B987352101_R212.pdf
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© 1988 - Christian Gieizal - Les Editions de l'Alizé
Composition: Polytram, Tahiti.
Sélection de couleurs: Pacific Scanner, Tahiti.
Impression et reliure: Mondadori, Tolède. (Espagne)
D.L.TO: 1.661
-
1988
DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DE LA POLYNESIE
Te ’Aratai o Porinetia
une
réalisation de Christian Gleizal
assisté de Jean-Louis Saquet pour la maquette,
de Catherine Krief et de Michel-Claude Touchard
pour la coordination et l’édition des textes.
Illustration de Catherine Visse, Bernard Petit, Jean-Louis Saquet.
Recherche iconographique : Christian Gleizal, Paule Laudon,
C. Krief, Célestine Dars.
Photographes : J.-C. Bosmel, J. Bouchon, W. Durand, M. Folco,
B. Hermann, G. Hucault, P. Laboute, Ch. Pinson, Cl. Rives, T. Zysman.
La documentation et l’illustration
ont été facilitées par l’aide que nous ont apportée :
l’Antenne du Muséum d’Histoire Naturelle et de l’E.P.H.E.,
les Archives territoriales. Ch. Beslu, le Bishop Muséum,
la Brasserie de Tahiti, B. Danieisson,
le Département Archéologie du C.P.S.H.,
les Éditions du Pacifique/Times Éditions, J. Florence,
C. Hammes, D. et R. Koenig, J. Larcher,
E. Laroche, D. Monnet,
le Musée de l’Homme, le Musée de Tahiti et des Iles,
l’Office de Promotion et d’Animation touristiques de Tahiti et des Iles,
P.
O’Reilly, l’Orstom, J. Otcenasek, J.-C. Thibault.
VOLUME 1
BIBLKDTHEQUE DE L’UNIVERSITE
FRANÇAISE OU PACIFIQUE
BP 4636 PAPEETE
Inventaire n®
Tél 421680
yi 3 O 'f
CHRISTIAN GLEIZAL / ÉDITIONS DE L’ALIZÉ
^8DEC. 1989
^
r
DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DE LA POLYNÉSIE
sous LA DIRECTION DE
FRANÇOIS MERCERON,
Agrégé de l’Université
rédaction en langue française :
Bengt DANIELSSON,
Ethnoiogue et Historien, ancien Directeur du Musée d’Ethnographie de Stockholm ;
Jean-Marie DUBOIS,
Professeur d’Histoire-Géographie, Lycée du Taaone ;
Michel LEXTREYT,
Agrégé de Géographie, Conseiiier pédagogique territorial en Histoire et Géographie ;
Pierre-Yves TOULLELAN,
Docteur en Histoire, Professeur d’Histoire-Géographie ;
Jean-Claude VONSY,
Professeur de Bioiogie, Lycée du Taaone.
rédaction en
iangue tahitienne :
Joël HART,
Professeur de tahitien au Lycée du Taaone, Traducteur au Service de ia Traduction
et de l’Interprétariat ;
Antonina PENI,
Membre de i’Académie tahitienne ;
Hubert LAI,
Secrétaire de i’Académie tahitienne ;
Maco TEVANE,
Président de i’Académie tahitienne.
avec
ia coiiaboration scientifique et pédagogique de :
Robert AUDOIN,
Directeur adjoint de i’Écoie normaie de Papeete,
inspecteur départementai de l’Éducation nationaie ;
Philippe BACHIMON,
Professeur agrégé d’Histoire-Géographie ;
Jean-Claude BESSON,
Directeur adjoint du Centre territoriai de Recherche
et Documentation
pédagogiques de Tahiti ;
Jean-Claude BRÉHIN,
Professeur agrégé d’Histoire-Géographie ;
Michèle de CHAZEAUX,
Professeur de Lettres, Coiiège Pômare IV ;
Roland CLAVREUL,
Directeur de i’Enseignement cathoiique en Poiynésie ;
Éric CONTE,
Maître en Archéologie, Département
Archéoiogie
du Centre poiynésien de Sciences humaines ;
William DURAND,
Professeur agrégé de Bioiogie ;
Paul MOORTGAT,
Président de ia Société des Études océaniennes ;
Pierre MORILLON,
Chef du Service des Archives territoriaies ;
Maeva NAVARRO,
Directrice du Département Archéoiogie
du Centre poiynésien de Sciences humaines ;
Maître en Archéoiogie,
François RAVAULT,
Docteur de 3e cycle en Géographie,
Docteur en
Directeur de Recherche à i’O.R.S.T.O.M. ;
William VANIZETTE,
Économie, Service des Affaires économiques.
Avant-propos
Le Dictionnaire Illustré de la Polynésie est
proposé au plus large public, à tous ceux qui
aiment ia Polynésie et y vivent, aux élèves de
l’enseignement secondaire ou supérieur
désireux de mieux connaître le milieu polyné¬
sien, la géographie, l’histoire, ies traditions, les
arts, les techniques et l’économie du Territoire.
Cet ouvrage constitue uqe somme spécifique
dont
la
publication doit beaucoup aux
nombreux travaux réalisés en Polynésie depuis
le début du siècle par les membres des sociétés
savantes, les chercheurs des organismes
d’État, les scientifiques étrangers en mission,
les.analystes des services territoriaux. Le D.I.P.
est ie complément naturel de l’Encyclopédiede
la Polynésie à laquelle il emprunte sa rigueur
scientifique et i’actualité de certaines analyses.
Il s’agit cependant d’une œuvre nouvelle et
originale qui inaugure un autre abord de la
connaissance de l’univers polynésien et touche
à tous les domaines de la culture, au sens le
plus large du terme.
Conception et objectifs
Le Dictionnaire Illustré de la Polynésie a été
conçu comme une synthèse de trois types de
dictionnaires. Il se veut dictionnaire élémen¬
taire de langue pour une meilleure connais¬
sance des mots retenus. Il est, surtout,
encyclo¬
pédique par l’importance des déveioppements
associés à chaque entrée, li est enfin diction¬
naire
bilingue, d’une manière originaie
puisqu’il ne s’agit pas d’un simple lexique
français-tahitien mais de traductions ou de
compléments encyclopédiques en langue
ma’ohi. D’autre part, une abondante icono¬
graphie illustre les articles et complète les
sujets traités.
Composer un dictionnaire pose le problèmedu
choix des entrées. On ne pouvait retenir tous
les termes de biologie, d’histoire, de technolo¬
gie... intéressant la Polynésie en raison des
contraintes d’ordre éditorial : la seule étude
exhaustive de la flore et de la faune terrestres
aurait, par exemple, sans doute suffi à occuper
les quatre volumes du D.I.P. Chaque rédacteur
s’est donc attaché à la sélection des entrées en
consultant les sommes disponibles dans sa
spécialité. Ce travail a été mené avec un double
objectif : réaliser la description la plus complète
de l’univers polynésien et proposer au lecteur
un certain nombre de termes non spécifiques à
ce milieu mais indispensables à sa description
et à l’analyse de ses rapports et de ses emprunts
reste du monde. La liste des entrées a été
ensuite critiquée et modifiée par deux comités
de lecture puis équilibrée par le maître d’œuvre
au
qui devait veiller à la représentation équitable
6
de chaque domaine. Mais un dictionnaire de la
Polynésie, réalisé en cette fin de XX® siècle, ne
pouvait non plus se contenter de décrire les
seules composantes de son univers sans la
replacer elle-même dans un contexte
historique et géographique plus vaste. C’est
dans cet esprit que de larges développements
sont consacrés aux grands ensembles océa¬
niques et continentaux et que l’histoire et la
géographie des pays riverains du Pacifique ou
traditionnellement liés à la Polynésie ont été
abordées et illustrées.
En dehors de ces principes
généraux, les
auteurs ont respecté quelques autres règles de
cohérence. Les notices biographiques ne
concernent que les personnes jouant ou ayant
joué un rôle de premier plan dans le Territoire
(les gouverneurs notamment), celles qui y ont
vécu assez longtemps pour y acquérir une
notoriété indiscutable ou encore celles qui ont,
en dépit d’un séjour parfois limité, contribué à
faire connaître la Polynésie au reste du monde :
c’est le cas par exemple de la plupart des
artistes et des écrivains.
Lorsqu’une plante, une espèce animale ou un
objet est désigné habituellement par plusieurs
noms, le choix de l’entrée a été opéré en
fonction de l’usage populaire. Ainsi, le mot
autera’a a été préféré à badamier, son équiva¬
lent en français, Mopélia à Maupihaa, penu à
pilon... mais le mot le moins usité figure en
général dans la suite alphabétique avec un
renvoi vers celui qui donne iieu à un article.
Le caractère encyclopédique du D.I.P.
permettait de proposer, pour la plupart des
articles, un développement relatif à la
Polynésie, constituant souvent un paragraphe
précédé d’un signe diacritique (•), soit pour
donner un exemple illustrant une notion
généraie soit pour en faire l’élément central de
la notice.
Le corps
de i’article est souvent enrichi et
agrémenté d’une ou piusieurs citations tirées
de romans, d’essais, d’articles de presse, de
publications scientifiques ayant trait à ia
Poiynésie. Ces extraits sont autant d’invita¬
tions à la découverte ou à la relecture d’une
centaine d’auteurs et de chercheurs de renom
(voir liste des auteurs en annexe du volume 4).
Ce n’est pas làlaseuleoriginalitédu D.I.P. Outil
de culture par la somme des connaissances
offertes, ii met aussi à la disposition du iecteur
l’essentiei des données sur ia iangue, utiles à
l’ouverture sur le monde et à r“éveil” des plus
jeunes. Dictionnaire polynésien, il se devait
naturellement d’être aussi un témoin de la
communauté pluri-culturelle vivant aujour¬
d’hui dans le Territoire. Les auteurs ont été
attentifs au choix des entrées relatives à
l’histoire, aux traditions et à la vie quotidienne
des Chinois de Polynésie. Ils ont aussi réservé
une
place
importante
aux
travaux
des
rédacteurs en langue ma’ohi. Ceux-ci ont
complété les articles en français par des
traductions et des recherches personnelles,
plus particulièrement en matière d’histoire et
de traditions polynésiennes. Les notices en
tahitien
constituent donc, selon les cas, un
moyen d’exercer la maîtrise des deux langues
ou une prime au bilinguisme.
Pour un bon usage du D.I.P.
La sélection visuelle des entrées a été facilitée
l’adoption de caractères différents selon
qu’il s’agit de noms communs en français
(minuscules romaines), de noms propres
(majuscules) ou de termes en langues poly¬
nésiennes (italiques).
par
Pour
les
isolés
bases
d’expressions ou de sigles, on a retenu les
noms
communs,
ou
informations essentielles au bon usage : genre,
orthographe au pluriel lorsqu’elle diffère sensi¬
blement du singulier, étymologie. La racine du
mot apparaît en caractères gras ainsi que les
dérivés : adjectifs, verbes, adverbes, autres
substantifs.
Les termes en français décrivant les éléments
du milieu et de la civilisation polynésienne ont
été traduits en tahitien et parfois en paumotu ou
marquisien. L’orthographe en a été codifiée
par l’Académie tahitienne : la prononciation
des voyelies longues est précisée par un tarava
en
(tiret placé au-dessus de la lettre) et les coups
glotte sont matérialisés par un hamsa
(apostrophe).
A cette traduction s’ajoute, pour les entrées du
domaine de la biologie, le nom scientifique en
latin de l’espèce et éventuellement celui de
chaque variété. Dans ce même domaine, le
D.I.P. a fait sienne une convention orthogra¬
phique de plus en plus fréquemment adoptée
par les biologistes et dans les manuels sco¬
laires. Elle permet de reconnaître immédiate¬
ment l’espèce (dont le nom commence par une
majuscule) de l’individu, mâle ou femelle pris
en
particulier et pour lequel on conserve
l’écriture habituelle en minuscules. Cette règle
ne concerne que les articles de biologie ;
ailleurs, l’usage courant reprend ses droits.
Exprimée dans un langage simple et clair qui
évite toute recherche de compléments dans
un autre ouvrage, la définition du mot a été
conçue selon un plan logique et historique. Elle
donne le sens premier du terme puis les autres
acceptions, l’une d’elles justifiant l’entrée du
de
mot dans le dictionnaire. Un même vocable a
pu servir de base à des dénominations
composées (il en est ainsi de conseil, société,
système, taux...). Ceiles-ci ont été placées en
sous-entrées identifiables par une impression
en caractères gras. Elles sont classées par
ordre chronologique ou selon une logique géo¬
graphique (du général au local). Lorsque deux
termes homophones font l’objet d’un article, ils
apparaissent comme deux entrées successives
dans l’ordre historique de leur adoption dans la
langue française. Les autres sens (Autres sens)
du
mot et les homonymes (Hom.) sont
présentés à la fin de l’article et illustrés par une
expression courante.
La iecture de chaque article est enrichie par un
système de renvois. Des mots-clés ont été
sélectionnés par l’auteur dans le corps de
l’article et identifiés par un astérisque (*).
Chacun de ces mots constitue une entrée du
D.I.P.
il
a
été traité sur le mode
encyclopédique et propose un complément
d’information important tout en offrant à son
tour de nouveaux axes de iecture. Les termes
qui présentent le même intérêt mais n’ont pu
être insérés dans le texte sont mis en évidence à
la fin de i’article sous la rubrique “Voir aussi”.
La connaissance de la Polynésie ne pouvait
enfin passer par la seule lecture des textes à
une époque où la communication par l’image
joue un rôle majeur. Ceci explique que la moitié
de
la
surface
du
D.I.P.
soit
consacrée
à
l’iiiustratir^ : photographies, peintures, cartes,
graphiques, tableaux statistiques se succèdent
pour rendre la lecture plus attrayante mais
surtout pour inviter à
la découverte de
nouvelles données ou d’exemples, faciliter la
compréhension d’un phénomène. Huit grands
triptyques (deux par tome) sont construits à
partir d’une illustration centraledont ledessin a
demandé des recherches approfondies et un
travail très minutieux sur un sujet représentatif
d’une matière. Cette illustration est complétée
par plusieurs documents iconographiques
légendés avec précision, l’auteur réservant à
cet effet des données ne figurant pas (ou plus
sommairement) dans l’article correspondant.
Ces triptyques ont pour thèmes l’atoll, la
centrale électrique de la Punaruu, la guerre
dans la Polynésie ancienne, l’huilerie de Tahiti,
Mangareva au temps du père H. Laval, la perli-
culture, le Tiurai, lafloreetlafauned’unevallée
d’île
haute.
Plusieurs
dizaines
renvoient aussi le lecteur à des
d’articles
planches
composées de nombreux graphismes ou
photographies formant typologie (pour un
objet, par exemple) ou montrant la diversité des
emplois d’une matière, les modes d’expression
d’un artiste, l'évolution dans ie temps ou les
différentes manifestations d’un phénomène...
Ainsi, par le texte et par l’image, le Dictionnaire
Illustré de la Polynésie constitue le premier
outil culturel accessible au plus grand nombre.
Somme de connaissances, composée avec
rigueur, pour le plaisir de ia lecture, il constitue
un manuei de référence, indispensable à la
compréhension du monde polynésien.
François MERCERON
7
la traîne se pratique d’octobre à mars pour
les jeunes. Les adultes sont pêchés par 100
à 200 m de profondeur, dans les “trous à
thons’’ ou puna, parfois indiqués par une
pierre tournée dans leur direction.
Abaione, nom masc. Haliotispulcherima.
Petit *Mollusque Gastéropode. Commun
aux
Tuamotu où il est appelé kaparari, il
atteint 30 mm. On l’appelle aussi Ormeau
ou Oreille de mer à cause de sa forme apla¬
tie et spiralée. Le dernier tour de spire est
percé de trous disposés assez régulière¬
ment. Il adhère très fortement sur le fond.
aa.
Terme hawaïen désignant un type de
*lave fréquent dans les *volcans du Pacifi¬
que central. Ce type de lave donne des
coulées riches en gaz, d’aspect charbon¬
Sa chair fine est recherchée
chinoise.
en
cuisine
neux, à la surface
abdication, nom fém. Renonciation au
pouvoir, à l’exercice des fonctions de chef
Voir aussi ; volcanisme.
• Le
irrégulière et semblable à
un champ de mâchefer ou de *scories.
coulée de lave aa (île de la
ou de
*roi.
29 juin 1880, lorsque *Pomare V a
abdiqué “en faisant don de ses États à la
France”, il a gardé son titre, mais a renoncé
au pouvoir, confié désormais au représen¬
Réunion)
tant du gouvernement
Voir aussi : annexion.
français.
Abeille, nom fém. Apis mellifica. Tahi¬
tien : manu meri. Insecte hyménoptère de
la famille des Apidés. L’Abeille est réputée
pour sa vie sociale et sa production de miel
et de cire. Une ruche peut abriter plus de
80000 individus. Chaque individu a une
tâche particulière au sein de la société. On
A’A. Divinité. Autre
nom
de *Ta’aroa.
Aux Australes, on le considère comme le
premier habitant de l’archipel et il aurait
été déifié après sa mort. Son effigie en bois
a
été découverte à Rurutu. L’extérieur est
orné de petits êtres sculptés représentant
peut-être des divinités ; d’autres effigies
étaient disposées à l’intérieur et figuraient
probablement des ancêtres.
_
pohera’a, ’ei Atua no ratou. 'Va ’itehia mai te
tahi ti'i tarai nôna i Rurutu iho i te tau o te
matahiti 1823 'e 1825 ra.
Maoti ïa teie ’orometua i vai mai ai taua ti'i ra
’e tae roa mai i teie tau. Tei roto i te fare
manaha nô te ’oire o Lonedona, te British
E tino-pao-hia tôna ’e ’ua ’i tôna tino,. rnai
’e te vai
haere ato’a ra ho’i na ni’a i tona iho tino.
Neothunnus macropterus.
,
*Thon
albacore à nageoires jaunes, ou Yellowfin,
en
cas de mort
accidentelle, le comportement
des ouvrières change : des larves sont nour¬
ries avec de la gelée royale et donneront de
nouvelles reines.
les mâles ou faux bourdons : ils sont issus
d’ovules non fécondés. Leur rôle, pour un
ou
quelques-uns seulement, se limite à la
fécondation de la reine.
les ouvrières : elles sont très actives et,
devenir butineuses, elles s’occu¬
effigie du dieu A'a
avant de
pent de toutes les tâches de la ruche. On
distingue les nettoyeuses, les nourrices, les
ventileuses, les cirières et les gardiennes.
Elles vivent environ cinq semaines et se
tuent au travail.
Muséum tôna vaira’a i teie mahana.
’a’ahi.
société. La survie de la ruche dépend de sa
fécondité et de sa longévité. Cependant, en
-
Williams ’oia
ho’i O Tihoni Viriamu tei tâpae atu i réira i nâ
’orometua peretâne ra ’o John
la reine : c’est la seule femelle pondeuse et
elle est à l’origine de tous les membres de la
-
►
’A’A. E Atua no Rurutu. E tupuna oia no te
nuna’a Rurutu, ’e riro mai ai i mûri a’e i tôna
mûri mai atu i tona tua, i te ti’i ri’i,
distingue :
-
Polynésie. La *pêche à
La fabrication de miel correspond à une
accumulation de réserves pour la période
hivernale et pour l’alimentation des larves.
Les Abeilles disposent d’un véritable lan¬
gage
qui leur permet de communiquer
particulier d’indiquer aux
entre elles et en
butineuses la direction et la distance d’une
source
de nourriture (fleurs...).
modes de communication les
Les deux
plus fré¬
quents sont la danse en rond et la danse
frétillante. Les Abeilles retrouvent la ruche
grâce au soleil.
Voir aussi : apiculture.
en s’orientant
’a’ahi (Thon à
g
ABOLITION
abolition, nom fém. Suppression, annula¬
tion d’une *loi ou d’un système. Abolition
d’une loi, de la *monarchie (comme à
Tahiti, à la mort de Pômare V), de r*escla-
vage.
On appelle abolitionniste celui qui
l’esclavage: le député Victor
est contre
Schoelcher contribua à abolir l’esclavage
dans les colonies françaises (1848). De nos
jours, le même terme désigne quelqu’un qui
est opposé à la peine de mort.
abordage, nom masc. Collision acciden¬
telle de deux navires. Assaut donné à un
navire ennemi.
Lorsque le navigateur Samuel '''Wallis se
présenta avec le * Dolphin devant Tahiti, il
dut subir plusieurs abordages des habi¬
tants de nie. A Mahaena, 1 500 guerriers
abrasion, nom fém. Action d’user, de
polir par frottement.
• Plate-forme d’abrasion. Forme de relief
plane, faiblement immergée et soumise à
r*érosion marine. Une telle surface est
souvent visible au
pied des *falaises de la
côte est de Tahiti. Le sommet du *récif
barrière, ou crête algale, est aussi une
plate-forme d’abrasion. Le déferlement des
vagues chargées de sables et de graviers et
l’action chimique des sels y font naître des
petits reliefs. La plate-forme est parsemée
d’éperons, sillons ou petits bassins favora¬
bles au développement de la vie marine.
Voir aussi : littoral.
•
assaillirent le navire: ils furent tout
d’abord repoussés avec des baïonnettes,
abri funéraire, nom masc. Archéologie.
Des *grottes et abris sous roche, souvent
d’accès
difficile, pouvaient servir d’abris
funéraires. On y déposait de petits cercueils
puis les marins anglais firent feu (un Tahi¬
contenant
Le grand abordage eut lieu dans la baie de
ou
tien fut pour la première fois tué par balle).
*
M atavai : 4 000 hommes tentèrent de s’em¬
parer du Dolphin. Mais les canons eurent
raison des attaquants. A la suite de cet
échec, les Tahitiens ne tentèrent plus de
prendre les navires européens à l’abordage.
Voir aussi : combat naval.
les os du défunt. On pouvait
aussi y placer les corps enveloppés de *tapa
simplement enroulés dans une natte
après dessèchement des cadavres sur les
*plates-formes d’exposition des *marae.
Parfois, les cadavres étaient enterrés dans
les abris funéraires.
Voir aussi : funérailles, mort.
Marquises
te mau ’ohipa o te toe mai nô te
hô’é tare vaina'a ta'ata pohe
abroger, verbe. Abolir, annuler, en par¬
lant d’une *loi, d’une disposition légale.
«En Polynésie française, le ’tribunal admi¬
flr
nistratif peut
abordage du Dolphin à Matavai
(dessin de S. Wallis)
aborigène, adj. et nom masc. On appelle
ainsi un individu originaire du lieu où il
habite.
• Ce terme désigne habituellement les
populations les plus anciennes de L’Aus¬
tralie, probablement venues d’Asie vers
40 000 av. J.-C. Les Aborigènes formaient
144381 personnes en 1976
parmi lesquelles 40 000 vivaient encore en
tribus. Ils ont une organisation en ’clans
très complexe, avec des règles de mariage
un
groupe de
et de
Aborigène au cours d'une
cérémonie
10
abroger un acte réglemen¬
autorités du Territoire jugé
contraire à la loi» (art. 29 du ’statut de
taire des
rattachement à un animal ou à un
végétal ’totem (ancêtre imaginaire du
groupe).
1984).
absolutisme, nom masc. S’applique à un
♦régime politique où le souverain ne rend
de compte à personne. Il dispose d’un pou¬
voir absolu. Le mot reste attaché à cer¬
taines '♦monarchies européennes comme
celles de France et d’Espagne, au cours des
XVP et XVII' siècles. L’exemple type en
fut le règne de Louis XIV, le “Roi Soleil”.
• En Polynésie, il peut servir à qualifier la
monarchie de '♦ Pômare 11, au pouvoir sans
ACADÉMIE
limites, sans freins institutionnels (absence
d’*assemblées représentatives). Le gouver¬
nement de Pômare II, de conception tout à
fait européenne, se voulait absolu. La créa¬
tion de l’Assemblée législative tahitienne
transforma le royaume polynésien en mo¬
narchie constitutionnelle.
abstention, nom fém. Refus de participer
à une discussion, à une activité, de prendre
une
décision, de prononcer un jugement.
électorale, s’abstenir c’est ne
En matière
pas voter. L’abstention aux
*élections peut
considérée comme un manquement
aux devoirs du *citoyen. Ne pas voter était
une désertion aux yeux des Athéniens de
être
l’Antiquité. Aujourd’hui, l’abstention est
délit sanctionné par une amende dans
certains pays (Belgique). Ce n’est pas le cas
un
où le taux d’abstention
atteint en moyenne 25 %. L’abstention est '
souvent due à la négligence ou à l’indiffé¬
en
Polynésie
rence,
mais peut aussi marquer un choix
délibéré.
abysse, nom masc. Région sous-marine
située à grande profondeur. Le *relief en
est monotone, drapé par les *sédiments.
Les eaux y sont très froides, de -h 1 ° à -|-2°,
car il y règne une nuit permanente. Autour
des îles de Polynésie, les grands fonds for¬
ment de vastes *plaines abyssales à 4 000 m
de profondeur moyenne.
Voir aussi : nodule polyrnétallique, océan.
Acacia, nom masc. Nom scientifique des
Mimosas, genre de la famille des Mimosacées et de la super-famille des Légumi¬
neuses. Dans le langage courant, ce mot
désigne plusieurs espèces caractérisées par
des feuilles finement découpées en *folioles : Leucaena, Cassia, Alhizia... 11 existe
plus de 500 espèces d’Acacias, pour la plu¬
part originaires des zones tropicales et en
particulier d’Australie et d’Asie. Leurs
fleurs sont en général blanches ou jaunes.
En Polynésie, on trouve /Icac/aspirorhis et
Acacia simplex. Ce dernier s’est très bien
adapté sur les sols coralliens des Tuamotu.
On trouve aux îles Hawaï un Acacia ko’a
dont le bois sert à construire des pirogues.
►
acacia. ’Ua hau atu i te pae hanere huru acacia
iho
"faifai" i te ao nei. Tê tupu nei e piti noa
huru O teie râ'au acacia io tatou nei. E Acacia
spirorbis ’e Acacia simplex to raua i'oa ratino.
Nô te pae fenua ’Atia ’e ’Auteraria mai taua
nau râ'au nei. E tiare ’uo’uo ’e, e tiare re’are’a
to râua. Tê vai ra i te fenua Vaihi (Hawai’i) te
tahi huru acacia, e acacia koa te i’oa, ’e o te
ravehia ’ei râ’au nô te tarai i te va ’a.
Acacia (Leucaena leucocephala)
académie, nom fém. Société de lettrés, de
juristes, d’hommes de science ou d’artistes,
auxquels on reconnaît une grande compé¬
tence. L’Académie française siège à Paris
et compte 40 académiciens. Une académie
peut aussi désigner une école : l’Académie
militaire, l’Académie nationale de
que et de Danse...
• Académie des mers du Sud.
en
mars
Musi¬
Ecole fondée
1824 par les *missionnaires an-
Formes de relief et espèces
animales des abysses.
1 000 m
talus continental
2 000 m
3 000 m
4 000 m
canyon^
5 000 m
,
plateau abyssal'
fosse
abyssale
guyot (volcan
tronqué par
6 000 m
g^érosion)
8 000 m
croûte océanique
11
ACADÉMIE
glais. La “South Seas Academy” fut d’a¬
bord destinée
d’environnement différentes de celles de
son *milieu d’origine. On dit aussi acclima¬
enfants des mission¬
naires mais, très vite, elle accueillit les
aux
petits Européens dont les familles vivaient
aux îles du Vent. Le fils du consul
Jacques
*Moerenhout, par exemple, y fut inscrit.
L’enseignement, sous la direction de M. et
Mme’‘’Orsmond, était systématiquement
donné en anglais. Les enfants apprenaient
à écrire, à lire les Saintes Écritures ; ils
recevaient aussi des rudiments de gram¬
maire, de géographie, d’histoire et d’astro¬
nomie. Le jeune *PomareIII suivit les
cours de l’Académie des mers du
Sud, les
missionnaires espérant ainsi, par son inter¬
médiaire, acquérir une influence prépon¬
dérante sur la population. D’autres fils de
chefs ou de dignitaires tahitiens passèrent
par cette importante école. D’après
W. ’*’Ellis,
cet
établissement devait être
«préparation à un séminaire
pour la formation des *pasteurs indigènes»
(“A la Recherche de la Polynésie
d’autrefois”).
encore
•
une
Académie tahitienne. Tahitien;
Fare
Vana’a. L’institution culturelle qui a vu le
jour en 1972 a choisi ce nom tahitien pour
rappeler l’endroit où, dans les villages d’au¬
trefois, les vieillards enseignaient les
*légendes, les *généalogies et le beauparler à la jeunesse. L’Académie a aujour¬
d’hui pour mission de normaliser le voca¬
bulaire, la grammaire, l’orthographe et de
veiller à l’utilisation correcte de la *langue
dans toutes les formes d’expression (chant,
publicité...). Ses membres étudient ses ori¬
gines, son évolution et sa parenté avec les
autres langues parlées dans le Pacifique, ils
réalisent aussi des travaux de traduction de
la littérature mondiale. L’Académie
cherche à promouvoir l’enseignement du
tahitien et décerne des *prix aux ouvrages
de création littéraire dans cette langue. Le
Fare Varia ’a comprend 20 membres à vie
admis par cooptation. Les réunions sont
présidées
joueuse d’accordéon
vahiné ha’uti ’upa’upa ’ume'ume
1974.
par
M. Marc Tevane depuis
Autres sens : circonscription universitaire
dépendant d ’un recteur : l’académie de Bor¬
deaux ; dessin d’un corps nu ou ce corps :
l’académie d’un Apollon.
Acajou, nom masc. Arbre de grande taille
de la famille des Méliacées, donnant un
Phénomène d’accrétion
dans un rift.
1. montées de magma et accrétion
2.
plaque continentale (croûte terrestre)
3. anciennes accrétions
bois de teinte rouge, bien veiné et très
apprécié en ébénisterie. On distingue l’Aca¬
jou d’Afrique (genre Khaya) et l’Acajou
d’Amérique (genre Swietenia). L’Acajou
d’Amérique est utilisé dans les *reboisements en Polynésie. Dans le commerce, ce
nom est donné à tort à d’autres bois
qui ont
un
aspect semblable.
12
lequel une plante ou un animal adapte son
existence à des conditions de climat
Polynésie. Cela leur permet de trouver, au
long, un nouvel
équilibre biologique et physiologique.
Chez l’homme, l’étude du phénomène a
permis de mettre en évidence plusieurs
phases. D’abord, le sujet est indifférent,
puis il lutte contre les influences du milieu
extérieur, ensuite il s’adapte en modifiant
son milieu intérieur.
Quand ce dernier est
stabilisé, il est acclimaté. S’il n’y a pas
acclimatation, on observe le stade d’épui¬
sement qui finit par aboutir à la
disparition
de l’espèce de l’endroit où on voulait
bout d’un temps assez
l’introduire.
Dans un jardin d’acclimatation, on essaie
d’acclimater des espèces exotiques à un
nouveau milieu.
Voir aussi : biologie, migration.
accord,
nom masc.
Arrangement entre
des personnes qui sont du même avis.
• accord tripartite.
entre
Contrat social conclu
trois partenaires : des organisations
syndicales d’employeurs, certains *syndicats de salariés et le gouvernement du Ter¬
ritoire. Depuis 1983, ces ’'’agents de la vie
économique et sociale ont entamé des
négociations pour faire progresser les
droits des salariés. Les accords signés en
1983, 1984 et 1986 ont partiellement rap¬
proché le statut des salariés polynésiens de
celui des salariés métropolitains. C’est ainsi
qu’ils bénéficient des 39 heures de travail
hebdomadaire et des cinq semaines de
congés payés par an.
Voir aussi : code du travail, convention
collective.
Autres sens : en musique ; plaquer un ac¬
cord (plusieurs notes simultanément); en
grammaire : une règle d’accord.
accordéon, nom masc. Instrument de
musique composé d’un soufflet et d’un cla¬
vier relié à des languettes de métal qui.
vibrent sous la pression de l’air.
• Inventé en 1829, il fut introduit en
Poly¬
nésie dès le milieu du XIX^ siècle. Les
accordéons devinrent les instruments pré¬
férés des orchestres locaux, des années
trente aux années soixante et il n’est
pas
rare de voir encore un accordéoniste ani¬
mer une
eux était
*bringue. Le plus célèbre d’entre
Papillon Tefana.
accrétion, nom fém. Phénomène géologi¬
qui permet le renouvellement d’une
♦plaque lithosphérique. Les plaques litho¬
sphériques, qui forment la croûte terrestre,
que
acclimatation, nomfém. Phénomène par
courants divergents dans le manteau
tement. Les plantes et animaux importés
des pays tempérés doivent s’acclimater en
et
se
déplacent, tels des radeaux, sous l’effet
des courants du ♦magma. Au niveau de la
ACTÉON
déchirure de l’écorce terrestre
(*rift), le
magma remonte à la surface et, tout en se
refroidissant, se soude à la croûte terrestre
qui s’éloigne. Ce lieu où se renouvelle la
plaque lithosphérique est semblable à tin
immense bourrelet : c’est la zone d’accré-
tion ou dorsale. Celle de la “plaque Pacifi¬
que’’ s’allonge de Hle de *Pâques à la
*Californie.
(1962) et de la construction de
r*aéroport de Faaa. Elle est entrée dans
Père du salariat, de la *consommation de
masse et de la
scolarisation complète en
langue française. Aujourd’hui, l’accultura¬
tion porte sur les comportements écono¬
miques et la vie familiale : elle se caractérise
par une montée de l’individualisme et un
*C.E.P.
affaiblissement des liens sociaux tradition¬
nels. Pourtant, si les insulaires ont toujours
Voir aussi : lithosphère.
été curieux de tout ce qui
pénétrait leur
pays, l’accélération du phénomène d’accul¬
turation a provoqué la naissance de mou¬
accroissement,
nom masc. Action de
croître, d’augmenter. Différence entre
deux valeurs successives d’une variable.
•
accroissement naturel. Différence entre
le nombre de naissances et le nombre de
décès. En général, la somme des naissances
est
supérieure à celle des décès : la popula¬
vements qui, à
l’inverse, veulent restaurer
les modes de vie ancestraux. Ils s’appuient
des noyaux de résistance tels que les
*pupu et sur divers éléments hérités de la
sur
cultures vi¬
vrières, l’*artisanat, le *tatouage ou la
civilisation traditionnelle : les
*danse.
tion mondiale augmente ainsi d’environ 75
millions d’habitants chaque année. 11 arrive
toutefois que les décès l’emportent sur les
naissances, en temps de guerre, par exem¬
ple, ou lorsque la *natalité chute (c’est le
Allemagne de l’Ouest depuis 1972).
Dans cette hypothèse, et s’il n’y a pas d’ap¬
port migratoire, la population diminue. Le
cas en
A.C.P. (pays) voir Convention de Lomé.
Acropora. Genre de *Coraux récifaux
renfermant une quarantaine d’espèces en
Polynésie. Les Acropora ont des formes
très variées ; certains sont branchus, plus
d’accroissement naturel
ou
permet de comparer le dynamisme démo¬
graphique des différents pays. Ce taux
en
calcul du taux
exprime l’accroissement naturel moyen
pour I 000 habitants ; on le calcule aussi en
soustrayant le taux de *mortalité au taux
de natalité. Ce taux n’est que de 4 pour
1000 en France tandis que la population de
r*Allemagne de l’Ouest diminue de 1 pour
1000 chaque année.
En Polynésie, ce taux était de 24 pour 1000
pour la période 1977-1983 et il est voisin de
30 pour 1000 dans la plupart des pays sousdéveloppés. En tenant compte du *bilan
migratoire, le taux d’accroissement net de
la population est de 30 pour 1000 en Poly¬
nésie : cette population est donc suscepti¬
ble de doubler d’ici 23 ans.
acculturation,
nom
moins finement ramifiés, d’autres sont
forme de parasol. L’importance de
VAcropora dans la construction des *récifs
est due à sa croissance rapide, mais son
squelette poreux le rend fragile et vulnéra¬
ble aux tempêtes.
Voir aussi: Madréporaires.
ACTÉON. Groupe de 4 *atolls sans passe
des *Tuamotu du Sud-Est, situé par 21°30’
rameau
à'Acropora
sud et 136°30’ouest. Il comprend les îles de
*Tenararo, *Vahaga, *Tenaruga et
*Maturei Vavao, découvertes par *Quiros
le 4 février 1606. Elles ne sont pas habitées
mais leurs cocoteraies, récemment régénérées, sont exploi¬
de façon permanente,
tées par des travailleurs temporaires.
Archipel des Actéon
Ta’amotu né Actéon
fém. Phénomène
consistant en une modification des traits
culturels caractéristiques d’une société, à la
suite d’une conquête, d’une *colonisation,
d’une immigration.
•
Depuis plus de deux siècles, le monde
océanien n’a cessé de subir les assauts du
monde extérieur. En Polynésie, l’accultu¬
ration a commencé au XVI1P siècle avec
l’arrivée des découvreurs, des *baleiniers et
des *missionnaires. Les Polynésiens furent
d’abord attirés par les objets et les techni¬
ques des Européens. Ensuite, la christiani¬
sation et r*administration coloniale ruinè¬
rent l’ordre social traditionnel, et ce d’au¬
plus facilement que la population
diminuait rapidement. La société polyné¬
tant
sienne a connu un nouvel ébranlement de
ses valeurs à partir de l’installation du
13
ACTIF
actif, adj, et nom masc. Se dit de quel¬
qu’un ou de quelque chose qui agit.
• Pour les démographes, un actif est une
personne qui exerce une activité profes¬
sionnelle rémunérée ou qui en cherche
sérieusement une. En vertu de cette défini¬
tion, les chômeurs sont considérés comme
actifs mais les femmes au foyer et les étu¬
diants sont exclus de la *population active.
En 1983. les actifs formaient en moyenne
45 % de la population des pays industriali¬
sés (42% en France) mais 35% seulement
de celle des pays en voie de développement.
En Polynésie française, ce taux s’élevait à
40%, soit 57 863 actifs occupés et 7 332
actifs cherchant un emploi, pour une popu¬
lation totale de 166 753 habitants.
Autres sens : forme du verbe qui présente
l’action comme faite par le sujet ; citoyen
acupuncture faciale
qui bénéficie du droit de vote lors d’une
élection au suffrage censitaire ; partie du
bilan comptable qui énumère ce que l’on
possède ; l’armée active comprend les mili¬
taires sous les drapeaux.
Voir aussi : chômage.
Actinie voir Anémone de mer.
action. 1. nom fém. Résultat concret de la
volonté d’un être, d’un groupe. Enchaîne¬
qui forme le sujet d’un
roman, d’un film, d’une pièce de théâtre.
2. nom fém. Part du *capital d’une *société
anonyme. Lors de la création ou de l’exten¬
sion d’une *entreprise, des titres ou actions
sont remis aux personnes qui ont apporté
les capitaux. Les actionnaires sont donc les
propriétaires de l’entreprise. Ils la dirigent
eux-mêmes ou par l’intermédiaire de ges¬
tionnaires professionnels et se partagent
les *bénéfices en proportion de leur part de
capital. Les actions peuvent être facilement
ment
John Adams
des faits
revendues, soit directement de la main à la
acupuncture, nom fém. Méthode théra¬
peutique d’origine chinoise vieille de plus
de 3 000 ans. Elle consiste à piquer des
aiguilles pleines en des points précis du
corps du malade. La conception de base
repose sur la conviction qu’il existe deux
pôles opposés mais complémentaires et
normalement en équilibre : le yin et le yang.
Le yin représente la matière, la forme,
l’inertie, l’inconscient, le froid, la nuit, le
principe féminin. Le yang est l’énergie, la
lumière, le soleil, la chaleur, le jour, le
conscient, la virilité. La maladie est due à
un déséquilibre entre les deux pôles. Les
points d’acupuncture sont situés sur des
lignes particulières, les méridiens, qui re¬
présentent les voies de circulation privilé¬
giées de l’énergie vitale. Le rôle de l’acu¬
puncteur consiste donc à stimuler par les
aiguilles le ou les points du corps permet¬
tant d’entraîner les
modifications souhai¬
tées de l’état pathologique observé. Selon
les points stimulés, on peut renforcer ou au
contraire diminuer
l’énergie qui circule.
Cette thérapeutique permet une *médecine
tant préventive que curative. On l’utilise
également pour anesthésier des patients au
cours d’opérations chirurgicales.
ADAMS (Henry) (1838-1918). Historien
américain réputé, H. Adams, qui possédait
une
immense fortune, accomplit un grand
voyage dans le Pacifique, au cours duquel
il débarqua à Tahiti en 1891. Il y resta
quatre mois et fréquenta *Ari’i’taimai
*Salmon dont il recueillit les souvenirs
dans un livre : “Mémoires d’Arii Taimai”.
avec le chef *Tati Salmon, il
échangea avec celui-ci une importante cor¬
respondance, fort intéressante pour l’his¬
toire de Tahiti. On lui doit également des
“Lettres des Mers du Sud” (1890-1891).
Très lié
main pour celles des petites sociétés, soit
action de la société l’Oréal :
titre et coupons
par l’intermédiaire de la
Bourse pour les
titres des grandes entreprises.
(John) (1765-1829). Marin
anglais à bord du *Bounty, J. Adams fit
partie des mutinés. Il gagna Hle de *Pitcairn avec un groupe de Tahitiens et neuf
autres Anglais. Seul Européen à survivre, il
devint le chef de la petite communauté
grâce à ses grandes qualités morales.
ADAMS
ADAMS (Thomas) (1825-1915). Arrivé
d’Angleterre vers 1841, avant l’instaura¬
tion du * Protectorat par les Français,
T. Adams exerça les professions de restau¬
rateur et de
négociant. En 1865, il créa
avec son associé Forster la deuxième
*plantation de *canne à sucre de Tahiti, à
*Fariipiti. Il produisait du *rhum et 30
tonneaux de sucre par an à l’aide d’un
matériel important: une *distillerie, un
moulin à sucre, un *alambic, des ma¬
chines à vapeur. Thomas Adams fut un
14
riche et écouté qui entra au
*Conseil d’administration de la colonie. Il
aida le gouverneur de ses conseils et fut
*notable
une
une
grande figure du Protectorat. Il a laissé
nombreuse descendance en Polynésie.
layant ainsi l’autorité centrale siégeant à
Papeete. Les Marquises eurent un admi¬
nistrateur à partir de 1863, les Tuamotu en
1864 et les îles Sous-le-Vent en 1888, alors
que
les Australes durent longtemps se
contenter d’un officier forain.
Au X1X= et
siècle, ce sont des officiers
de marine puis des médecins qui occupè¬
rent ces postes. Ils nommaient les *tâvana,
au début du XX'
ADÉLIE (Terre). Portion du continent
*antarctique, appartenant à la France,
découverte en 1840 par *Dumont d’Urville. Les rivages de cet espace de hauts
^plateaux recouverts par les glaces bordent
le Pacifique Sud à quelque 7 500 km au
sud-ouest de Tahiti. Les températures sont
si basses (jusqu’à -80°) que seuls des scienti¬
fiques acceptent de passer quelques mois
dans la base littorale de Dumont d’Urville.
font des observations météorologi¬
glaciologiques, astronomiques et
biologiques.
Ils y
ques,
contrôlaient le développement de l’agricul¬
et de l’enseignement et pouvaient
remplir les fonctions de juge de paix. A
partir de 1900, des administrateurs de car¬
rière formés à l’École de la France d’OutreMer furent nommés en Polynésie. Aujour¬
ture
d’hui, en vertu du statut d’*autonomie
interne, il existe un corps d’administra¬
teurs
territoriaux {tâvana hau fenuà) qui
relaient le gouvernement
territorial dans
les quatre circonscriptions administratives.
Ils renseignent le gouvernement sur l’état
économique et les besoins de leur circons¬
cription et contrôlent la gestion des biens
territoriaux. Les administrateurs d’État
dépendent du haut-*commissaire et ont vu
leurs compétences se limiter au contrôle
des intérêts et de l’utilisation des subven¬
tions d’État.
administration, nom fém. Action de
gérer et de conduire les affaires publiques
ou privées. L’administration française a été
progressivement centralisée par les souve¬
rains autoritaires tels Louis XIV et Napo¬
léon F^ Depuis 1981, une réforme a accor¬
dé aux *collectivités locales des pouvoirs
d’administration étendus. L’administra¬
tion désigne aussi l’ensemble des agents et
des *services publics (*enseignement,
*police, *postes, *impôts...) chargés de
satisfaire les ^besoins de la collectivité et
adjudication, nom fém. Acte par lequel
on cède quelque chose. La vente par adju¬
dication est une vente aux enchères de
biens publics ou de biens privés saisis. Une
adjudication administrative est un marché
passé entre un particulier et l’administra¬
tion pour des fournitures de travaux. Ce
marché fait suite à un appel d’ offres ayant
mis en concurrence plusieurs candidats, la
proposition la plus avantageuse étant rete¬
nue. Ce système permet d’obtenir des *prix
raisonnables.
administrateur, nom masc. Personne qui
gère les biens d’un particulier, d’une société
ou de l’*État. Dans l’^administration
d’État, les tâches de conception et d’enca¬
drement dans les *services
reviennent.
publics lui
Polynésie, les administrateurs sont
chargés de la gestion d’un archipel, re¬
• En
d’appliquer les ordres du pouvoir.
• En Polynésie, l’administrafion coloniale
prit de plus en plus d’importance à l’épo¬
que du * Protectorat et empiéta sur les
pouvoirs de la reine *PomarelV. Après
l’*annexion (1880), elle contrôla tous les
services publics des *Établissements fran¬
çais de l’Océanie. Le responsable en était le
*gouverneur, assisté du *directeur de l’In¬
térieur et du chef du Service judiciaire. Les
services étaient déjà fort nombreux à la
veille de la 1''° Guerre mondiale. Les Tra¬
publics, l’Enregistrement, les Postes,
l’Imprimerie
officielle, l’Instruction publique la Santé
et la Police employaient 300 *fonctionnaires. Depuis, la “machine” administra¬
tive a pris une importance considérable
vaux
les Contributions, le Port,
dans la vie du Territoire ; en 1983, le nom¬
bre d’employés des services publics s’éle¬
vait à 21 657, soit 37% de la population
active. Cette part est encore plus forte dans
de nombreuses îles où l’administration est
le seul employeur. En Polynésie, l’adminis¬
tration revêt un aspect original notamment
ADOLESCENCE
depuis la mise en place du *statut de 1984.
L’administration d’État est assurée par des
fonctionnaires expatriés ou des recrutés
locaux sous contrat mis à la disposition du
haut-*commissaire de la République. Elle
est compétente pour l’enseignement public
du 2^ degré, la justice, la défense, le
maintien de l’ordre, la monnaie, les com¬
munications extérieures et audio-visuelles.
Une administration territoriale regroupe
tous les autres
services.
pas
soumise à des règles aussi contrai¬
gnantes que dans les autres pays. En Occi¬
dent, par contre, la baisse de la natalité
explique qu’il y ait peu d’enfants à adopter
et, comme un couple sur dix est stérile,
nombreux sont les Européens qui viennent
adopter un enfant polynésien. Actuelle¬
ment, 200 à 300 jeunes enfants partent
chaque année, mais une réglementation de
l’adoption est en préparation au ministère
des *Affaires sociales.
Sens figuré : adopter une idée : l’adoption
d’une loi par l’Assemblée.
adolescence, nom fém. Période de l’exis¬
tence au cours de laquelle un être humain
passe de l’enfance à l’âge adulte. Cette
transition a lieu entre 12 et 18 ans. Durant
adultère,
années, l’individu se transforme phy¬
siologiquement, physiquement et psycho¬
logiquement. Sa taille s’accroît de 20 à
30 % et son poids peut doubler. Le système
pileux se développe, les sécrétions des
glandes internes augmentent, l’adolescent
devient également apte aux relations
par
ces
sexuelles. Dans certains mondes culturels,
l’adolescence est une période difficile à
plan psychologique. Dans
sociétés, l’adolescence est un
moment propice aux initiations à la vie
Adolescent marquisien
M.
Radiguet, 1842)
(dessin de
taure'are’a nu'uhiva
vivre
sur
toutes
les
le
Cependant, cette intégration au
monde des adultes est parfois contrariée
par la recherche d’une affection et de
distractions propres aux enfants.
• En
langue tahitienne, l’adolescence est
*taure’are'a : le temps de l’amusement.
Dans la Polynésie ancienne, les garçons
étaient plus libres que les filles et le groupe
familial protégeait le jeune dont les
activités, parfois répréhensibles, n’étaient
ni jugées ni critiquées. Cette période de
taure’are’a durait jusqu’au jour où le jeune
sance
une
nom masc. et
adj. Désobéis¬
à la loi de fidélité dans le mariage,
la pratique de rapports sexuels avec
autre personne que son conjoint.
L’adultère était très répandu au XIX'
siècle dans les îles polynésiennes où il y
•
avait moins de femmes que d’hommes.
Celles-ci étaient alors fort sollicitées et
désirées, Les *administrateurs et les "'mis¬
sionnaires
combattirent
vivement
une
adultères,
dans
atteinte à la morale chrétienne.
adulte.
homme
décidait
d’assumer
ses
responsabilités. Il ne semble pas que
l’arrivée des jeunes à l’âge de la puberté ait
autrefois donné lieu à des rites particuliers.
Toutefois,
la *circoncision était et
continue d’être pratiquée sur les garçons de
14-15 ans. A cet âge, lejeune Polynésien est
déjà
indépendant,
contrairement
adolescents d’autres *ethnies.
aux
adventiste, nom masc. et adj. Membre
d’un mouvement religieux évangélique, qui
est apparu
aux
mouvement
a
États-Unis en 1831. Ce
pris le nom d’Église
adventiste du 7' jour.
"‘pasteur W. Miller ayant prédit le
Messie, et celui-ci ne s’étant pas
produit, il en conclut avec ses fidèles que le
Le
retour du
mécontentement divin était dû
en
légal d’un enfant né dans une autre famille.
En France, seule la Direction départemen¬
tale de l’Action sanitaire et sociale peut
16
non-
porter les armes et à consommer de
l’alcool, du tabac ou de la drogue.
• Cette
Église compte 3 700 000 membres
adoption, nom fém. Accueil définitif et
permettre à un foyer, sévèrement sélec¬
tionné, d’adopter un enfant. Celui-ci doit
être abandonné par ses parents naturels
qui ne connaîtront jamais les parents
adoptifs.
• En
Polynésie, le don d’un enfant est
encore fréquent. Il bénéficie surtout aux
*feti’L (oncles, tantes, cousins...) qui ne
peuvent avoir d’enfant : c’est la tradition
du *fa’a’amu. Sur le Territoire, où le taux
de *natalité est assez élevé, l’adoption n’est
au
principes de la "‘Bible. Les
adventistes du 7' jour s’imposent donc le
repos du samedi, dernier jour de la semaine
dans la tradition biblique ; ils croient que le
salut est accordé à ceux qui ont la foi et qui
reçoivent la grâce de Dieu. Ils respectent
les dix commandements, pratiquent le
"“baptême par immersion, se refusent à
respect des
dans le monde dont 7 000
adoption d'une jeune Tahitienne
les
lesquelles ils
voyaient une cause majeure de la
propagation des "‘maladies vénériennes et
relations
chapelle adventiste à Arue vers 1920
Polynésie
AÉROGARE
française. C’est à Tahiti et à Raiatea que le
pasteur A.J. Read fonda en 1892 les
tahitien. Plante de la famille des Grami¬
Moorea, 8 aux îles Sous-le-Vent, 4 aux
les
adventistes forment des communautés très
unies qui regroupent près de 10 % des
forment des taches blanchâtres au milieu
premières communautés adventistes.
Aujourd’hui, le culte est pratiqué dans 28
temples dont 12 sont situés à Tahiti, un à
Australes et 3 aux Tuamotu du Nord. Les
croyants des circonscriptions de Mataiea,
Teahupoo, Mahaena, Huahineet Maupiti.
Adventure (l’). Navire anglais qui accom¬
pagna le Resolution lors du second voyage
de James *Cook (1772-1775) autour du
monde. VAdventure était une barque de
équipée de 10 canons et
placée sous les ordres de Tobias Furneaux.
Spécialement équipée aux chantiers an¬
glais de Woolwich pour cette longue croi¬
sière, VAdventure était servie par 81
officiers et hommes d’équipage. C’est à
bord de ce vaisseau que voyagea *Omai.
336 *tonneaux,
’a’eho.
Miscanthus
floridulus.
Roseau
nées. C’est une plante envahissante qui
recouvre
les
*collines sèches jusqu’à
1 000 m d’altitude. Elle pousse très bien sur
fa'a'apu abandonnés et les zones
incendiées. Les feuilles, de couleur claire,
végétation. Les tiges sont utilisées
de la
pour relier les feuilles de *Pandanus dans
la confection des toitures. De plus, la tige
de l’inflorescence donne
une
belle fibre
pour faire des chapeaux. Autrefois, les
Roseaux secs étaient attachés en faisceaux
et
utilisés comme flambeaux.
►
’a’cho. E ra’au iti ïa e tupu haere nâ ni'a i te
’aivi ’e ’o ta te ma’ohi e rave na ’ei tSpo'i fare,
’ei hâmani tâupo'o. 'Lia rau alu â te ’ohipa e
oli, i muta’a ra. la au i te fa’ata'ara’a a Teuira
Henry e ono huru ’a’eho i muta’a ra ; te
’d’eho-pû-hiva e tupu urupü noa ’e ’o te
ravehia na ’ei tapo'i fare ; te ’a’eho-rau-ri’i, te
’a’eho-tea, te ’a’eho-ti’ati’a-vao ’o te tupu i roto
i te mau ’afa’a-fa’a-ri’i ; te ’a’eho-ufene, e huru
’a’eho tâftfi haere ’e te ’a’eho-’ura, e tumu iti
mâ’ute’ute tona.
Aedes, nom masc. Nom scientifique d’un
genre de ^Moustique. On en distingue trois
espèces en Polynésie dont deux transmet¬
tent des maladies. C’est un Moustique noir
présentant des bandes blanches au niveau
des pattes. Il ne pique que le jour, avec un
maximum d’agressivité à l’aube et au
moment du coucher du soleil.
Ce sont les
qui piquent, en période de
reproduction, car le sang contient des
protéines indispensables à la maturation
femelles
des œufs.
Les
mâles
se
nourrissent du
développement des
dans l’eau et dure 6 à 8
jours. Les Moustiques vivent environ un
mois. On trouve deux espèces dangereuses :
nectar des
fleurs. Le
larves se produit
• Aedes
page une maladie à virus : la *dengue. Il vit
essentiellement en zone urbaine et se
reproduit dans les eaux claires des boîtes
métalliques, casseroles, seaux, poubelles,
pneus, bidons, brouettes, pots de fleurs,
vases...
Il vole très mal et sa présence
indique l’existence de gîtes à moins de 30 m
de la maison.
polynesiensis est le vecteur de la
♦filariose (’^éléphantiasis) chezThomme et
de la filariose
canine, car il pique égale¬
ment les animaux (chiens, chevaux, porcs,
oiseaux). Il est rare en milieu urbain et
préfère le milieu sauvage. Il se reproduit
dans les mêmes gîtes que le précédent, mais
aussi dans tous les gîtes naturels : trous des
*tupa, noix de coco, creux des arbres...
Son vol lui permet de s’éloigner jusqu’à
250 m de son gîte. Il faut donc que chacun
veille
eaux
’e ’aore ra e ruruhia ’ei rama no te
tautai rama.
’aero fai. Achyranthes aspera. Plante her¬
bacée de la famille des Amaranthacées.
y Adventure et le Resolution dans la
baie de Matavai en 1773 (peinture
de W. Hodges)
Littéralement, ^n nom signifie “queue de
raie”. Les feuilles sont
opposées deux à
deux. Les fleurs blanches sont regroupées
épis de 10 à 15 cm de long. C’est une
plante médicinale qui entre dans certaines
en
préparations pour soigner l’angine, la
laryngite, la gonococcie. Devenue assez
rare, on ne la trouve que dans quelques
vallées.
aegypti est originaire d’Égypte et
s’est répandu dans le monde entier. Il pro¬
• Aedes
E rave ato’a-hia na te ’a’eho ’ei pâtia tâti’a
rauoro
constamment
à
l’élimination des
stagnantes qui pourraient être des
gîtes à Moustiques.
Voir aussi : Culex, démoustication.
aérogare, nom fém. Ensemble des bâti¬
ments qui accueillent les passagers, les
marchandises et les services administratifs
d’un *aéroport.
•
Souvent réduite à un hall flanqué d’une
tour de
contrôle, ou à un simple abri sur
certaines îles
une
éloignées, l’aérogare prend
tout autre
dimension à Tahiti-Faaa.
Ici, elle a été conçue en trois zones :
la gare de *fret où sont reçues et dédoua¬
nées les marchandises en *conteneurs, éga¬
lement soumises au traitement phytosani¬
taire, c’est-à-dire à la prévention contre les
parasites des végétaux.
la partie centrale, très ouverte sur deux
hectares de parcs de stationnement, se
divise en plusieurs halls spécialisés : ceux
des passagers d’*Air Tahiti, des compa¬
gnies internationales et des passagers en
-
Aedes polynesiensis
-
transit. Cet espace est partiellement occupé
par des services : banque, poste, boutiques,
restaurants, salle réservée aux expositions
artistiques, comptoirs d’enregistrement.
enfin, le prolongement nord de l’aérogare
-
aérogare aux Tuamotu
17
AÉRONAVALE
abrite les services de gestion, le bureau
d’analyse météorologique et le contrôle
aérien régional.
aéronavale, adj. et nom fém. Désigne ce
qui concerne à la fois l’aviation et la
marine. L’aéronavale est une composante
de nombreuses forces armées. Elle com¬
prend les bâtiments porteurs d’aéronefs
(porte-avions et porte-hélicoptères) et les
forces aériennes appuyant les navires
engagés dans un combat.
• Les aéronavales japonaise et américaine
se sont considérablement
développées au
cours de la 2^
*Guerre
étaient le seul moyen
mondiale car elles
de contrôle et de
conquête des archipels du Pacifique. Les
grandes batailles aéronavales qui décidè¬
rent du sort de cette partie du monde furent
celles de '"Pearl Harbor (7 décembre 1941),
*Midway (4 juin 1942), de la *mer de
Corail (mai 1942), de *Saipan (juillet 1944)
et de Leyte (24 octobre 1944).
Chaque grande puissance entretient aujour¬
d’hui des forces aéronavales pour protéger
ses intérêts dans toutes les parties du
monde. En 1985, l’aéronavale française
comptait 12600 hommes servant deux
porte-avions, un porte-hélicoptères, 220
aéronefs dont 5 patrouilleurs Guardian
basés à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie.
La station météorologique, çgrAco A
(1(1 ncjmhroiix appareils
ehrogis-
collocle dos ronsoignomiinls sur lu temps (tu'ii lait dans In
iom) de l'aéroport et sur les roulûs
aorkinnos, Los contrôleurs aérions
trnurs,
los méloorologislos (au sol)
ronseignonl les pllotus sur los
tomporatutos, la prossion almosphôriquu. In dirocllon ut la (orco
ou
des vunis, In naturo dos nuages.
Los natloorologislos assurent un
service do prévision et dressent dos
caries moloo.
aéroport, nom masc. Ensemble d’installa¬
tions terrestres permettant le décollage et
l’atterrissage des
aéroport comprend un aérodrome et une
*aérogare. L’aérodrome est la partie réser¬
vée aux mouvements des avions. 11 s’or¬
donne autour d’une ou plusieurs pistes
dont la
longueur varie de 700 à 4 500 m
suivant les types d’avions reçus. Les aires
de stationnement et de ravitaillement sont
reliées à la piste par des taxi-ways. L’aéro¬
drome
comprend aussi les installations
d’aide à la navigation : *balises lumineuses
et
radio-électriques, manche à air, tour de
contrôle. A l’aérodrome s’ajoutent les bâ¬
timents pour accueillir les passagers, les
comptoirs des compagnies et les gestion¬
naires de l’aéroport, des hangars pour l’en¬
tretien des avions, une ^station météorolo¬
gique et un service de lutte contre l’in¬
cendie.
La plupart des aéroports de
•
entre
1960 et 1975, mais ils ont des statuts diffé¬
rents : 4 sont des aéroports d’État (Tahiti,
Raiatea, Bora Bora et Rangiroa), 2 sont
militaires (Hao et Moruroa), les 28 autres
sont gérés par le Territoire, La Polynésie
dispose d’une gamme étendue d’installa¬
tions adaptées à la diversité des îles et aux
types d’avions utilisés. Aux Tuamotu, on
Air
dépiils do carburants
los organes
La tour de contrôle est haute do 14
mètres. Derrière los verrières du 3e
étage, trois contrôleurs so relaient
pour organiser los déplacoments
des avions nu sol, tout pilote devant
obéir aux ordres transmis par
radio, Los contrôleurs guident
aussi les pilotes lors des phases do
montée et do descente dans un
rayon de 30 à 40 km, Leur principal
souci est de prévenir los collisions
entre aéronefs.
Le
service
sécurité-incendie est
réparti en 3 bases. Celles qui sont
situées près do la tour et doTaérogare abritent 10 oamions-citornos
chargés d'intervenir sur la piste ou
les parkings. Los pompiers testent
laiton
balise
leur vélocité et leur matériel sur
deux vieux Neptune (6). Au sudouest, des vedettes sont prêtes à
appareiller pour sauver les victimes
d'un amerrissage forcé.
'manche
à air^
parking "golf
aire de
stationnement
des avions
aérogare
rendant à Hao et Moruroa, C'est ici
que se trouvent aussi les bureaux
de l'escadrille "12S", chargée de la
surveillance de l'espace maritime.
canal de drainage
aéro-clubs
Air Tahiti
L’aérogare militaire, interdite au
public, est le point de départ ou
d'arrivée du personnel du C.E.P. se
18
Polynésie
ont été construits par la *S.E.T.1.L.
Les ateliers de maintenance occu¬
pent 3 vastes hangars (Air Moorea,
Tahiti-U.T.A,, aviation mili¬
taire). Une cinquantaine de méca¬
niciens oKèctueni toulos los opéra¬
tions Imprévues. Ils se chargent
dos "grandes visites" périodiques,
c'est-a-dirodu démontage complot
dos avions pour véridcntion do tous
avions et facilitant les
mouvements des passagers et du *fret. Un
L'aérogare
de
Faaa
comprend
5 parties. Du sud au nord, les bâti¬
ments de réception du fret et de la
désinsectisation, l'aérogare d'Air
Tahiti, l'aérogare internationale,
vers
Punaauia
parkings autd^
vers la route
des collines
les bureaux de l'administration de
vers Papeete
l'aéroport et la petite aérogare d'Air
Moorea assurant
Moorea.
le
trafic
vers
ne rencontre souvent que des petites pistes
de corail sans aides à la navigation, mais 20
îles sont équipées d’un véritable aéroport.
Aeschne, nom fém. Anaciaeschna jaspiGrosse Libellule à
long abdomen coloré qui se rencontre à
proximité des rivières, des lacs et des pièces
d’eau. On en trouve dans tous les archipels
de Polynésie. Ce sont de féroces Carnas¬
siers. La larve aquatique se nourrit de toute
proie qui passe à sa portée et la saisit à
l’aide de sa mâchoire inférieure, appelée
masque, qui peut se déplier.
dea. Tahitien : pi’ao.
AFAAHITI.
tour de contrôle de l’aéroport de Faaa
Tahiti. Section de *com*district de *Taiarapu-Est
mune et ancien
qui s’étend sur r*isthme et le *plateau de
*Taravao. Afaahiti (1 876 hab. en 1983)
comprend une zone d’agriculture et d’éle¬
vage intensifs et un gros bourg offrant des
services variés : Taravao.
►
’AFA’AHITI. E mata’eina’a no Tahiti. ’O
Taravao te tahi i'oa pi’i noa nona. E pu no te
balise V.D.F. pour relevés gonio
’oire ra ’o
Taiarapu Hitia'a-o-te-ra. 1876 tona
rahira’a huira’atira. Efa'a’apu ’e te
fa'a'amura'a ’animara nafaufa'a ’o ’Afa’ahiti.
Tei reira ato'a ho’i te piti o te fare ma'i rahi no
Tahiti ’e te fare fari’ira’a ruhiruhia ato’a
^
(CAPPA).
Imuta’a ra, teie te tahi ma’aparau iti no
Taravao: "Taravao nui ari’i ’ore".
’O Te’aua’a te i’oa o tôna ’o’o’a.
’Ua topa
ato’a-hia ra te tahi i’oapapa’a o Port-Phaeton,
e i’oa ïa nô te hô’êpahi farâni i tae i reira i te
matahiti 1844 ra e tei ra’atirahia e Bovis.
balise V.O.R./D.M.E.
AFAREAITO. Ce *marae appartient au
La balise VOR/DME (Visual Omni
Rango, Distance Moasunng Eqiiip-
ment) est un dispositif radio¬
électrique très utile aux pilotes qui,
encore loin de Tahiti, veulent con¬
naître leui position. La plupart dos
avions ont à bord un récepteur
VOR.DME. L'aiguille du cadran
VOR indique la direction à suivre,
la calcullatrice du DME donne la
distance séparant l'avion de l'aéro¬
port.
système d alde visuelle à l'atterrissage
site archéologique de la vallée de
*Opunohu (Moorea). Il a été étudié par les
archéologues K.P. Emory et R. Green, puis
restauré par Y.H. Sinoto en 1969. Situé à
proximité d’une forêt de *mdpe (“châtai¬
gniers” tahitiens), il est constitué d’une
cour rectangulaire pavée, de 28 m sur 13,
enclose par un mur de pierres basaltiques à
double parement (mur interne et mur ex¬
terne avec remplissage de pierre et de terre)
et 13 *pierres dressées. Trois de ces pierres
sont placées en façade du *ahu et consti¬
tueraient des repères généalogiques. Cinq
vaste
*pierres-dossiers marqueraient la place
réservée aux personnalités de haut rang. Le
ahu, plus bas que le mur d’enceinte, est
composé de trois assises. Ce marae princi¬
pal fait partie d’un ensemble où l’on trouvé
également deux marae secondaires et une
♦plate-forme d’archers.
La piste a été construite en 1960 sur
des remblais coralliens arrachés au
lagon de Punaauia. Elle s'allonge
du nord-est au sud-ouest sur
3 415 m de longueur et 45 m de
largeur. Elle peut accueillir n'im¬
porte quel type d’avion, voire les
navettes spatiales. La piste est
ouverte de jour comme de nuit
grâce aux 136 feux blancs qui la
jalonnent et aux 98 feux bleus
entourant les voies d'accès (taxiways) et les aires de stationne¬
ment.
AFAREAITU. Section de commune de la
côte est de * Moorea
qui comprend, du
nord au sud, les vallées d’Afareaitu, Paororaet Toto. Afareaitu est aussi un
village-
bourg de 1 300 âmes (1983) ; les 250 autres
habitants du district vivent à Haumi et
Maatea. Chef-lieu de la commune de
Moorea-Maiao, Afareaitu dispose d’un
♦collège, d’un ♦hôpital et d’un poste de
AFFAIRES
gendarmerie, mais se développe à l’écart de
Affaires sociales (Service des). Orga¬
la côte nord, très touristique.
nisme territorial placé sous la responsabi¬
lité du ministre des Affaires sociales. Créé
►
’AFAREAITU. E matae’ina’a no Mo ’orea. E
en
pu no te ’oire Mo'orea-Mai’ao. Tei reira te pu
fare ma'i rahi, te pümuto’ifarâni ’e te pu
ha’api’ira’a tuarua ato’a. 1300 rahira’a
huira'atira tô Afareaitu iho ’e e 200 tô Haumi i
1 reira i nene’ihia ai te puta reo tahiti mâtâmua
te reo
i nene’ihia ai i reira nôroto i
tahiti te ’evaneria a Luka.
’Uafa’ati’a ato’a rôtou i 'Afareaitu i te
matahiti 1827 i te hoôfare ha’api’ira’a nô tô
rôtou iho mau tamari’i. ’Ua fari’i-ato’a-hia mai
Afareaitu en 1877
(tableau de C. Gordon-Cumming)
tamaiti huiari’i ra o Pômare III i taua fare
ha’api’ira’a ra.
aux
milles. En effet,
e te ari'i
te matahiti 1820,
nombreux
problèmes des fa¬
r*agglomération de Pa¬
peete a connu une forte croissance à partir
resser
Ma ’atea.
Pômare U i te 10 nô tiunu matahiti
1817. Inaha ho'i, ’ua ha’amau te mau
’orometua peretâne, ’o William Ellis ihoâ ra, i
te ho ôfare nene 'ira ’a parau nâ rôt ou i reira. I
1953 pour mener une action médico¬
sociale (*hygiène péri-natale et scolaire,
lutte contre les ^épidémies), il a dû s’inté¬
de 1962, date de l’installation du *C.E.P.
Le service se devait d’assister les familles
nombreuses souvent issues des îles, les per¬
âgées, les handicapés et la jeunesse
délinquante. Depuis 1980, toutes les
sonnes
couches sociales bénéficient d’une protec¬
tion financière. Le service mène donc dé¬
sormais une action éducative et préventive
maintenir l’équilibre psychologique
économique des foyers et des individus.
Le service des Affaires sociales a son siège
rue Jeanne d’Arc à Papeete. 11
comprend
14équipes sociales formées d’éducateurs
pour
et
spécialisés, d’animateurs et d’assistantes
sociales. Ces équipes aident à la recherche
d’emplois, à la constitution de dossiers
administratifs, au placement des enfants en
difficulté, à la création des clubs, des asso¬
ciations, des ateliers... Cinq équipes
sociales spécialisées se chargent des *adop-
tions d’enfants, du suivi éducatif des
mineurs délinquants, de la réadaptation
sociale des adultes marginaux, des anciens
combattants nécessiteux et d’un service
Affaires économiques (*Service des).
Organisme territorial, le Service des
Affaires économiques, du *Commerce
extérieur et du * Plan a été créé en 1960. Ses
attributions ont été élargies en 1984 et
englobent aujourd’hui la réglementation
économique, c’est-à-dire le contrôle des
prix et de la qualité des produits ainsi que
l’étude de la *consommation. Le service
intervient aussi dans les échanges exté¬
rieurs en autorisant les programmes d’ im¬
portation et en accordant les licences d’im¬
portation. Il réalise des études en matière
de planification, de promotion des *inves-
tissements et élabore les mesures néces¬
saires au désenclavement des archipels.
Depuis 1973, le service est passé sous la
direction d’économistes polynésiens:
Alexandre *Léontieff puis Louis Savoie.
Affaires indigènes. Administration terri¬
toriale placée sous l’autorité de la reine
puis du roi Pômare V. Les
chefs, les conseillers et les juges de district,
les müto’i, les pasteurs et les instituteurs
relevaient des Affaires indigènes. Tous
étaient rémunérés par les Caisses indi¬
gènes, elles-mêmes alimentées par des
impôts et amendes. Le service fut supprimé
lors de l’*annexion de Tahiti par la France
Pômare IV
en
20
1880.
social d’hygiène mentale. Les membres du
service sont amenés à collaborer avec sept
autres organismes : le Service de 1’*Éduca¬
tion, le Service de la *Santé publique, la
*Justice, le Service de la Jeunesse, r*Office
territorial de l’Action sociale et de la Soli¬
darité, la *Caisse de Prévoyance sociale,
l’Office territorial de l’Habitat social.
affleurement, nom masc. Vient du verbe
affleurer, mettre de niveau, être au même
niveau.
En *géologie, portion de terrain où
apparaît un type de *roche. La carte géolo¬
gique indique la répartition des affleure¬
ments. Dans les îles hautes de
Polynésie, le
*basalte domine, mais on peut rencontrer
•
des affleurements de '•’gabbro au centre des
*cratères et des *brèches ou *tufs sur les
flancs des anciens *volcans.
affluent, nom masc. *Rivière qui se jette
dans un autre cours d’eau ou fleuve
important (leur point de
nommé confluent).
plus
rencontre est
Dans sa haute vallée, la *Papenoo,
par
exemple, reçoit plusieurs affluents : les
rivières Vaitemanu, Mareiati, Vaipaea...
et, comme bien d’autres cours d’eau, des
petits *torrents-affluents irrégulièrement
•
alimentés.
Voir aussi : bassin-versant.
AFRIQUE
affranchir, verbe. 1. Libérer une personne
de l’esclavage. Par extension, donner son
indépendance à un pays. Au figuré : déli¬
vrer de ce qui gêne ou accable.
2. Payer d’avance le port d’un objet afin de
l’exempter de taxes. Une lettre ou un colis
postal sont affranchis par l’apposition de
timbres-poste. En France, l’affranchisse¬
courrier fut codifié pour la pre¬
mière fois en 1627 mais il ne fut matérialisé
ment du
par l’emploi de timbres qu’à partir de 1849.
• En Polynésie, l’affranchissement des
lettres et autres envois fut rendu obligatoire
en 1861. Le Messager de Taïti, Journal
officiel des E.F. O. annonçait le 10 mars de
cette année-là que «les lettres circulant à
l’intérieur de Taïti seront frappées d’une
taxe de 10 centimes par 7,5 g ou fractions
de 7,5 g, et les journaux, d’une taxe de
5 centimes par poids de 40 g ou fractions de
40 g. Toutes les îles de l’Océanie placées
sous
la souveraineté de la France ou sous
son
Protectorat sont assimilées à Taïti
Niger, du Tchad, du Congo, du Zambèze et
du Kalahari. A l’est, les grands fossés d’ef¬
fondrement du *rift accueillent les lacs
Nyassa et Tanganyika, encadrés par de
hauts massifs volcaniques comme celui du
Kilimandjaro (5 900 m). Au nord, les
hautes chaînes parallèles de l’Atlas occu¬
pent une part notable du Maghreb qui
subit de nombreux *séismes : c’est ici que la
*plaque lithosphérique africaine heurte la
plaque eurasiatique. De part et d’autre de
l’équateur, en directionde la Méditerranée
ou du cap de Bonne Espérance, les régions
climatiques et végétales s’organisent en
bandes symétriques et parallèles. On ren¬
contre successivement le climat équatorial
touj ours chaud et humide de la forêt dense,
le climat tropical à saison sèche des régions
de savane, les étendues arides de la steppe
affranchissement :
flamme oblitérante
Afrique physique. 1. Champ de
dunes (erg) au Sahara. 2. Relief
tabulaire en Afrique du Sud.
3. Forêt équatoriale : région de
l’Ituri au Zaïre. 4. Lacs de cratère
Rwanda : lac Kivu.
au
pour la taxe des lettres et des journaux». Le
courrier du gouverneur et celui des chefs
des services administratifs bénéficiaient de
la franchise postale.
Actuellement, les relations postales entre
la Polynésie française et la Métropole sont
au régime dit “intérieur” qui
s’applique aussi aux autres départements
soumises
et
territoires d’outre-mer. Il permet, eu
égard aux distances parcourues, de faire
profiter les correspondants de tarifs relati¬
vement
modiques.
'Voir aussi : philatélie, poste.
AFRIQUE. *Continent essentiellement
tropical, d’une superficie de 30 250 000 km^.
• Géographie. L’Afrique présente un relief
monotone de plaines et plateaux qui s’inclinenr vers d’immenses cuvettes ; celles du
21
AFRIQUE
(Sahel) et du désert (Sahara et Kalahari) et
les zones méditerranéennes des rivages
nord et sud. Les quatre grands fleuves afri¬
cains ont des *débits énormes, ils sont sou¬
vent coupés de rapides, de chutes, ou se
perdent en marécages. Ce sont: le Nil
(6 670 km de longueur et 2 200 m^/ s à l’embouchure), le Congo (4 640 km et
41 000m3/s), le Niger (4 200km et
5 000 m^/s), le Zambèze (2260 km et
1200m3/s).
• Histoire. C’est dans la vallée
éthiopienne
de rOmo qu’ont été découverts les restes de
ce
qui est aujourd’hui le plus vieil ancêtre
de l’homme : un australopithèque de 4 mil¬
lions d’années dont les descendants
Patrice Lumumba (1925-1961),
leader indépendantiste congolais
indépendance de l’Algérie
Les grandes régions d’agriculture
Léopold Sédar Senghor, ancien
président de la République du
Sénégal
Jean Bedel Bokassa, ancien
empereur de Centrafrique.
22
ont
migré jusqu’au Moyen-Orient. Le nord du
continent a été marqué, à l’époque histori¬
que, par les brillantes civilisations de
r*Antiquité (égyptienne, grecque et
romaine), par le *christianisme puis l’islam
à partir du VIL siècle. L’histoire de l’Afri¬
que noire nous est, par contre, mal connue
AFRIQUE
Afrique humaine. 1. homme
d'Algérie. 2. chasseurs Pygmées
(Cameroun). 3. Masaïs (Kenya).
4. Cérémonie animiste au Burkina
Faso. 5. Autobus réservé aux
blancs en Afrique du Sud.
6.
7.
s et
Masque en cuivre du Bénin.
couple d’ancêtres dogon (Mali).
contrastes économiques
ifrique.
Tunis
Rabat
NISIE
^
Casablanca
Alexandrie
larrakech
ALGÉRIE
LIBYE
MAURITANIE
NIGER
SÉNÉGAL
Khartoum
TCHAD
GUINÉE-/<P'^NÉ
BISSAU
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SIERRA
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LÉONE
SOUDAN
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plus de 5 000 $
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de 1 500 à 5 000 $
de 600 à 1 500 $
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ÉTHIOPIE
X.
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P.N.B./hab./an
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0 Nalrol
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Kinshasa
ZAÏRE
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Corftbres /1
ZAMBIE
moins de 600 $
Q
de 1 à 2 millions d’hab.
^
plus de 2 millions d'hab.
1 000
ADAGASC
bqtswan:
agglomérations
2 000 km
y
/
Johan^sbourj
RÉP.
D’AFRIQUE
DU sua
Durban
23
AFRIQUE
avant
le XVl'^ siècle. Des royaumes ont
prospéré en Afrique occidentale et centrale
(Songhai, Ashanti, Mossi...), puis ils ont
été ruinés par la traite des esclaves, traite
pratiquée du XVI1'= au XIX^ siècle par les
négriers arabes et européens. La situation
du continent
a été aggravée
par certains
abus de la *colonisation européenne. En
effet, la France, l’Angleterre, la Belgique,
l’Allemagne, l’Italie et le Portugal se sont
partagé l’Afrique à partir de 1830. Si les
*colons ont mis des terres en valeur, déve¬
loppé un enseignement de type occidental,
construit des
dispensaires et quelques
voies de communication, ils ont aussi
confisqué les meilleurs sols et les mines,
négligé de développer l’industrie et per¬
turbé gravement
les structures économi¬
ques et sociales traditionnelles. De 1946 à
1976, les *métropoles ont dû peu à peu
accorder leur *indépendance aux 5l États
actuels. Les 513 millions d’Africains ( 1983)
appartiennent à des ethnies très variées qui
Afrique. 1. Élevage itinérant au
Niger. 2. Dakar et la presqu’île du
Cap Vert (Sénégal). 3. Mine de
diamant en Afrique du Sud.
4. Marché rural au Cameroun.
abandonnent rapidement l’animisme pour
l’islam dans la moitié nord du continent ou
le christianisme dans les régions
équatoriales et australes. La plupart des
États africains connaissent aujourd’hui des
régimes politiques autoritaires.
pour
•
Économie.
Plus
qu’aucun autre,
continent souffre du
ce
*sous-développement, malgré les efforts de coopération
États membres de l’O.U.A. (Orga¬
nisation de l’Unité africaine). La zone du
entre les
Sahel, marquée par un important phéno¬
mène de désertification, connaît de fré¬
quentes famines. Partout régnent le souséquipement et la sous-industrialisation.
L’Afrique tire quelques ressources de l’ex¬
portation de matières premières agricoles
ou minières : arachides du
Sénégal, phos¬
phates du Maroc, fer de Mauritanie, café
de Côte-d’Ivoire, pétrole du Nigéria, d’Al¬
gérie ou de Libye... Mais seule une faible
part des ressources est mise en valeur.
L’aide des pays riches vise surtout à com¬
battre la faim et les épidémies. En dimi¬
nuant la mortalité, elle contribue au for¬
midable accroissement des populations.
Les échanges entre l’Afrique et la Polynésie
sont presque nuis: 0,33% du commerce
extérieur de notre Territoire.
24
AGGLOMÉRATION
Agati, nom masc. Sesbania grandiflora.
oufai. Arbre de la famille des
Papilionacées, de la super-famille des
Légumineuses. Il a été importé des îles
Hawaï ën 1845 par le Dr *Johnstone. Cet
Tahitien;
Arbre poussant en plaine a une croissance
très rapide : il atteint 4 mètres ou plus en un
an.
lières,. hôtels... Enfin, 5 000 hectares de
*cocoteraies ont été replantés, notamment
dans les îles *Tuamotu.
L’A.T.R.
a
contribué à freiner r*exode
atolls déshérités et à
rural touchant les
moderniser de
nombreuses
'''infrastruc¬
tures territoriales.
Ses fleurs roses ou blanches donnent
des gousses de 50 cm de long ressemblant à
des haricots géants. Son bois blanc est très
léger.
agent. 1. nom masc. Tout ce qui agit et
joue un rôle déterminant. Par exemple, la
pluie, les cours d’eau, les glaciers et le vent
d’*érosion.
En grammaire, le complément d’agent dési¬
gne la personne ou la chose par laquelle
une action est accomplie.
• Un agent économique est un individu, un
groupe de personnes
ou un organisme
exerçant une action sur la vie économique
d’un pays. Du fait de leur grand nombre et
de la complexité des relations qu’ils ont
sont des agents
Age de pierre. En *Préhistoire, on distin¬
gue l’âge de la pierre taillée, ou * Paléoli¬
thique, jusqu’en 8000 av. J.-C., et l’âge de
la pierre polie, ou ^Néolithique, jusqu’à
l’utilisation des métaux (tel le bronze) en
2000 av. J.-C. L’homme du
Paléolithique
fabriquait des outils et des armes en taillant
des pierres dures comme le silex, r*obsidienne, le *basalte. 11 ne savait pas pro¬
duire sa nourriture, donc il se la procurait
en chassant, cueillant, pêchant au cours de
déplacements incessants. L’homme du Pa¬
léolithique était un nomade. L’homme du
Néolithique polissait les pierres pour en
faire des outils, des haches surtout, et
adopta l’agriculture, l’élevage, la vie séden¬
taire et
tique.
une
première organisation poli¬
Polynésiens ont utilisé la pierre tail¬
la pierre polie (*herminettes). Leur manière de vivre et l’absence
d’écriture avant l’arrivée des Européens
permettent de parler de Préhistoire poly¬
nésienne. Il s’agit cependant d’une Préhis¬
toire beaucoup plus tardive que les Préhis¬
toires européenne et asiatique. Elle débuta,
dans notre Territoire, lors des premiers
peuplements insulaires (vers l’an 150 de
Père ehrétienne aux îles Marquises et l’an
650 aux îles de la Société) et s’acheva à la
fin du XVIIF siècle, à l’époque des pre¬
miers contacts avec les navigateurs
européens.
’Voir aussi : archéologie, histoire, proto¬
entre eux,
Les principaux
agents économiques
et ieurs reiations.
1. travail
2. salaires
3. services non marchands
4.
5.
impôts
paiement des biens
et services
6. biens et services
7.
dépôts
8. crédits
les économistes les classent en
groupes selon leur activité ; ménages, '•'en¬
treprises, '''administrations, organismes
financiers, et l’Extérieur, qui correspond
au reste du monde ayant des relations avec
le pays (exportations, importations,
échanges de services et de capitaux).
2. nom masc. Intermédiaire agissant au
nom d’une personne ou d’une collectivité :
un agent de la circulation, un agent secret.
• Les
lée autant que
agglomération, nom fém. Groupe d’habi¬
et d’activités qui constituent un
ensemble cohérent sans tenir compte des
tations
limites, administratives (commune, dis¬
trict...). Parexemple, plusieurs villages très
proches les uns des autres, une '•'ville et sa
'•'banlieue, une conurbation. La définition
fare
édifié par l’A.T.R.
P'® Vénus
histoire.
Agence territoriale pour la Recons¬
truction (A.T.R.). Cet organisme territo¬
rial a été créé en avril 1983 pour venir en
aide aux sinistrés, victimes des six *cyclones qui ont ravagé la Polynésie au début
de 1983. L’A.T.R. emploie 450salariés et
collabore avec les communes, le Service de
l’Équipement, l’^EiV.A.A.M., le Service
de
r*Économie rurale, le Service des
*Affaires économiques et le Service terri¬
torial du *Tourisme.
L’agence mène trois actions. Elle livre les
matériaux nécessaires à la reconstruction
des habitations ou rembourse les dépenses
engagées par les familles. Elle aide à la
reconstitution des moyens de production :
plantations, bateaux de pêche, parcs à
poissons, installations des coopératives per¬
26
AGIO
officielle de l’agglomération varie selon les
pays. En France, les espaces bâtis doivent
être distants de 200 mètres au plus et
compter ensemble au moins 50 habitants.
Papeete comptait
23 496 habitants en 1983, mais l’agglomé¬
ration, qui comprend Pirae, Arue,
Mahina, Faaa, Punaauia et Paea en
rassemblait près de 100 000.
La
•
commune
de
Voir aussi : population.
agio, nom masc. Somme prélevée par une
♦banque lors d’une opération de *crédit.
Elle comprend l’intérêt (prix de l’argent
fourni) et des commissions permettant à la
banque de couvrir ses frais de fonctionne¬
ment et de dégager un bénéfice.
En Polynésie, le taux du crédit varie entre 7
et
22 %.
AGOSTINI (Jules) (1859-1930). Ingénieur
des Ponts et Chaussées, J. Agostini passa
Jules Agostini
trois années à Tahiti de 1894 à 1897 et y
remplit des fonctions administratives va¬
riées : chef du service des Travaux publics,
juge, substitut du procureur, inspecteur
des écoles. Homme très actif et curieux, il
publia plusieurs ouvrages (“Tahiti”, “Les
Sous-le-Vent”, “Folklore de Tahiti et
des îles voisines”) illustrés de nombreuses
♦photographies dont certaines, très rares,
montrent la case de P. ♦Gauguin et des
scènes de la ♦guerre des îles Sous-le-Vent.
îles
26
agraire, adj. Ce terme désigne tout ce qui
est relatif aux champs, à leur surface, à leur
utilisation et à leur mode de propriété. Par
extension, il désigne tout ce qui a trait à
l’espace agricole et à sa mise en valeur par
l’homme.
Une réforme agraire modifie la réparti¬
tion des terres au profit des plus pauvres.
•
agraires sont les liens
profonds qui existent entre
l’homme et le sol. Leur étude permet de
•
Les structures
durables et
AGRÉGAT
connaître les façons dont les hommes ont
modelé le milieu rural. L’aménagement de
cet espaee est conditionné par :
-
les
aptitudes du milieu naturel : relief,
sols, climats...
les variations de la pression démogra¬
phique, qui impliquent des modifications
dans les superficies défrichées, les plans
parcellaires et le caractère intensif des
activités agricoles ;
-
agrégat,
nom masc. Assemblage
d’éléments divers formant un tout.
• Matériaux extraits des rivières, des car¬
rières
ou
des
lagons (*sables, graviers,
soupe de *corail). Ils servent de
remblais ou entrent dans la composition
galets,
du béton.
les facteurs mentaux, car les hommes se
font une certaine idée de ce que doit être
-
leur cadre de vie ;
les facteurs sociaux : régime de la
propriété, mode de faire-valoir ;
le degré de développement économique
qui détermine les formes prises par
r*agriculture : agriculture de subsistance,
commereiale ou spéculative.
-
-
•
Les
*paysages agraires découlent des
structures agraires. Les principaux sont les
*bocages de l’Europe de l’Ouest, les openfields céréaliers des bassins sédimentaires,
les rizières asiatiques, les oasis des régions
arides, les paysages liés à l’agriculture iti¬
nérante et aux longues *jachères de
certaines régions intertropicales.
Polynésie,
observe des paysages
aussi variés que les parcelles de culture
complantées d’arbres fruitiers, le bocage
du plateau de Taravao, les *fa’a’apu maraî¬
chers dans des versants ou des plaines, les
cultures sur *motu de Huahine et Maupiti.
En
on
•
Grandeur permettant de mesurer l’acti¬
vité
globale d’un pays, pour une année.
L’*I.N.S.E.E.
en
extraction d’agrégats sur la côte
sud de Moorea
France et l’*I.T.STAT.
Polynésie calculent ces agrégats et se
livrent à des comparaisons internationales
dans le temps et dans l’espace. Les
principaux agrégats sont le *P.LB., le
en
*P.N.B. et le *Revenu national.
Paysages agraires en Polynésie.
1. Récolte des ananas dans une
plantation de Moorea. 2. Clairières
de culture sur motu à Huahine.
3. Fosse de culture sur un atoll des
Tuamotu. 4. Cultures maraîchères
sous serre à Papara (Tahiti).
5. Bananeraie. 6. Culture de
légumes sur le plateau de Taravao.
7. Tarodière. 8. Élevage bovin
sous cocoteraie (Tahiti).
9. Vanillière.
Hoho’a O le mau lenua fa’a’apu nô
Porlnatla. 1. Pafaina'a painapo i
roto / te hô'ê vahi tanura'a nô te
Moorea. 2. Vahi atetea nô te mau
tanura'a mà'a i ni’a i te motu o te
lenua nô Huahine. 3. Apo'o
tanura'a mâ'a i ni'a i te motu no te
Tuamotu. 4. Tanura'a mà'a tupu i
roto i te tare i'e i Papara (Tahiti).
5. Fa'a'apu meia. 6. Tanura'a mà'a
tupu i ni'a i te mau lenua teitei nô
Taravao. 7. Fa'a'apu taro.
8. Fa'a'amura'a puaatoro I roto i te
uru ha'ari (Tahiti). 9. Fa'a'apu
vanira.
27
AGRICULTURE
agriculture, nom fém. Ensemble des tech¬
gue aussi des activités de *cueillette car elle
“‘Produit
implique une transformation de la nature.
L’agriculture est une activité économique
fondamentale qui est apparue lors de la
“révolution” du *Néolithique, 6 000 ans
avant notre ère. Elle fournit à l’homme les
bases de son *ahmentation ainsi que cer¬
taines matières premières pour l’industrie.
Elle revêt de multiples formes suivant les
naturelles et humaines; elle
peut être *intensive ou extensive, moderne
conditions
archaïque.
Polynésie française, l’agriculture a été
longtemps une simple activité d’autosub¬
Éievage bovin intensif en
Hoiiande. 4. Cuiture de salades
3.
sous serre
dans la ceinture
maraîchère du Randstat Holland.
5. Oasis en cours d’aménagement
dans le-sud algérien.
28
*marché mondial
(*coton, *coprah, ‘•'va¬
nille). L’agriculture polynésienne est récem¬
ment devenue une activité marginale. En
1960, elle contribuait à la formation du
intérieur brut pour
40%. En
1984, ce taux est tombé à 4% alors qu’elle
emploie encore un ‘•‘actif sur dix. Les pro¬
ductions agricoles du Territoire sont des
denrées vivrières traditionnelles, en partie
auto-consommées, en partie destinées au
marché local : les fruits et légumes euro¬
péens, les “‘agrumes, les œufs, le lait et la
viande. L’essentiel de ces productions est le
fait des îles de la Société. Le coprah est en
fort déclin et les autres productions expor¬
effondrées. Le ministère de
ou
tées
• En
l’Agriculture, créé dans le cadre de la pro¬
mulgation du statut de 1984, définit la poli¬
tique du secteur. Celle-ci est mise en œuvre
sistance avant de s’orienter, au XIX*^ siècle,
Asie. 2. Marché rurai au Pérou.
l’impulsion des *missionnaires et des
*colons, vers des productions destinées au
elle est fixée sur un territoire. Elle se distin¬
Agriculture. 1. Repiquage du riz en
sous
niques et des travaux du sol visant à la
culture des végétaux et à r*élevage des
animaux utiles à l’homme. L’agriculture se
distingue du nomadisme dans la mesure où
se
sont
AGRICULTURE
l’*Économie
par le Service dê
rurale, la
*Chambre d’Agriculture, le *lycée agricole
les organismes de recherche. Parce
qu’elle est devenue une activité économi¬
et
que mineure, l’agriculture doit être consi¬
dérée comme un des grands sujets de pré¬
occupation du Territoire.
L’agriculture de subsistance vise d’abord
à satisfaire les besoins du groupe des pro¬
ducteurs et de leur famille. Ceux-ci prati¬
quent le jardinage et l’élevage de bassecour. Ils y ajoutent des activités de cueil¬
lette, de ''’chasse ou de *pêche. En voie de
disparition dans la zone tempérée, ce type
d’agriculture existe encore en milieu tropi¬
•
complexes et mêlent cocoteraie, culture de
*taro sur sol humide, vergers et cultures
plusextensivessur lesocle volcanique : ‘'‘manioc,
‘•‘patate douce et des légumes européens.
L’agriculture commerciale existe à partir
l’agriculteur produit des
surplus qu’il peut vendresur un marché. La
commercialisation suppose un marché suf¬
•
du moment où
fisant et l’existence de circuits de distribu¬
faire par le biais de
‘•‘coopératives et de ‘•‘syndicats agricoles,
ou
plus simplement par le contact
producteur-commerçant ou producteurtion. Elle peut se
consommateur.
L’agriculture spéculative. L’agriculture
cal. Sur les atolls, le ‘'‘cocotier est un des
•
L’agriculture de subsistance y asso¬
cie quelques cultures maraîchères et, par¬
culative quand le producteur a la possibi¬
éléments de l’équilibre alimentaire des habi¬
tants.
fois, un peu d’*arboriculture. Dans les îles
hautes, les ‘'‘systèmes de cultures sont plus
commerciale devient une agriculture spé¬
lité de jouer sur les variations du ‘•‘cours du
marché. Les exemples les plus connus en
sont les
grandes exploitations céréalières
Agriculture. 1. Céréaliculturedans
l’openfield beauceron. 2. Récolte
des betteraves dans le polder de
Flevoland (Pays-Bas). 3. Culture
Irriguée des tomates dans la
Grande Vallée de Californie.
29
AGRO-ALIMENTAIRE
ou d’élevage de la zone tempérée ainsi que
les *plantations tropicales comme celle qui
produisait du coton à *Atimaono vers
1870, profitant de la hausse du cours du
coton
consécutive
à
la
*guerre
de
Sécession. L’agriculture spéculative peut
aussi être pratiquée sur de petites parcelles
et dans le cadre familial ; c’est le cas de la
vanille en Polynésie française.
Voir aussi : agraire, paysage.
agro-alimentaire,
nom masc. et adj.
Secteur de l’économie qui a pour but la
transformation des produits agricoles en
denrées
alimentaires
destinées
aux
agronomie, nom fém. Ensemble
sciences qui ont trait à r*agriculture.
des
agronomique en Polynésie
française est assurée par le Service de
l”'‘Économie rurale et, surtout, par le
C.I.R.A.D.
(*Centre de Coopération
internationale en Recherche agronomique
pour le Développement). Elle porte princi¬
palement sur la *vanille, le *cocotier et les
• La recherche
cultures vivrières.
Il existe des stations
agronomiques à Papara, Moorea, Raiatea
et Rangiroa. L’enseignement et la vulgari¬
sation des bases de l’agronomie sont du
ressort du *Lycée d’Enseignement profes¬
sionnel agricole d’Opunohu (Moorea) et
de la *Chambre d’Agriculture.
hommes et aux animaux. On peut y inclure
les activités de commercialisation de
ces
produits. L’industrie agro-alimentaire est
particulièrement puissante aux États-Unis
et en France.
Polynésie, elle est surtout représentée
par r*huilerie de Tahiti et l’usine de *jus de
• En
fruits de Moorea.
Les industries agro-aiimentaires à Tahiti.
donné aux fruits des plantes de la famille
Rutacées (Aurantiacées) : Citron,
Orange, Mandarine, Clémentine,
Pamplemousse.
•
L’*Oranger, introduit des îles Canaries
par James *Cook, a connu un développe¬
ment très important au siècle dernier,
puisque l’archipel de la Société exportait
au moins 5 millions d’oranges par an vers
des
secteur d’activité
nombre d’employés
boissons
Chez Nicolas
CAUDÈLE
pl. Nom collectif
agrumes, nom masc.
©Roche
O glaces
laitiers et produits
agro-aiimentaire déclarant
au moins 20 millions de chiffre
d’affaires par an
(moins de 10 ouvriers)
^Sachet
industrie agro-alimentaire
^
employant de 10 à 50 ouvriers
A conserverie
HUILERIE
Æg,
DE
TAHITI
industrie agro-alimentaire
employant plus de 50 ouvriers
chiffre d’affaires annuel
1 à 2,5 milliards
250-500 millions
100-250 millions
20-100 millions
(source : S.I.C. 1985. Les C.A. non communiqués
sont figurés par des pointillés)
SANGUE
Savipac
“A *
Cotagtal
30
Roche
Laiterie du Plateau
ÉLEVAGE LAITIER
DU PLATEAU DE
TARAVAO
AHIMA’A
la *Californie entre 1860 et 1870. Malheu¬
reusement, l’introduction de maladies
ruina cette production et actuellement la
Polynésie
importe
des
oranges
de...
Californie.
Le Mandarinier fut introduit en 1845 par le
Dr *Johnstone. Le Citron lime ou Citron
vert dont la production était florissante fut
une des victimes de la *tristeza à partir de
1975. Les *Pamplemoussiers actuels furent
introduits de Bornéo par Harrison *Smith
1921. Dans le monde, les grandes zones
d’agrumiculture s’étendent en Californie,
au Mexique et dans les pays du Bassin
en
méditerranéen.
agrumes récoltés en Polynésie (pamplemousse,
citron, limes, orange, mandarines)
AHE. * Atoll à passe
des *Tuamotu du
Nord-Ouest situé par 14°30’ sud et 146°20’
ouest, à l’ouest de *Manihi. Découverte
par Jacob *Le Maire et Willem *Schouten
en
1616, l’île compte .142 habitants (1983),
vivant sur 12 km^ de terres émergées. Trois
fermes de collectage et d’élevage des nacres
coopératives perlières y ont été
développées.
et deux
►
AHE. E motu no te tuha'a Tuamotu ’e
fait
se
vivace aux Marquises.
►
rare
à
Tahiti, mais reste
Arbre
encore
’ahi’a. Ehuru ’apara teie ma’a no tepae fenua
_
_
Maretia ma. Epiti huru ’ahi’a, te ’ahi’a ma’ohi
’e te ’ahi 'a papa ’a.
E ravehia na tona tapau ’ute ’ute ’ei ’u i te
fenua Vaihi ’e i Marite ropu, ’aita ra i Tahiti
nei.
Ma ’areva ma.
E tuha ’a no te ’oire ra ’o Manihi. 142
huira'atira tôAhe. ’O Tenukupara te ’oire.
’Ua ’itehia ’o Ahe e nâta’atapapa’ârâ ’o
Maire ’e ’o Schouten i te matahiti 1616 ra.
Ta ’a noa atu ai te puha, te riro ato ’a nei te
fa ’a ’apura ’a pârau ’ei ’imira ’a faufa ’a na to
Ahe, inaha e roto parau ato ’a tona. I te
tupura'a te tuhara’a o te Tuamotu i rotopu i
na Ari’i ra ’o Tepeva ’e ’o Tufariua, ’o Ahe te
’oti’a nôte tuha’a a Tufariua, inaha, e moti i
Takaroa ’e haere roa ai i Ahe, ’oia ho’i, ’o nâ
fenua ra ïa e maha : ’o Takaroa, ’o Takapoto,
’o Manihi ’e ’o Ahe.
ahimà’a. Vahimâ’a, ou *four polynésien,
consiste en une fosse pouvant atteindre
plusieurs mètres de diamètre et 1,50 m de
profondeur. Les aliments végétaux ou
animaux sont enveloppés dans des feuilles
ou simplement couverts de feuilles et dis¬
posés en tas ou en nappes sur des pierres
longuement chauffées : galets de rivière,
pierres d’éboulis dans les îles hautes, blocs
de corail dans les atolls.
Autrefois, pour cuire de petites quantités
’ahi’a. Eugenia malaccencis. Arbre fruitier
de
la famille des
connu sous
Pommier
Myrtacées également
le nom de Pommier rose ou de
de
Malaisie.
Il
a
été
probablement acclimaté par les Poly¬
nésiens alors que ce sont les Européens qui
ont introduit le ’ahi'a papa’a (ou Jambosier), arbre voisin du précédent. Le ’ahi’a
donne un fruit à chair ferme et juteuse, rose
et
blanche.
L’écorce contient
une
sève
rouge autrefois utilisée comme teinture à
Hawaï et en Amérique centrale. Les décoc¬
tions de feuilles de ’ahi’a sont employées
dans la médecine traditionnelle pour traiter
les infections de la bouche et de la gorge. Cet
de nourriture, on empruntait simplement
quelques pierres à un four voisin. Ces opé¬
rations réalisées, le tout est recouvert de
sable ou de terre. Pour certaines espèces de
*taro {*’ape, teué), une nuit de '"cuisson est
nécessaire afin de neutraliser les matières
toxiques. Les plus grands fours servaient
autrefois à cuire longuement les racines de
*ti ou le fruit de l”"arbre à pain On les
creusait aussi à l’occasion des fêtes pour
cuire plusieurs '"cochons côte à côte.
Aujourd’hui,
Vahimà’a
est
volontiers
ouvert lors des grands repas familiaux ou
amicaux. Cette préparation demande beau¬
coup de temps. Elle se fait dans une petite
fosse qui, préservée dans un coin du jardin.
fruits du ’ahi’SL (Pommier rose)
31
AHNNE
servira en d’autres occasions. L’ouverture
Tahiti en 1892 comme missionnaire de la
rieure à celle qu’on
Nommé en 1903 directeur de l’école protes¬
des aliments traditionnels est bien
mode de cuisson.
supé¬
obtient par un autre
ahima’a. E umu tunura’a ma'a ’ia na te ma'ohi,
mai te mau tiipima mai,
mahana.
’ë tae roa mai i teie
l roio ia i iaua umu ra te ma'ohi e 'eu ai i fana
mau
’inu 'i 'e i lana aio 'a mau ma 'a huru rau.
Efaufa'a rahi to te ahipia’a i muta'a ihora i
roto
i le orara'a o te ma'ohi, inaha, ’aita alu
la/ia e rave 'a no le iunii i tana ma 'a.
E tahu ato'a na le ma'ohi i te umu
Édouard Ahnne
figures de l’Entre-deux-guerres. Arriva à
est toujours un spectacle prisé et la saveur
tae i le tau
’ôpi'o, 'ia
'auhunera'a 'uni. Nâreira ato'a ho'i
li, 'o te fa ’atupuhia nei a i teie tau, 'e
b le riro noa nei a ’ei maerera 'a nâ te ta 'ata.
te
umu
Société des Missions évangéliques de Paris.
tante de garçons, il assura cette fonction
jusqu’à sa retraite, en 1935. Passionné par
l’histoire polynésienne, il occupa aussi le
poste de conservateur du Musée de Papeete
et passa 17 années à la présidence de la
*Société des Études océaniennes. Édouard
Ahnne prit également une part active à la
vie publique de la *colonie. Sa droiture et
son
*Conseil d’administration et au *Conseil
privé. Son intérêt pour la vie rurale le fit
élire président de la *Caisse agricole et de
d’Agriculture. En 1940,
patriote, il fut un des principaux
artisans du ralliement des *E.F.O. au géné¬
la
Ahima’a. 1. Amas de pierrés
basaltiques chauffées à blanc.
2. Préparation de la litière pour les
aliments. 3. Disposition des
aliments dans la fosse. 4 et
5. Recouvrement par des feuilles
de bananier et unecouchede terre.
6. Ouverture du four. 7 et 8. Les
aliments traditionnels cuits au four
tahitien : ’uru, fafa et cochon de lait.
Ahimâ’a. 1. Puera'a ofa’i anauai o
tei ha'ave'ave'ahia i ni'a i te auahi.
2. Fa'aineinera'a o te 'iri vaira'a
mâ'a. 3. Fa'anahonahora'a o te
mau ma'a i roto i te apo'o.
4-5.
Tapo'ina'ahia te raü mei'a ’e
te vari. 6. Huaira'a ahimâ'a.
7-8.
Te mau mâ'a Ote eu hia i roto i
te ahimâ'a : ’uru,
taha'ari.
32
fafa, pua'a
AHNNE (Édouard) ( 1867-1945).
naire et homme politique. Une de
Mission¬
grandes
bon sens en firent un personnage res¬
pecté et écouté. On le retrouva ainsi au
*Chambre
ardent
ral de *Gaulle. 11 mourut des suites d’une
AHU
hémiplégie le 7 avril 1945. E. Ahnne était
Compagnon de la Libération.
A Papeete, la rue qui porte son nom passe
devant le temple de Béthel et le magasin
“Honolulu”.
AHNNE (Georges) (1903-1949). *Avocat
Fils du précédent. Elu
^député à la Assemblée constituante de
la 1V'= République (9juin 1946), puis à
et homme politique.
nationale (24 novembre
1946). Réélu en 1947. Il mourut à Paris en
1’* Assemblée
1949.
partie est de la commune de
prend sa source au
Mt Pihaaiatea (1 742 m) et se jette à l’ouest
de *Orofara après un cours de 12 km. Le
*Mahina. L’Ahonu
*bassin-versant s’étend sur 13 km^. Le
*débit moyen est de l’ordre de 1 m^/s à
l’embouchure (après captages).
Voir aussi: orgue.
ahu. Plate-forme principale construite à
une
extrémité de la cour d’un *marae. Le
l’espace le plus sacré du marae,
réservé aux dieux et aux ancêtres, lors des
*cérémonies.
Cette plate-forme peut être ;
ahu est
’aho. Désigne les chevrons faits de jeunes
branches droites de
*pürau, constituant
l’armature du toit des maisons tradition¬
nelles (*faré). Fixés avec de la corde ou des
fibres de *’ie'ie
AHONU. Tahiti. Cours d’eau côtier qui
draine la
(racines aériennes d’une
variété de *pandanus), ils reposent sur les
poteaux latéraux de la maison et la poutre
maîtresse. Sur des cordes tendues audessus des chevrons sont cousus les jolies
qui supportent les feuilles de pandanus.
simple : elle est alors constituée d’une
bordure de pierres délimitant un espace
-
rectangulaire :
appareillée : en forme de parallélépipède,
avec des
murs composés de plusieurs
♦assises de pierres ;
à degrés : elle est constituée de plusieurs
plates-formes disposées en retrait les unes
sur les autres, en forme de pyramide.
On trouve surtout les types de ahu décrits
-
-
ci-dessus aux îles du Vent. Aux îles Sous-
le-Vent, le ahu est délimité par des dalles
fichées verticalement dans le sol, autour
d’un espace rectangulaire rempli de corail
ou de pierraille. Aux Tuamotu, le ahu est
généralement formé d’une plate-forme
Ahu. 1. A quatre gradins de
basalte : marae d’Arue peint par
G. Tobin en 1792. 2. Ceint de
dalles de corail (îles Sous-le-Vent).
3. En pyramide de pierres
basaltiques, généralement de type
"côtier” accolé à la limite arrière du
marae
(îles de la Société). 4. En
dalles de grès de plage dressées
(Tuamotu). 5. En dalles de corail
entourées d'un pavage. 6. De type
"intérieur” avec 3 pierres-dossiers.
7. En dalles de corail disposées à
plat et surmontées de pierres
dressées (ava'a) servant de
reposoirs aux dieux (Tuamotu).
Ahu. 1. Maha ana’ira'a ofa'i anavai
(marae nô Arue pênihia e G. Tobin i
te matahiti 1792). 2. Ha’atihia e te
ofa'i tahua toa (fenua Raro Mata'i).
3. Ofa'i anavai tapirihia i te oti'a
mûri O te marae (fenua Totaiete).
4. Ofa'i tahua o te fa'ati'ahia
(Tuamotu). 5. Ofa'i tahua toa
fa’atahuahia e te ofa'i. 6. Hoho'a
"roto" : 3 ofa'i turu'i. 7. Ofa'i tahua
toa O tei 'apapahia nâ raro 'e o te
’apapahia i te ava'a, ofa'i
fa'afaeara'a nâ te mau atua
(Tuamotu).
33
AH U PARA
basse ou d’une *cisté flanquée de *pierres
dressées. Dans certaines îles, on rencontre
parfois deux ahu sur le même marae. Aux
Marquises, le terme de ahu est utilisé dans
certaines îles (Ua Pou, Nuku Hiva) pour
désigner l’ensemble d’un *me’ae.
’ahu fara. Vêtement. Châle de *tapa très
fin, obtenu à partir de l’écorce des racines
souterraines du alu, variété de *pandanus
(fara) recherchée pour la blancheur de son
tapa. A *Rurutu, aux Australes, on confec¬
tionne encore aujourd’hui les pièces du
vêtement traditionnel (*tiputa, *maro,
*pâreu, lai) de cette manière.
ahurit. Poisson Barbillon du genre Paru-
peneus.
existe
11 est voisin du Surmulet. Il en
plusieurs espèces : le Barbillon
rouge, ahuru'ute'ute, qui mesure entre 20
et 30 cm et se rencontre aux alentours des
*passes ; le Barbillon rayé, ahuru tore tore,
qui peut atteindre 40 cm; et le Barbillon
cardinal, ahurupa’a, entièrement rouge.
►
ahu fara. E 'ahu ma ’ohi. E ravehia na te pa 'a
te a'a O le tahi huru fara, e atu te i’oa, nô te
hamani i taua 'ahu ra, no te 'uo ’uo o te 'ahu 'ia
O
oti mai. Mai te huru ra e, e rave pinepine-hia
na te
'ahu fara i rurutu.
E tiputa, e maro, 'e e pareu te mau huru 'ahu e
hamani hia na i taua fara ra.
’ahu ta’oto. Morceau de *tapa épais qui
servait de couverture ou de grand châle
pour dormir et se protéger de l’air froid de
la nuit. Le dormeur ainsi couvert était cou¬
ché sur une natte étendue à même le sol, la
tête
sur un
toute
AHU O MAHINE. *Marae situé sur le
vaste *site
archéologique de *Opunohu, île
de Moorea. 11 aurait été érigé par *Mahine,
logo du Ai'a Api
grand chef de Opunohu, peu après 1780, à
l’époque de l’arrivée des Européens. Très
bien restauré, le marae est formé d’une
plate-forme dont les murs sont “à appareil
côtier” (moellons de forme hémisphé¬
rique). La cour est pavée. Le *ahu est à
trois degrés.
*appui-tête en bois : là était
la literie polynésienne. Les gens se
regroupaient dans une même maison pour
dormir (fare ta’oto) et échapper ainsi aux
esprits rôdeurs et malfaisants de la nuit.
’Ai’a ’Api. (La Nouvelle Nation). Mou¬
vement
politique issu du *E’a ’Api. A la
suite d’un désaccord entre F. *Sanford et
E. *Vernaudon, ce dernier, suivi de Terii
Sanford et de Sylvain Millaud, décida de
créer son propre parti le 9 mars 1982. Le
’Ai’a ’Api enleva trois sièges aux *élections
marae Ahu o
34
Mahine
AIGUILLE
territoriales de
1982
et
contracta
une
alliance éphémère avec lé *Tahoera’a en
vue de constituer une
majorité à 1’*Assem¬
blée territoriale. Des dissensions internes
fragilisèrent ce mouvement ; Terii Sanford,
S. Millaud et Napoléon Spitz en furent
exclus
en
octobre 1982.
Le mouvement
contracta une alliance (le *’Amuitahira’a)
avec des partis opposés au Tahoera’a et
s’engagea dans une opposition résolue au
velle au cours des grands voyages de *décou-
verte. C’est au cours d’une telle recherche
que les marins de Samuel *Wallis se heur¬
tèrent en 1767 à l’hostilité des populations
tahitiennes de Matavai. Jean-François
Baré rappelle, dans le “Malentendu Paci¬
fique”, qu’à l’issue de la longue traversée,
l’eau manquait à bord du *Dolphin de
Wallis. «C’est la raison pour laquelle Tune
des embarcations secondaires ne cesse de
gouvernement présidé par G. *Flosse.
tenter de créer une aiguade à terre, hésitant
Aigle de mer voir Raie.
massée sur le littoral de la baie». Mais les
Aigrette sacrée, nom fém. Egretta sacra.
Communément appelée Héron. Tahitien :
’ôtu ’u. Grand Échassier de 50 cm de hau¬
teur, de couleur grise ou parfois blanche,
avec de longues pattes jaunes, un long cou
et un bec
pointu. On rencontre l’Aigrette
sacrée sur les récifs, les plages et le long des
D’après T. Henry (“Tahiti aux
Temps anciens”), ceux qui offensaient cet
oiseau avaient le cou qui se tordait de telle
façon que leur visage se trouvait dans le
cours d’eau.
dos !
aiguade, nom fém. Lieu où l’équipage
d’un navire s’approvisionne en eau douce.
Autrefois, chaque port de commerce ou de
pêche disposait d’une aiguade aménagée.
Cette installation a disparu lorsque furent
établies des canalisations d’eau courante
permettant de multiplier les postes d’appro¬
visionnement en eau.
• La recherche de Taiguade (source, rivière
puits) était une des premières missions
des marins qui exploraient une terre nou¬
ou
pourtant à s’y aventurer, malgré les encou¬
ragements que leur prodigue la foule
relations se gâtent rapidement : «le midship
Gore se fait dérober des tonneaux à Tai¬
guade et tire dans Teau». Le lendemain,
Wallis fait tirer au canon pour ouvrir un
passage vers
navire.
le rivage et protéger
Aigrette sacrée (’otu'u)
son
aiguille, nom fém.
•
Une aiguille à coudre est un instrument
en
acier trempé et poli dont une extrémité
est aiguë et l’autre percée d’un chas. Autre¬
fois, les Polynésiens utilisaient des os de
baleine
ou
de tortue en
guise d’aiguilles
pour lier les feuilles de pandanus.
• Sommet très aigu en f&rme de cône étroit
et élevé. U ne aiguille correspond souvent à
filon de roches dures dégagé par l’éro¬
sion différentielle. Seuls les reliefs des îles
un
Marquises comptent des petites aiguilles,
notamment la baie de Hatiheu et la mon¬
aiguille rocheuse
(dessin de J. Lejeune)
tagne de Hakaui. Lorsqu’il aborda cet
archipel en 1888, R. L. Stevenson écrivit:
«Les premiers rayons du soleil éclairèrent
les aiguilles de Ua-Pou. Elles surgissaient
la ligne d’horizon comme les tours de
quelque monstrueuse église surchargée
sur
d’ornements» (“Dans les mers du Sud”).
marins faisant provision d’eau
à l’aiguade de Matavai
(dessin de G. Tobin)
35
AIGUILLETTE
’AIMATA. E i’oa 'ta no te Ari’i vahiné ra ’o
Pômare IV. E tamâhine matahiapo ’oia nô
Pômare IIrôua 'o Teri'itaria, tamâhine nô
Tamatoa, ari'i nô Ra’iatea.
I te matahiti 1827, i tepohera'a tôna teina iti
’o Pômare III, riro mai nei ’oia ’ei ari’i vahiné
nô Tahiti nei ’e nô Mo ’orea, nô te mau motui
au mai, 14 noa iho tôna matahiti i reira.
I tôna tau i ani ai ’oia i te Hau tamaru a te
Hau Farôni.
Aiguillettes ('â'Svere)
Aiguillette, nom fém. Aiguillette croco¬
dile (Tvlosurus crocodilus).
’â’âvere. Poisson très allongé,
Tahitien:
possédant
une gueule étroite et
pointue, garnie de
dents acérées. L’Aiguillette chasse en se
laissant dériver jusqu’à un banc de petits
poissons. L’Aiguillette crocodile et l’Ai¬
guillette géante (tahitien : iherahi) peuvent
être un danger pour l’homme, menacé
d’être transpercé s’il se trouve sur leur
trajectoire.
►
’â’àvere. E i’a e tae 'a ho “ë metera ë hau atu i te
E ’utu ’oe'oe ë te roa tôna. Nôreira, e i'a
roa.
huru ataata te 'a 'avéré ; e puta te ta 'ata iâna,
'ia 'ou 'a iho a ra i rapae i te miti. E hiti a 'au 'e i
te hiti ava e
'itehia ai te 'a'avéré. E hapehia e, e
tapu ra 'au painu 'ia hi 'o-hia atu.
AIMATA (1813-1877). Nom de jeune
fille de la reine *Pomare IV Vahiné. Elle est
la fille aînée de *PomareIl et de sa com¬
pagne, *Teri’itaria, fille du roi *Tamatoa
de Raiatea. Aimata signifie “qui
mange
l’oeil”, et tire son origine d’une antique
coutume qui voulait que le roi fasse sem¬
Ai mata
(dessin de J.A. Moerenhout)
Aire d’influence de Papeete.
blant d’avaler l’oeil gauche de la victime
immolée sur le marae. La jeune princesse
mena une vie toute orientée vers les danses
et les fêtes avant de
devenir, à la mort de
son
demi-frère *PomareIII, reine de
Tahiti, à 14 ans.
région administrative de Papeete
approvisionnement en denrées agricoles
approvisionnement en produits de
l'aquaculture et de la pêche
A. zohe de fréquentation touristique
B. distribution journalière des journaux
quotidiens de Papeete
■
C
Hiva Oa
RangirgZ
Maupiti
air, nom masc. Mélange de deux gaz inco¬
lores composant l’atmosphère terrestre :
r*oxygène (21 %) et r*azote (78 %), qui se
combinent avec la vapeur d’eau et des gaz
rares ; l’argon, le gaz
carbonique, l’hydro¬
gène, l’hélium... La composition de l’air
peut se modifier sensiblement au-dessus
des grandes villes, des volcans ou des
forêts. L’air est pesant: 1,293g/litre. La
pression qu’il exerce diminue en altitude et
varie au sol en fonction de la température :
l’air chaud est léger, l’air froid est plus
lourd. L’importance de l’air dans la respi¬
ration exige que nous préservions sa
pureté.
Voir aussi : atmosphère, pression atmos¬
phérique.
Hom. : air (un air d’opéra,
famille), aire, ère, erre, hère.
un
air de
aire, nom fém. Espace limité, propre à une
espèce ou à une activité.
*Région dominée par la
puissance économique et le pouvoir d’at¬
• aire d’influence.
traction des ^services d’une *ville. La ville
puise dans son aire d’influence de la ♦maind’œuvre pour ses *industries, *commerces,
♦administrations. Elle peut s’y approvi¬
sionner partiellement en denrées alimen¬
manufacturés, parfois un ♦journal régional
émissions de ♦radio ou ♦télévision.
Les limites de l’aire d’influence peuvent
varier selon le domaine choisi.
Pour ♦Papeete, les flux quotidiens de maind’œuvre et la clientèle des magasins vien¬
—oWanthi
Tahaa
Bora BorÉp- • •♦^uahine
Raiatea
de Tahiti et Moorea. L’aire
s’étend aux îles Sous-le-Vent et aux Tua¬
motu du Nord si l’on prend en compte les
nent surtout
Moorei
Reao
O
Moruroa
Rurutu
Tubuai
36
’opu ari’i i Papa’oa i ’Arue.
ou des
AB
c
menema o te
taires ou en ♦matières premières. Elle y
trouve la clientèle de ses commerces, de ses
manifestations culturelles et de ses établis¬
sements scolaires. A l’inverse, la ville dif¬
fuse dans son aire d’influence des produits
Nuku Hiva
C. aire de diffusion en direct des
émissions télévisées
D. zone de recrutement quotidien ou
hebdomadaire de la main-d'œuvre
A
ABC
’Ua pohe ’oia i te 17 nô Tetepa matahiti 1877 i
tôna aora’i i Papeete ’e ’ua hunahia ’oia i te
o
Mangarevâ*
déplacements de touristes issus de Papeete.
Mais Papeete est bien aussi le chef-lieu de
la Polynésie entière par sa fonction de
commandement politique et administratif.
Papeete recrute les élèves de ses lycées dans
l’ensemble du Territoire, y diffuse ses jour¬
naux, ses émissions de radio et y organise
les flux migratoires.
AIR TAHITI
aire optimale. Zone, variable selon les
espèces, qui présente des conditions d’*environnement et en particulier climatiques,
qui sont les plus favorables au développe¬
ment, à la croissance et à la reproduction
•
d’un être vivant.
Voir aussi : biotope, écosystème.
• aire de tolérance. Zone théorique, carac¬
téristique de chaque espèce, délimitée par
les conditions d’environnement les plus
extrêmes permettant la survie de l’espèce
(températures, pluies, relief, sols, autres
êtres vivants...). Au-delà ou en deçà de ces
limites, ces conditions deviennent des fac¬
teurs trop défavorables et la survie de l’es¬
pèce n’est plus possible. L’aire optimale
s’inscrit dans l’aire de tolérance. Plus on
s’éloigne des conditions optimales, moins
les populations sont nombreuses car leur
survie nécessite une adaptation de plus en
plus sévère. L’étendue géographique où
l’on peut effectivement trouver une espèce
représente son aire de répartition.
Autres sens : superficie d’une figure géomé¬
trique : l’aire d’un triangle ; nid d’un
rapace : l’aire de l’aigle.
Air Moorea. Compagnie aérienne inté¬
rieure de Polynésie française qui a succédé
à la société *Air Tahiti en 1986 et dessert
essentiellement la ligne Tahiti-Moorea. La
ment), soit respectivement 17 % et 21 % des
trafics de cet *aéroport.
Air Tahiti.
Compagnie aérienne inté¬
rieure desservant les îles de Polynésie fran¬
çaise. Air Tahiti a succédé à la société Air
Polynésie en 1986, celle-ci ayant elle-même
pris la suite du *Réseau Aérien Interinsu¬
laire (R.A.l.) en 1971. Le R.A.l. avait été
créé en 1958 par *U.T. A., mais une grande
partie du capital a été cédée au Territoire et
à des actionnaires locaux en 1985. Désor¬
mais, les décisions commerciales et techni¬
ques concernant la compagnie se prennent
première société qui assura cette liaison
avait pris le nom d’Air Tahiti. Elle fut fon¬
dée en avril 1950 par Jean Arbelot et Mar¬
cel Lasserre et utilisait des *hydravions.
Elle desservait aussi les îles Sous-le-Vent et
les îles Cook. Cette compagnie fut appelée
*Régie aérienne interinsulaire en 1953,
puis Air Polynésie en 1971. Une nouvelle
compagnie Air Tahiti naquit en avril 1968.
Depuis 1985, année où elle a été rachetée
par le Territoire, Air Tahiti/ Air Moorea a
le monopole de la liaison commerciale
Tahiti-Moorea. Entre les deux îles, 25
rotations quotidiennes sont assurées, du
lever au coucher du soleil. Air Moorea
effectue aussi quelques vols à la demande
vers les autres îles. La société possède 6
bimoteurs Britten Norman et 3 Piper. Elle
a transporté 185 554 passagers en 1987 et
emploie 50 salariés.
Air New Zealand. Compagnie aérienne
néo-zélandaise.
Fondée
en
1945, cette
compagnie nationale a absorbé plusieurs
sociétés privées, dont la *T.E.A.L. qui a
assuré des, liaisons Auckland-Tahiti de
1951 à 1955. Air New Zealand relie Papeete
à Los Angeles et *Auckland deux fois par
semaine par Boeing 747 et *Rarotonga une
fois par semaine par Boeing 767. En 1987,
la compagnie a embarqué ou débarqué à
Tahiti 138713 passagers, dont 81074 en
transit, et 2114 tonnes de *fret (des pro¬
duits de l’élevage et des conserves notam¬
37
AITARERU
Papeete. Après avoir utilisé des
DC4, la compagnie s’est
dotée, en 1973, d’une flotte composée de
deux Fokker F 27, deux Fairchild (tous bi¬
moteurs de 48 places), un Twin Otter de
15 places et un Britten Norman de 6 places.
Air Tahiti a entrepris de moderniser sa
donc à
avions de type
AITARERU. Nô Rapa ’o Aitareru râua ’o
Paparua. ’Ua lere ana ’e mai i Tahiti, i Papara,
i te matahiti 1825 ’e ’ua riro ’ei pipi nâ te
’orometua Peretâne ra ’o
Davies.
I taua matahiti iho ra, hoho ’i ana ’e atura raua
i tô râua fenua nô te poro i te
to raua iho nuna ’a.
’evaneria i roto i
flotte en mettant en service trois ATR 42 en
1987. Elle emploie 400 personnes et dessert
32 îles. La compagnie a transporté 207 424
passagers et 696 tonnes de fret en 1987.
Voir aussi : aviation.
AITARERU. Début du XIX= siècle. Pre¬
mier habitant de *Rapa qui adopta la reli¬
gion chrétienne. En 1825, la *goélette tahitienne Snapper fit escale à Rapa. Craignant
d’être attaquée par la flottille de *pirogues
venue
à sa rencontre, elle repartit aussitôt
deux indigènes qui étaient
déjà montés sur le pont : Aitareru et Paparua. Les deux Rapa furent remis aux bons
en
emmenant
soins du *missionnaire John *Davies à
Tahiti. D’abord terrifiés, ceux-ci s’attachè¬
rent bientôt à leurs hôtes anglais et tahitiens et se prirent d’un vif intérêt pour le
bétail, les cultures, ainsi que pour la reli¬
gion chrétienne... Quelques mois plus tard,
ils s’en retournèrent dans leur île d’origine
et devinrent les premiers *agents du
’aito (Arbre de fer)
38
tianisme à Rapa.
Voir aussi : évangélisation.
*chris-
’aito. Casuarina equisetifolia. Arbre de fer
Jïlao. Ce grand Arbre, qui aime le bord
plages, appartient à la famille des
Casuarinacées. Sa silhouette rappelle celle
des *Conifères, mais il fait partie du groupe
des *Angiospermes. Le même plant porte
des fleurs mâles et femelles séparées. Le
’aito était l’emblème de *Oro, dieu de la
guerre, et des guerriers qui portaient ce
nom. Quand les Pômare prirent le nom de
*Vairaatoa, cet Arbre et les guerriers dont
il était l’emblème ne purent plus être nom¬
més toa, comme auparavant, mais ’aito,
toa étant devenu
tapu. Le bois du ’ailo,
très dur, était utilisé pour sculpter les
images de Oro et pour façonner des *battoirs à tapa et des armes telles que les
ou
des
*casse-tête et les
*lances.
Le
’aito hiri
donne une sève rouge qui sert à la *teinture.
Aujourd’hui, le ’aito fait office, abu¬
sivement, d’arbre de Noël.
►
’aito. E toa ato’a te tahi atu i’oa o teie tumu
râ’au. Nô te atua ra ’o ’Oro atua o te tama ’i
teie tumu râ’au. I te rirora ’a te i ’oa ra ’o
Vaira’atoa ’ei i’oa nô Pômare, taui-ato’a-hia
AKAROA
atura te toa
’ei ’aito, inaha ’ua riro te toa ’ei
tapu. Mai reira mai, pi'i-noa-hia atura
taua râ'au ra e ’aito. ’O te i’oa ato 'a no te mau
ta 'ata tâma ’i tuiro ’o ra, ’oia ho ’i te ’aito. E
râ’au pa ’ari roa te ’aito, ’o te ravehia na ’ei ti ’i
ta’o
no te atua ra
’o Oro, ’ei i’e iutuha’a, ’oia hô’i
nô te tupa ’i i te ahu tapa, ’e ’ei mauiha ’a
tâma ’i. Te vai ra te tahi huru ’aito e ravehia na
tôna tâpau ’ei ’ü, ’o te ’aito-hiri ïa.
’aito mou’a. Ce nom désigne deux Arbres
de montagne très différents ;
Weinmannia parviflora (Cunionacées).
On ne le trouve qu’à partir de 600 m d’alti¬
vestiges montrent l’importance du peuple¬
ment qui existait jadis à l’est de la presquKle de Tahiti Iti.
Voir carte Taiarapu.
►
’AIURUA. Efa’a teie no Tautira ’e te vai ra i
reira te tahi mau paepae rarahi i ni’a iho a ra i
fenua ra ’o Vainaue, Temoaeroa ’e ’o
'Oputu. E riro ïa ’ei tapa’o fa’a’ite no te vahi
te mau
nohora ’a o te ta ’ata i te matamua i taua luha ’a
no Tautira ra. ’Ua ’ite-ato ’a-hia ho ’i te tahi
mau
tapa’o mai teie te huru i ni’a, i te motu ra
Vai’ote.
’o Fenua’ino ’e i roto i te fa’a ra ’o
’aito mou’a (Weinmania parviflora)
-
tude. Son bois est blanc et très dur.
-
Stypheliapomarae (Épacridacées). On le
trouve à partir de
sommets.
I 500 m sur les crêtes et
AKAMARU. Petite île rocheuse de l’ar¬
chipel des *Gambier, située à 7 km au sudest de *Mangareva. D’une superficie de
1,5 km^, elle culmine à 246 m et n’est habi¬
qu’épisodiquement
quelques
1834 les
pères François *Caret et Honoré *Laval
célébrèrent leur première messe à terre.
tée
par
familles. C’est à Akamaru qu’en
AITUTAKI. Une des
principales îles de
l’archipel des *Cook du Sud (18°52’sud,
159°45’ouest). Ses 2335 habitants (1981)
vivent de la récolte des *agrumes, du
*coprah, et du tourisme. Son vaste lagon a
été balisé après 1945 pour accueillir les
*hydravions. De 1947 à 1958, quand Tahiti
ne disposait que d’une *hydrobase, Aitutaki était la première escale pour les vols
internationaux au départ de Papeete. Ses
groupes de danse étaient très appréciés au
*
Voir carte Gambier.
Akamaru vue de l’îlot Mekiro
Tiurai.
Altutaki
AKAROA. Baie située dans la péninsule
de * Banks,
près de *Christchurch, dans
nie du Sud de la *N6uvelle-Zélande. C’est
là qu’arrivèrent, en 1840, une soixantaine
de familles envoyées par la “Compagnie de
Bordeaux et de Nantes pour la colonisa¬
tion de nie du Sud de la Nouvelle-Zélande
ses dépendances”. Mais
le traité de
*Waitangi, qui liait la Nouvelle-Zélande à
l’Angleterre, venait juste d’être signé. Les
colons n’en débarquèrent pas moins. Ils
furent à l’origine de la petite ville d’Akaroa, où certains noms de rues témoignent
et
établissement français d’Akaroa
1845
vers
fenua farani noAkarôa i te matahiti
1845
AIURUA. Tahiti. A l’est de la presqu’île de
*Taiarapu, la vallée Aiurua est la dernière
accessible par terre et par mer depuis *Tautira. De nombreuses plates-formes d’habi¬
tation et de culte y furent étudiées en 1971
par J.Garanger. On peut y admirer trois
grands ensembles cérémoniels sur les terres
Vainaue, Temoaeroa et Oputu. Ce dernier
forme un ensemble de près de lOOOm^,
constitué de cinq plates-formes pavées,
étagées en gradins au pied de la montagne
Maueraa Haapei. Avec celles de l’ilôt de
Fenuaino et de la vallée de la *Vaiote, ces
39
AKIAKI
alambic, nom masc. Appareil servant à
fabriquer de r*alcool. 11 est formé d’une
chaudière où bout un jus fermenté, et d’où
part un serpentin dans lequel les vapeurs
d’alcool se refroidissent et se condensent.
*Ellis rappelle qu’entre 1800 et 1815
• W.
«des districts entiers se réunissaient sou¬
appeler un
alambic public. C’était un instrument pri¬
mitif et de mauvaise apparence, mais qui
vent pour ériger ce qu’on peut
répondait que trop bien à son but» (“A
la Recherche de la Polynésie d’autrefois”).
ne
Les premiers alambics en métal
introduits à Tahiti vers 1860.
furent
Voir aussi : alcoolisme.
Région riveraine de l’océan
Pacifique et de l’océan Glacial Arctique,
située au nord-ouest de 1’*Amérique du
ALASKA.
Nord.
• Découverte en
1741 par Béring et Tché-
rikoff, elle fut annexée par les Russes et
devint un centre important du commerce
des fourrures.
L’approvisionnement des
chasseurs de l’Alaska était assuré par les
îles *Hawaï qui entrèrent dans la sphère
d’influence russe en 1816, date à laquelle le
roi *Kamehameha F’'jura fidélité au tsar.
L’Alaska était cependant fort éloignée de
Moscou et la Russie vendit ce territoire
aux
*États-Unis
en
1867. L’Alaska est
devenue un État de l’Union en 1959.
•
Ses 1 518 000 km^ sont très montagneux
(Mt Mac Kinley : 6200 m). 11 y règne un
hiver très long et rigoureux. Les gisements
aurifères avaient provoqué une “ruée vers
l’or” entre 1880 et 1910. Aujourd’hui, les
revenus
de ses 500000 hab. (estim.
1984),
population indigène d’Esquimaux, proviennent de l’extraction du pé¬
trole à Prudhoe Bay, de la pêche, des
dont
une
conserveries de saumon et de l’activité des
bases militaires comme Anchorage.
oléoduc Prudhoe Bay-Port Valdez
encore
de cet essai de colonisation. La
France riposta à ce traité par l’annexion
des îles * Marquises, en 1842.
Voir carte Nouvelle-Zélande.
albumen, nom masc. Désigne, en botani¬
que, les substances de réserve contenues
dans les graines et qui servent à la nutrition
de l’embryon ou de la jeune plantule, lors
de la germination de la graine. L’albumen,
selon les espèces, contient des lipides carac¬
téristiques ; palmitine, oléine, stéarine,
ainsi que des résines, des baumes et des
alcaloïdes. On le trouve chez toutes les
^Angiospermes sauf chez les *Orchidées.
Dans la noix de coco, on trouve à la fois de
l’albumen liquide (eau de coco) et de l’al¬
bumen solide (la chair blanche).
Ce terme désigne également le blanc d’œuf.
AKIAKI. *Atoll sans lagon des *Tuamotu de l’Est, situé à 190 km à l’est de
*Hao, par 18°33’sud et 139°13’ouest.
Découverte par Bougainville en
alambic
(dessin de W. Ellis)
hapaina titi'a ava
40
1768 (et
nommée par lui île Garnie), Die est auj ourd’hui inhabitée, mais la *cocoteraie est
exploitée par la population de *Vahitahi.
Voir carte Tuamotu.
alcool, nom masc. Liquide volatile, inco¬
lore et à saveur brûlante, obtenu par distil¬
lation de vins ou de jus sucrés fermentés.
Les boissons alcoolisées contiennent une
proportion variable d’alcool, exprimée en
degrés. Les *bières légères titrent 2°, les
ALGUE
vins 10° environ, mais certaines eaux-devie ou liqueurs atteignent 40°.
• Au XIX° siècle, les Européens ont intro¬
duit de grandes quantités d’alcool en Poly¬
nésie. Les *baleiniers offraient habituelle¬
ment des
dames-jeannes d’eau-de-vie, du
*rhum surtout, en échange de vivres frais.
Dès 1811, des matelots déserteurs et des
insulaires
originaires d’Hawaï apprirent
Tahitiens à distiller le jus sucré des
racines de *ti. Ensuite, ce sont les *colons
aux
qui se mirent à fabriquer de l’alcool à partir
de jus d’oranges, de noix de coco fermen¬
tées ou de sève de cocotier. Ils se livrèrent
également à la production de rhum dans les
♦plantations de canne à sucre.
Aujourd’hui, les boissons alcoolisées les
plus consommées en Polynésie sont la
bière, les eaux-de-vie tel le whisky, et les
vins progressivement introduits par
communauté d’origine métropolitaine.
Voir aussi : alambic, alcoolisme.
la
►
’ava. Hou te papa'a a tae mai ai i Porinetia
nei, e inu na ïa te ma ’ohi i le ’ava ma ’ohi (e
kava te tahi atu i’oa). Na te papa’a ïa i ’afa’i
mai i ta râtou iho ’ava (te ’ava papa S) iô tatou
nei ’e ’o te inuhia nei ïa i teie tau, mai te pia, te
automobile en état d’ivresse, peuvent avoir
des conséquences fatales.
Polynésie
quand les Européens introduisirent massi¬
vement de l’alcool en paiement des pro¬
duits et des services fournis par les insu¬
laires. Au XIX° siècle, ceux-ci consom¬
mèrent de telles quantités de ♦rhum que,
très vite, l’alcoolisme devint un véritable
fléau qui entraîna un relâchement des
mœurs, des orgies et des meurtres. On
allait jusqu’à boire des parfums ! Au début
de ce siècle, cette calamité prit une telle
ampleur que la prohibition (interdiction de
fabriquer et de vendre de l’alcool) fut pro¬
mulguée par un arrêté du 11 avril 1904. Des
observateurs notèrent que la cause du mal
résidait dans la crise psychologique que les
Polynésiens connaissaient alors, du fait de
• L’alcoolisme fit des ravages en
r^acculturation.
Aujourd’hui, s’il a beaucoup diminué, l’al¬
coolisme reste
Polynésie. 11
une
pose
question sérieuse en
de graves problèmes
psychologiques, biologiques et criminolo¬
giques. Seule la désintoxication peut en
venir à bout, mais elle dépend avant tout de
la volonté du malade et du soutien de ses
pastis, te rhum (’ava-tô) ’e ’ua rau atu â. E
hâmanira’a ’ava-to ato’a to Tahiti nei, ’o
’Atimaono ta te vâhifa’a’apura’a, tavirira’a ’e
proches. Des groupements antialcooliques
liés aux Églises ont recours au serment,
comme la ♦Croix bleue, pour donner plus
de poids à la résolution de l’abstinent.
Voir aussi: Oranger.
Nâ te mau papa ’a ïa ’e te tahi ato ’a
Alcyonnaires, nom masc. pl. Animaux
uaina ’e te ’ava pa ’ari ato ’a ho ’i mai te whisky,
te
hâmanira ’a ’ava-to i te matamua ra.
Mai te matahiti 1811, ’ua ha’amata te ma’ohi i
te hâmani i te ’ava pa ’ari mai ta te papa ’a
ravera ’a.
atu mau ma’ohi nô Vaihi mai i ha
’api’i i te
ma’ohi i té rave ’a no te titi’a i te ’ava mai roto
mai i te mau ma ’a hotu o te fenua, mai te
’anani, te ha ’ari ’e tae roa atu i te hamanira ’a i
te
’ava-ti.
I te taera’a mai te farani io tatou nei i inu ato’a
ai te mâ’ohi i te uaina ’e i te
’apitati (absinthe),
’ava pa ’ari ra te
’Ua riro ’e te riro noa nei a te
’ei tumu fifi rahi i te fenua nei.
’ohipa inu ’ava
alcoolisme, nom masc. Abus de boissons
alcoolisées qui entraîne l’intoxication. La
consommation répétée de boissons fer¬
mentées ou distillées conduit celui qui s’y
livre à une accoutumance dont il a du mal à
défaire. En ce sens, r*alcool peut être
considéré comme une drogue. Mais l’al¬
coolisme ne doit pas être confondu avec
se
l’ivresse, qui résulte d’une consommation
excessive, mais passagère, d’alcool. L’al¬
coolique fait peser sur la collectivité, et en
premier lieu sur sa famille, des risques très
grands : femme battue, enfants manquant
d’affection, d’éducation, voire de soins
élémentaires. Lui-même est menacé par le
cancer, les maladies cardio-vasculaires et,
dans certains cas, par la folie qui se mani¬
crises de délirium tremens.
Ainsi, l’abus d’alcool aboutit souvent à une
déchéance de la personne humaine, qui
perd toute responsabilité de ses actes,
même quand ceux-ci, comme la conduite
feste par des
marins de la classe des Anthozoaires. On
les appelle aussi Octocoralliaires car leurs
♦Polypes possèdent huit tentacules ou un
multiple de huit et leur cavité gastrique est
divisée par huit cloisons ou un multiple de
huit. Certains possèdent une consistance
charnue et forment des colonies encroû¬
tantes, d’où leur nom de “Coraux mous”.
Le ♦Corail rouge ou Corail vrai ( Corallium
ruhrum), très recherché en joaillerie, appar¬
tient à ce groupe d’Alcyonnaires ou Octo¬
coralliaires, mais à l’ordre des Corallidés.
massif d’Alcyonnaires
Algue, nom fém. Les Algues constituent
un ensemble de végétaux très variés appar¬
tenant au groupe des Thallophytes. Leur
appareil végétatif, ou thalle, ne comprend
ni tige, ni racine, ni feuille mais des cram¬
pons, des articles plus ou moins ramifiés,
cylindriques ou pleins, des lames, des
rubans, des boules, des filaments, des pla¬
ques encroûtantes gélatineuses ou indu¬
rées. Elles possèdent de la ♦chlorophylle ce
qui leur permet de réaliser la ♦photosyn¬
thèse. Si la plupart sont aquatiques, cer¬
taines peuvent être aériennes et vivre sur les
rochers et les écorces d’Arbres.
Les Algues constituent le principal peu¬
plement végétal des eaux de Polynésie. Les
♦Zooxanthelles vivent en symbiose avec les
♦Polypes des ♦Coraux récifaux. On distin¬
•
gue quatre groupes ;
41
ALGUE
Algues. 1. Crête algale à
porolitons (atoll de Takapoto).
2. Caulerpa scurati.
3. Cyanophycées produisant des
bulles d’oxygène. 4. Touffes de
Turbinaria ornata (Moorea, -5 m).
5. Microdyction (pente externe de
l'atoll de Takapoto, - 3 m).
6. Caulerpa urvilliana, Algue verte
commune des fonds de lagon.
7. Halimeda tuna. 8. Halimeda
taenicola. 9. Colpornenia sinuosa.
Algue commune des platiers.
42
-
les Cyanophycées ou Algues bleues qui
peuvent se présenter sous forme de fins
les Rhodophycées ou Algues rouges.
Beaucoup sont calcifiées et souvent
-
filaments ou de plaques muqueuses sou¬
confondues avec les Coraux ; ce sont les
les Chlorophycées ou Algues vertes aux
tant dans la construction des récifs. Elles se
vent noirâtres ou brunâtres.
-
formes très variées. Certaines sont calci¬
fiées comme V*Halimeda dont la décom¬
position est à l’origine d’accumulations
importantes de sables blancs.
les Phéophycées ou Algues brunes éga¬
lement très variées : les Sargasses attei¬
gnent un mètre de longueur.
-
Mèlobésiées qui jouent un rôle très impor¬
trouvent sur la crête algale, là où les vagues
se
brisent, et forment des plaques encroû¬
tantes jaunes ou rouge violacé.
Voisin des Algues, un groupe est caracté¬
risé par des cellules algales vivant en sym¬
biose avec le mycélium d’un Champignon ;
ce groupe
rassemble les Lichens.
ALIMENTATION
alimentation, nom fém. Action de four¬
nir des substances nutritives à
un
être
vivant. Par extension, c’est l’action d’ap¬
provisionner une collectivité ou un appa¬
reil en produits nécessaires à leur fonction¬
nement. Le terme désigne aussi l’ensemble
de ces produits.
• En Polynésie, les féculents fournissaient
traditionnellement l’essentiel de l’alimen¬
tation. Ils provenaient du *taro, du *teve,
des *ignames, des
bananes (fë'i et mei’a),
des fruits de l’*arbre à pain (’uru) et de la
*patate douce. D’après J. Barrau (“Plantes
utiles de Tahiti”). cette prédominance des
féculents ne conduisait pas à la malnutri¬
tion. «11 faut dire que les aliments coutu¬
miers sont d’une remarquable qualité (...)
ils sont loin d’être uniquement constitués
d’hydrates de carbone. Leur teneur en
oligo-éléments est en général satisfaisante
acides aminés loin d’être négli¬
geable». Les découvreurs ont d’ailleurs
et celle en
trouvé les
populations dans un état de
santé remarquable. Les protéines animales
Alimentation. 1. Tamâ’ara'a dans
les années 1930, 2. Famille à table
aux
Marquises. 3. Gâteaux
tahitlens nappés de coco râpé.
4. Vendeuse de taioro, coco râpé
et fermenté. 5. Poe de papaye au
lait de coco. 6. Principaux
éléments de l'alimentation
poiynésienne contemporaine.
Chargement de sodas pour le
7.
ravitaillement de Raiatea.
Te mau mâ’a. 1. Tâmâ'ara'a tahiti.
2. Tâmâ'ara'a nu'uhiva. 3. Faraoa
monamona paraihia i te
opa'a o tel
anahia. 4. Vahiné ho'o taioro,
opa'a anahia 'e o te fa'ahôpuehia.
5. Poe i'ita taha'ari. 6. Te mau ina'i
mâtâmua no te orara'a o te mau
mahaua ato'a.
43
ALIZÉ
travailleur
de force
3 500
garçon
3 000-
2 850
2 300
femme
JB
enceinte
2 350
2 150
2 300
fille
2 000
-
1 800
sédent.^
2350
1 750
1 500
cythère (vi), du *kava, de \'*'ahi'a, du
*nono et du *mâpë.
• Aujourd’hui, les prix de ces produits sont
élevés et l’on ne s’offre guère de mâ’a
tahiti que les jours de fête. L’alimentation
des Polynésiens se rapproche de celle des
habitants des pays développés, la dépas¬
sant même pour les protéines d’origine
marine, les denrées à base de farine de blé,
les sucres raffinés, les *alcools forts et les
1 000 -
boissons industrielles sucrées. La ration
enfant
enfant
enfant
3-6 ans
6-10 ans 10-13 ans
adolesc. femme
homme
3* âge
calorique journalière moyenne atteignait
3 747 *calories en 1980 alors qu’elle est de
3 100 calories en Métropole et que la ration
conseillée est de 2 250 cal./jour (moyenne
pour la population entière). Les déséquili¬
bres alimentaires actuels expliquent lès
mauvaises dentitions,
l’*obésité, la fré¬
quence du *diabète et des *maladies cardio¬
vasculaires.
Volume et composition idéale
de la ration alimentaire
Voir aussi : diététique.
quotidienne d’un être humain.
Rahlra’a ’e âno’Ira’a aunoa o te
mà’a tâmahana o te hô’ë ta’ata.
alizé, nom masc. Vent de secteur est souf¬
flant dans les régions intertropicales, issu
des *anticyclones installés entre les 15“ et
35“ degrés de *latitude nord ou sud. Au
temps de la marine à voile, les navigateurs
produits de la pêche, de la
récolte des coquillages et d’animaux do¬
mestiques tels que le *porc, le *chien et les
volailles. Certains produits servaient essen¬
tiellement de compléments alimentaires,
parfois précieux lors des guerres ou des
mauvaises périodes climatiques. Il s’agis¬
sait des amandes du *pandanus, des tiges
venaient des
de *canne à sucre, des *noix de coco dont
on
tire toujours r“eau” et l’amande râpée
pour produire le lait ou le *iaioro fermen¬
té. Les Polynésiens consommaient aussi les
racines, de *ti, le jus du *gingembre, les
feuilles de *’ape et les fruits du *pommierun repas
au
"équilibré” comprend
moins un aliment de chaque groupe
hau atu, o te ravera'a
ia ho'e noa a'e ma'a i na pupu e toru.
no te ho'e tama'ara'a
surnommaient
les
alizés “les vents du
commerce”. Réguliers et modérés, ils per¬
mettaient des liaisons faciles entre l’Europe
et
l’Amérique du Sud, riche en épices et
métaux précieux.
•
En
Polynésie, les alizés chauds et hu¬
mides du nord-est (j'a'arua) nous viennent
de l’anticyclone de Hle de
Pâques. Pen¬
dant la saison fraîche souffle le *mara ’amu,
plus sec, qui arrive de l’anticyclone des îles
*Kermadec èt prend une composante sud^
est, dévié par la rotation terrestre.
