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                  <text>BULLETIN
DE

LA

Société des Etudes Océaniennes

N°

148

(N°

XII

TOME

-

11)

SEPTEMBRE 1964

Anthropologie

—

Ethnologie

—

Sociologie

Histoire Ancienne et Contemporaine
Littérature
Sciences Physiques et

PAPEETE

-

et

—

Linguistique

de la Polynésie

Folklore

Naturelles

IM P R IM F R I F

—

Océanographie.

OFFICIELLE

Société des Etudes Océaniennes

�Conseil d'Administration

Président

....

Vice-Président.

Secrétaire

M. Henri JACQUIER.

.

.

M. Bertrand JAUNEZ.

.

.

....

M. Yves MALARDE.

Trésorier

....

Assesseur

....

Assesseur

....

.

.

Assesseur

....

.

.

Assesseur

....

.

.

Assesseur

....

Assesseur

....

.

.

Assesseur

....

Pour être reçu
un

.

.

.

.

M. Cdt PEAUCELLIER.
M. Cdt Pierre JOURDAIN.

M.

Rudolphe BAMBR1DGE.

M. Terai BREDIN.
M. Martial IORSS.
M. Siméon KRAUSER.
M. Raoul TEISSIER.

Membre de la Société se faire présenter par

membre titulaire.

Bibliothèque.
Le

Conseil

d'Administration

peuvent emporter

informe ses membres

à domicile certains livres de

qu'ils

la Bibliothèque

signant une reconnaissance de dette au cas où ils ne ren¬
draient pas le livre emprunté à la date fixée. Les autres peu¬
vent être consultés dans la Salle de lecture du Musée.
en

La

Bibliothèque et la salle de lecture sont ouvertes aux
les jours, de 14 à 17 heures, sauf

membres de la Société tous
le Dimanche.

Musée.
Le Musée est ouvert tous
à

les jours, sauf le dimanche de

17 heures.

Société des

Études

Océaniennes

14

�BULLETIN
DE LA

SOCIÉTÉ D'ÉTUDES OCÉANIENNES

(POLYNÉSIE ORIENTALE)

TOME XII

No

148

—

(NUI)

SEPTEMBRE

—

1964.

SOMMAIRE

Pages
Hygiène Alimentaire
.

389

....

401

conséquences des récentes découvertes archéolo¬
giques en Polynésie Orientale. (Kenneth P. Emory) .

406

Les

plantes féculentes des Polynésiens. (H.

Légumes et fruits Polynésiens. (Dr Massai)

Jacquier)

Archéologie
Les

La

a été extraite du livre
DES POLYNESIENS» de P.H. BUCK,
Berrtice P. Bishop Museum d'Honolulu.

photo

de couverture

MIGRATIONS
teur

du

Société des

Études

Océaniennes

«

LES

direc¬

�n

Société des

Études

'

■

Océaniennes

"

�LES

FÉCULENTES DES POLYNÉSIENS (1)

PLANTES

par M. Henri JACQUIER,
ex-pharmacien chimiste de la marine,
Président

I.—

de

Société des

la

Etudes Océaniennes.

DEFINITION

On désigne sous le nom de plantes féculentes celles dont
les parties comestibles sont constituées surtout par de la

fécule,

c'est-à-dire

de l'amidon. Les

par

deux

noms

sont

synonymes mais il est d'usage de nommer fécule l'amidon
extrait des racines et des tubercules, et amidon celui prove¬
des graines, plus particulièrement de celle de la famille
graminées. On dit par exemple de l'amidon de blé et de
fécule de pomme de terre.

nant

des
la

IL-

RAPPEL DE

L'amidon est

une

dant à la formule

QUELQUES NOTIONS

substance spécifiquement végétale répon¬
chimique brute : C6 H10 05, c'est tant au

vue physique que chimique un colloïde osogène,
c'est-à-dire une substance insoluble dans l'eau froide et don¬
nant avec l'eau chaude une pseudo solution appelée suspen¬
sion colloïdale (d'où le mot colle) et dont le type est l'empois
d'amidon. Au point de vue chimique, cette suspension colloï¬

point de

dale peut être hydrolisée sous l'influence d'acides minéraux
dilués ou sous celles des diastases, c'est-à-dire, qu'une mo¬
lécule d'eau se fixe sur celle d'amidon pour donner un sucre
dit réducteur possédant 6 atomes de carbone et dont le type
est le glucose, selon la formule suivante :
C6H10O5 +
amidon

1120

=

eau

C6H12 06
glucose

Le glucose est une substance
l'eau, i! est de plus directement

parfaitement soluble dans
assimilable et utilisable par

l'organisme. Il constitue à proprement parler le combustible
du moteur humain, consommé chaque fois qu'un muscle se
contracte. Les sucres de la famille du glucose possèdent une
autre propriété, c'est de pouvoir être stocké par l'organisme
lorsqu'ils sont absorbés en excès et cela sous forme de graisses

(1) Les articles suivants sont extraits d'un ouvrage à
paraître destiné à l'éducation des infirmiers et des institu¬
teurs dans les archipels de la Polynésie française.

Société des

Études

Océaniennes

�—

390

—

qui se déposent dans certaines parties du corps : tissus conjonctif sous-cutané, aponévroses, péritoine etc..., où elles s'accu¬
mulent au point de constituer parfois une sérieuse gêne
pour l'individu.
Les féculents

représentent donc l'aliment type, qui, lorsqu'il
ingéré en excès, contribue à faire acquérir du poids au
sujet. Ce n'est pas avec de la graisse mais bien avec' des
féculents qu'on engraisse les animaux destinés à la consomma¬
est

tion.
Les

et les farines, chimiquement très analogues,
plus les aliments qui, à calories égales, reviennent
le meilleur marché, ils constituent de ce fait l'aliment unique
des races pauvres. Si tous les amidons possèdent la même
formule et les mêmes propriétés chimiques par contre on
note des différences appréciables dans leurs propriétés phy¬
siques. Les amidons sont constitués par des grains très fins
ayant de vingt à cent millièmes de millimètres de diamètre
qu'on examine parfaitement au miscroscope. Ils ont une forme
très caractéristique selon les espèces d'où ils proviennent, à
tel point qu'un œil exercé les distingue parfaitement lorsqu'ils
sont mélangés,
exactement comme on le ferait à l'œil nu
d'un mélange de différents coquillages. Ces différences dans
la morphologie et dans les propriétés physiques se traduisent
par des différences importantes quant à leur temps de cuisson,
à la façon de les apprêter, ainsi qu'à leur qualité de digestibilité ; l'organisme n'absorbe pas et n'assimile pas exactement
de la même façon de la fécule de pomme de terre et de la
sont

féculents

de

fécule d'arrow-root.
11 faut bien

préciser que l'amidon ne se présente pas dans
plante uniquement en masse pure, mais au contraire mé¬
langé à d'autres substances, tout d'abord à des fibres végétales
constituées par de la cellulose. La cellulose représente au
point de vue chimique une substance très voisine de l'amidon
dont elle diffère pourtant au point de vue de son utilisation.
Le tube digestif de l'homme en effet ne secrète aucune
diastase capable de l'hydroliser, comme dans le cas de l'amidon,
pour le transformer en sucre. Seul, l'estomac des herbivores,
des ruminants en particulier, secrète une diastase capable de
l'utiliser. Est-ce à dire que la cellulose est inutile dans l'ali¬
mentation de l'homme ? Non pas. La cellulose constitue un
aliment de « lest » nécessaire à l'équilibre et au bon fonc¬
tionnement du tube digestif, de ce qu'on appelle le péristalla

Société des

Études

Océaniennes

�—

tisme

intestinal.

