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Anthropologie
[istoiro

—

des

—

Ethnologie

Institutions

—

et

Philologie.

An fi qui tés

populations maories.
Littérature et Fouloro.

îtronomie

—

Océanographie — Sciences naturelles.
VVAA«JvCrtil

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Études Océaniennes

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SOCIÉTÉ

LA

D'ÉTUDES

N° 1 ï.

—

OCÉANIENNES

FÉVRIER I«2R

SOMM A-IZESIE

Pages

Assemblée Générale du 28 décembre 1925.

2

Linguistique.
De la coutume du

"PU" etc. (E. Ahnne)

6

Archéologie.
The

Petroglyph Bowlder at Tipaerui, (Tahiti) (Ken¬

neth

P.

10

Emory)

Pisciculture.

Essai de Pisciculture.

(E. Rougier)

Appendice;
Table des matières des 10
de la Société.

•Société des

premiers Nos des Bulletins

Études Océaniennes

16

��ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

La séance

S»U 2!î

BÉGEMBRE

1B25

plénière de la Société des Etudes Océaniennes a eu
1925 à Papeete sous la Présidence

lieu le lundi 28 décembre

d'honneur de Monsieur Rivet, Gouverneur des Etablissements

français de l'Océanie.
Avant de procéder au renouvellement du bureau, Monsieur
Ahnne, Président sortant, rend compte de l'activité delà Société
au

cours

de l'exercice écoulé, activité bien restreinte,

dit-il, du

trop peu de membres prennent une part effective aux
études et aux travaux de la Société. Cette activité peut se répartir
fait que
en

principales: La bibliothèque, le musée et le

trois branches

bulletin.

Bibliothèque.

Le bureau a senti la nécessité de séparer d'une
complète les livres destinés au public de la

—

manière définitive et
salle de lecture de

ceux

destinés

aux

membres de la Société. A

acquis ou ces ouvrages ont été enfermés.
regrettable, fait observer le Président, que la Société
n'ait pu jusqu'ici se procurer plus d'ouvrages surTahiti, et la So¬
ciété attend encore l'occasion soit de l'achat, soit de la donation
d'un Cook, d'un Ellis, d'un Morenhout, etc.
Musée.
Le musée avait besoin de mains féminines pour être
remis en ordre et nettoyé à fond etMme Louise Goupil, n'y a épar¬
gné ni son temps ni sa peine. Le musée s'est enrichi d'une belle
collection d'oiseaux de Tahiti donnés par le National Museum
de New-York, collection qui, nous l'espérons, sera complétée
prochainement.
Le Chef du district de Punaauia, a également fait don au mu¬
sée de deux dieux en pierre dont l'authenticité n'est point dou¬
teuse puisqu'ils ont été extraits de la brousse où ils étaient ense¬
velis depuis une centaine d'années.
Enfin le bureau a acquis une collection de costumes anciens de
la famille royale de Huahine, une intéressante collection de mail¬
lets à faire des tapas, plusieurs haches et pilons etc. etc.
Bulletin.
Le bulletin qui devrait être la manifestation de la
vie de notre société n'a pu paraître qu'une fois par an tant il est
cet effet

un

meuble

a

été

Il est

—

—

Société des

Études

Océaniennes

�—

4

—

difficile de trouver des collaborateurs. Et
encore inexploités
anciens résidents du pays, soit dans
cuments

épars et

cependant, que de do¬
soit dans la mémoire des
les archives publiques ou

particulières.
M. Emory du Bishop Museum de Honolulu, a bien voulu nous
faire part des recherches archéologiques qu'il poursuit avec suc¬
cès dans nos îles depuis plus d'une année. 11 nous a également
communiqué une belle photographie d'une très curieuse pierre
gravée qui se trouve à Tipaerui et sur sa demande, le Dr Gregory,
Directeur du Bishop Museum, en a fait tirer un cliché qu'il a
gracieusement mis à notre disposition pour notre prochain bul¬
letin. Nous lui en exprimons ici toute notre reconnaissance.
Pisciculture. —Enfin la Société d'Etudes Océaniennes, a ajou¬
té à son programme une branche qui ne rentre peut-être pas di¬
rectement dans le cadre ordinaire de ses fonctions mais qui lui
fournira l'occasion de faire l'étude intéressante des poissons de
Tahiti.
Le R. P.

Rougier, Vice-Président de la Société, ayant eu l'occa¬
visiter, lors d'un voyage en Californie, les installations
de pisciculture de la « California fish and game commission »,
sion de

le directeur de cet établissement lui conseilla d'introduire dans
la colonie diverses

espèces de poissons et notamment la « truite
qui semble susceptible de s'acclimater fort bien
dans nos cours d'eau. Il lui indiqua toutes les précautions à pren¬
dre pour le transport des œufs et les soins aux alevins et offrit
très obligeamment d'expédier lui-même gratuitement tous les
œufs de poissons qui nous seraient nécessaires.
M. le Gouverneur, ayant bien voulu mettre à la disposition de
la Société le bassin dit « source de la reine » qui se trouve dans
les jardins du Gouvernement, une petite installation de piscicul¬
ture y a été établie, sous la direction du R. P. Rougier, et dès
que les œufs détruites nous serons parvenus c'est-à-dire à partir
du mois de mai. les premiers essais pourront être tentés.
Après cet exposé sommaire du Président, le Trésorier M. LeArc-en-ciel

»

ralle, donne lecture de la situation financière de la Société. Les
recettes pour

l'exercice écoulé se sont élevées à 6.945 fr. 65 et les
dépenses à 6.340 fr. 27. —11 restait en caisse au 31 décembre 1924
une somme de 2.260 (1'.
12; d'où un solde en caisse au 31 dé¬
cembre 1925 de 3.265 fr. 50.
L'assemblée procède ensuite à la nomination du bureau, M.
Ahnne, devant se rendre prochainement en France demande à

Société des Etudes Océaniennes

�être
est

remplacé. Après un vote à mains levées, le
constitué

comme

R. P.

suit

nouveau

bureau

:

Rougier, Président;

M. C. Deflesselle, Vice-Président- ;
Mme L. Goupil, Conservateur du musée ;

M.

Leralle, Trésorier ;
Walker, Secrétaire ;
E. Ahnne, Secrétaire de rédaction du bulletin

M.

Ably, Bibliothèquaire.

M.

M. O.

;

Le nouveau Président remercie de la confiance qui lui est té¬
moignée et invite M. Kenneth P. Emory, le distingué ethr.ologiste du Bishop Museum à donner un aperçu de ses découvertes
dans

nos

îles. Celui-ci fit alors

nombreuses découvertes et
ciété de

ses

un

résumé fort intéressant de ses

promit de faire bénéficier notre So¬

recherches et travaux.

