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                  <text>Personnelle

et Confidentielle

.

Monsieur le Directeur

�femme de Tahiti , mariée à un médecin militaire, qui a sa licence classi¬
que et le diplôme dfEtudes supérieures.
Nous nfaurons pas de ce fait
à payer le voyage et le congé. Ce Professeur donnera un peu de tonus à
1’enseignement du Français qui est actuellement entre les mains de deux
institutrices dont l’une, a de la valeur, dont l’autre est assez médiocre
mais qui l’une et l’autre sont insuffisantes dans une classe de 3ème et
môme de 4ème. J’ai assisté moi-même à des explications de textes. Elles
ont été lamentables. On résume des manuels de littérature au lieu de fai¬
de

l’explication de mots. J’ai assisté à une explication du Cid. Les
enfants, qui en étaient cependant à leur 4ême ou 5ème leçons, ignoraient
ce
qu’était l’Espagne, ce qu’étaient les Maures, ce qu’était un Cheva¬
lier, Ils étaient incapables d’expliquer le mot à mot de vers
incompré¬
re

'
hensibles.
Par ailleurs, je vous serais très reconnaissant si vous vouliez
bien apporter toute votre attention au choix du
M.
de
VAISSIEremplaçant
HE. Ce dernier est un excellent garçon, plein de dévouement, pas sot au
,

demeurant, mais il lui manque l’Autorité, Il n’est pas fait pour diriger
le Service et je crois qu’il trouvera son rendement maximum dans une
direction de Collège Technique. Très attaché à Tahiti pour des raisons
de commodité personnelle - il n’est pas
le seul, hélas I - il m’a prié
et supplié de prolonger son
séjour. Je ne suis pas d’accord en toute bien
veillance, M. VAISSIERE a fait sonntemps et il vaut mieux qu’il aille
rejoindre en France sa femme qui l’a quitté il y a quelques mois. Il m’a
dit, très loyalement d’ailleurs, qu’il était en correspondance suivie
avec

votre collaborateur M. DEBAYLE et qu’il comptait être soutenu
par
lui. Je ne me suis pas formalisé car mon collaborateur est de bonne foi
mais la présente lettre n’en est que plus nécessaire. Je serais heureux
si le prochain Chef de Service était soit un secondaire un
peu chevronné,
un littéraire de
préférence, ou un Inspecteur Primaire. Il faut qu’il ait
avant tou t de l’Autorité pour mettre fin aux
querelles qui divisent le
personnel de l’école. Je vous ai proposé de donner au Chef de service
le titre de ’’Directeur” de l’Ecole ou du
si vous voulez en faire
Collège
un
Collège court. Je sais fort bien que la solution n’est pas orthodoxe
et qu’elle offre des inconvénients, mais je
j’en vois pas d’autre.
M. CïIABOUIS a des qualités, il est travailleur,
mais il

sérieux, dévoué

l’esprit étroit. Je me résignerai à le voir Directeur mais si cette
solution est adoptée il faut qu’il soit fortement tenu en main par son

a

Chef

Je m’excuse d’avoir

ajouté

lettre à celles qui encombrent
votre bureau, mais le problème de
me tient à coeur. Je
l’Enseignement
vous remercie de
l’appui que j’espère en vous et je vous prie de croire

Monsieur le Directeur,

à

mes

une

sentiments les meilleurs

•

R. PETITBON

à Monsieur GASTON,
Directeur de la Jeunesse et des Sports
Ministère de la France d’Outre-mer,
PARIS.

Service du Patrimoine

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FRANÇAIS

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LIBERTE

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EGALITE

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FRATERNITE

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LE GOUVERNEUR DES

L’OCÉANIE,-

19

ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS

Chevalier de la Légion b’Honneük»

Monsieur le Président de la Mission Parlementaire

PAPEETE.-

Président,

demander de vous confirmer en une
note succincte l'exposé que Je vous ai fait sur l'Enseignement en
Océanie Française*
Vous

avez

bien voulu

me

à Papeete un Etablissement d'Enseignement Public
que nous appelons l'Ecole Centrale ou 1© Collège et qui est en réali
té un Cours Complémentaire* Cette Ecole Centrale distribue deux
enseignements*
Nous avons

l'enseignement normal d'un Collège Moderne de Franc© Jusqu'à
la classe de 3ème incluse* Il ne donne pas l'enseignement clas
sique c'est-à-dire celui du Latin*
il prépare* en un cours de deux années (Cours Normal)
futurs instituteurs et institutrices du Territoire*

•*«

J'ai constaté, peu de temps après ma pris© de fonction.
.
que deux tendances se manifestaient à 1*intérieur/du Corps enseignent

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Monsieur le

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Le Gouverneur

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les uns désiraient que

l’Ecole Centrale fut transformée en
un Collège Technique formant à un débit qui s*élèverait pro¬
grès s ivem en tf des techniciens de toutes sortes* chaudronnlei
soudeurs9 ajusteurs, charpentiers, maçons,etc.••
les autres voulaient que
en

mon

l’Ecole Centrale fut transformé©
Collège Moderne c’est-à-dire en un Etablissement qui

Après quelques mois d’expérience je fus ©n mesure d’asseoir
jugement sur des observations précises* J’ai pris position con

tre l’une et 1’autre de ces tendances*

Ie- contre la création et le

développement d’un enseignement
technique important* En effet, si nous formions beaucoup de
jeunes techniciens d’un niveau assez élevé nous ne pourrion
pas leur trouver de débouchés dans un Territoire qui n’a aucune ln
dustrie* Nous en ferions des ratés et des aigris* Il suffit que
nous puissions former dans le Centre d’Apprentissage qui existe à
l’Ecole Centrale ée bons artisans, de bons contre-maîtres dotés
d’une instruction générale solide*

préparation au Baccalauréat* En effet, si nous
préparions au Baccalauréat il nous faudrait faire venir
plusieurs professeurs licenciés ae qui eonstîturait pour
nous une charge intolérable* Mais ce n’est pas là le principale
raison* Le niveau du Baccalauréat ©n pays aussi Isolé et qui n’a
pas beaucoup de vie intellectuelle pure serait fatalement bas*Nous
ne produirions pas de vrais bacheliers comparés à ceux de la Métro
pole* Enfin ces jeunes gens et ces jeunes filles n’auraient aucun
contact avec leurs camarades de la Métropole, avec la civilisation
de la Métropole, avec les Bibliothèques, les Fusées, l’Industrie,
les Revues Scientifiques, etc***, qui abondent dans la Métropole*
2*» contre la