Allamanda voir Monette jaune.
allégeance, nom fém. Promesse ou obli¬
gation de fidélité envers un souverain ou
une nation. Au Moyen Age, en Europe, le
vassal prêtait serment d’allégeance à son
suzerain.
employé en Polynésie lors¬
1815, les îles prêtèrent serment
d’allégeance envers les *Pomare. Outre les
îles du Vent, il y avait les îles Sous-le-Vent,
• Ce terme fut
que, après
les Tuamotu de l’Ouest, Tubuai et Raiva-
vae.
Le *Protectorat fut à
son
tour une
forme d’allégeance du royaume Pômare à
la France.
ALLEMAGNE (République fédérale d’).
État d’*Europe centrale.
affiche composée par le Service
des Affaires sociales pour une
meilleure hygiène alimentaire
parau pia na te Pu ’ohipa turuuta’a
no te hô’S pàrurura'a maita'i i te
pae'au o te mâ’a
44
Géographie. Créée en 1949 par la réu¬
nion des zones d’occupation militaire amé¬
•
britannique et française, cette
république fédérale et libérale n’est avec
l’Allemagne de l’Est (République démo¬
cratique allemande), socialiste, qu’une parricaine,
ALLEMAGNE
tie de l’ancien Reich fondé
en
1871
et
démantelé après la 2'=*Guerre mondiale.
s’étend sur 248 454 km^ et com¬
prend plusieurs régions naturelles. Une
grande plaine argileuse et sableuse s’ouvre
au nord sur un littoral bas tandis qu’au
centre les massifs anciens (Massif schisteuxrhénan par exemple) sont fragmentés par
Le pays
des bassins fertiles. Au sud, les altitudes se
relèvent, du bassin sédimentaire de Souabe-
Franconie au plateau bavarois et aux Alpes
(MtZugspitze : 2966m). Le climat est
continental avec des hivers rudes et des étés
•
en
Histoire. L’Allemagne acheva son unité
1871
sous
le nom d’*Empire allemand,
fédération de 25 États autonomes. Dans la
seconde moitié du XIX^ siècle, l’Allemagne
connut une transformation économique
sans
précédent qui en fit un État moderne
et puissant, grâce surtout au charbon et à
l’industrie lourde de la Ruhr. La croissance
ses
exportations conduisit
l’Allemagne à se doter d’une marine puis¬
sante, mais également, à partir des années
1890, à mener une politique coloniale
active. Les
négociants de *Hambourg
continue de
orageux.
\ mein i\<ampr ;
la doçtrine^itlérieniie
Allemagne. 1. Vignobles du
Kalserstühl fPays de Bade).
2. Élevage bovin dans la plaine de
Frise orientale (Allemagne du
Nord). 3. Ludwig van Beethoven
(1770-1827), compositeur de
musique. 4. Otto von Bismarck
(1815-1898), chancelier, artisan de
l'unité allemande. 5. Adolf Hitler
(1889-1945), chancelier et Führer
du Reich.
45
ALLEMAGNE
s’intéressèrent en particulier au Pacifique.
Des compagnies de commerce furent créées
qui monopolisèrent le trafic avec plusieurs
archipels de l’*Océanie. Dans les *E.F.O.,
les intérêts commerciaux allemands étaient
représentés par la *Société commerciale de
l’Océanie. L’Allemagne, dernière venue des
puissances européennes dans le Pacifique,
se dota d’un
empire colonial relativement
éphémère puisqu’il fut démantelé après
l’armistice de 1918. De nombreux Alle¬
mands, tels les Hoppenstedt, *Coppenrath, ♦Godeffroy et Schlubach, immigrè¬
rent dans les Établissements français de
l’Océanie avant 1914. La plupart étaient
des représentants des puissantes sociétés de
Hambourg dont l’activité
Pacifique. A
Tahiti, une grande partie de ces ressortis¬
sants, désireux de s’intégrer à la colonie,
demandèrent la nationalité française et
firent souche en Polynésie. Les autres
devinrent suspects lorsque éclata la Pre¬
commerce
Allemagne. 1. Hôtel de ville de
Münich. 2. Duisbourg-Ruhrort,
premier port fluvial du monde, sur
le Rhin. 3. Chaîne de montage
automatisée dans les usines
Mercedes-Benz. 4. Le Rhin dans la
trouée héroïque du Massif
Schisteux-Rhénan.
de
s’étendait à l’ensemble du
mière
Guerre mondiale ; certains furent
1
internés à *MotuUta
puis expulsés vers
Sydney en 1916, d’autres virent leurs biens
saisis malgré les protestations de quelques
notables français comme François *Cardella. De 1933 à 1945, l’Allemagne vécut
sous la dictature de Hitler. Elle fut la prin¬
cipale responsable de la 2“= Guerre mon¬
diale et domina l’Europe de 1940 à 1944.
En dépit des destructions liées à l’effon¬
drement militaire de 1945, l’économie alle¬
mande redevint rapidement très puissante,
point que l’on a pu parler de “miracle
allemand”. Les vicissitudes des relations
au
franco-allemandes expliquent que les Alle¬
mands immigrés en Polynésie aient surtout
cherché à se fondre dans la population et
forment pas
nauté originale.
ne
•
aujourd’hui de commu¬
Population. L’Allemagne fédérale
compte 61020000 habitants (1985), dont
51 % de protestants et 44 % de catholiques,
plus nombreux dans le sud. La population
diminue et vieillit depuis 10 ans en raison
d’une natalité trop faible (10 pour 1000),
mais la vie urbaine est très active, notam¬
ment dans la vallée du Rhin, principale
artère navigable de la *C.E.E., reliée à
l’Europe centrale par le Main et le Danube.
Les plus grandes villes sont Hambourg
(1609 500hab.), Munich (1 283 500 hab.),
Cologne (940 700 hab.), Francfort (614 700
hab.), mais on compte environ 10500000
habitants dans la Ruhr, 2 400 000 au carre¬
four Rhin-Main, 2 100 000 dans l’agglomé¬
ration de Hambourg et 2 000 000 dans celle
de Stuttgart. Berlin-Ouest (1 896 200 hab.)
est
une
véritable “île”
au
milieu de la
R.D.A., reliée par trois eouloirs terrestres
46
ALLEMAGNE
et
terre, du lait et de la viande de porc. L’in¬
dustrie est puissante, concentrée en
aériens à la R.F.A. Ville industrielle
puissante, Berlin-Ouest vit surtout
des subventions distribuées par Bonn et
Washington. Sur le plan politique, la cons¬
titution de 1949 donne le pouvoir exécutif
à un gouvernement siégeant à Bonn, dirigé
par un chancelier lui-même nommé par un
président de la République aux pouvoirs
restreints. Le pouvoir législatif appartient
aux
députés du Bundestag et aux repré¬
sentants des régions siégeant au Bundesrat.
Les 11 régions ou lânder sont autonomes
en matière d’enseignement, de police et de
gestion des équipements publics.
• Économie. La République fédérale d’Al¬
lemagne est la 4^ puissance économique du
encore
grandes
entreprises très modernes. Les
secteurs les plus dynamiques sont la métal¬
lurgie lourde, la *chimie, la construction
d’automobiles, la
production de matériel électrique. Les en¬
treprises se sont fixées dans la Ruhr (80 %
du charbon et de l’acier allemands), en
Basse-Saxe, le long du Mittelland Kanal,
de machines-outils et
autour des carrefours Rhin-Main et Rhin-
Neckar, à Munich et dans les grands ports
de la mer du Nord. La R.F.A. est un des
piliers de la C.E.E., c’est aussi un parte¬
naire économique notable de la Polynésie.
Elle nous fournit surtout en appareillage
électro-ménager (Miele, Bosch, Siemens)
et en automobiles (Volkswagen, Audi,
B.M.W., Mercedes). 2819 touristes sont
venus d’Allemagne de l’Ouest en 1986.
monde. Sur les *limons fertiles du Hano¬
(horde), des plaines rhénanes et danu¬
biennes, on pratique une agriculture et un
élevage très intensifs. La R.F.A. exporte
des betteraves à sucre, des pommes de
vre
Voir aussi : consul.
Carte économique de
l’Allemagne fédérale.
Aix la Chapelle
constructions navaies
d’industries de
transformation
zone
(
"i gisement de charbon ou de lignite
°
'j'gisement de pétrole et oiéoduc
mm j' gisement de gaz et gazoduc
m
métaiiurgie iourde
A
constructions
_
mécaniques
^ chimie
H raffinerie
47
ALLIANCE
alliance, nom fém. Union entre deux ou
plusieurs forces politiques ou militaires.
L’alliance militaire a pour but le secours
mutuel, l’entraide en cas de conflit armé.
Elle peut être offensive ou défensive.
•
Ainsi,
contracta
en
une
principaux
1810
et
1815, *PomareII
alliance offensive avec les
chefs des îles Sous-le-Vent.
guerriers dont il
avait besoin pour reconquérir Tahiti.
Autres sens : bijou, anneau de mariage
(introduit par les Européens en Polynésie) ;
lien existant entre un époux et les parents
de son conjoint et entre les familles des
époux.
Ceux-ci lui fournirent les
allocation, nom fém. Somme attribuée à
personne pour lui permettre de faire
face à un besoin.
une
•
Les allocations familiales en
Polynésie
sont versées par la *Caisse de Prévoyance
sociale
aux
familles ayant des enfants à
charge. En 1983, il a été distribué près de
1,6 milliard de francs à 18 572 familles pour
janvier 1986,
55 686 enfants. Depuis le
le montant des allocations est fixé à 5 500 F
abécédaire publié par la London
Missionary Society en 1810,
premier livre imprimé dans une
langue du Pacifique
par enfant et par mois. Les familles nombreuses trouvent donc là un complément
revenu
les pluies aux *versants du *bassin-versant,
puis roulés et broyés dans le lit du cours
d’eau. Quand la vitesse du courant dimi¬
nue, les alluvions se déposent. Les blocs et
galets restent en *amont, sauf lors des
*crues, tandis qu’à r*aval et le long des
berges tranquilles s’accumulent les sables
et les graviers.
Voir aussi : érosion.
alphabet, nom masc. qui vient du grec
alpha (a) et bêta (b). Ensemble de lettres,
ou de signes,
placés dans un ordre établi,
dit “alphabétique”, avec lesquels on peut
former tous les mots d’une langue. Les let¬
tres permettent d’exprimer des sons.
• Le premier alphabet est nettement
posté¬
rieur à l’invention de r*écriture sous forme
d ’idéogrammes et il est apparu vers 1100 av.
J.-C.
avec
PAROU MATA MUA
l p.Mtoo Il.tPI
Latin
Faatautia, provoqué par les travaux
d’équipement hydroélectrique
dans la haute vallée
48
graviers (de 2 à 20 mm), les galets (de
20 mm à 200 mm) et les blocs (de plus de
200 mm). Ces matériaux sont arrachés par
C’est de cet
B TE
partir du deuxième enfant, dans le but de
ralentir une croissance démographique
trop rapide.
alluvions, nom fém. pl. Matériaux dépo¬
sés par un cours d’eau. On distingue les
*argiles (grains inférieurs à 0,05 mm), les
*sables (de 0,05 à 2 mm de diamètre), les
Phéniciens.
TE AEBI NO TAHEITI,
appréciable. Dans certains pays
la France, le montant des alloca¬
tions augmente avec le nombre d’enfants
comme
,
pour encourager la *natalité qui est faible.
Au contraire, en Chine, l’aide diminue à
alluvionnement à l’aval de la
les
alphabet que dérivent celui des Grecs, et
surtout celui des Romains, qui s’est
répandu dans le monde entier, bien qu’il
existe d’autres alphabets importants:
arabe, cyrillique (langues slaves, dont le
russe).
tahitien
grec
sons
A
a
a
A
b
B
e
P
B
bêta
c
C
f
Y
r
gamma
d
D
h
e
E
a
alpha
8
A
delta
e
E
epsilon
dzêta
f
F
m
Ç
Z
g
G
n
n
H
êta
h
H
O
0
0
thêta
P
i
1
j
J
k
K
t
1
L
U
m
M
V
V
n
N
O
O
l
1
Iota
K
K
kappa
K
A
lambda
P
M
mu
N
nu
E
xi
O
O
omicron
P
P
n
n
pi
g
Q
P
P
rho
sigma
r
R
O
I
s
S
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upsilon
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V
X
X
khi
w
W
qj
m
X
X
CO
Q
psi
oméga
y
Y
Z
Z
AMANU
Les peuples polynésiens et mélanésiens
•
possédaient pas d’alphabet. Ce sont les
*missionnaires qui introduisirent l’alpha¬
ne
bet latin
siècle.
en
Océanie à la fin du XVllL
L’alphabet tahitien comprend 8
f, h, m, n, p, r, t, v, et
5 voyelles ; a, e, i, o, u, qui sont longues ou
consonnes :
brèves, toniques ou atones.
Voir aussi : alphabétisation, analphabète.
pi^pa. '0 le nana Ira 'a reta ïa o te reo papa ’a :
vauera ’e e piti ’ahuru ma pae piri vauera
e pae
oia ho ï e loru ’ahuru ïa reta. l roto i te reo
lahili, ’ahuru ma loru noa iho reta, ’oia ho ’i e
’a, e, ’i, ’o ’e le ’u (mai lo le reo
papa’a alo’a ihoa ïa) ’e, e va’u noa iho piri
vauera ’oia ho’i : le f(fâ), h(he), m(mo),
n (nu), P (pi), r(ro), t (li) ’e le
v(vi).
Na te mau ’orometua perelâne, na Henry Non
ihoa ra, i papa ’i i to tatou reo na roto i te
pae vauera : te
phase de l’érosion. Une roche peut être
altérée par une attaque chimique, facilitée
par la chaleur, ainsi les *falaises littorales
rongées par le sel. L’altération peut être
aussi une désagrégation ; la pousse des
racines et les infiltrations d’eau et d’argile
élargissent les espaees entre les grains ou
les fissures de la roche. Certaines roches (le
calcaire surtout) peuvent enfin être dis-'
soutes si elle sont au contact d’une *nappe
d’eau. Ces trois modes d’altération agissent
toujours ensemble.
Autre sens : en musique, l’altération est le
signe (dièse, bémol) qui modifie la hauteur
d’une note.
hurira ’a i le pipiria mai roto i te reo perelâne i
roto i lo tatou.
alphabétisation, nom fém. Enseignement
de r*écriture et de la lecture aux personnes
illettrées.
•
En
avant
tants.
Polynésie, l’écriture était inconnue
l’arrivée des *missionnaires protes¬
Dès 1805, ils ouvrirent une
petite
école à Matavai où l’on apprenait quelques
rudiments d’écriture
aux
jeunes enfants.
L’année suivante, les pasteurs Henry *Nott
et
John*Davies firent imprimer un
petit
livre de lecture à Londres. Jusque-là, les
Polynésiens écrivaient sur du tissu, des
*tapa blanc ; «*Pomare II luimême, sous la direction de Davies, faisait
ses classes en apprenant à tracer l’alphabet
sur le sable» (pasteur H. Vernier). En 1817,
l’importation de papier et d’une presse par
morceaux de
John*Orsmond et William *Ellis donna
un
nouvel essor à l’alphabétisation. 2 500
catéchismes
et
2 000 abécédaires
furent
imprimés, suivis par la première *Bible en
tahitien qui devint, à partir de 1835, le livre
de lecture p,ar excellence. Cette tâche d’al¬
phabétisation fut poursuivie au cours du
X1X'= siècle à travers l’œuvre des mission¬
naires protestants et catholiques, et au XX'
siècle dans les écoles publiques et privées.
AMANU. *Atoll des *Tuamotu de l’Est
possédant trois *passes et situé dans la
commune de *Hao, par 17°48’ sud et
arrivée du navigateur russe
von Bellingshausen à Amanu (juin
140‘>47’ ouest. Cette île aurait été décou¬
verte par Pedro F. *Quiros en
1606, mais
retrouvé des canons provenant d’un
navire naufragé au XVP siècle. Ils ont été
longtemps exposés à l’entrée du Musée de
la Découverte de la Pointe Vénus, mais ont
dû être envoyés en France pour des tra¬
on y a
vaux de restauration. Les 126 habitants
d’Amanu (1983) sont regroupés dans le vil¬
lage d’Ikitake et exploitent sept fermes de
collectage de la *nacre (1985).
Depuis les années cinquante, le taux de
scolarisation atteint presque 100% et le
d’alphabétisation plus de 95 %. Une
explication de ce taux réside dans «la pro¬
digieuse réceptivité des Polynésiens à
l’égard de l’innovation. L’écriture fut vite
taux
Amanu
MARIHINl
considérée comme une nouveauté utile. Il
est arrivé que des individus n’ayant pas eu
possibilité de fréquenter l’école aient
appris d’eux-mêmes à lire, aidés par un
parent lettré...» (H. Lavondès).
la
altération, nom fém. Du verbe altérer qui
signifie “devenir autre”: modifier, détério¬
rer, ternir.
• En géographie, il s’agit de la première
km
49
AMÉNAGEMENT
aménagement du territoire. L’aména¬
gement du territoire met en œuvre tous les
moyens qui ont pour but une meilleure
gestion et la protection du *patrimoine ter¬
ritorial. Pour les pays qui envisagent leur
le but est souvent
d’équilibrer le développement de toutes les
régions et de faire rattraper à certaines le
retard qu’elles ont pris.
En France, dès 1950, ont été créés une
Direction de l’Aménagement du Territoire
et un Fonds pour l’Aménagement du Terri¬
avenir à long terme,
toire.
•
En 1950 également, l’urbaniste
R. Au-
zelle fournissait une étude devant conduire
un plan directeur d’aménagement de
r*agglomération de *Papeete. Mais la
Polynésie française n’a pas encore bénéfi¬
cié d’une politique d’ensemble dans ce
domaine. Pourtant, de 1950 à 1983, plu¬
sieurs rapports ont multiplié les recom¬
mandations ; c’est le cas du plan Bach et
Weinmann (1965) sur l’ensemble FaaaPapeete-Pirae, du rapport Dümont (1970)
sur la nécessité d’un “zoning agricole” et
des rapports du Service de l’Aménagement
à
et de l’Urbanisme (1977). Seuls, les *Plans
généraux d’Aménagement (P.G.A.) ont
officiellement défini les règles d’utilisation
des sols, les zones selon leur vocation, les
implantations des équipements et les pas¬
des voiries et réseaux.
sages et emprises
Atuona, Taiohae et toutes les communes
de l’archipel de la Société ont un P.G. A. ou
le font préparer. 11 n’existe pas encore de
plan d’ensemble, mais quelques actions
dans le sens d’un aménagement du
Territoire. Elles sont menées grâce aux
vont
interventions des ministères techniques et
à différents *fonds: le F.A.D.I.P., le
F.I.P., le F.E.L, le F.I.D.E.S. Des réalisa¬
tions en cours et des investissements de¬
plateau
de Toovi
vraient permettre un développement éco¬
nomique et social plus harmonieux : orga¬
nisation de la desserte maritime et aérienne
des archipels, régénération de la *cocote-
raie aux Tuamotu, primes aux planteurs de
vanille des îles Sous-le-Vent et aux maraî¬
chers des ^Australes, développement de
*
r*aquaculture et de la *pêche aux îles
Sous-le-Vent et aux Tuamotu, ouverture
de ^collèges et d’*hôpitaux.
Hereheretue
O
Tuha’a Pae
installation
vidéo
50
Tematangi
O
AMER
versements aux communes (F.i.P, et
primes d'aide à i’investissement
(code des investissements)
■
n
5 à 8%'
”\
\
Dotation globale de Fonctionnement)
7 à 10%
de 300 000 à 350 000 FCP/hab de 1972 à 1985
14 à 16%
de 350 000 à 400 000 FCP/hab de 1972 à 1985
\
de 400 000 à 450 000 FCP/hab de 1972 à 1985
A,
uka Puka
reserve
naturelle
'y
\
plus de 450 000 FCP/hab de 1972 à 1985
\
amendement, nom masc. Changement
dans le sens d’une amélioration. On dit de
quelqu’un qu’il s’amende quand il essaie de
corriger ses défauts.
• En matière politique, la *constitution de
1958 fixe les règles de l’amendement, c’est-
-piste d'aviation
Tatakoto
.aménagement
portuaire
Pukarua
Q
Vahitahi
O
Reao
à-dire des modifications à apporter à un
projet ou à une proposition de *loi. La
proposition d’amendement peut être le fait
\
\
soit d’un membre du gouvernement, soit
^
parlementaire. L’amendement est
adopté à main levée, à la majorité
simple.
• En agriculture, il s’agit d’une opération
par laquelle on améliore les qualités d’un
sol en y incorporant des substances orga¬
niques ou chimiques. On peut amender un
d’un
sol avec de la chaux, de la marne, du sable,
de l’argile ou des engrais.
Actéon
^ururoa
amer, nom masc. Point côtier, particulier
Marutea Sud
visible de loin, qui sert de repère aux
marins. 11 peut s’agir d’un sommet de mon¬
et
O
Mangareva
M(^a
'7
\
1
tagne, d’une construction (*phare de la
Pointe Vénus, clocher de temple...) ou de
♦balises lumineuses. Les premiers naviga¬
teurs qui entraient dans la baie de *Mata-
vai avaient pour amer un grand arbre isolé
sur
la colline du ?‘Tahara’a, colline alors
nommée “One Tree Hill”.
Hom. : adj. Caractérise un produit au goût
désagréable ou un événement déplaisant.
la colline du Tahara'a (One Tree
Hill) en 1769 (dessin de
S. Parkinson)
51
AMÉRIQUE
AMÉRIQUE. Découvert par Christophe
Colomb en 1492, le *continént américain a
longtemps gardé les traits d’un nouveau
monde aux yeux des Européens.
• Géographie. Étirée sur 15 600 km de lati¬
San Salvador (1502)
Amérique. 1. Trappeurs sur le
plateau du Labrador (Canada).
2. Parc national des glaciers dans
les Montagnes Rocheuses
(Montana). 3. Les États-Unis
arides : Monument Valley
(Arizona). 4. Route
transamazonienne au Brésil.
5. Écluses de Miraflores sur le
canal de Panama. 6. Site
archéologique de Machu Picchu
(Pérou). 7. Centre des affaires de
Sao Paulo (Brésil).
52
nord et la Terre de Feu, au sud, confinent
aux mondes
polaires. Par contre, le bassin
de l’Amazone, couvert par la grande forêt
de
chaleur lourde et moite. Entre les deux, les
nisation des reliefs est semblable. Le Paci¬
du mal à pénétrer sur le continent. L’*am¬
triangulaires reliés par r*isthme
l’Amérique centrale et couvre
42 081 000 km2. Au nord et au sud, l’orga¬
au
être observées sur ce continent. L’extrême
tude, l’Amérique est formée de deux en¬
sembles
Christophe Colomb débarquant
l’Amazone et à la pampa argentine. Toutes
les variétés climatiques du globe peuvent
fique est bordé par de hautes chaînes
jeunes : les montagnes Rocheuses et la cor¬
dillère des Andes qui culmine au Mt Aconcagua (6 960 m). Les régions orientales
sont occupées par les plateaux et les massifs'anciens que sont le bouclier du Labra¬
dor, les Appalaches, le massif des Guyanes
et le plateau brésilien. Ces hautes terres
encadrent un couloir de dépressions et de
bassins sédimentaires qui s’allonge des
grandes plaines canadiennes au bassin de
équatoriale, baigne toute l’année dans une
influences adoucissantes du Pacifique ont
plitude thermique annuelle est élevée et
l’aridité devient extrême au nord du *Chili
ainsi qu’au nord du
Mexique. En outre,
l’altitude modifie le climat, déterminant,
sur les versants montagneux, des paysages
étagés.
• Population. Les premiers habitants du
continent furent les Indiens, de race asiati¬
que, arrivés par le détroit de Béring il y a
15 000 ans. Toutes les tribus ont souffert
des guerres, des famines et des épidémies.
AMÉRIQUE
Elles ne forment plus que le dixième d’une
population totale s’élevant à 649 millions
d’habitants (1982). L’espaee leur a été
âprement disputé par les Européens qui, au
X1X= siècle notamment, ont afflué par
dizaines de millions. Les Anglais, rejoints
par les Français, les Italiens et des migrants
originaires de l’Europe centrale, se sont
installés au nord ; ils y ont fondé une Amé¬
rique anglo-saxonne en dépit de leurs dif¬
férences. Par contre, dès le XVP siècle, les
Espagnols et les Portugais donnaient à
l’Amérique du Centre et du Sud une cul¬
ture d’origine latine. Au sud comme au
nord, les descendants des esclaves noirs se
sont ajoutés ou mêlés aux populations
blanches principalement massées sur les
littoraux atlantiques.
• Économie. L’ensemble du continent dis¬
pose de ressources naturelles considéra¬
bles ; terres fertiles du Middle-West et des
plateaux caféiers du Brésil, bauxite de la
Jamaïque, fer du *Canada et du Brésil,
pétrole du Vénézuela, du Mexique et des
♦États-Unis, fleuves énormes permettant
Amérique. 1. Favellas dans la
banlieue de Rio de Janeiro (Brésil).
2. Galerie des peintres
impressionnistes au Metropolitan
Muséum de New York. 3. Basrelief indien (tribu HaTda du
Canada). 4. Art moderne à
New York : sculpture de Dubuffet.
5. Statuette péruvienne de
l’époque pré-colombienne.
6. Dieux aztèques : fresque de
Diego Rivera (Mexico).
*
53
AMÉRIQUE
54
9
de 5 à 10 millions d'hab.
^
plus de 10 millions d'hab.
AMÉRIQUE
l’irrigation et la production d’hydroélectri¬
cité. Toutefois, si les habitants de l’Améri¬
que du Nord ont atteint un des niveaux de
vie les plus élevés du monde, les autres
vivent dans des pays sous-développés, par¬
fois lourdement endettés, comme le Mexi¬
que, le Brésil et l’Argentine.
C’est avec les États-Unis que la Polynésie a
tissé les liens les plus étroits, tant matériels
que culturels. Mais, sur la façade du Paci¬
fique, hormis la première puissance du
monde, seul le Chili entretient des relations
régulières avec le Territoire depuis le XIX^
siècle.
•
Politique. Depuis la décolonisation, le
continent américain a vu se développer des
systèmes politiques très divers allant de la
grande démocratie américaine aux régimes
militaires ou totalitaires d’Amérique latine.
Aujourd’hui, un processus démocratique
semble s’amorcer
en
Amérique du Sud
l’Amérique centrale reste
champ d’affrontements très actif.
alors
que
Voir aussi : Canada, Chiii, États-Unis, Guyane,
un
Pérou.
4
Amérique. 1. Gauchos dans la
pampa argentine. 2. Chaîne de
montage des automobiles Ford à
Detroit. 3. Bourse de New York
(Wall Street), 4. Usine de cellulose
au
Canada. 5. Abraham Lincoln
(1809-1865). 6. Simon Bolivar
(1783-1830). 7. Fidel Castro,
président de la République
socialiste de Cuba.
55
AMIBE
Amibe, nom fém. Animal Protozoaire,
unicellulaire, de quelques dizaines de mi¬
crons, vivant en eau douce ou salée.
L’Amibe n’a pas de forme propre et se
déplace en émettant des pseudopodes, pro¬
longements rétractiles de ses propres cel¬
lules : on parle de mouvement amiboïde.
Certaines variétés d’Amibes peuvent être à
l’origine de maladies intestinales, appelées
amibiases, qui se manifestent par des diar¬
rhées. En Polynésie, personne n’est à l’abri
d’une amibiase qui peut se développer
après absorption d’eau non bouillie, par
exemple.
’âmo’a. E huru rarauhe e lupu haere noa nâ
ni’a i le ’aivi ’e na le laha mou ’a i parau ai lô
lahilo ra e : ”e rala pua ’ura, e pohue, e anuhe
’e e ’âmo ’a le fa ’a ’una ’una i le laha mou ’a ".
E pili huru
’âmo ’a : le ’âmo ’a-lea ’e le ’âmo ’auri e ravehia na ’ei hei upo ’o.
AMO (1730-1793). Chef du grand *clan
des *Teva à l’arrivée de Samuel *Wallis en
1767, Amo était assurément le plus puis¬
portait le
titre d’*ariï rahi et possédait le *maro ’ura,
cependant il n’exerça pas un pouvoir sur
sant des *ari’i des îles du Vent. Il
tout Tahiti. D’autres chefs avaient aussi de
puissantes armées. Amo lança sa flotte de
guerre à l’abordage du * Dolphin de Wallis
et connut une grave défaite. La destruction
de ses pirogues de guerre permit à ses vas¬
saux de se révolter en
la
bataille de
1768 et de le vaincre à
*Papara. Les années sui¬
vantes, c’est l’ascension du chef *Hapai et
de son fils *Tu (*Pomare P'') qui fut soute¬
nue par les Européens. En voulant
s’oppo¬
ser à Pômare
en 1793, Amo,
qui conser¬
vait un grand prestige, fut tué au combat
d’Atehuru par les balles des *mercenaires
européens de Pômare. Amo avait pour
femme *Purea.
Amo
►
’AMO. '0 Tevahilua i Palea i To'oara’i le lahi
alu i’oa noua.
E Ari’i nui maro ’ura ’oia no
Teva.
/ te taera ’a mai ’o Wallis i Tahili nei i le
malahili 1767, ’ua ’ile ’oia ia 'Amo ’e i lana
vahiné ’o Purea, lei ’aro alu iana. ’A ila i
upo ’oli’a, ’ua vi roa râ lona nu’u lama’i i le
pupuhi a Wallis.
/ le malahili 1768, ’ua who e ’o
amont,
nom
masc.
Partie d’un
cours
d’eau, portion de vallée ou situation d’une
agglomération qui se trouvent entre l’ob¬
servateur et la source du cours d’eau ou la
tête delà vallée. On peut dire aussi la haute
rivière ou la haute vallée (haute * Papenoo,
haute *Punaruu). L’amont présente sou¬
un lit étroit, encombré d’*alluvions
vent
grossières, entre des versants plus raides. 11
peut être favorable aux installations hydro¬
électriques.
Voir aussi : aval, barrage, bassin-versant.
Vehialua no
Taiarapu, ’o Tulaha no ’Alahuru (Puna’auia)
’e ’o Hapai no Pare no le ’aro alu ia ’Amo. Vi
Inaha ’ua riro le maro ’ura ia Tulaha lei ’afa ’i
amortissement, nom masc. Du verbe
amortir, qui signifie diminuer la force,
atténuer un choc (les amortisseurs d’une
voiture ; un bel amorti, au tennis).
reira mai te haerepâpu-ri’iri’i-noa-ra’a mai le
luer la perte de valeur subie par un *bien
roa a ’era
alura
’oia i roio i laua lama ’i ra, ’e ’ere
’oia i lona li’ara’a Ari’i nui maro’ura.
alu i lona marae
li ’ara ’a o Hapai,
ari’i Pômare.
’Ua pohe ’o
•
’oia ho ’i le lupuna o le ’opu
d’équipement pendant une année. La durée
de l’amortissement varie, évidemment,
avec les types de biens (machine-outil,
bâtiment, etc.). Par exemple, un camion
acheté 4000000 F C.F.P., prévu pour ser¬
’Amo i le malahili 1787.
’âmo’a. Fougère du genre Nephrolopis et
plante très commune qui se rencontre au
bord des chemins, dans les jardins et qui
pousse en plein soleil. Elle résiste très bien
à la sécheresse. Les frondes ou feuilles,
découpées, ont souvent des *folioles ou
pinnules dissymétriques à la base. Elles
sont utilisées pour confectionner des cou¬
ronnes.
Economie. Pratique qui consiste à éva¬
Maraela’ala i Pa’ea. Mai
de la famille des Polypodiacées. C’est une
56
Fougère ’âmo’a
vir Sans, sera amorti de 4000000:5 =
800 000 F par année. L’entreprise mettra
donc de côté 800 000 F chaque année pour
assurer
le remplacement du camion.
En matière d’*emprunt,
boursement du
il s’agit du rem¬
*capital. Le prêteur et
l’emprunteur s’entendent sur un tableau
d’amortissement qui fixe le montant et la
périodicité des remboursements
effectuer.
à
AMPLITUDE
amour, nom masc. (devient fém. au pL).
Affection vive et profonde pour un être,
soit en raison d’un élan sentimental et phy¬
sique, soit
en
raison de liens naturels
(amour maternel, paternel). Ainsi l’amour
degrés divers :
amour
chaste, amour-passion, amour
conjugal... Dans un sens plus large, cette
notion d’attirance peut concerner des ani¬
maux, ou des choses, ou des idées : “cet
revêt-il des formes et des
écrivain a l’amour des chats...’’, “Voilà un
jardinier qui a l’amour des belles fleurs...”,
“cet écolier a l’amour de son travail...”.
•
Dans l’ancienne société polynésienne, si
de parois à pente raide, situé au cœur d’un
massif montagneux. En Polynésie, les *caldeiras sont de grands amphithéâtres. Dans
la partie supérieure d’une *vallée, le pou¬
voir érosif d’un
cours
d’eau
et
de
ses
*affluents peut suffire à dégager un amphi¬
théâtre. Des falaises plongeant dans la mer
donnent un paysage comparable, comme
celui de *Nuku Hiva, décrit par Herman
Melville dans “*Typee”: «Rien de plus
imposant que le spectacle de cette baie. Vu
*
de notre navire à l’ancre
au
milieu du
havre, avec les profonds ravins qui rayaient
ses
parois comme d’énormes fissures dues
*anoi, les unions étaient réglementées dans
ravage du temps, on eût dit les ruines
d’un vaste amphithéâtre naturel».
avait trait à l’amour était -et est encore-
prennent place sur des gradins.
la liberté sexuelle
était totale chez les
toutes les classes sociales, mais tout ce qui
complexes : «Ici, point de
périphrases, point de langage de conven¬
tion, chaque chose s’appelle carrément par
son nom, si bas, si obscène soit-il au moins
dans nos idées. Et si l’on se récrie, ces
braves gens ne peuvent comprendre notre
répugnance et s’excusent en disant qu’ils ne
connaissent pas deux manières de parler
d’un même objet»
(Jules Garnier :
“Voyage autour du monde”).
En Polynésie, comme partout ailleurs dans
le monde, l’amour a inspiré les plus beaux
poèmes, les plus beaux chants :
«Je t’aime comme le petit enfant qui aime le
abo.rdé
au
Autre sens : salle de cours où les étudiants
sans
sein de sa mère
Je te désire comme la fleur de nos vallées
désire la rosée de la nuit pour
fraîche et parfumée
devenir
Et comme le petit enfant à qui la mère ne
donne pas son sein, je ne puis vivre
Et comme la fleur qui n’a pas la rosée de la
nuit je vais mourir
Les jours et les nuits se passent, que me
sont-ils puisque tu n’es pas là?
Le matin, je te cherche et ne te trouve pas !
Le soir, je t’attends et tu ne viens pas !
Que deviens-tu donc si tu m’aimes !...»
(Ai Fenua Vahiné, cité par Gilbert Cuzent :
amplitude, nom fém. Écart entre deux
valeurs, deux niveaux.
•
L’amplitude thermique correspond à la
différence entre un maximum et un mini¬
température. On peut calculer une
amplitude diurne : si, par exemple, le maxi¬
mum de la journée est de 31° et le minimum
de 24°, l’amplitude est de 7°. Les climato¬
logues s’intéressent aussi à l’amplitude an¬
nuelle entre le mois le plus chaud et le mois
le plus froid. A Papeete, août (mois le
moins chaud) a une moyenne de 24°2 et
mars (mois le plus chaud) de 26°9 : l’ampli¬
mum de
tude annuelle est de 2°7. Cette valeur est
faible en raison de la latitude et parce que
l’océan qui baigne nos îles garde une tem¬
pérature presque constante. Au cœur d’un
continent, elle est beaucoup plus élevée
parce que la terre se réchauffe ou se refroi¬
dit rapidement : à Winnipeg (*Canada)
l’amplitude annuelle atteint 38°.
Amplitudes thermiques
moyennes et absolues
en Polynésie française.
“Tahiti”)
Nom propre : Amour est le dieu Éros (grec)
ou
Cupidon (romain).
L’Amour est le fleuve qui sépare la Sibérie
de la Chine.
ampère, nom masc. Unité de mesure du
débit d’un courant électrique, du nom
Ampère (1775-1836), physicien
français. Dans une lampe électrique de 100
watts, le débit est d’environ 0,5 ampère. En
Polynésie, les compteurs ménagers ont un
débit de [15-60] ampères.
d’André
amphithéâtre, nom masc. Dans l’Anti¬
quité gréco-latine, un amphithéâtre était
une construction imposante, comprenant
une arène centrale entourée de gradins.
• Au sens géographique du terme, il s’agit
d’un vaste endroit semi-circulaire entouré
amplitude annuelle
moyenne (entre
I moyennes mensuelles)
I
I amplitude
annuelle
I absolue (entre minimums
et maximums absolus)
57
’AMUIRA’A
’âmuira’a. Assemblée, lieu et temps de
réunion. Les groupes paroissiaux (pupu)
des Églises chrétiennes se réunissent régu¬
lièrement en ’âmuira’a pour prier et chan¬
ter sous la direction d’un *diacre. h"âmuira'a est aussi une structure d’accueil pour
les nouveaux arrivants dans une île.
• L”Amuira’a fut une alliance conclue en
janvier 1973 entre deux partis politiques de
l’opposition : le *E’a’Api de F. *Sanford et
le *Here ’Ai’a de J. *Tearilci
en
vue
des
*législatives de mars. Francis Sanford fut
*député, avec 53% des *suffrages,
élu
devant Gaston *Flosse (47 %). Fort de ses
deux
sièges de *parlementaires (Francis
Sanford et *Pouvanaa, *sénateur depuis
1971), mais n’ayant pas la majorité à 1’* As¬
semblée territoriale, F’Amuira’a redoubla
d’activité
au sein de l’opposition. Il se
mobilisa contre les essais nucléaires, accueil¬
lit Jean-Jacques Servan-Schreiber et les
antinucléaires du Bataillon de la Paix,
un référendum sur
l’indépen¬
dance au président *Pompidou, soutint
demanda
François * Mitterrand aux élections prési¬
dentielles de 1974, puis se battit pour un
nouveau statut au sein de la
République
française. Le ralliement, en novembre
1975, de Frantz Vanizette et des Indépen¬
dants modifia la structure du mouvement
qui prit alors le nom de *Frontuni.
►
’amuira’a. E tuha ’a ïa no te fa ’anahora 'a a na
_
’Etaretia Porotetani ’e Tatorita nô Porinetia
nei. Ta 'a ata ai te paroita
’e lona mau pupu, e
tuha ’a ato ’a ïa le ’amuira ’a nô te ’etaretia. ’O te
Ti'atono ïa te upo’o o te ’amuira’a.
E tuha’a
faufa'a roa te ’amuira’a i rolo i tefa’anahora’a
a na
’etarelia ’e i rolo ato ’a ho ’i i te orara ’a
gramme,
l”Amuitahira’a obtint 6 sièges à
l’Assemblée territoriale en 1986 et 19%des
suffrages aux *élections législatives. Fn
septembre 1986, E. VernaudonetQ. Braun
Ortega ont pris position contre la présence
du C.E.P.
amulette, nom fém. Petit objet que l’on
porte sur soi et auquel on attribue un pou¬
voir protecteur contre la malchance, les
accidents, les maladies. Les mots “talis¬
man” et “gri-gri” ont le même sens.
• Dans la tradition polynésienne, les amu¬
lettes, attachées aux doigts d’un malade,
éloignaient les mauvais esprits. Les ongles
d’un parent défunt, polis et enfilés sur une
ficelle, devenaient le porte-bonheur des
jeunes filles. Aux Tuamotu, les amulettes
en *nape étaient portées par ceux qui,
ayant à se déplacer la nuit, voulaient se
protéger des esprits malfaisants. Le mot
tahitien
’ura désigne les *plumes rouges
qui ornaient les objets-amulettes.
Voir aussi : animisme.
’ana.
Aux
Tuamotu :
kana.
Ustensile.
Dispositif constitué par une râpe fixée sur
un bâti généralement en bois servant à
râper les *noix de coco pour préparer
ensuite le lait de coco. La râpe pouvait être
en
*corail, *nacre ou ^basalte. Elle était
fixée à l’extrémité du bâti formant siège sur
lequel on s’asseyait à califourchon. La noix
était maniée à deux mains au-dessus de la
râpe. Le nom demeure et désigne aujour¬
la partie métallique dentelée sur
laquelle on râpe la noix de coco.
d’hui
fa ’aro ’o o te ma ’ohi.
ANAA. Cet *atoll des *Tuamotu du Cen¬
tre Ouest, chef-lieu de commune, est situé à
400 km à l’est de Tahiti, par 17°2r sud et
145°30’ ouest. D’après T. Henry, Anaa
signifierait “la grappe” (“Tahiti aux Temps
anciens”) et de fait, Hle est formée de plu¬
sieurs * motu où avaient été édifiés quatre
villages principaux: Tukuhora, Temari,
Tekahora et Tematahoa.
• Découverte par J. *Cook en avril
1769,
Anaa fut appelée île du Prince de Galles ou
réunion de l’Amuira’a :
de gauche à droite :
Henri Bouvier (avec ies
lunettes), John Teariki,
Daniel Millaud (debout),
Francis Sanford, Pouvanaa a
Oopa, Frantz Vanizette (de profil)
île de la Chaîne. Elle passa sous la souve¬
’Amuitahira’a no Porinesia. (L’Union
pour la Polynésie). Mouvement politique
né en 1985 d’une alliance électorale entre le
*Ai’a’Api d’Émile *Vernaudon, le Polynesia no Anânahi de Jacquie Graffe, le *Te
Arati’a o te Nuna’a de TinomanaEbb et
Quito Braun Ortega. L”Amuitahira’a sou¬
haite le maintien de la Polynésie au sein de
la République française, dans le respect du
*statut de 1984. Elle prône par ailleurs l’in¬
dépendance économique du Territoire, à
partir du tourisme, de l’agriculture et de la
pêche, le partage plus équitable des ri¬
chesses et le développement plus harmo¬
nieux de tous les archipels. Sur ce pro¬
58
raineté des *Pomare au début du XIX®
siècle et s’affirma, vers 1850, comme un
eentre actif du commerce de la ♦nacre et du
♦coprah. La population, qui atteignait
alors 2 000 habitants, fut l’enjeu de luttes
pour l’^évangélisation. La révolte de 1852
mit aux prises les ♦mormons de Hle (proAméricains), les prêtres catholiques et
l’administration française. Si la répression
des troupes du ♦Protectorat fut un épisode
douloureux, Die devait connaître des mo¬
ments encore plus dramatiques au passage
des ♦cyclones de 1878 et 1906. Raoul Teissier rappelle, dans son opuscule “Les
Cyclones en Polynésie française”, qu’en
1906, Anaa fut anéantie en quelques
ANARCHIE
heures: «Hommes, bêtes, végétation, tout
fut balayé, entraîné soit dans la lagune soit
large par le courant sortant. Llle était
complètement recouverte par la mer». Ce
cyclone fit 95 victimes. De nouveau, en
1983, l’atoll fut frappé par le cyclone
Orama qui provoqua de lourdes destruc¬
au
tions dans les habitations et la *cocoteraie.
Aujourd’hui, Anaa compte 400 habitants
( 1983) qui vivent de la pêche et de la récolte
du coprah. Une piste permet une liaison
aérienne hebdomadaire avec Tahiti.
145"30'
Anaa
20 km
§
atoll d’Anaa
de r*alphabet, de l’écriture.
Un analpha¬
bète est une personne qui ne sait ni lire, ni
ont encore un taux d’analphabétisme très
■H
.TEKORO
”
.TEMATAHOA
Ma’areva ma. '0 Tu’uhora te ’oire pu o
17»30'
'Anaa.
'0 Temarie, ’o Tekuhora ’e ’o Tematahoa te
tahi utu ’oire no 'Anaa. '0 Faite te tahi atu
tuha 'a no te ’oire no 'Anaa.
’o James Cook i
’eperera 1769
’e ’ua topahia te tahi nau i ’oa papa 'a no taua
Na te ra ’atira pahi peretane ra
’ile matamua ia 'Anaa i te ’ava’e
’oia ho’i “Iles du Prince de Galles’’ ’e
’o "Ile de la Chaîne". I te tau o te ari’i Pômare
maha i hau ai te tama ’i i rotopu i na ’aito no te
mau motu tuamotu ’o Tufariua ’e ’o Tepeva ’e
i ’operehia ai taua mau motu ra i rotopu ia
’O 'Anaa ïa te nohora 'a o Pômare
Ari’ipaea. ’Uariro ’o 'Anaa ’ei motu faufa’a
roa i te area matahiti 1850 nô te ’ohipa
tapiho ’ora ’a tâo ’a iho a ra mai te puha ’e te
pârau. E huira’atira rahi tô 'Anaa i tâua tau
ra, ’ua tae’a tepiti tauatini (2000), No reira te
mau ’orometua nô te mau huru fa'aro’o ato’a i
onoono ai i te haere e poro i te ’evaneria i
reira,
I te matahiti 1852, ’ua tupu te pe’ape’a i rotopu
i te huira’atira nô Ana’a ’e tô te nu’u farani ’e
te mau perepitero
mau atu te mau
(65%
en
maintient des
►
’ANAA. Emotu ïa no te tuha’a Tuamotu ’e
tatorita ato ’a ho ’i. Inaha, ’ua
’orometua marite mômôni i
reira, ’o James Brown iho a ra, ’e ’ua riro roa
te ti’aturira’a o te huira’atira no 'Anaa i te
fa ’aro ’o mômôni. Nô tâua ia mau pe ’ape ’a ra i
Farani, mai Tahiti atu nei, i
tôna nu ’u nô te fa ’atiti’aifaro i tâua pe ’ape ’a ra
tono roa ai te Hau
’e ’ua tape ’a-roa-hia ho ’i ’o James Brown i te
’atopa matahiti 1851 i te ’auri ’e ’ua
ti’avaruhia ia, ho’i atu ai i tôna fenua. E ’ati
vero rahi ri'ari’a ato’a tel tupu i 'Anaa i na
matahiti 1878 ’e 1906. Tefa’ati’ara ’o
Raoul Teissier i roio i te tahi puta ’o tâna i
pâpa ’i nô te mau ’ati vero i tupu i Porinetia nei
’ava ’e
E reo Par ata te reo o to 'Anaa i te matamua
ra.
élevé
O VAN A
raua.
tô 'Anaa. Epühâ ’e te i’a ta râtou 'imira'a
faufa'a. E tahua taura’a manureva to reira ’e e
toru tere manureva i te hepetoma.
breux en Polynésie, alors que certains pays
-i
FAKAREV/.REVA
motu nei
(95) ta'ata i pohe pohe".
I teie mahana, e maha hanere (400) huira'atira
les analphabètes sont désormais peu nom¬
AHURAKA
motu,
ma pae
écrire. La généralisation de l’école fait que
TUKUHORA
OTEPIPI
tutwnihamiha-roa-hia te fenua. E iva ’ahuru
analphabétisme, nom masc. Ignorance
—T-
TEMARI
^
1906. Teie tâna fa’ati'ara’a : "I te tahi noa tau
hora, 'ua nina roa hia ’o 'Anaa i te miti, ’e ’ua
Anacardier voir Pommier-cajou.
10
VAUVAURUA
i te hum o te ’ati i tupu i reira i te matahiti
Inde). L’analphabétisme
millions d’hommes
dans
l’ignorance de leur propre culture, dans
l’impossibilité d’exercer leurs droits et de
participer à la vie politique et économique
de leur pays. 11 est à noter que l’analphabé¬
tisme augmente à nouveau dans des pays
développés, comme les États-Unis, où les
techniques de l’audiovisuel accordent une
plus grande importance à l’image qu’à
l’écrit.
Voir aussi : alphabétisation, scolarité.
Ananas,
nom masc.
Ananas comosus.
Tahitien : painapo. Plante de la famille des
Broméliacées, originaire de l’Amérique tro¬
picale et Introduite en Polynésie par le
capitaine *Bligh en 1789. L’Ananas se pré¬
sente sous
forme d’une touffe de feuilles
épineuses atteignant un mètre de diamètre.
Chaque pied donne un fruit porté par un
pédoncule ligneux situé au centre de la
rosette. Les principales plantations cou¬
vrent 100 ha sur les versants de la baie de
Paopao (Moorea) et se développent à
Tahiti et à Raiatea. Sur les 2 352,6 tonnes
de fruits produites en 1985, 1 241 ont été
livrées à l’usine de jus de fruits de Moorea.
Les îles Hawaï dominent largement la pro¬
duction mondiale avec une superficie cul¬
tivée de 16 592 ha et 646 200 tonnes de
fruits livrés en 1983. La production des
autres
archipels du Pacifique est très mo¬
Cook et
deste ; 357 tonnes pour les îles
4 tonnes à Wallis et Futuna.
Ananas (painapo)
anarchie, nom fém. Mot d’origine grec¬
que signifiant “absence de pouvoir”. Doc¬
trine politique visant à mettre fin aux
contraintes qui pèsent sur l’individu (
État,
propriété, religion...), pour les remplacer
par une organisation sociale librement
consentie. On dit aussi anarchisme.
Le sens commun désigne abusivement par
ce
mot un état de désordre dû à l’absence
d’autorité.
59
ANAU
ANAU. District de la côte est de *Bora
Bora
compris entre les pointes Fitiu et
Paoaoa.
Abrite
les
restes
des
marae
Aehautai, Manunu et Nonohaura. Avec
583 habitants (1983), Anau est le district le
moins peuplé de Hle ; sa population tra¬
vaille surtout dans les établissements hôte¬
liers de *Nunue et *Faanui.
Voir carte Bora Bora.
ancêtre, nom masc. Tahitien:
tupuna.
Personne dont on est le descendant, qui est
à l’origine d’une lignée.
• En Polynésie, les liens ancestraux défi¬
nissent, de génération en génération, les
rapports de l’homme avec la terre. Autre¬
fois, les *ari‘i tiraient leur pouvoir du fait
d’appartenir à la descendance d’un dieu.
On pensait aussi que des ancêtres déifiés
prêtaient assistance et aide morale aux
simples mortels qui leur vouaient des cultes
particuliers. Alliances et manipulations de
♦généalogies comptaient parmi les moyens
employés par les chefs pour étendre leur
pouvoir temporel.
fém. Tahitien : tûtau. Pièce
permettant, par son poids ou sa forme,
ancre, nom
d’immobiliser une embarcation.
Autrefois, les Polynésiens utilisaient des
pierres volcaniques ou des blocs de *corail
perforés ou ceinturés d’une gorge, comme
leurs *poids de pêche. Aujourd’hui, les
pêcheurs emploient encore des tûtau, mais
ils leur préfèrent souvent des masses de fer
•
..■.■.i'"
ou
Aramaoro et Toromeho, dans le district de
Tiarei, et la cueillette des feuilles est
difficile.
►
anei. Era’au iti ma’ohi no’ano’a roa ’o te tupu
_
_
i ni’a i te tua ’aivi. E ravehia na tona rau’ere ’ei
fa ’ano ’ano ’a mono ’i.
E mono ’i fa ’ahiahia roa ’e te varavara ato ’a
ho ’i te mono ’i anei, nô te ’ohipa rahi ’ia haere e
’imi i te anei.
Anémone de mer, nom fém. Animal
marin appartenant à l’ordre des *Cnidaires
Hexacoralliaires. On l’appelle aussi Acti¬
nie. Ses tentacules, au nombre d’un multi¬
ple de six, ondulent au rythme des vagues
et la font ressembler à une fleur, d’où son
nom.
Elle vit fixée sur les fonds rocheux et
ressemble à
un très gros *Polype. Elle
héberge souvent des petits *Poissons
Demoiselles
et
des
Poissons
Clowns
(* ’atoti) qui vivent en symbiose au milieu
des tentacules. Ceux-ci sont très meurtriers
pour les proies de l’Anémone. En effet, ils
formés par une couche de cellules
externes contenant un venin qu’elles peu¬
sont
vent inoculer par un filament microscopi¬
que : ce sont les cellules urticantes.
Leur
contact peut provoquer chez l’homme des
réactions violentes:
pâleur, sueurs, syn¬
copes, dilatation des vaisseaux entraînant
une réaction
inflammatoire.
des parpaings.
grands navires sont immobilisés par
des ancres beaucoup plus lourdes, suspen¬
Les
dues par des chaînes en acier. Elles sont
formées d’une tige et de deux pattes
recourbées pouvant accrocher le fond. En
ancre
polynésienne (tOtau)
1768, *Bougainville perdit six ancres de ce
type à *Hitiaa. Après son départ, les Poly¬
nésiens en repêchèrent une et l’expédièrent
à Bora Bora, malgré son poids de 350 kg.
Une deuxième ancre fut arrachée au corail
du lagon en 1975.
andésite, nom fém. Roche volcanique à
grains et petites cavités, de couleur foncée.
Elle comprend plus de 50 % de *silice, du
fer et de la magnésie, mais reste faiblement
acide. On la trouve au cœur des *caldeiras,
dans la haute vallée de la *Papenoo à
Tahiti par exemple, mais plutôt sous forme
de trachy-andésite, de couleur gris clair.
Voir aussi : volcanisme.
anei. Fitchia nutans. Arbuste à bois jaune,
ANGÉLI (Pierre). Né en 1921, P. Angéli
fut *gouverneur de la Polynésie française
de 1969 à 1973. C’est sous son autorité que
la réforme communale entra en vigueur en
1972 et que furent achevés de grands édi¬
fices publics tels que l’Assemblée territo¬
riale, l’hôpital de Mamao, le lycée du
Taaone, l’Office territorial d’Action cultu¬
relle, l’Office du Tourisme... Délégué d’un
aromatique. La macération de ses
gouvernement métropolitain qui refusait
Vanei pousse en altitude, sur les crêtes et les
mie interne, il s’opposa vivement aux par¬
tisans de ce statut. Il expulsa ainsi
Le¬
très
feuilles
l’huile de coco donne le
*mono’i anei. C’est un produit de luxe, car
Pierre Angéli
Anémones de mer
dans
pentes sous le vent, comme sur les monts
toute discussion sur un *statut d’*autono-
jeune en 1970, le suspectant de vouloir
ANGUILLE
fomenter des troubles à l’occasion d’une
visite ministérielle. Le notaire ne put rega¬
gner Tahiti que 5 ans plus tard, mais fut
réhabilité par le Conseil d’État. P. Angéli
fut aussi le promoteur d’une véritable poli¬
tique des
revenus
en
multipliant les
contacts avec les ’'’syndicats. Il fonda l’As¬
sociation des Amis de Tahiti à Paris.
D’avril 1986 à novembre 1987, il assura les
fonctions de haut-*commissaire de la
République en Polynésie.
Angiosperme, nom fém. et adj. Plante à
fleurs possédant des stigmates et des ovules
enfermés dans un ovaire clos. Après fécon¬
dation, les ovules se transforment en grai¬
nes et les ovaires en fruits. D’après les
caractéristiques de la graine, on divise le
sous-embranchement des Angiospermes
en:
-
’*’monocotylédones: leurs graines possè¬
dent un seul *cotylédon (première feuille
réserves). Par
exemple, les Graminées (blé, maïs, riz,
“l’herbe”...), les Palmacées (cocotier...), les
Orchidées, les Pandanacées...
*dicotylédones : leurs graines possèdent
deux cotylédons. Ce sont les plus nom¬
breuses. Exemple: Haricot, * Avocat,
*Acacia... Les Angiospermes regroupent
environ 300 000 espèces.
charnue et contenant des
-
ANGLETERRE voir Royaume-Uni.
Anguülç, nom fém. Poisson d’eaù douce
de forme très effilée, au squelette complet,
à la peau visqueuse et très glissante. L’An¬
guille se reproduit en mer (thalassotoque).
Les Anguilles d’Europe se reproduisent
dans la mer des Sargasses.
• On pense que pour les Anguilles de
Polynésie le lieu de ponte se situe entre les
îles Fidji et les îles Samoa, car les condi¬
tions de température, de ’‘’salinité et de
pression y sont favorables. Les jeunes,
appelées Civelles, revieiment au bout d’un
an dans nos rivières vers janvier-février.
Elles mesurent alors de 5 à 10 cm. Les
Anguilles matures qui partent vers l’océan
dites argentées et possèdent des na¬
geoires pectorales très développées : ce
sont
sont les
fameuses “oreilles”. On trouve
trois espèces en Polynésie :
Anguilla marmorata: tachetée, jaunâ¬
rencontre dans toutes les rivières.
Puhi pa’a.
Anguilla obscura : noire ; vit dans les
-
tre ; se
puhi. Imuta’a ra e ari’i ’ino mau tô ’Arue. E
mo ’emo 'e haere noa te
ana,
ta’ata e ’ore e auhia e
iparau ai to ’Arue ë: "’ua ’amu te ari’i i te
ta 'ata
I roto noa ia tô ’Arue huira ’atira i te
ri’ari’a no te huru o teie ari’i. ’Are’a tâna
vahiné ra, epurotu mau a ïa. No Papeno’o
’oia. ’Ua fa’ati’a tôna na metua i te tahi ma’a
puhapa iti no rôtou i te hiti o te roto Vaihiria.
I te hoëmah'ana, haere atura te Ari’i no ’Arue
i Papeno ’o ; na te metua ïa o tâna vahiné ’e tô
feti’i ta’ato’a i fâri’ipôpou mai iana na roto i
’oro ’a iti rahi fa’ahiahia ; ’aita tâna
vahiné i ’ape ’e atu iâna i roto i taua tere ra. I te
taime ra o te tama’ara’a, taparahipohe roa
atura te ari’i ia ratou pâ’ato’a. Ta’amu’amu
atura i to râtou mau tino pohe i nâ hiti o tôna
te
te tahi
’a, e ho ’i atura i ’Arue ma te ’ohi ato ’a i te
pupâhia atu nâna. I tôna taera ’a i
’Arue, ’ua huna ’oia i taua mau tino pohe ra i
raro i te vari ’eiaha tâna vahiné ’ia ’iie. E tae
va
ma ’a i
o taua ’ohipa ra i roto i te
tari’a o te vahiné a te Ari’i. Mai reira mai,
roa ra te parau
fa ’aineine ihora ’oia i tâna tâho ’o.
’Ua ’ite ’oia e, e puhi fa’a’amu (’oia ho’i e
maimoa) ta te Ari’i i roto i te pape ra ’o
Pu’o’oro. ’O te Ari’i ana’e ra te nehenehe e
fâtata atu i taua puhi ra. lie hôë mahana,
fa’ahua ma’i rahi atura te ari’i vahiné. Hope
roa atura
tepe’ape’a o te Ari’i: ’imi atura i te
mau rave ’a ato ’a
’ia ora te ma ’i o tana vahiné.
Na te ari’i vahiné iho e horo’a atu i te râve’a i
tana tane, ’oia ho’i, ’ia ’amu ’oia i te puhi a te
Ari’i e ora ai tona ma’i. E pe’ape’a iti rahi tô te
Ari’i i taua parau ra. ’Aita ra ho’i e râve’a !
Rahi a’e a tona here i tana vahiné i iana puhi.
1 te ’afa’ira’a-hia mai te puhi i mua iâna, e
mauruuru
rahi tô te ari’i vahiné.
Tâpü ihora
’oia i te puhi e piti tuha’a. Huna a’era i te
’omi’i o te puhi i raro i te repo ’ei tuha’a ïa na
’ino, ’e tu’u atura i te toe ’a i roto
i tetahi hue. Mai reira, haere atura i Vaihiria e
te mau varua
taua hue ra i te rima. Eârerei atura
nau
’oia e piti
ta’ata tahutahu tei ’ite i te ’ohipa i tupu.
Teie to raua reo i te Ari’i vahiné: “E’ita e
mau”. ’Aita râ ’oia i ta’a noa a’e i te aura’a o
taua parau ra. ’la tae ’oia i Vaihiria, i te
po’ipo’i a’e, tôna ïa ’itera’a ë, ’ua tupu mai â te
’omi’i o te puhi. Ea’aru’e atura ’oia i roto i te
pape o Vaihiria. E’ita râ te puhi e vai atu i roto
i te pape, e ho ’i mai a ’oia i ni’a i te maro. ’Aita
ihoa e, rave ’a e vai atu ai i roto i te pape. Mâoti
’afa’i i te puhi i ni’a i te
Pape’uriri (’o Mataiea ïa) i manuia
ai te ’opuara’a a te Ari’i vahiné ’e topa ana’e
atura i te i’oa o taua puhi ra ’o
Fa ’arava ’aianu ; ’e ora atura taua puhi ra i roto
i taua pape ra. Maoro te tau i mûri a ’e, ho ’i
fa’ahou atura te ari’i vahiné i Vaihiria. I te hôë
mahana, ’a hopuhopu ai ’oia i te vai o
Vaihiria, ’ite ihora ’oia i taua puhi ra, ’ua hope
i te rahi. ’O taua puhi ra ïa ’o Fa ’arava ’aianu te
na ta’ata tahutahu i
Anguille (Anguilla megastoma)
marae no
riro ’ei tumu ha’ari mâtâmua a te mâ’ohi.
Anguilles d'eau douce.
Puhi pape.
Anguilla marmorata (puhi poa
puhi pa'a). 2. Anguilla
megastoma (puhi mou'a ou rere
’ieïe). 3. Anguilla obscura (puhi
vari ou ta'a repo).
1.
ou
-
eaux boueuses des tarodières et des embou¬
chures. Puhi vari ou ta’a repo.
-
Anguilla megastoma : Anguille de mon¬
tagne: tachetée, jaunâtre mais plus fine
que la première. Puhi mau’a.
La légende dit que la tête de l’anguille tuée
par le héros Maui donna naissance au
cocotier : on distingue les yeux et la bouche
sur les noix de coco...
Voir aussi : Vaihiria.
61
ANIMAL
animal, nom masc. Être vivant, organisé
ANINI. E marae ari’i no Huahine.
d’ingérer des aliments par une
bouche. Être vivant privé du langage et de
l’aptitude à raisonner,
adj. Propre à l’animal.
• animal sacré. Dans la Polynésie an¬
cienne, la plupart des espèces (*cochons,
■"chiens, *lézards, *rats, ♦oiseaux, ♦pois¬
sons, insectes) étaient considérées à cer¬
Ta ’aroari ’i, e tamaiti na Mahine, ari ’i no
Huahine i te hope 'a o te ’ahuru ma va ’u o le
et doué de sensibilité, capable de se mou¬
voir
et
taines occasions
comme
poser dans
les arbres ou sur les mâts
(*tira) et ♦pagaies (hoe) des * marae étaient
signe de la présence des dieux. Les ♦tortues
donnaient lieu en Polynésie à des repas
rituels
sur
ancêtres.
les marae, en l’honneur des
animisme, nom masc. Croyance qui attri¬
bue un pouvoir surnaturel à certains êtres,
aux éléments de la nature, aux objets, qui
deviennent ainsi autant d’esprits bienveil¬
lants, ou malfaisants, en tout cas doués
d’influence sur les êtres humains et sur le
cours des événements.
tenelere (area
no te atua ra
matahiti 1790). E marae i faohia
’o ’Oro.
Va lamala ’o Ta'aroari’i i tefa’afariu-'êi tôna
nûna 'a i te fa ’aro ’o ’api, ’e ’ia ho ’i i le fa ’aro ’o a
te tupuna.
’Aila râ i manuia ’e ’ua ti’avaruhia
’oia i râpae i tona iho fenua.
des émanations
des dieux et des esprits. Les oiseaux venant
se
E marae ïa ifa’ati’ahia ’ei marae a'e nô
L’existence de cette
Annélide, nom masc. ♦Ver annelé faisant
partie des Invertébrés. Son corps segmenté
est formé par une succession d’anneaux
identiques. A cette segmentation externe
correspond une segmentation interne ;
chaque anneau, ou métamère, a une consti¬
tution identique et porte les mêmes
organes. Le premier et le dernier anneaux
différents. Ce ver est aussi
caractérisé par la présence d’une cavité
générale ou coelome. On trouve en Polyné¬
sie des espèces terrestres (Ver de terre ou
Lombric...) et des espèces aquatiques,
marines (Arénicoles, Sabelles, Serpules )
ou d’eau douce (Ver de vase).
sont souvent
force supérieure est le *mana des Polyné¬
siens. Les formes diverses d’animisme sub¬
sistent encore de nos J ours, et plus souvent
qu’on ne croit, en Polynésie, comme d’ail¬
leurs en bien d’autres régions du monde.
Voir aussi : amulette, animal sacré, magie,
maladie, mort.
ANINI. ♦Site archéologique. Anini est le
plus grand *marae de ♦Huahine Iti, à l’ex¬
trémité de la presqu’île de ♦Tiva (district de
Parea). Il aurait été édifié pour Ta’aroari’i, fils de ♦Mahine, grand chef de Huahine
à la fin du XVIIP siècle. Il était associé au
culte du dieu ♦Oro. C’est sur ce marae que
lever des couleurs lors des fêtes qui
suivirent l’annexion de Tahiti
en 1880
ahu du marae Anini de Huahine
ahu O te marae Anini nô Huahine
62
Ta’aroari’i aurait tenté de restaurer la reli¬
gion traditionnelle contre le ♦protestan¬
tisme conquérant. Il échoua et fut exilé.
Voir carte Huahine.
annexion,
nom
fém. Une annexion
à un
consiste à rattacher quelque chose
objet principal. En politique, le terme est
utilisé quand une région ou un pays passe
sous
la souveraineté d’une autre nation.
Polynésie en
plusieurs étapes. Dès 1842, les ♦Marquises
passèrent sous la souveraineté française
alors que le royaume des ♦Pômare ne
constituait encore qu’un * Protectorat (État
seulement protégé par la France). A la fin
du X1X‘= siècle, les rivalités entre les
grandes puissances coloniales incitèrent
l’État à affirmer sa présence en Polynésie.
Après avoir subi de nombreuses pressions,
Pômare V fit don de ses États à la France :
il s’agissait des îles du Vent, des *Tuamotu,
• La France annexa les îles de
de *Tubuai et de ♦Raivavae. Prononcée le
ANTICLÉRICALISME
29juin 1880, l’annexion permettait à tous
les sujets du roi de devenir *citoyens fran¬
çais. Les *Gambier furent annexées en
1881, puis, en 1887, l’État proclama l’an¬
nexion de *Rapa et des îles Sous-le-Vent.
Dans ce dernier archipel, les révoltes qui
éclatèrent retardèrent l’annexion, officielle
1898 seulement. *Rurutu et *Rimatara
furent rattachées à la France en 1900.
en
anse, nom fém. Partie courbe et évidée
d’un objet qui permet de le tenir : anse d’un
pot, d’un panier (la locution populaire
“faire danser l’anse du panier” s’applique à
une personne qui majore le prix des achats
qu’une autre lui a confiés).
En géographie, ce terme désigne une
petite *baie côtière, mais il est peu utiljsé en
Polynésie. Dans la partie ouest de r*isthme
•
de *Taravao se trouvent les anses de Mitirapa et de Tehipatoi.
Voir aussi : littoral.
ANTARCTIQUE. Continent situé dans
les régions polaires sud. Sa superficie est de
13 000000kmL 11 est entièrement
recou¬
une calotte de glace de 2000 à
4 000 m d’épaisseur qui contient 90% des
vert par
réserves d’eau douce du globe et se frag¬
L’hiver
y est redoutable et interminable. Le record
du froid y a été enregistré en septem¬
mente en immenses icebergs en été.
bre 1958 :-89,9°. Sur les bordures, là où les
conditions sont moins rudes, vivent de
nombreux oiseaux, des manchots, des
phoques, des éléphants de mer. La vie
abonde dans
l’océan Antarctique, le
♦plancton et le krill (petits *crustacés)
nourrissent les poissons et les *cétacés.
• Si le continent a été abordé pour la pre¬
mière fois par *Dumont d’Urville en 1840,
c’est en 1911 seulement que l’explorateur
norvégien Roald Amundsen réussit à
atteindre le pôle sud. Une tempête et des
températures glaciales anéantirent l’expé¬
dition de l’Anglais R. Scott, son rival.
En 1959, l’Antarctique a été partagé en
neuf secteurs de souveraineté où les États
proches de l’Antarctique et les grandes
puissances peuvent établir des bases scien¬
tifiques (pour la France .: la Terre *Adélie).
Voir aussi : Terres australes et antarctiques
françaises.
anthropologie, nom fém. Science étu¬
caractères
biologiques de
morphologie, pigmentation de
la peau, groupes sanguins... Au sens plus
large, on y ajoute l’étude des restes humains
diant
les
l’homme
:
fossiles, des sociétés et des faits culturels.
• Les
anthropologues ont ainsi étudié les
caractères des populations polynésiennes.
D’après les types physiques observés,
mélange de traits mongoloïdes et cauca¬
siens, ils ont estimé que leur région d’ori¬
gine s’étend de l’Asie du Sud-Est au sud de
la Chine.
anthropophagie voir cannibalisme.
Anthurium, nom masc. Plante de lafamille des Aracées. Elle fut introduite à
Tahiti par Harrison *Smith. La partie
appelée fleur est en fait constituée par une
spathe, sorte de feuille modifiée et vive¬
ment colorée en rouge, rose, blanc ou
orange, et d’un spadice, sorte d’épi portant
des aspérités qui sont en réalité des fleurs
au
sens
strict. On la cultive dans de la
dans des vieux troncs ou
dans des copeaux de bois. Elle aime les
endroits ombragés, et l’excès d’eau lui est
bourre de coco,
Anthurium
nuisible. Très décorative, elle fait la fierté
des amateurs de jardin
et entre dans les
compositions florales vendues au marché.
anticléricalisme, nom masc. Hostilité à
l’encontre du clergé et de son poids dans la
vie de la société. Ce courant d’idées
a
triomphé pendant la ♦Révolution française
en raison de l’attachement d’une partie du
clergé à ses privilèges, de son refus de la
confiscation des biens du clergé et de la
Constitution civile du clergé de 1790 (loi
qui réglait les relations entre l’État et
l’^Église). La Restauration essaya de ren¬
dre à l’Église catholique son ascendant sur
la vie publique, mais les révolutions de
1830 et de 1848 réagirent contre cette ten¬
dance. L’anticléricalisme se développa au
cours de la IIP ♦République. Des lois
furent adoptées contre les ♦congrégations
religieuses (1880) et l’enseignement donné
par les religieux (1882, 1886 et 1904). La
séparation des Églises et de l’État fut ins¬
taurée en 1905.
• En 1882, à Tahiti, les ♦Pères avaient été
menacés
d’expulsion. Finalement, ils
purent rester, l’État manquant par trop de
personnel enseignant et d’infirmières. Mais
(décret Poincaré)
les lois laïques soient rendues
inapplicables en Polynésie, et le décret
Mandel qui, en 1939, reconnut les ♦mis¬
sions religieuses d’*outre-mer.
il fallut attendre 1922
pour que
63
ANTICLINAL
anticlinal, nom masc. et adj. Pli pouvant
affecter une ou plusieurs strates rocheuses
et dont
la convexité est tournée
haut. Si
une
vers
le
anticlinale.
anticolonialisme,
nom masc. Doctrine
s’opposant à toute exploitation de type
colonial. L’anticolonialisme peut être d’es¬
sence religieuse, tel celui du R. P. Las Casas
s’opposant au XVL siècle aux excès de la
*colonisation espagnole aux Antilles et au
Mexique. 11 peut être véhiculé par des idées
politiques et condamner l’oppression des
peuples colonisés, ainsi que le firent les
socialistes au X1X'= siècle et les commu¬
nistes au XX"-'. 11 peut être aussi le résultat
d’une analyse économique qui dénonce le
coût de la colonisation et le caractère arti¬
ficiel et fragile d’une prospérité trop liée à
l’exploitation de territoires lointains. 11
peut enfin être le fruit d’une réflexion phi¬
losophique. Diderot s’interrogea ainsi sur
les droits du premier occupant : «Si un Taïtien débarquait un jour sur vos côtes et s’il
gravait sur une de vos pierres ou sur
l’écorce d’un de vos arbres : ce pays appar¬
habitants
de
Taïti,
qu’en
penserais-tu?». Par extension, l’anticolo¬
nialisme désigne toute attitude hostile à la
colonisation. Après 1945, il s’est largement
64
aux
sation.
coulée de *lave enrobe des
terrains bombés, elle adopte une position
tient
développé chez les peuples soumis et contri¬
bua à accélérer le processus de ‘■'décoloni¬
anticyclone, nom masc. Zone de l’atmo¬
sphère où la *pression est supérieure à
1015 millibars. Un anticyclone peut avoir
une forme très irrégulière et atteindre 2 000
à 6 000 km de diamètre. Cette
zone
de
hautes pressions peut apparaître dans une
région très froide où l’air est pesant (Sibé¬
rie, Canada) ou bien dans une région où
des masses d’air qui se rencontrent en alti¬
tude s’affaissent vers le sol (régions tropi¬
cales). Le temps est généralement sec dans
une zone anticyclonique.
Deux anticyclones influencent le temps en
Polynésie : ils sont centrés sur les îles
*Kermadec et sur Die de *Pâques.
'Voir aussi : alizé, climat, vent.
antipode,
nom masc. Lieu diamétrale¬
opposé à celui où l’on se trouve sur le
globe terrestre. Tahiti étant située par
I7“30’sud et I49“30’ouest, son antipode
est par 17“30’ nord et 30“30’est, c’est-à-dire
ment
au
nord du Soudan.
Les
îles
Antipodes,
au
sud-est de la
Nouvelle-Zélande, ont été ainsi nommées
parce qu’elles se trouvent à l’antipode du
France.
centre de la
AORAI
L’expression “avoir des idées aux anti¬
podes de celles d’un autre” exprime un
désaccord profond.
Voir aussi : latitude, longitude.
Antiquité, nom fém. C’est la plus lon¬
gue période de r*Histoire et elle corres¬
aux plus anciennes *civilisations.
L’Antiquité commença avec l’apparition
pond
premiers textes écrits, vers 3000 av.
J.-C. et se termina avec lachute de l’empire
des
romain
J.-C. Durant cette
période, des États organisés et des sociétés
urbaines ont prospéré en Égypte, en Mé¬
sopotamie, en Inde, en Chine, puis én
en
476 ap.
Grèce et en Italie. Au IV'^et au V'-'siècle
,
les
invasions des peuples de l’Asie centrale et
de
l’Europe orientale ruinèrent ou trans¬
formèrent les civilisations antiques.
La culture européenne reste imprégnée de
l’héritage antique. Les langues sont déri¬
vées du latin et du grec; la littérature, la
poésie, la philosophie doivent beaucoup
aux
auteurs athéniens et romains.
anuhe. E rarauhe malau maita ’ihia teie i
Porinelia nei. E ’una ’una te anuhe i roto i le
mau
’ôro ’a ’e i le mau ta 'urua huru rau a te
ma'ohi. E tupu te anuhe i nia i te mou’a, mai
lahatai atu 'e i uta roa.
A.N.Z.U.S. Traité militaire liant 1’*Aus¬
tralie (A.), la *Nouvelle-Zélande(N.Z.) et
les
en
*États-Unis d’Amérique (U.S.). Signé
1951 pendant la “guerre froide”, c’est-à-
dire lors d’une période de tensions entre le
camp occidental (autour des États-Unis) et
le bloc communiste (autour de PU. R.S.S.),
il crée un axe défensif au travers de l’océan
Pacifique.
Le traité semble aujourd’hui remis en ques¬
tion par la Nouvelle-Zélande qui refuse de
participer aux manœuvres d’entraînement
navires à
propulsion nucléaire. Bien que défendue
par les forces françaises, la Polynésie, par
sa situation géographique, pourrait être
éventuellement protégée par l’A.N.Z.U.S.
et interdit l’entrée de ses ports aux
11 en est
de même des *régimes politiques, souvent
inspirés de la *République romaine et des
*démocraties grecques. L’Europe conserve
enfin un patrimoine architectural consi¬
dérable ; le réseau des routes et des villes,
de nombreux thermes et théâtres, des aque¬
ducs, des temples et des basiliques.
La religion chrétienne est apparue et s’est
organisée dans les derniers siècles de l’Anti¬
quité.
Autres sens : une période reculée ; un objet
ancien ; une antiquité.
AORAI. A 2066 m d’altitude, l’Aorai est le
deuxième sommet de Tahiti. Il termine une
ligne de *créte.s qui sépare les vallées de la
*Tuauru
et
de la *Fautaua et avoisine
r*Orohena sur le versant nord des massifs
de Hle. Un sentier, coupé de
quelques fortes déclivités, permet d’attein¬
dre le sommet après une quinzaine d’heures
centraux
de
marche et d’escalade.
Autrefois, les
*pi'imato faisaient l’ascension de l’Aorai
pour y dénicher les canards dont les plumes
rouges servaient à confectionner le
*maro'ura. Le DrNadeaud fut, en 1856, le
ANUANURARO. Petit atoll sans passe
des ’^’Tuamotu du Centre-Sud, faisant par¬
tie du groupe des îles du Ducde Glouces-
premier Européen à gravir l’Aorai.
•A.S. Aorai. Club omnisports créé le
18
octobre 1960 à l’initiative de l’abbé Michel
20'’20’sud et 143‘’33’ouest, Hle fait
partie de la commune de *Hao et abrite
une *ferme perlière.
Voir aussi : perliculture.
*Coppenrath, de Roland Montaron et de
Michel Ferrand. L’A.S. Aorai compte 562
licenciés ( 1986) qui pratiquent le *football,
l’*athlétisme, le *basket-ball, le *tennis...
Si le football a été à l’origine de la création
du club, l’athlétisme et le basket-ball en
sont les porte-drapeaux avec, pour le
ANUANURUGA. Petit *atoll sans *passe
pion de Polynésie en 1984 et 1985. Les
intallations sportives de ce club se trouvent
à Papeete, dans le quartier de l’église
ter, découvert par *Carteret en 1767. Située
par
Voir carte Tuamotu.
l’Aorai dominant la vallée de la
Fautaua
basket-ball masculin, deux titres de cham¬
des *Tuamotu du Centre, voisin de * Anua-
situé par 20°38’sud et 143"I7’
Le suffixe raro signifie “de l’ouest”
nuraro,
ouest.
et /•wgr/“de l’est”. Cet îlot est habité tempo¬
rairement.
Sainte-Thérèse. Elles comprennent une
salle de basket-ball, un terrain de foot et un
court de tennis.
►
Voir carte Tuamotu.
AORA’l. E i'oa no te piti O te mou a teitei roa
a'e nô Tahiti nei. E piti lauatini ’e ono ’ahuru
ma ono metera te teitei
(2 066 m). Nâ teie
anuhe. *Fougère du genre Gleichenia.
mou’a ’o Aora’i e fa’ata’a i nâfa’a ra ’o Tuauru
découpées, de taille
te ta’ata i Aora’i i teie tau, inaha,
C’est une Fougère très répandue à feuilles
(50 cm à
1,50 m), formant un épais fourré qui
recouvre la majeure partie des
collines
moyenne
sèches et très fortement ensoleillées. On la
rencontre
sommets.
du
bord
de
mer
jusqu’aux
i Mahina ’e ’o Fautau ’a i Pape ’ete. E tae ’ohie
’ua
nahonaho te ‘ë’a ’e tefarefa’afa’aeara’a.
’O te Taote farani ra
’o Jean Nadeaud te
papa’âi tae matamua i ni’a ia Aora’i i te
matahiti 1856. ’Are ’a te ma ’ohi ra, e au ra e, e
pa’i’uma pinepine na ïa i ni’a ia Aora’i nô te
haere e here i te mo ’orâ ’ei ’ura na te ari ’i.
anuhe
65
AOTOURU
AOTOURU
(1737-1771). Tahitien qui
décida d’accompagner L.-A. de *Bougain-
ville à bord de la * Boudeuse, au départ de
Tahiti, le 15 avril 1768.11 débarqua à SaintMalo le lômars 1769. A Versailles comme
à Paris, il fut, évidemment, l’objet d’une
vive curiosité. «Tous les jours,
il sortait
seul», écrit Bougainville, «il parcourait la
ville, et jamais il ne s’est égaré (...) Le seul
de nos spectacles qui lui plût était l’opéra ;
car il aimait passionnément la danse». 11
avait été présenté à Louis XV, mais «il
était particulièrement attaché à madame la
duchesse de Choiseul qui l’a comblé de
bienfaits et surtout de marques d’intérêt et
d’amitié, auxquelles il était infiniment plus
sensible qu’aux présents». En mars 1770,
Bougainville organisa son retour vers
Tahiti et y consacra 36 000 francs de l’épo¬
que, somme qui, écrit-il, représentait le
tiers de son avoir. Aotouru gagna d’abord
nie de France (aujourd’hui île Maurice)
puis il fut embarqué à bord du Mascarin,
navire de l’expédition Marion-Dufresne
qui espérait atteindre le Pacifique et Tahiti.
Hélas,
le
malheureux
Aotouru
avait
contracté la petite vérole et mourut en mer,
peu de jours après le départ, le 5 novembre
1771.
►
AHUTORU. '0 te ma’ohi matamua roa ïa i
tae i Faraiii i te matahiti 1769 ; no
le maiaeina a i reira
Hiiia’a ’oia,
’o Bougainville i tapae
mai ai i Tahiti nei i le maiahili 1768.
’Ua ha'apa’o maita’i ’o Bougainville iana i tona
'UaJdrerei roa ’oia i le Ari’i no
Farani i laua tau ’o Louis XV ’e i te huiari'i
orara'a i Paris.
alo ’a i lona aora ’i tuiro ’o i
Versailles. ’Ua
poihere maila’ihia ’oia ’e te vahiné huiari’i ra
Duchesse de Choiseul.
’Ahuru ma hô’e ’ava’e ’oia i le fana’ora'a i te
orara’afa'ahiahia i Paris maoti te tauturu a
tona hoa ’o Bougainville teifa’ata’a i te pahi
ta ’a ’e no te fa ’aho ’i mai iana i Tahiti nei i te
matahiti 1771 ma te horo ’a ato ’a e rave rahi
huru lao ’a faufa ’a ’e tae roa atu i te tahi
’animara. ’Ua fa’ata’a ato'a ho’i te vahiné ra
Duchesse de Choiseul i te tahi tino moni
fenua. Aita ra
’oia e tae roa mai i te fenua nei, inaha ’ua
ro'ohia ’oia i te ma’i ’e epohe ’oia i te motu ra
tauturu no tona tere ho ’ira'a
Bourbon ’oia ho’i Réunion.
’apa’i. Poisson Soldat armé du genre
Adioryx. C’est un poisson de couleur rouge
qui vit dans les trous de corail. Ses nom¬
breuses épines et ses *opercules coupants
comme des rasoirs le rendent très difficile à
manipuler. Ses blessures, qu’il envenime de
toxique, sont très douloureuses.
Sa chair est délicieuse quand il est encore
son mucus
de taille moyfilmffi/v,
’apai ou pa’ipa’i. Ancien jeu de balle, pra¬
tiqué par les hommes, opposant deux
équipes. On frappait la balle avec une
en direction des buts du camp
adverse. La batte pouvait être une simple
batte,
branche de * 'alto ou être finement sculptée
en
forme de crosse. La balle était en *tapa
roulé en boule, entouré de cordelettes, ou
une
►
bille de bois de *pürau.
apa’i, E ha’uti na le mau tane i mula’a ra. E
huru tâ’iri pôpô. E tapa ’omenemenehia ’e
lâ’amu’amuhia te popo; ’are’a te ta’iri ra, ’o te
hofia ’ama’a ’aito taraihia ’e nana’ohia.
apanage, nom masc. En Europe, sous
l’Ancien régime, on appelait ainsi une terre
appartenant à un domaine royal, offerte
par le roi à un frère ou à un fils cadet en
compensation de leur exclusion du trône.
A la mort du bénéficiaire, la terre revenait
à la Couronne.
•
A Tahiti, les terres /or/’/ hau étaient des
qui revenaient aux *tâvana et
leur propriété, puisque le
titre de tâvana était héréditaire. A partir de
1842, l’administration française nomma les
tâvana et essaya de s’approprier les apa¬
nages. Devant la résistance acharnée des
familles, elle y renonça et finit par considé¬
rer comme
terres d’apanage seulement
celles qui entouraient la maison du tâvana,
le temple et la chapelle. Les autres terres
tombèrent dans le domaine privé des
apanages
devaient
rester
familles
et
constituèrent
l’essentiel
des
grands domaines de l’aristocratie à la fin
du XIX'-' siècle.
Voir aussi : hau ari’i.
apape. Rhus taitensis. Arbre commun à
bois blanc odorant de la famille des Anacardiacées. Il produit de la *gomme et
pousse dans les vallées et sur les flancs de
montagne exposés au vent jusqu’à 8001000 m d’altitude. Son tronc droit,
dépourvu de branches, et son bois qui se
travaille facilement et
se
conserve
bien,
l’ont fait choisir pour la construction de
*pirogues.
’aparima. * Danse mimée avec les mains
(rima). Accompagnée d’un orchestre et
d’un meneur de danse, elle peut être parfois
chantée. Ses thèmes sont choisis dans la vie
quotidienne (fabrication du *more, bain à
la rivière, etc.) ou dans les légendes, comme
la capture du soleil par *Maui.
►
’aparima. E ’ori ta. E piti huru ’aparima, te
’aparima vava ’e te ’aparima himene e ’ape ’ehia
’e te upa ’upa.
Na roto i te ’aparima efa’ata’ahia mai ai te
huru O te orara ’a o te ta ’ata, mai te ra ’ura ’a
more, te
position utiiisée dans le 'aparima
pour symboliser le tiare
anaira'a rima o te fa'ahoho’a i te
tiare
66
hopura ’a pape, te tai ’ara ’a, ’e tae roa
’a ’ai tuiro ’o o te fenua,
ato ’a atu ho ’i i te mau
mai te herera ’a mahana a
'0 te pupu ta ’ata
Mâui ’e, e rave rahi
arioi tei hau i te
aravihi i laua mau huru ’ori ra... ’ia ’aparima
atu a.
’APIRI
mai ho'i rat ou e ta'ata ta’a-noa-hia to te pupu
no te
146°30'
fa'a'arearea i te feia mata’ita’i.
TOPITINANA
Apataki
HORO HORO,
AP ATARI. *Atoll à passe des *Tuamotu
TERERARI
TEHERE
Nord-Ouest, situé par 15°30’ sud et
146°20’ ouest, faisant partie de la com¬
TEONEMAHINA
OPUPU
AIMAUNU
du
MOTU TEHIVA
MOTUROA
mune d’*Arutua. L^le a été découverte par
*Roggeveen en 1722. Ses 204 habitants
(1983) vivent de la récolte du *coprah, de
l’expédition vers Papeete de 36 tonnes de
poisson par an (1984) et, pour certains, de
l’exploitation d’une ferme perlière. L’aéro¬
drome est desservi une fois par semaine par
*Air Tahiti (1 733 passagers en 1987).
Voir aussi : pêche, perliculture.
AAVERE
KOMOKOMO
PAROA
MOTU
JUUTINA
TEHURIA
TOKETE
TEKOMOPAO
TUPA OVA
OMOPAOA,'
mentaire de la famille des
passe de HANIURU
trée des vallées en bord de mer. C’est une
plante vivace, reconnaissable à ses rhi¬
PAPAKA
(tiges) pouvant atteindre un
rence.
De
longues heures de cuisson au
*ahimâ’a sont nécessaires pour éliminer ses
substances irritantes. Les tiges ont un goût
sucré lorsqu’elles sont cuites, mais autre¬
fois elles n’étaient consommées que dans
les temps de *disette. Il existe une espèce
moins commune, appelée *maota, qui
20 km
MOTU VAHINE
bordée par les principaux services adminis¬
tratifs, les hôtels et les commerces qui,
ensemble, fournissent 90 % des emplois. A
6 km au sud de la ville se trouve la villa de
R.L. *Stevenson, l’auteur de “L’Ile au Tré¬
sor” que les Samoans surnommaient “Tusitala”: le conteur d’histoires. Les activités
industrielles d’Apia (bâtiment et produits
les montagnes et le bord de
quelques ruisseaux. Le ’ape pure pure est
une autre variété qui nous vient de Ceylan.
alimentaires) sont très modestes. Le port
exporte du coprah, du cacao, des bananes
et importe des produits pétroliers et des
’ape. Mai te tara t a te ’ape. ta 'a noa atu ai
tôna huru, ’oia ho ’i i te vahi maro ’oia e tupu
ai. ’e e vai noa mai tona ma 'a i ni'a e i te
Voir aussi : Jeux du Pacifique Sud.
pousse sur
►
fenua. E tapau ma'ero ho’i to te ’ape. ’E'ita
’ôna e ’umuhia mai te tara, e ravera’a ’e ihoa
’e ta ’ofe e tano ai.
’/a pe ’ape ’a ho ’i te tane ’e tana vahiné, ’aita atu
ihoa ïa e parau e au : “ ’Ua ’amu o mea ma i te
’ape". e ’aore ra ho’i. “’Ua ma’ero ’o mea ma i
te ’ape’’.
tona : e po
api. Acanthurus guttatus. Poisson Chi¬
rurgien de la famille des Acanthuridés. De
couleur gris brunâtre, sa taille ne dépasse
pas 15 cm, sa bouche est minuscule. La
moitié postérieure de son corps est mou¬
chetée d’une multitude de petits points
blancs. Sa chair est savoureuse.
APIA. Capitale de l’État des *Samoa occi¬
dentales, située en bordure d’une baie de la
côte nord de Die d’Upolu. Apia comptait
33 170 habitants en 1981. Le centre-ville a
biens manufacturés.
apiculture,
nom fém. Art d’élever les
^abeilles en vue de la récolte du miel ou de
la cire. Les abeilles vivent dans des ruches
butinent une centaine de fleurs différentes.
•
La consommation de miel en Polynésie
est satisfaite pour les deux tiers par M. Oz-
zie qui entretient des ruches tout autour de
nie de Tahiti et par quelques petits apicul¬
teurs des Marquises et des Gambier.
api (Poisson chirurgien)
’apiri. Dodonea viscosa. Arbuste de la
Sapindacées qui se rencontre
les collines sèches au milieu des Fou¬
famille des
longe autour du port, traversé par Mulinuu’s Road puis Beach Road, une avenue
gères *anuhe. Son bois très dur servait à la
confection des hameçons destinés à pêcher
Il s’al¬
’ape
équipées de cadres mobiles. Ces cadres
servent de support à une feuille de cire
gaufrée sur laquelle les abeilles viennent
déposer leur miel. Pour collecter le miel,
l’apiculteur retire les cadres en évitant de
déranger les abeilles, assoupies par un jet
de fumée. Le miel obtenu a un arôme puis¬
sant mais non spécifique, car les abeilles
gardé le style colonial du siècle dernier avec
ses maisons de bois et ses vérandas.
OMIRO
NlUTAHl (village)
KORA KORA
forme de cœur, très nervurées. Son
tubercule se développe surtout au-dessus
en
cylindrique, il atteint
^
NAKOMUHI
mètre de hauteur, et à ses grandes feuilles
1,50 m de longueur sur 25 cm de circonfé¬
TOTORO
RAVARU %
le ’ape exige des terrains humides ou l’en¬
du sol. De forme
TAMARO
Aracées, intro¬
duite par les Polynésiens. Proche du *taro,
zomes dressés
15°30'
TEAVATIKA
’ape. Alocasia macrorrhiza. Plante ali¬
sur
67
’APIU
les *'uravena (Poisson huile vivant en pro¬
fondeur) et à la fabrication des *battoirs à
*tapa. On l’utilisait également pour allu¬
mer le feu en frottant une tige contre un
morceau de *pürau creusé en gouttière.
►
’apiri. E râ’au ili te ’apiri e tupu i ni’a i te ’aivi i
roto i te uru anuhe. E râ’au pa’ari te ’apiri te
nô taua huru râve'a ra. ’O te ’aviti ho’i te tahi
atu
râve’a, e ravehia ïa te pârau. ’O te râve’a ïa
nô te hi i te ’auhopu.
I teie tau, te vai ato’a nei ïa te râve’a e
parauhia nei e, e hi tâpônë. ’Oia ho’i e ’ata
oraora
ïa te ravehia. Mai te huru ra ê, ’ua ’ite
a’ena tô tatou mau tupuna i taua huru tautai
ra,
’o te va’a tira ïa te faura’o nô taua tautai ra.
ravehia na ’ei hâmarti mâtau hi ’uravena ’e te
hâmani i’e tüpa'i tapa ato'a.
na
E rave-ato’a-hia
’ei ’aurima nô te hi’a i te auahi, e ’ama’a
purau ïa te
’au’ati.
’âpiu. Nappe ronde, composée de feuilles
*pürau réunies par leurs pétioles. On
aussi, parfois, des feuilles de
*maiore. Les ’âpiu, très décoratifs, servent
à protéger les aliments du sable et de la
terre qui recouvrent le four tahitien, ou
de
utilise
*ahimà’a.
appareiller. 1. verbe intrans. Terme de
marine. Un navire appareille lorsqu’il
quitte le port et se dirige vers la haute mer.
L’appareillage suppose une préparation
minutieuse du navire et des
manœuvres
délicates au moment de déhaler (s’éloigner
quai) et de s’orienter vers le large au
milieu du trafic portuaire. Au temps de, la
du
marine à voile, ces manœuvres étaient par¬
ticulièrement harassantes.
Regrouper des objets qui
sont pareils ; par exemple, des vêtements
de forme ou de couleurs identiques.
2. verbe trans.
appât, nom masc. Produit destiné à attirer
proie. Le long des rivières des régions
tempérées, le pêcheur à la ligne enrobe son
hameçon avec un ver, de la mie de pain,
une mouche... Il peut aussi préparer un
“coup de *pêche’’ en jetant régulièrement
des appâts dans une portion de rivière.
• En
Polynésie, le pêcheur à la ligne ou à la
nasse (casier posé au fond du lagon) utilise
des morceaux de poisson ou des petits
crustacés. La pêche au thon peut se faire à
l’appât vivant ; on déverse sur la mer des
une
marara
utilisé comme appât
anchois
ou
des *chanos-chanos (élevés à
*Rangiroa par exemple) pour attirer les
poissons en surface : la ligne ne sert alors
qu’à crocheter les proies. Il existe enfin des
appâts artificiels ou “"leurres tels des petits
poulpes de plastique, des plumes ou des
éclats de nacre simulant des petits pois¬
sons. On les emploie dans la pêche à la
“"bonite, au lancer ou à la traîne.
Sens figuré ; quelque chose qui a beaucoup
d’attrait : l’appât du gain.
►
’arainu. E râve’à ïa na te ta’ata rava’ai nô te
fa'aohiera’a i tâna hira’a Va. ’Ua rau ïa te
’arainu a te mâ’ohi, mai te ’oura pape, te
’ouma, te u’a, te fe’e, te Va iho ho’i ’e e rau atu
â. Tei te huru ïa o te Va : te Va, tôna ’arainu.
Tê vai ato’a ra ho’i te ’apa : e matau-hâmanita’a’ê-hia ïa nô te tahi huru Va. E ravehia ïa te
huruhuru manu, e ’aore ra, te huruhuru moa
68
appel, nom masc. Action d’appeler pour
attirer l’attention ou pour faire venir à soi
ou encore
pour participer. L’appel du
général de “"Gaulle, prononcé le 18 juin
1940, fut un des premiers actes de résis¬
tance à l’occupant allemand. C’est aussi
nommer successivement les personnes d’un
groupe dont on veut vérifier la présence.
• cour
d’appel. En termes juridiques, l’ap¬
pel est le recours à un “"tribunal supérieur
chargé de statuer sur un jugement porté
par un tribunal du premier degré de juri¬
diction (tribunaux d’instance, de com¬
merce...). Une cour d’appel a été instituée
en Polynésie en juillet 1981.
Voir aussi : justice.
appropriation, nom fém. Action de s’at¬
tribuer un bien, une qualité, ou de se voir
accorder la “"propriété de quelque chose.
L’appropriation d’une terre peut résulter
d’un simple achat, d’un héritage ou d’une
prescription, c’est-à-dire d’une possession
liée à l’utilisation ininterrompue d’une
terre pendant 30 ans. Une confiscation
(pour dette par exemple), une donation ou
un
échange conduisent aussi à une
appropriation.
• Dans le
système dit de r“"indivision, fré¬
quent en Polynésie, l’appartenance à un
groupe familial confère à chacun de ses
membres une sorte de droit de propriété
collectif. Les membres qui résident sur la
terre et la mettent en valeur peuvent s’en
approprier les récoltes. Au XIX^ siècle,
l’“"administration
coloniale
favorisa
l’appropriation individuelle des terres en
appliquant le “"Code civil et en créant des
comités d’attribution des terres ou *tômite.
appui-tête, nom masc. (pl. : des appuistête). Tahitien : uru'a. Pièce de mobilier qui
servait d’oreiller aux Polynésiens. Façonné
dans la masse d’un morceau de bois, il
ressemble à un tabouret de petite taille. Le
dessus est en creux pour recevoir la tête.
AQUACULTURE
W. Ellis affirme que ses utilisateurs «dor¬
des poissons et des ♦crustacés. Ces élevages
régions civilisées le font sur le
duvet le plus moelleux» ! (“A la Recherche
d’eau saumâtre des *motu. Néanmoins,
maient aussi profondément que les habi¬
tants des
de la Polynésie d’autrefois”).
aquaculture, nom fém. L’aquaculturé
consiste à élever et à faire se reproduire des
animaux et des plantes aquatiques en
visant trois objectifs : la commercialisation
des produits, la régénération d’espèces me¬
nacées et la fourniture d’*appâts pour la
*pêche. Depuis 1972, les travaux du Centre
océanologique du Pacifique ont permis le
développement de l’aquaculture en Poly¬
nésie. Toutefois, cette activité est encore
modeste alors qu’elle offre des ressources
importantes au *Japon, en *Indonésie et
aux *Philippines.
• Les aptitudes du milieu polynésien. Les
îles de la Société sont les plus favorables à
l’aquaculture. Les *lagunes et les fonds de
♦baies, peu profonds et protégés des vents
violents, sont riches en matières organi¬
ques et en sels nutritifs apportés par l’eau
douce des ruisseaux et des *résurgences.
Ces endroits sont favorables à l’élevage des
♦crevettes, des poissons et des mollusques
filtreurs comme les ♦huîtres, les ♦moules et
les ♦palourdes. Les ♦atolls des Tuamotu
sont intéressants par la superficie de leurs
♦lagons qui permettent l’installation de
cages flottantes et d’enclos pour l’élevage
sont également
possibles dans les lagunes
l’éloignement du marché tahitien, comme
aux Marquises et aux Australes, rend
incertaine la rentabilité des élevages.
• Les organismes spécialisés. Plusieurs ins¬
tituts, offices ou services, territoriaux ou
relevant de l’État, travaillent au dévelop¬
pement de l’aquaculture en Polynésie. Le
Service de la Mer et !’♦ Établissement pour
la Valorisation des Activités aquacoles et
maritimes (E.V.A.A.M.) disposent d’an¬
tennes ou de fermes dans les îles. Ils offrent
technique aux aquaculteurs,
mènent des expériences sur les poissons et
une assistance
les ♦nacres et veillent
au
respect de la'
réglementation maritime. Le Centre océa¬
nologique du Pacifique, établi à *Vairao et
dépendant de l’^l.F.R.E.Mer, met au point
des techniques d’élevage et fournit des
♦naissains et des produits alimentaires aux
éleveurs. Les recherches portent sur les
crustacés (*chevrettes, crevettes), les mol¬
lusques et sur les poissons {*mârara,
*hapu'u, bars, ♦daurades, loups). Quatre
autres organismes étudient le milieu physi¬
que et les écosystèmes lagunaires :
l’^O.R.S.T.O.M., le ♦Muséum d’Histoire
naturelle établi à Opunohu (Moorea),
Aquaculture. 1. Ferme aquacole
de la Sopomer à Tautira.
2. Les bassins de la société
Aquapac à Teahupoo.
l’^Institut de Recherches médicales Louis
Malardé et le Laboratoire d’Études et de
Surveillance de l’Environnement qui
dépend du ♦C.E.A.
69
AQUARELLE
Aquaculture. 1. Écloserie du
Centre océanologique du
Pacifique. 2. Larves de chevrettes.
3. Récolte de chevrettes.
4. Crevette Penaeus monodon
baguée. 5. Récolte de moules dans
la lagune de Papeari.
Les bases de l’aquaculture. Les orga¬
nismes cités ont pour but, selon leurs com¬
•
pétences propres :
de découvrir un *environnement aquati¬
-
satisfaisant sur le plan physique et
chimique, par sa limpidité, son *pH, ses
températures, sa teneur en substances dis¬
que
soutes. Le milieu doit aussi être brassé par
des courants favorables à la dispersion des
particules nutritives et à l’élimination des
déchets. Il doit être suffisamment riche en
organismes végétaux ou animaux assurant
l’épuration et l’oxygénation des eaux. Par
contre, il doit être pauvre en *prédateurs,
espèces dangereuses pour les animaux
élevés.
mener
-
des recherches
sur
les aptitudes
des animaux à croître et à se reproduire
dans les milieux les plus favorables ;
réaliser l’aménagement du milieu par la
création de bassins artificiels, de cages ou
-
d’enclos, l’installation de pieux, piquets, et
autres collecteurs de larves ;
produire une alimentation adaptée qui
varie à chaque étape du développement de
-
l’animal, en quantité, en fréquence et en
présentation. Il peut s’agir d’une alimenta¬
tion vivante (micro-organismes planctoniques, unicellulaires ou complexes) ou d’une
alimentation produite à partir de matières
organiques non vivantes : chair de poisson
ou de mollusque, déchets du traitement du
coprah ou du riz.
Ces principes guident une aquaculture
intensive, utilisant une alimentation artifi¬
cielle importante dans un espace aménagé
grâce à des *capitaux suffisants. Dans les
pays en voie de développement, on prati¬
que plus facilement une aquaculture exten¬
sive sur de grandes surfaces peu aménagées
mais offrant des *rendements faibles.
Les productions polynésiennes. Aux
•
‘•‘Tuamotu, l’aquaculture privée connaît un
essor
remarquable. La collecte des nacres
et la *perliculture sont
pratiquées par 90
92 tonnes de
1986 et par huit
coopératives qui ont livré 16 778 *perles et
nacre en
grandes fermes privées dont la production
est sans doute largement supérieure. A
*Rangiroa vient s’ajouter un élevage de
qui fournit des appâts
pêcheurs. A *Pukarua, la
*chanos-chanos
vivants
aux
population a organisé un élevage de ‘“tor¬
îles de la Société, par contre,
l’essentiel des productions est assuré par
les services publics. L’E.V.A.A.M. a amé¬
tues. Aux
nagé la lagune Uturoto de Raiatea pour
l’élevage des moules (13,41 en 1986) et la
société d’économie mixte Aquapac produit
des chevrettes (10,51 en 1986) dans ses dix
hectares de bassins situés à ‘•‘Teahupoo.
Les années 1990 devraient voir l’aquacul¬
ture
s’orienter
vers
la
production des
espèces à très forte valeur marchande (crus¬
tacés et mollusques), des protéines bon
marché à partir des levures et des ‘•‘algues,
et des substances utilisables par les indus¬
tries alimentaires et pharmaceutiques.
70
ARAHURAHU
aquarelle, nom fém. *Peinture à l’eau, uti¬
lisée généralement sur papier. Se dit éga¬
lement du tableau réalisé à l’aide de
ce
procédé. Les couleurs de l’aquarelle ont
une transparence et une légèreté caractéris¬
tiques. L’aquarelle se prête moins aux
retouches que la peinture à l’huile et la
spontanéité qui en fait le charme exige une
sûreté dans l’appréciation des teintes et des
possibilités du délayage à l’eau. E. Dela¬
croix, P. Cézanne, R. Dufy furent de remar¬
quables aquarellistes.
En Polynésie, on retiendra les noms de
C.F. Gordon *Cumming, W.*Mac
Donald, 1. Wolf. On peut voir deux aqua¬
relles de P. *Gauguin au Musée de Papeari.
Arachide voir ’aratita.
ARAHURAHU. Ce *marae, situé dans le
district de *Paea (Tahiti), ne fut jamais un
haut-lieu de l’Histoire tahitienne mais, en
raison de la beauté du site, la restauration
du monument fut réalisée en 1954. A cet
effet, de nombreuses pierres furent préle¬
vées sur les marae voisins. L’ancien lieu de
culte mesure 28 m sur 16. Il est précédé de
dépendances qui faisaient traditionnelle¬
ment partie de certains marae : enclos de
pierres pour les cochons destinés aux sacri¬
fices, abris en bambous pour les prêtres et
les objets du culte, plates-formes d’of¬
frandes et d’exposition des morts. Ces der¬
nières années, des manifestations folklori¬
ques inspirées des anciennes cérémonies y
ont eu lieu pendant les fêtes du *Tiurai:
obsèques d’un guerrier, demande en ma¬
riage de la fille d’un chef, intronisation
d’un *ari’i.
légende tente d’expliquer le nom du
site. Autrefois, la vallée avait pour prince
«un jeune chef nommé Tu-mata-ira, excel¬
• Une
lent chanteur et parfait conteur mais, en
revanche, médiocre guerrier. (...) Un jour.
le chef voisin, Tutuairao, jugeant son
domaine insuffisant, signifiaàTu-mata-ira
qu’il le considérait comme son vassal. Ce
dernier fit d’abord mine de s’incliner puis
se révolta. Mais à peine eut-il réuni ses
guerriers que le plus fameux d’entre eux fut
transpercé par une sagaie venue du côté de
la mer avec une très grande force. Furieux
et désolé de cette irréparable perte, Tumata-ira fit creuser un four dans lequel on
incinéra le corps du héros. Le troisième
jour, il déposa les cendres en offrande sur le
marae et déclara que dorénavant ce marae
porterait le nom d’Arahurahu» (’ârahu
signifiant cendre en tahitien) (Georges
Kling : “Tahiti”).
aquarelle de C.F. Gordon
Cumming : paysage de Moorea
►
'ARAHURAHU. E marae ïa no Fa ’ea.
'Alla tô leie marae e parau rahi i rolo i te
’a’amii o tôtôtou fenua. No te nehenehe ra, i
fa'aotihia ai i tepatu 'api fa'ahou i taua marae
ra
’ei hôho 'a a 'e nâ lo leie tau. ’Ua ravehia ïa
’ohipa ra i te matahiti 1954 ra, mai te
huru tumu ihoa o te marae. Mai tona olira 'a
taua
mai. e fa’atupuhia na ïa te tahi mau ’oro'a i
reira, i te ’ava’e tiurai iho a ra, mai le ’oro’a
fa ’aari 'ira 'a 'e te ha 'aipoipora 'a.
paepae et ahu du marae Arahurahu
71
ARAIGNÉE
Araignée, nom fém. Tahitien : tütürahonui. Invertébré arthropode de la classe des
aratita. Arachis hypogea (Papilionacées).
quatre paires de pattes et de glandes filières
situées sous l’abdomen. Ces dernières leur
fleurs
Arachnides. Les Araignées se différencient
des autres Insectes par la possession de
permettent de tisser des toiles, pièges desti¬
nés à la capture des Insectes dont elles se
nourrissent. On en connaît 48 espèces aux
Marquises et 30 à Tahiti. La plus
est la grosse Araignée mygalomorphe qui a la particularité de transpor¬
îles
connue
Araignée
ter ses
œufs sous son abdomen dans une
sorte de pastille blanche. A l’éclosion, il en
sort des centaines de minuscules
Araignées.
Cette grosse Araignée chasse la nuit et se
nourrit de Cafards.
L’Araignée de mer est un *Crustacé qui
possède de très longues pattes la faisant
ressembler à une Araignée. Elle possède
une paire de crochets
qui lui permettent
d’injecter un poison à sa proie pour la para¬
lyser. La digestion est externe et se produit
à l’intérieur de la proie. Ensuite, l’Araignée
n’a plus qu’à aspirer tout le contenu liqué¬
fié de la proie. La carapace vide du Crus¬
tacé, appelée fantôme, est alors rejetée.
•
aratila (Arachides)
’araoe. Appellation regroupant les Pois¬
Soldats du genre Flammeo et les Pois¬
Arachide ou Cacahuète. C’est une Légumineuse qui a des feuilles à disposition
alterne, composées de quatre *folioles. Les
mâles et femelles sont séparées.
Après la fécondation, les fleurs femelles
s’enfoncent sous terre ce qui néeessite un
terrain meuble. Là, les gousses vont mûrir
et donner des graines comestibles et très
riches en huile.
Ce sont les premiers *missionnaires
anglais qui, au début du X1X‘= siècle, intro¬
•
duisirent l’arachide à Tahiti. Pendant la
2'= Guerre mondiale, des agriculteurs chi¬
nois tentèrent de la cultiver en grand pour
produire de l’huile. Ils échouèrent et seule
la consommation des graines subsista : il y
a quelques années, on en vendait
beaucoup
à l’entrée des cinémas. Les principaux pays
producteurs sont l’Inde, la Chine et les
États-Unis
►
’aratita. E i'ua lahili ïa no te lahi ma'a tupu.
E
arachide ’e ’aore ra cacahuète tona Voa papa a.
E ma'a tanu-rahi-hia te reira i Tahiti ma nei 'e
te
Tinito nâ ni'a i te mau ’aivi, inaha, ’o te
reira huru repu mau te tanu no te fa 'a ’apu i
taua mâ'a ra.
'la topa tona huero i raro i te
repu, e tara 'ihia ïa
'e tunu atu ai. E mâ'a
’anui 'amu au roa te 'aratila. E hinu-ma 'a
maita 'i roa te hinu 'aratita.
sons
Écureuils du genre Adioryx. Ce sont
des petits Poissons ne dépassant pas 20 cm.
sons
Ils
très bien armés de nombreuses
sont
épines et en particulier de pointes acérées,
sur les *opercules et souvent à
l’origine de coupures douloureuses.
situées
ARATIKA. *Atoll des *Tuamotu du Cen¬
tre, commune de *Fakarava. L’île, sans
doute aperçue par *Cook en 1769, est
située par
15°30’ sud et 145"30’ ouest. Les
terres émergées couvrent 10 km-. Quelques
familles exploitent une ferme et une '"coo¬
pérative perlière, récoltent le *coprah et
exportent plusieurs tonnes de poisson par
an vers
Papeete (9 tonnes en 1984).
Voir aussi ; pêche, perliculture.
146 30
*Arbres
;
nom fém. Culture des
arbres fruitiers (en vergers) ou
d’ornement.
•
En Polynésie française, en dehors de la
*cocoteraie, l’arboriculture porte essentiel¬
lement sur les *Agrumes (*Orangers,
■"Mandariniers, *Citronniers) et sur les
*tiare tahiti. Bien qu’elle exige certains
soins, la production des Bananes, Papayes,
Mangues, tient plus de la *cueillettequede
l’arboriculture.
Voir aussi : agriculture,
marché de Papeete.
horticulture,
ARBOUSSET (Thomas) (1810-1877).
■"Missionnaire protestant français. A la
suite de l’établissement du ■"Protectorat,
les missionnaires anglais de la ■"London
Missionary Society durent quitter Tahiti.
Mais, à la demande de l’Église protestante
Aratika
PAPAROA
VAI KO 1 ERO
passe TAMAKETA
15 30'
arboriculture,
TAUTUMAREVA
'“tk ONE PUEHU
tEVAI
É
MOTUTAPUi
*
puihara\
*'
MOTU
TAKUTUA
passe FAINUKEA
PAPARARA (village)
'
ORUNA
TOKAU
de Polynésie qui connut alors une période
difficile, la Société des Missions évangéli¬
ques de Paris délégua deux pasteurs, Tho¬
mas Arbousset et son gendre, F.E.
Atger.
Tandis que T. Arbousset, élu pasteur de
Papeete en 1863, se livrait à un travail de
réorganisation, F.E. Atger fonda l’école
protestante en 1864, pour lutter contre
Frères de Ploermel. Malgré la
brièveté de leur séjour, puisque T. Arbous¬
celle des
quitta Tahiti en 1865 et F.E. Atger en
1870, les deux hommes donnèrent un nou¬
set
VAHITURI
T10
72
vel essor à l’Église évangélique de Polyné¬
20 km
sie, qu’ils laissèrent aux mains du pasteur
Charles ■"Viénot.
ARBRE A PAIN
Arbre, nom masc. Plante ligneuse dont
certaines espèces peuvent constituer les
plus grands êtres vivants sur terre. L’Arbre
est fixé au sol par des racines qui y
prélèvent des sels minéraux et d’énormes
quantités d’eau. Le tronc ou fût est entouré
d’un tissu de *cellules qui, sous l’écorce,
sont responsables de la croissance de la
plante en diamètre. Les bourgeons axil¬
laires se développent à partir du tronc et
donnent naissance aux branches qui por¬
tent des feuilles *caduques ou persistantes.
• En
Polynésie, les principaux Arbres de
l’époque pré-européenne étaient le *cocotier, le *aito, le *hutu, l”'’Arbre à pain, le
*mape, le *purau, le *’ati et le *mara. Les
espèces acclimatées par les Européens se
prêtaient le plus souvent à une exploitation
économique (*Oranger, Caféier, *Manguier, *Pistachier, *Papayer, *Eucalyp-
tus...) ou à un usage ornemental (*Flam-
boyant, *Frangipanier, *Acacia...)
Voir aussi : bois, végétation.
arbre à pain, nom masc. Artocarpus altilis. Tahitien : ’uru ou maiore. Grand *arbre
de la famille des Moracées originaire de
l’Asie du Sud-Est. Des noms différents
sui¬
vant l’aspect, la forme des fruits et la faci¬
lité de cuisson. D’après William *Ellis, «sa
fleur n’est pas particulièrement jolie, mais
avec son brillant feuillage et les centaines
de grands fruits verts ou jaunâtres dont il
est chargé, cet arbre majestueux est une des
plus belles parures du paysage tahitien»
(“A la Recherche de la Polynésie d’autre¬
sont
donnés à ses multiples variétés,
fois”).
• Le fruit de l’arbre à pain est une des bases
de la nourriture traditionnelle des Malais
et des Océaniens. Introduit par les Polyné¬
siens à la suite de leurs *migrations, l’arbre
produit des fruits neuf mois par an, en trois
récoltes successives. Le fruit est mûr quand
sa
surface
se
couvre
de traînées de sève
laiteuse. Ces fruits renferment
17 % de
fécule mais, comme ils ne contiennent pas
de gluten, ils ne peuvent remplacer le pain
comme
le nom de l’espèce pourrait le lais¬
Pourtant, ce sont bien des plants
d’arbre à pain que l’équipage du *Bounty
ser croire.
était venu chercher à Tahiti afin de pour¬
voir à l’alimentation des esclaves des Antil¬
les. Le ’uru est consommé grillé ou cuit au
*ahima’a.
Lors
des
récoltes, d’énormes
quantités étaient cuites dans des fours,
mais il était aussi possible de les conserver,
crus, par fermentation (*mahi, tio’o) dans
des *silos en fosse.
La place faite au
traditionnelle
a
’uru dans l’alimentation
suscité
de
nombreuses
légendes. Celle qui suit fut écrite en 1887
par Tupaia, maître d’école à Raiatea, sous
la dictée de son grand-père Tataura ;
«Il vint une période où la famine s’installa
dans le pays pendant le règne de Nohoari’i. Rua-ta’ata et son épouse se lamen¬
taient sur le sort de leurs enfants affamés et
les conduisirent à
une
caverne
dans les
montagnes pour y manger des fougères.
Un soir, Rua-ta’ata dit à son épouse : “O
Ruamauari’i, lorsque tu t’éveilleras le
matin, va dehors et tu verras mes mains qui
sont devenues des feuilles, regarde le tronc
et ses
branches, ce sera mon corps et mes
jambes, et le fruit rond que tu verras sera
mon
crâne ; le cœur du fruit sera ma lan¬
gue. Fais rôtir le fruit, laisse-le tremper
dans l’eau puis enlève la peau en le battant
et
manges-en,
puis donnes-en à
nos
Arbre à pain. 1. ’Uru prêts à la
cuisson. 2. William Bligh et son
équipage transplantant des rejets
d'arbres à pain à Tahiti en 1791
{tableau de T. Gosse). 3. Rameau
et fruit de l’arbre à pain (dessin de
S. Parkinson, 1769).
Tumu \{ru. 1. ’Uru o te
fa’aineinehia no te tunu.
2. VJ. Bligh ’e tona ihitai o te huri ra
i te mau tumu ’uru i Tahiti (1791).
3. Ama'a ’e ta hotu o te tumu ’uru.
73
ARBRE A PAIN
enfants ; ainsi vous n’aurez plus faim...” Le
matin, de bonne heure, l’épouse se leva,
sortit et constata que l’entrée de la caverne
ombragée par un arbre splendide.
Tout était ainsi que le mari l’avait prédit, et
était
des fruits mûrs étaient tombés sur le sol.
C’est pourquoi cette petite vallée est appe¬
lée Tua-uru : place de l’arbre à pain».
Les serviteurs du roi pénétrèrent un jour
dans cette vallée et, alertés par les peaux de
'uru
qui descendaient la rivière, ils
se
mirent à la recherche du fruit merveilleux.
74
L’arbre trouvé, ils le transplantèrent au
*marae Ahunoa puis à *Opoa. Un homme
de Tahaa vint en prélever une racine ainsi
que la princesse Teiti de Bora Bora. Ainsi
répandit l’arbre à pain dans les îles de la
Tahiti
aux Temps anciens”).
• La sève de l’arbre à pain pouvait servir de
glu pour piéger les oiseaux ; mélangée aux
se
Société (d’après Teuira*Henry : “
fibres de coco, elle servait à *calfater les
*pirogues ; brassée avec d’autres huiles,
elle était employée comme cosmétique.
L’écorce interne de la variété pu’upu'u
donnait un beau *tapa blanc. Le bois, pre¬
nant une couleur acajou en vieillissant.
ARBRE A PAIN
entrait dans la confection des
pirogues,
*unu, poteaux... tandis que les feuilles
enveloppaient les mets et couvraient les
fours polynésiens.
►
’uru. E ma'a tumu te 'uru na te ma’ohi. mai te
_
faraoa ra le 'uru na le ma’ohi, i tano ai loua
i’oa papa’â : le mâ'a faraoa ’e aore ra le tumu
faraoa. '0 Ruala 'ata nô Raiatea te metua o te
'uru. I le ho ’e tau o ’e rahi ’ua pupu ’oia i lona
lino ’ei fa ’aora i lona 'uluafare i le 'ali pohe
po 'ia. Riro mai ai lona lino ’ei tumu 'uru, lona
rima ’ei ’ama 'a. lona rimarima ’ei rau ’uru,
’upo 'o ’ei mu 'a ’uru ’e lona arero ’ei hune
'uru. Maoti 'ia 'o Ruala ’ala i ora ai lona iho
lona
uluafare, lo Raiatea ato 'a i te o ’e, ’e ’o lalou
’Ua piri atu paha i te maha
ato 'a ho 'i i leie tau.
’ahuru huru ’uru i muta ’a ra. ’Ua haere iti roa
mai ra i leie tau.
Nô roto mai le tahi huru ’ahu
lapa U le ma ’ohi (’ahu pu ’upu ’u) i le a’a o te
lurnu 'uru.
L’arbre à pain et ses utilisations.
I. Sève demaiore, utilisée autrefois
pour la capture des oiseaux et pour
fixer les cheveux. 2. Écorçage
d'une branche de maiore pour la
fabrication du tapa.
3. Construction d'une pirogue à
partir d'un tronc d'arbre à pain.
4. Silo végétal où sont stockés les
fruits préalablement pelés.
5. Transport des fruits vers 1930.
6. Fosse à fermentation aux parois
tapissées de feuilles de ti.
7. Préparation de la popoi :
malaxage à l'aide d’un penu.
8. Cuisson directe au feu.
9.
Épluchage des fruits cuits.
10. Outillage traditionnel pour
l’exploitation de l'arbre à pain.
II. Porcelaine pèle-fruit. 12. Sorte
de gaule servant à détacher le fruit
de sa branche. 13. Le patio,
cueille-fruit marquisien.
Te fa’aohipara’a o te tumu 'uru.
1. Tapau 'uru o te ravehia, i rnuta'a
ra, nô te harura'a mai i te manu ’enô
te tâmau ra'a te rouru.
2. Hohorera'a ama'a 'uru nô te
hamani i te tapa. 3. Taraira'a o te
hô'e va'a i te tumu 'uru. 4. Vaira'a
ma 'a hotu o te tipitipihia.
5. Amora'a 'uru. 6. Vaira'a mâ'a
o te
fa'ahopuehia 'e tei tapo'ihia i te
rau'ere ti. 7. Hâmanira'a popoi :
tupa 'ipa 'ira 'a o te mau mâ'a.
8. Tunura'a i ni’a i te 'auahi.
9. Tipitipira'a o te mau mâ'ahotu i
tunuhia. 10. Te mauiha'a e ravehia
nô te tanura'a i te tumu 'uru.
11. Poreho no te tipitipi i te mau
mâ'ahotu. 12. Rau nô te ravera'a
mai i te mâ'ahotu i ni'a i te tumu.
13. Pafio, rau mâ'ahotu nô te lenua
Matuita.
75
ARC
arc, nom masc. Tahitien; fana. Long de
1,50 m, l’arc était en pürau, poli, orné de
cheveux
ou de fibres de coco. La corde
était en rô'â. La tige de bambou des flèches
atteignait 60 à 90 cm. Elle s’achevait par
une pointe effilée en bois de ’aito durcie au
feu. Le carquois était taillé dans un entre¬
nœuds de bambou. Le tir à l’arc était un jeu
sacré réservé aux classes dirigeantes. On le
pratiquait sur une '''plate-forme de pierres
et le vainqueur de la compétition était celui
dont le tir portait le plus loin. Les archers
ne cherchaient
pas à rivaliser de précision,
l’arc n’étant pas une arme de guerre ou de
chasse.
• Le tir à l’arc tel
qu’on le pratique aujour¬
d’hui à Tahiti est un sport hérité des tradi¬
tions européennes. Une Compagnie de tir à
l’arc de Tahiti a été fondée en 1966. Dix
clubs regroupent
142 archers en 1987. Ils
comptent plusieurs champions tels Willy
Moffait, Johnny Sioult et Sandra Viriamu.
et
vit
profondément encastrée dans une
cavité qu’elle se creuse dans le corail mort.
Area imhrieata atteint 3cm et vit attachée
à la face inférieure des blocs coralliens
morts ou dans les cavités naturelles.
Hom. : voûte en forme d’arc : l’arche d’un
pont ; coffre, armoire : l’arche de Noé,
vaisseau
légendaire hermétique, avait été
construite pour échapper au Déluge.
archéologie, nom fém. Science qui
cherche à restituer la vie des hommes du
passé par la recherche et l’étude des ves¬
tiges d’anciennes occupations humaines.
C’est grâce à ces restes témoins que l’ar¬
chéologue tente de reconstituer r*environnement, l’histoire, les activités économi¬
ques, les relations sociales ou la vie spiri¬
tuelle des communautés disparues. Outre
les techniques qui leur sont propres comme
les relevés ou les '•'fouilles, les archéologues
mettent
à contribution diverses sciences
auxiliaires ; étude des sols, des "'pollens, de
la "'flore, des vestiges osseux, analyses
physico-chimiques en vue des "'datations...
Polynésie, les premières recherches
archéologiques, à l’initiative du Bernice
"'Bishop Muséum d’Honolulu (Hawaï)
• En
furent des observations de surface faites
aux
Marquises
en
1920 (E.S.C. Handy,
R. Linton). Elles décrivaient les "'sites de
surface (constructions en pierre, "'pétro-
glyphes, mais aussi les objets anciens et
encore en usage) et cherchaient à travers les
modes de vie des gens de l’époque un début
d’explication du passé. L’occupation de la
Polynésie était a priori considérée comme
relativement récente. C’est ainsi que la
seule observation des vestiges de surface et
défilé d’archers au cours du Heiva
des modes de vie traditionnels était suppo¬
sée rendre compte des cultures ayant peu
évolué depuis l’époque du peuplement. En
équipement d'un archer dans la
Polynésie ancienne : arc, carquois,
flèches (dessin de J. Miller, 1769)
1925, K.P. "'Emory répertoriait 240 sites
îles de la Société et visitait 27 îles des
Tuamotu où 11 repérait 300 *marae. Les
aux
te mauiha'a a te hô'e ta'ata te’a : te
fana, te vaira'a te'a, te te’a
arc-en-ciel à Moorea
arc-en-ciel, nom masc. Tahitien : anuaArc lumineux qui seformedans le ciel
quand la lumière du soleil est décomposée
nua.
et
en
réfléchie par les gouttes d’eau tombant
pluie. De l’extérieur vers l’intérieur, on
trouve
successivement 7couleurs: rouge,
orangé, jaune, vert, bleu, indigo et violet.
Le champion du monde cycliste porte le
maillot “arc-en-ciel”.
• L’Arc-en-ciel fut aussi un
journal publié
par l’Église évangélique en Polynésie. 11
avait pour but «l’éducation intellectuelle,
morale et religieuse de la population», mais
ne
fut publié qu’en 1886 et 1887.
Arche, nom fém. Désigne plusieurs
espèces de Mollusques du genre Area.
Leurs valves ont généralement une forme
trapézoïdale. Area ventricosa atteint 10cm
76
fouilles archéologiques proprement dites
débutèrent dans les années 60, alors que se
poursuivait, en même temps et parfois au
même endroit, r"'inventaire de surface. Les
fouilles à "'Ha’atuatua, île de Nuku Hiva
(1956) et à "'Hane, île de Ua Huka (1964) et
les fouilles à "'Maupiti en 1962-1963 permi¬
rent d’établir des comparaisons entre la
Polynésie occidentale et la Polynésie
orientale. A la même époque, de grands
travaux archéologiques étaient menés à
"'Opunohu (Moorea) et dans la presqu’île
de Talarapu à Tahiti. Plus récemment, les
archéologiques s’intensifièrent :
"'Papenoo (Tahiti), à
"'Vaito’otia et Fa’ahia (Huahine), dans les
îles de Tepoto, Reao, Takapoto (Tuamotu),
et Ua Pou, Tahuata (Marquises). Actuelle¬
ment, un programme d’inventaire systéma¬
tique des sites archéologiques des archipels
de la Polynésie française est mené par le
Département d’Archéologie du Territoire.
travaux
dans la vallée de la
ARCHÉOLOGIE
Archéologie.
Reconstitution de l'évolution de
l’homme par la paléontologie.
1. Homo habilis. 2. Homo
australopithecus. 3. Homo sapiens
néanderthaleusis.
Connaissance de l’art
paléolithique. 4. Peinture
boshiman (Afrique du Sud).
5. Statuette de Lespugue
(Haute-Garonne). 6. Bison
poiychrome d’Aitamira (Espagne).
Diversité des lieux de recherche.
7. Fouilles sous-marines en
Méditerranée. 8. Chantier de grotte
à Tantavel (France).
Connaissance du passé par les
monuments. 9. Pisac au Pérou.
L’archéologie en Polynésie.
10. Fouilles des sépultures du mofu
Paeao à Maupiti en 1962-1963 par
Y. Sinoto. 11. Fouilles du marae
Te Tahata à Tepoto par E. Conte en
1984. 12 et 13. En 1925, K. Emory
releva à Papenoo une plate-forme
d'archer que le Département
d’Archéologie achève aujourd'hui
de restaurer.
77
ARCHIPEL
78
ARCHIPEL
archevêque, nom masc. Dignitaire reli¬
gieux catholique exerçant un pouvoir, sur¬
honorifique, sur une province ecclé¬
siastique groupant plusieurs ♦diocèses.
• L’archevêché de Papeete, créé le 21 juin
1966, regroupe le diocèse de Taiohae et
celui de Papeete. Monseigneur Paul
♦Mazé fut le premier archevêque de
Papeete ; Monseigneur Michel *Coppenrath en est le second, depuis le 5 mars 1973.
tout
archipel,
nom
masc.
Groupe d’*îles
proches les unes des autres et présentant
souvent les mêmes caractéristiques
physiques.
Les océans sont parsemés de nombreux
archipels qui comprennent parfois des mil¬
liers d’îles : l’archipel nippon en compte
3 400. Certains sont essentiellement formés
de
grandes terres : les îles Britanniques,
l’Indonésie, la *Nouvelle-Zélande.
•
-
La Polynésie comprend cinq archipels :
les îles de la * Société
5 *atolls
les ♦Tuamotu': 76 atolls
:
9 îles hautes,
-
-
-
-
les ♦Gambier : 8 îles hautes,
les *Australes ! 6 îles hautes,
les ♦Marquises :
1 atoll
1 atoll
11 îles hautes, 1 atoll.
Archipels. 1. Atoll des Tuamotu.
2. Baie de Haurel et massif
montagneux de Rapa.
79
ARCHITECTURE
architecture, nom fém. * Art de construire
châteaux, bâtiments publics...) à l’architec¬
proportions déterminées. L’Histoire dis¬
tingue de nombreux styles architecturaux ;
grec, romain, roman, gothique, baroque,
classique ou moderne. On oppose aussi
l’architecture civile (hôtels de ville, palais.
visage.
et d’orner des édifices selon des règles et des
Architecture. 1. Maison coloniale
tahitienne vers 1845 (dessin de
M. Radiguet). 2. Palais de la reine
Pômare vers 1870, 3. Maisons de
commerce sur le front de mer de
Papeete en 1888. 4. Presbytère
protestant de Papeete (fin du XIX“
siècle). S. Mairie d'Arue, ancienne
résidence secondaire de style
colonial (vers 1930). 6. Bâtiment
administratif moderne à Papeete
(1986). 7. Le marché de Papeete
reconstruit dans un style néocolonial en 1987. 8. Centre
commercial Vaima (1978).
9. Bâtiment de style néo-
polynésien : Service du Tourisme
(1986).
80
religieuse (temples, églises,
mosquées...).
Sens figuré : l’architecture est aussi l’or¬
donnancement, la structure de quelque
ture
chose: l’architecture d’un discours, d’un
ARIDITÉ
archives, nom fém. pl. Collection de docu¬
ments qui proviennent de l’activité d’une
personne ou d’une institution (archives
d’un colon, de la Chambre d’Agriculture).
Ces documents sont conservés classés en
grandes séries puis en sous-séries. On les
retrouve dans les fichiers d’après leur cota¬
tion. Chaque pays conserve ses archives, ce
sont les archives nationales, mais une
famille peut détenir ses propres archives.
Les fonds sont composés de lettres, de rap¬
ports, d’enquêtes, de titres de propriété, de
livres de comptes, de procès-verbaux. Dans
les dépôts, sont archivés aujourd’hui des
photographies, des films, des bandes
magnétiques. Chaque citoyen a le droit de
consulter les documents d’archives vieux
de plus de trente ans, souvent disponibles
sur micro-films. De nombreux livres d’Histoire ont été écrits à partir de recherches
faites dans les archives nationales ou
territoriales.
• Le Service des Archives territoriales,
créé en juin 1962, s’installa dans les com¬
bles de l’ancien *palais des Pômare, puis
fut transféré rue du Commandant Destre-
plus anciens
(correspondances des
■"gouverneurs, procès-verbaux des ■"assem¬
blées de la colonie, ""journaux officiels,
rapports des ""administrateurs, statistiques,
photographies...). Ce service possède éga¬
lement une bibliothèque historique.
meau.
Les documents les
remontent
à 1850
’âretu. Andropogon tahitensis. Plante her¬
Cypéracées. On
l’utilisait autrefois pour la confection des
toitures des *fare traditionnels et on la
répandait sur le sol pour en atténuer les
aspérités.
bacée de la famille des
’ârevareva (ou ’âravarava). Maladie de
peau. Elle était la conséquence de l’usage
Carmes en 1920. Rallia la *France Libre
dès 1940 et assura les fonctions de haut""commissaire de France dans le Pacifique
Chargé par de ♦Gaulle
d’enquêter sur la mission ♦Brunot, il
débarqua à Papeete le 23 septembre 1941.
En quelques jours, son bon sens et sa fer¬
meté apaisèrent les tensions. Il renvoya
de 1941 à 1943.
successivement Richard Brunot, Émile de
♦Curton et quelques autres pour les rem¬
placer par le lieutenant-colonel Georges
♦Orselli (!"" octobre 1941). Ce choix
ramena enfin le calme dans la
colonie. Par
la suite, après avoir commandé les Forces
Navales Libres (1944) et occupé le poste de
haut-commissaire de France en Indochine
(1945-1947), Thierry d’Argenlieu retourna
à la vie religieuse. Il est mort en 1964.
argile, nom fém. Roche sédimentaire for¬
mée de grains au diamètre inférieur à 50
microns (0,05 mm). L’argile naît par ♦alté¬
ration chimique d’une roche, elle est riche
en silicates d’alumine. En Polynésie, les
argiles issues de la décomposition des
♦basaltes sont de couleur ocre-rouge car
contiennent une forte proportion
elles
d’oxydes de fer.
Les argiles sont imperméables mais peu¬
vent s’imbiber d’eau. Ce faisant, elles aug¬
mentent de volume et élargissent
sures
où
elles
se
sont
les fis¬
installées.
Au
contraire, l’^évaporation provoque leur
rétraction : elles se fendillent et se réduisent
en
poussière. L’argile est souvent utilisée
dans la ♦poterie.
aridité, nom fém. Grande ♦sécheresse qui
intéresse des régions où la rareté et l’irrégu¬
larité des pluies sont aggravées par une
intense ♦évaporation. Les régions arides
guérir montraient avec fierté leurs cica¬
reçoivent en général moins de 150 mm de
♦précipitations par an. Il s’agit du centre de
l’Australie, du Kalahari africain, du nord
du Chili, des hauts bassins de l’ouest des
sant que celui qui buvait du
• Il n’y a pas de
quotidien de la boisson de ■" ’ava. La peau
séchait, se fendillait, des ulcères apparais¬
saient. Les Tahitiens qui parvenaient à les
trices. Ils en obtenaient de la considéra¬
tion. Les femmes les recherchaient, pen¬
’ava tous les
jours ne pouvait qu’être riche.
►
’arevareva. E ma'i te ’arevareva e tupu i ni’a te
’iri O te ta'ata ’ia inu rahi ’e ’iajnu
i te
tâmau
’ava mâ’ohi ra te ’ava. E maro te ’iri,
’e "âfâfâ
haere atu ai, ’e epü’ô te ma’i e tupu mai.
ora taua mau
’la
pü’ô ra e toe haere noa mai ta te
rifa, ’e e riro ta ’ei te’ote’ora’a na te ta’ata inu,
inaha ’ei tapa’o ïa nô tma inu rahi i te ’ava, ’o
te ta’ata tao’a ana’e ho’i te nehenehe e inu i te
’ava i te mau mahana ato’a; ’e e
fa’ahina’arora’a ïa ’ona na te vahiné.
ARGENLIEU (Georges Thierry d’) (1889-
1964). ""Amiral et religieux français né à
Brest
en
1889. Entra dans l’Ordre des
Georges Thierry d'Argenlieu
États-Unis et d’une vaste zone allant du
Sahara à l’ouest de la Chine.
région aride en Polynésie
française, mais, entre les Marquises et le
Pérou, les précipitations annuelles peuvent
être inférieures à 300 mm. Il arrive aussi
qu’à la saison sèche les côtes abritées de
l’^alizé, ou côtes sous le vent, connaissent
une aridité passagère. L’indice de Gaussen
permet d’identifier les mois secs. Pour qu’il
y ait sécheresse, les précipitations doivent
être inférieures à deux fois la température
moyenne du mois: Pmm<2t°. Ainsi, à
Tahiti-Faaa août est sec puisque 40 mm < 2
(24°2).
Voir aussi : climat tahitien, upwelling.
Sens figuré : la même définition se com¬
prend aisément quand on parle d’aridité de
cœur, d’aridité d’esprit.
81
ARI’IAUE
ARIIAUE
(1838-1855). Fils aîné de la
reine *Pomare Vahiné IV et d”''Ari’ifaite.
Ari’iaue a Tu était chef d’*Afaahiti et l’hé¬
ritier de la couronne. A sa mort, son frère
Teratanae lui emprunta son nom et devint
roi
sous
le
nom
de Pômare V
en
1877.
Ari’iaue désigne donc les deux premiers fils
de Pômare Vahiné IV.
ARnFAITE(vers 1810-1873). Grand chef
polynésien. Né à Huahine, Ari’ifaite a Hiro
était, par sa mère, descendant du roi
*Tamatoa et cousin germain de la reine
*Pomare Vahiné IV. Il épousa celle-ci en
1832 après que la reine eût répudié son
premier mari *Tapoa. Le couple subit les
sanctions de la *London Missionary
Society pour s’être mêlé à la secte
♦Mamaia. Lors du *Protectorat, Ari’ifaite
se montra hostile aux
Français et suivit la
reine dans son exil. Mais, époux de la reine
sans avoir les fonctions royales, il ne vou¬
lait pas se mêler aux affaires du gouverne¬
En dépit d’une brouille survenue en
1848-1849, cette union fut placée sous le
signe de l’entente et, par son ascendance et
son maintien, Ari’ifaite contribua au
pres¬
tige du couple royal.
ment.
►
ARI’IFAITE (1810-1873) ’Ua fânauhia ’oia i
Huahine. Ari'ifaite a Hiro lona i'oa tumu. / te
pae O tôna melua vahiné, e hua'ai huiari'i ïa
’oia na te ari ’i ra ’o Tamatoa, ’e e aura 'a
taea ’e alo ’a lona ’e te Ari’i vahiné Pômare IV.
/ te matahiti 1832, i mûri a 'e i tôna nonoara ’a
(fa ’ata 'ara ’a) i tana tane matamua ’o Tapoa,
’ua ha'aipoipo te Ari’i vahiné Pômare IV i tôna
iho taea’e ’o Ari’ifaite tei topahia te i’oa ’o
Pômare tane. ’Ua fa’ahapa ’eta’eta te mau
’orometua peretâne ta rôua nô tô râua rirora ’a
atu i roto i te pupu ta ’ata mômâia.
/ te tau O te fa’aterera’a Hau lâmaru farani,
’ua /ari’i ’ino ’oia i te fa’aterera'a a Farani ’e
Ari’ifaite
’ape’e ’oia i te Ari’i vahiné i tôna
fa ’aru ’era ’a i te fa ’aterera ’a ’a horo atu ai i
’ua
Raiatea. Noa atu a ta tona ti’ara ’a tane nô te
Ari’i vahiné, ’aita ’oia i hina’aro i te ha’apa’o i
te
fa’aterera’a o te fenua ’o te mauhia ra e tôna
iho vahiné.
ari’i nui ou ari’i rahi. Titre porté par
certains chefs polynésiens. Le pouvoir de
Vari’i pouvait s’étendre à un ensemble
d71es. Considéré comme descendant des
dieux, auxquels on rattachait sa généalo¬
gie, il en portait les insignes : la ceinture de
plumes rouges (*maro’ura) reçue lors de la
♦cérémonie d’intronisation au *marae,
d’où son nom : ari’imaro’ura. Il était aussi
Pômare II ’e tana vahiné i Matavai
les ari'i lors de la cession de
Matavai aux missionnaires
(gravure d’après R. Smirke)
82
appelé ari’i tapu. 11 prononçait la sépara¬
tion d’avec le reste de la société, ou tapu,
en fonction de son *mana.
Ainsi, des mets
lui étaient réservés, son ombre ne pouvait
toucher personne, certains mots qu’il utili¬
sait étaient interdits. Chaque terre sur
laquelle il posait le pied devenait sa pro¬
priété. Aussi préférait-on le porter sur les
épaules... Le pouvoir politique de Vari’i nui
se mesurait à la facilité
nouer une
qu’il avait ou non de
alliance avec d’autres ari’i.
Voir aussi : ari’i ri’i, hau ari’i, hui ari’i.
►
aril nui. ’O te ari’i mana hau roa atu ’ia i te
E hume ’oia i te hatua mana
mau ari ’i ato ’a.
ra, te
maro ’ura i ni’a i te
maro ’ura
marae : e ari’i
’ia te tahi atu i’oa tona. No ’o mai
tona mana i te mau A tua ra, inaha ho’i e
hua ’ai ’oia nô te A tua iho. Nana ato’a ho ’i e
fa ’aoti i te tapu ’e i te rahui i parau ato ’a-hiaai e. e ari ’i tapu.
Te mau mô'a maitata’i ato’a o te fenua
moana, nana ïa.
’e o te
E mea tapu tona tino. E ti’a le
tahi atu mau ari’i ’ia auraro ’e ïa fa ’atura i tôna
mana ari ’i nui maro ’ura.
ARI’IPAEA
HAUMURE
(1819-1896).
Grand chef tahitien. Ari’ipaea Vaira’atoa
Haumure était membre de la famille des
♦Pômare et très proche des héritiers de la
couronne.
maono.
En
1842, il devint chef d’^Ati-
Il entra
en
rébellion
contre
les
Français lors de la ♦guerre franco-tahitienne et rejoignit la reine ♦Pômare Vahi¬
né IV à Raiatea. En 1846, il se soumit à
Armand *Bruat qui le nomma chef de
♦Pare-Arue. Dès lors il combattit au côté
des Français et participa aux batailles de
♦Punaauia et de la *Papenoo. Il aida aussi
♦Ari’itaimai dans son rôle de pacificatrice.
On alla jusqu’à proposer de le nommer roi
en
remplacement de Pômare Vahiné IV.
Mais son rôle déclina avec la fin des hostili¬
tés. Sa passion pour l’alcool lui enleva une
partie de son autorité, bien qu’il demeurât
très respecté.
Autres noms :
Hamarura’i, Pômare a tu.
ARIOI
arVi ri’i. Titre donné à un chef polynésien
dont le sang royal était mélangé à du sang
plébéien. Après les *ari’i rahi, les ari’i ri’i
formaient la classe supérieure de la société
polynésienne {*hui ari’i), fondée sur un
pouvoir religieux ou quasi magique. Le
pouvoir d’un ari’i ri’i s’étendait sur un ou
plusieurs *districts. Les descendants des
branches cadettes des ari’i (*iatoai) pou¬
vaient exercer le pouvoir sur une partie de
district. Ils formaient la garde des ari’i,
leurs messagers ou les chefs de combat.
►
ari’i ri’i. HDiana loua i nia i itina iho
mata ’eina 'a
'e ’aore ra i le tahi 'e alu
’O te ari ’i nui maro 'ura 'e te ari ’i
huiari'i- ’Are'a to ratou mau ’opu teina
ra, e iato 'ai ïa. E mana ato 'a tô râtou i ni'a i te
tahi tuha 'a o te mata ’eina ’a. E riro ato ’a na
râtou ’ei nu ’u lia ’i (’oia ho ’i e hiva) no te ari ’i,
’e aorera ’ei ve’a no te ari’i ’e ’ei rauti lama’i.
mata ’eina 'a.
ri’i te
ARIITAIMAI (1821-1897). Grande cheffesse tahitienne du clan des *Teva. Fille du
Grand *Tati, chef de Papara, et de Atiau
Vahiné, du clan des Marama, Ari’itaimai
Adoptée par la
était de haute naissance.
femme de *Pomare 11, elle fut élevée avec
la princesse *Aimata, dont elle demeura
l’amie intime. En 1842, c’est pour elle qu’on
suspendit pour quelques jours la loi de
1837 interdisant aux Européens d’épouser
des Tahitiennes: Ari’itaimai épousa
Alexander *Salmon. Le couple joua un
grand rôle, politique et économique. En
tant que cheffesse, Ari’itaimai dirigeait le
district de Papara, mais aussi ceux de
Ha’apiti et de Teavaro (Moorea). Elle usa
de son amitié avec la reine pour tenter de
mettre fin au conflit avec les Français. Sur
le plan économique, elle sut, avec son mari,
mettre en valeur ses
immenses domaines.
Enfin, grâce à l’historien Henry*Adams,
elle rédigea des «Mémoires» à la gloire des
Teva, document très important pour con¬
naître l’Histoire de Tahiti.
Autre nom; Ari’ioehau aTati.
►
ARI’ITAIMAI (1821-1897) No roto ’oia i te_
’opu ari ’i tuiro ’o o Teva. E tamahine ’oia na
Tapuata ’aroa (e mo ’otua t'a na Tati, ’oia ho ’i ’o
Taura’atua i Patea) raua ’o Marama
Ari’imanihinihi ’o teipi’i-ato’a-hia ’o ’Atiau
vahiné, no roto i te ’opüari’i Marama no
Mo’orea. E vahiné huiari’i’ia ’oia. ’Ua
fa’a’amuhia raua ’o
te vahiné a te Ari’i
’Aimata (Pômare IV ’ia) e
Pômare II, riro mai ai
’Ua ha ’aipoipohia
’oia i le matahiti 1842 i te papa ’a ra ’o
raua
’ei tuahine fa ’a ’amu.
Alexander Saimon. ’Ei râve’a e nehenehe ai to
tuahinefa’a’amu, na roto iho a râi te ’imira’a i
te rave ’a no te tamaru i taua ’arepurepu ra ’e
’ia hau a’e ho’i te tama'i e tupu ra i taua tau ra
i rotopu i te nu ’u farani ’e tô Tahiti.
E ’ohipa rahi faufa ’a ato ’a ta raua i rave i te
pae o te fa ’a ’apu, i ni ’a iho â râ i tôna rahira ’a
fenua i Papara ’e i Mo ’orea. Maoti te papa ’â
ra ’o Henry Adams, ’ua pâpa’i ’oia i te hôô
putafaufa’a roa no ni’a i te ’a’amu ’o Tahiti i
taua tau ra. ’Ua pohe ’oia i Pape ’ete i te
matahiti 1897 ’e ’ua hunahia i Papara i te
menema feti’i. E hua’ai rahi tô râua i te fenua
nei. ’O Teri’irere-i-’outu-rau-matora’i-
Ari’ioehau tôna i’oa ti’ara’a huiari’i.
arioi. Membre d’une *secte de chanteurs et
danseurs itinérants, adorateurs du dieu
*Oro “à la lance posée”, expression pacifi¬
que de cette divinité. Une initiation pro¬
gressive permettait de gravir huit échelons,
chacun marqué par des *tatouages diffé¬
rents. De petits signes dans le creux du
genou et une couronne de feuilles de hutu
rouges et jaunes désignaient l’échelon le
plus bas. La jambe tatouée jusqu’en haut
de la cuisse et la ceinture rouge (arioi
maro ’ura) indiquaient l’ordre le plus élevé.
Lors des cérémonies d’intronisation dans
société, le nouvel adepte recevait un
Chaque passage de classe donnait
lieu à des cérémonies, à d’autres tatouages
la
nom.
et à des fêtes qui pouvaient durer plusieurs
jours et plusieurs nuits. Les arioi étaient
des comédiens recherchés pour leurs spec¬
chants, de *danses et de panto¬
mimes ou pour leurs talents de conteurs.
Dans son journal de voyage, le naturaliste
John *Eorster a mentionné que : «Dans les
tacles de
grandes assemblées que tiennent les arioi et
dans les voyages qu’ils font, ils se nourris¬
sent des végétaux les plus exquis. Us man¬
gent aussi beaucoup de porc, de viande de
chien, de poisson, de volailles que les teuteu, ou la classe inférieure du peuple, leur
fournissent libéralement... Les plaisirs sen¬
suels les accompagnent partout où ils vont,
ils ont de la musique et des danses qu’on dit
être très lascives...». Les membres de la
pratiquaient une liberté sexuelle to¬
tale et se distinguaient du reste de la société
secte
par le recours à r*infanticide. Les arioi
étaient protégés par les chefs et chaque
district les accueillait dans un fare arioi
construit à leur intention. Les voyages des
arioi étaient précédés ou suivis de cérémo¬
nies sur les *marae dédiés à Oro. D’autres
avaient lieu à la mort d’un membre. Le
*rohotu noanoa, situé au sommet du
Mt*Temehani de Raiatea, souvent perdu
raua ha
’aipoipora ’a e tupu, ’ua fa ’ataime-ri ’ihia ïa te mana ’o te ture nô te matahiti 1837 ’o
te ’ore efa’ati’a ra i tepapaâ ’ia ha’aipoipo i te
dans les nuages, était considéré comme le
vahiné lahiti. E riro ’oia ’ei Pavana no Papara,
’e tae roa ato ’a atu tÔna mana huiari’i i nâ
►
arioi. Epupu ta’ata ’ia e ha’amori i te atua ra o
Oro, ’e te ’aravihi i te mau peu ’ori, te himene
’e rau atu a mau peu tumu no taua tau ra. E
mata ’eina ’a ra
’o Ha ’apiti ’e ’o Te ’avaro i
Mo’orea no tona ti’ara’a hua’ai no te ari’i
Marama. E tuha ’a ’ohipa rahi ta raua tâna
’arepurepu ’o te fa ’aterera ’a
a te Ari’i vahiné PômareIV, ’o tona iho ho’i
tane i rave i te tau
Ari'itaimai
représentation d’arioi
par P. Gauguin
paradis des arioi.
heiva te i’oa o ta ratou mau fa’anaho ra’a e
ha ’uti nâ te nuna ’a. Nô reira, ’ua ’atutu to
râtou ro ’o ’e e fâri ’i popouhia ratou ’ia tae atu
i te ho e mata ’eina ’a ’e ’aore ra i te ho ôfenua.