Après des remerciements à M. le Gouverneur, tuteur de la
Société, la séance est levée.

Société des

Études Océaniennes

�—

6

—

MlfSUIÎ

De la coutume du " Pii " et des

modifications quelle apporta

au

vocabulaire tahitien.

Il est bien

que, chezbeaucoupdepeuples, certains noms,
désignant la divinité ou les puissants du jour
étaient considérés comme sacrés et que le vulgaire n'avait point
le droit de les employer ni même de les prononcer. C'est ainsi
que les Juifs, par crainte autant que par respect, ne prononçaient
jamais le nom de Jehovah. Mais chez aucun peuple peut-être,
cette coutume n'a sévi aussi généralement et aussi
rigoureuse¬
ment que chez les Polynésiens de nos archipels.
Le Missionnaire Orsmond, qui vivait à Tahiti et à Moorea, au
commencement du XIX'3 siècle et qui avait fait de la langue tahitienne une étude méthodique et approfondie nous a laissé des
notes très intéressantes touchant cette coutume qu'il appelle le
pii. Voici en quoi consistait le pii. Les noms des rois, des chefs
ou des notables de
quelque importance étaient sacrés. Ils ne de¬
vaient point être imités, encore moins appliqués à quelque per¬
sonne ou à quelque
objet. Même les syllabes composant ces
noms devenaient sacrées et ne pouvaient
plus être employées par
le vulgaire. Or, comme à de fréquentes occasions, et sous les pré¬
textes les plus futiles, les puissants du jour
changeaient de
nom, il s'en suivait qu'une quantité de mots usuels devenaient
connu

certains vocables

inutilisables.

Et, bien que les communications fussent alors peu fréquentes
îles, dès qu'un personnage royal changeait
de nom, il paraît que la nouvelle s'en répandait avec une rapi¬
entre les différentes

dité extraordinaire de district
doute le

en

district et d'île

de

en

île. De là

sans

"pii" qui signifie : « crier, proclamer ».
C'est qu'on ne plaisantait pas en ce temps-là avec ceux
qui vio¬
laient la défense et commettaient un lapsus
linguae. La mort seule
pouvait punir un pareil forfait ; d'où le dicton tahitien : Te taata
i hape i te reo ra. O ohure ura tona ioa. Ter a te au raa o te ohure
tira, établi ia. Celui qui fait une faute en parlant (après
le pii)
sera appelé « anus
rouge », c'est-à-dire qu'il devient une victi¬
me
pour les dieux.
C'est surtout à l'époque de Pomare I
que la coutume du pii,
semble avoir été en honneur, mais elle déclina
quand le roi einnom

Société des

Études

Océaniennes

�brassa le

christianisme; du moins les

transgressions de cette loi

n'avaient plus des conséquences aussi graves.
Au temps où écrivait Orsmond, c'est-à-dire vers 1837,
que
la coutume du pii, ne fût plus rigoureusement observée, les effets
s'en faisaient encore sentir : Nombre de mots avaient été modi¬

bien

fiés, défigurés ou détournés de leur signification primitive.
Le nom des rois était encore universellement respecté et consi¬
déré comme sacré. C'est ainsi que les Missionnaires ayant

le bruit avait couru qu'elle por¬
où ce bateau devait être lancé,
rassemblèrent par centaines armés de haches

construit à Moorea une goélette,
terait le nom de Pomare. Le jour

Indigènes se
le mettre en pièces et on fut obligé de changer son nom.
Orsmond, cite encore le fait suivant: Un vaisseau espagnol,
en route pour les Tuamotous où il allait chercher des perles re¬
lâcha à Papeete. Espérant avoir plus de succès auprès des Indi¬
gènes, ses armateurs l'avaient baptisé « Pomare ». Ce nom était
inscrit à la poupe et figurait également sur toute la vaisselle et
l'argenterie du bord.
On eut beaucoup de peine à empêcher les Tahitiens de saisir
et de mettre en pièces ce bateau qui s'enfuit aux Pomotous ou
les

pour

d'ailleurs il

ne

reçut pas

ayant toujours

meilleur accueil, les

été de chauds partisans

habitants de ces îles

du roi Pomare.

*
*

*

exemples de mots altérés ou
la coutume du pii. Citons-en
quelques-uns: Chacun connaît l'origine du nom de Pomare rap¬
Orsmond,

a

noté de nombreux
primitif par

détournés de leur sens

portée par Ellis dans ses « Polynesian Researches ». Le roi Otu
ou Tu ayant toussé pendant la nuit voulut commémorer ce re¬
marquable événement et prit le nom de Pomare, des deux mots
Po signifiant la nuit et Mare la toux. Immédiatement ces deux
vocables devinrent interdits aux profanes et on remplaça po par
rui ou arui et mare par hota.
Mais la syllabe Tu qui figure dans quantité de mots tahitiens
avait déjà occasionné des changements considérables et n'en res¬
tait pas moins sacrée.
Tu, se tenir debout était devenu Tia.
Tutua, une puce

Tiatia.
le tapa Titia.

Tutua, un battoir pour
Tutau, l'ancre Teatau.

Tupapau, un cadavre

Tiapapau.

Société des

Études

Océaniennes

�Tiitae, excrément Tiatae.
Hotutu, colique...Hotiaiia.
Aratu

chemin.. .Aratia.

un

Aturufave,
Certains
cessives
Ainsi

poteau.. .Atiafare

un

passaient

mots

par

plusieurs métamorphoses

:

•

suc¬

'

Pofai, récolter devint pafal lorsque Pomare accapara.la

particule po.
Mais le même Pomare ayant

également pris le nom de Pa
pafai fut obligé de se muer en ato. Pour la même raison
le mot pa qui désignait une barrière devint alors aua.
Nobo qui signifiait s'asseoir, devint parahi à cause du chef
Noho de Oropaa ; puis parahi lui-même devint irabi à cause de
fane,

Patane.
En outre la
en

royauté avait certains mots qui lui appartenaient

propre :
Tamabine était la fille du roi.
Potii, la fille du commun
Maie désignait la mort du

peuple;
roi,

Pohe, la mort du vilain ;
Rai était la tête du roi mort,

Upoo

pour

le vulgaire ;

Anuanua était le

nom

de la

pirogue royale,

Uaa, la pirogue du pêcheur.
Humi, le chien du roi, ou le phoque.
Uri,, le chien de tout le monde.
*

*

Les rois des autres îles

et

*

même

également le droit de PU.
En voici quelques
exemples
Le district de Matavai

desimpies chefs s'arrogeaient

:

prit le

nom

Vaitua, le même qui fit changer

de Haapape, à cause du roi
le mot vai, qui dési¬

en pape,

gnait l'eau.