391

—

Dans les

plantes féculentes, on trouve aussi
mélangées à l'amidon des substances protidiques importantes
dont la teneur et la composition contribuent à la valeur
alimentaire de ces plantes. Vous savez par exemple que
dans la farine de blé cette substance protidique porte le
nom
de gluten. De plus, on y trouve des matières grasses
et des éléments minéraux dont les plus importants sont
le
calcium, constituant basique des os et des dents, du phosphore
constituant de la cellule nerveuse, et du fer faisant partie de
la molécule d'hémoglobine. Enfin, on trouve également associée
à tous ces éléments une gamme de vitamines plus ou moins
étendue. En résumé, sels minéraux, matières protidiques et
vitamines

sont

des

culents permettant
On peut
races

dire

humaines

constituants

importants des aliments fé¬
de les classer selon leur valeur alimentaire.

que depuis la
sauf quelques

plus haute antiquité, toutes les
rares

exceptions, ont

eu

une

alimentation

amylacée, c'est-à-dire glucidique fournie pres¬
que uniquement par les graines de la famille des graminées
appelées également céréales.
Il y a (en

Occident une véritable .civilisation du blé dont la
perd dans la nuit des temps. Dans la Rome ancienne,
011
élevait des temples à Cérès, déesse des moissons d'où
provient le mot céréales. On ne peut nier également en ce
qui concerne l'Extrême-Orient l'importance de la civilisation
du riz. Pour l'Afrique c'était le sorgho. Enfin, le continent
américain a vécu pendant des millénaires uniquement de maïs.
culture

se

On n'observe rien de semblable chez les

Polynésiens, non plus
chez les Mélanésiens et les Micronésiens qui n'avaient
jamais avant qu'on ne les découvre, cultivé ni consommé de
céréales. Toute l'alimentation amylacée de ces peuples pro¬
venait de racines et de tubercules dont les trois principaux
étaient le taro, la patate douce et l'igname. Selon les régions
géographiques l'importance de l'un ou de l'autre prévalait.
Ainsi, en Polynésie orientale c'était le taro, en Mélanésie,
l'igname, et dans les pays excentriques ou à climats tempérés
comme la Nouvelle-Zélande et l'île de
Pâques, la patate douce.
que

Il y a là un fait extrêmement important si l'on se rend
compte que depuis plus de deux mille ans les Tahitiens se
nourrissaient
rent

les

de

racines

et

de

tubercules

leur alimentation traditionnelle
occidentales

pour

lorsqu'ils changè¬
adopter les céréa¬

importées.

Sojciété des

Études Océaniennes

�-

III.— ENUMERATION
FECULENTES

ET

392

-

DESCRIPTION DES

PLANTES

Plutôt que d'avoir classé
à telle ou telle famille

les plantes selon leur appartenan¬
botanique, nous avons préféré les
présenter selon leur degré d'importance croissante dans la
ce

ration

alimentaire.

Le FARA : La première et la plus ancienne, en tous les cas
celle qui a joué un rôle prépondérant lors de la découverte
des îles est sans aucun doute le « fara », le fruit du « Pandanus
odoratissimus » ou du «Pandanus pulposus». Le fruit, de
la grosseur

d'une tête humaine est formé de différents com¬
partiments qui sont les carpelles, chacun contenant les graines.
On les sépare facilement à la main, ils contiennent entre seize
et dix huit pour cent d'hydrate de carbone ou glucides sous
forme de glucose et d'amidon. Les enfants des atolls les
apprécient d'ailleurs comme friandises. Cuit partiellement à
l'air libre (tunu paa) on peut obtenir après écrasement une
farine contenant sans doute beaucoup de fibres végétables
mais qui se conserve assez bien et a été utilisée longtemps
comme
provision de bord pendant les traversées accomplies du¬
rant les migrations polynésiennes. Cette farine contient du
calcium, du fer, et du phosphore en quantités appréciables.
Le pigment rouge qui colore le fruit contient, tout comme
dans la carotte, une forte proportion de pro-vitamine A ou
carotène qu'on ne trouve pas dans les autres plantes croissant
sur
ces
atolls ; si bien que cette farine de pandanus associée
au
poisson, toujours facile à obtenir, pouvait permettre d'éta¬
blir une ration alimentaire, monotone sans doute, mais rela¬
tivement bien équilibrée.
PIA

Le vrai « pia » tahitien était constitué par l'amidon
du rhizone du « tacca pinnatifida », plante qui affec¬
tionne les terrains sablonneux. A Tahiti, on le cultivait sur¬
tout dans les districts de Punaauia et de Paea et à Moorea
:

extrait

dans les

districts de Temae et de Teavaro. Il pousse égale¬
sur les
«motu» des îles Sous-le-Vent où on peut

ment bien

voir

quelques plantes à l'état sauvage. Cet amidon d'une
grande finesse est surtout très digestible, il entrait autrefois
dans la composition de bouillies ou « poe » destinées aux en¬
fants au moment du sevrage. Cette fécule est appelée quelque¬
fois « arrow-root » quoique le véritable arrow-root provienne
d'une plante différente qui est le « marantha arundinacea »,
de la famille des canas. Quoiqu'il en soit, ce « pia » tahitien
fut pendant longtemps le seul qui servait à confectionner avec

encore

Société des

Études

Océaniennes

�—

393

—

jus de la canne à sucre et le « mitihaari » le « poe » qui
aujourd'hui est de plus en plus fabriqué avec des produits
qui ne sont pas d'origine tahitienne. De plus, ce «pia» tahitien
représentait un produit de vente et d'exportation assez impor¬
tant car l'arrow-root est recherché en biscuiterie. Vous savez
qu'actuellement le seul amidon préparé localement est celui
de manioc, plante introduite à Tahiti;, il y a à peine un siècle
en provenance d'Amérique du Sud. Si la grosseur des tubercu¬
les du manioc les fait rechercher, l'amidon qui en est extrait
est loin de posséder les qualités de légèreté et de digestibilité
du « pia » indigène.

le

occasions, autrefois, on consommait cuit
indigène les racines de « ti » dont le nom scientifique
est « cordyline terminalis ». Ces racines contiennent une pro¬
portion assez importante d'amidon ainsi que du glucose à
l'état libre. Cependant la cuisson nécessitait un « umu » spé¬
cial qui n'était ouverte qu'au bout de 24 heures, quelquefois,
36 heures, de là l'expression de « umu ti » donné au specta¬
cle qui consiste à marcher sur les pierres rouges. Dans les
temps de disette on consommait également les racines de fou¬
gères « naehe » qui contiennent une certaine quantité d'ami¬
TI

En certaines

:

four

au

don.