Je n’aA nullement besoin d’insister sur la raison majeure
dont vous avez pu peser comme moi l’importance essentielles
Nous sommes une enclave

française dans un monde anglo-saxon
et c’est au miracle du rayonnement de la France que nous devons de
nous maintenir dans ce Pacifique où nous guettent Australiens, An¬
glais et Zélandais, ces derniers surtout* Il faut à tout prix que
ceux qui formeront les cadres de la génération futur® connaissent
la France, aient des camarades français, des amis français, plus
tard des souvenirs français* J’ajoute que beaucoup de familles son
d’origine anglo-saxonne et que leurs enfants se sentiront attirés
vers la Zélande s’ils ne vont pas prendre un long bain de France*

très rares fort heureu¬
sement, voudraient pour des raisons de vanité et d’intérêt sordide
que l’Ecole Centrale fut transformée en un Collège long et préparé
au Baccalauréat* Ils me font opposition sournoisement et cette
opposition est intolérable. Ils ne sont pas suivis par les institi
teurs tahitiens oui eux veulent tous aue leurs bons
Quelques membres de l’enseignement,

élèves* leurs

Service du Patrimoine

�enfants* aillent en France* C’ait aussi l’avis de l’Assemblée Re¬
présentative dont le mandat vient de prendre fin* C’est l’avis des
deux principaux partis politiques en présence savoir le R*P*F* et

le R*D.P*T*. Lorsqîe les
me remettre le protocole

dirigeants de ces deux partis sont venus
d’accord sur la Loi Electorale* ils m’ont

formelle®©,t déclaré qu’ils approuvaient sans réserve ma politique
et qu’ils ne voulaient pas que fut créée à l’Ecole Centrale une
classe de seconde*
Ma

position est donc la suivante:

Maintenir

à Papeete l’Ecole Centrale en la transformant un

jour en Collège Court* c’est-à-dire en un Collège qui se termine
a la 3èœe* Nous donnerons aux meilleurs sujets sortis soit de

l’Ecole Centrale* soit de l’Ecole des Frères* soit de l’Ecole Pro*
testante Vienot* des bourses suffisantes f30ur poursuivre leurs
études dans la Métropole. Une partie de ces jeunes gens reviendrait

à Tahiti*

l’autre peut-être demeurerait en France ce qui déconges¬
tionnerait des cadres qui ont tendance à devenir pléthoriques*
J’ajoute que l’Ecole Centrale* le futur

Collège* est doté

d’un Cours Normal de préparation pédagogique* Ce Cours qui dure
deux ans forme des instituteurs et institutrices munis du B*E*P*G#*

dipldme qui sanctionne la fin des études de Sème* Il faudra veiller
tout spécialement à la qualité de l’enseignement que l’on y donnera
Il est actuellement confié

à M* MOLLOM dont le dévouement et les

I

qualités pédagogiques sont reconnus de tous et que j’estime beau¬
coup*

De façon

générale

négliger* cela va sans dire* les
disciplines normales qui permettent la préparation au Baccalauréat
Moderne* nous devons porter tout notre effort sur l’enseignement
du français*
sans

charge d’un tel Collège déjà lourde pour, le Territoire
le deviendrait davantage. J’ai l’intention de demander au Ministre
un© subvention de la Métropole soit pour le Collège, soit pour
1’enseignement primaire c’est-à-dire pour la diffusion de la langue
française. Les Membres de la Mission ont pu constater que nous avon
La

fait un gros effort sur le plan du Fidès depuis deusc ans pour créer
des écoles et ils ont été agréablement surpris de voir que leurs

paroles étaient comprises par beaucoup de leurs auditeurs* Nous ne
devons pas relâcher notre effort avant que des résultats définitifs
soient acquis* Les
acquis s’écrouleront rapidement si notre
effort ne V’intensifie pas* Dans IC ans presque tous les hommes
jeunes de Polynésie parleront français si nous sommes soutenus par
la Métropole* C’est une simple question d’argent et notre maintien
en Polynésie vaut bien quelques disaines de millions de francs métro
Je serais heureux, Monsieur le Président* si les Membres de
la Mission Parlementaire partageait mon sentiment, voulaient bien

m’appuyer de leur haute autorité à Paris et je vous prie
l’expression de mes sentiments dévoués*/*

Service du Patrimoine

d’agréer

�17 Octobre 1952

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appelons 1* i-vcole Centrale, ou le Collège, et
en réalité un cours Complémentaire assorti, à*un cours
Cette fie oie Centrale distribue deux enseignements s
que nous

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J*ai constaté peu de temps après
ment que deux tendances Se man ifestaient
minorité du corps enseignants
que
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X* se oie Centrale fut transformé
t qui ft*élèverait

echrdclene de

que

sort ess chaudronni

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I* Scole' Centrale fût transfor*
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���Service du Patrimoine

�DÉPUTÉ

DES

Papeete, le

ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS

3

Septembre

DE L OCEANIE

MONSIEUR LE

DES ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L ' OCEANIE

PAPEETE

A

MONSIEUR IE GOUVERNEUR DES JffABIJSSEBŒPS FRANÇAIS DE L1 OCEANIE
PAPEETE

Monsieur le Gouverneur
Nous

avons

Nous

savons

Nous

sommes

l’honneur de

confirmer ce que nous vous
avons déclaré au cours de notre dernier entretien au sujet de la Politi
que de l’Enseignement qui nous paraît opportune dans le Territoire des
Etablissements Français de l’Océanie.
vous

des motifs assez sordides et tout
personnels, certains fonctionnaires du Service de l'Enseignement en
petit nombre heureusement, sous l’influence de leur Chef de Service,
mènent campagne pour que le Cours Complémentaire de Papeete soit trans¬
formé en un Collège Long, c’est-à-dire à la délivrance du Baccalauréat.
que, pour

absolument opposés à ce projet et nous
demandons le maintien du statu quo.c'est-à-dire le maintien du Cours
Ai

Ma

M

.

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...

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Complémentaire qui serait transformé

en un

classe de 3ème inclusivement.

...

Collège Court jusqu’à la

raisons sont les suivantes:
si

nos

jeunes

à Tahiti

ce

gens

pouvaient obtenir

un

baccalauréat

baccalauréat serait inéluctablement

un

Diplôme de seconde zone, car les ressources intellec¬
tuelles de nos îles sont encore faibles, l’émulation
est enexistante? Nous ne pouvons être actuellement
un foyer de culture française»
Par ailleurs, nous produirions à une cadence sans
cesse plus rapide de soit-disant intellectuels qui
trouveraient chez nous aucun débouché et devien¬
draient autant d'aigris autant de médiocres.

ne

Le

système actuel qui consiste à donner des bourses
au frais du Territoire à un certain nombre de jeunes
gens et de jeunes filles a 1'immense avantage d’envevoyer en France c’est-à-dire au Centre du rayonnement
intellectuel,de l'Union Française des jeunes gens qui,
sans cela, n'auraient jamais l’occasion de connaître
la France. De s'imprégner de sa civilisation et d’en

�ramener une

parcelle

en

Océanie?
"

I
I

Tranformer le Cours Complémentaire en
Collège long serait nous
condamner à jamais à l'isolement et inéluctablement la
présence de la
Prance disparaitrait de nètre pays.
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WèEPrtt

Nous voulons que les fils de Tahiti
puissent revenir dans leur- terre
natale munis des mêmes diplômes que leurs camarades

français-»afin

démontré qu'ils peuvent prétendre eux-aussi à toutes les
les postes

auxquels donnent droit

Veuillez

considération./.