Uni, fruit de l'arbre à pain devient maiore, à cause de Uruarii.
Hara, crime devint h ape, à cause de Maibara, de Huahine.
Nia, dessus est devenu nua, à cause de Tcnania.
Muni, urine devint omaba, à cause de Mimi arii, qui était la

sœur

de Vaiaatoa.

Ha, quatre, devint maba, à

Orna, deux

se

changea

cause

en e

Société des

de Teaha arii, de Nuutere.
cause de Maivarua-

pili, à

Études Océaniennes

�9

—

—

Ae, monter, devient paiuma, à cause de Te arii-ae-tua.
Rere, voler, devint maue, à cause de Te Ariirere.
Vahi, séparer, devint ohapa, à cause de Te-vahi-tua-ipatea.
Maramarama, lumière devint meremereme, â cause du chef
Marama.

Heiva, spectacle fut changé en upaupa, à cause de Ariiheiva.
Toa, arbre de fer est devenu aito, à cause de Aairaatoa.
Aaho, en dehors est devenu rapae, à cause de Te Arii na vaho

roa

i te tautua mai i te rai.
*
*

*

Lorsque, à cent .ans de distance, nous recherchons les traces
pii a laissées dans le langage tahitien actuel, nous cons¬
tatons que le plus grand nombre de mots affectés par le pii
ont repris leur acception primitive ; d'autres ont conservé les
deux formes ; pour un petit nombre enfin, le pii a fait loi et la
forme primitive est presque complètement oubliée aujourd'hui.
C'est ainsi que pour le mot Pomare dont nous citions l'origine,
l'ancien mot po est actuellement d'un usage courant pour dési¬
gner la nuit, tandis que rui qui l'avait remplacé ne s'emploie
guère que dans le langage poétique. Mare au contraire est à peu
près inconnu des indigènes qui ont adopté le nouveau mot hota
pour désigner la toux.
Tu, se tenir debout a presque partout été remplacé par tia,
et cependant les mots tutua, tutau, tulae, tupapau et beaucoup
d'autres ont repris leur forme primitive.
Pape qui avait été imposé par le pii est aujourd'hui beaucoup
plus employé que vai pour désigner l'eau.
Mimi, urine est assez rare à Tahiti où on le remplace généra¬
lement par omaha, mais il est encore d'un usage fréquent à Tubuai, Raivavae et aux Iles Marquises.
De même, mate, la mort qu'on n'entend presque jamais à
Tahiti se retrouve dans plusieurs îles telles que les Iles Australes,
les Marquises et jusqu'à Rarotonga.
que 1 e

%
:{c

*

le tahitien comme pour beaucoup d'autres
langues plus riches et plus perfectionnées, il semble bien diffi¬
cile de déterminer les causes de la disparition ou de la renais¬
sance de certains mots et de fixer aucune règle précise en la
matière. L'usage qui est le souverain maître du langage obéit,
En somme, pour

�—

comme

la

10

—

mode, à des lois qui le plus souvent échappent à notre-

observation.
Le vieil Horace
«

ne

disait-il pas déjà :

Multa renascentur, quae

jamcecidere, cadent

que

Quae nunc sunt in honore, vocabula, si volet usus,
« Quern penes arbitrium est et jus et norma loquendi ».
Et nous ne saurions mieux conclure cette étude que par la
«

piquante remarque que fait le vénérable Orsmond en déplorant
le désarroi que le ^//apporte dans la langue tahitienne : « Pride
and irregularity go hand in hand among rude barbarians, as
well as among the polished citizen ».
E. AHNNE.

S&amp; O 2ÏIEI © 2a O drïHi

The

Petroglyph Bowlder at Tipaerui, Tahiti
By Kenneth P. Emory.

glen in Tipaerui Valley, about
Papeete, is the first petroglyph to come to light in Tahiti. It was brought to the attention
of Monsieur E. Ahnne, Président de la Société des Etudes Océa¬
niennes, last year, and it was he who took me to it in January
At the side of

a

brook-bed of

a

three kilometers from the center of

1925.
Directions for

reaching the petroglyphs. — Take Rue du Comt..
Papeete, follow westward until the Tipaerui
stream and bridge is crossed ; then turn up first road to left and
take the first road on the right. It is necessary to walk for about
ten minutes up this road until one comes to where the brook

Destremeau in

first

crosses

the road.

Then it he will retrace his steps ten

and look into the brook-bed, on the west, he may observe
great, flat bowlder lying on the west bank and tilted into the

paces
a

brook.

Description of the petroglyph bowlder shown in the plate.— The
bowlder presents a flat, smooth, water-worn surface, 181 cen¬
timeters long and 119 centimeters wide, which is almost entirely
filled by the most conspicious carving. During heavy rains the

brook floods this rock but

as

yet the grooves of the carvings

Société des Etudes Océaniennes

�_

11

_

have been

only slightly obliterated, except for the linear figure
and most exposed side.
lay in the brook and received the smooth
surface which was to receive the carvings, the brook has cut
down nearly a meter below it, and has undermined it, causing
it to tilt. (I am sure we are safe in conclusing that this great stone
has at all times laid in a position determined by nature). As a
small brook with a steep pitch, like this one, is, geologically
speaking, a young and swiftly changing thing, no great anti¬
quity can be argued since the bowlder was exposed to the full
erosive force of the brook. It would seem that not many centu¬
ries ago, at the most, that it was level and flush with the waters
or

figures

on the east
Since the bowlder

of the brook, and that at that time or later it was

carved. There

being no marks of steel tools shaping the' carvings, they are su¬
rely at the very least, a century old.
Description of the petroglyphs. — Although most of the carved
lines seem well defined, it is not so clear what the carvings re¬
present. That they are conventionalized human figures falling
at once into general accord with Hawaiian and Marquesan petro¬
glyphs, and executed in the style certain of the latter, there can
be little doubt, I think, to one who examines the data on record
in the Bernice P. Bishop Museum.
The almost obliterated lines on the extreme left edge are see¬
mingly parts of two linear, human figures, the superior figure
having a large, outlined head.
Directly over the large, elaborate, double-headed figure, which
occupies most of the rock, is a small human figute 46 centi¬
meters high. The arms are encircled over the head, head outlined,
face represented by a single, circular depression (the features of
the double-headed figure are represented by four circular de¬
pressions, symetrically placed); the body is outlined, and the
leg on the right is joined at right angle's. The left leg, however,
seems to take a most unnatural bend and then touches the left

figure below. The grooves and indentations of this
of which are undoubtedly natural, are confusing,
and it may be that we are crossing lines and thus joining part of
one figure with part of another. If we suppose the leg on the
left of the small human figure was symetrical with that on the
right, then this leg may be represented by traces of a line which
comes down and almost touches the middle of the left head be¬
head of the

region,

some

low.