ARBRE

A

PAIN

:

Le

« uru »

ou

fruit de l'arbre à pain

rôle important dans l'alimen¬
tation des îles
polynésiennes mais surtout dans l'ar¬
chipel de la Société et aux Marquises où il était le plus appré¬
cié. L'arbre à pain a été transporté à peu près partout où
cela était possible par les Polynésiens dans les limites extrê¬
de cet immense triangle géographique. Cultivé depuis
mes
plus de deux mille ans, au fur et à mesure des migrations,
il
subi des modifications importantes surtout dans son
système de reproduction consistant en particulier en l'absen¬
de graines dans les fruits. L'arbre est originaire de Malaisie
et c'est au Sarawak à Bornéo qu'on a pu retrouver l'ancêtre
botanique, qui lui, possède des graines. A Tahiti, il existe
vingt sept noms pour désigner les différentes variétés, mais
(Artocarpus incisa)

a
hautes

joué

un

a

ce

Wilder

botaniste américain en a évalué le nombre d'espèces
deux. Le «uru» donne après avoir été grillé à feu
cuit au « himaa » un aliment ayant une valeur calorique

à trente
nu

ou

appréciable mais contenant peu de calcium et de phos¬
pauvre également en vitamines. Les anciens Polyné¬
siens vivant toujours dans la crainte de famine cherchèrent
à le conserver pendant la période de pleine récolte. Un pro-

très

phore,

Société des

Études

Océaniennes

�—

cédé

—

employé à Tahiti appelé

couramment

sistait à

394

faire cuire les fruits

en

vrac

« uru

dans

un

opio »
énorme

con¬

four

qui n'était ouvert qu'au bout de 48 heures. Le produit ainsi
préparé pouvait se conserver pendant plusieurs semaines et
il devait servir ainsi au ravitaillement des navigateurs eu¬
ropéens, particulièrement de Cook au cours de chacune de
ses
escales à Tahiti. L'autre préparation en faveur surtout
aux
Marquises était le « mahi » ou pâte fermentée appelée
également « popoi uru » préparé à partir de fruits non cuits
grattés au moyen d'une porcelaine (poreho) coupés et entassés
dans une fosse garnie de pierres et tapissée de feuilles de
« ti ».
La pâte fermentait rapidement en produisant de l'acide
lactique, elle pouvait ainsi se conserver plusieurs mois, on
dit même plusieurs années. Pour la consommer, on la roulait
dans

des feuilles

LES
genre
vant

et

BANANIERS

MUSA,
être

:

« musa

mangées

la faisait

on

Les

au

«

himaa

».

bananiers

sapientum

crues

cuire

»

« musa

appartiennent tous au
représente les bananes pou¬
paradisiaca » celles qui doi¬

fe'i » les bananes spéciales propres
région du Pacifique dont les fruits comme vous le
savez
également doivent être consommés cuits. Les bananiers
existaient à Tahiti avant l'arrivée des Européens, par la suite
plusieurs variétés furent introduites en particulier celles dé¬
signées sous le nom de « hamoa » et de «rio». Au contraire,
celles appelées « puroini » et « maohi » sont typiquement com¬
me leur nom l'indique,
indigènes. La banane lorsqu'elle mûrit
voit plus de 60 % de son amidon transformé en sucres, glucose
et saccharose, sous l'influence d'une enzyme, c'est la raison
pour laquelle ce fruit peut être consommé sans cuisson mais
à la condition d'avoir atteint un parfait état de mâturité.
Les glucides du fei sont constitués par moitié environ d'ami¬
vent

à

être cuites

et

« musa

cette

don et de

sucre.

Cuit

et

écrasé

avec

du

«

mitihaari

»

c'était

également autrefois un excellent aliment de sevrage malheu¬
reusement trop
délaissé aujourd'hui. La banane et le fei
représentent une source intéressante de phosphore et de vita¬
mines A et B.l ; comme d'autre part, le lait de coco (mitihaa¬
ri) représente un apport important au point de vue calcium,
on voit
que ces bouillies représentaient un aliment bien équi¬
libré pour
IGNAME
en

l'alimentation de l'enfant.
Le

scientifique est « Dioscorea alata ». Il
en Polynésie dont une crois¬
à l'état sauvage à épiderme violet. Comme nous le di¬
précédemment cette racine alimentaire, quoique cultivée
:

nom

existe de nombreuses variétés

sant

sions

Société des

Études

Océaniennes

�—

395

—

en faveur chez les Mélanésiens. La
atteindre certaines racines en rendent
La teneur en calcium est excellente,
par contre le taux des vitamines est peu élevé. Une espèce à
racines petites mais savoureuses est le « hoi » (dioscorea bulbifera).

Tahiti, était surtout

à

grosseur que peuvent
la culture intéressante.

PATATE DOUCE: Nom

scientifique « Ipomea batatas», c'est
tahitien, le « kumara » des maoris de NouvelleZélande, on a rapproché ce nom du mot « kumar » qui désigne
cette plante dans un dialecte du Pérou dont on pense que cette
plante est originaire. De ce fait même, on voit tout le parti
qu'on a pu en tirer au point de vue hypothèses ethnologiques,
en
particulier en ce qui concerne les migrations des Polyné¬
siens. Lorsque les Européens découvrirent la Polynésie, cette
plante était très répandue sur toute l'étendue du triangle
polynésien sauf sur les atolls et les îles coralliennes où sa
culture n'est pas possible. Sa teneur en calcium, phosphore,
vitamines A, B. 1, B. 2 et C font de la patate douce un produit
alimentaire de premier ordre. Nous aurons l'occasion d'en
reparler dans quelques instants.
le

« umara »

Les

plantes de la famille du

«

TARO

tiennent à la famille des Arioidées que
les genres suivants :

Ces plantes appar¬
l'on peut classer dans

» :

/) genre Colocasia, c'est le « taro » ordinaire dont
de nombreuses variétés. Presque toutes nécessitent
imbibé d'eau même parfois marécageux, certaines
peuvent croître cependant dans un sol
contraire

au

comme

bulbe

ont leur

de rizières

aux

c'est le

cas

aux

complètement immergé
plantations de taro.

il existe
un sol
variétés

sec, d'autres
îles australes et à Rapa

relativement
ce

qui donne l'apparence

2) genre Alocasia ou « ape » donne une racine ;plus volumi¬
que celle du taro véritable, exige moins de soin mais
par contre est moins appréciée.
neuse

3) genre Cytosperma ou « ape yeo ». Cette plante peut pous¬
dans l'eau saumâtre que l'on trouve dans les trous creusés

ser

dans les sols coralliens des îles Tuamotu. On
encore

cette

a

aujourd'hui dans

ces

peut remarquer

îles les vestiges importants de

culture.

