être responsables
des *migrations des habitants vers d’autres
îles aux ressources plus abondantes.
Voir aussi : chanson, musique.
dissolution, nom fém. Action de désagré¬
Rupture légale d’un mariage. Ordre donné
à une assemblée, à une société ou à un parti
de se séparer : le *R.D.P.T. fut dissous par
décret en novembre 1963.
•
L’article 12 de la *constitution de la
V" * République
donne au président le
droit de dissoudre 1’*Assemblée nationale
après consultation du Premier Ministre et
des présidents des assemblées.
dispensaire, nom masc. *Établissement
public ou privé où l’on dispense des soins
gratuits et qui fait partie des formations
sanitaires élémentaires.
•
En
Polynésie, 14dispensaires sont
L’article 81 du statut du Territoire de la
Polynésie française stipule que «lorsque le
fonctionnement des institutions territo¬
riales se révèle impossible, l’Assemblée ter¬
ritoriale peut être dissoute par *décret...».
Autre
sens :
dérèglement des
mœurs,
ouverts. En fonction de la population qu’il
débauche.
chirurgien-dentiste, infirmières...) ou par
une seule adjointe de soins. Le dispensaire
aide au dépistage des maladies, assure des
vaccinations, mais ne dispose pas des
moyens techniques nécessaires aux dia¬
gnostics complexes et à l’hospitalisation. Il
sert parfois de relais entre la population et
les grands établissements de santé ('"hôpi¬
taux ou *cliniques).
dissuasion, nom fém. Action d’amener
dessert, un dispensaire peut être tenu par
un
personnel nombreux (médecin-chef,
disque, nom masc. Palet de pierre ou de
métal de forme circulaire que lançaient les
athlètes de la Grèce antique. Le lancer du
disque de 2 kg est aujourd’hui encore une
des épreuves habituelles de lancer lors des
concours
d’athlétisme. Par
extension, le
terme désigne un objet de forme ronde et
plate ; un disque d’embrayage, un disque
intervertébral par exemple.
• Un disque phonographique est une
pla¬
que circulaire de matière plastique parcou¬
rue par un sillon en spirale. Sur les bords de
ce microsillon sont
gravés des signes qui
correspondent à des sons enregistrés. Le
passage d’une aiguille transmettant des
impulsions électriques permet de “lire” ces
signes et de reproduire les sons. Le principe
du disque phonographique a été découvert
par le Erançais Charles Gros en 1877 et
exploité par l’Américain Thomas Edison.
Le microsillon
en
matière
plastique est
quelqu’un à
chose.
renoncer
• dissuasion nucléaire.
à faire quelque
Stratégie pratiquée
par les États-Unis et l’U.R.S.S. depuis le
début des années cinquante, puis par la
Grande-Bretagne, la France, la Chine...
Elle consiste à décourager un adversaire
qui envisagerait une agression, en
déployant un arsenal nucléaire, la force de
dissuasion, qui causerait chez cet adver¬
saire des dégâts pouvant dépasser les gains
qu’il pourrait espérer après le conflit. Cette
stratégie implique une véritable “course
aux armements” qui mobilise des budgets
considérables, de nombreux scientifiques,
et conduit au stockage d’énormes quantités
d’explosifs. Cette stratégie est fortement
contestée par les courants pacifistes et par
certaines Églises chrétiennes.
Voir aussi : bombe, Centre d’Expérimentation du Pacifique.
distillerie, nom fém. Usine dans laquelle
on vaporise
par chauffage les matières
volatiles d’un produit. On recueille soit des
essences
•
aromatiques soit des eaux-de-vie.
produisant du *rhum
Une distillerie
fonctionna à *Atimaono de 1880 à 1965 ;
elle n’alimenta guère que la consommation
locale.
Voir aussi : alcool.
apparu en 1955. La gravure et la lecture en
stéréophonie se généralisèrent à partir de
1968 et de nouveaux progrès ont été réali¬
sés en 1983 grâce à l’invention du disque
compact à lecture par rayon *laser qui res¬
titue les sons avec une pureté étonnante.
• Les premiers disques réalisés en
Polyné¬
sie furent gravés en 1946 par Gaston Guilbert et le compositeur Eddie Lund. Actuel¬
lement, les sociétés d’édition telles
que
Manuiti et Océane Production font presser
district, nom masc. Circonscription terri¬
toriale peu étendue sur laquelle s’exerce
l’autorité d’un fonctionnaire ou d’un
conseil. En 1789, un district équivalait en
France à un arrondissement.
• En Polynésie, les districts (tahitien ;
*mataeina’a) correspondent souvent aux
anciennes *chefferies dévolues à certains
*an’i. Les frontières d’un district s’appuient
DIURNE
en
général sur des limites naturelles mais
aussi sur des limites d’appartenance sociale
et foncières. Le terme district semble avoir
définitivement supplanté celui de chefferie
en
1852 lors de la création des *conseils de
districts. Ces conseils, remplacés par les
*commissions municipales en 1877, restè¬
pouvoir jusqu’en 1972. A
cette date, les districts furent érigés en
rent sans grand
*communes
Ils
ou en
sections de commune.
reçurent toutes
les attributions des
municipalités métropolitaines et d’impor¬
tantes dotations financières.
Depuis 1960, l’essor démographique de
Papeete et de ses banlieues a accru les
contrastes économiques, sociaux et cultu¬
rels entre l’agglomération et les autres dis¬
tricts de Tahiti. Le district désigne aujour¬
d’hui l’espace rural où ont été conservés
certaines valeurs et des modes de vie tradi¬
tionnels. Dans le langage courant,
des
expressions telles-que “aller au district” ou
“vivre au district” traduisent cette opposi¬
tion ville/campagne.
Voir aussi : hau ari’i.
diurne, adj. Qualifie tout ce qui se produit
pendant le jour. Une plante diurne, cas le
plus fréquent, est une plante dont la fleur
s’ouvre et s’épanouit pendant le jour: par
exemple, r*Hibiscus. Un animal diurne est
actif de jour: ainsi les Merles, Poules,
Busards...
Le
contraire de diurne est
*nocturne.
petites unités, en bois ou en acier, d’une
longueur inférieure à 25 mètres. Les ate¬
liers et le *dock flottant sont réservés en
priorité
aux
bâtiments militaires, mais
accueillent aussi des navires civils.
Autres sens; Unité militaire. Désaccord
entre plusieurs personnes.
dock, nom masc. Bassin qui accueille les
navires pour leur déchargement, ou entre¬
pôt recevant les marchandises déchargées
dans un *port. Les manutentionnaires qui
y travaillent sont appelés dockers.
Les docks du port de Papeete ont été
construits le long du quai au long cours et à
proximité de l’huilerie de Tahiti.
•
Un dock flottant est un dispositif formé
de caissons métalliques qui permettent de
placer un grand navire hors d’eau pour des
réparations sous la ligne de flottaison.
Celui du port de Papeete est accessible aux
navires qui ne dépassent pas 3 000 tonnes.
doctrine, nom fém. Ensemble de cro¬
d’opinions, d’idées. Une doctrine
peut être politique (Hitler et la doctrine
nazie). Elle peut être présentée par une
♦Église : c’est alors l’ensemble des ♦dogmes.
Dans le domaine religieux, ceux qui refu¬
sent la doctrine ou une partie de la doctrine
sont dits hérétiques (yoir hérésie). Ceux
qui, en revanche, placent la pureté de la
yances,
doctrine au-dessus de toute autre considé¬
ration sont appelés doctrinaires.
dividende, nom masc. En arithmétique, il
s’agit du nombre à diviser.
• En matière financière, on appelle ainsi le
revenu que procure une *action, part du
♦capital d’une *entreprise, à son proprié¬
taire. Le montant du dividende varie d’une
année sur l’autre, car il est proportionnel
aux *bénéfices
réalisés. En 1986 par exem¬
ple, la société Air Tahiti a versé un divi¬
dende de 500 francs C.F.P. par action.
division, nom fém. Action de diviser,
séparer en plusieurs parties. Élément entier
d’un tout qui a été divisé: une division
administrative réunit des bureaux et des
services travaillant dans un même domaine.
• Division des Constructions et Armes
navales
(D.C.A.N.). Les ateliers de la
D.C.A.N. sont installés à *FareUte, au
cœur de la zone
portuaire de Papeete, afin
d’assurer la maintenance des navires mili¬
taires utilisés par le *C.E.P. et les forces de
souveraineté. Ses 500 employés effectuent
des travaux d’usinage, de tôlerie, de chau¬
le Dolphin au mouillage,
dessin attribué à S. Wallis
32
dronnerie, d’électricité et d’électronique
marines. Ils peuvent aussi assurer la main¬
tenance en matière de froid industriel, de
voilerie et câblerie, et réaliser des répara¬
tions sur les sous-marins. Un atelier de
construction navale peut
assembler des
dogme, nom masc. Croyance fondamen¬
tale, principe considéré comme une vérité
incontestable.
Le
terme
s’est
d’abord
appliqué aux croyances des fidèles d’une
religion puis à l’^idéologie de certains par¬
tis politiques. Le dogmatisme s’oppose au
scepticisme et peut conduire à l’intolérance
vis-à-vis de ceux qui n’adhèrent pas à la
même pensée.
Dolphin (le). ♦Frégate anglaise lancée en
1751 et équipée par les arsenaux de la
marine à Deptford. Elle fut commandée
par John*Byron lors de son voyage d’ex-
DORSALE
ploration dans le Pacifique (1764-1766)
puis par Samuel *Wallis qui, au cours de
son tour du monde (1766-1768), fit escale à
Tahiti. Le Do//?/zmjaugeait 510 *tonneaux,
était long de 40 mètres et large de 10. Gréé
en trois-mâts carré, il pouvait, par bonne
brise et toutes voiles dehors, atteindre la
vitesse de 8 noeuds. «Ce navire fut le
3® bâtiment de la Marine royale britanni¬
que à recevoir en 1764 un doublage en
cuivre pour sa coque, protection efficace
marine et les
coquillages. Peint en plusieurs couleurs, le
navire avait une très belle apparence. Une
bande jaune canari l’entourait entre la
ligne noire de flottaison et la rangée de
contre les tarets, la végétation
canons.
Les
œuvres
mortes,
au-dessus,
étaient bleues, tandis que les côtés des gail¬
lards ainsi que tout l’intérieur du navire
brillaient d’un rouge éclatant pour que le
sang éventuellement répandu au cours des
combats ne se remarque pas» (“Mémorial
polynésien”).
• Un haut-fond situé à l’entrée de la
baie de
*Matavai porte le nom du navire. En effet,
le 23 juin 1767, «au cours d’une manœuvre
visant à ancrer le Dolphin sur les fonds de
sable trouvés par Robertson, il s’échoue
sur un récif corallien toujours désigné Banc
dü Dolphin» (J.-F. Baré : “Le Malentendu
Pacifique”). Menacé par plusieurs cen¬
taines de pirogues, le navire dut son salut à
une brise de mer qui le dégagea. Aupara¬
vant, ce récif avait pour nom Ta’a o Hiro et
la légende le présentait comme un pâté de
sable que lejeune dieu *Hiro, élevé à Ha’apape, confectionnait pour s’amuser.
fenua hau o te mau faufa ’a ato 'a ia e fatuhia e
te ta ’ato 'a (tei parauhia e patuhau), e ’ita e riro
’ei faufa ’a fatuhia e te hô'ê ta ’ata ana ’e : mai te
poromu, te anavai, tahera'apape, te tahatai, te
mau fare hau hamanihia e te ’oire aore ra e te
hau Farani. I Porinetia te pu ’ohipa fenua ’ua
ha’amauhia ia i te matahiti 1851, tei reira ato’a
fenua fatuhia e te hau aihu ’ara 'au. I
’ohipa fenua tei roto ïa i
te mana fenua iho nei.
Te ret a De ’itehia i ni’a i te mau pere ’o ’o
’ohipa a te patuhau fenua te fa’a ’ite ia e, e
faufa ’a te reira na te hau fenua ’e ’o te Pu
’ohipa fenua te fatu.
te mau
teie mahana, te piha
dominion, nom masc. Nom donné aux
^colonies qui bénéficiaient d’une large
autonomie au sein de r*Empire britanni¬
que. Il s’agissait du *Canada, de 1’* Austra¬
lie, de la *Nouvelle-Zélande et de l’Union
Sud-africaine. Les dominions, où le souve¬
rain anglais était représenté par un gou¬
verneur général, s’administraient librement
avec un régime parlementaire. Ils ne pou¬
vaient toutefois avoir leur diplomatie pro¬
pre ni faire sécession.
Ces États sont aujourd’hui indépendants et
ne sont plus appelés dominions depuis
1947. L’Union Sud-africaine exceptée, ils
font partie du *Commonwealth depuis
1931.
DORDILLON (René) (1808-1888). *Évê-
que des Marquises, *missionnaire catholi¬
que de la *Congrégation des *SacrésCœurs de Jésus, qui débarqua à Tahuata
en
1846. Véritable bâtisseur de la Mission,
il devint le second évêque de l’archipel en
D.O.M. voir département d’outre-mer.
domaine, nom masc. Propriété foncière
d’une assez grande superficie. Dans les
noms
des lieux-dits de Polynésie, on
retrouve la trace de quelques anciens
domaines coloniaux ; le domaine Labbé à
Pirae, le domaine Brown à Papeari.
public est formé de tous les
• Le Domaine
biens indispensables à la *collectivité et qui
ne
peuvent faire l’objet d’une appropria¬
tion privée : ainsi les routes, les cours d’eau,
le littoral, les bâtiments administratifs cons¬
truits par la commune ou l’État.
En Polynésie, le Domaine public créé en
1851 comprenait aussi les terres possédées
l’administration coloniale. Aujour¬
d’hui, le service des Domaines est de
*compétence territoriale. La lettre D que
l’on voit sur les plaques d’immatriculation
des voitures des services publics territo¬
riaux signifie qu’elles sont la propriété de
par
l’administration des Domaines.
►
fenua faufa’a. Efenua rahi fatuhia e te ho e
ta'qta. / roto i te mau i'oa no te mau tuha’a
fenua o Porinetia, e ’itehia te mau i’oa o vetahi
mau fatu fenua nô te tau aihu 'ara 'au : te fenua
Labbe i Pirae, te fenua Bro wn i Papeari. Te
1855. Sa tâche fut difficile, car l’adminis¬
tration autorisait ce que le prêtre défen¬
dait ; l’alcool et les danses. Soutenu irrégu¬
lièrement par le commissaire impérial
*Gaultier de La Richerie, il réussit à déve¬
lopper les plantations de coton et enrichit
la flore
marquisienne de quelques nou¬
velles espèces : figuier, grenadier et vanille.
Il s’intéressa à la
langue et publia un
ouvrage : “Grammaire et Dictionnaire de
la langue des îles Marquises”. Il mourut à
il.
•rsm
Mgr René Dordillon
Taiohae et fut très regretté de la population
qui éprouvait un grand respect pour cet
homme «aimable, fin et enjoué».
dorsale, adj. et nom fém. Qui appartient
au
dos. Chaîne de montagnes.
océanique. Forme de relief sousmarin qui consiste en un bombement, par¬
• dorsale
fois large de plusieurs centaines de kilomè¬
tres, pouvant traverser un
océan ou se
prolonger dans un autre. Les dorsales sont
zébrées de *failles transversales et portent
parfois des îles volcaniques. Certaines sont
accidentées d’un *rift médian où remonte
le *magma : dans ce cas, elles sont le lieu de
séparation de deux *plaques lithosphé¬
riques. Cette activité volcanique s’accom-
33
DOUANE
pagne d’hydrothermalisme (sources d’eau
chaude), producteur d’éléments métalli¬
fères qui s’agrègent en *nodules.
Voir aussi : dérive des continents.
douane, nom fém. Administration publi¬
que chargée de recouvrer les ^droits impo¬
sés sur les marchandises à l’entrée et à la
sortie d’un pays. Bâtiment où sont installés
les bureaux de cette administration.
(Service des). Administration
d’État mise à la disposition du Territoire.
Ce service occupe 80 personnes en Polyné¬
sie et il est chargé de plusieurs missions :
percevoir des *taxes sur les importa¬
tions ; ces taxes ont représenté 70% des
recettes du *budget du Territoire en 1986.
• Douanes
-
-
établir
des
tableaux
chiffrés
sur
le
^commerce extérieur de la Polynésie, pour
le gouvernement et les chefs d’entreprises.
s’assurer du respect des règles concer¬
circulation des armes, des stupé¬
-
nant la
fiants, des oeuvres d’art, des plantes, de la
monnaie, ainsi que des marchandises dont
les importations sont limitées pour proté¬
ger les productions locales.
Pour exécuter leur mission, les douaniers
sont présents aux
fanion de l’A.S. Dragon
points d’entrée du Terri¬
toire : aéroport et ports. De plus, la loi leur
accorde des droits
exercent
particuliers quand ils
leurs fonctions : le droit au port
d’armes, le droit de visite et de fouille des
marchandises, des bateaux et avions, des
personnes et de leurs bagages.
Voir aussi : importer.
dragage, nom masc. Action de nettoyer le
fond d’une rivière ou d’un port.
• En
Polynésie, le dragage consiste surtout
à détruire des pâtés de coraux et à prélever
du sable dans le *lagon, soit pour ouvrir un
*chenal de navigation, soit pour obtenir
des matériaux de construction (soupe de
*corail). Cette activité a le grave inconvé¬
nient de détruire les paysages sous-marins
et de provoquer de profonds déséquilibres
dans r*écologie des lagons.
dragon, nom masc. Monstre fabuleux que
l’on représente en Occident avec des ailes et
une queue de reptile. Au figuré, désigne
une personne intraitable et acariâtre.
•
Pour les Chinois, le dragon est le sym¬
bole de la fécondité des
eaux.
Selon les
légendaires, il dort pendant l’hiver
(saison sèche en Chine) dans les gouffres
récits
sous-marins et il faut le réveiller au prin¬
temps pour qu’il apporte les pluies bienfai¬
santes. C’est le but de la *danse du dragon,
accompagnée de roulements de tambou¬
rins et de coups de cymbales. Elle est exé¬
cutée par deux à dix personnes qui pren¬
nent place dans un dragon de papier et de
paille vivement coloré. Cette danse salue le
premier jour de l’an, début du printemps
34
mais elle fait
partie de toutes les réjouissances
populaires. Le dragon est aussi une divinité
protectrice dont on place l’effigie à l’entrée
ou sur le toit des temples et de bien d’autres
bâtiments publics. Le dragon est enfin un
des douze animaux qui rendirent visite à
Bouddha peu avant sa mort. A ce titre, il
figure parmi les signes de l’*horoscope
dans la tradition chinoise,
aussi
chinois.
•
Dragon (A.S.). Association sportive
chinoise. Jusqu’en 1952, la communauté
chinoise se répartissait dans trois associa¬
la Jeunesse sportive chinoise
(J.S.C.), la première créée, représentait le
*Koo MenTong, l’Union sportive chinoise
(U.S.C.) le *Kuo Min Tang, tandis que
Sam Min était liée à l’Association “^philan¬
thropique. Les rencontres entre ces trois
clubs servaient de prétexte aux règlements
de compte entre les différentes tendances
tions ;
de la communauté.
Afin de mettre
un
terme à ces violences répétées, le président
de
la
*F.G.S.S., le docteur *Cassiau,
demanda au
consul de *Chine d’interve¬
nir et d’imposer la fusion des trois clubs.
En fait, deux associations. Dragon et
*Phénix, naquirent en 1953 de ce rema¬
Leur existence fut éphémère.
Phénix se mettant en sommeil dès 1955, et
niement.
Dragon en 1958.
C’est en 1968 qu’à l’initiative de S. Jouen,
Muku et Pachong, le club de Dragon se
reconstitua sous la présidence de Arthur
Chung. II prit vite de l’ampleur et acquit
une vaste propriété située au fond de la
vallée de *Titioro. Là furent aménagés un
terrain de ^football, deux courts de *tennis
et une très belle salle omnisports. Actuel¬
lement, l’A.S. Dragon est un des grands
clubs du Territoire, puisqu’il rassemble
700 licenciés (1985) pratiquant dix disci¬
plines : football, *basket-ball, *hand-ball,
tennis, *tennis de table, *haltérophilie,
*athlétisme, *bowling, tir à r*arc et, tout
récemment, *karaté. Le président du club,
dont les couleurs sont l’orange et le bleu,
est J. Tanseau.
drapeau, nom masc. Pièce d’étoffe atta¬
chée à une hampe et servant d’emblème, de
signe de ralliement à un régiment, à un
chef, ou à une nation.
• Le drapeau français comprend trois cou¬
leurs en bandes verticales, associées après
la “^Révolution de juillet 1789. Le bleu et le
rouge sont les couleurs de la ville de Paris
et le blanc était celle du roi.
Le drapeau de la Polynésie française,
adopté par l’Assemblée territoriale en 1985,
est un rectangle composé de trois bandes
horizontales : rouge, blanc, rouge. Au cen¬
tre figure l’emblème du Territoire. Il com¬
prend une pirogue double vue de face qui
porte cinq *tiki représentant les cinq
“'“archipels. Le tout se trouve au centre d’un
•
DRAPEAU
AUSTRALIE
ILES FIDJI
GUAM
PAPOUASIE
POLYNÉSIE FRANÇAISE
SAMOA AMÉRICAINES
SAMOA OCCIDENTALES
KIRIBATI
NAURU
PALAU
ILES SALOMON
NOUVELLE-GUINÉE
TUVALU
drapeaux des États
et territoires de ia
Commission du
Pacifique Sud
reva o te mau fenua
nô roto i te Tomite
O
VANUATU
COMMISSION DU
PACIFIQUE SUD
NOUVELLE-CALÉDONIE
Patitifa apato'a
35
DROGUE
cercle formé par les rayons du soleil, sym¬
ra’au fa’ata’ero. Te mau huru ’aihere ato ’a e
de richesses. Cet emblème a été dessiné par
i te taime hâmanira ’a. E tano ato ’a ia parauhia
tu ’uhia i roto i te mau ra ’au rapa ’au ma
bole de vie, et les vagues de l’océan, source
e, te ra’au ma’i iho : e tao’a ta’ero ho’i e amu
artiste polynésien : Alfred Chalons.
S’emploie aussi dans les expressions : être
sous les drapeaux : être en service dans
l’armée ; une hélice en drapeau : une hélice
un
’ei fa ’atupu i te tahi mau huru ëra ’a i
’e te ta ’ata i rave i te reira peu e au roa :
aore e inu
te tino
mai te fa’ahina’arora’a te nenevara’a.
I roto ia
Porinetia i te matamua, te ’ava (kava) tei
immobilisée. Mettre son drapeau dans sa
môtarohia nô te fa ’atupu i te reira huru ino no
poche : taire ses opinions.
reva.
’i ia tae
fa ’ahina ’aro e ’ere fa ’ahou ra mai te tahi
ta’ata ti’ama, ’ua titi ra i roto i te ino o te
ta’ero fa’atupuhia e te ’ava. E riro noa ’oia i
te
Te ho e ia vahi 'a 'ahu tei ta ’amuhia i ni 'a
i te tahi rou ’e tei riro ei poro hau, tapa ’o no
te amuira ’a i roto i te hô'ëpupu, i raro a 'e i te
roto i te huru ta’aë mai te animara te huru
E toru torera ’a ’a ’ahu tô te revafarani e toru
’Aita i o mai te
puai, te pakalolo noa teie e
fa ’a ’ino noa nei i te fenua ’e ’ua ati roa ato ’a te
ho e ra ’atira, i roto i te ho ’e nuna 'a.
’u, ’ua ta ’atihia ho ’i raton i mûri a ’e
i te ’orurera ’ahau nô te matahiti 1789. Te
ninamu ’e te ’ute ’ute e u ia no te ’oire ’o Paris,
ato ’a huru
are ’a te
’uo ’uo i ropu e tapa ’o ia nô te ari ’i.
Te reva o te fenua Porinetia farani, tei
ha’amanahia nô te huti i te matahiti 1985. ’o te
ho'e ia ’oeha ’a’ahu tatuha’ahia e toru tuha’a te
tore
’e e
unuhi noa atu. Te ra ’au tahiti ia ore te faito ia
tano. e ta ’ero pohe tana e fa ’atupu, e tae mai i
teie mahana. te tupu noa nei a.
mau ra ’au ta ’ero
mau motu.
E remu ato ’a te tahi ’e ’oia ato ’a te
tahi mau ra ’au ano ’i e ho ’ohia na. e ha ’ua te
feiâ i ro ’ohia i te ma ’ifa ’ata ’ero, e tupu ia
rat ou te
’aeto ’erau. I te matahiti 1980, e
65 ’ohipa ra ’au fa ’ata ’ero i ha ’avahia ia tae i te
’ute ’ute, te tore ’uo ’uo; te tore ’ute ’ute. Tei
matahiti 1985, ’ua tahiti roa i ni'a i te 185.
ropü te poro ’ati ’a ’ai ’a, e va ’a tau ’ati i ni ’a iho
iana e 5 ti ’i, e ha ’amana ’ora ’a i na ta ’amotu e 5
O
Porinetia farani nei.
Te ta ’ato ’ara ’a no te reira, ’ua heihia e te hihi
mahana tapa ’o nô te ora, te are miti tapa ’o no
te
faufa’a. Na te ta’ata ra ’o Alfred Chalons i
papa ’i i teie ’ati ’a. I roto i te reo farani, e parau
ato ’ahia tei raro te ho ô ta ’ata i te reva, ’oia
ho ’i te rave ra i tâna tau fa ’ehau.
Tei te reva te
’ohipa, (’ua ino ia
hô'ë matini) e tu’u i tôna reva i raro, ’oia ho’i e
mâmünoa (e ’ita e fa’a’ite i tona mana’o).
droit, adj. Se dit de quelque chose qui est
sans déviation ou de quelqu’un qui ne
s’écarte pas d’un principe moral.
S’emploie aussi comme adverbe dans les
expressions marcher droit, aller droit au
cœur ou au but.
matini ’oia ho ’i ’ua mau te
droit, adj. Qui est du côté opposé à celui
du cœur : le côté droit, la rive droite d’un
drogue,
cours
fém. Ingrédient employé
pour les préparations médicamenteuses.
Par
nom
extension, les médicaments
eux-
mêmes. Produit nocif absorbé pour procu¬
excitation,
impression d’échapper au réel...
• Dans la Polynésie d’autrefois, le *’ava
(ou kava) était connu pour être une bois¬
son excitante. Consommé à forte dose, il
plongeait le buveur dans une ivresse triste
rer
des sensations diverses :
somnolente. Les feuilles de *mairai
étaient mâchées pour lutter contre la fati¬
et
gue, tout comme le maté du Paraguay. Les
remèdes traditionnels à base végétale
{*râ’au), mal composés ou mal utilisés,
provoquaient des intoxications mortelles,
accidents qui se produisent encore parfois
de nos jours.
• Aujourd’hui, la consommation de dro¬
gues “dures”, telles que la cocaïne et l’hé¬
roïne, est presque inexistante en Polynésie.
Cependant, la consommation de cannabis
{*pakalold) est assez répandue et ce d’autant
plus, que, malheureusement, la variété
locale est d’excellente qualité, c’est-à-dire
riche en matière active. Il existe d’autres
drogues telles que les ^champignons hallu¬
cinogènes, très dangereux, et certains
diluants vendus dans le commerce qui pro¬
voquent des troubles très graves chez ceux
qui en respirent les matières volatiles. On a
pu recenser officiellement 65 affaires de
drogue en 1980 et 185 en 1985.
36
d’eau par exemple.
• nom masc.
droit.
Coup donné avec le poing
• nom fém. La partie d’un tout située à
droite. En politique, la droite désigne l’en¬
semble des *partis conservateurs attachés à
l’ordre
établi.
Ce
vocable
remonte
au
11 septembre 1789, lorsque, au cours de la
première réunion de l’Assemblée nationale
constituante, les partisans de la monarchie
absolue se placèrent à la droite du prési¬
dent de séance.
droit. 1. nom masc. Ce qui est permis ou
exigible dans une société, en vertu de prin¬
cipes moraux, sociaux (les Droits de
l’Homme) ou économiques (les droits de
“"douane par exemple).
2. nom masc. Ce qui constitue l’ensemble
des règles définissant les rapports entre les
hommes. Le droit
se
subdivise
en
droit
public et en droit privé.
• Le droit public comprend :
le droit constitutionnel qui traite de l’or¬
ganisation des pouvoirs publics.
le droit administratif qui règle les rap¬
ports entre l’État et les particuliers.
le droit pénal qui concerne les atteintes à
-
-
-
l’ordre social.
privé inclut :
le droit civil qui traite des rapports entre
• Le droit
-
les particuliers.
DUFF
-
le droit commercial qui s’applique aux
actes de commerce.
-
le droit du travail qui règle les rapports
entre employeurs et
-
salariés.
le droit maritime ou aérien qui organise
le commerce et la circulation par mer ou
par air.
DROLLET
(Sosthène) (1829-1897).
Colon français qui participa à la ruée vers
l’or en Californie, comme plus de 30 000 de
ses
compatriotes. N’ayant pas fait fortune,
il choisit, comme une
centaine d’autres
Français, de venir se fixer en Polynésie : il y
débarqua en 1857. Boulanger-confiseur,
Sosthène Drollet se lança dans la produc¬
tion de gelée de goyave et fonda ensuite une
usine d’eau gazeuse et de glace. Sa réussite
économique lui permit d’être compté
parmi les ^notables de Papeete et de parti¬
ciper à tous les *conseils.
Il a laissé une nombreuse descendance en
Polynésie dont les plus connus sont : un fils
Alexandre, longtemps interprète auprès
des tribunaux ; des petits-fils, Félix, archi¬
viste, et Jacques-Denis Drollet, ancien chef
du Service de l’Éducation et homme politi¬
que ; un arrière-petit-fils, Jacqui Drollet,
biologiste et homme politique.
autour
de la
(Joseph) (milieu du XIX'=
siècle). Capitaine de vaisseau français,
nommé ^gouverneur de Tahiti de 1854 à
1856, qui eut aussi la responsabilité de l’ar¬
chipel des Marquises et de la NouvelleCalédonie. Il était *commissaire impérial
auprès de la reine “"Pômare IV pour les îles
DUBOUZET
du Vent, Tubuai et les Tuamotu. Commis¬
saire naval, il dirigeait la station navale de
l’Océanie et avait une garnison de 300
hommes sous ses ordres. 11 continua la
politique d’assimilation de ses prédéces¬
Charles *Lavaud et Théogène
“"Page, mais il s’opposa à la reine qui profi¬
seurs,
tait de l’instauration des lois
Drosophile, nom fém. Petite Mouche du
trouve en
françaises
pour s’approprier des terres et nommer ses
partisans à la tête des “"chefferies.
Sosthène Drollet
DUCIE. Petit atoll situé à 470 km à l’est de
“"Pitcairn, par i24°48’ouest et 24°40’sud.
Découverte par Pedro Fernandez de “"Quiros en 1606, cette île sans passe est difficile
d’accès et semble n’avoir jamais été habi¬
tée. Elle abrite de très importantes colonies
d’oiseaux :
vinaigre mesurant 2 à 3 mm de long. On la
graine. Exemples ; Cerise,
Pêche, Prune, Mangue, *Noix, Amande,
*Mombin, *’autera’a...
“"pétrels, “"sternes, “"paille-en-
queue, “"noddis bruns et grandes “"frégates.
Ducie appartient au Royaume-Uni.
abondance sur les bananes très
mûres, les épluchures d’oranges, de pam¬
plemousses... Cet insecte est souvent choisi
par les généticiens
mutations.
pour
étudier les
drupe, nom fém. Catégorie de fruit charnu
ne s’ouvrant pas à maturité et possédant un
noyau. Ce dernier est constitué par une
enveloppe dure et compacte qui se forme
Duff (le). Trois-mâts acheté en 1796 par la
“"London Missionary Society, grâce à une
souscription lancée par Thomas “"Haweis.
Sous le commandement du capitaine “"Wil¬
son, le navire appareilla de Londres le
10 août 1796 avec 30 évangélistes à bord.
«Le dimanche 5 mars (1797), après avoir
longé le district d’Atehuru, accompagné de
70 pirogues venues de Paea et d’Arue, le
Dw/T'jetait l’ancre dans la baie de “"Matavai» (H. Vernier : “Au Vent des Cyclones”).
Le navire reprit ensuite sa route vers les îles
Tonga et rentra en Europe via les Gambier.
11 était le premier des 14 navires qui furent
successivement armés par la L.M.S. pour
ses
missions dans les
mers
du sud entre
1797 et 1893.
• Le Mont Duff
Drapeaux de Polynésie. 1. Époque
du Protectorat ; drapeau tahitien
portant au coin les trois couleurs
de la France à la demande de
l’amiral
Dupetit-Thouars.
2. Bannière du roi Tapoa de
Bora Bora : les cinq étoiles
symbolisent les îles de Bora Bora,
Toopua, Tupai, Maupiti et Mopelia
(1820-1845). 3,4 et 5. Drapeaux
des îles Sous-le-Vent (officiels de
1847 à 1880) : Bora Bora, Raiateaet
Huahine. 6. Emblème des
Tuamotu aux couleurs de la
France, surchargé de 16 étoiles
bleues représentant les 16
de l’archipel.
Drapeau des îles Gambier
dessiné par le capitaine Mauruc en
1832 et arboré jusqu’en 1843.
8. Drapeau des îles Marquises.
communes
7.
(441 m) est le point culmi¬
nant de nie de “"Mangareva, aux Gambier.
Il fut ainsi nommé en souvenir du passage
du Duff, premier navire européen qui tou¬
cha nie. Le sommet porte encore les restes
deux crèches construites par le roi
Te“"Maputeoa pour recueillir et protéger
de
les enfants royaux.
►
Duff. Epahi peretane no le Totaiete mitionare
no Ronetona. ’Ua ho ’ohia mai b Tarapu i te
matahili tauatini ‘e hitu hanere ’e iva ahuru
(1796) na roto i te ho’e huihuira'a
’amuifa’atupuhia e te ta'ata ra b
ma ono
mont
le Mont Duff, vu de la côte ouest de Mangareva
T. Haweis no te tono i te mau mitionare i
le Duff en vue de Mangareva
37
DUMONT D’URVILLE
Porinelia. '0 te ra ’atira pahi lapa '0 loru '0
Wilson te fa ’atere i te pahi. I te 10 no atete
malahiti tauatini ’e hitu hanere ’e iva ahuru ma
ono, ’ua tere te mau mitionare na nia ia La
Tamise 'e no te piti ahuru ma toru noa no
tetepa to te pahi fa ’aru ’era 'a i Portsmouth. Va
'afa'i atu '0 Tarapu i te mitionare ra '0 Crook i
Matuita ma, ho 'e ahuru ma hitu mitionare i
Tahiti ’e ho ’e ahuru i Tonga. I te 4 no mati to
te mau mitionare ’itera ’a ia Tahiti, i te 7 no
mati to ratou poura ’a i ni’a i te fenua maro.
’Ua ho ’i atu ’o Tarapu i Peretane no te fa ’auta
mai e pae ahuru mitionare i Tahiti nei. ’Ua
farerei ra ’o Tarapu i te ho ’e pahifar ani
’orurehau ’e ’ua fa’ataui i tona tere. ’O Tarapu
te matamua o na pahi ho ’e ahuru ma maha
(14) tei fa ’anahohia e tei ha ’apa ’arihia e te
Totaiete Mitionare o Ronetona no te tere
mitionare i roto i te mau pae moana
’apato ’a
mai te matahiti tauatini ’e hitu hanere ’e iva
ahuru ma toru ’e tae roa atu i te matahiti
tauatini ’e va ’u hanere ’e iva ahuru ma toru.
DUMONT
d’URVILLE
(Jules) (1790-
1842). Officier de marine français. Homme
cultivé et passionné par la *botanique, la
physique, r*astronomie, Dumont d’Urville
’Ua riro ’oia ei mero no te fa ’atupu i te totaiete
Teotarafia no Paris, ’ua tonohia ’oia ’ei ’apiti
ia Duperrey no te ho e tere ia ’atiti’a te fenua
mai te area nô te matahiti 1822 ’e tae atu i te
matahiti 1825. ’Oia te ra ’atira tomana i te pahi
’o La Coquille e parahi mai nei i Tahiti ’e
Porapora hou a ’ite ai ia Reao. la ho ’i atu ’oia
i fa ’auehia ai ’oia e haere e ’imi i te mau toe ’a
ra
nô te tere o te revara ’a ’o La Pérousse. Mai te
area matahiti 1826 ’e tae atu i te matahiti 1829,
’ua tere fa ’ahou mai ’oia i Patitifa nei. / te area
matahiti 1837 ’e tae atu i te matahiti 1840, ’ua
fa ’auehia ’oia i te ho e ’ohipa ’oia ho ’i e
pofa ’afa ’a i te mau pae fenua to ’eto ’e roa ’o te
poro apato ’a.
I te reira tere, ’ua tae atu ’oia i Ma’areva, i
Matuita ’e i Tahiti i reira ’ua turu atu ’oia ia
Dupetit-Thouars i mua i te aro o te ari’i vahiné
Pômare IV nô te fa ’aho ’ira ’a i te mau
mitionare tatorita i te matahiti 1838. ’O
Dumont d’Urville ’o le hôe ia ta’ata rahi no te
’ohipa pofa ’afa ’a. ’ua riro ato ’a ’ei ’aivana ’a tei
papa ’i e rave rahi mau put a tei fa ’a ’ite mai i te
huru no tona mau tere ta ’ato ’a. Te vai ra tana
puta ’ei hi’ora’a. Te terefa’ahiahia na te ao
la ’ato ’a no te matahiti 1834. ’Ua fa ’aru ’e roa
mai ’o Dumont d’Urville na roto i te ho e ’ati
pere ’o ’o ’auahi, tona lamaiti ’e tana vahiné
ato ’a i roto i taua ati ra.
fut aussi un amateur d’art qui découvrit et
fit acheter la Vénus de Milo. Membre fon¬
Société de
dateur de la
Géographie de
le vent sur les bords de
Tahiti et Bora Bora. Dès son
retour, il fut chargé d’une nouvelle mis¬
sion ; retrouver les restes de l’expédition de
avec le temps en
monde (1822-1825) à bord de la * Coquille
et séjourna à
Jules Dumont d'Urville
dune, nom fém. Relief de sable édifié par
Paris, il fut envoyé comme second de
*Duperrey pour un voyage autour du
*La Pérouse. De 1826 à 1829, il sillonna à
nouveau
le
Pacifique. Enfin, de 1837 à
1840, il reçut pour mission d’explorer
mer ou
dans les
déserts.
•
Des formations dunaires,
consolidées
grès calcaire parfois mêlé à
du basalte, occupent le fond de nombreuses
baies des îles de l’archipel des Marquises.
Elles atteignent parfois une dizaine de
mètres de hauteur. A *Hane (Ua Huka) et
à Ha’atua (Nuku Hiva), les travaux archéo¬
rendit aux *Gambier, aux Marquises et à
logiques menés sur les sites dunaires ont
montré que les niveaux superposés corres¬
à la reine *Pomare Vahiné IV dans l’affaire
cessives.
ques (1838). Grand explorateur, Dumont
et de la montagne, y
r* Antarctique. Au cours de ce voyage, il se
Tahiti, où il soutint *Dupetit-Thouars face
pondent à des occupations humaines suc¬
La situation de
ces
dunes
au
de l’expulsion des *missionnaires catholi¬
débouché d’une vallée, au contact de la mer
d’Urville fut aussi un savant qui recueillit
humaine.
favorisait l’installation
des collections entières lors de ses voyages.
Homme actif et curieux, il se décrit dans
“Voyage pittoresque autour du
DUPERREY (Louis) ( 1786-1865). Officier
ardent, je ne pris pas, dans notre relâche à
Matavai, quatre heures suivies de repos. Je
*Freycinet avant de recevoir le
de la * Coquille avec
laquelle il accomplit un tour du monde
“scientifiquement exemplaire” de 1822 à
1825. Duperrey était secondé par *Dumont
son
monde” (1834) : «Marcheur infatigable et
vis tout ce qui pouvait se voir ; je grimpais
sur tous les sites signalés par les voyageurs ;
je créais même d’autres itinéraires pour le
géologue et le naturaliste». 11 devait mourir
dans un accident de chemin de fer avec sa
femme et son fils.
U ne rue porte son nom à Papeete ; elle relie
le quartier de la Mission à l’avenue Bruat.
►
DUMONT D’URVILLE (Jules) (1790-1842).
E ofitie, ra’atira ihitai no te nu’u moana farani.
E ta ’ata aravihi ’e te ’ana ’anatae i te pae nô te
’ohipa tanu ra ’au, te pae hi ’opo ’a fa ’ahohonu i
hi’opo’ara’a i te mau
te ma’imira’a, te pae no te
Louis Duperrey
38
ti ’arama o te ao.
de marine français, il fit partie de l’expédi¬
tion de
commandement
d’Urville, il avait aussi à son bord le dessi¬
nateur Jules-Louis *Lejeune et le *naturaliste
Après avoir découvert *Reao,
Duperrey séjourna à Tahiti. Dans la rela¬
tion de son “Voyage autour du monde exé¬
cuté par ordre du roi sur la corvette la
Coquille pendant les années 1822-1825”, il
fait part de sa surprise devant les modifica¬
tions déjà survenues dans la vie quoti¬
dienne des Polynésiens : vêtement, habitat,
alphabétisation... Après une escale à BoraBora, il fit route vers la Mélanésie, la
Nouvelle-Zélande et l’Australie. Duperrey
*Lesson.
DYNASTIE
entra à l’Académie des Sciences et en fut le
président à partir de 1850.
DUPETIT-THOUARS
(Abel) (17931864). Cet amiral français fut envoyé dès
1834 dans le Pacifique et reçut bientôt le
commandement de la
Station navale du
Pacifique qui avait pour mission d’établir
une présence française sur les côtes du
continent américain. Mais DupetitThouars orienta volontairement l’action
de cette station vers l’Océanie. Il intervint à
Hawaï (1837) puis à Tahiti (1838). Ce par¬
tisan de la politique de la *canonnière fit
pression sur la reine *PomareIV pour
obtenir un traité favorable aux ressortis¬
sants
français à Tahiti. L’expulsion de
deux pères catholiques avait servi de pré¬
texte à cette intervention. Son rapport sur
les
Marquises, où il conduisit deux mis¬
sionnaires en 1838, fut si enthousiaste que
le ministre Guizot chargea Dupetit-
archipel. La mis¬
sion fut accomplie en avril 1842. Des Mar¬
quises, Dupetit-Thouars mit le cap sur
Tahiti et y arriva en août 1842. La situation
lui parut si confuse et si insaisissable qu’il
imposa bon gré mal gré le *protectorat
français sur Tahiti le 8 septembre 1842. Le
24 février 1843, le consul *Pritchard qui
revenait d’Angleterre, où il avait proposé
en vain le protectorat, débarqua à Papeete
et intrigua auprès de la reine pour la faire
Thouars d’annexer cet
revenir sur ses engagements.
Le 25 mars,
Louis-Philippe ratifia le protectorat et
Dupetit-Thouars le notifia à la reine le
refus de la reine
entraîna un ultimatum de Dupetit-Thouars
et la proclamation de la *déchéance de la
6 novembre 1843.
reine,
Le
puis la nomination d’Armand
*Bruat gouverneur de Tahiti, le 8 novem¬
bre. Dupetit-Thouars, dont le nom devint
Petitua en langue tahitienne, quitta le terri¬
toire le 10 novembre, laissant une situation
intenable qui provoqua
franco-tahitienne.
la *guerre
• Bergasse Dupetit-Thouars était le neveu
du précédent. Cet officier de marine reçut
1880 le commandement du *corps expé¬
ditionnaire français qui devait pacifier défi¬
nitivement les Marquises.
• Aristide et Louis
Dupetit-Thouars,
oncles d’Abel, reçurent mission de retrou¬
ver les restes de
l’expédition de *La Pé¬
en
rouse, mais échouèrent.
DUTROU-BORNIER (Jean-Onésime)
(1834-1876). Cet aventurier français, capi¬
taine au long cours, apparut dans le Pacifi¬
que en 1865. 11 trafiqua au Chili avec son
navire, le Tampico, et eut l’occasion de se
rendre à Die de *Pâques pour y conduire
deux *missionnaires catholiques en 1866.
Sans scrupules, il organisa à partir de
Tahiti des campagnes de recrutement
d’*engagés océaniens aux îles Gilbert et
finit par s’associer avec John*Brander
pour mettre RapaNui en valeur. Il y
débarqua en 1866 et sema la terreur pour
mieux asseoir son autorité et obliger une
partie de la population à émigrer et à s’en¬
gager à Tahiti sur les plantations de
J. Brander. «Comme un grand féodal,
loane (Jean en langue tahitienne) imposait
des corvées : l’arrosage, l’enlèvement des
pierres et la consolidation des murets (...)
Les travaux agricoles, répartis entre les
jardins individuels et le Domaine, étaient
payés en dons de nourritures, de vêtements
et de tissus (...) loane présidait un Conseil
des ministres, aux compétences très éten¬
dues, composé de Ika et de Kure, respecti¬
chef de Anakena et oncle de
Koreto (épouse de Dutrou-Bornier), der¬
vement
niers détenteurs des savoirs anciens»
(Bob
Putigny : “Le roi de Pâques”). Les mis¬
sionnaires catholiques tentèrent en vain de
s’opposer à lui et décidèrent en 1871 d’éva¬
cuer Die avec le gros de la
population. Un
groupe se dirigea vers Mangareva, un autre
Abel
Dupetit-Thouars
s’installa et fit souche à Tahiti. Une cen¬
taine de Pascuans durent rester dans Hle
où Dutrou-Bornier avait pris le titre de roi
et
régnait en tyran. Il introduisit 8400
moutons et 150 boeufs qui firent des dégâts
énormes. Lassés de ses brutalités, les Pas¬
l’assassinèrent, probablement en
1876, mais restèrent sujets de son
épouse la reine Koreto, Pascuane de sang
royal. L’affaire du “Roi de Pâques” fut
jugée par le tribunal de Papeete en 1880 et
cuans
août
les biens de Dutrou-Bornier et de John
Brander furent vendus en 1884.
dyke, nom masc. Montée de *lave qui s’est
faite au travers de couches géologiques, à
la faveur d’une *faille. Le dyke peut être
dégagé par r*érosion et dominer les ter¬
rains voisins, tel un mur ou une colonne de
lave appelée *neck.
Les îlots des *Gambier correspondent à
des dykes qui se sont formés sur le pour¬
tour d’une vaste *caldeira ennoyée.
Voir aussi : volcanisme.
dynastie, nom fém. Suite, succession de
souverains d’une même famille,
même lignée ou descendance.
d’une
dynastie la plus connue en Polynésie
française est celle des *Pomare. Le fonda¬
teur en fut le chef *Hapai de *Pare. Jus¬
qu’en 1880, les Pômare furent les souve¬
rains de Tahiti. D’autres dynasties jouèrent
un rôle politique
important : auxîles Sousle-Vent, les *Tapoa de *Bora Bora, ou les
*Tamatoa de Raiatea. On peut citer aussi
la grande dynastie des *Kamehameha
d’Hawaï, et enfin celle des *Tonga, dont le
dernier représentant règne encore
aujourd’hui sur ce petit royaume.
• La
Jean Onésime Dutrou-Bornier
39
E’a ’Api no Porinetia. (La Voie nouvelle
pour la Polynésie). Mouvement politique
de tendance autonomiste créé en 1965 à
l’initiative de Tahi Maitere et de Paniora,
et dont le premier
président fut Jean *Mil-
laud. Bientôt dominé par la personnalité
de Francis *Sanford, le E’a ’Api joua les
premiers rôles dans la vie politique polyné¬
sienne durant une quinzaine d’années. En
1967, il devint le parti le plus important de
r*Assemblée territoriale dont il enleva 9
des 30 sièges. La même année, F. Sanford
était élu député, battant de quelques voix le
député sortant John *Teariki (*Here ’Ai’a).
A partir de juillet 1968 et jusqu’en 1981, le
E’a ’Api lia sa destinée au Here’Ai’a au sein
de l’éphémère Te E’a ’Api o te Flere ’Ai’a
puis dans le plus solide Amuira’a E’a ’Api
Here ’Ai’a ou *Front Uni, lié à l’U.D.F. de
V. Giscard d’Estaing. L’usure du pouvoir
aidant, le E’a ’Api se scinda en 1981 à la
suite du départ d’Émile
*Vernaudon qui
fonda le *Ai’a Api. Affaibli, le E’a ’Api
n’enleva qu’un siège aux *élections terri¬
toriales de 1982. Daniel * Millaud, sénateur
E’a ’Api en poste depuis 1977, a entrepris
de rénover le parti. Celui-ci a pris le nom de
Te *E’a no Maohinui en 1985.
E’a no Maohinui. (La Voie du peuple
les principaux leaders du E'a Api,
fondateurs du E'a no Maohinui :
Daniel Millaud, William Vanizette,
Joël Buillard, Thierry Nhun-Fat,
Jean-Marius Raapoto,
Patrick Revault, Jacques Vii
polynésien). Nouvelle appellation du Te
*E’a ’Api, adoptée lors du congrès du 17
août 1985 et qui veut symboliser le renou¬
veau de ce parti. Te E’a no Maohinui milite
pour la mise en place d’un *État polynésien
“associé” à la France, jouissant d’une
*autonomie économique retrouvée et de
plus de justice sociale, ceci dans le respect
de l’âme et des valeurs polynésiennes. Le
président du Te E’a no Maohinui est
Daniel *Millaud, *sénateur de Polynésie
française, qui succéda, en 1985, à Jacques
Vii, dernier président du E’a ’Api ; son
secrétaire général est Patrick Revault. Le
régions environnantes. L’eau est aussi pré¬
sente dans
les tissus des êtres vivants et
dans les sols, où elle est nécessaire au fonc¬
tionnement des mécanismes vitaux. Elle
indispensable des fluides
qui véhiculent les aliments et les déchets
dans un organisme.
• Le cycle de l’eau. La masse d’eau mise en
mouvement ne représente que 0,03 % du
total de l’hydrosphère. Elle gagne l’atmos¬
phère par évaporation à la surface des
terres et des étendues d’eau et par la trans¬
piration des êtres vivants ; un manguier
peut rejeter 250 litres d’eau en une journée.
Les *précipitations, sous forme de pluie,
neige ou grêle, restituent cette eau aux
est un composant
sols ; elle peut
s’infiltrer et alimenter les
nappes phréatiques ou bien ruisseler et
former les rivières et les fleuves qui se jet¬
tent dans les océans.
En Polynésie, les îles hautes reçoivent des
précipitations abondantes (de 1,5 m à plus
de 10 m par an) qui alimentent de nom¬
breux cours d’eau au *débit modeste: de
0,5 à 12m3/s. Ces îles recèlent aussi d’im¬
portantes nappes souterraines qui se sont
accumulées dans les basaltes fissurés, der¬
barrages naturels que sont les
les alluvions imperméables
d’une vallée. Dans les *atolls, il n’y a pas de
rivières, mais les eaux de pluie s’infiltrent
rière les
Te E’a no Maohinui a obtenu 5,7 % des
*dykes
semblée territoriale.
dans le corail et “flottent” en nappe sur
*suffrages aux *législatives de 1986 et dis¬
pose d’un *siège (J.-M. Raapoto) à 1’*As¬
eau, nom fém. Liquide transparent, inco¬
lore, inodore et insipide lorsqu’il est pur,
ayant pour formule chimique H2O.
• Les ressources en eau. La masse d’eau
présente sur le globe est estimée à 1,35
milliard de km^. Les océans constituent
97 % de ce volume et les eaux douces 3 %.
Ces dernières sont en grande partie blo¬
quées sous forme de neige et de glace dans
les montagnes et les régions polaires. Un
tiers est disponible dans les *lacs, les
*nappes souterraines et les cours d’eau.
Dans r*atmosphère, l’eau sous forme de
vapeur joue un rôle primordial pour le
*climat de la planète. Elle peut absorber ou
perdre de grandes quantités de chaleur,
mais sa température varie lentement. Ainsi,
40
les lacs et les mers adoucissent le climat des
ou
l’eau salée sous-jacente. De tout temps les
Polynésiens ont exploité ces lentilles d’eau
douce en forant des puits.
• Les besoins en eau sont extrêmement
variables selon les sociétés. Dans leur
ouvrage “Écologie”, T. Alexander et
S. Fichter considèrent que «le minimum
indispensable à la survie d’un être humain
litre par jour», mais
qu’aux États-Unis «chaque habitant utilise
quotidiennement 300 à 400 litres d’eau
pour ses besoins personnels». Il faut y
ajouter les consommations énormes des
est seulement d’un
industries : 200 litres d’eau sont nécessaires
pour produire un kilo d’acier et 2400 litres
fabriquer un kilo de caoutchouc
synthétique.
En Polynésie, un habitant de Tahiti con¬
somme environ I 000 litres d’eau par jour.
pour
EAU
Le cycle de l’eau d’une ile haute.
formations nuageuses
ÉVAPOTRANSPIRATION
ÉVAPORATION
mer
t
Les différents modes de captage de l’eau.
Décanteur
Désinfection
Réservoir
(Sanal/sat/
Principa/f
tPbufioa
vanne
roches volcaniques
foragë'j
nappe
Principales causes de pollution
de l’eau sur une ile haute.
TERRASSEMENTS
.
écoulements terrigènes jusqu’au lagon
AMOWT'DU captage
animaux
fa'a'apu (insecticides, engrta
promeneurs - chasseurs
CAPTAGE
Réservoirs (baigneurs, animaux, poussières)
conduites détériorées
AVAL DU CAPTAGE
•OIsTnbution - rejets dans les rivières
(eaux domestiques, produits chimiques et ménagers, hydrocarbures)
41
Ce chiffre élevé est lié aux besoins hygiéni¬
ques induits par la vie en milieu tropical
(toilette, lessive...), mais surtout aux gas¬
pillages qu’engendrent l’arrosage des jar¬
dins et le mauvais entretien des robinets et
des conduites. La consommation d’eau
s’accroît rapidement dans l’agglomération
de
Papeete et dans les îles touristiques
comme Moorea et Bora
les
Bora, au point que
captages ont provoqué l’assèchement
de plusieurs rivières. A la fin de la saison
sèche, l’épuisement des nappes rend néces¬
saires certaines restrictions d’utilisation.
La mise en place de compteurs d’eau
devrait inciter à l’économie. Cette opéra¬
tion a commencé dans les lotissements de
l’agglomération de Papeete, mais les autres
habitations ne payent encore qu’un forfait
annuel. L’eau est un bien précieux, mais
*pollution ;
infiltrations d’eaux usées, du lisier des
fermes d’élevage et de produits chimiques
elle subit diverses formes de
utilisés en agriculture. Les rivières de l’ag¬
glomération de Papeete charrient enfin
toutes sortes de déchets qui, en *aval,
contribuent à la dégradation des lagons.
La préférence des consommateurs va donc
à l’eau de source : celle qui est mise en
bouteilles à Arue par la société Caudèle
(Eau Royale) ou celle des sources miné¬
rales métropolitaines.
Ce terme désigne aussi des solutions aux
propriétés particulières : eau gazeuse, eau
de Javel, eau oxygénée, eau de toilette.
• L’eau lourde (D2O), oxyde de Deu¬
térium, est utilisée comme modérateur de
combustion dans les *centrales nucléaires.
• L’eau-de-vie est un *alcool fort pro¬
venant de la distillation des fruits.
• Une eau forte est une gravure dont la
matrice en cuivre a été travaillée avec une
ua te ô mai i roto i te mau urupu 'a e manu ’oia
ei hopuna i ni'a i te pape miti. Mai te tau mai,
'ohipa te mâ'ohi i ta ratou mau hopuna na
’ei mau ’apo’opape, te riro mai
’ei mau pape apo ’o.
’Ua rau huru hina ’aro to te ta 'ata i te pape. Na
’ua
roto i te ôra’a
roto i te mau ma’imira’a a na ta’ata ra
raua
’o
’uafa’a’ite mai
T. Alexander ’e ’o S. Fichter,
ia au i ta raua hi’ora’a no te ora o te
ta’ata tata’itahi, hô’ëriterapape i te
tana e inu.
mahana_
/ Marite râ, te rave nei te ta 'ata no
tona orara ’a mai te toru hanere
’e tae atu i te
maha hanere (300 - 400) ritera pape nô
mau hina ’aro
tôna__
i te ta ’ata ho ë, i te mahana ho ’e.
A tae atu ai i te mau fa'a’ohipara’a a te mau
fafe tapiha ’a : ’ei hi ’ora ’a : e piti hanere ritera
pape te fa ’a ’ohipahia no te hamanira ’a i te ho ë
tiro ’auri faira, nô te hamani i te ho ë tiro uaua
'urina e ravehia e piti tauatini e maha hanere,
nô te fa ’a ’ohipa i te matini fa’atahera ’a. I
Porinetia. hôë tauatini ritera pape (1000) ta te
ta’ata tata’itahi e ’aimamau na. Efaito rahi roa
te reira nô te mau hina’aro
orara ’a
’atu’atuora o te
i te mau vahi ve ’ave ’a, no te mau
ha ’amâu 'ara ’a ato ’a nô te pipira ’a
’aua tiare ’e
’i’ino. Te rahi nei te
’aimamaura ’a o te pape i roto i te ’oire pu o
Pape’ete ’e i te mau motu mai ia Moorea ’e '0
Bora Bora. ’e ’ua tae roa i te ha ’apapamaro i te
mau anavai. I mûri a’e i te tau poai, e rahuihia
na te pape. Te ha ’amaura’a i te uati pape teie e
mana’ohia nei no te fa’arava’i i te pape. ’Ua
ha ’amata te reira, te aufau nei ra te tahi
te mau auripape
huira’atira i te tahi tute matahiti na ni’a i te
fare hô’ë. Efaufa’a rahi mau te pape : te farerei
nei ra ’oia i te tahi mau vi’ivi’i : no le mau pape
mahuruhuru te ha’iri'iri no te mau vahi
fa ’a ’amura ’a animara ’e te mau ra 'au e
fa’a’ohipahia i tepae rautea. Te mau anavai o
te ’oire pu nô Pape ’ete tei i i le mau huru ino
ato’a, nô te reira e tu’ino rahi i te mau roto. Te
fa ’ahina ’aro nei te ta ’ata ato ’a i te pape mato :
’ua tamohinahia i Arue na te Totaiete Caudèle
(Eau royale) ’oia ato’a te mau pape no te fenua
papa ’a.
solution acide.
• L’eau de Cologne (tahitien : monoipipi)
est une solution alcoolisée dans la compo¬
sition de laquelle entrent des essences aro¬
matiques comme le citron, la lavande. Elle
utilisée en Polynésie pour se par¬
fumer et chasser les tupapau, mais elle dut
être interdite au début du siècle, car elle
était consommée lorsque la vente d’alcool
était prohibée.
S’emploie dans les expressions : se mettre à
l’eau; les grandes eaux; une voie d’eau;
être en eau; les Eaux et Forêts; l’eau
bénite ; en avoir l’eau à la bouche.
Hom. : au ; aulx (pl. de ail) ; haut ; os (pl.) ;
est très
oh !
►
vai, pape. / Porinetia, te jari’i nei te mau motu
(fenua) teitei i te mau ua topa ta’ue e ma’iri
mai na, e tae’a hô'ëmetera ’e te afa (1,50m) ’e
tae atu i te ahuru (10 m) metera, na te reira e
fa'arava'i i te mau ’anavai ri’i i roto i te
horo'ara'a o te pape : mai te 'afa metera (0,5 12 m^) ia pâpâmarô. Te tahuna nei teie mau
motu i te tahi mau hopuna i raro i te fenua ’e
'ua ha’apu’e noa i raro a’e, ’ua riro ’ei maupa
tei tape 'a i te pape no te repo ’araea o te fenua
maro. I te mau motu ’aita e ’anâvai, na te pape
ébénisterie, nom fém. Travail du *bois de
placage pour les meubles de luxe ou fabri¬
cation de ces meubles de façon plus soignée
qu’en simple menuiserie. L’ébéniste (dont
le
nom
dérive du bois
précieux appelé
ébène) était un *artisan recherché. L’un des
plus célèbres fut André-Charles Boulle qui
vécut en France au XVIP siècle.
• En Polynésie, malgré la concurrence des
meubles d’importation, quelques artisans
pratiquent une menuiserie fine, véritable
ébénisterie qui utilise les effets de veinure
de certains bois locaux. Les *Centres de
Jeunes Adolescents contribuent à la réhabi¬
litation de cet artisanat.
►
hamanira’a tauiha’a fa’anehenehe fare. E
’ohipa ra ’au te reira no te hamani i te mau
tauiha ’a nô roto i te fare ei fa ’anehenehe. ’Ua
tupu mai teie ’ohipa na roto i te aravihi o te
ta’ata ra ’o André-Charles Boulle i te ahuru
ma hitu o
te tenetere (XVIIe).
I Porinetia nei,
’i, te
rave noa nei ô te tahi pae ta’ata i te reira
’ohipa, e mau rima ’i aravihi ratou i te
ha ’afaufa ’a i ta ratou o na roto i te fa ’a ’ohipa i
noa atu te rahi no te mau tauiha ’a poro
ÉCHEC
le mau ra’au ma’ohi (ali, tou,
miro...). Te mau
püfeiâ 'api teie e fa’aitoito nei i te fa’aho’i
fa ’ahou mai i teie ’ohipa na roto te rima ’i.
écaille, nom fém. Chacune des petites pla¬
qui recouvrent le corps de certains
animaux, osseuses chez les *poissons, car¬
nées chez les reptiles, recouvrant la cara¬
pace chez les *tortues.
• En Polynésie, la tortue à écailles
(Erethmochelys imbricata), très recherchée
jadis pour la confection des éléments de
*parure, est devenue rare aujourd’hui. Aux
*
Marquises, les écailles de tortue entraient
ques
dans la
décoration des ornements de tête
et la fabrication d’hameçons.
Le uhikana
était un disque de *nacre arrondi et poli sur
lequel était appliqué un décor d’écailles
ajouré, maintenu sur le front par un ban¬
deau en *fibres de bourre de coco tressées.
mutuellement en sautillant sur une seule
échasse, tandis que de l’autre ils essayaient
de faire chuter l’adversaire.
Aujourd’hui, marcher avec des échasses est
jeu réservé aux enfants, mais aux Mar¬
quises les courses d’échasses constituent
une véritable discipline sportive.
un
Echassier, nom masc. Au pluriel, ancien
ordre d’*Oiseaux très divers, caractérisés
par de longues pattes. Au singulier, Oiseau
de cet ordre. Actuellement, on répartit les
Échassiers en plusieurs ordres tels que les
Ciconiiformes, les Gruiformes, les Charadriiformes... Ces Oiseaux vivent en général
bord de l’eau et chassent des proies
aquatiques. Le *Héron, la Grue, le Fla¬
au
mant rose,
le *Chevalier voyageur... sont
des Échassiers.
Dans le pa’e kea ou kaha, sorte de *cou-
des plaques d’écailles de tortue
finement gravées et ajourées alternent avec
des plaques de *coquillage incurvées, l’en¬
semble étant fixé par des ligatures de
ronne,
*nape.
échasse, nom fém. Tahitien: rare. Long
bâton avec étrier pour mettre le pied et se
déplacer en marchant à une certaine hau¬
teur au-dessus du sol.
• De nombreux étriers d’échasse riche¬
ment sculptés proviennent des * Marquises
(vaeake à *Ua Huka, titoko à *Ua Pou). Ils
étaient montés et ligaturés sur des branches
d’arbre dégrossies de 2 m de longueur envi¬
ron. Décorées parfois de *tiki et interdites
aux
femmes, on peut penser que les
échasses étaient utilisées lors de *cérémonies ou de *jeux sacrés réservés aux
chefs, tout comme le tir à l’*arc. Dans les
combats, ceux-ci cherchaient à se renverser
détail d'ornement en écaille
d’un pa’e kea
échec, nom masc. Du persan shah qui
signifie roi.
1. Au pluriel, jeu né aux Indes au VP siècle
et introduit en Occident par les Arabes. Il
se joue à deux sur un échiquier de 64 cases
qui symbolise un royaume que se disputent
les armées de deux rois (16 pièces blanches
et 16 noires). Une fédération internationale
d’échecs organise des championnats du
monde. Les plus récents champions, excep¬
tion faite de l’Américain Robert Fischer,
sont des Soviétiques : Spassky, Karpov ou
Kasparov.
Une association polynésienne de joueurs
d’échecs organise des rencontres entre sco¬
laires et entre joueurs expérimentés.
2. Au singulier, situation du roi qui, dans
ce jeu, peut être pris par une pièce de l’ad¬
versaire. Par extension, connaître un échec
c’est subir un revers, ne pas réussir dans
une entreprise.
Échasses. 1. Paire d'échasses
marquisiennes complètes
(tupava’e). 2. Étrier d’échasse.
43
ÉCHELLE
échelle, nom fém. Appareil formé de deux
montants entre lesquels sont fixés des bar¬
reaux ou échelons qui permettent de mon¬
ter ou
de descendre ;
une
échelle-double,
écho, nom masc. Répétition d’un son due
à la réflexion des ondes
sonores par un
obstacle. Petite nouvelle, anecdote.
• jEc/jo de Tahiti. Nom de plusieurs pério¬
coupée pour les navires. On
peut aussi gravir un obstacle à deux en
faisant la courte échelle. Au figuré, ce
terme désigne une série ou une hiérarchie :
l’échelle sociale, l’échelle des salaires.
• L’échelle d’un plan ou d’une *carte est le
rapport existant entre une longueur réelle
et la dimension correspondante sur la
diques de Polynésie dont l’existence fut
éphémère.
Le premier, mensuel puis bimensuel, parut
de mars 1921 à juillet 1922 et s’annonçait
«français et indépendant». On y trouve,
sous la plume de son rédacteur en chef,
directeur et gérant. Constant “'“Deflesselle,
des articles d’une grande virulence vis-à-vis
1/50 000“’ correspond à une distance de
500 m. Les cartes routières et touristiques à
1/100 000“= ou 1/1000000“= sont dites à
à leur auteur de nombreux procès et entraî¬
une échelle de
carte. Un centimètre sur une carte à l’échelle
“petite échelle”. Les plans à 1/5 000“= ou
1 /10000“= sont réalisés à “grande échelle”.
Voir aussi : Beaufort, Richter.
de l’“'“administration. Ces articles valurent
nèrent la disparition de ce périodique.
Un deuxième Écho de Tahiti fut édité cette
fois-ci sous le couvert de l’administration
entre août 1951 et novembre 1952.11 prit la
suite du * Courrier des E.F.O.
Enfin, notons les Échos de Tahiti, publiés
1962 par l’Office du Tourisme.
Ëchinodermes, nom rhasc. pl. Embran¬
en
symétrie en cinq rayons ainsi qu’on
l’observe par exemple sur une *Étoile de
éclat, nom masc. Fragment d’un corps qui
éclate ou qui se brise. En archéologie, nom
donné à un fragment de roche ou d’une
matière cassante, obtenu en frappant un
bloc de matière première avec un per¬
cuteur. On obtient ainsi un objet aux bords
chement d’animaux marins organisés selon
une
Leur nom vient du fait que leur peau
renferme des plaques et épines calcaires.
mer.
Les
principaux Ëchinodermes sont les
*Oursins {varia, ’ina, fetu'e, hâva’e), les
Étoiles de mer ou Astéries (*taramea,
“•“Coussin de requin), les “"“Ophiures
{ma’ama ’atai), les “'“Holothuries (rori) et les
Comatules. En Polynésie, on en compte
une centaine d’espèces, mais près de 6000
espèces ont été recensées dans le monde.
tranchants.
Polynésie, des éclats étaient façonnés
“"herminettes, en “'“racloirs, en “'“grattoirs.
• En
en
►
animara apu taratara. Teie mau animara mai
te varia, te
’ina, te fetu’e, te hâva’e, te taramea,
te rori ’e ’ua rau
te ma’ama'atai, te turu’a ma’o,
e âpu to ratou ’e e mau tara ato ’a,
tôrâtou orara’a mai te tu’a te huru ’e ia rahi
a ’e râtou ’ei reira e tupu mai ai io ratou tino
noa ’a mai ai ia teie mau huru animara i roto i
te miti nâ ni’a i te one ’e te a ’au. Mai te mea ra
noa atu a,
e,
ao
i Porinetia, ’ua iti te hanere te huru are ’a i te
ta’ato’a nei tei ni’a ia i te ono tauatini te
huru (6000) o teie mau animara âpu taratara.
Production d’éclats
fabrication d’outiis) par ia
d’un gaiet contre un
bioc-enclume(l) ou en
percuteur iourd (2).
Hâmanira’a
ma te tupa ’i
ni’a i te hô'ë'ofa’i rarahi
ra ma
te rave atu i te
teiaha (2).
44
ÉCOLE
*perçoirs, ou utilisés à l’état brut. Des
concentrations de déchets d’éclats peuvent
en
signaler la présence d’anciens ateliers de
taille. Dans les *ahimâ'a et les anciens sols
d’occupation, on rencontre souvent des
éclats d’origine thermique provenant de la
chauffe des pierres.
Autres sens : un éclat de voix : quand quel¬
qu’un élève la voix fortement et soudai¬
nement ; un éclat de lumière : lumière vive
brillante, de courte durée;
d’éclat : un acte remarquable.
et
un coup
celle des Frères de Ploermel en 1860, dans
petite rue de Papeete que l’on appelle
aujourd’hui “rue des Écoles”. Les
écoles publiques laïques apparurent en
1879; elles se développèrent avec le con¬
une
encore
cours
de l’Église protestante.
• L’école maternelle est ouverte aux en¬
fants de 2 à 5 ans et comprend trois sec¬
tions : celles des “petits”, des “moyens” et
des “grands”. On y éveille la personnalité
de l’enfant par le jeu, le dessin, le chant et
les travaux manuels. L’école assure égale¬
ment une première préparation à la lecture
et aux
éclipse, nom fém. Phénomène au cours
duquel un astre en cache un autre aux yeux
d’un observateur. Quand l’alignement
*Terre-’''Lune-*Soleil est parfait, la Lune
s’interpose devant le Soleil et masque son
disque : il y a alors éclipse totale de Soleil.
Lorsque la Lune n’en cache qu’une partie,
l’éclipse est dite partielle. Si le Soleil, la
Terre et la Lune sont alignés, notre *satellite traverse la zone d’ombre projetée par la
Terre et il y a éclipse de Lune, totale ou
partielle. Les éclipses se reproduisent selon
un cycle de 18 ans, 11 jours et 8 heures
appelé Saros. Elles ne sont visibles que
dans une région chaque fois différente.
Par extension : éclipser : rendre invisible ;
s’éclipser : disparaître momentanément.
école, nom fém. Établissement d’*ensei-
écoles
mathématiques. En Polynésie, 56
maternelles
accueillaient
11 937
élèves en 1985.
• L’école primaire permet l’acquisition des
savoirs de base : lecture, calcul, expression
écrite et orale. L’instituteur éveille aussi ses
élèves à la connaissance du milieu local ;
histoire, géographie et sciences naturelles.
De 6 à 11 ans, l’écolier passe successive¬
ment par les niveaux du cours prépara¬
toire, des cours élémentaires F''® et 2®
années et du cours moyen !'='■'= et 2' années.
A l’issue des études primaires, il est dirigé
vers
le
collège ou vers une classe de fin
d’études
ou
encore
vers
une
section
spécialisées. En 1985, en Poly¬
nésie, 177 écoles primaires ont accueilli
d’études
27 401 élèves.
• L’École normale forme les *instituteurs
institutrices en trois ans. La première
gnement et ensemble des personnels et des
et
• Il n’existait pas d’écoles dans la Poly¬
Charles ''‘Viénot en 1879. L’école actuelle
élèves de cet établissement.
nésie d’autrefois, mais la jeunesse se ren¬
dait au/are vana’a (oufare vanaga) où des
vieillards l’instruisaient des légendes de Hle
ou du district, des généalogies des chefs. En
mémorisant les traditions de leur peuple,
les jeunes apprenaient également le beau
parler.
La première école polynésienne a été fon¬
dée en 1810 par le *missionnaire anglais
*Davies. «En 1831, la *London Missionary Society signale 37 écoles dans, les 19
stations missionnaires présentes surtout
dans les îles de la Société ; il y en a aussi à
Anaa et Rimatara» (P. Hodée: “Tahiti
1834-1984”). Dès leur arrivée en Polynésie,
les missionnaires catholiques ouvrirent
aussi des écoles à Mangareva, Anaa,
Faaite. A Papeete, l’école des Soeurs de
Saint-Joseph de Cluny ouvrit en 1847 et
École normale de Polynésie fut fondée par
accueille dans
ses
locaux de Pirae des
bacheliers et quelques élèves titulaires du
qui ont satisfait aux
épreuves du concours d’entrée. Les études
sont sanctionnées par un Certificat
d’Études normales et le normalien doit
obtenir un Certificat d’Aptitude pédago¬
gique pour être titularisé. Chaque année,
brevet élémentaire
50 à 60 instituteurs sortent de
l’École
normale.
sens : groupe de personnes qui
adoptent les mêmes idées ; une école de
pensée ; ce qui peut contribuer à instruire :
Autres
être à bonne école.
►
fare ha’api’ira’a. E mau fare hamani amuihia i
te vahi ho'ëno te
’ohipa ha’api’ira’a i te mau
tamari’i ’e aore ra i tefeiapa’ari ma te ’amui
ho’ëia ha’api’i: efa’atere te orometua i te
ha'api’ira’a i mua i te naho’a ta’ata fa’aro’o.
45
’Ua ha'amauhia te maufare ha’api’ira’a i te
taera ’a mai te mau mitionare.
mâtâmua i tapihia e te mau orometua a’o
peretâne o te fa ’apiapara ’a i te nuna ’a
porinetia. ’Ua ha’amauhia te ha’api’ira’a
pipiriâ i te matahiti 1813, i mûri iho, ’ua
nene’ihia te maupiapa na roto i te reo tahiti ’e
nâte reira ifa’atupu i te iritira’a nôte mau
fare ha’api’ira’a i te matahiti 1817. ’Ua tuea
noa te rahira’a o te ta’atapa’ari haere
ha’api’ira’a ’e te tamari’iri’i. ’Ua ti’a mai te mau
fare ha’api’ira’a tatorita matamua roa i
Ma’areva : e ’ohipa te reira na Latour de
Clamouze. I mûri a'e i te hau tamaru ’e ia au i
te ture nô te 7 no titema matahiti 1855,
’ua
’iriti te farani i te mau fare ha’api’ira’a i roto i
Tahiti ’e
’o Mo ’orea, ’oia atoa i te Tuamotu raro. E fare
mâ’ohi ana’e tô reira mau fare ha’api’ira’a. Nâ
te mau ti’a nô te fa’aro’o e fa’atere na i te mau
te ta ’ato ’ara ’a o te mau mata ’eina ’a no
fare ha’api’ira’a. Teporotetani ’e te tatorita
ihoâ. I te matahiti 1857, ’ua ’iritihia te fare
ha’api’ira'a a te mauparetenia tei ha’amauhia i
Pape’ete i te matahiti 1860; ’o te fare
ha’api’ira’a matamua ia a te Hau i te ’oirepu o
Pape ’ete. ’Ua pupuhia te reira e Napoléon III i
te mau taea’e nô te ha’api’ira’a teretetiano. Te
tumu nô te reira ha’api’ira’a no te tauturu i te
maufa’aaura’a. No te reira tumu, ’ua ma’itihia
te ture nô te
te
7 no novema matahiti 1957 ’oia i
’opani roa ra’a i te fa’a’ohipa i te mau reo
mâ’ohi ato ’a ’e tae roa atu i te mau taime
ha’utira’a. ’Ua rave ato’a mai te ha’api’ira’a
porotetani i te reira fa’auera’a i tona iritira’a i
tânafare ha’api’ira’a i te matahiti 1866. Iroto i
te area matahiti 1880, e mau tauiuira’a rahi tei
fa’atupuhia i Farani nô tepato’ira’a i te ’ohipa
o te fa ’aro ’o i roto i te poritita ’e ’ua ha ’amau
te mau taea’e no te ha’apa’ora’a tatorita i ta
râtou iho fare ha’api’ira’a tei ma’irihia te i’oa
te fare ha'api’ira’a tuarua La Mennais. Te
ha’api’ira’a a te mau ta’ata noa (ra’ita) i te mau
mata ’eina ’a, te haere noa ra ia i roto ihoa ra i
te ta’ata porotetani. A ta’a noa atu ai taua
mau ha’api’ira’a ra, ’ua tupu ato’a mai te fare
ha’api’ira’a nâ te mau orometua ’e te ho’êfare
ha’api’ira’a nô te auvahara’a parau. Te mau
fare ha’api’ira’a anoha’a e ’ohipa ato’ahia ra e
te mau ha’apa’ora’a fa’aro’o. Te orometua a’o
’o Vienot, tauturuhia e te mau ta’ata no
Farani mai, tei ha’api’i i te tahi mau ta’ata ia
ra
aravihi râtou i ni’a i te tahi tino ’ohipa. Te
R. P. Colette nâ roto i te tatauru’a te mau
taea’e Picpus tei rave ato’a i te reira ’ohipa. I
te roara ’a o te ahuru ma iva o te tenetere,
’ua
ha’amauhia te mau fare ha’api’ira’a i te mau
motu.
Te rahira ’a ra te reira na te mau
ha’apa’ora’a fa’aro’o i rave i taua ’ohipa ra. Te
ha’api’ira’a tatorita tei haere rahi ’e tae roa atu
i te mau motu aore re’a ho’i e ta’ata i rahi i
roto i te reira ha’apa’ora’a.
’Ua ha’amauhia i
Raiatea i te matahiti 1925 te ha’api’ira’a a te
paretenia nô Cluny. I mûri mai i te piti o
’ua tupu rahi roa mai te mau
ha’api’ira’a ra’ita. Nâroto i te rahira’a te
ta’ata, ’ua titau te reira ia fa’arahi i te mau
hâmanira’afare ha’api’ira’a. Te ta’ato’ara’a o
mau
te tama ’i rahi,
te mau
’oire i teie mahana, ’ua rava ’i no te
reira tuha ’a. Te fa ’aineinera ’a ra i te mau
orometua nâ te fare ha’api’ira’a a te mau
orometua ihoâ ia e
fa’atere ra. Te vai nei te
ha’api’ira’a tamahou te tamari’i e toru ’e
tae atu i te ono matahiti, te mau ha’api’ira’a
tuatahi, ’oia te fa’aineine i te mau tamari’i no
te tomo i roto i te piha numera ono, te piha
mau
matamua
’oia no te ha’api’ira’a tuarua.
Te tahi mau aura’a âatu nô te ha’api’ira’a.
Te ta’ato’ara’a o te mau ta’ata tei tu te mana’o
Te mau ’ohipa
e
tei tuea te mau ferurira'a nô te ha'api’i ia
râtou iho.
Te ta’ato’ara’a nô te feia aravihi i te ha’ara’a i
te hôâ tuha’a
te rave’a ho'ê'.
’ohipa no te anohoa’a na roto i
écologie, nom fém. Partie des sciences
biologiques qui étudie les conditions de vie
des êtres vivants, toutes les interactions qui
existent entre eux d’une part et entre eux et
leur *milieu de vie d’autre part.
Cette science relativement jeune connaît
fort engouement de la part du grand
public depuis une vingtaine d’années. On
peut subdiviser l’écologie en trois grands
un
domaines ;
l’autoécologie étudie les rapports d’une
espèce avec son milieu sans tenir compte de
ses rapports avec les autres espèces ;
la synécologie étudie les rapports des dif¬
férentes espèces d’un même groupement
(*biocénose) entre elles et avec le milieu ;
l’écologie des populations étudie, et si
possible prévoit, les variations qualitatives
et quantitatives des populations des diffé¬
rentes
espèces (dynamique des
-
-
-
populations).
• Dans un sens plus large, et dans la prati¬
que, l’écologie se préoccupe du maintien
des équilibres biologiques, de la protection
de la nature et de la lutte contre les '"pollu¬
tions. Des phénomènes comme les pluies
acides (Allemagne, 1984) chargées des
déchets de combustion industrielle et dé¬
truisant les forêts, ou comme l’accident de
la *centrale nucléaire de Tchernobyl en
Ukraine (U.R.S.S., 1986) suscitent des
campagnes
de protestation, parfois vio¬
lentes, animées par des groupes organisés
qui ont une certaine influence politique en
Europe. Une association écologiste inter¬
nationale, *Greenpeace, a conduit des acti¬
vités de protestation contre les essais
nucléaires français à Moruroa.
En Polynésie, l’association écologiste *Ia
Ora Te Natura a entrepris, par des publi¬
cations, une sensibilisation à la *protection
de la nature.
économie, nom fém. Art de diminuer les
dépenses ou de les gérer avec rigueur. La
science économique, encore appelée éco¬
nomie, étudie les activités de production,
d’échange et de consommation de biens ou
de services dans
une
collectivité. Elle
a
pour objectifs d’informer les acteurs de la
vie économique et d’aider les gouvernants
à prendre des décisions.
• La pensée économique a évolué au cours
de l’histoire au fur et à mesure que progres¬
saient la connaissance des mécanismes
économiques et les idées politiques. Deux
grands courants s’opposent quant à l’orga¬
nisation économique d’un pays.
La conception libérale de l’économie, à
l’origine du *capitalisme, défend la liberté
d’action des producteurs et des consomma¬
teurs, la recherche individuelle du plus
grand avantage devant assurer l’efficacité
économique. C’est le “laisser faire, laisser
passer” préconisé par Adam Smith (17201790), qui inaugura la défense du libreéchange et de la libre concurrence à la¬
quelle adhérèrent aussi Jean-Baptiste Say
(1767-1832) et John Stuart Mill (18061873). Après la grande crise de 1929, les
gouvernants des pays occidentaux optè¬
rent en général pour un libéralisme tem¬
péré, inspiré de la pensée de John Maynard
Keynes (1883-1946) qui recommandait
l’intervention de l’État dans la vie écono¬
mique. Aujourd’hui, on assiste au renou¬
veau des théories libérales classiques, avec
notamment la théorie monétariste proposée
par Milton Friedman et adoptée par les
“"baleiniers et les santaliers avait cependant
britannique.
La conception interventionniste regroupe
des écoles qui estiment, à des degrés divers,
que l’autorité publique doit avoir un rôle
essentiel pour concilier l’efficacité écono¬
mique et le bien-être social. C’est le cas des
différents courants de pensée socialistes et
du christianisme social. Karl *Marx (18181883) proposa ainsi une économie totale¬
ment collectivisée, planifiée par l’État,
permettant d’aboutir, dans sa phase finale,
au communisme. L’U.R.S.S. depuis 1917
et la Chine populaire depuis 1949 ont opté
pour des politiques économiques inspirées
XX^ siècle, ce dont témoignait la prospé¬
gouvernements conservateurs américain et
marxisme.
du
Polynésie, l’activité économique a
grandes phases.
Jusqu’à la fin du XVIIF siècle, les insu¬
laires vécurent au sein d’un système écono¬
mique non monétaire fondé sur l’auto• En
connu trois
subsistance. Ils se livraient à l’horticulture
et accordaient une place importante aux
tubercules (tara,
’ape, igname, pia, ti...).
Dans les îles hautes comme sur les atolls, la
cueillette des ’uru, fê’i et mâpe offrait un
appoint alimentaire important. Les pro¬
téines venaient des produits de la *chasse,
de l”'’élevage des '"porcs, des volailles et des
*chiens ainsi que de la *pêche et de la col¬
lecte des coquillages ou des crustacés. Cha¬
disposait d’un droit de “"propriété sur
de son fenua, mais «l’en¬
semble des productions était en fait géré
par les chefs qui en assuraient le contrôle et
l’équilibre par un système compliqué d’in¬
cun
les
ressources
terdits, de dons et de redistributions»
(A. Lavondès : Encyclopédie de la Polyné¬
sie, tome 1). L’économie polynésienne
semble avoir peu évolué jusqu’à l’arrivée
des Européens : les échanges étaient rares
et le
progrès technique butait sur l’igno¬
rance de la roue et l’absence de minerais.
Jusqu’au milieu du XIX^ siècle, l’économie
des archipels connut peu de changements.
L’exploitation prédatrice du milieu par les
déjà fait entrer la Polynésie dans Père de
l’économie coloniale entre 1800 et 1830.
Après la période troublée qui vit la France
son protectorat (1842), quelques
planteurs anglo-saxons alliés aux arCijetèétablir
rent les bases
d’une économie monétaire
fondée sur l’exploitation relativement éphé¬
mère d’un ou plusieurs produits. Ainsi, le
“"coton fut la
principale exportation de
1865 à 1885. La “"nacre, le “"coprah et la
“"vanille lui succédèrent à partir de
1875.
L’exploitation des “"phosphates de “"Makatea s’inscrivit également (de 1911 à 1965)
dans cette série de “booms” propres à une
économie de “"traite qui produit essentiel¬
lement des matières premières pour l’ex¬
portation sans que l’on songe à créer loca¬
lement des industries nécessaires à la trans¬
formation des richesses. Colonie agricole
avant tout, la Polynésie jouissait d’une cer¬
taine aisance dans la première moitié du
rité des maisons d’import-export qui furent
en relation avec les
États-Unis, la Nouvelle-
Zélande puis surtout la France après la 2““
Guerre mondiale. La sensibilité de cette
économie aux fluctuations mondiales était
cependant très grande et la Polynésie ne fut
pas épargnée par la “"crise de 1929.
A partir de 1945, la dégradation des cours
des matières premières et l’épuisement du
gisement de phosphates provoquèrent le
déficit régulier et croissant de la “"balance
commerciale (17 % en 1958). Il s’y ajoutait
le problème d’une croissance démogra¬
phique rapide, lorsqu’en 1960 «l’installa¬
tion du “"C.E.P. modifia toutes les données
et entraîna une phase d’activité intense
qui,
malgré des à-coups, se prolongea jusqu’au
milieu des années 70» (G. Blanchet :
“L’économie de la Polynésie de 1960 à
1980”). Par l’injection massive de crédits
publics, l’ouverture de grands travaux sur
les sites nucléaires, les programmes d’amé¬
nagements portuaires, aéroportuaires et
urbains, par la multiplication d’emplois
administratifs, l’État provoqua une muta¬
tion économique et sociale profonde en
Polynésie. De l’économie d’exportation
qui prévalait jusqu’en 1960, on passa à une
économie de services caractérisée par de
nombreux déséquilibres ; régression des
productions traditionnelles, grave déficit
de la balance commerciale (95 % en 1985),
profondes inégalités dans la répartition
géographique et sociale des fruits de la
croissance. La gravité de la situation, les
effets de la crise internationale et le possi¬
ble repli du C.E.P. conduisirent l’État et les
responsables polynésiens à rechercher de
nouveaux
axes
de développement. La
recherche d’une plus grande indépendance
économique passe actuellement par les
progrès du “"tourisme, de la “"perliculture,
des “"énergies renouvelables et des pro¬
ductions agricoles.
ÉCONOMIE
Commerce extérieur en 1986 (en millions de FCP).
exportations
importations
Vanille
Produits minéraux
7 817
Fruits
Produits chimiques
4 806
Huile de coprah
Caoutchouc, plastiques
3 181
Bois et ouvrages en bois
2 836
Nacres
Papier et ouvrages en papier
2 823
Perles de culture
Textiles
4 081
Divers
Métaux et ouvrages en métaux
7 767
Total partiel
1 431
Réexportations
3 681
Total
5 112
Produits alimentaires
Préparation de type
mono’i
Machines, appareils, matériels
électriques
17 613
Matériel de transport
14 610
Autres produits
10 018
Total
92 667
L’économie polynésienne.
1. Le Marché colonial, agence de la
société Manufrance, magasin de
marchandises générales établi
rue du M. Foch, se livrait aussi au
commerce d'import-export avec
les îles. 2. Séchage du café sur un
trottoir de Papeete dans les années
1950. 3. Baleiniers et navires de
commerce américains ou
australiens à Papeete en 1839.
4. La Société commerciale de
l'Océanie, sur le quai du
Commerce à Papeete vers 1920.
5. Tunnel percé sous le col Tearoa,
permettant le passage des lignes
électriques à haute tension de la
vallée de la Vaihiria à celle
de la Papenoo.
Bilan énergétique en 1986.
Importations
de produits énergétiques
:
Indépendance énergétique
298 000 tonnes équivalent pétrole
(hydrocarbures essentiellemeht)
47 800 tonnes 2'’,p, (équivalent à
215 millions de kw/h)
Production d’énergie
48
42
17 115
:
13,8 %
3
211
21
52
998
104
ÉCONOMIE
Flux financiers en 1986.
Épargne : 75 milliards de dépôts à terme dont :
entreprises 14 milliards de FCP
particuliers 61 milliards de FCP
L’exploitation des ressources de la mer.
Encours de crédit pour investissements à moyen
et long terme : 74,4 milliards de FCP
dont : agriculture, élevage, pêche
4.4 %
industrie, artisanat
6,8%
hôtellerie
9,8 %
commerce
5,6 %
autres entreprises
28,4 %
logements
45,0 %
Produits de la pêche commercialisés sur les marchés municipaux
1 915 tonnes
Prises japonaises et coréennes dans les eaux polynésiennes
4 934 tonnes
(dont Papeete : 1 566 ; Pirae : 138 ; Uturoa ; 211)
Production de crevettes
chevrettes
10,8 tonnes
12,5 tonnes
moules
13,4 tonnes
perles
environ 350 kg (dont 104 exportés)
3
L'économie polynésienne.
1. Commerce traditionnel de
marchandises générales.
2. Le Centre Moana Nui
(Euromarché), premier
hypermarché ouvert en Polynésie
(1986). 3. Motu Uta, “poumon" du
Territoire : le quai au long cours,
les terre-pleins réservés aux
conteneurs et les entrepôts.
4. Le centre commercial Vaima de
Papeete, ensemble de galeries
marchandes s'adressant aux
classes moyennes et à la
bourgeoisie de Tahiti. 5. La perle
noire, première richesse de la
Polynésie à l’exportation.
6. Pêcheurs de bonites
déchargeant leurs prises au
marché de Papeete. 7. Taudis dans
la banlieue de Papeete. Cet habitat
insalubre des laissés-pour-compte
de la croissance constitue 30 %
des logements de la ville.
49
ÉCONOMIE RURALE
Économie rurale (Service de 1’). Service
territorial qui traite de toutes les questions
concernant r*agriculture, r*élevage et les
forêts en Polynésie française. Il est placé
sous
la tutelle du ministère de l’Agricul¬
Créé en 1948 sous l’appellation de
Service de l’Agriculture, de l’Elevage et des
ture.
Forêts, cet organisme a reçu sa dénomina¬
tion actuelle le 23 mars 1967. Son action se
situe à deux niveaux: études et
projets
d’une part, application sur le terrain d’au¬
tre part. Entre les deux, le
pouvoir de déci¬
sion appartient au *ministre. Le Service de
l’Économie rurale est divisé en six sec¬
tions : agriculture, élevage, *eaux et forêts,
écosystème, nom masc. Ensemble consti¬
tué par un '•'milieu ('•'biotope), les facteurs
écologiques qui le caractérisent, les êtres
vivants qui l’habitent ('•'biocénose), et par
tous les phénomènes biologiques dont il est
le siège. Un '•'lagon, une forêt, un lac, un
aquarium... constituent autant
d’écosystèmes.
Voir aussi : écologie.
écope, nom fém. Pelle en bois ou récipient
servant
à vider l’eau
entrée
dans
une
embarcation.
décentralisée au niveau des chefs de sec¬
L’écope polynésienne traditionnelle
(tahitien : tatâ) en bois est quadrangulaire,
à fond plat, parois verticales et angles
arrondis. La poignée horizontale est tour¬
née vers l’intérieur dans l’axe de l’objet.
Aux '•'Marquises, certaines écopes étaient
décorées de motifs géométriques, parfois
d’une tête de *tiki sculptée à plat. Plus
simplement, on se servait aussi de coques
*Pirae, il a été nécessaire de diviser l’en¬
semble polynésien en cinq secteurs (un par
Aujourd’hui, on emploie toutes sortes de
récipients à cet usage.
conditionnement et police phytosanitaire,
aménagement et équipement rural, indus¬
agro-alimentaires, plus une section
tries
agronomiques en contrat
le *C.I.R.A.D. Chacune de ces sec¬
de recherches
avec
tions a ‘•’compétence sur tout le ’'’Territoire.
Toutefois, l’application sur le terrain est
teurs. En effet, si les bureaux se trouvent à
archipel). Les principales activités du Ser¬
•
de '•'noix de coco.
vice concernent les études économiques, la
mise à jour des '''statistiques, l’expérimen¬
tation agronomique, la production de
plants, l’encadrement technique des agri¬
culteurs et des éleveurs, le contrôle en
'•'douane des animaux et des végétaux, le
'•'reboisement et la production des '•'sols,
certains équipements et aménagements
ruraux... L’ensemble de ces activités néces¬
site l’emploi d’environ 300 employés, tech¬
niciens et cadres, 300 ouvriers spécialisés
ainsi qu’un personnel tem¬
poraire de 200 à 300 personnes.
ou manœuvres,
RAYONNEMENT SOLAIRE
Luminosité maximale jusqu'à 20 m.
Écosystème d'un massif corallien :
producteurs primaires,
baliste
herbivores et prédateurs.
■
,
COURANT
:
renouvellement d'eau
enrichissement nutritif
formes variées des madrépores
EAU
50
:
18“ minimum
salinité suffisante
clarté
BÉNITIERS
écope des îles de la Société (rapportée par
le capitaine Cook)
’a'aro no te mau motu Totaiete
L’écosystème du massif corallien
écorce, nom fém. Tahitien: pa’a. Partie
extérieure et protectrice d’un tronc d’*ar-
bre, de ses branches, des racines et de cer¬
tains fruits.
La confection du *tapa demandait les
plus grandes quantités d’écorces. Le choix
de l’arbre permettait de varier qualité et
coloris : avec l’écorce du ’aute (mûrier à
papier aujourd’hui disparu de Tahiti), on
obtenait le tapa le plus fin et le plus blanc.
•
Avec l’écorce de * ’uru (variétépuupuu), on
produisait un tapa également prisé pour sa
blancheur. L’écorce de *banian donnait un
tapa brun clair mais plus grossier. Celle du
*pUrau est toujours recherchée pour ses
longues *fibres souples qui servent à fabri¬
quer les *more des danseurs et les houppes
(i’i) qui mettent en valeur le mouvement
des bras des danseuses.
Des *teintures issues d’autres écorces per¬
mettaient de varier les couleurs des fibres et
d’ajouter des motifs ornementaux. La tein¬
ture rouge obtenue avec l’écorce de *bancoulier ou de *miro servait à décorer les
tapa.
Certaines écorces entrent encore dans la
confection de remèdes traditionnels
(râ’au). Leur tanin a parfois des propriétés
toniques et aide à la cicatrisation des plaies
ou au
traitement des maladies de peau.
écriture, nom fém. Représentation du
langage et de la pensée au moyen de signes.
•
le Coran pour les musulmans.
►_
papa’ira’a. / muta’a ra, aita te nuna'a ma’ohi i
'ite i te rave’a nô tepâpa’ira’a. Are'a râ, e rave
rahi hôho’a tohihia i ni’a i te ’ofa’i (mai te
hôho’a ta’ata, hôho’a i’a, hôho’a honu...) te
reira mau hoho’a teifa’a’ite mai e te ha’amata
ra i te
’itehia i roto i te ta ’ere mâ’ohi te tahi
rave ’a papa
’ira ’a. I te fenua Rapanui, te vai nei
i reira te tahi mau iripapa’i tohihia, ta to
Rapanui i ma’iri i te i’oa e rongorongo, te ho’ê
te reira hurupapa’ira’a mô’ohi, tei ore a i
’itehia e i maramaramahia te tatarara ’a no te
aura ’a.
I te taera’a mai te mau mitionare, ’oi’oi iho nei
tô te mô’ohi ta ’ara ’a i te faufa ’a nô te ’ohipa o
papa'ira’a. ’Ua pôpa’i ’o Victor Segalen i
Immémoriaux", i te
’ohipa a te mau tahu’a ’e te mau haere pô nô te
horo’a i te mau tapa’o fa’aaura’aparau ’e te
reira ra, e fa’atupu ia i te mau tata’ura’a fifi
te
roto i tanaputa "Les
roa
nô to ratou 'ite ’e te aravihi i te orero
parau. Na te rave’a papa’ira’a i ha’afaufa’a ’ore
i te taime rahi e pau no te fa ’anahonahora ’a i
te mana’o
mau
’e te ferurira’a hou a naumai ai te
ti’aorora’a, te mau ta’ura’a ’e te
fîrijiriaufaura’a i te mau aufaufeti’i.
ectoparasite voir parasite.
L’homme a inventé l’écriture vers 3500
utilisé des signes pour
représenter un mot ou un son. C’est ainsi
que naquirent les hiéroglyphes et les “'’idéav. J.-C. et a d’abord
ogrammes chinois. L’*alphabet inventé par
les Phéniciens vers 1100 av. J.-C. servit de
base à celui des Hébreux, des Arabes, des
Grecs puis des Romains. Il existe de nom¬
breuses calligraphies ou manières d’écrire
les lettres de chaque alphabet. Nous utili¬
sons les lettres
cursives ou anglaises, l’écri¬
ture scripte ou bâton, les lettres
majuscules
minuscules, l’écriture gothique ou
ronde, par exemple.
ou
Certains modes d’écriture répondent à des
besoins particuliers. Ainsi, l’écriture pho¬
nétique indique la prononciation d’un mot ;
l’écriture Braille, à l’aide de lettres en relief,
permet aux aveugles de déchiffrer un texte
par le toucher ; l’écriture musicale transcrit
les notes par des signes autres que les lettres
de l’alphabet.
de système d’écriture
Polynésie ancienne. Ce sont les
premiers missionnaires protestants qui
introduisirent l’étude de l’alphabet occi¬
dental et fixèrent la graphie des termes
polynésiens. Pour écrire leur premier lexi¬
que, «ils prirent à gage un indigène pour
•
L’écriture désigne aussi la manière de s’ex¬
primer par écrit, le style. Dans une entre¬
prise, les écritures forment l’ensemble de la
comptabilité. Les Écritures sont aussi les
livres saints de certaines religions : la Torah
pour les juifs, la * Bible pour les chrétiens,
Il n’existait pas
dans la
assister à leurs réunions afin de contrôler la
prononciation de chaque mot, en accor¬
dant autant que possible la graphie à la
prononciation anglaise» (R.P. O’Reilly:
“Tahiti de la parole à l’écriture”).
écumer, verbe. Se couvrir d’écume : une
écumante, écumer de rage. C’est aussi
enlever l’écume, mousse qui se forme à la
surface d’un liquide en mouvement ou en
mer
fermentation. Par extension, écumer une
région, c’est y prendre tout ce qui a de la
valeur: les *beachcombers écumaient la
Polynésie au début du XIX® siècle.
édaphique, adj. Les facteurs édaphiques
sont les facteurs écologiques qui concer¬
nent les propriétés physiques et chimiques
du *soL On distingue principalement
l’humidité, la granulométrie, la porosité, la
composition chimique (calcaire ou non), le
*pH, la structure du sol.
édit, nom masc. Dans l’Antiquité romaine,
règlement élaboré par certains *rhagistrats,
et qui demeurait en vigueur le temps de leur
magistrature.
En France, sous l’Ancien * Régime, l’édit
est devenu une disposition législative ren¬
due par le *roi ou un *gouverneur et trai¬
tant surtout des grandes affaires, des inter¬
dictions ou de la fiscalité. L’édit de Nantes,
par exemple, fut signé par Henri IV en
faveur des protestants à qui furent accor¬
dés le libre exercice de leur religion et l’ac¬
cès à certaines fonctions (1598).
Voir aussi : ordonnance.
ÉDITION
édition, nom fém. Action de faire paraître
supports publicitaires ; Multipress, Pacific
Promotion, Société polynésienne de
Presse, Éditions publicitaires du Pacifique,
et de reproduire un texte. Ce terme désigne
aussi l’ouvrage ainsi édité : une édition ori¬
Les Éditions du
Pacifique, dont le siège est à Singapour,
publient aussi de nombreux ouvrages sur
la Polynésie.
ginale, une édition illustrée. Un *journal
peut livrer une édition du soir, une édition
spéciale.
• Une maison d’édition est une entreprise
qui se charge de la composition, du tirage
et du commerce de livres à partir des
manuscrits des auteurs. Les principales
maisons d’édition françaises sont Hachette,
Les Presses de la Cité, Nathan, Robert Laf¬
Moana Photographies...
éditorial, nom masc. (pl. : éditoriaux). Cet
article d’un *Journal est généralement placé
à la “une”. Il est rédigé par le rédacteur en
chef ou un Journaliste en vue et donne une
interprétation des événements de l’actua¬
lité politique, économique ou culturelle.
Une revue de *presse est souvent conçue à
partir des réflexions des éditorialistes.
font, Larousse...
En Polynésie, les sociétés éditrices sont
beaucoup plus modestes. Deux d’entre
elles sont spécialisées dans la publication
ou la réédition
d’ouvrages sur la Polynésie :
Haere po no Tahiti et Les Éditions de
l’Alizé. Les autres éditent des journaux,
E.D.T. voir Électricité de Tahiti.
des annuaires, des cartes postales et divers
éducation, nom fém. Action de former les
ilisi
aptitudes intellectuelles ou physiques de
quelqu’un, de lui faire admettre les prin¬
cipes moraux. Avoir une bonne ou une
mauvaise éducation c’est connaître ou non
les règles conventionnelles du savoir-vivre.
Le Service de l’Éducation est chargé de
l’organisation et de la gestion de r*enseignement primaire public en Polynésie
française. Du chef du service dépendent les
divisions du personnel, des bourses, des
•
et de la scolarité, des transports
*scolaires, des constructions, des achats,
examens
L’édition
de la distribution de matériel et des affaires
contemporaine en
Polynésie. 1. Bulletins
de la Société des
Études océaniennes.
2. Dossiers des
Océanistes publiés
par les Nouvelles
Éditions latines.
3. Éditions et
rééditions de Haere po
no
Tahiti.
4. Publications
récentes des Éditions
du Pacifique.
5. Le Mémorial
polynésien des
Éditions Hibiscus.
6 à 9. Quelques livres
édités à compte
d'auteur ou par des
organismes publics.
52
5
ÉGLISE
financières. Six
inspecteurs départemen¬
taux, r*École normale et le Centre territo¬
rial de Recherche et de Documentation
pédagogiques sont également liés à ce ser¬
vice qui emploie 76 personnes ( 1986) et a en
charge 235 écoles accueillant 33 427 élèves
(1985).
EDWARDS (Edward) (fin du XVIIP siè¬
cle). Officier de marine anglais chargé de
ramener les *mutins du *Bounty. Investi
du commandement du Pandora, il quitta
Portsmouth en novembre 1790, découvrit
au passage
l’atoll de *Tureia, puis récupéra
quatorze mutins à Tahiti. Il ne put décou¬
vrir leurs compagnons qui s’étaient réfu¬
giés à * Pitcairn. Au retour, le Pandora fit
naufrage dans le détroit de Torrès, mais E.
Edwards réussit à regagner l’Angleterre
avec son équipage et dix mutins.
e’era’u. Inauguration d’un *marae natio¬
nal par un souverain ou un *ari’i. L’expres¬
sion e'era’a o te ari’i signifie “l’ascension”
de \’*ahu par le souverain. J. Garanger en
décrit le rituel dans son opuscule “Pierres
et rites sacrés”: «Toute la population va se
rendre au nouveau marae. La foule reste à
l’extérieur, mais, chose exceptionnelle, les
femmes vont prendre part à la procession
silencieuse qui suit la famille royale. Cou¬
ronnées de * tiare, la taille ceinte d’un *tapa
blanc, les filles aînées marchent en tête, le
buste nu, par déférence.
Jeunes filles et
*prêtres font ensemble le tour de l’édifice.
Ils invitent les *dieux à participer à la
*cérémonie et à prendre possession de leur
nouvelle demeure. Les prêtres et le roi
pénètrent alors dans la cour du marae. On
renouvelle les rites lustraux et les prières.
Enfin, point culminant de la consécration,
le roi gravit les marches de Vahu... Le
marae est devenu son lieu consacré.
Ni les
femmes, ni les gens du commun ne pour¬
ront désormais y pénétrer, et tout homme,
approchant de son enceinte, devra garder
le silence et courber la taille. Porcs et
poules s’égarant dans les limites du marae
seront la propriété de son dieu tutélaire».
effet,
nom masc. Conséquence d’une
action, d’une situation, d’une attitude, ou
encore
procédé employé pour attirer l’at¬
tention, obtenir quelque chose.
• effet de démonstration. On
appelle ainsi
le comportement d’un individu qui tente de
s’identifier à une *classe sociale plus envia¬
ble, par son attitude ou par des achats de
produits qui ne sont pas en rapport avec ses
revenus.
•
effet de
commerce.
Document émis à
l’occasion d’une opération de *crédit et qui
constate le droit, pour son propriétaire, de
la somme inscrite, à une cer¬
propriétaire d’un effet de
commerce peut l’utiliser pour payer ses
propres dettes et le nouveau bénéficiaire
pourra agir de même. Les effets les plus
courants sont les lettres de change et les
billets à ordre : ils sont plus couramment
appelés *traites.
• effet d’entraînement. En économie, on
désigne ainsi le rôle moteur que peut avoir
une action en provoquant d’autres actions.
Par exemple, la construction d’une piste
d’aviation peut avoir un effet d’entraîne¬
ment dans une île en permettant une des¬
serte régulière, l’implantation d’un hôtel, la
création d’emplois et la distribution de
revenus supplémentaires.
se faire payer
taine date. Le
• effet de serre : voir serre.
Autres sens : rotation imprimée à une bille
balle pour obtenir une trajectoire
anormale. Au pluriel ; vêtements.
ou une
E.F.O. voir Établissements français de
l’Océanie.
église. 1. nom fém. (avec une majuscule).
Du grec eklesia qui signifie communauté.
Aujourd’hui, on appelle ainsi l’ensemble
des fidèles d’une même *religion chrétienne
qui adhèrent aux mêmes *dogmes.
• Plusieurs Églises chrétiennes sont im¬
plantées en Polynésie française : l’Église
évangélique, l’Église catholique, et plu¬
sieurs autres Églises dissidentes : l’Église de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours
(*mormone), l’Église réorganisée de JésusChrist des Saints des Derniers Jours
Églises chrétiennes. 1. Église de
Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours (mormone).
2. Égiise réformée de Jésus-Christ
des Saints des Derniers Jours
(sanito).
53
ÉGLISE
(*sanito), l’Église *adventiste...
Église évangélique de Polynésie fran¬
çaise. En prenant cette appellation le 6 sep¬
tembre 1963, les Églises protestantes tahitiennes entraient dans l’ère de l’autonomie,
Églises catholiques en Polynésie.
1. Chapelle de l’évêché (1875)
construite par les frères des
Sacrés-Coeurs. 2. Église à nef
surbaissée (Sainte-Thérèse,
Papeete). 3. Église à contreforts et
clocher en aiguille (Omoa,
rassemblent la
ère qui faisait suite à la longue période où
Marquises). 4. Église de corail
aux Tuamotu (Takapoto).
5. Chapelle en bois de Tepoto.
6. Chapelle de Kaukura.
elles furent sous la tutelle de la Société des
Missions de Londres, puis sous celle de la
Société des Missions évangéliques de Paris.
L’E.E.P.F. fut présidée par le *pasteur
7. Cathédrale de Saint-Michel de
Rikitea (1841). 8. Église deTaravao
voire de
des prises de positions sur certains
problèmes de société : injustices sociales,
alcoolisme, drogue, essais nucléaires.
Église catholique voir catholicisme,
ques Ihorai en 1987. M. John Doom assure
la fonction de secrétaire général. Depuis
-
mission.
1963, l’Église est représentée dans diffé¬
rentes
2. nom fém. Bâtiment où les fidèles d’une
instances internationales comme le
religion chrétienne célèbrent leur *culte.
Dans l’empire romain, il fallut attendre
Conseil oecuménique des Églises, la Com¬
munauté évangélique d’Action apostolique
et la *Conférence des Églises du Pacifique.
purera'a ha'apotohia (Teretia
Peata, Papeete). 3. Pare purera'a
hâmanihia e te pou ha'apa 'arihia 'e
te oe mai te nira te huru (Omoa,
Matuita). 4. Pare purera'a iti
hâmanihia e te toa. 5. Pare purera'a
iti hâmanihia e te ra'au i Tepoto.
6. Pare purera'a iti no Kaukura.
7. Pare purera'a Mihaera Peata nô
Rikitea (1841). 8. Pare purera'a nô
Taravao (1940). 9. Pare purera'a nô
te tau 'api hâmanihia e te auri i te
pae'au ihoa râ 'Ô tôna huru
•
la fin des persécutions pour que les chré¬
tiens entreprennent la construction de bâti¬
ments réservés au culte. Ils adoptèrent le
dialoguer avec l’Église
catholique locale. L’É.E.P.F. se préoccupe
surtout de la formation de la jeunesse et
encourage divers mouvements : les *Ui
Api, le *scoutisme et les colonies de va¬
cances. Des foyers ont été ouverts pour la
jeunesse, rue Cardella, àPaofai et à SainteAmélie (*Moria). L’Église évangélique
compte environ 80000 membres en 1987.
Elle s’efforce de
fa'ati'ara'a hia.
plan rectangulaire des basiliques (tribu¬
naux romains) qui comprenaient une “nef”
centrale, séparée des “bas-côtés” par des
colonnades.
aussi adopter la forme d’un petit sanctuaire
voûté, souvent établi sur un lieu de culte
ancien. L’église accueille les fidèles et pro¬
Voir aussi: L.M.S., protestantisme.
Nuku Hiva
tège les reliques ; elle était aussi un gîte
d’étape pour les pèlerins.
(principales communautés religieuses par îles).
Ua Uka
O
Ua
Au fond était dressée une
estrade où officiait le prêtre. L’église a pu
Les Églises ont beaucoup d’influence sur la
Les Églises en Polynésie
O
QHiva Oa
^Fatu Hiva
TahuataQ
MARQUISES
Bora Bora
R^giroa
Tahaa
Q
Huahine
>
Napuka
°o
Ahe Manihi
^
^akaroa
©
^
Kaukura
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Kauehi
Raroia
OParaka O
Fakaravao
FaaiteO
O
O
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„(j)^QMakemo
^Hikueru
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T
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Marokau
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A
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OTatakoto
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Maiao
Puka Puka
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Q Vairaatea
Tureia
O
Rimatara
Q
Rurutu
^
^
Gambier
Tubuai
O
Raivavae
O
AUSTRALES
Rapa
O
54'
□
□
Protestants
m
Sanitos
■i
Mormons
□
Adventistes
Catholiques
dans de nombreuses
par
teur Utia Marurai lui a succédé, puis Jac¬
te A'au Moa. 2. Tino tare
censeur
familles. Les Églises se manifestent aussi
Samuel *Raapoto de 1963 à 1976. Le pas¬
(vers 1940). 9. Église moderne à
structure de poutres d’acier (SaintÉtienne de Punaauia).
Rare purera'a tatorita I Porinetla.
1. Rare purera'a iti o te epikopo
(1875) hâmanihia e te mau ta'eae
no
quotidienne dans le Territoire. Elles
plus grande partie de la
population et elles ont ouvert des écoles,
des foyers, créé des organisations de jeu¬
nesse. Elles multiplient les manifestations
collectives (kermesses, défilés...) et leur
*clergé joue un rôle de guide, de conseiller
vie
-
ÉGLISE
D’après P. Hodée (“Atlas de la Polyné¬
sie”), il y avait 94 églises en Polynésie en
1985, la plus ancienne étant celle de Rikitea, inaugurée en 1842. Ce sont les frères de
la congrégation des *Sacrés-Coeurs qui ont
donné à l’Église catholique son premier
patrimoine architectural. Ces frères bâtis¬
seurs avaient pour noms Antoine Soulié,
Joseph Costes, Delpech, Guilhermier,
Pierre Fort, André et Roldes. En 150 ans,
les matériaux utilisés et les styles architec¬
•
turaux ont considérablement évolué.
►
Etaretia. No roto mai teie parau i te reo
hepera, e ’amuira'a ta'ata tei raro a’e i te
ha’apa’ora’a no te ture fa’aro’o. I teie mahana,
te ta’ato’ara’a o te huifa'aro’o e auraro ra i te
ture ha’apa'ora'a fa’aro’o hô'ëeparauhia e
Etaretia. E rave rahi mau Etaretia teretetiano i
Porinetia Farani, te Etaretia Tatorita, te
Etaretia a lesu Metia i te feia mo ’a nô te mau
55
EIAO
mahana hope'a ('oia te momoni ’e te tanito) ’e
’ua rau atu âmau etaretiafa'aro'o ta'a’ê. / mua
a’e nei, eparauhia e ha’apa'ora’a Porotetani, e
ha 'ap ’ora 'a tatorita, e momoni, e mahana hitu.
♦Haapiti. C’est là que les ♦Marama i
Eimeo étaient établis. Cette famille domina
l’île qui prit alors le nom de ses souverains
Epuai rahi, e, e mana rahi tô te Etaretia i roto
i te orara 'a o le fenua i te mau mahana ato ’a.
et le terme fut utilisé jusque vers 1850.
►
Eimeo. Te i’oa tahito o te motu no Mo’orea.
ha’amau i te mau fare ha’api’ira’a ’e te mau
io-i-raro, te mau pehau (’oia ’o Ti’a’ia ’e ’o
Te io-i-ni’a, te
Te ’amui nei ’oia i rolo i tenuna’a, ’ua
la au i te peu tahituha’a e maha.
fare ’amuira’a (fa'aeara’a). Te rave itoito ato’a
nei te Etaretia i te mau ’ohipa e au no te feia
Paroa). Te upo'o ra ’o Eimeo aore Aimeho i te
mata’eina'a Ha’apiti. Ireira to tefeti’i Marama
’âpi teparauhia te "’ohipa u’i ’api".
parahira’a. ’Aita i maoro ’ua ti’a mai taua feti’i
’api nô te tauturu i te ’ohipa, e o ato ’a nei ’oia i
roto i te hivavaevae ia tupu te mau heiva. Te
mau ti’a o te Etaretia, te mau fa’aa’o ’e te feia
fa’atere u’i ’api râtou te mau ta’ata hi’opo’a no
te tauturu i te mau ’utuâfare ia tupu te tahi
mau ’ohipa maita ’i no te orara ’a hau i roto i te
fenua. Te fa’a’ite atea nei te Etaretia i to ratou
’Ua mau noa te reira ti’ara’a ’e tae atu i te
E rau taime e fa ’atupuhia te mau taurua u 'i
ti’ara’a ia au i te hina’aro o te Atua i mua i te
fîfi e farereihia i roto i te orara’a. Ei
hi’ora’a, te mau hape fa’aterera’a i roto i te
orara ’a, te ’ohipa inu ava, te ’ava ’ava ta ’ero ’e
te, mau tamatamatara’a atomi.
ra i ni’a ia
Eimeo i ni’a i te ti’ara’a ari’i.
ropura’a nô te ahuru ma ’iva o te tenetere
(19°).
’O Marama ma ia parauhia no te fenua Eimeo
(Marama i Eimeo) no to ratou rafa’aari’ira’a
ia râtou i reira, ’aita atura ipâpü e teie i’oa
Eimeo nô te vâhi ra nei 'oia i parahi ai ratou ’e
aore ra nô te fenua (Moorea-Eimeo).
mau
EIAO. Cette île du groupe Nord de l’ar¬
chipel des * Marquises fut découverte par le
navigateur anglais *lngraham en avril
1791. Elle est située par 8° sud et 140°42’
ouest, couvre 52 km^ et culmine à 577 m.
Son occupation ne fut sans doute pas per¬
manente en
raison de la faiblesse des ses
potable, mais elle a cons¬
titué une carrière pour la fabrication des
*herminettes et autres objets en pierre.
ressources en eau
Eiao n’est parcourue aujourd’hui que par
chèvre sauvage à Eiao
des troupeaux de *chèvres et de moutons
einaa ou ina’a. Alevin de Poissons d’eau
douce de la famille des Gobiidés. On en
distingue cinq espèces au moins ; Stiphodon elegans (tuivi), Sicyopterus pugnans,
Sicyopterus taeniurus (apiri), Stenogobius
genivitt atus, Awaous ocellaris
(mo’omo’o). Ils possèdent une ventouse
pectorale qui leur permet de franchir des
cascades. Les alevins mesurent de trois à
cinq centimètres de long et sont pêchés à
l’aide d’un filet moustiquaire quand ils
arrivent
rivières
en
masse
à l’embouchure des
pendant la saison des pluies. On
estime la consommation annuelle du Terri¬
toire à 3 500 kg. Ils sont préparés en beignets.
issus du cheptel abandonné par les *baleiniers au début du XIX^ siècle ; ils ont
détruit une partie de la forêt primitive. On
trouve
aussi de nombreux chats sauvages
qui sont à l’origine de la disparition de la
faune aviaire
nichant
au
sol.
L’île est
classée et protégée par l’administration des
♦Domaines.
EICH
(Joseph) (1845-1905). ♦Mission¬
naire catholique allemand de la ♦congré¬
gation des ♦Sacrés-Cœurs. Arrivé à Tahiti
en 1868, cet homme instruit et d’une grande
compétence devint rapidement l’hommeclé de la mission catholique de Papeete. En
dehors de son action missionnaire à Tahiti,
il fut le véritable précurseur du catholi¬
cisme à Moorea, aux îles Sous-le-Vent et
aux îles Cook
Chargé des fonctions de
supérieur provincial de sa congrégation, il
refusa le titre d’évêque.
.
EIMEO. Ancien nom de l’île de ♦Moorea.
Selon la tradition, Moorea était assimilée à
poisson dont on distinguait quatre par¬
ties : Te io i na (la chair supérieure). Te io i
un
(la chair inférieure), les nageoires,
formées par les pointes Tiaia et Paroa. La
tête était à Eimeo ou Aimeho, au district de
raro
56
einaa ou ina’a
►
eina’a. Te mau vahiné ato ’a e mape ’e atu i te
ari’i vahiné i roto i tona mau tere, no te mau
oro’a areareara’a anei, nô te haere anei i roto i
haere,
’ape’e noa te mau eina’a: e mau vahiné
fa ’aineine maita ’ihia no te reira tuha ’a. Ei mau
vahiné purotu e’ere ra mai tô teie tau, ’ei mau
vahinéporia. la ha’oporihia ratou e ti'a ai. ’Ua
riro ’o Teti’aroa ’ei vahi ha’aporiara’a i te mau
te anavai e naue i te vai (pape) no te ori
e
’eina ’a.
Élasmobranches, nom masc. pl. Princi¬
pale sous-classe des ♦Poissons cartilagi¬
neux (Chondrichthyens) comprenant les
Sélaciens (♦Requins) et les ♦Raies. La
ÉLECTION
deuxième sous-classe est constituée par les
Holocéphales représentées par les Chi¬
mères (Poissons des grands fonds à grosse
tête).
les 5 ans ou après dissolution de l’Assem¬
blée. Depuis la création de l’Assemblée ter¬
ritoriale par la loi-cadre de 1956, il y a eu
sept élections : en 1957, 1962, 1967, 1972,
1977, 1982 et 1986 (après dissolution).
►
EL CANO (Sébastian) (1487-1526). Navi¬
gateur espagnol qui accomplit le premier
tour du monde entre
1519 et 1522. Il avait
reçu le commandement de la *caravelle La
Victoria et faisait partie de l’expédition de
♦Magellan. Après la mort de ce dernier aux
Philippines, El Cano commanda le seul
navire rescapé et les 35 survivants des cinq
équipages qui rentrèrent en Espagne. Cet
exploit lui valut le commandement d’un
navire de l’expédition de Loaisa. Partis en
1526,
les navigateurs contournèrent
l’Amérique du Sud, traversèrent la Poly¬
nésie, mais disparurent le 6 août dans un
naufrage sans avoir pu prendre possession
des «îles d’Épices» ou îles Moluques.
Voir aussi : exploration.
■
ma’itira’a. Efa’atupuhia te ma’itira’a no te
_
_
mâ’iti i te mau ti’a, ’ei mero i roto i te
Apo'ora'a Rahi o te fenua. Emea titauhia e te
tare te hô'ëmâ’itira’a huira’atira, i mûri iho e
ravehia ai te ma’itira'a matutu no te operera’a i
te mau parahira 'a.
E41 parahira’a i teie nei. Hou ra te matahiti
1986, e 30 noa iho ia.
I te mau pae matahiti ato 'a, e tupu ai te
mâ’itira’a ’e ’aore ra ia ha’apararihia te
Apo’ora’a Rahi. Mai te ha’amaura’ahia te
Apo’ora’a Rahi e te ture no te matahiti 1956, a
hitu atura taime te tupura’a te mau ma’itira’a.
Teie te tapura matahiti i ma’iti ai: 1957, 1962,
1967, 1972, 1977, 1982 ’e i te matahiti 1986 ’oia
te matahiti i ha’apararihia ai te Apo’ora’a
Rahi. I reira ato’a i mara’a ai te rahira’a mero i
roto iana.
élection, nom fém. Action de choisir,
d’élire. Désignation, parles membres d’une
collectivité, les électeurs, de leur chef ou de
leurs représentants. Une élection peut se
faire selon différents types de *suffrages et
selon plusieurs modes de *scrutins. En
régime démocratique, des élections sont
régulièrement organisées, mais la tenue
d’élections ne signifie pas
♦démocratie.
dérouler
avec
nécessairement
En effet, elles peuvent se
un candidat ou une liste
unique dans les pays au régime autoritaire.
Les élections législatives désignent les
représentants du peuple, généralement
appelés ♦députés, aux assemblées législa¬
tives (♦Assemblée nationale en France).
Sous la V® ♦République, ces élections ont
lieu à la fin de chaque ♦législature, tous les
cinq ans, ou après dissolution de
l’Assemblée par le ♦Président de la
République. Les plus récentes ont eu lieu
en
1958, 1962 (après dissolution), 1967,
1968 (après dissolution), 1973,1981 (après dis¬
solution), 1986 et 1988 (après dissolution).
La Polynésie française a participé à
•
Élections. 1. Électeurs dans la
cour d’un bureau de vote de Tahiti.
2. Truck affrété par un parti pour
assurer le ramassage des électeurs
(élections présidentielles de 1988).
3. Panneaux électoraux officiels
(élections législatives de 1986).
Mâ’ltira’a. 1. Ta’ata mâ’iti I roto i te
mahora o te hô’ë piha mâ'itira’a.
2. Pereo’o mata'eina’a fa'ata'ahia
no te ohira'a mai i te mau ta'ata
mâ’iti (mâ'itira’a no 1988). 3. iri
fa'ata'ahia nô te mau ma’itira'a
(ma'itira’a mero Apo’ora’a iriti ture
1986).
2
chacune de ces consultations en élisant un,
puis deux députés à partir de 1978.
L’élection présidentielle désigne le Pré¬
sident de la République. En France, sous la
IIP et la fV® Républiques, seuls votaient
des notables déjà élus. Depuis 1962, il s’agit
d’une élection au suffrage universel direct
qui a lieu tous les sept ans. Dans les pays à
régime présidentiel fort, comme la France
•
ou
les États-Unis, cette élection reyêt une
importance capitale et donne lieu à des
campagnes électorales animées.
• Les élections territoriales en
Polynésie
désignent les représentants du peuple, les
conseillers à l’Assemblée territoriale. Ces
élections se déroulent au suffrage universel
direct, à la proportionnelle, et pourvoient
41 sièges (30 avant 1986). Elles ont lieu tous
57
ÉLECTION
1958
1960
I
1964
1966
1968
1970
19
Les résultats des consulta¬
tions électorales en Polynésie
de 1958 à 1986.
HEREAI’A7
TERRITORIALES
RDPT 14
I
AI’A API 6
permettent de
désigner, par un scrutin de liste à un tour, les
conseillers siégeant à l’Assemblée territoriale.
Leur nombre est passé de 30 à 41 au cours de
la période. Le nombre des sièges obtenus par
chaque parti est proportionnel à la longueur
des échelles colorées leur correspondant. Les
partis autonomistes ont dominé l’Assemblée
jusqu'en 1982, puis ont laissé la majorité au
Les
élections
territoriales
Tahoera’a Huira’atira.
UT-UNR 8
UT-UNR 6
UTD 5
DIVERS 5
DIVERS 3
UTD 3
E’A API 3
De 1958 à 1981, le corps électoral polynésien a participé à 4 élections
présidentielles. Toutes ont nécessité deux tours de scrutin, à deux
1 - 15 juin 1969
5 -19 déc. 1965
semaines d’intervalle. Les résultats de chaque tour apparaissent Ici en
cojonnes accolées permettant de
comparer le pourcentage des voix obtenu par
chaque candidat en Métropole et en
Polynésie. Les différences observées sont
deux
prises de position
des dirigeants politiques locaux : le Front Uni
soutenait F. Mitterrand en 1974 et la plupart
des partis les deux candidats de droite en
essentiellement dues
aux
DIV.
Û
Z
<
cc
lU
PRESIDENTIELLES
ir
cc
11-
h1-
2
2
1981.
référendums ont été proposés aux
Français de Métropole et d'Outre-Mer entre
1958 et 1972. Deux colonnes permettent de
comparer le pourcentage des votes "oui” et
"non" en France et en Polynésie. On remarque
une moindre adhésion des
Polynésiens à
l'autodétermination en Algérie, mais un vote
plus favorable qu’en Métropole à l’élargisse¬
ment de la C.E.E., vote soutenu par les partis
de droite en 1972, alors que la gauche
préconisait l'abstention ou le "non”.
Six
RÉFÉRENDUMS
Approuvez-vous
Approuvez-vous
l’autodétermination
la Constitution de 1958 ?
28 sept.
LU
D
<
en
Algérie ?
8 janvier 1961
1958
Accords d’Évian
8 avril 1962
F.
Pol. F.
D
<3
<
O
O
Q
LU
Élection du Président
au
Création des régions
suffrage universel
et rénovation du Sénat
28 oct. 1962
F.
27 avril 1969
Pol. F.
F.
Pol. F.
SÉNATEUR
FLORISSON
G. COPPENRATH
ALFRED POROI
DÉPUTÉ
f—
MATE OOPA
POUVANAA
1
1958
58
1960
!
TEARIKI
III
1962
1964
SANFORD
1
1
1
1966
1968
1970
ÉLECTION
72
1974
1976
1978
1984
1986
T
UT-UDR9
TAHOERAA
HUIRAATIRA 22
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HERE Al’ A 6
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AMUITAHIRA’A 5
DIVERS 5
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TE HAU
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TAVINI 2
5 - 19 mai 1974
DIV
GISCARD
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ir
cc
Ui
2
H
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5
F.
F.
Pol. F.
Pol. F.
Sur l’élargissement
de la C.E.E.
28 avril 1972
Z
O
b
û
A.
Pol. F.
LÉONTIEFF -,
E. FRITCH
-■
DANIEL MILLAUD
POUVANAA
"
1
; J. JUVENTIN
SANFORD
T. SALMON
G. FLOSSE
1
72
1974
1976
I
1978
1980
I
»
l
1982
1984
Les mandats des parlementaires polynésiens : en haut, les sénateurs ; en bas, les députés (un représentant jusqu'en 1978 puis deux en
raison de l'accroissernent démographique en Polynésie).
1986
59
ÉLECTRICITÉ
électricité, nom fém. Du grec elektron,
désignant l’ambre jaune qui est un
produit aux propriétés attractives. L’élec¬
tricité est une forme d”'’énergie correspon¬
dant à un flux d’électrons. Chaque ’‘’atome
est constitué d’un noyau de charge électri¬
que positive et de corpuscules qui tournent
mot
autour tels des satellites : les électrons dont
la charge est négative. Si ces charges sont
équilibrées, l’atome est neutre. Toutefois,
un frottement, un réchauffement peuvent
faire perdre des électrons à un atome et en
faire gagner à un autre ; la charge globale
du premier devient positive et celle du
second négative. Ce déséquilibre crée une
attraction, un flux d’électrons vers l’atome
positif.
électrique a été découvert par
le physicien italien Alessandro Volta ( 1745• Le courant
1827)
en
1795. Ses propriétés
sur
les
aimants ont été démontrées par les Fran¬
çais André Ampère (1775-1836) et Fran¬
çois Arago ( 1786-1853). L’Allemand Georg
Ohm (1787-1854) et l’Anglais James Joule
(1818-1889) ont prouvé que l’électricité
peut produire de la chaleur et l’Anglais
Michael Faraday (1791-1867) qu’elle a le
pouvoir de décomposer la matière (par
électrolyse). Aujourd’hui, on l’emploie sur¬
tout comme force motrice, source d’éclai¬
rage, conducteur de sons et d’images.
L’électricité a aussi des applications indus¬
trielles en électrochimie et en électrométal¬
lurgie. On produit de l’électricité dans les
les premiers locaux de
l’Électricité Martin
Mahina
Centrales électriques et réseau haute tension de
Tahiti^,.^^
centrale thermique E.D.T.
(et extension prévue)
PAPEETE
captage
centrale hydroélectrique
réseau de transport E.D.T.
réseau de transport Marama Nui
“
*
réseau haute tension
et extensions futures
Principaux pays producteurs d’électricité en 1983
(unité : million de kWh).
Production
Production
Production
nucléaire
Total
1 802 000
288 000
2 368 000
1 054 000
85 000
1 326 000
84 000
414 000
85 000
583 000
73 000
98 000
105 000
276 000
hydraulique
thermique
“classique”
États-Unis
278 000
U.R.S.S.
187 000
Japon
France
Pays
60'
(90 KV) T.E.P.
ÉLÊPHANTIASIS
*centrales hydrauliques et thermiques.
• En
Polynésie, la production d’électricité
était de 221,7 millions de kWh en 1986,
l’essentiel étant fourni par l’Électricité de
millions de kWh), le reste
produit par les centrales hydrauli¬
ques des sociétés Marama Nui (38,7) et la
Centrale hydroélectrique de PapeitiPapara (C.H.P.P.) (0,9).
• Électricité de Tahiti (E.D.T.). Société
productrice et distributrice d’électricité,
fondée en 1916 par Émile *Martin, Léon
Pelletier et Félix Millaud. Il s’agissait alors
de la Compagnie d’Électricité et Téléphone
de Tahiti, qui, après le retrait de deux des
fondateurs, devint en 1920 les Établisse¬
Tahiti (182,1
étant
ments Émile Martin.
Société anonyme depuis
1970, l’E.D.T. a
reçu une concession pour la production et
la distribution de l’électricité à Papeete et
jusqu’aux P.K. 20 est et 41,5 ouest. En
1962, à l’angle de l’avenue Pômare et de la
du chef Vairaatoa, une nouvelle usine
fut inaugurée à l’emplacement de l’an¬
mise par un *moustique, \'*Aedes polyne-
siensis, qui transporte l’agent de la mala¬
die, le filaire de Bancroft (Wuchereria
bancrofti). Les larves se trouvent dans le
sang alors que les adultes vivent dans les
vaisseaux lymphatiques. Ils s’y dévelop¬
pent et, par leur nombre et leur taille, arri¬
vent à boucher ces vaisseaux et provoquent
un
gonflement, un œdème dur et chroni¬
que des téguments, aboutissant à une aug¬
mentation considérable du volume du
membre ou de la partie du corps atteint.
Chez certains animaux comme le chien, les
localiser ailleurs, par
exemple dans le cœur, et provoquer la
filaires peuvent se
mort.
Cette maladie était très répandue en
Polynésie il y a 40 ans (une personne sur
trois en était atteinte), alors qu’à l’heure
actuelle, 1 % de la population est touchée
(un peu plus dans les îles éloignées). Cette
régression spectaculaire est due à l’action
•
rue
continue de r*Institut Malardé et à de
cienne centrale. Sa puissance installée qui
nombreux traitements de masse de la popu¬
lation par la notézine.
L’éradication de cette maladie passe donc
était initialement de 1750 kW fut progres¬
sivement portée à 45 000 kW.
Cette cen¬
trale est épaulée par une nouvelle unité de
production construite dans la *zone indus¬
trielle de la *Punaruu. Le premier groupe
électrogène, d’une puissance de 14000 kW
y a été mis en route en 1986 et huit autres
seront installés d’ici à l’an 2010.
Aujourd’hui, l’E.D.T. livre de l’énergie à
plus de 25 000 abonnés alimentés par
710 km de lignes et 1 150 transformateurs
qui abaissent la tension de 14400 ou 4 800
volts à 110, 220 ou 380 volts. L’entreprise
emploie 237 personnes et réalise un chiffre
d’affaires annuel de plus de 4 milliards de
francs C.F.P. Elle participe aux recherches
sur les énergies renouvelables dans le cadre
du *G.I.E. Soler.
par la lutte contre les moustiques et la sup¬
pression de leurs gîtes, d’une part, et par
l’absorption de notézine, d’autre part,
encore nécessaire dans certaines zones ma¬
récageuses et insalubres.
►
fe’efe’e. E ma’i rahi te fe’efe’e i mua ra i
Porinetia nei, inaha ’ua numerahia e, ho E
ta’ata i ni'a i te toru tei ro’ohia i taua ma'i ra.
'Are 'a ra, naroto i te mau rave ’a i ravehia no te
arai i taua ma ’i ra, ’ua haere varavara roa ïa te
fe ’efe ’e i teie mahana. Maoti ïa te mau rave ’a a
te pUfare mariri "Louis Malardé ’’ i manuia ai
taua ’ohipa ra. ’O te mariri iho ho ’i te tahi
huru O taua ma’i ra ’e ’o te naonao ra
Aedes
polynesiensis te tumu e parare ai teie nau ma ’i
na roto
i te toto o te tino ta’ata. ’la rahi
roa ïa te roherohe ma’i i roto
i te tino ta’ata na
électronique, nom fém. et adj. Partie de la
physique étudiant les phénomènes où sont
mis en jeu des électrons. Technique déri¬
vant de cette science, fondée sur le dépla¬
cement
des électrons dans des circuits
comportant des tubes, transistors et diodes
par exemple. De très nombreux appareils
sont aujourd’hui issus de l’industrie élec¬
tronique : récepteurs de *radio et *télévision, systèmes de télécommande, calcula¬
trices et *ordinateurs, *magnétoscopes,
automatismes dans la robotique, appareils
photo, caméras, chaînes haute-fidélité,
dispositifs de navigation maritime et
aérienne, tableaux de bord des voitures,
navires, avions, usines, moyens de télé¬
communications, engins spatiaux...
Voir aussi : électricité.
éléphantiasis, nom masc. Tahitien; fe’e’fe’e ou mciriri. Cette *maladie, également
appelée *filariose lymphatique, est trans¬
Tahitien souffrant d’éléphantiasis (vers 1910)
Ta’ata tahiti tupuhia i te fe’efe’e
61
ÉLEVAGE
roto i te ta ’ita 'ira ’a a te naonao,
mai te tahi
tino ma ’ima ’i i te tahi atu tino ma ’ima ’i ’ore, e
tupu mai ai te mariri ’e tefe’efe’e.
’Aita atu ïa e rave’a ’ohie nô teparuru ia tatou
i taua nau ma ’i nei o te tina 'ira ’a ïa i te naonao
’eiaha ia ’aere.
élevage, nom masc. Action d’élever des
animaux, art de les faire naître, de veiller à
leur développement, à leur entretien et à
leur reproduction afin de les utiliser. Il est
le résultat de la domestication et remonte à
la plus haute Antiquité. D’abord considéré
simple appoint dans le cadre de la
*polyculture traditionnelle, il est devenu
comme
une
activité à part entière, rémunératrice
mais dévoreuse d’espace.
Les grands éle¬
vages se retrouvent dans les pays à faibles
qui disposent de
L’élevage concerne les
*bovins, les *ovins, les caprins, les chevaux
densités humaines et
vastes
Élevage. 1. Embouche sur le
plateau de Taravao. 2-4. Élevage
hors sol de porcs et de volaille.
62
espaces.
que les *porcs, les volailles, les
lapins... On élève les animaux pour leur
ainsi
lait, leur viande, leur laine, leur peau, leur
fourrure, leur travail... Cette activité s’est
fortement modernisée ces dernières années
et les pays d’Europe
occidentale et d’Amé¬
rique du Nord sont passés maîtres dans les
techniques de l’élevage intensif.
L’élevage hors sol, par exemple, consiste à
placer les animaux dans un lieu clos (éta¬
ble, porcherie, poulailler...) afin de les
engraisser
ou,
éventuellement,
pour
les
volailles, de les faire pondre. Cet élevage
est scientifiquement organisé. Il obéit tou¬
tefois davantage à des normes de producti¬
vité optimale qu’à des concepts de qualité
du produit. Ce type d’activité prend de
l’ampleur en Polynésie avec le développe¬
ment des élevages de porcs, de volailles et
de lapins.
A l’inverse, certains pays disposent de
cheptels beaucoup plus importants : l’Inde
ELLIS
(bovins), ru.R.S.S. (ovins), la Chine (por¬
cins), mais pratiquent un élevage extensif
ou sont handicapés par des techniques
médiocres.
L’Australie et la *Nouvelle-Zélande sont
de gros éleveurs. L’Australie possède le 2®
cheptel ovin et arrive au IL rang de la
production mondiale de viande. La
Nouvelle-Zélande possède le 4= cheptel
ovin, elle est le second producteur de
viande ovine.
•
En
Polynésie française, l’élevage de
remonte à l’arrivée des premiers
*Ma’ohi. Les bovidés par contre ont été
porcs
amenés par les découvreurs européens à la
fin du XVIIP siècle. Au cours du XIX®
siècle,
se sont développés de grands
domaines d’élevage *extensif sous *coco-
teraie, que leurs propriétaires ont entourés
de barbelés, entraînant ainsi le déclin de la
vaine pâture, supprimée en 1877. A l’heure
actuelle, un bétail nombreux vit en liberté
tale. Il joua un rôle important dans le réta¬
blissement des
relations
diplomatiques
l’Angleterre et Madagascar en 1863
et fut reçu membre de la Société royale de
Géographie en 1866.
• William Ellis a laissé de nombreux écrits,
parmi lesquels une “ Histoire de la Société
entre
des Missions de Londres” et de nombreux
articles pour l’Encyclopédie britannique.
En Polynésie, son œuvre la plus connue est
“Polynesian Researches" dont la première
édition date de 1829
français. de 1972
et
la traduction en
le titre “A la
Polynésie d’autrefois”.
Sans plan bien défini, l’ouvrage est com¬
posé de chapitres autobiographiques témoi¬
gnant d’un solide optimisme sur r*évangélisation des Polynésiens des îles de la
Recherche de la
sous
Société et des îles Hawaï. «D’autres sont
sur les faits recueillis
par
Ellis et ses confrères parmi les indigènes.
des réflexions
Papenoo, dans la plaine d’Atimaono et
(...) Après deux chapitres tirés de son jour¬
nal personnel nous décrivant son voyage à
Tahiti, Ellis nous présente alors une his¬
et chèvres des îles de la Société).
apportent le plus de renseignements sur
ou
semi-liberté au fond de la vallée de la
dans certaines îles (chevaux des Marquises
Les produits de l’élevage n’ont jamais pu
couvrir la consommation locale. Cet état
de fait
persiste malgré l’installation de
d’élevage sur le plateau de
belles fermes
*Taravao, où se trouvent 1 200 vaches
fournissant les 2/3 du lait consommé en
Polynésie française. L’élevage porcin, en
grand développement, répond actuellement
à la demande, ce qui n’est pas le cas pour la
volaille et encore moins pour la viande
bovine importée de Nouvelle-Zélande ou
d’Australie. Un important projet d’exten¬
sion de l’élevage bovin se met en place sur
le plateau de *Toovi, à *Nuku Hiva (Mar¬
quises) afin de satisfaire aux besoins en
viande de cet archipel.
ELLICE (îles) voir Tuvalu.
ELLIS
toire de la *Mission. Les passages
qui
l’*èthnologie polynésienne arrivent après
historique et autobio¬
graphique, avec, à l’occasion, des réfle¬
xions et des détails inattendus sur l’imprimerié, le style des maisons, les plantations.
La partie la plus intéressante du tome H a
trait au travail d’Ellis dans l’archipel des
îles Sous-le-Vent, à Huahine en particulier.
cette introduction
Son récit sur le code des lois de Huahine est
la description
la plus détaillée que nous
ayons de cette remarquable innovation. En
bref, Ellis contribue bien davantage à nous
faire connaître la période de transition que
l’Ancien Tahiti lui-même [mais] il y a peu
générales à l’ethnogra¬
phie polynésienne qui ne doivent beaucoup
à l’œuvre désormais classique de Ellis»
(Colin Newbury : préface à l’édition fran¬
çaise de l’ouvrage).
de contributions
(William) (1794-1872). *Mission-
naire protestant qui arriva d’Angleterre en
1816 et servit six années aux îles de la
Société, à Huahine et à Raiatea notam¬
à imprimer qu’il apporta
dans ses bagages est la première qui fut
installée dans le Pacifique Sud : elle permit
la publication d’un abécédaire dès 18f6.
ment. La presse
W. Ellis introduisit de nouvelles espèces
végétales à Huahine, la pomme-cannelle
par exemple ; il créa des plantations de
coton et de canne à sucre. Il veilla aussi à
l’adoption d’un *code de lois en 1822 et
poursuivit son œuvre missionnaire aux îles
Hawaï de 1823 à 1825.
Son expérience d’évangélisateur et sa con¬
naissance des sociétés insulaires lui valu¬
rent d’être nommé secrétaire aux relations
étrangères de la *London Missionary
Society pour toutes les régions s’étendant
de l’Afrique du Sud à la Polynésie orien¬
William Ellis
63
EMBARGO
ELUS (William) (1794-1872). E milionare
porotetani ta’ataperetane. ’Ua tae mai i Tahiti
i te matahiti 1816 ’e ’ua rave i tâna ’ohipa
tâvini e ono matahiti i te mau motu Totaiete, i
te mau fenua i Raro ihoâ ra. Nâna i afa ’i mai i
te nene'ira'aparau mâtamua i Patitifa ’Apato’a
ta'ato’a i reira, te nene’ira’ahia tepiapa i te
matahiti 1816. I Huahine, ’ua tamata ’oia e
fa ’ao mai i te tahi mau ra 'au tanu ’api, i reira
ato’a tôna ha’amatara’a i te tanu i te to ’e te
vavai. I te matahiti 1822,
’ua ara ’oia i te
fa’aôtira’a e fari’i i te tahi papa nô te ture.JUa
reva atu i mûri iho i Vaihi ’e ’oia te papa’a
mâtamua ipa’uma i ni’a i te auaha mou’a
auahi ra ’o Kilauea. I roto i tana mau rahira ’a
pâpa’i, e ti’a ia ha’amehara te putara
"Polynesian Researches" ’oia te hô’ëpu’e
parau fa’a’ite faufa’a roa tei hau i te fa’ahiahia
nô te mau ’a ’amu ’o Porinetia.
embargo, nom masc. Au sens strict,
prise par le gouvernement d’un
pays et consistant à retenir dans ses ports
mesure
les
navires
d’un
ou
plusieurs
pays
étrangers.
Au sens large, mesure de rétorsion écono¬
mique consistant à interdire l’importation
de certaines marchandises étrangères ou au
contraire la vente de certaines marchan¬
dises importantes pour un pays.
Un em¬
bargo peut traduire un désaccord, signifier
rupture ou servir à exercer une pres¬
sion. A la suite de l’invasion de l’Afghanis¬
une
tan par ru.R.S.S. en 1979, les
États-Unis
décidé un embargo sur les ventes de
céréales à l’U.R.S.S.
ont
Embaumement. 1. Momie
égyptienne. 2. Corps d'un chef
tahitien embaumé et exposé
(peinture de G. Tobin, 1792).
64
embaumer, verbe. Traiter un cadavre
pour en assurer la conservation. L’embau¬
mement peut être réalisé en enlevant les
viscères et en désséchant progressivement
les tissus. Les Égyptiens pratiquaient l’évis¬
cération et purifiaient le cadavre avec du
vin de palme et des parfums. Ils le plon¬
geaient longuement dans une solution
sodée, puis l’enveloppaient dans des bande¬
lettes de lin et le plaçaient dans un sarco¬
phage. Aujourd’hui, les embaumeurs se
contentent généralement d’injecter des sub¬
stances antiseptiques pour une conserva¬
tion plus limitée.
• En Polynésie, on pratiquait jadis une
sorte d’embaumement pour les personnes
rang supérieur. Des experts {tâpu’a
miri) vidaient le corps de toutes substances
liquides et enlevaient viscères et cerveau.
La peau était saturée de *mono ’i parfumé
au santal. Le corps, rempli de *tapa imbibé
de cette huile, était assis pendant lajournée
et allongé la nuit. La peau était patiem¬
de
ment massée. Puis on desséchait le corps en
l’exposant longuement au soleil sur toutes
faces. On le vêtait enfin d’un tapa de
qualité,.une cape sur les épaules, un tapa
ses
enroulé autour de la tête. Il était ensuite
installé, le buste légèrement redressé, sur
plate-forme dans le *fare tUpâpa’u k
proximité du marae. Quotidiennement, un
gardien et les membres de la famille
venaient lui apporter des *offrandes. Au
bout d’un an environ, le corps se désagré¬
geait et on lui donnait une sépulture
une
définitive.
Autre sens : répandre une odeur agréable.
embouche, nom fém. Action d’engraisser
^Élevage de *bovins pour la
viande. Une prairie d’embouche (ou une
embouche) est une prairie aménagée dont
l’herbe, consommée sur place, engraisse
rapidement les animaux.
Traditionnellement, r*élevage se pratique
sous cocoteraie en Polynésie.
Actuelle¬
ment, quelques éleveurs du plateau de
*Taravao pratiquent l’embouche et il est
question de développer ce type d’élevage
sur le plateau de *Toovi à Nuku Hiva.
le bétail.
émigrer, verbe. Partir de son pays d’ori¬
gine pour gagner un autre pays dans lequel
on
compte
professionnelle.
exercer
une
activité
• Les résidents de Polynésie française
émigrent rarement. Les deux vagues de
départs vers la Nouvelle-Calédonie (19561962 et 1971 -1977) ne furent pas des mouve¬
ments d’émigration au sens strict, puisque
ce Territoire fait partie de l’ensemble fran¬
çais. Entre les recensements de 1977 et de
EMPIRE
structures and ceremonies"{1947).
A partir de 1950, K. Emory orienta ses
recherches vers la reconstitution définitive
des *migrations polynésiennes. C’est ainsi
qu’il réalisa les premières *fouilles archéo¬
logiques dans la grotte de Kuliouo à Hawaï
et qu’il utilisa, pour la première fois dans le
Pacifique, la méthode de *datation au
*carbone 14. Ses recherches le conduisi¬
rent notamment en
avec
Micronésie (en
1950,
Peter Buck), à Nuku Hiva en 1956, à
Maupiti et à Bora Bora de 1960 à 1963, aux
îles Fidji en 1969. Dès 1965, il put proposer
une
carte
du
*peuplement de l’Océanie,
carte qui ne fut que légèrement retouchée
émigrants au Havre en partance
pour l'Amérique
par la suite. Kenneth Emory entretient tou¬
jours des liens avec le Bishop Muséum et,
travailleur infatigable, poursuit la rédac¬
tion de ses notes sur la *préhistoire
polynésienne.
Kenneth
Emory
1983, on a pu estimer à 150 personnes les
émigrants originaires de Polynésie fran¬
çaise qui se sont établis en parts égales, aux
États-Unis et en Océanie (en Nouvelle-
Zélande surtout).
Les autres archipels du Pacifique sud, plus
fournissent, par contre, de gros
contingents à l’émigration : les îles Cook,
pauvres,
les Samoa occidentales et le Kiribati notam¬
ment, vers la Nouvelle-Zélande, Hawaï ou
la Californie.
Voir aussi : migration.
EMORY (Kenneth Pike). Archéologue et
ethnologue américain né le 23 novembre
1897. 11 passa sa jeunesse à *Hawaï au
contact de la population polynésienne et se
passionna pour sa culture. Après de bril¬
lantes études de lettres à l’université de
Dartmouth (Nouvelle-Angleterre) et
d’*archéologie à Harvard, K. Emory fut
engagé comme assistant au *Bishop
Muséum de Honolulu.
Dès 1924, le directeur du Musée, Herbert
Gregory, le chargea d’une mission de rele¬
vés archéologiques dans le Pacifique Sud.
Il passa ainsi
15 mois dans les îles de la
Société et découvrit 240 *sites de *marae
ainsi que le très beau *pétroglyphe de
Tipaerui. Accompagné du linguiste Franck
*Stimson et de l’anthropologue Harry
Shapiro, il visita 27 îles des *Tuamotu en
1930, notant des *généalogies, des chants,
des *prières et des *légendes. Il releva aussi
300 sites de marae et put revenir en 1934
pour recueillir les secrets du dernier *prêtre
païen de Napuka, Te Mae. Il profita des
contraintes engendrées par la crise écono¬
mique et la 2'^ Guerre mondiale pour enta¬
mer une carrière d’enseignant et rédiger
plusieurs ouvrages : "Stone Remains in the
Society Islands” (1933), “Tuamotuan
Stone Structures”{\9'i4), “Archaeology of
Mangareva”{l939), ‘‘Tuamotuanreligions
empire, nom masc. Autorité morale ou
prestige (avoir de l’empire sur quelqu’un).
Gouvernement de type monarchique
exercé par un empereur. État soumis à un
empereur. La France a connu un régime
impérial de 1804 à 1815 (Premier Empire
sous Napoléon PO et de
1852 à 1870
(Second Empire sous Napoléon III).
• Un empire colonial est l’ensemble des
territoires conquis ou simplement con¬
trôlés par un État appelé *métropole. Au
XVP siècle, l’empire espagnol s’étendait
sur l’Amérique centrale et l’Amérique du
Sud. Au XIX” siècle, il y eut trois prin¬
cipaux empires coloniaux :
l’Empire britannique était, de beaucoup,
le plus vaste et le plus peuplé (un quart des
terres émergées en 1914). Il comprenait
deux sortes de territoires. Des grandes
*colonies de peuplement blanc ont été fon¬
dées dans des régions presque vides telles
que le '^Canada, 1”'’Australie, la *NouvelleZélande (où les *Maoris ont été décimés) et
en Afrique du Sud, théâtre de violents
-
affrontements de 1899 à 1902
avec
des
d’origine hollandaise : les Boers.
Ces colonies jouissaient d’une large auto¬
nomie alors que les colonies d’exploitation
devaient accepter une tutelle plus étroite.
La clé de voûte de l’Empire était l’Inde
colons
65
dont Victoria devint l’impératrice en 1887.
C’est pour protéger la route des Indes que
les Anglais s’assurèrent de plusieurs relais
stratégiques : Gibraltar, Malte, Aden,
*Singapour et qu’ils s’efforcèrent de con¬
trôler le canal de Suez en imposant leur
*protectorat à l’Égypte.
l’Empire français a atteint sa plus grande
extension sous la IIP République (18711940). Outre les îles des Antilles, la
*Guyane, des comptoirs en Inde et les pos¬
sessions de r*Océanie, l’empire était formé
de deux pièces maîtresses. En Afrique
noire, l’Afrique occidentale française (du
Sénégal au Niger) et l’Afrique équatoriale
française (Gabon et Moyen-Congo) furent
occupées sans grande opposition, de même
que Madagascar en 1885. La soumission
de l’Algérie après la conquête de 1830 et
celle de la Tunisie, après le traité du Bardo
de 1881, furent plus longues à obtenir. Le
protectorat français sur le Maroc ne fut
reconnu qu’en 1912. Pour mieux accéder
-
aux richesses de la Chine, la France occupa
le Laos, l’Annam, le Cambodge et le Ton-
kin puis regroupa ces territoires en 1887 au
sein de l’Union indochinoise.
-
l’Empire allemand fut beaucoup moins
étendu car l’Allemagne, tard venue dans le
partage du monde, dut se contenter de
quelques archipels du Pacifique occidental
et de modestes colonies africaines (Togo,
Cameroun, Est-Africain). Elle dut en outre
céder tous ces territoires aux vainqueurs de
la Première Guerre Mondiale.
Voir aussi : Europe.
I. du Vent
I.S.L.V.
emploi, nom masc. Usage d’une chose. Au
sens
économique, un emploi est l’utili¬
sation d’une ressource (des capitaux par
exemple) pour produire ou consommer.
Un emploi est aussi une occupation rému¬
nérée, proposée par une *entreprise ou une
*administration à un *salarié. Les termes
situation, poste, place ou gagne-pain ont la
même signification.
9 En Polynésie, l’équilibre entre les offres
et les demandes d’emploi est
difficile à réa¬
liser. Le *recensement de 1983 avait comp¬
tabilisé 57 863 personnes actives ayant un
emploi et les statisticiens évaluent à 4 000 le
nombre de jeunes arrivant sur le marché du
travail chaque année. Une bonne part d’en¬
tre eux est sans qualification et ne peut être
admise qu’à des emplois subalternes et fai¬
blement rémunérés.
Deux ministères sont concernés par ce
problème: le ministère de
l’Éducation,
dont la tâche est fondamentale pour
la
formation initiale des jeunes, et le minis¬
tère du Travail,
chargé d’organiser et de
coordonner les actions
en faveur d’une
meilleure formation des adultes et des
jeunes sortis du système scolaire. L’Agence
pour l’Emploi et la Eormation profession¬
nelle (anciennement Office de la *Maind’Œuvre) recense et tente d’ajuster les
offres et les demandes d’emplois qui lui
sont adressées. Elle peut diriger des volon¬
taires vers les Centres de Formation profes¬
sionnelle des Adultes de Pirae et de la
Punaruu. Les efforts de l’État et du Terri¬
toire s’orientent actuellement vers la for-
Tuamotu Gambier
Australes
Marquises
ENDEAVOUR
mation et la promotion des employés des
secteurs de rhôtellerie, du bâtiment et des
travaux publics
nel qualifié.
qui manquent de person¬
9 En Polynésie, le tutua est une sorte d’en¬
clume utilisée pour la fabrication du *tapa.
De section quadrangulaire, il est façonné
dans du basalte ou taillé dans du bois dur et
( fenia, *mara ou * 'aito). L’écorce
Autre sens : un emploi de théâtre : un rôle.
S’emploie dans les expressions; un mode
d’emploi, l’emploi du temps, le physique de
l’emploi.
sonore
emprunt, nom masc. Opération par la¬
quelle une personne reçoit un objet ou une
somme d’argent, à titre de prêt, pour une
encyclopédie, nom fém. Ouvrage qui ras¬
durée souvent limitée.