■

it,

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.*

v

ces

diplômes.

que

soit-

fonctionna tous

agréer, Monsieur le Gouverneur, l'assurance de

notre haute

I

�Personnelle

et

Confidentielle.

Monsieur le Directeur

départ précipité en novembre dernier ne m’a pas laisse le
temps de vous rencontrer. Je l’ai regretté et je le regrette plus encore
aujourd’hui, car un contact direct préalable nous aurait peut-être permis
de résoudre plus simplement le problème de notre grande Ecole Centrale
de Papeete. Je me résouds donc à vous écrire en m’autorisant de mon passé
déjà lointain d’Universitaire - je suis ancien boursier d’agrégation du
concours de 1922 - et de mes liens de camaraderie avec M. JOURSIN pour
trouver audience auprès
de vous.
Mon

J’ai adressé à votre service par

rapport que j’ai voulu aussi

exerce

en

fait depuis

dépouillé

le dernier courrier aérien un

que

possible sur l’Enseignement

six mois les fonctions de Directeur est M. CHABOUIS,

spécialiste de dessin industriel, lui aussi ancien élève des Arts et
Métiers. Ils n’ont fait ni l’un ni l’autre leurs Humanités et les HumanE*|
tés leur sont complètement étrangères. Dès son arrivée dans le Territoire’
il y a trois ans, M. VAISSIERE, que mon prédécesseur n’a pas contrôlé,
s’est efforcé de faire de notre modeste école une sorte de Collège d’EnE
seignement technique. Son camarade l’a secondé.- Je ne trouve pas condam¬
nable ce comportement sur le plan personnel, car il est normal qu’ils
développent les seules disciplines' qu’ils connaissent, mais j’ai ete
J
contraint d’y mettre le holà. Comme je l’expose dans mon rapport, 1’0cê4l
anie qui n’a aucune industrie, qui n’est équipée que de 3 ou 4 très
mo«|
1
destes ateliers et dont l’équipement technique n’est susceptible que
|I
d’un très médiocre développement, ne peut s’offrir le luxe stupide d’un '
|
Enseignement technique semblable à celui qu’on dispense en France. C’est J
là un point de vue de bon sens et il est partagé par l’unanimité de
1
l’Assemblée Représentative, par tous mes Administrateurs. Hos jeunes
yÂ
Tahitiens ont besoin d’abord d’apprendre le Français. C’est une nécessi41
té pour leur évolution intellectuelle. C’est une nécessité politique
sur]
laquelle je n’ai pas à m’étendre. Hous enverrons chaque année l’élite,
c’est-à-dire 5 ou 6 boursiers pourvus du brevet de fin d’études de 3ème,
dans la Métropole pour qu’ils prennent contact avec la France.
I
Je me permets donc de vous demander tout votre appui pour que
soient ratifiées par Paris les propositions de recrutement que je vous
adresserai sous peu. J’ai l’intention d’engager par contrat une jeune

I

I
I

�\

j

a.

femme de

Tahiti, mariés à

médecin militaire, qui a sa licence classi¬
que et le diplôme dfEtudes supérieures*
Nous n’aurons pas de ce fait
à payer le voyage et le congé* Ce Professeur donnera un
peu de tonus à
l’enseignement du Français qui est actuellement entre les mains de deux
institutrices dont l’une a de la valeur, dont l’autre est assez médiocre
mais qui l’une et l’autre sont insuffisantes dans une classe de
dôme et
même de 4èrae* J’ai assisté moi-même à des
explications de textes. Elles
ont été lamentables, ün résumé des manuels de littérature au lieu
de fai¬
re de l’explication de mots. J’ai
a33isté à une explication du Cid. Les
enfants, qui en étaient cependant à leur 4ème ou 5ème leçons, ignoraient*
ce
qu’était l’Espagne, ce qu’étaient les Maures, ce qu’était un Cheva¬
lier. Ils étaient Incapables d’expliquer le mot à mot de vers
incompré¬
un

hensibles.
Par ailleurs, je vous serais très reconnaissant si vous vouliez
bien
au
choix
du
VAISSIEde
M.
toute
votre
attention
remplaçant
^apporter
RE. Ce dernier est un excellent garçon, plein de
dévouement, pas sot au
demeurant, mais il lui manque l’Autorité. Il m’est pas fait pour diriger
le Service et je crois qu’il trouvera son rendement maximum dans une
direction de Collège Technique. Très attaché à Tahiti
pour des raisons
de commodité personnelle - il n’est
pas le seul, hélas I - il m’a prié
et supplié de prolonger son
séjour. Je ne suis pas d’accord en toute bien¬
veillance, M. VAISS1ERE a fait sonntemps et il vaut mieux qu’il aille

rejoindre
dit, très

en

France

sa

femme qui l’a

quitté il

y a

quelques mois. Il m’a

loyalement d’ailleurs, qu’il était en correspondance suivie
avec votre collaborateur M, DEBAYLE et
soutenu par
qu’il
comptait
être
lui. Je ne m© suis pas formalisé car mon collaborateur est de bonne’ foi
mais la présente lettre n’en est que plus nécessaire
serais heureux
Je
si le prochain Chef de Service était soit un secondaire un
peu chevronné,
un littéraire de
préférence, ou un Inspecteur Primaire. Il faut qu’il ait
avant
tou t de l’Autorité pour mettre fin aux
querelles qui divisent le
personnel de l’école. Te vous ai proposé de donner au Chef de service
le titre de ”Directeur”de l’Ecole ou du
en
vous

Collège si

,

«

/

m

I

faire
voulez
un Collège court. Je sais fort bien
que la solution n’est pas orthodoxe
et qu’elle offre des
mais je j'en vois pas d’autre.
inconvénients,
M. CHABOUIS a des qualités, il est travailleur,
sérieux, dévoué mais il
a l’esprit étroit, Je me
résignerai à 1© voir Directeur mais si cette
solution est adoptée II faut qu’il soit fortement tenu en main par son
Chef.

Je m’excuse d’avoir

ajouté une lettre à celles qui encombrent
votre bureau, mais le problème de
me tient à coeur. Je
1’Enseignement
vous remercie de
l’appui que j’espère en vous et je vous prie de croire,
Monsieur le Directeur, à mes sentiments les meilleurs
•

R. PSTITBON

i

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à Monsieur GASTON,
directeur de la Jeunesse et des Sports
Ministère de la France d*Outre-mer,
PARIS.