Société des Etudes Océaniennes

�—

12

—

The other line is then

seen to be part of a sinuous line which
top of the left head of the double-headed
figure and makes a wide bend to the left, then a smaller bend
to the right, then a still smaller bend to the left, and
finally it is
lost, in bending again to the right, in the body of the small hu¬
man
figure. An eel is represented this way on a petroglyph rock
at Moanalua, Oahu, Hawaiian Islands, a cast of which is in the
Bishop Museum. The sinuous line on the Tipaerui rock may also
represent and eel or a serpent, the head of which may be seen,
mouth down, touching the left head of the double-headed figure.
At first sight, the large, central figure
appears to consist of
two human figures back to back and a symbol
pendant between
them. But in Hawaii and in the Marquesas, the human
figure car
ved in outline is always represented face on, not in
profile. In the
Marquesas the sides of the body and the arms and legs are often
represented by two lines, and only about fifteen meters east of
the petroglyph bowlder I am
describing, is a smaller bowlder
with a solitary human figure carved in exactly this manner, with
one head. Therefore, I believe that the
large double-headed figure:
is that of a being face on, with two heads. It should be observed
that the left head is
centrally located between the upraised arms.
If the two figures were intended in
profile, back to back, why.
were not the heads placed
one on each shoulder?
A reason which might be given in support of the idea that
this figure consists of two forms in profile, back to
back, (ex¬
cept, of course, for the faces), is the separation at the buttocks.
But among Hawaiian petroglyphs the body
represented full on,
is often shown this way (see Bishop Museum
Bulletin 12, fig.
16 b, and 17e).
Now, why the two heads, one centrally located on the shoul¬
ders, the other to the right? It is my guess, because of the fre¬
quent representation of human figures back to back, or doubled
faced as seen in small
Marquesan stone images, and the Easter
Island staffs, that the concept of a double
figure, or figure with
a double face, each face
looking in an opposite direction was in

commences

from the

.

.

the mind of this artist, but he

any

was

at

a

loss how to indicate it in.

other way than by placing the back face to the side of the

front, face.
I he

into

pendant symbol of the figure consists of a tube swollen
the left at
length of the

rounded bulb at the
extremity and bending to
the lower end of the
body. This tube enters the full
a

Société des Etudes Océaniennes

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•A,

Petroglyph bowlder at Tipaerui, Tahiti.
(Width of double-headed figure, from elbow to elbow
centimeters. Width of grooves : 4 to 5 centimeters).

:

80

Photographed by Kenneth P. Emory.
Société des Etudes Océaniennes

;}

�—

13

—

body and adheres to the right side. At the juncture of the right
leg with the tube, the second part of the symbol commences,
represented by a long, straight, suspended line, b ifurcated at
the end. The form and position of the symbol would surely seem
to indicate a sexual significence. This trifurcated line occurs
among Hawaiian petroglyphs (see Bishop Museum Bulletin 12,
p. 104, and Pl. VII A) and probably is a sign of the male sexual
organs. I would suggest that this might be the case here, and that
the tube, then, may represent the female sex. There is a possi¬
bility, however, that this latter represents the navel cord.
Tradition concerning the petroglyph. — The present owner of
the property. Madame Chechillot, on which the rock carving is
situated, a family inheritance, seems to regard the carving with
veneration. Her brother, Mr. Buillard, gave the
following as a
tradition of it, to Mr. A. K. Richer, who kindly let me copy it:
« The rock was carved in memory ofTetaurii vahine and her
twin children. Tetaurii defeated, took refuge in Tipaerui valley.
His wife there gave birth to twins and soon after all three died.
They were buried on the land of Oteoteroa close to the brook
and the protection of a spirit, in the form of a monster eel, gives
them constant protection. If one touches the rock, milk will How
along the grooves, and the offender will die. »
In support of this tradition, there is the sinuous line which
may represent an eel over the left head of the "twins". It is so
obscure I doubt if it would be noticed unless one gave the car¬
ving very careful study. Therefore I doubt if the eel element
would be included in a story made-up today to fit the carving.
Yet the carving is so highly conventional and symbolic, that I
feel sure it had more meaning, if not another meaning.
Tivo other petroglyphs near by. — Such elaborate carving su¬
rely signifies that the author was familiar with the art and there
should be rock carvings elsewhere in Tahiti, unless the carver
was a
stranger. I therefore searched up and down this little val¬
ley and in the next valley west, but the only engravings I saw
were two
solitary, small human figures : one three meters cast
from the large petroglyph rock, and across the brook, on a much
smaller, angular rock. It is a linear figure, 41 centimeters high,
deeply grooved. The figure is inverted, the head rests on the
shoulders, the arms are at the sides (without hands or fingers),
the legs are set at right angles, the feet are bent in at right an¬
gles.

•Société des Etudes Océaniennes

�—

Across the road and

14

—

just east of this

petroglyph rock is the

face is carved a human figure
also 41 centimeters high, thegiooves not so deep. The limbs are
set at right angles and represented by two lines. The arms are
held up. The sides of the body are doubly outlided, no hands or
feet show. The head and opposite extremity of the body are not
so clearly defined, but the head seems to be a circle 4 centimeters
in diameter and at the opposite end there is no such symbol as
on the large petroglyph bowlder.
The above petroglyphs are not like any on the two bowlders
at Vaiati, Porapora, or the two engraved marae slabs at Fareopu,
Porapora. Nor do they correspond to those at Tevaitoa, Raiatea,
on those of Huahine at marae Rauhuru, Maeva, at marae Manunu, Maeva, and marae Anini, Teva Point. These petroglyphs of
the Leeward Islands of the Society Group, which I have seen, aie
geometric or fish, turtle, and canoe figures. A striking analogy,
however, to the Tipaerui petroglyphs is to be seen in the carvings
of human figures on a bowlder in the Marquesas, atTeueto, Tahauku, Hiva Oa Island, and described by Linton (Archaelogy of
the Marquesas Islands, Bernice P. Bishop Museum Bulletin 23,
1925 : pages 98, 149, and plate XV, A and D).
Of the many petroglyph stones which Linton saw, the car¬
vings of this bowlder were in marked contrast to all the others.
He concludes it is the only one which might not have been the
product of the historic Marquesan culture.
The Marquesan bowlder is located very similarily, at the side
of a brook-bed of a side valley, and about three kilometers from
the sea. It is domed shape, the carvings, about a dozen human
forms and some unidentifiable forms are on the up-stream end
other,

and

on

a

little larger. On the upper

top.