• En matière financière, l’emprunt d’une
d’argent, pour une période déter¬
minée à l’avance, oblige l’emprunteur à
somme
au prêteur le ‘•’capital em¬
prunté, augmenté des ’'’intérêts.
• En matière littéraire ou artistique, l’em¬
prunt à un auteur est la partie de son œuvre
qui a été imitée ou qui a inspiré une autre
rembourser
œuvre.
• En matière linguistique, une population
fait souvent des emprunts à des parlers
étrangers soit parce que certains mots
sont mieux adaptés, soit parce qu’il n’en
existait pas pour désigner quelque chose.
La
est battue à l’aide de maillets (i’é) sur l’en¬
clume pour la préparation du tapa.
Voir aussi : battoir.
semble toutes les connaissances humaines
ordonnées par thèmes ou présentées dans
ordre alphabétique. En France, la pre¬
mière encyclopédie fut publiée sous la
direction de Diderot et d’Alembert entre
1751 et 1772. Aujourd’hui, plusieurs édi¬
un
encyclopédies ou des
dictionnaires encyclopédiques : ainsi l’Enteurs proposent des
cyclopaedia Universalis ou l’Encyclopédie
de la Polynésie, faisant le point des
connaissances sur notre Territoire.
Une personne dont le savoir est encyclo¬
pédique a des connaissances approfondies
dans de nombreux domaines.
langue tahitienne comporte ainsi des
l’anglais : spoon (cuillère),
désigne un objet en métal,
friday est devenu faraire pour vendredi...
emprunts à
devenu punu,
D’autres mots ont des racines françaises :
vitiviti est formé à partir de vite, Noera à
partir de Noël.
encablure, nom fém. Ancienne mesure
utilisée dans la marine pour les cables des
ancres, pour estimer les petites distances.
Elle correspondait à 120 '"brasses soit envi¬
ron 180-200 m. Lorsqu’ils ne pouvaient
accoster, les navigateurs jetaient l’ancre à
une ou deux encablures du rivage.
enceinte. 1. nom fém. Tahitien: ’atia,
’aua-teni. Ce qui entoure un espace
clos et en interdit l’entrée. Clôture.
aumoa,
Endeavour (P) (nom anglais qui signifie
Tentative”). Ce navire, avec lequel
J. *Cook accomplit son premier périple,
était un trois-mâts barque de 366 ton¬
neaux, long de 29 mètres, un ancien bateau
charbonnier à proue renflée construit aux
chantiers de Whitby (Yorkshire). L’équi¬
page comptait 94 hommes (dont 12 soldats
de marine), commandés par 9 officiers.
Parti de Plymouth en 1768, VEndeavour
regagna l’Angleterre en 1771.
“la
Encyclopédies. 1. L’Univers en
couleurs (éditions Larousse).
2. L'Encyclopédie de la Polynésie
(éditions Christian
Gleizai-Muitipress).
• Autrefois, en Polynésie, les espaces
d’habitation étaient délimités par des murs
de
pierre, des palissades de bois ou des
bornes végétales. Aux îles du Vent, dans
l’archipel de la Société, les '"cours des
*marae étaient souvent encloses en partie
ou en totalité. Les
enceintes étaient de sim¬
ples palissades de bois ou d’autres matières
végétales. Il reste aujourd’hui les murs ou
murets en pierres sèches ou en
0,5 m à
*corail de
1,2 m de hauteur. Les trois
enceintes du
marae
de '"Ta’ata à Paea
(Tahiti) sont constituées par des murs “â
double parement”: un mur interne et un
mur externe retenant un remplissage de
pierrailles et de terre.
2. adj. En état de grossesse.
enclume, nom fém. Masse métallique sur
laquelle on forge les métaux.
maquette de VEndeavour
67
ENDÉMIQUE
endémique, adj. Se dit d’une espèce, ani¬
male ou végétale, qui ne se trouve à l’état
dans une seule région au
monde, bien déterminée et de faible éten¬
due. La Polynésie, du fait de son isolement
géographique, recèle de nombreuses es¬
pèces endémiques. Par exemple, le *palmier
Pelagodoxa, endémique de llle de Nuku
naturel que
Hiva aux Marquises ; les coquillages Chi-
coreus steeriae et
Chicoreus thomasi sont
endémiques des îles Marquises... Le *tiare
’apetahi a longtemps été considéré comme
endémique du mont Temehani à Raiatea.
• Une maladie est dite endémique lors¬
qu’elle est installée de manière permanente
dans une région : ainsi la malaria est endé¬
mique dans les régions marécageuses. Au
contraire, une maladie est épidémique lors¬
qu’elle se propage rapidement mais de
façon provisoire : la grippe, par exemple.
Ce terme caractérise enfin un phénomène
qui sévit constamment dans un milieu ou
un pays : le chômage est
endémique en
Amérique latine.
endoparasite voir parasite.
La 2‘ Révolution
industrielle, qui com¬
début du XX= siècle et prit de
l’ampleur dans les années 1920, vit s’ajou¬
mença au
à l’utilisation du charbon celle de
r*électricité et du *pétrole.
ter
Enfin, la 3'= Révolution industrielle, com¬
mencée dans les années 1970, substitue peu
à peu aux sources d’énergie dites “fossiles”
ou
*nucléaire
montrer beaucoup de vitalité, de fermeté.
Schéma de fonctionnement
d’un chauffe-eau solaire.
Une
d’énergie est une matière
première ou un phénomène naturel, physi¬
que, qui permet de produire un travail ou
qui fournit de la chaleur, de la lumière. Au
cours de son histoire, l’homme a utilisé
successivement ou conjointement différen¬
tes sources d’énergie : son énergie propre,
celle des animaux qu’il domestiqua au
Néolithique, le bois comme combustible
puis, au Moyen-Age et aux Temps Mo¬
dernes, la force de l’eau et du vent qu’il
captait par des moulins.
La première *Révolution industrielle
(XIX= siècle) était basée sur l’emploi du
*charbon dans les transports et la machi¬
nerie industrielle (engins à vapeur), dans la
production des métaux et le chauffage
domestique.
•
source
68
,
l’énergie tirée de la *biomasse, l’énergie
thermique des mers et, demain peut-être,
r*hydrogène et la force des *houles et des
*courants marins.
En raison de la crise pétrolière commencée
1973, les États industrialisés ont appli¬
qué une politique d’économie et de meil¬
leure gestion des ressources énergétiques.
Cette politique a déjà porté ses fruits puisqu’en France, par exemple, la consomma¬
tion totale d’énergie n’a été que de 225
millions de tonnes équivalent pétrole en
1985, alors qu’au rythme de croissance de
en
la consommation d’avant 1978 elle aurait
pu s’élever à 260 millions de tonnes.
Énergie thermique des Mers (E.T.M.).
l’ingénieur Georges Claude (18701960) qui réalisa les premières expériences
sur l’énergie mécanique et
thermique des
mers. Dans ce type de *centrale
électrique,
C’est
aucun
combustible
n’est
brûlé.
L’eau
chaude, pompée à la surface de l’océan,
réchauffe de l’ammoniaque et le vaporise.
Ainsi dilaté, il actionne une turbine et un
alternateur produisant de 1’ électricité,
puis il est refroidi et liquéfié dans un
condenseur grâce aux eaux froides pom¬
pées
au
fond de l’océan. Les centrales
E.T.M. ne peuvent être établies qu’en bor¬
dure des mers tropicales où la température
des eaux de surface est assez élevée. Une
centrale E.T. M. doit être construite par les
ingénieurs de r*LF.R.E.Mer à Fare Ute ou
à Faaa et entrer en service vers 1990.
enfant, nom masc. Garçon (tamaiti) ou
fille (iamô/zmejde moins de 13-14ans. Fils
ou fille
par rapport aux parents. Au plu¬
riel, en tahitien : tamari’i.
En Polynésie, la naissance d’un enfant
est toujours bien accueillie. Traditionnel¬
lement, le père enterrait le cordon ombili¬
cal (pito) dans le *marae ancestral pour
affirmer l’appartenance de l’enfant à son
*fenua et lui donner ainsi une identité.
Le nom choisi pour l’enfant devait lui
conférer des qualités des ancêtres. Aujour¬
d’hui encore, il est souvent emprunté aux
héros des légendes (Hiro, Maui, Hina...),
inspiré par la nature (Maire : fougère tres¬
sée par les poètes ; Poema : perle des mers
profondes) ou en rapport avec les divinités
(Herenui : “le grand amour des dieux du
ciel”...). L’influence des cultures étrangères
•
absorbeur
sources nou¬
et des énergies dites renouve¬
lables ; ^solaire, géothermique, *éolienne,
•
énergie, nom fém. Puissance, force qui,
appliquée à une action, produit un effet
important. Faire preuve d’énergie c’est
non-renouvelables, des
velles ou mieux utilisées telle que l’énergie
ENFANT
Économies d’énergie réaiisables en Poiynésie.
Rave’a fa’ahereherera'a Ito e ravehia I Porinetla.
De nombreux gaspillages quotidiens peuvent être évités par l'extinc¬
tion des éclairages inutiles, la bonne étanchéité du réfrigérateur, la
cuisson des aliments en récipients fermés.
L'énergie solaire est l’énergie "nouvelle" la plus fré¬
quemment utilisée en Polynésie : elle permet actuel¬
lement d'économiser environ 5 000 bouteilles de gaz
par mois.
L'aération naturelle offre un confort suffisant qui
permet de couper la climatisation notamment de mai
à octobre.
Le réglage de la carburation et du ralenti, le
L'aérodynamisme
et le
poids du véhicule entrent
pour 10 à 20 % dans la
consommation
de carburant.
nettoyage du filtre à air et une bonne lubri¬
fication améliorent le rendement du moteur
de 10 %.
moyenne
L'économie de carburant implique
d’abord
un
style de conduite
souple et une allure régulière.
Pneumatiques : gonflage = pres¬
sion recommandée -|- 200 g pour
diminuer les forces de frottement.
Suppression de la climatisation et de
l'éclairage nocturne après 22 heures
(mesure appliquée en France en
1980).
L'aménagement de nouvelles voies
l'adoption d’un plan
de circulation urbaine et le dévelop¬
de circulation,
pement des transports en commun
peuvent résorber les embouteil¬
lages
:
chaque matin, t'encombre-
ment des routes menant au centre de
Papeete entraîne
mation de
carburant.
Mises au point au
Japon,
les
voiles
métalliques orientées
électroniquement
équipent de nom¬
breux cargos.
Elles pourraient
être
montées sur les goé¬
lettes et permettre de
tirer parti des alizés.
6
à
une surconsom¬
10 000 litres de
Lorsque le programme de
construction
des
bar¬
rages sera achevé, 50 %
de l'électricité consom¬
mée à Tahiti pourrait être
d’origine hydraulique.
69
ENGAGÉ
explique l’emploi plus fréquent des *prénoms d’origine française ou américaine,
parfois démodés ou tirés sans discerne¬
ment des calendriers.
La mode est cepen¬
dant revenue aux prénoms *ma’ohi,
lement adoptés par les *popa’a.
éga¬
Enfant légitime, naturel ou adopté, le petit
T ahitien est cajolé, gâté jusqu’à l’âge de dix
ans
tre
environ. Avant que la Polynésie n’en¬
dans
masse,
l’ère de la consommation de
l’enfant polynésien avait peu de
jouets et ne cherchait guère à en fabriquer.
Il préférait les *jeux d’adresse (jeux de
ficelle, tressages, *tiro ou osselets) et les
épreuves physiques : *surf, jeux de balle,
natation... Depuis la fin des années 1960,
l’élévation du niveau de vie et l’essor urbain
ont modifié la vie quotidienne des enfants.
majorité à vivre
dans l’agglomération de Papeete, dans un
Ils sont désormais une
cadre étroit. Plus souvent tournés vers les
jeux d’intérieur et les loisirs audiovisuels,
ils accordent une grande importance à
l’acquisition de jouets et de gadgets divers.
Qu’ils vivent en ville ou dans les districts
ruraux, tous se soumettent aux activités
scolaires qui occupent une bonne part de
W. Hodges (1773), G. Tobin (1792),
M. Radiguet aux Marquises (1842),
et par les photographes au début
du siècle.
70
fëti’i i roto i te orara’a
mâ’ohi. I Porinetia, te vai ato 'a ra te ho ’ëpeu i
ta râtou ’oia ho’i te tanura’a i tepito o te tama
roto i te utuafare
fânau i roto i te marae tupuna (fêti’i). E
ha ’apeu roa te ta ’ata tahiti ia ratou iho no te
tanura’ahia te pito i ni’a i to ratou iho fenua. I
tepae nô te ma’irira’a i’oa, e ravehia mai e te
fêti’i, te mau i’oa o te mau tupuna, te reira, no
to râtou here i to ratou tupuna. ’Ua rau ato ’a
te mana’o, te tahi no te fa’a’itera’a e, no roto
mai râtou i tera ’opu ta’ata tahito, tera ’opu
atua, tera marae
’e tera to ratou fenua. Mai ia
Hiro, e nüna’a ta’ata ia nôRaiatea-Taha’a. ’O
Hono’ura nô Tahiti, Tautira, ’o Teva no te pae
ia i Papara mâ. E rave ato ’a hia mai te mau
i’oa o te mau ’aihere ’e te rarauhe o te fenua, te
tiare. Mai ia Maire, ’o Amo’a, ’o Tiare,
’o Pua,
’o Taina.
I teie tau, te rahira’a o te ma’ohi e piti i’oa: te
Te huru o te
tamari’i, mea here na te ta’ata tahiti (ta ratou
iho i fânau ’e te tamari’i fa’a’amu).
Nô te pae o te ha’utira’a: e mau ha’uti ’amui te
rahira’a, te hopu (miti, pape) te ta’uma ra’au,
te ha’uti fai, te ha’ape’e pauma (’uo), te horue
i’oa mâ’ohi, te i’oapapa’a.
’e te vai atu ra...
I te pae nô te ha’api’ira’a, mai te toru rhatahiti,
maha matahiti haere atu ai i te ahuru ma
maha te area ia e itoito ai râtou i te haerera ’a i
dès l’âge de 3 ou 4 ans et
obligatoirement jusqu’à 14 ans.
te ha’api’ira’a, ia tae i tepiha tuarua e ono
ahuru ma pae i ni’a i te hanere noa paha te
►
ha’api’ira’a oeahou (C.J.A.). Nô te fifi ta ratou
e farerei i roto i te tau ha’api’ira’a, te ’ite
leur journée
Les enfants polynésiens vus par les
dessinateurs européens :
la fânau mai te tama, e fari’ipopouhia ’oia i
tama (ho’ê), ' -
tamari’i (e piti ’e hau atu). Eparauhia e
tamaiti, te tama maroa : e ’apeni ’otane.
Te tamahine, e tama mahine, e ’apeni ’ovahine.
tapae i reira, te rahira’a e ’aveihia i le pu
rahihia nei te mau amuimuira’a tamari’i ’ori na
te mau aroa,
ia tae i te tahi laime, e haruhia
ratou e te muto’i no te
’ohipa ’i’ino.
ENREGISTREMENT
engagé, adj. Qualifie un objet logé dans un
mécanisme ou placé dans un lieu difficile
d'accès. Se dit aussi de ce qui a été donné en
gage et d’une personne qui se met au ser¬
vice d’un employeur ou qui épouse une
*idéologie.
nom.
Individu lié par une promesse, un
contrat.
•
engagé océanien. Habitant de l’Océanie
recruté bon gré mal gré pour aller travailler
*plantations européennes de
Tahiti, de Moorea, des îles Fidji ou du
Queensland (Australie). De 1862 à 1883,
des Français recrutèrent des engagés océa¬
dans
les
niens au *VanuatU; aux îles *Cook (*Pen-
rhyn, *Atiu) et auxîles *Gilbert (*Arorai).
De nombreux scandales éclatèrent, en
dépit de l’arrêté du 30 mars 1864 qui fixait
la durée de l’engagement (3 ans), les condi¬
tions de rapatriement et même les rations
alimentaires. La croissance des besoins en
*main-d’œuvre explique l’apparition d’une
*traite : elle fut exercée, par
fertilité en fournissant les éléments néces¬
saires à la croissance des végétaux ;
les engrais verts sont les plantes que l’on
sème et qui, encore vertes, sont retournées
-
par des labours pour se décomposer dans le
sol.
les engrais organiques proviennent des
déjections animales ou de la transforma¬
tion des végétaux (*guano, fumier,
-
*tourteaux).
les engrais chimiques sont généralement
d’origine minérale: potasse, *phosphates,
-
nitrates. L’abus des
plus élevés, risque d’entraîner la stérilité
des sols à plus ou moins longue échéance.
enregistrement, nom masc. Action d’ins¬
crire
exemple, aux dépens des habitants des îles
Gilbert et Ellice par les équipages de la
en
Grande-Bretagne prirent des mesures plus
pratiques.
acte ou une
déclaration
sur
un
ment d’un droit.
•
fermes pour éviter de tels abus et l’arrivée
de la main-d’œuvre asiatique mit fin à ces
un
registre administratif moyennant le paie¬
véritable
Moaroa et de la Lucie. La France et la
engrais chimiques,
dans la recherche de rendements toujours
Le Service de l’Enregistrement fut créé
Polynésie le 15 octobre 1851. L’année
suivante, une commission fut chargée d’en¬
registrer toutes les terres et, à partir de
1862, tous les droits de propriété des îles du
Vent. Aujourd’hui, le Service de l’Enregis¬
trement est de compétence territoriale. Il
est fréquemment consulté par les Polyné¬
siens qui veulent faire la preuve de leurs
droits sur une terre.
engrais, nom masc. Produit qui sert à
engraisser les animaux domestiques. Plus
couramment, il s’agit de substances que
l’on ajoute au *sol pour en améliorer la
Autres sens : une prise de son ; le disque ou
magnétique sur lesquels sont
imprimés les sons (ou les images pour une
bande vidéo).
la bande
Enfants d’aujourd'hui.
71
ENSEIGNEMENT
enseignement, nom masc. Art de trans¬
mettre
des
connaissances.
Contenu
du
programme proposé à l’élève. En fonction
du niveau d’études, on distingue des ensei¬
gnements primaire, secondaire (collèges et
lycées) et supérieur (universités, instituts et
grandes écoles).
• Bien que Teuira Henry (“Tahiti aux
Temps anciens”) ait répertorié un certain
nombre d’“*écoles” dans différents dis¬
-
tricts, il semble qu’il n’ait pas existé d’en¬
seignement régulièrement organisé dans la
Polynésie d’autrefois. L’*enfant, entière¬
ment libre d’aller et venir, faisait son
apprentissage essentiellement au contact
voulait, il pouvait se
rendre au fare vana’a pour entendre des
vieillards conter des légendes de Hle et du
district ou l’instruire de la *généalogie des
chefs. Louis Rollin signale qu’aux Mar¬
quises «le père chargeait le tuhuka o’oko
des adultes. S’il le
Effectifs par niveaux d’enseignement en 1984.
Primaire
préélémentaire
Total
Total
2 157
11 256
22 710
5 251
27 961
1 324
0
1 324
V' cycle
7 826
3 140
10 966
813
647
1 460
technique
3 210
550
3 760
2’ cycle
Supérieur
Privé
9 099
autre
élémentaire
Secondaire
Public
103
103
45 085
11 745
56 830
d’enseigner à son enfant les généalogies de
sa famille, les légendes qui contaient les
hauts faits des ancêtres, les chants qui
expliquaient en détail la construction des
édifices et des pirogues, les ruses de la
guerre et de la politique, la météorologie et
la navigation» (“Moeurs et coutumes des
anciens Maoris”). Jacques *Moerenhout
ajoute qu’on enseignait «la fabrication des
armes, la construction des pirogues et des
maisons et le cérémonial religieux au
marae»
(“Voyage aux îles du Grand
Océan”).
Le premier enseignement officiel et régu¬
lier fut organisé par les *missionnaires pro¬
testants, En 1824, ils ouvraient 1’*Acadé¬
mie des Mers du Sud et, dès 1831, auraient
entretenu 37 écoles fréquentées par 7 000
élèves. L’enseignement catholique s’est
implanté en 1847 grâce aux Sœurs de
Saint-Joseph de *Cluny, rejointes ensuite
par les *Frères de l’Instruction chrétienne.
Il entra rapidement en concurrence avec
l’enseignement des pasteurs protestants
français et avec l’enseignement public
d’État fondé en 1879. L’enseignement
secondaire naquit dans l’Entre-deuxguerres avec la fondation de l’école cen¬
trale (futur lycée Paul Gauguin) et du col¬
lège Lamennais reconstruit en 1948. Les
élèves ne purent cependant passer leur
*baccalauréat à Papeete qu’à partir de
1965. Auparavant, ils devaient achever
leurs études du second degré en France.
Depuis 1981, quelques classes d’enseigne¬
ment supérieur ont été ouvertes à Pirae :
classes préparatoires au haut enseignement
commercial (lycée technique), centre de
formation de P.E.G.C. et centre universi¬
taire fonctionnant sous la tutelle pédago¬
gique d’*universités métropolitaines. Ce
centre devrait être intégré à l’université
française du Pacifique dont l’ouverture est
projetée en 1988. Les unités d’enseigne¬
ment et de recherche seraient équitable¬
ment réparties entre Papeete et Nouméa et
pourraient rayonner sur les États anglo¬
phones du Pacifique Sud. L’enseignement
supérieur reste actuellement le seul do¬
maine de l’éducation entièrement placé
sous la tutelle de l’État. Dès 1977, une
convention État-Territoire avait élargi les
compétences locales en matière de pédago¬
gie et de gestion des personnels et des bâti¬
ments des écoles primaires. En 1984 puis en
1988, ces compétences ont été successive¬
ment étendues à l’enseignement secondaire
du premier et du second cycles.
►
ha’api’ira’a. Te rave’a pa’ari no te horo’ara’a i
te ’ite ’e te aravihi i te ravera’a i te hô'ê ’ohipa
’e aore ia i te ferurira’a i ni'a i te tahi mau
tumu no te orara’a. la au i te faito no te mau
’ohipa ha’api’ira’a, e ’ite tatou i te mau
ha’api’ira’a tuatahi (te mau tamari’i mai te toru
’e tae atu i te ahuru ma piti matahiti), te mau
ha’api’ira’a tuarua (te mau tamari’i ahuru ma
piti matahiti haere atu i te ahuru ma hitu), te
72
mau ha’api’ira’a tuarua, eparauhia i mua ra e
ha’api'ira'a rahi, are'a te ha’api’ira’a tuatoru e
ha’api’ira’a teitei. Iroto i teputa a Teuira
Henry, te fa’a’ite ra ’oia i te tahi mau fare
ha ’api’ira’a i roto i te mau mata’eina’a
tata’itahi, ’aita ra te huru no tefa’anahora’a e
pâpü ra i roto i taua tau ra. E haere ti’amâ noa
te tamari’i no te ha’api’ira’a ia ratou i te rave i
te ’ohipa ’e tefeiapa’ari. ’O Moerenhout tei
fa’a’ite i roto i tânaputa "Voyage aux Iles du
Grand Océan”! te huru no te ha’api’ira’a i
fa’aterehia i mua a’e nei, te taraira’a va’a, te
hamanira’a (fa’ati’ara’a) fare ’e te peu no te
’oro’a i ni’a i te marae.
’O Louis Rollin teipapa’i e : i Matuita ma e
ha’api’i te metua i te tamari’i i tepapara’a
tupuna ta ratou e parau : e tuhuka o ’oko, te
’a’ai no te hui tupuna, te maupehe teifa’ati’a i
te huru no te mau ’ohipa rarahi, te va’a, te
mau rave’a ha’avare
i roto i te arora’a te
poritita no te fenua, te fa ’anahora ’a meteo ’e te
huru no te tere na te moana i roto i tana puta
("‘Mœurs et coutumes des anciens Maoris’y.
Ha te mau mitionareporotetani i ha’amau te
ha’api’ira’a i roto i te mau fare ha’api’ira’a. I te
matahiti 1824, ’ua iritihia te ho’ëhivatahu’a nô
te moana apato’a, ia tae i te matahiti 1831, e
37fare ha’api’ira’a i ti’a e e 7.000piahi e haere
ra i te ha’api’ira’a. No te matahiti 1847 i
ha’amauhia ai te ha’api’ira’a tatorita, ’oia te
mau fare ha’api’ira’a a te mau paretenia na
St Joseph de Cluny ’e i mûri iho te. ha’api’ira’a
a te mau
taea’a. ’Aita i maoro te ume’ume nei
ha’api’ira’a nei: ta te mau orometua
porotetanifarani, ’e te ha’api’ira’a a te tatorita.
na
ensoleillement voir insolation.
ensorcellement, nom masc. Tahitien:
tahu, pifao. Pratique magique de ‘'‘sorcel¬
lerie. État d’un être à qui on a jeté un sort.
• En Polynésie, les pratiques de sorcellerie
étaient fréquentes. M. Panoff cite le cas
toujours actuel d’utilisation de la sorcelle¬
rie dans les affaires de terres: «Maléfices
que se jettent
deux voisins dressés l’un
contre l’autre par une querelle de bornage
(Faaaha et Vairao) ou châtiment magique
du parjure qui, au mépris de la parole don¬
née, était venu troubler la jouissance d’une
terre attribuée à un parent (Teavaro),
autant de manifestations du ma'i tüpâpa’u
(*maladie provoquée par les mauvais es¬
prits) dont les symptômes ne trompent per¬
sonne :
refroidissement et paralysie des
membres, blessures ressemblant à des sca¬
rifications entre les omoplates, délire enfin.
Le remords de l’héritier qui a spolié ses
frères peut prendre la forme de la ven¬
geance inlassable d’un revenant, qu’il est
impossible de faire cesser sans exhumer et
brûler le cadavre du défunt (Tubuai,
Rurutu)» (“La terre et l’organisation
sociale en Polynésie”).
Jadis, le *sorcier se servait d’un tupu
(rognures d’ongle, cheveux...) appartenant
à une personne, pour lui jeter un sort mor¬
tel, à moins que ce ne soit par empoison¬
nement de sa nourriture. C’est pourquoi, à
Tahiti, par peur de la sorcellerie, on brûlait
ou on enterrait tout ce qui, issu du corps
d’un individu (ongles, cheveux...), pouvait
être utilisé pour l’ensorceller. Un sorcier
plus puissant
contrecarrer
ou plus rétribué pouvait
le mauvais sort en le retour¬
nant contre la personne qui était à l’origine
de la demande d’ensorcellement.
Voir aussi : magie.
tahu, pifao. E ’ohipa totoa teie na roto i te
ha ’amori i te varua ino, e peu tahutahu
hamani ’ino no te taho’ora’a i te tahi ta’ata. I
Porinetia, e peu rave pinepinehia te reira i te
mâtâmua. ’O te papa’â ra ’o Panoff tei pâpa’i i
roto i tâna puta no te fa’a’ite i te huru no te
’ohipa tahutahu a te ma’ohi i tahito, e
parauhia e pifao. I te matamua ia tupu te mau
pe ’ape ’a fenua, ’e ia tupu te mau tama 'ira ’a i
rotopu i na fatu fenua tapiri nô te ’oti’a fenua,
’ei reira te parau taho ’o e hit i ai, e fa ’autu ’a
raua te
tahi i te tahi na roto i te horeo ha’avare
’e te fa’a’ino e te peu hi’ohi’o ma te tahitohito
vahavaha i te parau, na reira mai te pe ’ape ’a ia
ô i roto i te ’ohipa fenua. ’la ma’i hia, ’ua rau
huru tupura’a tô te ma’i hamani ino pifao, e
uruhia anei e te varua ino, e to ’eto ’e ’e e
’eta ’eta roa te tino e au i te tapu auri ’e aore ia
’itehia te tahi mau pota’a i ni’a i tepa’ufifi
(mai tepatiara’a a te manupatia), iaparaihia
ra i te taporo e uri’ere’ere roa hia ’e e hae mai
te reira ta’ata, e hina’aro e haru ia ’oe e ’amu ’e
’aita ra, e aoaoahia e topa atu i raro.
e
Enehenehe tefa’ahapara’a a te ta’ata taho’o e
haere roa i ni’a i te ta’ata pohe, no te haere e
tanina i te menema. I te tau matamua ato’a, no
te rave i ta râtou
’ohipa pifao, ’ei ha’amanuia i
tô râtou mau hina ’aro, e tapu ta te tahu ’a
tahutahu e rave : mai te mai’u’u te rouru, ’o te
ta ’ata i ririhia ia taho ’o pohe roa atu, te tahi ra
fa ’ata ’ero i tâna mâ’a. No reira, i Tahiti, e
nehenehe ta te ho’ëtahu’apifao e fa’aho’i i te
e
tapu i ni’a i te ta’ata i ani i te tahutahu.
entomologie, nom fém. Partie de la zoo¬
logie (étude des animaux) qui traite des
Insectes. Les spécialistes de cette science
sont les entomologistes.
L’unité d’entomologie de r*Institut de
Recherches Louis Malardé s’intéresse aux
*Moustiques et *nono qui causent des nui¬
sances
à l’Homme, alors que celle de
P*Économie rurale s’occupe plus particu¬
lièrement des Insectes ravageurs de
cultures.
ENTRECASTEAUX (Antoine de BRUNI
d’) (1737-1793). Fils du président du par¬
lement de Provence et parent du bailli de
Suffren, Antoine d’Entrecasteaux entra
dans la marine à 17 ans. Enseigne de vais¬
seau en 1756, puis lieutenant en 1770, il fut
nommé directeur adjoint des Ports et Ar¬
senaux en
1779. I! se vit confier le com¬
mandement de la
station navale des Indes
chargé de retrouver les restes
de l’expédition de *La Pérouse, avec les
navires VEspérance et la Recherche. Il par¬
courut le Pacifique, de la Tasmanie à
en 1787 et fut
Tonga Tapu mais, atteint par le *scorbut et
la dysenterie, il mourut le 20 juillet 1793.
Son corps fut immergé au nord des îles
Ninigo, dans l’archipel des *Salomon. L’ex¬
pédition fut un échec, mais les notes prises
par le navigateur sur l’Océanie restent un
témoignage intéressant. D’Entrecasteaux a
laissé son nom à des récifs situés au nordouest de la *Nouvelle-Calédonie et à des
îles au sud-est de la Papouasie.
entrepreneur, nom masc. Chef d’une
*entreprise. A la fois propriétaire et diri¬
geant de son entreprise, il court des risques
en misant ses *capitaux dans une activité
qu’il organise et gère comme il l’entend, à la
recherche de son profit personnel. Sur ce
point, il se différencie du dirigeant salarié
qui est surtout un technicien de la gestion
et n’engage pas ses propres capitaux.
Par extension, -le terme d’entrepreneur
désigne toute personne ou entreprise qui
s’est engagée à exécuter des travaux : entre¬
preneur de transport, entrepreneur du bâti¬
ment par exemple.
C.GE .
Classement des principales entreprises de Polynésie
en
fonction de leur chiffre d’affaires annuel
(en francs C.F.P.) (d’après S.I.C. 1985 et Dixit).
Chiffre d’affaires supérieur à 5 miiiiards
Tahiti Pétroles - Total
Polynésie
Banque Socredo
Banque Indosuez
Chiffre d’affaires compris entre 2 et 5 miiiiards
Air Tahiti
Banque de Tahiti
Brasserie de Tahiti
Aisthom
D.C.A.N.
Éiectricité de Tahiti
Morgan Vernex
Chiffre d’affaires compris entre 1 et 2 miiiiards
Cida distribution
Ciub Méditerranée
Coutimex S.A.
Établissements Solari
S.A.R.L. Fiumareiia
Gondrand (COTRAFI)
Hôtel Tahara'a
Hôtel Tahiti Beachcomber
Hôtel Maeva Beach
Huilerie de Tahiti
Service Mobil
Shell
entreprise, nom fém. Action que l’on se
propose de mener pour réaliser un projet.
• En économie, une entreprise est une
S.H.R.M.P.
S.H.R.T.
Sodipal
unité de production rassemblant des
hommes et des moyens matériels organisés
en vue de produire des biens et services
Renault Sodiva
Peugeot Sotavi
J.A. Cowan et Fils
destinés à être vendus. Ce dernier caractère
la distingue d’une *administration publi¬
que ou d’une *association qui ne vendent
généralement pas le fruit de leurs activités.
Les entreprises sont très variées, tant par la
Wing Chong
nature de leurs activités que par leur taille
ou
Types d’entreprises.
Nature de l’activité
—
—
—
—
exploitations agricoles
entreprises artisanales
entreprises industrielles
entreprises commerciales
et de services.
Taille
—
—
—
petites et moyennes
entreprises (jusqu’à 500 salariés)
grandes entreprises nationales
multinationales.
Forme juridique
entreprises privées
entreprises individuelles
—
—
—
—
sociétés commerciales
coopératives
groupements d’intérêt
économique.
entreprises pubiiques
entreprises nationalisées
établissements publics
—
—
—
société d’économie mixte.
Pacifique
S.M.P.P. Sogeba
leur forme juridique.
• Une seule
entreprise en Polynésie (la
*D.C. A.N.) emploie plus de 500 salariés et
pourrait donc être classée parmi les
grandes entreprises selon les critères métro¬
politains. En fait, si l’on tient compte de la
modestie des activités économiques terri¬
toriales, on peut considérer qu’une grande
entreprise polynésienne compte au moins
lOO salariés ou réalise un chiffre d’affaires
annuel minimum d’un milliard de francs
C.F.P. On compte ainsi une trentaine de
firmes qui appartiennent essentiellement
aux secteurs du bâtiment, de la
production
d’énergie, de la banque, du tourisme et de
l’agro-alimentaire. Les entreprises font
partie de syndicats de secteurs (hôtellerie,
bâtiment, commerce de détail...) qui défen¬
dent leurs intérêts, dans leur domaine d’ac¬
tivité, face aux salariés et aux pouvoirs
publics. Cette défense est également assu¬
rée par le Conseil des Employeurs et la
Confédération générale des Petites et
Moyennes Entreprises (C.G.P.M.E.) Les
chefs d’entreprises élisent enfin leurs repré¬
sentants au sein de la ’*’Chambre de Com¬
merce et d’industrie, institution publique
chargée de favoriser et de promouvoir
leurs activités.
ÉPAULARD
environnement, nom masc. En général,
ensemble des facteurs physiques et bioti¬
ques qui caractérisent le *milieu dans
lequel évoluent les êtres vivants. Cet envi¬
ronnement est parfois modifié par l’homme
qui peut l’améliorer ou, le plus souvent, le
dégrader par diverses *pollutions et nui¬
sances. Le simple fait de jeter des papiers et
des emballages, des bouteilles en matière
plastique ou des boîtes de conserve dans le
lagon, sur les plages et sur le bord des
routes contribue à la dégradation de notre
environnement et du paysage.
aussi désigner les facteurs
sociologiques ou culturels susceptibles
d’agir sur les activités humaines ; une ville,
un groupe social peuvent être par exemple
Ce mot peut
un
environnement favorable à la vie artis¬
tique ou intellectuelle.
Il sert également à désigner les environs
immédiats ;
un
architecte s’efforce d’inté¬
grer une construction nouvelle à son envi¬
ronnement c’est-à-dire à ce qui existe déjà
autour.
enzyme, nom fém. *Molécule organique,
constituée de *protéines et facilitant les
biochimiques. Chaque enzyme
réaction et sa concen¬
tration ne varie pas au cours de la réaction.
Une *cellule peut contenir plusieurs mil¬
liers d’enzymes différentes, autant qu’il y a
réactions
est spécifique d’une
de réactions différentes. L’activité des en¬
zymes peut varier selon le *pH du milieu.
Une température supérieure à 60° les déna¬
rôle dans la synthèse de la mélanine (pig¬
ment
de la
albinos.
peau) est absente chez les
éolienne, nom fém. De Éole, dieu des
*vents dans la mythologie grecque. Appa¬
reil captant r*énergie du vent grâce à une
hélice ou une roue métallique placée au
sommet d’un mât et
dont les rayons por¬
L’énergie mécanique trans¬
mise par une éolienne sert à pomper l’eau
d’un puits ou à produire de l’électricité ;
une hélice de 35 m de diamètre peut fournir
tent des pales.
Quelques yachts
équipés de petites éoliennes et, en
Polynésie, on peut en voir fonctionner de
plus grandes à Tiputa (Rangiroa), Bora
Bora et Mahina (Tahiti).
sont
épargne, nom fém. Part de *revenu non
dépensée et mise de côté par l’épargnant en
vue d’une consommation future, d’un pla¬
cement ou d’un *investissement. L’épargne
d’une personne dépend surtout de son
revenu mais aussi de son âge, de sa classe
sociale et de son tempérament.
Il n’existe pas de caisse d’épargne en Poly¬
nésie. Seules les *banques recueillent les
capitaux épargnés en vue d’accorder des
*crédits aux entreprises et aux familles. En
1987, l’épargne déposée dans les banques
locales
a
atteint 75 milliards de francs
C.F.P.
ture. Elles agissent par ailleurs à très faibles
Epaulard, nom masc. Orcinus orca. Mam¬
réactions de se dérouler à une vitesse
de la famille des Delphinidés. On l’appelle
doses et sont très actives. Elles permettent
aux
suffisamment grande pour ne pas élever la
température du corps. Les enzymes jouent
un rôle particulièrement important dans la
digestion. La salive, par exemple, contient
une enzyme, l’amylase salivaire, qui est
responsable de la transformation de l’ami¬
don en molécules très simples : le maltose.
Un manque d’enzymes peut affecter l’or¬
ganisme ; l’enzyme tyrosinase qui joue un
éolienne
un million de kWh par an.
mifère marin odontocète (muni de dents)
aussi Orque. Il mesure de 6 à 9 mètres de
long et possède une grande nageoire dor¬
sale triangulaire. Son dos est noir et son
ventre blanc ; on note aussi une tache
blanche au-dessus des yeux. Il s’adapte
partout et possède une réputation de “tueur
des mers”. Sa gueule porte plus de 44 dents
coniques pouvant mesurer plus de 10 cm de
long. Même des proies aussi difficiles à
Épaulard
75
ÉPERVIER
épice, nom fém. Substance aromatique
saisir que les Calmars ne lui échappent pas.
11
a
Épau-
été trouvé dans l’estomac des
lards des Dauphins de 3 mètres de long. Il
repère ses proies grâce à sa vue et à son
Dans les eaux polaires, il s’attaque
volontiers aux Phoques qui se reposent sur
le bord de la banquise. Des voiliers ont pu
être attaqués et coulés par un banc
sonar.
d’Épaulards.
épervier. 1. nom masc. Oiseau rapace
diurne, de la taille d’un Pigeon. Il est repré¬
senté en Polynésie occidentale par l’Épervier des Fidji (Accipiter rutiforques).
2. nom masc. *Filet de pêche, rond ou
carré, garni de plombs, qu’on lance à la
main. Des pierres servaient autrefois à les¬
ter les filets. Les Polynésiens lancent tou¬
jours ces filets avec beaucoup de dextérité.
Tout en marchapt le long de la plage, ils
repèrent un banc de petits poissons et par¬
viennent à en capturer la totalité ou pres¬
que en un seul lancer.
►
manu
’amu moa. Emanu teie mai te 'u’uaira’o
tona hoho’a, area te tino no tona rahi,
mai te
• La Polynésie n’a jamais exporté d’autres
épices que la *vanille, mais des particuliers
entretiennent quelques plantes à épices
dans leur jardin. Ainsi le safran d’Océanie
ou re’a Tahiti qui est à la base du
curry
polynésien, le poivrier de Cayenne qui
donne des petits piments rouges, le *gin-
gembre {re’a moeruru) et le basilic
*miri.
ou
épicentre, nom masc. Point de la surface
terrestre situé à la verticale du foyer d’un
*séisme. La plupart des épicentres sur¬
plombent les lignes de contact entre *plaques lithosphériques.
épidémie, nom fém. Maladie qui touche
par contagion un grand nombre de per¬
sonnes dans un même endroit et au même
moment.
• En Polynésie, les premières grandes épi¬
manu
XVIIP siècle, au passage des navires euro¬
’amu moa. la au i te mau tuatapapara 'a,
►
’upe’a tiri. Epiti huru faito upe'a. Te vai nei te
upe’a tiri orapa ’e te upe’a tiri menemene.
E tapau ri’i hu’a tei tamauhia nâ te hiti ’ei
fa ’aleiaha i te upe ’a ia taumi i te hiti no te
fa’ahei i te Va ia maupa’ato'a i roto. Efeia
aravihi mau te ma’ohi i teie tautai ia titiri
ratou i te upé ’a i ni ’a ra i te aore,
’ua mahora
te upe’a, topa iho ai i ni’a i te'ata i’a ta râtou e
’ite noa atu te atea ia hi’o mai na tahatai.
’la tano te ravera ’a ho ë noa titirira ’a upe ’a,
mau mai te
ta’ato’ara’a o te i’a.
’ua
éphéméride, nom fém. Recueil d’événe¬
ments remarquables qui se sont produits le
même jour de l’année à différentes époques.
Au pluriel, il s’agit d’un *calendrier ou d’un
ouvrage donnant la position des planètes
pour chaque jour de l’année à venir.
1
de girofle par exemple.
démies
Porinetia To ’o ’a o te Ra, no te fenua Fiti mai
’oia (Fidji).
Épices. 1 et 2. Piments. 3. Basilic
plats : le poivre, la
huru e 2 aore ra e 3 a’epaha u’u 'aira ’o hô'ëia
mai te huru ra e, te manu ’amu moa e ’itehia i
(miri).
servant à assaisonner les
muscade, la *cannelle, le safran, les clous
connues
apparurent à la fin du
péens : les *baleiniers étaient porteurs de
maladies vénériennes et de la tuberculose.
La Agrippe fut propagée par les marins du
capitaine * Vancouver en 1791. Ces “fiè¬
vres” entraînaient une mortalité-considé¬
rable car des siècles d’isolement avaient
réduit le système immunitaire des Polyné¬
siens. Les îles du Vent souffrirent successi¬
de la dysenterie (1826), de la
*coqueluche et de la ^variole dans les
années 1840, de la rougeole (1854), de la
fièvre typhoïde et à nouveau de la dysente¬
rie entre 1891 et 1900. La dernière grande
épidémie fut celle de la grippe espagnole en
vement
1919. Les Australes et les Tuamotu furent
moins exposées, mais les Marquises payè¬
rent un lourd tribut en vies humaines. Les
épidémies furent les premières responsa¬
bles du *dépeuplement des archipels du
Pacifique, au point que les personnes sus¬
pectes d’une maladie contagieuse étaient
gardées en quarantaine au *lazaret de
*Motu Uta. Aujourd’hui, la Polynésie
connaît, comme la plupart des pays, des
épidémies de maladies infantiles relative¬
ment bénignes grâce aux progrès de la
médecine. Il s’y ajoute la *dengue au cours
de la saison chaude.
►
pararera’a ma’i. E area te reira, ’ua rahi roa te
ma’i i te ho ë vâhi ’e i te taime hôë. 1
Porinetia, ’ua ’itehia te pararera ’a ma ’i i te
hope ’a o te 18 tenetere, ia tere mai
mau are ’a
te mau
pahipapa ’a : te mau pahi tai’a tei
ta ’ita ’i mai i te ma ’i purumu
’e te tuto ’o. Te
ma’i moa na le mau ’ihitai a 'Vancouver i te
matahiti 1791. Te reira maufiva tei
ha’apohepohe i te ta’ata e rave rahi, ’e ’ua
i mûri iho ’ua varavara roa te ta’ata.
’Ua ’ati ato’a te maupae Ni’a Mata’i i te tau
maoro
76
ÉPONGE
1826 nâ roto i te pararera’a ma’i e hi toto, te
hota huti ’e te ma’ipu’upu'u i te matahiti 1840,
i te matahiti 1854 te tahi huru ’e atu nô te ma’i
pu’upu’u, tefiva ’a'au ’e te hi toto fa’ahou i te
area 1891-1900. Te pararera’a ma’i rahi roa ra
i te tau ma’i rahi ia i mûri mai i te tama’i 1914-
*Fougères, la plupart des
*Orchidées, les *Mousses, les *Lichens,
certaines lianes. On les trouve en général
sur les grosses branches et au niveau des
certaines
fourches.
1918, i te matahiti 1919, ’ua taninahia te ta’ata
i reira. Te mau fenua Tupuai,
matara atu i te ati.
ta ’ata tei
Tuamotu tei
’O Matuita ra e rave rahi
pohe. ’Ua riro te mau pararera ’a ma ’i
e tumu matamua roa no
te varavarara’a te
ta ’ata i te mau ta ’amotu o Patitifa,
’ua tae roa i
tefa’aotira’a e, tefeia e ma’i ma’ua e utahia i
Motu- Uta. I teie mahana, te ’itehia nei te mau
pararera’a ma’i tamari’i te roa’a noa i te arai
maoti te rave’a api a te ’ohipa utuutu ma’i. la
tae i te tau ve’ave’a, e tupu ihoa te ma’i moa.
Te vai ato ’a nei te tahi aura’a "ë atu : e
pararera ’a no te ’ohipa tere,
’aita ta tatou.
épilepsie, nom, fém. Maladie chronique,
appelée aussi “mal sacré” puis “grand
mal”, caractérisée par la fréquence plus ou
moins grande de crises convulsives mo¬
trices ou de troubles sensoriels. Ces crises
sont dues à des décharges épileptiques qui
consistent en l’activation subite, simulta¬
née et intense d’un grand nombre de neu¬
rones
du cerveau. Il existe de très
nom¬
breuses formes d’épilepsie. Dans les cas les
plus fréquents,
observe la chute du
malade, une perte de connaissance, des
convulsions (contractures et secousses mus¬
culaires involontaires atteignant tout le
corps), une accélération du rythme cardia¬
que, une hypertension et une apnée. Les
crises peuvent se produire sans qu’aucun
signe précurseur ne se manifeste. Les
causes profondes de l’épilepsie sont di¬
verses :
infection, tumeur, traumatisme,
lésion cérébrale avec hémorragie. Chez
l’épileptique, l’alcool, la fatigue, certains
sons ou certaines lumières, la menstruation
peuvent favoriser la crise.
En Polynésie, 93 cas d’épilepsie ont été
on
Eponge, nom fém. Tahitien : atiuaea. Sub¬
stance poreuse et légère, provenant de cer¬
tains animaux marins, en forme de plante
et
employée à différents usages domesti¬
ques à cause de sa propriété à retenir les
liquides.
• Nom
commun
maux marins.
des
Épinards
Spongiaires, ani¬
Leur squelette corné et sou¬
ple est capable de retenir l’eau, d’où leur
utilisation. Les Éponges marines sont peu
développées en Polynésie mais variées par
leurs couleurs et leurs formes. Elles coloni¬
sent les substrats coralliens morts.
Les Éponges végétales locales proviennent
des fruits de plantes rampantes de la famille
Cucurbitacées ; Luffa cylindrica. A
maturité, le fruit est tellement fibreux qu’il
joue le rôle d’Éponge. On l’appelle com¬
munément courge-torchon. Une espèce voi¬
sine, Luffa acutangula, est très appréciée
en cuisine chinoise quand le fruit est jeune :
des
c’est le *sika ou papengaye. A maturité, ce
fruit est fibreux et devient immangeable.
S’emploie dans les expressions: passer
l’éponge : oublier un grief ; jeter l’éponge :
abandonner un combat.
traités dans les établissements de santé en
1984.
Epinard, nom masc. Spinacia olecacea.
Plante de la famille des Chénopodiacées.
En Polynésie, il s’agit principalement d’une
Amaranthacée
(Amaranthus hybridus;
tahitien : upo’oti’i) qui se développe dans
les jardins mal entretenus et les décombres,
mais que l’on peut également cultiver. Elle
la préparation de “l’élixir de
santé de Marna Po”, remède contre la
entre dans
toux, les rhumatismes et l’anémie.
Par extension, feuilles de plusieurs plantes
potagères consommées en guise d’épi¬
nards : jeunes feuilles (pota) et jeunes tiges
(Jdfd) du * tara ou encore tiges et feuilles du
*Pourpier {aturi).
épiphyte, adj. et nom masc. Qualifie les
plantes qui poussent sur d’autres plantes
sans les parasiter. Les plus courantes sont
Éponges. 1. Colonie de
Démosponges du genre
Cacospongia. 2. Spira-strella sp.
3. Haliclona sp.
77
ÉQUATEUR
équateur, nom masc. Grand cercle imagi¬
Père chrétienne. En France, Père républi¬
caine a commencé le jour de la proclama¬
tion de la *République, le 22 septembre
naire qui divise le globe en deux *hémi-
sphères et dont le plan est perpendiculaire
à la ligne des *pôles. Cette circonférence de
la Terre, qui mesure 40075 km, a donné
son nom à l’un des
pays d’Amérique du
Sud qu’elle traverse: l’Ëquateur
1792. L’histoire de la Terre a été divisée en
cinq ères géologiques.
Hom. : *air, *aire, erre, ers, hère.
(283 561 km2 et 9 600 000 hab. en 1986). Les
régions équatoriales sont situées de part et
d’autre de cette ligne. Il y règne en perma¬
nence un climat chaud et humide, favora¬
ereavae ou erevae.
à la capture des
pour
’'’bonites. Les dimensions sont de 90 cm de
ble à la croissance de la forêt dense ou forêt
long sur 45 cm de large et 35 cm de hauteur.
Sur une armature en *’aito, les
parois sont
constituées de claies en tiges de ’'’fougères
{anuhe), ligaturées avec de l’écorce de
*pUrau. Une fois les ’ôuma encerclés dans
une guirlande de
palmes de *cocotier, on
les rabattait dans le panier et on les y main¬
équatoriale.
Voir aussi : latitude, méridien, parallèle.
équinoxe, nom masc. Du latin aequus
(égal) et nox (nuit). Période de l’année où
la durée du jour est égale à celle de la nuit
sur tous les points du
globe. Les deux équi¬
tenait en refermant une des extrémités. Les
noxes annuelles ont lieu le 20 ou le 21 mars
ôuma étaient ensuite mis dans le vivier
et le 22 ou le 23 septembre. Elles se
produi¬
sent lorsque l’axe des *pôles devient
paral¬
lèle à celui des pôles du soleil. Les '•’marées
d’équinoxe ont une amplitude supérieure à
{*ha ’ape ’e) pour le transport entre les deux
coques d’une pirogue double. Arrivés sur
les bancs de thons, les pêcheurs jetaient les
petits poissons-appâts, puis les lignes
munies de ’'’leurres en nacre ou de poissonsamorces piqués à un *hameçon.
la moyenne.
►
ère, nom fém. Époque dont le début cor¬
respond à une transformation importante
’ere’avae, ’erevae. E 'o’ini ha’unehia i te ni’au e
’ei popo'i ’ouma ’ainu (arainu) nô te
tautai i te ’a ’ahi ’e te ’auhopu. Mai te 90
te ravehia
dans l’Histoire de la Terre ou de l’Huma¬
tenetimetera tona roa, 45 te 'a ’ano ’e J5 te
nité. Il s’agit aussi du dénombrement des
teitei. E luihia te ho ’e ama’a ’aito
années, d’une '•’cbronologie qui a débuté
lors d’un événement important: la naissance du Christ est le
point de départ de
Les 5 ères géologiques de
l’histoire de ia Terre.
Panier-trappe servant
’ôuma, poissons-amorces,
la pêche ancienne aux ’*‘thons et
ta’amu’amuhia ai te 'anuhe nâni’a iho e more
le ta’amu.
la ati te ouma i roto i te hei o te
ni’au e tutuhia i roto i te ’ere ’avae mai te tapo ’i
maita’i, i mûri iho e tu’uhia te mau ’ouma i
roto
périodes
noms
Quaternaire ou Néozoïque
65
Secondaire ou Mésozoïque
230
Primaire ou Paléozoïque
570
Archéen ou Azoïque
’aua va’a tau’ati. la tae i te vahi
'ata ’a’ahi, efa’aru’ehia teie mau i’a arainu,
rave mai ai i te ’a ’ira tei
fa ’aineinehia e te ’apa
4,5
Tertiaire ou Cénozoïque
parau e
ronger,
d’user.
• L’érosion d’un relief se traduit par une
Principaies formes d’érosion dans une île haute.
collines, les argiles imbibées
d’eau se tassent et forment des
corniches
’aore t'a e i’a tuihia i ni’a i te matau.
érosion, nom fém. Action de
4 600 millions d'années
réduction des altitudes et la naissance de
Te huru o te mau hoho’a o te tl’ara’a o te hô’ë fenua.
Sur les plus fortes pentes des
i te ha ’ape ’e no te fa ’aoraora nô te fa ’auta
atu i ni’a i te
nouvelles formes.
correspondant
chicots de roches dures sur
une
crête de basaltes
des couches de roches dures
homogènes ou de trachytes,
terrassettes.
honolithés
Lorsqu’un
banc de roches
dures occupe le fond d’une
vallée, le cours d'eau le laisse
en relief et, en
déblayant les
roches tendres à l'aval, il
dégage une falaise le long de
laquelle se forme une chute
de ravinement qui a pu
se former
des
mamu et des
phénomènes d’érosion
notamment lorsqu’il ne
protège pas les arêtes vives
des replats.
tants
Les basaltes, roches souvent
fragiles,
l’effet
se
des
fissurent
différences
écailles.
est
vulnérable
l’amont
l’aval, une
rivière voit la vitesse de ses
phénomène' dangereux qui
peut se produire le long d'un
plan vertical à la suite
d’infiltrations importantes. Un
tè] glissement entraîna ia mort
de lOpersonnes à Huahine en
"et" sa' capacité
•ort
diminuer
(dépdsent les premières, puis
les galets et, plus près de
Il’embouchure, les graviers et
I 19fe
Mfôs'ablés^
sous
de
âiiE(e
érosion
morte
aux
éboulis
terrasses alluviales
rive concave érodée
rive convexe : dépôt
protégée
marine
plaine alluviale
cap de roches dures grotte d’érosion
de
les
ittuv|ions les plus lourdes se
averses et aux vagues.
78.
i
De
Le glissement de terrain est un
température, de la pénétration
des racines, des infiltrations
d’eau et d’argiies. Une roche
fissurée
boules typiques
^ de l’altération des trachytes en
En aménageant des terrasses
lotissement
par
exemple),
l’homme provoque d’impor¬
abusifs.
Tout le sol meuble peut être
entraîné et laisser apparaître le
d’eau.
le long d’un versant (pour un
après un incendie ou
défrichements
;
par
de
une
ESCARGOT
En Polynésie, l’érosion des îles hautes est
intense. L’humidité et la chaleur oxydent
les roches et provoquent leur désagréga¬
tion. Les *averses entraînent les *argiles et
les débris au bas des versants puis vers les
lagons : ces derniers prennent alors une
teinte ocre pendant quelques heures. Les
torrents, rapides et chargés d’alluvions, ont
scié les *plateaux de basalte. Ils ont ouvert
des *vallées profondes, orientées du centre
des îles vers la côte, et dégagé des *crêtes de
roches dures qui donnent un aspect dentelé
aux reliefs. Sur les côtes est, la *houle joue
aussi un rôle érosif important ; elle sculpte
les rochers, sape les *falaises puis évacue
les matériaux
vers
les
zones
calmes et
construit des *plages et des *pointes. L’eau
est
donc
Polynésie.
l’agent d’érosion essentiel en
Dans d’autres régions, les écarts de tempé¬
ratures, le vent ou la glace jouent un rôle
primordial.
S’emploie aussi pour exprimer la perte de
valeur d’une monnaie : l’érosion monétaire.
Voir aussi : abrasion, altération, sol.
éruption, nom fém. Sortie de rougeurs ou
de boutons sur la peau. Progression sou¬
daine d’une dent au travers de la gencive
(éruption dentaire).
• En vulcanologie, on appelle ainsi l’ex¬
pulsion soudaine de matières volcaniques
telles que les *laves, ^scories, *cendres...
On dit alors qu’un *volcan est en éruption.
Ce phénomène peut consister en un épan¬
chement paisible de laves fluides, comme
dans les volcans de type hawaïen, ou en une
évacuation violente de matériaux, voire
une
explosion comme dans les volcans de
type péléen.
Escargot, nom masc. *Mollusque *gasté-
ropode terrestre {Hélix sp.) qui possède
une tête bien développée munie de tenta¬
cules sensoriels au bout desquels se trou¬
vent les yeux. Le pied aplati permet la rep¬
tation grâce à des contractions musculaires
et à la sécrétion d’un mucus lubrifiant.
masse
viscérale
est
enroulée dans
La
une
coquille protectrice mais relativement
lourde et qui ralentit la progression de
l’animal. L’Escargot se nourrit de végétaux
tendres. Il est hermaphrodite c’est-à-dire
qu’il possède des organes de reproduction
à la fois mâle et femelle.
On relevait trois espèces principales
d’Escargots en Polynésie :
Partula sp. Petit Escargot local à coquille
allongée, long de 1 à 2 cm. C’est un genre
que l’on ne trouve que dans les îles du
Pacifique. Dans l’archipel de la Société, et
particulièrement à Moorea, on en trouvait
de nombreuses espèces, différentes par leur
taille, leur couleur et le sens d’enroulement
•
-
de leur coquille.
Ainsi, Partula suturalis
présente des colonies dextres,
c’est-à-dire que l’ouverture de la coquille se
trouve à droite lorsque la pointe est dirigée
vers le haut, alors que d’autres colonies
vexillum
sont
senestres.
Cette diversification est
typique de l’évolution d’une espèce en
milieu insulaire. Les Partula ont prati¬
quement disparu, victimes des Euglandina
rosea.
Achatina fulica, originaire d’Afrique, a
-
été introduit à Tahiti
en
1967. C’est un
Escargot “géant” dont la coquille peut
atteindre 4 cm de diamètre. On le trouve
aujourd’hui dans la plupart des îles de la
Société, à Nuku Hiva et Hiva Oa, mais il
s’agit d’une espèce en déclin car elle s’ac¬
commode mal des conditions climatiques
et pédologiques locales.
Euglandina rosea, à la coquille allongée
et striée, est un Escargot carnivore intro¬
-
escadre, nom fém. Réunion de ^vaisseaux
de guerre (bâtiments de ligne et navires
duit récemment. Il se nourrit d’Achatines
mais aussi de Partula.
légers) placés sous les ordres d’un viceamiral d’escadre. Par analogie, ce terme est
employé également dans l’aviation pour
désigner une unité composée de plusieurs
groupes d’appareils de même spécialité
appelés escadrilles.
• Le *Scharnhorst et le Gneisenau, qui ont
bombardé *Papeete le 22 septembre 1914,
faisaient partie de l’escadre allemande de
l’Est-asiàtique. Cette escadre était compo¬
sée, outre ces deux croiseurs-cuirassés, de
plusieurs croiseurs légers (Emden, Nurnberg, Dresden, Leipzig, Karlsruhe...) et de
*cargos de ravitaillement, ou charbon¬
niers. Elle était placée sous les ordres du
Escargots. 1. Escargots géants
{Achatina fulica). 2. Euglandina
rosea.
vice-amiral von Spee.
En mars 1941, Papeete reçut la visite d ’une
escadre américaine composée de deux croi¬
seurs et
de quatre contre-torpilleurs (ou
destroyers), commandée par l’amiral
Stone.
79
ESCARMOUCHE
escarmouche, nom fém. Petit combat,
accrochage isolé entre des soldats de deux
armées. On parle aussi d’échauffourrée.
Lors des *guerres franco-polynésiennes du
XIX' siècle, tant aux Marquises qu’à la
Société, il y eut peu de batailles, mais de
des Marquisiens, des Paumotu et des insu¬
escarpement, nom masc. *Versant en
pente raide.
Les *plateaux des îles hautes de Polynésie
dominent les *plaines côtières par des
escarpements. Au centre des îles, les ri¬
ha’urepe pour l’Espadon voilier. Poisson
carnivore marin pouvant atteindre de
grandes dimensions (6 m) de la famille des
Xiphiidés et des Istiophoridés (Espadons
voiliers). Ils sont caractérisés par la pré¬
sence d’une épée plus ou moins
longue
dans le prolongement de la mâchoire supé¬
rieure. Ce sont des Poissons très rapides
possédant une forme très hydrodynami¬
que. Leurs nageoires dorsales peuvent ren¬
trer dans un sillon ce qui diminue la résis¬
laires des Australes pour les faire travailler
dans les carrières de *guano. Beaucoup
d’*engagés océaniens connurent alors des
conditions de vie proches de l’esclavage.
Voir aussi : traite.
nombreuses escarmouches.
vières
coulent
entre
vertigineux.
des
escarpements
esclavage, nom masc. Situation d’un ou
plusieurs individus soumis à l’autorité
absolue d’un maître.
• Depuis le ^Néolithique, la pratique de
l’esclavage a été très répandue dans les
l’Antiquité
grecque et romaine, les esclaves étaient
plus nombreux que les hommes libres. La
capture des Noirs africains et leur vente
comme esclaves fut organisée à grande
échelle du XVI' au XIX' siècle pour l’ex¬
ploitation des mines et des plantations
d’Amérique. C’est Victor Schoelcher,
député des Antilles, qui fit voter r*abolition de l’esclavage dans les *colonies fran¬
çaises en 1848. De nosjours, l’esclavage est
formellement condamné par r*Organisation des Nations Unies mais reste pratiqué,
sous des formes plus ou moins ouvertes,
dans certains pays d’Afrique et du Moyensociétés
hiérarchisées.
Espadon, nom masc. Tahitien: ha’urâ',
tance à l’eau.
Espadons et Marlins en
Dans
Orient.
Marlin noir
Marlin bleu
Marlin
rayé (Tetrapturus audax)
Marlin à bec court (Tetrapturus angustirostris)
Espadon voilier Istiophorus platypterus)
Dans la Polynésie ancienne, les vaincus
vente aux enchères d’esclaves
•
noirs aux
d’une bataille étaient réduits en esclavage
États-Unis (début XIX")
et souvent choisis pour des *sacrifices hu¬
mains. L’esclavage était cependant peu
développé à Tahiti; aucun explorateur ou
visiteur ne signale l’existence d’une ^classe
d’esclaves. Cette classe exis.tait par contre
en
Nouvelle-Zélande, à Hawaï et à lîle de
Pâques.
siècle, des *négriers
d’Amérique du Sud vinrent enlever
Au milieu du XIX'
venus
80
ESTAMPE
L’Espadon vrai (Xiphias gladius) pos¬
sède une épée aplatie. H préfère des eaux
-
tempérées et est de ce fait rare en Polynésie.
L’Espadon voilier {Istiophorus platypterus) possède une nageoire dorsale très
développée qui, déployée, ressemble à une
voile bleue. Il vit près des côtes mais pré¬
fère les côtes continentales (Acapulco) aux
-
nôtres.
-
Le Marlin bleu (Makaira nigricans) est
probablement le plus grand des Marlins.
Ces derniers possèdent tous une épée de
section circulaire. Le plus grand spécimen
connu a été pêché en 1977 sur une longue
ligne japonaise et pesait plus de 1 300 kg
bien qu’il ait été en partie dévoré par les
Requins. C’est le plus tropical de tous les
Marlins.
Le Marlin noir (Makaira indica) est aussi
-
gros que
trapu.
-
le Marlin bleu mais il est plus
Le Marlin rayé (Tetrapturus audax), qui
ne
est
peut pas être confondu avec les autres,
plus petit et plus fin. 11 réalise des
pointes à 120km/h. Familier des eaux à
20-25°C, il est plus abondant aux Australes
et aux Gambier.
Enfin, le M arlin à bec court ( Tetrapturus
angustirostris) est le plus petit et se rencon¬
tre dans toutes les mers tropicales.
Une fois ferrés, les Espadons et Marlins
offrent au pêcheur une lutte spectaculaire
par les sauts et bonds gigantesques qu’ils
effectuent hors de l’eau pour essayer de se
libérer. Les clubs de pêche au gros ont pris
-
le nom de Haura-Club à Tahiti et Raiatea.
espèce, nom fém. Ensemble des individus
d’une population présentant des caractères
qui permettent de les différen¬
cier des individus d’une autre espèce ou
d’un autre genre. Les individus d’une même
espèce se ressemblent plus entre eux qu’ils
ne ressemblent aux autres. Cependant, il
existe parfois de telles différences entre
communs
Linné. Chez les
espèces sélectionnées et
cultivées, on ajoute souvent un troisième
précisant la variété ou la race.
Voir aussi : botanique, zoologie.
nom
La Suède et la Gambie sont données
pour comparaison.
espérance, nom fém. Attente d’un bien
que l’on désire. Désigne aussi la personne
ou l’objet que l’on attend.
• espérance de vie. En démographie, nom¬
bre moyen d’années qui restent à vivre à
personne si les *taux courants de
*mortalité sont constants. On calcule l’es¬
une
pérance de vie en appliquant à un effectif
de population désigné arbitrairement les
taux de mortalité par âge pour une année
de référence. L’espérance de vie à la nais¬
sance est la plus souvent employée ; elle
varie suivant les sexes, les époques ou les
pays. A la naissance, elle est de 62 ans en
moyenne dans le monde, mais de 50 ans
seulement en Afrique, de 74 ans en France
et aux États-Unis. En général, les femmes
ont une espérance de vie supérieure à celle
des hommes : en France, elle est actuelle¬
ment de 80 ans contre 72 (1985).
Dans le Pacifique, il existe un écart impor¬
tant entre l’espérance de vie en Papouasie
(52 ans) et en Australie (73 ans). En Poly¬
nésie française, l’espérance de vie des
morpholo¬
gique tend à laisser la place à la définition
biologique de l’espèce : c’est l’ensemble des
individus capables de se reproduire entre
eux. Toute espèce est donc isolée, du point
Salomon : 57
Vanuatu : 54
Papouasie : 52
Gambie : 35
Mot synonyme d’*espèce quand on
parle d’un arbre. Il s’agit aussi de l’extrait
concentré liquide de plantes servant en
parfumerie. En Polynésie, le *santal fut
très recherché pour son essence contenue
dans l’huile du cœur de l’arbre.
• Produit de la distillation du
*pétrole
brut utilisé comme carburant. En Polyné¬
sie, l’essence est importée de Singapour ou
des États-Unis et distribuée sous les mar¬
ques Total et Mobil.
est, nom masc. *Point cardinal indiquant
la partie de l’horizon où le soleil se lève. Il
coïncide
avec
le soleil levant
aux
^équinoxes. Ensemble des pays
régions situées du côté de l’est.
stockage d'essence à Fare Ute
deux
ou
des
• Au XIX" siècle, les récits de voyages en
*genre, le deuxième est le nom d’espèce,
ainsi pour l’Homme, genre: Homo,
espèce : sapiens. C’est ce qu’on appelle la
nomenclature binominale qui a été inven¬
tée par le *naturaliste suédois Cari von
Fidji : 62
Polynésie Française : 62
•
cultivars chez les végétaux.
vivant est double : le premier est le nom de
N""-Zélande : 74
Samoa : 65
Malte-Calédonie : 64
essence, nom fém. Désigne ce qui consti¬
tue la nature d’un être.
Voir aussi : Orient.
Le nom scientifique en latin de tout être
Suède : 77 ans
Austraiie : 75
hommes est de 64,4 ans et celle des femmes
de vue de la reproduction, des autres
espèces. Il est possible d’obtenir des *hybrides entre deux espèces différentes, mais
ils sont généralement stériles.
Les sous-espèces sont communément appe¬
lées *races chez les animaux et variétés ou
Données statistiques :
de 69,2 ans (en 1983).
mâles et femelles ou entre larves et adultes
que cette définition purement
L’espérance de vie à la
naissance dans quelques pays
du Pacifique Sud en 1980.
estampe, nom fém. Image imprimée au
moyen d’une planche gravée sur bois ou
sur cuivre.
Polynésie furent souvent illustrés par des
estampes. Par la finesse du dessin et leur
de l’observation, des artistes comme
Eugène Delessert, A. Pailhès, L. Renard,
Edmond Cotteau ou Fenton Aylmer ont
sens
donné à leurs œuvres la valeur de docu¬
ments historiques.
81
estuaire, nom masc. Embouchure d’un
cours d’eau qui s’élargit à proximité du
littoral et se trouve envahie par les eaux
océaniques à *marée haute. En France, la
Seine, la Loire et la Garonne s’achèvent
dans l’Atlantique par un estuaire. Ce type
d’embouchure est rare en Polynésie.
établissement, nom masc. Action de fon¬
der, d’installer quelque chose de durable.
Par extension, ce qui est établi pour l’exer¬
cice d’une activité.
Etablissements français de
l’Océanie
(E.F.O.). Ensemble des îles colonisées par
la France en *Polynésie orientale. fCette
expression fut utilisée dès 1846, mais ne fut
officiellement adoptée qu’en 1881, lorsque
la loi d’*annexion parut au Journal officiel
de la *colonie. Les E.F.O. comprenaient
alors les îles du Vent, Tubuai, Rapa, Rai•
les Tuamotu-Gambier et les Mar¬
quises. Les îles de Rurutu et Rimatara
vavae,
furent annexées en 1889 et les îles Sous-leVent en
1898, après plusieurs campagnes
militaires. Tahiti et ses dépendances se
trouvèrent sous la tutelle du ministère de la
Marine puis du ministère des Colonies à
partir de 1894. Le contrôle des E.F.O. était
confié à un *gouverneur qui se trouvait à la
tête d’un système administratif centralisé.
En effet, assisté d’un *conseil privé et d’un
^secrétaire général du gouvernement, d’un
chef du service judiciaire et d’un *directeur
de l’intérieur, il était représenté dans cha¬
que archipel par un *administrateur qui ne
relevait que de lui et disposait de pouvoirs
étendus. A Papeete, une *assemblée repré¬
sentative, élue démocratiquement, avait
été instituée en 1880. Elle prit successive¬
ment le nom de *Conseil colonial jusqu’en
1884, puis de Conseil général des E.F.O.
et de *Délégations économiques et finan¬
cières en 1932. En 1946, l’adoption de la
^constitution de la IV' *République en
Métropole eut quelques incidences sur le
*statut des E.F.O/Oe colonie, ils deve¬
pour la Reconstruction, le Centre hospita¬
lier territorial, le Conservatoire artistique
territorial, l’E.V.A.A.M., et des ““offices
que TO.P.A.T.T.L, l’O.T.A.C. ou
tels
ro.T.H.s.
9 Établissement pour la Valorisation des
Activités
aquacoles
et
maritimes
(E.V.A.A.M.). Cet établissement public à
caractère industriel et commercial a été
créé en 1983. Ses locaux sont situés à Fare
Ute (Papeete) et il emploie 70 personnes
réparties en 4 départements ; ““pêche, ““aqua¬
culture, assistance aux ““coopératives,
administration générale. L’E.V.A.A.M. est
chargé de diffuser les techniques d’exploi¬
tation des ressources maritimes, de susciter
et de guider les ““investissements et d’assis¬
ter les professionnels dans la commerciali¬
sation des productions. Pour mener ces
missions à bien, l’E.V.A.A.M. dispose de
plusieurs antennes en Polynésie: des
fermes pilotes consacrées à l’élevage des
““chanos-chanos (Rangiroa) et des mollus¬
ques (Raiatea), à la ““perliculture (Rikitea,
Hikueru, Takapoto, Makemo) et au trai¬
tement des produits marins
(Apataki).
Enfin deux petits centres assistant la pèche
hauturière artisanale ont été créés aux
Marquises.
état. 1. nom masc. Manière d’être d’une
personne ou d’une chose. Situation d’un
individu au sein de la société.
• état civil. Fait de
consigner sur des regis¬
tres, par un acte officiel et authentique, les
principaux faits qui surviennent dans l’exis¬
tence d’un individu et de sa famille ; nais¬
sance, mariage, décès. Pendant longtemps,
seule l’Église catholique en France dressa
un état
religieux des Français sur des regis¬
tres de baptême. En 1792, le gouvernement
transféra la tenue de l’état civil aux mairies.
A Tahiti, l’état civil fut instauré pour les
Océaniens en mars 1852. Jusqu’en 1866 au
moins, il demeura incomplet. On enregis¬
tra les naissances et bien moins souvent les
décès
blée représentative aux pouvoirs plus éten¬
dus. Le 27 juillet 1957, alors même que la
(notamment ceux des enfants). A
partir des années 1900, les registres furent
mieux tenus, y compris dans les archipels.
Aujourd’hui, chaque famille est tenue de
déclarer les naissances, les mariages et les
Territoire, l’appellation E.F.O. disparut
au profit de celle de “Polynésie française”.
unissant trois éléments : un territoire, une
naient ““Territoire d’Outre-Mer et pou¬
vaient élire au suffrage universel une assem¬
*loi-cadre Defferre venait d’être appliquée
au
• établissement public. Forme d’*entreprise dont l’État, le Territoire ou une
commune sont seuls propriétaires.
Les
dirigeants sont nommés par l’autorité pu¬
blique et disposent d’une certaine autono¬
mie pour accomplir une mission sociale,
culturelle ou économique, sans but lucra¬
tif. Les
ressources
financières sont four¬
nies, pour une large part, par les ““budgets
du Territoire ou de l’État et leur utilisation
est soumise à un contrôle strict.
Parmi les
nombreux établissements publics du Terri¬
toire, on peut citer 1’““Agence territoriale
décès à la mairie de sa commune.
2. nom masc. (avec une majuscule). Entité
population,
un
““gouvernement.
Égale¬
ment, autorité souveraine qui s’exerce sur
un peuple et un territoire donnés. Ce terme
désigne aussi le gouvernement et les pou¬
voirs publics ; il est alors synonyme d’““ad¬
ministration. Un État libéral joue le rôle
d’un arbitre neutre qui veille au bon fonc¬
tionnement des ““institutions, alors qu’un
État totalitaire intervient directement dans
tous les domaines d’activités.
S’emploie dans les expressions: affaire
d’État : affaire de la plus grande impor¬
tance ; coup
d’État : tentative de prise de
ÉTATS-UNIS
pouvoir en violation de la constitution éta¬
blie; homnie d’État; personne qui exerce
un rôle important dans la vie politique d’un
pays ; raison d’État : considération pous¬
sant un gouvernement à prendre une déci¬
sion, parfois injuste, au nom de l’intérêt
public; secret d’État: secret important
auquel ne sont initiées que certaines
personnes.
• État associé. État jouissant de r*indé-
pendance politique, mais reconnaissant
librement des liens privilégiés, affectifs ou
économiques, avec un autre État, à la fois
tuteur et protecteur. Il s’agit là d’un stade
intermédiaire entre l’^autonomie interne et
que en Oregon, méditerranéenne en *Cali-
fornie, subtropicale aride du Texas à l’Ari-
subtropicale humide en bordure du
golfe du Mexique.
• Histoire. Lorsque les premiers Euro¬
péens abordèrent les rivages de l’Amérique
zona et
du Nord au début du XVP siècle, ils entrè¬
rent en contact avec plusieurs
indiennes sédentaires
ou
civilisations
nomades.
Appalaches étaient occupées
par
Les
les
groupes Iroquois et Algonquin. Les Mus-
kogeans (Cherokees, Creeks, Séminoles,
Choctaws) vivaient entre le Mississipi et
l’Atlantique. L’ouest était le domaine des
Sioux.
l’indépendance. Les îles *Cook sont un
exemple d’État associé (à la NouvelleZélande). En effet, bien que leurs habitants
soient sujets britanniques et citoyens néo-
2
zélandais, les îles Cook bénéficient d’une
large autonomie interne et ne laissent que
le domaine de la
défense à la Nouvelle-
Zélande.
En Polynésie française. Te *E’a Maohinui
s’est fait le champion de ce type d’évolution
statutaire en militant pour un État associé
de
Maohinui, indépendant de la France,
mais en association avec elle, «aboutisse¬
ment d’un processus normal de responsabi¬
lisation que la France se doit de promou¬
voir et d’assurer».
état-major,
nom masc.
Anciennement,
l’état-major était une liste, un *état des
*officiers supérieurs. De nos jours, il s’agit
de l’ensemble des officiers et du personnel
attaché à un officier supérieur et chargé de
l’assister dans son commandement (trans¬
mission des ordres, correspondance...). Il
peut s’agir également du lieu où se trouvent
les bureaux de l’état-major. Par extension,
on
États-Unis. 1. L’Indien Cortea
(Montana) en 1893. 2. "La liberté
éclairant le monde”, oeuvre de
Frédéric Bartholdy (1886), à
qualifie d’état-major l’ensemble des col¬
laborateurs immédiats d’un chef d’entre¬
prise, d’un *ministre ou de toute autre
personnalité.
l’entrée du port de New York.
Les 48 États métropolitains des États-Unis.
MICHIGAN
WASHINGTON D.C,
ÉTATS-UNIS (Américain: United States
,-NEW YORK
of America : U.S. A.). Pays d’* Amérique du
VERMONT
NEW HAMPSHIRE
Nord qui couvre 9 364000 km^ (y compris
1’* Alaska et les îles *Hawaï). Il constitue la
-MAINE
première puissance économique du monde.
• Géographie physique. De la côte atlanti¬
^MASSACHUSSETS
ensembles de reliefs : le massif ancien des
-NEW JERSEY
-PENNSYLVANIE
-MARYLAND
-RHODE ISLAND
que au littoral pacifique, on distingue trois
-CONNECTICUT
Appalaches (2037 m au Mt Mitchell), les
Grandes Plaines occupées au nord par les
grands lacs et drainées par le Mississipi et
ses affluents,
le Missouri et l’Ohio. A
l’ouest, le système des Rocheuses, chaînes
tertiaires séparées du Pacifique par la
Chaîne côtière, la Sierra Nevada (4419 m
au Mt Whitney) et par les hauts plateaux
de l’Idaho, du Nevada et du Colorado.
Dans sa plus grande partie, le pays connaît
tempéré continental. Des nu¬
ances apparaissent sur les marges : océani¬
un
climat
'DELAWARE
-VIRGINIE Occ.
-VIRGINIE
-KENTUCKY
'CAROLINE du NORD
-CAROLINE du SUD
-TENNESSEE
-GÉORGIE
-FLORIDE
ARKANSASLOUISIANEMISSISSIPI-
L’Alaska et les îles Hawaï constituent
les 49'" et 50“ États des États-Unis.
ALABAMA-
83
ÉTATS-UNIS
Au cours du XVII‘ siècle, des émigrants
britanniques fondèrent 13 colonies le long
de la côte atlantique et, dans la partie
méridionale,
livrèrent à des cultures
une maind’œuvre nombreuse fournie par les esclaves
noirs venus d’Afrique. Les abus de la
tutelle britannique suscitèrent la révolte
des colons et la proclamation de l’indépen¬
dance le 4 juillet 1776 (fait commémoré par
la fête nationale). Avec le concours des
Français La Fayette, De Grasse et Rochambeau, l’armée américaine dirigée par
Georges Washington obtint la reconnais¬
sance de cette indépendance en 1783. Peu à
peu, le territoire s’agrandit par achats à la
France, à l’Angleterre et à la Russie et par
des conquêtes sur le Mexique.
se
d’exportation nécessitant
L’histoire du pays fut ensuite marquée par
la guerre de Sécession (1861-1865) entre le
sud des grands domaines esclavagistes et le
3
'84
nord
plus moderne et engagé dans la
*Révolution industrielle. Troisième puis¬
sance à la fin du XIX® siècle, les États-Unis
s’engagèrent dans une politique impéria¬
liste. Les îles Hawaï furent annexées en
1898. A la même époque, Cuba, Porto-
Rico, les *Philippines et *Panama passè¬
rent sous protectorat américain. Si les
États-
Unis aidèrent la France et le Royaume-Uni
àvaincre l’Allemagne en 1917-1918, l’isola-
ÉTATS-UNIS
tionnisme domina pendant l’Entre-deux-
considérable qui a amené par vagues suc¬
conséquences de la *crise de
1929, mit néanmoins la puissance améri¬
naves et
guerres. Le président Roosevelt, qui avait
su atténuer les
caine au service de la lutte contre le Japon
l’Allemagne entre 1941 et 1945. Les
États-LFnis tirèrent de la victoire finale un
grand prestige et une position dominante
dans les domaines politique et économi¬
que. Ce prestige fut cependant terni par
une attitude impérialiste dans la plupart
des continents et notamment par l’enga¬
gement dans la guerre du Vietnam (19651973) et le soutien à des régimes dictato¬
riaux (Amérique latine, Haïti,
Philippines...).
• Population. De 5,3 millions d’habitants
en 1800, la population est passée à 245
et
millions d’habitants en 1987. Cette crois¬
sance très
rapide est liée à une immigration
cessives des Britanniques puis des Scandi¬
des Germaniques, et ensuite des
Méditerranéens et des Slaves. Si ces popu¬
lations se sont relativement mêlées dans le
meltingpot américain, il n’en a pas été de
même pour les 26,5 millions de Noirs, les
14,6 millions de Latino-Américains et les
Indiens ( 1,4 million) souvent confinés dans
une position sociale
marginale. Pour
des raisons qui tiennent à l’histoire et à la
nature, les deux tiers de la population sont
groupés au nord-est du pays, mais les
régions attirantes de la sun-belt, de la Flo¬
ride à la Californie, connaissent une crois¬
sance supérieure à la moyenne. Pays très
urbanisé, les États-Unis comptent 34 agglo¬
mérations de plus d’un million d’habitants.
Les cinq premières régions urbaines sont
New York (17 667 000hab.), Los Angeles
( 12 191 000 hab.), Chicago (8016 000 hab.),
Philadelphie (5 738000haÈ) et San Fran¬
cisco (5 624 000 hab.).
• Économie. Avec 5 % de la population
mondiale, les États-Unis représentent 25 %
États-Unis. 1. Musicien d'origine
allemande participant à la parade
Steuben. 2. Quartier de
Chinatown à San Francisco.
3. Jeune femme porto-ricaine.
4.
Préparation de la fête de
San Gennaro par la communauté
italienne de New York. 5. Le
marché juif d'Orchard Street
(New York). 6. Danses irlandaises.
7. Manifestation religieuse de la
communauté polonaise. 8. Jeunç
fille d’origine hispano-américaine.
m chaînes de montagnes
□ plateaux
□ plaines
^ de plus de 10 millions d'hab.
■
de plus de 5 millions d’hab.
•
de plus de 1,5 millions d'hab.
jTTTm
—*
régions où les noirs forment
régions de forte immigration
plus de 20 % de la population
mégalopolls
85
du produit brut mondial, soit un P.N.B. de
3 627 milliards de dollars
(1984). Cette
économie s’appuie sur d’immenses res¬
sources naturelles ; elle est caractérisée par
la libre entreprise et la domination de
grands groupes financiers et industriels
aux activités multiples et internationales.
L’agriculture est la première du monde
grâce à une superficie cultivable de 204
millions d’hectares, à une mécanisation
très poussée et aux liens si étroits avec l’in¬
dustrie que l’on parle d^'agribusiness”. Au
premier rang pour la production de soja et
de céréales, les États-Unis disposent d’un
excédent commercial agricole de 14 mil¬
liards de dollars (1984) et d’un “pouvoir
alimentaire” puissant. D’autre part, près
de la moitié de la production industrielle
mondiale appartient au capital américain.
“L’aéronautique, l’informatique, les télé¬
communications, le nucléaire, l’armement,
la recherche spatiale et pétrolière sont les
domaines où les États-Unis sont les leaders
mondiaux” {Nouvel Observateur : “Atlas
Éco 1985”).
• Vie politique. Les États-Unis constituent
une république fédérale de 50 *États. Dans
chaque État, le pouvoir exécutif appartient
à un gouverneur élu et le pouvoir législatif
à des sénateurs et des députés locaux. Les
pouvoirs fédéraux siègent à Washington.
Le président, issu du parti républicain
(conservateur) ou du parti démocrate
(libéral), est élu pour quatre ans. Il fait
exécuter les lois et dirige l’armée et la
diplomatie. Il réside à la Maison-Blanche.
Le Congrès vote les lois et le budget,
ques. Une ethnie est différente d’une *race
dans la mesure où cette dernière ne re¬
groupe que des personnes ayant des carac¬
tères physiques identiques.
Trois ethnies
principales cohabitent en
Polynésie: les ethnies polynésienne, chi¬
noise et européenne.
1
contrôle l’exécutif et l’administration : il
est composé du Sénat (100 membres) et de
la
Chambre
députés).
des
Représentants (435
Les relations entre les États-Unis et la
Polynésie sont intenses. En 1983, la Poly¬
nésie a importé des U.S.A. des produits
pétroliers, des biens d’équipement indus¬
•
triels et des denrées alimentaires pour une
valeur de 14,6 milliards de francs C.F.P.
(16% du commerce extérieur total). La
même année, le Territoire a exporté pour
0,7 milliard de francs C.F.P. de produits:
essentiellement des perles de culture. En
1986, 98 641 touristes américains ont visité
la Polynésie. Une communauté d’environ
300 ressortissants américains vit dans le
Territoire, mais ne bénéficie plus d’une
représentation consulaire depuis 1965. Ce
pays suscite enfin beaucoup d’intérêt dans
la population polynésienne, de par sa puis¬
sance, le mode de vie de sa population. Une
partie de la jeunesse adopte facilement les
modes californiennes et
ses études aux
poursuit parfois
États-Unis.
ethnie, nom fém. Groupe de personnes
d’une même *culture et "vivant dans les
mêmes structures familiales et économi¬
Ethnies en Polynésie. 1 et 2. Polynésiens.
3 et 4. Européens. 5. Chinoise.
ÉTOILE
ethnobotanique, nom fém. Étude des
existant entre des groupés
humains et leur environnement végétal.
Ces relations se manifestent dans la pensée,
relations
la langue, les techniques agricoles et de
fabrication, les habitudes alimentaires des
groupes humains.
• En Polynésie, les recherches sur
l’origine
des plantes contribuent à préciser l’origine
des Polynésiens. Ceux-ci tiraient parti de
leur riche environnement végétal dans des
domaines divers : matières premières, ali¬
mentation, remèdes...
ethnographie,
nom
fém. Étude des
groupes humains à partir des données
recueillies lors de longues recherches “sur
le terrain”. Elle vise à reconstituer les
divers aspects de la vie des groupes (écolo¬
gie, organisation sociale, religion, techno¬
logie, économie...).
• Les récits de voyages des
premiers navi¬
gateurs et missionnaires arrivés à Tahiti
apportèrent les principales descriptions
ethnographiques de la Polynésie tradi¬
tionnelle. Il en est ainsi des récits de *Wal-
lis, des trois voyages de *Cook, ceux de
*Bougainville, *Wilson, *Dumont d’Urville, le “Voyage aux îles du Grand Océan”
de ♦Moerenhout, le “Journal” de James
*Morrison, “A la Recherche de la Polyné¬
sie d’autrefois” de W. *Ellis et “Tahiti aux
Temps anciens” de Teuira *Henry. Ces
observations manquaient cependant de
rigueur et de système et, lorsque enfin les
premiers ethnographes professionnels du
*Bishop Muséum arrivèrent, dans les
années 1920, il restait si peu de l’ancienne
culture que les études qu’ils publièrent sont
fragmentaires. Elles ont été réalisées à
partir des traditions orales, des objets
anciens encore en usage, des modes de vie
proches de ceux du passé, tout comme des
vestiges archéologiques de surface.
ethnologie, nom fém. Étude explicative
des matériaux de r*ethnographie. Portant
initialement sur les sociétés sans écriture,
l’ethnologie s’est peu à peu intéressée aux
sociétés modernes. L’organisation de la
société, la nature des liens de parenté, les
ressources économiques sont, par exemple,
analysées pour mieux comprendre un
groupe humain et son évolution. A travers
l’étude des *mythes, l’ethnologue peut
tenter de comprendre les principes et Jes
lois qui expliquent le fonctionnement d’un
groupe social : par exemple H. Lavondès a
dégagé, dans les légendes marquisiennes,
l’opposition du masculin et du féminin qui
correspond à l’opposition de la mer et de la
éthologie, nom fém. Science qui étudie les
mœurs et le comportement
des animaux. Il
s’agissait au départ, grâce à l’observation,
d’établir le bilan descriptif des actions
visibles des animaux. Mais les méthodes
ont
évolué
et cette
tenant l’étude des
science inclut main¬
instincts, des tropismes
(réactions orientées), des réflexes innés ou condi¬
tionnés (acquis), de la psychologie animale
qui a fait d’énormes progrès, de l’apprentis¬
sage et du phénomène d’imprégnation (phé¬
nomène d’apprentissage particulier très
précoce et limité dans le temps, connu chez
certains Insectes, Poissons, Oiseaux,
Mammifères...). C’est pour leurs travaux
en
éthologie que les savants Konrad
Lorenz, Karl
von
Frisch et Nikolaas
Tinbergen obtinrent le prix Nobel de
Médecine en 1973.
étiage, nom masc. Plus faible écoulement
constaté sur un cours d’eau. Il correspond
à l’époque de l’année où l’alimentation
n’est plus assurée par les *précipitations,
uniquement par la vidange des
'"nappes souterraines. Cet étiage est carac¬
mais
térisé par des valeurs de *débit d’autant
plus basses que la saison sèche a été longue
plus
faible en fin de saison des pluies. Par
exemple, les débits minimaux d’étiage en
aval de la Papenoo et de la Punaruu sont
respectivement de 1,4 m^/s et de 0 m^/s.
et que le volume des nappes aura été
Vie et mort d’une étoile.
étoile, nom fém. Astre brillant qui consiste
en un gigantesque globe de gaz dont la
température s’élève à plusieurs milliers de
degrés. Notre '•‘soleil est une étoile, mais,
parmi les astres qui brillent dans le ciel
nocturne hors du '•‘système solaire, l’étoile la
plus proche est Proxima du Centaure, à
quatre années-lumières de la Terre. La
plupart des étoiles sont formées d’hydro¬
gène, d’hélium, d’azote, de calcium et de
minéraux. En fonction de la température,
la couleur des astres change : les étoiles
rouges sont moins chaudes que les jaunes,
elles-mêmes d’une température inférieure à
celle des bleues qui peut atteindre 30 000°.
Si les étoiles bleues sont d’une taille assez
constante, on distingue des naines et des
géantes parmi les autres : le diamètre d’Epsilon Cocher par exemple est 2 700 fois plus
1. Nébuleuse formée de vastes
concentrations de gaz en rotation.
2. Séquence principale. La force
de gravitation qui
règne dans la
nébuleuse oblige la masse gazeuse
à se concentrer. Les atomes
s'entrechoquent avec violence
et provoquent un échauffement
de plusieurs millions de degrés.
La boule de gaz s'allume : l'étoile
est née. 3. Géante rouge. Lorsque
l'hydrogène est consommé et
converti en hélium, l'étoile se
gonfle et se refroidit, d’où sa
couleur rouge. 4. Supernova
résultant de l'explosion d'une
géante rouge. Un noyau très dense
subsiste et tourne sur lui-même en
émettant une lumière balayante
(comme un phare) d'où son nom de
pulsar. Si l’étoile se concentre
encore plus, sa force de gravitation
est telle qu’elle retient sa propre
lumière : elle se transforme en
trou noir.
terre.
En
Polynésie, les travaux ethnologiques
ont plus spécialement porté sur la tenure
foncière, l’organisation sociale, la parenté,
les mentalités et les croyances religieuses.
87
ÉTOILE
important que celui du soleil. Après avoir
brûlé son énergie, une étoile peut se con¬
tracter
et
devenir
une
“naine blanche”
*université ou dans un établissement
explosion donnant une “super
force de gravité devient telle que l’étoile
étaient inscrits dans les universités du sud
Pour des masses gazeuses très importantes,
et après une
nova”, la contraction n’a pas de fin et la
retient sa propre lumière, l’astre n’est plus
alors qu’un “trou noir”.
Une étoile filante'est un météorite qui
s’embrase en entrant dans l’atmosphère.
S’emploie aussi dans l’expression : être né
sous une
•
bonne étoile.
Étoile de mer. Animal marin apparte¬
nant
à
l’embranchement des *ÉchinoÉtoiles de mer les plus cou¬
née
scolaire
1983-1984.
366 étudiants
de la France et de Paris ; la plupart avaient
choisi les sciences économiques et sociales
et les sciences et techniques. A Papeete, 103
étudiants préparaient un brevet de techni¬
cien supérieur et une vingtaine d’autres
formaient une classe préparatoire aux
écoles de haut enseignement commercial.
En France, une Fédération des Associa¬
rantes sont du genre
tions des Étudiants de Polynésie française
a été créée en 1983 ; elle réunit des étudiants
accidentellement sectionnés.
Les Coussins-de-belle-mère ou *taramea
Toulouse.
bles aux récifs coralliens. Le *Coussin de
Eucalyptus, nom masc. Grand Arbre de
la famille des Myrtacées et du genre Euca¬
dermes. Les
Linckia et possèdent
cinq bras capables de se régénérer dans le
cas où ils sont
(Acanthaster planci) possèdent de très
nombreux bras épineux et venimeux (15
ou plus) et infligent des dégâts considéra¬
requin ou turu’a ma’o (Culcita schmideliana) est une sorte d’Étoile de mer sans
bras. Les *Ophiures
possèdent cinq bras
fins et agiles et vivent sous les rochers. On
les classe souvent parmi les Étoiles de mer,
mais en réalité elles appartiennent à une
famille très voisine.
Autres
sens :
un
motif décoratif,
un
insigne : un restaurant 3 étoiles ; l’étoile de
David (symbole du peuple juif) ; un artiste
très talentueux : un danseur-étoile.
Etoile (l’). Cette *flûte était le second
l’expédition de *Bougainville
(1767-1769); elle devait naviguer de
conserve avec la * Boudeuse. Longue de
33 m, l'Étoile jaugeait 480 tonneaux. Elle
donna bien des soucis à Bougainville car sa
coque prenait l’eau, défaut qui imposait
des pompages exténuants aux marins et
retardait souvent l’expédition. Son équi¬
page de 108 hommes, encadrés par huit
officiers, était commandé par Chesnard de
navire de
la Giraudais. Le naturaliste *Commerson
et l’astronome *Véron se trouvaient à bord
\'Ëtoile et la Boudeuse
au mouillage
une
supérieur spécialisé.
• La population estudiantine polynésienne
s’élevait à 489 personnes au cours de l’an¬
d’une taille voisine de celle de la Terre.
Eucalyptus
étudiant, nom masc. Personne qui pour¬
suit des études après le '•'baccalauréat, dans
de l'Étoile.
d’Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble,
Montpellier, Nice, Paris, Strasbourg et
lyptus. Des tentatives de *reboisement ont
été effectuées en Polynésie avec Eucalyptus
robusta, Eucalyptus citriodora, Eucalyp¬
tus tereticornis, mais il n’y a pas eu de suite.
Ces Arbres sont originaires d’Australie et
leurs feuilles odorantes contiennent une
huile médicinale; Teucalyptol. Le sousbois des forêts d’Eucalyptus est générale¬
pauvre car ils produisent des
substances qui empêchent la germination
ment assez
et
la croissance
Koalas.
EUROPE. Tahitien : ’Europa.
• Géographie. Cette région du monde fait
partie du *continent euro-asiatique, mais
on la considère
aussi comme un continent,
le plus petit des six avec ses 10 520 000 km^.
L’Europe est limitée par la mer Méditerra¬
née au sud, l’Atlantique à l’ouest, l’Océan
Glacial Arctique au nord et les Mts Oural à
l’est. Elle peut être divisée en deux ensem¬
bles physiques :
l’Europe septentrionale comprend de
vastes plaines, du
ColuMuuticudratadxeéjtë.
nombreuses autres
constituent la nourriture de choix des
-
\uù.tOc tXcL
de
*espèces. Les feuilles de certaines espèces
Bassin Parisien à la Rus¬
sie du Nord, et des massifs hercyniens et
calédoniens de l’ère primaire.
l’Europe méridionale présente des con¬
de relief plus accusés entre les
chaînes récentes des Alpes, des Pyrénées et
des Carpathes, et les plaines alluviales
-
trastes
étroites comme celles de l’Ebre, du Rhône
ou du Pô.
Le continent est soumis à trois nuances du
*climat
tempéré : océanique à l’ouest,
continental au centre et à l’est, et méditer¬
ranéen au sud. Les précipitations, partout
supérieures à 400 mm/an, alimentent un
réseau fluvial dense dont les principaux
88
EUROPE
organismes sont la Volga, l’Elbe, le
Danube, le Rhin et le Rhône.
• Population. Les bonnes conditions natu¬
et une position d’*isthme entre
r*Asie et 1’* Afrique ont favorisé le peu¬
relles
plement de l’Europe. De l’Atlantique à
l’Oural vivent 698 millions d’habitants,
dont 206 millions en *U.R.S.S. (1985), aux
cultures très diverses, même si le *christianisme et les racines gréco-latines consti¬
tuent
un
fonds
culturel
commun.
Les
régions les plus densément peuplées s’éten¬
l’Angleterre à
l’Ukraine, et comprennent la plaine du Pô
ainsi que les littoraux italiens et ibériques.
Elles correspondent aux plus riches espaces
dent transversalement, de
agricoles,
aux
principaux gisements de
matières premières et surtout aux lieux où
la vie de relation est la plus intense.
• Histoire. La notion d’*empire a dominé
l’histoire de l’Europe, de l’Antiquité jus¬
qu’au XVU siècle. L’empire romain cou¬
vrait une grande partie du continent à l’ex¬
ception de la Scandinavie et de la plaine
L’Europe, du nord au sud. 1. Balise
matérialisant le passage du cercle
polaire arctique en Norvège.
2. Rade de Mondello (Sicile).
États et contrastes
économiques en Europe
AUTRICHE : État
Tirana : capitale d'État
agglomérations :
B plus de 1 million d'hab.
• plus de 5 millions d'hab
•
autres agglomérations
r—J] P.N.B./hab./an
I
supérieur à 10 000 $
I de 7 500 à 10 000 $
r~~l de 5 000 à 7 500 $
□ de 2 500 à 5 000 $
I
I de moins de 2 500 $
limite occidentale
des pays au régime
collectiviste
89
EUTROPHISATION
germano-russe. Pendant trois siècles, il fut
le cadre d’une brillante civilisation qui
imprima sa marque aux paysages, imposa
l’idée d’*État et d’administration et permit
finalement l’expansion du christianisme.
Après la période des invasions barbares,
trois restaurations impériales furent ten¬
tées par Charlemagne (IX'^ siècle), les
empereurs allemands souverains du Saint
Empire Romain Germanique, et par
Charles Quint au début du XVP siècle.
Elles n’aboutirent qu’à des constructions
fragiles alors qu’une certaine cohésion
européenne était réalisée à l’occasion des
croisades, dans le domaine de l’art reli¬
Europe. 1. Charlemagne, premier
empereur unificateur de l'Europe
de l'Ouest de 800 à 843. 2. Robert
Schuman (1886-1963), père de la
Communauté économique
européenne. 3. Le Creusot vers
1850 : une des bases de la
puissance industrielle européenne
au
XIX' siècle. 4. Le Parlement
européen de Strasbourg.
gieux ou des échanges économiques. Les
temps modernes virent s’affirmer la notion
d’État et d’équilibre européen. A chaque
tentative d’hégémonie s’opposa une coali¬
tion de pays qui fit respecter les frontières
habituelles. L’apogée de la puissance euro¬
péenne fut atteinte au XIX® siècle grâce à la
première *Révolution industrielle et à une
forte croissance démographique. L’Europe
étendit alors son influence au monde entier
et colonisa la moitié des terres
Les deux guerres mondiales
émergées.
l’affaiblirent
sensiblement et elle se trouve aujourd’hui
partagée entre les deux grands systèmes
qui dominent le monde. A l’ouest, se
trouve l’Europe libérale qui construit diffi¬
cilement son union économique dans le
cadre de la *Communauté économique
européenne. A l’est, six pays, regroupés au
sein du Comecon, vivent dans l’orbite de
ru.R.S.S., sous un régime collectiviste.
• Économie. De
l’Atlantique à la frontière
soviétique, l’Europe recèle une puissance
économique qui lui permettrait de rivaliser
avec les États-Unis et l’U.R.S.S.
puisque
ses 492 millions d’habitants ont produit
pour 3 300 milliards de dollars de biens et
services en 1983 (contre 3 627 aux ÉtatsUnis et I 378 à ru.R.S.S.). Les ressources
naturelles sont pourtant modestes par rap¬
aux besoins actuels. L’Europe
importe du charbon, des minerais, des
hydrocarbures, mais elle dispose d’une
technologie très avancée et de capitaux, ce
qui lui permet de tirer le meilleur parti des
port
sols, de récolter 296 millions de tonnes de
céréales (1984) et d’entretenir un troupeau
de 134 millions de bovins : l’Europe est un
des greniers du monde. Elle est aussi la
région la plus anciennement industrialisée.
Les branches les plus performantes se sont
toutefois développées en dehors des vieux
bassins que sont les Midlands, le Nord-Pas
de Calais, la Saxe ou la Silésie. Elles se sont
installées dans les grandes métropoles,
sièges de la recherche et de la finance :
Londres, Paris, Milan et les grandes villes
allemandes. Au cœur des terres émergées
de l’hémisphère nord, l’Europe reste un des
moteurs de l’économie mondiale.
Voir
aussi: Allemagne, France, Italie,
Pays-Bas, Royaume-Uni.
90
ÉVANGÉLISATION
eutrophisation, nom fém. Phénomène
par lequel des eaux marines ou lacustres
s’enrichissent en sels minéraux et en parti¬
en phosphates et en nitrates. Cet
enrichissement artificiel peut être provo¬
culier
qué
par
l’homme qui déverse ses eaux
usées, ses détergents et ses engrais chimi¬
ques dans la nature. Cela entraîne une pro¬
lifération de certaines * Algues, une produc¬
tion intensive de matière organique et une
de l’eau. La
dégradation de la matière organique con¬
somme beaucoup d’oxygène au point de
rendre certaines zones impropres à la vie
animale. Le résultat de ce phénomène est
baisse de la transparence
une sédimentation intense aboutissant à un
accéléré de l’espace
aquatique.
• En Polynésie, les rejets des porcheries et
l’écoulement des engrais et des pesticides
dans le lagon provoquent une pollution
chimique et bactérienne, notamment sur
les côtes nord et ouest de Tahiti. D’après
comblement
Bernard Salvat, «à ce rendez-vous, on
observe les phénomènes d’eutrophisation
détruisant le récif et ses habitants : une trop
grande richesse en sels nutritifs (nitrates,
phosphates) favorise un prodigieux déve¬
loppement des producteurs primaires (phytoplancton ou végétaux benthiques) et de
certains groupes d’animaux, induisant rapi¬
dement la mort des coraux» (“Encyclopédie
de la Polynésie”, tome 3).
E.V.A.A.M. voir
Établissement pour la
aquacoles et
Valorisation des Activités
maritimes.
►
piha ’ohipa fa’ahotu faufa’a moana. Epiha
’ohipa nâ le hau no te fa’ahotu ’e te ho’o i
ha’amauhia i te matahiti 1983. Tei Fare-Ute i
tai (Pape’ete) teiepiha ’ohipa e hitu ahuru (70)
’ohipa i reira tei ’opere i ni'a i na tuha’a
’ohipara’a e maha (4). Te rava’ai, te
fa’ahotura’a i te faufa’a moana, te tauturura'a i
te mau ’afata faufa’a a te piha, te fa'aterera’a
rave
ta ’ato ’a.
Te hopoi ’a e ’amohia ra e te Piha ’ohipa
fa ’ahotu faufa ’a moana ’o te fa ’a ’ohipara ’a ïa i
te mau râve’a ’api ’e te aravihi no te fa’atupu ’e
te arata’i i te mau ha’amaita’ira'a hotu, te
tauturura’a i te mau ta’ata e ’ohipa tamau ra
nô te fa ’ananeara ’a i te hotu ïa o atu i roto i te
’ohipa tapiho’o. No laua mau tumu ra, ’e no te
tupu maita ’i te reira, e rave rahi mau eha ta te
Piha ’ohipa fa’ahotu faufa’a moana i
Porinetia: te vai nei i Ra’iroa te mau ’aua i’a
nô te fa ’a ’amura ’a ava, i Raiatea no te mau
ina’i ’apu, i te Tuamotu ma tefa’a’apura’apoe
(Rikitea, Hikueru, Takapoto, Makemo) te
’atu’atura’a i te mau faufa’a moana (Apataki) e
piti tau pu ri’i nô te tautai na tua i Matuita
ma.
évangélisation, nom fém. Action d’ensei¬
gner les principes religieux contenus dans
les Évangiles, livres de la *Bible exposant
la doctrine de *Jésus-Christ.
L’évangélisation de la Polynésie a été
des prédicateurs anglais puis
par des religieux français issus d’impor¬
tants mouvements de “réveil évangélique” :
le *méthodisme de John Wesley et les nou¬
velles ''’congrégations *missionnaires fon¬
dées par Pierre Coudrin, Anne-Marie
''’Javouhey et Jean-Marie de *La Mennais
•
menée par
Évangélisation. Temples
protestants des îles Sous-le-Vent
dans la 1™ moitié du XIX* siècle :
Huahine (1) et Raiatea (2).
Porora’a evanarla. Pare purera'a
porotetani nô te mau motu Raro
mata’l i te ’afara'a o te XIXe o te
anotau : Huahine (1), Raiatea (2).
XIX® siècle. De 1797, date de
arrivée, jusqu’en 1810, les mission¬
naires protestants de la *London Missioau début du
leur
nary Society ne réussirent aucune conver¬
sion à Tahiti. Alors que la plupart de ses
étaient repartis pour l’Aus¬
tralie, le pasteur Henry *Nott resta fidèle
au roi Pômare II, en exil à Moorea, et
obtint qu’il renonce à ses pratiques reli¬
gieuses traditionnelles.
L’évangélisation de Moorea commença en
1811 et fut appuyée par le pouvoir politi¬
que (l’autorité de Pômare était reconnue
par la plupart des habitants de Die), par
l’intérêt que suscitaient la lecture et l’écri¬
ture des “signes parleurs” et par l’absence
compagnons
de réaction des dieux à l’abandon des rites
traditionnels. Construits en 1813, le temple
la station missionnaire de *Papetoai
devinrent la principale base des évangé¬
et
listes, plus nombreux depuis le retour des
missionnaires de la *Nouvelle-Galles du
Sud. «John *Davies rassembla des élèves
parmi les domestiques de la *Mission et fut
bientôt à la tête d’une école de “lettrés”
dont beaucoup devaient par la suite se met¬
tre à enseigner et à prêcher pour leur pro¬
pre compte. Des assemblées se réunissaient
91
ÉVAPORATION
dimanche, regroupant environ 200 per¬
sonnes en 1813» (Colin Newbury : “Ency¬
clopédie de la Polynésie”, tome 6). Peu à
peu, d’autres ari’i, des chefs secondaires et
de
rejoindre
alphabétisés. Or, au
début du XIX^ siècle, les seuls ouvrages
disponibles, permettant d’exercer la lec¬
ture, étaient des traductions en tahitien du
nombreux adultes vinrent
Pômare II et furent
Nouveau et de l’Ancien Testaments. 2 350
exemplaires de l’Évangile selon Saint-Luc
étaient disponibles dès 1817 et le Nouveau
Testament put être imprimé en entier à
partir de 1829.
L’évangélisation prit son véritable essor en
1815, après la victoire de Pômare II sur les
chefs de Tahiti partisans de l’ordre social et
religieux traditionnel. L’autorité politique
de Pômare II s’étendit rapidement aux
autres îles et facilita l’expansion du *christianisme. L’action évangélisatrice des pas¬
teurs isolés doit cependant être soulignée :
celle de James Hayward installé à Huahine
dès 1801, de John *Orsmond à Bora Bora
et Maupiti, de John *Williams à Raiatea.
Aux îles Australes, la conversion des habi¬
tants fut l’œuvre de catéchistes originaires
des îles du Vent et de Raiatea. Entre 1820 et
1822, Patii de Moorea évangélisa RaivaHaapunia et Samuela de Matavai
enseignèrent à Tubuai, Mahamene et
Puna, invités par le chef * Auura, s’installè¬
vae,
à Rurutu puis à Rimatara. Enfin,
Paparua et *Aitareru de Papara furent
accueillis à Rapa en 1825. «John Williams
rent
a dès ce moment-là une vision de son acti¬
vité future, l’évangélisation par les Polyné¬
siens eux-mêmes des îles du Pacifique.
Puna et Mahamene sont les premiers d’une
longue suite de Polynésiens qui propagè¬
l’Évangile jusqu’aux Nouvelles-
rent
Hébrides et en Nouvelle-Guinée. Le sémi¬
naire institué par Charles Barff vers 1850 à
Tahaa formerajusqu’à la fin du XIX'= siècle
de très nombreux évangélistes et mission¬
naires ma'ohi» (Henri Vernier: “Au vent
des cyclones”). L’activité de la Mission
protestante fut plus modeste aux Tuamotu
et aux Marquises, mais se traduisit par une
implantation durable à Anaa et à Tahuata.
L’évangélisation de ces archipels fut davan¬
tage l’œuvre du clergé catholique. Une
première tentative avait échoué à Tahiti en
1775 car les *franciscains venus du Pérou
le capitaine *Boenechea étaient trop
avec
Évangélisation. 1. Presbytère
protestant de Moorea (fin XIX”
siècle). 2. Maison de prières aux
Tuamotu (1959). 3. Temple
protestant et tare putuputura'a de
Tiva (Tahaa). 4. Culte au temple
de Paofai (Papeete).
Porora'a evanerla. 1. Fare purera’a
porotetani nô Moorea (hopea o te
XIXe O te anotau). 2. Fare
putuputura'a i te mau motu
Tuamotu (1959). 3. Fare purera'a
’e fare putuputura'a nô Tiva
(Taha'a). 4. Purera'a i te fare
purera'a nô Paofai (Papeete).
92
peu préparés à leur mission. Par contre,
mais 70 ans plus tard, les pères *Caret et
*Laval réussirent si bien à imposer leur
doctrine à *Mangareva que r*évêque de
l’Océanie orientale «fut émerveillé des
résultats obtenus en si peu de temps. Après
examen,
il autorise les baptêmes des 150
catéchumènes d’Akamaru et des 35 d’Aukena. En janvier 1836, le roi *Maputeoa
fait détruire toutes les idoles restantes ; il
dédie l’église de Taku le 21 février suivant.
Enfin il est solennellement
baptisé, avec
ÉVÊCHÉ
160 catéchumènes, le 25 août 1836 sous le
Grégoire en l’honneur du pape
Grégoire XVI» (Paul Hodée: “Tahiti
nom
de
1834-1984”).
L’évangélisation des Tuamotu, menée sur¬
tout entre 1860 et 1900, fut l’œuvre princi¬
pale des pères Albert ’^Montiton, JeanJacques *Fierens et Vincent de Paul
♦Terlijn.
Celle des Marquises, très perturbée par les
guerres qui ensanglantèrent l’archipel de
1839 à 1850, fut réalisée par les pères Desvault, Borgella, Fournon et par
Mgr*Rouchouze et Mgr*Dordillon.
• L’évangélisation est théoriquement
achevée aujourd’hui. Toutefois, remise en
question par des résurgences de croyances
anciennes (celle de la secte Mamaia vers
1830 par exemple), par les superstitions,
par l’attrait de morales et de religions diffé¬
rentes et par les progrès de l’incroyance,
l’évangélisation reste un souci permanent
des *Églises.
de la surface d’un liquide en vapeur. L’éva¬
poration dépend de l’humidité des sur¬
faces, de la température et de l’agitation de
l’air.
Polynésie, l’alizé et les températures
élevées provoquent une forte évaporation
à la surface de l’océan et des sols. Les
chaussées “fumantes” sous le soleil, après
une
averse, témoignent de la puissance de
cette évaporation. On l’évalue à
d’eau par an à Tahiti-Faaa.
1 100 mm
Voir aussi : condensation, eau, nuage.
□ Précipitations mensuelles
m/m
t
320-.
280
240-
taire. II s’agit du transport d’un malade ou
d’un blessé vers un centre de soins situé
dans une autre île ou dans un autre pays,
lorsque les moyens médicaux ne permet¬
pas de traiter sur place l’affection
tent
constatée.
En 1986, 3 774 évasans (dont 1 993 à carac¬
tère urgent) ont été organisées des îles vers
Papeete ou vers un hôpital périphérique
(Uturoa, Taiohae, Atuona, Mataura). Les
services de santé ont procédé, la même
année, à 252 évasans vers la Métropole et la
Nouvelle-Zélande.
évêché, nom masc. Territoire soumis à
l’autorité d’un *évêque ou lieu de résidence
d’un évêque. Taiohae est le siège de l’évê¬
ché des
Marquises. A Papeete, l’évêché
situé à l’entrée de la vallée de la *Mission a
été construit entre 1870 et 1873. En 1877, le
évaporation, nom fém. Transformation
En
évasan, nom fém. Terme populaire formé
à partir de l’expression évacuation sani¬
1 Évaporation mensuelle
Mesures comparées de la
pluviométrie et de
l'évaporation moyennes à
Tahiti-Faaa.
R.P. *Laval le décrivait ainsi : «Ses remises
en-dessous, son rez-de-chaussée, son pre¬
mier étage, ses deux galeries faisant en haut
et en bas le tour de l’édifice, ses corridors
qui font croix à l’intérieur, desservant 24
chambres, son vaste grenier et son belvé¬
dère où est l’horloge, son bel escalier, font
de cet édifice imposant un véritable chefd’œuvre» (cité dans “Tahiti 1834-1984”par
le R.P. Hodée). Cet évêché a été restauré en
1980 et comprend essentiellement les appar¬
tements de r*archevêque et de quelques
'"prêtres, une bibliothèque et un secréta¬
riat. Dans la cour ombragée par de grands
manguiers et de nombreuses plantes accli¬
matées par Mgr Tepano '"Jaussen, s’élève
la chapelle construite en 1877 par le frère
architecte Théophile Guilhermier et, près
de l’entrée, les bustes sur piédestal des trois
premiers évêques ; Mgr '"Rouchouze, Mgr
Baudichon, Mgr Jaussen.
évêché de Papeete
200.
160.
120.
80.
40.
évapotranspiration, nom fém. Quantité
totale de vapeur d’eau évaporée par un sol
et transpirée par la végétation qu’il porte.
L’évapotranspiration des plantes se pro¬
duit surtout au niveau des petits orifices
situés sur les feuilles; les stomates. Elle
varie selon le climat, l’importance et la
végétale. Il peut
arriver que l’évapotranspiration soit supé¬
rieure aux précipitations annuelles; nor¬
nature de la couverture
malement, la différence est alors compen¬
sée par des apports extérieurs souterrains
ou
fluviatiles.
93
ÉVENTAIL
éventail,
nom
masc.
Tahitien: tâhiri.
Marquisien ; tahi’i. Instrument léger cons¬
titué d’un manche et d’une surface le plus
souvent triangulaire que l’on agite d’un
de va-et-vient pour se
rafraîchir.
• Porté comme un *ornement, l’éventail
mouvement
évêque, nom masc. Prêtre de r*Église
catholique, des Églises chrétiennes
d’Orient ou de l’Église anglicane, qui est
chargé de diriger un *diocèse. L’évêque a le
pouvoir d’ordonner les *prêtres et les *diacres, de consacrer les églises, de bénir les
huiles employées pour certains sacrements.
marquait, jadis en Polynésie, la richesse et
le rang social de son utilisateur. L’éventail
Le titre est aussi utilisé, mais avec une autre
signification, dans certaines Églises luthé¬
de *pandanus)
l’Église catholique, l’évêque est nommé par
était en *vannerie (feuilles de *cocotier ou
monté sur un manche en
*bois richement décoré. Ainsi, ceux des
*Marquises avaient un manche formé
d’une succession de *tiki sculptés dos à dos
et parfois inversés, têtes en bas. Des éven¬
tails sont toujours tressés actuellement par
les “marnas” et vendus par ^l’artisanat
local.
S’emploie aussi pour rappeler la forme
d’un éventail : une barbe en éventail.
Autre sens ; une série ordonnée : un éven¬
tail de salaires.
►
tahirihiri. / te mau fenua Totaiele, e parauhia
e tahiri
’e aore ra e tahirihiri, are ’a i Matuita
ma, e tahi ’i ta.
E tao’a teie no te ha’apuva'iva’i. Eaufau tona
nô te tape 'ara 'a ’e tona ’aupapa na te reira e
horo’a mai i te mata ’i. E ha ’unehia ’oia i te
pae ’ore aore ra te ’ofe taupo ’o e rave ato 'a na
ra te ma ’ohi i te rau ’uru ’e te rau ha ’ari (tei
parauhia te ha’ari tahirihiri) no te hamani i te
tahirihiri. 'Va riro te tahirihiri ’ei tao ’a
fa’a’una'una i mua a’e nei, e tapa’o fa’a’ite te
reira tao’a i te ti’ara’a o te ta’ata e tahirihiri i
roto i te orara’a totiare.
I Matuita ma, e mau aufau taraihia ana’e to te
tahirihirifa’a’una’unahia ai i te mau
hôho’a ti’i tohihia i ni’a iho. E tao’a te reira e
’itehia i roto i te mau pu rima’i, ’ua rau te huru
mau
O
te
faito.
Te tahi mau aura ’a ’e atu:
Te ’umi’umi ta’a ’ua fa’aauhia mai te tahirihiri.
Te tahifa’aaura’a, hi’ora’a te ’ana’ira’a no te
fa ’anahonaho i te mau moni taime ânei, te
moni ho’o anei, te moni tarahu anei.
riennes
ou
les
chez
*mormons.
Dans
le *pape, sacré par trois évêques ; il a pour
insignes de sa charge la crosse, la mitre,
l’anneau et la croix
pectorale.
L’Église
catholique compte 3 700 évêques répartis
en *conférences épiscopales. Celle du Paci¬
fique Sud (C.E.P.A.C.) regroupe 14 dio¬
cèses. La Polynésie française compte deux
diocèses : l’archevêché de Papeete et l’*évêché de Taiohae (Marquises).
évêques en Polynésie.
• Les
A Tahiti :
1833-1843 : Étienne *Rouchouze (1)
1844-1848 : François Baudichon (1)
1848-1884 : Florentin (Tepano) *Jaussen
1884-1908 : Maxime *Verdier
1908-1932 : André *Hermel
1932-1937 : Julien *Nouailles
1938-1973 : Paul *Mazé (2;
1973-
:
(1) : avaient
orientale.
Michel *Coppenrath (2j
en
charge toute l’Océanie
(2) : Fn droit, Mgr Mazé est resté arche¬
vêque jusqu’à sa démission en 1973; en
fait, Mgr Coppenrath, sacré évêque en
1968, dirigeait le diocèse depuis cette date.
Aux Marquises :
1848-1855 : François Baudichon
1856-1888 : René *Dordillon
1892-1912 : Joseph *Martin
1921-1952 : Pierre-Marie *Le Cadre
Tirilly
1953-1970
:
Louis
1970-1986
:
Hervé *Le Cleac’h
1986-
:
Guy Chevalier
Pendant les périodes où l’un de ces diocèses
était sans évêque titulaire, il était adminis¬
tré provisoirement par un administrateur
apostolique qui pouvait être un simple prê¬
tre ou l’évêque d’un diocèse “proche”.
►
epitetopo, epikopo. Eperepitero no te
ha’apa’ora’a tatorita, nô te ha’apa’ora’a
teretetiano e vai i te Hiti’a o te Ra, ’e te
perepitero (peretiputero) nô te ha’apa’ora’a o
te fenua Peretane tei riro ’ei fa’atere i roto i te
hoô tuha’a fenua ta’a maita’i ’ei hi’ora’a, ’o
Nu’uhiva ma e epitetopo to reira, i Tahiti nei
’o Mihaere Coppenrath te epitopo.
E mana rahi tôna no te fa’atoro’a i te
perepitero ’e te tiatono, e ha ’amo ’a ato ’a i te
mau
etaretia, ’e te mau hinu no te mau oro ’a
mo ’a ato ’a.
E ti’ara’a ato’a te reira tei ’itehia i roto i te tahi
mau ha
Éventails. 1. Éventail des
îles de la Société. 2. Éventail
des îles Marquises ;
le manche est en ivoire
sculpté.
94
aura ’a
’apa 'ora ’a rutero ’e aore ra momoni e
’e ra tô rôt ou.
I roto i te ha ’apa ’ora ’a tatorita, nô te Papa e
fa ’atoro ’a i te epitopo. E toru epitopo te
fa’ata’ahia no te fa'atahinu. E tapa’o taipe tana
epupuhia no tona toro’a : te turuto’oto’o
epitopo, te taupo’o toro’a epitopo, te tape’a
rima ’e te tatauro no te ’ouma.
E 3.700 epitopo i roto i te ha ’apa ’ora ’a tatorita
tei tuhahia i roto i te apo’ora’afa'atere a te
epitopora ’a. I Patitifa Apato ’a (C.E.P.A. C.) 14
raton te ta ’ato ’a.
I Porinetia Farani, e 2 tuha ’a
epitopo: te ari’i-epitopora’a nôPape’ete ’e te
fare nohora ’a o te epitopo nô Taioha ’e
(Matuita).
Excelsior (A.S.).Club omnisports créé le
25 décembre 1940 à l’initiative de la mis¬
sion catholique. L’A.S. Excelsior compte
environ 500 licenciés
qui pratiquent le
*football, le *basket, le *tennis, l’^athlé-
tisme... Le club a surtout brillé en football
dans les années cinquante (6 titres entre
1960) et en basket-ball féminin (5
titres entre 1965 et 1972). L’A.S. Excelsior
joue en rouge et blanc; ses installations
sportives se trouvent dans le quartier de la
*Mission et comprennent une salle omnis¬
ports, un terrain de football et trois ter¬
1952 à
rains de tennis.
exécutif, adj. ou nom masc. Ce terme
désigne celui ou ceux qui sont chargés de
faire appliquer les lois. Dans une *démocratie où les pouvoirs exécutif, *législatif et
judiciaire sont séparés, le gouvernement a
le pouvoir exécutif, on l’appelle aussi l’Exé¬
cutif et il agit par l’intermédiaire de
r* administration.
Polynésie, le haut-*commissaire est le
représentant du pouvoir exécutif d’Etat.
Le pouvoir exécutif territorial appartient
au gouvernement formé du président et de
• En
six à dix *ministres.
Exocet voir mârara.
exode, nom masc. Départ de population
qui, par son caractère massif, rappelle
émigration des Hébreux hors d’Égypte.
L’exode rural est le départ des ruraux
vers les villes. Il touche les régions pauvres
1’
•
et concerne les
jeunes adultes, les femmes
surtout. Outre le dépeuplement, il entraîne
dans la région de départ un dépérissement
des activités, le vieillissement des popula¬
tions et un déséquilibre des sexes. Dans les
pays développés, l’exode rural est aujour¬
d’hui très réduit. Par contre, il prend une
ampleur inquiétante dans le *Tiers-Monde
où les
ruraux
s’entassent dans des villes
équipements très insuffisants. Les
^bidonvilles, le *chômage et la '"délin¬
quance y prolifèrent et aggravent les ten¬
aux
sions sociales.
En Polynésie, l’exode rural entraîne une
croissance excessive de l’agglomération de
Papeete aux dépens des districts et des îles.
Entre 1977 et 1983, les îles les plus touchées
par l’exode rural furent Tahaa, Fatu Hiva,
Ua Pou, Raivavae, Rimatara, Reao, Fakarava et Napuka. Au total, 3 343 personnes
ont quitté les îles pour venir s’établir à
Tahiti, dans l’agglomération de Papeete
surtout.
Depuis 1980 cependant, une politique
visant à freiner l’exode rural a été mise en
œuvre. Elle consiste à développer les acti¬
vités économiques, sociales et culturelles
archipels éloignés par l’intermé¬
d’Aménagement et de
Développement des Iles de Polynésie
(F.A.D.l.P.) et du Fonds d’Entraide aux
Iles (F.E.L). Plusieurs autres fonds spé¬
ciaux contribuent à ce développement :
fonds pour l’artisanat traditionnel
(F.S.D.A.T.), le tourisme (F.S.D.T.),
l’agriculture (F.S.LD.A.), la pêche
(F.S.I.D.E.P.).
Le désenclavement des îles ainsi que la
multiplication des équipements scolaires,
sanitaires et énergétiques contribuent peu
à peu à l’amélioration du confort dans les
archipels éloignés.
L’aide au retour permet d’acquérir une
habitation et un outil de travail sur place et
s’adresse aux anciens migrants qui souhai¬
tent quitter Tahiti.
dans les
diaire du * Fonds
expansion, nom fém. Action de se déve¬
lopper, de s’étendre.
• En physique, ce terme s’applique aux gaz
dont la masse se dilate sous l’effet d’une
élévation de température ou d’une diminu¬
tion de pression.
• En terme de politique, un État en expan¬
sion réalise des conquêtes territoriales ou
impose sa domination économique, cultu¬
relle ou politique à d’autres États. Au XIX‘=
siècle, l’expansion des puissances euro¬
péennes s’est faite, entre autres, aux dépens
des archipels du Pacifique qui devinrent
des ^colonies.
économie, l’expansion est une période
marquée par la croissance simultanée de la
production et du pouvoir d’achat. Les fac¬
• En
teurs favorables à l’expansion économique
exode des civils en
mai-juin 1940 en France
peuvent être : la paix, l’absence de catas¬
trophes naturelles, la croissance démogra-
EXPLOITATION
phique, le dynamisme des hommes, une
circulation
monétaire
exploration, nom fém. Action de par¬
courir une région auparavant inconnue et
suffisante, des
moyens d’échanges efficaces...
avec soin. La plupart des
peuples ont réalisé des explorations en
fonction de leurs moyens. Dans l’Antiquité
par exemple, l’Égyptien Néchao réussit la
première exploration autour de l’Afrique,
l’historien grec Hérodote et le conquérant
Alexandre le Grand explorèrent le MoyenOrient. Au Moyen-Age, les Vikings recon¬
de l’observer
exploitation, nom fém. Action de mettre
un
bien en valeur. En Polynésie, la *perli-
culture et la *pêche sont deux modes d’ex¬
ploitation de la mer. Une exploitation est
aussi le lieu où l’on tire profit d’une res¬
source, le plus souvent naturelle : une
exploitation agricole, une exploitation
minière. L’exploitation peut aussi signifier
l’utilisation abusive de quelque chose.
Selon *Marx, l’exploitation de l’homme
par l’homme est le défaut majeur des socié¬
tés capitalistes dans lesquelles le proprié¬
taire des moyens de production exige de ses
salariés un travail maximum pour une
rémunération minimum.
Les explorateurs
et leurs découvertes.
Christophe Colomb (1451-1506) :
Grandes Antilles, Honduras
nom
autres noms
usuel
polynésiens
et
Batutah.
• A
le
grand
voyageur
arabe Ibn
partir du XV® siècle, l’exploration du
monde fut essentiellement l’œuvre des Euro¬
péens. Motivés par la recherche des métaux
précieux et des épices, poussés par l’Église
autres noms donnés
Agakauitai
Wilson
1797
Ahe
Le Maire
1616
Peacock, Waterland
Byam Martin. Cockburn
Schouten
par des découvreurs
Ahunui
Beechey
1825
Akamaru
Wilson
1797
Akiaki
Bougainville
1768
Thrum Cap
Amanu
Quiros
1606
Freycinet, Moller
Anaa
Bougainville
1768
Ile de la Chaîne,
Todos los Santos
Anuanuraro
Carteret
1767
Anuanuruga
Apataki
Carteret
1767
1722
Hagemeister
Aratika
Roggeveen
Kotzebue
1824
Carlshov, Kotzebue
Roggeveen
1722
Rurick
Wilson
1797
Arutua
Australes
Tuha'a pae
Bass
Marotiri
Bass
1800
Bellingshausen
Papa iti
Kotzebue
1824
Temiromiro
Bora Bora
Vavau
Roggeveen
1722
San Pedro
Eiao
Ingraham
Ingraham
1791
Freemantle, Knox, Masse,
New York, Roberts.
Faaite
Buyers
1803
Milloradovitch
Fakahina
Kotzebue
1824
Predpriatie
Fakarava
Haval'i
Farea
Bellingshausen
1820
Wittgenstein
Fangatau
Fangataufa
Marupua
Bellingshausen
1820
Araktchev
Beechey
1825
Fatu Hiva
Fatu Huka
Fetuku
Mendana
1595
Cook
1773
Hood, Santa Madalena
Gambier
Wilson
1797
Hao
Quiros
1606
Haraiki
Conversion de San Pablo,
île de l’arc, Bow, île de la Harpe.
Bougainville
Ingraham
Ingraham
1768
Crocker
Hereheretue
navire
Brittomart
1822
Hikueru
Bougainville
Bellingshausen
1768
Melville, St Quentin
1820
Clute, Élisa (?)
Mendana
1595
La Dominica
Cook
1769
Hermosa
Bellingshausen
Fllz-Roy
1820
Osten-Sacken
1835
Vincennes
Hatutu
Hiti
Hiva Oa
Huahine
Katiu
96
Polo
date de
découverte
Hatu iti
Fernand de Magellan (1480-1521) ;
Amérique du Sud, Philippines
probablement du Canada. Plus tard,
l’Orient attira le franciscain Plan Carpin,
les marchands vénitiens comme Marco
découvreur
Aukena
Amerigo Vespucci (1454-1512) :
Amérique centrale
nurent les côtes de l’Islande, du Groenland
et
Kauehi
Atina
1791
1791
Chanal, Hancock,
Langdon, Nexsen
EXPLORATION
nom
autres noms
usuel
polynésiens
découvreur
date de
découverte
par des découvreurs
Ste Élisabeth
autres noms donnés
Kaukura
Aura
Cook
1773
Màiao
Tupuae manu
Wallis
1767
Makatea
Papa tea
Roggeveen
1722
île de la Recréation,
Koutouzov, Philips
Makemo
Buyers
1803
Mangareva
Wilson
1797
Peard
Manihi
Le Maire
1616
île Wilson
Schouten
Manuhangi
Wallis
1767
Maria (Tuamotu)
Prince Henry
Moerenhout
1829
Moerenhout
Maria (Australes)
Gardner
1824
Hull
Marokau
Bougainville
1768
Marquises
Fenua
h^ènana
Islas marquesas de
Don Garcia Hurtado
de Mendoza de Canete,
Francis Drake (1540-1596) : côtes
du Chili, du Pérou, îles de la Sonde
îles d'Émeraude,
îles de la Révolution.
Marutea
Quiros
1606
Furneaux
Marutea sud
Cook
1773
Lord Hood
Mataiva
Bellingshausen
1820
Lazareff
Quiros
1606
Estancelin
Marua
1722
Sir Charles Saunders
Mehetia
Roggeveen
Maitea
Wallis
1767
Moorea
Le Boudoir,
Aimeho, Eimeo
Wallis
1767
île du Duc d'York
Mopelia
Maupihaa
Wallis
1767
Lord Howe
Cary
1832
Weatherhead
1792
Mathiida, Osnaburg
Motane
Mendana
1595
San Pedro
Motu One
Wallis
1767
Ile de Sable,
Motutunga
Napuka
Nengo Nengo
Cook
1773
île des Anguilles, Aventure
Maturei Vavao
Maupiti
Morane
Moruroa
Hiti tau tau
mai, Matea
Osnaburg
Lincoln
Byron
1765
Wallis
1767
Cumberland, De Lostange,
1820
Greg
1820
Nuku Hiva
Bellingshausen
Bellingshausen
Ingraham
1791
Nukutavake
Adams, Baux, Fédéral,
Marchand. Sir Henry Martin
Wallis
1767
île de la reine Charlotte
Nukutepipi
Carteret
1767
Paraoa
Wallis
1767
Pinaki
Wallis
1767
Magellan
1521
San Pablo, Honden
Wilson
1797
Sériés
Gayangos
1774
Niau
Fa’aau
Nihiru
Puka Puka
Mahina
Pukarua
Raevaevae
Vavitu
Haiatea
Havai’i
Prince Guillaume-Henri.
Gloucester
Cook
1769
Isla Princesa
Rangiroa
Le Maire
Schouten
1616
Deans, Nalrsa, Vliegen
Rapa
Vancouver
1792
Raraka
Ireland
1831
île de Wilkes
Raroia
Quiros
1606
Ravahere
Barclay de Tolly
Cook
1769
Reao
Duperrey
1823
Clermont-Tonnerre.
Ile des Lépreux.
Reitoru
Bougainville
1768
Bird
Rekareka
Cook
1769
Rimatara
Bonne Espérance
Henry
1811
Cook
1769
Wallis
1767
Buyers
1803
Cook
1769
Rurutu
Scilly
Fanua ura
Manuae, Putai
Société
(1603-1659) :
Moluques, Philippines, Japon,
Tasmanie, Nouvelle-Zélande, Fidji,
Tonga
islas Carolinas
Uporu
Holt, Yermolov
Tahanea
Boenechea
1774
Tahiti
Tchitchagov
Wallis
1767
Tahuata
Sagittaria (?). Amat. île du roi
Georges Mi, Nouvelle-Cythère.
Mendana
1595
Santa Cristina
FItz Roy
1835
King
taiaro
Abel Tasman
Archipel Bourbon,
Taenga
Tahaa
Jacob Le Maire (1585-1616) :
cap Horn, Tuamotu Nord
Samuel Wallis (1728-1795) : Tahiti,
Wallis
97
EXPORTATION
1
nom
autres noms
usuel
polynésiens
Takapoto
Dura
Takaroa
Teookea
Takaroa
Teookea
date de
découvreur
découverte
Le Maire
Schouten
Le Maire
1616
Schouten
Takume
Quiros
1606
Wilson
1797
Talakoto
Varela
1774
Tauere
Boenechea
1772
Tekokota
Cook
1773
Tematangi
Carteret
1767
Tenararo
Quiros
1606
Temaruga
Tepoto
Quiros
1606
Louis-Antoine de Bougainville
Byron
Bougainville
1765
Tepoto sud
Tetiaroa
Cook
1769
Louisiade
Tikehau
Kotzebue
1816
Roggeveen
1722
Timoe
Wilson
1797
Toau
Cook
1773
Totegegie
Wilson
1797
Voikonski
Augier, Narcisse
Bedford
Élisa (?)
Krusenstern
Élisabeth
Archipel Dangereux, îles de la Déception, îles de la Désolation, le Labyrinthe, îles Lointaines,
Low Archipelago, îles Pernicieuses, îles Russes, îles Soumises, îles Vertes.
Tuamotu Centre : îles Raevsky
Tuamotu Nord : îles Palliser
Nukutepipi... îles du Duc de Gloucester
Napuka et Tepoto : îles du Désappointement
Tuanake
Bellingshausen
1820
Tubuai
Cook
1777
Tupai
Motu iti
Cook
1769
Blake, Franklin, Two Brothers
Tureia
Papahena
Edwards
1791
Carysfort
Ua Huka
Roahonga
Hapu
Ingraham
1791
Massachussets, île du Solide
Ingraham
1791
Adams, Jefferson, Trevennen,
Vahanga
Quiros
1606
Vahiiahi
Bougainville
1768
Vairaatea
Quiros
1606
île d’Egmont
Vanavana
Beechey
1825
Barrow
Ua Pou
à la recherche de nouveaux peuples à évan¬
géliser, soutenus ou envoyés par des souve¬
rains désireux d’accroître leur puissance,
les explorateurs tirèrent profit de nouvelles
techniques de navigation. Ils utilisèrent les
caravelles, plus rapides, plus maniables
grâce au gouvernail d’étambot. La naviga¬
tion en haute mer était également possible
grâce à la *boussole, à r*astrolabe et aux
*cartes dressées dans les ateliers du roi por¬
tugais Henri le Navigateur. Barthélémy
Diaz et Vasco de Gama ouvrirent en 1487
Indes par le cap de
une nouvelle route des
Bonne Espérance tandis que, persuadé
qu’une route plus courte passait par l’ouest,
Christophe Colomb découvrait l’Améri¬
que en 1492. Le premier tour du monde fut
accompli en 1521-1522 par Fernand de
*Magellan et Sébastian *E1 Cano et ensuite
l’intérêt se porta sur une éventuelle route
du nord. Jean Cabot, Jacques Cartier, Wil¬
lem Barents, puis, au XVIP siècle Henry
Hudson et William Baffin explorèrent le
nord
du Canada et de la Russie.
Ces
découvertes eurent pour résultat d’inaugu¬
rer
la politique coloniale française et
anglaise en Amérique du Nord.
L’exploration complète des îles de la
•
1768
Tikei
Tuamotu
George Vancouver (1757-1798) :
Polynésie et côtes Pacifique de
l’Amérique du Nord
Oropaa
par des découvreurs
1616
Taravai
(1729-1811) : Tahiti, Samoa,
autres noms donnés
Marchand ?
Polynésie demanda trois siècles. Encoura¬
gés par le roi d’Espagne Philippe H, les
explorateurs Alvaro de *Mendana (1595)
et Pedro Fernandez de *Quiros (1605)
abordèrent les Marquises et les Tuamotu.
Les Hollandais
se
lancèrent aussi à la
découverte du Pacifique, à partir de leurs
colonies asiatiques : Jacob *Le Maire et
Willem *Schouten reconnurent plusieurs
îles des Tuamotu et des Samoa en 1615 et
1616. Toutefois, les instruments de naviga¬
tion et de cartographie étaient très imprécis
et le bilan des découvertes était .encore
modeste à l’orée des guerres européennes
qui freinèrent les efforts d’exploration
1670 et 1715. Au XVIIP siècle, l’hu¬
manisme scientifique et les progrès de la
entre
construction navale incitèrent à de nou¬
velles expéditions. Jacob *Roggeveen puis
Samuel *Wallis, Louis-Antoine de *Bou-
gainville, James *Cook et Jean-François
de *La Pérouse sillonnèrent le Pacifique,
accompagnés par des hydrographes, des
*naturalistes, des physiciens et des géolo¬
gues. Jules *Dumont d’Urville fut sans
doute le dernier des grands explorateurs à
mener une expédition scientifique en 18371840 : peu à peu, l’attrait des mondes nou-
veaux laissa la
place à la volonté d’annexer
les archipels pour des motifs politiques et
commerciaux. Les rapports entre les explo¬
Polynésiens furent souvent
marqués par des violences. Sans le vouloir,
les navigateurs, tel James Cook, furent la
cause de troubles politiques lorsqu’ils favo¬
rateurs et les
risèrent tel ou tel chef. Ils introduisirent les
tissus, le *fer, les *armes à feu, certains
animaux et plantes inconnus des Polyné¬
siens. Enfin, par leurs écrits, leurs récits, ils
contribuèrent à faire connaître les îles à
l’Europe, développant même un mythe
polynésien par leurs descriptions
enthousiastes.
•
La pénétration
à l’intérieur des conti¬
nents fut l’œuvre du XIX‘= siècle. Elle a été
facilitée par
l’extraordinaire développe¬
ment des moyens de transport (utilisation
de la vapeur, de l’hélice, de l’automobile et
de l’avion), et par l’expansion coloniale,
elle-même sous-tendue par la * Révolution
industrielle. L’Afrique fut explorée par
David Livingstone, René Caillé, Henri
Duveyrier, John Stanley, Pierre Savorgnan de Brazza. La connaissance du conti¬
nent américain progressa grâce au voyage
de Alexandre de Humboldt et l’intérieur de
r* Australie fut reconnu par Edward Eyre,
Stuart et Warburton. Enfin, la conquête
des pôles fut menée au début du XX® siècle.
L’Américain Robert Peary atteignit le pôle
nord en 1909 et en 1911-1912, la conquête
pôle sud suscita un véritable match
l’Anglais Robert Scott et le Norvé¬
gien Roald Amundsen. Ce dernier exploit
ne fut réédité qu’en 1957 par Fuchs, accom¬
pagné par le vainqueur de l’Everest, E.
Hillary.
du
entre
des progrès des sciences et des techniques,
expositions ont eu tendance à se spécia¬
liser dans certains domaines. On vit par
ces
exemple une exposition des Arts Décora¬
tifs à Paris, en 1925, ainsi que des exposi¬
tions sur l’agriculture, l’aviation, la marine,
les transports et communications (à Van¬
nisme... sans
coloniales.
•
Exposition coloniale. L’Angleterre et la
France organisèrent plusieurs expositions
ayant pour thème leur *Empire colonial. Il
s’agissait pour ces deux pays de mieux faire
connaître à leurs ressortissants la variété,
la richesse et la beauté de leurs *colonies,
même temps que d’exalter la puissance
l’œuvre civilisatrice de la *métropole.
Côté français, une première Exposition
en
et
coloniale se déroula à Casablanca en 1915.
Elle fut
suivie, en 1922, de l’Exposition
coloniale de * Marseille, puis, en 1931, de
celle de Paris-Vincennes, tout à fait gran¬
diose, pour laquelle fut créé le célèbre zoo
et construite la réplique du temple
d’Angkor.
Tahiti participa aux expositions de 1922 et
de 1931. En 1922, la colonie envoya des
séries d’agrandissements de photographies
sous le titre “Paysages et Types
polyné¬
siens”, ainsi que quelques toiles du peintre
*Morillot, de nombreux objets de r*artisanat local et divers produits de l’agricul¬
ture (*vanille, *coprah, *café, *coton...).
Les mêmes objets furent représentés à
l’Exposition de Vincennes, en 1931, mais
ils furent rassemblés sous un vaste *fare
polynésien baptisé “Case de Rarahu”, en
souvenir de l’héroïne d’un des romans de
Pierre *Loti. *Gauguin fut aussi à l’hon¬
exposition, nom fém. Action de montrer
neur cette
au
attaché à
public des œuvres d’art, des produits
agricoles ou industriels. Lieu où l’on
expose ces produits. Les expositions de
peinture sont très nombreuses à Tahiti. De
même, à l’instar de la plupart des villes
métropolitaines, *Papeete et *Pirae orga¬
nisent chaque année une foire-exposition.
• Exposition universelle. Si la première
exposition nationale eut lieu à *Paris, en
1798, il fallut attendre 1851 pour voir
^Londres organiser la première véritable
exposition internationale, ou universelle.
Celle-ci fut grandiose, à l’image de la
construction du Crystal Palace, vaste bâti¬
ment de fer et de verre couvrant 74 000 m^.
Les Expositions universelles se multipliè¬
rent
alors, sur des sites aménagés de ma¬
nière originale et spectaculaire, dans une
véritable course au gigantisme où s’affir¬
mait la puissance du pays organisateur.
Paris construisit ainsi la tour Eiffel pour
l’exposition de 1889, les Grand et Petit
Palais pour celle de 1900. Des Expositions
universelles se déroulèrent à Vienne, Bar¬
celone, Londres, dans plusieurs villes amé¬
ricaines.. Au XX® siècle cependant, du fait
.
1986), la mer, les sports, l’urba¬
oublier les expositions
couver en
année-là, où l’on s’est avant tout
perpétuer le mythe de Tahiti-
paradis terrestre...
Autre sens : orientation par rapport à la
lumière
en
particulier.
général, et
soleil
au
en
^
EXTRÊME-ORIENT voir Orient.
EYRAUD (Eugène) (1820-1868). Ce *mis-
catholique arriva à Tahiti en
1863. Il fut envoyé à Die de *Pâques dès
sionnaire
1864 et y effectua un premier séjour de
deux mois seulement au cours desquels il
fut en butte à des persécutions qui faillirent
lui coûter la vie. Il y revint en 1866 avec le
père Roussel et trois catéchistes de Mangareva. Le frère Eyraud devait s’éteindre en
1868 après que les sept derniers païens se
soient convertis au *catholicisme. Sur sa
tombe, près de l’église de Hangaroa, une
épitaphe résume sa vie : «L’île de Pâques au
frère Eugène Eyraud qui, d’ouvrier méca¬
nicien, devint ouvrier de Dieu et en fit la
conquête pour Jésus-Christ».
FAAA. En tahitien : “l’endroit où l’on
chauffe, où l’on fait du feu”. Cet ancien
*district a porté d’autres noms ; Tefana ia
Hurai ou Tetaha.
Il ne semble pas avoir joué un rôle aussi
que ceux de Punaauia ou
Papara dont les grands chefs ont marqué
l’histoire de Tahiti. On y relève quelques
combats au printemps 1844 entre un déta¬
chement venu de Papeete et des troupes
rebelles à la présence française, originaires
de Punaauia et de Moorea. Longtemps
dirigé par le *tâvana Ernest *Aubry, Faaa
gardait encore un caractère rural à la fin de
important
la 2^ Guerre mondiale.
La construction de r*aéroport internatio¬
nal en 1960-1961 engendra un bouleverse¬
ment géographique et
Elle
entraîna
la
économique majeur.
création de centaines
d’emplois et la construction de deux grands
hôtels : l’Hôtel Tahiti et le Beachcomber.
Commune de Faaa ;
principaux quartiers
et bâtiments pubiics.
résidentielle qui accueille
population très diverse d’ouvriers,
d’artisans, d’employés et de fonctionnaires
pour laquelle plusieurs *lotissements ont
été aménagés, mais qui se sont vite avérés
une
commune
une
insuffisants : lotissement de la Socredo à
L’afflux des migrants des îles, attirés par
les activités salariées de la base arrière du
*Centre d’Expérimentation du Pacifique,
acheva de faire de Faaa une *banlieue de
*Pamatai, lotissements Heiri et Oremu par
exemple. L’absence de centre offrant les
Papeete, constituée en commune en 1965.
De 2 657 habitants en 1956, la population
est passée à 6 678 hab. en 1967 et à 21 927
en 1983. Cet accroissement très rapide et
anarchique explique les difficultés d’ap¬
provisionnement en eau et d’évacuation
des déchets ainsi que la présence de nom¬
vers
breux îlots d’habitat insalubre. Faaa est
services habituels d’une ville implique des
migrations quotidiennes très importantes
Papeete. La *route de ceinture lon¬
geant la petite zone industrielle de * Auae et
l’aéroport a été doublée par la route des
collines, autoroute urbaine qui sinue entre
les quartiers résidentiels, le collège et les
vastes terrains militaires.
entrepôts industriels
et commerciaux
laboratoire
de géophysique
vers
100
le Mt Marau
FAAHIA
fa’a’amu. Terme polynésien qui signifie
nourrir et adopter et qui qualifie l’enfant
adopté. L’*adoption d’un enfant est une
pratique courante et traditionnelle en Poly¬
nésie, mais elle n’est pas reconnue par les
lois métropolitaines. D’après C. Weinmann,
«l’enfant adopté peut être “retenu” avant la
naissance : la maman donne sans hésita¬
tion son petit à une voisine ou à une amie
qui désire cet enfant». En milieu tradition¬
nel, on adopte plutôt des membres de la
famille étendue, et pas toujours des
nouveaux-nés, sans que cela pose de pro¬
blèmes matériels ou psychologiques parti¬
culiers. «Dans nombre de
cas,
l’enfant
placement de l’hôtel Bail Hai de *Fare à
*Huahine.
Des vestiges archéologiques y furent décou¬
des travaux d’aménagement de
l’hôtel, en 1972. Entre 1973 et 1984, Y.H.
*Sinoto du *Bishop Muséum d’Hawaï mit
au jour de très nombreux
vestiges, entre
autres d’innombrables pièces de bois
(planches de *pirogues, *pagaies, *écopes,
*’umete, morceaux de poteaux ou de
piquets, manches d’*herminettes...), le tout
bien conservé par l’eau de la lentille d’eau
douce, à l’abri de l’air, et daté entre 850 et
1100 après J.-C. Il s’agit des plus anciens
vestiges connus jusqu’à présent dans les îles
verts lors
adopté reste en relations avec son ancienne
famille et peut même y faire des séjours
plus ou moins longs... cela ne le trouble en
rien. Il a deux pères et deux mères, voilà
Depuis 1983, le Département d’Archéologie du Territoire poursuit un travail
“papa” et “maman”» (“L’enfant à Tahiti”).
de combustion (pierres chauffées, os brû¬
tout,
et
Dans
la
les appellera indifféremment
société traditionnelle,
l’enfant
fa’a'amu avait les mêmes droits et devoirs
que l’enfant naturel.
►
fa’a’amu. Epeu tumu te lavai (’oia ho’i te
fa’a’amura'a tamari'i) na te ma’ohi mai muta'a
ma ra
’e tae roa mai a i teie mahana. E riro
ma ho'i te
tamari’i lavai mai te tamari’i fânau
ra ihoâle huru. I roto noa iho ra i te feti’i ’e te
feti’i e tupu rahi ai teie peu. E ravera’a ’e atu la
tepapa’a, inaha na te ha’avara’a roa e fa’aoti i
taua ’ohipa ra i mûri a’e i te tahi litorotorora'a
maoro i te pae o te metua fânau ’e tô te pae
metuafa’a’amu. ’la oti ho’i i te ha’avahia e riro
roa
de la Société.
d’études des structures d’*habitat sur ce
même site, notamment à partir de vestiges
lés...) et de restes alimentaires (poissons,
tortues, noix de coco) et d’outils de nacre
liés aux préparations des aliments (*râpes
à coco, *grattoirs...).
Ce site sera une référence pour la connais¬
époque reculée qui a vraisem¬
blablement vu l’arrivée des premiers habi¬
sance d’une
tants sur nie de
Huahine.
ïa te tamari’i ’ei tamari’i ’itehia e tona
metua
’api ’e ’e taui-roa-ato ’a hia tonapa ’era ’a,
’oia ho’i to tona ’ia metua fa’a’amu tona i’oa
tivira ’api. Te riro nei te huru fa’a’amu a te
mâ’ohi ’ei tumu fifi i te taime fatura ’a faufa ’a a
fa’a’amu i pohe. Inaha ho’i, ’aita le
efari’i ra i te tamari’ifa’a’amu-ma’ohinoa-hia ’ia o atu i roto i te faufa ’a o te metua
fa’a’amu. ’Ei tamari’i ’ite-roa-hia ra ’e te ha’a¬
te metua
ture
vara’a, e ti’a ai.
fa’a’apu. On appelle ainsi en Polynésie
toute parcelle cultivée, qu’elle soit consa¬
crée aux produits vivriers “traditionnels”,
aux cultures maraîchères ou à une
spécula¬
tion comme la *vanille {fa’a’apu vanira).
Une cocoteraie n’est pas un fa’a’apu, dans
préparation d'un fa’a’apu
fa’aineinera’a i te ho’e fa’a’apu
travaux archéologiques sur ie site
de Faahia
paherura’a ta’oa fahito i ni’a i te
fenua nôFa’ahia
la mesure où le ramassage des noix de coco
peut être assimilé
*cueillette.
►
à
une
activité de
fa’a’apu. Te ho'ëfenua tei tanuhia te ma’a i
ni’a iho e parauhia e fa’a’apu. ’Ei hi’ora’a: hô’ë
fenua e taro tei tanuhia i ni’a iho, e parauhia e
fa’a’apu taro, ia tanuhia te mereni i ni’a i le
ho’e fenua, e parauhia e fa’a’apu mereni, ’oia
ato’a te painapo ia tanuhia te tiare, e fa’a’apu
_
tiare.
Nô te ha ’ari e tanuhia te ha ’ari e parauhia ra te
reira fenua tei ’i i te ha’ari, e uru ha’ari.
Mai te
reira ato ’a te fenua i tanuhia te taofe e uru
taofe ato ’a.
FAAHIA. *Site archéologique. Les terres
de *Vaitootia et Laahia sont situées à l’em¬
101
FAAITE
FAAITE. *Atoll des *Tuamotu du Centre
situé par I6°50’sud et 145°15’ouest. L^le
fut découverte en 1803 par le capitaine
John Buyers du navire anglais Margaret.
Faaite fait partie de la commune d’*Anaa
et comptait
185 hab. en 1983. La popula¬
tion vit essentiellement du *coprah et de la
*pêche ; elle a livré 34,3 tonnes de poisson
aux goélettes tahitiennes en 1986.
Au cours du mois de septembre 1987, Hle
fut le théâtre d’un drame de la folie collec¬
tive au cours duquel une partie de la popu¬
lation immola six
villageois par le feu.
L’explication qui a été donnée de l’événe¬
ment met en cause la superstition et le fana¬
tisme d’un groupe religieux déviant.
Faaite
"■«s.
^POPOTIARE
OKOREAi;,_
okeüV'^Ma,,'AO
PARETAKET^f.
KOTIMl!^
(rilk
EATOTE
■^^TO
.KAROttA
MAKAROllARO
oteçHjgA
facteur, nom masc. Élément qui produit
ou
conditionne quelque chose.
• facteur de
*production. Dans le langage
des économistes, les facteurs de production
sont les *ressources et les moyens que l’en¬
treprise emploie pour réaliser sa produc¬
*Main-d’œuvre, équipements, res¬
sources naturelles, capitaux et savoir-faire
sont associés dans des proportions
qui
tion.
permettent une fabrication
au
moindre
coût. La combinaison des facteurs de pro¬
duction
dépend du prix des ressources.
Ainsi, dans un pays où la main-d’œuvre est
abondante et peu coûteuse, l’entrepreneur
utilise plus de facteur travail et moins
d’équipements.
En Polynésie, le développement industriel
est entravé par la rareté de deux facteurs de
production : les ressources minières et éner¬
gétiques ainsi que la main-d’œuvre
qualifiée.
Autres sens : préposé à la distribution du
courrier; élément d’un produit
mathématique.
F.A.D.I.P. voir Fonds d’Aide au Départ
vers
FAANUI. Grande famille des îles Sous-leVent dont furent issus les *Tapoa, grands
chefs de *Bora Bora. En 1832, une querelle
dynastique opposa violemment les Faanui
de Tapoall aux *Opoa, confédération
menée par *Tamatoa, grand chef de Raiatea. La secte *Mamaia apporta son soutien
aux Faanui qui défendaient les valeurs tra¬
ditionnelles face aux novateurs chrétiens.
La bataille de 1832 marqua
parti Faanui.
le déclin du
• Le nom est
.102
sont donc comestibles). C’est un plat déli¬
cieux préparé avec du poulet et du lait de
coco, ou encore en
farce à l’intérieur du
au *four
petit cocbon de lait cuit
polynésien.
►
fafa. E pota le tahi i'oa F alu o teie ma'a
ma’ohi tumu, no rolo mai i te fâfâri’i 'api o le
tara (’oia ho'i te rau'ere ri'i
’api). I teie tau, ’ua
FAAONE. Ancien *district constituant
fâfaru. Préparation culinaire polynésienne
de *Toahotu sur la côte nord-ouest de la
de mer
hâmanira'a o te fâtaru :i'a tutauhia’i
rolo i te miti tahatai 'e ’o te vaiiho
hia i roto i le hue
les jeunes feuilles et les jeunes tiges de *taro
finement hachées (toutes les parties du tara
moa, te
FAAREI (Mt). Tahiti. Culminant à 144 m
d’altitude, cette *colline domine le district
fermenté dans une caiebasse d’eau
fàfâ. *Épinards polynésiens constitués par
également porté par une baie
et un village de la côte nord-ouest de Bora
Bora. On y recensait 652 habitants en 1983.
aujourd’hui une section de commune de
*Taiarapu-Est à Tahiti. Faaone s’étend de
l’agglomération de *Taravao jusqu’à la
limite sud du district de Hitiaa et englobe
deux grandes vallées orientées ouest-est :
celles des rivières Manuaura et Papeiha.