J

�N°
1er

76/CFL/GOÜV

septembre 19?!

à Monsieur le Ministre de la France d’,Outre-mer
Direction de

l’Enseignement et dé la Jeunesse
P A R I S.

les données du problème
pose l’Enseignement dispense à Papeete par le groupe scolaire dénommé
"Ecole Centrale’? et la solution que je propose à votre examen*
J’ai l’honneur de vous exposer

Cet Etablissement comporte s
-

-

633 élèves,
un Enseignement du second degré avec deux 6ème, deux 5ème, deux 4ème
(garçons et filles) et une troisième mixte pour un effectif de
un

Enseignement du premier degré avec 12 classes et

160 élèves*
-

un

-

un

élèves-maî très
centre d’apprentissage qui forme en deux années 26 techniciens*
Notre politique de l’Enseignement est demeurée mal définie*
cours

normal

qui forme en deux années 22

où

dépensent beaucoup
d’efforts, beaucoup de bonne volonté, mais il n’y a pas de doctrine
générale, d’orientation précise» Il importe au plus haut point que
L’Ecole Centrale est une sorte de monstre
nous

tions

tuel*

déterminions

se

:

1°) quelles sont les possibilités de notre jeunesse,
de vie dans lesquelles elle poursuit son développement

2°) quelles sont les conditions spéciales que
isolement, notre éloignement de la Métropole*

les condi
intellec¬

créent notre
be
leurs

3°) auelles sont les ressources de notre Territoire, ses

soins, les débouchés qu’il offre aux jeunes gens

à la fin d

e

i

études*

Ce n’est qu’en fonction de ces trois éléments
rons proposer une politique de l’Enseignement

1°) les petits tahitiens, les petites

que nous pour

tahitiennes ont l’esprit

�plus-ténus Tes liens culturels qui nous rattachent à la Métropole*
La jeunesse purement tahitienne. la jeunesse issue de parents euro¬
péens nés en France, connaissent mal notre pays, les formes de notre
culture, de notre caractère, ils vivent en dehors de nos courants
d’idées, de nos préoccupations, elles ne sont pas intégrées dans nos
aspirations, nos inquiétudes, nos traditions, par surcroît un certain
nombre sont issus de
et de tahitiennes*

pères américains, australiens, néo-zéaüandais,

administrations locales (services administratifs, service de la Santé
service des Postes et des télécommunications, des Douanes, du Trésor,
des Travaux Publics. Restent les débouchés techniques moyens. Il y
a place dans notre Territoire dans les ateliers de
construction, de

goélettes, dans la petite usine d’électricité Martin, dans les quel¬
ques ateliers de fer ou de bois qui existent à Papeete, pour de bons
artisans spécialisés capables de devenir des contremaîtres, des
chefs de chantier, mais
et
-

sera

très vite saturé* Il est

j’insiste sur

ce

point

-

le marché

revanche souhaitable que

les distrists de Tahiti, des Iles-sous-le-vent, des Marquises et des Aus¬
trales, quatre ou cinq grands atolls des Tuamotu soient pourvus de
bons artisans moyens capables de construire sur place d$s maisons
plus solides en style du pays et avec les matériaux du pays, de pro¬
céder sur place à l’entretien des
1^ réparation
des
constructions,^à
machines, des outils. Cet appoint contribuerait à fixer au sol en
améliorant leurs conditions d’existence et de productivité des hommes
enclins à refluer constamment sur Papeete où tend à-»ise former un pro¬
létariat sans professions définies, sans aptitudes spéciales, partant
en

instable et dangereux*

maintenant à la lumière des considération cidessus dégager des principes et fixer une orientation s
Nous pouvons

Nous devons d’abord donner aux

élèves de l’Ecole Centrale

�une

connaissance de la langue

française suffisante. Cet enseignement
plusieurs Professeurs ou Instituteurs ayant

doit être confié à un ou
de fortes connaissances pédagogiques, mais il ne suffit pas qu'ils
soient pédagogues, c'est là une condition nécessaire mais non pas

suffisante, il faut qu'ils aient en outre une culture générale pous¬
sée, en un mot qu'ils aient fait leurs humanités. Il y a à la base de
tout l'enseignement du français l'explication des textes; il convient
que nous ayons à Papeete au moins un Professeur licencié de lettres,
solide, expérimenté, qui sache à l'occasion d'une explication de
textes non seulement faire apprendre la signification des mots, leur
la syntaxe, le temps, dans l'histoire, dans les moeurs,
éthymologie,
dans l'évolution littéraire. Il faut que ce professeur apprenne aux
élèves à rédiger, à composer, à mettre de l'ordre dans leur pensée*
J'ai pu constater au cours de mes inspections personnelles que ce
besoin était grand*

èves,

Nous devons bien nous garder ensuite de
pour un temps assez long tout au moins, jusqu'au
cela arrêter net la tendance qui existait à créer
une première ensuite* Cela pour deux raisons s

et pour

d'abord,

1°) le développement intellectuel de la masse scolaire est
actuellement insuffisant, la sélection ne peut pas jouer et nous n'au¬
rions dans les classes de seconde et de première qu'un nombre d'élèves
restreint au départ qui s'amenuiserait encore dès la fin de^la seconde
car le déchet serait sensible, Nous ne pouvons donc songer à créer
ces deux classes pour nourrir quelque 10 élèves. C'est un luxe que
les finances du Territoire ne permettent pas.

2°) surtout

me semble indispensable pour l'avenir
des relations entre l'Océanie et la France qu'un certain nombre de
perce

qu'il

terminent en France leurs études
secondaires et les sanctionnent par le baccalauréat* Ces jeunes gens
constitueraient notre élite, leur nombre serait restreint et ils
seraient pour la plupart envoyés dans la Métropole à l'aide de bour¬
ses que l'Assemblée Représentative est disposée à accorder assez libé¬
jeunes gens, voire de jeunes filles

ralement, Il
-

en

résulterait le double avantage suivant %

les candidats

de l'Enseignement
pas le marché, ne
-

revenus

au

baccalauréat et éventuellement

aux

diplômes

supérieur seraient peu nombreux, n'encombreraient
risqueraient pas de devenir plus tard des aigris*
à Tahiti à l'âge d'hommes, ils

ramèneraient

avec

fafraichi, tonifié par le contact
Métropole. Ils auraient appris à connaître la France^ les
Français, à les comprendre, à les aimer. Ils se créeraient la-bas
des relations de camaraderie, des amitiés, en un mot ils maintien¬
draient après l'avoir appris à nouveau la tradition France. C'est
sur le plan politique, je le répète encore, une nécessité absolue et
je rejoins dans ce développement ce que j'ai exposé plus haut sur
l'importance de l'étude du français* J'ai constaté que plusieurs de
nos boursiers à leur départ vers un lycée connaissaient imparfaitement
notre langue; ce sera pour eux lorsqu'ils seront au milieu de leurs
camarades une source possible de découragement ou d'émertume, de toute
eux une
avec la

sorte de sang nouvaav,

façon une cause

d'infériorité*

Service du Patrimoine

�Quelle orientation de\rrons-nous alors donner à l'Enseignement
de l'Ecole Centrale ?