figure is at the lower left corner of the carved
large Tipaerui rock. The other
human figures, some of which are 60 centimeters long, are re¬
presented face on, limbs joined at right angles, by smooth cur¬
ves. The arms are in some cases raised above the head. The limbs
and the sides of the body are represented by parallel 1 lines. The
limbs of the two sides are joined by a V-shaped line at the bot¬
tom, but are not connected at the top. The heads are shown as
small circles within which are from one to four small depressions
to represent the features.
This description will include perfectly the Tipaerui figure çarA small linear

surface, as is the case with the

Société des Etudes Océaniennes

�—

ved

the stone

15

—

the road from the large petroglyph bowl¬
large petroglyph as far as the heads, features,
limbs, and sides of the bodies are concerned.
Linton adds at the end of his description of this Marquesan
petroglyph bowlder that "The smoothly curved contours of the
limbs are decidedly at variance with the art canons of the his¬
on

across

der. It also fits the

toric natives '.
Both these group of petroglyphs are the single
their kind discovered in the Society Islands and in the

example of
Marquesas,
both are elaborately conventional and well made, and therefore
surely based on a developed art of petroglyph carving, but the
original home of this particular art is still a mystery, and the
meaning of the petroglyphs is as yet, equally unknown,

Société des Etudes Océaniennes

�—

-16

—

Essai de Pisciculture
Au moment où, tout autour de nous, se font des recherches
les ressources aquatiques du Pacifique (Pan Pacific Research

sur

aquatic resources. Honolulu 1925) il semble qu'il soit opportun
de jeter également un coup d'œil sur les nôtres.
Autant il me serait impossible d'énumérer nos innombrables
poissons de mer, autant il m'est facile de nommer nos cinq pois¬
sons

d'eau douce.

Les voici par ordre d'importance :
lé Hiua et le Tiahua. (1)

le Nato, Y Anguille, le Oopu,

Des specimens de ces poissons seront envoyés au Steinhart
Aquarium, (San Francisco) pour leuridentification. En attendant,
je vais me borner à en dire ce que j'en sais et à en tirer des ré¬
flexions.
Le Nato.— C'est en somme le seul de nos poissons d'eau douce
qui compte. C'est notre truite, dont il a beaucoup des habitudes
sans en avoir toute la qualité. Sa chair est fine et c'est de l'excel¬
lente friture. Bien qu'il se trouve en quantité considérable dans
certains cours d'eau, on ne peut pas dire toutefois que c'est une
ressource du pays. 11 est très rare de le trouver au Marché de
poissons.
Le Nato a son utilité sportive. II est le seul qui mouche et pro¬
cure quelque plaisir à l'amateur de la ligne ou de l'épervier. Bien
qu'il fraie de novembre en février il n'a pas de saison et on le
pêche en tous temps sans en voir diminuer le nombre.
La raison en est, qu'il existe dans nos montagnes inaccessibles
des réserves naturelles, où il se multiplie, et nous ne péchons,
en somme, que le trop plein de ces réservoirs, que nous déver¬
sent les

inondations annuelles.

L'Anguille (Puhi). — Il y en a de plusieurs espèces. On pré¬
le lac Vaihiria nourrit une espèce à oreilles très larges.
Dans nos étangs et nos rivières, l'anguille noire est la plus abon¬
dante et la tachetée la plus grosse. II en est qui pèsent plusieurs
kilogs. C'est un mets exquis pour certains, répugnant pour
d'autres; aussi l'anguille n'est pas un article de consommation
courant. Elle a l'avantage de rester un mets décidément tahitien et d'ailleurs fort prisé des gourmets coloniaux, mais elle
a le désavantage d'être un ennemi sérieux des autres poissons,
surtout des nouvelles espèces introduites.

tend que

mais

(1) Le Uopa cl le Ava vivent en eau douce
11c peuvent être dits poissons do rivière.

Société des

ou eau

salée, indifféremment,

Études Océaniénnes

�—

-17

—

Le

Oopu.— C'est notre Goujon-Loche. Il n'a qu'une valeur
aucune valeur sportive. Il est bien moins
C'est un poisson pis-aller, en ce sens qu'il
n'est péché et mangé que par accident, lorsqu'il se trouve pris,
par hasard, avec des chevrettes ou des natos. Beaucoup qui ne
savent pas l'apprécier (ou le préparer) le dédaignent et le rejettent.
Le Hina.— Ce minuscule poisson remonte nos rivières (pas
toutes), plusieurs fois par année. C'est un phénomène. On les
voit s'engouffrer par millions dans certains cours d'eau pour y
remonter jusqu'à leur source. On ne les voit jamais redescendre.
Rien ne peut les détourner ou les effrayer, ni les filets, ni les an¬
guilles, pourtant nombreuses et insatiables.
Certains tahitiens affirment que le Hina est l'alevin du Oopu,
d'autres disent du Tiahua, mais je serais porté à croire que ce
sont tout simplement des anguillettes.
Voici la description qu'en donne G. GUENAUX dans son traité
de Pisciculture. Je ne fais que remplacer le mot " Anguillctte"
« Ces Hina ont l'aspect de fils gélatineux transpa¬
par "Hina"
rents, de deux ou trois centimètres de longueur en moyenne,
où l'on distingue deux yeux noirs. Ils sont aussi innombrables
que minuscules et leur quantité est telle qu'ils obscurcissent sou¬
vent les eaux et torment parfois des bancs de plusieurs kilomè¬
tres de longueur. Leur épaisse colonne se dirige vers les sources,
en se tenant soit au fond, soit à la surface de l'eau, et surtout
près des deux rives, là où le courant offre le moins de résistance ;
à chaque cours d'eau tributaire, une partie se sépare de la masse,
s'engage dans l'affluent, pénètre jusque dans les moindres ruis¬
seaux et finit par arriver jusqu'aux étangs et aux lacs des mon¬
comestible relative et
abondant que le Nato.