83
ARI’OI A TANE
E fare ta 'a noa tô râtou : e fare arioi, 'e nâ
reira ato ’a ho 'i te ma 'a : e aupuru-maita ’i-hia
râtou. 'la tupu târâtou mau ‘upa'upa, eparai
haere ïa ratou i lô râtou tirto i te rehu ti 'a 'iri
’e to ratou mata ra i te 'u mati. E hâtua ’auti
to ratou 'e te hei hutu. E orara 'a ti 'ama ta 'a â
roa to ratou, i rotopu iho a râ i te tâne 'e te
vahirte. E ha 'apohe râtou i te 'aiu i te taime iho
e Jânauhia mai ai ma te
pâtia te horu upo ’o i te
ivi ’uâo.
E va 'u ti 'ara 'a tâ roto i te arioi. Nâ te huru ta o
te rtana 'o o te 'avae e fa 'ata 'a i te reira ; e 'avae
parai te i 'oa o te ti 'ara 'a teitei roa a 'e, e arioi
maro 'ura
tetahi ato ’a atu i'oa no te mea e
hatua maro 'ura ato 'a to le arioi.
E 'oro 'a ta 'a e 'e te pinepine ta te arioi i ni 'a i
to ratou mau marae tei
te atua ra
'o Oro.
pupuhia 'ei marae na
'0 rohutu no 'ano 'a te i 'oa o tâ râtou ao i mûri
a 'e i te
ra
pohera 'a : tei ni 'a noa a 'e 'ta i te mou 'a
'o Temehani i Raiatea.
ARI’OI A TANE (fin XIX^). Chef tahitien.
Ari’oi a Tane fut l’un des très rares Polyné¬
siens à se faire élire au *Conseil général en
1892, en compagnie de *Tati Salmon, Ari’i
a Teraimano et Temari’i a Rereao.
Repré¬
sentants du *parti protestant, ces chefs
votèrent en 1893 contre le président Fran¬
çois *Cardella, ce qui amena la dissolution
du Conseil général par le gouverneur Granier de Cassaignac.
aristocratie, nom fém. Classe de la société
formée des membres de la noblesse, ou de
personnes qui se sont désignées par leur
supériorité intellectuelle, physique, ou
financière. D’une manière plus générale,
c’est un système de *gouvernement exercé
par cette “élite”, à l’inverse de la *démo-
cratie.
• Dans la société traditionnelle polyné¬
sienne, le pouvoir était détenu par l’aristo¬
l’apparition des
*Pomare, le gouvernement de Tahiti se
rapprocha d’une *monarchie, et l’aristo¬
cratie désigna alors les membres' de la
famille des Pômare et les *tâvana. A partir
cratie des * ari’i. Avec
de
1880, la démocratie fut instaurée en
Polynésie. Le terme d’aristocratie fut alors,
par extension, employé pour les descen¬
dants des anciens chefs polynésiens, mais
désigna surtout les grands propriétaires
terriens et les riches
négociants.
armateur, nom masc. Individu ou société
qui commande, équipe et exploite des
navires de commerce ou de pêche. Les
armateurs les plus puissants sont japonais,
américains, grecs et britanniques, mais une
partie de leur flotte navigue sous les ‘"pavil¬
lons de complaisance du Libéria ou dePanama. En effet, ces pays sont moins exi¬
geants en matière d’impôts, de salaires et
de conditions de travail des équipages.
porte-conteneurs armé par la
compagnie Hyundai
84
Les premiers armateurs arrivèrent en
Polynésie dans la première moitié du XIX"
•
siècle. Ils se livraient au commerce de la
*nacre, du bois de *santal, de l’arrow-root
du porc, et, comme John Brander ou
Jacques-Antoine Moerenhout, appar¬
tenaient à la grande bourgeoisie coloniale.
A la fin du XIX" siècle, ils disparurent au
profit des grandes sociétés commerciales
américaines, néo-zélandaises et allemandes
qui s’étaient établies dans le Pacifique.
et
Aujourd’hui, plusieurs armateurs dispo¬
sent de *goélettes pour le cabotage interin¬
sulaire : la C.M.M. Moorea Line-Moorea
Ferry, les sociétés Aranui, Araroa, Tuha’a
Vaihere, Taporo, Temehani... Ces
armateurs doivent, depuis 1977, desservir
la plupart des îles, y compris les plus déshé¬
ritées. En contrepartie, l’*administration
garantit des tarifs de ‘"fret intéressants.
Jusqu’en 1987, une seule société locale
armait pour les liaisons internationales :
l’entreprise Cowan-Tahiti Line. Néan¬
moins, une dizaine de compagnies interna¬
pae,
tionales ont une agence ou un correspon¬
dant à Tahiti, notamment la “"Compagnie
générale maritime, la Polish Océan Line, la
South Sea Steamship, la Kyowa Shipping
Co, la Hyundai, la Jebsen...
arme, nom fém. Instrument qui sert à
effrayer, blesser ou tuer un ennemi. En
métal, en forme de pointe ou de lame aigui¬
sée, c’est l’arme blanche : épée, sabre,
■"lance, etc. Utilisant la poudre pour
propulser un projectile à plus ou moins
longue distance, c’est l’arme à feu :
revolver, fusil, mitrailleuse, etc.
• En
Polynésie, les “"guerres d’autrefois,
fréquentes entre groupes rivaux, contri¬
buèrent
à
développer un armement
traditionnel. On y trouvait les “"massues
ou “"casse-tête, les lances-massues
(*’ômore) de 3 à 5 m, pour les combats rap¬
(tiea)
prochés, et les lances (tao) de 5 m, em¬
ployées comme armes de jet. Elles étaient
en bois de fer
(*’aito), polies mais peu déco¬
rées. D’autres armes étaient fabriquées soit
avec des dents de requin, soit avec
l’épine
dorsale en dents cîe scie de la raie, ou en¬
des coquilles d’huîtres polies et
aiguisées (pârau), parfois emmanchées en
poignard ou montées sur des massues.
Elles infligeaient de sérieuses blessures
core avec
dans les batailles au corps à corps. Des
“"frondes (ma'a, maka) en fibres de coco
tressées,
permettaient
à
des
lanceurs
habiles de projeter des pierres lisses ou
tranchantes. Les armes traditionnelles des
Polynésiens étaient donc essentiellement
armes blanches, ce
qui explique leur
frayeur à l’arrivée des Européens, qui se
des
servaient d’armes à feu. “"Arcs et flèches
n’étaient pas utilisés au combat, mais dans
les jeux d’adresse.
• arme à feu. Instrument utilisant la force
explosive de la poudre pour propulser un
projectile (balle, boulet ou obus). Les pre¬
mières armes de feu dont les Polynésiens
éprouvèrent les funestes effets furent, en
ARME
1767, les canons du * Dolphin: «Amo et
Berea reçurent à Aaropa la nouvelle de
singulière visite et on leur fit un rap¬
port dont les détails étaient chargés en rai¬
cette
son
de l’étonnement que le navire, l’équi¬
page et le bruit des armes à feu avaient
causé aux premiers témoins» (J.A. Moe-
“Voyages aux Iles du Grand
Océan”). Les premiers déserteurs, notam¬
ment les Suédois, puis les Anglais du
Bounty, introduisirent des mousquets et
des pistolets. Les chefs, Pômare II surtout,
essayaient de les convaincre de faire la
renhout :
guerre à leurs côtés pour obtenir un avan¬
tage sur le camp adverse. En échange de
*porc salé, les Australiens fournirent fusils
et baïonnettes.
L’introduction des armes à
guerres internes beaucoup
plus meurtrières. A la bataille de *Fê’i Pi,
les Polynésiens s’en servirent massivement,
feu rendit les
délaissant leurs traditionnelles armes blan¬
ches. Plus tard, lors des combats contre les
Français, ils utilisèrent non.seulement des
fusils, mais aussi des obusiers.
Aujourd’hui, la vente des armes à feu est
très sévèrement réglementée en Polynésie.
Autres sens : Sens
une arme
des
figuré : “le sourire est
efficace”. Au pluriel : le métier
armes
est
la carrière militaire ; les
qui illus¬
passé historique, d’un
pays, d’une cité ou d’une famille : les armes
du drapeau polynésien.
armes sont les dessins et couleurs
trent
la devise, le
Armes. 1. Lance des Tuamotu ;
’ômore, massue en forme de lance ;
lance des îles Australes. 2. Guerrier
marquisien (dessin in Krusenstern,
1804). 3. Guerrier armé d’une
lance (dessin de Lejeune, 1823).
4. Soldat armé d’un fusil (dessin de
Lejeune). 5. Soldats de la garde
royale de Pômare IV armés de
sabres d’abordage, de fusils à
pierre et de baïonnettes (dessin de
Lejeune). 6. Soldat du R.I.M.A.P.
armé d’un fusil PAMAS (1988).
85
ARMISTICE
armistice, nom masc. Accord entre des
belligérants pour suspendre les hostilités.
L’état de guerre subsiste cependant jusqu’à
la signature de la paix, que l’armistice est
supposé faciliter.
• L’armistice du 22Juin 1940, demandé
par
*Pétain à *Hitler, n’a pas été accepté par
certains Français qui ont refusé d’arrêter
les combats et furent à l’origine de la
*Résistance. Ce fut le cas dans les '"Établis¬
sements français de l’Océanie où une majo¬
rité s’est dégagée pour le ralliement à la
*France Libre et, dès le 2 septembre 1940, a
destitué le gouverneur Jean '"Chastenet de
Géry que sa neutralité rendait suspect.
"Voir aussi : Guerre mondiale (F"), Guerre
mondiale (2").
Arorai. Ce terme désigne les habitants des
îles “"Gilbert (*Kiribati) du nom de l’une de
îles : Arorae. Ils quittèrent
volontiers
surpeuplés, peu fertiles et en
proie aux guerres inteiTies, pour venir tra¬
vailler dans les "plantations européennes
des autres archipels. De 1867 à 1888,
ces
leurs atolls
948 Arorai
vinrent à Tahiti,
d’abord à
*Atimaono puis sur les exploitations des
petits planteurs. Des rapatriements eurent
lieu, mais une centaine d’immigrants accep¬
tèrent les primes offertes pour rester dans
la colonie et se fixèrent à Tahiti et Moorea.
Cette main-d’œuvre joua un rôle détermi¬
nant dans le
développement économique
des Établissements français de l’Océanie.
arrêté, nom masc. Décision d’une autorité
administrative (maire, préfet, ministre...)
qui a force de loi. On parle d’arrêté muni¬
cipal, préfectoral, ministériel.
arrow-root voir pia.
arsenal, nom masc. Établissement appar¬
tenant à la Marine nationale, et affecté à la
construction, à la réparation et à l’arme¬
ment des
navires. Papeete, excellent point
de relâche, fut très vite dotée d’un arsenal,
installé à "Tare Ute. Construit dès 1844 par
des ouvriers de la
Tahiti
Marine, l’arsenal de
mission l’entretien des
navires de guerre français.
Autres sens : fabrique d’armes et de maté¬
riel militaire. Par extension, le motdésigne
une grande quantité d’armes ou un maté¬
eut
pour
riel compliqué.
art, nom masc. Application d’un ensemble
procédés à une réalisation pratique :
faire quelque chose dans les règles de l’art ;
l’art militaire, l’art culinaire... Il s’agit éga¬
lement, dans un sens plus restreint, des
de
activités
groupe d’Arorai
officiel de P.F.
f
lires et légales.
,ésiden, du gouvernement
Hoho'a O te rrma’Fporlnetla.
I. pafiu. 2. penu ofa'i. 3. poro
tâhiri. 4. u’u no te fenua Enana.
5. hoho'a fa'anehenehe. 6. ti'i
ofa'i. 7. ko'oka. 8. ti'i râ'au.
9.
tapo'i hue. 10. parahira'a.
II. hoho'a fa'anehenehe o te hô'ë
fare ’aore ra 'o te hô'ë va'a.
Spécimens d'art polynésien.
1. tambour cérémoniel des
(132 x 25,2 x 25,2 cm).
2. pilon de basalte (16 x 10 cm).
Australes
3. manche de chasse-mouches
(env. 45 cm).
4. casse-tête marquisien (144 cm).
5. double sculpture en bois de
Tahiti (17,3 X 19 cm). 6. statuette
de basalte gris (28 cm).
7. contenant des îles Marquises en
noix de coco (14,50 cm). 8. ti’i des
îles de la Société en bois (30 cm).
9. couvercle de gourde. 10. appuides Australes
de la Polynésie française.
s.a.u. du
n° 789 PR du 11 décembre 1987 relatif a la
,,,oin° 84-820 du 6 septembre 1984 portant
ire de la Polynésie française ,
Jiti^n du gouvernement du territoire -.
„ ,oi du 29 .iuillet 1881 sur ta liberté de la presse et les
jniodificatits ;
o„7 53 ciu30avriH987
87-bJ nu oo
esiudiciitireseUégales ,
r
la délibération n
.,,a proposition
judiciaire.
d'appel
Arrête ;
publier les annonces turidirèl légales, les quotidiens suivants .
,.r..-
sont habilités à
Dépêche de Tahiti (SARL
sse) B.P. 50 à Papeete ;
ies Nouvelles de
lynésie française.
«Société polynésienne de
Tahiti (SA, B.P. 1757 à Papeete.
U présent
arrête sera publié au
yournuio/tînW de la
Fait à Papeete, le
28 janvier 1988.
Alexandre LEONTlF.Fh.
(33 X 12 cm). 11. sculpture
décorative de maison ou de
,r le
territoire i
Président du gouvernement du
Le ministre des affaires foncières
et administratives,
DavmondVANBASTOLAER.
86
relativeauxiin-
du procureur généra, prés la cour
ipeete, chef du service
tête des îles de la Société
pirogue de Rurutu (52 cm).
humaines
exprimant
arrêté territorial extrait du Journal
créatrices
d’œuvres
recherche esthétique.
L’*architecture, la "danse, la "musique, la
"peinture et la."sculpture sont des arts. Les
arts traduisent les traits originaux de cha¬
que civilisation.
• Les Polynésiens ont touché à de nom¬
breuses formes d’expression artistique. La
une
tradition orale nous a transmis les danses,
chants et "légendes. Les *arioi étaient
spécialisés dans l’art oratoire ("poésie,
"théâtre) et dans la danse. 11 nous reste
relativement peu d’objets témoins de l’art
décoratif. Nombreux sont ceux en matière
végétale qui ont disparu
avec le temps.
D’autres ont été brûlés lors de l’arrivée des
"missionnaires ou ont été enterrés en ca¬
chette. Beaucoup d’objets avaient une fonc¬
tion
religieuse ou ornementale, mais les
plus nombreux étaient utilitaires. Les
pilons en pierre {*penu, tu ’i, tukï) séduisent
par la pureté de leurs formes. Aux Mar¬
quises, les pilons peuvent présenter une ou
deux faces de *tiki sculptées à leur sommet.
L’os, la "nacre, les coquillages étaient tra¬
vaillés avec art pour constituer des "orne¬
ments d’oreilles, des "pendentifs et autres
parures. Certaines techniques artisanales
ART
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f^ /
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liHivA'y;’-","-';
îr’"5--P'"'vrîr*iÿï
87
ARTÉMISE
social et de la richesse. Les dessins pou¬
vaient parfois être tellement denses qu’ils
couvraient le corps comme un vêtement.
Certaines formes d’art sont restées très
vivantes, notamment la sculpture, la danse,
la ''‘vannerie, le tatouage. Outre les arts
traditionnels qui ont inspiré la production
grande série des *curios, l’art contem¬
porain est surtout représenté par la pein¬
ture. A l’exemple de Paul *Gauguin, de
nombreux peintres se sont installés ou
viennent encore en Polynésie où ils espè¬
rent trouver des sujets d’intérêt dans les
paysages et les modèles humains.
en
VArtémise sur le récif à Tahiti
(1839)
demandaient un haut niveau de connais¬
sance, seuls des
spécialistes en étaient maî¬
tres. L’art monumental était très développé
Marquises comme le prouvent les
grands ensembles cérémoniels (tohua) et
les très belles plates-formes d’habitat cons¬
truites en blocs de ''‘basalte soigneusement
aux
assemblés. Des *pétroglyphes ont été gra¬
vés dans tous les archipels.
Ils présentent
des dessins symboliques parfois difficiles à
déchiffrer. Les *statues à forme humaine
{*ti’i ou tiki) en pierre de la vallée de Taipivai à Nuku Hiva et celles de Puamau à
Hiva Oa, atteignant jusqu’à 2,50 mde hau¬
teur, sont des exemples remarquables de la
sculpture marquisienne. D’autres statues
monumentales proviennent de Raivavae
(Australes). En position accroupie, les
genoux repliés, les yeux exorbités, on
retrouve certains traits de ces statues dans
les
sculptures sur bois de la Polynésie
orientale. Très différente est la sculpture
bois, effigie de ‘•‘A’a, trouvée à Rurutu
(Australes). Parmi les objets utilitaires en
bois les plus richement décorés, on peut
sur
signaler les *tambours à base ajourée et
sculptée, les manches de *chasse-mouches
et d’*éventails. Il semble que la sculpture
sur bois ait été surtout développée aux
Australes : *appuis-tête, *armes de jet,
crosses de jeux, *pagaies, pièces de cham¬
branle. Les grands plats de bois {*’umete)
sont très allongés, en forme de pirogue, ou
bien courts et munis de quatre pieds. On a
trouvé des peintures rupestres dans la val¬
lée de Eiaone (Hiva Oa, Marquises). Les
*tapa anciens à décors géométriques et
ceux, plus récents, à décors floraux, étaient
réalisés avec des colorants végétaux. On
retrouve les motifs géométriques (cercles,
losanges, étoiles, lignes courbes...) dans les
‘•‘tatouages traditionnels, marques du rang
88
Artémise (P). Navire de Cyrille ‘•'Laplace
pendant son tour du monde de 1837 à 1840.
C’était une ‘•‘frégate portant 52 canons,
montée par 465 hommes d’équipage et
officiers. Son arrivée à Tahiti, le 22 avril
1839, fit sensation : VArtémise donna sur le
récif et, faisant eau de toutes parts, dut être
remorquée et mise en ‘'‘carénage. Sa remise
en état demanda deux mois, au cours des¬
quels travailleurs tahitiens et marquisiens
entretinrent d’agréables relations avec les
Français. L’Artémise quitta Tahiti le 22
juin 1839. Elle y revint dans le cadre de la
Station des mers du Sud, avec la Thisbée et
la Papeete, et fut maintes fois utilisée sous
le ‘"Protectorat.
Sur la côte est de Tahiti, face à Tiarei, le
récif Tefana, qui fut heurté par le navire,
porte aussi le nom de “banc de l’Artémise”.
artésien, adj. Originaire de l’Artois (ré¬
gion du nord de la France). Un puits arté¬
sien ou une ‘•‘source artésienne laisse jaillir
de l’eau sous pression. Cette eau provient
d’une ‘•‘nappe souterraine dont le niveau
supérieur surplombe le lieu de la source. Le
long des côtes des îles hautes, une couche
géologique superficielle imperméable (le
caprock) peut empêcher l’échappement na¬
turel d’une nappe de plaine. L’eau peut
toutefois sortir sous pression à la faveur
d’une fracture du caprock et former une
source de type artésien. Les baigneurs
peu¬
vent rencontrer de
telles sources dans les
lagons de Punaauia et Paea.
formations imperméables
d'origine sédimentaire ou
volcanique (caprock)
ARTISAN
artillerie, nom fém. Matériel de *guerre
comprenant les *armes à feu d’assez gros
calibre. Certains engins, antérieurs à l’in¬
vention de la poudre (balistes, catapultes et
trébuchets) sont aussi classés dans l’artille¬
rie. Le terme désigne également les troupes
qui servent ces armes, les soldats étant
appelés artilleurs.
Les premiers canons apparurent en Europe
1300 et furent montés sur roues à par¬
tir du XV^ siècle. Leur puissance de feu et
vers
leur précision ne s’accrurent vraiment qu’à
partir de 1850, lorsque les obus explosifs
remplacèrent les boulets. Le calibre, c’està-dire le diamètre de la gueule du canon,
est souvent voisin de 100 mm, mais certains
atteignirent 800 mm. La portée du tir
s’échelonne entre 4 et 100 km.
Aujourd’hui, les missiles téléguidés ten¬
dent à remplacer l’artillerie classique.
artisan, nom masc. Personne exerçant un
travail manuel souvent peu mécanisé, avec,
parfois, l’aide d’un à cinq compagnons
salariés. L’artisan a généralement une
connaissance approfondie de son métier. A
la différence du salarié, il est son propre
maître, mais il travaille au milieu de ses
compagnons. Aux yeux des juristes et des
économistes, sa fonction essentielle est de
produire un bien ou un service. 11 n’est
donc pas considéré comme commerçant,
même s’il est amené à vendre sa produc¬
tion. D’après le recensement de
1983, il y
avait en Polynésie, à cette date, 3 192 arti¬
sans
soit 5,5 % des *actifs.
Répartition des artisans par secteurs d’activité.
Total
Hommes
Femmes
Ensemble
1 886
1 306
3 192
87
62
149
442
4
446
dont :
Productions aiimentaires
Métiers du bâtiment
Réparation et mécanique
154
3
157
Transports
295
31
326
4
208
212
25
30
55
Couture
Coiffure et esthétique
Artisans en Polynésie.
1. Impression de fougères sur
paréo. 2. Exposition d'une
association artisanaie : tifaifai,
chapeaux et coiiiers. 3. Atelier de
confection. 4. Roulottes sur le
front de mer de Papeete.
5. Coiffeur chinois. 6. Chauffeur
de truck.
RIma’l nà Porinella. 1. Neneira’a
anuhe i ni’a i te pareo.
2. Fa'a'ite'itera'a ta'oa a te hà'ë
ta’atira’a rima'i : tifaifai, taupo'o ë
te hei. 3. Fare hâmanira'a taoa.
4. Pere’o’o ho'oho'ora'amâ’aini'ai
te uahu no Papeete. 5. Ta'ata tinito
tapu rouru. 6. Ta'ata fa'ahoro
pere'o'o uta ta'ata.
89
ARTISANAT
artisanat, nom masc. Métier exercé par
r*artisan. Ensemble des artisans.
• artisanat traditionnel. Cette expression
Artisanat polynésien. 1. Umete.
2. Henri Bouvier présentant ies
œuvres des éièves du Centre des
Métiers d’Art. 3. Fabrication d’un
ukulele. 4. Scuipture d’une tabie
Marquises. 5. Ciseiage d’un
pahu. 6. Pirogues jouets. 7. Noix
de cocoscuiptées. 8. Ti'ien nacre.
9. Trocas poiis. 10. Nacre
scuiptée. 11. Paniers de
pandanus. 12. Étai d'une
aux
marchande de curios. 13. Tifaifai
et taies en patchwork.
14. Tressage du pandanus
(Rurutu). 15. Coiiiers de
coquiiiages des Tuamotu.
16. Montage et couture de tifaifai.
17. Chapeaux en rt/’au tressé.
18. Tressage d’un chapeau en
pandanus. 19. Pareu.
20. Préparation du tapa.
21. Peinture de motifs marquisiens
sur tapa (Fatu Hiva).
Rtma’l ma’ohl. 1. Umete.
2. Fa'a’itera'a 'ohipa a te maupiahi
O te Pu ha'api'ira'a tôro’a rima'i e
arata’ihia e Henri Bouvier.
3. Hâmanira'a i te ukuiele.
4. Taraira'a 'amura'a ma’a i te mau
fenuaMatuita. 5. Ha'amaninara’ao
te hô'é pahu. 6. Aumoa. 7. Opa’a
ha’ari nana'ohia. 8. Ti'i hâmanihia
pârau. 9. Ma'oa taratoni o tei
ha'amaninahia. 10. Pârau
nana'ohia. 11. 'Eté pae'ore. 12. Ini
fa'a'ite'itera'a tauiha'a a te hô'e
vahiné ho'o taoa rima'i. 13. Tifaifai
’e vehi turu'a hâmanihia e te toe'a
'ahu. 14. Ha'unera'a pae'ore
e te
(Rurutu). 15. Hei pOpO no te
Tuamotu. 16. Pu'oira'a 'enirara'ao
te tifaifai. 17.
Tapo'o ha'unehia e te
ni'au. 18. Ha'unera'a tapo’o
pae’ore. 19. Pareo.
20. Tupa’ipa’ira’a tapa.
.21. Pënira’a hôho’a nô te mau
fenua Matuita i ni’a i te tapa
(Fatuiva).
90
désigne les activités des hommes et des
femmes travaillant de manière indépen¬
dante à la production d’objets en s’inspi¬
rant des *arts de la Polynésie ancienne ou
des modèles proposés autrefois par les
*missionnaires (“''chapeaux, patch¬
works...). Les objets produits en grande
quantité et de faible valeur sont appelés
*curios. D’autres, plus originaux, témoi¬
gnant d’une recherche approfondie et par¬
fois d’une grande sensibilité, sont de véri¬
tables
œuvres
d’art.
Les traditions ont
conduit
chaque archipel à se spécialiser.
Les Marquises livrent des *tapa et des
*sculptures sur bois, les artisans des Aus¬
trales réalisent des objets de *vannerie tan¬
dis que des Tuamotu viennent les *nacres
et des “"colliers de coquillages. Aux îles de
la Société, les artisans travaillent la plupart
des matières et ajoutent aux productions
précédentes les *tifaifai, *môre et *pâreu
teints. L’essor récent de l’artisanat tradi¬
tionnel est lié au développement du tou¬
risme, à la mise en place d’une protection
sociale des travailleurs par la “"Caisse de
Prévoyance sociale,
au
regain d’intérêt
pour la culture polynésienne et aux incita¬
tions financières des pouvoirs publics. Par
l’intermédiaire du Fonds spécial pour le
Développement de l’Artisanat tradition¬
nel, le Service territorial de l’Artisanat a
versé en 1985 une aide de 55 millions de
francs C.F.P. à 82associations d’artisans.
Les associations les plus dynamiques ont
créé, avec l’aide des communes, des centres
d’exposition permanente et de vente. A
l’initiative de Henri Bouvier, un Centre des
Métiers d’Art a été ouvert en 1980 à
Mamao (Papeete) pour former les nou¬
velles générations d’artisans. Il a été com¬
plété récemment par un atelier de création
de mode et d’impression sur tissus, réservé
aux
jeunes filles.
►
rima’i. ’O le ravera'a fa a le ma'ohi i le mau
hurii lao 'a alo 'a ta le nalura e horo 'a mai ra e
ou mai ai
’ei lao 'a fa ’ahiahia no lona huru
'e le 'una’una rau maoli le
'ohipa a le rima
'api
la'ala 'e lôna ’aravihi. Mai muta'a roa mai
ihoâ le 'ira 'a le rima o te ma 'ohi i taua huru
’ile ra i ou ai iâna le lao 'a rau i vai mai a i mua
ia lâlou i leie mahana, la 'a f noa alu ai i ta te
feiâ rima ’i e hâmani nei a i teie mahana 'e 'o le
riro pâpü nei ho 'i ’ei ’imira 'a rave 'a alo 'a ho ’i
na ralou.
ARTISANAT
91
ARUE
ARUE. *Commune de la côte nord de
Tahiti faisant partie de la banlieue est de
ARUTU A. * Atoll des *Tuamotu du NordOuest situé par 15°20’sud et 146°40’ouest,
Papeete et comptant 6747 habitants en
1983 (5 911 en 1977). Arue s’étend du ver¬
sant est de la Nahoata jusqu’à la colline du
à 40 km au sud-est de *Rangiroa. Cette île,
chef-lieu de commune, découverte par
*Roggeveen en 1722, compte 249 habitants
(1983). L’île produit du *coprah, exporte
302 tonnes de poisson par an (1986) vers
Papeete et accueille plusieurs fermes per¬
lières et nacrières. Arutua, qui dispose d’un
petit aérodrome, est reliée une fois par
semaine à Papeete par *Air Tahiti (932
passagers en 1987).
*Tahara’a et à la rivière Vaiava. Ses 21 km^
principalement montagneux, la
*plaine littorale se rétrécissant rapidement
sont
l’est. Ancienne subdivision de la chef¬
ferie de *Porionu’u, le district fut un des
vers
lieux de résidence de la reine * Pômare IV.
Un marin écrivait en 1851 : «cette demeure
au milieu du royaume de
*Papaoa... résidence champêtre de Pômare
où elle se plaît bien autrement que dans son
palais officiel et où elle se tient presque
toujours». Non loin de l’immense *fare
royale est
ni’au de
la souveraine
se
trouvait
MOTUTAE
KOPARA
Arutua
PURAHUI
une
.
source, se déversant dans un bassin naturel
OKURUMAGA
dit “Bain de la Reine”, aujourd’hui exploi¬
tée par la société Eau royale. Le quartier de
Papaoa abrite aussi le tombeau de *PomareV, fils de Pômare Vahiné IV. A proxi¬
mité, la mairie d’Arue offre l’exemple
d’une demeure de “style colonial” typique.
Arue a vu s’établir, dans sa partie ouest, un
camp militaire d’une douzaine d’hectares
gagnés par remblai d’une zone maréca¬
geuse et un *yacht-club. Les *actifs s’adon¬
TIKOTIKO
MAROKEIGA î
HAMARUORAA
‘
TENIHINIHI
/ TIKARAGA
PAOFAI
,
lOTEAVA
,
P KANA
TUAIVA
RAUTINI
(village) '
passe de MANINA
MOTUKERETIHE
OEHAVANA
KOTAHATAHA
-
OEHAVANA
10
'"'tehetehe
MAHUTA
20 km
dans la *zone industrielle qui s’étend au
Garonne Aluminium, ainsi que les entre¬
pôts de la Sudex (import-export), de l’Eau
royale et de la S.M.P.P. Sogeba (bâtiment
et travaux publics),. L’hôtel Tahara’a offre
également 200 emplois, directement ou
indirectement. Depuis 1975, la commune
d’Arue connaît une expansion démogra-
92
ascendance,
nom
orienté de bas en haut.
fém.
Mouvement
• ascendance aérologique.
En *climatologie, il y a ascendance quand une masse d’air
s’élève. L’ascendance peut être :
-
orographique, quand elle est provoquée
MOTUONE
'PUTEHUE
nent à la pêche et travaillent à Papeete ou
pied du *lotissement Erima. Cette zone
abrite les ateliers de la Comsip et de La
J
par un haut relief sur le trajet de l’air en
ASIE
convective, si elle est liée au réchauffe¬
-
ment du sol ;
frontale, quand deux masses d’air entrent
-
en
contact.
un
masse
d’air
milieu souvent plus froid en alti¬
tude. Elle est décelable par les phénomènes
de *condensation ou *nuages qui l’accom¬
pagnent. Les régions équatoriales sont des
zones
•
d’ascendances majeures.
ascendance
rest (8 848 m). Ces hauts
ceux
Une ascendance conduit une
vers
l’Himalaya qui culmine au Mt Eve¬
massifs séparent
deux ensembles de plaines et plateaux ;
dont
généalogique. Il s’agit de
toutes les générations qui ont précédé celle
à laquelle on appartient. Selon leurs sys¬
tèmes de parenté, les sociétés prennent en
compte l’ascendance paternelle ou l’ascen¬
dance maternelle, ou les deux. On peut
figurer son ascendance par un arbre généa¬
logique au pied duquel on place l’intéressé
et, sur les branches élevées, les ancêtres les
plus lointains.
Voir aussi : généalogie.
Largement soudée à l’Europe,
masse continentale asiatique
s’étale surtout dans l’hémisphère nord ; elle
héberge la moitié de l’humanité.
• Géographie. Avec 44 millions de km^,
l’Asie est le plus vaste des *continents. Elle
est limitée par les océans Arctique,
Paci¬
ASIE.
l’énorme
de Sibérie
au
nord et
ceux
SlimtSlEST lUIISTllE
de la
*Chine, de l’Inde et de l’Arabie au sud. Du
♦Japon à 1’ Indonésie, le continent est
rivages orientaux par une
d’*archipels volcaniques. C’est
une partie de la ♦ceinture de feu du Pacifi¬
que, une zone aux ♦séismes fréquents.
L’Asie se partage en trois grands domaines
climatiques : une Asie froide aux hivers
bordé
sur ses
ceinture
très rudes et secs en Sibérie, une Asie sèche
centre et à l’est, une Asie chaude et
humide au sud-est, soumise directement à
l’influence des moussons, bien irriguée par
au
Hoang-Ho, le Yang Tsé Kiang, le
Mékong ou le Gange.
• Population. C’est dans les plaines allu¬
viales fertiles construites par ces fleuves
que vit la plus grande partie des trois mil¬
liards d’Asiatiques. Cette Asie tropicale est
sans doute le berceau des peuples polyné¬
siens qui, partis de l’^Insulinde il y a
le
révolte de nationalistes indiens
fique et Indien, et à l’ouest, par les Mts Ou¬
ral, la mer Noire, la mer Méditerranée, la
mer Rouge. Un énorme bastion monta¬
gneux s’élève en son centre. Il comprend
plusieurs chaînes disposées en guirlandes.
Rivage du lac BaïkaI
(Sibérie). 2. Rizières en terrasses
aux Philippines. 3. Le Mékong au
Asie. 1.
nord de la Thaïlande. 4. Rizicul¬
ture intensive dans l'île de Lombok
(Indonésie). 5. Hong Kong ; centre
des affaires et île de Kowloon.
93
ASIE
5 000 ans, ont lentement colonisé les archi¬
pels du Pacifique central. Ils ont été re¬
joints à l’époque moderne par d’autres
Asiatiques : les Chinois en Polynésie, les
Indiens aux îles *Fidji, les Vietnamiens en
*Nouvelle-Calédonie. Mais il ne s’agit là
que de petites communautés en regard des
fourmilières
humaines
établies
sur
les
grands *deltas (TOOhab./km^ au Bangla¬
desh). Dans ces régions s’est élaborée une
civilisation du riz, basée sur des systèmes
de
cultures très intensifs. L’Asie fut aussi
la terre des grandes religions. Le judaïsme,
le *christianisme et l’islam sont nés
au
Moyen-Orient, tandis que l’hindouisme et
Asie humaine. 1. Malais (Sultan de
Perak). 2. Indonésien, 3. Bédouin
(Arabie Saoudite). 4. Philippin.
94
ASIE
le *bouddhisme apparaissaient au sein de
du
péenne n’a guère influencé les cultures
locales et n’a pas survécu aux mouvements
de décolonisation qui ont suivi la Deu¬
phénomène rpajeur au lendemain de la
2“ Guerre mondiale. Cependant, qu’ils
soient socialistes ou libéraux, la plupart
des pays d’Asie restent en situation de
sous-développement.
La Polynésie a tissé des liens importants
avec les pays d’Asie ouverts sur le Pacifi¬
que. La communauté chinoise a conservé
l’Asie des Moussons. La présence euro¬
xième *Guerre mondiale.
Économie.
A partir de 1945, les
économiques et sociaux se sont
brutalement accentués en Asie. Aujour¬
d’hui, le niveau de vie d’un Japonais est
90fois plus élevé que celui d’un Khmer
(Cambodge). Les émirats du Golfe persique se sont considérablement enrichis
grâce aux ventes de pétrole, tandis que
leurs voisins (Iran, Irak, Syrie, Liban)
•
contrastes
usaient leurs ressources dans des guerres
interminables. A l’est, le Japon s’est hissé
système collectiviste par la Chine, la
Corée du Nord et le Vietnam fut un autre
des relations
avec
les familles restées
en
Chine populaire ou installées dans d’autres
régions du Pacifique. Le Territoire s’ap¬
provisionne largement en produits manu¬
facturés au Japon et à Singapour et passe
des accords de pêche avec le Japon, la
Corée du Sud et Taïwan.
des puissances mondiales, mais,
comme les pays occidentaux, il subit déjà
la concurrence des nouveaux pays indus¬
trialisés (N.P.l.) que sont la *Corée du
Sud, *Taïwan et ^Singapour. L’adoption
au 3“ rang
Asie. 1. Artisanat sur cuivre
(Afghanistan). 2. Pâtre iranien.
3. Potier du Bengaie.
4. Sampanviiie (vilie fiottante) de
Hong Kong. 5. Ateiier de confec¬
tion à Taipeh (Taïwan). 6. Raffi¬
nerie de i’îie de Das (Golfe
persique). 7. Déesse hindoue (IX'XII" siècle). 8. Bouddha (peinture
japonaise du Xll").
95
4.‘
ASSEMBLÉE
L’Assemblée territoriale en 1987 :
conseillers territoriaux,
banc du gouvernement
et secrétariat.
1.
Enrique (Quito) BRAUN-ORTEGA
3. Tinomana (Milou) EBB
Jacquie GRAFFE
5. Monii TETUANUI
Jacqui DROLLET
7. Jacky VAN BASTOLAER
6.
8. Peni ATGER
9. James SALMON
10. Oscar TEMARU
11. JeanTUPU
Guy SANQUER
13. Marcel HART
14. Austin HUNIER
15. loaneTEMAURt
16. J.-B. TROUILLET
17. Jean JUVENTIN
18. Frédéric FLORES
19. Pierre HUNTER
20.
Napoléon SPITZ
21. Pierre LEHARTEL
22. Lucas PAEAMARA
23. André ROIHAU
24. Henri MARERE
25. Tutaha SALMON
26.
Roger DOOM
27. Edouard FRITCH
28. Franklin BROTHERSON
.92
sonnes
Arthur CHUNG
30. J.-Marius RAAPOTO
31. Taratua (Toro) TERIIRERE
32. Emma TETUANUI
33. Albert TARUOURA
34. Ernest TEINAURl
35. Lionel WATANABE
36. J.-Pierre CHAMPS
réunies en un lieu pendant un cer¬
tain temps pour une discussion, une délibé¬
ration,
une
fête
ou
la célébration d’un
s’agir aussi d’un groupe
organisé dont les membres se retrouvent
régulièrement et se donnent une présidence
*culte.
2. Emile VERNAUDON
12.
assemblée, nom fém. Ensemble de per¬
Il peut
blée se réunissait au mois d’août pour dis¬
cuter des lois et elle devint une tribune pour
les chefs qui surent profiter de l’affaiblis¬
sement
de la monarchie après la mort de
Pômare II. A partir de
1848, les *gouverprincipale insti¬
tution du royaume pour limiter l’influence
neurs voulurent en faire la
et un secrétariat. Ou, encore, d’un groupe
de la reine Pômare IV. Elle tint donc des
les affaires communes et prendre des déci¬
des îles du Vent et 25 représentants
de personnes déléguées ou élues pour gérer
sions : assemblée des actionnaires dans une
société, des responsables dans un *club,
Assemblée territoriale ou nationale.
législative. Assemblée qui
pouvoir *législatif, c’est-à-dire
qui propose, discute et vote les *lois. Le
pouvoir législatif lui appartient de façon
exclusive, dans un régime où pouvoir exé¬
cutif et pouvoir législatif sont séparés. En
France, ce pouvoir appartient à l’Assem¬
•
Assemblée
détient le
régulières et s’étoffa: 100chefs
des
Tuamotu siégeaient alors à Papeete. Les
gouverneurs renoncèrent cependant à la
convoquer à partir de 1866. Les débats
étaient longs et stériles, les séances souvent
troublées et le budget supportait difficile¬
réunions
ment
le fonctionnement coûteux de cette
assemblée. Elle ne tint qu’une session extra¬
ordinaire pour l’avènement du roi Pôma¬
re V en
I 877 et laissa la place à des assem¬
blées consultatives.
blée nationale et au *Sénat.
• Assemblée nationale. Ce nom est donné
législative tahitienne. La
première assemblée de ce nom fut réunie
du 23 février au 3 mars 1824 pour réviser le
depuis 1946 à la Chambre des Députés qui
siège au Palais Bourbon, à Paris. L’As¬
semblée nationale compte 577*députés.
Parmi ceux-ci, 15 représentent les *dépar-
•
Assemblée
*code de lois connu sous le nom de code
Pômare. Véritable *parlement des îles du
tements
d’outre-mer et 7 les *territoires
Vent, elle comprenait deux représentants
de chaque *district choisis parmi les pro¬
d’outre-mer (dont 2 la Polynésie française).
adultes de la famille Pômare. Cette assem-
contrôler l’action du gouvernement ; il peut
priétaires fonciers (*ra’atirà) et les mem¬
bres de droit ; principaux chefs et hommes
Les députés sont élus pour Sans au *suffrage universel direct. Le rôle de l’Assem¬
blée nationale est de voter les lois et de
le renverser par les procédures de la ques¬
tion de confiance ou de la *motion de cen-
37. Edwin PAHUATINI
38.
Guy RAUZY
39. Secr. gén. adjoint
40. Tuianu LE GAYIC
Voir aussi : élections.
41. René KOHU MOETINI
42. Sténo de séance
43. Manate VIVISH
44.
45.
I
Georges KELLY
Huguette HONG-KIOU
47. Patrick PEAUCELLIER
|~~~1 NOHO TAHI
48. Gaston FLOSSE (Président)
Jacques TEHEIURA
AMUITAHIRA’A
50. Gaston TONG SANG
51. Michel BUILLARD
Lysis LAVIGNE
53. Geffrey SALMON
52.
96
I TAHOERA’A HUIRA’ATIRA
Apparentés au Tahoera’a
46. Alexandre LEONTIEFF
49.
.
Te Apo’ora’a Rahl I ta matahitl 1987 : mero apo’ora’a rahl,
puahira’a nô te mau mero o te hau ferma ’e te mau pâpa’l pârau.
IA MANA TE NUNA'A
TAV1NI HUIRA’ATIRA
ASSEMBLÉE
budgétaire en septembre-octobre. La durée
session ne peut excéder deux
de chaque
mois. Des sessions extraordinaires peuvent
être convoquées à l’initiative du ♦président
du gouvernement du Territoire, de la ma¬
jorité des membres de l’Assemblée ou du
haut-^commissaire. Entre les différentes
sessions, une ♦commission permanente de
7 membres expédie les affaires courantes.
Les actes de l’Assemblée territoriale ont
force de loi et sont exécutoires de plein
droit dans le cadre du domaine de ♦compé¬
tence du Territoire.
l’Assemblée nationale, à Paris
sure.
attribu¬
exerce un contrôle sur les ♦services
publics
L’Assemblée peut être dissoute par le
territoriaux... Pour certains dossiers, elle
législatif
social. L’Assemblée territoriale peut ren¬
président de la République.
• Assemblée territoriale. Organe
l’origine remonte au
22 juillet 1957 et à la mise en place en Poly¬
du Territoire dont
nésie de la *loi-cadre Defferre. L’Assem¬
blée territoriale remplaça alors 1’ Assem¬
blée représentative, sans grand pouvoir.
Elle connut des fortunes diverses suivant
(1957, 1958, 1977,
1984). Jusqu’en janvier 1986, elle était
composée de 30 conseillers, élus au suf¬
les différents statuts
frage universel direct, selon le *scrutin de
liste à un tour dans chacun des cinq ♦archi¬
pels correspondant à cinq ♦circonscrip¬
tions électorales. Sans rien changer au
mode de scrutin, le nombre de conseillers
passé en 1986 à 41, soit 22 sièges pour
les îles du Vent, 8'sièges pour les îles Sous-
est
le-Vent, 5 pour les Tuamotu-Gambier, 3
pour les Marquises et 3 pour les Australes.
Les conseillers sont élus pour 5 ans. L’As¬
semblée territoriale tient
chaque année
sessions ordinaires : une session
administrative en mars-avril et une session
deux
Entre autres
tions, elle vote le ♦budget, délibère sur les
règlements en matière administrative,
prend l’avis du ♦Comité économique et
le gouvernement en votant une
motion de censure (la ♦majorité absolue
des membres de l’Assemblée est alors
verser
requise). Elle peut être dissoute, comme ce
fut le cas en décembre 1985, par ♦décret du
♦Conseil des Ministres métropolitain, à la
demande du gouvernement du Territoire.
►
Apo’ora’a rahi. '0 le piti ïa o le mana o le Hau
fenua ; i mûri noa a ’e ’oia i le ’Apo ’ora 'a Hau
fenua. Emana fa’aoli lona ’ia au i le
fa ala 'ara 'a a le papa lure o le fenua. Mai le
malahili 1984 mai, ’ua lauihia le rahira'a mero
i rolo i le
’Apo ’ora'a rahi mai le loru ’ahuru
’ua nu’uhia alu i ni’a i le maha ’ahuru. ’Ua
fa ’ala ’a papü alu a le papa lure no le malahili
1984 ra i le mana i vai alu i rolo i le ’apo ’ora’a
rahi ’e lei riro alu i le ’Apo ’ora ’a Hau fenua.
’Ua ’ere ri’i ’ia le ’Apo’ora’a rahi i le lahi luha’a
mana nôna i mua ra
’e ’o lei horo ’ahia alu ’ei
mana nô le
’apo ’ora ’a Hau fenua.
’Ua vai noa mai ra â le ’apo ’ora ’a rahi ’ei
’apo ’ora ’a faufa ’a roa i rolo i le maufa ’aolira ’a
mana,
nôna iho.
l’hémicycle de l’Assemblée
territoriale : au 1" plan, les bureaux
des conseillers ; à l’arrlère-plan,
la tribune, la présidence et
le secrétariat
te vahi apo’ora’a : i te hoho’a
mâtamua, te piha tSro’a o te mau
mero nô te Apo’ora’a Rahi, i te
hoho’a nô mûri mai te vahi
ta’ata’ahia nô te mau ’âparau, ta
ti’ara’a nô te peretiteni ’e te mau
pâpa’i pârau.
97
ASSISES
assises, nom fém. pl. Réunion ou séance
de travail tenue par une assemblée qui fait
le bilan d’une action et décide des grandes
orientations pour l’avenir.
• La cour d’assises est une institution judi¬
ciaire
chargée de juger des infractions
graves qualifiées de crimes par la loi. La
cour d’assises est
composée de trois *magistrats de l’ordre judiciaire (la cour propre¬
ment dite), d’un jury de neuf personnes
tirées au sort et d’un représentant du minis¬
tère public. Il existe une cour d’assises dans
chaque département et chaque territoire
d’outre-mer. En Polynésie française, elle
siège à Papeete.
• Au singulier, désigne le lit de pierres ou
de ciment sur lequel repose un mur ou un
monument.
dividus dans une société, une *culture dif¬
férente de la sienne. L’assimilé ne perd pas
culture ni ses traditions
originelles.
• La politique d’assimilation menée par la
pour autant sa
France vis-à-vis de ses *colonies consistait
’utuâfare ato 'a 'o tei ro ’ohia i te fiji huru
E riro ïa ’oia, na rolo i tana mau
tilorolorora ’a ’ei tauturu no ratou no te
ïmira'a.i te rave'a e malaratara haere ai lo
fiji 'e tae roa alu ho’i i te
fa ’a ’ohipara ’a i te rave ’a a te tahi mau piha
toro’a a le Hau, ta le fa’aterera’a ’oire ’e rau
ratou mau
alu a.
I le malahili /986, e toru ’ahuru ma ono
(36) ta vahiné loro’a turuuta’a e ’ohipa nei i
Porinetia ta ’alo ’a nei ; e 20 i rolo i te Piha
turuula ’a a te Hau iho,
turuuta ’a
’e 6 i te ’A fata
C. P. S. ’e, e 8 i rolo i te tahi alu mau
piha ’ohipara’a.
Pii ohipa turuuta’a. Efaufa’a rahi te ’ohipa e
ravehia nei e te mau rave ’ohipa o te piha
Hau, inaha, e riro ratou
’ei tauturu, ’e ’ei arai ato ’a i te mau fiji e tupu
ra ’e ’aore ra e tupu mai ra i roto i te tahi
toro ’a turuuta ’a a te
’utuajare.
Teie te huru o ta ratou ’ohipa i rave i roto i te
’o le ’utuafare ïa o Hiro. ’Ahuru
/ te ho ’e mahana, ’ua titau te ’orometua
ha’api’i o Hiro i te melua ’ia haere mai e
jarerei icina, inaha e pinepine o Hiro i te ’ore e
tae alu i te ha’api’ira’a, ’e te haere noa alura
ho’i tana ha’api’ira’a i te ’inora’a. ’Aita râte
metua i haere atu e jarerei i te ’orometua.
Titau alura i'a te ’orometua i te tahi vahiné
turuuta’a no te fa ’a ’ile atu i te huru o te jiji o
Hiro. ’U ha’amata ta teie vahiné i te fârerei atu
à étendre à celles-ci les règles en vigueur en
ia Hiro no te tau ’aparau atu ’e no te
quences est la représentation des colonies
dans les chambres métropolitaines. Cette
fiji. Efa’a’ite atu ia o Hiro i tona fiu
’aita ato’a ho’i
’oia e tau a rahi atu i tona ’utuafare.
E haere alo ’a ïa te vahiné turuuta ’a e jarerei i
le metua o Hiro. I reira ïa ’oia e ’ite papu ai i
te aura ’a mau ’e te tumu ato ’a ho ’i o te fiji o
Hiro. E hitu ratou tamari'i i roto i te ’utuafare ;
’ona te matahiapo, ’ua fa’a’amuhia râ ’ôna e
tona marna ru ’au tei pohe a ’enei ; ’e ’ua ho ’i
mai ta ’o Hiro ipiha’i iho i tona na metua. E
mea varavara roa te metua tane i te fare, inaha
e horopahi tona toro ’a. E tauturu ato ’a ïa ’o
Hiro i tona metua vahiné i roto i.te mau ’ohipa
ri ’i o te ’utuafare iho, ’e ’ere ho’i to ratou fare i
Métropole. La plus typique de ces consé¬
politique fut très en honneur sous la F‘^'=,l F,
ainsi qu’au début de la IIF *République.
L’*école publique se devait entre autres de
remplir cette mission. Ce phénomène d’as¬
similation a été favorisé par l’importance
du métissage à Tahiti, où une partie de la
population a plus ou moins adopté le mode
de vie et la culture occidentaux. Aujour¬
d’hui, l’assimilation est contestée au profit
de la reconnaissance de l’identité spécifi¬
que des Polynésiens.
Voir aussi : acculturation, métis.
Autre sens : assimilation chlorophyllienne
(voir chlorophylle).
assistante sociale, nom fém. L’assistante
sociale est
chargée de venir en aide aux
individus ou aux foyers qui connaissent de
graves difficultés psychologiques ou maté¬
rielles. Capable d’analyser au, mieux une
situation, elle doit permettre aux personnes
prises en charge de résoudre elles-mêmes
leurs problèmes grâce à son soutien et à ses
conseils. L’assistante sociale peut proposer
aide matérielle en servant d’intermé¬
diaire auprès des services sociaux et de
l’administration (habitat social, enseigne¬
une
ment, santé, justice, oeuvres charitables...).
En 1986, 34 assistantes sociales travaillent
en
Polynésie française : 20 sont rattachées
Service des *Affaires sociales, 6 à la
*C.P.S. et 8 à diverses administrations.
au
►
98
rau.
ho e ’utuqfare,
malahiti tona.
assimilation, nom fém. Processus d’inté¬
gration d’un individu ou d’un groupe d’in¬
consultation d’une
assistante sociale
mau
vahiné toro’a turuuta’a. E tauturu ïa le vahiné
tôro 'a wruuia 'a i te mau ta 'ata alo 'a ’e i te
tamalara ’a ihoa râ i le titorotoro i te tumu o
tona mau
i te haerera’a i te ha’api’ira’a,
te mea nahonaho maita ’i,
’e ’ila ïa ’oia e
’ana’anatae rahi i tana ’ohipa no te ha’api’ira’a,
’e tupu mai ai tona fiu i te haere i te
ha’api’ira’a.
No te rahi ho ’i o tana ’ohipa ’e nô te teimaha
ho ’i o te orara ’a, ’aita to te metua vahiné e
taime no te ha ’apa ’o papu atu ia Hiro. ’Ua
maramarama atura ïa te vahiné turuuta ’a i te
tumu o te
jiji o Hiro. ’O tana ia e tamata i te
tatara na roto i te rave ’a rau,
mai te
fa ’anahonaho maita ’i roa atu a
i to ratou fare, te ’imira ’a i te tauturu putetauturura ’a i te
moni no te mau tamari ’i e haere nei i te
ha’api’ira’a, tefa’ata’ara’a atu i te metua
vahiné i te mau rave’a no tefa’ataimera’a i te
fânau ’eiaha ho ’i ’oia ’ia teimaha roa atu â nô
le fânau rahi. E ha’apa’o tamau ato ’a te vahiné
turuuta ’a i te huru o te lerera ’a o te ha ’api ’ira ’a
a Hiro na roto i te fârerei-pinepine-ra ’a i tana
’orometua ’ia ’ana ’anatae a ’oia i tâna
ha’api’ira’a ’e tae roa atu i te taime e titi’aifaro
roa ai tona orara ’a.
Hope atu ai ia te ’ohipa a te vahiné turuuta ’a.
Ahiripa’i ’oia i ’ore i ha’apa’o atu i te fifi o
Hiro ’e ’o tona ato’a ho’i ’utuâfare, ’ua haere
roa atu a paha ia te orara’a ’o Hiro iti i te
ha ’apa ’o- ’ore-roa-ra ’a ’e ’ino roa atu ai. ’Ua
maoro roa
ïa !
ASTROLABE
association, nom fém. Action de s’unir et
aussi le groupement qui résulte de cette
union.
une association,
plusieurs
(ou associés) mettent leurs
Dans
personnes
connaissances et leurs activités en commun
atteindre un but non lucratif. En
France, l’existence légale des associations
pour
remonte à
•
1901,
En Polynésie, on compte de très nom¬
breuses associations. L’esprit de groupe
des Polynésiens les a toujours conduits à
vivre en *clans familiaux. Au XIX® siècle,
le choc de la *colonisation et la considéra¬
ble diminution de population qui en est
résultée ont rendu l’entraide vitale. Les
^missionnaires ont encouragé la formation
des *âmuira’a, communautés de base des
♦paroisses, où la solidarité affective est
forte, et qui servent de cadre aux groupes
de chant et de prière ou à des activités de
service.
Parallèlement à
ces
groupes,
religieuses :
Association familiale catholique, associa¬
tions de jeunes comme les *Ui Api protes¬
œuvrent diverses associations
tantes
et
l’Association du Monde des
Jeunes. Il existe bien d’autres associations :
associations de parents d’élèves pour cha¬
établissement scolaire, associations
sportives telles que Fe’i Pi, Vénus, Central,
Excelsior, Phénix... qui offrent à leurs
que
membres des installations et un encadre¬
pratique de nombreux sports.
Les associations artisanales (environ 150)
se dotent d’ateliers et de locaux d’exposi¬
tion dans la plupart des communes de
ment pour la
Tahiti. Des associations culturelles sont
également apparues, ainsi les Concerts en
Polynésie, le Groupe 45 en peinture ou les
associations gardiennes de la culture chi¬
noise comme Phisigma, Renaissance des
Œuvres culturelles, Wen Fa... Treize asso¬
ciations féminines groupent enfin plus de
2000 femmes représentées au *Conseil des
Femmes.
association végétale. La répartition des
•
plantes dans la nature n’est pas due au
hasard. Elle se fait en fonction des facteurs
climatiques, édaphiques (liés aqx proprié¬
tés des sols), et biotiques (présence d’autres
êtres vivants animaux ou végétaux). Si cer¬
taines espèces ont des besoins semblables,
il arrive qu’elles occupent le même espace.
Par exemple, on trouve souvent les mêmes
espèces, telles les *anuhe et les *puarâtâ,
sur nos
*collines sèches à fort ensoleille¬
ment. D’autres préfèrent les fonds de ♦val¬
lées humides et ombragés, ainsi les fou¬
gères arborescentes et les lianes ’ie’ie. Ces
plantes forment alors une association végé¬
tale caractérisée par sa composition floris¬
tique c’est-à-dire par le nombre et la nature
des espèces présentes.
assolement, nom masc. Ordre méthodi¬
que dans lequel se succèdent, avec une
périodicité régulière, les cultures sur une
portion de terre appelée sole dans une
exploitation agricole. Autrefois, l’assole¬
ment pouvait être organisé par la collecti¬
vité villageoise. L’assolement a pour objet
d’éviter l’appauvrissement du sot par la
pratique d’une même culture. Autrefois
biennal ou triennal, avec ou sans ♦jachère,
il est de nos jours beaucoup plus complexe
et s’étale parfois sur 8 ou 10 ans, sans
jachère.
• En Polynésie, on pratique le plus souvent
la simple jachère et on néglige parfois l’as¬
solement. Aux Australes, Inculture répétée
des pommes de terre sur les mêmes par¬
celles conduit à l’épuisement progressif des
terresf.
Voir aussi : agraire, système de cultures.
astrolabe, nom masc. Instrument de navi¬
gation utilisé dans la marine à partir du
XVIII® siècle, grâce aux travaux d’Isaac
Newton. John Hadley mit au point le pre¬
mier astrolabe en 1731. Il permettait, en
calculant la hauteur d’un astre à partir du
navire, de déterminer la ♦latitude où il se
trouvait.
• 'L’Astrolabe. Navire àbord duquel Jean-
François de ♦La Pérouse et son équipage
firent naufrage sur les récifs de Vanikoro
en 1788. En hommage à l’expédition dispa¬
rue, ♦Dumont d’Urville donna ce nom à la
Coquille. Actuellement, l’Astrolabe est
navire de l’administration, chargé de
visiter régulièrement les archipels, notam¬
*
un
ment les Tuamotu.
ASTRONOMIE
astronomie, nom fém. Science qui étudie
la position, les mouvements et la composi¬
tion des ♦planètes, des astres.
• Les Polynésiens avaient acquis de bonnes
connaissances
astronomiques qui leur
permettaient de couvrir de grandes dis¬
tances
sur
l’océan
sans
instruments de
navigation. ■ Parfois «ils attendaient le
déclin de *Oro, et que, la nuit descendue,
laissant monter les ♦étoiles, donnât à leur
course
les guides familiers sur les chemins
des flots»
(V. ♦Segalen : “Les Immémo¬
riaux”). Les étoiles, les planètes, la ♦lune et
le ♦soleil servaient de points de repère. La
♦latitude était déduite du passage des
étoiles au ♦zénith de telle ou telle île. La
♦longitude était estimée à partir du lever et
du coucher du soleil. Les navigateurs pou¬
vaient prendre la direction 'd’un astre au
moment de son apparition ou de sa dispari¬
tion à l’horizon. Ainsi, pour aller de Tahiti
Astronomie. 1. L'observatoire
astronomique de l’expédition Cook
à la pointe Vénus (1769).
2. Observatoire du Mt Palomar
(Californie). 3. Coupoles abritant
les téléscopes de l'observatoire du
Mt Mauna Loa (Hawai). 4. Radio-
téléscope au Nouveau-Mexique
(États-Unis).
Situation idéaie
pour un observatoire.
100
angle de visée
supérieur à 180“
à Raiatea, V. Segalen cite encore cette
recommandation des anciens : «tourne ton
pahi droit sur le soleil tombant (...) qu’elle
plonge dans la mer l’étoile feti'a hoe, c’est
ton guide, c’est ton ’avei'a».
• En Europe, les observations et les calculs
astronomiques des grecs Aristarque de
Samos et Ptolémée ont été utilisés et sys¬
tématisés par Copernic au XVP siècle.
Mais c’est au XVIL siècle que les recher¬
ches furent les plus fécondes, grâce aux
travaux de
Galilée, Huyghens, Kepler et
Newton. Pour faciliter la connaissance de
l’univers, le gouvernement anglais envoya
en
1769
une
James ♦Cook
expédition commandée par
observer le passage de
♦Vénus devant le soleil. Cette observation,
qui n’était possible que dans l’^hémisphère
sud, fut effectuée à Tahiti par Ch. Green le
3juin 1769 à l’endroit appelé aujourd’hui
Pointe Vénus. Elle permit à l’astronome de
ATHLÉTISME
mesurer la distance de la Terre au soleil.
La
plupart des navires explorant l’océan
avaient un astronome à bord. Cook était
accompagné de W. Wallis en 1772-1773, de
Billings et Bayly en 1776. *Bougainville
avait emmené un astronome du roi,
P. A. Véron, lors de son tour du monde en
1768.
•
Aujourd'hui, Tahiti ne dispose pas d’un
centre astronomique officiel, mais un Club
océanien
de
Radio
et
d’Astronomie
(C.O.R. A.) a été créé à l’initiative de Mau¬
rice Graindorge. Il possède, sur les hau¬
teurs de *Pamatai, un télescope dont le
miroir atteint 360 mm de diamètre. Avec le
retour de la *comète de Halley en 1986,
l’observation astronomique a connu un
regain d’intérêt. Pour guider les astrono¬
amateurs, Maurice Graindorge a
publié un ouvrage : “Le ciel de Tahiti et des
mes
Mers du Sud”.
ATEHURU. Tahiti. La chefferie d’Atehuru correspondait à l’une des 7 divisions
de Tahiti, Te Oropaa. Elle comprenait les
actuels districts de Punaauia et de Paea.
C’était le domaine du célèbre clan des
*Teva. A l’arrivée des Européens, ♦Amo
était le chef d’Atehuru et V*ari'i rahi de
Tahiti.
Voir carte divisions politiques.
►
_
_
ATEHURU. E i'oa 'amui tahito ïa no na
mata'eina'a ra 'o Pa'ea 'e Puna'auia. '0 te
’Oropa 'a te tahi ato 'a atu i'oa. / taua tau ra 'ua
tuhahia ïa 'o Tahiti e ono tuha'a rarahi. / te
taera 'a mai te papa a
i Tahiti nei tei raro a 'e 'ïa
'o Atehuru i te mana ari'i nô 'Amo, Ari'i nô
Teva (Papara).
athlétisme, nom masc. Ensemble des exer¬
cices physiques individuels auxquels se
livrent les athlètes : marche, courses, sauts
et lancers.
L’athlétisme remonte à la plus haute
♦Antiquité. Les Grecs lui accordaient une
place de choix dans leurs *Jeux olympi¬
ques. Après une longue éclipse, l’athlé¬
tisme réapparut véritablement au XVIIP
siècle en Angleterre. De là, il gagna pro¬
gressivement l’ensemble de 1’ Europe.
D’abord pratiqué à l’école et à l’armée, il se
généralisa à la fin du XIX' siècle et l’on vit
se créer les premiers clubs civils comme le
London A.C., le Racing ou le Stade fran¬
çais. L’athlétisme constitua l’essentiel des
premiers Jeux olympiques modernes qui se
•
’atae. Eryihrina variegata. Arbre à bois
blanc et spongieux, de la famille des Papi-
lionacées. Considéré comme sacré, il ser¬
vait d’ombrage aux *marae. Son écorce
était utilisée comme *râ’au pour lutter
contre certains dérangements intestinaux.
Le suc de l’écorce, mélangé au suc des fruits
verts du *mâpë, permettait de guérir les
piqûres de *nohu (Poisson-pierre) et d’en
combattre l’inflammation. La floraison des
’atae indique encore aujourd’hui la saison
de pêche des *to 'au.
'atahe. Alstonia costata. Arbre de la fa¬
Apocynacées. On le rencontre
jusqu’à I 000 mètres d’altitude dans les val¬
lées, sur les crêtes et les pentes. C’est une
espèce végétale indigène également appelée
mille des
napae.
ATEA. Dieu du ciel,
de la clarté et de
l’espace. 11 apparaît dans les récits de la
Création à Hawaï et aux Tuamotu. Son
épouse, Fa’ahotu, engendra des enfants,
mais aussi des oiseaux, des papillons...
Aux Tuamotu, Atea est considéré comme
l’ancêtre des populations de l’archipel. A
Huahine, ce nom a été porté par l’un des
ao nui
maruia, père et mère de la première dynas¬
dix fils de Hutu Hiva et de Te
tie qui régna sur Hle.
ATEA. E i 'oa no le ho 7 o na ma!a eina a ho'ë
ahuru nô Huahine 'e nô tôna alo a nmrae, 'e
ni) roto mai ïa i te i'oa te hô7taniari'i a HutuHiva ’e a Te ao nui maruia. te
opü ari'i
matâmua roa ïa no Huahine.
E atua mana nui ato ‘a ’o A tea. E alua no te
reva. nô te raï atea. E hiti pinepine tôna parau
i roto i te rahira'a fenua i Vaihi (Hawaiï) i
Tahiti "e i te Tuamotu. '0 Fa'ahotu tana
vahiné. Ta a noa atu ai ta raua iho tamari'i.
’ua fanau ato a râua i te mau manu huru rau o
te reva.
déroulèrent à Athènes en 1896. La Fédéra¬
tion internationale d’Athlétisme fut créée
1913.
en
Polynésie française, on pratiquait la
pied et le lancer du *javelot depuis
longtemps. La première association spor¬
tive fut créée en 1896 et les premières com¬
pétitions d’athlétisme remontent aux
années vingt, à l’initiative de Paul Langomazino. On pratiquait surtout les courses,
qui faisaient parfois l’objet de primes au
vainqueur. Olivier Chavez, Rémy Hart et
“Momo” Lequerré étaient alors les athlètes
les plus en vue. Vivace jusqu’à la fin de la
• En
fleur de 'atae
course à
2'Guerre mondiale, l’athlétisme entra par
la suite dans un sommeil de 15 ans. 11 fallut
attendre 1962 pour que la ♦F.G.S.S. orga¬
nise à nouveau un championnat d’athlé¬
tisme en vue de la préparation des premiers
♦Jeux du Pacifique qui se déroulèrent à
♦Suva en 1963. Dès lors, l’athlétisme se
structura et forma même quelques athlètes
de haut niveau, aux premiers rangs des¬
quels il convient de citer Danièle Guyonnet
et Hélène Sarciaux chez les femmes, Jean-
Bourne, Charles Tetaria ou les frères
Léontieff chez les hommes. Aux 7'* Jeux
Pacifique (Apia, 1983), l’athlétisme
d’or, 7 médailles d’ar¬
gent et 6 médailles de bronze. Eu 1986, la
Ligue d’Athlétisme de Polynésie compte
1601 licenciés appartenant à 9 clubs ; son
président est J. Y, Bambridge.
du
ramena 4 médailles
101
ATI
Athlétisme. Autour du stade
Pater (1), construit pour les Jeux
du Pacifique de 1971, quelquesunes des disciplines : concours de
longueur (2), en
hauteur (3) et à la perche (4),
courses de demi-fond (5 et 6) et de
vitesse (7), lancers de javelot (8),
de poids ou de disque.
sauts en
102
ATIMAONO
’ati. Calophyllum iriophyllum. Cet Arbre,
atVi.
Lamnostoma
orientalis.
Poisson
appelé twnanu, appartient à la
famille des Guttifères. Il pousse sur les ter¬
rains humides du bord de mer et jusqu’au
fond des vallées. Le tronc de certains spé¬
cimens atteint plus d’un mètre de diamètre.
anguilliforme, de couleur blanche, attei¬
gnant 20 cm de long. Il appartient à la
famille des Ophichtidés. L'ati’i vit enfoui
dans le sable, à l’embouchure des rivières,
ne laissant dépasser que sa tête qui peut
à 15 cm de long sur 5 à 8 cm de large. Les
lage : il guette les Alevins des Poissons de
encore
Les feuilles sont coriaces et mesurent de 10
fruits sont des boules de 3 à 4 cm de diamè¬
qui, après maturation, fournit de l’huile
qui était utilisée autrefois pour parfumer
une teinture jaune destinée aux étoffes. Les
noix, enfilées sur une baguette de *ni’au,
servaient à l’éclairage. Le bois, de couleur
rouge, est utilisé en *ébénisterie, en *sculpture et pour la confection de *pirogues. Ses
feuilles et son écorce, râpée, entrent dans la
composition de nombreux médicaments.
En décoction et bains, elles peuvent soi¬
gner les maladies éruptives et les affections
de la peau.
’ati. Era'au ma'ohi. E tamanu te lahi alu i'oa.
_
_
Tei tahatai iho a ra te tupura ’a o te ’ati ’e i
fa 'a. E ra 'au tnarümaru roa.
E ravehia na te ma ’a o te poro ’ati i muta ’a ra
roto ato 'a ho ï / te
’ei tutu’i, ’oia ho’i ’ei mort. E tuihia ïa i ni’a i te
ni’au. e mort turama ïa na te ma’ohi i tepo. E
ra’aupa’ari roa te ’ati, e ravehia ’ei hamani ti'i
’ei va ’a.
E tanuhia na te ’ali na te hiti i te mau marae
ari ’i. Te haere varavara noa atu ra a taua ra ’au
no te marae,
ra
rivière.
contiennent une amande jaunâtre
tre. Ils
►
facilement être confondue avec un *Coquil-
i teie tau.
ATIMAONO. Tahiti. On nomme ainsi la
plaine qui se développe sur 1 500 m de lar¬
geur aux limites des *districts de *Papara
et de *Mataiea, sur la côte sud.
• Ce vaste espace,
très propice à l’agricul¬
ture, accueillit au XIX'^ siècle la plus grande
*plantation jamais créée dans les Établis¬
sements français de l’Océanie.
Une
immense exploitation de 3 800 ha fut en
effet acquise par William *Stewart entre
1864 et 1869. Ce négociant d’origine irlan¬
daise comptait tirer profit de la culture du
*coton au moment où la production amé¬
ricaine était très touchée par la guerre de
Sécession. Avec I 050 ha de coton, 80 ha de
*canne à sucre, des cultures vivrières et
15 000 caféiers, le domaine était à son apo¬
gée en 1868. Stewart réalisait cette année-là
un
chiffre d’affaires de 1 932 174francs :
plus que le montant total des
exporta¬
tions du * Protectorat. Atimaono était alors
une
véritable petite ville où logeaient les
*HongKong et
plus de 300 travailleurs originaires des îles
*Cook, des ^Gilbert (les *Arorai) et des
*Nouvelles-Hébrides, victimes d’un sys¬
tème proche de la *traite des esclaves. Le
1018*coolies recrutés à
’àti’ati’a. Poisson Barbillon du genre Parupeneus.
Le même nom est donné à plu¬
sieurs espèces correspondant au Poisson
Bouc et aux Poissons Chèvres à une ou à
trois bandes colorées en forme d’anneau
appelées selles. Ces Poissons sont remar¬
quables par les changements de couleurs
qui se produisent au moment de leur mort.
Ils se nourrissent en fouillant sans cesse le
sable où ils trouvent des *Crustacés, des
*Vers, des *Coquillages et d’autres
Poissons.
domaine bruissait du fonctionnement de
30 machines à égrener le coton, d’une usine
à sucre, d’un moulin à vapeur et d’une fon¬
derie. La vie économique de Tahiti gravi¬
tait autour de la *Grande Plantation. Dans
le roman du même nom, *T’Serstevens
montre aussi que le farehoa était devenu le
pôle de la vie mondaine pour la colonie et il
’ati’ati'a
103
ATIU
que «le commerce de la bourre...
avait donné à Tahiti une prospérité que Hle
n’avait jamais connue». Toutefois, sur la
Terre Eugénie, ainsi nommée en l’honneur
assure
de l’impératrice épouse de
Napoléon 111,
les rapports entre les hommes étaient fort
rudes et les quelque 28 contremaîtres ne
suffisaient pas toujours à maintenir l’or¬
dre ; c’est à Atimaono que l’on utilisa la
♦guillotine pour la première fois en Poly¬
nésie. A partir de 1870, la reprise de la
culture du coton aux États-Unis, l’hostilité
des commerçants de Papeete et la lassitude
de Stewart eurent raison du domaine. En
août 1875, un mois avant la mort du plan¬
teur, Atimaono était mis en vente et racheté
par des colons français : M. Joseph Merlin,
d’autres associés (Ch. Guillasse,
avec
J. Laharrague, G. Martigny, F.Gardella et
F. Robin), créa une société pour exploiter
le domaine. La plaine se couvrit alors de
cannes
à sucre et le domaine fournit du
à la Polynésie jusqu’au
début des années 1960.
• L’actuel domaine d’Atimaono a une
sucre et du *rhum
superficie de 1 500 ha ainsi répartis : 200 ha
de plaines, 100 ha de vallée, 230 ha de pla¬
teaux et 970 ha de coteaux et de
mon¬
tagnes. Voué au tourisme par ses nouveaux
propriétaires, le banquier J. Bréaud puis le
Territoire, le cœur de la plaine sert aujour¬
d’hui de cadre à un très beau terrain de
♦golf. Le plan d’aménagement du district
prévoit, tout autour, la construction d’un
ensemble hôtelier, d’une marina et de
bâtiments universitaires, le reste étant
la plaine d’Atimaono
golf entouré
d’herbages, de cocoteraies et de
parcelles vouées aux cultures
au centre, le terrain de
maraîchères
(e fa'a o 'Atimaono
104
promis à des *lotissements agricoles. Ati-
maono aura donc été le reflet des grandes
mutations économiques du Territoire, des
7,
spéculations coloniales à la domination
.
,
i
des activités tertiaires.
.
,
.
•
.
'ATIMAONO. Eluha'a tuiro'o ’o 'Atimaono
Teva-i- Uta, i te tau ihoâ ra 'a riro ai teie
no
vâhi ’eifa'a'apura'a vavai ’e e fa'a'apura'a tô
î ra ’o Stewart i te area matahiti
1864 ra. Te na ’o mai ra te 'a 'ai ’o nâ Teva e
na te papa
va'u, e i'oa tamari’i 'Atimaono nô te ari'i ra 'o
Teva. E maha tuha 'a i roto ia Teva-i- Uta, ’o
Ho’omatavana (’o Papeari 'ta), ’o Mataiea, ’o
'Atimaono ’e ’o Papara. ’O Mo’aroa te mou’a
'Atimaono; ’o Teavara’a tôna ava ; ’o
Paepaeteitei te tahua ’e ’o Farepu ’a te marae.
o
ATIU. Cette île fait partie du groupe Sud
des îles *Cook. Située par 20" sud et 158"
ouest, elle est aujourd’hui peuplée de
1 225 hab, ( 1981 ). En 1864,96 habitants de
*atoil furent engagés dans la grande
♦plantation d’*Atimaono. Ils furent suivis
par de nombreux habitants des îles Cook
qui arrivèrent sans contrat, préférant l’exil
à la rigueur des lois que les ♦missionnaires
imposaient à leur archipel.
cet
Voir carte Cook (îles).
atmosphère, nom fém. Couche gazeuse
qui enveloppe le globe terrestre sur environ
500 km d’épaisseur. Elle permet le déve¬
loppement de la vie sur la Terre tout en la
protégeant des radiations mortelles émises
par le ♦soleil. L’atmosphère comprend plu¬
sieurs couches, différentes par leurs tempé¬
ratures et les mouvements de l’air.
Du sol jusqu’à 10 km d’altitude, la ♦tropo¬
sphère contient 80% de la masse atmo¬
sphérique. Les vents y sont turbulents, la
couverture nuageuse très changeante et les
températures y diminuent en altitude (jus¬
qu’à -60").
La stratosphère est comprise entre 10 et
90 km d’altitude. Sa température croît jus-
ATOLL
qu’à une altitude de 501cm puis diminue
ensuite. Elle comprend une couche d’ozone
qui absorbe les rayons ultra-violets dange¬
reux
pour l’homme. Les vents y sont
rapides mais réguliers.
Au-dessus de la stratosphère se trouve la
ionosphère, de plus en plus chaude en alti¬
tude. L’air y est très raréfié, ses *atomes
sont chargés d’électricité : cette couche
joue le rôle d’un “miroir” favorisant la
propagation des ondes radio.
Autres sens : une pression d’une atmo¬
sphère équivaut à un bar ou 1000 milli¬
bars ; l’ambiance qui règne dans un lieu :
par exemple, une atmosphère de suspicion.
altitude (km)
niveau de la mer, ne subsiste plus qu’un
atoll. 11 est commun de dire que toutes les
îles hautes de
stade de l’atoll.
Polynésie évoluent vers le
Il existe près de 400 atolls dans le monde.
L’*archipel de la *Société en compte cinq :
*Scilly, *Bellingshausen, *Mopelia,
*Tupai et *Tetiaroa; celui des *Australes
un :
*Maria ; et les *Tuamotu 76.
Dans la
plupart des atolls, on trouve, à
faible profondeur, une *nappe d’eau douce
qui ne se mélange pas à l’eau salée. Cette
lentille est de plus en plus sollicitée pour la
Coupe verticale de l’atmosphère.
1 température de l'air
J supérieure à O^C
750
HAO
SCILLY
MATAIVA
REAO
MORUROA
RANGIROA
MAKATEA
PUKA PUKA
TAIARO
1000 pression (mb)
1 température de l’air
J inférieure à O^C
atoll, nom masc. Ile en forme d’anneau,
constituée de roches *calcaires d’origine
récifale et se formant exclusivement dans
Principaux types d’atoils.
tropicales. Une bande de terre
émergée, constituée de débris coralliens ou
les
Te wau huru hoha’a motu.
mers
autres,
large de plusieurs centaines de
Les atolls sont classés en fonction
mètres, entoure un *lagon pouvant attein¬
de la configuration du lagon
dre 60 km de longueur (*Rangiroa, *Faka-
et du mode d’ouverture sur l’océan.
rava) et une cinquantaine de mètres de pro¬
fondeur. Cette bande de sable ne dépasse le
niveau de la mer que de quelques mètres et
n’offre aucune protection contre les
grandes ’‘’houles d’origine cyclonique. La
forme des atolls est due à celle de leur
soubassement basaltique. U n atoll se forme
à partir d’une île haute volcanique autour
de laquelle s’installe un *récif frangeant. Le
subsidence, lent enfonce¬
ment de nie, transforme le récif frangeant
en
récif barrière. Ensuite, lorsque les
sommets basaltiques ont disparu sous le
mouvement de
passe
platier submergé
entrée d’eau par gros temps
coooteraie
105
ATOME
satisfaction des besoins domestiques. Dans
plusieurs atolls, elle est menacée par la sur¬
exploitation et par des infiltrations pol¬
luantes. Le lagon communique souvent
avec l’océan par une ou plusieurs *passes :
dans
ce
cas,
l’atoll est dit “ouvert”. Les
échanges d’eau se font aussi à *marée haute
par des chenaux superficiels appelés *hoa.
Lorsque ces hoa sont les seules voies
d’échange, le lagon est dit “fermé”.
Les atolls fermés ou faiblement ouverts
contiennent en général de riches peuple¬
tiques donne les *corps simples. Les corps
composés sont constitués par la réunion
d’atomes différents. La désintégration du
noyau de l’atome peut produire une éner¬
gie gigantesque : l’énergie atomique.
Sens figuré : avoir des atomes crochus avec
telle personne : éprouver une sympathie
naturelle ; une quantité minime : il n’y a
pas un atome de graisse dans ce plat.
Voir aussi : bombe atomique, énergie.
ments de *nacres. D’autres, légèrement
surélevés, recèlent des gisements de *phos-
phates, ainsi *Mataiva et, autrefois,
*Makatea. Les lagons des Tuamotu four¬
nissent aussi près de la moitié des poissons
consommés en Polynésie. On peut rencon¬
trer,
sur
l’ensemble des atolls, environ
200 espèces
végétales dont une vingtaine
sont naturellement abondantes.
Parmi ces
dernières, on trouve le *Cocotier {ha'ari),
atoto (Euphorbia aloto)
le *Pandanus (/ara), le Pemphis (*mikimiki), le Scaevola (*naupata), le Guettarda
(*tdfano ou kahaia), le Messerschmidtia
(*tâhinu), le Suriana (kokoru), et une
plante parasite: le Cassytha (*taino’a ou
kainoka). De par ses faibles ressources
d’eau douce et la pauvreté de ses sols, l’atoll
reste encore un milieu assez difficile pour
l’homme.
11 800 habitants vivent
sur
les
atome complexe
de Carbone 14
Structures d’atomes.
82 atolls de Polynésie française, soit 7 % de
la population du Territoire.
atome simple
Voir aussi ; pêche, perliculture, tourisme.
électron
de Deutérium
’atoti. Amphiprion chrysopterus. Appelé
aussi Poisson Clown, ce petit Poisson de la
famille des Pomacentridés est réputé pour
sa vie en
symbiose avec certaines * Ané¬
mones de mer. Il est ainsi protégé de ses
♦prédateurs. En contrepartie, l’Anémone
profite des restes des repas de l’Amphiprion. Ce dernier délimite un territoire de
chasse autour de l’Anémone et le défend
'afof/(Poisson clown),
hôte d’une Anémone de mer
atoine, nom masc. Constituant élémen¬
^
,,,
taire de la matière solide,
liquide ou ga¬
particule formée d’un
noyau composé de protons (chargés posi¬
tivement) et de neutrons (neutres électri¬
quement) autour duquel tournent des élec¬
trons chargés négativement. Les dimen¬
zeuse.
C’est
une
énergie face à ses congénères. Certains
Poissons Demoiselles, qui sont de proches
parents de l’Amphiprion, vivent aussi en
symbiose avec les Anémones.
atoto. Euphorbia atoto. Arbre ou Arbuste
de petite taille (moins de 5 mètres) de la
sions du noyau sont de l’ordre de lO^'^cm
et celles des atomes avec les électrons de
famille des
l’ordre de 10‘“cm. On connaît une centaine
donne un suc laiteux très abondant, mais
d’atomes différents.
La molécule d’eau
(H2O) contient deux atomes d’hydrogène
et un d’oxygène. La réunion d’atomes iden¬
106
avec
en
Euphorbiacées. Cette plante
Polynésie elle
en
produit
peu.
Elle
pousse sur les sols calcaires et on la rencon¬
tre sur les *atolls et les motu.
ATURE
A.T.ïf. voir Agence territoriale pour la
Reconstruction.
ATUONA. *Marquises. Situé sur la côte
sud de nie de *Hiva Oa, le bourg d’Atuona
(I 041 hab.) s’allonge entre la baie des Traî¬
tres et
un
majestueux *amphithéâtre de
montagnes. Il joue le rôle de centre admi¬
nistratif et commercial pour les îles du
groupe Sud. On y trouve un petit hôpital et
le pensionnat catholique de jeunes filles.
C’est ici que Paul *Gauguin et Jacques
*Brel ont vécu leurs dernières années. En
1901, le premier s’installa à cent mètres de
la plage où il devait composer les célèbres
“Cavaliers sur la plage”, et le second amé¬
nagea sa retraite au flanc des collines voi¬
sines en 1975. Tous deux sont enterrés dans
le petit cimetière marin qui domine la baie.
►
’ATUONA. '0 le ’oire ïa no Hiva 'Oa i
Matuila ma.
Ho’e tauatini 'e maha ’ahura ma ho’e (1041)
huit a'alita i reira. E ’oire nahonaho maila’i b
'A luona, inaha te vai ra i reira te tahi fare
ma'i, te hô'efare ha'api'ira'a tuarua a te hau
fenua, ’e na ’Etaretia tatorila alo 'a 'e te tahi pu
fare rata.
'Ua ora te ta 'ata farani peni hoho 'a tuiro b ra
'o Pau! Gauguin i reira mai te matahiti 1901 ’e
tae atu i te matahiti 1903 matahiti i pohe ai
’oia, ’e ’ua hunahia ’oia i te hunara 'a ma ’i no
'Atuona iho.
Na reira alo 'a ho 'i te ta 'ata himene ra b
Jacques Brel.
attire. Selar crumenophtalmus. Français :
Chinchard. Poisson de lafamille des Caran-
gidés. Il a un corps allongé en fuseau. Le
dos est bleu sombre et le ventre blanc
argenté. C’est un Poisson migrateur qui se
reproduit dans les mers froides de l’Arcti¬
que. La Polynésie ne constitue qu’une
étape de cette *migration et on le rencontre
d’octobre à mars. Les ature sont les indivi¬
dus qui ne dépassent pas la taille de 15 cm :
ils nous arrivent des côtes américaines et
mexicaines. Entre 15 et 25 cm, les Tahitiens
les appellent ’aramea : c’est le stade atteint
par les poissons qui quittent la Polynésie.
Certains, rares, peuvent dépasser 25 cm et
appelés ’ôrare : en général ce
stade est atteint du côté du Japon, quand
les poissons remontent vers le nord. Ils se
déplacent par bancs qui peuvent compter
100000 individus ou plus. On peut les cap¬
turer soit à l’aide de filets, soit à la ligne la
sont alors
nuit.
mars, est organisée au bord du
lagon par une communauté de
voisinage (pupu). Après avoir
repéré un banc de poissons, les
hommes l’encerclent d'un grand
filet ou senne (1) qui appartient à
un propriétaire extérieur prélevant
souvent la moitié du produit de la
pêche. Un petit filet (2), qui peut
aussi servir de vivier, est utilisé
pour récupérer une partie du banc
piégé. Les femmes enfilent les
poissons sur des lanières d’écorce
de pOraû (3) et les filoches ou tu’i
sont vendues le long de la route
(4) ou à bord de camionnettes
itinérantes.
Mai te ’ava'e titema ’e tae atu i te
’ava'e me, e ha’amauhia i te tahi
mau pupu
Voir aussi : pêche.
nô te tai'ara'a i te ature i
te pae tahatai. ta 'ite noa hia te i'a, e
►
ature. E i’a tumu t'a no te fenua nei.
E
chinchard tona i'oafarani. Mai te ’ava’e ’atopa
'e tae alu i le ’ava ’e mati e topa ai te ature ; te
parauhia ra e, mai te poro to ’eto 'e apato ’erau
.
te ature e haere mai ai i mûri i to raton tau
'ofa 'ara 'a i reira e tae roa mai ai io tatou nei : e
i'a haere 'ia te ature. Mai te pae fenua marite
mai te haere mai i te fenua nei.
La pêche au ature, de décembre à
'la huru rahi
fa ’atihia i’aiteupe'a(^)o tei f atu hia
e
te hô’é ona nô rapae'au o tei initi
atu i te afara'a o te moni noa’a mai
nô roto mai i te ho'a. E rave ato'a hia
te upe'a iti (2)
’ei ha’ape'e no te
’ohira’a mai i te tahi mau i'a. Nà te
mau vahiné e tu'i te i'a i te taura
pOrau (3) o tei ho’o hia i ni'a i te
purûmu (4) aore râ i ni'a i te mau
pere'o'o ho'oho'o.
107
ATWATER
a 'e te ature, e riro mai ïa
’ei ’aramea. 'la iae 'a
ana’e te faito ’aramea, 'uafa'airteine ato'a te
’iri i te fa ’aru 'e mai i te fenua. E toe noa mai ïa
tetahi ’orare. '0 te tuha 'a rahi ïa o te i 'a ’p te
haere i te pae fenua Tapone ma e mai reira
haere roa atu ai i te poro to ’eto 'e. / roto i te 'iri
e e
tae'a hânere tauatini (100000) i'a
atu.
E 'upe 'a te tautai
'e. e hau
'ohie roa a 'e, 'e te
manuia roa a'e nô taua huru i 'a ra.
ATWATER (Dorence) (1845-1910).
*Consul et *colon américain. Sa belle
conduite lors de la guerre de Sécession lui
valut d’être nommé consul des *États-Unis
à Tahiti, où il débarqua en 1871. Son
action fut
en fait limitée, même si, vers
1900, on prétendit que Tahiti allait être
vendue aux U.S.A. pour 200000 francs-or.
D. Atwater joua par contre un rôle écono¬
mique important comme l’un des princi¬
paux colons anglo-saxons des *Établissements français d’Océanie. Avec ses
*goélettes, il commerçait jusqu’à *San Fran¬
cisco. Sur ses *plantations, il cultivait la
*vanille. 11 s’intéressait de très près au tra¬
fic de la*nacre aux Tuamotu. Son mariage
avec la fille d’Alexander
Moetia Salmon, épouse
de Dorence Atwater
*Salmon, Moetia,
avait fait un homme riche et
AUBIGNY (Hippolyte Foucher d’) (1799-
1848). Capitaine de *corvette qui arriva à
Tahiti avec l’amiral *Dupetit-Thouars, le
pf novembre 1843. C’est lui qui commanda
les troupes françaises débarquées dans Hle
après la proclamation de la *déchéance de
qui déclara: «Je
prends possession de ce pays au nom de Sa
Majesté Louis-Philippe, roi des Français».
11 ordonna d’amener le *pavillon de la
la reine *PomarelV et
reine et fit hisser celui de la France. Le
8 novembre, Dupetit-Thouars le nomma
commandant de Papeete, alors que Armand
♦Bruat devenait
*gouverneur. Le 2 mars
1844, alors que Bruat était à Taravao,
croyant à l’imminence d’une attaque des
insurgés sur Papeete, d’Aubigny prit la
décision de mettre la ville en état de siège.
Le lendemain, il donnait le coup d’envoi de
l’affaire *Pritchard
en
faisant arrêter ce
dernier.
AUBRY (Ernest) (1876-1958). Catéchiste
chef de *Faaa. Ernest Aubry est né à
Papeete. Membre du *Conseil de district
de Faaa en 1916, il en devint le président
et
respecté.
dès 1919, et fut reconduit dans cette fonc¬
bicyclette et du premier manège de che¬
l’avenir de la jeunesse de Faaa, il interdit
l’installation de tout débit de boissons dans
en
On lui prête l’introduction de la première
vaux
de bois à Tahiti.
tion jusqu’à sa mort, en 1958. Soucieux de
son
AUAE. Tahiti. Quartier de *Faaa s’éten^
dant sur la partie est de la commune, du
vallon de r*Uranie à la pointe
Dans cette
Nuutere.
résidentielle aux types
d’habitations variés se trouvent l’hôtel
Tahiti et les artciens bâtiments de la ♦Mé¬
zone
téorologie nationale.
Voir carte Faaa.
du
district et fut à l’origine de la création
collège Notre-Dame-des-Anges.
►
AUBRY (Ernest). E tavana mata 'eina 'a no
Fa 'a 'a.
'Ua fânauhia
'oia i Pape 'ete i te matahiti 1876.
'ei katekita no Fa 'a 'â i le
'Ua fa 'atoro 'ahia
matahiti 1899. 'Ua ma 'itihia 'oia 'ei mero
'apo 'ora 'a mata 'eina 'a no Fa 'a 'a i te matahiti
1919 'e, mai reira mai, 'ua amo noa 'oia i taua
ti'ara'a ra, e tae roa mai i tonapohera'a i te iva
tetepa matahiti 1958. E metua mau 'oia no
tôna mata 'eina 'a 'o lâna i fa 'atere au maite i
no
Platybelone argalus. Poisson carni¬
très fin et allongé, atteignant
50 cm de long. C’est l’Orphie tropicale
appelée également Petite * Aiguillette. Le
auau.
Ernest Aubry
vore au corps
dos est bleu foncé et le ventre argenté.
11
possède un long bec pointu portant de fines
dents. On peut le voir sauter hors de l’eau
quand il est poursuivi par un *prédateur.
auau
Sa chair est bonne et ses arêtes ont une
couleur verte caractéristique.
fa'aro'o papu.
'Ua riro te u 'i 'api no Fa 'a 'a 'ei mana 'ona 'ora 'a
roto i tona ti'ara'a
'oia i 'ore roa ai i fâri 'i i te ho F
fare ho 'ora 'a 'ava 'e ’aore ra fare inura 'a
nana, no reira
a 'e
’ava i Fa 'a 'a.
’Ona ho 'i te tahi i turu papü i te ha ’amaura 'a i
te fare
ha'api'ira'a Collège Notre-Dame des
Anges i tona mata'eina'a.
'Uafa'afeti’ahia 'oia e te Hau i tefeti'a
hanahana ra : Légion d’honneur.
Tei tona iho mata’eina’a tepuna-rahi-ra’a tôna
hua’ai i teie mahana.
AUCKLAND. *Nouvelle-Zélande. Auck¬
land est la plus grande *agglomération de
Nouvelle-Zélande. Elle groupe 815 300
habitants (estimation 1984), soit le quart
de la population du pays. La ville a été
fondée en 1840, sur une large péninsule de
nie du Nord, échancrée de
baies pro¬
fondes (baie de Waitemata et baie de
Manukau) ouvertes sur le Pacifique et la
mer de Tasman.
L’aéroport international
et le port (trafic de 6 millions de tonnes
par
an), les activités secondaires et tertiaires.
108
pente externe
crête algale
Pente externe. Zone constituée par la
plupart des Coraux vivants, constructeurs
de l'atoll. Elle est accidentée de vallées,
d'éperons et de terrasses, biotopes des
Crustacés et des Poissons de grande taille.
Les étapes de la formation d’un atoll
volcan éteint
petits massifs rte Poc.i'L-pora ^
subsidence
ipte algali;
apparition d’un récif frangeant
latoll rte Scil_^
subsidence
Pocillopora (fav/ii stellmget).
formation du récif barrière
anneau corallien
’?Jd ba
lagon
subsidence
m.
%
Nason
(onjeT
disparition de I île haute
Oursin crayon (/efue.'
et formation de i'atolt
L atoll
:
milieu, faune et flore.
Sui tes 118 Iles de Polynesie française, on compte
31 atolls dont 76 aux Tuamotu, 5 aux Iles de la
-‘■teciete.
1 aux Gambier, 1 aux Australes et
1 aux
Mati|uises, Leur superficre totale est do 670 kmI es atolls se
présentent sous la forme d'anneaux
uialliens enserrant un lagon dont le contour
pouse celui du socle basaltique englouti II s'agit
te cunstiuctions très diverses pai leui taille (dans
>.i
plus giande diagonale Rangiroa mesuie 80 km
Carangiie à grosso tète (uru Jtn
>
■
m.iis Tikei moins de 1),
par les foi mes qu'ils
doivent a leui subsidence ou à leur soulèvement.
: ai le
ei
■a
nombre de passes faisant communiquer
ean et le
lagon L'atoll est un milieuoiiginaloù
tniuvrete de la faune et de la flore terrestres
"'ppose à la richesse dos tonds lagonaires ou de
II pente externe
Langoustf l 'oiir.i
Pour l'homme, la rarete de l'eau
■t'Hice. I ingratitude des sols et la vulnérabilité des
"^lallations aux houles cycloniqucs sont autant
t’
la.inIraintes difficiles a surmonter La densite de
'
Crète algale. Partie '
f
•^pio’ntale du récif ^ ifa %
•
,
"’t'i-ilation des atolls polynésiens (17 hab.krn-)
t 'roisine de celle des
pays du
tipale océanique viervt se 3
^'Kriser, Les Algues’®^ ; : g
càicâires .fîè'
■
'
^
,
Sahel africain
■.
(Litbothamniées)iy :
.abdndéht, ainsi que
^ plusieurs espèces de
■
Requin gns de récit (/^a//a;
Mollusques.
.
.
' toi
^
■
-
"T
I
I
I
platier
levée détritique
molu
Poci}l(Jf>()f.l î>p.
Poisson-perroquet (uhu mamaria}^
Cône textile
Oursins noirs (vi
'
Plalier. Dalle corallienne
faiblement immergée où
subsistent quelque»'.,''
Levée détritique, formée
j
de débris coralliens de ”vi
toutes taiiles
accumulës.'|
massifs de Madrépores
par les tempêtes et tes ÆS
vivants. Le
balancement^, -^marées les plus hautes. '
dés marées y rythme ilJt
elle constitue une sorte de
Tactivifé des
no man 's /anddiologique.
3^ ' :
Échinodermes,|’’■ ■■-O;
Mollusques, Crustacés et
Poissons de petite taille^
Mofu- Continu ou ■
'
entrecoupé de hoa, il est
constitué de débris
coratlienéoolonisés par la
cocoteraie et, dans la
partie exposée à i;océan,?
par line végôtatforj*
arbusifve et herbeuse, '-'là
Plage interne. Le long des
anse^ du lagon
s'allongent des plages de
sable fin, parfois v
précédées d'un récif
frangeant. Au débouché
d'une passe, cet espace,
abrité est le plus propice à
fl’étabiisserrient des mhornmes.
plage inte
me
'.tij
1
Passe. Celle ouverture
profonde dans î’anneau
coraliren permet les échangés
lagon-ocean et jOue un rôle
capital dans l'ecosysterTie
tagonaire H s agit egalement
d'un heu privilégié pour
l installalion des hommes et
des infrastructures portuaires,
surtout sur la rive interne,
rjacres (pârdij)
protegee
Hofothurie
ihi, en bordjre de la passe Pakaka d Apatak
Lagon. Son profiî^la nature dw^uplfements viVants'aië^dent
esseintietlernerit de? rnouveriréri}^ tecfonifjuês-véft|ç9MX et des Volurries^
d'eau échangés avefc rocéan^i-Bsédimentatipn ÿ èsï adivi^'les-pâféi -et
les pinacles corailieni sont les jStippOfts tJéîi principaux écosvateMes. "
Baliste ( o in}
•m-
i
I
I
1
I
I
I
I
I
•
I
^
I
-i
AUCKLAND
□
centre administratif et commercial
□
zones
résidentielles
principaux axes routiers
>>
aéroport international
font d’Auckland la capitale économique de
la Nouvelle-Zélande. Dans la
-
.-S
banlieue
sud se sont développés un complexe sidé¬
rurgique, des industries du textile et des
engrais chimiques, et des usines de congé¬
lation des produits de l’élevage. La ville est
aussi un centre universitaire important.
Au-delà des quartiers d’affaires qui entou¬
rent le port, s’étendent les banlieues rési¬
dentielles composées de maisons indivi¬
duelles et de parcs.-On y note également la
présence importante d’émigrants polyné¬
siens originaires des îles *Samoa ou des îles
*Cook. L’agglomération a largement
débordé son cadre originel et occupe les
*presqu^les voisines reliées par de nom¬
Ponsonby, centre commercial et
administratif d'Auckland
breux ponts autoroutiers.
109
AUGURE
augure, nom masc. Prêtre des anciennes
religions, spécialisé dans l’interprétation
des présages tirés de l’observation des
oiseaux. Interprétation des signes et des
présages. Tout signe permettant de prévoir
l’avenir. Un oiseau de mauvais augure est
un
individu dont la
rien de bon.
présence n’annonce
Polynésiens semblent avoir attaché
grande importance à certains phéno¬
mènes naturels auxquels ils donnaient une
signification heureuse ou malheureuse :
position de la *lune, forme des *nuages,
direction du vent, arc-en-ciel, *comète,
météore, etc. Plus simplement, un éter¬
• Les
une
nuement, une main froide ou une blessure
avaient un sens pour le destin d’un indi¬
vidu.
Comme dans
r*Antiquité grécoprêtres examinaient un
cochon offert en sacrifice, et ses viscères,
pour connaître l’issue d’une guerre. Les cris
des oiseaux, le chant du grillon, étaient
souvent interprétés. A travers les rêves des
voyageurs ou des pêcheurs, on cherchait à
prévoir le succès ou l’échec de leur entre¬
prise.
romaine, les
AUKENA. Petite île de
l’archipel des
*Gambier, d’une superficie de 1,5 km^,
située à 5 km à l’est de *Mangareva. Elle
culmine à 198 m. Aukena fut l’un des hauts
lieux des débuts de la *Mission catholique
Polynésie. Dès 1836, on y construisit la
première église en pierre, Saint-Raphaël,
ainsi qu’un collège en 1840.
en
Aukena
Voir
aussi:
E. Rouchouze.
F. Caret,
H. Laval,
aumoa. Jouet d’enfant consistant en une
maquette de *pirogue à voile, d’une lon¬
gueur inférieure à un mètre. Au début du
XIX'^ siècle, le missionnaire William *Ellis
avait observé que «beaucoup de garçons
font preuve d’une grande ingéniosité dans
la construction de ce genre de jouet. La
coque est généralement taillée dans une
branche d’*hibiscus, au bois léger; le cor¬
aumoa
dage est fabriqué avec de l’écorce, les voiles
sont formées de petites feuilles du cocotier
ou de tissu
indigène. Les propriétaires de
ces petites embarcations
partent souvent
en groupe et,
prenant leurs canots en main,
avancent dans la mer jusqu’à la ceinture ou
à la poitrine, et parfois nagent encore plus
avant. Alors, ils mettent à l’eau leur flotte
miniature. Elle consiste en bateaux,
*bricks, *sloops, embarcations et pirogues.
Puis ils retournent au rivage. Ils fixent
généralement une pierre dans le fond de
leurs bateaux pour les maintenir vertica¬
lement, et comme le vent les pousse à
travers la baie, leurs propriétaires courent
dans la mer, ayant de l’eau jusqu’aux
genoux, criant et éclaboussant pour sur¬
veiller leur avance» (“A la Recherche de la
Polynésie d’autrefois”). Dans les années
en
110
1950, les enfants confectionnaient encore
des aumoa avec du bois de pürau et des
de pâreu. Abandonné par la
suite, ce jouet a retrouvé récemment la
morceaux
faveur des enfants de Bora Bora à. l’ini¬
tiative de l’association Atu atu te natura.
austral, adj. (pl. ; australs). Se dit de tout
ce qui est situé au sud de
r*équateur.
Tahiti,
par
17°30’ de ♦latitude sud,
trouve dans r*hémisphère austral.
•
se
Les îles *AustraIes sont appelées ainsi
parce qu’elles sont au sud de la ‘Polynésie
française.
AUSTRALES (îles). Archipel de Polyné¬
sie française situé au sud de Tahiti. Ses
5 îles et deux groupes d’ilôts s’égrènent sur
1 300 km, de 143“ à 154“ ouest et de 21 “ à
28“ sud. Les Australes font partie de la dor¬
sale discontinue qui s’étend des îles *Cook
du Sud
jusqu’à la zone volcanique qui
donne actuellement naissance au mont
sous-marin ‘Mac Donald. La superficie
des îles est très modeste : 48 km^ pour
♦Tubuai et 16 pour ‘Raivavae, tandis que
les altitudes décroissent assez régulière¬
ment du sud-est (*Rapa : 650 m) au nord-
ouest, les îles ‘Maria n’étant que les motu
d’un atoll. Le climat de l’archipel est relati¬
vement frais et venteux, on n’y observe
pas
de véritable saison sèche.
anciennes traces de peuplement
été datées de 900 (4-ou-90 années)
avant J.-C. Grâce aux sites de ‘Vitaria
• Les plus
ont
(‘Rurutu) et de Rapa, les archéologues ont
pu déterminer des caractères originaux de
l’architecture et de la société des Australes.
Les zones côtières accueillaient de vérita¬
bles
agglomérations urbaines, les pentes
des villages en terrasses et les hautes terres
des villages fortifiés semblables aux *pâde
Nouvelle-Zélande. P. Vérin a souligné l’ori¬
ginalité des pierres-dossiers entourant la
cour de
certains *marae et la surélévation
AUSTRALES
motu
Haaamu
RAIVAVAE
Iles MARIA
passe
T eavarua
22"S
Anatonu
Rainia
Matotea
RURUTU
motu
P" Heiava
RAIVAVAE
"
24”S
p" Ruea
650 m
Mutua
Ura
Hatirei.
p" Makauae
RURUTU
Moeral
389 m
!
passe's
AutI
287 m
TUBUAI
Maaura
P“
Tepuu
Huahine
Anua
Tepu
Tamatoa
;
'
,p“ Autea
P"
jTemavee
^
p" Teakateke
vB-ia ^
p“ Kopaga ikpîle Tauturu
26‘'S
motu Toena
422 m
Archipel des Austri les
motu Roa
Australes : en encadré, les 5 îles
hautes
l’amotu Tuha’a Pae '0 tei ha’ati
'0 na motu e 5
RAPA
motu Motihia
Mahu
Puipui
îlot de sable
,
îloî î de BASS
28°S
(M AROTIRI)
p" Toataratara
des
i
'■
Amaru
Avara
motu
p“ Au roa
RAPA
passe
Te Ava Nüi
Araoo
Vaiamanu
Mano
TUBUAI
Anapoto
motu
Valuru
304^
RIMATARA
RIMATARA
p“ Hopa
Mahanatoa 437 m
plates-formes d’habitation. Dans le
domaine de l’outillage, le sol de l’archipel a
livré une variété d’*herminette fusiforme,
des *hameçons en coquille de Turbo, des
♦pilons aux formes élégantes et de nom¬
breuses sculptures sur bois. La découverte
des îles par les Européens s’échelonna sur
un demi-siécle, l’archipel étant à l’écart des
routes maritimes habituelles. James *Cook
vit Rurutu en 1769, puis Tubuai en 1777.
Thomas *Gayangos découvrit Raivavaeen
1775, Georges *Vancouver aborda Rapaen
1791 tandis que *Rimatara vit le premier
M me. (',
poHRAi
'rAMAr'Miii
,INANA1A
.POHUAI
M fJOt
.
.TA 1 PUA
M l-ri 7 PtIHKAi
,
taIrIata
M lî)l‘J PtlHBA I
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Altll IIICG
l■(llll; 3(HHII7é
„iamai;va-ï
imiiViviiiM:
I
IIISÜtATOl’Aril
.tamaijvav .\ii
IIVAIIlMIIII'JjlTl:
TKI’AI3S3l'lintUII
(le pasteur Henry) en 1821. Les
premiers commerçants
européens se soldèrent par de graves épiblanc
contacts avec les
Australes. 1. Ti’i géant de
Moauahelata. 2. Sépultures
royales de Rimatara. 3. Umeteaux
bords ciselés (style propre aux
artisans des Australes.
4. Chaudron de baleinier.
Ta’amotu Tuha’a Pae. 1. Ti’i no
Moauaheiata. Z Tanura’a ma’iote
’opu ari'i no Rimatara. 3. Umete ’e
tona mau hiti tohihia (rave'a taie na
te mau ta'ata rima'i no te motu
Tuha’a Pae). i. Paniauahioteho’e
pahi patia tohora.
111
AUSTRALES
détnies qui provoquèrent une terrible crise
démographique : la population de Rurutu
par exemple, passa de 6000 habitants à
200. C’est aussi à cette époque (1820-1830)
que les îles, évangélisées par des catéchistes
polynésiens, devinrent un bastion du pro¬
testantisme. Le gouvernement français ne
s’intéressa guère aux Australes pendant la
période coloniale. Il fallut la menace d’une
installation néo-zélandaise à Rapa pour
que nie soit annexée en 1887 ; les autres îles
le furent en 1900 et en 1901.
Australes. 1. Rapa : autour du fare,
la préparation de la popoi.
2.
Transport de la récolte de
pommes de terre à Rurutu. 3. Four
à chaux. 4. Débarquement d’une
baleinière à RImatara. 5. Sortie du
temple à Raivavae. 6. Le village de
Moeral, chef-lieu de Rurutu.
7. Échines et crêtes sculptées par
l'érosion à Rapa.
112
• A
partir de 1955, les Australes entrèrent
dans les circuits de l’économie moderne.
Nombreux furent les départs vers *Makatea et la *Nouvelle-Calédonie lors des
booms des phosphates et du nickel. Grâce
à leurs terrains plats et fertiles assez éten¬
dus, les îles purent se livrer à l’horticulture
sur une assez
grande échelle. Elles approvi¬
aujourd’hui Tahiti en produits
maraîchers (*pommes de terre surtout) et
sionnent
en
objets de *vannerie. La population
totale s’élevait à 6283 hab. en 1983.
AUSTRALIE
AUSTRALIE.
Ile-continent
de
7 682 300 km^, située entre l’Asie du Sud-
Est et l’Antarctique.
Géographie. Le relief est formé de trois
un bas plateau immense et
monotone à l’ouest, un couloir de plaines
au centre et, à l’est, une cordillère qui borde
le Pacifique et culmine au Mt Kosciusko
(2 235 m). A la latitude du tropique du
Capricorne, la zone centrale est le domaine
du désert, d’une steppe épineuse, le scrub,
ou d’une savane parsemée d’arbres nains :
le bush. Tout autour, ainsi qu’en *Tasmanie, une frange de vie s’est établie sous des
climats plus humides. L’Australie est un
monde original par sa faune de kangou¬
rous, d’émeux, de dingos et de koalas, ours
•
ensembles :
minuscules vivant dans les arbres.
•
Histoire. Les côtes australiennes ont été
explorées dès le début du XVIP siècle par
les Hollandais Hartog et *Tasman,
mai^
c’est James *Cook qui prit possession du
pays en 1770 en le dénommant la NouvelleGalles du Sud. Dès 1788, l’Angleterre y
établit une *colonie pénitentiaire, puis, au
début du X1X‘= siècle, les immigrants libres
affluèrent, attirés par les possibilités de
l’élevage du mouton et par la découverte de
mines d’or. En 1850, on comptait 430 000
habitants en Australie et la colonie tissait
déjà des liens importants avec les îles du
Pacifique. Ainsi, des commerçants, des
*baleiniers et des *beachcombers vinrent
en
Polynésie, et, de 1801 à 1826, *Sydney
développa un important trafic de *porc
salé à partir de Tahiti. Les colons austra¬
liens ne cessèrent également d’engager l’An¬
gleterre dans une série d’annexions comme
celles de la *Nouvelle-Zélande et d’une
partie de la ’^Nouvelle-Guinée. Cette der¬
nière fut d’ailleurs placée sous mandat aus¬
tralien de 1914 à 1975. Membre du *Com-
monwealth, le pays participa à la Première
Guerre mondiale au côté des Anglais sur
les fronts de la Somme et du MoyenOrient. 11 contribua aussi à la victoire des
Alliés sur le Japon lors de la Deuxième
Guerre mondiale. L’Australie est un pays
fédéral, démocratique et libéral. Son chef
Australie. 1. Ayer's Rock.
2. Aborigène en tenue
cérémonielle. 3. Art aborigène :
peinture sur écorce. 4. L'opéra de
Sydney. 5. Surf dans la région de
Perth.
113
AUSTRALIE
Australie. 1.
Élevage extensif des
moutons en Nouvelle-Galles du
Sud. 2. Joueurs d’échecs dans un
parc de Melbourne. 3.
à ciel ouvert.
Mine de fer
grande zone de culture du blé
d’État reste le souverain britannique, mais
élevage des moutons
■
mines d'or
B
mines de cuivre
la population élit un *parlement d’où est
issu le gouvernement dirigé par le Premier
ministre.
•
commerce du blé
“T
*
en
commerce de la laine
Hollandais au XVII* siècle
commerce du
avec
trépa
1982, l’Australie est un pays encore peu
peuplé (2 hab./km^). Des populations
*aborigènes établies depuis 40 000 av.
J.-C., il ne reste plus que 145 000 représen¬
tants, alors que l’immigration d’origine
européenne et américaine continue au
côte découverte par les
côte cartographiée en
Population. Avec 15 053 500 habitants
1^5
rinsulinde
rythme de 70000 arrivées par an. La plu¬
part des habitants vivent au sud-est du
pays et dans des grandes villes. Sydney a
3 231 000 habitants, Melbourne 2 759 700,
mais Canberra, *capitale depuis 1911,
Cairns
245 500 seulement.
(1824)
Moreton Ba
Brisbane
(1824)
P^and
(1884^
^
^^^Melf>et*fhe
B
Océanie
Peuplement et activités économiques
en
Australie au XIXe siècle.
^
Macquarier
Harbour
(1821)
^
Galles en 1857)
VJT Po''» Arthur (1830)
Hobart (1803)
TASMANIE
(ancienne Terre Van Diemen)
114
Europe
VICTORIA ,
(séparé de la N®"®
Économie. L’Australie est un des pays
nourriciers du monde, grâce à un troupeau
de 137 millions de moutons et à la culture
extensive des céréales. Elle est aussi le
•
producteur mondial de bauxite et le 2®
producteur de fer. L’Europe n’est plus son
partenaire commercial privilégié: elle
échange de plus en plus avec le Japon et les
États-Unis.
La Polynésie française a reçu 7 950 tou¬
ristes australiens en 1984, mais commerce
assez peu avec ce
pays. Elle n’y réalise que
3,2% de ses importations (alimentaires
surtout) et 0,16% de ses exportations.
AUSTRALIE
I
Dampi
ll
minerais
non
ferreux
115
AUSTRONÉSIEN
austronésien, nom masc. et adj. *Langue.
Ensemble linguistique le plus étendu à la
surface du monde, de Madagascar à l’île de
*Pâques, recouvrant l’Indonésie, les *Philippines, la *Mélanésie, Formose, la ♦Mi¬
cronésie et la *Polynésie.
Les langues austronésiennes, dites aussi
malayo-polynésiennes, ont évolué d’île en
île, et présentent aujourd’hui une très
grande diversité. Certaines sont encore peu
étudiées.
A
l’intérieur
polynésien délimité
du
entre
les
la
*triangle
♦NouvelleZélande, ♦Hawaï et l’île de Pâques, on
dénombre une multitude de langues, dont
plusieurs parlées à l’intérieur d’un même
archipel. Les échanges plus nombreux
par
îles ont favorisé
uniformisation de la
chaque archipel.
une
certaine
langue au sein de
’autera’a
ou
’autara’a.
Terminalia
catappa. Français : Badamier. Ce grand
Arbre de la famille des Combrétacées ne
pousse qu’en plaine, jusqu’à l’orée des val¬
lées. Il a été introduit par les Européens,
c’est pourquoi les Tahitiens l’appellent
aussi ’autara’apopa’â. Le ’autera’a a sup¬
planté l’espèce indigène, Terminalia glabrata, caractérisée par des feuilles plus
petites et des fruits plus aplatis ; il s’agit en
tahitien du ’autara’a tahiti, que l’on trou¬
vait fréquemment autour des sépultures.
Les feuilles du ’autera’a mesurent de 25 à
30 cm de long et les fruits sont rose violacé
à l’extérieur. A l’intérieur d’une coque très
dure
se trouve une amande comestible
dont le goût rappelle celui de la noisette.
Chaque année,
en
juillet, les feuilles
deviennent jaunes puis oranges et tombent
presque toutes, mais les nouvelles feuilles
Au Tahoera’a
(Te). (L’Union). Parti
politique créé le 5 juillet 1971 à la suite de la
fusion du Tahoera’a U’i ’Api de Charles
Taufa, du ’la Ora Polynesia de Gérald
♦Coppenrath et des Indépendants de
Frantz ♦Vanizette. Te AuTahoera’a obtint
trois sièges aux élections territoriales de
1972 et vit l’un des siens. Éric Lequerré,
désigné comme conseiller économique et
social de Polynésie française.
autarcie, nom fém. Situation d’un pays
qui cherche à se suffire en ne pratiquant
les fondateurs du Au Tahoera'a :
Alfred Poroi, Charles Taufa et
Frantz Vanlzette
pas d’échanges avec les autres pays. L’au¬
tarcie est très difficile à réaliser car il faut
disposer de toutes les ressources néces¬
saires ou accepter des privations. La Poly¬
nésie ne pratique pas l’autarcie puisque
35 % de ses ressources économiques sont
importées.
Voir aussi : balance commerciale.
’aute voir Hibiscus.
autel, nom masc. Table à *sacrifice. A
l’origine on y immolait un animal, ou par¬
fois un être humain, en l’honneur des
♦dieux. On pouvait aussi y offrir des repas,
des substances
aromatiques destinés aux
mêmes dieux, ce qui faisait de l’autel un
lieu sacré et frappé d’interdits.
Chez les Chrétiens, table ou structure sur
laquelle on commémore la Cène et, dans le
culte catholique, on célèbre la ♦messe.
L’autel, toujours en pierre, est placé dans
les choeurs des ♦églises catholiques.
Voir aussi : ahu.
Hom. : ♦hôtel.
repoussent immédiatement après. Cette
plante est utilisée dans plusieurs prépara¬
tions médicinales. Son bois sert à la confec¬
tion des *pirogues et des objets de menui¬
serie. Il existe une espèce introduite de
Nouvelle-Guinée, Terminalia kaaernbachii, qui possède de très gros fruits attei¬
gnant 15 cm. On trouve également Termi¬
nalia menthali à toutes petites feuilles,
introduite de Madagascar, et, sur les
♦atolls, Terminalia samoensis appelée
taraire et donnant des petits fruits rouges.
’auti. Cordyline fruticosa. Plante de la
famille des Liliacées, appelée aussi *ti. Elle
se
présente sous forme d’une tige terminée
par une touffe de grandes feuilles mesurant
60 cm de long sur 10 à 15 cm de large. Les
feuilles dilacérées (fendillées ou découpées
en fines
lamelles) sont utilisées comme cos¬
tumes de danse et pour la décoration des
salles de fêtes. Les racines, très riches en
sucre, étaient autrefois consommées cuites
au four tahitien. C’est une
plante qui entre
dans la composition de nombreuses re¬
cettes
médicinales. 11 en existe de
breuses
espèces décoratives
aux
nom¬
feuilles
colorées.
Voir aussi : médecine, pharmacopée.
’auti. E ti te tahi atu i'oa o teie ra’au faufa'a
roa i roto
i te orara 'a o te mâ'ohi.
’Ahuru ma toru (13) huru ’auti a te mâ'ohi. E
ra'au ra’a (mo'a) ho'i te ’auti, ’o te ti’uti ihoâ
’O taua ti ra te mea mo’a roa a’e. Te ti’ura,
o te ravehia na ïa e te vahiné ’ei ’una’una no
ra.
ratou. E ravehia na te rau ’ere o te ’auti ’ei
pu ’ohu ma ’a,
te
’ei ’una ’una no te feia ’orero, no
feia e haere i te tama’i, mai te rauti ’e te mau
tahu ’a.
E ma’a ’amu-rahi-hia te a’a o te ti i muta'a ra,
to te ti Mateni ihoâ ra.
no
E tahuhia ïa te umu-ti
te tunu i taua ma’a ra.'Emâ’a monamona
’o te tihota ta a (e mâ’ohi. ’Ua ’ite ato’a te
mâ’ohi i te hamani i te ’ava-ti. Mai te huru ra
roa,
Vaihi i ha’api’i mai i te mâ’ohi i te
hamani i te ’ava-ti.
Teie tetahi ma ’a pehepehe iti no te ti ’ura :
e. na te
cérémonie devant un autel
116
"E ti’ura te ti, e fa’ifa’i-noa-hia e te hui
AUTOMATISATION
Hou ’oia a pohe ai i te 12 nô Novema
1815 i l'olo i le tama’i no Na ari’i (e ’aore ra
tapairu
"Fe’i-Pi”), 'ua na'o le aito no Teva ra, te ari’i
’o ’Opuhara e : “’Ua hi’a te ti o mou'a tamaiti".
Taua li ra, ’ona iho ïa, tei hi’a nâroto i le
pupuhira ’ahia alu,
I teie tau, ’ua rahi te huru ’autipapa’a io tatou
nei.
autogestion,
nom
fém. Technique de
*gestion et de direction d’une *entreprise
d’une collectivité par ses membres.
Ceux-ci participent au contrôle de la mar¬
ou
che de l’entreprise et à la prise de décision.
Ils choisissent parmi eux, ou à l’extérieur,
des dirigeants qui devront mettre en œuvre
les décisions prises par la collectivité. L’au¬
autochtone voir indigène.
autoconsommation, nom fém. Part de la
*consommation d’un ménage provenant
des biens qu’il a lui-même produits. Cette
production, qui n’entre pas dans les cir¬
cuits commerciaux, est plus importante
dans les îles et dans les districts que dans la
urbaine. Considérable il y a encore
40 ans du fait de l’isolement et d’une acti¬
zone
économique modeste, elle est plus
aujourd’hui. Autrefois, la famille
cultivait et pêchait selon ses besoins, elle
construisait sa maison ou sa pirogue; de
nos jours, elle achète ou fait faire : elle entre
vité
réduite
togestion est donc très différente de la ges¬
tion pratiquée dans les entreprises privées
du système capitaliste, où seuls les proprié¬
taires et les dirigeants professionnels sont
les décideurs. En Yougoslavie, l’autoges¬
tion est une des formes privilégiées de l’or¬
ganisation des entreprises.
• En Polynésie, les *coopératives perlières
et agricoles pratiquent l’autogestion. Le
*parti politique *la Mana te Nuna’a se
propose d’instaurer un *socialisme auto¬
gestionnaire en créant des entreprises publi¬
ques territoriales dans les principaux sec¬
teurs d’activités.
dans une *économie d’échanges.
automatisation, nom fém. On dit aussi
autocrate, nom masc. Souverain dont le
l’aide de machines programmées, c’est-àdire capables d’exécuter un enchaînement
pouvoir s’exerce sans aucun conseil ni
contrôle, et qui, de ce fait, peut devenir un
despote, un tyran. *Pomare 11, à la mort de
père, se conduisit comme un autocrate,
à tel point qu’en 1807, toute Hle de Tahiti
son
se
souleva et le chassa à Moorea.
Voir aussi : absolutisme, dictateur.
autofinancement, nom masc. Part d’une
dépense dont on assure le paiement avec
son
argent personnel.
Ainsi, une *entre-
prise, pour s’équiper, peut utiliser une par¬
tie des ^bénéfices qu’elle a réalisés lors de la
période précédente. Ou encore, un ménage
désirant acquérir un *bien coûteux (voi¬
ture, maison) peut le payer en partie grâce
à son *épargne : il pratique un autofinan¬
cement partiel. Le reste du financement
sera assuré par r*emprunt.
automation. Réalisation d’un
travail à
d’opérations sans que l’homme ait à inter¬
venir. De tout temps, l’homme a cherché à
rendre son travail plus efficace et moins
pénible. 11 a d’abord utilisé des outils, sim¬
ples prolongements de ses bras, puis il s’est
aidé de machines fonctionnant à l'aide
d’énergies variées: celles de l’animal, de
l’eau, issues du charbon, du *pétrole ou de
r*électricité. A partir de la seconde moitié
du XX‘= siècle, le travail devient automa¬
tisé. Le travail industriel mais aussi le trai¬
tement
de l’information, les calculs et la
résolution des problèmes sont assurés par
programmées pour choisir
plusieurs solutions, décider et réaliser
un travail infatigablement. Les
ordina¬
des machines
entre
teurs et les robots sont ces machines dites
“intelligentes” mais qui ne peuvent innover
ou
modifier les opérations à effectuer.
Voir aussi : informatique.
postes de production automatisés :
traite des vaches dans une iaiterie
holiandaise et production de
bouteiiies à i’usine Piastiserd
(Tahiti)
1T7
AUTOMOBILE
automobile, nom fém. ou adj. Qui se
meut de soi-même. Véhicule à roues qui est
teur à explosion a été construite par l’ingé¬
1984, une
étape vers le statut d’autonomie interne. La
Polynésie française était dotée d’un
*Conseil de gouvernement ayant *compétence de gestion pour certains domaines.
Ce conseil était présidé par le *gouverneur
qui continuait à diriger les principaux
les premières automobiles
arrivées dans les Étaljlissements français
toriale votait le *budget et les règlements
s’appliquant aux domaines de compétence
commandées en 1902 par les familles Bar-
•
tracté par son propre moteur. Le premier
véhicule automobile fut le fardier à vapeur
construit par le Français Cugnot en 1771.
La première automobile mue par un mo¬
nieur allemand Daimler en 1886.
• 11 semble que
de l’Océanie aient été des De Dion-Bouton
dury, Vermeersch et Lévy. Une centaine de
véhicules circulaient à Papeete en 1914. Le
parc automobile passa à 700 unités en 1934
et franchit le cap des mille au lendemain de
la 2= Guerre mondiale. Depuis, la fièvre de
l’automobile s’est emparée de Tahiti puisqu’en 1984 le parc était estimé à 28 500 voi¬
tures et
13 530j:amions et il s’accroît de
plus de 5 000 unités par an, saturant pro¬
gressivement le réseau routier. D’après le
recensement de 1983, 59,5% des ménages
possédaient au moins une automobile en
Polynésie, ce chiffre passant à 71% à
partisan du statut d'autonomie
interne
de 1977 et constitua, jusqu’en
*services territoriaux. L’*Assemblée terri¬
territoriale.
Polynésie fran¬
première expérience
autonomie interne. La
çaise
a connu
une
d’autonomie interne en 1957-1958, lors de
l’application de la *loi-cadre Defferre à
l’ensemble des *territoires de r*Union fran¬
çaise. Cette loi-cadre s’était donné pour
objectif d’amener progressivement les ter¬
ritoires qui le désireraient à r*indépendance. Le statut, appliqué le 22 juillet 1957,'
prévoyait la mise eh place d’une Assemblée
territoriale composée de 30 membres élus
pour 5 ans et délibérant sur les projets de
lois établis par le Conseil de gouverne¬
ment. Ce conseil était l’organe central du
Tahiti mais tombant à 29,8 % à Bora Bora.
fonctionnement des *institutions. Com¬
85,7 aux États-Unis, 86 en Australie, 62,4
était
Le pourcentage
en
s’élève à 72,1 en France,
Nouvelle-Calédonie.
posé d’un vice-président et de 5 ministres, il
en
fait
un
les domaines de
autonomie, nom fém. Droit pour un pays
de se gouverner selon ses propres *lois, ou,
pour un individu, possibilité d’organiser
son existence librement avec ses moyens
propres.
• autonomie de gestion. Ce mode de gou¬
vernement local fut institué par le *statut
Les parties principales d’une
ceinture de
sécurité
automobile.
Te mau rave’a taufa’a o te pere'o’o
ulra.
véritable gouvernement
local, ne laissant au chef du Territoire que
compétence nationale.
*Pouvanaa a Oopa occupa la fonction de
vice-président, son parti (le * Rassemble¬
ment démocratique des Populations tahitiennes) dominant l’Assemblée. Cette pre¬
mière expérience d’autonomie interne prit
fin en novembre 1958, à la suite du “oui” au
*référendum sur le maintien dans la com¬
munauté et de T'affaire Pouvanaa”.
réservorr d'essence
vaira'a môri (hinu)
pare-brise
feux de position
et de stop
mori ’ura mûri
essyiie^giace
tamahi'o
rétroviseur extérieur
.
hipa mûri
becquet
prise d’air
et carburateur
amortisseur
batterie
putu uira
_phare
pot d’échappement
mori pereo’o
tuhatuhara'a
roue
ciignotant
huira
avant
pneu
radiateur
vere uaua
pare-choc
frein à disque
118
coionne de direction
tioira’a
pereo'o
L’Assemblée territoriale elle-même
demanda alors la révision du statut dans le
sens
d’un plus grand contrôle des affaires
locales par la * Métropole.
L’autonomie interne entra à nouveau en
vigueur avec le statut du 6 septembre 1984.
La revue officielle du gouvernement du
Territoire {“Hau Fenua”) en résume ainsi
les grands traits : «le statut d’autonomie
interne reconnaît d’abord
au
sein de la
République la personnalité de la Polynésie
française qui disposera de son propre *drapeau, de son propre *sceau... et de son
propre *hymne. Le statut d’autonomie
interne met en application les principes de
décentralisation et confie de nouvelles et
importantes responsabilités aux Polyné¬
président du gouvernement est
élu, les ministres ont autorité sur l’adminis¬
siens. Le
tration... Le statut d’autonomie interne
élargit les pouvoirs du Territoire notam¬
ment dans les domaines économique et cul¬
turel».
L’Assemblée territoriale, dont le
nombre de membres est passé de 30 à 41 en
1986, a vu ses pouvoirs renforcés. Elle n’est
plus présidée par le haut-*commissaire,
mais par le président de l’Assemblée, et ses
délibérations sont désormais exécutoires.
Elle peut créer des commissions d’enquête
ou
de contrôle. Le président du gouverne¬
élu par l’Assemblée territoriale et
responsable devant elle, choisit ses *ministres et les soumet à l’approbation de l’As¬
ment,
semblée. Il devient l’ordonnateur du bud¬
get, le chef de l’administration territoriale,
et peut représenter la République dans cer¬
taines
négociations internationales. Les
ministres, nommés par le président du
gouvernement, sont au nombre de dix et
sont seuls
sous
responsables des services placés
leur autorité. Les actions du gouver¬
nement
du Territoire et de l’Assemblée
sous le contrôle du *tribunal
administratif et de la *Cour des comptes.
s’exercent
économique. Un pays est
économiquement autonome quand il pro¬
•
autonomie
satisfaire ses besoins et
pour exporter, la part vendue à l’étranger
servant à payer ce qu’il faut *importer.
L’économie polynésienne est loin de réali¬
ser cette autonomie. Cependant, l’objectif
du gouvernement est de réduire la dépen¬
duit
assez
pour
dance du Territoire en encourageant
les
productions locales dans les secteurs de
l’agriculture, la pêche et la petite industrie.
A titre d’exemple, on peut observer, pour
quelques produits de consommation cou¬
rante, à quel point le Territoire réalise ou
non son autonomie économique (statisti¬
ques 1982) : œufs : 100 % ; produits maraî¬
chers : 80%; viande porcine: 87%;
pommes de terre : 35 % ; lait : 25 % ; viande
bovine: 5%; automobiles: 0%. Globale¬
ment,
l’économie polynésienne est loin
d’atteindre l’autonomie puisque les expor¬
tations couvrent à peine 6% des importa¬
tions (1984).
autonomie (papa fure autonomie).
Va tupu
papu mai le parau o le papa lure autonomie
na rolo i le pe'ape'a i lupu i le ’Apo’ora’a rahi
’o le fenua nei i le 10 no liunu 1976 ra. I laua
mahana ra ho ’i i lape'ahia ai e lo le pae Front
Uni i le ’Apo’ora’a rahi no le roara’a ’ahuru
’ava’e le maoro. / le rirora’a alu na mero
’Apo’ora’a rahi no le pae Front Uni (’oia ho'i
’o Adolphe Bohl, ’o Lucien Rallinassamy ’e ’o
Tara Lenoir) i le pae Taho’era’a Huira'alira i
lupu ai leie pe ’ape ’a ’e nô lefari ’i- ’ore-ra ’a
alo’a lo le pae Front Uni i le ’opuara’apapa
lure a le
Fa ’alerehau ’o Slirn. Riro alu ai ’o
Gaslon Flosse ’ei Perelileni ’o le ’Apo’ora’a
rahi lei lopahia le i’oa e lo le lahi alu pae
"’Apo ’ora ’a mahihi”. I reira alo ’a lo
Francis Sanford fa ’aho ’ira ’a i lona ti ’ara ’a
député ma le ani alu i le Hau farani ’ia
ha’apararihia le ’Apo’ora’a rahi. I le 12 no
lelepa i lupu ai le mâ’ilira’a député ’api. Tel
rolo alo’a ’o Francis Sanford i laua ma’ilira’a
ra
’e lana arala ’ira ’a porilila i reira ra : ’o le
’Apo ’ora ’a rahi o la Flosse e
pereiilenira ’e no le lilaura’a alo ’a i le papa
lure autonomie interne. ’Ua upo’oli’a mai ’o
Francis Sanford i laua ma ’ilira ’a.
Noa alu a i'a le mau marora’a i rolopu i lôle
Front Uni ’e lo le Hau farani, i le 4 no mali
1977. ’ua lae mai le parau ’api e ’ua li’a i le
Fa ’alerera ’a Hau farani i le horo ’a i le papa
ha ’aparari ïa i le
lure Autonomie no
Porinelia. Mai reira,
fa ’aolihia alura le lahi larena ’ohipa ’oia ho ’i :
le ha ’apararira ’a i le ’Apo ’ora ’a rahi, le
fa ’aeara ’a i le lape ’ara ’a i le ’Apo ’ora’a rahi, le
ma’ilira’a ’api o le ’Apo’ora’a rahi ’e nana ’ia e
hi ’opo ’a ’e e ma ’ili i le papa lure ’api.
’Ua mana mai ïa laua papa lure ’api ra i le 12
no durai 1977, ’e na Francis Sanford i ’avari i
le li’ara’a ’api o le Mono-Perelileni nô le
’Apo ’ora ’a hau ’api ’o Porinelia nei.
autorité, nom fém. Droit de commander,
pouvoir d’exercer une domination sur une
personne ou sur une collectivité. Cette
autorité peut être acceptée par une popula¬
tion qui en élit ou en plébiscite le ou les
détenteurs. Elle peut être aussi imposée par
la force. L’autorité consiste également en
une
supériorité de mérite qui impose le
respect : un savant ou un ouvrage
autorité dans une matière.
font
les représen¬
pouvoirs. Le *président
• Les autorités comprennent
tants de différents
du gouvernement et ses *ministres consti¬
des autorités politiques ; le haut*commissaire, les hauts-fonctionnaires et
les chefs de services : les autorités adminis¬
tuent
tratives. On distingue aussi les autorités
militaires et les autorités religieuses.
AUURA. Ce jeune chef de *Rurutu vécut
au
début du XIX^ siècle. Vers
1820, il
son île pour fuir une épidémie
redoutable et, avec quelques amis, gagna
quitta
Quelque temps plus tard, alors
qu’ils tentaient de revenir, une tempête les
dérouta et les fit dériver jusqu’à Maupiti.
Réconfortés par leurs hôtes, ils se dirigè¬
rent vers Raiatea. Dans cette île, tout «était
Tubuai.
’AVA
nouveau et
surprenant ; c’est avec un sen¬
timent d’étonnement que les étrangers visi¬
tèrent les demeures des missionnaires, des
indigènes chrétiens, la chapelle et les écoles
devinrent les élèves assidus» (W.
*Ellis : “A la Recherche de la Polynésie
et
en
d’autrefois”).
Auura et les siens profitèrent d’un navire
en
partance pour l’Angleterre pour rega¬
gner
Rurutu. Là, forts de leur nouvelle
religion, ils n’hésitèrent pas à transgresser
les *tabous. Ils s’installèrent dans un lieu
consacré à *Oro et mangèrent des nourri¬
interdites par les prêtres, sous le
regard étonné des habitants. Comme per¬
sonne n’avait été foudroyé par les dieux, la
population se mit à détruire les idoles qui
semblaient avoir perdu leur pouvoir. Les
*marae furent également démolis et Auura
tures
fit de Rurutu un des plus solides bastions
’ava i roto i taua mau fenua ra ma te fa’atura i
tahito, mai ïa Samoa ma. Fidji,
Tonga,... ’are’a râ iô tatou nei, ’ua ore roa ïa.
te mau peu
’Ua inu râ tatou i te mau huru ’ava ato’a a te
papa’â, mai te ’avapa’ari ra whisky, gin, vodka...
tei hau roa atu paha te ’ino i ta tatou iho ’ava.
E râ’au tupu rahi te ’ava i te mâtâmua i Tahiti
nei ’e o te inu ïa a to taua tau ra. Terâ râ, i te
matahiti 1796, no te rahi o te papa’â i tae
mai i Tahiti nei, ’e no W rïïtou au ’ore i te ’ava
area
md’ohi, ’ua hamani ïa râtou i te ’ava-papa’â
mai te ’ava vi, te ’ava ti, te ’ava ’anani,.. ’Ua nâ
reira ato’a ïa te mâ’ohi ’e inu ato’a atura i te
’ava pa’ari â te papa’â...
’Ua rau te huru o te ’ava mâ’ohi i te mâtâmua,
’ua hau i te ’ahuru huru ’ava. Nâ te mau poti’i
mau
ri’i e ’au’au i te a’a ’ava, ’e tutuha atu ai i roto i
te
’umete, ’ano'ihia atu ai i te pape ma’ohi ’e
i te pape ha’ari, ’a inuhia atu ai.
’O te tâne ana’e te inu i te ’ava, ’eiaha râ te
vahiné. E taero huru ’ë tôte ’ava mâ’ohi i to te
’ava papa’â.
aore ra
du protestantisme.
►
AU’URA. E Tu'au ’oia no Rurutu i te area
matahiti 1820 ra.
/ taua tau ra, ’ua tupu te tahi ’ati ma ’i rahi i
Rurutu. i horo ai ’oia i
Tupu’ai. 'A ho'i ai ’oia
i tona fenua i Rurutu, i mûri a'e i te tau ma’i,
riro alura ’ona i roto i te tahi veto rahi ’e tae
roa atura
i
Maupiti. Mai reira, tae atura i
Raiatea. l reira ïa tona fa ’aro ’ora ’a i te parau
tefa'aro'o 'api ’e no te huru orara'a ’api o
’Ua jari’i ’oia i taua fa’aro'o ’api ra,
hou ’a ho’i atu ai i Rurutu ma te ’ape’ehia atu
epiti nau ti’atono ma’ohi. / tona taera’a i tona
fenua, ’ua ’ofati ’oia i te mau ture tapu tahilo
ra, ’e ’aita roa ho ’i ’oia i fifi iti noa a ’e i te
tâho ’o a te mau atua. Mai reira mai, ’ua pe ’e te
no
te nuna'a.
huira ’atira iana, ’e ’ua tuvavahi haere i te mau
marae ’e ’ua tanina haere ho’i i te mau ti’i. ’Ua
riro ’o Au’ura ’e tona mau ti'atono
papu no te fa'aro’o i Rurutu.
’eipou
préparation du kava aux Marquises
(dessin de M. Radiguet, 1842)
hàmanira’a o te kava i te fenua Matuita
ava’a. Archéologie. Petite plate-forme si¬
tuée près du *ahu où l’on plaçait les idoles
lors des cérémonies sur les marae. Sur le
ava’a àvL marae de,
Manunu (*Huahine),
la représentation de *Tane, dieu tutélaire
de nie, était entourée de 8
’ava, kava aux Marquises. Boisson eni¬
préparée en mâchant la racine
fraîche de ’ava {Piper methysticum), en
délayant dans l’eau les tissus mâchés et
imprégnés de salive. Dans “Les derniers
sauvages” ( 1860), le livre qu’il écrivit sur les
Marquises, Max*Radiguet décrit la céré¬
cune appartenant
divinités, cha¬
à une ^chefferie.
vrante
monie : «Ils formaient le cercle autour d’un
de bois plein aux trois-quarts d’un
liquide mousseux, et tenaient en main des
paquets d’une racine à peu près semblable
à la réglisse. Tous se livraient à une masti¬
cation acharnée de cette racine et lançaient
à l’envi des jets de salive écumante dans le
récipient commun». Les diverses variétés
vase
de ’ava étaient recherchées pour la lenteur
ou la
nue.
rapidité, ou la durée de l’ivresse obte¬
Seuls les hommes étaient autorisés à
boire du ’ava. Cette pratique est encore en
usage dans de nombreuses îles du Pacifi¬
que, notamment
cielles.,
lors de réceptions offi¬
►
’ava. E inu tumu ïa na te ma’ohi hou ’a tae mai
_
ai te papa ’â i Tahiti nei.
'ava
(dessin de S. Parkinson)
120
_
E inu-aio ’a-hia na te
’ava i roto i te mau fenua ma ’ohi ato ’a no
Patitifa nei. l teie a mahana, te inuhia ra te
’ava’ava. 1. adj. qui signifie acide ou amer.
2. Nicotiana tabaccum. Plante de la famille
espèce originaire
d’Amérique du Sud fut introduite par
des Solanacées. Cette
*Cook; en 1769. Le Faux-Tabac est une
mauvaise herbe que l’on appelle ’aihere
’ava’ava. Le mot ’ava’ava désigne à la fois
le tabac et la cigarette.
aval, nom masc. Partie basse d’une *vallée
ou la portion d’un cours d’eau la plus
proche de 1’ embouchure. Une ville, un
pont, un port peuvent être à l’aval d’une
rivière. A Papeete, par exemple, le quartier
de *Taunoa est situé à l’aval de la *Fautaua. Dans leur partie aval, la vallée et le
*lit d’une rivière s’élargissent, le *débit est
plus élevé qu’en *amont et les eaux sont
souvent plus calmes.
’V^oir aussi: bassin-versant, delta,
terrasses alluviales.
Hom. : donner son aval : donner sa garan¬
tie pour une opération financière.
AVERSE
’avaro. Premna tahitensis. Arbre ou ar¬
buste de la famille des Verbénacées. On le
trouve fréquemment en montagne
à l’état
fique et pénétrèrent dans les îles n’étaient
pas tous des aventuriers, mais tous allaient
au-devant de r*aventure.
sauvage. On le cultive également pour ses
grappes
de fleurs blanches parfumées,
recherchées pour la confection des cou¬
ronnes. C’est aussi une plante médicinale.
AVERA. Nom porté par deux *districts
ruraux èn
Polynésie française.
Sur la côte est de *Raiatea, Avera fait par¬
tie de la commune de *Taputapuatea et
village se
trouve au nord de r*atoll de *Rangiroa,
sur la rive sud de la meilleure *passe de Hle.
Ses 506 habitants (1983) vivent de l’hôtelle¬
rie, de la récolte du *coprah et de la *pêche.
Ils appartiennent à des groupes confes¬
sionnels variés (catholiques et *sanitos
notamment) qui ont élevé plusieurs églises
et temples à l’est du village. Une route relie
Avatoru à la passe de *Tiputa ; elle longe
r*aérodrome régional et les établissements
AVATORU.
*Tuamotu.
Ce
hôteliers.
Voir carte Rangiroa.
compte 1 524 habitants (1983).
Sur la côte ouest de *Rurutu, au
fond
village d’Avera (Rurutu)
d’une large baie, Avera abrite également
une
population de paysans-pêcheurs qui
s’élève à VM^iab. (1983).
Voir cartes Raiatea et Rurutu.
averse, nom fém. En climatologie ou en
hydrologie, on appelle averse une chute de
pluie ou de neige soudaine ou ininterrom¬
pue. Il en est de plusieurs minutes, plu¬
sieurs heures voire plusieurs jours ou
semaines (au sud du *Chili ou sur les flancs
de l’Himalaya).
aventure, nom fém. L’aventure comprend
tout ce qui peut
arriver d’inattendu, d’ex¬
traordinaire, sans qu’on puisse en prévoir
les conséquences, les risques ou les
pro¬
navigateurs avaient un
tempérament aventureux. Les livres et les
films d’aventures excitent notre imagina¬
fits. Les anciens
tion.
aventurier, nom masc. Ce terme désigne
plus généralement l’individu sans scru¬
pules, n’ayant pas peur du danger, et prêt à
s’enrichir par tous les moyens. Les hommes
qui, au siècle dernier, sillonnèrent le Paci¬
•
Au cours d’un séjour à *Rurutu, l’écri¬
vain *T’Serstevens a été frappé par la lon¬
gueur et la puissance des averses tropi¬
cales : «Ici, ce sont des cataractes qui se
déversent sans répit ni repos. Elles ne sont
pas faites de gouttes mais de filets d ’eau qui
descendent du ciel comme d’une passoire»
(“Tahiti et sa couronne”).
Les records mondiaux sont de
d’eau en 15 mn à la Jamaïque en
averse en mer
(tableau de Byam Martin)
198 mm
1916, de
1 870 mm en 24 heures à la ^Réunion en
1952. En
Polynésie, il est tombé 320 mm
d’eau à *Tiarei en une journée lors du pas¬
sage du *cyclone Veena en avril 1983.
Voir aussi ; précipitations.
église catholique d'Avatoru
Avatoru : le village au bord de la
passe et le motu Kaveo (vue prise
vers le lagon)
121
AVIATION
aviation, nom fém. Ce terme désigne tout
qui concerne le déplacement aérien
grâce aux avions ou aux *hélicoptères. La
France eut un rôle majeur dans le dévelop¬
pement de l’aviation. Clément Ader réussit
le premier vol en 1890 et des pionniers tels
que Louis Blériot, Roland Garros, Jean
Mermoz, Dieudonné Costes, Maurice Belce
lonte... ont ouvert de nombreuses lignes
aériennes. L’aviation a suscité le dévelop¬
pement d’une puissante industrie et de
nombreux services annexes.
•
En Polynésie française, la Direction de
l’Aviation civile comprend notamment le
nursery d’un élevage avicole
Avions en
Polynésie.
Te mau
manureva
i Porinetia.
1.
Hydravion
Catalina
(Trapas, 19501960).
2. Hydravion
Short
Sunderland
Bermuda
(R.A.I., 19501960).
Super
3.
Constellation
(South Pacific
Airlines, 1960).
4. DC 4 (Air
Polynésie,
1960-1970).
5. Britten
Norman (Air
Tahiti, 19681987, puis Air
Moorea).
6. Fokker 27
(Air Polynésie,
1970-1987).
7. Avion
d'acrobatie
Cap 10 (1985).
8.
Boeing 707
(Lan Chile,
depuis 1972).
9. Boeing 747
(Qantas,
depuis 1983).
10. ATR 42 (Ail
Tahiti, depuis
1987).
122
Service de l’Infrastructure aéronautique,
qui a la charge de la construction et de
l’entretien des *aéroports, et le Service de
la Navigation aérienne.
aviculture, nom fém. Art d’élever les
oiseaux, les volailles. L’aviculture s’est
longtemps résumée à un élevage artisanal
dit de basse-cour. De nos jours, elle revêt
des formes industrielles très élaborées pour
obtenir
maux.
un
rendement optimum des
ani¬
Leur élevage se fait selon des normes
précises d’éclairage, de température, de
nutrition qui permettent un rendement
maximal.
Polynésie française, le cheptel avicole
en
1983 à 102 720 poules pon¬
deuses, 349 395 poulets de chair et 4090
canards. La production d’œufs, aux mains
d’une quinzaine d’aviculteurs, ne couvre
que difficilement les besoins locaux, à des
prix encore élevés. La production de pou¬
• En
s’élevait
lets de chair, canards et autres volailles est
AZOTE
largement inférieure à la demande locale et
insuffisamment compétitive. En 1984, un
couvoir a été installé à *Taravao. 11 devrait
contribuer au développement de l’avicul¬
ture en permettant
Productions avicoles en 1983 (source : TEP I.T.STAT).
production
de réduire les importa¬
tions de poussins.
Une branche de l’aviculture s’intéresse aux
oiseaux d’agrément.
avifaune, nom fém. Ensemble de tous les
*Oiseaux.
• L’avifaune de Polynésie, assez pauvre, se
compose d’environ 100 espèces : 27 espèces
d’Oiseaux de mer nicheurs; 21 d’Oiseaux
marins visiteurs ou migrateurs (ils ne sont
que de passage) ; 13 espèces d’Oiseaux ter¬
restres migrateurs ; 30 d’Oiseaux terrestres
des besoins locaux
333
11%
Poulets de chair (tonnes)
canards (tonnes)
œufs (milliers de douzaines)
te malahili
1846 mai le fenua marite
taux de satisfaction
locale
6
2,6%
1 853
86,5%
’apato ’a
mai. Va hanere le huru o taua ma 'a ra na le
ao
nei : tei te huru ïa o le mâ’a. o lona rahi ’e o
'ü. Te vai nei i Tahiti te tahi tau huru
mâ’a avota: ’o te avota ma’a malie ’e ma’a
vare'au iho a ra. Ema’a ’amu-rahi-hia leie io
tatou nei i te inura’a taofe iho a ra. ■
tona
nicheurs locaux dont beaucoup sont endé¬
miques (étroitement localisés à une région
monde); 13 espèces d’oiseaux intro¬
duits (par exemple le Merle des Moluques). On compte 8 esptèces éteintes (par
exemple le Râle de Tahiti). Une trentaine
d’espèces peuvent être observées facilement
par l’amateur patient.
du
aviso, nom masc. A l’origine, petit bâti¬
ment rapide qui portait le courrier, les avis,
les ordres.