Faaone compte 828 habitants ( 1983), prin¬
cipalement des petits agriculteurs, des éle¬
veurs ainsi que des employés rejoignant
quotidiennement leur lieu de travail à
Papeete.
préparation du fâtaru : poisson cru
les Iles de Polynésie.
presqu’île de *Taiarapu. Il s’agit d’une
forme volcanique remarquable, un cône de
*tufs bréchiques semblable à un petit vol¬
can posé sur le
plateau de *Taravao.
Voir aussi : volcanisme.
rau te huru o tona
twmra’a, te vai nei tejafâ
jafâpua'a ’e ’aore rapu'aatoro miti. E
fàfâ taha’ari noa.
mea au roa ato 'a te
qui consiste à couper du poisson en petits
morceaux et à le laisser mariner et fermen¬
ter dans un *hue rempli d’eau de mer pen¬
une journée au moins.
L’eau est
renouvelée régulièrement et le poisson reste
dant
comestible, mais il dégage une odeur carac¬
téristique qui a pu faire écrire à J.-M.
Loursin que «vous n’êtes véritablement
Tahitien que lorsque vous pouvez manger
le fâfaru sans vous boucher le nez»
(“Tahiti”).
►
fafaru. E pape teie mea ha’ama'arohia i roto
ionei i te hue e aore ia i te 'a ’ano no te hamani i
te i’a hu’e, i teie ra mahana,
eparauhia te i’a
hue e fafaru.
Teie tona ravera'a: 'ei pape miti
tatahi, 'ei hu’ahu’a i'a ota, e aore ra ’ei ’oura
aore ra ’ei vana, e tu’u i roto i teie hue miti
tatahi, ia roa’a e 3 ’e 5 mahana ua hau’a, e
fa’aru’e te reira miti, e tito te miti ’api i reira,
’ua ineine no te hamani i te i’a hue ’oia te
fafaru. Teie ta te ta ’ata ra ’o J. M. Loursin i
FAKAHINA
papa ’i : "e ta 'ata tahiti mauoe, mai te peu e, ia
amu ’oe i te fafaru, ’e’ita’oe e oroi i to oe ihu"
(Tahiti).
forme de *fermage ou de *métayage, on
parle de faire-valoir indirect. 11 arrive sou¬
vent que le même exploitant soit proprié¬
taire pour une part et locataire pour une
PAIE. *District de la côte est de *Huahine
Nui. Le village qui porte le même nom est
situé au fond d’une *baie protégée de la
autre : on parle alors de mode mixte.
Autre sens : personne ou objet qui met
quelqu’un ou quelque chose en valeur.
houle du
large par les *motu Mahare et
Vavara. Paie (295 hab. en 1983) se trouve
aussi au débouché de larges vallées où l’on
pratiquait encore beaucoup la culture de la
*vanille dans les années 1960.
D’après J.-F. Baré (“Huahine”), la créa¬
village «date probablement du
début du XX'= siècle ; c’est alors que s’y
rassemblèrent des familles originaires du
tion du
district de Maroc ou de Maeva». Avant
l’arrivée des Européens, Paie fut le centre
politique de Huahine : les chefs de Hle rési¬
daient au lieu-dit Arure qui se trouve à
l’entrée de la baie.
compartiments de l’écorce terrestre glis¬
sent l’un contre l’autre, un *escarpement de
ligne de faille peut apparaître.
Les îles hautes de Polynésie sont hachées
de failles car elles sont soumises à des mou¬
très
d’enfoncement.
lents,
l’Est, situé par 140°08’ ouest et 15°58’
sud. Fakahina fait partie de la commune de
*Fangatau. L’île fut découverte en 1824
par Otto von *Kotzebue qui l’appela Priedpriatie. Elle connut plus tard des événe¬
ments dramatiques : pour avoir assassiné
une délégation envoyée
par Paiore, grand
chef d’Anaa, la population fut livrée aux
exactions des 300 hommes d’une expédi¬
tion punitive organisée en 1860 par le
*gouverneur de Tahiti. Six habitants
furent tués et 20 autres arrêtés.
faille, nom fém. Fracture d’une ou plu¬
sieurs couches géologiques. Lorsque deux
vements,
|FÂKAHINA|
Petit *atoll des *Tuamotu
de
de
bascule
ou
Voir aussi : plaque lithosphérique.
Autre sens : défaut entraînant un affaiblis¬
En 1870, le R.P. *Montiton évangélisa la
population et fit édifier un village, mais, au
début du XX^ siècle, une partie des habi¬
tants dut émigrer sous la direction du colon
Henri *Bodin et du R.P. Audran, pour
planter et exploiter les *cocoteraies de
*Puka Puka. La population s’élevait à 150
habitants en 1850, mais elle n’était que de
148 hab. en 1956 et de 86 en 1983.
Elle vit
aujourd’hui de l’exploitation du
*coprah. Son aérodrome est desservi une
fois par mois.
sement : une faille dans un raisonnement.
Hom. : faille (nom fém.) : tissu de soie.
Fakahina
faillite, nom fém. Situation d’un entrepre¬
neur qui ne peut plus payer ses dettes car
ses affaires périclitent. S’il ne trouve pas
Pointe PUKARAHI
TARIONE (village)
d’aide financière, il doit déposer son *bilan
et le *tribunal de commerce l’oblige à ven¬
dre les *actifs de son entreprise.
L’argent
récupéré servira à indemniser ses créan¬
ciers. Dans un sens général, ce terme signi¬
fie l’échec complet d’une entreprise.
• Plusieurs faillites
d’entreprises ont mar¬
qué l’histoire de l’économie polynésienne :
celle de la société commerciale *Kong Ah
dans les années 1930, par exemple. Plus
récemment, les déboires de la société Enerpol ont pu remettre temporairement en
question l’extension des équipements éner¬
gétiques de TahHi. La faillite de la société
Vaitaitai a laissé l’hôtel Hyatt de Bora
f
0
'
1
10 km
140°10
marae
de Fakahina
Bora inachevé en 1986, soit le tiers de la
capacité hôtelière de cette île.
faire-valoir, nom masc. invar. Le mode de
faire-valoir exprime le rapport qui existe
entre la ^propriété de la terre et son exploi¬
tation (le “faire-valoir”). Lorsque le pro¬
priétaire cultive lui-même sa terre, on parle
de faire-valoir direct. Lorsque le proprié¬
taire loue
sa
terre à un
exploitant, sous
103
FAKARAVA
FAKARAVA. *AtolI des *Tuamotu du
Centre, le deuxième par sa superficie après
*Rangiroa. Allongé du nord-ouest au sudest, son lagon s’étend sur 56 km de lon¬
gueur et sur une largeur moyenne de
20 km. Le village-centre de Rotoava, à l’ex¬
trémité nord-est de l’atoll, est situé par
145°37’ouestet 16°04’sud. D’aprèsTeuira
*Henry, Hle fut appelée autrefois *Havaiki
et aurait été partagée en deux districts;
Tetamanu
et
Teahatea.
Fakarava
fut
découverte par *Bellingshausen en
1820,
puis évangélisée par le R. P. * Laval en
1849. D’après le R.P. Hodée (“Tahiti 18341984”), c’est ici que «la première église [fut]
bénite le 28 mars 1850». L’*administrateur
civil des Tuamotu y résida à la fin du XIX'=
siècle et l’on tenta de faire de cette île un
*chef-lieu des Tuamotu.
Aujourd’hui, Fakarava est le chef-lieu
d’une commune qui comprend *Kauehi et
église de Fakarava
*Niau. L’île compte 224 habitants (1983)
vivant de l’exploitation du *coprah et de
Falcata,
nom
masc.
Albizzia falcata.
Grand Arbre de la famille des Légumi¬
neuses. Il est très utilisé pour les *reboisements
contre
destinés à retenir le sol et à lutter
l’érosion. Par ailleurs, le Falcata,
comme
les autres Légumineuses, possède
des nodosités racinaires qui enrichissent le
sol en azote et le rendent plus fertile. Son
bois, tendre et léger, est utilisé en menuise¬
rie d’intérieur. En Polynésie, les forêts de
Falcatas couvrent plus de 2300 hectares
dont plus de la moitié aux îles Sousle-Vent.
►
falcata. E i'oa papa'a teie no te tahi huru ra’au
marumaru
ifa’ao-’api-hia mai i tefenua nei. E
Albizzia falcata tôna i'oapapa’â. Erâ'au tupu
maita ’i i ni'a i te 'aivi, ’e e ha ’amaita ’i ato'a ho ’i
i te repo fenua i reira ’oia e tupu ai. ’Ua tanuhaere-hia ta nâ ni'a i te mau 'aivi no Tahiti nei
’e nâ te mau fenua mou'a. ‘Ua hau i te piti
tauatini ’e toru hanere ta fenua
'aivi no te pae
Raro mata'i ma i tanuhia i te falcata. E ra’au
tano ato ’a ho ’i nô te
’ohipa tarai va’a.
l’élevage des *nacres.
bosquet de Falcatas
TEHETONE
TOREA
passe GARUAE
,
Fakarava
,
,
Rotoava
KINEKITARO
KIRIA
A
«
~
HURIARAU
PIPiTAMARAHI
A
TEPUTAHEGEA
JKAUKURAROA
^
MARUKU
KOTAHA
‘ *
OUTUKAIGA
,
OPIHA
TIKETIKE
TERUKI
■
PAMANINI '
TAPIRI
'
KUO KUO
'
TETAMANU
passe TUMAKOHUA
falaise, nom fém. Talus non couvert de
végétation, dont la pente est très forte,
proche de la verticale. Les falaises sont des
formes d’*érosion le plus souvent situées
sur
les *littoraux. Les falaises de craie
d’Étretat (Normandie) atteignent 90 m de
hauteur, mais celle de Umehili Point, dans
l’île de Molokai (Hawaï), s’élèvent jusqu’à
1005 m au-dessus de l’océan.
•
De nombreuses falaises bordent les îles
hautes (Marquises...). Ce sont des falaises vi¬
ves, comme au *Pari et au *Taharaa (Tahiti).
Celles dont la base est protégée de l’érosion
marine par une plaine sont dites falaises
mortes : une falaise morte domine la plaine
côtière à l’ouest de Tahiti, de Punaauia à
Paea.
104
famille, nom fém. Groupe humain com¬
prenant le père, la mère et leurs *enfants.
Par extension, ensemble du même sang:
grands-parents, parents, frères, soeurs,
neveux, cousins...
• La notion de famille était comprise au
sens large dans la Polynésie ancienne. «Il
n’existait qu’un seul terme pour désigner
membres d’une famille du même
échelon généalogique. Un cousin est donc
tous les
appelé frère, une cousine est appelée sœur
fait pas de distinction entre ses
propres enfants et ceux de ses frères,
sœurs, cousins, cousines» (B. Danielsson:
“Tahiti autrefois”). La solidarité familiale
jouait aussi lorsqu’un fils venait de se
marier: les jeunes époux étaient accueillis
dans la maison paternelle du jeune homme
et pouvaient s’installer auprès des parents
ou à proximité immédiate.
et on ne
Les
relations
familiales
étaient
donc
étroites, et lorsqu’on devait décider de
questions importantes, on rassemblait tous
les *feti’i pour en délibérer. A l’intérieur de
cette famille élargie, et unie, l’enfant évo¬
luait très librement et, passant des mains
d’une *femme à l’autre, ne s’attachait pas
plus à ses parents géniteurs qu’à ses parents
nourriciers. La tradition du *fa’a’amu au
PARA
sein de la famille élargie prend ses racines
dans cette conception. Il existait néan¬
(7-1859). Chef tahitien de
♦Taiarapu. Sa destitution par ♦Pômare
FANAUE
moins une inégalité au sein du groupe, les
femmes étant considérées comme infé¬
server un
rieures et impures.
♦Vairao. Dès 1843, il se montra très hostile
Aujourd’hui, les liens entre fëti’i sont tou¬
jours étroits, mais la famille nucléaire
(parents et enfants) domine largement. Le
salariat et la vie dans un cadre urbain
l’amènent à préserver de plus en plus son
indépendance. La mère de famille a d’autre
part acquis une plus grande autorité et,
beaucoup plus que le père, se révèle un
élément équilibrant pour le foyer.
Voir aussi : adolescence, homme, parenté.
• Grande division employée en *botanique
et en *zoologie pour regrouper des *genres
ayant certains traits communs. Les familles
sont parfois réunies en super-familles qui
font elles-mêmes partie d’un *ordre. Ainsi,
le *mape appartient à la famille des Papilionacées et à la super-famille des
Légumineuses.
►
feti’i, utuafare. I roto i te hi’ora’a ajepapa'a^
te metua ’e te mau tamari’i (te papa, te marna,
te tamari'i). Tâte mâ’ohi, 'o te hô’ëpupu
_
Vahiné IV n’empêcha pas Fanaue de con¬
grand ascendant sur le district de
aux Français et rejoignit les *insurgés. Il
participa au combat de ♦Mahaena, puis
rejoignit le camp de la ♦Papenoo. Il ne se
rendit que le
janvier 1847. Grâce à l’in¬
tervention du ♦régent ♦Paraita, il fut
nommé chef de Mahaena, mais laissa ces
fonctions à sa fille Roura, qui avait égale¬
ment
participé à la ♦guerre franco-
tahitienne.
FANGATAU. ♦Atoll des ♦Tuamotu de
l’Est, situé par 140°5r ouest et 15°50’ sud.
Cette île fut découverte par ♦Bellingshausen en
1820. Elle est aujourd’hui le ♦chef-
lieu d’une commune qui englobe ♦Faka-
hina. Sa population (165 hab. en 1983) vit
de la récolte du ♦coprah. *Air Tahiti des¬
sert son aérodrome une fois par mois, mais
le trafic ne s’est élevé qu’à 294 passagers en
1986.
ta’ata nôroto mai i te ’ôpühôënôreira tei
roto te mau tupuna
’e ’oia ato’a te metua, te
tamari’i ’e te mau fëti’i tapiri mai i roto i te
tôt O
Fangatau
’e ’oia ato’a te mau hoa, te tamari’i
fa’a’amu. ’Aita roa e ta’a’era’a i te tua’ane ’ôpü
hôë ’e te tua’ane ’opu fëti’i, mai te reira ato’a i
te tuahine, na reira ato ’a i te pae no te mau
TEANA (village)
tamari’i (tamari’i fânau, tamari’i fa’a’amu) e o
ihoâ ’oia i roto i te tai’o mai te huru e, e teina
’e ’aore ia e tua ’ana o tei fânauhia e na metua
15-50'
fa’a’amu. I teie mahana, ia au i te orara’a o
teie tau, te ha’amata ra, te ta’ata ma’ohi e taui
i.târâtou hi’ora’a, e tipe’e i ta tepapa’â. Te
moni i roto i te orara’a o te ’oire i te tau ’api
nei te tumu nô ie reira. Te metua vahiné i teie
—I
10 km
anotau, te tahi tumu papu no te niu o te
utuafare ë te noa’a ra iana te tahi ti’amara’a
tana i ’ore e fana ’o i te matamua.
FANGATATJFA. ♦Atoll des ♦Tuamotu
du Sud, situé par 138°45’ ouest et 22°15’
famine, nom fém. Grave manque de nour¬
riture qui frappe une population entière.
U ne famine est souvent liée à une guerre ou
à une importante perturbation du climat :
♦sécheresse, inondations, gel... La famine
consécutive à la 2"= Guerre mondiale fit 1,5
million de morts en U.R.S.S., lasécheresse
du Sahel entraîna la mort de centaines de
1965 et 1970.
Aujourd’hui, les régions toujours sujettes à
des famines sont le Bangladesh, le Sahel et
milliers de personnes entre
le nord-est du Brésil.
•
La
Polynésie française et le reste de
l’Océanie sont à l’abri de tels fléaux, mais
ce ne fut pas
toujours le cas. Autrefois, des
îles ont pu souffrir de famines ponctuelles
après des cyclones ou à la suite de guerres
longues et violentes. La mythologie poly¬
nésienne relate parfois des événements qui
se produisirent lors de famines : ainsi la
♦légende de l’^arbre à pain ou celle du
♦cocotier.
sud et qui se trouve sur le même alignement
géologique que Pitcairn, les Gambier et
Moruroa. Fangataufa fut découverte par
Beechey en 1826. Cette île domaniale, épi¬
sodiquement habitée au XX'’ siècle, fut
cédée gratuitement à l’État français en
février 1964 après un vote de la Commis¬
sion permanente de l’Assemblée
territoriale.
De 1966 à 1975, le ♦Centre d’Expérimentation du Pacifique utilisa Fangataufa pour
réaliser des essais nucléaires. C’est audessus de cet atoll que, le 24 août 1968, les
techniciens firent exploser la première
♦bombe thermonucléaire française. Plu¬
sieurs essais souterrains y furent réalisés en
1974 et 1975. Depuis, lîle a été abandonnée
et ne porte plus que quelques vestiges de
passée : piste d’aviation, passe
aménagée et abris bétonnés pour les appa¬
reils enregistreurs.
l’activité
fara voir Pandanus.
marae
à Fangatau
105
sol, détail que l’on re¬
Mangareva (Gambier). Aux
Tuamotu, le fare était bas, aux extrémités
arrondies avec un toit descendant jusqu’au
fare. Terme polynésien qui signifie mai¬
son. Aux Marquises: fa'e. Autrefois, les
fare étaient construits en matériaux péris¬
sables (bois, bambou, palmes) aussi n’en
subsiste-t-il que quelques vestiges : des
*plates-formes, *pavages, foyers et trous
de poteaux. Les dessins et les descriptions
cendant jusqu’au
sont les meilleurs documents sur r*habitat
traditionnel. On peut opposer les huttes,
maisons de feuillage, souvent temporaires,
maine était parfois offerte en sacrifice.
•fare fini atua : sorte d’arche contenant les
objets du culte, notamment les *to'o, et
fare plus grands, plus solides, aux toits
Entre-temps elle était rangée dans le fare ia
laissés au XVIIL siècle par les Européens
à la toiture médiocre (fare para ou fare rau)
aux
étanches d’un habitat stable et fonctionnel.
Au XVIIL siècle, dans un espace d’habita¬
trouvait des fare à fonctions
diverses '.fare ta ’oto pourdormir,yare tutu
tion,
on
pour cuisiner,/arc
tamâ’ara’a pour man¬
ger, sans compter les annexes : petit atelier
la fabrication du *tapa, hangar à
*pirogue (farau va’a, farau pohi), abris à
cochons. La construction des fare était un
art pratiqué par des experts {*tahu'a) qui
pour
recrutaient des ouvriers. Le travail était
collectif. Il était accompagné de prières et
de la surveillance des présages, interprétés
des signes d’échec ou de succès de
comme
la construction.
fare hau pape : il était construit sur un
plan rectangulaire avec deux rangées de
poteaux latéraux et une rangée de poteaux
centraux, soutenant la charpente d’un toit
à pente double. Les poteaux étaient en
tronc de cocotier ou d’arbre à pain ; les
éléments de la charpente et les chevrons
{*aho) étaient en pUrau. Pürau et bambou
•
servaient aussi à la confection des cloisons
extérieures. Les assemblages se faisaient
par pièces emboîtées et ligaturées (écorce
de pürau ou *nape). La couverture de la
toiture était faite en tuiles de feuilles de
cocotier (*ni’àu) ou de pandanus (fara).
•
fare pote’e: il avait la même structure
que le fare hau pape auquel on ajoutait une
abside à chaque extrémité, ce qui donnait,
finalement, un plan ovale à la maison. Les
grandes maisons {fare manihini d’accueil,
fare *ari’i ou *arioi) étaient souvent de ce
type. S. *Wallis décrit une maison d’hôtes
(fare manihini) à Matavai de 100 m de long
sur 13 m de large, avec 14 poteaux cen¬
traux
de
5 m
de
latéraux.
haut
et
39
poteaux
Marquises, les poteaux centraux et
de façade d’un fa’e étaient parfois
décorés. Des piliers d’habitation de chefs
étaient ornés de motifs géométriques et
parfois anthropomorphes.
• fare taupe’e: aux îles Sous-le-Vent, ce
fare était caractérisé par l’existence d’un
plancher et d’une avancée à l’une des
Aux
ceux
extrémités formant une sorte de véranda
avec un
toit adapté.
Suivant les îles, des particularités locales
apparaissaient. Le fa’e marquisien était
sur une plate-forme {*paepae)
construit
avec
l’un des versants du double toit des¬
trouve
à
sol, ressemblant à une hutte.
• fare ia manaha: maison des *prêtres et
gardiens de *marae, construite en bambou.
Lors de sa construction, une victime hu¬
sortie lors des cérémonies
sur
le marae.
manaha.
fare tüpâpa’u: maison où on *embaumait le corps des morts de rang supérieur.
Différentes plates-formes en bois {*fata
•
tüpâpa’u), intérieures ou extérieures, ser¬
vaient à exposer le corps du mort.
•fare va’a a te atua : vaste hangar destiné à
abriter la pirogue sacrée du dieu sur les
marae “nationaux”. Cette pirogue était uti¬
lisée, par exemple, lors des déplacements
du fare atua.
• fare ni’au: ce terme désigne un fare
construit avec des matériaux végétaux tra¬
ditionnels, bien que le ni’au au sens strict
indique seulement une couverture faite de
palmes de cocotier tressées. On emploie
aussi les feuilles de pandanus (fare rau
oro).
• fare putuputura’a: maison de rassem¬
blement des fidèles des Églises chrétiennes
de Polynésie. Chaque district possède, près
de son temple ou de son église, un fare
putuputura’a où se réunit le groupe de
*paroisse (pupu) pour l’étude de la Bible et
les répétitions de chants. Ces fare, encore
appelés fare *amuira’a, jouent un rôle
social important en Polynésie.
• Fare
Vana’a voir Académie tahitienne.
fare vanira: nom donné aux maisons
construites en bois d’Oregon à partir des
•
années 1880 dans les îles de la Société. C’est
grâce aux bénéfices élevés qu’offrait la cul¬
ture de la *vanille (vanira) que de nom¬
breux Polynésiens purent se faire cons¬
truire ce fare très typique avec sa véranda,
ses moulures et sa balustrade de
bois blanc.
Quelques-unes de ces maisons, dites par¬
fois “coloniales”-peuvent être encore obser¬
vées à Tahiti (Hitiaa, Mataiea) et à
Moorea.
fare. / te matamua, e mau tauiha’a ma’ohi noa
ihoa te ravehia no te hamanira'a fare : te pou
(e lumu ha’ari, e mara. e ’uru) no tepapa’i ’e
te ha ’apihara ’a (e purau pati’a, epeue rara’a, e
’ofe rara’a), no te tafare (le tapo’i) e ni’au (e
raufara patiahia ’ei rauoro), ’e taura more ’e
te taura ta’amu. Tefeiâaravihi i
’ohipa hamanifare, e parauhia râtou e mau
tahu’afare, na ratou e ma'iti i te ta’ata rave
’ohipa no te tauturura’a i te ’ohipa no te
hamani fare. Maoti te mau hoho ’a pëni a te
papa ’a no te 18 o te tenetere tei riro ’ei mau
hi’ora’apapu ’e te ta’a maita’i i ’ite ai tôteie
aore ra e nape
te
tau i te huru no te mau nohora’a o to tatou hui
tupuna i tahito.
FARE
Fare. 1. Fare va’a
(abri à pirogue).
2. Fare Uni atua. 3. Fare ia
manaha, lare Uni atua et fare va'a
du marae de Taputapuatea
(Raiatea) (dessin de G. Tobin).
Dépouiile morteile du chef Tee
exposée dans un fare tupapa'u
(dessin de J. Webber, 1774).
4.
5. Habitation d’un chef de Tahiti
(dessin de S. Parkinson, 1769).
107
FARE
Fare. 1. Fare putuputura'a à
Raiatea. 2. Maison marquisienne
sur paepae (dessin de W. Gordon).
3. Fare ni'au des îles Sous-ie-Venl.
4. Fare pote'e aux murs de
bambou et toit de pandanus.
5. Fare taupe’e à Huahine.
6. Habitation à Napuka vers 1930.
7. Couverture d'un fare aux
Tuamotu. 8. Fare vanira.
108
FARE TONY
E’ere tô ratou mau fare mai to leie tau, e
fa ’anahora 'a ’e roa ta ratou ’e te ta 'a maita ’i,
’aita te hui tupuna e ’amui na i roto i te fare
hô'ëi tepae no te orara’a. Efa'ata'a maita’i
ratou te vahi ta'otora'a: e fare ta’oto, te vâhi
tamâ'ara’a : e fare tama’ara’a, e vahi ravera’a
mâ’a: e fare tutu, te vâhi vaira’a (va’a, pahi) e
farau va 'a, e farau pahi. Te ’ite ra ia tatou i te
huru o te fa'anahonahora’a a to tatou hui
tupuna. Teie te tahi mau i’oafare, ia au i to
ratou mau hamaunira’a.
Te fare haupape: e fare roa, tapo'i pae piti, e
’ana 'ira ’a pou tâ ropu i roto i te fare no te turu
i te tapo’ifare (tafare).
Te fare pote’e: te tino fare, e haupape, tü’ati
mai ai, i te hô’ë tâfarera’a ha’amenemene, e
riro te reira vahi ’ei mau vahi fâri’ira’a : fare
manihini. E parau ato’ahia e fare ari’i (arioi).
Fare Vana’a. I te matahiti 1965, ’a ’avari ai te
(milieu du
descendant
d’une grande famille, qui devint chef de
*Mataiea par son mariage. Dès la procla¬
FAREAHU A FAREAHU
XIX^ siècle). Juge tahitien
mation de la ^déchéance de la reine
♦Pômare IV par les Français, Fareahu
organisa l’insurrection qui devait conduire
à la *guerre franco-tahitienne. Il mena l’at¬
taque contre le *fort de Taravao le 21
mars
1844 et participa au combat de
♦Mahaena où il fut blessé. C’est lui qui
organisa et dirigea le camp de la Papenoo
où les guerriers s’étaient réfugiés. Il ne se
soumit que le 22 décembre 1846, après la
prise du camp de la *Fautaua. Il devint
alors *to’ohitu grâce à l’appui du chef
♦Tati.
Tâvana rahi Jean Sicurani i te Musée Gauguin
i Papeari i hiti mai ai te ’opuara’a no te fa’ati’a
i te hâë Fare Vana’a. Mai mua mai râihoa te
tahi mau reo onoono i tefa’aro’ora’ahia i te
anira’a ia ha’amauhia te hoërave’apapu no te
parurura ’a i te reo tahiti ’o te haere noa atura i
ha’apa’ora’a ’ore. Tô Martial lorss te tahi
reo fa'aro'o-pinepine-hia. Ite matahiti 1967, i
mûri a ’e i te pato 'ira ’a a te Tavana Rahi
Sicurani i te anira ’a a te député John Teariki i
tepia na roto i te reo tahiti i te tahi ma’a ve’a
iti, i haere roa atu ai teie ’opuara ’a i te
papûra’a. Inaha, i te 29 no me 1967, ’ua tu’u
te
atu
’o John Teariki i tona mana ’o i mua i te
’Apo ’ora ’a Rahi o tei turu i tona mana ’o pato ’i
i te fa’aotira’a a te Tavana Rahi ma té ani
ato ’a ho ’i ’ia hohorahia teie ’ohipa i mua i te
aro o te Peretiteni o te Hau Repupirita. I te 30
nô ’Atete nô taua iho matahiti ra ifa’aoti ai te
’Apo ’ora ’a fa ’atere hau i te ha ’amau i te Fare
Vana ’a.
FARE. Chef-lieu de *Huahine situé sur la
côte nord-ouest de Hle. Vaste et bien pro¬
tégée, la rade de Fare est, depuis le début
du XIX^ siècle, le *mouillage préféré des
navires de commerce. Un petit front de mer
ombragé s’est développé le long des quais
politique et administrative
s’est installée à proximité du cœur écono¬
mique que constitue le port. La fonction
et
l’autorité
tertiaire de Fare s’est affirmée dans les
années 1970 avec l’ouverture de l’hôtel Bali
Hai (44 chambres) et d’un collège qui
accueille 267 élèves (1985). L’aggloméra¬
tion de Fare comptait 793 habitants en
1983.
Voir aussi : Faahia.
FARERUA. Il s’agit du plus grand *marae
de *Bora Bora. Il est aussi nommé Marote-
tini et garde la baie de *Faanui et sa vallée,
à la pointe Farepiti, sur la côte ouest de
nie. Le *ahu, d’une cinquantaine de mètres
de long sur 3,5 m de large et 3 m de haut, est
délimité par de grandes dalles de grès de
plage et de corail placées sur chant. La
pierre de fondation (*haeà) venait du vieux
marae *Vaiotaha qui descendait lui-même
du grand marae d’*Opoa à Raiatea. Une
tradition indique que les souverains de
Bora Bora y recevaient le *maro tea, cein¬
ture jaune, alors que ceux de Raiatea rece¬
vaient le *maro ’ura, ceinture rouge. A une
période plus récente, les grandes familles
de Faanui, tirant leurs titres du marae
Farerua, rivalisaient avec celles de *Nunue
atiu de dalles de corail sur le marae
Farerua
et d’*Anau.
Fare
Tony. Cette grande maison de
Antony *Bambridge
(d’où son nom), succéda aux Établisse¬
commerce fondée par
ments *Maxwell
à la fin de la 2*= Guerre
mondiale. Construite en dur, peinte en
bleu comme tous les établissements Bam-
bridge, cette “maison bleue” dressait ses
deux pignons à l’emplacement de l’actuel
Fare Aline. Elle comprenait des entrepôts
de marchandises, mais aussi des cabinets
de professions libérales et des logements à
l’étage.
petits commerces sur le front de
mer de
Fare
le Fare Tony sur le front de mer de
Papeete
109
FARIIPITI
FARIIPITI. Quartier résidentiel situé au
nord-est de la commune de *Papeete. Il est
bordé par les quartiers de Taunoa et de
Mamao ; ses limites sont la *Fautaua, les
avenues
Pômare V,
et Prince Hinoi.
En
Commandant Chessé
tahitien, Fariipiti signifie “les deux
récipients” ; ce nom rappelle l’existence des
deux sources où l’on s’approvisionnait de
part et d’autre de l’actuelle avenue du
Prince Hinoi. Le quartier est devenu une
banlieue de Papeete dans les années 1920 ;
il est caractérisé par un plan très géométri¬
que et un
habitat modeste et peu
renouvelé.
l’Oregon par Denver et Sait Lake City, ou
la *Californie par Santa Fe et Las
Vegas. Pendant trente années, ils firent la
guerre aux tribus indiennes qui occupaient
ces terres. Vaincus, les Indiens durent
vers
abandonner leur mode de vie fondé sur la
chasse aux bisons et furent parqués dans
des réserves. Les blancs arrivèrent
nomade. Ce mode de vie n’était pas compa¬
tible avec celui des agriculteurs qui s’instal¬
lèrent surtout
Far West. 1. Caravane de chariots
vers
l'ouest. 2. Chercheurs d’or.
FAR WEST. Terme
anglais qui signifie
“extrême ouest” et désigne la région occi¬
dentale
l’Ouest. 4. Reconstitution de
à la conquête de cette région vers 1850,
après qu’elle ait été rattachée à l’Union. Ils
y ouvrirent de grandes pistes menant vers
des pionniers de la conquête de
l’atmosphère des “westerns" dans
un parc d’attraction de
Los Angeles.
110
des
*États-Unis d’Amérique.
3. John Wayne, symboleau cinéma
Venant de l’est, les Américains se lancèrent
sans
plus nombreux en raison de la décou¬
verte de mines d’or (1848) et d’argent
(1860).
Le Far West fut surtout le pays des cowboys qui pratiquaient l’élevage extensif et
cesse
après la construction des
voies ferrées transcontinentales. Des
conflits éclatèrent, mais les agriculteurs
obtinrent l’arrêt du nomadisme pastoral en
1890. Ils mirent ainsi un terme à la grande
épopée sauvage du Far West qui, à partir
de 1930, devint une source inépuisable de
thèmes pour le cinéma, avec les westerns.
Voir aussi : ruée vers l’or.
FASCISME
fascisme, nom masc. dérivé de l’italien
fascio (faisceau). Dans l’Antiquité
romaine, le faisceau était le symbole de
l’autorité et de la force.
• Ce terme fut utilisé en *Italie
après 1918
pour désigner un groupe d’anciens com¬
battants fondé par Benito
Mussolini. Ce
groupe se transforma en Parti national fas¬
ciste en 1921 et arriva au pouvoir en 1922.
Le régime dictatorial mis en place par
Mussolini a servi, à des degrés divers, de
modèle à plusieurs régimes européens de
1 ’Entre-deux-guerres.
Les
mouvements
fascistes
en
Italie,
en
Allemagne, mais aussi en France ou en
Grande-Bretagne, ont été le plus souvent
soutenus financièrement par de larges frac¬
tions de la haute *bourgeoisie qui voyaient
en eux un rempart contre le *socialisme.
Les militants fascistes étaient souvent issus
des classes moyennes ruinées par la guerre
ou
par l’évolution économique (*crise de
1929).
Les divers fascismes avaient en commun :
-
le rejet de la *démocratie, du parlemen¬
tarisme et bien entendu du socialisme ;
le *nationalisme ;
la volonté de soumettre l’individu à la
-
-
toute-puissance de l’Etat incarné par un
chef omnipotent (Duce, Führer,
Caudillo...) à qui était due une obéissance
absolue ;
le caractère policier et le mépris des liber¬
-
tés individuelles ou collectives ;
la volonté de former un peuple nouveau,
fort et dominateur, ce qui passait par l’em¬
-
brigadement de la jeunesse, l’encadrement
des adultes et le contrôle étroit exercé sur
les activités intellectuelles, artistiques...
Dans la conduite de l’économie, les régimes
fascistes ont tenté de résoudre les graves
difficultés nées de la crise par :
-
un
dirigisme étatique, mais sans toucher
à la structure capitaliste ;
-
•
-
la recherche de l’autosuffisance ou
autarcie ;
la relance de l’industrie grâce à un déve-
loppement des
industries
liées
à
l’armement.
Le nationalisme exacerbé et les orienta¬
tions économiques ont conduit les régimes
fascistes à un expansionnisme agressif:
conquête de colonies par l’Italie (Éthiopie),
conquête de T’espace vital” ou lebensraum
par l’Allemagne en Europe centrale et
orientale.
• Après 1945, l’acception du terme “fas¬
cisme” a évolué. Il sert à désigner les *dictatures anticommunistes qui s’inspirent,
peu ou prou, des conceptions et des mé¬
thodes qui étaient celles des régimes fas¬
cistes (Argentine à l’époque du régime mili¬
taire, Chili du général Pinochet...). Par
abus de langage, on qualifie parfois de fas¬
ciste une personne jugée trop autoritaire.
Voir aussi : nazisme.
Fascisme. 1. L'embrigadement :
jeune Balilla italien et son moniteur
faisant le salut fasciste. 2. Les
manifestations de force : défilé des
sections d’assaut du parti
nazi à
Nuremberg. 3. Le fascisme
conquérant : le maréchal Badoglio
en Abyssinie (1935).
111
FATA
fata. Poteau léger, planté dans le sol d’un
*fare avec un ou deux bras pour suspendre
les calebasses d’eau et les provisions de
nourriture. Un renflement du poteau
devait empêcher rats et souris d’y accéder.
Sur les *marae, le mot désigne aussi une
*plate-forme en bois en forme d’autel sup¬
portée par des piliers de bois parfois polis
ou sculptés. On y déposait les *offrandes
faites aux dieux ou aux ancêtres divinisés.
fata rau : grande plate-forme d’offrandes,
de 2 à 4 m de long sur 1 à 2 m de large, à une
•
hauteur de 2 m. Lors des cérémonies sur le
déposait des offrandes de
grande taille : *cochons entiers, chiens,
grands poissons.
• fata ai’ai: plate-forme plus modeste, de
forme arrondie et plus basse, supportée par
un seul pilier, pour, les offrandes plus
petites : légumes, fruits, nourritures. Lors
des *sacrifices de cochons, on y déposait
marae,
coeurs
on y
et viscères.
tUpâpa’u: construction en bois liée
au culte des *morts. Plate-forme d’exposi¬
tion des morts, parfois recouverte d’un toit
• fata
et entourée d’une clôture en bambou.
►
fata. Epou teie i tanuhia i raro i le repo i roto
i te fare mâ’ohi e mau ’ama'ama to ni’a iho no
te fa’atautau i te hue pape ’e i te mau tari
mei’a, te fe’i ’e aore ra i te mau ma'a huru rau
ato'a. Ei rave'a eiaha te iore ia haere i ni’a i te
ma'a, e ’imihia te rave'a ia oru te ho'ë vahi to
te
FATU HIVA. Située par 10°29’ sud et
138°39’ ouest, cette île d’une superficie de
80 km^ est la plus méridionale du groupe
Sud des * Marquises. Elle est constituée de
deux volcans emboîtés dont les rebords
forment une échine culminant à 960 m. A
l’ouest, deux baies s’ouvrent dans la *cal-
deira : celle d’Hanavave ou baie des Vierges
et celle d’Omoa autour de laquelle s’éta¬
gent «de nombreuses plates-formes mar¬
quant remplacement d’anciens lieux sacrés
ainsi que des *grottes funéraires dans les
falaises» (M. Bastard : “Les Marquises”).
C’est dans cette baie que s’arrêta le naviga¬
teur espagnol *Mendana en
1595. Llle fut
alors baptisée “la Magdalena”. Le natura¬
liste norvégien Thor *Heyerdahl y séjourna
en
1937-1938. Un ouvrage, “Fatu Hiva, le
retour à la nature” raconte son séjour et la
naissance de la théorie du peuplement de la
Polynésie orientale par les Amérindiens ;
cette
explication, désormais abandonnée,
allait donner lieu, pour sa vérification, à
l’expédition du *Kon Tiki.
Le village d’Omoa est devenu le chef-lieu
de cette île-commune qui compte 407 habi¬
tants (1983) et exporte du *coprah, des
oranges, des bananes séchées et du *tapa.
Fatu Hiva : la baie des Vierges à Hanavave
fata.
Nô te marae: ’o tepa'epa’e ia te hamanihia ma
te ha’amau i te mau pou
tohihia (nana’o) i
reira fa ’autahia ai te mau tutia no te pupu na
te mau atua e aore ia te mau tupuna
fa ’aatuahia.
Te vai nei te fatarau vaira’a no te mau o mai te
pua’a, te ’uri, te mau i’a rarahi.
Te fata ’ai’ai: mea pahaeha'a e mea
menemene, ho "ë noa tona pou no te mau o ri’i
hu'a noa ia mai te ma’a hotu, te mau ma'a
’amu ’amu. la pupu tutiahia te pua 'a, e pupuhia
te mafatu
tare tupapa ’u et offrandes
sur un fatarau
(aquarelle de G. Tobin, 1792)
’e te ’a’au i ni’a i te fata ’ai’ai. Te fata
tupapa ’u : e pa ’epa ’e rë’au vaira ’a tupapa ’u
(littopohe) e fa’atafarehia ra ’e e ’auahia i te
Fatu Hiva
Tevai
^agglomération
.
'
site archéologique :
me'ae ou tohua
pati’a’ofe.
Matakoo
112
FAUTAUA
FATU
HUKU.
Ilot faisant
partie du
groupe Sud des îles *Marquises, situé par9°26’ sud et 138°56’ ouest, au nord de Hiva
Oa. Ce bloc d’un kilomètre carré atteint
359 m d’altitude ; il est inhabité.
fau. 1. Nom donné au *purau (Hibiscus
tiliaceus), par exemple les variétés fau
maoi à Hiva Oa ou faufeei aux Marquises.
William *Ellis cite la prophétie suivante
faite par des *prêtres : «E tupu tefau, e toro
te farero e mou te taata» ; «le fau grandira,
le farero [ou corail] étendra ses branches,
mais l’homme disparaîtra».
2. Grande *coiffure portée par les chefs
guerriers, aux îles de la Société. W. Ellis le
décrit ainsi : «Ce casque se composait aussi
d’une calotte ajustée sur la tête, complétée
par des tiges de bambou tressées en rond,
ornée de plumes foncées et brillantes d’oi¬
seaux
aquatiques. Cette couronne creuse
s’élevait parfois à deux ou trois pieds audessus de la tête et, s’incurvant à son som¬
met, semblait s’incliner ou saluer à chaque
mouvement du
propriétaire... Cette coif¬
les hauteurs de la Fautaua et formaient
après le camp de la *Papenoo le second
foyer de la résistance tahitienne. La posi¬
tion était jugée inexpugnable par les offi¬
ciers de l’armée française. Cependant,
parmi les alliés polynésiens, un chef de
Rapa, Maroto, révéla un passage possible.
Une opération fut montée en décembre
1846. Pendant que le gros de la troupe
avançait dans la vallée, y bloquant les
insurgés, 72 volontaires, dont 25 Polyné¬
siens sous la conduite du chef Tariirii esca¬
ladèrent le pic de la Fautaua le 17 décem¬
bre. Ils ouvrirent un chemin à une compa¬
gnie de voltigeurs commandés par le
commandant Masset. L’attaque prit tota¬
lement au dépourvu les insurgés qui fai¬
saient face aux compagnies du capitaine
*Bonard dans la vallée. Les rebelles s’en¬
fuirent dans la montagne et les pertes
humaines furent relativement faibles de
part et d’autre. Ce fait d’armes mit fin à la
guerre franco-tahitienne en entraînant la
reddition du camp de la Papenoo.
►
Te mo’o no Fautau’a. / te tau ’auiui, inaha, te
fure était tenue en haute estime et portée
rahi ra te ta 'ata i Tahiti nei, ’ua haere atu te
ho Epae e parahi i roto i te vao, nâ te mau fa 'a
i uta ’e i roto i te mau ana. E haere mai na
més, elle les signalait particulièrement à
ratou i tahatai no te ti’i i te miti tatahi,
exclusivement par
des guerriers renom¬
leurs adversaires. Vaincre ou tuer un
homme portant un fau était un exploit des
plus remarquables».
Actuellement, des coiffures de danse sont
appelées fâupo’o ou tâupo’o.
ratou e tito i roto i te mau
ta
'a ’ano, ta ’ita ’i atu ai
Vallée de la Fautaua :
bassin-versant
et sites historiques.
Cascade de Lotj
faune. 1. nom masc. Chez les Latins, divi¬
champêtre qui devait protéger les
nité
troupeaux.
2. nom fém. Ensemble de tous les animaux.
Col du Diadème : les
troupes de Bonard et Masset le
On peut parler de la faune d’une région, ou
préciser par un adjectif la faune se rappor¬
tant à tel ou tel groupe animal : par exem¬
ple la faune aviaire ou *avifaune (Oiseaux).
L’étude de la faune s’appelle la faunistique.
Dans un sens péjoratif, il s’agit d’un groupe
humain ayant un mode de vie ou un com¬
portement original : la faune de SaintGermain-des-Prés.
FAUTAUA. Petit *fleuve de la côte nord
de Tahiti prenant sa source sur le flanc du Mt
*Diadème vers 1100 m d’altitude. La Fau-
jette dans le lagon de *Taunoa
après 12 km de cours et sépare les com¬
munes de *Pirae et de *Papeete. A la cote
du *Bain Loti, son *bassin-versant couvre
20,7 km^, le *débit moyen est de 1,3 m^/s.
La rivière est très appauvrie par les cap¬
tages destinés au ravitaillement en *eau de
Papeete, mais ses *crues sont parfois puis¬
santes : 244 m^/ s lors du passage du cyclone
taua
se
Veena en 1983.
principale bataille
*guerre franco-tahitienne. 1200
insurgés polynésiens étaient retranchés sur
• Lieu où se déroula la
de
la
franchirent après leur victoire
au
fort de la Fautaua pour
prendre à revers les résistants
Belvédère
tahitiens
installés
sur
le
plateau de Tamanu.
Le jardin du gouverneur
fut aménagé pour recevoir des
cultures vivrières et alimenter
l'administration en cas de repli
stratégique dans la vallée.
servlfb^^
Fort de Fautaua Il
refuge aux Tahitiens pro¬
anglais dirigés par Maro et
.
Utami. Le 17 décembre 1846,
les troupes du capitaine de
corvette
Bonard
et
du
commandant Masset tentèrent
de les
vallée.
attaquer à partir de la
Les Français furent
bloqués au bas du
d’abord
versant mais profitèrent de la
diversion
réussie
par
tes
volontaires polynésiens qui
escaladèrent les pentes et
prirent les rebelles à revers.
En 1898, les rapports francoanglais se tendirent quand, au
Soudan, ta mission Marchand
dut céder le fort de Fachoda à
celle de Kitchener. Le fort de
Fautaua (appelé Fachoda par
la suite) fut réaménagé pour
servir de refuge en cas de
conflit dans le Pacifique.
Il servit de cantonnement
Bain Loti
V
Bassin naturel où
Pierre Loti avait coutume de se
baigner en 1872. L’endroit a
perdu une partie de son
charme depuis qu'un captage
y a été aménagé.
PAPEETE VILLE
militaire jusqu'en 1906.
113
FAUVETTE
no te tau o’e tae atu
i te hopera’a, a hi’o ra, i te
huru na te arati’a i te vahi i ha’apaehia e
raua te mau tamari’i.
e
’O te mo’o ana’e ta raua
’ite nei, te tiraha noa nei, ’ua fëtëtë noa te
’opu are’a na niho nona ra te tetei noa ra ia.
No te rahi to rauape’ape’a ’e te riri ato’a, ’ua
taparahi ihora raua i te mo’o, ’aita ra i mahia,
’ua ara te mo ’o ’e ’ua horo. Tapapa a ’era raua
na mûri iho
’e i ni’a roa i Aora’i. la hi’o mai ra
’e noa atu nei na ta ’ata nei
iana, ’ua ha ’ama ’iri maira ’oia iana na ni ’a mai
te mo ’o te mape
i te mato, titapou mai nei, fati aëra tona
’aero,
topa iho nei i raro noa iho i te hiti mato i te
fa ’a no Fautau ’a, riro mai nei te a ’ero o te
mo ’o ’ei pu ’ofe. E ’ofe ta ’a ë roa e fatifati noa,
’aita e ’ohipa e oti iana, e ofe fatifati noa. E tae
roa mai i teie
mahana, te vai noa mai nei a teie
pu ’ofe.
E ’a ’ai teie no te mo ’o no Fautau ’a i te tau no
te taevao
te va’o
’oia te mau ta’ata ’e noho na i roto i
(fa’a).
Fauvette à long bec, nom fém. Acrocephalus caffer. Tahitien: ’otâtare. Oiseau
mesurant de 12 à 17 cm, plus petit que le
*Merle, et qui se rencontre en Polynésie à
Tahiti et Moorea. Il est présent dans les
vallées de la côte sud
et de
la côte est
(Papenoo) et se rencontre aisément jusqu’à
600 mètres d’altitude. La Fauvette à long
bec nidifie le plus souvent au sommet des
bambous.
Une autre espèce, Acrocephalus vaughami,
est visible aux îles Australes.
Fauvette à long
bec (’otaiare)
i uta no te tara'i ia riro mai ’ei mitipapa'â.
la tae ra, i te ho'ëmahana, epiti tau vahiné le
’iie atu i roto i te rimutai i te ho’ëhuero rahi ta
afa’i mai i tatahi. No te hina'aro ra, te
hoë e ’ite eaha mau na teie huero, 'ua rave atu
'e miti i
'
te huero nei,
’ua afa'i i uta
tu’u aëra i roto i tanafari’i ë
ë ’ua fa’a’ite i tana tane. Te
oarahi ra ’oia i uta ë to raua nau tamari'i, e
tamaroa te ho ë, e tamahine te tahi.
Fautaua. 1. Cascade dans la vallée
de la Faütaua, vue du fort de
Fachoda, peinture de J. Sawkins.
2. Fort de la Fautaua, dessin,
collection Wilson.
Va ’atutu
i uta e ’ati a ë ; ’ua ha ’apaehia
ho’i teie huero i te hiti ana o te ’utuâfare nei e
atura teie parau
aore
i mana'o fa’ahoua.
Tae ’a ëra i te hoë mahana, te tama ’a noa ra te
’utuâfare nei, ’ua fa ’aro ’o a ’era rat ou i te
’ahehe, ’ua ti’a a’era te vahiné o te utuafare, ’ua
haere e hi’o i te vahi no reira mai te ’avi; te ’ite
nei ’oia i te huero nei, ’ua parari ’e ’ua pata
mai te hoëmo’o no te rahi. A ’ite te tane ’e te
tamari’i, ’ua fa'a’ite i te ta’ata ato’a no teie
’ohipa maere.
E tao ’a ha ’apa ’o maita ’ihia teie e to te utuafare
’e te poihere rahihia, no tona huru maru, ’ua
mau
here roa te mau tamari’i i te mo’o nei. la tupu
ra te o’e
i ni ’a i te fenua, te ha ’amata nei te
hepohepo ’e tefifi ma’a ’ore. I tepo’ipo’i roa, e
reva atu te
ta’ata e ’imi i te mâ’a i te vahi atea.
No te atea te vahi e haerehia, ’ua ’opua na
metua e vaiiho i na tamari’i i te pae poromu,
mai te a’o i te mo’o e ha’apa’o maita’i i na
tamari ’i.
No te maoro te tere o na metua, ’ua po ’iâ te
mo’o, ’oia ato’a na tamari’i. ’la unuhi ra, teie"
tau tamari ’i no te po’ia ma ’a ’ore, ua ’amu
ihora te mo’o i teie tau tamari’i e ’iapau, ’ua
haere atura i roto i te uru anuhe, unuhi ihora.
la ho’i mai na metua, e ma’a rahi ta raua, efe’i
114
Faux Bourdon, nom masc. Désigne les
mâles dans les sociétés d’*abeilles. Ils sont
nés à partir d’un ovule non fécondé. Dans
une
ruche ils vivent en parasites,
n’effec¬
tuant aucune tâche et se faisant nourrir par
les ouvrières. Leur seule fonction est de
féconder la reine au cours du vol nuptial.
Dans les pays tempérés, à l’arrivée de l’au¬
tomne et
des
premiers froids, les Faux
Bourdons sont refoulés hors de la ruche ou
les ouvrières. Dans une ruche,
quand la reine devient âgée et qu’elle a
épuisé le stock de spermatozoïdes accumu¬
lés au cours du vol nuptial, elle pond de
plus en plus d’ovules non fécondés don¬
nant des mâles : on dit que la ruche devient
tués par
bourdonnante.
Hom. : faux-bourdon (nom masc.).
FÉCULENT
Faux tabac, nom masc. Elephantus mol¬
lis. Tahitien ; * ’ava’ava. Plante herbacée qui
se rencontre dans les sous-bois et en
parti¬
culier dans les cocoteraies. Elle a été intro¬
duite accidentellement par des navires
depuis l’Amérique
1912. Les fleurs,
hampe, sont
feuilles, plus
petites mais d’une forme rappelant celles
des plants de *Tabac, lui ont valu cette
en
situées à l’extrémité d’une
coriaces et piquantes. Les
dénomination.
fécondité, nom fém. Aptitude d’un animal
ou d’un végétal à se reproduire.
• *taux de fécondité. En démographie, les
taux de *natalité ne rendant pas compte
des structures des ^populations, les démo¬
graphes ont imaginé un système de calcul
de la fécondité qui permet de mieux mesu¬
rer la vitalité démographique d’une popu¬
lation en ne prenant en compte que les
femmes en âge de procréer, c’est-à-dire
âgées de 15 à 49 ans. On distingue en fait
deux taux de fécondité :
FAWTIER (William) (1867-1926). Après
le taux de fécondité générale (ou taux
global de fécondité) est le rapport entre le
et à la *Guadeloupe,
d’une période (en principe une année) et le
-
qui le mena en Inde
William Fawtier fut
nommé ^gouverneur des ^Établissements
français de l’Océanie en mars 1913, en
remplacement du gouverneur Adrien
Bonhoure qui avait quitté la *colonie un an
plus tôt. Il réussit à gagner la confiance
une carrière coloniale
d’un milieu colonial volontiers frondeur
envers
r*administration et promit de faire
porter ses efforts sur l’amélioration de l’en¬
seignement, l’intensification de 1’ immi¬
gration asiatique, la *réforme foncière et la
^décentralisation de certaines décisions au
niveau des *conseils de districts.
L’année suivante, la déclaratio.n de guerre
vint quelque peu bouleverser ses projets.
Conscient du danger que courait la colo¬
nie, il confia la défense de Papeete à
Maxime *Destremeau, avec qui il entra
par la suite en conflit. Mêlé aux luttes de
clan, critiqué sur son administration, peu
suivi dans ses projets de réformes par le
Ministère, William Fawtier abandonna
son poste, officiellement pour raison de
santé, en 1915. Il mourut à Paris.
nombre de naissances vivantes
au cours
nombre total des femmes de 15 à 49 ans. Ce
varie de 41 pour 1 000 en R.F.A. à
plus de 200 pour 1 000 dans certains pays
du *Tiers-Monde. En France, il est de 62,6
pour 1 000 et en Polynésie française de 95
pour 1 000.
le taux de fécondité par âge est le rapport
taux
-
entre
le nombre de naissances vivantes
issues, au cours d’une année, de mères d’un
âge donné et l’effectif global des femmes
ayant cet âge. Le chiffre obtenu est en
général ramené à 1 000. Le taux de fécon¬
dité par âge sert de base de calcul des diffé¬
rents taux de *reproduction.
féculent, adj. et nom masc. * Céréale,
légumineuse, *fruit ou *tubercule conte¬
nant de la fécule, substance blanche et
fari¬
ayant une valeur nutritive.
• *Taro, *’ape, *pia, “"ignames, “"patates
neuse
douces, “" ’uru et autres fruits sont les fécu¬
lents toujours consommés dans le régime
alimentaire
traditionnel
en
Polynésie.
Autrefois, lorsque les conditions climati¬
fécondation, nom fém. Action de fécon¬
der, consistant en la fusion de deux *cel-
gamètes, l’un mâle et
l’autre femelle (par exemple spermatozoïde
et ovule), et aboutissant à la formation
d’un œuf ou zygote qui sera le point de
départ d’un individu nouveau.
lules sexuelles
ou
La fécondation est dite externe dans le cas
sociales et démographiques étaient
normales, ces produits étaient abondants.
ques,
Le
régime alimentaire composé de fécu¬
lents, de poissons, de coquillages, de viande
de porc ou de chien était équilibré. La
consommation des féculents locaux a
reculé devant la consommation des den¬
rées importées (farine, riz...).
où les gamètes sont émis à l’extérieur (par
exemple chez les Oursins elle se produit
dans la mer) ; elle est interne dans les cas où
il y a accouplement. Le zygote qui consti¬
tue une cellule unique va se diviser un très
grand nombre de fois chez les Métazoaires
pour former un individu constitué par des
milliards de cellules génétiquement identi¬
ques mais qui vont se différencier, consti¬
tuer des organes
et assurer des fonctions
différentes.
• La fécondation artificielle est réalisée en
laboratoire. Il est alors possible de com¬
prendre les phénomènes physico¬
chimiques qui l’accompagnent et de remé¬
dier à des anomalies : stérilité, occlusion
des voies génitales... Ainsi sont nés les
“bébés-éprouvettes”.
115
FÉDÉRATION
Fédération des Syndicats de Polynésie
française (F.S.P.F.) voir syndicat.
mei'a. Mai te huru ra e, i te matamua mea ti’a
fe’e fe’e voir éléphantiasis, filariose.
fë’i e vaipi’o noa atura te tari mei’a no tona
F.E.I. voir Fonds d’Entraide aux Iles.
ato’a ihoa te tari mei’a. E tama'i ra tei tupu i
rotopu i te mei’a ’e i te fë'i, e vi a’era te mei’a i
te fë’i. Mai reira mai, vaiti’a noa atura te tari
auraro
’e te ha’ama ato’a.
FE’I PI. Nom donné à la *bataille qui eut
lieu entre *PomareII et le *Hau
fi’i. Musa fehi ou Musa troglodytarum.
Origi¬
asiatique, le fe’i a été
introduit par les Polynésiens. C’est une
espèce de * Bananier que l’on trouve surtout
à l’état sauvage dans les vallées entre 400 m
et 1000 m d’altitude ; il en existe aussi quel¬
ques plantations. On reconnaît facilement
les fe’i à leur régime dressé dans le prolon¬
gement du tronc alors que les autres
espèces et variétés de bananes ont un
régime pendant. A maturité, ces grosses
bananes prennent une belle teinte rouge
caractéristique.
• Les fruits cuits, mélangés à du lait de
coco, donnent le *pôpoifê’i, ou, mélangés à
de la fécule de *manioc ou de *pia, un
excellent *po ’e.
Les feuilles servent de nappes, d’enve¬
loppes pour les aliments ou de couvertures
dans le four polynésien (fahima’a). Avec
Plante de la famille des Musacées.
naire du Sud-Est
les fibres du tronc, on confectionne des
liens. La sève violacée, très abondante, est
réputée teinter le linge de façon indélébile.
Les premières *Bibles apportées par les
missionnaires protestants furent recopiées
par les Tahitiens en trempant un morceau
de bambou effilé dans de la sève de fë’i.
►
feïï. Ema’a teie no tepaefenua ’Atia ma ’o tei
tae roa mai iô tatou nei i te tau a tere mai ai to
tatou mau tupuna mai taua mau pae
fenua ra
’e tae roa mai i ô nei, ’e ’ua riro ho ’i ’ei ma 'a
fenua nei. I muta’a iho ra e tupu na
te fë’i i roto i te fa’a ’e i te peho fë’i, e, e haere
nâ ïa te ta’ata e tomo i te fë’i. I teie tau, ’ua
fa’a’apu-ato’a-hia te fe’i i tai, i te vahi pâpu, ’e
e mea tupu ruperupe ’e te hotu ato’a ho ’i.
E ta’aë ihoa te fë’i i te mei’a, no tona tumu,
tumu no te
nécessaires à la
reconquête. En 1815, il
reçut le renfort des guerriers envoyés des
îles Sous-le-Vent par *Tapoa et *Tamatoa.
Son
principal ennemi était Opuhara, du
clan des *Teva, chef de Papara et frère du
grand *Tati. Opuhara se voulait le cham¬
pion du camp attaché à la religion tradi¬
tionnelle. Pour B. Danielsson, «Fe’i Pi est
probablement le nom de l’endroit, aux
environs du 2 P kilomètre de Paea où cette
bataille s’est terminée» (“Mémorial poly¬
nésien”, tome I). L’affrontement semble
avoir été bref. Opuhara, intrépide guerrier,
commit l’erreur de se porter en tête de ses
troupes. Il fut tué d’une balle de fusil par un
’*’mercenaire à la solde de Pômare. Sa mort
stoppa net l’élan de ses soldats et provoqua
la déroute de son parti.
Pômare II adopta une conduite humaine¬
ment
exemplaire en interdisant les massa¬
cres et la destruction des biens des
prise... d’après laquelle celui qui possède
un terrain sera le vrai propriétaire s’il en a
la jouissance depuis l’abolition du gouver¬
nement païen... Toute contestation remon¬
tant à une époque antérieure à l’établisse¬
ment des lois de l’Évangile ne sera pas
recevable...». Fe’i Pi marqua l’entrée de
Tahiti dans Père moderne, avec la défaite
irrémédiable de l’ordre social traditionnel
et
l’émergence d’une société en voie de
christianisation.
’e tona ihoa ra tari, inaha mea ti’a
iô te fë’i ’e, e mea tarere to te mei’a. E mea
re ’are ’a ho ’i te ma ’a
fë’i.
Mai te huru ra e, ’ua tai’ohia hoë ’ahuru ma
va’u (18) huru fë’i i te matamua ra, e i’oa ana’e
ihoa tô rôt ou mai te ’a’ata, te far<^ maire, te
fara-’opu-roa, te ’ore’a (e ma’apuroroa noa),
tepouti’a (e mâ'a ’ômenemene rarahi
maita’i)...
E ma’a tunuhia ihoa te fë’i, e ma’a ho’i te reira
nâ te ’aiu mâ’ohi i muta’a ra.
E tâpau tafetafeta roa to te fë’i. E ’u vare ’au te
tâpau. No tona tapau e
’omaha re’are’a ai te ta’ata ’ia ’amu i te fë’i...
roa ’a mai i tona
’ua ’ite te mâ’ohi i te reira, ’are ’a te papa ’a ra, e
hitimau’e ’e e maere 'ta ’ia re’are’a mai to ratou
’omaha. I te tau o te mau ’orometua peretane
mâtâmua, ’ua ravehia te tapau fë’i ’ei ’inita
papa ’i i te mau ’irava o te pipiria na roto i to
tâtou reo.
E ’a’ai iti teie efa’ati’ahia ra i muta’a ihora no
te huru ti’a o te tari
116
fë’i e te tarere o te tari
vaincus,
mais tira néanmoins pleinement profit de
la victoire. En effet, en mai 1847, la cour
des *to’ohitu déclarait: «...vu la décision
tona rau’ere
noa
mana-
hune, le 12 novembre 1815. Vaincu en 1808
et contraint de se retirer à Moorea, Pômare
II avait mis sept ans à rassembler les forces
équipe de football de Fei Pi (1949)
A.S. Fei Pi. Club omnisports créé en
1923 et dont le nom rappelle la bataille de
•
1815. Ses 600 licenciés et le large éventail
(football, basket, tennis,
cyclisme, judo, natation, volley...) en font
un des grands clubs du Territoire. Les vert
et orange de Fei Pi ont donné d’authenti¬
ques champions en cyclisme ou en natation
(Maurice Laloum), mais c’est dans les
sports collectifs que s’est faite la renommée
du club, avec six titres de champion pour le
de
ses
activités
football et une série de dix titres consécu¬
tifs pour le basket masculin, de 1973 à
1983. L’A.S. Fei Pi réalise sur les hauteurs
d’Arue un vaste complexe sportif regrou¬
pant tennis, salle omnisports et terrain de
football.
considérées comme impures dans certains
domaines. Exclues des *marae, elles ne
mangeaient, à l’écart, que des nourritures
de qualité inférieure, cuites sur des feux
séparés.
Depuis deux siècles, la vahiné fascine le
Rarahu, la
jeune héroïne du “"“Mariage de Loti”, sym¬
voyageur avide de rêve. Ainsi
bole de fraîcheur et d’innocence.
Le charme des Polynésiennes a toujours
été remarqué mais, dans le passé, les cri¬
tères de beauté étaient très différents : les
femmes les plus belles avaient la peau la
plus claire et étaient très corpulentes. Pour
arriver à ce résultat, certaines jeunes filles
étaient véritablement engraissées en res¬
tant confinées pendant des mois dans un
local sombre.
feldspath, nom masc. Minéral de couleur
blanche ou grise, à base de silicate d’alu¬
mine et d’un métal alcalin comme la po¬
tasse ou la soude.
Très courants dans les '''roches éruptives et
cristallines, les feldspaths entrent dans la
composition des '''trachytes et des '''phonolites des '•'volcans de Polynésie.
Il existe un feldspath de couleur rose, l’orthose, que l’on trouve dans les granités et
les gneiss.
femme, nom fém. Tahitien : vahiné. Être
humain de sexe féminin et adulte dans le
langage courant.
• Après avoir vécu une "'adolescence très
libre, la plupart des Polynésiennes d’autre¬
fois se mariaient et devaient s’intégrer à la
famille de leur époux. Leur place au foyer
était définie par des règles précises. La
condition des femmes variait suivant les
lieux et l’appartenance sociale. Elle était
souvent plus enviable dans les îles hautes
dans les atolls où la survie exigeait
beaucoup d’efforts quotidiens.
A Tahiti, les hommes se chargeaient des
tâches les plus rudes tandis que les femmes
entretenaient les champs, cueillaient les
fruits, préparaient les repas, fabriquaient
des objets de "“vannerie, battaient le *tapa
que
et nourrissaient les animaux.
Aux Tuamotu et aux Australes, "“Moerenhout observait que «les femmes sont les
servantes des hommes et effectuent tous les
à l’exception de la pêche»
(“Voyage aux îles du Grand Océan”).
Chez les *ari’i, hommes et femmes étaient
égaux : en vertu du droit d’aînesse, les
femmes pouvaient accéder au pouvoir
suprême. Souverains et cheffesses avaient
le pouvoir de déclencher une guerre. Elles
transmettaient le titre à leur premier
enfant, garçon ou fille. Enfin, elles avaient
autant d’amants qu’il leur plaisait et per¬
sonne n’y faisait
d’objection. La "“polyan¬
drie était fréquente, notamment aux Tua¬
motu et aux Marquises...
Dans les autres classes, les femmes étaient
travaux
•
Aujourd’hui, le goût de plaire reste très
vif chez les femmes de Polynésie, mais elles
prennent aussi de plus en plus de responsa¬
bilités dans les domaines
professionnels,
sociaux et religieux. Elles se retrouvent au
sein de nombreuses associations représen¬
tées au "“Conseil des Femmes. Au foyer,
elles
s’imposent à leur *tane, veillent à
l’éducation des enfants et s’occupent des
affaires de terre. Les femmes possèdent
toujours le sens de la danse et du chant;
elles se consacrent jusqu’à un âge avancé
aux
activités artisanales : "“vannerie,
confection de *tifaifai, couronnes et
colliers.
►
vahiné. E ta ’ala ora teie, e ’apiti no te tane. la
tae i te tau au, e ati atu te tane i te ho ’e vahiné,
teie vahiné i roto i le fëti’i (utuafare) o
tâna tane ora atu ai, e atea ’oia i tôna na
metua ’e lôha mau fëti’i, te huru ia i te
mâtâmua i Porinetia. Te ti’ara’a o te vahiné i
e haere
roto
i te utuafare, meafa’ature maita’ihia.
te huru o W ratou vahi
’e to rat ou ti’ara’a
Tei
totiare. Mea huru maita'i a’e i te tahifenua,
fifi a ’e i te mau molu. I Tahiti, e ’ohipa
rohirohi roa a’e ta te tane, are'a ta te vahiné, te
mea
’ohipa ’o’otira’a ma'a ia, te ’ohipa no te
mâ’a, te tataura’a tapa, ’e teparura’a i te mau
animara. ’Ua fa’ati’a ’o Moerenhout i roto i
tâna puta e : e tâvini te vahiné no te tane i te
Tuamotu ma, nâ ratou e rave i te mau huru
’ohipa ato'a, e rava’ai noa ta te tane".
mau
1 roto i te hui ari’i: ’aita te tane i hau atu i te
vahiné, hô^âto râua li’ara; ia au i te ti’araa
matahiapo, e nehenehe ato’a ta te hoëpoti’i
hui ari’i ia ari’i. Te tane fa’aiere ’e te vahiné
fa’atere, e nehenehe ia râua, e tupu te
’arotama’i. Nâ roto i te mau peu tahito, ’aita te
vahiné e fâri’ihia i ni’a i te marae : e feia vi’ivi’i
râtou. Eita ato ’a râtou e tâmâ’a e te mau tane,
fa’ata’a'e hia tâna tama’ara’a. I te tau
mâtâmua, no te ma’itira’apurotu a’ia’i e mau
vahinéporia, rarahi no te titau i te ti’ara’a, e
ha’aporiahia râtou. / teie mahana, ’ua taui te
huru o te vahiné tahiti, te rahi nei te vahiné i
e
roto i te mau ti’ara’a fa’atere ’ohipa i te pae
fa’aro’o ’e te pae orara’a turuuta’a.
I roto i te utuâfare, te ara ra i te ha’api'ira’a i
te tamari’i, te ha'apa'o ato’a ra i te fenua.
’Aita te vahiné o teie tau ifa’aru’e i te ’ohipa
arearea nô te peu tahito, te himene ra ’e te ori
noa nei a te vahiné mâ’ohi, tô râtou aravihi i te
mau ’ohipa rima ’i te vai noa ra ia.
FEMME
Femmes. 1. Poetua, princesse de
Raiatea (tableau de J. Webber,
1773). 2. Tahitienne tatouée
(J. Lejeune). 3. Marquisienne
(M. Radiguet, 1842).
4. Teremoemoe, seconde épouse
du roi Pômare II. 5. Princesse des
îles Sous-le-Vent (L. Lebreton,
1838). 6. Jeunes filles à l'époque
des premiers contacts avec les
Européens. 7. Portrait de la reine
Pômare IV (Ch. Giraud, 1855).
8. Jeunes femmes de la
bourgeoisie “demie” en robesmission. 9. Tahitienne en robe
d'apparat (2° moitié du XIX“).
10 et 11. Nu et exotisme daps la
photographie, en studio à Papeete
et en “extérieurs" aux Marquises.
118
FEMME
Femme. 1. Mythe de la vahiné
femme ou fille-fleur (peinture de
Léon Carré). 2. Jeune fille dansant
le pa'o'a (dessin Illustrant
“Le Mariage de Loti"). 3. Jeune
femme en costume traditionnel
(années 30). 4. Trois générations
de femmes à Raivavae (Australes).
5. La vie quotidienne au féminin
(Raiatea). 6. Jeune recrue de la
gendarmerie. 7. Balayeuse sur le
front de mer de Papeete.
8. Mme Huguette Hong Kiou,
ministre du gouvernement du
Territoire. 9. Mme Lucie Lucas,,.'
leader syndical (F.S.P.F.).
'
10. Miss Tiurai 1987. 11. Marna
lors d’une fête associative.
12. Modèle de carte postale éditée
par T. Sylvain.
119
fendoir,
nom
masc.
Tahitien; tapahi,
tahi’uru. Outil qui sert à couper, le plus
souvent dans le sens de la longueur. En
Polynésie, cet objet en forme de pelle ou
d’herminette servait à fendre les fruits crus
de r*arbre à pain. Il était en bois, à faces
l’extrémité la plus large en arête
aiguë servait de tranchant, l’autre, plus
étroite, de poignée. On préparait ainsi les
fruits avant leur mise au four (*ahima ’d) ou
en silo végétal pour amorcer la fermenta¬
tion afin d’obtenir le *ma ou *tio’o, pâte
avec laquelle on faisait ensuite la *pôpoi.
papïi iana ia tupu maita ’i te orara ’a
’amui. E ore roa e tano, e’ere ho'i i te mea
arata ’i
maita ’i, ia maoro to te ho'ê ta 'ata parahi
ateara’a i tona ’ai’a, e mo'e roa iana te peu
tumu
’e te mau monora’a ato’a no te mau u’i i
haerehia mai i roto i te orara ’a.
convexes ;
fenua. 1. Nom donné à l’épouse de Aito,
premier homme appelé Hoa Tea
mythologie polynésienne. Fenua
était la mère de Tangaroa i te po et l’aïeule
fils du
dans la
de *Maui.
polynésien qui signifie pays,
patrie (Te fenua farani: la France), ou
encore île haute, terre, sol, parcelle. Il est
utilisé seul ou dans des expressions telles
que fenua aihere (brousse), fenua feti’i
(terres familiales). Son emploi fréquent
témoigne des liens profonds qui unissent
l’homme à la terre. La tradition veut que le
2. Terme
cordon
ombilical
du
nouveau-né
soit
enterré dans lefamilial. Autrefois, le
*marae était le symbole religieux de l’enra¬
cinement
fenua. Pour F. Doumenge
(“L’Homme dans le Pacifique Sud”), «le
au
lien entre l’homme et le sol est total. Il
conditionne même les mécanismes psychi¬
ques et, que l’on soit en Mélanésie, Micro¬
nésie ou en Polynésie, il préside aux rap¬
FENUAINO. Ilot du récif barrière
qui
borde le lagon au nord-est de la presquTde
de
*Taiarapu (Tahiti) juste au nord des
*falaises du *Pari.
Dans son journal, Maxime *Rodriguez y
signalait un lieu de culte en 1775. J. Garanger y a retrouvé, en 1965, des vestiges de
*marae dont les grandes dalles de grès rap¬
pellent celles des marae des îles Sous-leVent. On peut y voir un rapport avec le
culte d’*Oro venu de ces îles et introduit
la première fois à Tahiti dans la
région de Tautira. Les vallées *Aiurua et
*Vaiote, très proches, sont riches en marae.
pour
FENUAPEHO (milieu du XIX'’ siècle).
Grand chef de nie de *Tahaa; traditiona¬
liste, fidèle à la religion ancienne, il se mon¬
du *Hau Manahune. Il n’hé¬
sita pas à livrer bataille au grand chef
*Tamatoa de Raiatea qui était allié aux
chefs de Bora Bora et de Huahine, parti¬
tra partisan
sans
de
*PomareII
et
des
chrétiens.
Fenuapeho fut vaincu lors de la bataille de
Raiatea en 1816, mais épargné par Tamatoa, comme Pômare II avait épargné ses
ennemis à *Fe’i Pi. Cette défaite favorisa
l’introduction du ''‘christianisme
Sous-le-Vent.
aux
îles
ports sociaux. 11 est inconcevable qu’un
individu reste détaché pendant longtemps
de ce qui lui donne une raison d’être et de ce
feo. Rocher calcaire, parfois haut de plu-,
tions de la vie».
corallienne. Un feo est un reste d’un récif-
qui le situe dans les successions des généra¬
►
fenua. Te i’oa ia o te vahiné a Aito, te tamaiti
a
Hoalea ia au i te ho ’e mau arata 'ira 'a 'a 'ai
ma ’ohi.
'0 Fenua te patea 'ino 'o Tangaroa-i-te-po te
tupuna vahiné 'o Maui, te tahi ato 'a ia
arata 'ira 'a.
Fenua : te ho 'e vahi, ho'ê tuha 'a repo marô, lei
’eifa'aeara'a no te ta'ata, e
fenua pâpàmarâ, fenua
mou'a, fenua vari. Te fenua farani i reira ia le
nuna’a farani parahi ai. Te fenua lahiti, e vahi
nohora'a ia no te nuna'a ta'ata tahiti. Te fenua
tinito, e vahi fa'aeara'a no te tinito. E parau
riro ’ei vahi ti'ara'a,
vauvau noho nona :
sieurs mètres et dominant
("‘Fidji).
■
reira, ia fânauhia te ho'ëaiu, ia marua te pito,
e tanuhia i roto i te repo fenua fêli'i, 'ei
fa 'a 'itéra 'a e, ’ua ta ’atihia ’oia i tona 'ai 'a : ’oia
ho'i tona fenua jdnaura’a, 'ua riro te marae ’ei
rave'apapu no le ha’apa'ora'a i te taura tei
ta’amu i te ta’ata ’e tona fenua.
’Ua papa ’i ’o Doumenge : “la mau ’eta ’eta te
taura ta ’amu i te ta 'ata
’e tona 'ai 'a, no le mea,
’oia mau te tumu e ’aita atu, no te
fa'anahonahopapura’a iana iho i tepae no
tona mana 'o 'e tona ferurira 'a noa atu te huru.
o te
nuna’a, e ma'ohi anei, e meranetia anei, e
mitoronetia anei, na te reira ato’a e fa'atere
barrière
soulevé où, lors d’un phénomène de recris¬
tallisation, la calcite ou la dolomite se sont
substituées à l’aragonite des Madrépores.
Les feo sont caractérisés par une sonorité
comparable à celle d’une cloche lorsqu’on
les frappe avec un marteau. Ils sont fré¬
quents sur les "‘atolls des "‘Tuamotu et sur
ceux des archipels des "‘Loyauté et des Lau
rahi roa teie i roto i te hi’ora’a a te ma'ohi, no
■
une
ieo
i
FESTIVAL
fer, nom masc. Métal fréquemment utilisé
dans l’industrie, principalement sous forme
d’alliages, le plus important étant l’acier.
La production mondiale de minerai de fer
nante, on distingue les fermes d’élevage, les
fermes céréalières, les fermes viticoles...
principaux producteurs l’U.R.S.S. (135
millions de tonnes), le Brésil (61), la Répu¬
blique populaire de Chine (60,9) et l’Aus¬
tralie (56,7). 11 n’existe pas de gisement de
fer dans les archipels du Pacifique Sud.
• Les Polynésiens firent connaissance avec
ce matériau en 1722 grâce à l’épave d’un
navire de l’expédition de *Roggeveen. Ils
en comprirent immédiatement l’intérêt et
proposèrent de somptueux cadeaux aux
navigateurs du XVllP siècle pour un sac de
tant le matériel et les ateliers de traitement
était de 491 500000 tonnes en 1984 et les
clous, une hachette... Les missionnaires en
généralisèrent l’emploi en créant des
forges. A partir de barres de fer, on fabri¬
quait des haches, des herminettes, des har¬
pons, des hameçons... Ce travail de forge
provoqua à ses débuts un étonnement
craintif comme en témoigne cette descrip¬
tion de W. *Ellis : «lorsque le fer chauffé à
blanc était martelé sur l’enclume, et que les
étincelles volaient dans leur direction, les
Tahitiens s’imaginaient que le fer leur cra¬
chait dessus et ils s’en montraient effrayés”
(“A la Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
Voir aussi : forgeron.
La solidité et la dureté du fer expliquent
l’emploi du mot dans les expressions :
croire dur comme fer, une discipline de fer.
Autres sens: Objet, instrument en fer: un
fer de lance, un fer à repasser, les fers d’un
prisonnier.
Hom. ; faire.
tant aussi des infrastructures
des nacres constituent une ferme perlière.
3. nom fém. En architecture, élément por¬
teur principal de la structure d’un
transversalement
au
toit placé
bâtiment pour rece¬
voir les pannes et le faîtage.
Hpm. : formes du verbe fermer.
fermentatioii, nom fém. Transformation
d’une substance d’origine organique sous
l’influence d’un ferment. Cette décomposi¬
tion contrôlée pour obtenir un liquide ou
une pâte (vin, yaourt, fromage etc...) géné¬
ralement appréciés pour leur saveur parti¬
culière est un moyen de conservation en
vue d’un stockage.
• Les *fosses à *pôpoi aux Marquises
permettaient une longue conservation des
fruits de 1’*arbre à pain sous forme de pâte
fermentée dans des cavités circulaires creu¬
sées dans la terre.
Chaque maison avait
ainsi ses garde-manger.
La fermentation alcoolique à base de fruits
locaux semble avoir été apprise par les
Polynésiens
européens.
au
contact
des
marins
festival, nom masc. Ensemble de repré¬
sentations consacrées à un ou à plusieurs
arts ou
artistes: festivals de Venise ou de
Cannes pour le cinéma ; festival d’Avignon
masc. Mode de *fairevaloir indirect dans lequel le propriétaire
fermage, nom
d’une terre en cède l’usage à un locataire
appelé fermier, contre une redevance (éga¬
lement appelée fermage). Cette redevance
est fixée à l’avance ; elle est indépendante
des résultats obtenus. Le fermage peut se
régler en nature ou en espèces. En France,
45 % des terres cultivées sont en fermage.
Ce mode de faire-valoir est également cou¬
ramment pratiqué en Polynésie française.
Voir aussi : ferme.
ferme. 1. adj. Qualifie un objet, une ma¬
tière qui a de la consistance, un être qui ne
fléchit pas, une personne qui fait preuve
d’assurance.
adv. Employé pour caractériser une action
vigoureuse, intense, parfois définitive (une
vente ferme par exemple).
2. nom fém. Contrat par lequel un proprié¬
taire laisse la jouissance d’un bien à une
personne (le fermier pour un domaine
agricole) en échange d’une somme fixée, le
*fermage.
Exploitation agricole affermée et, par exten¬
sion, toute exploitation agricole, les bâti¬
ments de la ferme. Selon
perlière. La *perliculture nécessi¬
d’exploita¬
tion, les constructions agglomérées et abri¬
• ferme
l’activité domi¬
pour le théâtre ; festivals de Bayreuth ou de
Salzbourg pour la musique...
• Festival des Arts du
Pacifique. Il fut créé
dans le cadre de la ^Commission du Paci¬
fique Sud à l’initiative du Comité des Arts
fidjien. Il s’agissait de rassembler tous les
quatre ans les diverses expressions des arts
et de la culture du Pacifique (chants,
danses, artisanat...). Le premier Festival
des Arts du Pacifique se déroula à *Suva
(*Fidji) en 1972. Il réunit 15 pays, dont la
Nouvelle-Calédonie, mais la Polynésie
française n’y participa point. La deuxième
rencontre eut lieu à Roturoa (*NouvelleZélande) en 1976, avec, cette fois-ci, la par¬
ticipation tahitienne aux côtés de 17 autres
délégations. En 1980, à *Port-Moresby
(*Papouasie-Nouvelle-Guinée), le festival
prit sa véritable dimension dans une
chaude ambiance qui lui assura un franc
succès.
C’est à Nouméa qu’avait échu le privilège
d’organiser le 4'= Festival des Arts, mais les
graves événements de novembre 1984 ame¬
nèrent ce Territoire à se désister au dernier
moment. La
Polynésie française se pro¬
posa alors en remplacement et dut organi¬
temps record
malgré la réticence de certains milieux
politiques. 11 fallut construire à la hâte une
ser cette manifestation en un
et
ferme perlière à Fakarava
121
vaste salle
polyvalente, la salle Te Aorai
daient un peu partout pour y faire des fre¬
Tini H au, ainsi qu’un village d’artisans, et
daines» (“Tahiti autrefois”). D’une façon
générale, le peuple polynésien semble avoir
toujours éprouvé un besoin immense de
distraction, peut-être lié à la domination
pesante des *ari'i. La société des *arioi y
pourvoyait en se déplaçant d’île en île et la
vie entière du groupe se passait dans les
plaisirs et les fêtes. Jacques *Moerenhout a
décrit dans “Voyage aux îles du Grand
Océan” l’existence de «ces espèces de
prévoir l’hébergement de 1 200 délégués
venus de 26 pays différents, sans compter
les 500 participants polynésiens. Tout fut
prêt cependant le jour de l’inauguration, le
29 Juin 1985, et le festival fut dans l’ensem¬
ble réussi.
Le 5“ Festival aura lieu à Townsville (Aus¬
tralie) en 1988, et le 6'= aux Cook en 1992.
►
heivanui ha’arau nô Patitifa. ’Ua ha'amauhia
bardes, allant de lieu en lieu donner des
le heivanui ha ’arau no
Patitifa i roto i te
Tomile no Patitifa Apalo’a ia au i le opuara'a
représentations (...) Leurs fêtes, où le luxe
des costumes, la pompe du cérémoniel, la
musique, les chants et le nombre des
acteurs se réunissaient pour inspirer la
gaieté, l’enthousiasme et le délire attiraient
le peuple en foule et l’on peut dire qu’ils
étaient partout l’âme des plaisirs et des fes¬
mana'o o te Tomite ha'arau no Fili, ’oia, ia
ha ’aputuputuhia i te 4 matahiti ato 'a, te mau
ha'arau e rave rahi e te ta’ere no Patitifa (te
pehe, te ’upa, te rima'i). Tupu atura te
heivanui matamua i Suva (Fiti) i te matahiti
1972. ’Ua ha'aputuputu mai te reira i na fenua
15, are'a te fenua Taratoni 'e ’o Porinetia
farani ’aita ia i amui atu. Te piti o te heivanui i
Rotorua (Niuterani) tefa'atupura'ahia i te
tins». Les occasions de fêtes étaient nom¬
breuses, qu’il s’agisse de *cérémonies reli¬
gieuses, politiques, ou d’événements
matahiti 1976, ’ua tae ato’a atu te nuna'a
ma ’ohi o Porinetia farani. No te toru o te
familiaux.
Louis Rollin a recensé certaines koika ou
taime, ’ua tupu te reira i Port-Moresby (i te
fenua Papua-Niutinea), ’ua fa’a’ite mai te
taurua no reira, i te ho’e fâito fa’ahiahia roa i
roto
réjouissances populaires marquisiennes
qui se déroulaient généralement sur le
tohua ou place publique :
i le mahanahana mau no te ho ’e
koika putato, où l’on célébrait les pre¬
mières règles d’une fille de chef.
koika okapuaika : fête du percement des
manuiara 'a rahi o taua heivanui ra. la tae ra i
te 4 no te taime o
nana e
-
Taratoni te fenua i tapa ’ohia
fa’atupu, inaha, te tupu nei te mau
-
arepurepura ’a i reira i te area no te ava ’e
novema 1984, nâte reira i ha'afifi te
fa ’atupura ’a no te heivanui i Nouméa, ’ua
vaiiho mai to Taratoni i taua ’ohipa ra. Opua
ihora ’o Porinetia farani e mono ia Taratoni
no te fa ’aïupu mau ihoa i taua heivanui ra. No
reira, i roto i te ho'ë taimepoto roa ’e i mua i
te fifi o te pae poritita, ’ua rave ’o Porinetia i
taua taurua ra, ’Uafa’ati’a ’oi'oihia te ho’e [are
taupe’e rahi lei ma’irihia te i’oa Te Aorai Tini
Hau, ’uafa’anaho ato’a hia te ho’epeho no te
rima’i, ’uafa’aineinehia le vahifa’aeara’a, le
puhapa o na ti’a 1,200 no na fenua e 26 tei o i
roto i leie
Tomite, a ta’a noa atu ai e e 500
ta’ata porinetia te amui atu no te mau
ato ’a e tupu.
mea
’ohipa
Are’a ra, ’ua ineine maita’i te mau
alo’a i te mahana iritira’a ta'urua ’oia te
29 no liunu 1985, e manuia ra’a rahi to taua
heivanui ra, E tupu te 5 no te heivanui i
Townsville (Auteraria) i te 1988 e te 6 ra i te
fenua o Tule (Raroto’a) i te 1992.
fête, nom fém. Réjouissances organisées
oreilles, accompagnée pour les garçons de
la fête de la circoncision.
-
koika hakahee : fête de la présentation
d’un adolescent à la tribu.
-
koika
tuhi
tiki :
tatouages.
-
-
présentation de
koika huona : fête de fiançailles.
koika vai
hopu, donnée en l’honneur
d’un chef divinisé.
-
koika ika: fête de la distribution des
poissons.
-
koika
tapavau,
qui suivait
grandes récoltes de mei.
une
des
Aujourd’hui, et malgré les interdictions
imposées par les missionnaires au XIX'=
siècle, le goût pour la fête est toujours aussi
vif: tout peut être occasion de réjouis¬
sances. Ce sont les fêtes
paroissiales qui se
prolongent par un *tamâ'ara’a après les
cérémonies, les chants, les représentations
théâtrales et les joutes oratoires. Les ma¬
riages, eux, «prennent une importance
•
pour commémorer un événement solennel
considérable
lir joyeusement des êtres chers,
s’unir mais parce qu’ils permettent de vivre
quelques journées à deux ou trois cents,
gens du même district, de la même parenté,
foule cosmopolite où l’on se connaît, unis
provisoirement (...) pour retrouver la
“vraie vie”, celle qu’on imagine avoir été
celle d’autrefois» (Daniel Mauer: “Aimer
Tahiti”). Les visites officielles, les inaugu¬
rations, les retrouvailles, les fêtes de fin
d’année, les réunions électorales, les jour¬
nées du tiare, les réunions d’amicales et
ou, de manière occasionnelle, pour accueil¬
moment de bonheur en groupe.
vivre un
Le sens de la fête a toujours été très
développé en Polynésie. Autrefois, d’après
Bengt Danielsson, «les années qui succé¬
daient immédiatement à la puberté étaient
les plus gaies • garçons et filles de cet âge
(les *laure'are’a) n’avaient encore que peu
•
de devoirs
envers leurs
parents et pou¬
vaient consacrer la plus grande partie de
leur temps au chant, à la danse, au sport et
aux
divertissements. Dans la plupart des
îles, ils formaient des “bandes” et se ren¬
non pas tant en raison du
bonheur qu’on a de voir deux êtres chers
d’associations
donnent
déploiement de fêtes.
lieu
au
même
FÊTE
Mais la fête
majeure est le “Juillet” ou
*Tiurai ou *Heiva i Tahiti, attraction tou¬
ristique et grand moment de défoulement
populaire qui attire à Tahiti des popula¬
tions de tous les archipels voisins. Le Juil¬
let unit toutes les ethnies, mais les acteurs
en
sont
principalement les Polynésiens et
les Demis.
chinoise, par exemple, a
calendrier de fêtes. La fête de la
*lune a lieu le 15® jour du huitième mois
• La communauté
son propre
lunaire et célèbre la moisson et la fécon¬
dité. Le jour de l’an chinois est fêté du 16®
jour du douzième mois de l’année jusqu’au
15® jour de la nouvelle année, marqué par
le festival des lanternes. Durant cet inter¬
valle, tout le monde règle ses dettes, la
famille honore les dieux domestiques *Wu
Ti et *Tsao Wang, ainsi que les ancêtres.
Des pétards sont allumés pour éloigner les
esprits malins et l’on colle sur les murs de la
maison des rouleaux de papier rouge sur
lesquels sont inscrits des vœux de bonheur
et de prospérité.
Hom. : faîte (nom masc.) ; formes du verbe
faire.
Fêtes. 1. Pirogue d’apparat lorsdes
fêtes données par la reine Pômare
en
1860. 2. Réjouissances offertes
par l’armée française en mission
de souveraineté autour de Tahiti.
3. La communauté européenne de
Tahiti fêtant le carnaval au début
du siècle. 4. Entrée en scène d’un
groupe de danse lors des fêtes du
Heiva i Tahiti.
Ta’urua. 1. l^a'a fa’a'una'una nà te
’oro’a e fa’atupuhia e te ari^i
vahiné Pômare i te matahiti 1860.
mau
2. 'Oro'a fa’atupuhia e te nu'u farani
na
roto i tô ratou tere i roto i te
fenua ’o Tahiti. 3. ’Oro’a fa’atupuhia
e
te mau ta’ata nô Europa i te
omuara’a o te tenete. 4. Tomora’a o
te hô’ë pupu ori i ni’a i te tahua nâ
roto i te mau oro'a o te Heiva
i Tahiti.
c
123
FETI’I
fëti’i. Terme polynésien qui signifie
«parent au sens le
plus large du terme»
(Paul Ottino: “Rangiroa: *parenté éten¬
due, résidence et terres dans un atoll poly¬
nésien”). 11 ne s’applique qu’aux personnes
ayant un *ancêtre commun. 11 s’agit donc
des frères et sœurs, cousins, consanguins et
de leurs ascendants ou descendants. “Être
fêti'i" signifie avoir une relation de sang
avec quelqu’un.
Voir aussi : famille,fëti’i.
FETUNA. Nom d’un district et d’un vil¬
lage de la pointe sud de *Raiatea. Fetuna
fait partie de la commune de *Tumaraa et
compte 314 habitants (1983), pour la plu¬
part agriculteurs et groupés sur une petite
plaine en forme de croissant, au pied du
massif de l’Apoorauoro (426 m).
feu, nom masc. Tahitien : auahi. Source de
chaleur et de lumière accompagnant une
combustion vive. S’emploie dans plusieurs
dégagement calorifique (un feu de
brousse) ; une détonation (un coup de feu) ;
une émission de lumière (un feu de
posi¬
tion) ; au figuré pour désigner quelque
chose d’ardent (le feu de l’action).
• En Polynésie, autrefois, on allumait le
feu par friction de deux morceaux de bois.
sens : un
On choisissait un morceau de branche d’un
bois assez dur et bien sec comme le *pUrau.
Fendu en deux dans le sens de la longueur,
on en utilisait une moitié
on
pour la friction et
taillait par ailleurs en pointe un bâton
vée, le mouvement devenait plus court et
plus rapide. La poussière de friction com¬
mençait à se consumer après une ou plu¬
sieurs minutes d’effort. 11 ne restait plus
qu’à alimenter le feu, avec de la bourre de
coco par exemple. Voici un chant
(pehe)
qui accompagnait la production du feu
dans l’atoll de *Napuka (Tuamotu) :
E haere au e i tua
Je vais côté océan
I Oheko
A Oheko [nom
du lieu]
Hika hika au rima
Je frotte, je frotte
mes
Amaama
mains
Brûle, brûle
Tukakau
Accroupi
Tupere au
Je me lève
Haere au
Je m’en vais
Voir aussi : ahimâ'a, cuisson.
Hom. : feu (fém. : feue) (adj.) : défunt.
►
auahi. Efaufa’a rahi to te auahi i roto i te
orara’a o te mâ'ohi. ’la au i le 'a’ai ’o te ta’ata
ra
’o Aoamara’ia no Raiatea, te metua o te
auahi a te ma ’ohi. I te tau po ra ’ua ’imi ’oia i
te rave ’a e roa 'a mai ai te auahi inaha
’ua ’amu
noa te ta 'ata i te ma ’a ota ma te mamae o te
’opu no te rave 'a ’ore ia tunu.
I te hoëmahana, ’ua rave ’oia i te 'ama’a fau
(purau) maro ’ei ’au’ati e ma’a vâhi iti taraihia
’ei ’aurima, ’e ’ua hi'a. ’Ama
no taua ra’au ra
’Ei auahi ’ia nô te tunu i te mâ’a
’e nô te türama i te po. Efaufa’a rahi ïa tôna
a ’era te auahi.
no te orara’a o te ta’ala. Etahu-ato’a-hia te
auahi i ni ’a i te marae ’e aore ra i piha ’i iho
noa mai, no
te tahi ’ia maupeu a te tahu'a
pure, mai te ahi-fai ’e te ahi-ha ’apena nô te
tunu pa ’a ’ia i te pua ’a.
en bois de tamanu. Celui-ci servait à frotter
le morceau de bois dans un mouvement de
va-et-vient, dans le sens du fil du bois ou au
obtention du feu par friction
niveau du sillon de la moelle. Quand une
zone de
résistance plus grande était trou¬
feuille, nom fém. Tahitien : rao’ere. Partie
des végétaux fixée sur la tige, parfois sur la
racine, ayant le plus souvent l’aspect d’une
lame mince et plate de couleur verte.
• La végétation abondante des îles polyné¬
siennes a favorisé une très large utilisation
des feuilles dans des domaines variés. Les
toitures des
*fare traditionnels sont en
palmes de *cocotier (ni’au) ou en feuilles de
*pandanus (fara). Une toiture d’un fare
moyen demande environ 400 palmes. Les
champs de ’^taro sont recouverts de palmes
pour éviter l’assèchement. Les feuilles de
*bananiers et de
servent à couvrir et à
envelopper des aliments dans le *four
polynésien. On en garnit les *fosses à
*tio’o. Les feuilles de *pürau rassemblées
par leurs pétioles forment des nappes et des
assiettes pour les *tâma’ara’a. De nom¬
breux objets de *vannerie sont tressés avec
des palmes de cocotier, vertes ou sèches :
*paniers, corbeilles, chapeaux, *nattes,
*éventails, *filets en forme de guirlandes
pour la pêche... On connaît les multiples
éléments décoratifs que des mains habiles
tirent des palmes et feuilles : *décoration
de salles, de stands d’artisanat, *couronnes, *colliers, guirlandes... Les feuilles
de ti, entières ou découpées en lanières,
habillent les danseurs
124
ou
les acteurs de
FIDJI
représentations folkloriques. D’autres sont
utilisées comme ingrédients dans la prépa¬
ration de *teintures ou de remèdes dans la
du
Hom. ; formes du verbe feuiller.
Tahiti. Ses 320 îles couvrent 18 272 km^, les
*médecine traditionnelle.
FIDJI. {Fiti ou Viti). Archipel mélanésien
Pacifique Sud, traversé par le 180®
degré de longitude. Il est situé entre 15° et
20° de latitude sud, à 3 300 km à l’ouest de
deux principales étant Viti Levu
(10 386 km^) et Vanua Levu (5 535 km^). La
plupart des terres sont d’anciens *volcans
démantelés par l’érosion et entourés par
une barrière corallienne. Le climat,
tropi¬
cal humide, présente bien des traits com¬
muns avec celui de la Polynésie française,
telle l’opposition des versants au vent et
sous le vent, mais il comporte des épisodes
cycloniques plus fréquents.
• Les îles Fidji ont tenu une place impor¬
tante dans la *Préhistoire polynésienne.
Elles semblent avoir été peuplées au XIV®
siècle avant notre ère, par des groupes de la
civilisation *Lapita venus de l’ouest. Éta¬
blis sur le littoral (comme à Sigatoka par
exemple), les Lapita échangeaient avec les
Mélanésiens des produits de la mer et des
poteries contre des produits de l’élevage et
de l’horticulture. Excellents navigateurs,
mais trop nombreux et en butte à l’hostilité
des Mélanésiens, ils durent quitter Fidji et
colonisèrent la Polynésie orientale. Dès
lors, la poterie Lapita disparut et fut rem¬
placée par celle dite de *Mangaasi vers
100 av. J.-C. Les archéologues ont identifié
de nombreux autres vestiges de cette civili¬
sation : des fortifications, à Viti Levu et
Wakaya, et des *pétroglyphes tels ceux de
Dakuniba, Sawailau et Taveuni.
• Abel *Tasman fut le
premier Européen à
visiter les Fidji en 1643, mais il fallut atten¬
dre le voyage de '•'Cook en 1774 et surtout
celui de *Bligh en 1792 pour que les princi¬
Feuilles de cocotier. 1. Tressées pour la
couverture des toits ou pourformer descloisons.
2. Nattées. 3. Diadème en folioles de cocotier
porté par les prêtres aux îles Marquises.
F.G.S.S.
voir
Fédération
Sociétés sportives.
générale des
fibre, nom fém. Filament flexible consti¬
pales îles soient explorées. Le début du
XIX® siècle fut marqué par le passage des
*beachcombers et des négociants en bois
de *santal ainsi que par. l’arrivée, en 1830,
des *missionnaires protestants de Tahiti.
C’est en 1874 que les rois Cakobau et
Ma’afu, rejoints par onze autres chefs,
signèrent Pacte de cession des Fidji à la
couronne britannique.
Iles Fidji. 1. Village traditionnel.
2. Mélanésienne. 3. Indien.
4. Marche sur le feu-.
tuant certains tissus végétaux ou animaux.
Certaines fibres végétales sont dites “tex¬
tiles”, susceptibles d’être tressées, filées ou
tissées.
• Ainsi en Polynésie, les fibres de la bourre
de coco, après rouissage dans l’eau de mer
et battage, servaient à filtrer les liquides ou
à calfater les
*pirogues. Tressées, elles
forment le *nape, utilisé comme ligatures
dans les *fare et les pirogues.
Les fibres de *rô'â servaient
jadis à la
confection des lignes de pêche ; les fibres de
*pia à de fins tressages d’objets de *vannerie. Les fibres de piri piri (Urenu lobota)
sont utilisées pour les jupes des danseuses,
plus fines que les *more en *purau.
Voir aussi: ’ie’ie, mou.
figuré, organe de la sensibilité,
l’émotion : avoir la fibre patriotique.
Au
de
125
FIDJI
Dès lors, la mise en valeur
économique
commença et les Fidji devinrent des îles à
sucre et à *coprah ; elles connurent d’im¬
bouleversements démogra¬
phiques après l’arrivée de gros contingents
de main-d’œuvre indienne (75 000 immi¬
grants entre 1879 et 1916). A partir de'
1929, le pouvoir du gouverneur fut contre¬
balancé par un conseil où les représentants
des Fidjiens et des Indiens furent de plus en
plus nombreux. Le premier cabinet minis¬
portants
tériel avec attributions individuelles fut
créé en 1964: il expérimentait une forme
qui déboucha sur
l’indépendance le 10 octobre 1970.
Cette démocratie avait pour chef d’État le
souverain britannique et a connu une
grande stabilité politique sous la conduite
d’*autonomie interne
du Premier ministre Sir Kamisese Mara
jusqu’en avril 1987. A cette date, le parti
représentatif de la communauté indienne
obtint la majorité des sièges lors d’élections
législatives. Inquiet de voir les dirigeants
issus de la communauté mélanésienne per¬
dre
influence, le colonel Sitiveni
leur
Rabuka prit le pouvoir et annula les élec¬
tions. Face à l’hostilité des démocraties
occidentales à ce coup d’État, les nouvelles
autorités fidjiennes optèrent pour un
régime républicain définitivement indépen¬
dant du Royaume-Uni.
• En 1981, les îles Fidji comptaient 650 409
habitants dont 326 346 Indiens et 290496
Fidjiens qui cohabitent non sans une
plus grande partie
de la population et des activités économi¬
ques est concentrée sur Hle de Viti Levu. A
l’est de nie, la capitale, *Suva, compte
certaine tension. La
Fidji. 1. Ratu Sir Kamisese Mara,
Premier ministre de ia Répubiique
fidjienne; 2. Coionel Sitiveni
Rabuka (générai depuis 1988),
auteur du coup d’État d’avrii 1987.
3. Champs de canne à sucre sur ia
côte sud-ouest de Viti Levu.
altitudes de plus de 300 m
Carte économique des îles Fidji.
O canne à sucre
□ bananeraies
VANUA-LEVU,
tlïïl élevage bovin
□ riz
O grandes cocoteraies
cocoterales et cultures
□ maraîchères familiales
NAITUBA
«
raffinerie sucrière
Q
conserverie de thons
petit centre industriel
port de commerce
MAKQGAI
OVALAU
0 KORO
If’
KANACEO
•>- aéroport international
VANUA
bALAVU
O centre touristique
ville de plus de 100 000 hab.
O
MAGO
<^WAKAYA
Cà Levuka
ûCICIA
d'
<-
%
GAU
ville de 10 000 à 30 000 hab.
ville de moins de 10 000 hab.
TUVUCA
O
‘
oNAYAU
Q LAKEBA
MOALA
TOTOYA
ifû
KAD
126
MATUKU
O
VUAQAVA^ NAMUKA I LAU
KABARAO
<,
FULAGAe»
û
FILET
118 000 habitants et dispose du plus grand
risme (203000 visiteurs en 1982) permet
d’équilibrer la balance des paiements et
«Fidji est peut-être la seule entité écono¬
miquement viable sans aide extérieure
parmi les archipels du Pacifique Sud»
{Nouvel Observateur'. “Atlas éco 1985”).
profondeur de 2 à 24 m, elles étaient
progressivement tirées par l’une des extré¬
mités pour former une poche autour du
banc de poissons. Des flotteurs en bois de
*purau, tous les 30 cm, maintenaient le filet
en surface, tandis que des plombées en
pierre (*poids de *pêche) lestaient le filet
en profondeur.
On utilise toujours des filets de plusieurs
dizaines de mètres de long sur quelques
mètres de profondeur disposés en U depuis
une plage, maintenus par des pirogues, lors
de la saison de la pêche aux *ature par
exemple.
Aujourd’hui, coton et nylon remplacent les
FIERENS (Jean-Jacques) ( 1833-1900). Ce
tionnait les mailles de ses filets. EPautres
port de l’archipel. A l’ouest, *Nandi
accueille l’aéroport international et la plu¬
part des infrastructures touristiques. Le
sucre constitue
toujours la ressource essen¬
tielle des îles, il alimente plusieurs raffine¬
ries et fournit en valeur la moitié des expor¬
tations. Bien que l’archipel doive importer
de nombreux biens manufacturés, le tou¬
*missionnaire
Tahiti
en
catholique belge arriva à
1860
et
fut immédiatement
envoyé aux ^Tuamotu où il devait demeu¬
rer plus de quarante ans. D’une activité
débordante, il évangélisa de nombreuses
îles, notamment des atolls de l’Est. Il fut à
l’origine de la construction de villages et de
la plantation de grandes *cocoteraies.
Figuier, nom masc. Ficus carica. Tahi¬
tien : tute. Arbre de la famille des Mora-
cées, originaire du Proche-Orient et qui
pousse également dans le sud de la France.
Il s’est acclimaté en Polynésie et produit
beaucoup, notamment au début de l’année.
Ses fruits, les figues, sont constitués d’un
réceptacle charnu, comestible, contenant
de très nombreuses petites “graines” ou
akènes qui sont en réalité les fruits pro¬
prement dits.
• Le Figuier de Barbarie est un Cactus
appelé Opuntia ou Nopal. Ses fruits sont
également consommés.
filariose, nomfém. *Maladie appelée éga¬
lement wuchériose, déterminée par la
microfilaire du sang: Wuchereria bancrofti. Elle se manifeste par des accès de
fièvre avec névralgies, la présence de sang
ou de chyle dans les urines (hématurie ou
chylurie), la dilatation des ganglions lym¬
phatiques, l’inflammation des vaisseaux
lymphatiques aboutissant finalement à
r*éléphantiasis.
une
fibres d’écorce de *ro’a ou de purau avec
lesquelles chaque pêcheur, jadis, confec¬
filets, plus petits, comme r*épervier, ou
montés sur des cadres en bois, sont utilisés.
Ainsi le tôtô à Rurutu, manié à la main
dans la zone des sillons du récif frangeant à
marée montante, le ^carrelet pour la cap¬
ture des tatu aux Marquises, les épuisettes
en forme de raquette pour attraper les
poissons-volants (pêche à la torche de nuit)
ou les grandes épuisettes pour la
capture
des *eina’a à l’embouchure des rivières
(haveneaux). La pêche industrielle utilise
plusieurs types de grands filets : le chalut,
sorte de grande poche traînée par le navire
et remontée par treuillage à l’arrière ; et la
senne, filet “tournant” avec lequel on
enserre un banc de poissons en surface.
Hom. : formes du verbe filer.
►
’upe’a. E tao’a teie i hamanihia e te rima
aravihi o te ta’ata ’ei rave’a nô tepopo’i i te Va,
te vai nei te tautai hi
’a’ira, te vai ato’a nei te
tautai upe'a. I te matamua, e rô’a e te taura
more, te rave 'a no te papa ’i i te upe 'a,
e
i teie tau
Te
’anave ’e le taura 'urina te fa 'a ’ohipahia.
reira fenua
Figues
’e taria ravera 'a, te reira fenua tana.
/ Rurutu, e hâmani ratou i te tôtô no te haere
nô m’a i te a'au e taipu i te Va i te taime
nanura ’a
miti, are ’a i Matuita ma e mau taipu
rarahi ta rôtou e fa’a’ohipa nô te taipu i te
ia tae i te mau po ramara’a. I teie mau
’api, ’ua rau mau ravera’a no te ’ohipa
tautai, ’e te mau upe’a, na te pahi e puto na
tua nô te fa’ahei i te Va e rave rahi.
marara
tau
raccommodage d'un grand filet
à ature
enera'a upe’a ature
filet. 1. nom masc. Fil fin ou ce. qui lui
ressemble, au propre (un filet d’eau) ou au
figuré (un filet de voix).
2. nom masc. Morceau de chair situé le
long de l’épine dorsale des animaux.
3. nom masc. Réseau de mailles réservé à
divers usages dont, notamment, la capture
d’oiseaux ou de poissons. Tahitien : ’upe’a.
• En
Polynésie, James *Morrison signalait
des *sennes traînées sur des fonds sableux
peu profonds. Longues de 10 à 120 m pour
127
FILIALE
filiale, nom fém. Du latinfilius qui signifie
fils. *Société dont la moitié du *capital au
moins est possédée par une autre société
appelée société-mère. Propriétaire de la
majorité des parts, celle-ci contrôle en réa¬
lité la direction de sa filiale.
La Banque de Polynésie est, par exemple,
une filiale de la Société
générale.
filtreur, adj. et nom masc. Qualifie les
animaux qui se nourrissent de *plancton
qu’ils se procurent en filtrant l’eau où ils
vivent. Cette filtration est souvent réalisée
par des branchies lamelleuses en particu¬
lier chez les *Bivalves. Exemple : *Huîtres,
*Moules, Coques, *Bénitiers...
fiscalité, nom fém. Ensemble des règles se
rapportant aux *impôts. Le fisc est l’admi¬
nistration chargée d’appliquer les règles
fiscales établies par les autorités d’un pays.
En Polynésie française, la fiscalité territo¬
riale relève de la compétence de 1’* Assem¬
blée territoriale et du gouvernement.
FITII. Village situé sur la côte ouest de
*Huahine Nui et au fond de la baie de
Haavai. Le district du même nom, peuplé
de 748 habitants (1983), s’étend du lieu-dit
Papatea jusqu’à la baie de Port-Bourayne
à l’*isthme occupé par le MtVahi
(198 m). Ce district agricole qui a conservé
et
une
certaine activité s’adonne à la culture
de
la
*vanille et des
comme le
plantes vivrières
*taro, notamment dans la vallée
de Taatatoro.
finage, nom masc. Autrefois, zone sur
laquelle un seigneur (ou une ville) avait le
droit de rendre la *justice. Le terme dési¬
gna ensuite le territoire d’un village où l’on
pratiquait r*assolément triennal.
D’une manière générale, on emploie ce
terme aujourd’hui pour désigner l’ensem¬
ble des terres cultivées par les habitants
d’une *commune. Par extension, le finage
peut désigner l’ensemble du
territoire
communal: le finage de Papara...
fiu. Terme tahitien qui s’emploie souvent
“c’est fiu" ou “être fiu", lesquelles peuvent
être traduites par “c’est lassant, sans inté¬
rêt” et “en avoir assez”. Cet état d’esprit,
qui n’est pas propre aux seuls Polynésiens,
leur vient toutefois de façon plus originale,
soudainement et impérativement, comme
si toute contrainte était difficile à suppor¬
ter. Dans “Tahiti”, J.-M. Loursin en donne
un
finance, nom fém. Au pluriel : ressources
en argent d’un particulier, d’une associa¬
tion, d’un État. La loi de finances autorise
l’État à engager des dépenses et à percevoir
des recettes, donc à gérer un *budget.
Le
chargé de la
préparation et de l’exécution de ce budget.
• En Polynésie, le ministère territorial des
ministère des Finances est
Finances exerce son autorité sur les ser¬
vices
des
*Douanes, des contributions
directes et des *Domaines. Il est chargé des
relations entre le gouvernement du Terri¬
toire et la *Caisse centrale de Coopération
économique, la Caisse des Dépôts et Consi¬
gnations, la paierie du Territoire et la
*banque Socredo.
Au singulier : ensemble des métiers de l’ar¬
gent. Les activités financières sont orien¬
tées vers la banque, le *crédit, la bourse.
F.LP.
voir
Fonds
intercommunal
français dans les deux expressions :
en
de
Péréquation.
exemple possible: «Le charpentier qui
construit pour vous une pirogue, s’arrêtera
brusquement aux quatre cinquièmes de
son ouvrage, sans aucun motif, et partira
-généralement sans avertir - (...) L’explo¬
sion du fiu a été tellement brutale et irrésis¬
tible qu’il n’aura même pas songé à se faire
payer avant de partir...».
fiu. Teie parau i roto i te reo ma ’ohi, te ja’a ’ite
mai ra i te huru nô te reira ta'ata i taua taime
mau ra, ’aita e rave ‘a nô te fa 'a ’ore i te reira
huru i tôna. ’Ei hi’ora'a: 'ua fiu vau i te amu i
’ua fiu vau ia ’oe, ’ua fiu te ta'ata i te
'a, e fiu ’ôna ia rave i te ’ohipa. Te hoô_
ta 'ata ’o J. M. Loursin tei horo 'a mai i te hô’e
te i 'a,
orara
hoho’apâpümaita’i: "’uafiu te tamuta i te
taraira’a i te hôe va'a teifa'aauhia iana, ’ua
fa ’aea ta ’ue noa i te ’ohipa ’e ’ua haere mai te
fa’aara’ore, mai te ani ’ore mai ia ’aufauhia
’oia ’’.
FLAHERTY (Robert John) (1884-1951).
Cinéaste et scénariste américain d’origine
irlandaise, initiateur de l’école documen¬
Après avoir réalisé
“Nanouk”(l921), film dans lequel il s’était
attaché à décrire la vie simple et heureuse
d’un Esquimau et de sa famille, en-dehors
de toute atteinte de la “civilisation”, Flaherty s’intéressa au Pacifique et aux popu¬
lations *maories qu’il aborda avec la même
démarche. En 1923, il réalisa “Moana of
the South Sea", documentaire sur la vie
taire de New York.
firi firi. Pâtisserie
qui est, en Polynésie,
généralement confectionnée par les cuisi¬
niers chinois et que l’on consomme au
petit-déjeuner ou comme friandise entre les
repas. 11 s’agit d’un beignet consistant en
petit rouleau de pâte farineuse, cuit dans de
l’huile de friture puis saupoudré de sucre.
On leur donne des formes variées : allon¬
firi firi
128
gée, en huit, en boule ou torsadée.
Samoa. 11 collabora ensuite avec le
réalisateur W.S. Van Dyke pour tourner
aux
FLEUR
dans
les
*Établissements français de
rOcéanie “White Shadows of the South
Seas ”( 1927), film qu’il renia, accusant Van
Dyke de l'avoir dénaturé. En 1928, il revint
Polynésie pour tourner “*Tabou” à
en
Bora Bora, en collaboration cette fois-ci
avec Frédéric *Murnau. Par la suite, Fla-
herty gagna l’Angleterre, réalisant, entre
autres, “L’Homme d’Aran’’et “The Land”.
Il fut un des grands cinéastes de l’Entre-
deux-Guerres.
flamboyant, l.adj. Quijettedesflammes,
lumière éclatante.
2. nom masc. Delonix regia.
une
Arbre de la
Légumineuses, originaire de
Madagascar. C’est un Arbre décoratif très
apprécié pour ses fleurs rouge vif en saison
chaude (décembre-janvier). Le Flam¬
boyant perd ses feuilles en juillet, août et
septembre.
Il existe une variété à fleurs jaunes {Delo¬
nix regia, variété lutea) probablement
apparue par mutation, ainsi qu’une variété
*hybride à fleurs oranges issue du croise¬
ment entre les deux variétés précédentes.
Deux de ces arbres se distinguèrent en
Polynésie de par leur longévité et leur
situation. L’un agrémentait la place de Vaitape (*Bora Bora) et ombrageait la tombe
famille des
d’Alain *Gerbault. L’autre borde encore la
route de ceinture à Faaa et orne un virage
très prononcé : “le virage du flamboyant”.
l’espèce considérée, de très nombreuses variations peuvent intervenir. Cer¬
Selon
Flamboyant
taines plantes possèdent des fleurs mâles et
des fleurs femelles séparées
mais portées
Chez d’autres
plantes, il existe des pieds mâles et des
pieds femelles séparés (Papayer). Certaines
fleurs, comme celles des ’aito, n’ont pas de
pétales, elles sont dites apétales.
• Avant l’arrivée des Européens, la Poly¬
nésie était fort pauvre en fleurs comme en
autres espèces végétales. Les principales
étaient le *pua, le *tiare, véritable emblème
par un même pied (Maïs).
fléau, nom masc. Quelque chose ou quel¬
qu’un qui est nuisible. Catastrophe, cala¬
mité ou désastre qui s’abat sur une popula¬
tion ; par exemple, en Polynésie, l’épidémie
COROLLE
de *grippe espagnole en 1918 qui provoqua
le décès de plus de 2000 personnes.
L’*alcoolisme fut et demeure un fléau pour
la Polynésie française, dans la mesure où il
est
responsable de maladies, d’accidents,
de violences.
Autres
sens :
instrument
à
battre
les
céréales ; bras d’une balance.
sépales
fleur, nom fém. Tahitien: ’imoa (bour¬
geon floral) ou ’u'umu (fleur épanouie).
Organe reproducteur des végétaux supé¬
rieurs ou plantes à fleurs ou Phanéro¬
games. Une fleur complète est hermaphro¬
dite : elle renferme à la fois les organes
mâles et les organes femelles. On y trouve
différentes parties :
-
les
sépales dont l’ensemble forme le
calice ;
les pétales souvent vivement colorés qui
constituent la corolle ;
-
-
l’androcée, partie reproductrice mâle
comprenant les étamines qui produisent le
pollen ;
le gynécée, partie reproductrice femelle
comprenant le pistil et des carpelles ren¬
-
fermant les ovules.
ovaire grossi
Coupe d’une fleur et de
appareil reproducteur.
son
129
FLEUVE
de Tahiti, et une variété d’*Hibiscus (’aute).
La plupart des autres fleurs ont été accli¬
matées par de nombreux voyageurs et des
passionnés de *botanique tels *Johnstone,
Abadie, Harrison *Smith, Félix Robin et
l’amiral *Bonard. Les plus connues
viennent :
d’Amérique tropicale; le *Lantana
le * Canna (Canna indica), le
♦Poinsettia (Euphorbia pulcherrima),
V*Anthurium andreacum, la *Bougainvillée, le *Frangipanier, r*Héliconia;
des Indes ; la *Queue-de-chat (Acalypha
hispida), la Pluie d’Or (*Cassia fistula);
d’Asie tropicale : les *Orchidées, le taina
(* Gardénia jasminoides), les *ôpuhi (Guillainia purpurata).
-
jours, à la portée du regard, de la main...»
(Marc Chadourne).
S’emploie dans les expressions: être dans
la fleur de l’âge : au plus beau moment de sa
vie ; la fleur de la société ; l’élite ; être fleur
bleue: sentimental; à fleur d’eau: au
niveau de la surface.
Hom. : formes du verbe fleurer.
camara,
-
-
De tout temps, les Polynésiens ont aimé les
fleurs, leurs formes, leurs couleurs, leurs
parfums. W. *Ellis notait: «Ils avaient
l’habitude de confectionner des espèces de
fleurs artificielles. Ils se servaient pour cela
des pétales et des folioles des plantes et des
fleurs les plus parfumées. Ils les attachaient
à la membrane souple d’une feuille de
cocotier avec un fil indigène, tout cela était
saturé de *monoi ou huile parfumée. Ils les
portaient à chaque oreille ou les fixaient
dans des bonnets tressés
avec
la feuille
jaune brillante du cocotier» (“A la
Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
Plusieurs fêtes annuelles sont consacrées
aux fleurs. Fin novembre, la
journée des
mille fleurs donne lieu à des concours de
décoration de stands dans les jardins de la
mairie de Papeete. Au mois de décembre,
le Groupement de Solidarité des Femmes
de Tahiti organise la fête du tiare, célèbre
L’hôtel qui accueille
«disparaît sous les
tiare : hall, salle de restaurant, pistes de
danse, bars, tout en est recouvert, tapissé,
souligné !... A titre indicatif, chacune de
ces soirées nécessite plus de 40000 tiare !»
(J.-Cl. Celhay : “Fleurs et plantes de
Tahiti”). Les horticulteurs et les amateurs
ont aussi l’occasion de concourir pour plu¬
sieurs prix chaque année : celui du district
fleuri, celui du plus beau jardin (décerné
par l’Association H. Smith), ceux des *flosurtout par son bal.
cette manifestation
ralies du mois d’octobre.
affiche conçue pour les Floralies
de 1987 sur le thème “les couleurs
de Paul Gauguin"
Piqués dans les cheveux ou portés à
l’oreille, * Hibiscus, tipanie, * Jasmin, tiare
composent aussi couronnes, colliers ou
guirlandes offerts aux visiteurs ou propo¬
sés chaque soir à l’entrée des dancings.
Mais surtout, les fleurs sont l’ornement
permanent de tous les jardins et ont inspiré
plus d’un poète: «Si tu le peux, imagine
mes gazons pleins de merles des
Moluques,
leurs verts de l’après-midi et du matin,
translucides ou stagnants, tachés de rouge,
de jaune et de blanc; le velours rubis de
mes cannas entre soleil et ombre
(...) les
nuits si pures, si lourdes d’astres bas, où les
belles de nuit s’ouvraient dans le parfum
des caféiers. Et tout cela toujours et tou¬
130
fleuve, nom masc. Tout cours d’eau qui se
jette dans la mer, quels que soient son
*débit et sa longueur. Ainsi, la plupart des
rivières de Polynésie sont des fleuves. Habi¬
tuellement on réserve cependant ce terme
pour les grands cours d’eau recevant de
nombreux
*affluents
et
drainant
une
région étendue.
Au sens figuré, s’emploie pour donner une
impression d’abondance: un romanfleuve, un fleuve d’injures.
floculation, nom fém. Phénomène par
lequel des substances en solution précipi¬
tent sous
forme colloïdale, formant des
pluie, les particules
argileuses dispersées dans l’eau boueuse
des rivières précipitent à l’embouchure en
arrivant à la mer: il y a floculation. Vu
flocons. Lors d’une
d’avion, la limite entre les eaux boueuses et
mer “propre” est d’ailleurs très
l’eau de
nette.
On utilise ce phénomène dans l’épuration
des eaux usées.
floralies, nom fém. pl. Dans l’Antiquité, il
s’agissait des fêtes céfebrées à Rome en
l’honneur de la déesse Flore. Aujourd’hui,
les floralies sont des expositions de *fleurs.
• Organisées
depuis 1978 par l’Association
Harrison *Smith, les floralies de Polynésie
se tiennent au mois d’octobre dans le hall
de l’Assemblée territoriale. Chaque année,
thème d’exposition est choisi: les
plantes de la vallée (1985), la fleur et l’eau
(1986), les couleurs de *Gauguin (1987).
Une centaine d’exposants rivalisent à cette
occasion pour l’obtention d’un prix et pour
la vente de leur production.
un
flore, nom fém. Ensemble des *espèces
végétales d’une région, d’un pays. On
estime que la flore de la Polynésie com¬
prend environ 2000 espèces dont près de
700 autochtones.
On appelle aussi flore un livre où sont
répertoriées et décrites les espèces végé¬
tales. La science qui étudie la flore est la
floristique.
• La flore intestinale est formée des *Bactéries qui vivent normalement dans l’intes¬
tin de l’Homme, des Bovins... et favorisent
le transit intestinal.
Voir aussi : botanique.
floriculture, nom fém. Branche de r*horticulture ornementale qui traite plus parti-
FOEHN
culièrement de la multiplication et de la
culture des plantes à fleurs, de serres ou de
plein air. Elle comprend elle-même la bulbiculture, la culture des fleurs ou feuillages
coupés et celle des plantes en pots. Cette
activité est en pleine expansion; elle est
localisée à proximité des grandes agglomé¬
rations et dans les régions au climat doux :
Pays-Bas, Côte d’Azur, Anjou et Région
parisienne en France.
• En Polynésie française, l’horticulture
ornementale connaît un développement
remarquable depuis la fin des années 1970.
Elle est concentrée à Tahiti qui compte 88
exploitations permanentes couvrant 38
hectares dont 6,5 ha sous ombrières. Les
plus cultivées sont le *tiare
Tahiti (9 ha), l’*anthurium (5,5 ha), r*orchidée (5 ha), le *rosier (4,5 ha) et le
*’ôpuhi (3,5 ha). Il faut ajouter à ces pro¬
variétés les
ductions celles de nombreux horticulteurs
polynésiens qui cultivent des fleurs pen¬
dant les 3 à 4 mois précédant la Toussaint
et celles des entreprises paysagistes qui se
consacrent aux
arbustes à fleurs tels les
*bougainvillées, les *frangipaniers, les
*hibiscus... En 1984, la valeur de la pro¬
duction horticole a représenté 10 % de celle
production du secteur agricultureélevage-pêche.
de la
FLOSSE (Gaston).
en
en
Homme politique né
1931 à *Rikitea (Gambier). Instituteur
1948, Gaston Flosse se lança dans la vie
politique quelques années plus tard. C’est
en 1958 qu’il participa à la liste *Union
tahitienne démocratique-Union pour la
Nouvelle République (U.T.D.-U.N.R.)
conduite par Rudy Bambridge. Président
du Conseil de district de Pirae en 1963, il
devint en 1965 le premier *maire de cette
Régulièrement réélu depuis
(1971, 1977, 1983), G. Flosse entreprit de
faire de Pirae une cité dynamique et attrac¬
tive qui a accueilli le commandement du
C.E.P. (1963), le stade Pater, le lycée tech¬
nique (1970), et, plus récemment, la salle
Aorai Tini Hau (1985).
Sur le plan local, G. Flosse exerça diverses
responsabilités :
conseiller de gouvernement dès 1963
conseiller territorial à partir de 1967,
commune.
-
-
réélu en 1972, 1977, 1982,
1986
président du groupe U.T.D.-U.N.R. en
1971 puis du *Tahoera’a Huira’atira
président de l’Assemblée territoriale
(1973-1977)
♦député de Polynésie (1978-1982)
vice-président du Conseil de gouverne¬
ment (1982-1984), puis *président du gou¬
vernement de Polynésie depuis la mise en
place du statut d’*autonomie interne en
1984 jusqu’en février 1987.
Sur le plan national, G. Flosse siégea au
Parlement européen de 1984 à 1986 avant
d’être, de 1986 à 1988, *secrétaire d’État
chargé des problèmes du Pacifique Sud.
-
-
-
-
flotte, nom fém. Ensemble des navires ou
des avions appartenant à une compagnie
de commerce ou à un Etat. Une flotte de
rassemble en général un nombre
important de bâtiments de combat qui
naviguent vers un même but. Une flottille
regroupe des bateaux de petit tonnage ; la
flottille des *bonitiers est amarrée le long
du front de mer de Papeete.
guerre
Voir aussi ; marine.
Hom. ; formes du verbe flotter.
Libéria
62
Japon
40,3
Panama
37,2
Grèce
35
U.R.S.S.
24,5
Etats-Unis
19,3
Norvège
17,7
Royaume-Uni
15,9
Chine
9,3
flûte. 1. nom fém. Tahitien: vivo. Instru¬
Italie
9,1
ment de *musique à vent formé d’un tube
France
8,9
creux, percé de plusieurs trous.
La flûte de ♦bambou de Polynésie était
plutôt comparable au chalumeau, simple
tuyau de roseau. Le tube de bambou, d’une
trentaine de centimètres de long pour un
diamètre de 2,5 cm, était fermé d’un côté
par un nœud du bambou, alors que l’autre
extrémité était libre. Elle était percée de 4
trous ronds alignés. Elle se tenait oblique¬
•
Les principales flottes
mondiales (en millions
de tonneaux).
bas. On soufflait avec une
narine dans le trou le plus proche de l’ex¬
trémité fermée, tout en bouchant l’autre
narine avec le pouce, la position des doigts
ment vers le
variant sur les trous. Cette flûte nasale n’est
plus utilisée aujourd’hui.
Autres sens : baguette de pain ; verre à
pied ; interj.
2. nom fém. Navire de guerre.
►
■
vivo. E tao’a iti teie no te rohipehe, te ho’ë
_
_
tuipa tei houhia te tahi mau apo’o i ni'a iho e
puhipuhi ai te mata’i i roto. Te vivo a te
ma’ohi, e ofe a’eho ia, mai te toru ahuru (30)
tenetimetera te roa ’eipona a’e ra te ho'ëpae,
are'a te tahi pae ra ’eiaha ia. E hou e maha
apo'o i ni’a iho, ’apapa maita’ihiafa'a'afaro. E
ta’ao’ao ia tape’a iana. lapuhi mai te mata’i,
nâte apo’o ihu i roto i te apo’opiri roa a’e i te
pae’au opanihia e te pona ofe, e tapiri te tahi
apo’o ihu i te rima rahi, e tauiui noa te tu’ura’a
rima i ni’a i te mau ’apo’o. ’Aita fa’ahou teie
huru vivo e fa’a’ohipahia nei i teie mahana.
flûte ((vivo)
foehn ou fôhn, nom masc. d’origine suisse.
♦Vent chaud et sec qui descend les vallées
montagnardes. Le foehn se lève quand le
vent a pu franchir la crête des montagnes et
lorsque, après condensation de son humi¬
dité, il redescend comprimé et échauffé.
L’effet de foehn est assez rare en Polynésie.
Il peut se produire sous un orage ou au
passage d’une dépression tropicale et éle¬
ver la température de 3 à 4° dans la
région
Gaston Flosse accompagnant
Jacques Chirac lors d'une visite
officielle en 1986
située sous le vent.
Le phénomène de Foehn dans les îles de Polynésie
alizé
15° température
60° degré d’hygrométrie
Côte ouest
Côte est
35 “
131
FOENE
foëne oufouëne, nomfém. Tahitien : 'auri
pâtia. Arme de jet servant à la *pêche. Il
s’agit d’une sorte de *javelot de 2,5 m envi¬
ron, muni d’une ou plusieurs pointes de 15
à 20 cm, jadis en bois dur, aujourd’hui
métalliques. Le pêcheur dans le lagon ou
sur le récif lance sa foëne avec grande pré¬
cision. On retrouve aussi cette forme de
plusieurs pointes, mais de plus
petite dimension, pour capturer les
foëne à
pêche à la foëne
chevrettes.
Polynésiens critiquaient souvent les fonc¬
tionnaires qu’ils jugeaient trop nombreux
(300 en 1914) et coûteux pour le budget
local. Ils firent l’objet de violentes cam¬
pagnes de presse jusqu’en 1945.
Suivant leurs statuts, on distingue aujour¬
d’hui les fonctionnaires territoriaux, ceux
qui appartiennent au Corps d’État pour
l’Administration de la Polynésie française
et les fonctionnaires métropolitains dits
“expatriés”. En 1983, il y avait 11512 fonc¬
tionnaires en Polynésie.
foliole, nom fém. Dans les *feuilles com¬
posées, il s’agit de chaque “petite feuille”
composant la feuille. Parfois, chaque
foliole
est elle-même
Répartition des fonctionnaires en
Poiynésie en 1983.
subdivisée en folli¬
cules. Une foliole se distingue d’une feuille
par l’absence de pétiole en général et par
l’absence de bourgeon axillaire en
a alors été donnée, la fête avait pour but de
«donner aux descendants de la fière race de
nos îles
le sens de ses traditions». Le pro¬
précise: «A midi: agapes tahitiennes. Rien d’européen n’y sera présenté.
Avis aux sociétaires qui croiront devoir se
gramme
munir d’ustensiles. Service et mets tahi-
tiens, présentés, acceptés et mangés selon
les rites et la civilisation des ancêtres».
Aujourd’hui, c’est r*Office territorial
d’Action culturelle (O.T.A.C.) qui orga¬
nise les manifestations folkloriques, resti¬
tuant les légendes et les coutumes du passé.
développement du tourisme en
Polynésie, des spectacles d’inspiration tra¬
ditionnelle sont régulièrement présentés à
Avec le
3 226
publique
1 436
employés et agents de service
2 176
policiers et militaires
3 264
Total
11 512
fonds, nom masc. *Bien immeuble. Élé¬
ment de r*actif d’une entreprise commer¬
ciale ou industrielle. *Capital servant au
financement d’une activité.
Fonds d’Aide au Départ vers les Iles de
•
Polynésie (F.A.D.I.P.). Créé en 1979, ce
fonds est un des instruments de la politique
d’*aménagement du territoire en Polyné¬
sie. Les primes sont versées aux migrants
pour favoriser leur retour vers les îles et par
conséquent revitaliser les archipels et réé¬
quilibrer la répartition de la population.
Les sommes (218 millions de francs C.F.P.
en
1987) servent à payer le voyage, à
construire le logement, à assurer une for¬
mation professionnelle et à équiper le
migrant en outils de travail.
• Fonds d’Entraide aux Iles (F.E.I.). Créé
le 26 avril 1984, ce fonds territorial a pour
la clientèle des hôtels.
vocation de fournir des subventions aux
fonctionnaire, nom masc. et fém. Per¬
dans les archipels de Polynésie. Il finance
sonne titulaire d’un
*emploi dans r*administration, la fonction publique.
• Les premiers fonctionnaires en Polynésie
prirent leur poste en 1842. On distinguait
alors les agents du gouvernement tahitien
(chefs, *interprètes, *mUto’i) et ceux de
l’administration coloniale dépendant du
*commissaire représentant la France.
Après l’*annexion, il n’y eut plus qu’une
seule catégorie de fonctionnaires placés
sous les ordres du *gouverneur. Les cadres
métropolitains percevaient de hauts sa¬
laires et effectuaient des séjours assez
courts dans la colonie. Les employés subal¬
ternes étaient recrutés sur place et avaient
des conditions de vie médiocres. Colons et
132
632
administratives de la fonction
nant un peuple.
rahu de Paea. Selon la présentation qui en
professeurs et scientifiques
professions intermédiaires
folklore, nom masc. Mot d’origine améri¬
caine signifiant science ou savoir concer¬
fête du folklore tahitien au marae * Arahu-
778
instituteurs et assimilés
particulier.
Ce terme désigne l’ensem¬
ble des *traditions, *légendes, chants et
usages populaires d’un pays.
• En 1926, à l’initiative de la *Société des
Etudes océaniennes, eut lieu la première
cadres de la fonction publique
investissements collectifs ou particuliers
destinés à améliorer les conditions de vie
ainsi les efforts d’amélioration de l’habitat,
les économies d’énergie, les activités so¬
ciales, sportives et culturelles hors des îles
du Vent. En 1986, les interventions du
F.E.I. se sont élevées à 1 418 millions de
francs C.F.P.
•
Fonds intercommunal de
Péréquation
(F.I.P,). Ce fonds a été créé en Polynésie
par l’État en 1971. Il est alimenté par des
droits de *douane et assure des ressources
importantes à chaque *commune. L’attri¬
bution des
comité
sommes
est
décidée par un
comprenant 9 représentants de
l’État, 2 membres de l’Assemblée territo¬
riale et 8 *maires ; elle est faite de telle sorte
que les communes les plus éloignées et les
FOOTBALL
plus pauvres bénéficient d’une aide pro¬
portionnellement plus élevée. Cette aide
doit permettre à chaque commune de tenir
r*état civil, de payer ses *fonctionnaires,
d’amortir ses emprunts et de régler les frais
de représentation du maire et des adjoints.
En 1985, les dotations versées au titre du
F.I.P. se sont élevées à 8,3 milliards de
francs C.F.P.
(nom masc.) ; fonts (nom
pl.) ; formes des verbes faire et
Hom. : fond
masc.
fondre.
fongicide, nom masc. et adj. Produit chi¬
mique pesticide utilisé pour détruire ou
empêcher la croissance des ^Champignons
et Moisissures.
En agriculture et en horti¬
culture, on utilise beaucoup les fongicides,
plantes
origine des Champignons. En
général, quand on traite le bois, on utilise à
la fois des produits fongicides et insecticides.
car
de nombreuses maladies des
ont pour
football, nom masc. d’origine anglaise
{foot : pied, bail: balle). L’origine du foot- '
bail remonte à la plus haute * Antiquité. On
relève en effet les traces d’un jeu s’en
approchant sous l’empereur chinois Huang
Ti, en 2 500av. J.-C. C’est cependant au
XIX® siècle, en Angleterre, que le football
apparaît sous sa forme actuelle. Pratiqué
d’abord dans- les
“public schools" il fut
codifié en 1848 par les étudiants de Cam¬
bridge, puis, en 1863, par la Football Asso¬
ciation. Le premier club français fut créé
au Havre en 1872 et ce sport prit rapide¬
ment de l’extension. En 1985, le nombre de
ses
pratiquants licenciés atteignait 35 mil¬
lions dans le monde dont 1 734000
en
France.
partir de 1906 que le football fut
pratiqué à Tahiti. Il connut là aussi une
extension rapide, gagnant les îles Sous-le-
• C’est à
Vent dans l’Entre-Deux-Guerres, notam¬
ment sous
l’impulsion d’Alain *Gerbault.
En 1950, sur les 5000 licenciés que comp¬
générale des Sociétés
sportives (F.G.S.S.), 4000 pratiquaient le
tait la Fédération
football au sein d’une centaine de sociétés
sportives. Le premier championnat de divi¬
sion d’honneur, regroupant huit clubs, fut
organisé en 1952. Depuis, si l’on retrouve
au palmarès les noms de *Fei Pi, *Excelsior ou *Jeunes Tahitiens, c’est le club de
*Central qui domine le championnat,
emmené par son attaquant de pointe : Eroll
Bennett. Il a décroché une vingtaine de
titresdepuis 1962dont 12titres consécutifs
entre 1972 et 1983. Le football a permis à la
Polynésie de glaner de nombreuses mé¬
dailles d’or aux *Jeux du Pacifique Sud.
La Ligue de Football de Polynésie compte
9 201 licenciés et 165 clubs en 1986, ce qui le
place largement au premier rang des activi¬
tés sportives du Territoire; son président
est Napoléon Spitz.
3
Football. 1 et 2. Deux équipes de
Tahiti séiectionnées pour les
matchs inter-îles. 3. Match au
stade Pater. 4. Rencontre de
football au stade Maracana de
Sao Paulo (Brésil).
133
FORAMINIFÈRES
Foraminifères, nom masc. pl. Groupe de
et son
siles et actuels ; par exemple, les Nummu-
le
apporte de précieux renseignements utili¬
deux arbres : le naudin (Astronia forsteri)
connaît de nombreux Foraminifères *fos-
lites, les Globigérines, etc. Leur étude
sables en recherche pétrolière.
forêt voir reboisement, végétation.
forgeron, nom masc. *Artisan qui tra¬
vaille le *fer en le martelant pour façonner
des pièces ou pour fabriquer des outils.
• En Polynésie, au XIX^ siècle, les forge¬
rons
chés.
Papeete comptait trois forges
au
celle d’Ebenezer
Bambridge, située depuis 1891 entre les
rues
Nansouty et de Rivoli, l’atelier
d’Adolphe Poroi, voisin de l’hôpital, et
l’entreprise de François Vernaudon,
ouverte en 1906 à l’enseigne “Au Petit
Creusot”.
au
début du XiX' siècie
Johan Reinhold
et Johan Georg
Forster
notamment
V*aito
le *kava, le
moua,
*’autera’a indigène, le *pua rata, le *mati,
fenia, le
aussi
et
dans
le
mara
nanamu... Leur nom entra
l’appellation scientifique de
(Neonauclea forsteri). Leurs
notes de voyage contribuèrent aux progrès
des travaux de Buffon. Ils publièrent plu¬
sieurs ouvrages, dont un “Voyage autour
du monde sur le vaisseau de Sa Majesté
sous
le commandement de Cook” (1777).
Johan Reinhold
acheva
sa
carrière de
botaniste comme directeur du jardin bota¬
nique de Halle (Allemagne).
étaient peu nombreux et très recher¬
début du XX® siècle:
forge à Tahiti
Remarquables *naturalistes, Johan Forster
fils Johan Georg Adam Forster
accompagnèrent J. *Cook lors de son
deuxième voyage (1772-1775). Ils identifiè¬
rent de nombreuses plantes à Tahiti,
(Protistes) Rhizopodes. Ce
sont des êtres unicellulaires qui vivent dans
les eaux marines et saumâtres. Ils possè¬
dent une carapace calcaire composée d’une
ou plusieurs loges perforées ou non. On
Protozoaires
FORSTER (Johan Reinhold) (1729-1798).
Ce *pasteur et prédicateur d’origine prus¬
sienne se fit connaître en Angleterre par
sa traduction du voyage de *Bougainville.
fort. 1. adj. et nom masc. Se dit de quelque
chose ou de quelqu’un qui est puissant,
vigoureux (être fort comme un Turc),
capable de résister aux épreuves (être fort
dans l’adversité). Caractérise aussi ce qui
agit avec intensité (une saveur forte), celui
qui dispose d’une grande influence
(l’homme fort d’un régime) ou une per¬
sonne ayant des connaissances étendues
(un fort en maths).
2. adv. Synonyme de beaucoup ou très :
avoir
fort
à
intelligente.
faire,
une
femme fort
3. nom masc. Personne d’une grande force :
un
fort des Halles.
Ouvrage de défense militaire destiné à pro¬
téger une ville, une région ou une position
stratégique. Ainsi, la prise de Fort Alamo
en 1836 est restée un épisode célèbre de la
guerre entre les États-Unis et le Mexique;
le fort de Vaux fut un enjeu important de la
bataille de Verdun (1916).
• Au cours de la *guerre franco-tahitienne
de 1844-1846, les Français construisirent
plusieurs forts pour mieux contrôler les
points stratégiques de la grande île : le fort
de *Taravao dominait l’isthme, le fort Belleau surplombe encore la vallée de la Punaruu. A cette époque, Papeete se dota aussi
de *fortifîcations, notamment à l’est, ce qui
explique le nom de l’actuelle rue des
Remparts.
Hom. : for (nom masc.) : en son for inté¬
rieur ; fors (prép.) : sauf, hormis ; formes
du verbe forer.
fort de Faaa (dessin de C. Antig,
134
1847)
FORTIFICATION
fortification, nom fém. Action de forti¬
fier, de donner plus de force à quelque
chose.
Construction ou ensemble de construc¬
tions (au pl.) destinées à la défense d’une
région, d’une vallée, d’une position (*fort,
forteresse...), Tahitien : pare, *pâ.
• En Polynésie, il semble
que des périodes
d’instabilité politique ou de *guerres, entre
îles ou à l’intérieur d’une même île, soient à
l’origine des constructions d’ouvrages de
défense qui ont étonné les premiers Euro¬
péens. A Bora Bora, en 1822, le mission¬
naire D. Tyerman note un mur «qui a
encore plus de 2 m» sur la crête rocheuse
qui sépare la côte ouest (*Faanui) de la
côte est (*Anau). De même à Tahiti, un
fort gardait le passage du col séparant le lac
*
Vaihiria de la vallée de la *Papenoo, donc
la traversée de Hle.
Les villages fortifiés de *Rapa (Australes)
sont comparables aux pâ maoris de ♦Nou¬
velle-Zélande : ils exigèrent d’énormes tra¬
vaux
d’aménagement pour être habitables.
Loin dans les vallées marquisiennes, on
découvre forts et sites de refuge (’aka’ua).
W. *Ellis nous en laisse la description sui¬
tahi mau pa e mau fa’aeara'a (puhapara’a) tâ
ë e aka’ua. Teie ta W. Ellis i
fa’ati’a i roto i tana puta. Te mau vâhi
nohora’a ’uaparuruhia ia e te mau matomato,
e mau ’afa ’afa ’a paruru maita ’ihia ’e te mau
feo, ’e ’ere i te e ’a ohie, e vahi tano ra nô te
puhapa ’e te ohie ato’a nô te ti’ira’a pape, nô te
ratou e parau
mea e arata’i teie mau ana ia
’oe i te hôê
anavai. ’Ua ta ’a ia tatou te vai nei i Puna ’auia
te fa’a Atehuru mai
tô Nu’uhiva ato’a. la tae
atu te ta’ata i roto nô te tapuni, e ora maita’i
ratou i te rave ’a a te enemi.
i
Fortifications. 1. Coiline fortifiée.
2. Pa en terrasses à Rapa,
3. Le fort de Taravao à la fin du
XIX’ siècle. 4. Fort Collet à
Nuku Hiva.
Pare. 1. Aiviha'aparehia.2. Pâmai
te mahora i Rapam. 3. Te pâ nô
Taravao i te hope’a o le XIXe o te
anotau. 4. Pâ Collet i Nuku Hiva.
vante ; «Leurs lieux de retraite se situaient
à l’abri de forteresses rocheuses naturelles
aménagées, étroits défilés ou vallées proté¬
gées par des éminences en surplomb ; cols
d’un accès difficile, lieux offrant à leurs
occupants un champ suffisant et l’accès de
quelque source ou cours d’eau. Le célèbre
pare d’*Atehuru [Punaauia] était de-cette
espèce. Un mur de pierres renforçait l’en¬
trée de la vallée [Punaruu] dans laquelle il
est érigé et ceux qui s’y réfugiaient en quête
d’un abri pouvaient en général repousser
leurs assaillants» (“A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”).
►_
pa, pare, ahu pare. Te mau rave’afa’aineinehia
te hô'ê nUna 'a, te ho ’êfenua, te ho Epupu
ta’ata i mua i te arora’a a te ’enemi. I te mau
e
tau i haerehia mai, e rave rahi taime te
tupura'a te tahi mau arora’a, mau
’arepurepura 'a i rotopu i tera fenua ’e tera
fenua, tera va’a mata’eina'a ’e tera va’a
mata'eina'a, râtou ratou iho. ’Ei rave’a
parurura ’a te tahi ’e te tahi, ’ua palu te hui
tupuna i te mau pa rarahi, ’Ua tupu te maere i
te mau papa ’a i to ratou ’itera ’a i te huru no te
mau ravera ’a pa ’ari ’e te papu.
I Popora i te matahiti 1822, ’ua maere te
mitionare ra ’o D. Tyerman i te ’itera’a i te hô’ê
pâteifa'ata'a’e ia Fa'anui ’e ’o Anau, ’e leie
tana ipapa’i: “i ni’a i te hô’ê tuamou’a tei
fa ’ata 'a ’e ia Fa ’anui i te pae to ’o ’a o te ra ’e ia
Anau i te pae hiti’a o te râ te ti’a ra te hô'êpâ,
’ua hau te 2 metera te teitei”.
I Tahiti, e pare (pa) teifa’ata’a'e maita’i ia
Vaihiria ’e tefa’a no Papeno'o.
l Rapa, e mau pare e rave rahi tei fa’ati’a hia i
ni’a i te mou’a e ’itehia ia tere atu tatou na ni’a
i tepahi. E ti’a ia parau, i te itoito o teie feiâ i
patu i te mau pâ nohora’a ta’ata i muta’a ra,
’Ua fa'aauhia te mau pa (pare) o Rapa mai tei
’itea i Niuterani.
l roto i te mau fa’a o Nu’uhiva ma, e ’itehia te
135
FORUM
forum, nom masc. Place publique où se
tenait le marché et où l’on discutait des
affaires de la cité dans 1’*Antiquité. Par
extension : réunion, assemblée.
Forum du Pacifique Sud. Organisation
fondée en 1971 à Wellington par les États
identifiée se trouve au nord-ouest de
Manihi ; sa profondeur est de 6 450 m.
récemment à l’indépendance ou à une large
•
•
et les Territoires du
Pacifique ayant accédé
autonomie. Le Premier ministre
fidjien,
Ratu Sir Kamisese Mara, fut l’âme du pro¬
jet et obtint l’adhésion de tous les pays, y
compris la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
Les territoires sous tutelle américaine ou
française n’y sont pas admis.
Le forum est
organisation politique
qui collabore avec la *Commission du
Pacifique Sud et avec la *Communauté
économique européenne par l’intermé¬
diaire du South Bureau for Economie
Coopération (S.P.E.C.). Celui-ci, créé en
1973, facilite les négociations commer¬
ciales, contrôle les tarifs et les conditions
de travail des compagnies de transport,
coordonne les politiques nationales en ma¬
tière de télécommunications, d’énergie et
d’environnement, organise les secours finan¬
ciers aux pays victimes de catastrophes.
une
Voir aussi : abysse.
fosse à rebuts. Tahitien : *turuma, tiri a
para. Les premières descriptions de *marae
parlent d’une cavité où les anciens
cachaient les rebuts (objets personnels)
pour qu’ils ne deviennent objets de sorcel¬
lerie. Les objets de culte pouvaient aussi y
être cachés.
• fosse à culture. Paumotu : maite ou
kauai. Dans les atolls des Tuamotu, le
manque de sol et d’eau oblige les horticul¬
à pratiquer une culture en fosses.
teurs
*Bananiers, *taro, *ti, maota, etc. bénéfi¬
cient ainsi d’une humidité constante au
niveau de la nappe d’eau douce; un fond
d’humus
se
compostage.
développe, renforcé par du
Autrefois, certaines fosses étaient gigan¬
tesques : plus de 1 000 m^ de surface. A
*Takapoto,
anciennes
45 000m2.
on
a
couvrant
relevé 215 fosses
une
superficie de
fosse, nom fém. Cavité large et profonde,
• fosse de
• fosse marine. Forme de relief sous-marin
mentation dans des silos végétaux, la pâte
naturelle ou creusée par l’homme.
semblable à une entaille étroite et très pro¬
fonde. Une fosse correspond souvent à une
*faille ou à une zone de *subduction, lieu
du passage d’une *plaque lithosphérique
sous une autre. La fosse la plus profonde
fosse de culture aux Tuamotu
été mesurée dans la fosse de Porto Rico
(- 9 209 m) tandis que dans l’océan Indien le
record est atteint par la fosse du Diamant
(- 8 047 m). En Polynésie, la seule fosse
borde les îles Philippines (- 11 523 m). Dans
l’Atlantique, la plus grande profondeur a
stockage. On connaît les fosses à
*tio’o (ua ma) des Marquises. Après *fer-
du fruit de l”*’arbre à pain est entassée dans
des fosses, à l’abri de l’air, où elle va donner
le tio’o
ou
ma,
pâte fermentée qui entre
dans la préparation de la *pôpoi. Jadis, des
fosses collectives assuraient
un
approvi¬
sionnement pour les périodes de festivités
ou
lors des *disettes. Aux Australes, les
archéologiques ont mis en évi¬
dence l’existence de fosses pour la conser¬
travaux
vation des
taro
(tio’o tara), réserves de
nourriture des villages fortifiés.
Voir aussi : ahimâ’a.
Hom. : fausse (adj., fém. de faux) ; formes
du verbe fausser.
fossile, nom masc. et adj. Reste ou
empreinte d’un être vivant actuellement
disparu. On trouve les fossiles dans les
*roches sédimentaires ou peu métamorphisées. En général, seules les parties dures
(squelette) sont conservées et sont recristal¬
lisées à partir des minéraux environnants.
Des
traces
peuvent
être fossilisées
(empreintes de pas, soubresauts précédant
la mort d’un poisson par exemple). Cela
n’est possible que si les restes sont rapide¬
ment enfouis et mis à l’abri de l’action de
l’air. *Charbon et *pétrole sont des com¬
bustibles fossiles qui se sont formés il y a
des centaines de millions d’années.
En Polynésie, on trouve de nombreux fos¬
siles dans les calcaires récifaux. Ainsi,
M. Montaggioni a même esquissé une paléo¬
écologie de nie de Makatea; à partir du
Miocène inférieur, on y trouve des fossiles
136
FOUGÈRE
d’Algues, de Mollusques, de Vers, d’Oursins et de Coraux.
Les “fossiles vivants” sont des animaux
vivant à l’heure actuelle, qui ont peu ou pas
•
évolué, et qui ressemblent exactement à
des fossiles âgés de plusieurs centaines de
millions d’années.
Fougère, nom fém. Plante possédant géné¬
ralement de grandes feuilles. Les Fougères
sont des Cryptogames vasculaires : plantes
qui se reproduisent grâce à leurs
situées à la face inférieure des
feuilles, regroupées en sporanges formant
sans fleurs
spores
des amas bruns ou sores. Les spores ne sont
pas des graines. Elles germent en donnant
fou ou fol, adj. et nom masc. (fém. : folle).
Se dit de celui qui a perdu la raison. Carac¬
térise aussi une passion ou un sentiment
excessif (être fou de joie) ou quelque chose
dont le fonctionnement n’est plus maîtrisé :
train fou.
un
Par extension : bouffon chargé de divertir
prince ; pièce du jeu d’*échecs.
Palmipède dont la démarche
désordonnée rappelle le comportement
d’une personne à l’esprit troublé. En Poly¬
nésie, on en rencontre deux espèces :
Fou à pieds rouges : Sula sula. Tahitien :
ua ao. Oiseau de mer d’assez grande taille
(75 cm). De teinte générale gris brun, il
possède une queue blanche caractéristique
qui permet de le différencier du Fou brun.
Ses pattes palmées sont rouges et son bec
bleu. Il pêche en groupe de plusieurs
un
•
Oiseau
-
dizaines
ou
centaines d’individus
en
sui¬
vant les bancs de Thons et de Bonites. Il vit
dans les îles de la Société et construit son
nid dans un arbre ou un arbuste.
-Fou brun. Sula
leucogaster. Tahitien:
Oiseau de mer de grande taille (80 cm).
Il est de couleur marron avec le dessous des
ao.
ailes, la poitrine et le ventre blancs. Il pos¬
un long bec
conique et de courtes
pattes palmées jaunâtres. On le rencontre
souvent seul ou par couple au-dessus des
sède
bancs de Bonites et de Thons. Il vit dans
quelques îles de la Société et construit son
nid à même le sol. Il est de ce fait vulnérable
prédateurs.
Hom. : folle (nom fém.)-. filet.
aux
un prothalle hermaphrodite, organe de
quelques millimètres, formant une plaque
verte sur le sol humide ; des *cellules de ce
prothalle se différencient soit en un organe
reproducteur mâle, soit en un organe repro¬
ducteur femelle. Dans ce cas, il s’agit de la
*reproduction sexuée, mais on connaît
surtout la reproduction végétative assurée
par la partie souterraine de la Fougère ou
rhizome.
• Il existe plus de 9 000
espèces de Fou¬
gères dans le monde et environ 200 à
Tahiti. On consommait jadis, en période de
’^’famine, le rhizome de la grande Fougère
*nahe après macération dans l’eau et une
longue cuisson. Les rimu ahu trempées
dans la teinture de *mati servaient à déco¬
rer les
*tapa. *Couronnes, *colliers, guir¬
landes sont toujours confectionnés avec
des Fougères ornementales: *maire,
*anuhe... Le *’o’aha, Fougère Nid d’Oi-
Fougères. 1. ’O'aha, Fougère nid
d'oiseau (Asplénium nidus).
Tukuu, Fougère arborescente
(Cyathea affinis). 3. Massif de
ti'ati'amou'a (Davallia solida) et de
nahe (Angiopteris evectaj. 4. Para
(Marattia salicina). 5. Metuapua'a
(Phymatosorus sp.J.
2.
orne les jardins. De nombreuses
Fougères entraient dans les préparations
de remèdes traditionnels, surtout les Fou¬
gères *metuapua’a et ti'ati’amou’a.
seau,
• Les Fougères arborescentes sont hautes
de
plusieurs mètres. Ce sont essentielle¬
Cyathea medullaris et Hemitelia sp.
Tahitien: *mamau. Leur long stipe porte
ment
au sommet une touffe de grandes feuilles
les faisant ressembler de loin à un Palmier.
En Polynésie, on les trouve en montagne,
dans la zone des *nuages car elles ont
besoin d’une humidité constante.
137
FOUILLE
fouille, nom fém. Action de remuer la
terre, d’explorer le sous-sol pour y décou¬
vrir quelque chose d’enfoui. Par exten¬
sion : visite minutieuse d’un sac, d’un vête¬
ment ou d’un lieu pour y trouver quelque
chose de caché.
• Mise en œuvre d’un ensemble de techni¬
ques répondant à une méthode scientifique
destinée à mettre au jour des ''^vestiges
archéologiques enfouis dans le sol ; ceux-ci
le plus souvent recouverts par des
dépôts naturels d’origines diverses : ma¬
rine, fluviatile, éolienne... Les niveaux les
plus profonds sont les plus anciens. Une
coupe verticale du sol permet de lire! la
stratigraphie et de situer le ou les niveaux
archéologiques par rapport aux couches
stériles. La fouille se fera par le décapage
méthodique du sol, niveau par niveau.