...

tagnes.
Les cascades n'arrêtent pas toujours les hina dans leur marche
incessante ; grâce au mucus visqueux qui les recouvre, ils ram¬
pent sur les surfaces verticales et peuvent franchir les chutes
d'eau. Ils ont d'ailleurs la faculté de sortir de l'eau et de vivre un
certain temps hors de cet élément ; ils peuvent donc contourner
ou surmonter les obstacles.
Au fur et à mesure que les hina avancent à l'intérieur, leur co¬
lonne initiale devient de moins en moins compacte, mais ils ac¬

quièrent de la taille et de blanchâtres qu'ils étaient ils deviennent
noirâtres. »
Ainsi sont

dépeintes les anguillettes qui débutent par être
des Hina, les re¬

; et qui de nous a vu le phénomène
connaît dans cette description.
Au point de vue ressource aquatique, leur

poissons

appoint est bien

maigre à moins qu'à leur saison, on ne les mette en conserve com¬
me

le "White Bait"

en

Nouvelle-Zélande.

Société des

Études Océaniennes

�—

18

—

Le Tiahua.
Ce poisson extraordinaire se tient dans les mon¬
tagnes. On le voit tapissant les parois humides de grottes sous les
cascades ou les gros rochers. 11 est complètement hors de l'eau
et adhère à la roche comme un lézard (moo). Les inondations en
amènent parfois jusqu'aux estuaires où ils grimpent également
sur les pierres pour y éviter le courant et s'y exposer aux écla—

boussements des

remous.

Seuls les gourmets de mets
hua. C'est un poisson curieux

tahitiens savent apprécier le Tia¬
mais pas intéressant du tout au

point de

vue ressource.
Voilà donc toutes les richesses

aquatiques de nos cours d'eau,

pourtant si nombreux, et la conclusion c'est que nos ressources
en poissons d'eau douce sont presque nulles.
De cette conclusion naissent les réflexions suivantes :
Nos cours d'eau, étangs et estuaires, valent-ils la peine d'es¬
sayer la
Nous
eau

culture

ou

l'introduction de certains poissons?

que nos cours d'eau sont nombreux, que leur
est vive et intarissable dans les hauteurs et que, chose ap¬
savons

préciable, beaucoup sont inaccessibles ce qui en fait forcément
pêches gardées.
De par ailleurs, nous avons des estuaires, des étangs ou ma¬
rais très nombreux, jamais très grands mais suffisants quand
même, pour bien des tonnes de poissons. Leurs fonds sont va¬
seux, quelquefois profonds mais toujours herbeux, fournissant
un habitat idéal pour certaines
espèces.
La température de nos eaux en montagne va de io° à 200 à
partir de 1.000 mètres jusqu'à 1.500 mètres d'altitude pour at¬
teindre 21 à 28" en s'approchant de la mer.
Nos estuaires et nos étangs ne descendent jamais au-dessous
de 250. Tout ceci constaté, la question se pose: Existe-t-il des
poissons pouvant vivre et se multiplier dans les conditions cides

dessus ?
Le Bureau de Pisciculture des Etats-Unis à San Francisco

con¬

répondu par M. J. F. HUNTER, son Chef, qu'il conseille
la truite dite ''German Brown" ou encore l'Arc-en-ciel (Rainbow)
pour nos cours d'eau en montagne, ces espèces ayant donné de

sulté,

a

bons résultats

aux

Indes.

Dr. Barton Warren

EVERMANN, une des plus grandes auto¬
pisciculture et chef de l'Aquarium de Golden Park (San
Francisco) conseille le Lake Trout ou Truite des Lacs, pour nos
rités

en

hauteurs.
Tous les deux sont d'avis que Tanches, Carpes et Poissonschats devraient être un grand succès dans nos étangs et nos es¬
tuaires.

Société des

Études Océaniennes

�—

19

—

Enfin, ces deux Institutions ont promis de nous envoyer gra¬
cieusement au moment du frai des œufs de ces truites.
M. le Gouverneur RIVET

a

bien voulu mettre à la

disposition

Société, la moitié des sources dites « de la Reine », dans
son Jardin et toute une petite installation de pisciculture y est
essayer.
prête à recevoir les œufs promis et
Sans attendre le moment du frai, le Dr Evermann, qui avec
son aide distingué, M. A. SEALE, ont pris à cœur de doter Ta¬
hiti de poissons utiles, un premier convoi de carpes, et poissonschats de l'Aquarium même, tut fait par le Makura. Trente-six»
poissons de chacune de ces espèces furent expédiés. M. A. S.
DALGLIESH, Ier Officier, eut l'amabilité de s'en charger lui-même
et bien qu'il renouvela quatre fois par jour l'eau des grands ba¬
rils qui servaient de réservoir, deux carpes seulement arrivèrent
vivantes et un seul poisson-chat... Par contre, plus de 200 pois¬
sons anti-moustiques (Gambusia affinis) arrivèrent en bon état
et je me propose d'en parler dans le numéro 12 de ces études.
de notre

•

poissons c'étaient un échec.
décourage pas les Américains, simplement,
ils dépenseront davantage en efforts et en monnaie. C'est pour¬
quoi sur le R. M. S. Makura de janvier furent installées à grands
frais à San Francisco, 4 grandes tinques en fer. Chacune était
reliée par un tube en caoutchouc à un immense réservoir d'oxigène, de telle sorte que le renouvellement de l'eau dans les tin¬
ques devenait inutile. De plus, j'attire l'attention des Membres
de la Société sur ce fait, que non seulement ces installations ne
nous coûtent rien, mais même le frêt nous est offert gratis par Mr
R. BACK, Manager à San Francisco de l'Union Steam Ship Co.
Ces tinques sont là en permanence jusqu'au succès complet
de l'introduction d'espèces utiles à Tahiti.
De notre côté, nous ferons tous nos efforts, pour leur envoyer,
par retour de ces tinques, diverses espèces de nos poissons d'eau
douce et d'eau de mer. De cette façon, outre les poissons intro¬
duits, nous y gagnerons d'avoir enfin plusieurs de nos espèces
Pour les autres

Un insuccès

ne

identifiées et étudiées.

déjà intéressant de noter que les deux premières carpes
apportées par le "Makura" le 14 novembre dernier, et qui n'a¬
vaient que 12 centimètres et pesaient 250 gr., ont maintenant
30 cm. environ et doivent peser plus d'un kilog.
Il est

avaient été
Seale, ils
parfait état.
à leur distribution aux divers

Les poissons envoyés par le Dr B. W. Evermann
choisis par le Superintendent de l'Aquarium, M. Alvin
n'ont que quelques pouces, aussi sont-ils arrivés en
Immédiatement il

a

été

procédé

Société des

Études

Océaniennes

�—

membres de la Société

20

—

qui ont des bassins. Ont été répartis : 50
12 poissons chats.

carpes, 30 black basses (labrax) et
En attendant que ce Bulletin en

couragement, je copie quelques

relate le succès et à titre d'en¬
lignes d'un journal colonial.