plus rapidement possible de l'Ecole centrale
mais^le
Collège
domineraient les

une sorte de

technique où
disciplines scientifiques et
techniques* Ce projet de spécialisation suscitait beaucoup de com¬
mentaires et avait provoqué parm1/îes membres du Corps
fie
enseignant,
qui est profondément regrettable* deux clans#
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bon qu'il y ait à l'intérieur d e l'Ecole centrale une section technique un centre d'apprentissage supérieur destiné à former des artisans de valeur, des ouvriers
qualifiés,
charpentiers,
I
menuisiers,
chefs de chantier de bâtiment,
chaudronnier?,
ajusteurs,
nous
mais
ne devons pas pour
moment dépasser ce stade (/). TTn col¬
lège d'enseignement technique se comprend dans un Territoire industrie
lement équipé ou équipable, ici il serait une faute car il lancerait
dans la vie des techniciens qui se trouveraient pas
d'emploi, qui ne
pourraient pas s'expatrier et qui formeraient les cadres d'un proléta¬
riat oisif et dangereux®

le

La tendance à

laquelle je m'oppose provient d'une question
de personnes. Le Chef du service de
M.
et
VAISSIEBE
l'Enseignement,
M. CHABOUTS qui fait fonction pendant le congé de M#
de
MOILLON,
Directeur de l'Ecole, sont l'un et l'autre des professeurs de l'ensei¬
gnement technique, anciens élèves, l'un et l'autre, des Arts et Mé¬
tiers. Il est humain
qu'ils aient essayé de pousser des disciplines
dans lesquelles ils ont été fermés et qu'ils aiment, mais il mécona
naissaient, de bonne foi cela va sans dire, les conditions particu¬
lières à l'Océanie, la nécessité de faire une large part aux Humanités

simples, aux sciences

général, à la pédagogie,

en

en un mot aux dis¬
ciplines qui donnent les bases d'une culture générale tant littéraire
que scientifique.
L'Assemblée Représentative qui porte fort heureusement beau¬
coup d'intérêt à toutes les questions nui concernent l'instruction
et l'éducation de la jeunesse et qui suivait avec une réelle inquié¬
tude les querelles intestines de l'Ecole, partage à l'unanimité et
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Le choix du

remplaçant de M. VAISSIERE, collaborateur de qua¬
lité, dont le séjour est à son terme, doit retenir toute votre at¬
tention.

(/) J'ajoute

que je veille personnellement à
construction des ateliers de bois et de fer.

l'aménagement et à la
v /

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*

�J'ai

honneur de vous

homme déjà mûr appartenant
de formation littéraire ou

suggérer de

poste un

nommer a ce

à l'Enseignement secondaire, qu'il soit

scientifique peu importe. J'aimerais un
licencié ayant l'habitude de l'Enseignement et des méthodes pédago¬
giques. Si vous ne disposiez pas d'un tel candidat, j'accueillerais
également avec faveur un Inspecteur de l'Enseignement primaire ou un

Professeur d'Ecole Normale d'instituteurs.
La

question de la direction du college est, elle aussi, deli¬

cate. M.

MOLLON, dont je demande le retour, jouit, de l'estime de tous
singulièrement de la mienne dans le Territoire où il a fait ses preu¬
ves. Il a de l'expérience, de
l'autorité, un sens aigüde la pédagogie.
Il me serait agréable qu'il fût de nouveau Directeur, mais je fais
des réserves, car il est permis de se demander s'il pourra avoir
autorité sur des professeurs licenciés. Si vous estimez qu'il peut
a
être ainsi je vous donne mon accord

Si vous estimez qu'il est
préférable de confier ces fonctions à un Universitaire muni de diplô¬
mes plus
élevés, il y aurait peut-être intérêt à étudier les solutions
en

suivantes

-

»

s

première solution

serves.

* titulariser M. CHABOUIS. Je fais aussi des ré-»
M. CHABOTJIS est un homme intelligent, travailleur, dévoué,

je l'apprécie mais il est professeur de dessin Industriel et de mé¬

canique, donc trop spécialisé,
-

deuxôième solution

:

départager

pour

M.M. MOLLON et CHABOUIS, et

éviter toutes frictions ultérieures, nommer Directeur du collège en
titre le Chef de service qui remplacera M. VAISSIERE. î-VT. CHABOUIS
et ÉOLLON se répartiraient, selon un modus vivendi dont je serais
l'arbitre la direction des cours. M. MOLLON aurait entre autres la
direction du cours cKecxpsxKSRttsrHtx^KxxMHxxxscpxslsx normal pour lequel
il est hautement qualifié. Je vous laisse juge en me permettant de
vous rappeler que le prédécesseur de M. VAISSIERE était censeur
toute façon, je souhaite que notre futur Chef de service puisse
asseoir son autorité personnelle sur l'autorité que lui conféreront
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J'aurai

l'honneur, lorsque j'aurai reçu l'accord de l'As¬
semblée Représentative, qui me le donnera au cours de la session
d'octobre, de vous adresser par télégramme les propositions de recru¬
tement. Elles seront modestes eu égard aux finances du Territoire.
J'ai cru indispensable de vous faire tenir auparavant le présent
rapport dont les données peuvent vous permettre dès maintenant de
fixer votre choix

sur

le

successeur

de M. VAISSIERE.

J'ai confiance dans l'avenir d'un Enseignement auquel je
porte personnellement le plus vif intérêt en raison des qualités
d'intelligence et de dévouement de tous les membres sans exception
de la Direction de l'Enseignement et du personnel de l'Ecole centrale

�Le Gouverneur

t

à
«c &gt;

Député des Etablissements Français de VOcéanie

Monsieur le

•

Monsieur le

PAPEETE.

Député,

Vous avez bien voulu
un© note succincte l'exposé pue j
en

Gcéenie Française:

Public que no
en

réalité

un

deux enseigne

4*
*

�x

«Pal constaté , peu de temps après ma pris© de fonction
tendances se manifestaient à I*intérieur du Corps enseignai

les

uns

Collège

désiraient que 1'Ecole
Technique formant à un

Centrale fut transformée en un
débit qui s'élèverait progres¬

des techniciens de toutes sortes* chaudronniers, sou
deurs, ajusteurs, charpentiers, maçons, etc*••
sivement f

les autres voulaient que

1'Ecole Centrale fut transformée en

Collège Moderne c'est-à-dire en un Etablissement qui prépare¬
rait

au

Baccalauréat*

d’as^MtÊIBw^PW Apres que ues
J mois d'expérience ,1© fus en mesure
,np—
seoir mon jugement sur des observations précises* «Psi pris position
..