A. Leroi-Gourhan compare les fouilles au
sont
déchiffrement d’un vieux manuscrit: «Il
138
faut mettre à nu la première couche aussi
complètement que possible, sans rien
déplacer. Quand on a étalé devant soi cette
grande page de terre avec tout ce qui est
placé dessus, il faut noter, photographier,
dessiner, essayer de comprendre tout ce
qu’on voit. Chaque grain de terre, chaque
parcelle de charbon, chaque morceau de
pierre informe, compte autant que les plus
belles pointes de silex taillé» (“Les chas¬
seurs de la Préhistoire”). Quand un niveau
est atteint, les vestiges sont dégagés sans les
changer de place afin de les observer dans
l’état où ils ont été abandonnés. C’est un
long et minutieux. A. Leroi«Ce qui importe par
dessus tout, c’est de ne pas laisser échapper
le plus modeste indice. Les plans et les
photographies doivent permettre de
retrouver plus tard les détails de position
de chaque vestige, la moindre parcelle
travail
Gourhan poursuit:
FOUILLE
digne d’intérêt étant repérée et marquée.
Tous les échantillons utiles doivent être
prélevés et classés... La terre, elle, est un
livre dont on détruit les pages à mesure
qu’on les tourne ; on ne peut le lire qu’une
seule fois dans le texte original ; quand la
terre d’une couche est enlevée, tout ce qui
n’a pas été transcrit avec soin est irrémé¬
diablement perdu». L’enregistrement
consiste à noter avec soin la position exacte
de chaque vestige par rapport à un système
de référence utilisé pour toute la fouille. La
photographie est une aide précieuse. Le
démontage se fait méthodiquement. Le
lavage des vestiges, leurs marquage et
emmagasinage sont nécessaires avant toute
étude. Celle-ci, ainsi que les observations
faites en cours de fouilles et les analyses
faites en laboratoire permettront à l’archéo¬
logue de restituer la vie des hommes du
passé.
En Polynésie française, les fouilles
archéologiques proprement dites débutè¬
rent dans les années 1960, alors que les
recherches de surface se poursuivaient
depuis les années 1920. Ces travaux ont
permis de se faire une idée plus précise des
multiples aspects de la vie des anciens
Polynésiens. Les “''sites des vallées de
*Papenoo, Hamuta, *Vaihiria et le site de
*Faahia (Huahine) ont livré, au cours de
ces dernières années, de
précieux rensei¬
gnements sur la localisation et les plans de
•
r*habitat (trous de poteaux, bordures de
pierre, *pavages...), les activités domesti¬
ques (*ahima 'a, foyers, restes alimentaires,
ustensiles liés aux préparations alimen¬
taires...), les activités économiques (“"ter¬
rasses et “"fosses de culture et
endiguement
des cours d’eau) et les activités religieuses
(ensembles cérémoniels...).
Voir aussi: archéologie.
Les différentes étapes d’une fouille
archéologique. 1. Sondage de
vérification de ia “capacité" du site.
2. Débroussaiiiement et nettoyage
superficiei du terrain. 3. Début de
décapage. 4. Reievé des structures
superficieiles. 5. Décapage
exhaustif, dégagement des
structures enfouies. 6. Reievé en
trois dimensions. 7. Sol
d'habitation entièrement décapé.
8. Fouille minutieuse de sépulture.
9. Coupe stratigraphique.
10. Étude du matériel récolté.
11. Vue d’un site restauré après
la fouille.
139
FOUR
four, nom masc. Ouvrage de maçonnerie
circulaire et voûté servant à la ^cuisson des
aliments
ou
d’autres
substances.
Partie
fermée d’un fourneau, d’une cuisinière.
Appareil autonome à chauffage électrique
ou par micro-ondes. Dans l’industrie, de
nombreux types de fours ont été mis au
point pour cuire, sécher, réduire, griller,
souder ou obtenir la fusion de matériaux :
four Martin,
four solaire...
•
En
four électrique, four à arc,
Polynésie, autrefois, les aliments
étaient souvent cuits à l’étouffée, dans une
fosse garnie de pierres brûlantes et recou¬
Aujourd’hui, on aménage
fours, appelés *ahima’a (voir
ce mot) lors des tama'ara’a.
S’emploie dans l’expression : faire un four :
verte de terre.
encore de tels
n’avoir aucun succès. ■
Autre
sens:
petit four: gâteau
en
franc,
nom masc. Nom des monnaies
française, belge, luxembourgeoise et suisse.
Les francs ont été frappés en or fin à partir
de 1360 puis en argent en 1575. Le franc
devint l’unité monétaire légale en France
en 1793. Dix ans plus tard, sous le Consu¬
lat, les lois de Germinal définirent un franc
dont la valeur équivalait à 5 g d’argent ou à
0,322 g d’or. Ce franc, appelé “franc-
Fourmi, nom fém. Tahitien: rô. Petit
10 000 espèces
vaient être échangés à la Banque de France
Contrairement aux reines et aux mâles, les
tibilité fut supprimée lors de la guerre de
Insecte vivant en société dans des fourmil-
lières. Il en existe plus de
dans le monde.
dépourvues d’ailes. Une
fourmillière peut compter plus d’un mil¬
lion d’ouvrières qui assurent toutes les cor¬
vées. Les Fourmis produisent des sécré¬
tions riches en acide formique.
• En Polynésie, la Fourmi rouge ou Fourni
feu (Solenopsis germinata) est fréquente;
ouvrières sont
elle cause des morsures très douloureuses
pouvant
allergiques.
provoquer
des réactions
frai, nom masc. Chez les Poissons, période
monnaie était convertible : les billets pou¬
contre leur équivalent en or. Cette conver¬
1914-1918.
L’inflation et les
difficultés
économiques conduisirent ensuite les gou¬
vernements à de nombreuses *dévaluations
dans
l’Entre-deux-guerres et depuis la 2®
Guerre mondiale. Une réorganisation du
système monétaire aboutit à la création
d’un “nouveau franc” en 1958, un franc
valant désormais 100 “anciens francs” ou
centimes.
(franc des Colonies fran¬
çaises du Pacifique) est l’unité monétaire
de la Polynésie française, de la Nouvelle• Le franc C.F.P.
Calédonie et de Wallis et Futuna depuis le
de ponte des œufs et leur *fécondation par
25 décembre 1945. Il a été créé en raison de
des œufs pondus à cette époque.
ritoires français du Pacifique et la Métro¬
pole durant la 2® Guerre mondiale. Il
s’agissait de ne pas perturber l’économie et
les échanges des possessions du Pacifique
qui, en l’absence de liaisons avec l’Europe,
avaient développé des relations privilégiées
avec leurs voisins anglo-saxons. En 1945,
la parité a été fixée à 2,40 francs métropoli¬
tains pour un franc C.F.P. A la suite des
le mâle. Le terme désigne aussi l’ensemble
Le lieu de frai s’appelle la frayère ; le terme
désigne au sens large le lieu de *reproduc-
tion de nombreuses espèces animales. La
frayère des *Anguilles d’Europe se trouve
dans la mer des Sargasses, celle des
Anguilles de Polynésie est située entre les
îles Fidji et les îles Samoa. A l’inverse, les
Saumons grandissent en mer et frayent
dans les eaux douces des pays tempérés
après avoir remonté les rivières et les
torrents.
Hom. : frais (adj.) ; frais (nom masc. pl.).
Framboisier, nom masc. Rubus rosaefolius. Plante herbacée, épineuse, de la
famille des Rosacées, appelée ainsi en
Polynésie parce que ses fruits parfumés
rappellent les framboises des pays tem¬
pérés.
Cette plante se propage très rapidement
par multiplication végétative dans toutes
les
140
pénible.
germinal” ou “franc-or” connut une remar¬
quable stabilité tout au long du XIX® siè¬
cle. Les pièces avaient une valeur propre
définie par leur poids de métal précieux. La
réduction.
Framboisier
calamité car elle occupe les sous-bois et
fourrés, étouffe les plantes herbacées
locales et empêche les Arbres et Arbustes
de pousser. A terme cela peut entraîner un
appauvrissement de la végétation. Pour les
amateurs de promenades en montagne,
cette plante procure des désagréments cer¬
tains car elle rend la progression difficile et
zones
bien arrosées
montagne. Elle
en
constitue
vallées et
une
en
véritable
révolution divergente des prix entre les ter¬
différentes dévaluations du franc métropo¬
litain, la parité est passée à 4,32 en janvier
1948, et à 5,50 en septembre 1949. Cette
parité a ensuite toujours été maintenue.
Hom. : franc (fém. : franque) ; franc (fém. :
franche).
FRANCE. (Fenua
rope occidentale.
•
Farâni). Pays d’*Eu-
Géographie. Comprise entre 42° 20’ et
51° de latitude nord, la France couvre
551 602km^ et ses formes régulières peu-'
vent s’inscrire dans un hexagone, d’où par¬
fois son appellation : l’Hexagone.
Très ouvert sur l’ouest et le nord, le relief
FRANCE
s’organise en un vaste amphithéâtre. A l’est
les frontières s’appuient sur des
chaînes aux formes vigoureuses : les Alpes
(4807 m au Mt Blanc) et les Pyrénées
(3404 m au Pic d’Aneto). Un “gradin”
intermédiaire est constitué par les Vosges,
la petite chaîne plissée du Jura et les hauts
plateaux pénéplanés du Massif central
(l’ancien édifice volcanique du Puy de
Sancy culmine à 1887 m). Au nord-ouest et
à l’ouest, s’étendent les plaines et les has
plateaux sédimentaires du Bassin parisien
et du Bassin aquitain, prolongés par le
promontoire du Massif armoricain.
La disposition des reliefs laisse largement
pénétrer les influences atlantiques qui
apportent des précipitations suffisantes et
maintiennent des températures relative¬
ment douces. Par sa situation et sa superfi¬
cie, la France bénéficie de climats variés
(océanique, semi-continental, méditerra¬
néen, montagnard) favorables à un large
et au sud,
France acheva son unité et r*absolutisme
royal connut un âge d’or sous Louis XIV.
Le déclin du régime fut ensuite provoqué
par les crises économiques, les aspirations
de la *bourgeoisie au pouvoir et les atta¬
ques des philosophes. La *Révolution de
1789 permit l’instauration d’une *monarchie constitutionnelle et surtout la refonte
complète du *droit et de l’administration.
La Révolution de 1792 fit naître la *République, mais inaugura aussi une longue
période de guerres contre les monarchies
européennes. Napoléon y gagna une gloire
militaire qui le servit dans sa prise du pou¬
voir (1799). Il poursuivit l’œuvre de la
éventail de cultures.
Quatre fleuves au débit moyen drainent le
territoire : la Seine, le Rhône, la Garonne
Loire, les deux premiers ayant fait
l’objet d’aménagements poussés pour pro¬
téger les régions riveraines et permettre la
navigation.
et la
Histoire. Au V'= siècle avant J.-C., la
civilisation gauloise avait donné une cer¬
taine unité au pays dans un cadre voisin de
•
la France actuelle. Du IF siècle av. J.-C. au
siècle ap. J.-C., l’occupation romaine
favorisa l’urbanisation, le développement
des communications et l’extension de l’es¬
pace cultivé, tandis que le *christianisme
remplaçait peu à peu le polythéisme galloromain. Des invasions barbares (V® siècle)
naquit le royaume franc de Clovis (premier
Mérovingien), vite divisé puis réunifié par
les Carolingiens et étendu à la taille d’un
*empire par le plus illustre d’entre eux:
Charlemagne. Les invasions normandes
du IX= siècle et l’affaiblissement de la
dynastie en place favorisèrent la venue au
pouvoir des Capétiens en 987
Dès lors commença le “beau Moyen-Age”
avec son éveil économique et urbain et son
dynamisme religieux concrétisé par la
construction de milliers d’*églises romanes
puis gothiques, par les croisades et la mul¬
tiplication des communautés de croyants.
L’apogée fut atteint sous les règnes de
Saint-Louis et Philippe le Bel mais, peu
après, le royaume entra dans une crise
grave.
La guerre
de Cent Ans (1337-1453), un
cycle de mauvaises années climatiques et
de graves épidémies causèrent un désastre
économique et démographique. Aidé par
Jeanne
d’Arc, Charles VII débarrassa le
royaume de la présence anglaise et permit à
ses successeurs de fortifier la puissance
royale. De progrès territoriaux (sous Louis
XII et Henri IV) en perfectionnements de
r*administration (sous François FO, la
141
FRANCE
Révolution (*code civil , *lycées, *préfets,
économique), mais dut s’incliner à
Waterloo (1815) après avoir tenté de
essor
dominer l’Europe.
Marqué par les révolutions anti-monar¬
chistes de 1830 et 1848, par l’établissement
du Second Empire (1852-1870) puis le
retour et l’affermissement de la Républi¬
que, le XIX'^ siècle fut surtout celui de la
Révolution industrielle et de l’essor colo¬
nial. La France était alors une grande puis¬
sance mondiale.
Le XX= siècle vit par contre son affaiblis¬
sement progressif: affaiblissement démo¬
graphique à la suite de la Première Guerre
mondiale (1914-1918), économique car ses
gouvernements ne surent pas résoudre la
le principal grenier, national, tandis que les
grandes régions d’élevage se trouvent à sa
périphérie : Bretagne, Normandie, Nord et
Lorraine. Le Midi fournit les plus gros
contingents de vins et de fruits et légumes,
mais se trouve concurrencé par les produc¬
teurs italiens et espagnols au sein du Mar¬
ché commun. L’industrie a connu de pro¬
depuis 1970. La crise
économique a durement touché les vieux
fondes mutations
bassins industriels où dominaient l’extrac¬
sidérurgie (Nord
Lorraine), le textile, la construction
navale. Par contre, l’industrie automobile,
la construction électrique et électronique,
le matériel ferroviaire, l’aérospatiale et
tion charbonnière, la
et
l’industrie nucléaire constituent des
sec¬
*crise des années trente, politique par sa
défaite de 1940 et une *décolonisation dif¬
teurs de pointe. Les efforts de décentralisa¬
Algérie ( 1962). Le pays a cependant connu
remarquable redressement intérieur
depuis 1945. La IV'= République a jeté les
bases d’une économie moderne et a intégré
la France à la *Communauté économique
européenne. Le Général de *Gaulle lui a
Bassin
ficile notamment en Indochine (1954) et en
tion et la modernisation des voies de com¬
munication ont permis à la périphérie du
un
Sud-Est” de
donné des institutions stables en fondant la
République en 1958.
Population et économie. Avec 55 754 000
en 1988, et 101 hab./km^, la
France semble relativement sous-peuplée
par rapport aux pays voisins. La réparti¬
parisien, à l’Ouest et au “Grand
mieux participer à l’essor
industriel du pays.
• Les relations entre la France et le Pacifi¬
que peuvent
phases :
-
être schématisées
en
trois
Le temps des explorations a commencé
par le voyage de *Bougainville en 1768 et
ceux de *La Pérouse (1785-1788) et de
•
habitants
tion des hommes et des activités y est sur¬
déséquilibrée au profit d’une énorme
capitale (l’agglomération parisienne attei¬
gnait 8 707 000 hab. en 1982) et aux dépens
d’agglomérations de province comme
Lyon ( 1 220 000 hab.), Marseille
( 1 110 000 hab.) ou Lille (936 000 hab.). Le
tout
taux d’accroissement naturel a diminué de
France. 1. Louis XIV (1638-1715),
roi de France de 1643 à 1715.
2. Le Serment du Jeu de Paume,
20 juin 1789 (tableau de David).
3. Napoléon
I" (1769-1821).
empereur des Français
(1804-1815).
4. François
Mitterrand, président
de la République depuis 1981.
moitié depuis 1975, mais la France compte
population active nombreuse,
épaulée par une abondante main-d’œuvre
immigrée (il y avait 4470000 étrangers en
1984). La France est la première puissance
agricole d’Europe et se trouve en situation
exportatrice pour le blé, le maïs, l’orge, le
sucre et le lait. Le Bassin parisien constitue
encore une
i
142
FRANCE
d’*Entrecasteaux
(1791-1793). Après
un
temps d’arrêt qui correspond.à la période
difficile du Directoire et aux orientations
plus continentales de la politique napolé¬
onienne, les expéditions reprirent avec
*Duperrey (1822-1825) et *Dumont d’Urville (1826-1829).
L’ère coloniale s’ouvrit en 1842 lorsque
la France sentit la nécessité de disposer de
points d’appui sur les routes transpacifi¬
ques ou voulut protéger ses ressortissants
-
et ses
intérêts. Le * Protectorat fut établi
puis transformé en
Febvrier-Despointes
hissa le drapeau français en *NouvelleTahiti
en
1842
*annexion
en
1880.
Calédonie
en
1853, mais l’annexion des
sur
autres territoires fut plus tardive ; *Wallis
devint un protectorat en 1887 et une colo¬
nie en 1913 ; les *Nouvelles-Hébrides reçu¬
condominium en 1906.
Soumises à l’administration des officiers
de marine jusqu’en 1884-1885, les colonies
rent le statut de
La France, terre de traditions (1) et
de modernité. 2.
Parquet de la
Bourse de Paris. 3. Centrale
nucléaire du Bugey. 4. Sous-marin
expérimental IFA 2000. 5. Postede
montage de l’usine Renault de
Douai. 6. Entrepôts des bassins de
la Joliette à Marseille. 7. Le TGV
dans la traversée des côtes de
Bourgogne. 8. Chaîne de montage
des Airbus A320 à Toulouse-
Blagnac.
143
FRANCE
furent ensuite confiées à des *gouverneurs
civils qui tentèrent d’organiser leur mise en
économique. La Nouvelle-Calé¬
s’établir des compagnies mi¬
nières et des grands domaines d’élevage qui
disposèrent de l’abondante main-d’œuvre
du *bagne ouvert en 1864. Le peuplement
blanc progressa rapidement grâce aux me¬
sures prises par le gouverneur Feillet en
faveur des petits colons. Aux NouvellesHébrides, ce sont les maisons de commerce
(Ballande) et l’État français qui encouragè¬
rent la plantation de grandes *cocoteraies
et le développement de l’élevage.
valeur
donie
a vu
En Polynésie orientale, la bourgeoisie s’est
d’abord vouée au grand négoce, mais on a
également se mettre en place une éco¬
nomie de plantations tournée vers la pro¬
vu
duction de *coprah et une économie mi¬
avec l’exploitation du gisement de
*phosphatesde *Makatea(1911-1965). Au
contraire du Royaume-Uni, la France est
restée fidèle à une politique de peuplement
et d’assimilation qui lui a permis de mieux
asseoir sa présence. Les Territoires du
Pacifique ont d’ailleurs prouvé leur atta¬
chement à la Métropole en luttant à ses
nière
côtés lors des deux conflits mondiaux.
Depuis 1945, la Métropole a cherché à
établir des relations plus conviviales avec
les communautés insulaires. Elle a permis
aux élus locaux d ’exercer des responsabili¬
-
tés de plus en plus importantes en accor¬
dant une *autonomie statutaire de plus en
plus large :
en
-
1946, les ''“Établissements français de
l’Océanie deviennent un Territoire d’OutreMer.
en
-
un
en
-
1956, la Nouvelle-Calédonie devient
T.O.M.
1961, Wallis et Futuna deviennent un
T.O.M.
-
en
1976, la Nouvelle-Calédonie obtient
l’autonomie de gestion.
-
en
1977, la Polynésie française obtient
l’autonomie de gestion.
-
en
1984, la Polynésie française obtient
l’autonomie interne.
-
en
1987, la Nouvelle-Calédonie obtient
l’autonomie interne.
La France a accordé son “"indépendance au
*Vanuatu
en
1980 et doit
aujourd’hui
compter avec la volonté d’indépendance de
la communauté mélanésienne de NouvelleCalédonie. Néanmoins, la fidélité de la
France. 1. Pyramide de la Cour
carrée du Louvre. 2. Musée
Beaubourg : Centre national d’Art
et de la Culture Georges
Pompidou. 3. Défilé de mode chez
le styliste Emmanuel Ungaro. 4. La
parfumerie française, en
concurrence avec les États-Unis
pour le 1" rang mondial. 5. L'aride
la table à la française : le restaurant
Lasserre à Paris.
144
majorité des insulaires à la présence fran¬
çaise, l’intérêt économique que présentent
les grandes terres et les 7 070 000 km^ de la
zone océanique sous juridiction nationale,
l’intérêt stratégique des archipels, notam¬
ment des Tuamotu, engagent la France à
affermir sa présence dans le Pacifique. La
création d’une université française est envi¬
sagée pour assurer le rayonnement de la
culture française dans la région. Un “'“secré¬
tariat d’État a été chargé des problèmes du
Pacifique Sud entre 1986 et 1988.
FRANCOPHONIE
France Libre. Mouvement français de
aux forces de l’Axe, et de refus
*résistance
du régime de Vichy, organisé depuis Lon¬
dres par le général de *Gaulle lors de la 2®
Guerre mondiale. A la suite de l’appel du
18 juin 1940, de Gaulle prit le titre de chef
des Français libres et fut reconnu comme
tel par les Anglais dès le 28 juin. Il s’agissait
de continuer le combat, malgré r*armistice
signé par le maréchal Pétain le 22 juin,
armistice qui plaçait la France sous la botte
allemande. La France Libre s’opposa donc
à la France dirigée par le régime de Vichy et
contrôlée par les Allemands. Le mouve¬
ment gaulliste réussit à gagner à sa cause
certaines colonies (Afrique équatoriale
française, *Établissements français de
l’Océanie, Saint-Pierre-et-Miquelon) ainsi
que plusieurs mouvements de résistance
intérieure. Fort de ces appuis, de Gaulle
constitua un Comité national de la France
franciscain, nom masc. et adj. Nom donné
religieux (appelés aussi “*frères
mineurs”) qui suivent la règle proposée par
saint François d’Assise en 1209, règle qui
insiste sur la pauvreté matérielle et l’humi¬
aux
lité. Les franciscains se consacrèrent
d’abord à la prédication et à r*évangélisa-
tion des peuples non chrétiens. Au XIIF
siècle ils tentèrent de convertir les musul¬
mans, au XVF siècle ils évangélisèrent les
peuples indiens de l’Amérique espagnole.
1772, deux franciscains, José Amich
et Bonamo, venus du Pérou, accompa¬
gnaient Domingo de *Boenechea et prirent
contact avec Tahiti à Tautira. En 1774,
deux autres franciscains, les pères Narciso
Gonzales et Jeronimo *Clota, s’installè¬
rent à T autira, mais leur tentative mission¬
naire échoua et ils furent rapatriés un an
plus tard.
• En
libre qui se transforma en gouvernement
provisoire à Alger. Des Forces Françaises
Libres furent mises sur pied; d’abord
modestes, elles comptèrent 70 000 hommes
en juillet 1942, groupés sous le comman¬
dement
de
chefs
comme
Leclerc
et
*Koenig.
Dans les E.F.O., le mouvement France
Libre se cristallisa autour d’un noyau
d’hommes décidés, emmenés par Émile de
•
*Curton, Marcel *Sénac et Jean *Gilbert.
Ainsi fut fondé le *Comité France Libre et
réalisé le ralliement au général de Gaulle.
Les 300 volontaires tahitiens qui partirent
combattre l’ennemi au sein du *Bataillon
du Pacifique servirent pour la plupart dans
la P' Division Française Libre.
franc-maçonnerie, nom fém. Organisa¬
tion secrète qui se propose de rechercher la
vérité et de perfectionner l’humanité. Elle
est animée par un esprit de liberté et de
tolérance. Les groupes régionaux et locaux
sont le plus souvent appelés loges. Le mou¬
naquit en Angleterre en 1717 et
s’inspira des usages propres aux anciens
constructeurs de *cathédrales qui gar¬
daient secrets certains principes et techni¬
ques de leur art. En France, la maçonnerie
spéculative ou philosophique a été, dès le
vement
début du XVIIF siècle, un creuset d’idées
libérales qui influencèrent la *Révolution
française: Montesquieu, Voltaire, La
Fayette étaient francs-maçons. Deux mou¬
vements français ont vu le jour: la Grande
Loge de France et le Grand-Orient de
France, tous deux rationalistes, républi¬
cains et très influents, notamment de 1870
à 1914. Les très nombreuses réformes qui
ont permis de construire la France contem¬
poraine ont souvent été préparées par des
hommes politiques francs-maçons.
• En Polynésie, une loge “Amitié” fut
constituée dès 1843 et affiliée au GrandOrient mais disparut sans doute en 1847.
Une autre, relevant de la Grande Loge de
France, aurait été créée
en
1850. Elle
comptait 56 membres en 1906; les princi¬
paux colons et des administrateurs.
Aujourd’hui, la franc-maçonnerie polyné¬
sienne est toujours influente et plusieurs de
ses membres sont proches du pouvoir.
francophonie, nom fém. Fait de parler le
français soit comme *langue maternelle,
soit comme langue officielle ou encore
comme langue de communication avec
l’étranger. De 1714à 1918, le français fut la
première langue diplomatique du monde,
toutes les élites européennes le parlaient
couramment et plus volontiers que la lan¬
gue de leur patrie. Aujourd’hui, il est utilisé
Charles de Gaulle descendant les
Champs Élysées au lendemain de
la libération de Paris (26août 1944)
145
FRANGIPANIER
S' PIERRE et
^w-York MIQUELON
MAURITANIE
‘
0
Sénégal)
(mal\
^
GUADELOUPE
MARTINIQUE
BURKINA
COTE d’IVOIRÈ
TOGO
BÉNIN
GABON
CONGO
Janeiro
f^l^DACyAaOAR
[J ©RÉUNION
] POLYNÉSIE
«
)
FFIANÇAISE
]—]
I—j
I—I
La francophonie dans le monde.
<3^
«
comme
pays où le français est langue officielle,
d’enseignement et de culture
pays où le français est parlé par
une
importante minorité
lycée français à l'étranger
langue de travail à r*Organisation
des Nations U nies et dans les réunions de la
*Communauté économique européenne.
la frégate la Flore
Depuis 1960, les gouvernements de la
République se sont attachés à protéger et à
développer la francophonie. Un Haut
Comité de la Langue française recom¬
mande les mesures propres à assurer la
défense et l’expansion de la langue fran¬
çaise et à coordonner l’action des quelque
70 organisations publiques ou privées
compétentes en matière de coopération
culturelle et technique. Parmi celles-ci : le
Conseil international de la Langue fran¬
çaise, chargé de maintenir l’unité de la lan¬
gue et de mettre à jour la terminologie
scientifique et technique ; l’Alliance fran¬
çaise qui exerce surtout une activité d’en¬
seignement dans 600 centres, auprès de
300000 élèves.
Dans le monde, on compte 100 millions de
francophones “maternels” et 220 millions
de personnes sachant le français mais
vivant dans des sociétés non-francophones.
Frangipanier, nom masc. Tahitien : tipa¬
nie. Arbre ornemental par ses *fleurs, de la
presque toute l’année.
►
tipanie. E ra'au teie no te mau pae fenua
_
_
Marite ma tei ta ’ita ’ihia mai i Tahiti nei na
Abadie lane i te area matahiti 1852. Epiti
huru tipanie, te vai nei te tipanie rau’ere ri’i
pu ’aroroa, ma ’oe’oe i mua ’e te vai nei te
tipanie rau'ere ’omenemene i mua, e mea
me'urne’u he’euri maita’i te rau.
E tiare no ’ano ’a roa te tipanie te ravehie ’ei
hamani hei.
E ’ua’a te tipanie i te matahiti ta’ato’a.
frégate, nom fém. Navire de guerre qui fut
construit à partir du XVIP siècle. Ce bâti¬
ment à trois mâts vit ses dimensions et son
progressivement augmentés. Le
Dolphin et la * Boudeuse, par exemple,
portaient 20 à 30 canons, puis les frégates
françaises furent armées de 40 à 60 canons
à partir de 1837. Navire rapide et tenant
bien la mer, la frégate fut souvent utilisée
pour les grandes expéditions autour du
monde. Aujourd’hui, la frégate est un
armement
*
navire lance-missiles de 5000 à 6000 tonnes,
intermédiaire
entre
la
*corvette
et
le
croiseur.
cale et a été introduit en 1852 par M. Aba¬
grande taille du genre Fregata. On distin¬
gue la Grande et la Petite Frégates :
la Grande Frégate dépasse 2 mètres d’en¬
vergure. Le mâle est entièrement noir alors
que la femelle a la gorge et la poitrine
die.
La forme des
*feuilles permet de
distinguer deux espèces :
-
Plumeria acuminata aux feuilles fines et
pointues, tombant facilement. Ses fleurs
sont de
couleurs très variées ; blanches,
jaunes, rouges...
-
Frangipanler {tipanie)
utilisées pour la confection de colliers et
couronnes de tête.
La
floraison dure
famille des Apocynacées et du genre Plumeria. Il est originaire d’Amérique tropi¬
146
N®"" CALI
Plumeria obtusa à feuilles plus ovales,
plus épaisses, plus vertes et à fleurs
blanches en général.
Les fleurs sont délicatement parfumées et
•
Tahitien: ’ôtaha. Oiseau marin de très
-
blanche.
-
la Petite Frégate mesure de 175 cm à
190 cm d’envergure. Le mâle, noir, possède
deux taches blanches sur les flancs et la
femelle est noire avec seulement la poitrine
blanche.
FRITCH
Lors de la parade nuptiale, les mâles gon¬
flent une énorme poche rouge située au
niveau de la gorge. Les Frégates vivent
parasites des *Sternes, *Fous et
*Noddis qu’elles attaquent par des piqués
spectaculaires et obligent à régurgiter leurs
proies.
souvent en
prendre la responsabilité d’un internat à
Taiohae.
Dirigée par un frère supérieur général,
divisée en “provinces”, la congrégation est
présente en France (600 frères), en Europe,
au Japon, au Canada, en Amérique du
Nord.
►
’otaha. E manu moana teie. ’Ua parauhia e to
tahito e varua ora no te moana tumatuma, te
moana ha'uri'uri ’e ’ua fa'aauhia ’ei hi’ora’a no
’o Oro. Epiti hum : te 'otaha tupu
rarahi ’e te ’otaha tupu na’ina’i.
te atua ra
Te otaha rarahi. ia mahora tepererau e tae’a e
2 metera te mahorara’a o tonapererau: are’a
te
’otaha na’ina’i, hânere ’e hilu ahuru mapae
aore
ia hânere e iva ahuru (175-190)
tenetimetera te mahorara’a tona pererau.
E tino ’ere’ere to te oni, napota’a ’uo’uo i te
taha ’ao’ao ; te ufa ra, te ’ouma ia te vahi
’uo ’uo. la tae i te taime no te fa ’ahina ’arora ’a
te oni
’e te ufa, e ’opu mai te ho âpute ’ute’ute
’arapo’a. Na te mau manu ri’i
hu’a e ’imi i te ma’a ’e na ratou e
i raro a’e i te
fa ’aharama ’au i te ma'a e tito ratou i ta vera
fresque, nom fém. *Peinture réalisée sur
un mur ou un plafond en appliquant des
couleurs délayées à l’eau sur un enduit
frais. En Polynésie, plusieurs artistes ont
orné ainsi des panneaux muraux de bâti¬
ments publics : Yves de Saint-Front au
Musée de Tahiti et des Iles, Franck Fay à
l’aéroport de Faaa, François Ravello au
marché de Pao Pao (Moorea)...
Un tableau peint sur une toile de grandes
dimensions peut également être appelé
fresque: “D’où venons-nous?. Que
sommes-nous?. Où allons-nous?” est une
grande fresque de Paul Gauguin.
ma’a.
frère, nom masc. Désigne celui qui est né
d’un même parent que la personne consi¬
religion. Per¬
laquelle dn a des liens affectifs,
dérée. Fidèle de la même
sonne avec
intellectuels ou culturels étroits.
Religieux non *prêtre de certains ordres
des *Églises catholique ou anglicane.
En Polynésie, ces religieux appartiennent à
trois congrégations :
les frères de la *Congrégation des
*Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (frères
de Picpus). Certains se consacrèrent aux
•
-
tâches matérielles comme la construction
des
églises ou des presbytères (les frères
Fabien Costes, Gilbert Soulié, Théophile
Guilhermier...) alors que d’autres assurè¬
rent des tâches d’enseignement ou de caté¬
chèse (comme le frère Eugène *Eyraud qui
évangélisa Hle de Pâques).
En 1985, trois Polynésiens ont prononcé
les vœux qui font d’eux les trois premiers
frères polynésiens de cette congrégation.
les frères du Sacré-Cœur. Quatre de ces
religieux (canadiens et wallisiens) sont à
Mangareva et tiennent un centre de forma¬
tion professionnelle depuis 1982.
-
-
les frères de l’Instruction chrétienne
(dits de Ploermel). Congrégation fondée
par *La Mennais en 1816, à l’origine pour
développer l’instruction (écoles, collèges
mais aussi écoles agricoles, maritimes et
techniques) des milieux populaires. Venus
en 1860 pour tenir des écoles publiques (à
Papeete et Mataiea), ils ouvrirent des
écoles privées dans le cadre de la *Mission
catholique, à la suite des lois de laïcisation
des écoles. Depuis 1860, environ 140 frères
sont venus en Polynésie; ils sont aujour¬
d’hui entre 20 et 30. Après plusieurs tenta¬
tives infructueuses, les frères de Ploermel
revinrent aux Marquises en 1971 pour
fret, nom masc. Prix du transport d’une
marchandise par navire, par avion ou par
camion. Il s’agit aussi du loyer d’un moyen
de transport : celui-ci est alors dit affrété
(ou nolisé). Le terme désigne également la
cargaison.
Le classement des *ports et des *aéroports
se
fait souvent en fonction du trafic fret.
Celui du
port du monde (Rotterdam)
s’élevait à 249,4 millions de tonnes en 1984
et celui du L'' aéroport (New York)
millions de tonnes.
à 1,2
En 1986, le fret de l’aéroport de Faaa attei¬
gnait 9 221,4 t et celui du port de Papeete
924458 t.
Fresques . 1. L'arrivée des
missionnaires à Matavai, par Yves
de Saint Front. 2. Les mutinés du
FREYCINET (Louis de) ( 1779-1842). Offi¬
Bounty, par François Ravello
(immeuble James Norman Hall).
cier de marine français. Il accompagna le
capitaine Nicolas Baudin lors de son expé¬
dition dans le Pacifique de 1800 à 1804. Lié
savants de son époque (Arago,
Cuvier), il fut choisi pour diriger l’expédi¬
aux
tion de V*Uranie dans l’océan Indien et
Pacifique, qui devait marquer le
la marine française dans cette
partie du monde. De 1817 à 1820, il fit un
vaste périple de l’Australie à *Tonga, en
passant par ’''Guam et *Hawaï. Il fit beau¬
coup pour la connaissance du monde poly¬
nésien en France, grâce surtout aux excel¬
lentes relations de voyage consignées dans
son “Voyage autour du monde” (1820).
dans le
retour de
FRITCH (Édouard). Né le 4 janvier 1952 à
Papeete, Édouard Fritch est ingénieur de
formation et dirigea r*Office territorial de
l’Habitat social en 1982, puis r*Agence
territoriale pour la Reconstruction en
1983. Ministre de l’Équipement dans le P''
gouvernement de Gaston *Flosse (son
beau-père), il fut élu à l’Assemblée territo-
147
FRONDE
riale le 16 mars 1986 et devint *député le 20
mars
long de la rade, de la base marine de Fare
Ute jusqu’à la piscine olympique de
Tipaerui. Des bâtiments aux styles et aux fonc¬
tions variés s’y sont juxtaposés : hôtels,
centres commerciaux, agences, restaurants,
bars, immeubles résidentiels et établisse¬
ments publics.
Un front météorologique est le plan de
1986 après que G. Flosse, dont il était
le suppléant, ait accepté sa nouvelle fonc¬
tion de secrétaire d’État chargé du Pacifi¬
que Sud. Il ne fut pas réélu aux élections de
juin 1988.
fronde, nom fém. * Arme de jet utilisant la
force centrifuge. Lance-pierres des enfants
-
contact entre deux masses d’air aux carac¬
téristiques différentes.
En Polynésie, le front des *alizés voit s’af¬
fronter l’air tropical et l’air d’origine
polaire. Le long d’un front, on observe des
phénomènes de Condensation (nuages,
brouillards) et parfois des ondulations qui
composé d’une fourche et de deux lanières
élastiques. Par extension, la Fronde fut
une révolte menée contre Mazarin
par les
nobles et la *bourgeoisie au XVIP siècle.
•
Tahitien: ma’a. Aux Tuamotu et
aux
Marquises : maka. En Polynésie, la fronde
peuvent engendrer des mouvements tour¬
billonnaires et la formation de
était
une arme confectionnée avec des
fibres de coco tressées, une partie plus large
♦dépressions.
pour placer le projectile et une boucle pour
maintenir la fronde au poignet lors des
Lors d’une guerre, le front est la ligne sur
laquelle s’affrontent deux armées. “Aller
au front”, c’est aller au combat. En 19141918, la ligne de front s’étendait en Europe
-
lancers. Maniée par des guerriers habiles, à
hauteur d’homme, cette arme était terri¬
blement efficace. J. *Morrison en décrit
ainsi le lancer: «ils saisissent leur poignet
droit dans la main gauche et, sautant sur
leurs pieds, font faire à la fronde trois tours
occidentale de la Mer du Nord à la fron¬
tière suisse. Elle était matérialisée par des
tranchées et diverses *fortifications.
Union étroite entre des *partis ou des
individus s’accordant sur un programme
•
au-dessus de leur tête avant de la lâcher ; la
pierre a une force suffisante pour briser
l’écorce d’un arbre à plus de 200 m et sa
trajectoire est droite sur la presque totalité
du parcours». Pour s’exercer, les pierres
étaient remplacées par les fruits du *nono.
Hom. : fronde (nom fém.) : feuille des
plantes acotylédones ; formes du verbe
Frondes. 1. De Tahiti (ma'a).
2 et 3. Des lies Marquises (maka).
commun.
-
►
ma’a. Teieparau : ma’a te i'oa ia no te ho ’ë
mauha ’a no te ha ’ape’e ra ’a i te ofa ’i i te vahi
E rave net te tamari’i i te uaua pata no te
ha'ape’e i ta raton mau ofa’i. I te 17 o te
politique, économique et sociale. Il
tenetere, e ma 'a tei ravehia e te hui mana o
regroupa le parti socialiste (Section fran¬
taua tau ra no te aro atu ia Mazarin.
I Porinetia, te ma 'a e mauha ’a tama ’i : mea
rara’a tepuru ha’ari, fa’ata’a maita’i hôë vâhi
’ei vaira ’a 'ofa ’i ’e te tahi pa ’ave no te
tape'ara’a. la rave te feiâ aravihi i teie
mauha 'a, e manuia roa ta ratou opuara ’a. Teie
ta J. Morrison ipâpa’i, e haru râtou i te poro
rima atau i roto i te rima aui e ia ’ou ’a ratou i
ni’a e taviriviri haere-ta ratou ma’a e toru
taime i ni’a a’e i te upo’o hou afa’aru’e atu ai.
Enehenehe ta teie ofa’i no tonapuai rava’i
maita’i i tepe’era’a, epahae roa i tepa'a no te
hôëra’au i te ateara’a e 200 metera no te afaro
tona tere. Nôte ha’api’ipi’ira’a e monohia te
ofa ’i i te ma ’a nono.
front, nom masc. Partie antérieure du
crâne, allant des sourcils à la naissance des
cheveux.
• Par
analogie, face que présentent des
choses d’une certaine étendue.
Le front de mer est, pour une ville mari¬
time, la première ligne de bâtiments bor¬
-
dant le littoral.
A Papeete, le front de mer a été véritable¬
organisé après l’*incendie de 1884.
Peu à peu, les maisons de commerce en
bois et à un étage ont fait place à des
immeubles qui, sur 1900 m, s’alignent le
ment
148
populaire. Nom donné dans les
gouvernement réunissant, dans le cadre de
la lutte contre la montée du ’'’fascisme, l’en¬
semble des forces politiques, allant, dans
certains cas des communistes aux
centristes.
En France, le Front populaire naquit en
réaction aux manifestations fascistes de
février 1934, dans un contexte de *crise
fronder.
atea.
Front
années trente en Europe à des coalitions de
çaise de l’Internationale ouvrière ou
S.F.I.O.) de Léon Blum, les radicaux
d’Édouard Daladier et le Parti commu¬
niste de Maurice Thorez, et remporta les
♦élections législatives de mai 1936. Dès son
arrivée au pouvoir, le Front populaire
s’engagea dans une politique ambitieuse de
réformes sociales (augmentations de sa¬
laires, congés payés, semaine de 40
heures...), mais ne put résoudre les graves
problèmes économiques et financiers qui
découlèrent de ces mesures et aussi de
l’hostilité des milieux d’affaires. Dès 1937,
des dissensions apparurent, les commu¬
nistes reprochant aux socialistes leur neu¬
tralité face à la guerre civile d’Espagne et
timidité en matière de réformes
sociales. Léon Blum démissionna en juin
1937 pour laisser la place aux radicaux. Il
revint au pouvoir pour trois semaines seu¬
lement en 1938. L’échec de ce 2'= gouver¬
leur
nement Blum marqua la fin de l’expérience
de Front populaire qui laissa, pour toute
une
partie du peuple français, le souvenir
d’un grand espoir déçu.
Front Uni pour l’Autonomie interne.
Regroupement de l’^Amuira’a (♦E’a Api-
-
*Here ’Ai’a) et des Indépendants de Frantz
*Vanizette, constitué le 17 novembre 1975
dans un contexte politique houleux, alors
que le débat portait sur un projet de nou¬
veau *statut et sur les
expériences nuclé¬
aires dans le Pacifique. Le Front Uni, qui
n’avait pas la majorité à 1’* Assemblée terri¬
toriale, comptait cependant dans ses rangs
le président de cette Assemblée (Frantz
Vanizette) ainsi que les deux parlemen¬
taires de la Polynésie française ; le député
Francis *Sanford et le sénateur *Pouvanaa. Il militait pour un véritable statut
d’*autonomie interne et contre la bombe,
s’opposant en cela à la majorité R.P.R.
(Rassemblement pour la République)
emmenée par Gaston *Flosse. N’ayant pu
obtenir la *dissolution de l’Assemblée ter¬
ritoriale, le Front Uni en entreprit l’occu¬
pation des locaux à compter du 10 juin
1976, afin d’amener le gouvernement métro¬
politain à prendre en compte ses revendica¬
tions. Finalement, un statut d’autonomie
de gestion,
acceptable par tous, fut pro¬
posé par Paris, et l’Assemblée territoriale
fut effectivement dissoute. Aux élections
qui suivirent, le Front Uni enleva 16 sièges
et se retrouva majoritaire; Frantz Vani¬
zette conservait son poste de président de
l’Assemblée
et
F. Sanford devenait vice-
président du *Conseil de gouvernement.
au pouvoir, le Front Uni se
rapprocha de l’Union pour la Démocratie
française de Valéry Giscard d’Estaing, mais
ne sut lutter efficacement contre la
dégra¬
Désormais
dation
de
la ’'’balance commerciale et
contre certains abus qui amenèrent sa dé¬
sunion et sa chute, en 1982.
fruit, nom masc. Production des plantes
qui fait suite à la *fleur et qui contient et
protège les graines. Le fruit se présente soit
sous forme sèche (noix,
glands...) soit sous
forme charnue, la plupart du temps comes¬
tible et sucré.
Déjà riche en espèces endémiques ou
apportées par les anciens Polynésiens
(*noix de coco, fruit du *pandanus, de
r*arbre à pain, *mâpe, ’ahi’a, *vi tahiti...),
la Polynésie a connu l’introduction de
nombreuses autres espèces fruitières;
l’orange, le pamplemousse, la goyave, la
mangue, la pomme-cannelle... Les *orangers des plateaux comme le Tetamanu,
toujours productifs sans soins particuliers,
descendent des premiers orangers intro¬
duits. Avec leurs fruits, on faisait jadis un
vin d’oranges fermentées ( ’ava ’ânani). *Jus
d’*ananas, de pamplemousse, de papaye,
de fruits de la passion et gelée de goyave
sont des produits actuels de l’industrie
•
locale.
La coque de la noix de coco servait autre¬
fois de gourde, tout comme la calebasse
{*hué), et sert encore aujourd’hui de réci¬
pient. On rapporte qu’autrefois les trépa¬
nations de crânes étaient obturées par des
morceaux de coques de noix de coco.
Les enfants fabriquent encore des *toupies
avec
des coques de früits verts de miro
sur des nervures de folioles de
enfilées
cocotier en guise d’axe.
funérailles, nom fém. pl. Ensemble des
cérémonies accomplies pour rendre hom¬
mage à un *mort. Enterrement.
En Polynésie, le corps d’un défunt était
•
autrefois généralement gardé quelques
jours, couvert de *tapa, de couronnes de
fleurs et de feuilles. Autour, on brûlait du
bois de santal tandis que pleureurs, parents
et amis manifestaient leur douleur par des
cris, des chants et apportaient des cadeaux
à la famille. La plupart des morts étaient
enterrés rapidement, enveloppés de tapa
ou entourés d’une natte, à proximité d’un
*marae. Le corps d’un *ari’i faisait l’objet
de soins plus attentifs. *Embaumé, il pou¬
vait être conservé plus longtemps et exposé
dans le *fare tüpâpa’u avant qu’une sépul¬
ture
définitive ne lui soit donnée. Les os
pouvaient être placés dans un petit cercueil
que les *pi’imato allaient parfois déposer
dans une grotte de montagne, difficile
d’accès.
Aujourd’hui, ces rites ont disparu et tous
les Polynésiens se font enterrer dans les
*cimetières communaux, le plus souvent
après une veillée mortuaire et une cérémo¬
nie religieuse.
• Les membres de la communauté chinoise
veillent par contre au respect des coutumes
funéraires ancestrales. Dans la tradition
chinoise, la vie dans l’au-delà n’est guère
différente de la vie terrestre. On fournit
donc au mort «toutes sortes d’offrandes
sous forme d’effigies en papier (argent,
meubles, vêtements...) que l’on brûle pen¬
dant la veillée funèbre. Un autel est sou¬
vent dressé dans
la salle mortuaire (où la
couleur rouge, symbole de joie, est bannie)
et des bougies, des bâtonnets d’encens sont
renouvelés dès qu’ils sont consumés, pen¬
dant toute la cérémonie.
Parfois, on ins¬
talle une photographie du défunt à la place
de la tablette ancestrale (Ling fVei) (...).
Pendant la procession funéraire, un
homme est parfois chargé de lancer des
enveloppes, contenant des papiers mon¬
naie ou des grains de riz, pour permettre au
défunt d’acheter le droit de passage auprès
des mauvais démons qui peuvent s’amuser
à égarer son Kouei (âme inférieure). Des
offrandes de porc et de poulet, des liba¬
tions de vin ont aussi lieu pour permettre à
son Woum (âme supérieure) d’atteindre
sans difficultés les Sources Jaunes» (Assoc.
Wen Fa, Bernard Hermann: "Histoire et
portrait de la communauté chinoise de
Tahiti”).
Voir aussi : deuil, deuilleur, nevaneva.
►
hunara’a ta’ata pohe, tanura’a ta’ata pohe.
Teieparau no te ta'ato’ara'a o te mau ’oro’a e
fa ’aineinehia ta pohe te ho’ê ta 'ata. I Porinetia
FUSEAU
Funérailles. 1. Autel tribal ou
familial à Nuku Hiva (dessin de
M. Radiguet). 2. Plate-forme et
abri funéraires à Nuku Hiva
(aquarelle de C. Antig, 1846).
3. Les funérailles de NIehItu
(M. Radiguet, 1842). 4. Abri
funéraire. 5. Cercueil dans une
grotte funéraire de Makatea(1930).
6. Pierre tombale à Rapa.
7. Veillée mortuaire.
8. Enterrement d’un enfant
à Tahiti.
nei i le malamua e vaiihohia te lino pohe o te
hô'ë ta'ata tc{u mahana te maoro, e tapo’ihia i
’e te hei tiare ’e te rau ’ere ra 'au. E
tutu’ihia le ahi, e haere mai te mau fêti’i, te
te tapa
feiâ oto (’oia ho ’i te pupu ta 'ata na ratou e
ta’i), te mau hoa, i reira ratou e aue ai i te oto
’e te mihi ma le afa’i ato’a mai i te mau o. Te
rahira’a ta'atapohe e tanu ’oi'oihia e
pu’ohuhia ia i te tapa e aore ia i tepe'ue,
hunahia ai i te pae marae e aore ra i rolo i te
hô'ëana tupapa’u haerera’a fifi. No te hoë
ari ’i e vai maoro atu a ia, e miri alo ’ahia. E
vaiihohia te lino mirihia i roto i te fare
tupapa ’u hou a huna atu ai iana. Te mau ivi
ta’ata pohe, e tu’uhia i roto i te maupiha ri’i
hu’a tu’uhia atu ai i roto i te ana tupapa’u.
.
Hunara’a ma’!. 1. Fata ra’au o te
hô’ë’ati ’aore ra o te hô’ë utuSfare i
Nuku Hiva. 2. Tahua ’e vaira’a tino
pohe i Nuku Hiva. 3. Te hurara’a o
Niehitu. 4. Fare vaira’a tino pohe.
5. ’Afata tino pohe i roto i te hô’ë
ana
i Makatea. 6. Ota’i menema i
Rapa. 7. Ti’aira’a tino pohe.
8. Hunara’a o te hô’ë tama i Tahiti.
150
FUTUNA
Les fuseaux horaires dans le monde.
Zones dont l'heure est indiquée
par un nombre entier
En Union Soviétique, l'heure locale est en avance d'une
heure sur celle du fuseau et cela toute l’année.
|ÿ| Zones dont l’heure n’est pas un nombre entier
Limites entre fuseaux horaires
15°
0°
15”
30”
45”
60”
75”
90”
fuseau, norri masc. Instrument de bois,
effilé, servant à tordre et à enrouler le fil de
la quenouille. Ce qui a la forme de cet
instrument.
• fuseau horaire. Portion de la surface du
globe, comprise entre deux *méridiens,
formant un angle de 15° avec l’axe des
pôles, et dont tous les points affichent la
même heure officielle. Depuis 1887, on
compte 24 fuseaux horaires autour de la
Terre.
En dépit de sa superficie, la Polynésie fran¬
çaise se trouve incluse dans le même fuseau,
le 10° à l’ouest du méridien de Greenwich,
mais il est admis qu’il y a 30 mn de décalage
horaire entre Tahiti et les îles Marquises.
• Nom commun des
*Coquillages Gasté¬
ropodes marins à coquille très longue en
forme de fuseau pointu. En Polynésie, ce
est couramment donné au *Térèbre.
On trouve le Fuseau dans le sable où il
nom
s’enfouit le jour car il a une activité noc¬
turne. On peut le ramasser la nuit ou au
petit matin en suivant les traces qu’il laisse
sur le sable au cours de ses
déplacements.
fusilier, nom masc.
Soldat armé d’un
apparaît au XVIP siècle
désigner les soldats d’*infanterie
fusil. Ce terme
pour
légère.
• fusilier marin. Depuis 1854, matelot ini¬
tié aux méthodes de combat de l’infanterie.
Les fusiliers marins sont chargés des ♦abor¬
105”
120"
135”
150"‘165” L.E.180” 165” L.O. 150"
135”
120"
105”
90”
75"
60”
45”
30”
dages et surtout des opérations de
débarquement.
FUTUNA. Cette île, qui est une des trois
principales terres formant le groupe de
♦Wallis et Futuna, est située par 14° 15 ’ sud
et 178°10’ouest et couvre 64 km^. De l’an¬
cien volcan, il reste une petite ligne de hau¬
teurs orientée
nord-ouest/sud-est et cul¬
minant au Mt Puke (760 m).
• L’île fut sans doute abordée
par des
Polynésiens venus des ♦Samoa plus de
mille ans avant notre ère ; elle a été décou¬
Futuna
1617 par les navigateurs hollan¬
dais ♦Schouten et ♦Le Maire. Le ♦protec¬
verte en
torat français fut
proclamé par ♦Dupetit-
Thouars en 1842 et, peu après, la popu¬
lation se convertit au ♦catholicisme,
renonçant ainsi à l’hostilité qui avait
conduit au meurtre du missionnaire Pierre
Chanel en 1841.
L^le, qui fut rattachée au gouvernement de
la Nouvelle-Calédonie en 1902, est deve¬
nue ♦Territoire
d’Outre-Mer, avec Wallis,
en 1959, mais les
pouvoirs coutumiers des
deux rois (Tuiagaifo et Keletaona) ont été
respectés ainsi que ceux des dix chefs de
villages. Les 4110 habitants (1982) vivent
de la récolte du coprah (100 tonnes en
1979), de l’élevage des porcs (6000 têtes), de
la pêche, mais la plus grande partie des
revenus provient des dons de
parents émi¬
grés en Nouvelle-Calédonie et des subven¬
tions de l’État.
cérémonie du kava à Futuna
151
gabbro, nom masc. *Roche éruptive plutonique entièrement grenue et de couleur
sombre. C’est une roche dure et dense, de
même composition chimique que le *ha-
salte
Elle
(*pyroxène, *olivine, *feldspath...).
forme en profondeur grâce à un
se
refroidissement très lent.
Dans nos îles volcaniques, le gabbro se
localise au centre de la *caldeira, à l’empla¬
cement présumé de la *cheminée
volcani¬
que. Cela signifie qu’il s’est formé après la
dernière éruption volcanique et que son
affleurement est dû au décapage par r*éro-
sion de toutes les couches superficielles de
terrains et à l’effondrement de la caldeira.
GALAPAGOS (îles). A 1 300 km des côtes
mais n’ont été peuplées qu’à la fin du XIX®
fique, les îles Galapagos forment un archi¬
pel d’origine volcanique d’une superficie de
7 812 km^, composé de 15 îles principales et
de nombreux îlots. Elles sont baignées par
habitants (1978), installés pour la plupart
dans les îles San Cristobal, Isabela et Fer-
de r* Amérique du Sud, dans l’océan Paci¬
le *courant froid de Humboldt et bénéfi¬
cient d’un climat frais et sec auquel s’est
gabbro
adaptée une végétation souvent steppique.
L’archipel abrite cependant une faune riche
et variée comportant
plusieurs milliers de
marins et terrestres
qui ont évolué en milieu isolé et ont permis
à Charles *Darwin d’étayer sa thèse sur
révolution des ^espèces par la sélection
*tortues et d’iguanes
naturelle.
l’Espagnol Berlanga, les Galapagos appartiennent à la
• Découvertes en 1535 par
République équatorienne depuis 1832,
siècle. L’archipel compte aujourd’hui 5 580
nandina. La population vit de la pêche et
d’un peu d’agriculture ; Die d’Isabela s’est
ouverte au tourisme depuis
galaxie, nom fém. Ensemble composé de
milliards d’*étoiles, de poussière interstel¬
laire et de nuages de gaz appelés nébu¬
leuses. Les galaxies ont des formes variées :
irrégulières, en spirale, en ellipse aplatie...
Selon l’astronome Cari Sagan, il existerait
quelques centaines de milliards de galaxies,
parfois groupées en amas galactiques.
• Notre Galaxie (différenciée des autres
par un G majuscule) a reçu le nom de Voie
50
100 km
I
centres acdministratifs
ports de pêche
©
Galapagos. Quelques spécimens
d'une faune qu'étudia
Charles Darwin : iguanes (1) et
phoques (2).
152
a
Floreana
1970.
centre touristique
GAMBIER
lactée. Elle
comprend environ 200 mil¬
liards d’étoiles, a la forme d’un disque de
années-lumière de diamètre et
100000
tourne
lentement sur elle-même,
rotation
se
déroulant
en
200
chaque
millions
d’années.
(Gustave) (1850-1926). ♦Gou¬
français de
l’Océanie. 11 avait occupé différents postes
GALLET
verneur
des * Établissements
administratifs en Nouvelle-Calédonie pen¬
dant une dizaine d’années et participé à la
répression de l’insurrection canaque de
1878. A la tête des E.F.O. en tant que
♦directeur de l’intérieur en 1895, il assura
ensuite les fonctions de gouverneur par
intérim du 1er avril 1896 au 31 janvier
1897. Fonctionnaire expérimenté et intè¬
gre, il fut chargé de mettre un terme à la
♦guerre des îles Sous-le-Vent. G. Gallet
s’acquitta de sa mission après avoir fait
appel à un ♦corps expéditionnaire calédo¬
nien en 1897. Il fut également l’artisan de
r^annexion de Rurutu en 1900.
gallon,
Terme d’origine
anglaise. Unité de ♦mesure anglo-saxonne
utilisée pour les liquides mais aussi pour les
grains. Le gallon britannique correspond à
4,546 litres ; le gallon américain à 3,785
nom
masc.
litres.
Hom. ; galon (nom masc.).
GAMBIER. Archipel de la Polynésie fran¬
çaise situé à 1 650 km au sud-est de Tahiti,
par23°10’sudet 135°ouest. Ilcomprend4
îles principales: ♦Mangareva (14km^),
♦Taravai (5,3 km^), ♦Aukena (1,5 km^),
♦
Akamaru (2 km^) et 10 petites îles et îlots
parmi lesquels Agakauitai (0,7 km^),
Kamaka (0,5), Makaroa (0,2) et Manui
(0,1), tous situés à l’intérieur d ’un immense
lagon ouvert sur le sud. Les géographes
rattachent habituellement aux Gambier les
îles de ♦Temoe, Oeno et ♦Pitcairn (ces
deux dernières n’appartenant pas à la
Polynésie française). Les îles sont les restes
de la bordure sommitale d’une ♦caldeira
ennoyée, ancien cratère effondré d’un vol¬
can qui devait être beaucoup plus grand
que celui de Tahiti Nui.
• Les premiers groupes polynésiens sont
probablement venus des îles Marquises
vers
l’an 1200 de notre ère. Des contacts
avec les ♦Cook du Sud font
l’objet de quel¬
ques légendes et expliquent les analogies
relevées entre les deux archipels au niveau
de l’outillage en pierre et du travail de la
nacre. Des foyers et des sépultures ont été
retrouvés sur les petites îles, mais les restes
Gustave Gallet
des *marae, souvent dédiés au dieu *Tu
selon la tradition orale, ont été bouleversés
par les grands aménagements de la ♦Mis¬
sion catholique.
J âmes ♦Wilson découvrit ces îles en 1797 et
leur donna le
nom
de l’amiral qui avait
153
GAMBUSIE
parrainé l’expédition du
Entre 1834
et 1871, les Gambier furent l’objet d’une
expérience originale d’*évangélisation par
les *missionnaires catholiques. Quatre ans
après l’arrivée des pères Honoré *Laval et
François *Caret et du frère Columban
Murphy, la conversion des îles était ache¬
vée. Un ’^code de lois (dit “Code mangarévien”) instituait «une sévère pureté des
mœurs» et un colossal programme de
constructions commença. En 1900, 116
édifices pouvaient être recensés : églises,
chapelles, couvent, établissements d’ensei¬
Gambier. 1. Honoré Laval.
2. Pirogue mangarévienne.
3. Presbytère des pères
missionnaires à Rikitea.
4. Mangaréviens dessinés par
Marescot en 1838. 5. Anse de
Gatavake (côte ouest de
Mangareva).
154
gnement, filatures, ateliers de tissage, fours
à pain, auxquels s’ajoutaient des puits et
des chaussées empierrées. L’établissement
du’'’ProtectoratparlaFranceen 1871 etle
départ du père Laval mirent fin à la
*théocratie des Gambier.
•
.Aujourd’hui, l’archipel forme une com¬
mune
*
de 582 habitants. Une moitié des
actifs occupe des emplois de la fonction
publique et l’autre vit de l’agriculture vi¬
vrière et de l’exploitation de coopératives
et de fermes perlières. Une liaison aérienne
mensuelle est assurée avec Tahiti par Air
Tahiti grâce à la piste établie sur le motu de
beaucoup à des cuisiniers tels que Paul
Gambusie, nom masc. Poisson Téléos-
gros. Leurs méthodes ont gagné les restau¬
rants des grands hôtels de Tahiti où l’on
Totegegie.
téen vivant dans les eaux douces et origi¬
naire d’Amérique. Il a été introduit dans les
cours d’eau et les lacs de la plupart des pays
tropicaux pour lutter contre les *Moustiques dont il dévore les larves aquatiques.
En Polynésie, on trouve l’espèce Gambusia
affinis dans la plupart des rivières et
caniveaux.
Gardénia, nom masc. Genre d’Arbuste de
la famille des Rubiacées. Il possède des
fleurs blanches délicatement parfumées et
est originaire de Chine.
En Polynésie, il existe deux espèces prin¬
cipales : Gardénia tahitensis ou * tiare tahiti
et Gardénia jasminoïdes ou tiare taina.
gardiennage, nom masc. Ce mode de
*faire-valoir indirect d’une terre est très
répandu en Polynésie, notamment dans les
plaines littorales. Le gardien n’est pas
astreint au paiement d’une redevance, mais
peut se livrer à des cultures vivrières pour
son usage. «Les propriétaires absentéistes
de cette manière (...) savent que leur *fenua
connaît un minimum d’entretien tout en
étant protégé contre d’éventuels empiète¬
ments» (F. Ravault : “Papeari : l’organisa¬
tion de l’espace dans un district de la côte
sud de Tahiti”).
garnison, nom fém. *Corps de troupes
installé en un lieu (ville, île...) pour en assu¬
rer la défense ou maintenir l’ordre.
siècle, des garnisons
furent établies aux Marquises et à Papeete
pour faire face aux révoltes suscitées par la
présence française. En 1887, on ne comp¬
tait plus que 341 soldats et officiers basés à
Tahiti et la garnison fut supprimée en 1907.
Depuis l’installation du *Centre d’Expérimentation du Pacifique, l’État entretient
de nouveau un corps de troupes en Polyné¬
sie: il s’élevait à 5113 hommes (1986),
répartis en trois garnisons : Tahiti, Hao et
Moruroa, et devrait s’élever en 1989 à 4123
• Au milieu du XIX=
hommes.
Bocuse, Michel Guérard ou Pierre Trois-
accommode aussi les produits locaux.
gauche. 1. adj. Situé du côté où se font
ressentir les
battements du cœur, chez
l’homme ou les animaux.
Autre sens : maladroit, malhabile.
2. nom fém. En politique, la gauche dési¬
gne les *partis progressistes qui mettent en
avant les réformes sociales et le change¬
ment de société, en opposition avec les par¬
tis *conservateurs dits de *droite. Cette
terminologie remonte au 11 septembre
1789, quand, lors de la première réunion de
l’Assemblée nationale, les partisans de
l’évolution constitutionnelle prirent place
à la gauche du président de séance. En
France, les deux principaux partis politi¬
ques de gauche sont le Parti socialiste et le
Parti communiste. Au XX'= siècle, les prin¬
cipaux leaders de la gauche ont été Jean
Jaurès, Édouard Herriot, Léon Blum,
Pierre Mendès-France et F. *Mitterrand.
Voir aussi : communisme, socialisme.
GAUGUIN (Paul) (1848-1903). Peintrev
français né à Paris. Paul Gauguin passa
une partie de son enfance au Pérou, orphe¬
lin d’un père journaliste qui avait dû fuir en
1849 le régime autoritaire de Louis Napo¬
léon Bonaparte. Accueillie par des parents
très aisés (un oncle fut vice-roi du Pérou),
la famille mena une existence très agréable
dans un cadre pittoresque qui laissa à Paul
Gauguin le goût de l’exotisme voire de
l’aventure.
De retour en France, il s’accommoda mal
des monotonies provinciales. Après avoir
participé à la guerre de 1870 dans la
marine, il accepta une place de commis
chez un agent de change et se maria avec
Mette Gad, une jeune Danoise qui lui
donna cinq enfants en quelques années. Le
tuteur de son enfance, Gustave Arosa, lui
avait fait connaître le peintre Pissaro et lui
avait donné le goût de peindre. Aussi, lors¬
que le krach boursier de 1882 lui fit perdre
emploi, Paul Gauguin se retira du
monde de la finance et décida de se consa¬
son
crer
gastronomie, nom fém. Art de cuisiner
des plats, le plus souvent avec recherche, en
respectant les règles établies de la cuisine
dite
“bourgeoise” ou en faisant preuve
d’originalité comme dans la “nouvelle cui¬
sine”. La gastronomie est aussi l’art d’ap¬
précier les préparations culinaires et elle
suppose un service de table raffiné, parfois
complexe dans le choix, la disposition et
l’emploi des couverts et dans le service des
vins. Au XIX= siècle, Brillat-Savarin et
Curnonsky furent des gastronomes fran¬
çais renommés.
Aujourd’hui, la gastronomie française doit
entièrement à son art. Après avoir
sa famille au Danemark, il
abandonné
commença à mener une vie de bohème,
cherchant à retrouver le mirage des pays
ensoleillés à Panama et à la Martinique.
Revenu en France, il s’établit quelques
mois en Bretagne puis en Provence, tou¬
jours à la recherche d’impressions primor¬
diales et franches.
Mais il rêvait surtout d’un pays où la civili¬
sation occidentale ne se serait pas imposée
et, après avoir lu le “*Mariage de Loti” et la
description romantique que l’auteur y fait
de la vie à Tahiti, Gauguin vendit son stock
de tableaux et partit en 1891.
GAUGUIN
Déçu par les toits de tôle, les tavernes et la
communauté européenne de Papeete, il
s’installa dans le district de *Mataiea. Là, il
mena une vie heureuse, aux côtés d’une
jeune vahiné, Teha’amana qu’on appelait
aussi Tehura. «Il trouve à cette époque les
thèmes, les couleurs, le climat naïf et raf¬
finé dont il attendait la révélation» (R. Cogniat : “Gauguin”) et, lorsque à court d’ar¬
gent il repart pour la France en juin 1893, il
156
emporte 66 toiles et une douzaine de sculp¬
tures sur
entre
bois. De
cette
période datent,
autres, “Arearea”, “la Ora Maria”,
Matete”, “Quand te maries-tu?”,
du Diable”, “La femme au
mango”, “Pape moe”, “Otahi”. Il montre
“Ta
“Paroles
dans ses tableaux une formule nouvelle en
*peinture qui se caractérise par un dessin
appuyé, cernant les formes, et une couleur
utilisée en larges zones, au contraire des
GAUGUIN
impressionnistes. L’exposition de
œuvres à Paris ne suscita pourtant que
ses
les
moqueries du public et de sa famille.
L’idée lui vint alors d’expliquer sa peinture
et de faire partager l’enchantement tahitien
par la publication d’un ouvrage illustré
contant l’existence idyllique qui fut la
sienne à Mataiea. Ce fut le sujet de “*Noa
Noa” dont la première version publiée en
1901
avait été remaniée et étoffée par
Charles Morice, poète et critique littéraire,
ami du peintre (le manuscrit de Gauguin,
enrichi de nombreuses illustrations, fut
édité en 1987 à l’initiative de Gilles Artur,
conservateur du *Musée de Papeari).
Il revint àTahiti dès 1895 mais, déjàvieilli,
souffrant de la syphilis et d’une blessure
mal cicatrisée à la jambe, il ne réussit pas à
recréer dans sa maison de Punaauia l’am¬
biance heureuse de Mataiea. Toujours en
Paul Gauguin, artiste. 1. "L’Idole à
la perle" (1891-1893) : sculpture
sur bois Inspirée des bas-reliefs du
temple de Borobodur (Java).
2. “Ovirl” : céramique réalisée en
grès sérame vers 1888. Oviri
personnifie le meurtre, la
sauvagerie. “C’est une femme nue
au corps rouge foncé, avec une
tête macabre aux grands yeux
ronds effrayants, une chevelure
blanche qui descend le long du dos
en cascade, et qui se tient debout
sur un loup ou un chien bleu à la
grande gueule ouverte. Elle
étrangle, en le serrant contre son
flanc, un autre animal semblable
qui, dans un dernier spasme, lui
déchire la chair, de sorte que le
sang coule jusqu’à ses pieds"
(B. Danleisson : “Gauguin à Tahiti
et aux îles Marquises”).
3. Récipient à popoi : les deux
motifs de poissons, l’un roux, brun
et blanc,
l'autre roux, brun et vert,
sont uniques dans l’art de
P. Gauguin. 4. Panneau latéral
gauche placé à l'entrée de la
“Maison du Jouir" à Atuona. Décor
inspiré de l’art maori que
P. Gauguin admira au musée
d'Auckland. 5. Esquisse illustrant
“Noa Noa". 6. Menu humoristique
dessiné par P. Gauguin.
7. “Vahiné no te vi" (1892).
8. “Autoportrait au chapeau"
(1893) : à l'arrière-plan, “Manao
Tupapau”, tableau peint en 1892.
9. La “Maison du Jouir”, construite
à Atuona, était bâtie sur pilotis,
fermée de lattes de bambou et
couverte de palmes de cocotier.
Au rez-de-chaussée, on trouvait
l’atelier de sculpture, une salle à
manger et une cuisine. Un escalier
extérieur menait à l'étage occupé
par une petite chambre et un vaste
atelier éclairé par une large baie.
Comme son nom l’indique,
Gauguin voulait faire de cette
maison le lieu de tous les plaisirs et
Il s’y livra à toutes sortes de
provocations à l’encontre des
autorités religieuses et
administratives, 10. Tombe de
P. Gauguin dans le cimetière
d’Atuona. 11. Emile Gauguin, fils
naturel de P. Gauguin et de Pau’ura
a
Tai, né en 1899. Pris en charge
par Josette Giraud, épouse d’un
homme d’affaires américain.
Il tenta de se faire un nom dans la
peinture au cours des années 1960,
mais sans succès.
157
butte à des difficultés financières, il accepta
d’enseigner le dessin aux filles de
^1"= *Goupil, puis dut se contenter d’un
emploi de commis aux Travaux publics de
Papeete. Aigri, il écrivit des articles vio¬
lents ou satiriques dans les journaux Les
*
Guêpes et Le * Sourire, dirigés surtout
contre l’administration et la communauté
chinoise. De cette époque difficile datent
des
œuvres
comme
sa
grande *fresque
“D’où venons-nous? Que sommes-nous?
Où allons-nous ?, « où le peintre a mis toute
l’inquiétude de son cœur, l’angoisse de son
esprit devant le mystère de la eondition
humaine» (P.F. Scheeberger: “Gauguin
Tahiti”). Il faut y ajouter “Le cheval blanc”
et “Les seins aux fleurs rouges”.
A partir de 1901 cependant, son existence
s’améliora grâce aux commandes régu¬
lières du marchand de tableaux Ambroise
profita pour abandonner
Tahiti et «poursuivre son pèlerinage aux
sources. Les îles où il pense pouvoir réali¬
ser son rêve, vieux de quinze ans, d’aller
vivre parmi un peuple primitif, sont les
Marquises» (B. Danielsson ; “Gauguin à
Tahiti”). Gauguin se fixa à *Atuona et se
fit construire une maison à étage qu’il
appela “Maison du jouir” et où les *bringues se succédaient soir après soir. Sa pein¬
ture (“Et l’or de leurs corps”, “Cavaliers sur
la plage”) atteint alors un sommet «où l’es¬
sentiel n’est plus le sujet mais le rythme et
Vollard. Il
en
les couleurs. C’est à cause de son rôle libé¬
rateur, parce qu’il a su se débarrasser de
toutes ses anciennes entraves académiques
et
réalistes, que Gauguin n’est pas resté
pour la postérité un simple conteur de
fables polynésiennes mais un précurseur
important de l’art moderne» (B. Danielsson). Attaqué par l’administration et
l’Église catholique qui voyaient en lui un
adversaire dangereux de l’ordre établi et de
la morale, usé par la maladie, Gauguin
s’éteignit le 8 mai 1903. Il repose dans le
petit cimetière d’Atuona.
Le lycée de Papeete et une des principales
artères de la ville portent son nom. Un
musée lui est consacré à Papeari.
tance
intérieure,
assez
largement consti¬
tuée en-dehors de son influence, se rallia
progressivement à lui, ce qui lui permit de
se faire reconnaître comme
chef des Fran¬
çais Libres et de fonder à Alger le Gouver¬
nement provisoire de la République fran¬
çaise (G.P.R.F.).
A la Libération, de Gaulle, héros national,
fut l’homme de l’honneur retrouvé. Déçu
par le jeu des partis, il quitta le Gouverne¬
ment provisoire en janvier 1946 et s’enga¬
gea dans ce qu’il appela sa “traversée du
désert”, longue de douze années. Le drame
algérien menaçant le régime républicain, le
président René Coty fit appel à lui pour
former un nouveau gouvernement en mai
1958.
De Gaulle fit établir un projet de *constitu-
tion sur la base d’un exécutif fort qui fut
approuvé par ^référendum le 28 septembre
1958. De 1959 à 1962, il acheva le règle¬
problèmes coloniaux en accor¬
indépendance aux peuples
d’Afrique noire et à l’Algérie. De Gaulle se
lança ensuite dans une politique de prestige
et d’indépendance nationale qui contribua
ment des
dant
leur
à redonner à la France une réelle influence
dans le monde. Cette politique l’amena à
prendre ses distances avec les États-Unis, à
se rapprocher des pays de l’Est, à œuvrer
pour le Marché commun, mais sans l’An¬
gleterre, et surtout à mettre en place une
politique de *dissuasion fondée sur l’ar¬
mement atomique. Il est, de ce fait, à l’ori¬
gine du déplacement du centre d’expéri¬
mentations atomiques d’Algérie vers
Moruroa. De 1958 à 1968, la France
connut une réelle prospérité économique,
mais de Gaulle eut le tort de négliger les
réformes sociales ainsi que de sous-estimer
les conséquences humaines des trop
rapides mutations des années soixante.
Déjà mis en ballotage par F. *Mitterrand
aux élections présidentielles de 1965, il dut
affronter la crise de *mai 1968 qui ébranla
sérieusement le régime, puis il se retira
après avoir été mis en minorité lors du
référendum de 1969 sur un projet de ré¬
forme des régions et du Sénat.
De Gaulle mourut en 1970 à Colombey-
Les-Deux-Églises. Il laissa le souvenir d’un
GAULLE (Charles de) (1890-1970). Mili¬
taire et homme politique français né à
Lille. Blessé et prisonnier lors de la P'=
*Guerre mondiale, ce St-Cyrien publia en
1934 “Vers l’armée de métier”, ouvrage
dans lequel, à l’encontre des idées de ses
chefs, il insistait
sur
le rôle important
dévolu aux blindés dans la guerre moderne
de mouvement.
Entré en juin
1940 dans le gouvernement
Paul Reynaud, il gagna l’Angleterre quel¬
ques jours plus tard et lança depuis Lon¬
dres l’Appel du 18 juin par lequel il invitait
les Français à continuer le combat. Il orga¬
nisa la ^résistance extérieure dans le cadre
des Forces
Françaises Libres. La Résis¬
homme hors du commun, adulé ou
mais ne pouvant laisser indifférent.
haï,
général de Gaulle visita deux fois la
Polynésie. Il effectua son premier voyage
en 1956, en pleine “traversée du désert” et
fut accueilli en tant que héros de la Résis¬
tance par une communauté toute entière
acquise à sa cause. Son deuxième séjour
eut lieu en 1966 et lui permit d’assister à
une explosion atomique.
• Le
Voir aussi : France Libre.
gaullisme, nom masc. Courant d’idées qui
se
*
réclame de la
Gaulle.
Le
pensée du général de
gaullisme prit des formes
GAULLISME
)#*»!#■
De Gaulle. 1. Charles de Gaulle
Saint-Cyrien (1913). 2. Cérémonie
au
monument aux morts d'Oran
(Algérie), le 6 juin 1958. 3. Lors
d’une conférence de presse
donnée à l’Élysée en 1966. 4 et
5. Visite du général de Gaulle à
Tahiti en septembre 1956.
159
GAULTIER
variées en fonction des périodes traversées
(*Résistance, Libération, opposition,
*décolonisation...), mais il présente cer¬
servit de support à la politique extérieure'
l’unité nationale, dans le cadre d’un pou¬
octobre 1864. Après quelques années pas¬
sées en France, il fut nommé gouverneur de
Le gaullisme a toujours eu le souci nationa¬
liste de la grandeur du pays parce qu’il se
fait «une certaine idée de la France»... «qui
n’est réellement elle-même qu’au premier
rang», comme l’a écrit de Gaulle. Ce natio¬
nalisme, qui motiva l’Appel de juin 1940 et
gaullisme au pouvoir, se double, en
politique intérieure, de l’attachement à
du
voir fort (lutte contre le “parlementarisme”
de la IV=
*République; *constitution de
1958...).
Le gaullisme, c’est donc aussi la grande
méfiance envers les partis traditionnels,
qui s’est traduite par la volonté de de
Gaulle de gouverner au-dessus des assem¬
blées (pratique des ''^référendums ; élection
du président de la République au suffrage
universel direct...).
En matière économique et sociale, le gaul¬
lisme est souvent conservateur, même si
certains gaullistes ont parfois prôné «une
nouvelle soeiété» (J. Chaban-Delmas). Ce
qu’on pouvait appeler la mouvance gaul¬
liste est marquée par de multiples nuances
qui se sont parfois traduites en divisions
après 1969.
GAULTIER
DE
LA
RICHERIE
(Eugène) ( 1820-1886). Né à Fort de France
(*Martinique), E. Gaultier de La Richerie
fit ses études à l’École Navale et acheva sa
carrière d’officier de marine avec le grade
capitaine de vaisseau. Nommé com¬
mandant particulier en Océanie le 25 juin
de
1858, il sut faire face aux troubles de
Papara et, appuyé par le *gouverneur
Jean-Marie Saisset, obtint d’être nommé
*commissaire impérial par intérim en
novembre 1858 puis à titre définitif le
janvier 1859. E. Gaultier de la Richerie a
accompli le plus long mandat qui ait jamais
été accordé à un représentant de l’État en
Polynésie. Ouvert et dynamique, il a pris
plusieurs mesures fondamentales qui trans¬
formèrent l’activité économique et la
société polynésiennes. En effet, c’est à par¬
tir de 1860 que fut assurée une liaison régu¬
lière entre Papeete et les ports de “"Califor¬
nie. Cette ouverture sur l’Amérique du
Nord permit, avec la création du “"cadastre
en
novembre 1862, une véritable “révolu¬
agricole” en Polynésie. La Richerie
favorisa l’installation du planteur 'William
tion
“"Stéwart à “"Atimaono, encouragea l’im¬
migration chinoise et l’essor de différentes
productions : r“"huile de coco, le “"coton et
l’exploitation des bancs de “"nacre notam¬
ment. L’enrichissement prévisible du Ter¬
ritoire lui permit de créer les Caisses indi¬
gènes, budget local alimenté par un “"impôt
160
les dépenses de l’administration tahitienne.
organisa la protection des
les raids des “"négriers
péruviens et eut à cœur de développer l’en¬
seignement à Tahiti en facilitant l’ouver¬
ture d’une école dirigée par les frères de
l’Instruction chrétienne. Diplomate, il s’ef¬
força de maintenir un équilibre entre les
Églises et de ne pas empiéter sur les préro¬
gatives de la reine “"Pômare IV. E. Gaultier
taines constantes.
Eugène Gaultier de la Richerie
de 10 francs par famille et destiné à régler
La Richerie
insulaires
contre
de La Richerie acheva son mandat le 12
la Nouvelle-Calédonie en
Territoire
en
1870, quitta ce
1874 et finit
ses
Lorient.
jours à
GAUTHIER (Lucien) (1875-1971). Ce
photographe français séjourna à Tahiti de
1904 à 1921 et fonda un atelier après avoir
pris une patente de colporteur, la profes¬
sion de photographe étant alors inconnue
en Polynésie. L. Gauthier s’est intéressé à
tous les sujets. M.-C. Touchard le rappelle
dans une réédition d’un album de photos
(“Tahiti 1904-1921”); «Voilà probable¬
ment le secret de Gauthier: le plaisir de
faire des images, toutes sortes d’images que
lui procure l’inépuisable réserve de visages,
de fleurs, d’eaux vives, d’ombres et de
lumière qui sont le charme du pays». Il
nous a laissé de nombreux portraits d’insu¬
laires, des instantanés de la vie quotidienne
à Papeete et au district, il a su saisir les
moments importants de la vie tahitienne,
en particulier le cyclone de 1906 et le
“"bombardement de Papeete en 1914.
Voir aussi : photographie.
GAYANGOS (Thomas) (fin du XVIIP
siècle). Ce navigateur espagnol accompa¬
gna “"Boenechea à Tahiti en 1772. C’est lui
qui procéda au relevé des côtes de Hle.
Homme curieux de tout, il laissa de pré¬
cieuses notes sur Tahiti. Il y revint en 17741775, toujours comme second de Boene¬
chea, mais la mort de ce dernier l’obligea à
prendre la direction de l’expédition. Sur le
chemin du retour, il devait découvrir Hle
de “"Raivavae, le 5 février 1775.
Voir aussi : exploration, franciscain.
gaz, nom masc. Comme l’air, c’est un
fluide compressible et dilatable, occupant
tout le volume qui lui est offert. Les gaz les
plus courants sont l’“"azote, r“"oxygène,
r“"hydrogène et le dioxyde de carbone. Les
gaz rares de l’atmosphère sont l’argon, le
krypton, l’hélium, le néon. Le terme est
souvent utilisé pour désigner des produits
servant au chauffage, à l’éclairage et à
l’alimentation des moteurs. Il s’agit du gaz
obtenu par distillation de la houille et, sur¬
tout, du gaz naturel ou méthane.
GAZ
Lucien Gauthier. 1. Quittant le
magasin de
photographe-marchand de curios.
2. Photographe de paysage, on lui
doit des vues panoramiques d’une
grande qualité technique ; ici,
le port de Papeete vers 1900.
3. Photographe de studio,
il accorda dans ses sujets une
place particulière aux femmes :
groupe de trois femmes, intitulé
"Le repos”.
garage attenant à son
161
GECKO
Dans le Pacifique Sud, l’Australie pro¬
duit 11,6 milliards de mètres cube de gaz
•
par an, la Nouvelle-Zélande
1 milliard et
gisement a été récemment découvert
dans le golfe de Papouasie. La Polynésie
est approvisionnée en gaz australien par
des méthaniers fidjiens ou néo-guinéens.
En 1986, les importations du Territoire se
un
sont élevées à 6854 tonnes.
S’emploie aussi dans les expressions : met¬
tre les gaz ; masque à gaz ; chambre à gaz.
Hom. : gaze (nom fém.).
Les principaux producteurs mondiaux
de gaz naturei (1983).
U.R.S.S.
501 milliards de
États-Unis
496
Pays-Bas
77
Canada
76
on en connaît cinq espèces : Gehyra oceania et Lepidodactylus lugubris sont abon¬
dants dans les maisons et au sommet des
cocotiers ; les Hemidactylus se trouvent
surtout sur les troncs d’arbres ; Gehyra
mutilata; Hemiphyllodactylus typus est
une espèce qui a été récemment signalée à
Tahiti.
Leurs pattes possèdent des parties élargies
garnies de nombreuses écailles qui jouent
le rôle de ventouses. Une griffe terminale
leur permet de s’accrocher sur les supports
rugueux. Le soir, on retrouve dans les mai¬
sons Gehyra oceanica et Lepidodactylus
lugubris chassant les insectes attirés par les
lampes. On les appelle aussi Margouillats.
gendarme, nom masc. Les “gens d’armes”
constituèrent la police des armées du roi
sous
le règne de François U'' et virent leur
Gecko, nom masc. d’origine malaise. Les
rôle de maintien de l’ordre étendu à l’en¬
*Reptiles terrestres vivant à l’état
sauvage en Polynésie. Ils ont un corps
aplati, recouvert de très petits granules. Ils
sont de mœurs nocturnes. En Polynésie,
reste un militaire faisant partie des forces
Geckos constituent avec les * Lézards les
seuls
semble du territoire en 1720. Le gendarme
armées et d’un corps organisé suivant la
même hiérarchie : la gendarmerie.
Les
•
premiers gendarmes arrivèrent à
Tahiti en 1842. Tout au long du XIX'= siècle
jusqu’à la création des communes (en
1972 pour la plupart), le gendarme fut un
et
élément très important de l’administration
coloniale. Responsable de *district à Tahiti
d’une île entière dans les archipels, il
avait des pouvoirs très étendus. Outre la
ou
charge de maintenir l’ordre, en luttant sur¬
tout contre l’alcoolisme, le gendarme
devait aussi servir d’officier d’*état civil, de
capitaine de port, de percepteur, d’agent
des Ponts et Chaussées. Il devait organiser
le travail à l’époque du système des *corvées. 11 était enfin, bien souvent, le seul
représentant de la France familier des
Polynésiens et leur seul défenseur face aux
colons.
Le rôle des gendarmes est moins diversifié
aujourd’hui mais, présent dans les districts
et les archipels, le gendarme reste un élé¬
ment important de l’administration. La
gendarmerie assure les services de la police
judiciaire, de la police de la route et on
distingue aussi la gendarmerie maritime et
celle des transports aériens. En 1983, 228
gendarmes étaient en poste en Polynésie.
►
muto’i farani. '0 te mau muto’i matamua i
_
roto i te nu’u a te ari’i i raro a’e i te hau o
François 1er, ’ua ’ite verâ i ta ratou ’ohipa no
te tape ’ara ’a i te hau i roto i te ta ’ato ’ara 'a o te
fenua i te matahiti 1720. Efa’ehau te ho’ê
muto’i farani no roto i te nu’u puai aro ’e i
roto’i te ho’ê tuha’a fa’anaho maita’ihia ia au i
te nana’ira’a tôro’a ato’a o te fa’ehau: te nu’u
muto ’i farani.
’Ua tae mai te mau muto’i farani matamua i
Tahiti i te matahiti 1842 mai te reira mai tau ’e
tae roa mai i te ha ’arhaura ’ahia te mau
’oire
’oia i te matahiti 1972 te rahira’a, e ’ohipa rahi
’ëe tuha ’a ta ’a maita ’i ta ratou i roto i te
fa ’aterera ’a aihu ’ara ’au. ’Oia te tureana no te
162
mata’eina'a i Tahiti ’e aore ra i ni'a i te ho'ë
motunô te mau ta ’amotu. E mana rahi ta ’a
tôna. A ta ’a noa atu tôna tôro ’a nô te ha ’apa ’o
i te ha ’amaura ’a i te mau fa ’auera ’a, e arai
ato ’a te müto ’i
farani i te ’ohipa inu ’ava, e riro
’ei ra ’atira uahu, ’ei
ta’ata titau tute, ’i muto’ipurumu ato’a ho’i.
Nana e fa’aineine i te ’ohipa no te mau terera’a
’ohipafa’autu’a. ’Ua riro ato’a ’oia ’ei ti’a ho'ë
ato ’a
’oia ei ha ’apa ’o tivira,
Farani, e mea matau maita’ihia e
’oia teparuru ho ëroa o te ma’ohi i
ato. ’a tei o mai i roto i te hua ’ai a te metua
hoë.
laparauhia teparau no te aufaufêti’i, e o ato’a
te firifiri ’aufau ’e o ato’a te papara ’a tupuna, e
ô mai te parau nô te fenua, te marae ’e te atua
tei ha’amorihia e te tupuna.
E tâ’amu te i'oa o te tupuna i tona fëti’i i ni’a i
i ni’a i te fenua i ahuhia ai te marae :
’ua riro te reira ’opu fëti’i ’eifatu fenua ’e te
te marae,
roa no te hau
atua i ha ’amorihia i ni ’a i taua marae ra to
te mâ'ohi e
râtou ia atua, to ratou tia’i, to ratou arata'i, to
râtou paruru, tô ratou maura ’a papu. E faufa ’a
papa’a. Te ’ohipa a te muto’i farani
’aita ia i rau fa ’ahou i teie nei, i te mau
mua i te
mata’eina’a ’e i te mau motu, e vai noa te
te
ti’ara’a o te muto’i farani i ni’a i te
fa’aterera’ahau mai te ho ë ti’ara’a rahi roa.
E paruru te piha muto ’i farani i te mau ’ohipa
a te muto’i pae’au ture, te muto’i purumu ’e
’oia ato’a te muto’i farani pae’au moana ’e to
te mau manureva.
muto ’i
I te matahiti 1983, e 228
ânei tô ’oe i ni'a o te fenua. ’Ua riro te
parau nô te aufaufeti’i ei parau fatura’a fenua,
ta te
’opüfëti’i e ti’a ia tape’a maite no ratou ’e
ta ratou hua’ai.
E rave rahi mau tavana, mau fa ’atere fenua i
taviri i te mau papara’a tupuna no te fa’aturori
te mau
tae mai te mau papa ’a mata mua,
généalogie, nom fém. Suite des *ancêtres
qui établit une filiation et science qui a
pour objet la recherche des ancêtres dont
descend une personne ou une *famille.
• En Polynésie, aujourd’hui, la connais- ■
sance des généalogies est toujours impor¬
successions.
aufaufëti’i teie te aura’a: ia ’itehia e, ’e
maura ’a
fatura ’a fenua ia rahi atu to ratou. la
’ua papa ’i te
’opu huiari’i i to ratou aufaufëti’i. Are’a ra te
farani i Porinetia Farani.
tante dans les
tupuna, te papara’a tupuna. la firifîri aufauhia
affaires de terres, lors des
Autrefois, chaque famille tirait son nom
héréditaire d’une généalogie rattachée à un
*marae, c’est-à-dire à une terre, un *dieu et
à des ancêtres. La référence à ce nom et à ce
itea nei te tahi mau ta’ata’a e ra’a i roto i ta
râtou mau arata ’ira ’a, ’aita ta ratou mau
arata’ira’a, e tu ra, mea rahi te maufifi ia
tai’ohia ta te tahi ’ë ia te tahi. Te ’opu ari’i
Pômare, arata’ira’a ’e ta Mare tahu’a no
Mo’orea, ’e te orero ia o te ’opu fëti’i ari’i, ta te
ari’i vahiné Marau, mea ë roa atu ia, ta Tati
Salmon, tavana no Papara, aita rùa atu i tu’ati
noa
a'e e tua’ane ho’i ’oia no Marau.
génération, nom fém. Action d’engen¬
drer. Ensemble des individus ayant à peu
marae était la preuve du titre de propriété
des terres sur lesquelles se trouvait le marae
près le même âge. Dans une ^généalogie,
temps qui sépare chaque degré de la des¬
logie de la famille, donc le nom héréditaire,
de peur que sa connaissance permette à des
• En fait,
ancestral. Aussi gardait-on secrète la généa¬
tiers de
prétendre à des droits
sur
des
terres. Les généalogies ne s’appuyaient pas
sur des données
rigoureuses (comme celles
de l’actuel *état civil) et se prêtaient à des
manipulations qui pouvaient, par exem¬
ple, permettre à un chef d’élargir son
pouvoir.
A l’arrivée des Européens, les généalogies
des familles royales furent mises par écrit,
mais il n’est pas rare de trouver plusieurs
versions des généalogies les plus impor¬
tantes. Ainsi, pour la famille royale des
*Pomare, on connaît la version de *Mare,
généalogiste et membre de la famille
royale, celle de la reine *Marau, celle de
*Tati Salmon, chef de Papara, frère de la
reine Marau.
Voir aussi : génération, haea.
►
papara’a tupuna, aufaufeti’i, firifîri ’aui'au. Te
papara’a tupuna, ’o te tai’ora’a ia e aore ia o te
tâmaura'a i roto i te ’a’au te ’apapara'a no tô
’oe aura’a fêti’i mai roto mai i te tupuna
hôë’oia ho ’i te metua raro roa.
’o to ’oe ia pehepehera ’a mai i
to ’oe ’apapara’a fëti’i mai te ta’amu maita’i ia
’oe i ni’a i te pu rahi ’oia té tupuna i raro roa.
Te aufaufëti’i, ’o te ’itera’a ia ’oe e, o vai to ’oe
mau metua mai tei fânau ’e tae noa atu tei
fânau ma i to metua e hope a’e te ’opufëti’i
Te firifîri ’aufau,
cendance (en moyenne 25 ans).
dans les recherches historiques
polynésiennes, la prudence s’impose dans
l’appréciation de l’intervalle de temps entre
deux générations d’une généalogie. La
reine *Marau avait conseillé à l’ethnologue
E.S.C. Handy de prendre une durée de 15
ans (“History and culture in the Society
Islands”). Par contre, les généalogies pré¬
sentées par *Tati Salmon et *Mare adop¬
taient des générations de 30 ans.
genèse, nom fém.
Création du monde.
Ensemble des faits et éléments à l’origine
de la formation de quelque chose. Dans la
*Bible, premier livre présentant la Créa¬
tion et l’histoire religieuse jusqu’à la nais¬
sance
•
de Moïse.
De nombreux récits de la *mythologie
polynésienne ont des similitudes avec la
Genèse. Il en est ainsi des mythes de la
Création, du *déluge, de Kuru, de *Maui
arrêtant le soleil dans sa course. Dans le
contexte polynésien, Kuru de Nukutavake,
lors d’une partie de pêche aux tortues, est
avalé par un requin baleine. Pendant trois
jours et trois nuits. Kuru scie les intestins
du squale pour se libérer avec une sorte de
rasoir fait d ’une dent de requin (fahu). Il en
sort sain et sauf ! Dans un tel récit, il est
difficile de faire la part de ce qui date
d’avant l’arrivée des missionnaires et de ce
qui est influencé par la Bible.
►
tenete. Te hamanira ’a o te ao. E mau ’ohipa ei
hi’ora’a nô te tupura’a o te ho’e mea. Iroto i te
pipiria, ’o te puta matamua ta tei vauvau mai i
te parau nô te hamanira’a ’e te huru no te
ha'apa’ora’a i te ha’amorira’a tae roa mai i te
fânaura ’a o Mote. E rave rahi mau parau
pa ’ari i roto i te
’a ’amu o te nuna ’a ma ’ohi tei
Tenete. Mai te hamanira ’a
o te ao, e parau te ma ’ohi, te rahura ’ahia te ao
ma ’ohi, te tiruvi tei parauhia te ninavai, ’o
Kuru ’o lona ma ’ohi, ’o Maui tei tape ’a i te
mahana, ’o lotua ia i roto i te pipiria. ’O Kuru
tu noa e te parau o
no
Nukutavake, ’o lona ma ’ohi ia : ia haere
’oia i te tautai patia honu,
e te
’ua horomi ’ihia ’oia
tohora, ia tae ra i roto i te opu o te i’a, te
vai nei tana niho ma’o i roto i tônapute,
rave
La géographie générale présente des phé¬
nomènes intéressant l’ensemble du globe
’ua
’e ’ua atore mai i te tohora, matara mai
nei ’oia ’aita ho ô ino. I roto ra i teie huru ’a 'ai,
fifi ia fa ’ata ’a i te parau no tahito hou te
taera’a mai te mau mitionare e te tafifi o te
e mea
parau i te hi ’ora ’a a te pipiria.
ou de vastes régions ; climats, botanique,
répartition des hommes, activités écono¬
miques... La géographie régionale s’attache
à définir les traits d’originalité d ’une région
(relief, climat, histoire, puissance ou fai¬
blesse économique...) et à mettre en évi¬
dence les principales caractéristiques de
l’aménagement de l’espace. En actualisant
régulièrement leurs informations, les géo¬
graphes sont en mesure de décrire, d’expli¬
quer et de cartographier les transforma¬
tions de l’espace. Pour cela, ils ont recours
aux techniques les plus modernes : *photographies aériennes, *télédétection,
*informatique et modèles mathématiques.
La pensée géographique française s’honore
de plusieurs grands noms tels Paul Vidal de
Blache, Emmanuel de Martonne ou
Demangeon, et, plus récemment,
Pierre George, André Journaux, Pierre
la
Albert
Birot ou Pierre Gourou.
genre, nom masc. Qtoupe d’êtres ou de
choses présentant des caractères communs.
En grammaire, appartenance des noms à la
classe des masculins, des féminins ou des
neutres dans certaines langues.
• Unité de classification des êtres vivants,
intermédiaire entre r*espèce et la *famille.
Plusieurs espèces possédant des caractères
communs
peuvent être regroupées dans le
Plusieurs genres différents
possédant des caractères communs peu¬
vent être regroupés dans une même famille.
Par exemple, le nom scientifique du tiare
tahiti qui appartient à la famille des Rubiamême genre.
cées est Gardénia tahitensis. Gardénia est
le nom du genre ; tahitensis est le nom de
l’espèce.
S’emploie aussi dans les expressions: un
genre littéraire, un genre de vie ; avoir bon
genre.
Voir aussi : botanique, zoologie.
géographie, nom fém. Science qui étudie
à la surface du globe des
phénomènes physiques, biologiques et
humains, les causes de cette répartition et
les rapports locaux de ces phénomènes.
• Jusqu’au milieu du XIX® siècle, la géo¬
graphie fut essentiellement descriptive et
dut beaucoup aux relations des voyageurs
et des explorateurs. Les *cartes des reliefs
puis des établissements humains, des affleu¬
rements géologiques, des formations végé¬
tales... couvrirent peu à peu le monde
entier de leurs mailles de plus en plus ser¬
rées, donnant des assises solides à la géogra¬
phie moderne. Les savants allemands
la répartition
Alexandre de Humboldt et Karl Ritter
appel, les premiers, aux sciences
naturelles et à r*histoire pour saisir les
firent
rapports entre des faits géographiques et
expliquer leur répartition : la géographie
devint alors explicative et de synthèse.
partir des années cinquante que la
connaissance de la géographie de la Poly¬
• C’est à
nésie progressa rapidement. L’Institut géo¬
graphique national et les Services de la
Marine nationale se livrèrent à d’impor¬
tants travaux de cartographie, tandis que
les géographes et autres spécialistes de
l’*O.R.S.T.O.M., les services territoriaux,
SingerPolignac et les membres de la *Société des
Océanistes multipliaient les études régio¬
nales. Ces travaux ont été présentés dans
de nombreuses publications et une syn¬
thèse en a été faite dans l’Encyclopédie de
la Polynésie et dans l’Atlas de la Polynésie
préparé et édité par l’O.R.S.T.O.M.
les chercheurs de la fondation
géologie, nom fém. Science qui a pour
objet l’étude des matériaux composant le
globe terrestre. L’analyse des *roches fait
appel à l’observation sur le terrain et aux
travaux sur des échantillons en laboratoire.
Le géologue étudie alors la disposition des
cristaux et leur nature chimique ; il expé¬
rimente la dureté et la perméabilité de la
roche, puis il détermine les conditions dans
lesquelles la roche s’est formée, la présence
de *fossiles pouvant l’aider grandement
dans cette opération. Les coupes naturelles
ou les “carottes”
permettent de connaître la
succession des strates rocheuses, l’épais¬
seur des couches ainsi que leur inclinaison.
De
plusieurs sondages, le géologue peut
déduire la disposition des couches : hori¬
zontale, inclinée, en discordance, plissée
ou
faillée. Il s’efforce ensuite de trouver
explication à cette disposition et
histoire géologique possible
pour la région. Le but du géologue est de
dresser des *cartes géologiques utiles à
d’autres sciences comme la *géographie, la
*botanique, r*écologie... Il fournit aussi
des renseignements utiles aux opérations
une
retrace une
GÉOTHERMIE
d’aménagement du territoire : construc¬
tions de routes, de barrages, mise en valeur
agricole ou minière d’une région.
• En Polynésie, l’étude géologique des îles
a commencé lors des grands
voyages d’ex¬
ploration, chaque expédition comprenant
un ou plusieurs naturalistes-géologues tels
*Forster ou *Lesson. Toutefois, les vérita¬
bles missions géologiques ne furent organi¬
sées qu’au XX= siècle. Elles débouchèrent
sur des études
complètes de certaines îles et
géologiques. Ces
le levé de leurs cartes
documents, réalisés dans les années 1950 à
l’échelle 1/40000®, sont dus notamment
aux
travaux de J.-M. Obellianne, A.
Lacroix, E. Aubert de la Rue et de G.
Deneufbourg.
Depuis, la connaissance de la géologie du
Territoire a progressé grâce aux recherches
des géophysiciens (J. Talandier, H. Bellon,
D. Krummenacher, J. Noetzlin, E.A.
Okal), lesquels travaillent sur la *datation
des roches, l’activité volcanique contem¬
poraine, la sismicité, la sédimentation. Les
géologues tels P. Brousse, A. Eisenstein, C.
Macherey, R.C. Maury, s’intéressent plus
particulièrement à la pétrologie (nature des
roches) et à la *géomorphologie des îles.
géomorphologie, nom fém. Science de la
nature
tente
qui décrit les formes du *relief et
expliquer en interprétant
de les
notamment les documents géologiques. Le
géomorphologue travaille par observation
directe ou en étudiant les *cartes topogra¬
phiques et les photographies aériennes. Il
utilise ensuite les cartes géologiques, les
images obtenues par les procédés de *télédétection, les résultats des analyses de
roches et des simulations d’événements
géologiques
laboratoire.
sur
modèles réduits
en
géopolitique, nom fém. et adj. Étude des
rapports entre l’attitude politique des États
et les faits géographiques, naturels, démo¬
graphiques, économiques...
Aujourd’hui, l’expansion économique de
certains États riverains du Pacifique sus¬
cite de nombreuses analyses géopolitiques.
Celles-ci laissent entendre que cette région
du monde est déjà au “centre” des préoc¬
cupations des grandes puissances.
géothermie, nom fém. Chaleur disponible
à l’intérieur de la Terre. La température du
sous-sol augmente avec la profondeur, de
3° tous les 100 m. Ceci explique l’existence
de ^nappes d’eau chaude qui peuvent être
pompées au cœur des bassins sédimentaires pour le chauffage des logements, des
serres, des piscines ou des bassins de pisci¬
culture. Ces gisements sont dits de basse
gïïj pays socialistes
principales bases militaires
soviétiques
^
principales bases militaires
^
américaines
(^possessions américaines
[^possessions françaises
m possessions britanniques
j
[ possessions chiliennes
I
régions sous tutelle temporaire
®-Sdes États-Unis
États en association libre
avec
la Nouvelle-Zélande
ED pays indépendants
EDI
□2
• zone de tension internationale
# zone de conflit intérieur
tension interne
l’A.N.Z.U.S.
pays de TA.S.E.A.N. (Associgtion
of South-East Asian Nations)
•( pays indépendants mais dont le
budget dépend de l'aide
extérieure pour 10 à 50 %
2 pays indépendants mais dont le
budget dépend de l’aide
extérieure pour 51 à 100 %
Éléments de géopolitique
dans le Pacifique.
165
GÉRARD
énergie (50°-90°). Dans les régions volca¬
niques, le contact entre les nappes phréati¬
ques et le *magma crée des gisements de
haute énergie qui se manifestent par des
jets de vapeur à 150-300°, des geysers ou
des fumerolles qui peuvent être captés et
utilisés pour actionner un turbo-alternateur de centrale électrique. Des gise¬
ments de basse énergie sont exploités dans
le Bassin parisien, des gisements de haute
énergie sont utilisés en Islande (79 % de la
population utilise cette énergie pour se
chauffer), en *Guadeloupe (site de Bouil¬
lante), en *Italie (site de Larderello), au
*Japon et en *Nouvelle-Zélande.
GÉRARD (Bernard). Haut-*commissaire
de Polynésie française, né le 12 juillet 1932
à Niort
(Deux-Sèvres). Sorti major de
l’École nationale de la France d’OutreMer, il servit en Afrique de 1956 à 1973'
avant de poursuivre une
carrière en Métro¬
pole qui le trouva *préfet de l’Ain au
moment de sa
nomination en
française.
Polynésie
Arrivé sur le Territoire le 15 avril 1985, en
remplacement de A. *Ohrel, Bernard
sur soi.
Sa noblesse de cœur lui fit dénon¬
cer à maintes
reprises, parfois maladroite¬
ment, les méfaits de la colonisation. C’est
ainsi qu’il affirma dans les “*Iles de
Beauté” : «j’étais le seul qui ne retirait d’eux
[les Marquisiens] aucun profit, qui ne
vivait pas de leur travail, de terres acquises
sans paiement ou de salaires prélevés par
des impôts»... Ses livres “L’Évangile du
soleil”, “Un paradis se meurt” et ses prises
de position en faveur des populations
polynésiennes lui attirèrent les foudres de
l’administration et des missions, sans pour
l’amitié
qu’il aurait souhaitée de la part d’un peuple
qui ne le comprenait pas toujours. Son
corps fut ramené à *Bora Bora en 1946 : un
monument surmonte sa tombe sur le quai
de Vaitape.
autant lui apporter en retour toute
Gerbera, nom masc. Gerbera jamesoni.
plante herbacée de la famille des
Petite
Auckland, la campagne *Greenpeace
de très nombreuses variétés dont les fleurs
en forme de soleil sont de teintes blanche,
visites du Premier ministre et du président
de la République donnèrent à sa mission
particulier. Dans ces moments
difficiles, il sut faire apprécier son sens des
un caractère
relations humaines sans se départir pour
autant
d’une certaine fermeté. Son séjour
fut également marqué par le déroulement
du IV° * Festival des Arts du Pacifique et
par la dissolution de 1’* Assemblée territo¬
riale. Bernard Gérard quitta la Polynésie le
25 avril 1986 pour prendre la tête de la
Direction de la Surveillance du Territoire
(D.S.T.) à Paris.
Alain Gerbault abandonna une vie où tout
lui souriait pour se consacrer à la mer, sa
véritable passion. Il fut ainsi le premier à
traverser l’Atlantique Nord en solitaire sur
un
*voilier de 11 mètres, le Firecrest.
Il
relata cette expédition dans “Seul à travers
l’Atlantique”, récit qu’il publia en 1925 et
qui eut un grand succès. Entre 1925 et
1929, il accomplit un tour du monde qui lui
fit découvrir, et aimer, la Polynésie où il
séjourna plusieurs mois. De retour en
France, il vendit le Firecrest et fit cons¬
truire le Alain Gerbault sur lequel il quitta
1932 pour
regagner les îles polynésiennes. La guerre
le trouva à Tahiti. Mécontent du rallie¬
définitivement la France
rosette de feuilles à ras du sol.
Il en existe
jaune, rose, saumon, rouge, orange.
G.E.R.D.A.T. voir Groupement d’Études
et de Recherches pour le
de l’Agriculture tropicale.
Développement
gestion, nom fém. Action d’administrer
un
organisme ou un service en vue d’at¬
teindre des objectifs. Le gestionnaire a le
souci d’organiser et d’utiliser le plus effica¬
possible les ressources qui lui ont
été confiées. La gestion d’un pays ou d’une
cement
grande entreprise nécessite, en plus du
talent des dirigeants, le recours à des outils
GERBAULT(Alain)(1893-1941). Naviga¬
teur et écrivain français. Ingénieur et vicechampion du monde de tennis (1921),
166
bli, il mourut à Timor le 16 décembre 1941.
• Plus qu’un navigateur en quête d’ex¬
ploits, A. Gerbault était l’homme du retour
Composées. Bile pousse en formant une
contre les essais nucléaires à Moruroa et les
Alain Gerbault sur le Firecrest
le Pacifique occidental. Malade, très affai¬
Gérard avait pour principale mission de
faire appliquer le statut d’*autonomie
interne. L’affaire du *Rainbow Warrior à
Bernard Gérard
à la *France Libre, pétainiste
convaincu, A. Gerbault quitta alors les
Établissements français de l’Océanie pour
ment
en
à des méthodes perfectionnées que
l’usage de l’*informatique rend plus per¬
formants : *comptabilité, *statistique,
banques d’informations, mathématiques...
• En Polynésie, l’étude des sciences de la
gestion est proposée dans les *lycées d’en¬
seignement technique, dans les entreprises
et par les organismes de formation : Centre
national des Arts et Métiers, Association
pour la Formation et le Développement...
et
G.I.E.
voir
économique.
GILBERT
Groupement d’intérêt
(îles). Archipel du Pacifique
central situé
aux
latitudes
équatoriales,
entre le 4° degré nord et le 5° degré sud et
entre les 172° et 177° degrés de longitude
est. Le groupe comprend 16 *atolls dont le
1.Te
GOÉLETTE
plus vaste, Tarawa, accueille la capitale
Bairiki. Peuplées de Micronésiens qui
avaient dénommé leur archipel Tungaru,
les îles furent découvertes par le navigateur
*Quiros en 1606, mais systématiquement
explorées en 1788 seulement par le capi¬
ratou tino no te haere i ni’a i te mahana e
gateur fut retenu par l’hydrographe russe
3. Te re’a tinito, no tefa’ano’ano’a mâ’a ’e te
taine Thomas Gilbert. Le nom de ce navi¬
*Krusenstern en 1820 pour désigner l’ar¬
chipel. La prononciation la plus proche
que les populations locales purent donner
de ce patronyme anglais fut celle de * Kiri¬
bati, nom de l’État auquel appartiennent
ces îles aujourd’hui. Le Royaume-Uni a
établi son *protectorat sur les îles Gilbert
en 1892 et y a rattaché les îles Ellice. L’en¬
semble a reçu le statut de colonie en 1915 et
fut placé sous l’autorité du haut-commis¬
sariat britannique pour le Pacifique occi¬
dental qui siégeait à Honiara (îles
*Salomon).
Depuis le 12 juillet 1979, les îles Gilbert
constituent, avec les îles *Phoenix et les îles
de la *Ligne, l’État indépendant du Kiri¬
bati.'Leur population est estimée à 54 500
habitants, soit 85 % du total de cet État.
GILBERT (Jean) (1907-1942).' Marin et
aviateur, né dans l’Oise. Successivement
enseigne de vaisseau, puis pilote de chasse,
il démissionna de l’armée en 1936 pour
venir s’installer à Tahiti, où il se lia à la
famille *Martin. Ami d’Émile de *Curton,
Jean Gilbert fut un des principaux artisans
du ralliement des *Établissements français
de l’Océanie à la *France Libre. Il assura
par la suite divers commandements dans le
Pacifique avant de trouver la mort en mis¬
sion à
Auckland en 1942.
Gingembre, nom masc. Plante à tige sou¬
terraine aromatique utilisée comme condi¬
ment, stimulant et digestif.
II en existe trois variétés en Polynésie. La
première, le re ’a tahitien ou eka marquisien
(Curcuma longa), sert à la fabrication du
curry polynésien et donnait autrefois une
*teinture jaune safran. On utilise les deux
autres, le re’a moeruru (Zingiber zerumbet)et le *’ôpuhi (Amomum cevuga), pour
leurs feuilles aromatiques. Autrefois, elles
parfumaient les *tapa. Les feuilles sèches
remplissent toujours aujourd’hui coussins
et matelas. Les racines de re’a entrent aussi
dans la fabrication de remèdes tradition¬
nels. Les feuilles ou bractées de ’ôpuhi sont
très
employées
décoration.
comme
éléments de
►
re’a. E toru huru re’a i Porinetia. Te re’a ma’a,
te re’a moruru, te re’a tinito.
re’a ma’a, tei par au ato’ahia e re’a lahiti e
orohia ’oia a fa’atahe mai ai i te vaiharo ano’i
atu i te U ha ’ari, ’ua riro ’ei “curry
I Tahiti, e
fa ’a'ohipa te ma ’ohi i te ma ’a re’a no te ’u i te
mau ’ahu ato’a (mai te ’ahu more ’e te mau
tiputa tapa). E ’üre’are'a nehenehe maita’i
tona.
No te mau taure’are’a tara’i mahana, ’e
’ano ’i ratou i te mono ’i i te re ’a, a tahinu ai tô
ravarava nehenehe maita’ihia te tino.
E
hamani ato’a hia nei te re’a mâ’a i te râ’au.
2. Te re’a moruru, e ravehia nôte hamani
ra’au ’e te hamani hei.
’ohipa hamani ra ’au.
I Matuita ma, te i'oa o le re'a mâ’a e eka ’e
’aore ra e ika mou’a.
GISCARD d’ESTAING(Valéry). Homme
politique français. Né à Coblence en 1926,
inspecteur général des finances, V. Giscard
d’Estaing fut élu député indépendant du
Puy-de-Dôme en 1956. Ministre de l’Éco¬
nomie et des Finances de 1962 à 1966, il
fonda le parti des Républicains indépen¬
Giscard d'Estaing à Tahiti en 1979
aujourd’hui Parti républicain
(conservateur) et critiqua de *Gaulle dans
«son exercice solitaire du pouvoir». Sa
campagne pour le “non” au *référendum
de 1969 fut décisive et provoqua la démis¬
sion du général. Après le décès du prési¬
dent *Pompidou (dont il fut ministre de
l’Économie et des Finances), V. Giscard
d’Estaing remporta de justesse les prési¬
dentielles de 1974. Son septennat fut sur¬
tout marqué par la crise économique. Il fut
battu par F. *Mitterrand aux élections de
dants,
1981.
GODEFFROY. Importante compagnie de
commerce
allemande fondée au milieu du
XIX' siècle par Johann César Godeffroy,
négociant de * Hambourg. Cette société
possédait des *comptoirs en Chine et en
Amérique du Sud. Des *agents de ses
bureaux de Valparaiso créèrent une suc¬
cursale à *Apia en 1857 et organisèrent un
fructueux trafic dans le Pacifique à l’aide
d’une vingtaine de *goélettes. La société
Godeffroy exportait de la *nacre et du
*coprah vers l’Europe et réalisait une
bonne part du commerce extérieur des
archipels (80% des exportations et 55%
des importations de Tonga par exemple).
Un comptoir fut ouvert à Tahiti en 1876
sous
ancien costume de guerre
des îles Gilbert
le nom de *Société commerciale de
l’Océanie, mais la famille Godeffroy en
perdit le contrôle en 1879.
goélette, nom fém. Dérivé du breton ; goé¬
land, mouette. Bateau léger, à deux mâts,
encore appelé schooner et utilisé pour la
pêche ou le commerce.
• Les premières goélettes ayant navigué en
Polynésie ont été mises en chantier par les
racines de Gingembre
aa'a o te re'a tinito
*missionnaires dès les années 1810. Des
commerçants tel *Moerenhout en firent
construire vers 1830 et les Polynésiens
maîtrisèrent très vite cette fabrication,
notamment aux Australes.
Les goélettes effectuèrent l’essentiel du tra¬
fic interinsulaire et intercontinental durant
167
GOLF
tout le XIX® siècle. En 1880, une dizaine de
*Maxwell et la *Société commerciale de
durent affronter la concurrence des *stea-
rOcéanie en étaient les principaux *armateurs. Vers 1910, *cotres et goélettes étaient
mers. Moins
toujours aussi nombreux. Ces bons ba¬
teaux étaient solidement charpentés en
chêne ou en teck et mâtés en pins d’Oregon.
Leur coque était chevillée et doublée de
cuivre, mais leur taille restait modeste
puisqu’elles ne jaugeaient qu’entre 30 et
180 *tonneaux. La plupart étaient pour¬
vues d’un moteur à explosion de 50 che¬
vaux. Certaines disposaient de 2 ou 3
cabines. Leur cale, vaste et
Goélettes. 1. Goélette de l’État :
2-3-4. Goélettes modernes :
VAranui, le Maire et le
Taporo IV.
Pahl. 1. Pahi o te Hau. 2-3-4. Pahi o
te tau 'api.
168
cargaisons de coprah et
toutes sortes de marchandises.
de goélettes locales. *Brander, *Crawford,
la Papeete (fin XIX").
accueillait les
sociétés possédaient presque toute la flotte
accessible.
Cependant, à partir de 1890, les goélettes
rapides, moins régulières mais
plus économiques, les goélettes à voile
continuèrent à sillonner la Polynésie jus¬
qu’en 1945. La dernière goélette mixte
(voile et moteur) fut la Vaitere, actuelle¬
ment en cours de restauration pour servir
de musée.
De nos jours, on appelle encore goélettes
les navires à coque d’acier qui assurent le
trafic interinsulaire. Elles ont une capacité
d’emport de 400 à 800 tonnes et ont pour
nom Taporo, Temehani, Aranui...
GOUVERNEMENT
golf, nom masc. Vient du hollandais kolf
(crosse). Sport d’origine anglo-saxonne
qui date du XIP siècle et qui se pratiquait
surtout en Angleterre et en Écosse. Codifé
à partir de 1754, il gagna progressivement
l’Éurope et les États-Unis au XIX= siècle. Il
pratique sur une aire très étendue (plu¬
sieurs hectares) et consiste à acheminer une
balle à l’aide d’un club depuis un départ
se
appelé tee jusqu’à un trou situé quelques
centaines de mètres plus loin au centre
plane et circulaire appelée
Le terrain de parcours, plus ou
moins aménagé, prend le nom de fairway.
Longtemps demeuré l’apanage de l’aristo¬
cratie et de la haute-bourgeoisie qui le pra¬
tiquaient dans des *clubs très fermés, le
golf se démocratise de nos jours et a donné
naissance à de nombreuses compétitions
amateurs, professionnelles ou open.
• La Polynésie française dispose d’un très
beau golf de 18 trous à *Atimaono, sur un
terrain acheté en 1945 par J. Bréaud. Le
parcours de golf fut aménagé entre 1968 et
1970. Dessiné par un spécialiste américain,
d’une surface
green.
tant la ville, un sentier
qui s’enfonce dans
des gorges de plus en plus étroites et l’on
arrivait ainsi au “*Bain Loti”».
S’emploie dans les expressions : être pris à
la gorge ; avoir la gorge serrée ; rendre
gorge ; faire des gorges chaudes ; chanter à
pleine gorge.
GOUPIL (Auguste) (1847-1921). *Colon
français qui débarqua à Tahiti en 1869 et
épousa la fille d’un riche colon anglais
nommé Gibson. Il ouvrit un cabinet d ’avocat et devint très vite un excellent profes¬
sionnel. Il
représentait, entre autres, la
*Société commerciale de l’Océanie. Il fut le
conseiller juridique de la *Compagnie fran¬
çaise des Phosphates de l’Océanie et acheta
des terres à *Makatea pour le compte de
cette société. Ses activités politiques contri¬
buèrent à faire de lui le plus important
colon français de Tahiti au début du XX'=
touristique de Tahiti et ses
Iles qui est devenu récemment propriétaire
magnifique propriété où il reçut *Gauguin
pendant quelques mois de l’année 1896. Le
peintre fit un portrait de sa fille, Jeanne
Vaite, enseigna la peinture aux enfants
Goupil, mais se brouilla ensuite avec
Auguste Goupil qu’il critiqua vivement
dans le premier numéro du *Sourire en
1899. Celui-ci était pourtant généreux,
Le Comité de Golf, présidé par Jean Brès,
dont il défendit les intérêts. 11 fut l’un des
première médaille (bronze) aux *Jeux
du Pacifique en 1983, à Apia, avec
dans la colonie au XIX'^ siècle.
il s’étend sur 50 hectares. Bien conçu, il-
accueille cependant peu de joueurs du fait
de son éloignement de Papeete. Son entre¬
tien est assuré par r*Office de Promotion
et d’Animation
du terrain pour le compte du Territoire.
compte 5 clubs et 119 licenciés. Il a obtenu
sa
Alain Hitiura.
Hom. : golfe (nom masc.).
gomme, nom fém.
Substance visqueuse
transparente qui suinte de r*écorce de cer¬
tains arbres. Certaines gommes sont en
réalité des résines.
du *bancoulier était
mangée à Tahiti; La résine de *tamanu
servait à *calfater les pirogues. La gomme
du *pommier-cythère (vi tahiti) pouvait
être utilisée pour coller des pièces de bois.
• Autrefois, la gomme
Autre sens : bloc de caoutchouc servant à
effacer.
gorge, nom fém. Partie antérieure du cou
et cavité située au fond de la bouche. Par
analogie, on appelle ainsi un passage étroit
et
profond situé entre deux *escarpements,
deux *montagnes.
Les gorges peuvent être parcourues de
rapides; ainsi les gorges du Verdon
(France) ou du Colorado (États-Unis);
elles sont un lieu propice à la construction
de barrages hydroélectriques.
• Dans l’introduction à son album de pho¬
tographies (“Tahiti 1904-1921”), Lucien
*Gauthier vante le pittoresque de la *Fautaua : «remonter sa belle vallée... était une
promenade ravissante : on suivait, en quit¬
Auguste Goupil
siècle. 11 vivait alors à Punaauia dans une
notamment avec la communauté chinoise
rares
Français qui fit réellement fortune
gousse, nom fém. *Fruit sec caractéristi¬
des Légumineuses (Papilionacées,
Césalpiniacées, Mimosacées). Il a une
forme allongée, aplatie, et s’ouvre à matu¬
rité par deux fentes; ainsi la gousse du
Haricot, du Tamarin, du Flamboyant, du
Pacayer, de la vanille...
que
gouvernement, nom masc. Action de
diriger, d’administrer un pays ou une
région. Ensemble des organismes politi¬
ques et des personnes qui exercent le pou¬
voir *exécutif.
• gouvernement
gousses de vanille
central. Pour les résidents
de Polynésie française, il s’agit de l’ensem¬
chargés de diriger la
politique de l’État, sous l’autorité du Pre¬
mier ministre, chef du gouvernement. Les
ble des *ministres
membres du gouvernement se réunissent
chaque semaine : ce conseil des ministres,
dirigé par le *président de la République,
prend des décisions qui peuvent être des
*lois, des *ordonnances ou des ^décrets.
Le gouvernement, encore appelé Ministère
ou Cabinet, est responsable de sa politique
devant le *Parlement qui peut le sanction¬
ner par
le vote d’une ^motion de censure.
territorial. Institué par la
loi de septembre 1984 qui accorde r*auto• gouvernement
nomie interne à la Polynésie française, le
169
GOUVERNEUR
gouvernement territorial comprend un
président et de 6 à 10 ministres choisis par
le président parmi les membres de 1’*As¬
semblée territoriale ou en dehors de celleci. Les membres du gouvernement sont
chargés collégialement et solidairement des
affaires de leur compétence prévues aux
articles 25 à 43 du *statut.
•
gouvernement provisoire. Nom donné
représentants de la France lors de la
proclamation du *Protectorat par l’amiral
*Dupetit-Thouars en 1842. Du 6 septem¬
bre 1842 au 5 novembre 1843, il était com¬
posé de Jacques *Moerenhout (ancien
*consul de France), de Reine et de G. de
Carpegna, tous les deux officiers de ma¬
aux
Adfian Gouwe (autoportrait)
rine. Le gouvernement provisoire parta¬
geait la réalité du pouvoir avec la reine
*Pomare IV. Des tensions ne tardèrent pas
à apparaître, notamment en matière de jus¬
tes représentants de l’État en
Polynésie de 1843 à nos jours.
En noir :
05-02-1904
20-02-1905
29-03-1907
04-12-1908
12-08-1910
fonctionnaires ayant occupé
le poste de gouverneur sans en avoir
le titre.
06-04-1912
04-08-1912
GOUVERNEURS
HAUTS-COMMISSAIRES
04-08-1913
24-10-1915
16-04-1919
17-05-1919
1843-1880
PROTECTORAT
08-11-1843
Armand BRUAT
06-09-1846
Charles LAVAUD
19-07-1849
05-09-1851
Louis-Adolphe BONNARD
Théogène PAGE
22-03-1854
Joseph DU BOUZET
19-05-1858
25-06-1858
13-02-1921
10-04-1921
17-10-1921
18-09-1922
07-01-1927
30-04-1928
21-06-1930
18-06-1932
17-06-1933
09-05-1935
17-03-1937
14-09-1940
06-11-1940
Jean-Marie SAISSET
Louis-E. GAULTIER
DE LA RICHERIE
11-10-1864
06-06-1869
01-06-1871
31-05-1874
17-04-1876
25-08-1877
15-09-1877
01-12-1877
16-06-1941
01-10-1941
13-12-1945
ÉmileDE LA RONCIÈRE
Michel DE JOUSLARD
24-02-1880
Paul SERRE
Auguste D’ONCIEU
12-08-1947
02-04-1949
13-10-1950
Isidore CHESSE
10-03-1958
1881-1946
25-10-1958
FRANÇAIS
04-06-1893
28-04-1894
01-04-1896
31-01-1897
01-02-1898
19-01-1901
25-02-1901
Gabriel THALY
Louis RIVET
J. Baptiste SOLARI
Joseph BOUGE
Léonce JORE
Alfred BOUCHET
Michel MONTAGNE
Henri SAUTOT
Jacques CHASTENET DE GÉRY
Edmond MANSARD
ÉmileDE CURTON
Richard BRUNOT
Georges ORSELLl
JeanHAUMANT
Marie-Nicolas MORAU
Dauphin MORACCHINI
Étienne LACASCADE
Camille BAILLY
Pierre SICAUD
QftA
12-12-1961
AiméGRIMALO
JeanSICURANI
07-1981
17-01-1983
15-04-1985
Lucien BOMMIER
Jean OURS
Pierre PAPINAUD
Gustave GALLET
25-04-1986
12-11-1987
Marie GABRIÉ
Gustave GALLET
Édouard PETIT
Louis GIRAULT
RenéPETlTBON
J. FrançoisTOBY
20-01-1965
11-03-1969
11-08-1973
1976
19-12-1977
Adolphe GRANIER
Victor REY
Pierre MAESTRACCI
Armand ANZIANI
TERRITOIRE D’OUTRE-MER
Pierre ANGÉLI
Daniel VIDEAU
Charles SCHMITT
PaulCOUSSERAN
Pierre NOIROT-COSSON
Alain OHREL
Bernard GÉRARD
Pierre ANGÉLI
JeanMONTPEZAT
1. intérim de Maurice d'ENGREMARD du 29-10-1889
au
1-7-1890.
2. intérim de Joseph
au 30-11-1899.
170
Gabriel THALY
Auguste GUÉDÊS
1
Frédéric DORLODOT
DES ESSARTS
DE CASSAIGNAC
24-10-1893
07-12-1893
Jocelyn ROBERT
FRANÇAISE
Jacques PLANCHE
COLONIE DE L’EMPIRE
08-10-1883
01-12-1885
02-09-1886
Gustave JULIEN
SIMONEAU
1946-1958
TERRITOIRE DE L’UNION
Joseph BRUNET-MILLET
30-11-1950
28-09-1954
06-09-1881
Adrien BONHOURE
Charles HOSTEIN
Léon GÉRAUD
William FAWTIER
HippolyteGIRARD
Octave GILBERT-PIERRE
Antoine MICHAUX
DE LA BATHIE
05-02-1878
Henri COR
PhilippeJULLIEN
Élie CHARLIER
Joseph FRANÇOIS
DE POUS et Victor REY d u 25-3
tice. Le gouvernement
sans
provisoire, laissé
troupes ni argent, accumula les mala¬
dresses et les vexations alors que la reine,
poussée par Georges *Pritchard revenu à
Tahiti en février 1843, adoptait une atti¬
tude de refus et d’intransigeance. 11 fallut le
l’amiral Dupetit-Thouars pour
dénouer une situation quasi explosive. Par
retour de
ses
maladresses, le gouvernement provi¬
soire porta une part de responsabilité dans
la *guerre franco-tahitienne qui suivit.
Voir aussi ; France Libre.
gouverneur, nom masc. Haut *fonctionnaire qui est le principal représentant de
l’autorité de l’État dans une circonscrip¬
tion militaire (gouverneur militaire), dans
*établissement public (gouverneur de la
Banque de France) ou dans une *colonie.
un
•
Les gouverneurs
des *Établissements
français de l’Océanie, puis de la Polynésie
française, se trouvaient à la tête de l”'’administration d’État. Jusqu’en 1885, ce
poste fut occupé par des officiers supé¬
rieurs de la marine qui étaient secondés par
d’autres militaires à la tête de la justice, des
services de santé et de l’administration des
archipels.
A l’administration militaire rigide de l’épo¬
que du *Protectorat succéda celle des gou¬
verneurs civils. On en attendait des actions
plus favorables au développement écono¬
mique et une politique conciliante à l’égard
des autorités indigènes et des colons. Le
gouverneur devait donc être un juriste
confirmé, bon comptable et financier
habile, quelque peu ingénieur et surtout
excellent rédacteur puisque c’était à lui de
plaider le sort de là colonie. La plupart des
gouverneurs avaient déjà une longue expé¬
rience de l’administration coloniale. Ils
étaient assistés dans leur mission par le
*directeur de l’intérieur (auquel succéda le
*secrc.taire général) et le chef du service
judiciaire. 74 gouverneurs se sont succédé à
Tahiti de 1843 à 1977. Acertaines époques,
ils furent appelés *commissaires de la
République ou commissaires impériaux.
Ils ont cédé la place aux hauts-commis¬
saires de la République en 1977.
GOUWE (Adrian) (1875-1965). Peintre
hollandais né à Alkmaar. A. Gouwe fut
élève à l’Académie royale des Beaux-Arts
d’Amsterdam et obtint le prix de Rome en
1901. Il vint se fixer en Polynésie en 1927.
Homme d’une grande simplicité, il vécut
principalement à Raiatea dans des condi¬
tions parfois précaires. Quelques exposi¬
tions jalonnent sa carrière, en 1935, 1940,
1951 et 1956. Il décéda peu après un court
séjour en Europe où il exposa à Amster¬
dam et à Maestricht. Ses portraits parfois
caricaturaux et ses paysages impétueux
dénotent un tempérament expressionniste
typiquement nordique.
GRAND
Goyavier, nom masc. Tahitien ; tuava ou
tuvava.
Arbuste de la famille des Myrta-
cées dont on distingue deux principales
espèces :
le Goyavier commun (Psidium guajava),
d’origine brésilienne, a été introduit par
H. *Bicknellen 1815. Il est très répandu en
plaine et sur les flancs des collines. Il se
multiplie rapidement et constitue un véri¬
table fléau pour les cultures et les pâtu¬
rages. Son bois sert à la fabrication du
-
charbon de bois et des manches d’outils.
Les fruits tombés à terre nourrissent le
bétail, les cochons, les rats et les oiseaux,
mais on les cueille aussi pour faire des
gelées et des confitures de goyaves. Le
Goyavier commun est une des principales
plantes médicinales des Polynésiens. «Avec
d’autres plantes, les jeunes pousses, tou¬
jours à l’état frais, servent à traiter les trou¬
bles menstruels, la stérilité, les hémor¬
roïdes, les dysenteries, les insuffisances
ovariennes, les foulures et les entorses»
(P. Pétard : “Plantes utiles de Polynésie”).
le Goyavier de Chine {Psidium cattleianum) a été introduit par le Dr *Johnstone
en 1845. Il possède des feuilles et des fruits
plus petits. Son écorce est plus rouge que
celle du Goyavier commun. Il s’est très bien
naturalisé et peuple les moyennes
-
Par extension, fruit arrondi d’autres
plantes (un grain de raisin, de café...) et,
par analogie, petit élément de forme ronde :
un grain de sel ou de sable.
• En météorologie, il s’agit d’un
coup de
vent violent, généralement accompagné de
fortes précipitations. A la fin de son roman
“L’*ile”, R. Merle décrit le déchaînement
des éléments lors d’un grain ; «le visage
coupé par le vent, les mains bleuies et rai¬
dies, Purcell faisait des efforts continuels
pour reprendre son souffle entre deux
paquets de mer. Il n’avait jamais essuyé un
grain de cette violence à bord d’un bateau
aussi petit».
graine, nom fém. Tahitien : huero. Organe
de *reproduction de la plante contenu dans
le
*fruit, qui, après germination, donne
une
premiers habitants, le
polynésiennes était
composé d’espèces dont les graines avaient
probablement été apportées par les vents
ou fixées aux plumes des oiseaux migra¬
teurs... ainsi des spores de *fougères ou des
graines d’orchidées. D’autres ont pu at¬
teindre les îles par mer, protégées par des
• Avant l’arrivée des
couvert végétal des îles
i te ma’a hotu. Epiti hum, te tuava ’aivi ’e te
*gousses comme celles du
*pandanus, du *cocotier ou du *hutu.
De nombreuses graines séchées entrent
pour leur forme ou leur couleur comme
No te tuava ’aivi, tei matauhia no te fenua
couronnes.
montagnes.
►
tuava, tuvava. E tumu ra’au leie, te horo’a mai
tuava papa ’a.
Paratira ’e nô te matahiti 1815 i ’afa’ihia mai ai
i Porinetia. E tupu te tuava i te mau vâhi
ato’a, e ’itehia na ni'a i te mau ’aivi ’e na roto i
fa’a. E ravehia tona ra’au no te hamani
’arahu ’e te ’aufau tipi, e tarai ato ’ahia tôna
te
tumu
’ei hamani ’o ha’ari no te ra’au i tepa’ari,
are’a ia tae i te auhunera’a tuava e mâ’a rahi ta
te mau manu
’e tepua’a; e hamanihia te
momona tuava
i roto i te tahi mau utuâfare. E
rave ato 'a te ma’ohi i te uava no te hamani
’au, tona ’omou no te hamani râ’au parari, te
ma'i’o, te ma'i hi, te fati ’e te ma’o ’i e
ra
fa’a’ohipa na te ma’ohi i te tuava ia au i te
fa ’a 'itéra ’a a te puta a P. Pétard.
Te tuava tinito, na te Taote Johnstone i te
Goyavier (tuava)
nouvelle plante.
coques ou des
éléments décoratifs dans les colliers
GRAND
ou
Goyaves : à maturité et vue en
coupe equatonaie
(Henri) (1871-1960). Commer¬
çant et *armateur, né à Arcachon. A la
suite d’un séjour de neuf ans (1890-1899)
sur le continent américain, il revint à Tahiti
où il avait déjà séjourné de 1885 à 1890. Il
fit alors de nombreux achats de terres et
fonda avec Pedro Miller les Comptoirs
français de l’Océanie. Henri Grand fut un
homme actif et très écouté. Il fut président
de la *Chambre de Commerce et conseiller
privé du gouvernement de 1920 à 1930.
matahiti 1845. E ma’a ri’i hu’a tôna ’oia ato’a
tona rau, e ra ’au tupu maita ’i
na te mau vahi ato ’a
’e ’ua ’aere roa
i Porinetia.
gradient, nom masc. Taux de variation
d’une grandeur en fonction d’une distance.
gradient de température est, en clima¬
tologie, la différence de température mesu¬
rée en degrés tous les cent mètres d’alti¬
• Le
tude. Il est, en moyenne, de 0°7 en Poly¬
nésie : cela veut dire que la température
diminue de 0°7 lorsqu’on s’élève de 100 m.
grain, nom masc. Petit fruit comestible
des Graminées servant aussi de semence.
GRAND
(Walter) (1917-1983). Homme
politique, né à Papeete. Volontaire du
*
Bataillon du Pacifique, il fut, après
guerre, élu conseiller à 1’*Assemblée repré¬
sentative (1953) dans les rangs du ♦Ras¬
semblement démocratique des Populations
Goyavier de Chine (tuava tinito)
tahitiennes. Président de cette assemblée
de 1955 à 1957, il fut à ce titre l’un des
interlocuteurs du général de '•‘Gaulle, en
visite à Tahiti en 1956. Lors de l’expérience
d’*autonomie interne de 1957-1958, *Pouvanaa le choisit comme ministre de l’Édu¬
cation. La chute de Pouvanaa et le déclin
du R.D.P.T. eurent par la suite raison de
ses ambitions politiques. Il fut un temps
vice-président de la *Chambre de Com¬
merce et décéda le 6 juillet 1983.
171
GRANDE PLANTATION
Grande Plantation (La). Écrit en 1^52,
ce roman de
tahito i ’ite fa ’ahouhia mai, tei riro ’ei mau
tao’a fa’a’ohipa rahihia e râtou i roto i te
A. *T’Serstevens fait revivre
orara ’a.
l’histoire de la grande plantation de coton
créée par W. *Stewart à *Atimaono en
1865. Le sujet en est l’idylle nouée entre
gravitation, nom fém. Phénomène d’at¬
traction qui se manifeste par la chute d’un
Stewart et l’épouse du gouverneur de *La
Roncière et il a pour toile de fond une
corps sur l’autre ou par le mouvement d’un
peinture intéressante de la vie économique
et des milieux sociaux de l’époque
corps en *orbite autour d’un autre; un
*satellite autour d’une planète par exem¬
coloniale.
ple. Cette loi a été énoncée par le physicien
Isaac Newton en 1687, puis complétée par
les recherches d’Albert Einstein (18791955).
grattoir, nom masc. Outil présentant une
partie active plus ou moins arrondie, per¬
mettant de travailler le bois, l’os, l’ivoire ou
le cuir.
• En
Greenpeace. (La Paix verte). Association
Polynésie, des éclats de basalte pré¬
de défense de la nature et de protection de
sentant une extrémité convexe retouchée
r*environnement, intervenant par des ac¬
tions non-violentes, partout où l’équilibre
ont pu servir de grattoirs ou de *racloirs
le travail des écorces destinées au
*tapa, le travail du bois ou les préparations
pour
écologique est menacé. Créée en 1970 au
Canada par David Mc Taggart, elle
compte aujourd’hui un million d’adhé¬
alimentaires. La nacre était aussi utilisée.
Les travaux archéologiques de *Faahia
(Huahine) ont mis au jour toute une série
d’objets en nacre que l’on appelle grattoirs,
*râpes ou spatules. De dimensions et
d’épaisseur variables, ils sont polis et pré¬
sentent une extrémité en biseau, avec ou
sans
i te moana e ta’amuhia i ni’a i te tahi tapü
ra’au ’eiparahira’a eparau ato’ahia ’oia e
tant alimentés par leurs racines jusqu’à la
tau’au. E rave ato’ahia no te oro i te maniota
lambeau d’écorce
’e te taro, te tarua. I mûri iho, ’ua ravehia te
hoô ’apipunu pati’ati’ahia ai i te naero, ia ’i i
de même taille et dimension sur les 2 ra¬
greffer, de façon que ces
entailles coïncident parfaitement iorsqu’elles sont appliquées l’une sur l’autre.
à
en
contact
par
une
E raye te ma’ohi matamua i te ’apu pahua, te
E ravehia te poreho nô te reho i te ’uru.
Le sujet est sectionné horizontalement à
lascieégoïne, puis fendu à la serpette sur
4 à 5 cm suivant son diamètre. Insérez
dans la fente 2 greffons portant 3 yeux et
taillés en double biseau. Faites coïncider
aussi
exactement
que
possible. Ligaturez au raphia, puis
engluez complètement la plaie et la
coupe supérieure des greffons avec du
mastic à greffer, afin de les soustraire au
contact de l’air. Convient aux tiges de 5 à
7 crn de diamètre au maximum.
172
GREENWICH. Petite ville d’Angleterre
située dans la banlieue est de Londres, sur
les rives de la Tamise. Le *méridien pas¬
’api ’ahi, ’oia ato’a te parau no te ra’u i te mau
huru ’ohipa ato’a mai te ra’ura’a ofe, te more.
Greffe en fente
cambiums
tion des médias.
te ’apo’opo’o te reira ia te ’ui, ’ei ’ui i te mau
huru ’ohipa ato ’a tae noa atu i te ahi no ’ano ’a.
ligature serrée. Le porte-greffe est géné¬
ralement élevé en pot, pour être facile¬
ment placé près de la plante mère qui
fournit le greffon.
les
grandes puissances se livrent à des essais
nucléaires, comme en Alaska et, dès 1972,
dans les eaux de la Polynésie française.
Greenpeace fait l’objet de réactions parfois
dures de la part des pouvoirs publics des
pays concernés ; l’affaire du *Rainbow
Warrior pendant l’été 1985 en est une illus¬
tration. Cela n’entame pas la détermina¬
tion de cette organisation, par ailleurs
valorisée par un art consommé de l’utilisa¬
raro
La greffe la plus sûre, sujet et greffon res¬
Maintenez-les
derniers troupeaux de *baleines et mène
aussi une lutte antinucléaire en manifes¬
tant dans les zones du monde où les
dentelure. Ils devaient être utilisés
tipi ra’u, ’ana, ui, oro, reho. E tao'a teie e
ravehia no te ’ohipa i te ra’au (iri), te ivi, te iri
pua’a. I Porinetia, ’ua rau tôna i’oa, tei ni’a i te
fa'a'ohipara'a e noa’a mai ai tôna i’oa. Ei
hi’ora’a: te ’ana, ’o te hoôia ofa’i taratara nô
Greffe par approche
meaux
des campagnes d’abattage au Canada. Elle
a obtenu un moratoire pour la survie des
pour les préparations alimentaires ou d’au¬
Différentes sortes de greffes.
un
poser au massacre des bébés phoques, lors
tres tâches domestiques.
►
grattoirs en nacre
soudure. Enlevez
rents, surtout dans les pays anglo-saxons.
Elle est intervenue par exemple pour s’op¬
sant par son ancien observatoire d’astro¬
nomie a été choisi pour méridien d’origine.
Na roto i te mau ma’imira’a ihipapa i tupu i
Fa’ahia (Huahine), e rave rahi mau tao’a
Greffe en écusson
Greffe en couronne
Pour les troncs de grosseur supérieure,
incisez verticalement l’écorce
sur
4 à
5 cm, aux endroits prévus pour la pose
des greffons. Coupez ces greffons à
taillant leur base en biseau
allongé et en formant un épaulement
atteignant le tiers du diamètre. Insérezles sous l'écorce après avoir écarté avec
une spatule l'une des lèvres de l'incision
et de façon que l’épaulement soit «assis»
sur
la coupe du tronc. Ligaturez et
engluez comme ci-dessus au mastic à
greffer.
3 yeux, en
Le greffon est un œil prélevé au greffoir
Greffe en placage
sur le
Sujet et greffon doivent être sensible¬
ment
de
second
en
même
diamètre.
sifflet
Taillez
allongé et faites à la
le
base du porte-greffe une entaille corres¬
pondant à cette coupe, en entamant la
tige jusqu'à l’aubier. Assemblez les deux
parties en les juxtaposant parfaitement.
Maintenez cet ensemble par une ligature
de raphia.
La greffe en placage est surtout utilisée
pour la multiplication des Arbustes à
feuilles persistantes et Conifères. Elle
n’est généralement pas engluée.
rameau, avec l'écorce qui le porte,
sans entamer l'aubier. Si une
esquille de
bols subsiste à l'opposé de l'œil, retirez-
prenant garde de ne
«vider» celui-ci. Faites sur le sujet
incision en T dans laquelle vous
insérerez l'écusson après avoir écarté les
lèvres de celle-ci. Ligaturez enfin de
plusieurs tours de raphia, en
commençant l’enroulement par le haut.
La greffe en écusson s’applique, entre
la délicatement en
pas
une
autres, aux arbres fruitiers et rosiers. Elle
n'est jamais engluée.
Il sert de base aux calculs de *longitude.
de très nombreuses graines. Le jus de cette
tion aérienne.
des grenades, projectiles explosifs à usages
(Greenwich Mean Time)
est appelée plus souvent Temps Universel
(T.U.) ; elle est surtout utilisée en naviga¬
• L’heure G.M..T.
pulpe sert à la fabrication du sirop de
grenadine.
Autre sens : soldat entraîné au lancement
militaires très variés.
greffe. 1. nom masc. Le greffe d’un tribu¬
nal est le lieu où sont conservées toutes les
archives judiciaires et où sont déposées les
minutes des jugements.
2. nom fém. En *horticulture, la greffe ou
le greffage consiste à implanter une partie
vivante d’une plante (œil, bourgeon, ra¬
meau...) appelée greffon, sur une autre
plante appelée porte-greffe. La greffe per¬
de propager
met
des variétés économi¬
quement importantes et de garder intactes
les propriétés génétiques du greffon. On
utilise un porte-greffe vigoureux, souvent
sauvage et dont les racines résistent bien
maladies. Quand la greffe a pris, le
greffon et le porte-greffe sont intimement
soudés l’un à l’autre. Par exemple, les
variétés rares d’Hibiscus et la plupart des
agrumes sont propagés par greffe.
• En chirurgie, la greffe consiste à trans¬
planter un tissu ou un organe sain d’un
donneur pour remplacer la même partie
malade du receveur. Cependant les phé¬
nomènes d’incompatibilité cellulaire
posent des problèmes qui peuvent se tra¬
duire par des rejets.
GRÈS (Serge) (1899-1970). Peintre et scul¬
pteur d’origine russe, né à Kiev. Serge
Grès, de son vrai nom Serge Czevefkow,
vint s’installer à Tahiti en 1932. Bien que se
rendant fréquemment à l’étranger, il mit
pied, en 1946, un atelier de jeunes
partir de 1950, Grès
délaissa la *peinture pour la *sculpture.
Son œuvre tourmentée est remarquable de
couleur et de poésie. Observateur attentif.
Grès s’est beaucoup intéressé aux scènes
locales qu’il peuple de vahiné au regard
souvent mélancolique.
sur
artistes locaux. A
aux
GRÉLET (William) (1902-1964). *Colon
et
chef de
*district de
*Fatu
Hiva.
W. Grélet naquit à Tahuata (Marquises),
ses études à Papeete.
Sportif
accompli, il remporta en 1922 le premier
tour cycliste de Tahiti, et fit beaucoup pour
le développement du *football aux Mar¬
quises où il retourna en 1926. Installé à
Fatu Hiva, William Grélet, propriétaire
terrien prospère, entreprit également une
œuvre sociale qui lui valut d’être élu prési¬
dent du *Conseil de district en 1939, puis
mais fit
membre de 1’*Assemblée territoriale en
1957 et en 1962.
Grenadier, nom masc. Punica granatus.
Tahitien : tumu remuna. Arbuste à longues
tiges souples de la famille des Punicacées,
originaire du Proche Orient. Ses fleurs
sont rouges et ses fruits ou Grenades sont
globuleux, coriaces et comestibles. L’inté¬
rieur contient une pulpe rouge entourant
grève, nom fém. Accumulation d’alluvions
ou de dépôts sur un rivage.
Conflit social qui se manifeste par un arrêt
collectif du travail. Le terme vient de l’ex¬
pression médiévale “être en Grève”, c’est-àdire se trouver sur la place de Grève à Paris
dans l’attente d’une embauche. Dans son
sens
actuel, la grève est un signe de crise
grave à l’intérieur d’une entreprise ou d’un
service public. Elle traduit l’absence de dia¬
logue entre l’employeur et les salariés. La
grève est un droit reconnu en France
depuis 1864 mais, pour des raisons de sécu¬
rité, elle est interdite aux militaires, aux
policiers ou aux magistrats.
• L’histoire sociale de la Polynésie a été
marquée par plusieurs grèves importantes :
celles de 1950-1951 pour l’obtention d’un
*code du travail, celle de 1965 organisée
par les *fonctionnaires territoriaux reven¬
diquant un alignement de leurs traitements
sur ceux des fonctionnaires expatriés, les
grèves des dockers qui, en 1982 et en 1986,
gênèrent l’approvisionnement du Terri¬
toire. Certaines grèves furent émaillées
d’incidents violents, ainsi la grève des per¬
sonnels de l’hôtellerie en novembre 1983 et
celle des dockers en octobre 1987.
Grillon, nom masc. Gryllus oceanicus.
mauriuri. Insecte Orthoptère
Tahitien:
mesurant 3 cm de long, carnivore et sau¬
teur. La stridulation intense que l’on peut
entendre certains soirs est due aux mâles
qui frottent leurs élytres l’un contre l’autre.
GRIMALD (Aimé).*Gouverneur de Poly¬
nésie française, né dans le Rhône en 1903.
Haut-*commissaire en Nouvelle-Calé¬
1959, il fut nommé en
Polynésie française en remplacement du
gouverneur *Sicaud et demeura quatre
années à ce poste (décembre 1960 - janvier
1965), durée-record depuis Louis *Rivet
donie de 1956 à
Grenades
GRIPPE
( 1922-1927). Le gouverneur Grimald eut la
lourde tâche de gérer un Territoire à peine
sorti des séquelles de l’expérience de la
*loi-cadre, et qui entamait une profonde
mutation économique et sociale du fait de
l’aménagement de l’aéroport de ’'’Faaa et
de l’installation du ’'’Centre d’Expérimen-
tation du Pacifique. Il fit porter ses efforts
sur le développement du tourisme et de
l’enseignement, sur l’aide à l’agriculture et
sur l’amélioration de
l’équipement du Ter¬
ritoire. Mais l’essentiel de sa mission consis¬
ta à faire en sorte que
l’implantation du
C.E.P. se fît dans les meilleures conditions
pour la France et la Polynésie. Ceci amena
cet homme d’une grande
rigueur à prendre
des mesures autoritaires parfois impopu¬
laires, comme l’expulsion de Jacques Gervais (directeur du journal polémique Les
*Débats) ou la dissolution du ^Rassemblement démocratique des Populations
tahitiennes (novembre 1963). Le gouver¬
neur Grimald publia en 1970, à compte
d’auteur, un ouvrage richement illustré
intitulé “Lumières sur Tahiti”, où il nous
fait part de ses réflexions, empreintes de
conservatisme, sur l’histoire et l’économie
de la Polynésie.
grippe, nom fém. *Maladie contagieuse,
aussi appelée influenza, due à un *virus.
Elle se manifeste par de fortes fièvres, des
courbatures et une inflammation de l’ap¬
grotte Maraa de Paea
pareil respiratoire. Il existe plusieurs types
de grippes. La plus redoutable, véhiculée
par le virus “A”, débouche fréquemment
sur des pneumonies et se propage à inter¬
valles réguliers dans le monde entier (on
parle alors de pandémie).
• La grippe espagnole qui a touché Tahiti
en 1918-1919 fait partie de cette catégorie.
Elle a pris naissance en février 1918 à
*Canton (Chine) puis s’est propagée dans
des camps militaires aux États-Unis, avant
de traverser l’Atlantique et de toucher
l’Europe par le biais de l’armée américaine.
Entre juillet 1918 et janvier 1919, cette ter¬
rible pandémie a fait entre 15 et 25 millions
de morts dans le monde. Elle s’est répan¬
due à Tahiti à partir d’un navire anglais en
provenance de San Francisco, le Navua,
qui toucha Papeete en novembre 1918 avec
plusieurs cas de grippe à bord. L’épidémie
se propagea rapidement à Tahiti puis à
Moorea et aux îles Sous-le-Vent. Malgré la
création par le gouverneur *Julien d’un
d’Hygiène et de Santé
publique, l’influenza fit des ravages consi¬
dérables : «La majeure partie de la popula¬
tion est alitée et les quelques personnes
valides arrivent à peine à soigner les leurs.
Le personnel nécessaire aux inhumations
fait défaut : il en résulte que dans certains
quartiers de la ville des cadavres n’ont pu
être enlevés» (“Mémorial polynésien”,
tome V). Lorsque, en janvier 1919, le fléau
fut définitivement écarté, on déplorait
Conseil exécutif
2 573 victimes.
grossiste, nom masc. Commerçant
en
gros, intermédiaire entre le producteur et le
’'’détaillant. Il achète des biens en grosses
quantités aux fabricants, assure le stockage
et approvisionne les détaillants au fur et à
mesure de leurs besoins.
Polynésie française, les grossistes
plus souvent des importateurs:
ainsi C.I.D.A., Océania, Morgan Vernex...
L’installation de grandes surfaces de vente
telles que Euromarché ou Tropic Import
•
En
sont
le
bouleverse la chaîne de distribution classi¬
que car ces établissements de commerce,
liés à des centrales d’achat très puissantes,
importent directement les marchandises
qu’ils vendent au détail.
grotte, nom fém. Cavité de grande taille
dans le rocher d’une *falaise marine ou le
flanc d’une ’^montagne.
• En Polynésie, les récifs soulevés sont
fréquemment troués de grottes : il en est
ainsi des falaises de Makatea et de Rurutu.
D’autres se sont formées par érosion diffé¬
rentielle entre les coulées de laves basalti¬
Souvent d’accès difficile, tenues
secrètes par la population locale, elles sont
entourées d’histoires et de légendes comme
celle de “'‘Vaipoiri, à Teahupoo (Tahiti),
ques.
repaire d’un lézard géant. Elles servaient
autrefois d’habitat permanent, de refuges
en temps de guerre et de lieux de
sépulture.
abris sous
roche, elles abritaient temporairement les
pêcheurs. C’est dans la “Grotte des Pê¬
cheurs” d’Anapua, dans Die de *Ua Pou
En bord de mer, comme les
Marquises, que l’on a découvert une
dépôts comprenant les plus
anciens vestiges datés jusqu’à présent en
Polynésie française : 150 ans (+ ou - 95 ans)
avant J.-C. Une succession de foyers et de
sols contenant de l’outillage (hameçons) et
des vestiges alimentaires (os, coquillages) y
montre une occupation fréquente jusqu’à
une époque récente.
aux
couche de
GROUARD (Benjamin) (début du XIX®
siècle). Missionnaire *mormon américain.
174
GUADALCANAL
Il fut un temps marin et connut de cette
façon Hawaï, expérience qui devait lui pro¬
fiter quand il se convertit au mormonisme,
en 1842. Il fit partie de la première
équipe
mormone envoyée vers Hawaï mais qui, en
raison des mauvaises liaisons maritimes de
l’époque, arriva à Tubuai puis à Tahiti. A
partir de 1845, B. Grouard se tourna sur¬
tout vers les Tuamotu. Il réussit à implan¬
mormonisme à *Anaa où il put
convertir 620 personnes. En 1846, son
ter le
*Église comptait 866 baptisés. Grouard sut
aussi construire trois petites *goélettes qui
lui permirent de sillonner les îles, de Tubuai
aux Tuamotu. Mais peu
soutenu par l’Amé¬
rique, il décida en 1852 de rentrer chez lui
famille. Cette année-là, des trou¬
bles éclatèrent et le mormonisme fut inter¬
avec sa
dit en Polynésie.
groupement, nom masc. Action de réu¬
nir, de grouper. Rassemblement de per¬
sonnes ou d’objets. Organisme associant
les
intérêts,
les
activités de diverses
personnes.
Groupement d’Études et de Recherches
le Développement de l’Agriculture
tropicale (G.E.R.D.A.T.). Cet organisme
d’État s’est longtemps occupé d’expérimen¬
tation agronomique, en particulier de
•
pour
l’amélioration des méthodes culturales et
de la sélection des *espèces. 11 avait pour
tâche de coordonner les efforts de divers
'•'instituts de recherche, dont l’Institut de
Recherches sur les Huiles et les Oléagi¬
N’ayant pas donné les résultats
escomptés, il a été remplacé le C janvier
1985 par un autre organisme : le '•'Centre de
Coopération internationale en Recherche
agronomique pour le Développement
neux.
(C.I.R.A.D.).
•
Groupement d’intérêt économique
(G.I.E.). Forme d’'''entreprise existant
depuis 1967, un G.I.E. peut être créé à
l’initiative de personnes ou d’organisations
ayant la même activité ou des intérêts
communs afin d’agir ensemble. Chaque
membre du G.I.E. reste indépendant, mais
la collaboration
assure
à
sein du groupement
chacun des avantages
au
supplémentaires.
-
'•'coopératives perlières des TuamotuGambier afin d’organiser la vente de leur
production dans les meilleures conditions.
Le G.I.E. Mer et Loisirs est l’organe
commun de
promotion et de commerciali¬
sation des entreprises offrant des loisirs
nautiques en Polynésie.
Le G.I.E. des Transports en commun.