4) genre Xanthosoma ou « tarua » n'est pas indigène mais
été introduit il y a 80 ans environ d'Amérique tropicale.
Toutes

ces

plantes contiennent dans leurs différentes parties :

Société des

Études

Océaniennes

�—

396

—

tiges, racines et feuilles, des « mâcles » d'oxalate de chaux,
qui, vues au microscope ressemblent à de petits oursins. Ce
sont ces mâcles qui irritent les muqueuses
de la bouche lors¬
cuits («maero»). Le
que ces aliments sont insuffisamment
taro

cuit

au

himaa

«

excellent, riche

»

ou

bouilli à l'eau constitue

calcium et

un

aliment

phosphore ainsi qu'en vita¬
mines B. 2. Il a constitué pendant longtemps, et encore mainte¬
nant, la base de l'alimentation hydrocarbonée aux îles austra¬
les et surtout à Rapa ou à l'heure actuelle la pain n'est pas
consommé. A Rapa la culture du taro et sa préparation sont
des opérations uniquement réservées aux femmes. Aujour¬
d'hui, on préfère bouillir les racines dans des récipients en
métal, ensuite on les pèle, on les écrase gur une pierre au bord
d'un

en

en

ruisseau et,

en les battant en cadence on obtient une
pâte blanchâtre et filante très aérée que l'on nomme « popoi ».
On enveloppe cette pâte dans des feuilles de « ti » et on la sus¬
pend aux branches. Dans certaines îles on préfère consommer
cette pâte lorsqu'elle est fermentée et qu'elle a acquise une sa¬
veur
due à l'acide lactique en même temps d'ailleurs qu'une
odeur butyrique. Aux îles Hawaii, cette préparation portait le
nom de «
poi » et aujourd'hui cette préparation continue à être
non seulement en faveur
auprès des Hawaïens autochtones mais
également auprès des autres populations caucasiennes ou asia¬
tiques. On trouve sur le marché d'Honolulu des taro en abon¬
dance à un prix inférieur à celui du marché du Papeete.
Quant au «poi» il se vend à la livre dans les «supermarket»,

enveloppé dans des

sacs en

plastique.

Enfin, ajoutons à cette liste, le fruit du
mus

edulis

groupes

»

c

onsommé autrefois

ethniques qui

y

« mape »

«

Inoçar-

dans les vallées par certains

vivaient plus

ou

moins confinés.

IV.— LA VALEUR DU TARO ET DE LA PATATE DOUCE
DANS L'ALIMENTATION

Après cet exposé un peu théorique en même temps qu'orienté
l'ethnologie, je voudrais mettre l'accent sur les conséquen¬
ces
pratiques résultant soit de la consommation soit de l'aban¬
don de ces aliments, que l'on peut qualifier de traditionnels.
vers

Oit

remarqué, il y a longtemps déjà que les crânes des
Polynésiens, trouvés dans les enceintes des « marae »
ou
dans les grottes des vallées, possédaient des dents solide¬
ment implantées ayant un émail en parfait état, ce qui hélas,
n'est plus le cas aujourd'hui. Comme vous le savez, on a
proposé pour remédier à cet état de chose actuel diverses soa

anciens

Société des

Études

Océaniennes

�—

397

—

lutions dont l'une est la fluoration des

eaux

de boissons

na¬

turelles, lesquelles sont très pauvres en cet élément.
Sans doute, une telle mesure apportera comme cela s'est
vu
ailleurs une nette amélioration au point de vue général,
mais ceci ne signifie nullement que la cause initiale de ces
détériorations réside dans le fait que les eaux de boissons sont
pauvres en fluor, car elles étaient exactement de la même te¬
neur
avant l'arrivée des Européens.
Il faut chercher ailleurs
l'explication de ce phénomène. 11 réside dans les changements
d'habitudes ancestrales et surtout dans le changement radical
survenu

dans l'alimentation.

Il apparaît nettement pour ce qui concerne les îles du Pa¬
cifique que l'abandon d'une alimentation traditionnelle au .pro¬
fit d'aliments importés d'origine occidentale, a toujours été
suivi par l'apparition de caries dentaires généralisées en mê¬
me
temps que par une détérioration de l'état de santé général.
Pour un esprit simpliste, il semblerait donc qu'un retour
à une alimentation traditionnelle permettrait tout naturelle¬
ment de remédier à ces inconvénients. Cependant, la marche
du temps étant irréversible, il faut être, un visionnaire ou un
utopiste pour croire ou vouloir faire croire à un retour possi¬
ble à des temps révolus.
La
seule solution qui
puisse être adoptée consisterait
dans l'aménagement et dans l'amélioration de l'alimentation
en tenant compte des facteurs locaux. C'est ce qui a été réalisé
à Plawaii. Comme vous le savez, les îles Hawaii ont Un climat
et des cultures indigènes très voisins de ceux de Tahiti et
les anciens Hawaiens étaient des Polynésiens descendant, en
partie tout au moins, d'émigrants tahitiens.
Au siècle dernier, on assista dans cet archipel à un prodi¬
gieux développement des cultures industrielles : canne à sucre
et ananas, pour lesquelles une main-d'œuvre de plus en plus
nombreuse devenait nécessaire.

Ce furent d'abord des Asiati¬

chinois, japonais, coréens — puis des Portugais, enfin
des Philippins qui émigrèrent à Hawaii.
On devait s'apercevoir que plusieurs groupes ethniques qui
avaient radicalement changé leur alimentation traditionnelle

ques :

souffraient

de

présentaient
et

même

à

caries

un taux

dentaires

précoces et

en

même temps

élevé de mortalité infantile de 0 à 1

an

l'âge préscolaire.

Les laboratiores

du Queen's Hospital d'Honolulu avec une
de
équipe
biochimistes étudièrent tout spécialement le cas de

Société des

Études

Océaniennes

�—

398

—

la plantation Ewan qui employait près de 800 familles origi¬
naires des

Philippines.
d'origine, l'alimentation de ces travailleurs
était à peu près uniquement constituée de légumes et de
fruits. A leur arrivée à Hawaii, ils adoptèrent avec empresse¬
ment une alimentation largement répandue aujourd'hui qu'on
peut définir en quatre mots : riz, pain, sucre, conserves.
Elle constituait à leurs yeux non seulement un luxe mais elle
était de plus bon marché.
En étudiant cette alimentation on n'y remarqua pas à pre¬
mière vue de carences particulières tant au point de vue calo¬
rique qu'au point de vue du taux de vitamines ou même des
éléments minéraux. Quant à la vitamine D, facteur de fixa¬
tion du calcium, on sait qu'elle peut se former par l'action
Dans leur pays

des radiations solaires sur les stérols localisés dans la couche
Or l'insolation à Hawaii est particulièrement

sous-cutanée.

importante, comme à Tahiti d'ailleurs, il ne pouvait donc
être question de carence en vitamine D.
On décida d'incorporer dans la ration des enfants des quan¬
tités notables de lait et d'œuf, source importante de calcium,
sans pour cela constater une amélioration
appréciable de l'état
général.
Puis, on eut l'idée de remplacer entièrement les céréales :
riz, farine, pain par du « poi » de taro et de la purée de patate
douce. Les résultats furent spectaculaires en tous points : ré¬
gression de caries dentaires, disparition des diarrhées et enté¬
rites, diminution aux 2/3 du taux de mortalité infantile du¬
rant l'âge pré-scolaire.
Où résidait donc la différence fondamentale existante entre
les céréales d'importation d'une part et le taro et la patate
d'autre part. Un seul fait apparaissait nettement au cours des

analyses systématiques pratiquées durant plusieurs mois ; c'est
la proportion différente acides — bases que ces plantes re¬
ferment.
En effet,

le résidu de la combustion de patates douces ou de
alcalin alors que le résidu de la combustion
des céréales, du riz en particulier, est acide. Or le plasma
sanguin doit, pour assurer ses fonctions vitales, avoir une
réaction nettement basique, c'est ce qu'on appelle la réserve
alcaline, qui semble être plus faible sous les tropiques que
dans les pays froids ou tempérés. Ajoutons que l'apport cons¬
taro est nettement

de vitamines D
buerait à augmenter
tant

en

raison des radiations solaires contri¬

le taux d'acidité.