Aujourd’hui, l’aviso est un bâtiment de
guerre servant à l’escorte des convois
navals ou à la lutte anti-sous-marine. Les
avisos le Balny et le Henry constituent les
navires les plus prestigieux de la flotte
basée en Polynésie. Ils participent à des
missions militaires pour la protection des
sites atomiques, à des missions de repré¬
sentation nationale dans des pays du Paci¬
fique et à des missions humanitaires, no¬
tamment lors des cyclones.
avocat. 1. nom masc. Auxiliaire de la *Jus-
Avocatier, nom masc. Persea americana.
Arbre de grande taille (10 m ou plus) de la
famille des Lauracées. Originaire d’Amé¬
rique du Sud, il fut introduit à Tahiti en
1846 par l’amiral Hamelin. Ses feuilles,
ovales, sont simples, épaisses et à bords
lisses. Ses fruits sont très riches en lipides.
11 existe dans le monde plusieurs centaines
de variétés d’*Avocats qui diffèrent par la
taille, la forme, et la couleur. On multiplie
l’Avocatier par graine ou greffage.
azote, nom masc. Ce gaz incolore et ino¬
dore constitue 78 % du volume de r*atmo-
sphère terrestre. Autrefois, l’azote était
appelé nitrogène et de ce nom, aujourd’hui
conservé par les Anglo-Saxons, on a tiré le
symbole N. L’atome d’azote entre dans la
composition des protéines, il joue un rôle
très important dans les cycles biogéochi¬
miques et dans l’élaboration de nombreux
composés comme les engrais azotés, par
exemple.
Avocatier (avota)
tice dont la mission est de conseiller et de
défendre son client en l’assistant en justice
et, parfois, en le représentant.
Vingt-trois avocats sont inscrits au *barreau de Papeete. Les avocats sont consti¬
tués en ordre. A leur tête, ils désignent par
cooptation un bâtonnier chargé de faire
respecter les règles et principes moraux de
la profession.
• avocat
général. *Magistrat, membre du
♦ministère public près la *cour de cassa¬
tion, la cour des *comptes ou les cours
d’*appel, et qui a pour fonction de suppléer
le *procureur général en cas d’empêche¬
ment.
2. nom masc. Fruit de 1’*Avocatier. Tahi¬
tien : avota. L’Avocat, en forme de poire,
possède une pulpe onctueuse entourant un
gros noyau. Il est consommé en horsd’œuvre, en beurre d’avocat ou en dessert.
►
avota. /; Uinni ra'aii tupu rahi leie i lo lalou
_
_
Na le ’anmarara J'arani ra ’o
Hamelin i ’afa ’i mai i taua ma 'a ra i Tahiti nei i
nci feinw.
123
baby-boom, nom masc. Expression em¬
pruntée à l’américain. Le baby-boom, ou
baby-boum, est la croissance brutale du
taux de *natalité. Il survient le plus sou¬
vent au lendemain d’un conflit important
durant lequel les difficultés de ravitaille¬
ment et
la mobilisation des hommes font
qu’une naissance est rarement possible ou
souhaitée. Le baby-boom suit donc en
général un “baby-krach”. lorsque revient
la paix, se produit un phénomène de rat¬
trapage démographique concentré sur quel¬
ques années. Les familles s’agrandissent
alors des enfants qu’elles n’ont pas voulu
ou qu’elles n’ont
pu avoir pendant la
période d’insécurité. Après la 2® Guerre
mondiale, le baby-boom s’est trouvé ren¬
forcé, en Europe et aux États-Unis, par la
mise en place de lois sociales destinées à
aider les familles nombreuses (*allocations
familiales par exemple).
La Polynésie française n’a pas connu de
baby-boom au regard des chiffres disponi¬
bles en matière de natalité depuis 1922.
Bacille, nom masc. Nom donné à tous les
Microbes qui sont en forme de bâtonnet.
Certains sont la cause de maladies infec¬
tieuses,
nous
sont
indispensables : dans
notre intestin, les aliments à base de cellu¬
Moyen Age, les jeunes chevaliers et les étu¬
diants étaient appelés bacheliers. Au XVP
lose non absorbés sont dégradés par Escherichia coli ou Colibacille. On nomme par¬
fois bacillose la tuberculose pulmonaire.
taire. Il est, depuis 1808, le premier grade
de l’Université française en même temps
Bactérie, nom fém. Nom donné à des êtres
siècle, le baccalauréat était le temps consa¬
cré à la préparation de la licence universi¬
qu’il sanctionne les études secondaires.
L’examen actuel comprend un premier
groupe d’épreuves écrites et orales qui
permet à un jury de décider de l’admission
ou de
l’admissibilité des candidats. Le
deuxième groupe d’épreuves, ouvert aux
admissibles, comporte deux interrogations
orales. Il existe plusieurs séries de bacca¬
lauréats :
A (philosophie-lettres-langues),
B (économie),
C (mathématiques-sciences
physiques), D (mathématiques-biologie),
E (sciences-techniques), F (techniques
industrielles, techniques de laboratoire ou
formation
bagne de Nouméa
dit qu’ils sont pathogènes;
culose...
D’autres
baccalauréat, nom masc. Examen. Au
on
Bacille du charbon. Bacille diphtérique.
Bacille du tétanos. Bacille de la tuber¬
aux
carrières sanitaires et so¬
ciales), G (secrétariat, comptabilité, tech¬
niques commerciales), H (informatique).
Depuis 1964, les lycéens peuvent passer
leur baccalauréat en Polynésie. Le *ViceRectorat a délivré 492 diplômes en 1985.
Évolution de taux de natalité en
unicellulaires, dépourvus de
*chlorophylle et dont la taille ne dépasse
autonomes,
pas un à deux microns. Leur appartenance
au règne animal ou
végétal est controver¬
sée. Leur noyau est dépourvu d’enveloppe
et ne
comprend qu’un seul chromosome.
Les Bactéries sont douées d’un très grand
pouvoir de multiplication par scission
(simple division) en moins de 30 minutes.
Les principales Bactéries sont de forme
arrondie (coques), en bâtonnet (♦Bacilles),
ou spiralée. De nombreuses Bactéries
pathogènes sont à l’origine de maladies
infectieuses. Certaines sécrètent des subs¬
toxiques qu’elles libèrent à l’exté¬
diphtériques, tétaniques,
botuliques) ou qu’elles libèrent à leur mort
(Bactéries dysentériques).
• En Polynésie, deux Bactéries sont
parti¬
culièrement redoutables ; le staphylocoque
doré à l’origine de nombreuses infections
qui peuvent atteindre l’os, le sang, les
yeux... et le streptocoque qui provoque
l’angine et le *rhumatisme articulaire aigu.
tances
rieur (Bactéries
Badamier voir ’autera’a.
bagne, nom masc. Lieu où l’on enfermait
les criminels condamnés à la peine des tra¬
vaux forcés. Les premiers
bagnes furent
créés lorsqu’on supprima les galères.
• La justice
britannique envoya des ba¬
gnards (*convicts) en Australie dès 1788 :
124
BALANCE
ils furent les premiers condamnés déportés
1852, l’État français
envisagea de créer un bagne aux îles Mar¬
quises et l’on envoya trois prisonniers au
fort de Taiohae. Toutefois, cette idée fut
abandonnée dès 1853 puisque deux bagnes
dans le Pacifique. En
venaient d’être construits; l’un en Nou¬
velle-Calédonie et l’autre à Cayenne, en
bail, nom masc. (pl. : des baux). Contrat
de location par lequel le propriétaire d’un
*bien, le bailleur, en cède l’usage à un loca¬
taire ou preneur. La *législation est diffé¬
rente selon qu’il s’agit d’un bail d’habita¬
tion, d’un bail commercial ou d’un bail
rural.
•
1983, une nouvelle réglementation
En
Guyane française. Le climat, le manque
d’hygiène et les mauvais traitements éle¬
des baux ruraux a été adoptée en Polynésie
lité dans les bagnes coloniaux, au point
qu’ils furent supprimés en 1938. Après la
terrible insurrection du bagne de Nouméa,
ou au fur et à mesure
qu’ils étaient libérés,
des déportés vinrent s’installer à Tahiti.
Parmi eux se trouvaient les premières
Françaises célibataires arrivant dans le
minimale de 9 ans et l’agriculteur peut être
vaient considérablement le taux de morta¬
Territoire.
baie, l.nomfém. Partie d’un *littoral où le
pour protéger les agriculteurs locataires.
Une terre n’est baillée que pour une durée
dédommagé pour toutes les améliorations
qu’il apporte à la terre. En cas de vente de
la propriété, il est prioritaire à l’achat. Ces
mesures ont été prises pour favoriser le
développement de l’agriculture.
• Un territoire à bail est loué par un pays à
un autre
pour une durée déterminée. Ainsi,
la Chine avait loué le territoire de *Hong
Kong pour 99 ans à la Grande-Bretagne ; le
bail s’achève en 1997.
tracé de la côte prend une forme concave.
Cette échancrure peut correspondre à une
zone de roches tendres creusées par
r*éro-
sion marine, à un *synclinal ou à un lieu
abrité par une avancée de dépôts alluviaux.
Une baie peut être profonde (baie de Hau-
rei à * Rapa), en croissant (baie du *Taaone
Tahiti), presque fermée (baie de Port
Bourayne à *Huahine).
2. nom fém. Catégorie de fruit charnu,
indéhiscent (qui ne s’ouvre pas), possédant
des pépins. Seuls la peau et les grains ne
sont pas charnus. Exemples : Pomme, Rai¬
sin, Poire,
Pamplemousse, Citron,
Orange, Corossol, Cœur de bœuf, Pomme
à
cannelle. Tomate... L’*Ananas est consti¬
BAIN LOTI. Dans la vallée de la *Fau-
taua, à 2,5 km de Papeete, cet endroit était
un lieu de rendez-vous cher aux amoureux.
L’écrivain Pierre *Loti y situa des scènes
importantes de son roman, “Le Mariage de
Loti” (1880) : «...ce fut vers midi, un jour
calme et brûlant, que pour la première fois
de ma vie j ’aperçus ma petite amie Rarahu.
Les Jeunes femmes tahitiennes habituées
ruisseau de Fataoua, accablées de
du
sommeil
et
de chaleur,
étaient couchées
tout au bord sur l’herbe, les pieds trempant
dans l’eau claire et fraîche».
Le site actuel
a
perdu beaucoup de son
16 juillet
tué par la soudure de nombreuses baies.
charme d’antan. C’est là que, le
Hom. : une baie vitrée est une ouverture
érigé.
dans un mur ; un cheval bai (adj.) ; un bey
(nom masc.) est le vassal d’un sultan.
1934, un buste du célèbre romancier fut
►
Bain Loti. E i'oa 'o Bain Loti no te tahi vahi
Bain Loti
hopuru 'a pape e vai ra i uta i te fa 'a ra ’o
Pua 'alelni. Tei reira ato a ho ’i te fa 'ali 'ara 'ahia
te li ’i
’o le la 'ata ra 'o Pierre Loti. E 'a ’amu
hunifa'ahiahia lo laua ihilaifarani ra lei
lapae mai i le malahili 1872 i Tahiti nei. E
la 'ata papa ’i 'a 'amu ato 'a ’o Pierre Loti. ’Ua
papa’i ïa ’oia i le tahi luha’a ’a’amu no laua
'0 Rarahu le vahiné lahili i herehia e
’e ’o lei riro ho ’i ’ei tumu mana ’ona ’ora ’a
tau ra.
ana
i papa’i roa ai ’oia i te pu!a ra "Le
mariage de Loti " ’oia ho ’i “ Te ha ’aipoipora ’a o
nana
Loti".
/ le malahili 1934, ’ua huihui te la’ala farani ra
’o André Ropileau, i le moni no tefa’ali’a i te
li’i ’o Pierre Loti i ma i Pua'alehu. Na le ia’ala
ra
’o Philippe Besnard i tarai i laua li ’i ra e vai
nei a ’e tae roa mai i leie mahana.
E vahi hopura ’a pape tuiro ’o ’e te nahoncho
maila ’i ’ia ’o Bain Loti i laua tau ra. E rahi ïa te
ta ’ala e haere alu i reira no te
hopuhopu i le
pape.
balance,
nom fém. Appareil servant à
objet par référence à des poids
étalonnés. En économie, il s’agit d’un docu¬
ment comptable mettant en parallèle des
peser un
baie de Cook à Moorea
125
BALANCIER
mouvements d’entrées et de sorties.
^capitaux. Elle comptabilise
les mouvements de capitaux entre un pays
et l’étranger. Dans le monde actuel, les
• balance des
économies sont ouvertes les unes aux
autres. Les capitaux passent les frontières
comme les *biens et les ♦services. Ainsi,
par
exemple, un pays en voie de
développement peut emprunter auprès des
nations riches, une puissante société multi¬
nationale peut investir dans une usine, dés
hôtel, loin de son pays
d’origine : ce sont des entrées de capitaux.
terres
balancier de pirogue (ama)
ou
un
Lorsqu’un pays rembourse ses emprunts,
lorsqu’une société rapatrie ses profits dans
son pays d’origine ou lorsque des sociétés
locales investissent à l’étranger, cela se tra¬
duit par des sorties de capitaux. Un pays en
voie de développement a souvent une
balance des capitaux excédentaire car il a
besoin des capitaux venus d’autres pays
pour s’équiper, se moderniser. C’est le cas
de la Polynésie française.
•
balance
commerciale.
Ce
document
comptable présente les importations et les
exportations de produits d’un pays pour
une période donnée. Elle est établie par le
Service des * Douanes. Les importations de
la
Polynésie sont très largement
supérieures à ses exportations : sa balance
commerciale est déficitaire.
73,7
68,9
4,8
importations
exportations
déficit
chiffres en
milliards de
francs C.F.P.
On peut aussi présenter l’état de la balance
commerciale en calculant le taux de
importations par
exportations :
exportations X 100 = x %
importations
couverture
Vasco Nunez de Balboa
des
Ce taux de couverture n’était, pour
les
• balance des services. Ce document comp¬
tabilise les échanges de services d’un pays
avec le reste du monde. Ces services sont
très divers : tourisme, transports, assu¬
rances, technologie, travail... A lafind’une
période, la balance des services peut être
excédentaire si les ventes de services sont
supérieures aux achats. Elle peut être défi¬
citaire dans le cas contraire : la Polynésie
126
régler le mouvement des horloges.
Longue perche utilisée par les acrobates
sert à
pour se maintenir en équilibre.
• balancier de *pirogue. Tahitien : ama.
Flotteur situé à gauche
de la pirogue et
relié à la coque par deux traverses. La tra¬
verse
avant, rigide, est maintenue au flot¬
teur en son milieu par une attache indirecte
variée mais qui se compose généralement à
Tahiti de deux paires de piquets divergents
venant buter à leur extrémité supérieure
contre les côtés de la traverse.
La traverse
arrière est une branche souvent prise dans
*goyavier qui, par son élasticité, permet
balancier de ne pas fatiguer dans les
vagues, tout en le maintenant parallèle à la
pirogue.
• Organe qui sert à diriger le vol des Dip¬
un
au
tères, Insectes à deux ailes
comme
les
♦Moustiques. Il a une
forme de massue et il est porté par le
3'^ anneau du thorax à la place de la 2'= paire
d’ailes. On l’appelle aussi haltère.
♦Mouches
ou
les
BALBOA (Vasco Nunez de) (1475-1519).
Conquistador espagnol né en Extremadure et mort à ♦Panama. Très jeune, il
quitta l’Espagne et s’établit à SaintDomingue d’où, ruiné, il dut à nouveau
partir. En 1510, il participa à l’expédition
d’OJedaqui, au nom de l’Espagne, prit pos¬
session du Darien (l’isthme de Panama).
De là, Balboa organisa une nouvelle expé¬
dition pour trouver de l’or. Il traversa
l’isthme et, le 25 septembre 1513, découvrit
la “mer du Sud”. Le 29 septembre, au nom
du roi d’Espagne, il prit possession de celle-
ci
et «des îles qu’elle recèle, des rivages
qu’elle baigne». Cette déelaration fut rati¬
fiée par le gouvernement espagnol qui, dès
lors, considéra le Pacifique comme sa
propriété.
la
Polynésie, que de 5,5 % en 1986.
• balance des paiements. Chaque échange
d’un pays vers un autre donne lieu à un
mouvement d’argent, un paiement. La ba¬
lance des paiements récapitule, pour une
année, tous les échanges de biens, de ser¬
vices et de capitaux avec les autres pays. Si
le solde de la balance des paienients est
positif, le pays s’est enrichi. Si le solde est
négatif, le pays doit puiser dans ses réserves
ou sera même obligé de s’endetter pour
rééquilibrer cette balance.
est actuellement dans cette situation.
balancier, nom masc. Pièce oscillante qui
Balboa a donné son nom à l’unité moné¬
taire de la
balboa.
République de Panama, le
Baleine, nom fém. Tahitien : tohorâ. Ce
mammifère marin de l’ordre des ♦Cétacés
est le plus gros des animaux.
Les Baleines à bosse et les Baleines aus¬
trales
qui fréquentent les eaux polyné¬
pèsent jusqu’à
siennes mesurent 12 m et
40 tonnes,
mais la Baleine bleue peut
atteindre 33 m de longueur et 150 tonnes,
soit le poids de 30 éléphants.
Les Baleines sont munies de fanons, lames
cornées fixées à la mâchoire supérieure et
dont les bords très divisés permettent de
retenir les petits animaux avalés en même
temps que l’eau de mer, en particulier le
Krill (crevettes de 5à7cm). Les Baleines
possèdent des poumons et sont obligées de
venir faire leur échange aérien en surface.
C’est alors que, par l’évent situé sur leur
BALEINIER
tête, elles rejettent un souffle mêlé de
vapeur d’eau avant de sonder à nouveau,
pour 30 mn environ et jusqu’à près de
maita’ihia la te tahi ’opufeli'i ’ohipa
rugueux, la couehe de graisse est parfois
très épaisse. Cette graisse fournit une
la ’aio 'ara ’a o le huira ’alira.
cosmétiques. La chair est utilisée pour la
fabrication des aliments pour animaux et
les fanons sont appréciés pour leurs
qualités mécaniques de souplesse et de
baleinier, nom masc. Navire équipé pour
1 000 m. Sous un épiderme assez fin mais
’e ta te
lahi alu luha'a. E ’opu feü’ifa’ata’a-la’ae-hia
ihoa le feia palia, mai le u’i ’e le u'i,
le laulai e
'la manuia
’operehia ’ia te ’i ’o tohora na le
*huile très recherchée dans l’industrie des
la pêche aux gros *cétacés et la transforma¬
tion de leur graisse en *huile. Homme tra¬
vaillant à bord de ce type de navire.
solidité.
• C’est en
Les animaux qui peuvent être observés en
la
Polynésie passent l’été austral dans les
régions polaires antarctiques et
recherchent les eaux tropicales en hiver
pour se reproduire ou mettre bas. Ils sont
de plus en plus nombreux, et il n’est pas
rare que certains individus s’égarent dans
un lagon. Cependant, on ne compte plus
que 600 à 700 Rorquals bleus dans le
monde. On en a tué plus de 150 000 au
cours des 10 dernières années. Le Japon a
arrêté la chasse aux grands Cétacés en
1987. Il ne reste plus que l’U.R.S.S. pour
mettre leur existence en péril.
►
tohora. '0 le i ’a rahi roa a e leie e vai nei i te
moana
'e
o la te lu 'ata i
alu e palia.
’ore e laiâ i le haere
E ïia riro ho 1 taua laulai ra ’ei
’imira 'a moni, mai le tau ’e te tau 'e tae roa
mai i le tau 'a haere varavara roa ai taua i'a ra
'e a fa'alure-roa-hia ai te lautaipâlia tohora
’aore i maoro roa a ’enei na te ao nei.
/ Porinetia nei. i riro ato 'a na te lautai pâtia
tohora ’ei laulai luniu na te Rurulu. hwha
ho ’i, ïta 'aluni rahi lo râlou rç 'o i taua huru
laulai ra. ’Eiaha ra ’ei ’imira’a moni na râlou,
’ei ’ina’i ra 'o la raton efa’aherehere no le tau
’ina’i ’ore ’oia ho’i i le tau vero. ’Ua ’aravihi
roa
’ia le Rurulu, mai lo ratou mai a
huiiupuna, i laua laulai ra ma te fa’ata’a
1789 qu’un baleinier opéra pour
première fois dans le Pacifique, il se
nommait 1’ Amélia. Cinq autres suivirent
en 1791 et le mouvement ne fit que s’ampli¬
fier puisqu’aux Américains de Nantucket
se joignirent des navires français, anglais,
hollandais et norvégiens par dizaines. De
1804 à 1917, 193 000 baleines furent captu¬
rées. En 1836, ori comptait 430 baleiniers
dans le Pacifique. Cette année-là, les 13 000
hommes
d’équipage qui sillonnaient
l’océan récoltèrent 160 000 tonnes d’huile.
Avides de plaisir après des campagnes de
chasse éprouvantes, ces marins avaient une
conduite désastreuse une fois descendus à
terre : «leur triste comportement», écrit le
missionnaire Wheeler, «me fait frissonner
d’horreur quand je songe aux désastreuses
conséquences de leurs débordements tant
pour eux-mêmes que pour les femmes de
Tahiti». Dans les îles où ils faisaient escale
obtenir de l’eau et des vivres, ils
introduisaient de r*alcoolet propageaient
pour
des maladies. En désertant les navires où
les conditions de vie étaient
devenaient des mercenaires
sévères, ils
redoutables
par leurs armes à feu. Pour les remplacer,
les capitaines embarquaient des Polyné¬
siens, parfois de force. Émus par les trou-
127
BALEINIÈRE
blés que suscitaient ces baleiniers, les gou¬
vernements des grandes puissances instal¬
archipels et
lèrent des consuls dans les
firent patrouiller des navires de guerre : les
Pacifique commencèrent à perdre
leur indépendance.
L’écrivain qui a le mieux décrit la vie à
îles du
bord des baleiniers est Herman * Melville,
dans son chef-d’œuvre “MobyDick”. On
peut voir, au *Musée de Tahiti et des lies,
un de ces énormes chaudrons
baliste romaine
qui servaient
à fondre la graisse de baleine.
baleinière, nom fém. Embarcation non
pontée jadis propulsée par une dizaine de
rameurs et mise à l’eau pour
des *baleines.
masculin, désigne
plusieurs genres de Poissons de la famille
• Ce terme, employé au
des Balistidés. Tahitien ; ’ô’iri. Les Balistes
ont le corps aplati latéralement. Leur peau,
très épaisse et très dure, est souvent recou¬
verte d’écailles vivement colorées.
Ils pos¬
sèdent une dentition puissante et des yeux
proéminents. Le dos porte 3épines: la
première est très forte et peut se redresser
promptement et rester bloquée dans cette
position par la seconde épine. On les ren¬
contre autour des pâtés coralliens. Ils ont
un régime omnivore et leur chair est sou¬
vent toxique. Leur taille est d’environ
20 cm, mais certaines espèces atteignent
le harponnage
Motorisée, elle sert aujourd’hui au débar¬
quement d’hommes et de matériel dans les
îles où les grands navires ne peuvent accos¬
tée. En l’absence de *passe, la manœuvre
qui consiste à franchir le récif exige une
connaissance du mouvement des vagues et
les habitants des Tuamotu
particulièrement développées.
une habileté que
ont
baleinière
balise, nom fém. Dispositif d’aide à la
navigation maritime, terrestre ou aérienne.
Un alignement de balises délimite une voie
d’accès à un *port ou à un *aéroport. Dans
un
lagon, un chenal est encadré de “cha¬
peaux de gendarme” rouges côté terre et de
triangles verts côté océan. Pour franchir
une *passe, un navire se place dans l’ali¬
gnement de balises souvent lumineuses.
Des balises radio-électriques guident les
aviateurs sur une route, un plan de des¬
cente, et permettent de mesurer une dis¬
tance. Les balises routières, signalant un
carrefour ou un virage dangereux, n’exis¬
tent pas en Polynésie.
,
ballon-sonde, nom masc. Ballon gonflé à
l’hydrogène ou à l’hélium, qui emporte des
instruments de mesure jusqu’à 30 km d’al¬
titude. Un émetteur transmet à la *station
météorologique des données sur r*atmosphère traversée : *températures, *pressions, *vents, *humidité.
En Polynésie, 15 stations lâchent un ballonsonde vers 13 h chaque jour.
Voir aussi : climatologie, météorologie.
balises de chenal et d’alignement
balise verte à triangle
renversé que le navigateur
doit laisser côté mer
Bambou,
nom masc. Tahitien: ’ofe.
Plante de la famille des Graminées. C’est
en
ou
quelque sorte une herbe géante. Sa tige,
chaume, est creuse au niveau des entre¬
nœuds. Le Bambou des vallées s’appelle
Schizostachyum glaucifolium. 11 en existe
de nombreuses espèces et le plus gros, le
Bambou géant {Dendrocalanusgiganteus)
a
été introduit à partir du Sud-Est asiati¬
que. Sa croissance peut dépasser 50 cm par
jour. Les pousses de Bambou et les graines
balises à éclairs lumineux
^
balise rouge à “chapeau de
gendarme” que le navigateur
doit laisser côté terre
fonctionnant sur piles solaires
Le déclenchement et l’extinction
sont automatiques au crépuscule
et à l’aube.
baliste, nom fém. Machine de guerre ser¬
vant à lancer des projectiles, utilisée dans
l’Antiquité et jusqu’au Moyen-Age.
128
sont comestibles. Le Bambou tressé est uti¬
lisé dans la construction, et le tube sert
dans la fabrication d’objets artisanaux. La
floraison est rare et se termine en général
par la mort des Bambous. L’exploitation
du Bambou n’étant pas réglementée en
Polynésie, il risque de se raréfier dans les
vallées du littoral, tout en restant abondant
en
moyenne altitude.
BAMBOU
Le bambou et ses utilisations.
1
pêcheur à la canne de bambou
(vers 1792). 2. touffe de Bambous.
3. Bambous géants. 4. fare aux
1.
murs
de bambou vers 1900.
5. modèles de tatouage gravés sur
bambou. 6. conditionnement
moderne de ia vaniiie. 7. étai.
8. tressages de iattes de bambou.
9. vivier flottant. 10. divers objets
bambou géant : plat, gobelets,
canalisation.
en
Te ta’aohipara’a o le ’ofe. 1. te
ta'ata rava’ai ia te 'ofe. 2. uw 'oie.
3. ’ofe rarahi./i.
farehamanihiaite
'ofe. 5. hoho’a nana’ohia i ni’a i te
'ofe. 6. ta'afatara'a o te vanira iroto
i te'ofe. 7. 'amira'ama'a.8. finina'a
ra’au 'ofe. 9. ha'ape'e.
10. mauiha’a 'ofe : mereti ('umete),
hapaina, fa'ahaerera'a pape.
Mm'iâiJf ifcll ‘Jiiî'î'SUla
r
«ntg, *«K(j^|s,ljUiiÂl^,«.^iWiJ!Êïg
,
s
J ^
129
BAMBRIDGE
BAMBRIDGE
(Georges) (1887-1942).
Commerçant et homme politique, né à
*Hamutale l'=‘'juin 1887. Après s’être lancé
de bonne heure dans les affaires et avoir
fondé plusieurs sociétés, il fut élu maire de
Georges Bambridge
Papeete en 1933. Sous son mandat fut
entreprise la percée de l’avenue du Prince
Hinoi. Georges Bambridge accéda égale¬
ment à la présidence des *Délégations éco¬
nomiques et financières. Il prit une part
active au ralliement des *Établissements
français de l’Océanie à la France Libre et
faisait partie du Gouvernement provisoire
lorsqu’il décéda, en 1942.
les unes aux autres. Tes espèces comesti¬
bles
ne
produisent pas de graines car les
ovaires se développent sans qu’il y ait eu
fécondation des ovules. On multiplie les
Bananiers en plantant des rejets ou des
souches qui sont vivaces. Les fruits se déve¬
loppent sur des régimes. Les principales
espèces sont : - Musa sinensis, ou Bana¬
nier de Chine, introduit par Ridwell en
1845. Ses gros fruits parfumés et sucrés
sont très appréciés : c’est la variété hâmoa.
Musa sapientum : il s’agit de la Banane
rio, introduite en 1850 par l’amiral
*Bonard. Son fruit court a un goût agré¬
-
able.
Musa fehi ou Musa troglodytarum, le
*fê’i, introduit par les Polynésiens et dont
le régime se dresse dans le prolongement
du tronc. Cette espèce est consommée cuite
-
(Antony) (1895-1964).
Frère du précédent. Homme d’affaires,
fondateur de plantations et d’une des entre¬
prises d’import-export les plus prospères
de Tahiti : le Fare Tony. Cet établissement
en bois, situé sur le *front de mer de
*Papeete, a cédé la place à un ensemble
immobilier moderne qui a conservé le
même nom. Tony Bambridge fut un des
pionniers du 7® art à Tahiti et dans les îles,
où il tourna quelques bandes d’actualités.
Il géra le cinéma “Moderne” qui se trouvait
à l’angle des rues Clappier et *Leboucher,
BAMBRIDGE
le cinéma “Bambou”, rue *Collette.
Dans le Papeete des années .cinquante, ses
et
Antony Bambridge
établissements, tous de couleur bleue,
témoignaient de la fortune de cet homme
entreprenant. Généreux, il consacra une
partie de ses moyens et de son temps à la
*léproserie d’*Orofara. En politique, il
entra au *Conseil privé et lutta contre les
partisans de l’*autonomie.
à l’eau ou au four. Sa sève violacée permet
de teinter les étoffes de façon
indélébile.
également utilisée comme encre
par les Tahitiens qui recopiaient la traduc¬
tion des évangiles sur du *tapa blanc.
Si des Bananiers poussent à l’état sauvage
dans les vallées, notamment les Jë’i, la plu¬
part des bananeraies se trouvent autour
des habitations pour la consommation
Elle fut
familiale et la vente. Les Bananes sont
consommées
crues
ou
cuites, mais elles
peuvent être conservées par séchage. Dans
ce cas, le fruit est dépouillé et fendu en
quatre puis séché au soleil. Les Bananes
séchées ou piere sont assemblées par dou¬
zaine
et
enveloppées dans des feuilles ou
du papier plastique.
Par extension : le bananier est un navire
équipé de chambres froides pour le trans¬
port des bananes.
BAMBRIDGE (Rudy) (1926-1982). Avo¬
et homme politique, fils d’Antony.
Rudy Bambridge naquit à Papeete le 28
février 1926. Après des études de droit en
France, il revint à Tahiti en 1954 et se lança
dans la politique au sein de r*ynion
tahitienne, nouvellement créée. 11 entra à
cat
Rudy Bambridge
r*Assemblée territoriale dès 1957 comme
chef de file de ce parti dont
il élargit les
bases l’année suivante (création de l’U.T.
démocratique). Conseiller territorial de
1957 à 1969, date de sa démission, Rudy
Bambridge échoua par trois fois aux *légis-
latives (1956, I960 et 1962). Gaulliste, il
fonda rU.T.-U.N.R. en 1962, fraction mi¬
noritaire de rU.T.D., puis décrocha pro¬
rameau
de Bancoulier
gressivement de la politique locale pour se
consacrer au *Conseil économique et so¬
cial et à la gestion de son patrimoine. Très
attaché aux traditions, Rudy Bambridge
s’est intéressé particulièrement à l’histoire
de la famille * Pômare.
amandes de Noix de Bancoui
130
Bananier, nom masc. Plante herbacée, de
la famille des Musacées, qui peut atteindre
plusieurs mètres de hauteur et dont le tronc
est formé par les gaines des feuilles soudées
Bancoulier, nom masc. Aleurites moluccana.
Tahitien : ti’a’iri. Arbre de la famille
des Euphorbiacées. Son fruit, la *Noix de
Bancoui, est mangé cuit ou grillé.
• Autrefois, r*huile de la noix était très
extrayait le produit noir
l’amande brûlée et
pulvérisée produisait une huile qui, mélan¬
gée au noir de fumée, était réservée à cet
usage. On appelait la Noix de Bancoui :
’ama, c’est-à-dire “lumière”. Elle servait à
l’éclairage. Dix ou douze amandes étaient
utilisée. On
en
servant au *tatouage :
enfilées sur une nervure de feuille de coco¬
tier. La combustion était lente et le feu se
propageait d’une amande à l’autre. Pour la
pêche aux torches, on utilisait plusieurs
chapelets de noix enroulés dans des feuilles
de *pandanus, pour obtenir une lumière
plus vive. L’écorce du Bancoulier donnait
un vernis rouge sombre pour la teinture du
*tapa.
Banian, nom masc. Ficus prolixa. Tahi¬
tien : ’orâ ; marquisien : aoa. Arbre de la
famille des Moracées, pouvant atteindre
BANIAN
Bananier. 1. Autrefois, de jeunes
pousses de bananier étaient
utiiisées en signe de paix.
2. Bananes séchées (piere) dans
ieurs enveioppes de feuiiles.
3. Variétés de bananes au marché.
4. Fibres utiiisées pour fournir de
ia vapeur d’eau aux aiiments cuits
dans ie ahimâ'a. 5. Feuiiles
couvrant le ahimâ'a.
Quelques espèces de bananes.
1. Puro ini rehu. 2. Rimahma.
3. Hâmoa. - 4. Mâ’ohi hai. 5. Rio.
6. Le fê’i.
131
BANKS
des dimensions colossales. Il a la particula¬
banlieue, nom fém. A l’origine, espace
branches nombreuses et les racines
adventives qui en retombent et s’implan¬
tent dans le sol. L’écorce de cet arbre de
de cette ville (droit de ban, ou de justice).
rité de coloniser l’espace environnant par
ses
plaine était utilisée pour la fabrication de
*tiputa en *tapa brun clair. Avec ce tapa,
on
enveloppait les représentations des
dieux, comme celle de Oro. Mélangé au
*mono
le suc
cosmétique.
blanc, laiteux, servait de
Cet arbre étonnant est le
breuses
sujet de nom¬
légendes. La tradition rapporte
qu’une tourterelle, venant de la lune, aurait
transporté une graine de cet arbre sur la
Terre. En Inde, on raconte qu’un prince
aurait réussi à dissimuler toute son armée
sous
les frondaisons d’un Banian.
d’une lieue (env. 4 km) autour d’une ville,
sur
lequel s’exerçait l’autorité du seigneur
De nos jours : ensemble des communes qui
environnent
une ville généralement
plus
importante et qui fait fonction de centre.
Une ville et sa banlieue forment une ♦agglo¬
mération. Les banlieues
se
sont
surtout
développées à partir de la ♦révolution
industrielle qui a provoqué l’explosion
urbaine. Elles ont tendance à se spécialiser
dans leurs fonctions. On parle alors de ban¬
lieues résidentielles, industrielles... On dis¬
tingue parfois proche et grande banlieues,
suivant leur éloignement du centre et les
liens qui les unissent.
• La proche banlieue de ♦
Papeete regroupe
♦Faaa, *Pirae et ♦Arue. Dans la grande
banlieue, il faut inclure *Punaauia, ♦Paea
et *Mahina.
banque, nom fém. Établissement spécia¬
lisé dans le
commerce
de
l’argent et se
chargeant de fournir aux entreprises et aux
ménages les fonds dont ils ont besoin. Les
banques se sont développées au X1X“ siècle
en
liaison avec l’entrée dans l’ère indus¬
trielle.
Pour produire et pour acheter, certains
♦agents économiques ont besoin d’emprun¬
ter. D’autres, au contraire, disposent de
revenus mais ne veulent pas les dépenser
immédiatement. La banque est le relais
entre ceux qui ont de l’argent, les épar¬
gnants, et ceux qui ont besoin d’un ♦crédit :
les emprunteurs et les investisseurs. Les
banques offrent de nombreux services à
leurs clients : elles fournissent des billets de
l HMMpf
w
*
BANKS (Joseph) (1743-1820). *Naturaliste
anglais. Fils d’un riche médecin, il put
consacrer sa vie à la
*botanique et à la
♦zoologie. En 1763, il explora Terre-Neuve
et le Labrador. En 1768-1771, il accompa¬
gnai âmes *Cook à bord de VEndeavour, à
la tête d’une équipe de savants, dont Daniel
♦Solander, Herman-Dietrich Spdring,
Sydney * Parkinson et Alexander Buchan.
Avec Daniel Solander, il récolta au cours
de son voyage dans le Pacifique 1 000
espèces nouvelles de plantes, 500 poissons,
tandis que S. Parkinson réalisait 1 300 des¬
sins. Ses collections servirent de base au
British Muséum Natural History de Lon¬
dres. J. Banks contribua, jusqu’à sa mort, à
Joseph Banks
132
la préparation de toutes les grandes explo¬
rations anglaises.
banque et des moyens de paiement (ché¬
quiers, cartes de crédit...), proposent des
placements intéressants, effectuent des pré¬
lèvements automatiques (loyers, factures
d’électricité...), encaissent les salaires et
assurent les opérations de change des
♦monnaies. Les banques forment, avec les
autres établissements financiers, le système
bancaire.
Toutes les grandes banques françaises ont
été nationalisées en 1945 et en 1981, car
l’État souhaitait être maître du crédit, mais
un processus
de privatisation a été entamé
1986. Le contrôle du crédit permet d’influencer les productions et la
♦consommation.
en
• En
Polynésie, les activités bancaires et de
crédit sont réglementées par l’État, la sur¬
veillance étant assurée par l’*lnstitut
d’Émission d’Outre-Mer. Le système ban¬
caire polynésien s’est rapidement étoffé
lorsque, à partir des années soixante, l’État
a installé une administration civile et mili¬
taire importante qui a provoqué une consi¬
dérable distribution de revenus. Les Poly¬
nésiens qui utilisaient peu la monnaie
jusque-là ont appris à se servir des ban¬
ques. De leur côté, les banques se sont
adaptées à la dispersion des îles et des
BANQUE
populations. Hormis leurs agences perma¬
nentes des îles principales, elles ouvrent des
guichets périodiques, le temps d’une escale
de la *goélette ou de l’avion d’*Air Tahiti
dans les îles éloignées.
• Banque Indosuez. La Banque de l’Indosuez établie en Polynésie est la propriété du
puissant groupe Indosuez ( 10'’ banque fran¬
çaise), dont le siège social est à Paris. Jus¬
qu’en 1975, elle était connue sous le nom de
Banque de l’Indochine. Elle a été chargée
d’émettre les billets de banque circulant en
Polynésie de 1903 à 1967, date à laquelle
l’Institut d’Émission d’Outre-Mer lui a
retiré cette tâche. La banque de l’Indosuez
est une multinationale (75= rang mondial
1982). Spécialisée dans les opérations
internationales, elle est présente dans 50
pays, notamment en Asie, en Orient et
dans le Pacifique. L’importance des dépôts
reçus, 20,9 milliards de *francs C.F.P. en
1984, la place en tête des banques locales.
en
En
1985, la B.LS. avait 24 agences en
Polynésie française et gérait 34 000
comptes.
•
Banque de Polynésie. Elle est née en
1973. Son capital appartient pour 80 % à la
Société générale, 4= banque française,
les
Société. Les dépôts reçus par cette banque
s’élevaient à 11,4 milliards de francs C.F.P.
en
1984.
Banque Paribas Pacifique. Dernière des
banques installées en Polynésie française
(1984), elle appartient au groupe français
Paribas (autre appellation ; Banque de
Paris et des Pays-bas) qui a des activités
•
bancaires, financières et industrielles dans
50 pays répartis sur cinq continents. En
Polynésie, Paribas Pacifique bénéficie de
la puissance et de l’expérience de ce groupe.
Elle est une banque de dépôts, mais déve¬
loppe surtout les investissements directs
entreprises locales, notamment
dans les
hôtelières.
Banque Socredo (Société de Crédit de
l’Océanie). Le *capital de cet établissement
fondé en 1959 est réparti de manière égale
•
entre
le Territoire et
la *C.C.C.E.
La
banque territoriale de
développement. Elle accorde des prêts à
des conditions avantageuses (taux d’intérêt
faibles et longue durée). Son rôle est de
financer le développement des activités de
production (pêche, artisanat, agriculture,
tourisme, industrie). Elle aide aussi les
Socredo est
une
20% restants étant détenus par des inves¬
tisseurs polynésiens. Le réseau de la Ban¬
de Polynésie (10 agences et 11000
comptes) est concentré dans l’archipel de la
que
Banque. 1. La Caisse agricole,
seule banque des E.F.O. entre 1863
et 1904. 2. La banque Chin Foo
vers
1930. 3, 4 et 5.
Les sièges
sociaux des trois banques
polynésiennes en 1988 : Banque de
Polynésie et Banque de Tahiti rue
Paul Gauguin, Banque Socredo
rue
Dumont d’Urville.
133
BAPTEME
familles à améliorer leur habitat et à s’équi¬
per. Sa vocation “sociale” lui attire une
clientèle nombreuse et populaire. En 1984,
81 000 comptes et exerçait ses
activités dans toutes les îles grâce à un
réseau de 17 agences et 56 bureaux pério¬
diques. Les dépôts reçus en 1984 s’élevaient
elle gérait
à 19 milliards de francs C.F.P.
Banque de Tahiti. Créée en 1969, ses
propriétaires sont le Crédit lyonnais pour
44 %, la Bank of Hawaï pour 38 % et des
investisseurs polynésiens pour 18 %. Elle
agit grâce à 12 guichets et gérait 28 000
comptes en 1984. Les dépôts qu’elle avait
reçus cette année-là s’élevaient à 14,5
•
milliards de francs C.F.P.
•
banque de données. En ^informatique, il
d’un ensemble d’informations
s’agit
classées sur un même sujet et enregistrées
dans
la
mémoire
d’un
*ordinateur de
grande taille. Ce fichier peut être consulté à
distance par des abonnés disposant d’un
téléphone et d’un écran de télévision avec
clavier. Ainsi, en France, les abonnés au
système * Minitel peuvent consulter chez
eux
l’annuaire téléphonique, les
programmes de cinéma, des catalogues de
vente par correspondance ou des horaires
d’avion. Ils peuvent aussi prendre connais¬
sance
des cours de la Bourse, réaliser des
opérations sur comptes bancaires et
adresser des messages à d’autres abonnés.
Voir aussi : serveur, télécommunication.
baptême,
nom
masc.
* Sacrement qui
l’appartenance à 1’* Eglise chré¬
tienne. Les premiers chrétiens réservaient
consacre
baptême aux adultes et pratiquaient
l’immersion totale. A partir du XV'’ siècle,
le
l’affusion, c’est-à-dire de
répandre de l’eau sur la tête du baptisé. Si,
aujourd’hui, le baptême est commun à
toutes les Églises, celles-ci ne le conçoivent
pas toutes de la même façon et les formes
varient, de l’affusion à l’immersion,
comme
chez les *mormons qui vont
jusqu’à baptiser les morts.
• Les
premiers Tahitiens baptisés furent
ceux que *Boenechea emmena au Pérou en
1773. Les protestants commencèrent à
baptiser à partir de 1812. Le roi *Pomare II
reçut le baptême le 16 avril 1819. Les
catholiques ne commencèrent qu’en 1835,
à Mangareva, et les mormons en 1845, à
on se contenta de
Anaa.
S’emploie aussi dans des expressions liées à
l’idée de commencement, d’entrée dans un
état, ou une action (recevoir le baptême de
l’air
:
monter en
avion pour la première
fois ; le baptême du feu : participer à un
combat pour la première fois), et au fait de
donner un nom ; baptiser un navire, etc.
baraque, nom fém. Abri provisoire en
planches. Plusieurs de ces constructions
forment un baraquement, destiné à loger
des soldats, les ouvriers d’un chantier, etc.
Pour les fêtes du “Juillet” {*Tiurai), les
employés de la mairie de Papeete construi¬
sent des baraques le long des quais. Elles
abritent des petits commerçants, artisans,
restaurateurs et exploitants de jeux de
hasard. Ces baraques contribuent gran¬
dement à l’animation du *front de
pendant un mois.
Par extension
inconfortable.
:
maison
mal
mer
bâtie
et
Barbadine voir Passiflore.
BARET (Jeanne) (1744-1788). Compagne
du
botaniste
Philibert
*Commerson,
d’habits masculins,
prit part à l’expédition de *Bougainville en
qualité de domestique de l’éminent savant.
Mais, quand les Français mirent pied à
terre à *Hitiaa en avril 1768, les Tahitiens
montrèrent qu’ils n’avaient aucune illusion
sur le véritable sexe du jeune Baret. Plus
tard, au large des *Nouvelles-Hébrides, le
commandant de V*Étoile découvrit que
Baret
était une
femme, une jeune
gouvernante qui témoignait à son maître
d’un profond attachement. Bougainville
ordonna qu’elle fût désormais traitée avec
égards. A la fin du voyage, Jeanne Baret
débarqua à l’île de France (île Maurice),
avec P. Commerson à qui elle devait rester
fidèle jusqu’à la mort de ce dernier. Elle
revint en France par la suite, se maria et
finit ses jours dans son pays natal, ayant été
la première femme à avoir accompli le tour
Jeanne Baret, vêtue
du monde.
134
BARRAGE
BARET (Jeanne). ' O te vahiné malamua teie i
tere fa’a'ati i teie nei ao nâ ni’a i te pahi tâ’ie,
nâ mûri i te ra’atira pahi farâni ra ’o
Bougainville i tôna tere i Tahiti nei i te
matahiti 1768. I taua tau ra, e tâne ana'e te
ravehia ’ei Ihitai nô taua mau tere atea ra ’e te
jifi ato'a ho’i nâ ni'a i te mau pahi tâ’ie. ’Ua
fa'ahua tâne ’o Jeanne Baret ’e ’ua tihepuhia
’oia i ni’a i te pahi o Bougainville. Mea rave
maita’i, inaha ’aita roa atu tôna huru vahiné i
’itehia ’e tae roa mai i Tahiti nei ’a ’itehia ai e
tô Tahiti. ’A piti atura ïa matahiti hau ’oia i
ni’a i te pahi, e e ’ere i te tâne e vahiné ra. Mai
Tahiti atu nei, ’ua ’afa’i o Bougainville iâna i te
fenua île Maurice e vaiiho atu ai. Mai reira, nâ
te fenua Matetata ’oia i te ho’i i Farâni.
barge, nom fém. Embarcation à fond plat,
métallique ou quelquefois en bois, de
forme rectangulaire, et généralement de
grandes dimensions. En effet, elle sert à
débarquer hommes, marchandises et gros
matériel sur les plages. Quand elle n’est pas
automotrice, elle est couplée à un bateau
pousseur et ne s’accommode alors que des
eaux
calmes
des
canaux
régulier d’un fleuve.
ou
du
cours
Barracuda, nom masc. Sphyraena barra¬
Barracuda (ono)
cuda. Tahitien : ono. Poisson osseux vi¬
vant de préférence au large. Il est de forme
allongée, cylindrique, et sa taille dépasse
souvent deux mètres. Il est gris sur le dos et
blanc sur le ventre. Sa grande mâchoire est
puissamment armée de nombreuses dents
pointues. Sa réputation mondiale de féro¬
cité est quelque peu démentie en Polynésie.
C’est un poisson qui chasse à l’affût en se
laissant dériver, immobile comme un tronc
d’arbre, jusqu’à sa proie. Sa détente est si
rapide qu’aucune proie ne lui échappe.
nom masc. Construction
fermant un passage ou l’action d’interdire
barrage,
nom masc. Petit tonneau utilisé
autrefois, notamment dans la marine, pour
stocker certaines marchandises (*huile de
baleine), les vivres ou la poudre à canon. A
son départ de Nantes,
Bougainville fit
charger 400 barils d’eau ' douce sur la
baril,
*
Boudeuse.
aujourd’hui, une unité de
produits pétroliers qui
équivaut à 158,8 litres. Le prix du baril de
pétrole a subi des fluctuations importantes
•
Un baril est,
mesure
des
depuis 1973.
baromètre, nom masc. Instrument qui
sert à mesurer la *pression atmosphérique.
Le baromètre à mercure, inventé par
l’Italien Torricelli en 1643, est formé d’un
•
passage.
Les barrages
ce
édifiés sur les cours d’eau
amortir les *crues, à
peuvent servir à
détourner les eaux vers des canaux d’irri¬
gation ou de navigation, à stocker l’eau
douce
pour
les
agglomérations
ou
à
produire de r*électricité.
• C’est cette
production d’énergie qui a
atterrissage d'une barge
aux îles
Marquises
motivé la construction de barrages sur
quelques rivières des îles hautes de Polyné¬
sie. Il s’agit de petits édifices comprenant
un noyau central de béton recouvert de
couches compactées d’argile et de galets.
Un revêtement de nappes de plastique
imperméabilise le versant couvert par le lac
de retenue. En 1986, 11 barrages étaient
construits sur les rivières *Vaihiria, * Vaite,
'•’Faatautia et Temarua à Tahiti ainsi que
tube de verre vide plongeant verticalement
dqns un réservoir de mercure. La pression
atmosphérique moyenne chasse le mercure
jusqu’à 760 mm de hauteur dans le tube.
Cette pression moyenne correspond aussi à
un bar (unité de pression), mais, très exac¬
tement, 760 mm équivalent à 1 013,5 milli¬
bars.
La
colonne
de
d’une
boîte
mercure
diminue
lorsque la pression s’affaiblit et inversement.
• Le baromètre métallique ou anéroïde est
constitué
circulaire
dans
laquelle une membrane se déforme sous
l’effet des variations de la pression atmo¬
sphérique. Ces déformations sont trans¬
mises à une aiguille mobile devant un cadran.
Sens figuré ; ce qui permet d’apprécier des
variations : les sondages d’opinion sont un
baromètre de la vie politique.
Voir aussi : mesure.
135
BARREAU
noires. Ces différences s’expliquent par
l’origine de la *lave et les conditions dans
lesquelles elle s’est solidifiée, un refroidis¬
sement lent, dans la cheminée volcanique,
favorisant l’apparition de cristaux. Les
laves basaltiques sont fluides à la sortie du
*cratère. Elles forment donc de longues
coulées, caractéristiques du *volcanisme
de type hawaïen.
construction d'un barrage à Tahiti
sur
la Taipivai à *Nuku
Hiva. L’eau des
basalte alvéolaire bulleux de début d’éruption
bassins est dirigée par des conduites for¬
cées en acier vers les ^centrales situées en
contrebas, La hauteur des barrages poly¬
nésiens varie de 3 à 12 mètres et les bassins
peuvent contenir de 11000 à 600 000
d’eau. Le plus grand barrage du monde est
celui d’itaipu, sur le fleuve Parana. Achevé
par
les Brésiliens en 1982, il est haut de
long de 7 900 m et retient 29 mil¬
195 m,
liards de mètres cube d’eau.
Sens figuré : faire barrage à quelqu’un c’est
lui interdire
un accès. Un tir de
barrage
doit stopper la progression de l’ennemi.
barreau, nom masc. Au sens général,
petite barre servant à joindre les montants
d’une
chaise,
d’une
l’encadrement d’une fenêtre.
•
échelle
ou
Le barreau est l’espace réservé aux ’'’avo-
cats
dans l’enceinte d’un *tribunal. Cet
endroit était autrefois séparé de l’audience
une barre de bois ou de fer. Par
extension, on parle du barreau pour dési¬
gner le corps des avocats inscrits auprès du
par
tribunal d’une ville ou d’une ’^’cour d’appel,
par exemple le barreau de Papeete.
barrière de corail voir récif.
basalte à grands cristaux d’oiivine
basalte, nom masc. Cette *roche volcani¬
que de couleur foncée domine largement
dans la masse des îles hautes de Polynésie.
Pauvre en *silice, donc *basique, le basalte
est riche en sodium et en potassium. Il est
formé d’une pâte noire, compacte ou bul¬
leuse, et de grands cristaux de *feldspath.
La fréquence, la nature et la couleur de cej
cristaux permettent de définir plusieurs va¬
riétés de basalte. On distingue, par exem¬
ple, les océanites riches en cristaux d’*olivine verdâtre ; les ankaramites qui com¬
portent des *pyroxènes jaunes, rougeâtres,
bleus ; les hawaïtes presque uniformément
136
base, nom fém. Au sens général, une base
est un appui, un fondement. Ainsi, les fon¬
dations sont les bases d’un édifice, un camp
de base est l’installation d’où part une
expédition et où elle pourra trouver du
ravitaillement.
• Une base militaire est un ensemble d ’installations abritant des forces armées et les
différents services leur permettant d’orga¬
niser des opérations militaires. Dans les
archipels du Pacifique, trois bases ont été
établies par l’armée américaine : celles de
*Pearl
Harbor
(aéronavale), de *Guam
BASKET-BALL
base aéronavale de Fare Ute
dans les années 1930
(aérienne) et de *Kwajalein (missiles). Cinq
bases plus modestes servent de points
d’appui à l’armée française: *Papeete et
*Hao en Polynésie française, *Nouméa,
Plum et Bourail en *Nouvelle-Calédonie.
La base marine est la partie du port de
Papeete qui est réservée à la marine mili¬
•
taire. A *Fare Ute, elle comprend des
bâtiments administratifs en bordure d’un
quai de 120 m de long, une zone de répara¬
tions
navales et
un
*dock flottant. A
*Motu Uta, le *C.E.P. et les forces de sou¬
veraineté disposent aussi de 350 m de quais,
de 6 000 m^ de hangars et de 13 000 m^ de
terre-pleins. C’est ici que sont basés les
2 000 marins servant
sur
les trois avisos
escorteurs, deux patrouilleurs, un remor¬
queur de haute mer, trois engins de débar¬
quement et deux pétroliers ravitailleurs.
Autres sens : système de numération ; corps
électrolysable et donnant un métal à la
cathode ; côté d’une figure géométrique.
basique, adj. Qui possède les caractères de
la fonction base et en particulier qui peut
fixer des ions H en solution. Une solution
basique a un *pH compris entre 7 et 14.
géologie, une *roche basique ou alca¬
line est une roche pauvre en silice, mais
plus riche en sodium ou en potassium, ainsi
• En
le *basalte ou le *calcaire.
Hom. : En ^informatique, le langage basic
des langages courants de la pro¬
grammation. Basic est une contraction de
“Beginner’s AUpurpose Symbolic Instruc¬
est un
tion Code".
basket-ball, nom masc. Jeu inventé par
un Canadién, James Naismith, professeur
au collège de Springfield (Massachusetts,
*États-Unis), en 1891. Ce jeu, quLconsiste
à lancer un ballon dans un panier sus¬
pendu, devint très vite populaire, car il
permettait de poursuivre en salle, pendant
l’hiver, les activités sportives que l’on ne
pouvait plus pratiquer en plein air. Au
début, on tirait dans un cercle prolongé par
un filet non percé, et il fallait aller chercher
le ballon après chaque panier réussi. Le bas
du filet ne fut ouvert qu’à partir de 1914.
D’autre part, jusqu’en 1937, après chaque
panier marqué, la balle était remise enjeu
par un “entre-deux” au centre du terrain.
Le basket-ball fut admis aux *Jeux olym¬
piques en 1936 (J.O. de Berlin). La
F.I.B.A., Fédération internationale de
Basket-ball amateur, regroupe 90 millions
de licenciés, ce qui en fait le 2'= sport mon¬
dial, pratiqué dans 130 pays. Il existe éga¬
lement un championnat professionnel aux
États-Unis. Le basket-ball peut aussi être
un
spectacle, comme avec les Harlem
Globe-Trotters, équipe de basketteurs
noirs américains qui fait des tournées dans
le monde entier et que Tahiti'a accueillie en
1968, en 1972 et en 1986.
• C’est en 1931 qu’à l’initiative de quelques
sportifs du club de *Fei Pi le basket appa¬
raît en Polynésie. En fait, ce sport se déve¬
loppa surtout après la 2"= Guerre mon¬
diale, gagnant rapidement les îles Sous-leVent, puis les autres archipels, sous l’im¬
pulsion, entre autres, de la communauté
mormone qui en a fait son sport de prédi¬
lection. Longtemps, les grandes rencontres
137
BASOPHILE
disputèrent à Tipaerui, sur un terrain
éclairé de plein air aujourd’hui disparu. A
se
partir de 1966, on migra vers la nouvelle
salle de Fautaua. Le basket-ball polyné¬
sien
a
longtemps brillé aux Jeux du
Pacifique et a fourni deux internationaux :
Roland Jourdain (Fei Pi) et Georges
Adams (*Aorai). *Central chez les femmes
et Fei Pi, puis Aorai chez les hommes ont
remporté les championnats au cours des
BASS (îlots de). Tahitien : Marotiri. Situés
à l’est de *Rapa, par 27°54’ sud et 143°20’
ouest, ces rochers (dont l’un culmine à
113 m) appartiennent à l’archipel des
♦Australes. Désolés car battus par les vents
et
les
houles, ils n’offrent pas de site
habitable. Ces îlots furent découverts par
Georges * Vancouver en 1791 et reçurent le
nom du navigateur Georges *Bass.
Voir carte Australes.
dix dernières années.
1986, la Ligue de Basket-ball de
Polynésie est présidée par Lewis Chavez ;
elle compte 3 142 licenciés et 97 clubs.
En
îlots de Bass
basophile, adj. Se dit d’un être vivant qui
développe mieux ou uniquement en
♦basique, c’est-à-dire à ♦pH com¬
pris entre 7 et 14. Les plantes basophiles se
développent généralement en milieu cal¬
se
milieu
caire, sur les sols des ♦atolls, des *motu ou
de certaines plages des îles hautes. Parmi
les nombreuses plantes basophiles on peut
citer le *miki-miki, le ♦pandanus, le *’aii.
BASS
(Georges) (1771-1803). Commer¬
anglais. A bord du
çant et explorateur
Nautilus, il
reconnut en
1798 le détroit
séparant !’♦ Australie de la ♦Tasmanie et lui
donna son nom. Il revint dans le Pacifique
Sud en 1802 à bord du brick Venus et se
livra au commerce du porc salé entre Tahiti
et l’Australie.
Son équipage participa aux
guerres qui opposèrent Pômare aux autres
chefs de Tahiti.
Georges Bass
bassin-versant,
nom masc. Région qui
reçoit les eaux alimentant une ♦nappe
souterraine, un lac ou un cours d’eau.
Le bassin-versant topographique est le
réceptacle des eaux superficielles. Le bassinversant hydrogéologique contient les nap¬
pes souterraines qui alimentent le même
organisme. L’étude du bassin-versant per-
limites du
bassin-versant
bassin ne
r^eptiJbn
sous-
laffluent
;
affluent
SipnflU'ence
nappe phréatique
méandre
ebouiis formant
barrage naturel
couche imperméabie
LIitJ
mineur
lit majeur'
138
Eléments d’un bassin-versant dans une île haute de Polynésie.
BATAILLON
met
d’un
d’expliquer les variations du *débit
cours
d’eau
ou
les variations du
niveau d’une nappe. L’hydrologue mesure
sa
superficie, analyse les roches, dresse la
carte des *affluents et des sous-affluents et
s’intéresse aux valeurs de la pluviométrie et
de l’évaporation.
Le bassin-versant des rivières de Polynésie
la *Papenoo
à la cote 45, 32,5 km^ pour la *Taipivai de
Nuku Hiva. Le bassin des grands fleuves
est peu étendu : 79,7 km^ pour
évidemment beaucoup plus vaste :
115 000 km2 pour la Loire, 6 150 000 km^
est
pour l’Amazone.
bataille, nom fém. Affrontement, combat
deux armées, soit sur terre (Verdun
1916, Stalingrad en 1943), soit sur mer
entre
en
(Lépante en 1571, Trafalgar en 1805).
Dans l’histoire de la Polynésie, les batailles
vagues successives, 906 Tahitiens en 1916
et 173 autres en 1917. Après une période
et d’acclimatation en
*Nouvelle-Calédonie, les conscrits furent
acheminés vers le dépôt du 22® Régiment
colonial de Boulouris (Var). En Métro¬
pole, les premiers arrivés participèrent au
d’instruction
1916-1917 à l’expédition de
*Salonique (Grèce) et combattirent les
cours de l’hiver
Autrichiens
au
sein de l’Armée d’Orient.
Le gros de l’effectif, par contre, dut atten¬
dre l’été 1917 pour prendre contact avec le
*front. Il y fut d’ailleurs essentiellement
occupé à des travaux de terrassement dans
les tranchées de Champagne, avant d’être
renvoyé dans le Midi à l’approche de l’hi¬
ver. Le B.M.P. ne prit réellement part aux
combats du front occidental qu’en 1918,
lors de la deuxième Bataille de la Marne
(juillet) et de la contre-offensive alliée qui
furent assez rares en raison de la faiblesse
des forces en présence. On peut en citer au
moins deux : celles de *Fe’i Pi en 1815 et
de *Mahaena, en 1844.
Au figuré, on parle de batailles politiques
quand des membres d’une assemblée ou
des chefs de partis s’affrontent lors d’un
débat.
2. Maison de la France Libre
Voir aussi : guerre.
jeu de cartes ; avoir les
cheveux en bataille, en désordre.
Autres
sens
Bataillon du Pacifique.
1. Monument aux morts de
l'avenue Bruat (Papeete).
:
à Taunoa. 3 et 4. Deux des dix
contingents du Bataillon qui
partirent de Tahiti de janvier à juin
1916.
Bataillon d’infanterie de Marine de
Tahiti voir Régiment d’infanterie de
Marine du Pacifique.
Bataillon du Pacifique. Ce nom a été
donné, dans plusieurs circonstances histo¬
riques, à l’ensemble des troupes tahitiennes, calédoniennes et néo-hébridaises
qui ont participé aux deux conflits
mondiaux.
•
Le Bataillon mixte
du Pacifique (ou
B.M. P.) s’illustra lors de la Grande Guerre.
Stationné à *Nouméa, il accueillit, par
139
BATAILLON
amena les Allemands à demander l’armis¬
tice (11 novembre 1918). Les soldats tahitiens se couvrirent de gloire lors de cette
campagne. Ils s’illustrèrent en particulier
au cours de la
prise de Vesles-et-Caumont
(Champagne), le 25 octobre 1918. Ils reçu¬
titre une citation à l’ordre de la
10'= Armée à laquelle ils appartenaient. Une
rent à ce
plaque commémorant cet événement se
trouve quai du Commerce, devant 1’ Of¬
fice du Tourisme. Sur le millier d’hommes
envoyés au front, environ 300 y laissèrent
la vie. Ces pertes très lourdes témoignent
de la violence des combats auxquels le
B.M.P. a participé. En 1923, le monument
aux morts de l’avenue
Bruat fut érigé à la
(B.LM.P.). Le B.LM.P. participa à la
contre-offensive alliée à travers la Libye et
la Tunisie en 1943. En avril 1944, il fut
trale. Il eut l’honneur d’être un des pre¬
miers bataillons à défiler dans Rome libé¬
naire de 300 hommes fut mis sur pied à
l’initiative du capitaine Félix *Broche.
Après 6 mois d’instruction, les “"volontaires
tahitiens rejoignirent Nouméa pour for¬
mer, avec 300
140
à un bataillon d’infanterie de
marine et il devint officiellement le Batail¬
lon d’infanterie de Marine et du Pacifique
• Le 1er Bataillon du Pacifique, lors de la
ralliement des *E.F.O. à la *France Libre,
le 2 septembre 1940, un corps expédition¬
(21 no eperera 1941)
Décimé à l’issue de ces durs combats, on le
rattacha
envoyé en Italie et participa aux violents
combats du Monte Cassino et d’Italie cen¬
plus longue et plus glorieuse encore. Dès le
le 21 avril 1941
fa'arevara'a o te pupu fa'ehau no
Patitifa i ni’a i te pahira'o Monowai
Liban. Incorporés dans la 1Division
française libre (l‘="‘= D.F.L.) du général
Koenig, ils descendirent ensuite sur Le
Caire, atteint le 2janvier 1942. Le B.P.l
prit alors une part active à la guerre du
désert, s’illustrant en particulier à *Bir Hakeim contre l’Afrika Korps de Rommel.
mémoire des combattants.
2= *Guerre mondiale, connut une épopée
embarquement du Bataillon du
Pacifique sur le Monowai,
niens sillonnèrent la Palestine, la Syrie et le
volontaires calédoniens et
néo-hébridais, le Premier Bataillon du
Pacifique, ou B.P.l. Le B.P.l, placé sous
les ordres de Félix Broche, promu com¬
mandant, gagna alors 1’*Australie d’où il
fut acheminé vers le Proche-Orient, sur le
Queen Elizabeth, avec 7 000 soldats anglosaxons.
D’août à décembre 1941, les Océa¬
rée. En août 1944, le B.LM.P. prit part au
débarquement de Provence et s’illustra à
nouveau à Hyères (prise du Golf
Hôtel) et à
Toulon. 11 remonta ensuite la vallée du
Rhône et eut encore à subir des combats
meurtriers dans le Jura et dans la région de
Belfort. Par la suite, le B. LM. P. fut envoyé
Alsace et dans les Alpes (hiver44-45),
en
mais sans les Océaniens, relevés en octo¬
bre 1944 par
qu’en
de Jeunes F.F.l. Ce ne fut
mars 1946 que les volontaires du
Bataillon du Pacifique purent embarquer à
Marseille pour Tahiti. Ils y arrivèrent le
5 mai, après 5 longues années d’absence au
cours
péri.
desquelles 80 d’entre eux avaient
BEAUFORT
Bateau ivre (Le). Ouvrage de Jean Dor-
fut néfaste. Ils disparurent peu à peu, sous
1921 à 1925, à bord de la goélette Manu-
l’action conjuguée des *missionnaires et
des consuls des grandes puissances.
• Le Beachcomber est le nom d’un des
Sous-le-Vent, Tahiti et les Mar¬
grands *hôtels de la côte ouest de Tahiti.
senne
qui retrace un voyage en Océanie de
hura. L’auteur y fait part de ses souvenirs
sur les îles
quises. 11 livre aussi ses sentiments pessi¬
mistes : la disparition du passé polynésien,
l’agonie de la race. Une partie de ces sou¬
venirs, remaniés, parut sous un autre titre ;
“Polynésie”.
bâton à fouir voir plantoir,
bâton de chef voir toko toko pio ’o.
battoir, nom masc. Maillet (/e) en bois de
fer (* ’ailo) qui servait au martèlement de
’orâ)surun
billot (tutua), pour la fabrication du *tapa.
Ce procédé servait à assouplir, allonger et
l’écorce d’arbre (
’aute,
’uru,
beach-rock, nom masc. Géologie. Sur les
plages coralliennes des *atolls ou des îles
hautes, on observe parfois de belles dalles
^calcaires à pente faible, incrustées de
débris coquilliers ou basaltiques. 11 s’agit
de beach-rock ou grès de plage dont la
formation est contemporaine. L’eau douce
de la *nappe phréatique dissout le calcaire
battoir à tapa (i'e)
corallien, mais, au contact de l’eau de mer,
bas de la plage, le calcaire se dépose et
s’agglomère en roche dure.
au
Voir aussi : littoral.
dalle de beach-rock (Tuamotu)
amincir les fibres. Le battoir de section
carrée et à manche rond présentait quatre
faces sculptées de rainures plus ou moins
serrées. Elles étaient utilisées successive¬
ment dans
le
battage, de la face la plus
rugueuse à la face la plus fine. Les rainures
étaient obtenues à l’aide d’un coquillage
et de *dents de requin. Le battage du tapa
était un travail pénible. 11 est toujours pra¬
tiqué de nos jours par les femmes. Pour
s’encourager, elles chantent en cadence :
«fl titau maita ’i i ta ’oe pâta ’u
a amafetu ’ia tiveravera e»
«Marquez bien la cadence de votre chant
ô femmes laborieuses
pour que votre ouvrage se fasse
rapidement ! »
Le *Musée de Tahiti et des Iles possède une
grande variété de battoirs.
►
i’e. K lapa ra’au haniani la’a’ehia no te liipa'i i
le lapa (lûtUha'a)- C ailo te ravehia ’ei ra'au
haniani i 'e no lona pa 'ari. E tnini 'orapa lo le
i 'e. E mea pao-rëni-haere-ri ’i-hia ïa na
'orapa e
(échelle de), nom fém.
Échelle, divisée en douze degrés, servant à
exprimer la force du *vent. Elle est.utilisée
dans les messages météorologiques diffu¬
BEAUFORT
sés à l’intention des marins.
Echelle de Beaufort.
maha o le i'e. mai te papa'ii e haei e roa alu i te
iiôiionu. Tei le la ’ata liituha 'a noa ïa i le
iiiifiiiuri-iiaere-ra'a i lana i’e ’ia au i le iiuru o
le lapa.
E iia 'aniala ïa lia le 'orapa pao-reni-
papa ’u-hia e iiuriiiuri noa alu ai e hope alu ai
lâna ’oiii/ia nâ le 'orapa reni hôiioiiu.
beachcomber, mot anglais : “batteur de
grève”, au sens très péjoratif dans les îles de
l’Océanie. Les beachcombers étaient par¬
fois des naufragés, le plus souvent des
bagnards échappés ou des *déserteurs de
*baleiniers. Fuyant la *Mélanésie, ils ga¬
gnèrent la Polynésie, plus accueillante.
Toujours en petit nombre, ils n’étaient que
tolérés par les Polynésiens. Adoptés par un
chef, mariés à une insulaire, ils devaient
rendre des services : interprètes auprès des
équipages de passage, *mercenaires lors
des guerres internes. Vivant dangereuse¬
ment, ces hommes utilisaient constamment
la violence. Ils développèrent l’usage des
*armes à feu et la consommation de l’*al-
cool dans les îles et, en général, leur action
Degrés
Faits typiques
Vent
État de la mer
0
calme 0-1 km/h
la fumée s’élève verticalement
mer
1
très légère brise 1-5 km/h
la fumée est déviée
quelques légères rides
plate
2
légère brise 6-11 km/h
les feuilles des arbres frémissent
3
petite brise 12-19 km/h
feuilles et petites branches agitées
vagues de 0,5 m,
4
jolie brise 20-28 km/h
le vent soulève la poussière
vagues de 1 mètre
5
bonne brise 29-38 km/h
les arbustes se balancent
vagues de 2 m,
6
vent frais 39-49 km/h
le vent siffle dans les haubans
vagues de 3 m
avec des crêtes
d'écume blanche
7
grand frais 50-61 km/h
les grands arbres sont entièrement
agités
courtes vaguelettes
quelques moutons
allongées,
quelques embruns
mer forte,
vagues de 4 m,
traînées d’écume
dans le lit du vent
8
coup de vent 62-74 km/h
des branches se cassent, marcher
contre le vent devient difficile
vagues de^ à 7 m,
9
fort coup de vent 75-88 km/h
les tuiles des toits peuvent être
arrachées
vagues de 7 à 9 m
10
tempête 89-102 km/h
arbres déracinés
vagues de 9 à 10 m
déferlantes
11
violente tempête 103-117 km/h
ravages généralisés
vagues de 11
12
ouragan 118 km/h et plus
ravages considérables
vagues de 15 à 30 m,
tourbillons d'écume
déferlant en rouleaux
à 14 m,
visibilité réduite
mer
blanche,
navigation difficile
pour grands navires
141
BÉCASSEAU
Bécasseau, nom masc. Oiseau migrateur
qui vient passer l’hiver en Polynésie et la
quitte en avril-mai. On distingue deux
espèces :
-
le Bécasseau d’Alaska
(Heteroselus
incanus) ; c’est le plus abondant. On le ren¬
contre sur les plages, il est de couleur gris
brun, gris clair et possède un long bec droit
et des
jambes nues.
Bécasseau Sande'rling
(Croceihia
alba). 11 est plus petit et moins abondant.
Ces petits Échassiers, de la taille d’un
Merle, courent sur la partie du rivage lais¬
sée par la vague qui se retire : ils y picorent
des larves ou des petits Vers.
-
le
qui était alors au faîte de sa puissance. La
Belle Époque vit aussi l’Europe maîtresse
du monde grâce à ses *empires coloniaux.
BELLINGSH AUSEN (Fabian von) ( 1778-
1852). Navigateur russe. Après avoir
accompagné *Krusenstern, Bellingshausen
reçut le commandement d’une expédition
comprenant le Vostok et le Mirny. Partie
en 1819, l’expédition découvrit une ving¬
taine d’dès
que.
deux espèces :
uturoa,
Tuamotu.
11 mouilla à
En bon naturaliste, Bellingshausen
rapporta une très intéressante collection
navigateur Otto von *Kotbaptisa de ce nom *MotuOne, un
d’oiseaux. Le
zebue
Bec de cane, nom masc. Poisson du genre
Lethrinus. Tahitien : '5'eo. On en distingue
aux
Tahiti, avant de descendre vers l’Antarcti-
atoll de la Société, le 26 mars 1824.
l’une à museau long, ’ô'eo
l’autre à museau court, o'eo utu-
poto. Les jeunes sont appelés ’â’aravi. Leur
corps allongé est aplati latéralement et leur
taille est comprise entre 30 et 70 cm. Leur
régime alimentaire est des plus variés :
Poissons, Mollusques, Crustacés, détritus.
Leur chair est délicieuse mais parfois toxi¬
que. Salés ou fumés, ils sont très appréciés
par la communauté chinoise.
Hom. : un bec de cane est une poignée de
porte plate et allongée.
Bec de cane (’ô’eo)
BEECHEY
(Frederick William) (1796-
1856). Contre-amiral anglais. 11 commanda
l’expédition qui, de 1825à 1828, sillonna la
Polynésie à bord de la frégate Blossom.
C’est lui qui retrouva, sur Hle de * Pitcairn,
John Adams et les descendants des muti¬
nés du * Bounty. 11 toucha les Gambier en
1826 et termina leur exploration, décou¬
vrant 3 nouvelles îles. De même, en traver¬
sant les Tuamotu, il reconnut 5 nouveaux
atolls. Il mouilla à Tahiti avant de faire
route sur Hawaï. On lui doit deux ouvrages
de botanique et de zoologie.
Frederick Beechey
Belle Epoque. Cette expression caracté¬
rise la période qui, de 1900 à 1914, précéda
la P''“*Guerre mondiale. L’économie des
pays industrialisés atteignait une certaine
maturité et, déjà, des découvertes prépa¬
raient la 2*= *révolution industrielle:
pétrole, électricité, automobile, avion,
radio... L’Occident connut alors une lon¬
phase de prospérité et un puissant
démographique. Cette période fut
celle d’une certaine joie de vivre pour les
classes moyennes et pour la *bourgeoisie
gue
essor
142
Fabian von
Bellingshausen
bénéfice, nom masc. Avantage tiré d’une
situation
ou
d’une
action.
Le
bénéfice
ecclésiastique était l’ensemble des biens
attribués à celui qui occupait une fonction
ecclésiastique (évêque, abbé, chanoine...).
• Argent gagné à l’occasion d’une opéra¬
tion économique. La recherche du bénéfice
est la base du système capitaliste, mais n’est
pas étrangère aux économies collectivistes.
Chaque entrepreneur prend le risque d’en¬
gager des capitaux parce qu’il espère s’en¬
richir. Ainsi, un commerçant achète des
marchandises et les revend à un prix plus
élevé. La différence lui permet de faire face
à ses frais (salaires, électricité, impôts...) et
de dégager un bénéfice net.
Au XIX“
siècle, des commerçants euro¬
péens, australiens ou américains réalisaient
d’énormes bénéfices en Polynésie en échan¬
geant des objets de pacotille contre les bois
précieux, l’huile et la nacre.
Le spéculateur profite de la rareté d’un
bien pour le revendre plus cher qu’il ne l’a
acheté : il réalise un bénéfice qu’on appelle
une plus-value.
BIBLE
bénitier, nom masc. Ce terme qui désigne
de l’eau bénite a été
étendu au * Mollusque dont la coquille a la
une vasque contenant
même forme et sert parfois de bénitier.
•
organe hyalin
Tridacna maxima. Tahitien ; pâhua. Le
Bénitier est un Mollusque *bivalve vivant
manteau
profondément enchâssé dans les *Coraux
massifs qu’il contribue à éroder et auxquels
il est fixé par un muscle puissant. Son man¬
muscle^
teau est de couleur variée (bleu, vert, mar¬
l adducteur %
ron...) et héberge dans ses cellules des
du-pted^
*Algues microscopiques symbiotiques :
Zoochlorelles et *Zooxanthelles. Le Béni¬
■coeur
tier se nourrit de minuscules organismes.
Certains spécimens atteignent des dimen¬
sions considérables et leurs valves peuvent
V masse
peser plus de 200 kg.
Fréquemment vendue au marché en pa¬
quets, la chair de Bénitier est très appréciée
des Polynésiens. Elle peut être consommée
cuite, en sauce, ou crue accompagnée de
*laioro.
►
i'a- ’apu ninni le pahua no te inoana i
lo niioit net inan pae fenua. ’Ua t au te hurii o
pahua.
le
'atnura 'a t'ana, niai le ota ’e tae roa alii ho ï /
te inau hitnt tuniira 'a ato 'a.
/ ntui i a ’e i te
branchies
byssus
viscérale
hépatopancréas
été abandonnées par des Mollusques. Il en
change quand elle devient trop petite. Cer¬
tains Bernard-l’ermite vivent en symbiose
avec
des *Anémones de mer fixées à l’en¬
trée de leur coquille.
'annira 'a i loua '/ '0 e rave ato ’a na te ma 'ohi i
’apu ’eiJuri'i natta. '0 te niait ’apu rarahi
ihoa t'a te au-ntaila'i ’ei fari’i. / te ntau pae
Tuamotu ihoa t a e ’itehia ai te pahua rarahi. E
totia
’ia tae i tatia faito
rarahi ra. E parait ato 'a to te pahua i roto i te
mau ’a 'ai a te ma 'ohi mai to te pahua ra ’o
Pahuanui 'apita ’ailera ’i.
E lupinupua ta. ’e e loa no te moana. E pan
ho'i te ta'ata iana. E Ja'ahitihia ra loua parait i
mea ataata
roto
'ta te pahua
i te ’a 'ai no na ’aito ra '0 Tuihili raiia '0
Tuntunui i to raua tere na te pae Tuamotu ma.
’o Tuntunui ’e lo tona va'a ta'atoa iu
Pahuanui’apita’aitera'i i te ho'e po poiri ’e te
E pau
rumarunia
’o to raton tere.
E tuputupua taia-rahi-hia
'0
Pahuanui’apitu’ailera’i. inaha e’itu ’oia e
ha ’upae i te ta 'ata. e pau ’ia i le polie iana.
Bernard-l’ermite, nom masc. invar, (ou
Bernard-l’hermite). Tahitien: u’a. On dis¬
tingue principalement les genres Coenobita et Birgus. Ce *Crustacé à dix pattes et
au corps
dissymétrique est également
appelé Pagure. Il ne possède pas de coquille
et loge son corps mou dans celles qui ont
besoin, nom masc. Sensation d’insatisfac¬
tion ou de manque qui fait naître le désir
d’avoir ou de faire quelque chose.
• Au sens économique, un besoin est une
exigence née de la nature ou de la vie
sociale et dont la satisfaction se heurte à la
rareté.
Les
besoins
économiques sont
variés. On peut distinguer les besoins pri¬
maires comme se nourrir, se loger, les
besoins secondaires dits “de civilisation”
colonie de Bénitiers
s’instruire, et les besoins collectifs
tels que les communications ou la défense.
comme
L’expression de ces besoins constitue la
demande.
S’emploie aussi dans les expressions : si
besoin est, être dans le besoin.
BÉTHEL. Petite ville de Palestine située à
quelque vingt kilomètres de Jérusalem,
lieu saint pour les Israélites et pour les chré¬
tiens. En effet dans la Genèse, c’est à Béthel
qu’Abraham établit l’un de ses premiers
campements et éleva un autel en l’honneur
de lahveh.
A Tahiti, le temple protestant de Béthel est
l’un des
plus anciens de Polynésie. De
prières portent
nombreuses maisons de
aussi ce nom.
Bible, nom fém. La Bible est l’ensemble
des écrits que
P*Église reconnaît comme
inspirés. Ces textes ont été
rédigés en hébreu, en araméen et surtout en
grec. Ils s’organisent en 73 livres dans la
version catholique et 66 dans la version
protestante, d’où la désignation collective
divinement
143
BIBLIOGRAPHIE
grecque ta hiblia (les livres). Le classement
de ces livres conduit à distinguer deux
grandes parties. L’Ancien Testament en
comprend 46 (39), écrits du XIL siècle
av. J.-C. au
siècle av. J.-C. Ils contien¬
nent l’histoire et la *doctrine de la
religion
juive. Le Nouveau Testament, daté du
L''siècle de notre ère, expose la vie et les
enseignements de *Jésus dans chacun des
quatre évangiles. On peut y lire aussi les
débuts de l’expansion du christianisme
dans les Actes des Apôtres (les 12 compa¬
gnons de Jésus) et les épîtres de saint Paul
guidant les premières communautés du
Bibliographie de Tahiti et de la
Polynésie française : plusde 10000
titres de publications réunis par
P. O'Reilly en 1967
bassin méditerranéen. Les textes furent
traduits en latin entre 366 et 384 et, ras¬
semblés, composèrent la Bible dite “la Vulgate’’, version officielle pour l’Église d’Occident. Avec la *Réforme, la lecture de la
Bible se généralisa. Martin *Luther en fit
traduction en allemand en 1534 et
Jean *Calvin en proposa une autre en fran¬
une
çais en 1562.
• En Polynésie, dès qu’ils surent maîtriser
la langue tahitienne, les missionnaires pro¬
commencèrent une traduction.
Débutée en 1817, elle fut achevée en 1829
testants
pour
le Nouveau Testament et en 1835
pour l’Ancien. Les principaux traducteurs
furent Henry *Nott et John *Davies, assis¬
tés de quelques Polynésiens comme *Tua-
hine. La première édition complète de la
Bible tahitienne parut à Londres en 1838.
La Bible est l’ouvrage le plus répandu et le
plus lu en Polynésie, et, pour le pasteur
Henri Vernier, «il faudra toujours recourir
à la Bible de Nott pour retrouver le dialecte
tahitien dans son originalité et sa pureté»
(“Au vent des cyclones”).
►
pipiria. ’O le pula malamua roa ïa i papa ’ihia
na rolo i le reo lahili. ’O lela/ii
’ohipa
fa 'ahiahia roa a ’e ïa i ravehia e le maii
’oronieliia peretane : ’o Henry Non
(Henere Noii) ihoa ra te 'alto rahi o laiia
’ohipa rahi fa 'ahiahia ra. / te malahili 1835 i
hupe ai iana hurira ’a (ma te tauiuruhia alu e le
ari'i Pômare H) i le pipiria mai rolo i le reo
perelane i rolo i le reo lahili. Mai reira mai, le
riro noa nei a laua pula mo 'a ra ’ei ’avei’â
papu na le ma ’ohi no leie lau.
Maoli alo ’a ho ’i laua pula rahi faufa ’a ra i vai
oraora noa ai le reo
malamua
ma ’ohi le reira pula
orara ’a
lahili mai lona huru
’e lae roa mai i leie mahana. ’O lâ le
i leie lau.
lumu ’ei arala ’i no lona
bibliographie, nom fém. Ensemble des
livres ou des articles publiés sur une ques¬
tion
Au début d’un
exemple, une bibliographie
présente parfois les autres ouvrages écrits
par l’auteur. A la fin d’une étude, une
bibliographie permet au lecteur de complé¬
ter ses connaissances sur le sujet.
ou
roman,
par un auteur.
par
bichlamar,
nom masc.
pour répondre à un besoin de communica¬
tion parmi la main-d’œuvre mélanésienne
des plantations du Queensland, de *Fidji,
de *Nouvelle-Calédonie et du *Vanuatu.
Elle est toujours parlée dans ce dernier
archipel où il est souvent difficile de se
comprendre d’une vallée ou d’une île à une
autre.
Le vocabulaire bichlamar est essentielle¬
ment tiré de
l’anglais, sous forme phonéti¬
que directe ou dérivée.
Une île se dit par
exemple aelan (de island), le bourao du
bord de mer se dit bourao blong solwata
(de bourao helongs sait water). Quant au
piano, c’est samting igat wite andblak lis i
mekem no’i's wanem y ou kilim em : quelque
chose qui a des dents blanches et noires et
qui fait du bruit quand on le frappe.
BICKNELL
(Henry) (1766-1820). Ce
*charpentier, qui faisait partie de la *London Missionary Society, débarqua à Tahiti
en
1797. Il fut l’un des *missionnaires les
plus persévérants. 11 baptisa ^Pômare H en
1819, mais fut emporté par une épidémie
de dysenterie l’année suivante.
Son neveu, James Bicknell, membre de la
L.M.S., tenta d’évangéliser les Marquises
dans les années 1850.
bidonville, nom masc. Ensemble de *baraques faites de matériaux de récupéra¬
tion, en particulier des vieux bidons, où
s’entasse la population pauvre de certaines
tasse la population pauvre de certaines
agglomérations. Les bidonvilles sont par¬
ticulièrement étendus à la périphérie des
grandes villes du *Tiers Monde. Là s’en¬
tassent les ruraux déracinés et souvent sans
emploi que la ville ne peut accueillir dans
des conditions décentes. Le paysage des
bidonvilles change d’un pays à un autre. Ils
se nomment favelas à Rio, barriadas à
Lima, bustees à Calcutta, gourbivilles en
Afrique du Nord...
• Dans l’agglomération de Papeete, cer¬
tains quartiers voient se mêler des habita¬
tions modestes
144
et
des constructions très
mais différentes des bidonvilles
puisqu’on y utilise des poutres de bois et du
contreplaqué. Ces zones d’habitat insalu¬
bre sont fréquentes dans les vallées (Mis¬
sion, Titioro...) et sur les collines de Faaa.
Elles sont peuplées d’insulaires venus s’enpauvres,
bidonville (Afrique du Sud)
Langue véhicu¬
laire qui s’est créée au cours du XIX'^ siècle
BILAN
tasser
à Tahiti pour tenter de profiter du
développement économique amorcé en
BIKINI.
1960.
Voir aussi : assistante sociale, délinquance,
*Marshall, situé par 165°30’ est et 11°30’
nord. L’île a servi de centre d’essais
nucléaires pour l’armée américaine en 1946
et en 1954. En dépit de gros travaux de
exode rural, lotissement. Office territorial
de l’Habitat social.
bien, nom masc. Objet, immeuble ou droit
(par exemple un brevet d’invention) appar¬
tenant à une personne ou à une collectivité.
L’ensemble des biens de quelqu’un consti¬
*patrimoine. Certains satisfont ses
*besoins plus ou moins longtemps ; une
maison est un bien durable, une voiture est
tue son
un bien
semi-durable. D’autres lui permet¬
percevoir des revenus : une maison
louée, un placement bancaire. On distin¬
gue aussi les biens meubles (objets) et les
biens immeublés (constructions, terrains).
• bien de consommation. C’est un bien qui
tent de
satisfait directement un besoin d’un con¬
sommateur : des aliments, une montre, une
automobile...
production. Dans cette catégorie,
les biens que
les entreprises ou les collectivités utilisent
pour produire d’autres biens ou services.
Les *matières premières, les machines, les
emballages utilisés par une usine sont des
biens de production.
S’emploie aussi comme adverbe : un travail
• bien de
les économistes regroupent
*Atoll
de
l’archipel
des
décontamination, la population n’a pu
revenir définitivement à Bikini. Un essai de
réinstallation a montré que les doses de
*radioactivité contenues dans les fruits et
légumes se concentraient dangereusement
organismes humains. Il semble
qu’un retour à la normale ne puisse être
envisagé avant l’an 2000 ou 2050.
dans les
•
Un bikini est un maillot de bain deux
pièces.
bilan, nom masc. Résultat final, positif ou
négatif, présenté à la fin d’une série d’ana¬
lyses ou de réalisations. Une association
fait chaque année son bilan moral et finan¬
cier. Un patient se fait faire un bilan de
santé par son médecin. Un homme politi¬
que présente le bilan de son action à ses
bikini
électeurs.
• bilan comptable. Tableau qui résume, à
une
date
donnée, la situation du *patri-
moine d’une
entreprise. Un bilan com¬
prend deux parties. Le passif présente la
bien fait ; comme adjectif : tout est bien qui
finit bien ; ou dans la locution conjonctive :
bien que...
bière, nom fém. Tahitien : pia. Cette bois¬
tradi¬
tionnelle dans les pays où la culture de la
son faiblement alcoolisée est souvent
vigne ne s’est pas développée. Elle était
déjà en usagé au temps des pharaons égyp¬
tiens et les Gaulois en fabriquaient une
variété appelée cervoise.
La production du malt à partir de grains
d’orge germés est le premier stade du bras¬
sage. Ce malt est broyé et, mêlé à de l’eau
chaude, il donnera le moût auquel on ajou¬
tera successivement des fleurs de houblon
séchées, pour l’aromatiser, puis de la levure
pour en activer la fermentation.
La * Brasserie de Tahiti produit 88 % de la
bière vendue sur le Territoire. La consom¬
mation annuelle de bière en Polynésie est
de 65 litres par habitant, contre
en
148 litres
Allemagne de l’Ouest et 108 litres en
Nouvelle-Zélande.
Hom. : la bière est l’autre nom du cercueil.
Bigorneau, nom masc. Petit Mollusque
gastéropode à coquille en spirale du genre
*Littorine. On le trouve en bord de mer,
depuis les rochers et les blocs coralliens
rarement baignés par la mer jusqu’au pied
de la végétation terrestre. 11 est très abon¬
dant aux Tuamotu où on le récolte pour la
confection de *colliers de coquillages.
145
BILINGUISME
liste et la valeur des *capitaux dont l’entre¬
prise a disposé (ressources propres et em¬
prunts). L’*actif du bilan détaille les diffé¬
rents *biens qu’elle a acquis grâce à ces
capitaux et à son activité quotidienne. La
comparaison de l’actif et du passif permet
de savoir si l’entreprise a fait des *bénéfices
ou
des pertes pendant l’année écoulée. Un
bilan apporte de nombreuses informations
utiles pour les dirigeants, les actionnaires
l’administration des impôts. Quand
entreprise dépose son bilan, elle se
déclare incapable de faire face à ses enga¬
gements financiers: elle disparaît ou est
achetée par une autre firme.
Le dépôt de bilan de la société *Kong Ah, le
6 février 1933, est à l’origine du plus grand
scandale politico-financier de l’Entre-deuxet pour
une
guerres dans les *Établissements français
de l’Océanie.
•
bilan migratoire. Démographie. On dit
aussi solde
migratoire. Il est, pour une
période donnée, égal à la différence entre le
nombre de personnes venant résider dans
un pays (les immigrants) et celles
qui ont
quitté ce même pays (les émigrants). On dit
que le bilan est positif ou excédentaire si les
entrées sont plus nombreuses que les sor¬
ties, et négatif ou déficitaire dans le cas
contraire. On peut aussi calculer le bilan
migratoire pour une circonscription
comme une région, un département, une
commune... Dans ce cas, on comptabilise
les échanges avec l’étranger et les échanges
avec les autres circonscriptions.
En France, les changements de domicile ne
sont pas soumis à déclaration et les statisti¬
ciens manquent de données. Pour calculer
le bilan migratoire, ils se contentent de
soustraire r*accroissement naturel de la
population à son accroissement total.
Ainsi, en Polynésie française, l’accroisse¬
ment
total, de 1982 à 1983, fut de 5 105
habitants alors que l’accroissement naturel
était de 4 070 habitants. Le bilan était donc
excédentaire de 1 035 personnes. En fait, ce
bilan n’est positif qu’aux îles du Vent en
raison de la puissante
attraction exercée
par Papeete. Ailleurs, le déficit migratoire
est souvent compensé par un fort accrois¬
sement naturel.
tienne en français peut, par exemple, con¬
duire à dire: “on a mangé à moi, c’est le
cbien”
(ce qui signifie : “le chien m’a
mordu”), car en tahitien le verbe se place en
tête de la phrase : “ ’ua amuhia ia ’u i te uri".
Les francophones, eux, émaillent parfois
leur langage de mots tahitiens : une voiture
api est une nouvelle voiture. Dupont est
jëti'i de Durand signifie que Dupont est
parent de Durand.
Le bilinguisme français-tahitien est officiel
depuis 1980. Tous les avis publiés par les
autorités de l’État ou du Territoire le sont
français et en tahitien. La revue du gou¬
(Hau Fenua) est bilingue, le
*
Journal officiel de la Polynésie française
l’est également. Le bilinguisme se déve¬
loppe aussi à la radio avec, à R.F.O.,
3 heures quotidiennes de journaux, com¬
muniqués et variétés dans les deux langues.
A la télévision, il est pratiqué lors du jour¬
nal dominical et, parfois, au cours du
magazine tahitien et des émissions reli¬
gieuses. L’enseignement du tahitien à
l’école peut renforcer le bilinguisme en
Polynésie.
en
vernement
billet, nom masc. Petite lettre adressée à
quelqu’un ou petit imprimé donnant accès
quelque part.
• billet de *banque. Appelé aussi papier*monnaie, le billet de banque est apparu
pour la première fois en Suède vers 1650.
Les premiers billets étaient convertibles,
c’est-à-dire changeables en or ou en argent,
mais aujourd’hui, ils ne sont plus gagés sur
métal précieux. Un billet de banque ne
tire donc sa valeur que de laconfiance qu’a
un
l’utilisateur dans l’État qui l’a émis.
En Polynésie, la *Caisse agricole émit, à
partir de 1871, des bons gagés sur du coton
ou des terrains, qui furent des moyens de
paiement semblables à des billets de ban¬
que. Les premiers billets officiels furent
mis en circulation par la *Banque de l’In¬
dochine
(actuelle
Indosuez)
en
1905.
Aujourd’hui, c’est r*Institut d’Émission
d’Outre-Mer qui produit les billets. Il en
existe de 500 F, I 000 F, 5 000 F et 10 000 F.
Fin 1984, le papier-monnaie représentait
33% de l’ensemble des moyens de paie¬
Voir aussi : migration.
ment
en
Polynésie française, soit 28 mil¬
liards 38 millions de francs C.F.P.
bilinguisme, nom masc. Aptitude à utili¬
ser couramment deux
*langues.
Polynésie, le bilinguisme est très
répandu. Sur 166000 habitants, 87 000
Polynésiens parlent couramment le fran¬
çais et le tahitien, 6 400 Chinois parlent
français, peuvent aussi s’exprimer dans la
langue de leurs ancêtres et ont bien souvent
•
En
des connaissances
en
tahitien : certains
trilingues. Être bilingue françaistahitien peut conduire à utiliser des tour¬
nures de phrase ou un vocabulaire
particu¬
liers. Ainsi, l’emploi de la syntaxe tahi¬
sont
146
billet de banque émis par l'Institut d'Émission
d'Outre-Mer pour les territoires du Pacifique
biocénose, nom fém. Ensemble des êtres
vivants, animaux ou végétaux, qui nécessi¬
tent des conditions écologiques identiques
et vivent en permanence dans un milieu
physique donné. Ces êtres dépendent les
uns des autres et agissent les uns sur les
autres.
Une biocénose est une *chaîne ali¬
comprend des producteurs
(plantes vertes produisant leur propre
nourriture), des consommateurs (animaux
et plantes qui s’alimentent aux dépens des
autres) et des décomposeurs (*Bactéries et
♦Champignons). Toute biocénose agit sur
le milieu dans lequel elle vit et, à son tour,
elle peut évoluer si le climat et les sols
mentaire qui
connaissent des modifications.
Voir aussi : biotope, écosystème.
naturelle.
L’Autrichien Johann Mendel
( 1822-1884) fondait la génétique ou science
l’hérédité. Bien des contemporains
condamnèrent les travaux de C. Darwin ou
ne réalisèrent pas la portée de ceux de
de
J. Mendel. C’est au XX“ siècle que la géné¬
tique, associée à la biochimie (chimie des
♦molécules de la vie), permit de connaître
la structure des molécules assurant l’héré¬
dité (grâce à J. Watson et F. Crick en 1953)
et de
préciser leur mode de fonctionnement
(A. Lvoff, F. Jacob et J. Monod en 1965).
La domestication de ces molécules fait
l’objet de travaux dans les laboratoires de
génie génétique. L’enjeu est important :
éliminer les maladies héréditaires, suppri¬
mer les allergies, combattre les maladies
virales et lutter contre la faim grâce à l’amé¬
lioration des plantes.
biodégradable, adj. Est biodégradable
toute
substance dont les composants chi¬
miques sont détruits - ou recyclés - par des
organismes vivants (micro-organismes, par
exemple). Ce processus, la biodégradation,
ne produit pas de substances toxiques ou
polluantes. En ce qui concerne la protec¬
tion de l’environnement, les produits ven¬
dus dans des emballages en matière plasti¬
que, qui le plus souvent n’est pas biodé¬
gradable, constituent une source de pollu¬
tion. En revanche, les emballages en
papier, qui enlaidissent le paysage lors¬
qu’ils sont jetés sans discernement, n’en¬
gendrent pas de pollution grave, car ils
sont à base de cellulose dégradable.
biologie, nom lém. Domaine des sciences
naturelles qui comprend l’étude de la vie et
des êtres vivants. On distingue la biologie
humaine ou *anatomie, la biologie ani¬
male ou *7.oologie et la biologie végétale ou
♦botanique. La microbiologie étudie les
organismes microscopiques : Bactéries,
Virus et unicellulaires.
Le mot biologie ne fit son apparition
qu’en 1802 sous la plume de Jean-Baptiste
Lamarck, lorsque s’imposa l’idée qu’une
certaine organisation de l’être vivant lui
•
confère des
propriétés définissant la vie.
Avant cette époque, des savants ont décrit
les êtres vivants : le Suédois Cari von Linné
( 1707-1778) a classé les plantes, ses travaux
formant l’essentiel de la botanique. Les
recherches de Claude Bernard ( 181.7-1878)
constituèrent une étape importante dans la
compréhension du fonctionnement de
l’être vivant :
une
branche nouvelle de la
essor: la physiologie.
L’étude des microbes et la mise au point
biologie prit
son
des vaccins par Louis Pasteur ( 1822-1895)
ouvrirent deux nouvelles voies : la micro¬
biologie et l’immunologie. A la même épo¬
Charles *Darwin (1809-1882) repla¬
çait l’homme au milieu d’un vaste pro¬
cessus d’évolution du règne animal, gou¬
verné par le mécanisme de la sélection
que,
biomasse, nom fém. Masse totale des
êtres vivants, animaux et végétaux, obser¬
vée dans
un
milieu donné, à un moment
donné. On peut la considérer dans son
ensemble ou par unité systématique. On
distinguera ainsi la biomasse végétale, ou
phytomasse, la biomasse animale, ou zoo¬
masse, les Insectes, les Carnivores, les
Herbivores... La biomasse est proportion¬
nelle à la productivité de l’ensemble des
êtres vivants : elle est maximale s’il y a équi¬
libre dans les relations entre les êtres.
La biomasse constitue
une
des
sources
d’énergies renouvelables qui permet de
compléter les sources d’énergies fossiles.
Elle peut jouer le rôle d’un combustible
(c’est le cas de la bourre de coco) ou fournir
du gaz par fermentation.
biosphère, nom fém. Ensemble des mi¬
lieux de la planète où se développent les
êtres vivants. On peut diviser la biosphère
parties correspondant chacune à
la ♦lithosphère,
l’hydrosphère ou ♦océan mondial, et
r*atmosphère.
en
des
trois
milieux différents:
biotechnologie, nom fém. Ensemble des
techniques de production faisant appel à la
♦biologie et aux êtres vivants. Leur
domaine d’application concerne essentiel¬
lement la production de substances ali¬
mentaires ou pharmaceutiques. Les mani¬
pulations génétiques sont une des dernières
révolutions biotechnologiques. Elles
consistent en l’introduction d’une informa¬
tion héréditaire dans une ♦Bactérie pour
lui faire produire la substance désirée.
Cette technique est appelée à un grand
développement dans les années à venir et
les intérêts économiques enjeu sont énor¬
mes. En effet, le champ d’application de la
biotechnologie est immense, de l’agricul¬
ture (transformation de l’azote par les Bac¬
téries) à la lutte contre la pollution (diges-
BIOTOPE
Les étapes
de la guerre
du désert.
Derna
1. sept. 1940 : attaque
italienne.
2. déc. 1940-février
1941 : contre-attaque
BENGHAZI
Barrani
anglaise.
3. mars-avril 1941
:
Korps.
4. nov.-déc. 1941
:
LIBYE
5.
^
El Agheila
contre-attaque
anglaise.
janv.-juin 1942 :
_50J 1
nouvelle offensive
allemande (atteint
El Alamein en sept.
/
CYRÉNAÏQUE
t
1942, après avoir été
Principaux champs de mines
(4 millions de mines au total)
retardée devant
Bir Hakeim en juin).
^
^
Principaux axes d'attaque de l’Afrika
Korps du 26 au 29 mai
Principaux foyers de résistance
des Alliés
L’attaque générale ^
de l’Afrika Korps,
du 26 mai
au 1er juin 1942.
BRIGADE
T
)J
\
Depuis B.H., la 1" B.F.L. après Ie27mai
lance, jusqu’au 2 juin, des raids contre
.INDÉE
les convois de '•'’vitaillement ennemis.
29 mai -
brèche ouverte
par les Allemands
le 1*'juin
.
f
FRAN^
iRIGAdË
/■ LIBRE /
r 7" DIVISION
.INDÉE ANGLAIi
j
mlsiR HA^
Rapport des forces
2^ km
lors du siège
de Bir Hakeim.
AFRIKA KORPS
37 000 hommes (Italiens et
Allemands)
350 chars
230 pièces d’artillerie supérieures
à 75 mm
appui régulier de l'aviation
FORCES FRANÇAISES
LIBRES
3 723 hommes (Africains,
Océaniens, Légionnaires...)
appui intermittent de l’aviation
Effectifs globaux.
AFRIKA KORPS
570 chars
500 avions
113 000 hommes
VHP ARMÉE BRITANNIQUE
742 chars
700 avions
125 000 hommes
Bilan.
129 tués (dont 13 officiers)
190 blessés (dont 13 off.)
984 disparus (dont 22 off.) :
beaucoup ont été fait prisonniers
au moment
148
de la sortie.
tion du
pétrole par les Bactéries) et à
(par exemple de nouveaux
produits pharmaceutiques).
l’industrie
biotope,
Espace physique
occupé par un ensemble d’êtres vivants ou
'•‘biocénose. Sur l’étendue d’un biotope, les
conditions écologiques sont relativement
homogènes, en particulier les sols et les
conditions climatiques. Le biotope exerce
nom
masc.
une action sur l’ensemble des êtres vivants
qui peut se traduire par des adaptations
morphologiques, physiologiques, écologi¬
ques, le maintien ou l’élimination de cer¬
taines espèces, la régulation de leur abon¬
dance. Ainsi, un biotope caractérisé par un
froid intense oblige l’organisme des ani¬
maux à produire de la graisse et des
poils
longs et épais. La destruction ou la modifi¬
cation des biotopes par l’homme conduit à
l’appauvrissement de la flore et de la faune
mondiales. Par exemple, l’assèchement des
marécages provoque la destruction d’un
biotope et la mort des plantes et des ani¬
aquatiques.
maux
BIR HAKEIM. Site du désert de Libye.
Du 27 mai au 11 juin 1942 s’y sont déroulés
de violents combats qui constituent l’un
des tournants de la guerre du désert. En
mai 1942, la VHP armée du général Mont¬
gomery se replia en catastrophe vers le
delta du Nil, pressée par l’Afrika Korps de
Rommel. Les
Anglais demandèrent à la
Division Française Libre du général
Koenig de protéger leur retraite en retar¬
dant le plus possible l’avance ennemie dans
la
Hatrouh
Mars
0
Adjedabia
intervention de l'Afrika
région de Bir Hakeim. Bien que très
inférieurs en nombre, les Français résistè¬
rent ISjours. Lorsque, épuisés et à court de
munitions, ils décrochèrent, dans la nuit du
10 au 11 juin, leur objectif avait été atteint ;
ils avaient permis à leurs alliés de se
regrouper et de préparer la contreoffensive décisive à partir du secteur d’El
Alamein. Le
"‘Bataillon du Pacifique,
BIR HAKEIM
mer
La résistance de Bir Hakeim :
du 3 au 11 juin.
Alors que les Anglais essuient
Méditerranée
une
série de défaites entre B.H. et
Tobrouk, les Forces Françaises
Libres doivent subir un siège de
SjoursàB.H. (3-11 juin). 1. Du3au
6 juin, l’ennemi porte une série
d'attaques sur le flanc défendu par
le 1*' Bataillon du Pacifique (B.P. 1).
2. A partir du 6 juin, Rommel, qui a
réduit la résistance anglaise, veut en
finir avec B.H. avant de poursuivre
ALEXANDRIE
EL ALAMEIN
vers
La résistance de Bir Hakeim.
9Ê9 champs de mines
A marais de mines
(moins denses)
Le Caire. Il lance contre la
position l'essentiel de ses troupes.
De la résistance française dépend
désormais i'issue de la guerre du
désert : il faut tenir 2 ou 3 jours pour
donner aux Anglais ie temps de se
réorganiser. 3. Le 9 juin,
ie commandement britannique fait
savoir à ia l™ D.F.L. que ia résistance
de B.H. n'est pius indispensabie.
La sortie est tentée, et réussie, dans
la nuit du 10 au 11 juin.
9 fortin
^ observatoires
C batteries de 75 mm
intégré à la
D.F.L., a été aux avantpostes dans ce farouche engagement. Ses
lourdes pertes en témoignent : 14 morts,
dont le lieutenant-colonel Félix * Broche et
ses deux
adjoints, 15 blessés, 42 disparus et
10 prisonniers.
’e tae atu i te U nô tiunu matahiti 1942, i tupu
ai i reira te tahi ’arora'a ’u’ana. I te ’ava'e’ me,
matahiti 1942, ’ua ’ounu te nu’u tâma’i a te
Tenerara peretâne ra ’o Montgomery i mua i
te nu’u Purutia a te Tenerara Romel.
Ua ani te peretâne i te nu’u farâni a te
te puai o
’
souvenir de ce fait d’armes.
Voir aussi : Guerre mondiale (2'’).
Tenerara Koenig ’ia turu mai, ’eiaha te nu’u
purutia ’ia tae i Bir-Hakeim. Noa atu tô râtou
iti, ’ua ’aro ’u’ana atu te nu’u farâni ' te nu’u
purutia, ’ahuru mâpae mahana te maorora’a.
►
mauiha’a tâma’i, ’ua ’aro itoito râtou ’e
Le quai Bir Hakeim à Papeete perpétue le
BIR HAKEIM. E tuha’a ïa nô te metepara nô
te fenua
Lybie.
’Ua ’atutu te ro’o o Bir-Hakeim i roto i te piti
O te
tâma’i o te ao nei. Inaha, mai te 27 nô me
Noa atu te rohirohi ’e te rava’i ’ore o te
upo’oti’a atura i te 11 nô tiunu. E rave rahi
fa’ehau Tahiti i roto i taua nu’u ra, tei ’atutu
ho’i te ro’o, ’oia ho’i te nu’u Bataillon du
Pacifique. E rave rahi ato’a râ tei pohe ’e tei
Bir Hakeim. 1. Prière pour les
morts au lendemain des combats.
2. Colonne des rescapés de
Bir Hakeim après le
franchissement des barrages
ennemis. 3. Prise d’armes devant
le mémorial de Bir Hakeim.
4. Marcel Tetuatoro et John Martin
au
repos devant les pyramides
d'Égypte.
149
BISCUIT
pepe rolo i taua ’arora’a ra, inaha 14 teipohe,
'0 te tapa'o pae colonel Broche te tahi, 15 ’o tei
pepe, 42 '0 tei mo ’e ’e 10 ’o tei riro atu i te
’enemi ’ei mau ’auri. I teie â mahana, ta
fa ’ahitihia te parau no te tama ’i nô Bir-
Hakeim e hiti ato’a iho â te parau ’e te ro’o nô
te nu’u
fa'ehau tahiti Bataillon du Pacifique.
biscuit, nom masc. Sorte de galette dure et
sèche, utilisée dans la marine, jusqu’à une
époque assez récente, pour la nourriture
des équipages. Le biscuit avait sur le pain
l’avantage de se conserver longtemps.
Mais, bien souvent, envahi par les larves et
les insectes, il tombait en poussière dès
qu’on le touchait. Chaque homme en rece¬
vait 600 grammes parjour, soit l’équivalent
d’un pain fait à bord. 11 fallut attendre le
milieu du XVIIL siècle pour que soit amé¬
lioré le régime des marins qui naviguaient
des mois entiers dans le Pacifique, et la
nécessité de se procurer des vivres frais et
riches en vitamines fut souvent à l’origine
des escales dans les îles polynésiennes.
L’expression “ne pas s’embarquer sans bis¬
cuit” signifie ne pas se lancer dans une
entreprise sans garanties, sans moyens de
subsistance.
aussi biscuits toutes sortes de
petits gâteaux secs, à base de farine, de
On appelle
sucre,
d’œufs et de beurre.
: ouvrage en porcelaine ayant
subi deux cuissons et laissé dans son blanc
Autre sens
mat.
Bishop Muséum (Bernice Pauahi).
Musée d’*Hawaï consacré au monde
océanien. 11 fut fondé en 1889, dans l’île
d’*Oahu, par le banquier Charles Reed
Bishop (1822-1915). Ce riche homme
d’affaires avait épousé la princesse Bernice
Pauahi, descendante des *Kamehameha,
et à ce titre détentrice des biens de la
lignée
royale. A la mort de sa femme, Bishop
décida de les exposer au public. Le musée
n’a cessé de s’étendre. Outre les
10000
objets qui ont trait à Hawaï, mais aussi à
*Tahiti, à la Nouvelle-Zélande et au reste
l’Océanie, les collections du musée
comprennent 12 millions d’insectes, 6 mil¬
lions de coquillages et quelque 400000
photos, la plus belle collection consacrée
en ce domaine au
Pacifique. Une part
importante du patrimoine culturel des
peuples du Pacifique Sud se trouve dans ce
de
musée et ne leur est malheureusement plus
accessible. Le bâtiment ancien, construit
en pierres volcaniques et décoré de bois de
ko’a, est entouré de constructions nou¬
velles
qui abritent des équipes de cher¬
cheurs dans tous les domaines. Ils lancè¬
les premières recherches ethnogra¬
phiques et archéologiques en Polynésie
française. Les publications (revues, livres)
centrées sur le Pacifique existent depuis
rent
1898.
Enfin,
une
collection de 80000
ouvrages et un département de cartogra¬
phie font de ce musée un des principaux
recherche du Pacifique.
centres de
BISMARCK
(Otto Léopold von) (18151898). Homme politique allemand nommé
Premier ministre de la Prusse en 1862. 11
fut l’artisan de l’unité allemande. Après la
victoire de la Prusse sur la France en 1870,
mission du
Bishop Muséum à
Vahitahi (Tuamotu) : à gauche,
K.P. Emory et au centre F. Stimson
ie Bishop Muséum de Honoiulu
150
BISSCHOP
il fit sacrer Guillaume 1“ empereur d’*Al-
lemagne. Il mena une politique coloniale
prudente tout en soutenant les menées
impérialistes de son pays en Afrique et en
Océanie. Hostile aux ambitions maritimes
coloniales de Guillaume II, il quitta le
et
surtout le Pacifique. En
1937-1938, il relia
Hawaï à l’Europe sur une *pirogue à deux
coques qu’il avait construite lui-même : le
Kaïmiloa. U n moment *consul de France à
*Honolulu, Éric de Bisschop gagna les
*Établissements français de l’Océanie en
pouvoir en 1890.
• Bismarck (le). Navire de guerre allemand
qui, en 1879, tenta de faire hisser le pavil¬
lon de l’Empire d’Allemagne à Raiatea où
était implantée la puissante *Société com¬
merciale de l’Océanie. L’état-major du
Bismarck essaya de s’allier les bonnes
grâces des chefs de Hle en vue de l’envoi
construisit alors
inquiétude à Tahiti et précipitèrent la déci¬
sion du gouvernement français d’annexer
nie de Tahiti et d’entamer des pourparlers
avec l’Angleterre au sujet des îles Sous-le-
atoll des îles *Cook. Il fut enterré à *Moe-
d’un consul. Ces faits suscitèrent une vive
Vent.
1947 à la suite de déboires financiers. Il
séjourna à Tahiti, puis aux Australes. En
1956, il se lança dans un nouveau projet :
rallier, sur un radeau de bambou, la Poly¬
nésie à
l’Amérique, à l’inverse du *Kon
Tiki. L’expédition du Tahiti Au; échoua au
large de Hle Juan Fernandez. De Bisschop
un
nouveau
radeau, le
entreprit de regagner la
Polynésie à partir du *Pérou. La traversée
se termina tragiquement par la mort du
navigateur sur les récifs de Rakahanga,
Tahiti Nui II et
rai (Rurutu).
BISMARCK (îles). Archipel de la *Méla-
nésie, situé au nord-est de la
Nouvelle-
Guinée. Il comprend 300 îles, les deux plus
grandes étant la Nouvelle-Bretagne et la
Nouvelle-Irlande. Annexé par l’Allemagne
en 1884, l’archipel fut occupé par les Aus¬
traliens en 1914. Au cours de la 2*= Guerre
mondiale, de violents combats se déroulè¬
rent pour la
prise de Rabaul, la ville princi¬
pale, tenue par les Japonais. Depuis 1973,
l’archipel fait partie de la * PapouasieNouvelle-Guinée.
BISSCHOP (Éric de) (1891-1958). Ce
marin et aventurier français était passionné
d’ethnologie et d’hydrographie. 11 multi¬
plia les expéditions à travers l’Atlantique et
Éric de Bisschop. 1. A bord du
Tahiti Nui. 2. Le Tahiti Nui au
départ de Papeete le 8 novembre
1956.
151
BIVALVE
Bivalve, nom masc. et adj. *Mollusque
caractérisé par une coquille en deux par¬
ties. Le groupe des Bivalves est aussi appelé
Lamellibranches (branchies
ou
lamelles)
en
Pélécypodes, leur pied étant en forme
de hache. Ce sont des animaux marins ou
d’eau douce qui absorbent et rejettent de
grandes quantités d’eau: ils en filtrent les
minuscules êtres vivants dont ils se nour¬
rissent. Les plus communs sont les
*Huîtres, les *Moules, les *Nacres, les
*Bénitiers et les Spondyles.
atteignant 18 mm. Elles
ont des
envahissent les pla¬
cards et les coins sorribres et humides de la
maison. Le soir, on peut les voir voler ou
courir sur le sol. A l’éclosion, le jeune res¬
nica,
nocturnes et
mœurs
semble à un adulte dépourvu d’ailes; celles-
ci poussent peu à peu : on n’observe pas de
métamorphose chez cet animal.
BLIGH (William) (1754-1817). Amiral
anglais. Ancien officier-de marine, membre
de la troisième expédition de J.*Cook
(1776-1779), W. Bligh commença sa car¬
rière de capitaine à bord de navires de
commerce entre la Jamaïque et
l’Angle¬
terre. Excellent navigateur, ami du natura¬
liste J. *Banks et de nombreux négociants
des Indes occidentales, W. Bligh se vit
confier le commandement du *Bounty en
1787 afin de recueillir des plants d’*arbres
à pain à Tahiti et de les introduire dans les
“îles à sucre” de la Caraïbe. Une *mutinerie
Huître nacrière
éclata à bord du navire au large des îles
Tonga et W. Bligh fut abandonné sur une
chaloupe avec quelques marins. Il parvint
à gagner Hle de Timor après trois mois de
mer
particulièrement éprouvants. Son
retour à Londres fit sensation et, après
avoir écouté sa déposition et étudié son
banc naturel de Moules
blackbird. Terme anglo-saxon désignant
*vaisseau chargé de recruter de la
*main-d’œuvre en Océanie, baptisé par les
un
Polynésiens “ramasseur d’oiseaux noirs”.
Les premiers hlackbirds furent des navires
péruviens qui étaient de véritables bateaux
*négriers. Par la suite, des navires de toutes
les nationalités tentèrent d’embaucher,
honnêtement ou non, des insulaires. Les
travailleurs prenaient alors la direction de
*Fidji, Tahiti, *Samoa ou du Queensland.
Voir aussi : Arorai, Atiu, Callao, guano,
►
black bird (manu ’ere’ere). E pahi ïa tei
tonohia mai i lo tatou nei mau pae fenua nô te
haere mai e ’ohi haere i te ta 'ata rave ’ohipa nô
te ’afa'i i te tahi atu mau fenua ’ë'ë.
E pahi nô te fenua Pérou, (i marite
’apato ’a)
tei tere matamua mai no taua tuba ’a
ma te haru noa i te ta 'ata na roto
’ohipa ra,
i te puai.
’Aita ra te ta ’ato ’ara ’a o te mau pahi e tonohaere-hia ra i na reira, ’ua ha ’apa ’o ihoa ia
ratou i te tare.
E ’afa ’ihia ia teie mau ta ’ata ’ei rave ’ohipa i
Fiti i Samoa, i Tahiti nei (no te rave ia i
’Atimaono) ’e ’aore ra i Queensland
(’Auteraria).
livre de bord, l’Amirauté donna raison à
W. Bligh contre les *mutinés, puis lui confia
la direction d’une nouvelle expédition. 11
revint à Tahiti en 1792 à bord du Provi¬
dence et de VAssistant et put déposer
2 000 plants de ’urw à la Jamaïque. W. Bligh
assura d’autres commandements dont l’un
sous
les ordres de l’amiral Nelson
qui le
remarqua. En 1806, il fut nommé gouver¬
neur de l’État de Nouvelle-Galles du Sud
(Australie). Sa mission fut écourtée par un
soulèvement et il fut même
emprisonné.
était certainement intrépide et
courageux, peu commode au quotidien,
mais pas aussi dur ou injuste que l’ont
décrit certains narrateurs. Meurtri par la
réhabilitation partielle des mutins en 1811,
W. Bligh se retira dans un manoir du Kent
W. Bligh
et fut
nommé amiral en 1814. Admiré par
contemporains, W. Bligh fut immorta¬
lisé par un poème de G. Keates qui le com¬
pare à Jason rapportant la Toison d’or :
«Oui, mon cher ami, ce trophée est le tien ;
Là où, chargés de fruits, tes arbres à pain
ses
s’inclinent.
Les enfants noirs de
ombre
l’Afrique dans leur
Se reposeront
Blatte, nom fém. Tahitien: popoti. Cet
Insecte orthoptère très commun est un des
plus anciens de la planète. On l’appelle éga¬
lement Cafard
ou
Cancrelat.
Les deux
principales variétés présentes en Polynésie
sont la grosse Blatte,
Periplaneta australasiae, de couleur brune et atteignant 45 mm,
et la petite Blatte Jaune, Blatella germa-
152
Et
deux
enverront tes éloges bien
le bien-être qu’ils auront
reçu ; et, se rappelant du passé.
Us apprendront à leurs futurs enfants à
aux
mérités pour
vénérer ton nom».
Dans les trois versions filmées de la muti¬
nerie du
ment
Bounty, W. Bligh eut successive¬
les traits de Charles Laughton, Tre-
vor Howard et
Anthony Hopkins.
BLIGH
William Bligh. 1 à 8.
dessins attribués à
W. Biigh, exécutés vers
1791-1793 ; 1. pirogue
cérémonieiie. 2. piate-
forme d’offrandes. 3. ature
(Chinchard). 4. Ptilopes.
5. ’ô'iri (Baiiste).
6. Carpophage. 7. huehue
(Tétrodon). 8. Perruches,
9. Wiiiiam Biigh vers 1785.
153
BLOCUS
blocus,
nom, masc.
Action qui permet
d’isoler une ville ou une région en lui cou¬
pant toutes ses communications avec l’ex¬
térieur. Un blocus continental fut organisé
par Napoléon Uf entre 1807 et 1811 pour
empêcher toute relation entre l’Angleterre
et le reste de l’Europe.
• En Polynésie, l’archipel de la Société
deux blocus. De 1844 à 1846, les
navires de guerre français interdirent aux
connut
bâtiments anglo-saxons
d’approvisionner
insurgés tahitiens en armes, en muni¬
tions et en vivres. Ceci permit la victoire des
Français et empêcha aussi la propagation
de l’insurrection. La même technique fut
les
employée de 1888 à 1897 lors de la *guerre
bocage,
nom masc. Type de paysage
*agraire où les *parcelles d’exploitation
sont encloses par des haies. Ces haies vives,
formées d’arbustes et de plantes parasites,
sont parfois piquetées d’arbres. Plantées à
plat ou sur une levée de terre, elles délimi¬
tent des champs ou des prairies souvent
plus vastes que dans les pays d’openfield.
Le bocage est fréquent sur les massifs
anciens d’Europe et d’Amérique du Nord.
Il est le cadre d’un écosystème complexe et
sa
destruction peut avoir de graves
conséquences sur la fertilité des sols ou
l’écoulement des eaux.
Polynésie, un paysage bocager s’étend
le plateau de *Taravao : il est apparu
• En
sur
1950, en même temps que les grandes
des îles Sous-le-Vent. On réussit à circons¬
vers
crire la révolte à Raiatea qui se trouva peu
fermes
à peu isolée et finalement vaincue.
idées noires, mélancolie. Le blues a d’abord
été une complainte chantée et parfois un
cam¬
pagnes américaines. 11 a inspiré de nom¬
breux thèmes de *jazz, mais a changé de
caractère en devenant peu à peu un genre
instrumental. 11 fut joué tel quel par Mud-
dyWaters et John Lee Hooker mais fut
aussi interprété au piano en utilisant un
tempo rapide : le blues donna alors nais¬
sance au boogie-woogie dont l’un des repré¬
sentants fut Memphis Slim. A partir de
1950, les harmonies du blues,
sur
une
cadence très marquée, donnèrent naissance
rythm and blues, souvent joué par Ray
Redding.
Voir aussi : musique.
au
Charles ou Otis
jardins donnent aux
polynésiens un aspect bocager.
les
blues, nom masc. De l’américain blues :
air à danser du folklore noir des
d’*élevage bovin. Par ailleurs, les
haies de plantes ornementales qui séparent
districts
BODIN (Henri) (1878-1961). Commerçant
et homme politique.
tement de la Vienne,
Originaire du dépar¬
Henri Bodin arriva à
Tahiti en 1903. 11 se lança avec succès dans
commerce du *coprah aux Tuamotu.
Parallèlement, il devint une personnalité
de première importance dans la vie politi¬
que et économique de la colonie. C’est ainsi
qu’il fut conservateur du Musée de la
Société des Études océaniennes, adjoint au
le
maire
de
Papeete, François *Cardella,
membre de la *Chambre de
Commerce,
premier président des *Délégations éco¬
nomiques et financières (1932). En 1957, il
entra au ^Conseil de gouvernement comme
ministre des Finances
sous
la
vice-prési¬
dence de *Pouvanaa, puis finit ses jours à
Papeete.
BOENECHEA (Domingo de) (XVllF siè¬
cle). Officier de la marine royale espagnole,
Boenechea reçut le commandement de
VAguila pour enquêter sur une éventuelle
présence anglaise en Polynésie orientale.
Sur l’ordre du vice-roi du Pérou, il se diri¬
gea vers Tahiti en 1772. 11 aborda cette île
après avoir découvert quelques atolls des
Tuamotu (Tauere, Haraiki, Anaa) et la
nomma Amat, du nom du vice-roi. Tahiti
et Moorea furent explorées, puis l’expédi¬
tion regagna Valparaiso en 1773 avec qua¬
tre Tahitiens à bord. L’année suivante,
Boenechea revint à Tahiti : il ramenait les
trois
naturels
qui avaient survécu
au
voyage en Amérique du Sud ainsi que deux
*missionnaiTes catholiques, les pères
Géronimo Clota et Narciso Gonzalès, et un
interprète : Maximo Rodriguez. Lors de ce
deuxième voyage, Boenechea explora les
îles Sous-le-Vent, mais tomba gravement
malade à Raiatea. Il mourut à Tahiti et fut
Don Domingo de Boenechea
154
deux interprètes du biues :
John Lee Hooker et Biilie Holiday
enterré à *Tautira, prés de la grande croix
qui avait été érigée par les missionnaires.
bois, nom masc. Espace couvert d’arbres.
Substance compacte de l’intérieur des
arbres formée de cellules, de fibres et de
vaisseaux permettant la circulation de la
sève.
autrefois l’un des
matériaux de base de l’économie tradi¬
Le bois constituait
•
polynésienne.
tionnelle
Les
*pirogues
boîte de nuit.
nuit où
l’on
Établissement ouvert la
peut danser au son
d’un
orchestre ou de musiques enregistrées. U ne
boîte de nuit présente souvent un spectacle
cabaret qui la différencie d’une
*discothèque. Néanmoins, se distraire dans
une discothèque se traduit souvent par
de type
“aller en boîte” ou “sortir en boîte”.
étaient creusées dans les troncs de *apape,
fa’ifa’i, *hutu, *'uru, suivant le poids et la
longévité de la pirogue désirée. Les plan¬
ches des pirogues cousues étaient en
*tâmanu, *tou ou ’um. Les pagaies et les
écopes en *miro et les balanciers en *pürau.
Le *mara servait à confectionner les *tambours
ou
teuses
de
les enclumes sonores des bat¬
*tapa. Les effigies des dieux
étaient souvent sculptées dans le bois de
tou et de
miro. Après polissage, le bois de
tâmanu prenait un bel aspect. 11 servait à la
fabrication du mobilier : *coffres (piha),
*appuis-tête (un/’a), plats {*umete). Le
*’aito (bois de fer) était choisi pour sa
dureté, il était travaillé pour la charpente
des maisons, les *battoirs à tapa, les *armes
(*casse-tête, *lances), les *hameçons. Les
troncs de
“'^cocotiers servaient de poteaux
pour les abris et les clôtures. La plupart de
ces
bois sont toujours utilisés. Les écorces
de * ’aute, * ’ôrâ, ’uru donnaient des tapa de
qualité et de couleurs différentes. Le bois
de *mâpëservait à produire du charbon de
bois.
•
Au XIX'^ siècle, le Pacifique Sud fut le
important commerce de bois
précieux. La valeur marchande de ceux-ci
pouvait provenir de la beauté du bois,
cadre d’un
comme
le ko’a d’Hawaï, de la taille extra¬
ordinaire de certains arbres (les kauri
géants de Nouvelle-Zélande) ou encore de
la valeur aromatiqué des essences qu’ils
contenaient (ainsi le *santal des Marquises
et des Australes).
•
De nos jours, le bois reste un matériau
abondamment utilisé dans la construction,
forme de charpente, parfois de murs
et de cloisons ou même de toiture (bar¬
sous
deaux pour les édifices de prestige ou les
bombardement, nom masc. Attaque d’un
objectif au moyen d’engins explosifs ou
incendiaires tirés par des canons à
moyenne ou longue portée, ou à partir de
navires ou d’avions.
•
Le 22 septembre
en
provenance des îles Carolines (Micro¬
nésie) et regagnant l’Europe, se présentè¬
rent devant * Papeete. Ils étaient aux ordres
de l’amiral von Spee, qui souhaitait se ravi¬
tailler en charbon avant de poursuivre sa
route vers le Chili.
rique du Nord et de Nouvelle-Zélande. Un
Polynésie depuis les années 1960 est de
satisfaire au moins en partie aux besoins
du Territoire en bois de construction, mais
aussi de mettre à la disposition des menui¬
siers et des ébénistes des bois devenus rares
tels le santal, le. tou et le miro.
Bois noir, nom masc. Samanea saman.
Tahitien : rau maru maru. Grand Arbre
très répandu de la famille des Mimosacées.
Son bois est de couleur marron foncé, à
l’exception de la partie périphérique (au¬
bier) qui est blanche. Cet Arbre est planté
pour la protection des sols, pour la décora¬
tion, l’ombrage. Son bois est utilisé en
*ébénisterie.
Le commandant '•‘Des-
tremeau, chargé de la défense de Tahiti,
contraria ce projet en faisant brûler le
stock de charbon de la ville et sauter les
balises signalant le chenal d’accès au port.
Privés de repères, les Allemands n’insistè¬
rent pas.
Toutefois, avant de poursuivre
leur route, ils décidèrent de couler la Zélée,
l’unique navire de guerre français mouil¬
lant en rade de Papeete. Heureusement, les
canons et les hommes
avaient été installés
Plusieurs obus mal
ajustés tombèrent cependant sur le quar¬
auparavant à terre.
tier du marché, tuant une personne et occa¬
sionnant
d’importants dégâts matériels.
Durant toute cette attaque, les communi¬
cations téléphoniques ont été maintenues
grâce au courage de la téléphoniste de la'
poste, Jeanne Drollet-Bryant. Le bombar¬
achevé, les navires allemands
dement
mirent alors le cap sur les Marquises. Ils
devaient être coulés plus tard par les An¬
glais, en décembre 1914, au large des îles
Malouines (act. Falkland).
Voir aussi : Guerre mondiale (1'='"'=).
résidences de luxe). Il est importé d’Amé¬
des objectifs du *reboisement entrepris en
1914, deux croiseurs
allemands, le Scharnhorst et le Gneisenau,
bombe,
nom
fém. Engin chargé d’une
matière explosive parfois incendiaire. 11 est
posé ou largué à proximité ou sur l’objectif
que l’on souhaite détruire. Cela peut être
aussi un objet qui a la même forme : une
bombe glacée, par exemple.
bombe atomique. Cet explosif utilisant
l’énergie nucléaire est infiniment plus puis¬
sant que les autres. La bombe larguée sur
*Hiroshima le 6août 1945 était aussi des¬
tructrice que 20 000 tonnes de T.N.T.
(20 kilotonnes de trinitrotoluène). On dis¬
tingue trois sortes de bombes atomiques :
Les bombes à fission, ou bombes A,
contiennent une masse d’uranium ou de
plutonium. Frappés par des neutrons (par¬
ticules d’atomes), les *atomes de cette
masse se “cassent” à grande vitesse et cette
•
-
BOMBE
fission s’emballe jusqu’à
l’explosion qui
dégage une chaleur énorme. La première
bombe A fut expérimentée en 1945 par des
physiciens américains dans le désert du
Nevada (en 1960, au Sahara, pour la pre¬
mière bombe française).
-
La bombe
thermonucléaire, ou bombe
H, peut être beaucoup plus puissante que
la bombe A. Certaines
dégagent autant
100000000 de tonnes de
T.N.T. ( 100 mégatonnes). Dans ces
bombes, l’explosion est provoquée par la
fusion d’atomes de deutérium et de lithium,
deux gaz produits à partir de l’hydrogène.
d’énergie
que
Pour réaliser cette fusion, il faut élever la
température à plusieurs millions de degrés,
ce que l’on fait avec une
petite bombe A. La
première bombe H, américaine, a explosé
en 1953 (la première bombe H
française, en
1968, à *Fangataufa).
-
La bombe à neutrons est la dernière
génération des bombes atomiques. C’est
un explosif thermonucléaire
qui libère des
flux de neutrons tuant les êtres vivants sans
détruire les installations. Elle est expéri¬
mentée aux États-Unis depuis 1981 et, plus
Bombe atomique. 1. Ballon
fixait la bombe pour
les essais aériens (tir Canopus du
24 août 1968). 2. Explosion d’une
sous lequel on
bombe thermonucléaire à
Moruroa. 3. Forage pour un essai
souterrain, 4. Le centre
d'Hiroshima après l’explosion du
6 août 1945,
156
récemment, par les autres grandes puis¬
L’explosion d’une bombe
atomique provoque la formation d’une
boule de feu qui se dilate tel un champi¬
gnon gigantesque. Elle est suivie d’une
sances militaires.
onde
de
choc
de
dépassant
tempéra¬
tures carbonisent les êtres vivants près du
lieu de l’explosion. La *radioactivité pro¬
voque de multiples *cancers chez les survi¬
vants. Les bombes atomiques stockées aux
et
vents
1 000 km/ h au départ. Les hautes
U.S.A.,
en
U.R.S.S., en France, au
Royaume-Uni, en Inde, en Chine... repré¬
sentent une puissance totale de 25 000
mégatonnes : de quoi détruire plusieurs
fois toute vie sur terre.
• bombe
volcanique. Bloc de lave expulsé
d’une *cheminée volcanique qui, en tour¬
billonnant, a pris la forme d’une amande
haute de'20 cm à un mètre. Les ’‘’volcans de
type hawaïen, comme ceux de Polynésie,
ne
produisent pas de bombes volcaniques.
Autres
sens:
une
nouvelle
inattendue:
cette déclaration a fait l’effet d’une bombe ;
une casquette
rapide.
de cavalier ; un véhicule très
BONITIER
BONARD
(Louis-Adolphe) (1805-1867).
Vice-amiral français. Cet officier de marine
arriva en Polynésie en 1843 et demeura en
Océanie jusqu’en 1861. lljouaun rôle très
actif lors de la *guerre franco-tahitienne,
d’abord comme commandant du navire
V* Uranie,
forces
puis comme commandant des
terrestres
lors
des
batailles
de
*lVlahaena, puis de *Faaa où il fut blessé. Il
échoua lors du débarquement à*Huahine,
mais, par la prise de la *Fautaua en
novembre 1846, effaça cet échec. Nommé
capitaine de vaisseau, il reçut le comman¬
dement de la subdivision navale de l’Océa¬
nie, puis de la division navale du Pacifique,
comme contre-amiral.
Il devait encore s’il¬
lustrer durant la colonisation de l’Indo¬
chine. L. Bonard contribua aussi à l’enri¬
chissement de la flore polynésienne en
ramenant du Brésil le *bananier rio et le
*manioc, de Ceylan la cannelle et de nou¬
velles variétés de *manguier, d’*avocatier,
est ’ôtava. Leur taille ne dépasse pas 80 cm
pour un poids de 6 kg.
Elles chassent par
petits groupes d’une dizaine d’individus.
La Gymnosarde, ou Bonite à dents de
chien (Gymnosarda unicolor) se rencontre
aussi aux alentours des passes. On appelle
aussi èbtte espèce Thon à dents de chien et
va'u en tahitien. Elle peut atteindre deux
mètres de longueur et peser 60 kg. Elle ne
doit pas être confondue avec le *Tazard.
’auhopu. E i’a matauhia te reira e le ma'ohi, e
rira mai ai ho ’i ’ei tore 'e ’ei toheveri : b tona
E ’iri rahi te 'auhopu ’ia
nô te ’imi i te 'ata. '0 te manu ta te
ïa faito rahi roa a 'e.
mara 'a
fa'aara i ta te mau poti ’auhopufeia lai’a i le
vaira 'a 'e i te huru o te ’iri ’auhopu. E ’aviti ta
tona matau tano nô te hi. e matau parau pafao
’ore. E ’olava ’e le va’u te lahi ato’a alu huru
'auhopu. I te pae ava iho a ra te
vai ai. E ’ina ’i papu te ’auhopu na te
i’a e piri i te
va ’u e
ma ’ohi
Louis-Adolphe Bonard
’ia tae mau i te tau ’auhune. E atu tona
i’oa tahito.
*goyavier ainsi que des plantes orne¬
comme le *jasmin, le *chèvrefeuille et des plants d’*hibiscus rouge.
de
mentales
Bonite, nom fém. Katsuwonus pelamis.
Poisson du'large de la famille des Scombridés. En tahitien, elle porte le nom de
’auhopu Jusqu’à 10 kg et de toheveri audessus. Son corps a une forme de fuseau
comme celui du *thon. Elle a le dos bleu
rayé de 4à5 bandes
longitudinales, d’où son nom de Bonite à
ventre rayé. Elle se nourrit de petits Pois¬
sons, Calmars et Crustacés et vit près de la
surface, toujours en bancs très importants.
On repère les Bonites grâce aux Oiseaux de
mer qui tournoient au-dessus des bancs.
On les pêche à la traîne à l’aide d’un bam¬
sombre et le ventre
bou en utilisant
une
un
*leurre constitué par
simple pointe d’acier recourbée, sans
ardillon, ornée d’un morceau de nacre.
D’autres Bonites au dos rayé (Euthynus
affinus) ou thonines, se rencontrent dans
les lagons et les passes, surtout aux
Tuamotu-Gambier. En tahitien, leur nom
bonitier, nom masc. Ce type de bateau de
pêche, probablement unique au monde, est
construit en Polynésie depuis 1935, no¬
tamment par les *chantiers
navals
Léon Ly. Longue de 12 m et large de
2,80 m, la coque en bois Jauge I0*tonneaux et son
tirant d’eau avoisine 1,10 m.
Propulsé par un moteur de 200 à 300 CV, le
bonitier se déplace rapidement au large
vers les bancs de poissons que les vols d’oi¬
seaux de mer signalent à l’équipage. Toute¬
fois, la simplicité des aménagements inté¬
rieurs et la faible capacité de la cale à
poissons obligent les 3 ou 4 hommes d’équi¬
page à regagner leur port d’attache chaque
soir. Le superbonitier, embarcation longue
de 16,20 m et d ’une capacité de stockage de
bonitiers sur un banc de pêche
au sud-ouest de Moorea
157
BON PASTEUR
6 tonnes, permet une
autonomie de 10
jours, mais les prix à la construction sont
élevés.
Sur les 104 bonitiers de la flotte de pêche
polynésienne, 80 sont basés à Tahiti et 17
îles Sous-le-Vent. En dépit de fortes
^subventions qui allègent le prix du carbu¬
aux
rant, les sorties des bonitiers restent coû¬
teuses et n’offrent au
propriétaire et aux
pêcheurs qu’un revenu souvent modeste.
Bon Pasteur (Centre du). *lnternat de
jeunes filles fondé par la *Congrégation
des Soeurs du Bon Pasteur d’Angers en
1967, dans la vallée de la * Mission. Depuis
1985, cet établissement a été confié aux
religieuses d’une congrégation polyné¬
sienne ; les Filles de Jésus-Sauveur. Le
Centre accueille une vingtaine de jeunes
filles en difficulté, placées là par le *juge
des enfants ou par des ^assistantes sociales.
Six soeurs y font oeuvre d’accueil et d’édu¬
cation auprès de jeunes filles d’âge scolaire.
L’ internat s’est agrandi d’un foyer destiné
aux
plus âgées, souvent autonomes. Dans
les services dispensés sont gra¬
tuits, rétablissement fonctionnant grâce à
ce
centre,
une
Bora Bora. 1. Mai (1770-1864),
chef de Bora Bora de 1801 à 1864.
2 et 3. Habitations traditionneiies
de Bora Bora en 1847 (dessins de
H. Byam Martin). 4. La Coquille,
navire de i'expédition Duperrey,
dans le lagon de Bora Bora en
1823.
Para Para. 1. Mai, ra'atira nô
Para Para mai te matahiti 1801 ’e
tae atu i te matahiti 1864.
2, 3. Nohora'a mâ'ohl nô
Para Para.
158
subvention territoriale.
BORA BORA. Cette île, qui fait partie de
l’archipel des *îles Sous-le-Vent, est située
à 280 km
au nord-ouest de Tahiti, par
16“30’ sud et 151°45’ ouest. Son nom est
aussi célèbre que celui de Tahiti depuis
qu’Alain *Gerbault et les soldats améri¬
cains de la 2= *Guerre mondiale en ont
vanté les paysages et les charmes.
•
Géographie. Bora Bora, petite île de
38 km^ allongée sur un axe nord-sud, est
constituée d’une
petite chaîne basaltique
qui culmine au Mt *Otemanu (727 m). La
côte ouest est échancrée par les deux baies
profondes de Faanui et de Poofai. Cette
dernière fait face à Hlot deToopua, témoin
de l’ancienne bordure du
cratère volcani¬
Bora Bora est le produit de nom¬
breuses éruptions qui ont commencé il y a
que.
4 millions d’années et se sont échelonnées
plusieurs centaines de milliers d’an¬
Depuis, nie a entamé un lent mou¬
vement d’enfoncement. Son *lagon est
ceinturé par un large anneau corallien qui
porte de grands îlots sableux: Tevairoa,
sur
nées.
Motu One, Motu Mute, Motu Piti Aau, et
n’est
coupé que
Teavanui.
par
• Histoire. Aucune
n’a
la seule *passe de
analyse archéologique
permis de préciser actuellement l’an-
BORA BORA
cienneté de l’occupation humaine à Bora
Bora, mais les Polynésiens s’y sont proba¬
blement installés vers 900ap.J.-C., peu
après avoir colonisé *Raiatea. En effet, la
tradition orale rapporte que Bora Bora (ou
Pora Pora), qui signifie “né le premier”,
aurait été la première île tirée de l’océan
après la création de Havai’i (Raiatea).
42 *marae ont été répertoriés par l’archéo¬
logue K. *Emory. Comme dans l’ensemble
des îles Sous-le-Vent, ils ne sont pas enclos
et leur *ahu est constitué de grandes dalles
de corail dressées et lisses, sauf celles du
marae de Fare Opu qui ont la particularité
d’être ornées de *pétroglyphes représen¬
tant des tortues. Le marae le plus impor¬
tant fut celui de *Vaiotaha. Les chefs qui
recevaient leur investiture
sur
ce
marae
étaient ceints du *maro tea. Ils furent sans
doute les
plus puissants des îles Sous-le-
Vent, mais, d’après les traditions, ils durent
s’incliner devant les rois de Raiatea
portaient le
qui
maro ’ura. Ils furent aussi en
butte à la rivalité des souverains de *Nunue.
*Anau dont le marae avait pour nom
Marotetini ou *Farerua. Au XVIIPsiècle,
et
Bora Bora retrouva néanmoins sa supré¬
matie grâce au grand chef
la
soumission
de
Puni qui obtint
*Tahaa,
ahu du marae Farerua
Raiatea et
*Maupiti. James *Cook rencontra Puni
lorsqu’il aborda Bora Boraen 1769, mais à
cette époque, le pouvoir était déjà aux
mains de son neveu: *TapoaF''. C’est
TapoaF', qui, avec *Tamatoa, chef de
Tapoa II (1802-1860), chef de
Bora Bora
Tapoa II, ra’atira nô Pora Pora
159
BORA BORA
Raiatea, aida *Pomarell à s’imposer à
Tahiti lors de la bataille de *Fe’i Pi en 1815.
Jusqu’à l’*annexion parla France en 1888,
nie resta un royaume indépendant où
régnèrent successivement Tapoall, Teriimaevarua 1
et
Teriimaevarua 11.
Entre¬
temps, Bora Bora fut convertie au *protes-
tantisme et son Église fut organisée par le
pasteur John *Orsmond en 1818. Tout au
long du XIX"^ siècle, le mode de vie des
insulaires resta traditionnel, peu perturbé
par le développement des cultures d’expor¬
tation : le *coprah et la *vanille. «Jack
*London, Alain Gerbault, Bernard VillaBora Bora avant la der¬
nière guerre mondiale qui devait mettre
brutalement Hle en contact avec le monde
ret connurent
Bora Bora. 1. Marins américains à
Vaitape (1943), 2. Bora Bora vue
du ciei, en direction de i’est (au
fond, Tahaa et Raiatea). 3. Hôtei
Moana Beach (pointe Matira),
ouvert en 1988.
en
lui
imposant la présence d’une base
américaine» (Cl. Robineau : “Bora Bora”).
L’opération Bohcat amena en effet 5 000
soldats dans nie en décembre 1942. Une
piste d’aviation longue de 2000m, huit
pièces d’artillerie et 30 réservoirs de carbu¬
rant furent installés. En fait, le recul japo¬
nais a laissé Bora Bora à l’écart des com¬
bats et les Américains la quittèrent en
juin 1946. «11 en est resté quelques tankers
envahis par la végétation et la rouille, une
génération d’enfants métis et peut-être le
goût de l’argent et de la dépense» (id.).
• Économie. Depuis 1961, l’économie de
Bora Bora s’est progressivement tournée
vers le “"tourisme. Jusqu’à cette date, Motu
Mute était le seul aéroport de Polynésie
française, et, après la construction de la
piste de Faaa, il a conservé des relations
privilégiées avec Papeete : 35 liaisons aé¬
riennes par semaine (117 904 passagers en
1987). Aujourd’hui, la capacité hôtelière de
Bora Bora s’élève à 294 chambres (fin
1987). Les deux tiers des “"actifs vivent du
tourisme, les autres sont employés de la
fonction publique, et des revenus supplé¬
mentaires ont été distribués lors du tour¬
nage de plusieurs films. Avec 3 238 habi¬
tants en 1983 contre 2 572 en 1977, Hle fait
preuve d’un dynamisme remarquable, mais
semble avoir perdu ce qui faisait son
charme.
►
BORA BORA (PORA PORA).
’O Vavau te
lahi alu i'oa lahito ’o Bora Bora. ’Ua rau le
'a'ai ’o tauafenua ra. I rolo i le ’a'aiJ'ünaura'a
feniia a le ma ’ohi, ’o Vavau le maiahiapo o le
fenua i janauhia mai.
Mai le huru ra e, ’o le liare Anei lona lapa’o.
E ra 'au ili nehenehe le lupu i le hôe ana ’e
vahi. Tei ropu i na mou ’a e phi ra ’o Temanu.
’Ua rau le huru o le ravera ’a a te ta ’ala no le
lamalara ’a i le lanu i leie liare, aore roa alura i
lupu a ’e nei.
Te parauhia ra e, le huru o lona liare mai le
huru ïa ’o le la ’a uruhi o le moana.
160
BOTANIQUE
Bordelais (le). Navire armé par des négo¬
ciants de Bordeaux pour charger du bois
de *santal aux îles *Marquises et le vendre
Chine. En 1817, il fréquenta les eaux
marquisiennes pendant plusieurs semaines
et laissa son nom au *chenal séparant les
en
îles de *Hiva Oa et de *Tahuata. Le canal
du Bordelais est également appelé canal de
Haava.
boréal, adj. Se dit d’un lieu ou de quelque
chose qui est situé au nord de r*équateur
à proximité du *pôle Nord. Dans la
*mythologie grecque. Borée était le dieu
ou
des vents du nord. La France se trouve
dans l’hémisphère boréal.
boréale est un phénomène
qui apparaît dans les régions
proches du pôle Nord.
• Une aurore
lumineux
bornage, nom masc. Opération qui con¬
siste à délimiter par la pose de bornes deux
parcelles appropriées.
•
Autrefois, des *ti’i ou des cailloux ont
servi au bornage d’unités territoriales. Sous
le gouverneur Louis *Bonard, on tenta de
réorganiser le régime foncier tahitien en
créant une *propriété foncière individuelle.
Dès lors, l’administration encouragea le
bornage des terres, mais cette opération
connut bien des vicissitudes. Elle fut arrê¬
tée pendant la seconde moitié du XIX'’ siè¬
cle, à l’époque où le nombre de proprié¬
plus faible. Le nécessaire
repérage des limites de parcelles sur le ter¬
rain fit qu’on entreprit à nouveau et qu’on
mena à bien le bornage entre 1920 et 1935
dans la plupart des îles. Les bornes utilisées
peuvent être des pierres dressées, des
piquets, des arbres, des bornes de ciment,
de forme cylindrique ou pyramidale.
taires était le
Daniel *Solander, puis les *Forster (père
et fils) furent
respectivement membres de
la première et de la deuxième expédition de
Cook. Au XIX' siècle, la botanique poly¬
nésienne
enrichie des
botanistes amateurs et des
s’est également
apports des
recherches de Gilbert *Cuzent et Francis
*Johnstone. D’autres travaux sont venus les
compléter récemment, notamment ceux de
René Papy, L. et F. Chabouis, Paul
*
Pétard, Jacques Barrau, Michel Guérin et
Jacques Florence.
• La botanique étudie les *Algues, les
*Champignons, les *Lichens, les
*Mousses, les *Fougères et les Phanéro¬
games ou plantes supérieures. Les * Bacté¬
ries et les Algues bleues constituent les
Procaryotes, car elles ne possèdent pas de
véritable noyau et ne sont plus considérées
comme des
végétaux à part entière. Actuel¬
lement, on réserve plutôt le terme botani¬
que à l’étude de la morphologie et de l’ana¬
Les autres spécialités :
cytologie (étude des cellules), histologie
(analyse de la composition et du rôle des
tomie végétales.
tissus), physiologie (étude du fonctionne¬
ment des organes)... sont regroupées sous le
vocable biologie végétale. Les recherches
s’orientent vers la découverte et la création
de nouvelles variétés (*hybrides par exem¬
ple) grâce au génie génétique. La propaga¬
tion à grande échelle se fait par culture de
tissus dans des tubes à essais ; on obtient
alors des milliers de plantes génétiquement
borne kilométrique
identiques.