.....

contre l'une et l’autre de ces tendancess

développement d*un ensêignement
technique important. En effet, si sous formions beaucoup de
jeunes techniciens d'un niveau assez élevé nous ne pourrions
pas leur trouver de débouchés dans im Territoire qui n'a aucune in¬
dustrie* Nous en ferions des ratés et des aigris* Il suffit que nous
puissions former d?ns le Centre d'Apprentissage qui existe à l'Ecole
Centrale de bons artisans, de bons contre-maîtres dotés d'une ins¬
truction générale solide*
I°- contre la création et 1©

2°- contre la prép ration au Baccalauréat* En effet, si nous pré¬
parions au Baccalauréat il nous faudrait faire venir plusleur

professeurs licenciés ce qui ecnstiturait pour nous une charg&lt;
intolérable. Mais ce n'est pas là la principale raison. Le niveau du
Baccalauréat en pays aussi isolé ©t qui n'a pas beaucoup de vie in¬
tellectuelle pure serait fatalement bas. Nous ne produirions pas de
vrais bacheliers comparés à ceux de la Métropole. Enfin ces jeunes
gens et ces jeunes filles n'auraient aucun contact avec leurs camara¬
des de la Métro ode, avec

la civilisation de la Métropole, avec les

Bibliothèques, les Musées, l'Industrie, les Revues Scientifiques,
etc*.., qui abondent dans la Métropole.
Ma

position est donc la suivante5

Maintenir à Papeete l'Ecole Centrale que l'on pourrait un jour
transformer en un Collège Court c'est-à-dire en un College qui se
termine à la 3ème. Nous donnerons aux meilleurs sujets sortis soit
de L'Ecole Centrale soit de l'Ecole des Frères soit de l'Ecole Vienet des Bourses suffisantes pour poursuivre leurs études dans la
Métropole. Je n'ai pas besoin de souligner l'intérêt majeur de cette
formule. Nos jeunes gens auraient une base solide et auraient 15oc¬
casion de prendre enfin contact avec 1© France, condition indispen¬
sable du maintien et du développement d'une culture générale occi¬
dentale nécessaire dans la dure lutte pour la vie dans un monde qui
se complique d'année en année. Une partie de ces jeunes gens revien¬
drait a Tahiti, l'autre peut-être demeurerait en France et déconges-

�JP

ce

fonderai

sur

le fait qu'il est indispensable au

plus haut

développer 1'enseignement de la langue
française dans le Pacifique, d’entretenir précieusement le seul
foyer de culture française de notre Polynésie.

point de maintenir et de

J*a1

eu

1* honneur de

Gouvernement (|ee
rement le Bu&amp;ret de V Ecole ^
point de vue

de demander au

Veuillez

ention

wU«

ale* Je

agréer, Monsieur le Bér

considération*/*

pol

1*assurance

entià
vous

�31 août

51

/

Mon cher

Charles,

Ceci est une lettre d’affaire. Aussi bien tu n’as
pas besoin
d’avoir des nouvelles directes de nous
puisque Janou .te tient au
courant.
Je viens d’adresser au Ministère de la France
d!Outre-mer,
Direction de 11Enseignement et de la
.

Jeunesse,

long
rapport
pré¬
cis
lforientation que j’entends donner à la principale école de
Papeete qui est une sorte de collège moderne.
sur

un

La question est pour moi très importante et
je crains que mon
rapport ne soit pas lu avec toute l’attention qu’il mérite. Je ne
peux pas écrire que je suis un ancien universitaire et
que par consé¬
quent je suis vraisemblablement le seul Gouverneur qui soit en mesure
de donner un avis autorisé sur les
questions d’enseignement.
Je te serais donc très reconnaissant si tu

veux

bien

joindre

Joursin et lui dire d’aller trouver de ma part le Directeur du Bureau
en question qui est un
que Joursin lui dise que je
Universitaire,
tiens absolument à ce qu’on fasse droit à mes demandes. Je suis sur
place, je connais la question tandis que les hommes de Paris ne
peuvent avoir aucune idée de ce qui se passe ici, Je demande en un
mot qu’on me fasse confiance. Je
compte sur toi.

Dans le cas où Joursin ne serait pas à aris,
débrouille-toi,
soit pour faire toi-même la
démarche, soit pou: afaire faire par queiqu’ un d’autre.
Je te signale que je demande dans mon rapport que
notre petit
collège ne doit pas être transformé en Etablissement d*Enseignement
Technique. Ce serait une folie que de former de grands spécialistes
alors que nous n’avons aucune industrie.
Or, les dirigeants de mon
collège el de mon Service de lfEnseignement sont - ce qui est stupide
l’un et l’autre professeur
d’Enseignement uechnique, anciens ingé¬
nieurs des Arts et Métiers, et ils ignorent
tout ce qui
complètement
a trait à
1’Enseignement en général ot aux Humanités, Au demeurant
les plus braves gens du Monde. Or, un sous-directeur de
l’Enseigne¬
ment au Ministère est lui aussi un Professeur
Techni¬
d*Enseignement
que. Il ne faut donc pas qu’il s’imagine que je veux brimer cet en¬

seignement .
En

qui concerne notre vie, rien à signaler, sinon l’état
de plus en plus lamentable de la santé de ma belle-mère
rongée par
un cancer à la colonne vertébrale et
par 1’artério-sclérose, elle
tend petit à petit vers un ramollissement
général ©t je suis angoissé
à l’idée que nous seront peut-être obligés de ramener en France
ce

�pendant 40 jours de bateau un demi cadavre. Paulette la soigne admira¬
blement et je suis le brave gendre classique.

Françoise

lettre. Vous

nous a

3avez

écrit. Nous

que nous

été très heureux de lire
l’aimons beaucoup. De Janou une lettre,
avons

moral est bon. Ecris-moi un jour ou l’autre.
Embrasse-les tous
deux et crois, mon bien cher Charles, à toute mon affection.

sa
son
pour nous

Parlement auront lieu demain. Je suis en pleine
bagarre électorale. J’ai du sport et quelques salopards accrochés à mes

P,S.

-

Les élections

au

fesses,

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1.

IV

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76/CFL/GOUV

N°

LE GOUVERNEUR

1er

CONFIDENTIEL

a

septembre 19?!