Créé en novembre 1986, le premier grou¬
pement, dénommé Te rai nui, rassemble 94
propriétaires de '•'trucks. Les buts du G.I.E.
sont d’unifier les conditions d’exploitation
du matériel, de mieux gérer la desserte du
réseau et d’offrir aux usagers les meilleures
conditions de transport. Le respect d’un
cahier des charges, préparé par le ministère
-
-
territorial des transports, vaut aux mem¬
bres du G.I.E. de bénéficier de certains
avantages, notamment du monopole du
transport scolaire et des autres clients aux
billets subventionnés. A terme, le G.I.E.
doit constituer une société dont les mem¬
bres accéderont progressivement au statut
de salariés.
GUADALCANAL. La plus grande des
îles de l’archipel des '•'Salomon. Allongée
sur
150 km de l’ouest à l’est, elle
atteint
48 km du nord au sud et culmine à 2447 m
au
Mt Makarakombu.
• Au cours de la 2= '•'Guerre
mondiale, elle
fut le théâtre de violents combats entre les
Américains et les Japonais. La bataille de
Guadalcanal fut un des tournants de la
guerre du Pacifique. Les affrontements
durèrent dejuillet 1942àfévrier 1943, dans
des conditions très
dures, et opposèrent
assaillants japonais à 23 000
Marines américains chargés de défendre
nie. Finalement, les Japonais furent
20 000
repoussés après avoir perdu 9 000 des leurs.
La route vers l’Australie leur était coupée
et les Américains pouvaient envisager la
contre-offensive.
Aujourd’hui, Hle compte environ 70000
habitants (1986) vivant principalement sur
la côte nord-ouest où l’on exploite le
coprah et le bois et où la capitale,
'•'Honiara, a été fondée après la 2' Guerre
J.
,
monaiaie.
Voir carte Salomon.
épave d'un chasseur bombardier
américain de la 2® Guerre mondiale
exposé dans un musée en plein air
à Guadalcanal
Le G.I.E. Soler, créé en 1983, associe des
partenaires publics (Territoire, '•'Centre
d’Expérimentation du Pacifique, Agence
française pour la Maîtrise de P'^'Énergie,
'•'Caisse centrale de Coopération économi¬
que) et des sociétés privées du secteur de
l’énergie ('•'Électricité de Tahiti, Total,
Compagnie générale d’Équipement élec¬
trique) en vue de développer l’usage de
l’énergie solaire. A Papeete, le G.I.E. Soler
possède un siège où sont exposés les équi¬
pements permettant l’électrification solaire
des îles éloignées et des zones peu accessi¬
bles
aux
classiques.
-
équipements électriques
Le G.I.E. Poe Rava Nui regroupe
les
175
GUADELOUPE
GUADELOUPE. Ce ♦département fran¬
çais d’outre-mer appartient à l’arc volcani¬
que des Petites Antilles qui sépare la mer
des Caraïbes de l’océan Atlantique. La
Guadeloupe couvre 1780 km^ avec ses
dépendances : Marie-Galante, les Saintes,
la Désirade, la partie française de SaintMartin, Saint-Barthélemy. Elle est formée
de deux îles séparées par un étroit bras de
mer (la “Rivière salée”) : Grande-Terre au
relief bas et Basse-Terre, dominée par le
volcan de la Soufrière (1484 m).
• La Guadéloupe a été découverte par
C. Colomb en 1493, occupée par les Fran¬
çais en 1635 et rattachée à la couronne en
1674. Elle compte 330 000 habitants (1982),
mais 200000 Guadeloupéens vivent en
Guadeloupe. 1. La Soufrière.
2. Le marché de Pointe-à-Pitre.
métropole. Les deux principales agglomé-
rations sont Pointe-à-Pitre (121 200 hab.)
et Basse-Terre, la
préfecture (37 800 hab.).
Cette île tropicale, parfois touchée par les
cyclones, a des ressources essentiellement
agricoles ; 23 300 ha de ♦canne à sucre ont
produit 59 tonnes de sucre en 1981 et 7 230
ha de bananeraies ont fourni 150 tonnes de
fruits.
Instaurée en
1946, la ♦départementalisa¬
dépendance
tion s’est traduite par une
accrue par rapport aux transferts finan¬
ciers provenant de France, une forte hausse
de certains revenus, une hypertrophie du
secteur ♦tertiaire. Le tourisme ne se déve¬
loppe qu’assez lentement (101 000 touristes
en 1980), alors que les secteurs productifs
ont tendance à décliner, en raison des effets
de l’import-export. Les tensions sociales et
politiques sont parfois assez vives.
Anse Bertrand
GRANDE TERRE
BASSE-TERRE
La Désirade
Le Moule
Anse
Peti^?Yerre
j altitudes supérieures à 1 000 m
vieux
Basse-T erre
S' Louis
arle Galante
Les Saintes
Terre de Haut
apesterre
Grand Bour
Terre de Ba i
176
[
"Ialtitudes comprises entre 200 et 1 000 m
I
jcanne a sucre
IJjQJjbananeraies
sucreries
O
rhumeries
La Guadeloupe et ses dépendances.
GUÉDÈS
GUAM. La plus méridionale et la plus
importante des îles *Mariannes. Elle cou¬
vre 549 km^ et
correspond au sommet d’un
ancien volcan aux formes tabulaires s’ache¬
vant par
d’impressionnantes *falaises sur
l’océan.
• Les plus anciens vestiges de construc¬
tions humaines datent de 1320 av. J.-C. ;
elles furent l’œuvre des Chamorros d’ori¬
gine malaise que *Magellan rencontra en
1521. Guam resta possession espagnole de
1565 à 1898, date à laquelle leur victoire sur
l’Espagne permit aux Etats-Unis d’exercer
leur tutelle sur Hle.
Conquise par les Japonais en 1941 et
reprise par les États-Unis en 1944, Guam
accueille aujourd’hui la très importante
base militaire d’Andersen et constitue un
territoire autonome associé aux ÉtatsUnis. La population s’élève à 106 000 habi¬
tants (1980) dont 3 284 vivent dans la capi¬
tale, Agaiïa. 80 % des actifs sont employés
dans le secteur *tertiaire, essentiellement
par ru.S. Air Force et TO.S. Navy. L^le a
reçu 312900 touristes en 1981.
GUÉDÈS (Auguste). Né en 1871, diplômé
de l’école des *interprètes de Madagascar,
Agana vers 1818
Auguste Guédès devint *administrateur de
colonie en 1898. Il y fit carrière
jusqu’en 1920, date à laquelle il fut nommé
♦gouverneur des * Établissements français
cette
Inarajan J
Base Andersen
ir Force
îles
rcontinentaux
Tumon Bay
île de CaprasTamuniri!
station agricole
Qzone touristique
□ terrains militaires
’
I Mariannes
stockage A d’hydrocarbures
«J
hiam
20 km
1 m
es
de l’Océanie. La colonie traversait alors
une crise grave due aux effets conjugués
des séquelles de l’épidémie de ♦grippe
espagnole, des dévastations des ♦cyclones
de 1919 et surtout de la ♦crise économique
internationale de l’après-guerre. A cela
s’ajoutait une situation explosive marquée
par l’affrontement entre le milieu colonial
de Papeete et la toute-puissante adminis¬
tration. Pour résorber le déficit du ♦budget
qui s’élevait à 951000 francs, A. Guédès
envisagea la création d’une ♦taxe de 3,30 %
extraction de guano vers 1853
sur les îles
péruviennes
Cocos
Guam
guano, nom masc. Matière provenant de
la décomposition des excréments d’oiseaux
marins qui se sont accumulés sur certaines
îles. Riche en azote, le guano est utilisé
comme
^engrais.
exploité dans le
Pacifique, notamment dans les îles de la
♦Ligne (Starbuck, Caroline, Flint, Enderbury et *Christmas), où des concessions
avaient été accordées à de puissantes com¬
pagnies anglo-saxonnes: Houlder Bros,
U.S. Guano Company et Phoenix Guano
Company. L’exploitation du guano sur les
côtes du Pérou est à l’origine des déporta¬
tions de Polynésiens par des *négriers
• Au XIX' siècle, il a été
entre 1860 et 1863.
On appelle aussi guano un engrais fabriqué
avec des débris de
poisson.
177
GUÊPE
sur
le chiffre d’affaires et l’augmentation
des droits sur les importations de 2,50 %.
Ces projets entraînèrent une violente réac¬
tion du milieu colonial: la démission des
élus locaux du Conseil d’administration et
la formation d’un “"Comité de Défense des
Intérêts politiques et économiques de la
mensuel était la voix du “"parti français ou
catholique dominé par le maire F. “"Car-
della. L’administration fut souvent la cible
des articles de ce journal et le ton en était
parfois dur. Certains auteurs, tel Gauguin,
se livrèrent à des déclarations racistes à
l’encontre de la communauté chinoise.
Colonie dirigé par C. *Deflesselle. Le 31
août 1921, ce comité organisa une manifes¬
tation d’une ampleur sans précédent puis¬
qu’elle groupa environ 2500 personnes. A.
Guédès fit marche arrière mais, comme il
avait pensé remplacer ces *impôts par des
économies administratives, les '"fonction¬
naires obtinrent du ministre qu’il soit rap¬
pelé, le 9 novembre 1922. Un député écrivit
à ce sujet dans les Annales coloniales : «On
a donc vu se produire à Tahiti cette mons¬
truosité : les fonctionnaires de la colonie
ligués contre le gouverneur pour lui faire
échec et déterminer son rappel au lieu de
lui prêter leur concours... Si les fonction¬
naires peuvent revendiquer leurs droits, ils
ont aussi des devoirs à remplir, et la France
ne peut tolérer qu’ils compromettent son
régime libéral et démocratique». Cette pro¬
testation n’empêcha pas A. Guédès d’être
mis en retraite anticipée. Il regagna Mada¬
gascar où il finit ses jours.
Guêpe, nom fém. Tahitien: manu patia.
Hyménoptère porte-aiguillon qui
possède quatre ailes membraneuses et un
Insecte
abdomen rayé de jaune et noir. On rencon¬
Polynésie :
La plus commune est Polistes hebraeus
tre 3 espèces en
-
qui vit dans un nid en papier mâché appelé
guêpier, caché dans la végétation ou sous
les toitures des maisons. Sa piqûre est
douloureuse.
-
Guêpe commune {Polistes
hebraeus)
La guêpe maçonne, Seliphra semanta-
rium, appelée manu patia fare repo, cons¬
truit son nid avec des boulettes de boue
fraîche. A l’intérieur on y trouve des proies
paralysées par une piqûre de son dard,
mais bien vivantes et qui serviront de nour¬
riture pour sa larve.
La troisième espèce, Evania appendigaster, appelée manu patia hou raau, possède
un abdomen très petit et très mobile et est
entièrement noire. Elle construit également
son nid en terre, souvent à l’angle des murs
-
et dans les serrures des portes.
Guêpes (Les). Journal rédigé par G. Cou-
en-tête du mensuel Les Guêpes
Ion, puis par le peintre P. “"Gauguin, de
1899 à 1902. Financé par V. “"Raoulx, ce
guerre, nom fém. Conflit armé entre deux
ou plusieurs clans, régions ou pays. Par
extension, lutter peut se traduire par être
en guerre ou partir en guerre contre quel¬
qu’un.ou quelque chose.
• Dans la Polynésie ancienne, les guerres
furent probablement rares. Les conflits
locaux consistèrent plutôt en batailles
brèves et sanglantes mais n’exprimèrent
pas de différends prolongés. Cependant,
des historiens ont appelé guerres certains
conflits prolongés : la guerre de “"Tutaha
dans la presqu’île de Tahiti en 1773, la
guerre de “"Eimeo entre “"Mahine et
“"Pômare I" entre 1777 et 1790, la guerre de
“"Rua entre Pômare et les habitants de
“"Atehuru en 1802.
guerre franco-tahitienne. Du 21 mars
1844 au 22 décembre 1846, une série d’af¬
•
frontements mirent aux prises l’armée fran¬
çaise et les Tahitiens opposés au Protecto¬
rat établi par la France le 9 novembre 1842.
Au cours de l’année 1843, le “"consul d’An¬
gleterre Georges “"Pritchard, conseiller très
écouté de la reine “"Pômare IV et des chefs,
les encouragea à dénoncer le traité signé
par quelques *ari’i avec la France. Persua¬
dée que la Grande-Bretagne secourrait son
royaume en cas de conflit, la reine se réfu¬
gia sur un navire anglais au mois de
novembre et, de là, lança un appel à la
résistance. Face aux manifestations d’hos¬
tilité qui gagnaient l’ensemble de Hle de
cours des mois qui suivirent,
l’amiral “"Bruat tenta de s’imposer en décla¬
Tahiti aü
plusieurs chefs hors la loi: Terai
d’Atimaono, Pitomai de Papeari, Fara’au
de Mataiea, Taauriri de Teva i uta. Il fit
également arrêter puis expulser Pritchard
rant
l’Amérique du Sud le 13 mars 1844.
La semaine suivante, la guerre commença
vers
par une attaque du “"fort de “"Taravao, le
seul point d’appui des Français en dehors
Papeete. Les Tahitiens échouèrent et
portèrent leurs efforts sur les côtes nordouest et nord-est. La tactique des Français
consista, grâce à l’appui de leur flotte de
guerre, à repousser les forces tahitiennes
vers les hautes vallées pour les isoler de
leurs renforts éventuels et empêcher leur
ravitaillement. Après les durs combats de
“"Mahaena (17 avril 1844) et de “"Haapape
(29 juin 1844), puis une pause relative en
1845, Papeete fut violemment attaquée en
de
mars
1846.
Les
derniers affrontements
eurent lieu au mois de mai dans la vallée de
la “"Papenoo et au mois de décembre 1846
dans celles de la “"Fautaua et de la “"Puna-
178
GUERRE
29.06.1844
20-22.03.1846
Les lieux d’affrontement entre 1844 et 1846.
Te mau vahl ’arora’a mal te matahitl 1844
’e tae atu I te matahitl 1846.
17.04.1844
29.06.1844,
i... FAA/
Taputapuatea^
12.04.1846
Marae Oro
(Taputapuatea)
f
'aiàtaha
Guerres franco-tahitlennes.
1. Drapeau offert par les clames
françaises de Papeete aux
volontaires tahitiens. 2. Combat à
Tahiti (dessin paru dans
Après ces victoires françaises, rem¬
portées avec l’aide de partisans polyné¬
siens, les chefs *Utami et Maro déposèrent
ruu.
TEAHUPOO
les armes et Pômare IV accepta définitive¬
l’hebdomadaire L'Illustration).
Tama'Ira’a faranl-TahItl. 1. Reva ’o
te pupuhia atu e te mau vahiné
farani nô Papeete na te mau
fa'ehau Tahiti. 2. ’Arora’a i Tahiti :
hoho’a piahia i roto i te ve’a ra
L’Illustration.
ment le Protectorat.
La guerre avait fait plus de 500 morts dont
54 du côté français. Elle faillit déclencher
grave crise diplomatique entre la
France et l’Angleterre, provoqua le départ
une
des missionnaires anglais de Tahiti et ruina
l’économie de Hle.
• guerre
en
des îles Sous-le-Vent. Elle débuta
1889, après que le *gouverneur Étienne
'•’Eacascade ait
abrogé la convention de
‘'‘Jarnac qui garantissait l’indépendance de
l’archipel depuis 1847. A cette époque,
l’expansion coloniale allemande dans le
Pacifique inquiétait en effet la France.
Aussi, lorsque des navires allemands éta¬
blirent leur mouillage à Bora Bora, le gou¬
vernement français prononça r*annexion
des différentes îles les 16, 17 et 18 rnars
1888. La révolte éclata à Huahine puis à
Raiatea et Tahaa. Le commandant Isidore
'•’Cbessé, artisan de l’annexion des îles du
Vent, échoua dans sa tentative de pacifica¬
tion de Raiatea en 1895. C’est le comman¬
dant Gustave *Gallet qui, après une courte
campagne militaire, réussit à vaincre le
chef *Teraupo et à l’exiler en NouvelleCalédonie en 1897. Le 19 mars de l’année
suivante, les îles Sous-le-Vent devenaient
officiellement colonie française.
• Plusieurs guerres, dans différentes
régions du monde, ont eu des répercus¬
sions sur la vie économique et sociale de la
Polynésie ;
Les guerres d’Empire. Elles prolongèrent
les guerres menées par la France révolu¬
-
tionnaire contre les monarchies voisines
depuis 1792. Après de brillantes victoires
Austerlitz (1805) ou Wagram
(1809), Napoléon F*' dut s’incliner à Water¬
loo en 1815. Pendant près de 30 ans, ces
guerres détournèrent l’intérêt des Euro¬
péens pour l’Océanie, leurs marines étant
comme
sacrifiées à l’effort de guerre. Il faudra
attendre les années 1820 pour que la France
réapparaisse dans le Pacifique.
La guerre de l’*Opium. Elle opposa la
Chine et l’Angleterre entre 1839 et 1842. La
première reprochait à la seconde ses ventes
massives d’opium à la population chinoise.
Après leur victoire, les Anglais firent ouvrir
cinq ports chinois au commerce interna¬
tional : les îles de l’Océanie purent y vendre
-
du ''’santal et des *holothuries.
La guerre de Sécession. Cette guerre
civile ravagea les États-Unis de 1861 à
1865. Les États du Nord (l’Union) s’oppo¬
-
saient à ceux du Sud (la Confédération) sur
179
GUERRE
la
question de l’esclavage, la politique
douanière et la volonté d’autonomie de la
Confédération par rapport à l’Union. Le
Nord l’emporta grâce à sa puissance indus¬
trielle. La guerre provoqua de très impor¬
tants dégâts dans l’économie cotonnière du
Sud. Le cours du *coton s’éleva rapide¬
ment et incita différents États du Pacifique
tropical à s’adonner à cette culture. C’est
ainsi que naquit la grande plantation
d’*Atimaono. D’autres faits
sans
rapport
avec
ne
sont pas
cette guerre : des
*négriers enlevèrent des Polynésiens pour
leur faire extraire du *guano au Pérou et
produire des engrais destinés aux planta¬
tions de Fidji et d’Australie. Ce guano, qui
contient du nitrate, a également pu servir à
la fabrication de la poudre nécessaire à la
guerre de Sécession
Guerre. 1. Le quartier du marché
de Papeete après le
bombardement du 22 septembre
1914. 2. Escadre américaine dans
le port de Papeete (2* Guerre
mondiale). 3. Iraniennes à
l’entraînement (1986).
La Première Guerre mondiale. Déclen¬
ché à la suite de l’assassinat, le 28 juin 1914,
-
à
Sarajevo, de l’archiduc FrançoisFerdinand, prince héritier du trône d’Au¬
triche, ce conflit a en fait des racines plus
profondes, qu’il faut rechercher dans les
rivalités européennes exacerbées par un
nationalisme outrancier. La guerre de 19141918 opposa l’Allemagne, l’AutricheHongrie et leurs alliés aux puissances de la
Triple Entente (Russie, Angleterre,
France) et leurs alliés (dont les États-Unis).
Au total, ce sont 35 pays, engageant plus de
65 millions d’hommes, qui s’affrontèrent
dans ce conflit inhumain faisant 8 500 000
morts, 20500000 blessés et 7750000 pri¬
sonniers. Les opérations se sont essentiel¬
lement déroulées en Europe (France, Rus¬
sie et Balkans surtout) et se découpèrent en
quatre phases successives : la guerre de
mouvement (bataille de la Marne, course à
la mer), l’enlisement dans les tranchées
(hécatombes de Verdun, de la Sommé...),
les bouleversements de 1917, année char¬
nière (crise morale, entrée en guerre des
États-Unis, retrait russe...) et enfin les der¬
nières offensives victorieuses des armées
alliées commandées par le maréchal Foch.
L”''armistice avec l’Allemagne fut signé le
11 novembre 1918. Les traités de paix qui
suivirent consacrèrent l’effondrement de
l’Autriche-Hongrie et de l’Allemagne, alors
que la France récupérait l’Alsace-Lorraine.
Les colonies françaises ont également par¬
ticipé à la Première Guerre mondiale. En
Océanie, il fut constitué
un
’^Bataillon
Mixte du Pacifique regroupant des soldats
tahitiens, calédoniens etnéo-hébridais. Les
Tahitiens furent plus d’un millier à être
enrôlés entre 1916 et 1917. Quelques-uns
combattirent dans les Balkans à l’automne
1916, mais la plupart, regroupés à Boulou-
ris (Var), ne connurent réellement le bap¬
tême du feu qu’en 1918. En quelques mois,
ils participèrent à l’arrêt de la contre-
attaque allemande lors de la 2' bataille de
la Marne (ils s’y illustrèrent entre autres à
Vesles-et-Caumont) et à la contre-offensive
alliée. Ils se distinguèrent par leur courage
leur détermination et 300 d’entre eux
et
moururent au champ d’honneur.
Bien que très éloignés des lieux de combat,
les ’'’Établissements français de l’Océanie
eurent
pourtant à subir les méfaits du
conflit avec le ’*’bombardement de Papeete,
le 22 septembre 1914.
La Deuxième Guerre mondiale. C’est le
conflit le plus gigantesque que la Terre ait
-
jamais connu. Il faut en rechercher les ori¬
gines dans certaines conséquences de la
crise économique mondiale, dans la vo¬
lonté d’expansion de certains États fas¬
cistes (Allemagne, Italie, Japon...), ainsi
que dans la détermination maladive de Hit¬
ler à vouloir faire de l’Allemagne une puis¬
sance
dominante et des Allemands
une
seigneurs». S’il est vrai que le
Japon s’est lancé dès 1937 dans la conquête
de la Chine, il convient toutefois de recher¬
«race
de
cher la cause immédiate de ce conflit en
Europe, lorsque l’Allemagne envahit la
Pologne, provoquant ainsi l’entrée en
guerre de la France et de l’Angleterre.
Les opérations de la 2' Guerre mondiale se
déroulèrent en trois phases principales ;
les déferlements de l’Allemagne (19391942) et du Japon (1937-1942), qui abouti¬
rent à la constitution de l’Europe hitlé¬
rienne et de la “sphère de coprospérité’’
asiatique (nom donné par les Japonais à
l’espace qu’ils dominaient).
le tournant de l’année 1942, où les agres¬
seurs furent stoppés à la fois en Libye (El
Alamein), dans le Pacifique (’^'Midway) et
sur le front russe (Stalingrad).
la contre-offensive alliée (1943-1945) qui
s’acheva par la capitulation de l’armée
allemande (7-8 mai 1945) puis de l’armée
j aponaise (2 septembre 1945), à la suite des
explosions atomiques de Hiroshima et de
Nagasaki.
Cette guerre, longue de 72 mois, fut la plus
meurtrière de l’Histoire (50 à 60 millions de
morts). Elle se déroula sur quatre conti¬
nents et tous les océans, touchant aussi
bien les populations civiles que les mili¬
-
-
-
taires. Elle mobilisa de colossales forces
technologiques, fut aussi
idéologique et, enfin, toucha au
comble de l’horreur avec les répressions
impitoyables ou le génocide des juifs et des
tziganes dans les camps de concentration.
D’autre part, elle changea la face du globe,
industrielles et
une guerre
en consacrant le déclin européen et en
favorisant la division du monde en deux
blocs idéologiques contrôlés par les deux
grands vainqueurs, les États-Unis et
PU.R.S.S. Elle eut
d’accélérer
le
*décolonisation.
également pour effet
processus de
vaste
Établissements français de l’Océanie
activement participé à la Seconde
Guerre mondiale. Tout d’abord, ils furent
Les
ont
l’une des premières colonies à se rallier au
général de ’‘’Gaulle, sous l’impulsion
d’Émile de ’^Curton. Ensuite, ils eurent à
accueillir l’armée américaine, qui fit de
’'’Bora Bora une base arrière pour ses com¬
battants. Enfin, ils envoyèrent 300 ’'’volon-
taires rejoindre la Première Division Fran¬
çaise Libre qui s’illustra en Libye, en Italie
et en France, de
1942 à 1945.
Voir aussi : Bataillon du
Pacifique, Bir
Hakeim, fascisme, France Libre, nazisme.
►
Te piti O te tama’i rahi. Tepiti o te tama’i rahi
’o te ho’ê ia pe ’ape 'a rahi roa tei
’ore a i itea i te ao nei. E ’imi mai i te tumu nô
i tupu a’e nei,
te reira i roto i te mau hina ’aro o te mau hau
ato'a ia fa'arahi atu a i to ratou mau oti'a
fenua F ia rahi atu tô râtou mau fenua (’o
Purutia, ’o Itaria, ’o Tapone...) 'ëi roto ato’a i
te opuara’a ino a Hitler, ’ua riro ei ma’i nôna,
GUITARE
te hina'arora’a efa'ariro i tefenuapurutia ’ei
puai hau “ë e te nuna’a o te fenua Purutia ia
tavana i teie nei ao.
’Ua ha ’amata ihoa ’o Tapone e haru i te fenua
Taina, e ’imi ra i te tumu o te reira pe'ape'a i
Europe, i te taime 'o Purutia ’e ’o Rutia i te
harura'a i te fenua Porone (Poronia) i reira to
Farani ’e to Peretane ora’a i roto i te tama’i. E
toru hi’ora’a rarahi
no te
tama’i rahi.
nôtefa’anahora’a i tepiti
A tahi, tefatira’a mai ’o Purutia (1939-1942)
mai te area matahiti 1939 ’e tae atu i te
matahiti 1942 e te fenua Tapone mai te
matahiti 1937 ’e tae atu i te matahiti 1942, nâ
te reira i fa ’atapae i te ha ’amaura ’a no te
fa ’aterera ’a Hitler ’e te ’ohura ’a mai te nana ’a
’atia.
’ua mau te enemi i El Alamein (Libye)
te fenua Ripia i te area matahiti 1942 i Patitifa
i Midway ’e i te reni paruru i Rutia
(Stalingrad). Te toru, ’ua taparu mai te nu’u
purutia i te hau i fa ’aea ai te mau hau fa ’ahoa i
Te piti,
te arora’a, te reira i te area matahiti 1943
atu i te matahiti 1945,
’e tae
’ua ’onu te purutia i te 7
amenèrent les deux “Grands” à normaliser
leurs relations et à
s’engager dans
une
période de détente relative que l’on appela
la “coexistence pacifique”.
guitare, nom fém. Instrument de ♦musi¬
que, dérivé du luth, qui aurait été inventé
’e te 8 nô me 1945 i mûri mai o te nu’u tapone
par les Catalans à la fin du XV'’ siècle. La
i Hiroshima ’e i Nagasaki i te 2 nô tetepa 1945.
couverte d’une table fine en résineux, pro¬
arora’a. Te tama’i rahi ri’ari'a roa a’e i tupu ’e
trouvent les chevilles. Celles-ci assurent la
ia na roto i tefa’aharurura’ahia te tupita atomi
guitare comprend une caisse plate en bois,
E hiti ahuru ma piti ava’e te maorora’a te mau
longée par un manche à la tête duquel se
ahuru ’e
tension des six cordes en acier selon l’ac¬
tae mai i teie mahana tei roto i te pae
te ono ahuru mirioni te rahira’a ta’ata
pohepohe. Tei roto na fenua patireia rarahi e
maha o te ao nei ’e te mau moana ato ’a. E rave
rahi ta’ata tivira ’e te mau fa’ehau ho’i tei ôi
fifi ’e ’ua fa’a’ohipa hia te mau fare
’oia ato’a te anoha’a, ’ua
riro ’ei tama ’i no te pae o te ihi mana ’o, i tapae
roa ai tona ino i ni’a i te faito ri’ari’a hope’a nô
te mau tupitara ’a tei rave matapô noahia ’e te
roto i te
rarahi puai tapiha’a,
joueuse de guitare au Quinn’s
version, guerre localisée...), hormis l’af¬
frontement militaire direct, pour s’imposer
à l’autre. A plusieurs reprises, le monde fut
sur le point de basculer dans un conflit
ouvert (“guerre chaude”) : blocus de Berlin
en 1948-1949, guerre de Corée (sans inter¬
vention directe de l’U.R.S.S.) en 19501953; et sous la présidence de John
F. Kennedy (1960-1963) et le gouverne¬
ment de Nikita Krouchtchev (1958-1964) :
crises de Berlin en 1958 et 1961, affaire de
Cuba en 1962. Les craintes pour la paix
mondiale suscitées par l’affaire des fusées
mau ha’avira’a aura’a
’ore i te Ati luta i roto i
fa’atitira’a. I te tahi pae, ’ua
fa’ataui teie tama’i i te huru o te ao nei, na
roto i te titapoura ’a tô Europa ’e ’ua
te mau vahi
ha’amaita’i i te tuha’a o te ao i roto i na tuha'a
papu maita’i no te ihi mana’o teiparuruhia’e
nâ ’aito i manuia e piti : ’o Marite ’e ’o Rutia,
tei fa’ateiteihia ei na hau puai mau.
Te reira
ato’a te tumu i ani ai te mau aihu’ara’au i tô
ratou ti’amara’a.
ijari’i i tepi’ira’a a De Gaulle, i raro a’e i
te arata’ira’a a de Curton.
Imuri iho, ’ua fâri’i i te nu’u marite, iaparahi i
Bora Bora tei reira te ha’amaura’ahia te hoë
reni paruru mûri no tona nu’u.
’Ua tonohia e 300 ta’ata fa’ehau no te haere
atu e amui i te pupu matamua no te
pincées ou grattées, du bout des doigts
à l’aide d’un morceau d’écaille appelé
sont
ou
médiator.
Des
compositeurs
comme
Vivaldi, de Falla ou Granados ont écrit des
oeuvres classiques pour guitare, interpré¬
tées par des artistes célèbres comme
Alexandre Lagoya, Narcisso Yepes... Mais
la guitare est surtout devenue un instru¬
ment d’accompagnement pour la chanson
populaire. Elle est aussi à la base de la
musique folklorique gitane ou manouche :
les plus grands virtuoses en furent Django
Rheinhardt et Manitas de Plata.
Très prisée en Polynésie depuis son intro¬
duction par
des marins européens
vers
1850, la guitare garde une place importante
dans les *orchestres traditionnels.
’Ua o maita’i atu ’o Tahiti ’e te mau
aihu ’ara ’au farani i roto i te piti o te tama ’i
rahi. ’O te hôë teie i te mau fenua mâtamua
roa
cord mi|, laj, réj, solj, si^, mij. Les cordes
farani vi
guitare électrique diffère de la précé¬
par le mode d’amplification des
sons : la caisse de résonance fait place à un
dispositif d’amplification électrique. Pré¬
sente dans la plupart des orchestres mo¬
dernes, elle est l’instrument préféré de l’au¬
• La
dente
teur compositeur polynésien Michel Poroi.
’ore tei tui te ro’o i Ripia (Libye) i Itaria ’e i
Farani i te area matahiti 1942 ’e tae atu i te
matahiti 1945.
•
guerre froide. Expression utilisée dans
l’Espagne du Moyen-Age pour définir les
relations entre catholiques et musulmans,
reprise par un conseiller du président Truman en 1947. La “guerre froide” est l’af¬
frontement quasi permanent qui opposa,
de 1947 à 1962, l’U.R.S.S. et ses alliés aux
États-Unis et au bloc occidental. Durant
cette période, chaque camp usa de tous les
moyens (intimidation, propagande, sub¬
182
guillotine, nom fém. Appareil constitué
de deux montants verticaux entre lesquels
coulisse un couperet. Probablement
inventé au XVP siècle, cet instrument
d’exécution fut adopté en 1791, pendant la
Révolution française, sur le conseil du'
DrGuillotin, pour trancher la tête des
condamnés à mort.
En Polynésie, la guillotine a été utilisée
deux fois : pour l’exécution de *Chim Soo
le 19 mai 1869 à *Atimaono et pour celle
d’un autre meurtrier, Kuan You, le 14
novembre 1921 à Papeete.
GYLES
GUYANE. Région située au nord-est de
r* Amérique du Sud et partagée entre plu¬
le Brésil, le Venezuela, la
Guyana (ancienne colonie britannique), le
Surinam (ancienne possession hollandaise)
et la Guyane française.
• Guyane française. Ce *département
sieurs pays :
d’outre-mer couvrant ÇlOOOkm^ est une
I—I
zone
cultivée
^ ozone de
□
4P
gisement de bauxite
i
centre spatial
ville de plus de 10 000 hab.
•
6
pêche et port de pêche à la crevette
élevage
ïoô
5 % d’Asiatiques (Chinois et réfugiés d’Asie
du Sud-Est). La plupart vivent à Cayenne,
la préfecture. L’économie de la région est
sur l’exploitation de la forêt et la
pêche à la crevette "shrimp La position
équatoriale de la Guyane explique le choix
qui en a été fait en 1968 pour l’installation
basée
ioo km
d’une
base
de
lancement
de
fusées
à
Kourou.
Guyane. 1. Barge d’exploitation
aurifère. 2. Groupe d’ouvriers
représentatif de la société
multi-ethnique guyanaise.
3. Vestiges du bagne de Cayenne.
4. Orpailleurdans la haute valléede
rOyapock. 5. Pas de tir de la base
aérospatiale de Kourou.
6. Amérindiens européanisés.
guyot, nom masc. *Volcan sous-marin
dont le sommet a été tronqué par l’érosion
marine et qui s’est ensuite effondré si brus¬
quement que les édifices coralliens n’ont pu
se construire. Quelques guyots ont été
repérés sur les fonds de l’archipel des Tua¬
motu.
Certains sont recouverts de sédi¬
ments cobaltifères.
GYLES (John) (début du XIX® siècle). Au
séj our à la Jamaïque, ce *missionnaire protestant anglais avait acquis
une bonne connaissance de l’exploitation
de la *canne à sucre. Il fut invité par la
'•’London Missionary Society pour créer
des plantations et une raffinerie aux îles du
Vent. Installé à Opunohu (Moorea), il se
heurta au mauvais vouloir de Pômare II et
dut abandonner sa “'‘plantation. Il reprit ses
activités à Huahine et à Raiatea, mais les
cours de son
terre française depuis 1677. Les tentatives
de colonisation agricole menées entre 1637
et 1765 y échouèrent. Pour la Métropole, la
Guyane ne fut plus alors qu’une terre de
relégation dont le bagne, ouvert en 1852 à
Saint-Laurent du Maroni et
aux
îles du
Salut, mérita sa sinistre réputation jusqu’à
sa fermeture en
1947.
Aujourd’hui, la Guyane compte 73 022
habitants (1982) dont 75% de noirs et de
métis descendants des anciens esclaves,
11 % d’Européens,
9 % d’Amérindiens et
inquiétudes de la L.M.S. face à la consom¬
mation croissante de ‘•‘rhum en Polynésie
obligèrent Gyles à renoncer et à rentrer en
Angleterre.
183
HA’AMANIMANI
ou
Ha’amenemene
(fin XVIII® siècle). *Prêtre et orateur né à
Raiatea qui appartenait à une grande
famille *ari’i. Il possédait une partie des
*chefferies de Raiatea et de Tahaa, mais
semble avoir été chassé des îles Sous-leVent. Il vint se fixer à Tahiti et devint le
grand'prêtre de la chefferie de *Pare. Sa
sœur avait épousé *Hapai ; il était donc
l’oncle de *PomareP'' avec lequel il s’en¬
tendit
assez
mal. C’est pourtant
lui qui
investit Pômare P® des pouvoirs de grand
chef en 1791. En outre, il reçut une cheffe¬
rie de Moorea après que Pômare se soit
rendu maître de nie en 1794. Lors de l’arri¬
vée des *missionnaires en
encore un
1797, il jouait
rôle très important. Il devint le
*taio (l’ami) du capitaine *Wilson et pré¬
sida la cérémonie d’accueil des mission¬
naires anglais. Ses rapports avec Pômare
P® en devinrent encore plus tendus et il
poussa * Pômare II à se révolter contre son
sés. Les Tahitiens laissèrent 9 morts, mais
*Itia réussit à réconcilier Pômare II
►
père le 23 novembre 1798. Les deux alliés
envahirent le district de Matavai, mais
avec
son père, au détriment du grand prêtre qui
fut assassiné par un serviteur d’Itia le 3
décembre 1798.
ha’amea. Lutjanus bohar. Français ; Lutjan rouge. Poisson de la famille des Lutjanidés. Ce sont des Poissons au corps massif
dont la taille est comprise entre 40 et 80 cm
de longueur pour un poids de 3 à 7 kg. On
les pêche à la ligne jusqu’à 50 m de profon¬
deur. Leur teinte rouge foncé devient rouge
saumon après leur mort. Ce sont des Cartrès voraces ; malheureusement, les
spécimens sont presque toujours
sponsables d’empoisonnements
Ha'amanimani
HAAMENE. Ce district, aujourd’hui sec¬
tion de *commune, de la côte est de *Tahaa
particularité de s’étendre sur les rivages
de la baie la plus longue de Polynésie :
a la
4 500 m d’ouest en est. Au fond de la baie
Haamene, le village du même nom
abrite 604 habitants (1983) ; il s’est agrandi
des bâtiments du collège de Tahaa.
de
HAAPAPE. Ancien nom de la commune
de *Mahina.
C’est là que se déroula, le 29 juin 1844, une
bataille importante au cours de la *guerre
franco-tahitienne. Une colonne française
forte
de
405
soldats, accompagnée de
volontaires tahitiens conduits par le grand
chef *Hitoti, tomba dans une embuscade
tendue par 2000 guerriers insurgés. Après
deux heures de feu nourri, au cours des¬
ha'ape'e près d’un abri de pêcheurs
184
quelles le pasteur Mac Kean fut tué d’une
balle perdue, les Français chargèrent à la
ba'ionnette et dispersèrent les rebelles. Ils
perdirent 3 soldats et 17 autres furent bles¬
emportèrent de nombreux corps, tués ou
blessés.
HA’APAPE. E i ’oa tahito teie no te ’oire o
Mahina, i roto i te mata ’eina ’a ra ’o Matavai
ato’a te tahi i’oa. I te 29 no tiunu 1844 i tupu
ai i Ha’apape te hô’ë tama’i i rotopu i te nu'u
fa’ehaufarani ’e 405 fa’ehau tei tauturuhia e te
ta'ata tahiti iho (ho’o ’ai'a)fa’aterehia râtou e
Hitoti, maoti te mau rave’a tamoemoe a te
nu’u O te fenua, teiparauhia e mau orurehau e
2000 te ta ’ato ’a, ’ua manuia mai i te reira
taime, i mûri iho ra, ’ua ’u'anafa'ahou te
tama ’i, ’ua pohe roa te ’orometua Mac Kean i
roto
i te hô'ëfifi mana’o
’orehia (e ofa’ipupuhi
’e) ’ua puai roa te nu’u farani e ta
râtou mau pupuhi ’o ’e, te rave ’a ia i purara ai
tefeiâ pato ’ito ’i. E 3 nâfa’ehau farani i pohe,
17 tei pëpë. I te pae no te ta ’ata tahiti e 9 to
tei mahemo
râtou i pohe e rave rahi teipepe.
ha’ape’e. *Vivier flottant en *bambou,
toujours construit et utilisé aujourd’hui. Il
est constitué d’un bambou de 0,5 à 1 m de
long, fendu entre deux nœuds pour former
des lattes qui sont écartées, auxquelles on
ajoute d’autres lattes. Celles-ci sont fixées
sur une armature faite de cercles en bois de
*’aito, à l’aide de tiges de *’ie’ie (racines
aériennes d’une variété de
*pandanus).
aménagée au milieu.
Deux flotteurs en *pürau sont attachés de
chaque côté de la porte. Ce vivier sert à
conserver vivants les poissons-appâts et à
mettre les captures quand on pêche sans
Une ouverture est
embarcation.
►
ha’ape’e. Te vai nei te ha’ape’e ha’unehia i te
ni’au (ota, maro), e fâri’i ma’a ia haere i roto i
te fa ’a ’apu, te vai ato ’a nei ra te ha ’ape ’e
fa’aoraorara'a i’a ’e te reira ’ei ofe ia nô te
hâmani iana. Tei te huru te rahi o te ha ’ape ’e
ta ’oe e hina’aro e vavahi te ofe mai te ha’apa’o
maite i na hope’a ’eipona a’e na pae epiti, ia
fa ’a ’amahahia te mau rati, e hamani te tahi
maupâ’ohu i roto. Ei ra’au ’aito ta’amuhia ai i
te ’ie'ie. Efa’a’auaha te tahi opani i ropu.
fa'anaho maita'i, ha'amau mai ai i te tahi na
poito e 2 ei purau e ta’amu atu i ni'a i nâ pae e
2 O te opani ’oia te auaha ha ’ape 'e. Te ha ’ape ’e
no te ha'aputura’a ia i te i'a ainu e aore ra te
i ’a ia roa’a na roto i te rava 'aira a ait a e va'a.
HA APITI. District de la côte sud-ouest de
*Moorea qui s’étend des îlots Tiahura et
Motufareone jusqu’à la pointe sud de Hle.
Haapiti fut le siège du principal pouvoir
politique de Die jusqu’au début du XIX*'
siècle. C’est ici que vivaient les *Marama,
suzerains des chefs de Vaiare, Teavaro,
*
Afareaitu et *Opunohu ; leur * marne était
celui de *Nuurua.
1572 habitants (1983)
également répartis entre les villages
de Atiha, Haapiti, Moruu et Varari. La
plaine porte encore une belle *cocoteraie
sous
laquelle on pratique l’élevage des
bovins, mais la partie la plus active du
district est le littoral nord-ouest qui a
accueilli plusieurs ensembles hôteliers ou
villages de bungalows. Cette aggloméra¬
tion comporte plusieurs établissements de.
commerce et de loisirs, qui emploient une
grande partie de la population active de
Haapiti. La croissance des activités touris¬
tiques a provoqué une forte augmentation
• Le district compte
assez
de la population : le taux fut de 6 % par an
de 1977 à 1983.
^ Voir aussi :
HA’APITI. E mata ’eina 'a ïa no Mo ’orea, mai
Ti’ahura atu ’e tae roa atu i Atiha.
I riro na ’o Ha ’apiti ’ei mataeina 'a faufa 'a roa i
muta'a a’era, inaha no te ari'i tuiro'o ra ’o
Marama taua mataeina ’a ra, tei reira tôna nâ
pu marae rarahi ’o Nu’urua ’e ’o Maraetefano.
I raro a ’e ia to Vaiare, to Te ’avaro, to
Afareaitu ’e to ’Opunohu i tôna mana ari’i.
Hof tauatini ’e pae hanere ’e hitu ’ahuru ma
piti (1572) rahira'a huira'atira to Ha’apiti i te
matahiti 1983 ra, e noho haere ana’e ra i
Atiha, i Ha’apiti iho, i Moru’u ’e i Varari,
E rave rahi hotera rarahi e vai ra i Ha'apiti
Capitaine
Cook, Climat de France, Tipaniers.,, ’e te riro
nei ïa ’ei rave’a ’imira’a faufa’a na to Ha’apiti
iho ’e no to Mo ’orea ato’a ho ’i.
HAAPU. District rural de *Huahine Iti
qui se trouve au débouché sud de r*isthme,
sur un ancien *cratère d’explosion comblé
par les sédiments d’un lac qui en a occupé
la dépression pendant un temps. Le village
est à l’entrée d’une baie profonde. La popu¬
lation, qui s’élève à 359 habitants (1983) a
accueilli la première mission *sanito de
Huahine en 1950.
a
habitat, nom masc. Milieu où vit une
population, une plante, un animal. Dispo¬
sition géographique des résidences des
hommes : habitat urbain ou rural, groupé
ou dispersé. Ensemble des conditions rela¬
tives à l’habitation: *architecture et amé¬
nagements intérieurs.
•
Dans la Polynésie d’autrefois, l’habitat
n’était que semi-groupé. «Plusieurs *fare
po/e’e (maisons de rtumonj'are *ari'i,fare
’aito ou maisons des guerriers, écoles...)
ainsi que les résidences des ari’i se regrou¬
paient autour des terrains de réunion ou
places publiques nommées mahora (toliua
aux Marquises). Ces grandes places palissadées attenantes à la maison de Vari’i,
selon James Cook, portaient des noms
(Catherine Orliac : “Encyclopédie de la
Polynésie’’, tome 5). Aux alentours, les
maisons étaient dispersées le long des che¬
mins suivant le rivage ou conduisant à l’en¬
trée des vallées.
Toutes les habitations étaient construites
matériaux
en
d’origine végétale. Les
poteaux, poutres et chevrons étaient taillés
dans des troncs de *cocotiers, d’*arbres à
pain, d’*hibiscus ou de *to ’u. Des ligatures
en
*nape permettaient d’assembler les
pièces de charpente. Cette corde était fabri¬
quée avec de la bourre de coco torsadée,
des fibres d’écorce de *purau ou de *’ie’ie.
Le toit était couvert de feuilles de cocotier
ou
de *pandanus tressées, parfois de tiges
de canne à sucre (Maupiti) ou de palmier
(Marquises).
La construction d’une maison était à la fois
spécialiste et un acte reli¬
gieux. La conception des grands édifices et
l’œuvre d’un
le suivi des travaux étaient confiés à un
*tahu'a fare (îles de la Société) ou aux
tuhuna (îles Marquises), artisans qualifiés
pour une partie de l’ouvrage (construction
de la plate-forme, pose des ligatures, *sculp-
tures). Les habitations ordinaires étaient
HAATUATUA. Un ensemble de *sites
archéologiques
dans la nacre et des éléments de colliers
façonnés dans des dents de cachalot ont
également été retrouvés.
variés et constituaient des pôles d’attrac¬
tion sociale, politique et religieuse»
Mahine, tourisme.
mai te. Club Méditerranée, Hibiscus,
des sites (150 av. J.-C.), contestée
depuis, en a fait l’un des plus anciens des
Marquises et de la Polynésie orientale.
L’analyse de tessons de *poterie trouvés à
cet endroit indique une provenance des îles
*
Fidji. L’habitat est marqué par la pré¬
sence de *pavages ; des engins de pêche en
coquillage et en os témoignent de l’exploi¬
tation de la mer. Des *pendentifs taillés
d’un
été repéré dans les
grandes *dunes de cette baie située sur la
côte nord de *Nuku Hiva (Marquises).
Robert Suggs y trouva en 1957 des vestiges
d’*habitat et des *sépultures. La datation
construites par de simples charpentiers ou
avec
vaux
l’aide de parents et d’amis.
Les tra¬
étaient ponctués de nombreux rites
religieux : consécration des matériaux par
prières et des chants, recherches de
^présages, purification et sacralisation des
des
lieux. Construire une maison de chef ou un
HACHE
Habitat. 1. Fare traditionnels sur
pilotis, le long d’une baie de
Huahine. 2. Habitat spontané et
insalubre souvent particulier aux
insulaires ayant migré vers Tahiti.
3. Grands immeubles jointifs du
front de mer de Papeete, à vocation
commerciale et résidentielle.
4. Villa de grand standing sur les
hauteurs de Punaauia. 5. Zone
résidentielle urbaine organisée le
long de multiples servitudes reliées
à la route de ceinture (Punaauia,
côte ouest de Tahiti).
6. Agglomération de Hitiaa, sur la
un exemple de
village-rue à structure lâche,
typique du milieu rural polynésien.
côte est de Tahiti :
186
*fare ia manaha près du *marae exigeait en
tion
L’architecture des maisons d’habitation
était sensiblement différente d’un archipel
tiplient. L’usage des pilotis est partout de
règle, en particulier dans la maison de type
colonial (le *fare vanira par exemple).
C’est de cette époque que datent les cons¬
tructions chinoises en bois» (Gabriel Tetiarahi : “Papeete”).
Progressivement, les habitations se sont
groupées autour des lieux de culte, des
outre un sacrifice humain.
(elle est très mal
Australes) ;
à l’autre
-
connue
aux
Aux îles de la Société, la construction de
base était le fare
hau pape comprenant
deux rangées de poteaux latérales et une
rangée centrale, plus haute, qui soutenait le
faîte d’un toit à double pente. L’adjonction
d’une abside permettait d’obtenir un fare
pote'e, celle d’une véranda, un fare taupe'e
(fréquent aux îles Sous-le-Vent).
-
Aux Tuamotu, les maisons étaient petites
basses, formées d’un toit en pandanus aux extrémités arrondies, descendant
et très
jusqu’au sol.
-
Aux Marquises, lefa’e était construit sur
plate-forme de pierre, le *paepae. Les
poteaux, souvent sculptés et fichés dans les
pierres, supportaient un toit dissymétrique
qui descendait jusqu’au sol à l’arrière mais
laissait voir une façade donnant sur la par¬
tie avant du paepae. Cette façade était
ouverte ou obturée pardes claies de *bambous ou de pandanus.
Le sol de toutes ces habitations’était tapissé
une
en
1875...
[Au lendemain de la F®
Guerre mondiale] les constructions se mul¬
chefs-lieux administratifs et des centres
commerciaux. L’habitat urbain prime
désormais largement sur l’habitat rural et
revêt des formes très variées, héritées des
bouleversements économiques et sociaux
successifs. C’est ainsi que se côtoient les
maisons en dur, claires et aérées, d’une
grande partie des classes moyennes et les
fare “pinex” parfois consolidés par des
tôles dans les zones d’habitat spontané et
insalubre.
Les matériaux végétaux de type tradition¬
nel sont devenus, en raison de leur prix,
l’apanage des résidences aisées du bord de
mer ou des hôtels désireux d’intégrer leur
architecture au cadre polynésien.
Voir aussi : Office territorial de l’Habitat
social.
d’une litière de feuilles, d’herbes sèches ou
hache, nom fém. Instrument tranchant à
meurs, la tête soutenue par un *appui-tête
fendre ou à couper.
de *nattes sur laquelle reposaient les dor¬
(Société), des coussins de *tapa (Mar¬
quises) ou une poutre (Tuamotu). Les
ustensiles et les outils étaient suspendus à
des poteaux (ffata), déposés sur les bascôtés ou dans un appentis voisin.
tao’to, habitation princi¬
pale servant surtout de chambre à coucher,
Autour du fare
on
édifiait de nombreux abris
annexes :
fare tutu pour la cuisine,/hre tâmâ’ara'a
pour prendre les repas, petit fare hau pape
pour la préparation du tapa,farau ou han¬
gar à *pirogues.
Dès le début du XIX® siècle, les mission¬
naires anglais tentèrent de transformer
l’habitat polynésien jugé insalubre et cou¬
pable de favoriser la promiscuité. Mais
pour Jean-François Baré, «la révolution de
l’habitat qu’ils proposent n’est pas acceptée
par la masse polynésienne, qui pendant de
nombreuses décades habitera les construc¬
tions
légères dont tous les visiteurs du
XVIIl® siècle s’accordaient à noter la remar¬
quable adaptation» (“Tahiti; les temps et
les pouvoirs”). Seuls les chefs, aux îles de la
Société, et les habitants des Australes
adoptèrent les maisons en dur: pour les
premiers, il s’agissait d’une appropriation
du modèle culturel dominant et, pour les
seconds^ de mieux se protéger des rigueurs
du climat.
C’est à
Papeete
que
l’habitat populaire
commença à intégrer des matériaux nou¬
«Quoique le bois et le pandanus
demeurent les matériaux végétaux les plus
utilisés, la tôle galvanisée fait son appari¬
veaux.
forte lame, muni d’un manche, servant à
Outil préhistorique dont la lame en pierre
taillée est munie d’un tranchant à
son
extrémité distale, disposée parallèlement à
l’axe du manche.
•
En Polynésie, la hache est très peu pré¬
sente dans l’outillage ancien. José Garan-
ger propose de réserver le nom de hache
aux lames présentant deux biseaux pres¬
que symétriques ou lorsque les deux flancs
de la lame sont presque symétriques.
Les haches en fer furent introduites par les
Européens dès la fin du XVIII® siècle.
Hom. : Ache (nom fém.) ; H.
haea. Pierre de fondation d’un *marae.
Teuira *Henry rapporte que, lors d’un par¬
tage, «ceux qui quittaient la propriété
qu’ils habitaient, emportaient une pierre de
leur marae qui servait de pierre de fonda¬
tion pour le nouveau marae à construire
sur le nouveau terrain... Avec la pierre de
l’ancien marae, disparaissaient aussi les
titres héréditaires qui appartenaient à l’an¬
cien propriétaire et les nouveaux posses¬
seurs du marae n’avaient plus aucun droit
sur
ces
titres. Le
nouveau
marae
était
L’inauguration
était marquée par une fête».
consacré
au
même dieu.
haere po. Charles Vernier en donne la
définition suivante : «Le soin de conserver
les *traditions
historiques et religieuses
était confié aux haerepô(promeneurs noc-
HAGGERSTEIN
turnes). C’étaient les “hommes-archives”.
Leur charge était héréditaire. Dès leur
enfance, ils apprenaient les récits rythmés
de l’origine du monde, de la filiation des
♦dieux, des *migrations des *ancêtres, des
♦généalogies royales, des limites territo¬
riales. Ilynarchaient de nuit le long des
*marae, répétant à eux-mêmes, à voix
haute et toujours d’un trait, toutes ces
archives. Il ne devait pas y avoir d’hésita¬
tion dans leur mémoire, sinon c’était un
mauvais *présage. Ils vivaient à côté des
♦prêtres et des chefs et étaient consultés en
Hakka, nom et adj. Peuple *chinois origi¬
naire de la partie septentrionale du Kwantung et du sud-ouest du Fukien. Depuis le
Moyen-Age, cette population avait fourni
des contingents de migrants vers l’Asie du
Sud-Est : l’Annam, la Malaisie et l’Indoné¬
sie. Au XIX® siècle, l’insécurité et la misère
poussèrent les Hakkas à émigrer massive¬
ment. U n millier d’entre eux furent engagés
à *Hong Kong en 1865 pour travailler sur
la plantation d’*Atimaono. Ils constituè¬
rent la première communauté chinoise de
Tahiti.
toute circonstance, car c’était le livre vivant
de
♦religion et de la tradition. Ils
la
devaient
avoir
mémoire
à
des
poumons
et
une
épreuve» (“Tahitiens
d’hier et d’aujourd’hui”).
Voir aussi : académie, école. Immémoriaux
toute
(Les).
►
_
mai râtou. I to ratou vai lamari'ira'a, e
ha’api'ihia râtou i te tuatapapa mai e aore ta i
te fa’ati’a mai i te parau na roto i te
fa 'anavenave maita 'ira ’a i to ratou reo ’e ta
râtou parau nô te fa’ateniteni i te ao, te
ihotataura ’a i te mau atua, te huru no te mau
fém. Genre d’*Algue
forme de palettes,
articulés entre eux, et
te aufau fëti’i o te huiari’i,
te mau ta’oti'ara’a fenua. E haere noa ratou i
’a e tamau
tuatapapa, e reo iti
rahi ia fa ’aro ’ohia e ho â huru ta ’iara ’e tae atu
i te hope’a. Eiaha roa efe’a’apitira’a i roto i to
ratou ferurira’a (mana’o) ia mau ’a’au te parau
ia tapi ri’i ratou e tapa’o ino ia. E ora ratou i
piha’i iho i te mau tahu’a ’e te mau upo’o
fa ’atere, e farerei tamauhia ratou i te mau huru
taime ato ’a no te mea, ’ua fa ’aau hia ratou i te
puta ora nô te peu o te ha’amori ra’a ’e te iho
tumu. E feiâ mahaha e e ’a ’au tauruuru ’ore no
te roara ’a o te marae i te mau po ato
te mau huru tamatara ’a ato ’a.
HAGGERSTEIN (Peter) (fin du XVIIP
siècle). Après le naufrage de la Matilda, ce
*beachcomber suédois demeura à Tahiti
compatriote Lynd et se mit au
service des Pômare. Il fut parmi les tout
premiers Européens à vivre à Tahiti et sut
se rendre indispensable en servant d’*interprète aux chefs tahitiens. Il combattit
surtout comme ♦mercenaire, puis aida les
♦missionnaires anglais à s’installer à Tahiti
avec son
en
dont la taille varie de 1 mm à I cm. Ces
éléments, appelés articles, aplatis et durs,
articulations non calci¬
fiées qui conservent à l’Algue une certaine
souplesse et une forme en chapelet ramifié.
Après leur mort, ces articles constituent de
très importants dépôts de sables grossiers.
Il y a quelques années en Polynésie, les
filles, après les avoir trempés dans l’eau de
Javel pour les blanchir, les accrochaient
dans leurs cheveux en guise de décoration.
La plus courante de ces Algues est Hali¬
meda opuntia. 11 existe une variété à gros
articles.
1797.
(James Norman) (1887-1951).
Après avoir participé à la P® ♦Guerre
mondiale en tant que pilote de l’escadrille
Lafayette, cet écrivain américain s’embar¬
qua pour Tahiti en 1920 avec son ami
HALL
Charles *Nordhoff. Tous deux devinrent
célèbres grâce à l’ouvrage qu’ils écrivirent
ensemble : “Les *Mutinés du *Bounty”. Ils
firent bientôt suivre
ce
roman
HAKAHAU. Principal village de *l]a Poii
(Marquises), Hakahau est situé sur la côte
nord, au fond d’une petite baie qui offre le
meilleur mouillage de nie. Sa population
d’agriculteurs-pêcheurs était de I 169 habi¬
tants en 1983. La rivière qui débouche à
proximité du village porte également le
nom
de Hakahau.
de deux
the sea” et
''"Pitcairn ’s island" qui formèrent une trilo¬
gie avec le précédent, puis de “*Hurricane'\ “No more gas” et “Dark River".
James Norman Hall se plut à Tahiti qu’il
ne quitta que pour des séjours intermit¬
autres volumes : “Men against
tents en Californie. Il s’était installé à Arue
et y mourut en
1951.
Papeete, proche de la
Un immeuble de
cathédrale, porte son nom.
Voir aussi : littérature.
halophile, adj. Qualifie les organismes qui
vivent dans des sols riches
188
en
tere o te hui tupuna.
noa ai i teie mau parau
James Norman Hall
nom
calcaire constituée d’éléments
sont reliés par des
haere-po. Teie le talarara'a a Tara Verenie: no
te fa'aorara'a i te maupeu tahito, ’oia ato'a te
mau peu ha ’amorira ’a. ’ua pupuhia te reira
’ohipa i te haere-po ’oia tefeia ori haere i te
pô. ’Ua riro rat ou ’ei mau “ta'ata ha'apulu
parau ’ei feia pu'e parau" mai te hui tupuna
Halimeda cylindracea
Halimeda,
verte
en
sels et en
particulier en chlorure de sodium. C’est le
cas par exemple de toutes les plantes qui
vivent en bord de mer et dans les îlots de
submangrove (marécages de bord de mer).
haltérophilie, nom fém. Du grec haltères :
balancier. Sport qui se pratiquait dans la
plus haute ♦Antiquité (Chine et Égypte
HAMEÇON
anciennes). Les Grecs avaient indu cette
discipline dans leur préparation aux *Jeux
olympiques.
L’haltérophilie moderne a pris naissance
au Moyen-Age et nous vient d’ Europe
centrale et orientale. Le premier club fut
créé à Saint-Pétersbourg en 1885 et les
premiers championnats du monde eurent
lieu en 1891. Admise aux Jeux olympiques
d’Athènes (1896), l’haltérophilie en fut
écartée par la suite et ne réapparut qu’en
1920 à Anvers grâce à l’action de Jules
Rosset, président de la Fédération interna¬
tionale pendant 24 ans. Un moment domi¬
née par l’Europe occidentale, puis par les
États-Unis, l’haltérophilie est devenue,
après 1960, la chasse gardée des pays de
l’Est (U.R.S.S. et Bulgarie surtout). Les
haltérophiles sont répartis en catégories de
poids et doivent effectuer deux mouve¬
ments : l’arraché et l’épaulé-jeté (le développédebout a été abandonné en 1972).
•
En
Polynésie française, l’haltérophilie
s’enracine dans les concours traditionnels
de ^levers de pierres, mais sous sa forme
moderne, ce sport fut introduit en 1966, à
l’initiative de John
Bambridge, de Ray¬
mond Thomas et du Dr *Cassiau. Les
entraînements eurent lieu à Fautaua, puis à
Pirae, dans des conditions souvent diffi¬
ciles. C’est en 1971 seulement que fut fon¬
dée la Ligue régionale d’Haltérophilie dont
président est Saturnin Cabrai. Cette
ligue compte 151 licenciés pour 5 clubs.
A. Cheung et A. Massin en sont les portele
drapeaux.
•
Les sociétés commerciales hambour¬
geoises ont tissé des relations avec le monde
entier et se sont intéressées à l’Océanie au
cours du
XIX*^ siècle. Ce fut le cas notam¬
la firme *Godeffroy et de la
*Société commerciale de l’Océanie qui
ment
de
importaient du coprah, du coton, de la
nacre et
de la vanille.
Aujourd’hui, une grande partie des pro¬
duits allemands consommés dans le Terri¬
toire transite par ce grand *port industriel.
hameau,
nom masc.
Forme d’*habitat
intermédiaire entre le ^village et la maison
isolée. Le hameau ne dispose généralement
pas de services ou de bâtiments d’intérêt
collectif (école, mairie, dispensaire...).
Hameçons. 1. Hameçon direct en
nacre. 2. Indirect. 3. Hameçon à
requin, en bois. 4. A 'uravena et
mana'a, en bois. 5. A bonite,
à pointe en nacre. 6. A bonite,
à pointe en métal. 7. A thon,
en
bronze.
hameçon,
Tahitien: pa,
parfois pourvu
d’un ardillon que l’on garnit d’un *appât,
servant à la *pêche.
• En Polynésie, la plupart des objets d’au¬
trefois fabriqués en matière végétale ont
disparu. Leü hameçons sont, avec les
*herminettes, des témoins importants des
matau.
activités
nom masc.
Crochet pointu,
traditionnelles.
en
étaient
Ils
nature et de formes diverses.
de
11 en existait
coquillage (*nacre, *turbo...), en os, en
écaille de tortue, en bois. Les
hameçons
simples, taillés d’une seule pièce, étaient de
formes variées : droit, recourbé, circulaire.
Ils étaient utilisés à proximité du rivage ou
du récif. Les hameçons composés étaient
assemblages d’une *hampe et d’une
pointe, parfois de matière différente, par
exemple pointe en os sur hampe en bois.
On pêchait les *reqüins avec des hameçons
en
bois de grande taille (kao aux
Tuamotu).
Un autre grand hameçon en bois avec
pointe en bois ou en coquillage (aujour¬
d’hui en métal) sert toujours à la pêche aux
des
hambo voir hombo.
HAMBOURG. Cette ville portuaire d’* Al¬
lemagne fédérale, située au fond de l’es¬
tuaire de l’Elbe, est un des principaux cen¬
tres
d’affaires européens depuis le XVIU
siècle.
189
*
'uravena et aux mana’a entre 200 et 400 m
profondeur, surtout aux Australes.
L’hameçon est descendu, lesté d’une pierre
qui se détache par simple secousse quand
de
elle touche le fond.
Les hameçons-*leurres sont bien représen¬
tés avec l’hameçon à bonite.
La hampe, faite en nacre d’huître perlière,
taillée et polie de manière à ressembler au
poisson, servait de leurre. La
pointe, fixée sur la face interne de la
hampe, était en nacre, en écaille de tortue
ou en os, reliée à la hampe par deux liga¬
tures en *ro 'a. La ligne était attachée à la
pointe et à l’extrémité supérieure de la
hampe. Une touffe de crin (de chien ou de
cochon), ou de plumes de *frégates imitait
la queue d’un poisson.
On connaît sur le même modèle, mais plus
petits, les hameçons à *’i’ihi (rougets).
Les clous des premiers navires européens
suscitèrent le plus vif intérêt chez les
pêcheurs polynésiens qui les transformè¬
rent en hameçons des plus résistants !
corps d’un
►
matau. E tao’a hamani teie, i mua roa epafao
no te tâmau
i te ’apa ’e aore ia i te ’arainu. I
roto i te orara 'a,
’ua rave te nuna 'a tâta 'itahi i
te mau mea ato 'a e au ia râtou nô te
mau rave ’a ato ’a no te peu e tano
’imi i te
i roto i te
orara’a. No reira, i roto i te orara'a o te nuna'a
ma ’ohi, te vai ato ’a nei tana mau peu ’e te
hiro ’a e toe nei no te reira, ’ua riro ia ’ei
faufa ’a rahi mau no te fa ’a ’ite i te mau u ’i i te
huru no te orara ’a tei haerehia mai. Te matau
’e te to ’i ’ofa ’i te tahi ia mau tao ’a ri ’i te
nehenehe e ha ’amaramarama ia tatou i te huru
no te orara’a i muta’a iho. E hamani te ma’ohi
’e aore ra i te
’apu ma ’oa, i te ivi ato ’a, te pa ’a honu, te ra ’au
noa. ’Ua rau huru faito matau, tei te huru te
mau fa ’a ’ohipara ’a ’e te huru ato’a o te i ’a. Te
rave’afa’a’ohipa, e nehenehe ’ei matau ho’ê ’e
aore ra e ha ’apupa. No te tautai i te ma’o, ’ei
i tana matau i roto i te parau
ivi a’e ia’amu atu ai i ni’a i te hô’ërâ’au e
parauhia te reira ’e kao (’ao) i te Tuamotu.
No te haere e hi i te uravena ’e te manâ, e râ’au
noa te matau ta’amuhia te tahiporeho i ni’a
iho ’eifa’ahoro ato’a ra i ni’a iho, no te
hohonu te vahi e fa’ahoro atu i te matau e
mahere e 200 metera ’e aore ra e 400 metera i
te hohonu i raro.
Te vai ato ’a nei te matau ’apa. No te tautai tua
hi ’auhopu, e pârau ia te ravehia tei ni’a iho te
avoir hampe et pointe distinctes, ligaturées
à leur base. Dans les hameçons à *bonite
polynésien, la hampe constitue le *leurre
en
*nacre.
sens : long manche de bois d’un
drapeau ; tige portant une fleur unique.
Hom. : la hampe d’un cerf, d’un bœuf...
Autres
HAMUTA. Tahiti. Petit cours d’eau long
de 9 km qui prend sa source sur le flanc
nord du massif de r*Aorai et traverse le
centre de la commune de *Pirae : les quar¬
tiers de Hamuta (au débouché de la vallée)
et celui de *Taaone.
Des *fouilles archéologiques ont permis de
dégager trois sites dans la moyenne vallée :
d’anciennes *terrasses de culture en par¬
celles rectangulaires, probablement irri¬
guées, des plates-formes pavées ayant sup¬
porté des habitations et, plus haut, un site
cérémoniel comprenant deux *marae.
hand-ball, nom masc. d’origine allemande
{hand : main, bail : balle). Apparu vers
1920 en Allemagne, le hand-ball se joua
d’abord à deux équipes de 11 joueurs sur
un terrain de football, en dribblant à la
main. C’est sous l’impulsion des Scandi¬
naves, au lendemain de la 2® Guerre mon¬
diale, que le hand-ball à sept, en salle,
éclipsa le hand-ball à onze. Ce sport s’est
surtout développé dans les pays de l’Est et
de l’Europe germanique. Il intéresse envi¬
ron
en
2,5 millions de licenciés, dont 900 000
U.R.S.S. La Fédération française
de
Hand-Ball a été fondée en 1941, mais ce
sport n’a guère gagné que le Nord, l’Est, la
Région parisienne et quelques grandes
villes.
•
En
Polynésie française, des tournois
furent organisés à partir de 1962, mais ce
sport fut cantonné longtemps aux milieux
scolaires et militaires. Ce n’est qu’en 1972
que fut créée la première équipe civile (sec¬
tion hand-ball des *Jeunes Tahitiens). La
Ligue de Polynésie vit le jour l’année sui¬
vante et un premier championnat regroupa
bientôt six clubs. Le hand-ball tente actuel¬
lement une percée dans les îles (Moorea,
mataupapa’a ’e te tahi api itipunu fa’a’anapa
îles Sous-le-Vent...), mais il s’y heurte à la
fa ’ahoho ’a i te huru no te ho â Va. No te tautai
ball. En 1986, la Ligue de Hand-ball regrou¬
ta’amuhia te tahi huruhuru manu ’ei
i’ihi, ho’e huru ravera’a, mea huru hu’a mai ra
te
’apa.
No te maupahipapa’a matamua i tae mai i
concurrence du
*volley-ball et du *basket-
pait 21 clubs et comptait 671 licenciés. Son
président en était Lawrence Taea.
roa’a ai i te ma’ohi, te mana’o e rave i te naero
no te hamani i te matau.
E te reira opuara ’a,
’ua manuia mau a e matau pa ’ari ato ’a tei
noa’a mai.
hampe,
nom fém. Partie verticale de
r*hameçon, en dehors de la courbure et de
la pointe. La tête de la hampe est travaillée
de façon à assurer une bonne fixation à la
ligne. Dans un hameçon composé, on peut
HANE. Village de la côte sud de *Ua Huka
(Marquises), près duquel se trouve un *site
archéologique constitué par une très
grande *dune de sable à l’embouchure de la
vallée Hane. En
1964-1965, Y. H. *Sinoto
ont recueilli 3000
objets : herminettes avec ou sans tenon,
hameçons, harpons, poids de pêche, râpes
à coco, pectoraux sculptés en nacre, dents
et Marimari Kellum y
HAO
de cachalot
façonnées et perforées, élé¬
ments de collier en forme de rouleaux en
os,
matériel de tatouage... De plus, quel¬
ques tessons de céramique font de Hane un
site de référence en Polynésie orientale. Les
nombreux objets inventoriés et les restes de
à différents niveaux de la dune
indiquent une longue occupation humaine.
Une trentaine de sépultures ont également
été mises au jour. Les datations les plus
anciennes remontent à 300 après J.-C.
pavage
►
HANE. E mata ’eina ’a ïa no te molu ra ’o Ua
Huka i te pae Nu’uhiva ma. Mai te matahiti
1964-1965, ’ua riro ’o Hane ’ei mata'eina'a
faufa ’a roa i roto i te tuatapapara 'a no te
’a’amu no to tatou nuna’a ma'ohi. Inaha, na
roto i te mau mâ’imira’a a nâ ta’ata
’ihipapa ra
’o Sinoto ’e ’o Kellum ’ua ’itehia mai te tahi
mau
tapa ’o fa ’a ’ite e, e riro paha o Hane te
vahi matamua i tapae mai ai to tatou mau
lupuna ma’ohi i to ratou taera’a mai i teiepae
to tatou.
Nâ roto i ta raua mau herura’a i rave i reira,
’ua hau i te toru tauatini (3 000) tao ’a faufa’a i
’itehia mai e raua. ’Ua ’ite-ato ’a-hia mai te tahi
mau hunara'a ma’i
(e toru ’ahuru) tahito roa.
1
HAO. *Atoll des *Tuamotu du Centre
situé par 18° 15’ sud et 140° 55’ ouest. Son
*lagon est un des plus grands de Polynésie :
il s’allonge du nord-ouest au sud-est sur
55 km, mais ne s’ouvre que par une seule
*passe parcourue de courants violents.
L’île fut découverte par le navigateur espa¬
gnol Pedro Fernandez *Quiros en 1606 et
aperçue par *Bougainville en 1768.
• Elle est aujourd’hui la base avancée du
*Centre d’Expérimentation du Pacifique
pour les essais nucléaires. De 1963 à 1965,
d’importantes infrastructures ont été mises
en place: une piste d’aviation de 3 400m
protégée par une digue, une route de
15 km, des logements, des salles de réu¬
nion, des appareils pour l’approvisionne¬
ment
en
eau
douce et des laboratoires.
Pour Ph. Mazellier (”De l’atome à l’auto¬
nomie”), le rôle de Hao est double : «servir
de point de relais pour les avions qui amè¬
neront certains matériels délicats, servir de
point d’arrivée pour les premiers examens
après les expériences. Hao, c’est l’atoll
laboratoire, domaine du *Commissariat à
l’Énergie atomique». La multiplication des
emplois explique le fort taux d’accroisse¬
ment démographique: on comptait 255
habitants en 1956, mais 1286 en 1977
(1 167 en 1983). Certaines années, près de
1 500 techniciens, civils et militaires se sont
ajoutés à la population résidente (Air
Tahiti a enregistré 3 331 passagers en 1987).
Néanmoins, le village d’Otepa a gardé son
visage traditionnel et une partie de la popu¬
lation tire aussi des
revenus
des *fermes
nacrières et perlières.
18°
Hao
passe y AKI
V
•
,
h
OTEPA (village)
i
'
FAF ATAHI
'N.
,
0
,
10 km
V
ohakere\ La Sablière
S^TEHAKORO
J:
'S.
S
OHORO''-^^
À
TOPITERE
Nake
TEHIKU
141°
installations de loisirs de
la base militaire de Hao
Hane. 1. Sépultures découvertes
sur le site de Hane.
2. Pêcheurs de
Hane exposant leurs trophées.
191
HAPA
HAO. E motu ïa no te Tuamotu i te pae t
ropu. '0 te tahi roto rahi roa a ’e tona roto i
Porinetia nei: e 55 tirometera mai te tahi hiti i
te tahi.
Nâ te horo pahi paniora ra '0 Quiros i ’ite
mâtâmua ia Hao i te matahiti 1606 ’e ’ite-
fa’ahou-hia atu ai e te horo pahi farani ra ’o
Bougainville i te matahiti 1768. Mai te
matahiti 1963 ra, ’ua riro ïa ’o Hao ’ei motu
ha'amaura'a i te tahi mau ’ohipa rarahi na te
L’*I.F.R.E.Mer s’intéresse beau¬
coup à cette espèce et envisage son élevage
dans des fermes marines. Sa reproduction
en
bassins a déjà été obtenue. Les résultats
sont très
prometteurs.
harehare. Nom donné à toutes les jeunes
*Carangues jusqu’à 10 cm de longueur qui
’e nâ te C. E. P. ’ei turu i te mau
vivent en bancs. Entre 10 et 20 cm de lon¬
tahua taura 'a manureva rahi toHao (e 3400
qu’au-delà de cette taille que chaque
Carangue sera bien identifiée et portera
alors un nom précis. Les harehare, très
voraces et se déplaçant inlassablement à la
’ohipa
tâmatamatara’apuai ’atomi no Moruroa: e
nu ’u
roa) ’ahuru ma pae tirometera
purümu ta, efare ma’i rahi. e fare nohora’a no
te nu'u, ’e mâtini ha’ama'arora’a mili ’ei pape
inu, e rave rahi atu a mau ’ohipa faufa ’a i
metera te
ha’amauhia i Hao.
Nôreira te huira'atira no Hao i haere noa atu
ai i te rahi ’e i te fana’o i te
ma pae (255) noa iho huira’atira’e tae atu i te
faito hoâ tauatini ’e piti hanere ’e va’u ’ahuru
ma ono (1286) i te matahiti 1977 ra. 1 te tahi
mau
matahiti e hau atu i te tauatini ’e pae
hanere (1500) ta’ata te tae i Hao no ta raton
’ohipa, ta’a noa atu ai te huira’atira tumu no
Hao iho.
Hapa ou Haapa. *Tribu vivant dans les
vallées de Hakapa et de Hakahaa, au sud-
est de *Nuku Hiva (Marquises). Son exis¬
tence
gueur, on les appelle puharehare. Ce n’est
recherche de nourriture, constituent une
prise de choix pour les jeunes pêcheurs.
’ohipa. I te
matahiti 1956 ra, e piti hanere ’e pae ’ahuru
fut attestée dès le début du XIX®
siècle par plusieurs navigateurs qui l’assis¬
Harpe
(Harpa amouretta)
coraux.
harpe, nom fém. Instrument de musique à
pincées, formé d’un cadre de bois
triangulaire et de cordes de lon¬
gueur inégale.
• Genre de * Mollusque gastéropode marin
(*Coquillage) représenté en Polynésie par
deux espèces : Harpa major, le plus gros,
qui atteint 10 cm, et Harpa amouretta qui
ne dépasse pas 5 cm.
La Harpe est un
magnifique Coquillage de forme globu¬
leuse à spires peu élevées et dont le dernier
tour est très large. La coquille est de cou¬
cordes
souvent
leur marron crème et porte de nombreuses
tèrent parfois dans ses combats contre la
côtes longitudinales en relief.
ainsi le renfort du commandant américain
David ^Porter en 1813 et celui de Jules
*Dumont d’Urville en 1828, ce qui permit-à
harpon, nom masc. Tahitien: patia. Ins¬
raineté à nie entière.
poissons ou des mammifères marins.
tribu voisine des *Taïpi. Les Hapa reçurent
leur chef, *Keata Nui, d’imposer sa suze¬
trument en
forme de flèche avec dard et
barbes, emmanché, servant à prendre des
•
On
a
retrouvé des têtes de harpon de
forme et de matière différentes dans l’en¬
HAPAl
(1725 ?-1802). Descendant des
chefs de Raiatea et de Taiarapu, Hapai
était le fils de Taaroamanahune, chef
d’Arue. 11 fit un beau mariage en épousant
la grande princesse Tetupaia de Raiatea et
prit la succession de sa mère à la tête de la
*chefferie de *Pare. Il fut l’interlocuteur
privilégié dès navigateurs européens qui
abordèrent Tahiti à Matavai, dans le dis¬
trict avoisinant le sien. Ces contacts firent
de lui et de son fils *Pomare P'' les chefs les
plus illustres de Tahiti.
harpon en os
patia hamanihia i te 'ivi
hapu’u. Èpinepheliis microdon. Poisson
(Ua Huka) aux Marquises en a livré en
nacre et en os.
Des bois durs qui ne se sont
pas conservés ont dû également être utili¬
sés. Les têtes de harpon étaient fixées à
l’extrémité d’un manche, un trou pratiqué
au
milieu permettant de passer une ligne
au poignet du
pêcheur ou à la *pirogue. Un système ingé¬
nieux prévoyait le basculement et le déta¬
chement de la tête du harpon après avoir
fixée à l’autre extrémité
atteint son but.
Aujourd’hui, le harpon est utilisé pour la
pêche dans les parcs à poissons et le fusilharpon sert à la *chasse sous-marine.
de la famille des Serranidés qui regroupe
les *Loches et les *Mérous. 11 s’agit de la
(John) (1836-1900). En 1872, ce
*colon américain acheta un domaine de
Loche marbrée qui possède un corps épais
de forme oblongue ; sa livrée est de teinte
HART
vorace, il est relativement facile de l’attra¬
fit cultiver par des ^Chinois et des * Arorai.
brune tachetée de blanc. Carnivore très
à la ligne. Les hâpu’u géants consti¬
poissons osseux du litto¬
ral polynésien ; certains spécimens appro¬
chent les 200 kg. Ce sont des animaux
sédentaires qui vivent dans les trous des
per
tuent les plus gros
192
semble de la Polynésie. Le site de *Hane
800 hectares à *Hiva Oa (Marquises) et le
Il planta surtout du *coton, mais aussi des
cocotiers, des citronniers, des caféiers et
s’intéressa à l’élevage. La plantation était
très productive et «les naturels discutaient
habituellement quelle était la puissance
supérieure, de celle d’Ima-Hati (surnom de
Hart) ou de celle des Français, concluant
en faveur du capitaine, parce que les Fran¬
çais, il est vrai, avaient plus de bateaux,
mais le capitaine avait plus d’argent»
(R.L. Stevenson : “*Dans les Mers du
Sud”). Son domaine fut ravagé lors des
guerres marquisiennes puis par un raz de
marée
en
mai 1877. Tous les biens de
J. Hart passèrent peu à peu à la puissante
*Société commerciale de l’Océanie.
Figure marquante de la communauté
anglo-saxonne de Polynésie, John Hart
laissa de nombreux descendants parmi les¬
quels Maté Hart (père et fils), conseillers
territoriaux d’Uturoa, représentants les îles
Sous-le-Vent.
HATIHEU. Localité située sur la côte
nord de Hle de *Nuku Hiva (Marquises),
au fond
d’une baie dominée par d’impres¬
sionnants pitons de basalte. Hatiheu fut le
lieu de séjour préféré de l’écrivain Robert
Louis *Stevenson qui en décrit une pointe
forme de cône, précieux signal pour
Hatiheu [qui] surgit dénudée des frondai¬
«en
forêt, et s’abaisse jusqu’au rivage
ravins et en falaises. Du bord de l’une
sons de la
en
des
plus hautes, à 700 ou 1 000 mètres
d’élévation environ, une Vierge abaisse son
regard insignifiant, comme une pauvre
poupée perdue, oubliée là par un enfant
géant» (“*Dans les Mers du Sud”).
Faahiti, Anuhe, Tautira, Teahupoo,
Mataoae, Vairao, Toahotu;
*Teva i uta comprenant 4 districts : Hoo
-
(Papeari), Mataiea, Atimaono,
Papara;
Te *Oropaa, avec Manorua (Paea) et
Manotahi (Punaauia) ;
Tefana ia hurai (*Faaa).
Pour *Moorea (*Eimeo), on distinguait
une partie nord (Eha te io inaro) et une
partie sud (Eha te io inia). La première
comprenait 4 districts (Paiuma, Teaharaa,
Varori, Papetoai) et la seconde 3 (Maatea,
Haumi, Afareaitu). Les divisions de Moorea étaient composées de territoires parfois
éloignés les uns des autres ; il est difficile
ma tavana
-
-
d’en retrouver les anciennes limites.
manahune. (Gouvernement du
peuple). Nom donné à la période de gou¬
vernement qui suivit en 1808 la défaite de
*Pomare H, lequel, vaincu à Papara puis à
Hau
*Mahaena, dut s’enfuir à Moorea. L’île de
Tahiti retrouva alors sa situation politique
basée sur la *division traditionnelle.
Contrairement à Pômare H qui avait pris
parti pour les missionnaires, le Hau mana¬
hune représentait les forces païennes atta¬
chées aux dieux anciens. Parmi ses chefs, le
plus en vue était Opuhara, le frère de *Tati.
Mais les divisions internes ne tardèrent pas
à entraîner de violents affrontements qui
éloignèrent les navires, ruinant le com¬
merce des *porcs salés au
profit de Moo¬
rea.
En
1815, la bataille de *Fe’i Pi devait
HATUTU. Cette
assurer le retour définitif de Pômare H et le
Proche de *Eiao, elle est située par 7“ 55’
sud et 140° 34’ ouest. Terre inhabitée et
sur le
petite île de 4km^ fait
partie du groupe Nord des *Marquises.
protégée par l’administration des
*
Domaines, Hatutu possède une végéta¬
tion luxuriante
et
abrite
d’importantes
colonies d’oiseaux, notamment des *hiron-
delles de mer, des *frégates, des *noddis
bruns et des *fauvettes à long bec.
hau ari’i. Territoire se trouvant sous la
domination d’un *ari’i. Dans son lexique,
Mai-Arii *Cadousteau traduit ce terme par
“royaume”. D’autres ethnologues ou his¬
toriens préfèrent employer l’expression
“*division politique”.
• Jadis, Tahiti était composée de six hau
ari’i. L’île était divisée en parts; chacune
avait une longue portion de côte, quelques
vallées, et se rétrécissait vers l’intérieur de
nie. Les divisions étaient les suivantes :
*Porionuu, aujourd’hui Papeete et
-
Arue ;
*Te Aharoa, composée de six districts:
♦Haapape (Mahina), Haururu (Papenoo),
Te ne et Te Mehini (Tiarei) Ahuare
(Mahaena), Taero (Hitiaa) ;
*Teva i tai, presqu71e de Taiarapu, avec 7
-
-
districts
au
moment du
*Protectorat :
triomphe des partisans du *christianisme
Hau manahune.
ha’ura voir Espadon.
Haura Club voir pêche.
HAUREI. Dans l’île de *Rapa, ce nom a
été donné à la *baie qui pénètre profondé¬
ment l’ancien *cratère : elle couvre 300 hec¬
tares et constitue un abri remarquable.
Haurei est aussi le nom du principal village
de Rapa, situé sur la rive sud de cette baie.
haut-commissaire voir commissaire.
haut-fond, nom masc. (pl. : des hautsfonds). Endroit où le fond de la mer ou du
lit d’un cours d’eau présente un relèvement
remarquable, affleurant parfois à la sur¬
face de l’eau et gênant la navigation.
Dans un lagon, des accumulations coral¬
liennes peuvent former un haut-fond sur
lequel les vagues prennent de l’ampleur.
D’anciens *volcans sous-marins sont par¬
fois appelés hauts-fonds ; ainsi, à 300 km
au
sud-ouest de Tahiti, le haut-fond de la
(-958 m) et le haut-fond du
Rigaud de Genouilly (-500 m).
Confiance
HAVAIKI ou Hawaiki. Terre d’origine de
Polynésiens selon la tradition qui
rapporte que Ha-va-i’i était le lieu de nais¬
tous les
des dieux, des souverains et de
l’homme. Cette patrie n’était pas localisée
sance
et plusieurs îles ont
porté ou portent encore
nom de la plus
grande île dans le groupe hawaïen (Pacifi¬
que Nord). L^le de ’'’Fakarava, dans les
Tuamotu, était appelée autrefois Havaiki.
Les îles *Samoa ont leur Sava’i, les Marquisiens et les Maoris de *Nouvellece
nom.
* Hawaï est le
*San Francisco au X1X'= siècle et jusqu’à la
veille de la 2'= Guerre mondiale. Le port
accueillit le *coton polynésien dans les,
années 1880,
puis la ''‘vanille à la fin du
siècle, mais les échanges avec Papeete res¬
tèrent modestes comparés avec ceux que
avec San
Francisco,
Tahiti entretenait
*Liverpool, *Marseille ou *Hambourg.
Aujourd’hui, Le Havre est le principal port
français et mondial en relation avec la
Polynésie; la liaison est effectuée en un
mois par les navires de la *Compagnie
générale maritime (C.G.M.).
Zélande leur Havaiki.
Dans l’archipel de la Société, Havai’i
était nie de *Raiatea: elle était le centre
•
historique et religieux de toutes les tribus
ma’ohi. Selon les Maoris de NouvelleZélande cités par Teuira *Henry, le marae
*Taputapuatea d’*Opoa «était un grand
marae
d’Hawaiki appartenant aux chefs
sacré, et qu’ils utilisaient pour
invocations en temps de guerre»
du culte
leurs
(“Tahiti aux Temps anciens”). C’était éga¬
lement «le seul endroit où l’on pouvait
acquérir la connaissance et apprendre les
prières et les invocations». Pour s’y rendre,
les chefs religieux de Nouvelle-Zélande
entreprenaient de longs et périlleux
voyages en pirogue.
►
HAVAIKI. ’O te i’oa tumu ïa o te fenua ’ai’a o
te nuna'a ma’ohi ta'ato’a.
Te na’o ra te mau
paraupa'ari e: "o Hawai’i te vahifânaura’a
fenua, fanaura’a atua, fânaura’a ari’i ’e
fânaura ’a taata
’Aita râipapüi teie tau e tei hea te vaira’a o
taua fenua ’ai'a ra. I roto i te mau tuha ’a fenua
mâ’ohi ato’a nôtepaepatitifa nei, te vai nei
teie i’oa ’o Havaiki, ’ua rau ato’a ra tôna huru
papa ’ira ’a,
’O Hawai’i te tahi, ’o ta tatou e pi’i noa nei ’o
Vaihi. Te vai ra o Sava’i i le pae Samoa ma. ’O
Havaiki te i’oa tahito o te motu no Fakarava i
Tuamotu, ’e no Ra’iatea ato’a ho’i. E parau
rahi tô Havaiki (’oia ho’i ’o Ra’iatea) i muta’a
te
ra.
Ona te pu o te fa ’aro ’o o te nuna ’a ma ’ohi
ta ’ato ’a,
te mau
’o te tere roa mai ho ’i i reira ’ia tupu
’oro ’a rarahi i ni’a i te pu marae rahi
tuiro ’o no Taputapuatea i Opoa,
’Ua tupu roa ato’a ho ’i i taua mau tau ra te
tahi huru tâhô’ëra’a o te mau ari’i nô Tahiti,
Ra ’iatea ’e Huahine, ’o te hau pahu nui ïa te
i’oa, e ’ua ’ore i te area o te matahiti 1847 i te
tau o te Hau tamaru
HAVRE
farani.
(LE). Située à l’entrée de l’es¬
tuaire de la Seine, cette agglomération de
254 595 hab. (1982) est, par son trafic de
53,9 millions de tonnes (1984) le 2“= *port
français et le “poumon” de la Région
parisienne,
• Du Havre partaient les voyageurs qui
gagnaient la Polynésie par New York et
HAWAI. État des *États-Unis. *Archipel
du *Pacifique Nord qui comprend 132 îles
alignées du sud-est au nord-ouest entre
154°40’ et 178°25 ouest et 18°54’ et 28°15’
nord.
Les
terres
émergées couvrent
16 641 km2. Les îles les plus vastes, regrou¬
pées
au
sud-est de l’archipel (Hawaï,
Maui, Kahoolawe, Lanai, *Molokai,
*Oahu, Kauai et Niihau) sont d’anciens
édifices volcaniques aux longues pentes
formées par des coulées de *laves très
fluides. A l’est de la Grande Haw.aï, le ‘•‘vol¬
can Kilauea est en activité. Il est situé sur le
flanc du massif formé par les deux plus
grands volcans du monde : le Mauna Loa
et le ‘•'Mauna Kea qui culminent
respecti¬
vement à 4 169 et 4205 m, mais à plus de
9 000 m au-dessus des fonds océaniques.
Le climat, tropical, est caractérisé par des
températures douces (de 22° à 26° en
moyenne) et par d’énormes contrastes pluviométriques entre les côtes au vent et les
côtes
sous
200 mm
au
le vent. Il tombe moins de
nord-ouest de Hawaï où
ne
poussent qu’une herbe rase et des cactus
tandis que les versants est de Kauai, soumis
aux
‘•‘alizés, reçoivent plus de 12 mètres
d’eau par an et portent une forêt dense. Les
cyclones sont rares dans cette région du
Pacifique central, par contre des “‘tsunamis
touchent parfois les côtes est des îles.
•
Histoire.
Les
datations des niveaux
archéologiques les plus anciens indiquent
une présence humaine vers 500
ap. J.-C.
Les atolls des îles de la ‘•‘Ligne ont pu servir
de relais aux premiers navigateurs, proba¬
blement originaires des Marquises. Les
premiers occupants semblent avoir surtout
HAWAI
vécu de la pêche et, sur les côtes exposées
humides, de l’horticulture. Vers
1100, le peuplement s’intensifia et gagna
aux alizés
l’intérieur des îles. Les vallées furent amé¬
nagées en ^terrasses de culture qui étaient
irriguées en période de sécheresse.
A partir de 1500-1600, une société hiérar¬
chisée se mit en place, son élite constituant
peut-être la forme la plus élaborée de l’aris¬
tocratie polynésienne. Les grands chefs
{ali’i) ne se mariaient pas en-dehors de leur
classe et dominaient tout
un
monde de
ble de l’archipel entre 1793 et 1810, aidé en
cela par les vaisseaux du capitaine anglais
Georges *Vancouver.
Comme beaucoup d’dès du Pacifique, les
Hawaï souffrirent du passage des trafi¬
quants et des *baleiniers qui répandirent
de nombreuses maladies épidémiques au
début du XIX‘= siècle. La population passa
sans
doute de 300 000 habitants en 1780 à
40 000 en 1890. Avec le développement des
plantations et de l’industrie sucrière, l’in-
I
chefs inférieurs, prêtres et spécialistes, petit
peuple et esclaves. C’est au cours de cette
période que furent érigés les heiau, espaces
sacrés aux structures plus complexes que
celles des *marae. Un art original s’épa¬
nouit ; statues en bois de dieux grimaçants,
parures de plumes parmi les plus riches du
Pacifique...
Des Espagnols naufragés ont probable¬
ment
homme tatoué
(aquarelle de J. Webber, 1777)
Principales agglomérations et activités économiques des îles Hawaï.
0
80 km
40
I
I
ananas
I
I
canne à sucre
élevage bovin
abordé les îles Hawaï dès le XVL
siècle, mais l’archipel demeura inconnu des
• •
fruits et légumes
aggl. de 10 000 à 50 000 hab.
aggl. de moins de 10 000 hab.
zones
Kailua
OAHU
Honolulu
Waikiki-Kahala
industrielles
tourisme
capacité d’accueil
MOLOKAI
en
chambres
Kamehameha I" le Grand
MAUl
LANAI
Kihei-
Européens jusqu’à ce que James *Cook
l’ait exploré au cours de son 3^ voyage
( 1778). Le célèbre navigateur y périt cepen¬
dant, assassiné lors d’un conflit avec les
indigènes dans la baie de Kealakekua en
1779. Les îles apparurent désormais sur les
cartes du Pacifique et furent dénommées
KAHOOLAWE
Kohala
HAWAI
îles Sandwich en l’honneur de John Mon-
tagu, comte de *Sandwich et
Lord de
l’Amirauté.
La fin du XVHL siècle fut aussi marquée
par l’ascension de *Kamehameha P"', roi de
Hawaï, qui étendit son royaume à l’ensem-
Kaei Hana
Hilo
heiau royal de la baie de Tiritatea
(dessin de Choris, 1822)
Kona
et Nord
195
HAWAIKI NUI
fluence
de
la communauté
américaine
grandit rapidement. Cette communauté
exerçait une domination économique et
culturelle sur les populations polyné¬
siennes et les minorités d’immigrés d’ori¬
gine chinoise, japonaise ou portugaise.
Elle poussa le gouvernement des ÉtatsUnis à annexer les îles en 1898, mais l’ar¬
chipel ne devint un État qu’en 1959.
La 2'= * Guerre mondiale fut, entre-temps,
un
autre
tournant
de l’histoire des îles
puisqu’après le désastre de “^Pearl Harbor,
bombardé par l’aéronavale japonaise le 7
décembre 1941, Oahu devint une base mili¬
taire majeure pour la reconquête du Paci¬
fique et, ultérieurement, pour la protection
des États-Unis.
•
La population des îles Hawaï était esti¬
mée à 1 039 000 habitants en 1984. En 1983,
cette société multi-raciale comprenait 33 %
de blancs, 25 % de Japonais,
14% de Phi¬
lippins, 12% d’Hawaïens et quelques
dizaines de milliers de Chinois, de Coréens,
de
Samoans, Vietnamiens... En
1983,
761 964 habitants vivaient sur la seule île de
Oahu, le cœur économique de l’État.
Hawaï. 1. Touristes au centre
culturel
polynésien de Lae.
2. Cérémonie religieuse japonaise.
3. Hookipa Beach
4. Waikiki
Park (Maui).
beach, lieu central du
tourisme hawaïen. 5. Éruption
volcanique sur les flancs du
Kilauea (Grande Hawaï).
196
Les principales activités agricoles sont la
culture de la *canne à sucre, très étendue
dans
nie de Hawaï, et la production
d’*ananas. Elles fournissent les matières
premières des principales usines d’Oahu.
''’Honolulu compte aussi plusieurs papete¬
ries, des sociétés d’édition et des entreprises
textiles. Le tourisme reste toutefois la pre¬
mière ressource de l’État. En 1981, 417
hôtels (plus de cent dans l’agglomération
de Honolulu) ont reçu 4250428 visiteurs.
Les revenus du tourisme (3,2 milliards de
dollars en 1981) dépassent largement ceux
des activités militaires dans l’archipel (1,5
milliard). Le quartier général des forces
américaines dans le Pacifique est fixé à
Oahu et dispose d’installations pour l’ar¬
mée de terre à Camp Smith, de la base
d’Hickham pour l’U.S. Air Force et d’une
base d’entraînement pour les marines à
Kaneohe.
Les relations de la Polynésie française avec
Hawaï restent modestes. Elles sont cultu¬
relles grâce aux échanges avec le *Bishop
Muséum, et touristiques : 1 543 Hawaïens
ont séjourné en Polynésie en 1987.
HEIVA
HawaikiNui. *Pirogue double tahitienne
qui relia Tahiti, Raiatea (r*Havaiki des
anciens Polynésiens) à la *Nouvelle-
Zélande, en novembre et décembre 1985.
L’étude des plans de 16 pirogues doubles
anciennes permit de calculer une moyenne
de 2,75 m d’empattement. Le bois (totara)
qui servit à la fabrication est venu de
Nouvelle-Zélande et les voiles ont été tis¬
sées en feuilles de pandanus à Rurutu
(Australes). La construction et la décora¬
tion de la pirogue ont demandé 4 ans de
travail à l’équipe de Francis Cowan et de
Matahi Brightwell. Des essais techniques
ont précédé la grande expédition pour tes¬
ter le gréement et l’étanchéité des coques.
Pour parcourir les 2 800 milles nautiques,
les cinq navigateurs se guidèrent à l’aide
des étoiles. Devant franchir plusieurs
‘'‘parallèles, la *navigation astrale au zénith
ne put être pratiquée, mais la *Croix du
Sud servit de repère, Hawaiki Nui mit deux
mois et trois j ours pour rallier la NouvelleZélande depuis Tahiti en tenant compte
des escales à Moorea, Raiatea et Rarotonga. Le 30 décembre 1985, la pirogue’
polynésienne abordait les côtes de
Nouvelle-Zélande, dans la baie de Plenty,
où étaient arrivés les premiers'*Maoris !
►
Havaiki Nui. E va’a tau'ati ma’ohi teie, tei
ta’ati ià Tahiti, Raiatea (te Havaiki mâ'ohi) ’e
Galles du Sud à partir de 1818 et il trans¬
porta des cargaisons d’huile et de ♦porc
salé au profit des Missions.
hebdomadaire, nom masc. et adj. Se dit
de quelque chose qui se produit chaque
ou
se
déroule pendant une
semaine.
• Publication qui paraît chaque semaine.
Les grands magazines d’information
semaine
(VExpress, Le Nouvel Observateur, Le
Point, V.S.D., Paris Match...), les maga¬
zines de spectacles ou de sport sont des
hebdomadaires.
Quelques hebdomadaires paraissent à
Tahiti, tels Tahitirama ou le *Maito, et
d’autres distribués gratuitement (Le Jour¬
nal des Petites Annonces,
Sun Press...).
Week, Tahiti
Voir aussi : journal, presse.
Hedyotis. Hedyotis romanzoffiensis.
Arbrisseau à feuilles vernissées poussant
sur les ♦atolls. C’est une plante très résis¬
aux vents et aux embruns, qui se
développe beaucoup du côté océanique et
pousse très loin sur les déblais coralliens.
Les fruits sont sphériques et disposés en
petites grappes. C’est une plante ♦endémi¬
que de la Polynésie orientale et centrale.
tante
Hawaiki Nui quittant Pirae
’o Niuterani i te area ava’e noema ’e titema
1985. Te tuatapapara’a no te mau hoho’a nô
nâva’a ho’êahuru ma ono (16) va’a tau’ati
tahito tei horo’a mai i te tahi numera
heiva.
ti’aropu nô nâ va’a ’oia ia e piti metera e hitu
ahuru ma pae (2,75 m) to raua area. E totara
les divertissements incluant des ♦danses, de
te râ’au i taraihia teie va ’a tau ’ati no
Aoteaoroa mai, area te ’ie, e ’ie raufara ia no
Rurutu te rara ’ara ’ahia. E tau maoro i te
ha ’ara ’ahia, mai tona hamanira ’a ’e tae roa atu
i te fa ’anehenehera ’a i raro a ’e i te fa ’aterera ’a
a
Francis Cowan.
Hou te tere roa, ’ua tamatamatahia na mua
roa ’e tae roa atu i te taime no te fa ’arevara ’a.
E 2 800 maire tona tere i opuahia, e pae (5)
horo pahi. E mau fëti’a to ratou arata’i,
’o
Tauha ihoâ ra. E piti ava’e ’e toru mahana to
Havaiki Nui tere i tae atu ai i Niuterani
(Aoteaoroa) mai Tahiti, tapae i Mo’orea, i
Raiatea ’e i Raroto’a. I te 30 no Titema 1985 i
tapae ai ’oia i roto i te ’o ’o ’a no Plenty, i reira
mau ho ’i te mau maori matâmua i tapae ai.
Primitivement: upa'upa. Nom
général donné, jadis en Polynésie, à tous
la ♦musique,
des chants, des mimes, des
interludes dramatiques. Le mot est aussi
employé pour désigner certains ♦jeux et
sports : heiva maone : la ♦lutte ; heiva
moto: la ♦boxe; heiva ha’ape’e ’uo: le
♦cerf-volant. La ♦guerre elle-même était
considérée comme une distraction mau¬
vaise : heiva ’ino. Les heiva furent frappés
d’interdits par les ♦missionnaires.
•
En
1956, Madeleine Moua lança un
groupe de danse nommé Heiva, redonnant
vie et noblesse à la danse traditionnelle.
Les élèves de Madeleine ont fondé à leur
tour leurs groupes de danse.
En
1985, l’appellation des fêtes de juillet
a été remplacée par celle de
“*Tiuraf’
“Heiva i Tahiti".
HAWEIS (Thomas) (fin du XVIIP siècle).
anglican, homme d’une grande
foi et d’une énergie débordante, il fut le
♦Pasteur
véritable fondateur de la *London Missionary Society. Grâce au legs de la comtesse
de Huntingdon et aux subventions qu’il
obtint par ses prédications, la L.M.S. put
acheter le *Duff. T. Haweis choisit Tahiti
destination pour ses
♦missionnaires.
comme
•
Haweis fut le
nom
donné
au
premiers
premier
schooner construit à Tahiti par la L.M.S.
avec l’aide de
Pômare IL Ce navire permit
des relations régulières avec la ♦Nouvelle-
►
heiva. E i’oa ta i muta’a ra no te mau huru
ha ’uti ato’a e fa ’atupuhia ’ei fa ’a ’ana ’anataera ’a
’ei fa ’a ’are ’areara ’a i te nuna ’a. 'Va rau ïa te
huru O te Heiva i taua tau ra, mai te Heiva
e
’ori, te heiva ’upa. ’O te pupu ta ’ata arioi ihoa
tei hau i te ’aravihi i te fa’anaho i te Heiva.
’Ua ’atutu ïa to ratou'ro’o na te mau fenua
ra
ato ’a no taua tuha ’a
’ohipa ra. Efa ’atupu-
ato’a-hia na te Heiva moto, te Heiva mâ’ona,
ha’ape’e’uo (’o te ha’ape’e pauma ia).
E riro ato ’a na te tama’i ’ei Heiva, e Heiva ’ino
te Heiva
râ.
Na te mau ’orometua Peretâne i ’opani ’eta ’eta
roa i te
nei.
Heiva i tô ratou taera’a mai i te fenua
Thomas Haweis
197
HÉLICONIA
/ te malahiti 1956 ra, ’ua topa o Madeleine
Mou ’a i te i ’oa Heiva i ni a i tana pupu ’ori ’e
tei riro na
'eipupu tuiro’o.
/ te matahiti 1986, ’ua tauihia te i ’oa nô te
ta'urua "Tiurai"e monohia mai ai i te Heiva.
Héliconia, nom masc. (de Helicon, mont
Muses). Tahi¬
’ôpuhi i’ihi ou ’ôpuhi tarere. Plante
herbacée de la famille des Musacées, origi¬
naire d’Amérique du Sud. On appelle aussi
les espèces du genre Héliconia “Faux
Oiseaux de Paradis”. Il en existe près de
de la Grèce où siègent les
tien:
150 dans le monde, dont une trentaine ont
Polynésie. Certaines
atteignent 4 m de hauteur. Les plus com¬
été
introduites
munes
-
en
sont :
Héliconia rostrata, importée du Pérou,
cultivée pour ses inflorescences pendantes,
vivement colorées de rouge, de jaune, de
vert et qui lui ont valu l’appellation popu¬
laire de “Becs de Perroquet”.
Héliconia sp. présente la même morpho¬
logie, mais les rostres, plus effilés, sont
jaunes et verts.
Héliconia aureo-striata, plante ornemen¬
tale dont le feuillage est vert pâle et strié de
jaune.
-
Héliconia (’opuhi tarere)
-
hélicoptère, nom masc. Aéronef qui se
maintient en vol grâce à la rotation dans le
plan horizontal d’une ou plusieurs hélices
de grand diamètre appelées rotor, et qui
avance grâce à l’inclinaison de ce rotor.
• Léonard de Vinci dessina une machine à
aile tournante (hélix pteron en grec) mais
ne
put l’expérimenter.
C’est l’invention du moteur à essence qui
permit à l’ingénieur français Paul Cornu de
réaliser en 1907 le premier soulèvement
libre d’un hélicoptère' avec son pilote.
Depuis, le fonctionnement en a été perfec¬
tionné, notamment par l’ingénieur Igor
Sikorski qui ajouta un petit rotor vertical à
la queue de l’appareil afin de lui donner
plus de stabilité. Lorsque le rotor principal
tourne horizontalement, l’hélicoptère est
en
hélicoptère en mission d'aide
technique
vol stationnaire. Si on incline le rotor,
l’appareil avance dans la direction de l’in¬
clinaison. Ses caractéristiques font de l’hé¬
licoptère un engin pouvant atteindre n’im¬
point inaccessible aux autres
moyens de transport. Il est utilisé pour des
porte quel
sauvetages, comme machine de guerre, et
pour hisser des objets lourds au sommet de
constructions élevées.
Plusieurs hélicoptères sont basés à l’aéro¬
port de Faaa. 11 s’agit d’engins militaires
(de type Puma et'Alouette) et d’appareils
appartenant à la société Tahiti Hélicop¬
tères Service.
héliophile, adj. Qui aime le soleil. Les
plantes qui ne se développent qu’au soleil
sont appelées des héliophytes. Par exemple
le *Pourpier (aturi) que l’on rencontre sur
les plages des atolls ou même sur les
rochers coralliens exposés en plein soleil.
hémisphère, nom masc. On appelle ainsi
chacune des deux moitiés de la terre sépa¬
rées par r*équateur : l’hémisphère nord et
l’hémisphère sud. La Polynésie française
est entièrement située dans l’hémisphère
sud.
Certains géographes distinguent aussi,
séparés par un plan vertical, un hémisphère
oriental correspondant au “Vieux monde”
euro-asiatique et africain.
S’emploie aussi pour désigner les deux
moitiés du cerveau.
hémodialyse, nom fém. Procédé théra¬
peutique d’épuration du sang permettant
de le débarrasser des déchets toxiques qu’il
contient et en particulier de l’urée. Ce pro¬
cédé est utilisé pour suppléer à un mauvais
fonctionnement du rein. Les appareils qui
permettent une telle opération sont appelés
des reins artificiels et sont encore à l’heure
actuelle
assez
volumineux. Au cours des
d’hémodialyse, qui doivent être
répétées régulièrement, le sang du malade
passe dans l’appareil et lui est réinjecté
épuré au fur et à mesure. Les déchets diffu¬
séances
sent
à
travers
perméable,
(cellophane).
en
une
membrane
général
semi-
artificielle
HENDERSON. *Atoll soulevé situé à
168 km au nord-est de *Pitcairn et appar¬
tenant actuellement au Royaume-Uni.
L’île est un plateau calcaire de 7 km sur 5,
d’une altitude moyenne de 30 m. Elle
constitue un refuge pour de nombreux
oiseaux appartenant à 13 espèces, parmi
lesquelles le râle d’Henderson, propre à
cette île, et la *perruche nonette qui a dis¬
paru dans la plupart des autres îles de
Polynésie. De nombreux restes funéraires
et objets divers ont été découverts par Thor
*Heyerdahl et les archéologues du *Bishop
Muséum d’Hawaï. Ils prouvent cpie l’île a
été habitée pendant un millier d’années et
198
qu’elle aurait été désertée il y a environ
300 ans.
est visitée périodiquement par les
habitants de Pitcairn qui y exploitent le
bois de rose (*miro) pour leurs produc¬
tions artisanales.
Elle
HENRY
(Teuira) (1847-1915). Fille de
Isaac Henry, planteur de canne à sucre, et
petite-fille de William Henry, *missionnaire de la *London Missionary Society
arrivé à Tahiti en 1797. Teuira Henry fut
éduquée à Papeete, à l’école des mission¬
naires de M. et Mme Howe, puis devint
professeur de français et d’anglais à l’école
*Viénot. Linguiste de talent, elle étudia le
tahitien de manière approfondie, se pas¬
sionna pour les civilisations polynésiennes
et passa une grande partie de son temps à
compléter et à corriger les documents
manuscrits laissés par .John *Orsmond,
son grand-père maternel. Plus tard, Teuira
Henry se rendit à Hawaï, y enseigna pen¬
dant dix ans et écrivit de nombreux articles
pour le Journal de la Société polynésienne
de Nouvelle-Zélande. Elle se livra à des
études comparatives à partir des observa¬
tions de John Orsmond sur la société poly¬
nésienne et des ouvrages consultés dans les
bibliothèques de Honolulu. Elle revint
ensuite à Tahiti et y demeura jusqu’à sa
mort, survenue à Paea le 23 janvier 1915.
• Les chapitres que J. Orsmond avait rédi¬
gés entre 1824 et 1834 furent remis au
commandant Lavaud, mais il est probable
qu’ils brûlèrent avec d’autres documents
publics vers 1850. Teuira Henry reconsti¬
tua l’ouvrage en utilisant les notes manus¬
crites que son grand-père avait accumulées
pendant son séjour dans les îles de la
Société. Grâce à l’aide du *Bishop Muséum
de
Honolulu,
ses
descendants les firent
paraître sous le titre "Ancient Tahiti" en
1928. Bertrand Jaunez en livra une traduc¬
en français
en 1951 : “Tahiti aux
Temps anciens”. Après une présentation
de la géographie et de la flore delà Polyné¬
sie, l’ouvrage comprend une description
très précise des_^ îles, des districts et des
légendes qui s’y rattachent. Plusieurs cha¬
pitres sont ensuite consacrés à la vie quoti¬
dienne dans la Polynésie ancienne : prati¬
ques religieuses, divisions sociales, art de la
guerre, coutumes diverses. La seconde
moitié de l’ouvrage propose enfin de nom¬
breux chants et mythes ainsi que diffé¬
rentes versions des légendes relatives aux
grands héros des îles de la Société. Ces
traditions orales, recueillies auprès de
conteurs et de prêtres au langage poétique
très riche, confèrent une grande originalité
à l’oeuvre de T. Henry.
tion
herboristerie, nom fém. Boutique où se
pratique le commerce des plantes médici¬
nales et des médicaments à base de plantes.
qui se livrent à ce commerce sont
appelés herboristes. 11 y a plusieurs herbo¬
risteries chinoises à Papeete.
Ceux
Voir aussi : médecine, pharmacopée.
Here ’Ai’â te Nuna’a ’ia ora (Pupu).
(Mouvement pour l’amour de la patrie et
que vive le peuple). Ce *parti politique,
créé le 6 février 1965 à l’initiative de John
*Teariki, est l’héritier du *Rassemblement
démocratique des Populations tahitiennes
dissous
en
novembre 1963. Fidèle à
ses
premiers engagements, John Teariki assi¬
gna trois objectifs au parti; la révision du
procès de *Pouvanaa, l’*autonomie
interne pour la Polynésie et la lutte contre
les essais nucléaires. Anti-gaulliste pas¬
sionné, et député de 1962 à 1967, il entraîna
le Here ’Ai’a dans la campagne pour Fran¬
çois * Mitterrand aux élections présiden¬
tielles de 1965 et de 1974. Sur le plan local,
le parti obtint 7 sièges à P* Assemblée terri¬
toriale en 1967. Il en conserva 6 en 1972 et
en
1977, mais descendit à 3 en 1982 et en
1986.
Longtemps allié au *E’a Api dans
puis dans le *Front Uni, le
l’*Amuira’a
Here ’Ai’a participa activement à la vie
politique du Territoire. Le nécessaire res¬
pect des alliances obligea les membres du
parti à s’accommoder du *statut de 1977
instituant l’autonomie de gestion.
Actuellement, le Here Ai’a tient r*indé-
pendance comme inéluctable et son pro¬
gramme tend à préparer le pays à celle-ci en
mettant l’accent sur l’auto-suffisance, le
partage, la rigueur et la lutte contre le gas¬
pillage, dans le plein respect des races et des
religions. Le président actuel du Here Ai’a
Jean *Juventin, maire de Papeete,
député de la Polynésie française de 1978 à
est
Teuira Henry
1986.
HEREHERETUE
HEREHERETUE. Cet *atoll, situé par
19° 52’ sud et 144° 58’ ouest, fait partie de
l’archipel des *Tuamotu mais se trouve à
l’écart du principal alignement d’îles et à
440 km de *Hao, son chef-lieu de
*commune.
L^le
avait été évacuée
à la suite des
cyclones de 1983 mais, à la fin de cette
même année, 22 habitants y avaient repris
l’exploitation du *coprah. Une station
météorologique y est installée et fournit
des relevés depuis 1962.
hérésie, nom fém. Opinion émise au sein
d’une *Église et qui va à l’encontre de la
doctrine établie. Le *protestantisme de
*Luther et de ^Calvin fut considéré comme
hérésie par les autorités de l’Église
catholique.
• En Polynésie, la principale hérésie fut
une
celle de la secte *Mamaia. Ses membres
prétendaient associer le culte d’*Oro et de
*Taaroa à celui du Christ et voulaient se
passer des *pasteurs.
La Nouvelle-Zélande connut des mouve¬
ments
hérétiques semblables qui eurent
pour noms : Hau Hau, Te Ringatu.
Par extension, une hérésie est une idée ou
une
pratique qui heurte le bon sens.
HERMEL (André) (1873-1932). Ce *missionnaire catholique arriva de
France en
1903 et fut remarqué par Mgr * Verdier
pour son instruction et ses grandes quali¬
tés. Il fut sacré *évêque en 1905. Il dut
affronter les mesures anticléricales du gou¬
français et les problèmes de
reconstruction après les cyclones de 1903,
1905 et 1906. Sous son épiscopat, l’Église
catholique s’implanta aux îles Sous-levernement
Vent, aux îles Australes et aux îles Cook.
Mgr Hermel favorisa l’installation des
Sœurs de Cluny à Raiatea et fonda le jour¬
nal de la Mission; Le * Semeur (1909).
herminette, nom fém. Tahitien : to ’i. Outil
de charpentier, à fer recourbé, le tranchant
étant perpendiculaire au manche.
•
En Polynésie, outil taillé dans la pierre
dans une grosse coquille de *bénitier,
utilisé pour façonner un matériau plus ten¬
dre. L’herminette comprend une lame, par¬
tie active, terminée par un biseau et un
tranchant et le plus souvent un tenon à
l’autre extrémité permettant sa fixation sur
un manche de bois coudé et évidé. Un
coussinet en bourre de coco ou en *tapa
est intercalé entre le bois et la lame de
ou
herminette de Tahiti
to'i no Tahiti
200
pierre; l’ensemble est maintenu par des
ligatures en *nape. Le travail se faisait par
enlèvement de copeaux, l’outil étant manié
tangentiellement à l’objet travaillé. On dis¬
tingue des herminettes simples ou archaï¬
ques qui ne présentent pas de tenon diffé¬
rencié et des herminettes composites avec
tenon
bien
distinct.
Les
plus grandes
devaient servir aux travaux de débitage et
de taille du bois ; les plus petites pour les
travaux
de
finition et
de
^sculpture.
S. *Walhs décrit le travail à l’aide des her¬
minettes : «...ils
avec
aplanissent des planches
des petites herminettes qui sont éga¬
lement en pierre ; six ou huit hommes tra¬
quelquefois sur une même
planche ; comme leurs instruments sont
bientôt émoussés, chaque ouvrier a près de
lui une coque de noix de coco remplie d’eau
et une pierre polie sur laquelle il aiguise son
herminette presque à toutes les minutes...».
Les grandes herminettes cérémonielles à
piédestal et manche sculpté étaient utilisées
comme *insigne et non comme outil.
vaillent
►
to’i tarai. E tauiha’a tamuta, e auri ha’a fefehia
pae’au ’oi ra, e mea araireva ia e te aufau. I
Porinetia, e tao ’a teie mea taraihia i roto i te
te
ofa’i e aore ra i roto i te tahi apupahua, e
fa'a’ohipahia no te hamani (tarai) i te ho'ê
ta’oa huru maru iho. Teie te huru o te to’i
tarai, te tipi te vâhi ’ohipa ia, te tino o te to ’i
tâmauhia i ni’a i te ho'ê aufau ra’au ’ei
mea
tape ’ara 'a. E natihia teie aufau i te nape ’oia te
puru ha ’ari ninohia. E rave rahi mau to ’i, te
vai nei nô te mau ’ohipa ri’iri’i ’e te vai ato’a
nei nô te mau ’ohipa rarahi ’e te mau
’ohipa
Wallis e ia ha ’amanina
’e ia ha ’apapu i te mau iri no te ra ’au anei ia au
i te ferurira’a a te nuna’a ma’ohi, e ono e aore
tohira ’a. ’Ua fa ’a ’ite ’o
ra e va'u
ta’ata i ni’a i te iri, ia tumu aore ra, ia
mania te to’i, e fa’a’oihia ’oia i ni’a i te ofa’i tei
parauhia e tâpape, e apu ha’ari te fâri’ipape
teipiha'i iho noa i te ofa’i tâpape e nini’i ri’iri’i
noa hia te vai i ni’a iho i te ofa’i e te tao’a e
fa’a’oihia ra i te mau minuti ato’a...
Te vai nei te mau to ’o rarahi no te mau oro ’a
rarahi e aufau tohitohihia ta tatou e parau nei
e mea
nana’ohia, eita te reira to’i e
fa’a’ohipahia e tao’afa’anehenehe.
HIBISCUS
Héron des mangroves, nom masc. Butorides striatus. Tahitien: hao. *Oiseau de
Pacific’) destinés à démontrer un apport
américain au peuplement de la Polynésie,
mais cette thèse est aujourd’hui générale¬
grande taille (35 cm) possédant un long bec
fort et pointu. On l’appelle aussi Héron
vert.
ment abandonnée.
Son ventre est brun clair et le dessus
de la tête, des ailes et du dos a des reflets
HEYM AN (Pierre) (1908-1982). Peintre et
sculpteur suédois né à Paris en 1908. Pierre
Heyman vint s’installer à Tahiti en 1934. Il
s’est beaucoup inspiré de la vie quotidienne
de la Polynésie pour donner une œuvre où
verdâtres. On le rencontre dans les zones
marécageuses et les embouchures de ri¬
vières. C’est une espèce menacée devenue
très rare en Polynésie à cause de la destruc¬
tion fréquente de son habitat, provoquée
se mêlent à la fois charme et lascivité. Pein¬
par exemple par les extractions abusives de
sables et de graviers.
tre
d’une
grande maîtrise technique et
d’une profonde sensibilité, Pierre Heyman
cependant peu produit. Parallèlement à
il s’est essayé au dessin, aux
illustrations, à la lithographie, ainsi qu’aux
a
la peinture,
heure, nom fém. Unité de *mesure du
*temps correspondant à la 24® partie du
jour et valant 60 minutes (mn) ou 3600
secondes (s).
•
La France
se
trouve
sur
travaux sur *nacre. Une de ses œuvres, une
“Nativité
tahitienne”, enrichit la petite
église de la baie de Cook à Moorea.
le *fuseau
horaire de *Greènwich mais, depuis 1945,
le gouvernement a
institué
une
Hibiscus, nom masc. Genre auquel appar¬
avance
permanente d’une heure sur celle du fuseau
tiennent plusieurs espèces parmi lesquelles
afin de réduire la consommation d’énergie.
Cette mesure a été complétée en 1976 par
l’adoption de l’heure d’été, en avance de
deux heures sur celle de Greenwich, de la
fin mars à la fin septembre.
La Polynésie étant située sur le. 10® fuseau
horaire à l’ouest de l’Angleterre, le déca¬
lage avec l’heure métropolitaine est de 11
heures pendant une moitié de l’année et de
12 pendant l’autre moitié. Ainsi, lorsqu’il
est 10 heures du matin à Papeete, il est21 h
ou 22 h à Paris, le même
jour.
S’emploie aussi dans les expressions : être à
l’heure ; sur l’heure ; tout à l’heure ; la der¬
nière
heure; l’heure légale; un livre
d’heures.
Hom. : heur
masc.).
(nom masc.), heurt (nom
heva voir deuilleur.
HEYERDAHL
(Thor). Explorateur et
archéologue norvégien né en 1914. Lors
d’un séjour aux Marquises en 1937, relaté
dans “Fatu Hiva ou le retour à la Nature”,
Pierre Heyman dans son atelier
de Pirae
trouve en Polynésie :
le ’aute (Hibiscus rosa sinensis), appelé
on
-
aussi Rose de Chine. Arbuste ornemental
originaire du Sud-Est asiatique, de la
famille des Malvacées. De nombreux Hi¬
biscus ont été introduits en Polynésie par le
docteur Francis *Johnstone en 1845. Des
hybridations ont permis d’obtenir plus
d’une cinquantaine de variétés, simples ou
doubles, qui rivalisent de beauté tant par
leurs teintes que par leurs formes ou leurs
tailles.
le *pürau ou burau (Hibiscus tiliaceus),
espèce autochtone dont les fibres étaient
utilisées autrefois pour la fabrication des
lignes, des filets et des cordages.
le fau lia (Hibiscus abelmoschus) qui
fournit l’huile d’ambrette, musc végétal uti¬
lisé en parfumerie.
• Une autre plante, communément appe¬
lée Hibiscus, nous vient d’Afrique: Schizopetalus africanus. Elle donne des fleurs
rouges à cinq pétales très découpées et
incurvées formant une sorte de sphère
ajourée de 5 cm de diamètre, au milieu de
laquelle se détache un long et fin pistil.
-
-
il conçut l’hypothèse du *peuplement de la
Polynésie par les Amérindiens. C’est pour
vérifier cette thèse qu’il organisa en 1947
l’expédition du *Kon Tiki: il s’agissait, à
bord d’un *radeau en bois de balsa, de
relier à la voile les côtes péruviennes à la
Polynésie. Cette expédition constitua une
remarquable performance, et Thor Heyerdhal devint célèbre après la publication de
son livre “L’Expédition du Kon Tiki". Il
dirigea ensuite des missions archéologi¬
ques aux Australes, à Hle de Pâques, puis
tenta en 1969 et 1970 de démontrer, abord
des radeaux Râ / et Râ //que des relations
maritimes
avaient été
possibles entre
l’Égypte ancienne et l’Amérique.
Il publia de nombreux articles et ouvrages
(notamment “American Indians in the
201
HIKUERU
HIKUERU. * Atoll des *Tuamotu du Cen¬
tre, découvert par *Bougainville en 1768,
situé par 17°33’sud et 142°40’ouest. Il est
de forme ovale et atteint 15 km de lon¬
gueur. Le cyclone de 1906 y a provoqué des
ravages considérables et causé la mort de
377 personnes.
Aujourd’hui, Hikueru ne compte que 130
habitants. La population vit de la récolte
du *coprah et surtout de l’élevage des
*nacres : jusque dans les années 1970, Hle
fut un des plus grands centres de *plonge
des Tuamotu.
Le * ’aparima himene est un chant expli¬
quant le sens d’une danse (’aparima), per¬
mettant d’établir une correspondance entre
-
le mouvement des mains (rima) des dan¬
et la signification du texte. Il est
accompagné de guitares (ukulele) et de
seuses
tambours.
Le himene ru'au chanté par
-
transmet les versets de la
les marna
Bible dans les
assemblées religieuses.
Le himene târava développe en d’inter¬
minables couplets telle ou telle *légende. Il
est chanté en chœur avec des dissonances
-
volontaires.
himene. Nom général donné en Polynésie
aux chants traditionnels ou religieux, inter¬
prétés en chœur sous forme d’hymne. Le
genre s’est développé en Polynésie centrale
à partir de 1815 environ et s’est répandu de
Tahiti et des îles Hawaï
vers
les autres
archipels évangélisés ultérieurement.
Le himene est formé d’éléments musicaux
empruntés aux hymnes chrétiens et au fol¬
klore euro-américain, et d’éléments poly¬
pour certaines caractéristiques
rythmiques. C’est ainsi que le missionnaire
John *Orsmond pouvait écrire en 1817:
«les indigènes ont gardé le goût de la poésie
nésiens
mais actuellement ce sont les
européens qu’on utilise avec des
paroles tahitiennes. Le mot himene
(hymne) a passé dans la langue».
Pour Manfred Kelkel, «les himene qu’on
chante aujourd’hui en Polynésie ont une
facture très élaborée, le chœur étant divisé
en six parties indépendantes, en trois par¬
ties d’hommes et trois parties de femmes.
Chaque partie a son nom propre. Le
et du chant,
chants
soprano aigu s’appelle perepere, le deu¬
xième soprano harufa ’aaraara, les contral¬
tos
no
raro.
Le ténor, chanté par un ou
plusieurs solistes, s’appelle maru teitei, le
Himene. 1. Groupe chantant un
himene târava lors du Heiva i
Tahiti. 2. Un ra’atira et son pupu
himene à la fin du XIX" siècle.
202
deuxième ténor marutamau et la basse
haruru» (“A la Découverte de la musique
polynésienne traditionnelle”).
On distingue plusieurs sortes de himene :
►
himene. E pehe te parau tahito, teie ra i ’oa
himene nô roto mai ïa i te parau peretane
“hymn ".
E mau ta'ira'a reo tei horo’ahia i roto i te reo
E rave rahi huru himene i roto i te
orara’a o te mâ'ohi: te vai nei te himene nota,
parau.
te vai nei te himene ru’au
'e te vai ato ’a nei te
târava o te himene ma’ohi mau ïa.
Iroto i te mau ta'urua Tiurai, i te mau oro’a
purera ’a, ’e te mau areareara ’a i reira e
fa ’aro ’ohia ai te mau huru himene ato ’a ’e te
huru o te mau arata’ira’a.
I muta ’a ra, ’ua riro te himene ’ei tapa ’o fa ’a ’ite
’ohipa e tupu i tepae orara’a amui anei ’e
i te pae fa’aro’o : te mau himene
fa ’ahanahana ’e aore ra te mau ta ’ura ’a atua i
i te
aore ra
ni'a i le marae, te hevara’a i roto i te mau oro’a
hunara’a, te himene no tefa’aineinera’a tama'i,
te
pehe no te ha’amatara’a i te ’ohipa ’oia ato’a
pehe no te hère. Te reira himene tona
te mau
i ’oa.
I roto i te pipiria, e taramo te himene.
Te vai ato ’a nei te ’ute, te mau pehe paripari
fenua, i roto i te mau aparima, pa ’o ’a ’e te
hivinau, ’e fa ’aro ’o tatou i te himene ’oia te
pehe pata ’u.
HIRO
HINA. Déesse de la *mythologie polyné¬
hinano. Nom tahitien de la fleur mâle de
récits et *légendes. Femme ou fille du dieu
créateur *Taaroa, elle participa à la
plante chez qui certains pieds portent uni¬
quement des fleurs mâles et d’autres pieds
uniquement des fleurs femelles. Ces inflo¬
rescences sont pendantes à l’extrémité des
sienne. Elle est présente dans de nombreux
*genèse du monde. Sœur de Ru, qui sou¬
leva le ciel au-dessus de la terre, Hina se
joignit à son frère pour son voyage d’ex¬
ploration des îles à bord d’une pirogue à
voile. Attirée par la beauté de la *lune, elle
s’y fixa à jamais. Depuis, elle intervient la
nuit pour protéger les gardiens de *marae
et les voyageurs. On l’appelle Hina nui te
araara: “Hina la grande qui veille”.
Selon une tradition plus récente, Hina est
la mère du dieu *Oro dont le culte avait
pour centre principal *Opoa (Raiatea).
Sur cette île, de nombreux lieux évoquent
*Pandanus. Le Pandanus est en effet une
branches et sont de couleur blanche. Elles
sont constituées par plusieurs rangées de
grandes bractées lancéolées et odorantes,
atteignant 30 cm de long. Les fleurs pro¬
prement dites se trouvent à la base de ces
bractées : ce sont des masses allongées
mesurant 6 cm de long et recouvertes de
pollen.
Par extension : *prénom féminin.
la déesse: Te
HINOI (1869-1916). Petit-fils de *Pomare IV et fils de Teriitua et d’Isabella Shaw.
Voir aussi : Vaihiria.
gent et sympathique. C’était un homme
d’une taille au-dessus de la moyenne, avec
ava o Hina (“la passe de
Hina”), Tuturahaa a Hina (“la place où
Hina battait le tapa pour les dieux”).
^
1 iv
HINA. / roto i te ’a’amu p te
ma’ohi, e ruahine
_
_
Chef d’Arue, le prince Hinoi était «intelli¬
mai nei ’oia i te mau ru’i no te paruru i te mau
embonpoint assez prononcé (...). Très
populaire parmi la population tahitienne
et européenne de Tahiti, Hinoi avait été
adopté par son oncle *PomareV, et élevé
par le roi, jusqu’à la mort de ce dernier le 12
juin 1891» (Raoul Teissier: “Chefs et
notables des E.F.O. au temps du protecto¬
rat”). C’est lui qui remit au gouverneur le
pavillon tahitien que Pômare V avait pu
laisser flotter sur le palais royal.
A Papeete, l’avenue qui porte son nom
Hina te araara ato'a tona i’oa. la au i te mau
sacrée en traversant le quartier de Fariipiti.
O
Hina, e huru fânaura’a atua tôna. Efa’ahiti
pinepinehia na tona parau i roto i te mau ’a’ai
e rave rahi.
E vahiné ’e aore ia e tamahine na
Ta’aroa, tei roto ato’a ’o Hina i te
rahura ’ahia te ao. E tuahine nô Ru te atua i
amo i te ra ’i i ni'a a ’e i te fenua, ’ua ’ape ’e atu
te atua
’oia i tôna tua ’ane na roto i te tere pofa ’afa ’a
na te mau motu na ni’a raua i te
terera ’a.
va’a ta’ie i te
la tere raua riro atura ’oia i roto i te
(’oia te ’ava ’e) no te haviti teie, tei
reira tona parahira’a. Na reira, e haere noa
marama
ti’ai marae ’e te tauturu i te feia ori haere.
'0
fa’ati’ara’a huru’api iho nei, ’o Hina tepatea
un
relie le front de mer au cours de l’Union
Teri'ihinoiatua Pômare a Tu, dit
Prince Hinoï
’ino O Oro te atua ha’amorihia i Raiatea
(Opoa). E rave rahi mau vâhi i te reira fenua
’ua ma ’irihia te i’oa o Hina. Te ava o Hina. te
tutura ’aha ’a a
Hina.
HIPU. District rural de la côte nord de
*Tahaa. Ses 319 habitants (1983) se répar¬
tissent en plusieurs *hameaux le long de la
route de ceinture, entre les
hina’i. *Nasse de racines de * 'ie’ie tressées,
de diamètre variable, qui était utilisée pour
de *lanmoins sphé¬
rique, une extrémité présente un *tressage
la capture
de ^chevrettes
goustes. De forme plus ou
et
pointes Oturei
Mahaore. Leurs principales ressources
sont l’agriculture et la pêche.
ou
retourné à l’intérieur en forme d’entonnoir,
avec une ouverture au centre, servant
d’en¬
HIRO. 1. *Dieu des voleurs dans la mytho¬
logie de la Polynésie ancienne. Son animal
fétiche était la *libellule car son vol fantai¬
trée. Pour la pêche aux langoustes, on met¬
siste et hésitant rappelle l’attitude du vo¬
leur errant à la recherche d’une occasion
plaçait la nasse lestée entre les coraux. On
favorable. Hiro pouvait être invoqué pour pro¬
tait des *moules (’u'u) comme appâts et on
relevait le lendemain matin.
téger les guerriers, notamment lorsque
l’armée ennemie avait déjà choisi *Tane
pour dieu protecteur.
2. Héros légendaire, fils d’un chef de Raia¬
tea, Raaumauriri, et de sa seconde épouse,
Faimanoarii. Enfant prodige, il se distin¬
gua à l’école de *Haapape (Mahina), mais
mensonge et au vol. «11 conçut
aussi une passion pour la navigation et les
se voua au
longs voyages. Il devint expert dans Part de
pièce pour en
faire des pirogues et fut le premier cons¬
creuser des troncs d’une seule
de larges pirogues munies de
planches cousues ensemble qu’il appela
*pahi)> (Teuira *Henry : “Tahiti aux Temps
anciens”). Vindicatif et coléreux, il abusa
tructeur
203
HIRONDELLE
de sa force et tua deux gardiens de *marae
paha. Tei te putara’a teie ’animara, ’ua u’a noa
ihora ’e ’ua tae roa tana u’âi roto i te tari’a o
qui lui avaient interdit l’entrée d’un lieu
sacré à Tahiti. 11 mutila puis assassina une
jeune femme qui s’était moquée de lui. De
Rurutu à Raiatea, il pourchassa l’oiseau de
*Tane (Manu Tane) qui lui avait porté
te ru ’au i tatahi : ’ite a ’era ’oia e ’ua pohe te
pua’a taetaevae amu ta’ata. 'la ho’i maira ’o
Hiro ’e te pua ’a i ni ’a i te tapono mai te
pana'ona’o ’ore.
Mai reira, tapu ihora te tupuna e "e" ore roa
’oia e tamata fa ’ahou ia Hiro, e ’ore ho ’i e
ha ’apohe i teie ’aito itoito ’e te puai
malheur. 11 abattit enfin la forêt du roi
Puna de Raiatea pour se construire unpahi
géant et disparut àjamais. On prête à Hiro
bien d’autres prouesses et mauvaises
actions. De nombreuses particularités géo¬
graphiques sont attribuées à son passage et
Iles de la Société.
Un
amoncellement
cascades et des falaises rocheuses. On la
trouve aussi à Moorea mais elle y est plus
’e tona mau tua’âne. ’la ’ite râ
tona tupuna tane i te reira huru i roto ia râtou
ratou iho, ’ua tamata a’era ’oia efâfâi te huru
i rotopu iana
Les exploits de Hiro dans les
Dans la montagne :
’ôpe’a. Oiseau de petite
taille, atteignant 13 cm, de couleur noire
avec des reflets bleus. La
gorge et le front
sont roux. Elle est assez répandue le long
des rivières de Tahiti ainsi que près des
tahiti. Tahitien:
à ses aventures.
►
HIRO. E rave rahi matahiti i mahemo, ’ua
tupu ’o Hiro ’e ’ua riro ’ei ’aito puai, ’aore e
fait O i tona puai i to te mau tamari’i ato'a ’o
tona tau, nâ te reira i fa’atupu i tepohehaera’a
Hirondelle de Tahiti (’ope'a)
•
Hirondelle de Tahiti, nomfém. Hirunda
de
Plusieurs gros
•
pierres figure “le jeu de *timo
rochers sur
veœant sont appelés "les
chiens de Hiro” : Te uri a Hiro.
un
de Hiro” : Te timora’a o Hiro.
Bora-Bora
Une pierre située au sommet
d'une colline donne un son
•
Tahaa
métallique quand on la frappe.
Il
s'agit de “la cloche de Hiro" ;
Te oe 0 Hiro.
Raiatea
Dans une vallée, un rocher
de
forme oblongue à
l'extrémité brisée est appelé
rare.
Elle construit un nid
avec
des racines,
La baie de Maroe aurait été
•
ouverte par la grande pirogue
de Hiro venue s'échouer sur la
côte est dé l’île.
La falaise qui domine la rive
•
nord de la baie a la forme d’une
pagaie : "la pagaie de Hiro".
Huahine
Élève modèle de l’école de
Haapape, Hiro trompait son
•
•
•
dernier
Hiro.
•
Une
deux
creux
attribués
de
abattit les
falaise côtière porte
aux
“genoux de Hiro" : Tuturira'a a
ennui en édifiant des petites
collines de sable : celles qui
bordent aujourd’hui la baie de
Dans la vallée légendaire de
Tumatari'i,
"le navire de Hiro” ; Te pahi o
Hiro
ses
assez grossier
généralement dans des
commit
méfaits.
le
Il
plus beaux arbres
•
Hiro
et
ses
du roi Puna et construisit un
tentèrent
de
immense 'Pahi dédié à Tane.
Moorea.
lis
Hiro.
compagnons,^
s’emparer
attachèrent
(
de
longues lianes au sommet du
Mt Rotui et commencèrent à
tirer l’îie vers Raiatea. Ils furent
mis en fuite par Pai, le héros de
Te mau ’ohipa fa’ahiahia e
ravehia e Hiro i roto i te mau
Matavai.
de
Punaauia.
Moorea
Tahiti
motu Totaiete.
no
te tino o Hiro : na rima
mara ’a
’aita e
’e na avae, ’aita ra i
iana iho i te amo. ’Ua parau atura ’oia :
’aito puai ’e aiu mai ia Hiro. ’la ’ite ra
Hiro i tona huru, ’ua ani atura râua
na taeae o
’imi i te rave ’a ia fa ’aatea- ’ehia ’o Hiro. No te mea ho’i e, e tahu’a to ratou
i te tupuna nei e
tupuna, ’ua fa ’aue atura te tupuna ia Hiro. E
haere mai e fa ’a ’ite i tona puai ’e tona ito ’ito,
na roto
i te haerera’a e ’imi i te râ'au e
parauhia e kava (’ava) tei uia i ni’a i te mou’a,
te vaira ’a
’e e taehae te tia ’i i taua ra ’au ra, e
ti’i e afa’i mai i te ru’au nei.
’Ua fa ’aro ’o
reva ma te
’ohie ’o Hiro i te fa ’auera ’a, ’e ’ua
’omore i tana rima. ’Aore i maoro
re’a, ’ua tae i te vahi e tupuhia ra ’e te ’ava. ’la
huti ra ’oia i te ’ava, i ’ou’a mai ai te taehae no
te ha ’apohe iana. ’Ua haru a ’era Hiro i te tumu
arapo ’a,
’u ’umi ihora iana, ’ia ’ite ra te taehae i
tona pohe fatata, ’ua auta ihora ’e ’ua tae roa
te reira i roto i te tari’a o te tahu’a.
/ reira, ’ite
ihora ’oia e, ’ua pohe te tia’i o te râ’au kava.
’la ho ’i mai ’o Hiro i tahatai, ’ua ope ato ’a mai
papillonnant et hésitant. L’introduc¬
est
tion du ''’Merle des Moluques ou Martin
triste est une des causes de la diminution de
sa
population.
Il existe aussi une Hirondelle de mer ou
*Sterne (Gygis alba) (’ita’eta’e).
HIROSHIMA. Ville du *Japon située au
sud-ouest de l’île de Honshu. A la fin de la
2^ *Guerre mondiale, le haut commande¬
ment militaire américain en fit l’objectif de
la première *bombe atomique,
l’ampleur
des destructions devant inciter le gouver¬
nement japonais
à demander rapidement
r*armistice. Une bombe de 4 500 kg et
d’une puissance équivalant à 20 tonnes de
T.N.T. fut larguée sur la ville le 6 août 1945
à 8 h 15. L’explosion tua 99685 personnes
reva,
le coup et 120000 autres les années
suivantes, en raison des divers cancers pro¬
voqués par les radiations atomiques.
Aujourd’hui encore, la ’^radioactivité est 7
fois plus élevée à Hiroshima que dans les
inaha, teie te paha i mua iana i te ti’anoara’a,
are ’a te vaha, ’aita e fa ’aaura ’a i te rahi nô te
mea, ’ua hamama maita’i mai ’oia i mua iana.
cependant redevenue un grand centre indus¬
triel et commerçant. L’agglomération
compte 890000 habitants.
’oia i te ’ava no te fa’a'ite i tona tupuna.
’Ua ta ’o fa ’ahou atura te râ’au ia Hiro e haere i
uta i roto i te fa’a, inaha, teparahi ra i uta te
ho â pua’a taetaevao e ’amu ta ’ata te ha ’a. ’Ua
fâri’i ’o Hiro i te fa’auera’a a te tupuna ’e ’ua
’ua ha ’apa ’o maite i te reo o te tahu ’a nei.
’la tae i uta, te ’ite nei ’oia i te ho â ana e
’Ua pavera atura Hiro i tana tao, puta atura te
204
cavités situées le long des falaises. Son vol
sur
autres
villes
japonaises. Hiroshima est
De nombreux livres et films ont pris pour
dramatique événement, parmi
lesquels “Hiroshima mon amour” d’Alain
thème le
Resnais et “Les enfants d’Hiroshima” de
Kaneto Shindo.
celui de James *Morrison, de la fin 1788 à
mai 1791
à la suite de la mutinerie du
*Bounty.
-
la mise par écrit des *traditions orales et
*généalogies permet de
la période pré¬
européenne. Henry *Adams a recueilli
notamment des
remonter
histogramme, nom masc. Type de gra¬
phique qui représente les variations d’un
effectif sous la forme de rectangles ou de
“colonnes” de hauteur variable et dont la
base correspond à un intervalle de temps
ou
à une classe.
celles-ci pour
ainsi les informations d’*Ari’itaimai et de
la reine *Marau, et Teuira *Henry celles de
grand-père, le révérend *Orsmond,
lesquelles, compilées avec ses propres don¬
nées, ont été publiées sous le titre de
“Tahiti aux Temps anciens”.
la dernière source est formée par les
études ethnohistoriques du début du XX'
siècle. Des ethnologues (Ralph Linton,
Edward Handy, Sir Peter Buck, Kenneth
*Emory) ont cherché à reconstituer les
modes de vie des anciens à partir des ves¬
tiges archéologiques de surface, de la mé¬
moire de quelques informateurs et des sur¬
vivances de certaines techniques anciennes
son
-
histoire, nom fém. Connaissance et récit
passé établis par des
documents datés et précis.
• De façon conventionnelle, la période his¬
torique débute avec l’apparition de l’*écrides événements du
ture (vers 3 000 av. J.-C.). Elle succède à la
*Préhistoire, qui, en l’absence d’écrits, se
fonde sur l’interprétation de *vestiges maté¬
riels parvenus jusqu’à nous.
découpent l’histoire occi¬
dentale en quatre grandes périodes ;
1’* Antiquité, de l’apparition des premiers
textes écrits à la chute de r*Empire romain
Les historiens
-
à la fin du ¥*= siècle ;
le Moyen-Age, jusqu’en 1453 (prise de
Constantinople par les Turcs) ;
les Temps modernes jusqu’en 1789 (Révo¬
lution française) ;
l’Époque contemporaine.
• En Polynésie, on appelle “préhistoire
polynésienne” la période marquée par la
manière de vivre et l’absence d’écriture qui
précède l’arrivée des Européens. Certains
historiens proposent une période de *protohistoire pour la période de transition
entre l’époque la plus reculée et la décou¬
verte de Tahiti par *Wallis en 1767. Ainsi
-
-
-
Claude Robineau choisit la date de 1600
comme
début de cette période pré¬
européenne. Cette date correspond, semblet-il, à l’époque de l’édification du *marae
de *Taputapuatea (Raiatea) et à la diffu¬
sion du culte de *Oro. Il ajoute que cette
période pré-européenne est «caractérisée
par une intensification du phénomène
politico-religieux qui dure jusqu’à l’écrou¬
lement de l’ancienne religion. Durant cette
période la succession des ^générations
nous est connue de façon assez sûre et per¬
met une certaine différenciation du temps
par l’événementiel» (“Tradition et moder¬
nité aux îles de la Société”, livre H).
Diverses sources peuvent être utilisées pour
la connaissance de la Polynésie ancienne ;
les- récits des premiers navigateurs et
-
*missionnaires, souvent entachés d’erreurs
en raison de la brièveté des séjours. Un tri
s’impose pour faire la part des réalités et
celle des interprétations.
-
les récits de deux personnages
ayant
séjourné plus longuement: celui de
Maximo *Rodriguez (qui vécut avec les
*franciscains espagnols en 1774-1775) et
(préparations alimentaires, fabrication du
tapa, travail du bois...).
L’histoire contemporaine de la Polynésie a
fait l’objet de nombreux articles ou mono¬
graphies réalisés à partir de documents très
variés (lettres, rapports, études, témoi¬
gnages écrits ou oraux, gravures, cartes,
*photographies, oeuvres littéraires...), le
plus souvent conservés par des services
d’archives
ou
des musées
territoriaux,
métropolitains, hawaïens, anglais, austra¬
liens ou néo-zélandais. A côté d’études pri¬
vilégiant un thème historique, deux ou¬
vrages en plusieurs tomes
vue d’ensemble des
proposent une
événements politiques,
économiques, sociaux et culturels propres
à la Polynésie contemporaine : “Le Mémo¬
rial polynésien” et r‘*Encyclopédie de la
Polynésie”.
Voir aussi : Age de pierre, archéologie, civi¬
lisation, ethnologie, fouille.
'Autre sens : récit.
HITIAA. District de la côte est de Tahiti,
chef-lieu de la *commune de *Hitiaa o te
ra,
qui s’étend du lieu-dit Tiapau (P.K.
33,5) jusqu’à l’embouchure de la Papeiha
(P.K. 44). Son point culminant est le Mt
Mauru (1361m) qui domine une vaste
*planèze démantelée par l’érosion et par¬
courue de nombreux *lavatubes.
Le village
est situé sur un élargissement de la
côtière,
au
Mahatearo.
plaine
débouché de la rivière
C’est à Hitiaa que L.A. de *Bougainville
séjourna du 6 au 14 avril 1768. Une plaque
fixée sur une roche arrondie commémore
le passage du navigateur et la passe située
au
droit du village a reçu le nom de son
navire, la * Boudeuse. Bougainville eut des
rapports parfois difficiles avec la popula¬
tion, mais il se lia avec le chef Ereti et c’est
habitant d’Hitiaa, *Aotouru, qui fut le
premier Tahitien à venir en France.
un
HITIAA O TE RA
Aujourd’hui, le district de Hitiaa compte
919 habitants (1983); il fournit une partie
de la main-d’œuvre migrant quotidienne¬
l’agglomération de Papeete et
livre de l’énergie hydroélectrique grâce aux
ment vers
*centrales installées sur la Faatautia.
►
HITIA’A. E mata ’eina 'a ïa no te pae hitia 'a o
’o Tahiti ’e tei riro ho ’i mai te matahiti
1972 ’ei tuha’a no te ’oire ’amui ra ’o Hitia'a-ote ra
te-ra.
E moti mai Ti'apau ’e tae roa atu i
Pape ’iha.
'0 Mauru te mou’a (1361 metera i te teitei). '0
Mahateaho tôna anavai. I reira ho ’i te ta 'ata
horo pahifarani ra ’o Bougainville i iâpae mai
ai nâni’a i tôna pahi ra ’o La Boudeuse i te 6
’Eperera 1768 ra. ’Ua riro ’o Bougainville
’ei hoa no Ereti, tu’au no Hitia’a i taua tau ra.
no
I tona revara’a i te 14 no ’Eperera,
’ua rave ’o
Bougainville i te ma’ohi ra ’o Ahutoru nâ mûri
iana i tona tere ho’ira’a i Farani. ’O 'Ahutoru
ïa te ma’ohi matâmua i tae ’e i ora i Farani i
taua tau ra.
Eiva hanere ’e ho'ë ’ahuru ma iva (919)
huira’atira to Hitia'a. ’Ua ha’amauhia iho nei
tahipu uira-ito-pape i Fa’atauti'a, te tahi
’âfa ’a nô Hitia ’a, e rava ’i ai ’oia i te uira.
te
HITIAA O TE RA. *Commune située sur
la côte est de Tahiti et qui regroupe les
anciens districts ou communes associées de
*Papenoo, *Tiarei, *Mahaena et *Hitiaa.
Le conseil municipal siège au village de
Hitiaa; il administre une communauté de
4 767 habitants vivant sur un littoral long
de 30 km.
can,
celui de Taaoa,
ne
subsiste qu’une
plus de
muraille occidentale haute de
1000 m. Elle borde la *caldeira à l’intérieur
de
laquelle s’est développé le volcan
d’*Atuona. A l’est enfin, cet édifice princi¬
pal se prolonge par le volcan de *Puamau,
mais il en est séparé par le *dyke du Mt
Otua qui culmine à 924 m.
• De nombreux sites archéologiques témoi¬
gnent d’une forte densité de population à
l’époque pré-européenne. Les sites dégagés
par les archéologues sont ceux de Hanaui,
Hanapeteo, Hanatekua et Puamau. C’est
dans la vallée de ce dernier district que l’on
a découvert les plus grands *tiki des Mar¬
quises : celui de Takaii, sur le *me’ae d’Oipono, mesure 2,35 m de hauteur.
Hiva Oa fut découverte par *Mendana en
1595 et nommée La Dominique. Les Euro¬
péens l’ont peu fréquentée jusqu’au milieu
du XIX° siècle tant les populations étaient
agressives et Die troublée par les guerres
qui opposaient les tribus Hamau, Naiki,
Pepane et Nuku. L’*annexion par la
France fut prononcée en 1842 mais, pen¬
dant près de 40 ans, les *administrateurs ne
réussirent pas à s’imposer : 40 cas de *cannibalisme étaient encore relevés à Puamau
1876. L’*évangélisation commença
en
néanmoins en 1855 et le colon John *Hart
s’établit en 1872 sur une propriété de
800 ha à Taahuku. Il y pratiqua la culture
du coton et l’élevage de bovins et de mou¬
tons grâce à de la main-d’œuvre chinoise et
*arorai. Sa propriété passa aux mains de la
^Société commerciale de l’Océanie en 1895,
HITOTI A MANUA. ( 1770?-1846). Grand
chef du *Te Aharoa (Tiarei), il s’opposa
énergiquement à l’ascension des Pômare.
Avec son frère *Paofai, il déclencha la
révolte de 1808 qui aboutit à l’exil de
*PomareII à *Eimeo. Cependant, il se
convertit au christianisme et prit parti pour
Pômare 11 lors de la bataille de *Fe’i Pi. Il
joua ensuite un rôle important à 1’* Assem¬
blée législative tahitienne. A la mort de
Pômare 11, il fut, avec Paofai, *Utami et
*Tati, parmi les grands chefs qui refusèrent
de payer tribut à Pômare IV et qui écrasè¬
rent la secte *Mamaia, soutenue par la
Hitoti a Manua
reine, lors des combats de 1832-1833.
Hitoti se rapprocha des Français et fut
parmi ceux qui demandèrent le *Protectorat à l’amiral *Dupetit-Thouars en 1842.
Contre Pômare IV, il soutint encore les
Français lors de la *guerre francotahitienne et n’hésita pas, malgré son grand
âge, à participer aux combats de *Haapape. 11 mourut en pleine guerre et fut fait
chevalier de la *Légion d’honneur.
HIV A OA. Ile principale du groupe Sud de
l’archipel des *Marquises, située par 139°
ouest et 9° 45’sud. Elle couvre 320 km^. La
géologique de cette île est
curieuse et complexe. D’un premier *vol¬
structure
206
puis fut rachetée par Emile *Rauzy en
1932.
Siège de l’administration française de 1904
à 1940 et de l’évêché depuis 1893, Die a
aussi gardé le souvenir de Paul *Gauguin
et de Jacques *Brel venus passer les der¬
nières années de leur vie à Atuona.
Aujourd’hui, la population de Hle s’élève à
1522 habitants (1983). L’agriculture n’y
occupe que 25% des *actifs. Atuona est
devenue un bourg-centre pour le groupe
des Marquises du Sud grâce à ses fonctions
commerciales et à son rôle de relais aérien.
hivinau. *Danse polynésienne tradition¬
nelle à caractère joyeux ; deux cercles
d’hommes et de femmes dansent et chan¬
en entourant un soliste et
quelques
batteurs de tambours. Il se peut que cette
danse ait été inspirée par la vue des mate¬
lots virant au cabestan sur les voiliers d’antan. Le mot hivinau pourrait être une
tent
adaptation de l’anglais “heavy now” ou
“heave ho ./"qui signifie “oh hisse !’’ ou de
l’expression “we leave now": “nous par¬
tons maintenant”. Le chanteur ou chef est
le ra ’atira hivinau. Il lance d’une voix forte
signal de départ, le cri : “e; ni’a, ei
(“allez vers la droite, allez vers la
gauche”).
comme
raro "
HOA
’
Matatepai
Hanaiapa»
Hanaui ^^anapetè'o
Akaua#^Ha^g^gnu
M‘ Feani
plateau de
Nahoe
^^Tapuoho^anapaaoa»
1 Fatuuu
\
P'® Kiukiu
1 073 m
grottes
funéraires
.
Oipot^i
M' Ôptua
924 m
t J
'
Hekeoni \
ATUONA J
Cap Matautu
X
Natue
mau
t
Cap Teohoahiveni
Taaoa
t
P“Teaehoa
agglomération
zone très riche en
sites archéologiques
Canal du Bordelais
site archéologique
0
5 km
Hiva Oa : agglomérations et sites archéologiques.
Hiva Oa. 1. Tombes royales à
Puamau. 2. Tiki et vestiges
lithiques dans la vallée de Puamau.
3. Arrivée d'une baleinière au
village de Puamau.
Les textes déclamés ont souvent rapport à
la pêche et à la mer. Danseurs et danseuses
évoluent en rondes tournant dans le même
ou dans des directions opposées. A
chaque intervention du soliste, les dan¬
seurs exécutent un pas de marche exagéré
sur le rythme de base, bras en extension
latérale. Us lui répondent en choeur et,
pendant le bref interlude de l’orchestre,
chaque danseur faisant face à une danseuse
sens
exécute
une
danse déterminée. De
nos
jours, ce type de danse est rarement pré¬
senté dans les spectacles folkloriques, à
cause du grand nombre de danseurs requis
et de l’importance du texte peu eompréhensible par les touristes.
hoa. Terme polynésien qui désigne un
’^’chenal permettant le passage des eaux
océaniques et des eaux lagonaires entre
deux *motu. Les échanges d’eau ne se font
toutefois
qu’à marée haute ou lors des
tempêtes. D’après B. Salvat (“Encyclopé¬
die de la Polynésie”), «les hoa se situent
généralement sur la bordure méridionale
des *atolls ; il peut y en avoir un très grand
nombre (288 à Moruroa) ou quelques uni¬
tés seulement (Takapoto, Mataiva)».
hivinau
►
hivinau. E ’ori ma'ohi leie: tapa'o no te 'oa'oa.
_
Eparauhia ’oia i te matamua e ’upafa'a'ohu.
Epitipupu ha'amenemene: ho’ëominomino
tane, ho e ominomino vahiné, i rôpü te
’upa, na te ra ’atira hivinau e ha ’amata te
pehe. Teie tona reo: “Ei ni'a, ei raro". Epehe
mai ratou ’ori fa 'a ’ohu noa ai ma te arata ’i hia
ano
e te ano ’upa ia au i ta ratou tumu parau, no te
fa ’ati ’a i te paripari fenua ra te reira ia, e parau
no te
lautai ra, te reira ato ’a ia. E horohoro
noa te mau
na’i (te ta’atcu’ori), mea huri aro
ihoa te mau tane ’e te mau vahiné are ’a ra, i
teie mahana, te haere roa atu ra te mau
ma’imira’a i mua, no reira, ’ua rau mau
apara ’a rima ’e ’ua rau mau fa ’anahora 'a.