Voir aussi : végétation.
Modes de classement utilisés par les botanistes.
le règne végétal
regroupe tous les végétaux
Voir aussi : cadastre.
*
La navigation au bornage est pratiquée
par
des petits navires jusqu’à 15 lieues
marines des côtes (environ 80 km).
botanique, nom fém. Domaine de la *bioiogie qui traite des végétaux. L’homme
s’est de tout temps intéressé aux plantes, ne
serait-ce que pour s’alimenter et utiliser les
matériaux et les substances médicinales
qu’elles lui offraient. La botanique n’a pris
son essor qu’à la fin du XVIL siècle avec
l’invention des microscopes. Au siècle sui¬
vant, Cari von Linné a élaboré un classe¬
ment des plantes et décrit des milliers d’es¬
pèces. Ses travaux ont été poursuivis par
Buffon qui publia une immense “Histoire
naturelle’’
en
44 volumes entre
1749 et
-1801.
• C’est à cette époque que les * naturalistes
qui accompagnaient les explorateurs du
Pacifique identifièrent la plupart des
plantes de Polynésie. Philibert *Commerson vint avec Bougainville, Joseph *Banks et
divisés en familles
se différenciant chez
par
les plantes à fleurs
la forme de la fleur ou deJ'inflQreacencfl.
Tk
divisées en genres
différenciés par des détails anatomiques et morphologiques
il existe aussi
des sous-
embranchements,
divisés en espèces
caractérisées par l'incapacité d’interfécondation
superclasses,
super-ordres,
sous-ordres,
variétés...
161
BOTANY BAY
audition ou lecture de textes sacrés, offran¬
ou méditations. Les bouddhistes se
divisent en plusieurs écoles : celle du Petit
des
(Hinayana) proche du boud¬
primitif, méditatif, et celle du
Grand Véhicule (Mahayana) où les fidèles
ajoutent à leurs vertus celle du secours aux
ignorants et aux souffrants.
Le bouddhisme s’est épanoui en Inde (mais
ne s’y est maintenu que difficilement face à
l’hindouisme), puis en *Chine au cours du
premier siècle de l’ère chrétienne, au ♦Ja¬
pon à partir du VP siècle, et en Asie du
Sud-Est où il inspira de grands monuments
comme le temple de Borobudur (Java).
Le bouddhisme n’est présent en Polynésie
que par une petite école de méditation
Véhicule
dhisme
*zen.
arrivée de James Cook à Botany
Bay (aquarelle de T. Gosse)
Boudeuse (la). L’un des deux navires du
Sud-Est où J.*Cook aborda le 29avril
voyage de * Bougainville autour du monde.
Construite à Nantes en 1765, cette *frégate
1770. C’est parce que «M.*Banks et le
Dr*Solander trouvèrent dans cette baie
gueur et
BOTANY BAY. Baie de r*Australie du
une
grande quantité de plantes que je lui
donnai le nom de Baie de la Botanique»,
explique J. Cook dans son journal. En
1787, l’endroit fut choisi pour fonder une
colonie pénitentiaire, mais rapidement
abandonné au profit de *Port Jackson.
de 550 tonneaux mesurait 40,60 m de lon¬
10,60 m dans sa plus grande lar¬
Elle était armée de 26 canons de 12
portés par un pont unique. Avec 216
geur.
hommes, dont 100 matelots, 25 soldats, 47
officiers mariniers, la place était des plus
mesurées à bord. L’équipage s’entassait sur
le pont et dans un vaste entrepont où se
trouvait aussi le *cheptel embarqué pour
avoir de la viande fraîche : bœufs, moutons
boucle d’oreille voir ornement d’oreille.
la Boudeuse et VÊtoile au
mouillage de Hitiaa
bouddhisme, nom masc. Cette *religion,
une des plus importantes en *Asie, est
apparue au V' siècle av. J.-C. Siddharta
Gautama, dit Bouddha, terme sanskrit qui
signifie “l’éveillé”, vécut de 563 à 483 av.
J.-C. dans la vallée du Gange. Il prêcha une
doctrine de salut qui repose sur l’idée que
les êtres vivants renaissent après la mort et
ce
façon indéfinie. Toutefois, la soif
est pour les bouddhistes une
de
d’exister
de douleur. Il convient donc de se
délivrer des réincarnations successives en
suivant la Sainte Voie qui consiste en exer¬
cices constants de correction des pensées,
source
des actes et des paroles. Lorsqu’il a réussi à
éteindre ses passions, à atteindre une totale
sérénité, l’individu accède
au
officiers logeaient sous le gail¬
lard d’arrière. Sous le gaillard d’avant se
et porcs. Les
trouvaient les cuisines. Les soutes renfer¬
maient les vivres, 450 quintaux de biscuits,
la poudre, les voiles, la réserve d’eau. Pour
Bougainville, chef de l’expédition,
disposait d’une grande chambre de 7 m sur
sa part,
6. La Boudeuse était un bon navire, assez
rapide mais de marche capricieuse. Son
allure moyenne dans la traversée du Paci¬
fique fut de 8 nœuds. Elle fut placée, pen¬
dant toute la durée du voyage, sous le
commandement de Nicolas Duclos-Guyot
qui Bougainville s’était lié d’amitié
depuis la guerre du Canada.
Voir aussi : Étoile, Nouvelle-Cythère.
avec
BOUDOIR (le) voir Mehetia.
Nirvana,
défini
comme
l’absence de tout désir. Le
culte
consiste
en
gestes rituels, chants.
BOUGAINVILLE
(Louis-Antoine de)
(1729-1811). Navigateur français, né à
Paris. Après des études de droit et de
mathématiques (il est l’auteur d’un “Traité
de calcul intégral”), il entra dans l’armée. 11
combattit
au
Canada où il fut aide de
camp de Montcalm. Après la capitulation
de Québec, il quitta le Canada en 1760 et
tenta en
1764 de constituer aux îles Ma-
louines (act. îles
Falkland) un établisse¬
peuplé d’Acadiens, anciens colons
français du Canada. La petite colonie était
en bonne voie
quand l’Angleterre et l’Es¬
pagne
manifestèrent leur opposition.
ment
162
BOUGAINVILLE
Louis Antoine de Bougainviiie.
1. Portrait dessiné par Beliiard.
2. Monument érigé en hommage à
Bougainville : construit en 1909 sur
le rivage de la baie de Papeete, il fut
déplacé en 1968 dans le square qui
porte également le nom du
navigateur. 3. Constructions et
objets usuels dessinés par le
naturaliste Philibert Commerson :
reconnaît plusieurs types de
on
pirogues et de tare, un taumi
(pectoral), un battoir à tapa et un
taumata (visière). 4. La Boudeuse
et y Étoile en vue de la côte est de
Tahiti, le 6 avril 1768.
3
4
163
BOUGAINVILLÉE
Bougainville dut en négocier l’abandon et,
Malouines, il poursuivit sa
route suivant le plan, approuvé
par le roi
de France, d’un premier tour du monde
effectué officiellement par des navires fran¬
çais. Ceux-ci, la * Boudeuse et V* Étoile,
avaient à leur bord une équipe de savants
dont Bougainville, en homme du “siècle
de retour aux
Lumières”, s’était entouré : Philibert
*Commerson, ^naturaliste, le dessinateur
des
Jossigny, le prince de Nassau-Siegen,
Pierre-Antoine Véron, astronome, et l’in¬
génieur cartographe Romainville. Le se¬
cond de l’expédition était Nicolas-Pierre
Duclos-Guyot, dont la compétence fut
précieuse car Bougainville, officier de l’ar¬
mée de terre, n’avait que peu navigué.
• Après la traversée du détroit de
Magel¬
lan (janvier 1768), l’expédition aborda le
Pacifique. Les Tuamotu furent aperçues
(*Vahitahi, *Akiaki, *Hao qui fut nom¬
mée lié de la Harpe), puis *Mehetia (nom¬
mée le Boudoir), et enfin Tahiti, où les
ville écrivit (1771) connut un énorme suc¬
cès. Le '•’mythe de la“Nouvelle-Cythère”et
d’un Tahiti idyllique était créé, et traverse¬
rait les siècles. Philosophes et poètes se
prirent à rêver sur un paradis des *mers du
Sud que Bougainville et ses compagnons
n’avaient, en réalité, fait qu’entrevoir.
De 1778 à 1782, L.-A. de Bougainville
par¬
ticipa à la guerre de l’Indépendance améri¬
caine, en qualité de capitaine de vaisseau.
Membre de l’Académie de marine, il fut
nommé comte d’Empire par Napoléon F'L
en
1807, et mourut à Paris le 31 août 1811.
navires mouillèrent le 5 avril 1768, devant
*Hitiaa. Les Français y restèrent neuf
jours. Ils vécurent des moments enchan¬
teurs, mais aussi quelques incidents péni¬
bles. Les marins retinrent surtout les pre¬
miers, ce qui valut à Tahiti le nom de
“*Nouvelle-Cythère”. En partant, Bougain¬
ville
emmena avec lui le fils d’un chef,
*Aotouru. La suite du voyage fut difficile,
disette et scorbut ayant fait leur apparition
à bord. Les Nouvelles-Hébrides (act. *Va-
nuatu) furent traversées, puis les *Salomon et la
Papouasie dont une des grandes
îles porte le nom de Bougainville, ainsi
que
le détroit qui la sépare de Hle Choiseul.
Après avoir fait relâche en Nouvelle-Bre¬
tagne, l’expédition traversa l’océanTndien
et atteignit enfin Hle de France
(act. île
Maurice) en novembre 1768, où la plupart
des membres de l’équipe scientifique
débarquèrent.
Le
16
1,769, Bougainville était de
«n’ayant perdu que
sept hommes pendant deux ans et quatre
mois écoulés...», ce qui prouve la sagesse et
le souci que le navigateur eut de ses marins,
attitude qui est tout à son honneur. Le
“Voyage autour du Monde” que Bougain¬
mars
retour à Saint-Malo,
Hyacinthe de Bougainville à bord de la Thétis
•
Bougainville (Hyacinthe de) ( 1782-1846),
fils du précédent. Membre de l’expédition
Baudin de 1800 à 1804, il fit lui-même un
tour du
monde, de 1824 à 1826, avec la
Thétis et VEspérance, en sens inverse de
celui de son père.
Bougainvillée
détail des fleurs et bractées
Bougainvillée, nom fém. ou Bougainvil-
lier, nom masc. Arbuste épineux très déco¬
ratif de la famille des Nyctaginacées, du
genre Bougainvillea. Originaire d’ Améri¬
que du Sud, on le retrouve dans tous les
pays tropicaux et même dans le sud de la
France. Les fleurs, petites, en général
blanches, sont entourées par des bractées
très vivement colorées de rouge, violet,
rose, jaune ou blanc, qui font la beauté de
ces inflorescences. Ce nom a été donné
par
le botaniste Philibert *Commerson en hom¬
mage
au
navigateur Louis-Antoine de
*Bougainville.
164
BOUNTY
BOUGE
(Louis-Joseph) (1878-1960).
*Gouverneur de la France d’Outre-Mer.
à Toulon,
Né
Louis-Joseph Bouge fut
affecté à Tahiti comme chef de cabinet en
1915. De 1928 à 1930, il assura les fonc¬
tions de gouverneur par intérim. Son effi¬
cacité lui valut d’être promu gouverneur en
titre, en *Guyane, dès 1930. Passionné par
polynésienne, il est l’auteur d’une
grammaire tahitienne, le fondateur du jour¬
nal “Te Vea Maohi” et le premier viceprésident de la *Société des Océanistes. Il
la vie
mourut
motu.
dans
Séduit par le pays, l’artiste montra
travail une large imprégnation
son
polynésienne. Ainsi, sur les 216 *estampes
originales que comporte son œuvre gravée,
106 ont pour thème la Polynésie. On doit
également à J. Boullaire les illustrations de
nombreux ouvrages (“Le *Mariage de
Loti”, “Les *Immémoriaux”, “Mon Ile”,
“*Maupiti”...) ainsi que de nombreux cro¬
quis et quelques gouaches et *aquarelles.
à Paris. Collectionneur et biblio¬
phile averti, ses collections sont exposées
au Musée municipal de Chartres.
boulier, nom masc. Chinois : song pang.
Instrument de calcul, appelé aussi abaque,
comportant des tiges de fer ou de bois
fixées dans un cadre. Dans chaque tige
sont enfilées 7 boules :
à une extrémité, 5
d’entre elles figurent les unités, tandis que
les deux autres, à l’autre extrémité, repré¬
sentent l’une les quines (groupes de cinq) et
l’autre les dizaines. On peut effectuer les
quatre opérations à l’aide d’un boulier
mais, pour ce faire, il est indispensable de
connaître les tables d’utilisation de l’ins¬
trument. Des commerçants chinois se ser¬
vaient encore de bouliers à la fin des années
soixante, avec une dextérité parfois sur¬
prenante. G. Coppenrath assure, dans son
étude “Les Chinois de Tahiti’’, que «dans
un
tournoi, à Hawaï, une jeune Chinoise,
munie d’un simple boulier, battit de vitesse
une
moderne machine à calculer».
boulier
Bounty (le). Petit trois-mâts de 215
tonnes, monté par 46 hommes d’équipage,
qui avait pour nom le Bethia avant son
affrètement pour l’expédition en Polyné¬
sie. 11 s’agissait d’un navire de commerce
utilisé pour le transport des produits tropi¬
caux
BOULL AIRE (Jacques) ( 1893-1966). Gra¬
veur, dessinateur et illustrateur né à Paris.
Jacques Boullaire fit plusieurs séjours en
Polynésie (1937-1938, 1949-1952 et 1965),
et se maria à la fille d’un résident des Tua¬
entre les
Indes occidentales et l’An¬
gleterre ; il fut acheté par la Navy au grand
négociant Duncan Campbell, parent de
William *Bligh.
• Le Bounty est resté célèbre par la *mutinerie qui éclata à bord le 28 avril 1789.
L’expédition, commandée par W. Bligh,
Trajet suivi par ie Bounty et autres itinéraires de Wirîîam Bligir
’
n
équateur
TAHITI
"'S;gs^nièr''^runy
baie de I Adventure
ZÉLANDE
océan Pacifique
voyage du Bounty
2® voyage de Bligh
trajet de la chaloupe de Bligh
165
BOURAO
avait pour mission de recueillir mille plants
d’*arbres à pain à Tahiti et de les convoyer
la Jamaïque pour y alimenter des
esclaves noirs. Après avoir goûté aux char¬
vers
mes
de Tahiti pendant 5 mois, l’équipage
supporta difficilement le commandement
énergique et parfois sévère de Bligh. Avec
27 matelots, le second, Fletcher *Christian,
s’empara du bâtiment et força Bligh à
embarquer dans une baleinière avec le reste
de l’équipage et quelques vivres. Les
*mutins retournèrent à Tahiti puis tentè¬
s’établir à Tubuai. Il leur fallut
revenir à Tahiti à la suite de querelles avec
rent de
la population locale. Là, 16 matelots refu¬
sèrent d ’aller plus loin en dépit des risques
qu’ils couraient d’être découverts : en effet,
put a tei papa ’ihia 'e hoho 'a leala lei lavirihia
no leie 'a 'amu tuiro ’o tei
tupu i taua tau ra io
'Vafa'aea mai le mau ’ihitaipapa'â
’ava'e i Tahiti nei hou 'a reva ai ratou 'e
'a tupu atu ai ho ’i te ’orurehau a
tatou nei.
e pae
Fletcher Christian ’e a tona mau hoa. Hou ’a
reva ai
’o Fletcher Christian i te motu ra ’o
Pitcairn, ’ua fa’aea mai hô'ëahuru ma ono
’ihitai ’ôrurehau i Tahiti nei, ’e riro ana ’e atu ai
’ei tauturu no te ari’i Pômare mâtamua, ari’i i
taua tau ra. Maoti ho ’i ratou i hau roa atu ai
te puai O
mau ari’i
Pômare ’e vi haere atu ai te tahi atu
iâna. Hô'ë o taua mau ’ihitai
’orurehau ra te riro ’ei “ari’ipapa’a”matamua
i Tahiti nei i Taiarapu,
’o Churchill tona i’oa.
’Ua riro ’oia ’ei tau’a (hoa) no te ari’i ra ’o
Vehiatua. I tepohera’a te ari’i Vehiatua riro
mai nei ’o Churchill ’ei ari’i no Taiarapu.
puni et l’Amirauté ne tarderait pas à orga¬
niser des recherches. F. Christian repartit
avec 8 compagnons, 10 Tahitiens et 12
femmes. En janvier 1790, les fugitifs débar¬
quèrent à * Pitcairn, petite île encore
absente des cartes de navigation. Le
Bounty fut brûlé et la communauté anglotahitienne organisa sa survie. Elle souffrit
de plusieurs querelles sanglantes et, lorsqu’en 1808 le capitaine Folger aborda Hle,
John *Adams était le seul Anglais survi¬
puhipuhi o Thompson te tahi atu ’ihitai
’orurehau ia Churchill. Na to Taiarapu ïa e
taparahi pohe roa ia Thompson ’ei taho ’ora ’a i
te pohe o to ratou ari’i papa’a tei topa-ato’a-
vant. Les mutins restés à Tahiti durent se
rendre
au
capitaine Edward *Edwards
venu à bord de la
Pandora en mars 1791.
Les dix
prisonniers qui survécurent au
naufrage de la Pandora furent jugés en
Angleterre et trois d’entre eux condamnés
à la pendaison.
►
Bounty. E i ’oa ïa no te pahi peretane i
ra ’aiirahia e William Bligh e b lei lonohia mai
quittant le Bounty sous les
quolibets des mutins (peinture de
R. Dodd)
’e tona ra ’atira ato 'a ho ’i i
'a'ai o te fenua nei. Inaha. e rave rahi
dans toutes les marines d’Europe, le délit
de mutinerie devait être impérativement
William Bligh et ses marins fidèles
riro roa taua pahi ra
rolo i le
^‘‘''ewne i Tahiti nei i te matahiti
no te ti ’i mat t te ohi ’uru no te 'aja 'i e
lanu i le mau fenua Antilles ma. i te pae fenua
marne
’ei ma 'a ho ’i na le lili ’ere ere i reira. 'Va
ra i maoro roa, e no
tona pohehae ’ua
’Aita
hia i te i’oa ra ’o Vehiatua.
bourao (ou burau) voir purau.
bourgeoisie, nom fém. *Classe sociale qui
s’est
constituée progressivement en
Europe, au Moyen Age, et dont le rôle et la
composition ont évolué au fil des siècles.
• Au Moyen Age, les bourgeois étaient des
marchands groupés autour d’une citadelle
(ou bourg). Ces marchands, avec le déve¬
loppement des échanges et la renaissance
des *villes, obtinrent certains privilèges
(mouvement des communes aux XIIP et
XIV® siècles) et devinrent une véritable
puissance économique.
Sous l’Ancien Régime (XVP-XVIIP siè¬
cle), la bourgeoisie faisait partie du TiersÉtat. Elle possédait la richesse, grâce au
*commerce ou à r*industrie, mais n’avait
que très peu accès au pouvoir politique et
aux postes importants de responsabilité,
réservés au Roi et aux nobles. En France,
c’est pendant la *Révolution de 1789
qu’elle fit son apprentissage de classe
dirigeante.
Enfin, de la révolution industrielle à nos
jours, elle renforça son pouvoir en investis¬
sant dans l’industrie et en se dégageant des
*prolétaires qu’elle utilisa à son profit.
Elle devint l’élément conservateur de la
société et détient actuellement l’essentiel
des pouvoirs économiques, politiques et
culturels. En fait, de nos jours, la bourgeoi¬
sie se définit autant au travers des concepts
d’aisance, de sécurité, de confort, de pro¬
priété que par un état d’esprit, une forme
de pensée (en politique, on parle de partis
bourgeois). En fonction de la richesse et du
statut social, on distingue une grande, une
moyenne et une petite bourgeoisies.
Polynésie française, une classe bour¬
geoise, souvent constituée de *Demis • En
166
BOXE
propriétaires fonciers et fonctionnaires -et
de commerçants chinois, s’est développée
surtout après
diale.
la Deuxième
Guerre mon¬
boussole, nom fém. Instrument composé
d’un boîtier circulaire dans lequel une
aiguille aimantée, tournant librement sur
un pivot, indique toujours la direction du
nord. Les Européens en apprirent l’usage
auprès des Chinois qui l’inventèrent au
X® siècle. C’est l’une des inventions qui ont
permis les grandes découvertes des XV® et
XVL siècles.
•
La boussole était inconnue des Polyné¬
siens, mais ceux-ci choisissaient une *constellation particulière pour les guider pen¬
dant la nuit. Ils
l’appelaient leur ’avei’a,
que l’on traduit généralement par
boussole. Les Pléiades étaient 1 "ave;'a favo¬
mot
rite des marins.
cocoteraie dans les plaines litto¬
rales, ou sur les prairies bocagères des pla¬
teaux (*Taravao, * Marquises...). Avec 258
tonnes produites, contre 4 141 tonnes
importées (1984), la production de viande,
quoique en hausse, ne satisfait que 6 % des
besoins. Elle devrait toutefois être relancée
par la prochaine mise en service d’un abat¬
toir territorial. La production laitière,
assurée par les quatre fermes du plateau de
Taravao, s’élève à 20 360 hl (1984) et cou¬
les deux tiers de la consommation du
Territoire en lait frais. Un important projet
est en cours de réalisation à Nuku Hiva,
vre
boussole
(Marquises) sur le plateau de *Toovii. 11
vise à rendre cet archipel autosuffisant en
lait et en viande bovine.
BOVIS (Edmond de) ( 1818-1870). Cet offi¬
cier de marine français débarqua à Tahiti
1844. 11 vécut près de dix années en
Polynésie pour effectuer des relevés hydro¬
graphiques, notamment à Taravao. Cu¬
rieux de tout, il s’intéressa beaucoup à la
société polynésienne. On lui doit un “État
en
►
’avei’a. Mai le huru ra e, na te Tinito te ’avei’a
niala/itua i hamani i te
’ahuru a le tenetere, ’e
mai reira ha ’api ’i ato ’a atura to Europa ma i te
hamani i te ’avei’a no lefa’a’ohiera’a i le mau
lerera'a /aura ’o na te moana i nehenehe ai te
pahi e lere, mai te tahi paru ’e i te
lahi poro o te ao nei.
E ’auri ’ovahine la le papa’a ’avei’a. Nana ta e
j'a’a’ite lamau i le li’ara’a o ’Apalo’erau ’a lere
mau ra ’atira
ai le /aura ’o na le moana.
E ’avei’a alo’a la le ma’ohi i mula’a ra. E’ere ra
noa
’O le tahi ia
’avei’aJauJa’a ’e le papu roa a’e. ’O lefeti’a ra
i le ’auri ’ovahine. e feli’a ra.
Malari’i le tahi o ta ratou ’avei’a.
de la Société tahitienne à l’arrivée des
Européens” qui demeure une excellente
pour notre connaissance de la so¬
source
ciété
au
début du XIX" siècle. Officier
d’élite, E. de Bovis fut le maître d’œuvre de
l’expédition de 1853 qui aboutit à l’an¬
nexion de la
Nouvelle-Calédonie.
►
BOVIS (Edmond de) (1818-1870). E ’ofitie no
le nu ’u ’ihilai farani tei tae mai i Tahiti i le
malahili 1844. / Taravao ’oia i le ’ohipara’a e
bouture, nom fém. Tige, feuille ou rameau
qui, séparé de la plante-mère, s’enracine et
donne une plante entière.
• Le bouturage était pratiqué par les Poly¬
nésiens pour multiplier les
’auti ou les
*patates douces. 11 permet aussi de planter
une
que sous
haie d’*Hibiscus ou de Faux-Caféiers
par exemple.
pahi ra ’o Phaelon, i rolo iho a ra i te
’o ’o ’a no Te ’aua ’a. tei ma ’irihia. i mûri a ’e, i le
lona
Edmond de Bovis
i’oapapa’a ra Baie Phaeton. ’UaJa’aea mai
’oia ’ahuru malahili i Tahiti nei. ’e ’ua
iLialapapa ’ana ’analae ’oia i le parau no tô
tatou jenua e no to tatou nuna ’a i laua tau ra.
’Ua papa ’i roa ’oia i le tahi put a ili no laua
orara’a ra. hou le papa’a. / le malahili 1853,
’ona le tahi i lonohia i le pae jenua Taraloni
ma, e mai reira mai ho ’i i riro mai ai
’o
Taraloni i le jenua Farani.
bovin, nom masc. et adj. Qui a trait au
Bœuf
ou
aux
Bovidés
(Buffles, Zébus,
Yacks, Bisons...) et désigne ces animapx.
Les Bovins sont des Mammifères herbi¬
vores et ruminants. Ils sont élevés pour
leur
viande, leur lait, leur peau...
• Les premiers bovins semblent avoir été
introduits à Tahiti vers 1772-74 par l’Es¬
pagnol *Boenechea. De nombreuses impor¬
tations de ces animaux ont eu lieu depuis
l’Europe, les États-Unis, l’Australie ou la
Nouvelle-Zélande, afin d’alimenter les
grands domaines d’*élevage qui se créèrent
au XIX'’ siècle.
Après avoir atteint un chif¬
fre maximum de 17 000 têtes
en
1956, le
cheptel bovin de Polynésie française a for¬
tement régressé. Én 1984, on ne recensait
plus que 7 370 têtes, de race frisonne (pie
noire), limousine, charolaise, red poil,
angus ou jersey. L’élevage bovin se prati-
boxe, nom fém. Tahitien ; motora ’a. Sport
de combat où deux adversaires se frappent
à coups de poing.
• Dans la Polynésie d’autrefois, la boxe
était, avec la lutte, un exercice d’entraîne¬
ment au combat.
Des défis étaient lancés
entre districts. Très brutale, elle était rare¬
ment pratiquée par les chefs. Les mains
étaient nues et les coups violents visaient la
tête. Dès que
l’un des boxeurs fuyait le
combat, chutait ou était blessé, l’autre était
proclamé vainqueur au milieu des chants et
des danses.
• En Occident, ce sport
fut codifié à la fin
du XVIIL siècle et amélioré au XIX‘= siècle
par le marquis de Queensbury. Le “noble
art” fut admis aux *Jeux olympiques en
1904. Les boxeurs sont répartis selon des
catégories de poids ( 15 chez les profession-
167
BOYCOTT
amateurs), allant du
Les combats
sont divisés en reprises ou rounds de 2 ou
nels et 12 chez les
mi-mouche au super-lourd.
3 minutes, au nombre de 3 à 15 suivant les
John Brander
compétitions. Les deux plus grandes orga¬
nisations professionnelles qui disputent
des championnats du monde sont la World
Boxing Association (W.B.A.) et la World
Boxing Council (W.B.C.).
• A Tahiti, les premières rencontres offi¬
cielles de boxe eurent lieu à partir de 1909.
Elles se déroulaient généralement à l’em¬
placement de l’actuel immeuble du Gou¬
vernement, au “Palais Théâtre”, qui pou¬
vait accueillir jusqu’à 1 000 personnes. La
plupart étaient organisées par Tony
*Bambridge et JackCowan, lui-même
boxeur émérite d’avant-guerre. Quelques
noms émergent de l’Entre-deux-guerres,
tels Tote Buillard, Antoine Géros ou Ato-
ni Bernardino. Après 1945, sous la férule
d’André Lorfèvre, de Gustave Spitz, puis
de Louis Aitamai, dit “Babo”, la boxe prit
grand essor et les combats se multipliè¬
à Tahiti et dans les archipels (îles
Sous-le-Vent et Marquises surtout). Ernest
Ganivet marqua les années cinquante ; plus
tard apparurent des hommes comme
Bayard Gobrait (qui devint entraîneur de
l’équipe de France militaire), MacoNena
(champion de France des poids lourds en
1972), Maurice Apeang (sélectionné pour
un
rent
les Jeux olympiques de Munich en 1972,
champion de France en 1978), Christian
Tumataroa (champion de France des
lourds en 1985) et Honoré Avae (champion
de France en 1986). 21 clubs sont affiliés au
Comité régional de Boxe de Polynésie
française dont le président est Maco Nena.
à Tahiti en 1851. Dès les années qui suivi¬
rent, il installa des magasins dans les îles
des Tuamotu où ses agents échangeaient
farine
coco
et
vêtements contre de l’huile de
en
prenant un bénéfice de 300%.
John Brander épousa Titaua *Salmon, fille
d’*Ari’itaimai et d’Alexander Salmon. Ce
mariage lui, permit d’être accepté par la
haute bourgeoisie anglo-saxonne de Pa¬
peete et d’acheter des terres. En 1866, il
possédait divers domaines avec trois mai¬
sons d’habitation et six bâtiments
d’exploi¬
tation.
Mais
sa
fortune résidait surtout
dans sa flotte de dix *goélettes. Non seu¬
lement il contrôlait le commerce interinsu¬
laire, mais il n’hésitait pas à envoyer ses
navires à Sydney, à Honolulu ou à San
Francisco vendre les oranges, la nacre et
Polynésie. La maison Brander
puissant établissement
commercial de Tahiti. P. O’Reilly la décrit
ainsi dans “Tahiti au Temps de la reine
Pômare” : elle «ne se contente pas d’impor¬
ter ou d’exporter... elle exploite des *planle
sucre de
était alors le plus
tations, cultive la *canne à sucre et le
*coton sur ses terres... D’où le défilé, dans
ses bureaux, de planteurs et d’industriels
mêlés aux marchands et aux capitaines de
navires, venus là pour négocier un contrat,
solliciter un emprunt ou proposer quelque
bonne affaire». John Brander était un no¬
table, et sa maison, le rendez-vous de la
“bonne société”. 11 laissa un million de dol¬
lars à sa veuve et à ses huit enfants.
brasse, nom fém. Mesure de longueur uti¬
lisée surtout dans la marine. La brasse cor¬
respondait à la longueur des deux bras
étendus. En
Angleterre, et dans de nom¬
breux pays, la brasse indiquait la profon¬
deur de l’eau. Une brasse mesurait 5 à
6 pieds, soit, suivant les pays, de 1,62 m à
1,83 m.
Autre sens : la brasse et la brasse papillon
sont deux des quatre nages fondamentales,
avec
le crawl et la nage sur le dos.
brasserie, nom fém. Établissement où l’on
fabrique de la *bière de façon artisanale ou
industrielle.
Maurice Apeang
boycott, nom masc. On dit aussi boycot¬
tage. Ce mot vient d’un certain Mr Boy¬
cott, un agriculteur irlandais qui s’était
opposé à une *réforme agraire. Aussi la
population refusa-t-elle de lui acheter ses
produits ; elle le boycotta. Le boycott est
une
action collective
qui utilise comme
moyen de pression la cessation de toutes
relations avec un pays, ou un individu, ou
le refus d’acheter un produit.
BRANDER (John) (1814-1877). Ce riche
Ecossais d’origine aristocratique débarqua
168
• C’est un brasseur de Mulhouse,
Auguste
Hartmann, qui, vers 1880, créa la première
brasserie à Papeete. La Brasserie de Tahiti
a été fondée en
1917 par François Vernau-
don, mais c’est en 1948 seulement que son
nouveau
propriétaire, Émile*Martin, lui
donna une dimension industrielle. La pro¬
duction de bière blonde (Hinano et Heine-
ken) atteignait 95 559 hl en 1983. La Bras¬
serie de Tahiti fabrique aussi des boissons
gazeuses sous licence et une
alcool sous la marque Vaitia.
bière sans
Autre sens: établissement où, à l’origine,
buvait que de la bière et où, de nos
jours, on propose une restauration rapide.
on ne
BRASSERIE
Brasserie de Tahiti. 1. La brasserie
de Tahiti vers 1950. 2. Stockage de
mait après germination contrôlée
de l’orge. 3. Étiquette des
bouteilles de bière Aorai (1935-
1940). 4. Projets d'étiquettes
réalisés par Pierre Heyman pour le
conditionnement de la bière
Hinano (1955). 5. Projet
d’étiquette par Adam. 6. Huit
modèles utilisés sur les chaînes
d’embouteillage depuis 1955.
7. Tifaifai à l’effigie de la bière
Hinano.
Te lare hâmanira’a p/a. 1. Te tare
hâmanira’a p/a / te matahiti 1950.
2. VaiTaa kerite. 4. Opuara'a nô
ni’a i te mau hoho'a tapa'o Hinano
hânianihia e P. Heyman.6. Hoho’a
O te mau mohina Hinano mai te
matahiti 1955. 7. Tifaifai o te
fa'ahoho’a i te hô'Smohina Hinano.
169
BRAULT
BRAULT
(Léonce) (1858-1933). Cet
liens ou coquilliers. A Tahiti, l’hôtel Beach-
homme cultivé fut envoyé à Tahiti en 1881
comber est construit sur une colline dont la
merie et reprit le * Messager de
mur ou
dans une clôture.
BREL
(Jacques) (1929-1978). Composi¬
pour travailler à r*imprimerie du gouver¬
nement. Dès 1885, il créa sa propre impri¬
Tahiti en
1889. Il devint de ce fait journaliste et fut
aussi l’imprimeur du journal La Cloche
dans lequel Paul Gauguin publia quelques
articles. Inscrit comme *avocat-défenseur
au
*barreau de Papeete, L. Brault était un
notable, membre de nombreuses
blées consultatives et homme
actif.
assem¬
politique
base est constituée de brèches.
Hom. : une brèche est une trouée dans un
chanteur né à Bruxelles, J. Brel a
laissé des chansons poétiques et puissam¬
teur et
ment
évocatrices comme “Le plat pays”,
“Amsterdam”, ou satiriques (“Les bigo¬
tes”, “Les bourgeois”), des comédies musi¬
cales (“L’homme de la Manche”). Acteur,
il a tenu le premier rôle de films dramati¬
brèche, nom fém. Géologie. Conglomérat
rocheux formé de fragments anguleux qui
ont été cimentés lors d’un processus de
*sédimentation. Dans les îles hautes de
Jacques Brel. 1. En concert.
2. Aux Marquises, sur l’aérodrome
Polynésie, les brèches sont nées d’un entas¬
projections volcaniques souvent
mêlées, près des côtes, à des débris coral¬
sement de
de Hiva Oa. 3. Le cimetière
d'Atuona, où il est enterré.
MARQUISES
parlent de la mort comme tu parles
LES MAkv'.'»^
regardent la mer comme
fruit
tu regardesd’ununpuits
redout
l’étéé
pluie est traversière elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
femmes sont
n’y a pas
;s
lascives au soleil
d’hiver cela n’est pas
t s’il
,a
temps s’immobilise
soir montent des feux et des points de silence
Qui vont s’élargissant et la lune s’avance
la mer se déchire infiniment brisée
des rochers qui prirent des prénoms affolés
puis plus loin des chiens des chants de repentance
quelques pas de deux et quelques pas de danse
manque de brise le
Marquises
Et par
Aux
Du
Et
Par
la nuit est
ux
soumise et l’alizé se brise
Marquises
regard
l’avenir est aulehasard
passent des cocotiers qui écrivent des chants
rire est dans
,e
œ cœur
le cœur le mot dans
est voyageur
d’amour
font
ignorent d’ignorer
pirogues s’en vont les pirogues s’en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en
Et
Que les sœurs
Les
Veux-tu que je te
Aux
170
Marquises.
dise gémir n’est pas de
mise
risques du métier”, ou
picaresques tel “Mon oncle Benjamin”.
J. Brel a vécu les quatre dernières années de
sa vie à *Atuona et repose près de la tombe
de Paul Gauguin. Il rendit de multiples ser¬
vices à la population des îles et composa
pour son tout dernier disque une chanson
intitulée “Les Marquises”.
ques comme “Les
BRINGUE
BRÉMOND (Joseph) (1803-1864). Ce
sont
généralement
une
invitation à la
charpentier et *colon français est représen¬
danse : *tâmürë, valse tahitienne, marche,
européens venus à Tahiti. Après le
naufrage de son navire ^baleinier, le char¬
pentier J. Brémond parvint à se faire
accepter par les Tahitiens en 1833, en dépit
aussi d’un repas, souvent bien arrosé ; elle
tatif de la première génération d’*aventuriers
de
ses
nombreux déboires
avec
la reine
*PomarelV. 11 devint restaurateur et se
livra à la contrebande de l’alcool. Profitant
du mariage d’*Ari’itaimai avec Alexander
*Salmon, et du lever de l’interdit des
avec les étrangers- qui prévalait
alors, il épousa une indigène en 1842 et eut
unions
une nombreuse descendance en
►
BREMOND (Joseph).
Polynésie.
mai lae mai i Tahiti nei. E loro 'a tamuta lutta.
’Oiia le tahi tamuta lei rave no le ari'i vahiné
'Uafa'aea ’oia i le vahiné ra ’o
O'opa a Teluamii ’o lei pi'i noa-alo'a-hia ’o
Taitapu vahiné, no rolo mai i le ’opu ari ’i
"Marama"no Mo'orea. 'Liafanaiia raiia
rahi i Papeete.
’alnini ma ho ’e tamari’i, ’e 'ua rahi te hua’ai i
vahiné iho. ’Ua papa ’i roa le ari’i vahiné
i le ari’i no Farani i laua lau ra no le fa’ahapa
i le hiirii ’o Brémond i Tahili nei ’e ma le ani
’iafa’aho’ihia ’oia i Farani. E’ila ra le ari’i
vahiné e iipo'oii’a, e fa’aea noa mai ’oia i
roa
Tahili nei e lae roa alu i le laime e Jari’i ai le
’oia i lana vahiné
(Paremo vahiné), htaha, i laua lau ra. e lure le
ari’i vahiné ’ia ha’aipoipo
’ore ra e fa ’aii ’a ia ha ’aipoipo le papa ’a i le
vahiné lahili.
’oia i Tahili nei i le maiahili 1864
vahiné i le maiahili 1899.
’Ua polie
lana
le
’oro ’a a le ma ’ohi ma
’arerea ’ore. inaha. mai le huru ra ê. e peu
lumii alo’a le reira natta.
Noa alu a ’ia e’ere i te
liai lira alo ’a le reira nona : e hintene, e
’e
’ori e
’ala ore ’oia i rolo i lana ’areareara ’a, i reira ia
leJeli’i ’e le mau hoa e ’amui alo’a mai ai. /
’areareara ’a e fa ’a ’una ’una
rolo alo ’a i lana
alo ’a ai le ma ’ohi iana iho.
le
’e
E liipii hiini tamaii le pe’ape’a i rolopu iana
te ari’i
souvent sur la journée
inura’a ’ava. e ’arearea noa ihoa te ntâ’ohi : e
Pômare IV i te tau ’a fa'ati'ahia ai loua aora’i
’o te ’opit feti’i ”ma’oa ’ie’ie”'ia.
prolonge tard dans la nuit et déborde
suivante. Parfois,
elle s’improvise sans façons : «A la hâte,
filles et garçons rassemblent amis et con¬
naissances, le petit groupe de rencontre va
organiser une bringue. Un véhicule est
trouvé qui emmène la bande joyeuse faire
le tour de nie ; on n’a oublié, ni les guitares,
ni une provision de victuailles et surtout de
bière, ni les blanches fleurs de tiare»
(A. *Grimald : “Lumières sur Tahiti”).
se
►
’areareara’a. ’Aiia paha e
’Ua tcipiie mai i Tahiti
nei i le matahiti 1833. ’Ona le tahi furani
le l'einia nei.
*’aparima... La bringue s’accompagne
’Ua rau ia le huru o
’una ’una : e hei laviri, e hei liare, e liare poe
noa... e
’aphifaufa’a te reira nona i rolo i wna
’areareara ’a.
/ teie lau, le na reira noa nei a ’oia lera ra, ’ua
riro roa le ’areareara ’a ’ei inura ’a ’ava rahi. ’o
le lumu alo ’a ho ’i ia o le mau pe’ape’a e mpu i
mûri a ’e e ’aore ra i rolo iho i le ’areareara ’a.
Bringue. 1. Tahitiennes et marins
françaises iors d'une bringue à la
fin du XIX” siècle (illustration du
"Mariage de Loti”). 2. Germaine et
Augustine de Bora Bora, deux
animatrices des bringues du
Quinn's dans les années 19501960.
Areareara'a. 1. Vahiné tahili ’e
ihitai papa’a i roto i te hô’ê
brick, nom masc. Ce type de voilier fit son
apparition au XVllP siècle. C’était un
bâtiment à deux mâts et beaupré, gréé à
voiles carrées et dont le tonnage était infé¬
rieur à 300 tonneaux.
areareara'a i te hope’a o te 19 o te
anotau. 2. Germaine ’e ’o
Augustine no Porapora, e piti rauti
nô te mau areareara’a i S Quinn’s i
te mau matahiti 50 ’e 60.
La voilure et la
mâture étaient très imposantes par rapport
à la coque. Le brick fut utilisé par certains
navigateurs au début du X1X‘ siècle tels
*Kotzebue et Robert Fitz Roy. Vers
1850, il était très répandu comme petit
navire de commerce pour des voyages au
long cours. 11 disparut à la fin du siècle,
époque à laquelle il n’était plus employé
que comme navire charbonnier.
que
Hom. : une brique.
bringue, nom fém. venant de l’allemand
hringe qui signifie “porter” (un toast). La
bringue polynésienne a une signification
assez différente.
11 s’agit d’une réunion
familiale
et
amicale
où
renouent d’abord avec la fête
les
convives
polynésienne.
Ils se retrouvent sur des nattes, les *pe'ue,
et font cercle autour de quelques joueurs de
guitare, A'*ukulele et de contrebasse tahitienne. Les chants, rythmés, sont puisés
dans les folklores ma’ohi et européen, et
171
BRISANTS
brisants,
nom masc. pl. Désigne les
rochers à fleur d’eau sur lesquels la mer se
brise en se couvrant d’écume. «Le bruisse¬
ment monotone et éternel des brisants de
corail» décrit la fin de la longue course des
*houles du Pacifique sur le *récif barrière
(Pierre Loti : “Le Mariage de Loti”).
brise, nom fém. Vent léger et doux. Sur
l’échelle de *Beaufort, il s’agit des vents
soufflant de I à 20 nœuds. L’*alizé est sou¬
vent une brise, mais on
distingue aussi, sur
les îles hautes, les brises de mer et de terre.
Dans la journée, l’air s’élève au-dessus des
versants montagneux qui s’échauffent plus
vite que l’océan. Cette *ascendance provo¬
que une aspiration de l’air marin vers l’in¬
térieur : la brise de mer s’établit. La nuit,
lorsque Die s’est refroidie, alors que la mer
reste tiède, la brise de terre descend des
hauteurs et rafraîchit le littoral. «Le 9 de ce
mois, \t James Edward\fvsi l’ancre à6 h du
matin, pour prendre la mer en profitant
d’une brise de terre» (P. O’Reilly ; “Tahiti
au Temps de la reine
Pômare”).
Brontispa
Voir aussi : hupe.
BROCHE (Félix) (1905-1942). Militaire
français né à Marseille. Nommé en 1939
commandant de la *Compagnie autonome
d’infanterie coloniale (C. A. LC.) de Tahiti.
Dès le lendemain de la formation du gou¬
vernement provisoire des *Établissements
français de l’Océanie, le 2 septembre 1940,
il proposa le ralliement, sous certaines
conditions, des militaires de la C.A.l.C.
Cette démarche permit le succès du mou¬
vement de la *France Libre dans la “''colo¬
nie. Il s’employa alors à la création d’un
corps expéditionnaire de 300 volontaires
dont il assura le début de l’instruction. En
Félix Broche
novembre 1940, il fut envoyé à Nouméa
afin de mettre sur pied un *Bataillon du
Pacifique qui comprenait, outre les Tahi¬
tiens, 300 Calédoniens et Néo-Hébridais.
172
C’est à la tête de ce D"' Bataillon du Pacifi¬
qu’il fit route vers l’Australie (mai
1941), puis atteignit le Proche-Orient, le
31 juillet 1941. Promu lieutenant-colonel
en octobre de la même année, il
participa, à
la tête de ses troupes, à la campagne de
Libye, et trouva la mort à *Bir Hakeim, le
9juin 1942.
Le quartier militaire de l’avenue Bruat
que
porte son nom.
Voir aussi : Guerre mondiale (2'^).
Brontispa, nom masc. Brontispa longissima. Insecte parasite des Cocotiers et des
Palmiers. L’adulte mesure 7 à 10 mm de
long sur 2 mm de large. 11 est plat et pos¬
sède de courtes pattes. Sa couleur varie du
jaune rouge au noir. Les larves et les
adultes mangent les jeunes “"folioles avant
qu’elles ne soient dépliées.
• Pour lutter contre ce parasite, ses “'“prédateurs naturels ont été introduits en Poly¬
nésie : la “'‘Guêpe Tetrastichus brontispae
parasite les larves et les nymphes ; une
autre Guêpe, Trichogrammatoidea nana,
parasite les œufs. Un Champignon, Metarhiziiim anisopHae, peut également atta¬
quer les larves, les nymphes et les adultes
de Brontispas. En cas de prolifération des
Brontispas, on pratique alors la lutte chi¬
mique en effectuant des pulvérisations de
produits insecticides.
Broom
Road. Principale avenue de
“"Papeete avant le “"Protectorat, le Broom
(ou rue des Genêts) était parallèle à la
plage, franchissait la Vaimi par un pont et
se continuait par la route du tour de l’île à
l’est comme à l’ouest. Moins fréquenté que
la plage (véritable voie de communication
entre 1820 et 1840), le Broom fut élargi et
amélioré par les Français et baptisé rue
Louis-Philippe puis, après 1848, rue de
Rivoli. Herman “"Melville nous en donne
un
aperçu dans ““"Omoo” : «J’étais de plus
BROWN-PETERSEN
plus frappé par le caractère pittoresque
de la large route ombragée... Cette belle
avenue
de loin la meilleure chose que la
en
-
civilisation ait
apportée dans Hle - est
appelée par les Étrangers le Broom et ce
pour des raisons que j’ignore».
Aujourd’hui, cette artère correspond aux
rues
du Cdt Destremeau, du
Gaulle et du Maréchal Foch.
Général de
urbanisées : en Polynésie, les fonds de val¬
lées et les
ver^nts-rtontagneux.
Un broussard est un individu qui vit dans
la brousse et qui pratique les randonnées
dans ce milieu sauvage.
Voir aussi : ’aihere.
BROWN (James) (1828-1902). *Missionnaire américain *mormon. James Brown
BROSSES (Charles de) (1709-1777). Ma¬
gistrat français, président du parlement de
Dijon. 11 publia en 1756 une “Histoire des
Navigations aux Terres australes”. Cet
ouvrage développa l’hypothèse d’un *continent austral dont la recherche fut en
partie
à l’origine des grands voyages d’*expiora-
tion, celui de *Bougainville par exemple.
fut envoyé en Polynésie en
était très
nationaliste. A la suite de tour¬
nées de
propagande aux Tuamotu, cer¬
taines îles devinrent, comme *Anaa, pro¬
américaines et refusèrent le *Protectorat
français. J. Brown fut alors emprisonné et
le
connaître des brouillards.
Toutefois,
ce
phénomène reste exceptionnel et n’a été vu
qu’une seule fois en 20 ans, à *Moruroa.
Sens figuré : l’expression “être dans le
brouillard” signifie ne pas voir clair dans sa
propre vie.
brousse, nom fém. Végétation naturelle,
clairsemée à dense, comprenant un mé¬
lange de plantes herbacées, arbustes et
arbres. La brousse désigne également des
espaces occupés par une telle végétation.
En milieu tropical, la brousse désigne les
zones peu ou pas exploitées par l’homme et
restées à l’état naturel ou à l’écart des zones
mormonisme
interdit.
1892, faire
deuxième tentative,
Relâché,
J. Brown rentra aux États-Unis. 11 devait,
en
brouillard, nom masc. Par temps calme,
lorsque l’air se refroidit suffisamment à
proximité du sol, la vapeur d’eau peut se
condenser en fines gouttelettes qui restent
en suspension dans l’air. C’est le brouil¬
lard. La visibilité y est inférieure à un kilo¬
mètre alors.qu’elle est comprise entre 1 et
5 km par temps de brume.
• Le sud du Territoire, plus frais, peut
1850. Comme
bien des missionnaires de cette époque, il
une
beaucoup plus fructueuse puisqu’elle abou¬
tit à l’implantation définitive du mormo¬
nisme.
(Charles-John)
(1879-1962). Ce commerçant et homme
d’affaires, né à Papeete, fut d’abord *charpentier de marine. Brown Petersen se lança
par la suite dans le *commerce du *coprah
aux
*Tuamotu, secteur dans lequel il
acquit un quasi-*monopole. Parallèle¬
BROWN-PETERSEN
s’associa entre les deux guerres
Émile*Martin et Georges
ment, il
avec
*Bambridge
au
sein d’une entreprise
d’import-export: la Société commerciale
du Pacifique. Après la mort de son associé
Georges Bambridge, en 1942, il abandonna
le commerce pour se consacrer à ses *plantations. Ses domaines de *Papeari (300
caféières,
îles Sous-le-Vent
(1 000 hectares, dont 750 à *Huahine) en
firent rapidement le plus gros propriétaire
hectares de *cocoteraie et de
250 têtes de bétail) et des
terrien de Polynésie française.
chantier naval de Charles BrownPetersen à Pare Ute
173
BRUAT
BRUAT
(Armand-Joseph) (1796-1855).
A. Bruat entra dans la marine à l’âge de
tions au Brésil, aux Antilles, à Terre-Neuve
tapa ’o tore toru ’oia no te nu’u.
I te 8 no Tenuare 1843, ’ua fa'atoro’ahia ’oia
Navarin en 1827 en sauvant le bateau ami¬
’Ua tae mai ’oia i Matuita ma na ni’a i tepahi
15 ans et participa à de nombreuses expédi¬
et au Sénégal. Il se distingua à la bataille de
ral de la flotte russe, puis obtint de nom¬
breux commandements de navires entre
1830 et 1842. Cette année-là, il fut nommé
♦gouverneur des îles Marquises puis, en
1843, reçut l’ordre «d’exercer l’autorité seul
et sans partage en ce qui concerne le gou¬
vernement des îles Marquises et le ♦protec¬
torat de Tahiti».
• Armand Bruat arriva à Tahiti en novem¬
bre
Armand Joseph Bruat
1843 et devint ♦commissaire du roi
auprès de la reine ♦Pômare IV. Au départ,
il avait été doté de moyens importants qui
lui permirent de transformer Papeete en
une petite ville française. C’est lui qui choi¬
sit ce site alors que de nombreux officiers
plaidaient pour Taravao. Sur les hauteurs
de Papeete, il fit construire le village colo¬
nial de ♦S'® Amélie sur le modèle des éta¬
blissements militaires d’Algérie. Toutefois, ces
travaux
furent considérablement freinés
par la résistance armée des Tahitiens.
A. Bruat consacra alors son énergie à met¬
tre
fin à la guerre en utilisant à la fois la
force et la diplomatie. Il fit fortifier Papeete
construire le ♦fort de Taravao. En
décembre 1846, il réussit enfin à venir à
et
bout de la résistance, mais ce long conflit
mit fin à sa carrière à Tahiti. Remplacé en
mai 1847, il quitta l’île avec le grade de
contre-amiral. Il laissait un établissement
militaire
sur
la côte
nord, mais l’île était
ruinée par la guerre et désertée par les
♦baleiniers. Gouverneur des Antilles puis
clairière de culture sur brûlis
au Brésil
►
BRUAT (Armand Joseph) (1796-1855). E
amiral de la flotte française. A. Bruat mou¬
rut du choléra au retour de l’expédition
militaire de Crimée.
’ei Tâvana Rahi nô te mau motu
’o
ra
ato ’a
Uranie, ra ’atirahia e
Matuita ma.
Bonard. ’Ua riro
’oia ’ei Tomitera no te ari’i no farani i
piha’i iho i te ari’i vahiné ’o PômareIV. ’Ua
tae mai
’oia i Tahiti nei i te 4 no novema
matahiti 1843 ’e te rata ’o ta te ari’i Louis-
Philippe no Farani ipapa’i i te ari’i vahiné
PômareIVno tefa’a’ite iana e, ’ua fâri’i ’oia i
tana anira ’a i te hau tamaru a Farani.
te
’Ona ïa
Tavana rahi farani mâtamua i Tahiti nei
(mai te ’ava’e novema matahiti 1843 ’e tae atu i
te ’ava’e me matahiti 1847). Nana ato’a e
fa ’aoti i te ha ’amau i te ’oire pu i Pape ’ete,
’eiaha ra i Taravao mai ta te tahi e mana ’o ra,
’e ’ua ha ’amata ’oia i te fa ’anaho i te ’oire pu
nei.
’Uafifi tâmau ’oia i roto i tânafa’aterera’a
i te tau iho a ra ’a tupu ai te tâma ’i i rotopu i
farani ’e te mau ma ’ohi no te tahi mau
’ohipa huru fifi a te ’atimarara
farani ’o Dupetit-Thouars. ’Ua ’imi ’o Bruat i
te nu’u
arata ’ira ’a
te mau rave’a ta hau vave teie tama’i. ’Ua
ha’amau ’oia i te tahi maupa i Pape’ete nei ’e i
Tarava ’o. ’Ua hau teie tama ’i i te matahiti
1846, na roto i te vira ’a te mau ma ’ohi i uta i te
fa ’a i Pua ’atehu. ’Ua fa ’aho ’ihia ’oia i Farani i
te matahiti 1847, inaha, ’ua hurufa’ahapahia
’oia no le huru ’o te tupura ’a o teie tama ’i tei
fa ’atopa i te fenua i roto i te fifi. Mai Farani, e
papa’i tamau ’oia i te rata i te ari’i vahiné
PômareIV. Imûri a’e i tonapohera’a i te
matahiti 1855, ’ua riro tana vahiné ’ei ha’apa’o
i te ha’api’ira’a i te tamaiti a te ’emepera
Napoléon III e riro ato ’a ai ’oia ’ei auvaha no
te ari’i vahiné Pômare IV i mua i te aro o te
’emepera.
bruine, nom fém. Tahitien ; tôhu’a. Petite
pluie fine qui tombe lentement. La bruine
est rare en climat tropical car les puissantes
♦ascendances de l’air chaud provoquent
des condensations et des ♦averses brutales.
La
bruine
peut toutefois précéder une
averse, ou lui succéder, pendant quelques
minutes. Le promeneur peut aussi la ren¬
contrer dans les vallées lorsque les ♦nuages
bas commencent à précipiter.
Voir aussi : précipitations.
brûlis,
nom masc. Cette technique de
défrichement consiste à incendier une por¬
tion de forêt. Elle est surtout pratiquée par
les paysans itinérants des pays tropicaux
qui escomptent de bonnes récoltes sur les
sols vierges enrichis par les cendres.
•
Le brûlis est interdit en Polynésie, mais
agriculteurs s’y livrent parfois aux
dépens d’un arpent de ♦brousse, pour
ouvrir une clairière de jardinage ; un
*fa’a’apu. L’incendie peut s’étendre au ver¬
des
sant entier d’une vallée ou à toute une col¬
line et leur donner un aspect désolé.
Les
sols sont alors ravinés par l’^érosion et les
arbres laissent la place à un tapis de ♦ fou¬
gères monotone.
174
BUDGET
BRUNEL (Gaston) (1869-1940). Ce ♦mis¬
sionnaire protestant français prit la relève
des *pasteurs anglais des îles Sous-le-Vent
1892 II parvint à se faire accepter par la
population en dépit du conflit qui opposait
cet archipel à l’administration française.
en
Voir aussi : Croix bleue.
BRUNOT (Richard) (1883-1958). Breveté
de l’École coloniale, ce haut-fonctionnaire
accomplit l’essentiel de sa carrière en Afri¬
que dans l’Entre-deux-guerres. En 1940, il
se rallia au général de *Gaulle qui lui
confia une mission d’inspection en Océa¬
nie. Dès son arrivée à Tahiti, le 6 juin 1941,
il entra en conflit avec les gaullistes de
Polynésie tels le gouverneur Émile de
♦Curton, Émile *Martin, Marcel *Sénac,
Jacques Ravet... Il se nomma gouverneur
des *Établissements français de l’Océanie,
fit emprisonner sans raison claire ses adver¬
saires et attisa si bien les haines entre les
partis locaux que le général de Gaulle dut
envoyer le haut-commissaire Thierry
d’*Argenlieu rétablir l’ordre à Papeete.
Dans le télégramme qu’il adressa à d’Argenlieu le 4 août 1941, de Gaulle rappelait :
«Brunot n’avait aucunement qualité pour
enfermer un gouverneur nommé par moi,
et surtout pour prendre sa place sans
aucune autorisation de ma part.
En outre,
la conduite et les allégations de Brunot à
l’égard de *Sautot, membre du Conseil de
défense de l’Empire, sont inadmissibles. La
première chose à faire par vous sera de
mettre un terme à la mission de Brunot».
Démis de ses fonctions en 1942, il fut réin¬
tégré en 1946, mais admis à la retraite la
même année.
buccin, nom masc. Trompette romaine
dont le nom a été donné à un Coquillage.
Gastéropode de la famille des Buccinidés, aussi appelé Cor de mer. En Polynésie,
les Buccins sont représentés essentielle¬
ment par les genres Cantharus et Engina.
•
Ils ont une forme hélicoïdale et mesurent
moins de 40 mm. Ils ont un régime alimen¬
taire carnivore et se nourrissent de cada¬
vres. On les rencontre sur substrat dur
autour des colonies coralliennes ou sous les
dalles de corail.
budget,
masc. Projet chiffré de
dépenses d’une collectivité
publique (*État, *Territoire, *commune,
♦service public...) ou d’une collectivité pri¬
vée (♦entreprise, ♦association, ♦ménage...).
Ces prévisions sont le plus souvent
nom
recettes et de
annuelles, ou mensuelles dans le cas d’un
ménage. La partie “recettes” précise l’ori¬
gine et le montant des fonds dont disposera
la collectivité. La partie “dépenses” décrit
la nature et le coût des opérations qu’elle
réalisera. L’établissement d’un budget per¬
met d’adapter les dépenses aux recettes et
d’agir avec l’assurance que l’on pourra
payer ce que l’on entreprendra. Lorsque le
budget a été exécuté, des comptes définitifs
sont établis : ils permettent, d’une part, de
comparer les prévisions et les réalisations
et, d’autre part, de mettre en évidence un
excédent ou un déficit du budget.
• budget communal. Chaque commune de
Polynésie française a un budget propre,
proposé chaque année par le * maire, puis
discuté et voté par le ♦Conseil municipal.
Le budget est en général proportionnel au
nombre d’habitants de la commune. Les
recettes
sont, pour une
revenus perçus sur
petite part, des
le territoire communal :
♦taxes et ♦impôts municipaux, recettes des
services d’^état civil... L’essentiel provient
des ♦fonds de l’État (F.I.D.E.S.) et du Ter¬
ritoire (F.I.P.), ainsi que des emprunts,
alors que les communes métropolitaines
vivent beaucoup plus sur leurs ressources
propres.
La commune utilise son budget
pour assurer certains services publics :
l’^état civil, l’entretien de la voirie, l’éclai¬
rage public, le ramassage des ordures, le
fonctionnement de la *police municipale et
Richard Brunot
parfois d’un corps de ♦pompiers... Les
fonds permettent aussi de financer des tra¬
d’équipement comme l’installation
d’un réseau d’adduction d’eau, l’aména¬
vaux
gement d’une marina ou la construction
d’une école publique.
•
budget de l’État (ou loi de ♦finances). A
la fin de chaque année civile, le gouverne¬
ment français prépare un projet de budget
pour l’année à venir. Ce projet est soumis à
la discussion et au vote de !’♦ Assemblée
nationale et du ♦Sénat, puis rendu appli¬
cable par un ♦décret du *président de la
République. Les recettes proviennent,
pour la plus grande part, des impôts directs
et indirects payés par les ♦agents économi¬
ques. Les dépenses correspondent aux frais
de fonctionnement (les ♦salaires des ♦fonc¬
tionnaires par exemple) et aux dépenses
d’^investissement de l’État (la construction
de routes, d’écoles, l’achat de matériel mili¬
taire...). L’État utilise aussi son budget
pour aider les ménages et les entreprises en
difficulté, pour orienter et stimuler la vie
économique, pour financer des pro¬
grammes d’aide aux pays du Tiers Monde,
etc. En 1984, les dépenses budgétaires
s’élevaient à 1 052 milliards de FF (soit
19 125 milliards de F.C.F.P.). Une petite
partie de ce budget est dépensée en Polyné¬
sie française. Cette même année, l’État et
les établissements publics métropolitains
ont dépensé sur le Territoire 75 milliards de
F.C.F.P., dont 44% pour les dépenses
Buccin
militaires. Le reste concerne des domaines
très variés : l’éducation, la recherche, l’aide
aux communes,
les services publics tels que
R.F.O. ou l’O.P.T.
•
budget familial. L’ensemble des *revenus
reçus par une famille constitue les recettes
de son budget. Pour de nombreux ména-
175
BULLETIN
Structure du budget territorial : dépenses d’investissement (en haut)
et dépenses de fonctionnement (en
bas).
ges, la plus grande partie du budget satis¬
fait des besoins immédiats (alimentation,
loyer, vêtements...), mais, si le *niveau des
le permet et si la famille le désire,
une partie peut être consacrée à r*épargne
ou mise de côté pour des dépenses pro¬
chaines importantes (vacances, achat d ’une
voiture...). Au contraire d’une commune,
du Territoire ou de l’État, un ménage pré¬
pare rarement son budget, sauf si des
revenus
dépenses inhabituelles sont envisagées,
mais chacun connaît les limites de ses res¬
sources.
L’étude des budgets familiaux
(revenus et dépenses) révèle les conditions
de vie et les habitudes d’une population.
Elle aide les pouvoirs publics et les entre¬
prises à prévoir leurs actions. En 1979, puis
en 1986,1’* LT.STAT, a pu dresser une liste
des biens et services consommés par un
ménage moyen, après une enquête sur les
budgets familiaux. Cette liste permet le
calcul de l’indice des prix et donc le taux
annuel d’augmentation des salaires.
• budget territorial. Il est préparé chaque
année par le ministre de l’*Économie et des
Finances du Territoire, à partir des sou¬
haits exprimés par chaque ministère. Il est
discuté et voté par l’Assemblée territoriale
lors de la session budgétaire d’octobrenovembre. Dès qu’il est adopté, le budget
devient le cadre obligatoire de l’action
gouvernementale. En 1986, les recettes
provenaient essentiellement des impôts
indirects et 80 % des sommes étaient affec¬
dépenses de fonctionnement
(salaires des fonctionnaires en particulier).
tées à des
Voir aussi : consommation, fiscalité.
Bulbul,
nom
masc.
Pycnonotus cafer.
Oiseau de couleur générale noire ou mar¬
ron foncé. Il est caractérisé par une huppe
la tête, une longue queue portant à la
base une tache rouge écarlate et une bande
sur
à l’extrémité. Il est plus petit
(18 cm) que le Merle et a connu un déve¬
loppement très important ces dernières
années en Polynésie. Il est de plus en plus
répandu dans tous les jardins et son cri est
caractéristique. Il a été introduit en 1985,
probablement à partir d’autres îles du
Pacifique où on le trouve également : Fidji,
Tonga et Samoa.
blanche
176
Bulletin officiel des Établissements
français de l’Océanie. Cette publication
mange les poulets”). Oiseau de proie
diurne. On l’appelle aussi Busard de Gould
l’administration de la colonie (lois, décrets,
arrêtés...) et des informations sur les mou¬
Busard australien, ce qui traduit son
origine. Il est communément appelé, par
erreur, *Épervier. Il a été introduit à Tahiti
en 1885 par le consul d’Allemagne dans le
couverture d'un numéro du Bulletin officiel des
de la *Perruche nonette et à la raréfaction
annuelle a été éditée de 1843 à 1902. Elle
contient tous les actes officiels relatifs à
vements des *résidents et des navires.
Établissements français de l'Océanie
BULLETIN OFFICIEL
ou
but de diminuer le nombre de rats. Mal¬
heureusement, il a contribué à l’extinction
des *Ptilopes et des *Sternes blanches. On
le rencontre du littoral jusqu’à 1 500 m d’al¬
titude. Sa chasse est interdite par la loi.
MüLISSEM'ENTS PRANÇAIS EE L’OCÉANIE
BYRON
PMTEtTOMT DES ItES DE U SOCIETE El DÉPEmSEES,
CONIEItm LES LCTES SFFICIELS
riSL'Fi Fl F- Jiin’ii ii SI Di'unbli ISSt iiiliiiiiaiiL
(John) (1723-1786). Ce vice-
amiral anglais réalisa sa première expédi¬
tion dans le Pacifique lors d’un raid contre
les Espagnols en 1741. Son navire s’échou¬
nier des Indiens,
TOME
IV.
bureaucratie, nom fém. Terme péjoratif
qui désigne les services administratifs et
aussi la situation d’un pays où ces services
ont pris beaucoup trop d’importance et
bloquent toute évolution. La bureaucratie
est fréquente dans les pays où l’État con¬
trôle une grande partie de la vie économi¬
que et sociale. Une administration bureau¬
cratique a tendance à ralentir la trans¬
mission des décisions et à couper les liens
entre l’administré et les centres du pouvoir.
Burgo
ou
burgau, nom masc. Turbo
*Mollusque Gastéropode
années prison¬
puis des Espagnols. En
ant au Chili, il passa quatre
1764, il fut choisi par l’amirauté pour
conduire une exploration scientifique dans
le Pacifique. 11 partit sur le * Dolphin, tou¬
cha la Patagonie et les Malouines (actuelles
Falkland) au sud de l’Argentine. En Océa¬
nie, il découvrit certaines îles des *Gilbert
et des Tuamotu, notamment *Takaroa et
*Takapoto qu’il nomma îles du roi
Georges. 11 échoua dans sa recherche des
îles *Salomon entrevues par *Mendàna.
Rentré à Londres en 1766, il accéda au
grade d’amiral, mais le Dolphin fut confié
à Samuel *Wallis pour sa seconde
dition.
expé¬
John Byron
mannoralu.s.
marin. 11
a
été introduit à Tahiti de nie
Vate (Vanuatu) en 1967 pour la beauté et la
qualité de sa nacre. Sur les 300 individus
transportés, 12 survécurent au voyage par
bateau et furent transplantés à Tautira.
Depuis 1980, des transplantations ont été
faites à Moorea, aux îles Sous-le-Vent et
aux
Tuamotu-Gambier. Sa *nacre est appe¬
lée burgaudine.
Busard des roseaux, nom masc. Circus
aeruginus approximans. Tahitien; manu
’amu
moa
(littéralement : “l’oiseau qui
byssus, nom masc. Touffe de filaments
cornés bruns sécrétée par l’appareil byssogène situé à la base du pied de certains
Bivalves. Ces filaments sont très résistants
et servent à leur fixation sur substrat dur.
Par exemple le
Busard des roseaux
byssus des *Moules, des
*Nacres, des *Bénitiers...
cabotage, nom masc. Navigation à pro¬
ximité des côtes, entre des ports d’une
même mer ou d’un même pays. Les *goélettes font du petit cabotage entre les îles et
Tahiti. Dans le *port de Papeete, un quai
leur est réservé, près de r*huilerie.
CABRY
(Joseph) (1779-1822) (appelé
aussi Cabri, Kabris...). Ce *beachcomber
fut sans doute le premier Français à avoir
vécu en Polynésie. Embarqué sur un *baleinier anglais, il fit naufrage aux îles Mar¬
quises et déserta. Il se mit au service du chef
de Tahuata
comme
mercenaire et inter¬
prète. Après avoir épousé la fille de son
protecteur, il vécut là sept ans, intégré à la
société marquisienne. En 1804, il fut “en¬
levé” par le navigateur *Krusenstern qui,
après une étape en Russie, le ramena en
France. Nostalgique et misérable, il exhi¬
bait ses tatouages dans les foires et en par¬
ticulier dans un petit théâtre de Bordeaux
appelé “Cabinet des Illusions”. Après sa
mort, survenue à Valenciennes, un ama¬
teur convoita
mais des disposi¬
tions furent prises pour éviter cette “profa¬
sa
peau,
nation”.
cacao, nom masc. Tahitien : totora.
Graine du Cacaoyer, arbre de la famille des
Sterculiacées originaire du Mexique. Les
Joseph Cabry
178
graines ou fèves de cacao, au nombre d’une
quarantaine, sont enrobées d’une pulpe
molle appelée cabosse.
• En Polynésie, les premiers plants furent
introduits par la *Mission catholique en
1860 et la première cacaoyère fut plantée à
Teahupoo en 1866. L’enquête agricole de
1877 faisait état de 5 268 plants à Tahiti et
Moorea, mais la production de cacao ne
dépassait pas 30 kg. Cette culture fut aban¬
donnée en Polynésie française et les tenta¬
tives pour la reprendre en 1955-1960 ont
été ruinées par les transformations socio¬
économiques liées à l’installation du *Centre d’Expérimentation du Pacifique.
Les principaux producteurs mondiaux
sont la Côte d’ivoire et le
Brésil. Dans le
Pacifique Sud, seules les Samoa occiden¬
tales et la Papouasie exportent un peu de
cacao.
Cachalot, nom masc. Gros *Mammifère
marin du genre Physeter. C’est un *Cétacé
odontocète
(qui possède des dents),
au
contraire des * Baleines qui ne portent que
des fanons pour retenir leur nourriture. La
mâchoire inférieure porte une quarantaine
de dents qui s’emboîtent dans des cavités
de la mâchoire supérieure. La tête, énorme,
contient le spermaceti ou blanc de baleine
qui est utilisé comme lubrifiant. Dans l’in¬
testin se forme l’ambre gris, un produit
utilisé comme fixateur en parfumerie. Les
Cachalots sont des Carnassiers. Ils peuvent
rester 75 minutes sous l’eau et plonger
jus¬
qu’à 900 mètres de profondeur, où ils chas¬
sent les Calmars géants. Pendant la plon¬
gée, une valve ferme l’évent (orifice respi¬
ratoire situé sur la tête) et empêche l’entrée
d’eau dans les poumons. En même temps,
les battements du cœur ralentissent. Les
plus gros spécimens atteignent 20 mètres et
pèsent 50 tonnes.
• La
chasse
au
Cachalot commença en
1789 dans les eaux tropicales du Pacifique.
Les campagnes de pêche étaient longues et
éprouvantes : «six mois au large, oui lec¬
teur, figurez-vous six mois passés sans voir
la terre, à poursuivre le cachalot sous le
dévorant soleil de la Ligne, six mois à dan¬
ser sur les lames du Pacifique infini...»
(H. Melville : “*Taipi”). Lorsque aucun
cétacé n’était en vue, les marins occupaient
leur temps en gravant sur les *dents de
cachalot
(scrimshaws). Beaucoup de ces
dents étaient de véritables œuvres d’art.
L’une d’elles représente, sur une face, une
dame en crinoline portant ombrelle et, sur
l’autre, cette inscription : «A nos épouses et
à nos bonnes amies des îles. Puissent-elles
ne
jamais se rencontrer!».
'ohipa taniuniura’a fenua i Farani. 'Area i
Porinetia ra, ’ua ha ’amauhia ïa te piha toro 'a
tâniuniura’a fenua a te Hau i te 5 no novema
1862. '0 Fa'a'a tei taniuniu matamuahia i te
matahiti 1922 ra. E rave rahi motu nô te pae
Tuamotu ma i ore a i taniuniuhia.
E'ere ra ho’i te tâniuniura’a fenua i te mea
’ohie i te mau motu, inaha e titauhia te fatu
fenua ’ia ti'a atu i mua i te aro o te ta'ata
taniuniu ’e tâna mau parau fatura ’a ato ’a mai
ho’ora’a, te parau tutu’u ’e
’e tei Papeete ho ’i te vaira ’a te
te tomite, te parau
rau atu a,
rahira’a o taua mau parau ra.
roa
E ’ohipa faufa’a
râ te tâniuniura ’a fenua. Nana ïa e
ha ’apâpü i te fatu o te fenua, tôna faito rahi ’e
tae roa ato ’a atu i te mau
fenua e tapiri mai.
CADOUSTEAU. Importante famille
colons
1851.
de
français installée à Tahiti depuis
( 1855-1916), fils
d’Étienne Cadousteau (1825-1870) et de
Célestine Brémond, fut ^interprète du gou¬
• Jean-Marie Cadousteau
vernement et joua un rôle politique
notoire
dans les années 1880. Sa célébrité vint en
partie du fait qu’il signa tous les documents
officiels de prise de possession des Établis¬
sements français de l’Océanie.
• Mai-Arii Cadousteau, née en 1909, des¬
cendante des rois *Mai et *Puni de Bora-
cadastre, nom masc. Ensemble des plans
et des registres qui permettent d’identifier
chaque parcelle de terre et son proprié¬
taire. Le cadastre est établi pour chaque
commune et sert de base au calcul de l’im¬
pôt foncier. En France, les premiers plans
cadastraux ont été établis en 1809.
En Polynésie, un Service du Cadastre
naquit le 5 novembre 1862, mais le premier
cadastre communal, celui de Faaa, ne fut
réalisé qu’en 1922. Aujourd’hui, Rapaetla
plupart des îles des Tuamotu du Sud ne
•
sont pas encore
►_
cadastrées.
Bora, est membre de 1’*Académie tahitienne. Elle travaille avec ferveur au main¬
tien d’une langue tahitienne aussi pure et
aussi riche que possible. Elle a composé un
“Dictionnaire français-tahitien”, une
“Grammaire tahitienne”, une “Initiation à
la Langue tahitienne” et un livre de pré¬
noms
tahitiens.
cadre, nom masc. Salarié occupant un
poste à responsabilités dans une *entreprise ou un organisme public. Le cadre a
un
haut niveau de connaissances et des
taniuniura’a fenua. Erave’a ïa no te ta
capacités à conduire la vie de l’entreprise et
à organiser le travail des salariés. Les
cadres supérieurs occupent des emplois
exigeant une haute qualification, dirigent
des grands services, des usines, ou conseil¬
lent la direction générale. Ils sont assistés
dans leurs tâches par des cadres moyens
qui sont des techniciens qualifiés.
• En France, en 1983, les cadres supérieurs
représentaient 8 % de la ^population active
et les cadres moyens près de 20 %.
En Polynésie française, à la même date, les
chiffres étaient respectivement de 4,4 et
14,4 %. Malgré les efforts de formation, le
nombre de cadres issus de la population
polynésienne résidente est encore insuffi¬
sant. De nombreux postes d’encadrement
sont occupés par des personnes dites “expa¬
triées” c’est-à-dire en séjour temporaire.
C’est le cas pour les médecins, les ♦profes¬
seurs, les cadres de r*hôtellerie et de quel¬
ques grandes entreprises.
section du plan cadastral d'Arue
d’une action ; le cadre d’une bicyclette.
’oti 'ara 'a i te fenua ’e e roa 'a ato 'a mai ai te
hôho 'a O te fenua iho 'e tôna ato 'a ho ’i parau
niuniu 'e e ’ite-ato ’a-hia ai 'e ’o vai te fatu.
Mai te matahiti 1809 ra i ha’amatahia ai te
Autres sens : le cadre d’un tableau ; le cadre
CADUC
Café. 1. Café préparé en Polynésie
par les sociétés Fetia, Taofema’ohi
et Café de Tahiti. 2. Rameau de
caféier aux fleurs et cerises à
différents stades de maturité.
3. Récolte du café. 4. Aire de
séchage du café aux Australes.
Taofe. 1. Taofe hamânihia i
Porinelia nâ Fetia, Taofe mâ’ohi,
"Café de Tahifi". 2. Ama'a taofe.
3. Ohitina’a taofe. A. Vahi taraira'a
taofe i te mau fenua Tuha’a pae.
caduc, adj. (fém. : caduque). Terme de
botanique s’appliquant aux feuilles qui
tombent chaque année et sont renouvelées.
En Polynésie, ce phénomène est spectacu¬
laire chez le *’autera’a et le vt tahiti qui
donne la pomme-Cythère. Les autres
arbres remplacent leurs feuilles au fur et à
mesure qu’ils les perdent et ne présentent
donc pas l’aspect dépouillé des arbres des
régions tempérées en hiver. A l’inverse, cer¬
taines espèces, comme les *Conifères, ont
des feuilles dites persistantes.
S’emploie aussi en droit, pour qualifier une
loi, un contrat qui est périmé ou annulé.
• nom fém. La caduque est la partie de la
membrane utérine qui entoure l’œuf puis le
fœtus et qui est éliminée au moment de
l’accouchement.
assurée par les îles de Tahuata (Marquises),
Tubuai et surtout Raivavae (Australes),
mais elle est tombée à moins d’une tonne en
1986.
La
pénurie de main-d’œuvre, l’existence
d’autres sources de revenus (les allocations
aux Marquises par exemple)
responsables de l’abandon des caféières qui ne forment plus que de simples
familiales
sont
sous-bois dans les vallées des îles hautes.
Les
principaux producteurs mondiaux
sont le Brésil et la Colombie. Dans le Paci¬
fique Sud, le seul exportateur de café est la
Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Par extension : boisson obtenue par infu¬
sion de grains de café ; débit de boissons.
►
taofe. E'ere te taofe i te ra 'au tumu no to tatou
net pae
Cafard voir Blatte.
café, nom masc. Tahitien : taofe. Graine
du Caféier (Coffea arabica). Arbuste de la
famille des Rubiacées. S’il n’est pas taillé,
le Caféier peut atteindre 10 m de hauteur.
Ses branches, longues, fines et flexibles, por¬
tent des feuilles disposées deux par deux à
la base desquelles viennent les fleurs et les
fruits. Ces derniers sont appelés “cerises” et
contiennent deux graines qui, mûres,
séchées et torréfiées, donnent le café. Un
caféier produit environ 2 kg de cerises par
an soit 350 g de café torréfié.
• La variété introduite en Polynésie est
originaire d’Éthiopie. Les premiers plants
furent introduits par le capitaine Marsden
en
1817, mais il fallut attendre la “révolu¬
tion agricole” des années 1860 pour voir la
culture du café se développer. A partir de
1935, le Territoire devint exportateur et la
production atteignit le niveau record de
331 tonnes en 1956. La production est
fenua, inaha i te matahiti 1817 i tae
mai ai, mai te fenua Etiopia mai 'e maoti ho ï
te ra ’atira
Mai te matahiti
1860 ra, i ha’amatahia ai i te tanu rahi i te
taofe i Tahiti nei ’e haere roa atu ai i te
rahira 'a i te area matahiti 1935 ra i
ha ’amalahia ai i te hapono i rapae i te fenua
nei. I te matahiti 1956 ra, 'ua tae'a tona faito
rahi roa a 'e 'oia ho 'i e toru hanere ’e loru
’ahuru ma ho’e tane (’oia ho’i, 331 OOOkiro).
’O
’o Tupu'ai ’e
’o Ra ’ivavae i te tuha 'a pae, ’e ’o Tahiti iho ta
te mau fenua fa'a’apu taofe roa a'e.
/ teie ra tau, ’ua topa rahi ’ino roa ta te hotu o
te taofe, ’e pae ’ahuru tane noa iho i te
matahiti. ’Aita atura ta tatou e rava’ifa'ahou
nei i ta tatou iho taofe, mai mua ra, inaha ’ua
fa’aru’e tefeiafa’a'apu taofe i ta raiou mau
fa’a’apu no te tahi ’ohipa ’ohie atu ’e te moni
ta’a-noa i te ’ava’e, vai noa atu ai ïa te fa'a'apu
i roto i le ’aihere ’e ’aore ra pohehia alu ai i le
ma’i nôte ha’apa’o ’ore. ’O nafenua Beresilia
’e Colombia nâfenua ’ona taofe rahi roa a'e i
teie nei ao. ’Are'a o te fenua Papua fa to te pae
patifita nei.
l teie mahana, ’ua riro te taofe ’ei inu tumu na
Tahuata (i te pae Nu’uhiva ma),
te ma ’ohi.
rmiiimmi
180
pahi ra ’o Marsden. E’ere ra i te mea
tau 'a-rahi-hia i taua tau ra.
CAISSE
Cahiers du Pacifique (Les). En 1958, le
Conseil de la fondation Singer-Polignac a
pris la décision de fonder la revue Les
Cahiers du Pacifique. Cette publication
présente les résultats d’expéditions océa¬
nographiques financées par la fondation
ou menées de façon indépendante sur les
*milieux et *écosystèmes de l’océan, des
barrières coralliennes, des eaux saumâtres
et des *mangroves.
Après avoir pris le nom de Cahiers de
rindo-Pacifique en 1979, la revue a cessé
de paraître en 1980.
(Eugène) (1866-1938). Cet
historien français accomplit deux longs
voyages en Polynésie, en 1899 puis en 1912.
CAILLOT
Utilisant les notes des missionnaires et de
colons, il publia trois ouvrages histori¬
ques : “Les Polynésiens orientaux au con¬
tact de la civilisation” (1909), une “Histoire
Polynésie orientale” (1910) et
“Mythes, légendes et traditions des anciens
Polynésiens” (1914). Le premier de ces
volumes est abondamment illustré par des
photographies prises par l’auteur. Tous ces
clichés ont été déposés au Musée de
de
la
l’Homme à Paris.
’'’ports et des *aéroports, la réalisation des
lotissements pour l’habitat. Elle a prêté des
sommes importantes à 1’*Agence territo¬
riale pour la Reconstruction pour financer
les travaux entrepris à la suite des dégâts
provoqués par les cyclones de 1983.
• Caisse de Prévoyance sociale (C.P.S.).
LaC.P.S. aété créée en 1956 pour gérer les
services de protection sociale des salariés
et, depuis 1979, ceux des travailleurs indé¬
pendants : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs,
artisans. Les cotisations des employeurs
et des travailleurs alimentent le budget de
la C.P.S. Celui-ci s’élevait à 17 milliards en
1984. La Caisse est gérée par un conseil
d’administration. Le directeur, nommé par
le Conseil des Ministres de Polynésie, a
autorité sur les 350 agents du service. La
caisse est un organisme redistributeur de
richesses qui reverse des *prestations sous
diverses formes :
*allocations prénatales et de maternité
allocations familiales pour l’entretien des
-
-
enfants à charge
-
remboursements de soins aux malades et
aux accidentés
-
-
retraites
aides aux handicapés
Les ^assistantes sociales de la C.P.S. aident
les
caisse, nom fém. Coffre où l’on dépose des
fonds. Établissement gérant ces fonds. Bu¬
reau ou
guichet où s’effectuent des verse¬
ments ou des retraits d’argent.
Caisse agricole. Première *banque de
Polynésie française, créée le 30 juillet 1863.
Gérée par l’administration, elle était sur¬
tout alimentée par les fonds prélevés sur le
*budget de la *colonie pour encourager le
développement de l’agriculture, et par la
•
achetées. La caisse fut
autorisée à acheter et à louer des terres
revente des terres
ménages à résoudre leurs problèmes
matériels et psychologiques. Elles infor¬
ment les bénéficiaires de la C.P.S. de leurs
droits et les aident à constituer leurs dos¬
siers administratifs.
Le Service de la Médecine du Travail
dépend lui aussi de la Caisse. Chaque
année, il est chargé de tester les aptitudes
physiques des salariés. Toutefois, la dis¬
persion des îles et de leurs populations est
telle que la C.P.S. a dû prévoir des services
itinérants.
pour les *colons européens et à consentir
des prêts à5%jusqu’à2000francs or. Elle
jouait aussi le rôle d’une caisse d’épargne et
versait des intérêts à 3 %. Enfin, elle consen¬
tait des avances gagées sur les récoltes. De
1880 à 1904, elle se vit accorder le privilège
temporaire d’émettre des bons de caisse qui
avaient la même utilité que les *billets de
banque. Ce rôle revint ensuite à la Banque
de l’Indochine.
• Caisse centrale de Coopération écono¬
mique (C.C.C.E.). Organisme public char¬
gé de répartir l’aide financière de l’État. La
C.C.C.E. intervient dans les *Territoires
d’Outre-Mer et dans une quarantaine de
pays en voie de développement, en majo¬
rité africains. Les aides accordées sont des
prêts avantageux et à long terme, qui doi¬
vent servir à développer les activités ma¬
jeures de production ou à construire des
équipements collectifs.
En Polynésie française, par exemple, la
C.C.C.E. offre des prêts pour la réalisation
des grands *hôtels, pour l’équipement
hydro-électrique, l’aménagement des
►
’Afata Turuuta’a (C.P.S.).
’Ua ha'amauhia teie
'afata i te matahiti 1956 no te ha’apa’o i te
’ohipa turuuta ’a a te feia rave ’ohipa ’e mai te
matahiti 1979, ’ua fa’aotihia ïa ha'apa'o ato’a
'oia i tô te tuha 'a fa 'a ’apu, fa 'a ’amu ’animara,
rava 'ai
hall d’accueil de la Caisse de
Prévoyance sociale
’e rima 'i.
'0 te tuha 'a moni e ’aufau-amui-hia nei e te
fatu 'ohipa 'e te rave ’ohipa iho te faufa ’a o
taua ’afata ra, ’ua tae ’a te faito o taua faufa ’a
ra i te ’ahuru ma hitu miria farane i te matahiti
1984. ’Ua riro ato’a ho’i te ’Afata Turuuta’a
181
CAJOU
C.P.S. ’ei ’afata ’aufaura'a mont nô te mau
tuha 'a i mûri nei :
-
te tuha 'a moni
te vahiné,
-
-
hapura 'a ’e no te fânaura ’a o
te tuha'a moni iamari'i,
fa'aho’ira’a moni ra'au, moni ma’i ’e nô te
'ohipa,
te moni tauturu a te feia huma.
Na te mau vahiné toro 'a turuuta 'a nô te ’Afata
te
’ati
-
iho e tauturu haere i te mau utuôfare nô te
talarara ’a i lo ratou maufifi huru rau ’e ma te
ha ’amaramarama ato ’a ho ’i i le feia i tapurahia
atu i te
CPS i te mau tauturu o ta ratou e
nehenehe e fana ’o ’e no te fa ’aineinera ’a ho ’i i
ta ratou mau pu
’e parau.
Te vai ato ’a nei ho ’i ta te C. P. S. piha toro ’a
hi ’opo ’ara ’a ma ’i no te rave ’ohipa. I te mau
malahiti ato ’a, e hi’opo ’a Ta te mau taote nô
taua piha toro ’a ra i te huru o te vaimaita ’ira ’a o te tino o te ta ’ata rave ’ohipa.
ha ’amau-haere-ato ’a-hia te tahi mau piha
’Ua
’ohipara’a na te C.P.S. i roto i te mau motu ’ia
’ohie te tatarara’a i te mau fifi o te feia rave
’ohipa no te mau motu. Na te ho ô ’apo ’ora ’a
(15 mero) e fa’atere nei i te ’Afata C.P.S. Nâ te
’Apo’ora’a Hau fenua e ma’iti i te Ra’atira
fa ’atere i te rahira ’a rave ’ohipa e toru hanere
’e pae. ’ahuru (350) o te ’Afata.
Cajou voir Acajou.
calcaire, nom masc. et adj. Roche sédimentaire perméable de couleur blanche,
grise ou ivoire. Le calcaire est formé de
carbonate de chaux qui peut provenir de la
précipitation des sels et des fossiles. Il
résulte aussi de la cimentation de squelettes
d’animaux, de ^coraux ou de coquillages
compactés sous la pression de dépôts plus
récents. 11 existe plusieurs roches à baSe de
calcaire mais contenant des proportions
variables de *silice : meulières, dolomies,
craies, flysch, molasses.
• En Polynésie, les *récifs et les *atolls
sont formés de calcaires coralliens consoli¬
dés ou meubles
(sables blancs, soupe de
corail). Les récifs peuvent recéler des gise¬
ments de *phosphates (Makatea, Mataiva)
ou offrir un calcaire massif
exploitable en
carrière comme à Rurutu.
caldeira, nom fém. Dépression de forme
circulaire qui occupe l’emplacement d’un
*cratère volcanique. Ses bordures sont
tantôt presque verticales tantôt adoucies
par des dépôts d’origine éruptive. Une cal¬
2 : phase d'éruptions
principales
3 :
'la chambre
magmatique se vide
phase terminale
La formation d’une caldeira.
182
deira peut apparaître à la suite d’une der¬
nière éruption volcanique ou bien, cas fré¬
quent en Polynésie, après un effondrement
du cratère. Lorsque la *cheminée et la
*chambre magmatique du volcan se sont
vidées de leurs *laves, le centre de l’édifice
volcanique n’a plus de support souterrain
et s’affaisse le long de fractures concentri¬
ques. L’effondrement peut être tel que la
caldeira, envahie par la mer, forme une ou
plusieurs *baies pittoresques comme à
Rapa et Moorea. Les caldeiras accueillent
*bassin hydrographique d’un
petit fleuve : il en est ainsi de la *Papenoo à
*Tahlti et de la *Taipivai à *Nuku Hiva.
souvent le
Voir aussi : volcanisme.
caldoche, nom familier (et adj.) donné
aux Européens et descendants d’Européens
établis en *Nouvelle-Calédonie. On les dis¬
tingue des *métropolitains n’effectuant que
des séjours de quelques années sur la
Grande Terre.
• Les
Erançais émigrèrent peu en Nouvelle-
Calédonie
et
demeura très
le
nombre
limité.
De
des
*colons
1894 à
1904,
500 colons seulement vinrent s’établir, mais
200 repartirent. La création d’un *bagne fit
que de nombreux condamnés et déportés,
libérés, s’installèrent dans la colo¬
nie, firent souche, et ces familles vécurent,
pour la plupart, modestement. A la veille
de la Première
Guerre mondiale, il n’y
avait pas 20 000 Français dans l’archipel.
une fois
quelques grandes familles arrivè¬
d’éle¬
vage. A partir de 1955, l’exploitation du
*nickel permit une élévation du niveau de
vie et les Français furent plus nombreux à
Seules
rent à posséder de vastes domaines
se
fixer dans ce *Territoire d’Outre-Mer.
Toutefois, ils ne dépassèrent jamais 45%
de la population totale.
Voir aussi : canaque.
cale. 1. nom fém. Partie la plus basse d’un
bateau située entre le pont et le fond du
navire et servant à emmagasiner les mar¬
chandises et les provisions. La soute était la
cale à charbon des navires à vapeur.
•
cale de
halage. Ce plan incliné qui
s’enfonce sous les eaux du *port permet de
tirer un navire, de le mettre à sec et d’en
réparer la coque. On met alors le navire en
cale sèche ou en cale de radoub.
En 1884 déjà, Paul Deschanel signalait «la
Pointe de Fare Ute où l’on a construit une
cale de halage sur laquelle des navires de
300 tonneaux peuvent subir des répara¬
tions». Aujourd’hui, le chantier est au
même endroit. On y *calfate des *bonitiers,
CALENDRIER
■Siîr.WKisfc
des bateaux hors-bord et des voiliers. Les
travaux
réalisés
sur
les
exigent un *dock flottant.
grands navires
2. nom fém. Pièce de bois que l’on place
objet pour lui donner de
l’aplomb ou l’empêcher de glisser.
sous ou contre un
Hom. :
un
cal est
un
durcissement de
l’épiderme.
calebasse voir hue.
calendrier, nom masc. Division du temps
années, en mois et en jours, générale¬
en
ment
basée sur l’observation des mouve¬
ments des astres et la
succession des sai¬
sons. Les calendriers «sont nombreux dans
l’histoire des hommes ; nous en avons
compté 22 différents, il y en a sûrement
plus» assure M. Graindorge dans “Le ciel
de Tahiti et des Mers du Sud” (1986).
• Dans le calendrier polynésien, l’année
était autrefois divisée en mois lunaires et en
saisons. La saison d’abondance était an¬
noncée par l’apparition de la constellation
des Pléiades (Matari’i) au-dessus de l’hori¬
zon, vers le 20 novembre. C’était la saison
des pluies, des récoltes de ’uru, de la pêche
à la bonite. Vers le 20 mai, la disparition
des Pléiades au-dessous de l’horizon indi¬
quait l’entrée dans la saison des disettes.
Douze ou treize mois lunaires, ou ’âva’e,
composaient l’année. Chaque mois et cha¬
que nuit avait son nom propre.
Les phases de la *lune rythmaient et ryth¬
ment encore les activités de pêche et de
culture. De la nouvelle lune ('ôva’e ’âpi) au
premier quartier (afaraa ’âva’e), la crois¬
sance de la lune amène le poisson. Du pre¬
mier quartier à l’approche de la pleine lune
( ’âtirâ ’âva ’e), le poisson se cache. Les nuits
de pleine lune donnent des poissons gras.
Les nuits précédant le dernier quartier
(ohoparaa ’âva’e) sont sans poisson ; elles
étaient hantées par les tüpâpa’u. Avec la
disparition progressive de la lune, les poissons
navires en radoub à la cale de
halage de Fare Ute
1. aujourd’hui
redeviennent abondants mais sont
dépourvus de graisse. Les travaux agri¬
coles tiennent également compte du cycle
lunaire. A la lune croissante, on met en
terre les plantes qui poussent au-dessus du
sol et, à la lune décroissante, celles qui se
développent dans le sol.
• Le calendrier julien, défini par Jules Cé¬
sar en 45 av. J.-C., était calqué sur le cours
apparent du soleil. La durée d’une année de
douze mois avait été fixée à 365jours 1/4
ce qui impliquait déjà le retour d’une année
bissextile tous les quatre ans. Ce calendrier
sert de base au calendrier grégorien que
nous utilisons depuis 1582.
• Le calendrier chinois est organisé en
fonction du cycle lunaire comprenant
12 lunes et même 13 tous les douze ans. Le
nouvel an chinois se situe aux alentours du
début février. Sa date varie d’une année à
l’autre : les plus récents tombèrent le
29janvier 1987 et le 17 février 1988. La
légende raconte qu’au seuil du nirvana,
Bouddha reçut les adieux de douze ani¬
maux. Il voulut les récompenser en plaçant
chaque année sous le signe de l’un d’entre
eux : le rat, le bœuf, le tigre, le lièvre, le
dragon, le serpent, le cheval, le mouton (ou
la chèvre), le singe, le coq, le chien, le san¬
glier (ou le cochon).
►
_
_
tarena. E rave’a ïa i matauhia e tatou no, te
he ’era 'a o te tau, mai te mahana, te hepetoma,
te ’ava'e 'e te matahiti. Hou te ma'ohi a matau
ai i ta te papa â tarena,
’o tana iho ïa rave ’a
ha’apa'o noa na, ’oia ho'i ’o te tai 'or a 'a
pô tei huru'ëroa i ta tepapa'â. Inaha, e tai’o te
papa ’â i te mahana, 'are ’a ta te ma ’ohi ra e
tai’ohia ïa te po ia au i te huru o te vaira ’a o te
’ava’e (marama) i ni’a i te ra’i ’e tona ato’a iho
tana i
ho’i
huruâ^a’e ’api - ’atira’a ’ava’e...). Mai
183
CALFATER
• Découverte en 1552 par
tanura’a mâ’a. Va ha’apae râ te mâ'ohi i tana
l’Espagne qui y installa des camps mili¬
taires (San Diego, *San Francisco), des
colonies de forçats (Los Angeles) ou des
’e terâ huru tautai ’e nô terâ ’e terâ huru
iho ’e ’ua rave mai i tâ te papa ’â, mo ’e ato ’a
atura iana te
faufa’a rahi i vai noa na i roto i
tâna iho tarena.
fornie vécut longtemps sous la tutelle de
missions
calfater, verbe. Remplir les joints ou fis¬
sures d’une coque de navire à l’aide d’un
mélange de filasse et de goudron pour
assurer son étanchéité. Le calfatage était
une opération habituelle de l’assemblage
d’une coque en bois, c’est pourquoi les
ports dégageaient autrefois une forte odeur
de goudron.
En Polynésie, autrefois, la sève de ’uru ser¬
vait au calfatage des pirogues.
CALIFORNIE. Située
au
sud-ouest des
♦États-Unis, la Californie est aujourd’hui
le 3^ État de l’Union par sa
superficie
(411 OOOkm^), mais le 1“ par sa popula¬
tion; 24196000hab. Élle s’étend
sur
la
plaine de *Los Angeles et sur la Grande
Vallée encadrée par la Sierra Nevada et la
Chaîne Côtière.
découverte de pépites déclencha une *ruée
l’or à laquelle participèrent 25000
Français, dont de nombreux colons de
Tahiti. Bien peu firent fortune et le courant
migratoire s’inversa au point que le gou¬
verneur dut réglementer l’entrée dans le
Territoire afin que Tahiti n’aecueille pas
tous les vagabonds californiens. A cette
époque, Tahiti exportait en moyenne 5 mil¬
lions d’ oranges par an vers San Francisco.
Le second boom californien correspond à
l’arrivée du chemin de fer (San Francisco
est atteinte en 1869) et à l’exploitation du
pétrole.
vers
Le troisième est dû à la Seconde *Guerre
mondiale, cette région jouant le rôle de
base arrière pour la reconquête du Pacifi¬
que sur le Japon.
•
Aujourd’hui encore, la Californie reste
une
sorte d’Eldorado. Elle est riche de ses
cultures irriguées
barrage
gisement de pétrole
ancien gisement aurifère
base aérospatiale
<^"17^,-*^trafic portuaire (millions de tonnes en 1984)
0
„
■
■
100
200
300 km
religieuses (Santa Barbara). En
1848, l’année même de la cession de la Cali¬
fornie aux États-Unis par le Mexique, la
forêts et prairies des régions montagneuses
184
Cabrillo, la Cali¬
reira ra, e ’ite ai te mâ'ohi i te pô e au nô terâ
CALLAO
grands domaines viticoles, maraîchers et
fruitiers ainsi que d’un éventail d’industries
dynamiques : l’aéronautique, la pétrochi¬
mie, l’électronique, les industries militaires
et les activités cinématographiques qui ont
passent bien souvent par cette région. La
moitié des touristes américains séjournant
en
Polynésie sont originaires de Californie.
termédiaire de ses ports, que la Polynésie
CALLAO. Principal port du *Pérou dont
l’importance date de l’indépendance du
pays, arrachée aux Espagnols en 1826.
• Dans les années 1860, les *blackbirds
déversèrent à Callao de nombreux Polyné¬
siens en vue de l’exploitation du *guano.
Une protestation française permit le rapa¬
et alimentaires. Les liaisons avec la France
sement ,
fait la réputation de Hollywood.
Avec 18 rotations aériennes par semaine et
3 à 4 liaisons maritimes mensuelles, la rela¬
tion Papeete-Californie revêt une impor¬
économique considérable pour le
Territoire. C’est de Californie, ou par l’in¬
tance
importe de nombreux produits industriels
triement de 367 d’entre eux. Malheureu¬
335 moururent de la *variole en
Californie. 1. La ruée vers l'ordans
la région de Sacramento.
2. Démonstration de patinage
à Venice (banlieue ouest de
Los Angeles). 3. Lac Mono (Sierra
Nevada). 4. Vallée de la Mort.
5. San Diego : premier port
militaire des États-Unis. 6. Parc
naturel de Yosemite (Sierra
Nevada). 7. Orangeraie de
Californie du Sud. 8. Cultures
maraîchères dans l'Imperial Valley.
9. Silicon Valley, cité de la
recherche électronique près de
San Francisco.
185
CALORIE
de voyage. Les survivants furent
débarqués d’office aux Marquises, où ils
apportèrent la terrible maladie.
cours
le port de Callao au début du XIXsiècle
C’est de Callao que l’expédition du *KonTiki prit son départ le 28 avriH947.
fidèles des valeurs essentielles à ses yeux : le
travail, la frugalité, la sobriété et l’écono¬
mie. Sous sa direction, Genève devint un
grand centre du protestantisme et le calvi¬
nisme fut adopté par les réformés de
France, d’Écosse et des Pays-Bas.
L’Église évangélique de Polynésie se réfère
aussi à la tradition calviniste de l’Église
réformée.
Camphrier, nom masc. Cinnamomum
camphora. Arbuste de la famille des Lauracées.
•
Originaire d’Asie du Sud-Est, il fut
introduit par le contre-amiral ♦Bonard.
Son bois est utilisé pour recouvrir l’inté¬
rieur des coffres chinois. Le camphre, qui
en est extrait
par distillation, possède des
propriétés antiseptiques.
Il existe encore, devant le dispensaire de
calorie, nom fém. Unité de mesure de la
quantité de chaleur. Par définition, c’est la
quantité de chaleur nécessaire pour porter
un gramme d’eau de 14°5 à 15°5 à la
pres¬
sion d’une atmosphère. Actuellement, on
utilise de plus en plus une autre unité : le
joule. Une calorie vaut 4,18 joules.
• Ce nom
désigne aussi l’unité de mesure de
la valeur énergétique des aliments, mais il
s’agit en fait de “grandes calories” valant
1 000 calories. On estime qu’un adulte
pesant 65 kilos a besoin de 2 500 calories
par jour. Au-dessous, il y a risque de sous♦alimentation, au-dessus il est sur-alimenté
et, s’il ne se livre pas à des exercices physi¬
ques importants, il peut devenir obèse.
Voir aussi : diététique, malnutrition.
l’hôpital *Mamao, un Camphrier, vestige
Raoul premier jardin d’essai
qui existait à Tahiti vers la fin du siècle
du jardin
,
dernier.
CANADA. État de l’Amérique du Nord.
Géographie. Ce pays de 9976 I39km2,
au nord des *États-Unis,
présente
d ’est en ouest plusieurs régions naturelles :
le vieux bouclier du Labrador, parsemé de
lacs et envahi au nord par la baie d’Hud¬
son, les grandes plaines centrales et, bor¬
dant le Pacifique, les Montagnes Ro¬
cheuses, parallèles à la Chaîne Côtière
(4042 m au Mt Waddington). Isolé des
influences adoucissantes du Pacifique, le
•
situé
Canada subit un climat continental aux
hivers rudes et de plus en plus longs vers le
nord.
Histoire. Peuplé dès 15000av. J.-C. par
des tribus asiatiques dont les descendants
•
CALVIN (Jean) (1509-1564). Réformateur
français. Étudiant en théologie et huma¬
niste, Calvin se montra favorable aux idées
de Martin *Luther
r*Église
sur
la *Réforme de
réfugier en Suisse.
Genève adopta les idées réformatrices de
Calvin, mais dut subir aussi sa discipline
très sévère. Il expliqua comment il croyait
au salut éternel comme choix
préétabli de
Dieu et à la nécessité d’un État dont le
pouvoir émanerait de Dieu et serait assuré
par ses serviteurs. Calvin inculqua à ses
Jean Calvin
et dut se
Calories contenues dans 100 g
de diverses denrées.
se
répartissent
en
525 collectivités in¬
diennes (3l0000hab.), le Canada aurait
été découvert au X'siècle par les Vikings.
Jacques Cartier en prit possession pour
François
en 1534 sous le nom de
Nouvelle-France, mais l’immigration fran¬
çaise ne prit une certaine ampleur qu’après
la fondation de Québec par Samuel
Champlain en 1608. En 1763, à l’issue de la
Guerre de Sept ans, à laquelle participa
♦Bougainville, la Nouvelle-France fut
cédée à l’Angleterre. Celle-ci en fit un
♦dominion au régime parlementaire en
1867 et reconnut son ♦indépendance au
sein du ♦Commonwealth en 1936.
•
Population. Parmi les 25 082 000 Cana¬
diens (1984), on compte 6 420 992 franco¬
I—viandes—I
.produits
laitiers
186
.
sucres ^boissonsi
et dérivés
phones qui vivent surtout dans la province
du Québec. Les agglomérations de Mon¬
tréal et Québec y abritent respectivement
2862000 et 580400 hab. (1983).
Quinze millions d’anglophones et 4 500 000
personnes appartenant à diverses minori¬
tés culturelles occupent les autres régions
méridionales, notamment les rives nord
des grands lacs et du St Laurent. Ottawa, la
CANARD
capitale, abrite 737 600 hab., Toronto
3 067 100 et ♦Vancouver 1 310 600 hab.
Économie. Gros producteur de blé, de
(grâce à l’immense forêt du nord),
d’hydrocarbures et de minerais, le Canada
est devenu la 8' puissance économique du
monde. Le pays reste néanmoins très tribu¬
•
bois
taire de l’économie américaine tant pour
les débouchés que pour la propriété du
capital. Le pays est encore peu tourné vers
le Pacifique. Il ne fournit pas de produits à
la
Polynésie, mais 4 358 touristes
canadiens ont visité le Territoire en 1986.
Canal du Bordelais voir Bordelais.
canaque, nom et adj. Ce mot d’origine
polynésienne signifie “homme” ; on l’écrit
aussi kanak. Il désigne les Mélanésiens
habitant la *Nouvelle-Calédonie, popula¬
tion appartenant au groupe des Noirs
océaniens. En fait, aux yeux des décou¬
vreurs et des premiers aventuriers, tous les
indigènes du Pacifique Sud étaient des
Canaques. Au nombre de 61 870 ( 1983), les
Canaques de Nouvelle-Calédonie vivent
le nord et dans l’est de la
Grande Terre ainsi qu’aux îles Loyauté.
Par leur genre de vie traditionnel, par leur
surtout dans
culture et leurs langues, les Canaques sont
profondément différents des *Caldoches.
Voir aussi : Mélanésie.
Carte économique du Canada.
I
Canaque. Mai te huru ra e, ’o te i’oa tumu o te
ta’ata 'ai'a nô teiepae patitifa to tatou nei,
inaha, ’ua rau tôrta hurupapa’ira’a ’ia au i te
mau fenua nô teie pae moana, ’oia ho ’i mai te
“tangata", te "enata", te “ta’ata", te
"kanaka"... 'e riro mai ’ei “Canaque"na roto i
te reo farôni ’ia fa ’ahitihia te par au no te
nUna’a O te pae fenua Taratoni ma.
Canard à sourcils, nom masc. Anaspoe-
cilorhyncha. Tahitien: mo’orâ ’ôviri. Ce
gros Canard nicheur porte une bande
blanche au-dessus des yeux. On le rencon¬
tre dans les zones marécageuses et les éten¬
dues d’eaux douce ou saumâtre, dans les
îles de la Société (Temae, anse Phaéton),
aux Australes et dans quelques atolls des
Tuamotu. Il construit son nid à même le sol
Canard à sourcils (mo’ora
’ôviri)
aquati¬
ques, d’insectes et de petits Mollusques. Le
et se nourrit de graines de plantes
Canard à sourcils est de plus en plus rare
car
les hommes réduisent son habitat en
aménageant les littoraux.
Canard tahitien
(Le). Journal hebdo¬
madaire fondé par Frantz Vanizette en
décembre 1963. Sa devise, «la vérité à bout
portant», ne trompe pas sur les objectifs de
cette
publication satirique : révéler les des¬
politique. Le Canard tahitien
sous de la vie
voulait un adversaire déclaré du
♦R.D.P.T. et du député John*Teariki,
mais défenseur du *C.E.P. et des essais
nucléaires. Il tira régulièrement à 1 000
se
exemplaires jusqu’en septembre 1967, date
à laquelle il cessa de paraître.
Canada. 1. Vancouver, le quartier
des affaires. 2. Jacques Cartier
(1491-1557), découvreur du
Canada.
[toundra
jgrande forêt
I
Izone céréaiière
I
léievaqe extensif
SB^polycuiture et éievage iaitier
^Sprincipaie zone de pêche
principaux centres industrieis
pétroie
charbon
centrales hydroélectriques
187
cancer, nom masc. Nom donné à toutes les
tumeurs malignes caractérisées par la pro¬
lifération
de hauteur et possède de grandes feuilles
vertes ou
parfois rougeâtres. L’extrémité
anarchique des *cellules d’un
organe ou d’un tissu, s’étendant rapide¬
ment et ayant tendance à se généraliser. Un
cancer se développe quand l’équilibre entre
de la tige se termine par une grappe de
fleurs vivement colorées (rouge, jaune,
et les systèmes de contrôle de la division
mais aussi par les graines dont la germina¬
tion est très longue.
les mécanismes de défense de l’organisme
cellulaire, d’une part, et les forces provo¬
quant l’anarchie cellulaire d’autre part, est
roihpu. Le cancer peut atteindre la plupart
des organes, mais leur fréquence varie d’un
pays à l’autre selon les habitudes et cou¬
tumes de la population. De nombreux fac¬
teurs peuvent prédisposer au cancer. On
orange, blanc, rose) unies ou tachetées. Il
en existe de nombreux
^hybrides. On le
propage surtout par division de la souche,
peut citer ;
-
la
suralimentation, fréquente dans les
pays industrialisés, associée à l’insuffisance
d’exercices physiques ;
-
l’excès de protéines, de graisses animales
et l’insuffisance des fibres végétales et des
laitages ;
le type de préparation des aliments ; le
fumage des viandes et des poissons et les
grillades au feu de bois peuvent donner
naissance à des substances cancérigènes
(qui risquent de provoquer le développe¬
ment d’un cancer) ;
la consommation d’alcool qui provoque
une irritation des voies digestives (bouche,
gorge, oesophage, estomac...) et favorise
-
-
tous les cancers en affaiblissant les défenses
de l’organisme ;
-
le tabac qui est le premier facteur respon¬
sable des eancers des voies respiratoires ;
-
le mode de vie : il est reconnu que les
membres de certaines sectes religieuses
interdisant l’alcool, le tabac et préeonisant
une alimentation végétarienne ont une fai¬
ble fréquence des cancers ; la pratique de
bains de soleil prolongés peut provoquer
des cancers de la peau ;
-
le contact avec certains facteurs réputés
cancérigènes liés à certaines professions :
goudrons, radiations, amiante, particules
chimiques industrielles...
Le traitement des eancers fait appel à de
nombreuses techniques : chirurgie, chimio¬
thérapie, radiothérapie, immunologie. Les
chances de guérison sont d’autant plus
grandes que le traitement est précoce. D’où
l’importance du dépistage et surtout de la
prévention, en respectant une hygiène de
vie simple et en évitant le plus possible les
facteurs qui favorisent l’apparition de
tumeurs cancéreuses.
Autre sens : Cancer est le nom scientifique
Crabe ; parmi les douze signes du
zodiaque, celui du eancer concerne les per¬
sonnes nées entre le 22juin et le 22juillet ;
le *tropique du cancer est le tropique nord.
Canna
canne à sucre, nom fém. Saccharum officinarum. Tahitien ; td. Plante de la famille
des Graminacées qui peut atteindre 2 à 5 m
de hauteur. Sa tige noueuse eontient de la
moelle
sucrée
violette.
de
couleur
blanche
ou
La canne est originaire de *Mélanésie
occidentale. Elle a d’abord été introduite
•
par les Polynésiens, puis de nouvelles va¬
riétés, plus riches en sucre, ont été acclima¬
tées par les navigateurs et les *colons euro¬
péens au XIX^ siècle. Les Tahitiens distin¬
guent ainsi huit variétés : tôute, rutu, aura,
vaihi, pi’avere, irimotu, "avae, puaio. Le
missionnaire
anglais John*Gyles fit les
premiers essais de plantation à *Opunohu
(Moorea) en 1818. Toutefois, cette culture
ne connut un certain succès
qu’à partir de
1860 : 133 ha étaient plantés en 1892, en
grande partie sur le domaine d’*Atimaono
qui produisait du *sucre et du *rhum. La
concurrenee des plantations des îles Hawaï
et Fidji provoqua le déclin des exploita¬
tions sucrières de Tahiti, puis leur dispari¬
tion vers 1950.
Actuellement, les plantations des îles
Hawaï eouvrent 87 412 ha et celles des îles
Fidji 67 400 ha.
du
Cancrelat voir Blatte.
Canna, nom masc. Canna indica. Plante
de la famille des Cannacées. On l’appelle
aussi Balisier. Il atteint en moyenne 1 mètre
cannelle. 1. nom fém. Écorce parfumée
d’un arbuste de la famille des Lauracées, le
Cannelier (Cinnamomum verum). Cette’
plante, originaire de Çeylan et du sudouest de l’Inde, a été introduite en Polyné¬
sie par le eontre-amiral *Bonard. On l’uti¬
lise pour relever le goût des aliments.
2. nom fém. Robinet en bois ou en métal
adapté à une cuve ou à un tonneau.
CANNIBALISME
FRANÇAISES
COLONIES
ETABLISSEMENTS FRANÇAIS
DE L'OCÉANIE
Plantations de Cannes à Sucre
cannibalisme, nom masc. Fait de manger
de la chair humaine.
•
Le cannibalisme semble avoir été assez
répandu dans les archipels du Pacifique.
Chez les *Maoris de Nouvelle-Zélande,
dévorer le guerrier ennemi le plus vaillant
pour se remplir de son courage prenait une
valeur rituelle. Au XIX'siècle, des canni¬
bales se livraient encore à ces pratiques aux
Marquises et aux Tuamotu, bien qu’en
1791 le roi Pômare I" ait demandé
aux
chefs des Tuamotu qu’il y soit mis fin.
En
cas
1856, le tribunal de Papeete jugea un
d’anthropophagie qui avait eu pour
cadre l’atoll de *Tematangi :
fragés de la goélette
des 17 nau¬
SarahAnn, on ne
retrouva en effet que la moitié d’un corps
’aita’ata. '0 te ta’ata ïa e ’amu i te ’i’o ta'ata.
Mai te hum ra ë, e ’ere te ma ’ohi i te ’aita 'ata,
noa atu
ra
apa'i te tahi mau ’a’amu e fa’ati’ahia
nô te ’amu-ra'a-hia te ’i’o ta’ata io tatou nei,
plantation de canne à sucre à Vit!
Levu (Fidji) et champ de canne à
sucre dans la plaine de PiraeTaunoa au début du XX" siècle
mai teie :
/ te matahiti 1856, ’ua iri atu te ho ëpahi no te
fenua Chili ’o Sarah Ann te i’oa i te motu ra ’o
Tematangi, ’e ’ua ’amuhia te tahi o te mau
horopatete e tô reira mau ta ’ata. 'Lia ’ite-ato ’ahia mai te toe’a o te hôë tino tamari’ipapa ’â
tei te ’ahia i ni’a i te hoë ra 'au ’e tei maro i te
mahana.
/ te mau fenua Nu ’uhiva ma, e parau huru
pinepine ïa te ’aita ’ata ’e mai te huru ra e, ’o te
’i’o tino vahiné te ’amuhia i te matamua.
Mai te taera ’a atu te papa ’a,
a ra i haere
o
’e te ’evaneria iho
’ore ai te ’aita ’ata, i te area iho a ra
te matahiti 1880 ra.
scène de cannibalisme chez les
Maoris de Nouvelle-Zélande
amura'a ta'ata i o te mau maori nô
Autearoa
d’enfant.
Dans son ouvrage “Dans les Mers du Sud”,
R.L. Stevenson
cite le témoignage de
M. Stewart, intendant du planteur J. Hart,
de passage à Atuona : «il avait atterri là au
crépuscule et trouvé les restes d’un homme
et d’une femme à moitié dévorés. Et comme
il sursautait de dégoût à cette vue, un des
jeunes gens de Moipu ramassa un des pieds
de l’homme et, fixant l’étranger d’un air
provoquant, se mit, en grimaçant, à gri¬
gnoter le talon».
Aucun fait de ce genre n’a été relevé aux
îles de la Société, mais une tradition vou¬
lait que V*ari’i fasse semblant de manger
l’œil d’une victime offerte en *sacrifice à
l’occasion des cérémonies
précédant une
on a pu voir là une séquelle
d’anciennes pratiques cannibales.
guerre
:
189
CANONNIÈRE
Ceux-ci y vendaient de nombreux produits
de
rOcéanie
:
fourrures
de
Nouvelle-
Zélande et de l’Alaska, *santal des Mar¬
quises et d’Hawaï, *holothuries et *nacre
des îles. Canton était aussi vers 1860 un
grand marché de *main-d’œuvre. C’est là
que de riches colons comme *Stewart
purent recruter des *coolies pour leurs
plantations. Les *Chinois de Tahiti sont le
plus souvent originaires de la province de
Canton.
Hom. : un canton est une *circonscription
administrative
*communes.
la Vénus de Dupetit-Thouars en
rade de Papeete
canonnière, nom fém. Petit navire muni
jg canons, utilisé sur les fleuves et le long
des côtes.
• La politique de la canonnière est
prati¬
quée par une nation qui en menace une
autre à l’aide de ses navires de guerre afin
de l’obliger à accepter ses volontés.
En 1838, par exemple, l’amiral *DupetitThouars pratiqua la politique de la canon¬
nière à Tahiti. Il obligea la reine *Pomafe IV, sous la menace de ses canons, à
présenter des excuses à son pays, à payer
une amende et à autoriser la libre circula¬
tion de tous les Français dans son royaume.
De la même façon, les Allemands tentèrent
de déloger les Français du Maroc en 1911
menaçant le port d’Agadir de leur
en
canonnière.
cantique,
nom masc. Chant
consacré à la gloire de Dieu.
religieux
Dès l’origine du *christianisme en Poly¬
nésie, les chants (*himene) prirent une
grande importance comme expression de
la foi. Avec la lecture de la *Bible, le chant
fut longtemps le seul moyen d’instruire les
Polynésiens. Aujourd’hui, toutes les
*
Églises chrétiennes favorisent les canti¬
ques dans les offices.
•
Hom. : quantique (adj.).
►
himene purera’a. E himene ihoa ïa e himenehia
himene fa ’aro ’o ato 'a te
tahi aura 'a tona. E rave rahi himene parera ’a
te taime parera ’a : e
tei fatuhia e tô te fenua nei iho i roto i terâ ’e
tera
fa ’aro ’o ’e ’o te himenehia nei i roto i te
’oro ’a parera ’a ato ’a, hope ata ai te
mau
navenave o taua mau himene ra.
CANTON (ou Guangzhou). Principale
agglomération de la *Chine du Sud
(5 350 000 hab. en 1979), Canton est un
grand centre d’échanges internationaux
doté d’industries puissantes : conserveries,
tissages de la soie, cimenteries. A proxi¬
mité de la ville, une zone industrielle
franche
est
ouverte
aux
investisseurs
étrangers.
le cap de Bonne Espérance en
1772, peinture de W. Hodges
190
®
XIX® siècle, Canton était déjà 1 un des
cinq ports chinois ouverts aux étrangers.
regroupant
plusieurs
cap, nom masc. Avancée de terre dans la
mer.
• Ce mot est peu usité en Polynésie où on
lui préfère celui de *pointe. Aux îles Mar¬
quises toutefois, on relève plusieurs caps :
les caps Tikapo et Matauoa à *Nuku Hiva,
le cap Matafenua à * Hiva Oa par exemple.
Quelques caps sont connus du monde
entier. Certains marquent l’extrémité d’ün
continent: le Cap Nord (Europe), le Cap
de Bonne Espérance (Afrique). Le Cap
*Horn (Amérique du Sud) est redouté
pour ses tempêtes. En Floride, c’est de Cap
Canaveral, appelé aussi Cap Kennedy, que
partent les engins spatiaux américains.
Au figuré, franchir un cap c’est dépasser
une
limite.
Autres sens : Direction suivie par un navire
ou un avion (suivre un cap). Le cap
magné¬
tique est l’angle formé par l’axe de l’appa¬
reil et le *nord magnétique. Tête : s’em-
CARAMBOLIER
ploie dans l’expression “armé de pied en
cap”.
Hom. : cape (nom fém.) : vêtement, grand-
voile.
Capitainerie du port. Ce service, présent
dans chaque *port de Polynésie, est chargé
de qualités : un capital confiance,
capital de sympathies.
• Le
Capital est l’œuvre de Karl *Marx
(1818-1883) où le philosophe allemand se
livre à une analyse critique du ^capitalisme
et
jette les bases du *socialisme
économique.
Hom. : une *capitale.
somme
un
superviser tous les mouvements de
navires dans la rade. Le capitaine du port
de
est un agent de l’État secondé par des
pilotes qui guident vers leur poste les
navires entrant en rade. Dans les petites
îles, le gendarme peut faire office de
capitaine du port.
capital (pl. : capitaux). 1. adj. S’applique à
quelque chose de très important : Un point
capital, la peine capitale. 2. nom masc. On
désigne par ce terme toute richesse suscep¬
tible de fournir des revenus à son proprié¬
taire. Un capital monétaire, prêté ou placé,
rapporte des *intérêts. Un capital investi
dans l’agriculture, l’industrie ou le com¬
merce peut procurer des *bénéfices.
En 1981, la société *MaramaNui, produc¬
trice d’*hydroélectricité à Tahiti, a été fon¬
dée au capital de 220 millions de francs
C.F.P. Cette mise de fonds des action¬
naires constitue le capital social de r*en-
capitale, nom fém. Ville qui occupe le
premier rang dans un pays ou une région.
Une capitale politique accueille le *gouvernement et les *assemblées législatives.
Ce n’est pas forcément la ville la plus peu¬
plée d’un pays (par exemple Washington
aux États-Unis, Canberra en Australie...).
Une ville peut cependant prétendre au titre
de capitale dans d’autres domaines : * Auc¬
kland est la capitale économique de la
*Nouvelle-Zélande, mais Wellington est sa
capitale politique ; Francfort est la capitale
commerciale de 1’* Allemagne de l’Ouest et
Rio reste la capitale touristique du Brésil.
*Papeete concentre toutes les fonctions de
ville-capitale en Polynésie et son *aire
la Capitainerie du port à Motu Uta
d’influence s’étend à l’ensemble du Terri¬
toire.
Autre sens : en imprimerie, une capitale est
une
lettre majuscule.
Hom. : *capital.
treprise. Les détenteurs de capitaux impor¬
sont des capitalistes ; ce terme a
toutefois pris une valeur péjorative dans le
tants
langage populaire.
Au figuré, le mot capital s’applique à une
capitalisme, nom masc. Système d’orga¬
nisation économique basé sur la propriété
individuelle des moyens de production et la
liberté d’action des *agents économiques.
Il s’oppose en cela au système collectiviste.
Les entreprises capitalistes accumulent des
^capitaux et des moyens de production
qu’elles combinent en vue de réaliser des
profits. La recherche du *bénéfice est un
puissant stimulant qui explique le dyna¬
misme des économies capitalistes. En fait,
les régimes capitalistes sont aujourd’hui
souvent tempérés par une intervention
importante des pouvoirs publics afin de
concilier l’intérêt des entrepreneurs et celui
de la société.
L’économie de la Polynésie repose sur
des bases capitalistes et le gouvernement a
•
plusieurs fois manifesté son attachement
capitalisme *libéral.
au
Carambolier,
nom
masc.
Averrhoa
carambola. Tahitien ; ’ahi’a fetu'e. Arbre
fruitier de taille moyenne de la famille des
Oxalidacées. Il est originaire de Malaisie.
Son fruit charnu et juteux, la Carambole,
est en forme de fuseau et présente cinq
côtes lui donnant, en coupe, une forme
d’étoile. De couleur vert-jaune-orangé, on
l’utilise pour faire du jus et de la confiture.
Son goût est acide, mais il existe une va¬
riété à fruits doux multipliée par greffage.
Caramboles (’ahi'a fetu'e)
191
CARANGUE
Carangue, nom fém. Ce Poisson de la
Carangidés a un corps aplati
latéralement et porte sur les côtés une ligne
famille des
d’écailles très épaisses formant bouclier :
les scutelles. Les Carangues sont des carni¬
vores très voraces. On peut les attraper au
fusil sous-marin ou à la ligne, en utilisant
appât vivant, ou les attirer en imitant le
bruit qu’elles font quand elles sont captu¬
un
rées. Elles sont toutes de couleur argentée
avec un dos tacheté de bleu, de noir ou de
jaune. On distingue de nombreux genres et
espèces, parmi lesquels on peut citer : la
Carangue à gros yeux Çômuri), la Caran¬
gue à grosse tête {uru'ati), la Carangue
bleue (pa’aihere), la Carangue mouchetée
Çautea), la Carangue noire {ruhi), la
Carangue rayée (pahuru), la Carangue
échevelée (tapatai). La chair de toutes les
Carangue échevelée (Alectis indicus), tapatai
Carangues est délicieuse. Cependant, il
arrive qu’elle durcisse à la cuisson et de¬
vienne immangeable. Longues d’une di¬
zaine de centimètres, les jeunes Carangues
sont
appelées hare hare. Aux mois de
décembre et de janvier, elles viennent près
des rivages se nourrir d’alevins (*eina’a) :
pêche est alors une des distractions
favorites des enfants. Certaines Carangues
atteignent de grandes dimensions et pèsent
plusieurs dizaines de kilos. Malheureuse¬
leur
Carangues à nageoires jaunes {Caranx chelio)
ment, elles sont souvent empoisonnées.
Voir aussi : ciguatera.
Carangue bleue (Caranx melampygus), paaihere
►_
pa’aihere. ’Ua rau te huru o te i’a no roto i teie
te pa ’aihere, mai te huru ra e, e
piti ’ahuru huru pa ’aihere mai te harehare ’e
tae atu i te puharehare ’e tae roa atu ho ’i i te
pâ’aihere iho, te ’autea, te uru ’ati, te urupiti, te
nana 'ira 'a o
Carangues arc-en-ciel {Elegatis bipinnulatus),
roeroe
ruhi ’e rau atu a.
’O te pâ’aihere te i’oa tumu o teie huru i’a, ’ua
’ite ra te ma ’ohi i te huru rau o taua i ’a ra. ’O
tei mâtau maita ’ihia o te ’autea, te ruhi, te
pahuru, te papio, ta’a noa atu ai te pa ’aihere
manini, te tapatai, te rai, te matavai...
I muta ’a ra, e pupu ato ’a na te ma ’ohi i te mau
i’a rarahi mai te uru’ati, ie urua i ni’a i te
marae.
Carangues aux gros yeux {Caranx sexfasciatus),
omuri
caravelle, nom fém. Ce voilier fut utilisé
par les Portugais et les Espagnols à partir
du XV^ siècle et jusqu’au XVIP siècle. Les
caravelles étaient longues de 20 à 25 m et
portaient des voiles latines sur deux ou
•
Ce
nom
a
été donné à
un
avion bi¬
français, construit à partir de
1955. En Polynésie, il assure encore le
transport des personnels du *C.E.P. entre
réacteur
Tahiti et Moruroa.
trois mâts. Le vaisseau était ventru avec un
arrière carré. Rapides pour leur époque, les
caravelles furent souvent utilisées pour les
de découverte, notamment par
Christophe Colomb et par les premiers
Espagnols qui s’aventurèrent dans le Paci¬
fique.
voyages
caravelle de l’expédition
de.Magellan
192
biréacteur Caraveile de l’Armée de l’air
CARET
carbone, nom masc. Élément chimique de
symbole C. On le retrouve dans de nom¬
breux composés naturels (dioxyde de car¬
bone ou gaz carbonique, roches calcaires)
et c’est un des constituants fondamentaux
de la matière organique. Le carbone fond à
3 600°C et bout à 4 800°C. Le carbone très
pur se trouve sous deux formes cristalli¬
sées : le graphite et le diamant. Le diamant
se
transforme
en
graphite à 1 900°C. A
haute température, le carbone se combine
avec les métaux
pour donner des carbures,
composés très durs et résistants utilisés
dans la construction aérospatiale. Par la
■"photosynthèse, les plantes vertes trans¬
forment le gaz carbonique de l’air (0,03 %)
en hydrates de carbone. Cette matière
organiqué est ensuite oxydée en gaz carbo¬
nique par les êtres vivants. Ces différentes
réactions forment le cycle du carbone.
Carbone 14. Élément radioactif du car¬
bone qui permet de dater les corps vivants
•
CARDELLA (François) (I838-I9I7). E taote
’oia nO te nu'u ’ihitai farSni ’e ’ua tae mai i
Tahiti net i te matahiti 1866. E toru matahiti i
mûri a'e, ’ua fa'aru'e ’oia i te nu’u ’ihitai ’e ’ua
ha’amau i te hô’ê fare ra’au nâna i Pape’ete.
Mai reira mai, e riro ’oia ’ei ta’ata ti’aturihia e
te Ari’i
Pômare V. ’Ona ho’i le tahi e turu
pSpû i te pûpUra’a a te Ari’i Pômare V i tona
hau i roto i te rima o te Hau farSni i te
matahiti 1880. E turu pâpü ato’a ’oia nô te fare
ha’api’ira’a fa’aro’o nô Tahiti nei. Efatu ato’a
ho’i ’oia nô te ve’a tahiti ra Messager de Tahiti
’e e riro ho’i ’ei ta’ata poritita puai nô Tahiti
nei, ’e e mau ’oia i te tahi mau ti’ara’a faufa’a
roa
te
François Cardella
i taua tau ra, mai te ti’ara’a Peretiteni nô
’Apo’ora’a fenua, ’e te ti’ara’a Tâvana ’oire
mStâmua nô Papeete i te matahiti 1890.
Ua fa’afeti’ahia ’oia i te feti’a hanahana e rave
rahi. ’Ua pohe ’oia i Pape’ete i te 6 nô Tiurai
1917 ma te hua’ai ’ore.
’Ei ha’amana’ora’a iana, ’ua topahia tôna i’oa
’
tahi aroa nô Papeete nei ’e nô le tahi iho
fare ma’i mâtau-maita ’i-hia nô Pape’ete
nei : te Clinique Cardella.
nô te
a ra
Le cycle du carbone.
C02
et connus qui en contiennent une propor¬
tion constante. L’acquisition de carbone 14
cesse à la mort de l’organisme. Ensuite le
carbone perd très lentement sa “"radioacti¬
vité avec une périodicité connue : 5 730 ans
sont nécessaires pour que la radioactivité
tombe de moitié. Ainsi, la mesure de la
radioactivité du carbone contenu dans les
restes organiques (charbon de bois, os,
coquillages...) trouvés dans les '"sites
archéologiques de moins de 50 000 ans,
permet d’établir l’âge de ces éléments avec
une marge d’incertitude variable.
papier carbone. Papier dont une face est
chargée d’un produit à base de carbone et
qui permet d’écrire ou de dactylographier
un texte en deux exemplaires.
ATMOSPHÉRIQUE
0.03%
carénage, nom masc. Action de réparer,
nettoyer ou repeindre la coque d’un navire.
Autrefois, on couchait les navires sur le
rivage pour travailler sur la coque : «...à
Papeete, écrit P. O’Reilly, on abattait en
carène, après d’interminables
circumnavigations, des frégates aux noms volcanismi
prestigieux, VArtémise ou la Sybille».
Aujourd’hui, on les place en “"cale sèche.
Ce mot désigne aussi les éléments de
carrosserie qui donnent un profil
aérodynamique à une machine.
pSSILISATION RÉCIFS
CHARBON
CORALLIENS
GAZ
PÉTROLE
•
CARDELLA (François) (1838-1917). Ce
médecin de marine français débarqua à
Tahiti en 1866 et quitta le service trois ans
plus tard pour ouvrir une pharmacie à
l’angle des voies appelées aujourd’hui rue
Lagarde et rue du Général de Gaulle. Il
habitait une magnifique villa située à l’em¬
placement de l’actuelle école Kuo Min
Tang. F. Cardella fut un conseiller écouté
de Pômare V et, comme tel, il contribua à
r'"annexion de Tahiti en 1880. Il mena dès
lors une brillante carrière politique comme
chef du “"parti français, dit catholique. Ce
parti possédait des journaux, parmi les¬
quels le *Messager de Tahiti et Les
*
Guêpes, dont '"Gauguin fut le directeur.
F. Cardella domina la vie politique pen¬
dant un demi-siècle en tant que président
du “"Conseil colonial, puis du “"Conseil
général, comme maire de Papeete, depuis
la création de la commune en
partir
de
1904,
comme
“"Conseil d’administration.
1890, et, à
membre du
A Papeete, une “"clinique et la rue bordant
la façade nord du marché portent son nom.
CARET (François) (1802-1844). “"Mis¬
sionnaire catholique de la “"congrégation
des Sacrés-Cœurs. Il évangélisa la popula¬
tion des îles Gambier avec le père “"Laval et
le frère Murphy de 1834 à 1836. Victime de
l’hostilité du pasteur “"Pritchard, F. Caret
ne put s’installer à Tahiti en 1836 et ses
envoyés y furent également mal reçus en
1841. Nommé préfet apostolique du sec¬
teur sud de l’Océanie orientale (Tahiti,
Gambier, Marquises), il obtint néanmoins
en 1842 un terrain
pour la “"Mission catho¬
lique, grâce à l’intervention de l’amiral du
navire abattu en carène à Fare Ute
(cl. H. Lemasson)
François d'AssIse Caret
193
CARGO
caricature, nom fém. Dessin qui accentue
les traits d’un sujet et les déforme avec une
intention satirique. En France, la carica¬
ture est un genre très pratiqué depuis
Bouzet. La *guerre franco-tahitienne qui
éclata peu après ruina les efforts des mis¬
sionnaires et, fatigué, F. Caret alla mourir
à Rikitea à l’âge de 42 ans. Au cours de ces
Daumier et Carand’Ache, humoristes cri¬
années cruciales, il fut l’âme de la mission
catholique et le véritable pionnier du catho¬
licisme en Polynésie.
tiques du XIX= siècle. Des journaux satiri¬
ques, tel Le Canard enchaîné, ainsi que
certains quotidiens et hebdomadaires, ont
leurs caricaturistes attitrés.
cargo, nom masc. Terme général qui dési¬
gne les navires assurant uniquement le
En Polynésie, on peut voir au Musée
Gauguin des caricatures faites par Paul
Gauguin pour des “menus”, d’une fantaisie
ironique. Des caricatures d’hommes poli¬
tiques ont paru dans le * Canard tahitien au
début des années soixante. Aujourd’hui,
J.-P. Liéby et J.-P. Ormand livrent quel¬
ques dessins sur la vie quotidienne et les
personnalités du Territoire.
Au figuré : une caricature est une imitation
•
transport des marchandises. On distingue
de nombreux types de cargos spécialisés :
les pétroliers, les minéraliers, les *méthaniers (pour le transport du gaz), les cargos
à cales climatisées pour le transport des
fruits ou de la viande, les *porte-conteneurs.
Les cargos mixtes sont aménagés pour
recevoir quelques passagers. La plupart
des cargos ont un port en lourd de 20 000 à
ridicule.
mais certains sont d’une
taille colossale. Le plus grand minéralier, le
World Gala, peut emporter 133 748 tonnes,
et le Seawise Giant a une capacité d’emport
de 564 763 tonnes de pétrole : c’est un hyper50000 tonnes,
CAROLINES (îles). Cet archipel de la
*Micronésie s’étire sur 20° de ^longitude, à
1 400 km au nord de la *Nouvelle-Guinée.
Les îles furent nommées ainsi, au XVP siè¬
tanker.
cle, par les découvreurs espagnols en l’hon¬
neur de leur roi
Charles P''.
d’ori¬
gine volcanique, ceinturées par un *récif
barrière, font progressivement place à des
*atolls. Les terres émergées couvrent
769 km^. Les trois plus grandes îles
(Ponape, Truk et Yap) hébergent la pres¬
que totalité des 73 000 habitants (recens, de
1980) de l’archipel.
• Ces terres furent sans doute parmi les
premières touchées par les *migrations
polynésiennes. Elles passèrent successive¬
ment sous la domination de l’Espagne
(1565-1898), de 1’* Allemagne (1898-1918),
du *Japon (1919-1945) et des *États-Unis.
De la période coloniale, l’archipel a hérité
• De l’est vers l’ouest, les îles hautes
objets rituels du culte du cargo en
Mélanésie
Le *culte du cargo s’est développé aux
•
*Nouvelles-Hébrides
et
*Nouvelle-
en
Guinée peu après la 2= Guerre mondiale.
Les populations primitives de ces archipels
mises en contact avec
le monde occidental et les énormes moyens
ont été brusquement
matériels des bases militaires américaines.
Le culte consiste à adorer et à attendre le
cocoteraies et d’un éventail de
de vastes
cultures vivrières où dominent le manioc et
cargo qui reviendra avec les richesses maté¬
rielles et le pouvoir des blancs.
le
riz.
Les
Carolines
produisent du
Ullthl
Yap
O
Fsis
O
^
O
Ngulu
,
Sorol
Gaferut
Farau ep
Woleal *
«
TÎF
•
Plkelot Namonuitu
îllmarao Wês* Fayu
S^tawal Pulusuk
o
Ujelang
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Elato.°""'^°'^"' P^fap
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Satawan
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•
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Nukuoro
>
Archipel des Carolines
^^^kll
*
Kaplngamarangl
Equateur
0
500
I
1
&
CO
194
1 00( km
1
Ôî
in
Su
<D
CARTE
*coprah, des *phosphates et on envisage
l’extraction de bauxite à Ponape. Truk et
Yap, deux îles très disputées au cours de la
2^*Guerre mondiale, disposent aujour¬
d’hui d’un aéroport moderne desservi à
partir de Manille, *Nauru et *Hawaï.
Depuis 1980, les Carolines font partie des
IaÆ nr.lMcîfdij
jJ’irTAATiiiiîiAÙ
Etats fédérés de Micronésie, *États asso¬
ciés aux États-Unis.
Carpophage, nom masc. Duculapacifica.
Tahitien : rupe. Ce gros Pigeon est de cou¬
leur grise avec des reflets verts sur le dos,
les ailes et la queue. Il est très rare et ne vit
qu’à Tahiti et *Makatea. Il niche dans les
crevasses des montagnes et serait (d’émana¬
tion du fantôme de l’homme sauvage»
(T. Henry ; “Tahiti aux temps anciens”).
• Une autre espèce, Ducula galeata, est
propre aux îles *Marquises où elle est
appelée upe. On la rencontre uniquement
au nord-ouest de *Nuku
Hiva où une popu¬
lation de 200 à 400 individus a été recensée.
Cet oiseau, qui se nourrit de fruits, vit aussi
bien dans les basses vallées que dans les
forêts d’altitude.
Carpophage (upe)
carrelet, nom masc. Poisson plat, comes¬
tible, des mers tempérées.
•
*Filet de forme carrée à mouvement
vertical.
Il existait en Polynésie une sorte de filet de
type, plombé au milieu avec une pierre.
Aux Marquises, il était utilisé pour captu¬
ce
rer un
grand * Poisson perroquet bleu très
craintif (tatu), mais qui s’attaquait à tout
autre poisson de son espèce passant dans
son
territoire. Le
piège était constitué
d’un carré de filet tendu aux quatre coins
par deux arceaux de bois flexibles, dispo¬
sés en croix et fortement lestés. Un tatu
était attaché au centre et servait d’appât. Il
suffisait de tirer sur la ligne fixée à la
croisée des arceaux pour emprisonner tout
individu approchant de l’appât.
carte, nom fém. Carton fin formé de plu¬
sieurs feuilles de papier collées l’une sur
l’autre. Une carte géographique est une
reproduction plane d’une région terrestre à
*échelle variable.
Les hommes ont toujours cherché à
conserver la mémoire des lieux et des
une
•
routes utiles. Les
premiers croquis carto¬
graphiques dessinés sur des papyrus, des
parchemins, des étoffes, sont apparus en
Égypte, en Phénicie, en Chine. Jusqu’à la
Carte. 1. Carte portugaise du
Pacifique occidentai (fin XVi*
siècie). 2. Département des cartes
anciennes à i’institut
géographique nationai. 3. Anaiyse
de photographies aériennes pour
i’étabiissement d'une carte de
Paris.
195
CARTE
fin du Moyen Age, la représentation glo¬
la demande de Colbert, Cassini travailla à
cartographes. Les Grecs excellèrent dans
ce domaine grâce aux travaux de Ptolémée
(IL siècle ap.J.-C.) et aux recherches
pour Napoléon une “couverture” de la
France au 1/80000®, ensemble remarqua¬
bale de la Terre fut le principal souci des
mathématiques d’Ératosthène et
d’Hipparque. A partir du XVIP siècle, les
stratèges et les administrateurs eurent
besoin de cartes détaillées : c’est ainsi que, à
196
la représentation de la France à l’échelle
1 / 86 500®. Au XIX® siècle, Laplace exécuta
ble de cartes d’état-major qui servit de
modèle à de nombreux pays. L’Institut
géographique national (LG.N.) propose
aujourd’hui des cartes topographiques au
CARTE
1/25 000=, 1/50 000=, 1/100 000= et
1/1 000 000= pour les plus courantes. Les
techniques de cartographie ont rapidement
îles de la Société. Les premiers documents
s’ajouter l’interprétation des photos aé¬
riennes et des photos *satellites (grâce aux
engins E.R.T.S. et Landsat notamment).
Les cartographes utilisent aussi la *télédétectipn et des appareils qui, couplés avec
des moyens informatiques, cartographient
automatiquement le relief, le réseau hydro¬
graphique, le tapis végétal et les infrastruc¬
tures dont les caractéristiques sont placées
D’autres organismes contribuent à la
cartographie de la Polynésie : le Bureau de
Recherches géologiques et minières pour
les cartes géologiques au 1/40 000= des îles
de la Société ; le Service de l’Aménage¬
ment : cartes au 1/5 000= et 1/10 000= ;
r*O.R.S.T.O.M. : carte pédologique de
Tahiti... ; le Service hydrographique de la
Cartes. 1. Tahiti dessinée par
Hom. : un kart est un petit véhicule auto¬
positionnée au centre pour
rendre compte des proportions).
évolué. Aux levés sur le terrain est venue
en
•
mémoire.
Il existe de nombreux types de cartes en
topographiques. Les
cartes thématiques représentent un phé¬
nomène propre à la géographie ou traitent
d’un sujet historique, culturel, technique,
politique... Ces cartes, qui juxtaposent ou
superposent des à-plats, des hachures, des
symboles, peuvent être analytiques (den¬
sité de la population par exemple), synthé¬
tiques (carte de l’utilisation de différents
types de sols), dynamiques (figuration de
dehors
des
cartes
mouvements, de transformations). Il existe
aussi des cartes prévisionnelles qui rensei¬
gnent les techniciens et les services de
r*aménagement du territoire : cartes d’a¬
représentant les dangers potentiels,
cartes de planification.
• La
Polynésie fut portée sur les cartes du
Pacifique à partir du XVIII= siècle et c’est
J. Cook qui livra les premières cartes des
lerte
cartes d’aptitudes,
du type carte d’état-major ont été réalisés
par ri.G.N. à partir de
l’échelle 1/40 000=.
1957 ; ils sont à
Marine...
mobile.
Autres sens : une carte à jouer, une carte de
*crédit, une carte de visite...
Domingo de Boenechea en 1772.
2. Les îles du Vent cartographiées
par James Cook en 1769. 3. Carte
du Service hydrologique de la
Marine. 4. Carte murale à usage
scolaire (l’île de Tahiti a été
5. Carte de l’Institut géographique
national : la côte ouest de Tahiti
au 1/10 000».
CARTE POSTALE
Les Colonies Françaises
.
Archipel
de
TA-ITI
Aute
Cartes postales. 1 et 2. Au début du
siècle ; Tahiti colonie française et
vahiné par L. Gauthier. 3. Le front
de mer vers 1950. 4 et 5. Papeete
aujourd’hui par leva Sylvain.
carte postale, nom fém. Feuille de carton
qui permettait, à l’époque où elle fut créée,
d’adresser une correspondance courte et
non confidentielle pour un prix moins
élevé que celui d’une lettre close. Les pre¬
cartes
postales circulèrent en
Autriche-Hongrie en 1869 et en France en
1873. Elles n’étaient pas illustrées, une face
étant réservée à la correspondance et l’au¬
tre à l’adresse du destinataire. La *photographie avait été inventée un demi-siècle
plus tôt, et, assez rapidement, on édita des
cartes imprimées à partir de clichés qui
rendirent le contenu de la correspondance
relativement secondaire. D’après Christian
Beslu, «la période 1900-1930 constitue ce
que l’on peut appeler “l’âge d’or de la carte
postale”. Il faut dire qu’à l’encontre des
cartes modernes, celles de cette époque se
veulent l’exact reflet de la vie quotidienne
mières
Foster, Simpson dans l’Entredeux-guerres puis Adolphe *Sylvain et son
fils Teva, Erwin Christian, Michel Folco et
Bernard
Hermann
pour
la période
contemporaine.
J.M.L.
CARTERET
(Philip) (177-1796). Vice-
amiral anglais. Carteret reçut le comman¬
dement du
Swallow
en
1767.
Il devait
accompagner *Wallis qui entamait un tour
du monde à bord du Dolphin. Toutefois, le
Swallow était un vieux *sloop usé et trop
lent. L’équipage fut décimé par le *scorbut
il fallut suivre une autre route, ce qui
permit à Carteret de découvrir *Pitcairn,
puis quelques îles de *Mélanésie. Certains
et
auteurs
lui attribuent aussi la découverte
de *Moruroa.
dans les contrées lointaines et servent non
seulement de leçons d’histoire vivante mais
aussi de véhicule au rêve d’évasion vers des
pays que les moyens de transport, encore
peu
développés,
d’atteindre»
ne
permettent
pas
Polynésie, les premières cartes pos¬
expédiées de Papeete en
1879, sont probablement dues à Mrs
*Hoare. La plupart des autres photogra-,
phes qui ont ouvert un studio à Tahiti ont
participé à l’édition de cartes postales :
Charles *Spitz, Franck *Homes, Lucien
•
En
tales illustrées,
cascade sur la “rivière Matavai"
aquarelle de G. Tobin
198
*Gauthier, Henry *Lemasson, Albert
*Itchner, E. Hanni à la fin du XIX® siècle et
au début du XX® siècle ; Joseph Atem,
cascade, nom fém. Chute d’eau sur une
forte pente ou le long d’une paroi. Une
cascade s’établit quand un cours d’eau est
interrompu
comme aux
par une rupture de pente,
chutes du Niagara, en Améri¬
Elle peut déverser le tropplein d’un bassin ou l’eau d’une *nappe
phréatique qui affleure.
que du Nord.
•
De nombreuses cascades, souvent tem¬
poraires, apparaissent sur les *versants
abrupts des îles hautes à la saison des
pluies. Les plus connues, à Tahiti, sont les
trois cascades de Fa’arumai à *Tiarei (voir
à ce mot la légende qui leur est associée).
Au figuré : des événements en cascade arri-
CASSIAU
vent en série, très rapprochés ; l’abondante
chevelure des Tahitiennes tombe en cas¬
cade sur leurs épaules.
casque, nom masc. Coiffure rigide desti¬
née à protéger la tête, portée par les sol¬
dats, les motards, les spéléologues, les
ouvriers sur un chantier...
Coquillage. Tahitien: pu tara ou pü
vâhine. Nom donné aux coquillages de la
•
famille des Cassidés : Cassis cornuta et
Cyprae cassis rufa. Leur nom vient de leur
forme générale arrondie et globuleuse. La
taille des Casques est comprise entre 15 et
Cassia, nom masc. Genre de plante de la
famille des Légumineuses. Ce sont des
arbres atteignant 12 mètres de haut que
l’on plante le long des avenues et des routes
pour leurs magnifiques grappes de fleurs
de couleur jaune (espèce fistula appelée
pluie d’or) ou nuancée. Les '"hybrides des
espèces fistula et javanica, qui ont été
introduites à Tahiti des îles Hawaï, don¬
nent des grappes de fleurs multicolores :
c’est le Cassia arc-en-ciel. Il existe de nom¬
breux autres hybrides.
CASSIAU (Fernand) (1871-1933). Méde¬
coquille est utilisée pour la
fabrication des pendentifs.
Autres sens : protubérance située sur la tête
ou le bec de certains oiseaux ; partie supé¬
cin et administrateur colonial. Né à Hle
casque de certaines fleurs ; appareil servant
à écouter de la musique ; appareil chauf¬
l’armée d’Orient et en
30 cm. Leur
rieure de la corolle ou du calice en forme de
fant permettant le séchage des cheveux.