Monsieur le Ministre de la France
Direction de l’Enseignement et de

d?Outre-mer

la Jeunesse

les données du problème que
ose l’Enseignement dispensé à Papeete par le groupe
scolaire dénommé
Ecole Centrale” et la solution que je propose à votre examen»
J’ai l’honneur de vous exposer

Cet Etablissement comporte :

degré avec 12 classes et 633 élèves,
un Enseignement du second degré avec deux 6ème, deux 5ème, deux
(garçons et filles) et une troisième mixte pour un effectif de
un

Enseignement du premier

4ème

160 élèves,

années 22 élèves-mai très
un centre d’apprentissage qui forme en deux années 26 techniciens
Notre politique de l’Enseignement est demeurée mal définie»
L’Ecole Centrale est une sorte de monstre où se dépensent beaucoup
d’efforts, beaucoup de bonne volonté, mais il n’y a pas de doctrine
générale, d’orientation précise* Il importe au plus haut point que
nous déterminions î

-

un

cours

normal qui forme en deux

-

tions

tUel*

1°) quelles sont les
de vie dans lesquelles

2°) quelles sont les
isolement, notre éloignement

possibilités de notre jeunesse, les co
elle poursuit son

développement intell

conditions spéciales que
de la Métropole,

3°) quelles sont les ressources de notre
soins, les débouchés qu’il offre aux jeunes gens
études
rons

proposer une

qu’en fonction

politique de

de ces

trois

ses be
Territoire,
à la fin de leurs

éléments que nous pour

l’Ensei
,

éveillé mais sur eux pesent une
d’un climat dont le moins qu’on

tahitiennes
ont
l’esprit
d’indolence et la douceur

les petites

tradition

i

Ce n’est

créent notre

dire

qu’il n’est pas tonique

puisse en problème est le thème pour
Par ailleurs, la plupart d’entre eux - le
à l’exception des enfants
toute notre jeunesse de l’Union Française
-

�européens ou de "demis” évolués, retrouvent après les heures de
classe un foyer dans lequel les aqax parents ne parlent pas le fran¬
çais ou le parlent mal. Il résulte de ces deux faits que les élèves
ont besoin de plus de temps que les métropolitains pour apprendre
et assimiler et que l’étude de la langue française doit faire l’objet
d’une particulière attention.
d’

2°) notre isolement, notre éloignement rendent de plus en
plus ténus les liens culturels qui nous rattachent à la Métropole.
La jeunesse purement tahitienne. la jeunesse issue de parents euro¬
péens nés en France, connaissent; mal notre pays, les formes de notre
culture, de notre caractère, ils vivent en dehors de nos courants
d’idées, de nos préoccupations, elles ne sont pas intégrées dans nos
aspirations, nos inquiétudes, nos traditions, par surcroît un certain
nombre sont issus de
et de tahitiennes.

pères américains, australiens, néo-zéaüandais,

3°) L’Océanie Française offre à des jeunes gens pourvus des
diplômes de l’Enseignement supérieur des débouchés très limités. Nous
avofls une charge de notaire : elle est occupée par un titulaire fort
jeune, - un Barreau, il est suffisamment fourni et s’il est souhaita¬

nés
modeste et les
de

ble de créer des juristes tahitiens, de former des stagiaires
dans le pas, le nombre des places
est
pourvoir
bien
échéances de vanance de cabinet rares et incertaines. Il en est
même pour les autres professions de médecin, de dentiste etc...

à

Nous
ne possédons aucune industrie, il est donc vain de penser
former
à
des cadres d’ingénieurs supérieurs pour nos^besoins locaux. Les jeunes
gens nantis du seul baccalauréat, diplôme nécessaire pour entrer dans
l’Université mais par ailleurs élémentaire, n’auront que des chances
légèrement supérieures à ceux qui auront acquis le B.E.P.C. A ces
deux catégories sera offert un nombre de postes plus important , ils
pourront devenir instituteurs, se présenter au concours des diverses^
administrations locales (services administratifs, service de la Santé,
service des Postes et des télécommunications, des Douanes, du Trésor,
des Travaux Publics. Restent les débouchés techniques moyens. Il y
a place dans notre Territoire dans
les ateliers de construction, de
goélettes, dans la petite usine d’électricité Martin, dans les quel¬
ques ateliers de fer ou de bois qui existent à Papeete, pour de bons
artisans spécialisés capables de devenir des contremaîtres, des
chefs de chantier, mais - et j’insiste sur ce point - le marche
sera très vite saturé. Il est en revanche souhaitable que les distriets de Tahiti, des Iles-sous-le-vent, des Marquises et des Aus¬
trales, quatre ou cinq grands atolls des Tuamotu soient pourvus de
bons artisans moyens capables de construire sur place des maisons
plus solides en style du pays et avec les matériaux du pays, de pro¬
céder sur place à l’entretien des constructionsKa la reparation des
machines, des outils. Cet appoint contribuerait a fixer au sol en
améliorant leurs conditions d’existence et de productivité des hommes
enclins à refluer constamment sur Papeete ou tend a-ese former un pro¬
létariat sans professions définies, sans aptitudes spéciales, partant
instable et dangereux*
,

Nous pouvons
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maintenant
la lumière
des considération
ot à
fixer
une orientation
•

ci-

�enseignement
doit être confié à un ou plusieurs Professeurs ou Instituteurs ayant
de fortes connaissances pédagogiques, mais il ne suffit pas qu’ils
soient pédagogues, c’est là une condition nécessaire mais non pas
suffisante, il faut qu’ils aient en outre une culture générale pous¬
sée, en un mot qu’ils aient fait leurs humanités. Il y a à la base de
tout l’enseignement du français l’explication des textes; il convient
que nous ayons à Papeete au moins un Professeur licencié de lettres,
solide, expérimenté, qui sache à l’occasion d’une explication de
textes non seulement faire apprendre la signification des mots, leur
éthymologie, la syntaxe, le temps, dans l’histoire, dans les moeurs,
dans l’évolution littéraire* Il faut que ce professeur apprenne aux
élèves à rédiger, à composer, à mettre de l’ordre dans leur pensée*

‘une connaissance de la

langue française suffisante* Cet

J’ai pu constater au cours
besoin était grand.

de mes inspections

personnelles que ce

garder ensuite de pousser nos élèves,
pour un temps assez long tout au moins, jusqu’au baccalauréat et pour
cela arrêter net la tendance qui existait à créer une seconde d’abord,
une première ensuite. Cela pour deux raisons ;
Nous devons bien nous

intellectuel de la 121 cl
actuellement insuffisant, la sélection ne peut pas jouer et nous^’au¬
rions dans les classes de seconde et de première qu’un nombre d’éleves
restreint au départ qui s’amenuiserait encore dès la fin de^la seconde
car le déchet serait sensible, Nous ne pouvons donc songer a créer
ces deux classes pour nourrir quelque 10 élèves. C’est un luxe que
1°) le développement

finances du

Territoire ne permettent pas.