Teie i ’oa hivinau e pi ’ira ’a api, mahere e mai te
matahiti 1943 noa iho nei paha aita i pâpU
maita ’i mai, te mea ra e no roto mai i te parau
“heave ho” aore ra “heavy now”.
hoa fonctionnel sur un atoll
207
HOARE
HOARE (M. et Mme Charles). Couple de
photographes qui exerça à Tahiti au cours
de la seconde moitié du XIX'= siècle. La
présence de M. Hoare ne semble'qu’épisodique entre 1868 et 1872. Son épouse (pro¬
bablement veuve vers 1879) continua à
tenir un atelier jusqu’en 1905, rue de la
Petite Pologne. Elle fut l’opératrice attitrée
de la famille *Pomare et du gouvernement.
On lui doit des portraits des familles *Sal-
*Lacascade, des illustrations de
“Raiatea la sacrée”, ouvrage de Paul
mon
et
Huguenin, des reproductions de tableaux
de Constance Gordon *Cumming et quel¬
ques vues de Tahiti.
Voir aussi: photographie.
•
Les
skippers tahitiens (Kitty Salmon,
Hiro de Meyer, Thierry Hars) se sont dis¬
tingués lors des récentes compétitions inter¬
nationales (Jeux du Pacifique Sud...). Ils
accueilli leurs concurrents lors des
ont
championnats du monde organisés à Tahiti
en
1985.
HODGES (William) (1744-1797). Peintre
anglais. Spécialisé dans la *peinture des
décors de théâtre et des paysages, Hodges
avait grande réputation lorsqu’il fut choisi
accompagner *Cook lors de son
deuxième voyage (1772-1775). Il rapporta
pour
de splendides peintures de ce voyage, dont
les plus célèbres sont : “La flotte d’Otahiti
assemblée à Oparee”, “La baie de Tara-
HOB ART. Agglomération de 173 000 habi¬
tants
fondée
en
1803 sur les bords d’un
estuaire, au sud-est de la*Tasmanie (* Aus¬
tralie). Capitale régionale, elle accueille les
industries du cuivre, du zinc et de l’alumi¬
nium qui utilisent la production des cen¬
trales hydroélectriques voisines. De vastes
forêts ont
des grandes régates autour du monde ou
pour l’épreuve Sydney-Hobart.
Voir carte Australie.
hobby-cat, nom masc. *Catamaran léger
comprenant deux coques effilées en ma¬
tière plastique, reliées par une plate-forme
entoilée. Le mât atteint 6 mètres de hauteur
et la grand-voile est tendue par une borne.
Les plus grands hobby-cats (16 et 18 pieds)
munis d’un foc. Ce type d’embarca¬
tion, légère et survoilée, permet des vitesses
William Hodges : “Vue générale de
nie de Otaheite” (1775)
208
élevées
pouvant
(45 km/h).
tion à Pickersgill Harbour”, le “Portrait de
Tu”, le “Portrait de Odiddy”... Le souci du
détail en fait de précieux documents ethno¬
logiques. Ces tableaux ont également une
grande intensité dramatique qui annonce
le pré-romantisme.
permis le développement des
scieries et des fabriques de pâte à papier.
La ville est surtout connue comme escale
sont
vao”, “La baie de Matavai”, “La Resolu¬
atteindre 25 nœuds
Hokule’a. * Pirogue double de 19 métrés,
construite à Hawaï, réplique en matière
plastique d’une embarcation tradition¬
nelle, qui relia Hawaï à Tahiti en avril-mai
1976
sans
l’aide d’aucun instrument de
*navigation. L’équipage polynésien, demi
et américain, dirigé par Ben Finney, s’orien¬
tait en observant la position des étoiles et la
forme des vagues. Le périple de 5 000 km
dura 35 jours et permit de tester quelquesunes des hypothèses relatives aux connais¬
sances nautiques des Polynésiens autre¬
fois. 11 constitua aussi un remarquable
exploit sportif qui passionna la population
tahitienne. L’expérience de navigation tra¬
ditionnelle s’inscrivait aussi dans le renou-
HOLOTHURIE
veau culturel
polynésien et le goût retrouvé
pour les grandes courses de pirogues. Le 4
juin 1976 au matin, le spectacle de l’arrivée
d'Hokule’a dans le port de Papeete futgrandiose: «L’aviso escorteur Comman¬
dant Rivière a salué Hokule ’a au large. La
rade a été interdite aux speed-boats et aux
bateaux à moteur. La circulation automo¬
bile a été déviée sur le front de mer. Une
centaine de pirogues fait escorte à Hoku¬
le’a. De mémoire de Tahitien on n’a jamais
vrai¬
le quart de la popu¬
lation de Tahiti, qui acclament la grande
pirogue hawaïenne à son arrivée à la rame»
(Philippe Mazellier: “Tahiti de l’atome à
vu
autant de monde à Papeete. C’est
ment 15 000 personnes,
l’autonomie”).
►
Hokule’a. E i’oa no te lahi va’a tau’ati (pahi)
no te fenua Vaihi tei laraihia ’ia au ihoa i te
hoho ’a pahi ma ’ohi ’e ’o tei tere mai, mai Vaihi
i Tahiti nei i te matahiti 1976 ra ’e ho’ifa’ahou
Vaihi. E toru ’ahuru ma hitu tona
’ihitai, e mâ’ohi te rahira’a ’e te tahi noa tau
atu ai i
papa’a ri’i. ’Aita te mauiha'apapa’a ravehia i
’ua ha’apa’o-noa-hia râte
’ohi i te teu a horo pahi noa
ai ratou i ni’a i teie moana rahi no Patitifa :
’oia ho’i ’o tefeti’a ra ’o Hokule’a te ’avei’a ’e
roto i taua tere ra:
mau rave ’a a te ma
tae roa atu i te hi’opo’ara’a i te huru o te ’are
miti, te mata ’i, te manu, ’e ràu atu â.
Na reira ato’a ho’i no ta ratou ma'a, e ma’a
mâ’ohi ana’e. E toru ’ahuru mapae mahana te
tere o Hokule’a mai Vaihi i Tahiti nei, e pae
tauatini (5 000) tirometera te atea.
’Ua tupu le pili o tona tere i te matahiti 1980.
’Ua manuia ato’a ïa tere. Mai te ’ava’e tiurai
matahiti 1985, ’ua fa’anahohia a te tahi tere
maoro nô Hokule’a i roto i te moana Patitifa
’ahuru ma hitu ’ava ’e te roara ’a o
Mai Vaihi e tâpae mai i Tahiti na
ta ’atoa, e piti
taua tere ra.
Nu’uhiva ma. Ehope ïa taua tere ra i te ’ava’e
me matahiti
1987.
la pirogue hawaïenne Hokule'a
entrant dans le port de
le 4 juin
holding, nom masc. Terme anglais qui
signifie tenure, propriété et, par extension,
placement. Il désigne aussi une société
financière qui, possédant une part impor¬
tante du capital de certaines sociétés,
1976
Papeete
te tomora'a o te va'a vaihi ra'o
Hokule'a /' roto i te ava nô Papeete i
te 4 no tiunu 1976
contrôle, coordonne et oriente leurs activi¬
tés. On distingue généralement :
les holdings industriels composés d’un
état-major qui dirige les filiales de produc¬
tion (Michelin, Peugeot, Elf Aquitaine...)
les holdings financiers appelés aussi
groupes financiers qui regroupent sous une
-
-
même direction financière de nombreuses
sociétés. La Banque Indosuez par exemple
fait partie de la Compagnie financière de
Suez ; Paribas Pacifique dépend de la
Compagnie financière de Paris et des
Pays-Bas.
Holothurie, nom fém. Tahitien : rori. On
l’appelle aussi Bêche de mer ou Concom¬
bre de mer. *Échinoderme de forme cylin¬
drique, au corps mou, vermiforme, mesu¬
rant de quelques centimètres à un mètre de
long. En Polynésie, on rencontre les Holo¬
thuries tant sur les fonds sableux que sur
les formations coralliennes. Elles se nour-
Holothurles (rorI). 1. Bohadschia
sp. 2. Bohadschia argus.
209
rissent de *plancton ou de détritus. Leurs
déplacements sont faibles et provoqués par
des contractions rythmiques du corps.
Certaines espèces sont comestibles et utili¬
dans la cuisine chinoise. Vidées,
séchées puis fumées, elles sont vendues
sées
sous
l’appellation de *trépang.
HOLOZET
(Alexandre) (1823-1895). Ce
*magistrat français effectua un premier
séjour à Tahiti de 1869 à 1873 puis revint en
1881 comme *avocat défenseur. 11 fut un
notable actif, conseiller général de 1892 à
1895, et laissa une nombreuse descendance
en
Polynésie.
hombo, ou hambo, nom masc. d’origine
incertaine, peut-être de l’espagnol hombre
(homme), qui désigne en Polynésie un ado¬
lescent en rupture avec sa famille. Souvent
intégré à une communauté de jeunes,
vivant en marge de la société, le hombo est
hébergé par des amis, parfois dans une
maison abandonnée appelée “château”. Il
ne fréquente
plus l’école'et il lui arrive d’oc¬
cuper temporairement un emploi subal¬
terne ou de subsister grâce à des
rapines.
Aujourd’hui, l’homme polynésien semble
adhérer moins facilement que les femmes
au modèle de société occidentale
qui se
développe à Tahiti notamment. Il laisse un
grand nombre d’initiatives et de responsa¬
bilités à sa mère ou à son épouse.
S’emploie dans de très nombreuses expres¬
sions : un jeune homme ; un homme de loi ;
un homme à tout faire, un
grand homme ;
un
►
homme-orchestre...
ta’ata tane. E ta’ata ora tonaparau lahito e
ti'i. /roto i te nuna’aporinetia, e mai te mau
nuna ’a rau
ato’a, 'ua hau te ti 'ara 'a o te tane i
tô te vahiné. E rave rahi mau tapu
ha'amorira’a tana e fana’o, aore roa e vahi e
opanihia iana i ni ‘a i te marae, are ’a te mau
vahiné e ore ’oia e fa’ati’ahia ia haere atu i ni’a
i te marae e ore ato’a e fa ’ati ’ahia ia ’amu i te
ma ’a ’e te mau tane. la riro ’oia ei
upo ’o no te
utuafare. e mau ’ohipa teiaha tâna e rave, e te
mau tere atea roa: tefa’a’apu.
tefa’ahotura’a i
te fenua, te rava 'ai, te mareira 'a manu ânei, te
tupa 'ira 'a animara, te fa ’ati 'ara 'a fare, te
taraira ’a va 'a, te hamanira ’a tauiha ’a no te
orara ’a.
l teie mahana, e mea fari ’i ata a’e te
tane i te huru orara 'a no rapae i te vahiné are ’a
tupu nei te reira i Tahiti ’e te rahi noa atu
Te horo ’a nei te tane ma’ohi i te rahira ’a no
ra te
ra.
’ohipa rarahi ’e te tureana o te
'utuafare na te metua vahiné aore ra na te
te mau
vahiné e rave’a nana e ’imi i te mau râve’a.
HOMES (Franck) (1868-1953).
Bijoutier
puis photographe, Franck Homes arriva
d’Angleterre en 1888. Six ans plus tard, il
épousa la veuve de Georges *Spitz et reprit
l’atelier de *photographie de celui-ci. Il
édita plusieurs séries de *cartes postales
«où l’on trouve des scènes indigènes, des
types pris en studio, des paysages et aussi
des séries comportant des dessins de Cook,
des cartes de Tahiti et de Moorea. Cer¬
taines séries sont en couleur. Homes four¬
nit aussi des photographies pour l’illustra¬
tion
du livre de C.L. Wragge, '"The
Romance ofthe South Seas” paru en 1906»
(P. *0’Reilly : “Les photographes à Tahiti
et leurs oeuvres”).
homme, nom masc. Être appartenant à la
famille des Hominidés, espèce animale la
plus évoluée sur Terre (Homo sapiens) ', au
sens général, désigne l’ensemble des êtres
humains.
Être humain mâle.
• Dans la Polynésie
ancienne, comme dans
beaucoup d’autres sociétés, l’homme (tahitâne) était considéré comme supé¬
tien :
rieur à la *femme. De nombreux *tabous
(tapu) religieux étaient à son avantage et
que les
femmes n’avaient pas accès au *marae et ne
pouvaient prendre leurs repas en compa¬
gnie des hommes. Chef de *famille,
l’homme se chargeait des travaux pénibles
ou exigeant de longs déplacements ;
plan¬
tations, récoltes, pêche, piégeage, abattage
d’animaux, construction de maisons et de
pirogues, fabrication des outils.
aucun lieu ne lui était interdit alors
Teie parau tane (aore ra e ta’ata) e fa’ahitihia
noa te ho
F ta 'ata ’api, te ho F ta ’ata no te ture,
te ho e ta ’ata noa,
te ho F ta ’ata ti’ara ’a teitei,
te ho ’ë ta ’ata ano ’upa.
I roto i te hi ’ora ’a ’amui : te ta ’ata ora ato ’a e
’apeni ’otane.
homme-nature, nom masc. En Polynésie,
personnage pittoresque, souvent d’origine
européenne ou américaine, qui a choisi de
vivre à l’écart du monde, essentiellement
avec les ressources que lui offre la nature.
Pour B. Danielsson (“Tahiti, guide du tour
de nie”), «ces disciples modernes de Rous¬
seau
étaient
autrefois
nombreux
tout
célèbre d’entre eux,
Darling, vivait absolument nu,
autour de Hle. Le plus
Ernest
dormait sur le sol, la tête tournée vers le
nord, et composait des pamphlets exaltant
les vertus du nudisme, du végétarisme, de
l’abstinence, du pacifisme, du socialisme
chrétien et de l’orthographe phonétique».
Quelques hommes-nature vivent encore à
l’extrémité sud de. la presqu’île de Tahiti
(près des falaises du Pari) et dans certaines
vallées des Marquises. Le plus connu
aujourd’hui est un ancien officier de
marine : Raymond Léglise.
HONG
KONG.
*Colonie
britannique
d’Asie, située au sud de la *Chine, Hong
Kong (“rade parfumée” en cantonais)
s’étend sur la presqu’île de Kowloon et les
237 petites îles environnantes. La superfi¬
cie du territoire est de I 063 km^ et sa popu¬
lation atteint 5 466900 habitants (1986).
L’île de Hong Kong a été cédée à l’Angle¬
la Chine eiî 1842 mais la zone
appelée “Nouveaux Territoires” n’a été
louée que pour une durée de 99 ans : en
1997, la plus grande partie de la région
reviendra à la Chine populaire. La pros¬
périté de Hong Kong tient à son activité
industrielle (textile, construction navale.
terre par
électronique, jouets, photo...) et à son rôle
de place financière internationale. Ses 140
banques et 341 sociétés financières bénéfi¬
cient d’une législation complaisante, four¬
nissent des crédits à l’exportation aux nou¬
veaux pays
industrialisés de la région
(*Corée du Sud et *Taïwan) et des prêts
aux pays en voie de développement tels que
l’Indonésie, les *Philippines, la Thaïlande.
Hong Kong est aussi une porte de la
Chine ; le trafic de son port a atteint 43,3
millions de tonnes en 1983.
C’est par l’intermédiaire de ses organismes
financiers qu’une partie des membres de la
communauté chinoise de Tahiti envoie une
aide pécuniaire aux parents vivant en Répu¬
blique populaire de Chine.
En 1986, 1122 tonnes de marchandises ont
été
expédiées vers la Polynésie française
pour une valeur de 649 millions de francs
C.F.P.
HONIARA.
Capitale des îles *Salomon,
la ville de Honiara est située sur la côte
nord-ouest de *Guadalcanal, en
d’un
bordure
remarquable site portuaire que le
MONO
navigateur espagnol *Mendana avait bap¬
tisé Point Cruz en 1568.
Officiellement capitale depuis
1983 seule¬
ment, Honiara ne compte que 20841 habi¬
tants. Elle a été construite à l’emplacement
de la base militaire installée par les Japo¬
nais en 1942 et agrandie par les Américains
après la reconquête. Les bâtiments publics
ont
été édifiés au début des années 1960
selon
ment.
grand programme d’aménage¬
La ville englobe aussi un quartier
un
large. C’est le fils aîné de Turia, Rai, qui
blanc qui entourait le
corps de l’enfant, flottant sur le lagon. Aidé
des dieux, il prépara la vengeance familiale
et entreprit de traverser l’océan en direc¬
découvrit le tapa
tion de Reka. Il aboutit bientôt dans une
petite baie et, alors qu’il pêchait sur la
plage, il remarqua non loin de là un groupe
de jeunes filles de haut rang entourant la
princesse Fauia. 11 offrit ses plus beaux
poissons et sut toucher le cœur de la jeune
chinois, et les versants qui encadrent la
fille. Rai et Fauia se retrouvèrent souvent
L’aéroport international Henderson est le
relais aérien de l’archipel vers l’Australie,
la Papouasie, les îles Fidji et la Nouvelle-
vécurent un profond amour durant de lon¬
baie ont reçu les banlieues résidentielles.
Calédonie.
en
grand secret sur cette plage isolée et
nuits claires. Fauia était cependant
promise en mariage à Tane. Le matin
gues
même de la cérémonie, elle s’enfuit dans la
montagne. C’est aussi ce jour que choisit
Mono. (Le Lien). Film réalisé à Tahiti par
Dominique Arnaud en 1984 et qui s’inspire
d’une *légende de Paea.
Celle-ci raconte le drame d’une famille de
ce district qui s’appropria une pirogue
chargée de présents, mais qu’elle ignorait
être destinée à Puna, roi de Die imaginaire
de Reka. Puna chargea Tane, le chef de sa
garde, d’une mission punitive : enlever et
tuer la fille du chef de Paea et de son épouse
Turia. Lors d’une visite à Paea, Tane laissa
croire que si l’enfant était adoptée par
port de Hanaruru (Honolulu) en
1822 (dessin de Choris)
Puna, elle accéderait au rang de princesse.
Elle lui fut donc confiée, mais il la noya au
Rai pour se venger de Tane, mais, décou¬
vert par les serviteurs de la cour, il fut ligoté
et immolé sur le marae. Dans la montagne,
la princesse s’était réfugiée dans une grotte
qui reçut le
Quelques mois passèrent,
puis Fauia jugea que le moment était venu
de rentrer au palais. Elle entoura le poignet
et mit au monde une petite fille
nom
de l’enfant d’une fine tresse de cheveux
ornée d’une perle magnifique et la confia à
la fidèle servante qui l’avait accompagnée.
Le retour de la princesse fut accueilli avec
joie, mais lorsqu’on lui apprit la mort d’un
jeune homme étranger que l’on croyait res¬
ponsable de sa disparition, Fauia demanda
a être conduite sur le lieu du martyre de
Rai. A son arrivée au marae, elle perdit
connaissance, cessa de respirer, puis son
corps prit lentement l’apparence d’un
’ita’eta'e blanc (une sterne) qui s’envola
vers
212
de Tua.
la cime des montagnes.
HOPITAL
HONOLULU (en hawaïen: baie abritée).
Cette ville de 379 585 habitants (1984) est
située sur la côte sud de Hle de *Oahu. Elle
s’allonge sur près de 20 km, le long des
baies de M amala et de Maunalua, séparées
par le cratère de Diamond Head. Capitale
administrative de l’État de *Hawaï, Honolulu est aussi une ville industrielle spéciali¬
sée dans l’*agro-alimentaire (ananas,
sucre), le textile et le raffinage pétrolier. Le
tourisme est l’activité la plus rémunéra¬
trice. Le long de Waikiki Beach, il a fait
naître un quartier de grands hôtels et de
buildings commerciaux capables d’accueil¬
lir plus de 4 millions de visiteurs par an.
Les principales sources d’emplois restent
néanmoins les grandes bases militaires qui
entourent *Pearl Harbor, à l’ouest. Le port
de Honolulu, protégé par Die Sand, a un
trafic de 7,2 millions de tonnes (1983).
L’aéroport, véritable plaque tournante du
Pacifique Nord, est au 15' rang mondial
avec 16,5 millions de passagers (1984).
L’agglomération de Honolulu englobe
aujourd’hui les villes de Aiea, Pearl City,
Waipahu et Mililàni Town. Elle atteignait
582463 habitants en 1980.
HONOURA. Héros légendaire polynésien
dont on conte les exploits dans les îles de la
Société, aux îles Cook et aux Tuamotu.
Fils du prince de Tautira, Taihia, et d’une
(^iricesséMe Punaauia, Te More ari’iva-
hine, il fut abandonné dès sa naissance
dans une caverne et acquit le pouvoir de
grandir ou de rapetisser à volonté^Découvert par Tautu, domestique du foi Taihia,
il renoua avec son clan et accomjflit quel¬
ques exploits légendaires. A Raiatea, il vint
à bout du monstre marin Tumatahi. A
*Takume, il vengea le jeune chef tahitien
Tuihaa assassiné par des guerriers Paumotu. On dit que l’empreinte du pied de
Honoura est encore visible sur un rocher
de Takume et qu’un long pieu de bois dur,
abandonné sur une plage de cet atoll, serait
la lance qui lui permit de tuer un poisson
géant, dieu protecteur des Paumotu.
hôpital, nom masc. Autrefois, il s’agissait
d’un établissement où l’on recevait, entre¬
Honolulu. 1. Arizona Memorial à
Pearl Harbor. 2. Gratte-ciel du
tenait et soignait les indigents ou les pèle¬
rins. Aujourd’hui, on y traite les malades,
quartier de Waikiki (Honolulu).
les blessés et on y effectue les
accouche¬
ments. L’accueil n’est assuré que pendant
le temps nécessaire aux soins.
Le premier hôpital construit en Polyné¬
sie fut édifié en 1843 par les ouvriers et les
•
sapeurs de l’amiral *Bruat. Remplacé par
bâtiment en dur, cet hôpital dit de
un
Vaiami resta le seul établissement de soins
du Territoire jusqu’au
début des années
1960. Il a été transformé en centre neuro¬
psychiatrique et phtisiologique après l’ou¬
verture du Centre hospitalier territorial de
Mamao en 1968. Ce dernier emploie 1 011
personnes, dont 47 médecins, et comprend
plusieurs services remarquablement équi¬
pés : médecine générale, chirurgie, gynéco¬
logie, cardiologie, oto-rhino-laryngologie,
ophtalmologie, services d’*hémodialyse,
de radiologie, de biologie médicale et de
transfusion sanguine. L’hôpital militaire
Jean Prince, outre les fonctions habi¬
tuelles, est spécialisé dans le traitement des
grands brûlés.
Six hôpitaux secondaires ont été ouverts
dans les autres îles principales afin de
réduire
les
évacuations
sanitaires
vers
Papeete.
Voir aussi : évasan.
Les établissements hospitaliers de Polynésie.
hôpital
lits
Mamao (Tahiti)
393
Vaiami (Tahiti)
Taravao (Tahiti)
Afareaitu (Moorea)
Uturoa (Raiatea)
Taiohae (Nuku Hiva)
Atuona (Hiva Oa)
Mataura (Tubuai)
nombre
d’hospitalisés (1984)
10 176
77
557
96
1 162
33
702
69
1 670
34
669
12
235
14
165
213
HORA
HORN
(cap). '•’Cap situé à l’extrémité
méridionale de 1”^Amérique du Sud, dans
une
petite île appartenant au ’^Chili.
W. ’'’Schouten et J. ’''Le Maire furent les pre¬
miers navigateurs européens à doubler ce
cap et ils lui donnèrent le nom de leur port
d’attache en Hollande : Hoorn, anglicisé
depuis en Horn.
La région du cap Horn est réputée pour ses
tempêtes: les grandes ’^houles d’ouest'
prennent de l’ampleur en s’engouffrant
dans l’entonnoir que constitue le passage
entre le cap et 1”” Antarctique ; elles sont
accompagnées par les vents violents et gla¬
cés issus des dépressions polaires. En 1788,
le *Bounty dut ainsi rebrousser chemin
après avoir louvoyé pendant trois semaines
dans la tourmente.
Au temps
de la marine à voile, les cap-
horniers étaient les navires et les marins
le cap Horn en
1853
hora. Tephrosia piscatoria. Plante dont
les Tahitiens se servaient jadis pour paraly¬
ser les poissons et faciliter leur capture.
Jacques *Moerenhout avait noté «qu’ils
savaient, comme le font certaines nations
de l’Amérique, enivrer le poisson au moyen
de quelques-uns de leurs végétaux, tels que
le hora, le *hutu, et le *reva, qui, jetés dans
l’eau, le frappaient d’une espèce d’étourdis¬
sement et le faisaient en peu de temps sur¬
nager comme mort à la surface» (“Voyage
aux îles du Grand Océan”). Deux plantes
portent ce nom en Polynésie :
le hora Tahiti (Tephrosia piscatoria) est
indigène ; feuilles, tiges et racines étaient
utilisées comme poison. Les graines ser¬
vaient de vermifuge pour les enfants.
le hora papua (Derris trifoliata et Derris
elleptica) a été introduit de PapouasieNouvelle-Guinée, via les îles Cook. C’est
une liane sauvage, grimpante et envahis¬
sante, dont on utilisait les racines fraîches
après les avoir écrasées. La roténone
qu’elles contiennent agit par paralysie res¬
piratoire des poissons. Fuyant le pâté de
corail que le pêcheur a contaminé à l’aide
endurcis de la marine marchande qui
doublaient régulièrement le cap avant que
le canal de ’^Panama ne soit ouvert.
horoscope, nom masc. Du grec horosko-
pos: “qui considère l’heure de la nais¬
sance”. Prédiction de l’avenir, réalisée pour
individu, par un astrologue qui étudie
les influences des astres sur cet individu
un
depuis l’heure de sa naissance.
Voir aussi : calendrier, zodiaque.
-
-
des racines fixées au bout d’un bâton, les
poissons enivrés se font harponner. Le
hora papua est encore utilisé ; on l’emploie
HORT (Alfred) (milieu du XIX= siècle). Ce
commerçant
anglais qui était établi à
Tahiti avant le *Protectorat de 1842 vit ses
affaires se développer à l’arrivée des Fran¬
çais. 11 bénéficia d’une situation de mono¬
pole dans le commerce avec les TuamotuGambier puis investit ses profits sur
l”'’huile, la *nacre et l’arrow-root (*pia)
dans une propriété de 900 hectares à Opunohu (Moorea). Membre du '''Conseil
d’administration de la colonie, A. Hort
était devenu un notable, mais sa fortune
rapide et ses origines israélites lui valurent
de nombreuses calomnies.
aussi comme remède contre les piqûres de
poissons venimeux.
horizon, nom masc. Ligne imaginaire.le
long de laquelle le ciel et la Terre semblent
se rejoindre : le soleil se lève et se couche à
l’horizon, c’est-à-dire aux limites de ce que
peut voir un observateur.
• En pédologie, on appelle ainsi, dans un
'"sol, une couche qui se différencie des
autres par sa couleur, sa structure et sa
composition chimique. Les horizons super¬
posés au-dessus de la '•'roche-mère consti¬
tuent le profil du sol.
Au sens figuré: un domaine d’activité:
l’horizon politique ; une perspective : l’ho¬
rizon 1995.
214
plantation d'Alfred Hort à Tahiti vers 1835
HOTEL
horticulture, nom fém. A l’origine, art de
tanée aujourd’hui, et la méfiance plus mar¬
tus était à la fois un potager et un verger.
traditionnels d’accueil: on couronne de
fleurs le visiteur, la maîtresse de maison
cultiver les *jardins. Au Moyen-Age, VhorDe nos jours, l’horticulture est la branche
de
l”'’agriculture qui s’intéresse aux cul¬
tures de ‘''fruits et de ‘"légumes.
L’horticulture, à la suite de récentes et
rapides transformations, est devenue une
activité nécessitant des connaissances tech¬
niques de plus en plus poussées et un maté¬
riel varié et sophistiqué. Comme l’agricul¬
ture, l’horticulture s’industrialise. C’est
ainsi que, à côté des ‘"maraîchages tradi¬
tionnels de plein air, se développent les
cultures
qui permettent un
approvisionnement régulier tout au long
de l’année. D’énormes progrès ont été réa¬
lisés également dans la lutte contre les
parasites et la sélection des espèces. En
sous
‘"serres
France, l’horticulture fournit environ 25 %
production agricole
végétale.
En Polynésie française, l’horticulture est
une activité en pleine expansion. A côté des
cultures traditionnelles de *taro, ‘"manioc,
etc., destinées à l’autoconsommation, se
développent la culture des ‘"melons et des
‘"pastèques sur les motu des îles Sous-leVent (Huahine surtout) ainsi que des
maraîchages à Tahiti et aux ‘"Australes. A
Tahiti, l’horticulture se pratique de plus en
plus sous serres dans la plaine, alors que se
maintient la culture en plein champ sur les
de la valeur de la
hauteurs. Il existe une station horticole qui
dépend du Service de r‘"Économie rurale à
‘"Mataiea.
•
L’horticulture ornementale s’intéresse à
la multiplication et à la culture des plantes
subdivise en deux
domaines distincts: la culture d’arbres et
d’arbustes d’ornement en pépinières et la
ornementales. Elle
se
‘"floriculture.
quée, il reste cependant quelques gestes
dispose des fleurs de tiare dans le logis de
son hôte. On invite encore le passant à
partager le repas dans certaines îles,
notamment aux Marquises.
hôtel, nom masc. Établissement meublé
où les hôtes, de passage ou en séjour, peu¬
vent bénéficier de nombreux services : gîte,
restauration, distractions et parfois aide
aux
•
activités professionnelles.
L’un des
premiers hôtels qui aient été
fondés à Tahiti fut ouvert en 1902. Il s’agis¬
sait de l’hôtel Tiare, situé près du pont de
l’Est et tenu par Lovina Chapman. Dans
l’Entre-deux-guerres, l’hôtel ‘"Stuart
(actuel immeuble Paribas sur le front de
mer) accueillit de nombreux voyageurs
dont le peintre Henri ‘"Matisse. L’essor de
l’activité hôtelière commença au milieu des
années soixante, après l’ouverture de l’aé¬
roport de Faaa.
En 1987, Tahiti et Moorea comptent cha¬
cune une douzaine
d’hôtels, Bora Bora 8 et
plusieurs autres îles un ou deux (Raiatea,
Huahine, Rangiroa, Manihi). La capacité
hôtelière s’élève à 2 662 chambres. Ces éta¬
blissements ont une taille très variable. Le
Club Méditerranée est le plus grand avec
ses
365 chambres.
La plupart ont été conçus selon trois styles
architecturaux différents et parfois asso¬
ciés. Certains sont de style néo-polynésien,
leurs bungalows rappelant les anciens fare,
d’autres ont adopté une décoration néo¬
coloniale à arcades, balustrades sculptées
et treillages décoratifs. Il s’y ajoute enfin les
immeubles modernes des hôtels de type
occidental, parfois agrémentés d’annexes
d’architecture traditionnelle.
hospitalité, nom fém. Action de recevoir
quelqu’un sous son toit, de le loger
gratuitement.
• En Polynésie, autrefois, on poussait
l’hospitalité dans les milieux aristocrati¬
ques jusqu’à donner l’usage de terres aux
hôtes, si ceux-ci décidaient de rester. En
retour, ils devaient répondre favorable¬
ment à toute demande de
Autres
sens :
résidence citadine d’un sei¬
sous l’Ancien
Régime ; établissement public spécialisé :
l’hôtel des postes, l’hôtel des monnaies.
gneur ou
d’un bourgeois
Hom. ; ‘"autel (nom masc.).
un des premiers hôtels de Papeete
service venant
des donateurs, notamment en fournissant
des produits alimentaires.
Lorsqu’ils sont arrivés au XVIIP siècle, les
navigateurs européens ont beaucoup
apprécié l’hospitalité tahitienne, au point
d’idéaliser la société polynésienne dans
leurs récits de voyage. Pour Daniel
‘"Mauer, le peuple tahitien est en effet très
réceptif : «Le Polynésien, d’emblée, offre
son accueil, ses vivres, son aide, son
logis,
ses femmes ou ses filles, un coin de terre,
une inaliénable gentillesse, une curiosité
amusée ou intéressée» (“Aimer Tahiti”).
Si l’hospitalité tahitienne est moins spon¬
215
HOTEL
L’hôtel Beachcomber : un établissement touristique de classe internationale à Tahiti.
Situé à 2 km de l'aéroport international de TahitiFaaa et à 6,8 km du centre-ville de Papeete, l’hôtel
Beachcomber occupe un terrain de 15 hectares sur la
pointe Tataa, à la limite des communes de Faaa et de
Punaauia. Cette partie de la côte ouest de Tahiti est la
plus favorable à l'activité touristique par son en¬
soleillement et la beauté de ses paysages. Elle a été
également choisie pour l’implantation des hôtels
Maeva Beach, Bel Air et Climat de France. L’hôtel
Beachcomber a été inauguré le 19 juin 1974 mais
portait alors le nom d’hôtel Travelodge. Il fut
rebaptisé hôtel Beachcomber en 1980. Depuis
toujours, il fait partie de la société Southern Pacific
Flotel Corporation, puissante chaîne hôtelière du
Pacifique, propriétaire de 68 établissements et ellemême filiale d’une banque de Singapour.
Hôtel
de
luxe
classé 4 étoiles,
le Beachcomber
comprend 202 chambres dont 78 d’aménagement
standard, 103 de luxe et 4 suites, réparties dans 5
bâtiments aérés, reliés par des passerelles. Il s’y
ajoute 17 bungalows de style polynésien construits
sur
pilotis en bordure du lagon. La décoration
intérieure a constitué un marché important pour
l’artisanat local,
mais de nombreux matériaux et
équipements (nattages, bambous, tissus...) ont été
importés des Philippines et d’Indonésie. En 1987, le
tarif
de
location
d’une chambre variait selon
le
standing de 19300 à 67500francs C.F.P. la nuit.
Quatre lieux de restauration ont été
aménagés dans la partie centrale de
l’établissement et sur le motu artifi¬
Leur capacité d’accueil
maximale est de 600 places pour le
restaurant Tiare, 80 pour le restau¬
rant La Terrasse, 125 pour le Motu
Bar et 60 pour le Lobby Bar.
ciel.
un
chef
plusieurs
magasiniers, a pour rôle d’approvi¬
L’économat,
d’achats
tenu
assisté
par
de
sionner les services de restauration
répartis en deux cuisines. Les 29
employés qui y travaillent sont
capables de produire près de 2 000
repas par jour que servent 51 em¬
ployés de restaurant et de bar.
La réputation d’un hôtel tient à son
standing mais surtout à la qualité
des prestations offertes à la clien¬
tèle. Parmi celles-ci, l’animation
tient une place particulière car elle
permet de drainer un complément
de clientèle locale. L’hôtel offre
ainsi
de
nombreuses
activités
nautiques (croisières, ski nautique,
plongée sous-marine, planche à
voile...), des excursions, des
démonstrations d’artisanat et des
soirées dansantes qui permettent à
des groupes folkloriques polyné¬
siens de se produire. Deux salles de
conférences de 150 à 400 places
accueillent des congrès locaux ou
internationaux.
L’entretien de l’hôtel et les services
divers à la clientèle constituent les
principaux
départements pour¬
voyeurs d’emplois. 118 personnes
assurent en effet :
le ménage des chambres
le nettoyage et le stockage de la
-
-
-
literie, des nappes et des ser¬
viettes (en collaboration avec des
blanchisseries de Papeete)
les travaux de menuiserie, de
soudure, d’électricité et de répara¬
tion générale
-
-
l’entretien des jardins
la sécurité des biens
personnes
-
et
des
l’approvisionnement en énergie
électrique.
216
La
clientèle
de
l’établissement
appartient en général aux classes
aisées. Elle est originaire des ÉtatsUnis (45%), des pays du Pacifique
(30%) et d’Europe (20%). La
commercialisation
du produit
touristique Beachcomber Tahiti est
assurée par les bureaux de la
Southern Pacific Hôtel Corporation
à Sydney, Auckland, Los Angeles,
Tokyo, Londres, Santiago et
Buenos Aires et par le groupe
hôtelier Trust House Forte à Paris,
Milan,
Zurich,
Francfort.
Reliés
organismes,
service
de
les
la
Bruxelles et
télex à ces
par
employés
réservation
du
sont
chargés des enregistrements, du
contrôle des disponibilités et de la
mise
à jour
des tableaux de
réservation
avec
la
collaboration
des agences de voyages.
HUAHINE
houle, nom fém. Onde qui se propage à la
surface de la mer en formant des *vagues
de la *lagune de Fauna Nui où se trou¬
vaient les marae des huit chefs de l’île.
contrent pas d’obstacle.
auraient été fondées par la princesse Hutu-
fait de la prédominance des régimes d’*ali¬
dans
tropicale, une houle en provenance
de cette direction est souvent observée en
sur
qui ne déferlent pas tant qu’elles ne ren¬
•
D’après F. Rougerie et B. Wauthy, «du
zés soufflant du secteur sud-est à nord-est
en zone
tropicale polynésienne avec des creux
de 1 à 3 mètres et une période de 6 à 9
zone
secondes». En fait, d’autres houles peuvent
croiser celle-ci : les houles de sud-ouest
provoquées par les *dépressions polaires,
surtout en juillet-août, et les houles de
nord-ouest, conséquences des tempêtes de
Janvier-février dans le Pacifique Nord. Les
*cyclones,- enfin, provoquent des houles
énormes où les creux peuvent dépasser 10
mètres.
Selon
la
légende,
ces
huit chefferies
hiva qui s’était enfuie de Raiatea, cachée
un
tambour. Le marae Manunu
aurait été édifié sur le lieu de son arrivée.
La *division politique de l’île se retrouve
le
marae
*Matairea Rahi
où huit
*pierres-dossiers symbolisent la place des
huit chefs qui avaient le droit de siéger ici.
D’après J.-F. Baré (“Huahine”), les sept
groupes territoriaux Atitiao, Aturua^u,
Miru, Taura i Mûri, Taura i Mua, Fareihi
et Faretou furent dominés par celui de
Atupii vers le XVIF siècle. Lorsque *Cook
aborda Huahine en 1769, Die se trouvait
sous l’autorité de la reine
Tehaapapa
A
C’est de Huahine que partit *Mahine qui
combattit au côté de *Pomare H à Tahiti.
Huahine fut
longtemps réfractaire à la
française. Après une quarantaine
d’années d’escarmouches, le régent
*Marama signa en 1888 le document insti¬
tuant le *Protectorat français. L’*annexion fut prononcée en 1897, mais la
citoyenneté française ne fut accordée aux
habitants de l’île qu’en 1946.
• Huahine compte aujourd’hui 3 877 habi¬
tants (1983) et connaît une croissance
tutelle
HUAHINE. Située par 151°ouestet 16°45’
sud, Huahine est la plus orientale des *îles
*Sous-le-Vent. Elle est formée de deux
massifs montagneux séparés par les baies
de *Maroe et
Port-Bourayne : Huahine
Nui et Huahine Iti. Cette île de 74 km^ est
un
ancien *volcan dont le centre s’est
effondré et
a été envahi par la mer. Les
bordures de la *caldeira correspondent
crêtes les plus élevées : 669 m au
Mt Turi et 462 m au Mt Puhuerei. Elles ont
aux
subi une intense érosion qui a modelé de
nombreuses
vallées
radiales.
petits dômes compliquent le relief : ils cor¬
respondent à des épanchements de *laves
trachytiques qui ont traversé la masse du
volcan à la faveur des nombreuses failles. Il
s’agit du Mt Maua Tapu, du Mt Paeo, du
MtVahi, qui joue le rôle d’un *isthme, et
de la *presqu’île de *Tiva. Le long des côtes
nord et est, Huahine est bordée de grands
*motu coralliens qui enserrent la *lagune à
*Maeva.
D’après Y.H. *Sinoto, les *sites habités
les plus anciens datent de 850 à 1100 de
notre ère. L’île est très riche en vestiges
d’habitations et en *marae. Les plus impor¬
tants ont été mis au jour à *Fare, à l’ernplacement de l’hôtel Bali Hai ainsi qu’à *Vaitootia et *Faahia, à *Maeva, sur les rives
•
cocoteraie
Plusieurs
□ brousse
Marae
Manunu
motu
Oavarei
culture sur motu
1 (melons, pastèques)
P-—I
I
□ cultures vivrièresl
ym agglomérations
© site archéologique
O hôtel
motu
Vavara
trafic portuaire
ancienne zone
ostréicole
217
HUE
démographique sensiblement supérieure à
la moyenne polynésienne. L’agriculture est
restée une activité essentielle. Elle occupe
population active et a pour
objet, notamment dans les districts de Paie
et de *Fitii, la production de tubercules, de
légumes et de *vanille. D’importants
défrichements ont été réalisés par les
agriculteurs de Maeva sur les motu. Les
parcelles sont vouées à la culture des
*melons et des *pastèques dont la récolte
(119 tonnes en 1983) est essentiellement
destinée au marché de Papeete. L’*ostréiculture qui tirait parti des lagunes de Tefarerii, a été ruinée par un parasite, mais la
pêche est active : les 12 patrons pêcheurs de
l’île ont pu livrer 55 tonnes de poisson à
Tahiti en 1984. La municipalité fonde des
espoirs sur le tourisme. Le pôle principal
56 % de la
hue
Huahine. 1. Le palais royal de Fare
(milieu du XIX" siècle). 2. Culture
de melons et de pastèques sur les
motu de la côte est ; au fond, la baie
de Maroe.
Huahine. 1. Te nohora'a ari'i no
Fare ('afara'a Ole XIXe ote anotau).
2.
Tanura'a mereni i ni'a i te mau
motu no te pae hitira'a o
te rïï. I te
ateara'a : te roto 'o Maroe.
en
est
l’hôtel Bail Hai, construit en 1972.
capacité d’hébergement de Huahine
s’est accrue avec quelques hôtels plus
La
petits, des pensions de famille et un village
de loisirs à Maroe. Le port de Fare est
aujourd’hui desservi par ferry tandis que
l’aérodrome permet plusieurs liaisons quo¬
tidiennes avec Papeete, Raiatea et Bora
Bora (36 867 passagers en 1987).
►
HUAHINE. Teie te ho’ë ’a’ai no tefa’a’itera’a i
te mau i’oa o na mata’eina'a
’o Huahine ’e te
huru nôte ma’irira'a hia to ratou mau i'oa.
Teparahi ra i Ra’iatea te ho’e ari'i, ’o Tutapu
te i’oa.
E tamahine tana, ’o Hutuhiva le i’oa.
’Ua tonohia teie poti’i na roto i le mau
fa’a’itera’aparau heheu e haere atu i Huahine
no te farerei i tâna tane. Epahu rahi
ha’amo’ahia lonafaura’o, mea ’ipu’u noa ’oia i
roto i te pahu, tu’uhia atura i ni’a i te 'are i te
tahalai o To ’erauroa, te vahi tei reira te marae
o te mau toa
matara mai
’o To ’erauroa ihoa te i ’oa. la
’o Hutuhiva mai roto i teie pahu,
’ua manunu roa ’oia i ma’irihia ai teie ’otu'e o
Manunu. Tau taime i mûri iho, ’ua haere
maira e piti na aito mai te marae mai o Tu te
ho F, ’o Teaonuimaruia te tahi, ia ’ite maira ia
Hutuhiva, ’ua ha’afatata maira, e rave roa
atura iana,
afa ’i atu ra i Maeva aore i maoro,
tupu a’era le oro’afa’aipoipora’a ’o Hutuhiva
’e ’e Teaonuimaruia ’oia te ’opu huiari’i
fa ’atere i Huahine tei matarohia i
tepi’i ’o Tepa'uihauroa.
matamua tei
Mai roto ia Hutuhiva ’e ’o Teaonuimaruia, ’ua
pu te hua’ai: hôe ahuru tamari’i tamaroa. No
ratou mai te i’oa o na mata'eina’a ho’e ahuru
nô Huahine : ’o Alupi’i no te tuha'a ra ’o
’Aturuanu’u; ’o Atitiao; ’o Miru; ’o
Aturuanu’u: ’o Fare’ihi: ’o Faretou: ’o
Taura’imua; ’o Taura’imuri; ’o Te Ama; ’o
Atea.
Te mau i’oa o na mata ’eina ’a e maha no
Huahine ili, ’o Maro’e e loru tau tara mou’a le
’itehia i reira tei ma ’irihia te i ’oa ia Mou ’atoru ;
’o Tefareri’i : ’o Parea ’e ’o Ha’apu.
hue. Français : calebasse. Fruit de diverses
espèces de Cucurbitacées {Lagenaria siceraria) et de Bignoniacées {Crescentia
cujete). Une fois vidé et séché, ce fruit est
utilisé comme récipient pour l’eau, le *miti
hue (lait de coco fermenté) ou le *fafaru.
Autrefois, une fine cordelette permettait de
suspendre cette gourde et de la transporter.
►
hue. E ra’au tupu teie mai te mautini e aore ra
tepoha, teie ra tona ma’a ’e’ita e
’amuhia, e ravehia e ha’amarohia, e tamahia o
roto i te mâ’a e noa’a mai te ho’ëfâri’ipape ’e
aore ra e vaira’a mitihue. Efirihia te tahi nape
nô te fa’atautau iana ’e e rave’a ato’a no te
te mereni,
afa’i haere (e tôtô). E rave ato’ahia te apu
ha'ari ’eifâri’i ma'a.
HUE (milieu du XIX= siècle). Originaire de
Raiatea, parent du chef *Utami et ami de
*Pomare II, Hue étudia la théologie avec
les *pasteurs anglais et devint *diacre de la
paroisse de Punaauia. Son penchant pour
l’alcool lui valut d’être exclu de l’Église. Il
se
rapprocha alors de *Teao et devint
célèbre par ses visions prophétiques. Il fut
un
218
des
leaders
de
la
secte
religieuse
*Mamaia et organisa une communauté à
Taiarapu
combustion de la noix, comme produit de
1827. Les lois
contre la secte Mamaia le contraignirent à
l’exil vers Raiatea, mais il y répandit aussi
sa
en
septembre
tatouage.
'Voir aussi : Bancoulier.
L’huile de coco était fabriquée par les
Polynésiens depuis des temps immémo¬
riaux, à partir de l’amande de la noix de
coco. Quand les noix étaient mûres, on
râpait l’amande, et la pulpe obtenue était
placée dans une pirogue surélevée pour la
protéger des cochons. La masse pulpeuse
-
doctrine et connut un vif succès. Hue
mourut tragiquement en tentant de
nager
jusqu’à Huahine : était-il ivre ou drogué ?
Tentait-il une marche sur l’eau ? Il se noya
et le mouvement qui déclinait
1833 disparut peu après.
depuis 1832-
était arrosée d’eau de coco et le tout fer¬
mentait au soleil pendant 2 à 3 semaines.
On obtenait une huile rance et non con¬
hui ari’i. Classe des chefs dans l’ancienne
société
sommable mais d’une excellente qualité,
utilisée pour faire du *mono’i. L’huile de
polynésienne. Elle comprenait les
*ari’i nui
ou
Vari’i
*an'i rahi et les *ari'i ri’i.
était l’un des tributs que les Polyné¬
siens versaient autrefois à leur *ari’i. On la
coco
le
plus important portait le
*maro’ura, la ceinture de plumes rouges,
*insigne des dieux. Par leurs généalogies,
conservait dans des tiges de bambou. Le
surplus fut commercialisé par les *mis-
les ari'i se rattachaient à des dieux ou à des
ancêtres déifiés et tiraient leur nom et leur
titre des *marae ancestraux les plus impor¬
tants où ils présidaient les cérémonies reli¬
gieuses. D’après James *Morrison, «sei¬
gneurs de la terre, ils tiraient leur subsis¬
sionnaires protestants avec l’accord des
chefs et constitua les premières exporta¬
tions de Tahiti et des îles Sous-le-Vent
entre 1800 et 1860. Dans les années 1930,
Chin Foo réussit à produire de l’huile de
*coprah comestible et la vendit jusqu’en
tance des terres
leur appartenant (patu),
cultivées par des serviteurs». Les ari’i ri’i
étaient des chefs inférieurs, à la tête de ter¬
ritoires plus petits... Juste en dessous des
ari’i
et au-dessus du hui *ra’atira, les
*iatoai et *to’ofa se rattachaient aux ari’i,
1950 sous le nom de “cocofine”.
L’huile de *haleine. Ce corps gras était
utilisé pour l’éclairage ou comme lubri¬
fiant. Son emploi se généralisa avec la
-
des
fabrication des bougies, puis surtout avec
l’utilisation de la *lampe à huile. C’est au
début du XIX'^ siècle que la demande fut la
hui ari’i. Epupu ta’atafa’aiere teie i te nuna'a
intensive. La tête d’un *cachalot peut en
effet fournir jusqu’à 1500 litres d’une huile
résultats de distinctions et de descendances
complexes des branches aînées
branches cadettes.
et
►
mâ’ohi i roto i tô râtou orara’a i muta'a iho.
Te vai nei te mau ari’i nui (ari’i rahi) e te mau
ari’i ri’i. Te ari’i ti’ara’a teitei roa a’e i ta râtou
hi’ora’a o te ari’i ia e maro ’ura, ’oia ho’i e
hatua huruhuru manu ’ura (’ute’ute), e taipe te
reira no te mau atua. Na roto i tô râtou mau
aufaufëti’i, e ta’amu na te mau ari’i ia râtou ’e
te mau atua, e aore ra i te mau
tupuna
fa ’aatuahia e rat ou : mai reira fa ’ahaere mai ai
ratou i to ratou i’oa’e to ratou ti’ara’a i ni’a i te
fa’ahiahia roa a’e (rahi roa a'e) i
reira ia ratou, e tavana ai (e
marae tupuna
mau
peretetini) ai i te
oro’a rarahi no te ha’amorira’a. E mau
tavana no te fenua (ia au i te fa’ati’ara’a a
James Morrison), e fana’o râtou i te mâ’a ’e te
ta’oa, te faufa'a no ni’a i te mau fenua fatuhia
tei ha ’afaufa ’ahia e to râtou mau tâvini
e ratou
te parauhia e mau teuteu.
mau to
Te mau ari’i ri’i e
’ofa ia : e mau upo ’o fa ’atere ratou no te
mau mata’eina’a ri’i.
I raro mai i te ari’i ’e i ni’a a ’e i te huira’atira,
te vai nei te
’iato’ai ’e te to’ofa tei tâ'amuhia i
ni’a i te ari’ifa’atere te mau ti’ara’a ’e te mau
’apapara'a te reira no te fa’ata’a i te hua’ai nô
te mau ’opu matahiapo ’e te hua ’ai nô te mau
’opu teina.
plus forte et la chasse aux *cétacés la plus
très fine ; le corps ne donne qu’un produit
de seconde qualité. U ne fois la baleine tuée,
on
faisait
chaudrons
fondre
ou
la
graisse dans des
marmites (à Moorea par
exemple, dans la baie d’Opunohu). Les ba¬
leines sont
encore
chassées
aujourd’hui
pour leur huile, mais la plupart des pays y
ont renoncé car beaucoup d’espèces sont
en voie de disparition.
Voir aussi : huilerie.
►
hinu ha’ari. Ehinu ïa na te ma’ohi mai te tau
’e te tau ’e tae roa mai â i teie mahana.
I te matamua, i roto ïa i te mau ’umete rarahi,
mai te va'a te rahi, e ravehia ai te hinu ha’ari,
’eiaha ’ei hinu ma’a, ’ei hinu mono’i ra ’e ’aore
’ei hinu mori i te tau ihoa ra o te mau
ra
’orometua Peretane. / te matamua ra. '0 te
hinu ha ’ari ’o te pupuhia atu ’ei o na te ari ’i, e
’ofe ïa te fâri’i.
Na te mau ’orometua Peretane i fa 'ata ’a i te
faufa’a rahi to te
hinu ha’ari, ’e mea ti’apaha ïa ’ia ho’ohia atu i
mau ari’i o taua tau ra e, e
rapae i te fenua nei.
’Ua ha'amatahia ïa te hapono i te hinu ha’ari
Tahiti ’e no te mau motu raro mata’i mai i
no
rapae,
huile, nom fém. Liquide gras d’origine
végétale, anirriale ou minérale, inflamma¬
ble et insoluble dans l’eau.
•
Autrefois, en Polynésie différentes huiles
étaient utilisées couramment :
-
L’huile de *noix de bancoul était utilisée
pour s’éclairer et,
mélangée au noir de la
’e mai te matahiti 1800 ’e tae roa mai i
le matahiti 1860 ra,
i riro noa na ïa te hinu
ha’ari ’ei faufa’a na to te mau fenua nei.
l te matahiti 1877 ra, matahiti ïa i ha’api’ihia
ai te ma ’ohi i te rave i te puha i ’ore ato ’a te
hamanira ’a ’e te haponora ’a hinu ha ’ari na te
ara.
I teie tau, e fare tavirira’a hinu puha te vai nei
i Tahiti nei.
HUILERIE
hinu tohorâ. Ehinu faufa'a rahi roa te hinu
tohorâ i roto i te area matahiti 1800-1850. I
’e tae
roa mai ai te mau pahi patia tohorâ i Porinetia
nei. ’Aita atu e tumu nô te pâtiara'a tohorâ ’o
tôna ïa hinu. 'lafa’atahehia te hinu o te hoâ
’omi'i (’âfi'i) tohorâ, e roa’a mai hcâtauaiini ’e
pae hânere (1500) ritera hinu. E hinu maita’i
reira ato 'a ïa i pâlia-rahi-hia ai te tohorâ
roa ho ’i.
E hâmani môri hinu ’e ’aore ra ’ei hinu tahinu
_
mâtini teie hinu tohorâ.
tohorâ, i ni’a noa
fa’atahehia ai te hinu, e ’aore ra e
I te tau ’a pâtia-rahi-hia ai te
ïa i te pahi e
ho ’i i uta i te lahifenua.
/ Porinetia nei, tô Rurutu feia pa ’ari tei ’ite
ho ’i te ro ’o o te
papu i te reira. ’Ua ’atutu ato ’a
Rurutu nô te tautai pâtia tohorâ.
I teie râ tau, ’ua ’opanihia teie huru tautai
te ao ta ’ato ’a nei,
nâ
inaha ’ua haere varavara roa
teie ’animara.
huilerie, nom fém. Usine produisant de
r*huile à partir de matières grasses végé¬
tales. C’est aussi un magasin spécialisé
Huître, nom fém. Crassostrea cucullata.
Tahitien : tio. Mollusque lamellibranche à
deux valves
inégales, vivant fixé sur un
support. Elles sont élevées par les ostréicul¬
teurs pour leur chair savoureuse. Certaines
Huîtres
produisent, des concrétions pré¬
cieuses, les *perles, par exemple la *Nacre
perlière. Une Huître peut vivre 20 ans et
peut pondre chaque année 50000 œufs.
Pour leur élevage, on récolte d’abord les
larves nageuses
qui constituent le *nais-
sain. Elles se fixent sur des supports spé¬
ciaux confectionnés à cet effet (tuiles ou
coquilles de *Bénitiers enfilées, grillages...)
que les ostréiculteurs placent en des
endroits bien choisis. On les laisse grandir
pendant un an dans des bassins appelés
claires avant de les détacher du support.
Ensuite, on les met dans des paniers placés
grossiront
dans les parcs à Huîtres où elles
tion majoritaire du Territoire (51 %). Elle
ayant été ruiné par un parasite à la fin des
Fondée en 1968, c’est
une *société d’économie mixte à participa¬
est tenue d’acheter l’ensemble du *coprah
produit en Polynésie française à des prix
garantis aux producteurs. Ces prix étant
généralement supérieurs aux cours mon¬
diaux, l’huilerie exporte donc à perte. Elle
reçoit en conséquence une aide des pou¬
voirs publics par le biais de la Caisse de
soutien des prix du coprah. Installée à
*Motu Uta, l’huilerie de Tahiti emploie
une soixantaine de personnes. Elle s’est
équipée récemment d’une petite unité de
raffinage, ainsi que d’une usine d’aliments
qui transforme des céréales importées. Elle
traite chaque année de 13 000 à 20 000
tonnes de coprah, acheminé pour l’essen¬
tiel par une vingtaine d’*armateurs
depuis
les Tuamotu-Gambier ou les îles Sous-leVent. Ce coprah est transformé en huile ou
L’huile est exportée à 95 %
l’Europe (Italie, Royaume-Uni, Métro¬
en *tourteaux.
vers
pole) par la *Compagnie générale mari¬
time, alors que les tourteaux sont achetés
sur place par les éleveurs pour la nourriture
du bétail. L’huile exportée est raffinée dans
les pays de destination pour donner de
l’huile de table, de la margarine ou de la
végétaline. L’huile revendue sur place est
raffinée par l’huilerie et sert à la fabrication
du *mono ’i et des savons et savonnettes.
hui ra’atira.
Dans l’ancienne société
polynésienne, il s’agissait du groupe social
intermédiaire, dépendant des *ari’i (*hui
ari’i), et en contact direct avec les *manahune (tenanciers-travailleurs). Ce groupe
formait le dernier rang des chefs, proprié¬
taires des terres, mais soumis aux ari’i. Les
ra’atira attribuaient les terres et contrô¬
laient
étroitement
manahune.
220
semble des citoyens.
dans la vente d’huiles.
• Huilerie de Tahiti.
hula aux îles Hawaï vers 1820
Aujourd’hui, cette expression désigne l’en¬
la production des
pendant deux ans avant d’être mises sur le
marché. L’élevage des Huîtres à Huahine
années 1970, celles qui sont consommées
Polynésie sont des huîtres importées.
en
'Voir aussi : ostréiculture.
hula. *Danse des îles *Hawaï.
Le huia niau kani est dansé par des femmes
sur
le rythme donné par une guimbarde.
Le huia pahua est dansé avec une lance ou
un
bâton à fouir, sur un accompagnement
d’une sorte de castagnettes ; cette danse est
liée à un rite de fertilité.
►
hula. Te ori ia i te parau vaihi.
Te vai nei te
hula niau kani nâ te mau vahiné teie ori,
arata’ihia e te hEâmau ’upa’upa ha’amaniania
e
’aore ia mau rutura’apunu, te vai ato’a ra te
hula pahua teie ori e tura’au ia e aore ra e
tei tô râtou mau rima no te patia i ni’a i te
hoto
fenua, arata’ihia e te tahi mau rave’a upa’upa
te tape’ahia i ni’a i te rimafa’atotete noa ai.
Teie nei ori ’oia te hula i te parau vaihi e peu
teie nô te fa’a’iie i te tapa’o nô te''i o te fenua ’e
te faufa ’a rahi.
humidité, nom fém. Caractère de ce qui
est imprégné d’*eau ou de vapeur d’eau.
météorologistes mesurent l’humidité
Ils l’ex¬
priment en pourcentage de la quantité
• Les
de l’air à l’aide d’un *hygromètre.
maximale de vapeur que la masse d’air
peut absorber.
Sur l’ensemble du Territoire, l’atmosphère
a un taux d’humidité moyen compris entre
70 et 80 %, mais ce taux peut s’abaisser à
35% entre juin et octobre (le minimum
absolu, enregistré à Atuona aux Mar¬
quises, est de 26%), et atteindre 100% au
cours de longues périodes pluvieuses, pen¬
dant la saison chaude.
arrivée du coprah
au
L’Huilerie de Tahiti.
quai de déchargement
Le coprah broyé est distribué dar
qui assurent son pressage à haute I
procédé mécanique s’ajoute un tra
par solvants qui permet d'extrai
d’huile de la masse du coprah. Il re
résidus secs (tourteaux) et 8 % d’h
Au premier plan de la photo, les
l’huile sortant des filtres. Cette
ensuite acheminée par des tuyau>
cuves
de stockage extérieures.
*
Fondée
en 1968, l'Huilerie de Tahiti est une des
principales usines de
Polynésie, l'une des premières à mettre en valeur un produit brut récolté. Son
capital est détenu en majorité par leTerritoireet se trouve réparti pour le reste
entre de nombreux actionnaires
polynésiens. Les bâtiments de l’Huilerie
s'allongent en bordure du quai aux goélettes de Motu Uta, ce qui permet de
réceptionner directement le coprah, en provenance des Tuamotu pour
l’essentiel, mais aussi des Marquises, des îles Sous-le-Vent ou desîles Cook.
De l'amande séchée de la noix de coco on tire de l’huile brute (9 104 tonnes en
1987) destinée à l’exportation vers l’Europe. Une faible part (10 % en
moyenne) est raffinée sur place pour alimenter quelques industries locales,
la production de mono'i en particulier. Les résidus
agglomérés issus du
pressage du coprah sont revendus aux éleveurs de bétail sous forme de
tourteaux. Cette production d’aliments a atteint 4 477 tonnes en 1987.
L’Huilerie traite d'autres matières premières : les grands silos qui
marquent la.
limite est de l’usine reçoivent du maïs, du blé et du
soja également!!
transformés en aliments pour le bétail.
^
coprah subit un prébroyage en passant dans
une vis. sans fin qui
Le
conduit
HANGAR DE STOCKAGE
du
_
hangar de
stockage jusqu'à
l’aimant.''î^y
s
quatre presses
^1 ymP
empérature. A ce
htement chimique
[re jusqu’à 62 %
MTV 11ifèf ■:râm
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[:umidité.
I bacs contenant
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46S‘'-
tçfipw, /
:
À ^9^^ bacs de^écantatiolT
Les tourteaux
sous les
récupérés
presses à coprah
sont mis en sac, pesés et
stockés
dans
l’attente
d’être vendus
aux
éleveurs de bétail.
unité de fabrication
d’aliments pour l'aquaculture
L'huile brute
î
dans deux
s
extérieures
cité de 1
è
gra^g
d'yg
5Q!a
1
chacune. Ces a
sont reliés au qii3
s
souterrains.
H
g cours par deux pii
’
>N.ateliers rnécànjqués et groupes éiéetrog^ies
-
,
^^1
IPÜI
S
■ |9|
tades
HUTU
humus, nom masc. Matière brune d’as¬
pect terreux provenant de la décomposi¬
tion de la matière organique et en particu¬
lier végétale, sous l’action d’agents atmo¬
sphériques et microbiens (“"Bactéries et
“"Champignons essentiellement). C’est en
réalité un mélange de matière organique et
d’acides fulviques et humiques en solution
dans le sol. On distingue plusieurs types
d’humus dont les principaux sont le mull,
le moder, le moor et la tourbe.
Une bonne terre de culture contient de 2 %
à 6% d’humus. La terre de
contient généralement plus.
jardin
en
ra ’atira tama ’i ’o Teraupo ’o. Nô te ava ’e
fepuare matahiti 1897 to te farani popo’ira’a
iana, ’oia ato’a te tavana vahiné ra ’o Ma’i ’e
lana tane,
mau pepe.
’o Moti ari’i teipohe i te rahi o tona
’Ua utahia o Hupe i Taratoni ’e nâ
’orurehau. Nô te matahiti 1905
tavana e va’u
noa tona
ho’ifa’ahoura’a mai i Raiatea.
hura. Nom donné jadis en Polynésie à une
“"danse exécutée par une ou plusieurs filles
importants pour se faire
admirer par de jeunes hommes de même
de personnages
rang social dans l’espoir de trouver un
mari. Entre les danses, des amuseurs inter¬
venaient pour faire rire les spectateurs par
HUNIER (Edward) (milieu du XIX' siè¬
cle). Ce capitaine anglais aventureux fut un
des premiers commerçants à s’établir à
Raiatea vers 1820. Son “"brick de 204 ton¬
neaux,
le Diana, était un des plus grands
navires du royaume des Pômare. Hunter
était aussi propriétaire foncier à Fare Ute.
Ses 14 enfants lui assurèrent une très nom¬
breuse descendance dans le Territoire.
hupe. En Polynésie, “"vent frais qui souffle
nuit, des vallées de montagne vers le
large. L’île s’est en effet suffisamment
refroidie pour que l’air, devenu plus dense
que sur l’océan tiède, s’écoule vers la
plaine. Alors, pour “"t’Serstevens, «une
autre brise se lève, d’une fraîcheur de
source, le hupe qui descend de la mon¬
tagne, silencieux et sournois ; lui aussi joue
son rôle : il apporte la rosée» (“Tahiti et sa
couronne”). Il abaisse la température de 4°
la
à 5° et éclaircit le ciel.
►
hupe. ’O le tahi ïa ma'a mata’i iti epuhi i te
pô, mai uta mai i te fa'a ’e i te mou’a ’ëi tai
roa. E mata ï iti haumaru au maiia ’i ’e i te
püto ’eto ’e ato ’a ho ’i ’ia tae ihoâ râ i te luira ’a
pô.
Eparau rahi to te hupe i roto i te mau himene
a te ma’ohi.
leurs pantomimes.
►
hura. E i’oa no te tahi huru ’ori no te tau
_
tahito i Porinetia nei. ’O te mau pôti’i nô te
Hui mana te ’ori i te hura ’ei fa’alianianira’a i
to ratou tino i te mau taure ’are ’a tane no te
tuha ’a Hui mana ato ’a. E riro paha ïa ratou i
te
fa’ahina’arohia mai e te mau taure’are’a tane
e riro roa ato ’a atu ai
’ei vahiné nô ratou. E nô
tahifeia
fa’a’arearea i teie huru ’ori. ’O tefa’a’ata ia ta
ratou tuha’a ’ohipa i te feiô môta’itai nô roto i
ta ratou mau peu ’e ta ratou mau ha’uti huru
rotoroto haere ato ’a mai te
rau.
hurricane, nom masc. d’origine anglaise
qui signifie ouragan et désigne les
“"cyclones, notamment dans la mer des
Caraïbes.
•
Hurricane. Roman de Charles “"Nor-
dhoff et James Norman “"Hall, publié en
1946, qui a pour cadre l’atoll imaginaire de
Manukura. 11 décrit le drame de Terangi,
jeune Paumotu injustement condamné
puis assassin involontaire d’un gardien de
prison. Évadé, Terangi retrouve son île. Sa
conduite héroïque lors du passage d’un
cyclone lui vaudra la grâce des autorités.
“Hurricane" a été porté plusieurs fois à
l’écran.
I te mâtâmua ra, e tahupe ato ’a na te mau
vahiné i te ’ahu, ’ia ’uo ’uo maita ’i.
hutu ou hotu. Barringtonia asiatica. Arbre
HUPE (fin du XIX' siècle). Chef d’un dis¬
trict de “"Raiatea. En 1888, il fit partie de
qui n’acceptèrent pas l”"annexion de
nie par la France et il entra en rébellion,
participant ainsi à la “"Guerre des îles Sousle-Vent. Il fut le chef de guerre de
“"Teraupo. Les Français ne parvinrent à le
capturer qu’en février 1897, avec la cheffesse Mai et son mari, Moti Roi, qui devait
mourir de ses blessures peu après. Hupe fut
déporté en Nouvelle-Calédonie avec huit
autres chefs “"insurgés. Il ne put s’établir à
nouveau à Raiatea qu’en 1905.
ceux
►
_
HUPE. No te ’ahuru ma iva o te tenetere i te
hope ’a e tavana mata ’eina ’a ’oia no
Raiatea. Te ho ë teie i te mau ta ’aia tei ’ore e
mau area
fâri’i ia o mai ’o Farani i Raiatea i te matahiti
1888, ’orure atura i te hau i reira, ’oia te
de la famille des Barringtoniacées, typique
des bords de mer et des embouchures de
rivières. On le reconnaît à ses feuilles ver¬
nissées et à ses fleurs à grandes étamines
rosées très odorantes et qui s’épanouissent
la nuit mais tombent au matin. La graine
de hutu immergée dans l’eau de mer peut
résister longtemps et dériver au gré des
courants.
saponines contenues dans la grosse
amande du fruit mûr sont toxiques pour
Les
l’homme et utilisées comme poison pour la
pêche. Jadis râpée, la pulpe était enfermée
dans un panier de ni’au et agitée dans les
excavations des pâtés de corail. 11 ne restait
plus qu’à harponner les poissons paralysés.
Le
hutu
entrait
remèdes pour
contusions.
dans
l’élaboration de
soigner les entorses et les
hutu et son fruit à divers stades
de croissance
221
HYBRIDE
hybride, adj. et nom masc. Être vivant
(plante en général) issu d’un croisement
entre des *variétés ou *espèces
différentes.
Par extension, toute chose ou être organisé
à
partir de deux éléments de natures
différentes.
•
En
Polynésie, les horticulteurs et les
botanistes ont obtenu de nombreuses va¬
hybridation à partir d’une
espèce ; ainsi des Cocotiers nains, des Man¬
guiers, de très nombreuses plantes à fleurs
(Hibiscus, Bougainvillées, Orchidées...) ...
riétés par
hydrobase, nom fém. Zone réservée aux
’'=hydravions et comprenant un plan d’eau
balisé et des installations terrestres ; slipway en ciment, hangars, postes de
carburant...
• En Polynésie, une hydrobase fut aména¬
gée à ‘•’Fare Ute en 1935 ; elle accueillit
l’escadrille E 8 formée de 5
hydravions.
L’hydrobase militaire de “'‘Bora Bora
construite par l’armée américaine en 1942
pouvait recevoir 15 appareils. L’une et l’au¬
tre
furent abandonnées
années
1960
au
début des
après la construction des
pistes terrestres.
hydravion, nom masc. Avion conçu pour
décoller et se poser sur un plan d’eau. Pour
cela, le train d’atterrissage est remplacé par
des flotteurs ou par une coque-fuselage. Le
premier hydravion a volé en 1910 audessus de l’étang de Berre et, dès 1919, des
hydravions assurèrent des traversées
transatlantiques.
• Cet avion était très bien adapté aux
hydravion Grumann-Mallard
(1955)
transports en Polynésie : il pouvait utiliser
les
zones
calmes des lagons et ne
demandait pas d’aménagements coûteux.
Les premiers hydravions qui apparurent en
Polynésie furent les appareils militaires de
deux croiseurs américains qui se livrèrent à
des démonstrations
construction d’une
1925. En 1935, la
hydrobase militaire
en
impliqua de nombreux vols de reconnais¬
sance
et d’entraînement
à bord d’hydra¬
vions du type F.B. A. et CAMS 35,37 et 55.
1947, ce sont des
hydravions Grumann Widgeon, Grumann
Mallard, basés à ’*'Fare Ute, qui permirent
les premières liaisons commerciales avec
Enfin, à partir de
*Bora Bora ou *Aitutaki et entre les îles de
Polynésie. Puis vinrent les Catalina et les
Bermuda, basés sur le motu de Faaa. Leurs
pilotes sont devenus des grandes figures de
hydrobase du motu Tahiri à Faaa
v0rs 1 yüo
222
i”^aviation locale : Louis Castex, AlexanDouglas Pearson.
hydrocarbure, nom masc. Nom généri¬
que des corps purs qui ne sont composés
que de “'‘carbone et d”'‘hydrogène. Dans le
domaine énergétique, les hydrocarbures
englobent les produits pétroliers et le ‘•‘gaz
naturel.
Il n’y a pas de gisements de ces produits en
Polynésie : les importations se sont élevées
à 297 890 tonnes en 1986.
hydroélectricité, nom fém. Énergie élec¬
trique produite par la force d’une chute
d”'‘eau qui anime une turbine et un
alternateur. Dans certains pays, l’hydro¬
électricité satisfait une part très importante
des besoins électriques. C’est le cas du Ca¬
nada (67 %), du Brésil (78 %), de la Nor¬
vège (88 %) et de la Nouvelle-Zélande (78 %).
•
La production hydroélectrique est
encore modeste à Tahiti : 39,6 millions de
kW/h en 1986 soit 18 % de la production
totale d’électricité. Elle est assurée par les
sociétés Marama Nui et Centrale hydro¬
électrique de Papeiti-Papara (C.H.P.P.)
qui exploitent 3 centrales sur la rivière
Vaihiria, une sur la Vaite, 2 sur la Faatau-
tia et une sur la Temarua. L’île de Nuku
Hiva est également équipée d’un barrage
hydroélectrique.
HYPOTHÈQUE
hydrogène, nom masc. Ce *gaz très léger,
inodore et incolore est très répandu à la
surface de la Terre
puisqu’il est un des
composants de l’eau ; il est plus rare dans sa
forme gazeuse. Découvert par Cavendish
Lavoisier, son symbole est
H. L’hydrogène, qui se combine facilement
et nommé par
avec
le
*carbone, est
un
des éléments
constitutifs des substances organiques.
Il entre dans la production des explosifs et
des engrais.
On l’utilise pour gonfler des
‘‘‘ballons-sondes et comme carburant dans
les fusées bien qu’il soit difficile à liquéfier.
hydrologie, nom fém. Science qui étudie
les *eaux naturelles, leur origine, leur écou¬
lement, leurs propriétés, leur rôle dans les
activités humaines. On distingue l’hydro¬
logie marine de l’hydrologie continentale,
cette
dernière traitant des eaux fluviales,
des lacs et des *nappes souterraines.
hygiène, nom fém. Ensemble de règles, de
pratiques, destinées à conserver ou à amé¬
liorer la *santé. On peut distinguer :
l’hygiène individuelle qui se traduit par
des efforts de propreté corporelle et vesti¬
mentaire, la pratique d’une activité physi¬
que régulière.
L’hygiène alimentaire qui implique la
consommation d’eau potable et celle, en
quantités raisonnables, d’aliments sains,
variés et complémentaires. Elle suppose
aussi le refus des drogues et des alcools.
l’hygiène mentale qui tend à préserver le
psychisme de l’individu par un rythme de
vie régulier, la possibilité de s’isoler des
bruits et des stress engendrés par la vie en
-
-
-
collectivité.
-
l’hygiène collective qui concerne la salu¬
brité des habitations et des voies ou bâti¬
publics (propreté, aération, éclai¬
rage...). Elle prend aussi en charge le
contrôle des denrées alimentaires, les
actions de médecine préventive (vaccina¬
tions, examens radio...) et de protection
ments
maternelle et infantile.
Polynésie, cette hygiène publique
s’avéra notoirement insuffisante pour faire
face aux *maladies apportées par les Euro¬
péens au XIX® siècle. L’ouverture de *cimetières, de *léproseries, de voies de circula¬
tion modernes, le drainage de nombreux
marécages, la construction d’*hôpitaux et
de *dispensaires permirent des progrès
•
En
le Service phytosanitaire de l’Adminis¬
-
tration des Douanes,
r*Office territorial de l’Habitat social,
-
r* Agence territoriale pour la Reconstruc¬
tion, le Service de l’Aménagement et de
rUrbanisme,
le Syndicat central de l’Hydraulique,
l’Inspection du Travail et des Lois
sociales,
-
-
les services communaux,
-
les établissements scolaires qui ont défini
-
projet éducatif en matière d’hygiène et
les enseignants qui, individuellement, pro¬
un
diguent des conseils à leurs élèves,
l’Hôpital de Vaiami, centre d’hygiène
-
mentale.
Voir aussi : alimentation, diététique.
hygromètre, nom masc. Instrument ser¬
vant à déterminer le degré d’*humidité de
l’*atmosphère. L’hygromètre à cheveu est
basé sur le principe du raccourcissement de
la matière cornée dans l’air sec et de son
allongement dans l’air humide. Une mesure
plus rigoureuse de l’hygrométrie met en
parallèle la vitesse de r*évaporation (grâce
à un évaporomètre) et la *température.
hygrophile, adj. Qui aime r*eau. Ce qua¬
s’applique plus particulièrement
plantes qui ont besoin de beaucoup
d’eau et qui recherchent r*humidité.
En Polynésie, on les trouve souvent à
proximité de l’eau ou dans l’eau (le *taro)
ou alors en montagne en forêt pluvieuse
(zone des *nuages).
lificatif
aux
hymne, nom masc. Dans r*Antiquité,
poème chanté en l’honneur d’un dieu ou
d’un héros. Par extension, chant exposant
organismes œuvrent aujourd’hui
pour une meilleure hygiène individuelle et
collective en Polynésie :
-
les *services
intégrés au service de la
santé ; service de l’éducation sanitaire, ser¬
vice d’hygiène et de salubrité publique, ser¬
vice d’hygiène dentaire,
l’*Institut de Recherches médicales
Louis Malardé,
-
l’Inspection des Denrées alimentaires
d’origine animale,
-
I te mau purotu hitihititua
Taûtearairai i tau mau tupuna
I te metua o tau tàtô
Taihitihiti'ae te feti'a po'ipo'i
I te 'amarama o tau reo marû
Auë e Porinetia e
Tairuarua a’e taüa
I te tâhei ninamu
I te mutemute ra’a
O to taüa lânaura’a
Taitaeatea a’e te mau purotu
t'a ’oe e Tahiti Nui.
Irma Prince
des sentiments nobles ou exaltant des ver¬
tus nationales. “L’Hymne à la joie” est une
célèbre
de
L’hymne
national français est “La *Marseillaise”,
celui des États-Unis “The Star Spangled
Banner", celui de la Grande-Bretagne
“God Save the Queen”, hymne adopté par
la plupart des pays du Pacifique faisant
partie du *Commonwealth.
La création d’un hymne polynésien a été
autorisée par le statut d’*autonomie
interne (1984).
œuvre
Voir aussi : himene.
hypothèque, nom fém. Droit sur un
immeuble accordé à un créancier comme
garantie du paiement d’une dette. Lors¬
qu’une personne emprunte une somme
importante, son prêteur peut lui demander
d’assortir le contrat de prêt d’une hypothè¬
que sur un terrain ou une construction. En
cas de non-remboursement de la somme,
le
créancier hypothécaire pourra faire vendre
le bien aux enchères publiques et se payer
en
Versification française
de Louis Tillet
Beethoven.
considérables dans ce domaine. De nom¬
breux
L’hymne à la Polynésie
Te hau tâmaru
Porinetia iti itiiti'i
I te marumaru o tô ’oe inaina
priorité sur le produit de la vente.
Terre Unie
Polynésie magique aux eaux
multicolores,
Toi dont l'ombre s'infiltre aux
de Taurore,
Toi dont l'éclat s'enroule aux
Reines de la Nuit,
Permets-nous de comprendre ta
sources
langue sacrée
laquelle Dieu seul saura nous
A
initier.
Ton étoile se lève irradiant nos vies
Et la lueur ténue de notre voix
fragile,
O toi Polynésie,
Tandis que notre chant à Dieu
demande asile
Afin qu'il enveloppe de son châle
bleu
La terre tant aimée qui porta nos
a'ieux,
Terre qui de ses entrailles nous
enfanta.
Belles, parfumez-vous de mille
gardénias
Pour séduire votre grande
Polynésie
Et rayonner d'amour pour toi,
Tahiti I
ô
223
la Mana te Nuna’a. (Que le
Peuple
prenne le Pouvoir). *Parti politique créé le
15 nov.embre 1975 sous l’impulsion de 7
militants dont Jacqui Drollet, Jean-Paul
Barrai, Philippe Siu et Peni Atger. En réac¬
politique de
l’époque, le la Mana eut pour ambition de
tion à la confusion du jeu
relancer le débat d’idées autour d’un
projet : une société socialiste
autogestionnaire dans une Polynésie
indépendante.
Se démarquant radicalement des partis
nouveau
traditionnels, le la Mana devint en peu de
temps la troisième force politique du Terri¬
toire et fut choisi par François * Mitterrand
pour le représenter lors de l’élection prési¬
dentielle de 1981. La même année, le la
Mana entra en force à 1’* Assemblée terri¬
toriale en enlevant trois sièges (J. Drollet,
J. Van Bastolaer, P. Atger). Depuis, le la
Mana semble marquer le pas puisqu’en
1986 il conserve certes ses trois sièges, mais
une Assemblée passée de 30 à 41
dans
conseillers, et n’obtint que 8,9 % des suf¬
frages aux *législatives, loin derrière le
*Tahoera’a, le *Here Ai’a et la coalition de
l”^Amuitahira’a.
Bien implanté dans certains quartiers de
le deuxième congrès du
la Mana
l’agglomération de Papeete, le la Mana
éprouve des difficultés à toucher l’électorat
polynésien des *districts et des îles, malgré
ses efforts pour rassembler les petits partis
de l’opposition. Le secrétaire général du la
Mana est Jacqui Drollet.
Voir aussi : socialisme.
T n
ïï roNERES
EXTRADRIIINAIRE
’iatoai. I roto i te nuna’a ma'ohi, te ’iatoai ’oia
tepupu ta’ata e parauhia e arai vavao, nana e
fa’atupu i te mau farereira’a i rotopu i te hui
ari’i ’e te mau ra’atira. ’Uaparau ato’a hia
râtou e ’ôpu teina no te hui ari’i. ’la tae mai i
te ahuru ma iva o te tenetere,
te taui nei te
aura’a o tôrâtou i’oa, te ’itehia nei te hau ari’i
’o Pômare. Te parau ra e ari’i: no te ari’i
fa’atere noa ana’e ia ’e tôna mau fëti’i, ’oia ho’i
te ’ôpühui ari’i ’e tei au mai, ’ua riro atura te
parau ’iatoai i taua taime ra e parau no te pi’i i
te hui mana i roto i tona ta’ato’ara’a.
ichtyologie ou ichthyologie, nom fém.
Science qui traite des *Poissons. C’est une
branche de la *zoologie.
Les spécialistes
sont appelés des ichtyologistes.
ichtyosarcotoxisme voir ciguatera.
idéogramme, nom masc. Signe graphique
qui, dans certains systèmes d”'‘écriture,
permet de représenter une idée, le sens d’un
mot, mais peut se prononcer de différentes
façons. Les Égyptiens dans 1’* Antiquité et
les Chinois depuis le IP siècle utilisent une
écriture à idéogrammes. Les mêmes idé¬
ogrammes peuvent être lus par des peuples
de langues différentes : ainsi, l’écriture chi¬
noise a été adoptée par les Coréens et les
Japonais. Ce système a par contre l’incon¬
vénient d’exiger l’emploi de très nombreux
caractères. En Chine, le célèbre diction¬
naire d’idéogrammes Kangxi précise les
sens et les emplois de 42000 signes.
idéologie, nom fém. Science qui étudie les
idées, les doctrines. C’est aussi l’ensemble
des idées ou des croyances propres à une
’iatoai. Dans l’ancienne société polyné¬
sienne, il s’agissait des membres d’une
*classe socia,le intermédiaire entre les chefs
{*ari’i) et les *ra’atira. A l’origine, les
’iatoai
appartenaient
dettes des familles ari’i.
aux
branches
ca¬
Au XIX^ siècle, ce terme changea de sens
avec
l’apparition de la *monarchie des
Pômare. Le titre d’ari'i était réservé au
souverain seul ou à sa famille très proche ;
le
teri|a(e ’iatoai ne désigna plus que la
noblesàe-en général.
224
époque, à un groupe social, à un *parti
politique et dont ils peuvent se servir pour
assurer
leur domination :
on
a
souvent
opposé, par exemple, l’idéologie bour¬
geoise à l’idéologie ouvrière.
• En Polynésie, le parti politique *Ia Mana
te Nuna’a se réfère à une idéologie socia¬
liste. Le *Tahoera’a Huira’atira s’inspire
de l’idéologie libérale et de quelques grands
principes du gaullisme. Cependant, com¬
parativement à d’autres pays, la référence
aux idéologies est faible dans les partis
polynésiens.
ILARI
’ie’ie. Freycinetia arborea et Freycinetia
impavida. Autre nom : fara pêpe (bébé
Pandanus). Vigoureuse Liane ligneuse de
la famille des Pandanacées. On en dénom¬
bre une soixantaine d’espèces dans
tout^
rOcéanie. On la rencontre de plus en plus
souvent au fur et à mesure que l’altitude et
l’*humidité augmentent.
Les fleurs, très
primitives, sont regroupées en épis. Elles
n’ont ni calice ni corolle. Les fleurs mâles et
femelles sont portées par des pieds séparés.
A leur base se trouve une rosette de brac¬
tées roses, jaunes ou oranges qui sont
charnues et comestibles. Les fruits, jaunes
toxique. Les tubercules aériens ou bulbilles
sont également consommés.
►
ufi, uhi. Te ho’e teie ma’a tupu no Porinetia.
No te fenua Tinito mai ho ’i ’oia i te
’afa ’ira ’ahia mai e te mau mâ’ohi mâtamua. ï
te mau area pa ’ura e tanu ai iana. ’Ua riro teie
ma ’a
’ei ma ’a tumu na te mâ’ohi ia tae i te area
’uru. Te vai nei te ufi ma ’a
’uo’uo ’e te ufi ma’a vare’au. E rave rahi huru
varavarara ’a no te
ufi. To ratou mau i’oa: te uhi papa ’oia te uhi
ofa ’i, e parau ato ’a hia e uhi tuatea, te rere, te
tuo ’ura, te pirita. Te tuo ’ura e uhi afa ’uo ’uo,
afa vare ’au, are ’a te pirita e uhi vare ’au ia. Te
vai ato ’a nei te tanetupu, te tahotaho.
E ma’a maita ’i roa teie no te mau ta’ata e ma’a
à maturité, sont mangés par les
Rats. Les tiges et les longues *racines
aériennes forment un lacis inextricable qui
arrive à limiter la prolifération de plantes
introduites telles que le *Lantana.
Ces racines aériennes peuvent être utilisées
en guise d’osier pour la confection de nom¬
’opani ta ratou na te taote, te feiâ omaha miti
’e te omaha tihota. Te ufi te tahi ma’a tapura
roa hia i roto i te mau hi’opo’ara’a tata’ura’a
Ces fibres servaient aussi à la fabrication
famille des Holocentridés et à trois princi¬
et juteux
breux articles de *vannerie et des cordages.
des *hina ’i ou à la fixation des chevrons sur
les toitures des *fare.
►
ie’ie. Eparau ato’a hia efarapepe, tei te fâito e
ahuru (60) hum i Oteania. E ’itehia ho’i
’oia nâ te mau vâhi teitei ’e te mau vâhi haumi.
ono
Tôna mau tiare, mea pua, te vai nei te
ta'a’era’a i te tiare o te ie’ie ’otâne ’e tô te
’ovahine. E mâ’a ri’i re’are’a ’aore ra puatou, e
mâ’a nâ te ’iore. No tona mau ama ’ama ’a ’e
tôna mau a ’a, ’ua riro ia ’ei arai i te ’aerera ’a
nô te râ’au taratara. E ravehia te a’a ei hâmani
ma’a.
’i’ihi. Nom tahitien de plusieurs espèces de
Poissons *Rougets. Ils appartiennent à la
paux genres : Myripristis, Holocentrus et
Adioryx. Ils sont tous de teinte générale
rouge. La manipulation de ces Poissons est
dangereuse à cause de leur cuirasse armée
d’épines acérées très coupantes. Le bord de
l’opercule est orné de plusieurs piquants.
La taille de ces Poissons est généralement
petite ou moyenne (5 à 20 cm). Les autres
Rougets sont appelés par les Tahitiens
*’araoe, tiere, *’apa’i. Ces derniers sont les
plus grands et peuvent atteindre 40 cm.
’ohipa i tepae no te rima’i,
mai te hina’i ’e aore ia i te maupanie (ara’iri),
e rave rahi mau
te tapo
’ie’ie
Igname
’i’ihi
’ifare ato ’a.
I.E.O.M voir Institut d’Émission d’Outre.
Mer.
LF.R.E.Mer
voir
Institut
français de
Recherches pour l’Exploitation de la Mer.
Igname, nom fém. Noms tahitiens selon
les espèces ; ufi, hoi, patara, pahui peahi,
pirita, utau. Plante tropicale lianescente de
la famille des Dioscoréacées et du genre
Dioscorea.
En Polynésie, on trouve cinq espèces
d’ignames: Dioscorea alata; Dioscorea
bulbifera; Dioscorea nummularia ; Dios¬
corea pentaphylla ; Dioscorea cayenensis.
Ces plantes sont originaires d’IndoMalaisie et ont été apportées par les pre¬
miers Polynésiens.
Cette liane produit d’énormes *tubercules
souterrains qui étaient récoltés en saison
sèche entre deux récoltes de ’uru. Ce sont
essentiellement des plantes de cueillette et
ufi sont régulièrement cultivés.
Ignames figurent toujours au pro¬
gramme des concours agricoles et certains
spécimens atteignent plusieurs dizaines de
kilos. Ils ne sont consommés qu’après une
très longue cuisson qui détruit le suc amer
seuls les
Les
ILARI
homme
(Noël) (1897-1985). Colon et
politique. Noël Ilari est né à
septembre 1897. Arrivé à
Rennes le 12
Tahiti en 1934, il se lança dans le commerce
interinsulaire puis se fixa à Tubuai. Son
esprit critique et son intransigeance lui
de nombreux différends avec
l’administration. Dès le début de la Deu¬
xième *Guerre mondiale, il regagna la
valurent
Métropole à ses frais pour combattre l’en¬
1940. Il
déposa alors les armes et fut considéré
comme pétainiste par les autorités des
*Établissements français de l’Océanie qui
ne lui permirent de revenir à Tahiti qu’en
1947. Dès son retour, il prit une part active
nemi jusqu’à r*armistice de juin
à l’affaire du * Ville d’Amiens, aux côtés de
Noël Mari
225
ILE
*Pouvanaa. A Tubuai, il mit en valeur une
vrent 405 km^ et leur
amère et publia en 1964 d’intéressants sou¬
en
il se retira aux Australes dans une solitude
venirs intitulés “Secrets tahitiens, journal
d'un popa’afârani: 1934-1963”.
île, nom fém. Étendue de terre entourée
d’eau de tous côtés, émergeant d’un océan,
d’un lac ou d’un cours d’eau.
Le mot ^Polynésie signifie “plusieurs îles” ;
notre Territoire en comprend
118 dont la
superficie varie de quelques hectares à
1042 km2 (Tahiti). On distingue 37 îles
Hom. : hile (nom masc.) ; il (pron. pers.).
ne(L’). Roman de Robert Merle, publié
1962, et dont l’action se situe à la fin du
XVIIP siècle. L’auteur s’est inspiré de la
mutinerie du
*Bounty et de la fuite des
*Pitcairn pour décrire les
problèmes d’une petite communauté réfu¬
giée sur une île. Le héros, le lieutenant
Purcell, adopte une difficile neutralité lors
des combats opposant les marins euro¬
péens à leurs compagnons tahitiens. Après
bien des réticences, il sera adopté par le
guerrier Teahiti et demeurera dans Hle.
rebelles
vers
Passionnant roman d’aventures, “L’Ile” est
aussi une remarquable peinture de l’âme
celui des *Tuamotu.
tion cinématographique, filmée à Tahiti en
îlots et 81 *atolls, anneaux de
hautes
ou
nent à
l’archipel des îles du Vent et 76 à
Ile de Sable. Tahitien; Motu One.
*Haut-fond situé au nord-est de Hle de
*Hatutu (Marquises).
entre
148° et 151° ouest et entre 17° et 18°
sud. Il constitue la partie orientale de l’*ar-
chipel de la *Société et comprend *Mehetia, *Tahiti, *Moorea, *Tetiaroa et
♦Maiao.
Les
îles
du
polynésienne. 11 afait l’objet d’une adapta¬
1986, interprétée notamment par Bruno
Cremer et John Mairai, sous la direction
de François Leterrier.
d^les est situé
• Iles du *Vent. Ce groupe
Vent couvrent
123 069 habitants
(1983) ; elles constituent le cœur économi¬
que du Territoire.
• Iles *Sous-le-Vent. A l’ouest de l’archipel
de la Société, les 9 îles Sous-le-Vent parsèment un vaste espace compris entre 151 ° et
1 181 km2 et comptent
photographie des Iles
population s’élève à
19060 habitants (1983).
corail de faible altitude, dont 5 appartien¬
•
Sous-le-Vent prise par satellite :
Raiatea, Tahaa, Bora Bora etTupai
les îles princi¬
pales de *Huahine, *Raiatea, *Tahaa,
*Bora Bora, *Tupai et *Maupiti, et, plus à
l’ouest, les trois petits atolls de *Mopelia,
*Scilly et *Bellingshausen. Ces îles cou¬
divisent en deux groupes :
importante exploitation agricole de 1 000
hectares tout en s’efforçant de défendre les
intérêts des Polynésiens face à l’adminis¬
tration et aux commerçants chinois. En
1953, il fut élu conseiller R.D.P.T. (*Rassemhlement démocratique des Populations
tahitiennes) à l’Assemhlée territoriale et
accéda à la présidence de cette assemblée
en 1954. Écarté de la vie publique en 1958,
.
155° ouest et entre 16° et 17° sud. Elles se
Iles de Beauté. Ouvrage publié en 1941
par Alain *Gerbault. Le navigateur soli¬
taire y décrit son 2° voyage en Océanie de
1933 à 1935. Il explique comment, lors de
ses escales dans les quatre
archipels, il s’ef¬
força de combattre le déclin de la civilisa¬
tion polynésienne en proposant aux popu¬
lations de retrouver leurs traditions au
travers des jeux et des
fêtes. Il se livre aussi
dans cet ouvrage à d’amères réflexions sur
la société coloniale.
immatriculation, nom fém. Inscription
sur un registre public du nom et du numéro
d’ordre d’une personne afin de pouvoir
l’identifier par la suite.
• En 1865, on procéda à l’immatriculation
des travailleurs *chinois en Polynésie.
Cette méthode fut utilisée en raison de la
difficulté à prononcer les noms des immi¬
grants, mais le procédé fut abandonné par
la suite car jugé humiliant.
• Un
système d’immatriculation peut aussi
permettre d’identifier des objets. En Poly¬
nésie, comme dans tous les pays, chaque
voiture porte son numéro d’immatricula¬
tion sur ses plaques minéralogiques. Jus¬
qu’en 1973, un nombre précédait les lettres
A, B puis C. Ensuite, la lettre P (pour
Polynésie) fut choisie, de même qu’en
Nouvelle-Calédonie les voitures portent le
groupe NC et en France le numéro du
département. Les véhicules de l’adminis¬
tration sont identifiés par la lettre D
(Domaine territorial) ou È (État). L’armée
226
possède son
culation.
propre
système d’immatri¬
I te area no te hope’ara’a o te ahuru ma va’u o
’ua haere rahi mai te papa ’â i
Porinetia e mai te reira tau ’e tae mai i teie
te tenetere,
mahana, ’aita ifa’aeafa’ahou, ’ua rahi roa atu.
Immémoriaux (Les). Le titre de ce récit
de Victor *Ségalen paru en 1907 est ainsi
expliqué par J. Scemla; «Les Tahitiens
sont immémoriaux en temps que peuple
antique au passé lointain. Im-mémoriaux,
sans mémoire, ils le sont aussi devenus à
l’instant violent du contact avec l’Occident
triomphant et évangélisateur» (“Les Immé¬
moriaux de Victor Ségalen”).
L’auteur raconte l’initiation du jeune Terii
aux fonctions de *haere pô à l’époque où
les Européens font de plus en plus souvent
escale à Tahiti; parmi eux, les *missionnaires de la *London Missionary Society.
Lors d’une cérémonie, le héros commet un
impardonnable dans la récitation
d’une ^généalogie. Il doit fuir et com¬
mence, avec son vieux maître Paofai, une
longue quête d’une éventuelle écriture
*ma'ohi qui permettrait de rivaliser avec
les “signes parleurs” des Occidentaux.
Après vingt années de voyages et d’infruc¬
oubli
Te mau ’orurehau no te pahi Bounty te mau
papa’a matamua, ia tae ra i te matahiti 1797,
te mau mitionare peretane tei tapae mai, na
mûri niai nei te ho ë he ’era ’a rahi mai nô te
’a farani, te peretane ’e tae roa a ’e
nei i te taime no te rirora’a te fenua i roto i te
mau papa
hau tamaru i te matahiti 1842.
I te matahiti 1860, ’ua o mai te mau ta’ata ëë
mai te tinito, te mau harora ’i ’e te raroto ’a.
Te
nUna ’a tinito pupu mâtamua i te taera ’a mai
na William Stuart te reira i fa ’ahaere mai i te
matahiti 1865, e pupu ta’ata rave ’ohipa no te
haere i Atimaono, te piti o te pupu i te piti
’ahuru o te tenetere, e feia huru rava ’i a ’e ïa ’e
’ua parahi tumu roa mai. Mai te matahiti
1975, te ha’amata fa’ahou nei teie peu no te
ora’a mai te feia rapae i ni’a i te fenua nei. la
au
i te tai’ora’a ta'ata i tupu i te matahiti 1983,
teie tei roa’a mai, e 5511 papa’âteifanauhia i
rapae 'au i te fenua nei ’e te parahi tamau roa
ra i Tahiti nei (Porinetia Farani) ’e te reira mai
te matahiti 1977 mai. E 4 000 papa ’a no te
fenua Farani roa mai ’e no te mau fenua
Farani na te ara to Taratoni mai 1000.
tueuses recherches, les deux hommes ren¬
trent à Tahiti où les habitants ont accepté
le *christianisme. Le récit se termine sur
une note amère :
Terii devient *diacre pro¬
testant, renie sa culture et
valeurs occidentales.
adopte les
immigrer, verbe. Entrer dans un pays
étranger pour s’y établir.
• Depuis la fin du XVIIL siècle, la Polyné¬
sie n’a cessé d’être une terre d’immigration.
Les mutins du Bounty furent les premiers
immigrants d’origine européenne. Ils
furent suivis par les *missionnaires protes¬
tants en 1797, mais les gros contingents
d’immigrants français et anglo-saxons arri¬
vèrent dans les années qui suivirent l’éta¬
blissement du ^Protectorat (1842).
A partir de 1860, des planteurs firent appel
à des travailleurs immigrés des îles *Gilbert
et des îles *Cook et à des
*Chinois de la
région de Canton. Ces derniers arrivèrent
en deux vagues : la première fut celle des
*coolies engagés par William Stewart en
1865 et la deuxième, qui se place au début
du XX® siècle, amena des groupes plus
aisés et qui s’établirent définitivement.
Depuis 1975, on assiste à une reprise de
l’immigration. D’après le recensement de
1983, 5 511 personnes nées hors du Terri¬
toire étaient venues s’établir en Polynésie
depuis 1977, dont 4000 en provenance de
Métropole et des D.O.M.-T.O.M. et 1 000
en provenance de Nouvelle-Calédonie.
►
purutia ’ë. Te ho'e ta'ata e haere atu i roto i te
hô'ëfenua ’e no te parahi atu i reira e
parauhia te reira ta’ata e ta’ata tupu i roto i te
hi’ora’a a te mâ’ohi, no te mea ra, ’aita tana
peu e tu’ati ra i ta te ma’ohi, ’ua parau te
mâ’ohi iana epapa’a (e ta’ata ’ë).
immunité, nom fém. Droit de bénéficier
de certaines dérogations aux *lois com¬
munes.
Sous la ^monarchie, le roi accor¬
dait ainsi des dispenses d’*impôts ou de
charges appelées immunités féodales. De
nos jours, certaines personnes peuvent
bénéficier d’une immunité. C’est le cas du
personnel des ambassades qui n’est pas
aux lois du pays dans lequel il
réside; on parle alors d’immunité
soumis
diplomatique.
•
L’immunité parlementaire soustrait les
du Parlement aux poursuites
membres
judiciaires, à moins qu’il n’y ait autorisa¬
tion de r* Assemblée ou cas de flagrant
délit. Lors de son arrestation, en octobre
1958, le député *Pouvanaa protesta de son
droit à l’immunité, mais les autorités affir¬
mant avoir retrouvé des armes à son domi¬
cile, avancèrent le flagrant délit pour justi¬
fier leur intervention.
Autre sens : état d’un organisme qui résiste
à une infection ou à un empoisonnement,
de façon naturelle ou acquise.
impérialisme, nom masc. Attitude d’un
*État qui cherche à imposer sa domination
politique et économique à d’autres Etats et
à se constituer un *empire.
• Dès la fin du XVIIP siècle, les
archipels
du Pacifique ont été l’objet des visées impé¬
rialistes de l’Angleterre et de la France. Ces
imposèrent leur *protectorat
petits royaumes du Pacifique Sud,
puis prononcèrent r*annexion de certains
deux pays
aux
d’entre eux. A la fin du XIX® siècle,
les
impérialistes allemands s’intéressèrent à la
Micronésie et à la Papouasie mais durent
abandonner ces régions après l’armistice
IMPORTER
États-Unis s’exprime également par l’essor
des firmes multinationales, le rôle interna¬
de 1918. Dès lors, l’impérialisme américain
put s’exercer sur les îles du Pacifique
Nord ; il ne fut remis en question par l’ex¬
tional du dollar et, pour certains, par le
pansion japonaise qu’entre 1942 et 1945.
• Depuis la fin de la 2® Guerre mondiale, le
développement des modes culturelles amé¬
ricaines.
monde est le théâtre des affrontements
L’U.R.S.S.
cherche
surtout
à
entretenir des relations privilégiées avec les
impérialistes des États-Unis et de
ru.R.S.S. Les deux pays essayent d’entre¬
tenir une présence militaire sur tous les
autres pays socialistes ou à susciter la nais¬
de
sance
monde.
régimes socialistes de
par
le
océans et de renforcer ou d’étendre leurs
systèmes d’alliances. L’impérialisme des
importer, verbe. Introduire dans un pays
Les importations de ia Poiynésie en 1986. (millions de francs C.F.P.)
en
volume (tonnes)
en
valeur
Produits alimentaires
104 277
Produits minéraux
316 705
7 817
Produits chimiques
14 382
4 806
Caoutchouc, plastiques
6 743
3 181
Bois et ouvrages en bois
41 871
2 836
Papier et ouvrages en papier
6 832
2 823
Textiies
2 224
4 081
36 747
7 767
17 115
produit venant dé l’étranger. Le bien
importé est comptabilisé à sa valeur au
moment où il franchit la frontière (port de
Papeete ou aéroport de Faaa en Polynésie)
ce qui inclut son prix au
départ du pays
d’origine et les frais de transport et d’assu¬
un
rance.
• Én
de 70 % du *budget du Territoire. Ce sont :
-
Métaux et ouvrages en métaux
Machines, appareils.
matériel électrique
10 721
17 613
Matériel de transport
15 806
14 610
Autres produits
14 654
10 018
Polynésie, tous les produits importés
sont frappés de *taxes qui alimentent près
les droits de *douane frappant les impor¬
tations en provenance des pays autres que
de la *Communauté économique
européenne ; leur taux varie de 0 à 25 % de
ceux
la valeur du bien.
-
les droits d’entrée qui sont des taxes tou¬
chant les produits quelle que soit leur ori¬
gine, à des taux variant de 0 à 40 % selon la
Pays de provenance et valeur des importations
(en millions de francs C.F.P.)
France
46 430
Autres pays d’Europe
12 611
États-Unis
12 606
Singapour
2 206
Japon
4 698
Austraiie
3 949
Nouveiie-Zéiande
4 052
Autres pays
6 115
nature de la marchandise. Faibles ou nuis
pour les produits de première nécessité, ils
sont élevés pour les produits de luxe ou
ceux
dont le gouvernement veut découra¬
l’importation. Ainsi, les voitures
importées subissent des droits d’entrée de
ger
40%.
Ces ’^impôtsosont payés par l’importateur
qui les inclut ensuite dans le prix de vente
de ses produits.
Principaux flux d'importations en Polynésie.
228
IMPOT
que fut imposée une taxe individuelle géné¬
rale de 10 F par an et de 10 F de journées de
travail (tarifées à 1 F par jour). En outre,
à l’exception des fonction¬
indigènes, étaient àstreints à une
quantité indéterminée de journées de tra¬
vail pour les églises, les temples, les écoles,
les ponts et routes, et enfin l’entretien et la
culture des terres fâri’i hau» (Colin Newbury : “L’administration de l’Océanie fran¬
çaise de 1849 à 1866”).
Le montant des impôts destinés à alimen¬
ter le *budget local fut toujours une source
les Tahitiens,
naires
de conflits entre les colons et l’administra¬
tion. Deux gouverneurs virent ainsi leur
hangar d'importateur
séjour écourté, bien qu’ils aient eu le souci
d’économiser les deniers de la Métropole
en voulant augmenter les recettes locales :
Philippe *Jullien qui fit passer l’impôt par
tête à 20 F et créa une *taxe sur les chiens
impôt, nom masc. Prélèvement effectué
les autorités d’un pays sur les res¬
sources ou sur le *patrimoine des *agents
économiques afin de subvenir aux besoins
publics. On distingue les impôts directs,
versés par les contribuables au Service des
*contributions, et les impôts indirects qui
sont recouvrés par des intermédiaires tels
que les commerçants. Ceux-ci payent l’im¬
pôt et le répercutent sur le prix à payer par
par
le consommateur.
• Dans la
Polynésie d’autrefois, aux îles de
aux Marquises surtout, les
la Société et
*ra’atira et les *ari’i recevaient différentes
contributions. Les prémices des récoltes
étaient offerts aux chefs au cours d’une
cérémonie (ahoa) et une part était présen¬
tée au *marae afin que les éléments natu¬
rels soient favorables à de bonnes récoltes.
1904, Auguste *Guédès, promoteur en
1922 (conseillé par Gabriel Thaly, gouver¬
en
neur par intérim) d’une taxe de 3,30 % sur
les transactions commerciales et d’une
autre taxe de 2,50 % sur les
importations de
la colonie. L’impôt sur le revenu fut aussi
l’occasion de prises de position très tran¬
chées. Proposé par l’administration d’État
en 1958 et 1965 puis par la majorité auto¬
nomiste en 1968, il suscita des manifesta¬
tions populaires massives et des '•'grèves
générales orchestrées par les commerçants
de Papeete.
Actuellement, le budget territorial tire l’es¬
sentiel de ses recettes des impôts indirects
(61,8 %) tandis que la *fiscalité directe ne
représente que 13,5 %, les autres ressources
provenant d’emprunts et de recettes
d’investissement.
Une date de livraison des redevances en
était alors fixée. Le jour venu, les
métayers apportaient un poisson symboli¬
que et des paniers tressés remplis de taro et
de fruits de l’arbre à pain, en quantités
proportionnelles aux moyens de chacun.
«Enfin, les chefs principaux ou secondaires
avaient la possibilité d’exiger, en plus des
loyers saisonniers prévus à date fixe, des
prestations diverses sous forme de provi¬
sions à l’occasion des cérémonies, des fêtes
publiques, de la réception de visiteurs ou
bien de participation effective à la cons¬
truction d’un marae, d’une grande pirogue
de guerre, d’une maison» (Anne Lavondès : “Encyclopédie de la Polynésie”, tome
5).
Peu après l’instauration du *Protectorat
(1842), les impôts et les contributions au
nature
fonctionnement de la monarchie tahitienne
furent codifiés et adaptés à l’entrée dans
une économie monétaire. «En plus de leur
apport à la *liste civile de la reine, les
familles devaient exécuter les travaux d’en¬
tretien des routes, fournir des souscrip¬
tions pour la construction du Palais légis¬
latif ou y consacrer des journées de travail
Structure des recettes
du budget territorial en 1986.
fiscalité directe
-
-
-
-
impôt sur les bénéfices
des sociétés
54,1 %
impôt sur les transactions
20,7 %
patentes
9,2 %
propriété
5,2 %
impôt sur revenus capitaux
-
mobiliers
3,7 %
-
contribution A.T.R.
5,3 %
-
autres
1,8%
fiscalité indirecte
-
droit fiscal d'entrée
-
droits de douane
8,3 %
droits de .consommation
4,8%
taxe sur les tabacs
6,1 %
droits d'enregistrement
5
taxe au profit de l'A.T.R.
2,6 %
-
-
-
-
-
-
taxe de mise en
65
%
%
circulation
1,7%
autres
6.4 %
(1850-1861) (...). C’est en 1863 seulement
229
IMPRIMERIE
imprimerie, nom fém. Technique de
reproduction de textes ou de dessins par le
moyen de caractères en relief, couverts
d’encre et appliqués par pression sur du
*papier. Le procédé a été inventé en Chine
au IX'= siècle de notre ère et mis au point en
Occident vers 1450 dans des ateliers de la
vallée du Rhin comme celui de Gutenberg.
première imprimerie fonctionnant en
Océanie fut installée à Afareaitu (Moorea)
• La
1817, grâce à la presse importée par le
missionnaire William *Ellis. Le roi Pôma¬
en
procéda lui-même à l’impression de la
première page d’un abécédaire en tahitien.
En 1842, la France installa une imprimerie
officielle, l’imprimerie du Gouvernement,
qui ne quitta jamais la rue des Poilus tahitiens par la suite. Outre le * Messager de
Tahiti (à partir de 1884 le * Journal officiel)
et le Bulletin officiel des E.F. O., elle publia
re II
de nombreuses études.
Peu à peu, des colons créèrent des impri¬
meries privées, c’est-à-dire des ateliers où
l’on imprime des journaux, des livres. Les
plus
connues
furent celles de Germain
Coulon, Albert Cohen, Léonce *Brault,
Jean Ferrand et Elle *Juventin. Ces deux
dernières
entreprises sont toujours très
actives, mais des travaux sont aussi réalisés
par la Société tahitienne de Presse et
Polytram. Les quotidiens la * Dépêche et
Les * Nouvelles se sont dotés d’imprimeries
l’imprimerie S.T.P. dans la zone
industrielle de la Punaruu
autonomes.
Voir aussi : édition.
ina’a voir eina'a.
inactif, adj. et nom masc. Se dit de quel¬
qu’un ou de quelque chose qui n’agit pas.
• La population d ’un
pays peut être décom¬
posée en *actifs et inactifs. Selon le *recensement de 1983, il y avait en Polynésie
française 48 700 inactifs de plus de 14 ans.
Parmi eux, on distinguait les chômeurs
(3 258), les personnes au foyer (22 025), les
élèves et les étudiants (11 603), les mili¬
taires du contingent (1 324), les retraités
(3 615) et 6 875 autres personnes ; des han¬
dicapés ou des oisifs pour la plupart.
incantation, nom fém. Parole chargée de
*magie, utilisée pour obtenir quelque
chose.
•
Ainsi jadis sur les *marae, les *prêtres
pour appeler les *dieux, criaient d’une voix
aiguë des «Ho, ho, ho» interrompus par
des sifflements. Si un oiseau se faisait alors
entendre, les prêtres interprétaient ce chant
signe de la présence des dieux ; la
pouvait se poursuivre. A la
*mort d’une personne, le premier rite,
ha ’utira ’a tüpâpa ’u, consistait en une incan¬
tation du prêtre demandant à l’esprit de
réintégrer le corps. S’il n’y avait aucun
signq de vie, le prêtre concluait au décès et
les cérémonies de *deuil commençaient.
comme le
cérémonie
,
►
nanatiaha. E mau parau fa’aineinehia e te feia
i te mau ’ohipa tahutahu, ha ’amori
tiaporo 'ohipa tupapa ’u. Efa 'ata ’ila ’i ratoui te
e rave ra
ino ia horo’ahia mai te mea ta
râtou e hina’aro ra na roto i te 'ohipa ’i'ino. /
mau varua
te mâtâmua,
mau
i ni’a i te mau marae e pi'i nei te
tahu 'a marae ma te reo oeoe i te mau
hoho, ’e te reira efa’atomahia mai ïa ’e te
hiohio. lapahono mai te ho’e ta’i manu i te
hi O a te tahu’a, e parau ia te tahu’a e, ’ua
fa’aro’o ’e ’ua fâri’ihia to tatou mana’o e te
mau atua, teie ’oia i rotopu ia tatou. la tupu te
'ohipa, te fa’aara maira ia te mau atua e,
fa ’ahaere te ’ohipa no te oro ’a i mua. la pohe
noa atu te ho'e ta’ata, e rave hia teie ’ohipa:
reira
e
’oia te nanatiaha no te anira ’a i te atua ia
fa’aho ’i mai i te varua o te ta’ata i pohe i roto i
tona tino.
la ore ra ia manuia te nanatiaha, ’e ’ia ore te
ta ’ata pohe e ora
fa ’ahou mai, i reira te mau
oro’a nô te heva e ha ’amata ai.
ina. Echinometra mathaei. *Oursin com¬
mun. C’est l’Oursin blanc de petite taille
épines courtes, fortes et pointues. Ces
épines peuvent être blanches et noir vio¬
lacé. Il ne présente aucun intérêt alimen¬
aux
taire. Il vit ancré dans une cavité creusée
dans la dalle corallienne grâce aux mou¬
vements de ses
230
piquants.
incendie, nom masc. Grand feu qui s’étend
en provoquant des dégâts importants, sur¬
tout lorsqu’il éclate en milieu urbain.
Au XIX® siècle, les maisons de * Papeete
étaient uniquement en bois importé de
l’Oregon ou en matériaux du pays (*bambous, toits en *pandanus). Or l’utilisation
des *fours traditionnels dans les quartiers
tahitiens constituait un danger permanent
d’incendie. Le 23 juin 1884, un grand
incendie ravagea en partie Papeete. Si Une
quinzaine de maisons seulement furent
détruites, il s’agissait des plus importantes
sociétés de commerce de l’époque (*Craw-
membre du “'“gouvernement sont «incom¬
patibles» avec la qualité de conseiller géné¬
ral, de conseiller régional...». A la suite de
nomination comme “'“secrétaire d’État
chargé des problèmes du Pacifique Sud,
sa
Gaston “'“Flosse dut renoncer à son mandat
de “'“député qui revint à son suivant de liste
(E. “'“Fritch), car la constitution française
rend incompatible la fonction de membre
du gouvernement avec celle de député ou
de sénateur.
Autres sens : en médecine, cas de certains
médicaments
qui, absorbés ensemble,
entraînent des effets différents de l’effet
recherché ; cas également des groupes san¬
incendie des entrepôts Lai Woa
ford, *Drollet, *Raoulx et *Coppenrath).
guins. En mathématiques, impossibilité
pour des équations d’être vérifiées par le
même système de valeur des inconnues.
C’est également dans un incendie que dis¬
parurent toutes les pièces du *cadastre des
^Établissements français de l’Océanie.
L’agglomération de Papeete compte
aujourd’hui plusieurs casernes de
pompiers. Depuis 1975, elles ont dû inter¬
venir plusieurs fois dans le quartier vétuste
qui s’étend entre la centrale électrique et
l’avenue du Prince Hinoi.
Lors des émeutes qui éclatèrent à Papeete
dans la soirée du 23 octobre 1987, de nom¬
breux incendies furent allumés
en
diffé¬
centre-ville. Le feu détruisit
27 magasins et plusieurs dizaines d’étals
sur le front de mer. Les dégâts furent esti¬
rents points du
més à 5 milliards de francs C.F.P.
indépendance, nom fém. Situation d’une
personne, d’une collectivité qui n’est sous
la domination d’aucune autre. Une nation
peut faire jouer le “'“droit d’un peuple à
disposer de lui-même, droit théoriquement
reconnu par tous les pays membres de
l”'“Organisation des Nations Unies. Ceci
implique la possibilité d’exiger
l’indépendance.
• Un “'“État indépendant est en principe un
État souverain. Il existe néanmoins de
nombreuses situations politiques intermé¬
diaires entre la dépendance et l’indépen¬
dance. Une
une
nation
“'“métropole peut ainsi aider
se
trouvant
encore
sous
sa
tutelle à accéder progressivement à l’indé¬
inceste, nom masc. Union illicite entre
parents proches pour lesquels le *mariage
est interdit. Toutes les sociétés connaissent
l’interdiction de l’inceste. Elles condam¬
nent les unions entre père et fille,
mère et
fils et presque toutes entre frère et soeur.
Il
semble
qu’en Polynésie l’interdiction
s’étendait, autrefois, jusqu’aux cousins
issus de germains. Dans certaines sociétés,
les relations incestueuses étaient tolérées
pour
certaines ‘'“classes sociales. Ainsi, à
‘'“Hawaï, le mariage entre frère et sœur était
accepté
royale.
pour
préserver la “'“généalogie
Voir aussi : consanguinité.
incompatibilité, nom fém. Impossibilité
de s’accorder, de vivre ensemble.
• En matière de droit, il
s’agit de l’impossi¬
bilité légale de cumuler certaines fonctions,
par exemple un mandat parlementaire et
la plupart des fonctions publiques rémuné¬
rées. Ainsi, dans l’article 48 du “'“statut du
Polynésie française, on
note que le membre de 1’“'“ Assemblée terri¬
toriale «qui a la qualité d’agent public au
moment de son élection est placé en dehors
Territoire de la
du cadre de l’administration...». L’article
10 stipule par ailleurs que les fonctions de
pendance. Cette accession fait l’objet de
négociations statutaires et la préparation
des élites à la direction des affaires en est
souvent
améliorée. On distingue ainsi les
États associés,
États du “'“Commonwealth, indépen¬
dants mais dont le chef d’État reste le sou¬
territoires autonomes, les
les
verain britannique. A l’inverse, le passage à
l’indépendance peut être brutal et découler
d’une “"guerre d’indépendance (guerre
d’Algérie en 1956-1962 ou d’Indochine en
1945-1954) ou d’une rupture assez rapide
des relations (“"Vanuatu, anciennes
Nouvelles-Hébrides, en 1980).
Après la proclamation de l’indépendance,
les responsables politiques définissent en
général les caractéristiques du “"régime à
mettre en place et donnent une “"constitu¬
tion au pays. Ils s’efforcent ensuite d’obte¬
nir la reconnaissance de leur nation par les
autres pays et par les organisations inter¬
nationales. Parallèlement commence l’ap¬
prentissage de la gestion des affaires politi¬
ques, économiques et sociales.
Il convient d’ailleurs de distinguer
indé¬
pendance politique et indépendance éco¬
nomique. La plupart des “"colonies deve¬
nues indépendantes ont gardé des liens
étroits avec leur métropole : elles en reçoi¬
vent des aides financières et techniques
importantes. Cette dépendance économi-
INDÉPENDANTISME
que peut ensuite peser sur les décisions
d’ordre politique. L’indépendance politi¬
retrouva seul à faire campagne pour le
“non” ; lâché par une partie des militants
Dates d’accession à l’indépendance ou au
frages exprimés.
que n’est alors que relative.
Voir aussi : décolonisation.
ne
statut d’Ëtat associé des îles du Paciflque.
recueillant que
8 988 des 25 267 suf¬
P''janvier 1981 (État associé aux
L’indépendantisme polynésien se réveilla
1975, au cours des débats sur l’évolu¬
tion statutaire, et en réaction à l’intransi¬
geance métropolitaine. Paris ne voulant
entendre parler d’une quelconque ‘•‘auto¬
nomie, de nombreux ‘•‘partis indépendan¬
tistes se créèrent, tentant de canaliser vers
eux le mécontentement populaire. Ainsi
naquirent le Ta’ata Tahiti Ti’ama (“Les
Tahitiens libres”) de Tipao Colombel et
Charlie Ching, l’Amui Tatou no te Ti’amâra’a o Tahiti (“Rassemblement pour l’In¬
dépendance de Tahiti”) de Robert Cahn, le
Fa’atera’a Ti’amâ o Polynesia Ma’ohi
(“Groupement pour l’Indépendance de la
Polynésie ma’ohi) de Marcel Tairapa, le
indépendantisme, nom masc. Revendi¬
‘•‘Temaru. Ces mouvements n’eurent que
soumise à
considérée
pas de même du ‘•‘la Mana te Nuna’a, créé
lui aussi en 1975, et qui réussit à mobiliser
*Samoa occidentales:
Iles *Cook :
1'”'janvier 1962
vers
État associé à la ''‘Nouvelle-
Zélande depuis le 20 avril 1965
‘•'Nauru: 24 octobre 1967
‘•‘Tonga: 4juin 1970
‘•‘Fidji: 10 octobre 1970
‘•‘Niue : État associé à la Nouvelle-Zélande
depuis le 19 octobre 1974
*Papouasie-Nouvelle Guinée: 16 septem¬
bre 1975
Iles ‘•‘Salomon: 7 juillet 1978
‘•‘Tuvalu: F'' octobre 1978
‘•‘Kiribati: 12 juillet 1979
‘•‘Vanuatu: 30juillet 1980
‘•‘Palau:
États-Unis).
cation
d’‘'‘indépendance manifestée
tout ou partie d’une population
autorité
comme telle.
une
étrangère
ou
par
L’indépendantisme s’est développé dans
les ‘•‘colonies après la Première et surtout la
‘•‘Tâvini Huira’atira no Porinetia (Front de
Libération
de
la
Polynésie) d’Oscar
peu d’impact sur la vie politique. Il n’en est
partie de l’électorat sur un programme
à la fois socialiste et indépendantiste. D’au¬
une
tres mouvements, comme le Pômare Parti
‘•'Guerres mondiales, contri¬
buant à accélérer le processus de ‘•‘décolo¬
nisation. C’est dans ce contexte qu’il faut
situer les mouvements indépendantistes de
‘•‘Nouvelle-Calédonie qui se sont pour la
fait également parler d’eux par des
actions ponctuelles, mais, aux ‘•‘élections
de 1986, le flambeau de l’indépendantisme
fut surtout tenu par le F.L.P. d’Oscar
Libération nationale kanak et
!”•'Assemblée territoriale et environ 15%
des suffrages exprimés aux législatives.
Deuxième
plupart regroupés le 24 septembre 1984 en
un Front de
socialiste (F.L.N.K.S.), dont le président
est Jean-Marie Tjibaou.
•
En
ont
Temaru et, de façon plus discrète, par le la
Mana. Ces deux partis obtinrent 5 sièges à
Polynésie française, l’indépendan¬
tisme s’est trouvé marginalisé par des mou¬
vements autonomistes, moins radicaux. Le
‘•‘Rassemblement démocratique des Popu¬
lations tahitiennes lui-même hésita entre
les deux options. Si, en 1958, J.-B. ‘•‘Céran-
Jérusalemy avança l’idée de République
tahitienne, c’était dans le cadre de l’‘'‘Union
française. Lors du ‘•‘référendum de 1958 sur
le maintien des ‘•‘Territoires d’Outre-Mer
Charlie Ching
du R.D.P.T., il fut assez largement battu,
dans la mouvance française, ‘•‘Pouvanaa se
indexation, nom fém. Procédé par lequel
on lie révolution d’une grandeur mathé¬
matique à celle d’une autre qui sert de
valeur de référence. Les remboursements
d’un emprunt peuvent ainsi être indexés
sur la valeur de l’or. La valeur du ‘•‘Salaire
minimum interprofessionnel de Croissance
(S.M.I.C.) est indexée sur celle de r‘'‘indice
des prix à la consommation.
Les traitements des ‘•‘fonctionnaires exer¬
çant en Polynésie sont indexés sur ceux de
leurs
collègues métropolitains compte
tenu, par ailleurs, d’un coefficient de majo¬
ration de 1,84 à Tahiti et de 2,10 dans les
autres îles (1988).
indice, nom masc. Signe révélateur d’une
situation ou d’un événement. En mer, un
vol d’oiseaux est, pour les pêcheurs, un
indice de la présence d’un banc de pois¬
sons.
Pour un juge, des indices peuvent, à
défaut de certitude, constituer une preuve
d’un fait.
Un indice est aussi le rapport
de deux
valeurs d’une même variable mesurées à
des moments ou à des endroits différents.
232
INDIVISION
• L’indicé de la ^production industrielle
exprime l’évolution de cette production
entre deux dates, l’une étant prise comme
référence.
• indice des
*prix. Nombre mesurant l’évo¬
lution du niveau d’un prix. Si le prix d’une
denrée était de 400 francs en janvier 1986
puis de 450 francs en janvier 1987, l’indice
est de (450/400) X 100 =112,5 pour une
base 100 en janvier 1986.
En Polynésie, l”'’Institut territorial de la
Statistique calcule chaque mois un indice
des prix de détail à la ’'=consommation,
base 100 en 1980, à partir de 7 000 relevés
de prix portant sur 214 produits différents.
Chaque catégorie de produits est pondérée
selon l’importance qu’elle a dans la consom¬
mation des familles. Les variations de l’in¬
dice des prix traduisent l’évolution du coût
de la vie et servent de base aux réajuste¬
’''Salaire minimum interprofes¬
sionnel de Croissance (S.M.I.C.).
ments du
Indien, nom et adj.
• Nom donné aux habitants de l’Inde ou à
tout ce qui est relatif à ce pays.
Le continent américain ayant été confondu
l’Asie par C. Colomb, ses habitants
furent supposés être des Indiens, appella¬
avec
tion qui leur est restée depuis.
Par extension, la plupart des habitants des
explorées du XVP au XIX= siècle
furent appelés Indiens, y compris les
Polynésiens.
• L’océan Indien s’étend entre l’Afrique,
terres
l’Asie et l’Australie. Il couvre 75 millions
profondeur moyenne est de
îles françaises de l’océan
Indien sont la *Réunion et ses dépen¬
dances (Tromelin, Les Glorieuses, Juan de
Nova, Passas de India, Europa), *Mayotte,
les îles Crozet, * Kerguelen, Amsterdam et
de
km2,
3 736 m.
sa
Les
Saint-Paul.
Voir aussi : Terres australes et antarctiques
françaises.
indigène, nom et adj. Qualifie une per¬
qui vit dans le pays où elle est née.
parle aussi d”"aborigène, d’'"autochtone, de natif ou de naturel. Une personne
née en Bretagne et y vivant est un indigène
sonne
On
breton.
•
ce
Au XIX‘= siècle cependant, on employa
terme de manière péjorative pour dési¬
gner les populations des territoires coloni¬
Polynésiens des *Établissements
français de l’Océanie, les Africains d’Afri¬
que occidentale française, les Indiens dans
l’Empire des Indes sont ainsi désignés dans
la littérature de l’époque et dans les docu¬
sés. Les
ments administratifs.
indivision, nom fém. Copropriété où il n’y
division matérielle des parts.
Polynésie, la terre représentait et
représente toujours un bien familial, tenu
des ancêtres, dont l’administration est
confiée à un mandataire du groupe. Cette
terre est inaliénable. Les divers exploitants
de ce groupe bénéficient des produits de
l’espace qui leur est attribué. Dans ce sys¬
tème, seuls les droits d’usage sont
a pas
•
En
transmissibles.
Le régime de l’indivision est répandu quoi¬
que en régression en Polynésie française.
Paradoxalement, son extension vient du
fait qu’au siècle dernier, l’administration a
voulu mettre fin à la '"propriété collective
villageoise en imposant les partages de
les Établissements français de
l’Océanie en fonction du '"code civil qui est
basé sur le principe de la propriété indivi¬
terres dans
duelle. Certaines de ces terres échurent à
des colons, soit par vente, soit par mariage
mixte. Beaucoup d’autres, récupérées par
les chefs de clan, tombèrent dans l’indivi¬
sion à la mort de ces derniers, qui, peu au
fait du droit français, n’avaient pas pris la
précaution de procéder à des partages suc¬
cessoraux. L’indivision jeta le trouble dans
les mises en valeur du sol, nul n’étant cer¬
"Indien” de Tahiti
tain de profiter des fruits de son travail.
Aussi, de plus en plus de familles souhai¬
indienne, nom fém. *Tissu léger en *coton
peint ou imprimé, fabriqué à l’origine en
Inde. La Grande-Bretagne reprit le pro¬
cédé à l’échelle industrielle et
en
inonda
(dont la production traditionnelle
fut ainsi ruinée) et le monde entier.
• Les Polynésiennes l’adoptèrent malgré
son prix élevé. Dans une lettre datée de
1846, le père Laval signale que «le père
Cyprien obtint de M. Lepomelleque, capi¬
taine du Jules, de Bordeaux, pour un *baril
de 150 livres (de nacres), dix ’^brasses de
l’Inde
bonne indienne ou calicot». C’est dans les
indiennes aux couleurs vives que l’on tail¬
lait les “'"robes-mission”, mais l’importa¬
tion de ces tissus découragea les tentatives
de tissage lancées au début du XIX" siècle
par les missionnaires.
tent le partage des terres en propriétés pri¬
vées où chacun est maître de son exploita¬
tion. Mais si l’accession à la
propriété
individuelle permet de meilleurs investis¬
sements dans l’agriculture et une mise en
valeur à long terme, elle favorise aussi la
spéculation foncière. Le recul de l’indivi¬
sion est d’ailleurs plus marqué lorsqu’on se
rapproche des
touristiques.
zones
urbanisées
ou
►
faufa’a ’amui. Efaufa'a teie, tel ’ore i operehia
na ni’a
i te maufatufaufa'a.
Efenua ihoa ïa.
’Ua riro te fenua ’ei faufa'a ’amui i roto i te
orara 'a o te ta 'ata
mâ'ohi, mai te tupuna 'e tae
roa mai i teie nei a mahana.
I roto ra i te
hi’ora’a a te ture a te Hau, e horo'a nei ’oia te
tahi rave 'a i te manahoa. I ta te ma ’ohi
fa’aterera’a, ’e’ita te fenua e ho'ohia. I roto i te
’opujeti'i ho'ë, e fana’o ratôu i te faufa’a i ni’a
233
i te fenua feti'i ’oia te faufa’a ’amui, ia au i te
tuhara'a ’e te operera’a no te area ’o’otira’a.
No te puha: mea na ni’a ia i tepa’arira’a ha’ari
’e te operera'a i te mau ’ava’e tupa’ira’apuha.
E rave rahi teie huru faufa’a. Te ora rahi nei te
ma’ohi i roto i te faufa’a ’amui,
teie mahana i Porinetia Farâni.
’ua huru’e ra i
’Ua rave te Hau Farani i te tahi fa ’aotira ’a e, ia
horo’ahia te mana fatura’a tâta’itahi i roto i te
ta’ata fatu na roto i te fâri’ira’a i te parau no te
tapupura’a fenua ’e te 'operera’a i te faufa’a
Pacifique, usine de *jus de fruits de
Moorea), de la transformation du coprah
(*huilerie de Tahiti), de la charcuterie et de
la conserverie (C.O.P.A.), des *laiteries
(Sachet et C.O.M.A.T.) et de l’alimenta¬
tion pour animaux (Sangue). Les autres
du
activités
concernent
les
matériaux
de
construction, la *chimie, les ^chantiers
navals, l’habillement et l’^imprimerie.
’amui ia au i te Ture Tivira a te Hau Farâni i
roto i te mau
fenua ’aihu’ara’au farâni. ’Ua
riro haere atu te tahi mau tuha ’a fenua i te
papa ’a na roto i te ’ohipa ho ’ora ’a fenua ’e
fa ’aipoipora ’a e te papa ’a.
E rave rahi mau tuha ’a fenua no roto mai i te
aore ra no te
faufa’a ’amui, inaha, nâ roto i te ’ite
orera ’a hia te mau fatu, ’ua pohepo'ne ânei
'ait a i papu : te feia i parahi i ni ’a iho te fatu,
nâ roto i te ture ’aitau. Te tahi mau fenua. ’ua
riro i te mau fa’atere o te fenua nâ te reira tau
(mai te mau tavana, te tahi ta’ata ti’ara’a). E
fifi tefeiâfenua (fatu faufa’a) iafa’ahotu i te
faufa’a i ni’a i te mau fenua tapupu-’ore-hia nâ
te papu ’ore to ratou mau ti’ara’a, ’e’ita e ta’a
ia fa ’a ’afaro te ’o ’otira ’a, ’e na roto roa ïa i te
’ohipa ha ’avara ’a, e pau te moni nâ te
’aufaura ’a i te paruru.
1 teie ra tau, te ravehia nei teie mau ’ohipa nâ
te tapupura ’a fenua, e te ’operera ’a. E ’itehia
ra, te mau râve’a nâ te ha’afaufa’a i taua mau
faufa ’a ’amui na roto i te tupuha ’ara ’a.
mau
industrie, nom fém. Initialement, ce terme
s’appliquait à toute activité humaine dont
le but est d’assurer l’existence. Il désigne
aujourd’hui l’ensemble des activités éco¬
nomiques qui tirent parti des ^ressources
végétales, minérales et énergétiques et ont
pour objet la transformation de ces ma¬
tières en produits finis ou semi-finis.
• La Polynésie française est
peu industria¬
lisée. Excepté la production d’électricité et
les entreprises du bâtiment et des travaux
publics, l’industrie manufacturière
n’occupe que 4 155 *actifs :
Industries agro-alimentaires
1 004
-
Industries de biens intermédiaires
383
Industries de biens d’équipement
697
Industries de biens
de consommation courante
2 071
En 1982, l’*I.T.STAT. évaluait la part de
l’industrie dans le *P.I.B. à 15%.
Ces modestes activités sont exercées par de
nombreuses petites et moyennes entre¬
-
-
-
prises dont les trois quarts comptent moins
de 10 salariés. Elles tentent de répondre à
des besoins locaux malgré leur manque de
compétitivité. L’abondance des capitaux
locaux et les avantages offerts par le *code
des investissements ne compensent pas en
effet l’étroitesse du *marché intérieur, le
de *main-d’œuvre qualifiée ou
l’éloignement des fournisseurs de matières
premières et de pièces détachées. Les acti¬
vités industrielles les plus importantes
appartiennent au secteur *agroalimentaire. Il s’agit de la production de
boissons (*Brasserie de Tahiti, Brasserie
manque
infanterie,
nom
fém.
Ensemble des
troupes d’une armée qui combattent tou¬
jours à pied.
•
L’infanterie de marine est formée des
soldats embarqués à bord
des navires de
guerre en vue de combattre à terre. Au
XIX= siècle, elle participa à la plupart des
guerres coloniales dont elle fut le fer de
lance. Elle assura la conquête mais aussi la
défense
l’occupation des *colonies
et
françaises.
L’infanterie de marine occupa les Mar¬
quises en 1842, puis Tahiti en 1844. Lors de
la *guerre franco-tahitienne, le 1'='' régi¬
ment d’infanterie de marine mena l’essen¬
tiel des opérations, secondé par les *volti-
Une garnison demeura jusqu’en
1887, et, pendant la guerre des îles Sous-leVent, 200 soldats de cette arme furent utili¬
geurs.
sés dans la phase finale.
infanticide,
enfant
et
nouveau-né.
nom masc. Meurtre d’un
plus particulièrement d’un
pratiqué en Polynésie
de façon systématique par les *arioi et dans
• L’infanticide était
certaines circonstances
(mésalliance par
exemple) par la classe des *ari’i. C’est ainsi
que *PomarelI pratiqua l’infanticide sur
ses deux premiers enfants. Certains histo¬
riens expliquent ce fait comme un moyen
de contrôler la poussée démographique
dans les îles où une trop forte population
risquait d’entraîner des *disettes. La prati¬
que de l’infanticide se prolongea après l’ar¬
rivée des Européens. Les *missionnaires
anglais parvinrent à y mettre un terme, non
sans mal. L’infanticide est présenté parfois
comme une des causes
possibles du *dépeuplement des îles.
►
’u’umira’a ’aru’aru. E ’ohipa ino roa teie. E
’u’umihia te tamari’i ’aru’aru no te ha’apohe. E
peu teie i ravehia i te tau tahito i Porinetia nei
i te tau ihoa o te mau arioi ’oia ato ’a i te mau
taimepe’ape’a (’arepurepura’a) i roto i te
huiari’i. No reira, ’ua tupu i te tau ’o Pômare II
i ni’a i tana tau tamari’i, nâmatahiapo to’opiti.
Te fa’ahiti ra te maupapa’iputa, teie peu no te
fa’a’itira’a i te rahira’a ta’ata ora, ’eiaha ia tupu
te o’e i ni’a i te fenua no te orera’a e rava’i te
ma’a. ’Ua tupu noa teie peu ’e tae noa mai te
papa ’a,
’ua tamata ra te mau mitionare
peretane e ’imi i te mau rave’a ato ’a nâ te
fa ’a ’ore i te reira peu ’e tae maite atura taua
’opuara’a a te mau mitonare i ni’a i târâtou
mana’o tumu ’e te papu.
’Ua riro ato'a ra te ’u’umiraa îamari’i ’ei rave’a
na to te matamua no te ha’avaravara
i te ta’ata
i ni’a i te fenua.
infirmerie, nom fém. Petit établissement
ou simple local où l’on soigne les malades
atteints d’affections légères. Les infirme¬
ries font partie des formations sanitaires
élémentaires.
• On en compte
17 en Polynésie. Elles sont
infirmière ou
médecin assisté d’un adjoint de soins.
tenues par un infirmier, une
un
Huit infirmeries ont été ouvertes aux Mar-
quises, 2 aux îles Sous-le-Vent, 3 aux Aus¬
trales et 4 aux Tuamotu.-Certaines com¬
bureautique (application de l’informatique
travail administratif), la productique
(utilisation de robots dans l’industrie).
• En Polynésie, les premiers utilisateurs de
systèmes informatisés furent les ^banques
au
dans les années 1960. L’informatisation
des *services s’est rapidement développée à
partir de 1980 lors de l’introduction de la
micro-informatique. Une enquête de
l’I.T.STAT. a permis d’identifier 167 utili¬
sateurs équipés de 304 ordinateurs fin
1982, mais le nombre d’appareils installés
depuis a fortement augmenté puisqu’on
l’évaluait à 1200 fin 1987.
Voir aussi : minitel.
munautés sont dotées d’une infirmerie : les
collèges et lycées, les casernes et les prisons.
►
fare utuutura’a ma’i. Efare ïa e vai haere ra na
te mau motu ihoa ra
mau ma 'i.
’e i reira e utuutuhia ai te
Te vai nei te fare utuutura ’a ma 'i i te
rahira’a o te mau motu no Porinetia nei; i roto
i vetahi te vai ra te taote area i te tahi atu ra e
utuutu ma’i ana’e ïa.
E mea rava 'i mai ta ’i ra
utuutura'a ra i te mau rave’a
huru rau no te rapa’aura’a i te mau ma’i ri'i
taua mau fare
monétaire en circulation et hausse
générale des *prix dans un pays. Ce phé¬
nomène peut être dû à la hausse des coûts
de production (énergie, salaires...) ou à une
*demande devenue supérieure à l’*offre.
L’inflation régnant dans les pays industria¬
lisés se transmet en Polynésie par le biais
des ’'’matières premières et des *biens
importés.
Évolution comparée des taux annuels
d’inflation (%).
U.S.A.
France
Polynésie fr.
1981
10,4
13
16,7
1982
6,1
11,8
14,5
1983
3,2
9,6
13,7
8,6
1984
3,6
4,7
3,5
5,8
1986
1,6
3,2
7,8
-
Les infrastructures portuaires, par exem¬
*docks et les voies d’accès terrestre, les
aides à la navigation et les ‘''services admi¬
inflation, nom fém. Augmentation de la
1985
service.
ple, comprennent les bassins, les quais, les
huru rau.
masse
infrastructure, nom fém. Ensemble des
fondations et des dispositifs qui soutien¬
nent une construction. 11 s’agit aussi de
toutes les installations qui permettent le
fonctionnement d’une entreprise ou d’un
nistratifs
ou
commerciaux assistant les
mouvements des navires.
(Joseph) (fin du XVIIP
siècle). Ce commerçant américain quitta le
port de Boston en 1790, à bord de la brigantine Hope, pour un voyage commercial
qui le conduisit dans le Pacifique. 11 fut le
premier navigateur à apercevoir les sept
îles marquisiennes du groupe Nord en
1791, deux mois avant Étienne
*Marchand. Faute d’un bon mouillage,
Ingraham préféra ne pas s’arrêter et il ne
INGRAHAM
put mettre pied à terre. 11 eut cependant
quelques contacts avec des Marquisiens
venus en pirogue à sa rencontre. 11 nota
dans son journal que les Marquisiens sem¬
blaient être des hommes doux et paisibles.
Voir aussi ; exploration.
0,7
I.N.S.E.E. voir Institut national de la Sta¬
tistique et des Études économiques.
informatique, nom fém. et adj. Ensemble
des techniques de traitement de l’informa¬
tion par des moyens automatisés appelés
*ordinateurs. La mise au point de ces
matériels *électroniques a permis d’amé¬
liorer considérablement la collecte, le tri, la
conservation et l’utilisation des informa¬
tions. Les activités humaines sont deve¬
nues
plus rapides et plus sûres grâce aux
outils
informatisés
utilisés
dans
des
domaines tels que la recherche, la *gestion
des entreprises, la médecine, la production
industrielle ou l’enseignement. Cette “révo¬
lution informatique” a donné naissance à
des activités nouvelles ; la *télématique, la
insigne, nom masc. Marque extérieure
d’une
distinction, d’un grade ou d’une
fonction.
Signe désignant les membres
d’un même groupe.
•
Dans la Polynésie ancienne, les *ari’i et
les *arioi se distinguaient par le port de
nombreux
insignes. Des ‘''pagaies, des
“'herminettes, des ‘"éventails, des ‘"chasse-
mouches dits cérémoniels étaient réservés à
circonstances particulières et mar¬
quaient la dignité de celui qui les portait.
L’insigne le plus sacré d’un ari’i était la
ceinture de ‘"plumes rouges, le *maro ’ura.
Elle était constituée par une fine tresse de
des
INSOLATION
fils de *ro ’a fixée sur une trame de *tapa de
banian, ornée de plumes rouges dessinant
des motifs géométriques. Lors des cérémo¬
nies d’intronisation d’un ari’i sur le *marae,
on lui remettait cette ceinture, ainsi qu’une
toque de plumes rouges, un éventail en
plumes de queue de frégate, une *lance en
’aito et une canne de miro. On connaît
aussi l’utilisation de *tatouages pour mar¬
quer les grades dans la société des arioi.
Voir aussi : toko toko pio’o.
Hom. : insigne (adj.).
;►
fa’epa, ’ati’a. E tapa’o te fa'epa (’ati'a) ’ei
hi’ora'a ei ’itehia ai i te mata ta'ata te ti'ara’a
toro 'a ’e te ’ohipa a te ho'ë ta ’ata. E tapa ’o
ato'a no tefa'a'itera'a i te mero no roto i te
ho ëpupu. l roto i to te ma’ohi orara ’a i
muta'a ra, e ’ati'a (fa’epa) to te ari’i,
ato ’a te pupu
’e ’oia
’arioi. Te fa ’aineinera ’a i te
tahirihiri, te mau tuvarura ’a, te mau hoe, te
’o fa ’a ’ite ana ’e te reira no te
fa ’atura ’e te huru ta ’a ’era ’a ’e te
hanahanara ’a te ta ’ata nona teie mau fa ’epa.
to i tarai e tapa
mau peu
Te ari’i teitei roa, e aore ia te ari’i mana rahi
roa
’o te ari ’i ia tei hatua i te maro ’ura. Te
hatua maro ’ura ta te ma ’ohi e par au noana e
e maro o te ho ë tao ’a fa ’aineine no te tatua i te
’upu O te ari ’i, e taura ro ’a rara ’a
fa’a’una’unahia ai i te huruhuru manu ’ute’ute.
la fa ’atoro ’ahia te ho ’e ari’i, ’ei reira te maro e
pupuhia ai. Ho ’e a ia pupura ’a ’e te tiputa tei
tau
’una’una ato’a i te huruhuru ’ute’ute, te
tahirihiri tei tuitui hia te huruhuru ’aero tava ’e,
te ’omore (e ’aito te ra’au) te turu to’oto’o (e
miro te ra’au).
’Ua riro te u ’ute’ute ’ei tapa’o
fa’epa ti’ara’a teitei i roto i te hi’ora’a a te
ma’ohi. I te pae no te mau ’arioi, tei te huru ïa
o te mau hoho’a tatau i ni’a i te tino te fa’epa
(tapa’o fa’a’ite ia i te ti’ara’a o te ’arioi).
insolation, nom fém. Action d’exposer à
la lumière et à la chaleur du *soleil. Temps
pendant lequel le soleil a brillé, ou ensoleil¬
lement.
•
Les
météorologistes mesurent l’insola¬
tion quotidienne à l’aide d’un héliographe,
boule de
Insolation annuelle en Polynésie.
verre
qui concentre les rayons
solaires sur un papier sensible.
La durée annuelle moyenne d’insolation
est de 2670 heures à Tahiti-Faaa. En Poly¬
nésie, les valeurs les plus élevées sont enre¬
gistrées aux Tuamotu (Hao : 2 890 heures)
et les plus faibles à Rapa (1 640 heures).
Autre sens: état pathologique provoqué
par une exposition trop longue au soleil.
institut, nom masc. Nom donné au corps
constitué de gens de lettres, de savants
(l’Institut de France par exemple) ou à des
organismes d’études et de recherche scien¬
tifique. Établissement où l’on donne des
cours (Institut universitaire de Technolo¬
gie) ou des soins (institut de beauté).
•
Institut d’Ëmission d’Outre-Mer
(I.E.O.M.). Établissement public national
chargé d’organiser et de contrôler la créa¬
tion de *monnaie dans les *Territoires
d’Outre-Mer. Pour assurer ce rôle fonda¬
mental dans le
développement économi¬
que des T.O.M., ri.E.O.M. a le privilège
d’émettre des *billets de banque et des
pièces métalliques. Il contrôle aussi l’ac¬
cord de *crédits par les *banques locales.
L’I.E.O.M. a une agence en Polynésie
française, installée dans les bureaux de la
*Caisse centrale de Coopération
économique.
• Institut français de Recherches pour
l’Exploitation de la Mer (I.F.R.E.Mer).
Depuis 1984, cet établissement public à
caractère industriel et commercial a suc¬
cédé au Cnexo qui avait été fondé en 1967 ;
il dépend du ministère de l’Industrie et de la
Recherche scientifique. L’I.F.R.E.Mer dis¬
pose de trois centres de recherches : le Cen¬
tre
océanologique de Bretagne installé près
de Brest, la Base opérationnelle de Médi¬
terranée à Toulon et le Centre océanologi¬
que du Pacifique implanté à *Vairao
(Tahiti) depuis 1972. Ce dernier centre a
pour vocation : la mise au point de techni¬
ques de production aquacole et le dévelop¬
pement de 1’*aquaculture et de la *pêche en
Polynésie française et en NouvelleCalédonie ; la diffusion de ces techniques
auprès des autres pays ; le soutien logisti¬
que des campagnes à la mer des navires
spécialisés, notamment dans la recherche
des gisements de *nodules polymétalliques ; de contribuer au développe¬
ment de l’utilisation des sources nouvelles
d’*énergie (Énergie thermique des Mers,
*solaire).
En Polynésie française, l’I.F.R.E.Mer
emploie 70 personnes et collabore avec
l’*O.R.S.T.O.M., le *Commissariat à,
l’Énergie atomique, l’^E.V.A.A.M. et le
Service de la Mer.
• Institut français de Recherche scientifi¬
que pour le Développement en Coopéra¬
tion voir Office de la Recherche scientifi¬
que et technique Outre-Mer.
• Institut national de la
Statistique et des
Études économiques (I.N.S.E.E.). Admi¬
nistration publique qui dépend du minis-
236
INSTITUT
L’Institut territorial de Recherches
médicales Louis Malardé à
Papeete (1), associé à l’Institut
Pasteur de Paris, travaille sur :
la filariose (2. vue au microscope
d’une suspension purifiée de
-
microfilaires) : surveillance
épidémiologique, lutte
entomologique, essais
thérapeutiques, études
immunologiques
(3. caractérisation d’antigènes par
électrophorèse).
la ciguatera : campagnes de
pêche, conditionnement de
murènes (4) en vue de l’extraction
des toxines à partir de foies et
-
viscères, isolement
chromatographique des toxines,
contrôle de la toxicité sur des
animaux de laboratoire, étude
bioécologique du Dinoflagellé
Gambierdiscus toxicus (5).
-
la tuberculose et les maladies
respiratoires : coordination de la
lutte, étude de paramètres
respiratoires, étude des
spécificités allergéniques
polynésiennes.
la lèpre : programmes de lutte
et de contrôle par traitement des
-
malades, surveillance des
contacts, études immunologiques
(6. dosage des antigènes et des
anticorps anti-glycolipide
phénolique).
les maladies sexuellement
transmissibles (M.S.T.) : étude des
-
infections à Chlamydiae
(7. préparation de cultures
cellulaires pour isolement de
Chlamydiae), surveillance
séroépidémiologique du S.I.D.A.
-
la dengue : surveillance
épidémiologique (8. isolement du
virus de la dengue sur culture
cellulaire).
l’entomologie médicale :
recherches sur les méthodologies
-
de lutte contre les moustiques
vecteurs de maladies et contre les
moucherons piqueurs ; centre de
référence pour les insecticides.
De surcroît, l'I.T.R.M.L.M. assure la
diffusion des produits de
laboratoire et des vaccins
Pasteur-Merieux (9).
237
tère de l’Économie et des Finances. Orga¬
nisme technique avant tout, l’I.N.S.E.E. a
rôle d’information et d’étude sur l’en¬
un
semble des *agents économiques et so¬
ciaux, qu’ils soient publics ou privés.
L’I.N.S.E.E. définit ainsi ses principales
missions : «production d’information sta¬
tistique démographique, économique et
sociale; diffusion de l’information
produite... ; coordination du système sta¬
tistique français ; développement des com¬
pétences statistiques et économiques par
l’enseignement, la recherche et l’assistance
technique aux pays en voie de développe¬
ment». Dix-huit directions régionales et
quatre services régionaux de l’I.N.S.E.E.
sont implantés dans les 22 *régions métro¬
politaines. Quatre services statistiques
fonctionnent également au niveau des
*Départements d’Outre-Mer (le service
inter-régional Antilles-* Guyane, installé à
Pointe-à-Pitre, coordonne les activités de
la *Guadeloupe, de la *Martinique et de la
Guyane). Ces organes régionaux ont pour
but de collecter l’information de base et
d’assurer la diffusion des documents statis¬
tiques édités par l’I.N.S.E.E. Ces publica¬
tions sont fort nombreuses. Parmi les plus
importantes, citons les Tableaux de l’Eco¬
nomie française (TE.F.), mise au point
statistique annuelle sur l’état économique
et social de la France, ainsi qu’un certain
nombre de mises à jour, pour la plupart
mensuelles ou trimestrielles, comme le Bul¬
letin mensuel de Statistiques, les Ten¬
dances de la Conjoncture, les Annales de
l’I.N.S.E.E., les Cahiers régionaux...
En Polynésie française, ce travail statisti¬
que est assuré par l’I.T.STAT.
• Institut de Recherches sur les *Huiles et
les Oléagineux (I.R.H.O.). Organisme
d’État créé en 1946. Outre-Mer il a rapi¬
implanté un réseau de stations
expérimentales chargées d’étudier les cul¬
tures oléagineuses tropicales (entre autres
le *cocotier et le *palmier à huile) et d’en
améliorer la production.
En Polynésie française, une station de
ri.R.H.O. a fonctionné à *Rangiroa de
dement
1959 à 1972. Elle a orienté ses recherches
vers la lutte contre les
*rats et vers la créa¬
*hybride adapté aux
Tuamotu. La station de Rangiroa a été
tion d’un cocotier
fermée en 1972 sur décision de l’Assemblée
territoriale, la culture du cocotier étant
alors jugée non rentable. Depuis, les activi¬
tés de l’I.R.H.O. ont été reprises par le
*Groupement d’Études et de Recherches
le Développement de l’Agriculture
tropicale (devenu le *Centre de Coopéra¬
pour
tion internationale en Recherche agrono¬
mique pour le Développement).
•
Institut de Recherches médicales Louis
*Malardé. Fondé en 1949 par le résident
américain William Robinson, il est devenu
un
service d’État des endémies, financé en
partie par le Territoire et en partie par le
ministère d’État de la *Santé. Établis sur
1200 m^ dans le quartier de *Paofai
(Papeete), les laboratoires emploient plus
de 100 personnes et sont répartis en six
unités techniques d’analyses et de
recherches : *filariose, *océanographie
médicale (lutte contre la *ciguatera), *entomologie (lutte contre la *dengue et les
*moustiques), biologie médicale, *tuberculose, *lèpre, maladies vénériennes.
Depuis 1975, l’I.T.R.M.L.M. fait partie
des instituts Pasteur d’Outre-Mer.
Institut territorial de la Statistique
(I.T.STAT.). Cet établissement public ter¬
ritorial qui dépend du ministère de l’Éco¬
nomie a été créé en 1976, mais il n’a réelle¬
ment commencé à fonctionner qu’en 1980.
Les buts poursuivis par l’I.T.STAT. sont
multiples. Il s’agit pour cet organisme de
recueillir l’information statistique à la
faveur des *recensements généraux ou de
ses propres enquêtes, de tenir à jour un
fichier d’informations statistiques, d’obser¬
ver révolution des prix et de la conj oncture
économique, de contribuer aux travaux de
planification et d’assurer la diffusion des
principales informations par la publication
d’un certain nombre de périodiques. Parmi
ces derniers, on peut citer Te Avei'a, les
Aspects de la Vie économique et sociale de
la Polynésiefrançaise, la Note de Conjonc¬
ture, les Bilans statistiques de l’Année... et
les Tableaux de l’Économie polynésienne
(ou T.E.P.). L’LT.STAT., dont les bu¬
reaux se trouvent Immeuble Donald, rue
Jeanne d’Arc, emploie 25 personnes à
temps plein, ainsi que du personnel tempo¬
•
raire dont le nombre varie entre 10 et 30
suivant les périodes. L’LT.STAT. entre¬
tient avec l’I.N.S.E.E. des liens de techni¬
cité, le seul lien administratif ou budgétaire
qui unisse les deux organismes étant le
détachement sur l’I.T.STAT., afin d’en
assurer la direction, de deux statisticiens de
ri.N.S.E.E.
Te ho’ê teie pu ’ohipa, i reira te
tahu 'a ’oia te mau ta ’ata aravihi ’e tei
pu ma’imira’a.
mau
fa ’aineine ta ralou no te tuatapapa ’e te
mâ'imira ’a i te huru no te mau ’ihi e parauhia
te reira feia e mau ’ihi ’aivana’a. Te vai nei i
Porinetiafarani te ho’ëpu ’ohipa tei ma’irihia
te Pu mâ’imira ’a "Louis Malardé ’’.
Na te ta’ata marite ra ’o William Robinson i
ha’amau i teie pu ’ohipa ma’imira’a i te
matahiti 1949. / teie mahana, ’ua riro roa te
fa ’aterera ’a o taua pu ra i te fenua. No te
terera ’a ’ohipa i reira, i te pae no te mau
ha ’amau ’ara ’a e amo te fenua nei i te ’afara ’a,
’are’a te tahi ’afa, na te pae ia o te
fa ’aterera ’ahau ea o te Hau Metua e ha ’apa ’o.
Tei Pape’ete teie pu ma’imira’a, i te tuha’a ’oire
ra ’o Pa ’ofa ’i. Tôna rahi, 1200 metera tuea. Te
rahira’a rave ’ohipa i roto, ’ua hau atu i te 100
ta’ata i roto i te mau toro’a huru rau. E6
tuha’a i roto i te tatuha’ara’a no te pae
’ohipara’a i reira. Te mau rave ’ohipa no te pae
te feia rave ’ohipa no te pae’au no
ma ’i mariri,
te ma’i
’e noa’a mai i roto i te ta’ero i’a, ’e te
ma’i ma’ero (te tomea), te mau rave ’ohipa no te
pae araira "a i te ma ’i moa (dengue) ’e te rave ’a
tinai i te naonao horo ’a ma ’i, le feia e ’ohipa ra
no te
’ihiora, te ma ’i tuto ’o, le ma ’i repera
(’o'ovi) ’e tae roa atu i te ma’iporomu.
Te ’ohipa rahi mau ïa e ravehia ra i roto i te pu
ma'imira’a “Louis Malardé"no te tuatapapa ’e
’imi i te tumu o te ma’i, mai reira, ’imi atu ai
i te mau rave ’a no te arai ’e te rapa 'au i leie
te
mau ma ’i.