Société des

Études

Océaniennes

�—

399

—

Chez l'enfant,

la marge de la réserve alcaline est encore
chez l'adulte et on doit prendre garde dans
certaines affections d'éviter les troubles graves de l'acidose
due à la formation d'acide B oxybutyrique.
On a constaté que la réserve alcaline du plasma sanguin
chez les adultes apparemment normaux est aux Hawaii assez
faible (50 à 60 Vol.) L'acidité de l'urine chez les individus de
tout âge y compris les jeunes enfants dont l'alimentation
carbohydratée est constituée par du riz et du pain est d'autre
part assez élevée (pH 5 à 6). Ces faits rapprochés de la fré¬
quence de certaines maladies et de la carie des dents nouvel¬
lement percées implique un déséquilibre de l'état général
avec tendance acide dont la cause est
probablement due à une
combinaison du climat tropical et à une nourriture productrice

plus faible

que

d'acide.

Quoiqu'il en soit, la remarquable diminution de la mortali¬
infantile, un meilleur état général, une diminution des cas
de pneumonie, de diarrhée et d'entérite et l'amélioration de
l'état des dents chez les enfants, observés chaque fois qu'on
a
remplacé les céréales (riz, pain) par des quantités équiva¬
lentes de « poi » et de patates douces semblent établir que
toutes ces affections peuvent être attribuées à une faute mé¬
tabolique, c'est-à-dire à un déséquilibre — en l'espèce une
tendance acide
dans le sang et les tissus.
En somme, ce ne sont pas tellement les céréales qui sont
en cause mais plutôt
l'usage intempestif qu'il en est fait.
té

—

Ces études datant d'une trentaine d'années ont peut-être
contribuer à populariser la consommation du taro aux Hawaii,
non
seulement chez les Hawaiens mais également chez les
autres

se

races

présentes, asiatiques ou caucasiennes.

En 1963, on comptait à Hawaii 163 entreprises agricoles
livrant à la culture du taro laquelle, pour l'ensemble de

dépassé le chiffre de 5.000 tonnes. Dans ce chiffre
comprises les cultures familiales. Actuellement,
le taro, la patate douce et le poi se trouvent couramment dans
tous les super-market à des prix inférieurs à ceux du marché
de Papeete, comme je vous le disais plus haut.
l'archipel,
ne

sont

a

pas

V.— CONCLUSIONS
Il serait souhaitable sans doute que de telles entreprises
agricoles puissent voir le jour et prospérer à Tahiti mais
avant tout, il faudrait rendre au Tahitien le goût de ces tu¬
bercules
on y a réussi aux Hawaii et il n'y a pas à priori
—

Société des

Études

Océaniennes

�—

400

—

l'expérience ne réussisse à Tahiti. Mais il
également que les prix de vente du taro et de la
patate douce sur le marché de Papeete soient compétitifs au
lieu d'être, comme aujourd'hui, plus élevés que ceux du riz
et de la pomme de terre importés.
Dans l'immédiat que pouvons-nous faire ?
C'est aux futurs instituteurs et futurs infirmiers que je
de raisons pour que

faudrait

m'adresse,
Il

vivant
de la
maison, un modeste jardin — un « faapu » — où l'on culti¬
ve
taros et patates réservés uniquement aux besoins fami¬
liaux;. A mon avis, si l'on arrive à généraliser cette pratique
un
grand pas sera accompli dans la voie d'une meilleure
alimentation). Dans un pays qui est loin d'être surpeuplé, il y
a
toujours suffisamment de terre pour un « faapu » domesti¬
que et ce n'est certes pas le temps qui manque non plus'.
n'y

En
—

a pas

districts

aux

réalité

ou

que des familles tahitiennes
dans les îles n'aient pas à proximité

d'excuses

l'alimentation

il faut bien le dire

l'idée
sistant

laires

défectueuse

actuelle

est

surtout

adoptée par paresse. Je crois donc
du pharmacien commandant JARDIN, excellente, con¬
à apprendre aux enfants à cultiver ces potagers sco¬
dans lesquels on pourra inclure facilement taro et
—

patates.

Société des

Études

Océaniennes

�LÉGUMES ET FRUITS POLYNÉSIENS
par

le Docteur MASSAL,
Pacifique Sud.

Membre de la Commission du

Considérés comme aliments de complément nécessaire ce¬
pendant à la croissance et à l'entretien de la santé, par
l'apport important de vitamines et de sels minéraux surtout.
On

de grandes différences en comparant les
légumes et fruits utilisés par les Polynésiens (1)
avant leur découverte par les Européens, (2) depuis l'arrivée
et l'implantation de ces derniers
(ou d'immigrants d'autres
races
Chinois, Indous) et (3) enfin à l'heure actuelle.
listes

observerait

des

—

Certains

beaucoup peut-être — de ces légumes, fruits,
ne sont plus utilisés actuellement ou
ne
le sont que de façon accidentelle, sauf peut-être en cer¬
taines régions ; je pense surtout au fruit de certains pandanus
d'où on peut extraire une huile alimentaire (missionnaires
français en Nouvelle-Guinée) ou surtout sur les atolls (Gil¬
bert) et après cuisson, une farine qui mélangée au lait de
coco
ou
à du coco rapé donne une pâte étalée en minces
galettes cuites au four. Ces galettes sont réduites en poudre
conservée dans des récipients métalliques étanches, utilisée
dans certaines recettes alimentaires, plus particulièrement mé¬
langée au « toddy » la sève qui s'écoule d'une inflorescence
sectionnée du cocotier en une pâte très prisée des habitants
feuilles,

aux

—

graines etc...

Gilbert.

Je pense aussi à la « pomme de coco » le « uto » des
tahitiens, cette masse spongieuse qui se forme à l'intérieur
de la noix qui germe aux dépens de l'albumen et de l'eau.
Dans certains atolls du groupe Nord des
de véritables pépinières d'où chaque jour

îles Cook il existe
la ration nécessaire
est
prélevée. En brisant et rebrisant le bourgeon qui se
forme la « pomme » se charge davantage en albumen, devient
dure et peut être râpée en farine mélangée à de l'eau ou à
du lait de coco, pour
dans une demi-noix.

donner

pâte

une

que

l'on cuit

au

four

J'arrête là le détail d'exemples qui pourraient aussi com¬
prendre les graines des fruits de certaines espèces d'arbre à
pain, et de bien d'autres plantes ; des feuilles et des fleurs
de nombreuses espèces etc...
*

Société des

*

*

Études Océaniennes

�402

—

—

Beaucoup de graines et feuilles sont encore utilisées de nos
jours, certaines moins souvent que dans le passé. Quelques
méritent

unes

1

A

une

mention

spéciale et parmi elles

:

tout

seigneur tout honneur = le cocotier.
2
La graine de l'inocarpus edulis, le « mape » que vous
connaissez tous et dont, enfants, vous vous êtes régalés
parfois
—

—

entractes du cinéma.

aux

3
chide

Toute la variété des
bien connue aussi de

haricots, pois, sans oublier l'ara¬
vous
tous, riche en protéines et
en graisses, en
phosphore et en certaines vitamines du groupe
B (niacine en particulier) consommée grillée ou transformée
en
huile de table ; et les amandes de noix de cajou, de
—

«

l'auteraa

»

etc...