L'article est intitulé :
LES CARPES DE MADAGASCAR.
« L'introduction des carpes à Madagascar a eu pour origine un
but d'ordre médical. On visait à multiplier la carpe dans les en¬

marécageux, pour obtenir la destruction des moustiques.
On fit donc transporter un certain nombre d'alevins provenant
de France. Malgré la grande distance ces poissons firent un ex¬
droits

Ils furent déversés dans un certain nombre de
petits bassins du Jardin de la Pépinière.
Ceci se passait au moment de la guerre : on négligea les alevins,
les bassins se remplirent d'herbe et de vase, seuls, quelques ale¬
vins purent être conservés. Ils se développèrent très rapidement
à 6 mois ils atteignaient 24 cm. et pesaient 300 gr. et à 20 mois
leur poids atteignait 1 kg. 300.
A Madagascar le frai a lieu fin octobre. Rappelons ici que la
fécondité de la carpe est extraordinaire. La femelle renferme en
moyenne îoo.ooo œufs par livre de son poids. Ces œufs sont pe¬
tits, verdâtres, agglutinés et se collent aux herbes aquatiques.
L'incubation dure de 6 à 10 jours,
La carpe est par excellence le poisson qui convient aux lacs,
étangs, estuaires et marais. Dans les eaux tranquilles et chaudes
elle se multiplie avec une rapidité remarquable. Sa chair est saine
et fortifiante, elle pourrait largement entrer dans l'alimentation
européenne et indigène.
C'est donc à juste titre que le Gouverneur a décidé de. faire re¬
prendre l'étude de la pisciculture. »
cellent voyage.

Cette étude

se

continuera et les résultats des essais seront pu¬

bliés.
Emm. ROUG1ER.

Papeete

—

Imprimerie

Société des

du

Gouvernement.

Études Océaniennes

�AtPPEABBgCJE

'

MATIÈRES

TABLE DES

DES 10 PREMIERS NoS

des Bulletins de la Société.
IV- 1

—

Mars 1917

PAGES

Arrêté portant création de la Société d'Etudes Océaniennes
Liste des premiers membres
Procès-verbal de la réunion

3
..

inaugurale

Choix des membres d'honneur

8

Liste des membres

correspondants
Liste des Sociétés avec lesquelles la S. E. 0. se propose d'entrer en relation...
Règlement intérieur
Correspondances (NUe-Zèlande)
Correspondance au sujet des Divinités mégalithiques de l'île Raivavae
■Contribution et l'Etude des Colonies polynésiennes des NUe3-Hébrides, des Iles
Banks, Torres, Santa Cruz, Loyalty et NUs-Calédonie. A. E. Leverd
L'Ile de Christmas. Abbé E. Rougier
La légende des pierres marchantes (Ofaitere) de Papetoai
Mme Tetua

a

Tefaafana

—

9
10

14
17
18

20
23
31

32

Aquarelles M. F. Hervé
IV° 2.

3

8

Septembre

1917

Arrêté constituant le bureau de la Société d'Etudes Océaniennes

37

organisant la conservation des monuments et objets ayant un caractère
historique ou artistique intéressant les Etudes Océaniennes, et interdisant l'ex¬
portation des fragments ou objets de même nature
Arrêté affectant provisoirement l'ancienne caserne d'Infanterie au logement des
Chambres de Commerce et d'Agriculture, de la Société d'Etudes Océaniennes,

38

Arrêté

de leurs

39

archives et collections

Réunion du 2 juin 1917

41

linguistique et ethnographique sur l'île Uvea, ou Ilalgan, de l'archipel des
Loyalty, par M- A. Leverd
Moeava, ou le grand Kaito Paumotu, par le Rd. P. Hervé Audran
Fragments d'Histoire contemporaine : La fin d'un corsaire
Descriptions et voyages : Kxcursionnismo de montagne à Tahiti
Yariôtôs: France-Tahiti, par M. II. Michas
Correspondance

43
53
62
71
78

■Conseil d'administration.

—

Etude

Notice

bibliographique...

Nécrologie
Enquêtes et demandes de renseignements..;
j\" 3.

-

Mars

80
84
815
89

1918

Réunion du 28 novembre 1917
Réunion du 6 mars 1918

• • •

alphabétique des membres et des Sociétés correspondantes de la Société
31 décembre 1917
linguistique et ethnographique des Nouvelles-Hébrides, par 51. A. Leverd.
Ocôanie et Cote d'Amérique (Problèmes polynésiens), par M. le Professeur Macmillan Brown. —Traduit de l'angiais par M. le Pasteur Vernier
Napuka et ses habitants, par le Rd Père Hervé Audran
Considérations sur L'emploi des sels de quinine dans le traitement de la lymphan¬
gite endémique des pays chauds, par .M. le Docteur E. Le Strat
-Chantsdes conscrits d'Eimeo et de Tahiti

92
93

Liste

d'Etudes Océaniennes, au

Etude

Société des

Études

Océaniennes

95

102
114

1-6

136

i:&gt;*

�—

Notice

la

sur

pierre " Anave

par

II

—

M. À. Leverd

146-

Circulaire à Messieurs les Administrateurs, Agents spéciaux, Présidents de
Conseils et Chefs de district, Instituteurs, au sujet d'une demande de collections

.

d'oiseaux, présentée par M. le Professeur Brasil, de la Faculté des Scien¬

de Caen

ces

147

Correspondance
Notice bibliographique

152

152
156

Publications et ouvrages reçus
rV" i.
Avis

Septembre 1018

—

important relatif

aux
du Ministre des Goionies

hauts patronages du Président, de la République et
160

Réunion du 17 avril 1918

161

Réunion du 20 août- 1918

162

Pages oubliées, de M. F. X. Caillet
.,
De Pitcairn à Fakarava, par Jack London, traduit de l'anglais par Outsider—
Esquisse chronologique de l'histoire de Tahiti et des lies de la Société, depuis les
origines, par M. A. Leverd
Questions d'ethnologie, par M. le Prof. Macmillan Brown
Variétés : Bienvenue (poésie) par M. H. Michas
Aquarelles : Le lagon bleu. — Les teintes sombres (poésies) par M. F.

167
182
197
213
218

—

Hervé

219

Nécrologie ; M. le Myre de Vilers
Bibliothèque de la S. E. 0. : Appel à MM. les Membres de la Société d'Etudes

221

Océaniennes

222

Publications et ouvrages reçus

N" 5.

223

Mars 1919

-

Arrêté du 28 décembre 1918, créant dans la colonie un
du Musée de Papeete

Correspondance.