Te ’ite nei tatou i te tahi mau taime i
fa ’aarara ’a na roto i te ve ’a ’e te ratio
teata a te tahi mau taote no te pu ma’imira’a
te mau
“Louis Malardé". Te horo’a mai nei ratou i te
tahi mau ha ’amaramaramara ’a ia tae i te mau
tau ma ’i
ratou
’e aore ïa no te fa ’aara i te ta’ata i ta
’ohipa e rave ra. ’O Taote Leproux no te
pae O te ma’i tuto’o, ’o Taote Bagnis no te pae
O te ma’i ta’ero i’a, ’oia ato’a te tahi mau ta’ata
mai ia Tuira Etienne ma no te pae o te
tinaira’a naonao ’e te vai atu ra a...
I te matahiti 1975, i fa’aôroa hia atu ai te pu
ma’imira’a “Louis Malardé"(I.R.L.M.) i roto i
ta’atira’apu ma'imira’a “Pasteur"nôte
fenua ’aihu’ara’au no te ara.
te mau
mau
institution, nom fém. Action de nommer
quelqu’un à une fonction ou d’établir quel¬
que chose de durable (par exemple : insti¬
tuer un jour férié). Par extension, il s’agit
de ce qui est institué : le plus souvent des
règles ou une organisation de la vie en
communauté. Les institutions politiques
sont les *lois et les organes du *pouvoir qui
régissent la vie publique dans un pays.
Autre sens : établissement d’enseignement
ou
d’aide
aux
déshérités;
une
institution
charitable.
insurgé, nom masc. et adj. Individu qui se
révolte, qui s’insurge contre un pouvoir,
autorité. Personne qui refuse de se
soumettre, qui participe à une insurrection.
• Ce mot désigna par
exemple les Tahi¬
tiens qui refusèrent de reconnaître le *Protectorat français en 1842 et se soulevèrent
(♦guerre franco-tahitienne).
une
intensif, adj. Se dit de quelque chose qui
est l’objet d’un effort important et soutenu
afin d’en accroître l’effet ou le *rendement.
•
Selon le contexte socio-culturel et éco¬
nomique dans lequel elle est pratiquée,
r*agriculture intensive requiert souvent
soit beaucoup de *main-d’Qeuvre soit beau¬
coup de *capital (*engrais, machines...).
Elle permet d’obtenir des rendements
élevés.
Voir aussi : élevage.
intérêt, nom masc. * Revenu qui est versé
au propriétaire d’un *capital par celui qui a
emprunté ce capital.
• Le taux d’intérêt est variable. A partir
d’un taux de base fixé par l’État, il dépend,
à une date donnée, de l’offre et de la
demande de *crédits, du temps de prêt et
des risques courus par le prêteur. En 1987,
les taux d’intérêt des prêts bancaires pu¬
blics variaient entre 11 % et 18% l’an en
Polynésie.
Autres sens : attention favorable portée à
d’une *île ou d’un *archipel. La Polynésie
quelqu’un ou à quelque chose : prendre de
l’intérêt à un spectacle ; ce qui est impor¬
tant pour quelqu’un : protéger ses intérêts.
monde de l’insularité : r*Océanie. L’insu¬
larité entraîne l’éparpillement, l’isolement.
interfluve, nom masc. Terme de géogra¬
phie qui désigne l’espace séparant deux lits
fluviaux. Il peut s’agir d’une plaine mais,
en Polynésie, l’interfluve le plus fréquent
insularité, nom fém. Situation qui est celle
française est un territoire insulaire. On
peut opposer au monde de la continentalité
(Europe, Asie, Amérique, Afrique) le
Elle rend les communications plus diffi¬
ciles. L’insularité pose un autre problème ;
celui de la construction de r*État. Cette
notion est plus étrangère aux insulaires
qu’aux continentaux. Jean Chesneaux rap¬
pelle ainsi que «le caractère insulaire de
l’espace du Pacifique donne son caractère
original aux échanges qui sont nécessaire¬
ment à longue distance. Il y a une diffé¬
rence qualitative avec les
espaces histori¬
ques parcourus par terre, par exemple
l’Occident, par exemple la Chine» (“La
place du Pacifique dans l’histoire mondiale
aux XIX^ et XX’^ siècles”).
Voir aussi : désenclaver, transports.
INSULINDE. Ensemble géographique qui
correspond aux îles de 1’* Asie du Sud-Est :
essentiellement celles de l’Indonésie et des
est un *plateau ou une ♦crête montagneuse.
Voir aussi: fleuve, rivière.
internat, nom masc. Situation d’un élève
qui habite dans un établissement scolaire
ou dans un pensionnat
pendant la période
scolaire. Cet établissement porte également
le nom d’internat : les élèves y sont logés et
nourris.
•
En Polynésie, il existe plusieurs inter¬
nats : ceux des
♦lycées Paul Gauguin, du
Taaone et d’Uturoa, les internats de Taravao
(protestant) et d’Atuona (catholique).
En outre, des Centres scolaires primaires
(C.S.P.) accueillent des internes de 9 à 13
ans, originaires des vallées ou des atolls
peu peuplés, afin de leur assurer de bonnes
conditions d’*enseignement.
'•^Philippines.
• La plupart des études
archéologiques et
ethnologiques tendent à prouver que les
Polynésiens sont originaires de l’Insulinde.
interprète, nom. Personne qui traduit
oralement la ♦langue respective d’interlo-
INTRONISATION
qui ne se comprennent pas. On
parle aussi de traducteur.
• Les premiers interprètes entre les Poly¬
nésiens et les Européens furent des *beachcombers, au XVIIE siècle, puis ce rôle fut
tenu par des commerçants. La création
d’*écoles par les *missionnaires anglais
permit aux Polynésiens l’étude de l’anglais.
Mais lors du * Protectorat ( 1842), on ne put
trouver d’interprètes français-tahitien. Il
fallut attendre 1879 pour qu’une école d’in¬
terprètes soit ouverte à Papeete à l’initia¬
tive du pasteur *Viénot.
La Polynésie française, dont les deux lan¬
gues officielles sont le français et le tahitien, est dotée d’un corps de fonctionnaires
territoriaux, interprètes officiels bilingues.
Autres sens : intermédiaire, porte-parole
qui fait connaître à une personne les volon¬
tés, les avis d’une autre. Acteur, chanteur,
musicien exécutant une œuvre artistique.
Voir aussi ; bilinguisme.
cuteurs
intronisation voir sacre.
liore ou accroît la capacité de *production.
En Polynésie, les investissements des
entreprises sont particulièrement élevés
dans le bâtiment, la production d’électri¬
cité, la perliculture, l’hôtellerie. Le finan¬
cement en est facilité par le *code des inves¬
tissements et par les crédits bancaires qui
•
ont atteint 64,6 milliards de francs C.F.P.
en
1985. Cette même année, les investisse¬
l’État se sont élevés à 2,3
milliards de francs C.F.P. et ceux du Terri¬
ments publics de
toire à 9,2 milliards.
investiture, nom fém. Terme médiéval qui
désigne l’acte d’un suzerain attribuant un
fief à l’un de ses vassaux.
Au XIX^ siècle, cette expression fut reprise
à Tahiti pour désigner le fait d ’être nommé
d’un *district par le roi Pômare IL
Aujourd’hui, c’est l’acte par lequel un
*parti politique désigne officiellement un
candidat pour une *élection. Une *assemblée législative peut également donner son
investiture à une personnalité, c’est-à-dire
lui confier la mission de constituer
inventaire, nom masc. Opération qui con¬
siste à recenser, à faire un état descriptif des
stocks dans une entreprise commerciale,
des éléments entrant dans un héritage, des
richesses artistiques d’une région... Ainsi
parle-t-on d’inventaire archéologique.
• En Polynésie française, le Département
d’Archéologie poursuit depuis 1984 un
programme d’inventaire des vestiges
archéologiques. Il consiste à donner une
information détaillée sur les *sites : locali¬
sation, description avec plans et photos,
appréciation sur l’état de conservation des
objets... Il contribue à une connaissance
plus complète du *patrimoine culturel et
fournit aux spécialistes des *civilisations
océaniennes la matière à des recherches
plus approfondies. Il permet de protéger
les structures les plus intéressantes face aux
travaux d’aménagement en cours ou à
venir.
invocation, nom fém. Tahitien: toa’e.
Appel à l’aide par des *prières. Autrefois,
les prêtres invoquaient les *dieux à l’ouver¬
ture des
*cérémonies sur les *marae. Au
cours des guerres,
donnent la victoire.
Un guerrier blessé, à la merci de son adver¬
saire, invoquant le nom du souverain ou du
chef guerrier de l’armée ennemie avait sou¬
vent la vie sauve !
lOTETE (début du XIX® siècle). Ce grand
chef de *Tahuata (Marquises) contrôlait
les baies de Vaitahu et Hanamai et ne tarda
pas à s’imposer à l’ensemble de Hle. Dans
“Les derniers sauvages”, M.*Radiguet
tueusement le
aux
ils appelaient la collecti¬
vité des dieux (ra atua) à l’aide pour qu’ils
nous le décrit ainsi : «lotete traversa
invertébré, adj. et nom masc. Animal
dépourvu de vertèbres donc de colonne
vertébrale et de squelette interne.
On parle des Invertébrés par opposition
*Vertébrés. Cette subdivision du
règne animal regroupe essentiellement les
*Protozoaires, les *Coelentérés, les *Spongiaires, les *Vers, les *Échinodermes, les
*Mollusques, les Arthropodes. Lorsqu’ils
possèdent un squelette (comme les
*Coraux, les Échinodermes, les Mollus¬
ques), il est en calcaire sous forme de
coquille ou de carapace.
lotete
240
majes¬
pont, s’abritant du soleil
avec un large éventail du pays. Le roi de
Tahuata était un *canaque de haute taille
embonpoint florissant. Sa peau,
envahie par le *tatouage était entièrement
bleue». 11 accueillit Abel *Dupetit-Thouars
en 1838 et, en échange de cadeaux, se porta
et d’un
garant de la sécurité des *missionnaires
catholiques Louis Borgella et Joseph Desvault. Les navires européens et américains
firent de plus en plus nombreux à
Tahuata et l’autorité de lotete en fut par¬
se
fois ébranlée. Il entretint de bons rapports
avec les
Français Bernard (1840) puis
Dupetit-Thouars ( 1842) avec lequel il signa
l’acte d’*annexion de
investissement, nom masc. Opération par
laquelle un *agent économique acquiert
des *biens d’équipement pour réaliser une
production. L’investissement rénove, amé¬
un
gouvernement.
son
île.
Toutefois,
quand il comprit qu’il avait perdu tout
pouvoir, il mena la révolte contre les sol¬
dats français, fut battu et exilé à Hapatoni,
sur
la côte ouest de Tahuata. Le titre de
ISOTHERME
chef fut accordé à son
neveu
*Maheono
mais, même en l’absence du grand chef, la
population se révolta plusieurs fois encore
contre la présence française.
lOTETE. E tavana fa’atere no Tahuala
(Matuita) no te ’ahuru ma iva o tenetere (19).
’Ona te ta'ata hi'opo’a ato'a atu i le ta'ato’ara’a
O te fenua. I roto i tepulapâpa’ihia e Max
Radiguet, ’ua fa’a’ite ’oia i te huru o teie ta’ata
’o lotete ’e teie tana ipapa’i: "’Ua haere
hanahana maira lotete nâni’a iho i te
araturu
’e tahirihiri ma’ohi ’a’ano maita’i tei
tamarumaru iana i te mahana.
Te ari’i o
Tahuata, e ma ’ohi tumu mau, e ma ’a ta ’ata
rahi porta ’e te roa ato ’a, are ’a tona tino, ’ua
'api roa ia i te mau tatau teifa’aninamu i te
ta ’ato 'a o tona tino
’Ua jari’i ’oia ia Dupetit-Thouars i te matahiti
matau teie na ratou.
lapa’i te hof ta’ata i te
tara, e mata ’oia i te fa’a’ine’ine i te mau
tahera’a pape ’e’o oia i ni’a i te fenua e
fa’a’apuhia no tefa’a’oma mai i te vai (pape)
mai roto mai i te anavai fatata i te pae
fa ’a ’apu. I Matuita ma, e rave ato’a ratou i te
reira ’ohipa no ta ratou mau fa ’a ’apu nâ reira
ato ’a te fa ’anahonaho i te mau tahera ’a pape
ua. I te tupura ’a te ’ohipa mâ’imira ’a
’ihipapa i
Fa’aroa (Raiatea), ’ua fa’a’oma rahihia te vâhi
i reira te mau ma’imira’a i te tupura’a’.
isobare, adj. et nom masc. Ligne réunis¬
sant les points où la *pression barométri¬
que est la même à un moment donné.
La cartographie des isobares fait apparaî¬
tre des
*dépressions et des *anticyclones.
De telles cartes peuvent être dressées pour
1838, ’ua tupu te mau horo’ara’a tao’a, ’ua
tauturu ’e ’ua fâri’i e paruru i te mau mitionare
des altitudes différentes : elles sont un ins¬
te mau
Voir aussi : baromètre, mesure.
tatorita ’o Borgella
’e ’o Desvault. la pinepine
pahi no Europa ’e tô Marite i te haere i
Tahuata, te ’aueue ato’a ra’a ïa te fa ’aterera ’a a
lotete. ’Ua ’afaro noa ato’a te mau ’aura’a i
rotopu ia Bernard i te matahiti 1840, i te
matahiti 1842, ’ua tu’urima atu ’oia i teparau
no te
fâri’i ia ’ati atu tona fenua i te hau
Farani. Raua ia ’o Dupetit-Thouars i te
fa ’aaura ’a i te reira. I mûri a ’e i taua
fa’aaura’a. ’ite iho nei ’oia e, ’ua ’ere roa i te
mana fa’atere i tona fenua, tupu atu ra te
arora’a i te farani i raro a’e i tana arata’ira’a e
inaha. pau atura ’oia e utahia atura i Hapatoni
i te pae To ’o ’a o te ra no Tahuata.
’O Maheono tei mono atu iana i roto i te
trument de la prévision du temps.
isohyète, adj. etnomfém. Ligne joignant
les points de la surface terrestre où les hau¬
teurs de *précipitations observées au cours
d’une même période ont la même valeur.
Tahiti par exemple, l’isohyète
1 500 mm/ an longe la côte ouest de Faaa à
A
Paea, tandis que l’isohyète 3 500 mm/ an se
confond
avec
la côte est de
Faaone.
Papenoo à
ti ’ara ’a teie ra, ’ua tamau noa te mau arora ’a i
Tahuata no te parahira’a mai te farani. E
tamaili fëti’i ’o Maheono nâ lotete.
I.R.H.O. voir Institut de Recherches sur
les Huiles et les Oléagineux.
I.R.M.L.M. voir Institut de Recherches
médicales Louis Malardé.
irrigation, nom fém. Ensemble des procé¬
isotherme, adj. et nom fém. Qui garde ou
maintient une *température constante : un
thermos est un récipient isotherme.
En climatologie, il s’agit d’une ligne reliant
lieux de même tempéra¬
mensuelle ou annuelle.
Ainsi, en Polynésie, l’isotherme annuel 26°
passe par Atuona, Hao et Tahiti.
sur une
ture
carte les
moyenne,
Isothermes annuels moyens en Polynésie.
techniques destinés à fournir aux
plantes cultivées la quantité d’eau néces¬
saire à leur croissance dans les régions
sèches ou connaissant une irrégularité sai¬
sonnière des pluies.
• L’irrigation, qui est toujours pratiquée
aux Australes (tarodières de Rurutu par
exemple), était connue des anciens Polyné¬
siens. Aux Marquises, l’irrigation se faisait
par rétention de l’eau de pluie ou par des
dés et
canaux distribuant l’eau aux *terrasses de
culture à partir d’un cours d’eau. De nom¬
breux canaux d’irrigation ont été mis au
jour lors de récents travaux archéologiques
dans la baie de Faaroa à * Raiatea.
►
fa’a’omara’a, fa’atahera’a. E ’ohipa te
fa ’a ’omara ’a no te ’imi i te rave ’a ia nehenehe
te ra’au tanu ia tupu i roto i te mau vahi
pa ’ura fa ’a ’apuhia. la varavara te ua, ua ’ere te
fenua i te pape e maro te mau fa’a’apu e
ravehia teie ’ohipa nâ te feiâfa ’a ’apu.
I te mau fenua Tupuai (Tuha’a Pae) e peu
241
ISTHME
isthme, nom masc. Bande de terre resser¬
rée entre deux mers ou deux golfes, reliant
deux terres. Les isthmes principaux percés
d’un canal jouent un rôle économique très
important dans le monde : il en est ainsi
des isthmes de *Suez et de *Panama.
En Polynésie, l’isthme de *Taravao relie
festa encore jusqu’au XIX® siècle, notam¬
ment par
les compositions musicales de
Vivaldi, Verdi, Rossini, Puccini. Cepen¬
dant, la péninsule, divisée et vulnérable,
suscita la convoitise des États voisins : celle
de la France et de l’Espagne (guerres d’Ita¬
Tahiti à sa presquile, tandis qu’à *Hua-
lie aux XV® et XVI® siècles), celle de l’Au¬
triche et de la France à la fin du XVlll®
d’un isthme entre Huahine Nui et Huahine
cette
hine, le petit massif du Mt Vahijoue le rôle
siècle. Le sentiment national se réveilla à
Iti.
pagne
s’exprima par la cam¬
de libération nationale menée par
Giuseppe Garibaldide 1859 à 1867 et parla
occasion. Il
réalisation de l’unité nationale
sous
la
tutelle du royaume de Piémont-Sardaigne
en
1870. L’Italie participa à la
Première
*Guerre mondiale aux côtés de la France et
de la Grande-Bretagne. Les gouvernements
faibles qui se succédèrent au lendemain de
la victoire ne purent empêcher la montée
du *fascisme et la
prise du pouvoir par
1922. Le pays tenta une
expansion militaire en Afrique et en Médi¬
terranée, mais, allié de l’Allemagne hitlé¬
rienne, il fut défait en 1945. République
Mussolini
isthme de Huahine entre la baie de
Maroe (2“ plan) et Port-Bourayne
parlementaire depuis cette date, l’Italie a
été le plus souvent gouvernée par les diri¬
geants du parti chrétien-démocrate.
• Économie. Aidée par les États-Unis,
’ita’eta’e voir Sterne.
(arrière-plan)
ITALIE. (Tahitien : ’ltaria). Pays de r*Europe méditerranéenne, berceau de la civili¬
sation occidentale, l’Italie est aujourd’hui
la 7' puissance économique du monde.
Géographie. L’Italie comprend une
péninsule allongée sur 1 200 km du nordouest au sud-est et deux grandes îles, la
Sicile et la Sardaigne, l’ensemble couvrant
•
301 225 km^. Le cloisonnement des reliefs
méridionaux s’oppose aux horizons plus
larges de la plaine du Pô qui, encadrée par
la chaîne des Alpes et les Apennins, s’ouvre
sur la mer
Adriatique. Le climat des
régions du nord est continental, froid et
brumeux l’hiver, chaud et orageux l’été,
tandis que le reste du pays, méditerranéen,
connaît des étés parfois torrides et de plus
en plus secs vers le sud.
• Histoire. L’Italie fut le berceau de r*em-
pire romain et joua
pour l’Europe de
l’Ouest le rôle d’un relais de la civilisation
grecque. Cœur politique et religieux de la
Méditerranée antique, Rome devint la capi¬
siège de la
papauté. Après l’effondrement de 476, pro¬
voqué par les invasions barbares, la pénin¬
tale du *christianisme et le
sule se morcela en de nombreuses entités
politiques souvent rivales : Républiques de
Italie. 1. Florence : le Ponte
Vecchio sur l'Arno. 2. “LaMadone
à laxhaise” : tableau de Raphaël.
3. Rizières dans la plaine du Pô
(Lombardie). 4. Le pape
Jean-Paul II au palais du Vatican.
5. Rue de Naples : le mal¬
développement du Mezzogiorno.
6. Raffinerie de pétrole à Trieste.
242
en
Gênes et de Venise, duché de Milan, États
de l’Église, Royaume de Naples... La pros¬
périté de ces États, leur civilisation urbaine
avancée et le génie de Léonard de Vinci, de
Michel-Ange ou Raphaël leur permirent
de jouer un rôle primordial dans la Renais¬
sance artistique du XIV® au XVI® siècle.
L’influence culturelle de l’Italie se mani¬
l’Italie s’est vite relevée des ruines de la 2®
Guerre mondiale. Elle souffre d’un grave
déficit en sources d’énergie et matières
premières, mais son industrie comprend
des secteurs souples et dynamiques; la
chimie, la sidérurgie, l’automobile et les
constructions mécaniques et électroniques.
En dépit de gros efforts pour l’aménage¬
ment du territoire au profit du Mezzo¬
giorno, les deux tiers des usines restent
localisées au nord du pays. Les autres res¬
sources
principales sont le tourisme
(19 224 000 visiteurs en 1984) et l’^agriculture intensive qui exporte surtout des vins,
des fruits et des légumes. L’Italie fait partie
de la ^Communauté économique euro¬
péenne depuis 1957. Elle compte 57 400 000
habitants (1985). En 1983, Rome, la capi¬
avait 2 834 034 habitants. Milan
Naples 1209086, Turin
1 093 384, Gênes 754 432 et Palerme
tale,
1 580 810,
707 721.
L’Italie et la Polynésie. Il existe une
petite communauté d’origine italienne en
Polynésie. La plupart de ses membres sont
arrivés dans l’Entre-deux-guerres ou peu
après la 2® Guerre mondiale ; ainsi les Castagnoli, Confalonieri, Di Giorgio,
•
Falchetto, Fiumarella, Molinara, Piccolini, Zenone... L’Italie est représentée dans
notre Territoire par un *consul. Elle
constitue le 8® partenaire commercial de la
Polynésie qui a importé pour 4,6 milliards
de marchandises diverses en 1985 (auto¬
mobiles, scooters, appareillage électro¬
ménager, produits alimentaires) et exporte
vers ce pays de la vanille et du mono’i. En
1987, 3 921 touristes italiens ont fréquenté
la Polynésie.
ITALIE
AUTRICHE
Brenner
agglomérations
^ plus d'1 million d’hab.
^
de 500 000 à 1 million d’hab.
A
moins de 100 000 hab.
243
ITCHNER
ITCHNER
(Albert Édouard). Commer¬
çant d’origine suisse qui s’établit à *Huahine vers 1890. II avait ajouté à son épiceriequincaillerie un petit atelier de *photographie et a laissé quelques *cartes postales
illustrées de portraits des familles royales
magasin d'Albert itchner à
Pômare H. A la tête d’un grand nombre de
guerriers, elle le rejoignit à Moorea, mais
mourut un an avant la bataille de *Fe’i Pi.
des îles Sous-le-Vent, de vues de villages,
►
lement réalisé un portrait du chef rebelle
(1760-1814). E tuahine ’oia no Mehao
Metua ’aro ari ’i no Mo ’orea. ’Uafa ’aipoipohia
de temples et de scènes indigènes. Il a égaHuahine vers 1900
mari à Huahine. La paix revenue, Itia
devait jouer un rôle important en ralliant
les îles Sous-le-Vent à la cause de son fils
*Teraupo.
ITIA TETUANUIREIA’ITERA’IATEA
’o Itia ia Pômare I e maha ta raua tamari’i i
fânau. I te mea ho ’i e, no roto ’o Pômare I
raua ’o Itia i te pupu arioi, te vai nei to raua
ha’apa’o i te mau peu a te ’arioi no reira, ia
janau mai ’o Itia i te tamari’i, ’uapupuhia atu i
roto i te peu a te ’arioi ’oia ho’i te ’u’umira’a
’aru ’aru ’e ’ua pohe te matahiapo. ’O
Pômare II e tamaiti ato ’a ia na Itia ’oia ato ’a ’o
Vehiatua.
E vahiné rahi roa ’o Itia ’e te ti’ara’a maita’i.
E vahiné fa’aterera’a ’eta’eta ’e te ’a’aupa’ari, e
mata ’u te ta ’ata iana, e iti i tana tane.
Nô te pae o te pupuhi, ’aita e taia i roto iana
fa’a’ohipa i te pupuhi mai iana i mana’o.
’Ua roa’a ia Itia i te fa’afa’ite ia Pômare I ’e
tôna tamaiti i te matahiti 1798. la pohe tana
tane i te matahiti 1803, ’ua fa’aipoipo atu ’oia
ia Tenani’a ’oia te taea’e o te tavana no
Huahine : ho’e ta raua tamahine i noa’a mai, ’o
no te
’itere. Plante herbacée tropicale de la
famille des Verbénacées et du gemeSiachy-
tarpheta. On les appelle communément
Queue-de-Rat ou Herbe chenille. Ce sont
des mauvaises herbes qui se rencontrent au
des chemins et dans les terrains
bord
incultes. Leurs petites fleurs bleues se trou¬
vent sur une hampe en forme de queue de
rat
et éclosent de façon échelonnée de la
base vers le sommet. Il existe une espèce à
fleurs roses qui est cultivée.
►
’itere. Teie nei ra’au e tupu haere noanei ’oia
nâ te mau vahi ’aihere ato'a. Emau u’a’a ri’i
hu’a tôna, mea ninamu haviti roa. E tiare
ha’apüpâ. E ha’amata tona u’a’a na raro
püpâ ’e tae roa atu i te ’omou.
Eparau ato’a hia ’oia e ’e aero ’iore. Epiti
roroa
atu i te hi’u o te
huru ’itere. Te ’itere ’aihere e u’a’a ninamu. ’e
te
’itere tarona efa’a’apuhia no te ho’o.
ou Tetuanuireiaitera’iatea (17601814). Sœur de Mahau Metuaaro, *ari’i
suprême de Hle de Moorea, Itia épousa
ITIA
*Pomare P'' dont elle eut 4 enfants. Si le
premier fut tué à la naissance, les parents
appartenant à la secte des *arioi, les autres
survécurent, l’un sous le nom de *Pomare II et un
De taille
autre sous le titre de ''’Vehiatua.
élevée, très énergique et d’une
force peu commune, Itia avait une autorité
considérable et elle était plus crainte que
son mari. Maniant lé fusil avec adresse, elle
n’hésitait pas à faire le coup de feu. Elle sut
réconcilier Pômare P"' et son fils en 1798. A
la mort de son mari en
1803, elle épousa
Tenania dont le frère était chef de Hua¬
hine; ils eurent une fille, Teriiaetua, qui
mourut jeune.
Toutefois, lors des guerres
Pômare H lança l’ordre de tuer
Tenania, et Itia s’enfqit avec *Tati et son
de 1807,
244
Teri’iaetua teipohe ’api roa.
la tae mai ra i te mau are ’a tama ’i no te
matahiti 1807.
’Ua opua ’o Pômare II (te tamaiti a Itia) e
taparahi ha’apohe ia Tenani’a (te tane a Itia),
’ua fa ’atâpuni atura Itia e tana tane i Huahine
mai te ’ape’ehia e Tati. ’la ho’i mai te hau i ni’a
i te fenua, ’ua tamata ’o Itia e ’imi i te tahi
râve’a nô te fa’atupu i te amuitahi i rotopu i
tôna tamaiti ’o Pômare H ’e te mau fenua Raro
Mata’i. I mua i te aro ’o te mau aito rarahi ’o
’ua tapapa atu ’oia i Mo ’orea no te
’amui atu ’e tôna tamaiti, pohe iho nei ra: hoô
te reira tau,
matahiti hou te tama ’i Eê’i Pi.
I.T.R.M.L.M. voir Institut territorial de
Recherches médicales Louis Malardé.
I.T.STAT. voir Institut territorial de la
Statistique.
Iule,
nom masc. Tahitien: veri tinito.
Arthropode Myriapode (Mille-pattes) de
couleur marron et de forme cylindrique
mesurant de 3 à 4 cm. Il vit sous les caisses,
les troncs d’arbres, les pierres, et en général
dans tous les endroits sombres et humides.
Quand il est en danger ou quand on le
touche, il s’enroule en spirale et reste
immobile. Il exhale une odeur particuliè¬
rement nauséabonde.
Autre sens : chaton de certaines fleurs.
Iule (veri tinito)
de sud-est en ete et par celle de
nord-ouest en hiver : celle-ci vaut d’impor¬
mousson
neige à Hokkaido et au
tantes chutes de
versant ouest de Honshu.
•
peuplement du Japon a
HI® millénaire avant J.-C.
Histoire. Le
commencé
au
Par la suite, de nouveaux groupes venus du
continent ont introduit la culture du riz, le
bronze et le fer, puis fédéré les différents
clans autour de Yamato, capitale impériale
située près d’Osaka (III® siècle après J.-C.).
La stabilité politique qui se maintint jus¬
jachère, nom fém. État d’une terre la¬
bourée laissée au repos pendant un certain
temps. La terre au repos elle-même.
La jachère était jadis très répandue, car
indispensable pour laisser reposer la terre,
la débarrasser des parasites et régénérer les
*sols. De nos jours, elle a disparu dans bien
des pays, l’emploi d’*engrais et une meil¬
•
leure rotation des cultures la rendant inu¬
tile. La
pratique de la jachère subsiste
cependant dans les campagnes archaïques
du bassin méditerranéen et dans la plupart
des pays tropicaux aux sols rendus fragiles
le climat. On distingue les jachères
vives, ou cultivées (en fourrage ou en grain
médiocre), les jachères herbeuses, les ja¬
par
chères labourées où l’on retourne le sol
pour l’aérer, et enfin les jachères mortes,
dans lesquelles le champ est parfois aban¬
donné pendant des années, après un *brû-
lis par exemple.
Polynésie française, c’est ce dernier
type de jachère, mais sans brûlis, qui est le
plus souvent pratiqué, tant par les maraî¬
En
chers des hauteurs de Tahiti que pour
r*agriculture traditionnelle.
JAPON. (Tahitien : Japônê). Pays d’Extrê¬
me-Orient situé au nord-est de la *Chine.et
de la péninsule de *Corée, le Japon est la 3“=
puissance économique du monde mais
reste une puissance politique secondaire
depuis sa défaite militaire en 1945.
• Géographie. L’archipel japonais est
composé de 3 400 îles totalisant
372313 km^, égrenées du 24® au 46® degré
de latitude nord. Les quatre îles principales
(Hokkaido, Honshu, Shikok et Kyushu)
rassemblent 97 % des terres. Elles sont
occupées par d’importants massifs monta¬
gneux coiffés de 250 volcans dont le plus
Fuji Yama (3 776 m). Ce pays
plaines étroites est haché par des
^failles qui délimitent de nombreux bas¬
sins intérieurs. Les *séismes sont fréquents
et engendrent parfois d’énormes vagues
connu est le
aux
dévastatrices ou *tsunamis. Du nord
au
sud, le Japon connaît des climats contras¬
tés, refroidi au nord par l’Oya Shivo,
*courant marin froid, et attiédi au sud par
les eaux tropicales du Kouro Shivo. Les
pluies sont abondantes, amenées par la
qu’à la fin du XH® siècle fut favorable aux
échanges de toutes sortes avec la Chine : le
*bouddhisme, le confucianisme, l’écriture
chinoise furent adoptés à cette époque. Le
système féodal se précisa aussi avec sa hié¬
rarchie de samouraïs et de daïmios placés
sous l’autorité d’un shogun auquel l’empe¬
reur dut laisser une grande partie de ses
pouvoirs d’administration. Les shoguns
Tokugawa purent ainsi régner de 1615 à
1867 à Edo, future Tokyo, et tenter de
fermer le Japon à toute influence étran¬
gère. L’ouverture des ports, obtenue par les
États-Unis en 1854, marqua un tournant
décisif. L’élimination du shogun permit à
l’empereur Mutsu Hito de retrouver son
pouvoir et d’entreprendre la modernisa¬
tion du pays, de le faire entrer dans Père des
lumières. Père Meiji, pour mieux résister à
la pénétration des Occidentaux. L’essor
industriel se doubla d’une croissance démo¬
graphique rapide et le Japon fut tenté par
l’aventure expansionniste. Il écrasa la Rus¬
sie en 1905 et obtint des intérêts en Corée et
en Mandchourie.
avec
Il profita de son alliance
la France et le
Royaume-Uni entre
1914 et 1918 pour se faire attribuer les pos¬
sessions
allemandes
du
Pacifique : îles
*Mariannes, *Carolines et *Marshall.
L’influence des militaires grandit dans les
années vingt. Elle explique le pacte antikomintern signé avec l’Allemagne hitlé¬
rienne en 1936 et la conquête progressive
de la Chine à partir de 1937, l’attaque des
bases américaines du Pacifique (1941) puis
la longue série de victoires en Asie du SudEst et dans le
Pacifique Ouest jusqu’en
1942. L’immense effort de guerre consenti
Japon. 1. Hiro Hito, empereur du
Japon depuis 1926. 2. Rue
commerçante de Tokyo.
par les États-Unis permit de venir à bout de
l’impérialisme japonais après les batailles
de *Guadalcanal, *Midway, *Saipan... et
le largage de *bombes atomiques sur *Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Sous la
tutelle américaine, le Japon a retrouvé des
institutions démocratiques et s’est appli¬
qué à devenir la 3® puissance économique
du monde.
Population et économie. En 1985, la
population japonaise était estimée à
120 800 000 habitants. Comme dans la plu¬
part des pays industrialisés, sa croissance
est aujourd’hui très lente. Deux Japonais
sur trois vivent dans la “mégalopolis Paci¬
fique”, immense agglomération bordant le
•
245
JAPON
Japon. 1. “La vague” : estampe
d’Hokusaï, 2. Aciérie de ia
Kawasaki Steei Corp. à Chiba.
3. Repiquage motorisé du riz.
4. Automobiies Nissan destinées à
i’exportation, sur ies quais de
Yokohama.5. Lazoneportuairede
Yokohama. 6. Le Shinkansen au
pied du Mt Fuji Yama.
P?]
zone
de production d’hydroélectricité
r~l gisement de gaz
B zone urbanisée
m gisement de houille
KEIHIN 37 Qrande zone industrielle
avec pourcentage de l’industrie
japonaise concentrée dans ce secteur
•
autre centre industriel
n
riz
PBS
cultures fourragères, élevage bovin
f
cultures maraîchères et fruitières
limite nord d'une culture
0 nouveau pôle industriel
train à grande vitesse
Choshi
Iba
KEIHIN 37
NAGOYA 12
^Shizuoka
OSAKA KOBE 28
K?
246
Les régions Industrielles du Japon.
17
Régions agricoles et ports de pêche au Japon.
JAPON
littoral très découpé de Tokyo à Hiro¬
shima. Les trois grands pôles urbains en
sont: Tokyo (25 millions d’habitants avec
Yokohama, Kawasaki et Chiba), Nagoya
(7 millions) et Tensemble Osaka-KobéKyoto (15 millions). Sur les 13 % de terres
cultivables, le riz et le blé viennent en tête,
mais la production animale est faible et la
balance agricole du Japon est la plus défici¬
taire du monde. En revanche, la pêche et
les élevages marins sont très actifs. Avec 11
millions de tonnes de prises, le Japon était
au premier rang mondial en 1985. La puis¬
sance de l’industrie manufacturière ne
doit
guère aux ressources minières, rares et dis-,
persées, mais tout au dynamisme et au
dévouement de la population ainsi qu’au
soutien de l’État aux entreprises. Le Japon
est un concurrent redoutable pour les
États-Unis et l’Europe dans les domaines
de l’acier, de la construction navale, de
l’automobile et des industries électriques et
électroniques. Il subit néanmoins la concur¬
rence des “pays ateliers” de l’Asie du SudEst où la main-d’œuvre est encore plus
performante.
• Le Japon et la Polynésie sont séparés par
Le Japon et la Polynésie.
1. Accueil d'un bâtiment de la
marine de guerre japonaise à
Tahiti. 2. Technicien japonais
9000 km d’océan et ne sont véritablement
greffant une nacre aux Tuamotu.
entrés en relation qu’à une époque récente.
Au début du siècle, 200 Japonais furent
employés à *Makatea par la ^Compagnie
française des Phosphates de l’Océanie mais
ne purent se fixer dans la colonie. Le déve¬
loppement de la *perliculture en Polynésie
doit beaucoup aux techniciens nippons qui
ont mené les premières études sur les pos¬
I
I
zones montagneuses
□ plaines
^
principaux volcans
sibilités commerciales de la culture de la
courant marin chaud
perle noire et ont assuré l’essentiel des tra-
courant marin froid
(3 aggl. de plus de 5 millions d’hab.
aggl. de 1 à 5 millions d’hab.
0
aggl. de 500 000 à 1 million d’hab.
«
autres agglomérations
100
200
300
400
500 km
Shimon oseki
247
JARDIN
vaux de
greffage jusqu’au début des années
80. Le Japon est un des principaux clients
des fermes perlières du Territoire. Il passe
également chaque année des accords de
*pêche avec le gouvernement local : en
échange de divers services et de livraisons
d’équipements, les navires de pêche se
voient attribuer un quota de prises
annuelles (5 900 tonnes en 1987 par exem¬
ple). Les relations commerciales consistent
surtout en un flux massif d’importations en
Polynésie: automobiles et motocycles
(Honda, Mazda, Nissan, Suzuki, Kawa¬
saki, Datsun, Toyota...), produits de l’in¬
dustrie photographique (Canon, Minolta,
Sanyo, Fuji...) et de l’audio-visuel (Sony,
Hitachi, J.V.C., National, Pioneer...). Le
Japon est le 5= partenaire commercial de la
Polynésie avec un trafic de 4014tonnes
d’une valeur de 4,7 milliards de FCP
(1986). En 1987, 3 898 touristes japonais
ont séjourné en Polynésie.
jardin, nom masc. Espace souvent clos où
végétaux utiles (jardin
potager, verger) ou d’agrément : parterres
de fleurs, bosquets... Un jardin botanique
permet l’étude scientifique des plantes tan¬
dis qu’un jardin public est un espace vert
que les jardiniers d’une municipalité amé¬
nagent pour l’agrément des habitants.
A Tahiti, trois jardins ont constitué, ou
sont encore, un compromis entre les deux
l’on cultive des
genres.
• Le jardin de la reine entourait le *palais
royal qui s’élevait à l’emplacement de Fac¬
tuelle Assemblée territoriale. Il avait été
aménagé en 1858 par une centaine de tra¬
sous la direction du garde du
Génie Duval, dans un secteur marécageux
infesté de moustiques. Les eaux furent
vailleurs
canalisées et la source mise en valeur pour
Jardins. 1. Fleuri, à Tahiti.
2. Jardin zen au Japon.
248
que la reine * Pômare IV puisse trouver là
un bain rafraîchissant. C’est autour de
cette
source
et dans ce
jardin préservé
qu’ont lieu chaque année les *floralies de
Tahiti.
Le jardin Raoul. Édouard-François
Raoul, pharmacien de marine passionné
•
de botanique, arriva à Tahiti en
1887 en
apportant des milliers de plants d’espèces
tropicales, glanés au cours d’un tour du
monde, et destinés au développement de
l’agriculture et de l’industrie en Polynésie.
«A la tête d’une corvée de prisonniers de
l’époque (une douzaine), Raoul créa en
cinq mois une pépinière de huit hectares
d’une richesse exceptionnelle. On y trou¬
vait des centaines d’arbres fruitiers, le
cèdre rouge d’Australie, le kauri, le bam¬
bou à barils (avec lequel Éric de *Bisschop
construisit en 1956 son radeau Tahiti Nui
pour tenter de gagner les côtes d’Amérique
du Sud), l’arbre à tanin, des eucalyptus
tropicaux et des plantes comme la paille de
Panama, le latanier qui sert à confection¬
ner des chapeaux, l’arbre à caoutchouc,
l’arbre du voyageur qui donne de l’eau,
l’arbre à vache qui donne du “lait”, et de la
vanille récoltée lors de l’escale réunion¬
naise» (B. Hermann et J.-Cl. Celhay :
“Fleurs et plantes de Tahiti”). Ce jardin fut
1939 par la Chambre
d’Agriculture, puis fut partiellement trans¬
formé en haras et disparut en 1965 lorsque
commença la construction de l’hôpital de
entretenu jusqu’en
*Mamao.
• Le Jardin botanique de *Papeari. Il a été
établi sur une partie du vaste domaine de
Motu Ovini qu’avait constitué le botaniste
américain Harrison *Smith entre 1919 et
1937. Asamort, en 1947, H. Smith légua sa
propriété à Jean-Marie Boubée, chef du
Service agricole de Tahiti, mais celui-ci
s’aperçut que l’entretien du domaine, riche
de plusieurs centaines de plantes, était audessus de ses possibilités. Il le revendit en
.1952 à Cornélius *Crane, un industriel
américain qui s’intéressait à l’ethnographie
et à l’histoire naturelle du Pacifique. Celuici céda à l’administration territoriale une
JAUSSEN
parcelle de 18 hectares qui contenait la plus
belle partie de la collection Smith et consti¬
tue aujourd’hui le Jardin botanique de
Papeari.
On peut y admirer près de 300 espèces dif¬
férentes : des plantes utilitaires, tels les
*pamplemoussiers originaires de Sarawak,
et surtout des espèces ornementales {Poinsettia, lotus, roses porcelaine...) ou des
plantes étonnantes comme les fleurs carni¬
vores, VAmherstia nobilis dont les fleurs se
distinguent mal des feuilles, le palmier de
Bornéo qui fournit du sucre, le *banian
aux multiples troncs... Le visiteur trouve là
une remarquable concentration de plantes
originaires de Ceylan. de l’Insulinde, de la
Nouvelle-Zélande, du Chili, de Panama et
de la Californie.
parfumées. On les utilise pour confec¬
tionner des colliers et des couronnes. L’es¬
et
pèce Jasminum grandiflorum est utilisée
jasmin.
en infusion dans le thé au
►
_
pitate. Era’au no’ano'a teie, e lupu na tepae
fare. Te vai nei te pitate ua ’a ’uo ’uo taratara
mai te 'ave hihi mahana, mea no ’ano ’a roa ia
’a’ahiata ihoa ra, te vai nei te pitate fa’a
(mou'a) e ua’a ’uo'uo ia ha’amata mai ’e i mûri
a’e i te toru O te mahana, e mare 'are’a mai, ia
vare'au roa. Ho’êa tona no’ano’a ’e te
pitate ato ’a. Te vai nei te pitate ’u ’umu, e
tiare ’uo’uo ’u'umupüpa, mai te rôti, ri’i hu’a
roa tona ua’a, tona ra no’ano’a e hau’apitate
maoro e
mau
ihoa, tona tumu, mai to te rôti, ia maemae e
ravehia ’ei putu mono ’i.
Te vai ato ’a nei te pitate marna ’o. E ra 'au huru
teitei teie mai te ho'ëe aore rapiti metera te
teitei e urupu noa ’oia ia tupu, tona no ’ano ’a i
te
’apira ’a mai te mau pitate ato ’a, ia maoro ra
mai te ’apitati.
E hâmanihia te pitate i te mono’i ’e e tuihia i te
hei. E rave ato ’a hia te pitate i matorohia e
fa ’atahe ei ti.
Jasmin
pitate
JAURRÉGUIBERRY (Jean-Bernard)
(1815-1887). Amiral français et homme
politique. Il devint en 1879 ministre de la
Marine et des Colonies, poste qu’il occupa
jusqu’en 1883. C’est lui qui prit la décision
de faire annexer le royaume des *Pomare
la France en 1880. Le commissaire
*Page ayant échoué, il envoya son repré¬
sentant personnel, Isidore *Chessé. Jaurréguiberry se montra également partisan
de la fermeté envers les autres archipels : il
envoya Bergasse ’'’Dupetit-Thouars paci¬
par
plantes aquatiques au Jardin botanique de
Papeari
JARNAC (Guy Chabot, baron de) (1509-
1572). Au cours d’un duel, en 1547, il porta
inattendu mais décisif au jarret de
son adversaire. Depuis, l’expression “coup
de Jarnac” désigne toute atteinte portée à
un adversaire de manière imprévue.
un coup
•
Convention de Jarnac. La conférence
1847 entre la
France et la Grande-Bretagne concernant
les îles Sous-le-Vent fut qualifiée par la
tenue
à Londres le 19 juin
presse française de “coup de Jarnac”.
La
politique d’*annexion et de *protectorat
menée par la marine française dans les
années 1840 en Océanie inquiéta l’Angle¬
terre, et l’affaire *Pritchard (1844) donna
prétexte d’intervention aux Anglais. La
France dut abandonner un certain nombre
un
de protectorats (Wallis, Gambier) et une
convention l’obligea à reconnaître l’indé¬
pendance des îles de Huahine, Raiatea,
Tahaa et Bora Bora. Les deux puissances
s’engageaient «à ne jamais prendre posses¬
sion desdites îles». La France devait éga¬
lement promettre qu’aucun chef ne régne¬
rait à la fois sur Tahiti et les îles Sous-leVent. Cette convention ne devait être abro¬
gée qu’en octobre 1887.
Jasmin,
nom masc. Tahitien : pitate.
Arbuste ornemental de la famille des Oléa-
cées et du genre Jasminum. Les fleurs,
généralement blanches, sont très odorantes
fier les Marquises (1880) et fit annexer les
Gambier. Il est l’un des signataires de l’acte
d”*annexion de Tahiti.
JAUSSEN (Florentin, dit Tepano) (1815-
1891). *Missionnaire catholique des
Marie, le
R.P. Jaussen fut envoyé au Chili comme
professeur et maître des novices. En 1848,
il reçut la charge de “"vicaire apostolique à
Tahiti, notamment en raison de son intelli¬
gence et de sa culture. Sa tâche était bien
difficile ; laissée sans direction, la “"Mission
catholique végétait. Mgr Tepano Jaussen
“''Sacrés-Cœurs de Jésus et de
lui donna un nouvel essor. Il soutint les
efforts d’“"évangélisation vers les Tuamotu,
et, sur le plan matériel, il acheta la vallée de
la
Mission, fit construire l’“"évêché et la
Papeete. Il fit mettre en
“"cathédrale de
valeur soit par l’agriculture, soit par l’éle¬
vage, les terres possédées par la Mission.
Esprit curieux, il publia de nombreux
et études, notamment sur Hle de
“"Pâques où il envoya des missionnaires.
Homme entier, d’un tempérament brus¬
que, il n’était pas toujours facile : ses démê¬
écrits
lés
avec
l’administration coloniale furent
nombreux. Cependant, les structures actu¬
elles de la Mission catholique en Polynésie
lui doivent beaucoup.
Mgr Tepano Jaussen
249
JAVELOT
JAUSSEN (TepanoK/S/5-/S9/j.
Emitionare
tatorita teie nô te püpu “Mafatu mo ’a no letu
’e ’o Maria". Va tonohia ’o Tepano i Tirent
(Chili) ei orometua fa’a’aônô te mau piahi. Ta
tae ra i te matahiti 1848, ’uafa’atôro’ahia 'oia
’ei apotetoro fa ’atere i te nûna 'a tatorita no
Tahiti, nô tona aravihi ’e te maramarama. E
hopoi ’ô rahi tei ravehia mai e ana, ’ua tupu te
fa 'aro ’o tatorita, ’ua tae mai ’o Tepano no te
hôro ’a i te tahi ora ’api. ’Ua turu i te porora’a
evaneria nô te Tuamotu mô, ’e i te pae
materia, ’ua ho ’o mai i te fa’a o te "Mission " ’e
’ua hômani i te fare pure nô Pape’ete ’e ’oia
ato ’a te nohora ’a o te mau pôpë. ’Ua
ha’afaufa’a i te fenua ifatuhia mai ’e te
Etaretia tatorita nôroto i tefa’a’apura’a ’e te
fa'a’amura’a i te ’animara. E ta’ata mana’o
itoito ’e te ui maere, ’ua nene’i e lave rahi mau
parau ’e te mau parau ha’api’ira’a mai te parau
nô Rapa Nui ’e ’ua tono atu i te mau
mitionare. E ta’ata fa’aaura’a ’atô ’e te huru
iriô ’oi’oi noa, nô reira, e rave rahi mau
pe ’ape ’a i tupu i rotopü iana ’e le au e fa ’atere
ra i te reira tau. Are’a te ’ohipa’e te tupura’a
nô te Etaretia tatorita i Porinetia, e nehenehe
ia parau ë, nana i ha ’amaita ’i mai.
1830. C’est sur son ordre qu’en 1843 quatre
Saint-Joseph de Cluny
partirent pour évangéliser les Marquises.
Fuyant les dangers de la guerre coloniale,
sœurs de l’ordre de
elles
vinrent s’établir à Tahiti l’année
suivante.
Le collège que dirigent encore les sœurs de
cet ordre, près de la cathédrale de Papeete,
porte le nom d’Anne-Marie Javouhey. Un
collège du même nom a été fondé à Uturoa.
jazz, nom masc. Genre musical créé au
début du XX® siècle par les Noirs améri¬
cains. A la différence des œuvres dites clas¬
siques, l’œuvre de jazz doit beaucoup à
l’improvisation des solistes et des accom¬
pagnateurs. Ceux-ci utilisent néanmoins
javelot, nom masc. Courte *lance utilisée
autrefois comme *arme de jet. Le lancer du
javelot est aujourd’hui une épreuve habi¬
tuelle des concours d’athlétisme.
• Dans la
Polynésie ancienne, les javelots
étaient taillés dans du bois de pürau.
Ils
mesuraient de 2,5 m à 5 m de longueur et
comportaient une pointe en *pandanus. La
cible utilisée lors des
concours
était un bananier situé à 30
ou
d’adresse
40 m. Le
lancer se fait aujourd’hui de bas en haut en
posant le javelot sur l’index d’une main et
en le propulsant de l’autre. La cible est une
noix de coco placée dans un arbre ou au
sommet d’un poteau. Le javelot qui pique
la noix au-dessus des autres obtient le plus
grand nombre de points. Les lanceurs
d’*Anaa se distinguent souvent lors des
jeux du * Heiva à Tahiti.
►
vero ta’o.
Te heiva vero ta’o, ’ua riro ia i teie
/ le matamua, i
tau ei heiva ta’aro matarohia.
Porinetia, le mau ta’o e mea taraihia iü i roto i
te purau.
lanceur de javelot lors d un
concours
du Heiva
Mai te piti metera ’e te ’afa ’e tae atu
i te pae metera te roa (2,5 m à 5 m) are ’a tona
ta’o i mua e ofe ia.
Te fôno tepaverora’a e
I teie
tumu mei’a ia i te ateara’a (30 à 40m).
mahana, e vero ti’a ia i ni’a i le teiteira’a. Te fô
ra, e ha ’ari ia. E ta ’amu hia te ha ’ari puru i ni’a
i te tahi pou teitei.
Te vero (ta’o) e puta atu i te
vahi teitei roa a’e o teie ha’ari ’oia le manuia.
To Ana’a te feia aravihi no te ’ohipa patia fô i
te mau heiva ato ’a.
(Anne-Marie) (1779-1851).
Religieuse française, fondatrice en 1807 de
l’ordre des Sœurs de Saint-Joseph de
*Cluny. En 1816, elle répondit à l’appel du
gouvernement français qui souhaitait déve¬
lopper la présence française outre-mer.
Elle séjourna ainsi à la Réunion, au Séné¬
gal et en Guyane où elle lutta pour l’éman¬
cipation des esclaves noirs entre 1828 et
JAVOUHEY
Anne-Marie Javouhey
250
Jazz. 1. Duke Ellington lors d'un enregistrement
à Paris. 2. Orchestre de jazz dans une rue de la
Nouvelle-Orléans.
répertoire de thèmes communs qui
appartiennent à l’une des principales
un
familles de la chanson américaine : la “bal-
lad” d ’inspiration blanche ou le *blues issu
du folklore noir des campagnes. Les musi¬
ciens se regroupent par affinité de style et
conventions
mélodiques et rythmiques avant de jouer.
Un grand orchestre de jazz (big-band)
compte habituellement 15 à 20 exécutants
regroupés en pupitres (trompettes, trom¬
bones, saxophones...) et en une section
rythmique (piano, basse, batterie...). Le
chef d’orchestre peut être le soliste du
s’accommodent de quelques
JÉSUS-CHRIST
groupe. Parmi les principaux musiciens de
jazz, on relève :
des compositeurs chefs d’orchestre: King
Oliver, Duke Ellington, Count Basie,
George Russell, Jelly Roll Morton...
des trompettistes : Louis Armstrong,
Dizzy Gillespie, Miles Davies.:.
des saxophonistes: Lester Young, Stan
Getz, Gerry Mulligan, John Coltrane,
-
-
-
Charlie Parker...
des pianistes : Eroll Garner, Thelonious
Monk, Earl Hines, Fats Waller...
-
-
des
clarinettistes:
Sydney Bechet...
Benny Goodman,
-
des batteurs: Elvin Jones...
-
des
chanteurs :
Charles...
Ella
Fitzgerald, Ray
Suivant le rythme adopté au cours des
époques, on a distingué différents styles de
jazz: les styles blues et dixieland (19151920), j'w;«g(1930), be-bop (1940), cool et
rythm and blues (1950).
Voir aussi : musique.
dont 480 à Tahiti (1984, d’après P. Hodée :
“Atlas de la Polynésie”).
►
lEHOVAH. lehovah, i’oa ia i horo'ahia e te
ati hepera no te Atua.
Te ’ite no lehova, ’o te
ho'e teie ha’apa’ora’a tei ha’amauhia i te fenua
Marite na Ch. Russell i te matahiti 1874. Nô
Fpupu nô te
ha ’apa 'ora 'a atevenite tei haere i rapae i te pu
roto mai ratou i te ho
rahi a te mahana hitu ’e ’ua rave i teie pi'ira’a i
te matahiti 1931. Te parau nei vera e, ’ua ati te
fenua i te rave’a a te temoni, tepato’i nei ratou
i te mana fa’atera'ahau o te fenua, no reira,
’eita ratou e ma ’iti ia tae i te mau tau
ma ’itira
'a, ’eita ato 'a ratou e rave i te tau
fa ’ehau. To ratou ti ’aturira ’a teie ia : te fatata
mai nei te hope ’a o teie nei ao ’e ’o ratou ana ’e
te ora ia tae i te ha ’avara ’a hope ’a. ’Ua tae ’a te
mirioni ta’ata i roto i teie ha’apa’ora’a ’ati a’e
te ao.
/ Porinetia, naGarnier ’e ’o Micheli i
fa'ao mai i teie ha'apa’ora’a i te matahiti 1958.
’Ua ha ’amauhia i Puna ’auia, i Pa ’ea ’e i
Vaira’o. / roto i te ta’ato’a tefeia tumu fa’atere
tei ni'a ratou i te 554 mero e 480 mero i Tahiti
1984 ia au i te papa ’ira ’a a
Paul Hodée i roto i tana puia “Atlas de la
noa nei i te matahiti
Polynésie”.
JEFFERSON (John) (1760-1807).
*Mis-
sionnaire anglais de la *London Missionary Society. Il débarqua à Tahiti en 1797
et sut d’emblée s’affirmer comme le leader
du groupe missionnaire grâce à son ins¬
truction et à
ténacité.
Henry
*Nott, il refusa d’abandonner les îles du
Vent même aux moments les plus critiques.
Jusqu’en 1807, il rédigea lettres et journal
de bord qui sont des documents très pré¬
cieux pour étudier l’histoire de Tahiti.
Dans “Tahitiens”, le R.P. O’Reilly signale
qu’«on ne connaît pas de portrait de lui,
sa
Avec
mais le fameux tableau de A.
Smirke
représentant la cession de *Matavai, nous
montre sa silhouette derrière le capitaine
*Wilson».
JÉHOVAH. Mot qui signifie Dieu, autre
transcription du nom hébreu Yahvé.
•
JÉSUS-CHRIST. Fondateur du *christianisme. Né à Bethléem vers l’an 5 avant notre
ère, fils de J oseph et de *Marie, ce jeune juif
de Palestine reçut le baptême de Jean dit le
Baptiste, vers l’an 27. Celui-ci le reconnut
et le désigna comme étant le * Messie. Jésus
commença à prêcher vers cette date, essen¬
tiellement en Galilée mais aussi en Judée.
Entouré d’un groupe de disciples, il attira
des foules importantes par sa prédication
originale, ce qui lui valut la haine des tradi¬
tionalistes et des responsables de la com¬
munauté juive.
Arrêté par le gouverneur
romain Ponce Pilate, il fut crucifié en l’an
30. Ses
disciples annoncèrent qu’il était
ressuscité trois jours plus tard et qu’il était
reparti vers Dieu (Ascension). Des écrits,
les quatre Évangiles, rapportent la manière
dont les premiers disciples comprirent ses
paroles et ses gestes.
Témoins de Jéhovah. Secte chrétienne
représentation de Jésus-Christ
fondée aux États-Unis par Charles Rus¬
sell
en
1874. Les Témoins de Jéhovah
constituent, à l’origine, une dissidence du
mouvement ’'’adventiste et ne prirent cette
appellation qu’en 1931. Persuadés que tout
sur Terre est l’œuvre du démon, les adeptes
religion refusent toute autorité
gouvernementale contraire à leur doctrine.
Ainsi, ils ne votent pas et refusent d’ac¬
complir leur service militaire. Leur cro¬
yance première est que la fin du monde est
proche et que seuls les Témoins pourront
être sauvés le jour du Jugement dernier. Ce
mouvement compte aujourd’hui environ
un million de fidèles de par le monde.
Il est apparu en Polynésie en 1958 grâce à
de cette
l’œuvre missionnaire de Garnier et Micheli
et
s’est
implanté
assez
rapidement à
Punaauia, Paea et Vairao. On estime l’ef¬
fectif de cette association à 554 membres
Les chrétiens reconnaissent Jésus-Christ
comme
monde.
le fils de Dieu et le Sauveur du
Ils
constituent
aujourd’hui le
groupe religieux le plus important par le
nombre.
►
lETU METIA. Te niu o tefa’aro’o teretetiano.
’Ua fânauhia ’o letu Metia i Betelehema i te
251
JET-SKI
hou to tatou anotau; e
tamaiti nâ lolefa raua ’o Maria. E ’ati-iuta
area malahiti pae
’oia
no tefenua Paretetina teifâri’i i tepapetitora'a
i tepiti ahuru ma hitura’a o tona matahiti, ’o
loane Papetito tei papetito iana. Na loane
ato’a i ’ite atu iâna ’e ’oia teiparau e ’o te
Metia mau a. Mai tôna papetitora ’a hia tona
ha’amatara’a i te ha’api’i ’e i te a’o i Tarirea ’e
’oia ato’a i lutea. Epu’epipi ho’i tana epe’e
tâmau alu, ’oia e te ti’a'a rahi ta’atajei
fa’aro’o i tâna maufa’aitoitora'a: na te reira i
fa’atupu i te riri tâho’o i roto i tefeiâfa'atere ’e
te mau ti’a o te nüna’a ati luta.
’Ua haruhia ’e
’ua ha’avâhia i te anotau o te tavana rahi roma
’o Ponatio Pirato ’e ’ua fa ’atataurohia i te
matahiti toru 'ahuru. ’Ua fa’a’ite mai tejnau
pipi ’e i mûri a’e i te piti o te mahana no tona
pohera’a, ’ua ti’afa’ahou mai ’oia mai tepohe
mai ’e ’ua reva atu i ni’a i te ra’i: ’o te mahana
revara’a ia. Nâ roto i te mau parau pâpa’i ’e nâ
evaneria e maha, te fa’a’ite papu nei te reira i
te huru o te mau pipi matamua na
letu Metia
’e ’oia ato’a te mau parau ’e te ’ohipa i ravehia
e râtou a pe’e noa ai ratou ia letu. Te fa’a’ite
pâpü nei te mau teretetiano ’e ’o letu Metia te
tamaiti a te Atua ora ’e ’oia te fa’aora o te ao.
’O teie te fa’aro’o rahi roa a’e i le ao ta’ato’a
nei.
jet-ski, nom masc. Aussi appelé water-ski.
Appareil dont le carénage avant et le gui¬
don rappellent ceux d’un motocycle. Mu
par une turbine, il permet à une personne
de se déplacer rapidement (70 km/ h) sur le
lagon ou l’océan en adoptant des positions
de conduite variées (debout, assis, cou¬
ché...) grâce à sa colonne de direction
mobile.
En Polynésie, un Jet-Ski Club a été fondé
en 1986 et compte une cinquantaine de
membres. Il est actuellement présidé par
Patrick Cordioli et organise des compéti¬
tions à Papara et à Pirae.
jet-stream, nom masc. d’origine anglaise
(courant jet).
Étroite ceinture de *vents
circulant d’ouest en est autour de la Terre
10 ou 12 km d’altitude et 30 à 40° de
latitude. Leur vitesse peut atteindre
400 km/h. Si cette vitesse est élevée, le jetvers
stream
empêche les échanges entre l’air
chaud tropical et l’air froid polaire. S’il est
lent, il suit des méandres qui laissent alter¬
*dépressions et *anticyclones : les
échanges nord-sud fonctionnent à plein.
Les jet-streams sont ainsi en grande partie
responsables des types de temps sur Terre.
ner
lancement du *javelot (
’aparea), le *lever
les courses à pied
(fa’atitiaihemo ra’d), les courses de *pirogues {fa’atitiaihemo ra’a va’a), étaient les
jeux traditionnels d’entraînement des guer¬
riers. Ils sont toujours pratiqués, mais les
règles en ont été parfois modifiées.
Le tir à r*arc {te’a) était un jeu sacré
réservé aux classes dirigeantes. On connais¬
sait les jeux collectifs comme le ’apai que
l’on a comparé au cricket, une sorte de
football (le tuira’apopo) et un jeu de balle
prisé par les femmes (harura’apu’u). Cer¬
tains jeux sont plus rarement pratiqués
aujourd’hui comme le jeu d’*échasses
{rare) ou les jeux de ficelle fai, pehe). Par
contre les jeux de ’'‘cerf-volant (uopa’uma)
font la joie des enfants, et le *surf fa’ahe’e)
est un sport populaire. T. *Henry note que
«les enfants faisaient des *toupies qu’ils
lançaient à terre et battaient avec un
fouet... Ils avaient deux espèces de balan¬
çoires, l’une appelée taere, formée d’une
seule corde ayant un bâton à son extrémité
de pierre (ururauped),
et l’autre formée d’une corde dont les deux
extrémités pendaient, appelée tahoro. Ils
fabriquaient aussi des jouets, telles les
petites pirogues, appelées roroie, qu’ils fai¬
saient naviguer sur la mer et sur les rivières.
Le jeu de cache-cache s’appelait tapunipuou et celui de colin-maillard titipauru
ou tupaurupauru» (“Tahiti aux Temps
anciens”).
►
heiva, ha’uti, pere. Te heiva, ’o te ho’e ia
’ohipafa’a’ana’anataera’a tei riro ’ei ’ohipa no
te fa’a’arearea ’e te fa’a’oa’oa i te ta’ata. E mau
fa ’aturera ’a to te heiva, te parau ato ’a hia te
ha 'Mira ’a. Te heiva ta ’a maita ’i a te ma’ohi ’o
te ’ohipa ’ori tahiti ihoa ia. Te vai nei ra te tahi
huru â atu mai te heiva ma ’ona, no te
fa’afaitora’a i te puai, te heiva moto, te ’ohipa
patia fâ, te amora’a ofa’i (ururaupe’a), te horo
fa’atitiahemo, tefa’atitiahemora’a va’a
(hoera’a va’a), ’o te mau heiva (ha’uti) tahito ia
no tefa’aineine i te mau ’aito (toa) i teie ra
mahana te rave noa hia nei a taua mau heiva
ra,
are’a te maufa’aturera’a, ’ua tauihia ia. Te
’oia te
te ‘ara ’a e heiva te reira na te hui mana
feia fa’atere o te fenua i te matamua. Te vai
ato ’a te ha ’uti e parauhia e pere ’apai, mai te
tu’era’apôpô te huru, te vai ato’a nei te ha’uti
a te mau vahiné e harura’a pu’u. I teie tau, te
’ore atura te ha ’uti rare ’e te pere fai, te pehe.
Te ha ’ape ’e pâuma teie parau ato ’a hia te
lu’ura’a ’uo e ha’uti te reira na te mau huru
ta’ata ato’a (te ta’atapa’ari ’e te tamari’i). ’Ua
fa’a’ite ’o T. Henry i te ha’uti la’iri tupi, te pere
tirare (tarere). Te vai ato’a nei te tahi ha’uti
tahito roa te fa ’atereterera ’a tiliraina, te pere
tapunipuni, te pere tu’u piri, te pere tama’i
piri.
jeu, nom masc. Activité physique ou men¬
tale qui a pour but le divertissement. Amu¬
sement soumis à un système de règles.
la *danse le principal
{*heiva) du Polynésien.
Jadis, jeux de force et jeux d’adresse mar¬
quaient les *fêtes publiques. La *lutte
{heiva moana), la *boxe {heiva moto), le
•
Le jeu est avec
divertissement
252
Tâ te mau tamahine, te ha’uti ou’a pohue, te
ha’uti rërê, te pere pite, te pere fa’anu’u, te
ha’utipei taporo. Tefa’atitiau’ara’a ’au, te
fa ’atitiaho, te amora ’a maiho ’a ma’a
(timaurâ’au) e ha’uti ia nâ te ta’ato’a.
• jeu de ficelle. Tahitien : fai. Marquisien ;
pehe. Jeu consistant à faire des figures avec
une ficelle nouée en utilisant l’agilité des
JEU
Jeux. 1. Enfants jouant avec un
moulin à vent (XVIII“ s.).
2. Balles de ni'au tressé. 3. Jeu de
ficelle (Rututu). 4. Enfants des
Australes jouant avec un traîneau
improvisé. 5. Tahitiens jouant aux
cartes, vers 1900. 6. Simulation
d’un combat au javelot aux
Tuamotu, vers 1930. 7. Lever de
pierre aux Australes. 8. Garçon
présentant son coq de combat
(fin XIX"). 9. Balançoire.
10. Jeu d'échasses à Ua Huka
(Marquises). 11. Apprentissage du
surf à Nuku Hiva. 12. Enfants
jouant aux billes à Hane
(Marquises). 13. Armes et engitis
motorisés : deux éléments de choix
dans les jeux contemporains.
Te mau ha'utira'a. 1. Tamari’i o te
ha'uti ra i te pererau mata'i. 2. Popo
ha'unehia i te ni'au. 3. Ha'utira'a
taura. 4. Tamari'i nô te mau motu
Tuha'a pae o te ha'uti ra i te hô'ë
pere'o'o tura'i ta râtou i hâmani.
5. Ta'ata tahiti o te ha'uti ra i te pere.
6. Fa'ahoho'ara'a o te hô'ëaro i te
Tuamotu i te matahiti 1930.
7. Amora'a 'ofa'i i te mau fenua
Tuha'a pae. 8. Tamaroa o te
fa'ite'ite ra tâna moa tito. 9. Tirare.
10. Ha'utira'a rare i U a Huka.
Ha'api'ira'a fa'ahe'e i Nuku Hiva.
12. Tamari'i 0 te ha'uti i te mau poro
i Hane (Matuita). 13. Mauiha'a
tama'i ’e faura'o uira : e piti rave'a
nô te ha'uti i teie anotau.
253
JEU
Une médaille est représentée par 1 mm.
O : or ; A ; argent ; B : bronze
V' Jeux : SUVA 1963
NOUVELLE-CALÉDONIE
PAPOUASIE - NELLE-GUINÉE
POLYNÉSIE FRANÇAISE
FIDJI
SAMOA AMÉRICAINES
DIVERS
Palmarès des Jeux du Pacifique Sud.
Nombre de médailles obtenues
PORT-MORESBY 1969
par les principaux pays participants.
0
A
B
PAPEETE 1971
0
WBÊM
A
B
GUAM 1975
0
IH
A
B
SUVA 1979
1
0
A
B
API A 1983
254
mil
JEU
doigts des deux mains. Très pratiqué jadis,
ce jeu est toujours connu des Polynésiens,
jeunes et moins jeunes. Il est accompagné
parfois de chants qui racontent des *légendes. W.C. Handy a dénombré, en 1925,
30 figures aux Marquises et 25 dans la
Société, certaines étant communes aux
deux archipels. Les figures se réfèrent au
monde animal (tortue, lézard, raie et
requin), à la vie quotidienne (pirogues,
fleurs de tiare, *tio’o), aux formes de relief
(Mt Mouaputa, “montagne percée” de
Moorea), à la mythologie (maison du dieu
Oro). La plupart des figures sont réalisées
dans les trois dimensions et souvent sont
l’aboutissement d’une série de figures de
plus en plus complexes. Certaines sont
exécutées par deux personnes se faisant
face, donc à quatre mains.
Manifestation spor¬
qui fut organisée dans le stade
d’Olympie (Grèce) à partir de 776 av. J.-C.
Il s’agissait, par des rencontres athlétiques
panhelléniques (entre toutes les cités grec¬
ques, d’honorer Zeus, le père des dieux et
maître de l’Olympe, dont un sanctuaire
jouxtait le stade. Jugés impies, les jeux
furent interdits en 392 après J.-C. par l’em¬
pereur romain Théodose
A la fin du XIX® siècle, le baron Pierre de
•
Jeux olympiques.
tive
Coubertin suscita leur renaissance et leur
élargissement à toutes les nations. A partir
de 1896, ils réunirent, tous les quatre ans,
les athlètes du monde entier en une grande
fête sportive. L’emblème des jeux est cons¬
titué de 5 anneaux entrelacés symbolisant
l’union des 5 continents, la primauté de la
fraternité mondiale sur les *nationalismes.
Chaque pays délègue des athlètes capables
de réaliser dans leur discipline une perfor¬
mance dite
sue
“minimum olympique”. A l’is¬
de chaque épreuve, les trois premiers
athlètes reçoivent une médaille d’or (PO
d’argent (2®) ou de bronze (3®).
Les sports inscrits à l’olympiade d’hiver
sont le ski nordique et alpin, le patinage de
vitesse et artistique, le hockey sur glace, le
bobsleigh, la luge et le biathlon.
Les jeux de l’olympiade d’été comprennent
l’athlétisme, l’aviron, le basket-ball, la
boxe, le canoë-kayak, le cyclisme, l’es¬
crime, le football, la gymnastique, l’halté¬
rophilie, le hand-ball, le hockey sur gazon,
le judo, la lutte, la natation, le pentathlon,
les sports équestres, le tir, le tir à l’arc, le
volley-ball, le water-polo, le yachting, le
tennis, le tennis de table et la natation
synchronisée.
La ligue de pirogue polynésienne espère
voir ce sport inscrit à l’une des prochaines
olympiades.
Pacifique Sud. Compétition
regroupant les meilleurs
athlètes des archipels du Pacifique Sud.
•
Jeux du
internationale
L’idée d’un tel rassemblement fut lancée en
1959 par le Fidjien Sahn Kahn lors de la
*Commission du Pacifique Sud de Rabaul
(Nouvelle-Bretagne - *Papouasie Nouvelle-Guinée). Ce projet fut entériné à
Nouméa, en 1961, et c’est à *Suva (*Fidji)
que les premiers Jeux furent organisés. Ils
s’ouvrirent le 29 août 1963 et accueillirent
745 sportifs et officiels venus de
toires différents.
Tahiti,
13 terri¬
pour sa part,
envoya une délégation de 68 membres. Ces
Jeux furent largement dominés par les ath¬
fidjiens. Les rendez-vous suivants
lieu à Nouméa ('•‘NouvelleCalédonie) en 1966, à *Port-Moresby
lètes
eurent
Villes organisatrices des Jeux olympiques.
olympiades d’hiver
olympiades d'été
Athènes
1896
1900
Paris
1904
Saint-Louis
1908
Londres
1912
Stockholm
1914
-
Anvers
1920
1924 Chamonix
Paris
1928 St Moritz
Amsterdam
1932
Lake Placid
1936 Garmisch Partenkirchen
1940
-
1944
-
1948 St Moritz
Berlin
-
-
Londres
1952
Helsinki
Oslo
1956
Cortina d'Ampezzo
Melbourne
1960
Squaw Valley
Rome
1964 Innsbruck
Tokyo
1968 Grenoble
Mexico
Sapporo
Munich
1976
Innsbruck
Montréal
1980
Lake Placid
Moscou
1984
Sarajevo
Calgary
Séoul
1972
■
Los Angeles
1988
1992 Albertville
Los Angeles
Barcelone
(Papouasie - Nouvelle-Guinée) en 1969, à
Papeete en 1971, à *Guam en 1975, à nou¬
veau à Suva en 1979, à *Apia (*Samoa
occidentales) en 1983 et à Nouméa en
décembre 1987. Dans la mesure du possi¬
emblème des IV® Jeux du Pacifique
Sud organisés à Tahiti en
1971
ble, on essaye de respecter l’alternance ter¬
ritoire anglo-saxon territoire francophone.
Ces Jeux ont permis de resserrer les liens
qui unissent les archipels du Pacifique Sud,
tout
en
favorisant l’amélioration sensible
pratique sportive. Ils
obligent également le pays organisateur à
du niveau de leur
de sérieux efforts dans le
domaine des infrastructures sportives et
des capacités d’accueil. Ainsi, lorsque, en
consentir
1969, la Polynésie française fut choisie
pour organiser les Jeux de 1971, il fallut
construire rapidement le stade *Pater et la
piscine de *Tipaerui. Papeete accueillit
1 500 participants répartis dans 17 disci¬
plines et provenant de 14 territoires diffé¬
rents. Dans l’ensemble, si l’on excepte les
Jeux de Guam (1975), qui furent un échec
au niveau de l’organisation, les Jeux du
Pacifique Sud ont toujours été une belle
réussite humaine et sportive.
255
JEUNE
Polynésie. A la suite des Jeux du
Pacifique qui se déroulèrent à Tahiti en
1971, les responsables du Territoire déci¬
dèrent d’organiser une manifestation du
même type, limitée à la Polynésie fran¬
çaise. C’est ainsi que naquirent les Jeux de
Polynésie, dont la mise en forme fut confiée
au *Comité territorial des Sports nouvel¬
• Jeux de
JOHNSTONE
(Francis) (1802-1855).
Docteur, il fut le premier chirurgien euro¬
péen à se fixer à Tahiti et soigna les princi¬
paux chefs de Die, notamment la reine
*Pomare IV. Johnstone était l’une des per¬
sonnalités les plus en vue de la petite com¬
munauté anglo-saxonne
son nom reste surtout
de Tahiti, mais
attaché à l’introduc¬
lement créé. Le but de ces Jeux était à la
tion de nombreuses plantes. Ce botaniste
tifs, de déceler de nouveaux talents, en par¬
une
fois de resserrer l’amitié entre tous les spor¬
ticulier au niveau des archipels éloignés, et
de susciter un engouement accru envers le
sport. Ils permirent également d’améliorer
les équipements sportifs dans les îles où ils
(Raiatea, Moorea). La pre¬
mière rencontre eut lieu à Papeete en 1972.
Six délégations s’y retrouvèrent (Tahiti,
amateur, assisté de son épouse, acclimata
cinquantaine d’espèces ou de variétés
comme la *bougainvillée, plu¬
sieurs variétés d’*hibiscus, un *’ôpuhi, le
*lotus, l’*oranger, le *mandarinier, 1’*aca¬
nouvelles
cia, la *sensitive...
se déroulèrent
Moorea, îles Sous-le-Vent, Tuamotu-
Gambier, Marquises, Australes) afin de se
cinq disciplines choisies
parmi les plus populaires sur le Territoire
(football, basket-ball, volley-ball, athlé¬
tisme, chasse sous-marine). Par la suite, les
Jeux s’étoffèrent de nouvelles disciplines,
comme la boxe, le tennis de table, le ten¬
nis... Afin d’équilibrer les chances, il fut
décidé que Tahiti ne pourrait présenter que
des joueurs juniors face aux juniors seniors des îles. Les Jeux de Polynésie se
déroulèrent à Papeete enl972etenl980,à
mesurer
dans
Raiatea en 1974 et en 1986 et à Moorea en
1984. Les Jeux qui devaient se dérouler à
Moorea en 1987 ont été annulés. La pro¬
chaine rencontre doit se dérouler à Atuona,
aux
Marquises, en 1988.
Jeune Chambre Économique (J.C.E.).
Association internationale regroupant plus
de 600000 jeunes responsables d’entre¬
prises ou de services publics dont le but
«est de servir la cité et de former de jeunes
citoyens responsables» (“Dixit 1985”).
La J.C.E. de Polynésie française existe
depuis 1965. Elle compte une cinquantaine
de membres et présente à son actif des
manifestations économiques telles que le
salon de l’informatique en 1984 et la rédac¬
tion du “Dixit”, guide pratique de l’éco¬
nomie polynésienne.
JOINVILLE (Prince) (1847-1875). Égale¬
ment appelé
premiers Tahitiens à être éduqués en
France, de 1862 à 1865. Il occupa les fonc¬
tions de chef du *district de Hitiaa. De son
mariage, il eut un fils : le futur prince
*Hinoi. Il mourut de phtisie, comme bien
des enfants Pômare.
JORÉ (Léonce). *Gouverneur général des
colonies. Léonce Joré est né à Madagascar
en 1882. Intendant militaire, docteur en
droit, il fut nommé gouverneur des ''‘Éta¬
blissements français de l’Océanie en 1929,
en
remplacement du gouverneur *Bouge.
Sa mission était de mettre de l’ordre dans
l’administration locale. De fait, il reprit en
main les différents services tout en créant
de nouvelles structures, dont un enseigne¬
professionnel et une commission
chargée du développement du tourisme.
Pressé par le milieu colonial, il dut égale¬
ment signer un décret à l’encontre de l’im¬
migration chinoise. Il quitta les E.F.O.
pour la Nouvelle-Calédonie en juin 1932,
alors que la colonie était atteinte par la
grande *crise de 1929. Léonce Joré entre¬
prit par la suite des recherches sur l’histoire
dans le Pacifique. Il publia en 1959
“L’océan Pacifique au temps de la Restau¬
ment
ration
Jeunes Tahitiens A.S. (J.T.). Club omni-
sports dont la fondation remonte au 23
janvier 1923 (sous le nom de Tamarii
Tahiti) et dont le premier président fut
Paul Langomazino. L’appellation. de
Jeunes Tahitiens date quant à elle de 1926.
Avec près de 600 licenciés, l’A.S. J.T., qui
joue en bleu et blanc, est le 5' club du
Territoire. Champion de Tahiti en football
en 1954 et 1961 et en basket-ball féminin en
1951 -1953 et 1954, le club pratique aussi le
tennis, la boxe, l’athlétisme... Ses installa¬
tions se trouvent à Pirae et comprennent
une salle de
basket, un terrain de football et
deux courts de tennis.
256
Teriitua Tuavira, ce fils cadet
de la reine *Pomare IV fut parmi les tout
et
de
(1815-1848)”.
la
Monarchie de Juillet
JOUAN (Henri) (1821-1907).
Officier de
français qui séjourna aux Mar¬
quises dans les années 1850. Il fut nommé
commandant particulier de l’archipel à une
période difficile en raison des révoltes
marine
ouvertes de nombreuses vallées. Jouan fut
prolixe qui écrivit
cinquantaine d’études sur la Polynésie,
ouvrages qui concernent aussi bien la
démographie marquisienne que la flore, la
faune de ces îles et l’ethnographie
surtout un auteur très
une
polynésienne.
JUDO
JOUETTE (Calixte) (1915-1977). Homme
politique, né à Paea le 8 août 1915. Il fut
*volontaire du *Bataillon du Pacifique.
Après la guerre, il milita au sein du * Ras¬
semblement démocratique des Populations
tahitiennes et fut élu conseiller territorial
par les habitants des Tuamotu le 18 janvier
1953. .11 représenta cet archipel jusqu’à sa
mort en 1977. Peu après son élection, entré
en désaccord avec son
rangs
parti, il rejoignit les
de r*Union tahitienne. 11 fut réélu
étiquette en 1957, ainsi qu’en
1962, 1967, et 1972 (U.T. - U.N.R., puis
sous
cette
U.D.R.). Il adhéra ensuite au *Tahoera’a,
dont il fut le vice-président. 11 occupa les
fonctions de vice-président de I’*Assem¬
blée territoriale. Soucieux de l’améliora¬
tion des conditions de vie aux Tuamotu,
Calixte Jouette
mena
une
action
sans
le soutien des cours du
*coprah, le développement et la régénéra¬
tion de la *cocoteraie, le contrôle des prix
relâche
pour
des denrées de première nécessité, la cons¬
truction de citernes, de radiers ou de pistes
d’aviation. 11 se noya en mer le 25 mai 1977,
alors que, accompagné de H. *Marere et de
quatre autres personnes, il rejoignait Ma-
dans le cadre de la
campagne pour les élections territoriales.
C’est sa femme, Amélie, qui lui succéda à
taiva en speed-boat,
l’Assemblée.
de l’atome à l’autonomie interne” que «de
problèmes financiers en problèmes finan¬
ciers, le Journal de Tahiti changea plu¬
sieurs fois de mains pour être finalement
absorbé par la Dépêche de Tahiti le 12
mars
1979».
Voir planche p. 258.
journalier, adj. Qui se fait chaque jour:
une tâche
nom
journalière.
masc.
journée.
•
Ouvrier
qui travaille à la
Calixte Jouette
Au XIX^ siècle, des Européens et des
Chinois se louaient comme journaliers sur
les *plantations ; ils ne bénéficiaient d’au¬
protection sociale et se trouvaient à la
merci de leur embaucheur. C’est au XX^
siècle seulement que des Polynésiens adop¬
tèrent ce statut.
cune
Lors du recensement de 1983, on a compté
1015 jardiniers et ouvriers agricoles sans
spécialisation parmi lesquels de nombreux
journaliers.
judo, nom masc. Sport de combat d’ori¬
gine japonaise. Le judo est une forme
moderne du jiu-jitsu, méthode d’autodé¬
fense sans le secours d’aucune arme. Cette
activité fut longtemps réservée aux samou¬
raïs avant de se développer sous sa forme
moderne, après 1860, sous l’impulsion du
journal, nom masc. Écrit où ont été relatés
des événements jour par jour : un journal
intime pour une personne, un journal de
bord pour un navire, un livre journal pour
un
commerçant.
Publication quotidienne ou périodique qui
divulgue des nouvelles politiques, écono¬
miques, des faits divers, des informations
sportives, la mode... Le terme a été con¬
servé pour les émissions donnant les nou¬
velles du jour : le journal parlé à la radio et
le journal télévisé.
Deux journaux quotidiens sont diffusés en
Polynésie; la * Dépêche de Tahiti et Les
*Nouvelles de Tahiti.
officiel de Polynésie française
(J.O.P.F.). Il a succédé en 1883 au * Mes¬
sager de Tahiti qui jouait le rôle de Journal
officiel depuis 1852. Publié le DL le 10 et le
20 du mois, il compte une vingtaine de
pages et divulgue les actes officiels du pou¬
• Journal
voir central intéressant directement ou
Dr Kano qui en fixa les règles.
L’Europe découvrit le judo après la Pre¬
mière Guerre mondiale (1935 en France),
mais cette discipline ne fut admise aux
*Jeux olympiques qu’en 1968 à Mexico.
JOIJRNAL_OFFIGIEL
ETABLISSEKEKTS FRANÇAIS DE L'OCEANIE
Le judo se pratique en pantalon et kimono
blancs. Le kimono est serré par une cein¬
ture dont la couleur varie suivant la force
du judoka (par ordre croissant de force :
blanche, jaune, orange, verte, bleue, brune
distingue 10 grades, ou “dans”
niveau de la ceinture noire. Le judo se
et noire). On
au
pratique en salle (“dojo”) sur un tapis
appelé “tatami”. Les prises visant à blesser
l’adversaire sont interdites.
Le judo apparut à Tahiti en 1950 et le
premier club polynésien fut créé en 1956
(Judo-Club de Polynésie). Sous l’impul¬
•
Journal officiel des E.F.O.
sion de René Brissaud, de Michel Brun,
puis de Paul Larruy, ce sport fit de nom¬
breux adeptes, malgré des moyens long¬
temps demeurés modestes. Il se distingua à
Judo
indirectement le Territoire, les actes régle¬
mentaires du haut-*commissaire, les actes
du gouvernement du Territoire, les avis
officiels des services administratifs et les
annonces
•
judiciaires et légales.
Le Journal de
Tahiti.
Ce
quotidien
*Bambridge a
publié son premier numéro le 19 mars
appartenant à Antony
1963. Sur ses douze pages, on pouvait lire
des nouvelles essentiellement locales (poli¬
tique, faits divers, sports...) mais Ph. Mazellier, son directeur, rappelle dans “Tahiti
257
JUGE
L’élaboration d’un journal en
Polynésie : Les Nouvelles de Tahiti.
La préparation de l’édition du
lendemain commence vers
9 heures du matin par une réunion
de rédaction (1)où les journalistes
se
partagent le travail de collecte
des informations. Après avoir
réalisé son reportage (2), chacun
confie son texte aux
dactylographes (3) et ses
photographies au laboratoire de
développement. Après réception
des dépêches de l’Agence France
Presse (4), des messages
publicitaires et des petites
annonces,
le rédacteur en chef
organise la mise en page du
quotidien en précisant la place
accordée à chaque article, page et
surface (1 à 5 colonnes). Les textes
et les illustrations sont montés sur
un
support transparent (5) et, par
insolation (6) transférés sur la
plaque offset qui sera utilisée au
tirage. En fin de soirée, les quelque
8 000 exemplaires sont
imprimés (7), pliés, comptés (8),
puis expédiés vers les dépôts de
Tahiti et des îles (9).
258
JUS
plusieurs reprises aux Jeux du Pacifique,
ainsi qu’en témoignent les médailles d’or de
Paul N’G Too, B. Pimot et P. Domard
(1971),deJ.-F. Juan(1975)oudeD. Reiatua (1979). La Ligue de Judo de Polynésie
française compte 680 licenciés (1986)
répartis en 11 clubs. Son président est
André Norel.
chacun d’eux et favorisant le développe¬
ment des écoles et de l’assistance médicale.
Lorsque survint l’“"armistice, le 11 novem¬
bre 1918, les E.F.O. affichaient une pros¬
périté qui fut malheureusement balayée
par la terrible épidémie de “"grippe espa¬
gnole qui se déclara quelques jours plus
tard. Gustave Julien quitta son poste pour
raison de santé en avril 1919 et se retira à
juge, nom masc. “"Magistrat chargé de
rendre la “"justice, d’appliquer les lois. Sui¬
déjugé d’instruction,
déjugé consulaire (dans les “"tribunaux de
commerce), de juge de paix (ancienne
dénomination pour les juges des tribunaux
d’instance).
Au sens large, un juge est une personne
prise comme arbitre afin de régler un diffé¬
rend. Dans le domaine sportif, on appelle
juges de touche, au football et au rugby, les
personnes chargées de désigner l’endroit de
sortie du ballon et l’équipe devant bénéfi¬
cier de la remise enjeu. Au tennis, le jugearbitre est l’officiel chargé de l’organisa¬
tion d’une rencontre, d’un tournoi, de
l’application d’un règlement. Lors de
matches importants, des juges de ligne sont
placés sur le terrain afin d’assister l’arbitre
Paris.
vant les cas, on parle
de chaise dans ses décisions.
•
juge d’instruction. Magistrat chargé de
préparatoire au “"procès. Si
l’origine des crimes ou délits est sans équi¬
voque, son rôle se résume à recueillir les
déclarations des inculpés et à les transmet¬
tre au “"parquet. Si, par contre, l’enquête de
police n’amène pas de preuves suffisantes,
le “"procureur peut le requérir afin de pour¬
suivre les investigations. En tout état de
cause, c’est le juge d’instruction, à la lu¬
mière de son dossier, qui décide de la suite
l’instruction
à donner au délit dont il a été saisi : non-
lieu, envoi devant le tribunal de police, le
tribunal correctionnel
d’“" assises...
ou
la
cour
Juillet voir Heiva, Tiurai.
JULIEN (Gustave)(1870-1925). Né àToulouse en
1870, il fit une carrière d ““"inter¬
prète, puis d’“"administrateur à Madagas¬
car, avant d “être affecté en Côte d ’lvoire en
1913, puis à Paris où il enseigna la langue et
la civilisation malgaches. En 1915, il fut
nommé “"gouverneur par intérim des “"Eta¬
blissements français de l’Océanie. Arrivé
dans la “"colonie en octobre 1915, il fut
titularisé à son poste l’année suivante. Gus¬
tave Julien se révéla un gouverneur efficace
et unanimement apprécié. En ces temps de
guerre, son action se porta d’abord sur
l’organisation d’une économie autonome,
la colonie étant privée de liaisons avec l’ex¬
térieur. Il fut par ailleurs à l’origine de
l’envoi en Métropole de plusieurs contin¬
gents de ““"Poilus tahitiens”. Parallèle¬
ment, il multiplia les visites dans les archi¬
pels, dressant un bilan des besoins de
JULLIEN (Philippe) (1845-1912). Avocat
et
député, Philippe Jullien entra dans
l’administration coloniale en 1901. Nommé
“"gouverneur de Saint-Pierre-et-Miquelon
la même année, il se laissa influencer par les
intérêts politiques locaux et dut quitter ce
territoire en 1904. Il obtint alors d’être
affecté à la tête des “"Établissements fran¬
çais de l’Océanie mais se trouva en butte à
de nombreux problèmes. Les cyclones de
1903, 1905 et 1906 causèrent en effet de
sérieux dégâts aux îles du Vent et aux
Tuamotu, faisant chuter les productions de
coprah et de vanille alors que la culture du
“"coton et l’exploitation de la “"nacre connais¬
saient déjà de graves difficultés. Les colons
réagirent donc énergiquement lorsque
l’administration créa ou augmenta divers
“"impôts locaux pour rémunérer des fonc¬
tionnaires de plus en plus nombreux (300
en 1900, 500 en 1906). Désavoué par une
pétition des contribuables, Philippe Jullien
rentra en France en 1907 et acheva sa car¬
rière comme gouverneur intérimaire de la
Réunion (1909-1910).
juridiction, nom fém. Pouvoir de juger;
étendue et limites de ce pouvoir. Une juri¬
diction est aussi le “"tribunal apte à juger un
type d’affaires.
La
juridiction de la cour d’“"assises de
Papeete s’étend à l’ensemble de la Polyné¬
sie française.
Voir aussi : juge, justice.
jus, nom masc. Liquide contenu dans une
substance végétale ou animale et obtenu
par pression, macération ou “"cuisson.
• L’usine de jus de fruits de Moorea a été
inaugurée le 17 juin 1981. Il s’agit d’une
“"société d’économie mixte dont les capi¬
taux ont été, pour l’essentiel, fournis par le
Territoire (60%), la Banque Socredo, la
commune
de Moorea et la
“"coopérative
producteurs d”"ananas de Moorea.
Alimentée par les producteurs de Hle,
l’usine a livré 1 330000 litres de jus d’ana¬
nas en 1986, presque exclusivement sur le
des
marché local. Pour mieux rentabiliser ses
installations, l’entreprise s’est lancée dans
la
production de boissons à partir de
concentrés de jus d’orange et de pomme
Gustave Julien
259
JUSTICE
importés des îles Cook. La gamme des
produits s’est d’autre part enrichie dejus de
pamplemousse, de papaye, de fruit de la
passion et de citron. Des exportations vers
les États-Unis et la France sont envisagées.
jus de fruits produits à Moorea
fonction déjuger en restant assis (d’où leur
nom).
les magistrats du *parquet forment la
magistrature debout (ou ministère public).
Ils représentent l’intérêt général. Ce sont
les *procureurs de la République et leurs
-
substituts.
les auxiliaires de la justice sont les gref¬
fiers, sortes de secrétaires qui assistent les
juges en établissant et en conservant les
actes, les huissiers qui notifient aux inté¬
ressés les citations en justice et les juge¬
-
ments. Ils en assurent l’exécution forcée le
cas échéant.
-
les *avocats assistent les parties au pro¬
cès par leurs plaidoiries.
Les tribunaux de Papeete siègent au Palais
de Justice situé avenue Bruat. Leur compé¬
tence s’étend à l’ensemble de la Polynésie,
mais ils sont relayés par les sections d’Utu-
roa et
de Taiohae. Des tribunaux forains
peuvent également
justice, nom fém. Caractère de ce qui est
juste, conforme au *droit et à la morale.
Ensemble des *magistrats et des *tribunaux qui ont le pouvoir de faire régner le
droit.
Polynésie, l’administration de la jus¬
tice a été organisée dès le début du *Protectorat français. Les postes de magistrats
furent occupés par des officiers de marine
et de gendarmerie entre 1842 et 1880, puis
par des civils nommés par l’administration
métropolitaine. Le personnel judiciaire
comprend :
les magistrats du siège (*juges) qui for¬
ment la magistrature assise. Ils ont pour
• En
Jean Juventin
-
Organigramme des tribunaux de justice français.
Tribunaux du 1er degré
Affaires privées
•
domaine du droit civii
(divorces, affaires de
terres,
juge de paix (1 magistrat)
tribunal de première instance
(1 magistrat)
•
domaine du droit
commerciai
tribunal mixte du commerce
domaine du droit
du travail
tribunal du travail
(1 magistrat et
cour
d’appel
des commerçants élus)
(1 magistrat et des
représentants élus des
employeurs et des salariés)
et administration
tribunal administratif
(1 magistrat)
Conseil d'Etat (Paris)
litiges entre
administrations
Affaires pénales
Selon la gravité des fautes :
fautes portant atteinte à
tribunal de simple police
l'organisation sociale
(1 magistrat)
cour
d’appel
pas d'appel possible
mais recours éventuel
auprès de la cour de
cassation à Paris.
260
nement dont il assura la direction dix ans
plus tard. Il fonda en 1908 sa propre
imprimerie qui édita, par exemple, le Ve’a
Porotetani et Le * Libéral. Elie Juventin
joua aussi un rôle politique comme conseil¬
ler municipal de Papeete. Il laissa une très
nombreuse descendance (huit enfants) qui
perpétua la tradition d’imprimeur jusqu’à
nos jours.
1928 à
Papeete, Jean Juventin a commencé une
carrière d’enseignant; instituteur puis
directeur de l’école du Lagon bleu, il s’est
également occupé de mouvements de jeu¬
nesse. Il adhéra au Pupu *Here Ai’a dès sa
fondation par John *Teariki en 1965 et
devint rapidement une personnalité en vue
de ce parti. Jean Juventin entra au conseil
municipal de Papeete en 1966, mais démis¬
sionna en juillet 1974 après une querelle de
personnes avec le maire Tetua “'‘Pambrun.
comprenant des membres du Here Ai’a, du
*E’a Api et des partis indépendants, Jean
Juventin fut élu
maire de Papeete en mars
1977. La population de la capitale a fait
régulièrement confiance à cet
pondéré, fidèle à son parti et
proche des préoccupations quotidiennes
de ses administrés. Il mène parallèlement
une carrière politique au niveau territorial :
conseiller de gouvernement chargé de lay
Jeunesse et des Sports de 1967 à 1972,
conseiller territorial depuis 1977 et prési¬
dent de l’Assemblée territoriale, élu le 8
décembre 1987. Il fut en outre député de la
Polynésie française de 1978 à 1986.
homme
(1 à 3 magistrats)
(plusieurs
magistrats et des jurés
populaires)
typographe à r*Imprimerie du Gouver¬
ensuite
tribunal correctionnel
cour d’assises
(Elie) (1858-1911). Arrivé à
Tahiti en 1882, Elie Juventin entra comme
Leader d’une liste électorale de coalition
Affaires administratives
litiges entre citoyens
JUVENTIN
JUVENTIN (Jean). Né le 9 mars
Tribunaux du 2e degré
responsabiiités...)
•
résoudre certains
conflits dans les îles éloignées.
KAMEHAMEHA
pouvoir en se réservant le monopole du
pied
une administration centralisée, en partie
confiée à des Anglo-Saxons, fidèles et
compétents. Il mourut à Kailua (Oahu).
Son fils Liholiho prit sa succession sous
commerce extérieur et en mettant sur
-
le
nom
de Kamehameha II. Le
règne de
Liholiho ne dura que 5 ans (1819-1824). Il
fut marqué par l’abandon du kapu, prin¬
cipe de la monarchie de droit divin qui
semblait dépassé puisque le pouvoir des
Occidentaux était plus efficace que celui
des anciennes divinités. Cet abandon per¬
mit
kahaia. Nom paumotu d’un arbre mesu¬
rant de
5 à 7 m très
répandu dans les
*atolls. Guettarda speciosa. Nomtahitien :
tâfano. C’est une plante de la famille des
Rubiacées. Ses fleurs blanches et parfu¬
mées ressemblent à celles du tiare tahiti,
mais sont plus petites. Ses branches sont
parfois utilisées comme piquets pour les
parcs à poissons et même dans la charpente
des fare.
kaina. Terme utilisé par les Polynésiens
démarquer des autres ethnies et
caractériser ce qui leur plaît et ne peut
plaire aux autres. Une fête kaina permet de
pour se
renouer avec ses
racines et de s’adonner
plaisirs et aux modes
d’expression populaires traditionnels (lan¬
gage, gestes, danses, chants...).
• Pour les popa'â et les “Demis”, le mot
kaina, utilisé comme nom ou adjectif, dési¬
gne ce qui, par son comportement ou son
aspect, ne correspond pas aux critères du
goût occidental. Une couleur kaina, par
exemple, est considérée comme criarde ou
sans
retenue aux
aux
anciennes
épouses de Kameha¬
meha P'' (Kaahumanu et Keopuolani) de
jouer un rôle politique plus important et
aux *missionnaires protestants de travail¬
ler plus facilement à r*évangélisation du
royaume.
Le règne de Kamehameha III ( 1824-1854)
-
vit Hawaï s’ouvrir à
l’implantation des
Églises catholique et mormone, mais les
missionnaires prirent de plus en plus d’as¬
cendant sur la famille royale. L’un d’eux,
Gerrit Judd, tenta même d’obtenir l’an¬
nexion de l’archipel par les États-Unis.
(Alexander Liholiho)
de 1854 à 1863, puis Lot Kamehameha V
del863àl872 réussirent néanmoins à pré¬
server leur pouvoir et la relative indépen¬
-
Kamehameha IV
dance de leur royaume.
feuilles et fleurs de kahaia
La dynastie des Kamehameha.
1. Kamehameha 1" (1758-1819).
(Liholiho)
(1797-1824). 3. Kamehameha III
(Kauikeaouli) (1913-1854).
4. Kamehameha IV (1820-1863).
5. Kamehameha V (1830-1872).
2. Kamehameha II
mal assortie aux autres.
KAMEHAMEHA. *Dynastie royale qui
régna sur les îles *Hawaï de 1795 à 1872.
Kamehameha
dit le Grand, était ori¬
ginaire de la côte ouest de Hle de Hawaï. A
la tête d’une armée puissamment équipée
par les trafiquants d’armes occidentaux, il
s’imposa aux autres chefs par sa victoire de
Nuuanu (Oahu) en 1795. Il consolida son
-
261
KAPOKIER
Kapokier, nom masc. Ceiba pentandra.
Tahitien : vavaipopa’â. Grand Arbre de la
appelé égale¬
imperméable et imputrescible, utilisée pour
le rembourrage des coussins, oreillers et
matelas et également pour la confection
d’appareils de sauvetage (bouées) et de
parois isolantes.
aujourd’hui 122 habitants
(1983) et appartient à la commune de
*Makemo. Ses principales ressources sont
le *coprah et la *pêche: elle a livré 1,5
tonne de poisson à Papeete en 1986.
karaté, nom masc. Sport japonais dont la
pratique, récente, remonte au début du
kau. Terme utilisé par les populations des
Europe et aux États-Unis qu’après la Deu¬
n’est pas
famille des Bombacacées,
Fromager. Il a été introduit d’Inde
par le Docteur *Johnstone en 1845. Il
fournit le kapok ou capoc, substance
blanche fibreuse et cotonneuse, légère,
ment
rameau
de Kapokier (vavai popa’a)
XX'= siècle. Le karaté ne s’est répandu en
xième Guerre mondiale.
Ce sport est apparu en Polynésie française
en
1973. Il suscita d’emblée un fort engoue¬
traduit par la création de 12
clubs ou sections regroupant un effectif de
ment qui s’est
(1986). Le président de la
Ligue de Karaté-*Taekwan-do est Robert
896 licenciés
Raoulx.
karst, nom masc. d’origine yougoslave.
Zone de *plateaux calcaires au relief origi¬
kau
KATIU. *Atoll des *Tuamotu du Centre,
situé par 16°25’ sud et 140°20’ ouest. Il
atteint 25 km dans sa plus grande lon¬
nal. Les eaux d’infiltration dissolvent les
calcaires en pénétrant dans les fissures et
la formation de vastes
cuvettes, les dolines ou poljés, de reliefs
ruiniformes (les lapiaz) et de gouffres ou
avens. C’est dans ces terrains karstiques,
tels que les Causses en France, que l’on
provoquent
trouve
des
rivières
souterraines
et
de
gueur. Katiu a été découvert en
1820 par
*Bellingshausen et fut un centre de *plonge
pour la *nacre jusqu’à la fin des années
1960.
L’île compte
Tuamotu pour désigner une embarcation
de 5 à 6 mètres construite en bois. Le kau
ponté, mais il est effilé et son
avant est bien protégé des embruns par un
rouf. Il est propulsé par un moteur hors-
l’emploie pour circuler sur le
lagon et, parfois, pour aller d’un atoll à un
bord ; on
autre.
►
kau. E i'oa paumotu ïa no te tahi hurupoli
râ’au no te mau pahi no te fenua nei. Efaufa 'a
rahi tô le kau i roto i te mau tere pahi i te mau
motu, nô te ut ara 'a i te fëreti mai ni 'a i le pahi
i ut a ’e mai uta i ni 'a i te pahi.
E
hamanira'a pa’ari mau to te kau no taua
tuha ’a ’ohipa ra. E ’aravihi ta ’a 'e ato 'a ra to te
potini i tepairatira’a i taua mau kau ra noa
I mua ra, mea hoe ta 'ata
kau, i teie tau na te matini tapiri ïa i
mono atu i te hoe.
atu te huru o te miti.
noa te
KAUEHI. * Atoll des *Tuamotu du Centre
situé par 15°50’ sud et 145°07’ ouest. L’île
grandes salles où se forment des stalactites
et des stalagmites. Les karsts, du fait de
fait partie de la *commune de *Fakarava,
végétation squelettique.
essentiellement de la récolte du *coprah.
leur perméabilité, sont des régions arides à
mais est séparée de cette dernière par 40 km
d’océan. Ses 196 habitants (1983) vivent
Aux îles Australes, il existe des *falaises
côtières de plusieurs dizaines de mètres de
hauteur résultant de l’émersion des récifs.
TAR01|,tATAHARA
Des formes analogues à celles des karsts
karaté
peuvent y être observées. Les reliefs karsti¬
ques sont aussi bien développés dans l’atoll
Kauehi
..ARIATAKAPE
TEARAVERO
soulevé de '•’Makatea.
(village)
MOTU TOE TOE
Formes de relief karstique dans un atoii souievé.
tourelles et
restes
des
petites aiguilles ;
édifices
massifs,
des colonnes coralliennes et
encroûtements d'algues
épais et bien recalcifiés
des
Surface au relief
ruiniforme correspondant
au fond de l’ancien lagon
TENEKEMA
des
cement
coraux
nifères et des débris d'algues
pot-hole" :
puits de dissolution
comblé de sables
infiltration
.stalagmite.
faille favorisant
la pénétration
des eaux
rivière souterraine
boyau de
dissolution
chambre
souterraine
encoche sculptée
par l’érosion
262
marine
‘
PATUURU
_
TOAUAU
MAHUEHUE
passe ARIKITAMIRO
16”
phosphatés
ihfiltratioi
falaise
OTEUVEAl
vertes mal recalcifiés
;gouffre
stalactite,
de
branchus, des Forami-
ancien anneau
corallien
colonies
\
41^
(cuvettes) à rempla¬
dolines
KAUKURA. *Atoll des
*Tuamotu du
Nord-Ouest, situé par 15°40’sud et 146°52’
ouest. I! s’allonge sur 45 km et fait partie de
la *commune d’*Arutua. Le lagon couvre
434 km^ et les terres émergées
11 km^. La
population s’élève à 210 habitants (1983).
Elle exploite une cinquantaine de *parcs à
poissons et a expédié 39 tonnes de produits
KAVEU
frais vers Papeete en 1986 : principalement
des mârava, des ’ôrare et des tâmürë. La
pêche, la récolte du *coprah et la réouver¬
1984, près du vil¬
lage de Raitahiti, expliquent les fréquentes
ture d’un petit hôtel, en
liaisons avec Tahiti: au moins un passage
de goélette et deux vols par semaine (752
passagers en
1987).
légende de l’homme-raie de Kaukura.
« Il était une fois, vivant sur un des motu de
• La
Kaukura, une très belle femme. Pour l’ai¬
les dieux lui
der à affronter la solitude,
accordèrent
d’avoir
des
enfants.
Des
enfants qui pouvaient lui procurer un
immense bonheur, mais la femme dédai¬
gna ce don des dieux qu’elle considérait
comme un fardeau.
Alors que le soleil venait à peine de se lever,
colorant à l’infini le lagon sur lequel la
brise matinale formait des vaguelettes, la
femme confia à l’océan la motte de terre
qui renfermait deux corps d’enfants : celui
de Maritipa et celui de son frère Teahiaroa.
Les deux enfants emportés par le courant
dérivèrent pendant un temps indéfini.
Devenus adultes, Maritipa prit la forme
d’un requin, tandis que Teahiaroa se trans¬
formait en une magnifique raie. Tous deux
cependant avaient gardé un visage humain.
Comment Maritipa et Teahiaroa pou¬
vaient-ils être tantôt au large puis revenir
allègrement dans la lagune de Napata? Le
mystère ne fut éclairci que par hasard,
lorsque des pêcheurs découvrirent une
grotte marine, située au sud du village de
Raitahi, du côté du motu Vaitaihai.
C’est par ce tunnel de 800 mètres de long,
de 30 mètres environ de diamètre, que
Maritipa et Teahiaroa émergeaient de
l’océan. La sortie côté large de cette grotte
marine porte le nom de Mapiri, tandis que
l’entrée côté lagon est appelée Vaitomoana.
Ce passage sous-marin dont ils étaient les
seuls à connaître le secret allait aussi deve¬
nir leur propre cimetière. En effet, par une
encore
ments.
perçus, accompagnés de siffle¬
Ils signifient - c’est le dernier mes¬
-
forte houle est prévue» (d’après Abel Sel¬
lais, Dépêche de Tahiti).
kava voir ’ava.
kaveu. Birgus latro. Ce Crustacé terrestre
à dix pattes est communément appelé
*Crabe des cocotiers. Sa grande taille et les
griffes de ses pattes lui permettent de grim¬
per le long des troncs de cocotiers. Avec ses
fortes pinces, il ouvre les noix de coco
tombées à terre. La paroi interne de sa
carapace, riche en petits vaisseaux san¬
guins, forme une cavité respiratoire per¬
détachèrent, obstruant totalement la
comporte une poche graisseuse qui lui sert
grotte.
Au petit matin, lorsque Maritipa et Tea¬
hiaroa voulurent revenir dans le lagon de
Napata, ils découvrirent un mur au milieu
de la grotte. Le passage était fermé à tout
jamais.
Sachant qu’ils n’allaient plus jamais revoir
ni la lagune de Napata, ni la plage de Tihai,
Maritipa et Teahiaroa émirent des plaintes
si fortes que toute vie sur l’atoll de Kau¬
kura cessa un instant. L’écho de douleur,
renvoyé
éternité.
par
Aujourd’hui,
le mara’amu, dura
ces
une
échos plaintifs sont
années 70
sage laissé par ces deux enfants de Kau¬
kura
que le temps va changer et qu’une
nuit de tempête, alors que Maritipa et Tea¬
hiaroa se trouvaient au large, des vagues
d’une violence extrême s’engouffrèrent
dans le tunnel, détruisant tout sur leur pas¬
sage. Les parois de la grotte ne purent
contenir longtemps la furie de l’océan.
Dans un bruit sourd, les papa [ roches ] se
aérogare de Kaukura dans les
mettant une
vie aérienne. Son abdomen
kaveu (Crabe de cocotier)
de réserve alimentaire. Sa chair est très
appréciée des populations polynésiennes.
►
kaveu. Eaveu te i’oa tahiti, epa’apa’afenua
teie. Ho ’e ahuru tona ’avae, e parau ato 'a hia
ho ’i e tupa ha ’ari, tona rahi ’e tôna na ava ’e te
rave ’a ia a te kaveu no te tauma i te tumu
ha ’ari. Tona mau avae fa ’ahohoni, e rave ’a ia
nâna ia vâhi i te ha'ari topa i raro i te fenua. I
’apu, te vai nei te tahi mau avei ri ’i
ifa’anaho i te hô'ë
pute mata ’i ia nehenehe ’oia ia huti i te aho
reva teitei. Te vai nei te hô'ë
pute i raro a ’e i
tona'ôpu no te jdri’i ma’a.
roto
i tona
no te uaua toto na te reira
E ’ina ’i ’amu rahihia teie e te ta ’ata.
263
KEATA NUI
KEATA NUI (début du XIX' siècle). Ce
grand chef marquisien de *Nuk;u Hiva
régnait sur la tribu des *Taïpi. Il reçut le
navigateur *Krusenstern en 1804 et, dès
lors, le pouvoir de ce guerrier impression¬
nant alla croissant car il était maître de la
mouillage préféré des
Européens et des baleiniers américains. En
baie de Taiohae,
1813, il accueillit le commandant *Porter.
Celui-ci le décrit comme un vieux chef déjà
usé par le kava, mais Keata Nui était
encore ambitieux et il sut mettre à profit
son alliance avec l’Américain pour repous¬
les attaques de la tribu voisine des
*Hapa. Il parvint à soumettre toutes les
populations de Nuku Hiva, mais le départ
ser
de Porter entraîna la fin de sa domination.
►
KEATA NUI. E ra ’atira rahi teie no te 'ali
Taipi no te fenua Nu'uhiva i te ahuru ma iva o
’Ua fâri '/ ’oia i te ihitai ra
te tenetere.
font l’objet d’observations scientifiques par
une
cinquantaine de chercheurs installés
dans la base de Port-aux-Français.
KERMADEC (îles). Petit archipel volca¬
nique couvrant 34 km^, situé à 1 000 km au
nord d’*Auckland. Ses quatre îles furent
annexées par la *Nouvelle-Zélande en
1887. Seule Hle Raoul est habitée: les 12
responsables de la station météorologique
y assurent une veille permanente.
keshi ou kechi, nom masc. d’origine japo¬
naise. Petite *perle sans noyau et de forme
baroque qui apparaît dans la chair de l’huî¬
tre, en dehors du sac à gonades. Considérés
comme des sous-produits de la *perliculture, les keshis ont une valeur très
rieure à celle des perles.
infé¬
Krusenstern i te matahiti 1804, ’e i reira, ’ua
’itehia te mana o teie aito i roto i te ’o’o’a no
Taioha ’e ia tae i te taime tapae mai ai te mau
’e tae noa atu i te feia hi
tohora marite. I te matahiti 1813, ’ua jari’i mai
horo pahipapa'a
’o Keata Nui i te tomana Porter. ’Ua fa ’a ’ite
teie tomana e, ’ua ’ino roa teie tavana i te
rave’a a te ’ava (kava) no tona ra ino
’e te
’e te
’eta ’eta, ’ua roa 'a iana i te pato ’i ’eta ’eta
i i te ’ati Hapa ma te turuhia e te hô'ë
marite. ’Ua roa ’a ato ’a iana i te tu ’u i te
aro ho
ta ’ato ’ara ’a te nuna ’a nu ’uhiva i raro a ’e
i tana
fa ’aterera ’a, ia reva atu ra ’o Porter, te hope ’a
iho te reira no tanafa’aterera’a.
keshis
KIMITETE (Joseph).
sien né
KERGUELEN (îles). Cet archipel, formé
d’une île principale et d’environ 300 îlots et
écueils, couvre 7 215 km^ et se situe au sud
de l’océan *Indien. Les Kerguelen ont été
en
Sculpteur marqui¬
Engagé
1919 à Nuku Hiva.
volontaire en 1943, il fut affecté au fort de
Taravao et mit à profit ses nombreux
moments de liberté pour perfectionjter son
art. Sa carrière dans la police (1945-1975)
en
1772 par Kerguelen de
(1734-1797); elles ont été
annexées en 1892 et incorporées au Terri¬
toire des *Terres australes et antarctiques
françaises en 1955. Le climat polaire mari¬
time et les vents violents n’y laissent pous¬
ser qu’une végétation de toundra, mais la
faune est très riche. Manchots, phoques,
albatros, cachalots, crustacés et poissons
découvertes
Tremarec
la Resolution et le Discovery aux
îles Kerguelen en 1776, aquarelle
de J. Webber
Joseph KImItete
ne
l’empêcha pas de produire de nom¬
œuvres : mobilier de l’Assemblée
territoriale et de l’église Sainte-Trinité de
breuses
Pirae, la grande pirogue ornant le hall de
l’aéroport de Faaa et de nombreux curios
commandés par les autorités pour honorer
des visiteurs de marque. Joseph Kimitete
obtint deux médailles d’or à l’exposition de
Paris en 1956, puis une nouvelle médaille
d’or en 1972. Il donna des cours de sculp¬
ture au collège Paul Gauguin au début des
années 50 et participa à la fondation du
264
KO
Centre des Métiers d’Art de Mamao.
Voir aussi : artisanat.
►
KIMITETE (Joseph). E ta’ata nu’uhiva,
fânauhia i te matahiti 1919 i te fenua Matuita i
Nuku Hiva. Va riro ’eifa’ehau vi’ore i te
matahiti 1943 ia tonohia atu ’oia i Taravao i
’aua fa’ehau nôreira, i te mau taime
’ohipa ’ore i roto i te ’aua, e tarai haere ’o
Kimitete nô te fa’a'ore i tona ha’umani. ’la
hope iâna tau fa’ehau, ’ua o atu i roto i te ’aua
roto i te
muto ’i mai te matahiti 1945
’e tae roa atu i te
matahiti 1975. A ta’a noa atu tôna ti’ara’a
muto ’i,
’ua tamau noa ’oia i te tarai i te mau
taiha’a ri’i ato’a: te mau taiha’a i roto i tefare
Apo’ora’a Rahi e ha’a te reira na Kimitete, i
Toru-Tahi mo’a
’o Pira’e, te va’a rahi i roto i te fare no te tahua
commencé que vers l’an 1000, à partir des
*Samoa.
Découvertes en 1606 par. le navigateur
espagnol *Quiros, les îles Gilbert furent
explorées à partir de 1765 par *Byron, Gil¬
bert et Marshall puis fréquentées au début
du XIX° siècle par des *beachcombers et
des commerçants américains, australiens
ou
allemands. Dans la 2= moitié du XIX°
siècle, les Gilbertins furent près de 10 000 à
s’expatrier pour trouver du travail dans les
plantations des îles Fidji, des Samoa et de
Tahiti ; l’émigration se poursuivit au XX°
siècle vers les îles à *phosphates de *Nauru
Océan. Évangélisées par les protestants
à partir de 1857, les îles Gilbert et *Ellice
roto ato’a i te fare pure no te
et
’o Fa ’a 'a tae noa atu i te mau tao 'a
hôro ’a nô te mau ratere huimana tei haere mai
devinrent un *protectorat britannique en
manureva
i Tahiti.
E2 feti’apiru i noa’a ia Kimitete i te
fa’a’ite’itera’a tei tupu i Paris i te matahiti 1956
’e i te matahiti 1972. ’Ua ha’api’i atu ’o
Kimitete i te tamari’i nô teie ’ohipa tarai
nana’o i te fare ha’api’ira’a Paul Gauguin i te
mau area
mero
matahiti 1950 ’e ’oia ato’a te hoô
tei tauturu no te ha’amaura’a i te “Pu
ha’api’ira’a ’ohipa rima’i no Mama’o”.
KIRIBATI (se prononce Kiribas). Cet État
du Pacifique central comprend 33 *atolls
répartis en trois archipels : les îles *Gilbert,
les îles *Phoenix et le groupe de la *Ligne.
L’ensemble des terres émergées atteint
849 km^. Le climat y est de type tropical
humide, caractérisé par une saison des
pluies d’octobre à mars et des températures
oscillant entre 26° et 32°.
• A l’arrivée des
Européens, les îles Phoe¬
nix et celles de la Ligne étaient désertes,
mais des restes archéologiques prouvent
qu’elles ont été peuplées probablement dès
l’an 100 à 200 de notre ère. Par contre,
l’occupation des Gilbert, archipel de
^Micronésie
orientale, n’a
sans
doute
1892 puis une colonie annexée en 1915.
L’*annexion fut étendue aux îles de la
Ligne entre 1888 et 1919 et aux îles Phoe¬
nix en 1937.
Peu touchées par la 2° Guerre mondiale en
dépit de la présence japonaise entre 1941 et
1943, et à l’exception de Hle Océan, les
populations se virent accorder une auto¬
nomie croissante à partir de 1963 et accé¬
dèrent à r*indépendance en 1979. Le pays
est représenté par les 36 membres de l’as¬
semblée unique (Maneaba ni Maungatabu)
qui élisent le président, chef de l’État et
chef
assisté de 8
La
population s’élevait à 63 843 habi¬
de gouvernement
ministres.
•
tants en 1985, 22448 vivant dans Hle prin¬
cipale de Tarawa. Les seules ressources
sont le *coprah et la pêche. L’arrêt de l’ex¬
ploitation des phosphates en 1980 a fait
chuter les exportations de 90%. Malgré
l’aide britannique et australienne, le Kiri¬
bati reste l’un des pays les plus pauvres du
Pacifique avec un P.N.B./hab. de 500 dol¬
lars (1982).
ko voir plantoir.
265
KOENIG
KOENIG (Pierre) (1898-1970). Général et
homme politique français. En 1940, Pierre
l’océan
libre qui s’illustra à *Bir Hakeim, et dans
laquelle opérait le
*Bataillon du Pacifi¬
que. Par la suite, Koenig assura le com¬
mandement des Forces Françaises de l’In¬
térieur (F.F.I.) en 1944, puis des Forces
Françaises en Allemagne de 1945 à 1949.
Député R.P.F. (Rassemblement du peuple
français) de 1951 à 1956, il devint ministre
de la Défense dans le gouvernement de
eu lieu.
Koenig se rallia à de *Gaulle. Il reçut le
commandement de la P' Brigade française
Pierre Mendès-France.
Kong Ah. Entreprise commerciale fondée
à Papeete par des investisseurs chinois en
1921. La société contrôlait l’essentiel du
interinsulaire du *coprah et
souffrit beaucoup de la baisse mondiale
commerce
des cours de ce produit lors de la *crise de
1929. Mal gérée, la société continuait à
distribuer des dividendes de plus en plus
élevés à ses actionnaires, au point que
Yune Sing, son directeur, dut déposer son
bilan en février 1933. Le juge-commissaire
Yune Sing, gérant de la société
Kong Ah
sur
une
embarcation
primitive.
L’aventure du Kon Tiki montre que cela
pouvait éventuellement se faire, mais elle
ne démontre pas que cette *migration ait
►
Kon Tiki. E i’oa ïa no te tahipa’epa'e tei tere i
le matahiti 1947 ra mai te
fenua Përü (i Marite
’apato ’a) e tae roa mai ai i Pohnetia nei i te
roara’a haëhânere ’e hoëmahana ’e i te
ateara’a e iva tauatini tirometera (9000km).
’Ua iri mai ’o Kon Tiki i ni’a i te a’au i Raroia
i tepae Tuamotu ma. E ra’aupapa'a, e balsa
nô te fenua Përü iho te râ'au i ravehia nô te
hümani i teie pa ’epa ’e ia au ihoa i te huru
hümanira’apa’epa’a a teie nuna’a ta’ata Përü.
E ’nitu metera ’e te ’üfa i ni’a i te maha metera
’e te ’afa tôna jaito, ’e e piti tira tona. E pae
ta’ata tôni’a i teiepa’epa’e, e 4 Norovetia ’e
hôë Tuete, ’oia ho’i ’o Bengt Danielsson tei
fa ’aea roa mai i te fenua nei. ’O Thor
Heyerdahl tô rütou ra ’atira. Mai Raroia ’ua
uta-roa-hia mai ’o Kon Tiki i Tahiti ’e uta-roahia atu ai i te fenua Norovetia.
’Ua fa’anaho
’o Thor Heyerdahl tane i teie tere
’o Kon Tiki ’ei tâpa’o fa’a’ite e, e riropaha nô
te fenua Marite ’apato’a mai te mau ma’ohi
mâtâmua tei tae roa mai i Porinetia nei na ni ’a
i teie huru pa ’epa ’e.
Baranger autorisa cependant, imprudem¬
ment, la société Kong Ah à fonctionner
comme par le passé pour que les nouveaux
bénéfices permettent de régler les créan¬
ciers. En fait, les pertes s’accumulèrent et
l’affaire fut confiée au juge-commissaire
Gravière qui révéla d’extraordinaires
fautes de gestion et les appétits de nom¬
breux colons et fonctionnaires, avides de
récupérer les actifs dévalués de la société.
passif de 10 millions de francs
(équivalant à la moitié du budget de la
colonie), 400000 francs seulement étaient
réalisables et à répartir entre les créanciers.
L’affaire s’acheva par des règlements de
comptes judiciaires entre Emmanuel
*Rougier, syndic de la faillite Kong Ah, et
le groupe Hervé (administrateur)*Montagné (gouverneur) compromis dans
Sur
un
l'équipage du Kon Tiki à Raroia,
quelques jours après le naufrage
l’affaire.
Kon Tiki. * Radeau qui, en 1947, relia le
*Pérou à la Polynésie française. Poussé par
les *alizés, le Kon Tiki dériva pendant 101
jours sur 9000 km avant d’échouer sur le
Polynésie (carte postale norvégienne)
balsa, comme les anciens radeaux péru¬
viens, il mesurait 7,40 m sur 4,50 m ; il était
Koo Men Tong. Une des trois *associations socio-politiques chinoises de Polyné¬
sie française. Elle se qualifie d”’Associa¬
tion amicale de la Chine libre de Tahiti”.
tenant une voile carrée.
Elle prend son origine vers 1933, dans les
récif de *Raroia aux Tuamotu. Construit
en
muni de deux mâts croisés au sommet, sou¬
Il ne pouvait pas
remonter au vent et était équipé d’un avi¬
L’équipage se composait
de cinq Norvégiens, dont Thor *Heyerdhal, et d’un Suédois : Bengt Danielsson.
Après l’échouage, le radeau fut ramené à
Papeete, démonté et envoyé en Norvège.
L’expédition tentait de prouver la théorie
selon laquelle les Polynésiens auraient eu
une origine américaine et auraient franchi
ron de gouverne.
266
le Kon Tiki voguant vers la
rivalités de personnes et dans certains dés¬
accords d’ordre financier au sein du *Kuo
Min Tang. Tout en réaffirmant leur sou¬
tien à *Tchang Kai Chek, les dissidents se
rapprochèrent de la Société civile *Si Ni
Tong, récupérèrent à leur compte les
locaux du Kuo Min Tang, avenue Foch,
puis fondèrent leur propre mouvement, le
Koo Men Tong, le 21 novembre 1942. Le
KWAJALEIN
premier président de la nouvelle associa¬
tion fut Lo Kim Ming. Au-delà du soutien
moral à la *Chine nationaliste, le Koo Men
Tong développa une action sociale qui se
traduisit par le fonctionnement de la plus
fréquentée des écoles chinoises (fermée le
13 juin 1964), l’entretien d’une bibliothè¬
que et l’aide aux vieillards nécessiteux.
►
Koo Men Tong. Te "Koo Men Tong" ’o te
ho'êia ta’atira’a i na ta’atira'a e toru totiare -
poritita a te Tinito e parahi nei i Porinetia
Farâni. E au tôna huru i te "Ta’âtira’a auhoa
Taina Ti’ama nô Tahiti". Va tupu mai ’oia i
te area matahiti 1933 i mûri a ’e i te mau
pe’ape’a ta’ata tei hina’aro ia hau a’e le tahi i te
tahi, e tei fa ’atupu i te mau au ’orera ’a i te pae
’ohipafaufa'a i roto i te ta’atira'a "Kuo Min
Tang A turu noa ai ratou ia Chang Kai
Chek, te tapiri atura te feia i haere i rapae i te
ta’atira’a Si Ni Tong, mai te ’imi i te mau
rave’a ato’a no te pae faufâ’a e riro roa mai nei
ia ratou te fare teitei "Kuo Min Tang " i te aroa
Foch, i reira, ’ua ha’arnau te mau tinito nei i ta
ratou iho la ’atira ’a
te 21 no novema
’oia te "Koo Men Tong ’’ i
1942. ’O Lo Kim Ming te
peretiteni matamua o taua ta'atira'a ra. Ta’a’ë
noa atu ai te turura’a i tefenua Taina, ’ua
fa ’atupu ’o Koo Men Tong i te ’ohipa totiare e
’ua mahiti te ha’api’ira'a i te mau fare
ha’api’ira’a tinito tei haere rahihia mai ’e tae
roa atu
i te 13 no tiunu 1964. Te mahana i
’opani ai, ’ua tutava ato ’a teie ta ’atira ’a i te
ha’apa’o i te ho'êvahi vaira’aputa reo tinito ’e
ua tauluru
itoito i le mau ruau le au ia tauturu
ha ’apa ’ohia.
(Adam von) (17701846). Né en Estonie, cet officier du tsar fut
envoyé de 1797 à 1799 à *Canton et aux
Indes. De 1803 à 1806, il conduisit une
importante expédition scientifique russe
en Océanie. Il disposait de deux navires, le
Nadiejeda et la Neva. Il débarqua le 7 mai
1804 aux îles *Marquises où il séjourna 3
semaines. Il rapporta de très belles gra¬
vures des Marquisiens et de leurs tatou¬
ages. Krusenstern mena ensuite une belle
carrière scientifique à Saint-Pétersbourg et
KRUSENSTERN
écrivit de 1824 à 1827 un “Atlas de l’océan
Pacifique” qui le rendit célèbre.
Kuo Min
Adam von Krusenstern
Tang. Parti nationaliste chi¬
nois, démocratique et républicain, fondé
par le docteur’'’Sun YatSen en 1905. Après
la fondation de la République chinoise à
*Shanghaï (1911), le Kuo Min Tang fut
dissous par le ministre impérial Yuan Che
Kai qui tenta d’utiliser le nouveau régime
pour servir ses ambitions personnelles.
• A Tahiti, la société chinoise *Si Ni Tong
comprenait à cette époque différentes fac¬
tions. L’une d’elles prit le nom de Kuo Min
Tang et se constitua en association en 1922
pour mieux soutenir l’action de Sun Yat
Sen. En 1934, la faillite de *Kong Ah, affi¬
lié au Kuo Min Tang, entraîna de graves
dissensions au sein de l’association et pro¬
voqua sa rupture en un *Koo Men Tong et
un Kuo Min Tang. L’association Kuo Min
Tang, d’abord politique puis culturelle et
de bienfaisance, a fondé une école chinoise
en 1944. Située rue Lagarde, elle a accueilli
près de 500 élèves au début des années 50.
Elle sert aujourd’hui de lieu de réunion aux
membres de l’association.
Parmi les principaux dirigeants du Kuo
Min Tang, on relève les noms de Moo Pat,
Law Ah Loy, Paul Conscience, Michel
Law...
KWAJAEEIN. *Atoll des îles *Marshall
situé par
168° est et 9° nord. Ses 90 îlots
sableux entourent le plus grand *lagon du
le siège de l’association
Koo Men Tong
KOTZEBUE (Otto von) (1787-1846). Né
Estonie, ce navigateur entra à l’école des
Cadets de Saint-Pétersbourg et devint offi¬
en
cier de marine. Il était cadet sur la Nadie-
jeda lors de l’expédition de *Krusenstern
(1803-1806), puis reçut le commandement
du Rurik (1815-1818). Il découvrit alors
certains atolls des *Tuamotu, dont *Tikehau qu’il nomma Krusenstern. Il accom¬
plit un second voyage avec le Predpriatie
0823-1826) qui lui permit de reconnaître
*Motu One qu’il baptisa *Bellingshausen.
Ses notes de voyage furent publiées dans
son
“Voyage dans les Mers du Sud”; elles
fournissent d’intéressantes indications sur
le Tahiti ancien.
monde (2 335 km^) et sont pour la plupart
sous le contrôle du
Département américain
de la Défense. Kwajalein fut une des pre¬
mières bases japonaises reconquises par les
États-Unis au cours de la 2° Guerre mon¬
diale. Elle servit de relais pour les troupes
américaines lors de la guerre de Corée et de
base arrière pour les essais nucléaires effec¬
tués à Enmetok et *Bikini. Aujourd’hui,
l’extrémité occidentale de l’atoll abrite des
batteries de missiles anti-missiles reliées au
“Ballistic Missile Defense Systems Command” de Huntsville (AÎabama). L’atoll
comptait 8 000 habitants en 1985 (est.). La
plus grande partie de la population active
travaille à la base militaire ou aux villages
d’Ebeye et de Roi Namur, centres de ser¬
vices fréquentés par une population à haut
niveau de vie.
Kwajalein
Roi **Namur
|badon^..
_
‘
Tabik
^^6
•
'
0
48 km
»
Kwajalein'^
Airport
267
label, nom masc. Marque distinctive sur
un produit et garantissant à l’utilisateur
son origine, sa qualité ou ses conditions de
fabrication. Ainsi, le label d’appellation
d’origine “vin de Bordeaux” garantit la
provenance d’un vin du Bordelais.
Il n’existe pas de label pour les produits de
Polynésie française, ce qui permet une uti¬
lisation abusive des mots “Tahiti”
ou
“monoi” pour des produits étrangers et une
concurrence
déloyale pour les producteurs
du Territoire.
Labre, nom masc. Nom commun donné à
de nombreux Poissons très variés et for¬
mant une des familles les plus importantes :
les Labridés. Ils sont caractérisés par une
épaisses. Ce
sont des mangeurs de *Mollusques et de
coquillages qu’ils écrasent grâce à leur den¬
ture très développée. Ils manifestent une
activité incessante de jour et se reposent la
nuit, couchés sur le côté.
En Polynésie, il existe une cinquantaine
d’espèces de Labridés parmi lesquelles on
peut citer les majestueux Napoléons
(*mara) qui peuvent dépasser un mètre de
long, les Vieilles (*papae), les Girelles
{*po'ou).
bouche charnue
Labre
aux
lèvres
lac voir Temae, Vaihiria.
LACASCADE
(Étienne) (1841-1906).
*Gouverneur des *Établissements français
de l’Océanie de 1886 à 1893 (ce qui consti¬
plus long séjour d’un gouverneur à
Tahiti). Chirurgien de formation, bon
administrateur, Lacascade occupa de
tue le
hautes fonctions dans les colonies fran¬
çaises avant d’être nommé à Papeete. C’est
donc un homme d’expérience qui, chose
rare à l’époque, s’attacha à bien connaître
le Territoire et les habitants dont il avait la
charge. Il prit des mesures pour développer
l’économie de la colonie et créa la com¬
mune de Papeete (1890). Il essaya d’unifier
et de compléter les possessions françaises
en Océanie en annexant Rapa, en insti¬
tuant le *protectorat sur Rimatara et
Rurutu, n’hésitant pas à employer la force
si nécessaire. Par contre, il échoua aux îles
Sous-le-Vent et laissa la situation se dété¬
riorer. Ceci lui valut sans doute son rappel,
bien plus que les critiques calomnieuses
formulées par les colons ou publiées dans
le journal Les * Guêpes, notamment sous la
Georges Lacascade
plume de Paul *Gauguin.
LAGARDE (Georges) (1867-1946). Lils de
Lagarde arrivé à Papeete en 1856
soldat d’infanterie de marine,
Georges Lagarde fut, au début du siècle,
*juge de paix aux Marquises et aux îles
Sous-le-Vent. Il joua un rôle politique
important dans l’Entre-deux-guerres
comme membre du *Conseil privé du gou¬
verneur et fut un des principaux acteurs du
Félix
comme
268
ralliement de Tahiti à la *France Libre.
Une rue Lagarde joint à Papeete la rue du
Général de Gaulle et la rue Dumont d’Ur-
ville; elle longe l’ancien bureau de la
Société des Études océaniennes et l’école
Kuo Min Tang.
lagon, nom masc. Tahitien : tairoto. Éten¬
due marine située entre la *côte d’une île
haute et le *récif-barrière ou bien à l’inté¬
rieur de l’anneau récifal d’un *atoll.
•
Sur les pentes
sous-marines des îles
hautes, un récif frangeant se forme, quel¬
ques centaines de milliers d’années après
les dernières éruptions volcaniques. L’en¬
foncement progressif de la masse volcani¬
que éloigne ce récif du nouveau littoral et
en
fait un récif-barrière alors qu’un nou¬
récif frangeant se met en place.
veau
Le lagon, large de plusieurs centaines de
mètres, peut prendre la forme d’un *chenal
mais, en général, sa configuration dépend
de la présence ou non d’une *passe. Si le
récif-barrière est continu, le lagon est sou¬
peu profond, tapissé de dépôts
sableux et encombré localement de pâtés
vent
coralliens. Par contre, une ouverture sur le
large implique habituellement des profon¬
deurs dépassant la dizaine de mètres et un
fond de dépôts terrigènes apportés par le
cours d’eau s’écoulant au droit de la passe.
Le lagon d’un atoll a la forme d’une
immense cuvette d’un à plusieurs centaines
de kilomètres carrés et dont la profondeur
peut atteindre 30 à 40 m. Il est bordé par
une *plage de sable fin ou un *platier
interne riche en *Madréporaires dans une
zone
peu
profonde. «On trouve tout
d’abord des boules de *Porites verts qui
peuvent prendre des formes de micro¬
atolls, ensuite une majorité d’*Acropora,
la plupart du temps de forme branchue, qui
s’étendent jusqu’à 15 m de profondeur.
Èn
importance, on observe des
*Montipora, des *Millepora, des Lobophyllia ainsi que des Heliastrea» (J.-P.
Bablet, O. Cayet : “Le monde vivant des
atolls”). Le fond du lagon est sableux,
accidenté de *pinacles coralliens, parfois
cloisonné par des accumulations sableuses
comme à *Mataiva. Sur la partie supé¬
moindre
rieure de ces constructions, on retrouve les
laïc
Acropora, Porites et Millepora. Le lagon
s’ouvre sur l’océan par des passes pro¬
fondes qui jouent un rôle capital sur le
milieu lagonaire et la composition de la
flore et de la faune. Il communique aussi
par des chenaux {*hoa) ne permettant un
échange d’eau qu’à *marée haute ou lors
d’épisodes cycloniques.
L’enfoncement ou le soulèvement des atolls
se traduisent
par la submersion ou le relè¬
vement de l’anneau corallien (et de nom¬
situations intermédiaires). Les
lagons sont alors plus ou moins confinés.
breuses
«Le confinement croissant détermine une
flore et une faune de plus en plus pauvres
jusqu’à leur disparition complète dans le
cas
d’atolls comblés» (Bernard Salvat :
“Encyclopédie de la Polynésie”, tome 1).
Le manque d’échanges avec l’océan impli¬
que aussi une érosion plus active des pâtés
coralliens alors que ces derniers sont très
florissants dans les lagons ouverts.
La circulation des eaux est souvent très
complexe dans un lagon. Elle dépend de la
configuration du littoral et des fonds, de la
direction des vents et des *houles océani¬
ques et, surtout, de la présence de passes.
En dehors des épisodes pluvieux impor¬
tants, l’eau du lagon est plus salée que celle
de l’océan donc plus dense. On observe
LAGUESSE
(Eugène) (1863-1922). Ce
commerçant français débarqua à Papeete
en 1899. Contrairement à la majorité des
Français de cette époque, Laguesse possé¬
dait des capitaux qui lui permirent de fon¬
der un magasin appelé à connaître un vif
succès: “A la Ville de
Dijon”. Ce com¬
merce, situé face à la cathédrale, disparut
en 1956 et fit place à l’agence de voyages
tenue par Jeanine Laguesse.
lagune, nom fém. Étendue d’*eau marine
ou saumâtre
isolée de la mer par un cordon
littoral. Totalement isolée, la lagune
devient peu à peu un marais. Communi¬
quant avec la mer par une *passe, elle
constitue un milieu aquatique particulier
qui a sa faune et sa flore propres.
• A Papeari (Tahiti), à *Huahine et à
Raiatea, on peut observer quelques lagunes
qui sont parfois le cadre d’expérimenta¬
tions pour l’élevage des *huîtres et des
*moules.
Dans nie de Huahine, la lagune de *lV[aeva
ou Fauna Nui constitue un
plan d’eau suf¬
fisamment vaste et abrité pour attirer les
hommes depuis fort longtemps : plusieurs
sites anciens de *marae et d’habitations ont
été mis au jour sur ses rives.
lagune de Papeari occupée par des
parcs à huîtres
alors dans les passes, à marée montante, un
*courant superficiel venant de l’océan sur¬
du lagon en
profondeur. L’ensachage d’un lagon con¬
montant un courant sortant
siste en une montée du niveau des eaux
lorsqu’une forte houle ou des vents font
pénétrer de grandes quantités d’eau du
large vers l’intérieur.
Le lagon est un milieu privilégié, favorable
à
de
nombreuses
activités
humaines :
*pêche, *aquaculture (*perliculture aux
Tuamotu), loisirs nautiques et *tourisme,
installations d’équipements portuaires.
Il s’agit cependant d’un milieu fragile dont
l’équilibre écologique peut être facilement
rompu. Les houles cycloniques détruisent
des édifices coralliens et peuvent provo¬
quer l’ensablement des hoa. L’abaissement
du niveau marin (comme en 1983) affecte
les communautés coralliennes par suite de
l’élévation de la température des eaux et de
leur appauvrissement en oxygène. Ces acci¬
dents naturels sont rares.
Par contre, r*écologie et l’aspect des
lagons peuvent être durablement boulever¬
sés par les activités humaines : aménage¬
ments de remblais, de ^marinas et de
digues perturbant les courànts, extraction
de corail, rejets d’eaux usées et de pesti¬
cides, coulées boueuses provenant de tra¬
vaux sur les versants et dans les vallées,
pêche et ramassage abusif de coquillages.
Ces bouleversements ont pris un tour
inquiétant à proximité de l’agglomération
de Papeete et ont suscité la promulgation
des premières mesures de protection
écologique.
LAHARRAGUE. Famille de négociants
français établie à Papeete dans les années
1840. Propriétaires d’une importante mai¬
son de commerce de Valparaiso, les Laharrague s’installèrent à Papeete en 1843. Plus
que le commerce des perles et de l’huile de
coco, ce sont les fournitures à la marine qui
constituaient le gros des affaires Laharrague. Pendant près de trente ans, cette mai¬
son de commerce (qui représentait aussi la
maison Tandonnet) fut la seule qui eut une
importance notable. Les Laharrague jouè¬
rent un rôle social et politique en rapport
avec l’importance commerciale de leur
comptoir.
laïc, nom masc. et adj. (fém. : laïque). Au
sens premier du terme, membre d’une
*Église chrétienne qui ne fait pas partie du
*clergé. De façon plus générale, on appelle
ainsi une personne ou un organisme qui est
indépendant de toute autorité religieuse ou
confessionnelle. Les écoles laïques s’inter¬
disent ainsi tout enseignement religieux
269
LAITERIE
Une laiterie en Polynésie : la Compagnie agricole de Tahiti (Comat).
Située à Arue, au P.K. 4,5, la Comat
a été fondée le 23iuillet 1971 parla
famille Wan. En 1987, la société
emploie 62 personnes, dont 6
cadres, et se place au premier rang
des laiteries du Territoire, devant
les entreprises Sachet et Roche.
En 1986, la Comat a produit
2 361 745 litres de denrées dont :
975 000 litres de lait
203 000 litres de jus de fruits
375 000 litres de yaourts
721 295 litres de crème glacée
87 450 litres de desserts divers.
1.
L'approvisionnement de l'usine
est assuré chaque jour par la ferme
Comat de Taravao. Insuffisant,
notamment en saison chaude, il est
complété par du lait en poudre de
Nouvelle-Zélande mélangé à de
l'eau très pure tirée d'une nappe
phréatique d'Arue.
2. Le hall de l'usine est divisé en
deux unités de production
comprenant :
au fond, les postes de fabrication
des produits laitiers proprement
dits (lait pasteurisé, fromages et
yaourts de marque Yoplait)
à droite, les cuves de traitement
-
-
du lait
-
à gauche, les ouvrières
conditionnant le fromage blanc
premier plan, l'espace réservé
productions Freshka (crèmes
glacées, esquimaux. Jus de fruits,
sorbets, desserts divers).
-
au
aux
3 et 4. Cuves de 250 litres affectées
à la pasteurisation du lait ou à la
préparation des yaourts. Dans ce
dernier cas, le lait est ensemencé
des levains et subit une
avec
fermentation contrôlée de trois
heures environ. Les yaourts
peuvent être aromatisés avec des
fruits tempérés de NouvelleZélande ou de Californie ou avec
des fruits tropicaux d'origine
locale.
5. Poste de conditionnement
semi-automatique des yaourts.
6 et 7. Chaîne de fabrication des
sorbets et des crèmes glacées.
Le mélange aromatisé est versé
dans des moules où l'on a disposé
des bâtonnets au préalable.
Le démoulage est automatique
mais le conditionnement reste
manuel. Tous les produits de type
"novelties" (desserts glacés) sont
ensuite entreposés dans une
chambre froide à - 20° / - 40°.
270
par respect de la conscience des jeunes. La
laïcité ne doit pas cependant être confon¬
avec r*anticléricalisme qui dénonce
l’existence ou l’action des Églises.
due
•
Autrefois, dans les *fare, des récipients
de pierre servaient, semble-t-il, à recevoir
des chapelets de noix de bancoul. En brû¬
laiterie, nom fém. Lieu destiné à recevoir
lant, r*huile de celles-ci produisait une
qui éclairait. Selon l’ethnologue
Peter Buck, il est difficile d’établir des dis¬
tinctions nettes entre les *mortiers, réci¬
à le transformer en beurre ou en fromage.
les
le lait, à le conditionner et, éventuellement
A Tahiti, trois grandes laiteries sont
situées sur le plateau de *Taravao, à proxi¬
mité des principales *fermes laitières : ce
•
sont les laiteries Jamet, Teariki et Polycul¬
ture
où viennent s’approvisionner les éta¬
blissements Sachet
(également
appelés laiteries) pour assurer le traitement
et la transformation du lait. En 1985,
1 500 000 litres de lait ont été produits,
et
Comat
couvrant les deux tiers des besoins locaux.
fare ü. Te vâhi te reira no te ha’apa’ora’a ’e te
vaira'a tei fa’aau maita’ihia te anuvera no te
tu’u atu i te U eiaha ia ’ino, eiaha ato’a ia fifi. E
hi’opo’a roa hia te fare u e te mau ta’ata
(taote) nô te pu ’atu’atuora (Service d’hygiène).
Te U e vai i roto i te fare u te ravehia ia no te
mea
hâmani i te mau mâ'a ato’a e au ia hamanihia
mai roto mai i teie ma’a e u (pua’atoro ihoa ra)
mai te pata ’e te pata pa'ari.
E toru nâfare u e vai nei i Taravap, tei piha ’i
noa
iho i te mau ’auapua’atoro a tôratou mau
fatu : te fare u a Jamet, ta Teariki ’e te
Polyculture. Nô reira mai teüa Sachet ’e ta te
COMA T (e fare ü ato’a ta raua). Na raua ato’a
ho’i e fa’anaho ’e e fa’aherehere nei i te mau
mâ’a ato’a tei ’atu ’atuhia ’e tei fa ’aineinehia no
te ho’o i tepae no teie mau ma’a hamanihia i
te ü.
I te matahiti 1985, 1 500 000 ritera u tei
roa’a no te hina’aro o te ta’ata, ’ua tae’a epiti i
ni’a i te toru (213) tei nava'i i te operera’ahia i
roto i te matete o te
fenua.
flamme
pients pour la préparation des teintures, et
lampes de pierre. Ces récipients ser¬
vaient peut-être à ces différents usages.
L’usage de la lampe à huile devint général à
la fin du XVIIP siècle, mais on y brûlait de
l’huile de ^baleine : les besoins croissants
en
huile expliquent l’ampleur prise par la
chasse
*cétacés dans le
aux
cette époque.
Pacifique à
1860, la lampe à pétrole remplaça la
lampe à huile en dépit des quelques dan¬
gers qu’elle présentait. Enfin, avec la mise
en service de la petite *centrale
électrique
de Fare Ute en 1917, les premières
ampoules électriques firent leur apparition
à Papeete.
Vers
►
ramepa, mori tutu’i, ’amapura. No roto mai i
_
’e ’amapura i te reo tipe ’e.
Mea tahito atu te ramepa, mea huru ’api mai
te parau ramepa
te
’amapura. I te matamua, eporo’ati tuitui te
ravea no te
turama, e mori ti’a’iri ato’a tei
matau maita’i hia.
roto i te tahi
E tu’u i te mau ma’a ti’a’iri i
fâri’i mai te ’umete ’ofa’i, ’e ’ia
tutu’ihia e tahe mai tona hinu, te reira te
horo ’a mai i te ho F ’ama tei turama ’e te
ha’amaramarama i tepoiri ta’ota’o o tepo
(ru’i). Imûri mai ia tae rahi mai tepapa’a, ’ua
’afa ’i ato ’a mai ratou i ta ratou mau rave ’a ’api
’e te fa’ahiahia: i reira ia te ramepa i ’itehia ai.
E mau tao ’a hi’o teie, te vai ato ’a nei te mea
punu, e hi’o ihoa ra teparuru ’ama.
Te huru nô te ramepa : te fâri’i mori, te pou
tamaura’a ’uiti, te ’uiti ’e te hi’o. I te mau pae
fenua Tuha ’a Pae, e ramepa te parau
fa’a’ohipa rahihia ’are’a i Raro-Mata’i ma e
(Jean-Marie de) (17801860). Prêtre fondateur, avec Gabriel Deshayes, de la *congrégation des *frères de
LA MENNAIS
Ploermel. Ordonné
en
1804,
ce
fils de
bonne famille éduqué par un précepteur
devint en 1822 secrétaire du Grand Aumô¬
nier de France. Il abandonna pourtant
fonctions pour se destiner à la
môri tutu’i ia. ’Ua rau huru ato’a môri tutu’i.
Te vai nei te mori tutu’i hi’o, te vai ra te mori
tutu ’i paruru,
te vai nei te mori mata ’i, te vai
ra re mori tutu’i mahuahi
(mori gaz).
’o te tao'a hi’o ia e ravehia nô te
mori uira. E parau rohi ’apihia te reira na te
Fare Vana ’a ’e tei roto i te pu ’e parau ma ’ohi.
Te ’amapura,
toutes ses
formation de frères pour r*enseignement
des enfants des classes populaires. Il anima
de nombreux mouvements à
partir de
Ploermel. Il voulait donner aux gens du
peuple la possibilité d’améliorer leur sort
grâce à l’enseignement.
En 1960, l’*école privée créée à Papeete par
les frères de cette congrégation prit le nom
de La Mennais. Une statue fut érigée dans
lacourdece collège en 1985 àl’occasiondu
125'= anniversaire de la présence des frères
de l’Instruction chrétienne en Polynésie.
lampe, nom fém. Tahitien ; ati tuitui.
Récipient contenant un liquide ou un gaz
combustible destiné à produire de la
lumière. Appareil d’éclairage électrique.
lance, nom fém. Tahitien : *pâtia, *ômore.
*Arme à long manche terminée par une
pointe. James *Cook fait la description
suivante des lances brandies par les indi¬
gènes sur le rivage à son arrivée; «Leurs
armes sont de grandes lances faites d'etoa
(toa ou * 'alto), bois très dur : elles sont bien
polies et aiguisées à l’un des bouts;
quelques-unes ont près de 20 pieds de long
[plus de 6 m !], sans avoir plus de 3 pouces
de grosseur ; ils portent aussi une arme
d’environ 7 pieds de long [plus de 2 m],
faite du même bois, et qui est tout à la fois
un gros bâton et une pique : elle est polie et
aiguisée en large pointe, comme la pre¬
mière...». Il distingue ainsi deux types de
lance. Le premier est le pâtia, longue lance
effilée en ’aito servant vraisemblablement
LAN CHILE
d’arme de jet.
gouverneur, puis il remplit les fonctions
d’avocat et enfin celles de juge impérial.
deux tailles : l’une plus longue avec, à l’une
démêlés avec le gouverneur de *La Ron¬
Le second est le omore ou
lance-massue servant au combat rappro¬
ché pour frapper ou piquer. Il en existait de
des
extrémités,
une
lame
en
forme de
losange; l’autre plus courte et lourde
comme un *casse-tête. Les
Tahitiens, selon
W. *Ellis, sculptaient ou ornaient rarement
leurs armes; par contre à *Tubuai (Aus¬
trales), elles avaient un poli et un fini tout
particuliers.
Exilé un temps à Valparaiso à la suite de
cière, J, Langomazino revint finir ses jours
dans sa propriété de Paea.
Langouste,
nom
patia, ’omore, ta’o. Te ho’e teie ha’ana tama’i
nâ te mâ'ohi. E tao 'a ’oi ’e te ’oe 'oe tei
tâ’amuhia i ni'a i te ho'ë 'aufau (tape'ara’a). E
rave te mâ’ohi i te ra’au ’e te mau tao ’a mai te
pârau, te ra’aufa’a’oe’oehia. la au i ta Tute
(Cook) ifa ’a ’ite i roto i tâna puta i tôna
tapaera ’a mai. E mau tao ’a roroa hamanihia e
’ua tae'a te tahi mau
’omore e 6 metera. / tana paraura ’a, e 2 huru
te ra’au ra e toa (’aito),
’omore : e ’aito ihoa te ra’au no te hamani, te
vai nei te ta’o, ta rat ou e vero i ni'a i te enemi i
te atea
’e. Te vai nei ho ’i te ’omore no te tupa ’i
nâ ni’a iho i te enemi e aore ia te pati a roa
atu. Ho'ë, e tao’a ’oi tei te muara’a te tahi ra
ia mai te tupa'ira’a upo’o. E
ta’ata tahiti te nana’o i târâtou
mea huru poto
varavara te
mau hâ'ana tama’i, to Tupu'ai ma ra, e mea
nehenehe maita’i ta ratou mau ’omore, mea
taraifa’anehenehe ’oti'otihia te tino ’omore.
Panulirus pascuensis
Lan Chile
(Linea Aerea Nacional de
Chile). Compagnie aérienne créée par
l’État chilien en 1929. Elle dessert un
réseau intérieur et international grâce à 8
appareils de type Boeing 707 et DC 10 et a
transporté 387 000 passagers en 1985. Lan
Chile assure la liaison Santiago-île de
Pâques-Papeete depuis avril 1967. En
1987, ses deux rotations hebdomadaires lui
ont permis de transporter 19 594 passagers
et 97,4 tonnes de fret.
Justifia longimana
landau, nom masc. Voiture à cheval, de
quatre roues, munie d’une capote et com¬
portant deux banquettes se faisant face.
Ce type de voiture se répandit à Tahiti à la
fin du XIX"^ siècle: les promenades à la
Fautaua, voire le tour de nie se faisaient à
bord de landaus.
Autre sens : voiture d’enfant.
lande, nom fém. Grande étendue de terres
incultes et peu fertiles généralement recou¬
Panulirus penicillatus
vertes de *Fougères ou de petits arbustes.
En Polynésie, on trouve une lande à Gleichenia (*anuhe) sur les versants secs et
ensoleillés des collines.
LANGOMAZINO
(Joseph) (1820-1885).
Mar¬
Né à Saint-Tropez, il fut exilé aux
quises pour avoir comploté contre Napo¬
léon 111 en 1852, puis autorisé à se fixer à
Tahiti. Volontaire et intelligent, il fut
Joseph Langomazino
272
commis aux écritures dans les services du
aura
le plus commun est Panuliruspenicillatus.
Il existe d’autres
►
fém. Tahitien:
miti. Gros *Crustacé marin décapode dont
Panulirus longipes
espèces en Polynésie:
LANGUE
Panulirus longipes, Panuliruspolyphagus,
breuses
essentiellement sur le *platier externe des
aux
Panulirus homarus. Les Langoustes vivent
récifs et on peut les attraper la nuit. Elles
sont recherchées car leur chair est très
appréciée. C’est une espèce prédatrice car¬
nivore
se
nourrissant surtout de Mollus¬
ques mais aussi de cadavres d’animaux.
(Georg Heinrich von)
(1774-1862). Médecin allemand qui parti¬
cipa comme *naturaliste à l’expédition du
navigateur russe *Krusenstern de 1803 à
LANGSDORFF
1806. Le récit de son voyage comporte une
partie importante sur les *Marquises. Il en
fait la description géographique et livre
ses observations sur les moeurs et coutumes
parentés. Ainsi, le mot “hermi-
nette” se dit to ’i dans les îles de la Société,
aux
Australes et aux Samoa; il se dit toki
Marquises, aux Tuamotu, à Die de
aux îles Cook et en Nouvelle-
Pâques,
Zélande ; il se dit ko’i à Hawaï.
Les langues ont évolué dans le temps et à
l’intérieur de communautés insulaires sou¬
vent isolées. Le tahitien, qui s’écrit aujour¬
d’hui avec 13 lettres, a ainsi perdu
le K,
remplacé par la glottale figurée ’. La langue
tahitienne
s’est
d’autre j3ajt_appauvrie
depuis l’époque du contact avec les Euro¬
péens. Yves Lemaître, de 1’* Académie tahi¬
tienne, estime que les deux tiers des mots
inclus dans les dictionnaires composés il y
a
100 à 150 ans sont tombés en désuétude.
La civilisation polynésienne avait multiplié
des indigènes. Celles-ci furent enrichies par
les termes décrivant les éléments du milieu
péens vivant alors à Nuku Hiva (Roberts et
*Cabry) et par un petit lexique de 455 mots
marquisiens. Langsdorff illustra son
ouvrage de plusieurs dessins représentant
divers objets et paysages de Nuku Hiva.
existe ainsi près de 50 mots pour décrire les
stades de croissance et les différentes par¬
ties du cocotier et de sa *noix.
les témoignages des deux déserteurs euro¬
langue, nom fém. Organe musculeux et
mobile, fixé sur la partie inférieure de la
bouche. La langue est l’organe de la déglu¬
tition, du goût et de la parole. Par exten¬
sion, une langue est un système de signes
sonores
et
écrits
humain.
propre
• L’Océanie compte
à
un
groupe
quelque I 800 langues
sur les 5 000 recensées dans le monde.
se
-
Elles
répartissent en trois groupes :
les langues australiennes, au nombre de
200 à 300, sont vraisemblablement venues
d’Asie il y a 40 000 ans ou plus avec les
hommes
'ayant peuplé la *Papouasie-
Nouvelle-Guinée. De là, elles auraient été
introduites en Australie et en Tasmanie par
les peuples qui ont franchi l’isthme reliant
pays à la
maximum de
ce
12000 ans.