2°) surtout parce qu’il me semble indispensable pour l’avenir
.ations entre l’Océanie et la France qu’un certain nombre de

voire de jeunes filles terminent entrance leurs études
naaires et les sanctionnent par le baccalauréat* Ces jeunes gens
constitueraient notre élite, leur nombre serait restreint et ils
seraient pour la plupart envoyés dans la Métropole à l’aide de bour-^
gens,

l’Assemblée Représentative est disposée à accorder assez libé¬
ralement. Il en résulterait le double avantage suivant 5
les candidats au baccalauréat et éventuellement aux diplômes
de l’Enseignement supérieur seraient peu nombreux, n’encombreraient
pas le marché, ne risqueraient pas de devenir plus tard des aigris.
revenus à Tahiti à l’âge d’hommes, ils^ramèneraient avec
eux une sorte de sang nouveay, fafraichi, tonifié par le contact
avec la Métropole. Ils auraient appris à connaitre la France^, les
Français,? à les comprendre, à les aimer.' Ils se créeraient la-bas
és, en un mot ils maintiendes relations de camaraderie,^des amitié
la tradition France. C’est
draient après l’avoir appris à^nouveau 1
politique, je le répété encore, une nec plus haut sur
dans ce développement ce que j’ai expose
ses

que

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Service du Patrimoine

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soit maintenue dans sa force
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nel et

L’Enseignement

Quelle orientation devrons-nous a

’Ecole Centrale ?

avait tendance au sein du service a faire peu à peu,
plus rapidement possible de l’Ecole centrale une sorte de
technique où domineraient les disciplines scientifiques et
es. Ce projet de spécialisation suscitait beaucoup de comIl y

ntaires et avait provoqué parmUes membres du
est profondément regrettable, deux clans*

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position déjà définie en principe est la suivante.
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l'Ecole centrale^une section

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nique, un centre d’apprentissage supérieur destiné à former 'des ar¬
tisans de valeur, des ouvriers qualifiés, menuisiers, charpentiers,
chefs de chantier de batiment, chaudronnier?, ajusteurs, shxxpsnfcisxx,
mais nous ne devons pas pour le moment dépasser ce stade (/). TTn col¬
lège d’enseignement technique se comprend dans un Territoire industri
lement équipé ou équipable, ici il serait une faute car il lancerait
dans la vie des techniciens qui ne trouveraient pas d’emploi, qui ne
pourraient pas s’expatier et qui formeraient les cadres d’un proléta¬
riat oisif et dangereux*
Don

quriJL

La tendance

à laquelle je m’oppose provient

d’une question

de l’Enseignement, M. CAISSIERE et
pendant le congé de M. M01LL0N, de
Directeur de l’Ecole, sont l’un et l’autre des professeurs de l’ensei¬
gnement technique, anciens élèves, l’un et l’autre, des Arts et Me¬
tiers. Il est humain qu’ils aient essayé de pousser des disciplines
dans lesquelles ils ont été formés et qu’ils aiment, mais il mécona
naissaient, de bonne foi cela va sans dire, les conditions particu- ^
lières à l’Océanie, la nécessité de faire une large part aux Humanités
simples, aux sciences en général, à la pédagogie, en un mot aux^dis¬
ciplines qui donnent les bases d’une culture générale tant littéraire

de personnes. Le Chef du service
¥, CHABOUIS qui fait fonction

que

scientifique*

porte fort heureusement beau¬
coup d’interest à toutes les questions oui concernent V instruction
et l’éducation de la jeunesse et qui suivait avec une réelle inquie¬
tude les querelles intestines de l’Ecole, partage à l’unanimité et
L’Assemblée Représentative qui

sans

restriction mon opinion*
Le choix du

remplaçant de M. VAISSIERE, collaborateur de qua¬
lité, dont le séjour est à son terme, doit retenir toute votre at¬
tention*

(/) J’ajoute que je veille personnellement à l’aménagement et

.

'

construction des ateliers de bois et de fer.

"p",

Service du

'.'?.*ioS'^Vÿiv:J-^v/s
■;•:^J’:&gt;.S:;Si-:i:"^C
Patrimoine
.

'

'

'

à la

�à ce poste un
homme déjà mûr appartenant à l'Enseignement secondaire, qu'il soit
de formation littéraire ou scientifique peu importe* J'aimerais un
licencié ayant l'habitude de l'Enseignement et des méthodes pédago¬
giques. Si vous ne disposiez pas d'un tel candidat, j'accueillerais
également avec faveur un Inspecteur de l'Enseignement primaire ou un
«Pai 1'honneur de vous

Professeur d'Ecole

suggérer de nommer

Normale d'instituteurs*

question de la direction
cate. M. MOLLCN, dont je demande le
La

du collège est, elle aussi, déli¬
retour, jouit de l'estime de tous

singulièrement de la mienne dans le Territoire où il a fait ses preu¬
ves. Il a de l'expérience, de l'autorité, un sens aigüde la pédagogie*
Il me serait agréable qu'il fût de nouveau Directeur, mais je fais
des réserves, car il est permis de se demander s'il pourra avoir
autorité sur des professeurs licenciés. Si vous estimez qu'il peut
en être ainsi je vous donne mon accord . Si vous estimez qu'il est
préférable de confier ces fonctions à un Universitaire muni de
mes plus élevés, il y aurait peut-être intérêt
à étudier les solutions

diplô¬

suivantes :

ré¬
de mé¬

première solution : titulariser M. CEABOÏÏIS. Je fais aussi des
serves. M. CHABOUIS est un homme intelligent, travailleur, dévoué,^
je l'apprécie mais il est professeur de dessin industriel et
canique, donc trop spécialisé,
deuxeième solution : pour départager M.M. MOLLON et CHABOUIS, et
éviter toutes frictions ultérieures, nommer Directeur du collège en
titre le Chef de service qui remplacera M. VAISSIERE. M.M. CHABOUIS
et #0LL0N se répartiraient, selon un modus vivendi dont je serais
l'arbitre la direction des cours. M. MOLLON aurait entre autres la

-

-

^xpsxrcsifcanfcx&amp;axxEHsxxapHeisrx normal pour lequel
juge en me permettant de
VAISSIERE
censeur*
était
De
toute façon, je souhaite que notre futur Chef de service puisse
asseoir son autorité personnelle sur l'autorité que lui conféreront

direction du cours
il est hautement qualifié. Je vous laisse
vous rappeler que le prédécesseur de M*
ses

diplômes et son

grade.

l'accord de l'As¬
semblée Représentative, qui me le donnera su cours de la session
d'octobre, de vous adresser par télégramme les propositions de recru¬
tement. Elles seront modestes eu égard aux finances du Territoire.
J'ai cru
J'aurai l'honneur,

lorsque j'aurai reçu

indispensable de vous faire tenir auparavant
rapport dont les données peuvent vous perniettre
fixer votre choix sur le successeur de M. VAISSIERE.

le présent

dès maintenant de

.

Enseignement auquel ;je
porte personnellement le plus vif intérêt en raison des qualités
d'intelligence et de dévouement de tous les membres sans exception
de la Direction de l'Enseignement et du personnel de l'Ecole centraleJ
J'ai confiance dans

l'avenir d'un

R.

PETITBON

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