—

emploi de Conservateur
3
4

Communications diverses et demandes de

renseignements

Pages oubliées, de M. F. X. Caillet (suite)
Fakarava, par Jack London, traduit de l'anglais par Outsider (suite).
Notes sur le dialecte Paumotu, par le Rd. P. Hervé

De Pitcairn à
Etude

.

Adhésion de membres d'honnour et de membres correspon¬

dants

linguistique du dialecte particulier de Napuka, par le même
Megalithic monuments of Tonga, par le Commandant J. F.

5

7
15
30
36

A Short account or the

Robins de la II. N

42

Un inédit, de

Gauguin (Extrait du journal "La Vie")
Un glorieux épisode de la vie de Moeava, par le Rd. P. Hervé
Ëpitaphe du tombeau du Rd. Henry Nott, à Arue, Tahiti
Notice bibliographique : "Atlantis
par le Commandant J. F. Robins, de la R. N.

43
46
53
54

Variétés

57

—

—

:

" Tahiti Nui"
"

La

"

Sur le Récif

(rêverie océanienne), par Outsider

Nouvelle-Cythère " (cantate),
par

par

M. H. Michas

M. E. Salmon

5S
59

Publications et ouvrages reçus

59-

Nécrologie

61

Observations

météorologiques faites à l'Observatoire de l'Hôpital de Papeete,

pendant le 2° semestre 1918
X" &lt;»•

—

Septembre

62

11122

Editorial. Rédaction

1

Marae des Iles Marquises. Clayssen
Les

langues polynésiennes

6

Môlanèsie. Sidney Rey
Rectification à l'orthographe de certains noms tahitiens. Alexandre Drollet...

10-

Poissons des îles Tuamotu. P. Hervé Audran

25-

en

Société des

Études

Océaniennes

23

�—

L'eau

Ill

—

potable dans les attolls. Emmanuel Rougier

29

Mémoires d'Ariitaimai

33

Marae

47

Tahiti, observatoire astronomique. Robert Trumpler
Le tourisme en Ocèanie. L. Sigogne.

49

Visite des îles Marquises. Le Bronnec

54

Le

52

lyrisme des Tahitiens. M. Chadourne

64

Poèmes tàhitiens (traduits par la Princesse Takau Pomare et 31. Chadourne)..
Actes officiels : Arrêté du 31 décembre 1921, confiant à la Société des Etudes
Océaniennes l'administration de la Bibliothèque et du Musée de Papeete
Procès-verbal de la séance de réouverture du 4 août 1921.
Séance

68

77

plèniére du 17 août 1921.

Réunions mensuelles du Bureau.
Communications

X

diverses.

7.— Avril 1D23

Editorial

(Rédaction)
Croyances relatives aux âmes et à l'autre vie chez les Polynésiens. Leverd....
Noms d'illustres marins Paumotu des temps passés. P. Hervé Audran

8
19

Maladies et Médecines à

21

Fiji. Abbé Rougier.

1

Ornithologie. R. II. Beck

32

Deux

37

légendes tahitiennes X
Résumé chronologique de l'histoire de Tahiti et des lies de la Société de 1521 à
1821. X

41

Mémoires d'Ariitaimai (suite)
Itinéraire des Iles Marquises (suite et
3.
Editorial

—

Décembre

45

52

fin)

1D23

(Rédaction)

1

Maladies et Médecines à Fijii (suite)
Un voyage de Taravao à Papeete en
Mentalité féminine

en

Abbé Rougier
1847. X. Caillet

20

5

Ocôanie. Orsmond H. Walker

29

38

Bibliographie. (Rédaction)
X

D.

—

Décembre

1D21

Maladies et Médecines à Fiji (suite et
Croissance des Coraux. 0. Walker
Le
La

fin). Abbé Rougier

1
12

20

lyrisme des Tàhitiens. E. Ahnne
plonge à Hikueru A

24

Afaiau the Hermit. Monsord Reklaw

29

Migrations polynésiennes E. A

50

Sonnets tàhitiens F. V

53

X* ÎO.

—

Juillet

1025

Tiurai le Guérisseur. 0. Walker
Ma Maison P. A. Hourey

1

'

Deux insectes ennemis de la vanille.

Raynaud

'

Mystérieuse aventure de Ariipaea Vahine (Traduction) E. Ahnne
Eimeo. Dr Sasportas

PAPEETE.

IMPRIMERIE

Société des

Études

DU

GOIJ

Océaniennes

36
39
43
/|7

��BUREAU constitué le 28 de:-■
Président.
Vice-Président

A

Conservateur du Musée.

Bibliothécaire.
Trésorier.

.

.

.

.

.

.

Le

Bulletin, de la Société

.

.

.

Lt\ALLE
M. Co Walker

&gt;M

.

est servi grct._

Z. Ahxxs

nenî a tous ses

-

■

Cotisation annuelle des Membres réside k;s.....
Prix de
Il

ce

numéro

20

francs.

s rrancs.

Musée.
Pour être reçu Membre de la Société
un membre titulaire.
est en vente au

Les articles
teur
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Secréfcaire-A r, kivisle

Membres.

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Secrétaire de rédaction

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presenter par

publiés dans le Bulletin, executes ceux dont l'au¬
droits,: peuvent être ira5eus et reproduits
expresse, que l'origine et IV, i: 2: en seront men¬

réservé les

la condition

tionnés.

se

&gt;

Toutes communications relatives au .B: :ldoivent être
au Président de la Société d'études f crâniennes.

adressées

Société des

Études

Océaniennes

-

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>[30]Bulletin de la Société des Études Océaniennes (BSEO)</text>
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                <text>La Société des Études Océaniennes (SEO) est la plus ancienne société savante du Pays. Depuis 1917, elle publie plusieurs fois par an un bulletin "s’intéressant à l’étude de toutes les questions se rattachant à l’anthropologie, l’ethnographie, la philosophie, les sciences naturelles, l’archéologie, l’histoire, aux institutions, mœurs, coutumes et traditions de la Polynésie, en particulier du Pacifique Oriental" (article 1 des statuts de la SEO). La version numérique du BSEO dispose de son ISSN : 2605-8375.</text>
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    <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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              <text>Bulletin de la Société des Études Océaniennes numéro 11</text>
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              <text>Assemblée Générale du 28 décembre 1925 2&#13;
Linguistique - De la coutume du "PII" etc. (E. Ahnne) 6&#13;
Archéologie - The Petroglyph Boulder at Tipaerui, (Tahiti) (Kenneth P. Emory) 10&#13;
Pisciculture - Essai de Pisciculture (E. Rougier) 16&#13;
Appendice - Table des matières des 10 premiers numéros des Bulletins de la Société</text>
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