Maurice, Fernand Cassiau arriva à Tahiti
1904 et exerça un moment aux Gam-
en
bier. Engagé volontaire pour la Première
'"Guerre
mondiale, il
Cassia “verge d'or”
combattu dans
Champagne. Peu
a
après son retour dans les '"Établissements
français de l’Océanie, il fut élu maire de
'"Papeete (1922) et remplit cette fonction
jusqu’à sa mort, en 1933.
Une rue de Papeete porte son nom; elle
longe l’Assemblée territoriale en reliant la
rue du Général de
Gaulle à la rue Dumont
d’Urville.
CASSIAU (Pierre) (1906-1984).
et homme
Médecin
politique, fils du précédent, né à
Rikitea. Pierre Cassiau s’établit à Papeete
médecin en 1936. En 1940, il se
comme
rangea du côté des pétainistes et devint un
des membres les plus actifs du '"Comité des
Casque (Cassis cornuta)
casse-tête,
nom
masc.
invar. * Massue
le nom '"maori de patu en
Nouvelle-Zélande. Des objets similaires
ont été trouvés aux îles de la '"Société. Aux
connue
sous
'"Marquises, le u'u était un casse-tête de
1,50 m environ. Le manche à section ronde
était poli et l’extrémité sculptée. Il servait
dans les combats rapprochés. Chez les
Maoris, le patu était utilisé dans les
combats corps à corps, retenu au poignet
du guerrier par un lien végétal. En bois, en
pierre ou en os de baleine, les formes du
patu
ont
évolué
en
Pierre Cassiau
Français d’Océanie, ce qui lui valut d’être
déporté à Maupiti par le '"gouvernement
provisoire. Après la guerre, il devint mem¬
bre du '"Conseil privé, en 1949, et travailla
à la promotion du sport en Polynésie. Il
dirigea l’organisation des 4=" '"Jeux du Paci¬
fique Sud qui se déroulèrent à Papeete en
1971.
Nouvelle-Zélande
(kotiate ou wahaika).
Autres sens : se dit (au fig.) d’une affaire,
d’une situation extrêmement compliquée ;
Jeu de patience chinois, assemblage de
pièces de bois difficiles à ordonner.
Voir aussi : arme.
►
’omoro. Eu’u te i’oa Nu’uhiva no taua huru
tüpa ’i upo ’o. E ’aito te râ'au e ravehia na ’ei
’omoro no te pa ’ari ’e te teiaha, inaha e mau ’a
tama ’i te ’omoro. E nana ’o-ato ’a-hia na te
’omoro i te mau motu Nu ’uhiva ma iho^ râ. 1
teie mahana, e tao ’a faufa ’a rahi teie nô te
t'iria’a ’ohipa rima'i. ’O to tepae Nu’uhiva ma
ihoârâ tei ’aravihipâpüi le tarai ’e i te nana’o
fa ’a ’una ’una i teie huru tao ’a.
Casse-tête. 1. Armes
d'Australie
(Queensland). 2. Casse-
tête marquisien
CATAMARAN
catamaran, nom masc. Du tamoul (lan¬
de l’Inde) katta qui signifie lien et
gue
maran :
bois. Embarcation à voiles ou à
reliées par
des traverses. Les catamarans paraissent
plus stables que les monocoques, mais sont
en général
plus fragiles.
La ’^pirogue double et le *hobby-cat sont
moteur formée de deux coques
des catamarans.
cathédrale s’éleva, plus petite de moitié que
le premier projet abandonné. La cathé¬
a 36 m de long sur 12 de
large. Les trois portails sculptés sont l’œu¬
vre de Mangaréviens. Les panneaux du
chemin de croix ont été sculptés par Yves
de Saint-Front. Les vitraux qu’il avait
peints ont été remplacés par des œuvres de
Deanna de Marigny lors des travaux de
drale actuelle
restauration en 1987.
Une autre cathédrale existe
aux
*Mar-
quises, à *Taiohae, où réside l’évêque de ce
diocèse.
Autre sens ; le verre cathédrale est un verre
translucide, non transparent.
catholicisme, nom masc. Du grec katoli-
kos qui signifie universel. Il s’agit de la plus
importante religion chrétienne par le nom¬
bre de ses baptisés : environ 930 millions,
dont la plupart vivent en Europe et en
Amérique latine. Les fidèles partagent la
même profession de foi et participent aux
sept sacrements sous la conduite d’un
*clergé astreint au célibat et dont le chef
suprême est le *pape.
• Née en Palestine, 1’*Église catholique fut
la première Église chrétienne. Elle s’im¬
planta progressivement dans l’Empire
romain en dépit des persécutions, puis fut
autorisée par l’empereur Constantin en
313. Le catholicisme connut un remarqua¬
ble épanouissement au Moyen Age grâce à
catamarans : hobby-cats
clergé nombreux et très structuré, grâce
développement de la vie en monastère et
à l’influence spirituelle des clercs. Le catho¬
un
catéchisme, nom masc. Enseignement de
la morale et du dogme chrétiens.
servant à cette instruction.
Livre
• Les premiers catéchismes en langue tahi-
tienne furent l’œuvre de la *London Mis-
sionary Society. Ils furent imprimés à
*
Londres et à *Sydney et distribués vers
1815, ainsi que des traductions des Évan¬
giles et des transpositions d’hymnes reli¬
gieux. Des catéchismes mangaréviens et
marquisiens furent édités par des mission¬
naires catholiques à partir de 1836.
cathédrale, nom fém. Principale *église
d’un *diocèse catholique, desservie par un
*évêque. En France, les cathédrales de
Chartres, Strasbourg, Rouen, Bourges,
Amiens, et Notre-Dame de Paris comp¬
tent parmi les plus belles. La cathédrale
dont la flèche est la plus haute est celle
d’Ulm, en République fédérale d’*Allemagne : elle s’élève à 170 m.
• La première cathédrale de Polynésie
française fut élevée à *Rikitea, aux
*Gambier.
Puis, l’évêque ayant décidé de résider à
Papeete, c’est là qu’on commença d’édifier
une cathédrale, dont les fondations furent
bénies le 8 décembre 1856. A la suite de
difficultés financières et de rivalités de per¬
cathédrale de Papeete : façade
ouest après restauration en 1987
200
sonnes, les murs en furent rasés en 1870.
Sur le même emplacement, une nouvelle
au
licisme connut ensuite des difficultés. La
*Réforme protestante obligea la papauté à
organiser une contre-réforme au XVP siè¬
cle, et la puissance et l’intolérance du clergé
furent contestées au “Siècle des lumières”.
Toutefois, le catholicisme gagna l’Améri¬
que, l’Afrique et une partie de l’Océanie à
la suite de
l’expansion coloniale
euro¬
péenne. Ces régions abritent aujourd’hui
les communautés catholiques les plus dyna¬
miques, alors que les catholiques euro¬
péens participent de moins en moins à la
vie de l’Église.
• En Polynésie, 32% des croyants se
réclament du catholicisme. Cette religion
particulièrement bien implantée aux
Marquises et aux Tuamotu.
est
C.C.C.E. voir Caisse centrale de Coopéra¬
tion économique.
C.E.A. voir Commissariat
atomique.
C.E.E. voir Communauté
européenne.
à
l’Énergie
économique
ceinture, nom fém. Bande de tissu, de cuir
ou de plastique servant à ajuster les vête¬
ments à la taille.
Voir aussi ; maro.
CEINTURE
Catholicisme. 1. Débarquement
des missionnaires aux îies Hawaï
(XIX" siècle). 2. Inauguration de
l'évêché de Papeete (1878). 3. Le
père Léonard Boirie
photographiant les indigènes
d’Atuona. 4. Cérémonie de
purification. 5. Fresque illustrant
un passage du Nouveau Testament
(église des Tuamotu). 6. Visite du
pape Jean-Paul II en NouvelleZélande (1986). 7. Le départ de
Notre-Dame de Fatima par
hydravion en 1953.
201
CÉLESTE
• ceinture de feu du Pacifique. Alignement
de zones à forte
séismicité et au *volca-
nisme intense qui entoure l’océan
Pacifi¬
que. Cette ceinture correspond aux régions
où les *plaques lithosphériques du Pacifi¬
que heurtent les grandes plaques voisines.
Les *volcans les plus connus de ce grand
cercle sont le Wrangell (Alaska), le Shasta
Californie, le Paricutin et le Popocateptl au Mexique, le Chimborazo en Equa¬
teur, l’Aconcagua (Chili), le MtCook en
Nouvelle-Zélande, la plupart des îles du
Pacifique occidental tels les archipels de
Fidji et de Micronésie, le Fuji Yama au
Japon et le Klioutchev (Kamtchatka).
La Polynésie se trouve à l’écart de cette
en
zone
instable.
Le noyau est entouré par du cytoplasme,
matière plus ou moins liquide qui contient
différents petits organes assurant la respi¬
ration de la cellule (mitochondries) et le
stockage des produits de sécrétion et d’ex¬
crétion (appareil de Golgi). Chez les végé¬
taux, les plastes réalisentla photosynthèse.
Tout être pluricellulaire naît d’une cellule
unique, l’œuf, qui subit des divisions suc¬
cessives. Selon la structure et la fonction,
on
peut distinguer de nombreux types de
cellules : les cellules nerveuses ou neuro¬
les cellules du sang (globules blancs,
globules rouges) ; les cellules de l’épiderme,
par exemple. Sous l’effet de différents fac¬
teurs (forte radioactivité, déséquilibre ali¬
mentaire, stress, abus de tabac...), des
nes ;
La ceinture de feu
du Pacifique :
principaux phénomènes
sismiques et volcaniques.
Krakatoa
N«lle
ICalédonii
Egmont^
plaque Indo-australienne
» grand
volcan éteint
► volcan
actif ou assoupi
limite de plaque lithosphérique
5 000 km
^ s zones à forte séismicité
céleste, adj. Qui est relatif au ciel. Autre¬
fois, l’empereur de Chine se disait le “Fils
du Ciel”; il se trouvait donc à la tête du
cellules peuvent proliférer de manière anar¬
gna les ^Chinois immigrés.
radiations.
“Céleste Empire”.
En Polynésie, ce mot devint au XIX<= siècle
un nom dans le langage
populaire et dési¬
cellule, nom fém. Pièce individuelle où
l’on vit isolé : cellule de prisonnier ou de
religieux.
• La plus petite partie d’un être vivant,
chique et former une tumeur cancéreuse.
Autres sens : Groupement élémentaire : la
cellule familiale, une cellule d’un parti poli¬
tique. Bâti d’un avion, sans les moteurs.
Appareil servant à détecter certaines
cytoplasme
capable de réaliser son propre métabo¬
lisme.
Les cellules sont de dimensions
microscopiques mais œrtaines, comme les
œufs, mesurent plusieurs centimètres de
diamètre. Une cellule comprend un noyau
formé d’acides nucléiques (A.D.N.,
A.R.N.) associés à des ^protéines. Il
contient des informations assurant à la cel¬
lule une vie en harmonie avec ses voisines.
202
Structure d’une cellule animale.
La zone de stockage des combustibles.
fa'ala'ahia no te ho'e
teihaua tauira'e i ta puai o
te alfa. Mai reira te reni
aira 90 000 volts e
ta'ahaerehia ai I Papeete
area
Les combustibles sont entreposés dans
4 cuves, La plus volumineuse (1 020 nP)
est réservée au fuel lourd. Le second
réservoir,, de
couleur bleue, d'une
cofrténance de 300 rrl’, reçoit te gasoil.
.
^
-
.
na te ropura'a o te tenue o
Les cuves en Inox, calorifugées,
point de départ d'une
acheminant Pélectricitr
Papeete par le centre i
Tahiti.
permettent de stocker et de traiter le
combustible réchauffé. Des cuves
partent un réseau de canalisation pour
le gasoil et un réseau assurant le
réchauffage du fuel, pour éviter qu'il ne
se
Zone réservée à l'insta
d'un posté de transfoh
fige. Un troisième réseau véhicuiarU
des produits contre l'ii
aux cuves.
La four de ras
par cette tour
pompée dans
20 m’par heuplace des auti
Zone de stockage des carburants
area
vaira'a mori
La centrale électrique de la Punaruu
La
production industrielle d'électricité est
réalisée dans des centrales de divers types :
centrales hydroélectriques situées au pied des
i
barrages ou de conduites forcées, centrales
thermiques exploitant la puissance d'un jet de
vapeur dirigé sur une turbine entraînant un
alternateur.
A Tahiti, un mode de production plus adapté
aux besoins relativement modestes de l'île met
liaison un moteur diesel de grande
puissance avec un alternateur.
L’approvisionnement de l’agglomération de
Papeete a été longtemps assuré par la seule
centrale située à l’angle du front de mer de
Papeete et de la rue du chef Vairaatoa. La
croissance de la consommation a exigé la
en
construction
d’une
deuxième
unité
de
production qui pourra accueillir jusqu’à six
moteurs dans sa version définitive
de deux
blocs-usines.
La centrale est située en bordure du cours
d’eau, en amont de la zone industrielle de la
Punaruu, sur un terrain d'un hectare. Conçue
par la société Études générales et Ingéniérie
(E.G.I.), pour le compte de l’Électricité de
Tahiti (E.D.T.), elle a été inaugurée en 1986
puis connectée au réseau nord-ouest de l’île et
aux centrales
hydroélectriques exploitées par
la société Marama Nui sur les versants sud et
est de Tahiti.
Planche réalisée avec l’aimable collaboration de Paul Bourret (E.D.T.) et Éric Bassac (E.G.I.).
m
laiton
lateurs,
•
•
,
-
.
gne à 90 000 volts
,
vers
Le local de pompage abrite une
chaudière fournissant 600 thermies à l’heure, deux centrifugeuses
|4;épur^t:ie fuel lourd et une batterie
'c|ui''a,limentent ■ la
^S,&/icér^a)é;;’éri earbôrant ainsi
“
eau.
A
troûvo,lt;.cûye. à èàu
alf; ri^au Incendié et etr
cifcB^ ^, refroidissement; «îki’
moteur,
sa
^fâB^tehets issuf^ la
préparation 'dlïstw "lusttble ^ontstockés après décai
8i%.da'nÿia
petite cuve.
Cheminée d'évacuation des
la'aru'era'a mahu
-bfdjteenmL Le circuit eau des moteurs fait un détour
ét'^tcçbverefrpldi par une pluie artificielle. L'eau est
Ha
PiWr(]tKelHa.j^ppè alluvionnaire au rythme de 15 à
=9. Deux
a'ùtf^otj^ss^ont construites lors de la mise en
■es
moteurs.
'
\
matini
Socle de béton
tiara'a timahia
^tb>inStMir diesel de la cêntflBiK^ été
cMstrolt à.: J^int-Nazaire par-' là Jlgije
Alstboni-ÀtSnijdÙB. U S'agit d'un la’ci^n^^
'dres^.ert H^SttSnonté par un turb^fe.
comprbwalirm'iournant à400tours/mn. La
mise- ejrrcfute se fatt.|>ar un moteur
auxiliaire. Son poids atteint JK ionnes et a
nécessfté'-'^rorganisatlon .d’iih,; çonvoi
exceptionnel pour f‘açhemJnéiifh#t1t,.î^e^is
une barge ayant, accosté à la- marina dé
Talrtà," jusqu’au .site dé - là f unarüu. .Le -mofeur est côûplèé'un
àlternatéürAlsfh,<>fli';'_'"
iéont la puissance est de 17000 KVA'.'A'o,réà-il^
d^CbauSsée, .uri transformateur élévè la^
tenslœçaûr lé réseau é t4.40avoltS:
matini, hi'apo
fa’avera'a.f:»
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S
V
i
^
Le bloc'uslne est constitué d'un
vaste hall de 500
et 15 m de
hauteur, très ventilé. Un circuit
d'aération permet de maintenir le
local à
une
température
; supportable. L'air est aspiré sur la
industrielie
Punaro'J
taçàdénord par déux soufflantes et
<rê.(dulé à la base de la façade sud.
iLéeHdfei» soClçs de béton devant
autres moteurs
SÿWSaW'tah. Vplace.' : Ils
seront
Vaihiria
Faatautia
réseau routier
réseau électrique
réseau en construction
area fa'ata’Bhia no na
matini a piti
ZONE AFFECTÉE AUX
DEUX AUTRES MOTEURS
Les Mlles de contrôle occupent
deux étages au sud du bloc moteur.
Les pupitres du poste de contrôle
permettent de démarrer le moteur,
de coupler la centrale au réseau et
de régler la puissance distribuée.
Les panneaux donnent des
informations sur les paramètres de
fonctionnement de la centrale.
maintenance^^MB^»
Locaux du personnel de maintenance^^MH
4t(^eaux des techniciens et des gestionnaires^
gestlonnalres^!!«
.t^^eaux
piha a te faia ha'apa'o
matini, piha ’ohipa a te
mau ta’ata aravihi
mau ta’ata
Gages «rtiaoonseurs
et d’escaliers
^
area fa’ata'ahia rto te mau
e'a ’e te e'a uira ta'afata
lara.'a ’e
mau
'chipa
Pupitres de contrôle
et de commande
fa’afera
‘e te
jLr
CENTRALE
cendre, nom fém. Produit fin résultant de
rencontre aux abords des maisons où il est
volcaniques ne
sont pas des résidus de combustion, mais
des matériaux pulvérisés par une explo¬
Sous les rochers, on peut trouver une autre
sitans.
sion. Elles sont très rares sur les *volcans
•
hawaïen que l’on rencontre en
Polynésie, les éruptions ayant émis surtout
tion du Dieu de la médecine, Tama-eina...
la combustion d’un corps.
• En géologie, les cendres
de type
des *laves très fluides.
S’emploie aussi au pluriel pour désigner les
restes d’un mort après incinération : les
cendres d’un défunt; et pour le premier
jour du Carême : le Mercredi des Cendres.
Hom. : le sandre est un poisson d’eau
douce.
parfois la proie des Poules.
espèce, plus petite : Scolopendra
mor-
D’après T. Henry (“Tahiti aux temps
anciens”), les Cent-pieds «étaient l’émana¬
Lorsqu’un Myriapode tombait sur une
blessure, elle se cicatrisait rapidement. S’il
rampait sur un malade, celui-ci recouvrait
rapidement la santé. S’il rampait sur le
nombril d’un enfant nouveau-né, cela signi¬
fiait que l’enfant serait vigoureux».
censeur, nom masc. On appelait ainsi le
magistrat de la Rome républicaine chargé
de recenser les citoyens et de veiller à leurs
bonnes mœurs. De nos jours, personne qui
exerce la
Cent-pieds (veri)
censure.
Par extension, se dit de œlui qui juge, en les
condamnant, une action ou un spectacle.
Dans un *lycée, le censeur est l’adjoint
du “'’proviseur. Il organise l’emploi du
centrale, nom fém. Usine fournissant de
l’*énergie électrique à partir d’une autre
source d’énergie, laquelle actionne une
résout les problèmes posés par les absences
centrale
•
temps des élèves et des professeurs et
enseignants ou par les sorties de
groupes. En liaison avec les conseillers
d’éducation, il se préoccupe de la présence
des élèves dans les cours et des problèmes
de discipline. Le censeur s’assure du travail
exécuté dans les permanences, veille à l’in¬
formation des parents et préside les
'•‘conseils de classe. Les élèves peuvent le
consulter pour une meilleure orientation.
Le proviseur peut le charger de l’organisa¬
des
tion matérielle des examens se déroulant
au
lycée.
turbine reliée à un alternateur. Dans une
hydroélectrique, c’est une chute
d’eau qui fournit l’énergie primaire. Dans
une
centrale thermique, la turbine est ani¬
mée par un jet de vapeur issu d’une chau¬
dière chauffée au '•‘charbon, au "‘gaz, au
fuel ou par un réacteur "‘nucléaire.
• A Tahiti, l’énergie électrique est fournie
par la centrale thermique de Papeete qui
dispose de 9 moteurs reliés à des alterna¬
teurs pouvant
débiter 40 mégawatts. Située
à l’extrémité nord de la ville, cette usine
bruyante ne peut plus répondre à l’aug¬
mentation de la consommation. Au cours
de l’année 1986, une nouvelle centrale
censure, nom fém. Examen des écrits ou
des spectacles par les autorités afin d’en
autoriser ou non la publication ou la repré¬
sentation. Très active dans les pays totali¬
taires, la censure est, en théorie, inexistante
dans les pays démocratiques. En France,
elle n’émet des avis que sur une partie de la
production cinématographique.
• En Polynésie, une commission de cen¬
sure s’est réunie jusqu’à la fin des années 70.
Elle comprenait des membres de l’adminis¬
tration, des éducateurs, des parents
d’élèves et des religieux.
thermique, équipée d’un moteur de
14 mégawatts, a été mise en service dans la
"‘zone industrielle de la "‘Punaruu. Elle est
épaulée par les petites centrales installées
dans les vallées du sud de llle, au pied de
"‘barrages et de conduites forcées. Leur
puissance totale atteint 13 mégawatts. Peu
dlles disposent de centrales alimentant un
réseau complet. Néanmoins, Moorea dis¬
pose d’une centrale thermique, BoraBora
d’une centrale utilisant labourre de coco et
Nuku Hiva d’une hydrocentrale.
Autre sens : groupement de "“syndicats.
Hom. : central (adj.).
Cent-pieds, nom masc. invar. Arthropode
myriapode (Mille-pattes) du genre Scolo¬
pendra. Tahitien : veri. La grande Scolo¬
pendre, Scolopendra subspinipes, atteint
parfois 25 cm de long. Ses deux crochets ou
chélicères, situés en avant de la tête, pro¬
voquent des morsures non mortelles, mais
très douloureuses. Le Cent-pieds vit dans
des endroits sombres et humides et
se
nourrit essentiellement de "‘Cafards. On le
centrale nucléaire de Chinon
(France)
203
CENTRALISATION
centralisation, nom fém. Action de cen¬
traliser, caractérisée par la volonté de tout
réunir en un même centre de décision.
• En politique, fait de remettre à
r*État et
à son *administration centrale, régionale,
départementale (ou à ses *agents) l’étude et
la solution des questions posées aux indi¬
Les forces armées et le C.E.P.
en
quelques chiffres
Effectifs globaux des forces armées
Effectif global (1984) : environ 5 000 hommes
vidus et aux collectivités locales. L’avan¬
tage en est la cohésion nationale, l’unité de
l’administration et par conséquent une cer¬
taine égalité des citoyens face au pouvoir.
Ses
inconvénients
sont
la lenteur des
démarches, leur inadaptation aux condi¬
tions et besoins locaux.
En France, la centralisation a été progres¬
sivement
réalisée
sous
LouisXI,
François P'" et Louis XIV puis achevée par
Napoléon P''. La France dépend encore des
pouvoirs parisiens, toutefois, la loi de
décentralisation de 1981 vise à remédier à
cet état de choses.
La Polynésie française est aussi un terri¬
toire centralisé, puisque l’administration
Effectifs globaux par armes
des archipels dépend pour la plus grande
part des services installés à Papeete.
Central Sport (A.S.). Club omnisports
créé
nom
1937 par Charles Benoît sous le
de A.S. de l’École centrale (actuel
en
*lycée Paul Gauguin). Ses couleurs, le
rouge et le noir, s’inspirent de celles du
Stade Rennais. Le nom de Central Sport
fut adopté le 11 mai 1964. Le club de Cen¬
tral pratique un large éventail de disci¬
plines sportives ; *athlétisme, *basket-ball,
*boxe, *tennis, *cyclisme, *chasse sousmarine, *pirogue et surtout *football. Ses
700 licenciés en font le premier club de
Tahiti pour le nombre d’adhérents. Ses sec¬
tions les plus en vue sont le football qui
remporte les titres depuis une vingtaine
d’années, et le basket féminin. Les installa¬
tions de l’A.S. Central Sport se logent au
fond de la vallée de la *Tipaerui et regrou¬
fanion de l’A.S. Central Sport
pent un nouveau et vaste gymnase et un
Population active de Polynésie
57 000 personnes
emplois induits
Personnel civil
C.E.P. et balance commerciale
L’impact du C.E.P.
terrain de football.
Paiement
des
droits et taxes
centre, nom masc. Milieu d’un espace.
Organisme, service spécialisé.
• Centre d'Expérimentation du Pacifique
(C.E.P.). Le C.E.P. a été créé le 27juilletl962 afin de remplacer l’organisation
des champs de tirs jusqu’alors situés à Reggane (Sahara) et évacués à la suite des
accords d’Évian et de l’accession de l’Algé¬
rie à l’indépendance. Il s’agissait pour la
France de pouvoir continuer à travailler à
sa politique de dissuasion en un lieu qui
Salaires des
métropolitains
dépensés
localement
60% des salaires
Versement
des salaires du
personnel local
offrait les meilleures conditions de sécurité
pour des essais
nucléaires. Le choix s’est
Dépenses auprès
des entreprises
finalement porté sur deux atolls des Tua¬
motu du Sud : *Moruroa et '"Fangataufa.
Tahiti avec son tout récent aéroport inter¬
locales et des
particuliers
national de Faaa devait servir de base
arrière et *Hao, bientôt doté d’une piste de
Total 30,5 milliards CFP,
soit 15% du
204
produit intérieur brut.
CENTRE
Les forces armées
MAHINA
ÉTAT MAJOR
DU TAAONE
D'entre
en
Polynésie française
S.M.C.B.
D.C.M,
D.I.S.S.
FARE UTE
P.P.S.D.
BASE MARINE
émission
S.E.A.
Terre - mer
B.P.M,
D.C.A.N.
C.E.A.
B.T. 815
titre du CEP
Forces de souveraineté
Centre techniqu
Centre
au
émissiorii;
Forces maritimes
□
□
□
Logements
Hôpital
FAAA
Météo CEP
SUPER-M^
Grand
1 1-
I ;entre
réceptioi i
Marine - terre
\
Cie RIMAP
Stand de Tir
!. B.A. 190
.
; ETOM. 82
ESC. 12 S.
FORT TARAVAO
Cie. RiMAP
CAMP D'ARUE
W-o
ELI.M. - 57" BCSP.
ttet. 5« R.E. UA. CEF.
\1 O
Moyens oAn. CgP..
1 'O
Groupe Marine
Instaliation D.C.A.N
laorana villa
Gendarmerie
Résid. Cdt,
Divers services
Ste AMÉLIE
ré r r a i n^ m an œ üv rï
Install. D.C.M.
Mus. R.i.M.A.P.
et de Soutien du
D.C.M.
Dir.
Interarrriée du
Service de Santé
P.P.S.D.
-
Poste de Protection et
de Sécurité Défense
R.I.M.A.P.
-
S.M.C.B.
-
S.E.A.
-
Régiment d'infanterie
de Marine du Pacifique
ARCHIPEL
DES
MARQUISES
Hiva Oa
Service Mixte de
Contrôle Biologique
Service des Essences
aux
E.T.O.M.
Bataillon de Commandement
-
B.T. 815
-
-
Armées
Escadron de Transport
Outre-Mer
Base Aérienne 190
-
B.P.M.
D.I.S.S.
Pacifique
«
-
Bureau Postal Militaire
-
Bataillon des Transmissions
-
Direction du Commissariat
^/6
Les expériences nucléaires françaises se
déroulèrent dans une zone bien moins
'>
du Nevada, ou soviétiques du Kazakhstan.
r
t
de la Marine
peuplée que les expériences américaines
O
•
ARCHIPEL
DE LA
Dir. des Constructions et
D.C.A.N.
/S^CHIPEL
y DES
^0 /b'TUAMOTU
Armes Navales
SOCIÉTÉ
■ Base arrière
plaque
de soutien,
tournante
relais et
■ repli
Base lors
avancée
des essais
- Servaitatmosphériques
de base de
Lieu des expérimentations
imPI Ancien lieu d’expérimentations
'VitSr.
Stations de surveillance de la
radio activité ambiante
Stations de surveillance des
sols et des dépôts au sol
Les sites de tirs et les bases
stratégiques du Centre
d’expérimentation ’ du Pacifique
%
CORAIL - 350 m
CORAIL
OCÉAN
%
DOLOMIE
BASALTE
.è'X
Jj'j
Coupes des modes
d’expérimentation nuciéaire
dans ie substrat rocheux de Moruroa
PUITS
BASALTE
SOUS LA COURONNE
ÉMERGÉE
PUITS EN ZONE CENTRALE
EXPLOSION DE FORTE ÉNERGIE
EXPLOSION DE FAIBLE ÉNERGIE
205
3 400 m, de base avancée. Le 4 février 1963,
adopta le prin¬
cipe de l’implantation du C.E.P. alors que,
r*Assemblée territoriale
le 6 février 1964, la *Commission perma¬
cédait gratuitement, en toute pro¬
priété à l’État français, Moruroa et Fangataufa. Le premier tir eut lieu en présence du
général de *Gaulle le 11 septembre 1966.
De 1966 à 1974, les essais eurent lieu dans
l’atmosphère, soit à Moruroa soit à Fangataufa. A partir de 1975, pour des raisons de
sécurité, on ne procéda plus qu’à des tirs
souterrains. Depuis 1966, une centaine de
tirs ont été effectués, provoquant réguliè¬
rement les protestations de certains pays
riverains du Pacifique, comme l’Australie
et la Nouvelle-Zélande, et d’organisations
écologistes telle *Greenpeace.
Les bouleversements occasionnés par l’ins¬
tallation du C.E.P. en Polynésie furent
considérables. Des milliers d’emplois
furent créés en peu de temps. En fonction
des besoins, 7 000 à 13 000 personnes ont
nente
travaillé sur les différentes bases. En 1982,
rapport du Sénat révélait que les activi¬
tés liées au C.E.P. représentaient 29% du
P.I.B. du Territoire! Le C.E.P. a largement
contribué au décollage économique de la
un
Polynésie française, tant par ses investis¬
sements que par la masse salariale distri¬
buée qui permit au Territoire de faire face,
pour un temps, à la croissance démogra¬
phique et à l’augmentation des demandes
d’emplois, à la chute du cours des matières
premières végétales et à la fermeture du
centre minier de *Makatea. Responsable
d’une déstabilisation accélérée des struc¬
tures
économiques et sociales tradition¬
nelles, il ne fit souvent que révéler des faits
existants mais mal perçus auparavant :
l’émigration des habitants des îles vers
Papeete, la crise du secteur agricole. Le
Territoire ne sut cependant tirer pleine¬
ment profit de ce partenaire. La priorité
accordée aux dépenses de fonctionnement
au détriment des investissements produc¬
tifs à long terme, n’aura pas permis au
Territoire de planifier rigoureusement son
développement économique. En accueil¬
lant le C.E.P., la Polynésie française n’a
fait qu’accroître sa dépendance vis-à-vis de
la France.
internationale en
Recherche agronomique pour le Dévelop¬
• Centre de Coopération
pement (C.I.R.A.D.). Le C.I.R.A.D. est
établissement public à caractère indus¬
triel et commercial dont l’action porte sur
la recherche et le développement de l’agri¬
culture tropicale. Le C.I.R.A.D. est né le
un
1“janvier 1985 du regroupement de divers
organismes de recherches, dont
l’*LR.H.O. Une première expérience de
coordination de la recherche tropicale
le *G.E.R.D.A.T.,
mais avait échoué. Le C.I.R.A.D. emploie
1 750 personnes dans ses dix départements
et unités de recherche. Parmi elles, 850 traavait été tentée
avec
consultation médicale au Centre
de Protection infantile
vaillent à l’étranger, dans une cinquantaine
de pays, ou dans les *D.O.M.-*T.O.M.
En
Polynésie française, la structure du
C.I.R.A.D. est pour l’instant assez légère.
Un cadre métropolitain (deux probable¬
ment en 1987), assisté de deux ouvriers
polynésiens, assure le fonctionnement de la
station d’essais de *Papara. Par ailleurs,
des antennes ont été mises en place à
*Rangiroa, à *Opunohu et sur le *plateau
de *Taravao. L’installation d’une base aux
également préve dans le
développement des cultures
maraîchères dans cet
archipel. Les
*Australes est
cadre
du
recherches du C.I.R.A.D. portent avant
tout sur la *vanille (expériences sur les
substrats, les tuteurs, la productivité), le
maintien des sols sous culture, la culture
sur *atoll à partir des lentilles d’eau douce
( Rangiroa), l’adaptation de nouvelles
variétés légumières ou fruitières, la défense
des plantes (pesticides, herbicides, maladie
de la vanille, parasites du *cocotier...).
• Centre de Protection infantile (C.P.L).
Au cœur du quartier de *Paofai, à Papeete,
les six médecins et les huit infirmières du
C.P.L assurent les visites médicales préna¬
tales, préviennent ou soignent gratuite¬
ment les affections des nouveaux-nés et des
jeunes enfants. Le centre joue un rôle très
important puisqu’il a accueilli 23 221
consultants en 1984. Ses médecins et ses
puéricultrices ont examiné 41 835 enfants
sains de Tahiti et
en
ont
vacciné 9010
(1984).
•
Centre dlnformation et d’Orientation
(C.I.O.). En France, le Service de l’Orien¬
tation scolaire et professionnelle naquit en
1938 ; un centre a été ouvert à Tahiti en
1966. Il a pour objet de déterminer les apti¬
tudes des élèves et de leur conseiller le
choix des études ou du métier correspon¬
dant le mieux à ces aptitudes. En Polyné¬
sie, chaque élève peut consulter les conseil¬
lers d’orientation et les brochures éditées
par le Centre d’information et d’Orienta¬
tion de Pirae (* Vice-Rectorat). Les conseil¬
lers d’orientation organisent des séances de
tests et des entretiens personnels dans les
collèges et les lycées. Ils participent aux
*conseils de classe, notamment pour les
niveaux de troisième et seconde.
CÉRAMIQUE
Centre de Jeunes Adolescents (C.J.A.)Mis en place à partir de 1979, les C.J.A. ont
•
pour but de donner une formation techni¬
que à des jeunes gens sortis sans
du système scolaire. Au cours
diplôme
des trois
années d’études, l’élève se spécialise dans
une des branches suivantes : agriculture,
élevage, pêche, aquaculture, artisanat
local, tourisme rural... A l’issue de cette
formation, l’élève reçoit un certificat de
formation, mais l’objectif essentiel est de le
préparer à l’entrée dans le monde du tra¬
vail. 19 C.J.A. accueillaient 1 102 élèves en
1985.
Centre d’Éducation aux Techniques
appropriées au Développement
(C.E.T.A.D.). Depuis 1981, les
C.E.T.A.D. se proposent de former des
ouvriers polyvalents, aptes à résoudre la
plupart des problèmes pratiques qui se
posent dans les archipels. C’est une institu¬
tion éducative originale, propre à la Poly¬
nésie. Les élèves pourront être employés de
•
collectivités ou de services territoriaux,
travailleurs indépendants ou membres
actifs de *coopératives. Dans les
9 C.E.T.A.D. de Polynésie, les élèves reçoi¬
initiés à
*gestion et choisissent entre deux
options techniques ; Génie rural ou Génie
maritime. Un certificat d’aptitude au déve¬
loppement sanctionne les trois années
vent un enseignement général, sont
la
d’études.
C.E.P. voir Centre d’Expérimentation du
Pacifique.
Céphalopode, nom masc. et adj. ♦Mol¬
lusque caractérisé par son pied soudé à la
tête. Ce pied est formé par des tentacules
portant des ventouses. Dans le groupe des
Céphalopodes, on distingue principale¬
ment les Nautiles, qui vivent dans la région
Indo-Pacifique, mais sont absents en Poly¬
nésie, et les Décapodes, qui possèdent dix
bras f Seiches, Calmars, Spirules) et vivent
au large, mais pas dans les lagons. Il arrive
parfois que des grands Calmars s’échouent
sur les récifs quand ils sont morts. Les Octopodes enfin possèdent huit bras et sont
représentés en Polynésie par les rares
Argonautes et surtout par les ♦Pieuvres ou
Poulpes. L’espèce la plus commune est
Octopus cyanea (tahitien : fe’é).
dans le quartier du Céramique, à Athènes,
nous
ont
laissé les
vestiges d’une
duction brillante et variée.
• En
céramiques chinoises
pro¬
Océanie, exception faite de la Polyné¬
sie orientale, on trouve, à différentes pé¬
riodes, des ensembles céramiques caracté¬
ristiques : ♦Mangaasi (Vanuatu), ♦Lapita
(N ouvelle-Calédonie).
En Polynésie, les fouilles archéologiques
réalisées à ♦Ua Huka et *Nuku Hiva n’ont
donné que de rares tessons de ♦poteries. La
présence de quartz dans l’argile de certains
de ces tessons indiquerait une provenance
des îles ♦Fidji.
céramique, nom fém. Objet produit par
façonnage et cuisson de l’argile.
•
En Occident, les premières céramiques
apparues au début de la ♦Protohis¬
toire. Il s’agissait, le plus souvent, d’usten¬
sont
siles domestiques qui ont pu être décou¬
entiers ou sous forme de tessons.
verts
Chaque groupe humain élabore son propre
style, évoluant au cours de son histoire. Les
potiers de la Grèce antique qui vivaient
207
CÉRAN-JÉRUSALEMY
guerres,
fut président de P* Assemblée territoriale et
conseiller à r*Union française. Entré en
Il existe aujourd’hui un Cercle du Marin à
politique à la suite de l’affaire du * Ville
d’Amiens, Jean-Baptiste Heitarauri CéranJérusalemy s’affirma rapidement comme le
brillant second de *Pouvanaa a Oopa. En
1952, il devint conseiller *R.D.P.T. à
l’*Assemblée
représentative et
en
prit
aussitôt la présidence. L’application de la
“•’loi-cadre de 1957 opposa les deux leaders
qui convoitaient la vice-présidence du
♦Conseil de gouvernement. Céran dut se
contenter de la présidence de l’Assemblée
territoriale et fut même contraint de démis¬
sionner, désavoué par Pouvanaa alors qu’il
militait pour l’instauration de r*impôt sur
le revenu. Dès lors, Céran créa son propre
parti, le R.D.P.T.-Te Aratai, avec lequel il
milita pour le “oui” au référendum du
général de Gaulle en 1958. Céran fut éga¬
lement conseiller à l’Union française de
politique
déclina à partir de 1960 et il ne fut pas réélu
1953
à
1960.
Son
influence
à l’Assemblée territoriale en 1966.
cercle, nom masc. Surface plane limitée
par une circonférence. Endroit où les
membres d’une association ou d’un *club
prennent l’habitude de se réunir.
comptait au début du siècle trois
cercles. Outre le Cercle militaire, il y avait
• Tahiti
le Cercle de l’Union et le Cercle Bougain¬
ville.
*Fonctionnaires
et
*colons
de
Papeete s’y retrouvaient dès la fermeture
Ces
des bureaux pour y boire l’absinthe.
deux cercles servirent aussi de lieu de réu¬
nion aux deux *partis politiques en pré¬
époque, le parti français et le
parti protestant. Dans l’Entre-deuxsence à cette
le cercle Bougainville : lieu de
réunion du parti français au XIX*
siècle
208
les Cercles restèrent un lieu de
CERAN-JERUSALEMY (Jean-Baptiste).
Né à Papeete en 1921, cet homme politique
rencontre.
Patutoa, et une école de pilotage : le Cercle
aéronautique de Tahiti.
Cercle des Nageurs de Polynésie
(C.N.P.). Premier club de *natâtion de
Polynésie française, fondé en 1971, et qui a
fourni quelques très bons nageurs, parmi
lesquels on peut citer Henri Noble et sur¬
tout Laurence Lacombe, championne de
France en 1985 du 100 mètres nage libre en
57”23. Le C.N.P. compte 131 licenciés et
actuellement son président est Lysis
Lavigne.
S’emploie aussi dans les expressions : faire
cercle ; un cercle d’admirateurs ; un cercle
•
vicieux.
céréale,
nom
fém. qui vient de Cérès,
déesse des moissons.dans l’Antiquité. Nom
général donné aux plantes de la famille des
Graminées cultivées pour leurs grains.
D’abord sauvages, les céréales se sont déve¬
loppées à partir du Néolithique et jouent
un rôle très important dans r*alimentation : blé, riz, maïs, seigle, avoine, orge,
mil, millet, etc.
• La Polynésie importe des produits céréa¬
liers ; de la farine de blé et du riz pour
l’alimentation humaine, du maïs pour celle
des animaux. La forte humidité de l’air est
handicap pour nos régions, car cer¬
taines céréales (notamment le blé) ne peu¬
un
vent y parvenir à maturité.
cérémonie, nom fém. Célébration d’un
♦culte religieux, et, par extension, d’un
événement important pour une collecti¬
vité. On s’y retrouve généralement pour
CÉTACÉ
commémorer un événement qui est à l’ori¬
gine d’une communauté ou qui a marqué
son histoire :
cérémonie de la messe, céré¬
monie du 14juillet. Il convient de la distin¬
guer de la fête. Cette dernière peut suivre la
cérémonie, mais n’a pas son caractère de
solennité.
• Dans la Polynésie
ancienne, les cérémo¬
nies étaient nombreuses
sur
les *marae.
Elles ouvraient les saisons : en janvierfévrier, les premiers fruits étaient offerts
pour marquer le début de la saison d’abon¬
dance, alors qu’en juin-juillet, on célébrait
le départ des dieux marquant la fin de cette
saison.
D’autres
cérémonies
accompa¬
Cérithe, nom masc. Coquillage *Gastéro-
pode de la famille des Cérithidés et du
genre Cerithium. Les Cérithes ont une
forme allongée hélicoïdale caractéristique.
La coquille est souvent marquée de stries
verticales et hélicoïdales et peut être orne¬
mentée de nombreuses petites dents ou
possèdent tous une corne
qui est le canal siphonal antérieur. Cette
famille regroupe 200 à 300 espèces. Les
Cérithes peuvent être très abondants dans
les vasques à fond sableux ou vaseux sur
les récifs frangeants.
tubercules. Ils
gnaient les grands événements de la vie
d’un roi ou d’un chef : naissance, majorité,
mariage, intronisation, maladie ou mort.
Enfin, un cérémonial particulier s’attachait
cétacé, nom masc. et adj. (fém. : cétacée).
d’un marae, mise en ordre (vaere marae) et
de dents (*Dauphins, *Cachalots, *Épau-
Mammifère marin. L’ordre des Cétacés
circonstances : consécration
comprend les Mysticètes, qui possèdent
des fanons (*Baleines, Jubartes et Ror¬
quals) et les Odontocètes, qui sont pourvus
renouvellement des enveloppes des dieux
lards. Narvals, Marsouins). Il s’agit des
à certaines
(*pa’iatua), prières et offrandes des voya¬
geurs, lancement d’une pirogue, promo¬
tion d’un *arioi, ou consultation d’*augures en temps de guerre.
Voir aussi : cochon, offrande, triton.
plus gros animaux actuels : le Rorqual
bleu atteint un poids de
corps
a
150 tonnes. Leur
la forme hydrodynamique des
Poissons. Les membres antérieurs sont
transformés en palettes natatoires et les
membres postérieurs ne se retrouvent que
petits os inclus à l’intérieur
du corps. Leur nageoire caudale est aplatie
sous forme de
cerf-volant, nom masc. Gros Coléoptère,
également appelé Lucane, dont les mandi¬
bules rappellent les bois du Cerf.
Appareil composé de surfaces de papier ou
de toile tendues sur une armature légère et
qu’on fait monter en l’air en le tirant contre
le vent avec une ficelle. Ce ♦jeu est pratiqué
par les enfants de tous les pays. En Chine
horizontalement et les mouvements se font
de haut en bas.
Baleines à bosse
notamment, il donne lieu à la confection de
superbes cerfs-volants aux couleurs vives
et aux formes variées.
• En Polynésie, la saison fraîche, pendant
laquelle souffle le *mara’amu, est la plus
propice à ce jeu appelé no pâ’uma. Autre¬
fois, le cerf-volant consistait en une feuille
de *tapa fixée sur un cadre de bambou. Il
prenait des formes diverses : tortue, oiseau,
homme. Il était parfois décoré de plumes.
Des cerfs-volants de très grande taille
devaient être maniés par plusieurs
hommes. Ils servaient aussi, dit-on, à tirer
des radeaux entre deux points d’une baie.
A Maupiti, une légende a donné le nom
ha’ape’e ’uo à un rocher : “endroit où l’on
fait voler des cerfs-volants”.
cerf-volant
Les Cétacés ont une vie parfaitement adap¬
tée au milieu aquatique malgré leur respi¬
ration pulmonaire. Celle-ci s’effectue par
l’évent. Pendant
les plongées, qui peuvent durer 90 mn pour
la Baleine, l’évent se ferme, les battements
du cœur ralentissent et une modification
de la circulation sanguine fait que le cer¬
veau et le cœur reçoivent un maximum
un orifice situé sur la tête :
d’oxygène. Ce qu’on appelle le souffle de la
Baleine est un mélange de vapeur d’eau et
de dioxyde de carbone.
La chasse aux Cétacés a provoqué une très
grave diminution des troupeaux. On
compte aujourd’hui moins d’un million
d’animaux contre 5 millions en 1930. Les
Baleines franches, les Baleines bleues et les
Jubartes ont presque disparu et leur nom¬
n’augmente pas, bien qu’elles soient
protégées.
bre
209
C.E.T.A.D.
C.E.T.A.D.
voir
Centre
d’Études des
Techniques adaptées au Développement.
Compagnie française des
C.F.P.O. voir
Phosphates de l’Océanie.
C.G.M. voir
time.
Compagnie générale mari¬
cèdent et sont eux-mêmes mangés par ceux
qui les suivent.
Les producteurs (végétaux chlorophylliens
principalement) constituent le premier
maillon de la chaîne. Ils fabriquent leurs
propres matières organiques à partir uni¬
quement de matières minérales du sol et de
l’air. Les producteurs sont mangés par des
consommateurs de premier ordre ou végé¬
tariens. Ces derniers sont la proie des
consommateurs
d’ordre deux
carni¬
ou
composantes d’une chaîne
alimentaire sont, à leur mort, attaquées par
vores. Toutes les
Chaetodon, nom masc. Tahitien : paraha
ou paraharaha. *Poisson de la famille des
Chaetodontidés que l’on appelle aussi
Poisson papillon. Poisson ange, Poisson
cocher, Poisson empereur. On en connaît
une trentaine d’espèces en Polynésie. Leur
corps est aplati latéralement et présente
une multitude de teintes harmonieusement
mélangées. Leur museau, plus ou moins
allongé, se termine par une petite bouche
portant de fines dents. Les Chaetodons
possèdent des nageoires dorsales et anales
très développées. Ils vivent autour des
massifs
coralliens
et
leur régime
alimentaire est variable selon les espèces.
les décomposeurs (Levures, *Champi-
gnons saprophytes et * Bactéries) qui assu¬
rent le retour progressif au monde minéral
des éléments
contenus
dans
la
matière
organique.
La disparition d’un maillon de la chaîne
peut avoir des conséquences désastreuses.
Ainsi, en Polynésie, la raréfaction des *pü,
coquillages trop souvent pêchés, a entraîné
la multiplication des *taramea mangeuses
de corail, qui sont une proie habituelle des
pü.
Le long des chaînes alimentaires, on
observe parfois la concentration de cer¬
taines substances toxiques et en particulier
des pesticides, herbicides, plomb,
mercure... pouvant conduire à des intoxi¬
cations parfois mortelles. Dans la réalité,
les différentes chaînes sont reliées les unes
aux autres, formant des réseaux alimen¬
taires.
Chaetodons (paraha)
Hom. ; un chêne.
chaîne, nom fém. Succession d’anneaux
chaloupe, nom fém. Ce grand canot non
ponté se trouve à bord des navires. Il per¬
met de gagner la terre, d’aller d’un bateau à
passés les uns dans les autres et servant de
lien. Par extension, on appelle ainsi des
objets ou des organismes formés de plu¬
éléments successifs. Une chaîne
“haute fidélité” comprend une platine, un
sieurs
un
autre ou d’évacuer un
•
Le 22 août 1865, «l’embarcation qui est
amplificateur et des enceintes acoustiques.
entrée au port sous pavillon anglais n’était
sements, en général de même standing et
Remarck qui
de montagnes est un alignement de massifs
la chaloupe du *brick anglais
coula en mer quatre jours
auparavant» (P. O’Reilly d’après la Cor¬
respondance maritime de 1865). Les Poly¬
le produit à fabriquer se déplace successi¬
XVIIP siècle ét les préférèrent souvent à
Une chaîne d’hôtels est formée d’établis¬
appartenant à la même société. Une chaîne
et de sommets. Dans un travail à la chaîne,
vement devant
plusieurs ouvriers chargés
chacun d’une opération de montage.
•
chaîne alimentaire. On dit aussi chaîne
trophique. Succession d’êtres vivants dans
laquelle les uns mangent ceux qui les pré¬
autre que
nésiens découvrirent ces embarcations au
leurs ‘"pirogues. Des chaloupes furent cons¬
truites à Tahiti et dans les archipels dès les
années 1820 : elles servaient aux déplace¬
ments d^le en île aux Australes et aux
Tuamotu.
Éléments d’une chaîne alimentaire marine.
Phytoplancton
Algues microscopiques
”
►
Zooplancton
larves et petits
animaux
Producteurs
consommateurs 1
(végétariens)
210
navire en cas de
naufrage.
■
m
Poissons
Poissons
microphages
prédateurs
”
consommateurs
consommateurs
(carnivores 1)
(carnivores 2)
signifie : est mangé par)
l’homme
consommateurs IV
(carnivore 3)
CHAMPIGNON
chambre, nom fém. Pièce d’habitation ou
salle spécialement aménagée (chambre
forte). *Assemblée représentative s’occu¬
pant des intérêts d’une population.
• chambre magmatique. Vulcanologie.
Vaste cavité souterraine, située à plusieurs
centaines de mètres
sous
le *cratère du
*volcan. Le *magma s’accumule dans cette
d’apparaître dans le cra¬
tère. Il y subit des transformations chimi¬
ques et des phénomènes de cristallisation
qui sont à l’origine des différentes séries de
roches. Après la dernière éruption, la
chambre magmatique se vide et ne sup¬
porte plus la masse centrale du volcan qui
s’affaisse, donnant ainsi naissance à une
chambre avant
*caldeira.
promotion. En 1985, grâce à la
C.C.L, les produits polynésiens étaient
présents à la foire internationale de Dallas
aux États-Unis.
tions de
Chambre des Députés voir Assemblée
nationale.
•
• Chambre des Communes. Au *Royaume-
Uni, assemblée de députés détenant l’es¬
sentiel des pouvoirs législatifs.
champignon, nom masc. Plante sans fleur
ni *chlorophylle qui puise ce qui est néces¬
saire à son développement dans l’humus et
les matières en décomposition. Les champi¬
gnons poussent dans les endroits humides
d’Agriculture. En Polynésie, la
Chambre d’Agriculture compte une cin¬
quantaine d’employés et, depuis 1977, son
président est Sylvain Millaud. Son rôle est
de défendre et de conseiller les agriculteurs.
et
loppement agricole, elle ;
vulgarise les techniques nouvelles
organise des cours du soir
contrôle la *coopérative des agriculteurs,
éleveurs et pêcheurs
ouvre des routes de pénétration.
•
• Chambre
Par le biais du Service d’Utilité et de Déve¬
-
-
-
-
•
Chambre de Commerce et d’industrie.
plus ancienne assemblée élue de
Polynésie française. Elle a été instituée en
1880, dix jours après que le roi Pômare V
C’est la
ombragés. Leur pied est entouré d’une
volve et se raccorde sous terre au mycélium,
ensemble de filaments issus de la germi¬
nation des spores. Le chapeau aux formes
très variées porte des lamelles ou des pores
abritant des spores.
En Polynésie, les espèces les plus com¬
munes sont :
l’Oreille de rat, Exidia auriculaju'doe, de
la famille des Hymenomycètes. Tahitien:
-
taria’iore. Ce champignon croît sur les
vieux troncs de *lâmanu et prend une
couleur brun rougeâtre à l’état frais. Il est
comestible et faisait l’objet d’une expor¬
tation très lucrative vers la Chine et l’Amé¬
industriels et artisans
auprès des pouvoirs publics. Elle com¬
prend 27 membres élus pour quatre ans par
les quelque 4 800 chefs d’entreprises du
Territoire (1978). Son président est actuel¬
rique au début du siècle.
le Polypore du cocotier appartient à la
famille des Polyporées. Il a un chapeau
épais, marron et blanc, semblable aux
langues de bœuf poussant sur les chênes
des régions tempérées.
les Coprins appartiennent à la famille des
Agaricinées. Ce sont de petits champignons
au pied grêle et au chapeau cônique de
sulaire donne son avis sur la politique éco¬
touffes sur le sol humide des sous-bois.
ait fait don de ses États à la France. La
C.C.l. est un établissement public territo¬
rial chargé de représenter les intérêts des
commerçants,
lement Charles Poroi. Cette chambre con¬
nomique du Territoire, assiste les entre¬
prises dans leurs démarches, gère parfois
des services publics et organise des opéra¬
-
-
couleur
marron
foncé.
Ils poussent en
la Cyathe a la forme d ’un petit entonnoir
à l’intérieur duquel on trouve des lentilles
-
contenant les
spores.
Elle pousse sur la
Champignons. 1. Cyathe.
2. Polypore du cocotier ou Oreille
de boeuf. 3. Oreille de rat
(taria 'iore).
la Chambre de Commerce
et d'industrie à Papeete
211
CHAMPLEVER
terre ou le sable humide, sur les coquillages
décomposition.
les champignons hallucinogènes {Phallus
demomum ; tahitien : huruhurupua’atoro
ou tutaepua ’atoro). Semblables à de
petits
parasols blanchâtres, rayés de marron, ils
poussent essentiellement sur les déjections
en
-
Lorsque le gouvernement institue
des
nations visuelles et auditives, des comporte¬
ments parfois proches de la folie et des
effets dévastateurs sur le cerveau puisque
1000 à 10000 neurones sont détruits à
chaque prise.
Au figuré, désigne tout ce qui rappelle la
forme de cette plante ; un portemanteau, la
pédale d’accélérateur d’un véhicule, le
nuage d’une explosion atomique...
champlever, verbe. En gravure ou en
émaillerie, enlever de la matière pour met¬
tre en relief les formes du sujet que l’on veut
représenter. En Polynésie, cette technique
était d’un emploi généralisé ; décors exécu¬
tés sur les parois rocheuses (*pétroglyphes), réalisation de certains *tiki,
pièces de *bois travaillé...
devises qu’il est possible de sortir du
pays pour en préserver les réserves.
S’emploie aussi dans les expressions : une
lettre de change, donner le change, perdre
au
animales. Leur consommation en omelette
ou après macération dans de l’alcool est
très dangereuse. Elle provoque des halluci¬
un
contrôle des changes, il limite le montant
change.
Chanos-chanos,
nom masc.
Tahitien :
’oma’a, puis ava, selon l’âge. Aux Tua¬
motu ; pati.
Long poisson blanc, brillant
flancs, au dos gris-vert sombre. Sa
puissante nageoire caudale peut le faire
sur les
confondre avec un requin, d’autant que,
dernier, il évolue souvent près de
Les jeunes vivent près des
rivages, sur les fonds sablonneux et vaseux
alors que les adultes apparaissent surtout
près des *passes. Le Chanos-chanos, qui se
nourrit essentiellement d’algues, peut
atteindre 1,50 m de longueur, mais il est
comme ce
la surface.
surtout élevé pour servir, très jeune encore,
d’*appât vivant aux pêcheurs de thons et
de bonites. Un élevage de Chanos-chanos a
été mis en place à Rangiroa.
Voir aussi : aquaculture.
change, nom masc. Opération visant à
remplacer une chose par une autre.
Le change monétaire est une activité
bancaire qui consiste à convertir une
*monnaie dans une autre. Cette opération
est nécessaire pour des *agents économi¬
ques de pays différents qui se livrent à
l’import-export ou au tourisme internatio¬
nal. Le taux de change, ou *cours des
changes, donne la valeur des monnaies les
unes par rapport aux autres. Il est fixé
quotidiennement sur les marchés, des
changes des grandes capitales. Le *franc
Pacifique a une relation constante (ou
parité fixe) avec le franc français :
1 FF = 18,18 FC.F.P. Ce sont les varia¬
tions du franc français par rapport aux
autres devises qui déterminent le cours des
changes du franc Pacifique.
•
Le cours des changes.
Devises
Cours des changes en francs C.P.
au
un
franc suisse
25-09-85
au
26-02-86
65,23
64,35
un
dollar U.S.
139,32
121,35
un
dollar australien
100,53
86,23
un
dollar N.Z.
79,96
64,45
un
deutsch mark
53,46
53,82
100 yens japonais
une
livre sterling
65,56
67,10
199,55
180,85
Le 25 septembre 1985, un touriste américain séjournant en Poiynésie aurait pu changer
1 000 doiiars contre 139 320 FCP. Cinq mois pius tard, ii n’aurait reçu que 121 350 FCP.
La baisse du taux de change défavorisait donc ie tourisme mais eile faciiitait les
importations. En effet, une voiture américaine au prix de 20 000 dollars valait à Tahiti
2 786 400 FCP à Tahiti puis 2 427 000 seulement le 26 février 1986.
212
chant voir himene.
chanson, nom fém. Petite composition
musicale populaire comprenant des cou¬
plets et un refrain destinés à être chantés.
La chanson polynésienne est née d’une
adaptation de paroles tahitiennes aux airs
à la mode en Europe et en Amérique. «Le
répertoire raconte une légende, traite des
•
thèmes éternels de l’amour ou célèbre
inlassablement les beautés de la Polynésie.
La chanson tahitienne est résolument régionaliste» (Ph. Mazellier : “Tahiti de l’atome
à
l’autonomie”). Eddie Lund dans les
années 40 et 50,
puis Yves Roche, Petiot,
YvonArai... furent des compositeurs
féconds tandis qu’apparaissaient vers 1965
des interprètes tels Gabilou, Vavitu, Mila
LomaSpitz, Henriette Winkler, Coco.
Depuis, les studios Manuiti, Océane Pro¬
duction et Alphonse ont considérablement
augmenté la production locale de *disques
puis de cassettes et lancé de nombreux
et
chanteurs et chanteuses:
Emma Mariterangi,
Patrick Noble,
EstherTefana, Andy
Tupaia, BobbyHolcomb
Barthélémy,
Claudine, Maire... Leur popularité suscite
aujourd’hui de nombreuses vocations,
notamment lors des concours amateurs qui
,
se tiennent
à Tahiti, aux îles Sous-le-Vent
et aux Marquises.
Voir aussi : musique.
CHANSON
TURAMARAMA TE
HEIVAI TAHITI
FENUA
NEI
Barthélémy
Principaux compositeurs et
interprètes de ia chanson
poiynésienne contemporaine.
213
CHANTIER
chantier, nom masc. A l’origine, le chan¬
premier. Du vide sortirent les ténèbres, et
objet. Plus communément, il s’agit d’un
matière. Puis, sous l’action de *Tu, l’Arti¬
tier est le support sur lequel on façonne un
lieu assez étendu souvent encombré de
matériaux et où l’on construit quelque
chose.
• chantier naval. Les chantiers navals éla¬
borent des plans de navires et en assurent la
construction. Les chantiers les plus impor¬
Japon, en Corée du
Espagne et en Allemagne de
tants se trouvent au
Sud,
en
l’Ouest.
En Polynésie, la construction navale fut
dominée par August *Petersen de 1880 à
1914. Aujourd’hui, quatre petits chantiers
construisent des *bonitiers et des ‘"balei¬
nières à *MotuUta: ce sont les ateliers
C.N.O. et Pacific
Polyester. La *D.C.A.N., établissement
militaire employant des personnels civils,
réalise des travaux d’entretien et de répara¬
Abel Blouin, Léon Ly,
tion sur les navires.
des ténèbres sortirent les éléments et la
san, l’aspect chaotique des origines fit
place à la vie organisée. «Quand Ta’aroa
vit tout cela, il applaudit» disent les récits.
Le mot s’applique à un désordre, un amon¬
cellement de choses : «Sa chambre n’était
qu’un chaos de livres».
Hom. : un cahot.
chapeau, nom masc. *Coiffure souple ou
rigide, le plus souvent à bords et conçue
selon des formes variées qui ont reçu un
spécifique : feutre, panama, canotier,
haut-de-forme, texan.
• Le chapeau était inconnu dans la Poly¬
nom
nésie d’autrefois. Ce sont les ‘"mission¬
naires qui ont incité les femmes à se confec¬
tionner des chapeaux, aidés en cela par la
mode lancée par les premières Françaises
arrivées en 1844. Très vite, on se mit à
fabriquer des chapeaux sur les modèles
européens, mais dans les matériaux du
pays : le roseau ( ’â’eho), le ‘"bambou ( ’ofe
tea), voire même le *fë’i. Le végétal le plus
utilisé demeure le ‘"pandanus inerme
(pae ’oré) des Australes d ont le travail a fait
la réputation des femmes de Rurutu. La
plupart des chapeaux sont tissés à partir de
trois brins (’oe’oé) ou de quatre (tard). Ils
sont portés en maintes occasions et, d’après
P. O’Reilly, «La femme tahitienne a le sens
du chapeau. Une assistance dominicale,
une cérémonie
funèbre, toutes les réunions
(...une fête, une kermesse, une manifesta¬
tion sociale ou religieuse) donnent l’occa¬
sion d’une parade de chapeaux féminins
qui surprennent» (“A.B.C. sur Tahiti”).
►_
taupo’o. Mai muta 'a roa ra to te ma ’ohi
tâupo ’ora 'a i te tâupo ’o 'et pâruru iâna i te_
_
_
_
mahana. ’Ua rau ïa te huru o te tâupo ’o, to te
lancement d’un navire en 1850 aux
chantiers navals de Toulon
• chantier de
développement. Programme
de travaux utiles à la *collectivité, financé
à parts égales par le Territoire et l’État. Il
permet d’employer temporairement des
personnes sans emploi à des opérations
d’entretien des lieux publics ou de mise en
valeur de l’espace comme des plantations
de cocotiers ou de caféiers. En
1985, une
de 240 millions de FC.E.P. a été
ainsi distribuée à 1 887 personnes travail¬
lant sur 170 chantiers de développement.
somme
tâne, to te vahiné. Mai to teie a mahana, e
pae'ore, e ’ofe, ’e ’a’eho te ravehia ’ei hamani
tâupo’o. ! teie tau, e faufa'a rahi to te taupo’o i
roto i te tuha ’a ’ohipa rima ’i : ’ua rau ato ’a ïa
te huru. ’Ua ’imi ato ’a ra te feia rima ’i i te
rave ’a no te fa ’afaufa ’a roa atu a i ta ratou ’imi
rave ’a. E tâupo ’o nei te ta’ata (te vahiné ihoa
râ) i te tâupo’o ’ei fa’anehenehe no ratou i roto
i te mau ’oro’a rarahi. Emea fa’ahiahia roa ’ia
mata ’ita ’i atu.
chapelle, nom fém. Petite église où la
n’est pas régulièrement célébrée.
La première chapelle fut construite
messe
à
‘"Mangareva en 183Â Les prêtres catholi¬
ques en élevèrent partout en grand nom¬
•
bre, souvent avec des matériaux de for¬
tune. Les chapelles sont souvent dédiées à
chaos, nom masc. Dans les *cosmogonies,
on nomme chaos la confusion
générale des
éléments de la matière avant la formation
de l’univers.
• Lors de la
214
Création, *Ta’aroa intervint le
un saint.
La ‘"cathédrale de Papeete ne fût,
de 1844 à
1875, qu’une modeste chapelle
longue de 20 m.
Autre sens : groupe de personnes liées par
des opinions et des goûts communs, et fer¬
mées aux influences extérieures.
CHAPELLE
Chapeaux. 1. Mai et Tefaaora
portant un chapeau de pandanus
(aquarelle de Lejeune). 2. Bicorne,
shako et chapeau des gardes
royaux de Pômare IV (1840).
3. Chef tahitien portant le haut-deforme à larges bords (dessin de
M. Radiguet, 1842). 4. Chapeau
haut de forme sur indigène tatoué
(dessin de M. Radiguet, 1842).
5. Élégante portant un cabriolet
(dessin de E.J.F. Le Guillou, 1838).
6. Polynésiens se rendant au culte
vers 1890. 7. Chapeau en forme de
canotier (1890). 8. Jeune fille
coiffée d'un chapeau mou à bords
relevés (dessin de F. MarantBoissauveur, 1841). 9. Pouvanaaa
Oopa portant le casque colonial
(vers 1948). 10. Chapeau de
pandanus blanc finement tressé.
11. Chapeau mou décoré de
couronnes de coquillages.
12. Polynésiennes au temple.
13. Chapeau de pêche et “bob"
militaire. 14. Chapeau tressé
aéré en pandanus à larges brins.
215
CHARANÇON
Charançon, nom masc. Insecte coléop¬
tère de la famille des Curculionidés. Il pos¬
sède une première paire d’ailes dures, les
Charançon
élytres, qui protège la deuxième paire
d’ailes membraneuses, la seule utilisée pen¬
dant le vol. Les Charançons sont caractéri¬
sés par un long appendice osseux, appelé
rostre, situé en avant de la tête. Ce sont des
ravageurs de graines, feuilles et bois. Cha¬
que espèce vit dans un milieu très spécialisé
et se nourrit aux dépens de plantes particu¬
lières. Les Charançons les plus communs
en Polynésie sont les Charançons du Bana¬
nier {Cosmopolites sordidus et Rhabdoscelus obscurus), ceux de la Patate douce
( Cyclasformicarius et Euscepes postfiatus)
et celui de l’Aubergine {Anthonomus
eugeniae).
charbon, nom masc. Combustible noir et
solide, d’origine végétale, qui constitua la
source d’énergie essentielle des pays indus¬
trialisés au XIX'^ siècle et au début du XX®.
Polynésie ne dispose pas de res¬
à l’exception d’un très
petit dépôt découvert à ’’’ Rapa au milieu du
XIX® siècle et qui valut à cette île d’être
protégée par la France dès 1868. L’utilisa¬
tion des navires à vapeur rendit nécessaire
le contrôle d’escales sûres le long des routes
maritimes pour permettre le ravitaillement
de ces bateaux en charbon. En Polynésie,
*Fare U te (Tahiti) et ‘■’Taiohae (Nuku H iva)
jouèrent ce rôle. C’est d’ailleurs en vue d’un
ravitaillement en charbon que des croi¬
seurs allemands firent halte devant Papeete
le 22 septembre 1914 : l’entrée du port leur
étant interdite, ils bombardèrent la ville.
• Après avoir reculé au profit du pétrole, la
production et la consommation de char¬
•
La
sources en charbon
bon ont connu une forte croissance dans le
monde depuis 1974. La production mon¬
diale est proche de 4 milliards de tonnes et
les réserves permettent d’envisager une
exploitation pendant plusieurs siècles. Les
principaux pays producteurs sont les ÉtatsUnis, la Chine, l’U.R.S.S., la Pologne, la
R.F. A., la R.D.A., l’Australie et l’Afrique
seph), Bonno (Julien), Bambridge
(Thomas), Ellacott (John), Gooding
(Georges), Le Prado (Adrien)... Le métier
de charpentier fut enseigné dans les écoles
professionnelles du R.P. “''Collette et du
pasteur *Viénot à la fin du siècle dernier.
Aujourd’hui, une formation de charpentier
de marine est assurée au lycée du Taaone.
charter, nom masc. De l’anglais to charter
qui signifie affréter. Avion ou navire loué
par un groupe ou une compagnie de '•'tou¬
risme. On dit aussi : un vol ou un navire
nolisé. Les tarifs d’un transport par charter
sont avantageux, car la compagnie organi¬
satrice utilise les capacités maxima de l’ap¬
pareil, entretient un personnel peu nom¬
breux et n’est pas tenue à une desserte
régulière.
• En
Polynésie, c’est le '•'Conseil des mi¬
nistres du Territoire qui «accorde les droits
d’atterrissage précaires relatifs aux pro¬
grammes des vols nolisés» ('•'statut de 1984,
art. 26). En 1987, 19 104 passagers de vols
charters ont débarqué à Tahiti-'''Faaa, soit
3 % du total des arrivants.
chasse, nom fém. Action de poursuivre
des animaux pour les prendre ou les tuer
afin de les manger ou de débarrasser une
région de ses bêtes nuisibles.
• Dans la Polynésie ancienne, la chasse
avait essentiellement pour but de capturer
des '•'oiseaux. On chassait la nuit, surtout
temps pluvieux ou venteux.
Les
la main dans les
la lumière d’une
torche ou les cris d’oiseaux précédemment
capturés. D’autres procédés étaient en
usage; collets au bout d’une perche, filet,
trébuchet, glu (de sève de ’uru), pièges à
par
oiseaux étaient pris à
arbres ou attirés par
détente. Certains oiseaux étaient davan¬
tage recherchés pour leurs plumes que
pour leur chair.
On les utilisait pour les
les vêtements et la décoration.
Aujourd’hui, quelques groupes de chas-
parures,
du Sud. Le charbon est utilisé dans les
*centrales thermoélectriques et comme pro¬
duit de base de certaines industries chimi¬
ques.
Autres sens : produit de la calcination des
os utilisé comme décolorant. Maladie infec¬
tieuse affectant le
l’homme.
bœuf, le mouton et
charpentier, nom masc. Artisan spécia¬
liste de l’assemblage de pièces de bois ou de
métal
constituant
l’ossature
de
constructions, la charpente.
• Plusieurs
charpentiers de marine, parfois
naufragés ou déserteurs, vinrent s’établir à
chasse sous-marine en Polynésie
ta’i'ara'a nâ raro i te moana i
Porinetia
216
Tahiti dès le début du XIX® siècle. Certains
d’entre
fondèrent
quelques-unes des
grandes familles “demies” : *Brémond (Jo¬
eux
équipe tahitienne de chasse sous-marine
championnats du monde de .Cuba (1967) :
Meata, Alain Mottet,
aux
Jean Tapu, Arai
Colas Hoata, Karim Fariua
pupu ta'i’ara'a nâ raro i te moana nô Tahiti i te
tata'ura’a nô te ao nei i Cuba (1967)
CHASSE-MOUCHES
seurs
(parmi lesquels John Gabilou) tra¬
dans les
quent les *cochons sauvages
hautes vallées de la côte sud et de la pres¬
qu’île de Tahiti. Aux Marquises, on prati¬
que aussi la chasse aux *chèvres sauvages.
• chasse sous-marine. En Polynésie, la
pratique de la chasse sous-marine en tant
que discipline sportive remonte à 1954,
avec
la fondation du Club sous-marin de
Tahiti, dont le président fut Francis Cowan.
Le premier championnat officiel de
Polynésie ne fut cependant disputé qu’en
1962. En 1965, Moorea accueillit les cham¬
pionnats du monde qui rassemblèrent
11 nations. L’équipe de France, composée
uniquement de Tahitiens (Tapu, Hoata,
Maeta), y devint championne du monde
par équipe. Par la suite, les Polynésiens
continuèrent à briller dans cette discipline,
décrochant plusieurs titres de champion de
France (Jean Tapu en 1967; Ateo Mauri
1973; Francis Nanai en 1977), un titre
de champion d’Europe (F. Nanai en 1977)
en
et un titre de champion du monde
(J. Tapu
1967). Le Comité régional de Sports
subaquatiques de Polynésie française
regroupe 1 994 licenciés (1986) répartis en
en
Chasse-mouches.
1 et 2. Exemplaires complets
provenant des îles Australes.
33 clubs. Son président est Charles Thunot.
3. Manche de chasse-mouches en
chasse-mouches, nom masc. invar. Tahi¬
tien : tâhiri ra'o. Instrument composé d’un
de la Société. 4. Détail de sculpture
de la partie supérieure d'un
chasse-mouches. 5. Détail d’un
chasse-mouches des îles de la
Société. 6. Manche atypique en
Hom. : une châsse.
bois, vraisemblablement des îles
manche généralement en bois muni d’une
touffe de fins *nape torsadés pour chasser
les mouches.
ivoire de cachalot, donné par
Pômare II en 1818 au directeur de
la London Missionary Society,
• En Polynésie autrefois, outre sa fonction
d’agrément, cet objet avait des qualités
esthétiques et symbolisait la richesse et le
rang social de son utilisateur. Sculptés
dans des os humains, certains chasse-
mouches étaient conservés sur le *marae et
utilisés lors des cérémonies d’intronisation
des ari’i. La poignée d’un chasse-mouches
est formée par un *ti'i double et le reste du
manche est sculpté de cônes ou de chevrons
Les ti’i ont un aspect stylisé : tête
triangulaire rentrée dans les épaules,
jambes fléchies, mains posées sur le ventre.
Vues de profil, les deux têtes accolées des
ti’i forment un croissant. De précieux
en relief.
chasse-mouches
furent
offerts
aux
premiers visiteurs de marque, aux *mis-
sionnaires et notamment à John * Williams
de la *London Missionary Society.
217
CHASTENET DE GÉRY
CHASTENET de GÉRY (Jacques). ♦Gou¬
verneur né en
1889 et qui dirigea les ♦Éta¬
blissements français de l’Océanie de 1937 à
1940. L’arrivée de J. Chastenet de Géry
dans la colonie coïncida avec les derniers
♦Rougier, affaire
qu’il contribua à apaiser. Lorsque éclata le
soubresauts de l’affaire
2'conflit mondial, il remédia à la suspen¬
sion des relations commerciales
avec
la
Métropole en négociant des accords avec
les ♦dominions britanniques. A la suite de
l’armistice du 22 juin 1940, il resta fidèle au
gouvernement de Vichy présidé par le
maréchal ♦Pétain. Lorsque le ♦Comité
France Libre l’emporta sur le ♦Comité des
Français d’Océanie, il fut contraint de
démissionner, le 2 septembre 1940, et fut
expulsé de la colonie quelques jours plus
tard.
Chat, nom masc. Tahitien : mimi ou pi’U
fare. Mammifère quadrupède domestique
de la famille des Félidés : Felis domestica
ayant pour ancêtre le chat sauvage (Felis
sylvestris). Ce sont des carnivores chassant
habituellement les Rats et les Souris, mais
se
régalant également de
seaux
Lézards, d’Oi-
et même de noix de coco.
Ils ont été introduits en
Européens.
Polynésie par les
Hom. : le chas d’une aiguille ; le schah.
CH AULET (Pierre) ( 1832-1912). Ce ♦mis¬
sionnaire
aux
catholique français débarqua
Marquises en 1858 et devait y demeu¬
rer 54 ans.
chef-lieu, nom masc. (pl. : des chefslieux). ♦Ville rassemblant les ♦services adminis¬
tratifs d’une ♦circonscription territoriale.
On distingue des chefs-lieux de ♦région, de
♦département, d’ arrondissement, de can¬
ton, de ♦commune. Un chef-lieu de dépar¬
tement s’appelle une
préfecture. ♦Papeete
est le chef-lieu du ♦Territoire de Polynésie
française ; ♦Afareaitu est le chef-lieu de la
commune de
♦Moorea-Maiao.
chemin, nom masc. Voie terrestre tracée
pour aller d’un endroit à un autre. Som¬
mairement aménagée, elle suit les accidents
du terrain et reste vulnérable aux intem¬
péries.
• chemin de fer.
Conçu au début du XIX=
siècle en Angleterre, ce moyen de transport
utilise la voie ferrée, constituée de deux
rails parallèles, sur lesquels roulent les
trains.
En 1885, une enquête publique fut ouverte
sur
un
projet d’établissement d’une voie
Papeete et ♦Mataiea. Malgré
ferrée entre
l’enthousiasme des membres de la ♦Cham¬
bre d’Agriculture, ce projet ambitieux éla¬
boré par M' ♦Goupil n’aboutit point. Le
seul chemin de fer de Polynésie française a
été installé à ♦Makatea.
Long de 4 km, il
facilitait le transport des phosphates vers
les installations portuaires de Temao.
S’emploie dans les expressions : un chemin
de ronde ; passer son chemin ; rebrousser
chemin ; et au figuré : faire son chemin :
faire une belle carrière ; se mettre sur le che¬
min de quelqu’un : le déranger ; être en bon
chemin : sur la bonne voie.
Il fut le témoin des ravages pro¬
voqués par les ♦guerres marquisiennes et
r^alcoolisme. Il est l’auteur de livres de
prières en langue rharquisienne, d’une vie
de Mgr^Dordillon, d’ouvrages d’ ethno¬
graphie, d’histoire, de géographie et de
botanique, Tous n’ont pas été publiés, mais
ils sont rassemblés
aux
archives de la
Congrégation des ♦Sacrés-Cœurs et cons¬
tituent une véritable mine pour les
historiens.
fer de Makatea
chefferie, nom fém. Fonction attribuée au
cheminée, nom fém. Ouvrage assurant
l’évacuation de la fumée et permettant le
chef. Nom donné à la région qui se trouve
sous
l’autorité de ce chef.
• En Polynésie, chaque île était divisée en
chefferies : en 1767, ♦Wallis en compta 17 à
Tahiti.
Certaines ♦communes ou sections de com¬
mune
correspondent à d’anciennes cheffe¬
ries. Jusqu’en 1972, l’administration lutta
contre le pouvoir des chefs et ne leur
accorda que la fonction d’officier d’état
civil.
Voir aussi : hau ari’i.
218
locomotive et son tender, vestige du cnemjn de
chef voir arVi et tavana.
tirage d’un foyer. Partie inférieure ou supé¬
rieure du dispositif, apparente dans une
pièce ou sur un toit.
• cheminée volcanique. Large conduit
naturel, souvent vertical, qui amène les
produits d’une éruption volcanique à l’air
libre. Partant de la cheminée centrale, des
cheminées secondaires peuvent traverser la
masse du
♦volcan,,à la faveur de fractures :
certaines suivent des trajets presque hori¬
Dans les volcans péléens et vulcaniens, la cheminée est souvent obstruée
zontaux.
CHESSÉ
par un
bouchon de *laves refroidies qui
explose au début de l’éruption suivante.
Voir aussi : volcanisme.
chèque, nom masc. Créé en 1865, le chè¬
que est un moyen de paiement. Il permet de
faire circuler rapidement de la '•‘monnaie
déposée sur un '•‘compte bancaire ou pos¬
tal. En tirant un chèque, le titulaire d’un
compte demande à son banquier de payer
une somme à
quelqu’un, voire à lui-même
Le chèque
s’il fait un retrait au guichet.
n’est pas de l’argent, il n’est que le moyen
de faire circuler un dépôt qu’on appelle la
provision. Un chèque sans provision est
donc émis par une personne dont le compte
n’est pas assez pourvu ; cette pratique est
punie par la loi.
Un chèque en blanc est un chèque où le
nom du
chenal séparant Tahiti et Moorea
chenal, nom masc. (pl. : des chenaux).
Passage navigable entre des îles ou entre les
*hauts-fonds d’un *lagon ou d’un cours
d’eau.
•
Tahiti et Moorea sont séparées par un
chenal de 15 à 20 km de
largeur. Entre
(*Marquises), le
chenal est appelé Canal du *Bordelais ou
de Haava. Dans les lagons fréquentés, les
chenaux artificiellement creusés séparant
le *récif barrière du récif frangeant sont
matérialisés par des ‘•‘balises rouges et
*HivaOa et *Tahuata
bénéficiaire, ou le montant, n’a pas
précisé. Par extension, “accorder un
chèque en blanc” c’est laisser quelqu’un
agir à sa guise.
Un chèque de voyage (ou traveller-check)
est un moyen de paiement international
qui est émis par une banque et payable par
un correspondant de celle-ci à l’étranger.
Les commodités du chèque en font un
moyen de paiement très répandu, mais la
carte de '•'crédit, d’un maniement encore
plus simple, tend aujourd’hui à le rem¬
été
placer.
Hom. :
un
cheikh est
un
chef de tribu
arabe.
Un chèque ef ses intitulés.
vertes. Les chenaux sont souvent des pas¬
sages
où les vents et courants habituels
peuvent être perturbés.
ordre de payer
banque de l'émetteur
nom du bénéficiaire
montant du chèque
Voir aussi : passe.
lieu de paiement
identification
du ciient
de ia banque
du compte
du ciient
Lieu et date
de création
Signature
de i'émetteur
du chèque
chenaux lagonaires, naturels et artificiels
cheptel, nom masc. Au sens premier du
terme, le cheptel est un contrat passé entre
le propriétaire d’un troupeau et celui qui
l’élèvera. Les baux de *fermage et de
métayage distinguent toujours le cheptel
mort (outils) et le cheptel vif : les animaux.
• Par extension, ensemble des têtes de
bétail (chevaux, *bovins, '•‘ovins, porcins)
élevées dans un pays ou une exploitation
agricole. Le cheptel de la Polynésie fran¬
çaise compte environ 35 000 porcs, 8 000
bovins, quelques centaines de chevaux,
mais très peu d’ovins.
CHESSÉ (Isidore) (1839-1912). Fonction¬
naire du ministère des Colonies à Paris,
1. Chessé reçut pour mission d’obtenir l’an¬
nexion du royaume Pômare après la tenta¬
tive infructueuse du commissaire de la
République Jacques'•‘Planche. Il réussit à
persuader '•‘Pômare V de signer, le 29juin
1880, un acte de cession des îles du Vent.
L’exemple du roi ne fut cependant suivi
que par 9 des 22 chefs de Tahiti et de Moo¬
rea. De retour en France, 1. Chessé conti¬
nua à s’intéresser aux Établissements fran¬
çais de l’Océanie et devint le représentant
Isidore Chessé
219
CHEVAL
de la colonie au Conseil supérieur des
Colonies en 1887. Sa bonne connaissance
des E.F.O.
lui valut d’être à
nouveau
envoyé en mission en 1895 aux îles Sous-leVent en tant que commissaire général de la
République française. Cette mission, fort
coûteuse, permit de renforcer l’influence
française sur Huahine et BoraBora, mais
elle échoua à Raiatea qui ne se soumit
qu’au terme d’une expédition militaire
deux ans plus tard.
Une rue porte aujourd’hui le nom du
commandant Chessé dans le quartier de
*Fari’ipiti (Papeete).
cheval, nom masc. Equus caballus. Tahi¬
tien :pua’ahorofenua. Mammifère quadru¬
pède de la famille des Équidés. Domesti¬
qué au Néolithique, excellent coureur, il
sert
de monture
et
de bête de trait et
d’attelage.
• On ne sait s’il fut réellement introduit en
Océanie dès le XVP siècle par des naviga¬
teurs
espagnols. Fn
beaucoup et avec opiniâtreté ; un remède
de cheval : énergique ; être à cheval sur des
principes : y attacher beaucoup d’impor¬
tance ; un cheval d ’arçon est un
appareil de
gymnastique.
Chevalier voyageur, nom masc. Tringa
incana. Tahitien: ’uriri. Oiseau migrateur
de taillé moyenne. Considéré en Polynésie
comme une émanation
des dieux de l’eau,
*Échassier qui se rencontre en
bord de mer et le long des berges des
rivières, et se nourrit d ’Insectes, de Vers, de
petits animaux aquatiques. Il possède un
grand bec droit et de longues pattes claires.
Son corps est de couleur grise sur le dessus
c’est
un
et blanchâtre en dessous. Il arrive à Tahiti
en
septembre et repart en mai. On l’identi¬
fie facilement par ses hochements de tête et
ses
mouvements de la queue.
Chevalier voyageur {’uriri)
1840, “'“Dupetit-
Thouars fit cadeau au grand chef *Iotete
de Tahuata, aux Marquises, de petits che¬
vaux achetés au
Chili. Ils devaient se mul¬
tiplier, donnant naissance à une espèce de
petite taille, utilisée pour la récolte du
coprah. Les Européens introduisirent des
chevaux à Tahiti surtout après le Protecto¬
rat. La
reine Pômare IV eut sa garde de
lanciers à cheval. Au siècle dernier, le che¬
val était le moyen de locomotion habituel
des Européens et de nombreux Tahitiens.
Il fut, par la suite, détrôné par l’automo¬
bile, mais d’autres chevaux furent importés
pour les courses hippiques.
• cheval-vapeur. Unité de
puissance d’un
moteur capable de fournir 75 kilogrammètres par seconde, soit l’énergie
développée
par 75 kg chutant de un mètre en une
Chèvre {pua’a niho)
groupe de cavaliers aux Marquises
seconde.
S’emploie aussi dans de nombreuses
expressions : travailler comme un cheval ;
chèvre, nomfém. Tahitien :pua’aniho. Ce
petit Mammifère ruminant aux cornes
arquées fut introduit en Polynésie par les
premiers navigateurs européens. Les chè¬
vres fournissaient le lait aux
équipages,
mais furent parfois abandonnées, notam¬
ment aux Marquises, aux Australes et aux
îles Sous-le-Vent.
Aujourd’hui, on peut
rencontrer des troupeaux sauvages ou en
semi-liberté dans ces îles ainsi que dans la
vallée de la Papenoo à Tahiti. Quelques
élevages ont pour but de produire de la
viande, mais n’exploitent pas les qualités
laitières de ces animaux.
Ce terme s’emploie aussi dans les expres¬
sions : ménager la chèvre et le chou ; deve¬
nir chèvre.
Autre sens : un appareil de levage.
Chèvrefeuille, nom masc. Liane de la
famille des Caprifoliacées, du genre lonicera.
Originaire d’Europe, cette plante
ornementale aux fleurs très odorantes a été
introduite en Polynésie par le contreamiral * Bonard vers 1850.
220
CHIEN
Chevrette,
nom
fém. Grosse Crevette
les
que l’on trouve dans
rivières et à leur embouchure. C’est
d’eau
douce
un
*Crustacé à dix pattes du genre Macrobra¬
chium. On en distingue trois espèces :
oihaa, la grande, de couleur foncée
tiara, de couleur noire, plus petite, fré¬
quente les zones inférieures des cours d’eau
onana, de couleur grise, vit plutôt dans
les hautes vallées et porte de grosses pinces
qui la font ressembler à un Homard en
-
-
-
miniature.
Le cycle complet de croissance des espèces
locales n’étant pas maîtrisé, on a dû impor¬
ter des Chevrettes de Malaisie pour appro¬
visionner les élevages en bassins.
Voir aussi : aquaculture.
Chevrette ('aura pape)
riture végétale à base de coco et d’autres
fruits.
Polynésie d’autrefois, le chien
considéré comme un compa¬
gnon de l’homme, mais simplement comme
Dans la
n’était pas
une ressource
alimentaire. P. Raust décrit
ainsi la préparation du chien ; «Après avoir
tué le chien par étouffement, l’animal non
saigné apparemment, était épilé par un
passage sur la flamme en le râclant avec
une coquille, puis il était ouvert et éviscéré.
Les intestins étaient alors récupérés et net¬
toyés à l’eau de mer, le sang récolté dans
une
noix de coco. La carcasse était mise
dans un four traditionnel où on la laissait
cuire environ 4 heures»
la Polynésie” t. 2).
(“Encyclopédie de
Le chien servait également d’*offrande sur
les *marae, tout comme les porcs. Enfin,
de chien étaient utilisés comme
éléments de *leurre à bonite et des peaux
des poils
de chien ont été travaillées pour la reliure
des premiers livres imprimés par les mis¬
sionnaires.
Depuis la découverte des îles par les
Européens, de nombreuses races de chiens
•
ont été introduites et ces
animaux se sont
multipliés dangereusement. Le chien est
aujourd’hui recherché pour sa compagnie,
pour la garde des propriétés ou pour figu¬
\
dans des concours. Le Club canin de
Pirae organise en effet des courses et des
rer
démonstrations de dressage. Cette autre
Chien, nom masc. Canis canis. Mammi¬
fère quadrupède de la famille des Canidés.
Le chien (tahitien : ’uri) a été introduit
dans les îles par les Polynésiens. Les écrits
•
conception de la place du chien n’exclut
pas la consommation de sa viande. Celle-ci
est toujours appréciée dans les îles éloi¬
gnées et dans certains quartiers populaires
de Papeete. Sa commercialisation est
cependant interdite par une loi de 1983.
et les dessins des zoologues ou des natura¬
►
’uri. '0 le pua’a ma'ohi ’e le ’uri na ’animara
gateurs européens décrivent un chien poly¬
ta te ma'ohi ato'a ïa nau
listes qui accompagnaient les premiers navi¬
petite taille, à tête dispropor¬
tionnée, au pelage clair et à queue touffue.
Il était paresseux, aboyait peu et son odo¬
nésien de
rat était faible. Les proies terrestres étant
peu
son alimentation était
carnée. Hormis les chiens
nombreuses,
rarement
“pêcheurs” des Tuamotu qui capturent des
poissons dans l’eau peu profonde des platiers, les chiens se sont habitués à une nour¬
tumu a te ma ’ohi hou a tae mai ai te papa
'a. ’O
’ina'i tumu, ta'a noa
’e te i 'a. E fa 'a ’amu na ratou i te
’uri, ’eiaha ’ei tia ’i fare, mai tô teie tau, ’ei ’ina ’i
atu ai le moa
Epupu-ato ’a-hia na te ’uri i ni'a i te marae
’ia tae i te mau ’oro ’a rarahi. E huru ta ’a ’ë ihoa
ra.
to te
’uri ma'ohi : e ’ere i te ’uri rahi roa, e
upo ’o rahi ra tona, e tari ’a ti ’a ’e te ’oe ’oe.
Tona tino, e mea huru puroroa ïa ’e tona a ’ero
ra e mea huruhuru
ïa. Ta ’a noa atu te tinito (’e
tepaumotu), ’aita te ma’ohi e ’amu rahi
fa ’ahou nei i te ’uri i teie tau.
Migrants polynésiens
accompagnés d'un chien.
2. Préparation d’un chien pour
la cuisine (Tuamotu).
Chien. 1.
’Url. 1. Ta’ata porinetia o te
puruti’a atu nS te ape’ehia i te ’uri.
2. ’Uri O te fa’aineinehia nô te tunu.
221
CHIFFRE
chiffre, nom masc. Caractère utilisé pour
la représentation des nombres.
•
chiffre d’affaires. Montant des ventes
d’une *entreprise pour une période don¬
née, appelée exercice. Le chiffre d’affaires
est un
indicateur de la taille et du dyna¬
l’entreprise. En 1983, la firme
pétrolière américaine Exxon réalisait le
plus gros chiffre d’affaires au monde avec
Chili. 1. Salvador Allende (1908-
1973), ancien président socialiste
de la République chilienne.
2. Général Auguste Pinochet,
président de la République depuis
1974.3. L'Esmera/da, navire-école
chilien.
CHILI. État d’Amérique du Sud.
Géographie. Cette république s’allonge
long de la façade süd-ouest
des Andes. Elle comprend aussi plusieurs
îles du * Pacifique : *Pâques, Sala y Gomez,
•
sur 4 235 km le
Juan Fernandez où vécut Alexandre Sel-
misme de
kirk qui inspira le personnage de *Robinson Crusoë à Daniel Defoe. Le Chili est un
88 561 millions de dollars.
A la même date, le groupe Tahiti Pétroles
culmine à 6 960 m au Mt Aconcagua, par
l’immensité océanique du Pacifique et par
fre d’affaires était de 8 milliards de F.C.P.,
vienne à la Terre de Feu, les climats sont
très variés, de la nuance tropicale aride
au L’' rang des entreprises
polynésiennes par la revue Dixit. Son chif¬
était classé
soit près de 60 millions de dollars.
Autre sens : vocabulaire secret remplaçant
les lettres ou les mots par d’autres signes.
pays isolé par la Cordillère des Andes qui
les déserts du nord. De la frontière péru¬
jusqu’au climat océanique de type norvé¬
gien. Le centre du pays est le plus favorable
à l’installation des hommes. La plupart des
12090000 habitants (1985) sont des cita¬
dins vivant notamment dans les agglomé¬
de *Santiago (4 372 700 hab.),
*Valparaiso ( 1 251 800 hab.) et Concepcion
(202 400 hab.).
rations
Carte économique du Chili.
Antofagasta
lle^,San Félix
• Histoire. Le Chili actuel est le territoire
Vina del
Valparais*
Iles Juan Fernandez
O
Ile R. Crusoé
de très anciennes tribus indiennes telles que
les Chonos et les Diaguitas. Au XV® siècle,
elles furent dominées par les Incas au nord
et les Araucans au sud mais, dès 1536, tous
peuples durent accepter la colonisation
espagnole. Grâce à l’aide du général argen¬
tin San Martin, le Chili accéda à l’indépen¬
dance en 1818. Une longue période de sta¬
bilité ( 1831 -1861 ) permit au pays de multi¬
plier ses relations avec l’extérieur. C’est de
Valparaiso que partaient la grande ligne
transpacifique vers l’Australie et les “"goé¬
lettes qui commerçaient avec la Polynésie.
C’est aussi au Chili que les missionnaires
catholiques envoyés en Polynésie embar¬
quèrent. Les guerrés civiles et l’essor de la
ces
Concepcioi
Valdivia
“"Californie mirent fin à ces relations et,
océan Pacifique
lorsque le canal de “"Panama fut ouvert en
1914, le Chili occupa dès lors une position
marginale aux yeux des Océaniens.
Pendant plus d’un siècle, le régime politi¬
que fut souvent de type présidentiel autori¬
taire. Les expériences réformatrices de
EduardoFrei et surtout de Salvador Al¬
lende
(1970-1973) ont été brutalement
effacées par une junte militaire dont le chef
détroit de Mageilarf
est le général Augusto Pinochet.
•
Économie. Le Chili fait partie des pays
développement. La partie culti-
en voie de
222
CHIMIE
ses 756 800 km^ ne suffit pas à
approvisionner le pays en denrées alimen¬
taires. Toutefois, le Chili exploite active¬
ment ses bancs de pêche, ses forêts et ses
gisements miniers. Il est le premier produc¬
vable de
teur mondial de cuivre.
Le Chili et la Polynésie entretiennent des
chimie, nom fém.
qui étudie les caractères, les pro¬
priétés des *corps et leurs transformations
• Science
sous
l’influence de facteurs divers. Les
expériences chimiques ont pour but de
décomposer les corps pour connaître la
nature et la masse de
leurs composants.
Elle procède aussi à des synthèses variées
relations modestes. En 1986, la liaison
aérienne hebdomadaire Papeete-Santiago
de corps simples pour en obtenir de nou¬
seulement 603 touristes chiliens et 165 tou¬
on
a été
veaux. Suivant la nature des corps
empruntée par 13 496 personnes dont
étudiés,
distingue la chimie minérale, la chimie
organique (qui analyse les composés du
ristes polynésiens. Tous les deux ans, le
navire-école Esmeralda effectue une visite
de courtoisie en Polynésie, mais les
♦carbone), la biochimie, travaillant sur les
organismes vivants, et la chimie *nucléaire
qui s’intéresse aux propriétés des *atomes.
échanges culturels entre les deux pays sont
•
encore rares.
Branche industrielle
qui fabrique en
grandes quantités les produits mis au point
dans les laboratoires d’analyses et de syn¬
thèses. 11 s’agit d’une industrie de “pointe”,
très exigeante en
investissements. La
chimie lourde traite les *matières premières
coûteuses à transporter (charbon, pétrole,
sel, potasse...). Elle est localisée près des
lieux d’extraction ou dans les grands ports,
et
fabrique des produits d’usage (déter¬
gents, engrais...) ou des auxiliaires de pro¬
duction et des
produits semi-finis (colo¬
rants, matières plastiques...). La chimie
fine livre des produits à haute valeur ajou¬
tée, en utilisant peu de matières premières
et d’énergie : produits pharmaceutiques et
3
photographiques, cosmétiques, peintures...
La plupart des produits chimiques
consommés en Polynésie proviennent des
grandes nations industrialisées. Néan¬
moins, il existe sur le Territoire quelques
entreprises fabriquant des cosmétiques
(Reva de Tahiti, Parfumerie Tiki), de la
mousse synthétique (Chimecal), des embal¬
lages plastiques (Plastiserd, Tahiti Sacs) et
des produits d’entretien (El Es El et Tikichimic).
Chili. 1. Massif de l'Aconcagua.
2. Désert d'Atacama (Chili du
Nord). 3. Punta Arenas, sur les
rives du détroit de Magellan : la ville
la plus méridionale du monde
(Chili du Sud).
223
CHIM SOO
CHIM SOO. Travailleur ^chinois de la
plantation d’*Atimaono qui, accusé de
meurtre, fut guillotiné le 19 mai 1869 à
Mataiea. U ne bagarre avait éclaté, un Chi¬
nois avait été tué, d’autres blessés. Chim
Soo fut arrêté et condamné. «Chim Soo,
baptisé Paul avant de monter sur l’écha¬
faud, était-il innocent ? Certains le préten¬
dirent et la tradition chinoise fit sienne
Chim Soo se serait accusé
afin d’éviter un châtiment collectif à ses
cette hypothèse :
compagnons d’infortune (...) Sa dépouille
suppliciée est inhumée au cimetière du
Repos éternel d’Arue, le monument érigé à
sa mémoire est toujours fleuri» (Associa¬
tion Wen Fa et Bernard Hermann: “His¬
toire et Portrait de la Communauté chi¬
noise de Tahiti”).
CHINE. État d’Asie, la République popu¬
au rang des
grandes puissances politiques en dépit de
ses faiblesses économiques. Elle abrite 20 %
laire de Chine s’est hissée
Chine physique. 1.
Le Mt Everest
(8 848 m) vu du versant tibétain.
2. Oasis de Dunhuang, étape de ia
route de ia soie dans ie désert de
Gobi. 3. Vaiiée du haut Yang Tsé
Kiang dans ie Yun-nan. 4. Le Yang
Tsé Kiang à Wanxian (Sichuan).
224
de l’humanité et dispute à PU.R.S.S. le rôle
de leader du monde socialiste.
Géographie. Ce pays d’Extrême-Orient
couvre 9596961 km^ soit une superficie
égale à 17 fois celle de la France. La Chine
•
occupée par les chaînes
imposantes de l’Himalaya, du KouenLun
et du Tian Chan que séparent les hauts pla¬
teaux du Tibet et les cuvettes du Sin Kiang
et de la Dzoungarie. Ces régions arides
s’opposent aux étendues fertiles du nordest : plaine herbeuse de Mandchourie et
plateaux de loess du Chan Si dont la terre
jaune colore uniformément les paysages,
les maisons et le fleuve HoangHo
( Huanghe) (4 350 km et 1 500 m-’/s à l’em¬
bouchure). Au sud, le YangTsé Kiang
(Yangzijiang) (5 000 km et 31 000 m^/s) tra¬
verse trois grands bassins : le Bassin Rouge,
la dépression des lacs PoYang et ToungTing et une vaste plaine deltaïque. Son
cours borde par le nord un fouillis de col¬
lines entrecoupées de petites plaines dont
la plus vaste est celle du Si Kiang. Alors
que la Chine du Nord connaît un climat
continental aux hivers rigoureux, le sud
bénéficie d’un climat tropical de mousson,
favorable à la forêt toujours verte et à la
de l’Ouest est
riziculture.
•
Histoire. La Chine est un des berceaux
puisque les squelettes de
sinanthropes découverts dans la région de
*
Pékin (Beijmg) seraient âgés de 700 000 ans.
La révolution technique du bronze eut lieu
de l’humanité
CHINE
dès le 11 ^ millénaire av. J. -C. et la première
misère provoquèrent les révoltes des Tai-
l’introduction du *bouddhisme au L''siècle
*KuoMinTang. Après la révolution de
1911, les dirigeants de ce parti, *Sun Yat
Sen et *Tchang Kai Chek, fondèrent la
!'■'= république chinoise, mais durent faire
face à l’opposition communiste organisée
par *Mao Tsé Toung (Mao Zedong).
A partir de la république soviétique qu’il
*dynastie d’empereurs (les Chang) apparut
en
1766av. J.-C. Les principaux événe¬
ments qui marquèrent les débuts de l’his¬
toire du pays furent l’élaboration du confu¬
cianisme (V'= siècle av. J.-C.), la construc¬
tion de la Grande Muraille qui devait
protéger les paysans * chinois des nomades
mongols à partir de l’an 210 av. J.-C., puis
de notre ère. L’histoire de la Chine vit long¬
temps se succéder des périodes brillantes et
des périodes de troubles provoqués par des
rivalités internes ou par des invasions. Plu¬
sieurs dynasties surent offrir de véritables
renaissances économiques, politiques et
culturelles à leur peuple : les Han (-206 à
220), les Souei (581-618), les Tang (618907), les Song (960-1279) et les Ming ( 13681644). Au XVIIP siècle, la puissance impé¬
riale atteignit son apogée après la conquête
du Yunnan, de Formose, de la Mongolie et
du Tibet.
Toutefois, après la guerre de l’Opium et le
traité de Nankin (Nanjing) (1842), la Chine
dut ouvrir ses ports aux commerçants
européens. Elle fut alors la proie des entre¬
prises européennes et japonaises : c’est ce
que les historiens appellent “the break-up
of China". La haine des étrangers et la
Ping (1851) et des Boxers (1905), puis la
naissance du Parti populaire national ou
avait fondée dans le Chan Si, Mao anima
une véritable résistance populaire à l’enva¬
hisseur japonais entre 1937 et 1945. Après
la libération, et à l’issue d’une guerre civile
Mao réussit à refouler
Tchang Kai Chek dans nie de *Taïwan en
1949. La même année, il proclama la nais¬
sance de la République populaire de Chine.
Le régime communiste chinois a connu les
excès idéologiques du “Grand Bond en
de quatre ans.
avant” de 1958-1961 et de la “Révolution
culturelle”de 1966-1969. Mais, depuis l’ar¬
pouvoir de DengXiaoPing en
1977, il semble attacher plus de prix aux
résultats économiques qu’au striét respect
rivée
au
d’une doctrine.
Population. Avec 1 003 937 078 habitants
(1982), la Chine est le pays le plus peuplé
du monde. La plupart des Chinois descen¬
dent des Hans du bassin du HoangHo,
•
Chine. 1. La Grande Muraille au
nord de Pékin. 2. Paysanne du
Yun-nan (sud-ouest). 3. Mongole
de la région d'Ujirt. 4. Brigade de
travail dans une exploitation
maraîchère de Canton. 5. Tissage
de la soie dans un atelier du
Jiangsu (est). 6. Vieillard de la
province du Kansu (nord-ouest).
7. Jeune fille Han du Kunming
(sud).
225
CHINE
mais on compte 40 millions de personnes
appartenant à des minorités asiatiques :
Mongols, Turcs, Tibétains, Yis et Yiaos.
L’accroissement
annuel
est
encore
de
15 millions d’habitants, malgré des mesures
sévères favorables à la dénatalité. Les trois
quarts de la population se massent dans les
vallées alluviales et les plaines côtières. La
densité atteint par endroits 1 500 hab. / km^
et 32 agglomérations dépassent un million
d’habitants en 1982. Les principales sont
*Shanghaï (11859000 hab.), Pékin
(9230000), Tien Tsin (Tianjin) (7764000)
et *Canton (Guangzhou) (5 130000).
• Économie. Pays vivant essentiellement
de l’agriculture (le secteur primaire emploie
65 % de la population active), la Chine
détient le P'^rang mondial pour la produc¬
tion de *riz et de viande de porc, le 2' pour
le blé, le maïs, le thé et la'pomme de terre.
Néanmoins, la population n’est parvenue à
assurer son autosuffisance alimentaire que
récemment, grâce aux progrès de l’irriga¬
tion et à l’assouplissement de la structure
contraignante des *communes populaires.
Les cultures sont pratiquées dans les bas¬
sins et les plaines orientales. Au nord, le blé
domine, associé au millet, à l’orge et au
coton. Au sud s’étend la Chine du riz, du
thé et des agrumes. Le pays a commencé
son
décollage industriel grâce à ses
richesses en charbon (710 millions de
tonnes ont été extraites en 1984), en pétrole
et en gaz naturel. La Mandchourie, la
conurbation Pékin-Tien Tsin et Shanghaï
sont devenues de puissantes régions indus¬
trielles, mais la Chine appartient encore au
Ï-.
□ blé, millet, soja
I I II blé et
I
I riz (2 récoltes par an)
□ polyculture (maïs, sésame, agrumes)
HD cultures pionnières (blé, coton)
charbon
fer
□J manganèse,
minerais nontungstène)
ferreux (étain,
•I
226
Carte économique de la Chine.
□ bases sidérurgiques
hydrocarbures
IP villes, centres d’industries de plus de 5 millions d'hab,
9
villes, centres d’industries de plus de 2 millions d’hab.
fleuve navigable
CHIN FOO
groupe des pays les moins développés du
monde avec un *P.N.B./hab. de 290dollars (1984).
vers
la
CHIN FOO (Tchung Fo Chongdit) (1879-
1958). Homme d’affaires, industriel et ban¬
quier, né en *Cbine, dans la province de
♦Canton. Cbin Foo débarqua à Papeete en
1896. Il se lança avec bonheur dans la res¬
tauration, puis le ravitaillement à Papeete,
Hitiaa et Raiatea, et acquit rapidement une
réputation d’bomme avisé. C’est ainsi
qu’en 1911 il reçut les titres de propriété de
l’Association *SiNiTong, qu’il fit évoluer
Le Petit Journal
SUPPLÉMENT-lUBStRÉ
■
l’entraide sociale.
Dans le même
temps, il ouvrit à Papeete un magasin de
marchandises générales et fit fortune dans
spéculation sur la vanille. A la suite de
dissensions
sur
la manière d’utiliser les
fonds de l’Association SiNiTong, ChinFoo se démarqua de ceux qui voulaient
soutenir financièrement *SunYatSen et
fonda, en 1921, l’Association ♦philanthro¬
pique. En 1924, il créa une ♦banque qui
sombra lors de la ♦crise de 1929, à la suite
de l’affaire ♦Kong Ah. Travailleur inlassa¬
ble, Chin Foo se lança alors dans la rizi¬
culture, puis dans le raffinage de l’huile de
♦coprah, tout en développant le
merce avec les îles. A sa mort, en
com¬
1958, c’est
4
_
Chine. 1. Confucius (-551/-479),
2. Céramiques funéraires
de i’époque Tang (Vi" siècle).
L'impératrice Tseu-Hi (18351908). 4. Massacre de chrétiens
par des Boxers à Moukden (1900).
5. La cité impériale (Pékin).
6. Mao Tsé Toung (1893-1976),
fondateur du parti communiste
chinois. 7. Deng Xiao Ping,
secrétaire général du parti
communiste chinois de 1977 à
3.
1988.
227
CHINOIS
Chinois. 1. Image traditionnelle du
Chinois : illustration du “Mariage
de Loti" (1878). 2-3-4. L’intégration
des Chinois à la société
polynésienne se traduit par leur
accession aux postes de
responsabilité : chirurgie,
médecine générale et barreau
(Me Marguerite Liu).
5. Herboristerie chinoise.
6 et 7. Chinoises modernes :
l'élégance (Miss Dragon) et le sport
(parachutiste). 8. Atelier de
cordonnerie. 9. Foyer de
personnes âgées tenu par
l’association Si NiTongàMamao.
10. Ancien temple chinois de
Mamao. 11. Temple de Mamao
construit en 1986.
Composition de ia popuiation active en Poiynésie.
Catégories socio-professionnelles Chinois
% des Chinois
entière
Polynésie entière
201
6 311
3,1 %
17
1 148
1,5 %
Artisans
417
3 192
13,0 %
Cadres et techniciens industrie
451
4 036
11,2 %
Employés administr. de l’industrie
403
2 974
13,6 %
Agriculteurs - éleveurs
Patrons - pêcheurs
Ouvriers de l’artisanat et de
l’industrie
448
14 606
3,0 %
1 098
3 121
35,2 %
Fonction publique
499
12 788
3,9 %
Autres professions de service
297
9 689
3,0 %
3 831
57 863
6,6 %
Patrons et employés du commerce
Total
228
Polynésie
CHINOIS
un véritable
empire économique à l’échelle
de la Polynésie qu’il laissa à ses héritiers.
Chin Foo était aussi un homme de cœur.
Son action à la tête de SiNiTong et son
soutien actif à différentes œuvres sociales
(asile de vieillards, école chinoise, *léproserie d’Orofara, *Croix Rouge...) en font
une des figures les plus attachantes de la
communauté chinoise.
tif à ce pays.
nom : désigne l’habitant de la Chine et la
langue qu’il parle. La population de la
République populaire de Chine était de
en
1982. En fait
cette statistique inclut les Chinois de *Taï-
( 19 millions), de *HongKong
(5 300000) et Macao (240000). Les Chi¬
wan
nois
forment
aussi
des
communautés
importantes dans d’autres pays comme la
Thaïlande, la *Malaisie, l’*Indonésie,
*Singapour... au total 42 millions de per¬
sonnes. Ils sont par contre peu nombreux
dans les archipels du Pacifique: 56000 à
Hawaï, 4 700 à Fidji.
•
Les 2 152 immigrants venus entre 1922 et
1928 furent employés dans l’agriculture et
à l’extraction des phosphates de Makatea,
mais ce contingent paraissait si important
à la petite colonie qu’une caution fut exigée
de tout nouvel arrivant. L’immigration fut
ainsi rapidement tarie et la communauté ne
s’accrut dès lors que par son dynamisme
chinois, adj. Originaire de *Chine ou rela¬
1 003 937 078 habitants
reprit néanmoins, car la Polynésie souf¬
frait d’un manque de main-d’œuvre à la
suite de l’épidémie de grippe espagnole.
1947, l’occasion fut donnée à
qui le souhaitaient de regagner leur
patrie à bord de deux paquebots de la
Compagnie générale maritime. Ils furent
757 à embarquer. La prise du pouvoir par
*Mao Tse Toung en 1949 bouleversa bien
des projets et poussa un certain nombre de
ces émigrants à rentrer en Polynésie, mais
ils essuyèrent le refus de l’administration.
naturel. En
ceux
La colonie chinoise est actuellement forte
(1983), mais il faut
*métis Polynésiens/Chinois
Européens/Chinois
de 7 424 personnes
noter que les
sont 6 356 et les métis
494.
Histoire de la communauté chinoise en
Polynésie française. A la suite de la cam¬
pagne de recrutement organisée en 1864
par le planteur W. *Stewart à Hong Kong,
1018 Chinois originaires du KouangTung
furent envoyés à Tahiti munis d’un contrat
de cinq ans. Ces paysans *hakka et *punti
des environs de *Canton furent employés
au défrichement et à la plantation du
coton, travail exténuant qui provoqua
93 décès en trois ans. Bien que cantonnés à
*Atimaono, certains contractèrent dès
1868 des unions libres avec des Tahitiennes.
•
La communauté chinoise et la société
polynésienne. Jusqu’au milieu du
siè¬
cle, les Chinois vécurent tout à fait en
marge de la société. Le Bulletin de la
Chambre d’Agriculture de février 1927
note à ce sujet que «les Chinois de Tahiti
n’apprennent pas le français ; ils vivent à
part, ayant leurs écoles, leurs médecins,
leurs pharmaciens,
leur police, leurs cer¬
gistrement, leur Chambre de Commerce...
Ils forment un État dans l’État». De fait,
considérés comme étrangers, les Chinois
ne pouvaient avoir de contacts avec les
autorités que par l’intermédiaire des chefs
ché de Papeete.
Les années 1890 virent arriver d’autres
Chinois dans les Établissements français
*Kuo MinTang, Association ♦philanthro¬
des cultures-maraîchères destinées au mar¬
de l’Océanie, différents de leurs prédéces¬
par leur niveau social plus élevé.
Leurs capitaux leur permirent de se lancer
seurs
dans le
commerce:
dès 1904, 83 Chinois
payaient patente à Papeete. Les premières
Chinoises arrivèrent en 1907 et la commu¬
nauté, dynamique, fit construire un tem¬
ple, ouvrit des écoles et fonda de nom¬
breuses associations. Cependant, à la suite
d’une accélération de l’immigration asiati¬
que (2512 entrées de 1907 à 1914), la ten¬
sion monta entre les *colons d’origine
européenne et la communauté chinoise.
Paul Gauguin lui-même se laissa aller à
dénoncer «cette tache Jaune souillant notre
pavillon national (qui) me fait monter le
rouge de la honte à la j oue».
Dans l’Entre-deux-guerres, l’immigration
ouvrage pubiié en 1979 par
Christian Gieizai, avec ia
coiiaboration de Bernard Hermann
et de i’association Wen Fa
cles-, leurs journaux, leur Bureau d’Enre-
Après la faillite de la *Grande Plantation,
plupart des Chinois regagnèrent leur
pays natal. Ils n’étaient plus que 477 à
Tahiti en 1881 et 322 en 1897, bien intégrés
à la société polynésienne et vivant surtout
la
“Histoire et portrait de ia
communauté chinoise de Tahiti",
de
leurs
associations: *KooMenTong,
pique. La communauté chinoise fut placée
directement sous le contrôle de la police en
1933. La même année, sous la pression des
colons, l’administration abolit une loi
votée en 1928 qui prévoyait la ♦naturalisa¬
tion des
résidant.
étrangers nés en Océanie et y
L’attitude hostile des colons, provoquée en
partie par la volonté des Chinois de se
démarquer des autres groupes raciaux,
évolua après la 2= Guerre mondiale. La
révolution maoïste de 1949 enleva à beau¬
coup de Chinois le désir de regagner un
jour leur pays. Tahiti devint alors leur seule
patrie. Peu à peu, on délaissa les écoles
chinoises, elles furent fermées en 1964, et
l’on adopta certaines mœurs et coutumes
occidentales. A partir de 1953 et surtout de
1964, l’administration entreprit l’intégra¬
tion de la population chinoise. En 1973, la
229
CHLOROPHYLLE
nationalité française fut accordée à tous les
duisent des glucides, protides et lipides à
Lifont, ChangSing: Chansin... D’autres optèrent pour
des noms d’origine française : Beaumont,
Léogite, Laforêt...
taire.
Chinois nés en Polynésie et y résidant. Cer¬
tains firent franciser leur nom : ainsi, Lai
devint Laille, Lee Fong :
A l’heure
actuelle, la communauté subit
des transformations
altèrent
son
sans
précédent qui
identité culturelle ; les habi¬
tudes changent, les arts et la langue se per¬
dent, Confort, loisirs, émancipation de la
femme prennent
le pas sur l’ordre anté¬
rieur. Les familles elles-mêmes se disso¬
cient et ne vivent plus systématiquement
sous le même toit. On assiste à de nom¬
breux métissages... Les clubs sportifs s’ou¬
vrent aux
non-Chinois. Les membres les
plus actifs accèdent à d’importantes fonc¬
tions administratives ou politiques comme
Michel Law, premier Chinois à siéger à
l’Assemblée territoriale
Chung
qu
ministre de
•
en
1972, Arthur
Gaston Tong Sang, ancien
l’Équipement.
Les activités
économiques. Les phases
successives de rejet puis d’intégration sem¬
partir de matières minérales. Ils sont le
premier maillon de toute *chaîne alimen¬
chômage, nom masc. Situation d’une per¬
sonne
à la recherche d’un emploi. Le chô¬
mage s’aggrave lors des *crises économi¬
ques ; toutefois, les pays industrialisés en
souffrent moins que les pays sous-déve¬
loppés.
Polynésie, l’Agence de l’Emploi et de
la Formation professionnelle n’enregistre
qu’une partie des demandes d’emploi. Seul
le *recensement de la *population donne le
• En
nombre exact de chômeurs. En 1983, 7 332
personnes étaient à la recherche d’un
emploi, soit 12 % de la population *active.
Même s’il est vrai que la solidarité de la
famille
polynésienne élargie permet
d’atténuer les difficultés liées à l’inactivité,
il reste que le désF des femmes de travailler
et l’arrivée de nombreux jeunes sans quali¬
fication sur le *marché du travail expli¬
quent la croissance rapide du chômage.
blent ne pas avoir eu de prise sur une vita¬
lité économique qui ne s’est jamais démen¬
tie depuis un siècle.
Après s’être rendue
maîtresse du petit *commerce des districts
(Fletcher). Né en 1765,
F. Christian servit comme officier à bord
CHRISTIAN
dès la fin du XIX'= siècle, la communauté
du *Bounty. D’aspect avenant et bien bâti,
mença à s’approprier dans les années vingt.
Cette expansion suscita l’inquiétude des
navigué
chinoise s’intéressa à la terre qu’elle com¬
colons et de l’administration qui entrepri¬
rent de limiter l’action des Chinois par une
série de décrets pris entre 1934 et 1938 afin
de protéger les terres des Polynésiens de la
spoliation et d’obliger les commerçants à
tenir leurs comptes en français. Malgré ces
obstacles placés sur leur chemin, malgré les
effets de la crise de 1929 qui précipita la
faillite de nombreuses affaires, dont la
banque *Chin Foo, les Chinois continuè¬
rent leur ascension économique. Leur réus¬
site, si elle est avant tout le fruit d’un cou¬
rage et d’une volonté à toute épreuve, tient
aussi à l’esprit de corps qui règne au sein de
la communauté, plongée dans un milieu
qui lui a été longtemps ho stile. Les Chinois
ont toujours pratiqué l’entraide au sein de
leurs associations, obéissant à des règles
éprouvées et garanties par tous, telle la
pratique du *Tungka-Kanhe. Actuelle¬
ment, la communauté a pris en main l’es¬
sentiel du commerce local et pèse d’un
grand poids dans la vie économique du
Territoire.
c’était un homme plein d’entrain et particu¬
lièrement sociable. Par deux fois, il avait
sur des navires de commerce
commandés par William *Bligh, et il se
réjouissait d’être à nouveau distingué par
ce
dernier.
Sur
la
route
du
retour,
nostalgique de Tahiti et probablement
choqué par la sévérité de Bligh, il dirigea la
*mutinerie et prit le commandement du
navire. Il entraîna ses compagnons à *Pitcairn et y mourut quelques années plus tard.
Dans les différentes versions filmées de la
mutinerie du Bounty, F. Christian eut suc¬
cessivement
les
traits de
Clark
Marion Brando et Mel Gibson.
Gable,
christianisme, nom masc. * Religion fon¬
dée sur la personne, la vie et l’enseignement
de *Jésus-Christ. La
religion chrétienne
s’est divisée en trois branches principales :
catholique, orthodoxe, protestante, et
quelques Églises à enracinement local,
copte et maronite notamment. Les *Églises
protestantes elles-mêmes se sont ramifiées,
et les *pasteurs anglais qui introduisirent le
christianisme à Tahiti étaient anglicans,
baptistes, wesleyens, ou congrégationalistes.
Chinois. 1. Julien Siu et sa fille
présentant quelques activités de
2. Hyacinthe Aline,
commerçant et industriel.
3. Michel Law, expert comptable et
leader du Pupu Taina. 4. Gaston
Tong Sang, ancien ministre
son groupe.
de l’Équipement.
230
chlorophylle, nom fém. Pigment vert des
végétaux qui a la propriété d’absorber les
radiations lumineuses du soleil.
L’assimilation chlorophylienne est l’en¬
aussi : catéchisme, catholicisme,
évangélisation. Évangile, protestantisme.
Voir
•
semble des réactions biochimiques qui se
déroulent chez les végétaux qui captent le
rayonnement solaire. Ces végétaux pro¬
(île). Atoll faisant partie
État du *Kiribati.
l°57’nord et 157°30’ouest,
CHRISTMAS
des îles de la *Ligne,
Située
par
CIGUATERA
Christmas s’étend sur 575 km^. Sa partie
orientale est occupée par une dépression
où alternent des mares et des dunes alors
que le vrai lagon se trouve à l’ouest.
•
James Cook fut le premier Européen à
aborder Hle, le 25 décembre 1777 (Christ¬
signifie Noël en anglais). Déserte à
aurait été fréquentée par
des navigateurs polynésiens sans qu’une
communauté s’y fixe de façon durable, du
mas
cette époque, Die
fait de l’hostilité du milieu naturel. En
1917, E. *Rougier y releva «deux empla¬
cements
de
villages primitifs, quelques
*marae, de nombreuses tombes indigènes,
de plus nombreuses tombes d’Européens,
30 km d’épaves de toutes sortes...» {Bulle¬
tin de la Société d’Études océaniennes).
Christmas fut annexée par la GrandeBretagne en 1888, et incorporée en 1919
dans la colonie des îles * Gilbert et Ellice.
Entre-temps, elle avait été attribuée en
concession, avec les îles Washington et
Fanning, à Emmanuel Rougier, pour
25 000 dollars, le 30 mai 1907. E. Rougier,
avec l’appui d’une société anglaise, la Cen¬
tral Pacific Plantation, y organisa des
*plantations de cocos qu’il mit ensuite en
gérance - Michel *Coulon fut un de ses
gérants. La main-d’œuvre était constituée
de travailleurs tahitiens dont le seul lien
avec
l’extérieur était la *goélette de la
société.
Durant la Deuxième *Guerre
mondiale,
ciel, nom masc. (pl. : des ciels ou des
deux). Espace sans limites où se meuvent
les astres. Il est visible par les hommes
jusqu’à l’horizon. En l’absence de phéno¬
mènes de
condensation (*brouillards,
*nuages), le ciel est bleu par suite de la
présence d’ozone, gaz de couleur bleue, et
les particules atmosphériques
décomposent la lumière blanche du soleil
en sept couleurs : le bleu est alors celle qui
parce que
domine.
Selon le temps qu’il fait, on parle de ciel
couvert, nuageux, bas ou de ciel clair, et, la
nuit, de ciel étoilé.
Autres sens : le séjour de Dieu, le paradis :
aller
au
ciel ; la
puissance divine elle-
même : “aide-toi le ciel t’aidera”; le pla¬
fond de certains ouvrages : un ciel de lit ;
une localisation : sous le
ciel de Florence.
Cigale de
fém. Parribacus
S’emploie aussi dans l’expression “tomber
du ciel”, qui signifie être stupéfait, arriver
inopinément et à propos, et dans l’interjec¬
tion “ciel !” ou “juste ciel !”.
mer, nom
antarcticus. Tahitien ; ti’ane’e. *Crustacé
appelé aussi Langouste de sable. Elle vit
sur
les fonds sableux où elle s’enfonce
grâce à ses antennes en forme de palettes
fouisseuses. Sa taille avoisine 20 cm de
long et 10 de large. Sa chair, d’une grande
finesse, est très recherchée.
Christmas fut occupée par les Américains
qui y installèrent un aéroport. Entre 1956
et 1958, les Anglais y réalisèrent des expé¬
riences nucléaires qui nécessitèrent de gros
travaux d’aménagement. Les Américains
utilisèrent ces installations en 1962, mais à
la suite des protestations des pays riverains
du Pacifique, ils mirent un terme à leurs
essais à Christmas.
L’île compte actuellement
habitants.
environ 500
chronique, l.nomfém. Ensemble défaits,
d’histoires, qui sont raeontés, rapportés
selon leur déroulement dans le temps.
Les chroniques polynésiennes peuvent être
des histoires, des récits, des mémoires
transmis selon la tradition orale.
Autre sens : partie d’un journal consacrée à
un
thème particulier : la chronique politi¬
que rapporte l’ensemble des faits du jour
dans le domaine politique.
2. adj. Qui dure longtemps : une maladie
chronique.
chronologie, nom fém. Science qui per¬
met
d’établir la succession dans le temps
principaux événements historiques
d’un pays, du monde entier... Une chrono¬
logie peut couvrir une période déterminée.
des
"Voir aussi : histoire.
Cigale de mer (t/’ane'e)
ciguatera, nom fém. Mot d’origine espa¬
gnole qui nous vient de Cuba où il désigne
l’intoxication provoquée par l’ingestion
d’un petit Coquillage appelé cigua. L’ap¬
pellation scientifique est' ichtyo-sarcotoxisme. Tahitien : ta’ero Va.
phénomène est très ancien puisqu’on
rapport d’un médecin chinois
sur un cas d’empoisonnement mortel par
une *Carangue au VIE siècle. Les carnets
de bord des premiers navigateurs euro¬
péens arrivés dans le Pacifique décrivaient
également des cas d’empoisonnement par
les poissons.
L’intoxication est provoquée par la ciguatoxine, poison d’une rare violence puis¬
qu’un millième de milligramme suffit à
• Ce
a retrouvé un
nous rendre malade. Elle est contenue dans
231
un organisme
microscopique (Dinoflagellé), Gambierdiscus toxicus, décou¬
vert en 1976 par l’équipe du docteur
Raymond
Recherches
Bagnis,
de
médicales
1’* Institut
Louis
de
Malardé.
Dans un poisson, les parties les plus toxi¬
ques sont la tête, le foie et les viscères. Ce
poison ne s’élimine que très lentement et
s’accumule le
long de la *chaîne alimen¬
taire. L’homme, dernier maillon de cette
chaîne, est le plus vulnérable.
Aucun mode de préparation culinaire ne
peut détruire ce poison. On sait à l’heure
actuelle que les zones où les poissons sont
toxiques ont subi des perturbations écolo¬
giques aussi bien naturelles (*tremblements
de terre, *raz de marée, *tsunamis,
*cyclones, fortes pluies prolongées...)
qu’artificielles, liées à l’action de l’homme
(travaux sous-marins, aménagement du
littoral, immersion de matériaux divers...).
La ciguatera se traduit, quelques heures
après le repas, par des picotements autour
de la bouche, des fourmillements des mains
pieds, des douleurs dans les muscles
et les articulations, des jambes lourdes, de
la fatigue, des sensations de brûlures au
et des
Tong a acquis un hectare de terre en 1897
auquel mène le “Chemin du repos éternel”.
On peut y voir la tombe de *ChimSoo,
ouvrier de la plantation d’Atimaono guil¬
lotiné en 1869, martyr de la communauté
chinoise.
/
deux kilomètres plus à l’est, se trouve le
cimetière des *Pomare que B. Danielsson
décrit ainsi dans son “Guide du tour de
nie”; «A l’intérieur de l’enclos du côté
-
droit, la rangée centrale de petites pierres
dressées est censée marquer les tombes de
Pômare P'' (1752-1803), Pômare II (17821821), Pômare III (1820-1827) et Pôma¬
re IV (1813-1877). Mais à vrai dire, les
indications que nous possédons sont si
fragmentaires et contradietoires qu’il est
impossible d’affirmer que les dépouilles
mortelles de tous ces personnages royaux
reposent effectivement en
ce lieu. Les
cimetière, bien mieux
délimitées, contiennent les restes de leurs
nombreux parents, amis et femmes».
autres
tombes du
Voir aussi : turamara’a.
contact de .l’eau froide, des nausées, de la
diarrhée, des démangeaisons. Le pouls se
ralentit et la tension baisse. Il n’existe pas
actuellement de traitement spécifique de la
ciguatera, mais on peut en diminuer les
effets par injection de calcium, de vitami¬
ne B 12 et
d’anti-histaminiques. Après une
intoxication, il est conseillé de ne pas man¬
ger de produits de la mer pendant deux à
trois semaines.
►
ta’ero i’a. Mai muta'a roa ra to te ta'ata
la ’erora 'a i te i ’a,
ato ’a atu ra mau
te au
’ore. E nehenehe te ta 'ata ta ’ero i’a e ro ’o-
ato ’a-hia i te hi
ana ’e
’eiaha iô tatou ana ’e, i letahi
fenua 'ë atu. E ma'i mâuiui ’e
’e i te ma ’ero. ’O te i ’a roto
ihoa ra te ta ’ero. Tei te huru ato 'a ra o te
vahi, inaha te vai ra te i'a e ta’ero i te hôë vâhi
’e i piha ’i ri ’i noa iho, e ’ita ïa. l ’imi-noa-hia na
’aita â râ i pâpü maita’i
Tê vai ra te tahi huru i’a ta’ero mai te
te tumu o taua fifi ra,
atura.
maito tei ’opani-roa-hia te ho ’o i te mâtete nô
Pape ’ete.
cimetière, nom masc. dérivé du grec koi-
mêtêrion qui signifie “l’endroit où l’on
dort”. Il désigne le lieu où l’on enterre les
morts.
• En Polynésie, chaque commune, chaque
île possède un ou plusieurs cimetières où
les habitants sont tenus d’enterrer leurs
défunts mais, dans les districts ruraux, une
partie du jardin familial accueille souvent
quelques tombes.
A Tahiti, trois cimetières présentent un
intérêt historique :
celui de r*Uranie, ouvert en 1855, s’al¬
-
longe dans un vallon à l’ouest de la ville. Il
est occupé par les nombreuses tombes des
grandes familles “*demies”.
à *Arue, l’association chinoise ''‘Si Ni
-
cimetière à Tahiti
cinéma, nom masc. Abréviation de ciné¬
matographe. Ensemble des procédés per¬
mettant de composer et de réaliser des
films : le cinéma est souvent considéré
comme le 7® art. Par extension, salle où
l’on projette ces films.
• Histoire. Aux lanternes
magiques datant
du XVIP siècle, succéda en 1895 le cinéma¬
tographe mis au point par les frères
Lumière. Il permettait la prise et la projec¬
tion de 16 images par seconde (il fut poussé
à 24 images plus tard). La première appli¬
cation du procédé donna un petit film bur¬
lesque : “L’Arroseur arrosé”. Jusqu’en
1914 dominèrent les courts métrages
eomiques et les reportages. Ensuite, les réa¬
lisateurs découvrirent les richesses de ce
mode d’expression et offrirent leurs pre¬
mières grandes oeuvres, parlantes à partir
de 1928 et en couleurs après 1935. Le pre¬
mier film en cinémascope, sur grand écran,
stéréophonique, fut projeté en
1953. Dès les années vingt, les cinéastes se
et avec son
spécialisèrent dans un genre ; mélodrame,
eomédie, comédie musicale, western, poli¬
cier, fantastique, dessin animé... Chaque
année se tiennent des *festivals du cinéma
au cours
desquels sont décernés des prix :
CINÉMA
Lion d’or à Venise, Palme d’or à Cannes,
Prix d’or à Moscou, Ours d’or à Berlin. De
nombreuses villes
organisent un festival
spécialisé dans un genre cinématographi¬
que. Des prix sont également accordés aux
meilleurs acteurs et films nationaux de
l’année : ce sont les Oscars aux États-Unis
et les Césars en
•
France.
Les premiers films tournés en Polynésie
furent l’œuvre de Gaston Méliès, frère du
grand Georges Méliès. En 1912, il réalisa
“Ballad of the South Seas” à Papara. Le
film mettait en scène «une affaire sentimen¬
tale entre les deux chefs Tari etTuiterai, au
sujet de Taurua, femme du premier»
(P. O’Reilly : “Tahitiens”). Peu après, Max
Bopp Du Pont fit deux petits reportages
sur le 14 juillet 1913 et sur le ♦bombarde¬
ment de Papeete, le 22 septembre 1914. 11
fallut attendre 1927 pour que le premier
long métrage soit tourné en Polynésie.
R. *Flaherty réalisa “Ombres blanches”,
puis, l’année suivante, en collaboration
avec *Murnau, le célèbre “*Tabou”
qui
racontait les amours tragiques d’un couple
polynésien coupable d’avoir transgressé un
interdit. En 1935, Frank Lloyd tourna la
première version des «* Mutinés du
Bouniy» avec Ch. Laughton et Clark
Gable. En 1961, Marion Brandon et Trevor
Howard furent les vedettes de la seconde
version : un film à grand spectacle qui
nécessita de gros apports de capitaux à
Tahiti. Une 3' version fut tournée à Moo-
1983, avec Mel Gibson dans le rôle
principal. Plusieurs autres longs métrages
ont été récemment tournés en Polynésie.
rea, en
Dino de Laurentis a réalisé “*Hurricane”
en
1981, à Bora Bora, d’après le roman de
Charles Nordhoff et de James Norman
Hall. En 1986, François Le Terrier a
adapté “L’*lle”, ouvrage de Robert Merle
qui s’inspirait de l’épopée des mutins du
Bounty. Les autres productions des années
80, plus modestes, sont l’œuvre de Domi¬
nique Arnaud (“Moemoea”, “♦Hono”), de
Jean L’Hôte (“Les *Immémoriaux”) et de
Jacques Martin (“Le gendarme de Tikeroa”).
Les premières salles de cinéma furent
ouvertes
à
Tahiti
dans
Cinéma. 1. Affiche de la 3* version
des “Mutinés du Bounty", film
tourné à Moorea en 1984.
2. Friedrich Murnau, réalisateur du
film "Tabou". 3. Plateau de
tournage (2" version des "Mutinés
du Bounty", 1960 : scène où
Maimiti pleure le départ de Fletcher
Christian). A droite, l'équipe des
cadreurs ; à gauche, les
éclairagistes et les techniciens.
4. Charles Laughton et Clark
Gable dans la 1'* version des
“Mutinés du Bounty" (1937).
5. Salle de cinéma faisant partie du
réseau fondé par Antony
Bambridgé. 6. Plateau de tournage
du film "Hono" réalisé par
Dominique Arnaud.
l’Entre-deux-
Martial Sage et Antony
♦Bambridge. Ce dernier organisa même
guerres
par
des circuits de distribution dans les îles ; il y
a encore un cinéma
autre à Uturoa.
“Tony” à Moorea et un
Les cinémas “Bambou” et
“Moderne” de Papeete et les deux drive-in
de Faaa et d’Arue ont été fermés. Les huit
salles publiques de la ville sont aujourd’hui
gérées par deux groupes financiers qui doi¬
vent
s’accommoder de la concurrence des
♦vidéo-clubs.
1
r
]
iLkvB
233
r
C.I.O.
C.I.O. voir Centre d’information et
d’Orientation.
C.I.R.A.D. voir Centre de Coopération
internationale en Recherche agronomique
pour le Développement.
entière dans le cas où l’ensemble des élec¬
teurs vote pour tous
au Parlement
les députés (élection
européen par exemple). Elle
peut être aussi le département (élections
législatives de 1986), l’arrondissement ou le
fruit d’un tout autre découpage (V' Répu¬
circoncision, nom fém. Ablation totale
ou partielle du prépuce ; *rite obligatoire
dans les religions juive et islamique.
•
certain nombre de
sièges. Cette division peut être la nation
♦élections pour un
En Polynésie, la circoncision (tahitien :
tehe) était pratiquée jadis par un spécialiste
(*tahu’a tehe) utilisant un morceau de
♦bambou effilé. C’était un rite de passage
par lequel les garçons âgés d’une
douzaine
d’années entraient dans le monde des
hommes. A cette occasion, des ♦cérémo¬
nies avaient lieu sur le *marae ancestral, en
présence du père et des autres hommes de
la famille. Ceux-ci signifiaient leur solida¬
aux adolescents dans la douleur en
s’infligeant des blessures à l’aide de ♦dents
de requin.
De nos jours, la circoncision semble tom¬
ber quelque peu en désuétude. Toutefois,
dans les milieux populaires traditionnels,
elle est revendiquée comme un signe d’iden¬
tité que l’on oppose aux étrangers non
rité
circoncis.
tehera’a. '0 te lahi ïa peu lumu nâ te mâ’ohi
blique jusqu’en 1985).
En ce qui concerne les élections à l’Assem¬
blée territoriale de la Polynésie, le Terri¬
toire est divisé en cinq circonscriptions qui
correspondent aux cinq archipels.
circulation, nom fém. Action de circuler
ou d’être transporté d’un lieu à un autre.
• La circulation sanguine est le mouve¬
ment du ♦sang que le *coeur envoie vers les
organes par les artères et qui revient au
cœur par les veines. En circulant, le sang
s’enrichit en oxygène dans les poumons (ou
les branchies pour certains
animaux) et
apporte aux cellules de l’organisme leur
alimentation en oxygène, en matières orga¬
niques et sels minéraux ; il les débarrasse de
leurs déchets : dioxyde de carbone et urée.
• La circulation routière est souvent pro¬
portionnelle à la richesse et à la densité des
activités économiques d’un pays. Elle est
restée très modeste à Tahiti jusqu’en 1960,
mais a toujours dépassé les possibilités du
réseau routier. Les auteurs du “Mémorial
mai mûta'a ra ’e tae roa mai i teie tau. Epeu
ihoârâ te ravehia i nia i le mau lamari'i
lamaroa ’ia tae i lô râtou taure 'are ‘ara 'a. E
’a mai i
tapa b ia te reira nô tô râtou fa ’aru ’era
tô râtou huru tamari'i ’e tomo atu ai i roto i te_
taure 'are 'a. E tahu ’a ihoa to taua anotau ra no
taua tuha 'a ’ohipa ra, 'e e marae ato ‘a ho ’i
râtou ’e e atua ho ’i. Va mo ’e roa râ te reira i
teie tau ’e te pe ’e noa atu ra e mâ’ohi o teie tau
i te mau râve ’a a te mau taote papa ’a.
tô
polynésien” rappellent que les contraven¬
tions pour imprudence et excès de vitesse
pleuvaient déjà sur les conducteurs en
1916. En 1950, il fallait avancer la sortie
des classes d’une demi-heure pour que les
enfants évitent la “grosse” circulation des
700 voitures et autres cyclistes dans les rues
de Papeete. Aujourd’hui,
se
15000véhicules
pressent chaque jour aux entrées est et
ouest de l’agglomération
de Papeete. Il en
résulte des embouteillages matinaux sur
plusieurs kilomètres.
Les accidents de la circulation causent une
cinquantaine de morts par an.
Voir aussi : route.
cirrhose, nom fém. Affection du foie se
traduisant par une inflammation des cel¬
lules et par le durcissement d’une
tissus. Les cirrhoses sont généralement
partie des
scène de circoncision en
Mélanésie au début du XX” siècle
provoquées par l’abus d’alcool, mais aussi
circonscription,
administrative,
nom
fém.
électorale,
Division
militaire
religieuse d’un territoire.
•
Circonscription d’Action
ou
régionale.
Cadre administratif très lâche créé en 1960
partir des ♦régions de programme et
circonscriptions
(non compris la Région parisienne). Les
C.A.R. ont pris le nom de région en 1972,
en
même temps qu’elles recevaient des
pouvoirs plus étendus.
•
circonscription électorale. Division
électorale dans laquelle se déroulent les
à
divisant la France en 21
234
par les hépatites chroniques et les
virales aiguës. Elles ont pour
hépatites
conséquence
une
diminution des fonctions
organe capital puisqu’il règle la
détruit certaines toxines et
teneur du sang en
du foie,
digestion,
régularise la
glucose. La cirrhose peut
aussi provoquer une
hypertension dans le
système veineux relié à la veine porte.
En Polynésie, 17 personnes ont été hospita¬
lisées pour cirrhose du foie en 1984.
cirrus voir nuage.
CITRONNIER
ciseau, nom masc. Outil dont une extré¬
mité est taillée en biseau pour travailler le
*bois ou r*os. En Polynésie autrefois, les
ciseaux étaient couramment façonnés dans
des *coquillages : térèbre (Terebra), cône
{Conus), casque {Cassis). La ‘pierre ser¬
vait aussi de matériau dans lequel on amé¬
nageait un instrument proche de l’*hermi-
nette, mais terminé par un étroit tranchant
biseauté.
Au pluriel: instrument formé de deux
lames se croisant autour d’un pivot : une
•
paire de ciseaux.
Par analogie, un mouvement de jambes
permet de sauter en ciseaux ou de faire une
prise de lutte en ciseaux.
des autres archipels (îles Sous-leVent, Marquises, Australes) obtiennent la
plénitude du droit de cité. Les ‘Chinois
résidant en Polynésie française, dont beau¬
coup n’avaient pas la citoyenneté française
jusqu’en 1973, l’obtinrent à cette date et
participèrent dès lors aux élections.
tants
Voir aussi : civisme.
Citronnier, nom masc. Arbre de taille
moyenne de la famille des Rutacées et du
genre Citrus.
L’espèce la plus répandue en Polynésie
Limetier {Citrus aurantiifolia) ou
tâporo en tahitien. Ce citronnier est origi¬
naire de l’Asie du Sud-Est ; il donne des
petits citrons verts dont le jus est utilisé
notamment dans la préparation du poisson
•
est le
cru.
L’espèce Citrus limon (ou tâporo popa’â)
produit de gros citrons jaunes : elle est
beaucoup moins répandue.
D’après P. Pétard «la pulpe du citron a des
propriétés antiscorbutiques, astringentes,
diurétiques et rafraîchissantes (...) Les
feuilles de tâporo entrent dans des remèdes
contre les contusions, les
convulsions, les
céphalées ; les jeunes pousses contre les
foulures ou les lochies» (“Plantes utiles de
Polynésie - Râ’au Tahiti").
La production de citrons reste modeste en
Polynésie, car de nombreux plants ont
souffert d’une maladie introduite, la ‘trisLa récolte de
teza.
ciseaux à bois utilisés en sculpture
ciste, nom fém. Archéologie. Structure
quadrangulaire de faibles dimensions ( 1 ou
2 m pour le grand côté) délimitée par une
bordure peu élevée de pierres sur chant
(posées sur leur côté le plus étroit).
• Parfois présente sur les
*marae, elle pou¬
vait servir de réceptacle, entre autres, pour
le dépôt d’objets ou de restes animaux et
humains (cordons ombilicaux des nouveauxnés...).
citoyen, nom masc. Dans l’Antiquité, on
54,6 tonnes.
►
1985 s’est élevée à
tumu tâporo. Era'au lupu ha’eha'a te vaialo'a
_
nei ra le mau tumu tâporo rarahi roa, mau
tupu pa ’ari. E rave rahi huru tâporo, e pili ra
lei matau maita ’ihia. Te tumu tâporo e
fa ’ahotu mai i le mâ’a tâporo rarahi, pa 'a
me 'urne
’u, e ’ere i le mea pape roa, mea
no ’ano 'a roa ra
ia tu ’uhia i roto i te ma 'a. Te
vai ra te tâporo tahiti mau, te reira ra, tei te
mau
vâhi ato'a o te mau fa'a, e ma'a ri'i hua,
pa 'a hinuhinu maita ’i e mea pape roa, noa alu
te hu 'a te mâ'a. Te varavara nei ra te reira
huru na roto i le ma ’i e tupu nei i ni a i te mau
râ'au. E râ'au lanu rahihia te tâporo e te
ma ’ohi
nâ to ralou pae/are.
appelait citoyen celui qui était admis dans
la cité et participait à sa gestion. De nos
jours, le citoyen est une personne ayant
atteint la majorité, âge fixé par la loi pour
jouir de ses droits civiques : actuellement
en France, 18 ans. Le
citoyen jouit de ses
droits politiques, droit de vote et d’éligibi¬
lité, lui permettant de participer au gou¬
vernement d’un État. Il doit obéir aux lois
de son pays.
En
,,
-
i
Polynésie française, la citoyenneté
n’a été accordée qu’aux sujets du souverain
des îles de la Société, lorsque ‘Pômare V a
fait don de ses États à la France (loi du
30 décembre 1880, art. 3). Cet octroi géné¬
ral de la citoyenneté est un fait unique dans
l’histoire coloniale française, mais il fallut
attendre le 24 mars 1945 pour que les habi¬
•
235
CITROUILLE
Citrouille, nom fém. Cucurbita pepo.
Tahitien : mautini. Plante potagère ram¬
culture élaborés. D’autre part, les civilisa¬
fruit globuleux, de couleur jaune-orangé,
cultiver, élever des animaux et à fabriquer
pante, de la famille des Cucurbitacées. Le
garde des dimensions modestes. En Poly¬
nésie, on le consomme cuit sous forme de
soupe, de purée ou de *po’e.
tions de rOcéanie insulaire, caractérisées
par l’aptitude à naviguer en haute mer, à
des objets en ^céramique.
parau te ta’ata e mautini “oata hue"aore ra e
mautini poha.
Une aire de civilisation polynésienne s’est
progressivement formée à partir du centre
de dispersion des Marquises. Elle couvre
un *triangle allant des îles Hawaï à la
Nouvelle-Zélande et à l’île de Pâques, mais
ses caractéristiques ont été profondément
transformées après l’arrivée des Occiden¬
’amu ato 'ahia tona mau omou ia ano ’i e te
devoir de “civiliser” les populations indi¬
►
mautini. Ra'au lupu mai le mereni, e tara tona
mau
aore
_
'ata. Tona ma 'a mai lo te mereni ihoâ e
ïa te poha, te hue ato 'a ho ’i.
Nô reira e
Ceux-ci considéraient
leur
E ravehia ’oia no te hamani po 'e 'e te pai. E
taux.
ina’i pua'atoro, are'a tona 'ata e ravehia no te
gènes, c’est-à-dire de leur faire adopter leur
langue, leur religion, leur mode de vie.
’ohipa rima ’i. e hamanihia i te hei, mea ’uo 'uo
’ana ’ana nehenehe maita ï te reira.
City (phénomène de). De l’anglais city
qui signifie ville. Ce phénomène corres¬
pond à la spécialisation du *quartier cen¬
tral d’une ville dans les fonctions finan¬
cières et directionnelles, en référence à la
City de Londres. Les habitants résidant
dans les cities sont peu nombreux mais,
dans la journée, on voit affluer les *actifs
employés dans le secteur *tertiaire : ban¬
ques, assurances et autres services. Ani¬
mées durant la journée, les cities sont
désertes le soir venu.
*Papeete connaît en partie le
phénomène de city, bien qu’on n’y rencon¬
tre pas à proprement parler de quartier
d’affaires bien localisé. En dépit d’un taux
d’accroissement naturel élevé, la popula¬
tion de la commune de Papeete stagne : il y
• La ville de
avait 23 622 habitants en 1971 et 23 496 en
1983. Les départs sont donc nombreux et
la fonction résidentielle de Papeete tend à
reculer devant l’occupation du sol par les
commerces et les bureaux.
comme
civisme, nom masc. Ensemble des vertus
d’un bon ^citoyen. Faire preuve de civisme,
c’est avoir le sens et le souci du bien com¬
mun, faire passer l’intérêt de la collectivité
propres intérêts lorsque les cir¬
l’exigent. Participer aux diffé¬
rentes *élections est un devoir civique.
Les anciens combattants de Polynésie fran¬
avant ses
constances
çaise ont fait preuve de civisme en se por¬
tant volontaires pour la défense et la libéra¬
tion de la Nation en 1940.
C.J.A. voir Centre de Jeunes Adolescents.
clan,
nom masc.
Groupe réunissant des
individus descendant d’un même *ancêtre.
• En
Polynésie, les clans ( ati) portaient le
d’un ancêtre déifié commun, ou du
*dieu dont ce dernier se disait le descen¬
nom
’â'n'*Ta’aroa, ’ôrï’^Tane, 'âti*Oro,
’âtï*Tu, ’âr/*Ra’a, ati Hau.
Ce nom était aussi donné au territoire
dant :
appartenant au clan. Par exemple, il exis¬
tait dans la presqu’île de Taiarapu (Tahiti)
les subdivisions de Atihau, Atima,
Atioro... Sur chacun de ces territoires, un
grand *marae marquait l’appartenance des
terres au clan. Les hommes de ce groupe
s’y
réunissaient pour célébrer les événements
qui concernaient leur communauté. Des
spécialistes, les haerepo, avaient pour rôle
de garder en mémoire et de réciter la
*généalogie des ancêtres.
I
I
I
classe, nom fém. Dans un groupe social,
ensemble d’individus entre lesquels une
la City, quartier des affaires et
des administrations à Londres
(
i
I
236
civilisation, nom fém. Ensemble des carac¬
téristiques d’une société : mode de vie,
habitudes religieuses, sociales et politiques,
goûts esthétiques, connaissances scientifi¬
ques et techniques.
• En Océanie, on distingue deux grands
types de civilisations. D’une part des socié¬
tés *aborigènes (d’Australie surtout) qui
n’ont jamais pratiqué d’élevage ou d’agri¬
certaine communauté de ^culture, de
niveau de vie, d’intérêts économiques, crée
des liens plus étroits et des rapports plus
faciles.
• Entre les classes sociales, il existe des
inégalités ou des différences importantes
qui peuvent entraîner des conflits en tous
genres. Au XIX= siècle, Karl * Marx a déve¬
loppé l’idée que la lutte des classes est le
moteur de l’Histoire. Mais, alors
qu’il divi-
!
CLIMAT
sait la société en classes selon des critères
principalement économiques, les sociolo¬
gues
utilisent aujourd’hui des classifica¬
• En
Polynésie, la *société préeuropéenne
tions plus complexes.