La série des feuilles avec au premier plan à Tahiti
celles de Colocasia, d'Alooasia et Xanthosonia que vous utilisez
4

—

la préparation du

dont chacun garde jalousement
riches en calcium, phosphore
et acide ascorbique (Vitamine C) et contiennent une quantité
non
négligeable de protéines. Et aussi les feuilles de pourpier
utilisées en salade, très riche en vitamine C ; les choux bien
sûr européen ou chinois ; les feuilles de la patate douce riches
en
calcium, phosphore, fer, vitamine C et très fiches en
vitamine A ; etc..., j'arrête une énumération qui deviendrait
pour

« sa »

recette.

vite fastidieuse

«

pota

Ces feuilles

car

vous

»

sont

en
*

connaissez les termes.
*

*

Bien des légumes à fruit ont été introduits par les
la tomate, l'aubergine, la série des courges,

Européens,
pastèques,
melons, concombres etc..., comme l'ont été des légumes à
racine comestible, la carotte, le navet, le radis etc... Actuel¬
lement ces produits du cru sont fortement concurrencés
par
des importations non négligeables malgré les efforts entrepris
pour accroître et améliorer la production locale au moins
citons

dans certaines îles.
*

Avant

*

*

d'aborder les fruits,

au sens restreint du mot qu'on
parfois, il convient de saluer au passage le cœur
de cocotier, aliment de luxe puisqu'il signe la mort de l'arbre
lorsqu'il apparaît sur votre table en une fraîche et tendre

leur donne

salade

«

la salade du millionnaire

dyline terminalis le

».

Et aussi le fameux Cor-

ti » plante d'ornement certes dont la
racine tubéreuse peut atteindre le poids de 30 kilos. Les
anciens Polynésiens la consommaient après une .cuisson pro«

Société des

Études

Océaniennes

�403

—

—

longée (2-3 jours) dans le four accompagnée de taros. Après
« ti »
avait un goût très sucré (20 %
de sucrose) et le jus qui en était extrait était tranformé en
alcool par les Hawaiiens qui, bien entendu passèrent
aux Tahitiens la recette. Un mot pour vous
rappeler l'existence de
certaines noix de coco à péricarpe comestible = le coco nucifera, var. Saccharina. Et encore le manioc d'où l'on extrait
une
farine, le « pia » des tahitiens, ingrédient de base du
la cuisson la racine de

délicieux

«

poe ».
*

*

*

Le nombre

d'espèces d'arbres à fruit aujourd'hui présentes
Polynésie est considérable ; toute liste qu'on pourrait en
établir serait très longue et cependant incomplète. La
plupart
en

ont

été

introduites

catalogues établis

;

vous

aimerez

sans

doute

consulter

les

ami H. JACQUIER où vous trou¬
verez
à ce sujet des indications fort précises autant
qu'inté¬
ressantes
Aujourd'hui les fruits d'arbres tropicaux ou semitropicaux acclimatés et propagés en Polynésie, interviennent
largement dans les régimes alimentaires ou sont récoltés en
vue
d'une commercialisation encore mal conduite, hélas, en
par mon

—

bien des endroits.
Citons

quelques échantillons de ces aliments si attrayants
leur couleur, leur saveur, leur fraîcheur.
La banane tout d'abord, avec ses nombreuses variétés, dont
la Musa troglodytarium, le « féi » des tahitiens.
L'ananas dont vous connaissez l'importance économique à
Hawaii, à Fidji.
L'anone (pomme canelle), l'avocat, la carambole, les agrumes
(citrons, oranges, mandarines, grape-fruit), les mangues, les
pommes cythère, le « kava » et le litchi, le passion-fruit et
la barbadine, la papaye, la goyave, et j'en passe en vous fai¬
sant grace de leurs noms scientifiques, et des modalités d'uti¬
lisation que vous connaissez tous aussi bien que moi.
C'est volontairement que je ne vous parle pas du fruit de
l'arbre à pain, classé par les nutritionistes plus comme un
aliment de base que comme un fruit.
Savez-vous que le fruit de Morinda Citrofolia, le « nono »
des Polynésiens, (utilisé aujourd'hui pour le pigment rouge
ou
jaune que l'on extrait de l'écorce et des racines) a été
aux
temps anciens largement consommé.
Un mot rapide sur les plantes à sucre et celles dont on tire
par

des boissons.

~So£iété des

Études

Océaniennes

�—

404

—

La canne à sucre, le «Toddy», le «ti» (dont je vous ai
parlé) le « mikimiki » des Tuamotu sont quelques exemples
des premières. Parmi les secondes on peut citer : le citron¬
nelle, le café, et surtout le pipermethysticum, le fameux
kava » souvent encore préparé aux Samoa, aux Wallis, à
Fidji et dans l'ensemble de la Mélanésie, à l'occasion de
toute cérémonie d'importance ou coutumière.
L'usage du kava a disparu des îles Cook et de la Polynésie
française où il était autrefois assez fréquent.
On utilise soit à l'état frais (en Mélanésie) soit après dessication (Fidji, Samoa) la racine et la tige que l'on écrase dans
l'eau et que l'on malaxe jusqu'à obtention d'un liquide d'aspect
peu attrayant, de couleur limoneuse, d'odeur terreuse et de
goût frais, un peu piquant dû à la présence d'une lactone, la
mandarine. Il n'y a bien sûr pas d'alcool dans le « kava »
mais le produit préparé à partir de racines fraîches et concen¬
tré entraîne un sommeil profond ; l'usage répété conduit à
un
état d'hébétude et de dépression chronique avec perte
marquée de l'appétit.
Pour la nutritioniste légumes et fruits sont indispensables
dans tout régime alimentaire car ils apportent à l'organisme
une
variété de vitamines et de sels, minéraux en quantité
variable mais souvent importante. Vous trouverez dans les
tableaux spéciaux les teneurs des divers fruits et légumes
en ces éléments ; il est inutile d'en surcharger votre mémoire.
«

*

•*

*

Mais en terminant, je désire
d'une importance capitale.
Sachez

que

fragiles et

que

insister

sur

quelques points

vitamines et sels minéraux sont des éléments
certains procédés de cuisson, surtout l'ébullitrop grande quantité d'eau, les détruisent ou

dans une
les dissolvent. Jeter cette eau de cuisson c'est réduire à néant
l'intéressante valeur alimentaire des légumes et des fruits.
Utilisez donc très peu d'eau si vous voulez faire bouillir ces
aliments et consommez ce bouillon.
tion

Sachez aussi
minéraux

fruit vert est

Sachez

la concentration en vitamines et en sels
avec la maturité du fruit. Manger un
gaspillage et dangereux pour la denture.
que

augmente
encore

conserver

les fruits

de gelées. N'hésitez pas à
boites et flacons ; les méthodes
et

Société des

sous

forme de confitures

utiliser fruits et légumes

en

modernes de préparation des

Études

Océaniennes

�—

conserves,

le

405

—

deep-freeze » n'altèrent en rien leurs qualités
cependant les légumes et les fruits de
c'est bonne économie de vos finances personnelles
«

alimentaires. Préférez
votre pays ;
et

territoriales.