Nouvelle-Guinée lors du
régression marine il y a
langues papoues (741 répertoriées)
étaient parlées par des populations venues
les
-
d’Asie orientale qui se sont installées en
Nouvelle-Guinée à la fin de la dernière
époque glaciaire, entre 13 000 et 8000
avant J.-C.
-
les 800 langues austronésiennes forment
le groupe le plus étendu géographique¬
ment: 120 millions d’individus les parlent
dé Madagascar à Hle de Pâques, en Indo¬
nésie, aux Philippines, au Vietnam et dans
la péninsule de Malaisie.
Dans le groupe des langues de Polynésie
orientale appartenant à l’ensemble austro-
nésien, les linguistes distinguent un sousgroupe
proto-marquisien (marquisien,
mangarévien, hawaiien), un sous-groupe
proto-tahitien (tahitien, maori, rarotoiigien, paumotu) et le pascuan. Le voca¬
bulaire de ces langues montre de nom¬
naturel dont elle dépendait étroitement. Il
Par contre, des emprunts ont été faits
l’anglais et au français pour désigner des
objets ou des êtres inconnus : matini (la
machine), uâhu (le wharf, le quai). Le Tahi¬
tien n’a parfois utilisé que son propre
vocabulaire pour désigner quelque chose
de nouveau : le cheval se dit ainsipu’aahorofenua (le cochon qui court sur la terre).
Georg Heinrich von Langsdorff
L’Académie tahitienne travaille à l’élabo¬
ration d’un dictionnaire qui permettra de
combler les lacunes de la langue face aux
progrès de la civilisation industrielle et
post-industrielle.
Au recensement de 1983, sur une popula¬
tion totale de 166 753 habitants, 115 664
personnes déclaraient parler tahitien,
82 745 le lire, 76 896 l’écrire, tandis que
139 561 personnes assuraient parler fran¬
çais, 122 894 le lire et 119 584 l’écrire.
Voir aussi: bilinguisme, écriture.
arero, reo.
Teie fa tao’a i roto i te vaha. '0 te
arero te mero e
’ohipa nei no te ’operera'a i te
mâ’a ’e te hôro ’a na te niho e ha 'amaru a
momi atu ai.
E hôro 'a ato 'a mai te arero i te au o te ma ’a ’e
’afarora ’a o te parau.
Te vai nei te hôeparaupa’ari teifa’a’ite ato’a
te
mai e, e tao ’a maita ’i te arero, e tao ’a ino ato ’a
tei ta te ta’ata noa fa’a’ohipara’a iana.
No reira i parauhia ai e : e auahi maua te arero
ra,
nei.
Enehenehe ta te arero efa’atupu i tepe’ape’a,
e
’ama tâna auahi. E nehenehe ra te 'arero e
fa'atupu i te hau, e ’oa’oa te noa’a mai.
E parauhia : e reo to te ho ô nuna ’a, e ’ere atura
i te arero, e reo ra. Ei hi’ora’a te nuna’a
mâ’ohi: e reo mâ’ohi: te nuna’a farani: e reo
farâni ta râtou ’ia e parau ra.
E hôro ’a mai te reo i te ho ô mau tapa ’o ta ’i
(’oto) ’e tepâpa’i ato’a ’eifa’ata’ara’a i te mana
’o te hina'aro ’o te reirapupu ta’ata ia au i
tôna huru. E tano iafa’âta’ahia 1800 reo nôte
pae fenua Oteania.
Taua mau reo ra, ’ua tatuha ’ahia ratou e toru
pupu.
Te reo auteraria ’e tei au mai, tei ni’a
râtou i te 200 aore ra 300 mai te mea ra, ia au i
273
LANTANA
fenua ’Atia te reo
’auteraria, tae mai ra i te mau pae fenua
te mau ma'imira’a: no te
’Oteania i te tau ’auiui (40000 matahiti i
ma’iri), nâ te nUna’a iparahi i Papua-Niutinea
te reira reo i ha ’aparare. ’Ua tae roa teie reo i
Tetamania no te ’ahe ’era 'a te nuna ’a i reira. E
riro e, ia au i te mâ'imira’a a te mau ’aivana’a
12 000 matahiti i mûri roa i tô tatou tau. E 741
huru reo e paraparauhia ra e te nuna'a papua
’e ta te nüna'a ’Atia hiti’a-o-te-ra efa’a'ohipa
nei i roto i tô râtou orara ’a, to tera tuha ’a
fenua ’e to tera tuha’a fenua : ’e te reira, mai te
area matahiti 13 000 ’e tae mai i te matahiti
8 000 hou te Metia. Te vai nei te tahi reo no
roto i te pupu reo ’o initia ’oteania, te au ’e te
fa ’a ’ohipahia ’e te nuna ’a e ora ra i te pae
fenua e ha ’a ’atihia e te moana initia :
120 000 000 ta ’ata e paraparau ra i te reo initia
oteania. Taua mau fenua ra teie ia te vetahi ’o
râtou: ’o Matatata ma, ’o Rapa Nui,
Initonetia, ’o Manira (Firipino), te mau fenua
’anami (Vietnam) ’e tae roa atu i te fenua
Maretia.
Te mau reo i roto i te pupu reo ma ’ohi, e
’itehia te mau reo nu’uhiva (matuita), ma’areva
orara ’a ma
’ohi, ’ua fa ’ananea ’e ’ua fa ’anaho te
i roto i tona reo, i te mau
pi’i rau ’e au ’e ’e tano maita’i nô tôna huru ’e
ma ’ohi i tana parau
te peu natura e
fana ’ohia ra e ana. No reira, i
ha ’ari ’e tona mau
roto i te tupura ’a no te
tatuha’ara’a, mai te ma’a ’e tae atu i te tumu ’e
hope roa atu te tumu ha ’ari ta ’ato ’a, ’ua rae ’a e
50 parau no te fa’a’itera’a i te huru nô te
ha ’ari. 1 te pae ra no te mau tao ’a
’e te mau
’ohipa tei ’ore e matarohia ’e tei ’ore i ’itehia e
ratou, tei ’ite ’apihia, tei o ’api i roto i ta ratou
peu, ’uafa ’a ’ohie noa ratou i te horo ’a i te i’oa
no te reira mau ’ohipa. No reira ’ua tipe’e mai
ratou i roto i te reo peretane ’e te reo farani no
taua mau tao’a. Teie te tahi hi’ora’a: matini =
machine, uahu = wharf.
’Ua rave noa ato ’a te ma’ohi i tâna iho
pu’eparau no te tu’u i te i’oa o te hôâ ’ohipa
’api, le cheval = tepua’ahorofenua.
Te rave nei te Fare Vana ’a i te ’ohipa no te
fa’anahonaho ’e tefa’aineinera’a i te tahi
titionare, te nehenehe e fa’arava’i mai i te reo
ma’ohi na roto i te rohira’a i te tahi mau parau
’ei tauturu ’e ’ei fa’ahaere i te peu ’e te hiro’a
ma’ohi ia o ato’a atu ’oia i roto i te tau ’api
’e te vaihi. Te vai ato’a nei te pupu reo ma ’ohi
ato’a e tomohia nei. ! te tai’ora’a ta’ata no te
pa’umotu ’e te reo rapanui).
! roto i ta râtou pu’eparau tata’itahi e ’itehia ai
te Jet i ’ira ’a.
166 753, 115 664 ta ’ata tei tapa ’o e ’ua ’ite ratou
i te parau tahiti, 82 745 ta ’ata ’ua ’ite ato’a i te
’ano ’i (reo tahiti, reo maori, reo raroto ’a, reo
matahiti 1983, i ni’a i te rahira’a huira’atira
Teie te hô’ëhi’ora’a: te to’i efa’a’ohipahia teie
Are’a ra, 139561 ta’ata teifa’a’ite mai, ua ’ite
fenua Tuha’a Pae ’e i Hamoa. I Matuita,
Tuamotu, Rapa Nui, Raroto ’a ’e Niuterani e
toki tâ râtou ia parau. Are’a, i Vaihi (Hawaï) e
ato’a i te tai’o ’e 119584 ta’ata ’ua ’ite ato’a i te
parau i roto i te reo no te mau fenua
te
Totaiete,
tai’o, 76896 ta’ata ’ua ’ite ato’a i tepâpa’i.
ratou i te parau
farani, 122 894 ta’ata ’ua ’ite
papa ’i.
ko’i.
Te haere nei te reo i tefaufa’ara’a na roto i te
tau e horo nei
’e i roto ato’a i te mau ’amuira’a
farereira ’a, mai
tô te mau motu atea. I roto i te reo tahiti: 13
reta ora, area te (’) e parauhia te reira e reta
pohe nâ te reo ’ïa e tapa’o nâ roto i te ’otu’ira’a
ta ’ata tei ateatea haere te mau
reo.
Mai te mahana a tae mai ai tepapa’âi Tahiti
mâ, i reira ato ’a te reo i te vevera ’a. ’Ua fa ’a ’ite
’o Yves Lemaitre, mero no te Fare Vana ’a, e :
La Pérouse exposant son
d'expédition à Louis XVI
farereihia i roto i
nô te mau tau i mahemo (100,
150 matahiti i mûri), ’ua ’ore roa e ha’apa’o
fa’ahouhia i teie mahana. I roto i te peu ’e te
te rahira ’a o te mau parau e
Lantana
te mau titionare
projet
Lantana, nom masc. Lantana camara.
Tahitien; tatarâmoa. Arbuste épineux de
la famille des Verbénacées. C’est une plante
originaire d’Amérique centrale qui a été
introduite à Tahiti par le capitaine Chappe
en 1853.
A l’origine, on a utilisé le Lantana pour
faire des haies résistant au bétail. Malheu¬
reusement, il s’est très vite répandu et a
conquis les zones sèches de basse et
moyenne altitudes. Ses fleurs, jaunes et
roses, sont très parfumées.
LA
PÉROUSE (Jean-François de
GAL AUP, comte de) ( 1741 -178 8). Officier
de marine français. Sa longue et brillante
carrière commencée en 1756 lui valut de
recevoir en 1785 le commandement de la
Boussole et de V*Astrolabe pour une
grande expédition scientifique en Océanie
qui comprenait de nombreux savants :
astronomes, botanistes, dessinateurs, phy¬
siciens, minéralogistes et ingénieurs. Il
séjourna à Hle de Pâques, aux Sandwich
(Hawaï), puis redescendit vers les Samoa et
la Nouvelle-Calédonie avant de faire escale
à *Botany Bay.
Il repartit d’Australie en
1788 et l’on n’eut plus jamais de ses nou¬
velles. Toute son expédition disparut au
*
Vanuatu.
Plusieurs navires partirent à sa recherche':
ceux de *Marchand, d’*Entrecasteaux et
de *Dupetit-Thouars. En 1827, Peter *Dil-
274
LA RICHERIE
Ion trouva des traces du naufrage des deux
navires dans Hle de Vanikoro. Dumont
d’Urville confirma ce naufrage l’année sui¬
vante. Mû par une sorte d’intuition, La
Pérouse avait confié ses lettres et son jour¬
nal à des officiers britanniques en Austra¬
lie. Ces documents furent publiés en 1797
sous le titre de “Voyage autour du Monde”.
lapilli, nom masc. pl. Projections volcani¬
ques solides constituées par de petits frag¬
ments de roche de 2 à 50 mm de diamètre.
Les lapilli sont de taille intermédiaire entre
les *cendres et les *scories.
LAPITA. Site
archéologique de la côte
ouest de la *Nouvelle-Calédonie, devenu le
site éponyme d’un complexe culturel qui se
de
*poterie, la poterie Lapita, ainsi décrite par
José Garanger: «de formes souvent com¬
posites : carènes, épaulements, bords éva¬
sés, fonds plats... et décor en pointillés
effectué sur engobe (enduit) rouge à l’aide
d’un peigne et composé de motifs très
divers dont la spirale et la grecque».
• La culture Lapita apparaît au IP millé¬
naire av. J.-C. et l’on perd ses traces au
début de notre ère. Les vestiges de cette
culture ont été repérés sur plusieurs sites
disséminés en ''’Mélanésie et en Polynésie
occidentale. Les “gens du Lapita”, ancêtres
des Polynésiens, se sont établis longue¬
ment aux “^Fidji, Tonga et Samoa avant
leur exode vers la Polynésie centrale et
orientale..Gens de la mer, on les a opposés
aux Mélanésiens, gens de la terre. Les
choses ne semblent pas aussi simples. Pour
J. Garanger, «... force est de constater que
les ancêtres des Mélanésiens et des Polyné¬
siens avaient des genres de vie fort compa¬
rables : ils cultivaient les mêmes plantes,
caractérise notamment par un type
élevaient les mêmes animaux, avaient une
technologie semblable. Gens de la mer
autant que terriens, ils entretenaient des
relations interinsulaires, ce que les Océa¬
niens faisaient encore à l’arrivée des Euro¬
péens et dans l’ensemble du Pacifique.
Certes, une diversité dans les comporte¬
ments était alors observable, engendrée
par des siècles d’évolution dans des milieux
différents et dispersés sur un océan
immense. Cette évolution n’avait cepen¬
dant pas empêché le maintien d’une unité
culturelle profonde...
Il paraît donc bien
difficile de retenir l’idée que deux popula¬
tions, de cultures totalement différentes,
entrepris séparément la conquête des
LAPLACE (Cyrille) (1793-1875). Amiral
français, Laplace accomplit son premier
tour du monde de 1829 à 1833 sur la Favo¬
rite. De 1834 à 1836, il se vit confier V*Ar-
laquelle il fit un nouveau
monde. Le but de ce
voyage était plus politique que ceux de ses
prédécesseurs. Laplace devait à la fois
s’opposer à l’expansion anglaise en Océa¬
nie, représenter la France en Amérique du
Sud, nouvellement indépendante, et enfin
témise
avec
voyage autour du
protéger et aider le commerce français.
Son navire s’étant échoué à Tahiti, il resta
dans nie du 23 mars au 22 juin 1839. Là, il
put réunir la population et les
chefs et
obtenir l’abrogation de la loi interdisant
aux '•^missionnaires catholiques de s’établir
à Tahiti. Il signa avec *Pomare Vahiné IV
une convention pour la liberté du culte
îles océaniennes. Tous devaient avoir par¬
catholique. Le Journal que fit publier
Laplace est une source intéressante pour
l’étude de l’histoire de la Polynésie.
Polynésie”, tome 4).
LA RICHERIE voir Gaultier de La
ont
tagé une même culture ancestrale, lente¬
ment et longuement élaborée avant l’entrée
dans le Pacifique» (“Encyclopédie de la
Voir aussi : céramique, Mangaasi.
Lapita. 1. Site Lapita d'Erueti
(Vanuatu) : env. 350 av. J.-C.
2. Tessons de poterie Lapita.
Richerie (Eugène).
275
LA RONCIÈRE
LA RONCIÈRE (Émile de) (1803-1874).
Officier de cavalerie, ancien élève de l’école
de Saumur, Émile de La Roncière connut
une
jeunesse et un début de carrière mou¬
Impliqué dans une affaire de
vementés.
moeurs
où on l’accusait d’avoir attenté à
petite-fille du maréchal
Soult, il fut condamné, injustement, à pur¬
ger une peine de prison de 1835 à 1843.
Réhabilité en 1849 par le prince-président
Louis-Napoléon, il reçut un commande¬
ment dans la Garde nationale puis fut
nommé inspecteur des colonies en Algérie
l’honneur de la
1852. Il se révéla un homme de terrain
habile et efficace, et le ministre de la
en
Marine et des Colonies lui proposa en 1859
(probablement influencé par l’amiral Clé¬
ment de La Roncière) un poste de *gouverneur à Saint-Pierre-et-Miquelon. Après
cinq années passées dans ces îles au climat
rigoureux, il obtint d’être muté à Tahiti
pour succéder à Eugène *Gaultier de La
Richerie. La Roncière poursuivit l’œuvre
de son prédécesseur en encourageant le
développement économique de la colonie.
11 diminua le montant des *impôts et fit
publier un guide du *colon pour inciter à la
création d’établissements agricoles et com¬
merciaux. Une route carrossable permit de
relier tous les districts de Tahiti à Papeete
et d’exporter aisément les productions des
petits planteurs polynésiens et européens,
ceux-ci étant encouragés par la prospérité
du domaine d’*Atimaono et conseillés par
un nouveau corps
d’inspecteurs en agricul¬
ture. La Roncière engagea deux réformes
administratives importantes : l’extension
des lois contenues dans les codes métropo¬
litains à tous les habitants du * Protectorat
et le retour (mais temporaire) à une forme
puis réussit en 1949 à se faire élire *sénaAdversaire juré de *Pouvanaa, il ne
put cependant rien contre l’ascension du
*Rassemblement démocratique des Popu¬
teur.
lations tahitiennes et de son leader. 11 ne se
représenta d’ailleurs pas lorsque son man¬
dat prit fin en 1952. Atteint de troubles
mentaux, il décéda accidentellement au
Val-de-Grâce en 1958.
laser, nom masc. Sigle de “Lumière
yJmplifiée par Stimulation d’une Émission
de Radiations”. Appareil qui produit des
particules lumineuses (photons) concen¬
trées en un flux à fréquence unique, dirigé
dans une seule direction.
Les faisceaux laser ont déjà trouvé un
grand nombre d’applications. Ils peuvent
servir à réaliser des alignements et des
mesures très précises en génie civil. La cha¬
leur intense qu’ils produisent est utilisée en
micro-chirurgie
pour
les opérations de
l’œil, l’ablation de tumeurs ou les soins
dentaires par exemple. L’industrie emploie
le laser pour des soudures délicates ou le
découpage de matières très résistantes
comme le verre trempé, les aciers spéciaux
ou le diamant.
Dans le domaine des com¬
munications, les faisceaux peuvent ache¬
miner les émissions de radio et de télévision
sur de très grandes distances. Le laser est
également utilisé pour des examens médi¬
caux (scanner) et la lecture des “'’disques
dits compacts, l’absence de contact méca¬
nique évitant les bruits de fond.
Aujourd’hui, les chercheurs se penchent
sur l’emploi possible du laser dans la fusion
thermonucléaire.
d’autonomie interne. Les réformes entre¬
prises et son attitude lui valurent bien des
inimitiés : celles des fonctionnaires ambi¬
tieux, des négociants escroquant les insu¬
laires, et du clergé catholique qui n’appré¬
ciait pas que fussent remises en question la
*théocratie de *Mangareva et la construc¬
tion (en grande partie aux frais de la colo¬
nie) d’une cathédrale disproportionnée à la
population de Papeete. Émile de La Ron¬
cière dut quitter Tahiti le 25 novembre
1869, regretté par les Polynésiens qui ten¬
latérite, nom fém. ’'‘Sol argileux rougeâtre
qui se forme dans les régions tropicales.
En Polynésie, la latérite provient de l’alté¬
ration chimique des *basaltes et peut dur¬
cir, voir cuirasser les sols dépourvus de
végétation. 11 peut en résulter un processus
de désertification et
un
appauvrissement
*nappes souterraines. 11 faut alors
envisager un ^reboisement en pins ou en
*falcatas pour enrayer le phénomène.
des
tèrent en vain d’obtenir son retour. Il prit
sa retraite en
1870 et finit ses jours à Paris.
LASALLE-SÉRÉ (Robert) (1898-1958).
Né dans le Béarn en 1898, Robert LasalleSéré devint
inspecteur des colonies
en
1930, et c’est au titre d’inspecteur général
des colonies qu’il fut chargé de mission à
Tahiti en 1947. Présent lors de l’affaire du
*
Ville d’Amiens, il incita le gouverneur par
intérim Jean Haumant, hésitant et inexpé¬
Robert Lasalle-Séré
276
rimenté, à adopter une position ferme face
aux émeutiers. En 1948, il entreprit une
série de réformes douanières et fiscales.
latifundium, nom masc. (pl. : des latifun¬
dia). Très vaste domaine en partie exploité,
où l’on pratique généralement une agricul¬
ture extensive et archaïque au bénéfice
d’un propriétaire souvent absentéiste. Le
terme nous vient des Romains qui dési¬
gnaient ainsi les grands domaines dont la
superficie excédait les possibilités d’exploi¬
tation d’une famille. On rencontre aujour¬
d’hui des latifundia dans le bassin méditer¬
ranéen, en Asie du Sud-Est et surtout en
Amérique latine. Pour ce dernier ensemble
géographique, on utilise plus volontiers le
mot espagnol
latifundio(s).
LAVAUD
Les terres désertes de certaines îles Mar¬
quises (Nuku Hiva, Ua Huka), propriétés
du Territoire mais concédées à des éle¬
veurs, peuvent être considérées comme des
latifundia sur lesquels on pratique un *éle-
vage
extensif de chevaux, bovins et
chèvres.
latitude, nom fém. Angle formé par la
verticale tirée d’un lieu vers le centre de la
provoquèrent une longue série d’attaques
et de procès contre la Mission catholique.
Le système théocratique qu’il avait mis en
place gênait l’administration coloniale fran¬
çaise et aussi certains Européens peu scru¬
puleux. Pour tenter d’apaiser ces polémi¬
ques, Mgr “"Jaussen éloigna le R. P. Laval
de “"Mangareva et le fit venir à Tahiti en
1871. Il y rédigea des Mémoires fort utilisés
par les historiens et y mourut en 1880.
Terre et le plan de r*équateur. Mesurée en
degrés, minutes et parfois secondes, la lati¬
tude donne la position sur un “"parallèle au
nord ou au sud de l’équateur.
Papeete est située à la latitude 17° 32’ sud.
Voir aussi: longitude, point.
lavatube, nom masc. Galerie ou chambre
souterraine située dans
croûte de lave refroidie qui l’emprisonnait,
Autre sens : liberté d’action.
Laurier, nom masc. Plante appartenant
au groupe des Lauracées, lequel comprend
divers autres Arbres et Arbustes : “"Cam¬
Les feuilles du laurier
commun
entrent
dans les assaisonnements culinaires. On les
tressait en couronnes dans l’Antiquité pour
ceindre la tête du vainqueur d’une épreuve
sportive, guerrière, artistique ou littéraire.
On peut être ainsi couvert de lauriers puis
se reposer sur ses lauriers...
Plusieurs Lauriers poussent en Polynésie :
le Laurier des bois (Daphné laweola), le
Laurier rose à fleurs jaunes (Thevetia
peruviana) et le Laurier rose.
•
en se vidant forme une
tunnel. Les lavatubes sont
la poche de lave
cavité
phrier, Cannelier, Sassafras...
les flancs d’un
Quand une masse de “"lave en
fusion s’échappe par une brèche de la
“"volcan.
ou
un
nombreux à Hawaï où ils font l’objet d’une
exploitation touristique. Certains attei¬
gnent un kilomètre de longueur.
A Tahiti, le Trou du Souffleur de Tiarei est
un
lavatube situé en bordure de la falaise.
A Hitiaa, dans la vallée de la Faatautia, «se
des galeries aux larges voûtes
basaltiques suintantes, aux stalactites de
lave aux formes étranges, à l’obscurité
mystérieuse» (Paule Laudon : “Randon¬
trouvent
nées en montagne”).
Laurier rose. Nerium oleander ou Ne-
rium indicum. Tahitien: tarona. Arbuste
Laurier rose
ornemental de la famille des Apocynacées.
Ses fleurs sont blanches, roses ou rouges.
C’est une plante originaire de Grèce, dont
la sève est réputée toxique pour l’homme et
les animaux car elle contient plusieurs glu-
cosides dont l’oléandrine, la nérigérine, la
nériine. On utilise cependant les fleurs en
“"médecine tahitienne pour guérir les plaies
infectées, la gale et la teigne.
On emploie les branches ramifiées pour
faire des lance-pierres ou pour capturer les
crabes.
LAVAL (Honoré) (1808-1880). “"Mission¬
naire des “"Sacrés-Cœurs de Jésus et de
Marie. Avec le père “"Caret et le frère
Columban Murphy, il faisait partie du
premier groupe de missionnaires catholi¬
ques qui débarqua aux îles “"Gambier en
1834. Homme de grande foi, très résistant
sur le plan physique, il fut de toutes les
missions difficiles : essai d’installation à
Tahiti en 1836, d’où, avec le R.P. Caret, il
fut expulsé ; développement de la Mission
aux Tuamotu en 1849 (Faaite,
Fakarava).
En 1852, il retourna aux Gambier où il fut
le supérieur de la Mission catholique jus¬
qu’en 1868. La rigueur des lois et règle¬
ments (““"Code mangarévien’’) qu’il fit
adopter et appliquer et son intransigeance
lavatube
LAVAUD (Charles) (1798-1878). Ce capi¬
taine de vaisseau français fut envoyé en
Nouvelle-Zélande de 1840 à 1843 pour
assister les “"baleiniers français. A bord de
VAube, il conduisit les premiers et derniers
“"colons français à “"Akaroa et sut les pro¬
téger lors de r“"annexion de la NouvelleZélande par la Grande-Bretagne. En 1848,
il fut nommé “"commissaire du roi à Tahiti
remplacement de “"Bruat. Sans grande
expérience politique, laissé sans instruc¬
tions officielles, Lavaud s’efforça d’appli¬
quer le statut du “"Protectorat au meilleur
profit de Hle qui, ravagée par la guerre,
était dans un état pitoyable. Il parvint à
en
établir de bonnes relations avec la reine
“"Pômare IV et respecta ses prérogatives. Il
Charles Lavaud
277
connut des difficultés avec les colons fran¬
çais et une partie de l’administration colo¬
niale après la proclamation de la 11'= “"Répu¬
blique française. Il sut réaliser la transition
entre la monarchie et le nouveau régime,
mais ne crut pas au développement agri¬
cole des îles et le négligea, contrairement
au gouverneur Bruat.
lave, nom fém. Produit liquide, rejeté par
les *volcans, constitué principalement par
du *magma en fusion. Les types de laves
dépendent de leur composition chimique,
lazaret, nom masc. De l’allemand lazarett
qui signifie “"hôpital. Endroit isolé, dans un
“"port ou un “"aéroport, où l’on effectue des
contrôles sanitaires et où l’on
garde en
quarantaine les personnes qui arrivent de
pays où sévissent certaines “"maladies
contagieuses.
• De la fin du X1X‘= siècle jusqu’aux années
1950, Tahiti disposa d’un lazaret sur l’ilôt
de “"Motu Uta. 11 consistait en six maison¬
nettes de bois et servit aussi à interner des
suspects politiques, notamment une tren¬
taine de résidents allemands en 1914.
de la pression et de la température.
Les laves de type basaltique qui ont donné
naissance aux îles de Polynésie sont pau¬
silice, très fluides et très chaudes
( 1300°C). Elles peuvent ainsi couler sur de
grandes distances et sur de faibles pentes.
vres
en
trachytiques sont au contraire
silice, très visqueuses et à une
température d’environ 800°C. Ces der¬
nières s’écoulent peu et s’accumulent
Les laves
riches
en
autour et à l’intérieur du cratère.
En Polynésie, on rencontre plusieurs
types de lave ; les “"basaltes, les trachyandésites, les dolérites, les “"phonolithes... Les
leader, nom masc. Terme d’origine
anglaise qui signifie guide ou conducteur.
Ce nom est donné au chef d’un parti politi¬
que, d’un mouvement populaire ou d’un
Etat. “"Pouvanaa a Dopa fut, par exemple,
le leader du mouvement autonomiste dans
les années 1960.
Un leader peut être aussi un athlète ou une
équipe qui domine une épreuve sportive.
•
Marquisiens distinguaient dans leur voca¬
bulaire trois qualités de pierre selon le
grain, la résistance ou la légèreté : ovao,
puhite’a, patako. Avec les laves à grain fin,
on obtenait des herminettes ou des pilons
au bel aspect poli. Aux galets de rivière
plus ou moins difficiles à travailler, les tail¬
leurs devaient préférer les blocs de basalte
prismatiques présentant des plans de
frappe tout préparés.
Voir aussi : roche.
arrivé à Tahiti en 1865, Albert Leboucher
est né à Papeete le 8
juillet 1888. Commer¬
çant et armateur, il fut également apprécié
comme homéopathe et acupuncteur. Après
1945, il s’engagea dans la vie politique et se
fit élire à 1’“" Assemblée représentative, dont
il fut le vice-président jusqu’à sa mort, en
1954. Par ailleurs, il remplit les fonctions
de président de la “"Chambre de Commerce
municipal de Papeete.
A Papeete, la rue Albert Leboucher relie le
►
vari auahi. E tao ’a tahe teie, e vari paruparu te
fa ’aru ’ehia mai e te ho‘ë mou ’a auahi ia tae i te
taime e tupu ai te auahi, epiha'a mai te reira
i te mou’a auahi. Tei te huru o te mau
vari ’ano ’i, te ne 'ira ’a ahu ’e te anuvera.
ra
Homme
et de conseiller
Hom. : formes du verbe laver.
na roto
(Albert) (1888-1954).
politique. Fils d’un menuisier
LEBOUCHER
i raro i te fenua te mau vari auahi tei
Te vai
fa’atupu mai i te tahi mau motu no Porinetia,
mau motu te reira tei ’ere i te ’ofa’i terehe, e
vari tahe e te vera ho’i ’e tae’a I300°C te
marché à l’avenue du Prince Hinoi en tra¬
versant le Quartier du Commerce.
Georges Leboucher (1919-1973), un de
fils, fut également élu à l’Assemblée
territoriale où il siégea de 1955 à 1967, et
dont il assura la présidence à la suite des
•
ses
événements de 1958 et de la démission de
J.-B. “"Céran-Jérusalemy.
René Leboucher (1923-1986), un autre
ve'ave’a. la mani’i mai te reira, e nehenehe
•
vahipahe’e. Te vai ato’a nei te tahi mau vari
auahi huru au noa te ahu, are ’a ra, e mau ofa ’i
semblée territoriale de 1954 à 1985.
rat ou e horo i te ateara’a rahi roa
’e i te mau
de ses fils, fut secrétaire général de l’As¬
faufa’a roa ta râtou e hôro’a mai e te ’itehia
atu.
Mea varavara te reira vari auahi te tahe, e vai
noa ra
’oia i te hiti ’auvaha no te mou’a auahi
e aore ra i roto
mai.
I Porinetia, e rave rahi mau huru vari auahi ia
au
i ta te mau aivana’a ma’imira’a e i’oa ana’e
tôrâtou. E toru ta te Nu’uhiva e fa’a’ite nei tei
te huru tô râtou pa ’ari, to ratou teiaha ’e aore
ra te mâmara’a, ’oia ato’a te hu’a one. Teie te
mau i’oa matuita = te 'ovao, te puhite’a, te
patako.
Te mau vari auahi e horo ’a mai i te ’ofa ’i, e
hâmani hia te to ’i, te penu ’e tae atu i te mau
tao’a huru rau.
I roto i te ’anâvai, le vai ato ’a nei te tahi mau
’ofa ’i rarahi e mea ’ohipa rahi ra, ia ’ohipa
iana, â nahonaho atu ai.
LEBRETON (Louis) (début du XIX>= siè¬
1866). Peintre et aquarelliste qui parti¬
cipa à l’expédition de Jules “"Dumont
cle
-
d’Urville en Océanie de 1837 à 1840. «On
lui doit un certain nombre de planches, en
noir ou en couleurs, scènes, vues de pay¬
sages ou portraits, concernant l’Océanie
française, qu’on trouvera dans D’Atlas pit¬
toresque” du voyage. Les plus connues
nous montrent “La maison de l’évêque aux
îles Gambier”, “La résidence de Pritchard
à Papeete” et “Le tombeau de Pômare II à
Papaoa» (P. “"O’Reilly : “Répertoire biblio¬
graphique de Tahiti et de la Polynésie
française”).
LEBRETON
Louis Lebreton, Illustrateur.
1. Laflottebritanniquedansleport
de Papeete. 2. La baie de Matavai
et la pointe Vénus vues de la colline
du Tahara’a. 3. Mea'e marquisien.
4. Guerrier marquisien.
1. Nu'u moana peretane i ni'a i te
uâhu no Papeete. 2. Te roto o
Matavai ’e te otue nô Venus ’o tei
patahia mai te ’aivi nô Tahara'a.
3. Meae Nu'uhiva. 4. 'Aito
Nu’uhiva.
279
LE CADRE
LE CADRE
*
(Pierre-Marie) (1875-1952).
Missionnaire catholique français qui fut
envoyé aux Marquises, à HivaOa, en 1900.
De novembre 1912 à janvier 1921, il fut
administrateur apostolique. Nommé
*vicaire apostolique en 1921, il succéda à
Mgr * Martin. La situation était assez diffi¬
cile (écoles fermées, personnel réduit, épi¬
neuse question des possessions de la *Mission...), mais il parvint néanmoins à
relancer la Mission avec l’aide des Sœurs
de *Cluny qui ouvrirent l’école d’Atuona
en
voyages du *poisson Tahiti et Moorea, des
aventures de *Hina et de l’anguille du lac
*Vaihiria...
Les personnages légendaires les plus
de Polynésie sont Hina, *Hiro et
connus
*Maui. Les récits que les Polynésiens fai¬
saient de leur
*origine et de leurs héros
présentaient des variantes selon les archipels.
Voir aussi : genèse, mythe.
Autre sens : texte accompagnant une illus¬
tration (photographie, carte...).
1924.
Pierre-Marie Le Cadre
LE CAILL (Émile) (1919-1985). Homme
politique né à Papeete le 21 mars 1919.
Émile Le Caill fit son entrée en politique
avec l’affaire du * Ville
d’Amiens, en 1947,
duquel il se
sépara rapidement pour militer au sein de
aux
côtés de *Pouvanaa,
l’*Union tahitienne. E. Le Caill fut conseil¬
ler municipal de Papeete de 1948 à 1967 et
conseiller de gouvernement de 1958 à 1962,
de 1965 à 1967 et de 1972 à 1979. Il fut
chargé des différents secteurs de l’écono¬
mie polynésienne, puis des finances. Il
proposa en 1979 une réforme complète des
contributions qui ne fut jamais soumise à
l’Assemblée territoriale, ce qui entraîna sa
démission. Dès lors, il se consacra à la
*Chambre d’Agriculture, dont il fut le
secrétaire général jusqu’à sa mort. Émile
Le Caill laissa le souvenir d’un homme
intelligent, compétent et intègre.
ivre de légendes européennes
►
’a’ai, ’a’amu. Te ho’ë teie tuatapapara’a no le
mauparau fa'ati'ahia, tei vauvau e aore ia tei
fa ’a ’ite mai i te huru ’e i te mau ’ohipa i tupu ’e
i ravehia e te hui tupuna i tahito ra. E mau
parau faufa’a 'e te fa’ahiahia te riro ’ei hi’ora’a
no te ha ’afaufa ’a i te orara ’a no te mau u ’i
_
ato ’a
LE CLEAC’H (Hervé-Marie).Né en 1915
dans le Finistère, ordonné *prêtre en 1943,
le R.P. Le Cléac’h fut nommé administra¬
teur
apostolique des *Marquises le 8
décembre 1970 ; il arriva à Taiohae en mars
1971. Nommé *évêque de Taiohae le P"'
mars
1973, Mgr Le Cléac’h resta en fonc¬
tion jusqu’en 1986. Bon connaisseur de la
langue et de la civilisation des Marquises, il
se retira à Ua Pou pour se consacrer
travaux de traduction.
à des
légende, nom fém. Récit populaire, à
caractère
merveilleux, ayant parfois un
fond historique, transmis de *génération
en
•
génération.
De ^tradition orale, la culture polyné¬
sienne abonde en légendes ayant trait à la
nature, aux héros et aux *dieux. La plu¬
part de ces récits furent consignés par les
*missionnaires et navigateurs, soucieux de
préserver de l’oubli les récits poétiques du
passé. Une riche documentation fut ras¬
semblée au début du XIX® par J.M. *Orsmond et publiée par sa petite-fille Teuira
*Henry dans “Tahiti aux Temps anciens”.
On y trouve le récit de la Création du
monde, des dieux, de l’homme, suivi d’au¬
tres légendes : celles du *cocotier, de r*arbre à pain, de la découverte du feu, des
280
’e i te mau tau ato ’a e haerehia. ’Ua ’i teie
tuatapapa i te mau maita ’i ’e te
faufa ’a, le au i te ta ’ata tata ’itahi ia fana ’o nâ
roto i te ma’imira’a i te ha’afaufa’ara’a nôte
reira. Te fa’ali’a ’e te fa’a’ite mai nei te ’a’amu i
te huru no te fenua o te nuna’a ma’ohi ’e te i
ato’a i ni’a iho, tefa’ati’a ato'a nei i te mau
’ohipa i tupu i muta’a ra ’e te mau fa’aterera’a
mau parau
a to
tahito, te mau ’aito no te mau motu
tata ’itahi
’e ’oia ato ’a te mau atua i
ha’amorihia e vera i tera tau. Na te mau
mitionare ’e te mau ihitai horomoana
matamua i
fa ’aherehere ’e i tape ’a mai i taua
tuatapapa ra na roto i te pâpa’i
haerera ’a i roto i te puta, ia nehenehe ia tatou
to teie u’i ia ’ite i te mau ’ohipa no te tau tahito
mau parau
’e te huru no te nuna’a i taua tau ra. E rave
rahi mau pu’e parau faufa’a roatei
ha’aputuhia i te ’omuara’a no te ’ahuru ma iva
o te tenetere (XIXe) na te ta’ata ra ’o
J.M. Orsmond, tei nene’ihia e Teuira Henry
’oia te mo ’otua mau iho a Orsmond. Te puta
ra ia
“Tahiti aux Temps anciens”. E ’ite tatou i
roto i te reira puta i te mau
huru ’a’ai ri’i ato’a.
Te vai nei te ’a ’ai no te rahura ’ahia te ao
’ohi, te parau tuatapapa no te mau atua, te
’a’amu i ni’a i te ta’ata, tona orara’a ’e tana
ma
peu,
’ua rau te mau ’a ’ai e fa ’ati ’ahia ra i roto :
ha ’ari, te parau no te
te parau no te tumu
’uru, te auahi i te ’itera’a-hia e te ma’ohi,
Tahiti ’e ’o Mo’orea. ’Oia
mau i roto i te ’a’ai no Tahiti ’e ’o Mo’orea, ’ua
tumu
te tere no na i’a o
fa’aauhia teie na fenua mai te i’a tei tere ’e mau
atu i te vâhi tei reira râua i teie mahana.
Te vai
ato’a ra te ’a’amu ’o Hina ’e tepuhi no te roto
’o Vaihiria...
LÉGITIMITÉ
Te mau ta’ata fa’ati'a rahihia a’e i roto i te
’a ’ai o Porinetia : ’o Hina ïa, ’o Hiro, ’o
Maui tae noa alu i te mau atua, mai ia
mau
Ta ’aroa, ia Tu, ia Tane, ia Ro ’o, ia Ru ’oia
ato ’a
’o Hiro te atua o te nana ’eia. Tei te huru
’e te vahi i tupu ai te mau ’a ’ai to ratou ato ’a ia
fa’ati’ara’a. ’Aita e tu’ati nei te huru no te
’a ’ai. Tei roto ato’a i teie pula le parau faufa ’a
mau
rahi no te mau ta’oti'ara’a fenua (mata’eina’a) i
terafenua ’e terafenua (Tahiti, Mo’orea,
Tuamotu...).
(chevalier, officier, commandeur) et pou¬
vant être admis aux dignités de grand offi¬
cier ou de grand-croix.
• La Légion de *Marie est un mouvement
spirituel catholique bien implanté en Poly¬
nésie : elle a pour but la sanctificatiorf des
familles au moyen d’exercices de piété
envers la Vierge Marie.
S’emploie aussi pour exprimer un grand
nombre : les moustiques sont légion.
EDWARD DODD
législatif, adj. ou nom. Qui a rapport à
*loi. Un organe législatif a pour mis¬
sion de faire les lois : on parle de pouvoir
une
législatif (par opposition au pouvoir *exécutif), d”^assemblée législative, de corps
législatif mis en place après des *élections
législatives.
• En Polynésie française, le pouvoir légis¬
latif est détenu, pour les affaires de compé¬
tence locale, par l’Assemblée territoriale.
Le travail législatif est organisé par le
bureau de l’Assemblée au cours des deux
sessions (administrative et budgétaire). Le
bureau fixe l’ordre du jour des délibéra¬
tions, à moins que le Conseil des ministres
ne demande rins.cription prioritaire d’une
proposition. Les projets sont discutés, par¬
fois à la lumière des avis formulés par le
^Comité économique et social, éventuel¬
lement amendés, puis adoptés si une majo¬
rité simple leur est favorable. Le déroule¬
de la séance est consigné sur un
procès-verbal puis les documents sont
transmis au président du Territoire. C’est
le président de l’Assemblée qui assure la
publication au * Journal officiel des déci¬
sions ressortissant de la compétence de
ment
l’Assemblée territoriale.
législature,
livres de légendes polynésiennes : traditionnelles
et modernes
légion,
nom
fém. Dans l’Antiquité
romaine, corps d’armée de 4 500 hommes
commandé par un consul ou un légat.
Légion étrangère a été fondée en 1831
des volontaires étrangers se mettant
au service de l’armée française. Ce corps
• La
avec
d’élite
s’est
illustré
sur
de
nombreux
champs de bataille (Camerone, *Bir
Hakeim par exemple) et a réalisé des tra¬
vaux d’utilité publique dans certains pays
où il a servi. Depuis 1963, un bataillon de
légionnaires est stationné à Hao. II a parti¬
cipé à la construction de la base avancée du
’^Centre d’Expérimentation du Pacifique.
• La Légion d’honneur est un ordre natio¬
nal créé par Bonaparte en 1802, qui distin¬
gue les meilleurs serviteurs de l’État à titre
civil ou militaire. Elle compte près de
250 000 membres répartis en trois grades
nom
fém. Période durant
laquelle une ^assemblée *législative est
appelée à exercer ses pouvoirs. En France
métropolitaine, sous la IIP République, la
durée de la législature de la Chambre des
Députés était de quatre ans. Depuis 1945,
sous la IV® et la 'V® République, l’Assem¬
blée nationale est élue pour cinq ans. Il en
est de même, en Polynésie française, pour
l’Assemblée territoriale. Une législature
peut être interrompue par la *dissolution
de l’Assemblée nationale par le président
de la République.
La Chambre des Représentants des ÉtatsUnis est renouvelée quant à elle tous les
deuxo ans, alors qu’en Australie et en
Nouvelle-Zélande, la législature est de trois
ans.
En U.R.S.S. les élections
au
Soviet
Suprême ont lieu tous les cinq ans.
légitimité, nom fém. Caractère de ce qui
est légitime, conforme à la loi ou à l’équité.
La légitimité du pouvoir est reconnue lors-
la Légion étrangère à Tahiti
281
que ce pouvoir correspond aux aspirations
profondes de la population. Sous l’Ancien
Régime, la légitimité monarchique préten¬
dait reposer sur un choix divin symbolisé
par le sacre du roi. Dans les démocraties
libérales, la légitimité s’appuie sur le *suffrage universel.
légume, nom masc. Plante cultivée dont
les feuilles, tiges, bulbes, fleurs ou racines
sont
comestibles
sans
avoir à subir de
transformation industrielle. En *botanique, le légume correspond à la forme du
*fruit des Légumineuses, encore appelé
*gousse (Haricot, Pois, Lentille...). Il existe
environ 200 espèces de légumes. Aux côtés
des salades, tomates, pommes de terre et
autres haricots, les botanistes considèrent
légumes les fraises, les melons, les
pastèques, tout comme les ananas ou les
bananes, généralement classés parmi les
fruits. On distingue les légumes verts, ou
frais, et les légumes secs, qui se conservent
comme
d’une saison à l’autre.
Les légumes tiennent une place essen¬
tielle dans la nourriture de l’homme. Long¬
LEHARTEL
(Armand) (1820-1893). Ce
colon français arriva en Polynésie en 1843
comme
marin, ce qui lui valut de participer
à de nombreux combats lors de la *guerre
franco-tahitienne. En 1847, il s’établit
comme *colon militaire à Papara. 11 fut,
parmi les soldats français ayant tenté cette
expérience, l’un des rares à persévérer. Il
développa son lopin initial au point de
devenir un important propriétaire foncier
et se lança également dans le commerce et
la boulangerie. 11 laissa une très nombreuse
descendance en Polynésie.
LEJEUNE (Jules Louis) (début du XIX'
siècle). Dessinateur de l’expédition com¬
mandée par Louis *Duperrey en 1823.
Lejeune est l’auteur de la plupart des
planches illustrant le passage de la Coquille
dans
les
îles
de
la
Société.
L’“Atlas
Lejeune” comprend 36 dessins à la plume
ou au crayon, ’'’aquarelles, camaïeux ayant
trait à la Polynésie française.
•
temps cultivés dans les jardins (autocon¬
sommation), les légumes, depuis la 2®
Guerre mondiale, font l’objet d’une culture
plus systématique tournée vers la commer¬
cialisation et parfois même l’exportation.
Cette culture s’effectue soit en plein champ,
soit sous forme de culture maraîchère.
Les cultures maraîchères sont des cultures
intensives exigeant beaucoup de soins, de
bonnes connaissances techniques, un maté¬
riel et des installations sophistiqués (sys¬
tème d’irrigation, *serres...). Elles intéres¬
sent les légumes à croissance rapide et de
rapport élevé. La culture légumière se
concentre autour des grandes
aggloméra¬
tions (ceintures maraîchères) ou dans cer¬
taines régions favorables, telles les plaines
irriguées du pourtour méditerranéen
{huertas de la plaine de Valence...). Les
principales zones de cultures légumières en
France sont la Bretagne, la Région pari¬
sienne, le Comtat venaissin et le
Roussillon.
Polynésie française, aux côtés des
*tubercules traditionnels (*taro, *manioc,
*patate douce, *igname...), dont la pro¬
duction, largement autoconsommée, est
difficile à chiffrer, se développent les cul¬
•
En
*pastèques, en rapide extension. Les cultures
maraîchères quant à elles représentent en
valeur plus du quart de la production agri¬
tures d’*ananas, de *melons et de
LEMAIRE(Jacob)(1588-1619).Enl614,
navigateur hollandais se vit confier une
expédition par Isaac Le Maire, son père,
riche marchand d’Amsterdam qui avait
fondé la Compagnie d’Australie, société
commerciale rivale de la Compagnie hol¬
ce
landaise des Indes orientales. Assisté du
capitaine *Schouten, Jacob Le Maire arma
VEendracht, navire de 220 tonneaux et le
Hoorn (110 tonneaux). Ils explorèrent la
Terre de Feu et furent les premiers à dou¬
bler le Cap *Horn. En avril 1615, l’expédi¬
tion arriva en vue des Tuamotu du Nord
mais ne semble pas avoir établi de contacts
les habitants ; il en fut de même aux
Tonga, aperçues quelques semaines
plus tard. Par contre, les Hollandais furent
très bien accueillis à ’^Futuna et Alofi, îles
qu’ils baptisèrent Hoorn, du nom du port
d’attache de l’expédition. Le Maire attei¬
gnit enfin Djakarta en octobre 1616, sans
avec
îles
avoir découvert le *continent austral. 11
du retour, âgé de 31
mourut sur la route
ans.
LEMASSON (Henry) (1870-1956). Arrivé
à Tahiti en 1895, H. Lemasson servit dans
l’administration
comme
receveur
des
Postes jusqu’en
d’origine asiatique, elles se concentrèrent
longtemps sur les versants des collines de
Tahiti. Aujourd’hui, elles sont descendues
dans la plaine (Papara surtout) et intéres¬
1904, puis à nouveau de
1912 à 1920. Fonctionnaire compétent, il
organisa le service postal en Polynésie mais
se fit surtout connaître par son oeuvre de
photographe. Sa collection se monte à 400
clichés pris à Tahiti, aux îles-Sous-le-Vent
et aux Marquises. Ces *photographies
furent présentées à l’*Exposition univer¬
polynésiens.
Voir aussi : agriculture, maraîchage.
de l’Océanie en 1903.
cole totale.
sent
bon
A l’initiative de maraîchers
nombre
de
cultivateurs
selle de Paris en 1900 et servirent à dessiner
les '''timbres des '''Établissements français
LEMASSON
Henry Lemasson, photographe.
1. Autoportrait (vers 1900), 2. Le
chef Teriieroo et sa famille.
3. Jeune femme tahitienne.
Embarquement sur la Croix du
Sud (Papeete). 5 et 6. Scènes de la
4.
vie quotidienne : porteurs de fruits
dans une vallée de Tahiti, la halte
du gendarme (Australes).
283
LE MOINE
LE MOINE (Charles-Alfred) (1872-1918).
Ce peintre français est arrivé en Polynésie
1902 et y mena une carrière de fonction¬
naire ; administrateur aux Gambier puis
en
instituteur aux Marquises. Son œuvre est
restée longtemps méconnue et pourtant,
d’après P. *0’Reilly, «ombres et lumières
s’équilibrent harmonieusement» dans ses
tableaux.
11 y a parfois chez lui de forts
jolis mouvements, d’agréables dispositions
des personnages. Ses portraits sont res¬
semblants. Le sérieux de ses œuvres, leur
côté “copie de la nature” leur confère une
documentaire. Ajoutons qu’il y
aurait à découvrir en lui un artiste d’allégo¬
valeur
ries et de symboles» (Plaquette imprimée
pour l’exposition de 1978 au *Musée Gau¬
guin). Son œuvre compte quelques crayons
et une soixantaine de tableaux conservés
en Polynésie par des collectionneurs pri¬
vés. Parmi ces tableaux, les plus représen¬
tatifs de l’art de Le Moine semblent être :
“Tahitiennes d’autrefois”, “Course de che-
"Une fête à Punaauia”,
huile sur toile de C.-A. Le Moine
vaux aux Marquises”, “Le Bain”, “Une fête
à Punaauia” et “Vers la vie”.
partie de l’*opposition, il constitua une
nouvelle *majorité parlementaire et fut élu
président du Territoire le 9 décembre 1987.
Il conserva son siège de député aux élec¬
tions de juin 1988.
lèpre, nom fém. *Maladie grave et mor¬
*bacille de Hansen. Cette
des formes extérieures
telle due
au
maladie
revêt
impressionnantes car la peau du lépreux se
couvre de pustules et d’écailles, mains et
pieds sont réduits à l’état de moignons. Le
système nerveux est peu à peu atteint.
• La Polynésie était peut-être prédisposée
à la lèpre dans la mesure où il existait,
avant l’arrivée des Européens, une grave
maladie de peau très proche de la lèpre,
nommée ’o’ovi à Tahiti et kovi aux Mar¬
quises. Mais Européens et Chinois intro¬
duisirent de nouvelles formes de cette
maladie. De plus, la syphilis et la tubercu¬
lose, alors très répandues, sont des facteurs
favorables au développement de la lèpre.
Aux
Marquises, 4,45% de la population
était touchée à la fin du XIX'= siècle, mais il
plus que 66 malades en 1919, la
plupart ayant succombé aux autres épidé¬
mies. La lèpre toucha aussi les îles du Vent,
ne restait
certains atolls des Tuamotu comme Reao
(Rapa).
Aujourd’hui, la maladie est en voie d’éra¬
dication et ne touche plus que 2 personnes
sur 1000 en Polynésie.
et Pukarua, et même les Australes
►
repera, ’o’ovi. E ma’i ri'ari'a teie, e ma’ipohe
ho’i tei tupu mai na roto i te roa’ara’a Ma te
tino ’e te ho E 'auto ’o, ’oia ho ’i te ho E mau
mea ora
mai te tu 'a te hum te haere mai e
’amu i roto i te tino. E ma’i ataata roa, no te
mea e
’i le tino i te tahi mau patapata
purepurera’a huru ’e tepota'a haere na m’a i te
tino e au mau te poa Va na ni'a i te rima ’e te
LÉONTIEFF (Alexandre).Homme politi¬
que. Né le 20 octobre 1948 à Teahupoo, il
fit des études d’économie aux universités
de Rennes et de Paris. Chef du bureau des
*Finances territoriales de 1971 à 1973, il
devint ensuite chef du Service des * Affaires
économiques (1973-1977). Son action à la
mairie de Pirae et au sein du *Tahoera’a
Huira’atira lui valut la confiance de Gas¬
ton *Flosse et son élection comme conseil¬
ler territorial en 1977, puis conseiller de
gouvernement de 1982 à 1984. Il assura les
fonctions de vice-président du gouverne¬
ment et de ministre de l’Économie, du
’avae e ’amu teie mau ’auto ’o i to ’oe tino ’e e
toe noa mai te mau tu’e ana’e, te rima,
ferurira ’a o te ta ’ata i ro ’ohia i teie ’ati.
Hou te papa ’a a tae mai i Porinelia, e ’o ’ovi
roa i te
ihoa to Tahiti ’e Matuita ma, ia rahi mai ra te
feia rapae te papa 'a ’e te tinito, na ratou i
fa’arahi te huru no le ma’i repera, na reira
ato’a te ma’iporomu, te tona, te tuto’o riro
atura te reira ’eifa’ananea roa i le ma’i repera.
I Matuita, e maha ’e te afa lai’o i ni’a i te
hanere te huira’atira i tae’a i le ma’i ’o ’ovi i te
ahuru ma iva o te tenetere i te malahiti 1919 e
66 ’o’ovi i toe mai te rahira’a ’uapohepohe i te
tau ma ’i.
/ Reao, Pukarua ’e i Rapa, ’ua ’itehia
Plan, du Tourisme, de la Mer, de l’Indus¬
trie et du Commerce extérieur de 1984 à
Alexandre Léontieff
284
1986. Il fut élu *député de la Polynésie
française en mars 1986, tout en conservant
des fonctions ministérielles allégées (le
Tourisme et la Mer). Au cours de l’année
1987, Alexandre Léontieff contesta la poli¬
tique suivie par le président J. *Teuira et
démissionna du gouvernement le
décembre. Rejoint par une douzaine de
conseillers du Tahoera’a et la plus grande
te
’avae, te tari’a, te ihu e ma’i ri’ari’a ’e te ’ino
ato’a. Enehenehe teie ma’i e ’o’ovi efa’a’ino
groupe de lépreux à Puamau
(Hiva Oa)
■
LEURRE
te tahi mau ta'ata tei rae'a i te ma'i repera.
I teie mahana, te roa ’a nei i te rapa 'au ’e i te
fa ’aora i te feiâ ma ’i, mai te mea râ e, e piti
noa
ta'ata i roto i te tauatini, teie e toe ri’i noa
nei i roto i te ma'i repera i Porinetia nei.
léproserie, nom fém. Lieu où l’on isole les
malades de la
*lèpre afin d’éviter toute
propagation.
• Les premières tentatives pour créer une
lessivage, nom masc. Action de laver, de
nettoyer quelque chose à l’aide d’une
solution.
En pédologie, on appelle ainsi l’action
des eaux de pluie qui, s’infiltrant dans le
•
*sol, entraînent les particules minérales en
profondeur et appauvrissent le sol.
Les sols des plateaux et des pentes des îles
hautes sont souvent lessivés ; ils sont éga¬
lement dits “désaturés”.
LESSON (René) (1794-1849). Pharmacien
et naturaliste, chargé du Jardin botanique
de Rochefort, Lesson fut nommé zoologue
de l’expédition de *Duperrey (1822-1825).
Il recueillit environ 300 très beaux échantil¬
lons minéralogiques, des laves basaltiques
madrépores, et réalisa de remarqua¬
ornithologique
rencontrée dans le Pacifique Sud. Lesson
laissa une description précise des pays et
des peuples découverts dans son “Voyage
autour du monde” publié en 1838.
aux
bles dessins de la faune
léproserie en Polynésie semblent remonter
à 1874, date à laquelle on essaya de parquer
les lépreux dans certaines petites vallées.
La population marquisienne n’accepta pas
cette ségrégation, se refusant à se séparer
de ses malades en dépit des risques. La
maladie s’étendant, y compris à Tahiti, on
décida d’exiler tous les malades aux Mar¬
quises et une petite léproserie fut ouverte à
Puamau (Hiva Oa). Elle fut abandonnée
en 1895 car son entretien était trop oné¬
reux. Il fallut attendre 1914 pour que la
colonie envisage une politique cohérente :
une léproserie digne de ce nom fut ouverte
cette année-là à *Orofara dans une vallée
isolée de Mahina. A Reao, des petits *dispensaires furent également mis en service
pour traiter les malades.
Il n’existe plus aujourd’hui de léproserie en
Polynésie. Le centre de soins d’Orofara
n’est en fait qu’un village abritant une qua¬
rantaine de personnes âgées sous surveil¬
lance médicale.
leptospirose voir Rat.
(Ferdinand de) (1805-1894).
Diplomate français en poste en Égypte, en
Espagne puis en Italie, Lesseps abandonna
la carrière diplomatique pour regagner
l’Égypte où, avec son ami Saïd Pacha, il
conçut et réalisa le percement du canal de
LESSEPS
Suez en 1869. 11 s’intéressa ensuite à un
projet : le percement de r*isthme
de *Panama. Fort de son immense popula¬
nouveau
Letchi, nom masc. Nephelium letchi. On
la famille des Sapindacées.
Les fruits, de
protégés par une enve¬
loppe de couleur rouge, sont délicatement
parfumés et de ce fait très recherchés.
En Polynésie, des températures trop éle¬
vées, y compris en saison fraîche, entraî¬
nent une production relativement médio¬
cre. Il faut donc planter les arbres en
altitude ou aux Australes. La majeure par¬
tie de la production locale vient du plateau
forme sphérique,
de Taravao.
leurre, nom masc. Objet destiné à tromper
la proie en imitant un animal dont elle se
nourrit. Artifice qui fait illusion.
• En
Polynésie, on connaît le leurre à
*bonite (tahitien ; ’apa, aviti) constitué par
la *hampe en nacre taillée et polie ressem¬
blant au corps d’un poisson et la touffe de
crins imitant sa queue. Le leurre sçrvant à
attirer les *poulpes, calmars et seiches
(tahitien: tote fe’e, *poreho) simule un
coquillage de type porcelaine (pôreho).
L’ensemble est formé d’une baguette de
bois taillée en pointe à l’extrémité ou
munie d’un *hameçon, tandis qu’à l’autre
extrémité de nombreux fragments de
coquillages et une *plombée sont fixés de
manière à former une sorte de boule. Le
leurre est attaché à une corde en V de telle
dépendances nourrirent de
grands espoirs de voir leur isolement pren¬
dre fin, mais la compagnie de Panama fit
un
Tahiti et
ses
^faillite dans un scandale retentissant. Les¬
seps fut condamné alors qu’il avait sombré
dans la folie.
années 1950
écrit aussi litchi ou lychee. Arbre fruitier de
rité, il recueillit les fonds nécessaires et
fonda une compagnie en 1879.
la léproserie d'Orofara dans les
manière que, descendu dans l’eau, il se
maintienne horizontal. A l’autre extrémité,
bambou ou une courte canne à pêche
d’imprimer des mouvements de
au pôreho dont l’éclat des cou¬
leurs attire le poulpe qui s’y accroche. Il est
alors rapidement sorti de l’eau.
permet
rotation
leurres à bonite en nacre (aviti)
285
LEVER
Hom.:
leur
possessif).
(pron. pers.); leur (adj.
►
’apa, ’aviti. E tao’a teie e rave’a na tefeia tai'a,
nô te ’ohipa rava’ai ia haere i te tautai na tua,
nô te hi (auhopu, ’a'ahi). E rave te ma'ohi i te
’apa ’oia ho ’i te matau tahuna. Tona huru, e
’apa ’apa parau fa ’a ’ana ’anahia, i ni ’a iho ’ua
tâ’amuhia te matau ’e te huruhuru manu, ia hi
râ e taviriviri teie ’apa na roto i te miti ia tere
’ei reira ia te auhopu aore ra te ’a ’ahi e ’amu ai,
mau atu ai i ni ’a i te matau. Taua parau ra, ia
tere e rave mai
LE’WIN (John William) (1770-1819).
Artiste et naturaliste anglais qui fit un
séjour en Australie en 1800 puis vint à
Tahitien 1801. Il y resta neuf mois, en dépit
des troubles régnant sur la côte nord, col¬
lectionna des insectes et réalisa quelques
dessins en noir et blanc.
sous-bois de Tahiti, dessin de John Lewin
’oia i te hoho ’a o te i ’a, are ’a te
huruhuru manu i ni’a iho o te ’aero i’a ia (e i’a
ha’avare).
Nô te fe’e teiparauhia e tôtêfe’e, e ta’amuhia
ia te matau i ni’a i te tahi ra’au tei ha'amauhia
i ni’a iho te mau hu ’ahu’a poreho parari
ha’amenemenehia. E tuihia mai te tahi taura
nô te fa’ahoro i te tôtêfe’e i raro ’e i ni’a iho e
tâ’amuhia te hoôofe, te reira ta ’oe e taviriviri
noa, nâ te reira e fa ’a ’anapa i te poreho ia haru
te mata o te fe ’e ’e ia tapi’i i ni’a i te ’apa. No te
varo
e matau ha ’apupahia i ni ’a i te ni ’au, e 4
aore ra e 5 ta’amuhia ai te arainu i ni’a iho,
-
tu’u atu ai i tepae apo’o varo.
Lézard, nom masc. Les Lézards consti¬
lever de
poids, nom masc. Tahitien:
’ôfa ’i. Action de force consistant à soulever
un objet lourd. Autrefois, en Polynésie,
cette épreuve servait à mesurer la force des
chefs et des guerriers. Il fallait soulever une
pierre ovale et sans aspérité, la placer sur
l’épaule et l’y maintenir. La pierre était
enduite de *mono ’i pour la rendre glissante
et augmenter les difficultés.
Aujourd’hui, ce sport est surtout pratiqué
aux Australes. Cette épreuve est inscrite
chaque année au programme du * Tiurai où
elle connaît un vif succès. Il n’est pas rare
tuent, avec les *Geckos, les seuls Reptiles
terrestres de Polynésie. Ils sont caractérisés
par un corps cylindrique allongé, recouvert
d’écailles, et une longue queue. Ils sont de
mœurs
diurnes.
On en connaît 3 espèces en Polynésie :
Emoia cyanura appelé Scinque à queue
-
’ôfa’î), qui a 3 raies claires
longitudinales ;
Lipinia noctua qui possède une tache
bleue (mo’o
-
blanche sur la tête ;
-
Cryptoblepharus boutonii avec 2 lignes
claires latéro-dorsales.
d’y voir le vainqueur soulever une pierre de
plus de 100 kg !
►
amora’a ’ofa’i. Teie ha’uti ta’aro, ’o te amora’a
ia i te ho â tao ’a teiaha na roto i to ’oe puai. I
mâtâmua, e tata’ura’a teie no te ha’afaito i
te puai o te ra ’atira ’e te mau toa. Mai teie te
te
fa’anahora’a, e ofa’ipu'aroaroafaito rahi
maita’i ta ’oe e ’amo ia tae i ni’a i te tapono ’e
ia mau maita’ieiaha ia ha’uti, eiaha ho’i ia
topa. Teie te huru no taua ’ofa’i ra, e paraihia i
te hinu mai te mono’i iapahe’ehe’e ’e ia rahi te
fifi. I teie mahana, ’ua o atu te amora ’a ofa ’i i
roto i te tapura tata’ura’a no te ta’urua heiva,
E nehenehe ta te mau tinotata ’u e amo i te
ofa’i hau atu i te hânere (100) tiro, are’a ra, tei
te tuha ’a pae teie ha ’uii ta ’aro te puaira ’a.
LEVY (Émile) (1858-1932). Ce colon fran¬
çais débarqua à Tahiti en 1882 avec assez
de capitaux pour se lancer dans le com¬
merce des perles. Il posséda très vite des
*goélettes avec lesquelles il sillonna sur¬
tout les Gambier, puis les Tuamotu. Ses
gains importants lui permirent de s’acheter
une propriété, des tableaux et des chevaux.
Ce notable joua aussi un rôle politique
comme élu au *Conseil général. Il laissa
une descendance nombreuse en Polynésie.
286
Libellule,
Insecte
nom
fém. Tahitien: pi’ao.
appartenant à l’ordre des Odo-
nates, possédant deux paires d’ailes mem¬
braneuses, nervurées et transparentes, ainsi
qu’un abdomen mince et allongé. Les
adultes, au vol rapide, sont des prédateurs
d’autres Insectes aériens, jusqu’à 3000 m
d’altitude, tandis que les larves évoluent
dans les
eaux
diverses proies.
calmes où elles capturent
On distingue les Demoiselles (9 espèces en
Polynésie) par leurs couleurs vives, leur
abdomen très allongé, légèrement pédonculé et leurs yeux globuleux.
II existe 7 espèces de Libellules vraies en
Polynésie, repérables par leur corps plus
épais et court.
• D’après Teuira “''Henry, «la libellule était
l’émanation de *Hiro, roi des voleurs.
C’était un dieu qui volait dans tous les sens.
Les voleurs portaient une libellule sur eux
et lorsqu’ils pénétraient dans une maison
pour y accomplir leurs méfaits, ils lâchaient
la libellule qui, éblouissant leurs occu¬
pants, les empêchait de se rendre compte
du vol dont ils étaient victimes» (“Tahiti
aux Temps anciens”).
LIGNAGE
libéral, nom masc. ou adj. Partisan du
*libéralisme économique et/ou politique.
Tout au long du XIX'^ siècle, le terme s’ap¬
pliqua à tous ceux qui voulaient abolir les
régimes autoritaires ou absolutistes mais
en
maintenant l’ordre social et économi¬
Les partis libéraux recrutaient et
recrutent encore la plupart de leurs *leaders dans la grande ^bourgeoisie dont ils
restent les représentants.
que.
Libéral
(Le). Journal fondé
E. Brunschwig en mars
ses
attaques valut à son rédacteur de nom¬
breuses saisies et condamnations qui l’ame¬
nèrent à faire imprimer le journal à *San
Francisco. Le Libéral fut définitiverrient
interdit en 1918 mais, dès 1919, l’équipe de
rédaction fonda
la licence
un
n’est
plus considérée
titre permettant d’obtenir un
poste d’enseignant titulaire. Elle est néan¬
moins requise pour faire acte de candida¬
ture au Certificat d’Aptitude au Professo¬
rat
de l’Enseignement
(C.A.P.E.S.).
•
secondaire
Autorisation accordée par l’administra¬
tion d’exercer une profession, d’ouvrir et
d’exploiter un négoce. Les commerçants
vendant des boissons alcoolisées sont tenus
d’apposer leur licence sur un mur de leur
par
1906. Malgré son
sous-titre “Journal socialiste”, Le Libéral
ne se consacra guère qu’à la
critique de
l’administration coloniale, n’hésitant pas à
utiliser la calomnie. La virulence de
1945,
comme
L’Équité qui reprenait
bien des aspects du Libéral.
établissement.
Autre sens : désordre moral.
Licben,
sans fleurs
symbiotique
entre une *Algue et un *Champignon. On
rencontre les Lichens le plus souvent sur les
nom
Plante
masc.
résultant d’une association
rochers et les écorces d’Arbres. Ce sont des
végétaux pionniers qui peuvent survivre
dans des conditions très difficiles, par
exemple à la surface des rochers en plein
soleil. On en trouve également en zone
polaire dans la toundra où ils constituent la
nourriture des Rennes.
libéralisme, nom masc. Ce terme dési¬
gnait à l’origine un ensemble de principes,
une
attitude favorable aux libertés. Lié à
l’ascension de la
En Polynésie, un des plus connus est Usnea
barbata qui forme des touffes ressemblant
à une barbe accrochée au tronc des Arbres.
*bourgeoisie, le libéra¬
une doctrine
révolutionnaire sous l’Ancien Régime,
mais *conservatrice depuis la l’’- moitié du
XIX' siècle. 11 convient néanmoins de dis¬
lisme fut considéré comme
tinguer le libéralisme politique du libéra¬
lisme économique. Le premier s’attache à
préserver les opinions de chacun dans un
cadre démocratique. Le second prône le
libre jeu des lois économiques dans le cadre
du système capitaliste.
licitation, nom fém. Vente aux enchères
Lichen
d’un bien indivis par ses différents proprié¬
taires à un seul acquéreur.
•
Les terres sont souvent indivises
Polynésie. Lorsque plusieurs
en
personnes
ont des droits sur une terre, elles peuvent se
d’accord pour la vendre au plus
offrant. A la fin du XIX' siècle, ce système
mettre
permit de sortir de l’*indivision et de met¬
en valeur des terres jusqu’alors en
tre
Voir aussi ; capitalisme.
friche, mais les colons l’utilisèrent de telle
sorte qu’ils dépossédèrent de nombreux
Polynésiens de leurs terres.
libre-écbange, nom masc. Système éco¬
nomique qui préconise la liberté totale du
entre pays. Le principe du
“laissez-faire, laissez-passer” suppose l’ab¬
commerce
sence
de droits de *douane et l’absence de
quantitatives ou qualitatives
international pour favoriser
la libre concurrence et le développement
des échanges. La création de la *Communauté économique européenne a instauré
un libre-échange entre ses 12 pays mem¬
restrictions
au commerce
bres. Par contre,
le gouvernement de la
Polynésie française applique une politique
protectionniste, destinée à préserver cer¬
taines activités locales.
Voir aussi : protectionnisme,.
licence, nom fém. Liberté, *droit accordé
par les autorités légales.
• Diplôme sanctionnant la fin du second
cycle des études universitaires. Depuis
lignage, nom masc. Ensemble de per¬
sonnes
d’une même
même * ancêtre.
*famille, issues d’un
La société polynésienne traditionnelle
était organisée en lignages. Chacun de ces
•
lignages occupait un rang précis, déter¬
miné par la place que tenait l’ancêtre dans
la société. A chaque génération, il y avait
reclassement par ordre d’ancienneté, c’està-dire que le titre le plus important allait à
l’aîné, puis au cadet. Le groupe issu du
cadet se fractionnait de la même façon,
mais demeurait toujours inférieur au
groupe issu du groupe de l’aîné. Tout
Polynésien appartenait à un *clan, un
ramage parfaitement déterminé. Mais les
groupes s’emboîtaient les uns les autres,
puisque reliés par une chaîne de parents, le
plus souvent mâles. Ce système de lignage
aboutissait à une société très hiérarchisée.
287
LIGNE
LIGNE (îles de la). Archipel situé au centre
de l’océan Pacifique, de part et d’autre de la
ligne équatoriale dont il tire son nom.
Compris entre 6°23’ nord et 1 l°25’sud, les
petits *atolls de la Ligne se partagent en
deux ensembles. Au nord, Kingman Reef,
Palmyra, Teraina (ou Washington),
Tabuaeran (ou Fanning), *Christmas et
Jarvis sont relativement groupées, alors
qu’au sud, Malden, Starbuck, Vostok,
Caroline et Flint sont isolées par des cen¬
taines de kilomètres d’océan. Des restes
archéologiques (marae, tombes et platesformes) prouvent que ces îles, Malden,
LIMA. Capitale du *Pérou, fondée sur les
rives du Rio Rimac, en 1535, par le conquis¬
tador Pizarro.
Elle concentre
aujourd’hui l’essentiel des
services et des activités industrielles du
Nord et des Tonga.
domaines du textile, de la chimie et du
pays, ces dernières étant souvent la créa¬
d’entreprises étrangères dans les
nésiens probablement venus des Cook du
tion
cependant désertes lors du
passage des navigateurs britanniques qui
montage d’automobiles. L’agglomération
compte 4 600 891 hab. ( 1983) et forme, avec
le port de *Callao, une conurbation de 5
millions d’habitants. Le centre, au plan en
les ont découvertes entre 1777 et 1825. Les
huit îles annexées par l’Angleterre entre
1866 et 1889 ont été exploitées par des
australiennes ou néozélandaises et par des hommes d’affaires de
compagnies
Tahiti. De 1858 à 1927, on y a extrait du
*guano (Starbuck, Caroline, Flint et Mal¬
den) et planté des *cocoteraies.
Le *coprah fournit encore l’essentiel des
revenus des 2115 habitants, dont 1265
vivent à Christmas. Ces anciennes posses¬
sions britanniques font partie de l’État de
Ligne
*fascismes,
qui menacèrent le régime parlementaire
français dans les années 1930.
Il existe aujourd’hui de nombreuses ligues
qui défendent des principes moraux ou
philosophiques (Ligue des Droits de
l’Homme...), qui regroupent des pays
(Ligue arabe...) ou des clubs sportifs.
Caroline et Teraina notamment, ont été
habitées par plusieurs générations de Poly¬
Elles étaient
groupe folklorique des îles de la
vateurs, souvent proches des
*Kiribati depuis 1979. Les trois îles de
gardé de beaux monuments,
palais de l’archevêque et des
églises baroques. Les quartiers résidentiels
s’organisent le long des voies partant en
damier,
a
notamment le
l’ouest, mais sur les pentes
au cœur du tissu
urbain s’étendent d’immenses bidonvilles :
éventail
vers
rocheuses de l’est et
les barriadas.
Lima : la place San Martin au cœur du quartier
administratif et financier
Kingman Reef, Palmyra et Jarvis sont
inhabitées et sous tutelle américaine. Une
base aérienne a été aménagée â Palmyra
pendant la 2“= Guerre mondiale puis aban¬
donnée ; une station météorologique fonc¬
tionne à Jarvis.
Limace, nom fém. * Mollusque *gastéropode dont la coquille atrophiée se trouve
sous le *manteau. Longue de 1 à 15 cm, la
Limace est de couleur rougeâtre, grise ou
noire. La petite Limace grise de la famille
des Vaginulidés est très commune en Poly¬
nésie. Elle affectionne les lieux humides,
Gastéropodes terrestres.
Gastéropode marin
appartenant à la sous-classe des Opistho-
comme les autres
•
Limace de
mer.
branches et à l’ordre des Nudibranches.
ligue, nom fém. Groupement de peuples,
d’États, de villes ou de personnes qui veu¬
lent agir dans un but commun. Au Moyen-
Age, la Ligue hanséatique était une asso¬
ciation de villes commerçantes de l’Europe
du Nord-Ouest. La Sainte Ligue soutenait
les intérêts de l’Église catholique lors des
guerres de religion en France, au XVF siè¬
Limace grise
288
cle. Les “ligues”furent des groupes *conser¬
Les limaces de mer sont dépourvues de
coquille, leur corps est mou et leur pied
généralement aplati. Leur taille varie de
quelques millimètres à quelques centimè¬
tres. Elles se déplacent sur le fond en ram¬
pant et en broutant des Algues, des Hydraires, des Bryozoaires, des Éponges...
Elles nagent également par ondulation du
corps. Leur ponte est souvent en forme de
LIT
rubant spiralé ressemblant à une rose. Une
des espèces les plus grandes en Polynésie
est VHexabranchus sanguineus, de couleur
rouge, communément appelée Foulard.
Lions Club. Sigle de '"Liberty Intelligence
Our Nations Safety" (Liberté et compré¬
hension sont la sauvegarde de nos nations).
Le premier club fut fondé aux États-Unis
Melvin Jones en 1917. En 1982, on
comptait 35 700 clubs regroupant 1 320 000
membres dans 153 pays. Les membres de
par
Limaces de mer. 1. Doris sp.
2. Casella sp.
clubs se réclament d’une certaine élite
sociale qui «cultive l’amitié et est animée
du désir de servir». Les clubs accordent des
aides diverses aux individus, aux orga¬
nismes ou aux communautés en difficultés.
ces
Le club de Papeete a été fondé en 1960 par
M'= Jean Solari ; il compte une cinquan¬
taine de membres.
liste, nom fém. Ensemble de noms ou de
signes numériques inscrits à la suite les uns
des autres.
• liste civile. Somme
d’argent allouée à un
monarque ou à un chef d’État pour subve¬
nir aux charges de sa fonction.
Une liste civile fut établie pour la reine
*Pomare IV dès 1848. Elle s’élevait à 7000
francs en 1864 mais était complétée par
34000 francs de subventions pour les
lime, nom fém. Outil de métal dont la
surface rainurée sert à user par frottement.
• Faute de métal, les
Polynésiens utili¬
saient
limes
autrefois des
en
*basalte,
pierre ponce ou *corail. Des branches de
corail (* Acropora) et des radioles d’oursin
(fetu’e ’a’atua) servaient à façonner des
*hameçons en *os, en *turbo ou en *nacre.
On trouvait également des limes en cauri.
Plus généralement, des morceaux de corail
(*Porites), de pierre ponce ou des galets de
basalte étaient employés comme frottoirs,
notamment pour le polissage du bois.
Hom.: lime (nom fém.): variété de
citronnier.
►
'
faira. Te ho'ë leie tao’a ’auri, e ’aupapa
_
_
toretore nô te i’ura’a. I te tau mâtâmua, ’aita e
fairapapa'a, no reira i te matamua, e ’ofa’i
taratara ’e aore ia e ’ofa ’i pu'a. E rave ato ’a hia
e ratou te ’apu vana no te hamani i te matau
ivi, te matou parau. Te rahira ’a nô te mau
faira e mau ofa ’i ihoa, ’oia ato ’a te oro no te
hamani i le ra 'au ’e te oro i te huru o te mau
tauiha ’a mai te ahi, ’ei hamani mono ’i.
dépenses de la cour (alors que le *budget de
la colonie s’élevait à 183000 francs cette
année-là).
• liste électorale. Document où sont
réper¬
toriés tous les électeurs d’une *commune.
L’inscription sur une liste électorale est
obligatoire. Elle doit s’effectuer dans les
*mairies avant le 31 décembre et l’année
qui précède celle du 18® anniversaire, s’il
survient en janvier ou en février, et au 31
décembre de l’année du 18® anniversaire si
l’on est né au cours des dix mois suivants.
L’inscription sur une liste électorale est
subordonnée à la demande de l’intéressé.
Ce dernier ne peut s’inscrire sur la liste
électorale d’une commune que s’il y réside
depuis au moins six mois.
Il ne faut pas confondre liste électorale et
liste des candidats à une *élection.
lit, nom masc. Couche d’une matière quel¬
conque, ou meuble sur lequel on s’étend.
D’après Rollin (“Mœurs et coutumes des
anciens Maoris”), le lit (oki) des anciens
Ma'ohi était constitué d’une couche
d’herbes recouverte d’une natte et disposée
limon, nom masc. Dépôt formé de fines
particules de terre ou de débris organiques
dont le diamètre est compris entre 2 et 20
microns. Les limons donnent souvent des
sols fertiles. Ils peuvent être fluviatiles et
s’accumuler au fond d’un cours d’eau, ou
éoliens : c’est alors le vent qui les dépose sur
les reliefs.
Les limons sont rares le long des cours
d’eau torrentiels de Polynésie ; ils tapissent
revanche le fond des lagons.
Hom. : limon (nom masc.).
en
entre deux troncs parallèles : l’un servait
d’oreiller, le second soutenait les jarrets du
dormeur.
• Pour le géologue, un lit est un
dépôt de
matériaux qui tapisse le fond d’un cours
d’eau ou d’un lac, ou encore une couche
mince dans une formation sédimentaire.
• Pour l’hydrologue, le lit d’un cours d’eau
est le tracé d’écoulement des eaux. On dis¬
tingue le lit mineur, compris entre les
berges, et le lit majeur, occupé à l’occasion
des crues.
Hom. : lie (nom fém.).
289
LITHOSPHERE
lithosphère, nom fém. Couche supérieure
de l’écorce terrestre, épaisse d’environ
à 200 km sous les
♦continents. Elle est constituée par le ♦man¬
70 km sous les océans
supérieur surmonté par la croûte
ou la croûte océanique. La
lithosphère forme un compartiment rigide
découpé en ♦plaques qui se déplacent les
teau
continentale
unes
sur
par rapport aux autres en “flottant”
l’asthénosphère.
Voir aussi : accrétion.
Principaux phénomènes tectoniques affectant ia lithosphère.
Les plaques lithosphériques dans la zone indo-pacifique.
réel ou qui a peu d’importance : “tout ceci
n’est que littérature”.
• En l’absence d’un
système d’^écriture, la
culture polynésienne s’était enrichie d’une
importante “littérature orale” avant l’arri¬
vée des Européens. Les personnes âgées,
les *haere po et les ♦prêtres étaient les
dépositaires de nombreux récits mytholo¬
giques, des ♦légendes attachées à certains
lieux, des ♦généalogies et des ♦prières ou
des chants religieux. Une très petite partie
de ce patrimoine a été transcrite dans les
*putafëti’i ou par quelques chercheurs tels
Peter Buck, Johannes Andersen, Eugène
Caillot, Teuira ♦Henry, Henri Lavondès,
Kenneth ♦Emory et Franck ♦Stimson.
Quelques auteurs contemporains se sont
essayés à l’écriture en tahitien; «en 1951,
Gaby Rauru avait composé une petite
farce inspirée du “Médecin malgré lui” et
qui avait remporté un vif succès. Mais c’est
Maco Tevane, avec “Papa Penu, Marna
Roro” puis “Te huno’o mana’o ’ore hia"
(1974) qui va donner à la ♦langue tahitienne un théâtre. Un théâtre pour une lit¬
térature encore dans l’enfance et qui rap¬
pelle les farces du Moyen-Age» (R.P.
Hubert Coppenrath: “L’Académie
tahitienne”).
L’^ Académie tahitienne encourage la pro¬
duction littéraire polynésienne en décer¬
♦prix chaque année. Parmi les
nant des
œuvres récemment
retenir :
récompensées, on peut
Poimata Ellis : “Te Here”.
losua Peni: “Te purotu no te muriâvai”.
Raur’a
Tuheiava:
Maupiti".
Maureen
“Hinaraure’a
no
“Poèmes
en
Mahutatua:
tahitien”.
Taaria Walker: “Tiare Porea”.
Maire Lovato : “Teheiarii".
La littérature régionale est également sou¬
tenue par
l’Association des Écrivains poly¬
nésiens, Veia Rai, présidée par Charles
Manutahi.
Il n’existe pas encore de littérature polyné¬
Lithothamniée, nom fém. Variété d’^Al¬
gue qui se transforme en carbonate de cal¬
cium. Les Lithothamniées poussent sur la
crêtedes récifs, là où les vagues viennent se
briser, et contribuent à la construction de
ces
récifs. Leurs teintes jaunâtres, beiges,
roses, rouges ou
violettes sont plus vives
lorsqu’elles se trouvent à l’abri du soleil
sous les
rochers.
littérature,
fém. Ensemble des
témoignant d’une recherche
sur le fond et d’un souci de l’esthétique.
Autres sens : Bibliographie sur un sujet : le
♦théâtre de Molière a fait l’objet d’une
abondante littérature. Ce qui est éloigné du
oeuvres écrites
290
nom
sienne en langue chinoise. La communauté
chinoise de Tahiti n’a livré qu’un seul
recueil de *poésies rassemblées et éditées
par l’Association ♦philanthropique. Les
thèmes abordés sont ceux des poètes du
continent : décès d’un ami, fête de la lune,
récolte des légumes, regret du pays natal,
ennui, déception familiale... Parmi ces
poètes, on trouve des figures bien connues
à Tahiti : Ching Chung Chang, Siu Kung
Po, Philippe Giau dit Sincère, Li Sounam,
Germaine Sacault, Kim Yiru..
La littérature en langue française et
anglaise est de loin la plus abondante. Elle
comprend les œuvres de quelques auteurs
célèbres que la Polynésie a inspirés le
temps d’une escale ou qu’elle a inspirés
sans qu’ils ne l’aient visitée, ainsi Victor
Hugo, Charles Leconte de Lisle, George
Byron.
LITTORAL
La plupart des écrivains qui se sont intéres¬
sés à la Polynésie ont cependant choisi d’y
(1929).
du XX'’ siècle, ils ont d’abord appartenu à
(1929), “Le *bateau ivre” (1930).
qui voulait fuir l’Europe meurtrie et recher¬
chait l’exotisme des colonies. Après la 2^
Guerre mondiale, est apparue une littéra¬
ture plus réaliste bien que toujours très
*Hall: “Les *mutinés du Bounty'" (1932),
vivre. De plus en plus nombreux au cours
cette génération de la P'’ Guerre mondiale
sensible
aux
charmes
de la nature
polynésienne.
Principaux auteurs et principales œuvres :
Denis Diderot : “Supplément au voyage de
*Bougainville’’ (1772).
Hermann *Melville: “*Taïpi” (1846),
“*Omoo”(1847).
Maximilien *Radiguet : “Les derniers sau¬
vages” (1859).
Pierre *Loti : “Le *Mariage de Loti”
(1879).
Robert-Louis *Stevenson : “*Dans les
Mers du Sud” (1888), “Le naufrageur”
(1892).
Paul *Gauguin et Charles Morice; “*Noa
Noa”(1901).
Victor *Ségalen ; “Les *Immémoriaux”
(1907).
Jack *London : “Contes des Mers du Sud”
(1911).
Maurice Olivaint ; “Les derniers oiseaux”
(1912).
Ruppert Brooke: “Collected Poems”
(1915).
Somerset Maugham: “La lune et six
pence” (1919), “L’envoûté” (1928).
Jean Giraudoux : “*Suzanne et le Pacifi¬
que” (1921).
Robert Keable : “Numerous
Treasure”
(1925), “Tahiti: Isle of dreams” (1925).
Marc Chadourne: “*Vasco” (1927).
Alain * Gerbault ; “A la poursuite du soleil”
Jean Dorsenne : “Les filles de
volupté”
Charles *Nordhoff et James Norman
“Men against the sea” (1934), “Pitcairn’s
island" (1934), “No more gas" (1939).
Armstrong Sperry : “Lost lagooiT” (1939),
“Le garçon qui avait peur” (1952).
Alain Gerbault: “*Iles de beauté” (1941),
“Un paradis se meurt” (1949).
Georges Simenon : “Le passager clandes¬
tin” (1947).
Bernard Villaret: “Les îles de la nuit”
(1947).
Albert *t’Serstevens : “Tahiti et
ronne” (1950),
sa
cou¬
“La *Grande Plantation”
(1952).
Jean *Reverzy : “Le *passage” (1954).
Bernard Gorsky : “Le maillon et la chaîne”
(1962).
Robert Merle : “L’*île” (1962).
René Charnay : “*Maupiti” (1969).
Bernard Gorsky: “L’atoll”(1970).
Jean-Marie Dallet: “Watermann bleu
(1978), “Tahiti Jim” (1979), “Je,
Gauguin” (1981), “Dieudonné Soleil”
(1983), “Paradis, Paradis...” (1984).
noir”
littoral, nom masc. et adj. Qui est relatif à
la zone de contact entre la terre et la *mer.
En géographie, on appelle littoral «ce qui,
soit au-dessus, soit au-dessous du niveau
moyen de la mer, est soumis à l’action des
forces responsables du tracé de la *côte et
changements» (Emmanuel de
Martonne).
des
couvertures de quelques ouvrages
littéraires ayant trait à la Polynésie
291
LITTORINE
Littorine, nom fém. *Mollusque *gastéropode marin que l’on appelle aussi *Bigor-
neau. Les Littorines sont abondantes sur la
supérieure des côtes rocheuses ; cer¬
montent jusqu’au pied de la
végétation.
zone
taines
Littorines
liturgie, nom fém. Cérémonial qui entoure
le *culte célébré par une *Église.
Polynésie, la langue liturgique des
offices de l’Église évangélique est le tahi-
•
En
tien
avec
toutefois des cultes
en
langue
aux temples de Béthel et de
Punaauia. Dans les églises catholiques, la
française
part du tahitien et du français varie selon
les offices. Il faut souligner la place et la
qualité des chants dans les offices religieux
Polynésie : «la joie de la foi célébrée
en
dans des eucharisties chantantes et où l’on
prend son temps est bien connue de ceux
qui vivent ou passent à Tahiti» (P. Hodée :
“Tahiti 1834-1984”).
Voir aussi : himene, messe.
LIVERPOOL. Ville et
terre
du
*port de l’Angle¬
Nord-Ouest,
Liverpool est
valeur au fur et à mesure que la puissance
anglaise déclinait. Le rôle de monnaie
progressivement acca¬
paré par le dollar américain. Les États du
Pacifique quittèrent la “zone sterling” pour
internationale fut
entrer dans la “zone dollar” à la fin de la 2=
Guerre mondiale.
Hom. : un livre.
L.M.S. voir London Missionary Society.
Loche, nom fém. Poisson marin de la
famille des Serranidés. Les Loches possè¬
dent un corps aplati de forme oblongue.
Leur queue large permet des démarrages
rapides. Ce sont des Carnivores voraces
possédant une très grande bouche bien
armée. Poissons de fond, sédentaires,
fidèles au trou qu’elles ont choisi comme
abri, elles font partie de la même famille
que les Mérous. Les plus communes sont
les Loches camouflées {*tarao), les Loches
mouchetées {fâroa), les Loches marbrées
{*hâpu’u), les Loches sanguines ( rari), les
Loches caméléons (hod), les Loches sau¬
monées (tonu).
►
industrielle de 1 620 000 habitants. Ses dif¬
ficultés actuelles ont fait oublier sa remar¬
tarao, tonu. E i’a parahurahu ’e te ’aero ’a’ano
roa, nâ te reira e fa’a’ohie i to ratou tere. E
taehae ratou i te ’amu ’i’o. E i’a teie no te vahi
hohonu roa, e’ere i te i’afa’aru’e ta’ue i tona
nohora’a matamua. ’Ua rau huru teie i’a: mai
des exportations polynésiennes au milieu
ho ’a, te tonu.
aujourd’hui au cœur d’une agglomération
quable prospérité au XIX'= siècle.
• Liverpool-était la principale destination
du XIX= siècle. Le *coton y trouva preneur
te tarao,
te tonu, te faroa, te hapu’u, te rari, te
de 1866 à 1886, mais Liverpool fut surtout
le grand marché de la *nacre. Le *coprah y
était également bien coté et les sociétés de
Papeete y envoyaient une bonne part de
leur production.
Loche
logiciel, nom masc. Programme conçu
par l’homme et destiné à actionner un
navire marchand anglais à
Liverpool vers 1810
livre, nom fém. Unité de masse variant de
453 à 494 grammes dans les pays anglo-
saxons. En France, une livre équivaut à un
demi-kilogramme. Unité monétaire de
l’Ancien Régime souvent appelée “franc”.
• livre sterling. Unité monétaire du
Royaume-Uni. De 1816 à la Première
Guerre mondiale, la livre connut une très
grande stabilité et était considérée comme
la première *monnaie du monde. Elle était
utilisée dans le Pacifique entier, à partir des
colonies britanniques. Tout au long du
XX^ siècle, la livre ne cessa de perdre de sa
292
*ordinateur. Appelé software en anglais, le
logiciel est écrit dans un langage adapté au
matériel employé et aux utilisations pré¬
vues. Actuellement, la qualité des matériels
étant sensiblement identique d’un cons¬
tructeur à l’autre, c’est la qualité des logi¬
ciels proposés qui est déterminante dans le
choix des utilisateurs. Les logiciels sont
vendus avec l’ordinateur, créés à la
demande ou mis au point par l’acheteur.
Voir aussi: informatique.
loi, nom fém. Règle établie et promulguée
dans
un
pays par
l’autorité souveraine.
Idéal, convention exprimée par une règle
(les lois de l’hospitalité). Rapport constant
entre les faits scientifiques (la loi des grands
nombres).
• loi-cadre. Loi qui définit les principes
généraux d’une *réforme et laisse au gou-
LONDON
vernement le
soin de préciser ultérieure¬
ment, par des *décrets, les modalités d’ap¬
plication dans certains domaines.
En 1956, Gaston Defferre, ministre de la
France d’Outre-Mer, fit adopter une loicadre applicable à l’ensemble de r*Union
française et visant à amener progressive¬
ment à r*indépendance les anciennes
*colonies qui le désiraient. Cette loi-cadre
plaçait aux côtés du *gouverneur et de
r*Assemblée territoriale de chaque Terri¬
toire un *Conseil de gouvernement com¬
posé de ministres et chargé de la gestion des
affaires intérieures.
Ce projet, très proche
de r*autonomie
interne, arriva dans les *Établissements
français de l’Océanie le 22 juillet 1957.
L’expérience de la loi-cadre en Polynésie
tourna court à la suite de nombreux pro¬
blèmes internes. En conséquence, c’est le
Conseil de gouvernement lui-même qui, en
1959, réclama le *statut de Territoire
d’Outre-Mer dans le cadre de la V® *République, à une époque où la plupart des
anciennes colonies françaises s’apprêtaient
à accéder à l’indépendance.
La loi de *fînances, appelée aussi loi
budgétaire, est un ensemble de dispositions
qui déterminent la nature le montant et
l’affectation des ressources et des dépenses
de l’État pour l’année à venir. Recettes et
dépenses doivent être en équilibre.
En Polynésie française, c’est l’Assemblée
territoriale qui vote la loi de finances lors
de sa session budgétaire. Les délibéra¬
tions se font à partir du projet de *budget
adopté en Conseil des ministres et déposé
sur le bureau de l’Assemblée par le prési¬
dent au nom de son gouvernement. Cette
loi budgétaire devient exécutoire dès son
adoption par l’Assemblée territoriale. Le
haut-*commissaire peut toutefois, dans un
délai de quinze jours, la renvoyer à la *cour
des comptes qui en vérifie alors la
•
,
conformité.
London Missionary Society (L.M.S.).
Société *missionnaire de *Londres. Sa
création s’inscrivit dans le mouvement de
réveil de la foi {Revivat) qui se développa
prédication de J. Wesley. En 1795
fondée, notamment par le *pasteur
T. *Haweis, une société dont le but était la
conversion au *christianisme des peuples
païens, entre autres les peuples polyné¬
avec la
fut
siens. La L.M.S. réunissait autour de cet
objectif diverses obédiences protestantes :
méthodistes, presbytériens, calvinistes,
congrégationalistes... En 1797, à bord du
*Duff, trente missionnaires, dont seule¬
ment 4 pasteurs, partirent pour les Mar¬
quises, Tahiti et les Tonga. Seule la *mission tahitienne sembla remporter quelques
succès, mais il fallut attendre 18 années
pour que Hle se convertisse. Les mission¬
naires anglais avaient dès 1810 proposé un
*alphabet pour l’écriture de la langue tahi¬
tienne. En 1819, un dictionnaire anglotahitien voyait le jour. Des règlements fon¬
dés
sur
les
principes bibliques (“*Code
Pômare”) furent soumis aux chefs. Dans
tous les domaines (agricole, commercial,
maritime), les pasteurs apportaient des
innovations. Par contre, aux Tonga et aux
Marquises, l’échec était évident. Les îles
Sous-le-Vent, les Australes, les Cook
(1821-1852) étaient converties grâce aux
efforts de la L.M.S. et des teachers polyné¬
siens
que
les Anglais encouragèrent à
gagner la Mélanésie. La mort violente de
J. *Williams aux Nouvelles-Hébrides en
freina pas longtemps le mouve¬
d’*évangélisation. En 1842, les îles
Loyauté étaient touchées. En 1871, les mis¬
sionnaires de la L.M.S. commençaient une
difficile implantation en Nouvelle-Guinée.
La propagation du *protestantisme, reli¬
gion dominante en Océanie, doit beaucoup
1839
ne
ment
aux
efforts de la L.M.S. Celle-ci entretint
par ailleurs des relations constructives avec
les autres missions protestantes (notam¬
ment américaines).
Par contre les rivalités
furent âpres avec les missionnaires catho¬
LONDON (Jack) (1876-1916). Né à San
Francisco, Jack London fut l’un des roman¬
ciers américains les plus connus, grâce en
particulier à la publication de deux ou¬
vrages: “L’Appel de la Forêt” (1903) et
“Croc Blanc” (1906). D’esprit aventureux
et supportant mal les misères de son temps,
Jack London, accompagné de sa seconde
femme, Charmian, se lança en 1907 dans
un voyage autour du monde qu’il dut inter¬
rompre pour cause de maladie. Il eut toute¬
fois le temps de sillonner les *Établissements français de l’Océanie de décembre
1907 à avril 1908, à bord de son voilier, le
Snark. A Tahiti, il lia connaissance avec
l’*homme-nature Ernest Darling, dont il
traça un portrait haut en couleur dans son
journal de voyage. Jack London se suicida
quelques années plus tard, en 1916, dans
son
liques maristes ou picpuciens.
7
Elles furent lourdes de conséquences en
,
,
■
,
Polynésie où le refus des pasteurs anglais
I® missionnaire John Williams
,
proposant de la verroterie à des
insulaires, peinture de G. Baxter
ranch de Californie.
293
de laisser des
missionnaires catholiques
s’installer à Tahiti fut l’un des prétextes de
L’installation du
*Protectorat français entraîna le départ de
la L.M.S. le 2 juillet 1844. Seuls restèrent
l’intervention française.
aux
îles du Vent Thomson, Johnston et
Barff. Dans les îles Sous-le-Vent, qui n’ap¬
partenaient pas au Protectorat, les mis¬
sionnaires anglais restèrent en place. Le
départ de la L.M.S. provoqua une crise
grave au sein du protestantisme tahitien.
Voir aussi : Église évangélique.
►
Te totaiete fa’atupura’a parau no Ronetona.
Tei roto teie lotaiele fa’atupura'a parau nô
’ohipa no te fa ’aarara 'a i te
fa’aro’o, te fa'atupura'a ’e te hotura’a no te
fa 'a 'itéra 'a fa ’aro ’o i roto i te a ’ora 'a a
J. Wesley.
I te matahiti 1795 i ha ’amau ai te fa ’aa ’o ra ’o
T. Haweis i te ho ’e totaiete ; tana ’ohipa ’o te
ha’afariura’a i te nuna’a etene i roto i te
fa ’aro ’o teretetiano, ’o te nuna ’a ma ’ohi ato ’a
ho ’i te tahi. ’Ua ha ’aputuputu teie totaiete e
rave rahi mau ha’apa’ora’a no roto i te ti’ara’a
porotetani : te ha ’apa ’ora ’a fa ’a ’api
(méthodistes), te peretiputero (presbytériens),
te taravino (calvinistes) te amuira ’a autaeae
Ronetona i te
(congrégationalistes).
’o
Duff te parauhia i te reo mâ’ohi ’o Tarapu : i
ni’a iho i tauapahi ra e 30 ta'ata mitionare, e 4
ana’e iho ra fa’aa’o, ’ua tere mai i Tahiti ma, i
Matuita, i Tonga. Tei Tahiti ma ana ’e ra te
tupura’a ’e te manuiara’a to ratou tere. l roto i
/ te matahiti 1797, ’ua iere mai te pahi ra
te tahi tau maoro,
’ua rae’a 18 matahiti i mûri
a'e ifariu ai tô te fenua ’e i fâri’i ai i te
evaneria. ’Ua fa’aineine te mau mitionare
peretâne i te tahi opuara’a nô te piapa i te reo
mâ’ohi i te matahiti 1810. ’la tae i te matahiti
1819, ’ua oti mai te tahi titionare reo peretâne,
tahiti. ’Ua ha’amauhia mai te ture Pômare
ia au i te arata 'ira ’a a te pipiria “Code
Pômare" ’e ’ua horo’ahia i te mau fa’atere. I te
reo
’ohipa ato’a (tefa’a’apu, te ho’o tao’oa, te
’ua fa’a’apihia e te mau orometua
te mau fa ’aterera ’a, ’aita ra te reira i ’ohie I
Tonga ’e Matuita. To te mau fenua i Raro
(Raro-mata’i) tô te pae Tupua’i ma, tô te mau
fenua Raroto ’a ma tei fari’i i te fa ’aro ’o
teretetiano maoti te Totaiete fa ’atupura 'a
parau mai te area matahiti 1821 ’e tae atu i te
matahiti 1852, ’ua turu papuhia ratou e te
mâ’ohi iho nô te poro i te parau a te Atua ’e
tae roa atu i te pae Meranetia ma.
Moa atu te pohe ri’ari’a ’o Tihoni Viriamu,
’aita te reira i ha ’afifi maoro i te ’ohipa
porora ’a evaneria ’e te matahiti 1842, ’ua tapae
te parau o te Evaneria i te mau fenua “Lifou"
mau
horo pahi),
mâ. la tae i te matahiti 1871, ’ua tapae te
’ohipa a te Totaiete fa ’atupura ’a parau no
Ronetona i te fenua Niu Tinea ma (NouvelleGuinée) nâroto i tefifi ’e tefa’a’oroma’i. Te
tupu ’e te rahira’a te ha’apa’ora’a porotetani i
Oteania no roto mai ia i te mau tutavara ’a
tu’utu’u ’ore a te L.M.S.
’Uafa’atupu ato’a te Totaiete Ronetona i te
pâpu no te tupura ’a maita ’i te
’ohipa o te fa’aro’o porotetani i rotopu iana ’e
te Totaiete fa’atupura’a parau porotetani no
Marite. l rotopu ra i te tatorita ’e te tahi atu
mau mitionare eâatu, ’aita roa marora'a, ’ua
pato ’i ’eta ’eta te mau orometua peretâne i te
mau aura ’a
mau mitionare
tatorita, ’oia ra te ho â o te mau
tumu nô te taera ’a mai te
farani i Porinetia.
Nô te ha’amaura’ahia te hau tamaru farani i te
fenua Tahiti, ’ua ha ’amata te Totaiete i te
fa ’aineine no te ho ’i atu i Ronetona i te 2 no
tiurai 1844, ’ua parahi noa mai tau orometua
ri’i. I te pae fenua Ni’a Mata’i, ’o Thomson,
Johnston ’e ’o Barff. l te pae fenua Raro
Mata’i, ’ua parahi tamau te mau mitionare
porotetani i reira no te mea, e’ere ’oia i te hau
tamaru farani, are’a ra, ’ua riro te ho’ira’a no
te Totaiete fa’atupura’a parau no Ronetona ’ei
pe ’ape ’a rahi roa i roto i te orara ’a o te fa ’aro ’o
porotetani ma’ohi.
LONDRES, (en anglais : London). Capi¬
tale politique et principale agglomération
du *Royaume-Uni.
Fondée à
l’époque romaine à proximité
d’un gué de la Tamise, Londres ne devint
♦capitale d’État qu’avec la conquête nor¬
mande. Son véritable essor économique et
démographique commença au XVP siècle
lorsque apparurent les grandes compagnies
de commerce appuyées par la reine Elisa¬
beth P'= et ses successeurs ; en 1650, la ville
comptait 500000 habitants. Sa croissance
ne fut que très momentanément arrêtée par
l’épidémie de peste de 1665 et le grand
incendie de
1666.
Reconstruite
sur
les
plans de Christopher Wren, la capitale vit
ses activités commerciales, industrielles et
financières croître au rythme rapide de
l’expansion coloniale, notamment sous le
règne de la reine Victoria.
Sur les I 850 km^ du comté de Londres, on
comptait 4 500 000 habitants en 1921, puis
6 759 000 en 1983. Mais les banlieues dépas¬
sent largement ce cadre et, si l’on y ajoute
les villes nouvelles fondées à partir de 1945
dans un rayon de 30 à 65 km à partir du
centre, le Grand Londres regroupe actuel¬
lement 13 500000 personnes. Les zones
industrielles sont localisées à l’est, le long
des 1 600 hectares de *docks, et accueillent
surtout la construction automobile, aéro¬
nautique, électrique, les usines chimiques,
textiles, l’édition et l’imprimerie. Le trafic
portuaire n’était que de 41,7 millions de
1983 (7= rang européen), mais
Londres est un important carrefour routier
et aérien, le premier centre de transmis¬
sions du monde et conserve un puissant
rayonnement intellectuel et culturel.
tonnes en
Troisième place financière mondiale grâce
aux activités bancaires et boursières de la
♦City, Londres reste d’abord la capitale du
Royaume-Uni où, à proximité du Parle¬
ment, des ministères et de l’abbaye de
Westminster, résident les souverains
(palais de Buckingham) et le Premier
ministre (10, Downing Street).
• Les échanges commerciaux entre la
Polynésie et le Royaume-Uni ont plus inté¬
ressé le port de ♦Liverpool que celui de
Londres.
C’est toutefois de la capitale que s’est çxer-
LORI
cée l’influence britannique sur le Paficique
Sud de la fin du XVIIP siècle jusqu’au
début du XX'’. L’Amirauté et la Société
royale de Géographie ont organisé ou sou¬
tenu les expéditions de Samuel *Wallis,
James *Cook, William *Bligh, Edward
*Edwards, Georges *Vancouver, Joseph
*Ingraham... et c’est la Société des Mis¬
sions de Londres (*London Missionary
Society) qui prépara les voyages des pre¬
miers *pasteurs protestants vers Tahiti et
les Marquises.
Le Foreign Office organisa ensuite l’ex¬
pansion coloniale et se heurta fréquem¬
ment aux
ambitions des gouvernements
français, notamment lors de l’affaire
*Pritchard.
Investis d’une
mission civilisatrice, les
*missionnaires et les navigateurs britanni¬
ques se sont livrés à une étonnante moisson
d’objets indigènes actuellement conservés
dans divers musées de Londres, au British
Muséum surtout. Les
études,
gravures,
cartes et échantillons des *naturalistes, des
hydrographes et des
ethnologues ont
bibliothèques
londoniennes ainsi que le Muséum d’Hisenrichi les archives et les
toire naturelle.
long-courrier, adj. et nom masc. (pl. : des
long-courriers). Bateau ou avion qui effec¬
tue des traversées sur de longues distances.
•
La Polynésie ne fut régulièrement des¬
des long-courriers maritimes
qu’à partir de 1850. Ils venaient d’Améri¬
que (*San Francisco) ou d’Australasie
(*Sydney ou *Aucldand), mais aussi d’Eu¬
rope (Bordeaux, Le *Havre, *Hambourg
ou
Southampton). Dans les années 1890,
des navires à vapeur furent utilisés comme
long-courriers ; ce fut une révolution à
Tahiti. Les liaisons devenaient plus rapides
et les *paquebots des *Messageries mari¬
servie par
times
étaient
le
lien essentiel
avec
la
Métropole.
En 1961 enfin, l’inauguration de la piste de
*Faaa ouvrait l’ère des avions à réaction
long-courriers.
Longicorne, nom masc. Insecte coléop¬
tère de la famille des Cérambycidés. Il pos¬
sède de longues antennes caractéristiques
d’où son nom. Les Longicornes sont xylo¬
phages et se nourrissent de bois. On les
appelle aussi abusivement des Capricornes.
Il en existe 14 espèces en Polynésie.
longitude, nom fém. Angle formé par le
Longicorne
plan du *méridien sur lequel se trouve le
point considéré et le plan du méridien de
*Greenwich. Sa valeur maximale est de
180° ouest ou est.
La
longitude de Papeete est de 149°33’
ouest.
Lori voir Perruche.
Londres. 1. Trafalgar Square.
2. Le pont de Londres et les
anciens docks de la Compagnie
des Indes le long de la Tamise.
3. West End : le Londres bourgeois
et cosmopolite. 4.
Bus à impériale.
295
LOS ANGELES
LOS ANGELES. Ville des
*États-Unis.
*agglomération de
12191000 hab. (estim. 1983) s’étend sur
plus de 2 000 km^, le long de la côte sud de
Cette
immense
la ^Californie. La ville a été fondée en 1781
par les Espagnols et a profité de tous les
booms économiques de la région : *ruée
l’or, construction du chemin de fer,
*horticulture, industrie du cinéma, extrac¬
tion du *pétrole et industries d’armement.
vers
Le centre historique (El Pueblo) est flan¬
qué de plusieurs quartiers originaux : une
pittoresque Chinatown, le Civic Center
aux grands immeubles administratifs, le
centre des affaires de Bunker Hill et Little
Tokyo, le quartier japonais. Les banlieues
résidentielles s’étendent démesurément,
reliées par 1200 km d’autoroutes. Elles
portent le nom d’anciens villages: Santa
Ana, Riverside, San Bernardino, Holly¬
wood, Pasadena... Autour du complexe
portuaire de Long Beach s’étendent des
1
Los Angeles. 1.
Plage et villas de
Santa Monica, au nord-ouest de
Los Angeles. 2 et 3. Attractions sur
Venice Boulevard et à Disneyland.
4. Le Central Business District et
les banlieues de Rico Rivera,
Glendale et Burbank au
zones
industrielles accueillant des usines
aéronautiques, cinématographiques,
textiles et chimiques. Los Angeles est aussi
un grand centre universitaire, un centre
touristique (grâce à Disneyland et à la sta¬
tion de Palm Springs) et un carrefour
mondial. Elle fut la ville organisatrice des
*
Jeux olympiques d’été en 1984. Ses ports
crépuscule.
totalisent 75 millions de tonnes de trafic
(1983) et
aéroport
son
34 500000 passagers (1981).
vers Bakersfie d
a
vu
passer
vers
Las Vegas
Fernando
.Burbam
vers
Glindale
Santa Barbara
Pasadena
San Bernai
baie de Santa Monica
—
r
—
Ontario!
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Malibu
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—I Monica
aéropoi
Chino Hills
•ullertor
Lprwalk
ikewood
:oroni
eylani
Cleveland National Forest
O zone montagneuse
centre
(activités tertiaires)
a quartiers résidentiels
□□ zones industrielles
□ zone portuaire
Huntinaton
baie de San Pedro
Newport
aéroports
Plan de l’agglomération de Los Angeles.
vers
San Diego
espaces verts
autoroutes
296
LOTI
LOTI (Pierre) (1850-1923) (pseudonyme
de Julien Viaud).Né à Rochefort
(Charente-Maritime) dans une famille
bourgeoise qui le choya souvent, Pierre
Loti put très tôt donner libre cours à sa
sensibilité artistique et littéraire. Fasciné
par les horizons lointains, il se découvrit
une passion romantique pour les colonies à
la suite de relations de voyages que lui
firent plusieurs membres de sa famille,
notamment son frère aîné Gustave *Viaud
qui tint un atelier de photographie à Tahiti.
Elève au lycée de Rochefort puis à l’École
navale, il commença une carrière d’officier
de marine en 1869. Dès 1871, il embarqua
sur la Flore, vaisseau-amiral
qui faisait
route vers Tahiti via Hle de Pâques. Ses
supérieurs apprécièrent son sens de l’ob¬
servation et
ses
dons de dessinateur
au
point de lui laisser une grande liberté de
mouvement et de lui confier des missions
d’études à chaque escale.
C’est à Tahiti que Julien Viaud devait rece¬
voir le pseudonyme qui le rendit célèbre.
Le surnom “Rôti” (prononcé Loti quand
on roule les “r” à la
tahitienne) signifie rose
et lui avait été octroyé en raison de la colo¬
ration de son teint. Tahiti fut le cadre d’un
de ses plus célèbres romans, “Le *Mariage
de Loti”, paru en 1882. Pour Bengt
Danielsson, «d’apparence autobiographi¬
que, ce roman si délicieusement mélanco¬
lique est une habile synthèse de toutes les
aventures amoureuses que l’auteur et ses
camarades de la frégate la Flore connurent
1872, pendant leurs deux courtes escales
Tahiti, totalisant à peine deux mois»
(“Tahiti; guide du tour de Hle”). Loti a
également laissé plusieurs dizaines de des¬
sins des îles de la Société et des Marquises
en
à
destinés à l’administration et
qui furent
publiés dans le Monde illustré et dans
L’Illustration.
Embarqué sur le Pétrel, Pierre Loti fit
ensuite un séjour à Dakar (1873-1874) et y
l’inspiration du “Roman d’un
spahi”. En Turquie, «il désira faire partie
de ce grand courant de vie orientale qui se
répandait dans les marchés aux rues cou¬
vertes de vigne, autour des ports, ou se
figeait dans le repos apaisé par le kief qui
trouva
offrait à volonté des moments de néant
la;
voluptueux» (Lesley Blanch : “Pierre
Loti”). Il s’éprit d’une jeune Circassienne et
en fit l’héroïne d’“Aziyadé”, son
premier
roman paru en 1879. Irrésistiblement attiré
par la Turquie, il y fit plusieurs séjours et
obtint un poste d’attaché naval auprès de
MAKI.MÎK DE
LOTI
l’ambassadeur de France à Istanbul. A par¬
tir de 1881, Pierre Loti accomplit d’autres
Pierre Loti. 1. Julien Viaud, dit
Pierre Loti. 2. Couverture de la
première édition du “Mariage de
Loti”. 3. Buste de l’écrivain érigé
en 1934 au Bain Loti. 4. Tatouage
sur
•'
-
.îè;
la main de la reine Vaekehu
(dessin de P. Loti). 5. La reine
Vaekehu de Taiohae (dessin de
P. Loti).
297
LOTISSEMENT
périples au Japon, en Chine, en Inde et en
Égypte. Académicien à 42 ans, il était très
apprécié pour ses écrits exotiques, roma¬
nesques et sensuels, son aptitude à faire
partager son goût pour l’évasion. A sa
mort survenue à Hendaye, il laissa une
trentaine de romans dont les plus connus
restent (les trois ci-dessus exceptés) : “Mon
frère Yves”, “Pêcheur d’Islande”,
“Madame Chrysanthème”, “Fantôme
d’Orient” et “Ramuntcho”.
lotissement, nom masc. Action de parta¬
ger un domaine en lots destinés à la loca¬
tion ou à la vente. Domaine ainsi divisé.
Un lotissement peut être à vocation agri¬
cole ou résidentielle.
• Le gouvernement de Polynésie française
engagé une politique de lotissements
agricoles qui consiste à prélever sur les
domaines territoriaux des parcelles que
l’on viabilise (chemins de pénétration,
adduction d’eau...) et qu’on loue à des agri¬
a
LOYAUTÉ (îles). A 100 km au nord-est de
*Nouvelle-Calédonie, cet archipel est
formé d’un alignement d’*atolls coralliens
qui ont été soulevés dans le secteur est,
donnant naissance à trois grandes tables
la
calcaires: les îles Ouvéa (160km^), Lifou
(1115 km^) et Maré (820 km^).
Peuplées par les Mélanésiens plusieurs mil¬
lénaires avant notre ère, les Loyauté furent
découvertes par d’*Entrecasteaux en 1793
explorées par *Dumont d’Urville en
L’archipel fut soumis puis
annexé par la France en 1866 ; il devint une
dépendance de la Nouvelle-Calédonie en
et
1827 et 1840.
1946.
Aujourd’hui, on compte 14 518 Loyaltiens
(1983), en majorité protestants et très atta¬
chés à leurs coutumes. Pour François
1
culteurs censés être sans terres. De tels lots
ont déjà été
attribués à Raiatea (domaines
Opoa) et à Papara
(domaine Amo). D’autres sont en voie de
réalisation ou à l’étude à Tahiti (plateau de
*Taravao), aux Australes, à Tubuai et à
Rurutu. Des projets à plus long terme inté¬
ressent la plaine d’*Atimaono (Tahiti) et le
plateau de *Toovi (Marquises).
La multiplication des lotissements résiden¬
tiels est une des caractéristiques de l’expan¬
sion urbaine autour de Papeete. On distin¬
gue les lotissements sociaux aménagés par
des organismes publics ; lotissement de la
*Caisse de Prévoyance sociale à Mahina,
de
Faaroa et de
lotissement *Socredo de Pamatai, lotisse¬
ment Nahoata à Pirae, Erima à Arue, Heiri
à Faaa. Les lotissements aménagés par les
promoteurs privés s’adressent aux classes
aisées ; Lotus et Taina à Punaauia, Vetea et
Aute à Pirae...
Lotus, nom masc. Nymphéa lotus. Plante
aquatique de la famille des Nymphéacées.
C’est une plante qui tient une place impor¬
tante dans les *mythologies égyptienne,
indienne et chinoise. Les graines et les
racines sont consommées. La fleur ressem¬
ble à un grand Nénuphar.
Le Lotus a été introduit en Polynésie par le
docteur *Johnstone en 1845.
Iles Loyauté. 1. Paysage de Lifou.
2. Hommes d'Ouvéa. 3.
fleur de Lotus
298
de Lifou.
Hommes
LUNE
6 octobre. Von Lückner termina la guerre
prisonnier en Nouvelle-Zélande. Par la
suite, il écrivit le récit de ses aventures et fit
des tournées de conférences. On le revit
mêmeàTahitien 1937. Il laissa le souvenir
d’un marin loyal.
lune, nom fém. *SatelIite de la Terre rece¬
vant sa lumière du Soleil et la reflétant sur
la Terre.
•
La
Lune
se
trouve
à
une
distance
moyenne de 384 000 km de la Terre, mesure
3475 km de diamètre et accomplit une
rotation sur elle-même dans le même inter¬
Félix von Lückner
valle de temps nécessaire à une révolution
autour de laTerre (27jours et8 heures). La
Lune
présente toujours la même face aux
Terriens. Elle pourrait être un ancien satel¬
lite du Soleil ou une masse de poussières,
Doumenge, «c’est la création de réserves
i
1
étendues à toutes les îles Loyauté qui a
donné aux Mélanésiens un foyer très à
l’abri des atteintes extérieures. Ouvéa,
Lifou et Maré sont ainsi des centres de vie
gravitant autour de la Terre, qui se seraient
agrégées puis durcies. Sa surface est acci¬
dentée de reliefs vigoureux composés de
chaînes de montagnes (8000 m au Mt
Leibniz) et de cratères et vastes plaines éga¬
lement appelés “mers”, résultant de bom¬
bardements
de
d’atmosphère
impossible.
y
météorites.
L’absence
rend la vie naturelle
les premiers pas de Neil Armstrong
sur
la Lune (juillet 1969)
rurale traditionnelle où la stabilité foncière
a conservé des assises
démographiques
solides dès la fin du XIX'= siècle»
(“L’Homme dans le Pacifique Sud”).
Aujourd’hui, l’archipel entre dans la zone
d’influence de *Nouméa. Ses ressources,
essentiellement
agricoles (*coprah),
ne
permettent plus de retenir les migrants qui
vont s’installer de plus en plus nombreux
sur la Grande Terre.
LUCKNER (Félix von) (1881-1966).
Marin allemand. Félix von Lückner était le
capitaine du Seeadler, ce navire corsaire
qui, lors de la Première * Guerre mondiale,
coula quatorze cargos alliés entre janvier et
juillet 1917. Alasuited’une erreur de navi¬
gation, le Seeadler vint s’abîmer, le 2 août,
sur le récif de “"Mopelia. Cet accident fut à
l’origine d’une suite de péripéties assez
étonnantes. C’est ainsi que von Lückner,
accompagné de cinq de ses compagnons,
prit place dans un canot de sauvetage qui
lui permit d’atteindre les îles Cook avant
d’être fait prisonnier sur la route des Fidji.
Ses hommes, restés à Mopelia avec les pri¬
sonniers américains des trois derniers car¬
gos arraisonnés, s’emparèrent, début sep¬
tembre, d’une goélette venue faire du
coprah. Ils firent route vers le Chili, mais
en cherchant un
mouillage
autour de Hle de Pâques. Quant aux pri¬
s’échouèrent
sonniers américains et aux matelots tahitiens de la goélette, ils ne durent leur salut
qu’à la réussite d’une expédition de la der¬
nière chance qui put ramener des secours le
299
La conquête de la Lune a été réalisée par
ru.R.S.S., premier pays à réussir l’alunis¬
soja vert et le ho tui d’un mélange de noix,
d’amandes, de sésame, de sucre et de jam¬
que (1966) et par les États-Unis dont un
astronaute, Neil Armstrong, fut le premier
homme à fouler le sol lunaire (21 juillet
nauté chinoise de Tahiti”).
sage en douceur d’un vaisseau automati¬
1969).
• En Polynésie, comme dans la plupart des
autres civilisations, l’influence de la Lune
(tahitien : ’âva ’e, mahina, marama) a toujours été très grande. Les phases de la Lune
rythmaient et rythment encore les activités
de pêche et de culture.
Elles ont pour nom ;
Nouvelle Lune: ’âva’e ’âpi.
-
Premier quartier : vehera’a ’âva’e.
-
Pleine Lune: atira’a ’âva’e.
-
Dernier quartier : ’ohara’a ’âva’e.
Le *calendrier était bâti sur le cycle lunaire
et une année comprenait 12 ou 13 mois
-
lunaires.
«Évidemment, les *éclipses : mo 'ai, mahina
epo (Marquises),po/zera’û ’âva’e,pôurira’a
’âva’e (Société) retenaient toute l’attention
bon. Le sens de la fête de la lune se perd
toutefois de plus en plus à Tahiti» (Bernard
Hermann et Assoc. Wen Fa : “La commu¬
►
’ava’e, marama, mahina. Epe’eutari teie no te
fenua, tei hâro ’ahia tona maramarama ’e te
mahana ia fa’aho’i atu i ni’a i te fenua. ’Ua ’ite
tatou e, i roto i te orara’a o te ma’ohi, e
fa ’a ’ohipa rahi nei rat ou i te tarena no te mau
pâ ’o te ’ava ’e. Tô râtou orara 'a ta ’ato ’a, ’ua
fa’aau moite râtou i te reira ’e te ’ava’e, i tepae
nâ te râva’ai ’e ’oia ato’a i te pae no te ’ohipa
fa ’a ’apu. la tae i te mau area e poiri ai te
’ava’e, eparau na te ma’ohi e, ’ua natua te
ava’e teie ho’i te aura’a i to ratou mana’o: ’ua
’amua e te ’uri, ’ua hohonihia ’e aore ra ’ua
horomi’ihia. Iroto i te hi’ora’a ma’ohi, i te
hôpe ’a ’ava ’e ato’a, e pohe te ’ava ’e no te
fa’ahou mai i te marama i mûri iho. Te
reira mana ’o ’e te ferurira ’a no te huru ’o te
’ava’e : tona fâra’a, te tupura'a ’e te pohera’a e
rave rahi nüna'a e feruri ato’a ra mai te reira.
Nâ reira mai teie parau e : e ’ava ’e ’api.
mau
ora
des Polynésiens ; ils croyaient qu’une divi¬
comprimait l’astre ou le pinçait.
Marama tama’i: la Lune de guerre, offrait
nité
aspect caractéristique que nous ne
connaissons pas et qui devait assez souvent
un
troubler la tranquillité des insulaires.
En
général, les Polynésiens croyaient que la
lune mourait entre le 29® et le 30® jour après
sa première apparition et qu’il en renaissait
une nouvelle. Heureux peuple qui, tous les
mois, pouvait assister à la naissance et à la
mort d’un astre» (Jeanine Laguesse : Bulle¬
tin de la Société des Études océaniennes).
Cette conception de la Lune comme être
vivant qui naît, croît, décroît et meurt est
commune
à bien des civilisations : elle
apparaît dans des expressions comme, “la
nouvelle lune”.
chinoise, le jour de l’an
correspond à une nouvelle lune. La fête de
la lune a lieu le 15® jour du huitième mois
lunaire. «Plusieurs légendes se rattachent à
cette fête qui célèbre la moisson. La plus
ancienne remonte à la dynastie des Hsia
(2205-1818 avant J.-C.) : celle-ci rapporte
comment la très belle Ch’ang E vola à son
mari Hou l’élixir de jouvence et d’immorta¬
lité et comment, après l’avoir bu, elle
s’éleva dans les airs pouvant ainsi préserver
à jamais sa beauté et sa jeunesse. Mais,
comme punition, elle fut condamnée à
• Dans la tradition
demeurer sur la lune.
La tradition des gâteaux de lune remonte à
dynastie des Song (1127-1279). Ces
gâteaux furent utilisés par les patriotes en
lutte contre la dynastie Yuan (mongole)
la
qui gouvernait la Chine : les révolution¬
naires y cachaient leurs messages de
révolte. Les gâteaux de lune, en général de
forme ronde, parfois octogonale, sont de
plusieurs sortes : le tao est fait d’une pâte de
haricots noirs, le tao youn d’une pâte de
LUTHER (Martin) (1483-1546). Théolo¬
gien et réformateur allemand. Tourmenté
par la crainte du jugement dernier, Martin
Luther abandonna ses études de droit et se
fit moine en 1505 pour essayer de mener
une vie chrétienne parfaite. L’étude de la
*Bible l’amena à penser que
les bonnes
la cause du salut, mais
le signe que l’on a reçu le don du salut. Il
s’efforça de faire partager cette certitude
apaisante mais entra en conflit avec la
papauté au sujet du trafic des indulgences,
remises de péchés qu’il fallait payer au
*clergé. Excommunié en 1520, M. Luther
rompit avec le *catholicisme. Protégé par
œuvres ne sont pas
Frédéric de Saxe dans le château de la
Wartburg, il traduisit la Bible en allemand
et organisa les premières “communautés
évangéliques”. Le luthéranisme se répandit
avec l’appui des princes ; les églises luthé¬
riennes reçurent un statut en 1530 lors de
l’adoption de la Confession d’Augsbourg.
Voir aussi ; protestantisme. Réforme.
lutte, nom fém. Tahitien : *heiva moana.
Combat corps à corps, sans arme, de deux
adversaires qui s’efforcent de se renverser.
• Autrefois, en Polynésie, lors des *fêtes,
ce *jeu était très apprécié par un public
nombreux qui venait assister aux combats
d’adversaires venus d’dès ou de districts
différents. Ils étaient précédés et suivis
d’offrandes de jeunes bananiers au *marae
parles participants. Ceux-ci luttaient vêtus
d’un simple *maro, le corps enduit d’huile.
W. *Ellis en a laissé la description sui¬
vante : «Plusieurs lutteurs étaient parfois
engagés ensemble, mais ils se battaient le
plus souvent en combat singulier. Ils se
saisissaient par les épaules et appliquaient
toute leur force et tout leur
savoir pour
peine le vaincu
qu’un cri de
triomphe s’élevait parmi les amis du vain¬
queur. Les *tambours se mettaient à bat¬
renverser
leur rival... A
était-il étendu
sur
le sable
tre, les femmes se levaient et dansaient de
joie autour du lutteur étendu, en chantant
pour défier le parti perdant».
fessionnelles (B.E.P.). Dans les lycées, les
élèves préparent le *baccalauréat dans des
séries classiques (A,B,C,D) ou techniques
(E,F,G).
En Polynésie, les lycées Paul Gauguin, du
Taaone et d’Uturoa(Raiatea) regroupaient
1 495 lycéens en 1985. La même année, les
►
heiva ma’ona. Epeu ta’aro teie, e’ere ra te
L.E.P. du Taaone, de Faaa et d’Uturoa
accueillaient I 508 élèves. Enfin, le lycée
ra to raua.
environ 80 élèves.
• Le Lycée d’Enseignement professionnel
pupu, e piti noa ta 'ata, e pupu ta 'ata fa ’aitoito
‘la opua na ta 'ata ma ’ona e tamatamata i to
puai, e ’afa’i atu raua i te tahi ohi mei'a i
ni’a i to raua marae (e piti raua, e piti ïa
raua
marae).
E pupu i le ohi mei’a i ni’a i te marae, no le
ta'u i te atua o te heiva ma’ona ia haere mai e
tauturu.
E parai i te tino i te mono’i,
maro to te ta ’ata ma’ona.
’e
’Ua papa ’i ’o
W. Ellis
i roto i tana puta e : efa’aau au parau na te
mau ta ’ata e rave rahi, no tefa’atupu i teie
heiva, e parauhia te reira ’ohipa e e fa ’aau
amui no le ’arotahi. E mau fa ’aineinera ’a te
ravehia, ’e ’ere ra no te ho’ë mau heivara ’a e
tupu atu ai te pe ’ape ’a, ’e ’ere roa atu ia no te
fa ’a ’arearea noa ra
E haru le tahi ’e te tahi i te pa ’ufifi i reira e
tamata ai i te
raro
fa ’ata ’ahuri, ia tahuri te tahi i
’ua re ia ’oia. ’Ua ’upo ’otia mai
i te fenua,
te ho ’e, e vevora ’a rahi te
’aue i te pae no te
pupu i upo’oli’a. Erutuhia tepahu, te to’ere i
reira te mau vahiné ’ori e ’upa mai ai, e mau
’ori fa ’aineine aleahia no taua tuha ’a ’ohipa. E
ha’a’ati te mau vahiné ’ori (teparauhia e.mau
nai) i te ta’ata ma’ona ipohe (i topa) no te
fa ’atio ’oo ’o i te pupu i pau.
lycée, nom masc. Dans 1’*Antiquité athé¬
nienne, lieu où les jeunes gens se livraient
physiques. Aristote enseigna
philosophie dans les jardins du lycée.
Créés en 1802 par Napoléon 1“, les lycées
sont des établissements d’*enseignement
secondaire, chacun étant dirigé actuelle¬
ment par un *proviseur assisté d’un *censeur. Il ne regroupe en général que les
classes du 2“= cycle de l’enseignement
secondaire et, parfois, des classes prépara¬
toires à l’entrée aux grandes écoles.
Dans les Lycées d’Enseignement profes¬
sionnel (L.E.P.), les élèves suivent des
études générales et techniques les prépa¬
rant au Certificat d’Aptitude profession¬
nelle (C.A.P.) ou au Brevet d’Etudes pro¬
aux exercices
sa
agricole d’Opunohu (Moorea) compte
agricole (L.E.P.A.) d’Opunohu est un éta¬
blissement public dépendant du ministère
de l’Agriculture. Il a été créé à partir d’un
*collège agricole installé à Opunohu
(Moorea) depuis 1968. Auparavant, l’en¬
seignement agricole était dispensé par
l’École territoriale d’Agriculture de Pirae.
Le L.E.P.A. d’Opunohu prépare au Brevet
d’Enseignement professionnel (B.E.P.) et
au Brevet de Technicien agricole.
Une
dizaine d’enseignants assurent le suivi des
études d’environ 80 élèves originaires de
Polynésie française, mais aussi de NouvelleCalédonie, de Wallis et Futuna et du
Vanuatu. Des interventions de personnali¬
tés du monde agricole (*Chambre d’Agri¬
culture, *C.I.R.A.D...) complètent cette
formation. Outre cinq salles de classe, un
laboratoire, une bibliothèque et un atelier
bois et fer, le L.E.P.A. dispose de bâti¬
ments d’exploitation répartis sur les 14
hectares qui sont mis à sa disposition au
sein du vaste domaine territorial de la baie
d’Opunohu. Les élèves s’y initient à diffé¬
rents types de *cultures (*horticulture, cul¬
tures vivrières, *vanille, *ananas, *café...)
et d’*élevage (élevage *bovin et élevage
hors-sol).
►
Te fare ha’api’ira’a toro’a rautea (fa’a’apu) o
Opunohu. E vahi ’ohipara ’a teie na le H au i
a’e i le fa ’aterera ’a a te Pu ’ohipa rautea.
No roto ’oia i te ha’api’ira’a fa’a’apu ’o
Opunohu (Moorea) tei ha’amauhia i te
matahiti 1968. Imua a’e nei, na te ha’api’ira’a
fa’a’apu o te fenua nei e vai i Pirae e fa’atere
na. E fa ’aineine te “LEPA ’’ i te tamari ’i e titau
i te parau tü’ite tuarua tôro’a (B.E.P.A.) ’e te
parau tu ’ite rautea aravihi (B. T.). Tei te faito e
va’u ahuru (80) tamari’i te rahira’a teie e haere
nei i teie ha’api’ira’a i Opunohu i raro a’e i te
arata'ira’a a na orometua ha’api’i tâmau hôë
raro
ahuru (10) tauturu ato’ahia mai ai e te tahi
mau ta’ata, e mau ti’a no te Piha fa’a’apu nôte
fa’arava’i atu a i te mau ’ohipa ha’api’ira’a, E
titauhia ratou ia tae i te taime e au. Ta ’a noa
atu ai na
piha ha’api’ira'a e pae (5), te vai ato’a
ëpiha hi’opo’ara’a nô te mau tuatâpapa
fa’ahohonu i te ’ohipa fa’a’apu, hôë piha
vaira’a puta, hôëfare vaira’a tauiha’a ra’au ’e
te mau tauiha ’a ’auri, e fare rahi papU maita ’i
tei fa’aapi i te ahuru ma maha (14) ta fenua tei
ra ho
lycée Gauguin
roto i te mana fenua no te ’o ’o ’a o Opunohu. E
ha’api’i te maupiahi i te mau huru terera’a
fa’a’apu (rautea), te ’ohipa tanu tiare, te tanu
ma’a, te fa’a’apu animara (te puaatoro ’e tae
ato’a atu i te mau animara efa’a’amuhia i ni’a
i te pa’epa’e ’aua).
62. Élevage : 1.
4. J. Bouchon.
Crédit photographique
Cl. Rives (Cedri). 2. J. Bouchon. 3. M. Folco.
63. Ellis : coll. Ch. Gleizal.
64. Embaumer : 1. C./J. Lenars (Explorer). 2. MITCHELL LIBRARY
5.
Daguérréotype : coll. Ch. Gleizal. Dampier: coll. B. Danieisson.
7. Danse : 1. coll. M.T.I. 2. coll. Ch. Gleizal. 3. coll. B. Danieisson.
4. J. Gruault, coll. MUSÉE DE L'HOMME. 5. Cl. Rives (Cedri).
8. Danse : 1. Ch. Pinson. 2. Ch. Pinson. 3. Cl. Rives (Cedri). 4. H. Cao
(Opatti). 5. B. Hermann. 6. B. Vannier.
9. Darwin : coll. Roger Viollet.
10. Dauphin : J.P. Marquant. Daurade : Ed. du Pacifique.
11. Davio : coll. Ch. Gleizal. Les Débats : coll. Ch. Gleizal.
12. Déclaration : coll.
Roger Viollet.
14. Deflesselle : coll. Ch. Gleizal. Déferlante : B. Hermann.
15. Deltaplane : H. Cao (Opatti). Delta : Cl. Rives (Cedri).
16. Demi : coll. Ch. Gleizal.
Encyclopédie.
18. Dents : coll.
19. Dents : D. Ronsard,
MUSÉE DE L'HOMME.
Encyclo.
20. La Dépêche : J.C. Bosmel, coll.
21. Déportation : coll. P. Alibert.
23. Deschanel : coll. Roger Viollet. Destremeau :coll. B. Danieisson.
25. Deuil : 1. coll. Ch. Gleizal. 4. BISHOP MUSEUM. 5. BISHOP
MUSEUM.
28. Dieux : 1. BISHOP MUSEUM. 2. BISHOP MUSEUM. 3. MUSÉE
MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES DE
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE. 5. coll. Ch. Gleizal. 6. cl. D. Ronsard,
MUSÉE DE L'HOMME. 7. BRITISH MUSEUM. 8. J.C. Bosmel,
DE L'HOMME. 4.
coll. M.T.I.
32. Dolphin: NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA, Nan Kivell Coll.
33. Dordillon : coll. Ch. Gleizal.
Pinson.
37. Drollet : coll. Ch. Gleizal. Mt Duff : Ch. Pinson. Duff : coll.
Ch. Gleizal.
38. Dumont d’Urville : coll. Ch. Gleizal. Duperrey : coll. Ch. Gleizal.
Dupetit-Thouars : coll. B. Danieisson. Dutrou-Bornier : coll.
Bob Putigny.
39.
40. Ea no Maohi nui : Ch. Pinson.
Écaille : M. Folco. Échasses : 1. MUSÉE DE L'HOMME.
MUSÉES ROYAUX D'ART ET D'HISTOIRE DE BRUXELLES.
3. M. Folco.
44. Échinodermes : 1. Orstom/P. Laboute. 2. Cl. Rives (Cedri).
48.
Économie
3.
PEABODY
:
1.
coll.
MUSEUM
Boullaire-Deschamps. 2. coll. M.T.I.
OF
SALEM,
cl.
M. Sexton. 4. coll.
Ch. Gleizal. 5. Ch. Pinson.
49.
Économie
:
1. B. Hermann. 2. Ch. Pinson. 3. J. Bouchon.
4. H. Cao (Opatti). 5. CL Rives (Cedri). 6. J. Bouchon.
50. Écope :
BRITISH MUSEUM.
52. Édition : J.C. Bosmel (x 9).
53. Églises : 1 et 2. J. Bouchon.
54. Églises : 1. P. Mourier. 2. B. Hermann.
55. 3. M. Folco. 4. Cl. Rives (Cedri). 5. M. Folco. 6. CL Rives (Cedri).
7. Ed. du Pacifique. 8. B. Hermann. 9. J. Bouchon.
56. Eiao : J.C. Thibault. Einaa : Ed. du Pacifique.
57. Élections : 1. Ch. Pinson. 2. Ch. Pinson. 3. J. Bouchon.
60. Électricité : coll. Ch. Gleizal.
61. Éléphantiasis ; H. Lemasson, coll. Ch. Gleizal.
302
Enfants
:
1. MITCHELL LIBRARY
by courtesy of LIBRARY
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. 2. MITCHELL LIBRARY by
courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
3. Cl. Rives, SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE. 4. MUSÉE DE
L'HOMME. 5. Spitz, coll. M.T.I. 6. M. Moisnard.
71. Enfants : M. Folco, G. Hucault, B. Hermann, M. Moisnard,
B. Hermann, M. Folco, L. Ralu.
72. Enseignement : 1. coll. ARCHIVES TERRITORIALES, dessin de
Hughenin. 2. J. Bouchon.
75. Éolienne : coll. Encyclopédie. Épaulard : A. Visage (Jacana).
76. Épices :
1-2-3. Ch. Pinson.
77. Épinard : J.L. Saquet.
Éponges : 1-2-3. Orstom/P. Laboute.
1 et 2. C. Hammès.
80. Esclavage : Explorer Archives.
79. Escargots :
83. États-Unis : Indien : coll. Ch. Gleizal ; statue : B. Hermann.
84.
États-Unis : B. Hermann (x 5).
85. États-Unis : B. Hermann (x 3).
86. Ethnies : 1 et 2. Cl. Rives (Cedri). 3. Ch. Pinson. 4. J. Bouchon.
5. B. Hermann.
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE.
Europe : 1. X. Desmier (Cedri). 2. G. Sioen (Cedri).
90. Europe : 1. Roger Viollet. 2. Roger Viollet. 3. Roger Viollet.
4. G. Sioen (Cedri).
91. Évangélisation : coll. B. Danieisson (x 2).
89.
30. Diodon : Orstom/P. Laboute.
2.
NATIONAL MARITIME MUSEUM.
70.
88. Eucalyptus : J.L. Saquet. Etoile :
29. Dictionnaires : J.C. Bosmel ; J.C. Bosmel.
43.
Émigration : Mary Evans Picture Library (Explorer Archives).
Emory : Y. Sinoto.
67. Encyclopédies : J.C. Bosmel ; J.C. Bosmel. Endeavour :
81. Essence : Ch. Pinson.
27. Diadème : B. Hermann.
34. Dragon : Ch.
by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
65.
92. Évangélisation ; 1. BISHOP MUSEUM. 2. D. Oharnay. 3. Cl. Rives
(Cedri). 4. B. Hermann.
93. Évêché : Ch. Pinson.
94. Éventails : 1. M.T.I. 2. MUSÉES ROYAUX D’ART ET D’HISTOIRE
DE BRUXELLES.
95. Exode :
Roger Viollet.
MUSÉE DE LA MARINE (x 3).
MUSÉE DE LA MARINE ; coll.
96. Exploration :
97. Exploration : Explorer Archives ;
Encyclopédie ; NATIONAL PORTRAIT GALLERY.
98. Exploration : coll. Ch. Gleizal ; MUSÉE DE LA MARINE.
Pinson. Faahia : coll. M.T.I.
Pacifique.
101. Fa'a'apu : Ch.
102. Fafaru : Ed. du
103. Fakahina : E. Conte.
104.
Fakarava
J.L. Saquet.
105. Fangatau :
:
coll.
ARCHIVES TERRITORIALES.
Falcata
:
E. Conte.
MUSÉE DE LA MARINE. 2. coll. M.T.I. 3. MITCHELL
107. Fare
:
LIBRARY
by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
BIBLIOTHÈQUE DU MUSEUM D’HIST. NATURELLE
WALES. 4.
DE PARIS. 5. BRITISH LIBRARY.
108. Fare : 1. MUSÉE DE L'HOMME. 2. coll. B. Danieisson. 3. coll.
Ch.
Gleizal. 4.
BISHOP MUSEUM. 5. coll. M.T.I. 6. BISHOP
MUSEUM. 7. BISHOP MUSEUM. 8. B. Hermann.
109. Farerua : coll. C.P.S.H. Fare : H. Cao (Opatti).
110.
Far West :
4. Ch. Pinson.
1
et 2. cl.
USIS. 3. R. Depardon (Magnum).
215N0A.FTuInQérailLes
12.FafMiTCHEL iBRAYbycourtesyofLiBRAY 3.SERVICE
111. Fascisme : 1 et 2. Roger Viollet. 3. Société de
Géographie.
OF NEW SOUTH WALES. Fatu Hiva : M. Moisnard.
COUNCiL
113. Fau : BRiTiSH LiBRARY.
114. Fautaua : 1. NATiONAL LiBRARY OF AUSTRALiA, Rex Nan
Kivell Coil. 2. BiSHOP MUSEUM. Fauvette : Ci. Rives (Cedri).
115. Fécuients : 1. coil. Ch. Gleizal. 2. Ch. Pinson.
116. Fei Pi : coil. Ch. Gleizal. Fe'i : J.C. Bosmel (x 2).
118-119. Femme : 1. NATIONAL MARITIME MUSEUM. 2. SERVICE
HISTORIOUE DE LA MARINE. 3. SERVICE HISTORIQUE DE LA
MARINE. 4. coil. Ch. Gleizal. 5. cl. Ronsard, MUSÉE DE L'HOMME.
Homes, MUSÉE DE
L'HOMME. 9. MUSÉE DE L'HOMME. 10 et 11. coil. Ch. Gleizal.
6.
coil.
Ch.
Gleizal. 7. coil.
M.T.I. 8. cl.
MUSÉE
HISTORIQUE DE LA MARINE. 4. Van den Broek,
L'HOMME. 5.
K.
Emory, BISHOP MUSEUM.
Stokes, BISHOP MUSEUM. 8. Cl. Rives (Cedri).
151. Futuna : G. Hucault, G. Hucault.
DE
6 et 7. J.
152. Gabbro
:
J.C.
Galapagos
Bosmel.
2. K. Muller (Cedri).
:
153. Gallet : coil. Ch. Gleizal.
154. Gambier : 1. coil. Ch. Gleizal. 2. BIBLIOTHÈQUE DU MUSEUM
D’HISTQIRE NATURELLE DE PARIS. 3. coil. Ch. Gleizal. 4. coil.
Ch. Gleizal. 5. P. Laboute.
Gauguin : 1. MUSÉE D’ORSAY. 2. MUSÉE D'ORSAY.
5. MUSÉE GAUGUIN, fondation Singer Polignac.
6. BALTIMORE MUSEUM OF ART. 7. MUSÉE D’ORSAY. 8. dessin
156-157.
3.
4
et
12. coil. B. Danieisson. 13 et 14. coil. Ch. Gleizal. 15 et 16. Cl. Rives
de R. Dessirier. 9. M. Folco. 10. A. Sylvain.
(Cedri). 17. J. Bouchon. 18. M. Folco. 19, 20 et 21. Ch. Pinson.
22. F. Brouillet. 23. T. Sylvain.
160. Gaultier : coil. B. Danieisson.
120. Feo : Cl. Rives (Cedri).
1. G. Sioen (Cedri).
159. De Gaulle : 1, 2 et 3.
Roger Viollet. 4 et 5. coil. Ch. Gleizal.
161. Gauthier : coil. Ch. Gleizal
162.
Gecko
P.
:
Laboute.
(x 4).
Gendarmes
:
1.
BISHOP MUSEUM.
121. Ferme : J.F. Dilhan.
2. J. Bouchon.
123. Fête
166. Gérard : Ch. Pinson. Gerbault : coil. Ch. Gleizal.
:
1. coil. Ch. Gleizal. 2. coil. M.T.I. 3. coil. Ch. Gleizal.
4. D. Darqué.
124. Feu : ARCHIVES TERRITORIALES, dessin de Hughenin.
MUSÉE DE L’HOMME. Giscard : coil. Ch. Gleizal.
Gingembre : J.L. Saquet.
2. Cl. Rives (Cedri). 3. Ed. du
4. J. Bouchon.
128. Firifiri : Ch. Gleizal.
171. Goyavier : T.
R. et D. Koenig.
167. Gilbert :
125. Feuille : 3. MUSÉE D'AQUITAINE. Fidji : 1. BRITISH LIBRARY.
Pacifique. 4. J. Fields (Zefa).
126. Fidji : G. Hucault, G. Hucault, Cl. Rives (Cedri).
127. Figuier : T. Zysman. Filet : H. Cao (Opatti).
129. Flamboyant : J.L. Saquet.
130. Floralies : J. Bouchon.
131. Flûte : UNIVERSITY MUSEUM OF ARCHAEOLOGY AND
ANTHROPOLOGY OF CAMBRIDGE. Flosse : J. Bouchon.
168. Goélettes
1. coil.
:
Ch. Gleizal. 2 et 3. Cl. Rives
169. Goupil : coil. Ch. Gleizal. Gousse : J. Bouchon.
170. Gouwe : coil. B. Danieisson.
Zysman. Goyaves : J. Bouchon. Goyavier :
172. Grattoir : coil. M.T.I.
173. Grenadier : J.L. Saquet.
174. Grotte : B. Hermann.
132. Foëne ■: M. Moisnard.
175. Guadalcanal : Ch. Pinson.
133. Football : 1 et2. coil. Ch. Gleizal. 3. J. Bouchon.4. B. Hermann.
176. Guadeloupe : 1. B. Hermann. 2. Cl. Rives (Cedri).
134. Forge : coil. Ch. Gleizal. Forster : coil. Ch. Gleizal. Fort: (Antig)
177. Guam. BRITISH LIBRARY. Guano : coil. B. Danieisson.
NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA, Rex Nan Kivell Coll.
135. Fortifications : 1. coil. Encyclo. 2. coil. Ch. Gleizal. 3 et 4. coil.
178. Guêpe : J.
136. Fosse : K. Emory, BISHOP MUSEUM.
TRIPTYQUE
B. Danieisson.
Fougères : 1. Ch. Gleizal. 2. P. Laboute. 3. W. Durand.
4. Cl. Rives (Cedri). 5. T. Zysman.
138-139. Fouilles : Département Archéologie du Centre polynésien
des Sciences humaines (x 11).
137.
140. Framboisier : Ch. Pinson.
141. France : 1. D. Belden (Cedri). 2. Ch. Sappa (Cedri). 3. G. Sioen
(Cedri).
Bouchon. Les Guêpes : coil. Ch. Gleizal.
179. Guerre : 1 et 2. coil. B. Danieisson.
180. Guerre : 1. L. Gauthier, coil. Ch. Gleizal. 2. coil. Ch. Gleizal.
GUERRE
:
Peinture de W. Hodges, ADMIRALTY
HCUSE, The Bridgeman Art Library. Marae (dessin de Webber) :
BRITISH LIBRARY. Fronde
:
MUSEUM FUR VCLKERKUNDE DE
VIENNE. Taumi (dessin de J.F. Miller) : BRITISH LIBRARY. Patu :
M.T.I.
Combat
:
BRITISH
LIBRARY.
: GREENWICH
Dessins de M. Bâti.
W.
Hodges)
Pirogues (peinture de
NATICNAL MARITIME MUSEUM.
(Cedri). 4. E. Quéméré (Cedri).
181.3. J. Gaumy (Magnum).
Archives). 3. Roger Viollet. 4. Witt (Sipa Press).
143. France : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. Ch. Sappa (Cedri). 3. M. Brigaud
(Sipa). 4. Cl. Rives (Cedri). 5. R. Burri (Magnum). 6. R. Kalvar
(Magnum). 7. B. Henry (Cedri). 8. S. Franklin (Magnum).
144. France : 1. Tripelon-Jarry (Cedri). 2. Ch. Sappa (Cedri).
3. Abbas (Magnum). 4. Tripelon-Jarry (Cedri). 5. E. Leasing
(Magnum).
145. France Libre : Magnum Archives.
146. Frégate : MUSÉE DE LA MARINE. Frégate : Cl. Rives (Cedri).
Frangipanier : T. Zysman.
147. Fresques : 1. H. Cao (Opatti). 2. Cl. Rives (Cedri).
148. Frondes : MUSÉE DE L’HOMME.
Guyane : 1 et 2. Société de Géographie. 3 et 4. S. Salgado
(Magnum). 5. J. Thomas (Explorer). 6. S. Salgado (Magnum).
184. Haamanimani : coil. Ch. Gleizal. Ha'apee : coil. Ch. Beslu.
142. France : 1. Roger Viollet. 2. MUSÉE DE VERSAILLES (Explorer
:
1. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE.
LIBRARY OF AUSTRALIA, Rex Nan Kivell Coll.
182. Guitare : coil. Ch. Gleizal.
183.
186. Habitat : 1. coil. Ch. Gleizal. 2. J. Bouchon. 3. Ch. Pinson.
4. J. Bouchon. 5. M. Moisnard. 6. Service de l'Équipement.
188. Halimeda : T. Zysman. Hall : coil. B. Danieisson.
189. Hameçons : 1
à 7. Cl. Rives (Cedri), coil. M.T.I.
191. Hane : 1. Y. Sinoto. 2. M. Folco. Hao : E. Christian.
Cl. Rives (Cedri). Harpon : Cl. Rives (Cedri).
192. Harpe :
195.
Hawaï
homme
:
:
coil.
BISHCP
MUSEUM
;
statuette
B. Hermann ; temple :
196. Hawaï
5. Times Ed.
:
1
;
BRITISH LIBRARY.
et 2. B. Hermann. 3. T. Sylvain. 4. B. Hermann.
197. Hawaiki Nui : J.L. Saquet. Haweis : coil. Ch.
Gleizal.
303
Hélicoptère : J. Bouchon.
B. Danieisson.
200. Herminette : ETHNOGRAFISKA MUSEET.
201. Heyman : coll. Ch. Glelzal. Hibiscus : J. Bouchon, Cl. Rives
(Cedri).
251. Jésus-Christ ; F. Brouillet.
203. Hinoi : coll. Ch. Glelzal. Hinai : Cl. Rives, M.T.I.
255. Jeu : B. Hermann.
198. Héliconia : T. Zysman.
199. Henry : coll.
202. Himene : 1. coll. Ch. Beslu. 2. Ch. Pinson.
M. Folco. Hoa : B. Hermann. Hivinau :
J. Bouchon.
208.
MUSEUM. 4. BISHOP MUSEUM. 5. coll. Ch. Gleizal. 6. K. Emory,
BISHOP MUSEUM. 7. G. Wallart. 8. ARCHIVES TERRITORIALES.
9. Cl. Rives (Cedri).
10 et 11. M. Folco. 12. Cl. Rives (Cedri).
257. Jouette : coll. Ch. Gleizal. Journal officiel : coll. Ch. Gleizal.
206. Hitoti : coll. Ch. Glelzal.
207. Hiva Oa : 1, 2 et 3.
253. Jeu : 1. coll. Ch. Gleizal, 2, coll. Encyclo. 3. J. Stokes, BISHOP
256. Joré : coll. Ch. Gleizal.
Pacifique.
204. Hirondelle : Ed. du
252. Jet ski : J. Bouchon.
Hodges : MITCHELL LIBRARY by courtesy of LIBRARY
Judo ; Ch. Pinson.
258. Journal : Ch. Pinson (x 9).
259. Julien : coll. Ch. Gleizal.
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
260. Jus : Ch. Pinson. J. Juventin : coll.
2. Cl. Rives (Cedri).
261. Kahaia : P. Laboute. Kamehameha : BISHOP MUSEUM (x5).
211. Honolulu : BRITISH LIBRARY.
263. Kaukura : Opatti. Kaveu : M. Moisnard.
209. Hokulea : Ch. Pinson. Holothuries : 1. Orstom/P. Laboute.
Les Nouvelles.
210. Homme-nature : coll. Encyclopédie.
262. Kapokier : J. Bouchon. Kau : M. Moisnard. Karaté : Ch. Pinson.
213. Honolulu : Times Ed. ; B. Hermann.
264. Keshi : Ch. Gleizal. Kerguelen : BRITISH LIBRARY. Kimitete :
215. Hôtel : coll. Ch. Glelzal.
266. Kong Ah : coll. B. Danieisson. Kon T/7t/.'coll. Ch. Gleizal ;coll.
214. Horn : coll. B. Danieisson. Hort : BISHOP MUSEUM.
216. Hôtel : J. Bouchon
coll. Ch. Gleizal.
B. Danieisson.
(x 9).
217. Huahine : coll. Ch. Glelzal.
267. Koo Men Tong : F. Brouillet. Krusenstern : coll. B. Danieisson.
(Opatti).
269. Lagune : Cl. Rives (Cedri).
TRIPTYQUE HUILERIE : Dessin de Bernard Petit. Quai : 01. Rives
272.
218. Hue ; Mme D. Koenig. Huahine : 1. coll. B. Danieisson. 2. H. Cao
268. Labre : Cl. Rives (Cedri). Lacascade : coll. Ch. Gleizal.
220. Hula : BISHOP MUSEUM.
270. Laiterie : 1. coll. Encyclo. 2 à 7. J. Bouchon.
(Cedri). Pesée : Ch. Pinson. Vis : M. Lextreyt. Broyeur : M. Lextreyt.
Presse : Ch. Pinson. Tourteaux : Ch. Pinson. Aliments pour
l’aquaculture : J. Barret (Aquacop). Raffinerie : Ch. Pinson.
221. Hutu : T. Zysman ; D. Charnay.
222. Hydravion : coll. Ch. Glelzal. Hydrobase : cl. I.G.N., coll.
1 à 4. P. Laboute.
Ch. Glelzal.
Langomazino
:
coll.
B.
Danieisson.
275. Lapita : 1
et 2. J. Garanger.
276. Lasalle-Séré : coll. Ch. Gleizal.
277. Lavatube : Marama Nui. Lavaud : coll. B. Danieisson.
279. Lebreton : 1 à 4. coll. Ch. Gleizal.
Mari : coll. Ch. Glelzal.
Légendes : J.C. Bosmel (x 3).
281. Légion : Ch. Pinson.
226. Iles : Times Ed.
:
273. Langsdorff : BRITISH LIBRARY.
274. Lantana : Ed. du Pacifique. La Pérouse : coll. Encyclopédie.
224. la Mana : coll. la Mana.
225. le'ie : P. Laboute. Igname : Ch. Pinson. Tihi: Cl. Rives (Cedri).
Langoustes
280. Le Cadre
coll. B. Danieisson. Le Caill : coll. Ch. Gleizal.
:
283. Lemasson : 1 à 6. coll. Ch. Gleizal.
229. Importer : coll. M.T.I.
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304
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L'HOMME.
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Fait partie de Dictionnaire illustré de la Polynésie = Te 'Aratai o Porinetia