était très hiérarchisée. On y distinguait les
*ari’i maro
’ura, les ari’i ri’i, les hui *ra'a-
elle est plus lente pour l’Église
Voir aussi : clerc.
catholique.
climat, nom masc. Ensemble des circons¬
tances atmosphériques et
météorologiques
propres à une région du globe. Pour décrire
tira et les *manahune. Cette division a dis¬
cet état, il faut étudier les
classe bourgeoise comprenant des
“*Demis”, des *popa'â et des *Chinois,
une classe
moyenne formée de nombreux
salariés et un prolétariat généralement issu
des îles périphériques.
Par extension : groupe d’individus ou d’ob¬
jets qui ont des traits communs : la classe
des Reptiles ; grade : un soldat de 2' classe ;
^humidité, *précipitations, *vent, *insolaCette étude peut porter sur des
moyennes mensuelles ou annuelles, utiles
pour dresser une carte des climats. Cepen¬
dant, une analyse complète comprend aussi
une observation des
types de temps qui se
paru et, aujourd’hui, on voit se former une
division d’élèves suivant
d’études : une classe de 5'.
un
niveau
clerc, nom masc. Personne qui appartient
*clergé. Au sein d’une *Eglise, on dis¬
tingue les clercs des '•’laïcs, les premiers
formant l’autorité religieuse et détenant
au
autrefois le savoir.
En Polynésie, les clercs sont les *prêtres,
les religieuses, les *frères et les *diacres.
Par extension, ce mot désigne une per¬
instruite : “être
matière”.
sonne
grand clerc en la
Autre sens : personne employée dans
l’étude d’un officier public ou ministériel :
un
clerc de notaire.
clergé, nom masc. Ensemble des ecclésias¬
tiques ou personnel religieux d’une *Église.
Dans l’Église catholique comme dans
l’Église anglicane, on distingue un clergé
séculier dont les membres (*évêques,
*curés...) vivent “dans le siècle”, c’est-àdire au contact des fidèles, et un clergé
régulier (abbés, moines) qui vit à l’écart,
dans des monastères organisés selon une
règle.
• En Polynésie, le clergé régulier n’est
composé que d’une petite communauté de
soeurs Clarisses installées dans un couvent
de la vallée de la * Mission. Les *pasteurs
forment le clergé de l’Église protestante.
Pendant de longues années, le clergé des
Églises chrétiennes d’Océanie fut d’origine
européenne. Aujourd’hui, les ‘^mission¬
naires laissent la place à un clergé formé de
membres nés en Polynésie. Cette évolution
est achevée pour
l’Église évangélique, mais
caractéristiques
de l’atmosphère ; ^température, ^pression,
tion.
succèdent au-dessus du lieu donné. On dis¬
tingue trois grandes familles de climats
dans le monde : les climats tropicaux, tem¬
pérés et polaires.
• Le climat de la Polynésie
appartient à la
famille des climats tropicaux océaniques.
11 se caractérise par une forte humidité, des
températures annuelles moyennes de 21° à
27° selon la *latitude et une *amplitude
thermique annuelle n’excédant jamais 6°.
Les saisons s’opposent surtout par leur
pluviosité, la plus humide étant générale¬
ment l’été *austral (de novembre à mai).
Les *alizés soufflent assez régulièrement
tout au long de l’année, ils apportent de
fortes précipitations sur les *côtes est des
îles hautes (côtes au vent), tout en laissant
plus sèches les côtes ouest, sous le vent.
L’insolation est supérieure à 2 500 heures
par an, sauf aux Australes. Les types de
temps sont déterminés par le renforcement
ou l’affaiblissement de
r’'‘anticyclone de
nie de Pâques. Au contraire des archipels
du Pacifique Ouest, et en dépit des épi¬
sodes de 1983, les *cyclones sont rares en
Polynésie.
• Le climat des Australes. De
Rapa à
Rimatara s’étend la région la plus fraîche et
la plus humide du Territoire. Si les tempé¬
ratures de la saison chaude s’élèvent encore
à 24°-26°, les minima absolus sont de 10° à
Tubuai et de 8°5 à Rapa. Les précipita¬
tions, régulières et abondantes, rendent le
climat maussade : aucun mois ne reçoit
moins de 100 mm d’eau. L’archipel est tou¬
ché par les perturbations du *front des
alizés pendant l’été austral et, en hiver (de
juin à octobre), par les *dépressions du front
polaire. Il pleut 160à220joursparanetles
vents d ouest soufflent en moyenne unj our
.
sur
.
rn
,
trois, ce qui est inhabituel en Polynésie.
Diagrammes
ombrothermiques
représentatifs des nuance
climatiques en Polynésie,
relativement sèche
...
-.-.►H
sèche
humide
Températures
moyennes
mensuelles
30®
JFMAMJJASOND
Dlagramine d’Atuona
237
(C**)
CLIMATOLOGIE
• Le climat paumotu
affecte l’archipel des
Tuamotu-Gambier et se distingue des
autres climats régionaux par une forte
insolation : de 2 600 à 2 900 heures par an.
La proximité de
l’anticyclone de Hle de
Pâques peut expliquer la fréquence des
belles journées. Les îles sont aussi trop
basses pour susciter, comme dans les îles
hautes, de fortes *ascendances génératrices
de pluies. Les totaux annuels sont mo¬
destes (de 1 200 mm à 1 700 mm), mais les
températures sont supérieures de 0°5 à 2° à
celles des autres îles situées à la même
latitude.
• Le climat tahitien, sur les îles de la
Société, a pour trait dominant une forte
pluviosité qui varie de 1 400 à 4 000 mm en
plaine, suivant l’exposition aux alizés.
C'est ici que le contraste entre la saison des
pluies et la saison sèche est le plus net : de
mai à octobre, il ne tombe que le quart des
pluies annuelles. La masse des îles hautes
explique deux autres phénomènes climati¬
ques typiques ; un nombre de jours
d’*orages assez élevé (25 à 40 par an) et une
amplitude thermique journalière plus forte
qu’ailleurs, accentuée par la *brise noc¬
turne : le *hupe.
climatologie, nom fém. Cette science en
'anticycloril
inadêc
plein essor étudie les * climats en associant
deux types de travaux. Le premier consiste
à dépouiller des observations de toutes ori¬
gines pour calculer des moyennes, décrire
les variations du temps et comparer les
climats. Le deuxième entend expliquer le
temps qu’il fait ainsi que la distribution
annuelle des températures et des précipita¬
tions en faisant appel aux sciences physi¬
ques. Les météorologistes fournissent des
données aux climatologues qui, par leurs
recherches, les aident à prévoir le temps.
Voir aussi : météorologie.
climax, nom masc. invar. Les ♦biocénoses
La circulation atmosphérique
Polynésie au cours de l'été
(en haut) et de l’hiver (en bas)
en
austral.
• Le climat marquisien intéresse le nord-
Territoire, de PukaPuka aux îles
Marquises. Il présente deux anomalies,
probablement liées aux remontées d’eau
fraîche à la surface de l’océan (ou *upwelling). Bien qu’assez proches de r*équateur
où l’air est généralement chaud et très
humide, les îles connaissent des fem’pératures très voisines de celles de Tahiti, située
à 8° de latitude plus au sud. Les totaux
plu\5iométriques sont modestes, il ne tombe
que 702 mm d’eau par an à Vaipaee
(UaHuka), et sont très variables dans le
temps : de grosses chutes d’eau peuvent
suivre des ♦sécheresses prolongées. Cu¬
rieusement, la répartition saisonnière des
est du
pluies est presque inverse de celle des
autres archipels, avec un maximum de mai
à août.
238
(ensembles d’êtres vivants) évoluent cons¬
tamment, changent d’aspect et sont pro¬
gressivement remplacées par de nouvelles
biocénoses. A l’issue de ces transforma¬
tions successives s’installe une biocénose
stable qui représente le stade final,
appelé
climax, où les mêmes espèces de plantes et
d’animaux se remplacent indéfiniment. Le
climax suppose un état d'équilibre entre les
habitants d’un milieu et ce milieu.
clitnogramme, nom masc. Représenta^
tion graphique des *températures et ♦pré-^
cipitations mensuelles pour une ♦station
donnée. On porte les températures sur un
axe
vertical et les totaux pluviométriques-
horizontal. Si l’on réunit par/
ligne brisée les 12 points déterminé^
par les températures et les précipitations dé.'
chaque mois, on construit un climosur un axe
une
CLOTA
gramme. La comparaison avec d’autres
*climats est facile et un tel graphique peut
faire l’objet de commentaires très fouillés si
l’on trace dans le même plan des courbes
figurant des fonctions (celle de r*aridité ou
celle des besoins d’une plante...).
’empératures
loyannes
lensuelles
F
J
A
h
,
|CS 3
f
—M
F
! )
^-
‘cannibalisme.
L’intérêt de la ‘zone économique des
200 milles qui entoure cet atoll riche en
au
phosphates a incité l’État français à y amé¬
nager une base. L^le, autrefois placée sous
l’autorité du
cllmogramma de Tahitl-Faaa
r*
quelques survivantes qui s’étaient livrées
haut-‘commissaire de la
République en Polynésie française, est
depuis peu administrée directement par la
France.
M
5"
C
S*
J#
f
_
eb
83
1 30
12 0
Précipitations mensuelles
/
llnj grai U 1 ila. i Ipl
1^ 0 1^» 1 0 2 )0 220
.
2* 0
260
2è» 3(jk) 32
clinique, nom fém. Établissement hospi¬
talier, public ou privé, où l’on effectue des
analyses et des examens médicaux. On y
soigne et on peut y opérer des malades ou
des blessés.
Trois cliniques ont été ouvertes à
♦Papeete. Créée en 1965, la clinique Cardella peut hospitaliser 65 personnes, alors
que la clinique Paofai, ouverte en 1982, a
une capacité d’accueil de 102 lits. A ces
deux établissements de médecine-générale
et de chirurgie s’ajoute une clinique de chi¬
rurgie esthétique.
• adj. Se dit aussi des examens ou de l’en¬
seignement médical pratiqués près du lit
des malades : une leçon clinique.
•
clipper, nom masc. De l’anglais clipper ;
“qui coupe les flots”. Ce type de *voilier
apparut aux États-Unis au milieu du XIX'
siècle. Parfois très long (le plus grand
mesurait 99 m) et toujours très fin de
carène, le clipper avait une étrave très
effilée qui lui permettait une grande
vitesse. A la fin du XIX' siècle, les clippers
furent construits en fer puis en acier et
munis de quatre mâts. Vers 1880, certains
d’entre eux touchaient Tahiti à partir de
San Francisco ; ils furent ensuite remplacés
par des ‘steamers.
Cloporte, nom masc. Tahitien; honue.
♦Crustacé terrestre dont le plus commun
appartient au genre Porcellia. Il possède
un ensemble de
CLIPPERTON.
*Atoll
du
Pacifique
pattes semblables, un corps
aplati long de deux centimètres environ et
des yeux sans pédoncule. Il vit dans les
Nord, situé par 10°18’nord et 109°13’
ouest, à 1 200 km au sud-ouest des côtes
coins humides et sombres et notamment
depuis 1858, cet îlot désole de 8 km^ porte
le nom d’un corsaire anglais du XVIII'siè¬
cle qui donnait la chasse aux galions espa¬
gnols croisant dans les parages. L’atoll
n’est connu que par la tragique histoire
d’une petite colonie mexicaine qui fut
oubliée là de 1905 à 1917. Décimée par le
CLOTA (Geronimo) (fin du XVIII' siècle).
Ce ‘missionnaire catholique d’origine cata¬
lane fit partie de la 2'expédition de ‘Boe-
mexicaines.
• Découvert par
Dubocage et Martin de
Chassiron en 1711 et possession française
♦scorbut et les rivalités, elle ne laissa que
sous
les
pierres. Quand on le touche, il
s’enroule en boule.
nechea. Il débarqua à ‘Tautira le
27 novembre 1774 et fut le premier de son
état à fouler le sol tahitien. Bien que pro¬
tégé par le grand chef ‘Vehiatua, le père
Clota, accompagné du père Gonzales,
239
CLOU
vécut dans la crainte durant toute une
année. P. O’Reilly les décrit ainsi dans
“Tahiti catholique”: «Ignorants de la lan¬
gue qu’ils ne font pas l’effort d’apprendre,
ils vivent barricadés derrière les murs de
leur couvent, gardés par des molosses,
tremblants pour leur sûreté à la moindre
alerte, passant des nuits d’angoisse entre
leurs livres de prière et leurs mousquets...».
En 1775, les deux *franciscains exigeaient
société hôtelière et de loisirs qui accueille
chaque année un million de touristes dans
les 120 villages de vacances qu’elle possède
de par le monde. Les “gentils membres”,
amateurs de loisirs organisés, sont pris en
charge par quelque 120 000 “gentils organi¬
sateurs”.
Deux villages ont été implantés en
Poly¬
nésie. Celui de *Moorea, édifié en 1963,
rénové et agrandi en 1985, est un complexe
leur rapatriement.
de 350 chambres, couvrant près de quatre
passage de ces missionnaires.
Le village de '"Bora Bora a été construit en
Une croix érigée à Tautira témoigne du
clou, nom masc. Petite tige de métal, poin¬
tue, munie d’une tête aplatie et qui sert à
fixer, à assembler, à suspendre.
• Les clous furent introduits en
virent immédiatement l’intérêt de ces objets
et en réclamèrent à chaque nouvelle visite
échange des faveurs des femmes ou de
nourriture (des porcs entiers notamment).
Les échanges s’établirent rapidement sur
des bases plus raisonnables, mais le clou
demeura une marchandise de choix Jus¬
qu’en 1850. Lors des cyclones de 1983, la
en
reconstruction des maisons entraîna une
véritable pénurie de clous et, une fois
encore, une'spéculation sur ces objets.
S’emploie aussi dans les expressions :
enfoncer le clou ; le clou d ’un spectacle ; ne
pas valoir un clou.
club, nom masc. Mot anglais qui signifie
réunion, cercle. Association politique,
sportive ou culturelle.
Il existe de nombreux clubs en Polynésie :
clubs sportifs (vélo-club, club de mon¬
tagne...), clubs socio-professionnels
(*Lion’s Club, Club ♦Soroptimist), clubs
d’échecs ou d’informatique...
Club Méditerranée. Créé en 1950 par
Blitz, associé plus tard à Gilbert
Trigano, le Club Méditerranée est une
Gérard
1966 et porte le nom de NoaNoa. Plus
modeste, il a une capacité d’accueil de
51 chambres.
Autre sens : crosse de golf.
Polynésie
par les navigateurs de la fin du XVIIP siè¬
cle. Les Polynésiens, qui ignoraient le fer,
•
hectares et employant 600 personnes.
Cluny (*Sœurs de l’ordre de SaintJoseph de). Cet ordre de religieuses catho¬
liques a été fondé en France par AnneMarie *Javouhey en 1807 et tire son nom
de la célèbre abbaye bourguignonne. En
1984, il comprenait 3380 membres, ensei¬
gnantes, hospitalières et *missionnaires.
• Les premières soeurs de Cluny
envoyées
en
Polynésie arrivèrent en 1844. Elles
furent infirmières lors de la *guerre francotahitienne, puis tinrent une petite école
pour les filles de Pômare IV en 1847. En
1857, cette école fut ouverte aux autres
jeunes filles de Papeete. Le nombre des
soeurs s’accrut au point qu’elles
purent
s’installer à Faaa, Mangareva (1892), aux
îles Cook (1895) et multiplier les tentatives
aux Marquises (1847, 1884).
Entre 1900 et 1914, l’ordre connut des dif¬
ficultés en raison des lois gouvernemen¬
tales limitant les pouvoirs des “"congréga¬
tions, mais les soeurs purent réouvrir leurs
écoles après la Première Guerre mondiale.
Elles tiennent
aujourd’hui les collèges
A.-M. Javouhey de Papeete et d’Uturoa
ainsi que le collège Sainte-Anne d’Atuona.
Ces trois établissements accueillaient 1 269
élèves en 1985.
r
animation au Club Méditerranée :
gentil organisateur (G.O.)
apprend à danser aux gentils
membres (G.M.)
un
■
240
j
COCHON
Cnidaires, nom masc. pl. Sous-embran¬
moyenne, à la peau pigmentée, possédant
chement d’animaux pluricellulaires dont le
peu
prolongements en forme de rayons. Leur
épiderme est couvert de *cellules urticantes
qui provoquent, à leur contact, des déman¬
geaisons et des sensations de brûlures. Ces
cellules, appelées cnidoblastes, servent à la
tendu. La viande de cochon cuite dans les
♦fours était une nourriture appréciée. On
corps comprend une partie centrale et des
défense de ces animaux et leur permettent
de capturer leurs proies. Les Cnidaires sont
formés de deux couches de cellules sépa¬
rées par une couche de gelée. Leur cavité
digestive s’ouvre à l’extérieur par un seul
orifice. Les Cnidaires les plus connus sont
de soies. La tête était relativement
petite, les membres courts, le ventre dis¬
ne peut
imaginer aujourd’hui un *tâmâ’ara'a sans le cochon cuit à l’étouffée. Dans
les fonds de vallées, des chasseurs traquent
encore des cochons
sauvages.
Offert sur les *marae, le cochon devenait
sacré, reconnaissable par une décoration
de fibre de coco fixée aux oreilles. Sacrifié
les *Méduses, les * Anémones de mer et les
{pua’a tâpena), il servait d’^augure, en
temps de guerre. L’animal était étranglé et
les soies brûlées ; il était éviscéré et les
ment des *Coelentérés.
corps
*Coraux. Ils font partie de l’embranche¬
coalition,
nom fém. Union provisoire
plusieurs forces contre un ennemi
commun. L’ennemi vaincu, la coalition se
dissout : elle n’a pas la force d’une *alliance.
• Lors des *guerres internes qui ravageaient
entre
Tahiti, surtout entre 1767 et 1815, de nom¬
breuses coalitions se formèrent ; elles regrou¬
paient des *districts, voire des îles entières.
«La coalition contre Pômare était générale
sur la côte est de Tahiti...» (Cl. Robineau :
“Tradition et Modernité” t. 2).
entrailles
observées
attentivement.
Le
vidé était placé debout sur une
♦plate-forme d’*offrandes. Le moindre
changement survenant dans la position de
l’animal était matière à interprétation. Par
exemple, si le milieu du dos s’affaissait, les
parties avant et arrière restant immobiles,
Coccinelle
le combat resterait indécis entre les deux
adversaires.
•
cochon de lait. Petit cochon
encore sa
qui tète
mère. A certaines occasions, le
premier cochon d’une portée, âgé de 8 à
10 j ours, était offert sur le marae. La même
offrande était faite lors de l’enterrement du
cordon ombilical d’un jeune garçon.
Sa
chair tendre est particulièrement appréciée
Coccinelle, nom fém. Petit insecte Colé¬
optère du genre Coccinella, de forme hémi¬
sphérique, possédant une paire d’élytres
dures, souvent de couleur orangée ou rouge
et tachetées de noir, et une paire d’ailes
le vol. On
l’appelle aussi bête à bon Dieu. Les larves
membraneuses servant pour
et les adultes de
Coecinelle sont de féroces
prédateurs des Pucerons et des ♦Coche¬
nilles. Ce sont des alliées de l’homme qu’il
faut donc protéger.
Cochenille,
lors des tâmâ’ara’a.
Voir aussi : Porc.
►
pua’a. Hou tepapa'a a tae mai ai io tatou nei,
i Tahiti nei ihoa ra. ’aita re 'a e ’animara ta te
ma'ohi e fa’a’amu ra 'ei ’ina'i nâna. E pua’a, e
’uri ’e e moa noa iho tana ina ’i i taua tau ra. E
Cochenille de l’oranger
{Coccus viridis)
pupu ato ’a na ïa to taua tau ra i te pua ’a na te
mau atua i ni’a i te marae, mai te
pua ’aha ’apapa. E pua ’a fanau ’a ’eu ïa e
pupuhia na te mau atua i ni’a i te marae, i te
’oro ’a no te ari ’i. E faufa ’a rahi to te pua ’a i
taua tau ra.
cochons noirs de Polynésie
pua’a ’ere’ere nô Porinetia
fém. Nom commun
Homoptères (possédant quatre ailes membra¬
neuses identiques) de petite taille. Seuls les
mâles sont ailés. Ce sont des parasites de
divers végétaux : ils vivent fixés sur les
nom
donné à de nombreux Insectes
feuilles, au niveau des nervures, et se nour¬
rissent de la sève des plantes.
Une espèce de Cochenille, la Cochenille du
Nopal, fournit un colorant rouge carmin.
La Cochenille transparente du Cocotier
(Aspidiotus destructor) est un dangereux
ennemi de ces Arbres dont il fait jaunir les
palmes.
cochon, nom masc. Sus scrofa. Animal
domestique proche du sanglier, élevé pour
sa chair.
•
Le cochon (tahitien; pua’a) est arrivé
dans les îles avec les premiers Polynésiens.
Les descriptions les plus aneiennes le pré¬
sentent
comme
un
animal
de
taille
241
COCOTERAIE
cocoteraie, nom fém. Espace planté de
cocotier, nom masc. Cocos nucifera.
Tahitien : tumu ha’ari. Grand arbre de la
Dans l’économie de la Polynésie
ancienne, les produits du cocotier n’avaient
qu’une utilité domestique. Les cocoteraies
n’occupaient pas alors la place qu’on leur
connaît aujourd’hui dans les paysages des
famille des Palmacées. Son tronc qui
atteint 25 mètres de haut est appelé stipe.
la forte augmentation de la demande de
du tronc par un pétiole {fâniu ou tafâniu).
^cocotiers.
•
îles. Leur extension au XIX^ siècle fut liée à
cocoteraie
Cocotier. 1. L'inflorescence.
2. La gaine entourant
l’inflorescence utilisée comme sac.
3. Parure de reva reva, très jeunes
feuilles. 4. Stipe et écorce.
5. Feuille préparée pour le
tressage. 6. Paniers faits de feuilles
tressées. 7. Diadème de prêtre
marquisien en folioles de cocotier.
8. Couverture de toit en niau.
9. Jeune noix utilisée autrefois
balle de jeu. 10. Noix sur
l’arbre. 11. La bourre tressée
comme
(nape) utilisée pour les attaches de
pirogues. 12. Noix de coco
sculptée (Marquises). 13. Pape
ha'ari servi glacé près du marché.
Tumu ha’ari. 1. Te ’u'ara’a. 2. E
ravehia te vehi ’o te fa'ati i te
’u'ara’a ’eipOté. 3. Fa’a’una’unara'a
hâruanihia e te reva reva, e mau
rau'ere ’api roa. 4. Ata ’e te pa’a.
5. Rau’ere o te fa’aineinehia tio te
ha'unera’a. 6. ’Ete hâmanihia e te
rau’ere ’o te ha’unehia. 7. Korono
ari’i O te hô’ê tahu’a nu’uhiva
hâmanihia e te rau'ere ri’i o te
ha’ari. 8. Tapo’i tare ni’au.
9. Rama o te ravehia ’ei pôpô nô te
mau ha’uti. 10. Rama i ni’a i te tumu
ra’au. 11. Nape o te ravehia ’ei
ha’apîToira’a nô te mau va’a.
12. Ha’ari nana’ohia (fenua
Matuita). 13. Pape ha'ari
la'ato’eto’ehia o te ho’o hia nâ te
paeau o te matete.
produits oléagineux de la part des pays
industrialisés, et, d’après M. Guérin (“Ency¬
clopédie de la Polynésie”) à «la mise au
point de presses allemandes permettant
d’extraire plus d’huile et de meilleure qua¬
lité et à l’idée d’un colon anglais de Ceylan
de sécher sur place l’amande de coco et de
transporter le *coprah». Aux Tuamotu et
aux Marquises, les cocoteraies à vocation
commerciale furent plantées par les Poly¬
nésiens, à l’initiative des *missionnaires
catholiques. Ailleurs, ce sont les Euro¬
péens et les chefs qui investirent dans les
*plantations. Elles offraient une rente
appréciable en dépit de nombreux aléas.
Les *cyclones de 1878, 1903, 1905 et 1906
causèrent des dégâts considérables. Il fallut
vaincre des maladies parasitaires et, à par¬
tir de 1927, baguer tous les arbres pour
soustraire les noix à la dent des rats.
•
Aujourd’hui, les cocoteraies couvrent
environ 50 000 ha en Polynésie française ;
particulièrement étendues aux
Tuamotu. Peu productives parce que trop
elles sont
anciennes, ravagées par les cyclones en
1983, les cocoteraies font l’objet d’un
important programme de régénération
dont le succès peut être lié à la mise en place
C’est
tige cylindrique large de 30 à
minant par une touffe de grandes feuilles
(*ni’au) insérées en spirale sur le sommet
Ces feuilles sont composées de nombreuses
folioles soutenues par une nervure très
dure qui sert à la confection de balais. Les
fleurs mâles et femelles sont séparées, mais
portées par la même inflorescence (huniu).
Enveloppant l’inflorescence, on trouve une
gaine ou spathe (’ôroe ha’ari) que l’on
ramassait autrefois pour faire du feu. Les
fleurs mâles sont à l’extrémité de l’inflores¬
cence alors que
base.
•
les fleurs femelles sont à sa
Le cocotier est
un
arbre
providentiel
pour les habitants des îles, à tel point que
trois légendes, au moins, tentent d’expli¬
quer
son
raconte que
origine. L’une d’entre elles
Ra-tairi et son épouse Pito-ura
eurent pour enfants des têtes qui devinrent
des *noix de coco : Pa-rapu, Toerau-roaet
Ha-muri. Elles furent suivies par un qua¬
trième enfant normalement constitué qui
les mit en terre. Elles donnèrent les espèces
dont sont issues toutes les variétés actuelles
de coeotiers.
relate (“Tahiti aux Temps
anciens”) une autre légende dans laquelle
Pa-rapu, Toerau-roa et Ha-muri étaient
trois enfants qui moururent lors d’une
T. Henry
famine dans la vallée de l’Orofero. Ils don¬
d’un statut de l”'’indivision. Le Fonds spé¬
nèrent naissance à des plantes que leur père
r* Agence territoriale pour la Reconstruc¬
rant chaque enfant, il prit soin de disposer
cial pour l’Amélioration de la cocoteraie et
tion
se
sont
donné
pour
objectif d’en
renouveler 5 000 ha chaque année en intro¬
duisant
des
productifs.
cocotiers
*hybrides
plus
n’avait jamais vues auparavant. «En enter¬
leur tête de sorte que les plantes puissent
continuer à pousser. Trois cocotiers se
dressèrent bientôt sur les tombes et portè¬
rent des fruits au bout de peu de jours».
3
242
une
40 cm de diamètre, non ramifiée et se ter¬
COCOTIER
243
CODE
i
code, nom masc. Ensemble de règles ou de
*lois qui peuvent être consignées dans un
recueil. Par extension, le terme désigne
aussi tout recueil de ce type : le code civil, le
code pénal, le code de la route par exemple.
• Code Pômare. Ce code fut
adopté le 13
mai 1819 au cours d’une grande cérémonie
organisée à *Papaoa (Arue). 11 avait été
rédigé après de longues discussions entre
les *missionnaires (H. *Nott surtout), le
roi *Pomare II et les chefs. Ses 19 lois (affi¬
chées dans chaque district) étaient divisées
en articles parfois nombreux (71
pour l’une
d’elles) et définissaient les peines encourues
pour le meurtre, le vol, l’adultère, le nonrespect du jour de repos... La peine de mort
par pendaison fut appliquée six fois entre
1819 et 1826, puis supprimée. L’exclusion
de l’Église restait une sanction grave et
relativement crainte. Le code avait prévu
un
important appareil judiciaire : 707juges
(I pour 17 habitants) étaient désignés pour
les 23 *divisions territoriales des îles du
Vent. Il garantissait également l’existence
d’un gouvernement civil fonctionnant sur
le modèle britannique.
• Code des îles Sous-le-Vent.
Composé de
inspirés du code de Tahiti et
rédigé par les missionnaires protestants, ce
texte prévoyait les modes d’application de
la justice. Le code fut adopté à Raiatea le
12 mai 1820 et appliqué dans le même
temps à BoraBora, Tahaa et Maupiti. Un
25 articles
code fut élaboré à Huahine en 1822. Fort
de 30 lois en matière de justice, il définissait
aussi un droit de la propriété privée. Ces
codes furent remplacés par le code civil en
1866.
Code mangarévien. Un code de lois fut
établi pour le petit royaume de *Mangareva
•
par le roi Gregorio *Maputeoa et les mis¬
sionnaires catholiques. Ce code prévoyait
trois *conseils pour la direction du
royaume. Il fixait aussi les lois concernant
les étrangers (1844), les ventes à crédit
(1854), l’acquisition des immeubles (1856).
Le père*Laval légiféra aussi dans les
détails de la vie quotidienne, que ce soit
pour les danses, le port des chevelures ou
l’usage de la mousseline. Des peines de pri¬
son étaient prévues pour les contrevenants
et l’excommunication était assez largement
utilisée. Le code mangarévien resta en
vigueur après l’établissement du ♦Protec¬
torat en 1871 ainsi qu’après l’annexion par
la France en 1881. Le gouverneur l’abrogea
cependant en 1887, car il y voyait une
entrave
Code de lois de Huahine (1822)
papa ture nô Huahine
244
à l’introduction des lois et des
françaises.
• Code civil. Rédigé sur l’ordre de Bona¬
parte entre 1800 et 1804, ce code précise
toutes les règles s’appliquant aux relations
entre personnes : relations familiales, res¬
ponsabilité civile de l’individu et du
♦citoyen, règles relatives à la propriété fon¬
cière ou mobilière. Le code napoléonien
tirait les conclusions des changements opé¬
moeurs
rés par la Révolution. En même temps, il
renforçait la famille et consacrait le droit
de propriété, deux valeurs essentielles aux
yeux de la bourgeoisie. Ce code, remanié
en
1880, fut partiellement appliqué en
Polynésie dès 1866. L’administration
coloniale tenta de s’en servir pour déman¬
teler le système foncier traditionnel et lui
substituer la propriété individuelle.
• Code des investissements.
Adopté par
!’♦ Assemblée territoriale en 1983 dans sa
forme la plus récente, ce code est un
ensemble de mesures «tendant à favoriser
progrès social, la création d’emplois
dépendance
économique du Territoire vis-à-vis des
le
nouveaux et la réduction de la
marchés extérieurs». Les investisseurs dont
les projets présentent un intérêt pour le
développement du Territoire peuvent
obtenir des exonérations de taxes, des
diminutions d’impôts, des réductions de
charges sociales et des primes. Le montant )
total de ces avantages peut s’élever à 30%
de l’investissement. Les secteurs qui béné¬
ficient de telles aides sont: le tourisme,
l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquacul¬
ture, la perliculture, les énergies renouve¬
lables, l’industrie, les transports et les acti¬
vités d’exportation.
• Code du travail. On appelle ainsi le
recueil des lois qui organisent les relations
les employeurs et leurs salariés.
entre
Le
code du travail est voté par le pouvoir légis¬
latif, mais celui qui est en vigueur en Poly¬
nésie date de 1952 ; sa refonte est actuelle¬
ment en cours de
préparation.
Autre sens : système de transcription d’une
information à l’aide de
secret, un code postal.
E
TÜRE
NO
signes : un code
TIüAÎUXr.
TERUTAUrA ARll AO HUA HT.
HÂUriA E O M,ttn.\E
NA TAUASA llARAHI l UARo AE.
NE. O
K'1
TCO
xz
TE Anod* O TE AHM I
MAC
h Ci
tA on J XA
TO
oorov ro
M
itÙAin-
.
T. Xo fc faparahi tatila.-—Ta
li;ia nu diia i te t:inirii fanau
orc I
tan
O iff
VA,
Upamhî
»pîi, c tt*i
r.i; aare if tnc Jiia ra, nte fétu,
O itr taala v Hio. c te taata atoa
U
lui» I» tap ralii noa i te tiata ra, e liavaru,
e nia c ••«lu t it* Imt* fenuii
c, f fonUH parahî o t: il a e te
niai la Patnali n», c
iioa tltt î reira ê
|ȟhf nua du, eialia
üit i ta fitaboi taaituu tiia mai.
H. Xft te Eut.—ï a ei:iletaat>i itchiiaa
li'iK TT, IA luali.i mai aim la
hu|ioi niai ti
Uni), lia le tiati Imaa «; piti, cna ic arii e
pin;
lia
aore aiialniaa r.T, ei Viut tipae pili,
lelioe, iia te arii îf.liiji*;
tf'taala bti.ia
BOre ta vaa ra,
<-iitirii, ia pitlar, ei inaa
îiiiiii pi r.i, i:i iifiiirii t-’ iiini U; riirii, t
-aetate aam»; e Imaa iti’lio,
piti et
p ic ae le u
-milerurii-.i'biiaanpai ra, ta piti ae umi le
Tiirii.
ni te taata biiaa ti-lioe
p:'e, na te a
'riittlioc; aurc te riirii râ, tipia, ti buUa
i.t
COFFRE
Coelentérés, nom masc. pl. Embranche¬
aquatiques qui ont en
grande cavité gastrique
autour de laquelle les éléments du corps
sont organisés de manière concentrique.
Le groupe des Coelentérés comprend plus
de 9 000 espèces qui appartiennent au sousembranchement des *Cnidaires (munis de
cellules urticantes) ou à celui des Cténaires.
Les *Coraux, les *Méduses, les *Anément
d’animaux
commun
mones
une
de mer sont des Coelentérés.
nom masc. Tahitien; mâfatu.
Organe musculeux creux jouant le rôle de
pompe aspirante et refoulante et permet¬
tant la
circulation du *sang. Chez les
Oiseaux et les Mammifères, il comprend
cœur,
deux oreillettes et deux ventricules. Les
compartiments du cœur sont
séparés par des valvules permettant d’évi¬
ter le reflux du sang; Le rythme des batte¬
ments est de 60 à 80 par minute. Il varie
selon les individus et peut s’adapter auto¬
matiquement aux besoins de l’organisme.
différents
une
•
Les principales atteintes cardiaques, ou
cardiopathies,
sont les infarctus du myo;
carde dus a la nécrosé d une partie du cœur
,
,
J,
,
préparation d’une opération
chirurgicale dans le service de
cardiologie de Mamao
privée d’apport de sang donc d’oxygène,
généralement à la suite de la formation
d’un caillot dans les vaisseaux qui irriguent
le cœur. La vie moderne, trop sédentaire et
associée à une alimentation trop riche,
peut favoriser ce type d’affection. Cer¬
taines cardiopathies congénitales, telle que
la maladie bleue, sont provoquées par une
communication entre les deux ventricules
angine
mélange des sangs oxygéné et non
oxygéné dans l’artère aorte. Le sujet est
ainsi insuffisamment oxygéné : c’est
l’anoxie qui peut conduire dans les cas
graves à la mort. D’autres insuffisances
cardiaques sont provoquées, par des
défauts au niveau des valvules qui n’assu¬
rent plus une étanchéité totale. Enfin, le
*rhumatisme articulaire aigu (R.A.A.) est
lié à de graves affections cardiaques, ellesmêmes provoquées par des angines mal
soignées.
S’emploie dans les expressions où le cœur
et un
mal
soignée
qui
atteint
les
articulations
et...
le
est considéré comme le centre des émotions
cœur
(avoir bon cœur, le cœur léger, un haut-lecœur, une affaire de cœur...) ou comme un
élément capital (le cœur du débat).
c’est le
Rhumatisme
Articulaire
coffre, nom masc. Meuble de rangement
forme de boîte qui s’ouvre par un
Aigu
en
couvercle.
affiche pour la prévention du rhumatisme
articulaire aigu
Statistiques des affections de l’appareii
circuiatoire ayant nécessité un traitement
hospitaiier en 1984 en Poiynésie.
hypertension
maladies des valvules
219 cas
82 cas
infarctus aigu du myocarde
43 cas
troubles du rythme cardiaque
224 cas
R.A.A.
116 cas
et insuffisances cardiaques
troubles cardio-pulmonaires
49 cas
affections cardio-cérébrales
97 cas
atteintes des artères
68 cas
• Le coffre (tahitien : ’âfata) était une des
principales pièces de mobilier polynésien.
Il était creusé dans un tronc d’arbre, en
laissant une ouverture sur le dessus. Les
deux extrémités étaient fermées par
des
pièces rapportées en bois de même dimen¬
sion. L’assemblage était fait par des liga-
245
COIFFURE
turcs en fines cordelettes (*nape). Il servait
à ranger les vêtements en *tapa, les capes
*plumes, les *ornements, les outils et les
accessoires de pêche de petite taille.
Au sens figuré : poitrine : avoir du coffre
c’est avoir une solide carrure, avoir du
en
souffle.
•
Désigne également un poisson de lagon :
le *Poisson-coffre.
coiffure, nom fém. On appelle ainsi l’ac¬
tion de coiffer ou l’arrangement des che¬
et ce qui sert à orner la tête ou à la
couvrir.
• Dans la Polynésie ancienne, hommes et
femmes prenaient le temps de laver, d’en¬
veux
duire d’huile, peigner et arranger leurs che¬
veux. Les femmes les ornaient de *fleurs
parfumées en bouquets ou en guirlandes.
Elles ajoutaient souvent de longues mèches
{ta'amu) pour donner du gonflant. Les
hommes attachaient leurs cheveux longs
touffe au sommet de la tête ou endui¬
saient leurs cheveux courts de *gomme de
l’arbre à pain. Les Polynésiens ne portaient
en
pas de *chapeaux. Le mot tâupo ’o, qui dési¬
gne la coiffure en général, s’appliqua vers
1890 aux chapeaux de formes européennes
que les Tahitiennes apprirent à tresser avec
des feuilles de pandanus. Les turbans
{taumiupo’o) étaient d’un usage plus
ancien. Les guerriers enroulaient d’épaisses
bandes de *tapa renforcées de morceaux
de natte tressée pour se protéger la tête.
A Rurutu, les guerriers portaient un cas¬
que de tapa posé sur un cadre en bambou.
La partie frontale était garnie de plumes
rouges ou vertes (de perruches aujourd’hui
disparues) et surmontée d’une rangée de
longues plumes de *frégate {’ôtaha). Une
crinière pendait derrière et des morceaux
de nacre et de coquillages étaient accrochés
au-dessus des oreilles.
Coiffure. 1. Pômare 1"'(dessin à la
craie de W. Hodges). 2. Potatau,
ari'i de Punaauia portant un turban
(W. Hodges, 1773). 3. Tainomai,
princesse de Raiatea (W. Hodges,
1773).4. LechefTohaucoifféavec
un chignon (W. Ellis, 1778).
5. Marquisien aux cheveux
ramassés en chignons.
6. Marquisienne aux cheveux
Aux îles de la Société, le *fau était un
cylindre de 60 à 80 cm de haut, s’incurvant
au sommet, confectionné avec des bam¬
bous tressés en rond et orné de plumés de
frégate. Il était porté par les personnes de
rang élevé. Les chefs et les prêtres se coif¬
faient d’une *couronne de plumes rares
lors des cérémonies. Le grand *deuilleur
{heva) portait un costume (’ahu) dont le
masque en tapa était garni de deux nacres
et le sommet
orné d’une troisième nacre
frontale, surmontée de plumes caudales de
courts. 7. Pômare IV en 1846.
paille-en-queue (tava’e).
Boissauveur). 10. Notable tahitien
coiffé à l'européenne (début du XX"
siècle). 11. Jeune femme coiffée
avec des anglaises (fin du XIX").
col, nom masc. Partie amincie d’un objet :
le col d’une bouteille. Par analogie, c’est la
partie abaissée d’une *crête montagneuse
qui offre un passage entre deux massifs ou
8. Jeune fille aux bandeaux
fantaisie. 9. Jeune femme aux
cheveux longs (F. Marant-
12. Vahiné aux cheveux noués.
13. Hombo aux cheveux longs
retenus par un bandeau.
14. Coiffure d’aujourd’hui.
15. Vahiné à la chevelure libre.
246
deux sommets. Le col Tearoa permet la
la vallée de la
*Papenoo et celle de la *Vaihiria.
traversée de Tahiti par
Autres sens : C’est aussi le rétrécissement
de la partie supérieure de certains os : le col
du fémur. Partie d’un vêtement qui entoure
: un col de chemise. L’expression
blancs” désigne les employés du
secteur *tertiaire qui exercent une activité
le
cou
“cols
plus intellectuelle que manuelle.
collectivisme, nom masc. Doctrine qui
propose la remise de tous les *biens de
production à la *collectivité. Une écono¬
mie collectiviste suppose la disparition des
entreprises privées et leur remplacement
par des unités de production *coopératives
ou étatisées, gérées par des salariés selon
des directives élaborées au niveau de l’État
dans le cadre d’un
*plan. Les pays dits
communistes, telles la Chine et l’U.R.S.S.,
pratiquent le collectivisme, mais sans avoir
fait disparaître complètement la *propriété
privée.
collectivité, nom fém. Ensemble de per¬
sonnes unies
par des intérêts communs.
• Une collectivité locale est un
organisme
formé de membres élus disposant de pou¬
voirs définis par la loi et s’exerçant au
niveau d’une *commune, d’un '"départe¬
ment, d’une *région ou d’un *territoire.
collège, nom masc. Groupe de personnes
ayant été investies d’une même dignité,
d’une même fonction. Un collège électoral
est l’ensemble des électeurs d’une circons¬
cription.
• Établissement scolaire qui dispense l’en¬
seignement de premier cycle du second
degré à des élèves âgés de 11 à 15 ans en
moyenne.
En Polynésie, il existe toutefois deux excep¬
tions à cette règle. Deux collèges privés, les
collèges Lamennais et Pômare IV, ont
ouvert des classes de 2" cycle, et, à l’inverse,
le *lycée Paul Gauguin accueille des élèves
de
cycle. En 1985, les 16 collèges publics
de Polynésie française recevaient 7 982
élèves et les 8 collèges privés 3 253 élèves.
Le collège correspond à un secteur de
recrutement de 5 000 à
6 000 habitants et
compte ordinairement de 400 à 800 élèves.
La direction de l’établissement est assurée
par un
*principal assisté d’un principal-
adjoint. Les grandes orientations pédago¬
giques et certaines décisions budgétaires
sont prises par le conseil d’établissement
formé des membres administrant le col¬
lège, des délégués d’élèves, de parents
*professeurs. Les quatre
d’élèves et de
années d’études se répartissent en un cycle
d’observation (6^ et 5") et un cycle d’orien¬
tation (4= et 3"). Les élèves suivent 24 heures
de cours par semaine et, en 4®, ajoutent au
une matière optionnelle
obligatoire : 2= langue ou technologie par
exemple. Depuis 1984, la gestion des col¬
lèges relève du ministère territorial de
l’Éducation.
tronc commun
COLLEGE
247
COLLETTE
COLLETTE (Gilles) (1826-1899). *Missionnaire catholique. Arrivé à Tahiti en
1854, il fut, avec Monseigneur *Jaussen,
pionnier de la *Mission catholique à
Tahiti. Il créa une école professionnelle
un
dans la vallée de la Mission ; “les ateliers de
Saint-Joseph”. Nommé curé de Papeete
1867 et aumônier de la garnison
militaire, G. Collette fut le seul prêtre
reconnu officiellement par l’adminis¬
tration. Il en profita pour intriguer contre
son évêque, Mgr Verdier, allant en 1889
jusqu’à lui dénier toute autorité légale et
religieuse. L’affaire se termina l’année
Polynésie, cheveux, *fibres
de coco, coquillages et *dents entraient
(tahitien :
hei). Plusieurs rangs de cordelettes en che¬
veux tressés, ornés d’une ou plusieurs dents
de cachalot étaient portés par les Marquisiens. Aux Tuamotu, les colliers étaient
dans la confection des colliers
faits de “'‘nacres accrochées à une cordelette
un ornement en
dents de cachalot.
5. Collier de chef, formé de
pendentifs sculptés dans de l'os et
de l'ivoire de cachalot (Rurutu).
6. Colliers de coquillages, naturels
et teints, à l'étal d'une marchande
de curios. 7. Colliers de
porcelaines. 8. Colliers de tiare
pour accueillir Pierre Messmer.
9 et 10. Colliers de tipanie : parures
quotidiennes, de fête ou de
bienvenue (ici, le Commandant
Cousteau à son arrivée).
Hei. 1. Hei (poreho,
huera ’e te
nape) a te parauhia no Tahiti mai,
are'a ra nô te fenua Vaihi mai teie
hei. 2. Hei fa 'atautau hâmanihia e te
parau : ia'a'una'unara'a o te mau
ra'atira nô te mau motu Totaiete.
3. Hei pârau ha'amaninahia.
4. Takiei, hei fa'atautau hâmanihia
te poreho ’ei fa'ahoho'ara'a i te
ho'ë fa'auna'una hâmanihia e te
niho tohorâ. 5. Hei ra'atira,
hâmanihia e te fa'atautaura'a o tei
nana ’ohia i roto i te ivi 'e te ivori o te
tohorâ (Rurutu). 6. Hei pupu
vanitihia i ni'a i te ’iri fa 'a ’ite 'itéra 'a a
te hô’e vahiné ho'o taoa rima'i.
7. Hei poreho. 8. Hei tiare nô te
fâri'ira'a ia Pierre Messmer tâne.
9-10. Hei tipanie : fa'a'una'unara'a
e
o
te mau
mahan^ ato'a, no te mau
'oro'a 'aore râ no te fâri'ira'a (i ônei
’o te Tomana Cousteau i tôna
taera'a mai).
248
tressée, parfois en cheveux. Le plus sou¬
vent, les colliers étaient constitués de coquil¬
lages ou de dents de cochon ou de chien,
perforés, simplement enfilés. En maintes
occasions, de nombreux colliers étaient
composés avec des éléments végétaux ;
fleurs, feuilles, noix ou graines.
Cette tradition a été conservée jusqu’à nos
jours et il est toujours de coutume d’offrir
des colliers de fleurs à un arrivant et des
colliers de coquillages à un partant.
►
hei. Efa'a’una’una teie no te tino ta'ata nei.
vai nei te hei upo ’o
mau oro 'a
Te
’e te hei arapo ’a. I roto i te
'e te mau taurua rarahi e ’itehia te
huru o te mau hei. E ravehia te aihere o te
fenua nô te hâmanira'a hei. E hamani na te
mau ta 'ata
ou par
luviaux peuvent être
latérales laissées par
colon, nom masc. Dans l’Antiquité, ce
désignait les paysans romains qui
recevaient et cultivaient un lot pris sur les
terres des peuples vaincus. Du XVP au
terme
• Autrefois, en
polies. 4. Takiei, collier de
pendentifs en coquillage imitant
les pentes, parvenu là par éboulement
suivante, G. Collette lassant lui-même
collier, nom masc. Ornement porté autour
parure de chef aux îles de la
Société. 3. Collier de nacres
colluvion, nom fém. Dépôt stationnant
ruissellement diffus. Les dépôts colaussi des moraines
les glaciers ou des
“'“limons apportés par le vent.
Dans les îles hautes, le pied des versants est
parfois occupé par des colluvions, consti¬
tuant des “"sols profonds et fertiles.
du cou.
Cook. 2. Pendentif de nacre :
collines volcaniques dont le point le plus
haut est à seulement 92 m»,
sur
nwrché.
probablement des îles Hawaï par
Pacifique Sud”, François Doumenge
décrit “"Rimatara comme «un ensemble de
en
l’administration.
Une rue de Papeete porte aujourd’hui son
nom : elle relie l’avenue du Prince Hinoi au
Colliers. 1. Collier (graines,
coquillages et nape) attribué à
Tahiti, mais rapporté
le
nô te Tuamotu ma i te hei
huruhuru manu. ’Ua riro ato ’a te mau finira ’a
rourou ei hei.
I Matuita, te ni'au e aore 'ia te
nape fa’a'una’unahia i te pârau, te poreho
’e te
pa’a honu ’e mau hei ana’e ia. I teie tau, ’ua
rau mau hei, tepae’ore, te hu’ahu’a ahu, te ata
mautini, tefa’apura, te mau huru ’ohipari’i
ato’a e noa’a nei i te ta’ata i te hamani i te hei.
début du XX'= siècle,
les colons furent le
plus souvent des Européens qui fuyaient la
misère, les difficultés politiques ou ten¬
taient simplement l’aventure dans les pos¬
sessions d’Outre-Mer.
• Comparés à l’Amérique, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande, les “"Établissements
français de l’Océanie attirèrent peu de
colons. Les premiers furent des AngloSaxons fortunés (tels J. “"Brander et
A. “"Salmon) qui épousèrent des filles de
l’aristocratie polynésienne et acquirent de
Après l’établissement du
français en 1842, plusieurs
vastes domaines.
“"Protectorat
dizaines de soldats achevant leur service
militaire s’établirent comme colons à
Tahiti. Sans formation ni capitaux, beau¬
coup échouèrent, repartirent ou se regrou¬
pèrent à Papeete. Là, ils ouvrirent de petits
des ateliers d’artisanat, ou
trouvèrent un emploi dans la fonction
publique. Une “"bourgeoisie coloniale
française se forma à partir de 1860; elle
comprenait surtout des officiers de marine
et des négociants tels les “"Raoulx (Victor),
“"Martin (Louis), “"Laharrague (JeanBaptiste, Jean-Marie et Joseph) et “"Drollet (Sosthène). La plupart des AngloSaxons qui firent souche sur le Territoire
arrivèrent après 1850. Beaucoup étaient
négociants tels Bennett, Benjamin
Chapman, James Clark, Arthur Estall,
commerces,
Edwin
Vivish
ou
William Walker.
Les
propriétaires-exploitants agricoles comme
colline, nom fém. Forme de relief arrondie
et peu élevée.
Si les premiers “"versants des îles hautes
ressemblent parfois à un amoncellement de
•
collines, les véritables collines sont rares en
Polynésie. Elles correspondent en général
à une “'“cheminée volcanique secondaire, un
“•“dylse ou un cône de “"tufs, ainsi la colline
du “"Tahara’a à Tahiti
Farei situées à
ou
les collines de
mi-pente du plateau de
“"Taravao. Dans sa thèse, “L’Homme dans
John “"Hart, Thomas “"Adams ou Oliver
furent plus rares. De 500 membres en 1840,
la communauté des colons passa à 1 000 en
1875 et 2 700 en 1900. Elle fut renforcée par
immigrants allemands (Gaspard
Coppenrath, Heinrich Schlubach...), puis
tchèques (les ““"Tchécos”) ; Benacek,
RudolphKlima et Jaroslav Otsenacek
arrivèrent dans l’Entre-deux-guerres. Les
colons monopolisèrent la représentation
des
politique au “"Conseil colonial, au Conseil
général puis au Conseil privé. Ils étaient
COLON
249
COLONIALISME
aussi les représentants de la culture domi¬
nante, les
maîtres du commerce et les
propriétaires d’une part importante des
terres.
En
dépit des différences existant
entre les colons et les populations polyné¬
siennes, les unions mixtes furent
nombreuses et donnèrent naissance
assez
aux
actuelles grandes familles “*demies”. Quel¬
ques Anglo-Saxons s’intégrèrent si bien à
la société polynésienne que certains noms
en
furent transformés. Nombreuses sont
aujourd’hui les familles Tihoni (de Johnny)
et Viriamu (de William), en particulier aux
Australes.
colonialisme, nom masc. Doctrine visant
à justifier les conquêtes; coloniales.
•
Les raisons profondés de ces conquêtes
économique (s’assurer un
approvisionnement à bon prix, se réserver
des débouchés), ou parfois politique (faire
oublier d’autres problèmes). Suivant les
époques, différents prétextes ont été mis en
avant : religieux (convertir au christia¬
nisme), humanitaires (la mission civili¬
satrice de l’homme blanc), stratégiques
(contrôle de positions-clés) et de prestige
(affirmer sa puissance), démographiques
(assurer un exutoire à la surpopulation).
Des hommes politiques (J. Chamberlain
en Angleterre, Th. Roosevelt aux ÉtatsUnis), des écrivains ou des penseurs
(R. Kipling) s’en firent les apôtres. Au
XIX'siècle et dans la première moitié du
XX'siècle, la plupart des gouvernements
français furent colonialistes. Certains
ministres ont mené une active politique
d’annexions. Ainsi Jules Ferry, le comte
Chasseloup-Laubat, ministre de 1851 à
sont
Colonialisme.
1.
Joseph Chamberlain (18381914). 2. Jules Ferry (1832-1893).
3. Théodore Roosevelt (18581919).
d’ordre
colonie, nom fém. Territoire technique¬
ment peu évolué, occupé et gouverné
par
une nation étrangère appelée
*métropole.
• On oppose généralement les colonies de
peuplement aux colonies d’exploitation.
Dans les premières, en principe peu peu¬
plées et situées dans la zone tempérée, le
*colon met lui-même en valeur l’espace
qu’il a choisi comme nouvelle patrie. Ce
type de colonie a joui rapidement d’une
assez large autonomie. Ce fut le cas de
1’* Australie et de la *Nouvelle-Zélande. Dans
les secondes, la métropole et ses colons
utilisent la population locale, souvent
abondante, dans des entreprises agricoles
ou industrielles
qu’ils créent. La colonie
n’est ici considérée que comme une source
de profits dont on espère tirer le maximum
soucier des intérêts des indigènes
dont la soumission doit être totale. Entre
sans se
deux formes
ces
extrêmes, il existe de
nombreux cas intermédiaires dans lesquels
il convient de placer la Polynésie.
Autres
sens: Groupe d’individus ayant
quitté un pays pour s’établir dans un autre,
tout en essayant de préserver leur propre
identité. En biologie, le terme désigne un
ensemble d’animaux ou de végétaux vivant
en commun :
crabes...
une colonie de manchots, de
Voir aussi : colonialisme, colonisation,
dominion, empire.
►
’aihu’ara’au (fenua).
Tefenua ’aihu'ara'au b te
fenua ïa e riro alu i te fa 'aterera 'a a te tahi hau
_
’ë alu. E riro ïa taua Hau ra ’ei Hau metua. E
piti huru fenua ’aihu'ara'au. Te mâlâmua. 'oie
tahi ïa huru fenua nuna'a iti ’e ’o te
fa'afaufa’ahia ’e to te fenua Hau metua, b te
noho roa atu i reira ma te fa ’ariro roa i teie
fenua 'api 'ei 'ai'a nô râtou. ’O te huru ïa ’o nâ
fenua Auteraria’e Niu Terani (Aotearoa).
Te piti ’o te huru fenua ’aihu 'ara 'au, e fa ’ariro
to te
Hau metua i te nuna ’a no reira ’ei rave
’ohipa i roto i ta râtou mau fa ’atupura ’a
’ohipa. E riro noa ïa te fenua ’aihu ’arâ’au ’ei
rave ’a ’imira ’a faufa ’a nâ râtou noa iho ma te
ha ’apa ’o ’ore atu i ta te ta 'ata ihotupu ’o te
fa ’ariro-noa-hia ’ei tavini nô râtou. Ta ’a noa
atu teie na huru, ’ua rau atu a huru
fa ’anahora ’a no te fenua ’aihu 'ara 'au, mai te
huru ato ’a ïa o Porinelia nei.
’Ua riro na ’o Earani ’ei Hau metua nô te tahi
fenua ’aihu’ara'au rarahi nâ te ao ta’ato’a
’o Mâtetâtâ, i
te pae ’A lia ; i le pae fenua malinita mâ, i
mau
nei, ’oia ho ’i i te pae ’Afirita mâ,
Taratoni.
’Are’a ’o Porinetia, ’ua riro ri’iri’i noa ïa ’ei
fenua ’aihu 'ara 'au no Earani mai le matahiti
1842 mai, ’o te mau fenua Nu ’uhiva mâ ïa te
matamua
’e
tae
roa
mai i te matahiti 1907
(’o Ra’ivava’e ïa).
’O te mau fenua farani i ’Oteania ïa te i ’oa nô
tô tâtou fenua i taua tau ra, ’oia ho ’i
Établissements français de l’Océanie.
/ te matahiti 1946, ’ia au i te papa ture o te
maha o te Repupirita farani, ’ua fa ’arirohia te
mau
fenua ’aihu 'ara 'au farani ’ei fenua farani.
’Are’a ’o Porinetia, ’ia au i te ture nô te
matahiti 1956, (loi Cadre), ’uafa’a’orehia ïa
tona li 'ara ’a
250
fenua ’aihu ’arâ’au i te 22 nô
COLORANT
Tiurai 1957, e riro mai ai ’ei fenua farani, e
taui-ato ’a-hia ai tona i ’oa ; e ’ere atura ïa ’o te
mau
fenua farani i ’Oleania fa’ahou, b
Porinelia farani ra.
colonisation, nom fém. Action de colo¬
niser, c’est-à-dire de peupler un pays, de
l’exploiter, de le mettre en valeur. La eolonisation suppose toujours un rapport de
force entre le colonisateur et le colonisé.
• Jusqu’au XIX®
au pillage des ressources et a entraîné la
déstabilisation sociale des pays occupés :
abandon des eultures vivrières au profit
des cultures de *traite (coton,- café, ara¬
chide...), destruction des *ehefferies tradi¬
tionnelles, assimilation souvent peu réussie
des modes de vie étrangers, exode rural
provoqué par l’expropriation foncière ou
par le mirage des facilités apparentes de la
vie urbaine.
siècle, et à l’exception de
l’Inde et de l’Amérique du Nord, la eoloni-
sation européenne se cantonna dans une
présence côtière. Après 1880, l’Europe
s’appropria de vastes domàines à l’inté¬
rieur des continents et, dès 1900, avait
presque achevé sa mainmise sur le monde
sous-développé. L’Angleterre s’était taillé
un *empire couvrant le quart des terres
émergées ; la France était surtout présente
en Afrique, en Indochine et dans les îles du
Pacifique. Les autres pays durent se
contenter de possessions beaucoup moins
étendues. En certains endroits, la colonisa¬
tion a contribué au développement éco¬
nomique et à l’amélioration des eonditions
de vie par la médecine ou le maintien de la
paix. Cependaht, elle fut souvent prétexte
colorant, nom masc. Substance utilisée
pour colorer ou teindre.
• Les
Polynésiens ont très longtemps tiré
les colorants qu’ils utilisaient des racines,
des écorces, de la sève, des fruits, des fleurs
ou
des feuilles des
plantes tinctoriales, et
des minéraux. Ils servaient à teindre des
*tapa ou à colorer des *huiles (mono’i)
destinées aux peintures corporelles. Pour
obtenir un rouge éclatant, il fallait broyer
ensemble des fruits de *mati et des feuilles
fraîches de *tou. Lors des divertissements,
les *arioi se peignaient le visage avec ce
eolorant. En plongeant dans la ^teinture de
mati les feuilles finement dentelées de la
fougère *rimu ahu, et en les appliquant sur
251
COMBAT
les vêtements, les
Polynésiens d’autrefois
obtenaient des motifs décoratifs. Les
écorces du *’aito et du *bancoulier don¬
naient des colorants rouges bruns pour la
teinture des tapa. Les racines de *nono
sont encore employées dans la plupart des
îles pour teindre les *more (pagnes de
danse en fibre de *pürau) ; on obtient ainsi
jaune citron qui résiste au lavage.
Les fleurs de *miro ou la racine de *re’a
un beau
produisaient également une couleur jaune.
Le *fe’i donnait de nombreux colorants : le
fruit mûr produisait le rouge ; le fruit après
cuisson, le jaune orangé ; la sève violacée
du tronc, indélébile, fut employée comme
encre quand l’écriture a été introduite. La
*noix du bancoulier brûlée et écrasée four¬
nissait une huile qui, mélangée au noir de
fumée, servait de produit pour le *tatouage. L’emploi de colorants minéraux a
été récemment mis
en
évidence dans les
peintures rupestres de la vallée de Eiaone
(HivaOa, Marquises).
• Ces produits traditionnels ont souvent
été abandonnés au profit de colorants arti¬
ficiels. L’industrie chimique les fabrique à
partir de végétaux (cochenille, curcuma,
indigo, gaïac, safran, tournesol), mais on
les extrait essentiellement des goudrons de
houille (nitrobenzène, naphtalène) ou du
pétrole (xylène).
U.
E roa ’a mai te ü nâ roto i te fa 'atahera 'a i te
tâpau O te mau a’a, te pa ’a, te ma 'a, te tiare ’e
tupu ato’a e
horo ’a mai i te U ’e te rito o te ra ’au. Taua mau
aore ra te rau o te mau ra'au
ü ra e fa ’a ’ohipahia ia no te u i te mau tapa ’e
te parai i ni ’a i te tino.
’la hina’arohia te u ’ura (’ute’ute) ’ei tapau
aore ia i te mono ’i no
teie u i ni’a i tepapari’a.
’arioi e parai ratou i
No te fa’a'una’una i to
râtou mau ahu e utuhi ratou i te rimu-ahu i
’au’a u ’ei reira tapiripiri atu ai i ni ’a i
’ahu ; nâ reira te mau fa’araura’au e noa’a
roto i te
te
mai ai. Te hiri ’aito ’e te hiri ti’a’iri e horo'a
mai ihoâ te reira i te u hiri no te tapa.
nono, e rave hia te reira no te u i te
Te a ’a
’ahu more
(hatua more e taura purau) e u re’a haviti
maita’i tana e horo’a mai. Te ma’a miro
(amae) ’e te mâ’a re’a (re’a tahiti) e u re’a puai
maita ’i te roa ’a mai. Te fe’i ato ’a, ’ua rau te u e
roa ’a mai : te tâpau fe’i te inita i te matamua
no tepapa’ira’a. Te hinu ti’a'iri ia ano’ihia e te
rehu auahi e ravehia ia no te iataura’a i te tino.
Te fa ’a ’ohipara ’a i te mau u nâ roto mau i te
mau
guerriers de Pare (1767)
'arora ’a i ni'a i te nuti i roiopû i te ihitai a S. Wallis
’e te mau ta 'ata ’aro nô Pare
cinq mètres de diamètre. Ils se déroulent de
juin à décembre, en fin de semaine. Les
combats sont réglés en fonction du poids et
de la taille des coqs, leur durée moyenne est
de 30 minutes, mais ils peuvent être inter¬
rompus pour dispenser des soins. La vic¬
toire est obtenue par la fuite, les blessures
ou la mort d’un des deux combattants. Les
éleveurs utilisent des animaux de 2 à 4 ans,
entraînés à combattre 30 à 40 minutes sans
essoufflement. La préparation et l’entraî¬
nement du coq suivent des règles très pré¬
cises. Elles visent à développer les muscles
des ailes, des pattes et du cou, et le sens de
l’équilibre. Les muscles sont massés tous
les jours avec de la teinture d’arnica ou du
rhum dans lequel des piments rouges ont
macéré. Les
plumes sont taillées et les
ergots affûtés. Les coqs de combat de
Polynésie sont des croisements de coqs
martiniquais et indiens (coq bankhiva).
• combat naval. Tahitien : tama’i
tüpatai.
deux armées qui se battent sur mer. D’après
les descriptions de *Forster, à l’époque des
voyages de Cook, les Tahitiens pouvaient
rassembler d’impressionnantes flottes de
'•'guerre ; ainsi nous parle-t-il de la prépara¬
*pirogues de guerre et autres
bâtiments pour attaquer Eimeo (Moorea).
Les combats étaient précédés de nom¬
breuses cérémonies : sacrifices de cochons,
tion de 160
recherches de présages, rite au cours
duquel le souverain touchait chaque piro¬
gue pour transférer son *mana. Des piro¬
gues étaient spécialement construites et
équipées pour les combats navals. C’étaient
des pirogues (pahi tama ’ï) à coque double
râ ’au ora o te mau mato e ’ohipa ’api iho
nei ïa, ’ua tamatahia te reira i Eiaone (Hiva
-
aux
Action de deux adversaires armés ou de
mati ïa te tutu i ni’a i te rau’ere tou. I roto i te
mau areareara'a a te mau
combat naval opposant l'équipage de S. Wallis
Matuita).
Oa
combat, nom masc. Lutte entre deux ou
plusieurs adversaires qui peut se dérouler
au
sein d’une bataille.
*coqs. Tahitien : fa’atitara’a.
Il s’agissait autrefois d’une distraction orga¬
• combat de
nisée lors des grandes fêtes nocturnes. Les
combats de coqs sont toujours très prisés et
donnent lieu à
d’importants paris. Les
combats ont lieu dans des arènes de deux à
252
Beechey et les Mangaréviens (1826)
'arora'a / rotopü i te mau 'ihitai nô te pupu
Beechey ’e te mau ta'ata ma'areva
et à pagaies.
son
Dans son journal, J. *Morri-
affirme que «certaines de leurs piro¬
gues de guerre sont très grandes et portent
de 100 à 300 hommes : elles ont quelquefois
de 100 salariés. Leur rôle est semblable à
celui des comités métropolitains.
• Comité des
Français d’Océanie et Comité
*France Libre. Durant la 2” '"Guerre mon¬
que du combat naval consistait à ranger les
escadres ennemies face à face. Les pirogues
diale, deux groupes s’affrontèrent quant à
l’attitude à adopter après l’armistice de
juin 1940. Le Comité des Français d’Océa¬
nie, créé le 10 août 1940, se déelara pétainiste. Assez proche du '"fascisme, il s’en
prit volontiers aux juifs, aux communistes
et aux franc-maçons. Ses meneurs furent
de l’une était fixée à la poupe de la précé¬
siau,
puis, en s’approchant, les armes de jet. Les
deux lignes pagayaient l’une vers l’autre
jusqu’à l’abordage. La lutte devenait alors
un corps à corps sans merci, mais les hosti¬
lités pouvaient être interrompues pour
Maupiti où ils menèrent un temps une
Comité des Fran¬
çais d’Océanie a dû s’incliner devant les
gaullistes du Comité France Libre. Ce
cent pagayeurs qui ont chacun une quan¬
tité de cailloux, une *fronde en plus de
*lances et de massues». Les guerriers pre¬
naient place sur une plate-forme surélevée
dans la partie avant de la pirogue. La tacti¬
étaient souvent reliées entre elles : l’étrave
dente pour éviter que la ligne ne se brise.
De loin, les guerriers utilisaient les frondes
rechercher un armistice.
comète, nom fém. Astre constitué d’un
noyau, conglomérat de glace et de miné¬
raux, et d’une longue queue composée de
gaz et de poussières. Une comète suit une
orbite située en grande partie dans le *système solaire et dont
une
extrémité est
proche du soleil. C’est la chaleur de ce der¬
nier qui provoque l’évaporation du noyau
et la formation du panache. Un millier de
comètes ont été observées mais il en existe
sans
doute
plusieurs dizaines de milliers
dans notre système solaire.
• La comète de
Halley est la plus célèbre.
Elle réapparaît tous les 76 ans et il lui est
arrivé de passer si près de la Terre que sa
chevelure a parfois occupé tout un pan du
ciel. Ce phénomène, qui a pu inquiéter les
populations autrefois, fut beaucoup moins
visible en 1986 qu’en 1910.
comité, nom masc. Groupe de personnes
qui se voient confier certaines tâches, en
complément ou en marge des travaux
d’une assemblée ou des autorités de tutelle.
Un Comité peut également se former spon¬
tanément pour appuyer une candidature à
des élections, exercer un moyen de pres¬
sion afin de préserver des avantages acquis,
protester contre des mesures ou des actes
jugés arbitraires ou suppléer une autorité
jugée incompétente.
• Comité d’entreprise. Toute entreprise
employant plus de 50 salariés est tenue
d’organiser des élections de représentants
des salariés au comité d’entreprise. Ce
comité est informé des grandes options
prises par la direction et d onne son avis sur
la stratégie à adopter. Il gère surtout les
activités sociales, sportives et culturelles de
l’entreprise.
En Polynésie, les * accords tripartites de
1984 prévoient, si la direction est d’accord,
la mise en place de Comités sociaux d’Entreprises dans les sociétés employant plus
les docteurs Jean Florisson et Pierre “"Cas-
Justin Villierme et Hubert
Rusterholtz. Ce comité fut démantelé en
mars 1941. Ses chefs furent déportés à
active propagande. Le
comité est né le 27 août 1940 d’un groupe
d’opposants au régime de Vichy, parmi
lesquels on trouvait E. de '"Curton, Marcel
'"Sénac et Jean '"Gilbert. Très vite, les nota¬
bles
se
rallièrent
à
ce
mouvement
:
'"Ahnne, E. '"Martin, G. '"Lagarde,
G. '"Bambridge... Les communistes avec
E. “"Davio et la majorité de la population
E.
tahitienne derrière ses chefs (Teriieroiterai,
Mataitai, TehemaWinchester...) vinrent
les rejoindre. C’est le C.F.L. qui provoqua
la démission du gouverneur '"Chastenet de
Géry et permit aux Établissements français
de l’Océanie d’être une des premières colo¬
France Libre, le 2 sep¬
tembre 1940. En fait, ce comité au recru¬
nies à se rallier à la
tement fort hétérogène n’éehappa pas aux
dissensions internes. Le gouvernement de
Curton qui en fut l’émanation n’arriva pas
à sauver le Territoire d'une confusion qui
ne cessa
qu’avec la mission d’'"Argenlieu. A
la même époque, de '" Gaulle créa le Comité
national (24 septembre 1941), qui devint le
Comité français de Libération nationale
(3 juin 1943), organe chargé de la coordina¬
tion de la résistance française et qui prit la
forme
reconnu
d’un
gouvernement provisoire
par les alliés en
1944.
Comité '"Pouvanaa. Ce comité
a été
fondé par Pouvanaa a O opa en février 1947
•
pour dénoncer les faiblesses de l’adminis¬
tration et les abus du Service du Ravitail¬
lement. En juin 1947, il fit cause commune
avec l’Union des Volontaires dans l’affaire
* Ville d'Amiens, paquebot à bord
duquel arrivaient des fonctionnaires métro¬
politains jugés indésirables par certains.
Les deux mouvements finirent par fusion¬
ner en 1949, à la suite de l’élection de Pou¬
vanaa comme député, et le mouvement prit
du
le nom de '"Rassemblement démocratique
des Populations fahitiennes (R.D.P.T.).
Comité consultatif d’Administration du
Commerce et de l’Agriculture. Créé par le
•
gouverneur du Bouzet en 1857, ce comité
de 15 membres devait permettre aux
'"eolons d’exprimer leur opinion sur la
politique économique menée à Tahiti sous
COMMÉMORATION
réalité, les gouver¬
lui soumirent que des projets de
le *Protectorat. En
neurs ne
taxes sur le commerce et ce comité fut sup¬
primé dès 1865. Il fut néanmoins la pre¬
mière assemblée officielle des colons et
peut être considéré comme un ancêtre du
♦Conseil colonial.
• Comité de Défense des Intérêts politi¬
ques et économiques de la colonie. Il fut
créé en 1921 par Constant *Deflesselle
pour protester contre la taxe de 3,30 % que
voulait instaurer le gouverneur *Guédès
sur le chiffre d’affaires des entreprises. Le
31 août 1921, ce comité organisa une mani¬
festation qui rassembla 2 500 personnes et
amena le gouverneur
à réviser sa position.
Moyens
• Comité de Défense des Petits et
Contribuables. 11 fut créé en 1958 à l’initia¬
tive de r*Union tahitienne démocratique.
l’autorité
Sous
d’Henri Lombard, fut
organisé un rassemblement de 4 000 per¬
pour manifester contre un projet
d’*impôt sur le revenu émis par le parti
R.D.P.T. alors au pouvoir. Le projet fut
finalement rejeté.
• Comité économique et social. Il s’agit
sonnes
d’un organe consultatif, créé en Polynésie
en
1971, qui siège auprès du pouvoir exécu¬
tif et donne son avis sur les problèmes éco¬
nomiques, sociaux et culturels. Il en existe
un pour chaque région de France, un
auprès des organes de la Communauté
économique européenne.
Le Comité économique et social de la
Polynésie française est composé de 30
membres : 8 représentants des employeurs,
6 représentants de l’agriculture, la pêche et
l’artisanat et 8 représentants des associa¬
tions à caractère économique, familial,
scientifique, culturel, éducatif et sportif.
En 1987, son président est Alfred Teiti.
• Comité territorial des Sports. Créé le
3 janvier 1973, il est chargé de la «coordina¬
tion des comités régionaux, des ligues et
des associations non constituées en comi¬
tés régionaux ou ligues» {Journal officiel
de la Polynésie française). Son rôle est de
coordonner les activités des
différentes
associations sportives, de répartir équita¬
blement entre elles les rhoyens techniques
et les installations du ressort du Territoire,
ainsi que les subventions diverses. Il a aussi
tâche de «suggérer une politique
générale d’équipement et d’animation».
Son président est actuellement Napoléon
Spitz.
pour
commerce, nom masc. Activité économi¬
que de celui qui achète des marchandises et
les revend en prélevant une marge pour se
rémunérer. Les commerçants sont des inter¬
médiaires entre les producteurs et les utili¬
Les commerçants sont souvent
sateurs.
spécialisés, soit dans une catégorie de pro¬
duits, soit à un stade de la distribution : ils
peuvent être *grossistes ou *détaillants.
Les grandes surfaces assurent elles-mêmes
les deux fonctions. Les économistes assimi¬
parfois aux eommerçants les entre¬
prises qui produisent et commercialisent
directement leurs productions, tels les bou¬
langers, les restaurateurs...
• Avant l’arrivée des Européens', les activi¬
tés commerciales étaient très rares en Poly¬
nésie. Dès le début du XIX= siècle, des
commerçants d’origine européenne, amé¬
ricaine ou australienne pratiquèrent un
négoce de type colonial. Ils échangeaient
des produits manufacturés (outils en fer,
tissus, alcool...) contre de la *nacre, de la
♦vanille, du ♦coprah ou de l’huile de coco,
lent
et réalisaient des ♦bénéfices considérables.
Les aventuriers ou *beachcombers qui se
livraient à ce trafic furent peu à peu rem¬
placés par de grosses maisons de commerce
anglo-saxonnes ou allemandes qui ouvri¬
rent des ♦comptoirs dans de nombreuses
îles. C’est à la fin du XIX® siècle qu’apparu¬
rent des magasins tenus par des familles
chinoises. La modeste boutique du Chinois
des îles est aujourd’hui encore à la fois
magasin d’alimentation, droguerie, quin¬
caillerie..., mais le Chinois assure aussi la
collecte du coprah et reste maître d’une
partie du crédit.
• Depuis 25 ans, les structures du com¬
merce
polynésien se sont profondément
transformées. La concurrence s’est accrue
l’apparition de nombreux commerces
spécialisés souvent tenus par des Euro¬
péens. Les bazars situés autour du marché
de Papeete et les magasins polyvalents du
district disparaissent et font place à des
magasins plus fonctionnels. L’extension de
avec
la
zone
centres
urbaine a suscité la création de
commerciaux dont la taille va
grandissant ; par exemple, le centre com¬
mercial MoanaNui de Punaauia qui
regroupe un hypermarché de 3600m2,
35 petites boutiques et un parking de
500 places. Le commerce contribue aujour¬
d’hui pour 25 % à la formation du P.I.B. de
la Polynésie. En 1983, cette activité em¬
ployait 5 123 personnes dont 4 570 à Tahiti
(3 470 à Papeete).
commémoration, nom fém. Action ou
cérémonie rappelant, avec solennité, le
souvenir d’un événement ou consacrée à la
mémoire d’un grand disparu...
Chaque année, en Polynésie française, on
commémore r*armistice du 11 novembre
1918 et celui du 8 mai 1945, ainsi que l’arri¬
vée
Philibert Commerson
254
des
*missionnaires
l’Évangile, le 5 mars 1797.
porteurs
de
Voir aussi : économie.
COMMERSON
(Philibert) (1727-1773).
Philibert
Docteur en médecine dès 1747,
Commerson entra
en
relation
nard de Jussieu et le grand
suédois Cari
von
d’une recherche
Linné
sur
les
avec
Ber¬
♦naturaliste
qui le chargea
poissons de la
Méditerranée. Botaniste et naturaliste du
1985- 76
roi en
*Baret
COMMISSION
1776, il embarqua avec Jeanne
VÉtoile comme membre de
l’expédition de L.A. de *Bougainville. Il
recueillit plus de 5 000 échantillons de
plantes dont, en Amérique du Sud, la
*Bougainvillée. Sur le chemin du retour,
Ph. Commerson débarqua à Plie de France
(île Maurice) et travailla avec P. Poivre et
le jeune dessinateur Jossigny. A la
demande du roi, il entama une étude sur
Madagascar mais, atteint d’une pleurésie,
sur
il mourut à Hle de France en mars 1773.
commissaire, nom masc. Ce titre est sur¬
tout porté par des personnes chargées de
fonctions d’autorité et de surveillance ; un
police, un commissaire
sportif, un commissaire-priseur.
• haut-commissaire de la République. En
Polynésie, cette fonction s’est substituée à
celle de *gouverneur en 1977. De 1843 à
1881, le principal représentant de la France
en Polynésie portait déjà le titre de com¬
commissaire de
missaire : commissaire du roi, commissaire
impérial ou commissaire de la République
selon les régimes en vigueur en *métropole.
Aujourd’hui, le haut-commissaire est le
chef des services de l’État et représente
l’État en Polynésie. Il promulgue les
*décrets et les *lois de la Nation, assure la
direction de la défense et veille à la légalité
des actes du gouvernement territorial.
Les hauts-commissaires en Polynésie :
1977-1981
:
1981
:
1982-1985
;
1987
:
:
:
Paul *Cousseran
Paul *Noirot-Cosson
Alain *Ohrel
Bernard *Gérard
Pierre *Angéli
Jean *Montpezat
Commissariat à
l’Énergie atomique
(C.E.A.). Cet établissement public d’Etat,
fut créé en 1945 pour effectuer toutes les
recherches en vue de l’utilisation de l’*énér-
gie atomique dans les divers domaines de la
science, de l’industrie et de la défense
nationale. Le C.E.A. a mis au point les
*centrales électriques à combustion nu¬
cléaire, les *bombes atomiques A et H,
a
‘Il
C.E.A. : les installations de l lnstitut des Énergies
renouvelables à Mahina
mais a travaillé également dans les do¬
maines de l’électronique, de la biologie et
de la médecine.
• En
Polynésie française, le C.E.A. pour¬
suit la modernisation de la foree de frappe
à *Moruroa et participe activement aux
travaux de l’Institut des énergies renouve¬
lables. Il entretient un Laboratoire d’Étude
et
de
Surveillance de l’Environnement
(L.E.S.E.) tandis que son Laboratoire de
Géophysique, situé à *Pamatai (Tahiti),
étudie l’activité volcanique et sismique du
Pacifique.
commission, nom fém. Message ou objet
à transmettre. Réunion de personnes char¬
gées de préparer ou de contrôler un travail,
d’étudier certaines questions (commission
d’enquête), ou de prendre des décisions
(commission permanente).
• Commission municipale. Composée d’un
président, de trois conseillers et de cinq
membres, elle remplaça le *conseil de dis¬
trict à partir de 1877, mais ne disposa que
de moyens financiers très limités.
• Commission permanente. Ce conseil res¬
treint, qui existe en Polynésie depuis 1947,
est formé de 7 à 9
conseillers territoriaux
élus au sein de 1’* Assemblée territoriale. Le
précise que la commission
«règle, par ses délibérations, dans la limite
de la délégation qui lui est consentie,... les
affaires qui lui sont renvoyées par l’As¬
semblée territoriale» (art. 70). Elle n’a pas
de compétence budgétaire et ne peut abro¬
ger ou faire voter une loi. Elle peut toute¬
fois, en cas d’urgence, décider l’ouverture
de crédits supplémentaires.
• Commission rogatoire. Mandat donné
par un tribunal à un autre, ou par un juge
d’instruction à un autre, afin d’accomplir
un acte de procédure ou d’instruction.
• Commission du Pacifique Sud (C.P.S.).
Cette organisation internationale a été
créée le 6 janvier 1947 par la convention de
Canberra qui réunissait des représentants
de l’Australie, des États-Unis, de la France,
de la Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et du
Royaume-Uni. Les pays fondateurs et les
pays du Pacifique Sud tiennent chaque
statut de 1984
année une conférence dans une ville de la
région pour préparer le programme de tra¬
vail de la Commission du Pacifique Sud.
Grâce à ses 146 agents et à son *budget,
essentiellement alimenté par les pays fon¬
dateurs (404 millions de francs C.F.P. en
1984), la C.P.S. peut aider au développe¬
ment économique et social des archipels.
Récemment, elle a mis en oeuvre des pro¬
grammes de protection des végétaux et
d’évaluation des stocks naturels de pois¬
son, développé l’éducation médicosanitaire de la femme et de l’enfant, l’édu¬
cation écologique, accordé des bourses
d’études, formé des planificateurs et des
statisticiens, participé à la sauvegarde de la
culture polynésienne. La Commission du
255
Pacifique Sud siège à Nouméa, elle a un
consultatif et ne peut exercer de
contrainte sur les gouvernements. L’État
rôle
français a un représentant permanent à la
C.P.S. Le Territoire de la Polynésie fran¬
çaise y est représenté, lors des réunions
pleinières, par un ministre du gouverne¬
LANDE
La Communauté économique
européenne.
ment territorial.
Autres sens : ensemble d’achats ; faire les
commissions ; pourcentage obtenu par le
vendeur sur le chiffre d’affaires; prendre
une
commission.
TCHÉCOSLOVAQUIE
Commonwealth. De l’anglais common
qui signifie commun, public, et wealth :
richesse, prospérité. Ce terme désigne une
association internationale fondée en 1917
sous
l’égide du *R'oyaume-Uni, et dont le
*statut fut élaboré en 1931 à V/estminster.
Le Commonwealth est formé de 47 États
membres et de 13 *États associés ou *colo-
Chaque État, ancienne colonie bri¬
tannique, reste libre de sa politique inté¬
rieure et extérieure, mais peu't bénéficier
d’accords en matière d’échanges commer¬
ciaux et culturels, de médecine^ de
nies.
recherche fondamentale et de télécommuni¬
cations.
Voir aussi : empire colonial.
communard, nom masc. et adj. Partisan
de la *Commune de
Paris, en 1871. De
nombreux communards, dont les plus
célèbres sont Louise Michel et le journa¬
liste Henri Rochefort, furent déportés au
*bagne de *Nouvelle-Calédonie. Après
avoir été amnistiés, ils se fixèrent pour la
plupart dans la colonie. L’insurrection de
1877 sur la Grande Terre poussa certains
d’entre eux à s’expatrier et à choisir Tahiti.
La
Polynésie accueillit ainsi Albert'''Co¬
hen, Lamy, Lohau, Marie et, plus tard, des
descendants de communards comme Col¬
lin de la Croix et Gaston Cognet. Mais ce
petit noyau n’était pas assez important
pour imprimer une marque quelconque à
la vie politique locale.
communauté, nom fém. On appelle ainsi
qui est commun ou identique à
plusieurs personnes : une communauté de
vues, une communauté d’intérêts, une
communauté ethnique. Il s’agit aussi d’un
groupe de personnes qui vivent ensemble et
qui ont mis leurs biens en commun. Des
*collectivités, '•'communes ou '•'nations, peu¬
vent former une communauté pour mieux
gérer certains services ou harmoniser leurs
tout ce
activités.
Communauté économique européenne.
Cette union économique, eneore appelée
•
Marché commun, a été scellée par le traité
en 1957. Six pays entendaient
ainsi se réconcilier après la 2" Guerre
mondiale et tenter de faire contre-poids à la
de Rome
mer
Médite'-ranée
[B) pays membres en 1957
@ pays membres en 1973
[Lë] pays membres en 1981
□ pays membres en 1986
O
capitales européennes
puissance des États-Unis etdel’U.R.S.S. Il
s’agissait de !”•'Allemagne fédérale, de la
Belgique, des '•'Pays-Bas, du Luxembourg,
de P'^Italie et de la '•'France. Le '•'RoyaumeUni, l’Irlande et le Danemark les ont
rejoints en 1973, la Grèce en 1981 et l’Es¬
pagne et le Portugal en 1986. Les intérêts
communs de ces pays sont gérés par le
Conseil européen des chefs d’État ou de
gouvernement, les Conseils des ministres et
une commission permanente siégeant à
Bruxelles. Le Parlement européen se tient
à Strasbourg et la cour européenne de jus¬
tice à Luxembourg.
Les pays membres ont réussi à faire de la
C.E.E. un espace de libre-échange en sim¬
plifiant les passages douaniers. Mais la
C.E.E. est plus qu’une simple zone de libreéchange : elle définit une politique agricole
commune, les pays membres coopèrent
dans
certains
domaines
de
l’industrie
l’aérospatiale.
Enfin, un système monétaire européen a
été créé dans lequel la monnaie de chaque
pays est définie par rapport à une unité de
compte : l’E.C.U. Par contre, les politiques
des pays membres ne concordent pas tou¬
jours et le développement économique
reste inégal d’une région à l’autre.
comme
commune, nom fém. Au Moyen Age, la
était une association de bour¬
commune
geois qui se donnaient pour tâche d’admi¬
nistrer leur ville en se dégageant du pou¬
voir féodal, par l’obtention de chartes ou
de franchises.
De nos jours, la commune est la plus
petite subdivision administrative en
France. Créée sous la Révolution, le plus
souvent à partir des paroisses de l’Ancien
Régime, elle est administrée par un
'•'conseil municipal élu pour 6 ans au '•'suf•
COMMUNE
frage universel. Ce conseil désigne en son
sein le *maire et ses adjoints. La commune
a pour mission la tenue de r*état civil ainsi
que l’équipement et le fonctionnement de
certains services publics : écoles, voirie,
temps: Papeete (1890), Uturoa (1931),
Faaa et Pirae (1965) et les 44 autres en
1972. Les communes peuvent être divisées
en communes associées ou sections de
celles-ci sont dirigées par un
adjoint au maire. En 1983, la commune la
plus peuplée était Papeete avec 23 496
habitants, et la moins peuplée Puka Puka,
communes ;
distribution d’eau... En 1985, la France
comptait 36 512 communes.
En Polynésie française, on en dénombre 48
dont la création s’est échelonnée dans le
avec
166 habitants.
TAHITI
MOOREA
Les communes de Polynésie française.
HITIAA O TE RA
PAOPAO
\ TEAVARO
PIRAE
PAPEETE-^
HAAPITi'; \
FAAAÀFAREAITU
PUNAAUIA
NUKU HIVA
pgA
UA POU
MAIAO
in
TAHjJATA
TAUTIRA
TEVA I UTA
Communes et sections de communes
de Tahiti et Moorea.
»
HIVA OA
FAT U HIVA
-TEAHUPOO
TAIARAPU Ouest
'Qür
'S£s
IRIPAU
TAPUAMU f
ARCHIPEL DES AUSTRALES
RUUTIA'",'C
NIUA
UTUROARAPA
c
tevaitoA
TEHURUl
TUMARAA
Communes et sections
de communes de Raiatea.
TAHAA
HIPU
iFAAAHA
;-^HAAMENE
^VAITOARE
TAPUTAPUATEA
AVERA
OROA-
VAIAAUl—\~?'i
I-FETUNA-J;' 'PUOHINE-
RAIATEA
257
COMMUNISME
Voir aussi
•
agglomération, conurbation.
Commune de Paris. Il y eut, dans l’his¬
toire de France, deux Communes de Paris.
La première fut la municipalité insurrec¬
tionnelle qui siégea à l’Hôtel de Ville du 10
août au 2 septembre 1792 et qui poussa au
renversement de la *monarchie.
La seconde s’est constituée en 1870, à la
suite de la défaite des armées de Napo¬
léon III face
aux
Prussiens. A l’origine
simple acte de résistance face à l’envahis¬
seur, la Commune de 1870-1871 s’est
rapidement doublée d’une expérience poli¬
tique et sociale originale, mais fut dure¬
ment réprimée par le gouvernement Thiers.
• communes
populaires. En '•'Chine, cadre
administratif créé en 1958, regroupant plu¬
sieurs villages et servant de base à la société
compagnie,
•
Compagnie française des "“Phosphates
de l’Océanie (C.F.P.O.). La C.F.P.O. a été
créée en 1908 par M® Auguste "“Goupil et
Étienne Touzé, afin de mettre en exploi¬
tation le gisement de phosphate de
"“Makatea. Cette activité commença la
même année pour prendre fin en 1966. Au
de ces 58 années, la C.F.P.O. a
extrait 11 millions de tonnes de "“minerai,
cours
l’année record ayant été 1960 avec 400 000
tonnes. Le Japon a
été son principal client,
surtout à partir de 1935, avec une interrup¬
pendant la Deuxième Guerre mon¬
diale. Derrière lui venaient les pays anglo-
et à l’économie rurales.
tion
communisme, nom masc. "'Doctrine
politique et sociale qui envisage la suppres¬
sion de la "“propriété individuelle des
biens de production et l’abolition des
par la C.F.P.O. constitua, avec la "“vanille
et le "“coprah, la grande source de revenus
niste, la répartition des biens de consom¬
seule société française de dimension inter¬
social, proche du communisme,
avait été formulé par les premiers chré¬
tiens, puis par les utopistes du XVP siècle
Vers 1960, elle déclarait un chiffre d’af¬
faires de 446 millions de francs, et redistri¬
buait à cette époque 105 millions de francs
de "“salaires, soit 15 % de ceux versés sur le
Territoire. La Compagnie employajusqu’à
728 travailleurs venus de divers horizons
"“classes sociales. Dans une société commu¬
mation est faite selon les "“besoins de chacun.
• Un idéal
et par Babeuf sous la Révolution.
Mais ce
les philosophes Karl "“Marx et
Friedrich Engels qui, au XIX" siècle, ont
sont
élaboré la doctrine communiste.
Il n’existe pas encore de société commu¬
niste dans le monde, mais seulement des
États socialistes qui se considèrent dans
une
situation transitoire vers le
commu¬
ainsi
l’"“U.R.S.S., les pays de
l’Europe de l’Est, la "“Chine et le Viêt-Nam
nisme
:
par exemple.
Le parti communiste français, fondé en
•
1920, se réclame de cette doctrine. Lors des
élections
législatives
ou
présidentielles,
l’influence du communisme apparaît très
en Polynésie française. Quelques
personnalités communistes, comme
Étienne "“Davio, jouèrent cependant un
rôle dans la vie politique locale, avant et
pendant la 2= Guerre mondiale.
réduite
principaux théoriciens de
l'idéologie communiste
fém. Association de
chose. Entreprise industrielle ou commer¬
ciale. Unité d’infanterie.
saxons du
Karl Marx et Friedrich Engels,
nom
personnes qui se retrouvent pour le plaisir
d’être ensemble ou pour fonder quelque
Voir aussi : collectivisme, socialisme.
Pacifique. Le phosphate exporté
du Territoire dont il
représenta jusqu’à
40% de la valeur des exportations. La
C.F.P.O. fut, avec la société Le "“Nickel, la
nationale installée dans le Pacifique Sud.
(Japon, Chine, Indochine, îles Cook,
É.F.O.-Polynésie française). La Compa¬
gnie ne demeura pas à l’abri de certaines
critiques concernant la relative faiblesse
des retombées financières par rapport aux
bénéfices réalisés. Un rapport daté de 1931
déélare même «qu’en ce qui concerne les
phosphates, la colonie n’en a jamais pro¬
fité, bien que l’exploitation du minerai ait
fourni plus de 20 millions de bénéfices, tant
en 1929 qu’en 1930».
• Compagnie autonome dlnfanterie colo¬
niale de Tahiti (C.A.I.C.T.). La C. A.I.C.T.
a été créée en 1937 en réponse au danger
représenté par les agressions japonaises
dans le Pacifique. Auparavant, en dehors
des forces navales, la colonie ne disposait
que de quelques réservistes d’origine métro¬
politaine, le service militaire n’étant pas
obligatoire dans les "“Établissements fran¬
çais de l’Océanie. La C. A.I.C.T. dépendait
Bataillon d’infanterie coloniale de
Nouvelle-Calédonie. Son chef, le capitaine
Félix "“Broche, engagea en 1940 une cam¬
du
pagne de recrutement de "“volontaires pour
la "“France Libre. C’est dans le cadre de la
C.A.I.C.T. que les futurs combattants de
"“BirHakeim ont fait leur apprentissage
des armes. Alors que les 300 premiers volon¬
taires
regagnaient le Moyen-Orient, via
Nouméa, la C.A.I.C.T. continua à former
d’autres engagés qui ne partirent jamais,
mais assurèrent la défense de Hle. Après la
guerre, on retrouva la C.A.I.C.T. dans des
258
COMPTABILITÉ
Il suffisait de
opérations de maintien de l’ordre, lors de
fler
des événements de 1958. Devenue déta¬
chement autonome, elle laisse la place, le
fasse toujours siffler le même trou, à condi¬
tion. qu’il ne change pas de direction ! Ce
de
récente
l’affaire des *Volontaires en 1947, ou lors
^''janvier 1963, au *Bataillon d’infanterie
Marine de Tahiti (B.I.M.A.T.) qui
devint
lui-même
le
*R.I.M.A.P., le
un
des quatre trous.
maintenir le cap de façon à ce que le vent
principe était encore utilisé à une époque
aux
Tuamotu pour
entre îles voisines.
des voyages
^''janvier 1981.
Compagnie navale du Pacifique
(C.N.P.). Première compagnie française à
envoyer des navires à vapeur vers les Éta¬
blissements français de l’Océanie. A partir
de 1910, Tahiti fut reliée à *Marseille grâce
•
au
compas gyroscopique
Breiz-Huel, au Saint-André et au Saint-
Joseph, afin d’établir des relations directes
entre la Métropole et sa colonie, ainsi
qu’un service postal régulier. On voulait
aussi empêcher Tahiti de tomber complè¬
tement sous la dépendance économique
des * États-Unis d’Amérique. Après la
1 '■'= Guerre mondiale, le relais fut assuré par
les *Messageries maritimes.
•
Compagnie générale maritime (C.G.M.).
Société créée en 1976, résultant de la fusion
entre l’ancienne Compagnie générale trans¬
atlantique et la compagnie des Messageries
maritimes. Cette entreprise de transport
maritime fait partie du groupe Compagnie
générale maritime et financière
(C.G.M.F.) qui dépend de l’État. Sa flotte
d’un million de *tonneaux est composée de
*cargos et de *porte-conteneurs. Les rela¬
tions avec Papeete se font au départ de
Marseille, Le * Havre ou Dunkerque via
l’Amérique du Nord et *Moruroa. Les na¬
vires de la C.G.M., tels le Rodin, le Ros¬
tand, le Cézanne, apportent plus de la moi¬
tié des produits importés par la Polynésie.
compas, nom masc. Instrument formé de
deux branches égales et articulées permet¬
tant de tracer des cercles ou d’effectuer des
mesures. “Avoir le compas dans l’oeil”,
c’est savoir apprécier une distance avec
précision.
• Appareil utilisé en *navigation maritime
ou aérienne. Il s’agit d’une *boussole éla¬
borée qui donne le ’'’cap magnétique suivi
par le pilote. Le radiocompas est un récep¬
teur à cadran gradué indiquant la direction
d’une *balise radioélectrique.
• compas à vent. Certains témoignages
décrivent un instrument de navigation uti¬
lisé par les Polynésiens. L’appareil aurait
été composé de deux noix de coco vides,
fixées sur une planche orientée suivant
l’axe de la *pirogue. Chaque noix de coco
était percée de deux trous à sa partie
supérieure. La noix de coco à l’avant de la
planche était enfoncée dans une petite
planche verticale, perpendiculaire à l’axe
de la pirogue, les deux trous de part et
d’autre de cette planchette. La deuxième
noix de coco était enfoncée de la même
manière, mais dans l’axe de la pirogue. Au
départ de la pirogue, mettant le cap sur Die
où l’on devait se rendre, le vent faisait sif¬
compas à vent polynésien
compatriote, nom masc. ou fém. Per¬
qui a en commun avec une autre la
même *patrie ou, par extension, la même
sonne
province, la même *région.
compétence, nom fém. Expérience et
connaissance approfondie dans un certain
domaine.
• Ce terme désigne aussi un pouvoir
accordé par la loi à une * autorité publique
pour exercer une
fonction d’administra¬
tion ou de contrôle. L’article 3 de la loi de
1984 portant *statut du Territoire énumère
les domaines qui restent de la compétence
des autorités de l’État, et l’article 2 précise
que les autorités du Territoire sont compé¬
tentes dans toutes les matières qui ne sont
pas réservées à l’État.
comptabilité, nom fém. Technique de
*gestion qui consiste à enregistrer des opé¬
rations économiques sur des *comptes.
Ces comptes permettent une évaluation de
l’activité à la fin d’un mois ou d’une année.
•
comptabilité d’une * entreprise. Pour
suivre le fonctionnement d’une entreprise,
les comptables utilisent deux types de
comptes :
les comptes de *bilan donnent l’état du
*patrimoine delà firme (achats et ventes de
-
matériel, de locaux, de *matières pre¬
mières, créances et dettes)
les comptes de gestion enregistrent les
dépenses et les recettes liées à la vie quoti¬
dienne : recettes provenant des ventes, ver¬
sements des *salaires, paiement des
-
♦impôts...
• comptabilité nationale. Elle est tenue par
le ministère des Finances. Elle évalue les
grandes relations entre les *agents écono¬
miques : épargne totale des ménages, masse
des salaires versée par les. entreprises du
pays, impôts perçus par r*État... La
259
connaissance de ces mouvements renseigne
l’État sur les décisions à prendre en matière
concert,
Accord, harmonie
des organismes :
deux nations se concertent avant de signer
un traité. Séance où sont jouées des œuvres
musicales, le terme de concert s’appliquant
plus généralement à l’interprétation de
morceaux de “grande *musique’’, classique
ou contemporaine.
• En Polynésie, des concerts sont organi¬
sés par le Conservatoire artistique territo¬
rial, l’association Concerts en Polynésie
qui invite des concertistes, solistes ou
orchestres de chambre, et le groupe ins¬
économique et sociale.
compte, nom masc. Action d’évaluer une
quantité. Résultat d’un dénombrement:
un *recensement est le
compte d’une popu¬
lation. État de ce qui est dû ou reçu.
• En *comptabilité, un compte comprend
une colonne *débit (dépenses) et une co¬
lonne *crédit (recettes). Une dépense, ins¬
crite au débit d’un compte, doit être portée
au crédit du compte récepteur : c’est le
trumental et choral Pro Musica.
principe de la comptabilité en partie dou¬
ble. Le solde du compte est égal à la
différence entre crédit et débit.
•
concerto, nom masc. Composition orches¬
Un compte bancaire est ouvert par un
trale d’origine italienne qui opposait, au
XVIIP siècle, l’ensemble des instruments
banquier au nom d’un client. Il est crédité
par des versements et débité à l’occasion
des retraits et des paiements. La poste
propose à ses clients les services des
Comptes Chèques postaux (C.C.P.).
• La Cour des comptes vérifie la gestion et
la bonne utilisation des fonds publics.
S’emploie aussi dans les expressions :
prendre en compte ou tenir compte :
prendre en considération; régler ses
comptes : se venger ; faire un compte¬
rendu : présenter un résumé.
Voir aussi : banque.
comptoir, nom masc. Longue table étroite
sur laquelle un commerçant propose et
vend ses marchandises.
•
nom masc.
entre des personnes ou
de l’orchestre, ou ripieno, au groupe des
solistes, ou concertino.
A
ce
concerto grosso,
les classiques ont
ensuite préféré le dialogue soliste-orchestre
qui s’organise en trois mouvements : vif,
lent, vif. Dans l’ensemble du répertoire
international, l’instrument soliste préféré
des compositeurs est le piano, suivi de loin
par le violon, la flûte, le hautbois, la harpe
voire la mandoline (Vivaldi) et l’orgue
(Haendel).
Plusieurs compositeurs ont livré de nom¬
breux concertos, ainsi Mozart, Beethoven,
Chopin, Brahms ou Ravel qui a écrit pour
le piano un “Concerto pour la main
gauche”.
Établissement commercial ouvert dans
pays lointain par une entreprise qui se
livre à l’import-export. Au XIX'= siècle, les
concession, nom fém. Action d’accorder
un
grandes compagnies allemandes, anglaises
et françaises ouvrirent des comptoirs jus¬
que dans les îles les plus éloignées de Poly¬
nésie. Les agents y échangeaient des pro¬
duits manufacturés d’origine européenne
contre des *perles, de la *nacre, de r*huile
de coco, du *coton ou du *sucre.
concentration, nom fém. Réunion de
plusieurs éléments qui étaient dispersés.
Ces éléments peuvent garder leur identité,
comme dans une
concentration de troupes,
avantage. Le Territoire peut
l’exploitation ou l’occupation
d’un domaine public à un particulier ou à
une entreprise. Ainsi, un restaurant “sur
l’eau” ou une ferme perlière sont conces¬
sionnaires du domaine public maritime.
La *Compagnie française des Phosphates
de l’Océanie avait reçu l’exploitation des
un droit ou un
concéder
mines de *Makatea en concession, le Terri¬
toire étant propriétaire des richesses du
sous-sol.
S’emploie aussi pour; l’autorisation de
vendre des produits d’une marque dépo¬
sée ;
produit plus riche, le
lait concentré, par exemple.
• En économie, une concentration désigne
un regroupement d’*entreprises sous une
ou être fondus en un
direction commune. La réunion de deux
firmes ayant la même activité est appelée
concentration horizontale (ainsi la forma¬
tion du groupe Peugeot-Talbot-Citroën).
La concentration verticale unit des entre¬
prises dont l’activité est complémentaire.
Ce fut le cas à Tahiti de l’achat d’une ferme
la C.O.M.A.T.,
entreprise productrice de laitages.
S’emploie aussi pour : un camp de concen¬
tration ; un dispositif de concentration de
poissons ; la concentration d’esprit.
laitière de Taravao par
un
concessionnaire de voitures ; un
avantage donné à un adversaire : faire une
concession ; un emplacement dans un cime¬
tière : une concession à perpétuité.
concile, nom masc. Assemblée des *évê-
de l’*Église catholique qui a pour
objet la discussion de points de *doctrine
ou de réglements ecclésiastiques. On dis¬
tingue différents conciles ;
les conciles oecuméniques sont ceux qui
rassemblent des évêques du monde entier
sur convocation du *pape. Le dernier, ap¬
pelé *Vatican II, s’est tenu de 1962 à 1965.
les conciles provinciaux intéressent l’ac¬
tivité d’un clergé national ou régional : les
ques
-
-
CONQUE
évêques de l’Océanie organisent régulière¬
ment des réunions conciliaires, et se retrou¬
vent au sein de la *Conférence épiscopale
du Pacifique (C.E.PAC.).
ou
•
plusieurs États sur un même pays.
Au XIX^ siècle, les grandes puissances
qui souhaitaient établir des bases en Océa¬
nie s’emparèrent des archipels et les colo¬
nisèrent. La rivalité fut telle que certaines
îles se trouvèrent administrées par plu¬
sieurs pays. Ainsi, la *Nouvelle-Guinée se
trouvait divisée en trois secteurs : hollan¬
dais, allemand et britannique. Les Fran¬
çais et les Anglais s’entendirent en 1887
pour administrer conjointement le terri¬
toire des Nouvelles-Hébrides. Le condo¬
minium fut dissous en 1980, date de l’indé¬
pendance du
*
Vanuatu.
pays ' qui
prit le nom de
Ce terme désigne aussi une association de
propriétaires et d’investisseurs pour la mise
en valeur d’un domaine.
113
concile vacioan ii
réuni par raul VI en 1963
concubinage, nom masc. Situation d’un
homme (le concubin) et d’une femme (la
concubine) qui vivent ensemble, comme
mari et femme, sans être unis par les liens
du mariage.
En Polynésie, bien que les Églises chré¬
tiennes aient toujours incité les couples à
•
“régulariser” leur situation, le concubinage
est encore très répandu. On peut l’expli¬
quer par la tradition polynésienne qui
laisse aux adolescents et aux jeunes adultes
une grande liberté de comportement ; il s’y
ajoute le modèle occidental de l’union
libre.
sèdent des dents creuses en forme de har¬
pons et une glande à venin qui leur permet¬
paralyser leurs proies. Certaines
espèces sont dangereuses pour l’homme,
voire mortelles pour les collectionneurs
imprudents : Conusgeographus, C. textile,
C. marmoreus, C. aulicus, C. tulipa. Les
tent de
Cônes sont des Carnivores. Certains se
concurrence, nom fém. Compétition ou
rivalité existant entre plusieurs personnes
ou entre des forces poursuivant un but
identique. Les ''^entreprises concurrentes
proposent les mêmes
cône, nom masc. Solide à base circulaire et
se terminant en pointe.
• Coquillage de la famille des Conidés et
du genre Conus. Leur forme générale est
conique. Il possède une spire basse, une
columelle lisse, et une ouverture étroite très
allongée. On connaît une soixantaine d’es¬
pèces de Cônes en Polynésie sur plus de 400
espèces dans le monde. Ces animaux pos¬
produits
ou
les
mêmes *services et cherchent à prendre la
meilleure part du ^marché, en faisant de la
*publicité, en baissant les *prix, en amélio¬
rant la qualité des produits et de l’éventuel
service après-vente. Une situation concur¬
rentielle stimule les entreprises et profite
nourrissent de Vers (vermivores), d’autres
de Mollusques (malacophages) et d’autres
de Poissons (piscivores).
Autres sens : fleur ou fruit des Conifères ;
édifice ou cône volcanique ; cône de déjec¬
tion : dépôt d’alluvions formé par un tor¬
rent ou un fleuve quand il arrive en plaine
et que sa puissance diminue.
conque marine voir pu.
aux consommateurs.
condensation, nom fém. Phénomène par
lequel un gaz, une vapeur, diminue de
volume, augmente de ^densité ou se trans¬
forme en liquide. Lorsque la vapeur d’eau
se condense sous l’effet d’un refroidisse¬
ment, des gouttelettes d’eau apparaissent
sur des objets ou restent en suspension
dans l’air. Les *nuages, le *brouillard, la
rosée, sont des phénomènes de conden¬
sation.
S’emploie aussi pour ; réduire à un plus
petit volume : condenser un texte.
condominium, nom masc. Droit de sou¬
veraineté exercé conjointement par deux
Cônes. 1. Conus striatus. 2. Conus
aulicus. 3. Conus geographus.
261
CONFÉRENCE
conférence, nom fém. Réunion de per¬
sonnes qui ont à s’entretenir de questions
relatives à des préoccupations communes.
Réunion dé diplomates ou de hauts respon¬
sables en vue de régler des problèmes
internationaux (conférences sur le désarme¬
ment par exemple) ou de définir une poli¬
tique de coopération entre pays parti¬
cipants.
• La Conférence du Pacifique Sud, créée
en 1947, est une organisation régionale des
États et Territoires du Pacifique (Australie,
départs lors des premiers congés
payés accordés en 1936
Nouvelle-Zélande, îles de Mélanésie, de
Micronésie et de Polynésie). Elle se réunit
une fois l’an pour
définir et subventionner
des projets de développement économique
réalisés par les membres
de la *Commission du Pacifique Sud.
et social qui seront
La Conférence des *Évêques du Paci¬
•
fique (C.E.PAC.) est une organisation
fondée en 1968 qui regroupe les
14 *diocèses catholiques du Pacifique insu¬
laire. L’assemblée annuelle se tient successi¬
vement dans chaque diocèse afin de mieux
faire connaître les particularités, les réali¬
sations et les besoins de chacun. La princi¬
pale réalisation de la C.E.PAC. est le
Grand Séminaire de Suva qui formait
122 séminaristes
en
1985. La C.E.PAC.
participe à la Conférence des Églises du
Pacifique qui regroupe toutes les confes¬
sions chrétiennes et s’efforce de faire pro¬
gresser l’*oecuménisme dans la région.
confluent, nom masc. Lieu où deux cours
d’eau se joignent ; en général, une rivière y
reçoit un affluent. Le confluent entre deux
cours d’eau puissants et calmes est un site
de carrefour qui a souvent permis le déve¬
loppement d’une ville : ainsi Lyon au con¬
fluent du Rhône et de la Saône, ou SaintLouis
au
•
congés payés. Période de l’année pen¬
dant laquelle un salarié ne travaille pas,
tout en continuant à recevoir son *salaire
habituel. En France, le droit à un congé
légal de deux semaines par an a été accordé
par le gouvernement du Front Populaire,
en
1936.
Polynésie, comme en Métropole, un
a droit à 2,5jours ouvrables de
congé par mois soit cinq semaines de
congés payés par an.
S’emploie dans les expressions : donner
congé ; renvoyer ; prendre congé : saluer
ses hôtes avant de partir.
En
salarié
congestion,
nom
fém. Affection grave
due à une accumulation du sang dans les
vaisseaux d’un organe.
Au XIX*^ siècle, de nombreux Polyné¬
siens furent victimes de congestions dues,
•
selon certains observateurs, au fait de gar¬
der sur soi des vêtements mouillés après un
bain ou, selon d’autres, à la manière de se
*tapa) pendant le som¬
meil. Il s’agit alors d’une congestion mor¬
couvrir (avec un
telle qui touche les poumons.
Congre, nom masc. Poisson marin de la
famille des Anguillidés et du genre Conger.
11 est de couleur gris-bleu et on le confond
souvent avec les Anguilles. On peut cepen¬
dant les
distinguer car, comme chez les
Murènes, la lèvre inférieure du Congre est
plus courte que la lèvre supérieure et sa
nageoire dorsale est implantée très en
avant. Sa peau est entièrement dépourvue
d’écailles. C’est
un
carnivore comestible
qui peut dépasser 2 mètres de longueur.
Congre
confluent du Missouri et du
Mississipi.
Les congrégations religieuses
en.Polynésie.
nom
congé, nom masc. Permission de s’ab-
senter, de se retirer. Temps de repos des
élèves et des salariés.
date de fondation
date d’arrivée
en
Poiynésie
nombre de
membres (1986)
congrégation, nom fém. Nom donné à
tous les *ordres religieux de
r*Églisecatho-
lique, masculins ou féminins.
Pères des 'Sacrés-Cœurs
1800
1834
20
'Frères de l’Instruction chrétienne
de Ploërmel
1819
1860
21
• Dès la fin du XVIIP siècle, les
Pères Oblats de Marie Immaculée
1816
1977
4
toute
Frères du Sacré-Cœur
1821
1982
4
Filles de Jésus-Sauveur (locale)
1962
Sœurs de Saint-Joseph de 'Cluny
1806
1844
36
Sœurs missionnaires de Notre-Dame
des Anges
1922
1950
16
Sœurs du 'Bon Pasteur d’Angers
1824
1967
8
Filles de la Charité du Sacré-Cœur
de Jésus
1800
1972
4
Sœurs Clarisses
1212
1981
4
262
—
4
congréga¬
tions furent l’objet de vives attaques dans
l’Europe. En France, elles furent
affaiblies par la loi de 1901 sur les associa¬
tions et par les mesures de 1904 leur inter¬
disant toute activité d’enseignement. Elles
retrouvèrent leur activité sous le gouver¬
nement du maréchal Pétain en 1940. La
plupart des congrégations se sont accom¬
modées de la loi de 1901 et sont aujour¬
d’hui officiellement reconnues. Elles regrou¬
pent environ 80 000 religieux, mais connais¬
sent une grave crise des
vocations.
CONSEIL
Polynésie, 10 congrégations œuvrent
En
pour l’Église catholique.
conifère, nom masc. Arbre à feuillage
généralement persistant dont les différentes
espèces constituent un groupe faisant
partie du sous-embranchement des Gym¬
nospermes. On identifie facilement les
Conifères par leurs feuilles en forme d’ai¬
guilles, par leur silhouette conique et par
leurs fruits appelés *cônes. La plupart sont
des Résineux. Les *Pins, les Sapins, les
Mélèzes et les Épicéas sont les principaux
genres de Conifères. Ils donnent d’excel¬
lents bois de charpente et fournissent la
matière première de la pâte à papier. Ils ont
aussi l’avantage de pousser souvent plus
vite que les feuillus et de s’accommoder des
sols pauvres.
En Polynésie, on trouve essentiellement le
Pin
des
Caraïbes utilisé
reboisements.
pour
les
Voir aussi : botanique.
conseil, nom masc. Avis exprimé dans le
diriger la conduite ou d’orienter
l’action. Groupe de personnes chargées de
délibérer, de donner un avis, d’administrer
but de
d’exercer un contrôle
ou
sur
les affaires
publiques ou privées.
conseil d’administration. Nom donné à
•
l’organe de direction de certaines *entre-
prises publiques ou privées. Le conseil
d’administration, présidé par le président
directeur général (P.D.G.) est composé
d’*administrateurs élus ou nommés par les
propriétaires. Chaque année, le conseil est
tenu de présenter un rapport d’activité à
l’assemblée générale des associés.
Dans les entreprises publiques territoriales,
les administrateurs sont des membres du
gouvernement, de 1’* Assemblée territoriale
ou des personnes
tences.
•
choisies pour leurs compé¬
conseil de classe. Réunion de *profes-
seurs,
de délégués d’élèves et de parents
reboisement en Conifères (Pins
des Caraïbes)
d’élèves qui se tient à la fin de chaque tri¬
mestre de l’année scolaire sous la direction
du chef d’établissement ou du professeur
fém. Ensemble des
éléments qui caractérisent une situation à
conjoncture,
un
nom
moment donné.
économique est détermi¬
née par l’actualité politique et sociale, par
les possibilités de vente sur les *marchés
intérieur et extérieur (*prix, cours des
*monnaies, droits de *douane...). En fonc¬
tion de la conjoncture, les entreprises inves¬
tissent, embauchent ou licencient.
Voir aussi : crise économique, dévelop¬
• La conjoncture
de vue sur la vie de l’établissement.
conseil de *district. A la demande du
•
*gouverneur *Bonard, 1’*Assemblée légis¬
lative tahitienne institua une direction col¬
légiale pour chaque district en 1852. Ce
conseil de district était composé du chef ou
*tâvana, des juges {*to’ohitu), des *müto’i
et de deux
propriétaires élus. Il veillait à la
rentrée des *impôts, à l’entretien des routes
et à l’enregistrement des contrats
pement.
de terre,
mais perdit peu à peu ses attributions et
connaissement, nom masc. Document
cpmmercial établi par un transporteur et
dans lequel il reconnaît avoir embarqué
des marchandises. Le connaissement per¬
propriétaire des marchandises d’en
prendre livraison. C’est un des documents
demandés pour obtenir un *crédit gagé sur
met au
les marchandises.
consanguinité, nom fém. Lien du sang
aussi des tares de la souche commune chez
les descendants. Ceux-ci peuvent souffrir
d’infirmités, de stérilité, de maladies
graves. Ceci explique que, dans la plupart
des sociétés, les relations sexuelles d’un
avec ses
indépendance vis-à-vis de l’administra¬
son
tion. Les conseils de districts furent rem¬
placés par les *commissions municipales
en
•
1877.
Conseil colonial. Corps consultatif créé
1880, lors de r*annexion de Tahiti par
la France. Cette *chambre, comprenant
12 membres, était élue par deux collèges,
en
l’un
qui unit des enfants du même père. Le mot
est également utilisé pour indiquer que,
dans un couple, le mari et l’épouse sont
issus d’une même famille. Le mariage entre
consanguins fait ressortir des qualités mais
homme
principal de la classe. Le conseil dresse un
bilan du comportement scolaire de chaque
élève. Il permet aussi d’échanger des points
proches parentes soient
interdites. Dans la société tahitienne d’au¬
trefois, il semble que l’interdiction des
unions entre parents proches s’étendait
jusqu’au troisième degré, c’est-à-dire jusqu’aux“cousins issus de germains” suivant
la classification occidentale.
européen (avec 344 votants),, l’autre
tahitien (avec 2 188 votants). Au nom de
r*assimilation, le gouverneur obtint un
seul collège. Mais les conseillers furent tou¬
jours, à une écrasante majorité, des *colons
européens. Si leurs pouvoirs étaient mi¬
nimes, ils formaient néanmoins une com¬
mission financière qui discutait du *budget
annuel. En 1884, le Conseil colonial laissa
la place au Conseil général.
►
’Apo’ora’a Hau. Va ha'amauhia laua
’apo ’ora ’a ra i te matahiti 1880, 'a horo ’a ai le
Ari'i Pômare V i tôna Hau i roto i te rima o
Farani.
’Ahuru ma pili (12) mero i roto iâna ’e ’o te
mâ'itihia e nâpae e piti, ’oia ho'i le papa 'a
(toru hânere ’e maha ’ahuru ma mafia (34) ïa
rôt ou ta’ata mô'ili), ’e te ma'ohi (e piti tauatini
hônere ’e va’u ’ahuru ma va’u -2 188- ïa ta’ala
mô’iti). / mûri a ’e rô, ’ua fa ’a ’orehia teie huru
263
mâ'itira’apa’epiti, mâ’iti-'amui-noa-hia atura
taua ’apo ’ora 'a ra e te feiâ mâ’iti ato ’a. E
papa ’â iho a ïa te rahira ’a mero i roto i taua
fare ha’api’ira’a tamahou ’e tuatahi, te pape, ’e
rau atu a.
’apo ’ora ’a ra.
Noa atu a ïa ’aita to taua ’apo ’ora ’a ra e mana
rahi, e tuâtapapa râ ’oia i te parau nô te tapura
faufa ’a matahiti o te fenua nei. ’O te ’apo ’ora ’a
matamua roa teie i te fenua nei ’o tei fa’ati’ahia
i te ma’itira’a.
l te matahiti 1884, ’ua fa ’a ’orehia ’ia teie
na roto
’apo’ora’a ; ’o te ’Apo’ora’a rahi (Conseil
général) tei mono mai.
Conseil privé. Il fut créé en
1885 pour
dans la gestion des
affaires, mais seulement à titre consultatif.
Siéger au Conseil privé représentait l’abou¬
•
aider le gouverneur
tissement d’une carrière bien remplie mais
n’avait, au dire des intéressés, qu’une
valeur honorifique. Composé, à l’origine,
des cinq fonctionnaires principaux de la
colonie et de deux colons choisis par le
gouverneur, il ne comptait plus en 1932
que trois *notables et trois fonctionnaires :
le Secrétaire général, le Chef du Service
judiciaire et le Chef du Service de l’Enregis¬
trement. Le conseil disparut en 1945 avec
la mise en place de 1’* Assemblée représen¬
tative.
• Conseil municipal. Assemblée dont l’ori¬
gine remonte à 1884 et dont les membres,
les conseillers municipaux, sont élus pour
6 ans. Le nombre de conseillers varie selon
l’importance de la commune : Paris en
compte 109, Marseille63 et Lyonôl. Aces
trois exceptions près, leur nombre se situe
entre 9 et 37. En Polynésie française, ce
nombre varie de 9 à PukaPuka à 35 pour
Papeete. Les conseillers municipaux éli¬
sent parmi eux le *maire et ses adjoints. Ils
gèrent les affaires communales et leurs
attributions sont variées : elles vont du
vote du budget à la tenue de r*état civil en
passant par l’entretien de la voirie munici¬
pale, la gestion de l’enseignement primaire
ou
le recrutement des conscrits.
►
’Apo’ora’a ’oire. ’Ua ha’amauhia te mau
’apo’ora’a ’oire matamua i te matahiti 1884, e
ma ’itihia
ono
tona mau mero no te roara ’a tau e
matahiti. E fa’ata’ahia te rahira’a mero
’apo’ora’a ’oire ’ia au i te rahira’a huira’atira o
te
’oire iho.
Hanere e iva (109) to te ’oire o Paris, e ono
’ahuru ma toru (63) to te ’oire o Marseille,
’e e
’ahuru ma ho'ë(61) to te ’oire o Lyon.
Ta ’a noa atu ai teie na ’oire rarahi e toru no
ono
Farani, e’ita te rahira’a mero ’apo’ora’a ’oire e
hau atu i te toru ’ahuru ma hitu (37) ’e e’ita
ho ’i e iti mai i te iva (9).
/ Porinetia nei, mai le iva ïa (’oia ho ’i o Puka
Puka) ’e iae alu i te toru ’ahuru ma pae (’o
Pape'ete ïa).
E ma ’iti te mau mero ’apo ’ora ’a ’oire i roto ia
ratou noa iho,
i te Tavana ’oire ’e i tôna mau
mono.
’oire te manafa’aoti ’e te
fa ’atere i te mau tuha ’a ’ohipa ato ’a o te
’oire iho : mai te tapura faufa ’a matahiti, te
Tivira, tefa’atorora’a ’e te tâta’ira’a i te mau
aroa ’e te maupurumu, tefa’ati’ara’a i te mau
Tei te ’apo’ora’a
mana
Conseil de gouvernement. Cette institu¬
tion créée par la *loi-cadre de 1956 a été
mise en place en Polynésie française le
•
22juillet 1957. A cette époque, le conseil de
gouvernement était élu par 1”'’Assemblée
territoriale pour la durée d’une législature
(5 ans). Il était composé d’un président, le
gouverneur, d’un vice-président et de
5 ministres aux attributions individuelles.
Il
s’agissait d’un véritable gouvernement
local dans le cadre de 1’*autonomie interne.
Ses attributions portaient sur les affaires
intérieures du Territoire. Il ne pouvait être
dissous que par décision du ministre de la
France d’Outre-Mer sur avis de l’Assem¬
blée territoriale. C’est *Pouvanaa qui fut
élu vice-président en 1957, mais ce premier
conseil eut une existence éphémère puis¬
qu’il fut suspendu par le gouvernement de
Camille Bailly en 1958, à la suite du réfé¬
rendum sur l’indépendance.
Le statut de 1959 conserva l’institution,
mais la vida de son contenu. La vice-
présidence fut supprimée et les cinq
conseillers de gouvernement (on ne dit plus
ministres) n’obtinrent que des attributions
collégiales. L’essentiel de l’exécutif repassa
entre les mains du gouverneur qui assurait
seul la présidence du conseil et pouvait
démettre un conseiller de ses fonctions.
Le statut de 1977 redonna vie au conseil de
La fonction de viceprésident réapparut et le conseil récupéra
certaines compétences comme le contrôle
gouvernement.
du
commerce
intérieur. Mais le gouver¬
neur, devenu haut-*commissaire, conserva
des pouvoirs étendus et les conseillers ne
retrouvèrent ni leurs attributions indivi¬
duelles ni leur titre de ministre. Le conseil
connut
deux
vice-présidents de 1977 à
1984 : Francis *Sanford et Gaston *Flosse.
►
’Apo’ora’a Fa’atere hau. Na te lure loi cadre
nô te matahiti 1956 i fa’ata’a i taua huru
’apo’ora’a ra tei ha’amauhia i Porinetia nei i te
22 no tiurai 1957. Mai reira mai, ’ua tauiui
haere-ri’i-hia tona hurufa’anahora’a e tae roa
mai ai i te matahiti 1984 i riro mai ai ’ei
’Apo’ora’a Hau fenua.
Na te ’Apo ’ora ’a rahi fenua e ma’iti i te mau
mero no te ’Apo’ora’a fa’atere hau nô te
pu ’etau e pae matahiti, ’oia ho ’i ho ô Mono
Peretiteni ’e e pae fa’atere hau. Emana
tata ’itahi to te mau fa ’atere hau. ’O te
Peretiteni ra te upo ’o fa ’atere o te fenua. E
manahope tô te ’Apo’ora’a fa’atere hau nô te
fa ’aterera ’a roto o te fenua.
’O te Fa ’aterehau no te mau fenua ’aihu ’ara ’au
farani te nehenehe e ha’aparari i te ’Apo’ora’a
fa’atere hau i mûri a'e i te titaura’a i te mana’o
o te ’Apo ’ora ’a rahi fenua.
’O Pouvana’a a ’O’opa te Mono Peretiteni
matamua nô te ’Apo’ora’a fa’atere hau
mâtâmua tei mâ’itihia i te matahiti 1957.
E tau poto noa râ tô taua ’Apo’ora’a ra, inaha
’ua tâpe’ahia tôna mana e te Tavana rahi ra ’o
Bailly i te ’ava’e ’atopa 1958 i mûri a’e i te
ma’itira’a-uiui-mana’o no ni'a i te ti’amara'a i
tupu i te fenua nei.
•
Conseil des ministres. Réunion des mi¬
nistres sous la présidence du chef de l’État
(en métropole) ou du président du gouver¬
nement en Polynésie. Son rôle est de
conseiller le président et de coordonner
l’action du gouvernement. Instauré pour la
première fois en Polynésie par le statut de
1984, le conseil est convoqué au moins
trois fois par mois par le Président. Il a
compétence sur le fonctionnement des ser¬
vices territoriaux ainsi que, d’une façon
générale, sur toutes les affaires internes du
Territoire. Il est obligatoirement consulté
sur certaines questions relevant de la sécu¬
rité civile, des relations commerciales avec
l’extérieur, des problèmes d’immigration.
►
’Apo’ora’a Hau fenua. E ’apo’ora'a ïa i
ha ’amauhia i Porinetia nei ’ia au i te
fa ’ata 'ara 'a a te papa ture no te ’ava ’e tetepa
matahiti 1984 "Papa ture Hau fenua". Hô'ë
’ahuru fa’atere hau i roto i taua ’apo'ora'a ra,
hô'ë O to ratou ’o te ma ’itihia ’ei Peretiteni nô
te Hau
fenua ’e te tahi atu ’ei Mono-Peretiteni
la. ’O Gaston Fiosse raua ’o
Alexandre Léontieff tei ’amo i nâ ti’ara’a ra i te
matahiti 1984. I mûri a’e i to te ’Apo’ora’a rahi
fenua ma ’itira ’a iana ’e tu ’u atu ’ia te Peretiteni
O te Hau fenua i mua i te aro o te ’Apo ’ora ’a
rahi i te tapura o te maufa'atere hau o iana i
ma ’iti ma te ha ’apapu ato ’a ra ’o vai to ratou e
amo
i te ti’ara’a Mono-Peretiteni.
Na te Peretiteni iho e titau i te ’apo ’ora ’a Hau
fenua e ’ia putuputu e toru a ’e taime i te ’ava ’e.
E mana fa ’aoti to te ’Apo ’ora ’a Hau fenua no
te mau tuha’a ’ohipa roto ato’a o te fenua nei,
’ia au iho a i te fa ’ata ’ara ’a a te papa ture Hau
fenua. E titau ato ’a ra Tomitera teitei, i te
mana’o o te ’Apo’ora’a Hau fenua nô te mau
tuha ’a e ’ere nona te mana fa ’aoti, no te
Tomitera teitei ra.
Conseil des employeurs. Cette associa¬
tion créée en Polynésie en 1983 réunit des
•
*sy ndicats d ’employeurs qui ont été fondés
dans de nombreux secteurs d’activités. A
l’image du Conseil national du Patronat
français, le Conseil des Employeurs
informe ses membres et défend leurs inté¬
rêts auprès des pouvoirs publics, des syndi¬
cats de salariés et de l’opinion publique. Il
exprime ses besoins en main-d’œuvre
auprès de l’Association pour la Formation
et le Développement en Polynésie.
Conseil des femmes. Créé en 1982, le
Conseil des femmes regroupe une douzaine
d’associations féminines représentant plus
de 2 000 femmes d’origines très diverses. Le
conseil offre une aide sociale et juridique
aux adhérentes. Il est surtout le moyen,
•
pour les femmes, peu représentées dans les
instances politiques, de faire entendre leur
voix d’une manière plus conforme au rôle
majeur qu’elles ont dans la cellule familiale
polynésienne.
►
’Apo’ora’a a te mau vahiné. ’Ua ha’amauhia te
’apo ’ora ’a a te mau vahiné nô Porinetia nei i te
matahiti 1982. Hôë ’ahuru ta’atira’a vahiné i
’Ua hau atu la i te piti tauatini
vahiné no tera ’e terôhuru nuna’a tei ’amui
roto iana.
mai i roto i taua ’apo'ora’a ra.
Te riro nei ïa teie ’apo ’ora ’a ■ ’ei rave ’a nô te
mau
vahiné e ’ore e mau nei i te ho ë ti’ara’a
poritita, no te vauvau ’e nô te fa ’ata ’a i tô
rôt ou mau mana’o ’e i tô rôt ou mau ’opuara’a,
’ia au i to raiou ti ’ara ’a metua vahiné, ’ei
maita ’i no te mau utuôfare nô te fenua nei.
• Conseil
général. Assemblée départemen¬
tale dont l’origine remonte à la Révolution
conseillers généraux sont
*suffrage universel pour 6 ans et
renouvelables par moitié tous les 3 ans,
chacun représentant un canton. Le nombre
de conseillers généraux varie donc suivant
les *départements de 13 à 70. Le conseil
administre le personnel et les biens et ser¬
vices du département et vote le budget
départemental. Il peut ainsi apporter son
soutien financier aux communes pour leur
équipement. Le président du Conseil géné¬
ral est le chef des services du département.
Il prépare et exécute les délibérations du
conseil. Un Conseil général siégea en Poly¬
et à l’Empire. Les
élus
au
nésie de 1885 à 1903. Il était formé de
18 membres élus, essentiellement des
*colons français puisque la langue fran¬
çaise y était la seule parlée. Ses attributions
étaient les mêmes que celles du Conseil
colonial. Il s’y ajoutait l’autorisation des
nouvelles taxes et le vote du budget territo¬
rial. Devenu une véritable tribune pour cri¬
tiquer l’administration coloniale, le conseil
fut supprimé et seul le conseil d’adminis¬
tration de la colonie subsista.
• Conseil d’Ètat. Héritier du conseil du roi
de l’Ancien Régime, le Conseil
d’État est
composé de 200 membres (conseillers, maî¬
tres des requêtes, auditeurs) généralement
recrutés parmi les meilleurs élèves de
l’École nationale d’Administration. Le
Conseil d’État reçoit obligatoirement, pour
examen, la plupart des projets de loi ou
d’*ordonnance du gouvernement. Chaque
année, il fait part au gouvernement de ses
suggestions sur les réformes législatives ou
administratives à entreprendre. Le Conseil
d’État est également juge administratif,
chargé de résoudre les litiges relatifs à la
situation individuelle des fonctionnaires
ou à certains actes administratifs. Il est
enfin juge d’appel en matière adminis¬
trative.
•
Conseil
assemblée
économique et social. Cette
consultative
créée
en
1958
compte 230 membres désignés par les orga¬
nisations syndicales et professionnelles
ainsi que par le gouvernement. Il est obli¬
gatoirement saisi pour avis sur les projets
de loi à caractère économique et social. Il
peut également, de sa propre initiative,
attirer l’attention du gouvernement sur les
réformes à entreprendre dans ses domaines
de compétence.
CONSERVATEUR
• Conseil constitutionnel. Organe suprême
sonne
neuf ans (3 par le *président de la Républi¬
vateur des Eaux et Forêts.
est composé de 9 membres nommés
pour
que, 3 par le président du *Sénat et 3 par le
président de î’* Assemblée nationale). A ces
9 membres s’ajoutent, s’ils le désirent,
comme membres de droit, les anciens pré¬
sidents de la République. Il est chargé à la
fois de veiller au respect de la constitution,
de s’assurer de la régularité des opérations
électorales et de donner son avis sur des
circonstances politiques particulières. Ce
conseil peut être saisi sur demande du pré¬
sident de la République, du Premier Minis¬
tre, du président de l’Assemblée nationale,
de 60 députés ou de 60 sénateurs lorsqu’il
s’agit de vérifier la constitutionnalité d’une
loi.
• Conseil de Sécurité.
Élément le plus
important de l’^Organisation des Nations
Unies (O.N.U.), le Conseil de Sécurité est
composé de 5 membres permanents (États-
Unis, U.R.S.S., Chine, Grande-Bretagne
et France) et de 10 membres élus pour deux
par l’Assemblée générale des Nations
Unies. Le rôle du conseil est de veiller au
ans
ché au maintien des structures économi¬
ques et sociales traditionnelles. Par exten¬
sion, on qualifie de conservateur tout parti
politique ou individu souhaitant conserver
l’ordre établi, notamment dans le domaine
politique et social.
conserve, nom fém. Produit alimentaire
stérilisé et placé dans un récipient herméti¬
que.
Le principe de la conservation des
aliments fut mis au point en France par
Nicolas Appert au début du XIX'= siècle. Il
permit, entre autres, d’améliorer considé¬
rablement l’alimentation à bord des navires
et de faciliter les grandes traversées.
Dans
les pays tempérés, les ménagères mettent
elles-mêmes en conserve des produits du
jardin ou de l’élevage, mais la conserve
industrielle s’est imposée dans tous les
proposer un
conserverie dans la vallée de Tipaerui. On y
d’un véritable droit de veto. Du fait de la
division du monde en deux blocs, ce droit
de veto a souvent paralysé l’action de
ro.N.u.
conservateur, nom masc. ''“Fonctionnaire
chargé de la garde, de l’*administration
d’un bien public ou privé : conservateur de
266
adj. *Parti conservateur : en Angleterre,
parti politique héritier des tories, très atta¬
•
pays.
majorité de ses membres mais, pour des
questions importantes, il faut l’accord des
5 membres permanents qui disposent ainsi
Copa (Tahiti), 2. Conserverie de
poisson : usine Starkist de
Pago Pago (Samoa américaines).
administrant une division territo¬
riale en tant que principal *agent : conser¬
maintien de la paix et de la sécurité interna¬
tionales, de susciter ou de contrôler l’ad¬
mission de nouveaux membres ainsi que de
candidat pour le poste de
Secrétaire général de l’O.N.U. Les déci¬
sions du Conseil de Sécurité sont prises à la
Conserve. 1. Stockage de
conserves de charcuterie à l’usine
*musée, de bibliothèque, d’*archives. Per¬
de l’État créé par la constitution de 1958. Il
•
Èn Polynésie, la chaleur gêne la réalisa¬
conserves de ménage. En 1964,
tion des
deux techniciens réussirent à monter une
mettait en boîte le lait de coco, le jus de
corossol, la gelée de *pistache, la confiture
de *mornbins, de citrons verts et de patates
douces. L’insuffisance des approvisionne¬
ments obligea
l’entreprise à fermer. Aujour¬
d’hui, des*petites conserveries industrielles
spécialisées dans la charcuterie et la pro¬
duction de jus de fruits se sont installées à
Tahiti et Moorea. Une conserverie de pois¬
son sera
prochainement construite à Éara-
tea (Taravao).
Autre sens : naviguer de conserve : se dît de
deux navires qui font route ensemble.
CONSUL
consommation, nom fém. Action d’utili¬
ser un produit afin d’en tirer une satisfac¬
tion. La consommation d’aliments, d’éner¬
gie ou de services provoque leur destruc¬
tion immédiate. Par contre, l’usage des
biens durables est plus étalé dans le temps.
La consommation est toujours adaptée au
revenu. Lorsque celui-ci est bas, il est entiè¬
rement consacré à la consommation, avec
parfois un recours massif au *crédit. Lors¬
que le revenu est plus élevé, il est possible
d’épargner et de ne plus donner la même
importance aux dépenses incompressibles
(nourriture, logement, habillement). D’au¬
tres dépenses sont alors possibles et elles
rendent l’existence plus agréable et plus
confortable.
Polynésie, l’augmentation rapide des
revenus et de la consommation a nécessité,
depuis le début des années 60, des importa¬
tions de plus en plus considérables. Elle a
rendu possible le développement d’une
petite industrie de biens de consommation.
• En
Dans
une
société de consommation, des
entreprises performantes déversent sur le
marché des produits abondants tout en uti¬
lisant largement la *publicité et les méthodes
modernes de distribution. Elles suscitent,
feti’a. Efaufa’a rahi to te feli’a na te mâ’ohi tei
’ite papu i te parau no to rat ou vaira'a i ni'a i
te ra ’i,
tô ratou huru ’e nô tô râtou ato ’a
faufa 'a no te mau tere atea nâ te moana, mai
tera fenua ’e ter a fenua. ’O te feti’a ra ’o
Feture ’a (’o Hokulea ïa na roto i te reo vaihi),
te ’avei'a o te va’a ra ’o Hokulea tei tapae mai,
mai Vaihi mai i tôna tere matâmua i te
matahiti 1976 ra ’e ho’ifa’ahou atu ai.
’O
Ruatupunui ’e te vahiné ra ’o Ateata’onui nâ
metua o te ’aere feti’a a te ma’ohi, fânau maira
ia Feturere, ia marama (te ’ava’e ïa) ’e ia Ra (’o
te mahana ia). Rau atu a te rahira’a feti’a a te
ma ’ohi, tapa ’o fa ’a ’ite i ’a i tona ’ite ’e i tona
’aravihi i te parau no te ’ira ’a o te ra ’i ’e o te
reva.
Noms des constellations identifiées par les Polynésiens
{d'après Maurice Graindorge : “Le Ciel de Tahiti et des Mers du Sud”).
Polynésie
Rua 0 Mere
Les Gémeaux
Hui Tatara
lage. Cette situation, qui laissait les *ménages très vulnérables, a rendu nécessaire
La Grue
Ti Matira
alimentation
France
31,66
22
habillement
logement
transports, santé, culture
..
constellation,
7.4
7
27,15
26
33,79
45
nom
fém. Groupement
d’*étoiles. L’ensemble du ciel a été divisé
suivant les noms de 88 constellations. La
totalité des constellations de l’hémisphère
sud céleste est visible de Tahiti, ainsi que
celles de l’hémisphère nord céleste, jusqu’à
20° du pôle.
Polynésiens donnaient des noms aux
principales constellations qu’ils obser¬
• Les
vaient suivant les ^saisons. Ils -les utili¬
saient comme repères en *navigation. On
connaît le rôle des Pléiades (Matari’i) dans
le *calendrier. Les nuages de Magellan
étaient appelés Mahu et la Voie Lactée
“long requin bleu mangeur de nuages”. La
*cosmogonie polynésienne avait fait de
Castor et Pollux (constellation des
Gémeaux) deux héros, sous les noms de
Pipiri et Rehua (*Pipiri-ma).
Voir aussi : Croix du Sud et pp. 268-269.
Napea
Tokerau
Le Capricorne
raisonnés et peuvent conduire au gaspil¬
Polynésie fr.
Teuru o te
Na kava ki
Couronne boréale
Ti kumate
postes de consommation
Kopeka
rangi
Le Dauphin
Répartition en pourcentage des consommations
des ménages poiynésiens et métropoiitains en 1979.
-
-
Le Corbeau
aujourd’hui en activité dans le Territoire.
Marquises
Napaika
Tahua
des achats massifs qui ne sont pas toujours
la fondation d’associations de consomma¬
Tuamotu
Le Bélier
La Croix du Sud
chez les populations à haut *niveau de vie,
teurs. Aucune association de ce type n’est
Tahiti / Société
Metuaa aipapa
Mee
Faa Tapotupotu
Mahaka tutue
honu
La Grande Ourse
Manu kaki oa
Le Taureau
Te maka
Le Grand nuage
-
Le Petit nuage
Orion
Patari rangi
-
Mahu ma
-
Aotea
-
Kokiri
Taurua o mere
ma
Matarii
Les Pléiades
Le Scorpion
tutahi
0 taoro
Amonga
Pito 0 Matariki
Matariki
Te matau o Maui
constitution, nom fém. Ensemble de *lois
qui définissent la forme de gouvernement
d’un pays, les rapports entre les différents
pouvoirs (*exécutif, *législatif, judiciaire)
ainsi que les droits et les devoirs des
*citoyens. La première constitution fran¬
çaise date de la Révolution (1791). Actuel¬
lement, la Erance vit sous la constitution
de 1958 qui a donné naissance à la
V° *République.
Voir aussi: Conseil
constitutionnel.
Conseil des ministres, motion de censure,
régime, statut.
Autre sens : composition, structure : être
d’une robuste constitution.
consul, nom masc. Nom donné aux deux
*magistrats qui détenaient le pouvoir exé¬
cutif dans la Rome antique. Ce titre fut
également donné aux conseillers munici¬
paux des villes du midi de la France et aux
267
CONSTELLATION
Principales constellations et étoiles (ou amas d’étoiles)
Puera’a fetl’a faufa'a e te mau feti’a e ’ltehia I Tahiti I
te anotau veavea aore ra I te tau toetoe.
visibles à Tahiti au cours de l’été ou de l’hiver austral.
Le ciel vu en direction du Nord le 15 janvier à 20 h
(Tahiti)
Erldan
Baleine
'Orion
Taureau
Poissons
i Àldébaran
^Betelgeuse
Pléiades
Bélier
'I VOIE LACTÉE
Triangle
Andromède
Capeliâ
Pégase
Le ciel vu en direction du Sud le 15 janvier à 20 h
(Tahiti)
Fornax
.
Sinus
Grand Chien
l’n
Balelni
Éridan»
'Colombe
Sculptor
'ïî*
rDorade^f»®*'‘=“'“"’
Achernar i
Pictor 'V
WSS<.t!5ra^ \r^k
Carina
Fomalhaut
Toucan
Grand nuage
Poisson
austral
Petit nuage ■
de Magellan
de Magellan
Octan
yk.^Triangle
•
5 -d, / i; ‘
M
Croix du
Sud
VOIE LACTÉE
268
austral
CONSTELLATION
Le ciel vu en direction du Nord le 15 juillet à 20 h
(Tahiti)
Le ciel vu en direction du Sud le 15 juillet à 20 h
(Tahiti)
AntareSï
Scorpion'
■j . Sagittaire
'
.
Centaure
Normal»!'
Couronne
||M.'*>boréaie :
Croix du
Sud
Triangie
'
austraiv
est
Mouche
Acrux
indus
Octan
,
■
,,.
.
•
Toucan
Petit nuage
de Magellan
'■ W
.
.
■
^
,
: ',
Grand nuage
de Magellan
Carina
-J
.
...
-
.
Canopus
269
CONTENEUR
trois plus hauts magistrats de la Républi¬
1799 à 1804. Napoléon
Bonaparte fut
consul : le Consulat pré¬
para l’avènement du P‘^*Empire. Un
consul est aussi un agent chargé par un
gouvernement de le représenter dans un
pays étranger.
avait imaginé l’existence dans l’hémisphère
que française de
sud afin de contrebalancer le
• A la veille de l’établissement du ‘''Protec¬
principes physiques de Newton. Cette
théorie eut pour principal défenseur le
président de *Brosses. La recherche de
cette ‘"Terra Australis Incognito" fut le but
avoué des voyages de *Cook et de ‘•'Bougain¬
ville. Après le 3'= voyage de Cook dans le
Pacifique, on eut la certitude que ce conti¬
nent n’existait pas. Il ne faut pas confondre
ce
continent austral mythique avec
trois pays entrete¬
naient des consuls à Tahiti : *Moerenhout
torat sur la Polynésie,
représentait la France, ♦Pritchard l’Angle¬
terre et Blacker les États-Unis. Ils jouèrent
un rôle déterminant dans
la France
en
l’intervention de
Polynésie. Habituellement,
ces consuls informaient leur
gouvernement
tahitien, assis¬
mais devaient
aussi protéger les Polynésiens des abus de
certains équipages en recourant aux na¬
vires de guerre de leur pays.
• Aujourd’hui, onze nations entretiennent
des consulats en Polynésie ; 1’* Allemagne
de l’Ouest, l’Autriche, le *Chili, la *Corée
des affaires du royaume
taient leurs concitoyens,
du Sud, le Danemark, la Finlande, r*Ita-
lie, Monaco, la Norvège, les *Pays-Bas et
la Suède. Les consulats de *Taïwan et des
•
États-Unis ont été fermés en 1965 pour
raisons politiques et de sécurité
des
militaire.
poids des
continents de l’hémisphère nord, selon les
1”''Australie.
continental, adj. (pl.
: continentaux).
Relatif à un ‘•‘continent ; s’oppose aux mots
océanique et insulaire (voir insularité).
Le ‘•'climat continental intéresse l’inté¬
rieur des terres. Il ne bénéficie pas des in¬
•
fluences
adoucissantes
de
T'^'océan
et
F'^'amplitude thermique est élevée.
• Le
plateau continental est une ‘•'plate¬
forme sous-marine, peu profonde, qui pro¬
longe le continent. La vie marine y est
abondante car elle bénéficie d’une tempé¬
rature, d’une luminosité et d’apports nutri¬
tifs suffisants. L’absence de plateau conti¬
nental autour des îles de Polynesie expli¬
que en partie la pauvreté biologique des
eaux océaniques environnantes.
conteneur, nom masc. Un conteneur, ou
container, est une caisse métallique qui sert
d’emballage aux marchandises parachu¬
tées ou transportées par voie ferrée, mari¬
méthodes utilisées pour que les rapports
sexuels n’entraînent pas la conception d’un
parfois climatisés, les conte¬
neurs protègent efficacement une cargai¬
comnje le rapport interrompu ou l’utilisa¬
tion d’un préservatif masculin. Chez la
time ou aérienne. D’un volume de 3 à 30 m^
environ et
son
et en facilitent la manutention :
il est
possible de les transborder directement du
pont d’un navire *porte-conteneurs sur le
châssis d’un camion semi-remorque.
contraception, nom fém. Ensemble des
enfant.
Certaines
sont
très
anciennes,
femme, la pose d’un diaphragme sur le col
de l’utérus, associée à l’emploi de spermicides (substances qui tuent les spermato¬
zoïdes) empêche les spermatozoïdes de
féconder l’ovule. Le stérilet n’empêche pas
la fécondation, mais s’oppose à la nidation
continent, nom masc. Vaste surface de la
Terre que l’on peut parcourir sans traverser
conteneurs
extension, la terre ferme à
proximité des îles. Les terres émergées sont
la
mer.
Par
réparties en 6 ensembles continentaux :
r*Afrique, r*Amérique, 1’*Antarctique,
l’*Océanie, r*Asie et l’*Europe, celle-ci
n’étant en fait qu’une partie du continent
eurasiatique.
• continent austral. Terme qui désigna, au
XVIIP siècle, une masse de terre dont ôn
Les six ensembles continentaux.
270
superficie
(millions de km^)
altitude maximale
population (1985)
(en millions)
l’Afrique
30,31
Mt Kibo : 6 010 m
551
l’Amérique
42
Mt Aconcagua: 7 010 m
671
l’Anta relique
13,82
Mt Markham : 4 602 m
l’Asie
44,08
Mt Everest : 8 848 m
l’Europe
10,17
Mt Elbrouz : 5 641
i’Océanle
8,93
m
Mt Carstensz : 5 040 m
de l’œuf dans la muqueuse utérine. La liga¬
conduit à la stérilisation ;
elle est interdite en France, mais pratiquée
ture des trompes
par'30% des femmes aux États-Unis.
La connaissance des cycles sexuels de la
femme a permis de mettre au point d’autres
moyens contraceptifs. Les méthodes
Ogino, Billings et la méthode dite des tem¬
pératures, s’efforcent de déterminer la.pé¬
riode de fécondité au cours du cycle fémi¬
nin de 28 jours. Elles sont moins fiables que
la contraception chimique. Celle-ci
consiste en la prise quotidienne ou cyclique
d’une pilule dont les composants empê¬
chent l’ovulation. La pilule “du lendemain”
est employée en cas de perturbation ou de
viol.
D’autres
mones.
-
2 887
712
24
méthodes sont
en
cours
d’expérimentation comme la pilule pour
homme ou les pulvérisations nasales d’hor¬
Les Églises sont très réservées envers la
pratique de la contraception artificielle.
L’Église catholique encourage, pour la
régulation des naissances, le recours à la
méthode Billings fondée sur l’analyse des
secrétions utérines. L’interruption volon¬
taire de grossesse (I.V.G.), autorisée en
France depuis 1975, ne doit pas être consi¬
dérée
comme
une
méthode
tionnelle.
anticoncep¬
des conventions collectives régulièrement
actualisées. Lorsqu’un salarié est embau¬
ché, son salaire, la durée de son travail et de
ses congés sont définis par la convention
collective du secteur concerné.
• convention État-Territoire. Accord
signé
*Métropole et le *Territoire de
Polynésie française qui prévoit la mise à la
disposition du Territoire d’un certain nom¬
bre d”''agents et *services de l’État, en
application du *statut de 1984. Les conven¬
tions se sont aussi traduites par une aide
financière de l’État qui a permis des réalisa¬
tions économiques et sociales.
entre la
contrebande,
nom fém. Introduction
dans un pays de marchandises interdites ou
encore
de marchandises sur lesquelles on
ne veut pas payer
les *taxes d’entrée et que
l’on fait venir en cachette.