Enfin, soignez vos cultures maraîchères et vos arbres frui¬
tiers évitez le gaspillage et n'employez qu'à bon escient insec¬
ticides et engrais chimiques divers ; écartez les prédateurs, rats
et

merles
Aussi

surtout.

pourrez profiter au mieux des avantages que le
somptueux climat polynésien vous accorde en mettant à votre
disposition toute l'année, une variété considérable et attrayan¬
vous

de fruits et de légumes. Autant que leurs graines
rejetons distribuez autour de vous la bonne parole.
te

Société des

Études

Océaniennes

ou

leurs

�Les

conséquences des récentes découvertes
en Polynésie Orientale

archéologiques
de

San

Conférence faite à l'Assemblée Annuelle
l'Association Anthropologique Américaine

Francisco, Californie du 21 au 24 novembre 1963
par Kenneth P. Emory et Yosihiko Sinoto
Bernice P. Bishop Museum.

Nous

possédons maintenant de solides preuves que les ca¬
ractéristiques culturelles qui unissent les îles de la Polynésie
Orientale et les différencient de la Polynésie Occidentale ne
sont pas le fait d'une
occupation de la Polynésie Orientale
par des populations qui passèrent à côté de la Polynésie Occi¬
dentale.
Ces
minées

différences de culture
sérieusement

sont

nombreuses

et

furent

exa¬

la première fois lorsqu'en 1938
Edwin G. Burrows publia sa monographie « La Polynésie Occi¬
dentale ». De récentes découvertes archéologiques ont révélé
que dans la culture primitive de la Polynésie Orientale, les
différences de formes des herminettes, hameçons et ornements
disparaissent en grande partie. D'après ces découvertes il
semblerait que le centre de la Polynésie Orientale (c'est-àdire les îles de la Société, les Marquises et les îles
voisines)
fut occupé à partir des Samoa ou Tonga, ou à partir des
deux, et que, commençant il y a plus ou moins 1.500 ans, la
culture de la Polynésie Orientale s'étendit aux extrémités
éloignées de la zone culturelle de la Polynésie Orientale ;
d'abord à l'île de Pâques, puis à Hawaii, puis en NouvelleZélande. Après cette première occupation, Hawaii subit d'im¬
portantes influences en provenance des îles de la Société dont
le résultat fut d'amener sa culture en accord plus étroit avec
l'évolution qui avait eu lieu dans les îles de la Société posté¬
rieurement au départ des populations qui allèrent occuper
pour

la Nouvelle-Zélande.

Ce que beaucoup considèrent comme le zèle excessif de
Thor Heyerdahl dans sa recherche d'arguments en faveur de
sa théorie
(que la Polynésie fut occupée en premier à partir
des Amériques) ne devrait pas nous prévenir contre la recher¬
che d'influences possibles. L'expédition Heyerdahl de l'île de

Pâques a révélé que cette île avait été soumise à une influence
profonde, postérieurement à son occupation. Une telle influence
pourrait avoir son origine dans l'arrivée d'un radeau en pro-

Société des

Études

Océaniennes

�—

venance

trouver

407

du Pérou. Toutefois, les
dans les découvertes de

—

efforts de Heyerdahl

pour

archéologues la preuve
que les îles furent d'abord occupées par les Péruviens et beau¬
coup plus tard par des peuplades de langue Polynésienne
n'est pas convaincante en ce qui nous concerne.
Après la première occupation des îles de la Polynésie, nous
avons de nombreuses preuves
de contacts entre les îles ; elles
doivent être prises en considération. De même, la patate fut
introduite tout au début de l'histoire de la Polynésie de l'Est,
car elle trouva son chemin
jusqu'à Hawaii et jusqu'en NouvelleZélande. Cette plante étant originaire de l'Amérique du Sud,
il nous faut chercher d'autres influences au moyen de fouilles
archéologiques sur la côte Ouest de l'Amérique du Sud et dans
la Polynésie de l'Est, et particulièrement dans les îles Marqui¬
ses, qui semblent maintenant être le point de départ de la
première culture de l'île de Pâques et de Hawaii.
Voici quelques unes des récentes découvertes archéologiques
qui nous ont amené aux conclusions qui précèdent :
Nous mentionnerons tout d'abord la plus récente c'est-àdire le contenu d'un site préhistorique funéraire dans la petite
île de Maupiti, du groupe de la Société.
L'expédition du Bishop Musum aux îles de la Société mit au
jour la première sépulture en Juin 1962, et revint en Mai
1963 pour vérifier s'il y en avait d'autres, et dans l'affirma¬
tive, les mettre au jour. Quatorze autres sépultures furent
ses

alors découvertes.
Les corps avaient été couchés de la même manière que dans
les sépultures des premiers occupants de la Nouvelle-Zélande,
situées à Wairau dans l'île du Sud, et à leurs côtés se trou¬
vaient des objets ouvrés aux mêmes formes. Nous trouvâmes
des éléments de colliers en dents de cachalot identiques à ceux
des sépultures des chasseurs de Moa à Wairau. Jusqu'à présent
de tels ornements étaient inconnus à Tahiti. Les hameçons
à bonite en nacre ont également la même forme que leurs
évidentes imitations en pierre trouvées avec les restes des
chasseurs de Moa. Les pointes d'hameçons à bonite ont des
affinités très proches avec les pointes de la Polynésie de
l'Ouest. Elles ont deux trous dans une base incurvée vers le
haut. Cette caractéristique se retrouve également dans les

premiers hameçons des Marquises. Ces similitudes disparaî¬
tront plus tard dans l'évolution de ce type d'hameçon en Po¬
lynésie de l'Est. On trouva un hameçon d'une seule pièce,
reproduisant exactement les formes des hameçons placés avec

Société des

Études

Océaniennes

�—

408

—

les restes des chasseurs de Moa. Plus
tard, dans l'histoire des
îles de la Société, à des niveaux de fouilles
correspondant à

période postérieure à 1.300, on trouva un hameçon d'une
pièce, avec une tête de hampe différente, portant un
renflement permettant d'y attacher une
ligne. Cet hameçon
est identique à ceux
qui commencèrent, à la même époque à
faire leur apparition à Hawaii. La forme de la tête de cet
hameçon devint la forme classique à Hawaii. Les formes pri¬
mitives d'hameçons simples Hawaiiens ont des têtes différentes
dont on retrouve les
caractéristiques dans les premiers hame¬
une

seule

Marquisiens.

çons

Le site de Sand Dune à South

Point, Hawaii

ne

renfermait

que des formes primitives d'hameçons simples.
culture est-elle donc issue d'une occupation

Peut-être sa
ancienne en prove¬
des Marquises. En plus de la similitude de ces
hameçons,

nance

trouve

on

dans le

site

de

leurres à pieuvres

pour

Sand Dune

que

des

l'on trouve

plombs de pierre
Marquises mais

aux

non dans les îles de la Société. Nous trouvons
encore d'autres
liens de parenté entre le site de Sand Dune à Hawaii et les

Marquises dans le domaine des
les deux des

colliers

ornements.

On trouve

dans

de dents de marsouin ;

les aiguilles de
tatouage ressemblent beaucoup plus aux aiguilles Marquisiennes ou Samoanes
qu'aux Tahitiennes, et on voit apparaître des
éléments de colliers de dents de cachalot qui ressemblent à
des Marquises et des Samoa mais non à ceux de
Maupiti
ou de
Nouvelle-Zélande.
ceux

A

qui

Maupiti fut mis
trouvaient soit

au

jour

un

total de quinze herminettes

dessus des corps soit à leurs côtés ou
à proximité. Nous constatâmes
que ces herminettes pouvaient
se

être

au

réparties selon six formes différentes,

en se basant sur
six formes soient présentes dans
les collections d'herminettes des Marquises et des îles de la
Société, elles y sont rares, ce qui veut dire que leur utilisation
fut abandonnée à une période reculée. Grâce aux découvertes

leur section.

de

Maupiti,

formes
culture

Bien

que

ces

savons pour la première fois que ces six
contemporaines de la période primitive de la
Tahitienne et Marquisienne. Parmi les herminettes de
nous

sont

Société des

Études

Océaniennes

�—

409

—

Maupiti,

deux de ces formes représentent les herminettes
typiques de la Polynésie Occidentale, ce qui nous indique qu'au
début les herminettes de Polynésie Occidentale étaient présen¬
tes en Polynésie Orientale. Nous avons également trouvé des
caches d'kerminettes dont les formes sont intermédiaires

entre

celles de

Maupiti et celles de la période historique ; ceci nous
apprend que les herminettes de la période historique évoluè¬
rent à partir des formes trouvées dans le site funéraire de
Maupiti. Ce sont donc les prototypes des herminettes de la
Polynésie Orientale.
Des formes évoluées de

quelques uns de ces prototypes ont
apparaissent parmi les herminettes
des premiers occupants de la Nouvelle-Zélande. En conséquence
la période du site funéraire de Maupiti peut se situer anté¬
rieurement à la première occupation de la Nouvelle-Zélande,
c'est-à-dire environ avant l'année 900 après J.C. (Fig. I et III).
été

trouvées

Les

à

Tahiti

et

plus anciennes herminettes Hawaiiennes

connues,

—

celles trouvées dans le site de Sand Dune à South Point, —
sont de section quadrangulaire et également triangulaire, poin¬
te

en

bas.

En

raison de leur résonance très

caractéristique,

elles

représentent un stade postérieur de développement et
conséquence une période plus récente que leurs équivalents
dans la culture primitive Tahitienne-Marquisienne. Les hermi¬

en

nettes

Plawaiiennes

étant dans

plus proches des Marquisiennes
Marquisienne est probable.
On

peut nier toutefois

ne

îles de la Société. Dans les
cule

île

leurs
que

un

contact entre Hawaii et les

marnes

Necker, à 300 milles

au

caractéristiques générales
des Tahitiennes, une origine

préhistoriques de la minus¬
Nord-Ouest de Kauai, nous

retrouvons le même

type de marae que ceux de Tahiti et des
adjacentes. Cette année nous avons rassemblé des
palets à encoches, des pierres à jeux trouvées dans le sol aux
îles Sous-le-Vent. Ils correspondent exactement à ceux que
nous
trouvons dans les îles Hawaii, et
qui là, étaient de la
période archaïque. Voilà un chaînon qui pourrait se situer à
l'époque ou les chefs Tahitiens arrivèrent à Hawaii, vers le
treizième siècle, si l'on en croit les généalogies et la tradition.
Tuamotus

Société des

Études

Océaniennes

�—

410

—

A l'île de

Pâques, les fossés Poike, que les archéologues de
Heyerdahl estiment être la structure la plus ancienne
connue, ont donné une date de 380 .après J. C. Ces fossés cons¬
tituent sûrement des fossés de cultivation creusés par les Po¬
lynésiens pour y abriter leurs plantes d'origine non Améri¬
caine : bananier, mûrier à papier, canne à sucre, taro et
igna¬
me. Si la date de radiocarbone est
valable, la présence de ces
fossés implique une occupation de l'île de Pâques antérieure à
celle de Hawaii et de Nouvelle-Zélande. Sa langue était nette¬
ment séparée de la Polynésie Orientale Centrale avant la lan¬
gue Hawaiienne et Maorie, car elle conserve des caractéristi¬
ques archaïques. C'est ainsi qu'à l'île de Pâques, nous trouvons
que les Polynésiens avaient couvert l'étendue du Pacifique au
début de l'ère Chrétienne. Il semblerait que le processus de
la première occupation de la Polynésie Orientale ait été le
suivant : I) de la Polynésie Occidentale aux Marquises, 2) puis
vers Tahiti,
3) puis vers l'île de Pâques, 4) puis des Marquises
à Hawaii, 5) puis de Tahiti en Nouvelle-Zélande, et enfin
6)
de Tahiti à Hawaii. (Fig. II).
Thor

Société des

Études

Océaniennes

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SOCIETY

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Fig. II

-

Schéma de la première occupation de la Polynésie, supposée d'après les plus récentes découvertes archéologi¬
ques et l'étude des parentés de language, selon le Dr Kenneth P. Emory, Bernice P. Bishop Museum. 1 - De la
Polynésie Occidentale aux Marquises, avant l'an 100 avant J.C. 2- Des Marquises aux Iles de la Société, vers
200 après J.C. 3 - Des Marquises à l'Ile de Pâques,
avant l'an 500. 4 - Des Marquises aux Hawaii, vers 750.
5
De Tahiti en Nouvelle-Zélande, vers l'an 900. 6 - De Tahiti aux Hawaii, vers 1250.
-

Société des

Études

Océaniennes

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�Souscription Unique.
Membre à vie résidant

en

France

ou

dans

ses

colonies,

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Membre à vie résidant
ou

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somme

l'Etranger,

1° Le

faire recevoir Membre à vie pour cette
fois pour toutes. (Article 24 du Règle¬
Bulletins N° 17 et N° 29).

une

Bulletin continuera

à

lui être adressé, quand bien

il cesserait d'être Membre résidant à Tahiti.

2° Le Membre à vie n'a plus à se
du

15 livres sterling

se

versée

ment Intérieur.

même

à

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paiement de

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En conséquence : Dans leur

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vie :

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TOUS LES Jeunes Membres de la Société.
TOUS
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pression des articles qni paraissent dans le Bulletin mais cela
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numéro

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Cotisation

ses

des membres résidant

.

en

200 F.P.

français

Cotisation annuelle des étrangers

Société des

200 F.P.

...

Études Océaniennes

4 dollars

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                <text>[30]Bulletin de la Société des Études Océaniennes (BSEO)</text>
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                <text>La Société des Études Océaniennes (SEO) est la plus ancienne société savante du Pays. Depuis 1917, elle publie plusieurs fois par an un bulletin "s’intéressant à l’étude de toutes les questions se rattachant à l’anthropologie, l’ethnographie, la philosophie, les sciences naturelles, l’archéologie, l’histoire, aux institutions, mœurs, coutumes et traditions de la Polynésie, en particulier du Pacifique Oriental" (article 1 des statuts de la SEO). La version numérique du BSEO dispose de son ISSN : 2605-8375.</text>
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              <text>Bulletin de la Société des Études Océaniennes numéro 148</text>
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              <text>Hygiène Alimentaire&#13;
- Les plantes féculentes des Polynésiens (H. Jacquier) 389&#13;
- Légumes et fruits polynésiens. (Dr Massai) 401&#13;
Archéologie - Les conséquences des récentes découvertes archéologiques en Polynésie Orientale (Kenneth P. Emory) 406&#13;
&#13;
La photo de couverture a été extraite du livre Les migrations des Polynésiens de P.H. Buck, directeur du Bernice P. Bishop Museum d'Honolulu.</text>
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