• Au XIX® siècle, dans les
*Établissements
français de l’Océanie, les contrebandiers
étaient nombreux. A Tahiti, ils faisaient
venir de r*alcool
sans
le déclarer
aux
^douanes. Ce commerce illicite rapportait
de gros bénéfices.
De même les exporta¬
tions faisaient l’objet de contrebande : des
navires chargeaient le *coprah ou la *nacre
directement aux Tuamotu ou aux Mar¬
quises, sans passer par Papeete, pour ne
pas avoir à payer de taxes. L’immensité du
Territoire rendait de telles pratiques impos¬
sibles à combattre.
Convention nationale. Assemblée élue
•
qui domina la vie politique de la France de
1792 à 1795, de la chute du roi Louis XVI à
l’instauration du Directoire.
•
Convention électorale américaine. Aux
États-Unis, on appelle ainsi le congrès du
parti démocrate ou du parti républicain
qui est chargé, tous les quatre ans, de dési¬
gner un candidat à la présidence.
•
conventions internationales. Accords
dont le but est de fixer le cadre des relations
entre deux ou plusieurs
États. Les conven¬
tions internationales ont force de loi et leur
contre-courant voir courant.
manquement entraîne la responsabilité de
l’État fautif sur le plan international.
• Convention de Lomé. Accords de
contribution, nom fém. C’est la part d’ef¬
forts que chacun fournit pour la réalisation
de quelque chose. Il peut s’agir d ’un travail
ou d’un paiement. On appelle ainsi r*impôt que verse chaque contribuable au Ser¬
vice des Contributions.
convection, nom fém. Mouvement d’un
coopé¬
ration “Nord-Sud” conclus entre la
♦Communauté économique européenne et
certains États d’Afrique, des Caraïbes et du
Pacifique (pays A.C.P.), pour la plupart
des anciennes eolonies des États membres
de la C.E.E. Parmi ces pays A.C.P., on
trouve le *Kiribati, la ♦Papouasie-
Nouvelle-Guinée, les *Salomon, les
♦Samoa occidentales, les ♦Tonga et
fluide dû à une variation delà température.
♦Tuvalu. De 46 membres lors de sa créa¬
tion à Lomé (Togo) le 28 février 1975, la
duit dans le ciel par ime alternance de
bancs nuageux et d’éclaircies. Dans une
bres A.C.P. lors des révisions de
•
En météorologie, ce phénomène se tra¬
masse
d’air instable, un réchauffement
local engendre des courants ascendants et
de la *condensation en altitude, alors que,
de part et d’autre, l’air est descendant et
contrarie l’évaporation : le ciel y est bleu et
l’air sec.
• Ce terme est utilisé
également en géologie
pour désigner les mouvements du *magma
dans le manteau.
Convention est passée à 58, puis 63 mem¬
1979
(Lomé II) et 1984 (Lomé III). La Conven¬
tion de Lomé est considérée
comme un
modèle de coopération Nord-Sud. Il s’agit
d’une véritable aide au Tiers-Monde fon¬
dée sur un système de préférences spéciales
accordées sans réciprocité par la C.E.E. à
ses
partenaires. La C.E.E. favorise les
exportations des pays A.C.P. en leur
accordant, sans contrepartie, le libre accès
au
marché communautaire. Elle assure le
prix pour certains produits
agricoles (sucre) ou miniers (cuivre, phos¬
phate) selon des systèmes de compensation
appelés “Stabex” et “Sysmin”. Elle accorde
une aide technique et financière pour
favoriser l’équipement des pays A.C.P. La
soutien des
convention, nom fém. Accord, arrange¬
ment, pacte. Ce terme peut servir aussi à
désigner une assemblée ou une réunion.
Employé au pluriel, il évoque un ensemble
de règles qu’il est de bon ton de respecter.
convention collective. Accord social
conclu entre des organisations patronales
et des *syndicats de salariés en vue de pré¬
•
ciser ou d’améliorer les conditions de tra¬
vail dans les entreprises d’une même bran¬
che. En Polynésie, de nombreux secteurs
d’activités comme l’hôtellerie, l’industrie,
le bâtiment et les travaux publics ont signé
coordination est effectuée à Bruxelles par
le Conseil des ministres de la C.E.E. sous le
contrôle
A.C.P.
des
ambassadeurs
des
pays
convict, mot anglais qui désigne les
bagnards de la ♦Nouvelle-Galles-du-Sud.
En 1787, 750 convicts furent convoyés à
*Botany Bay : des milliers devaient les y
rejoindre, jusqu’en 1840. Voleurs et assas¬
sins, mais aussi pauvres londoniens ou pri¬
sonniers politiques, comme les insurgés
irlandais, prirent le chemin de 1’* Australie.
Astreints au travail forcé, à raison de
9 heures par jour, les convicts débroussèrent le bush, construisirent les routes et les
bâtiments de la nouvelle *Sydney. Graciés
(ou emancips), ils purent s’installer à leur
compte et rejoindre les *colons libres qui
formèrent le peuple australien. Certains
réussirent à s’échapper et gagnèrent d’au¬
tres îles du Pacifique, comme Tahiti.
Voir aussi : bagne, beachcomber.
COOK (James) (1728-1779). Navigateur et
explorateur anglais. Né en GrandeBretagne dans le comté de Yorkshire,
James Cook était le fils d’un ouvrier agri¬
cole très pauvre qui le plaça en apprentis¬
sage chez un épicier dès l’âge de 13 ans.
L’année suivante, il s’engagea comme
mousse
mer
sur un
navire charbonnier de la
Nord, travailla sur un
du
une partie des Tuamotu. Il fit aussi de longs
périples autour du Pacifique pour en rele¬
ver
les côtes. En suivant une route très au
sud, Cook rencontra la banquise et eut la
preuve que le continent antarctique n’exis¬
tait pas là où on l’imaginait. Une nouvelle
expédition commencée en 1776 fit de lui le
plus grand navigateur de son siècle. Après
avoir découvert Tubuai, il se rendit encore
une fois à Tahiti (1777) où il demeura sept
longues semaines. Il gagna alors Huahine
et y débarqua *Omai, Polynésien origi¬
naire de Raiatea qui venait de séjourner
trois ans en Angleterre grâce au capitaine
*Furneaux. Cook reprit son voyage vers la
Nouvelle-Zélande, la Tasmanie, les îles
Tonga et l’archipel qui porte aujourd’hui
son nom. Il put alors dresser la première
'•‘carte quasi complète du Pacifique. Au
retour d’une exploration des régions les
plus septentrionales du Pacifique, l’expédi¬
tion fit escale à '•‘Hawaï. C’est là que Cook
trouva la mort, à la suite d’une altercation
avec les indigènes, dans la baie de Kealakekua.
chantier
naval et étudia les mathématiques et l’as¬
tronomie. Officier très
apprécié dans la
marine marchande, Cook s’engagea dans
la Royal Navy à la veille de la guerre de
sept ans qui opposa la France à l’Angle¬
1756 à 1763. Distingué par ses
remarquables travaux d’hydrographie et
de cartographie de l’estuaire du SaintLaurent et de Terre-Neuve, il reçut un bre¬
terre de
de lieutenant de vaisseau en 1769.
L’Amirauté et l’Académie des Sciences
vet
(Royal Society) le chargèrent de l’*exploration du Pacifique et lui offrirent le com¬
mandement de \'*Endeavour. Il avait aussi
pour mission d’observer le passage de
*Vénus devant le soleil, passage visible à
Tahiti. Cook avait à son bord l’astronome
Green
et
les
*naturalistes
* Banks
et
“'’Solanger qui contribuèrent à la haute
tenue scientifique de l’expédition. A l’issue
d’un long voyage, Cook découvrit l’atoll
d’*Anaa, puis mouilla en baie de *Matavai
le 13 avril 1769. Il devait rester trois mois à
Tahiti et son esprit d’observation fit mer¬
veille. Ses notes demeurent une des
meilleures sources d’information sur l’an¬
cienne société polynésienne. Cook visita
ensuite les îles *Sous-le-Vent et donna à
l’archipel le nom de “•'Société. Il se dirigea
vers
le sud à la recherche du *continent
austral mais ne trouva que Rurutu où il ne
put débarquer en raison de l’hostilité de la
population. Il mit ensuite le cap à l’ouest et
découvrit la *Nouvelle-Zélande. A
son
retour en 1771, Cook était déjà devenu très
populaire. Sa mission ayant été un succès,
l’Amirauté lui demanda de repartir dès 1772
à la tête d’une expédition comprenant les
navires * Résolution et *Adventure. Il fit
séjour à Tahiti et aux îles Sous-leVent en 1773, puis explora les Marquises et
un bref
La Royal Navy perdait un officier excep¬
tionnel. Pour D. Samwell, chirurgien à
bord du *Discovery, Cook était «vigilant et
actif au plus haut degré ; plein de sangfroid et d’intrépidité dans les périls ; patient
et Terme dans la difficulté et la détresse ;
grand et original dans tous ses projets ;
actif et noble dans leur mise à exécution ; il
était le seul, l’unique : tous les yeux se tour¬
naient vers lui comme vers l’étoile qui nous
guidait» (cité par O. Allen dans “Les Explo¬
rateurs du Pacifique”).
Les relations de voyage de Cook firent
mieux connaître la Polynésie aux Euro¬
péens et ont pu motiver la venue des "'mis¬
sionnaires vingt ans plus tard. Cook
(appelé Tute dans la phonétique tahitienne) joua aussi un rôle politique en
Polynésie dans la mesure où il traita
'•‘Hapai et son fils "“Tu (le futur
*PomareI^0 en rois, les protégea et favo¬
risa leur ascension.
COOK
2
3
James Cook, le découvreur du
Pacifique. 1. Portrait de Cook
(Tute) par J. Webber. 2. Carte des
îles Sous-le-Vent établie par Cook
en 1769. 3. Pirogue de guerre de
Nouvelle-Zélande {S. Parkinson,
1770). 4. Le chef de l'île Tahuata
Marquises en 1775
(W. Hodges). 5. Cérémonie du
kava aux Tonga en 1777
(J. Webber). 6. Tongiens de l'île de
Namuka en 1777 (J. Webber).
aux
273
COOK
James Cook au contact avec les
populations Indigènes. 1. En
Nouvelle-Zélande, 1769 (dessin
attribué à J. Banks). 2. En Australie,
1771 (Ch. Praval). 3. Accostage aux
"îles des Amis" (Tonga) en 1777
(d'après W. Hodges). 4. Mort de
Cook, attaqué par les habitants de
Hawaï en 1788 (peinture de
F. Jukes et J. Cleveley).
274
COOK
COOK (îles). Archipel-État du Pacifique
160° W
165° w
Sud, situé entre 157° et 166° de longitude
Rakahangi
ouest et entre 9° et 23° de latitude sud. Il
Pukapuk1
comprend 15 îles réparties en un groupe
nord de 6 *atolls et un groupe sud compre¬
nant deux atolls et 7 petites îles hautes dont
la plus vaste est *Rarotonga. La superficie
totale des terres émergées est de 240 km^,
mais les îles sont dispersées sur
1 700 000 km^ d’océan. Le *climat, tropical
humide, est comparable à celui de la Poly¬
nésie française : de type paumotu pour le
groupe nord, et voisin du climat des Aus¬
trales pour le groupe sud. Les îles Cook
sont cependant plus souvent touchées par
des *dépressions tropicales ou des
*cyclones.
• Histoire. Le peuplement de l’archipel a
probablement commencé au P''siècle de
notre ère, mais les îles du nord, simples
atolls aux maigres ressources, ont attiré
une population moins nombreuse que les
îles du sud aux terres fertiles. A *Penrhyn,
les archéologues ont identifié des *marae
de ceinture a été découvert au pied de la
montagne et les *fouilles menées dans la
vallée de Maungaroa ont livré des struc¬
habitations très grou¬
pées, des marae, des plates-formes d’habi¬
tat et des chemins d’accès soigneusement
pavés.
tures villageoises aux
Découvert en 1595 par *Mendana, l’archi¬
Nass lu
Suvarov
15" s
Palmerston
akutea •
îles Cook
Rarotonga
production locale d’ananas. Rarotonga
concentre la plupart des activités de ser¬
1901, la GrandeBretagne autorisa l’annexion des Cook par
chambre du peuple. En
Archipel des Cook
ports maritimes et aériens par le port et
l’aéroport d’Avarua. Le tourisme connaît
développement volontairement
modéré : 18 498 touristes ont fréquenté les
hôtels et motels de Rarotonga et d’* Aitu¬
un
taki en 1981. Les ressources des îles sont
avec la
gouvernement central contrôlé par une
Mai^gala
vice : administrations, commerces, trans¬
de 1821 et réglementèrent sévèrement la vie
un
MItiaro
Atiu Mauke
tant exode vers la Nouvelle-Zélande. Entre
quotidienne des indigènes en édictant les
“lois bleues’’. Après l’^annexion de Tahiti
en 1880, les Anglais s’inquiétèrent d’une
possible expansion française vers les îles
Cook. Le *protectorat anglais fut pro¬
clamé en 1888 et la reine Makea put diriger
Manuae
Aitutaki
pel des Cook fut également visité par *Quiros, J. *Cook et W. *Bligh. Les envoyés de
la puissante *London Missionary Society
leur succédèrent. Secondés par les mis¬
sionnaires tahitiens Papehia et Vahapata,
les pasteurs évangélisèrent les îles à partir
155° W
Manihikl
semblables à ceux des Tuamotu. A Raro-
tonga, le dallage des tronçons d’une route
O
Penrhyn
trop modestes pour empêcher un impor¬
1971 et 1981, la population des îles est pas¬
sée de 21 323 à 17 754 habitants.
Les îles Cook ont tissé de nombreux liens
Polynésie française. Elles ont fourni
des travailleurs aux plantations tahitiennes
du XIX° siècle et des mineurs pour l’extrac¬
tion des phosphates de *Makatea. Plu¬
sieurs familles d’origine rarotongienne
vivent aujourd’hui dans les quartiers de
Taunoa-Fariipiti à Papeete et de nom¬
breuses familles tahitiennes ont des liens de
parenté avec celles des îles Cook.
visite de i'expédition Kotzebue
à Penrhyn (Cook du Nord) en 1816,
peinture de Louis Choris
la *Nouvelle-Zélande. Comme dans la plu¬
part des territoires sous tutelle britannique
néo-zélandaise, une autonomie de plus
plus grande fut accordée à l’archipel
après la 2° Guerre mondiale. Depuis 1965,
ou
en
date de la promulgation de la constitution,
les îles Cook forment un *État associé à la
Nouvelle-Zélande.
• Économie. L’économie des îles Cook est
essentiellement tournée vers l’agriculture.
Les atolls ne produisent que du *coprah,
mais dans les îles hautes on pratique une
arboriculture et une horticulture inten¬
sives : les récoltes de bananes, citrons, café
divers sont en partie exportées
la Nouvelle-Zélande. Dans Die de
et légumes
vers
Mangaia, une usine de jus de fruits traite la
275
COOLIE
coolie, nom masc. de l’hindou koli, peu¬
plade de l’Inde. Travailleur asiatique d’ori¬
gine ^chinoise ou hindoue sans qualifica¬
tion et employé aux travaux les plus
pénibles.
En 1865, William *Stewart devait recruter
1018 coolies chinois pour sa plantation
d’*Atimaono.
*Californie, en *Nouvelle-Zélande, à
Hawaï, on se servit aussi de coolies.
En
*
coopérative, nom fém. Association de
consommateurs ou de
producteurs qui se
propose d’assurer à ses membres des ser¬
vices aux conditions les meilleures. Cha¬
que associé est l’égal des autres, alors que
dans une entreprise capitaliste l’influence
chaque propriétaire dépend des
*capitaux qu’il a apportés. La recherche
du profit n’est pas l’objectif essentiel des
coopérateurs.
• En Polynésie, des coopératives scolaires
ont été fondées pour l’achat en commun de
livres ou de matériel pédagogique.
Les coopératives de producteurs regrou¬
pent des agriculteurs, des pêcheurs et des
perliculteurs. Isolés, ces derniers n’avaient
pas les moyens de fonder seuls une ferme
de
perlière ou nacrière. Ils sont aujourd’hui
90, répartis en 23 coopératives qui ont livré
16 776 perles en 1986.
(Gérald). *Avocat et
politique né en 1922 à Papeete.
Gérald Coppenrath fut un des chefs de file
de r*Union tahitienne, puis de l’*Union
tahitienne démocratique (U.T.D.), au côté
de Rudy *Bambridge. Conseiller à
COPPENRATH
homme
1’* Assemblée territoriale de 1957 à 1963, il
partisan inlassable de la Poly¬
nésie française, face aux visées indépen¬
dantistes de *Pouvanaa. G. Coppenrath
fut *sénateur de la Polynésie de 1958 à
1962 et à ce titre siégea au comité directeur
du F.I.D.E.S. Non réélu en 1962, il se
dégagea peu à peu de la vie politique.
Auteur d’essais sur la vie politique locale,
G. Coppenrath publia également en 1967
se révéla un
Gérald Coppenrath
une étude sur “Les
Chinois de Tahiti”.
COPPENRATH (Michel). Frère du pré¬
en 1924 à Papeete dans une
famille de négociants d’origine allemande,
M. Coppenrath a poursuivi des études en
cédent. Né
France, participé à la * Résistance dans les
maquis du Poitou entre 1942 et 1945, et
obtenu une licence en
droit. Il entra au
séminaire de Paris en 1950 et reçut le grade
de docteur en droit canon à Rome. *Curé
de Pirae de 1959 à 1967, M. Coppenrath
fut sacré *évêque en 1968 puis reçut le titre
Mgr Michel Coppenrath
276
d’*archevêque en 1973 après le retrait de
Mgr*Mazé. Sous son autorité, l’Église
diocésaine fait preuve d’une grande vita¬
lité. Elle a reçu le renfort de nouvelles
communautés religieuses ; Filles de la Cha¬
rité, Oblats de Marie Immaculée, Soeurs
Clarisses, Frères du Sacré-Cœur. Des
écoles de *katekita, de *diacres, une école
théologique et de nombreux lieux de culte
ont été inaugurés (notamment l’Église
Maria No Te Hau). Membre des assem¬
blées épiscopales de France et du Pacifi¬
que, Mgr Coppenrath effectue aussi de
nombreuses visites pastorales dans les
archipels de Polynésie et s’efforce de
susciter de nouvelles vocations religieuses.
coprah, nom masc. Tahitien : ufa. Le mot
coprah vient de kopparah, terme emprunté
par les Anglais au tamoul, langue parlée au
sud-est de l’Inde. On appelle ainsi l’amande
de la *noix de coco, débarrassée de la coque,
desséchée et prête à être mise au moulin
pour l’extraction de r*huile. Le processus
de fabrication offrant les meilleurs rende¬
ments a été mis au point vers
colon anglais de Ceylan.
• Faire le
1870 par un
coprah consiste à rassembler les
noix tombées des *cocotiers et à les fendre
en
long au moyen d’une hache. Aux Tua¬
motu, on les met ensuite en tas la pulpe
en-dessous, pour faciliter le séchage et le
décorticage, alors qu’à Tahiti on extrait la
pulpe immédiatement à l’aide d’une lame
courbe : le parao. Les amandes, débarras¬
sées de leur enveloppe, sont exposées au
soleil, sur le sol ou sur le plateau d’un
*séchoir. Pendant une semaine, on pren¬
dra soin de préserver le coprah de l’humi¬
dité, soit en le recouvrant de feuilles de
cocotier, soit en faisant coulisser le toit du
séchoir. «Soumise à une forte humidité, la
pulpe fermente et, même si elle est séchée
ultérieurement, ne donne plus un coprah
de bonne qualité. Si l’on se réjouissait de la
pluie au village... on la déplorait au *secteur, car elle est l’ennemie du coprah»
(B. Gorsky ; “L’Atoll”). Les amandes ensa¬
chées sont acheminées par les *goélettes
vers Tahiti où, de chaque kilo de coprah,
on tirera jusqu’à 600 g d’une
huile qui
entre dans la fabrication des graisses végé¬
tales, margarines, savons et cosmétiques ;
le *mono ’i par exemple.
• Aux îles de la Société, la production de
coprah a beaucoup diminué depuis les
années soixante mais, aux Tuamotu, elle
insulaires un revenu appré¬
ciable grâce à la caisse de soutien des prix
procure aux
En 1982, les principaux pays
producteurs étaient les *Philippines et
l’*Indonésie avec, respectivement,
2 120000 et 1 260 000 tonnes. La Polynésie
du coprah.
vient loin derrière avec, la même année,
une
production de 19 181 tonnes (13 705
1986).
tonnes en
coq, nom masc. Oiseau de basse-cour,
mâle de la poule. Le coq est aussi le sym¬
bole du
peuple français en raison d’une
linguistique : en latin, gallus
coïncidence
COQ
Le coprah. 1. La principale
production des E.F.O, à la fin du
XIX® siècle, 2. Fendagedesnoixde
coco. 3. Décorticage à l’aide d'un
pana. 4. Séchoir à coprah.
5. Amandes des noix de coco au
séchage. 6. Mise en sac du coprah.
7. Pesage des sacs de coprah.
8. Embarquement du coprah sur
baleinière aux Tuamotu,
9. Quai de réception du coprah à
l’huilerie de Fare Lite.
Te puha. 1. Te puha, faufa’a
mâtâmua no te mau fenua tarant nô
oteania i te hope’a o te XIXe o te
anotau. 2. Vahira’a apu ha'ari.
3. Panara'a ha'ari. 4. Tara'ira’a
une
puha. 5. Ma'a ha'ari o te tara'ihia.
6. Tâputera'a o te puha.
7. Faitora'a pute puha.
8. Fa'autara'a pute puha i ni'a i te
mau poti oroe i te mau motu
Tuamotu. 9. Vahu fari'ira'a puha i
te fare hamanira'a hinu no
Fare Ute.
277
COQUELUCHE
signifie gaulois et coq se dit également gallus. Le coq est devenu un emblème natio¬
nal à partir de 1848.
• coq sauvage. Le coq que l’on trouve en
Polynésie est originaire du Sud-Est asiati¬
que et fut apporté par les Polynésiens.’ Il est
le descendant direct du coq de Bankhiva :
Gallus bankhiva. Tahitien: moa ’ôviri ou
C’est un animal de petite
poids ne dépasse pas 1 200
grammes. Sa crête est simple et son plu¬
mage est de couleur noir et feu. Il possède
un poitrail large et de fortes pattes grises ou
brunes. Capable de porter des coups très
rapides et précis à son adversaire, sa nature
agressive le fait utiliser dans les *combats
moa taetaevao.
taille et
coq de combat
son
de coqs.
S’emploie dans les expressions : au chant
du coq : très tôt ; être comme un coq en
pâte : très choyé ; passer du coq à l’âne :
passer sans raison d’un sujet à un autre.
Hom. : un coq est un cuisinier à bord d’un
navire ; coke (nom masc.) ; coque (nom
fém.).
coqueluche, nom fém. Cette maladie conta¬
gieuse se manifeste par une toux violente et
convulsive qui prend un son très aigu rap¬
pelant le chant du *coq (origine du mot).
• Introduite dans les archipels du Pacifi¬
que par les Européens dès la fin du X'VIIF
siècle, la coqueluche toucha aussi bien les
adultes que les enfants. En 1840, elle causa
une forte mortalité à Tahiti puis sévit aux
îles Cook ( 1848) et aux Fidji ( 1884 et 1890).
Cette maladie redoutable fit partie des épi¬
démies qui causèrent une crise démogra¬
phique dramatique dans toute l’Océanie au
tumes et des *coiffures d’apparat.
Aujour¬
d’hui, les Tuamotu fournissent de grandes
quantités de petits coquillages pour la
confection des colliers, et, de plus en plus
rarement, de couronnes, de garnitures pour
chapeaux, de cache-pots ou de dessous-deplat.
D’après Christian Beslu, les coquillages
n’ont jamais été utilisés comme monnaie en
Polynésie. Néanmoins, la porcelaine “mon¬
naie” (Cyprea moneta) a «largement servi
dans les échanges à l’intérieur de conti¬
nents comme l’Asie et l’Afrique».
Coquille (la). *Corvette de 380 tonneaux
armée à Toulon pour le voyage d’explo¬
ration de Louis *Duperrey (1822-1825).
Montée par 70 hommes, la Coquille ne
parcourait en moyenne que 100 à 120 km
par jour, mais fut très appréciée pour sa
robustesse. Dès le retour de Duperrey en
France, elle fut rebaptisée V*Astrolabe, en
souvenir du navire et de l’expédition tra¬
gique de Jean-François de *La Pérouse.
Commandée par Jules * Dumont d’Urville,
elle servit aux recherches de l’équipage qui
avait disparu entre les îles Salomon et les
Nouvelles-Hébrides. Au cours de ce voyage
mouvementé (1826-1828), elle s’échoua
trois fois mais ne subit pas de dommages.
Neuf ans après cette 2® circumnavigation,
Coquille fut à nouveau choisie par
Dumont d’Urville pour une expédition de
la
trois ans dans le Pacifique et l’Antarctique.
la Coquille en rade de Papeete
XIX^ siècle.
S’emploie dans l’expression : être la coque¬
luche de...,: être admiré et être- le sujet des
conversations.
coquillage,
Mollusque ou
possédant une
enveloppe calcaire appelée coquille.
• En Polynésie, les coquillages sont cités
autre
nom masc.
animal invertébré
dans les récits de la Création. Le dieu
*Ta’aroa, Créateur, vivait seul dans une
coquille. Il
en
fit la voûte céleste, les
rochers, la mer... Les coquillages furent
longtemps considérés comme sacrés. Ils
constituaient une ressource alimentaire
notable (^bénitiers, *mâ'oa) et servaient de
matière première à la fabrication de nom¬
breux ustensiles. La *nacre des huîtres
était utilisée pour la confection d’*hame-
étaient utilisés comme ciseaux. Les *herminettes étaient parfois taillées dans des
organismes sécrétant le squelette calcaire
blanc que l’on observe sur les *récifs. A
vrai dire, employé dans ce sens, le terme
corail est impropre (...) Le corail des récifs
est désigné par les naturalistes sous le
terme de Madrépores ou de Scléractiniaires» (J.-P. Bablet et O. Cayet : “Le
Monde vivant des atolls”). Le terme fait
cependant partie du langage courant.
• Autrefois en Polynésie, des branches de
entraient aussi dans la décoration des *cos¬
pour façonner des *hameçons en nacre ou
çons et de *leurres, mais aussi de râpes à
{*’ana). Les i’i (Marquises), ou reho,
étaient des pèle-fruits obtenus à partir des
coco
*porcelaines (pôreho)
ou
des turbo
(mâ’oa). *Térèbres, *cônes, *casques
coquilles de bénitiers. Les coquillages
278
corail, nom masc. «On emploie couram¬
ment le terme de corail pour désigner les
corail vivant étaient utilisées comme limes
CORAIL
D’autres étaient taillées en pilon
{*penu). On polissait les planches servant à
la construction d’une pirogue avec des frot¬
en turbo.
toirs en corail. Des matériaux coralliens
entraient dans la construction des terrasses
et des marae. Aujourd’hui, certaines varié¬
tés de coraux servent à la confection de
bijoux, de bracelets et de colliers
no¬
tamment.
Le tout-venant des
récifs, encore appelé
soupe de corail, sert à l’empierrement des
routes.
•
Corail de feu. Cnidaire appartenant au
groupe
des Hydrozoaires Hydrocoral-
liaires et au genre Millepora. Il forme des
sortes de rameaux aplatis de couleur jaune
vif à ocre. Il est ainsi appelé car ses cellules
urticantes provoquent, au contact
de la
des sensations de brûlure et de
démangeaison. Il ne fait pas partie des
Madrépores.
'Voir aussi : Madréporaires, polype.
peau,
CORAIL (mer de) voir mer de Corail.
Coraux. 1. Millepora
platyphylla.
2. Lobophyllla
corymbosa (famille des
Mussiidés), 3. Pachyseris
sp. (famille des
Agariciidés). 4. Fungia
fungites à l’état adulte.
5. Favia sp. (famille des
Faviidés). 6. Platygyra
(famille des Mussiidés).
7. Porites,
Hexacoral liai res de la
famille des Poritidés.
279
CORDE
corde, nom fém. Assemblage de fils de
matières textiles utilisé comme lien.
•
En
Polynésie, les cordes les plus com¬
munes
étaient faites de *fibres provenant
de la bourre de noix de coco que l’on choi¬
sissait longue et mince pour obtenir un ma¬
tériau de bonne qualité. On utilisait aussi
les fibres de l’écorce de *pürau et les fibres
des racines de *rô'a ou, aux Tuamotu,
celles des racines de *pandanus. Le travail
débutait par
le rouissage, c’est-à-dire le
nettoyage et le battage des fibres dans l’eau
de mer. Ensuite, deux procédés étaient en
usage : la confection d’une tresse ou le rou¬
lement des fils en torsade sur la cuisse ou la
hanche. Des tresses à trois brins donnaient
des cordelettes. Des cordes
plus grosses
étaient obtenues par le *tressage de trois
tresses déjà
réalisées.
La corde entrait dans de nombreuses réali¬
habitation, mobilier, pirogue
cousue, ornements, objets sacrés (*to’o).
sations
:
Les fibres de rô’a servaient à confectionner
les lignes de pêche.
►
taura. Epiti huru hamanira 'a i te taura i
Porinetia, te firira 'a ’e ’aore ra te ninora 'a. Te
maita’ihia bia tei firihia i te
mau taura mataro
paru ha 'art maro. E tapuru i te paru ha 'art i
roto i te miti ’e ia tano te maru o te puru ’e
rutuhia e tama a firi ai. Eparauhia te reira
,
Nâ ’oe iho e fa ’aau te ’ao rarahi
O ta ’oe firira ’a. E firi ato ’ahia te more ’oia te
taura o te purau. E rave rahi e fa ’a ’ohipahia ai
taura : e nape.
te tauiha ’a huru
rau, te tafai va ’a. te mau lo ’o. / te mau motu e
firihia te pae’ore ’oia ato’a te ro’a no te ’ohipa
râva ’ai râ ia te ro ’a.
CORÉE. Péninsule orientale du continent
asiatique bordée par la mer Jaune et la mer
du *Japon. Longue de 600 km, elle s’élargit
progressivement vers le sud et constitue
l’amorce d’un *isthme entre la Chine et le
Japon.
Histoire. Ancien royaume vassal de
l’Empire de Chine, la Corée (“le pays du
matin calme”) passa sous la tutelle du
Japon de 1905 à 1945. Après la défaite
japonaise, la Corée fut occupée militaire¬
ment par ru.R.S.S. dans sa partie nord et
par les États-Unis dans sa partie sud. Cha¬
cune de ces zones devint rapidement un
État : communiste et pro-soviétique au
nord, capitaliste et pro-américain au sud.
Une guerre opposa ces deux États: la
Corée du Nord, soutenue par la Chine, la
*Corée du Sud soutenue par les ÉtatsUnis. Elle se termina le 27juillet 1953 par
l’armistice de PanMunJom qui fixa la
frontière entre les deux pays. La Corée du
•
Nord est actuellement un pays pauvre et
fermé aux influences occidentales. Au
contraire, la Corée du Sud prend une part
croissante aux échanges internationaux et
tinette coréenne
280
*Corée.
Population. La plus grande partie des
(1984) s’entasse à
l’ouest et au sud, dans les petites plaines
•
40 578 000 habitants
situées
en
bordure
d’un
littoral
très
découpé et parsemé d’dès rocheuses. La
capitale, Séoul, compte 9416000 hab. et
forme avec son port, Inchon, une conurba¬
tion de 10 665 000 hab. Le deuxième grand
pôle industriel et urbain est Pusan
(3 473 000 hab.).
• Économie. Le climat chaud et humide en
été autorise la culture du *riz, de l’orge et
du soja. Malgré d’excellents rendements,
d’importants défrichements et l’aménage¬
ment de polders, l’agriculture ne peut faire
face à tous les besoins alimentaires. C’est
ainsi que la Corée du Sud tire l’essentiel de
ses
protéines animales de la
mer.
Elle
détient le 9“= rang mondial pour les pêches
maritimes avec 2 790 000 tonnes en 1982.
Voir aussi : nape.
te taura : no te hamani fare,
CORÉE DU SUD. Ce pays de 98 484 km^,
cinq fois plus petit que la France, occupe la
partie méridionale de la péninsule de
développe ses relations commerciales avec
la Polynésie française.
Ses thoniers viennent jusque dans les eaux
polynésiennes, à la suite d’accords annuels
renouvelés depuis 1980. En 1986, par
exemple, 85 navires coréens pouvaient
pêcher un quota annuel de 7 000 tonnes de
poisson moyennant une redevance de 43,4
millions de francs C. F.P. La présence d ’une
trentaine de ces navires relâchant dans le
*port de Papeete explique la nomination
en Polynésie. La
Corée du Sud s’industrialise rapidement, à
l’initiative d’un patronat dynamique et
d’investisseurs occidentaux qui peuvent
compter sur une main-d’œuvre disciplinée
et laborieuse dont les salaires, bien qu’en
d’un *consul de Corée
hausse, demeurent fort modestes. Le pays
est
aujourd’hui le premier des “4dragons
de l’Asie du Sud-Est”
(Corée du Sud,
*Taïwan, *Singapour et *HongKong) et
sa croissance économique lui permet, dans
certains domaines, de concurrencer sévè¬
rement le Japon. La Corée du Sud a déve¬
loppé les productions textiles, sidérurgi¬
ques et la construction navale.
Elle fournit la Polynésie en ciment et en
véhicules utilitaires de la marque Hyundai'.
sanctuaire de Songgwangsa
COROLLE
■B forêts
Pyong Yang
•
Mer
\
du
Corée du Nord
cultures irriguées (riz, légumes)
■■I céréales et élevage
BB cultures tropicales
houille
IMBI fer
»
f 0
minerais non ferreux
ville et centre industriel important
100
200 km
Carte
économique
de la Corée
du Sud.
CORIOLIS
(Gaspard) (1792-1848).
Mathématicien français qui a mis en évi¬
dence la déviation de tous les corps se
déplaçant sur le globe, déviation liée à la
rotation de la Terre.
• En climatologie, la
Corée du Sud. 1. Vente à la
criée au marché du poisson
(Pusan). 2. Centre des affaires
de Séoul. 3. Couple coréen
vers
1900.
force de Coriolis
explique que les vents ne suivent jamais
une trajectoire rectiligne. Dans r*hémisphère sud, ils circulent autour des
*dépressions dans le sens des aiguilles
d’une montre et ils contournent les *anti-
cyclones dans le sens contraire.
Ainsi, une dépression centrée au sud de
Tahiti attire des vents d'ouest sur cette île et
des vents d’est sur les Australes.
corolle, nom fém. Partie de la fleur consti¬
tuée par l’ensemble des pétales. C’est en
général la partie colorée des fleurs. Les
pétales peuvent être soudés les uns aux
autres formant un tube (fleur gamopétale)
ou
libres (fleur dialypétale). Certaines
fleurs n’ont pas de pétales : ce sont les Apé¬
tales (* ’aito par exemple).
Déviation des vents
due à la force de Coriolis ;
dans l’hémisphére
nord (en haut)
et dans l’hémisphère
sud (en bas).
281
COROSSOLIER
Corossolier, nom masc. Anonamuricata.
corsaire, nom masc. et adj. De l’italien
Navire rapide et armé qui
s’attaque, avec l’autorisation de son gou¬
Arbre de taille
moyenne originaire d’Amérique centrale,
corsa: course.
plaine ou de plateau sont
simples, entières et à bords lisses. Ses fleurs
poussent directement sur le tronc et les
grosses branches. Son fruit, le Corossol,
est de couleur verte, hérissé de petites
excroissances. Sa pulpe, blanche, sucrée et
parfumée, est utilisée pour la fabrication
d’un jus délicieux.
ennemis pour les piller.
Tahitien
:
tapotapo.
de la famille des Anonacées. Les feuilles de
cet Arbre
de
vernement, à des bâtiments de commerce
Le mot corsaire
désigne aussi le capitaine du navire et, par
extension, les marins qui pratiquent cette
activité. Il ne doit pas être confondu avec le
*pirate, qui n’agit que pour son propre
compte.
Surcouf (1773-1827) fut un des plus
fameux corsaires français. Dans le Pacifi¬
•
c’est Francis Drake qui, de 1577 à
que,
corps, nom masc. Partie matérielle d’un
être animé. Objet matériel caractérisé par
propriétés physiques : un corps est
solide, liquide ou gazeux. Partie principale
ses
Corossol
d’un bâtiment ou d’un texte. Ensemble des
personnes exerçant la même profession ; le
1580, fut envoyé par la reine d’Angleterre
Elisabeth P' pour faire la course aux
navires espagnols d’Amérique du Sud.
Les
navires
allemands
*Scharnhorst et
Gneisenau, qui bombardèrent Papeete lors
de la Première * Guerre mondiale, étaient
des navires corsaires.
corps médical par exemple.
•
corps
expéditionnaire. Unité militaire
tahitiens, mirent fin aux mouvements de
plusieurs journées de corvées par semaine.
• Dans la Polynésie ancienne, la popula¬
résistance.
S’emploie aussi dans les expressions :
prendre corps : se réaliser, se préciser ;
avoir du corps : avoir une consistance
épaisse; faire corps: adhérer, être
solidaire.
correspondance, nom fém. Rapport de
conformité ou concordance entre deux ou
plusieurs termes. Échange de lettres entre
deux personnes. Le terme désigne aussi
l’ensemble des lettres ayant été échangées.
• En Polynésie, les correspondances offi¬
cielles sont les lettres échangées entre un
*administrateur et le *gouverneur, entre le
gouverneur et le *ministre. Elles sont
regroupées en gros volumes qui consti¬
tuent un élément important des *archives
de la Polynésie française. Ces documents,
ainsi que les correspondances entre *missionnaires, sont une source précieuse pour
les études historiques en Polynésie.
S’emploie aussi pour désigner une relation
commode entre deux lignes ou deux
moyens de transport.
282
fém. Travail pénible
ennuyeux que l’on exécute pour le compte
d’une autorité ou d’une personne. Au
expéditionnaires àTahiti (1844-1846), aux
Marquises (1880) et à Raiatea (1897). Des
centaines de soldats, aidés de volontaires
corps expéditionnaire à
i’embouchure de ia Fautaua (1845)
corvée,
chargée d’opérations ponctuelles, le plus
souvent dans un but de répression. En
Polynésie, la France envoya des corps
nom
ou
Moyen Age notamment, les paysans et cer¬
tains citadins devaient accomplir une ou
tion était corvéable : elle devait effectuer
pour les chefs des travaux tels que la mise
en valeur des terres d’*apanage. Sous le
*
Protectorat, l’entretien de la route incom¬
bait aux habitants du *district. A cette cor¬
vée s’ajoutait celle de la construction
d’églises, de temples, d’écoles ou de ponts.
En 1863 par exemple, l’ad ministration exi¬
geait une *taxe individuelle de 10 francs ou
dix journées de travail par an. Ce système
fut aboli après l”'’annexion prononcée en
1880.
corvette, nom fém. Navire à voile qui
apparut au début du XVIIP siècle et fut
très utilisé dans les grands voyages d’ex¬
ploration. Ce type de bâtiment, intermé¬
diaire entre le “•’brick et la '"frégate, jaugeait
environ 300 “"tonneaux. U*Étoile qui fit le
tour
du monde
avec
la *Boudeuse de
“"Bougainville, était une corvette affectée
au transport des marchandises.
Capitaine de corvette est un grade dans la
marine de guerre.
COSTUME
cosmogonie, nom fém. Récit légendaire
expliquant la formation de l’univers et des
objets célestes.
• Teuira Henry cite les chants de la Créa¬
tion recueillis par les premiers *missionnaires auprès des *tahu’a (grands prêtres) :
«*Ta’aroa était 1’*ancêtre de tous les
*dieux. Il créa tout... Ta’aroa créa les
dieux, et c’est beaucoup plus tard que
l’homme fut créé, lorsque *Tu était avec
lui... Le ciel est une coquille, c’est-à-dire un
limite dans lequel les dieux
placèrent le *soleil, la *lune, les *constellations, les *étoiles. La terre est une coquille
pour les pierres, l’eau, les plantes qui en
jaillissent...» (“Tahiti aux Temps anciens ”).
Il existe plusieurs versions de la Création.
espace sans
Pour les *Paumotu, le ciel était formé de 10
couches
superposées, de la surface de la
à l’obscurité totale : chaque couche
était la demeure d’esprits et de dieux. Les
étoiles étaient, dit-on, les enfants de la lune
et du soleil. Quant à la terre, elle
reposait
terre
sur les
épaules d’un dieu ou sur un rocher.
Sous la terre et au-delà du ciel régnait le
*pô, l’obscurité perpétuelle, le domaine des
*morts.
Voir aussi : chaos, mythologie.
costume, nom masc. Ensemble formé par
des pièces d’habillement.
• En
Polynésie, autrefois, les vêtements
étaient fabriqués en matières végétales et
comportaient pas de coutures. Conçus
être simplement enfilés ou drapés
autour du corps, ils différaient peu d’une
ne
pour
classe sociale à l’autre si
ce
n’est par
la'
qualité du *tapa ou du tressage des *fibres.
Les hommes portaient le *maro, bande de
tissu enroulée autour de la taille et passant
entre les jambes, et une sorte de poncho, le
*tiputa. Le *pâreu était attaché sur les
hanches et descendait jusqu’aux genoux
chez les hommes et aux chevilles chez les
femmes. Celles-ci se couvraient aussi d’une
sorte de veste ou de châle
appelée * ’ahu. 11
existait également des capes en *écorce de
*pürau ou en feuilles de cocotier (revareva). Les guerriers portaient le tai (tur¬
ban de tapa enroulé autour de la tête) et
parfois une armure en filet de cordelettes
enroulées autour du corps et des membres,
ou une armure en
bois recouvert de tapa
(raurau) protégeant poitrine et dos, mais
encombrante lors des déplacements. Le
costume le plus remarquable était celui des
*deuilleurs (heva), composé d’un masque
de tapa orné de *nacres et de *plumes
(paraè), d’un ornement pectoral de bois en
forme de croissant garni de nacres, d’un
tablier fait de tout petits morceaux de
nacre assemblés, et d’une jupe de tapa
décorée de rondelles de noix de coco.
• La façon de s’habiller changea progres¬
sivement après l’installation des *missionnaires protestants et avec le développe-
navires européens. Vers 1810-1820, «le
premier vetement européen porte par les
femmes fut une sorte de tunique romaine
^
,
généralement de calicot blanc ou bleu,
leurs couleurs préférées. Le vêtement attei¬
gnait les chevilles, il était fermé autour du
cou, autant que faire se pouvait, par un
bouton doré ou argenté. Les manches
étaient longues et larges, boutonnées au
poignet. Par-dessus, elles portaient le
pareo autour de la taille et descendant jus¬
qu’aux genoux» (W. Ellis : “A la Recherche
de la Polynésie d’autrefois’’). Les hommes
adoptèrent les costumes occidentaux plus
tardivement et se contentèrent longtemps
d’un simple pâreu noué autour de la taille
selon les Paumotu (document
recueilli en 1860)
hâmanira'ahia te ao ia
au i te parau a te Paumotu
ou d’un tiputa en dehors des moments de
travail. Il leur arriva, plus souvent qu’aux
femmes, de se vêtir d’une manière irration¬
nelle aux yeux des Européens : veste de
coton sur un pâreu, pardessus de laine en
plein été austral et surtout refus de marcher
chaussé, alors que les femmes portant bas
et souliers étaient nombreuses. A
Mangareva, les missionnaires catholiques sem¬
blent avoir imposé un changement plus
rapide et complet. Le commandant de la
283
COSTUME
Le costume en Polynésie. 1. Tahitien
portant un tiputa (dessin de S. Par¬
kinson, 1769). 2. Aduite et enfant de
Tahiti portant maroeX tiputa {gravure
d'après S. Parkinson, 1773), 3. Jeune
femme vêtue d’un pareu de tapa
(dessin de J. Lewin, 1801). 4. 'Abu
noué sur ia poitrine (d'après J.L
Lejeune, 1823). 5 et 6. Marquisien (à
gauche) {in Atlas de Krusenstern,
1804) et Paumotu (à droite) {in
Voyages de Bellingshausen, vers
1820) en maro. 7. Groupe d'hommes
en maro et tihere (dessin de J.L
Lejeune, 1823). 8. Marquisien por¬
tant un hami et Marquisienne vêtue
d’un ka'euetd'un 'ahu (dessin de M.
Radiguet, 1842). 9. Marquisien en
pantalon et veste d’officier anglais
(M. Radiguet, 1842), 10. Tahitiennes
en robe-mission (vers 1850). 11.
vêtus de cotonnades
(1846). 12. Couple en pareu et robemission (vers 1910). 13. Chinois et
Tahitiens
sonfilsen costumedesoieetchaussures d'étoffes (1887). 14. Fonction¬
naire popa'a en costume de coton
(fin XIX” siècle). 15. Tahitiennes au
début du XX' siècle. 16. La mode des
"années folles” à Napuka (1929). 17.
Notables de Papeete (1940), 18.
Jeunes femmes en pareu dans les
années 1950.19. Touriste et Polyné¬
sien des années 1960,20 et 21. Tahi¬
tiennes en robe mumu et présenta¬
de mode
années 1980.
tion
occidentale des
Te 'ahu i Porinetia. 1.
Tiputa ’o te
'ahu hia mai e te hô'ë ta'ata tahiti
(1769). 2. Maro ’o’omohia e te hô’é
ta'ata tahiti 'e tiputa 'o'omohia e te
hô'ë tama tahiti (1773). 3. Pareu tapa
'o te 'o'omohia mai e te hô'ë vahiné
purotu (1801). 4. 'Ahu 'o’omohia ini’a
i te ouma (1823). S-S. Ta’ata matuita
(i te pae 'aui) (1804) 'e paumotu (pae
atau) (1820) ’o te ’o’omo mai i te
maro. 7. Pupu ta’ata ’o te ’o’omo maii
te maro 'e te tihere (1823). 8. Hami ’o
te ’o’omohia mai e te hô'ë tane
matuita ; ka'eu 'e 'ahu 'o’omohia mai
e te hô’ë vahiné matuita (1842). 9.
Ta'ata matuita ’o te ’o’omo mai i te
hô'ë piripou 'avae roa ’e te hô’ë
pereue (1842). 10. Vahiné tahiti ’o te
’o’omo i te ’ahu marna rü’au (1850).
11. Taure’are’a tahiti ’o te ’o’omo mai
i te ahu vavai (1846). 12. Tane ’e
vahiné ’o te ’o’omo mai i te ahu pareu
’e te ’ahu marna rû’au (1910). 13.
Ta’ata tinito ’e tona tamaiti o te ahu
mai i te pereue tirita, ’e te tia’a ’ahu
(1887). 14. Rave ’ohipa papa’a a te
Hau ’o te ’o’omo mai i te hô’ë pereue
vavai. 15. Vahiné tahiti i te ’omuara'a
ote20o te anotau. 16. Te huru o te
mau ’ahu i te mau "matahiti neva-
neva"iNapuka(1929). 17. Ta'ata tuiro’o o Papeete (1940). 18. Vahiné
purotu ’o te ’ahu mai i te pareu. 19.
Ratere ’e ta’ata porinetia i te mau
matahiti 60. 20-21. Vahiné tahiti ’o te
’ahu maii te ’ahu mumu ’e fa’a’ite’itera ’a ’ahu papa ’a o te mau matahiti 80.
284
COSTUME
285
COTE
Côtes. 1. Phénomène d’érosion
récif barrière : biocs
arrachés à ia pente externe et
sur un
déposés sur ie platier. 2. Faiaises
caicaires bordant i'atoii souievé de
Makatea. 3. Côte rocheuse où
aiternent pointes et baies
correspondant aux crêtes de iave
dure et aux vaiiées (Ua Pou).
4. Falaises vives de la côte est de
Tahiti. 5. Récif barrière avec motu
(côte est de Huahine). 6. Plage sur
la côte interne de l'atoll de Scilly.
7. Côte d’accumulation : la pointe
des Pêcheurs à l’embouchure de la
Punaruu (Punaauia), plaine
alluvionnaire dominée par des
falaises mortes.
286
COTON
Zélée, Charles Jacquinot, observe en 1839
qu’«un assez grand nombre de jeunes filles
sont occupées quelques heures par jour à
désolé y sont constamment remaniées par
*Laval. L’officier
courbes
filer le coton» dans les ouvroirs du R.P.
Coupvent déplore que
«les naturels abandonnent chaque jour le
manteau de papyrus et se couvrent de
vêtements européens sales et en lambeaux.
les hautes mers et encombrées de blocs
arrachés par les houles cycloniques.
Autres sens : Chacun des os plats et
formant
la
cage
thoracique.
Rayure saillante d’une colonne ou d’un
tissu.
Les femmes qui autrefois devaient étaler
leurs charmes à tous les yeux, sont renfer¬
mées
dans
de
grandes camisoles», les
“robes-mission” dont les femmes portent
aujourd’hui des répliques à l’occasion des
: “robes mâmâ" ou “robes purotu”
plus cintrées. Ces robes étaient également
celles des *Demies alors que les Euro¬
péennes portaient plus volontiers des arti¬
cles de Paris. Les colons par contre ne s’of¬
fraient guère de fantaisies vestimentaires.
Presque tous choisissaient la flanelle ou le
tricot, un pantalon et une veste de coton
fêtes
blanc écru ou bleu, des chaussures de toile
blanche et le chapeau colonial en liège.
Il faudra attendre les années
cinquante
pour que les tenues de ville s’allègent et que
généralisent shorts, manches courtes et
tissus synthétiques.
se
côte, nom féra. Pente d’une colline, partie
pente d’une route ou d’un chemin.
Zone de contact entre la mer et les terres
en
émergées qui se présente en trois parties :
l’avant-côte est le prolongement sousmarin du *littoral où se déposent les sédi¬
ments côtiers souvent remaniés par les
-
vagues.
l’estran correspond à l’espace soumis au
-
balancement des marées (il est très étroit en
Polynésie).
l’arrière-côte, située au-dessus des plus
hautes mers, associe aux formes terrestres
les marques de la mer. Elle inclut les
-
marais, les *estuaires, les *deltas, les
*lagunes et les cordons dunaires.
•
En Polynésie, on distingue trois grands
types de côtes :
les côtes rocheuses, fréquentes le long des
rivages exposés aux *alizés et aux *houles.
Ce sont le plus souvent les côtes “au vent”
-
des îles hautes où alternent *falaises basal¬
tiques, *pointes précédées d’écueils et
petites *baies aux *plages de matériaux
grossiers.
les côtes lagonaires sont protégées par les
*récifs coralliens qui ont pu se développer
-
cotisation, nom fém. Somme forfaitaire
versée à une association par chacun de ses
membres. Elle représente une contribution
aux
dépenses et donne le droit de participer
à diverses activités.
• Les cotisations sociales sont des sommes
versées à la ^Caisse de Prévoyance sociale
par les travailleurs indépendants, les sala¬
riés et leurs employeurs en Polynésie. Elles
à payer des
servent
*prestations comme
l’assurance-maladie, les *allocations fami¬
liales et les pensions. En 1983, le montant
des cotisations reçues par la C.P.S. s’éle¬
vait à 7,6 milliards de francs C.F.P.
En France, les cotisations sont versées à la
Sécurité sociale et aux mutuelles qui se
chargent de la distribution des prestations.
•
coton, nom masc. Bourre de cellulose qui
enveloppe le fruit du cotonnier (Gossypium arboreum) et donne une fibre qui,
filée, est utilisée dans la fabrication du tissu
du même nom.
•
Le coton (tahitien : vavai) fut introduit
Polynésie en 1817 par le capitaine
Marsden. A partir de 1860, la production
en
de coton diminua considérablement
aux
États-Unis lors de la guerre de Sécession.
Ce produit devenant rare, son cours s’éleva,
si bien que le *colon W. *Stewart décida de
créer une vaste plantation à *Atimaono.
Suivant son exemple et encouragés par
l’administration, des centaines de petits
colons et d’agriculteurs polynésiens plan¬
tèrent
du
coton.
Le
boom
cotonnier
1890, bien après la dispari¬
tion de la *Grande Plantation (1875) : en
1884, les exportations de coton polynésien
atteignaient un maximum de 615 tonnes.
Par la suite, cette activité devait souffrir de
la baisse des cours et du manque de soins
apportés aux plantations. La culture reprit
s’acheva vers
avant la
Guerre mondiale, mais le cours
nouveau
délaissé.
Les phénomènes d’accumulation en plages,
Chine populaire se situe au premier rang
En
1985, la production mondiale de
coton s’élevait à 53
millions de tonnes. La
mondial, devant l’U.R.S.S. et les États-
pointes ou vasières y sont plus importants
que les processus d’*érosion.
les côtes océaniques des atolls ou côtes
externes sont, comme le type précédent,
S’emploie dans les expressions : avoir les
jambes en coton : être affaibli ; filer un
construction et d’érosion du corail. Mal
situation ; être élevé dans du coton : faire
-
des côtes basses où dominent les formes de
protégées par un platier peu profond, les
^grèves de débris coralliens à l’aspect
haïtien)
de la *vanille était si élevé que le coton fut à
•
eaux
récolte du coton (tableau naïf
auxîles Sous-le-Vent et aux Marquises peu
claires des côtes “sous le
vent” et sur le versant interne des *atolls.
dans les
fibres de coton s’échappant
d’une capsule
Unis.
mauvais
coton : être
dans
une
mauvaise
l’objet de soins excessifs ; un problème
coton ; un problème difficile.
287
COTONNADE
cotonnade, nom fém. Étoffe fabriquée
avec du *coton pur ou mélangé avec d’au¬
tres fibres.
• Les cotonnades faisaient
partie des diffé¬
rents produits que les Européens
introdui¬
sirent en Polynésie au début du XIX® siè¬
cle. Encouragés par les *missionnaires, les
Tahitiens prirent l’habitude de se vêtir à
l’occidentale. Les métiers à tisser devinrent
nombreux : dès 1837, le père Guilmard en
construisit à *Mangareva et, en 1838, la
reine Pômare put fabriquer la première
*brasse de tissu à Tahiti. Douze ateliers de
Coucou
masc.
de
Nouvelle-Zélande,
nom
Urodynamis tahitensis. Tahitien :
’ârevareva ou ’ô’ôvea. '"Oiseau migrateur
originaire de Nouvelle-Zélande. Il est pré¬
sent toute l’année, mais plus abondant de
juin à septembre en Polynésie où il vient
hiverner. Il doit alors effectuer une '"migra¬
tion de plusieurs milliers de kilomètres. Il
est de couleur brun foncé sur le dos et clair
Sa longue queue brune, barrée
de bandes claires, le caractérise. Il se nour¬
en dessous.
rit principalement d’insectes.
tissage furent installés dans l’archipel de la
Société, mais ils furent peu à peu aban¬
donnés, concurrencés par les cotonnades
bon marché importées de *Liverpool.
cotre, nom masc. Petit navire à un seul
mât, dont l’apparition date du XVIII® siè¬
cle. Le cotre fut parfois armé de canons,
mais il servait surtout comme courrier et
patrouilleur.
Ce type d’embarcation était utilisé pour
la navigation au *bornage et les relations
interinsulaires en Polynésie à la fin du
•
XIX® et au début du XX® siècle, particuliè¬
rement aux Tuamotu. «C’est le père Paul
Mazé qui a relancé, en 1926 sous la forme
d’un cotre, les bateaux de la Mission.
“Mon cotre, le Saint-Pierre (7,80 m de
long, 2,70 m de large, 1,20 m de tirant) est
fort pour résister aux grains, léger pour
monter sur le récif quand il n’y a pas de
passe... Il peut contenir 30 personnes... Il a
une bonne chaille de fer pour effleurer le
mise au sec d'un cotre aux
Tuamotu
récif en le franchissant’’»
“Tahiti 1834-1984’’).
(P. Hodée :
COULON (Michel) (1892-1980).
Homme
politique. Arrivé à
Tahiti en 1920, Michel Coulon fut gérant
de société à '"Christmas puis à Huahine. Il
s’installa par la suite à Raiatea où il se fit
élire à 1”" Assemblée représentative en 1945,
1946 et 1949. De 1946 à 1952, il fut égale¬
ment conseiller des Établissements fran¬
çais de l’Océanie à l’Assemblée de l’Union
française. Il se retira plus tard à Nouméa.
d’affaires et homme
country music, nom fém. de l’anglais
country qui signifie campagne. Genre
musical issu du folklore rural des ÉtatsUnis à la fin du XIX® siècle. Ses chansons
sont des complaintes ou des ballades aux
textes
poétiques ou engagés. La country
music se joue le plus souvent à la guitare ou
à l’harmonica. Parmi ses principaux repré¬
sentants on peut compter Woody
Guthrie
puis Bob Dylan, Joan Baez, Dolly Parton,
etc. qui ont assuré son renouveau dans les
années soixante. En France, le principal
interprète a été Hugues Auffray.
cour, nom fém. Espace découvert, limité
par des murs ou des bâtiments ; une bassecour est un enclos réservé aux volailles,
Dans le *marae polynésien, il s’agit de
l’espace cérémoniel dont les limites peu¬
vent être matérialisées par un mur d’en¬
ceinte ou l’étendue d’un pavage. Le *ahu
•
cotylédon, nom masc. Petite feuille char¬
nue qui naît sur les parties latérales de
l’embryon d’une graine. Le cotylédon sert
souvent de réserve nutritive et permet le
développement du germe. Les '"dicotylé¬
dones possèdent deux feuilles primordiales
indépendantes et les "'monocotylédones
une seule.
288
est édifié à l’une des extrémités de la cour
sur
laquelle on trouve souvent des pierres
dressées.
• Lieu où réside
un
souverain. Le mot
désigne aussi l’entourage de ce souverain,
les parents, dignitaires et familiers qui par¬
tagent ses activités.
En Polynésie, le roi '"Pômare H possédait
COURANT
déjà une sorte de cour, mais c’est la reine
*PomareIV qui fut la plus entourée.
L’administration française organisa la cour
orienté : un courant d’opinion, un courant
migratoire.
• courant marin.
Déplacement continu de
grandes masses d’eaux océaniques, en sur¬
face ou en profondeur. Les courants de
surface sont mis en mouvement par les
vents. Dans les régions tropicales, les *ali-
royale en 1864 et tenta de lui donner un
certain prestige en lui accordant un statut
officiel. Elle comprenait un majordome,
un concierge,
ISjeunes gens {teuteuariï)
fournis pour un an par les *districts, un
médecin, le précepteur des enfants, un
*interprète et des dames de compagnie
(farearea) parmi lesquelles les plus âgées
avaient le droit de porter des robes de la
même étoffe que celles de la reine. A cette
cour se
zés donnent naissance à des courants
équa¬
toriaux chauds qui se dirigent vers l’ouest,
puis longent les façades orientales des
continents vers le nord ou le sud. Parve¬
nues aux latitudes
tempérées, ces eaux sont
poussées par les vents d’ouest et alimentent
les grandes dérives transocéaniques : Gulf
Stream et Dérive Nord-Atlantique, Kouro
mêlaient enfin de nombreux para¬
sites, parents éloignés ou curieux qui profi¬
taient de la générosité proverbiale de la
Shivo et Dérive Nord-Pacifique, courant
circumpolaire antarctique. La rotation ter¬
restre provoque l’expulsion d’une
partie
des eaux polaires vers les régions
tempé¬
reine.
•
Dénomination de certains tribunaux
importants ou de l’ensemble des magistrats
qui les composent : cour d’*appel, d’*assises ou de cassation, cour des *comptes.
S’emploie aussi dans les expressions : être
bien en cour: avoir les faveurs de quel¬
qu’un ; faire la cour : chercher à obtenir des
rées : ainsi naissent les courants froids du
Labrador et de l’Oya Shivo et, dans r*hé-
misphère sud, les courants de Humboldt et
Benguela. La vitesse de ces courants
dépasse rarement 1 km/ h, mais les débits
s’élèvent à plusieurs dizaines de millions de
mètres cube par seconde. Les courants ont
de
faveurs.
Hom. :
courre (verbe),
*cours (nom
masc.), court (adj.), court (nom masc.),
une
formes du verbe courir.
et le
courant chaud
que des eaux tièdes, lumineuses, rencon¬
trent des eaux froides, riches en sels miné¬
contre-courant équatorial
courant froid
raux, les meilleures conditions sont réunies
pour une croissance maximale du ♦planc¬
ton. C’est parce que de telles conditions
y
remontée d'eaux froides (upwelling)
courant. 1. adj.
Se dit de quelqu’un qui
court ou de quelque chose qui s’écoule au
moment où l’on
parle : le mois courant.
Caractère de ce qui est habituel, banal : une
expression courante.
2. nom masc. Déplacement d’un fluide
(eau, air ou électricité), mouvement
influence considérable sur les climats
développement de la vie marine. Lors¬
sont réalisées que Terre-Neuve, les côtes du
♦Japon et le littoral norvégien sont deve¬
nus les lieux de
pêche les plus fréquentés du
monde.
-
courant
équatorial :
engendré par les
ce
courant
est
alizés issus des ♦anticy¬
clones du Pacifique Nord et de Hle de
289
COURBE
*Pâques. Il se divise en deux bras parallèles
plus de 10 millions de ni^/s de
part et d’autre de l’équateur. Le courant
équatorial sud vient baigner les îles des
Tuamotu et celles de la Société. La tempé¬
écoulant
des eaux est voisine de 28° et la
♦salinité est supérieure à la moyenne avec
rature
36,5 g/litre. C’est en utilisant ce courant
que le radeau *Kon Tiki, parti du Pérou, a
pu
atteindre *Raroia après 101 jours de
mer.
-
contre-courant :
il s’agit des “eaux de
équatoriaux qui,
ayant été arrêtées par la bordure orientale
des continents, viennent compenser le
départ des eaux à l’est des océans. En
Polynésie arrivent ainsi de l’ouest plusieurs
retour” des courants
courants tels le contre-courant des
Mar¬
quises qui longe le 10® degré de latitude
sud, le contre-courant équatorial sud qui
intéresse les Australes et le puissant cou¬
rant de Cromwell qui débite 40 millions de
m^/s à 200 mètres de profondeur, sous
l’équateur. Les deux premiers contrecourants ont probablement été utilisés par
les navigateurs polynésiens au cours de
leurs *migrations proto-historiques.
Voir aussi : Nino (El).
courbe, adj. et nom fém. En forme d’arc.
Ligne dont la direction change progressi¬
vement sans former d’angle. Graphique
représentant l’évolution d’un phénomène.
• courbe de niveau. Ligne joignant sur une
♦carte les points d’égale altitude. Sur une
carte à l’^échelle 1 / 50 000® par exemple, les
courbes de niveau sont équidistantes de 10
mètres. L’observation de ces courbes per¬
met de connaître les principaux aspects du
♦relief d’une région et de tracer des profils
topographiques.
Courlis d’Alaska, nom masc. Numenius
tahitensis. Tahitien; teue ou kivi. Oiseau
migrateur qui niche en ♦Alaska et hiverne
en Polynésie. Il quitte l’Alaska au début de
l’automne (septembre), et y retourne pour
le printemps (mars). S’il survit au voyage
aller-retour, c’est environ 18000 km qu’il
parcourt. On peut le rencontrer sur les
plages et les endroits vaseux. Il est de cou¬
leur brune dessus, claire dessous, beige ou
avec une queue rousse, rayée de
barres noires. Il est très facilement recon¬
roux,
tue finement ajourée.
Par analogie : surface comprise entre deux
cercles concentriques.
sens : unité monétaire des pays
Scandinaves et de la Tchécoslovaquie ; par¬
tie visible d’une dent ou capsule métallique
Autres
destinée à la protéger.
►
hei arapo’a. No le hei arapo 'a i Porinetia i
mua a'e nei,
'ua rau huru te rouru, te nape, te
poreho, te püpü 'e te niho ma ’o ’oia te ravehia
'et hâmani i te hei arapo 'a.
Efirihia te rouru fa ’atautauhia ai te mau niho
tohorâ 'e ’aore ra te parau te tuihia i ni ’a i te
firira’a rouru. Efa'a'apo’ohia te niho pua'a, te
niho uri ’e te mau poreho no te tuitui. I teie
tau, e rave rahi faitô hei arapo ’a e hâmanihia
nei i te mau püpü ’e te mau poreho huru rau
nô te Tuamotu ’e to te Tuha ’a Pae e te
hina ’aro rahihia e te ratere.
cours, nom masc.
d’une ♦rivière, d’un
réel
ou
Écoulement des eaux
♦fleuve. Mouvement
apparent d’un astre. Circulation
régulière d’une marchandise, d’une ♦mon¬
naie, d’une valeur.
• En économie, prix auquel se négocie un
bien ou une valeur sur un marché. Le cours
du ♦coprah, ou de la ♦nacre, est fixé au
niveau mondial, compte tenu de l’offre et
de la demande. Chaque jour, les bourses
des valeurs fixent le cours des ♦actions et
les marchés des changes celui de l’or et des
monnaies.
Autres sens ; un enseignement : suivre un
cours ; un voyage en mer :
cours;
naviguer au long
suite d’événements: l’affaire suit
son cours.
COUSSERAN (Paul) (1921).
Haut♦commissaire de *Polynésie française.
Résistant, puis déporté, il entra après la
guerre à
l’École nationale de la France
d’Outre-Mer et entama sa carrière en Indo¬
chine où il fut successivement ♦administra¬
bas.
teur, attaché culturel et chef des services
d’information. Élève de l’E.N.A. de 1953 à
couronne, nom fém. Objet circulaire des¬
tiné à ceindre la tête et que l’on porte en
♦ministères de l’Intérieur (1955-1960), puis
de la Coopération (1960-1962). Ambas¬
sadeur de France au Gabon (1962-1964),
naissable à son long bec recourbé vers le
Courlis d'Alaska
1956, Paul Cousseran servit ensuite aux
signe d’autorité, de récompense ou d’orne¬
directeur de cabinet au ministère de l’Inté¬
Polynésie, les couronnes (tahitien :
hei upo’o) n’étaient pas des emblèmes du
pouvoir ou du prestige, mais plutôt des
de l’Essonne (1974-1977), il arriva en Poly¬
ment.
• En
290
portés à l’occasion des fêtes.
ornements
Jadis, comme aujourd’hui, la plupart d’en¬
tre elles étaient en matières végétales : sim¬
ples fougères de *maire tressées ou fleurs
de *tiare entrelacées. Aux Tuamotu, elles
étaient faites de plumes d’oiseaux rouges et
noires. De longues tresses de cheveux
étaient aussi utilisées. Aux Marquises, une
bande de fibres de coco tressées, décorée de
boutons de nacre, soutenait des plaques
incurvées en coquillage et en écaille de tor¬
rieur, puis ♦préfet de la Réunion (19691972), de la Haute-Savoie (1972-1974) et
nésie française le 19 décembre 1977, alors
COUSSERAN
Couronnes. 1. Fougères et
bractées de poinsettia. 2. Tipanie.
3. Tiare. 4. Jasmin (pitate). 5. Lys
blancs. 6. Composite : hibiscus,
monettes, ixora. 7. Tiare
(couronne de jeune fille ou
couronne purotu). 8. Coquillages.
9. Fleurs et fibres de cocotier.
10. Haiimeda (petites algues
calcaires). 11. Fibres de bananier.
12. Bougainvillée. 13. Plumes de
paille-en-queue agencées en
fleurs. 14. Poinsettia. 15. Maire et
croton. 16. Poinsettia, queues-dechat et aiguilles de ’aito.
291
COUSSIN
que le *Territoire venait de se donner un
nouveau
statut.
Paul Cousseran
se
fixa
pour tâches prioritaires le développement
de l’audiovisuel dans les *archipels éloi¬
gnés, l’action sociale en faveur des handi¬
capés et des personnes âgées et l’améliora¬
tion de l’équipement des communes nouvel¬
lement créées. Il eut par ailleurs la responsa¬
bilité de roder le statut de 1977, ce qui ne se
fit pas toujours sans heurts. Paul
Cousseran quitta la Polynésie en juillet
1981. Il fut préfet de la région Corse, puis
directeur de la police nationale. Il a été élu
le 4 décembre 1984 président de l’A.A.P.F.
(Association des Amis de la Polynésie
française).
Coussin de requin, nom masc. Culcita
schmideliana. Tahitien : turu 'a ma ’o. *Échi-
noderme qui se rencontre fréquemment au
fond des lagons. C’est une sorte d’*étoile de
mer
sans
bras, de forme pentagonale. Il
peut être de couleur grise, marron, oran¬
gée, verdâtre. Sa surface est hérissée de
papilles qui la rendent
râpeuse. Il est inoffensif et mesure de 20 à
25 cm de diamètre. Il a la particularité
d’héberger, à l’intérieur de sa cavité gastri¬
que, un petit poisson blanc du genre
nombreuses
coutume des Australes :
on
enveloppe le visiteur dans un
tifaHai qui lui est offert
Carapus.
fibres de
à
coco
mancbe
en
bois
couteaux tirés : être en guerre ouverte ; un
brouillard à couper au couteau ; un brouil¬
lard très épais ;
avoir le couteau sous la
gorge : être contraint par la menace.
coutume, nom fém. Ensemble des règles
non écrites venant de la tradition, des habi¬
tudes et des usages anciens. Au pluriel, les
coutumes ou les us et coutumes sont l’en¬
semble des règles, des usages, des compor¬
tements auxquels se
conforment les mem¬
bres d’un groupe social.
•
Ainsi, en *Nouvelle-Calédonie, la cou¬
tume réglait et
règle encore la vie des socié¬
tés traditionnelles. Elle se traduit par des
échanges entre villages ou groupes sociaux.
Ils consistent en dons et contre-dons faits
aux
parents, voisins ou chefs, lors d’évé¬
sociaux (naissance, initiation,
nements
mariage...) ou d’activités économiques
(chasse, pêche, récoltes...) Aujourd’hui, on
offre du pain, de la viande, des vêtements,
du tabac, des billets de banque... Tout visi¬
teur entrant sur
Coussin de requin, turu'a ma'o
un
(oreore). Des demi-mâchoires de barra¬
cuda ou de murène, garnies de leurs dents,
étaient employées au même usage.
Autres sens : partie centrale d’une balance ;
coquillage bivalve de forme allongée.
S’emploie aussi dans les expressions : être à
le territoire d’une tribu
*canaque doit se plier à la coutume : il doit
(Culcita novaeguineae)
“faire la coutume”.
C.P.I. voir Centre de Protection infantile.
Crabe, nom masc. *Crustacé à dix pattes,
ramassé recouvert d’une carapace
épaisse. L’abdomen, étalé latéralement, a
la forme d’une languette repliée sous le
ventre. La première paire d’appendices est
modifiée en deux grosses pinces. Le mâle
porte, en outre, deux paires d’appendices
en forme de stylets et la femelle deux paires
d’appendices chevelus servant à porter puis
au corps
couteau, nom masc. Instrument tranchant
servant à couper.
Faute de métal, coquillages, dents de
poissons, éclats de basalte... servaient de
couteaux dans la Polynésie d’autrefois.
Aux Tuamotu, notamment, on utilisait des
dents de requin, percées, attachées par des
•
à semer les œufs.
«Les principales espèces polynésiennes
appartiennent à la famille des Portunidés,
Xanthidés, Grapsidés et se rencontrent
dans trois types d’habitats bien diffé¬
renciés : la vase, le récif et le sable des
lagons» (R. Bagnis ; “Guide sous-marin de
Tahiti”). Il existe plusieurs dizaines d’es¬
pèces de Crabes, parmi lesquelles on peut
citer Scylla serrata ou Étrille, Uca sp. ou
Tourlourou (Crabes de vase), Portunus,
Charybdis, Calappa (Crabes de sable) et
les Carpilius, Daira, Eriphia, Erisus et
Leptodius (Crabes de récif). Sur terre
•
vivent aussi les Crabes de cocotiers ou
Crabes. 1. Cardisoma carnifex.
2. Erisus splendidus.
3. Carpilius maculatus.
292
Birgues (voir kaveu) et les *tupa
{Cardisoma carnifex).
• Le Crabe de vase (Scyllù serrata, tahitien : upai) est un Crabe vert comestible
CRÉNEAU
dont les
pinces possèdent des tubercules
ressemblant à des dents. La dernière paire
de pattes est aplatie en palettes natatoires.
On le trouve dans tous les endroits vaseux
et
plus particulièrement à l’embouchure
rivières. Il est très abondant en
Nouvelle-Calédonie où les zones littorales
des
vaseuses, appelées
*mangroves, sont très
répandues. On l’attrape le plus souvent à
l’aide de cages grillagées appâtées avec des
tupa ou de la chair de murène.
tion au sommet du cône de *scories
-
le cratère d’effondrement encore appelé
♦caldeira.
•
Le cratère météorique n’a rien de volca¬
nique. Il est dû à l’impact d’un *météore
sur une
Crater
planète ; par exemple le Meteor
en
Arizona
(États-Unis)
et
la
plupart de ceux que l’on peut observer à la
surface de la lune.
Crawford Company. Société américaine
CRANE (Cornélius) (1905-1962). Citoyen
américain né à Chicago. Milliardaire géné¬
reux, Cornélius Crâne se passionna pour la
recherche scientifique et maritime dans le
Pacifique.
Séduit par Tahiti, il y soutint activement la
campagne de lutte contre la *filariose, puis
lança dans l’acquisition d’un certain
propriétés. C’est ainsi qu’il
développa un élevage modèle de 335 hec¬
tares à *Afaahiti sur le plateau de *Taravao (1953) et qu’il acheta, en 1952 à Jean
Boubée, la propriété Harrison *Smith
(136 ha), afin de travailler à la protection
des espèces végétales de Polynésie. A sa
se
nombre de
fondée à *San Francisco dans les années
1880. En 1892, son capital fut porté à
500 000 dollars et la firme se spécialisa dans
le commerce avec les archipels océaniens,
essentiellement les Samoa, alors colonie
américaine.
Mais les steamers de la compagnie venaient
également à Papeete où les entrepôts
Crawford occupaient une place importante
quai du commerce. A la fin du XDC^ siècle,
lés sociétés de ce type concurrencèrent et
ruinèrent les maisons de
commerce
des
grands armateurs tel *Brander, mais contri¬
buèrent largement au désenclavement de
Tahiti.
mort, il fit don au Territoire du *Jardin
botanique (18 ha), à charge pour celui-ci
d’entretenir ledit terrain, de lui conserver
sa destination de
jardin botanique et d’en
permettre l’accès au public. En 1956,
Cornélius Crâne avait également financé
une
expédition archéologique aux
Marquises.
cratère, nom masc. Dans la Grèce antique,
appelait ainsi le grand vase où étaient
mélangés l’eau et le vin qui désaltéraient les
convives d’un banquet.
• En
vulcanologie, il s’agit d’une forme en
creux, fréquente dans certains types de
on
*volcans. On en distingue trois sortes :
le cratère
hawaïen qui est une fosse
-
souvent circulaire, ouverte dans un empile¬
ment de coulées de *lave
le cratère de type vulcanien ou strombolien dû à l’explosion qui accompagne l’érup¬
-
cratère de Mehetia
crédit, nom masc. Du latin credere qui
signifie croire, faire confiance. Le crédit est
la confiance qu’une personne
inspire aux
autres en raison de ses qualités.
• En économie, le crédit est une somme
d’argent prêtée par un créancier à son débi¬
teur. La *Caisse centrale de Coopération
économique est un organisme de crédit qui
prête des capitaux au Territoire. A Tahiti,
les *banques proposent des crédits aux
ménages par l’intermédiaire de filiales telles
que Crédipac et Crédical. Une assemblée
peut voter un crédit pour un achat ou
mener une action; il s’agit d’une somme
prélevée sur le *budget voté par cette
Cornélius Crâne
assemblée.
D’autre part, sur un *compte bancaire, le
crédit est la somme dont dispose le titulaire
du compte : on dit alors que le compte est
créditeur. Créditer un compte, c’est mettre
à son crédit.
une somme
S’emploie aussi pour ; une carte de crédit ;
vendre à crédit ; et au fig. : jouir d’un grand
crédit.
créneau, nom masc. (pl. : des créneaux).
Ouverture pratiquée au sommet d’une tour
ou d’un
rempart pour observer ou tirer à
l’abri de l’ennemi. Intervalle disponible.
• Un créneau commercial est la
part du
*marché qui peut être intéressée par le
produit ou le *service vendu par une entre¬
prise. Les sociétés hôtelières de Polynésie
cherchent à toucher un créneau “haut-de-
gamme”, c’est-à-dire une clientèle de luxe,
moins sensible au prix qu’à la qualité des
prestations fournies.
293
CRÉOLE
S’emploie aussi pour : monter au créneau :
prendre parti ouvertement dans une dis¬
cussion ; faire un créneau : garer son véhi¬
cule entre deux autres ; un créneau horaire :
un
moment favorable.
créole,
nom
et
*colonies
crise, nom fém. Manifestation aiguë d’un
trouble physique ou moral, ou, par analo¬
Cette
La crise de 1929 fut la première crise véri¬
européens et esclaves afri¬
cains qui parlaient des langues très di¬
verses. Par exemple : “Té, té a manman, té
à granfanmi, sé on moso a ko a ou. Sa pa
ka vann" signifie en créole : “La terre
maternelle, la terre de ses ancêtres, c’est un
morceau de soi-même qu’il ne faut pas
Unis à la suite d’un krach, c’est-à-dire
d’une chute brutale de la valeur des
apports espagnols,
anglais ou africains
langue était indispensable aux relations
entre
maîtres
vendre”.
fém. Excroissance de chair
poussant sur la tête de certains oiseaux et
crête,
nom
batraciens.
• Ce terme désigne aussi la ligne de faîte
joignant des sommets montagneux. Les
îles hautes de Polynésie présentent de
nombreuses crêtes entourant les *caldeiras
gie, phase grave dans l’évolution des évé¬
nements ou des idées.
Période de difficultés
économiques caractérisée par un ♦chô¬
mage élevé, une régression de nombreuses
productions et une stagnation voire une
• crise économique.
baisse du niveau de vie.
tablement mondiale. Elle éclata aux États-
'•’actions, le jeudi 24 octobre 1929 à la
bourse de New York. Les *banques arrêtè¬
rent toute nouvelle distribution de *crédit
car leur *capital, qui consistait surtout en
actions, avait fortement diminué. Les
consommateurs durent réduire leurs achats
et, faute de débouchés, les industriels ces¬
sèrent peu à peu de produire. Les écono¬
mies occidentales étant très liées les unes
aux
autres, la crise s’étendit en Europe et,
États-Unis, provoqua un chô¬
comme aux
mage
important. L’ampleur de la crise
obligea les gouvernements à intervenir fré¬
quemment dans la
vie économique et
sociale. Des pays comme l’Allemagne et le
entre les vallées profondes.
Japon ne virent de salut que dans la dicta¬
ture ; ces mêmes pays et d’autres, comme
l’Italie, cherchèrent à sortir de la crise par
ranée.
une
ou
rayonnant à partir des hauts sommets,
Hom. : Crète, île de la Grèce, en Méditer¬
relance de l’industrie dans le cadre
d’une politique de réarmement et par une
Crevette, nom fém. Nom donné à plu¬
sieurs *Crustacés à dix pattes et à longue
queue.
En Polynésie elles sont peu
nombreuses et vivent généralement en
haute mer. La Crevette dont l’élevage est
fait à *Vairao par r*LF.R.E.Mer est une
espèce introduite : Penaeus monodon. En
1986, la production a atteint 10,6 tonnes.
crique, nom fém. Petite *baie isolée qui
s’ouvre en général dans une côte rocheuse
et n’est accessible qu’aux petites embarca¬
tions. Lors de son séjour à Anaho (Mar¬
quises), R. *Stevenson nous confie que sa
«retraite favorite était de l’autre côté du
294
lique.
européennes les plus anciennes : Amérique
espagnole, Antilles, îles de l’océan Indien...
• nom masc. Ce terme désigne également
la langue parlée dans certaines régions
comme les
Antilles, la *Guyane, la *Réunion, nie Maurice, Haïti... Elle s’est consti¬
tuée sur un fonds de vieux français avec des
dans le vocabulaire et la syntaxe.
Crevette (’oura)
Autre sens : fissure dans une masse métal¬
Hom. : un cric.
adj. Personne de race
blanche née dans certaines des
village, dans un coin de la crique, au pied
d’une falaise couverte de lianes» (“Dans les
Mers du Sud”).
politique extérieure agressive et expansion¬
niste : la crise de 1929 fut une des cauSfes de
la 2= Guerre mondiale.
La Polynésie fut touchée par cette crise
puisque les États-Unis étaient son princi¬
pal partenaire commercial. Les exporta¬
tions de phosphates, de nacre, de coprah
et de vanille s’effondrèrent au point que
leur valeur totale glissa de 99484000 F à
34 224 000 F de 1929 à 1933. Le *budget de
la colonie accusa un déficit de 5 millions
mais, si la crise toucha des commerçants,
des artisans, des armateurs, et provoqua la
faillite retentissante de la société *Kong
Ah, la Polynésie ne connut pas à cette
époque la misère des paysans et des salariés
européens et américains.
Taux annuels pour les pays de l’Organisation
de Coopération et de Développement économiques.
moyenne
1967-1973
moyenne
1973-1980
2,0 %
Production Intérieure Brute
4,6 %
Croissance industrielle
5,3 %
1,6 %
Prix à la consommation
5,4 %
10,6 %
Chômage
3,3 %
5,6 %
CROIX
Depuis 1973, l’économie mondiale est
entrée dans une crise complexe qui s’est
manifestée par différents symptômes. Cette
crise a été aggravée par la forte hausse du
cours du pétrole, mais elle a des causes plus
profondes :
la concurrence des nouveaux pays indus¬
Taux de croissance de la
Production intérieure brute
(volume).
1971
1972
-
12,7 %
-
4,6 %
triels où la main-d’œuvre est moins coû¬
1973
8,2 %
(*Corée du Sud, *Taïwan, *Singapour, *Malaisie...)
1974
17,9 %
teuse
l’automatisation des tâches par l’emploi
de robots et d’*ordinateurs
les coûts élevés liés au fonctionnement de
-
-
plus en plus onéreux de l’État, à de lourds
*investissements et aux revendications des
salariés
le délabrement du système monétaire
mondial dû aux trop fortes émissions de
-
1975
-4,6 %
1976
10,0 %
1977
2,1 %
1978
9,9 %
.1979
3,9 %
1980
0,5 %
1981
8,4 %
1982
10,0 %
dollars et aux changements quotidiens du
*cours des monnaies qui perturbent les
échanges comrnerciaux.
sociales, habitat, "'alimentation,
"'culture, échanges... Les activités de pro¬
duction subissent également des mutations
car la croissance permet r"'investissement
et la modernisation. Depuis 1960, la Poly¬
"“classes
cristallin, adj. Se dit de quelque chose de
transparent et pur, semblable au cristal.
Une *roche cristalline est formée de cris¬
taux ou minéraux. Ces cristaux sont carac¬
térisés par des atomes disposés en réseau
nésie a connu une croissance économique
forte mais très irrégulière.
•
géométrique et qui ne transmettent pas la
lumière de la même façon dans toutes les
directions. Les granités, le quartz, les gneiss
croix, nom fém. Instrument de supplice,
formé de deux pièces de bois assemblées
transversalement, sur lequel on attachait
ou les micaschistes sont des roches cristal¬
lines. Il en est de même des *gabbros,
roches éruptives dont les cristaux sont
les condamnés à mort. Ornement de bois
ou de métal représentant le gibet sur
lequel
Jésus-Christ fut crucifié. Par extension,
jointifs.
signé en forme de croix.
• Croix du Sud. Cette "'constellation, visi¬
ble seulement dans le ciel de r"'hémisphère
“"austral, est formée de quatre "'étoiles dis¬
posées en croix. Trois d’entre elles,, très
brillantes, sont aisément repérables dans
Dans r*oeil, le cristallin est
lentille biconvexe située derrière la
• nom masc.
une
pupille.
croissance, nom fém. Développement
d’un être organisé. Augmentation quanti¬
l’arc de la constellation du Centaure. Le
grand axe de la Croix du Sud indique la
tative de quelque chose.
direction du sud. Cette constellation est
démographique corres¬
pond à l’augmentation d’une population,
calculée en général sur une année. La crois¬
sance de la population mondiale est, cha¬
que année, de 90 à 100 millions d’habitants
(soit 1,8% de la population totale). Au
niveau d’un pays, d’une région, la crois¬
sance démographique est la somme de l’ex¬
cédent naturel et du bilan ou solde migra¬
toire, soit, pour la Polynésie, 4 070 -h 1035
5 105 habitants de plus en 1983. Le taux
•
La croissance
appelée Tahua à Tahiti, Napea aux Mar¬
quises, Kopeka ou Te uru o te rangi aux
Tuamotu, Hokule’a à Hawaï.
•
créé en 1863 à Genève par Henri Dunant.
Son insigne, une croix rouge sur fond
blanc, prouve la neutralité des secouristes
qui interviennent sur un champ de bataille.
La Croix-Rouge française en Océanie fut
fondée en 1932 par Henri Grand et Lucien
Sigogne. L’ouvroir, ou atelier de bienfai¬
=
d’accroissement était alors de 3 %
l’an,
proche de celles des pays sousdéveloppés (4,1 % au Kenya). Les pays
valeur
industrialisés connaissent au contraire une
croissance faible voire une diminution de
population,
comme
l’Ouest par exemple.
en
Allemagne de
économique d’un pays est
l’augmentation soutenue de la '•‘production
trices, vient en aide aux familles nécessi.
teuses et aux enfants des lépreux soignés à
“"Orofara. Les membres effectuent aussi
des visites auprès des malades et des indi¬
gents.
• Croix Bleue. Institution fondée en Suisse
• La croissance
en
nationale de "'biens et de "'services. Elle
En
s’accompagne de transformations multi¬
ples au sein de la société : effectifs des
Croix-Rouge. Organisme international
de secours aux blessés et victimes de guerre,
1877 pour encourager l’abstinence totale
de boissons alcoolisées.
1893, une première Société de Croix
Bleue fut implantée aux îles Sous-le-Vent
par le pasteur G. "‘Brunei. Par la suite, les
295
CROOK
pasteurs incitèrent chaque insulaire à s’en¬
gager, par une signature, à respecter une
période d’abstinence. Signer la Croix Bleue
est toujours un acte relativement solennel,
mais dans son ouvrage “Au vent des
cyclones”, le pasteur Vernier montre les
limites de l’institution : «Ils sont là tous les
deux, devant moi, un peu gênés et penauds,
se regardant à la dérobée (...) C’est évident
qu’ils sont là pour “signer” et tranquille¬
ment je vais chercher deux billets de la
Croix Bleue. Je leur dis en souriant : “Pour¬
quoi n’êtes-vous pas venus avant le “juil¬
let”?” Ils rient et trouvent visiblement la
question très drôle. Venir avant le “juillet”
cela n’aurait aucun sens ; leur signature eût
été un véritable engagement, leur engage¬
ment un sacrifice, et ils ne sont pas encore
sur
►_
la voie du sacrifice».
Tatauro ninamu (ha’apaera’a ’ava). E rave'a ïa
nâ le la ’ala inu 'ava i le ha ’apae roa i le inu. I
les crues résultent en général d’une série de
grosses *averses.
• Les crues des petits fleuves côtiers des îles
de Polynésie sont courtes mais brutales et
dangereuses, car les * versants, très inclinés
facilitent le ruissellement sur l’ensemble du
bassin. Les débits records ont été enregis¬
trés lors du passage des *cyclones Tahmar
(1981) et Veena (1983). On a relevé
244m3/s pour la *Fautaua (Tahiti),
530 m^/s pour la Faakua (*HivaOa) et
2 200m3/s pouria *Papenoo (Tahiti) qui
dépassait à cette occasion le débit moyen
du Rhône à son embouchure.
Hom. : cru (adj.) : ce qui n’est pas cuit (une
viande crue), choquant (une histoire crue),
(une lumière crue) ; cru (nom
masc.) : terroir viticole ; formes des verbes
brutal
croire et croître.
crue au cours
de la mousson en Inde
ïa i le aro o le ’oromelua ’e aore ra ’o
perepilero le la 'ata ha ’apae e larima alu ai i
lâna ha'apaera’a inura'a ’ava. ’Ua riro leie
rave'a o le Tâlauro ninamu ’ei rave’a papu no
le feiâparuparu i mua i te ’ava, inaha, nâ lâna
hôreora’a ha’apae i mua i le aro o le fa'aro’o (i
mua alo 'a ihoa i'a i le aro o le Alua) e hom ’a
mai i te puai i roto iana no te fa ’atura i tana
mua roa
le
tapu.
CROOK (William) (1775-1846). *Missionnaire protestant de la *London Missionary
Society. Crook fut envoyé comme artisan
en Polynésie, où il débarqua en 1797 avec
le *Duff. Seul, il demeura aux Marquises,
d’abord à Tahuata puis à Nukü Hiva, jus¬
qu’en 1799. Bon linguiste, il maîtrisa rapi¬
dement la langue. 11 retourna en Angleterre
avec un
Marquisien qui y décéda, puis fut
Nouvelle-Galles-du-Sud. En
1816, il vint à Tahiti où il fonda la station
envoyé
en
de Wilk’s Harbour, le futur *Papeete. En
William Crook
1830, il quitta définitivement la Polynésie.
Croton, nom masc. Codiaeum variegaArbuste décoratif de la famille des
Euphorbiacées. Il en existe de très nom¬
breux *hybrides et variétés qui diffèrent
par la forme et la couleur des feuilles, sou¬
tum.
Croton
panachées et très vivement colorées.
On le multiplie par simple bouturage.
vent
crue, nom fém. Gonflement exceptionnel
du *débit d’un cours d’eau qui peut pro¬
voquer des débordements du *lit
mineur. Il
s’agit souvent d’un événement catastro¬
phique, mais il arrive qu’une crue ait des
conséquences bénéfiques : la crue annuelle
du Nil dépose des limons fertiles dans la
vallée et permet l’agriculture dans une
oasis longue de 1 500 km et large de 40 km
en
296
moyenne. Dans les régions tropicales.
Crustacé, nom masc. Animal ovipare au
corps formé d’un céphalothorax d’une
seule pièce prolongé par un rostre en dents
de scie et d’un abdomen comprenant sept
anneaux
articulés. Chaque Crustacé pos¬
paires d’antennes, deux yeux
pédonculés et cinq paires de pattes. Le
corps des Crustacés est recouvert d’une
carapace incapable de s’agrandir ce qui
oblige l’animal à subir des mues succes¬
sives. «L’amputation ou la mutilation spon¬
tanée d’un appendice ou autotomie, est
avec la mue, un des caractères biologiques
spécifiques des Crustacés» (R. Bagnis :
sède deux
“Guide soüs-marin de Tahiti”).
Les Crustacés forment une classe divisée en
deux groupes principaux :
les Malacostracés, ou Crustacés supé¬
rieurs, sont les plus connus. Il s’agit des
espèces les plus grosses et comestibles :
*Langoustes, *Crabes, *Cfevettes, “''Che¬
-
vrettes, Squilles ou *varo...
les Entomostracés regroupent une multi¬
tude d’espèces de petite taille qui font
-
partie du *plancton et jouent un rôle très
important dans les *chaînes alimentaires.
Ces espèces, au nombre de 180 en Poly¬
nésie, vivent en pleine eau, dans les anfrac¬
tuosités du corail, dans les Algues ou dans
le sable: ce sont, par exemple, les
Daphnies, les Euphausides, les Copépodes.
CULTE
cueillette, nom fém. Récolte de fruits et
autres végétaux.
• économie de cueillette.
Premier stade de
l’activité économique d’une communauté,
qui consiste à ramasser les produits utiles
qu’offre la Nature et à les consommer sans
les transformer (fruits, graines, animaux).
Au * Paléolithique, les hoi^mes préhisto¬
riques vivaient en économie de cueillette.
Avant l’arrivée des Européens, les Polyné¬
siens avaient dépassé ce stade puisqu’ils
pratiquaient r*agrieulture.
• La cueillette jouait et joue encore un rôle
important dans l’économie polynésienne
traditionnelle. Les fruits sont abondants :
bananes, *fe’i, *noix de coco, *vi tahiti,
*mape, *'ahi’a ou jambosier (myrtacée à
tunuhia i ni’a iho, are’a te piti o te tunura’a :
fata roa ta i le ahimâ’a ei umu’ai. E ravehia
te rau uru, te rau mei’a (raumai’a, rauai’a), te
e
e
’auti, te rau riri ’ei mau pU’ohu mâ’a nâ te
I roto i te mau oro ’a rarahi e ravehia
nei te mâ’a tahura ’a umu ’ai, ’oia ho ’i mau
ahimâ’a rarahi ïa o te mau huru mâ’a ato ’a i
tunura ’a.
roto i te pani
ho â ’oia teie ahima ’a no te oro ’a.
Culex, nom masc. Appellation scientifi¬
que d’un genre de ♦Moustique. On en dis¬
tingue 7 espèces en Polynésie. Plus gros
que les ♦Aedes, de couleur gris brun, leur
activité est nocturne. Leur vol peut s’éten¬
dre sur plus d’un kilomètre. En Polynésie,
ils
ne
transmettent
aucune
maladie à
baies
l’homme, ce qui n’est pas le cas dans d’au¬
les fruits du *nono, la base charnue des
fruits du *pandanus, les amandes du
de certaines formes de ♦filariose et d’encé¬
rouges originaire de l’Inde). En
période de ♦disette, on mangeait autrefois
badamier
(*’autera‘a), ou les graines de *tou. Les
plantes textiles, tinctoriales et médicinales
faisaient l’objet de nombreuses cueillettes.
♦Fougères, feuilles et fleurs formaient la
plupart des éléments de décoration.
♦bancoulier
(ti’a’iri),
du
tres parties du monde
retour de cueillette,
dessin de J. Lejeune (1823)
où ils sont à l’origine
phalites virales. Mais les Culex sont un
Ils pondent
dans les eaux sales des mares, flaques,
marécages, tarodières, caniveaux... et par¬
fois aussi dans les gîtes artificiels des
vecteur de la filariose canine.
Aedes.
►
’o’otira’a. Te ’o'otira’a i te ma'ahotu ’e te
mâ'atupu, e ’ohipa faufa 'a te 'o ’otira ’a i roto i
te orara’afa'arava’ira'afaufa’a tumu mâ'ohi. E
mâ'a rahi tepu'e nei i ni’a i te fenua nei: te
met'a, te fê’i, te ha'ari, te vi tahiti, te ’ahi’a, te
mape. / te tau o ’e, e ’amuhia te mâ’a nono, te
urefara ato’a, te mâ’a ti’a’iri, te ’autera’a, te
huera tou. Te vai nei e rave rahi mau râ’au e
fa ’a ’ohipahia nô te â. Te rau ’e te tiare, o te
mau rarauhe e ravehia te reira no te
fa ’a ’una ’una.
Eparauhia - E ’ohitira’a taofe (cueillette du
café),
E pâfa ’ira ’a (pôfa ’ira ’a) vi,
-
-
-
-
E iritira ’a maniota, tara, tarua,
E tomora’a fe’i, mei’a (vallées),
E ’ohitira ’a ’a ’eho.
culot, nom masc. Partie inférieure ou base
de certains objets : bouteille, lampe, obus
Culex
par exemple.
• culot de lave. Cette forme de relief volca¬
nique ressemble à un dôme ou parfois à
♦aiguille. Elle correspond à une ♦che¬
minée de lave dégagée par l’^érosion ; on
peut donc observer des culots au centre des
une
♦caldeiras. Ils sont formés de roches cris¬
tallisées qui ont obstrué les cheminées
après les ultimes ♦éruptions.
Les culots de lave les plus remarquables en
Polynésie française sont les pittoresques
aiguilles de Hle de Ua Pou, aux Marquises.
Voir aussi ; volcan.
Autre sens : avoir du culot ou être culotté
c’est avoir de l’aplomb, du toupet.
cuisson, nom fém. Action de cuire ou de
faire cuire.
• Les
Polynésiens ne connaissaient pas la
cuisson bouillie, leurs seuls récipients étant
en
matière végétale (noix de coco, tiges
creuses
de
bambou...). Deux modes de
cuisson étaient en usage : la grillade sur des
culte, nom masc. Ensemble des pratiques
réglées par une religion pour vénérer une
ou plusieurs divinités.
• Sur les *marae, lieux de culte des Poly¬
nésiens d’autrefois, le rituel de la plupart
des ♦cérémonies débutait par le nettoyage
pierres chauffées, et l’étouffée dans le four
du marae et le renouvellement de sa déco¬
nécessitaient des heures de cuisson pour
l’élimination des substances toxiques. La
cuisson à l’étouffée est parfois utilisée à
l’occasion des *tâmâ’ara’a.
Voir aussi : ahimâ’a.
des ♦dieux. Le moment fort était l’arrivée
de terre (*umu). La plupart des ♦tubercules
►
tunura’a ma’a. Hou a tae mai ai te mau pani,
’aita te mâ’ohi e tuhu pape na (e tunu pâni) i tâ
râtou mâ’a. Epiti huru fâri’i mâ’a tâna : te apu
ha ’ari ’e te ’ofe. E piti huru tunura ’a tana : te
tunu pa ’a.
E fa ’a ’ahuhia te mau ofa ’i, e parau ato ’a hia te
vetahi mau ofa ’i e ’ana ’ana, tu ’u atu ai te ma ’a
ration, des chants invoquant la présence
procession des dieux tutélaires portés
les ♦prêtres, leur déshabillage, leur
exposition sur le *ahu du marte. ♦Sacri¬
fices, ♦offrandes et chants accompagnaient
en
par
ce rituel. Habillés de nouveaux ornements,
les dieux étaient ensuite replacés dans le
*fare ia manaha (maison des trésors
sacrés). Sur la plupart des marae, on véné¬
rait des ♦ancêtres divinisés ou, même des
divinités secondaires dont le nom était tenu
secret. Sur les plus grands {marae ari’î), on
297
tion de ses racines. Depuis le début des
années 70, plusieurs organismes territo¬
riaux et de nombreuses associations tra¬
vaillent au renouveau culturel en Polyné¬
sie : le ministère de l’Éducation et de la
Culture, 1’* Académie tahitienne, le Centre
polynésien des Sciences humaines, les
divers départements du *Musée de Tahiti
et des
Iles, l’*Office territorial d’Action
culturelle...
CUMMING
(Constance F. GORDON)
Miss Gordon-Cumming séjourna six mois
à Tahiti, du 7 octobre 1877 au9 mars 1878.
Elle écrivit le récit de son voyage et surtout,
laissa
Motu
Constance Gordon Cumming
rendait
hommage aux dieux principaux.
Ainsi, le grand marae *Taputapuatea dans
le district d’Opoa à Raiatea était consacré
au culte d’*Oro. De là,
prêtres et marae
réservés au culte d’Oro s’établirent dans la
plupart des îles de la * Société, ainsi que la
secte des *arioi, adorateurs du dieu Oro.
Aujourd’hui, les Églises organisent un ou
plusieurs cultes hebdomadaires. On distin¬
gue les cultes
catholique, protestant,
*mormon, *adventiste, *sanito... Le culte
•
célébré par une communauté chrétienne
comprend en général une lecture d’un pas¬
sage de la *Bible, son commentaire, un
sermon
du pasteur ou du prêtre, des
prières, des chants et des gestes rituels.
Par extension, le culte est aussi l’adoration
excessive que l’on voue à une chose ou à un
être : le culte du sport, d’une vedette.
Voir aussi : cargo (culte du).
une
série de
Uta,
grandes aquarelles :
Avenue de la Fautaua,
Afareaitu à Moorea, etc. Leurs qualités
picturales, leur souci du détail, confèrent à
ces oeuvres, qu’on peut admirer au *Musée
Gauguin et au *Musée de Tahiti et des Iles,
une
grande valeur artistique et
documentaire sur les aspects et l’atmos¬
phère de Tahiti à cette époque.
cumulus voir nuage.
curé, nom masc. Membre du *clergé
catholique, le curé est celui qui est chargé
d’assurer la direction spirituelle ainsi que
l’administration
d’une *paroisse.
Familièrement, ce mot désigne tous les
*prêtres catholiques, mais on ne l’emploie
guère en Polynésie ; on lui préfère celui de
“*père”.
Le premier curé de Tahiti fut celui de
Papeete, nommé le 3 mars 1843. En 1987,
24 curés étaient en activité en Polynésie
française.
Hom. : la curée est la portion de la bête que
l’on donne aux chiens de chasse après la
culture. 1. nom fém. Action de cultiver la
mise à mort ; curer ; nettoyer.
été cultivées.
curios, nom masc. De l’anglais curio qui
signifie curiosité ou curions : curieux.
• En Polynésie, ce mot désigne tous les
objets de 1’*artisanat d’art et s’explique par
le vif intérêt qu’ils ont pu susciter chez les
touristes anglo-saxons. Il s’agit des *colliers de coquillages, des petits bijoux de
*nacre ou de *corail, des *sculptures et des
statuettes de bois ou de pierre reproduits à
de nombreux exemplaires et que l’on
terre. Désigne également les terres qui ont
2. nom fém. Ensemble des connaissances et
des comportements techniques, économi¬
ques, sociaux, religieux... qui caractérisent
La culture d’un peu¬
une société humaine.
ple ou d’un individu recouvre tout ce qui a
trait à sa vie intellectuelle. Une personne
cultivée a des connaissances étendues et
bien assimilées.
• La culture polynésienne
contemporaine
mêle des éléments des cultures française et
anglo-saxonne à un fonds de culture tradi¬
tionnelle. Cette dernière
a
souffert du
contact avec les Européens et de la '•’coloni-
sation tout au long du XIX® et au début du
XX® siècle. L’*acculturation polynésienne
a été
provoquée par l’abandon de l’an¬
cienne religion, la destruction des *marae,
l’adoption de nouveaux objets et outils.
Elle s’aggrava avec la scolarisation systé¬
matique, la réduction des pouvoirs coutu¬
miers et l’exode rural qui coupa la popula¬
nomme “souvenirs” ailleurs.
Un curios est aussi un magasin spécialisé
dans le commerce de ces objets.
CURTON (Émile de) (1908-1986). Méde¬
cin, *administrateur, puis *gouverneurdes
♦Établissements français de l’Océanie
(1940-1941), Émile de Curton naquit dans
le Cantal. Docteur en médecine en 1932, il
rejoignit Tahiti en 1938. II y occupa succes¬
sivement les fonctions de médecin-chef à la
CYCLONE
maternité, puis de médecin-administrateur
Marquises et aux îles Sous-le-Vent.
Membre des *Délégations économiques et
laux
jfinancières,
il fut un des artisans du ral¬
liement des E.F.O. à la *France Libre.
cyclisme peut être amateur ou profession¬
nel.
premiers vélos apparurent à Tahiti
1906, et les premières courses furent
• Les
vers
organisées à partir de 1909. Une épreuve de
fois
Nommé gouverneur le 3 novembre 1940, il
tour de Die se disputa pour la première
|il était confronté. La chasse aux opposants
jqui s’en suivit et les mesures draconiennes
des courses en circuit, autour de l’hippo¬
I pection du gouverneur général *Brunot
années furent les frères
essaya de surmonter avec fermeté les pro¬
blèmes politiques et économiques auxquels
qu’il fut amené à prendre allèrent à l’enconI tre de trop d’intérêts locaux (*Compagnie
I française des Phosphates de l’Océanie,
I commerçants, cadres de l’adminisi tration...). Les mécontents obtinrent l’ins-
;
qui mit de Curton et ses amis aux arrêts.
Expulsé de Tahiti, E. de Curton continua
son action au sein de la France Libre. Il
fut,
après la guerre, ambassadeur de France
aux Philippines et poursuivit une brillante
carrière administrative. On lui doit “Tahiti
40”, ouvrage dans lequel il décrit avec
beaucoup de lucidité la société tahitienne
de l’Entre-deux-guerres et où il raconte les
péripéties du ralliement.
en
1922 : le vainqueur en fut Willy Grellet.
Aux épreuves sur route vinrent s’ajouter
drome. Les grands champions de l’Entre-
deux-guerres furent Titi Mariassoucé et
Walter Garbutt. Après 1945, les courses se
multiplièrent et l’on imagina des épreuves
derrière Vespa ou des courses par étapes.
Les grands champions des trente dernières
arrivée d’une course cycliste sur
le front de mer de Papeete vers
1950
VanBastolaer,
MaxBoppduPont (médaille d’or aux
*Jeux du Pacifique de 1966, 1971 et 1975)
et
surtout
l’international PauloBonno,
champion de France universitaire de pour¬
suite, champion du monde militaire et
sélectionné aux *Jeux olympiques de
Montréal. De nos jours, se courent chaque
année une trentaine de courses, tant sur
route que sur piste, dont le Tour de Poly¬
nésie et les Six Jours de Papeete. En 1986,
le Comité de Cyclisme compte 214 licenciés
et 10 clubs. Son président est André Bonno.
CUZENT (Gilbert) ( 1820-1891 ). Né à Brest
d’un
père marchand tapissier, G. Cuzent
devint pharmacien de la marine en 1841 et
se vit désigné pour tenir le poste de Tahiti
en
1853. Fonctionnaire zélé, il se livra aussi
à de nombreuses études
sur
les
plantes
locales et conseilla utilement les colons et
l’administration. Ses recherches firent l’ob¬
jet d’un ouvrage publié en 1860 : “Archipel
de Tahiti: recherches sur les productions
végétales”. Après un séjour en France
( 1858-1863) il partit pour la Guadeloupe et
fut chargé de service à l’hôpital de Pointeà-Pitre pendant 3 ans. Il prit ensuite sa
retraite et finit ses jours à Brest.
Son livre a été réédité et augmenté en 1983
par les Éditions HaerePo No Tahiti.
cyclone, nom masc. Les tempêtes cycloni¬
ques sont des événements météorologiques
spectaculaires et dangereux. On les appelle
cyclones dans l’océan Pacifique, typhons
en Asie, hurricanes aux États-Unis et wil/y-
willies en Australie. Ce sont des ♦dépres¬
sions atmosphériques très “creuses”, mais
qui occupent une surface modeste, de 500 à
800 km de diamètrè. Au centre, la ♦pres¬
sion peut descendre à moins de 900 mb. La
baisse de pression étant très importante, les
♦vents sont très violents. Ils atteignent
120 à 150 km/h en moyenne, mais des
vitesses supérieures à200 km/h ne sont pas
exceptionnelles. En 1983, les rafales du
cyclone Veena ont atteint 230 km/h; des
le cyclone de 1906 à Tahiti (dessin
paru dans L'Illustration)
cyclisme, nom masc. Utilisation et sport
de la bicyclette.
•
La première compétition de
cyclisme
date de 1868. Elle se disputa dans le parc de
Saint-Cloud, à Paris, alors que la bicy¬
clette avait été inventée par le Français
Pierre Michaux sept années auparavant
(1861). L’Union cycliste internationale fut
créée en 1900. Le premier Tour de France
date de 1903. Organisé par Henri Des¬
grange, il était long de 2 248 km à couvrir
en 6 étapes. Le vainqueur en fut Maurice
Garin, gagnant avec près de trois heures
d’avance sur son second. A leurs débuts, les
épreuves cyclistes tenaient plus de l’aven¬
ture que du sport. Depuis, elles se sont
multipliées. On distingue les épreuves sur
route (tours par étapes ou classiques), les
épreuves sur piste (vitesse, poursuite, demifond, “Six Jours”...) et le cyclo-cross. Le
299
CYCLONE
antennes de radio, prévues pour résister à
des vents de 300 km/ h, ont été abattues à la
♦Réunion en 1948. En mer, les vents cyclo¬
niques soulèvent des *houles énormes de
6 à 12 m qui peuvent dévaster les plaines
côtières et les *atolls. Les cyclones sont
accompagnés de puissantes masses nua¬
cheminée colossale où l’air chaud s’élève
420 mm d’eau à Tiarei en 48 heures, alors
10000 m de hauteur. L’alimentation pro¬
vient de la chaleur contenue dans la vapeur
d’eau qui s’évapore au-dessus de l’océan.
geuses donnant des précipitations souvent
très abondantes : ainsi, Veena a déversé
Le cyclone Veena aux Tuamotu du
Nord (avril 1983). 1. Habitation
endommagée à Arutua.
2. La cocoteraie de Fakarava sous
la pluie et les rafales de vent.
3. Inondations à Takapoto.
Les destructions causées par
le cyclone Orama (février 1983) :
la cocoteraie (4) et l'église (5)
de Kaukura.
Les cyclones se forment sur les mers les
plus chaudes (28°-30°), à proximité des
côtes est des continents : mer des Caraïbes,
mer de Chine,
golfe du Bengale, mer de
Corail, partie ouest de l’océan Indien. Les
analyses ont rhontré qu’un cyclone est une
•
que la pluviométrie moyenne du mois
d’avril est de 303 mm à cet endroit. Chaque
année, plus de 50 cyclones se forment dans
les régions tropicales. Les météorologistes
leur donnent des noms, alternativement
masculins et féminins, et suivent attenti¬
trajectoire grâce aux images
transmises par les ♦satellites.
vement leur
rapidement en tourbillonnant sur plus de
Le cyclone disparaît donc rapidement s’il
continent ou sur des eaux
tempérées. Le tourbillon des vents est par¬
fois si rapide qu’il laisse apparaître au cen¬
passe sur un
tre une zone calme au ciel clair : c’est l’oeil
du
cyclone, large de 20 à 80 km, parfois
trompeur car il n’entraîne qu’une accalmie
ou trois heures. Les cyclones se
déplacent à la vitesse moyenne de 20 km/h
de deux
Trajectoire et évolution du cyclone tropical tahitien.
Ce phénomène atmosphérique a pu être
observé à plusieurs reprises, en 1903,1905,
1906 puis en 1983. Il naît habituellement
dans la zone comprise
latitude sud et entre 1
longitude ouest environ,
circulation océanique régionale
d'importantes modifications. En effet,
température des
(soit 2° à 3° de plus
une région de plusieurs millions de
kilomètres carrés. Après être passé du stade
de dépression tropicale (vents inférieurs à
112 km/h) à celui de cyclone, le météore
frappe en général les îles des Tuamotu
et/ou de la Société pendant sa période de
maturité. Les vents maximaux ne dépassent
guère 200 km/h, mais les houles
cycloniques aux vagues de 10 m environ
provoquent d'énormes dégâts, notamment
dans les atolls. Dès que la dépression est
repérée, un nom lui est attribué. Il est pris
sur une liste alternant prénoms féminins et
masculins fournie par l'Organisation
météorologique mondiale.
300
wm-
CYCLONE
gagnent progressivement les latitudes
tempérées, déviés par la force de *Coriolis
liée à la rotation de la Terre. La plupart
suivent une trajectoire en forme de virgule,
mais certains dessinent des épingles à che¬
veux ou des boucles, ce qui donne aux
populations l’occasion de subir le phéno¬
mène deux fois en quelques Jours.
et
•
En Polynésie, l’été *austral est la saison
des
dépressions tropicales mais, depuis
1900, le Territoire n’a été traversé que par
15 cyclones, alors que l’Asie en subit plus
de 20 par an. D’après G. Cauchard et
R. Bergès, le cyclone tropical tahitien «naît
entre 8“ et 1 l°sud et prend de la vigueur
dans
son
vitesse modérée
Sa croissance est explosive au
mouvement à
vers l’ouest.
voisinage de 15° sud pendant une période
de ralentissement où la trajectoire est très
incertaine avec possibilité de boucle ou de
virage plus ou moins serré. C’est la période
la plus critique pour la prévision. Après le
recourbement, il se dirige vers le sud-est en
accélérant et dégénère assez vite après le
22" sud». U ne série de cyclones a touché la
Polynésie en 1903, 1905 et 1906, notam¬
ment les Tuamotu et la Société où ils pro¬
voquèrent la mort de plus de 500 per¬
sonnes.
En 1983, à la suite d’une anomalie
temporaire dans la distribution des *courants marins (el *Nino), cinq cyclones se
formèrent successivement au nord du Ter¬
ritoire et ravagèrent les Tuamotu et Tahiti.
^
Site
P
<
VT
V
^
■
J-3, J-2, J-1 : vitesse et parcours irréguliers
J-3 : NAISSANCE DU TOURBILLON
J-3, J-2 : minimum barométrique
J-1 : CROISSANCE
dépression tropicale
J-b2, J-l-3 : MATURITÉ
J-l-2 et J-l-3 : Accélération après le recourbement. Enveloppe des vents supérieurs à 100 km/h
enveloppe des vents
supérieurs
à 100 km/h
J-)-4 : PERTE D'ACTIVITÉ
minimum barométrique
J-l-4... dépression extra-tropicale
Premier jour du stade CYCLONE. Enveloppe des vents supérieurs à 65 km/h
301
33..YL
49. Amanu : coll. B. Danieisson.
52.
(Times Ed.). Aa ; BRITISH MUSEUM.
Abordage : NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA (Rex Nan
Kivell Coll.). Aborigène : Ch. Pinson. Abri funéraire : M. Folco.
9. Aa : R. Mazin
10.
11. Acacia : J.L. Saquet.
12. Accordéon : coll. Ch. Gleizal.
56. Amo : ALEXANDER TURNBULL LIBRARY. Amo'a : J.C. Bosmel,
13. Acropora : Cl. Rives (Cedri).
14. Acupuncture : B. Hermann. Adams : Ed. du Pacifique.
Adolescent
SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE, cl.
:
Cl. Rives. Adoption : A. Sylvain. Adventiste : coll. Ch. Gleizal.
17. 'A'eho
M. Orliac, M.T.I. Adventure : NATIONAL MARITIME
:
MUSEUM. Aero fai : J.L. Saquet, Aedes : coll. Encycio, Aérogare :
Ch. Pinson.
19. Aéroport : J. Bouchon ; J. Bouchon ; J. Bouchon.
20. Afareaitu : coll. MUSÉE GAUGUIN.
21. Afrique ; 1. Koene (Explorer). 2, Boutin (Explorer). 3, Denis-Huot
(Hoa Qui). 4. C. Pavard (Hoa Qui).
22. Lumumba : Sipa Press. Senghor : Gastaud (Sipa Press).
Bokassa : Boccon-Gibod (Sipa Press). Algérie : Dalmas (Sipa
Press).
23. 1. P. Cheuva (Explorer). 2. G. Philippart de Foy (Explorer).
Arthus Bertrand (Explorer). 4. Hervy (Explorer). 5. Kuus (Sipa
Press). 6. MUSÉE DE L’UNIVERSITÉ DE ZURICH (Hoa Qui).
7. M. Huet (Hoa Qui).
24. Afrique : 1. J. Robert (Explorer). 2, Renaudeau (Hoa Qui).
3, Kraff (Explorer). 4. G. Philippart de Foy (Explorer).
25. A.T.R. : G. Hucault.
26. Agostini : coll. P. '0 Reilly. Agraire: 1. Cl. Rives (Cedri). 2. H. Cao
(Opatti). 3. coll. BISHOP MUSEUM. 4. J. Bouchon. 5. J.L. Reboul.
27.6.T. Zysman. 7. Cl. Rives (Cedri). 8. coll. M.T.I. 9. H. Cao (Qpatti).
Agrégat : Cl. Rives (Cedri).
28. Agriculture : 1. Boutin (Zefa). 2. P. Goachet (Cedri). 3. G. Sioen
(Cedri). 4. G. Sioen (Cedri). 5. Ch. Sappa (Cedri).
29. Agriculture : 1. B. Annebicque (Cedri). 2. G. Sioen (Cedri),
Foster (Apa),
31. Ahia : M. Folco.
32. Ahnne
coll. Ch. Gleizal. Ahima'a : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. id.
:
3. M.T.I. 4. Cl. Rives (Cedri). 5. M. Folco. 6. Cl. Rives (Cedri). 7. id.
8. id.
33. Aho
:
M. Orliac, Ahu
:
MITCHELL LIBRARY, by courtesy of
LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
34. Aia Api : Ch. Pinson. Ahu o Mahine ; Ch. Gleizal, Ch, Gleizal.
Aigrette : MITCHELL LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. Aiguille (Lejeune) : SERVICE
35.
MITCHELL
LIBRARY, by courtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
HISTORIQUE
DE LA MARINE. Aiguade (Tobin)
:
WALES.
36.
Aiguillette
P. De Deckker.
:
Cl. Rives (Cedri). Aimata (Moerenhout) : coll.
37. Air Tahiti : H. Cao (Opatti). Air Moorea : Ch. Pinson,
38. Aito : W. Durand.
39. Aito mou'a : P. Laboute. Akamaru : Ch. Pinson. Akaroa : coll.
Ch. Gleizal.
40. Alaska : A. Rainon (Explorer). Alambic : coll. Ch. Gleizal,
41. Alcyonnaires : Orstom/P, Laboute.
1. Orstom/P. Laboute. 2. Cl. Rives (Cedri). 3. id.
4, Orstom/P. Laboute. 5. id. 6. id. 7. Cl. Rives (Cedri).
8. Orstom/P. Laboute. 9. id,
43. Alimentation : 1. BISHOP MUSEUM. 2. M. Folco. 3, Cl. Rives
42.
Algue
:
(Cedri). 4. B. Hermann. 5. Cl. Rives (Cedri). 6. Ch. Pinson.
7. P. Goachet (Cedri).
44. Alimentation : J. Bouchon.
Allemagne ; 1. W. Mohn (Zefa). 2. Woebbeking (Zefa).
(H. Torggler) Mary Evans Picture Library (Explorer Archives).
4. (F. von Lenbach) M. Evans Pict. Lib. (Explorer Archives).
5. J. L. Charmet (Explorer Archives).
46. Munich : Ch. Sappa (Cedri).
47. Allemagne : 1. Ph. Roy (Explorer), 2. Bramaz (Zefa). 3. G. Sioen
(Cedri).
45.
3.
302
(J.F. Miller) BRITISH LIBRARY.
Amérique : Ch. Colomb : Mary Evans Pict. Lib. (Explorer
Archives). 1. N. Vanier (Explorer). 2. H. Armstrong (Zefa).
3. G. Sioen (Cedri). 4, Edouard (Explorer). 5. E. Quéméré (Cedri).
Heil (Zefa). 7. Times Ed.
53. Amérique ; 1. B. Hermann. 2. id. 3. C./J. Lenars (Explorer).
4. B. Hermann. 5 D. Desjardins (Explorer). 6. (Zefa).
54. Amérique : 1. MUSÉE HISTOIRE NATURELLE. 2. P. Goachet
(Cedri). 3. R. Depardon (Magnum),
55. Amérique : 1. D. Hecker (Zefa). 2. Boutin (Explorer). 3. G, Sioen
(Cedri). 4. F. Gohier (Explorer), 5. Explorer Archives. 6. (huile de
P. Guérin) coll, Concejo Municipal de Caracas, cl. T. Ameller
(Explorer). 7. E. Erwin (Magnum).
51. Amer :
Crédit photographique
16.
6.G
48. Alluvions : J. Bouchon. Alphabet : coll. Ch. Gleizal.
identification P. Laudon.
58. ’Ana : J.C. Bosmel, J. Bouchon. Amuira’a : J.C. Bosmel, coll.
Ch. Gleizal,
59. Anaa : Ch. Pinson, Ananas : coll. Encycio.
60. Ancre
Cl. Rives
:
T. Zysman.
(Cedri). Angéli
:
Ch. Pinson. Anémone :
61. Anguille : P. Laboute.
62. Annélide : Cl. Rives (Cedri). Annexion : coll. Ch. Gleizal. Anini :
H. Cao
(Opatti).
63. Anse : J.C. Bosmel. Anthurium : Ch. Pinson.
65. Aorai : Ch. Pinson. Anuanuraro : B. Salvat, Anuhe : W. Durand.
66. Aparima : cl. J.C, Bosmel (photo solarisée).
67. Ape : Ch.
Pinson,
68. Apiu : Ch. Pinson. Appât : Cl. Rives (Cedri). /tppui-tête : M.T.I.,
J.C. Bosmel.
69. Aquaculture : 1. Aquacop. 2, Sopomer,
70. Aquaculture : 1. Cl.
5. E.V.A.A.M.
Rives (Cedri). 2. Cnexo-C.O.P. 3. id. 4. id.
71. Aquarelle : MUSÉE GAUGUIN. Arahurahu : Ch. Pinson.
72. Araignée : J. Bouchon. Aratita : Ch. Gleizal.
pain : 1. coll. Encycio. 2. NATIONAL
AUSTRALIA. 3. NATURAL HISTORY MUSEUM.
73. Arbre à
LIBRARY OF
pain (variétés) : 1 à 4. D. et R. Koenig. Arbre à pain
(utilisations) : 1. Ch. Pinson. 2. coll. M.T.I. 3. M. Folco.
75. 4. Bishop Muséum. 5. cl. Handy, BISHOP MUSEUM. 6. coll.
Encycio. 7. Ed. du Pacifique. 8. Cl. Rives (Cedri), 9. M. Folco,
10. coll. B. Danieisson. 11. Cl. Rives (Cedri), coll, M.T.I,
12 et 13. dessins de J.L. Saquet.
76. Arche : Cl. Rives (Cedri). Arc : D. Darqué ; BRITISH LIBRARY.
Arc-en-ciel : T. Zysman,
74. Arbre à
.
77. Archéologie : 1. J.Oster, coll. MUSÉE DE L'HOMME. 2. id.3. id.
4.
coll.
MUSÉE DE L’HOMME. 5. J. Oster, coll. MUSÉE DE
L’HOMME. 6. id. 7. coll. Département Archéologie du C.P.S.H.
8. J. Oster, coll. MUSÉE DE L’HOMME. 9. G, Heil (Zefa).
10. Y, Sinoto. 11. E. Conte. 12. K. Emory, BISHOP MUSEUM.
13. M, Navarro.
79. Archipels : B. Hermann ; Cl. Rives (Cedri).
80. Architecture : 1. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE. 2. coll.
Ch. Gleizal. 3,
5. Cl. Rives
Bouzer,
coll. Ch. Gleizal, 4. coll. Ch. Gleizal.
(Cedri). 6. B. Vannier. 7. Ch. Pinson. 8. J. Bouchon,
9. J. Bouchon.
81. Argenlieu : coll. Ch. Gleizal.
82. Ariifaite : coll. Ch. Gleizal. Ari'i : gravure d’après R. Smirke, coll.
Ch. Gleizal.
83. Ariitaimai : coll. Ch. Gleizal. Ar/o; (P. Gauguin) : coll. Ch. Gleizal.
84. Armateur : Ch. Pinson.
85. Arme.
1. J.C.
Bosmel, coll. M.T.I. 2, in Krusenstern, coll.
B. Danieisson. 3 à 5. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE,
6. Ch. Pinson.
86. Arorai : coll. Ch. Gleizal.
87. Art : 1. G. Lewin, coll. Adélaïde de Ménil. 2. ETHNOGRAFISKA
MUSEUM OF SALEM.
ARCHAEOLOGY AND
ANTHROPOLOGY OF CAMBRIDGE. 5. BRITISH MUSEUM.
6. MUSÉES ROYAUX D’ART ET D’HISTOIRE DE BRUXELLES.
MUSEET.
4.
3.
M.
UNIVERSITY
Sexton,
PEABODY
MUSEUM
OF
7. OTAGO MUSEUM. 8. PITT RIVERS MUSEUM. 9. MUSÉE NÉO-
CALÉDONIEN,
MUSEUM
OF
Nouméa. 10. ETHNO. MUSEET. 11. UNIV,
ARCHAEOLOGY AND ANTHROPOLOGY OF
CAMBRIDGE.
88. Artémise
(N.Z.).
(E.F. Paris) : ALEXANDER TURNBULL LIBRARY
89. Artisan : 1. Ch. Pinson. 2. Ci. Rives (Cedri). 3. Ci. Rives (Cedri).
130. G.
Bambridge : coll. B. Danieisson. T. Bambridge : coll.
Bambridge : coll. Ch. Gleizal. Bancoulier : coll.
4. Ch. Pinson. 5. Ci. Rives (Cedri). 6. id.
B. Danieisson. R.
5. Ch. Pinson.
131. Bananier : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. Ch. Pinson. 3. J. Bouchon.
90. Artisanat : 1. D. Darqué. 2. Ch. Pinson. 3. Ed. du Pacifique. 4. id.
91. 6. D. Darqué. 7. J. Bouchon. 8. H. Cao (Opatti). 9. D. Darqué.
10. id. 11. Cl. Rives (Cedri).
12. Ed. du Pacifique. 13. D. Darqué.
14. Ch. Pinson. 15. B. Vannier. 16. Cl. Rives (Cedri). 17. H. Cao
(Opatti). 18. Ci. Rives (Cedri). 19. D. Darqué. 20. Ed. du Pacifique.
21. Rutgers (Opatti).
92. Asie : Révoite : P. Delagarde (Explorer). 1. G. Oarde (Explorer).
2. Boutin (Zefa). 3. Ph. Roy (Explorer). 4. K. Muller (Cedri). 5. Dallas
and John Heaton (Apa).
94. Asie : Bombay : A. Pinsard (Cedri). Gandhi : Roger Viollet.
1. E. Quéméré (Cedri). 2. Times Editions. 3. B. Gérard (Hoa Qui).
4. O. Valentin (Hoa Qui).
95. Asie : 1. H. tWiesner (Zefa). 2. J. Gaumy (Magnum). 3. D. Massent
(Apa). 4. H. Hoefer (Apa). 5. P. Van Riel (Apa). 6. R. Burri (Magnum).
7. H. Veiller (Explorer). 8. TOKYO MUSÉE NATIONAL (Explorer
Archives).
97. Assemblée nat. : J.L. Bohin (Explorer). Ass. terr. : SIRPPG.
98. Assistante : Ch. Pinson.
99. Astrolabe : coll. Encyclo. ; J.L. Saquet.
100.
Astronomie
(Ch. Praval d'après Spôring) BRITISH
LIBRARY. 2. H. Armstrong (Zefa). 3. R. Burri (Magnum). 4. D. Stock
(Magnum).
101. ’Atae : D. et R. Koenig.
:
1.
102. Athlétisme : 1. Ch. Pinson. 2 et 3. coll. Ch. Gleizal.4à8. J.Rossi.
103. Ati : J. Bouchon ; coll.
Atimaono : coll. Ch. Gleizal.
Encyclo. Ati’atia : Cl. Rives (Cedri).
104. Atimaono : H. Cao (Opatti).
106. Atoto : P. Laboute Atoti : Cl. Rives (Cedri).
TRIPTYQUE ATOLL : Dessin de Bernard Petit. Pente externe :
H. Cao (Opatti), Cl. Rives (Cedri), Cl. Rives (Cedri),
Orstom/P. Laboute, Cl. Rives (Cedri), Orstom/P. Laboute,
Cl. Rives (Cedri), Cl. Rives (Cedri). Crête algale : P. Laboute,
Cl. Rives (Cedri), id., id., id. Platier : H. Cao (Opatti), Cl. Rives
(Cedri), id., id., id., id., Orstom/P. Laboute, id.. Cl. Rives (Cedri), id.
Motu : Orstom/P. Laboute, id., id., id.. Cl. Rives (Cedri), id., id., id.,
W. Durand, Cl. Rives (Cedri). Passe : Ch. Pinson. Lagon :
B. Hermann, Cl. Rives (Cedri), id., Orstom/P. Laboute, id., id..
Cl. Rives (Cedri), id.
M.T.I. ; coll. M.T.I.
4 et 5. coll. M.T.I. Bananes : J.C. Bosmel
(x 6).
132. Banian : coll. Ch. Gleizal. Banks : MUSÉE DE LA MARINE.
133. Banque : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. id. 3. J. Bouchon. 4. Ch. Pinson.
5. J. Bouchon.
134. Baraque : Ch.
Pinson ; coll. Ch. Gleizal.
Encyclo. Barge : M. Folco. Baromètre :
J. Bouchon ; Roger Viollet.
136. Barrage : Marama Nui. Basalte : J.C. Bosmel, coll. Encyclo.
J.C. Bosmel, coll. Encyclo. ; W. Durand.
135. Barracuda
:
coll.
137. Base : coll. Ch. Gleizal.
138. G. Bass : coll. B. Danieisson. Ilots de Bass : P. Laboute.
139. Bataillon : 1. B. Hermann. 2. J. Bouchon. 3et4. coll. Ch. Gleizal.
140. Bataillon : Ch. Gleizal.
141. Battoir : coll. M.T.I. Beach rock : T. Zysman.
142. Beechey : coll. Ch. Gleizal, Bellingshausen : coll. Ch. Gleizal.
143. Bernard l'ermite : P. Laboute. Bénitiers : Cl. Rives (Cedri).
144. Bibliographie : J.C. Bosmel. Bidonville : A. Kubacsi (Explorer).
145. Bikini : B. Hermann. Bière : C. Sappa (Cedri) ; J. Bouchon.
148 et 149. Bir Hakeim : coll. Ch. Gleizal.
150.
Bishop Muséum
B. Danieisson.
:
1. K. Emory, BISHOP MUSEUM. 2. coll.
151. Bisschop : coll. Ch. Gleizal.
152. Bivalve : Cl. Rives (Cedri) ; Cl. Rives (Cedri).
153. Bligh : 1 à 8. MITCHELL LIBRARY, by courtesy of LIBRARY
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. 9. BRITISH LIBRARY.
154. Boenechea : coll. M.T.I. Blues : J. P. Leloir ; J. P. Leloir.
156. Bombe : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. coll.
4. Roger Viollet.
Encyclo. 3. B. Salvat.
157. Bonard : coll. Ch. Gleizal. Bonitier : M. Moisnard.
158. Bora Bora
:
1.
(Lejeune) SERVICE HISTORIQUE DE LA
MARINE. 2 et 3. (B. Martin) coll. Oh. Gleizal. 4. coll. Encyclo.
159. Farerua : Ch. Pinson. Tapoa (B. Martin), coll. Ch. Gleizal.
160. Bora : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. H. cao (Opatti). 3. H. Cao (Opatti).
161. Borne ; B. Hermann,
162.
Botany Bay : coll. Encyclo. Boudeuse : coll. B.
Bouddhisme : J. P. Nacivet (Explorer).
Danieisson.
163.
Bougainville. 1. MUSÉE DE LA MARINE. 2. B. Hermann.
107. Ature : 1. Cl. Rives (Cedri). 2. T. Zysman. 3. Cl. Rives (Cedri).
3. BIBL. MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE. 4. coll. Oh. Gleizal.
108. Moetia Atwater : coll. Ch.Gleizal. Aubry : coll. Ch. Gleizal. Aua:
MUSÉE DE LA MARINE.
4. J. Bouchon.
Ch. Pinson.
109. Auckland : K. Muller (Times Ed.).
110. Aukena : P. Laboute. Aumoa : Cl. Rives
I. BISHOP MUSEUM.
(Cedri). Australes :
111. 2. Cl. Rives (Cedri). 3. UNIV. MUSEUM OF ARCHAEOLOGY
AND ANTHROPOLOGY OF CAMBRIDGE. 4. Cl. Rives (Cedri).
112. Australes
4. Ch.
(Cedri).
(Cedri). 2. Opatti. 3. G. Wallart.
Pinson. 5. Cl. Rives (Cedri). 6. Ch. Pinson. 7. Cl. Rives
113. Australie
:
:
1. Cl.
Rives
1. D et J. Heaton
(Apa). 2. Boutin (Explorer).
164. Bougainvillée : Ch. Pinson ; J.
Bouchon. H. de Bougainville :
165. Boulier : B. Hermann.
166. Bounty (R. Dodd) : NATIONAL MARITIME MUSEUM.
167. Boussole : J. Bouchon. Bovis : dessin de J.L. Saquet.
168. Brander : coll. Oh. Gleizal. Boxe : coll. Ch. Gleizal.
169. Brasserie : i: coll. Ch. Gleizal. 2 à 7. Brasserie de Tahiti.
170. Brel : J. P. Leloir ; Ch. Pinson ; M. Folco.
171. Bringue : coll. Ch. Gleizal.
172. Brontispa : J. Bouchon. Broche : coll. Ch. Gleizal.
173. Brown-Petersen : coll. B. Danieisson.
174. Bruat
:
coll. Ch. Gleizal. Brûlis : R. Caron, coll. MUSÉE DE
3. C. Lenars (Explorer). 4. G. Sioen (Cedri). 5. Amstrong (Zefa).
L'HOMME.
115. Kangourou : E. Quéméré (Oedri). Koala : id.
176. Bulbul ; D. Valézy-Monnet.
Cl. Rives (Cedri).
178. Cabry : coll. Ch. Gleizal. Cachalot : coll. B. Danieisson ; coll.
B. Danieisson ; R. Berlinghi (Cedri).
114. Australie : 1. R. Smith (Zefa). 2. Ch. Pinson. 3. A.P.L. (Zefa).
175. Brunot : coll. Ch. Gleizal. Buccin
116. Auferaa : J. Bouchon. Au Tahoeraa : coll. Les Nouvelles. Autel :
177. Bulletin : J.C. Bosmel. Byron : MUSÉE DE LA MARINE.
117. Automatisation : G. Sioen (Cedri) ; B. Vannier.
118. Autonomie : B. Hermann.
NATURAL HISTORY MUSEUM. Ava (M. Radiguet) :
SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE, cl. Cl. Rives.
121. Avera : Ch. Pinson. Averse (B. Martin) : coll. Ch. Gleizal.
120. Ava
:
:
Cl. Rives (Cedri).
179. Cadastre : Ch. Pinson.
180. Café : Ch. Pinson ; T. Zysman ; B. Hermann ; Cl. Rives (Cedri).
181. C.P.S. : Ch. Pinson.
183. Cale : Ch. Pinson ; coll. Ch. Gleizal.
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES. 2. W. Durand. 3. T. Zysman.
Californie : 1. BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (Explorer
Archives). 2. G. Sioen (Cedri).
185. 3. G. Kalt (Zefa). 4. K. Goebel (Zefa). 5. Mc Allister (Zefa).
6. G. Sioen (Cedri). 7. G. Kalt (Zefa). 8. K. Kimmers (Zefa).
9. Ph. Rasmussen (Sipa Press).
186. Callao : Explorer Archives. Camphrier : J. Bouchon. Calvin :
H. Veiller (Explorer).
187. Canard ; Cl. Rives (Cedri). Canada : 1. K. Straiton (Explorer).
2. P. Plisson (Explorer).
188. Canna : T. Zysman.
189. Canne à sucre : Cl. Rives (Cedri) ; coll. Ch. Gleizal.
6. Ch. Pinson. 7. J. Bouchon. 8. Ch. Pinson (x 4). 9. Cl. Rives, coll.
190. Canonnière : coll. Ch. Gleizal.
Avatoru (égl.) : Orstom/P. Laboute. Avatoru (passe) : P. Laboute.
122. Aviculture : J. Bouchon. Aviation : dessins de J.L. Saquet.
123. Avocatier : W. Durand.
124. Bagne : coll. Ch. Gleizal.
125. Baie : B. Hermann. Bain Loti : coll. Ch. Gleizal.
126. Balancier
:
Ch. Pinson. Balboa
:
VICTORIA AND ALBERT
MUSEUM.
127. Baleine : F. Gohier (Jacana) ; coll. Ch. Gleizal.
128. Baleinière : Cl. Rives (Cedri). Ballon sonde : Ch. Pinson.
129. Bambou : 1. MITCHELL LIBRARY, bÿ courtesy of LIBRARY
4. coll. Ch. Gleizal. 5. coll. de l'HOPITAL MILITAIRE DE BREST.
M.T.I. 10. Dessins de J.L. Saquet.
184.
Cannibalisme : in Dumont d'Urville.
MUSEUM.
Cap : NATIONAL MARITIME
303
2.cl
191. Capitainerie : Ch, Pinson. Caramboles : Cl. Rives (Cedri).
192. Carangues : H. Cao (Opatti) ; Orstom/P. Laboute ; T. Zysman ;
T.
Zysman. Caravelle : MUSÉE DE LA MARINE, Caravelle : coll.
Ch. Beslu.
193.
Cardella
Lemasson, coll. Ch. Glelzal. Carénage :
cl, Lemasson, coll. Ch. Glelzal. Caret : coll. Ch. Glelzal.
cl.
:
194. Cargo : K. Muller (Cedri).
Cl. Rives (Cedri). Carte : 1. BIBLIOTHÈQUE
195. Carpophage :
NATIONALE. 2. H. Gruyaert (Magnum). 3. id.
198. Cartes postales ; 1 à 3. Archives territoriales. 4 et 5. T. Sylvain.
Cascade (Tobin) : MITCHELL LIBRARY, by eourtesy of LIBRARY
COUNCIL OF NEW SOUTH WALES.
199. Casque : Ed. du Pacifique. Cassia : T. Zysman. Cassiau : coll.
:
1.
MUSÉE
DE
L’HOMME.
M. Sexton, PEABODY MUSEUM OF SALEM.
200. Catamaran : H. Cao (Opatti). Cathédrale : Ch. Pinson.
1 à 3. coll. Ch. Glelzal, 4, Cl. Rives
(Cedri).
5. Ed. du Pacifique. 6. coll. La Dépêche. 7. coll. Ch. Gleizal.
201. Catholicisme
:
TRIPTYQUE CENTRALE
Dessin de Bernard Petit. Ch. Pinson,
:
Cl. Rives (Cedri), Ch. Pinson (x 3).
203. Cent-pieds : P. Laboute. Centrale : G. Sioen
Céramique : Explorer Archives. Céphalopodes
(Cedri) ; Cl. Rives (Cedri).
207.
Cl. Rives
2. Ch. Pinson. 3. J.C. Bosmel.
disques
Barthélémy : Ch. Pinson.
213. Chanson
:
;
Champignon
J.C. Bosmel
:
;
1.
K7
coll.
:
Encyclo.
J.C, Bosmel
;
215. Chapeau : 1 à 4. : SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE.
5. (Le Guillou) coll. Ch. Gleizal. 6. coll. Ch. Gleizal, 7. coll. MUSÉE
DE L'HOMME. 8. DIXSON LIBRARY, by eourtesy of LIBRARY
OF NEW SOUTH WALES. 9. coll. Ch. Gleizal.
10. Cl. Rives (Cedri), 11. B. Hermann. 12. Ch, Pinson. 13. M, Folco.
COUNCIL
14. Ch, Pinson,
216. Charançon : J. Bouchon. Chasse : Cl. Rives (Cedri) ; A. Giau,
Chasse-mouches : 1. BISHOP MUSEUM. 2. PEABODY
MUSEUM OF SALEM. 3. M.T.I., cl. B. Vannier, 4. ROYAL SCOTTISH
217.
MUSEUM. 5. MUSÉE DE L'HOMME. 6. METROPOLITAN MUSEUM
OF ART (M.S. Rockefeller Memorial Coll.).
218. Chastenet : coll. Ch. Gleizal, Chemin de fer : Ed. du Pacifique,
219. Chenal : J. Bouchon ; M, Moisnard. Chessé : coll. Ch, Gleizal.
220. Chèvre : Ch. Pinson. Cheval : M. Folco. Chevalier voyageur :
Cl. Rives (Cedri),
221. Chevrette : Cl. Rives (Cedri). Chien : BRITISH LIBRARY ; coll.
M.T.I.
222. Chili : Allende : Sipa Press ; Pinochet : Torregano (Sipa Press).
Esmeralda : G. Hucault.
:
1, P. Thiele
(Zefa).
224. Chine
:
(Zefa). 2. K. Goebel (Zefa). 3. Kummels
1. O. Fôlimi
Pacifique. 9. coll, Encyclo. 10. coll. Encyclo. 11. M.T.I.
245. Cœur : Ch. Pinson ; Ch. Pinson, Coffre : MUSÉE DE VIENNE.
246. Coiffure : 1 à 3, NATIONAL LIBRARY OF AUSTRALIA.
4. ALEXANDER TURNBULL LIBRARY. 5 et 6. coll. Ch. Gleizal.
7, coll. Archives territoriales (in C. Thornam). 8. M.T.I. 9, DIXSON
LIBRARY, by eourtesy of LIBRARY COUNCIL OF NEW SOUTH
10. MUSÉE DE L'HOMME. 11, coll. Ch. Gleizal.
WALES.
12, M. Folco. 13. Ch. Pinson. 14 et 15. H, Cao (Opatti).
249. Collier : 1. MUSÉE DE BERNE. 2. M.T.I, 3. BISHOP MUSEUM.
4, M.T.I. 5. M.T.I. 6. Cl. Rives (Cedri), 7. UNIVERSITY MUSEUM OF
ARCHAEOLOGY AND ANTHROPOLOGY OF
8. Ch. Pinson. 9. M, Moisnard. 10. T, Zysman.
Combat
:
NATIONAL
LIBRARY
OF
CAMBRIDGE.
AUSTRALIA
;
coll.
255. C.E.A. : coll. Encyclopédie.
259. Compas : Ch. Pinson.
261. Concile : Sipa Press. Cônes : 1, P, Laboute. 2, Ed, du Pacifique.
3. P. Laboute.
262. Congés : Roger Viollet. Congre : P. Laboute.
263. Conifères : J.L. Saquet.
266. Conserve : Ch. Pinson ; G, Hucault,
(Explorer). 2. J.L, Gaubert (Explorer).
272. Cook : 1, NATIONAL PORTRAIT GALLERY.
273. 2 et 3. BRITISH LIBRARY. 4 et 5. BISHOP MUSEUM. 6. coll.
Encyclo.
274. Cook
:
1 à 3. BRITISH LIBRARY. 4. NATIONAL MARITIME
MUSEUM.
275. Cook : BRITISH LIBRARY.
Coppenrath : coll. F. Merceron. M. Coppenrath : D. Darqué.
Coprah : 1. coll. Ch. Beslu, 2. Ch. Gleizal. 3. B. Hermann.
4 à 6. Cl. Rives (Cedri). 7 et 8. M. Folco. 9. Ch. Pinson.
278. Coq : Cl. Rives (Cedri). Coquille : coll, Encyclo,
279. Corail : 1. Orstom/P. Laboute. 2 à 7. Cl. Rives (Cedri).
280. Corée : A, Evrard (Hoa Qui) ; id.
281. Corée : 1 à 2 bis. Ch. Rivet (Cedri), 3. Société de Géographie.
282. Corossole : coll. Encyclo. Corps : coll. Ch, Gleizal,
283. Cosmogonie : BISHOP MUSEUM,
284-285. Costume : 1. coll. Ch. Gleizal. 2. in Voyages de
277.
Krusenstern, coll. Ch, Gleizal, 3. coll. Ch. Gleizal. 4. SERVICE
HISTORIQUE
DE
LA
MARINE.
5.
coll,
Ch.
Gleizal,
6.
id.
7 à 10. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE. 11. (B. Martin) coll.
Ch, Gleizal. 12. cl. L. Gauthier, coll. Ch, Gleizal. 13. coll. Ch, Gleizal.
14. cl. H. Lemasson, coll. Ch, Gleizal. 15.
MUSÉE DE L'HOMME.
16, BISHOP MUSEUM. 17 à 19. coll. Ch. Gleizal. 20. J.J. Guespin
(Opatti). 21. H. Cao (Opatti).
3. J. Boisberranger (Hoa Qui). 4. Scholz (Zefa).
286. Côtes : 1. R, Talandier. 2. coll. Ch. Gleizal. 3. Cl. Rives (Cedri).
(Zefa). 4. Van Phillip (Zefa). 5, K, Goebel (Zefa), 6. P. Thiele (Zefa),
7. Sunak (Zefa).
226. Chine : 1. BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (Explorer Archives).
2. R. Baumgartner (Explorer).
227. 3. coll. Lausat (Explorer Archives). 4. J.L. Charmet (Explorer
Archives), 5. K. Goebel (Zefa), Mao : coll. Ch. Gleizal,
Deng Xiao Ping ; Mingan (Sipa Press).
287. Coton : Ch. Sappa (Cedri) ; B, Hermann.
288. Cotre : coll. Ch. Gleizal. Coucou : coll. Encyclo.
229. J.C. Bosmel.
292. Coutume : Ch. Pinson. Coussin de requin : Cl. Rives (Cedri).
225. Chine : 1, P, Thiele (Zefa). 2. Xinhua-News (Zefa). 3. Sunak
228. Chinois : 1. coll. Ch. Gleizal. 2 à 10. B. Hermann. 11. Ch. Pinson,
230. Chinois : 1. H. Cao (Opatti). 2. H. Cao (Opatti), 3. B, Hermann.
4. Ch, Pinson.
231. Cigale : Cl, Rives (Cedri).
233.
Cinéma
:
1.
coll.
Ch. Gleizal. 2 à 4. coll.
Ch. Gleizal.
Ch. Pinson.
Ch.-Pinson. Citronnier
Couronne : 1. SERVICE HISTORIQUE DE LA MARINE.
2 et 3. Archives territoriales. 4 à 6. F. Brouillet. 7 et 8. Cl. Rives
291.
(Cedri). 9. G. Hucault. 10 et 11. H. Cao (Opatti). 12. K. Muller (Cedri).
13. Cl. Rives (Cedri). 14. H. Cao (Opatti), 15. B. Hermann.
16. H, Cao (Opatti).
Crabes : 1. Cl. Rives (Cedri). 2 et 3. P. Laboute.
293. Crâne : coll. B. Danieisson. Cratère : H. Cao (Opatti).
:
P. Laboute. Citrons
296. Crook : coll. Encyclo. Croton : T. Zysman.
297. Cueillette : coll. Ch. Gleizal. Culex : Ch. Pinson.
299. Cyclisme : coll. Ch. Gleizal. Cyclone : coll. Ch, Gleizal.
234. Circoncision : coll. Archives territoriales.
:
290. Courlis : Cl. Rives (Cedri).
298. Cumming : coll. Encyclo.
5. B. Hermann. 6. D. Arnaud (Hitimarama films).
235. Ciseaux
4 et 5. B. Hermann. 6 et 7. P, Laboute,
294. Crevette : Cl. Rives (Cedri),
232. Cimetière : J. Bouchon.
304
243.5. Ch. Pinson. 6. Cl. Rives (Cedri). 7. MUSÉE DE ROCHEFORT.
8. Ed. du
270. Conteneurs : Ch. Pinson.
214. Chantier : cl, F, Roux, coll. MUSÉE DE LA MARINE.
223. Chili
278.G
C. Hammes.
258. Communisme (E. Caprio) : Roger Viollet.
volant : Ch. Gleizal,
Pinson.
:
254. Commerson : coll. Ch. Gleizal,
:
209. Cérithe : Cl. Rives (Cedri). Cétacé : F, Gohier (Jacana). CerfCh.
Pacifique. Cochenifle
B. Danieisson.
208. Cercle : coll. Ch. Gleizal.
:
Ed. du
242. Cocoteraie : Ed. du Pacifique. Cocotier : 1. Cl. Rives (Cedri).
2. Ed. du Pacifique. 3. coll. P. et J. Loti-Viaud,
252.
206. C.P.I. : Ch. Pinson.
C.C.I.
:
Cochons : G. Wallart.
250. Colonialisme : 1 à 3. Roger Viollet.
(Cedri).
204. Central Sports : Ch. Pinson.
211.
240. Club : Cl. Rives (Cedri).
241. Coccinelle
244. Code : coll. Ch. Gleizal.
197. 3 et 4. J.C. Bosmel. 5. I.G.N.
Casse-tête
Cl. Rives (Cedri). City : B. Hermann.
:
239. Clipperton : coll. B. Danleisson.
12. J. Bouchon. 13. Cl. Rives (Cedri).
196. Carte : 1. M.T.I. 2. coll. Ch. Glelzal.
Encyclopédie.
236.Citrouil e
:
300. Cyclone : P. Mazellier ; J.F. Dilhan ; J.F. Dilhan,
301. Cyclone : Escadrille 12 S ; J.F. Dilhan.
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Fait partie de Dictionnaire illustré de la Polynésie = Te 'Aratai o Porinetia